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PAct- Alcool 2007 – 2012 PLAn cAnTOnAL d’AcTIOn Le plan d’action repose sur trois axes
PAct- Alcool 2007 – 2012
PLAn cAnTOnAL d’AcTIOn
Le plan d’action
repose sur trois axes :
Organisation et pilotage
Information et prévention
Traitement
Sanimedia-Pact_Alcool_140507©.in1
1
3.7.2007
8:01:25

PAct-Alcool 2007-2012

IntroductIon

Le PAct-Alcool en un coup d’oeil

2

Sanimedia-Pact_Alcool_140507©.in2-3 2-3
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2-3

Alcool : ami ou ennemi ? Si la majorité de la population consomme de l’alcool modérément, 15% des vaudois de plus de 15 ans affichent cependant une consommation

entraînant des risques (accident, violence, maladies digestives,

cancers, dépression

comportement de consommation engendre des coûts directs et

indirects (maladies, accidents,

perte de productivité

de 190 millions de francs par an pour le Canton de Vaud. Par ailleurs, 5% des habitants du Canton (de plus de quinze ans) sont touchés par une maladie, la dépendance à l’alcool ou l’alcoolisme, dont les mécanismes biologiques sont maintenant mieux connus. Les seuls coûts directs liés à la dépendance à l’alcool dans notre canton sont estimés à quelque 60 millions de francs.

).

Ce

) de l’ordre

Pourquoi un plan alcool ? Un grand nombre de mesures destinées à favoriser un usage d’alcool modéré et à lutter contre la consommation d’alcool à risque et la dépendance à l’alcool sont du ressort des cantons. Pour faire face à un problème de santé publique de cette ampleur, le canton de Vaud possède un dispositif destiné à informer, prévenir et traiter. Pour en garantir une utilisation optimale, le Département de la santé et de l’action sociale a décidé de mettre sur pied un Plan cantonal d’action «Alcool », le PAct-Alcool. Il tient compte des objectifs du programme national alcool 2007-2011 en cours d’élaboration par l’Office fédéral de la santé publique.

Si, au niveau vaudois, un réseau alcoologique de prévention et de traitement existe, sa coordination et sa cohérence interne doivent être renforcées. C’est dans ce but qu’a été élaboré un plan pour la législature 2007-2012.

Le but du PAct-Alcool est de coordonner l’action sanitaire et sociale, tant au niveau de la prévention que de l’aide et des soins : il s’agit de réduire la mortalité ainsi que les atteintes à la santé physique, psychique, sociale (au sens de la définition donnée par l’Organisation mondiale de la santé) dues aux problèmes liés à l’alcool.

Ses objectifs généraux consistent à :

– faire connaître au grand

public les problèmes liés

à l’alcool et les moyens

de prévention et de prise en charge,

– prévenir le développement

de l’usage nocif et l’installation de la dépendance liée

à l’alcool,

– réduire la consommation globale d’alcool pour diminuer l’ensemble des risques à long terme (cancers et maladies cardiovasculaires notamment),

– réduire la mortalité, la morbidité et les handicaps résultant des accidents de la circulation liés à la consommation d’alcool,

– développer l’accès à des modes de prise en charge efficaces à la fois sur le plan social (désinsertion, violences familiales) et médical (dépendance, pathologies liées à l’alcool).

et médical (dépendance, pathologies liées à l’alcool). Stratégie Pour mener à bien les objectifs du PAct-Alcool,

Stratégie

Pour mener à bien les objectifs du PAct-Alcool, trois axes ont été retenus,

correspondant

à trois domaines

d’actions rattachés

à des acteurs

principaux différents.

Vous trouverez dans ce document

Premier axe

Organisation et pilotage

Piloter et coordonner la mise en oeuvre du plan Alcool

Piloter et coordonner la mise en oeuvre du plan Alcool Deuxième axe Information et prévention Promouvoir
Piloter et coordonner la mise en oeuvre du plan Alcool Deuxième axe Information et prévention Promouvoir

Deuxième axe

Information et prévention

Promouvoir la responsabilisation individuelle et collective, la prise de conscience de la consommation d’alcool à risque et augmenter la visibilité des problèmes liés à l’alcool.

augmenter la visibilité des problèmes liés à l’alcool. Troisième axe Traitement Garantir un niveau de
augmenter la visibilité des problèmes liés à l’alcool. Troisième axe Traitement Garantir un niveau de

Troisième axe

Traitement

Garantir un niveau de prestation optimal adapté aux besoins de chaque individu en prise avec un problème d’alcool.

de chaque individu en prise avec un problème d’alcool. les trois axes sur lesquels se fonde
de chaque individu en prise avec un problème d’alcool. les trois axes sur lesquels se fonde

les trois axes sur lesquels se fonde le PAct-Alcool décrits avec leurs objectifs spécifiques et leurs actions :

– pages 4-5, premier axe, organisation et pilotage,

– pages 6-7, deuxième axe, information et prévention,

– pages 8-9, troisième axe, traitement.

En marge de ces présentations, vous trouverez des informations de base et, en pages 10 et 11 des pistes pour en savoir plus (publications et cadre légal).

consommationÇÅÄÉ

 

La Suisse est un pays

à

forte consommation

d’alcool, avec une moyenne de 8.9 litres d’alcool pur consommés par habitant en 2004. Globalement, la consommation baisse depuis 1975. Parallèlement, la

consommation à faible risque

et

l’abstinence augmentent.

Si

la consommation de vin et

de cidre est en baisse depuis 2000, celle des spiritueux

et

de bière est à la hausse,

y

compris chez les jeunes.

L’enquête suisse sur les comportements de santé des écoliers montre une forte progression de consommation

hebdomadaire chez les

15-16 ans (garçons, de 26% en 1986 à 41% en 2002).

A

15 ans, 70% des Vaudois et

56% des Vaudoises ont déjà consommé de l’alcool. Plus de 40% des garçons de cette tranche d’âge (25% chez les écolières) ont vécu déjà deux états d’ivresse.

de cette tranche d’âge (25% chez les écolières) ont vécu déjà deux états d’ivresse.  3.7.2007
de cette tranche d’âge (25% chez les écolières) ont vécu déjà deux états d’ivresse.  3.7.2007

3.7.2007

de cette tranche d’âge (25% chez les écolières) ont vécu déjà deux états d’ivresse.  3.7.2007
de cette tranche d’âge (25% chez les écolières) ont vécu déjà deux états d’ivresse.  3.7.2007

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PAct-Alcool 2007-2012

PremIer axe

Organisation et pilotage

Sanimedia-Pact_Alcool_140507©.in4-5 4-5
Sanimedia-Pact_Alcool_140507©.in4-5
4-5

Le but de cet axe est de piloter et de coordonner la mise en œuvre du PAct-Alcool. La problématique liée à l’abus d’alcool est aujourd’hui prise en charge dans le canton par diverses structures et institutions, de manière peu coordonnée, selon des pratiques et des approches hétérogènes. Cela implique une difficulté à travailler en réseau et, pour les intervenants extérieurs, à comprendre le fonctionnement du dispositif alcoologique spécialisé. Au niveau de l’Etat, le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS) est en charge de gérer les structures associées au réseau alcoologique dans son ensemble.

Les deux services impliqués, par l’octroi des subventions, sont le Service de prévoyance et d’aide sociales (SPAS) et le Service de la santé publique (SSP). Une commission (Commission cantonale de la Dîme de l’alcool, CCDA) a pour tâche de préaviser l’utilisation de la dîme pour le Conseil d’Etat.

Les sources de financement des activités spécifiques de prévention et de prise en charge des problèmes liés à l’alcool ou des institutions spécialisées sont:

La plupart des institutions vaudoises concernées par l’alcoolisme se sont regroupées au sein de l’Association vaudoise des organisations œuvrant dans le domaine des addictions (ASVOPA). Cette association coordonne leur travail, représente leurs intérêts et est un interlocuteur auprès de l’Etat.

Les acteurs recevant un financement par le biais du canton

Prévention Traitement

Soutien

Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA)

n

n

n

Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA)

n

   

Croix-Bleue

n

 

n

Centre de traitement de l’alcoolisme (CTA)

 

n

 

Esterelle-Arcadie

 

n

 

Les Oliviers

 

n

n

Foyer l’Epi

 

n

 

Expertise et suivi administratif et judiciaire

– Unité de médecine du trafic de l’Institut universitaire de médecine légale.

 

– Unité socio-éducative du Centre de traitement en alcoologie.

 

Formation des intervenants

– Fédération romande des organismes de formation dans le domaine des dépendances (fordd).

 

– Groupement romand d’études sur l’alcoolisme et les toxicomanies (GREAT).

• l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) avec l’accent porté sur l’invalidité avérée ou l’invalidité imminente (art. 4 et 8 LAI), avec dans ce cas une prise en charge socio- éducative,

• l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour certaines actions de prévention primaire,

• le canton et les communes,

• la Régie fédérale des alcools (RFA) par le biais de la dîme de l’alcool,

• la population, notamment par le biais des caisses- maladies.

Objectifs

Mettre en oeuvre le PAct-Alcool dans le cadre de la stratégie définie par la Direction politique et ceci à coûts constants à terme.

ActiOns

• Mise en place des structures décrites dans l’organigramme.

• Redéfinition de la mission de la Commission de la Dîme de l’alcool.

• Harmonisation avec le Programme national alcool (PNA).

• Suivi et contrôle des actions définies dans les axes Information, Prévention et traitement.

• Suivi et contrôle financier du PAct-Alcool.

• Monitoring de l’impact de l’implantation du plan.

Direction politique

Direction opérationnelle

Organigramme

du futur

dispositif alcool

Conseil alcool
Conseil alcool
Coordination
Coordination
du futur dispositif alcool Conseil alcool Coordination Programme national OFSP et autres partenaires externes
du futur dispositif alcool Conseil alcool Coordination Programme national OFSP et autres partenaires externes

Programme national OFSP et autres partenaires

externes

Plate-forme

vaudoise

OFSP et autres partenaires externes Plate-forme vaudoise La Direction politique est assumée par le Chef du
OFSP et autres partenaires externes Plate-forme vaudoise La Direction politique est assumée par le Chef du

La Direction politique est assumée par le Chef du Département de la santé et de l’action sociale qui détermine la stratégie générale et octroie le budget. La Direction opérationnelle est constituée des chefs de service du Service de prévoyance et d’aide sociales (SPAS), du Service de la santé publique (SSP) ainsi que d’un membre de la direction générale des Hospices-CHUV. Elle pilote la mise en œuvre du plan Alcool, lui alloue les moyens et contrôle leur utilisation.

Le Conseil alcool composé d’experts (professionnels des soins et de la prévention, partenaires institutionnels) est l’organe consultatif qui apporte la compétence alcoologique. La coordination et le suivi du plan est assurée par une personne rattachée au SSP. Elle assure également les échanges avec les partenaires externes, y compris la Confédération. La plateforme réunit tous les principaux partenaires du réseau et favorise les échanges.

coûts ÇÅÄÉ Pour la Suisse en 2004, les coûts de la consommation

 

d’alcool à risque sont estimés à 6,5 milliards de francs par l’Institut de recherches économiques de l’Université de Neuchâtel et l’Office fédéral de la santé publique, dont :

0,7 mrd pour les coûts

directs (frais médicaux et dommages matériels)

1,5 mrd pour les coûts indirects (pertes de

production, invalidité)

4,3 mrds pour les coûts

humains (perte de qualité de vie des personnes concernées et de leur entourage).

Pour le Canton de Vaud,

cela représenterait environ

570

millions de francs (coûts

directs = 60, coûts indirects =

130

et coûts humains = 380).

Les deux tiers des coûts sont supportés par les ménages, le reste étant assumé par les assurances maladie, invalidité et perte de gains et par l’Etat.

conséquences ÇÅÄÉ En Suisse, l’alcool est directement responsable de près de 3 500 décès par an et de la perte de 12 000 années de vie. Plus de 800 000 Suisses ont une consommation à risque. Cette consommation d’alcool est directement impliquée dans de nombreuses affections :

cirrhoses, hépatite éthylique, pathologies gastro-intestinales, cardiovasculaires, troubles neurologiques, affections psychiatriques, tumeurs et traumatismes par accident. Elle a aussi des effets sur la descendance dans le cas

de consommation pendant la période de conception et la grossesse.

la descendance dans le cas de consommation pendant la période de conception et la grossesse.
la descendance dans le cas de consommation pendant la période de conception et la grossesse.

3.7.2007

la descendance dans le cas de consommation pendant la période de conception et la grossesse.
la descendance dans le cas de consommation pendant la période de conception et la grossesse.

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PAct-Alcool 2007-2012

deuxIème axe

Information et prévention

2007-2012 d euxIème axe Information et prévention  Sanimedia-Pact_Alcool_140507©.in6-7 6-7 Le but est de

Sanimedia-Pact_Alcool_140507©.in6-7

6-7

Le but est de diminuer la consommation à risque et de prévenir l’installation de la dépendance liée à l’alcool.

Actuellement de nombreuses actions sont déployées dans le canton : elles sont issues du « Cadre cantonal pour la promotion de la santé et la prévention 2002 - 2007 » et agissent à trois niveaux :

• prévention sur le contexte général,

• prévention spécifique des situations à risques,

• intervention en prévention secondaire.

Objectifs

– Renforcer la prévention auprès des jeunes.

– Assurer la continuation des actions existantes.

– Décliner au niveau cantonal les actions issues du Programme national alcool.

ActiOns

– Développement d’actions ciblées dans les établissements scolaires en collaboration avec l’Office des Ecoles en Santé (ODES).

– Mise en place d’une démarche de sensibilisation dans l’Administration cantonale vaudoise.

– Suivi et coordination des actions déjà en cours.

Programme national alcool et prévention cantonale. Notre vision commune : celles et ceux qui consomment des boissons alcooliques le font de façon à ne nuire ni à eux-mêmes ni aux autres.

Actions cantonales

Protection de la jeunesse

Programme dans

Sensibilisation

vaudoises de prévention

les communes

du public

de la consommation à risque d’alcool.

et prévention des risques

5. Implantation, au sein des communes vaudoises, d’une politique locale de prévention des

7. Participation aux actions du centre de documentation des Ligues de la

1. Formation des cafetiers restaurateurs.

risques d’alcool « ça débouche sur quoi»

santé et de l’OMSV (organisation et

2. Formation et

(programme national).

actualisation de

 

la documentation).

sensibilisation des vendeurs.

3. Sensibilisation et / ou coaching des collectivités locales pour la mise en place de mesures de

4. Réponses aux

6. Formation des professionnels

dans les milieux médico-sociaux à l’approche des problèmes d’alcool.

8. Actions lors de la journée nationale alcool.

9. Participation au programme Fourchette Verte.

protection de la jeunesse.

questions du public (législation, répression, prévention).

10. Conception et création d’outils de communication.

11. Conférences et interventions publiques.

Prévention dans les

Prévention

Lors des

écoles, les gymnases et

et sécurité routière

manifestations

les lieux d’apprentissage

festives

12. Sensibilisation à la gestion des risques contextuels de la consommation d’alcool.

13. Soutien à l’implantation d’une politique d’établissement en matière d’alcool (corps enseignant).

14. Formation et coaching des enseignants, équipes santé, direction.

15. Soutien aux travaux d’étudiants sur le thème de l’alcool.

16. Participation à

l’organisation faîtière nationale «Alcool et sécurité routière ».

17. Programme

«t’assure

t’es sûr?»

18. Programme « simulateur de conduite en état d’ébriété ».

19. Programme « Be my angel tonight »

(le conducteur désigné).

22. Programme « Prevenfete ».

Dans l’entreprise

23. Soutien à l’implantation d’une politique d’entreprise en matière d’alcool.

Inventaire et coordination des acteurs du réseau

20. Développement d’outil de simulation

24.

Inventaire des actions cantonales

(alcoolémie).

et régionales.

21. Coordination romande des programmes «Alcool et sécurité routière ».

Coordination des acteurs cantonaux concernés par la prévention de la consommation à risque d’alcool.

Programme ÇÅÄÉ national Le Conseil fédéral charge l’Office fédéral de la santé publique d’élaborer un Programme national alcool (PNA) 2007-2011, en collaboration avec les acteurs jouant un rôle clé au

 

niveau de la politique suisse en matière d’alcool. Ce Programme doit s’appuyer sur les bases déjà existantes (Plan national d’action alcool ou-PNAA 2000,

«

Ça débouche sur quoi ? »

ainsi que sur les politiques aux niveaux cantonal et communal). Il constituera une sorte de plan global pour

permettre de déterminer les tâches et les rôles des acteurs principaux et de coordonner les travaux afin

d’en exploiter les synergies. Sur la lancée du PNAA,

a été lancé en 2003 le projet

« Plans cantonaux d’action

alcool » par la Commission fédérale pour les problèmes liés à l’alcool. Le but est d’assister les cantons pour la mise en place de leur propre plan cantonal, de nombreuses mesures découlant du Programme national relevant de la compétence cantonale. [source OFSP]

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mesures découlant du Programme national relevant de la compétence cantonale. [source OFSP] 7 3.7.2007 8:01:29
mesures découlant du Programme national relevant de la compétence cantonale. [source OFSP] 7 3.7.2007 8:01:29

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mesures découlant du Programme national relevant de la compétence cantonale. [source OFSP] 7 3.7.2007 8:01:29
mesures découlant du Programme national relevant de la compétence cantonale. [source OFSP] 7 3.7.2007 8:01:29

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PAct-Alcool 2007-2012

troIsIème axe

Traitement

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8-9

Le but du traitement est l’amélioration de la qualité de vie globale au niveau physique, psychique et social :

en effet, les problèmes liés à l’alcool entraînent non seulement des répercussions au niveau de la santé de l’usager, mais peuvent induire également des dysfonctionnements sociaux et familiaux importants.

Historiquement, le traitement s’est développé sur la base d’une prise en charge institutionnelle sur des initiatives privées, complétées plus tard par des subventions de l’Etat. Des clivages entre social et médical, entre prévention et traitement ont subsisté, malgré un élargissement et une diversification de l’offre de soins. De plus, les trois dernières décennies ont vu une rapide évolution des connaissances autour de la dépendance à l’alcool et de sa prise en charge.

Lorsqu’on parle de traitement, il convient de distinguer les mesures précoces chez des consommateurs d’alcool à risque de celles destinées aux individus dépendants de l’alcool.

dans le cas d’une consommation à risque, l’intervention consiste en un repérage précoce et des conseils personnalisés. Il s’agit d’informer et de motiver la personne à diminuer sa consommation d’alcool. Cette approche est pratiquée dans les hôpitaux, les cabinets médicaux, les entreprises et les services sociaux, par différents professionnels : intervenants médicaux et sociaux, infirmières, médecins et travailleurs sociaux. Au cabinet médical, l’intervention

brève permet de réduire la consommation d’alcool et ses conséquences auprès de l’entourage.

La dépendance à l’alcool est une maladie. Son degré de gravité est variable, allant de formes peu sévères à des formes chroniques et invalidantes. Les traitements doivent donc être adaptés au degré de sévérité et offrir une démarche par paliers, du traitement le moins contraignant aux interventions plus lourdes en cas d’échec. Une approche médico- psycho- sociale en réseau au long cours doit être privilégiée, les formes de dépendance sévère ayant un caractère chronique. Par ailleurs, les cas graves de dépendance à l’alcool s’inscrivent souvent dans le cadre de maladies psychiatriques associées, nécessitant une prise en charge adaptée.

L’efficacité de plusieurs approches thérapeutiques a été démontrée et le meilleur niveau de preuve est acquis pour :

• l’entretien motivationnel,

• les thérapies cognitives et comportementales,

• certains médicaments.

Objectifs

Offrir les bonnes prestations, pour les bonnes personnes, au bon moment.

Dans cette perspective est prévu dans le dispositif vaudois de prise en charge de la consommation d’alcool à risque et de la dépendance à l’alcool, la mise en place d’un dispositif cantonal d’indication et de suivi : l’objectif de ce dispositif est d’offrir un bilan, un diagnostic, un traitement et une orientation des usagers dans le réseau alcoologique vaudois.

Le processus d’indication est un point central car l’efficacité d’un traitement dépend de la pertinence de la thérapie. Celle-ci doit offrir un niveau de soin adapté à la situation de l’usager et les ressources que peut lui fournir le réseau. Dans le dispositif vaudois, un binôme médico-social va permettre de poser un diagnostic et d’orienter les personnes vers les bonnes prestations en leur offrant le niveau de soin adapté à leur situation. Un suivi doit être également assuré tout au long de la trajectoire de soins pour permettre une évaluation du traitement et une réorientation si nécessaire. Un projet nommé EVITA – EValuation IndicationTraitement Accompagnement – permettant de faire un bilan alcoologique standardisé aboutissant à un projet de soin a été mis en place dans le canton. Il aura pour mission de répondre à l’objectif fixé et de tester la mise en œuvre d’un tel dispositif.

ActiOns

Les actions sont initiées spécifiquement selon le type de consommation :

Pour la consommation à risque :

– promotion de la pratique du dépistage précoce et de l’intervention brève,

– promotion de la formation au dépistage et à l’intervention brève,

– introduction d’un module de formation au dépistage et à l’intervention brève en Faculté de médecine,

– encouragement à la recherche dans ce domaine en collaboration avec les autres cantons et la Confédération.

Pour la dépendance à l’alcool :

– développement de l’accès aux soins spécialisés,

– élaboration d’une procédure privilégiant l’utilisation d’instruments validés et reproductibles permettant d’établir un projet de soins,

– ajustement du niveau de soins en fonction de la sévérité et de la motivation de l’usager,

– gestion de l’interface entre ambulatoire et résidentiel,

– encouragement à une continuité dans la prise en charge au sein du réseau,

– soutien des approches thérapeutiques bénéficiant du meilleur niveau de preuve d’efficacité,

– mise à disposition du réseau d’outils d’évaluation.

Types de ÇÅÄÉ consommation On distingue trois types de consommation, variables par la dose ou
Types de ÇÅÄÉ
consommation
On distingue trois types de
consommation, variables
par la dose ou la fréquence
d’alcool ingéré.
Abstinence et
consommation modérée
=
pas de consommation,
consommation occasionnelle
ou à faible dose, bien
contrôlée par l’individu.
consommation à risque
=
comportement pouvant
entraîner des risques pour
la
santé ou consommation
entraînant des problèmes
avérés liés à l’alcool : ennuis
scolaires, professionnels,
relationnels, retraits de permis
de conduire, bagarres ou
autres délits.
dépendance =
consommation présentant
les caractéristiques les
plus graves comme celles,
typiques, de la tolérance et
du sevrage. L’individu perd le
contrôle de sa consommation
bien qu’il soit conscient des
problèmes qu’elle engendre.
Dépendance
5%
Traitement
Consommation
à risque
15%
Prévention
Consommation
modérée
60%
Abstinence
20%
A
chaque type de
consommation correspondent
des stratégies d’action
différentes.
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PAct-Alcool 2007-2012

En savoir plus

10

PAct-Alcool 2007-2012 En savoir plus 10 Sanimedia-Pact_Alcool_140507©.in10-11 10-11 Rapports scientifiques La lutte

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Rapports scientifiques La lutte contre la dépendance à l’alcool constitue l’un des objectifs de l’OMS au niveau mondial. Une résolution demande pour 2007 un rapport « sur les stratégies et interventions fondées sur des données factuelles en vue de réduire les méfaits de l’alcool, avec notamment un bilan complet des problèmes de santé publique provoqués par l’usage nocif de l’alcool » [Aide-mémoire Politique de la Région européenne de l’OMS en matière d’alcool, 2005].

Politiques publiques suisses

en matière d’alcool : réalisations et perspectives, publié en 2004 par l’Office fédéral de la santé publique en collaboration avec la Régie fédérale des alcools, le Centre de traitement en alcoologie et l’ISPA. ce rapport fait le point sur les recommandations de bonne pratique, regroupées en quatre catégories :

• mesures concernant la sécurité routière,

• mesures structurelles concernant les points de vente,

• impôts (imposition de l’alcool),

• interventions brèves (intervention préventive ou traitement prophylactique intervenant avant ou peu après l’apparition de problèmes liés à l’alcool).

Une nouvelle politique en matière de dépendances pour la Suisse ? Bases et prémisses pour une politique fédérale plus intégrée en matière de dépendances, publié en 2004 à la demande de l’Office fédéral de la santé publique. Nous retenons ici quelques éléments de la conclusion du Dr M. Spinatsch. « La politique adoptée par la Confédération en matière de dépendances

se penche essentiellement sur les problèmes liés aux drogues

illégales, à l’alcool et au tabac.

]. [

introduites par la Confédération dans le domaine des dépendances n’a été que peu évaluée jusqu’à ce jour et les résultats ne sont pas clairs. Les experts déplorent avant tout l’incohérence de la politique actuelle des dépendances (séparation entre les drogues légales et illégales, absence de prise en compte d’autres formes de dépendance), mais aussi des déficits dans la communication, la gestion et la coordination. » Le Dr M. Spinatsch préconise que l’Office fédéral de la santé publique élabore un fil directeur national en matière de politique des dépendances et développe sur cette base, dans tous les domaines importants, des politiques sectorielles cohérentes. Celles-ci renforceraient les mesures de régulation sur l’offre.

L’efficacité des mesures

Le rapport psychoaktiv.ch, édité en mai 2005 par la Commission fédérale pour les questions liées aux drogues. Ce rapport recommande une politique portant sur l’ensemble des substances psychoactives quelles qu’elles soient [Rapport]. Il développe plus avant le modèle des quatre piliers pour trouver des solutions pour la gestion des substances psychoactives à moyen terme.

cadre légal

Législation fédérale (principaux textes du Recueil systématique)

– Constitution fédérale du 18 avril 1999 (art. 105 et 131 Cst) RS101

– Impôts sur les boissons

RS641.4

– Impôt sur la bière RS641.41 Un projet de loi fédérale sur l’imposition de la bière est

en discussion aux Chambres (FF 2005, p. 5321). Dès son introduction, le droit en vigueur sera modifié (art. 196 de la Constitution fédérale).

– Imposition des boissons distillées RS641.42

– Monopole de l’alcool RS68

– Loi fédérale du 21 juin 1932 sur l’alcool RS680

– Ordonnance du 29 janvier 1998 concernant les prix de vente de l’eau-de-vie et de l’alcool pratiqués par de la Régie fédérale des alcools RS683.21

– Arrêté fédéral du 25 juin 1908 concernant l’emploi de la dîme de l’alcool en 1906 RS686.11

– Ordonnance du 26 février 1986 concernant la répartition de la fortune de la Régie fédérale des alcools en faveur des cantons RS689.3

– Loi fédérale du 21 juin 1991 sur la radio et la télévision

RS784.40

– Loi fédérale du 9 octobre 1992 sur les denrées alimentaires et les objets usuels RS817.0

– Ordonnance du DFI du 23 novembre 2005 sur les boissons alcoolisées

RS817.22.110

– Désignation des vins RS817.22.110.1 (art. 10, 25, 26a, annexe de l’Ordonnance sur le vin – 916.140)

Législation cantonale (principaux textes du Recueil systématique vaudois, RSV)

– Loi sur la santé publique du 29 mai 1985 (art. 6 lit h, 28 lit. c à 33, 51 et ss. LSP)

RSV800.01

– Règlement sur le Fonds pour le développement de la prévention de la santé et de la promotion de la santé

RSV800.01.5

– Lutte contre l’alcoolisme et les maladies de dépendance,

politique en matière de drogues

RSV818.200

– Règlement sur la lutte contre l’alcoolisme RSV818.21.1

– Règlement sur le Fonds de réserve de la dîme de l’alcool

RSV818.21.2

– Loi sur les procédés de réclame (art. 5) :

projet de modification en cours

RSV943.11

– Règlement d’application de la loi du 6 décembre 1988 sur les procédés de réclame :

également en cours de modification RSV943.11.1

Illustrations de campagnes de prévention organisées récemment par l’ISPA.

En haut, campagne mise sur pied avec les étudiants des Hautes écoles lausannoise, Unil et EPFL, au printemps 2006.

Au centre, campagne nationale de sensibilisation, juin 2006.

En bas, campagne d’information lancée en 2005 en collaboration avec la Fédération des médecins suisses et la Société suisse des pharmaciens.

en collaboration avec la Fédération des médecins suisses et la Société suisse des pharmaciens. 11 3.7.2007
en collaboration avec la Fédération des médecins suisses et la Société suisse des pharmaciens. 11 3.7.2007
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en collaboration avec la Fédération des médecins suisses et la Société suisse des pharmaciens. 11 3.7.2007
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en collaboration avec la Fédération des médecins suisses et la Société suisse des pharmaciens. 11 3.7.2007
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PAct- Alcool 2007 – 2012 PLAn cAnTOnAL d’AcTIOn 15 % des Vaudois de plus de
PAct- Alcool 2007 – 2012
PLAn cAnTOnAL d’AcTIOn
15 % des Vaudois de
plus de 15 ans,
Le PAct-Alcool
présentent une consommation
d’alcool à risque.
Les conséquences sont chiffrées :
en termes d’accidents et de
violences chez les plus jeunes,
de maladies ou de dépression
chez les plus âgés, la facture
concernant le Canton de Vaud
s’élève à quelques 190 millions
de francs par an. 5 autres % de
la population souffrent d’alcoolisme
(ou alcoolodépendance), une
maladie dont les mécanismes
biologiques sont partiellement
élucidés aujourd’hui :
est un plan d’action mis sur pied
par le Département de la santé
et de l’action sociale pour endiguer
les conséquences sociales et
économiques liées aux problèmes
d’alcool. En étroite relation avec
le Programme national alcool
2007-2011 de l’Office fédéral de la
santé publique, il doit garantir une
utilisation optimale du dispositif
existant, qui vise à la fois à
informer, prévenir et traiter.
Le PAct-Alcool sera déployé
durant la législature 2007-2012.
les seuls coûts directs liés à cette
maladie dans notre canton sont
estimés à quelques 60 millions
de francs.
Département de la santé
et de l’action sociale
Service de la santé publique (SSP)
Rue Cité-Devant 11
1014 Lausanne
www.vd.ch
Mai 2007
psp.santepublique@vd.ch
Sanimedia-Pact_Alcool_140507©.in12
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