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l AHMED MAHIOU DOCTEUR ÉMÉRITE, SPÉCIALISTE EN DROIT AU SOIR D’ALGÉRIE :

l AHMED MAHIOU DOCTEUR ÉMÉRITE, SPÉCIALISTE EN DROIT AU SOIR D’ALGÉRIE :

«Nul ne peut plus massacrer impunément à l’abri de la souveraineté de l’État»

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D’ALGÉRIE : «Nul ne peut plus massacrer impunément à l’abri de la souveraineté de l’État» PAGES

l ELLES AURONT LIEU À LA FIN AOÛT

l ELLES AURONT LIEU À LA FIN AOÛT Le prix du pétrole au menu des discussions

Le prix du pétrole au menu des discussions avec la Banque mondiale

l L’Algérie et la Banque mondiale ont prévu des discussions vers la fin du mois en cours. Au programme, les perspectives de l’économie dans le cadre d’un climat caractérisé par une chute des prix du pétrole.

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l INDUSTRIE MILITAIRE

Une usine d’hélicoptères

l Avec l’élargissement de ses activités industrielles au montage d’hélicoptères, l’Armée nationale et populaire (ANP) est en passe de devenir le deuxième acteur industriel du pays après la géante

Sonatrach et prendre une envergure économique internationale.

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acteur industriel du pays après la géante Sonatrach et prendre une envergure économique internationale. PAGE 3

l TRANSPORT MARITIME URBAIN ET DE PLAISANCE

Les conditions d’exercice clarifiées

l Les conditions et modalités d'exercice des activités de transport maritime urbain et de plaisance à but lucratif sont désormais définies par un décret

exécutif publié au Journal officiel n°44.

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de plaisance à but lucratif sont désormais définies par un décret exécutif publié au Journal officiel
Edition du Centre - ISSN IIII - 0074
Edition du Centre - ISSN IIII - 0074

l LA MULTIPLICATION DES KIDNAPPINGS FAIT PEUR AUX ALGÉRIENS

Familles en alerte

l La tragédie qui a frappé la petite Nihal a soulevé une onde de choc qui n’en finit pas de secouer la société. Un véritable malaise s’est emparé des familles algériennes prises entre la terreur d’être confrontées à un drame similaire et des interrogations sans fin sur les raisons de ces kidnappings et les moyens de s’en prévenir.

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similaire et des interrogations sans fin sur les raisons de ces kidnappings et les moyens de

l BOXE

Benchebla (81 kg) qualifié aux quarts de finale

l L'Algérien Abdelhafid Benchebla (81 kg) s'est qualifié aux quarts de finale du tournoi de boxe des JO-2016 de Rio de Janeiro en battant le Vénézuélien Ramirez Albert Ramon (2-0), jeudi à l'Arène «Rio Centro». Après avoir raté le premier round face à son adversaire du jour, le champion

d'Afrique en titre a su retrouver les forces nécessaires pour revenir dans les deux derniers rounds

grâce, notamment, à sa technique mais surtout sa fraîcheur physique.

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pour revenir dans les deux derniers rounds grâce, notamment, à sa technique mais surtout sa fraîcheur

l ATHLÉTISME (800 M)

Makhloufi, Hathat et Belferar sans forcer

Le judo, la grande désillusion PAGE 13

VEND. 12 - SAM. 13 AOÛT 2016 - 9-10 DHOU AL-QI'DA 1437 - N° 7869 - PRIX 15 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

P P ERISCOOP ERISCOOP Soirperiscoop@yahoo.fr Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - Page 2

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ERISCOOPERISCOOP

Soirperiscoop@yahoo.fr

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - Page 2

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - Page 2 Le «halal» réglementé Laissée Laissée pendant

Le «halal» réglementé

LaisséeLaissée pendantpendant longtempslongtemps àà l’appréciationl’appréciation desdes producteurs,producteurs, lala mentionmention «halal»«halal» serasera enfinenfin encadrée.encadrée. EnEn effet,effet, unun nounou-- velvel arrêtéarrêté interministérielinterministériel fixantfixant lesles conditionsconditions d’apd’ap-- positionposition dede lala marquemarque «halal»«halal» sursur lesles produitsproduits aliali-- mentairesmentaires exportablesexportables estest enen courscours dede validationvalidation auau niveauniveau dudu gouvernement.gouvernement. UnUn organismeorganisme publicpublic chargéchargé dede lala certificationcertification desdes produitsproduits «halal»«halal» serasera ainsiainsi mismis enen placeplace prochainement.prochainement.

Offensive de charme turque

Offensive de charme turque L’Office du tourisme turc s’ap- prêterait à lancer une offensive de charme

L’Office du tourisme turc s’ap- prêterait à lancer une offensive de charme en direction de la clientè- le algérienne. Cette campagne fait suite aux problèmes politiques que connaît ce pays, et qui ont engendré une chute du nombre des touristes occi- dentaux.

Des boulangers sans scrupules

Mettant à profit la fermeture de nom- breuses boulangeries pour la période des congés, des boulangers sans scrupules n’hésitent pas à vendre la baguette de pain à 12 DA l’unité. Plus grave, face au manque de réaction des autori- tés, le phénomène tend à se géné- raliser dans plusieurs quartiers de la capitale, nous signale-t-on.

des autori- tés, le phénomène tend à se géné- raliser dans plusieurs quartiers de la capitale,
Un jour, un sondage Avez-vous déjà pris la peine de signaler un commerçant indélicat (en
Un jour, un sondage
Avez-vous déjà pris la peine de signaler
un commerçant indélicat (en matière d’hygiène
ou de prix) aux services compétents ?
OUI
NON
Sans opinion
Êtes-vous surpris par les piètres résultats
des sportifs algériens aux Jeux olympiques ?
Résultat sondage
OUI :
NON :
S. OPINION :
4,6%
94,2%
1,2%
sondage OUI : NON : S. OPINION : 4,6% 94,2% 1,2%   S S O O I
 

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Par Malika Boussouf malikaboussouf@yahoo.fr

 
 

Comme des moutons de Panurge

 
  Comme des moutons de Panurge  

I

l est des jours comme ça où à la lueur de certains écrits, on s’aperçoit qu’il n’y a pas qu’en Algérie que l’on se soucie

emblème marquant la fin d’un autoritaris- me qui les avait empêchées de s’épanouir

mais, comme il est plus aisé de le suppo- ser, parce qu’il menaçait indirectement et la politique touristique du royaume chéri- fien et la stabilité de retraités occidentaux, cette autre source non négligeable de revenus. Les pays du Maghreb comme des moutons de panurge ? Facile à admettre au regard de ce qui s’étend en leur sein. Un dangereux virus, d’essence wahha- bite qui se propage dans la région, à pas de géant. Lequel des deux a inspiré l’autre ? Les comités algériens qui se sont autoproclamés gardiens de la morale sociale et qui professent à l’ombre de la charia ou les activistes marocains qui militent dans l’anonymat pour échapper

à

l’ombre d’alliances salafistes plus pro-

de faire appliquer la «morale», à défaut de travailler à faire évoluer son pays vers ces sommets conçus par d’autres. En Tunisie, comme si elles en avaient été privées depuis leur naissance, des mil- liers de femmes que l’on pensait plus jalouses de leur statut et plus avisées que leurs coreligionnaires maghrébines, se sont précipitées, un matin, sur le hidjab qu’elles gardaient jalousement plié dans un coin de leur armoire, comme s’il était devenu vital de le porter enfin. L’endosser tel une marque d’appartenance. Comme un

metteuses de renouveau. Une renaissance

à

l’abri d’une maudite liberté revendiquée

par ces autres satellites de Satan. Comme si, à les regarder se mouvoir, la chute de Ben Ali et toutes les luttes menées pour en débarrasser le pays n’avaient eu pour but que celui de pouvoir enfin se prendre vaillamment les pieds dans leur voile. Une fois résolue l’énigme du fameux compte Facebook créé pour crucifier les femmes marocaines adeptes de bikini, on s’est empressé de le fermer non pas parce qu’il s’en prenait à la dignité de ces dernières

aux représailles du Makhzen ? Quelle importance ? Sinon que le comportement étant le même, à une différence près, il ne suscite pas la même réaction de l’autre côté de la Méditerranée.

 

M. B. 

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 3

t u a l i t é Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE

LA MULTIPLICATION DES KIDNAPPINGS FAIT PEUR AUX ALGÉRIENS

Familles en alerte

La tragédie qui a frappé la petite Nihal a soulevé une onde de choc qui n’en finit pas de secouer la société. Un véritable malaise s’est emparé des familles algériennes prises entre la terreur d’être confrontées à un drame simi- laire et des interrogations sans fin sur les raisons de ces kidnappings et les moyens de s’en prévenir.

Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Mercredi 10 août, aire de jeux de Dely-Brahim. Un groupe de parents commente une toute récente infor- mation : une jeune fille de 22 ans, enlevée quelques heures plus tôt, vient d’être retrouvée séquestrée dans une cabane à Bouchaoui. Les chaînes de télévision privées pas- sent la nouvelle en boucle sans don- ner de détails. Ce nouveau kidnapping inter- vient 24h seulement après l’enlève- ment d’un homme de 55 ans à Dely- Brahim. Comme pour la jeune fille de 22 ans, il a pu être repéré et sauvé grâce à son téléphone por- table. Les deux événements sont la goutte qui fait déborder le vase. Ils viennent ancrer plus profondément l'effroi qui s’est emparé des Algériens après l’enlèvement de Nihal. «Dieu merci, ils ont été sauvés, mais ces histoires confirment que les victimes les plus exposées sont les enfants, ils n’ont pas les moyens de réagir. Personnellement, je vis très mal tous ces récents événe- ments. Je les gère mais intérieure- ment je les vis très mal.» L’homme est père de deux filles qui viennent

régulièrement jouer ici. Il y a encore quelques jours, les deux filles avaient la permission de venir s’amuser ici sous la surveillance de la mère qui les guette de la fenêtre. Mais, aujourd'hui, il n’en est plus question. «Elles n’ont plus l’autorisa- tion de sortir seules. Elles attendent que je revienne du travail ou parfois même les week-ends pour aller jouer.» Ce père de famille refuse de lais- ser ses filles, y compris sous la garde de leur maman, à l’extérieur. «J'ai peur qu'elle ne puisse pas les surveiller comme il faut, mes filles sont turbulentes.» Le sujet passion- ne, inquiète. Tous les parents que nous appro- chons acceptent volontiers de s’ex- primer comme dans un désir incons- cient de pouvoir participer à gérer la situation. «Il est vrai que nous sommes beaucoup plus vigilants actuellement. Nous avons décidé de ne plus aller dans les endroits très fréquentés pour les besoins de la surveillance. Depuis l’affaire Nihal, nous ne sommes plus allés à la mer par exemple, il y a trop de monde, on a peur de les perdre.» Bizarrement, ce père refuse de lais-

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Peur et vigilance des parents.

ser ses trois enfants sous la garde exclusive de son épouse. «Je refuse même de la laisser les emmener aux fêtes de mariages, c'est de cette façon que Nihal a été enlevée. Je préfère les garder avec moi. La situation est très floue, on ne com- prend pas ce qui se passe.» A l’aire de jeux de Dely-Brahim, à la forêt qui fait face au 5-Juillet, comme dans les lieux de jeux de Bouzaréah et ses environs, tous les parents accostés utilisent les mêmes termes : «Peur et vigilance». Peur de l’inconnu surtout. Chacun y va de son explication. «Il y a beau- coup de drogués dans notre pays.

Avez-vous vu ces quantités de drogue que les Marocains nous déversent. Les jeunes sont désœu- vrés, l’échec scolaire est total, ils s’adonnent aux narcotiques et après, ils ne savent plus ce qu’ils font. L’Algérie a produit des détra- qués et une masse de personnes sans repères. Nous ne sommes qu'au début d’une situation ingé- rable.» Son fils de 17 ans l’accom- pagne à la nouvelle forêt de Ben- Aknoun. «Le jour de l’enterrement de Nihal, ma mère a été malade, elle avait très mal à la tête, le choc a été trop fort.» Le jeune homme est révolté.

«Tout est de la faute des parents qui laissent leurs enfants sortir seuls. Il faut une loi qui punit les per- sonnes qui laissent leurs gosses dehors toute la journée.» L’idée est développée par bien des personnes interrogées. Pour beaucoup, «la solution aux kidnappings d’enfants ne peut passer que par une vigilan- ce accrue des familles. Or, beau- coup de personnes restent incons- cientes ; on voit encore plein d’en- fants jouer seuls dans la rue, après on demande la peine de mort. La peine capitale n’a pas été abolie aux Etats-Unis, pourtant les crimes hor- ribles se poursuivent. C'est la pré- vention qu'il faut». Beaucoup de parents interrogés en veulent aux médias d’avoir fait glisser le débat vers la peine de mort. Selon eux, la priorité est d’abord de comprendre l’origine du problème pour mieux agir. Trois raisons principales sont évoquées : la drogue, les règle- ments de compte et la pédophilie. Mais personne n’en est vraiment convaincu. «Tout le monde sait qu'il y a des groupes maffieux dans notre pays, certains veulent faire passer des lois, d'autres sont en conflits d’intérêts, la situation politique est très floue dans notre pays, c’est ce qui favorise l’apparition de tels phé- nomènes. Quelles que soient leurs origines, ces kidnappings ont réussi à instaurer un véritable climat de peur».

A. C.

INDUSTRIE MILITAIRE

Une usine d’hélicoptères algéro-italienne

Avec l’élargissement de ses activités industrielles au montage d’hélicoptères, l’Armée nationale populaire (ANP) est en passe de devenir le deuxième acteur indus- triel du pays après la géante Sonatrach et prendre une envergure économique internationale.

Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Dans un communiqué diffusé avant- hier, le ministère de la Défense natio- nale (MDN) a annoncé la signature d’un protocole d’accord de partena- riat industriel et commercial avec le groupe italien Leonardo- Finmeccanica pour le montage d’héli- coptères de marque AugustaWesland sur le site de Aïn Arnat dans la wilaya de Sétif. «Les parties à ce protocole ont convenu dès cette année de créer une société commune algéro-italien- ne dédiée à la fabrication d’hélico- ptères (…) Il est fixé à cette société, dès les premières années et après construction des installations, l’objec- tif majeur de produire trois types d’hélicoptères légers et moyens pour divers usages, parmi lesquels le transport de personnels et de cargai- sons, l’évacuation sanitaire et la sur- veillance et le contrôle», a indiqué le MDN. Déjà locomotive des secteurs électronique, mécanique et textile, l’élargissement des activités indus- trielles de l’Armée nationale et popu- laire (ANP) au montage d’hélico- ptères dont l’objectif de départ est l’exportation, lui donne une envergu- re économique résolument internatio- nale. «Cette société bénéficiera dès son lancement d’un réseau de distri- bution local et à l’international, et d’un service après-vente incluant l’en- semble des échelons de réparation», a ajouté le MDN dans le même com- muniqué. En effet, l’ANP qui était déjà un acteur économique majeur dans les années 1960 et 1970 à travers la Direction nationale des coopératives

(DNC-ANP) qui disposait d’une gran- de entreprise de bâtiment et gérait des ateliers de chaussures de confection ainsi que les imprimeries de l’armée, avant de se séparer de ces activités à partir du milieu des années 1980 pour ne garder que la fabrication des munitions, revient en force sur la scène économique. L’Entreprise des réalisations indus- trielles de Seriana (Eris) a récem- ment élargi ses activités aux pièces de rechange à usage général et au

secteur de la santé qu’elle fournit en appareillages comme les fixateurs orthopédiques et autres appareils paramédicaux. Et d’autres entre- prises militaires de création récente ont pris des participations dans les secteurs du textile, de l’électronique et de la mécanique. Ainsi, l’Etablissement d’habille- ment et couchage (EHC) a pris 60% des actifs de sept complexes publics de textiles qui forment désormais l’Entreprise algérienne des textile industriels et techniques (Eatit). Le Groupement de promotion de l’indus- trie mécanique (Gpim) de Constantine et l’Etablissement de développement de l’industrie des véhicules (Ediv) de Tiaret se sont

associés avec des constructeurs automobiles allemands pour le mon- tage de diverses constructions méca- niques. Avec Daimler, propriétaire de la marque Mercedes-Benz pour la fabrication de camions et de bus à Rouiba (Alger), les véhicules utili- taires à Aïn Bouchekif (Tiaret) les moteurs à Oued Hamimime (Constantine), et, avec Rheinmetal pour la fabrication de véhicules blin- dés à Aïn Smara (Constantine). L’ANP est active dans le secteur électronique à travers la Société commune algérienne de fabrication de systèmes électroniques (Scafse). Cette société s’est associée en 2012 avec l’électronicien national Enie et le groupement allemand Degfa formé

des entreprises Cassidian, Rohde et Schwarz et Carl Zeiss, pour la fabri- cation à Boumlik (Sidi-Bel-Abbès) de radars de détection terrestre, de caméras thermiques, télémètres laser et autres moyens de communi- cation tactique. Le montage d’hélicoptères va ainsi intégrer l’ANP dans un autre secteur économique plus pointu. «Ce programme industriel est à même de soutenir, au niveau national, le déve- loppement des activités de haute technologie dans les domaines de matériaux composites, de mécanique de précision, de l’électronique et de l’optoélectronique», a conclu le com- muniqué du MDN.

L. H.

TRANSPORT MARITIME URBAIN ET DE PLAISANCE

Les conditions d’exercice clarifiées

vices de sécurité compétents dont l’avis est trans- mis au directeur de la marine marchande et des ports dans un délai de vingt (20) jours, à compter de la date de leur saisine, note le texte. Aussi, il est institué trois commissions régionales d’Alger, d’Oran et d’Annaba, commissions chargées d’exa- miner et de statuer sur les demandes d’autorisation et d’annulation des autorisations d’exploitation. Les compétences territoriales des commissions sont fixées comme suit : Commission régionale d’Alger regroupant Chlef, Tipasa, Alger, Boumerdès et Tizi-Ouzou. La commission régiona- le d’Oran qui chapeaute : Tlemcen, Aïn- Témouchent, Oran et Mostaganem. Et une com- mission régionale d’Annaba qui englobe : Béjaïa, Jijel, Skikda, Annaba et El Tarf. L’autorisation pour l’exercice des activités de transport maritime urbain et de plaisance est octroyée pour une durée de 5 ans renouvelable, est-il noté. Il convient de préciser que le navire reste assujetti à une inspection annuelle de sécuri- té, par l’administration maritime locale, conformé- ment à la législation et à la réglementation en vigueur. «L’autorisation est personnelle, elle n’est ni cessible ni transmissible et ne peut faire l’objet

Les conditions et modalités d'exer- cice des activités de transport mariti- me urbain et de plaisance à but lucra- tif sont désormais définies par un décret exécutif publié au Journal offi- ciel n°44.

Younès Djama - Alger (Le Soir) - Ce décret concerne le transport maritime urbain, le pescatou- risme (activité de loisir ayant pour objectif de faire embarquer des touristes à bord de bateaux de pêche professionnelle ou de barges ostréicoles), la balade en mer, le bateau-restaurant et la plaisance sur des engins nautiques à moteur. Le texte précise que ces activités doivent être exercées par des personnes physiques de nationa- lité algérienne ou morales de droit algérien, qui ne figurent pas dans le fichier national des fraudeurs. L’exercice des activités de transport maritime urbain et de plaisance est subordonné à l’obtention d’une autorisation délivrée par le ministre chargé de la marine marchande. Le postulant à l’autorisation est ainsi soumis à une enquête administrative effectuée par les ser-

d’aucune forme de location», relève-t-on dans le texte précisant que cette autorisation est «précaire et révocable». En outre, l’autorisation peut être refusée si les conditions nécessaires à son octroi ne sont pas réunies. La décision de refus de l’autorisation doit être motivée et notifiée au postulant par le ministre chargé de la marine marchande. Le coup d’envoi de la première ligne maritime reliant le port d'Alger à celui d'El-Djamila (Aïn Benian), à l'ouest de la capitale, par l'Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV a été donné à l’été 2015, comme ligne- pilote. S’en est suivie l’ouverture de la ligne Alger- Cherchell passant par Tipasa ainsi que d’autres. Le ministre des Transports, Boudjemâa Talai, avait annoncé que des lignes de transport maritime des voyageurs pourront être créées à l’avenir en cas d’enregistrement de demandes dans ce sens. Lors de son passage en juin dernier au forum d’Ech Chaâb, M. Talai a souligné que l’entreprise publique ENTMV ne peut prendre en charge l’ou- verture de toutes les lignes maritimes, suggérant aux acteurs privés à s’y intéresser de près.

Y. D.

Le Soir

d’Algérie

Entretien

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 4

Entretien Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 4 AHMED MAHIOU DOCTEUR ÉMÉRITE, «Nul

AHMED MAHIOU DOCTEUR ÉMÉRITE,

«Nul ne peut plus massacrer impunément

Il aura 80 ans le 1 er décembre prochain. Ahmed Mahiou est l’une des sommités algé- riennes toujours active malgré sa retraite admi- nistrative. Nul n’est besoin de revenir sur le par- cours époustouflant de ce natif de Bouira, solli- cité et écouté aussi bien par les grandes univer- sités du monde que par les instances internatio- nales dont la Cour internationale de justice en qualité de juge ad hoc, directeur de l'Institut de recherches et d'études sur le Monde arabe et musulman (Iremam), (1992-1997), Aix-en-Pro- vence. Ses positions critiques à l’endroit du pouvoir dans le domaine du droit (Constitution,

etc.) lui valent son éloignement du pays, l’exil. «Après 50 ans, l’Algérie cherche toujours une identité, une stabilité à travers des révisions de constitutions qui sont en fait mises par la suite en ‘‘quarantaine’’ au détriment de tout objectif ou prétention.» C’est sans appel ! Cela ne le prive pas pour autant assez tôt de distinctions scientifiques pour ses divers et nombreux tra- vaux dont la médaille algérienne du Mérite scientifique en 1987 et de se voir décerné le titre de Docteur honoris causa de l'Université des sciences sociales de Toulouse en 1989. Et c’est peu dire ! Evoquant le Tribunal pénal internatio-

nal (TPI) agité comme un épouvantail et que récusent aujourd’hui nombre de chefs d’Etat africains, Ahmed Mahiou reste optimiste quant à son utilité s’agissant aussi de possibilité d’in- culpation de personnalités politiques euro- péennes responsables de crimes de guerre comme l’ancien président des Etats-Unis, Geor- ge Bush et l’ex-Premier ministre britannique, Tony Blair. A l’appui, il rappelle les voix de plus en plus nombreuses qui réclament leur compa- rution devant le TPI. «On ne peut plus massa- crer impunément à l’abri de la souveraineté de l’Etat», nous dit-il.

Le Soir d’Algérie : A tout seigneur tout honneur, j’ose une première question d’ordre privé s’il en est sur l’homme public que vous êtes : que devient M. Ahmed Mahiou ? On vous dit à la retraite mais plu- tôt administrative puisque vous restez tou- jours actif ? D r Ahmed Mahiou : Effectivement, je suis administrativement à la retraite, mais un intel- lectuel qui dispose encore de toutes ses facul- tés et de l’envie de poursuivre ses réflexions et

recherches ne peut pas mettre ses méninges en vacances ; je suis donc un retraité très actif, du fait notamment que je suis souvent sollicité pour :

-

écrire des articles (4 ou 5 en moyenne par

an) ;

-

faire des conférences (une dizaine par

an), surtout en Algérie et en France, mais

aussi dans d’autres pays du Maghreb ou en Europe et parfois des cours de post-gradua- tion comme l’an dernier au Brésil ;

- conseiller les étudiants qui me consultent à propos de leurs thèses ;

- participer à des colloques nationaux ou

internationaux et des conférences internatio- nales, car je suis membre actif de plusieurs sociétés savantes internationales ; - enfin, avoir parfois des activités de conseil, juge ou arbitre international.

Photo : DR
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Ahmed Mahiou.

fameuse fable de La Fontaine : «Selon que vous serez puissant ou misérable, les juge- ments de cour vous rendront blanc ou noir». On constate et on déplore, à juste titre, que le

ces valeurs, mais celles-ci sont tout simple- ment celles qui sont inhérentes à la qualité d’être humain et à l’égalité qui caractérise tous les êtres humains car le sexe, l’origine, la race ou la couleur ne doivent en aucun cas fonder des discriminations. Donc faire la critique de ces valeurs univer- selles sur la base de leur origine occidentale n’est pas une attitude raisonnable ni même responsable ; en revanche, il faut critiquer et rappeler aux Occidentaux qu’ils n’ont cessé à ce jour de violer ces fameuses valeurs, à

Entretien réalisé par Brahim Taouchichet

et n’importe quel pays arabe, y compris l’Algé- rie. Au début des années 1960, les pays arabes étaient tous sous-développés ou en voie de développement comme la Corée du Sud ; ils émargeaient tous aux budgets d’aide provenant des pays développés ou des organi- sations économiques internationales. Or, que constate-t-on un demi-siècle plus tard ? La Corée est un pays aussi développé

«L’Union africaine — qui réunit plus de 50 Etats très différents entre eux sur beaucoup de plans — fonctionne mieux que la Ligue arabe qui compte seulement 23 Etats dont les points d’unité (langue, culture, histoire, religion) sont beaucoup plus forts ou intenses.»

travers l’esclavage, la colonisation, le néo- colonialisme ainsi que la domination écono- mique et idéologique qu’ils ont instaurée et il ne faut pas se laisser abuser lorsqu’ils tiennent une rhétorique humaniste ou humanitaire pour tenter de s’exonérer de leurs responsabilités et se donner bonne conscience.

Dans votre récente conférence à l’IN- ESG : «Le Monde arabe à l’épreuve de la mondialisation», il apparaît que cette partie du monde — le Moyen-Orient — est au centre des intérêts des grandes puis- sances occidentales depuis la découverte du pétrole qui introduit une nouvelle donne dans le commerce international et le contrôle de cette source d’énergie. Cela met depuis les pays arabes producteurs de pétrole sous pression, voire sous tutelle des lobbies pétroliers ? Il serait excessif de généraliser et de dire que tous les pays arabes producteurs de pétrole sont sous la tutelle des lobbies pétro- liers. A supposer que ce soit le cas et, pour être précis, je dirai qu’ils sont plutôt influencés ou, comme vous dites, sous la pression du marché international et certains gouvernants arabes plus que d’autres. Par ailleurs, derrière les lobbies pétroliers, il faut ajouter qu’il y a quelques Etats qui sont très actifs pour orienter ou déterminer les stra- tégies pétrolières, qu’elles soient nationales ou internationales et la tâche leur est facilitée par les pays arabes eux-mêmes en raison de leurs divisions et incohérences.

que les pays occidentaux les plus avancés auxquels elle dame souvent le pion en matière de production et d’innovation industrielles, à l’instar de quelques autres pays asiatiques ; pendant ce temps les pays arabes en sont encore au balbutiement industriel et ils sont restés des marchés où se déversent les sur- plus provenant de l’étranger, faute d’avoir un minimum de production nationale autonome dans n’importe quel secteur, y compris le sec- teur névralgique de l’autonomie alimentaire. Les pays arabes ont oublié que le dévelop- pement n’est pas un problème de ressources naturelles, mais d’abord et essentiellement un problème d’efforts d’hommes et de femmes dûment préparés à prendre en main le déve- loppement de leur pays.

Vu sous l’angle de la fatalité, le pétrole serait plutôt une source à problèmes dans la mesure où il remet au goût du jour la volonté de domination d’un Occident va-t- en-guerre dans cette région ? Votre allusion à «la fatalité du pétrole» me remémore un colloque organisé en Algérie au début des années 1970 par feu Mouloud Kas- sem, l’ancien ministre des Affaires religieuses. En effet, dans le cadre des séminaires sur la pensée islamique, il avait choisi comme thème de s’interroger sur le pétrole pour savoir si c’est une chance ou une fatalité pour un pays. Je crois qu’il a eu l’énorme mérite de poser un vrai problème alors que l’Algérie était encore dans l’ivresse des nationalisations pétrolières qui l’ont empêchée de voir, avec toute la lucidité nécessaire, l’usage à faire de ces richesses naturelles mais fugitives. Je rappelle à cet égard que les nouveaux pays développés (Japon, Corée du Sud, Tai- wan) n’avaient pas beaucoup de ressources naturelles, mais ils ont su disposer et utiliser la matière grise et les forces de leurs populations respectives pour compenser l’absence ou la faiblesse de ces ressources. Inversement les pays arabes sont devenus des pays rentiers qui consomment leur rente pétrolière et, faute d’investissements productifs suffisants, ils se réservent ainsi des lende- mains très inquiétants.

Et voilà qu’une nouvelle puissance régionale aux ambitions hégémoniques, en l’occurrence l’Etat d’Israël, entre en jeu et aggrave l’atmosphère délétère et de sinistrose dans la région.

«Certains Etats piétinent sans cesse et impunément les règles les plus élémentaires du droit international et, pour ne citer que l’exemple le plus flagrant, il y a le cas d’Israël.»

Votre carrière de haut cadre trace votre itinéraire professionnel éloquent au demeurant car vous avez eu à vous occu- per de nombre de responsabilités, dans les grandes universités françaises notamment et aussi dans les institutions régionales d’Europe et d’Afrique. A la lumière de cette somme d’expériences voulez-vous livrer à nos lecteurs ce qui vous a interpellé en particulier dans la marche des affaires mondiales ? Votre question est plutôt vaste puisqu’elle concerne la marche des affaires internatio- nales et il est malaisé d’y répondre simplement et brièvement. Mais je vais essayer. Je suis ces affaires du point de vue du juriste interna- tionaliste que je suis devenu. A cet égard j’ai pu mesurer à la fois les progrès et les reculs du respect du droit international qui est censé inspirer la conduite des Etats. La souveraineté de l’Etat a reculé devant beaucoup d’avan- cées, notamment en matière de droits de l’homme, de démocratie, d’Etat de droit et de droit pénal international. Notamment, on ne peut plus massacrer impunément à l’abri de la souveraineté de l’Etat. La création de tribunaux pénaux internatio- naux (universels ou régionaux) constitue désormais une sorte d’épée de Damoclès qui pend sur la tête des auteurs de certains crimes qu’ils soient gouvernants ou des particuliers ; désormais chacun sait qu’il peut être appelé à répondre de certains crimes devant des juges nationaux ou internationaux. Il reste évidemment que ces progrès sont loin de répondre aux différents et souvent tra- giques problèmes que connaît la société inter- nationale, ni même de répondre suffisamment aux attentes de ceux qui subissent de terribles injustices. Il y a également le triste principe du deux poids, deux mesures qui nous rappelle la

droit international ne s’applique pas de la même manière selon qu’un Etat est puissant ou faible ; cela vaut surtout pour les grandes puissances qui disposent du droit de veto et aussi pour les Etats qu’elles soutiennent. L’avancée incontestable du droit international a, certes, réduit le rôle des puissants et des riches, mais beaucoup reste encore à faire pour, sinon mettre fin à l’usage de la force, du moins en réduire autant que possible le rôle dans les relations internationales. Cela explique que certains Etats piétinent sans cesse et impunément les règles les plus élémentaires du droit international et, pour ne citer que l’exemple le plus flagrant, il y a le cas d’Israël qui viole systématiquement les décisions des Nations unies relatives à la Palestine depuis près de trois quarts de siècle, parce qu’il bénéficie de l’appui du

Les pays arabes ont oublié que le développement n’est pas un problème de ressources naturelles, mais d’abord et essentiellement un problème d’efforts d’hommes et de femmes.»

monde occidental et surtout du soutien incon- ditionnel des Etats-Unis.

Sachant que les règles de droit qui régissent une société sont le produit de l’histoire et de la culture, qu’en est-il celles d’essence occidentale (droit de l’homme, de la femme, les libertés individuelles, etc.) inopérantes dans les sociétés arabes ? Je pense que c’est une erreur de penser que les droits de l’homme, de la femme et les libertés individuelles sont les valeurs du seul monde occidental. Certes, ce sont ces pays qui ont mis en valeur et proclamé, dans des textes d’abord nationaux puis internationaux,

Vous soulignez que malgré toutes les richesses naturelles dont ils disposent, les pays arabes producteurs n’ont pas su en faire un moyen d’émancipation faisant res- sortir leur grave faiblesse, ce qui attise les appétits d’où la guerre ouverte menée par une partie de l’Occident en Irak et en Syrie, notamment dans le sillage du GMO ! Effectivement, il y a un triste constat à faire. Aucun pays arabe, notamment parmi les plus riches en hydrocarbures, n’a réussi à devenir une puissance émergente, ni même à avoir réussi une politique de développement digne de ce nom. Il suffit de faire une simple compa- raison entre un pays comme la Corée du Sud

Le Soir d’Algérie
Le Soir
d’Algérie

Entretien

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 5

Entretien Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 5 SPÉCIALISTE EN DROIT AU SOIR

SPÉCIALISTE EN DROIT AU SOIR D’ALGÉRIE :

à l’abri de la souveraineté de l’Etat»

Les moyens de riposte des pays arabes sont nuls et aucune solution n’est trouvée au problème de la Palestine – cause arabe sacrée ? Effectivement, Israël est devenue une nou- velle puissance régionale au Moyen-Orient, ce qui rend encore plus ardue la recherche d’une solution au problème palestinien ; non seule- ment ce pays parvient à saboter toute initiative de nature à parvenir à l’existence de deux

Quel est votre sentiment intime sur le sujet ? Le sujet des «printemps ou révoltes arabes» est tellement vaste qu’il mériterait à lui seul une interview. Aussi, je me limiterais à faire pour le moment quelques brèves observa- tions. D’abord, pour dire qu’il est trop tôt pour faire le bilan de ces évènements parfois tra- giques. Le fait qu’un seul pays, la Tunisie, ait réussi à amorcer un printemps arabe, mais en se retrouvant dans une situation économique

«Il y a un grave déficit de légitimité des institutions du pays depuis l’indépendance, puisqu’aucune élection n’a été démocratique, loyale et transparente.»

Etats (Israël et Palestine), mais il va même jus- qu’à vouloir rendre impossible l’existence d’un Etat palestinien, en dépeçant les territoires occupés et en transformant leur démographie par l’implantation incessante de nouvelles colonies. Devant une telle politique du fait accompli, il n’y a aucune réaction appropriée du monde arabe, ce qui amène à se demander si la cause palestinienne est toujours une cause sacrée pour lui. La Palestine, qui a été le premier ciment de l’unité arabe, est en voie de devenir un sujet de discordes qui bloquent la Ligue des Etats arabes et il s’y ajoute d’autres sources de divi- sions liées aux interventions des pays du Golfe pour soutenir des forces de déstabilisation ou engager des forces militaires dans les autres pays arabes.

De l’état des lieux aujourd’hui vous en faites un jugement sans appel : le Monde arabe est très divisé ! Mais l’est-il plus aujourd’hui qu’avant ? Est-ce le fait de forces exogènes plutôt que le résultat de son arriération ? La Palestine, qui a été le premier ciment de l’unité arabe, est maintenant devenue un sujet de discordes qui bloquent l’action de la Ligue des Etats arabes et il s’y ajoute d’autres sources de divisions liées aux interventions des pays du Golfe et autres pays étrangers au Moyen-Orient. Certes, des éléments exogènes interfèrent fortement dans ces divisions du monde arabe, mais il faut bien se rendre à l’évidence : s’il en est ainsi, c’est parce que le Monde arabe est affaibli d’abord par des élé- ments endogènes, ses propres carences et divisions, qui facilitent précisément les interfé- rences étrangères.

et sociale difficile, donne à réfléchir. Comme le dit le vieux dicton, une hirondelle ne fait pas le printemps. Pour celui qui attendait des change- ments positifs immédiats, évidemment il est ter- riblement déçu et frustré au point de conclure à l’échec et même à la manipulation depuis l’étranger des révoltes arabes. La réalité est plus complexe. Certes, toute tentative de changement politique dans un pays entraîne, plus ou moins, des interfé- rences et même des interventions étrangères. La mondialisation a encore accentué ce phé- nomène. Mais, pour celui qui connaît l’histoire, rares sont les changements importants per- ceptibles immédiatement et il faut sans doute attendre quelque temps pour savoir si les aspects négatifs l’emportent sur les aspects positifs dans ces mouvements qui travaillent en profondeur toutes les sociétés arabes, quel que soit leur système politique.

Première organisation régionale du genre dans le monde, née avant l’ONU, la Ligue arabe apparaît comme une coquille vide. Les discussions sont lancées quant à une réforme salvatrice. Le 27 e sommet a été bouclé en une journée sans résultat et en l’absence de plusieurs chefs d’Etat et de souverains. Les conditions s’y prêtent- elles compte tenu aussi de la course au lea- dership en son sein ? La Ligue arabe a connu dans le passé des fonctionnements erratiques, mais elle a réussi à les surmonter ou à les contourner. Mais depuis la deuxième guerre d’Irak, c’est-à-dire l’agression américano-anglaise et l’avènement du terrorisme islamiste, elle est entrée dans une crise sérieuse aggravée encore par les divisions nées des révoltes ou printemps

«Je ne crois pas du tout à la disparition de l’ONU, pour une raison simple : tout le monde a intérêt à son existence.»

J’ai fait précédemment une comparaison entre les pays arabes et la Corée du Sud, et je vais faire ici une comparaison avec Israël. Comment se fait-il qu’un nouvel et petit Etat, né du terrorisme et d’une guerre en Palestine, ait réussi à devenir une puissance régionale qui compte alors qu’aucun Etat arabe n’a réus- si à le faire — sauf si on pense à l’époque de l’Égypte de Nasser ? L’explication est simple :

Israël est parvenu à maîtriser, en peu de temps, la science et la technologie pour les mettre au service de la production, de l’innova- tion et de la constitution d’une puissance éco- nomique et militaire dans la région. Pendant ce temps-là, les pays arabes sont restés dans leur sous-développement et conti- nuent d’y végéter, en rêvant du passé et notamment de l’Andalousie perdue, au lieu de se projeter dans l’avenir et de tenter de consti- tuer chacun une nouvelle Andalousie. Tant que ces pays regardent vers le passé, ils n’auront pas de système culturel, scolaire et universitai- re capable de produire les cadres scientifiques et techniques de demain pour construire des économies développées et performantes per- mettant de jouer un rôle dans la mondialisation et d’éviter qu’elle ne se fasse à leur détriment.

A défaut de procéder à des réformes structurelles de fond, c’est le champ ouvert à la contestation populaire permanente d’où «les printemps arabes», «les révoltes arabes» qui n’ont laissé que des cendres, à voir l’Irak, la Libye, la Syrie, le Yémen…

arabes avec leur cortège de complications. Tant que dureront ces évènements, la Ligue sera effectivement une coquille vide poli- tiquement, diplomatiquement et militairement puisqu’aucun consensus ne peut intervenir pour trouver une issue ; au demeurant, il n’y a même pas de tentative d’aller dans ce sens, comme le prouve l’échec du récent sommet. Dans un tel contexte, je ne vois pas com- ment une réforme salvatrice pourrait intervenir, alors même que déjà en période normale où cela était possible, aucune réforme n’a été réa- lisée pour améliorer efficacement son fonction- nement, redynamiser ses activités et renforcer l’unité des membres sur les problèmes essen- tiels. Actuellement, la seule lueur d’espoir repose sur l’action des institutions spécialisées de la Ligue dans les domaines technique, social, culturel et parfois économique. S’agissant de ce dernier domaine, celui du marché commun arabe, encore faut-il qu’il soit réellement et adéquatement mis en place ; or, ce n’est pas le cas actuellement, puisque les échanges entre les pays arabes sont d’un niveau tellement bas et leur progression est tellement faible que tout cela renvoie aux calendes grecques tout projet sérieux du mar- ché commun. Il apparaît de plus en plus comme un mirage du désert !

Ne faisons pas l’impasse sur l’Algérie à laquelle vous êtes très attaché. Dans quelle mesure la Constitution révisée de 2016 est- elle susceptible d’impulser un Etat de droit

sachant les critiques formulées par les spé- cialistes du droit constitutionnel et des par- tis de l’opposition : équilibre des pouvoirs, indépendance de la justice, neutralité de l’administration lors des élections… Personnellement, je n’ai pas fait l’impasse sur la récente réforme de la Constitution ; non seulement, j’ai fait des interviews pour donner mon point de vue, mais j’ai fait des confé- rences et participé à des débats tant en Algérie qu’en France pour en évoquer les points forts et les points faibles. Là encore, je m’en tiendrai à une seule remarque mais qui a son poids :

sur les aspects positifs de la réforme, tout le monde pense que ce sont des promesses en papier et que le fonctionnement du système continuera comme auparavant. Il appartient aux autorités de prouver le contraire, notam- ment sur les problèmes que vous évoquez relatifs à l’équilibre des pouvoirs, l’indépendan- ce de la justice, la gestion des élections, etc.

Parlant de l’opposition, selon vous, peut-elle assumer le rôle de contre-pouvoir comme c’est le cas dans les pays démocra- tiques ? Est-elle condamnée à faire de la figuration car c’est cela qui semble être attendu d’elle par le pouvoir en place ? Pour l’instant, l’opposition est réduite effec- tivement au rang de figurant, comme le prou- vent, entre autres, le processus de révision de

La sérénité de l’Union africaine (UE), dont vous dites le plus grand bien quant à son évolution et à son fonctionnement, risque-t-elle d’être perturbée par la deman- de intempestive du royaume du Maroc de «reprendre sa place» ? Je crains que vous ayez mal compris mes propos lors de la conférence à l’Inesg. L’Union africaine a aussi des faiblesses, des divisions et parfois des blocages. J’ai simplement fait une comparaison pour constater qu’une orga- nisation régionale continentale comme l’Union africaine — qui réunit plus de 50 Etats très dif- férents entre eux sur beaucoup de plans — fonctionne mieux que la Ligue arabe qui comp- te seulement 23 Etats dont les points d’unité (langue, culture, histoire, religion) sont beau- coup plus forts ou intenses. Or, le bilan poli- tique de l’une est supérieur au bilan de l’autre. Quant à la demande de réintégration du Maroc au sein de cette organisation, c’est une procédure normale, même si elle est animée par des intentions discutables. L’Union africai- ne débat déjà régulièrement de l’affaire du Sahara occidental et il serait peut-être intéres- sant qu’elle en débatte en présence des deux acteurs concernés : les Etats sahraoui et marocain. Peut-être même que cela pourrait constituer une occasion de relancer les négo- ciations entre eux, alors qu’elles sont en panne devant les Nations unies. Mais, dans un

«L’Union africaine débat régulièrement de l’affaire du Sahara occidental et il serait peut-être intéressant qu’elle en débatte en présence des deux acteurs concernés : les Etats sahraoui et marocain.»

la Constitution auquel elle n’a pas pu participer et les divisions qui l’empêchent de se faire entendre et de peser sur l’évolution politique du pays. Le problème du pays est qu’il y a un grave déficit de légitimité des institutions du pays depuis l’indépendance, puisqu’aucune élection n’a été, démocratique, loyale et trans- parente ; il est clair qu’il ne peut être surmonté que si le pouvoir en place et l’opposition – je dirai les oppositions car elle n’est pas unie – entrent dans un dialogue sérieux, honnête et responsable. Faute d’un tel pacte, l’avenir poli- tique de l’Algérie s’annonce malheureusement sous des auspices sombres.

L’ONU risque-t-elle de connaître le même sort que la défunte SDN vu que les grands de ce monde foulent aux pieds le droit international et ne s’y réfèrent que comme faire-valoir à leurs entreprises guerrières ? Non, je ne crois pas du tout à la disparition de l’ONU, pour une raison simple : tout le monde a intérêt à son existence, les grandes puissances qui y disposent du droit de veto et les autres pays pour lesquels elle est – malgré toutes ses tares et faiblesses – un instrument de recours. Supposons un instant que l’ONU cesse d’exister, il en résulterait que les Etats les plus puissants feront ce qu’ils veulent sans avoir de

domaine aussi sensible, il est difficile de faire des prévisions et a fortiori de dire ce qui va se passer ; le proche avenir nous le dira bientôt.

Ce début du XXI e siècle donne l’impres- sion d’inaugurer une nouvelle géographie politique du monde où les plus puissants affichent ouvertement leur volonté de manger les plus faibles. Quel sort nous attend ? Est-il déjà trop tard pour une riposte salutaire ? Quelle place dans la mondialisation ? La volonté des plus forts de dominer les faibles fait partie de l’histoire de l’humanité et plus précisément de l’histoire des relations internationales ; mais il convient de noter que si pendant longtemps il n’y avait aucune limite à cette hégémonie, il y a maintenant – contrai- rement à ce que suggère votre question – des limites à cette volonté de domination des puis- sants. C’est d’ailleurs ce qui justifie l’existence des Nations unies et des multiples instances juridictionnelles ou consultatives devant les- quelles les Etats doivent venir s’expliquer, comme je l’ai dit précédemment. Le fait qu’il y ait des Etats qui tentent d’échapper à ces interpellations n’invalide pas les progrès introduits par l’évolution du droit international, pour mettre en cause – même de façon incomplète et insuffisante — la respon- sabilité des Etats comme des individus qui

«Tant que dureront ces évènements (Irak, Syrie, Libye), la Ligue sera effectivement une coquille vide politiquement, diplomatiquement et militairement.»

comptes à rendre à personne, en toute tran- quillité et impunité par la loi du plus fort ; il n’y aurait plus aucun forum, comme l’Assemblée générale ou le Conseil de sécurité, pour au moins critiquer et mettre en cause les puis- sants. Il n’y aurait plus aucun tribunal interna- tional devant lequel porter sa requête pour le respect du droit international. Or, il n’est pas négligeable d’avoir un lieu où se plaindre et où les puissants doivent venir s’expliquer sur leur comportement, parce qu’ils sont accusés d’avoir commis telle ou telle vio- lation grave du droit international. Autrement dit et pour me résumer, si l’ONU est un «machin» comme disait le général de Gaulle ou un mal, comme disent d’autres, c’est mal- gré tout un «machin» ou un mal nécessaire, notamment pour les pays faibles.

commettent de telles forfaitures. Certes, le système est imparfait, mais je vous ferai remarquer que cela existe également dans les systèmes nationaux mieux organisés et outillés puisque certains auteurs de forfaits échappent aux tribunaux pour diverses rai- sons, y compris les rapports de force (poli- tique, économique, sociale ou autre) ; cela n’invalide pas pour autant le droit national et indique simplement qu’il faut encore l’amélio- rer pour limiter autant que possible l’impunité. Il faut avoir une évaluation identique pour le droit international, même si les améliora- tions à apporter sont d’une plus grande ampleur et se heurtent à des difficultés autre- ment plus importantes.

B. T.

taouchichetbrahim@ymail.com

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 6

Actualité Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 6 CE MONDE QUI BOUGE Turquie,
CE MONDE QUI BOUGE Turquie, du putsch avorté au contre- coup d’État civil Nombreux sont
CE MONDE QUI BOUGE
Turquie, du putsch
avorté au contre-
coup d’État civil
Nombreux sont ceux ayant
cru naïvement qu’après avoir
organisé une manifestation ras-
semblant des dizaines de milliers
de personnes le 24 juillet contre
«le coup d’Etat et la dictature» et
pour «une Turquie démocra-
tique», le CHP (Parti républicain
du peuple, kémaliste), fondé par
Mustapha Kemal, allait prendre
Par Hassane Zerrouky
hzerrouky@hotmail.com
la tête d’un large rassemblement
contre les dérives autoritaristes de Tayyip Erdogan. Il
n’en a rien été. Dimanche dernier, le CHP, laïc et social-
démocrate, est vite rentré dans le rang : il a fait le choix
de participer à l’imposante manifestation d’unité natio-
nale organisée par l’AKP (le Parti de la justice et du
développement, issu de la mouvance islamiste). Seule
condition posée par le CHP : que les portraits
d’Erdogan ne dépassent pas en taille ceux de
Mustapha Kemal. La belle affaire ! Autre parti convié à
cette manifestation, le MHP (Parti de l’action nationalis-
te, droite extrême). Quant au HDP (Parti de la démocra-
tie des peuples, dit pro-kurde) qui siège au Parlement,
il n’a pas été invité.
Certes, ces trois partis ont en commun leur opposi-
tion à la confrérie Hizmet de Fethoullah Gülen, accusée
d’être derrière ce putsch avorté contre un gouvernement
démocratiquement élu, mais ils partagent aussi un
même refus de toute autonomie des Kurdes, y compris
– c’est surtout le cas des nationalistes du MHP — sur le
plan culturel. Pourtant, plus que les trois partis cités plus
haut, s’il y a une force politique et une minorité nationale
qui ont tout à redouter d’un retour des militaires dit laïcs
au pouvoir, ce sont bien le HDP et les Kurdes.
Dans l’esprit du chef de l’Etat turc, sorti renforcé par
cette épreuve – sa cote de popularité est passée de
47% en juin à 68% en août — la manifestation de
dimanche, qui aurait rassemblé plus d’un million de per-
sonnes (trois millions selon des médias proches de
l’AKP), se veut le point d’orgue de trois semaines de
«mobilisation» populaire contre les «forces du mal», à
savoir la confrérie Hizmet. Reste cependant que cette
démonstration de force ne peut masquer le fait que la
situation est plus que préoccupante.
En effet, «la grande liquidation», selon le quotidien
Milliyet, n’épargne aucun secteur étatique ou para-éta-
tique. Aux arrestations, plus de 17 700 personnes, il
faut ajouter le limogeage de plusieurs dizaines de mil-
liers de civils et militaires, dont 149 généraux et ami-
raux, de 27 424 employés de l’éducation nationale et
plus de 20% de magistrats, mais aussi 3672 employés
de la Diyanet (Direction des affaires religieuses). A quoi
s’ajoutent la fermeture de plus de 2 000 établissements
publics et privés – 15 universités dont l’université
Süleyman Şah d’Istanbul — et le lycée d’élite militaire
Kuleli datant de l’époque ottomane, ainsi que des
dizaines de médias. Même l’AKP au pouvoir est touché
puisqu’une circulaire signée du numéro deux du parti,
Hayati Yazici, «ordonne l'urgent nettoyage de l'organisa-
tion du parti» des éléments jugés ou suspectés proches
du prédicateur Fethoullah Gülen. Autre secteur visé par
la traque anti-Gülen, les milieux du football turc : 94
membres de la fédération de football dont des arbitres
ont été licenciés le 2 août dernier.
Si sur le court terme, la vague répressive consécuti-
ve à ce putsch raté dont on ignore encore les vrais des-
sous vise à légitimer la reconfiguration de l’appareil
d’Etat – certains évoquent déjà un «Etat-AKP» — et,
partant, à remodeler le paysage sociopolitique, il n’en
reste pas moins qu’elle a toutes les chances de se tra-
duire par un affaiblissement des institutions socio-poli-
tiques. D’autant qu’au-delà de cette répression, ce
putsch avorté et le contrecoup d’Etat civil qui s’en est
suivi se sont déjà soldés, selon le ministre turc du com-
merce Bulent Tüfenkci, par plus de 90 milliards d’euros
de pertes. Et, pour ne rien arranger, l’Institute of
International finance (IFF), organisme basé à
Washington, a estimé que «les pertes immédiates en
termes de baisse du nombre des visites touristiques et
d’investissements différés ralentiront probablement la
croissance» en 2016 et 2017. De ce fait, et sauf miracle,
mais il n’en existe pas en économie, le retour à la nor-
male se fera dans des conditions extrêmement difficiles.
Cela précisé, une chose est désormais quasi certai-
ne, l’une des conséquences de ces évènements est que
Tayyip Erdogan verra s’éloigner son rêve de faire figurer
la Turquie, 17 e puissance économique, dans le «top-
ten» des puissances mondiales à l’horizon 2023, année
commémorant le centième anniversaire de la création
de la République turque par Mustapha Kemal en 1923.
H. Z.

ELLES AURONT LIEU À LA FIN AOÛT

Le prix du pétrole au menu des discussions avec la Banque mondiale

L’Algérie et la Banque mondiale ont prévu des discussions vers la fin du mois en cours. Au pro- gramme, les perspectives de l’économie dans le cadre d’un climat caractérisé par une chute des prix du pétrole.

augmenter les recettes et ajuster les tarifs de l'énergie. La même source tient à préciser qu'il s’agit d’une ana- lyse contenue dans le bulletin trimestriel d'information éco- nomique de la région Mena et non pas d'un rapport dédié à l'Algérie. La rédaction et la valida- tion d'un rapport sur un pays membre se fait en concerta- tion avec ses autorités finan- cières. «La faiblesse des cours du pétrole qui semble s'installer dans la durée a entraîné des changements dans les économies des pays pétroliers de la région Mena», relève la BM dans cette étude. Selon la même institution, ces pays sont confrontés à un recul des recettes pétrolières dans un contexte d'endette- ment et de déficit budgétaire croissants. Selon elle, la Libye et l'Irak, lourdement impactés par la chute des cours pétro- liers, doivent, en outre, faire face aux conséquences dévastatrices de la guerre civile. «L’Algérie a, quant à elle, réussi à absorber ce choc grâce aux volants de sécurité en place, sous forme d'épargne budgétaire, de réserves de change et un faible niveau d'endettement»,

Photos : DR
Photos : DR

Shanta Devarajan, économiste en chef de la Banque mondiale.

a indiqué mercredi, Jean-

François Dauphin, le chef de mission du FMI pour l’Algérie. Ce dernier estime, d’ailleurs, que l'Algérie avait une occa- sion exceptionnelle pour pas- ser à une croissance durable et réduire sa dépendance aux hydrocarbures qui risquent d’être épuisés d’ici vingt ans. Dans son rapport de juillet dernier, la Banque mondiale a rappelé qu’une série de poli- tiques d’austérité a été adop- tée par le gouvernement algé- rien. Ainsi, rappelle-t-on, «le

budget 2016 appelle à une réduction des dépenses de 9% (cela concerne surtout les

investissements) et à une augmentation de 4% des recettes fiscales, grâce à une hausse du prix de l’essence,

de 36%, et des taux de TVA

frappant l’électricité, l’essence

et l’immatriculation des véhi- cules. Le texte autorise les autorités financières à décider de nouvelles coupes si les prix du pétrole passent sous l’hy- pothèse moyenne établie et, au besoin, à recourir à l’em- prunt extérieur. Le gouvernement introdui- ra, par ailleurs, de nouveaux permis d’importation et envi- sage d’augmenter le tarif de l’électricité au plus près des dépenses réelles. Les autori- tés monétaires laisseront filer à nouveau le dinar pour éviter son désalignement». En 2017-18, poursuit le rap- port, quand les cours du pétro- le se seront légèrement redres-

sés, la croissance continuera d’être tirée par les investisse- ments publics et des subven-

tions toujours conséquentes.

S. A.

Salima Akkouche – Alger (Le Soir) - C’est l’institution financière internationale qui l’annonce. Un rendez-vous est pris entre la Banque mondiale et les autorités financières algériennes vers le 29 août prochain. Les deux parties vont aborder les perspectives de l'économie dans le sillage de la faiblesse des cours du pétrole. C’est ce qu’a rapporté l’agence APS qui souligne que ce tête-à-tête se déroulera par vidéoconférence. Les échanges avec les responsables de la Banque mondiale dont l’économiste en chef de cette institution pour la région, Mena, Shanta Devarajan, souligne-t-on, vont se porter sur l'analyse concer- nant l'économie de l'Algérie, publiée fin juillet dernier dans le bulletin trimestriel d'infor- mation économique de la région Mena. La conférence qui s'inscrit dans le cadre des travaux analytiques que la Banque mondiale réalise et partage avec ses pays membres. Dans cette analyse publiée fin juillet, la Banque mondiale a souligné que la faiblesse des cours du pétrole a poussé l'Algérie à prendre une série de mesures correctives desti- nées à réduire les dépenses,

LE FMI À PROPOS DE L’ALGÉRIE

Un climat d’affaires propice à l’investissement est indispensable pour la croissance

Dans un entretien accordé au blog du Fonds monétaire inter- national, le chef de mission du FMI pour l’Algérie, Jean- François Dauphin, a jugé que la crise énergétique constitue «une occasion exceptionnelle» pour que le pays limite sa dépendance pétrolière.

Naouel Boukir - Alger (Le Soir) - Il n’est pas le seul à en faire cette analyse, d’autres experts pétroliers et écono- miques la partagent également. Cependant, ils la relient tous à une condi- tion sine qua non qui est le développe- ment d’un climat d’affaires favorable à l’investissement privé et aux IDE (Investissements directs à l’étranger). Une exigence sans laquelle une éven- tuelle croissance durable ne pourrait être envisageable. C’est pourquoi le chef de mission du FMI pour l’Algérie, et égale- ment responsable de la division Maghreb du Département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, suggère la mise en place «de mesures incitatives au développe- ment du secteur privé via l’amélioration du business climate». Ceci, en soulignant «la conscience des autorités quant à sa promotion».

«la conscience des autorités quant à sa promotion». J. F. Dauphin, chef de mission du FMI. Si J.

J. F. Dauphin, chef de mission du FMI.

Si J. F. Dauphin a abordé «l’adoption du gouvernement d’un code d’investisse- ment et d’une stratégie pour recadrer le modèle de croissance du pays», il n’en a cité que «la diminution progressive des subventions énergétiques coûteuses et inéquitables» comme principale ligne directive de cette stratégie. Evoquant la chute des prix des hydro- carbures sur l’économie algérienne, l’in- tervenant a jugé que son impact a été

relativement maîtrisé «grâce à l’épargne budgétaire, aux réserves internationales et au faible niveau d’endettement». Toutefois, cette situation demeure provi- soire puisque l’hypothèse de l’endette- ment extérieur a été confirmée comme «option à partir de 2018» pour des entre- prises publiques stratégiques, à savoir Sonatrach et Sonelgaz. Mais il s’agit désormais d’une évidence considérant les réserves de change qui s’assèchent expressément du fait de leur «utilisation accrue», a remarqué la Banque mondiale en juin dernier. Dans ce sens, le chef de mission du FMI pour l’Algérie invite le gouvernement à asseoir «un rééquilibrage budgétaire afin de résorber les déficits public et exté- rieur». Sa deuxième recommandation, qui n’est pas des moindres, consiste en l’application de «réformes structurelles pour libérer le potentiel du secteur privé, diversifier l’économie, favoriser durable- ment une plus forte croissance et davan- tage d’emplois». Cela dit, en l’absence de ces deux piliers fondamentaux, de gouvernance et de vision économiques, «une croissance inclusive» où la réduction de la dépen- dance des hydrocarbures n’est évidem- ment pas pour demain.

N. B.

Le Soir

d’Algérie

Régions

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 7

Régions Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 7 BÉJAÏA Quatre morts et deux

BÉJAÏA

Quatre morts et deux blessés dans un accident de la route à Derguina

La route continue de tuer à Béjaïa où un tragique acci- dent s’est produit, dans l’après-midi de mercredi à 16h30, sur le CW 16, plus précisément au lieu-dit Ifalene, village Aït Idris, relevant de la commune de Taskriout, dans la daïra de Darguina, à l’est du chef-lieu de la wilaya.

Le drame a fait quatre morts et deux blessés. Une fillette de 5 ans s’en est sortie miraculeusement de cette hécatombe avec quelques égratignures, rapportent les élé- ments de la Protection civile de Béjaïa, dépêchés aussitôt sur les lieux du sinistre avec 3 ambu- lances, un véhicule de commande- ment et deux autres d’intervention

pour secourir les victimes. Trois femmes, âgées respecti- vement de 20, 32 et 55 ans et le conducteur âgé de 36 ans sont morts sur le coup lors de l’acci- dent. La Protection civile signale aussi qu’une autre fillette âgée de 7 ans, gravement blessée, a été transportée à l’hôpital avant l’arri- vée des secours.

L’accident a impliqué un camion à benne de marque JMC sur le CW 16 en direction de la RN 9. A l’origine du drame, le dérapa- ge d’un camion ayant dévalé un ravin de quelques dizaines de mètres pour se stabiliser à environ 70 m en contre bas. Le camion a dérapé à la faveur de la chaussée mouillée (début de pluie), précise la Protection civile, s’appuyant sur certains témoi- gnages recueillis sur les lieux de la tragédie . Les cinq victimes ont été éva- cuées par les secours de la

Protection civile vers la polycli- nique de Tamridjt, puis transférées

à l’hôpital de Kherrata. Dans son bilan, la Protection civile note depuis le début de l’an- née au 10 août dernier, 1 103 acci- dents ayant engendré 1 352 bles- sés et 38 morts enregistrés à tra- vers tout le réseau routier et ferro- viaire de la wilaya. Pour la période allant du 1 er juin au 10 août passé, la Protection civile signale 443 accidents ayant fait 550 blessés et 22 morts. Si le nombre d’accidents est en sensible baisse par rapport à la

AGENCE D’EMPLOI DE LA VILLE DES HAMMADITES

14 604 demandeurs d’emploi placés

Quelque 14 604 demandeurs d’emploi ont été placés dans les différentes entreprises économiques de la wilaya de Béjaïa durant les sept premiers mois de l’année en cours, rapporte dans un communiqué l’agence de wilaya de Béjaïa de l’emploi.

12 466 placements sont signa- lés dans le cadre classique,1 070 dans le cadre Daip et 1 068 pour le système CTA (contrat de travail aidé). Près de 91,29 % des place- ments sont effectués dans le sec- teur privé et moins de 9% dans le secteur public. 15 497 offres d’em- ploi sont ainsi enregistrées dont 35% dans le secteur du bâtiment, 33% dans l’industrie et 24% dans les services, indique-t-on dans le même communiqué, tout en préci- sant que plus de 707 entreprises ont été visitées par les conseillers des agences locales pour la col-

lecte et le suivi des offres. Le nombre de demandeurs enregistré est de 53 844 dont 74,53 de sexe masculin et 25,47

de sexe féminin, avec un total de 22,69 d’universitaires. L’agence d’emploi de la wilaya de Béjaïa note que le nouveau système Wassit a facilité l’inscrip- tion des demandeurs d’emploi en leur permettant de faire l’inscrip- tion et le placement à partir de n’importe quelle agence se trou- vant à travers le territoire national.

Le nouveau système en ques- tion permet aussi la mobilité des demandeurs d’emploi qui peuvent bénéficier des offres d’emploi qui répondent à leur profil dans d’autres wilayas du pays, a-t-on souligné dans le communiqué. A. K.

Un nouveau noyé sur les plages

Un nouveau cas de noyade a été enregistré dans la journée de jeudi sur une plage interdite à la bai- gnade à Imaâden (Tichy), selon la Protection civile de Béjaïa. Il s’agit d’un jeune de 22 ans, originaire de Biskra. La victime, qui voulait immortaliser son passage sur cette plage béjaouie à travers un selfie, a glissé sur un rocher pour chuter dans une mer très agitée,

précisent les éléments de la Protection civile. Les plongeurs de la Protection civile étaient enco- re à la recherche du corps de la victime dans la jour- née d’hier. Il convient de rappeler que pas moins de 11 cas de noyade sont enregistrés à travers les dif- férentes plages de la wilaya de Béjaïa depuis le début de la saison estivale.

A. K.

même période estivale avec 613 accidents en 2015, le nombre de

décès a pratiquement doublé avec seulement 11 morts du 1 er juin au 10 août 2015 contre 22 décès en

2016.

Par ailleurs, dans la journée d'hier, un autre accident de la route a été signalé sur la RN24 sur la côte-ouest béjaouie faisant deux blessés alors qu' une troisiè- me personne se trouvant dans le véhicule accidenté est portée dis- parue, selon la Protection civile de Béjaïa.

A. Kersani

KHENCHELA

Chute mortelle du 4 e étage

Un jeune homme, souffrant de troubles psychologiques, âgé de 28 ans, demeurant à Khenchela, a trouvé la mort suite à une chute volontaire du 4 e étage de son domicile familial, situé dans un quartier populeux au chef-lieu de la wilaya. Le jeune, toujours en vie après sa chute, a succombé à une hémorragie cérébrale cau- sée par la chute. Son corps a été transporté par les services de la Protection civile à la morgue de l’hôpital en attendant le résultat de l’autopsie et celui de l’enquête déclenchée par les services de la police sur instruc- tion du procureur général du tri- bunal de Khenchela. Benzaïm A.

GUELMA

Les deux roues motorisés, un risque sous-évalué

Ces dernières années, l’usage des deux-roues motori- sés s’est fortement développé à travers toute la wilaya. Mais selon les spécialistes, il s’agit d’un phénomène d’ampleur nationale. En effet, le nombre de motos qui cir- culent à Guelma est souvent sujet à échanges, voire à polémique. Évaluations, chiffres, contre-chiffres… Bref, difficile de faire la part entre le réel et l'erroné.

Quoi qu'il en soit, les motos sont de plus en plus nombreuses à circuler, même dans les quartiers les plus peuplés de la cité. Ce constat est un témoin de la muta- tion de la mobilité urbaine dans la wilaya de Guelma. Il résulte d'un penchant des jeunes pour ce moyen de loisir qui est en réalité un mode de transport plus rapide et moins compliqué, pour faire face à la congestion grandissante du

trafic dans les grandes aggloméra- tions. Mais il pose aujourd'hui un grand problème en matière de sécurité routière et de cohabitation avec les autres usagers. Les riverains interpellent d’ailleurs les parties concernées lorsque les services de sécurité annoncent, à chaque fois, des chiffres inquiétants sur les acci- dents des 2 roues motorisés et du nombre de victimes enregistrés

ces dernières années sur les axes routiers de la wilaya. La cellule de communication de la Sûreté de wilaya a dévoilé cette semaine le bilan du mois de juillet dernier concernant ces usagers de la route. Alors que les motos plus ou moins grosses, au sens strict, sont principalement utilisées par les jeunes guelmis en tant qu'acti- vité de loisir et d'exhibition très pri- sée, mais rarement dédié à un usage quotidien et urbain, pour les observateurs, cela n’a rien d’éton- nant. L'utilisation évaluée approxi- mativement des 2 roues motorisés par les jeunes de Guelma est sen- siblement élevée. Les axes routiers où l’on circule le plus en moto sont : les boule- vards Souidani-Boudjemaâ, de la

Sonacome, du 1 er Novembre

et

dans les principales cités périphé- riques de Guelma. Cette augmen- tation de ce type de véhicules n’est pas sans conséquence sur la cir- culation en zone urbaine et sur la sécurité des riverains , qui pose débat. Lors de la lecture du rapport concernant les accidents de moto

du mois de juillet dernier, on avait constaté que la police de Guelma

a enregistré, au total, une trentaine

d'infractions au code de la route par les motards, dont une quinzai- ne de délits. En revanche, le même rapport fait ressortir 6 retraits de permis pour une durée temporaire de 3 mois. Toutefois, des accidents mortels ont eu lieu ces dernières

années en milieu urbain à Guelma. Une déferlante qui oblige les ser- vices concernés à évaluer avec précision le trafic des motos, pour pouvoir évaluer globalement les risques. Décidément, rouler à 2 roues devient plus risqué pour les motards. Ces derniers doivent être attentifs pour ne pas mettre leur vie et celle des usagers de la route, en danger. Mais la vigilance doit également être de mise, suite

aux défauts inhérents à l’état de certains axes routiers, avec notamment les dos-d'âne qui ne répondent pas aux normes et les fameux nids-de-poule. Toutes les parties prenantes sont interpellées, il ne reste donc que des progrès à faire. Noureddine Guergour

Le Soir

d’Algérie

Régions

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAge 8

Régions Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAge 8 KHEMIS MILIANA Le cri de

KHEMIS MILIANA

Le cri de colère des éboueurs

Ce sont les éboueurs contractuels qui émargent au dis- positif du «Filet social» qui, pour attirer l’attention des responsables administratifs, ont débrayé mardi et mercre- di derniers.

Ils nous ont fait part de la pré- carité de leur emploi, de ses nui- sances, de sa pénibilité, de l’ab- sence de protection contre les dangers auxquels ils font face au quotidien par tous les temps et généralement de nuit. Ils disent affronter les rigueurs du froid hivernal, les ordures en tous genres, sources de toutes les maladies, les chiens errants qui pullulent au niveau des décharges et les risques de bles- sures lors de la manipulation des déchets, pour un salaire de 5 400 DA par mois qu’ils ne perçoivent qu’une fois tous les 45 jours, voire même au bout du 2 e mois. Ils disent aussi se plaindre de l’absence de tenues de protec- tion : pas de gants, ils manipulent les déchets à mains nues, pas de souliers de sécurité, pas de blou- se de travail, pas de sachets de lait à l’instar des éboueurs titu- laires.

AÏN-TÉMOUCHENT

2 e édition de la photo touristique

L'Office du tourisme de Aïn- Témouchent envisage d'organi- ser la deuxième édition de la photographie touristique. Cette année, l'édition, qui s'étalera du 7 au 23 août courant, sera sous le thème «Aïn-Témouchent, ma ville, je t'aime». Selon M. Kamel Merarbi, spé- cialiste dans le domaine touris- tique et organisateur de cette compétition, il dira que cette action vise à promouvoir la saison estivale pour toucher le maximum d'amateurs, de photographes qui prennent leur destinée la wilaya de Aïn-Témouchent, notamment les sites touristiques et histo- riques que recèle la wilaya, en vue de promouvoir certains lieux pour que les touristes s'y rendent en masse». Il faut noter que la première édition a connu la participation de plus de 80 personnes des deux sexes, de la wilaya et en dehors de la wilaya, et a vu la victoire de deux jeunes filles. S. B.

MASCARA

La citerne de la mort

Un tragique accident de la circulation a eu lieu ce jeudi après-midi. Un camion-citerne destiné à la commercialisation d’eau s’est renversé à proximité du centre universitaire. Cet accident a été fatal pour un jeune âgé de 22 ans qui a péri. Le chauffeur du véhicule s’en est sorti avec des blessures. M. Meddeber

Pour ne pas laisser la ville rouler encore plus sous les ordures qui déjà stagnent ici dans les nombreuses décharges, 2 délégués des 19 éboueurs

concernés ont été reçus mercre-

di en milieu de matinée par le

chef de daïra, assisté du SG de

l’APC, à qui ils disent avoir expo-

leurs doléances.

Concernant les tenues de pro- tection, il leur a été répondu qu’en l’absence de statuts concernant le dispositif du «Filet social», l’APC ne peut engager de dépenses, mais il leur a été promis que des démarches seront entreprises pour solliciter une dérogation quant à l’acquisi- tion de tenues de travail. Pour ce qui est du retard des

paiements, le chef de daïra, qui selon eux a reconnu que ces retards sont intolérables, leur a

promis que le nécessaire sera

fait pour qu’ils puissent recevoir leur paie dans les délais. Pour ce qui est des statuts, il leur a été clairement signifié que ni l’APC, ni la daïra, ni même la Wilaya ne sont compétentes pour en élaborer. Certains d’entre eux vivent cette précarité depuis des années sans avoir eu droit à leur intégration. Le plus malheureux c’est que, selon leurs dires, l’un d’entre eux, usant de la menace, de la force et du chantage, a pu

«décrocher» son intégration et qui, de surcroît, ne travaille presque pas. Ils disent que malgré toute la pénibilité et la précarité de leur emploi, ils se sont toujours acquittés de leurs tâches et espèrent que leurs doléances seront prises en considération, espérant aussi qu’un jour, ils seront intégrés avant qu’il ne soit trop tard parce que, paraît-il, ce dispositif allait être bientôt clôturé.

Karim O.

TLEMCEN

Marsat Ben M’hidi (Port Say) :

des vacances au prix fort

passe, les quotidiens sont cédés à 25 DA. Les estivants qui viennent de loin ne trouvent pas leur comp- te, ils ont un sérieux problème pour gérer leur budget quotidien. C’est ce que nous confirme un médecin «à ce prix là, les vacances à l’étranger reviennent mois cher, je ne pense pas revenir à Marsat ben M’hidi un jour». Il est vrai qu’en dehors du charme de la Méditerranée occidentale et le paysage sauvage de la région de Msirda, il reste beaucoup à faire pour promouvoir un tourisme de qualité. On ne sait pas ce que l’APC de Marsat Ben M’hidi engrange comme dividendes de ces mil- liards dépensés par plus de 10 millions d’estivants pendant l’été, mais il n’y a apparemment aucune

Il y a à peine quelques années, au début des années 1990, cette station balnéaire située à l’extrême ouest du pays offrait aux visiteurs un bien meilleur cadre de vie. Malgré la décennie noire, les gens venaient de tous les coins du pays pour goûter au plaisir de la mer et décou- vrir une région au charme naturel.

Pour rappel, beaucoup de ministres séjournaient à Port Say durant la période estivale. Presque chaque année, Abdelaziz Belkhadem choisissait les hau- teurs de Chaïb-Rasso pour un long séjour. On constatera que ce ne sont pas les professionnels du touris- me qui sont là, la plupart des habi- tations et bungalows à louer appartiennent à des particuliers qui louent à des prix inabordables (6 000 DA et 8 000 DA la nuit) de

petits espaces, qui ne sont pas forcement luxueux, à peine quelques commodités, rien de plus. Ceci pour le côté héberge- ment. Pour les prix de consomma- tion, il vaut mieux ne pas évoquer par exemple la mission des contrôleurs des prix , tout se vend, les prix varient parfois du simple au triple, de l’eau minérale au kilo de pomme de terre, rien n’échap- pe à cette furie de la mercuriale des plages, même la presse y

stratégie pour améliorer les conditions d’accueil. Sur le plan de la sécurité par contre, les forces de l’ordre ne connaissent pas de répit, ils interviennent rapi- dement et leur présence perma- nente reste tout de même dissua- sive. À part quelques faits divers et la neutralisation de dealers qui rodent sur la plage, on ne signale pas d’incidents majeurs sauf que le civisme reste encore une notion vague pour certains fêtards. Pour dégorger cette destina- tion, une seule solution est envi- sageable, investir sur les petites plages de la côte, Béni Khaled, Honein Tafsout Agla Malouz, ce sont des kilomètres de côte qui restent à exploiter dans la wilaya de Tlemcen.

M. Zenasni

RENTRÉE UNIVERSITAIRE À MOSTAGANEM

5 451 nouveaux bacheliers ont confirmé leurs inscriptions

velles capacités d’hébergement dans les cités universitaires sont de 7 000 lits alors que la deman- de est inférieure à l’offre. Le plus important taux d’ins- cription est à l’actif des 526 nou- veaux étudiants qui ont opté pour suivre des études à la Faculté de droit de la Salamandre tandis que 138 ont choisi la Faculté de médecine à Kharouba, avec une moyenne égale ou supérieure à 15,55/20 et la Faculté des

Tout est prêt pour assurer une bonne rentrée universi- taire sans couacs à l’université Abdelhamid-Ibn-Badis, une université en constante évolution sur les plans quan- titatif et qualitatif.

En prévision de la rentrée uni- versitaire 2016-2017, 5 451 nou- veaux bacheliers seront attendus sur les bancs de l’université Abdelhamid-Ibn-Badis de Mostaganem, soit un taux de 96% d’inscriptions sur les étudiants admis, tandis que les 228 bache-

liers qui n’ont pas encore confir- mé leurs inscriptions, un délai leur est accordé jusqu’au 10 sep- tembre prochain pour le faire. Ces nouveaux inscrits devront compléter l’effectif global de 25 000 étudiants inscrits à travers les différentes Facultés. Les nou-

langues étrangères (Espagnol) a enregistré des inscriptions de nouveaux bacheliers des 4 coins du pays. Durant cette nouvelle rentrée universitaire, il est prévu le recru- tement de 72 enseignants pour renforcer l’encadrement pédago- gique dans certaines spécialités. Enfin, le mardi 6 septembre se tiendra la rentrée solennelle de la rentrée universitaire 2016-2017. A. B.

RELIZANE

Les habitants du douar Meraïnia entendus

«Nous avons répondu à toutes les doléances de nos concitoyens», nous répondra le maire, joint par téléphone.

Au sujet de la prise en charge de l'accès aux quartiers sud du chef-lieu, notre interlocuteur nous a appris que la DUC a mis à leur disposition un engin (une niveleu- se) qui déblaiera les terres char- riées par les eaux pluviales afin de passer vite au revêtement avec du gravier à zéro quarante. «C'est une solution d'urgence en attendant qu'il fasse beau pour

que l'entreprise passe au bituma- ge. Je dirai à ces habitants de faire preuve de patience car le problè- me sera bientôt réglé», a ajouté le P/APC. Quant au tronçon dégradé au niveau dudit douar, plus précisé- ment à Meraïnia, les responsables locaux ont décidé de réfectionner les endroits les plus dégradés dans l'attente de recevoir le chan-

gement de l'intitulé de l'opération, c'est-à-dire du dallage au revête- ment. «L'opération a été déjà pro- grammée, car après la réalisation de la conduite d'AEP à cet endroit, le chemin a subi des dégradations importantes. Mais avec la lenteur des démarches administratives, l'opération n'a pas été lancée à temps», nous dira une source proche de ce projet. Quant aux villageois, ils n'ont

qu'à déposer leurs dossiers pour bénéficier de logements sociaux prochainement. «Nous avons pris leur problème au sérieux. Ils doi- vent juste attendre les prochaines attributions de logements. Mais d’ici là, ils doivent déposer leurs dossiers», conclura le maire. Car, pour rappel, ce village a été entièrement touché par un gigantesque glissement de terrain lors des intempéries de 2015. A. Rahmane

Photo : DR

Le Soir Culture 9 d’Algérie Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE
Le Soir
Culture
9
d’Algérie
Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE
9 d’Algérie Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE LE COUP DE BILL’ART DU

LE COUP DE BILL’ART DU SOIR

Cinéma vivant

ParKaderBakou

Il y a foule à chaque séance du film américain Suicide Squad de David Ayer, actuelle- ment à l’affiche de la salle Ibn- Khaldoun à Alger. Le public, en majorité jeune, vient en grand nombre voir ce film sorti aux Etats-Unis le 3 août 2016. Les jeunes Algériens ainsi vont voir au cinéma un film qui n’est pas «dépassé» par le temps et les événements. Si un certain cinéma est vraiment mort, vive le nouveau cinéma ! K. B. bakoukader@yahoo.fr

TIZI OUZOU

Le théâtre Kateb-Yacine produira 3 nouvelles pièces durant le 2 e semestre 2016

L e Théâtre régional Kateb-Yaci-

ne de Tizi Ouzou produira au

courant du deuxième semestre

2016 trois nouvelles pièces dont une pour enfants, a-t-on appris mercredi de son directeur, Farid Mahiout. L’un des trois projets, Boulem- hayen, une pièce en arabe dialectal mise en scène par l’illustre homme de théâtre algérien Mohammed Adar, a été lancé en production le 2 août, tandis que la seconde pièce Ahitus de Nordine Aït Slimane sera entamée prochainement, a-t-il indi- qué. Le troisième projet de pièce théâtrale à concrétiser dans les quelques mois à venir s’intitule Tuc- biht n’wedfel, un spectacle en tama- zight de Ahmed Hammoumi adapté en kabyle et mis en scène par Houche Abderrehmane, a-t-il fait savoir. M. Mahiout a annoncé également l’organisation de quatre stages de formation en actorat, danse, mise en scène et dans l’écriture dramatur- gique au profit des jeunes comé- diens exerçant dans les coopéra- tives théâtrales et associations cul- turelles de la wilaya de Tizi-Ouzou. En plus de ce programme d’ac- tion entrant dans le cadre de la pro- motion de l’activité théâtrale dans la wilaya, des spectacles pour enfants et adultes seront programmés tout au long des cinq mois restants de l’année 2016 avec la contribution des coopératives théâtrales, des associations culturelles et des théâtres régionaux des autres wilayas.

lesoirculture@lesoirdalgerie.com

KHELIFA SULTANE HAKIM EXPOSE À LA GALERIE DU SOFITEL

Ces belles «couleurs d’Algérie»

L Alg rie est un pays

de lumi res et de

couleurs. L artiste peintre Khelifa Sultane Hakim expose une trentaine de ses

peintre Khelifa Sultane Hakim expose une trentaine de ses de Constantine et de Ténès ainsi que

de Constantine et de Ténès ainsi que la Kabylie (Akfadou, Béjaïa ). Il est allé vers le sud, notam- ment à Biskra, a visité le «mar- ché de Ouargla», admiré les tapis de Ghardaïa et rencontré des «hommes bleus», ces trois Touareg en chèche bleu, visibles dans l’une de ses œuvres. Khelifa Sultane Hakim peint également des natures mortes, côtoyant souvent des objets de l’artisanat traditionnel algérien.

Avant tout autodidacte dans le domaine de la peinture, Hakim a ensuite reçu une formation de deux ans dans les arts plas- tiques à Paris. Depuis maintenant une ving- taine d’années, il «enregistre» sur la toile et également sur d’autres supports tels que le bois ou le plâtre, ses impres- sions bonnes ou mélancoliques, au gré de ses humeurs et de la nature humaine. Sa formation en architecture influe naturelle- ment son art et sa perception du

patrimoine matériel algérien et étranger. Parmi ses plus récentes expos, figurent l’expo- sition collective «palettes croi- sées» à la galerie Skifa de Tixe- raïne (Alger) en décembre 2015, janvier 2016. Son rêve est d’ouvrir un jour une galerie d’art, projet qu’il compte réaliser avec un ami. L’exposition «Couleurs d’Al- gérie», à la galerie d’arts de l’hô- tel Sofitel, restera ouverte jusqu’au 5 septembre prochain. K. B.

ˇuvres

d

la galerie

L expo est

art de l h tel Sofitel

Alger.

intitul e, justement, ˙Couleurs d Alg rie¨.

Khelifa Sultane Hakim est un artiste impressionniste. Ainsi, comme tous les adeptes de ce mouvement apparu au XIX e siècle en Europe, il préfère représenter (sur la toile…) ses impressions plutôt que la réalité. Architecte de formation, Khe- lifa Sultane Hakim voyage beau- coup à travers l’Algérie. Ces voyages laissent chez lui de vives impressions et des souve- nirs. D’Alger, le visiteur de la gale- rie a l’occasion d’admirer des vues et des paysages dont ceux de La Pêcherie (la nuit), de la baie d’Alger (côté ouest à Bologhine) et de La Casbah avec ses venelles animées. L’artiste a aussi fait un tour du côté de «La corniche jijelienne» (titre d’un tableau). Il a aussi vu la «Plaine de la Mitidja», le «Phare de Skikda», les ruelles

MANIFESTATION

Festival de la robe kabyle à Ihamziène

L a 7 e édition du Festival de la

robe kabyle s’est ouverte jeudi,

au village Ihamziène, dans la

commune d’Illoula-Oumalou, rele- vant de la daïra de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres à l’ex- trême sud-est de la wilaya de Tizi- Ouzou, a-t-on appris des organisa- teurs. Organisée par l’association Tag- mat en collaboration avec le comité de village et la direction locale, la manifestation regroupera, cette année, une quarantaine de coutu- rières et de stylistes modélistes issues de différentes localités de la wilaya de Tizi-Ouzou. L’objectif de ce rendez-vous consiste à développer et promouvoir la robe traditionnelle kabyle appelée localement taksiwt ou takendourt n’lekbayel qui représente une variante importante du patrimoine culturel local, a-t-on signalé. Au pro-

gramme du festival qui s’étalera sur trois jours : une exposition de diffé- rents modèles de ce vêtement ancestral qui a subi plusieurs modi- fications au fil des années, une fête de mariage traditionnel avec des tenues anciennes propres à la région, un défilé de mode consacré à la robe kabyle, des soirées artis- tiques, des représentations théâ- trales, des spectacles pour enfants, un concours de la robe d’or et un autre de la plus belle voix ainsi qu’une activité sportive avec les anciens joueurs de la JSK. Le programme comporte égale- ment des conférences sur le patri- moine, l’habit traditionnel en général et la robe kabyle en particulier, ainsi qu’une balade à travers le village dans l’objectif de le faire connaître aux visiteurs qui s’y rendront à l’oc- casion de cette 7 e édition de ce fes- tival local.

THÉÂTRE

La pièce Ettoufah

de Abdelkader Alloula présentée à Washington et à New York

La pièce Ettoufah (les pommes) du dramaturge algé- rien Abdelkader Alloula, produite par la troupe théâtrale d'Oran «Istijmam», sera présentée à Washington et à New York du 5 septembre au 2 octobre prochainS selon les organisateurs. La pièce sera présentée au Centre Kennedy (The Kennedy Center Millenium Stage) à Washington le 5 septembre puis au théâtre Hennessy à New Hampshire (nord-est) le 17 septembre. La troupe se produira également au théâtre «La Mama» à New York le 29 septembre dans le cadre de la 55 e saison culturelle 2016-2017 de cet établissement théâtral séculaire. La tournée de la troupe «Istijmam» aux Etats-Unis s'inscrit dans le cadre du programme culturel américain «Center stage» auquel contribuent plusieurs établissements culturels américains. La pièce de 75 minutes qui traite de plusieurs thèmes sociaux est composée de trois comédiens dont Rihab Alloula, fille de feu Alloula assassiné le 10 mars 1994. Outre la pièce Ettoufah, le défunt était connu pour sa célèbre trilogie Lagoual (les dires - 1980), Lajouad (les généreux - 1984) et Litham (le voile - 1989).

LIBRAIRIE CHAÏB-DZAÏR (1, AVENUE PASTEUR, ALGER- CENTRE) Samedi 13 août à 16h30 : Les édi-

LIBRAIRIE CHAÏB-DZAÏR (1, AVENUE PASTEUR, ALGER- CENTRE) Samedi 13 août à 16h30 : Les édi- tions Anep organisent une ren- contre autour du thème «Lumière sur deux hommes de théâtre algé- riens oubliés : Chebah El- Mekki et Abdelkader Farah», animée par le dramaturge et comédien Abdelha- mid Rebah.

ESPLANADE DE SIDI-M'HAMED (ORAN) Jusqu’au 20 août : Manifestation «Les Journées culturelles du Sud». Soirées artistiques avec la participation des groupes Takou- ba, Tindi, Takoumba et Imzad Guittar. Expositions quotidiennes et vente de bijoux traditionnels. THÉATRE DE VERDURE DU BOIS DES ARCADES DE RIADH-EL- FETH (EL-MADANIA, ALGER) Samedi 13 août à 19h : Concert

du groupe Freeklane. GALERIE DE L’HÔTEL SOFITEL (EL-HAMMA, ALGER) Jusqu’au 6 septembre : Exposi- tion de peinture «Couleurs d’Algé- rie» de l’artiste Khelifa Sultane Hakim. EZZOU’ART GALERIE AU CENTRE COMMERCIAL & DE LOISIRS DE BAB-EZZOUAR (ALGER) Jusqu’au 19 août : Exposition «Acte de la vie quotidienne» de

l’artiste plasticien Abdellah Belhimer. INSTITUT CULTUREL ITALIEN D’ALGER (EL-BIAR, ALGER) L’Institut culturel italien d’Alger informe que les cours de langue italienne pour la session d’automne 2016-2017 débuteront le 15 septembre 2016. Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant auprès de l’IIC du dimanche au jeudi de 10h00 à 14h00. Une réduction des frais

d’inscriptions est accordée aux premiers dix inscrits. Pour plus d’information, contacter le 021 92 38 73 ou envoyer un e-mail à l’adresse: iicalgeri@esteri.it MUSÉE D’ARTS MODERNE ET CONTEMPORAIN D’ALGER (RUE LARBI-BEN-M’HIDI, ALGER) Jusqu’à la fin du mois d’août :

Exposition «Genèse II, une collection qui s’agrandit» avec des œuvres de Issiakhem, Khadda, Chegrane, Mokrani, etc.

Le Soir

d’Algérie

LE SOIR NUMÉRIQUE ET SATELLITE Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 10

E L L I T E Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 10

Les moteurs DiSEqC

Le DiSEqC est une norme édictée par l’organisation européenne des satellites Eutelsat ; elle a été (et est enco- re, car elle évolue) définie en partenariat avec les constructeurs de matériel de réception satellite (termi- naux, commutateurs, moteurs). Dès l’instant où cette norme, qui peut être qualifiée d’universelle, a reçu son agrément, elle devrait être non seulement adoptée mais surtout respectée par tous ; hélas, nous en sommes enco- re loin : nous sommes dans une situation identique à celle qui existait lors de l’apparition des boîtiers de commuta- tion DiSEqC : il fallait acheter le bon boîtier avec le bon démodulateur ! Pour essayer de comprendre, nous allons d’abord rentrer un peu dans le détail, et voir en quoi consiste exactement cette norme pour le DiSEqC 1.2.

Le DiSEqC 1.2 Le DiSEqC (Digital Satellite Equipment Control) est une marque déposée par Eutelsat, mais demeure un standard ouvert agréé par les industriels. Il s’agit d’un bus (signaux de commandes numériques) véhiculé directement par le câble coaxial d’antenne à destination des équipements (commutateurs, moteurs) qui utili- se la présence du 22 kHz en envoyant des «salves» compo- sées de «mots ou messages élé- mentaires» que sont le bit «0» et le bit «1». Chaque commande spéci- fique, ou «Byte de commande», est constituée de ces bits élémen- taires 0 et 1 ; nous n’aborderons que les Bytes de commandes réservés aux moteurs d’antennes DiSEqC 1.2. Neuf commandes sont normalisées, plus une dédiée au DiSEqC 2.2. Sachez que le DiSEqC 1.2 est un bus unidirec- tionnel, c’est-à-dire qu’il concerne l’envoi des ordres uniquement depuis le terminal vers les équipe- ments : c’est sa faiblesse. Le DiSEqC 2.2 permet les mêmes commandes mais avec des infor- mations de retour : il est, lui, bidi- rectionnel, mais sa mise en œuvre est plus difficile et génère en conséquence des coûts de pro- duction plus élevés.

GOTO X ou «DiSEqC 1.3» Le «DiSEqC 1.3» ou «USALS» constitue une évolution positive du DiSEqC 1.2 et partagé actuelle- ment par de nombreux construc- teurs. Il utilise notamment la com- mande 6E (parfaitement définie dans le 1.2, comme nous l’avons vu, mais pas toujours utilisée) ; elle permet d’effectuer un calcul des positions angulaires indépendam- ment du moteur (et de son électro- nique) et de s’affranchir de la numérotation mémorisée dans le moteur : il suffit alors de trans- mettre l’ordre de commande indi- quant au moteur de se positionner, par exemple, à 23,5 degrés ouest. Cela permet ainsi de disposer d’un logiciel de calcul dans le terminal ; celui-ci, à partir de la latitude et de la longitude du lieu, va calculer exactement la position de chaque satellite : c’est ce type de com- mande que vous trouverez quasi- ment sur tous les terminaux numé- riques qui peuvent piloter une antenne motorisée. Vous trouve- rez généralement un logo «USALS» (propriété de STAB) sur la face avant. Mais il est nécessai- re, pour un fonctionnement cor- rect, que le terminal émette correc- tement la commande et que le moteur sache l’interpréter tout aussi correctement !

le moteur sache l’interpréter tout aussi correctement ! Le DiSEqC 2.3 Comme le 1.3, le 2.3

Le DiSEqC 2.3 Comme le 1.3, le 2.3 n’est pas une norme agréée par Eutelsat. La société Aston, désireuse d’amélio- rer le DiSEqC 1.2 en partenariat avec Eutelsat, notamment pour disposer d’informations de retour, a élaboré son propre système, appa- remment plus simple que le 2.2, tout en respectant strictement les commandes du 1.2 (et notamment la commande GOTO XX° utilisée par le futur 1.3). Cette amélioration permet au terminal de savoir si le moteur a exécuté correctement ou non les commandes du DiSEqC 1.2 et l’état du moteur. Sachez cependant qu’elle n’est pas géné- ralisée.

Point de vue du consommateur Tout moteur DiSEqC 1.2 devrait fonctionner parfaitement avec tout termi- nal arborant lui aussi le logo DiSEqC 1.2, or ce n’est pas le cas. Cette situation pourrait (et devrait) évoluer si tout produit estampillé DiSEqC 1.2 était certifié. Il existe néanmoins une certification ou plutôt une auto-certification : chaque constructeur «s’autocertifie» en envoyant une lettre à Eutelsat stipulant que son produit est conforme ! Autant demander à un mauvais élève de s’attri- buer une bonne note… C’est pour cette raison que nous préconisons l’utilisation de l’USALS. Tous les terminaux que nous testons et qui sont munis de cette commande donnent actuellement satisfaction. Il

reste cependant nécessaire d’utiliser conjointement un moteur compatible avec l’USALS ou capable de recon- naître la commande «GO TO X». Dans l’état actuel, nous ne pouvons que vous conseiller, lors d’un achat, de demander à votre revendeur qu’il s’en- gage à vous fournir un moteur compa- tible avec le terminal. Si vous possé- dez déjà un moteur, seul un essai pourra valider son fonctionnement avec le terminal que vous avez choisi. Rappelons que l’avantage de l’USALS est de calculer la position de l’antenne dans le terminal : le moteur n’a plus alors qu’à exécuter ! Les réglages sont simplifiés et le fonction- nement est fiable.

N. A.

SAT NEWS

 

Everton — Tottenham (15h), puis Manchester City — Sunderland (17h30). Bis repetita le dimanche 14 avec Bournemouth — Manchester United (13h30), puis le choc de la journée, Arsenal-Liverpool (16h). La premiè- re journée se conclura le lundi 15 août avec un allé- chant Chelsea - West Ham (20h). Chaque journée sera accompagnée par les maga- zines du week-end : PL Zone, les samedi à 19h30 et dimanche à 18h après les matchs, présentée par Salim Baumgally accompagné en alternance de Jérôme Rothen, Emmanuel Petit ou Christophe Dugarry. L’émission vous permettra de tout revoir de la journée de Premier League avec de longs résumés, des confé- rences de presse, des palettes tactiques et les der- nières informations pour ne rien rater de la journée en court. Le magazine décalé et totalement anglais, Halftime, accompagnera votre dimanche à partir de 11h30. Emilie Broussouloux et Julien Momont seront accompagnés de Frank Lebœuf et d’un journaliste anglais pour évo- quer les matchs du samedi et avant les deux matchs phares du dimanche. Hélas cette chaîne n’est pas disponible actuellement sur Astra, elle est réservée aux abonnés SFR. Mais cer- taines rumeurs précisent qu’elle le sera très bientôt. (Heure algérienne)

Fermeture définitive de June TV

Le groupe Lagardère a officiellement annoncé l’arrêt de la chaîne June TV pour le 31 août prochain à minuit. La chaîne avait été lancée en 2004 sous le nom de Filles TV à destination des jeunes filles par le groupe Lagardère, en 2009 elle avait alors été rebaptisée June.

Cet arrêt marque l’arrêt d’une offre jeunesse exclusi- vement féminine à la télévision.

La Premier League sur SFR Sport 1

Le programme de la Premier League sur SFR 1 Sport dont le lancement sera effectué aujourd’hui same- di 13 août à midi. Avant le premier match diffusé par la chaîne : Hull City contre Leicester City (12h30), le champion en titre. A un peu plus de deux semaines du début de la sai- son de Premier League, SFR Sport 1 est dans les star- ting-blocks. La chaîne sera officiellement lancée le 13 août à midi, soit 1h30 avant la diffusion du premier match de son histoire : Hull City-Leicester City. Aux com- mentaires, Luigi Colange sera accompagné par Jérôme Rothen pour lancer un premier week-end de feu. 100% des matchs de Premier League diffusés. Au total, cinq à six matchs seront diffusés en direct lors de chaque journée de championnat : un match le vendredi soir ou le lundi soir à 20h, trois matchs le samedi à 12h30, 15h et 17h30, deux matchs le dimanche à 13h30 et 16h. Les autres rencontres seront proposées en différé pour un total de 10 rencontres par week-end et 100% de la Premier League sur SFR Sport 1 ! Deux équipes commenteront au minimum deux matchs sur site lors de chaque journée : l’une compo- sée de Jérôme Sillon, journaliste RMC et Eric Di Meco, l’autre de Luigi Colange et du consultant Jérôme Rothen. La première journée de Premier League donnera le ton de cette couverture exceptionnelle. Après le lance- ment de la chaîne depuis les studios, en duplex avec Hull City, puis la diffusion de Hull City — Leicester City (12h30), deux autres rencontres seront diffusées :

Nouvelle stratégie pour Canal Plus

C'est une stratégie innovante que va mettre en place Canal Plus pour attirer de nouveaux abonnés à la ren- trée, une stratégie qui est en train de se préciser en ce milieu du mois d'août. La part gratuite passe donc de 5h en moyenne par jour à 2h. «Nous voulons remettre l'abonné au centre et leur offrir le meilleur des programmes», explique Gérald-Brice Viret, directeur général des antennes, tout en précisant:

«La vitrine du clair était indispensable au début, elle ne l'est plus.» Quand certains s'interrogent sur l'impact financier de la réduction du clair, car il s'agit des seules tranches où se trouve de la pub, Canal explique que le clair a repré- senté, en 2015, 120 millions d'euros de revenus pub contre 1,6 milliard pour les abonnements. Dès la rentrée, Canal Plus va donc changer son fusil d'épaule, et le passage du clair au crypté va servir à atti- rer des abonnés. Ainsi certaines émissions débuteront en clair et pas- seront en crypté pour «frustrer» le téléspectateur, mais

l'inverse est également vrai, comme ce sera le cas lors de l’Access par exemple:

19h30 : Début du Grand Journal en crypté. 19h50 : Début des Guignols en crypté. 19h56 : Deux dernières minutes des Guignols en clair. 19h58 : Suite du Grand Journal en clair.

AMAR BRAHMIA (CHEF DE MISSION DE LA DÉLÉGATION ALGÉRIENNE AUX JEUX OLYMPIQUES DE RIO) :
AMAR BRAHMIA (CHEF DE MISSION DE LA DÉLÉGATION
ALGÉRIENNE AUX JEUX OLYMPIQUES DE RIO) :
«Il y a des déceptions
et des satisfactions…»
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BOXE
Benchebla (81 kg) qualifié
aux quarts de finale
l L'Algérien Abdelhafid Benchebla (81 kg) s'est qualifié aux quarts
de finale du tournoi de boxe des JO-2016 de Rio de Janeiro en battant
le Vénézuélien Ramirez Albert Ramon (2-0), jeudi à l'Arène «Rio
Centro».Après avoir raté le premier round face à son adversaire du
jour, le champion d'Afrique en titre a su retrouver les forces néces-
saires pour revenir dans les deux derniers rounds grâce, notamment,
à sa technique mais surtout sa fraîcheur physique.
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Photos : DR

Le judo, la grande désillusion

Bouyacoub :

«On m’a volé la victoire»

désillusion Bouyacoub : «On m’a volé la victoire» l Tayeb Mohamed-Amine éliminé des huitièmes de finale

l Tayeb Mohamed-Amine éliminé des huitièmes de finale l Sonia Asselah éliminée

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ATHLÉTISME (800 M ) Makhloufi, Hathat et Belferar sans forcer PAGE 13
ATHLÉTISME (800 M )
Makhloufi,
Hathat et Belferar
sans forcer
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P

Le Soir

d’Algérie

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 12

Sports

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Le Soir

d’Algérie

12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 1 3 Le Soir d’Algérie ÉCHOS DE RIO
12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 1 3 Le Soir d’Algérie ÉCHOS DE RIO

ÉCHOS DE RIO

Equipementier

Le Comité olympique et sportif algé- rien (COA) a entamé des négociations avec l’équipementier chinois Peak pour devenir le fournisseur officiel en vête- ments sportifs pour les athlètes algé- riens durant les cinq prochaines années. Les négociations entre les deux parties sont en phase de conclusion. La signa- ture du contrat, très avantageux selon un responsable de la délégation algé- rienne à Rio de Janeiro, devrait avoir lieu «prochainement».

Raouraoua

Le président de la Fédération algé- rienne de football, Mohamed Raouraoua n’a pas accompagné la sélection olym- pique de football à Belo Horizonte pour disputer son troisième match conte le Portugal mercredi. Très déçu du par- cours de l’équipe lors du tournoi olym- pique avec deux défaites de suite contre

le Honduras (2-3) et l’Argentine (1-2), il

a préféré rentrer au pays et prendre les

décisions qui s’imposent après cet échec. Les hommes de Pierre-André Schürmann ont bouclé leur participation par un nul contre le Portugal, leader du groupe D sur le score de 1-1.

Dattes

La délégation olympique algérienne à Rio de Janeiro, présidée par Amar Brahmia, a offert des dattes et des confi- series traditionnelles ainsi qu’une plaque du Comité olympique et sportif algérien (COA) aux pays africains devant participer aux Jeux africains de la jeunesse 2018 à Alger ainsi qu’aux pays méditerranéens pour promouvoir les prochains Jeux prévus à Oran en 2021, sans oublier les pays arabes pré- sents au Village olympique. Le respon- sable de la délégation palestinienne a été le premier à être reçu par les Algériens au niveau du Village olym- pique.

Arrivée

Les présidents des Fédérations algé-

riennes de basket-ball Rabah Bouarifi et d’athlétisme, Amar Bouras sont attendus le 13 août prochain pour assister aux Jeux olympiques 2016. Les deux res- ponsables sportifs seront aux côtés du président du COA Mustapha Berraf qui effectuera le déplacement pour assister

à la dernière semaine des épreuves des

joutes et prendre part aux différentes réunions des différents organes sportifs prévues à Rio de Janeiro.

Soutien

Les boxeurs de la sélection algérien- ne sont solidaires entre eux. Ils se déplacent en groupe à la salle Rio Centro pour supporter un des leurs quand il est sur le ring, créant une ambiance formidable dans les gradins. «Certes, la boxe est une discipline indi- viduelle mais notre objectif est le même pour tous, remporter une médaille olym- pique après plusieurs années de diset- te», a confié le capitaine d'équipe Abdelkader Chadi.

JO-2016

AMAR BRAHMIA (CHEF DE MISSION DE LA DÉLÉGATION ALGÉRIENNE AUX JEUX OLYMPIQUES DE RIO) :

«Il y a des déceptions et des satisfactions…»

l Le chef de mission de la délé- gation algérienne aux Jeux olym- piques de Rio de Janeiro, Amar Brahmia, a estimé que la première semaine de compétition des ath- lètes algériens avait porté son lot de déceptions et de satisfactions.

«Il y a de la déception lors de cette première semaine, il faut analyser la situation et ne pas s’orienter vers le catastrophisme. Ce sont des jeunes qui participent aux Jeux, ils n’ont pas l’expérience du haut niveau encore. Des athlètes comme Bouaoud (tir), Hireche (haltérophilie) et Boufedane (gymnastique) ont à peine 16 ans et c’est déjà un miracle qu’ils soient aux JO. Le fait d’être aux Jeux est déjà extraordinaire, une performance», a déclaré Brahmia à l’envoyé spécial de l’APS à Rio. Après une première semaine de compétition, la majorité des athlètes algériens engagés dans les épreuves ont été sortis dès le pre- mier tour à l’instar du tir sportif, de la gymnastique artistique et de l’escri- me, tandis qu’en judo, c’est mal parti avec deux éliminés sur les cinq quali- fiés aux JO. Pour le premier responsable de la délégation algérienne à Rio, tous les athlètes qualifiés ont bénéficié de tous les moyens pour bien se prépa- rer au rendez-vous brésilien. «Ceux qui n'étaient pas bien préparés n’avaient qu’à rester chez eux. Rio, ce n’est pas le championnat régional d’Alger ou d'Annaba, ce sont les Jeux olympiques. Il faut avoir les armes qu’il faut. Ces jeunes athlètes sont venus, il ne faut pas qu’ils fassent des déclarations intempestives pour justi- fier je ne sais quoi», a souligné le pré- sident de la Commission de prépara- tion olympique. Parmi les grosses

Photos : DR
Photos : DR

déceptions de cette première semai- ne olympique, l’élimination surprise du judoka Abderrahmane Benamadi, sorti au premier tour par un adversai- re ouzbek. «L’élimination de Benamadi est une énorme déception pour l’athlète et pour toute la déléga- tion. Il a un meilleur potentiel, il l’a prouvé par le passé en remportant une médaille au championnat du monde en 2005. C’est dommage pour lui, nous allons le soutenir dans ces moments difficiles, ce n’est que du sport. Ce serait bien de remporter des médailles et nous sommes en voie de faire quelque chose. Je sens qu’on va faire quelque chose», a-t-il dit. En revanche, d’autres athlètes ont volé la

d'absence, en terminant vice-cham- pion d'Afrique lors de la Coupe d'Afrique de la catégorie, fin 2015 au Sénégal. Mais à Rio de Janeiro, les Verts sont passés à côté de la plaque lors des deux premiers matchs en s'inclinant devant le Honduras et l'Argentine (3-2 et 2-1) respective- ment. Ils ont quitté le tournoi sur un nul contre le Portugal (1-1). Pourtant, sur le plan du jeu, les observateurs sont unanimes à dire qu'il y avait de la place pour faire mieux, car à aucun moment les protégés de Schürmann

vedette à l'image du boxeur Réda Benbaâziz qui a validé son billet pour les quarts de finale, tandis qu’en avi- ron, le duo Sid-Ali Boudina-Amina Rouba a atteint pour la première fois dans l’histoire de la discipline en Algérie, les quarts de finale de l’épreuve du Skiff individuel. «Benbaâziz est le parfait exemple de la réussite algérienne au cours de la première semaine des joutes avec une qualification pour les quarts de finale. La médaille n’est pas facile, des pays investissent des millions de dol- lars pour l’obtenir. Il y a des Jeux où l’Algérie n’a pas remporté la moindre médaille comme en 1988 et 2004, alors qu’à Londres nous n’avons rem-

n'étaient inférieurs à leurs adver- saires. «Sur les deux premiers matchs que nous avons perdus de justesse, je ne peux rien, strictement rien reprocher à mes joueurs. L'attitude était la bonne et nous nous sommes créé assez d'occasions pour pouvoir à chaque fois l'emporter», regrette l'ancien Lausannois. Et d'ajouter : «Notre cruel manque d'ex- périence du haut niveau, une lucidité en berne et quelques grossières erreurs individuelles ont fait la diffé- rence contre nous».

Une première semaine difficile pour les athlètes algériens

La première semaine des Jeux olympiques de Rio de Janeiro 2016 a été cauchemardesque pour les athlètes algériens qui ont enchaîné les mauvais résultats et les éliminations en série dans la plupart des disciplines. Parmi les soixante quatre athlètes qualifiés pour les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro dont l’équipe de football, composée de 18 joueurs, plus de la moitie (33) sont déjà hors course après leur élimination dès les premiers tours de la compétition.

porté qu’une seule médaille», a noté Brahmia. Si la première semaine de compétition a été difficile voire calami- teuse pour les représentants algé- riens, il reste encore dix jours de com- pétition pour rectifier le tir, d’autant que des athlètes comme Makhloufi, Flissi, Benchebla ou encore Bouraâda ne sont pas encore entrés en lice. «Il reste quand même 10 jours de compétition durant lesquels beau- coup de choses pourraient se passer. Moi, je pense qu’il y aura des choses positives et la meilleure des choses, c’est la dignité avec laquelle nos ath- lètes sont en train de se comporter», a-t-il souligné. «Personnellement, je suis confiant et optimiste, il y a de la discipline et un esprit d’engagement à défendre les couleurs nationales chez nos représentants», a-t-il conclu.

NATATION (50M NAGE LIBRE)

Sahnoune éliminé dès les séries

Le nageur algérien Oussama Sahnoune a été éliminé en qualifi- cations du 50m nage libre des Jeux Olympiques 2016, terminant à la 3e place de la 7 e série, disputée jeudi dans le bassin de Rio. Sahnoune, avec un chrono de 22.27, a été devancé par le nageur du Suriname Renzo Tjon-A-Joe (22.23) et l'Egyptien Ali Khalafalla (22.25). Pour disputer les demi-finales du 50m nage libre, prévues dans la nuit de jeudi à vendrdi à partir de 2h (heure algérienne), le chrono de Sahnoune devait figurer parmi les 16 meilleurs des 11 séries qualifica- tives. Aux JO-2016, Sahnoune, seul nageur algérien en lice, a participé à deux courses, le 100 m et le 50 m nage libre.

LE SÉLECTIONNEUR RENTRE CHEZ LUI APRÈS L’ÉLIMINATION DE LA SÉLECTION NATIONALE DES U23

Un départ sans retour pour Schürmann

l L'entraîneur de la sélection algérienne de football des moins de 23 ans, Pierre-André Schürmann, a déclaré que l'idée de rentrer chez lui en Suisse ne serait pas pour lui déplaire après l'élimination préma-

turée de son équipe aux Jeux olym- piques de 2016 qui se poursuivent à Rio de Janeiro, rendant son avenir incertain aux commandes des Verts.

«Ce qui est sûr, c'est que cette équipe est appelée à disparaître. On

verra donc s'il y a autre chose à me proposer. Quoi qu'il en soit, un retour en Suisse ne serait pas pour me déplaire», a indiqué Schürmann au journal 24 Heures. «Sur ces deux dernières années, j'ai bien dû en pas- ser la moitié en Algérie, loin de ma

a-t-il poursuivi.

famille. C'est long

»,

Le technicien suisse a pris en main la sélection algérienne des U23 en août 2014. Il a réussi notamment à la faire qualifier pour les JO après 36 ans

JUDO, FEMMES (+78 KG) Sonia Asselah éliminée La judokate Sonia Asselah (+78 kg) n’a pas
JUDO, FEMMES
(+78 KG)
Sonia Asselah
éliminée
La judokate Sonia Asselah (+78 kg) n’a
pas fait le poids devant la Chinoise Yu
Song, championne du monde en titre.
L’Algérienne a été éliminée des 8 es de
finales des Jeux olympiques 2016 hier
après-midi. Dernière athlète algérienne
engagée dans cette discipline, Asselah,
porte-drapeau de la délégation algérienne,
allonge ainsi la liste des éliminés de la dis-
cipline.
Ah. A.

JO-2016

IL FUSTIGE L’ARBITRAGE

Bouyacoub : «On m’a volé la victoire»

l Le judoka algérien Lyes

Bouyacoub, a fustigé l’arbitrage après son élimination par pénalité face au champion du monde en titre l’Azerbaidjanais Casimov Elmar en huitièmes de finale des Jeux olym- piques de Rio de Janeiro 2016, esti-

mant avoir été volé par l’arbitre.

«Je suis venu au Brésil pour rem- porter une médaille, j’ai travaillé dur pour espérer atteindre cet objectif, malheureusement une décision injus- te de l’arbitre a brisé mon rêve. L’arbitre m'a infligé deux avertisse- ments au début de combat sans aucune raison valable. J’ai continué à me battre, même après les 10 points marqués par mon adversaire. J’ai réussi à revenir dans la partie et à égaliser, mais à la fin je perds sur une pénalité arbitraire» a indiqué Bouyacoub très abattu à l’issue du combat, à l’envoyé special de l’APS à Rio. Après avoir passé haut la main le premier tour contre l’Emirati Romarenko Ivan, Bouyacoub a hérité du champion du monde en titre. Nullement impressionné, le judoka algérien a livré un combat intense physiquement ne cédant que sur un

Photos : DR
Photos : DR

shido après une égalité parfaite durant cinq minutes (10-10). «Le combat était équilibré, j’ai tout donné pour me qualifier, malheureusement ils ont tout fait pour m’éliminer. Ils ont favorisé mon adversaire, c’était fla- grant. Je suis très déçu et dégouté. Je voulais tellement offrir une médaille à l’Algérie, à ma mère et à tous les habitants de mon quartier d’El Harrach, je demande à tous de m’ex-

cuser, je suis vraiment navré» a-t-il confié. Les choses ont mal commen- cé pour Bouyacoub avant même le début du combat avec la décision prise par la commission de la compé- tition d’exclure son entraineur Silini qui n’a pas pu accéder à la zone réservée au coach pour diriger son athlète. «Mon entraineur n’a pas été autorisé à assister au combat, il a été prié de monter dans les gradins, j’ignore la raison. J’ai fait mon combat sans la présence de mon coach», a précisé Bouyacoub. Interrogé sur son avenir après cet échec amer, lui qui ambitionnait de remporter une médaille olympique avant de mettre un terme à sa carrière, Bouyacoub est resté évasif à ce sujet. «Ce n’est pas le moment de parler de mon ave- nir, je suis sous le coup de la décep- tion. J’étais concentré sur mon com- bat. J'y penserai plus tard» a-t-il conclu.

JUDO (+100 KG)

Tayeb Mohamed-Amine éliminé des huitièmes de finale

Après avoir arraché sa qualification pour les 8 es de finale en éliminant le Mongol Batluga Temuulen par Waza-ari, le judoka algérien Tayeb Mohamed-Amine (+100 kg) a été éliminé par le Français Teddy Riner, champion olympique et octuple champion du monde. Outre Tayeb Mohamed-Amine, trois autres judokas ont passé à la trappe : Bouyacoub, Abderrahmane Benamadi (-90 kg) et Houd Zourdani (-66 kg).

Ah. A.

Le judo, la grande désillusion

l La grande déception est

incontestablement la sortie surpri- se des deux chances de médailles

algérienne Abderahmane Benamadi et Lyes Bouyacoub, éliminés comme des novices pour avoir reçu des aver- tissements. Le judo algérien, qui ambitionnait de retrouver le podium olympique après douze ans de disette, devra désormais revoir

ses prévisions à la baisse.

Certes, il y a eu des erreurs d'arbi- trage qui ont coûté cher aux judokas algériens, mais cela n’explique pas à lui seul cette désillusion qui avait été

déjà observé lors du championnat d’Afrique en avril dernier à Tunis où l’Algérie n’avait obtenu qu’une seule médaille d’or par Abderrahmane Benamadi. Outre le judo, plusieurs autres disciplines ont brillé par la médiocrité de leur performance. C’est le cas notamment du cyclisme ou les deux coureurs Youssef Reguigui et Mansouri Abderrahmane ont aban- donné, tout comme Laâgab en 2012 à Londres. L’escrime, qui nourrissait des ambitions de créer la surprise par Hamid Victor Sintès au fleuret mascu- lin, a été une autre grande déception de ces jeux pour le sport algérien,

après son élimination au premier tout comme Anissa Khelfaoui dont les Jeux olympiques se suivent et se res- semblent avec une troisième élimina- tion de rang dès le premier tour de la compétition. En natation, Oussama

rares satisfactions algériennes durant cette première semaine olympique. Le duo Sid-Ali Boudina et Amina Rouba ont réalisé une première histo- rique en se qualifiant pour la première fois de l’histoire de la discipline en

Sahnoun a échoué dans sa tentative

Algérie en quarts de finale de l’épreu-

de décrocher une place en demi-fina-

ve

du Skiff Individuel. Le tir sportif (10

le du 50 m nage libre. Le football algé-

m

carabine à air comprimé) a réussi

rien a connu lui aussi une déception dans ces joutes. Pour son retour aux JO après 36 ans d’absence, la sélec- tion olympique a quitté le tournoi avant même de disputer son troisiè- me et match du 1 er tour contre le Portugal (1-1), après les deux défaites concédées face au Honduras (2-3) et l’Argentine (1-2). En revanche, l’aviron a été l’une des

une bonne première participation, grâce au jeune Chafik Bouaoud, à peine 17 ans et qui a réussi à amélio- rer son record personnel de 12 points à 612. Les dix derniers jours de com- pétition seront décisifs pour le sport algérien et tous les espoirs se repo- sent sur les boxeurs et Makhloufi pour espérer décrocher le podium olym- pique…

PROGRAMME DES ALGÉRIENS

Athlétisme

Aujourd’hui

3 000 m steeple dames : Amina Bettiche à 14h05 (série) Dimanche

Finale Marathon à 13h30 : Souad Aït Salem et Kenza Dahmani

800 m demi-finales : Makhloufi, Hathat et Belferar à 02h05

Lundi

3 000 m steeple : Ali Messaoudi, Billel Tabti, Hichem Bouchicha à 14h25 (série)

400 m haies : Abdelmalek Lahoulou et Miloud Rahmani à 15h35

Mardi

1 500 m : Taoufik Makhloufi, Belferar et Salim Keddar à 14h30

ATHLÉTISME

(800 M)

Makhloufi, Hathat et Belferar sans forcer

(800 M ) Makhloufi, Hathat et Belferar sans forcer Les trois athlètes algé- riens engagés sur

Les trois athlètes algé- riens engagés sur 800 m, à savoir Taoufik Makhloufi, Yassine Hathat et Mohamed El-Amine Belferar se sont qualifiés sans trop forcer pour les demi-finales. Makhloufi a terminé premier de sa série avec un chrono 1:49.17, Hathat est arrivé 3 e avec 1:46.81 et Belferar également

3 e de la Série 7 avec 1:48.40. Le meilleur temps des qualifi- cations des différentes séries

a été réalisé par le Kényan

David Rudisha (1:45.09). Les trois Algériens s’aligneront dans la nuit de samedi à dimanche pour les demi- finales à partir de 2h, avec l’espoir d’aller en finale. Ah. A.

VOILE

Bouras 35 e , Belabbas et Cherif Sahraoui bonnes dernières

Les trois athlètes algériens engagés dans les épreuves de voile des Jeux olympiques 2016, continuent d'occuper le bas du classement de leurs spécialités respectives, à l'is- sue de la troisième journée de régate disputée jeudi dans la baie de Rio de Janeiro. Dans la spécialité Laser Radial femmes, Imene-Ouneyssa Cherif Sahraoui occupe la 37 e et ultime place, loin derrière l'Irlandaise Murphy Annalise

qui domine les épreuves.

Hamza Bouras, engagé aux épreuves de RSX messieurs, occupe la 35 e et avant dernière place à trois courses de la fin des éliminatoires. Le Britannique Nick Dempsey domine les épreuves devant le Néerlandais Van Rijsselbregh. Dempsey, leader quasi intou- chable et grand favori pour le

titre, a été devancé lors de la 7 e course par l'Allemand Wilhelm Toni. Katia Belabbas, dans RSX femmes, occupe la 37 e et dernière place au classement général, dominé par l'Italienne Flavia Tartaglini, à trois manches de la fin du tour élimi- natoire. La compétition, qui se déroule au Maringa Da Gloria (Rio), se poursuivra jusqu'au 15 août. A rappeler qu'il s'agit de la première participation de

la voile algérienne à des Jeux

olympiques.

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Le Soir

d’Algérie

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Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 14

Sports Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 1 4 LEICESTER Aucune offre ne

LEICESTER

Aucune offre ne sera acceptée pour Riyad Mahrez

Les dirigeants de Leicester, cham- pion en titre de Premier League anglaise de football, ont indiqué que l'internatio- nal algérien Riyad Mahrez devrait bien continuer son aventure sous les cou- leurs du club, rapporte The Guardian. Selon la même source, «les dirigeants du club anglais auraient clairement fait savoir, à l’agent du joueur algérien Mahrez, qu’aucune offre ne sera accep- tée si près de la fin du marché des transferts». Cette position aurait été d’ailleurs acceptée par Riyad Mahrez comme l'ajoute le journal britannique, qui souligne, dans le même temps, que des discussions se poursuivaient pour une prolongation de contrat du joueur, très courtisé lors de ce mercato estival. En cette fin de mercato, l’avenir de Riyad Mahrez, élu meilleur joueur de Premier League la saison dernière, est l’un des gros dossiers. Alors que Leicester a perdu N’Golo Kanté, les Foxes ne souhaitent pas voir partir le meilleur joueur de Premier League. Mais c’est sans compter sur l’intérêt d’Arsenal. En effet, les Gunners font le forcing pour obtenir les services de l’an- cien du Havre et auraient ainsi proposé près de 41 millions d’euros. Néanmoins, en interne, l’avenir de Riyad Mahrez a été fixé.

O. LYON

Ghezzal encore mis à l’écart

Bruno Genesio a confirmé que la mise à l’écart de Rachid Ghezzal serait prolongée ce week-end. Un départ de l’international algérien est maintenant envisagé. Le feuilleton Rachid Ghezzal continue à l’OL. Hier, face à la presse, Bruno Genesio a annoncé que l’interna- tional algérien ne serait pas dans le groupe pour affronter Nancy dimanche (15h, 1 re journée de Ligue 1). Comme la semaine dernière pour le Trophée des Champions, l’ailier lyonnais est mis à l’écart et évoluera avec la réserve lyon- naise contre Jura Sud, en CFA. Un départ de Rachid Ghezzal est désor- mais clairement envisagé. L’entraîneur de l’OL a expliqué qu’une recrue n’arri- verait qu’en cas de départ de celui-ci. En attendant, le natif de Décines-Charpieu a été sélectionné en équipe d’Algérie pour les éliminatoires de la CAN-2017.

L'Algérien Mehdi Lahcen proposé à l'Olympique de Marseille

L'ex-international algérien Mehdi Lahcen a été proposé à l’Olympique de Marseille, à la recherche d’éléments expérimentés au milieu du terrain, a rap- porté jeudi maxifoot.fr «Lahcen a été pro- posé à l’OM qui n'a pas donné suite, pour l'instant. Le milieu de terrain algérien serait pourtant une solution intéressante pour renforcer l’entrejeu olympien», a indiqué la même source, ajoutant qu'a priori, le club phocéen n'a pas donné de retour. L’Olympique de Marseille peine à concrétiser les nombreuses pistes lan- cées ces dernières semaines dont celle de l'autre Algérien Walid Mesloub (FC Lorient). Le Togolais Alaixys Romao pourrait lui aussi opter pour l'O.Marseille qui s'est renseigné sur le joueur.

FOOTBALL

5 e JOURNÉE DES POULES DE LA COUPE DE LA CAF, YOUNG AFRICANS – MO BÉJAÏA, AUJOURD’HUI À 15H À DAR ES-SALAM (TANZANIE)

Les Crabes ne jurent que par les trois points !

l Après avoir effectué un long périple avant de rejoindre Dar Es-Salam, le MO Béjaïa est à pied d’œuvre en terre tanza- nienne, depuis mardi, en prévi- sion de son match face à la for- mation locale des Young Africans, aujourd’hui à 15h, comptant pour la 5 e journée du groupe A de la phase des poules de la coupe de la CAF.

Après une préparation de quatre jours à Alger avec un match amical remporté sur un score de 4 à 0 face à la formation de DRB Staouéli, les Crabes ont eu quatre jours pour récupérer du voyage et s’assurer une bonne préparation afin de tenter de réali- ser le meilleur résultat possible à même de conserver toutes leurs chances pour arracher le ticket qualificatif en demi-finale de cette compétition de la CAF. Le staff technique et les dirigeants du club le plus populaire de la vallée de la Soummam n’ont rien laissé au hasard pour permettre aux cama- rades de Rahmani de s’engager dans ce rendez-vous africain dans d’excellentes dispositions mentales et physiques. «Après ces 4 jours de préparation à Alger ponctués par un match amical face à l’équipe de Staouéli, on a décidé de se donner un peu de temps en Tanzanie pour peaufi- ner notre travail et surtout dispo- ser de temps pour récupérer de la grosse fatigue du voyage qui pourrait se répercuter négative- ment sur le rendement des joueurs», a confié à la presse le coach vert et noir Nacer Sendjak. Il faut dire que la rencontre de ce samedi revêt une grande impor- tance pour les Crabes qui affi- chent une ferme détermination de revenir avec les trois points de la victoire pour rester en course pour la qualif’ au carré d’as. Face à un adversaire du jour qui est loin d’être un foudre de guerre, l’objectif est largement à la portée des partenaires de Rahal . Derniers au classement du grou- pe A avec un seul point, les Young Africans, qui sont déjà pra- tiquement hors course pour les demi-finales n’ont pas montré grand-chose lors de cette phase

n’ont pas montré grand-chose lors de cette phase des poules de la coupe de la CAF.

des poules de la coupe de la CAF. Loin de sous-estimer leur adversaire, les Béjaouis ne veu- lent surtout pas verser dans un optimiste démesuré qui pourrait leur réserver une mauvaise sur- prise. «On ne part pas vers l’in- connu, on connaît notre adversai- re que nous avons déjà battu à Béjaïa par 1-0. Mais ce résultat ne veut rien dire. Un match n’est jamais gagné d’avance quel que soit le niveau de l’adversaire. Il ne faut surtout pas sous-estimer l’ad- versaire et aborder la rencontre avec une totale concentration et la même envie de réaliser le meilleur résultat. C’est avec cet état d’esprit qu’on peut espérer atteindre l’objectif d’une qualifica- tion. Ne rien lâcher durant toute la partie. On a les moyens de reve- nir avec un bon résultat. Le grou- pe est serein est confiant en ses arguments. Notre adversaire aura l’avantage du terrain et jouera sans pression sachant qu’il est déjà éliminé. Il se présentera néanmoins avec l’objectif de réali- ser un bon résultat devant son public et quitter ensuite la compé- tition tête haute. On doit donc faire très attention et prendre en considération cette situation pour espérer faire un résultat probant», a déclaré Rahal.

aussi avec ses joueurs pour exi- ger des coéquipiers de Yesli une totale concentration et d’aborder avec sérieux et toute la rigueur en vue de réaliser l’objectif souhaité par le peuple vert et noir. Nacer Sendjak a aussi beaucoup tra- vaillé son compartiment offensif qui, faut-il le souligner, n’a pas été très fertile ces derniers temps. Les camarades de Rahal peinent effectivement à se procurer des actions de but. Le driver béjaoui se devait donc de trouver des solutions. Un autre casse-tête pour Nacer Sendjak, qui se trouve dans l'obligation de composer avec un effectif décimé. Il convient de signaler que deux cadres de l'équipe seront absents pour ce rendez-vous. Il s’agit de Ferhat et Lakhdari, suspendus pour cumul de cartons. L'absence de Yaya blessé se prolonge aussi. Malgré tous ces aléas, les Crabes doivent impérativement négocier judicieusement ce ren- dez-vous tanzanien. Partageant la deuxième place au classement avec le MOB (5 points), le Medeama SC du Ghana qui affrontera le TP Mazembe tentera de s’imposer, tout en restant à l’écoute du résultat de son concurrent direct le MOB, pour la qualif’. Un concurrent qui aura un léger avantage de recevoir sur son terrain devant son public la formation ghanéenne lors de la prochaine et dernière journée du groupe à Béjaïa. Cette bataille s’annonce très rude entre les Crabes et le Medeama et ce ren-

tion et étaient incapables de faire la différence, d’ailleurs le score de la rencontre a été en faveur des Skikdis. Il faut dire que même Mouaz Bouakaz a haussé le ton avec ses attaquants en leur signi- fiant qu’il était inutile de marquer quatre buts face à une équipe de seconde division alors que face à une bonne équipe ils n’ont même pas pu se montrer dangereux. A. Rahmane

dez-vous attendu pour la dernière journée de cette phase des poules au stade de l’UMA de Béjaïa sera déterminante pour désigner le deuxième qualifié du groupe A en demi-finales sachant que le TP Mazembe a déjà assu- ré son ticket qualificatif. Pour rap- pel la dernière journée de ce groupe A est prévue pour le 23 août courant au stade de l’unité Maghrébine de Béjaïa . A. Kersani

COUPE DU GÉNÉRAL- MAJOR ABDELGHANI HAMEL DU SPORT DE PROXIMITÉ : GHARDAÏA 1 BÉJAÏA 1 (GHARDAÏA VAINQUEUR AUX TAB 5-3)

La Sûreté nationale à l’écoute de la jeunesse

La Sûreté nationale, en colla- boration avec l’association la Radieuse, a organisé la premiè- re coupe, «Général-Major Abdelghani Hamel», du sport de proximité et cela au complexe sportif Reguig-Abdelkader de Maraval. Cette louable initiative entre dans le cadre de la poli- tique de proximité et le soutien de la DGSN à la jeunesse et au sport algériens. Sans oublier le but essentiel qui est la sauve- garde des jeunes et la lutte contre les maux sociaux. C’est le contrôleur général, M. Nouasri Salah et l’inspecteur régional, M. Mohaned, ainsi que M. Kada Chafi, président de la Radieuse, qui ont remis la coupe, les médailles et les cadeaux à l’équipe de Ghardaïa qui a rem- porté cette première coupe aux dépens du représentant de Béjaïa après un match très animé et plein de suspense, sanctionné par les tirs au but qui ont souri aux représentants de la capitale du M’zab. Signalons qu’au cours de cette finale, les représentants de la DGSN ont honoré la famille du policier Tahraoui Mohamed, mort en service commandé à Saïda.

Amoindris, mais décidés à gagner Sur place, le staff technique qui s’est attelé à apporter les der- niers correctifs à son plan d’at- taque et préparer son Onze titu- laire s’est longuement entretenu

RC RELIZANE

Mouaz hausse le ton avec ses attaquants

tions lors des deux premiers stages de préparation et les quatre matchs amicaux disputés lors du stage de Sétif qui n’ont pas convaincu le staff technique. Les attaquants relizanais ont fait montre d’une inefficacité criarde et leurs prestations laissaient vrai- ment à désirer, surtout lorsqu’ils ont affronté une bonne équipe de la JSM Skikda où les attaquants ont manqué terriblement d’inspira-

L’équipe du RC Relizane est presque prête, il ne reste cepen- dant qu’un dernier chantier que Mouaz Bouakaz a entrepris et qui concerne le compartiment offen- sif. Comme tout le monde le sait, le grand problème que devra encore régler le premier respon- sable de la barre technique concerne son compartiment offen- sif. Ce secteur a, semble-t-il, enregistré encore des imperfec-

Le Soir Enquête-Témoignages 15 d’Algérie Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE
Le Soir
Enquête-Témoignages
15
d’Algérie
Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE
S oirmagazine AniméparNaïmaYachir Numéro 239
S
oirmagazine
AniméparNaïmaYachir
Numéro
239

soirmagazine@yahoo.fr

Pas de congé mais relax le week-end

L’été est là mais pas de congé ! Eh oui, ils sont de plus en plus nombreux à être dans ce cas et se contenter uniquement des week-ends pour profiter du soleil, de la plage et se détendre. Quelles sont les raisons de ce choix, et les plans choisis pour se relaxer seuls ou en famille ?

Amira, 34 ans, cadre dans une entreprise publique : «Je réserve mon congé pour la rentrée scolaire»

«C’est un choix assumé par moi mais incompris par mon entourage !» Amira relève tout de go ce dilemme. «J’ai décidé de ne pas prendre de congé cette année car je dois démé- nager à la rentrée scolaire et mes deux enfants seront scolarisés. Je préfère ne pas rater ce moment et pouvoir être présente rien que pour eux durant le mois de septembre», dit- elle. «Mes parents et mon époux, sur- tout, ne comprennent vraiment pas ce choix, ce qui rend les choses un peu difficiles. Donc, mon mari partira en vacances seul pour une semaine dans une station balnéaire avec les enfants. C’est vrai que c’est un peu triste mais pas tant que cela. C’est une expérience et cela peut être enrichissant. C’est sûr, je vais leur man- quer et moi aussi, ils vont me manquer. Mon époux pourrait ainsi savoir de façon tangible ce que c’est de s’occu- per de deux enfants», ajoute-t-elle en riant. Ceci avant de continuer : «Même pour notre couple, cela pourrait

nous faire du bien.» Amira n’est pas pour autant triste :

«Nous avons des week-ends très relaxants et riches. Et en plus, en fin de journée, nous sortons avec les enfants pour aller aux aires de jeux et nous promener. Heureusement que maintenant, il y a de plus en plus d’en- droits pour partir en famille pour se détendre.» Son programme du week- end est riche : «Nous optons plus pour la piscine à raison de 1 200 DA pour adulte et 700 DA pour enfants. Nous y passons la journée du vendredi ensui- te nous dînons dans une pizzeria, et pour la digestion nous nous baladons

DR:Photos
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au bord de la mer. Nous finissons pra- tiquement chaque fois la journée autour d’une table pour déguster des crèmes glacées. Le samedi matin, c’est plutôt la plage, puis retour à la maison pour le déjeuner et une sieste, ensuite nous profitons de la fraîcheur de la fin d’après-midi pour faire une petite promenade ou faire profiter les enfants des jeux en plein air. Je pense que cela compense. C’est vrai que la reprise du travail le dimanche matin est difficile mais je décompresse, et je me consacre pleinement à mes enfants. c’est le plus important. Durant la semaine, mes enfants sont à la crèche et heureusement, cet

Souhil, 36 ans, employé dans une entreprise privée :

«Plage le week-end»

«Je suis resté au chômage pen- dant pratiquement six mois. Cela a été terrible pour ma famille et moi-même. Avec deux enfants sur les bras, et heu- reusement pas encore scolarisés, j’étais anéanti. Mon épouse ne dormait plus et pleurait sans cesse. Pour ma part, j’étais devenu très nerveux. Et maintenant, cela fait à peine quatre mois que je travaille et j’ai été perma- nisé au bout de deux mois. J’étais tel-

«JE SUIS RESTÉ AU CHÔMAGE PENDANT PRATIQUEMENT SIX MOIS. CELA A ÉTÉ TERRIBLE POUR MA FAMILLE ET MOI- MÊME. CELA FAIT À PEINE QUATRE MOIS QUE JE TRAVAILLE ET J’ÉTAIS TELLEMENT ANGOISSÉ À L’IDÉE DE PERDRE ENCORE UNE FOIS MON EMPLOI QUE JE M’Y SUIS INVESTI À FOND. DONC, JE N’OUVRE PAS DROIT À UN MOIS DE CONGÉ ANNUEL. MAIS, PEU IMPORTE, NOUS SOMMES HEUREUX. JE M’ORGANISE CHAQUE WEEK-END POUR PARTIR À LA PLAGE.»

lement angoissé à l’idée de perdre encore une fois mon emploi que je m’y suis investi à fond et mon responsable a voulu m’accorder un contrat à durée indéterminée sans attendre la fin de la période d’essai», explique d’emblée Souhil, en réponse à notre question. «Donc, automatiquement, je n’ouvre pas droit à un mois de congé annuel. Mais, peu importe, nous sommes heu- reux. Je m’organise chaque week-end pour partir à la plage. En plus, cela ne me revient pas très cher. Pour cinq

plage. En plus, cela ne me revient pas très cher. Pour cinq établissement a mis en

établissement a mis en place un pro- gramme spécial-vacances. Il y a une piscine, ils se rafraîchissent, s’amu- sent et en fin de journée, je les récu- père.» Cette maman conclut : «C’est vrai que mes parents m’ont culpabili- sée au départ en me disant que c’était une mauvaise chose pour les enfants. Mais lorsque nous sortons le week- end et que nous nous défoulons, ils gardent beaucoup de bons souvenirs, ça efface un peu les jours de semaine où ils sont à la crèche. De plus, ce rythme nous l’avons choisi unique- ment pour ces vacances.»

Par Sarah Raymouche

articles (table, parasol, et quatre chaises, ndlr), je débourse 500 DA. Les déjeuners et dîners sont faits mai- sons par un chef-cuisinier, en l’occur- rence mon épouse», ajoute-t-il en riant. De cette façon, Souhil estime pouvoir faire passer de bonnes vacances à ses enfants. «Il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas si longtemps que cela, les vacances se résumaient à rester à la maison, dormir, regarder la TV et jouer. J’estime que dans mon cas, mon honneur est sauf et ma famil- le est heureuse», conclut-il.

Nouria, 42 ans, employée :

«Pas les moyens de partir en vacances»

«La culture de consommation des Algériens est en train de changer très vite. Ils n’étaient pas très nombreux, ceux qui partaient en vacances. La plupart partait le week-end au bled. Maintenant, si tu ne dis pas que tu pars en Turquie, Tunisie, Béjaïa, tu n’es pas un être humain», lance Nouria, technicienne dans une entre- prise publique. Maman de quatre enfants, elle explique qu’elle ne prend pratiquement jamais de congé. «Je ne prends pas de congé parce que je n’ai pas les moyens d’en prendre. Contrairement à d’autres, lorsqu’une prime de 2 000 DA est défalquée de mon salaire, je le ressens très dure- ment. Donc, je préfère prendre une journée par-ci et une autre par-là que de prendre un congé de 15, 21 ou 30 jours. Chaque fois qu’il y a une note disant qu’il est obligatoire de prendre son congé, j’esquive d’une façon ou d’une autre. En plus, mes enfants sont assez grands pour rester seuls à la maison. Pour le week-end, je préfère les emmener à la forêt de Bouchaoui ou celle de Baïnem. Là-bas, ils peu- vent jouer et se défouler sans aucun frais. Comme si nous n’avons pas de voiture, nous prenons le bus. Il y a aussi maintenant les Sablettes, nous y passons pratiquement la soirée et cela me permet à moi aussi de me détendre, en attendant des jours meilleurs !» Elle ajoute : «Mes enfants se sentent très gênés lorsqu’on leur pose la question si vous êtes partis en vacances ou à la plage. Il faut que les gens sachent que ce n’est pas toujours à la portée de tout le monde. Je me rappelle une collègue qui une fois m’a racontée l’histoire d’une famille à l’étranger avec deux enfants qui a passé dix jours cachée dans la cave pour faire croire à ses voisins qu'elle était partie en vacances. Ils avaient fermé leurs volets, dissimulé leur voitu- re dans le garage et averti leurs voisins de leur départ. Nous aussi, en Algérie, on va y arriver un jour !» n

ATTITUDES encore, ne croisent même pas votre regard en attendant l’ultime étape, celle du thé
ATTITUDES
encore, ne croisent même pas votre regard
en
attendant
l’ultime étape, celle du thé et
Par Naïma Yachir
et telles
un automate dans
ses gestes
sa compagne
la
«baqlawa». Il
est froid et
naiyach@yahoo.fr
machinaux
que même la
machine n’aurait
trop sucré. Il ne
vous plaît
pas. C’est la
pas réussi à faire, elle s’acquitte de sa cor-
goutte qui fait déborder le vase : vous vous
Cérémonie
vée. Et si vous osez lui demander de l’eau,
levez de table en sommant votre fille de la
son visage
se transforme
en celui
d’un
suivre. Vous quittez les lieux, la
mine ren-
monstre, prêt à attaquer sa proie.
frognée
et jurez par
tous
les dieux que
L’heure
de
la pause-café a
sonné.
Un
vous
ne mettrez
plus les
pieds dans
ces
La saison est
aux
célébrations
des
devient
une
thérapie
pour
toutes
ces
autre supplice que vous allez devoir subir.
pseudo-salles.
cérémonies de mariage, n’en
déplaise à la
femmes
en sueur
qui
exhument
leur
mal-
Ici
le breuvage
est
servi par
leurs
soins.
Puis
prise
d’une
profonde
nostalgie
canicule
qui
nous nargue
chaque
jour
un
être. On arrive aux prestations de service et
Elles arrivent alors, un plateau à la main, et
vous rembobinez le film d’un mariage célé-
peu plus.
Les
salles des
fêtes affichent
c’est là où rien ne va plus.
vous donnent
une tasse qui
ne ressemble
bré dans
une
somptueuse
maison à
La
complet,
quant
aux
prestations,
elles
D’abord
ces serveuses :
venues d’une
pas à
une autre,
sans
vous demander
si
Casbah auquel vous
avez assisté quand
varient selon le coût de la location.
autre planète
: incolores, inodores et sans
vous voulez du café au lait ou du café tout
vous aviez à peine 12 ans, du temps où les
Nous sommes
dans une
salle située
saveur, elles vous
balancent une
bouteille
court. Elle fera
le tour de
la table en
une
salles des
fêtes n’existaient pas,
où les
dans une
petite agglomération de
la ban-
de limonade en plastique que vous rattra-
fraction de seconde et tant pis pour la chai-
gâteaux et le
café étaient
servis dans
un
lieue
est d’Alger. Coût tout
juste
moyen,
pez presqu’au vol, vous jettent
un salé, la
se vide. Ah !
j’allais oublier
les gâteaux.
Il
plateau en cuivre scintillant par d’élégantes
décor
passable, mais
comme
dit l’adage :
serviette en papier qui va avec et n’hésitent
faut surtout qu’elles respectent la consigne
femmes en
tenues traditionnelles,
qui
«Les goûts et les couleurs ne se discutent
pas à arracher des mains d’une petite inno-
: zapper
les
enfants dont les
yeux s’écar-
vous regardent en arborant un doux souri-
pas.» Climatisation et sonorisation
accep- cente de 7 ans la
pizza modèle réduit qu’el-
quillent à
la
vue
des
boîtes-surprises.
re avant de
vous inviter
à prendre les
tables,
DJ
sympa,
bref,
jusque-là
rien
le a
réussi à extirper d’un
plateau
où sont
«Leurs mamans
n’ont
qu’à
se débrouiller
gâteaux. Un après-midi,
une soirée mémo-
d’alarmant.
On
s’y accommode
et
on est
disposés pêle-mêle les gâteaux. Elles vous
pour leur donner leur part.»
rable
que même
les années
ne réussiront
parti pour passer un après-midi où la danse
regardent et ne
vous
voient
pas,
ou
pis
Vous prendrez quand
même votre
«dû»
pas à effacer.
n

Le Soir

d’Algérie

Entretien

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 16

Entretien Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 16 S oirmagazine MOUNIR ZIANI, RESPONSABLE
S oirmagazine
S
oirmagazine

MOUNIR ZIANI, RESPONSABLE ÉVÉNEMENTIEL À INGESE EVENT AU

SOIRMAGAZINE :

«Faire découvrir le patrimoine algérien de façon ludique»

Photos : DR
Photos : DR

Courir, chercher, découvrir, chasser et trouver ! Ce sont les verbes que conjuguent les membres de l’agence Ingese Event qui a organisé, récemment, une chasse au trésor au niveau des ruines romaines de Tiapasa. Une façon sympathique de passer un bon week-end. Dans cet entretien, Mounir Ziani, responsable événementiel à Ingese Event revient sur ce concept, et les personnes intéressées par ce genre d’évènements.

Soirmagazine : Pouvez-vous présen- ter votre entreprise ? Mounir Ziani : Ingese Event est une jeune entreprise d’événementiel spéciali- sée dans la culture et le sport. Elle a pour objectif de faire découvrir l’Algérie de façon ludique et de faire découvrir des sports peu pratiqués chez nous entre autres le jeu d’échecs. Nous avons notamment organisé des chasses au trésor dans plusieurs lieux d’Alger pour enfants et adultes et aussi des tournois et initiation au jeu d’échecs.

Comment vous est venue l'idée de réaliser une chasse au trésor grand public ? Pouvez-vous nous présenter le concept ? C’est après avoir visité le Musée natio- nal des beaux-arts. Nous avons été émer- veillés aussi bien par la beauté des œuvres que par la vue dominant la baie d’Alger. Nous nous sommes lancés le challenge de faire découvrir ce beau lieu au maximum de personnes amoureux d’Alger et de l’Algérie. L’idée a germé pour organiser une chasse au trésor amusante

aux jeunes comme nous au sein même du musée. Nous avons travaillé d’arrache- pied pour le concrétiser. Finalement notre rêve d’apporter un petit plus à l’Algérie a pu se concrétiser. Pour le concept, les équipes sont dotées d’une carte géogra- phique permettant aux équipes de se déplacer d’un lieu à un autre tout en répon- dant aux énigmes. Ces dernières peuvent être des mots croisés, des rébus ou bien des quiz. Nous faisons en sorte d’adapter nos énigmes au lieu de chasse et à un thème spécifique, par exemple, le Jardin d’essai ce sera les plantes et Tipasa l’his- toire numide.

La chasse au trésor de Tipasa est-il votre premier événement ? Non, nous avons déjà organisé une vingtaine de chasses au trésor dans diffé- rents lieux. Pour le site archéologique de Tipasa, ce fut la deuxième édition. Je voudrais donner plus de détails sur la journée elle-même. Le site archéolo- gique de Tipasa devient, par exemple, le terrain de jeux des participants à une visite guidée bien particulière, puisqu’elle cache un trésor en son sein. En plus de visiter le site archéologique et le musée, les participants doivent résoudre des énigmes tout au long du che- min et trouver un trésor. Les participants s’acquittent de 1 200 DA, mais pour les enfants de moins de 10 ans le jeu est gratuit. Le prix inclut l’entrée au musée, le déjeuner et la collation ainsi que la participation à la chasse au trésor.

Quelle est la moyenne des partici- pants et leur profil ? Je ne peux avancer de chiffres exacts. Ce que je peux dire est que cela varie d’un lieu à un autre et cela dépend aussi de la période de la tenue de l’événement. Donc,

Par Sarah Raymouche

je peux m’avancer en disant qu’ils sont

entre 50 et 100. Quant à leur profil, il est

vraiment très large. En fait, il n’y a pas de profil-type du chasseur au trésor. Cela va

de jeunes étudiants à l’esprit de découver-

te, d’aventure et de sensations fortes aux familles, en passant par de jeunes couples. Je peux aussi dire qu’il y a des parents qui amènent leurs enfants parce qu’eux-mêmes, petits, ont participé à des chasses au trésor. Donc, cela leur permet de revivre leurs propres souvenirs.

Viennent-ils en famille ? Oui, comme je viens de l’expliquer, il y

a beaucoup de familles algériennes qui

participent. Il faut dire que pour la dernière édition de la chasse au trésor de Tipasa, les premiers gagnants étaient les membres d’une même famille composée des parents et de leurs fils.

En quoi consiste votre programme ? Le programme c’est d’abord une visite guidée avec des spécialistes des lieux qui leur feront découvrir plein d’anecdotes autour du lieu visité. La chasse au trésor, elle-même, dure près de deux heures. Les participants, sans se rendre compte, com- mencent petit à petit à courir et faire de l’escalade. Ils partagent ces mêmes sen- sations. Ce qui est bien c’est que les tou- ristes et les badauds qui ne sont pas ins- crits aux jeux y participent et essayent de guider les joueurs. C’est assez amusant !

Quel est votre prochain projet ? Nous organiserons, prochainement,

des week-ends culturels à Timgad, Djemila

et Tlemcen pour la rentrée sociale. Nous

comptons, de même, ouvrir bientôt une école de jeu d’échecs. n

Dans notre voyage culinaire de cette semaine, je vais vous faire découvrir et partager avec

Dans notre voyage culinaire de cette semaine, je vais vous faire découvrir et partager avec vous une vieille recette algéroise du terroir qui est très convoitée pendant cette période de chaleur.

Aussi vieille soit-elle, dolmet esserdine reste cependant une recette qui a su garder toute sa fraîcheur et sa jeunesse durant toutes les générations passées. Cette autre manière de manger la sardine est une des innombrables variantes de cuisiner ce pois- son si riche et dont les bienfaits sont mul- tiples. Il est vrai que la sardine avait long- temps eu la réputation d’être le poisson du pauvre, mais aujourd’hui, il n’en reste pas moins que côté richesse et efficacité, il est bien le numéro un sur la liste. Les plus âgés diront toujours que ce plat était très courant dans les foyers algérois et que toutes les femmes excellaient dans sa préparation. Au moins une fois par semaine, leurs maris ramenaient le poisson bien frais à la maison et elles le cuisinaient sans plus attendre et sans rechigner car le nettoyage était plus ou moins fastidieux. Et le mode de cuisson revenait toujours au mari qui

Dolmet essardine, une affaire d’hommes

LA RECETTE

Ingrédients Pour les boulettes

- 1 kg de sardines moyennes

- 1 poignée de riz étuvé (non cuit)

- 1 petit oignon

- Quelques branches de persil

- 1 jaune d’œuf, sel, poivre

- 2 à 3 c. à s. de farine pour former les boulettes Pour la dersa

- 3 à 4 gousses d’ail

- 2 c. à c. de paprika

- 1 bonne c. à c. de cumin pilé

- Sel, poivre

- 1 c. à s. d’huile végétale

- 1 c. à c. de concentré de tomates

Pour la sauce

- 1 petit oignon, 2 c. à s. d’huile végétale

- 2 petites tomates bien mûres

- Sel, poivre, de l’eau

Préparation :

Commencer par nettoyer les sardines en les vidant et en enlevant les têtes, les arêtes et les queues. Les rincer abondamment à l’eau claire puis les mettre à égoutter dans un couscoussier. Prendre ensuite un sala- dier en verre et malaxer la chair des sar- dines avec les doigts afin de les écraser et

chair des sar- dines avec les doigts afin de les écraser et décidait de la recette.

décidait de la recette. Frit, en sauce, dolma ou en escabèche, c’était selon l’envie du jour. Et les femmes s’exécutaient sans le moindre signe de protestation. C’était rentré dans les traditions que le poisson était une affaire d’hommes du début jusqu’à la fin et on ne pouvait pas les rouler quant à la fraicheur du produit. Les femmes reconnaissaient volontiers qu’elles ne savaient pas y faire et elles ne s’en cachaient pas, laissant cette tâche aux connaisseurs. Cependant, elles ne dissimu- laient pas leur fierté lorsqu’elles présentaient les différentes recettes de sardines que leurs convives appréciaient et couvraient d’éloges.

de les hacher grossière- ment. Ajouter le riz étuvé et l’incorporer aux sar-

dines écrasées pour obte- nir une pâte homogène et assez sèche puis réserver. Préparer alors la dersa. Dans un mortier, bien écraser l’ail avec toutes les épices. Ajouter le concentré de tomates et un filet d’huile. Saler, poivrer et réserver. Prendre la moitié de la dersa et la mélanger aux sardines/riz, ajouter l’oignon râpé, le persil haché finement, le jaune d’œuf, le sel et le poivre et bien mélanger le tout jusqu’à obtenir une pâte consistante. Couvrir avec du film plastique et réserver au frais. Prendre une marmite, faire chauffer l’huile et y faire revenir l’oignon haché avec le reste de la dersa. Ajouter les tomates pelées et concassées, saler et poivrer. Couvrir d’eau et laisser cuire quelques minutes à feu moyen. Pendant ce temps, former des boulettes de sardines de la taille d’une noix, les enfariner pour qu’elles ne col- lent pas, puis les disposer délicatement dans la sauce. Couvrir la marmite et laisser cuire une dizaine de minutes environ. Au moment de servir, parsemer de persil haché et d’un filet de jus de citron et accompagner d’une bonne salade de laitue. On peut ajouter au plat des carottes qu’on fait cuire dans la sauce avant les boulettes de sardines. n

Par H. Belkadi
Par H.
Belkadi
Le Soir C’est ma vie 17 d’Algérie Vend.12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE
Le Soir
C’est ma vie
17
d’Algérie
Vend.12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE
Photo : DR
Photo : DR

C’est un homme épris de sa ville natale Miliana.

vient de ressusciter une

Lotfi, ce jeune dentiste

horloge datant de plus d’un siècle et demi. Un rêve

qu’il a réalisé avec son ami et non moins confrère Toufik. Une horloge-carillon, la seule en Algérie qui sonne les heures en plein cœur de la cité, comme au bon vieux temps.

D ifficile de décrire cette sensa- tion lorsque sonna 15 heures. Attablés au café de la place du

musée, à quelques mètres de l’édifice pointant vers le ciel où s’abrite la majes- tueuse horloge protégée par quatre impo- sants palmiers, nous sirotions un thé fumant à la menthe en attendant avec une émotion particulière les trois coups. Des ding dong que nous n’avons jamais entendus auparavant et qui retentissent encore dans nos oreilles. Un plaisir de l’ouïe que nous a offert l’enfant de Miliana. Un défi que s’est lancé Toufik, une aventure qu’il a menée avec amour et qui a pour nom la sauvegarde du patri- moine culturel de son berceau. Volubile, c’est avec beaucoup d’en- thousiasme et une grande fierté qu’il nous conte son aventure. «Tout a commencé lorsque j’ai récupé- ré une vieille horloge de mon défunt père datant des années 1940. Il faut dire que j’ai un faible pour tout ce qui est ancien, j’ai donc restauré cette petite œuvre d’art, elle fonctionne à merveille et j’en suis heureux ! Du coup, et après cet

exploit, je me suis dit, pourquoi ne pas ressusciter l’horloge de la ville. Moi et tous ceux qui ont adhéré à ce projet la considèrent comme un monument histo- rique. C’est un peu notre tour Eiffel. En fait, l’horloge a des années d’histoire der-

rière elle et je me ferai un plaisir de vous

la raconter. Au départ et au même empla-

cement la mosquée El Bathaâ y était éri- gée. Elle date du XVII e siècle. Lors de la colonisation française, en 1840, et après un long siège qui a duré neuf mois, l’ad- ministration coloniale a réalisé un nou- veau tracé de la ville. Après quoi, la gran-

de salle de prière fut détruite, mais la tour

a été sauvegardée de manière à abriter

une horloge avec un mécanisme et des cloches. Il nous est difficile toutefois de

nous prononcer sur la date exacte de son installation. Nous hésitons entre 1860 et 1959. Nous avons trouvé en revanche des inscriptions gravées sur la porte en bois où sont inscrits un nom et une date :

M. Dumont Bernard, 1918, le 5 janvier à 10h25. Ce qui nous laisse penser que sa mise en place date d’avant 1918. Un sys- tème de remontage électromécanique a

Miliana ou l’horloge de mon enfance

été placé en 1959 et Francis Paget est la marque de l’horloge. Cette dernière a cessé de fonctionner en 1997 après le décès de l’agent responsable de son entretien. Nos aînés nous racontent qu’à l’époque de sa gloire, avant l’indépendan- ce et quelques années après, ses coups étaient l’alarme pour rappeler aux lycéens que l’heure a sonné pour rentrer à la mai- son et réviser leurs leçons. C’était en fait un repère temporel pour tous ceux qui activaient dans la ville. Il faut dire qu’au début, personne ne croyait à ce projet, sauf les fous que nous sommes. Les gens de la ville pensaient que c’était une lubie. Mais forts de notre détermination, nous avons pris le taureau par les cornes et nous avons foncé. Nous

avons d’abord contacté les autorités de la ville qui, faut-il le préciser, n’ont manifesté aucune réticence. Bien au contraire elles nous ont facilité la tâche dans toutes les démarches que nous avons entreprises. Ensuite, nous avons fait de petites recherches sur la marque Francis Paget qui nous ont conduit droit vers l’atelier qui porte son

nom et qui se trouve à Morez, dans le Jura, à la

frontière suis- se. Nous nous sommes rap- prochés, via internet de la mairie de cette cir-

conscrip-

tion, qui à son tour nous a mis en contact avec l’Association horlogerie comtoise. C’est François Buffard qui nous a transmis les manuels d’entretien et de graissage qui nous ont énormément aidés à sa remise en marche. Et c’est là qu’est entré en scène mon ami Toufik, un passionné de micromécanique et d’horlo- gerie. C’est un véritable artiste. Il collec- tionne les voitures deux-chevaux et d’autres objets qu’il fabrique parfois lui- même. Pour ma part et pour la bonne cause, j’ai mis la main à la poche et j’ai financé l’opération de restauration, comme le renouvellement des cadrans et les travaux de peinture. Nous avons tout

Par Naïma Yachir

fait pour éviter une aide financière éma- nant de l’APC, afin de préserver notre liberté de mouvement.» C’est donc au mois de novembre der- niers que l’équipe, orchestrée par nos deux dentistes a commencé l’aventure. Sept week-ends furent sacrifiés, 300 euros dépensés, et une main-d’œuvre gratuite, afin que le 24 décembre 2015 les cloches de l’horloge sonnent à 19 h

précises. Et le défi fut relevé! Toufik a les larmes aux yeux en évoquant la date de son inauguration. «Tous ceux que nous avons embar- qués ont travaillé eux aussi d’arrache- pied et gratuitement. Ils ont fait du volon- tariat, c’est une manière d’exprimer leur solidarité et leur attachement à Miliana, et ils en sont fiers. C’est une horloge de 36 heures, nous avons à cet effet formé un agent pour le remontage des poids de l’horloge en attendant la réparation du moteur de remontage qui sera assuré par mon ami Toufik. Je serais

incapable d’exprimer ma joie ce jeudi 24 décembre qui restera gravé dans les mémoires des Milianis. Un mélange de stress, d’excitation, de joie et de fierté. Un véritable challenge que nous avons réussi et qui a donné une nouvelle jeu- nesse à Miliana. C’était la fête ce jour-là.

Aujourd’hui l’horloge fait non seulement partie du patrimoine local mais elle s’inscrit au patrimoine mondial industriel. Notre slogan est «Réparer pour ne pas oublier».Pour la petite histoire, en 1863, Alphonse Daudet

lors de son séjour dans la ville de Miliana a évoqué l’horloge dans Les lettres de mon moulin. Il écrivit : «Deux heures sonnent à l'horloge de la ville, - un ancien marabout dont j'aperçois d'ici les grêles murailles

Pauvre diable de Marabout !

Qui lui aurait dit cela, il y a trente ans, qu'un

blanches

«TOUT A COMMENCÉ LORSQUE J’AI RÉCUPÉRÉ UNE VIEILLE HORLOGE DE MON DÉFUNT PÈRE DATANT DES
«TOUT A COMMENCÉ
LORSQUE J’AI RÉCUPÉRÉ UNE
VIEILLE HORLOGE
DE MON
DÉFUNT PÈRE DATANT DES
ANNÉES 1940.
IL FAUT DIRE
QUE J’AI UN
FAIBLE POUR
CE QUI EST ANCIEN,
TOUT
DONC RESTAURÉ CETTE
J’AI
PETITE ŒUVRE D’ART, ELLE
FONCTIONNE À MERVEILLE
ET J’EN SUIS
HEUREUX !»

jour il porterait au milieu de la poitrine un gros cadran municipal, et que, tous les dimanches, sur Ie coup de deux heures, il donnerait aux églises de Miliana le signal

de sonner les vêpres ?

Voilà les cloches parties ! »

Ding ! Dong !

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A A no n o s s l l e e c c t t e

Cette page est la vôtre. Si vous avez été témoin de faits qui vous ont paru hors du commun, de situations heureuses ou malheureuses, si vous connaissez des personnes qui mènent une vie peu ordinaire, profitez de cet espace que nous vous offrons pour vous exprimer. Partagez-les avec nos lecteurs. Cette richesse d’expériences que vous allez leur conter les rendra, sans nul doute, un peu plus forts pour affronter avec courage la vie. Alors, à vos plumes !

Le Soir

d’Algérie

Détente

Vend.12 - Sam.13 aoput 2016 - PAGE 18

d’Algérie Détente Vend.12 - Sam.13 aoput 2016 - PAGE 18 M OTS F LÉCHÉS Par Tayeb

M OTS

F LÉCHÉS

Par Tayeb Bouamar

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Ces colonnes abritent les noms de huit types de lampes. Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois. Définition du mot restant = «Sur la voie publique»

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1- À INCANDES- CENCE 2- AUX IODES MÉTALLIQUES

3- À ALCOOL 4- COMPACTE 5- À INFRAROU- GE

6- À SOUDER 7- DE POCHE 8- À ACÉTYLÈNE 9- À ARC

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Le Soir

d’Algérie

Détente

Vend.12 - Sam.13 août 2016 - PAGE 19

d’Algérie Détente Vend.12 - Sam.13 août 2016 - PAGE 19 M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS

M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS

Par Tayeb Bouamar

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a l’occasion des vancances, iMa offre des remises (– 30 %), sur les tarifs des formations : audiovisuel, infographie, site web, programmation, bureautique, maintenance (micros, photocopieurs, smartphones et tablettes), vidéosurveillance, électricité bâtiment, réseaux, routeurs. — Tél.: 023 51 07 20 - Mob.: 0551 959 000 (El-Madania, Alger). F373/B1

51 07 20 - Mob.: 0551 959 000 (El-Madania, Alger). F373/B1 Pensée Haddad ahmed Baba laâziz

Pensée

Haddad

ahmed

Baba laâziz 34 mois aujourd'hui que tu nous as quittés pour un

monde meilleur. Mon très cher papa, tu resteras toujours présent dans mon cœur. Je demande à tous ceux qui ont connu et aimé mon père d’avoir une pieuse pensée en sa mémoire. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. Je t’aimerai toute ma vie mon papa.

Ton fils reda

X-Matrix

condoléances Affigés par le décès tragique de M Me benseradj aMna épouse de leur ami Hacène Bourioua, Kamel Ghimouz et Boubakeur Hamidechi pré- sentent à ce dernier ainsi qu’à toute la famille de la défunte leurs sincères condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur soutien indéfectible. Puisse Dieu le Tout-Puissant accueillir la défunte en Son Vaste Paradis.

circonstance de leur soutien indéfectible. Puisse Dieu le Tout-Puissant accueillir la défunte en Son Vaste Paradis.
circonstance de leur soutien indéfectible. Puisse Dieu le Tout-Puissant accueillir la défunte en Son Vaste Paradis.

Photos : DR

Le Soir

d’Algérie

magfemme03@yahoo.fr

Le magazine de la femme

Vend. 12 - Sam. 13 août 2016 - PAGE 23

Page animée par Hayet Ben

SANTÉ

Gymnastique des pieds

Pour en finir avec les jambes lourdes et les chevilles gonflées !

Pour commencer, détendez vos pieds !

Faites le poirier : relaxer les jambes en vous installant

à la perpendiculaire le long d'un mur. Pieds en haut,

jambes et pieds souples en élévation pendant 5 minutes. Vos bras sont en croix, dos droit contre le mur et votre nuque est détendue.

Relancez la circulation sanguine de vos pieds Installez-vous à la perpendiculaire, pieds en haut, jambes et pieds souples en élévation, croisez et décroisez lentement les jambes. Puis faites bouger tous vos orteils rapidement pendant quelques secondes. Vos bras sont en croix, dos droit contre le mur et votre nuque est détendue. Répétez ce mouvement 15 fois. Gardez la position et effectuez des petits battements de jambes d'avant en arrière. Répétez ce mouvement 15 fois.

Décontractez et tonifiez vos chevilles Debout, jambes légèrement écartées, redressez-vous sur la pointe de vos orteils en conservant le dos bien droit et la tête levée, puis retomber d'un seul coup sur les talons. Gardez votre dos bien droit en réalisant l'exercice et respirez lentement. Répétez ce mouvement 15 fois. Assise sur une chaise, le mollet gauche reposant sur la cuisse droite, effectuez 15 rotations de la cheville gauche, aussi larges que possible, dans un sens puis dans l'autre. Gardez votre dos bien droit en réalisant l'exercice et respirez lentement. Allongez- vous sur le dos, installez-vous à la perpendiculaire, pieds en haut, jambes tendues et serrées, effectuez de petits déplacements de gauche à droite, les pieds demeurant parallèles au sol. Evitez de vous cambrez et maintenez les pieds tendus. Répéter ce mouvement 15 fois.

maintenez les pieds tendus. Répéter ce mouvement 15 fois. Pêche au caramel 250 g de sucre

Pêche au caramel

250 g de sucre semoule, 20 cl d'eau, 4 pêches, cannelle en poudre, 8 bâtons de cannelle

4 pêches, cannelle en poudre, 8 bâtons de cannelle Commencez par éplucher vos pêches et mettez-les

Commencez par éplucher vos pêches et mettez-les dans des ramequins. Dans une casserole, ajoutez le sucre et l'eau. Faites-les cuire tout en remuant jusqu'à

obtenir un caramel. Une fois cuit, ajoutez une cuillère à soupe de vinaigre pour aider à la conservation du caramel. Versez le caramel sur les pêches de manière

à les recouvrir. Saupoudrez vos pêches au caramel

d'un peu de cannelle en poudre et ajoutez les bâtons de cannelle pour la présentation.

NUTRITION

Les atouts des légumes de l'été

VITAMINES, BONNE MINE ! Les tomates, juteuses et désaltérantes à souhait, ne sont jamais aussi savoureuses qu'en cette saison. Elles sont incontournables dans nos repas, crues, en salade ou en coulis ; cuites, dans des ratatouilles, des tartes, des sauces, grillées au four ou au barbecue… Grâce à leur richesse en lycopène (leur pigment rouge caractéristique) et en vitamine C (près de 20 mg aux 100 g), elles empêcheraient le vieillissement précoce de la peau.

BONS POUR LE CŒUR Les poivrons, verts ou rouges, égayent les plats d'été. Ils leur apportent aussi leur saveur légèrement piquante, mais tout à fait supportable quand on prend soin d'opter pour les poivrons doux, et non pour les piments au goût «brûlant». Ce sont des sources exceptionnelles de vitamine C (c'est d'ailleurs dans le poivron rouge qu'on a pour la première fois isolé cette vitamine) : on en trouve plus de 140 mg aux 100 g ! Leur taux de bêta- carotène (ou provitamine A) est également très élevé (il atteint 1 300 µg pour le poivron rouge, un peu moins pour le poivron vert).

FRAÎCHEUR ET FACILITÉ C'est maintenant la pleine saison des haricots verts… et le bon moment d'en apprécier la vraie saveur, en les dégustant tout frais. Ils sont beaucoup

saveur, en les dégustant tout frais. Ils sont beaucoup plus rapides à préparer qu'on ne l'imagine,

plus rapides à préparer qu'on ne l'imagine, car la plupart des variétés n'ont plus de fils ! Simplement cuits à la vapeur et accommodés avec des fines herbes et un soupçon de crème fraîche, ils gardent leurs qualités diététiques : une addition calorique très modérée (seulement 24 calories aux 100 g !) ; des fibres tendres et bien tolérées ; des phyto-constituants protecteurs, comme des flavonoïdes et des saponines, qui pourraient diminuer le risque de développer certains cancers ; enfin un large éventail de vitamines, en particulier de la vitamine C (10 mg) et des vitamines B dont l'acide folique ou vitamine B9 (45 µg).

QUESTION

Avez-vous un trop gros ventre ?

QUESTION Avez-vous un trop gros ventre ? La question est de savoir si on a du

La question est de savoir si on a du ventre ou si on a un trop gros ventre. La distinction est importante car le second cas peut relever du syndrome métabolique, une affection qui expose aux maladies cardiovasculaires.

Alors, comment savoir si on a un trop gros ventre ? Gros ventre : qui consulter ? Votre médecin généraliste

peut tout à fait réaliser le diagnostic du syndrome métabolique. Quelle est la définition du syndrome métabolique ? Le syndrome métabolique correspond à l'association de plusieurs anomalies :

- glycémie élevée ;

- excès de triglycérides ;

- niveau de «bon cholestérol» bas ;

- tension artérielle élevée ;

- obésité abdominale.

Le problème est que ces anomalies s'installent silencieusement et progressent souvent sans qu'on s'en rende vraiment compte. Or, à long terme, le syndrome métabolique double le risque de maladies cardiovasculaires. Alors, autant en avoir conscience le plus tôt possible afin de corriger ces erreurs, généralement alimentaires, et de rompre avec la sédentarité.

Volaille et légumes en terrine

2 carottes, 1/2 chou-fleur en petits bouquets, 100 g de petits pois, 200 g de blanc de poulet ou de dinde cuit à la poêle, 2 cuillerées à soupe de persil haché, 200 g de fromage blanc, 2 œufs, 1 cuillerée à soupe d'huile d'olive, sel et poivre.

Lavez les carottes, grattez- les, coupez- les en deux dans la longueur, puis émincez-les en bâtonnets. Dans une casserole, faites blanchir quelques minutes séparément les carottes, les petits pois et les bouquets de chou-fleur. Faites préchauffer le four à th. 5/6 (180°C). Mixez les blancs de volaille avec les œufs entiers. Salez et poivrez. Versez ce mélange dans un saladier. Fouettez le fromage blanc afin qu'il devienne léger et le plus mousseux possible, puis incorporez-le à la préparation. Ajoutez les petits-pois et mélangez encore. Huilez les parois d'un moule à cake. Disposez une

Huilez les parois d'un moule à cake. Disposez une couche de carottes, recouvrez de chou- fleur.

couche de carottes, recouvrez de chou- fleur. Saupoudrez de persil haché et nappez du mélange au fromage blanc. Placez ce plat dans un autre contenant de l'eau et mettez à cuire au bain-marie pendant 35 minutes. Laissez refroidir, puis démoulez. Servez cette terrine avec une vinaigrette aux herbes (persil haché et basilic, par exemple).

Pour plus d'efficacité de votre déodorant

Après votre douche, séchez-vous soigneusement et attendez que la peau soit parfaitement sèche avant d'appliquer votre déodorant : la moindre trace

d'humidité réduirait son efficacité. Bon à savoir : L'odeur résultant de la transpiration est due aux bactéries libérées par la

peau via la transpiration et qui se nourrissent de celle-ci. Les anti- transpirants stoppent (ou, tout au moins ralentissent) la production de sueur et par la même des bactéries responsables de l'odeur caractéristique. Le corps est programmé pour éliminer les toxines en divers endroits et, notamment, sous les aisselles.

en divers endroits et, notamment, sous les aisselles. Masque au café Pour rehausser un teint doré

Masque au café

Pour rehausser un teint doré et lui donner de l’éclat : il se fait au moins une fois par semaine, avec du marc de café, mélangé à de l’huile d’olive et du jus de citron. Massez tout le corps et laisser poser un quart d’heure puis rincer.

à de l’huile d’olive et du jus de citron. Massez tout le corps et laisser poser
PANORAMAPANORAMA
PANORAMAPANORAMA

LETTRE DE PROVINCE

De la petite vérité du gendarme à la peur comme mensonge d’État

A la suite du récent bulletin d’alerte diffusé par la gendar- merie, est-il encore possible de démentir le contenu pessi-

miste de cette mise en garde excep- tionnelle émanant d’un corps de la force publique ? Alors que jusque-là, les bonnes âmes qui dirigent le pays attribuaient à la seule malveillance journalistique ce genre de prévisions qu’ils qualifiaient d’ailleurs de «hasar- deuses» voire de «toxiques» pour le moral de la société, les voilà cette fois, destinataires d’un rapport explosif sur l’état de la nation et les risques que celle-ci pourrait encourir dans les semaines qui viennent ! Quel curieux renversement de perspective qui dévoile un aspect tout à fait inconnu jusque-là s’agissant des mécanismes de fonctionnement de l’ensemble de l’architecture du pouvoir. Ainsi, ce serait au tour de la maré- chaussée de prendre le relais de l’état- major de l’ANP dans la diffusion de la peur et notamment de son intensifica- tion. Il est vrai que la stratégie globale destinée au conditionnement psycho- logique de l’opinion est irriguée par la résurgence du terrorisme dont la traque est régulièrement illustrée par les communiqués de la télévision. Cependant, il restait le volet marginal de ce que l’on qualifie de «troubles sociaux» auxquels il fallait administrer la même dose de peur afin de diaboli- ser la rue en grossissant les carac- tères désastreux qui seraient la sien- ne. Sauf que ce volet complémentaire à la guerre idéologique, engagée contre le terrorisme islamique par l’ANP, risque de susciter finalement des lectures inattendues, notamment de celles qui impliquent négativement la puissance publique et la mauvaise intendance de l’Etat. Une pareille pro-

Le Soir sur Internet :

http:www.lesoirdalgerie.com E-mail :

info@lesoirdalgerie.com

babilité est déjà perceptible dans les commentaires des réseaux sociaux qui par étonnement se réapproprient les assertions de la gendarmerie pour faire justement les procès de l’Etat. Voilà ce qui s’appelle «mordre sa propre queue» dès l’instant où ce corps d’Etat s’empare de la compéten- ce d’analyser les causes et les effets des troubles sur le front social en lieu et place du pouvoir politique. A ce propos, c’est cette fois une légion de prétoriens au service du pouvoir qui souligne que l’agitation cyclique sur le front social est d’abord le bon carburant de la société et, de ce fait, ce ne sera jamais soluble dans les procédés répressifs qui légitiment l’autorité de l’Etat ou, du moins, tem- pèrent les recours à l’affrontement. En somme, la théorie de la peur ne tien- dra pas la route en toutes circons- tances et notamment en rase cam- pagne lorsque la colère est cimentée par des revendications sensées. Bref, le syndrome de la peur appliqué au front social n’est susceptible d’at- teindre son objectif que par le dia- logue, lequel, comme on le sait, n’est pas une vertu du pouvoir. Dans son esprit donc, la contribution de la maré- chaussée a le mérite d’aborder équita- blement la question de la gouvernan- ce sous l’angle de la relation que doit entretenir l’Etat avec ses administrés. Or qui dit «relation» suppose «parole officielle» : celle qui est de plus en plus absente dans l’espace public. Et ce ne sont d’ailleurs pas les quelques loufoques assertions d’un Premier ministre, lorsqu’il lui arrive de faire la tournée des popotes en province, qui finiront par faire sens auprès des populations. De même que pour cer- tains ministres interloqués face à la grogne et qui ne trouvent de formules appropriées afin de se rendre aimable que de lancer à la cantonade cette for- mule creuse décrétant que «l’émeute ne règle rien» ! Un raccourci verbal qui occulte le fait que le silence incompré- hensible de l’Etat a précédé l’indigna-

tion et la justifie a posteriori. Autant

insister sur le fait qu’en responsabilité politique, l’on ne peut déroger impu- nément au devoir d’écouter d’abord pour ensuite arbitrer dans les conflits. De cet impératif élémentaire lié à la vocation politique, plus personne ne s’en préoccupe. Une démission géné- rale qui n’épargne ni l’édile ou le chef de daïra, ni le wali et le ministre. Plus personne, de l’élu du douar jusqu’au sommet de l’Etat, ne fait l’effort de se rapprocher des gens et pis encore, ne se croit dans l’obligation de rendre compte de sa mission à l’opinion. Un désengagement rampant qui fait juste- ment peur au pays et malmène sa cré- dibilité dans le concert des nations. Au moment où tout indique que le front social s’embrasera dès la rentrée de septembre avec son lot d’émeutes destructrices et de grèves tournantes,

le silence radio de la gouvernance est

à son tour interprété comme une capi-

tulation larvée. Il est vrai que le capital humain qui est supposé conduire le char de l’Etat est à son tour frappé du syndrome de l’échec. C’est ainsi qu’entre la rectitude éthique qui sous- tend toute haute fonction au service de l’Etat et l’atmosphère délétère qui contribue au dévoiement de ces charges, l’on a souvent tendance à renoncer à certaines valeurs. Refusant le «donquichottisme», de brillants commis se contentent de gérer de petites carrières quand, de toutes parts, les mauvaises nouvelles s’amoncellent et que les nuages poli- tiques noircissent le ciel avant de se muer en orages. En somme, l’épou- vantail du front social que l’on présen-

te comme l’ultime étape avant l’effon-

drement de l’Etat n’est qu’une vision apocalyptique et, par conséquent, excessive en soi. En fait, dans ce domaine, il n’y pas de particularisme

algérien quant à la manière de recourir

à

la contestation non pacifique. Celle-

ci

résulte seulement des déviances de

l’ordre politique qui, au fil des abus et

des échecs, ont fini par remodeler les

au fil des abus et des échecs, ont fini par remodeler les Par Boubakeur Hamidechi boubakeur.hamidechi@Yahoo.fr

Par Boubakeur Hamidechi boubakeur.hamidechi@Yahoo.fr

réactions dans l’espace public. Car si les vagues de la contestation ne ces- sent d’enfler (comme le prouvent les statistiques de la gendarmerie), cela est d’abord dû à la profonde crise de la société dont les jeunes ne sont que les victimes. Paradoxalement, la rue n’est que réactive face aux comporte- ments rédhibitoires d’un système poli- tique désormais contrôlé par une gérontocratie sans perspective. Cette société qui n’exige dans l’im- médiat qu’un appel d’air capable de balayer l’immobilisme et l’incompé- tence ne fait, en définitive, peur qu’aux tenants du régime. C’est-à-dire, le directoire actuel qui joue à l’excès sur les peurs pour plaider la stabilité. Dans un pays fébrile où les vents de l’insurrection peuvent souffler à tout instant, est-il encore habile de persis- ter dans une présence – absence quand le temps, ce grand conseilleur, vous fait signe de quitter la scène ? Hélas ce n’est là qu’une affaire de sagesse, à laquelle n’y accèdent que ceux qui se méfient de la vanité du pouvoir.

B. H.

POUSSEAVECEUX! L’Algérie ne peut aider un État coupable d’avoir interrompu un processus électoral ! Zwitt
POUSSEAVECEUX!
L’Algérie ne peut aider un État coupable d’avoir
interrompu un processus électoral ! Zwitt ! Errwitt !
ParPar HakimHakim LaâlamLaâlam
hlaalam@gmail.com
Commentaire d’un ami de Tizi : «Tout ça, c’est la
faute à la presse en…
@hakimlaalam
… ARAV !»
Hollande demande l’aide de Bouteflika et de
l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme. Je ne
sais pas. Je me tâte. Je réfléchis. Je croise les doigts.
Je les décroise. Et je réfléchis encore. D’abord, a-t-on
le droit de désigner ces jeunes qui partent et revien-
nent du djihad syrien et irakien de «terroristes» ? Ne
sont-ils pas des combattants pour la liberté ? Ne faut-
il pas plutôt les appeler des «islamistes armés» défen-
dant une cause juste face à des pouvoirs autoritaires ?
N’est-ce pas là une atteinte aux libertés que de vouloir
empêcher ainsi, violemment, l’expression et l’aspira-
tion à plus de démocratie exprimées par ces kami-
kazes, ces conducteurs de 20 tonnes et ces comman-
dos armés de couteaux et de machettes face à l’appa-
reil répressif de l’Etat français et à sa junte du tout
sécuritaire ? Non, très franchement, je ne sais pas ! Je
me tâte. Je réfléchis. Je croise les doigts. Je les décroi-
se. Et je réfléchis encore. L’Algérie est un pays respec-
tueux des lois et des accords internationaux. Elle ne
peut pas, comme ça, juste sur une sollicitation du pou-
voir de Paris s’engager dans des opérations pour le
moins lourdes, pour certaines d’entre elles entachées
même de suspicion de mauvais traitements, voire de
torture contre les combattants rebelles islamistes. Le
pouvoir de Paris n’a pas suffisamment donné de gages
de respect des règles du droit international et des
droits de l’Hwomme tels qu’édictés par les conven-