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culture

Construit comme une imbrica-


tion de petits tableaux, de séquen-
ces, le récit, sinueux portrait
d’une enfance et d’un père per-
dus, a un goût brut et fascinant.
François Bon y met en scène la
mémoire, celle qui se réveille,
Mécaniques intérieures compulsive et triste. Sans nostal-
gie aucune, il suggère les aléas ORCHESTRE
du souvenir, la vaine obsession POITOU-CHARENTES
ans son dernier récit, Mécani- véhicules». Il relate le travail du d’un sens ou d’une explication, Dans un programme
D que, aux éditions Verdier, père, les rites de ce garagiste pour et construit le décor mythique de
réunissant Roussel, Saint-
Saëns et Bizet, l’orchestre
François Bon nous parle de la mort qui «la voiture fait partie de sa son enfance. «Je dois faire avec
donne une création mondiale
récente de son père, concession- coquille corporelle». Il décrit les l’ombre», note-t-il. C’est comme de Maurice Delaistier, sous la
naire Citroën à Civray, à l’époque maisons successives, toujours «im- un témoignage, comme un re- direction de Philippe Bender.
des mythiques Panhard, DS et autres briquées au garage». cueil. Celui des fragments de sa A Poitiers le 27 novembre,
2CV. Lui, le fils, il fouille ses sou- Il détaille minutieusement l’évolu- vie, lui, le fils du concessionnaire Aiffres le 29, Châtellerault le
venirs, laissés dans le garage fami- tion des voitures, signe du passage Citroën... 30, Saint-Pierre-d’Oléron le 1er
lial : ce lieu, décrit, brossé, ressassé, du temps, d’un temps aujourd’hui Aline Chambras décembre, Rochefort le 2.
était le terrain des jeux de l’enfance. révolu : «La DS est née le 5 octo-
Il est aussi l’image du père. bre 1955, un mois tout juste après
François Bon raconte, avec un res- mon frère.» Il «obéit à la main»,
pect presque sacré, le prestige, la celle qui, après avoir touché la joue
fierté «Citroën» ; les heures pas- froide du père mort, se réveille aux
sées avec les deux frères dans les vieilles sensations, aux vieilles his-
voitures stockées dans la cour ; les toires, et les libère sur le papier,
premières cigarettes dont le goût mécaniquement. Parce qu’il a
restera associé pour toujours «à ouvert «en grand les portails de ces
l’odeur précise des intérieurs de hangars sombres d’autrefois».

José Angel Mañas


en résidence à Cognac
« i je devais présenter la lit- en scène, de façon ironique et fé-
S térature espagnole contem- roce, un universitaire de renom qui,
Marc Deneyer

poraine, je parlerais de deux géné- pour atteindre la gloire, s’appro-


rations : Semprun, Del Castillo prie le manuscrit d’une élève.
puis, Reverte, Muñoz Molina...» Choix heureux, selon l’auteur,
José Angel Mañas, romancier ma- Cuidad rayada (littéralement «ville
drilène, est arrivé à Cognac mi- rayée») sera également disponible Cerf, Vautrin, Picouly, Billetdoux, Salon de la littérature
septembre, invité par le 14e Salon en langue française début 2002. Le Ndiaye... Quelque 70 auteurs se- européenne de Cognac.
de la littérature européenne. Il res- héros est un jeune dealer tchatcheur. ront présents dans la cité Au palais des congrès la
tera trois mois en résidence. Sou- «Je fais l’effort de créer un style cognaçaise. Bâtie sur le thème de Salamandre, du 16 au 18
vent qualifié d’Almodovar de la pour chaque roman et c’est le nar- novembre.
l’amour, la manifestation promet
www.ville-cognac.fr
plume, parenté qu’il reconnaît pru- rateur qui en décide», confie José des conférences-débats, des ren-
ou 05 45 82 88 01
demment pour ses ouvrages les plus Angel Mañas qui aime à travailler contres, des séances de dédicaces,
baroques, l’écrivain de 29 ans, his- le langage vivant et notamment la et s’intéresse à la nouvelle scène Les résidences sont
torien de formation, a déjà publié à forme argotique. Céline figure, à littéraire allemande. soutenues par la ville de
six reprises. ce titre, parmi les nombreux Enfin, le cinéma étranger conquiert Cognac, le Conseil général et
Son premier manuscrit, Historias auteurs qui forcent son admira- une place d’importance avec par la Direction régionale des
del Kronen, distingué en 1994 par tion et qui ont pour noms Vargas Eurociné. Ce nouveau festival pro- affaires culturelles qui délivre
un grand prix espagnol (Nadal) Llosa, Mendoza, Montalban, Va- pose désormais, à Cognac et tout au une bourse aux écrivains.
puis, adapté au grand écran, lui a léry, Stendhal... long de l’année, des films en ver-
ouvert les portes de l’aventure lit- Le quatorzième Salon de la littéra- sion originale. La programmation
téraire. Suivront, entre autres, ture se déroulera quant à lui du 16 est confiée aux écrivains. Dès sep-
Mensaka, également transposé au au 18 novembre en présence de tembre, les choix de José Angel
cinéma et Je suis un écrivain frus- Hermann, Müller, Mertens, Fer- Mañas ont mis à l’affiche Berlanga,
tré, premier roman traduit en fran- rero, Gröndahl, Roca, Svit mais Trueba, Buñuel, Amenabar...
çais (éd. Métailié). L’histoire met aussi Bon, Pirotte, Roullet, Besson, Astrid Deroost

8 ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 54 ■
JEAN DIEUZAIDE
Du 19 octobre au 6 janvier,
l’Abbaye aux Dames de Saintes
expose les multiples facettes
du photographe et publie une
monographie avec les éditions
Le temps qu’il fait (140
photographies, 160 p., 92 F).

CATHERINE REY
Lucy comme les chiens, le
dernier roman de Catherine
Rey (lire l’entretien dans
L’Actualité n° 53), vient de
paraître au Temps qu’il fait
(120 p., 92 F).

ULYSSE DUBOIS
Tous les textes du conteur
sont publiés en poitevin par
Geste éditions. Le livre
d’imajhes (272 p., 98 F) est
accompagné d’un CD, Venéz
vous sacàe den ma chançun,
Hervé Tartarin

où Ulysse Dubois dit et chante


treize textes sur des musiques
de son fils Jean.

ACADÉMIE
DE SAINTONGE
Alain Quella-Villéger a reçu le
La partition lettrée de Gérard Adde
prix Madeleine La Bruyère de
érard Adde a commencé par des mots d’anthologie ou des flashs borde en regardant les tableaux de
l’Académie de Saintonge pour
Belles et rebelles, le roman
vrai des Chasteau-Tinayre (éd.
G écrire, depuis le lycée, à Ro- poétiques comme d’autres l’ont fait Gérard Adde est peut-être celle
chefort. Puis il s’est mis à peindre, avant lui, mais des blocs de texte d’un désir insaisissable.
Aubéron). L’auteur publie peu après son arrivée à Poitiers, à glanés au fil de ses lectures. Quel- Une citation du Banquet de Platon
avec Bruno Vercier, fin la fin des années 80. Une peinture ques lignes qui nous livrent une nous le suggère : «Or quand la na-
octobre dans la collection
abstraite, empreinte de lyrisme, ten- histoire ou une réflexion puisées ture de l’homme eut été ainsi dé-
Foliothèque, l’étude critique
dance matiériste. Et il a creusé, chez Ovide, Platon, Pline l’An- doublée, chaque moitié, regrettant
Aziyadé et Fantôme d’Orient
appris à jouer sur une gamme chro- cien, Baudelaire, Bataille ou Que- sa propre moitié, s’accouplait à
de Pierre Loti. D’autre part,
son édition critique des lettres matique restreinte, pour finalement neau. Il y est souvent question du elle ; elles se passaient leurs bras
de Pierre Loti à Louis Barthou retrouver la lettre et se constituer regard, de l’hybridation, de la mé- autour l’une de l’autre, elles s’en-
sera éditée prochainement en un abécédaire. tamorphose, de la séparation. laçaient mutuellement dans leur
Turquie (pays qui possède ces Plus que la lettre, c’est le texte qui Gérard Adde s’empare de ces tex- désir de se confondre.»
lettres). l’intéresse, non pas des sentences, tes pour leur donner une dimension Jean-Luc Terradillos
plastique. Il coupe les lettres, les
STÉPHANE CALAIS brouille, les plie, les recouvre, les Gérard Adde est lauréat 2000 du prix
Gildas Le Reste, directeur de tresse au point de les rendre, le plus Marguerite Moreau, décerné par
l’Ecole municipale d’arts souvent, aussi illisibles qu’une par- l’association Marguerite Moreau et la
plastiques de Châtellerault, tition d’orchestre. ville de Châtellerault.
n’oublie jamais que les Le texte travaillé par le peintre Pascale Gadon (voir pages 42 et 43)
enseignants des écoles d’art génère de nouveaux rythmes. Om- a reçu ce prix pour 1999.
sont des artistes. niprésent mais en partie dissimulé, Tous deux exposent du 20 octobre à
Il a confié le plafond du hall de le texte – le titre donné au tableau la fin novembre à l’Ecole municipale
son école à Stéphane Calais, en signale la provenance – est res- d’arts plastiques, en compagnie de
Hervé Tartarin

artiste et professeur à l’unité tructuré pour ouvrir des lignes de Leslie Foxcroft.
poitevine de l’Ecole fuite, tantôt haletantes, tantôt se- 12, rue de la Taupanne, 86100
supérieure de l’image. reines. Cette tension qui nous dé- Châtellerault. Tél. 05 49 93 03 12

■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 54 ■ 9
culture
temps Chapiteau», dans sept com-
munes de la région, avec deux créa-
tions : L’Homme des bois, de
Le retour de Dom Juan Tchekhov, mis en scène par Claire
Lasne, et Pinocchio, d’après Carlo
UNE MAISON DU es comédiens du Centre Ceux qui n’ont pas eu le temps ou Collodi, mis en scène par Nicola
CINÉMA À ANGOULÊME
Au début des années 90, le
L dramatique Poitou-Charentes la curiosité de s’aventurer du côté
de Lavausseau, Azay-le-Brûlé,
Fleury.
ont joué devant 6 000 spectateurs Avec ces quatre spectacles, une
Conseil général de la Charente et rencontré, au total, environ Châtellerault, L’Isle-Jourdain, tournée nationale se profile pour la
a acquis des collections 10 000 personnes lors du «Prin- Greyzac, Taugon ou, cet été, au prochaine saison. Elle commen-
cinématographiques
temps Chapiteau» (L’Actualité n° festival de Saint-Jean-d’Angély, cera pendant un mois à Lille, à
composées de projecteurs, de
50) dans six communes de la ré- pourront voir ces spectacles à Poi- l’invitation de Stuart Seide.
films, d’objets et amorcé l’idée
gion, de mai à juillet 2001. La tiers (sous le chapiteau planté aux
d’un musée du cinéma. Le
projet, aujourd’hui porté par même équipe donnait deux créa- Couronneries) du 6 au 22 novem- Le photographe Claude Pauquet a
Magelis, se concrétise. A tions : Dom Juan dans une mise en bre, dans le cadre de la saison du suivi le «Printemps Chapiteau». Ses
l’horizon 2003, une Maison du scène de Claire Lasne qui a rendu Théâtre de Poitiers (également pro- images, associées au texte de Dom
cinéma doit ouvrir ses portes lumineuse la pièce de Molière, et ducteur associé). Juan ou à des paroles de l’équipe,
à Angoulême, au bord de la Le Roi-Cerf, de Carlo Gozzi, mis Le Centre dramatique prépare pour étaient exposées au fil des repré-
Charente, dans une friche en scène par Olivier Maurin. avril 2002 la 3e édition de «Prin- sentations.
industrielle totalement
recomposée. Delphine Pietri,
la scénographe des lieux, a Silvia Cordonnier,
comédienne, et Sophie Schaal,
imaginé neuf salles
costumière.
thématiques qui évoqueront à
la fois la genèse d’un art – de
la lanterne magique au cinéma
LE PARESSEUX
d’aujourd’hui – et la
fabrication d’un film. Entre
EN CABARDÈS
Le numéro 22 du Paresseux,
ombres et lumières, entouré
de voix off et de mises en journal littéraire sis à
scène très spectaculaires, le Angoulême et ouvert à la
forme courte, est annoncé
visiteur sera invité à entrer
dans le grand décor, à faire pour les vendanges... Depuis
la Montagne noire audoise,
l’acteur ou à s’initier au
travelling. l’écrivain Jean-Claude Pirotte a
Claude Pauquet

passé commande à une


vingtaine d’auteurs. Source
COMPRENDRE LES
d’inspiration : le terroir de
NOUVELLES IMAGES
Cabardès. Au sommaire
Un Centre d’interprétation des
figurent des textes de
nouvelles images devrait naître
Chabrier, Ortlieb, Ternaux,
à Angoulême en 2004. Conçu,
dans le cadre de Magelis, Pendant que tu étais Labedan, Andrzejewski,
Moralès, Embareck, Deller et
autour du Centre national de la
bande dessinée et de l’image et à Florence de dessins de Adam,
Bachelier, Guibert...
piloté par l’unité de production
éclaration d’amour au débit Gorgé de références littéraires, Signalons que Jean-Claude
expérimentale, le projet prévoit
de transporter le public dans le D rapide : le dernier livre de de digressions et de visions poé-
Pirotte invite régulièrement ces
auteurs à Montolieu, village du
monde des technologies Jean-Paul Chabrier, Pendant que tiques, le texte tourne autour du
livre, pour des rencontres
émergentes, sources de tu étais à Florence (La Table ronde) mystère de l’amour et passe à soutenues, entre autres, par le
création d’univers imaginaires. se joue des conventions du genre et l’aveu d’impuissance. «Je suis syndicat des vins AOC
Sept scènes et labos, à la fois tourne en dérision «l’idiot» amou- toujours en train de tourner Cabardès. Le syndicat apporte
lieux de spectacles et reux confronté à l’absence de sa autour du pot», confiait Jean- aussi sa contribution à la
d’expériences sensorielles-
bien-aimée : «J’étais prêt à te dire Paul Chabrier dans notre der- nouvelle collection «Lettres du
intellectuelles, composeront un
mille choses un peu bêtes», mais… nière édition (L’Actualité n° 53). Cabardès» aux éditions de la
itinéraire insolite. Décor réel et
Point de sentimentalisme dans ce L’amour échappe et empri- Table ronde.
projections laser, sculptures
virtuelles, photomaton 3D à roman-lettre où le narrateur se ca- sonne : l’introspection du narra-
che derrière une autodérision pleine teur se heurte – douloureusement JEAN-CLAUDE PIROTTE
transformer, cinéma dynamique
de regrets masqués. Un Charentais – à cet irrationnel. Récit auto- Son dernier livre, Ange
en relief, musée virtuel,
Vincent (La Table ronde), est
approche de la quatrième de 46 ans, qui se rêve écrivain biographique ou roman épisto-
un roman autobiographique
dimension, envol à bord d’un russe, écrit à Laurence, jeune laire, la frontière est souvent té-
composé sous la forme d’une
«tapisnaute»... Les passants angoumoise disparue à Florence. nue entre l’auteur et le narra- sonate en trois mouvements.
agiront sur la matière-même Le ton, au début amusé et timide, teur, la sincérité et sa mise en Une suite de portraits de
des nouvelles images. se fait vite plus pressant. La plai- scène. Un livre qui se lit vite jeunes filles aussi vivantes
santerie rougit et laisse apparaître comme on lirait une lettre qui ne qu’improbables dans des
la douleur d’un homme qui sait son nous serait pas destinée. paysages de brumes, de
amour épuisé et épuisant. Aline Chambras pluies et de collines du Nord.

10 ■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 54 ■
bande dessinée

Ego Comme X :
l’invitation japonaise
SORTIES D’AUTOMNE a maison d’édition de bande inspirées du quotidien. «Cette nou- nais, les œuvres de cinq auteurs –
De nouveaux alblums chez
Ego Comme X.
L dessinée Ego comme X, sise
à Angoulême, a tout récemment
velle BD (éditée en France par Ego
ou L’Association), à la sensibilité
Blanchin, Boilet, Neaud, Néhou,
Poincelet – publiées par Ego Comme
■ La Meilleure du monde, participé, à Tokyo, au festival ar- souvent proche du cinéma et du X ont fait l’objet d’expositions indi-
Pauline Martin tistique Art-Link 2001. Et plus pré- roman français, regorge d’albums viduelles ou collectives. Une recon-
«C’est bien d’histoires
cisément à l’événement «Nouvelle qui devraient, à mon sens, toucher naissance supplémentaire et d’im-
d’amour, de rencontres dont il
manga», du nom de ce label qui a au Japon un lectorat plus large que portance pour la maison d’édition
s’agit : être proche, sans être
pour objectif de promouvoir – en celui des 5 000 à 6 000 amateurs indépendante qui publie des œuvres
l’autre, être à côté pour
comprendre les choses et se France et au Japon – des œuvres de d’illustrations et professionnels du du monde entier et qui a su, en peu
retrouver seul.» qualité, françaises et japonaises, dessin...», écrit l’artiste Frédéric de temps, s’attacher un groupe
■ Le Périodique 4, Frédéric autobiographiques ou imaginaires, Boilet (qui réside au Japon), auteur d’auteurs de qualité.
Poincelet d’un manifeste sur le sujet. Nou- Astrid Deroost
«Ainsi, c’est fini»; Mon bon veau venu dans les rangs d’Ego
plaisir»; «Epuiser»; «Les Comme X, et précédemment édité
filles»; «Une odeur»; «Mais
peut-être que je confonds un
chez les Humanoïdes associés ou Matthieu
chez Casterman, l’auteur de 36-15
peu tout» sont les titres des
Alexia vient en effet de livrer un Blanchin
récits composant le quatrième
nouveau récit sentimental à carac-
tome du Périodique de
tère autobiographique. Intitulé près Le Val des ânes, Mat-
Frédéric Poincelet, sous-titré
Le Dépressif.
L’Epinard de Yukiko et paru si-
multanément en France (Ego
A thieu Blanchin publie un nou-
vel épisode de sa vie aux éditions
■ Ego Comme X, Collectif n°8
A sommaire : des jeunes Comme X) et au Japon (Ohta), Ego comme X. Il a quitté sa campa-
auteurs Simon Hureau, Jonas l’ouvrage porte le label Nouvelle gne natale pour «monter» à Paris et
ou Peggy Adam, la manga. Au cours de la manifesta- se faire une place dans le monde de
participation de Frédéric tion nippone qui présentait, en dif- la BD. Il attend sa première paru-
Boilet pour un chapitre inédit férents lieux, un dizaine d’artistes tion dans Pilote avec des sentiments
de L’épinard de Yukiko, des de bande dessinée français et japo- «d’excitation et de frustration» car
traductions de James il doit «bosser» dans un atelier dans
Kochalka, John Porcellino
un atelier d’enseignes publicitaires
Joakim Pirinen et Laure Del
Pino, Olivier Josso, Laurent FLBLB, tenu par deux sinistres individus.
Lolmède, Pierre Maurel,
Quand ils ont le dos tourné, c’est le
Pauline Martin, Morvandiau, fricassée de BD, n°13 souk. Une blague tourne mal. Un
José Parrondo, Frédéric «accident du travail» (d’où le titre
a nouvelle livraison de la re- l’adresse ci-dessous) a déjà valu à de l’album) qui le conduit à l’hôpi-
Poincelet, David Scrima et
Tanitoc. L vue de bande dessinée
FLBLB, éponyme de la jeune mai-
FLBLB le salut de la presse spécia-
lisée et de certains anciens. A. D.
tal, un lieu tout aussi étrange… Got
salue Matthieu Blanchin dans une
son d’édition installée à Poitiers, www.flblb.com – 5, rue Sainte- courte préface : «Il dessine forcé-
EDITIONS DELCOURT est en kiosque. Histoires courtes, en Opportune, 86000 Poitiers. ment comme quelqu’un qui ne tient
■ L’Hiver d’un monde, Mazan. pas en place, avec énergie, frénésie.
noir et blanc ou en couleurs, dessins,
Sortie en version intégrale de
photobiographie, détournements, Il y a des fulgurances dans le trait.»
la trilogie (Le Grand Mal,
pastiches... une douzaine d’auteurs, L’ANIMATION EN Accident du travail,
Lumière sur le front, Ville
basse).
de la région et d’ailleurs, signent la FORUM À ANGOULÊME Ego comme X, 64 p., 79 F.
■ Sur les terres d’Horus,
treizième publication, consacrée Du 15 au 17 novembre,
Isabelle Dethan. La version comme les précédentes à l’humour Magelis propose aux
intégrale de Roi Cyclope, en bande dessinée. Créée dans les professionnels le Forum des
précédera la sortie d’une années 90 par de jeunes poitevins technologies de l’animation
nouvelle série intitulée Sur les formés aux Beaux-Arts, la revue pour la télévision, le cinéma,
terres d’Horus, tome 1, (soutenue par la Région Poitou- le jeu vidéo et Internet. Cette
Khaemouaset ou la loi de Maât. Charentes et le Centre national du manifestation abordera
■ Orull, Tiburce Oger. Dessin livre) s’est doublée en 2000 d’une notamment l’animation en
et couleurs de Tiburce Oger volume, la place du son,
maison d’édition indépendante,
sur un scénario de Denis- l’ingénierie de production,
inspirée du modèle de L’Associa-
Pierre Filippi. Orull, tome 2, Le encore les alternatives
tion. Le catalogue aux titres évoca-
géant oublié. technologiques et
■ Le Traque mémoire, Servain.
teurs et aux formats les plus divers organisationnelles. Des
Sortie en version intégrale, doit s’enrichir en janvier de six intervenants venus de toute
dessin de Servain, scénario et nouveaux titres. A noter que le l’Europe animeront les ateliers
couleurs de Christophe souci de qualité qui prévaut au choix prévus à Angoulême, au
Gibelain. des œuvres (à faire parvenir à CNBDI. Tél. 05 45 38 89 65 / 66

■ L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES ■ N° 54 ■ 11