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Cours Lumière(s) Des Nations 4

Centre de formation de serviteurs de Dieu pour les pays francophones

de formation de serviteurs de Dieu pour les pays francophones Cours 1 ELARGIS L’ESPACE DE TA

Cours 1

ELARGIS L’ESPACE DE TA TENTE !

de formation de serviteurs de Dieu pour les pays francophones Cours 1 ELARGIS L’ESPACE DE TA

Claude PAYAN

Lumière(s) Des Nations 4

Lumière(s) Des Nations 4 Cours 1 ELARGIS L’ESPACE DE TA TENTE ! Claude Payan « Elargis

Cours 1 ELARGIS L’ESPACE DE TA TENTE !

Claude Payan

« Elargis l'espace de ta tente ; qu'on déploie les couvertures de ta demeure : Ne retiens pas ! Allonge tes cordages, et affermis tes pieux ! » (Esaïe 54 : 2) J’ai cherché à comprendre plus en détails ce que signifiait ce verset pour ma vie et mon ministère. J’expose ici ce que j’ai compris et qui peut aider chacun qui l’adapte à sa propre vie et vision :

A) « Elargis l'espace de ta tente » :

La tente : c’est la vision générale. En ce qui concerne ma vision ça signifie les choses suivantes :

- Changement des mentalités ;

- Une manifestation de la puissance de l’Esprit d’intensité supérieure ;

- La levée d’une armée qui revient à la vie ;

- Un des mouvements de réveils des temps de la fin ; Elle consiste :

- A toucher les nations francophones ;

- En un enseignement libérateur et rafraîchissant ;

- A toucher les serviteurs de Dieu en priorité ;

- A venir en aide aux plus défavorisés ;

- A utiliser des formes non conventionnelles pour annoncer l’évangile ;

- Etc.

Il n’est pas question de CHANGER la vision mais de L’ELARGIR. C’est tout le contraire que de la changer : C’est parce que l’on reconnaît que la vision est bonne qu’on la développe au lieu de la changer. Elargissons la vision ! Permettons lui de prendre plus de place, de toucher plus de monde. Ce qui appelle UN PLUS de beaucoup de choses : Plus de motivations, plus de communications, plus de moyens, plus de serviteurs, etc.

B) « Qu'on déploie les couvertures de ta demeure » :

S’agit-il des couvertures qui se trouvent sous la tente, sur le sol ou qui forment

la tente ?

Autres traductions : « …qu’on étende les tentures de tes tabernacles» ou « …qu’on déploie largement les toiles qui t’abritent. » Il est donc question des toiles, tentures qui forment la tente. La toile de tente est composée de plusieurs toiles, parties. Une vision générale est composée de plusieurs visions. Une vision générale doit encourager les visions individuelles. Ces visions sont les tentures dont il est question. Pour mon ministère ces tentures sont :

L’école biblique par correspondance « Lumière(s) Des Nations », l’œuvre missionnaire spécial Afrique, « CJP Diffusion », les séminaires, etc. (voir site). On est appelé à DEPLOYER les tentures. Le mot pour la tente était :

« Elargis », pour les tentures c’est « déploie » ou « étends ». Lorsque l’on déploie on rend plus visible ce que l’on déploie, on rend visible de nouvelles parties qui n’étaient pas visibles parce que pas déployées jusque là.

Cela sous entend aussi qu’on se décentre de soi. Déployons les couvertures, ne soyons pas centrés sur nous, égoïstes. Soyons un sujet de bénédiction pour les autres. Qu'ils « se réchauffent » sous nos couvertures. Ici le texte ajoute :

« Ne retiens pas ! »

Il y a un effort de la volonté pour choisir d’aller dans la direction d’élargir la tente, c'est-à-dire de passer un autre cap, de saisir le temps, la saison, de passer par la porte qui s’ouvre. On n’est pas amené de force dans cette dimension. Rappelez-vous que lorsque le temps vint pour les hébreux d’entrer en Canaan, Dieu ne les y a pas forcés. Ils ont refusé et ont erré quarante ans de trop dans le désert. On peut retenir. Ne pas répondre présent à l’appel de Dieu d’élargir comme de déployer. Dieu cherche des gens volontaires :

« Ma tente est détruite, tous mes cordages sont rompus ; mes fils m’ont quittée, ils ne sont plus ; je n’ai personne qui dresse de nouveau ma tente, qui relève mes pavillons. » (Jérémie 10 : 20) Question : Retiens-tu ? Retiens-tu ta femme ? Ton Mari ? Des gens autour de toi ? Ton pasteur ? Veux-tu lâcher maintenant ? Te retiens-tu ? « Lâche-toi » dans le sens de t’affranchir toi-même avant de te lâcher dans le sens de profiter de ta liberté. Il faut lâcher pour pouvoir te lâcher ! Tu te retiens dans le prophétique ? Tu te retiens dans l’écriture ? Tu te retiens dans l’évangélisation, etc. Lorsque l’on retient, on limite Dieu.

C) « Allonge tes cordages » :

Qu’est-ce que les cordages ? Je me suis demandé ce qu’étaient ces cordages que nous devons allonger. Lorsque j’ai lu le verset suivant, j’ai compris :

« Je les tirai avec des liens d’humanité, avec des cordages d’amour. » (Osée 11 : 4) Il est question dans ce verset de cordages d’amour. Les cordages sont LES PRINCIPES sur lesquels nous bâtissons !

La motivation de ce que nous faisons, la raison d’être ce n’est pas réussir, satisfaire son ego, prouver quelque chose, etc., c’est l’amour de Dieu répandu dans nos cœurs qui nous pousse à venir au secours d’un monde qui souffre. Les cordages sont donc LES PRINCIPES SUR LESQUELS NOUS BATISSONS :

- L’amour, pour les âmes, pour nos conjoints, nos enfants (que l’on doit faire passer en premier et non en dernier) ;

- L’honnêteté (nous ne sommes pas là pour voler quoi que ce soit à qui que

ce soit, mais pour donner) ;

- La fidélité, la compassion, l’esprit de sacrifice, l’amitié, la douceur, le pardon.

Etc.

Lorsque l’on se relâche dans nos principes, c’est toute la tente qui va chanceler. « Tes cordages sont relâchés ; ils ne serrent plus le pied du mât et ne tendent plus les voiles. Alors on partage la dépouille d’un immense butin ; les boiteux même prennent part au pillage. » (Esaïe 33 : 23)

Lorsque la tente chancelle, on n’est pas loin de se faire piller. Si sur les bases de bons principes et de motivations pures dans ce que nous faisons pour Dieu nous avons du succès, nous prospérons, Alléluia ! Mais la prospérité n’est pas la motivation première ! « Allonge tes cordages » ! Ce n’est pas le moment d’avoir moins de principes, de faiblir dans son caractère. Aie plus de compassion, plus de consécration, plus de bonté et de douceur, etc. Pardonne plus facilement qu’avant, REPOUSSE TES LIMITES ! Encore, encore ! Le monde chrétien a soif de serviteurs qui sont fort de caractère, non parce

le monde, mais parce qu’ils sont

qu’ils se mettent en colère

tout

imperturbables. Ils tiennent dans toutes les tempêtes, ils restent fidèles à leurs principes. Ce qui rejoint le point suivant.

après

D) « Affermis tes pieux » :

Il y a un parallèle avec affermir toutes les œuvres qui existent déjà ! Mais les pieux ici sont LES GENS qui tienne la tente. Ce n’est pas Dieu qui tient la tente. Dieu habite la tente et Il a donné la responsabilité à l’homme, sous Ses directives, de la monter et de faire en sorte qu’elle soit bien accrochée : « Je vous AI DONNE LE POUVOIR…. », a dit Jésus. Il a dit à Pierre :

« Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères. » (Luc 22 : 32) Souvent la tente a du mal à tenir car beaucoup de pieux sont arrachés. Lorsque vous démarrez une œuvre, le Seigneur amène les gens et les choses nécessaires à la construction de cette oeuvre. Que fait le diable ? Tout pour les lever du milieu ! Chaque fois qu’un pieu est ôté (une personne quitte la vision) la tente est affaiblie, et les autres pieux ont une pression supplémentaires à assumer. Seuls Dieu, et leur conjoint, savent les pressions qu’un pasteur peut subir chaque fois qu’un pieu se désiste. Il est alors lui-même comparable à quelqu’un (un pieu) qui, au lieu de devoir tenir un seul angle de la tente, doit en tenir plusieurs pour boucher les trous créés

par les gens qui on abandonné leur place. Certains pasteurs se retrouvent ainsi seul piquet à tenir une tente. Si le vent souffle un peu plus fort ils s’envolent avec la tente. Non seulement nous sommes appelés à tenir notre place, mais aussi à L’AFFERMIR. Heureuse l’œuvre dont les gens sont constants, tiennent leur position OU REPRENNENT LEUR PLACE et s’affermissent. « Regarde Sion, la cité de nos fêtes ! Tes yeux verront Jérusalem, séjour tranquille, tente qui ne sera plus transportée, dont les pieux ne seront jamais enlevés, et dont les cordages ne seront point détachés. » (Esaïe 33 : 20) Affermir les pieux que nous sommes c’est :

- Affermir notre appel, s’affermir dans notre appel :

« C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. » (2 Pierre 1 : 10)

Quelques versets :

qui

chancellent. » (Esaïe 35 : 3) Affermissons-nous dans notre assurance de justes :

« Tu seras affermie par la justice ; bannis l’inquiétude, car tu n’as rien à craindre, et la frayeur, car elle n’approchera pas de toi. » (Esaïe 54 : 14)

« Fortifiez

les

mains

languissantes,

et

affermissez

les

genoux

- Dans notre foi, etc.

Si vous n’êtes pas affermis comment allez-vous tenir face à tous ces gens qui

« tirent les couvertures à eux » dans l’Eglise ? Ils vont vous décourager, vous déstabiliser. Pasteurs, affermissez les gens ! Que chacun s’affermisse lui-même par le Saint-Esprit, dans ses convictions, vis-à-vis de sa place dans l’œuvre qu’il sert, dans sa position (de pieu), etc.

« Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche. » (Jacques 5 : 8) Ne laissez pas la tente s’envoler. Lorsqu’elle est en train de s’élargir c’est là que les piquets doivent être affermis plus que jamais, car c’est à la fois un temps de croissance et de fragilisation. Affermissez votre vocation de piquet !

A prendre en considération…

- Elargir l’espace de sa tente ne consiste pas seulement à élargir sa sphère

d’influence ou à grossir, il faut aussi grandir en hauteur : maturité vont avec

prospérité.

A quoi bon élargir si l’on n’a pas de couvertures assez déployées. Essayer

d’élargir sans déployer les couvertures est un non sens. On pourrait dire : à quoi bon

prospérer

(caractère, convictions, principes).

si

ce

n’est

pas

proportionnellement

à

la

prospérité

de

notre

âme

- Une opposition va se créer entre deux mouvements : celui de ceux qui

tirent pour élargir et ceux qui retiennent. Beaucoup de gens retiennent quand c’est le moment d’élargir. C’est comme cela qu’une tente se déchire. Maintenant ceux qui tirent ont souvent tendance à tirer trop (ne savent plu s’arrêter). Ils risquent d’en faire plus que ce que Dieu leur demande.

Le piège « de trop tirer : on se charge d’un poids plus lourd que celui prévu par Dieu. J’ai commis cette erreur plusieurs fois lorsque nous avons pris, ou changés de salle lorsque j’étais pasteur. Dieu nous donnait la salle idéale, on voyait Sa main pourvoir, puis, au bout de quelque temps, poussés par les uns, conseillés par les autres qui voulaient faire « leur truc », on prenait en plus des pièces qui étaient libres, contigües aux locaux qu’on avait déjà, et là les problèmes commençaient : le loyer devenait difficile à payer (car Dieu ne pourvoyait pas), et l’utilisation qui était faite de ces locaux n’était pas rentable à tous les niveaux. Vous voyez, on était au départ dans le plan de Dieu en s’élargissant, puis soudain, on e faisait plus que ce que Dieu nous demandait, et on se mettait dans les problèmes. On tirait trop pour élargir la tente. Cet exemple va parler à plusieurs, j’en suis sur ! Le piège « de pas assez tirer » : on va être à l’étroit et se marcher dessus de plus en plus. On ne peut plus faire aujourd’hui avec ce avec quoi on pouvait faire hier. Il faut le réaliser à un moment donné. On ne reste pas dans le désert toute sa vie, il faut passer en Canaan. « Ne pas assez tirer », retenir alors qu’il est temps d’aller de l’avant s’appelle de l’incrédulité ! On peut appeler ça de la prudence (et il en faut), mais souvent c’est de la lâcheté et de l’incrédulité. Cette même incrédulité qui a fait errer les hébreux 40 ans dans le désert pour avoir refusés de passer en Canaan quand c’était le moment. « Ceux qui retiennent » on souvent tendance à trop retenir, ceux qui tirent à trop tirer. Mais Dieu ne les a-t-il pas placés ensembles pour qu’ils s’équilibrent et que la tente soit élargie correctement, à la bonne allure et dans les bonnes proportions !

- A quoi bon élargir si l’on n’a pas rallongé les cordages. Là aussi le mouvement qui consiste à étirer et soulever la tente ne servira à rien car, les cordages non rallongés empêcheront de la fixer correctement à la fin. A quoi bon élargir si l’on n’a pas de piquets (gens, ministères, personnes clef », etc.) assez affermis pour tenir la tente, afin qu’elle ne s’envole pas ? Une plus grande tente va subir de plus forte pressions, d’où l’importance pour les piquets (gens) d’être PLUS affermis.

La croissance d’une œuvre, d’une église, d’un ministère est indissociable de la coordination de ces quatre mouvements : élargir la tente (vision), déployer sans retenir (les visions individuelles), allonger les cordages, affermir les piquets (gens).