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Guide costume et campement

~

Section Normandie XI ième

Guide costume et campement ~ Section Normandie XI i è m e

SOMMAIRE

LES MATIERES A UTILISER / PRIVILEGIER POUR LE COSTUME ET LE MATERIEL

4

LA VIE SUR LE

CAMP

5

Le costume et les accessoires

5

Le mobilier

5

La tenue du campement

5

Activités

5

CAS PARTICULIER DU COMBAT

6

Le matériel militaire

6

La validation des capacités de combat

6

Du comportement en zone de combat

6

DES ETAPES CLES DE LA VIE DU CAMP

7

Le montage et le démontage

7

Les repas

7

LE COSTUME MASCULIN

8

CIVIL

8

La base

8

Le complément

13

Tableaux récapitulatifs

16

Les éléments rédhibitoires

18

Le mobilier personnel

18

MILITAIRE

19

Protections essentielles mais non historiques ou nos concessions à la sécurité

22

L’armement proprement dit

22

Tableaux récapitulatifs

25

Les éléments rédhibitoires

26

LES SOURCES

26

LE COSTUME FEMININ

27

PREAMBULE

27

La base

27

Le complément

28

Tableaux récapitulatifs

29

Les éléments rédhibitoires

30

LES SOURCES

30

TABLE DES TABLEAUX

Tableau 1: tissus utilisables et classes sociales (XI ième siècle)

16

Tableau 2 : vêtements masculins, décorations et classes sociales (XI ième siècle)

16

Tableau 3 : niveau de décoration du bliaud et classes sociales (XI ième siècle)

17

Tableau 4 : couleurs des vêtements et classes sociales (XI ième siècle)

17

Tableau 5 : protections corporelles et statut social

25

Tableau 6 : armement et statut social

25

Tableau 7 : vêtements féminins, décorations et classe sociales (XIième siècle)

29

Tableau 8 : niveau de décoration de la robe et classes sociales (XI ième siècle)

30

4

Les matières à utiliser / privilégier pour le costume et le materiel

Il faut le plus possibles utiliser des matériaux historiquement compatibles pour la réalisation des costumes et des équipements…

Les matières

Tissus et teintures

laine, lin, chanvre, feutre, soie…

Le coton, les polyesters, les tissus mélangés sont à exclure.

Les teintes doivent-être en concordance avec le statut social et la nature des tissus. L’attention de tous est attirées sur la possibilité de teindre le lin : ceci est possible mais il est particulièrement difficile d’obtenir des teintes profondes et durables avec des teintures naturelles… Les lins teintés devraient donc si possible avoir des coloris ternes en particuliers sur les personnages non riches (on peut d’ailleurs s’interroger sur la pertinence de tel tissus sur ces personnages). Dans l’idéal les teintures devraient être des teintures historiques mais une concession est accordée sur ce point à condition que le rendu visuel soit correcte.

Cuirs

Cuir tanné végétal à l’exception de tout autre. L’utilisation de cuir au chrome ou d’ersatz de cuir dans un costume de reconstitution est rédhibitoire.

Il faut utilisé des méthodes d’assemblage correctes et du fil de lin ou de chanvre poissé pour les coutures visibles. Les chaussures sont réalisées selon la technique du cousu retourné à l’exception de tout autres (un chapitre particulier pour les costumes).

Métaux

Les métaux modernes sont exclus : alliages modernes diverses, aluminium, acier inox, « galvanisés » etc… sont rédhibitoires.

Bois

Il faut favoriser les essences indigènes locales et exclure les bois exotiques. Les méthodes d’assemblage sont historiquement compatibles quand elles sont visibles.

Les techniques Pour toutes les parties visibles les techniques d’assemblage ou de construction utilisées doivent être historiquement compatibles.

- pas de couture machine visible

- pas de couture avec du fil synthétique visible

- pas de montage par vis ou écrou visible, y compris sur les boucliers.

5

La vie sur le camp

Le camp est en lui même une finalité pour tout reconstituteur, ce sont ces moments de vie commune qui font en grande partie l’intérêt de notre loisir. Le respect des consignes est donc le gage du plaisir de tous et de l’image de notre association. Ces consignes sont applicables que les manifestations soit publiques ou privées, les entraînements ne sont pas considérées comme des manifestations sauf si le contraire est stipulé dans la convocation. Les « off » sont des manifestations privées, les consignes y sont donc applicables.

Le costume et les accessoires

Pour le plaisir de chacun le costume dans son ensemble doit-être le plus correcte possible, en toutes circonstances (y compris le froid, la pluie, le trop de soleil etc…). Les montres, piercings, tatouages, maquillages et autres ne sont pas admissibles. Les bijoux modernes ou non historiquement avérés ne sont pas admis, y compris les bijoux en décalage avec la période ou le contexte.

Les dispositifs médicaux (lunettes, sonotones…) sont tolérés.

Les accessoires non historiques ne sont pas acceptés, tout comme les activités non historiques

(téléphoner, fumer, etc

).

Le mobilier

Le mobilier mis à la vue de tous doit être historiquement compatible avec la période, ceci est valable aussi pour le couchage.

La tenue du campement

En toute heure la tenue du campement doit-être agréable à tous. Les tentes au contenu non historique doivent-être rigoureusement closes et leur contenu ne doit pas être exposé à la vue de qui que ce soit. Les entrées et les sorties de ces tentes doivent se faire rapidement. Si possible les accès de ces tentes doivent être tournés vers des zones non passagères.

Le bois pour le feu est mis en ordre par le conroi en charge de l’approvisionnement et de l’alimentation du feu.

Les réserves d’eau sont, de la même manière, mises à disposition de tous et elles sont régulièrement reconstituées.

Activités

Sur le campement toute les activités modernes sont proscrites : fumer, téléphoner, manger des nourritures modernes (barre de céréales, boissons dans des bouteilles plastiques, sandwich). Pour cela il faut clairement sortir du camp ou se soustraire à la vue des autres (il est interdit de fumer dans les tentes communes).

Les photos et vidéos constituent une exception, cependant nous invitons chacun à être responsable dans cette activité, à être aussi discret que possible, et éventuellement à demander l’autorisation des personnes présentes sur la photo.

6

La consommation de toute substance illicite (stupéfiants) est rigoureusement interdite.

Les comportements et le vocabulaire de chacun doivent être adaptés, n’oublions pas que pour certains d’entre nous l’activité de reconstitution est une activité familiale et que des enfants sont donc parfois présents sur les camps. L’exemplarité des adultes fait force d’éducation.

En aucun cas des différents entre membres ne peuvent se régler à la vue de tous et à fortiori du public. Et en aucun un membre d’Hag’Dik ne peut proférer de jugement de valeur ou de critique implicites ou explicite envers une autre association ou ses membres en présence de public.

Cas particulier du combat

Le matériel militaire

La constitution de l’équipement militaire fait l’objet des mêmes démarches de recherche de sources que celle de l’équipement civil.

La validation des capacités de combat

Seul l’équipement validé par les prévôts est admis. Les prévots peuvent demander une validation supplémentaire portant sur la compétence de l’individu : à utiliser cet équipement, à se comporter de façon adéquate en situation de « combat ».

Du comportement en zone de combat

Un certains nombre de valeurs d’Hag’Dik sont particulièrement mises en valeur en zone de combat et lors des activités martiales. Les sergents seront particulièrement vigilants au respect de ces valeurs.

Discipline

Les normands au XIe siècle sont des combattants disciplinés, la reconstitution d’un tel groupe de combat impose le respect d’une discipline commune et l’obéissance aux ordres. Vouloir avoir une activité martiale au sein de l’association, c’est aussi obligatoirement accepter de se plier à la discipline historiquement liée à cette activité.

Silence

Pour pouvoir combattre efficacement il faut pouvoir entendre les ordres. Seuls les sergents sont responsables de l’alignement des combattants et des ordres. Entre les combattants la communication est limitée à son strict minimum vital et tactique…

Solidarité

Il n’y a pas de place dans notre groupe de combat pour les individualistes forcenés… L’exploit individuel est inutile s’il compromet la survie du groupe.

Respect

7

Le respect de l’adversaire s’exprime dans l’attitude du groupe. Les insultes (en dehors de celles historiques proférées dans le cadre et l’esprit de la reconstitution), les comportements insultants envers l’adversaire sont proscrits. A ce titre les bannières sont traitées avec le plus grand respect ainsi que leurs porteurs (qui sont parfois des non combattants) : elles ne sont pas arrachées des mains mais sollicitées une fois prises (porteur « tué » ou bannière empoignée si le porteur est non combattant), elles ne sont en aucun cas mises à terre ou dégradées mais doivent être traitées avec au moins autant d’égard que notre propre bannière. A l’issue de la bataille elles sont rendues avec égard à l’officier responsable de la troupe « adverse », cette restitution est faite par la personne ayant pris la bannière accompagnée de notre capitaine.

Le respect de l’adversaire s’exprime aussi dans la qualité et le soin porté à nos équipements. Nous reconstituons de fiers guerriers normands pas une troupe de pouilleux.

Le respect du public s’exprime dans la qualité du spectacle que nous donnons et dans le cœur que nous mettons à la reconstitution d’un combat. A l’issue d’un combat il arrive que le public soit plus ou moins hostile (comme ce fut le cas à Hastings en 2006) dans ce cas notre discipline et notre stoïcisme est la meilleure réponse.

Dans tout les cas ou envers qui que ce soit tout insulte ou geste déplacé est une cause sévère est réelle de sanction disciplinaire.

Fair-play

Dans le doute d’une touche admettons la plutôt que de prendre le risque d’être frappé plus fort à la seconde… Les « immortels » et les tricheurs n’ont pas leur place chez nous.

Des étapes clés de la vie du camp

Le montage et le démontage

Ils se font sous la responsabilité du prévôt de camp celui-ci désigne les emplacements aux responsables de conrois. Il faut respecter un espace d’une lance (2m) entre chaque tente ou toile, ceci pour des raisons de sécurité incendie. Chaque conroi est responsable du montage et du démontage de sa propre zone de campement.

Selon l’importance du camp la logistique de chaque conroi peut-être séparée.

Les repas

Les repas sont des moments particuliers de convivialité, nous y attachons donc une importance particulière. Le déroulement du banquet est standardisé. Une fois la table nettoyée et décorée (pour les banquets), chacun pose sa vaisselle (propre) à sa place, nul ne s’assoit ou pire ne commence à manger les victuailles déposées sur la table. Une fois la table dressée et le repas prêt, l’appel au repas est sonné (corné), chacun se place à sa place mais reste debout. Un des présents désignés et volontaire (le plus souvent un des sergents ou prévôt) lave les mains du seigneur et éventuellement des convives de marque. Si les circonstances le nécessitent une corne peut-être échangée entre les convives, notons la qu’historiquement ce geste est chargé de symboles et qu’il ne s’agit pas d’un simple échange de boisson. Puis une courte sentence est prononcée par un des convives, cette sentence n’a pas nécessairement de connotation religieuse. Enfin le repas est corné, le seigneur s’assoit et les convives font de mêmes, le repas est servi, nul ne commence à manger (sauf indication contraire) avant que tous ne soient servis.

8

Les repas de midi et du matin sont plus simples mais ils respectent cependant des règles sociales simples et de bon sens (par exemple : ne pas se servir de multiples fois sans savoir si tout le monde a mangé, ne

pas laisser traîner la vaisselle sale à l’issue de son repas, etc pour tous est une obligation.

).

La participation à la vaisselle commune

une obligation. ). La participation à la vaisselle commune Figure 1 : lavage des mains. Figure

Figure 1 : lavage des mains.

à la vaisselle commune Figure 1 : lavage des mains. Figure 2 : le repas est

Figure 2 : le repas est corné.

Le costume masculin

Civil

La base

Braies + chausses

Il s’agit d’une interprétation de la Tapisserie de Bayeux (le nain Turold). Les braies descendent à hauteur des cheville elles sont amples au niveaux des fesses. Elles sont réalisées en lin, en chanvre ou en laine fine, le plus souvent elles sont non teintes. Elles sont serrées sur la taille par une cordelette (idéalement en chanvre ou en tissage à la lucette, ou en tissage à la carte tubulaire).

Les chausses sont en laines, taillées dans le biais du tissus et les plus moulantes possibles, elles remontent à mi-cuisse, plus à l’avant qu’à l’arrière. Elles sont rattachées à la ceinture des braies par une cordelette à l’avant. Leur couleur est accordée au statut du personnage (voir l’annexe couleur des tissus). Elles peuvent être réalisées en lin ou en soie mais elles doivent garder l’aspect très proche du corps.

Un ruban en tissage aux plaquettes ou en tressage peut venir ceindre le haut de la jambe au niveau du mollet, il est fermé soit par nouage, soit par des crochets métalliques.

ICI DES ILLUSTRATIONS DE BRAIES ET CHAUSSES

Pantalon et molletières Le pantalon est assez moulant (voir les modèles types Thorsbjerg ou Damendorf ). Il peut s’agir d’un pantalon à pieds intégrés. Sa couleur est en conformité avec le statut du personnage. Il est confectionné en laine ou en lin.

Les jambes (du pied au genou) sont couvertes par des molletières, celles-ci sont réalisées en laine, leurs largeur et d’environ 8 cm, elles sont disposées de manière « jointive chevauchante ». Le pantalon n’est pas visible sous les molletières. Elles peuvent être en tissage à la carte. L’utilisation de cuir est contestable et doit-être évitée.

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Une autre possibilité est de serrer la jambe du pantalon par une bande tissée (tissage aux plaquettes ou tressage) croisée mais non jointive. Dans ce second cas l’usage du cuir ne nous semble pas plus approprié que dans le premier cas. Le mode de fixation des molletières est variable. La mise en œuvre de l’une ou l’autre de ces alternatives est obligatoire lors de l’usage d’un pantalon, en aucun cas les bas des jambes du pantalon ne peuvent être laissés flottants.

jambes du pantalon ne peuvent être laissés flottants . Figure 3 : différentes pièces de fouilles
jambes du pantalon ne peuvent être laissés flottants . Figure 3 : différentes pièces de fouilles
jambes du pantalon ne peuvent être laissés flottants . Figure 3 : différentes pièces de fouilles

Figure 3 : différentes pièces de fouilles et patrons de pantalons

3 : différentes pièces de fouilles et patrons de pantalons Figure 4 : différents modes d'attaches
3 : différentes pièces de fouilles et patrons de pantalons Figure 4 : différents modes d'attaches
3 : différentes pièces de fouilles et patrons de pantalons Figure 4 : différents modes d'attaches

Figure 4 : différents modes d'attaches des molletières

Figure 4 : différents modes d'attaches des molletières Tunique Elle se porte en sous-vêtement sous le

Tunique Elle se porte en sous-vêtement sous le bliaud. Elle est en laine, en chanvre ou en lin, non teinte sauf pour les plus riches. Elle descend à mi cuisse. Elle peut être rentrée dans les braies. Le col est rond ou ovale ou triangulaire, avec ou sans amigault.

Bliaud La variété des formes représentées sur la Tapisserie de Bayeux et les autres sources est vaste. La longueur va du tiers supérieur de la cuisse (rare voir très rare) aux genoux.

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10 Figure 5 : différents bliauds
10 Figure 5 : différents bliauds
10 Figure 5 : différents bliauds

Figure 5 : différents bliauds

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11 Figure 6 : patron pour un bliaud fendu sur le côté (open seam) Figure 7

Figure 6 : patron pour un bliaud fendu sur le côté (open seam)

6 : patron pour un bliaud fendu sur le côté (open seam) Figure 7 : patron

Figure 7 : patron pour un bliaud avec "gousset", les triangles avant et arrière peuvent être supprimés et au besoin remplacés par des fentes.

La longueur conseillée pour la section Normandie XIième est au tiers inférieur de la cuisse ou aux genoux.

Le bliaud est réalisé en laine ou en soie. Il peut s’envisager en lin bien que cette solution ne soit pas la plus favorable.

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Le col peut avoir diverses formes, les plus classique sont ronde et ovale, avec ou sans amigault. Si il y a un amigault le col est fermé par un fermail. Les couleurs, le matériau et le niveau de décoration sont en accord avec le statut social du personnage et son activité (par exemple : on ne forge pas avec un bliaud richement décoré…). Le bliaud peut-être fendu ou bien comporter des goussets. Une attention toute particulière sera portée à la coupe du bliaud afin d’être en accord avec les patrons correctes et obtenir un aspect visuel assez proche de celui des iconographies.

Chaussures

Les chaussures sont réalisées selon la technique du cousu-retourné à l’exclusion de toute autre, les coutures d’assemblage sont préférentiellement jointives et non superposées. La forme des chaussures est conforme à celles en vigueur au XIième siècle. Les bottes ou bottines ne sont pas correctes pour notre période. La hauteur maximale tolérée est à 1 ou 2 travers de doigts au dessus des malléoles.

L’ajout d’une semelle d’élastomère est une concession moderne mais non souhaitable. Dans ce cas on est prié de ne pas montrer la semelle de ses chaussures. Pour information une semelle de cuir usée se démonte et se change en moins de 2 heures et pour un coût minime. Les chaussures sont en cuir tanné végétal ou à l’huile à l’exception de tout autre.

Ceinture, baudrier…

La ceinture simple est en cuir. La ceinture est assez fine et surtout elle est longue, cependant elle ne descend pas au-delà du 1/3 inférieur de la cuisse, l’excèdent de ceinture est laissé pendant.

La boucle de la ceinture et le mordant sont historiquement corrects. Le baudrier peut-être large jusqu’à 3cm, il peut être sur un modèle noué pour l’attache autour du ventre (cependant cette option n’est pas la plus favorable, mais la fixation du fourreau sur le baudrier est toujours à pontet (à privilégier) ou à passant, il n’y a pas de fixation nouée « fourreau-ceinture » comme au XII ième siècle (sauf source contraire). Au XI ième siècle le baudrier ne passe pas sur l’épaule, à fortiori lorsque l’épée est portée en civil.

Un fort couteau (seax) peut-être porté à la ceinture (voir dans le chapitre militaire).

Il est aussi tout à fait possible de porter une ceinture en galon plutôt qu’en cuir, celle-ci peut-être nouée

ou munie d’une boucle et d’un mordant.

Sac besace

Un sac besace en lin, en laine ou en cuir (tels que ceux du Harley Psalter) peut compléter cet équipement.

Il

est utile et pratique pour y mettre les petits impedimenta (couteaux, cuillère, gobelet ou corne) voir pour

y

cacher le petit matériel moderne dont on ne veut pas se séparer. Il se porte en bandoulière et remplace

avantageusement les sacoches de cuir pendues à la ceinture, dont l’historicité au XI ième siècle est plus que douteuse. Il est bien sûr possible d’avoir une bourse pour y loger son argent mais celle si se trouve dans

ce cas sous le bliaud.

Sous-vêtements

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Les sous-vêtements sont au libre choix de chacun Mais une attention particulière est demandée pour masquer les chaussettes modernes si elles sont portées. Des chaussettes modernes visibles sont un élément rédhibitoire.

Le complément

Manteau

Un manteau (cape) peut-être utile en cas de pluie ou de froid. Il se ferme sur l’épaule droite par une broche ronde qui remplace avantageusement la fibule au milieu du XI ième siècle. Il est en laine et peut-être de forme ronde, demi-ronde ou rectangulaire. Sa longueur est variable. Il peut-être décoré de broderies ou de passementeries pour les plus aisés.

Capuchon ou sayon

Fort utile par temps froid, ce capuchon de laine couvre les épaules. Il ne comporte pas de longue pointe comme il le fera plus tard et les bords du sayon sont simples.

il le fera plus tard et les bords du sayon so nt simples. Figure 8 :

Figure 8 : exemple de sayon.

Bonnet et couvre-chef

simples. Figure 8 : exemple de sayon. Bonnet et couvre-chef En laine ou en feutre de

En laine ou en feutre de laine, il sont de forme conique, ronde (hémisphère) ou phrygien. Les bonnets de fourrures et les couvre-chefs divers en fourrures ne sont pas, a priori, correctes pour le XI ième siècle, et a fortiori en dehors de la période hivernale.

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14 Figure 9 : différents types de bonnets, manteaux, besaces et bliauds.

Figure 9 : différents types de bonnets, manteaux, besaces et bliauds.

14 Figure 9 : différents types de bonnets, manteaux, besaces et bliauds.

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15 Figure 10 : différents couvre chefs (Tapisserie de Bayeux, bible d'Aelfric). Sur-bliaud Il se passe
15 Figure 10 : différents couvre chefs (Tapisserie de Bayeux, bible d'Aelfric). Sur-bliaud Il se passe
15 Figure 10 : différents couvre chefs (Tapisserie de Bayeux, bible d'Aelfric). Sur-bliaud Il se passe

Figure 10 : différents couvre chefs (Tapisserie de Bayeux, bible d'Aelfric).

Sur-bliaud Il se passe au dessus du bliaud par temps froid, il est ample et légèrement plus court (ce qui permet de laisser voir les décorations du bliaud s’il y en a). Il est en laine. A l’instar du bliaud il peut-être décoré.

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Bijoux Des bijoux peuvent être arborés si le statut du personnage est en rapport. Ceci et un point particulièrement délicat car les bonnes reconstitutions de ce point de vue son fort rares. Rappelons pour mémoire qu’à la moitié du XI ième siècle la Normandie est catholique et que toute trace de paganisme nordique a disparu. Les bijoux vikings (Marteaux de Thor, etc…) ne sont donc pas admis pour ce siècle. Pour les personnages les plus pauvres une simple petite croix en bois ou en os est un bijou tout à fait acceptable, pour les plus riche la croix peut-être en argent ou en or, éventuellement émaillée.

Tableaux récapitulatifs

Pour schématiser les personnages sont divisés en trois classes sociales (pauvre, moyenne et riche).

 

Pauvre

Moyenne

Riche

NB :

Laine

+++

+++

+++

En fonction du tissage et de la qualité.

Lin

+++

+++

+++

chanvre

+

+

+

Utilisation à confirmer en Normandie.

Soie

I

I

+ à +++

Possible pour les normands d’Italie.

Tableau 1: tissus utilisables et classes sociales (XI ième siècle)

+++ : tout à fait appropriée

+ : utilisable

I : interdit

E : utilisation exceptionnelle ou liée à des contingences géographique particulières

Pour les tissu voir aussi en Annexe IV

   

Pauvre

 

Moyenne

 

Riche

 

richesse de décoration

 

richesse de décoration

 

richesse de décoration

Tunique

o

sans

o

sans ou simple

o

simple à moyenne

Braie

o

sans

o

sans

o

sans

Chausses

o

sans

o

sans

o

simple à moyenne

Pantalon et winnigas

o

sans

o

sans

o

simple à moyenne

Bliaud

o

simple

o

moyenne

o

élaborées et nombreuses

Sur-bliaud

p

simple

p

moyenne

o

élaborées et nombreuses

Manteau

p

sans

p

simple

o

élaborées et nombreuses

Sayon

p

sans

p

sans

d

simple à moyenne

Bonnet

p

sans ou simple

p

simple

p

moyenne

Chaussures

o

sans

o

sans

o

sans ou simple

Bijoux

d

très simple

p

simple

o

élaborées et nombreux

Tableau 2 : vêtements masculins, décorations et classes sociales (XI ième siècle)

o

: obligatoire

p

: possible

d

: déconseillé

Les décorations sont un signe ostentatoire d’aisance sociale, elles s’entendent en terme de nombre, d’élaboration et de richesse des matériaux utilisés. La combinaison des décorations, de leur élaboration, de la richesse des matériaux employées à la fois pour le vêtement et la décoration, ainsi que les couleurs utilisées, procure une large marge de manœuvre pour l’élaboration du costume, la difficulté réside alors dans la constitution d’un ensemble homogène et crédible. Rien n’empêche un personnage pauvre d’avoir quelques décorations à sa tenue (l’habileté à la broderie n’est après tout pas liée à l’aisance sociale) mais les matériaux employés seront alors en rapport avec le statut social. Par contre en aucun cas un vêtement

17

très décoré ne peut constitué un habit de travail courant (la guerre n’étant pas à proprement parler un travail, elle fait donc exception à ceci).

Le bliaud est certainement un des éléments les plus décorés du costume (parce que l’un des plus visibles),

il appelle potentiellement un tableau à lui seul.

 

Pauvre

Moyenne

Riche

Col

p

o

o

Poignet

d

p

o

Bas du bliaud

d

p

o

Autres (milieu des bras, etc )

d

d

p à o en fonction du niveau de richesse

Tableau 3 : niveau de décoration du bliaud et classes sociales (XI ième siècle)

o

: obligatoire

p

: possible

d

: déconseillé

 

Pauvre

Moyenne

Riche

Non teint

p

p

p (selon le type de vêtement)

Brun

p

p

d

Jaune

d

p

p

Rouille ou rouge brique

p

p

p

Orange

p

p

p

Bleu profond

d

p

p

Bleu clair

p

p

d

Rose

p

p

d

Vert kaki

p

p

p

Vert sapin

i

p

p

Rouge pourpre

i

i

p

Rouge profond

i

p

p

Gris et gris bleu

p

p

p

Noir « vrai »

i

i

i

blanc

i

i

i

Tableau 4 : couleurs des vêtements et classes sociales (XI ième siècle)

p : possible

d : déconseillé i : interdit

Ce tableau s’entend bien sûr pour la couleur du vêtement complet, des appliqués rouge profond chez un personnage moyen sont par exemple possibles alors qu’ils sont peu crédibles chez un pauvre. Certaines couleurs sont très chères pour un résultat durable comme le rouge, d’autant plus s’il est profond. Un personnage pauvre portera donc plutôt des couleurs peu soutenues ou passées.

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Les éléments rédhibitoires

Cette liste est non exhaustive :

- tout élément définitivement moderne (y compris chaussures modernes, pantalon moderne (y compris de judo ou autre), chaussettes, etc…)

- les éléments d’heroïc-fantasy y compris les bijoux ou les accessoires

- les pantalons Varègues (pantalons bouffants)

- les cornes à boire portées à la ceinture

- les passementeries modernes (galons d’ameublement et autres)

- la sanglerie moderne en lieu et place des winnigas (y compris les ceinture de judo, les bandes velpeaux (ou autres) teintées)

- les accessoires en fourrures (à l’exception de la doublure ou de la bordure des manteaux des personnages riches).

- les fourrures jetées simplement sur les épaules ne sont en aucun cas acceptables.

- les ceintures porteuses d’accessoires multiples et variés qui transforment leur porteur en une sorte d’arbre de Noël ridicule.

- le coton et a fortiori les polyesters et polyamides…

- les teintes trop vives non en concordances avec le nuancier des teintes naturelles.

- les éléments constituant un ensemble hétérogène ou discordant.

Le mobilier personnel

Tout membre doit posséder un minimum vital personnel pour la vie en camp :

- un couteau historiquement compatible dans son étui

- une assiette en bois (la choisir creuse (c’est mieux pour la soupe)) éventuellement un bol

- une cuillère de bois

- un gobelet en bois, en corne (de formes et de décorations historiquement compatibles), la corne à boire est tolérée bien que son usage soit pour le moins anecdotique ou symbolique ou réservé à des situations tout à fait particulières (cérémonie), la corne à boire ne doit plus être portée à la ceinture).

Les couverts et couteaux forgées type « bruts de forge tout acier » ne sont pas admis.

Au delà de cette base vitale et obligatoire on peut se doter de :

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- couchage historique : couvertures en laines et peaux d’animaux divers (le mouton est très bien)

- coffres de rangement sur un modèle historiquement compatible bien sûr (à voir avec les prévôts pour les ressources dans ce sens), éventuellement muni d’un cadenas lui aussi historiquement compatible.

- lanternes

- mobilier lourd divers pour les plus riches mais toujours avec un soucis de cohérence et d’historicité

Militaire

La base

Le casque De type casque à nasal, il peut-être assemblé par partie ou forgé en une pièce.

Il peut être en différentes finitions (poli, peint, bleui) à l’exception d’un finition témoignant d’une négligence d’entretient (rouille). En cas de peinture il est très souhaitable de reprendre les couleurs d’Hag’Dik (le rouge et le jaune).

Dans le cas du port d’un cal gamboisé sous le casque, celui-ci ne doit pas être visible de l’extérieur, il doit être porté sous le camail. En l’absence de camail, un bonnet de feutre ou de laine, de la peau de mouton, remplace très avantageusement le cal gamboisé.

de mouton, remplace très avantageusement le cal gamboisé. Figure 11 : différents casques à nasal et
de mouton, remplace très avantageusement le cal gamboisé. Figure 11 : différents casques à nasal et

Figure 11 : différents casques à nasal et finitions.

Figure 11 : différents casques à nasal et finitions. Le bouclier Le bouclier est en amande,

Le bouclier Le bouclier est en amande, il est incurvé ou non. Pour sa hauteur, il arrive globalement à la poitrine de sont porteur losque la point repose au sol, sa largeur à son maximum est d’environ la largeur des épaules .

Les boucliers « mini-kite », les boucliers à pan supérieur coupé, les boucliers ronds ne sont pas acceptés au XIième siècle pour les normands.

Le bouclier peut-être recouvert de cuir, la toile de lin est aussi tolérée.

Les motifs sont inspirés de la Tapisserie de Bayeux : dragons, croix de diverses formes, « éclatés » de couleurs, etc… Il n’y a pas d’héraldique au XIième siècle et il n’y a pas de motifs obligatoires à Hag’Dik. Il est obligatoire d’aopter les couleurs et les tons communs : fond rouge et motifs jaunes.

20

20 Figure 12 : boucliers. Le tour du bouclier peut-être en cuir ou en cuir-cr u,

Figure 12 : boucliers.

Le tour du bouclier peut-être en cuir ou en cuir-cru, celui-ci peut-être cloué ou cousu. Les tours en métal ne sont pas admis (pour des raisons de sécurité et d’historicité).

Si le bouclier est en contre-plaqué, la face postérieure du bouclier est recouverte de lin ou de parchemin ou des dessins (rainures) simulent des planches.

Les énarmes et la guiche sont en cuir tanné végétal, la bouclerie est en rapport avec la période. La cuirie du bouclier est fixée par des clous forgés ou des rivets forgés et des carrelles… L’utilisation de rondelles, de vis type Japy et d’écrou n’est pas admise sauf s’ils sont strictement invisibles y compris en face postérieur. Dans le cas d’utilisation de vis type Japy, il est nécessaire de les peindre ou de retirer le zingage en le brûlant (à effectuer en extérieur et ne pas respirer les vapeurs) puis de noircir la vis.

Le rembourrage du bouclier peut se faire avec de la fourrure, du cuir ou du lin gamboisé, la fixation de se rembourrage se fait par des clous non traversant. Le rembourrage complet de la face arrière du bouclier est très déconseillé (il n’apporte rien sauf du poids).

Un umbo peut-être adjoint au bouclier, il doit être de petite taille et fixé par des clous de forge.

Tout les éléments du bouclier doivent respecter la sécurité (de l’utilisateur ou des opposants).

Le haubert de maille

Si possible en mailles rivetées. Les mailles aboutées sont tolérées pour la section XIième.

Toutes les matières (aluminium, plastique, laiton etc…)) autres que l’acier sont interdites.

Tout les maillage autres que le 4-1 sont interdits.

Dans le cas du port d’un camail, celui ci est solidaire de la maille ou la collerette est portée sous le haubert. Les interprétations du carré-ventail sont nombreuses sur la Tapisserie. Le port de ce type de protection doit être réservé aux personnage de haut-rang (le reste de l’équipement doit donc être en

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rapport). Les manches sont courtes et la longueur du haubergeon est à mi-cuisse ou au 1/3 inférieur de la cuisse.

Les chausses de mailles ne sont pas admises.

Les hauberts à manches longues peuvent être admis pour des personnages de statut très élevés (mais ceci est assez incompatible avec l’infanterie).

La lamellaire et la scalaire

Elle peut être portée par certains, en particuliers les italo-normand. Elle peut-être de métal ou de cuir. Il est préférable de la porter en protection supplémentaire par-dessus un haubert. La scalaire est une possibilité.

par-dessus un haubert. La scalaire est une possibilité. Figure 13 : lamellaires de cuir et de
par-dessus un haubert. La scalaire est une possibilité. Figure 13 : lamellaires de cuir et de

Figure 13 : lamellaires de cuir et de métal, portée en complément de hauberts.

Le gambison et le akheton

En lin ou en laine, voire en soie, rembourré de tissus (multicouche) ou de crin, Les coutures peuvent avoir différentes forme (boudins ou losanges).

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22 Figure 14 : akethons et gambison. D’autre type de protections (broignes à plaques, br oignes
22 Figure 14 : akethons et gambison. D’autre type de protections (broignes à plaques, br oignes
22 Figure 14 : akethons et gambison. D’autre type de protections (broignes à plaques, br oignes

Figure 14 : akethons et gambison.

D’autre type de protections (broignes à plaques, broignes à anneaux, bliaud de cuir) sont possibles mais doivent être étayées par une démarche solide et faire l’objet de réalisations irréprochables).

Protections essentielles mais non historiques ou nos concessions à la sécurité

Les gants

Concession moderne obligatoire à notre sécurité, ils sont en cuir recouvert de protections supplémentaires de cuir, la maille est tolérée pour cela (attention cependant au poids du gant).

Les gants de couleur vives (gants de jardinage, gants de soudeurs rouges vifs), les gants dont l’aspect est résolument moderne ne sont pas admis.

Les canons d’avant-bras

Ces protections sont absolument non historique, aucune pièce archéologique n’a été retrouvée, aucun document iconographique ne permet de certifier leur existence, ils seront donc portés impérativement sous les vêtements.

Coquilles, protège dents, etc…

Ces protections sont au libre arbitre de chacun, elles doivent en tout état de cause être invisibles, les lunettes de protections ne sont donc pas acceptées pour l’instant (les lunettes de vue non plus comme c’est le cas dans toutes les activités sportives impliquant un risque de contact physique important).

L’armement proprement dit

Pour les mêlées, l’armement est sécurisé, il est en bonne état d’entretient (ni rouille, ni ébréchures).

La lance

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Il peut s’agir de lance à une main ou deux, d’une longueur de 1m85 à 2m80. le fer est de forme diverse, avec ou sans ailettes (épieu). Une vigilance particulière est porté au bois de la hampe : celui si sera régulièrement contrôlé par son propriétaire pour déceler toute trace de fragilité. La hampe est d’un bois de nature à encaisser les contraintes de cette fonction, le pin, le sapin, de nombreux bois exotiques sont impropres à cela. Le frêne est idéal mais d’autres essences peuvent aussi faire l’affaire, nous rappelons qu’une hampe qui casse constitue un danger. Les tringles à rideaux recyclées des magasins de bricolages sont rarement aptes à remplir la fonction (cependant on peut trouver des tringles en chênes (pas teintées chênes) dans certains magasins.

Un autre point à prendre en considération est le poids du fer, plus il est lourd plus le contrôle de l’arme sera difficile, surtout avec la fatigue. Cependant il n’y a pas de restriction à la taille du fer pour la section XIième.

L’épée

Réservée aux riches. Elle est de forme « normande (X ou XI dans la typologie de Oakeshott) avec de longs quillons et un pommeaux en disque ou en amande. Les épées vikings tardives (voir la typologie de Petersen) sont bien sûr admises.

Une attention particulière est portée au fourreau de l’épée, les bricolages et les fourreaux de faible qualité ne sont pas admis. Le fourreau comporte obligatoirement une bouterolle. Le brelage du fourreau doit être correcte pour la période considérée (à pontet ou dérivés). Le fourreau peut-être porté, s’il y a lieu sous le haubert comme cela est visible sur la Tapisserie de Bayeux ou plus classiquement au dessus.

sur la Tapisserie de Bayeux ou plus classiquement au dessus. Figure 15 : détails de 2

Figure 15 : détails de 2 type de liaison fourreau/ceinture

sur la Tapisserie de Bayeux ou plus classiquement au dessus. Figure 15 : détails de 2

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Le couteau ou seax

De longueur variable, il peut être porté verticalement ou horizontalement (devant ou derrière dans ce cas (bien que cette dernière option soit discutable)). Sa lame peut adopter diverses formes. Son manche est par contre toujours d’une finition soigné, les manches en bois de cervidés à l’état bruts sont juste « passables». A l’image de celui de l’épée le fourreau du seax fait l’objet d’un soin particulier.

La hache

Voir la Typologie de Petersen pour la forme tolérable des fers. Elle est de longueur variable. Elle se porte à la ceinture dans un anneau. Son emmanchement sera particulièrement soigné tant pour des raisons esthétiques que de sécurité (ceci sera vérifié à chaque contrôle d’arme). Les haches dont l’emmanchement laisse le moindre doute seront systématiquement écartées. L’emploi d’un coin d’emmanchement est licite.

La dane-axe

Celle-ci n’apparaît dans les sources XIième normandes que dans des contextes de cérémonie, il peut alors s’agir d’une marque ostentatoire de pouvoir et cela devrait donc être réservé aux personnes en charge de ce pouvoir (le « seigneur »). Son maniement fera l’objet à chaque fois d’une vigilance particulière, pour des manifestations comme Hastings, il sera demandé un contrôle particulier sur ce type d’arme (ce contrôle sera effectué par un membre de l’organisation).

contrôle sera effectué par un membre de l’organisation). La masse Figure 16 : Dane-Axe en situation

La masse

sera effectué par un membre de l’organisation). La masse Figure 16 : Dane-Axe en situation chez

Figure 16 : Dane-Axe en situation chez des continentaux.

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Elle est réservée aux chefs. C’est à la fois une arme et un signe de pouvoir. Il peut s’agir à proprement parler d’une masse avec une tête en bronze ou en acier mais aussi d’un bâton semblable aux baculum des officiers romains. Son usage est strictement réservé à ceux ayant au moins le rang de responsable de conroi.

L’arc

A REDIGER

La fronde

A REDIGER

Tableaux récapitulatifs

 

Pauvre

Moyenne

Riche

Rien

P

D

I

Gambison

C

C

I*

Maille

I

D

P

Lamellaire de métal

I

I

P**

Bouclier

C

C

C

Casque

O

O

O

Gants

O

O

O

Tableau 5 : protections corporelles et statut social

P : possible

P** : possible si normand d’Italie (le reste de l’équipement doit alors être en cohérence)

C : conseillé

D : déconseillé

I : interdit

I*

: interdit seul

O

: obligatoire

 

Pauvre

Moyenne

Riche

Lance

O

P

D

Hache

P

P

P

Dane-axe

I

I

D

Epée

I

D

O

Masse

I

I

P*

Couteau /seax

C

C

P

Tableau 6 : armement et statut social

P : possible

P* : possible si en situation de commandement ou statut particulier

C : conseillé

D : déconseillé

I : interdit

O : obligatoire

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Les éléments rédhibitoires

Cette liste est non exhaustive .

- Les armes mal entretenues

- Les métaux autres que l’acier

- Les casques autres que les casques à nasal (les cervelières peuvent cependant être tolérées dans certains contextes particuliers)

- Les fourreaux bricolés (tressages grossiers à la place des coutures, absence de bouterolle par exemple pour un fourreau d’épée)

- Les armes sans fourreaux (épée ou seax)

- Les armes non ou mal sécurisées ou présentant des lacunes à ce niveau.

- Les hétérogèneïtés et incohérences entre les équipements portés et le costume (un costume civil pauvre et la présence d’une épée par exemple).

Les sources

Cette liste est une proposition non exhaustive

- La Tapisserie de Bayeux (visible au musée de Bayeux mais de nombreuses iconographies sont disponibles en particulier sur Internet) c’est la source primaire la plus facilement consultable.

- The norman (Osprey)

- Norman Knight (Osprey)

- Hastings 1066 (Osprey)

- La Tapisserie de Bayeux par Lucien Musset (éditions du Zodiaque)

- La Tapisserie de Bayeux – l’art de broder l’histoire ouvrage collectif sous la direction de Bouet, Levy et Neveu

- L’enluminure romane au Mont Saint Michel par Monique Dosdat et Jean-Luc Leservoisier.

- Codex Aureus Epternacensis dit aussi Evangéliaire de Echternach

- Codex Egbert

- Aelfric psalter (Bible d’Aelfric) (visible en ligne sur le site de la British Library)

- Calendrier Anglo-Saxon XIième (visible en ligne sur le site de la British Library)

- Harley psalter

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- Bible d’Aethelwold

- Le costume normand au XIième siècle par C.Gilliot (Moyen-Âge HS n°21)

- Leather and Leatherworking in Anglo-Scandinavian and Medieval York par Mould Q, Carlisle I et Cameron E.

Le costume féminin

Préambule

Il n’y a pas de kit militaire féminin.

La présence de femmes combattant en tant que femmes n’est pas historiquement avérée au XI ième siècle. Une femme souhaitant prendre part aux activités martiales au sein d’Hag’Dik devra donc le faire dans un costume masculin et en masquant complètement sa condition féminine. Notons aussi qu’une femme ne peut apparaître sur le camp dans un vêtement civil masculin…

Cet état de fait impose donc la constitution d’un double kit (masculin civil et militaire et féminin) pour les femmes souhaitant prendre part à des activités martiales.

La base

Braies

A priori il n’y a pas de braies féminines.

Chausses

Il s’agit de chausses basses (arrivant sous le genou) ; idéalement en laine, le lin est toléré mais permet

rarement d’être taillé aussi prêt de la jambe que la laine. Elles sont fixées en place par un ruban de tissus, idéalement en tissage aux plaquettes. Ce ruban est soit noué, soit fixé par des petits crochets. Le haut des

chausses peut-être décoré.

Tunique En lin ou en laine plus ou moins fine, rarement teintée. Elle descend jusqu’au pied et donc bien plus bas que la tunique masculine. Le col peut-être fendu d’un amigault. Les manches sont longues et étroites. Elle peut-être décoré en fonction du statut du personnage.

Robe ou bliaude En laine plus ou moins fine. Elle est longue et les manches sont un peu plus amples et plus courtes que celles de la tunique. Le col est fendu d’un amigault et refermé par un fermail. La richesse de sa décoration est comparable à celle du bliaud masculin.

Mantille et voile C’est un élément obligatoire du costume féminin. Seules les très jeunes filles en sont dispensées. Pour une femme du XI ième siècle, il est certainement inconcevable d’apparaître en cheveux en société, ceci quel que soit son âge (hormis les fillettes), son statut social et son activité. Le voile cache les cheveux dans leur totalité, les modes de fixations, le « drapé » et la longueur du voile sont très variables. Le voile semble être un simple rectangle de tissus, parfois avec une coiffe séparée. Il est fixé par des épingle en bronze, en

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cuivre ou en os, éventuellement par un fermail. Un bandeau en tissage aux plaquettes est aussi une possibilité pour la fixation du voile autour de la tête, cette possibilité est contestée par certains et relativement difficile à vérifier sur l’iconographie disponible. Cette coiffure est faite de lin, de laine fine ou éventuellement de soie. Le coton est rédhibitoire. La coiffure peut-être décorée de broderies.

Chaussures

Les chaussures sont réalisées selon la technique du cousu-retourné à l’exclusion de toute autre, les coutures d’assemblage sont préférentiellement jointives et non superposées.

Ceinture

Elles sont fines. Le cuir n’est pas obligatoire, pour les dames il peut-être remplacé par une ceinture en tissage aux plaquettes, dans ce dernier cas une attention toute particulière sera donné au soin apporté dans la finition des bandes. La bouclerie est le mordant de ceinture ainsi que sa décoration éventuelle doivent être conforme aux standards d’historicité.

Sous-vêtements En l’absence de toutes traces iconographiques ou littéraires les sous vêtements féminins sont laissés aux libres choix de chacune.

Le complément

« Chape » En laine, de forme ronde ou ovale, percée d’une ouverture pour la tête. Elle se porte par dessus la robe et peut-être richement décoré en fonction du statut social.

peut-être richement décoré en fonction du statut so cial. Manteau ~ Châle Un manteau (cape) peut-être

Manteau ~ Châle

décoré en fonction du statut so cial. Manteau ~ Châle Un manteau (cape) peut-être utile en

Un manteau (cape) peut-être utile en cas de pluie ou de froid. Il se ferme au milieu pour les femmes par une broche ronde qui remplace avantageusement la fibule au milieu du XI ième siècle. Il est en laine et peut-être de forme ronde, demi-ronde ou rectangulaire. Sa longueur est variable. Il peut-être décoré de broderies ou de passementeries pour les plus aisées.

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Bijoux Des bijoux peuvent être arborés si le statut du personnage est en rapport.

Les colliers en perles de verres ou d’argent sont possibles ainsi que les émaux. Pour les personnages les plus pauvres une simple petite croix en bois ou en os est un bijou tout à fait acceptable, pour les plus riche la croix peut-être en argent ou en or, éventuellement émaillée.

Tableaux récapitulatifs

Nous ne reprendrons pour cette partie que les tableaux concernant les vêtements les décoration et la classe sociale, les tableaux des matériaux et des couleurs sont similaires à ceux des hommes.

   

Pauvre

 

Moyenne

 

Riche

 

richesse de décoration

 

richesse de décoration

 

richesse de décoration

Tunique

O

Sans

O

Sans ou simple

O

Simple à moyenne

Chausses

O

Sans

O

Sans ou simple

O

Sans ou simple

Robe

O

Simple

O

Moyenne

O

Elaborées et nombreuses

Coiffe, voile mantille

O

Sans ou simple

O

Simple ou moyenne

O

Libres

Chape

D

Sans

P

Simple ou moyenne

O

libres

Manteau

P

Sans

P

Simple

O

Elaborées et nombreuses

Sayon

D

Sans

D

Sans

D

Simple à moyenne

Chaussures

O

Sans

O

Sans

O

Sans ou simple

Bijoux

P

Très simple

P

Simple

O

Elaborées et nombreux

Tableau 7 : vêtements féminins, décorations et classe sociales (XIième siècle)

o

: obligatoire

p

: possible

d

: déconseillé

Les décorations sont un signe ostentatoire d’aisance sociale, elles s’entendent en terme de nombre, d’élaboration et de richesse des matériaux utilisés. La combinaison des décorations, de leur élaboration,

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de la richesse des matériaux employées à la fois pour le vêtement et la décoration, ainsi que les couleurs utilisées, procure une large marge de manœuvre pour l’élaboration du costume, la difficulté réside alors dans la constitution d’un ensemble homogène et crédible.

La robe est certainement un des éléments les plus décorés du costume féminin (parce que l’un des plus visibles), il appelle potentiellement un tableau à lui seul, cependant les possibilités de décoration du costume féminin, en particulier au niveau de la coiffe, sont potentiellement plus vastes que celles du costumes masculins.

 

Pauvre

Moyenne

Riche

Col

o

o

o

Poignet

d

p

o

Bas de la robe

d

p

o

Autres (milieu des bras, etc )

d

d

p à o en fonction du niveau de richesse

Tableau 8 : niveau de décoration de la robe et classes sociales (XI ième siècle)

o

: obligatoire

p

: possible

d

: déconseillé

Les éléments rédhibitoires

Cette liste est non exhaustive :

-

tout élément définitivement moderne (y compris chaussures modernes)

-

les éléments d’heroïc-fantasy y compris les bijoux ou les accessoires

-

-

les passementeries modernes (galons d’ameublement et autres)

-

les accessoires en fourrures (à l’exception de la doublure ou de la bordure des manteaux des personnages riches)

-

le coton et a fortiori les polyesters et polyamides…

-

les teintes trop vives non en concordances avec le nuancier des teintes naturelles

-

les éléments constituant un ensemble hétérogène ou discordant

-

l’absence de coiffe

Les sources

Les sources traitant du costume féminin sont plus rares et un peu plus difficiles d’interprétation que celles traitant du costume masculin.

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- la broderie de Bayeux (bien que les personnages féminins soient rares sur celle-ci malgré leur importance dans l’histoire)

- Codex Aureus Epternacensis dit aussi Evangéliaire de Echternach

- Codex Egbert

- Bible d’Aelfric (de nombreux exemples de costume féminin)(consultable en ligne sur le site de la British library)

- Bible d’Aethelwold

- Le costume normand au XIième siècle par C.Gilliot (HS n°21 de la revue Moyen-Age)