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"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

1

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique 1

"FICHES" DE REVISION

DU COURS DE

PHYSIQUE QUANTIQUE

de révision du cours de Physique Quantique 1 "FICHES" DE REVISION DU COURS DE PHYSIQUE QUANTIQUE

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

2

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

3

CH I - Notions Générales

CH I - Notions Générales

1-/ Description de l’état d’un système :

A un instant donné t fixé, l’état d’un système est défini par la donnée d’un ket appartenant à l’espace des états E.

Remarque : E étant un espace vectoriel, ce postulat implique un principe de superposition :

toute combinaison linéaire de vecteurs d’état est un vecteur d’état.

2-/ Description des grandeurs physiques :

b g ψ t 0
b
g
ψ
t
0

0

Toute grandeur physique mesurable A est décrite par un opérateur opérateur est une observable.

3-/ Mesure des grandeurs physiques :

ˆ

A

agissant dans E ; cet

a) résultats possibles

La mesure d’une grandeur physique

valeurs propres de l’observable

A ne peut donner comme résultat qu’une des

ˆ

A

correspondante.

Remarque : une mesure de A donnera toujours une valeur réelle puisque hermitique.

ˆ

A

est par définition

b) principe de décomposition spectrale

b-1) cas d’un spectre discret non dégénéré :

Lorsqu’on mesure la grandeur physique A sur un système dans l’état

normé, la probabilité la probabilité

non dégénérée a

est le vecteur propre normé del’état normé, la probabilité non dégénérée a P b a n g d’obtenir comme résultat la

P

b

a n

g

d’obtenir comme résultat la valeur propre

ˆ

A

ˆ

A

correspondante est :

b

P a

n

g =

u ψ n
u
ψ
n

associé à la valeur propre a .

n

n de l’observable

2

b-2) cas où a est dégénérée : (de degré de dégénérescence

n

g n )

b

P a

n

g =

g n

i = 1

i u ψ n
i
u
ψ
n

2

o i u n
o
i
u
n

t b

i

= 1

g

n g est un système orthonormé de vecteurs

formant une base dans le sous-espace propre E n associé à la valeur propre a .

n

b-3) cas d’un spectre continu non dégénéré :

La probabilité dPbα g d’obtenir un résultat compris entre α et α + dα vaut :

g = 2 dP b α v ψ d α où v α est le
g =
2
dP b α
v ψ
d α où v α
est le vecteur propre correspondant à la valeur
α
ˆ
propre α de l’observable
A
associée à A.

D.Marchand

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4

4-/ Réduction du paquet d’ondes :

Si la mesure de la grandeur physique A sur le système dans l’état ψ donne
Si la mesure de la grandeur physique A sur le système dans l’état ψ donne le résultat
, l’état
a n
P
n
du système immédiatement après la mesure est la projection normée
ψ de
ψ
sur le
ψ ψ
P
n

s ous espace propre associé à

a n

.

5-/ Evolution dans le temps :

L’évolution dans le temps du vecteur d’état

le temps : L’évolution dans le temps du vecteur d’état ψ b t g est régie

ψ b t g est régie par l’équation de Schrödinger :

i

d

ψ

dt

() t
()
t

=

ˆ

H

ψ t
ψ
t

() ()

t

ˆ

H

() t

est l’observable associée à l’énergie totale du système.

6-/ Règles de quantification :

Pour une particule sans spin soumise à un potentiel scalaire :

* à la position

rxyb ,

, z g de la particule est associée l’observable

R X,Y,Z ˆ ˆ ˆ

ˆ

(

)

* à l’impulsion

telles que :

i

i

d

p

p

,

⎦ ⎥

x

p

,

⎣ ⎢

y

⎧⎡ ˆ ˆ

⎪⎣ ⎪⎢

⎪⎩⎣ ⎢

R ,R

ˆ

ˆ

R ,P

j

j

=

=

i

p

z

i

P ˆ ,P ˆ

i

j

δ

ij

de la particule est associée l’observable

⎦ ⎥

=

0

P

ˆ

(

ˆˆˆ

P

X

,P

Y

,P

Z

)

ˆ

L’observable

remplaçant dans l ’expression convenablement symétrisée de A, respectivement.

A

qui décrit une grandeur physique A défin

ie

c

lassiquement, s’obtie

nt

en

R ˆ et P ˆ

r et p par les observables

7-/ Principe de superposition et prévisions physiques :

a) Soient ψ et ψ 1 2
a)
Soient ψ
et
ψ
1
2

deux états normés et orthogonaux :

| R ψ = ψ ψ S ψ 1 1 2 2 | T ψ
| R
ψ
=
ψ ψ
S
ψ 1
1
2
2
| T
ψ
2 = 0
1 ψ
ψ et ψ 1 2
ψ
et
ψ
1
2

sont par exemple deux états propres d’une même observable

= 1

ˆ

B

associés à deux

valeurs propres différentes

Considérons un état normé ψ , superposition linéaire de ψ

b

1

e

t

état normé ψ , superposition linéaire de ψ b 1 e t b 2 . et

b 2

.

et ψ : ψ = λ ψ + λ ψ 1 2 1 1 2
et
ψ
: ψ = λ ψ + λ ψ
1
2
1
1
2
2
2
λ 1
e 2 2 λ + λ = j ; alors la probabilité de trouver b
e
2
2
λ
+
λ
= j ; alors la probabilité de trouver b
1
1
2
1
2
trouver b 2 est
λ
.
2

lors d’une mesure de B est

, celle de

b) Si deux observables

A ˆ et B ˆ

(correspondant à deux grandeurs physiques A et B) commutent

⎣ ⎡

A,B ˆ ˆ

⎤ ⎦ =

0

alors

une base commune

m ψ n
m
ψ n

r , soit :


ˆ

A

ˆ

B

ψ = α ψ n n n ψ =β ψ n n n
ψ
=
α ψ
n
n
n
ψ =β ψ
n
n
n

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

5

de révision du cours de Physique Quantique 5 Pour prédire les résultats de mesure de A

Pour prédire les résultats de mesure de A et B , on développe l’état ψ

m r ψ n
m
r
ψ
n

des états propres comm uns à

A ˆ et B ˆ

:

ψ = ∑ a n ψ . n n
ψ
=
∑ a n
ψ
.
n
n

du système sur la base

Si mesure b Ag

l ’état

récipr

la prédiction des résultats de mesures est alors indépendante de l’ordre des mesures.

i avec la probabilité

2 , le système immédiatement après la mesure est d ans

2 et

α

a i
a
i

, état propre deimmédiatement après la mesure est d ans 2 et → α a i oquemen t. ˆ

oquemen

t.

ˆ

B . La mesure de B donnera donc β i avec la probabilité

a i
a
i
c) Si A,B ˆ ˆ 0 ⎣ ⎡ ⎤ ⎦ ≠ Il faut alors décomposer
c) Si
A,B ˆ ˆ
0
⎣ ⎡
⎤ ⎦ ≠
Il faut alors décomposer l’état
ψ
du système sur la base des vecteurs propres de
A ˆ ou B ˆ
selon
que l’on mesure d’abord
A ou
B .
ˆ
A ψ
=
α ψ
n
n
n
et
ψ
=
a
ψ
=
b
Φ
n
n
n
n
ˆ
β
n
n
B
Φ =
Φ
n
n
n
b
g →
Si me sure
A
α
avec la probabilité
a
2 , le systèm
e
immédiatement après la mesure est
i
i
ˆ
dans l’état
ψ i . Comme
n’est pas un vecteur propre de
B
, il faut décomposer
sur
la
ψ i
ψ i
m
base
Φ
r , soit
=
c Φ
. La mesure
de B
donnera donc β i avec la probabilité
2 et
: ψ i
c i
n
n
n

n

donc β i avec la probabilité 2 et : ψ i c i n n n

le système, immédiatement après la mesure sera dans l’état Φ i . Si on mesure de nouveau A, il

dans l’état Φ i . Si on mesure de nouveau A , il faudra de nouveau

faudra de nouveau décomposer Φ i sur la base

m ψ n
m
ψ
n

r .

La prédic mesures.

tion des résultats de mesures est donc dépendante cette fois de l’ordre des

d) E.C.O.C.

On appe lle « Ensemble Complet d’Observables qui Commutent » un ensemble minimal d’observables qui commutent deux à deux et tel que la donnée d’un jeux de leurs valeurs propres suffit à déterminer sans ambiguïté un vecteur propre unique de leur base commune de vecteurs propres.

D.Marchand

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6

CH II - Energie et Impulsion

CH II - Energie et Impulsion

1-/ Cas des systèmes conservatifs :

- Energie et Impulsion 1-/ Cas des systèmes conservatifs : L’équation d’évolution du vecteur d’état ψ

L’équation d’évolution du vecteur d’état ψ b t g

est régie par l’équation de Schrödinger :

i

d

ψ

dt

() t
()
t
ˆ = H () () t ψ t
ˆ
=
H
() ()
t
ψ
t

qui s’écrit en représentation {

r
r

}

:

i

ψ

t

(

r,t

)

ˆ

= H

() (

t

ψ

r

, t

)

ˆ

Lorsque le Hamiltonien

explicitement du temps on dit que le système est conservatif. Dans ce cas, toutes les propriétés

(observable énergie totale) d’un système physique ne dépend pas

H

ˆ

physiques du système qui se trouve dans un état propre de

les états propres de H sont appelés pour cette raison « états stationnaires ».

2- Résolution de l’équation de Schrödinger dans le cas d’un système conservatif

H

ne varient pas au cours du temps :

a) Si

ˆ

H ne dépend pas explicitement du temps, le temps et les variables spatiales sont séparables

b g = b g − i Et : ψ r , t ψ r
b
g =
b
g
i Et
:
ψ
r
,
t
ψ
r
e
b
g
b) Pour trouver ψ b t g
connaissant ψ
t
:
0
b
g
ˆ
b i g on développe ψ
t
sur la base des états propres
ϕ
de H
. (ceux-ci forment une
0
n τ
,
b
g =
b
g
b
g
b
g
base) : ψ
t
∑ C
t
ϕ
C
t
= ϕ
ψ
t 0
0
n
,
τ
0
n
,
τ
n
,
τ
0
n
,
τ
n,
τ
b ii g
b g
b
g
on
obtient
alors
ψ
t
, ∀t ,
en
multipliant
chaque
coefficient
C
t
du
n,τ
0
b t
i E
t
n
e
0 g ,
ˆ
développement précédent
par
E n étant la valeur propre de
H
associée à
g
ˆ
b g
b
g
i E
n b
t
t
0
l’état propre
ϕ
de H
: ψ
t
= t
C
e
ϕ
n τ
,
n ,
τ
0
n
,
τ
n,
τ
n b g b g b g − i E t − t ˆ 0
n b
g
b
g
b g
i E
t
t
ˆ
0
b
g
Dans le cas où ψ
t
est lui même état propre de
H , alors :
ψ t
= e
ψ t
0
0
ψ b t g
b t
b
g
i E
t
n
et ψ
t
ne différent alors que par un facteur de phase global e
0 g : ce sont des états
0
stationnaires.
ˆ
3-/ Forme particulière de
H
:
ˆ
ˆ
Si
H
se décompose en la somme de deux Hamiltoniens
H
(
q
)
+H ˆ
(
q
)
alors :
H ˆ ,H ˆ
0
et
1
1
2
2
1
2
⎤ ⎦ =
ˆ
les variables q
et
q sont séparables. Les fonctions propres et les valeurs propres de
H
sont alors
1
2
b
g =
b
g
b
telles que :
ψ q
,
q
ψ q ψ q
g et
E
=
E
+
E
.
1
2
1
1
2
2
1
2
m
ˆ
4-/
En représentation
r r l’opérateur impulsion
P
agit comme l’opérateur
∇.
i

D.Marchand

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7

L’inégalité de Heisenberg position-impulsion (dite : « relation d’incertitude ») s’écrit pour une

dimension :

∆∆ x p x ≥ 2
∆∆ x p x ≥
2
où ∆ x et ∆p x sont les écarts quadratiques moyens : 2 2 2
où ∆
x
et
∆p
x sont les écarts quadratiques moyens :
2
2
2
2
∆x
=
x
x
et
∆p
=
p
p
x
x
x

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8

CH III - Equation de Schrödinger

CH III - Equation de Schrödinger

1-/ Postulat :

8 CH III - Equation de Schrödinger 1-/ Postulat : L’évolution dans le temps du vecteur

L’évolution dans le temps du vecteur d’état ψ b t g est régie par l’équation de Schrödinger :

b t g est régie par l’équation de Schrödinger : i d ψ dt () t

i

d

ψ

dt

() t
()
t
i d ψ dt () t = ˆ H ψ t () () t 1 ()

=

ˆ

H

ψ t
ψ
t

() ()

t

i d ψ dt () t = ˆ H ψ t () () t 1 ()

1

()

 

ˆ

(

 

) est l’observable associée à l’énergie totale du système.

H

t

b

Exemple d’une particule de masse m soumise au potentiel V r t

,

ˆ

H

=

ˆ

P

2

2

m

+

V

(

R ˆ ,

t )

g

Sachant qu’en représentation

m r
m
r

r l’opérateur impulsion

P

ˆ

agit comme l’opérateur

i

et que

 

ˆ

l’opérateur position

R

agit comme la multiplication scalaire par

r , l’équation (1) s’écrit :

i

r

2

g =−

r

, t

g +

V

b

r

, t

g ψ

b

r

, t

g

 

ψ b

, t

ψ b

t

2 m

2-/ Densité et courant de probabilité (particule sans spin)

b

ρ

r

, t

g

=

b g ψ r , t
b
g
ψ
r
,
t

2

est une densité de probabilité.

situé

au point

Il est possible de trouver un vecteur J b r , t g , courant de probabilité , conduisant à une équation de

conservation locale de la probabilité, sous la forme :

La probabilité dP b r t g de trouver à l’instant t la particule dans le volume infinitésimal d r

,

3

r

vaut :

b

dP r

, g =ρ b g

t

r

,

t

3

d r

avec :

∂ b ρ b , t g +∇. r J r , t g =
b
ρ b
, t g +∇.
r
J
r
,
t
g = 0
t
F
I U
1
S R
G
H
ψ
J V
=
Re
ψ
T
K
m
i
W

J b

r , t

g =

∗ ∗ ψ ψ ψ ψ ∇ − ∇ 2 mi
ψ ψ ψ ψ
− ∇
2 mi

3-/ Evolution de la valeur moyenne d’une observable :

Si ψ b t g est normé, la valeur moyenne de l’observable ˆ

A ˆ
A ˆ

()

t

() t
()
t

=ψ

la valeur moyenne de l’observable ˆ A ˆ () t () t = ψ ˆ A

ˆ

A

à l’instant t est :

A ψ

() t
()
t

et son évolution est donnée par :

1 d A ˆ = dt i
1
d A ˆ
=
dt
i
ˆ ∂ A ˆ ˆ A,H () t + ⎣ ⎡ ⎦ ⎤ ∂ t
ˆ
A
ˆ
ˆ
A,H
()
t
+
⎣ ⎡
⎦ ⎤
t

D.Marchand

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9

4-/ Propriétés des solutions de l’équation de Schrödinger :

- Elles appartiennent à l’ensemble L 2 des fonctions de carré sommable et sont de classe C .

- ψ et ψ

(ou : continuité de la dérivée logarithmique de ψ , souvent plus pratique).

2

sont continues au voisinage d’une discontinuité de première espèce du potentiel

D.Marchand

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10

CH IV - Oscillateur harmonique

CH IV - Oscillateur harmonique

1-/ Définition et importance :

* On désigne sous le nom d’oscillateur harmonique le système constitué par un point matériel de masse m, élastiquement lié à un centre, c’est-à-dire soumis à une force de rappel proportionnelle à sa distance au centre.

* Chaque fois que l’on étudie le comportement d’un système physique au voisinage d’une position d’équilibre stable, on aboutit à des équations qui, à la limite des petites oscillations, sont celles d’un oscillateur harmonique.

Le champ électromagnétique est formellement équivalent à un ensemble d’oscillateurs harmoniques indépendants.

2-/ Principe du formalisme opérationnel de l’oscillateur harmonique (en mécanique quantique)

* Le hamiltonien a pour expression :

soit en variables réduites (sans dimension) :

ˆ

P

2

H= ˆ

1

2

X ˆ

2

2

m + ω

2

m

⎡ ⎤ ⎢ ⎥ 2 ⎢ ⎛ ⎞⎥ 2 ⎢ ⎜ ⎟⎥ H ˆ 1
2
⎞⎥
2
⎟⎥
H ˆ
1
P ˆ
X ˆ
ˆ
ˆ
H= ˆ
=
+⎜
⎟⎥
⎡ ⎤
avec
X,P
= i
ω
2
⎣ ⎢
⎦ ⎥
ω
⎟⎥
⎝ m ⎠
m
ω
ˆ
⎟ ⎠
=
P
ˆ
=
X
⎦ ⎥
1
1
1
2
2
ˆ
ˆ
Or :
X- ˆ P ˆ
i
X ˆ
+
i
P ˆ
=
X ˆ
+
P ˆ
1
=
a ˆ a ˆ
= N
(avec :
a ˆ, a ˆ
⎤= 1)
⎣ ⎡
2
⎣ ⎢
⎦ ⎥
2
⎣ ⎢
⎥ ⎦
2
⎢ ⎣
⎥ ⎦
ˆ
1
1
ˆ
ˆ
⇒ H=N+
et donc H= ˆ
N+ ˆ
ω
. On est ramené à chercher le spectre de l’opérateur
N
2
2
ˆ
* Le spectre de l’opérateur
N
est constitué des entiers n
≥ 0
.
F
I
1
ˆ
G
J
* Le spectre de
H
est donc :
E n =
H
n
+
K
ω
(non dégénéré), état propre correspondant n
2
⎧ ˆ
a
n
=
n
+
1
n
+
1
* Passage d’un état
à
un
autre
:
aˆ et a ˆ
sont respectivement les
a n
ˆ
=
n
n
− 1

opérateurs création et annihilation.

D.Marchand

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11

* La fonction d’onde ψ n associée à l’état stationnaire d’énergie E n est le produit d’un polynôme

d’Hermite de degré n par une gaussienne. La parité de ψ n est b 1g n

3-/ Oscillateur à deux dimensions

Dans le cas d’un mouvement à deux dimensions lorsque la force de rappel est la même selon deux directions orthogonales, l’expression du hamiltonien est :

⎧ ˆ P 2 1 ˆ X ⎪ H = + 1 + H ˆ
ˆ
P 2
1
ˆ
X
H
=
+
1
+ H ˆ 2 avec
2
m
2
1
ˆ
2
P
1
ˆ
Y
H
=
+
2 2
m 2
b x
g =
b
g
b
g
, y
ψ
x
ψ
y
n
, n
n
n
x
y
x
y

H=H ˆ ˆ

et ψ

D.Marchand

2

ω

m

ˆ

X

2

2

ω

m

ˆ

Y

2

alors E

n

x

,

n

y

=

d

n

x

+ +1

n

y

i

ω

n

x

,

n

y

entiers

0

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

12

CH V - Moments cinétiques -

CH V - Moments cinétiques -

« orbital » noté L s’il possède un équivalent classique « spin » noté S s’il s’agit d’un moment intrinsèque sans équivalent classique

1-/ Définition et principales propriétés :

On appelle moment cinétique

ˆ

J

tout ensemble de trois observables

J ˆ

x

,J ˆ

relations de commutation :

⎧⎡ ˆ J x ,J ˆ = i J ˆ ⎣ y ⎦ ⎤ z
⎧⎡ ˆ
J
x ,J ˆ
= i
J ˆ
y
⎦ ⎤
z
ˆ
J
y ,J ˆ
= i
J ˆ
⎨ ⎣
z
⎦ ⎤
x
ˆ
J
z ,J ˆ
= i
J ˆ
⎩⎣
x
⎤ ⎦
y

(qu’on peut résumer par

J ˆ J=i ˆ

y

,J ˆ

J

ˆ

z

)

Soit

ˆ

J

2

= J ˆ

2

x

+ J ˆ

2

y

+ J ˆ

hermitique (puisque

2

z

J ˆ

x

l’opérateur

carré

,J ˆ

y

,J ˆ

z

le

sont).

ˆ

J

2

 

ˆ

scalaire

du

moment

cinétique

J

.

 

ˆ

commute avec les composantes de

J

Cet

:

⎣ ⎢

ˆ

J

2

vérifiant les

opérateur

,J

ˆ

⎥ ⎦

=

0

est

J ˆ

2

et J ˆ

z admettent un système de vecteurs propres communs

m k, j, m r , les équations aux
m
k, j, m r , les équations aux

valeurs propres étant les suivantes :

⎧ ˆ 2 2 J k , j m , = j ( j +
ˆ
2
2
J
k
,
j m
,
=
j
(
j
+
1)
k
,
j m
,
ˆ
J
k
,
j m
,
=
m
k
,
j m
,
z

(l’indice k est nécessaire car dans le cas général, Les seules valeurs possibles pour

j

ˆ

J

2

et J ˆ

z ne constituent pas un ECOC)

sont les nombres entiers (moments orbitaux) ou

demi-entiers positifs ou nul b Pour une valeur fixée de

nombres

demi-entier.

0

1

2

,

1

,

3

2

m

,

2 g (spins).

,

, 2 … g (spins). ,
0 1 2 , 1 , 3 2 m , 2 … g (spins). , ,

,

j , les seules valeurs possibles pour m sont les b 2 j + 1g

b j,j +1,, j 1, j g ;

est donc entier si

j

est entier, demi-entier si

j

est

Remarques :

1) Au lieu d’utiliser les composantes

J ˆ

x

et J ˆ

y du moment cinétique

ˆ

J , il est plus commode

 

ˆ

J ˆ

 

d’introduire les combinaisons linéaires

J

±

=

x

ˆ

k, j,m
k, j,m
   

(

 

)

 

(

 

)

   

J

±

=

j

j

+

1

m

m

±

1

k, j,m

±

1

 

2) En représentation

 

m

r
r
 

ˆ

± iJ

y

. On a alors

ˆ

J

2

et J ˆ

J ˆ

2

,J ˆ

±

⎦ ⎤

=

⎣ ⎡

J ˆ

2

,J ˆ

z

⎦ ⎤

=

0

et :

r les fonctions propres de

z sont les harmoniques sphériques

Y l

m bθ,ϕ g .

2-/ Composition (ou addition) des moments cinétiques :

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

13

2-1/ Définition :

cinétiques partiels

J=J ˆ ˆ

1

+ J ˆ

2

J ˆ

1

et

J ˆ

2

est défini comme le moment cinétique somme des moments

2-2/ Utilité : On connaît une base de l’espace des états constituée des vecteurs propres ˆ

communs à

ne sont pas généralement des constantes du

J ˆ

2

1

,J ˆ

1z

,J ˆ

2

2

,J ˆ

2z

. Cependant

ˆ

J

1

et J 2

⎛ ⎡

⎝⎣ ⎢

H,J ˆ ˆ

1

⎥ ⎦

ˆ

0, H,J ˆ

⎢ ⎣

2

⎥ ⎦

0

⎟ ⎠

z ⎦ ⎤

=

0

) .

mouvement

On cherche donc à construire une nouvelle base formée de vecteurs propres communs à

alors que J ˆ

2

et J ˆ

z

sont (

⎣ ⎡

le

ˆ ˆ

H,J

2 ⎦ ⎤

=

⎣ ⎡

H,J ˆ ˆ

ˆ

J

2

et J ˆ

z à partir de la base précédente.

L’intérêt de cette nouvelle base se comprend aisément. Pour déterminer les états

stationnaires du système, c’est-à-dire les états propres de

, il est plus simple de

dans cette nouvelle base. En effet,comme

= 0 , cette matrice se décompose en autant de blocs qu’il y a de sous-

Sa

structure (diagonale par blocs) est beaucoup plus simple que celle de la matrice

puisque ni

diagonaliser la matrice représentant

ˆ

H

ˆ

H

2 H, J = espaces
2
H, J
=
espaces

H,J

propres associés aux divers ensembles de valeurs propres de

z

1z

,J ˆ

2

2

,J ˆ

ˆ

J

2z

2 et J ˆ

z .

représentant

ˆ

H

dans la base des vecteurs propres communs à

ˆ

J ,J

ˆ

2

1

ˆ

J

1z

ni J ˆ

2z

ne commutent en général avec

ˆ

H

3-/ Les deux bases standards possibles :

2 2 a) Celle constituée des vecteurs propres communs à J ˆ 1 ,J ˆ
2
2
a) Celle constituée des vecteurs propres communs à
J ˆ
1 ,J ˆ
,J ˆ
,J ˆ
: notée :
1z
2
2z
m
r
m
r
m
r
j
,
j
,
m
,
m
j
,
m
j
,
m
m
,
m
à
j
et
j
fixés
1
2
1
2
1
1
2
2
1
2
1
2
ˆ
2
2
ˆ
2
2
⎧ J
m
,
=
j
(
j
+
1
)
m
,
m
m
,
m
=
j
(
j
+
1
)
m
,
m
⎪ m
⎧ ⎪ J
1
1
2
1
1
1
2
2
1
2
2
1
2
telle que :
et
2
ˆ
ˆ
J
m
,
m
=
m
m
,
m
J
m
,
m
=
m
m
,
m
1z
1
2
1
1
2
2z
1
2
2
1
2
b) Celle constituée des vecteurs propres communs à m r m r j , j
b) Celle constituée des vecteurs propres communs à
m
r
m
r
j
,
j
,
j m
,
j m
,
à
j
et
j
fixés
1
2
1
2
ˆ 2
2
ˆ 2
J
j
,
m
=
j
(
j
+
1
)
j m
,
J
1
telle que :
et
ˆ
ˆ
2
J
j
,
m
=
m
j m
,
J
z
2
222 J ˆ ,J ˆ ,J ˆ ,J ˆ : notée : 1 2 z
222
J ˆ
,J ˆ
,J ˆ
,J ˆ
: notée :
1
2
z
2
j
,
m
=
j
(
j
+
1
)
j m
,
1
1
2
j
,
m
=
j
(
j
+
1
)
j m
,
2
2

Avec :

j − j ≤ j ≤ j + j 1 2 1
j
j
j
j
+
j
1
2
1

2 et j m j par saut d’une unité ( b 2 j +1g valeurs)

4-/ Passage d’une base à l’autre :

Par « injection » de la relation de fermeture de l’autre base

+ j + j 1 2 j m , = 1 j m , =
+ j
+ j
1
2
j m
,
=
1
j m
,
=
∑ ∑
m
,
m
1
2
1
2

m

1

=−

j

1

m

2

=−

j

2

m , m j , m

coefficients de Clebsch-Gordan

et réciproquement :

j + j + j 1 2 m , m = 1 m , m
j
+
j
+ j
1
2
m
,
m
=
1
m
,
m
=
∑ ∑
j m
,
1
2
1
2
1
2
j , m m , m
j
=
j
j
m
=−
j
1
2

coefficients de Clebsch-Gordan

 

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

14

5-/ Hamiltonien d’un électron (de charge e et de masse m ) dans un champ

magnétique constant

e

B et un potentiel scalaire V :

 

ˆ

H=

P

2

2

m

e

eV

+

e

e

(

B

. L+2S ˆ ˆ

)

() 1

2 m

operateur energie potentielle

⎪ ⎪

M

ˆ

M

1

2

=

=

g

L

g

e

µ

B

- e

L ˆ

 

µ

B

S= ˆ

2

e

m

e

S ˆ

 

g

L

=

1,

2,

µ

B

=

e ⎞ ⎟ ⎠

2

m

e

=

m

e

F

G

H

q

2 m

J

K I

g

e

µ

B

2

m

e

ˆ

L=

e

ˆ

)

=−M ˆ B =− M ˆ + M ˆ . B

.

1

2

(

)

E

(

pot magnetique

g

L et

g

e

sont les facteurs de Landé et µ B le magnéton de Bohr

E

pot b electrique g =

eV

d’où b1g

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

15

CH VI - Mouvement d’un électron dans

CH VI - Mouvement d’un électron dans

r

un potentiel central b g - Atomes hydrogénoïdes

V

CH VI - Mouvement d’un électron dans r un potentiel central b g - Atomes hydrogénoïdes
CH VI - Mouvement d’un électron dans r un potentiel central b g - Atomes hydrogénoïdes

1-/ Système à deux corps - mouvement relatif :

Soit un système physique comportant deux particules de masses m

1 et m

2

de coordonnées

r

1

et

r

2

et dont l’interaction mutuelle est décrite par un potentiel V r r g ne dépendant par conséquent

que de la position relative des deux particules. On peut dans ce cas distinguer le mouvement

des deux

d’ensemble du système (mouvement du centre de masse) et le mouvement relatif

b

1

2

particules (mouvement d’une particule fictive de masse µ , dite réduite, telle que 1

µ

=

1

m

1

+

1

m

2

)

.

2-/ Cas d’un potentiel central scalaire V = V b r g b où r = r r Atomes hydrogénoïdes :

1

2

g

a) définition :

Z , ionisé b Z 1g fois, se déduisent

immédiatement de ceux d’un atome d’hydrogène, d’où le nom d’atomes hydrogénoïdes donné à ces ions constitués d’un noyau de charge Ze et d’un électron de charge e,

interagissant par un potentiel coulombien en 1

Les

états

stationnaires

d’un

atome

de

rang

.

r

b) Spectres énergétiques :

-

continu

-

discret (états liés). Les énergies sont données par E n =−

2

Z e

µ

4

1

2

2

b

4

πε

0

g

2

2

n

×

La

quantité

b

1 g et b 2g E

n

= −

a

= 4

πε

0

2

µ Ze

2

Ze

2

8

πε

0

a

b 2g

a

les

dimensions

d’une

b1g

longueur

Dans le cas particulier de l’atome d’hydrogène : Z = 1, µ

m e

| R

S

| T

E

n

=−

a

=

a

0

13 6

,

E

I

2

n

0 5

,

2

n

eV

A

=−

b

rayon de Bohr

g

(masse du noyau >> m )

e

:

L’état quantique d’un électron est caractérisé par quatre nombres quantiques :

n

c

n

N

h ;

b

l l

N, 0

l

n -1

g ;

b

m l m l

g

et

s

b

sp in g

c) Nomentlature d’un état électronique : nl j

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

16

avec :

(Fundamental) j = l ±

l = 0

1

2

état

s (Sharp) ;

l = 1 état

p

(Pfund) ;

l = 2

état d

(Diffuse) ;

l = 3 état

f

Remarque : Dans l’approximation des fonctions d’onde monoélectroniques, l’énergie d’un

électron d’un atome polyélectronique dépend des nombres quantiques coefficients d’écran de Slater qui dépendent de n mais aussi de l ).

cause des

n

et

l

Chaque électron « voit » une charge effective Z n l e

autres électrons.

b

,

g

du noyau, car elle est écrantée par les

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

17

CH VII - Systèmes de particules identiques Principe de Pauli
CH VII - Systèmes de particules identiques
Principe de Pauli

1-/ Particules identiques :

Deux particules sont identiques si toutes leurs propriétés intrinsèques sont les mêmes (exemple

deux électrons, deux protons etc

système sans que la physique de ce système en soit changée.

) et qu’on peut, par conséquent, échanger leur rôle dans un

Les prévisions des résultats de mesure physiques doivent être indépendantes de la numérotation de ces particules.

Symétrie des états :

Le vecteur d’état de deux particules identiques est soit symétrique soit antisymétrique par permutation des deux particules (cette permutation peut être considérée de façon équivalente comme celle de la numérotation des particules, ou celle de leurs nombres quantiques, c’est-à-dire de leur rôle dans le système).

2-/ Principe de Pauli :

- Cas de deux particules :

Toutes les particules de la nature appartiennent à l’une ou l’autre des deux classes suivantes :

- les bosons , pour lesquels le vecteur d’état de deux particules identiques est toujours

symétrique par l’opération d’échange

- les fermions, pour lesquels le vecteur d’état de deux particules identiques est toujours

échange toutes les variables :

antisymétrique par l’opération d’échange

ˆ

P

12

ˆ

P

12

.

(

ˆ

P

12

d’espace et de spin) De plus :

- Toutes les particules de spin entier ou nul sont des bosons (photons, particules α etc - Toutes les particules de spin demi-entier sont des fermions (électrons, protons, neutrons, 3 He, etc )

- Cas de N particules (Principe de Pauli généralisé) :

-

Le

vecteur

d’état

représentatif

d’un

système

de

N

bosons

identiques

est

totalement

symétrique par rapport aux permutations de ces particules.

 

- Le vecteur d’état représentatif d’un système de N fermions identiques est antisymétrique par

rapport aux permutations de deux quelconques de ces particules.

 

3-/ Principe d’exclusion :

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

18

Pour un système de fermions, il ne peut y avoir plus d’une particule dans un état quantique.

Conclusion :

- Ce principe permet de comprendre, en gros, comment se constituent les couches électroniques

des atomes (ceci ne serait rigoureux que si l’hamiltonien d’un atome complexe se « séparait » effectivement, ce qui n’est pas le cas à cause des interactions électroniques).

Ce principe permet de comprendre en Physique Statistique, la différence de comportement des bosons et des fermions, à basse température en particulier. etc

-

-

-

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

19

CH VIII - Problèmes stationnaires

CH VIII - Problèmes stationnaires

I-/ Théorie des perturbations stationnaires - Définition :

L’étude quantique des systèmes physiques conservatifs (c’est-à-dire dont l’hamiltonien ne dépend pas explicitement du temps) est basée sur l’équation aux valeurs propres de l’opérateur hamiltonien. La théorie des perturbations stationnaires est une méthode d’approximation qui permet dans certains cas, d’obtenir analytiquement des solutions approchées de cette équation aux valeurs propres.

1-/ Méthode et résultats de la théorie :

La théorie est applicable lorsque l’hamiltonien

ˆ

H du système étudié peut être mis sous la forme

H= ˆ

ˆ

H

0

+

hamiltonien

non perturbe

W ˆ

perturbation

(

W<<H ˆ ˆ

0

)

1-1/ Perturbation d’un niveau non dégénéré E

b 0 g

n

:

-Correction au premier ordre à l’énergie :

La correction au premier ordre à une énergie non-dégénérée E n

valeur moyenne du terme de perturbation W dans l’état propre non-perturbé

b

0 g

est simplement égale à la

ϕ n .
ϕ n .

E

n

() 0 ˆ = E +ϕ W ϕ n n n
()
0
ˆ
= E +ϕ
W
ϕ
n
n
n

(1)

E

n

-Correction au premier ordre au vecteur propre

:

ˆ ϕ W ϕ p n ψ = ϕ + ∑ ϕ n n (0)
ˆ
ϕ
W
ϕ
p
n
ψ
=
ϕ
+
ϕ
n
n
(0)
(0)
p
E
E
p
≠ n
n
p

correction au 1er ordre

-Correction au second ordre à l’énergie :

E

() 2

n

=

p

n

2 ˆ ϕ W ϕ p n () 0 () 0 E − E n
2
ˆ
ϕ
W
ϕ
p
n
()
0
()
0
E
− E
n
p

d’où, à l’ordre 2 :

2 ˆ ϕ W ϕ p n
2
ˆ
ϕ
W
ϕ
p
n
() 0 ˆ E = E + ϕ W ϕ + ∑ n n n
() 0
ˆ
E
=
E
+
ϕ
W
ϕ
+
n
n
n
n
 

n

E

0

()

E

0

()

p

n

 

p

() 1

E

n

() 2

E

n

1-2/ Perturbation d’un niveau dégénéré E

b

n

0 g

:

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

20

La correction au premier au premier ordre de l’énergie est obtenue en diagonalisant la

perturbation dans le sous-espace de dégénérescence associé à correspondent à l’approximation d’ordre 0.

propres

E

n

b

0 g

.

Les

vecteurs

II-/ Méthode des variations :

1-/ Principe :

Il s’agit d’une méthode d’approximation applicable aux systèmes conservatifs basée sur le

théorème de Ritz : « La valeur moyenne de l’hamiltonien

H est stationnaire au voisinage de ses

valeurs propres discrètes ». On choisit (en principe de façon arbitraire, en fait, en utilisant des critères physiques) une famille

ˆ

fait, en utilisant des critères physiques) une famille ˆ de kets ψ b α g dépendant

de kets ψ bα g dépendant d’un certain nombre de paramètres (symbolisés parα ).

 
ˆ H
ˆ
H

(

 

)

 

ˆ

On calcule la valeur moyenne

α

de l’Hamiltonien

H

dans ces états et on minimise

de l’Hamiltonien H dans ces états et on minimise ( α ) par rapport aux paramètres

(

α

)

par rapport aux paramètresα .

La valeur minimale ainsi obtenue constitue une approximation (par excès) du niveau fondamental

E 0 du système. Les kets ψ bα g variations ».

2- Famille d’essai formant un sous-espace vectoriel :

On prend pour kets d’essai l’ensemble des kets appartenant à un sous-espace vectoriel F de

sont appelés kets d’essai et la méthode elle-même « méthode des

kets d’essai et la méthode elle-même « méthode des l’ensemble des états E . Dans ce

l’ensemble des états E . Dans ce cas, la méthode des variations revient à la solution de l’équation

 

ˆ

aux valeurs propres de l’hamiltonien

H

à l’intérieur de F et non plus dans E tout entier.

Exemple : méthode LCAO (méthode des combinaisons linéaires d’orbitales atomiques, utilisée en physique moléculaire) On cherche les fonctions d’onde des électrons dans une molécule comme des combinaisons linéaires des fonctions propres associées aux divers atomes constituant la molécule, traités comme s’ils étaient isolés. Les paramètres variationnels sont alors les coefficients de ces combinaisons linéaires :

ψ = ∑ C i ϕ i i
ψ =
∑ C i
ϕ
i
i

D.Marchand

"Fiches" de révision du cours de Physique Quantique

21

CH IX : METHODES D'APPROXIMATION POUR LES PROBLEMES DEPENDANT DU TEMPS
CH IX : METHODES D'APPROXIMATION
POUR LES PROBLEMES DEPENDANT DU
TEMPS

1-/ Hypothèses et position du problème

Soit un système physique d'Hamiltonien

ˆ

H

0

problème Soit un système physique d'Hamiltonien ˆ H 0 , de valeurs propres E n et

, de valeurs propres E n et d'états propres Φ n .

ˆ

H

0

ne dépend pas explicitement du temps, de sorte que ses états propres sont stationnaires.

 

ˆ

(t) est appliquée au système physique. Son hamiltonien devient

à t = 0 une perturbation

W

alors

H ˆ () t = H ˆ +W ˆ () t avec : W ˆ
H ˆ
()
t
= H ˆ +W ˆ
()
t
avec :
W ˆ
()
t
=λ V ˆ
()
t
0
 

ˆ

t

( )

 

où : λ est un paramètre réel sans dimension << 1 et

V

une observable pouvant dépendre

explicitement du temps et nulle pour t < 0. Initialement, le système est dans l'état stationnaire

Φ i
Φ i

de valeur propre E i . A partir de

l'instant t = 0 où la perturbation est appliquée, le système évolue (puisqu'en général, Φ i n'est plus état propre de l'hamiltonien perturbé).

t g de trouver à l'instant t le système dans un autre

état propre Φ f de

. En d'autres termes, il s'agit d'étudier les transitions qui peuvent être

s'agit d'étudi er les transitions qui peuvent être • On se propose de calculer la probabilité

On se propose de calculer la probabilité P

if

être • On se propose de calculer la probabilité P if ˆ H 0 b  

ˆ

H

0

b

 

ˆ

t

()

 

in

duites par la pertur

batio

n

W

entre les états stationnaires du système non perturbé.

2-/ Principe du calcul :

Sur 0, t le système évolue conformément à l'équation de Schrödinger : d i Ψ
Sur
0, t
le système évolue conformément à l'équation de Schrödinger :
d
i
Ψ
()
t
=
H ˆ
λ V ˆ
()
t
Ψ
() ()
t
1
0 +
dt
Avec Ψ b t
= 0g =
Φ
(condition initiale à t = 0).
i

La probabilité cherchée est donc égale à : P

if

b t

Ψ b g 2 g = Φ t f
Ψ b g 2
g = Φ
t
f

En représentation

m r b g b g d b g b g i Φ → Ψ
m
r
b g
b g
d
b g
b
g i
Φ
Ψ