Vous êtes sur la page 1sur 294

ANTROPOLOGIA CULTURAL

4

Bilbao, 1989/90

Bizkaiko Foru Aldundia * Diputación .Foral de Bizkaia

Bizkaiko Foru Al<lun<lia
Diputación Foral <le Bizkaia

ARGITARAZLEA - EDITOR
BIZKAIKO FORU ALDUNDIA
KULTURA SAILA

lJ!
~

DIPUTACION FORAL DE BIZKAIA
DEPARTAMENTO DE CULTURA

Fundatzailea - Fundador:

Néstor de Goikoetxea y Gandiaga
Zuzendaria - Director:

Ernesto Nolte y Aramburu
(Rgto. Prof. Period. n.º 13. 257)

CORRESPONDENCWINTERCAMBIO - EXCHANGE - ADDRESS:
P.O. Box 97. BILBAO (SPAIN).

IDAZLARITZA KONTSEILUA - CONSEJO DE REDACCION
-

Néstor de Goikoetxea y Gandiaga
Enrique lbabe Ortiz
Ernesto Nolte y Aramburu
Teresa del Valle Murga

(Aldizkari honetako edozein artikuluren argitarapenak ez du suposatzen. Idazkaritza bat
datorrenik beraren edukiarekin. Adierazitako eritziak heuren autoreen erantzunkizun osokoak izango dira).
(La inclusión de un articulo en esta revista no implica que la Redacción esté de acuerdo
con el contenido de aquél. Las opiniones de los autores quedan de la exclusiva responsabilidad de los mismos).
Ez aldizkako argitarapena. Revista de carácter no periódico.

Depósito legal: BI-1340 - 1970
ISBN 0211 - 1942. Título clave: KOBIE.
ISSN 0214-7939.
IMPRENTA: FLASH COMPOSITION, S.A
el Ercilla, n.º 11, 1.0 dcha. - BILBAO
Tf. (94) 424 51 75 - 423 88 26

AURKIBIDEA
SUMARIO
Orrialdea
Página
FORMES D'HABITATS ET D'HABITATIONS EN PAYS
BASQUE NORD A L'EPOQUE PROTOHISTORIQUE ET
DURANT LA ROMANISATION. (BREF ETAT DE LA
QUESTION).
J.L. Tobie ..............................................................................................................

7

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS
BASQUE NORD: ELEMENTS POUR UNA ETUDE
RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON
Michel Duvert et Xemartin Bachoc ...............................................................

13

LA ELABORACION TRADICIONAL DE LAS HOSTIAS
Antxon Aguirre Sorondo ..................................................................................

191

LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS
TRADICIONES ORALES
Antxon Aguirre Sorondo ..................................................................................

197

TEJAS DE TIPO ARABE CON EPIGRAFES Y
GRABADOS PROCEDENTES DE TEJADOS DE TORRES,
CASAS Y CASERIOS DE ZALLA Y LARREBEZUA
(Bizkaia) Y SUS PARADIGMAS
E. Nolte y Aramburu .........................................................................................

217

LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL
DE 1918 a 1966
Claudio Zudaire Huarte ...................................................................................

227

CONTINUIDAD Y CAMBIO EN EL PIRINEO NAVARRO.
ANALISIS DESDE LA PERSPECTIVA DE LAS MUJERES
M. Carmen Diez Mintegui ...............................................................................

273

UNA PROPUESTA METODOLOGICA PARA EL
ESTUDIO DE LA INTERRELACION ENTRE LA
LENGUA PROPIA Y LOS PROCESOS DE ETNICIDAD Y
NACIONALISMO
José Miguel Apaolaza Beraza .........................................................................

289

.

Ces modes de construction. dataciones recientes nos indicarían que aquellos hábitats-refugios fueron erigidos esencialmente al fin de la era anterior. unos emplazamientos que contribuyan a distinguir. El hábitat permanente. l'on peut déja repérer l'utilisation du pisé. couvertes d'un dóme construit en encorbellement?). tal como lo conocemos a través de los "cerros de hábitats" (estacionales) de la montaña.KOBIE (Serie Antologia Cultural) Bilbao Bizkaiko Foru Aldundia-Diputación Foral de Bizkaia N. te! qu'il nous est connu a travers les "tertres d'habitats" (saisonniers) de montagne révelerait une dominante du plan circulaire (huttes de pierre. Tobie RESUMEN ¿En qué medida nos es conocido el hábitat antiguo. des sites qui contribueraient a distinguer. nous sont tres peu connus. 1 Este texto quiere ser además una introducción al trabajo de M.). La foto aérea en un caso (fchoykantegia en Idaux-Mendy) parece divisar en el interior de la defensa estructuras circulares (¿chozas?). L'habitat permanent. largement liées a la tradition locale vont se survivre. permitió la mayoría de las veces que se fijaran. Los tipos de vivienda que albergaban primitivamente nos son muy poco conocidos. RESUME Dans quelle mesure l'habitat anden. pero la romanización (de juzgar por el ejemplo de la vicus red vial (red de carreteras) de Imus Pyrenaeus a Saint-Jean-le-Vieux.º IY. de la R. y hasta qué punto podemos volver a encontrar a través de las técnicas y de las plantas localizadas. sistematizaran y hasta mejoraran las técnicas vigentes en el mundo indígena en el momento de la conquista. que más adelante se ofrece (N. ne le sont sans doute pas tous. comme de la pierre. nous est-il connu et peut-on retrouver a travers les techniques et les plans repérés et étudiés a ce jour. 1989/90 FORMES D'HABITATS ET D'HABITATIONS EN PAYS BASQUE NORD A L'EPOQUE PROTOIDSTORIQUE ET DURANT LA ROMANISATION (BREF ETAT DE LA QUESTION)1 J. incluso en el futuro un ámbito protobasco o propio de Aquitania? Los castros llamados protohistóricos. mais la romanisation (si l'on en juge a travers l'exemple du vicus routier d'lmus Pyrenaeus a St Jean le Vieux en Basse Navarre) a le plus souvent fixé. Les types d'habitation qu'ils abritaient primitivement. tanto más cuanto que a esta zona no la atañe la implantación de latifundios (villa rústica) en el Bajo-Imperio. un domaine proto-basque voire aquitain? Les camps dits protohistoriques. systématisé. par la suite aussi. ampliamente supeditados a la tradición local van a sobrevivir en el País Vasco Norte. . en Baja Navarra. d'autant mieux que cette zone n'est pas touchée au Bas-Empire par l'implantation latifundiaire (villas rustiques). des datations récentes nous indiqueraient que ces habitats-refuges furent surtout érigés a la fin de !'ere précédente. sin duda no lo serán todos. se puede notar ya tanto el uso del adobe como el de la piedra. Duvert y Bachoc sobre "El habitat y la carpintería antigua en el Pais Vasco francés". voire amélioré les techniques qui avaient cours dans le monde indigene au moment de la conquete. protohistorique et antique du Pays Basque Nord. revelaría un dominio de la planta circular (cabañas de piedra cubiertas con una cúpula "corbelled"). El sistema de cuadrícula se habría esenciaimente difundido bajo la ocupación romana. Le plan angulaire aurait été surtout répandu avec l'occupation romaine. en Pays Basque Nord. La photo aérienne dans un cas (Tchoykantegia a ldaux-Mendy) semble avoir décelé a l'intérieur de la défense des structures circulaires (cabanes?). L. Tales modos de construcción.

trois types de sites commencent depuis peu d'années a nous livrer des éléments d'étude. Echappent aussi a la fin de cette période et malgré quelques prospections archéologiques dans le castrum de Bayonne. Pour ne retenir. en ce qui conceme au moins une demiere importante occupation . mais de reconnaitre aussi d'éventuels paturages sommitaux enclos (grands "corrals"). qui. et done. a travers les nombreux moellons qui jonchent le sol. grace aux travaux de Francis Gaudeul. leur grande proximité parfois les uns des autres. le plus souvent de moins de 3 ha. et quelle est leur chronologie.8 J. au bord de l'eau pres des cultures. et les villages stratégiques (vici) de l'occupation romaine. il partir de si peu d'exemples datés. eux étaient dans la vallée. Quant a savoir si ces lieux correspondaient a des habitats permanents. par rapport aux oppida celtiques. échappent encore completement. comme leurs nécropoles d'ailleurs. et que peut-on brievement déja en déduire pour contribuer a rhistoire de la maison basque? Si. alors que le calcaire affleure partout la aussi. Leur carte est done a vue d'oeil éloquente. aux époques protohistorique et romaine. que cette partie du vaste domaine de l'ancienne Aquitaine. on peut penser que ces petits Gasteluzahar d'altitude. ne constituaient pas des habitats de base. TOBIE Qu'est-ce que retient aujourd'hui rarchéologie des formes d'habitat primitif en pays basque nord. d'envisager que certaines enceintes allongées a parapets de terre eussent pu avoir bénéficié de techniques de terrassement liées il Ja tradition militaire romaine. et situés entre 200 et 700 m comme ra montré Fr. et liés a de problématiques ressources en eau. 21). Gaudeul estime étre peut-étre antérieure a l'enceinte. le camp de Gazteluzahar de Larceveau. dans le petit camp de Tchoykantgeia. voire des constructions stratégiques occasionnelles d'autres époques (mais le moyen age n'y a livré jusqu'ici aucun mobilier représentatif).G. Dans un cas ou dans l'autre. Leur perite taille. ll y a tres peu a dire pour l'instant de la forme des maisons que protégeaient ces enceintes de pierre ou de terre. Si ces sites du conservatoire montagnard semblent jusqu'ici avoir été bien préservés. voire le début du XVIIº siecle. mais représentaient de possibles refuges pour les (1) 11 serait bien sur imprudent.:ay (Soule) dont roccupation est bien attestée pour le ler siecle avant J. ce sont 55 camps que ron repere désormais pour les trois provinces du Nord. parfois proches les uns des autres. aisément décelables par l'investigation aérienne. en l'absence sans doute d'une démarche archéologique systématique. semble bien clairement daté. constituent une problématique complexe qu'il serait important d'aborder.poste militaire romain en bordure de la voie de Bordeaux a Astorga? des III/IV siecles de notre ere. des constructions ou la pierre entre pour beaucoup. et. qui précéderent l'occupation romaine. tres arbitrairement. de penser que la tradition de mur de pierre pourrait dans ce secteur précis etre plus ancienne et typiquement indigene (influence ibérique?). a St Jean le Vieux. on peut envisager. beaucoup moins évident a repérer. et un seul village de répoque romaine. mais de maniere plus fiable tres récemment. comme on le dit trop fréquemment a propos de semblables constats sur d'autres camps. Raymond (1873). les habitats permanents des vallées.. une rupture de notre connaissance existe bel et bien entre ces temps reculés et l'époque modeme. devraient permettre d'identifier des habitats. s'ils portaient rembleme d'un pouvoir et correspondaient á rhorizon de quelques kilometres d'une perite communauté reposant sur une économie de subsistance et une relative autarcie. parfaitement repéré et déja en partie étudié. l'éventuel habitat pastoral en milieu montagnard. (!) Il renferme en abondance des boules de terre rubéfiée provenant de murs en pisé et non.L. Les camps: Le recensement des enceintes a fait un progres remarquable depuis celui du "dictionnaire topographique du département des Basses Pyrénées" de P. la photo aérienne laisse voir a l'intérieur de la défense en terre. encore non approfondis: les camps.C. on peut tenter cependant déja de reconnaitre quelques traits dominants qui traverseront ces temps obscurs pour se retrouver dans les structures considérées par MM. tres exposés aux intempéries. Par contre. a talus de terre particulierement importants. Duvert et Bachoc. elle a pu par contre identifier une occupation ancienne (industrie lithique) que F. Ja süreté technique déployée est peut-etre il rapprocher de ce talent particulier de la carriere et du terrassement que César reconnait aux aquitains (B. des traces parfaitement circulaires de diverses tailles évoquant des cabanes rondes que l'investigation archéologique n'a jusqu'ici pu préciser. déja en 1970. Des sondages systématiques réalisés dans le cadre de types bien déterminés. mais ron ignore toujours pour leur plus grand nombre a quoi ces enceintes correspondent exactement. . des indications sur la part des techniques indigenes a la constitution du premier noyau urbain dans le secteur que nous considérons. non loin de la. enfin la différence de leur technique (a gradins. A Idaux-Mendy. Dans les deux camps a parapets de pierre de Lekumberry (Basse Navarre) et d'Ali. Gaudeul. et des bords de riviere. III. transportées par les indigenes dans un cadre accidenté qui ne convenait pas il sa stratégie. a parapets de pierre ou de terre) qui ne se justifie pas seulement par la présence sur p}ace des matériaux adaptés. de traces d'anciens écobuages. par hypothese. ou pour préciser des indications chronologiques.

furent menées par Jean-Luc Tobie. n'ont jamais jusqu'ici été repérées en Pays-Basque Nord. voire amélioré les techniques qui avaient cours dans le monde indigéne au moment de la conquete et qui se laissent lire aisément. le plus souvent la romanisation a fixé. a propos des Ligures qui habitent des "chateaux" ou des "oppida"). ces populations. du plan angulaire. (2) Le Gastelu de Lekumberry a pu etre occupé densément durant les décennies qui précédérent la conquete. Dans nos alpages. mais construites auprés des cabanes de bergers pour abriter surtout les pares ou les volailles (Dendaletche). pour rester dans le domaine proto basque. de 1965 a 1975 et en 1981 et 1983.C.. 9 Pour conforter cette hypothése de J'apparition tardive. pouvaient-elles vivre avant la conquete? César (B. en dóme. . nous fournit des exemples datés de J'age du fer de ces huttes en dóme dont la forme se prolonge a J'époque contemporaine.C.C. dans ce cadre le cromlech de J'age du fer aurait pu nous transmettre aussi Je témoignage du plan dominant de J'habitation des vivants (3). on a quelques chances de pouvoir identifier et fouiller des habitations protohistoriques qui. . dans notre région ou la montagne nous a conservé. nulle trace ne subsiste dans le seul village ancien qui jusqu'ici ait été retrouvé en Basse Navarre. a l'intérieur de ce qui fut alors reconnu comme un petit camp fortifié. dans les "castros" des réduits cantabres et astures ou le plan angulaire parait etre un phénoméne plus tardif en relation avec la romanisation. deux formes de monuments funéraires. des repérages de surface et des sondages archéologiques localisérent a Saint-Jean-Je-Vieux au lieu dit "Burgochare". couvertes de mottes gazonnées auraient subsisté tardivement. qui n'étaient qu'occasionnellement des "castellani" (Ciceron Brutos 73. de cette probable dominante du plan circulaire. surtout a Espinal. done dans un site fraichement romanisé. le genre d'édifice lié aux modes de vie de la culture dominante (les thermes notamment).).)? Vhabitat permanent Mais dans quel type d'habitat permanent. nous disent J'absence de contamination dans ce domaine entre la civilisation indigéne et celle des occupants. non loin des sites pastoraux. 01i s'opposent la thése soutenue par Jacques Blot de buttes insubmersibles sur lesquelles est perchée la cabane. dans des secteurs. (3) Pour rester sur une observation réduite dans l'espace. dont un mobilier archéologique abondant précisait Ja chronologie (demier quart du 1er siécle avant J. monuments funéraires circulaires. sous le village actuel de St-Jean-le-Vieux . ces cabanes de pierre.le ler siécle avant J.maison Laca . Je "camps romain". ce qui caractérise sans doute J'espace architectural ancien de J'Aquitaine. a St Jean le Vieux dans les vingt derniéres années avant notre ere. sont de plan quadrangulaire tout comme ceux qui furent dégagés a Santa Elena d'Irun (J'antique OIASSO ?). hormis peut-etre l'observation en fouille. (2) Ces t~mps troublés qu'il faudrait. Ce grand type archa'ique d'influence méditerranéenne pour les uns ou indo-européenne pour les autres. 3) avait été frappé par la dispersion des cases de la Celtique. . Si J'on y recontre. Dendaletche de huttes de pierre de plan circulaire couvertes d'un dóme construit en encorbellement. Trop fragiles sans doute. des anciens avaient J'habitude de construire Jeur tombeau a J'image de leur maison. il est frappant par exemple de constater que les enclos funéraires du Haut Empire qui viennent d'etre mis au jour dans J'une des deux nécropoles du vicus routier dlturissa. par de la céramique campanienne A. mais atteste aussi que Rome améne un type d'enclos de plan carré en meme temps peut-etre qu'il introduit le plan angulaire pour les habitations. 256. J'inventeur du site archéologique. a en croire les éléments chronologiques que nous tenons déja . avec la romanisation. Dans un meme horizon d'incinération.FORMES D'HABITATS ET D'HABITATIONS EN PAYS BASQUE NORD A L'EPOQUE PROTOHISTORIQUE ET DURANT LA ROMANISATION (BREF ETAT DE LA QUESTION) 1 temps troublés. Ja probable station routiére antique d'Imus Pyrenaeus de l'itinéraire d'Antonin. systématisé. sur Ja voie de Bordeaux a Astorga. et la thése préférée par CI. le plus souvent isolées le long d'un cours d'eau. et qui portent des solutions techniques adaptées. presque contemporains.C.C. Le premier village commun a IMUS PYRENAEUS Pourtant. a la lisiére de la foret ou dans les clairiéres. a J'instar de celles observées dans la vallée de Ja Loire. Par la suite. Dans le cadre général de J'architecture rurale de la Gaule romaine.attribuer surtout aux andes de choc de la conquete (70/30 avant J. a J'exemple illustre de Ja cabane de Romulus sur le Palatin. bien súr. a SaintJean-le-Vieux (4) et qui nous permet d'apprécier J'organisation de J'habitat et les techniques de construction durant les quatre premiers siécles de notre ere. 11 témoigne en tout cas d'un noyau de peuplement que Ja puissance romaine fixa en plaine. ou les cromlechs de l'age du fer (et au-delil) sont en grand nombre. a Burguete-Espinal. les implantations "en plaine" d'habitats permanents antérieurement a la conquete. les campagnes de fouilles financées par l'Etat (ministere de la culture). risquent de garder dans leur forme le reflet de "la maison d'en bas" (piemont). (4) C'est en 1964 qu'a partir d'indications ténues. nous serions attiré par J'idée que comme dans J'ancien Latium ou J'urne cinéraire prenait la forme des maisons. mais on peut penser que dans la réserve naturelle que constitue la montagne.d'un fond de cabane daté des années 70-50 avant J.G .fin du IV siécle aprés J. est aussi largement répandu. Une enquete récente sur les "chozas de Campo" en Alava (Gerardo Lopez de Guereñu) montre bien la vitalité de cette forme qui nous restitue sans doute une tradition de hútte ancienne qui aurait pu etre dominante a l'age de fer en Pays Basque. auprés des actuels sites pastoraux. C'est toute J'affaire des nombreux "tertres d'habitat" repérés. VI. 30. Et en effet le domaine pastoral pyrénéen. il faut avant tout souligner la prédominance exceptionnelle de la terre et du bois. tant de cromlechs. les états architecturaux successifs d'un village romanisé.

va de pair avec une large utilisation du bois. car ils ont été prioritairement réutilisés. TOBIE La terre argileuse. sur le site du "camp romain". une plus grande faiblesse des mai. pris dans les murs bas. puis montés sur cinq ou six assises de moellons de gres liés a l'argile. SIS. 1. a notre avis la tradition locale qui seule nous occupe ici. y est préférée a la pierre dans une contrée mi pourtant elle ahonde (gres d'Aradoy pres de St-Jean-le-Vieux. Les sois sont paríais dallés mais rarement construits au mortier de chaux. Les couches archéologiques sont en effet partout criblées de fragments de pisé rubéfiés et durcis par les incendies. alignements de galets. a travers de fragiles vestiges ou d'observations négatives: trous de poteaux et leurs pierres de calage. Paríais ce mur bas s'interrompt pour laisser la place a des dés de pierre. sont construits en gres sur toute leur élévation. sois damés.10 J. le plus souvent ils sont faits de petits galets ou de graviers inclus dans de l'argile damée. un vestige du premier habitat "léger" lié au campement légionnaire.:onneries a laquelle on suppleait en multipliant les contreforts. Mais surtout.. Le plan du vicus routier qui lui a succédé. parfaite argile de potier. pour la construction. zone de concentration de clous. entre 25 et 150/180 apres J. juste entr'apen. dont l'observation. nous échappe jusqu'ici completement.. NIN. ou a leur empreinte. Les murs de pisé eussent été trap faibles pour soutenir les lourdes toitures de tuiles et seuls les batiments de pierre en étaient pourvus. . Car les tegulae et les imbrices sont rares sur le site.. pour former des drains et assainir les murs dans un pays mi la pluviosité est forte.:u. mais les premieres observations que ron peut en tirer sont moins concluantes pour notre propos. Cette préeminence de la terre.L. et c'est un trait remarquable de ce site. 11. dont il ne reste plus que d'étroites fondations de galets et surtout des trous de poteaux. et nous voulions y voir dans nos conclusions de fouilles.O. qui. si ron excepte le grand batiment dont il est parlé plus haut. caractéristiques dans ce type de couverture que Vitruve relie au monde aquitain et ibérique (De l'architecture. 11 s'ensuit. (photo l) mais aussi les batiments postérieurs que nous avons pu entrevoir en fouille de sauvetage sous l'actuel village de Saint-Jean-le-Vieux éclaire peu. il parait étre infiniment varié au vu de ce qui a pu étre découvert. hélas. sont encare utilisés pour constituer les sois rudimentaires des toutes premieres habitations. et qui portent des charpentes couvertes de bardeaux dont il ne subsiste que d'importants niveaux incendiés et de nombreux clous.C. Que se soient les poteaux posés sur les dés de pierre. 4). galets de la terrasse du Laurhibar): ce sont pour l'essentiel des murs de pisé dressés sur des sacies de 50 a 75 cm de large fondés en galets (2 assises). et eux seuls peut-étre. avant la refonte complete qui suit une importante destruction du site entre 20 et 25 apres J. en gros.C. contemporaines de !'installation militaire. Les tessons de céramique. En ce qui concerne le plan des maisons. en petits moellons de section carrée soigneusement appareillés. et sans doute dans mí grand batiment (hostellerie?). mesurait 3 m 50 sur 3 m 80.. L'orientations de ce qu'il faut interpréter comme une simple cabane (de bois? de clayonnage? couverte de peaux?) était absolument conforme a rorientation générale du camp. il faut les interpréter. tout cela évoque la tradition romaine.E. bien que l'argile abondante se prétat largement a leur fabrication. qui a pu justifier en partie l'implantation de l'habitat) remplace le mortier de chaux pour servir de liant aux murs des thermes. isolée grace a ses six grands trous de poteaux de 50 cm de profondeur en moyenne. Que ce soient les batiments massifs et utilitaires de la partie N du camp (entrepóts). pour ce qui est de l'implantation primitive augustéenne. rargile (présence de filons d'argile de Keuper particulierement plastique. eux. sur les quels reposait une armature de poteaux de bois. Une construction complete. sous forme de tessons nombreux jetés dans les tranchées de fondation. hormis dans les thermes bien sur. a cause de la qualité du mobilier archéologique qui y fut trouvé (fragments d'assiettes de sigillée italique et de gobelets de verre du type "milefiori". Ces plans. mais doté d'un chauffage par hypocauste. !'une des caractéristiques de la maison basque et plus largement de l'habitat rural gasean que les techniques romaines ont accompagné mais pas fait disparaitre ici. Voici done deja en germe (nous retrouvons aussi le pisé sur certains camps). creusés dans rargile stérile avec leurs galets de calage déterminant deux petites travées. amphores surtout. sans doute. une maison constituée d'une file de trois petites pieces inégales. rigoles d'écoulement. ou deux batisses présentant chacune une petite abside désaxée sur le long cóté. La terre sert aussi. feuille de chéne en bronze pouvant provenir d'une couronne).

L'effacement de la puissance romaine au début de Vº siecle. de 75 cm de diametre. vont se survivre d'autant mieux que cette zone n'est pas touchée par l'implantation latifundiaire. relayant au Bas-Empire les modes de construction typiques de la romanisation. ).qui n'ont jamais été trouvés en place sous la forme d'une pierre monolithique . Les socles des murs sont puissants. surtout le mur du fond constitué de gros blocs de gres juxtaposés. (nous excluerons les techniques mise en oeuvre dans les bassins de la petite usine de salaisons de Guéthary qui paraissent parfaitement "romains"). face aux inconvénients de la forte pluviosité et de l'imperméabilité des sois.. avec sa salle unique légerement trapézoi:dale de 9 m de profondeur. mais aucune trace de seuil ne se laisse voir malgré l'élévation conservée des murs. mosarques. La phase déterminante de mise au point et la diffusion des techniques et des plans. Les types d'architecture qui en sont issus.:on dans la piece. "' "' * Par contre un batiment ouvert sur une ruelle de galets (photo 2) qui s'inscrit dans l'organisation générale du plan du vicus.ouvrent tres haut. etc . ou elles se conservent exceptionnellement longtemps. simplement posés. Le parement interne porte encore les traces d'un dallage. dont le sol est dans ce cas-ci au meme niveau que celui de la rue. 7 m 25 de largeur sur la fai. en introduction a cet ouvrage. Ce mode d'ouverture. quelques rares jalons matériels pour l'étude d'une filiation lointaine des modes de construction dans un secteur donné. sol de tuileaux. nous indiquent deux seuls points d'appui pour les poteaux soutenant la charpente. dans les premiers temps de l'Empire. résumés parfaitement dans le modele de la villa rustique (utilisation systématique de la pierre. voire a plus de 1 m dans certains cas.. sans doute encore largement liés a la tradition locale.:ade et 6 m 50 au fond. technique de bloc age dans les mai. simplement ressourcées par quatre siecles de contact avec des hommes nouveaux. et c'est une constante sur ce site que les seuils . se situe bien. nous parait plus original par le fait qu'il présente encore en place deux bases de gres rouge. . te! que nous l'observons ici. de s'enraciner dans une région a l'écart et difficile a pénétrer. Il semble en effet. Comme aucune trace d'escalier de pierre n'a jamais été décelée. permet aux manieres de faire indigenes. chauffage par hypocauste. s'expliquerait ici par un impératif d'étanchéité.FORMES D'HABITATS ET D'HABITATIONS EN PAYS BASQUE NORD A L'EPOQUE PROTOHISTORIQUE ET DURANT LA ROMANISATION (BREF ETAT DE LA QUESTION)I 11 plus de 50 ou 60 cm du niveau du sol extérieur.:onneries. au-dela d'une tradition qui se retrouve notamment dans le domaine ibérique. née du sens syncrétique profond des occupants. a Voici done. du mortier de chaux. il est probable que l'on redescendait de la meme fa¡. Ces dés de pierre qui laissent ailleurs leur trace mais sont le plus souvent trouvés de maniere erratique. engagées symétriquement au milieu des deux plus longs murs. dans l'unique noyau de peuplement connu en Pays-Basque Nord. quasi intactes.

.

.................. Remerciements ........................... 1989/90 ................................... Introduction ........................ ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Michel Duvert (1) Xemartin Bachoc "Conviene.................... Discussion de la these .. Index . M................................ Méthode............ Eusko Ikaskuntza...................º IY..................................................................................... ez dakit zure adina...... sino manifestaciones vitales sujetas a continuas transformaciones"................ Observations .................... choix............................................ Ancienneté des maisons étudiées ............... o egoitza atsegina..... desde luego... terminologie ....................................... Etniker lparralde.......................... Dossier technique ..... HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.......................... Ouvrages consultés et/ou cités ....... Xalbador Plan Página Resumes ............................................................................... J.......... de Barandiaran Arbason eskutik jina...................................KOBIE (Serie Antropología Cultural) Bizkaiko Foru Aldundia-Diputación Foral de Bizkaia N........................................... tener presente que las producciones populares no son como simple materia bruta.......................................... 14 17 20 22 137 150 152 182 185 186 186 ................................... Addition ......... (1) Association Lauburu.

tienen un esqueleto (armazón) de madera: con planta baja únicamente o bien con uno o dos pisos. 3) de borda.14 RESUMEN ¿En qué tipos de casa vivían los vascos antes de los siglos XV-XVI? (No hablamos de la nobleza ni de las construcciones de "tipo militar").). el país cambia.La maison d'Euskal-Herri est une maison de vascon. Se abandona la "visión lateral" de la carpintería y la polaridad cambia. Fundamentalmente descansan en árboles levantados en zócalos de piedra puestos directamente en el suelo (no estudiamos aquí el problema del subsuelo pues parece bastante complicado). "barrukia" puede ser otra construcción. de Barandiaran siempre presente a lo largo de todo ese trabajo. 4) de iglesia. peut-on les objectiver? Peut-on décrire des formes de transition. Se nombran aún a las piezas. con términos que hacen alusión a partes del cuerpo humano. Hemos estudiado aproximadamente 100 casas en lparralde. cortarla. élévations. est la plus répandue. au sens ethnique et historique de ce mot. plástica. Al mismo tiempo el cantero impone cada vez más su técnica elaborando columnas de piedra o zócalos de piedra (para la planta baja) o paredes divisorias. o pirenaico. los soportes. aux constructions militaires. etc.La casa con armazón de madera constituye una arquitectura dinámica. sont a ossature de bois. . 11 existe en fait plusieurs formes fondamentales de "maisons anciennes" en lparralde (des "archétypes") celle que nous avons en commun avec les gascons (voir les travaux de Toulgouat). y las varias modificaciones o reparaciones que se pueden ver. pour l'essentiel en Basse-Navarre. qui relevent de l'habitat domestique. Ces dernieres se situent en lparralde. Hemos destacado varias direcciones de trabajo: . assemblages et diverses modifications repérables). Qui édifiait ces maisons et comment? Qu'appelle-t on "maison basque" a ces époques. lazos y ensambladuras. con una. L'historie de ces formes reste a faire.Las más antiguas casas de hábito doméstico. 5) de molino. no integrada en la casa. hay varias clases?. un ou deme. sobre todo en Baxe-Nabarre. Al menos hay tres o cuatro tipos de casa. RESUME Dans quels types de maisons vivaient les basques a des époques précédant les XV-XVI emes siecles? Nous nous posons ce probleme en laissant de cóté les habitats liés a la noblesse. En esas épocas se empieza a utilizar de un modo regular la técnica de los "bois court". Se podía repararla fácilmente. es una casa de Vasconia. en lparralde. además los lazos unen las piezas en sus espesores (y no lateralmente con "queue d'aronde").En las más antiguas casas se usa la técnica de los "bois long''. 2) de otras categorías sociales.. dos o tres partes. El más común es el de "plano basilical". Nous présentons des résultats obtenus a partir de l'étude d'une centaine de maisons (plans. la parte central corresponde al "ezkaratze" (lmás un lorio?). ¿quién construía esas casas y cómo? ¿qué significa "casa vasca". En Iparralde las formas de la casa vasca pertenecen al fondo aquitano. supports.Esas casas son obras de carpinteros.. . Se divide el espacio interior con argamasa y tablas. l'étable peut-etre séparée du corps de batiment.Las piezas de madera del armazón están siempre unidas lateralmente y las extremidades de los lazos están provistos de "queue d'aronde". l'ezkaratze occupe le corps principal et le traverse de part en part (le lorio serait obligatoire?). La historia de esos tipos queda por hacer.Les plus anciennes maisons. etc. . con soportes reducidos a un piso. Ese trabajo es una forma de homenaje a los muy contados etnólogos que tenían una clara visión de esos problemas (Yrizar y Toulgouat) y a nuestro maestro J. M. voire trois. En cada caso hemos intentado fijar: la planta. y muestran rasgos que no son del mundo románico (carpintería de techo por ejemplo). un ou deux étages. .Hemos estudiado casas en armazón de madera (varias conocidas en el siglo XIV) y presentamos ejemplares: 1) de casa de la nobleza. .La casa en Euskal-Herri es una casa de Vascon (o Wascon) en el sentido étnico e histórico de la palabra. corps de batiment. des procédés. las elevaciones. cambien de types de ces maisons existent. aumentarla. Elles ont un rez-de-chaussée. ¿se puede definir formas de casas "antiguas" y formas "de transición" hacia los tipos muy conocidos de los siglos XVIXVIl? He aquí varios problemas que hemos intentado estudiar desde la etnografía con un trasfondo histórico (documentos navarros del siglo XIV estudiados por Orpustan). es decir que los soportes son continuos del suelo hacia las correas. Voila des types de problemes que nous avons abordés dans ce travail a partir de la seule ethnographie et guidés par l'étude de documents purement historiques (travaux d'Orpustan). Elle appartient au fond aquitain et contient a l'évidence des élements qui ne sont pas latins (charpente de toit. . . En esas épocas florecen las estelas discoides en lparralde. en esas épocas. aún. Damos varios ejemplos. A partir de los siglos XVI-XVII esa técnica decae. las ensambladuras. .. Nosotros hemos estudiado varios tipos intermedios entre las casas de "zurgin" y las de "hargin". conduisant aux formes des XV-XVIemes siecles? etc. Nos observations s'articulent autour des points suivants: .

mais la production d'une civilisation. edo hiru parte badituzte.. lzaiten ahal dute estai bat. hastapenean segurik. un texte n'est ríen sans son contexte.Les plus anciens exemplaires. leur interprétation posant des problemes. Argamasa et cloisons de planches servent. M. Ezkaratzak hartzen du parte printzipalena. Soulignons quelques uns de ces príncipes: n'est intelligible que ce qui est vécu. XVI garren mendeak aintzin? Nork egiten zituzten eta nola. la nótre. Ezkaratz aintzineko pareta gibelatua da aintzindeietan. edo xinpleki ozkatuz.étudiés mettent en oeuvre la technique dite des bois longs.Euskal herriko etxeak gaskoin etxeak dira itxuraz. . (nahiz ez den historia hori ontsa garbitua). modulable. izanikan ere XVI garren mende aintzinagoak baztertu ditugu ere XVIII garrenetik goitiko etxeak. pour l'essentiel a diviser l'espace. harri xahal bat emanik azpian. zurezko karkasa bat badute sustengatzeko. etxeak? Zer zen etxea? Baziren etxe mota bereziak.Les maisons anciennes que nous présentons sont l'oeuvre de charpentiers. limitant l'essentiel du travail du charpentier a la seule charpente de toit aux planchers . XVIII garren mendeko harrizko etxeak baino ttipiago ziren. l'église. la maison de ville. 10 bat etxe nausi eta bixtan da arra egin etxeak salbu. Etxe lekua izaiten ahal da doi doia berdindua. il n'y a pas de fondation mais le sous-sol présente parfois des structures dont nous ne parlons pas. Plomaturik karkasa. hortako baliatu ditugu gidaritzat etnografia eta historiako dokumentak (Orpuztanen lanak). Baxenabarren gehienik zonbat Lapurdin eta Gaskoinian. A partir des XVI-XVII emes siecles elle est abandonnée massivement: parallelement les assemblages ne se feront pas latéralement et les liens n'auront plus d'extrémités a queue d'aronde. La pensée et l'oeuvre de J. por lo que pertenece a su entorno mas inmediato: esto es. elle ne fut pas vraiment abandonnée par la suite. des vues les plus justes. Largotasunean bat. konparatu ditugu eta ixtudiatu zoin bere adineko eta lekuko etxeak. agrandir et raccourcir a la demande. que l'on pouvait réparer. la borde. Elles sont portées par des poteaux de bois qui sont fondamentalement des troncs d'arbre posés sur des sacies de pierre. Baztertu ditugu dorre eta harri pikatuzko gazteluak. le moulin. 2. bainan gaskoin etxe itxura. Horiek lotuak ziren elgarri bizpalau zeiharraga ahinagorekin. Nous insistons a nouveau sur le fait que nous n'étudions pas ici l'habitat d'une époque (le "moyen-áge" par exemple). ni d'une classe sociale. Ez dira latinoen etxeen gisarat eginak. bi. lorioarekin idekirik uzten duela alartzea. Tombée en désuétude a partir des XVI-XVII emes siecles.. 3. So !abur bat egin dugu bastidetako eta hirietako etxeeri. A ces époques le mac. 1. finkatua da xutitako haitz lantu oso batzuen gainean.Baxenabarren XIV garreneko etxe (ikus Orpuztanen lanak) ibili girenetan.Les pieces de bois sont toujours assemblées latéralement et réunies par des liens a queue-d'aronde. etxe gorputzek.) Es necesario empezar por lo que uno mismo conoce. zuhaitz hesoletan lotzen zituen ernaiak mihi azhozketan. ostiko batzu.L'habitat a ossature de bois est une architecture dynamique. bainan segurenik ganerra. LABURPENA Zer etxe moldetan bizitzen ziren euskaldunak XV. gero altxatzen zitaizken xasisa handi horiek. zonbat gisetarat moldatu da etxea XVIII garren menderaino? Horra Jan huntan egiten ditugun galde zonbait. gero ikusiko ditugu zehetasunak. erraiten ahal da ere Akitaniako erro beretik ateratuak. Le charpentier dispose d'un vocabulaire technique dans Jeque! beaucoup de concepts et d'images font référence au corps humain. Liburu huntan emaiten ditugu lehen emaitzak. debemos partir de aquello que nosotros mismos vivimos y de lo que tenemos experiencia". .. . en particulier de Yrizar et Toulgouat. Iduritzen zauku teknika . 4.. Hemen ezarri ditugu ere ehun bat etxetan egin ikerketak.Zurginak. .. et éventuellement au colombage de fac. gehienik hedatua da (ikus Toulgouaten liburuak. Itxuraz biziki desberdinak izaiten ahal dira. . Nous rapportons des architectures a structure de bois dans: la maison du "noble" (infanc. Enfin. transformer.15 . Nous présentons plusieurs solutions mixtes permettant d'illustrer des formes intermédiaires entre l'habitat a ossature de bois et l'habitat en mac.:ade est. tant au niveau des techniques d'observations que des príncipes de recherche. "lo importante sigue siendo la descripción de lo que el investigador observa y constata a través de su presencia y de su comunicación con los informantes (.Etxe horiek zurginak eginak ditu. emaiten zitaizken kantoinetan. ce travail rend hommage aux rares ethnologues qui ont eu. Argitzen ditugu laburzki galde horiek.:onnerie. sahetsetik sarturik miru buztan ozketan. horek dio gaskoin etxea eta euskaldunena parekotasunak bazituztela.. infanzon edo laborari xinpleagoenak? Mende batetik bertzerat nola kanbiatu da etxea. fotografiak eta planak eginik. Teilatua xinpleki erraiteko. sur ce sujet. zur guziak elgarri lotzeko. de Barandiaran ont été décisives dans ce travail.:on assure de plus en plus sa suprématie dans notre habitat domestique.:on surtout) et du "non-noble".

segurenik berdintsuak gaskoinekoekin. toskaz. batean hargin etxetik eta bestean zurgin etxetik daukatenak 6. Ez dugu ahantzi behar ere Barandiaran. harriz. aintzinago ere euskaldunak bazituen etxeak.. 5. zurak ere badu bere noblezia. bordetan. Ez ditaike ere erran "style basque" hori XVIII garren mendean sortua zela. ttipiagoetan.Erakusten dugu zurgintza teknika hori. brikaz edo taulaz. zurginen mintzaira egina zen gorputzeko parteen izenak hartuz.. Liburu huntan erakusten ditugu ere erdizkako etxeak. mereximenduak behar dizkiegu ezagutu aintzineko etnologoeri.Apaintzeko. etxe nobletan. harginak zuen hasten etxea. 7. Bainan XVIII garren mendetik oraino. etxe horiek harginak apainduko eta handituko ditu.Etxe zaharrenen teknika da erdaraz erraiten den bezala "technique des bois longs". lantzeko edo aldatzeko errexagoa zen zurezko etxea. irakurtu dugun bezela. Azkenik. . Zur luzeen teknika XV garren menderaino egiten zen hori Frantzian. eiheretan. zurginari uzten zazkon teilatuko eta zoladuren lanak eta zoinbat aldiz goiz iguzkiari buruz den argamasa. lasto eta korotzez. Horiek argitu dute etxearen problema. . gordez usu lehengo zurtateak Zur teknika hori ez da hala ere arras ahantziko. bainan Euskal-herriko mugak laxoago eta bertzelakoak ziren denboran.16 hori dela gure berezitasuna. partikularzki de Yrizar eta Toulgouateri beren zuzentasunarendako. elizetan hiri etxetan. Ez ditaike orai gogoan izan. Erraiten zen etxe horiek argamasetan eginak zirela. erran behar dugu. harri pikatua bakarrik gure etxetan. Hemen XVI eta XVII garren mendeetan harginak gaina hartzen dio zurginari. Zurtate horren arteak beteak ziren.

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I. Comme on peut aussi se servir dans l'oeuvre de ceux qui viennent sur le terrain conforter parfois d'incroyables theses (Gallop !). de O'Shea. si ce n'est l'inexistence.. qui nous permettent de mettre de l'ordre dans la diversité apparente. le cadre des sept pro- 17 vinces est étriqué.L'inadéquation de nombreux cadres dans lesquels on a fait. enferme la maison basque dans le réduit des sept provinces (voire d'une seule province. 11 va développer le concept "d'habitations témoins".). Maumené (1927) illustre bien ce travers. en "parfaits universitaires".. selon lui l'age de nos maisons varíe "mais ne remonte guere plus haut que la fin du XVIeme siecle. mais en les vidant de la lourde réthorique et de l'a peu pres qui pétrissent les réveries de ce fiévreux romantique. certains. dans des zones qui connaissent une relative stabilité. Il est des textes "scientifiques" qui peuvent nous rassurer (mais qui n'apprennent ríen). celle d'avant Henri IV. ou d'albums. O'Shea était entré dans les maisons. Cette remarque pénétrante s'accompagne d'une donnée essentielle qu'il rapporte dans l'un de ses travaux: un document de 1608 nous fait savoir qu'on avait batí 3500 maisons depuis 30 ans dans le seul Labourd. ainsi (p. il nous dit qu'elles devaient étre "plus rudimentaires". il convient de souligner l'inutilité de bien des discours érudits et "techniques" qui ne font que cacher l'ignorance et nous laissent démuis. rentrer. de la seule cóte basque. 655) il pose une sorte d'archétype (au sens zoologique du terme). économistes. diversité qui revet les allures du chaos encyclopédique? Les monographies locales succedent aux cartes postales.. en soi. ou d'études historiques raisonnées (reproche qui ne saurait étre adressé a de tres rares travaux du type: "El habitat en la historia de Euskadi"-1980). érudit local. mettant en oeuvre plus le bois que la pierre (ce qui.:HABITAT VASCON INTRODUCTION En ce qui conceme le Pays Basque. stimulent la recherche et beaucoup nous ont été utiles. 11 y a a notre avis trois obstacles principaux qui obscurcissent notre vue: . sino optima''. tissent un manteau d'arlequin qui nous égare dans son incohérence. nous les avons encore sous nos yeux. . Nos maisons vont attirer les chercheurs et les curieux. Pour mieux situer notre démarche. géographes. Dans sa quéte. Il y a beaucoup a prendre dans leurs observations. combien ne regarderont que la fai¡:ade et la seule fai¡:ade Est! Avec ces chercheurs s'ouvre !'ere de ce qui prétendent implicitement que l'habillage extérieur traduit nécessairement la structure intérieure et la totalité de cette structure. ou.).. Ceux-la dissolvent tout dans le discours. etc. c'est ainsi que la genese des formes d'habitat "anciennes".. Ces travaux restent superficiels et sans intérét car ils ne s'articulent sur aucun projet scientifique. 11 fait une analyse serrée des types d'habitats. cette proposition sera totalement démentie par Toulgouat (1977) et par le travail que nous . Citons: .. agences de tourisme. par la pénétration et la force de leurs constatations. "sala" etc. Ou sont les outils conceptuels en ce domaine. sur aucune méthodologie. la profondeur historique de notre habitat est une énigme et l'abondance des théories a ce propos est un signe évident de notre ignorance. des catégories préétablies. a propos de la maison bas-navarraise. dit Baroja. nous est inconnue (cette opinion demande a étre tres fortement nuancée a la vue des travaux fondamentaux ayant débuté a partir des années 1925 sous l'impulsion de notre maitre J. des pans entiers de notre culture. Ce sont des "états d'ame".. économique et parfois historique. pour les époques anciennes. c'est notre sol. architectes. Dans le méme ordre d'idées. En particulier. qu'elle est: "tout autrement coni¡:ue que dans les pays de langue gasconne". 11 adopte un point de vue dynamique et se situe dans une perspective essentiellement géographique. soit plus de 100 maisons par an. Le probleme reste entier: comment objectiver des formes d'habitat antérieures au XVIeme siecle? Nous allons nous attaquer a ce probleme (excluant bordes. M. ils vont en faire ressortir le cóte "pittoresque". non sans violence. On connait ces auteurs qui font assaut d'érudition.Veyrin (1964) affirme avec force un lieu commun.. historiens. n'apprend ríen). etc. avec une méticulosité exemplaire. Nous y reviendrons). 11 ouvre des pistes fécondes. . tout se passe comme si l'on continuait a exposer les visions du siecle passé. de Barandiaran. Nous éviterons délibérément trop de citations afin de fuir le champ stérile de la polémique. C'est cette sorte de mal que l'on trouve chez Baeschlin qui a vu des choses capitales sans s'en rendre compte.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ce remarquable chercheur exprimera a cette occasion des opinions erronées qui avaient cours en ces temps. 11 dit ainsi. il faut s'ouvrir sur les Pyrénées. Le Pays a commencé a se relever de son dénuement sous le regne d'Henri IV''.. analysent dans le moindre détail. a nos yeux. et qui habille ses précieux relevés d'un discours dérisoire.Trop d'études présentent les maisons comme des objets isolés. lci. -11 faut également souligner la faiblesse. au mieux. sociologues. présentons. lui. "provincial". nous ferons d'entrée une analyse critique de travaux anciens et d'idées rei¡:ues. c'est la un piege que Veyrin n'a pas pu éviter. cayolars-olha et batiments "annexes" et en ignorant délibérément les maisons nobles et autres constructions de type "dorrea''. en situation. d'études archéologiques appropriées. mais la connaissance que nous en avons est faible. elles seraient des sortes de vestiges de modes de vie disparos. La confection de catalogues. 11 ne la trouvera pas . les choses les plus futiles. il l'appelle: "type initial d'habitation rurale". Veyrin cherche la vraie maison en bois. a 'Tétat pur".Toute autre est l'oeuvre de Lefébvre (1933). "casa-torre". dans des contextes restreints. C'est le cas des 1928 avec l'album des freres Soupre préfacé par Lambert. la bibliographie touchant la maison est "no solo abundante. comme pour mieux les manipuler. Il nous fait penser a ces collectionneurs de papillons ou a ces virtuoses qui oeuvrent sans projet scientifique. Il n'y a pas "d'isolat basque" de ce point de vue. 11 nous montre comment ce type subit des transformations . Mais avant? C'est ici que Veyrin dérape.

XEMARTIN BACHOC successives pur étre modelé aux contraintes de vie pastorale et autres. Posons également que l'encorbellement est indigene. en particulier ceux de Arin Dorronsoro a Ataun (1932). Lefébvre propose une "maison primitive". aucun n'a établi: 1) la situation antérieure a l'emprunt. il ne peut admettre l'existence d'un type d'habitation rural basque. qui classe et ordonne les phénomenes et les met en rapport les uns avec les autres.. Sans interprétation de ce genre. qui sépare l'essentiel de l'incongru. "Celui qui étudie la culture ne pourra done pas prédire ce dont il aura besoin.). 2) les origines. 4) le devenir de la situation antérieure a celle nouvellement créée.) et que nous l'avons nécessairement emprunté aux normands. Grace aux archives. elle appartient a son temps! 3) Le matérialisme de Lefébvre est pauvre et sans horizon (l'auteur est cartésien . les circonstances et les lieux de l'emprunt. de Yrizar est conforté dans sa démarche. voir p. Cette oeuvre essentielle souffre de nombreux défauts.. etc. Désormais.. spatiaux temporels et causals de la culture. des "systemes structuraux" anciens. Ce type rappelle "la vraie maison basque" de Veyrin. Cette erreur nous fait sourire. On comprend des lors que notre architecte fasse le pari suivant: les systemes d'habitat les plus anciens doivent refléter des modes autochtones.. avec rigueur et lucidité. Les aspects conceptuels. 1988).. sur notre art de batir.. l'étude de l'un nous fait mieux comprende les autres. etc. etc.. ne sont pas autant de réalités distinctes. Recherchons. notre architecte visionnaire délimitait le champ d'action qui fut le nótre. aux caucasiens. etc. de "primitif'). il nie l'existence de "type basque" défini par l'anthropologie physique et dit alors que. Tout au long de ce travail. tout travail scientifique sur le terrain ne peut que dégénérer en manie de collectionneur" (Malinowsky. est de définir ses concepts et de les disposer dans un contexte spatial. causal (.18 MICHEL DUVERT . 683). . de Barandiaran asseoit l'école ethnographique basque (Manterola. notre architecte montre l'influence de cultures exogenes données. Il faut signaler a ce niveau que les tenants des theses diffusionnistes sont loin d'avoir les scrupules de Graebner et la prudence de Boas. cité par Panoff. de Yrizar dit qu'il ne voit pas pourquoi le colombage aurait été copié par les Basques. Des les premiers numéros de "Anuario de Eusko folklore" (5. mais le devoir auquel il ne peut échapper. 9. a partir de ces dernieres.. par un grossier líen causal. A notre connaissance.. Sous l'impulsion d'Aranzadi (Goicoetxea Marcaida. dans les villes au moins et: "lo dicho sobre las casas urbanas podemos aplicarlo a los caseríos". 1985). temporel... 6. nous avons les moyens adéquats d'organiser notre quéte. Face a l'impact des theses diffusionnistes qui mettent toujours en scene un "basque copieur" (copiant des choses qui sont toujours venues "d'ailleurs"). Pour le milieu montagnard. Il réunit d'une fai¡:on insensée. en particulier quand ce génial observateur force les observations jusqu'a l'aberration (mélangeant theses évolutionnistes et diffusionnistes. c'est bien ici" (Lowie. Nous ferons cependant une place a part a Yrizar.). sans méme parler de ce que ses collegues pourront luí demander pour leurs propres sujets. Apres avoir mis l'accent sur la carence de nos études et le "malfondé" de nombreux travaux. Il est done a méme de préciser un "fond autochtone" (une mémoire) et des apports précis provenant de lieux donnés (une tradition en acte). aux scandinaves. les idées de l'auteur sont d'un simplisme criant. on sent de fai¡:on latente ou exprimée: des méthodes réductionnistes converties en lectures/interprétations réductionnistes. 12. nous terminerons cette introduction en rendant hommage a des pionniers.. Elle s'agrandit par ajouts successifs. Ainsi. Par des considérations d'ordre stylistique. le colombage de nos maisons se démarque des solutions adoptées en Europe Septentrionale (solutions que l'on nous dit avoir serví de modeles "aux basques"). 2) Lefébvre nie toute spécificité culturelle a la maison basque. C'est alors qu'apparaissent de tres grands travaux.. il reconnaít que ses antécédents sont en bois.. A ce point de vue. le caractere "racial" (le texte fut édité en 1933) et le caractere indigene de l'habitat. Pour luí. 1972). nous en signalons quelques-uns tant ce beau travail a pesé lourdement sur la recherche ultérieure. 1937). M. Car notre architecte a entendu dire.). 162. des modes de vie se déroulant dans des sortes "d'éternels présents". et de Barandiaran lui-méme. Il manque a tous ces travaux d'intérét: "cette sorte d'interprétation qui voit des lois générales dans l'infinie diversité des faits. Ces deux exemples montrent que l'auteur cherche a articuler la diversité des situations autour de reperes définis (qualifiés "d'initial''.. Dans le méme mouvement. Des 1930.) il débute l'étude de l'habitat traditionnel basque et trace les voies de futures investigations. Apres avoir manié avec économie les données d'archives. et ce a partir de données recueillies sur le terrain. 8. 3) la mise en oeuvre de l'emprunt en des lieux et des temps donnés. On croit lire Violant i Simorra. il avance que dans: "la historia de las casas populares urbanas no podemos iniciar con modelos anteriores a los de mediados del XV''. ce sont les modes de vie agricole et pastoral qui ont modelé nos maisons: "Il n'est pas nécessaire de faire intervenir le facteur historique ou ethnique". dans un sens chronologique net cette fois-ci. elle aussi. 1) Le point de vue évolutionniste adopté régulierement: l'auteur cherche des formes qu'il qualifie de "simples" et y rattache des formes qu'il juge dérivées. car cet observateur de génie avait reconnu toute l'ampleur du probleme de la genese de notre habitat actuel. des cadres de travail définis autoritairement en marge de toute réalité "pyrénéenne". dans ces conditions. Si le point de vue fonctionnaliste devait étre appliqué quelque part.. il construit ainsi des schémas évolutifs. lors du cinquiéme congrés des études basques a Vergara. n repousse l'idée d'une typologie fondée sur le cadre provincial (p. notre maitre J. que le colombage "n'est pas basque" (comme si cette proposition avait un sens . lui aussi. 7.

. la distribution des pieces. . Cette pensée est saisissante.:onnerie se substitue au bois a partir du XVleme siecle.:ades sont en colombage. De Yrizar nous incite a repenser en terme de mécanique (de squelette). ainsi la poutre d'entrée du lorio n'est pas chargée excessivemente (on pourra la soutenir avec une colonne). la mac. . .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.:ade s'ouvre par un large are de pierre. En meme .:onnerie (on croit lire Arin Dorronsoro ). ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON -------- '~ 19 -----------> Lám..au cours de ce processus.le colombage prend appui sur le sol. C. p.. le plan de la maison. et la réside l'un des paris les plus audacieux de sa these. Ce demier persiste en fac. le style de couverture.:ade.au fur et a mesure que le temps passe. 188 De Yrizar s'engage alors résolument.enfin. dans un second temps il le fera sur un socle de mac.leurs quatre fac. la fac. pour nous la voie était tracée. le colombage abandonné. Il nous fallait chercher comment la mac. il reve des maisons antérieures au XVIeme siecle: .:onnerie se substitue au bois. ne disparaissent pas. des formes actuelles.

s'immerger dans les faits que l'on dégage et que l'on définit comme tels.tenter d'atteindre a travers la phénoménalité du monde. restaurations et agrandissements. CHOIX. chers a Barandiaran: . . ce sont des indications pratiques que nous allons donner. les éclairer mutuellement au sein de paysages conceptuels définis. vus de l'extérieur de l'eskaratze (sauf indication contraire). En haut a gauche: trois plans de coupes fondamentaux que l'on a cherché a établir systématiquement. . c'est tres exceptionnel. 2. qu'il les informe. par Cusenier (1980): l. gótico o barroco. le príncipe dynamique qui. a éffectué ses relevés en compagnie de M. Nous avons fait des observations avec méthode. Son activité s'articule autour de points forts. Nolte y Aramburu. 3. Ce qui va se vérifier largement De Yrizar est architecte. El caserío es fuera de los estilos históricos". elle est donnée au niveau de la faitiere. les options de Malinowski ne nous sont pas indifférentes. nous ramenons une foule de données. bien des hypotheses de travail qui nous guident. Ces deux demiers types seront a peine évoqués. ni théorie. 5. il a un projet scientifique et une méthodologie appropriée. METHODE. par son déploiement. Nous avons fixé des formes que nous pensons etre fondamentales en la matiere. tel qu'il est défini par le charpentier (zurgina). En particulier. il connait tout le vocabulaire basque courant dans ce domaine (région d'Irissarry). 6. no tienen suficiente personalidad para catalogar el caserío como renacentista. notre modele fut Barandiaran (voir ses oeuvres completes) et son école (travaux parus daos "Anuario de Euslo-Folklore") en particulier Dorronsoro. 2.etre de la tradition dont on parle. ce ne fut pas sans peine. Nous pouvons dire tres franchement que sans l'amitié et !'estime que nous portons a M . Notre travail ne peut etre exhaustif mais nous devons avertir le lecteur que nous avons visité beaucoup plus de maisons que celles décrites ici. 11 a fait commenter ses relevés par plusieurs charpentiers basques aupres desquels il recueilla vocabulaire et expressions techniques (ce travail sera publié par ailleurs). La mise en forme des résultats doit beaucoup a de Yrizar (1934. aux escales multiples. c'est une sorte de "livre de bord" d'un voyage sans fin. signifie la culture basque.. plan basilical a disposition sérielle. . nous avons appris a reconnaitre (quand c'est possible): réparations.cartes . basque et homme de terrain. plan a poteaux centraux et disposition sérielle. Ce que nous exposons daos ce travail. nous en suggérerons certaines. il n'y a ici ni érudition. époque qui reconnait un renouveau spectaculaire des discoidales en lparralde et en Basse-Navarre en particulier? Le lecteur comprendra facilement daos quelle estime nous tenons de Yrizar. C'est luí qui nous a chaleureusement incité a "accoucher de nous-memes". Elévation latérale: elle est presque toujours donnée au niveau des poteaux porteurs. Il sait de quoi il parle. et a ce point de vue également. par exemple. Elévation frontale: dans certains cas. 3. Des " fai¡:ons de voir" mises ert oeuvre dans ce travail. aux états et situations objectivées par la raison.dessins) sont des auteurs (sauf indication contraire). on pouvait formuler ainsi notre probleme: comment hargina (le mai¡:on) s'empare de notre habitat domestique. Nous avons voulu qut. elle s'accompagne d'un sigle pour signifier que nous regardons dans la direction ouest-est.donner sens aux niveaux dégagés. doivent beaucoup aux regards portés par Dendaletche (1978) sur notre civilisation. De ce contact direct avec le terrain. Los pequeños y escasos detalles decorativos que rara vez aparecen en las tallas y labras. faute d'arguments suffisants.D.. mais. 1989) et de divers charpentiers du pays. Par ailleurs.20 MICHEL DUVERT . M. nous n'aurions jamais eu le courage de classer cette masse de données et de les publier sous une forme raisonnée. 1983. Nous avons ainsi simplifié certaines situations (quoi de plus remanié qu'une vieille maison!) pour viser "l'essentiel". Plan au sol. chemin faisant. l. Ecoutons le a nouveau: "Decíamos que las influencias extrañas apenas han podido rozar la evolución del caserío. . en action et en profondeur historique (pas de texte sans contexte).) a été initié tout jeune au travail du bois. Parfois. qu'il en soit remercié! Les illustrations (photos . . Nous avons privilégié les relevés d'apres nature. nous donnons rarement le plan a l'étage. Planche 1 Elle nous permet de préciser des éléments de terminologie: elle illustre le fond de notre méthodologie. l'etre des choses.construire les observations (les "faits") daos leur dimension fonctionnelle. Sur le plan de la recherche seule. Ce fut notre programme de travail. nous leur attribuons la valeur d'archétype: plan basilical a travées.XEMARTIN BACHOC temps.. ni langue "technique". TERMINOWGIE Notre ambition n'est pas de traiter l'habitat vascon mais de contribuer a sa connaissance. Urruty (Duvert. 1980). L'un d'entre nous (XB. Il est commenté et illustré a partir de ce que nous avons effectivement vu. vers le XVIeme siecle. Les exemples choisis obéissent grossierement aux options proposées. nous ne développerons pas. . 4.. un autre correspond a la direction est ouest. Dans cette démarche.! ce travail soit lisible par un maximum de personnes.

) et ce qui releve de l'homologie (similitude de plan pouvant impliquer a priori une filiation. ainsi une console sert a écarter deux piliers.. en branches tressées enduites de boue. etc.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. 1 :.t /. il faut bien distinguer ce qui releve de l'analogie (similitude de fonction n'impliquant pas a priori une filiation entre des modeles considérés. voir les .. cloisons) en planches d'autres.¡".1 1 1 1 e 5 . '.:on tres classique de faire argamasa: elle parait "tres ancienne". 1 ~ '// ~ 1 1 1 2. Dessins du bas (de gauche a droite): ici. beaucoup de maisons ont des parois (anciens murs extérieurs.' :3 . nous l'indiquerons au cours du texte. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 21 Planche1 -::-"'~ \\ .~ En haut a droite: on illustre une fai. Cependant.

1983. La maison Donamartinia. Détaillons ces élévations: 1) Les niveaux: nous donnons ici des maison a deux étages (le sol figure en pointillés): (5) hauteur du bascóté. Duvert (1989). Le corps central appartient a la plus vieille maison. 4) Pieces analogues: différentes consoles de type (f) et les liens associés. donne les maisons étudiées. 1984.a queue d'aronde ou non. La fig. 2) Tete de poteau vue du grenier. Fig. (e) console au niveau des chevrons reposant sur les poutres séparant les niveaux (1) et (2). 3 a 10) Cette superbe maison est probablement !'une des plus vieilles étudiées a ce jour et !'une des plus originales que nous ayons rencontrée en Iparralde.:ant sur les principales pieces de ces charpentes ont été prises en considération par M. ils ne sont probablement pas contemporains). en premiere hypothese. Fig. de haut en bas. chronologique. A ce niveau. du plancher au toit. voir les travaux de Orpustan. 2 donne le relevé des deux poteaux de fai. Dans cette maison ancienne détruite (photo du bas). (1) hauteur de l'ezkaratze ou de l'étable. 3) Pieces homologues: nous suggérons ainsi. 1 (g) et de l'entrait (PI. ou du fenil. On reconnait des traces de liens suggérant un état tripartite ancien (fleches) ainsi que les restes d'assemblage d'un éventuel balcon. (3) hauteur des combles.:ade et de leurs assemblages. Planche 2 Nous avons regroupé ici des reperes fondamentaux (des "fossiles directeurs") qui nous aident a situer les maisons anciennes a ossature de bois. voir plus haut fleche). dont les terres sont mitoyennes au sud. on voit deux types en élévation latérale. (c) poutre du bas-cóté (mais il y a plusieurs modes d'assemblage et l'homologie ne joue que dans la catégorie retenue). sud. . a l'articulation de la panne sabliere (PI. (d) clef fixant l'about de la poutre traversant l'ezkaratze et l'étable. et. Les contraintes mécaniques s'exen. 116 (fleche). soulignons que si les élévations latérales des deux types sont différentes. sa signification reste énigmatique pour certains charpentiers. 1 (h)): il faut noter en particulier le lien assemblant poteau et entrait. 1.XEMARTIN BACHOC 22 modes d'assemblages).:ades: est. fai. c'est par commodité de langage que nous disons queue d'aronde (beaucoup d'ouvrages font ainsi). stricto sensus. sont apparentées: (a) socle. (4) hauteur des poteaux. avec la trace de la cheville. Plus que des pieces isolées. les bas-cótés sont plus récents (articulés sur deux niveaux différents. (h) entrait (ici aussi il y a plusieurs modes d'assemblage et autant de catégories). 1989) montre deux traits typiques: 1) La base d'un poteau sur le socle de pierre: on note une encoche (fleche).MICHEL DUVERT . A gauche et au centre. (g) panne sabliere. Ces deux maisons dominent le bourg de Briscous. a droite une moitié d'elévation frontale (apres ce que nous venons de dire. Planche 4 Etat de la maison avant sa restauration. i1 s'agit de demi-queue d'aronde. Un index en fin de travail. Noter la position de l'about de lien sur le poteau sud (fleche a gauche) et comparer avec PI. on remarque la taille a mi-bois au niveau des assemblages et l'emplacement des abouts a queue d'aronde. Planche 3 La fai. Nous reviendrons plus tard sur ce point fondamental et sur le sens que nous donnons au mot "similitude". nord (avec entrée de l'étable) et ouest (avec la citerne pour recueillir les eaux de pluie. (b) poteau porteur. d'une maniere générale.:ade montre la structure interne. tout dispositif pour lequel nous n'avons pratiquement pas de donnée typologique. 2: abouts de pannes et jambes de force de l'avanttoit restauré (a l'identique?). que les pieces que nous allons décrire et qui se retrouvent dans les maisons a ossature de bois. Sa restauration exemplaire rend lisible toutes ses parties. par ordre alphabétique et situe leurs villages sur une carte. les abouts de liens sont taillés en queue d'aronde 1 et chevillés. Tous les liens 1 En fait. (2) hauteur du grenier. des assemblages . nous verrons des modes d'assemblage homologues. leur élévation frontale est comparable). nous réservons notre interprétation. le plus souvent (2) et (3) forment un meme volume. nous ne les évoquerons pas ici. OBSERVATIONS Garatia * (Briscous) (PI. La maison Zuburia * (l'astérisque signifie qu'elle est citée dans les archives du Moyen-Age. montrent cette particularité dans les vieilles maisons citées au Moyen-Age et qui n'ont pas été refaites ou profondément restaurées. possede la meme structure mais elle a été fortement restaurée il y a quelques années. il est a prise latérale.

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 2 23 .

r" •• .-L.:•·\". -..__ o 2.MICHEL DUVERT .•• r .XEMARTIN BACHOC 24 Planche3 ff i 1 l 1----. ·- .l..

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 25 Planche4 ·- ~ 1 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

11 peut etre contemporain du bascóté nord qui. Planche 7 Garatia conserve dans son ossature des traces de tous les assemblages. 4. on découvrit des poteries. Les rainures dans les potaux suggerent que les cloisons de bois s'inséraient bien dans ces supports. la et lb). A droite. 1). La Fig. elles montrent des paires de tenons (voir Pl. La premiere travée. C'est une maison originale. Elle possede quatre travées. 7 et PI. 1). l. le premier poteau (en fai. Le second couple de poteaux.angle N-E-). et de portes (voir Pl. on reverra souvent ce trait. seules les trois premieres (correspondant: la premiere au torio aujourd'hui fermé. ne portent pas de tirant (piece (h) Pl. semble comparable aux autres). des liens sont a prise latérale (voir PI. vu du bas-cóté sud. nous illustrons un montage ancien (et sllrement d'origine) des cloisons de planches aujourd'hui disparues (mais voir Pl. sur le poteau. la Fig. 9. un cinquieme couple de poteaux (voir l'étable actuelle) a été suprimé autrefois (l'un d'eux. Cet assemblage se situe au meme niveau que celui réunissant les poteaux et la poutre traversant l'ezkaratze. 3). a l'inverse des deux premieres.26 MICHEL DUVERT . 1: plan de la maison actuelle (avec la citerne angle N-W. contribuant ainsi a la cohésion du montage et a sa stabilité (tout en différentiant l'espace). on montre également les abouts de liens. Fig. du sol a la panne (correspondant a (g).7/3. Liens et consoles ont été supprimés a l'ouest (vers l'étable). Les tetes des deux dernieres paires de poteaux. a travées autonomes sur le plan mécanique).et le four .8 m).:ade (PI. a l'est).:ade est a gauche. Noter: l'assemblage tirant-panne. 1). conservé en partie. La coupe ne concerne que les 4 poteaux porteurs actuellement en place. A cette occasion. 1 donne la partie supérieure vue de l'intérieur du grenier. ce type meme d'intervention montre un fait essentiel: la maison est com. 2). et appartenant done a une "ancienne Garatia" (dont on ne conserve que le corps central) qui était done tripartite (a l'origine probablement?) comme le suggérait la trace laissée par des liens en fai. Alors que les poteaux délimitant l'eskaratze sont assemblés avec les consoles et les pannes. légérement enfoncés dans le sol sur une hauteur de 4 a 5 cm. M. Arrambide. ces anciennes poutres s'assemblaient par tenon-mortaise (il ne subsiste que la mortaise. . 5.:ue comme un ensemble de travées relativement autonomes. vue de l'intérieur de l'ezkaratz. La figure 2 montre l'élévation latérale du mur sud de l'eskaratze et du lorio (la fai. Or. 9 . a l'est. elle présente des abouts de liens a courbe et contre-courbe ainsi que des queues d'aronde "classiques" bien dessinées (on n'a pas vu cela en Basse-Navarre. a quelques 5 cm l'un de l'autre. Planche 6 Elle concerne l'un des poteaux du premier couple en fai. pour le refaire il a été enlevé. Fig. a gauche on montre l'élévation latérale d'un poteau de l'ezkaratz. 2 en haut a droite). Nous reviendrons sur cet aspect 3. Pl. 1) posés sur la terre battue. Le haut des vases affieurait au niveau du plancher. Fig. l'éventuel balean de fagade (pointillés). Lors de la restauration. leur hauteur était voisine de 14 cm.:ade. comme nous le verrons. fleche: PI. Leur paroi était fine et ils se sont désintégrés au premier contact. 10. 3. les deux autres a l'ezkaratz) sont encadrés par des couples de poteaux de bois (voir Pl. 12 Fig. 8). de quelques 20 cm de diametre. 2). des lors l'incertitude demeure sur la longueur précise de la plus ancienne partie de cette maison. séparant le lorio de l'eskaratze. 2 donne la montage complet du poteau N-E vu de l'intérieur du torio. 10. dans le grenier. 115). qui fit cette observation: "Le vieux parquet était en chene. Avant d'étudier sa structure. Cette solution semble paradoxale sur le plan mécanique (on la retrouve en Biscaye par exemple) car on affaiblit considérablement le meme niveau du poteau porteur a l'endroit ou il rei. 1).:ade) a un mode spécial d'assemblage. 2. 11s contenaient quelques grains de mais tres secs. l). Voici le témoignage du maítre de maison. de meme. 3. Tous les poteaux reposent sur des socles de pierre (PI. 2. est postérieur au corps central. de telle sorte que grenier et bas-cótés avaient leurs planchers au meme niveau. il faut souligner une observation qui se répétera a plusieurs reprises (voir plus loin). la semelle et les bras soulageant I' insertion de la poutre du torio. a mi-hauteur. est nettement moins profonde que les autres (2. PI. en soulevant le plancher de la piéce située au N-E et qui correspondait a une chambre (étoile. 11 est done possible que cet acte rituel soit postérieur a l'entrée du XVIeme siecle qui voit l'introduction massive du mais en Labourd. 4.6 m versus: 3.XEMARTIN BACHOC Planche 5 Fig. 3. 11s étaient au centre de la piece. Ces deux pots avaient une ouverture tres évasée. Commentaires l. sous les doigts". En revanche. Fig. il y a ici un partí pris évident qui est en rapport avec trois données: l. 6. Pl. nous montrons un détail correspondant au niveau du grenier (niveau (2) entre (e) et (g).détail en haut a droite de la Fig. Les anciennes poutres soutenant les bas-cótés. porte les traces de montage d'une cloison de bois. sur la tete du poteau. Le tirant est posé latéralement sur la tete des poteaux. des tirants sur les tetes de poteaux (voir Pl. en haut a gauche). PI. Commentaires l. en haut a droite). par deux paires de liens. Cette planche comprend 2 figures. j'ai pu voir deux pots en terre (voir illustration accompagnant la Fig. D'autre part.:oit aussi les consoles (équivalent a (e) PI. que l'on peut supprimer ou ajouter (comme l'autorise le plan basilical. Le montage tres sophistiqué.

:~ .. 1 1. ~ I "' .-. ··:....HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. : ' 70 ..: ... 2 .· .. l . \1..n : .. e.. :. .. .:....::::··.. .. ..6m 3... "'~ 1 -L..: ·.:! 11 1 ' 2. . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planches 27 ' r---"1"1~ 1 íl H ----1 .' . 1 [1 .' I..~'? ~: L' 1 1 1 1 / : ~ / l [fli ¡ 1 1 1 1 .....8... .. i ~. ' ..:: ' 1 . 8 rn.

.t::. .~--....MICHEL DUVERT .3 l 1 2 -· ..':.o/i...·' ' ...~..'": .~~~· \ 1 \ ..·..·. .~.·. .z...-: .XEMARTIN BACHOC 28 Planche6 / o ' ' ' ' ' \ ' ' \ '\ ' \ \ \ =====r::.llr--r.

. ~ o"' .-VI-- * ~ o . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 29 Planche7 -1 m.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.::-.. : ~·:::: - - - .- - ~ .. (J¡ "1 ~ C:I ~ 'f .....

la. 11 n'y a pas d'entrée et on voit ces encoches énigmatiques: a quoi correspondent-elles? Sont-elles liées a la charpente du toit? Comment était portée la faitiere a ce niveau? Le plafond actuel de l'ezkaratze est-il d'orlgine? etc. Enfin (Fig. 568. Ce type d'observation peut étre fait souvent En BasseNavarre. Le fait le plus important. des consoles.voir Duvert. La fleche montre la mortaise ou s'engageait l'extrémité de la poutre soutenant un bas-cóté plus ancien (voir PI.MICHEL DUVERT .:ade est. selon toute vraisemblance. 1 est dessinée dans la piece surmontant le lorio.XEMARTIN BACHOC 30 1: noter ce systeme a "double crochet". en planches brotes ou en torchis. comme a Garatia.En haut a gauche: y a-t-il un assemblage particuler "base de poteau-socle"? A quoi sert l'encoche a la base du poteau? Nous reviendrons plus tard sur ce probleme. en élévation latérale de ce mur). cette maison a été agrandie par sa fai.fleche) comme c'est le cas a Garatia (Fig. 3): une. . quartier Occos) (PI. Arnaldus Sancci de Garat. par exemple. lb (en coupe). 11) Fortement reconstruit a partir du XVIeme siecle. suivie d'une autre a double battant Planche 10 Elle met en scene des problémes non résolus et propose une reconstruction d'un "état tres ancien possible". 5. est dessinée de l'intérieur de l'ezkaratz. cité dans les archives navarraises en 1249. en regardant vers le grenier (vers la fai. 1 et 2) Cette maison a des poteaux de bois de section rectangulaire (580 mm X 240 mm) que l'on voit sur la Fig. d'une piece séparée du grenier par une cloison et une porte (Fig. c'est l'existence au-dessus du lorio. visible par son montage (voir les feuillures également. On peut done en déduire que les maisons bas-navarraises de cette vallée possédaient a !'origine un lorio. 3. Nous avons eu beaucoup de mal a y retrouver des maisons a ossature de bois préservée. la Fig. par ailleurs la fleche montre un mur extérieur ayant conservé les poteaux de bois (Fig. On la comparera avec la maison Pikasarri de Hasparren (PI. A droite.:ade la plus vieille. La Fig. 85 et 114). ne sont point recouvertes de papier". l. de la panne et des bras sur un poteau du second couple (la fai. PI. 1). 1O en haut a gauche . Saskoenea (Arcangues) (PI. (a propos de l'ezkaratze. 2 . Elle conserve des cloisons de planches dont le montage est donné Fig. au contraire. L'assemblage soigné (mais invisible de nos jours). 6 et détail Fig. PI. en regardan t vers !'extérleur (vers la fai.. photos p. contre le mur nord de l'eskaratze. dans deux plans perpendiculaires). 567.A droite: tete des poteaux des troisieme et quatrleme couples. GOYHENECHE signalait a M. La Fig.:ons édifierent ces fai. 100). On y voit nettement les feuillures des portes (Fig. M. 83) dit: "Les parois. 4. Nous l'avons figurée en élévation frontale Fig. Nous suggérons un état ancien (dessin) de cette maison située dans le bourg de Jatxou. 13) Située a l'écart du bourg.:ons (voir la remarque de Veyrln. 1989). 2 montre le rajout et la fleche indique la fai. maison construite avec des poteaux de bois. 2). On note que les planchers des bas-cótes ne sont pas au méme niveau. La maison est done secondairement tripartite. 1980. La Fig. on notera ces grands liens obliques si fréquents en Euskadi-sud occidental. Nous en citerons certaines au cours de ce travail. une piece petite qui est peut-étre en relation avec l'éventuel balcon (voir PI. blanchi a la chaux. a la fin du siecle demier. 3 montre une élévation frontale au niveau du second couple de poteaux appartenant a la plus ancienne (?) maison. on notera un systeme de double porte. Vinson dans son ouvrage de 1882 (p. sur les socles de pierre. 2). 569). Il fut fermé par la suite lorsque les mai.:ade).D. 12 Fig. Etxeberria * (Baigorry. de la base des poteaux (PI. 1 et 2) une élévation frontale au niveau du couple de poteaux séparant le !orlo de l'eskaratze (c'est-a-dire le couple suivant immédiatement celui qui s'exprlme en fai. Les cloisons de bois ne sout pas rares (voir Manterola. 2. beaucoup de maisons a ossature de bois avaient done un !orlo et des cloisons de planches intégrées dans l'ossature. Planche 9 Cette planche illustre en deux parties (Fig. On ne manquera pas de noter que. com- . le Labourd est marqué par les mai. a une époque que nous ne pouvons pas définir (XVIl-XVIIIéme siecle?). Fig.. Baatxartia (Jatxou) (PI. 1) conserve des traces évidentes d'anciennes ouvertures et de cloison. 2. 7). Ce méme auteur parle des maisons navarraises a cheminée centrale (citées par de nombreux auteurs dont Violant i Simorra). car sa fai. Nous rapportons ici Baartxartia. Planche 8 Assemblage d'un poteau.:ade est a droite) encadrant l'ezkaratz. 3).:ade nous rappelle fortement Garatia et l'ancienne Donamartinia.:ade est). Fig. La situation trlpartie de ces maisons (dont les poteaux extérleurs devaient probablement jouer le róle de "contreforts"?). L'eskaratze a 6. citée plus haut).:ades plates avec de vastes portes d'entrée. . 12.8 m de large. un bras et la console ont été supprimés.:ade ouest).. a notre avis. L'intérét majeur de cette maison réside dans le fait suivant: la poutre qui sépare la premiere travée de la seconde (équivalent a (d). voir les commentaires acoompagnant les PI. 116) et cette étonnante maison du Tam-et-Garonne (PI.

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 8 31 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

.V . . 1 2.XEMARTIN BACHOC Planche9 .32 MICHEL DUVERT .-- 7'tn.-- L _ ____ _I_ -------.B _ll J__ l__ l__ l__ r-----------.

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 10 33 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

XEMARTIN BACHOC Planche 11 .34 MICHEL DUVERT .

~ b~/L~/~ 2 .______r...:HABITAT VASCON 35 Planche 12 "'::: Q 1o L. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

..•~1••·....XEMARTIN BACHOC 36 Planche 13 2 1 0 3 4 5 6 .•'T"""''·••i....~·tr•·......_.•r.... ""' 7 A~k"~ ( 'Í''º"3"e~) ....._. ~~ J .........~·r•'...."C1'"\'' ...MICHEL DUVERT ..•·r•••1•"'"'M•!•·•....... .

Il est probable que le corps central soit la partie la plus andenne du batiment. La Fig. 17.ade actuelle et élévation frontale. aujourd'hui supprimee et remplacée par un mur de pierres.D. le grenier et enfin un pigeonnier (fleche Fig. comblant l'intervalle entre les socles portant les poteaux. un seul couple de poteaux est visible dans l'eskaratze. Cette maison est décrite dans un document de notaire du XVIII ieme siecle (Lafourcade. du grenier vers le bas-cóté. Planche 18 Fig.onnerie. 2. la Fig. Sous le pigeonnier se trouve une piece fermée. est remarquable (Fig. cette maison n'a que deux travées. 3 montre les assemblages sur le premier poteau. 1). on voit. Les planches des cloisons sont également insérées dans des rainures des poteaux et consoles. 14. Cette maison avait deux appartements (deux cuisines. 1: plan au niveau sol (a droite) et de l'étage (a gauche). 18. 2 montre les traces des andens liens qui fixaient consoles et pannes sablieres a une andenne fai. 1.ade ouest a ossature de bois. 15 Fig. la maison a 3 niveaux: le rez-dechaussée. 2) trois ensembles de consoles horizontales et la panne sabliere. 7 montre une coupe longitudinale dans l'axe du batiment. 19) Tres belle maison tripartite située dans le bourg de Lasse. La Fig. probablement des !'origine si l'on en juge par les modes d'assemblage et les types de liens des cloisons (Fig. 2: élévation latérale (la fai. La Fig. son état anden (elle vient d'étre restaurée) est donné Fig. fait défait et transformé par l'histoire. a été supprimée. Enfin. 1 montre le type de réparation des toitures de charpente te! que l'on peut en voir dans bien des maisons. le plancher du grenier est done plus bas. 2 a et b) C'est typiquement une maison de bourg. le bas coté (le plus anden?) dont le plancher est sur le méme niveau que celui du grenier. la vieille fai. qui séparait l'ezkaratze de l'écurie. a l'est.. et qui l'a étudiée avec luí. est porté par une poutre qui se fixe sur le poteau. A cette occasion. La fig. 2) est porté sur un socle élevé (réparation ? on stade d'évolution -voir plus loin-?). a !'origine. Dans notre étude. 15. Cet exemple montre combien i1 nous a été difficile d'étudier un theme aussi fluctuant. lors de cette opération on conserva les poteaux des murs extérieurs dans l'un des bas-cótés. etc. Fig. . C'est T. ainsi que celui du fenil. ce serait peutétre la plus andenne maison de Saint Jean Pied de Port.ades de cette maison ont été reprises en mai. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON me a Garatia. Les abouts de liens ressemblent a ceux de Garatia. Elle fut rhabillée de mai. Agotegainia (Sarrasquette) (PI. la Fig. Planche 19 Les Fig. Fig. A la tete du poteau l'entrait est assemblé par des clefs (dessin exécuté depuis un bascoté). Truffaut qui l'a signalé a M. Le mur extérieur. PI. Urutzia * (Irisarry) (PI. 3. d'autant plus que les andens poteaux ont été conservés dans la maison (PI. sur son rez-de-chaussée en mai.ade Est est incompletement rhabillée par une chemise de pierres (Fig. comment s'opérait le montage entre la poutre retirée et le troisieme poteau (Fig. Barnetchia * (Lasse) (PI. 1).5 ontrent par plans successifs. 1) Les fai. Elle daterait du XVIeme siecle. La quatrieme paire de poteaux (dans l'étable) fut enlevée et remplacée par des piliers de pierres appareillées. 2 et 4). Elle n'est plus habitée. depuis un bas-cóté. 2 donne une vue d'ensemble de cette région. la fai. 1990). Bien que restaurée. La Fig. Planche 17 Fai. 37 Arkanzola * (Saint Jean Pied de Port) (PI. travées successives se développant en profondeur. les travées ouest furent raccourdes. un étage qui est une oeuvre de charpentier: pieces de bois assemblées a l'andenne (clefs et queue d'aronde). La Fig. 15 Fig. 4). mentionné plus haut. On notera que le poteau d'angle (Fig.4. l'intérét principal de cette maison résulte dans le fait suivant. probablement vers la fin du XVIIleme siecle si l'on en juge par la forme de l'ouverture encadrant la porte d'entrée. 1 montre les assemblages (vus du bas-cóté) au niveau d'un poteau ainsi que la charpente de toiture. vue du bas-cóté sud. 5 montre une élévation latérale et une coupe perpendiculaire a cette élévation au niveau des cloisons de planches internes. les trois travées postérieures ne sont pas au méme niveau (rajout? batiment plus anden?). comme on le voit. au méme niveau que la poutre traversant l'ezkaratz. 4 et 6) i1 se compose de: 1) un muret bas d'environ 60 cm de haut. 5 illustre une clef. Cette situation éclaire peut-etre celle rencontrée a Garatia? Tripartite. Il est facile de rétablir l'état anden (pointillés).onnerie.fleche -). La poutre du troisieme poteau.ade est a droite).onnerie a une époque indéterminée.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. 3) les poteaux pourvus d'une paire de liens et recevant les poutres dont l'extrémité les traverse pour s'y fixer avec une clef (seul endroit de cette charpente ou i1 y a des clefs .ade est vers la droite). 16) Maison de bourg.ade est indiquée (fleche) ainsi que le rajout.. La fai.).

.38 MICHEL DUVERT .··· .XEMARTIN BACHOC Planche 14 ....

." i ' ' f ~ 1 . .. 26 L . '\ ' .. ••• - 1 .. • •• ¡.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.. "¡_1. "/. .... ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 39 Planche15 .. : .· : . ·¡ 1..: • · f . . · . ·..' • . . : ! . ~ ... ·. . ·:: ¡·¡ i/ ' " ...

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 40 Planche 16 1 .

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 41 Planche17 I~ r~ Ir 0 ~-----11 ---I~ .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

r..¡i..'lm 3.42 MICHEL DUVERT ..... ·~ ~ ¡:.Sm " ..< _:.-----~ 5.XEMARTIN BACHOC Planche 18 o=: O e l~ . ~·-·- .

.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 43 Planche 19 3 .. _.i.·1 2 ' I."~ \¡ 4 40 5 . f6 ··s!~ :... .1 '..:t ':1 .:¡ ... 1 :1._:. -1%' . 1:•:.

L'édifice actuel posséde un beau linteau avec une date: 1652.:onnerie. 21. Toujours a l'étage. de fort liens (fleches) portent la cheminée qui se trouve a l'angle sud-est Ce demier trait et l'assemblage soigneux de l'encorbellement font douter quelque peu de l'ancienneté de cette perite batisse. St<Ul vestige ancien qui n'ait pas été rhabillé de mai.8 m.5).XEMARTIN BACHOC 44 Larramendia (Suhescun) (Pl.4 m. 20. La Fig. les murs latéraux sont en mai. Dans ce bel édifice. l. 20. tel qu'on peut les voir en dépit du rhabillage de mai. L'un d'entre nous (XB. manifestement pensée et com. Pl.MICHEL DUVERT . ce mur est peu épais (une quarantaine de centimetres enviran) et fait de pierres calcaires plates (merla). A I'intérieur il en va tout autrement Dans l'ezkaratz il y a deux couples de poteaux. 22).:onnerie qui le double. Planche 26 Par leur style. en arriere de la porte d'entrée. partagent quelques traits communs. vue depuis l'intérieur du batiment annexe que l'on aperi. 22) et un mur de mai.:ade.:ade. La Fig. sans bas-cóté. Etchehandia. On peut done penser que la mai. 27. tout l'intérieur du batiment s'articule sur une ossature de bois classique (Pl.6 m (largeur de l'eskartze) x 5. 3 montre la tete du poteau d'angle de fai. Etcheestia/Etchebertze (Iholdy) (Pl. 21.:on. la hauteur du grenier (correspondant a (2) Pl. luí. qui s'emploie a rechercher a travers ces maisons la mise en oeuvre d'anciens systemes de mesure. Le mur ouest posséde un cadre de bois (Pl.:onnerie. sur la poutre séparant la piece surmontant l'ezkaratze de I'arriere de la maison. qui occupe tout l'espace. ? (Meharin) (Pl. les éléments de I'ancienne fai.:onnerie.:ade orientée vers le sud.).:ade regarde I'est (ce qui est la regle pour tout cet habitat ancien). L'édifice dessine un rectangle de 22. 22. va tres vite perdre tout pouvoir face a ce demier. Pl. 4.4 m x 15. 23). pres du bourg. 26. I'autre. a noté que la fai. Fig. 1). la charpente se limitait a l'étage. 23) Muñoenea (Jatxou) (Pl. 5 donne l'assemblage du poteau comier et de I'encorbellement de la fai. cette splendide maison est en cours de restauration. il n'y a pas de cloison de planches mais du colombage (Pl.ue d'un bloc par un créateur de génie. en fai. En revanche. est plus ancien.:ade. notons que nous sommes au XVIIeme siecle. il comporte quatre travées. celui qui nous occupe. On notera la qualité de la sculpture. 27) Cette maison possede ses quatre murs extérieurs en mai. d'apres nous.:ade de la vieille Haritzmendi rappellent la fin du Moyen-Age. Enfin. a droite. Ils sont a 3.:oit sur la droite. il subsiste deux poteaux comiers avec des liens (Pl.6 m. Organbide. 27) La maison actuelle. Planche 27 Cette vieille maison ne possede qu'un corps de batiment allongé.4. elle est en mai.5 m.8 m (le rapport L/l = 1. 23). 21. pris dans la mai. etc. Elle a du etre a !'origine a un seul corps. opposé a celui que I'on voit Fig. 23). Si l'on regarde la fai. a gauche). 22). sa fai. des types de moulures du colombage et de la poutre de cheminée (Pl. On notera ce fait. au XVI'eme siecle en Guipuzcoa. A l'étage. on voit cette représentation (Fig. 27).:ade et les murs latéraux du rez-de-chaussée. 2 montre un assemblage a I'étage. sa cuisine est a l'étage. entre deux poteaux.:ade tripartite a un corps central de 20 pieds de large et chaque bas-cóté a 14 pieds de large.5 m du sol et ont une hauteur de 2. Haritzmendi * (Osses) (Pl. Cete maison a un grand intéret. comme si le constructeur n'avait pas une grande confiance dans cette mai. Fig. on voit que les poteaux sont limités a l'étage et qu'ils reposent sur de forts corbeaux de pierre (Pl. 4. 1) est de 3. se trouve un mur de refend qui sépare le reste du batiment en deux moitiés. Tout se passe. Un autre indice plaide en faveur de cette proposition. 25) Véritable chef-d'oeuvre d'harmonie et d'équilibre.:onnerie: le bois. cette construction tripartite a été édifiée dans les années 1608. chaque travée centrale mesure 6.:onnerie et fortement inclinés. est faite de deux batiments: !'un d'eux a sa fai. il est de 1. 24) Cette maison de bourg ainsi que la suivante. on voit des témoignages évidents de colombage (conf.:onnerie. son lorio est actuellement formé. aujourd'hui elle est bipartite.:onnerie. sur lequel nous reviendrons: on . Larramendia est typiquement une maison de transition qui montre comment le charpentier qui "compase" ici avec le mai.:onnerie concemait la fai.:ade. Le mur extérieur sud laisse voir les poteaux de l'ossature de bois. Derriere l'ezkaratz. La Fig. ils appartiennent manifestement a une plus ancienne habitation. comme l'atteste son linteau (Pl. Ils délimient des travées (en bas a gauche). rien n'indique une maison a ossature de bois.). La hauteur du plafond de l'exkaratz est de 3. il a fait ses preuves! Maison de bourg a un seul corps (Fig.

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 45 Planche 20 1 2 3 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 46 Planche 21 1 2 3 .

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 47 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

XEMARTIN BACHOC ----.------ .48 MICHEL DUVERT .

1-!s..:t 'l. ~~--~-~t=~··.... ..~•... ~t .L.._.~.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD....'.:HABITAT VASCON 49 Planche 24 ¡ !' 3'. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I... ~ -- .

XEMARTIN BACHOC 50 Planche25 (<) l ( " .-º ( { 1 )Oll.lOun " 1 2 3 4 5 .MICHEL DUVERT .•.

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 26 51 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

on a gardé l'autre (fleches.MICHEL DUVERT . .3 m du niveau du sol). Nous reviendrons a nouveau sur le probleme de ''l'importance" de l'ezkaratz. Non seulement ces vestiges servaient de "modele" et de module mais (surtout?) ils témoignaient de l'ancienneté. au plafond bas (a quelques 2. lors de cette opération. l'ancienne eskaratze.XEMARTIN BACHOC 52 Planche 27 conservait des vestiges de l'habitat anclen alors qu'a priori on aurait pu les enlever. photo de droite) du cadre le plus a l'est. photo de gauche). On remarquera que. Cette maison présente un second intéret Lors de sa réfection. a été réhaussée. on a scié la poutre (étoile.

l'ezkaratz occupe tout la partie centrale. fleches). un débarras. cette solution élégante est tres originale. 4) vue d'un bas-cóté. 30). Planche 32 Plan. Cette tres belle maison sert de grange. montrant l'encorbellememt de l'étage central. sur de la ma¡. l).on de faire était classique a l'entrée du siecle.2 m). . ni fenil jusqu'a ce que M. Planche 31 Fa¡. il revendique un verger a Arancou. Au rez-de-chaussée.ade ouest (cette porte donne actuellement acces a l'étable). Cette fa<.ade modeme plaquée sur l'ancienne. Etait-elle a corps (central) unique dans son état le plus ancien? Les bas-cótés auraient été rajoutés au début du XVIII'eme siecle? L'étude des cloisons et supports le laisse supposer. Otazeia * (Masparraute) (PI. Parallelement. une rampe permettait aux véhicules d'accéder au fenil (PI. imbibée de colorant.ade ouest. 34. celui de l'eskaratze est toujours plus bas.onnerie. Comme bien des maisons de l'Amikuze. probablement au siecle demier. 35. 3. les poteaux ayant été retirés a cause de leur mauvais état. 1989). En fa¡. une petite étable succede a une chambre située dans l'angle N-E. En revanche.3 m.dans le bas cóté nord. élévation frontale (la maison est tripartite a !'origine probablement . Dimensions: La largeur de l'ezkaratze est de 5. ce qui est classique ici. . 2 est un détail vu d'un bas-cóté et correspondant a l'articulation entre les niveaux (1) et (2) (PI.dans le bas-cóté sud on trouve.ade. Fig. qui s'effondre de jour en jour. cité dans le cartulaire de Sardes (1119. elle avait une borde a étage. on voit les abouts. Toulgouat souligne qu'il n'y a plus aujourd'hui de maison vascone traditionnelle avec des portes a l'ouest. l'autre derriere". Elle a re<. La base des poteaux est a 50 cm du sol. un beau linteau indique: 1734. Cette vaste demeure a été rhabillée de ma¡. une chambre. 5 . Elle fut bipartite a !'origine.on sur l'entrait.onnerie au rez-de-chaussée. vues depuis le bas-cóté. la largeur des travées (intervalle entre poteaux voisins) varie (4. les poutres et les clefs. 30) Cette maison a déja été étudiée (Duvert. La Fig. . Planche 34 Fa<. Planche 33 Montage du poin<. Fig. cette maison possede une porte encadrée par un are de pierre. 1136). L'étage (correspondant a (2) PI. 32). Goyheneche signala á M. Elévation frontale. 1) est en colombage. Il est question de maisons a deux portes. au milieu de la vieille fa<.ade actuelle remaniée.69 m. Berdeko(neko) borda (Masparraute) (Pl. les traces des anciens liens sont visibles (PI. Montage de cet encorbellement dessiné depuis le grenier. PI.. noter les tetes des poteaux (fléches).25 m.u une chemise de ma¡. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 53 Etcheparia (Ainhice Mongelos) (PI. c'est de la que fut prise la photo. Gilermas de Othasac. noter le mélange des matériaux constituant les cloisons. 28) lbarrieta * (Masparraute) (PI. Elévation latérale (Fig. 5: base d'un poteau. 29. 3. 29.D. Ce trait est loin d'etre traditionnel dans ce pays ou les murs ouest aveugles sont la regle. Il rappelle une remarque de Toulgouat (1981). d'est en ouest: la cuisine. 1 et 3 assemblages des tetes de poteaux. Dans l'ezkaratz. Elle a conservé une disposition "traditionnelle" (PI. pose quelque probleme. Nous nous limitons a commenter les planches.Goyheneche. 29.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. elle est tripartite a !'origine tres certainement (PI. elle n'a pas d'étable a l'ouest. au niveau de l'écurie: 2.07 m. en regardant l'angle N-E. Cette demiere est peinte avec de la chaux recouverte de petite taches rouges et bleues faites en appliquant une rafle de mais desséchée. 31. . 32. on mettait les animaux. noter l'encoche. Fig. Urruty en construise sur la fa¡. Planche 30 Plan de la maison et emplacement des poteaux. Fig. 37) C'est une tres belle batisse étudiée par Duvert (1989). 33) Cette maison.fleche).onnerie. 3 vue depuis l'ezkaratz en direction d'un bas-cóté: noter la différence de niveau du sol. La hauteur de l'ezkaratze sous plafond est 3. 1979). 32).voir le montage des arbalétiers. cet auteur commente la vieille coutume de Dax (ville dont les liens avec l'Amikuze sont bien connus . les poutres s'inserent dans les murs reposant sur des semelles. ''!'une devant. c'est une régle. Otazeia n'avait ni étable. Vue du grenier a l'articulation entre la premiere et la seconde travée. M. 36. c'est probablement la borde du chateau que l'actuelle municipalité vient de détruire.04 m.

e u e: al a: .XEMARTIN BACHOC 54 "'~ ~ / re CD .MICHEL DUVERT .

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche29 55 .

.XEMARTIN BACHOC 56 Planche30 1 B 3 l __ 4 l ~·..MICHEL DUVERT . .... ' •... . .

:HABITAT VASCON 57 Planche31 11 - .. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.~ ( ( . ' o ' 3.2. - . SS .

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 58 Planche32 1 1 1 1 !.'====!~ .

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.¡ * r~ ! 1¡ ¡: j I' E "' c-Í l 4 5 .:HABITAT VASCON 59 Planche33 1 1t> .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.--ISx-15' ¡¡:: 2 --"'/ -15':>< 15' ~ "' ..¡.--.

) e: ca a: ....MICHEL DUVERT .e: (.. M cu .XEMARTIN BACHOC 60 ..

on notera que cette élévation est tripartite. 38. 1984. 41) Vaste maison tiipartite qui a conservé certainement la quasi-totalité de son ossature de bois. vue depuis l'ezkaratze. 4 a 8: différents assemblages et charpente de toit. Dans la piece ouest on élevait des chevaux a l'entrée du siecle. On doit done accueillir avec réserve des propositions du genre: "Je recours a Ja dissymétrie (prolongement d'un versant) comme technique d'agrandissement de Ja maison (est un) indicateur du statut social d'une maison" (Bidart et Collomb. 2: élévation frontale (le bas cóté gauche.:onnerie s'éleve depuis le rez-de-chaussée jusqu'au niveau de la console équivalente a (e) (Pl. est probablement un rajout). c'est une regle. a droite le mur du grenier. aujourd'hui disparus. Nous avons vu plus haut. en bas a gauche). Les gens de la maison appelent cette construction. 41). Il semble que J'étable a l'ouest soit une adjonction (?). L'étable est dans une petite biitisse XVII-XV!Ileme siecles que les gens de la maison appeJlent "borda-zaharra" (Pl. les fleches indiquen! les abouts de liens assemblant cette piece avec les poteaux. Pierre Urruty. La fleche montre le montage d'un arbalétier. Tout se passe comme si la dissymétrie était d'origine et non secondaire. au sud. p. 41). tete de poteau vue depuis le bas-cóté nord. en 1908. Fig. 38 en bas a droite. 40. Il s'agit de M. Noter l'arbalétier ainsi qu'un lien supprimé (fleche). 84). Le sol de l'ezkaratze est en terre battue (c'est la regle). en fai. Cette maison n'a pas d'étable. queue de milan) ne s'étend. les portes donnant dans J'ezkaratze sont décorées (PI. "barrukia". Une mai. charpentier du village (il permit a M. Bas-cóté. On a ajouté une étable sur le flanc nord (voir plan) en y ménageant aussi une cuisine supplémentaire.:on. 4). les pieces peintes a la chaux. L'ezkaratz occupe ainsi tout Je corps central. 2. Ce pan de toit (ou miru buztana. contre le bas-cóté sud). 1) et qui souligne la limite entre le grenier et l'ezkaratz. cette vaste maison fut agrandie au nord et fit office de tannerie. On trouvera a nouveau d'autres exemples comparables a ce que J'on voit dans les Landes de Gascogne ou les biitiments annexes sont séparés de Ja maison d'habitation. Planche 37 Fig. 39. Planche 41 Dans son état actuel borda-zaharra est typiquement un édifice de mai. 2). elle comprend porcherie. poulailler et bergerie (PI. Elle a été rhabillée 61 de mai. Planche 36 A gauche. bipartite a !'origine surement (voir le montage de l'arbalétrier a la tete du poteau. de J'extérieur (Fig. sur des tetes de poteaux. de découvrir ces vieilles maisons). Iribarnia * (Masparraute) (PI. Urruty. 3: élévation Jatérale vue d'un bas-cóté. a construit l'étable attenante au flanc sud de la maison. Au début du siecle. 3) et en coupe (Fig.:onnerie a diverses époques. Le mur nord a été refait en mai. dispersés dans l'airial (sorte "d'etxalde"). on a pu s'assurer que les lettres IBD correspondaient a Isidore Bernard Daguerre. que sur le corps central. Je charpentier du village. Une fleche montre le montage d'un arbalétier sur un poteau ainsi que le lien qui est associé (on voit son about). Avant de quitter cette maison.D. Au début du siecle. 41 {l). vus depuis le grenier (Fig. La charpente de toit a été modifiée. . jamais sur les bas-cótés. Planche 39 Plan et élévation de cette maison probablement tripartite des !'origine. A ce propos. iI n'est pas rare de trouver dans les maisons toute sorte de "décorations" (aux endroits les plus surprenants) y compris des morceaux de monuments funéraires (Pl. A droite. Les Fig. A ce niveau. 1: plan au niveau du sol et plan de la charpente de toit. Comme beaucoup de maisons de l'Amikuze. il convient de noter son état "ancien" possible: l'étage était entierement fermé par argamasa et/ou des cloisons de planches. Dans le bas-cóté sud. 2). Fig. L'étoile montre une extremité de poutre traversant le poteau. 42) Tres grande maison aujourd'hui vide. 3 et 4 montrent les tetes de poteaux du mur extérieur sud. A partir de maintenant nous attirons l'attention du lecteur sur l'existence: de plans bipartite de maisons sans étable ni fenil a !'origine. Noter le personnage a gauche. qu'il existe des maisons anciennes a un seul corps de biitiment.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. en principe. son versant ouest n'est pas d'origine.:ade. 38. d'apres de vieux papiers de famille. Fig. assemblage d'une poutre sur un poteau. nous en voyons a deux corps (par adjonction ou d'origine ?). montants de porte). l).:ade (Pl. l'ezkaratze occupe tout le corps central. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 35 Grenier: vue sur la tete du poteau nord-est de J'ancienne fai. lmatsondo * (Masparraute) (Pl. deux pieces furent créées en 1829 et 1902. Fig. Planche 40 Elévation du mur de J'ezkaratze vue d'un bas-cóté (Fig.:onnerie en 1647 (probablement) d'apres le corbeau de pierre qui est a ce niveau. il tient debout sans peine dans la partie ou le toit s'abaisse fortement. 39. Quant au charpentier (?) il n'hésitait pas a réutiliser des bois avec des abouts de liens en des endroits les plus incongrus (PI.

XEMARTIN BACHOC 62 Planche 35 .MICHEL DUVERT .

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 63 .

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 64 Planche37 1 1'" -6.2.m-. ··] ~1 0 6 2 8 .

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 38 65 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

l. l 6.:o"" .. ~ &__'""'"" '\" _!_ -1~1Z.MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 66 Planche39 . 3n-¡ l+m 4Sm .. . 1or+r ~o " 3 J E . "'.l.) H ¡ r~ "":n ¡-:!- oJ N ' '\" "' <oiarda. ~ o { arho¿¡.o .

..n ·.1.1 VJ ~ "' 3 j ! 1 ... ~ "'< 't l!l N f '~ N "''i. í SOtm : ... .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD..35 t '----' ~h-i'/c'7 f n esta.ia.. a 4 .¡:__ J ~ '1 1 T . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 67 2oxlO<"J Planche40 t . :. ··'"..•. ...

.:~~_.XEMARTIN BACHOC Planche 41 • ' ..::._.68 MICHEL DUVERT .!-~-'---'-'---._. 1 1 ._-"-'-'-'--~~L..

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.<--- 6. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 42 -~- . 6 "' --!' 69 .

la largeur des autres travées est de 4. Nous donnons également divers assemblages: Fig. Dans ce dispositif. les abouts de liens n'ont pas cette découpe en courbes qui caractérise les anciennes queues d'aronde (comparer Fig. 9: découpe de queue d'aronde et clef au niveau du montage poutre-poteau. 2.PI. les consoles ne portent aucune trace de colombage. les entraits ne sont pas intégrés dans les tetes de poteaux mais posés sur les pannes. un lien "ancien" (Fig. Les fleches soulignant les assemblages (comparer avec PI. La maison actuelle avait quatre travées. reliée a un balean (Fig. Fig. élévation latérale vue depuis l'eskaratze). a propos d'un cas particulier. elle est actuellement tripartite. La charpente de toit est particuliere. En bas. Fig. Nous avons retenu deux vues: . 5 et 6). 7). poteau et pannes n'ont pas de rainure pour d'éventuelles cloisons de planches: comment étaient fermés ces espaces? Pour contourner ce difficile probleme. Cassou petit (Hasparren) (PI. 47. Elévation frontale: le batiment "ancien" a été stlrement bipartite.3 m.4 m alors que la hauteur sous plafond. 1: plan de la partie ancienne. 4. en fai. on revoit ce systeme d'entretoise aux abouts de liens séchement découpés (comparer avec Fig. 46) Nous avons assisté a la mort de cette petite maison. 48. . 45.XEMARTIN BACHOC 70 La derniere travée est plus large que les autres. Planche 49 Au sud. 7: base du poteau. L'intéret principal de cette maison de deux travées a peine. On verra des cas comparables par ailleurs. L'histoire de cette maison est complexe. 3: détail du lien au niveau de l'assemblage poutrepoteau. 2: élévation frontale. elle montre encare des parties tres anciennes. dans un "état le plus ancien". 43. Elle devait etre a !'origine a un seul corps. 3). sur le mur opposé au précédent (il est porté par un mur de mai. 4). l'étable (a gauche) est un rajout. 48). 11 y a ici un probleme curieux. l'acces a l'étage se faisait par une rampe de terre sur le flanc sud. 48. Fig. Avec cette maison nous quitterons le village de Masparraute pour y revenir plus tard.95 m.:onnerie qui conduisit a une reconstruction partielle de la maison?). La premiere mesurait 6. Fig. de pres d'un metre.a droite. 49) Organbidia Encare une maison abattue. La premiere travée semble avoir été ajoutée a un batiment plus anden. Fig. PI. et s'ouvre a l'extérieur par une porte dont le linteau indique l'année 1685. d'une cloison de planches et d'argamassa entre deux poteaux adjacents. est de 2. 2 et 3 prises dans d'autres parties de la maison). 6: idem. La planche 47 résume une histoire possible que nous allons brosser a grands traits. Cette maison a deux belles fai. 4: élévation latérale. a des époques ou cet espace n'avait plus besoin d'etre cloisonné (c'est-a-dire lors de l'agrandissement en mai. vue du bas cóté.:ades: la sud-est (en haut) vient d'etre refaite rudement (elle était de type Berdeko borda . elle avait. au quartier La Cóte. vue depuis l'ezkaratze. on peut évoquer des réparations "a l'identique". Le flanc nord montrait un systeme d'entretoises qui rappelle des situations vues ailleurs. D'apres nous. un corps central et un bas-cóté. la charpente de toit (Fig. 4 et 6 avec Fig. réside dans le haut muret qui porte les poteaux (Fig. 8: assemblage entrait-panne-tete de poteau. modifiée.:ade. on voit un ancien poteau de bois (étoile) remplacé par un poteau neuf (qu'il cache en partie) qui supporte une poutre neuve. 5: tete de poteau vue du grenier. Fig. L'un des bas-cótés a son plancher a un niveau plus bas que celui du grenier (ce qui n'est pas le cas de l'autre). Fig. Fig. Fig. dans les autres travées. 5 et 6). 2.3 X 5. Planche 46 Squelette de Cassou Petit. comme a Etchehandia de Lecumberry (PI. on pénétre dans la maison.:onnerie qui court tout le long du rezde-chaussée ). des assemblages des poutres traversant l'eskaratze et. . ce poteau semble marquer la limite entre deux campagnes de travaux (niveaux d'insertion des consoles et des liens ). L'autre (en dessous) possi:de un encorbellement (en haut a droite) et montre le rattrapage (étoile) qui permet d'intégrer la nouvelle étable (a droite). Zuburia * (Saint Etienne de Baigorry) (PI. sa hauteur est de 3. Ce lien est tres souvent ouvragé.MICHEL DUVERT . La planche 44 illustre bien de ces traits. 45. * (Jaxu) (PI. 2). 34). En bas a droite. L'ossature de bois tient debout. montage de l'entrait vu par dessus.4 m. et elle n'était pas ordinaire. les deux pieces étant rendues solidaires par un lien.a gauche. Nous donnons également: l'élévation frontale (Fig. admirablement située sur l'une de ces douces hauteurs que souleve la lande d'Hasparren. Fig. 44) C'est une maison de bourg.

.1¿...S0'-"1 3oi<Z.. Út.r. 8u.. '\ 2 1 "e .C".Jie·tl.t)rra- Planche 43 º' r J•tfir&o. .. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 71 z.>3 \ / .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.. ..I 7 30..] J1 3 5 ---1 --- 4 .L\t) s."/ .0~"1 r .

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 72 Planche 44 .

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 73 Planche 45 2 4 3 5 6 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

e: (.MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 74 tO """ C1J .) e co o: ..

· / . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I. Q) .) e Ctl e: ./ / / / / \ ..:HABITAT VASCON 75 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.../ .....e (._ ..

. •. ' 3 . ....76 MICHEL DUVERT . -.. .. . . f . •' . .·' ' 1 11• '2 . .XEMARTIN BACHOC Planche48 .-. ..· .. 11 11 : . .. '" 1 ' 1 ' ' 1i1·'. .. ·' ·. . . . . !'1' 4 •• ·.. .'.

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 49 77 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

au Moyen-Age. aujourd'hui considérablement raccourcis (on interprete dans le meme sens les doubles traces . N'avait-elle qu'un corps a !'origine? Actuellement elle a quatre travées. Garatetx (Ainhice-Mongelos) (PI. Noter ce curieux argamasa en paille et boue. Haranburia * (Lantabat) (PI. nous donnons Agote (Sarrasquette). 56) Le capitaine Haramburu. une maison noble. Ces couples de liens qui se dirigent vers le bas (comme pour "suspendre" une piece et non la soutenir en pression) sont fréquents en fa¡. Ici. Tout ceci rappelle les XV-XVIeme siecles (PI. maison rehaussée. Sapararte * (Lecumberry) (PI. 83). etc. l'histoire de cette maison est fort complexe. la belle maison noble se convertit en ruines.:onnerie et posséder une ossature de bois. entretenait une petite garnison a Lantabat.). des maisons citées au Moyen-Age pouvaient avoir leur fat. sur la photo). au second plan. le plafond de l'eskaratze fut abaissé. a titre d'hypothese. mais aussi Organbidea *. fenetre avec accolade et diverses moulures. Le nom "Haranburia" (maison noble) est partagé actuellement par deux édifices: une vieille maison (au premier plan sur la photo) et une plus récente (XVI-XVIlemes siecles.:onnerie (PI. . Noter les belles découpes des abouts de liens dans Haranburia (encache et courbes). 73). . plusieurs fois réparée. tres poreux et peu dense. Nous donnons des indications sur sa charpente (vue d'un bas-cóté). sous Henri IV.une remarquable fa¡. il ne reste que des fragments de cette oeuvre splendide. on la rencontre pour l'essentiel (?) dans la région de Suhescun. On retrouve ce systeme dans quelques maisons comme a Borda (lspoure). en ma¡.:onnerie. 57 et 58) La planche 57 raconte la tres lente agonie et la mort de cette petite maison a deux travées. de nouvelles poutres furent posées. a cause du systeme de liens visible dans l'eskaratze au niveau des poteaux. 51). Etchenhandia * . 50. Lenguin. On notera en particulier . Argiluria (lrissarry) (PI. . PI. nous reviendrons sur ce point en fin de travail. dans l'ezkaratze. de !'argamasa et une roche friable que l'on débite en blocs réguliers. Université de Bordeaux 1). Irissarry.:ade.:ade afin de laisser se déployer l'arc de ma¡. La planche 50 suggere bien qu'une vieille Etchehandia fut agrandie par une travée s'achevant par cette belle fa¡.. A droite. Laboratoire de Géologie dynamique. Cette maison ·est. Nous donnons agauche le dessin du corps central (partie qui semble la plus ancienne). Les abouts de liens de cette ancienne maison de Garazi sont tout a fait comparables a certains vus ici a Lantabat (étoiles).:onnerie.. Opposés a des couples de liens assemblés sur la meme piece. c'est un calcaire biodétritique et bioclastique (avec des fragments de coquilles.:ade en pierres de taille: porte en anse de panier..XEMARTIN BACHOC 78 Etchehandia * (Lecumberry) (PI. 51) lthurburua (Lantabat) (PI. Larrategui * (Hélette) (PI. Rhabillée en partie de ma¡. Elle est proche de Etchebarreneko borda qui fut édifiée a la fin du XVIeme siecle. 53) Nous la donnons a titre indicatif. Enfin. A propos de ces cloisons. comme Haritzmendi et d'autres. 55) Cette maison ne montre aucune trace d'ossature de bois dans ses bas-cótés. c'est un bon régulateur thermique (renseignements fournis par M. sur l'hétérogénéité des liens..:ade.ses travées a plan carré. a Argiluria. amputée a l'ouest.fleches . notons que nous avons rencontré: des cloisons de planches. 55) Cette toute petite maison était. dans la texture de l'ezkaratz. A moment donné. On a également scié la poutre de fa<. Tout ceci nous montre avec quelle facilité on intervenait (tres autoritairement) sur ces vieilles maisons. la poutre séparant le rez-de-chaussée de l'étage s'engage dans le poteau par un systeme de "tenon-mortaise" (sur un autre poteau c'est différent. Arbidia * (Juxue) (PI. des couples de jambes de force soutenant de tres profonds avant-toits. On notera l'hétérogénéité des abouts de liens. remaniée. de spicules d'éponges.l'absence de cheminée (confirmée par témoignage oral). nous indiquons. elle est d'une qualité exceptionnelle. 54) Maison en tres mauvais état. 52) Dominant le paysage. ils forment avec eux des sortes de losanges que l'on voit bien dans des maisons landaises (PI. a l'écart du village. 101). on l'appelle toska.MICHEL DUVERT . ce type d'assemblage est actuellement dans la maison.:ade principale (au moins) en ma¡.laissées dans le montage de l'encorbellement de Mehairu).

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche SO / "y 1 1 / / 79 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

U') G. .. ' .XEMARTIN BACHOC 80 \JI[ .. .I ... ~ .. ro e: --------------·---------------------------- ..e: u e: ·...MICHEL DUVERT .•: ..

. 81 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ~' . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche52 .. · 1 1 '• .

XEMARTIN BACHOC Planch~53 .82 MICHEL DUVERT .

. '• . . ······ . ...· . . " .. 1 .. ...... ... .. ... o o . .... .. . . .. ..... ·. ..... . . ~ .. .: ... .. j ~ ...... .. ... -... . . ..._ ~ oLJ ..... 1... ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 83 Planche 54 .. . .u 1 ! l 1111!1111 1 1 QI ::! 11 a- 1 1 I'.... . ..... .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. .. .. 1 • . :: . .. ... . .. . . ·. ..... o .... ·. ....: ·..

!l IO IO CI) ........MICHEL DUVERT .... .i:::: u e: <ti a: ~ :r '--' -~ ·1 ~ ....XEMARTIN BACHOC 84 .'.

... -~ '- d .e: u e: <ti a: / h .. Í't ~ -~ !\) ~ <O IO CI) ...HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD...: ..... ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 85 1 .

Cela fait beaucoup de discontinuités et cette solution sera vite . Le soin apporté a leur réalisation. Planche 59 La maison est tripartite d'origine. La quasi-totalité de ces habitations a été revetue de ma9onnerie a des époques variées. la meme situation. Les chapeaux (uztarria. A lriberry. 4: fa9ade plaquée sur l'ancienne. 2. etc.XEMARTIN BACHOC 86 Planche 57 La fleche sur la photo centrale. fleches).MICHEL DUVERT . La fleche montre l'emplacement des colonnes dans l'ezkaratze (elles ont base. Fig. Fig. 2. sa restauration récente en est tout point exemplaire. nous voyons ici une solution particuliere qui est mise en oeuvre: des colonnes de pierre supportent les poteaux relégués a l'étage. du bas). 2. 63 Fig. puis lourdement. il subsiste des villages entiers dont les maisons semblent avoir conservé ~ de "tres anciennes" ossatures de bois. Planche 60 Le plan de la maison montre l'emplacement des deux couples de piliers de pierre portant l'étage: dans l'eskaratze et dans l'étable (surmontée d'un fenil auquel on accede par une rampe sur le flanc sud). on découvrit 7 pots enfouis dans la terre. la fleche signale l'about d'un líen dont la fonction est énigmatique.. et enfin la base du poteau. 63) on voit. la maison Salanoa est intacte.. 60 Fig. maisons qui sont connues au XIVeme siecle dans les documents navarrais. dans l'eskaratze a la place des habituels poteaux de bois on voit des colonnes de pierre (Fig. Ainsi. 1 montre des détails de l'élévation frontale au niveau des piles et poteaux associés a l'étable et au fenil. 3) une galette de pierre. Noter (un fait souvent remarqué). le montage en colombage des murs de l'ezkaratze qui traverse cette maison sans étable. 59 Fig. 4 et 5 donnent des détails d'assemblage de la charpente du grenier. XVI-XVIIeme. 3). devant des portes ou dans une chambre (emplacement signalé Pl. la qualité de la ma9onnerie de cette maison. leí. Quatre d'entre eux furent détruits. 2). En résumé. Cette demiere illustration montre bien que le ma9on "mime" le travail du charpentier en substituant au rez-de-chaussée une colonne de pierre au pilier de bois. 3 et 4 donnent le relevé des colonnes de pierres signalées par la fleche sur la figure du haut (voir aussi Pl. d'élégance et de qualité. 4. 2) mais dans l'épaisseur des pieces. a partir du sommet d'un pilier de pierre. 8: assemblage d'une poutre sur le poteau et líen sculpté. 2) une élévation frontale au niveau de !'une des colonnes de l'ezkaratz. L'etxekoandere de la maison a entendu dire "qu'autrefois on cachait de l'or et de l'argent dans des pots enfouis dans le sol des maisons" (voir commentaires PI. au XIXeme siecle (ainsi le village de Bustince). tout cela traduit une évidente maitrise des hargin a l'entrée de ce siecle. au niveau de l'étable (Pl. füt et chapiteau). Un détail d'importance frappe le visiteur. suite. plus précisément il réalise des supports stables et imputrescibles. 59. 2) supportant une charpente a l'étage. 3: élévations des murs de l'ezkaratze (vue de l'intérieur. un grand moment de la civilisation basque. le ma9on-tailleur de pierre (hargina) se substitue au charpentier au rez-dechaussée et dans les murs extérieurs. Les Fig. C'est !'une des plus belles maisons de tout Garazi. 109). montre une fa9ade plaquée sur une plus ancienne (voir Pl. au niveau de l'articulation étable-fenil est indiquée Pl. comparer avec les PI. 2) les poutres (du corps central et des bas-cótés). Salanoa * (lriberry) a 64) (PL 59 Dans ce coin du Pays Basque mais aussi en Arberoue. 3. ils sont de type "gogorra" et "pitxerra". Les Fig. Fig. en Lantabat. 60). Fig. debout. Planche 62 Les Fig. le plafond de l'étable est plus bas que celui de l'ezkaratze. Pl. On voit également. Elle est a cóté du chateau du village. Planche 61 Elévation latérale montrant également la faitiere. sur ce document. Nous reviendrons plus loin sur cet aspect. 59). vue d'un bas-cóté. 58. les autres sont conservés (Pl. 6. un chef d'oeuvre de raffinement. Fig. L'assemblage entre ces deux éléments porteurs est indiqué. 2 et 3 (et la photo) ont pour but d'illustrer la charpente du fenil. ils avaient une treintaine de centimetres de haut. ont pour fonction d'asseoir des assemblages complexes maintenus cohérents par la pression verticale exercée par la toiture. Planche 58 Fig. classiques a ce niveau. elle date de l'entrée du XVIIeme siecle (Fig. 5: poteau comier de fa9ade. 1 (il y a la une étrange solution de continuité). Un mur de refend sépare l'étable de la partie orientale. Les Fig. Fig. Fig. 7: assemblage d'un entrait et liens d'époques diverses (voir la découpe en queue d'aronde. ou presque. L'articulation entre ces pieces essentielles se fait parfois de fa9on complexe. Fig. les murs extérieurs sont en ma9onnerie. la beauté des ouvertures (Pl. au niveau de la seconde travée du corps central (le faitage est également figuré). 1 et 2 montrent respectivement: 1) une élévation latérale (la fa9ade est a droite) vue du bas-cóté sud. 4) une plaque de bois. probablement a l'argent qui venait des Amériques. Lors de la restauration des sois. On notera ici que cet assemblage ne se fait pas latéralement (voir Pl. 4). Fig. Planee 63 La Fig. Ceci signe un travail tardif postérieur aux assemblages a prise latérale. 117 a 123). 1: plan au sol et a l'étage. 3). 1) uztarria.

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 57 87 .

XEMARTIN BACHOC 88 Planche 58 .MICHEL DUVERT .¡= 3 2 4 8 a 5 .

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 59 89 .

---..."-"1__.Scn. ..- tEJ / --\...______ 117 6rn ~1 <.- ?. • <>-1... • l>b........ Cl'l'lf 'Cl:il: ~2.. ~m1 89 ·• e 6¡ íl .90 MICHEL DUVERT .. . • A'c.. --.... . / y· ~'" EE:I -- ... 'l·S•n.crn._-~ ..XEMARTIN BACHOC Planche60 \~~ /r==i ( B \ I (' 1 -. -..5 ..... · ~'-~ .r.

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 91 Planche61 í YJ·r 2 3 4 .

í 3 4 ~<>nera .92 MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC Planche62 2.m a 1 1 es.t: iéil.

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche63 1 93 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

Chaque poteau (du sol a la panne correspondante) n'est lié a la console de l'étage (équivalente a (e) Pl. une ouverture indique 1669. 65) A l'écart du village. 5. Elle est posée sur le sol en pente dont on n'a pas rectifié le niveau. manifestement. Citons aussi ces maisons a ossature de bois inconnues des archives navarraises anciennes: Xokoa. Nous reviendrons sur ce type de probléme Pl. Qui était Eñaut? D'ou venait-il? Les mac. 261 la situation est comparable en Pays Basque Sud.. Elle a du voir voir passer bien des pélerins se rendant a Saint Jacques de Compostelle en venant de Bayonne. sur la hauteur. nous sommes en plein XVIIéme siecle). . Urrutia * (Suhescun) (Pl.XEMARTIN BACHOC 94 remplacée par le mur de refend. du bas (Pl.:on. p. Elle occupe une position privilégiée. Arrikauberri (probablement reliée a Arrikau citée au MoyenAge ). 107. de la probablement son nom. on y (1) Voir Baeschlin. il pouvait contenir une vingtaine de sacs (de blé?). Ioannes de Salagaray est d'Iholdy. de cette culture (comment ne pas songer a Yrizar?). Echeverria * (Lanfabat. Bidegainia (Irissarry) (Pl. posés sur une haute assise de mac.:u avec elle. Parmi les "archaismes" la Fig. Sapararte*.). aujourd'hui vide. quartier Ascombeguy) (Pl. Hasparren.:onnerie. Bidegainia. a Iholdy: Azarola*. La charpente est signée (EÑAUT 1657) dans la premiere poutre traversant l'ezkaratz (Pl. cette superbe maison a eu son colombage sculpté recouvert par un pale mortier.MICHEL DUVERT . cette belle maison. Noter que ce stade de transition marque ici deux maisons d'infanc. Ainsi. a l'étage.:onnerie et détail de la l'arc encadrant la porte d'entrée: le personnage perruque signe l'époque d'intervention des (XVIIIeme siecle). Irissarry et allant a Saint Jean-Pied-dePort. 68.:on un état de transition (zurgin/hargin) au XVIIeme siecle. domine Garazi (1). c'est alors que le charpentier devient inutile. 71. Lui aussi s'articule. 67) montre le montage des cloisons de bois intégrées a la charpente.:ons "suréle- Planche 69 Tentative de restitution d'un état "le plus ancien" de cette maison qui fut secondairement tripartite. sablieres. est jalonnée de maisons a ossature de bois et/ou citées au XIVeme siécle. C'est problement de la que provient son nom. Cette vieille route non carrossable en partie. La Pl. ouverts sur leur époque et fécondant la tradition. cette maison (1) Elle est située sur J'ancienne voie de Bayonne. 72) C'est une maison d'un intéret exceptionnel. etc.:on. elle possede des colonnes de pierre en rez-de-chaussée. Planche 64 A cóté de la maison (fleche Fig. le sol de la maison est en pente lui aussi. du haut) s'étend un vaste hangard-fenil dont le plan est donné. n'est pas une maison de charpentier mais de mac. dominant l'ancienne route principale allant de Irissarry (carrefour Otsobi) au chateau d'Iholdy (chateau d'Olze*). des queues d'aronde (porte de l'étable. elle est tripartite. 67 montre le travail du bois sur: des jambes de force soutenant l'avant-toit. Elle a été remaniée au cours des temps. Elle meurt lentement dans un paysage de reve ou elle domine la chapelle et le beau cimetiére de ce quartier. 66). probable travail du charpentier-menuisier (?). Elle se compase de trois travées.:ons ayant oeuvré ici (murs. C'est. 4. 3. des pieces de charpente montrent des traces d'assemblages anciens. Minaberrigaraya*. et des hommes de ce pays. a notre avis. Elles portent une charpente "ancienne''. A l'étage il y avait un grand coffre en bois monté avec la charpente et conc. pour l'essentiel. et nous sommes dans la moitié du XVIIéme siecle. la maison du Moyen-Age "par excellence". ouvertures) sont connus: Ioannes de Larrando venait de Beguios. Planche 68 Fac. déshabitée elle aussi. Etxartia * (Jaxu) (Pl. a Irissari: Otsobi*. De tels exemples existent en Pays Basque sud (voir bibliographie). sur le lien a l'articulation entre la poutre traversant l'ezkaratze et le poteau (noter que l'assemblage ne se fait pas latéralement mais dans l'épaisseur des pieces. 69) Maison de tres grand intéret. Un fait doit etre souligné ici: comme Salanoa *.:ades et assurer la seule couverture des maisons: une é¡:ioque s'acheve.:ade reprise en mac. 1) que par un seul lien latéral. Etxartia * et Salanoa * illustrent a leur fac. Tout ceci suggére des équipes itinérantes (1) (avec toutes les conséquences que cela entraine sur le plan de la création). Minaberribehera*. Berhoa. Il y aurait beaucoup a dire sur ce bel édifice.. 2. 67) Dominant le pays. 1968. Haranea*. clef de avec la mac. sauf pour agrémenter les fac. classique. 70. Ezponda*. sur des colonnes de pierre portant la charpente. Dans l'ezkaratze les poteaux sont étrangement vés". Nous retiendrons cinq points: l. 108. 66. Elle est tripartite. entre Irissarry et le quartier Mandos a Jaxu.

l. _ _ _ ¡ ..HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.11 . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche64 fil 6V U}! -~ oO -----º o 2. ¡ .". . 95 ." .

MICHEL DUVERT ..!!! c. .XEMARTIN BACHOC 96 \ '1 :B (1) .e u e .

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 1 1 <O <O QI .e o e: Ctl e: 97 .

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 98 Planche 67 ~(~) .

.o QI ._¡ e: ~ Ctl ' -~ .) e: .~ co e..HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.:HABITAT VASCON 99 f ..e: (...... ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.i ~ .

MICHEL DUVERT .e (.) e ca e: \ .XEMARTIN BACHOC 100 \\ \ \ en CD Q) ..

1585. (1) M. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON voit meme un affleurement rocheux. Señimenia (Saint Just Ibarre) (!) (PI. On a revu cela a Berroa et Uhartea* de Suhescun (voir PI. ces pieces pourraient etre plus des "poutres" que des "entraits") -étoiles-. 115). on y a peint date et inscription (nous connaissons d'autres cas que nous ne présentons pas ici).. pilier de pierre remplai.:ant un poteau en bois). il s'impregne d'elle (voir le "Dictionnaire de mythologie basque" de J. On a laissé en place que le seul systeme porteur (un éboulement récent. Le mouton (que surmonte la date). L'assemblage et les demi-queues d'aronde du lien. a gauche. le charpentier pose deux "entraits" l'un sur l'autre (en fait. Goity). L'homme basque s'investit dans la Nature. 70.11 n'est done pas utile a priori d'aller "chercher des modeles" chez les gens du nord. Nombreuses sont les maisons qui conservent dans leur mai.M. Ils ont recomposé la Nature! Comme bien des maisons. La date. secondairement bipartite. 3. Planche 70 . l'etxe échappe de plus en plus au charpentier (etxe: maison des morts et maison des vivants). tels qu'ils sont apparus lors de travaux de restauration. ainsi a Ituren (voir bibliographie) (Arranzalea: photo P. Sur la roche nue ils ont dressé et assemblé des arbres. .. On a retrouvé de tels exemples ailleurs. travaux en cours . ..Poteau arriere gauche dépourvu de ses liens d'origine. 101 Planche 71 Etat ancien possible. Le Pays Basque nord a tourné une page de son histoire. sculptée sur l'entrait en fa9ade (fleche. ainsi cette forte encoche (fleches) sur des piliers sous les pieces précédentes (existence d'une charpente a cruck (l)? voir Brunskill. C'est probablement la maison qui a précédé le cháteau voisin: Saint Jayme d'Ibarre? Retenons: l. En 1595.Articulation entre la premiere et la seconde travée. on notera: . a l'angle de la cuisine (voir au dessus). photo dubas). elle est posée sur une pierre plate. 73). Au Pays Basque sud aussi ces exemples abondent. 1985).Vue d'ensemble donnant l'état actuel.D. vue donnée dans l'eskaratze en direction du bas-cóté. jambes de force en fa9ade. PI. Les themes décoratifs (abouts de solives) comme celui rapporté en bas a gauche (son emplacement est signalé par l'astérisque sur la photo du haut). Au cours du XVIIeme siecle (Salanoa*.:on s'empare de notre habitat. On est saisi par la création de ces artistes que furent nos charpentiers. 73) Remarquable maison de bordier. L'ezkaratz est a droite. a connu une dame de cette maison. située sur une voie de Compostelle (?).D. Or cétte demiére s'appelle en fait Donaiki. 123). l'une montre un poteau extérieur apparu a l'occasion d'un effondrement d'un mur extérieur. . caractérise la borde (et probablement la borde pyrénéenne) . ). C'est probablement a cette époque que l'on a supprimé la quasi-totalité des liens d'assemblage et des cloisons de bois (dont les traces évidentes subsistent: logement d'abouts de liens. . de Barandiaran). une borde est entierement en ma9onnerie (PI. dix ans plus tót une maison est a ossature de bois (dans la mesure ou cette date est contemporaine de !'ensemble de la maison). on voit un banc rocheux qui traverse le mur extérieur. Ainsi á Arrantzalea* (Ispoure voir plus loin).:onnerie des vestiges importants d'ossature de bois d'édifices plus anciens. précieux témoin de la vie traditionnelle. évoquant le cruck. c'est sous ce nom qu'elle désignait cette maison. ils ont tissé des ramures.que le bois abondait. 71). nous voyons ici une tete de poteau assemblée par un entrait. On retrouve ce dernier trait dans une maison étudiée plus haut. rainures . c'est aussi une grande époque pour notre art funéraire. 72). Etxebarreneko borda (Asme) (PI. Les traces d'assemblage permettent de tenter des restitutions (PI. 2. 74) A deux pas de la chapelle célebre. vient de révéler un poteau extérieur. On ne manquera pas de noter ceci. Etxeverria a du etre réaménagée a l'entrée du XVIIIeme siecle (cheminée. structure mise a la place d'un poteau classique. ou. dans une chambre. sont en fait des arbres avec leurs branches a peine équarries (PI. Uhartia*. pénétre sur plus d'un metre. Retenons done qu'a la fin du XVIeme siecle le mai. et a quelques dizaines de centimetres de hauteur.qu'il y a des situations étranges qui posent de réels problemes. cette vieille maison a ossature de bois présente de nombreuses particularités.) des solutions mixtes cohabitent en Basse-Navarre alors (1) En fait cette sorte de charpente. Notons enfin que l'on a peint des poutres de nos maisons.M. Noter la base tres usée de ce pilier. Il faut bien noter ces choses la et les mettre en parallele avec des données rapportées plus loin ou des poteaux et des liens associés. Ces maisons signifierent a leur fa9on notre etre profond (voir plus loin le vocabulaire anthropomorphique du charpentier).HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. Planche 72 Deux vues d'Etcheberria. Etxartia*. C'est un édifice de ma9onnerie des années 1595 (inscription faite sur la poutre de fa9ade). 4. etc. le bas-cóté. PI.

XEMARTIN BACHOC 102 Planche 70 .MICHEL DUVERT .--------- .

.. . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 103 Planche71 - --- .-...HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.·- .

.....)/ c:wo. ( t..MICHEL DUVERT .......M&) .XEMARTIN BACHOC 104 Planche72 Jt.

105 .) e .e (. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON ~ CI) .m c.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

. .XEMARTIN BACHOC 106 Planche 74 \ .MICHEL DUVERT .

sur des plans bi ou tripartites). Le montage est ainsi fait. Ainsi. ou le plancher de l'étage a été supprimé. Quatre paires de poteaux en bois. Etxeparia * (lbarrolle) Nous cherchions un chateau a ossature de bois. sont étranges (dans l'état actuel de nos recherches). nous en avons trouvé un. Posé a flanc de cóteau. Otxantzbeherea* (Ustaritz) (PI. ici ce meme plan se fonde sur la disposition sérielle des poutres. Le vestige de clocher n'est peut-etre pas tres ancien (XVIIeme siecle?). le plan basilical est probablement l'élément signifiant de notre civilisation vascone (PI. La Fig. La maison Otxantzbeherea est édifiée sur un site célebre ou l'on construisit une église romane et un hópital pour pélerins. Détail d'importance dans cette maison: la présence de l'intermédiaire "uztarria" (fleches) entre le sommet des poteaux ou du poin9on et les pannes associées. Ceci est une regle tout au long des XVII-XVIII et XIXeme siecles. Cette construction. Sur le dessin du bas nous indiquons le montage entre un poteau extérieur (pris dans la ma9onnerie) et une panne sabliere. TI donne acces a un clocher qui abrite la cloche fondue en 1850 a Dax. elle reflete un pan basilical qui fait figure d'archétype. nous pensons avoir retrouvé l'ossature d'un "ancien clocher" inclus dans l'église de Gamarthe (photo. sur le dessin nous donnons l'état actuel. le charpentier travaille toujours "a l'ancienne" mais pour la seule charpente du toit et pour le colombage. Peut-etre peut-on les relier a des modeles que l'on voit par exemple en 107 Navarre. un groupe de maisons vides connues sous le nom de "Kaxinautenia". est tres originale. Le plan de cette maison. elle est a l'entrée du bourg. En haut a droite. tout au moins en Labourd. nous figurons un about de chevron et le décrochement (étoile) qui s'articule dans les encaches correspondantes (étoiles) sur les sablieres. Alors que le plan basilical classique (Toulgouat. 78) Ce petit batiment ruiné. Nous reviendrons plus loin sur ce type de charpente peu courant (?) en lparralde (mais pas en Vasconie. a ce niveau: . posés sur des pierres plates. D'apres le maitre de maison. a savoir qu'a la fin du XVIIeme siecle. 102) et cette maison n'a qu'un corps. La poutre (y) est moderne. en effet. IJéglise de Gamarthe (PI. nous continuons nos recherches (tout en soulignant que les clochers ne sont pas les parties les plus anciennes dans nos églises -au contraire meme-. sa structure. 1979). Une borde a Bustince (PI. il y a. on note les queues d'aronde et une cheville (a droite). sur le bord de la route. l'étage est cbmplexe. second étage de galeries du fond). ainsi a Zugarramurdi (nous donnons une élévation frontale). Nous suggérons des élévations frontales (a droite) correspondant aux niveaux signalés sur le plan. C'est ce qu'avaient compris Barandiaran et ses éleves.un cadre ancien.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. avec des traces de queue d'aronde. soutiennent les poutres de l'étage par l'intermédiaire du "chapeau" ou uztarri. 79) Nous cherchons des églises a ossature de bois. 1977) se fonde sur des travées définies par des cadres dont les montants verticaux montent du sol aux pannes. L'autre poutre est ancienne (voir l'about et la trace de la clef) de meme les sablieres (nous en donnons une en vue latérale et apicale). pourvu d'un chapiteau en bois. il faut d'abord faire l'histoire des maisons et des pays. Ces pieces sont chevillées aux pannes selon un dispositif tout a fait classique. Ils définissent nef et bas-cótés. Nous la citons pour conforter notre analyse. sont-elles d'origine? Kaxinautenia (en Amizuke) (PI. 77) Notre quete nous a conduit dans ce recoin du Labourd ou le temps semble avoir marqué une salutaire pause. 104 a gauche. cette maison est tres vieille et il subsiste tres peu de ce type d'habitat en Labourd. voir Goyheneche. 4 donne une élévation latérale de l'église et dessine un corbeau de bois supportant les galeries. 76) On recontre paríais des situations étranges dans cet habitat. un poteau central monte du sol a la faitiere (a droite). Actuellement le rez-de-chaussé est occupé par une étable. Dans le premier cas c'est la verticalité qui fonde le plan basical. elle portait poin9on et uztarri (voir dessin). Paskoenia (Irissary) (PI. par Lestan. Retenons qu'il a du exister des batiments annexes a ossature de bois mettant en oeuvre des príncipes qui sont ceux présidant a la construction de maisons d'habitation. .une pile de pierre au rez-de-chaussée . se trouve a l'angle d'une propriété. sur un . On le verra a nouveau.un pilier de bois: un tronc d'arbre grossierement équarri. Dans l'une d'entre elles. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON qu'en Labourd le ma9on a déja étendu son emprise sur l'habitat depuis plus d'un siecle. On ne peut pas étudier l'habitat basque "en bloc". sur la route de Saint Palais. en quittant Garazi. de meme la disposition sérielle (la plus fondamentale?). Pl. en milieu urbain (Saint Sébastien) etc. dans le second cas c'est l'horizontalité. 75) Célebre maison maintes fois photographiée.

XEMARTIN BACHOC Planche75 .108 MICHEL DUVERT .

.-· \·· 109 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche76 J ·-~ .

?" & ~ <::::ca ~---"~ "'S'.:s (:i..MICHEL DUVERT .~·Sm .)t) a -& o fx ah f-~ (ftlier-e a.XEMARTIN BACHOC 110 Planchen < (-i) N ......) (3) JI ( ~I . ( Uf/"""·~~e-) . _..Sm ...l1l (3) .

·- ? L.----' Planche 78 ¡¡a..m *i = * J c::.m ¡o o1 *t ¿¡ -=i :X: = I-is-c..:HABITAT VASCON A 111 (~) .S cm = r= .-10 ~ Sc... ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.. lo ol b a /í ~ = = = i=::::! ..ib: ....<--10 x--1oep-.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD..el-~_º_ .. 4 m (_J -v 2.j =1ctn 30.

....-. l>···-~ ~F 3 c~~)-t~.. 2 ...XEMARTIN BACHOC 112 Planche 79 ~ .MICHEL DUVERT .....

moulin . I.). 114). Les piéces sont assemblées avec grand soin et démonlrent !'extreme habileté de nos charpentiers. . Puis. dominant la vieille église (étoile. Dans l'état actuel de nos recherches. de part et d'autre de l'eskaratze la taille des abouts de liens (formes des queues d'aronde) differe. Arrétons nous quelques instants sur cette partie de la maison dite "ezkaratz" (ou "grande salle". mais incompletement. cette opération a dll avoir lieu a une époque ou les mac.. 1 et 2. La photo de gauche montre bien comment. ces poteaux ayant subi les injures du temps. pres d'un ruisseau. Ce sont des structures plastiques. 81). sont a ossature de bois. Retenons ceci. maison de seigneur. A cette occasion on a relevé le plafond de l'eskaratze. La photo montre ce que détaille la figure a droite: sur la tete des anciens poteaux du rez-de-chaussée.onnerie. Elle a été rhabillée de mac. Fig. 82). 1. PI. église.ades de bois et ajouté une travée a l'est. Cette maison fut agrandie a l'est vers 1619 (voir linteau).:articulation entre les parties anciennes et la nouvelle travée est détaillée Fig. 85) Nous allons aborder ici un probleme fondamental. De tels édifices existent encare en Gascogne (a Orx par exemple). 11 a été rehaussé d'un étage. La structure de cette maison est tres complexe. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON emplacement stratégique. Nous l'avons parfois rencontrée. l. les principes illustrés jusqu'ici et présentés PI. 82). Ce n'est pas la premiere fois que l'on manifeste ce souci de conserver le souvenir d'un état "ancien". on peut proposer des grandes lignes de son histoire (voir plan. On ne manquera pas de noter la taille des cadres supportant cet édifice (poutres et poteaux de pres de 7m de long). I. tout se passe comme si deux équipes avaient travaillé de fac..4 m et 3.. il a une ossature de bois classique. entre les deux poteaux (Voir aussi Uhaldia* PI.ons sont intervenus brutalement. le plan meme des édifices peut ne pas etre altéré. Au cours de cette histoire. Souvent remaniée. Ancien moulin a Iholdy: Hargindeguy (PI. Nous allons donner d'autres exemples plus loin. les rehausser . 'des maisons nobles y compris des plus belles. a probablement fait mettre une chemise de pforre autour des fac. l'un des plus beaux de ce pays. depuis le bas-cóté vers l'ezkaratze). tres modifiée. dont la tombe est dans l'église (dessin. Cet habitat "idéal" n'aurait eu qu'un étage et un corps de batiment.on autonome a partir d'un plan d'ensemble (nous reviendrons sur ce probleme.:articulation entre les deux parties est soulignée par les fleches. m a 123). 80 et 81). Uhartia pourrait etre l'une de ces formes. supprimant les vieux supports de bois et laissant un peu partout les traces de l'ancien montage (photo de droite). Contrairement aux idées rec. comme les "maisons de tout le monde".:édifice a été rehaussé (fleche) pour ménager un grenier (photo. Les biitiments industriels sont done traités comme les autres. celui du volume de l'ezkaratz. pourvue de décrochements. I. etc. Bemard de la Sale de Etchepare. dans les pays vascons de langue gasconne ). borde.ues. C'était un moulin. on peut voir des états cote a cóte. reprises par exemple par Bidart et Collomb. Etxoinia * (Osses) (PI. celle-la meme qui exprime ce colombage somptueux. on a monté de nouveaux cadres. le vieux poteau de fac. elles s'inscrivent avant tout dans une perspective fonctionnelle et transformiste (nous reviendrons plus tard sur ce point). un linteau porte la date de 1755. photo PI. ces vieilles charpentes a ossature de bois s'adaptent a toute situation (maison d'exploitation.. 83) I.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. dans des situations exceptionnelles. 84) Nous avons longtemps cherché la forme la plus simple possible de cet habitat a structure de bois. dans le cas présent. PI.ade montre des traces de liens dont la signification échappe en partie. 3 (la partie modeme est en pointillés.:exemple que nous présentons a un intéret double. La maison a été entretenue et restaurée de fac. cette maison est construite en contrebas. Nous ignorons les motifs de ce brusque élargissement de l'espace. la vue est prise au niveau de la fleche. 84) Sur la photo du bas nous voyons l'ancien assemblage coupé et remplacé par un nouveau (vue prise dans l'ezkaratz). sur son flanc nord ou l'on voit l'ossature de bois (PI. témoignant de l'histoire a la maniere d'une véritable stratigraphie. bien sur. 2. Berrotea * (Ayherre) (PI. 113 dynamiques. Uhartia * (Suhescun) (PI. 80. Tout aussi courant est le remplacement d'un poteau de bois par une pile de pierre (dessin dubas) c'est le cas ici.8 m de large (un couple de poteaux en bois ayant été supprimé a l'ouest). on a édifié des piles de pierre qui supportent les entraits (astérisque). Un "état" ancien pourrait etre représenté par les quatre travées de 3. Elle est vide de nos jours.on exemplaire. Vers 1630. toute son ossature de bois est intacte et parfaitement lisible. Un demier détail d'importance. Nous pouvons décrire cette opération. Etxeparia est un édifice splendide.). Ce type de pratique est courant. ainsi Agote a Bussunaritz-Sarrasquette (en bas a gauche) ou l'on a interposé une piece de bois. il aurait mis en oeuvre. unique en lparralde (PI. elles sont facilement réparables. elles sont évolutives (on peut les allonger. l'étoile montre le vieux poteau et la trace d'un lien). PI. 80). dans la nouvelle travée. elle sera publiée par ailleurs.

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 114 Planche 80 .

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Planche 81 115 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 116 Planche 82 J -D ¡ ¡ ~ .

1: 11.! .· ': 1 ' :. (ih~J Planche83 1. ..' 1¡' '' :.·~'·:. ' ' '' '..d~JiA. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON íl 011tJL". . :: :·' '.1 ..HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. 117 ..

MICHEL DUVERT - XEMARTIN BACHOC

118

Planche 84

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE
NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE
DES FORMES DE L'HABITAT VASCON

__

).

\
----"'\

\

119

,. ___ _
\

___ _
\

o.....CO.

2

c•.......t..J

3

4

MICHEL DUVERT - XEMARTIN BACHOC

120

a) La hauteur sous plafond varie manifestement au
cours des temps (Saskoenea, Organbidea*, Etcheestia,
etc.). Cette variation n'a pas de rapport avec le changement d'une poutre (Bametchia*, etc.).
b) La hauteur sous plafond de l'ezkaratz n'est pas
nécessairement celle de l'étable (barrukia): voir Salanoa*
par exemple.
e) En Amikuze, souvent le plafond de l'ezkaratz n'est
pas "de niveau" il semble s'abaisser au fur et a mesure
que l'on se dirige vers les travées constituant barrukia.
M.D. fit remarquer cela a un charpentier, pour lui c'est
un phénomene fortuit; ce point reste done a établir.
d) A ce sujet, Garatia* nous pose un probleme tres difficile (PI. 5 et 10); son cas n'est pas isolé. 11 y a peut-etre
une corrélation (locale? ancienne?) entre hauteur de
l'ezkaratze et structure du faitage ("bizkarra").
e) De nombreux témoins (des paysans peu préoccupés
d'anthropologie) nous ont dit savoir que l'on battait le
blé "autrefois" dans l'ezkaratz. Rares sont ceux qui
savent que l'on utilisait le fléau (kardailu). Un témoin de
Baigorry nous a rapporté un technique de battage "analogue au lavage du linge". Elle se pratiquait sur une
planche avec une baguette, comme on faisait au lavoir
avec un battoir: "ogia joiten zen latsa harrietan". Voici ce
témoignage.
"Hartzen zen eskuetan ogia, gero joiten zen ogi hori
makil ttipi batekin taula baten gainian. Taula hori emana zen latsa-harria bezala tresbeska gain beheiti langilearen aintzinean".
Une telle technique nécessitait pas d'ezkaratze a plafond haut, c'est bien évident (voir les commentaires
accompagnant la PI. 114); elle est mise en oeuvre le long
des Pyrénées jusqu'a la Biscaye (Violant i Simorra, 1986,
Vol. 11 p. 475-476; voir également Lefebvre p. 401, 405 et
Barandiaran - Anuario de Eusko-Folklore n.º XXI p. 9293, Fig. 8-1 (2), son travail sur Sare - Labourd-).
Leriza * (Ibarrolle)
(PI. 86, 87)
Avec cette maison, nous débutons l'étude de cas difficiles, des habitats plusieurs fois remaniés.
Inhabitée depuis 40 ans la belle Leriza meurt lentement. Sa far;ade actuelle contient des éléments disparates:
1) une fenetre avec un linteau ou figurent deux virgules
opposées par leurs pointes ainsi que le texte suivant:
"Feci Ioannes d Lerica/1743 Catalin D Borda"; 2) une
autre fenetre, de l'autre cóté de la porte d'entrée, pourvue
d'un meneau central et d'un linteau ou figurent un hexagone contenant 6 fuseaux convergents, IHS et 1636; 3) un
colombage (Fig. 4 PI. 86) ou l'entrait est un remploi.
Parmis les interventions majeures, on notera le changement de deux poutres de l'ezkaratz, la suppression d'un
poteau de chaque cadre et leur remplacement par des
consoles de bois prenant appui sur des corbeaux de pierre (PI. 86, Fig. 1 et 2). Le plus surprenant, c'est le changement de poutre effectué sur le troisieme poteau (PI. 87,
fleche); ceci implique que l'on pouvait désolidariser les

éléments d'un cadre pour faire des interventions, sans
nuire a priori a la cohésion de l'édifice. Ceci conforte la
plasticité de cette charpente (voir plus haut).
Leriza conserve ses cloisons de planches montées dans
des rainures des supports. Enfin, ses poteaux n'ont pas la
meme section, certaines ont des traces de queue d'aronde
a courbe et contre-courbe etc. (Fig. 3). Cette maison a
une histoire complexe.
Avant de quitter Leriza il faut souligner une particularité que l'on retrouve a Etxeparia* (PI. 82 et 86); elle possede une piece convertie en pressoir. Cette piece mesure
2,1 m de large et 2,3 m de profondeur, sa hauteur est de
1,6 m, le sol étant a 35-40 cm au dessus de celui de l'étable? Une plinthe de pierres de 57 cm de haut court tout
autour de la piece, sur ses trois cótés car elle s'ouvre
dans l'étable. A hauteur de plafond, a l'entrée, on voit
une forte poutre qui traverse la piece de mur a mur; de
30 x 38 m de section, elle est percée de deux trous a vis
ou se logeaient les vis du pressoir. On devait écraser ainsi les tas de pommes posées a meme le sol de la piece.
Ce demier est modelé de telle maniere que les pierres
s'inclinent vers une rigole centrale destinée a rassembler
le jus. Ce demier était collecté par des récipients posés a
meme le sol de l'étable.
Salahar (Bergouey)
(PI. 88)
Cette belle maison de bourg, tres délabrée, possede une
remarquable far;ade plaquée contre un édifice a ossature
de bos. Quel rapport y-a-t-il entre deux structures? Notez
le beau montant de fenetre de 1585 avec son serpent a
comes (cet animal n'est pas exceptionnel sur le linteau
bas-navarrais, il est rarement présent sur les steles).
Maison de Bassussarry
(PI. 88)
Maison plusieurs fois remaniée et qui possede un
poteau comier en bois, soigneusement assemblé sur un
socle de pierre. Des charpentiers ont suggéré a M.D. que
ce type de structure est peut-etre un "vestige ancien"; et
non une "réparation".
Azkaratia * (lholdy)
(PI. 89)
Cette maison a une longue histoire. Avant d'etre rhabillée de mar;onnerie (murs latéraux) on avait refait sa
far;ade. La fleche signale l'ancien poteau comier d'une
plus vieille far;ade située en arriere de l'actuelle. Deux
faits sont a noter:
a) L'ezkaratz a une tres grande hauteur et les bras qui
assemblent poutre et poteau ne montrent pas d'assemblage latéral (du type illustré PI. 2, c'est-a-dire courant dans
les charpentes les plus anciennes). La queue d'aronde
reste utilisée par ailleurs (voir dessin) mais sans ''l'encoche" caractéristique des formes les plus anciennes (?) comparer avec PI. 87, Fig. 3). Le probleme des "queues
d'aronde" sera examiné en fin de travail.

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE
NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE
DES FORMES DE L'HABITAT VASCON

Planche86

121

~
/l¡.o,,.32ort¡

B

2

1

o

o

Í"- J'l¡<.2':h"J

<=

~~-f-V'
1

,_
,_

<

2.jm

S:L¡"'

'=-

B
JU

B"

1

L¡.'/rr¡
o-Kn¡
l5•4S"<n¡

1f

I l-5~
3-4m

1

;

__

3
o

4

®
..

122

MICHEL DUVERT - XEMARTIN BACHOC

2

i.o <rn..

1

saba.ia.

ll/J<.2.4crr¡

5,..z"(x1s pror-)
e.sKara.tl!'ia.

barruk1·a.

e

3

... 1 -~! ~-.· -~-- . \ tT · . ....i~i. 1 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ..:HABITAT VASCON 123 'í ..1 ' '\. ·.. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I..··.

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 124 Planche89 ~-~~--~-------­ .

ce travail fut exécuté par le maitre de maison. fai. On pourrait rnultiplier les exernples. la maison est portée par des murs pouvant jouer le róle d'un socle de pierre (parfois limité au rezde-chaussée ). La charpente de toit s'articule sur deux poteaux posés sur les cloisons.:onnerie qui s'avancent de part et d'autre de la fai. au dessus de la porte d'entrée dont le linteau de marbre semble porter quelque indication (en bas a gauche). t.:on (avec uztarria). Bipartite dans un état ancien. 90 Fig. les "bois longs" (poteaux s'élevant d'un jet du sol aux pannes) évoluent vers un systéme de "bois courts" (c'esta-dire qu'on limite les supports verticaux a l'étage. cette maison n'est pas une construction de charpentier. c'est au niveau des murs extérieurs que dans un premier temps les poteaux de bois sont remplacés par de la mai. L'empire d'hargina. a celui vu dans la maison basque ancienne a bois longs). ldibiarna * (Ayherre) (PI. La charpente de toit est typiquement XVIIléme siécle (Fig. dans la mai. Dans notre pays (a ce titre le Labourd est exemplaire) l'encorbellement affecte la fai. des "transitions" (PI. La vieille charpente est a nouveau posée a l'étage. les charpentes pouvaient etre faites ou réparées par des agriculteurs eux-memes (assistés parfois du charpentier).Grange. est portée sur un socle de pierre limité au rez-de-chaussée. 1).Maison Bordda a lspoure. 125 Planche 93 Nous donnons le détail du colombage sur lequel figure la date de 1624. Planche 92 Etat ancien et aprés restauration. 83) a vu les colornbages traités au sang de boeuf (d'oú la couleur brun sombre). 4). 92. Eyhartzia * (Masparraute) (PI. liées par de l'argile melée ou non de chaux). édifiée contre le mur ouest d'une maison a Bussunaritz. l'entrait lié sur la tete des poteaux. Eyhartzia* fut reconstruite selon des príncipes fondamentalement différents de ceux mis en oeuvre en amont du XVIIéme siécle. . a leur rencontre avec les sabliéres limitant les étages. sans décrochement. Fig. 2). 11 y a un "savoir-faire" qui n'est pas exclusivement entre les mains des seuls charpentiers. XIX. deux fortes cloisons d'argamasa encadrent le vestibule. Le plan fait apparaite que la maison est a support de mai. le poini. de plus son linteau indique 1770 (PI. 93) Autre "contre-expérience". Ainsi Lunernann. Meriategui * (Lasse) (PI. Avant de remodeler la forme des maisons (en particulier aux XVII et XVIIIéme siécles labourdin et navarrais) cette technique des bois courts prolonge et accompagne les formes archaiques alors dominantes dans nos paysages. il y a. il constitue pour une bonne part "le pittoresque médiéval cher aux Romantiques" (Lavedan. Comme Meriategi*. 94. la présence de zurgina.:ades plates.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.:ade et qui sont "courants" en BasseNavarre. A ce propos il faut etre conscient d'une donnée fondamentale. Noter: uztarria sur la tete des poteaux. En effet. chaque décrochement successif est souvent accompagné d'un phénoméne équivalent au niveau des murs latéraux. Les Fig. de toute "évolution" technique ou non (diffusionnistes et évolutionnistes sont renvoyés dos a dos.:ade Est. "fossilisée''. 1970). ou grossiérement égalisées. la vie se moque des catégories). elle devait avoir un encorbellement aujourd' hui supprimé. Cet état ancien (antérieur a 1985) représente l'état traditionnel par excellence. mais non homologues. . 3 et 4 montrent les montages des poteaux sur les pannes des bas-cótés. c'est le cas de bien de maisons de Garazi des XVIl-XVIIIéme siécles. Meriategui est une maison tripartite (PI. bien des situations recontrées peuvent s'inscrire en marge de toute histoire. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON b) Les murs de mai. 1) dont les supports verticaux sont des murs de refend (Fig.:onnerie. 90. l'intervalle entre les potelets est garni de briques en terre cuite (PI. les étages sont coni. 30-71) dit: "la rnaison est toujours fraichernent badigeonnée en blanc". Ainsi. qui publie en 1831 "Le Pays des Basques" dans les "Nouvelles anuales de voyage" (2érne serie. la vieille charpente. Les cloisons internes sont en colombage. semblent etre une création de mai. p. 2 détaille le poteau cornier et ses assemblages (fleche Fig. 2).:ons. La Fig. Planche 94 . Ce phénoméne est en fait général. 89) Une vieille maison est enchassée.:us comme des unités superposées pouvant déborder les unes au-dessus des autres (encorbellemets analogues.:onnerie (souvent des pierres non taillées. A ces époques. Ce n'est pas une maison de paysan. (1) Beaucoup de voyageurs anciens insistent sur le blanc éclatant des rnaisons. 91) Cette maison est pour nous une sorte de "contre épreuve expérimentale". Baeschlin (1968. p. ou comme appui sur un mur et portant les pannes) ou on tend de plus en plus a limiter les poteaux aux étages. cette maison citée au Moyen-Age n'est pas une construction de charpentier. ils portent des chevetres a leurs extremités oi:t viennent s'appuyer les quatre aretiers. 96) Nous venons de voir quelques exemples. citée dans les archives navarraises du Moyen-Age. · Tout le batiment est passé a la chaux (souvent il est rafraichi a l'occasion de la fete du village) (1). 95. 91. Illustrons ceci a l'aide de quelques exemples. avec ses assemblages caractéristiques.:onnerie. 3 et déta1ls Fig. Les historiens proposent qu'a partir des XV-XVléme siécles. 91).

.____..6'm 2 1 I..1 m I.__..._..¡ .MICHEL DUVERT ..2tn s.. 3 3._ 6. +... t t + t ..¡ ~ ......_ 4 3 2 Ía>< ~ +------~<'---~ ~]:. I i. ...¡ t~++ + _ _ _ _ _ _ _.¡ .XEMARTIN BACHOC 126 Planche 90 r.S- 4.-:1~ 4 6 5 .¡ ..g._ ____.... ..

-' . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.::¡ ~ <-! "" v IXJ 4 1 1 lyl .:HABITAT VASCON 127 Planche91 3S' 1 2 I~ 3 2.6m '-- - "<:: .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

MICHEL DUVERT - XEMARTIN BACHOC

128

,,,...._

1
~

~

N
O>
Q)

..e:
(.)
e:

ca

e:

~

'-....

t
'-U

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE
NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE
DES FORMES DE L'HABITAT VASCON

Planche93

129

<\
·''.•'.

r
tr15
162.4

~
7

•1t.. z. m.

12· ·<J

MICHEL DUVERT - XEMARTIN BACHOC

130

Planche 94

1

2

2..

1

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE
NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE
DES FORMES DE L'HABITAT VASCON

dans cette charpente d'étage des solutions comparables a
celles mises en oeuvre a Paskoenia (PI. 75). Les fa¡;:ades
ne présentent aucun décrochement.
- Maison en cours de transformation a Jaxu, elle a été
amputée de la travée de fa¡;:ade. On voit la cloison intérieure du grenier en argamasa, son mur extérieur est en
ma¡;:onnerie. Une charpente de type "ancien" est posée
sur un socle de ma¡;:onnerie occupant le rez-de-chaussée
(Fig. 1).
Planche 95
La maison Burlazteia a Cambo montre la mise en
oeuvre du systeme des bois courts avec léger encorbellement au niveau du second étage. La charpente s'articule
sur des supports hétérogenes, en fa¡;:ade:
- au premier plan: un pilier de ma¡;:onnerie supporte
les poteaux corniers des étages;
- au second plan: les sablieres s'encastrent dans un
mur de refend qui présente des décrochements soulignant
les étages. Ce mur isole le corps central du bas-cóté.
Dans le second exemple, nous voyons une architecture
récente réalisée a base de bois courts, la ma¡;:onnerie est
limitée a deux murs extérieurs (grange de la maison Olasothea a Hasparren).
Planche 96
Maison de bourg a Bidache. Cette maison représente
une mise en oeuvre tardive du systeme des bois longs.
Rhabillée en partie de ma¡;:onnerie et agrandie au XVIIeme siecle (?), elle n'a pas l'ancienneté des maisons a
ossature de bois étudiées jusqu'ici. En effet, aucun lien
n'est assemblé en prise latérale et, de ce fait, il n'y a pas
de queue d'aronde. On peut raisonnablement suggérer
que cette charpente est postérieure au XVIeme siecle et
l'encorbellement y est affirmé.
La maison Inarrea a Saint Pée, utilise le systeme des
bois longs pour souligner le corps central encadrant le
lorio. Cette maison est probablement bipartite dans un
"état ancien"; elle présente un mélange curieux
d'archaisme et de nouveauté (sorte de "style labourdin de
transition", entre la maison de zurgin et de hargin; comparer avec PI. 10 et ll), un peu comme a Pikasaria (PI.
l16, dans la mesure ou son colombage est d'origine, ce
qui reste a établir).
Charpente et "trais de style"
(PI. 97)
TI s'agit ici d'une nouvelle rubrique que nous ne faisons que signaler. Nous venons de voir, dans la maison
Inarrea, des sculptures (sablieres basses des deux corps
anciens); on en verra ailleurs dans ce travail. Le charpentier a introduit et fa¡;:onné toute sorte de styles dans notre
vie (rappelons que c'est a lui et a lui seul, que nous
devons la mise en forme de notre art sacré: voir les églises labourdines par exemple, l'espace est défini et mis en
forme par zurgina).
Signalons quelques "facons de faire".

131

- A Lantabat, dans la mesure ou le balean est d'origine, il est monté sans prendre appui sur les bois courts
qui portent les pannes. Ce cas n'est pas isolé.
Le charpentier continuera longtemps (méme dans les
maisons de ma¡;:on) a affirmer se présence a travers la
sculpture des jambes de force soutenant les abouts de
pannes, par exemple. La moulure que nous donnons, en
haut a gauche, se retrouve dans les Landes et en Iparralde; a ce propos il convient de souligner que nous connaissons des linteaux de "plus pur style basque" signés
par des ma¡;:ons dont le nom est gasean (a Masparraute
l'un d'eux signe, en 1767: "loseph Niechu Maitre
Masoun. AM."). Nous reviendrons plus loin sur cette
notion d'espace vascon dans lequel s'inscrit notre habitat.
En milieu urbain, 'ces sculptures sont rares (actuellement) mais le cas de la maison Moulis a Bayonne est célebre (PI. 124).
Permanence du charpentier
(PI. 98, 99)
Ce theme a déja été étudié (Duvert, 1983, 1989). Nous
nous bornerons ici a quelques indications.
Planche 98
Le bois est tres présent dans les maisons anciennes,
nous l'avons vu (support, cloison, assemblage ...) et, pour
reprende une expression de Baraja (1982) parlant des
maisons du Moyen-Age "las había que incluso parecían
armarios".
Dans des entrepóts anciens, a Bayonne (Duvert, 1987),
les cloisons sont en planches; le montage est celui des
maisons a ossature de bois étudiées plus haut.
Le bois sert de revétement extérieur (ce qui est fréquent
en Gascogne):
- étage de la grange de la maison Salanoa* (PI. 64),
- agrandissement de Barnetxia* de Bustince; notez
que le poteau, soutenant l'avant-toit, a ce niveau, porte
une jambe de force qui est une branche a peine équarrie
(voir PI. 115).
Planche 99
Cette maison de Saint Pée (elle a changé de nom, c'est
une résidence) est bipartite dans son "état ancien". Edifiée selon les principes de la technique des "bois longs";
elle est récente. En effet, les liens sont a prise centrale et
non latérale. De plus, les pieces de charpente sont des
réemplois; a plusieurs endroits on voit encore les traces
d'insertion d'abouts de liens a queue d'aronde (voir
détail).
Cet exemple prolonge done ce que nous disions a propos de Bidache (PI. 96); la technique des "bois longs"
continue d'étre mise en oeuvre bien apres le Moyen-Age.
Le dernier exemple choisi montre une maison édifiée
selon ce principe, a Saint Jean Pied-de-Port; c'est un
modele banal des XIX-XXemes siecles, que l'on retrouve
dans des villes de France (a Bordeaux au moins), mais
"moins basquisé" qu'ici (semble+il).

MICHEL DUVERT - XEMARTIN BACHOC

132

Planche 95

n.r·r..~~~~~=1'=~ ~ ~~ @$ éil ~ ~ /N. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I....HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. 1 .:HABITAT VASCON 133 Planche96 ES ~ r•="'-. Sen¡:ur•) eg.Ejl\"" { fb ci.qR1". .

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 134 Planche97 .

~ i:: .> e: ro ¡:[ . ~ ·~ .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD..... ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON I ~ ~ " ~ 1 135 .......__..u "'!: ~ ¡!) co O> Ql .e: <. j al ...

.~! <U ? o'IÍ: ) .A AM..XEMARTIN BACHOC Planche 99 [] ' 1 ...~B~ (..136 MICHEL DUVERT .. -··-•-.h--·-1 2 i.t ~ ?.

ontogenese et harmonie de fonctions. La "grande salle" (notre ezkaratze) consistait en deux travées délimitées par des poteaux (systeme des bois longs). 103). ANCIENNETE DES MAISONS ETUDIEES Rappelons a nouveau que toutes les maisons étudiées dont le nom est suivi d'un astérisque (*) sont connues dans les archives navarraises du Moyen-Age (Orpustan. Le reste de l'édifice est a ossature de bois. dans la forme mais pas dans !'esprit. 76 et a son commentaire (dans ces maisons l'eskaratze n'est pas central). la prudence s'impose lorsque l'on aborde un theme aussi fluctuant. 104: des archétypes. Les assemblages ne sont pas a queue d'aronde. une maison de transition type. a Osses et Bidarray au lieu de la file de poteaux portant faitiere (PI. Cette derniere est intéressante car elle dévoile son plan d'organisation et son ossature. 124: le charpentier en milieu urbain. 109: probleme des poteries enfouies dans le sol. PI. c'est notre sol ou le basque. Rohlfs. PI. 1977). était parlé a des époques antérieures au troisieme millénaire avant notre ere. 116: nous donnons a droite. Les homologies sont nettes. 1977). PI. La culture basque est présente ici (Riquet. 1983. Le charpentier a posé en fa9ade un lourd entrait sur deux forts massifs de ma9onnerie construits par le ma9on et qui font saillie sur la fa9ade. Il est évident que ce travail est tres postérieur au Moyen-Age. 2). Halles de Goutaud de Nogaret: vaste édifice mettant en oeuvre des príncipes de charpenterie vascone. PI. les gascons ont souvent utilisés cette solution alors que nous faisons autrement (PI. PI. une forte corrélation plaide en faveur de l'ancienneté des maisons a ossature de bois étudiées ici (et qui relevent pour l'essentiel de l'habitat domestique): . Planche 101 Saint Geours de Maremne (1): techniques des bois longs et cadre assemblé par liens a queue d'aronde. 1977). 107-108: charpente et habitat. 1989). Les Fig. L'étre vivant est d'abord phylogenese. Planche 103 a 124 Ces planches illustrent des problemes particuliers qui seront discutés dans le prochain chapitre. a notre avis. 100 a 102) L'Ebre et la Garonne traversent un pays qui se déploide de part et d'autre de la chaine pyrénéenne. 103: probleme de la charpente de toit dans le monde vascon. 110: le savoir faire et le monde conceptuel du charpentier. insertions et liaisons. 1984. Remarque a propos de la PI. 114: le probleme de l'ezkaratz. de n'est pas un édifice. On notera l'absence de queue d'aronde et les contrefiches associées aux poin9ons fonctionnent comme de véritables arbalétriers (elles portent des pannes). nous allons en préciser certaines. 113: en Béarn. Le systeme a rez-de-chaussée est encadré (les autres sont a étage). 1 a 4 illustrent des solutions mises en oeuvre par les charpentiers. un habitat vascon ancien et non une maison basque (des sept provinces) ancienne. PI. Halles de Colonges: vue sur un bas-cóté de cet édifice tripartite. Il n'y a pas de queue d'aronde. 111: des problemes "annexes". 1981. 106: témoignanges anciens. PI. PI. 105: probleme de l'assemblage de l'entrait sur la tete des poteaux. ce type de maison est nettement postérieur a la fin du Moyen-Age (voir Toulgouat. a ce point de vue. 1970). Enfin. langue préindo-européenne. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON Uouverture sur les pays vascons (PI. C'est le patrimoine commun ou notre étre s'est constitué. 76) i1 a un mur de refend. On pouvait done penser qu'il y a. 112: les systemes porteurs que nous avons recensés. un relevé d'un poteau du colombage (argamasa) avec ses moulures. Ceci dit. i1 n'y a pas des Pays Basques en Euskal-Herri contrairement a ce que disent Bidart et Collomb (1984). PI. Le príncipe de construction de cette ossature de bois est celui de bien des maisons basques anciennes. Nous renvoyons le lecteur a la PI. Ce pays c'est la Vasconie. Maison ruinée. L'arbalétrier (fleche. nous reviendrons sur ce probleme car c'est effectivement le cas (voir Toulgouat. 115-123: polarité et assemblages. Planche 100 La correspondance est ·frappante entre ces maisons a ossature de bois et celles que nous venons de décrire. Saint Geours de Maremne (2): deux maisons typiques dont une ruinée. la maison Letreune a Orx a la méme ossature de bois que les vieilles maisons basques étudiées jusqu'ici. 137 Fermons cette rubrique en retenant ceci: l'habitat des sept provinces s'inscrit dans un habitat vascon dont la spécificité ne sera pas établie ici (voir Toulgouat. avant tout. Planche 102 Edifices gascons a ossature de bois. PI. Il subsiste (peu?) de maison de ce type en Euskal-Herri. Nous nous bornerons a les présenter en soulignant tel ou tel document qui ne sera pas discuté par la suite. a deux corps et a disposition sérielle. l) est monté sur le poteau comme dans les vieilles maisons basques (Fig. elle n'est pas antérieure au XVIIIeme siecle. PI. PI. de méme en Labourd (Sare par exemple). La maison est un etre vivant. Fig. Entre le savoir-faire du charpentier et l'aménagement des maisons ainsi que leur entretien. Etxemendigarai est. PI.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

4~..c.u6~ .DEs) '..ML L.A.SC)(. ( LANl>ES) . ~.U->' ( >-tUr) • (TARN ~ GAAoNNE) ~cv. É'SUl.MICHEL DUVERT .i:.-!e. (LAN.ítn..XEMARTIN BACHOC 138 Planche 100 .

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 139 Planche 101 \ .

140 MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC Planche 102 .

:HABITAT VASCON Planche103 A2 e .. : ..... ':··:· :.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.... ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.... '::• ."':·.·:-..~ ....i ........ 141 . . ·.. : : ..

. La charpente de toiture ancienne des Basques n'est pas sans rappeler. Nous avons la des éléments d'un paysage ou peuvent prendre place les données que nous rapportons. qu'a partir du Xlleme siecle enviran (Moles. En revanche. 91) et Eyhartzia (Pl. ou portée par des poteaux fichés dans le sol. 1929). il fonctionne comme un tirant. elles sont dialectisées ("régionalisées"). 3) bois courts. 1989). avant le Xllleme siecle. il n'y a plus d'assemblage latéral et de queue d'aronde. dans les temples grecs (Varene. etc . (V) Les maisons d'lparralde s'inscrivent dans l'espace vascon qui est notre cadre historique ancien. 1983. ces maisons protohistoriques semblent avoir ignoré les aisseliers assurant le contreventement En revanche. les éléments porteurs montent du sol aux pannes.La technique des bois longs disparait dans les maisons a étage. elles signifient la maison des Vascons. antérieures au XVIeme siecle. mur de refend. A . (IV) Les contre-épreuves du type Meriategi (Pl.MICHEL DUVERT . en association avec les arbalétriers qui lui cominuniquent le poids de la toiture (Chapelot et Fossier. rez-de-chaussée jouant le róle d'un socle de pierre isolant la charpente des infiltrations du sol). la charpente a entrait portant (l'entrait recevant directement ou non la faitiere). apres le XVeme siecle. qui semble se dessiner en Alsace aux XVIXVIIeme siecles. on trouve surtout des chevrons assemblés par couples. Charpente de toit A partir du XIIeme siecle. Nous n'avons pas de ferme typique et jamais nous utiliserons ce systeme qui fera son entrée au XIXeme siecle et sera tres rarement mis en oeuvre dans le Pays Basque intérieur. Toutes ces données sont corrélées. Llanos. le Pays Basque est un pays ouvert. il est tres particulier. 1977). ne semble pas avoir été utilisé de fa9on réguliere. On doit a Llanos (1980) les connaissances les plus précises sur ce difficile probleme. 1980. Les éléments porteurs Les plus vieilles "maisons" connues en Pays Basque sont antérieures a la venue des Celtes dont l'établissement dans certains secteurs du pays vascon a contribué a la diversité des types d'habitats (structure. diversifié (Moles. 1929). un aménagement de l'espace sous forme "d'unités" ou de "travées" semble avoir été mis en oeuvre dans quelques cas. Que la maison soit batie sur un muret de pierres supportant une sabliere basse. etc. Cette fa9on de faire est archai:que elle sera remplacée en particulier par la technique des bois courts. A2. Elle se maintient de fa9on sporadique dans des maisons de qualité (XVIIeme siecle. (II) Ces maisons ainsi repérées relevent toutes de memes principes de construction.XEMARTIN BACHOC 142 (I) Beaucoup sont citées a des périodes antérieures au XVeme siecle. dans son principe meme. . a la fin du Moyen-Age. . 1983.). Ici. en d'autres termes. des batiments possedent des poteaux corniers du type "bois long". on peut done raisonnablement penser (a titre d'hypothese de travail) qu'elles occupent le site ou on les voit actuellement. les piliers s'y fixent par un systeme de tenon-mortaise. Ces deux traits sont essentiels dans les maisons que nous étudions. 1984). reconstruits. sans parler de solutions intermédiaires. ils reflétent alors les techniques de leur temps (mais voir aussi Arrantzalea. Nous allons maintenant examiner les conséquences de cette these en argumentant sur un plan technique. voit l'abandon progressif de la technique des "bois longs". dans ce domaine. 90. (ID) Les maisons édifiées a des époques postérieures aux XVeme et XVIeme siecles tendent de plus en plus a mettre en oeuvre des principes de construction fondamentalement différents: l) éléments porteurs en ma9onnerie (pilier. La période de transition. . c'est alors que le ma9on intervient autoritairement dans notre pays. elle est encare mise en oeuvre au XIXeme siecle.Aux XVIII et XIXeme siecles. si bien que l'on peut avancer la proposition suivante: des maisons que nous venons de présenter et qui ont des ossatures de bois. L'entrait deviendra une piece de ferme. sont particulieres (Duvert. relevent de techniques anciennes. Dans ce systeme ancien. dans !'ensemble de la France. Haute-Alsace).. 2) les pieces de bois sont liées dans leur épaisseur. Parfois la base des poteaux est isolée du sol (ce qui augmente leur durée de vie) par: 1) un socle de pierre. fonctionnant comme des empilages. Les solutions mises en oeuvre chez nous. souligne quelques points d'intéret dans le cadre de notre travail: . contraignant le charpentier a n'effectuer que des remplissages entre les murs porteurs et a ne s'occuper que de la charpente de toit (sans parler des planchers. en Basse-Alsace. sur l'entrait. Chapelot et Fossier. C'est le systeme de charpente a "chevrons portant ferme". par exemple.Charpenterie Al. plan). cette derniere semble n'avoir remplacé d'anciennes charpentes. leurs supports sont en bois et non en ma9onnerie.). 2) un cadre de bois lui-meme posé sur des pierres plates (églises norvégiennes du haut Moyen-Age). on la voit. Elles sont typiquement orientées est-ouest. 92. Comme c'est le cas de ces vieux habitats rapportés ic~ les plus vieilles maisons connues en Europe mettent en oeuvre la technique des bois longs. Parent (1984) qui a étudié ces techniques dans les maisons alsaciennes. la charpenterie des combles peut etre divisée par unités. sans faitiere. 3) un muret de ma9onnerie (Aunes et col. comme dans tant d'autres. les Romains connaissaient la ferme.. Avant cette époque. 93) montrent des Mtiments anciens par le nom. Büchesenschütz. mais il est absent des maisons basques étudiées ici. chaque étage est formé par un ensemble de pieces relativement autonomes qui s'articule avec les ensembles des étages qui l'encadrent. 1980). les entraits sont individualisés dans la construction en Europe Occidentale. alors apparait la véritable charpente moyenageuse. 1980.Les édifices les plus anciens relevant de la technique des bois courts datent de la seconde moitié du XVIeme siecle. Le poin9on que nous utilisons régulierement (soulagé le plus souvent par des contrefiches qui ne jouent pas le róle d'arbalétrier).

190. l'avant-toit ouest (uso buztana ou miru buztana) recouvre le seul corps central du batiment (en Iparralde mais pas toujours en Gascogne. Le batiment n'a.. scandée par les poteaux centraux..:onnerie conservent le systeme ancien. Le Lorio et l'ezkaratz peuvent etre latéraux. Remplissages de bois C'est une modalité tres ancienne (plane. 309 (Latxaga. en vigueur chez nos voisins immédiats. San Paulo y Bamabe. elle se répand en Europe ou on la connait encore aux XV et XVIeme siecles (Lundberg. etc. Anuario de Eusko-Folklore. sans líen avec l'entrait. 19. 1987) ainsi que dans une grande partie des batiments que nous étudions. construites secondairement). Nous avons a nouveau une disposition sérielle (dérivée du type B?). en outre. Dans le premier cas.Plan de maisons B. 119. 1980). t. des consoles et les pannes. qu'un corps.. en particulier latín. 291). on a ce type de maison ou les poteaux sont remplacés par un mur de refend (mais aussi a Sare. 199. les contrefiches associées aux poirn. a Orexa). Par comparaJson nous donnons en C une construction modeme dont la charpente est constituée de fermes typiques (Grange de la maison Esponda a Aincille). Hermonville. San Lorenzo. Types de maisons (PI.). tome 2. ce demier permet une utilisation maximale du volume grenier/fenil-combles.:on-entrait (Al et A2) joue un róle analogue au couple poteau-poutre (B). Cette conception de la charpente de toit se retrouve dans les maisons de mai. en particulier dans les Landes). Ainsi a: Nuestra Señora de Gardotza.:onnerie. Si notre hypothese est fondée. sont connues a l'age du fer). Saint Sébastien. a partir des XVI-XVIIemes siecles (voir Dorronsoro. San Antolin. Ces batiments sont a un corps ou a deux ou trois. Lapuente Martinez. a priori. l. la queue d'aronde est connue a l'age du bronze (Büchesenschütz. 65 (J. p. elle se démarque du plan basilical. 271. 1983). Santa Lucia. 348. JYpe A: c'est une maison a plan basilical (Toulgouat. Dans les églises en "bois debout". 1980). Bilbao-Duvert. Les deux premiers sont présents dans le monde vascon et évoquent des traditions connues a l'age du fer européen (Büschsenschütz. 494). au rez-de-chaussée les poutres successives sont soulagées par une file centrale ou par deux files latérales de poteaux.:on. etc.ons sont plus ou moins inclinées mais ne portent jamais de pannes (ce ne sont pas des arbalétriers). voir également Baeschlin. aux XI-Xlleme siecles on voit des queues et demi-queues d'arondes (nous avons appelé ces demieres "queues d'aronde" dans ce travail) assemblant latéralement des pieces de charpente dans des églises romanes (Saint Germain des Pres. 1932). 1929. p. 1978. 1969). 284. Les assemblages Les assemblages a mi-bois et a tenon-mortaise sont attestés des le néolithique. de meme cette ferme de Lombez en Gascogne qui daterait du XVIIIeme siecle (Polge. 1968. 48) et en milieu urbain (Bayonne. B .:on. 192 (bien interpréte?). p. 3. Ce type est tres répandu et on en trouvera des exemples dans le travail de Baeschlin (1968. On notera: 1) que bien de ces modestes édifices sont tres anciens et traduisent probablement un savoir-faire populaire. Cette maison a done une disposition sérielle. p. XXV p. 1969). tout se passe comme si une tradition basque existait dans la conception de la charpente de toiture. il semble exister au moins en Labourd. p.). Ce demier auteur signale son emploi courant dans l'Europe du Moyen-Age. Parfois le poini. herminette. ce ne sont pas les Vikings qui nous ont appris a faire des maisons . 104) Dans l'état actuel de nos connaissances. 125 par exemple). 2. p.. p. le batiment s'ouvre en regle générale a l'est par un lorio qui donne acces a l'ezkaratz. p. trois grands types d'habitat ancien sont repérés en Iparralde. voila qui conforte de Yrizar. 27). ainsi . le Moyen-Age l'utilise largement (Moles. JYpe B: c'est une maison qui. hache. p. les types Al-A2 peuvent etre "génétiquement" reliés au classique type B des maisons de mai. des entraits. Cuadernos Etn-Etn-Navarra 1971. A3. 1987: tome 1. La planche 103 illustre cette these.:on est seul. (tome 1. ces deux pieces occupant tout le rezde-chaussée et correspondant a l'emban et a la grande salle des gascons. Manterola. Dans le second et le troisieme cas. la couple poini. p. 1977). p. "les planches verticales des murs étaient insérées dans des rainures creusées dans les poutres d'appui" (Aunes et al. 182. a priori.. etc. construites en Norvege a partir des X-Xlemes siecles jusqu'au XIVeme siecle. Terminons en signalant que l'on voit de nombreux assemblages a demi-queue d'aronde dans bien des ermitages biscayens (Arregui. Les maisons du type Pagardoi (superbe édifice vide) édifiées sur rez-de-chaussée de mai. 186. tome 3. ainsi a San Martín.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. Il existe de nombreuses variantes de ces types. Ce systeme est bien connu a Bayonne (Duvert. . a Busturia). 440. 116. p. les entraits portants y sont fort répandus.Anuario de Eusko Folklore. tome 2. Une file de poteaux centraux monte du sol a la faitiere la partageant en deux. San Miguel Arcangel. 1983). 1987).l. 143 348. Cette opinion est confortée par l'étude du travail de Arregui (1987) dans les ermitages biscayens. Agirreazkuenaga-Zigorraga. San Cristobal. a Osses et Bidarray par exemple. il est a l'étage. etc. 86. Au XIIIeme siecle ce mode d'assemblage semble courant alors que le systeme tenon-mortaise est utilisé depuis longtemps en Scandinavie (Chapelot et Fossier. JYpe C: il est connu en milieu rural en Pays Basquesud (voir de Gorostiaga. 1983). p. Lundberg. 1977). A4. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I. elle se démarque du monde "ancien". San Adrian y Santiago de Katadiano (tome 1.:HABITAT VASCON En résumé. elle se développe par travées délimitées par des couples de poteaux reliés par des poutres. 2) dans beaucoup de ces édifices l'entrait est porté par des poteaux de bois plaqués contre le murs extérieurs (comme si ces demiers étaient des chemises de mai. n'a qu'un corps. t VI. Elle caractérise bien des contructions pastorales (Dendaletche. 88-89.

a une époque ou Philiber de (1) On aurait tort de croire que cette évolution ait eu lieu de Fm. 186-187 (Barandiaran). sur son linteau. c'est le plus répandu en Vasconie semble-t-il. dans des volumes d'Anuario de Eusko-Folklore: Vol.:able. l'habitat basque peut etre "tres ancien". des les IX-Xeme siecles. a l'abondance et a la répartition des fossiles). tout est a faire mais Lefébvre (1933) est irremplai. La planche 105 résume ce probleme (elle doit beaucoup a Chapelot et Fossier.on. Certes. n'ont pas d'étable.. certaines ont des batiments annexes. il y a la un profond paradoxe a nos yeux!). qu'a celle ducharpentier. de meme Barandiaran et Toulgouat. plus précisément les travées du corps central conditionnent les autres (s'il y a des bas-cótés). Dans ce domaine. p. 1980. 1949. mais des maisons pour vivre. etc. avoit été batie en 984. Nous sommes maintenant rnieux armé pour parcourir la voie transformiste car nous avons objectivé des problemes et des situations essentielles (sans prétendre etre exhaustifs). désincarnée. des maisons landaises. quelques rares exemples en Iparralde. Nous ne discuterons pas de ces problemes. seul le nom de ces maisons est connu au Moyen-Age). des hangards. . les trois pieces sont liées de fai. . p. I:essentialisme en science est une attitude purement opérationnelle. 1980). ce dispositif semble classique dans l'allemagne des XIII et XIVemes siecles). ce dispositif serait classique a la fin du Moyen-Age. etc. peut-on vraiment justifier le concept "d'habitat initial" (Lefebvre. Si Lefébvre a raison son "habitat initial" est probablement un concept qui s'applique plus a la maison du mai. se diffusant dans le monde rural aux XII et Xlllemes siecles (Moles. Nos maisons semblent constituer un mode tres achevé ou ces trois entités peuvent etre relativement autonomes et liées deux a deux. etc. 1953. 100 a 102). Ce type exprime un plan basilical. quatorze des seize maisons de Saint Pé. Ce dispositif est connu au Moyen-Age hors de l'aire vascone. 16 (Olabarria). au XVIeme siecle en particulier.XEMARTIN BACHOC La planche 104 présente des élévations frontales dans ces trois types. (II) Nous l'avons vu dans l'Aquitaine vascone. ait autorisé une plus grande largeur et une meilleure stabilité de la construction.panne sabliere. dans le sens de l'axe longitudinal du batiment (généralement est-ouest). Mais il n'y a pas ici ces liens (aisseliers) a assemblage latéral par queue d'aronde. etc. il est en partie conditionné par la conception meme des cadres. grace a des progres de ce type. 1986).). p. on méditera de bons exemples..144 MICHEL DUVERT . les bascótés sont couverts par une charpente qui s'appuie sur des arbalétriers assemblés dans les tetes des poteaux (voir Pl. ce dispositif semble bien connu au Moyen-Age). 23 (San Martín). elle montre également des stades d'évolution du plan basilical type A. cette piece traverse le sommet du poteau.. Ainsi.La permanence C'est un fait maintes fois souligné par plusieurs auteurs (voir en particulier Goyheneche 1979 et les travaux d'Orpustan). XVI. etc. 3 et 4) liés ou non par des clefs aux tetes des poteaux. c'est une maison a travées: la travée est l'unité de base. 2. A la limite. des huit maisons de Cambo. (I) 11 est possible que le systeme des faux-entraits (Fig. C . Dans les édifices plus anciens. les siecles n'ont pas épargné ce pays qui est fondamentalement un lieu de passage (et non fondamentalement un isolat. 654)? Les charpentiers ne construisaient pas "d'habitat initial" . on retrouve de nos jours les noms des sept maisons de Briscous citées au Moyen-Age. Cette unité est définie comme étant l'espace compris entre deux cadres ou couples de poteaux successifs. comme on le voit dans notre habitat ancien et dans l'Europe du Moyen-Age (Chapelot et Fossier. Faux entr~it. l. du Moyen-Age au siecle des lumieres. Vol. 11 a été durement marqué par les pestes. I:édifice est alors un espace modulable grace aux travées (supprimées/ajoutées). p. édifiées entre le XVeme et le XlXeme siecle (Corbet. le lecteur a des élements lui permettant d'apprécier la non uniformité de l'histoire de notre habitat En ce qui conceme les modes discontinus d'évolution. nous l'avons vu. Enfin. ainsi. ce mode de liaison est une regle et la forme meme des queues d'aronde semble pouvoir etre utilisée pour établir une chronologie (voir plus loin). Chapelot et Fossier. 311). Entrait sur panne sabliere (voir les bergeries landaises. Point de vue transformiste Nous allons insister sur l'histoire du type A car c'est celui que nous connaissons le mieux. ainsi dans les églises en bois de la Champagne. les nefs aient pu avoir des largeurs supérieures a 4-5 metres. a propos des txabola. la planche 105 illustre ce type de probleme que nous allons examiner.:on uniforme et continue. dans les granges bénédictines (Loiserolles au XIVeme siecle. neuf des quatorze maisons de Masparraute. (1) Pour clore cette rubrique nous interrogeons les archives et ''l'histoire" en leur demandant de nous éclairer sur le sens de la permanence (car n'oublions pas qu'en tout état de cause. 1980). bien objectivés. Ce systeme a travées pourrait etre une création du haut Moyen-Age.~. Beaucoup. XV. les modes d'assemblage et en particulier la liaison: tete de poteau -entrait.. p. Qu~ttons ce point de vue transformiste en soulignant un fa1t: nous ne connaissons pas la dimension fonctionnelle de bien des vieilles maisons. (III) La technique des "bois longs" est mise en oeuvre dans des édifices construits par travées. Entrait sous sabliere (voir Bas-Armagnac. La plache 104 montre des termes d'évolution au sein du type A (colonne de gauche).:on mdependante (bien connu en Iparralde.). Chez nous.2. Nous sommes ici Face a une situation que les zoologistes connaissent bien (et qui est liée directement a la nature. mais ceci reste a établir. B. la maison Etcheverry a Haranbeltz affirme. c'est ce que nous a1lons examiner de plus pres. 3. 11 semble que.

. ... ~ . .. ... .. . .. .. . .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. - 'l~ .'4 . t"'o-.. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I. . '· e . t" • • • • • .. _ . .:HABITAT VASCON 145 Planche104 A B . .

XEMARTIN BACHOC Planche 105 2. .146 MICHEL DUVERT .

Larramendi confirme des observations de J'anglais Bowles faites au XVIIleme siecle. 3500 maisons grandes. les guerres napoléoniennes incendient et détruisent en Labourd.aise sément la désolation dans des villages labourdins. Dorronsoro montre qu'effectivement on utilise toujours les "bois longs". et mettons quatre faits en lumiere. aux alentours du XVIeme siecle. dans une terre donnée (Duvert.9 x 6.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. etc. 1885). pour sa provision de Jeigne. On trouvera a ce propos de précieuses indications dans le travail de Dorronsoro (voir ce qu'il dit a propos de la construction de Sariarte garakoa. un cadre entier fut dégagé. selon des traditions qui ont fait leurs preuves. pire le prix de 5 boeufs . L'entreprise des ma9ons. et non pour vendre me tirer hors de ladite Parroisse" (cité par Webster).). en 1688. Cette emprise du ma9on ne se fit pas d'un bloc. 1979). ne cessera de grandir. p. il semble que l'on tienne a inclure dans les ma9onneries des vestiges (souvent importants) de l'ancienne maison. Au XVIIeme siecle. cet irrempla9able guide. Quelle était la valeur marchande des maisons anciennes? Cette question a+elle un sens? On a du mal a croire que Garatia (par exemple) puisse valoir. Baroja (1982) souligne cette pratique bien connue: lorsque l'on déménageait on pouvait démonter sa maison et la remonter sur le nouveau lieu d'habitat. sacralisée. la situation est reconsidérée a partir de la seconde moitié du XVIIIeme siecle. De Yrizar a vu juste. 1978. A ces époques. comme le souligne Baroja (1982). On est surpris des sommes "dérisoires" réclamées pour indemniser maison et mobilier: 30 a 100 sous pour une maison et son mobilier: un boeuf coutait 20 sous. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I. 147 poteaux et fermée sur ses quatre cótés par des planches de chene). dans les communaux. il était inclus dans les murs avec des bouts de consoles. 1981). de Froidour pouvait écrire. rien ne rappelle a priori. (1) On pense également que beaucoup de maisons devaient etre de "petite taille" (mais qu'en sait-on ?). 1932). Tout se passe comme si la maison souche était enracinée dans un lieu. Quand aux voisins. Baroja. mais les maisons conservent plan et fonctions antérieures (comme chez l'etre vivant. Nous reviendrons_ sur ce point. dans sa structure actuelle. Retournons-nous vers une histoire plus proche de l'ethnographie. maison (etxe) -chemin (hil bide). Barnetxia * de Lasse. seuls les bas-navarrais savent interpréter ces observations. l'entrait scié et la poutre assemblée avec les clefs. rappelons cet autre ami des Basques.. les labourdins demandent aux Navarrais de les indemniser a propos de raids destructeurs effectués chez eux. a Ataun. ils pouvaient assurer gratuitement Je transport et Ja réalisation du travail (Echegaray. un tailleur de pierre y habita. etc. . 4. pour batir en la Parroisse. Lors de récents travaux de restauration.5. le XVIIeme siecle ruine la cóte basque.. dans un passage bien connu il s'offusque du fait que les gens se fassent appeler sieur et dame de "maisons que chacun d'eux a en son village quand ce ne serait qu'un pare a pourceaux". 3. a Bayonne. et Monsieur Eugene Goyheneche. it cepropos voir Baeschlin. 246. Au contraire meme. 1933. Toulgouat. etc. en date du 25. Notez que la nouvelle ezkaratz (aux murs de ma9onnerie) a la mt\me largeur que la vieille ezkaratz. on construit et reconstruit "a l'identique". Dans la premiere moitié du Xllleme siecle.:HABITAT VASCON Chalon dit avoir détruit quantité de maisons. Imatsondo * de Masparraute. cet incontournable maitre!). maison levée sur 35 (1) Pour rester en Labourd. Citons deux exemples (voir ausi Etxeverria * de Lantabat.): Arrantzalea * est actuellement une "maison de ma9on''. (1) Vers 1673. Les facteurs socio-économiques modelent en profondeur notre habitat Ainsi Veyrin citant. a propos de la Soule: ''Mais comme les architectes de ce pays ne sont pas les plus habiles gens du monde. la révolution est réelle car le bois cessera d'etre l'unique support et module. incarnée dans la mémoire (voir de Etchegaray. moyennes et autres sont rebaties en 30 ans. n n y a que le bois de chesne dont on se serve pour bastir". Le long du mur de la nouvelle "eskaratz" (fermée a l'extérieur) on a trouvé un socle de poteau sur le sol. l'un des types illustrés PI. Aymeri Picaud décrit un Pays Basque boisé. La reconstruction des maisons en ma9onnerie n'implique absolument pas la destruction totale de l'ancienne ossature de bois. (1) En Pays Basque Sud. Or. nous l'avons vu. Le complexe basque.2 m et un étage. et note-t-il. nous savons que le bois de construction est abondant et mis a disposition des habitants. au. un porc 1 a 6 sous. les lendemains de la Révolution fram. un proces-verbal de la sénéchaussée de Bayonne. Certes.D.1608: pour le seul Labourd. le triste de Lancre (1602). l'état déporte des villages entiers. il en va de meme avec des souletins. de bois et fuste. en d'autres termes. Cependant. cette maison est citée au Moyen-Age dans les archives navarraises. voici un article des Coutumes génerales du Labourd: "Chacun parroissien peut prendre des arbres és bois communs de la parroisse. c'est l'existence qui se concrétise). les ma9ons ont eu ici leur démarche guidée par I'espace ancien défini par les charpentiers (voir aussi PI. Nous devons maintenant examiner une difficulté tres réelle (source de nombreuses discussions entre M. La vieille maison avait done au moins une travée dans le corps central de 4. on pille les maisons et les biens. les guerres de religion ~arquerent la Basse-Navarre (ou les maisons a ossature de bois sont particulierement nombreuses). elles n'ont pas de cheminée. On répare. 1968. une brebis 2 a 3 sous (Goyheneche. elle se traduit par une évolution locale dans la conception meme de la maison. 1990).onnerie jusqu'au premier étage". De fait. En Biscaye "Les maisons sont généralement en mac. 104. la fonction prime sur la structure. l'habitat en bois est peu dense en Labourd et des charpentiers de la province considerent nos relevés comme des "curiosités" (en particulier entre Sare et la cóte). l. le dedans des maisons n 'a pas le méme agrément. 27.tombe (jarleku/hil-harriak). 2. en général. est une institution stable. bois et chaume doivent etre la regle dans l'habitat (Ducéré. Il encadrait la vieille eskaratze.

Le squelette est bien transformé. (1) Vers le XVIIeme siecle. se développent a partir du XVIeme siecle. Mais ces relevés lui firent penser que lorsque l'on est intervenu dans les murs des ezkaratz des maisons Borkia et Arostegia. 1971). avaient mis leurs pas dans les traces laissées par les zurgin (témoin: M. Cette mise en ordre des données étant faite. Orpustan souligne un trait que Baroja n'avait pas manqué de relever: "Me parece probable. habita! typique de mm. etc. nous ne traitons pas des constructions liées a la noblesse. dans les bourgs au moins. Baroja . nous l'avons vu. aussi incontestable que celui de l'évolution. étroites et profondes (Labourd par exemple). Ces maisons de ma9on affirment. a caractere militaire. Sa fa9ade de pierre habille la vieille fa9ade et date du XVIIeme siecle. la mode. elle s'inscrit dans le mode de vie et la civilisation. Au terme de cette partie. deux sensibilités. Elle leur fournit simplement un fondement scientijique" (Malinowski. . des tendances. 111. il n'y a rien de comparable dans cette région. déployée en fa9ade. etc. En 1222 on demandait d'y construire des maisons de murs en pierre et en chaux. en revanche. au XVIIIeme siecle. les cultures existent. celle du type A (PI. Aux alentours des mémes époques. Goyeneche. 1979). il avait découvert des poteaux de bois posés sur des socles de pierre et montrant des traces de queue d'aronde. 104) D'un point de vue empmque. Par ailleurs nous indiquons des voies évolutives. de todas formas. elles sont comme des poules ramassées sur leur couvée. le restaut en bois ne devait pas etre plus haut qu'une lance de solda! (voir de Yrizar. Elles n'ont pas cet aspect lourd. 1979). se dressent avec éclat. Une coupe transversale montre son excellent état de conservation. les deux peuvent avoir des évolution propres. elle est quasiment limitée aux seuls combles. Rappelons a nouveau que nous n'étudions ici que l'architecture domestique. au village. Toutefois. Baraja). c'est un autre monde. l'ancien et les procédés "sans age". 1968 p. La premiere. tel que nous venons de le décrire dans ses grandes lignes. sous la seule réserve d'un contróle expérimental oit n 'interviennent que des phénomenes hautement "travaillés" et que nos appareils produisent plutót qu'ils ne les enregistrent" (Merleau Ponty.:on en Lavourd. La figure de gauche montre l'un des poteaux enlevés dans la maison Samaua*. 24. structure et fonction. La charpente est isolée du sol. a Pampelune. la plus grande partie des maisons guipuzcoanes -par exemplesont en bois. trois siecles plus tard beaucoup le sont encore. le savoir du moment. il y a Iieu de distinguer au moins trois groupes de formes essentielles (d'archétypes ou plans d'organisation Nous sommes amenés a faire ces catégories car: "Penser. Effectivement. nous reconnaissons que "le phénomene culture/ de diffusion est aussi objectif. les plans rectangulaires. La charpente se réduit de plus en plus. comme des coqs. Malgré tout. Planche 106 Nous allons dore cette rubrique sur l'ancienneté des maisons. conceme un type de maison quelque soit la catégorie sociale de ses maítres.) que des poteaux de chéne de cette qualité (1) Signalons que cette solution était mise en oeuvre trois i1 qua(1) Nous sommes conscients du fait que beaucoup d'autre~ . Ce poteau est dehors depuis plus de 30 ans. Urruty a M.for- mes resten! a objectiver. la structure accepte le compromis. 2. Les premieres. Ce type d'évolution. charpentier). opérer. 1964). deux approches de l'habitat. des maisons de charpentiers. le matérialisme de Lefebvre échoue. Nous avons vu des cas semblables. les piliers de bois sont supprimés et remplacés par des murs de refend. C'est alors que les maisons deviennent hautes. est plus marquée par le contingent. en matiere d'habitat. n 'excedan! pas trois coudées de haut et une de large. nous en avons présenté un PI. tre siecles auparavent. Nous pensons avoir argumenté suffisamment autour du concept de permanence (l'un des temps forts de la pensée de Yrizar).). les autres font corps avec la terre. La seconde prévaut sur la premiere. (Voir aussi Baeschlin.XEMARTIN BACHOC 148 Le Labourd conserve moins de maisons a ossature de bois. ainsi en milieu urbain. Vers les XVI-XVIIeme siecles les piliers de pierre font leur apparition au seul rez-de-chaussée (y-a-t-il eu des colonnes jusqu'aux pannes? Ce n'est pas impossible). par leur somptueuse fa9ade Est. Un charpentier a assuré a l'un d'entre nous (M.Exemple d'une évolution. Il paraít clair que les deux sont inséparables" (Malinowski. Un charpentier de Sare consultait nos relevés avec curiosité (voir ce que nous disions plus haut). transformer. comme le note l'auteur.MICHEL DUVERT . D . une profondeur jaillissante. en Labourd. avec quelques données. on peut tenir pour raisonnable la proposition suivante: la premiere figure illustre un type qui a cours au MoyenAge. ramassé. ici aussi. l. ainsi les habitats dont les cmsmes sont toujours a l'étage.note qu'en amont du XVeme siecle. etc. nous avons choisi l'optique fonctionnaliste pour réfléchir sur notre probleme car "cette méthode scientijique ne supplante ni ne contredit le moins du monde les recherches évolutionnistes ou historiques. que la construccion de planta cuadrada y abundantes elementos de madera debió ser usada en periodos muy remotos" (Baroja. c'est essayer. la charpente est posée sur un socle de pierre correspondant au rez-chaussée. En matiere de structure les innovations doivent composer.D. il est couvert de mousse. nous distinguerons. Reprenons la planche 104 et regardons la phylogenese de la forme A (1) Compte tenu de ce que nous avons vu jusqu'ici. Ces poteaux avaient été soigneusement rhabillés par les hargin qui.

a l'abri. Tout se passe comme si l'habitat ne pouvait se comprendre que dans une histoire. sous la poussée démographique. Dans l'espace bascophone du monde vascon. dit Polge (1977): "ont peu a voir avec le vocabulaire fran~ais de charpentier te! qu 'on peut le relever dans le premier traité de charpenterie publié en France au XVIIIeme siecle. 3. elles présentent des assemblages qui n'ont ni prise latérale. dans les maisons et en situation. Elles sont portées par des piliers de bois reposant sur des socles de pierre. Les plus anciennes dateraient des XIV-XYeme siecles. ainsi Büchsenschütz (1984) a montré comment dans le domaine de l'architecture en France.:onnerie s'imposent. 1981).ques et plus elle a des chances d'étre ancienne. ces batiments ont été édifiés. Un "savoir-faire" a imprégné les mentalités.:ons et architectes affrrmeront ainsi un mode de penser et de faire totalement étrangers. le terme bisele ou bisque pour désigner le faitage. Souvent. En dessous se trouve une mortaise ou se logeait une console -cliché P. Allieres a montré que ce terme dérive de bizkar (et ceci n'est pas sans importance dans notre travail). réédifiés.:HABITAT VASCON 149 Planche 106 pouvait tenir facilement plusieurs centaines d'années. En dégagent le cadre de bois pris dans le mur de l'ezkaratz de la maison Arrantzalea*. plus une maison a ossature de bois contient de caracteres archai'. En effet. Nous allons terminer en attirant l'attention sur des données fondamentales. ni queue d'aronde (a notre connaissance et pour celles visitées). On trouve en particulier. démontés et réparés "a l'identique". Ces batiments présentent souvent des variétés typologiques reflétant modes et diversité de conception (PL 102). on ne manque pas de noter que c'est au XVIIeme siecle que. cette derniere accompagnait et guidait le changement Ce n'est pas une situation exceptionnelle. mac. En Gascogne. Dans ce pays. c'est-a-dire dans une mémoire organisée. "une synthese des traditions indigenes et des apports romains" a eu lieu dans des circonstances données. la transition charpentiermac. l'un des paris de notre these repose sur une donnée implicite. c'est a la fin du XVIIIeme siecle que les halles de mac. celui de Mathurin Jousse".:on s'opere dans un milieu protégé par une forte culture (centrée sur l'etxe et préservée par une langue unique). Nous nous inscrivons en faux contre des propositions du type suivant. qui disent qu'au Pays Basque: ''La grande majorité des maisons datent du XVIIIe- . on a été surpris par l'état de fraicheur des traces de liens a queue d'aronde (voir Fig.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. la vieille "société des voisins" éclate et les incidences sont nettes sur l'habitat (Toulgouat. L'habitat signifie du "savoir-faire" et du "savoir vivre". Goity-). Or. les termes techniques de charpente. celui des halles de villages en Gascogne. cette proposition peut étre prise en défaut Prenons un exemple connu. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.

Nous devons. et ce pari se heurte a des difficultés souvent insurmontables du point de vue de la démostration empirique (en particulier a cause de l'absence de fossiles). urtxintxa ibiltzen ahal zen Hazpametik Garaziraino haitzez haitz zangoak lurra hunkitu gabe". examiner avec le plus grand soin les faits qui semblent la récuser". c'est un concept figé. Enfin. or. Nous nous convertissons en point de référence et nous distribuons.Araguas et col. dans la science. Tant que nous parlons de maisons anciennes. Les naturalistes sont en effet confrantés a ce type de prableme. l'etxeko andere de Donaiako): "Etxe hori laminek egina dute (en disant): to Gilen. Nous le résumerans de la fai. Dans le meme mouvement. Urruty. 11 est obligé de multiplier "archétypes" et formes intermédiaires. hiri Gilen" (recueilli par XB. les écureuils allaient de branche en branche d'Hasparren en Garazi. les gens ne vivent pas dans des structures figées mais aménagent au mieux leurs espaces de vie. 1989). Fondamentalement. L'homme du XX:eme siecle étant nécessairement plus civilisé que celui du néolithique. d'arbre en arbre. Deux données ethnographiques pour clore cette partie: 1) Sur l'ancienneté de ces maisons a ossature de bois: "Etxe horiek mairuen denborakoak dira". or. La théorie est un mayen de nous enrichir du monde et non de légiférer sur la Nature (voir Popper par exemple).:on suivante: les architectes (zurgin ou hargin) ne construisent pas des archétypes· mais des maisons. voici ce que l'on dit en Garazi a prapos de la construction des Casa-Torres (Jauregiak). les "bons points" (Dans son grand livre "Los vascos". D'une part ils postulent que toutes les lignées dérivent d'autant d'archétypes. c'esta-dire a ce qui peut étre considéré comme l'aboutissement de traniformations architecturales établies sur des siecles précédents" (Bidart et Collomb. il y a enviran 25 km. prapositions de ce genre sont essentielles. son habitat est plus sophistiqué (ajusté a ses besoins et techniquement avancé).. il savait que ces maisons étaient "tres vieilles". Comme plus haut avec les Mairu. a l'entrée du chapitre 2). deux obstacles majeurs qu'il faut signaler netteinent: (a) l'essentialisme: la planche 104 signale ce que nous pensons etre des archétypes (des plans d'organisation) dans le paysage actuel. Baraja ironise tres justement a prapos de cette conception. M. Le concept de maison basque "traditionnelle" s'applique done en réalité aux maisons de cette époque. sans formes intermédiaires pouvant suggérer de quelconques filiations. au contraire.150 MICHEL DUVERT .. on tend a tout aligner sur une Sea/a Naturae.XEMARTIN BACHOC me siecle.: "Etxe hau egin zelarik. D'autre part. ils postulent que tous les archétypes dérivent les uns des autres.). cette idée de progression est souvent accompagnée de celle d'évolution (Darwin durcit ici ce qu'avait dé- . (Ces maisons datent de l'époque des Mairu). 2) on peut les étudier d'un point de vue transformiste.). cette image traduit le fait que le pays était tres boisé. a XB. il existe des plans d'organisation totalement isolés. (b) L'idée de progression. il est face a des explosions de formes qui ne rentrent pas obligatoirement dans les catégories définies pour rendre compte des formes actuelles. nous disons que des formes dérivent les unes des autres par filiation. sans toucher terre (1 ). en conséquence. Par un réflexe franchement anthrapocentrique. (Claude Bemard). De la. sur lequel nous reviendrans . a tel point qu'un écureuil pouvait se rendre de Hasparren en Garazi. Entre Hasparren et le premier village de Garazi. Dans son dictionnaire de mythologie basque J. la demiere partie est un truisme qui n'apprend rien. Enfin.. Nous rencontrerans des problemes comparables avec l'habitat. La premiere partie de cette praposition est fausse. on dit: ce qui est "origine!'' est simple. dans le sens ou Claude Bemard par exemple dit: "je comprends ce que je peux reproduire". ce qui est actuel est complexe. nous avons émis une théorie. 2) La seconde remarque est beaucoup plus technique. 1984). elle s'applique a éclairer ce que l'on entend par "transformisme". Nous allons maintenant nous interroger sur son bien-fondé ainsi que sur ses implications. tout pracessus va en se complexifiant. Derriere ces difficiles prablemes se cache celui de la continuité et des modes de discontinuité de l'histoire. le concept de "maison traditionnelle" est inopérant. de Barandiaran dit que l'on attribue aux Mairus la construction de certaines maisons fortes. 11 y en a d'autres. ce sont des laminas qui les construisirent (témoignage pour Lastaunia par Mme Bizkaixipi et pour la tour d'Ahaxe. DISCUSSION DE LA THESE Nous avons tenté de comprendre des formes anciennes d'habitat. Deux remarques fondamentales pour commencer: 1) Une théorie doit etre éprauvée et non prauvée. Doit-on rechercher des formes anciennes de ces archétypes? La démarche n'a peut-etre aucun sens. nous ne devons pas avoir pour but de la conserver en cherchant tout ce qui peut l'appuyer et en écartant tout ce qui peut l'infirmer. dans cette conception. nous ne les avons pas étudiés (en particulier un habitat a ossature de bois. . a Irisarry notamment. il résulte que lorsque. 11 y a. voire inclassables (et il n'étudie que des formes dépourvues de toute fonction). des jalons populaires balisent notre mémoire. En d'autres termes. Ce cadre théorique a pour but de donner cohérence et sens aux observations. emak Gilen. nous avons organisé les observations dans un cadre théorique qui repose sur deux paris essentiels: 1) il y a des formes de maison vascone. période d'expansion démographique et économique générale.M. "Le grand principe expérimental est done le doute. 2) Le maitre de la maison Ustuila (Ustubil*) a dit a XB. dit un charpentier nonagénaire d'Irissarry. suivant Aristote.onnerie. lorsque le naturaliste interroge les plus anciennes faunes fossiles connues. Des (1) Ce témoignage est d'autant plus précieux qu'actuellement cette vieille maison Ustubil* est entierement en mac. dans le sens utilisé. le doute philosophique qui laisse a /'esprit sa liberté et son initiative (. la mémoire populaire savait qu'au temps ou elle a été construite.

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE
NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE
DES FORMES DE L'HABITAT VASCON

ja dit Lamarck le tránsformiste). Toute forme devient
alors une réponse adaptative; on en arrive a dire qu'une
forme est adaptée parce qu'elle se maintient (ou que
l'opium fait dormir car il a une vertu soporifique ...); le
moteur de ce mécanisme étant la "sélection'', un dieu
!arque ...
Nous cherchons a contoumer au mieux ces inévitables
difficultés (par exemple, on peut dire que dans une situation donnée, une solution est d'autant plus avancée,
qu'elle réunit un maximum d'efficacité avec un mínimum
de moyens).
l. Le cadre vascon est pertinent et, plus particlierement
dans ce travail, le triangle aquitain. La, convergent une
foule de données anthropologiques (Ruffié et Bemard,
1974; Riquet, 1981), mythologiques (Ravier, 1986; Gratacos, 1987), linguistiques (Allieres, 1977), touchant le droit
coutumier et l'histoire (Rouche, 1977; Goyheneche, 1979
Lafourcade, 1990), l'archéologie et les modes de vie
anciens (Barandiaran, voir son oeuvre complete; voir
aussi les syntheses de Baroja etc.), etc. Toutes ces données concordent en mettant en valeur l'imprégnation et
la permanence de notre culture pyrénéenne. C'est la
notre sol.
2. Le cadre vascon est le plus adéquat. Dans son
remarquable travail, Toulgouat (1977) a montré que la
~aison d'Aquitaine et la maison basque étaient comparables; il a établi une typologie et précisé leur originalité.
En fait, i1 a démontré que le type A (PI. 104), a plan
basilical, était aquitain (!'aire de la civilisation basque). A
la suite de nos observations, on pourra étendre le type B
(PI. 104) a l'Aquitaine (au moins) avec les files de
poteaux centraux et la disposition sérielle. Lauteur rapproche des plans a un seul corps, bi et tripartite. Ces
maisons landaises a ossature de bois étaient édifiées il y
a peu de temps encore, et les landais mettaient des cruches vides dans le sol de !'aire ou ils battaient le blé,
devant leur maison (Toulgouat, 1977, p. 26).
Louvrage de Toulgouat est essentiel (l'auteur a aidé
l'un d'entre nous -M.D. - au début de ses recherches). On
trouvera d'autres références utiles dans le travail de Loubergé (1981), de Lasserre et col. (1973) (1), Araguas et col.
(1989) (2). Les illustrations du livre de Cayala (1980) sont
d'un grand intérét {alors que le texte est d'une exceptionnelle pauvreté).
3. Nous avons dégagé des archétypes (PI. 104), il en
existe d'autres qui restent a objectiver. Parallelement au

(!) Travail effectué dans le cantan de Peyrehorade qui illustre

des maisons qui semblent comparables a celles que nous
rapportons ici. Ce cantan est au nord d'Iparralde, a la limite
du Labourd et de la Basse-Navarre. Citons: Maison Bouat (?)
p. 9; Maison a Urban, p. 15; Larrebité, p. 34 avec encorbellement au-dessus de la porte d'entrée; Hastingues, maison 27,
p. 65; Beaumont a Orist, p. 115; Grand Barbé (?) et Bordenave (?), p. 114; Lagourgasse (?) a Saint Criq du Gave; Maison
Guiard (Petit) p. 329 de Saint Lon les Mines avec un encorbellement au-dessus de la porte d'entrée, etc. On trouve aussi
des colonnes de pierres en rez-de-chaussée: a Saint Lon les
Mines,. 325; Orthevielle, p. 144, maison Peytrin; a Orist, p.
114 maison n. 0 l.

151

travail de Toulgouat, signalons d'autres pistes: 1) les termes dérivés de Bizkarra se retrouvent dans l'espace aquitain (travail de Allieres); 2) dans la Catalogne humide il
existe un habitat vascon décrit par Deffontaines (1962),
l'auteur dit a ce propos: "On se croirait dans une vasconie égarée au bord de la Méditerranée catalane et ceci
non seulement dans les montagnes, mais aussi dans les
plaines (plaines d'Olot) et sur les plateaux (pla de Vich)";
3) de la Lomagne (3) a l'Entre-deux-mers, en passant par
les rives de la Garonne, il y a une aire ou les types
d'habitats sont diversifiés et ou le type A est tres présent.
Ces présupposés étant établis, nous regarderons de plus
pres la pertinence de notre optique transformiste.
4. Si l'histoire de notre habitat s'inscrit en partie ou en
totalité (ce qui reste a établir) dans une optique transfor- '
miste, diverses formes sont reliées par un líen de filiation.
Nous l'avons établi pour le type A Nous avons suggéré
une évolution comparable pour le type B. Nous n'allons
pas plus loin pour l'instant. 11 reste a établir s'il existe
d'autres archétypes, leur type d'évolution et les rapports
éventuels entre eux.
5. Si l'habitat s'inscrit dans une perspective évolutionniste, les modeles archétypaux doivent étre suffisamment
souples pour se diversifier (phénomene de spéciation/dialectisation) ou se plier a des contraintes nouvelles, locales, contingentes, etc. Au cours de ces transformations, les
traits essentiels de l'archétype doivent subsister, de telle
maniere qu'il reste toujours objectivable.
Nous avons apporté beaucoup d'arguments en ce sens,
a propos du type A surtout. Nous avons montré comment
le temps l'engendrait; reste a étudier plus a fond comment l'espace le diversifie.
6. Si l'optique transformiste est corroborée, les formes
anciennes doivent étre abandonnées ou dépréciées et ce
en des temps et des lieux sous l'influence de facteurs
qu'il faut préciser. Leur survie ou leur maintien, voire
leurs modifications, doivent étre objectivées.
Inversement, les formes les plus récentes doivent étre
objectivées et exclues dans la prise en compte de formes
plus anciennes lorsque l'on cherche a dater relativement
ces demieres.
Létablissement de ces "formes" (véritables fossiles
directeurs) reste une tache essentielle (les planches 1 et 2
en donnent quelques unes; il y en a bien d'autres, en
particulier des modes d'assemblage, les contours des

(2) Dans ce second travail, citons le bel exemple de la Maison
Toulet (PI. 114), dans le Vic-Bilh au nord-est de Pau.
(3) Ce n'est pas sans surprise que nous avons vu dans le Tarnet-Garonne une maison qui semble avoir pris naissance sur
les bords de la Nive (a Jatxou par exemple) ou en plein
Labourd (comparer PI. 100 dessin du milieu et PI. 10 et 11).
I1 est vrai que cette région connut au XVIII et XIXl:me siecles diverses "mutations" dans son art de batir (Dufour et
Loncan, 1979, qu'il faut absolument consulter en ce domaine). Rappelons qu'une parti de la Lomagne est dans le Gers,
en plein pays gasean.

MICHEL DUVERT - XEMARTIN BACHOC

152

(l€. -lo z.)
Gont...,,._J Je. NoJ""r"t (f€..<oi)
C.Oloh~

9'.'.
Sou.:.Coll.5

(n -<oo

S.Gi.k. Mo.reml'\e
Or)c

(~tlof

(Pt.-loi

e

"'Marmande (2.t.10-z_J

Esc1n.ew)( (f.f.. -100)

Vic-Bcºlh (N.-H3)

.l>ef(ontaine.

k t "1° .[

(A1G2.)

{M(AVI,

e.o i.oJM ~ J...u tu: r·1u.1u.~.l
..d.o""w

~

t.

b~)

queues d'aronde, etc. mais, dans ce domaine, nous avons
choisi la prudence -voir le dossier technique-).
7. Si l'optique transformil!te est sensée, et done crédible, des agents présidant aux changements doivent etre
recherchés: considérations techniques (du poteau au
pilier de pierre, au muret et au mur de refend), sociologiques (explosion démographique, phénomene des bordiers), économiques (battage, introduction du mai:s), géographiques (voir Lefebvre), culturels (permanence et
imprégnation) etc. Dans ces domaines, il est évident que
Barandiaran surtout, mais aussi Baraja sont les guides
les plus sürs.
L'évolution ne peut se faire dans n'importe quel sens
(une paléontologie autorise une phylogenese); les cultures
sont des harmonies de fonctions, elles prolongent les
actions de l'homme (voir Malinowski, 1968, ou l'auteur
analyse surtout cette proposition: "la théorie de la culture
doit s'appuyer sur la biologie'). Etudier notre habitat c'est
accéder aux dynamiques qui président a la mise en forme de notre civilisation; nous devons trouver a ce niveau
sens et cohérence, ainsi que possibilité de mise en correspondance. Dans cette tres difficile quete, il est évident
qu'il faut dire avec de Yrizar que la personnalité basque

est une donnée; le monde vascon n'est pas un "papier
buvard" (voir Duvert et Aguergaray, 1989).
8. Si l'optique transformiste se vérifie, on peut ranger
des formes d'habitat selon un ordre (une "chronologie").
Nous avons donné quelques suggestions qui vont dans ce
sens. Repérer des formes, leurs variations (dialectes),
leurs époques, c'est avoir acces a des mises en forme de
notre civilisation, aux profondeurs, aux intensités ainsi
qu'aux vitesses des changements qu'elle met en scene.
Ces points tracent de futurs programmes de travail au
cours desquels notre habitat sera de mieux en mieux
connu; parallelement, nous pourrons mieux assurer nos
pas.
DOSSIER TECHNIQUE
Nous donnons ici, sur un mode éclaté, toute une série
d'observations destinées a élargir et a approfondir le theme qui nous occupe. Nous pensons qu'elles sont utiles
pour la recherche, meme si beaucoup d'entre elles ne peuvent s'inscrire, pour l'instant, dans un cadre conceptuel
plus vaste.

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE
NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE
DES FORMES DE L'HABITAT VASCON

PI. 107, 108

XB. s'appuie sur trois documents: l) le cadastre napoléonien; 2) la carte IGN au 1: 25000 (feuille 1345-Est
Iholdy); 3) un document de 1708: c'est un texte manuscrit
recopié par un instituteur d'Irissarry sur les archives
départamentales. II s'agit d'une enquéte effectuée sur les
biens de la Commanderie Ospitalia, par Dominique
d'Arbide, avocat au Parlement, sur le témoignage principal de Dominique Bereteretche agé de 54 ans. Ce texte a
serví de base de travail a l'abbé Haristoy.
A partir de ces données, il brosse des paysages anciens
autour de son village natal, Irissarry.

Planche 107
l. Les chiffres situent les maisons a ossature de bois
existantes (en totalité ou en partie) ou dont l'existence est
attestée par témoignage oral.
2. Les chiffres soulignés signalent des maisons dont le
nom est connu dans les archives navarraises du MoyenAge.

3. Les chiffres entourés correspondent a des maisons a
ossature de bois dont le nom est cité dans les archives
navarraises en question.

1) Liste des maisons et situation
Suhescun
1: Zulaitz (détruite)
2: Garatea
3: Etcheberria
4: Urrutia
5: Jelossea
6: Etchartea
7: Ameztoya
8: Zaldunbidea
9: Uhartea
10: Echegoinea
11: Bikariteguia
12: Jauregia
13: Iribamea
14: Lacabia
15: Larramendia
16: Trefoilia
17: Etchebestea
18: lriartea
19: Irigoinea
20: Etxemendibehere
21: Saparartea
22: Irigaraya
23: Etxemendigaraia
24: Larranda
25: Arbeletchea

Irissarry
1: Heguizaharrea
2: Harrieta
3: Urrutzua
4: Auzteartia
5: Herriesta
6: Uhaldea
7: Mehaburua
8: Meharuberria
9: Etchebertzea (disparue)
10: Hitazaharrea
11: Golaia
12: Borda
13: Otsobi
14: Etchepare
15: Etchartea
17: lribamea
18: Miranda
19: Idiartea
20: Urrutia
21: Esponda
22: Bidegainea
23: Bidarte
24: Karrikondoa
25: Argilurrea
26: Larraldea
27: Sorhoeta
28: Samanua
29: Berhoa
30: Amestoya
31: Karrikaburua

153

Iholdy
1: Azerola
2: Haranea
3: Chokoa
4: Berhoa
5: Minaberrigaraya
6: Lukugaraya
7: Saradar
8: Minaberria
9: Chateau d'Olce
10: Uhartea
11: Oltzomendia
12: Ascaratea
13: Haranburia
14: Amestoya
15: Harguindeguia
16: Uhaldea
18: Mendicoua
19: Etchegoinea
20: Etchegapare
21: Etcheestia
22: Elizabelhar
23: Arotxumea
24: Munotegia

Les maisons du bourg d'Irissarry sont données sur la
planche suivante en respectant les noms du XVII-XVIIIeme siecle.

2) Les maisons dans le paysage
(a) SITUATIQN PARTICULIERE DES MAlSONS
DE SUHESCuN
Actuellement la paroisse de SUHESCUN a été
rattachée a celle de IRISSARRY. Au moyen -age il existait une véritable frontiere entre ces 2 villages (SUHESCUN faisant partie de GARAZI). Trois bornes délimitent
le pays d'OSSES, GARAZI et IRISSARRY, au Iieu dit
MARGUETA Du cóté d'OSSES une maison s'appelle
MUGONDOA (c-a-d: a cóté de la frontiere), a IRISSARRY une autre s'appelle HEGIZEHARRIA (c-a-d: le
vieux versant), ce qui refléte l'ancienneté de cette division.
SITUATION DE SUHESCUN:
La maison d'infac;on JAUREGI (l'une des plus importantes de GARAZI), a cóté de l'église gothique du village,
groupe autour d'elle sa douzaine de fivatiers. Les autres
maisons infanc;onnes sont a la périphérie du village:
- ETXEBERRI et URRUTI vers JAXU.
- GARATE et ZULHAITZ vers AHINICE, sur la route actuelle.
- JELOS vers MONGELOS et AZCONBEGI.

MICHEL DUVERT- XEMARTIN BACHOC

154

Planche 107
---=

--

o
X·B ~ M ..))

!

O.hUQ.11.t\U

-1Km

~

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE
NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE
DES FORMES DE L'HABITAT VASCON

- IRIGARAY vers les hauteurs d'AZCONBEGI. (hauteurs riches en vestiges protohistoriques).
UHARTE, entourée d'eau, est a la limite d'IRISSARRY, proche de HEGIZAHARIA
- TREFOLLA a l'écart du village, en direction
d'AZCONBEGI.
LARRANDA, seule maison franche, est située a la limite d'IHOLDY
(b) SITUATION D'IRISSARRY PAR RAPPORT A
IHOLDY
A la différence de SUHESCUN, dont l'habitat ancien a
ossature de bois s'organise en fonction de JAUREGI et
des infanc;ons, a IRISSARRY ce meme type d'habitat
peut s'étudier en fonction de celui d'IHOLDY Ce demier
village est relié a IRISSARRY par une route importante,
bordée de maisons mediévales (pour la plupart a ossature
de bois); cette route n'est plus la route principale; elle
relie LA COMMANDERIE au CHATEAD D'OLCE.
Notez les deux seules maisons franches (28, 29), au
nord du village a la limite d'IHOLDY, dans le quatier
BASAITA qui est riche en maisons a ossature de bois.

PI. 108
Histoire et ethnographie: tentative de restitution de l'habitat
d'lrissarry

1) MAISON CITEES AU XIVeme SIECLE
A IRISSARRY
HOSPITAL COMMANDERIE D' IRISSARRY
Actuellement, construction de 1605-1608. Il est problabe
comme dit Haristoy, que le clocher avec ses murs de
lm50 d'épaisseur ait été a sa base inférieure la tour de
rancien hopital.
ARNABAR
Il existe une maison HARNABARIA; elle a été reconstruite apres un incendie.
AROZTEGI
Meme nom en 1708. Elle s'appelle actuellement AROSPIDE maison reconstruite en 1970.
ARRIKAU
Difficile a situer, elle n'existe plus; elle était probablement pres de BENTA Il existe une maison ARRIKAUBERRY a 3km de la, vers IHOLDY Probablement borde
de ARRIKAU, habitée au XVIleme siecle (voir planche).
BERRO
Maison a ossature de bois.
BIDARTE
Incendiée au XIXeme siecle, reconstruite.
ELHORRIETA
Il existe une prairie entre !'HOSPITAL et MEHARUBERRY, elle s'appelle ELHORIETA
ETXEBERRI
Il en existait 4 a lrissarry; laquelle est-ce? Une maison
a ossature de bois de ce nom, démolie vers les années
1970, existait dans le quartier PAGOSUNE.
ETXEBERTZE
Maison a ossature de bois, démolie vers 1975; elle est
également citée en 1708.

155

ETXEPARE
Reconstruit au X:Xeme siecle. Pas de traces d' ossature
de bois; citée également en 1708.
EZPONDA
Maison de pierre du XVIIleme siecle; pas de traces d'
ossature de bois. Il existe une autre maison a IRISSARRY que l'on appelle Paxkoinea et qui a une pierre
sculptée du nom d'EZPONDA, elle date de 1675. Que
s' est il passé?
GOLAR
Il existait une maison a ossature de bois du nom de
GOLAlA; démolie vers 1970, elle a éte reconstruite.
HARRIETA
Pas de traces d'ossature de bois; maison de la fin du
XVIIleme siecle.
Le nom de HITA est gravée sur le linteau de porte; le
document de 1708 donne aussi ce meme nom. Maison de
pierre du milieu du XVIIleme siecle.
IRIARTE
Maison du début du XVIIeme siecle.
KOTROIL
Elle est citée en 1708; elle n'existe plus.
LARRALDE
Maison a ossature de bois, incendiée a la fin du XIXeme siecle, puis reconstruite. Traces d'assemblage de bois.
LARRAGOIEN
Du cóté de LARRALDE probablement, mais difficile a
situer. Elle est également citée en 1708.
LA FINESTRE
Est ce HERRIESTA? A ossature de bois. Assemblages
simplifiés. Fac;ade du début du X:Xeme siecle.
MURU
N'existe plus actuellement. Peut etre DEMOURIA?
OTHEGI
Maison du XVIIIeme siecle.
OTSOBI
Maison reconstruite en 1913, était semblable a une
maison de type bois voisine, BIDEGAINIA (d'apres la
propriétaire).
UHALDE
Maison a ossature de bois; 2 structures d'époques différentes. Rehaussement en bois de 1717, sur une ancienne
structure.
URRUTI
Maison a ossature de bois avec toit fortement en pente;
remaniée au XVIIleme siecle.
OSTAU DAU TENDER
Est ce OUSTAOUA-BENTA?
SAMAU

Maison a ossature de bois.

2) AUTRES MAISONS DU DOCUMENT DE 1708,
EXISTANTES EN 1660
ARRIKAUBERRI
Belle maison, en colombage sculpté, du début du
XVIIIeme siecle.
AGERRE
Maison reconstruite en 1789; seul l'ancien linteau a été

orJoK1'0..1.ctj l&I •" eh.ko So.te..ssa.): ~lhorietal<o rei-t¡iA.----.IQ. (2.. "" )>rt'u1.s L•ncla. {') : ~ clt Kotroif.¡. : """IJo" ~ o. (>) : tar._____ ? '-------~ {31lRNETcHE ------.MICHEL DUVERT ..i&~TA ______. . - mo.'sf>o.c. l:•ttl. .rro.t' Ju tro.IJira. .o.6 Afid1el:e3ic:1..ót--+-1---ET~EVERS ----t--.g.<ro" ..r6..l'\Ó..s Uho..XEMARTIN BACHOC 156 Planche 108 _.UE' • 1RlSARRl ~ (A ) : ~h.ho.1+-81\1\ l!i 'Ell..j ~~FRll..•u._...·.::..o-:J ~<1.A!> Uf" . Té r.f..z .. AIU•'•""" • .c.te.ka..J...S (4): (»LÚ .......(. r~tkti.e ~ ME1-1~1waE1tR.¡ur• D . ]l~e..¿¡o. (3): ~Oml>\1'u·.

Le pot était vide. DORMITOIRE Habitat des pretes en 1708. OTHARANIA. dont la fa9ade a été refaite au XVIIIeme siecle. Le cóté gauche est en pierre dans le style de HITA Le cóté droit est construit ultérieurement. Maison du milieu du XVIIIeme siecle. HERRIESTA ANDORTEGUY Maison de pierre. Maison récente. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON réutilisé (nommée "terre ancienne" dans le document de 1708). LACADI Maison du XVIIIeme siecle. traces d'ossature de bois. 60). UHALDEBERRl. a corps central du XVIIeme. maison du milieu du XVIIIeme siecle. maison du début du XVIII ieme siecle. a colombage. LABETO LABATI. HARRETXE HARRETXIA. actuellement la maison DUPRON. en pierre. PUNDONTEGUY BIDONDOA. Fa9ade du XIXeme siecle en pierre (terre ancienne). MEHAIRU Actuellement MEHABURU. 1: Maison Etcheberrienea (Bonloc): poterie trouvée sous le plancher de la cuisine. il a possédé une ossature de bois. ELIZALDE. Toutes les autres étant du début du XVIIIeme siecle. dans le bourg.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. Fig. LARREGOINBORDA. BORDA Maison du XIXeme siecle. a colombage. EIHARABERRlA Maison démolie. dans le quartier BASAITA ETXEBERRlTO N'existe plus. ELIZABELHAR Actuellement ELIZALARRE. 3) AUTRES MAISONS A OSSATURE DE BOIS NON MENTIONEES ARROZTEGIARTE Maison. Belle pierre sculptée de cette époque. PI. IRlGOIN IDIOINIA maison du XVIIIeme siecle. en pierre. et des terres achetées a ARRIKAU. IBARNIA Probablement une des premieres maisons dans le quartier BAIGURA. KARRlKONDO Démolie vers 1970. EIHARAZAHARIA moulin en état de marche. A !'origine le corps central a ossature de bois était en encorbellement.XAHARIA maison de ma9on. Sur les environs de son emplacement on trouve la maison RETAINIA SORHUETA Maison a ossature de bois. Il existe. ARROSTEGICELHAY AUTZELAIA. traces d'ossature de bois. ELIZAGARAI Actuellement i1 n'y a pas de maison qui réponde a ce nom. KARRlCABURU Elle a été a ossature de bois. EYHARCABAL EYHARAZABALIA (terres anciennes) maison a colombage du début du XVIIIeme siecle. difficile a situer. ETCHARTE ETCHARTIA Maison a ossature de bois sur poteau. console de cheminées. n'existent plus. a cóté de IRIARTE (sur l'ancienne route de BAYONNE). DENBURG 157 Probablement FERLANKERIA ou RETEGUY. occupe son emplacement. sur cet emplacement. datée de 1619. probablement. elle possédait des terres nouvelles. elles sont en pierre. HERRlESTA Actuellement HERRIESTAKOETXEBERRIA sur cet emplacement. MEHARUBERRl Maison de 1870. BERETERETXE Maison importante qui n'existe plus. DIRACABERRY. DOMINXENEA Actuellement LARRUINIA XXeme siecle. actuellement. maison a ossature de bois. Reconstruction du XXeme siecle. LIZAIZINE Probablement l'actuelle mairie. PAGOSUNEKO EIHARA (1705) Maison de ma9on. Planche 109 Nous abordons ici le probleme des poteries trouvées sous les planchers et dans les sols des maisons (voir également: Garatia*. KOTROIL. un BARBETEGUIA probablement issu d'une borde de BARBERTEGI. AMEZTOIA Quartier BASAITA. elle a une ossature de bois. Il existe pourtant un HERRIESTA A 1 km. BARBERTEGUI Disparue. Maisons analogue a HARRETXE. sans doute fa9e a l'église. BENTA MENTA actuellement. (a disparo). dans le quartier Baigura. ITHURBIDE Maison en ma9onnerie du XIXéme siecle (il existait un MEHARlTO entre ITHURBIDE et MEHAIRU. Pas de poteau. devenue bipartite au milieu du XIXéme siecle. son anse . a ossature de bois. 59. citée comme "terre ancienne" en 1708. colombage sur le cóté sud. 5 et Salanoa* PI. UHALDEBERRl De la meme époque. ETXETO ETCHOTUA Actuellement maison du XIXeme siecle. poteaux de facade jusqu'au sol. MIRANDA URRUTZIA BIDEGAINIA ARGILURIA PAXKOINIA Maison datée de 1660.

XEMARTIN BACHOC Planche 109 1 .158 MICHEL DUVERT .

besoa. on a découvert une pegarra sous le plancher d'une piece. Son róle ne se limite pas a l'édification et a l'entretien de l'habitat en général. leurs diametres sont de: 14 cm. il y a des données de premier plan touchant le monde conceptuel du charpentier. autour du vase. comme nous. Au verso d'une feuille. 14 cm et 11. au chapeau.D. 56. au coup de pied. Ch. montrent bien de nos charpentiers avaient une trés haute pratique de leur métier. elle a été reconstituée en partie et conservée. a l'homme. bnllé et le mauvais état du grillage). 57.. un aper9u en est donné par ailleurs (Duvert. c'est ce qu'atteste l'ethnographie (Duvert. lasa. Ispoure. Silvan.3: Maison Arsoritz ou Axuritz a Saint Jean le Vieux. Les tessons n'ont pas été conservés. Comme on le verra. photo. On en conserve deux (de moins de 15 cm de haut). dans le sol d'une piece ou se trouvait une cheminée. le repére blanc: 10 cm). somera. on trouvera id des références: au bras. a la jambe. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON est vemissée. 1989). Fig. tant en Labourd qu'en Basse-Navarre. en partie enterrée dans le sol. M.D. Ce grillage est fait sur mesure. Hitta. A: Lors de ses enquétes sur le terrain aupres de charpentiers basques. B: Enfin. On a également trouvé des pots. le bras cerclé de fil de fer. pouvaient contenir des poteries dans leur sous-sol immédiat. le charpentier dira que le bois peut étre dur comme de !'os. Sur !'un des pots. Fig. dans le choeur de l'église d'Arbonne (dans une situation telle que leur róle dans une éventuelle amélioration de l'acoustique peut étre tres facilement écarté). a l'homme avec ses deux bras. Il s'agit du dessin du rétable de l'église et de la marquetterie du sol exécutée par sa famille (ou l'on est charpentier depuis plusieurs générations). LEGENDE DE LA FIGURE. a la cuisse. (ostikoa. Ch. Mme Durquet). Ces redpients (cruches. karrera 9: eskalapoina 10: zapeta 11: potua 12: emia. soit une quinzaine de centimetres (informateurs: M. • Saint-Palais.. Goity. 2. en partie enterrée. t. charpentier a Ibarrolle. identiques. églises. ce sont des cruches. on dit qu'ils pouvaient servir de cachette pous des "vieux papiers et choses prédenses". au corps humain. étant le responsable de l'équipe). . vases. p. maison Diamienea: plusieurs poteries ont été observées lors de travaux effectués dans l'eskaratze. zangoa. au corps. M. nous ne parlerons pas de ces documents en eux-mémes. 104) ou le poteau central est porté par un mur de refend (comparer avec l'évolution du type A. Recueillie fragmentée. les gens qui faisaient des paniers d'osier proposaient ainsi leurs services pour recouvrir les pots avec ce type d'armature: "dupinen kadenestatzea". etc. grace a un travail ethnographique réalisé dans le cadre de la "Bourse José Miguel de Barandiaran. maison Hegua-Beheria: dans une piéce située dans la partie sud de la maison. sumea (1) On reviendra a nouveau vers ce remarquable chercheur que fut de Arin Dorronsoro (un véritable maitre): par exemple. A lspoure. Mme Durquet). • Hélette. Maisons de roturiers. Le pot cassé avait enviran 14 cm de diametre. A partir des enquétes réalisées par M.. on voit un tres beau dessin d'un fragment du rétable ainsi qu'une esquisse d'agrandissement d'une maison de type B (PI. Fig. VI. Enfin. a gauche (1 ). par leur qualité méme. Sous le plancher d'une chambre on a trouvé 4 pots. 159 Planche 110 Le charpentier est un créateur essentiel et un des pivots de la sodété traditionnelle basque. Elle a été conservée. casseroles en terre . maison Barthouil (place des Allées). au dos.. il y a des pots dans des murs (Xaldu a Al9ay).D. Ces demieres ne semblent pas "particulieres". etc. XB. a la bouche. Nous présentons les trois autres.) se mettaient parfois devant le feu pour chauffer leur contenu (d'ou l'aspect noir. (lnformation et photo: P. lokarria: canalisent des forces s'exer9ant vers le bas) 4: astoa. iztea 5: punxoina. On consultera avec profit les travaux de L. Informations données par M. 1990). donne id un choix de termes et d'expressions (qu'il complete a partir de sa propre expérience et de sa formation a Irissarry) en mettant l'accent sur les références implidtes ou explicites. eut connaissance de documents exceptionnels conservés par M.7 cm (photo du bas. Normand indique que d'autres cas luí ont été signalés. Le charpentier est maitre de cérémonie dans le rituel funéraire basque traditionnel. Anuario de Eusko-Folklore. • Larressore. nous avons pu établir. sa largeur au niveau de sa panse correspond a sa hauteur. Ces dessins contemporains. 1). cette maison était auberge et boulangerie. lors de travaux effectués dans une vieille maison proche de l'église Saint-Martín. de nobles. Enfin. c'est une andenne Commanderie de Roncevaux.. On tressait ces losanges pour protéger les récipients du feu. On faisait cela jusque vers les années 1930-1940. Le diametre de ce pot (a son ouverture) est de l'ordre de 11 cm. Avant les années 1924. 3: Besatia. a la langue. on remarque des traces de fil de fer formant "grillage" (Fig. Normand: • Biarritz (renseignement oral foumi par un ma9on). gixona (gixona bere besatiekin: 5&3) 6: bizkarra 7: gapirua 8: aihena. LES PARTIES SE RAPPORTANT AU CORPS HUMAIN SONT EN CARACTERES GRAS: 1: Tiranta 2. Une poterie complete de type pegarra a été découverte. 1983. certaines paraissent tres récentes. en grand nombre. quartier Zabalza. 1987" (M.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. !'un d'eux était cassé. de nombreux fragments de poterie(s) ont été découverts dans le sol d'une piece.

MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 160 Planche 110 A 2. B .

bena zur zahar zah_arra e~ürü da: le bois travaille toujours plus ou moms mais un bois trés vieux est stable. a titre indicatif. Zura bere lanaren arabera (une piece de bois. Zurtaje: charpente en général Hegatz zurtaje: charpente de toit Maiastürü: charpentier Maiastürgoa: l'art du charpentier Plantilla izariaren (1) arabera egiten da: le plan/le tracé se fait a l'échelle. Tiranta mürrüan jarririk da: l'entrait prend appui sur les murs. testa batetan jarririk da: repose sur un support mütür bat aidean dü: a une de ses extrémités libre beste bati lotürik da: est solidaire d'une autre piece beste baten herrokan (xüxenean) da: est continue avec une autre piece. Selaurüa: le grenier Sabai: fenil Heipe: encorbellement (2) meme origine (3) id mais des témoins ont donné aussi: haritsü. Zura apur edo hanitx beti igitzen da. etxe gorputza: ossature. Voici enfin. Sainte Engrace. selon son róle. p.D. zur: piece de charpente Zurak erditara ozkatürik dira: les pieces sont assemblées a mi-bois. Zura mürrüan sartürik da: la piece de bois est encastrée dans le mur. septembre 1987. t. Jüntak: les assemblages Süstengüak: les éléments porteurs Zurtajegei. Zura (la piece de bois est): beste batean sartürik da: engagée dans une autre piece mürrüan sartürik da: engagée dans la ma9onnerie. lüzatzen edo hersatzen ahal da: le bois est élastique. Hegi (mütür) horrek azkartübehar dü besoeki: il faut renforcer cette extrémité en posant des liens. Allalle Algalarrondo (charpentier en retraite a Al9ay) et M. Zurak besoaz jüntatürik dira: les pieces sont réunies par un líen.2'. Zur lüze bat mehe delarik. Hors de notre theme. erdiratzen. support de la maison. il n'y avait pas de "plan"). .ur ahül batek lüzertazünik ez dezake üken: une piece fa1ble ne peut pas avoir une grande portée.De Gorostiaga. au rez-dechaussée la partie centrale correspondant a ezkaratza et les deux bas-cótés. 161 Besoak aizeari bühürtzen dira: les liens participent au contreventement. VIII. zura ahültzen ahal dü: un noeud mal placé peut affaiblir une piece. on prenda en compte des dictons te!: "Su gabeko etxea. Casenave. Zur baten aldea karratü da edo zokoxüxen (2): la section d'une piece de bois est carrée ou rectangulaire. Sühillaren mütürra sumeraren gainean ezarririk da: l'extrémité de la solive repose sur la poutre. Zura hersatzen da. Mihidürak igitzen dira eta behar düe ontsa kabeilatürik izan: les assemblages jouent et doivent etre bien ajustés. les réponses au questionnaire élaboré par M. grandeur nature. Tiranta mürrüan · sartürik da: la piece de bois est encastrée dans le mur. hantzen: le bois se rétracte. Abattage des arbres: zühaintze egoixte Débitage du bois: zur segatze Equarissage des grumes: billu lantze Un scieur en long: arrasegari Le plan d'une maison: etxe (egongia) plantilla Etxe batek hirü parte badü. 39). etc. xabalka ezarririk. va finir par fléchir sous son propre poids. Tirantak testen hegian emaiten dü (mihidüraturi da): l'entrait tire sur les extrémités des poteaux. Zura xütik delarik aisa okertzen da: le bois debout peut se déformer facilement. travaille): luzean ari da: en tension zabaltzen da: en traction tinkatzen da/hersatzen da: en compression askatzen da: en flexion hedatzen da: en extension bühürritzen da: en torsion Zura laxü da.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. gonfle. posée horizontalment. curé d'Al9ay. Hegatz maxela teila edo losen arabera eginik da: la pente du toit varíe selon la nature des tuiles utilisées. bere pezüak lüzean askatüko du: une longue piece de faible section. zurak hausten ahal dira: les forces de cisaillement aménent a la rupture des pieces. lekü gaixtoan delarik.. recueillies en Soule grace a Monsieur l'abbé J. Askorareki lantzen direlarik. Aska bat badüke: elle présentera une fleche. dans lesquels la maison est con9ue comme un corps vivant. on verra que les "chevrons" des cabanes de bergers sont les cótes (txabola sayetzak . Zur pirutsü (3) bat zail izan daiteke eta ez da aisa tzüstatzen: un bois fibreux peut avoir une bonne résistance mécanique et résister au pourissement. Zolan: erditan ezkaratzia eta bi sahetsak: une maison a trois parties. Zura bühürtzeko bildürik da: la piece est soumise a des forces/contraintes. Henri Cazenave (Agent technique de l'Office National des forets). il peut s'allonger ou rétrécir. (1) mot donné par Monsieur l'abbé J.ahoa mortaise. Besoak aizeari bühürtzen dira: les liens participent au contreventement. xapela (uztarria): chapeau. Casenave (les charpentes se tracent sur le sol. Anuario Eusko-Folk. gorputz odol gabea" etc. en acte. . Adarrak. aupres de: M. languette . se fissure. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON AUTRES PIECES OU PARTIES SE RAPPORTANT AU CORPS HUMAIN: mihia: tenon.

·1-1 erditara ozkatürik ___J¡===-1) hütxüz ozkatürik -f7____.ade/etxeboronte (front de la maison) Basakana. lapetaula. ozkatzez ~ kabeilatürik Jüntak komaleta F 13: moise . Artemürrü: mur de refends Bizkarzur: faitage Kürbaleta: jambe de force qui soulage l'extrémité d'une sabliere Lape: avant-toit Zurtajea goititü. trenkadüra: cloison Elements du colombage: poteaux verticaux (xütikoak).onnerie Zimara: faitiere 1: bizkarzur 2: zolata 3: kobla 4: ne se faisait pas en Soule 5: beso 6: puntxu 7: trabatetx 8: beso. est fait en grandeu réelle. Etxaitzine: fac. Erabakitze eta jüntatze hori lürrean bere handitarzünean eginik da: cet assemblage sur le sol. Maiastürüak lürrean lehenik ebakitzen eta jüntatzen dü: le charpentier assemble. la charpente. lape. chevilles (kabeilak).MICHEL DUVERT .XEMARTIN BACHOC 162 Altxakoda eraikitzeko tresna da: la chevre est un engin ' de levage Xefaut: échaffaudage Sumera eraiki soinen gainean: lever une poutre a dos d'homme. orratz 9: testa 10: sumer 13: moise: tiranta 14: soba 16: zola 17: selaurü 18: hegazpe coyau: kodetx dessous d'entablement: gilape. d'abord sur le sol. horizontaux (trebesakoak). altxaµt (eraiki): lever une charpente Sühillak bürüz bürü: solives bout a bout Sühillak bata bestean ondoan/maxelaz: solives chevauchées Sühillak mihistatü/ozkatü: solives assemblées Egargei: lattes Egarzola: fondement Harroin: contrefort de mac.

Enfin. on donne des serrures en fer et en bois (en bas) recontrées dans des vieilles maisons a ossature de bois. Fig. les variations sont faibles. l'entrait porte un poinc. du type décrit en lparralde.on sur lequel repose la faitiere. Les solutions 1 a 8 sont "moyenageuses" . qu'une forte cheville de fer rendait solidaires socle et base de poteau (en Amikuze et en Garazi. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON ozke-==u- assemblage tenon-mortaise: mihidürak 163 (?). 1 a 8). témoignages recueillis aupres d'un charpentier et de paysans ayant abattu des maisons a ossature de bois). la base du poteau est posée sr le socle ((a) Pl. beaucoup étaient pourvues d'un volet plein ou l'on avait ménagé une ouverture plus petite selon un modele bien connu. ganera (taus ces termes sont utilisés en Amikuze).:espace intérieur est aménagé par une charpente qui prend appui sur ces memes arbres. Quant aux fenetres. 1) sont indiquées. En élévation frontale. tout autour. y compris dans des maisons a ossature de bois (en Amikuze). l'élévation latérale des murs de l'eskaratze offre une remarquable diversité a la fois typologique et chronologique (technique et histoire). Deux situations semblent exister: l) la plus générale Ce document est. on trouve la poutre séparant eskaratze-eskazgainea ou barrukiasabaia. Une pierre semi-circulaire qui se trouve dans la cheminée de chez M. de ses basa-jaun et autres mamu. (2) Tout au long de ce travail nous n'avons traité que des superstructures des habitats domestiques. un foret d'arbres? Une foret débarrassée de ses pénombres. pour nous. 11 faut savoir qu'au niveau du sous-sol de ces types de maisons nous pouvons etre en présence de structures qui posent actuellement de difficiles problemes d'interprétation. sur cette planche. La Fig. que les types "courants"."archarques". bizkarra. Ce dernier niveau peut etre fermé et délimiter un grenier. Il faut examiner ce probleme sérieusement car nous avons probablement la une clef permettant de comprendre comment ces charpentes étaient levées. 12 est discutée a propos de la PI. Planche 112 nom de cet assemblage: süberrobra La maison basque du Moyen-Age porte sa toiture sur des arbres équarris (1) et posés sur des socles de pierre (2) (Fig. l). I. Cette charpente a une grande allure. En revanche. emportées dans les cheminées. comment ne pas penser iJ. il en existe d'autres. a la fin du Moyen-Age. d'une importance extreme. une foret a la mesure de l'homme. Cet (1) Voir les supports de balean iJ. Nous montrons ici des solutions adoptées sans les interpréter (nous n'avons pas assez de données pour l'instant). Cette constatation amene a soulever le probleme suivant: la base des poteaux porteurs reposait-elle directement et sans intermédiaire. Elle n'est guere ancienne mais c'est souvent que nous avons vu de telles pierres. Les pieces homologues ((g) et (e) voir PI. C'est le point le plus oriental que nous connaissons actuellement. Pasajes. Nous n'avons donné. 113. de cet habitat vascon de type ancien. elles délimitent ''l'étage" (du plancher a la panne). Ainsi la grande Ospitalia d'Hélette est du type 6 mais avec trois paires de lien et non deux. figure un socle en pierre ou vient se loger la base d'un montant de porte en bois. 2) on a confirmé oralement a M.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. et Mme Urruty a Masparraute. sur les socles de pierre? 11 est difficile de répondre. En dessous. en plein Béarn. Il apporte la preuve de l'existence de maison a ossature de bois. 8: le poteau peut ou non aller jusqu'au sol. les solutions 9 a 11 annoncent l'époque de transition. Planche 113 Planche 111 Voici plusieurs données situées en marge de tout cadre chronologique. Superbe civilisation basque! .D.

.. . ': . ~{}).· . . )..:: ::._ ··. . ..164 MICHEL DUVERT .. ·:: ~--30c:..1<'\-·- r j :·.. ..XEMARTIN BACHOC Planche 111 o . .. º .

o..... : . '•! '• •:... ..· '· ":· N o 1 ~ o " : r ñ . ·.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. 1 ~ i v 1 In:> 1 Q) r QJ ....... ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 165 Planche 112 ... .

Augé. conservateur régional de 11nventaire. nous essayons de comprendre comment on pouvait vivre dans des "plus vieilles maisons" (voir ORPUSTAN. 1990) reproduit avec l'autorisation de J. fig. Croquis axonométrique".º 12 (Pl. (1989) p. Etxeverri*). Cette observation est reproduite dans: Araguas et col. 1983. respectivement).71 et 114. l'élévation du corps central de cette batisse sans étage se rattache au type n. Lasserre.C. qu'actuellement nous voyons des eskaratz s'étendre dans deux travées du corps central et dans deux travées correspondantes des bas-cótés nord ou sud (Etxehandia*. Grange-étable. deux photos de ce meme édifice l'accompagnent Planche 114 Qu'appelle-t-on eskaratze? En essayant de répondre a cette question. tome III) précisons tout d'abord.XEMARTIN BACHOC Planche 113 édifice est actuellement une grange. 70. Ferme.166 MICHEL DUVERT . 112) et nous rappelle Etxeberri* de Lantabat et Uhaldia* d'Irissarry (Pl.Ezkaratze .Ezkaratz . Laroche (Inventaire Général-SPADEM. 107. 1) Eskaratze . Haranburia*. 112? Relevé de C. 22 avec la légende suivante: "Lalonquette (canton de Theeze). Ce type simple aurait-il été le plus "primitif' de la série présentée Pl.

.. 167 ..:HABITAT VASCON o ...!!! c. Cll ~ u e: . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I. ..HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD... .......

actuellement le plancher de l'étage. l'oeuvre de Barandiaran).! de l'ezkaratz. La faible hauteur de l'ezkaratz interdisait de battre avec un fléau. La maison n'avait eu qu'un corps. Polge (1977) est aussi de cet avis: ''En somme le véritable sens origine/ d'eskaratz est "grange a dépiquer". procedent de réemplois secondaires et d'aménagements postérieurs".ons. la seconde mesure 6. Nous allons apporter quelques éléments a ce dossier en prolongeant la réflexion amorcée amorcée plus haut. on nourrissait les boeufs de feuilles de ma1s séchées. La maison fut modifiée en 1717 et probablement agrandie a l'ouest a cette occasion.3 m. cette poutre est rainurée sur sa longueur et montre. les remarquables photographies accompagnant le travail de Manterola-1980. En effet. fivatier de la Commanderie d'lrissarry. Dans les Landes. avec leurs hauts dossiers. transitoires ou permanentes. 24. Cette intervention se voit au niveau de l'articulation entre la seconde et la troisieme travée: 1) cóté nord l'ancienne poutre est engagée dans la mac. 1909.1 X4. des salles qui servent généralment a recevoir. 2) Rez-de-chaussée et suivant les destinations diverses. au rezde'-chaussée. vestibule. au sud. San Martin. dans d'autres régions. Voir Aranzadi ("Etnología vasca". il y a d'une part la position relative d'une piece de bois . Nous allons centrer notre démarche sur Uhaldia* (PI. 553. 2) nous donnons en haut et a gauche une interprétation du montage. In: Euskaldunak n. (Voir également Lefebvre. avec la cheminée sur son mur ouest. se prolonge d'une cinquantaine de centimetres (a la rencontre de l'ancienne panne sabliere.27 . la poutre qu'il porte est a quelques 2. Détail d'importance. P. on voit une mortaise. 400 et suivantes. Dans cette optique. Rudeval Ed. 1933 p.1X9. lorsqu'il désigne la cuisine. Auñamendi. p. Pour Toulgouat (1977. cette piece fonctionnait comme poutre et comme entrait. On remarquera en outre. Lhande. il a été reconstitué au musée San Telmo a Saint Sébastien et renforce l'homologie profonde entre ces formes d'habitat (1). la ou s'appuie. cette piece n'avait pas besoin d'etre vaste et "l'homme sy est installé pour vivre''. Paris. 641 et suivantes). p. p. 112.onnerie. XVI. Des lors. est dú au fait que dans la campagne biscayenne cette piece était destinée a recevoir les visiteurs et a prépárer les repas". remise. Les premieres mesurent 6. la grande salle (notre ezkaratz) est une piece d'habitation. 555. ii. Dendaletche. "Etxea". (1) des remplois de pieces de charpente (en noir) provenant d'une plus vieille maison a ossature de bois (traces d'abouts de liens a demi-queue d'aronde). dont font état Azkue et Lhande. 114). ne battant pas les céréales dans la maison mais dehors. fonctionnaient comme des cloisons amovibles. Ce terme. ou eskaratze désigne des pieces d'habitation dans des olha (ou etxaola/txabola) de berger (t. dans ce prolongement. n. Fig. plusieurs interventions d'intéret: (1) Mme d'Abbadie d'Arrast dépeint cette vie commune partagée avec les animaux dans la maison. iii. en particulier p. 29. Ce dernier. en Basse-Navarre). 63 et suivantes. 1975. dans quelques endroits de la Biscaye y compris du Guipuzcoa. Dictionnaire basque-franc. meme écurie. nous avons pu l'étudier alors qu'elle était en cours de restauration et parfaitement lisible tant dans sa mac. 172-173). Au milieu de cette poutre. dans son état le plus anden: i. 3) En Gascogne. le plus anden) qui correspond au rez-de-chaussée actuel. deúx mortaises. A Manterola. cóté sud. au-dela de ce montage. Les autres sens. Planches 115 a 123 Nous avons regroupé sous le terme "d'assemblage" deux données qu'il convient bien de distinguer. (4) un étage a été monté sur le vieux corps de batiment (central. et. eskaratz ou eskatz. 44-45). faisant communiquer ces deux espaces (ce dispositif est assez courant sur des maisons de mac. p. 0 3 On consultera avec profit des travaux paros dans Anuario de Eusko-Folklore. sur sa face opposée. trempées dans de la farine (p. située immédiatement a l'entrée et servant a différents usages.ant d'anciens poteaux de bois. aujourd'hui. 32) cette disposition serait dérivée.' 106. 32). Ed. sur les zuzulu qui.5 m de haut.168 MICHEL DUVERT . il est surmonté par le poteau neuf (grace au montage que nous venons de détailler). p. dans la maison du laboureur on y introduit et on y met a l'abri jusqu'a des charrettes pleines. (2) murs de refend limitant ezkaratz et barrukia remplac. oú la poutre conserve son assemblage avec l'ancien poteau. L'habitation correspondrait a ezkaratzia. (3) un couple de colonnes de pierres au niveau du cadre séparant la premiere et la seconde travée actuelles. cuisine. Regardons des dimensions: Le plus vieux poteau (en noir) a enviran 3. Azkue suggere que le mot eskaratz.25. elle le fait avec une (trap ?) grande sévérité ("Causerie sur le Pays Basque". p. 31. elle signe l'assemblage avec un anden poinc. 12). p. elles correspondent a ezkaratzia.7 m du so. 1978.XEMARTIN BACHOC 1) "Piece vaste. actuellement.6 m et correspond a un probable barrukia. On imagine cette piece avec le foyer central et les gens groupés tout autour. Cette maison fait figure d'archétype.on. Toulgouat décrit la pratique de l'embouque: a travers des ouvertures ménagées dans la grande salle. iv. PI. Qu'elle se composait de trois travées séparées par une cloison de bois et une porte.onnerie que dans sa charpenterie. par exemple). 2) il y eut une porte. la plus spacieuse d'une maison. s'applique a des espaces neutres.ais 2) "La piece ou se trouve le foyer s'appelle. étable". avec leur tablette rabattable permettaient de manger (voir Baeschlin. Ce meme disposiüf existe au Pays Basque.J. en effet. aire. signe que: 1) il y eut une cloison de planches isolant la troisieme travée actuelle des deux travées orientales. tout se passe comme si. 174.

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 169 Planche 115 .

.170 MICHEL DUVERT ... .XEMARTIN BACHOC CD .. Cll i5e ca e: ...

étalé ce pan de toit sur toute la largeur du batiment. b. puis reproduits au trait grace a un rétroprojecteur. toutes les combinaisons possibles ne sont pas réalísées..ou la fleche sur la photo du bas suggere un líen oblíque descendant du poteau vertical. 115 et 116 .Type 3. il y a d'autre part. I. Apres ce bref détour dans le monde des "intentions". (PI. On verra que les entraits (et méme les poutres) ne sont pas insérés au milieu ou sur toute la largeur des tetes de poteaux (il y a peut-étre ici des "fa¡. Les liens sont loin d'avoir leurs extrémités identiques.:ons de faire" qui restent a établir). Colombage remanié.:on" et son uztarri associé (systeme classique dans les maisons construites apres le XVlleme siecle. nous avons simplement compensé les grands écarts. Poteaux dans le mur de fa¡. comme un parapluie contre la bourrasque). PI.:on. C'est 171 une autre fa¡.double líen. Le "poteau-poin<. l'ouest avec "miru-buztana" sur le corps central (du pays agenais a l'Euskal-Herri.:ons. C'est un second point que nous allons regarder de pres. te! montage est nécessaire car il ne peut se faire autrement. a . il y a parfois de tels arbres fa~onnés dans ces maisons (en haut agauche. 3. Les différents modeles ne sont pas reproduits a la méme échelle. il faudra dresser des cadres assemblés et liés.Type 7. C'est une tache qui déborde notre theme (voir Duvert et Aguergaray.. 90. nous donnons deux exemples). 1989).Labourd (PI. PI..QUEUE D'ARONDE) Méthode de travail Les assemblages sont photographiés. QUELQUES ABOUTS DE LIENS (EN DEMI . a gauche . Parmi les multiples causes finales susceptibles de nous foumir un fil d'Ariane. Date sur le corbeau de cheminée: 1619. et leur mode d'interaction (le "montage"). c'est-a-dire dans l'actualísation des causes efficientes: la "réalísation matérielle". lorsque les liens seront insérés dans l'épaisseur des pieces. Nous pourrions tenter de mettre en correspondance ces types de polarités avec d'autres qui président a des manifestations d'un tout autre type dans le monde vascon actuel et passé. Cette demiere est a la fois le moteur et le discours de leur étre. . plus qu'autour de structures (de "pieces d'habitation") est réalísé par des systemes dont la polarité n'est pas quelconque. 2) lorio creusé d'ombre répondant a la large ouverture du grenier (fermée de nos jours) et donnant acces au vaste ezkaratz baigné d'ombre et de fraicheur. il y en a une qui nous parait intéressante. . et le type de systeme porteur correspondant a la planche 112. Ces liens ont des prises latérales. 4) sont appelés globalement "buruzgorako" (région de Saint-Pée. hors des visions cartésiennes mécanistes et du nihilisme distingué de ceux qui nous disent avoir tout compris et nous l'explíquent gravement. Cet organisme structuré autour de fonctions. en regardant s'organiser les formes a partir des causes finales. Nous avons choisi un certain nombre d'assemblages en indiquant le nom de la maison. leur polarité. des choix s'operent et ici il y a comme "des raisons morales". La maison vascone est fortement polarisée: 1) fa¡. comme il dirait: te! líen est ainsi car il sert a .:on de concevoir la mise en forme de l'espace. ce qui signifie qu'ils peuvent étre posés une fois les pieces verticales et horizontales dressées et assemblées. il convient d'en rechercher la raison et !'un des moyens pour cela est de tenter de renverser l'approche. les Landes ont. 89) . elles relevent de la nécessité. etc. il nous faut revenir dans celui des "formes" (les manieres d'étre en des temps et des lieux donnés). mais ceci reste a préciser. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON par rapport a une autre.. Les cultures peuvent s'appréhender de ce point de vue. Planche 117 1. Fig. et ce jusqu'au moindre détail. On peut les changer. éventuellement une date.. 2.:ade. 101). . en Labourd) ..AZKARATIA (ATZKARATE* maison franche a IHOLDY). le montage des charpentes lui-méme ne se fera plus de la méme fa¡. Si tous les possibles ne s'actualisent pas. c'est la polarité. ce ne sera plus possible a partir des alentours du :XVIeme siecle. 2. 1984 -. en revanche. .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.PI. 115: les poteaux assis sur les socles de pierre peuvent étre comme des arbres dont les branches portent la toiture et de fait. (2) Cependant. fig. etc . Il est possible que ces découpes signifient plus des savoirs que des "dialectes" ou des époques.tous les liens sont courbes (ils sont taillés ainsi d'origine).. Les planches 117 a 129 montrent toute une série de "fa¡. A ces époques. On peut examiner ce probleme de deux fa¡. elles s'offrent alors dans leur nature.Duvert. Ils sont dessinés tels que la photo nous les présente.:ade principale a l'est.:habitat prolonge l'activité humaine et l'accompagne. les remodeler. une fois de plus Leibnitz va nous servir de guide: (1) Il y a des contraintes mécaniques dans ces assemblages. colombage supprimé.. c'est particulierement vrai en .:ons de faire" dont l'étude précise devrait nous permettre d'objectiver des fossiles directeurs (?) permettant de jalonner quelque peu l'histoire de ces maisons. dans les maisons "les plus anciennes".AMESTOIA (IRISSARRY). liaisons assurant la cohésion et la stabilité.et PI.fleche . Ce sont des sortes de "raisons géométriques". Une des caractéristiques des niveaux du "vivant" (des étres vivants et de la biosphere) c'est leur asymétrie. en centrant notre attention sur les liens et les contours de leurs abouts (les queues ou demi-queues d'aronde). les liaisons entre ces pieces. voir aussi Garatia .

a 4 s 3 ' 7 g .XEMARTIN BACHOC 172 Planche 117 2.MICHEL DUVERT .

HARGINDEGUIA (IHOLDY) (PI.Type 2.Type 2.SASTRIARENA (Problablement OIHARARTEGARAI*. 'fype 7. 53). A l'étage. 7. Fa9ade en pierre de 1791. 6.Type 7. (Pl.Type 7. Maison rehaussée. infan9on a IHOLDY).Type 7.BORDA (ISPOURE).2lm).ETXARTE (Infa9on a JAXU). 27). . . dans le bourg). Rez-de-chaussé en pierre. Ossature bois apparante en fa9ade. Date de 1609. .LAXKOREA (LASKOR*. b.Type 2. 54).ETXEPAREA (ETXEGAPARE*.LARRAMENDIA (SUHESCUN). Située a 30m au sud du chii.5m de haut. 1690. (rénovation). (PI. sabaia) a ossature de bois a l'étage. . Un seul corps de batiment a !'origine colombage posé sur le rez-de-chaussé. (PI. . Colombage en fa9ade et cóté sud. 6.ETXIESTIA (ETXEBERTZE). maison franche a IRISSARRY). dans un état plus ancien. 9. Pl. . 2.Liens reliant le poteau a sa panne. 83). 3a. facade du XVIIIéme. 2. 106). ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 3. -Type 7.ETXEMENDIBEHERE* (Fivatier de JAUREGI* a SUHESCUN). 1659..Type 7. 15).MEHABURIA (MEHAIRU en 1708 a IRISSARRY).HERRIESTA (a IRISSARRY).ARGILURIA (IRISSARRY). (Pl.Type 7. grenier en ossature bois a prise latérale (voir schémas de l'assemblage du grenier). (PI. Pl.LACARRABORDA Pres du chateau de LACARRE.MINABERRIGARAI* Maison franche a IHOLDY. .HARANBURIA (HARAMBURU*. 5. surmonté d'un étage en ossature bois (et colombage). . . Pas de colombage actuellement. 83. 5. PI. 3. 94). Daté 1628.Type 6. sans colombage a l'extérieur. Tripartite. . 9. 173 franche au quartier Planche 119 1.SAPARTIA (SUHESCUN). cloisons de planches. Fa9ade de pierre du XIXéme. les poteaux d'origine ont 4. 8. le mur nord-est de la premiére travée dans l'ezkaratz est en colombage. elle est devenue bipartite.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.ITURBURUA (LANTABAT) (PI.Type 7.ARBIDE* (Infan9on a JUXU). 6. infan9on a JAXU). 2. . 7. . cloison de bois a l'étage.ETXARTIA (IRISSARRY).BERROA (AYHERRE). Cadre comportant 3 poutres supperposées dont une supprimée.URRUTZIA (IRISSARRY). (Pl. Maison a murs de refend. . 3b.Type 7. infan9on au quartier HORTZA a OSSES. . Date sur le linteau.IRAZABALEA (AINHICE-MONGELOS).URRUTI (Infan9on a SUHESCUN). 97). 53. 4. 54. (PI. . C'est un exemple rare de maison noble du XVIIéme siécle. . 56). sur le linteau. . -Type 2? Planche 118 1. Les liens ont été supprimés. 5. .ETXEMENDIGARAY (SUHESCUN). Maison rehaussée. Date sur le linteau. Tripartite.Lien latéral. 66-67).55X0. infan9on a LANTABAT). Poteaux plats (o. Fa9ade et mur sud de l'ezkaratz en colombage.Type 7. . . La maison. infan9on a LANTABAT). Partie arriére (barrukia. 7. (Pl.Type 7. était a un seul corps a étage. (Pl.Type 3. .. 28).Type 7.MIRANDA (IRISSARRY). 5. (PI.ETXEPARIA a AINHICE-MONGELOS.BIZKAINTZ* (Maison UGARTZAN a OSSES).AGOTIA (AGOTE* a BUSSUNARITZ). 8.Type l. . -Type 8. 10.ELIZEIKOBORDA (ELIZEIRI*. Etonnant nom pour une maison a ossature de bois . 52 a. 65). 8.Type 10. 56). Planche 120 1. assemblé a tenons et mortaises et sculptée.Type 7.Type 8. colombage en fa9ade.SAMAUA (SAMAU*.Type 3 avec lien d'un cóté seulement. Colombage remanié. .MUNOTEIA (IHOLDY). 4. 4. Date sur la poutre de bois: 1657 (Pl. 3. 20 a 23. .Type 2.Type 3. 14. (IHOLDY. Maison rehaussée. Date sur le linteau: 1681-1724.Type 6. 4.teau du XVIIéme (est-ce l'ancienne maison ELIZEIRI?) .

XEMARTIN BACHOC Planche 118 2.174 MICHEL DUVERT . 3 4 5 7 o 8 .

ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 175 Planche 119 3a \ o + s 6 .HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

. -.··... ··..~ . 4 .XEMARTIN BACHOC 176 Planche 120 ....MICHEL DUVERT .. ·.

:ade refaite problablement au XVIIleme siecle.MURGI* (Maison franche dans le quartier AHAIZ a OSSES). La premiere travée a pres de 6m de profondeur.:ade réaménagée vers 1850. dimier de RONCEVEAU en 1479 a SAINT JEAN-LE-VIEUX). Date au dessus de la porte d'entrée: 1619.AGERRE* (Maison franche a AYHERRE). 6. en direction de la fa¡. . b. 5. a. Fa¡.URKETA a AYHERRE.:on au quartier OCCOS de BAIGORRY) (PI.Type 3. .:oivent les poutres.APPALATS* maison franche du quartier GAHARDU a OSSES. . Baigony). Dans la plupart des cas les consoles sont assemblées par un systeme de tenon et mortaise. 76). 8.Assemblage de poteau. .59 m x0.ETXEBERRI* (lnfa¡. Planche 121 1. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON . 8.ORPUSTANIA (ORPUSTAN* maison franche au quartier UGARZAN a OSSES). b. 70-72. il fut placé ainsi.Assemblage sur les poteaux sud. les poteaux sont pris dans le mur de fa¡.URRUTI* (Fivatier de la commanderie d'IRISSARRY). de type 8. 2éme periode vers la fin du XVIIIéme siecle. Il y avait vraissemblablement un lorio qui n'a pas été repris dans la fa¡. 8. le mode d'articulation et le tendon). Toutes ces maisons ont des poteaux plats (0. 68. signe d'une intervention postérieure. 3.Type 5. sous la poutre limitant la premiere travée dans l'ezkaratz.:ade. maison franche a AYHERRE). Fa¡. 5. a. Planche 123 1. .:ade actuelle.:ade en pierre du XVIIeme siecle. PI. 12). Nous avons pris la photo depuis l'extérieur. tous les liens ont été supprimés sur les 6 poteaux. lere periode d'agrandissement: XVIéme XVIIéme siecles.BERROETABEHERE (BERROETA*.ETCHONDO* (Maison franche a SARASQUETTE).Type 7.:ade en grés rouge qui porte la date 1635.Assemblage sur la partie orientale de la maison. Assemblage: un nouveau líen recouvre en partie l'emplacement de l'autre. 7. Le quartier est constitué de 5 maisons* a ossature de bois. A ETXEBERRITUA une poutre intermédiaire est engagée par l'arriere au moyen de queues d'aronde.:ade du milieu du XVIIIeme siecle. montrent qu'il y avait la une porte. dans un squelette. b. a notre avis fort ancien. 2.HOSPITAL* (Infan<. Réaménagement des cótés nord et sud. ont été sectionnées au ras des poteaux. 6. Pour rendre ce systeme plus cohérent. possédait aussi un lorio.BIDEGAINIA a IRISSARRY PI.ETXEBERRI* (fivatier de LUXE a ASKONBEGI a LANTABAT).Type 2.:ade de pierre du XVIIIeme siecle. 115). .TELORIA (TEULAGORRI*. Les 4 consoles de la premiere travée. quartier. L'autre est bipartite.Jype 2. a BERROETA* ETXEBERRI*.Assemblage pris sur la partie avant de la maison. cache une ossature bois a trois travées. Maison réhaussée problablement au XVIIéme siecle. Fa¡.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. réamenagement du corps central. b. on a supprimé le colombage.Assemblage sur les poteaux nord. 69. a AGUERRE les entailles re¡. Un poteau est en fait un arbre dont la cime était fourchue. 4. Fa¡.:ade en pierre.IRIARTE* (Fivatier. le cóté de la maison étant ruiné.URRETA (JAXU). Type 5. cloisons intérieures en colombage. a. dans de simples entailles (astérisque). 7. a.ETXEBERRITUA a AINHICE-MONGELOS. La belle fa¡. 12). Fa¡.Type 6. .Assemblage sur la partie occidentale (sabaia).ETCHEGOYEN* (Maison franche dans le quartier UGARZAN a OSSES). Ceci nous autorise a penser a l'antériorité de l'ossature bois. ici elles sont tenues par des tenons a vif. 177 Planche 122 1.:ade. (PI. La plus a l'est est a un seul corps. De telles entailles sont visibles a l'HOPITAL D'UGARZAN*.24 a BERROETA*). rainures sous la poutre de la premiere travée (type PI. 6. Fa¡.:on au quartier UGARZAN a OSSES). a.assemblage pris sur la premiere travée.KAXINAUTENIA (PI.Modéle d'assemblage du corps central de la maison. b.BERRO* (Maison franche a IRISSARRY).Type 5 avec liens posés depuis l'intérieur de l'ezkaratz.Nous avons représenté ici un systeme d'assemblage. 4. Nous voyons ici cambien il est important de distinguer dans ''l'assemblage" ce qui concerne le montage et ce qui concerne la liaison (conf. Guermiette. les abouts des liens sont tres allongés. remaniée.assemblage pris sur la 2éme travée. vers l'est.Assemblage de poutre. Le premier étage garde encare ses cloisons en bois. 7. Les mortaises. Groupe constitué de 2 maisons. 3. 2. Agrandissement ayant eu lieu en 1619 problablement.

. (~) (~) o o 4 7a .XEMARTIN BACHOC 178 Planche 121 o o 2.MICHEL DUVERT .

HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.b -4 7 . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 179 · Planche 122 2a 2.

180 MICHEL DUVERT . 3a V ¡ \ \ 2..b 3b Sb Sa ..XEMARTIN BACHOC Planche 123 ·~- 2a •:.

Maison franche a HELETIE). a . Type 6. b. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.:HABITAT VASCON a.About de líen sur un poteau de réhaussement 5. date sur celle . 114) a. 84.líen dans la partie orientale de la maison. 2.PI. PI.entaille d'about de líen dans la partie occidentale. 4.Entailles d'abouts de líen de l'état le plus ancien.UHALDE* (Fivatier de la COMMANDERIE* a IRISSARRY .ci: 1760. partie la plus ancienne de la maison.Lien éxécuté lors du réhaussement 3. On a coupé la poutre de bois en 181 fa<. b.ORGANBIDE* (Maison franche a JAXU). date du linteau.Lien au dessus de sukalde (cuisine) exécuté problablement aux environ de 1700. PI. La .on a SUHESCUN). a. b. 55.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. b.ade pour permettre a l'arc et a sa clef de se développer en hauteur.LARTEGUIA (LARRATEGI*. 'JYpe 12. Réhaussement problablement éxecuté en 1755. dans l'état le plus ancien.About de líen.UHARTE* (Infarn.Entailles d'abouts de lien.

1984. a.on) 120 .. Sur un poteau donné. etc. b. INDEX Maison e'tudieés et illustreés dans le texte. sur la corte (nous evons igalement fait des observotions dans les villages dont lenom est souligné). 6 .Líen partie basse. Fig. 1989) 5: statut de la maison (Orpustan id. le poteau ne va pas jusqu'au sol).. cóté nord.182 MICHEL DUVERT .. Ce type de líen se trouve aussi sur la restauration de la partie arriere ainsi que sur le cóté sud. chacune s'-0ccupant d'un coté (nord ou sud de l'assemblage).. des le levage du cadre. n Fig. 3. ou une série de cadres.XEMARTIN BACHOC fa<.on 52-120 + 53-119 15 Infan<. Ces assemblages ne se trouvent que sur la partie centrale de la maison. porte la date de 1774. PI. 120.on 72-106 + 97 Infan<.on 99 + 118 Franc 122 + 85-122 68-69-121 Franc 118 + 53-94-118 34-37 95 45-46 103 Elizeiri? (Infan¡. Ces hypotheses de travail demandent a etre testées (en particulier dans le cadre conceptuel foumi par la "polarité"). a Appalats * d'Osses. 47-49.Líen a l'extérieur de la maison. lors de son assemblage avec pannes et consoldes.on 109 + Franc 89-117 + 11 Fivatrer 17-19 + Infan¡. a Ureta . Une telle autonomie se voit nettement a Etxepare * d'Ibarolle. ordre alphabétique. Tout se passe comme si deux équipes travaillaient pour leur compte.).Líen partie haute. afin de maintenir !'ensemble d'équerre. pour renforcer la cohésion des pieces de charpente. Note Lorsque l'on étudie les abouts de liens que l'on pense etre contemporains des pieces qu'ils unissent. Pl. les liens des poteaux nord n'ont pas la meme forme que ceux des poteaux sud. l. Type 6 et 8 (dans ce demier cas il y a un mur. Tout se passe comme si le líen dont l'about est le plus soigné (encache et courbes) était posé en premier. peuvent avoir une forme différente (ainsi a Arbidia.on 98 + Infan<. PI. 120. · 4: maison citée au moyen-age (Orpustan 1983. les abouts des liens unissant cette piece a la panne correspondante ou a la console.ade pierre. plaquée sur la partie bois. 2. c. 1: nom de la maison 2: village 3: numéro correspondant au village. Sur un cadre donné. deux remarques s'imposent concemante une "absence de symétrie". Le second líen (de "rééquilibq1ge"?) pourrait etre posé "apres coup''.) 6: Planches 2 Agerre Agote Agotegainia Amestoia Apallats Arbidia Argiluria Arkanzola Arrantzale Arrikauberri Asoritzia Azkaratia Baaxartia Bametxia Bametxia Behekoetxea (Olagaraia?) Berro a Berroa Berroeta beheria Bidegainia Bizkaintz Bordda Borda Burlazteia Cassou Esponda Elizeikoborda Ayherre Sarasquette Sarasquette Irissarry Osses Juxue Irissarry Saint Jean Pied de Porf Ispoure Irissarry Saint Jean le Vieux Iholdy Jatxon Lasse Bustince Saint Pée Ayherre Irissarry Ayherre Irissarry Os ses Ispoure Masparraute Bas-Cambo Hasparren Aincille Lantabat 3 4 5 1 2 2 3 4 5 3 6 7 3 8 9 10 11 12 13 1 3 1 3 4 7 14 15 16 17 18 + Franc 6 122 54-83-119 16 117 Franc 121 + infan<.

on 118-28 Infarn.on 118 119 119 84 (?) 121 (?) 92-93 57-58 (?) 3-4-5-6-7-8-9-10-12 Infarn..on 117 Infarn.on 183 .on (?) 29-30 (Goyheneche) 77 103 75 88 106-118 Franc 59-60-61-62-63-64 lnfarn.:HABITAT VASCON Etxartia Irissarry Jaxu Etxartia Asme Etxebarreneko borda Bonloc Etxeberri Lantabat Etxeberri Occos (Baigorry) Etxeberri Ainhice-Mongelos Etxeberritoa Iholdy Etxebertzia Os ses Etxegoyen Lecumberry Etxehandia lbarolle Etxepare Ainhice Mongelos Etxepare Iholdy Etxepare Suhescun Etxemendibehere Suhescun Etxemendigaray Os ses Etxoinia Sarasquette Etxondoa Masparraute Eyhartzia Ainhice-Mongelos Garatetx Briscous Garatia Lantabat Haranburia Iholdy Hargindegia Os ses Haritzmendi Irissarry Herriesta Masparraute lbarrieta Ayherre Idibarnia Masparraute lmatsondo Saint Pée Inarrea Ainhice-Mongelos Irazabalea Baigorry lriarte Masparraute Iribarnia Lantabat Iturburua Uhart-Mixe Kaxinautenia Lacarre Lakarraborda Suhescun Larramendia Helette Larrategi Jaxu Laskorrea lbarolle Leriza lrissarry Mehaburia Lasse Meriategi lholdy Minaberrigarai Irissarry Miranda lholdy Munotegia Muñoenea Jatxou Ossés Murgi Hasparren Olasothea Jaxu Organbidea Orpuztania Ossés Ossés Ospital Masparraute Otazeia (Othatzaga) Ustaritz Otsantzbehere Juxue Pagardoi Irissarry Paskoenia Bergouey Salahar Irissarry Samaua Iriberry Salanoa Suhescun Saparartia Lecumberry Sapararte Saskoenea Arcangues Sastriarena (Oiharartegaraia) Ossés 3 19 20 21 18 22 23 9 4 24 25 23 9 26 26 4 2 14 23 27 18 9 4 3 14 1 14 13 23 22 14 18 28 29 26 30 19 25 3 11 9 3 9 10 4 16 19 4 4 14 31 5 3 32 3 33 26 24 34 4 + + + + + + + + + + + + + +(?) + + + + + + + + + + + + + +(?) + + + + 120 65-119 73 109 fivatier 70-72-123 infarn. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.on 118 Franc 86-87 56-120 Fivatier 90-91 Franc 117 117 119 25 122-115 Franc 95 47-48-49-123 Franc Franc 121 122 Infarn.on 56-118 83-119 26-27 Infanc.on 12 120 27-120 Franc 121 48-50-51 Franc 80-81-82-83 Infarn.on fivatier 119 (?) 31-32-33 89 (?) 38-39-40-41 96 119 Fivatier 121 42 54-119 76-121 117 19-20-21-22-23-117 Franc 55-123 lnfarn.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.on 55 13 97-118 lnfarn.on Infarn.

Donaiki Telorria (Teulagorri) Uh al de Uhartia Urketa Urreta Urruti Urruti Urutzia Zuburia Fond de carte emprunté MICHEL DUVERT .184 Señimenia.:on + + Fivatier Infarn.:on + Fivatier 74 121 123-114 84-123 122 120 120 66-67-117 14-15-118 2-43-44 1975 (et GOYHENECHE 1979). Privat + + Fivatier Infarn. Viers "Le Pays Basque" Ed.XEMARTIN BACHOC Saint Just !barre Saint Jean le Vieux Irissarry Suhescun Ayherre Jaxu Irissarry Suhescun Irissarry Saint Etienne (Baigorry) 35 8 3 26 1 19 3 26 3 22 a G. .

GOÑI de. Cahiers. Les modes de vie dans les Pyrénées Atlantiques Orientales. U. CHAPELOT. La casa en Navarra. CUSENIER. Ed. La Recherche. A (1985). A (1989). DUVERT. Ch. Arts plastiques. vida y obra. DUVERT. et FOSSIER. 27. polytechnique. (1980). MALINOWSKY.R. Arthaud Ed. LAUBURU (1980). J. Bastides. Pour Ja Science. M. Anuario de Eusko Folklore. (1932). Etude d'une famille de charpentiers en Basse-Navarre. Commission Régionale de J'Inventaire Midi-Pyrénées. n. (1983). Bizkaia). Nouvelles annales de voyage. Ed.W. (1970).. Formation et évolution d'un type. London. La vecindad. CARO BAROJA. M. (1987)..0 ed. (1980).. Macaye. J. Bilbao. Imprimerie moderne. Villar. C. Landes: canton de Peyrehorade. Eddibor (Ed. I. 123. 267-277. (1986). 1507-1517. Dossier pour les jeunes. n. Bilbao. BÜCHSENSCHÜTZ.º 1. (1933). Biblioteca vascongada. Imprimerie Nationale.E. LLANOS. R. J. Revista Internacional de estudios vascos. Bulletin du Musée Basque. (1989). GOÑI de. J. París. 58-72. Bois (architecture). La maison basque. Diputacion foral de Bizcaya. B. Maspero Ed. Beranger Ed. C. Etnografia de Gorocica. Inventaire Général des Monuments et des Richesses artistiques de la France. 3. SALDOU. Bayonne. Tarn et Garonne.º 1668. Tarn-et-Garonne (1978) Tome cm. 49-76. La place couverte. G. Bonifacio de. Pour connaitre les monuments de France.M. DIDEROT et d'ALEMBERT. LAURENT. L'architecture rurale fran~aise. interlivres. Archéol. Ed.4. J. et SELBERG.. Lauburu. año 2. Anuario de Eusko Folklore. A (1980). 26. M. LONCAN. (1923). París. A et LONCAN. In: "El habitat en la historia de Euskadi". (1981). Relaciones que engendra en el Pais vasco. p. (1969). M. DUVERT.. A (1968). (1977). Grupo domestico.2. Les églises en bois debout de Norvege. Le Pays des Basques. La arquitectura des caserío vasco. 23. Urdanka. (1905). J. Bibliothi:que d'archéologie. 42. P. (1984). A (1983). Histoire de J'ethnologie classique Petite Bibliotheque Payot. Estudio etnografico de Andraka (Lemonis.. VI a VII. 150. Des Gaulois aux Gallo-romains en lle de France. Traité de constructions civiles. BARBEROT. ARIN DORONSORO de. ARREGI AZPEITIA. Bulletin du Musée Basque. Anuario de Eusko Folklore.M. (1973). Estudio etnografico de Elosua. El maderamen en las construcciones antiguas. et FICHER. in: L'architecture rurale fran~aise. Actes du XLieme Congres d'Etudes Régionales. Madrid. L'habitat rural en Labourd. Ch. BARBE. Catalogue de J'exposition de mars 1979. Morlaas et Montanéres.0 ed. 92-102. CORBET. P. et ROUDIE. un jeu de bergers basques en Soule. (1973). O.º 158. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON OUVRAGES CONSULTÉS ET/OU CITÉS ALLIERES. Lexique des termes architectoniques. París. DUVERT. Baserrietxea eta eusko etxegintza errikoia. Enciclopedia universales. J. ALBERDI LEGARRA. DUVERT. l. Bizkaiko Aurrezki Kutxa. 255-442. C. Gran Enciclopedia vasca. 72. 149. (1986). B. M. Munibe. J. In: Montauban et les anciens pays de Tarn-et-Garonne. 2. Association des Conservateurs des musées d'Ile de France. Verger-Levrault Ed. Ed. Anuario de Eusko-Folklore. BÜCHSENSCHÜTZ. 402-411. (1979). L'habitat du meunier en Lomagne (quatre siecles d'évolution d'architecture rurale). 38. (1979). Pyrénées-Atlantiques: Vic-Bilh. Bilbao. Etude d'une famille de charpentiers en Basse-Navarre. ARAGUAS. Une théorie scientifique de la culture et autres essais. Estudio etnografico del pueblo de Zerain. P. Grupo domestico. 3-13. Le Pays Basque. (1984). Pau. 30.. E. SACK. BOURGEOIS-PECHMEJA {1979).. Choses de J'ancienne Grande-Lande (La Baronnie de Labouheyre). I a III. GOICOETXEA MARCAIDA. J. CARO BAROJA. ARNAUDIN. Crawley.º 2. (1980). Serg. Bulletin de la Soc. (1978). Denoel. GOYHENECHE. DENDALETCHE (1978). M. LOUBERGE. Telesforo de Aranzadi. Ed. BRUNSKILL. ETCHEGARAY. Montagnes et civilisation basques. Ekaina. R. Oeuvres completes. B.3.A.S.R. Contribution a J'étude des charpentes bayonnaises. Libr. Traditional buildings of Britain. L'art de la charpenterie. 3. Th. DUBOY-LAHONDE. Architecture paysanne de Guyenne et Gascogne. 100. Ed. Caja de Ahorros de Navarra. (1989). . Cuadernos de arqueología & Historia de Ja Ciudad. J. 1977). XIX MADARIAGA de. P. Situaciones en epoca historia. (1985). Librairie A Colin. (1885). E. (1979). 3. (1906). Soc. Hachette. Ed. Soule. 11-97. Que sais-je? n. DUVERT. LAVEDAN. Univ. Sociedad de Ciencias Aranzadi. Etxea ou la maison basque. Basse-Navarre. Les anciennes maisons rurales des pays de l'Adour. M. Delegacion de Vizcaya.N. 2 vol. P.F. 7797. 21-69.C. LUNEMANN (1931). 53-84. (1990). (1932) Ataun. LEFEBVRE. L. P. LASSERRE. Ermitas de Bizkaia. Lauburu. 0 série. Bulletin du Musée Basque. Données ethnographiques sur le vécu traditionnel de Ja mort en Pays Basque Nord. Archéol. Instituto Labayru. L. Etudes sur la vie privée bayonnaise au commencement du XV!eme siecle. (1987). P. E. 28. Les Basques. l. (1988). (1982). AUNES. An introduction to vernacular architecture. J. BARANDIARAN. et COLLOMB (1984). Sobre los conceptos de "casa". n. V. P. "familia" y "costumbre".º 179 (1971). CLOQUET. CAYALA. M. HORMAZA. Anuario de Eusko-Folklore. 116 et 117. Labourd. 204-223. l. 479488. Monuments historiques. O. Guipuzcoa. Grupo domestico. PERRIN. 12. 6-12. 185 DUCERE. Ed. (1981). K (1975-1976). Pamplona. Eglises en bois de Champagne. et AGUERGARAY. J. (1980). Lauburu. J. Istmo. 2.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. Inventaire des fermes anciennes dans le canton de Beaumont-de-Lomagne. DUFOUR. (1968). LABAT. 5161. Le probleme de la grande "masía" de la Catalogne humide de l'Est. Le village et la maison au Moyen-Age. F. 83-218. J. CARO BAROJA. Colegio de arquitectos vasco-navarros. Bilbao. Tomo I-IIIII. E. M. DEFFONTAINES (1962). Saioak. R. N. Zodiaque. n. Urbanismo y arquitectura en el primer milenio antes de Cristo. XII. R. Voyage dans les Pyrénées. Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion. LOWIE. (1983). París. Los Vascos. Gonllancz Ltd & P. in: Gallo Romains en lle de France. Bordeaux III.C. BIDART. de. Pays Aquitains. Courrier du C. Ed. Grupo domestico. (1986). Guipuzcoa. LUNDBERG. 2eme série. Béranger Ed. (1971). BAESCHLIN. LASSERRE.U. L'habitat celtique. Contribution a J'étude de la charpente bayonnaise.

J. YRIZAR de. MANTEROLA. Horizon de France. In: Visages du Pays Basque. Gers. Tout d'abord sur sa porte actuelle (batie dans une autre. eskaratz. (1976). POLGE. et Sci.E. IAIME. H. Arquitectura popular vasca. Merci a M. Etxea in: Euskaldunak. le chanoine Lafitte et notre incomparable guide. Labourd et Soule. ORPUSTAN. Arthaud. 537-600. ADDITION Alors que ce travail était propasé a l'éditeur nos recherches nous amenerent a faire trois observations de grand interét: 1) un jalan daté permettant de supposer un état antérieur au XVIeme siecle. RUFFIE. M. J. These Doctora! d'Etat d'Etudes basques. 105. Halles du Gers. M. Vie a Ja campagne et vie au grand air réunies. TOULGOUAT. VEYRIN. Archéo. 79-91. La Bisémie de basq. J. (1989). .A.B. Dunod. les archives (publiées) l'attestent. 25. Tomes I a III. F. A (Lam.ions tous nos compatriotes qui nous ont aidé a réaliser ce travail. Maisons et meubles basques et béamais. en premier lieu de M. Ed. bien plus ample. 65. 25. A. P. 2eme édition. L. 169-178. URABAYEN. Bulletin de Ja Société Archéo. ROHLFS. Le gasean. 11 va de soi que J. Las casas vascas. Bulletin du Musée Basque. L.B. Bulletin Soc. PEÑA-SANTIAGO. REMERCIEMENTS Nous remen. (1984). 51-55. Ed. 11. J. R. VEYRIN. Note sur Ja datation de Ja maison alsacienne. (1927). en 1525. Maisoneuve et Larose.M.C. 105126. A. (1981). Traité élémentaire et pratique de Ja résistance des matériaux et de la stabilité des constructions civiles mis a Ja portée des entrepreneurs. "etxeko jaun" et "etxeko andere" ainsi que les nombreux charpentiers. (MCMXLIX). Txertoa. L. la premiere poutre. B. M. et qui se voit parfaitement depuis l'intérieur). 3) un dispositif connu des pays vascons et permettant une convivialité entre gens et animaux. superbement moulurée. 16. Hist. Vitalité de la race gasconne. et Sci. et quelle maison! Un Jauregi. Bulletin du Musée Basque. La casa navarra. Ed. 285-301. le chiffre cinq est a l'envers) et un nom. A. I. et FILLOY NEVA. Essais. Cahiers d'anthropologie et d'écologie humaine. de J'Ecole des Hautes Etudes. la clef porte le blason et une date: 1590. J.B. MOLES. Nous sommes redevables envers M.º 3.E. L. (1977). n. I. (1980). la etnia vasca. J. Les dossiers de J'archéologie. de Barandiaran fut continuellement présent dans notre esprit tout au long de ce travail. études de philologie pyrénéenne. Gers. Une surprise nous attendait. 445-530.erons pas ici. C'est chose faite. Les Maisons médiévales du Pays Basque: compléments et rectifications a Ja liste publiée dans Je bulletin n. et les amis de J'association Lauburu. Voici ces documents. J.S. Ceramica navarra. 111. J. G.186 MICHEL DUVERT . Voisinage et solidarité dans l'Europe du Moyen-Age. de Leizaola. Paris Libr. J. Peuplement su sud-ouest européen: les relations entre Ja biologie et Ja culture. VARENE. Estudios de arqueologia alavesa. La maison de l'ancienne Lande. Revue de l'art. Le Labourd. A.:art au Pays Basque. Urruty de Masparraute. (1964).B. J. p. Jeurs travaux. Litt. ORPUSTAN. Nous devions trouver. ZUBILLAGA. 3-18. et BERNARD. La Soule. Quinto Congreso de estudios vascos. A. (1988). le seigneur qui vivait a cette époque ici. Nolte y Aramburu qui nous a donné J'occasion de publier ce "voyage intérieur". MAUMENE. (1882). 53-59. (1974). (1983). La BasseNavarre.B.R. PARENT. Merci a tous nos amis qui ont accompagné notre réflexion Mme G. Arregi. Enfin. Vergara. (1984). Bulletin du Musée Basque. (1977). P. l. nous tairons son nom. (1929). Madrid. J. Bilbao. Ed. Ed. TOUZET. 61-84. YRIZAR de. Hist. ROUCHE. Estudio arqueologico de Jos precedentes del poblamiento en tomo a Vitoria- Gasteiz (Bronce final-edad del hierro. (1970). (1981).P. qui nous ont permis d'en faire l'étude. Biblioteca vascongada Villar. M. (1977). C. P. 11. Uniersité de Bordeaux 111. Eskualdunak. ORPUSTAN. Ed. J'abbé Larre nous a aidé a réaliser le résumé en euskara. maitres-ouvrier et commis de chantier. VILLIERS DE L1SLE ADAM de.romanización). ORPUSTAN. Lou besi de Gascogne. Les Basques et Je Pays Basque. (1989). 2) un exemple de maison souletine a ossature de bois. Nom et statut de Ja maison basque au Moyen-Age. Paris. Manterola. Cette maison a une histoire complexe que nous ne retra¡. G. porte gravés. RIQUET. Lasserre et a J'equipe de l'inventaire d'Aquitaine. l. P. Curieusement. Marrimpouey. Librairie Gründ. Concordance du phonétisme du gasean et de J'hématologie géographique. toute notre gratitude envers M. MERLEAU-PONTY (1986). Anthropologie aquitano-vascone.M. M. Tobie. La charpente de cambie chez les Grecs et les Romains. Cerf.) Nous révions souvent de rencontrer une situation qui nous aurait permis de dater un état antérieur au XVI eme siecle. (1980). E. un jour ou l'autre. Histoire des charpentiers. Fideles a la parole donnée aux maitres de maison. Etude sur Ja toponymie d'habitat et J'histoire médiévale en Basse-Navarre. M. celui d'un important seigneur navarrais. 1930. c'est a dire "moyenageux". TOULGOUAT. Ed. Folio. Goyheneche. San Sebastian. Arte popular vasco.. Les Basques. Litt. Marrimpouey jeune. (1987). I. une situation du type de celle rencontrée a Uhartia (une sorte de stratification) ou l'un des élements porterait une date. Ja etnia vasca. (1955). POLGE. J. A (1988).XEMARTIN BACHOC MANTEROLA. P. VINSON.º 105 (1984). Nous avons fait cette observation dans une maison. (1977). Ed.N.L. une date et un nom: 1519 (la dizaine est indiquée en chiffre romain.:Aquitaine des Wisigoths aux Arabes. 92. Cuadernos de etnologia y de etnografia de Navarra. s'appelait Jayme. 4. Ed. notre méthodologie leur doit beaucoup. SILVAN. (1934). Eusko-Ikaskuntza. (1973).:oeil et !'esprit. (1903). 125. 92-99. Les maisons médiévales du Pays Basque de France. Paris. Ed.

:HABITAT VASCON 187 o ISX9 IA1ME Lam. A. . ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE I.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD.

) mais les estaoulis ne donnaient pas nécessairement dans la cuisine.:onnerie. 161). l'abbé Cazenave. Elle avait alors trois travées: un lorio de 6m x 4m.. mettant la en évidence les liens qui ne peuvent qu'etre tissés entre béamais et basques. a I.. toumons nous alors vers le monde vascon et interrogeons deux témoins privilégiés: .XEMARTIN BACHOC Les fenetres a meneaux des étages attestent une forte ancienneté. dans de nombreuses maisons bas-navarraises au moins. des lucames .. ou écurie pour le cheval.Toulgouat (1977. comme d'autres peuples pyrénééns (vascons). on pretera une attention toute particuliere aux poteaux qui les encadrent et qui sont dans les murs de l'ezkaratze. Gráce a M.5 m. les mortaises auraient pu loger l'extrémité de bras soutenant un puissant avant-toit (voir nos commentaires a propos de la PI. les nouveaux en clair). ainsi l'ezkaratze comme nous le voyons sur ce document: l'astérisque signale la porte faisant communiquer ezkartze et barrukia. Sur l'arc de la porte d'entrée on voit que les ma¡. la maison a une ossature de bois et fut remaniée également a ce niveau. lequel montre une forte pente de l'entrée de l'étable au . 8 (Lam. a l'intérieur de la maison. Et les auteurs de suggérer le rattachement de la Soule au diocése d'Oloron. Jusqu'a présent on lisait un peu partout que la maison souletine n'était pas une maison basque. Enfin. habitent des formes d'habitat communes a de vastes territoires mis en forme par une meme civilisation. Tout se passe comme si. On peut done raisonnablement penser que l'ossature de bois est antérieure. on voit EN AVANT de la poutre moulurée portant la date de 1519.. et disent: "les correspondances avec la maison béamaise sont multiples". Ces animaux peuvent etre dans une piece située dans le corps d'habitation (ainsi zalditegia. "Ce cas de cohabitation n'était pas rare dans la Grande-Lande et les boeufs pouvaient meme passer leur tete par deux ouvertures pratiquées parfois dans la paroi séparant l'étable de la cuisine -estaoulis ou ulheyres.). Cet argument "écclésial" laisse reveur. Parfois l'habitation des animaux communiquait avec une piece d'habitation des hommes. Ces deux paires de vieux poteaux sont a 2. Dans l'habitat traditionnel vascon. suivi de deux travées de 6m x 4. Ensuite.. 112). Dans cette hypothese. et insérée dans la ma¡. .. . 11 nous faut complétement renverser la propos1t10n et dire que les Souletins. ils accusent une maniere de faire (fléches). le "boujalet" destiné a embouquer les boeufs". la trace d'une mortaise (fléche) de forte dimension. au sommet des poteaux.(.:ons interviennent sur cette maison au XVIIeme siecle.. tout comme la porte la plus ancienne. e (Lam. Dans la mesure oú cette maison n'est pas tripartite dans son état le plus ancien. ou tout du moins comparables.nous donnons aussi le dessin des abouts de liens. communiquait avec ezkaratzia) ou dans une construction annexe (barrukia.) Nous étions convaincus que les souletins avaient des maisons semblables. les poteaux sont antérieurs a l'entrée du XVIeme siecle. si c'est le cas. p. PI. souvent remaniée. L'autre fut repris en ma¡. il provient de la maison Mendia a Briscous. Cette position oblique a été reprise au niveau du support de la panne qui maintient le toit du bas-cóté. 56).. p. "Acclolée en appentis au mur extérieur de la piece commune (notre ezkaratze) une étable de petite dimension. 11 nous conduisit a la maison Xaldu. C' est ce que nous allons voir.:onnerie. a celles de leurs freres labourdins eta bas-navarrais. "la Soule devait beaucoup emprunter sur le plan architectural''.) Dans le mur mitoyen séparant les deux bátiments est percée l'ouverture. p. cette maison s'inscrit dans un paysage qui nous est familier et dont de Froidour se fait l'écho.un corps central ancien qui ne conserve ses éléments porteurs que dans l'un des murs (type 3. les étoiles montrent les orifices par ou les animaux pouvaient passer leurs tetes.. nous avons fait un pas décisif dans cette voie. capable de loger temporairement deux boeufs. de l'ardoise. dans l'eskaratze. 50).. Voici ce qu'il dit a propos d'une maison landaise du XVIIIeme siecle ou cohabitent animaux et hommes. Au cours de cette opération. appelé pehedeuy". Amaudin.. C).. on note une certaine convivialité entre hommes et animaux domestiques (voir les travaux de Barandiaran. ) qui pouvait ne pas faire corps avec la maison (borda).:ay. Les auteurs la mettent en paralléle avec les maisons basnavarraises. Prenons par exemple le livre de Bidart et Colomb (1984) oú l'on insiste sur: "son évidente parenté avec la maison béamaise". Les poteaux sont posés sur une assise de ma¡. on a rehaussé cette maison pour y faire le grenier actuel (sur notre dessin les vieux poteaux sont en sombre. 19 Ce document n'est pas banal. 2m du niveau du sol. La photo du bas est prise au premier étage.188 MICHEL DUVERT . remplacée par l'ouverture actuelle. ils sont particuliers. Les deux premieres travées représentent l'état le plus ancien (d'aprés nos recherches actuelles). disent-ils. est souvent construite (. a Al¡. la poutre datée avait remplacée une plus ancienne poutre. et diversifiées selon les circonstances. ils parlent du toit. 8. on peut interpréter le sens des mortaises taillées OBLIQUEMENT. qui. on a mis en oeuvre des abouts de liens au contour plus simple (en haut a droite). Nous ignorons le nom basque de ce dispositif ainsi que sa fonction précise.Amaudin (1923. . Or.. Toulgouat..5m. On notera: . elle devait etre bipartite dans son état ancien. du sol (il ne faut pas oublier que cette maison avait alors la fonction d'un cháteau d'une trés puissante famille navarraise). 11 nous était difficile de croire qu'ils étaient des basques vivant dans des maisons béamaises .:onnerie. sur leur face regardant les bas-cótés. Les liens ont été supprimés mais on voit trés bien les traces de leurs abouts a queue d'aronde. ils correspondaient encare avec un réduit voisin ou attenant pourvu d'une cheminée. La maison Mendia est a ossature de bois.

.HABITAT ET CHARPENTE ANCIENNE EN PAYS BASQUE NORD. B. ELEMENTS POUR UNE ETUDE RATIONNELLE DES FORMES DE L'HABITAT VASCON 189 \ ((¡)1\1 (' 1 ) 1 1 1 1 ( \ 1 1 Lam.

ils sont notre culture. Pl. altzoa est la cavité. voici d'autres éléments: . le giron. contrairement a ce que les enquetes sur le terrain nous indiquent (voir Duvert et col. les ouvertures soigneusement exécutées montrent qu' a ce niveau des comes n'auraient pas pu passer.Ces charpentiers sont laboureurs (comme les ma<.onnerie. 112. Elle couvre une époque qui correspond au régne de Louis XVI (en fait: 1774-1789). . ce dispositif peut done ne pas etre d'origine. Marcel Etchehandy). 33). le coin et le talon. Service éditorial de L'Université du Pays Basque. provenant de 36 études de notaires labourdins. A cette ossature de bois (qui ne semble pas "tres ancienne") on a ajouté un bas-cóté sud et une étable a l'ouest. Cet ensemble de problemes s'éclaire d'un jour nouveau grace au remarquable travail de Mane Lafourcade*. que les charpentiers traditionnels aient pu s'occuper de ma<.gerria.Mane Lafourcade revient plusieurs fois sur le fait que l'habitat en Labourd est stable. l'habitat basque était alors parfaitement défini.. a notre connaissance. MAlSTURU. Les contrats de mariage du Pays de Labourd sous le regne de Louis XVI (étude juridique et sociologique)". Duvert. nourris dans notre sol. Le lecteur pourra prolonger cette réflexion. .ons-tailleurs de pierre). (Cette maison nous a été signalée par P. . épaisseur et ceinture. trunkua est la bille de bois et l'expression signifie "rustre".Enfin. about de piece de bois et museau. L'habitat ne semble done guere remanié en profondeur. a travers des termes. aubier et graisse. 1989). de la meme fa<. 11 était destiné sürement a des chevaux. . insensible. mais "entretenu". . MAlASTRU. zur gizen. et ceci recoupe bien notre analyse. Dés lors.zur ginarre. suntioltu. . instituions juridiques (Droit Basque) et données sociologiques. convergent et forment un panorama d'une profonde cohérence. travail de these qui vient d'etre publié en partie par l'Université Basque. 22. . 23. le systeme de support est du type 3. 115).zur mutur. .zura altzotia da. A ce propos.takoina (Labourd). Lafourcade. zur baten gerria. MAlSTRU. veine-rayon et vaisseau-nerf.) ils ne sont pas appelés "compagnons". Retenons: . dur comme bois. De Yrizar l'avait bien senti. notre identité profonde. Nous avons signalé plus haut comment on pouvait faire une approche "anthropomorphique" de la maison. C'est a ce niveau que se trouvent les actuel "boujalets''. et plan. Ainsi.Les menuisiers forment un corps a part.S'ils sont parfois qualifiés de maitres (conf. exp. ce travail apporte une mine de renseignements originaux sur notre theme.zain.gizon trunkua. contrairement a ce que disent ces auteurs. 688 p. des concepts. Bien qu'a cette époque l'habitat labourdin soit fixé dans son essence. . . a la suite duque! notre pays sera spolié par la Révolution fran<.MICHEL DUVERT . 1983. les charpentiers cageots semblent se répandre a partir du XVIIeme siecle. aztala.on il est peu vraisemblable. . (1990). Ce sont des gens de notre terre. L'auteur s'appuye sur l'étude d'environ 1500 contrats de mariage. sur la cóte. plusieurs auteurs ont avancé des propositions qui. l'ancienne ezkaratz s'ouvre dans la plus récente barrukia au niveau de la demiere poutre qui montre encore une forte feuillure de 5-6 cm. A propos de l'habitat basque. coeur de l'arbre et muscle. "Mariages en Labourd sous l'ancien Régime. d'épaisseur (marque une cloison de planches sur une plus vieille fa¡.XEMARTIN BACHOC 190 101-io."le métier le plus répendu en Labourd était celui de charpentier" (22. Les liens ont des abouts de type "labourdin" (voir Pl. pentiers de navire."Les constructions nouvelles ou meme les simples réparations ou améliorations étaient peu fréquentes" et l'auteur d'observer que "le mariage de l'enfant aine était généralement la seule occasion d'apport d'argent liquide et les laboureurs attendaient ce jour pour payer leurs dettes et faire réparer leur maison". n'ont été ni testées ni argumentées. Bidart et Collomb (1984) suggérent que les charpentiers aient pu etre artisans voire compagnons (p. . ces memes laboureurs sont char- * M. . . des expressions.aise.ade) et des traces de portes. .etc.97% des contrats de cadets).66% des contrats de mariage d'héritiers. le bois est affaissé. étais et jambe-pied-mollet.

oublies rondes et minces de pain azyme pour le sacrifice de la messe. is the most important element of the procedure. s'occupe ce travail qui centre son exposition sur le procédé traditionnel d'elaboration des memes. eta idazleak beraiengan benetazko azpimarkaketa egiten du. 1989/90 LA ELABORACION TRADICIONAL DE LAS HOSTIAS Antxon Aguirre Sorondo RESUMEN De las HOSTIAS. LABURPENA Honako lanak azaltzen duenez. et c'est sur eux que l'auteur s'est trés spécialement détenu. up to the ingredients in consacrated breads. son el elemento más importante de este proceso. Horretarako. sont l'élément le plus important de ce procédé. hasta los ingredientes de los panes sagrados. longues tenailles d'usage immémorial pour la cuisson des formes. Para ello se hace un recorrido por las distintas sustancias que se han empleado históricamente en las consagraciones religiosas de los pueblos. on fait un parcours des différentes substances qui ont été employées historiquement dans les consagrations réligieuses des peuples. SUMMARY The HOST. largas tenazas de uso inmemorial par la cocción de las formas. Dans ce but. or consacrated wafer.º IV. are the point ot this work that focuses on the traditional procedure to elaborate them. hostiak egosteko aspaldidanik erabiltzen ziren orrikak. Hostiak. those round and thin slices of unleavened bread for the sacrifice in the mass. zenbait herri ezberdinen konsakrazio erlijiosoetan historikoki erabili izan ohi diren substantziak aztertzen dira. RESUME Des HOSTIES. and specially on it does the author retail. jusqu'aux ingrédients des pains sacrés. aipaturiko prozesu honetan funtsezko elementua dugu. mezako sakrifizioan erabiltzen diren altxagarrigabeko ogi fin eta borobilak ditugu.KOBIE (Serie Antropología Cultural). The iron. or hostiaire. se ocupa este trabajo que centra su exposición en el proceso tradicional de elaboración de las mismas. it looks through the different substances that have historically been used in people's religious devotions and consacrations. . hojas redondas y delgadas de pan ázimo para el sacrificio de la misa. Les fers ou hostiaires. Therefore. egungo ogi sakratuen osagaietara iritsiaz. HOSTIAK egiteko erabili izan ohi den ohizko prozesua aztertzen saiatuko da. y sobre ellos se detiene muy especialmente el autor. Los hierros u hostiarios. Bilbao Bizkaiko Foru Aldundia-Diputación Foral de Bizkaia N. those long pliers or pincers that have been used for ages to cook the forms. Burdinak.

de trigo y sin mezcla de que se servían los judíos en Pascua y luego los cristianos durante la misa). dentro de los arriva dichos quarenta días''. consagraban con panes mezclados con aceite y sal. que se hace para el sacrificio de la misa. Foto 1 Hostiario para calentar al fuego.1970. esta vez con fecha de 1647 (3): "Yten. No obstante. se dice que en Cluny (Francia) cada vez que habían de hacerse sagradas formas tres sacerdotes en ayunas. en el siglo VI. fol. consta que existieron al menos desde el IX Cada mango (de una longitud total de unos 800 mms.) está rematada de un rectángulo o paleta plana (de unos 170 X 100 mms. WS HIERROS U HOSTIARIOS Parahacer las hostias se utilizaban unas largas tenazas llamadas HOSTIARIOS. grabadas las figuras. Pedro Fernández Zorrilla en su visita de inspección a San Sebastián del 24 de febrero de 1634. El obispo D. sustituían el pan por un poco de harina que ponían en los labios con los dedos durante la consagración.como el que se conserva en el monasterio benedictino de Sainte Croix. Pese a que la muestra más remota que se conserva data del siglo XII. de Poitiers (Francia).192 ANTXON AGUIRRE SORONOO El Diccionario de la Real Academia de la Lengua define la palabra HOSTIA como sigue: "Hoja redonda y delgada de pan ázimo. En las cuentas de la parroquia de Beizama. Forma pequeña de este mismo pan que se usa para la comunión de los fieles". armero de la armería de la villa de Tolosa por unos fierros que hizo para hacer ostias para ella .sobre si Jesucristo se sirvió de pan fermentado en la última cena. dos grandes y otras tantas pequeñas.". Pag. Los barsanios.. 158 v. SAN SEBASTIAN . y cocidos en vasijas de cobre. 192 v. de antiguo se ha seguido una enconada discusión -de carácter típicamente escolástico. (2) ARCHIVO DIOCESANO. . por lo que con frecuencia era una tarea propia de sacerdotes. aunque los hay también de cinco formas -tres pequeñas y dos grandes.) donde van (!) BOLETIN DE ESTUDIOS HISTORICOS DR. se dice (2): "Yten. efectuadas el 21 de diciembre de 1646. sentenció (1): "Que se compren fierros para hostias. entre otros mandatos. setenta y un reales y medio por tantos que pagó al dicho rector por deuda de la dicha iglesia a Domingo de Lecunberri. se revestían de albas antes de proceder a amasar el pan con ayuda de hermanos legos.. Varios son los datos sobre sus costos que hemos encontrado en los libros parroquiales guipuzcoanos. en las "Costumbres de Udalrico''. Asimismo. por ejemplo. El campo reservado para la mies que serviría a este fin se denominaba Corpus Domini. CAMINO. época en que la tradición mandaba usar pan sin levadura. de la fabricación de estas hojas nos vamos a ocupar aquí. Los artotiritas. Pues bien. Pero antes de entrar en materia hagamos un breve proemio sobre las distintas sustancias que se han empleado históricamente en los misterios religiosos. la tierra -por la sal. BEIZAMA Primer libro de cuentas de fábrica. Por último. (3) Ibídem. pues al parecer se instituyó el misterio de la Eucaristía antes de la época de Pascua. centrando nuestra exposición en el método que se seguía en el proceso tradicional de confección. pero los obispos siguieron insistiendo en que su elaboración estuviera a cargo de los sacerdotes.y el fuego -por el aceite-. el aire -por la levadura-. la elaboración del pan eucarístico se consideró un acto en sí mismo sagrado. siendo los más normales los hostiarios que reproducen cuatro hostias. luego de haber rezado laudes y siete salmos penitenciales. Desde los primeros tiempos del cristianismo. Item. no menos complejas fueron las disquisiciones sobre si los sacerdotes pueden utilizar pan fermentado para celebrar el rito eclesial en zonas donde no hallen ázimo. mandamos que se hagan y compren unos fierros para hacer hostias. que sean de buena forma y se procure vender o trocar los que dicen ay viejos. 147. lo que representaba los cuatro elementos fundamentales: el agua -figurado por la harina-. Y unas hojas más adelante se vuelve a registrar. Todavía hoy. Por su parte los nestorianos de Malabar. Veamos algunos casos. Así. A partir del siglo XIV esta tarea se amplió a seglares. procedente de Meoz (Navarra). utilizaban una mezcla de pán y queso. éstos con las manos totalmente enguantadas. Fol. cinco ducados (55 reales) por tanto que costaron unos fierros para hacer hostias". perteneciente al siglo XIII. los monofisitas y algunos sermenios consagraban ya con pan ázimo (pan sin levadura. la mayor parte de las formas consagradas que se consumen en las iglesias se producen en comunidades religiosas.

esto es. Sepamos en primer lugar la variedad de hechuras y figuras que pueden presentar las formas. aunque también han aparecido con frecuencia estampas representativas de la Resurrección. a tamafio natural. 48 reales por los mismos que se han pagado los yerros nuevos para hacer las hostias para dicha iglesia".LA ELABORACION TRADICIONAL DE LAS HOSTIAS 193 Foto 2 Precioso dibujo gótico de su cabeza. Entre las inscripciones sin duda la más frecuente ha sido y es la palabra Jesús. principalmente para evitar la pérdida de migas y partículas en el fraccionamiento. a 24 el de a ocho". Asiento del aiío 1678. Y de un documento de 1686 de la parroquia de Goronaeta copiamos (5): "Ytem. antes de entrar de lleno en el proceso de elaboración. con feéha· 1722 (6): "Mas los fierros para hacer hostias que se hicieron en Tolosa y (sus) portes 8 escudos (120 reales)". 113 v. la Ascensión.la guipuzcoana parroquia de Aozaraza consta. varía según las diferentes iglesias: así. Fol. En lo relativo a la forma de las hostias. redondo . tantas como fieles participasen del rito. entre otras. Fol. entre fos coptos es un pan blanco. esta vez en Lasarte (4): "Yten 192 reales de vellón que en 8 pesos ha pagado el molde de fierro de hacer hostias para dicha parroquia. FORMAS DE LAS FORMAS En su origen. se impuso el crucifijo en su lugar. También en . La primera figura grabada en los panes fue la cruz. a sugerencia del Papa Honorio m. Fol. Desde el siglo XII. 60 (5) ARCHIVO DIOCESANO. por ejemplo. el elemento del sacrificio eran los panes de uso cotidiano que los fieles aportaban al oficio. No fue sino hasta el siglo XII cuando se implantaron las hostias pequeiías. aún antes del cristianismo (estos no hicieron sino adoptarla para los panes que servirían para la oblación). la Santa Faz o la imagen del Sagrado Corazón. convirtiéndose en símbolo por antonomasia del pan eucarístico. de la Cena. Segundo libro de cuentas parro- quiales. AOZARAZA Libro cuentas fábri- ca. 124. la Santísima Virgen. en la iglesia griega es cuadrangular. (4) ARCHIVO DIOCESANO. hogazas redondas que se cortaban a 19 largo y a lo ancho en lineas transversales. GORONAETA Libro cuentas. bien con todas las letras ("ihesus") o bien en abreviatura (IHS o IHS XPS). (6) ARCHIVO DIOCESANO.

de la Asum:ión de la misma villa. la cual hace aún las hostias una vez a la semana. a quien ayudaba desde niñ. ni demasido fria ni demasiado caliente. y la hermana Asunción del Convento de Sta. consi- Foto 4-5 Tenaza de accionamiento eléctrico para calentar. datado de principios de siglo. Posteriormente se introdujo la energía eléctrica también en esta labor. del Convento de la Trinidad de Arre (Navarra). "monjas" o "freilas" -mujeres encargadas de la limpieza y cuidado del templo. de diámetro y 9 de espesor. Allí vivía con su tía. Las iglesias evangélicas de Berlín emplean un pan redondo de 80 mms. el objeto de este trabajo son las hostias de la eucaristía católica. amén de evitar lo engorroso que siempre resultaba conseguir la temperatura justa. Los protestantes se sirven del pan ordinario y sin forma determinada. María Pilar Echavarri. guiendo así elevar la producción.ra la obtención de estos datos hemos contado con la ayuda de María Galdona. quien era la encargada de hacer las formas. Sin embargo. nacida en 1911 en Arrana y que desde los 7 a los 47 aftas vivió en la casa cural de Umieta (Guipúzcoa). La Confesión de Augsburgo conservó la tradicional hostia.(Navarra). .las que generalmente elaboraban las hostias de cada iglesia con los hierros propios de dicho templo (en ocasiones hemos visto hostiarios que presentaban en el dibujo el nombre propio de la parroquia. También hemos recabado información de dos monjas: por una parte la hermana Foto 6 Visión de conjunto de los procedentes de Aranaz.194 ANTXON AGUIRRE SORONDO Foto 3 Hostiario de Aranaz. Aranaz (Navarra). tal como las conocemos aquí. con la simple MODO TRADICIONAL DE ELABORACION Pit. Profundicemos ahora en los métodos de elaboración seguidos tradicionalmente. Esto nos demuestra que el mismo misterio ha tenido manifestaciones muy distintas. por lo que fue objeto de la siempre severa crítica de los calvinistas. de suerte que unas resistencias colocadas en las cabezas de las tenazas calentaban éstas. Ana de Lerin (Navarra). nacida en 1919. una especie de sello de origen que indica que las formas han salido de esta y no de otra iglesia). Eran antiguamente las "seroras". Sra. con el procedimiento que vamos a describir en las páginas que siguen. que a su vez es "serora" o sacristana en la parroquia de Ntra. y grueso como la palma de la mano.a y más adelante sustituyó.

a.os se empezaron a fabricar de forma masiva por parte de algunas comunidades de monjas de clausura. que según nos informaron las confeccionan un poco más gruesas. quienes por cierto hacen tan solo unos días han instalado una nueva máquina: la anterior hacía 20 formas de las grandes de una sola vez. apagando el aparato antes de ello.aladas unas rayas de ligera profundidad. pues había que estar pendiente de que no se sobrecalentara el hierro.14. 195 Lo fundamental es el grado de calor que tenga la plancha en el momento de la introducción de la masa. la harina utilizada debe ser "nueva".LA ELABORACION TRADICIONAL DE LAS HOSTIAS Foto 7 Tijera corta hostias. Una vez esto. . como las de Puente de la Reina. se echa encima la pasta y se aprietan bien las tenazas para que las formas salgan finas. Acta del Ayuntamiento de Hemani del 10 de junio del añ. Hace unos 30 ó 40 añ. Esto no quiere decir que fuera de todos modos fácil. se colocan cinco cucharadas de harina formando un montoncito. contado desde primero de junio del último de mil ochocientos treinta y siete. Al. Si está fría se pegará. Para una partida normal de hostias. desapareciendo así prácticamente en todos los sitios el uso de las tenazas u hostiarios tan típicos en otros tiempos. que ellas llamaban "pan sin levadura". pero la plancha superior se bajaba manualmente. ya que de lo contrario aparecen los tan temidos grumos. las hostiras terminadas caían directamente en un cajón situado en su parte inferior. las primeras hostias salen sucias o inservibles. Así se forman unas obleas rectangulares que una vez enfriadas se cortan con tijeras hasta obtener las hostias que todos conocemos. En esta comunidad hay tres personas destinadas a estas labores. Una vez realizada la pasta se "afina" añ. se regalaban a los monaguillos o a los crios del pueblo. En esencia esta labor consiste en hacer una pasta que. Sor María Pilar comentaba: "No le quiero desaminar. ¡Es tan difícil que salgan sin que se peguen! Para hacer dos kilos de hostias con la máquina eléctrica se necesitan tres horas de trabajo. Se pasa por el aparato un cuchillo para separar de sus bordes las partes sobrantes y luego se despega el "panal" (que es conio llaman el rectángulo de pan ázimo resultante) con el dedo simplemente. hasta otro igual del presente y de cuarenta y ocho reales que le corresponde por barrer la misma. unas para formas grandes y otras para pequeñ. Se hace luego un agujero en su centro y se va vertiendo poco a poco agua mientras con un tenedor de madera se remueve todo. Fol. que surten de formas a la práctica totalidad de la provincia.adiéndole agua poco a poco y batiendo intensamente hasta que le salgan burbujas y presente una densidad tal que pueda echarse con facilidad a la plancha caliente. pero yo hice hostias durante más de 20 añ. tiene la bajada de la plancha automática.adiendo el agua suficiente hasta conseguir una pasta homogénea (sin que se formen bolsas). Por ello. En esta fase. se pone la tenaza al fuego y cuando está caliente se pasa un trapo mojado de aceite o un poco de cera para que la pasta no se pegue. Todas nuestras informantes compraban la harina en la panadería del pueblo. Generalmente estas comunidades envían sus remesas contrarrembolso.o 1838. las Clarisas de Lecutnberri (ambas en Navarra). en el rectángulo hay señ.os (al principio con la máquina de fuego y luego con la eléctrica) y estuve contenta de dejarlo y poder comprarlas ya hechas. mientras que la nueva. Se solían hacer generalmente una vez cada 15 días. o la comunidad que las Reparadoras de San Sebastián. En él podemos leer (7): "Así mismo se presentó otra cuenta de la serora Ramona de Miranda de cien y ochenta reales de coste de las hostias trabajadas para la Parroquia de esta villa en el afio. Los recortes. y si está demasiado caliente se tostará y saldrá el "panal" tostado o ennegrecido. en razón de que era más "nueva" que la que se vendía en el comercio alimenticio. calentada con el hostiario y puesta a enfriar. Normalmente bastan unos diez segundos para que endurezca dentro de las tenazas. planchado de ropa y cuí- (7) ARCHIVO MUNICIPAL DE HERNANI. Hecha esta operación. algunos utilizaban para cortar unas máquinas simples de troquel con el diámetro de las formas. combustión de leñ. añ. Para facilitar que el sacerdote corte las hostias tras la consagración. Veamos ahora cómo se confeccionaban las hostias por el método tradicional. dé como resultado este pan sin levadura o ázimo. comprada en Pamplona.as: tras su aplicación. 55. del mismo estilo que "algunas francesas". Igualmente. Si en lugar de hacerlo así mezcláramos desde el principio toda la harina y todo el agua se formarían grumos. El uso continuado del mismo y la habilidad de la persona que lo manejaba hacía el resto. con lo cual se ahorran mucho esfuerzo.

cubiertas de oficios. que se vendían en las librerías en pequeil. para recubrir las barras de turrón y otros dulces. OTROS USOS Foto 8 Obleas para pegar.o el Ayuntamiento se hizo cargo del pago a la "serora". ese ail. a razón de cuatro reales por mes. de unos 15 mms.. sino que además muchas veces queda sin cobrar ni lo uno ni lo otro. una para ser pegada en la tabla y la otra para adherir el papel sobre ella. Ejemplos co- Hasta hace unos 60 ail. y cuyos trozos. servían generalmente para pegar sobres. Para ello se mojaban ambas cara de la oblea. cartas o para poner el sello en seco.os se usaban muy comúnmente OBLEAS de colores.o.. Aún hoy en día se fabrican obleas de pan amiláceo (hoy se hace con fécula de maíz) similares a barquillo blanco. dado de ella en el mismo ail. cocida en molde. . Se llamaban así a las hojitas muy delgadas de masa de harina y agua. Pero de este aspecto nos ocuparemos en otra ocasión. " Como la parroquia no tenia fondos. cuadrados o circulares.196 ANTXON AGUIRRE SORONOO mo este encontramos en casi todos los archivos de la provincia: no sólo la "serora" adelanta su dinero y su trabajo.as cajas de cartón. total doscientos veinte y ocho reales de vellón. de diámetro.

eta batipat hainbeste eztabaidatua izan den errotariaren irudia.eta baita eremu arkeologikoan edo kulturalean utzi digun ondasun zabala. que dans le domaine culture!.0 IV. apart from a compilation of texts. sayings. une illustration du comment le phénomene de la mouture. as an illustration of how the milling phenomenon. this literary mini-anthology of popular expressions -proverbs. 1989/90 LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS TRADICIONES ORALES Antxon Aguirre Sorondo RESUMEN La Molinería en la Literatura y las Tradiciones Orales quiere ser. Actually. esta mini-antología literaria y de expresiones populares.KOBIE (Serie Antologia Cultural) Bilbao Bizkaiko Foru Aldundia-Diputación Foral de Bizkaia N. specially the figure of the miller. riddles-. reflects how important has been. ehotzearen kontua zertan datza argitu nahi du. . et spécialement la figure du meunier. textoen bilketatik aparte. aussi bien dans le terrain archéologique. orain dela gutxirarte historian zehar ekintza batek eduki duen garrantzia adierazten digu -gaur egun amaitua egon arren. adivinanzas. leyendas. RESUMÉ Les Moulins en Littérature et Traditions Orales voudrait bien devenir. LABURPENA Literaturan eta ahozko ohituretan bildu den errotarigintza. Avec cela. Hala eta guztiz. literatur eda adierazpen herrikoi atal honek. qui nous a légué un patrimoine considérable. soit proverbes. légendes. devinettes. SUMMARY Milling in Literature and Oral Traditions wishes to appear. ont été objet des opinions les plus dissemblables. Con todo. has always been subject of the greatest opinioú's disparíty. sean refranes. but we shall inherit and keep its legacy of archaeological and cultural gifts. refleja la importancia· que a lo largo de la historia se ha dado a una actividad hasta hace poco primordial -y hoy ya extinguida-. errefrauak. it has disappeared. sentences. igarkizunak. una ilustración de cómo el fenómeno de la molienda. en plus d'une compilation de textes. esaerak edo historioak izan arren. ha sido objeto de las más dispares opiniones. along centurys of History. cette mini-anthologic littéraire et d'expressions populaires. dichos. que nos ha legado un amplio acervo tanto en el terreno arqueológico como en el cultural. además de una recopilación de textos. Anyway. est un reflet de l'importance qui a été donnée tout au long de l'Histoire a une activité jusqu'a trés récemment considerée primordiale -a présent disparue-. y en especial la figura del molinero. an activity considered basic till not far back from now in time.

primero muel" Tal vez impresione negativamente al lector de este trabajo el nefasto juicio que merecieron los molineros a lo largo del tiempo. igualmente. ser crédulo) A2. burlesca o sencillamente crítica. por supuesto.1988. También aquí veremos cómo. por el contrario. La profusa utilización en ellos de la figura del molino da buena cuenta de la importancia que éste tuvo en la vida cotidiana de antaño. Refranes El idioma castellano. a tenor de su intencionalidad. Baste recordar el inmenso compendio que en su día hizo el gran polígrafo renacentista Erasmo de Roterdam. Dichos El molino. Baste decir por el momento que hemos estructurado este trabajo -que en su origen formó parte de nuestro "TRATADO DE MOLINOLOGIA (LOS MOLINOS DE GUIPUZCOA)" (3). en la literatura no siempre ha sido así. Ello convierte a este oficio en uno de los más vilipendiados y míticos a la vez. la actividad molinera ha sido fuente de inspiración de poetas y novelistas. El presente esquema no es."Molín que non tien maquila. en los que el molino interviene con categoría de símbolo sin que nunca falte la chispa satírica. E. 2) refranes de buena fama. especialmente en el juego) "Tener uno picado el molino" o 'Traer picado el molinillo" (Tener ganas de comer) "Estar molido de trabajar" (Cansado) "Este cepillo muele la ropa" (La destruye) "Te he de moler a palos" (Te voy a pegar) "Comulgar con ruedas de molino" (Dejarse engañar. DONOSTIA . de todos es sabido. rodeada a menudo de una aureola mágica. (2) GALHANO. 4) refranes didácticos. 1) De mala fama . puede expresarse cualquier idea en cualquier situación. 3) refranes sobre características técnicas del oficio. en tanto que lugar imprescindible a donde todos debían acudir para la obtención de algo tan básico como el pan."El probe y el molín. 120 REFRANES CASTELLANOS. La tradición oral es rica en dichos. adivinanzas transmitidos a través de los siglos y que en la actualidad se conservan en esporádicos textos impresos. pero de ladrón non" . bien de forma explícita bien metafórica. Sin embargo. XV. Barandiarán. Sea como fuere. CSIC. las sentencias concebidas por la sabiduría popular. para conformar así una especie de mini-antología de la molinería en las letras y en el acervo cultural de nuestros pueblos. Pero no adelantemos acontecimientos. Las restantes lenguas y dialectos peninsulares cuentan también con ricos refraneros. T.ANTXON AGUIRRE SORONDO 198 INTRODUCCION El elemento molino ha sido repetidamente utilizado para ilustrar. Dialectología y Trad. vayan aquí estos cinco refranes en blable (1 ): . como iremos viendo en las páginas que siguen. las lecturas que acompañan a cada refrán pueden ser polivalentes y mucho más generales: nosotros las hemos centrado en la vertiente concreta referida al tema de nuestro interés). ye como güé sin esquila" . el molinero y la molienda aparecen en las expresiones coloquiales para ilustrar de forma gráfica las más dispares ideas. MADRID-1959. Rev. TRATADO DE MOLINOWGIA (LOS MOLINOS DE GUIPUZCOA). como ya demostrara Cervantes. andando ganen" . Femando.en dos grandes bloques: uno castellano (aunque se incluya algún ejemplo en lengua francesa) y otro específicamente dedicado a las tradiciones vascas. Hemos dividido nuestra selección en seis grupos de refranes. Como dicen en Portugal: "É certo que os moleiros nao tem lá muito boa fama" (2). es decir del contenido o mensaje de cada uno: 1) refranes de mala fama. Nos apresuramos a señalar que no es esta una cualidad reservada a la lengua española o a la vasca."Cambiarás de molín. a modo de anticipo. posee un riquísimo refranero con el que prácticamente. de casi cuatro mil adagios en griego y en latín recogidos de los textos clásicos. Antxon."El que primero va al molín. refranes. En cada capítulo desarrollaremos los ejemplos más significativos. o viceversa. mantenemos esta división por entender que engloba las seis características fundamentales del refranero en su vertiente molineril (por lo mismo. A) LITERATURA Y TRADICION ORAL CASTELLANAS Al. y que ha quedado inédito hasta la fecha. 5) refranes humorísticos. Populares. Fundación J. incluímos el sexto apartado aun conscientes de que todo refrán lleva inherente una conclusión moral. constatamos que algunos refranes didácticos o humorísticos son de mala o buena fama. Moinhos y azenhas de Portugal. y 6) refranes morales. Eusko Ikaskuntza. Luciano. (1) CASTAÑON. y que tiene su reflejo más evidente en el refranero y en las sentencias populares. rígido sino simplemente aproximativo: así. Hemos seleccionado algunos ejemplos conocidos: "Empatársele a alguien el molino" (Quiere significar: tropezar con inconvenientes o dificultades) "Estar picando el molino" (Es la ocasión oportuna para hacer algo) "Ir al molino" (Ponerse de acuerdo para actuar contra alguien. (3) AGUIRRE SORONDO. non esperes al vecín" ."Pa misa y p'al molin.M.

si ha terminado el grano o cualquier otra incidencia. el hornero o panadero. que sea enemigo mio. el propósito se centra en educar. así como una boca sin dientes no puede masticar) "Piedra que no se pica hace mala harina" (La piedra del molino requiere ser repicada cuando se gasta. no son por ello recomendables como tales). la rueda golpea un palo llamado cítola. y sugiere que si en el terreno cercano a su casa construye un molino y lo trabaja nunca pasará hambre) 3) Sobre características técnicas Además de la moraleja y en muchos casos del sentido humorístico inherente. suele tener unas poderosas espaldas. que comen abundantemente y son lustrosos) "Haz buena harina y no toques bocina" (Cuando el molinero pasaba a recoger el grano para moler anunciaba su presencia tocando una bocina. por lo que se aconseja ser precavido y trabajar antes. con tal que deje beneficios en mi negocio) 2) De buena fama Por contra. si ha termina<:Io el ritmo de este golpe se sabe si la piedra va a la velocidad adecuada. que siempre ha de estar en actividad. derivado de campo) "Espaldas de molinero y puercos de panadera no se hallan dondequiera" (Dado que el molinero está toda su vida cargando y descargando sacos.a costa de sus vecinos. piensa el molinero. algo parecido son: este sangra a los mortales y aquél a los costales" (El sangrador. como: "La cítola es por demás cuando el molinero es sordo" (En cada vuelta. pues abandonarlo a su suerte supone grandes pérdidas) "Quien en sábado va a la aceña. Aconseja este refrán se asegure el cliente que la maquila ha sido correctamente cobrada) "Quien dijo maquilar dijo robar" (Según este refrán. por tanto. no hay publicidad más efectiva que producir buen género) "Quien va al molino y no madruga. sobre todo su rendimiento y el esfuerzo de quien lo ejerce. que estándose en la cama" "El molino y el castillo. para curar a los pacientes. dice el refrán. molino de pan en arroyo que no en caudal" (Se aconseja construir los molinos en ríos de caudal pequeño pero continuo. "sangra los costales" para su provecho. el primero también en terminar) "Cibera en molino. mejor aún que hacer mucho ruido. pues el hacerlo en grandes suele provocar su destrucción con las periódicas riadas) "Boca sin dientes es como molino sin piedra" (Un molino sin piedra moledera no puede moler. los otro muelen y él se espulga" (El primero que llega es el primero que muele y. esto es: se queda con parte del grano que se transporta al molino en los grandes sacos llamados costales) "Sea mi enemigo y vaya a mi molino" (No me importa. generalmente el barbero. excepcionales son también los puercos de panadería. quien antes viene antes muele" . el domingo tiene mala huelga" (Se llamaba huelga al tiempo de descanso en las tareas del campo. si bien 199 cuando el molinero es sordo de poco sirve el ruido de la cítola) "En abril y mayo haz harina para todo el afio" (En zonas poco lluviosas a partir de junio puede haber problemas para moler por falta de agua. por tanto. quien muele en sábado deberá hacer el pan para la semana el domingo -y no el sábado. ejemplificando en base al molino: "A buen afio y malo. que ganan sin producir expresamente ningún bien y -según piensan muchos. luego ¡mala huelga tendrá!) "Heredad por heredad. por ello se dice que. o de lo contrario el grano no quedará óptimamente molido) 4) Didácticos o con consejos prácticos En estos refranes. sea repicando las piedras o componiendo algún apero) "Dinero tenía el nifio cuando molía el molino" (El trabajo de moler produce al molinero lo necesario para vivir. y el molinero son trabajadores honrados que producen lo suficiente para vivir holgadamente) "Haz molino en tu corral y no dirás no hay pan" (Aconseja a quien no quiera morirse de hambre sea activo. "Al molinero y a la esposa siempre falta alguna cosa" (Se refiere a lo sufrido que es el trabajo del molinero. es "harina de otro costal") de una mala reputación social que se refleja en múltiples sentencias del refranero: "Ni horno ni molino los tengas por vecino" (Dada la mala fama de estos dos oficios. distinto de campesino. con las últimas lluvias de la primavera) "El molinero velando gana. téngase en cuenta que hortelano proviene de huerta. les extrae la "mala sangre". (si justificadamente o no. Por el ritmo de este golpe se sabe si la piedra va a la velocidad adecuada.LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS TRADICIONES ORALES Durante mucho tiempo el molinero ha sido victima. maquila es sinónimo de robo) "Molinero y sangrador. otros refranes alaban las cualidades del oficio. si el molino está parado no produce) "Al hornero y al molinero. pues producen y no se ven grandemente afectados por la climatología. nunca les falta pan" (El encargado de cocer el pan. "No fíes en maquila de molinero ni en ración de despensero" (Se llama maquila a la parte en grano que se guarda el molinero por su trabajo. quien lo quiere vélele continuo" (Si se quiere sacar provecho del molino hay que estar pendiente del artefacto. molinero y hortelano" (Se entiende que son buenos oficios. el molinero. como era tradicional-. algunos refranes informan sobre las características técnicas de la labor.

Estos criterios antagónicos obedecen al tira y afloja que durante siglos se lidió en torno a la polémica figura del molinero. les va bien. se mostraba la necesidad. Reproducimos dos simpáticos refranes como botón de muestra: "Unos nacieron para moler y otros para ser molidos" (Unos en la vida ganan. si falta la fuerza eólica no hay posibilidad de moler) "Mal tiempo para el molinero. cargar y caminar con peso acuestas. y cualquier otro artefacto que produzca elementos de primera necesidad) "Al molino y por carne. cien molineros y cien tejedores. aunque el molinero sea tu amigo". piedra parada" (En los molinos de viento. que las personas tenían de él: "Al molinero y a la mujer. lo destacamos aquí por la rica variedad que puede hallarse en nuestro refranero. Con ello ganan. andar sobre él". todo lo contrario) "Pareces molinero. en ocasiones. para el asno buen tiempo" (Cuando no se muele en el molino no tiene que trabajar el asno acarreando costales) "Abejas y ovejas y piedra que trabaja. al uso en nuestro lenguaje corriente. Al margen de la buena o mala fama. "Ese es mi amigo. vaya de casa el más grande" (Dado que son labores que requieren fuerza. honradamente con el sudor de su frente. almazara o cosa que para" (Son económicamente rentables el molino. pero la realidad a menudo es engañosa) 6) Morales Apuntan las consecuencias derivadas de ciertos hechos o actitudes. Dice este refrán que una vez "cebado" el molino. ¿por qué no lo hacéis?) "Molino sin viento. si es necesario en contra de los bienes ajenos) "Más vale aceña parada que el molinero amigo" (Por muy amigo tuyo que sea el molinero te quitará parte del grano como maquila. el carácter interesado de todo molinero. desea a su hijo la vieja" (Ganadero. como en este último ejemplo. después de algún arreglo o limpieza. mala olla y peor testamento". el sarcasmo y.200 ANTXON AGUIRRE SORONDO (Se llama cibera al trigo que se introduce en el molino antes de moler. a otros . "Alguacil en andar y molinero en moler. Se desaprueban sus métodos. Si estuvo en su . después de atravesar la sutil ironía. pero si no muele tu grano no te podrá quitar nada) "Ni mío es el trigo ni mía es la cibera. y que queda almacenado en su interior hasta "cebarlo".. se dice exactamente lo contrario: "Pescador de río y molinero de viento. no te sientes a solejar". bajo la forma sentenciosa del refrán. aun a regañadientes. A la cabeza citaremos la celebérrima "Agua pasado no mueve molino". quien muele en mi molino". apicultor o molinero son buenos oficios que toda madre desearía para su hijo) Si analizamos someramente el refranero observamos repetidas alusiones al afán especulativo del molinero. el descarado vilipendio. y sois moledor" (La apariencia es a veces pudiente -molinero-. amor. Por fin. y la del molinero estar moliendo. por lo que aquel se defiende preguntando: si esto es tan productivo y fácil. el primero en llegar es el primero que parte con su harina) 'Ten molino. "Quien te maquila te esquila". se les acusaba sin pudor: "Cien sastres. La desconfianza se extendía al punto de desaconsejar las relaciones personales: "Con quien tiene molino y pie de altar. se recomienda que los más fuertes de cada familia se encarguen de estas faenas) 5) Humoristicos Si bien el humorismo es un ejercicio de estilo. el pan) "Agua con pollino no va derecha al molino" (El agua que se lleva a lomos del animal hasta casa no va a ser utilizada directamente por el molino) "Cada uno quiere llevar el agua a su molino y dejar en seco el de su vecino" (La naturaleza humana es de tal modo que todo lo queremos para nosotros. y se fomenta abiertamente el recelo: "Hállate a ver moler tu trigo. parece clara la idea de que el molinero no necesita de grandes esfuerzos para amasar fortuna: "Molinero de viento. ganan de comer" (La misión del alguacil es la de andar vigilando. trescientos ladrones". nuestro refranero contiene una frase concluyente para expresar la indefensión del consumidor ante el sospechoso intermediario que tiene en sus manos la salud colectiva: "¡Dios nos libre y nos defienda del que hace mala molienda!" A fuer de ser sinceros. De un lado. De otro. muela quien quiera" (Es !Jna defensa del molinero. ya que el trigo es de otros y la cibera en los antiguos arrendamientos era del dueño del molino. la almazara o molino de aceite. malparado sale nuestro buen molinero en el conjunto del refranero. poco trabajo y mucho dinero" Sin embargo. O lo que es igual: "Pescador y molinero de viento sin notario hacen testamento"..

(8) RODRIGUEZ MARIN. A. Rev. Recogido por G. agua lleva". (7) RODRIGUEZ MARIN. las palabras su medio. Vint a moi sans dire gaire. Gregario. consiste en aprehender en toda su dimensión la visceralidad que separa a la familia molinera de los clientes y que fue caldo de cultivo para el ingenio popular. Esta canción alegórica se sirve de una prosopopeya sobre el molino para. Gasta la molinera jubón de puño y al pobre molinero lo lleva =esnudo=. LOS VASCOS Y SU NOMBRE. de la harina que roba de los costales. MADRID . corre. Et me dis sans noise: Soaz soaz ordonarequi (n)". S.LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS TRADICIONES ORALES día justificado por las acciones de la mayoría de ellos o si por contra tenía origen en el primitivismo de la mentalidad popular (a saber.también nos ofrece algunos ejemplos (4): "Vueltas y vueltas "Agua bebo. Si es para un rico. El deleite para nosotros. SEBASTIAN . Op. No hay reparos. Recogido por J.1974. lectores de finales del siglo. publicado en 1869: "Une mousse de Biscaye. compadecerlo por la explotación a la que se ve sometido: "Molino que estás moliendo El trigo con tanto afán Tú estás haciendo la harina Y otros se comen el pan (7). el impacto que suponía el que una máquina realizara por sí sola una tarea y que su propietario o arrendatario cobrase sin necesidad de un gran esfuerzo físico. (4) P. XIII.4. Dialectología y Trad. Adivinanzas El ingenio es virtud.F. T. Urquijo en REFRANES Y SENTENCIAS DE 1596. no es este el lugar para dilucidarlo. WS MOLINOS. sin agua. (Recogidos directamente del pueblo) Colección 777. paro al instante". Colección Auñamendi.1984. doy sin cansarme porque agua no tengo. A. un celeminón". No obstante. si agua tuviera. como en la letrilla que sigue: "Tiene la molinera ricos percales. por el contrario. nos atendremos a una de las más renombradas sentencias de la lengua castellana: "Cuando el río suena. si se trata de descalificar a la molinera.1957. tin de cada fanega. un celemín. DONOSTIA . (5) MICHELENA. MADRID . Tiene la molinera ricos pendientes con la harina que roba a los parientes" (8). MORAN BARDON. cit. Haremos ahora un punto y aparte para ahondar en aquello que poetas y cantores han expresado desde su atalaya lírica. . lo que tardó acaso en ser asimilado socialmente como algo natural considerándose entretanto poco menos que una estafa). vino bebiera". Bladé tomamos la letra de una canción francesa que se remonta al siglo XIY. Populares. con gracia y encanto popular. CSIC.3. dichos y adivinanzas de origen popular con el mundo del molino por argumento central. Moy hurtant sur son chemin Blanche comme un parchemin: Je le baise a mon aise. pero. otra para que sobre. RIEV. Algunas letrillas anónimas despliegan un humor sarcástico (8): (6) PRIETO. César. por enésima vez. ACERTIJOS. (El molino) (El molinero) "Corre. El juego de las adivinanzas -tan en boga años atrás y ahora en cierto modo arrumbado. Aquí.1964. 201 La lengua castellana posee una ingente cantidad de letras y letrillas para ser cantadas. Editora Nacional. con alusiones a la molienda. Canciones De J. Jesús. CANTOS POPULARES. Tin. una para el borrico: si es para un pobre. Prieto. y nunca transpone". L'autre jour pres un moulin. y si la molinera tiene roto el jubón. (La rueda del molino) Hasta aquí hemos intentado dar cuenta de los imaginativos refranes. Eusko Ikaskuntza. apreciamos la mala prensa de los molineros (6): "Veinticuatro molinos hay en la sierra: veinticuatro ladrones viven en ella. bastante conocida y que Jesús Michelena (5) reproduce del libro "Etudes sur l'origine des Basques''.

tierras de mozas guapas y de molinos.. se la bebiera" "Molinero me ha querido y otro me quiere. moler..202 ANTXON AGUIRRE SORONDO "Pícaro molinero ¿Por qué has pegado a la molinera que va llorando? La he pegado porque junta la harina con el salvado". y MARAVILLOSA ESPAÑA Editorial Nauta. me quiere la molinera. En la puerta del molino. de los molinos de arriba.. MADRID . "Al campo de Criptana van mis suspiros. coplillas y villancicos que destacan la armonía de los molinos en el paisaje. ! "En la puerta del molino me puse a considerar las "güeltas" que da la piedra para moler un costal" Y este bello villancico: "La Virgen va caminando por una montaña obscura. "La molinera le da a la piedra con aire. "A la puerta del molino dejé atado el animal cuando salí a deshora no quedaba ni el ronzal" Abundan asimismo las seguidillas relativas a las molineras. Tres eran de Criptana. recogió Rodríguez Marín (8): "Dice la molinera. y el niño recién peinado.. tan tristes.1972. que muela" Se podrían llenar páginas con coplas. que si tuviera. no me cobra la maquila".. donde se mira la Virgen. tres del Toboso y la capitanita de Tomelloso" "Pajarito que anidas en la ribera dime si es =güena= chica la molinera" "Con el aire que lleva la boticaria el molino de Arriba muele que rabia" "La molinera chica dice a la grande: Como tú te has casado quiero casarme" (9) ldem. hay un espejo colgado. con aire. He aquí algunas muestras (9): "Vengo de moler. ivaya un par de borruchos sin comer verde!" "De la Mancha vengo como Don Quijote. ¡Qué cosas he visto. y muy especialmente los de viento. jcatapún!..! ¡Porque habrá. jcatapún!" Incluimos también dos letrillas amorosas a continuación: . iolepún!. se le ha espantado la burra. felones! Que cerrar quisieran molinos de viento ilos anirnalones . y al vuelo de una perdiz. una arroba de vino. tan pobres!" "¡Porque habrá injusticias . Así...

tanto y cuanto. SEBASTIAN . que de amor me muero" "Debajo del molino nació el romero quien fuera cortejada del molinero" Y una más del gran poeta andaluz Antonio Machado (10): "Molinera es mi amante. (13) Recogidos por P. (14) CELAYA. Gabriel. tanto llora. atento a lo volandero. se encuentra esta sevillana: "El molino de La Teja tiene una pena consigo. Etnografia Españ.amendi. Con los ojos bien abiertos está en sus puestos de caza (el de Cierzo. Tanto pesa. Que vengo del molino que de moler la harina. el de Levante). Al contrario de aquellos dichos y cancioncillas populares de tendencia ridiculizante. Espasa Calpe. y echarás trigo en la tolva mientras yo pico la piedra.. Que mi amante es molinero no me cobra la maquila. Javier.1973. no. tan en secreto duran sin durar milenios. Y a matar que es lo que vale. Colecc. Que vengo del molino que de moler la harina" A5. dedicados al molino Aixerrota de Getxo (Bizkaia) (13): "Eres como un cadáver en pie.1959.. en el verano por agua y en el invierno por trigo" El fandanguillo titulado "Que vengo del molino" (12) ilustra el gran valor de la maquila en tanto que símbolo de la importancia social del oficio del molinero: "Vente conmigo al molino y serás mi molinera. Zabala Altube en GUECHO. eres como la concha de un caracol marino por la que vaga errante la voz del océano" Uno de los grandes poetas vascos. MADRID . el guipuzcoano Gabriel Celaya. CANTO EN LO MIO. (ll) ESCALERA REYES. Antonio. y al son de los palos digo. viejo molino del que arrancó el corazón alguna mano. Auñ. dedicó en su poemario "Canto en el mío" (14) unos versos emotivos al oficio del molinero que nq queremos dejar pasar por alto. . El molinero de Arriaga se echó a reir un buen día. pasan! ¡Tantas sucediéndose nos matan! En el molino de Arriaga no pasa nada. LOS MOLINOS DE AGUA EN LA SIERRA DE CADIZ. dada la hermosa composición y los elevados conceptos con que describe Celaya el hecho molinero: EL MOLINERO DE ARRIAGA "¡Cuántas cosas pesan. y a no moler.LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS TRADICIONES ORALES "Mi madre me da de palos porque quiero a un molinero. 203 Versos magníficos. tanto y tan. S.ola. tiene un molino bajo los pinos verdes. jay!. Le dijeron: ¿Estás loco? Y él se ríe todavía. POESIAS COMPLETAS. Poesía También los poetas han hecho del molino de agua o viento motivo de bellos pasajes líricos.0 l. ¡Tanto debes! (¿Y tu padre?) ¿Cómo puedes? (¿Y tu madre?) Al molinero le gusta la libertad como el aire. no pasa nada que ya no rueda la rueda del molinero de Arriaga. como los del poeta algortarra Isasi. Antes trabajaba el agua y ahora. jaire.ª Dolores TORRES RODRIGUEZ en su CANCIONERO POPULAR DE JAEN. Ministerio Cultura. tanto seguir la corriente. se exaltan aquí los valores ancestrales contenidos en la tradición de la molienda.1980. cerca del río" Entre los interesantes fragmentos de canciones populares recogidos por Javier Escalera Reyes (11) en la sierra gaditana. aire! Tanto dar a lo de siempre. Ya no muele el molinero más blancura para el pueblo. ANTEIGLESIA DEL SEÑORIO DE VIZCAYA (12) Recogido íntegramente por M. N. Rev. ¡y de repente! (10) MACHADO. MADRID .

como leal criado. Mi nacimiento fue dentro del río Tormes. Parecía de otro mundo. hijo de Tomé González y de Antona Pérez. tenía cargo de proveer una molienda de una aceña que está ribera de aquel río. El escritor francés Alfonso Daudet (1840-1897). Hay más. donde los recuerdos se agolparán sin descanso. iYa no hubo moscatel! ¡Se acabaron las farandolas! (15) ANONIMO. Por estos campos hubo un amor de fuego. (16) DAUDET. pero el vapor fue más fuerte y uno tras otro ¡pecador de mí-! se vieron precisados a cerrar.1949. De manera que con verdad me puedo decir nacido en el río. me tiró dos o tres piedras. aldea de Salamanca. Alfonso. feneció su vida". tal vez las más curiosas a efectos de nuestro estudio (16): "Por desgracia. el que me dio.1940. que comienza relatando así los orígenes de su protagonista (15): "Pues sepa vuestra merced. atropellando un dolor. molinos y arreboles. Las guapas molineras vendieron sus crucecitas de oro. CARTAS DESDE MI MOLINO. tanta razón sin perdón. que a mí llaman Lázaro de Tormes. ante todas cosas. con cargo de acemilero de un caballero que allá fue. Narrativa y Teatro No se trata aquí de efectuar una exhaustiva recopilación de un tema tan amplio como inabarcable. se presenta bajo la forma de un viaje a la naturaleza libre y poética de su Provenza natal. fundamentalmente conocido por sus cuentos. El molino está parado y el agua sin ton ni son sólo dice: ¡adiós. situado en un valle a orillas del Ródano. Como era una cosa tan nuevecita y atrayente. del que reproducimos a renglón seguido unas líneas. "Cartas desde mi molino". Espasa-Calpe. que a la sazón estaba desterrado por el desastre ya dicho. novela del siglo XVI obra de autor anónimo. Y con su señor. Texto lleno de musicalidad. nos conformamos con reunir ante el lector en breves líneas una mini-antología de la molinería en la literatura. Tanto y tanto (¿Es el pecado?~ ¡Tanto y cuánto! (No juzguemos) ¡Cómo resuena el silencio! Yo le he visto al molinero. entre los cuales fue mi padre. pues su vena romántica impidió su identificación plena entre los compañeros y epígonos de Emilio Zola. y confesó y no negó. Ya nadie vio desfilar a los borriquitos cargados de grano. Mi padre. unos parientes tuvieron la idea de establecer una fábrica de harinas a vapor sobre la carretera de Tarascón. referencias bucólicas y nostalgia -con la sombra evidente e indeleble del maestro Federico Mistral al fondo-. El agua perdida busca otro nuevo alrededor. sin más pretensión que mostrar la punta de un gran iceberg: modestas intenciones. En este tiempo se hizo cierta armada contra moros. en 'la cual fue molinero más de quince años. Espasa-Calpe. y padeció persecución por justicia. libro aparecido en 1866. para una temática que daría como para redactar una voluminosa tesis monográfica. . achacaron a mi padre ciertas sangrías mal hechas en los costales de los que allí a moler venían. y fue desta manera. tanto tiempo. huyó y escondiéndose en las zarzas. Y estando mi madre una noche en la aceña. pues el Evangelio los llama bienaventurados. oh violencia de amor! El agua corre y no muele. por la cual causa tomé el sobrenombre. · Es inevitable empezar por uno de los primeros párrafos de la obra maestra pionera del género picaresco: "El Lazarillo de Tormes". adiós! El molinero de Arriaga es ahora un dios silvestre que roba fruta y gallinas. Molinero eres lo arcaico que aún no hemos resuelto hoy". MADRID .. y en cuanto oyó que le dije: -¿Cómo te llamas?. y los pobres molinos de viento se quedaron sin trabajo.. en cualquier caso. . Espero en Dios que esté en la Gloria. por lo cual fue preso. Por último traemos aquí la visión patética de Antonio Machado. con una piedra en la frente. ocupó en las letras francesas de final de siglo un lugar al margen del náturalismo imperante. lleno de antigua razón. preñada de mí. Dos ojos abrasaron un corazón manchego". A6. la gente se acostumbró a llevar el trigo a los nuevos fabricantes. viñedos y molinosencantos de manchegos y madres de españoles por tierras de lagares. . tomóle el parto y parióme allí. ¡Tanta muerte. se va por el monte solo y atropella a las muchachas como un selvático fauno. Durante algún tiempo intentaron luchar. El poeta deja atrás el ajetreo del gran París y regresa a su viejo molino. cuando hablé. quien funde naturaleza y molino en el escenario romántico de su apasionada Castilla (10): "Por esta Mancha -prados.ANTXON AGUIRRE SORONDO 204 El molinero de Arriaga es una fiera que sale del cubil de su molino. Pues siendo yo niño de ocho años. naturales de Tejares. MADRID . Lazarillo de Tormes. que Dios perdone.

B) LITERATURA Y TRADICION ORAL VASCAS B. y confundiese los artefactos molineros con gigantes de largos brazos. y si tienes miedo.. Al llegar al embalse del molino.que no est~s _curado ~n esto de las aventuras: ellos son gigantes. de vuelta. Leyendas En este campo es de destacar de forma especial la labor recopilativa de D. no podemos menos ~ue me~ta~. pero el destino -personaje central en este género literario. al regreso. BARCELONA .. Entonces. . describe a la perfección el ambiente rural de aquellas tierras como ya hizo magistralmente en "Viaje a la Alcarria". escribió una obra con el molino por marco esencial · del paisaje castellano. el _gran drama político-filosófico de Bergson El ~o~mo . el Premio Nobel español. Esta consintió en ello y fue a la cueva de las lamias. eran de figura humana. En Arano (Navarra): "según me lo contó el . volvió hacia atrás la cara para cerrar la puerta. y lo que 205 en ellos parecen brazos son las aspas. no mirase hacia atrás. Así. (19) BARANDIARAN. y que desde setenta años atrás vivía metido en la harina. cerca del caserío Errota. Es muy de lamentar que no exista ninguna traducc10n al castellano de este drama. Miguel de. sino molinos de viento. Alfred Doblin y el joven Bertolt Brecht-. MADRID . De la misma época (1860) data la novela de George Eliot "El molino junto al Floss". Camilo José.1939. sólo pidiese una carda y que.1962. según mi comunicante.. Sus dos hijos. mientras yo trabajo con el mistral y la tramontana. Huelga seguir. Terminada felizmente la labor. enloquecido. Tomo II. =. volteadas del viento. esta obra interesó enormemente al movi~iento del teatro político alemán del primer cuarto del siglo -a cuya cabeza figuraban Erwin Piscator. DON QUIJOTE. Miguel de Cervantes Saavedra. en "El molino de viento" (17). hacen andar la piedra del molino. Y un buen día el municipio hizo demoler todas aquellas casuchas. sin ser uno de sus textos más conocidos. D. amotinando en tomo suyo a los aldeanos y clamando desaforadamente que pretendían envenenar a la Provenza con la harina de los fabricantes: =No vayáis allá -les conjuraba-. recogió Barandiarán (19) las siguientes. OBRAS COMPLETAS. mas nadie quería escucharlas. hiciera pasear a su "Ingenioso Hidalgo D. Al entrar en ella. Tom y Maggie. ) El tío Comelio era un molinero viejo.LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS TRADICIONES ORALES Por mucho que soplase el mistral. no mirase hacia atrás.l. pues de todos es conocido el desenlace de la alucinación quijotesca. Estás. Obra maestra de la novelística inglesa del siglo pasado. Espasa-Calpe.. La instalación de las moliendas a vapor le había puesto frenético.año 1923 un anciano del caserío Larratxuri de aquel pueblo. pero los dedos los tenían unidos entre sí por membranas. Editorial Noguer. Al instante alguien le lanzó una pedrada que abrió un orificio en la puerta". escenario por otra parte presente en toda la narrativa del autor de Padrón. que son la respiración del buen Dios . en recompensa a su labor. las aspas permanecían inmóviles . -Bien parece :-respondió Don Quijote. Le dijeron que no sacara nada de aquel lugar y que. Con referencia a los molinos y a las "lamiñas y gentiles". EL MOLINO DE VIENTO. Eros Tuller. como los patos". durante una inundación desvastadora. También Camilo José Cela. plantando en su lugar viñedos y olivares. considerado por muchos antecedente del teatro europeo de posguerra. llamado José Joaquín de Zabala. Según la versión de Yabar. Referente a la literatura dramática.. el primero de los cuales la recuperó para hacer con ella una de las más revolucionarias puestas en escena que se recuerdan de aquella corriente del teatro mecánico-científi. rabiosamente enamorado de su oficio. Castilla y sus molinos ha sido una obsesión de los escritores españoles desde que el más grande de todos ellos. Pieza a caballo entre el naturalismo y el expresiomsmo. José Miguel de. "una lamia fue en busca de partera y la condujo a su caverna. En el camino le dijo que. La partera volvió a casa con su carda. secretamente iracundo. "una lamia solicitó los servicios de una partera. hubo lamiñas. José Miguel de Barandiarán. Quijote de la Mancha" por aquel paisaje. vapor. esos bandidos. (18) CERVANTES SAAVEDRA. que. donde se narra con estilo melodramático las desventuras del molinero Tulliver.hace que concluyan sus vidas abrazados el uno al otro. desde la niñez aparecen separados pcir caracteres opuestos y más tarde por conflictos sentimentales y sociales. se sirven del. E imaginaba muchas otras lindas razones como ésta en alabanza de los molinos de viento. para hacer el pan. (. que es una invención del demonio. el viejo se encerró en su molino de viento y vivió solitario como una alimaña en su cubil". quítate de ahí y ponte en oración en el espacio que yo voy a entrar con ellos en fiera y desigual batalla". autor de "La familia de Pascual Duarte" y "La Colmena". Por espacio de ocho días se le vio correr por el pueblo. la partera cogió un trozo de (17) CELA.. la lamia separó el agua y secó el camino y ambas entraron por el boquete del manantial. En Abaurrea (Baja Navarra). a pesar de las advertencias de su buen escudero (18): "-Mire vuestra merced que aquellos que allí se parecen no son gigantes.~o. que ha hecho posible que muchas de estas leyendas llegasen hasta nosotros. "El molino junto al Floss" es un importante eslabón de la magna obra de Eliot.

"Bein baten LANBREABE'ko errotako etzandereak isera bat erosi eban. Garaiko andra orrek. Dame mi sábana. recogidas también por Barandiarán. y la gentil se retiró a la cueva. "Como muchas cosas en el mundo . bestela bengantzie eingo eutzela.vivían en el pozo que llaman Lamiñaposu situado en un riachuelo. pero los habitantes de aquellos contornos dicen que antes la hubo y que cerróse para que las ovejas no cayesen en ella) hasta el molino llamado Eihararaxaharra. Urrengo gabien etorri eijakon orrazien bille etzera uliek orrazten egon zana. da ies eiñ eban. Dice Barandiarán que "en Ezpeleta cuentan que desde la cueva o sima de Mondarrain (hoy no hay tal cueva ni sima. "La señora del molino de Atxarte fue al río a traer agua. Orí alan bada sartu ditela kalabazan. S. De Abadiano recoge la siguiente leyenda: "Atxarte-errotako etxokoandrie uretan juan zan errekara ta errekan arri baten gaiñian orrasi bat topau eban eta etxera eruen eban. Nik kendukonat bizia". La mujer de Garai tomó los peines. ANDRALIZETA de Ataun. LAMIÑAK eurentzakotzat artu eben isera orí. Se refieren leyendas.tes leyendas: "Ciertas simas y cavernas del país son tenidas como conductos por donde circulan las almas. EIHERAXAHARRE o Molino de Ezpeleta. Por ellas subían y bajaban las lamias". Ed. y las lamiñas siguiéndola por detrás le decían: Señora de Lanbreabe. conductos. Auñamendi. Yo te quitaré la vida". se vengaría de ella. A ikusi ebanien. Entonces las lamias le dieron un pan entero y le presentaron muchos objetos preciosos para que eligiera lo que más quisiese. Eligió una carda de oro. En los días siguientes. de noche. será tu fin". Espabe egingo dot sure askasia". eutzen: Lanbreabe'ko etzanderea. gabien. José Miguel. La partera miró luego atrás para ver si continuaba seco el río. SEBASTIAN . Gero emon eutzon. Al regrasar a su casa. arto koxkorrez . cerca del barrio Lanbreade de Zeanuri". si no.. Emoten espausten nire orrasia. según las cuales. da urten deittela Bitorijako plazan". T. tales conductos desembocan en hogares o cocinas. había escaleras subterráneas. las lamias decían a gritos junto al molino: ¡María lgnacia. se dio a la fuga.. orraziek artu da etxera eruan eiñ zituen. "Una vez la señora del molino de Lanbreabe compró una sábana. da esan eutzen emoteko. eta lamiñaku atzean segidu eta esate. Volvía del molino de Goikola a su casa una mujer de Garai. Al verle. seleccionamos dos interesan. Luego se los devolvió. Si esto ocurrió así. Si no. sobre una peña halló un peine y lo llevó a casa. da jentille juen zan kobara. que está debajo del antiguo castillo o casa fuerte Jauregia (en el casco de la población). etcétera. sobre todo en los de las casas más antiguas. Bernardo.. y los llevó a casa.206 ANTXON AGUIRRE SORONDO pan. tráenos nuestro peine! O como dicen otros: María Engracia. Gero LANBREABE'KO etzandereak eruan eban isera. Boluna ondoko kurtzeruen enbra bat uliek orraztuten topau eban. Sobre pozos. Gero urrengo egunetan. IV. Garaiko andra bat Goikolako errotatik atzera doiela. métase en la calabaza y salga en la plaza de Vitoria". Elduayen. Ekasu nire iserea.1966. ORIGENES DE LOS VASCOS. y en el río. . Al instante la mitad de su carda de oro se le fue al antro de las lamias".. pero no podía salir de aquel antro. Las lamiñas consideraron como suya esa sábana. y la pusq extendida junto a Lamiñaposu. "Las lamiñas -sigue D. itxi beren orrazijek. y la lamia que la acompañaba lo secó golpeándolo con una rama. y le dijo que se los diese que. ekarri geure buruko orrasi! Beste batzuk esaten dabe onela: Maria Grasia. (20) ESTORNES LASA. cuando halló en la encrucijada próxima a Boluna a una mujer que estaba peinando sus cabellos. lagunas. Si no me das mi peine. Así se dice que GAZTELU de San Martín de Arberua. hasta que dejó lo robado. eta LAMIÑAPOSU ondoan etxi eban sabanduta. Bernardo Estornés Lasa escribió en "Orígenes de los vascos" (20) sobre recuerdos de la vida en las cuevas en referencia a Kortezubi-: LA GENTIL DE BOLUNA "Munduan asko lez. En la siguiente noche vino a pedirle los peines la que estuvo peinando los cabellos. diarka ekitzeutzen lamiñak errota-ondotik: Mañasi. dejando sus peines. Después la señora de Lanbreabe se llevó la sábana. tenía que atravesar un río.

(21) BARANDIARAN. asimismo. Tales son (. IY. Txertoa. S. . ALDABAZAR de Aldaba. Bainan debruak ez erran nahi. OBRAS COMPLETAS. se hallan en comunicación con antros y cuevas frecuentadas por almas y espíritus" (21). Txertoa. Entonces preguntó al diablo. Sorgin bat gan omentzen errotarat Eta errotzainak erran omentzion ezin zuela arrimatu errota. Otro día la bruja fue al molino del diablo y le dijo: ha arreglado su molino el otro molinero. Andik aintzinera así omentzien altzezko kokotsak ematen gizonen errotetan". SEBASTIAN . obia izain zela. III. Y no podía moler. Pero ese eje se calentaba y luego se quemaba y la piedra superior balanceaba. AGORROSIN de Vergara. Pero el diablo no quería decir. a su juicio. (23) BARANDIARAN. SALTURRI de Mondragón. 1973.. Le puso eje de roble. Y el molinero le dijo que no podía arreglar el molino. errateko zetan zuen uts hori. El propio Barandiarán da a conocer una maravillosa historia sobre la injerencia del diablo en el progreso técnico de la molinería: "Gizon batek artu omentzuen errota bere gain. como era madera más dura que las demás. puesto que el molino estaba averiado. Ed. Pero el diablo no quería declararlo. que no podía funcionar.. La bruja se trasladó al molino del diablo y le preguntó a ver por qué faltaba el otro molinero Bainan kokots hori berotzen omentzen eta gero erretzen. José M. Debruak errepusta: Altzezko kokotsa eman al dio? 207 Después de aquello se empezó a poner ejes de aliso en los molinos de los hombres" (23). etzuela iten ahal. Aritzezko kokotsa eman ornen zion. José Miguel de. beste zurak baino gogorragoa zelakoz.• MITOS Y CREENCIAS. bere ustez. "Una propiedad que el pueblo atribuye a muchos pozos o lagunas de los montes y a ciertos remansos de nuestros ríos: De ellos se dice que tiran hacia el fondo a cuantos se introducen en sus aguas. OBRAS COMPLETAS. T. Una variante de esta misma leyenda aparece en un relato de José María Satrústegui. El diablo le responde: ¿le ha puesto eje de aliso? Sorgina gan omentzen debruain errotarat eta galde ze uts iten zuen bertze errotazainak. así debía ser. etc. S. "Un hombre tomó a su cargo un molino. (24) SATRUSTEGUI.LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS TRADICIONES ORALES SEMEOLA de Alzola. (22) BARANDIARAN.1980. El primer molino lo construyó el diablo. eta gaineko harriak kulunka iten omentzuen. Bainan debruak ez erran nahi. Bertze egun batez sorgina gan debruain errotarat eta debruai erran omentzion: Arrimatu du bere errota bertze errotzainak. Eta ezin jo. Urduan debruari galde: errotak utsa zuela-ta.) la presa del molino Errotalde de Sara" (22).1983. su huella en la mitología de los héroes culturizadores. José Miguel de. con admiración por parte de los mortales. Una bruja fue al molino. La curiosidad y el espíritu de observación le llevaron a San Martín a construir otro igual.. no sin dispendio y mucha fuerza de voluntad. MITOLOGlf\ VASCA Ed. con San Martín como rival del diablo (24): "Los avances técnicos en el campo industrial han dejado. SEBASTIAN . José Miguel de. EGAÑA de Aizarna. de su libro "Mitos y Creencias". T. que dijera en qué consistía la avería.

. neuk galduko dxuat aseridxa. eta onek aseridxa galtzeko. ¿ser dok orren alegre? (26) BARANDIARAN. sosuak lortuteko. donde lo tuvieron un rato. . T. Julio. beruntz. ¿ser dok orren alegre? lru ume dxaukakasak. y para más vengarse de ella le desbarataron. que estaba allí junto. . su molino no llegaba a funcionar. y llevaron oficiales que aderezaron y repararon el molino". BRUJERIA VASCA Estudios Vascos V. EL ZORRO Y EL PERRO DEL MOLINO (26) "Sosua ebillen Kurtxia'ko itturri-aldian. y quebrando el rodezno. B.2. por no haber podido reducir a su bandera a la dicha María. Egiunia egin eben ba.lbilli on pozik. Desde entonces el eje de las muelas de molino suele ser de aliso. Beste baten be olantze. .Bestela bustanagas artita botako dxeutzut. El resultado víene a ser el mismo". SEBASTIAN . .. eta Agarre'ko txakurrak diñotzo: ¿Zer pasl!ten dxak? Sosuak esan eutzan guztia.Emoidak bat. se daba unos grandes golpes con la mano izquierda en los pechos. Bai laster ikusi be aseridxak sosuaren posa. Ardía el eje que movía las piedras y no conocía el secreto del material que debía utilizar. Eta bide satitxu bat egin ebaneko iges eban sasira. y desencajaron el husillo y le echaron a una parte del molino. entonces. eratzi otzaria ta asten da sosua arrapetan. Txertoa. eta badiñanutzo lenago lez: Sozote. esadxok il nokela. eta txakurrak orduan: iA sorna! Botetako esan biar. Cuentos Del vasto acervo de los relatos tradicionales eúscaros hemos seleccionado con idéntico criterio algunos que d~ forma directa o indirecta aluden a la molinería. y otro mucho número de demonios (que por allí se aparecieron. eta aseridxa dxatorkanian. y la (25) CARO BAROJA. y todos los brujos) levantaron en alto todo el molino (que estaba puesto sobre cuatro pilares) y lo llevaron a lo alto de un cerro. lantzian txirristadatxu bat egin-da.¡Ya funcíona mi molino! = Nee errata lanian ari dela!= Al escuchar el pregón. Maridxa ikusi ebanian. bitartian begira eguan txakurr sarrak nai eban gatzatua dxuten ebala. subtitulado "HISTORIA DE MARIA IURETEGUIA''. Julio Caro Baroja y publicada en las páginas de su "BRUJERIA VASCX' (25). pregona la noticia el criado y él observa la reacción del diablo. S.. Sosuak ikusi ebanian. diciendo: . Y por vengarse de ella le arrancaron las berzas de la huerta. replicó contento San Martín.1975. con mucho regocijo y risa. bide-egalian. como la habían puesto se fueron con mucho sentimiento y despecho. y después el demonio.Le habrás puesto. pero le pondré. Txoridxak. por ver que habían llevado entera toda aquella máquina. en el que se cuentan las "VENGANZAS PERSONALES DEL DEMONIO".208 ANTXON AGUIRRE SORONDO Pero todo su esfuerzo resultaba inútil. datado de comienzos del siglo XVII. geratu san Posusarra'ren onduan. Ag~­ rre'ko etxe-aldera.¿Neuk emon? Esin emoneixu. y le rompieron y destrozaron muchos pies de manzanos y luego se fueron a un molino que tenía arrendado el suegro de la chica María de Iureteguía. eta gero Maridxa'ren aurretik astenda koxoka-koxoka. Urengo dxai eguerdi-aurrian baetoren Maridxa Txantatorreneko otzaran gatzatuakin Kurtzia'ko selaian bera. para mostrar la grande pena y dolor que tenía. y en casa viejas-. eta gustiak eruan eutzosan. y después volvieron todo el molino entero como lo llevaron. José Miguel de. leyenda sobre brujería y aquelarres rescatada por D.. presentamos las últimas líneas de un texto histórico. y porque las brujas más viejas (como trabajaban tanto para llevarlo) iban diciendo: -Aquí mozas. OBRAS COMPLETAS. y los demonios lo pusieron y concertaron como estaba: y dejando roto el rodezno y el husillo en el agua. He aquí los más sobresalientes: EL TORDO. piedra molar a un lado. Ed. el demonio con gran despecho. Emon eutzon kuma bat. bertan abidxia eukalako. Txiuka negarres ebillen sosua.No le he puesto. por no haber podido volver a su bandera a la dicha María de Iureteguía: y al día siguiente se hallaron hechos todos los dichos daños. . Para terminar. Tras describir los desesperados intentos de los seres malignos por conquistar a María y conducirla a su aquelarre nocturno. II. se asomó el diablo a la ventana y dijo: . Dxuan dxakon aseridxa eta esan eutzon: Sosote. el eje de aliso. Un día pregonó personalmente por las inmediacíones de la casa del diablo el éxito definitivo de sus esfuerzos. Nai dotan gustia emoten baustak. txakurrari beronek nai eban gatzatu gustia. erantzu eutzan. rompiendo. estos arremeten vengativos contra las posesiones de la virtuosa muchacha: "Y habiéndose vuelto con mucha tristeza adonde estaban los demás brujos. . Según otras variantes.

pronto advirtió el zorro la alegria del tordo. eta dxuan sirian bata aurretik eta bestia atzetik". y cuando te viniere el zorro. si no. ¿Dártela yo? No te la puedo dar. an dxagok eta. Este le contestó que estaba alegre porque en su nido tenía cuatro crías. Eta beren gaistakeridxa eiten eguala. yo mataré al zorro. y dice: iAh! tantas veces. Este se hallaba encima de un árbol. Txalin le dijo: =Canta otra vez. ORALES Ser ixango dxuat! Agarre'ko txakurr sarra il dokela. me anduvo apurando . Entonces Axeriko le dijo que luego traería un hacha y cortaría el tronco del árbol. pero al fin lo creyó. le contestó.! ese es viejo. . iUn . como deslizándose de vez en cuando. decía el zorro. que hasta entonces estuvo observando. antxe dxagot eta. Entonces Zozoko daba al aire lamentos tristísimos. Zozoko le refirió lo que le había ocurrido. . loco! Haberle dicho que la derribara . Volvió al sitio donde estaba el árbol y empezó a golpear su tronco con la cola.Ahora anda alegre. te derribaré la encina con la cola. derribaré el árbol y mataré las cuatro. y para que éste matara al zorro.. El pájaro.jQué voy a tener! Que ha muerto el perro viejo de Agarre. . mírale. Al poco tiempo oyó cantar a Zozoko (el tordo). Se le acercó el zorro y le dijo: Tordillo. . y después empieza a cojear delante de María. Si no. y le dice como antes: ¿qué te pasa que estás tan alegre? .Echame una -le dijo Axeriko-. ikusik. Como complemento. porque allá tenía el nido. pues. "El tordo andaba en los alrededores de la fuente de Kurtxia (caserío de lspaster). . Zozoko fue entregándoselas hasta que ya quedó sin ninguna. Entrégame una.iUm. Y cuando hubo recorrido un trozo de camino. eta diño: iA amaika bidar neu be erabilli nadxok larri ollotan da nebillela . el perro le agarró por el muslo. Cuando la vio María. dejó caer una de las crías. pero ahora he de ensuciar también a este mismo hocico. y preguntó a Zozoko por qué estaba tan alegre. temiendo que Axeriko llevase a efecto sus amenazas. le dices que Txalin. Si me das todo lo que deseo. y entonces el perro: iAh. Volvió Axeriko a pedir otra cría con las mismas amenazas. dejó el cesto y empezó a cazar al tordo. como que está allá. el perro del molinero. el del molino. descendía por la pieza de Kurtxia Maria la de Txantantorrene (caserío de lspaster) con cuajada en un cesto. el perro del molino de Mekola.. Obeto oratuteko itxi eutzan.A selan dautzan. Sí. Luego llegó Txalin. Se dirigió a un lodazal donde introdujo la cola y la cargó de arcilla.Tengo tres crías. ¿qué tienes que estás tan alegre? . Cuando la vio el tordo. Axeriko la devoró luego. . es verdad.. Aprovechó esta ocasión para bajar al valle y dedicarse a cazar. baña on musturra sikindu biar dxeutzat beroneri be. se paró junto a Posuarra (término de lspaster).siñuan aseridxak-alboko ota-koskorrari. y se fueron el uno delante y el otro detrás".. no lejos de la población urbana de Otxandiano. Fuese allá Axeriko. presentamos la llamada "variante de Olaeta" sobre el mismo relato: "En una cueva del monte San Bemabé de Otxandiano vivía Axeriko (el zorro). iba con su amo a Otxandiano. consumía la cuajada que quería. .No será verdad. .He ahí que agarras al árgoma vecina. . Le entregó una cría.. antes del mediodía. Entonces Zozoko. y así todas (las crías) se las llevó. En el próximo día festivo. en la orilla del camino. Y cuando estaba perpetrando su maldad. Estok ixango egidxa. (creyendo) que me agarras a mí. 209 En efecto. Lenengo urruntxutik eta inguka ebillan. oratu eutzan txakurrak istarretik. allí está. baña askenes sinistu eban. a fin de agarrarle mejor. También otra vez (ocurrió) lo mismo.! sarr'ok gero ori.. El tordo andaba llorando. está muerto en la vecina cueva=. huyó al zarzal.. Un día vio que Txalin.LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS TRADICIONES . convenio para que el tordo proporcionara al perro toda la cuajada que este mismo deseara. y el perro de Agarre (caserío de lspaster) le dice: ¿Qué te pasa? El tordo le refirió todo. De esta se desprendían lajas de arcilla que Zozoko creyó que eran astillas. Hicieron. Zozoko se negó a dárselas... mientras el perro. . Bai egidx'ok. y preguntó a Zozoko por el motivo de sus lamentos.No. y si vuelve Axeriko. Al principio andaba (atisbándolo) de lejos y por rodeos. dile que he muerto. (se dirigía) abajo hacia el lado de la casa Agarre. Es. neuri deustalakan . Lo soltó. cuando andaba a caza de gallinas.

Fue. Ambos se marcharon a la cueva. Euskal-erria beste asko gauzatan dena. eta zituen arbol batean lau kume. en la vecina cueva. pues .No me fío -dijo Axeriko. Julio-Diciembre 1962. A medio camino entre el cuento y la fábula. tartaroa. que no podía moverse. Axeriko aceptó gustoso la invitación del buitre.Ointxe siñisten diat. Duela egun gutti aitzen nuen ipui polit bat.Jo ornen zuan ba. lau urte ez ditu kondatu zidan aurrak. eta esaten zuen: . ta sorginak. mamutea. que. lzanez ere. Convencido ya de la muerte de Txalin. y hasta le dio varios picotazos. =Laminen= gauzak ere badira. ¡Ta ezta mobimentuik ere! . Ori esateko denborarik ere ez du eman nai aurrak: ..M. Entonces Zozoko fue a posarse sobre el cuerpo de Txalin. "Cuentan que un zorro dijo a otro que Txaliñ. bazter guzitan ba baita! Best'alde ollategiak etxe ondotan izateak asko egiten duke. lpuia. )osé M. Por aquel sitio tenía su guarida un hermano suyo. El zorro. Axeriko le describió el estado lamentable en que yacía. Las peñas no se apartaban. beste asko. Kanta ta kanta ari zen. a fin de cercioramos. si no. . eta asi zitzaugun jende aundi bat bezela: . . 4-6.Ahora lo creo.o ahogó allí mismo".. El buitre se ofreció a elevar a Axeriko a la región de donde bajaban los copos de nieve.. y vieron que el perro estaba tendido en el suelo. o plumas de ave como él decía. behar litzake den bezela bildu. . y para honrarle le constituyeron como jefe de todos los zorros".•.Pégale en el morro. XX. Y el buitre lo dejó caer desde allí por enormes despeñaderos. maltzurkeriaren marka berekin du axeriak. Ameika estusun eman zionari puts ondrauba egin bear ziola-ta urratu ornen zan. "El zorro y el perro del molino" es otro texto que nos parece adecuado traer a colación en esta mini-antología. . olako zelaitan akabauta zegola. EGAN.Bazen txori bat poolita =intxordian=. transportado a la cumbre de Amboto.le contestó Zozoko-. errotako txakurra. Aurrari beldurra sartzeko baditu an-emenka =mozorro= bat. lekukoak.Ahí. ala juan dira aspaldi utziak ziren ipuiak ateratzen.¿Dónde está? . os destrozo". el perro del molinero.Enséñame dónde está. Vol.. basa-piztien gaiak dira gure artean ugarienak: eta axeria nagusi dela esanen nuke.210 ANTXON AGUIRRE SORONDO Cantó el tordo. . ontan ere aberatsa da.! Axeriak gosia zokien eta juan zakion belaixe (bere alaxe): (27) SATRUSTEGUI.. . Gau sandu guziz aitu behar du bere aitarenganik alako zerbait -eta bestela ez da gauz onik-. se le acercó. Epoca U. Los suyos le impusieron el nombre de Unigarzia. y luego vino Axeriko pensando que Zozoko tendría otras crías. fue recogido en Azkoitia el año 1920 por Pedro de Sudupe y publicado posteriormente por J. Pególe. ni eran destrozadas. Asko badira denetan berdinak. baña baita Txaliñ'ek lepotik eldu ta bertan ito emen zuan. Barandiarán: EL ZORRO Y EL PERRO DEL MOLINO "Axeri batek beste bati esan ornen zion Txaliñ. Le preguntó: =¿por qué cantas=? Canto porque ha muerto Txalin. En tan mal estado quedó Axeriko. Pensando que debía lanzar un cuesco honrado a aquel que tantos apuros le hizo pasar. pues.Aita: =errotako txakurrarena= nik badakit. erri baten nortasuna zain-zainetik ezagutzeko asko balio duen gauza baita. Estaba nevando. obeki ageri da zer den gogoan geiena artua duen ura. Rev. . Para concluir este capítulo traemos aquí la narrac10n que José María Satrústegui publicara en la revista Egan el año 1962 (27): ERROTARIAREN TXAKURRA "Izkuntza guzietan izan dira beti aurren ipui edo kontutxoak. pero el perro no se movía. Este le acogió en su habitación y lo curó. Alare. eta nork daki zenbat! Beste batzutan =jende gaistoek= egina dela aditzearekin ixil ixilak gelditzen dira aurrak. decía a las peñas: "apartaos.Nik lau kume zooozkiet. basajauna. mas Txaliñ le agarró por el cuello y l. iNi movimiento! . el del molino . kox kox. Dena dela. eh! Xeetasun bat edo beste utseginik ere naiago izan nuen aurraren agotik aditu. estaba muerto en tal heredad. en su precipitada caída.

ba? .Errotariaren txakurra hil dela. Aitu zituen oiuak errotariaren txakurrak eta etorri zen lasterka. Juan Thalamas Labandíbar publicó dos expresiones que traemos a colación: "Errotan egon eta bidean laster" (Hallarse en el molino y pronto en el camino) "Bakotehae bere errotari ur" (Que cada uno se preocupe del agua de su molino) Julio de Urquijo en su "Refranero Vasco. Jorge de Riezu.1969. ontsa jan ta putza bero= ". Espasa-Calpe.. LOS REFRANES Y SENTENCIAS DE 1596. An ziren txoriaren garrexiak juan zenian axeria kume guziak janta. Pozez ta kantaz gelditu zen txorien ama. eta orduan asi zen zalapartaka. referente al tema que nos ocupa cita: "Hurrutirean boluara dator hura" (De lejos viene el agua al molino).. Los refranes y sentencias de 1596" (30). Auñamendi.. . nere denboran amaika laster eginazi diak bainan gaur k. zirrist-zarrast azpitik gora tripa ideki zion eta lau txorikumeak bizirik atera. MADRID . eta nik ez nuen sekula aitua.ª de Azkue recogió en un volumen los siguientes refranes en lengua vasca (28): "Errata on da dabilano ez geldirík dagoeno" (El molino es bueno mientras anda.. El Premio Manuel de Lekuona 1985 (otorgado por la Sociedad de Estudios Vascos) y Académico de Honor de Euskaltzaindia ha recordado para nosotros algunos retazos de su vida familiar de antaño. Ez du esan bearrik Nafarroko izkera dela. Orduan jakin nuen aspaldiko ipuia zela.Guk ere badugu txori txiki bat eta axeriak kendu nai digu . nació en el seno de una familia de molineros. Julio de.? Gure artean erderaz bakarrik ari diren aurrak dira. ba bai zakien zein gaistoa zen axeria. Juan. 1931.. como el castellano. REFRANERO VASCO. (30) URQUIJO.. Y se decía que los molineros iban todos al infierno. Sakanan (Barranka'n) den. III. Errotariaren txakurra hil deeela!!! Bai aitu-re axeriak.XI..1964. Casto Inza Arbeo. Orduan errotariaren txakurrak.. Arriturik bota zion amak bigarrena eta gero beste biak. que es el siguiente: = Errotari.Ortxe tripez-gora. den xirripi xarrapa arbola botatzen). eta an etorri zen pozez beterik: .Zer duzu gaur ala negar egiteko? . EUSKALERRIAREN YAKINTZA LITERATURA POPULAR EN EL PAIS VASCO. T.. Col. Anuario Eusko Folklore. robatrigo.Axeriak Jau kumiak janttilelaaa (jan dazkitela)! Etzazula negarrik egin. así como al portugués "De lexos viene el agua al molino". recurre frecuentemente a la molinería para ilustrar sus moralizantes contenidos. . que se debió de perder antes del tránsito de Luis Luciano Bonaparte por aquellas regiones): =Molinero. no en euskera.. Ala esan bear duzu: . musicólogo y folklorista conocido popularmente como P. Arruazu ·deitutako erri txiki batekoa. Eta axeria . egin bear diat agorá. Milagritos . Eta gero nik iru bakarrik? Ez. ez .Ez alduzu aitu? Errotariaren txakurra hil dela. Ze txori? Zuk dakizun euskera pollit ori. Ori ikustean txoriak agindu zion kume bat emanen ziola eta ez arbolik botatzeko. A esto replicaba mi padre con un cuentecillo cuyo origen ignoro: (28) AZKUE. SAN SEBASTIAN . no mientras está quieto) "Errota onari bia" (Al buen molino se da el grano) "Errotan sartzen dena ezta irínik gabe atrako (aterako)" (Quien se mete en el molino no saldrá sin harina) En el Anuario de Eusko-Folklore de 1931 (29). . eta aurrari jarraiki nion: . 211 El ilustre folklorista Resurrección M. Vol. el gallego o catalán. ta denak! Norbait erderaz asten badakit esango diot bai nik Errotariaren Txakurrak jango duela". mihia ateraik: . molinero. Ozka batez jan zuen lapur arek.LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS TRADICIONES ORALES Ekarri nehi kume bat -esan zion. . dichos y adivinanzas El refranero vasco.. Lau urte ez dituen aurraren agotik ain egoki esanak aitzean amets egin nuen Euskera gaztetzen asia izan balitz bezela. Orduan Korito. Ni tripez-gora jarriko naiz eta zu ixildu gabe kantaz asi. B. esanez: .3. REFRANES Y DICHOS POPULARES DEL PAIS VASCO CONTINENTAL.Eztarrian gelditu dakitelaaa! Ekarri beste txori bat! Ekarri beste txori bat. (Eta nun asten. .Nun dago. tentación del enemigo=. Vamos a conocer los más interesantes. (29) THALAMAS LABANDIBAR. Mary José.Zer duzu ori? -galdegin zion. que es idéntico al gallego: "De lomge vem aguoa a o moyño". Y continúa: "Sobre los molineros caía toda clase de murmuraciones. Dice al respecto el autor de "El Cancionero Vasco": "Recuerdo haber oído a mi padre un dicho acerca de los molineros.Ah zikina! -esan zuen axeriak-. Resurrección M. Refranes. Era frecuente oír el dicho (en castellano. Ezetz! Arbola botako dut.ª de.

txirikilo morokilo laña. no son tan numerosas en la vieja lengua de los vascones.º 2. ocho palacios blancos. fue rescatada por D. les respondí que no. y en una de sus estrofas dice (31): "Zazpi errata berri Zortzi jauregi xuri orien guzien gatik nik ez Urtsura nahi''. Esta cancioncilla. urean hezten" (En el bosque criándose. txikolaña txirikilo morokilo laña. con una cara que daba pena verle. Cuadernos de Sección. Resurrección M. ezetz erantzun notsen. sardinero. ZEANURIKO KOPLA ZAHARRAK. sin embargo.4. le arrojé la paleta. ark ein tzuen yaka. muchachos danzantes. Es irremediable recurrir una vez tras otra a la obra de Azk:ue para desarrollar cualquier aspecto del refranero y cancionero vascos. por tonto al infierno. txikolaña". Catalinita. Ni siquiera por todo ello quisiera ir a la casa de Ursúa") También de la molinería habla esta coplilla de Zeanuri (Bizkaia) (32): "Errotari Molinero Saien jan da Putze bero''. Napola. derrocado y muerto durante la expedición por el Amazonas de los "Marañones" a manos de Lope de Aguirre. "Oihanean hazten. (32) AREITA. dantxari xapusar. MADRID . CANCIONERO POPULAR VASCO. Mermio. chicolaña. napola. tres astutos. Eulogio de Gorostiaga (33) recogió en Zeanuri una serie de canciones coreográficas. "1 Fui yo al molino en busca de un poco de harina. Las adivinanzas. mutiko dantxari. txak:urtzar batek zaunka egin asten. me preguntaron si llevaba dinero. Hizkuntza eta Literatura n.. YOAN NINTZAN ERROTARA "l Yoan nintzan errotara urun piskaten eske. Eusko Ikaskuntza. -¿Molinero?.ª de Azkue. zuk mermio napo.212 ANTXON AGUIRRE SORONDO =Fue a las puertas del cielo un molinero escuálido. un perro viejo me hizo ladridos. iru ezk:utari. 2 Dran dran atea yota itandu egin asten dirurik baneroian. un perro me hizo ladridos. Anuario de Eusko Folklore. danzantes de viejos. txak:ur zar batek zaunka egin asten. T. de la que con el tiempo saldría para nunca más volver el aventurero Pedro de Ursúa. de una de las cuales extraemos esta estrofa: (37) GOROSTIAGA. domándose en el agua El molino). lek:u ta mendi xar. chicolaña chiquirillo morokillo laña. -Molinero y con esa pinta. yaurti notsen bartzuna txikolaña. Antxe bolatxen. en su ya citado "Euskalerriaren Yakintza" incorporó estas dos canciones: (31) AZKUE. el trágico oñatiarra. ¿Trapos? Lugar y monte pequeño. B. yaurti notsan bartzuna. moroquillo laña. le arrojé la paleta. chicolaña''. Así.• de. chiriquillo. ¿Asimismo? Memito. En nuestro caso hemos extraído dos del "Cancionero Popular Vasco" de Azk:ue (31): "Bethi yaten ari eta hala ere bethi yose" (Siempre está comiendo y aun así siempre tiene hambre = El molino). ("Siete molinos nuevos. Eulogio de. Le preguntó San Pedro: -¿Oficio?. katalin sardinero.. Resurrección M. una limosnita por el amor de Dios".1969. Allí mismo. hecho un pobretón. -Es el único molinero que está en las calderas de Pedro Botero=''. una limosnita por el amor de Dios" "Aceite molinero. Espasa-Calpe. CANCIONES POPULARES RECOGIDAS EN ZEANURI (VIZCAYA). . chicolaña. 2 Dran dran golpeando la puerta. romance basado en la negra historia de la casa. aquel hizo chaqueta. txikolaña. X 1930. vos . OLIO BOLINERO "Olio bolinero. Adolfo. Canciones Entre las pocas canciones medievales que se conservan hay una de especial significación: se trata de la dedicada a la casa baztanesa de los Ursúa.

Errota-pio-klak-klak". Katekesis-apur bat: -Meza zertako? -Gu ta mundu guziya salbatzeko".. Sí (tiene) cuanto quiera de hierba".Para hacer harina -l.Buruan min. Sí. 213 -¿Para qué (es) el panecillo? .Buruan min. Congreso de Estudios Vascos.Irifie egiteko . El molino-pio-klak-klak"..LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS TRADICIONES ORALES "Mover y remover Y no puedo cerner. he aquí una canción de Oiartzun (Gipuzkoa): "Atxiyo-matxiyo komiyo pan Nere semia errotan Errotara nijuala topatu nuen erbi bat. ganau-usefia (bis): Errotako astuak. CONFERENCIA: LA POESIA POPULAR VASCA.Para qué (es) el trigo? . (35) LEKUONA. Este diálogo para ser cantado tuvo su origen en Berastegi (Gipuzkoa). o al menos de allí lo tomó el mismo Eulogio de Gorostiaga: "-Kukurruku! -Zer diozu? . Una variante de la misma con el título de "Copla de juego de nifios" fue difundida por el ya mencionado Manuel de Lekuona (34): "Eta bukatzeko. Asimismo.Para darlo al cura -¿Para qué (es) el cura? -Para decir misa -¿Para qué es la misa? -Para salvarnos nosotros y todo el mundo".. -Zefiek egin? -Xaxarkok -Nor da? . Le puse otro nuevo . -Zefiek egin? -Axerkok -Axerko non da? -Errotapian -Zertan? -Artaliak biltzen -Artaliak zertako? -Olluari emateko -Ollua zertako? -Arrautza eitteko -Arrautza zertako? -Apaizari emateko -Apaiza zertako? -Meza emateko Eta orren ondotik. Kendu niyon begi bat. Le quité un ojo. "-Cucurrucú -¿Qué dices? -Me duele la cabeza -¿Quién te ha hecho? -El raposo -¿Dónde está? -En Iturricho -¿Qué haces? -Cerner el trigo -l. V.Irifie zertako? -Opile egiteko -Opile zertako? -Apaizai emateko? -Apaiza zertako? -Meza emateko -Meza zertako? -Gu ta mundu guzie salbatzeko". gogora ditzagun ollarraren kukurrukurekin umeak dituzten jolas-kantak: "Libiri y labero. Y de Eskoriatza (Gipuzkoa): "Libiri ta labero. olor de ganado: El burro del molino. septiembre 1930.Para llevarlo al molino -¿Para qué (es) el molino? . Para niyon berri bat.Para qué (es) la harina? .. "Achiyo-machiyo comió pan Mi hijo en el molino Yendo al molino topé con una liebre. Y para terminar la selección de Gorostiaga.Para hacer el panecillo -Kukurruku! -Zer diozu? . Tomo l. Manuel de. Lekuona encontró otra versión distinta de esta canción infantil con sabor ancestral (35): (34) LEKUONA. OBRAS COMPLETAS. Bai.Iturritxon -Zertan? -Garle garbitzen -Garle zertako? -Errotara emateko -Errotan zertako? . Manuel de. Vergara. Bai bedar gurefia (bis)". Ir al molino y He traído salvado". .

topé con una liebre. PAMPLONA. (36) PEREZ DE VILLARREAL.. Berebiziko pena Ba-daukat barman: Ezin gindezke bizi Elkarren onduan.. Oien madria zein dan Xenpelar'ek daki". le quité un ojo. MOLINOS Y MOLINERIA. para níon berri bat. berriz. le puse otro ..º 26. klak-klak".. Errata zaharra. -Nere semea. Vida!. artu bearko tuzu zorro-makilekin". peroli-pan? . Vida! Pérez de Villarreal en su "Molinos y molinería" (36) transcribe una letrilla procedente de Oiz (Navarra). "Achia-mochia.. kanibetak erre. "Ahí arriba un molino. que con el tiempo ha devenido un clásico de la canción vasca. un cuchillo que quema y un horno que corta . Bien distinto es este fragmento de una canción coral recogida por el propio Lekuona (35): "Orroko or gayan errata. en el molino.. Bizitzaren legea Nahi det onartu Horrela beharra Koraiaz hartu. no hallamos mejor colofón que aquella composición que Xabier Lete y Lourdes Iriondo dedicaron al molino. errata-pío.. hay harina molida. Xenpelar sabe dónde se halla". Fue el insigne Xenpelar quien transmitió a Lekuona esta canción popular (34): "Txantxangorri batenak sei libra tripaki. iriña daga iyo-ta. etxe ontako etxeko Andria Ama Birjiña debata".. Erreka zokuan. peroli-pan? Hijo mío. zazpi ontza labore.. zortzi arto jaki. que dice jocosamente: "Ezkontzen bazerade errotazaiekin. . Su poesía y contenido expresan con toda exactitud y precisión la situación actual de la mayoría de nuestras viejas y queridas "erratas": "Errata zahar maitea Uraren ertzean Uraren ertzean da Basati beltzean: Negar egiten dezu Alea txetzean Ni ere triste nabil Zutaz oroitzean. baiak iriña eio. Zotin sekua dagi errotarriak Itzalitako izar-dizdirak Dira neretzat zure begiak Izar eder bat daga Hor-goiko lepuan. tres onzas de pan siete boronas por =principio=. Un cedazo que muele y un molino que cierne. Yendo al molino. "Si te casas con un molinero cobrarás con el palo de apretar sacos".ANTXON AGUIRRE SORONDO 214 "Atxia-motxia. la Señora Ama de esta casa es devota de la Madre Virgen". Y para finalizar el apartado de canciones. molino-pío. ta labeak ebaki. Berez dijoana Zertan behartu?" "Viejo molino a la orilla del río Viejo molino querido Estás junto al agua En un rincón sombrío: Lloras cuando mueles el grano. Cuadernos de Etnología y Etnografía de Navarra. klak-klak". N. kendu nion begi bat. errotan.. "De un petirrojo seis libras de tripas. errotak eralki. Errotara ninjuala topatu nuen erbi bat. Yo también estoy triste Cuando me acuerdo de ti.

En él eran muchos -los más. Baldin banego aberastua. Nerez naiz errotaria Oiek joan da.LA MOLINERIA EN LA LITERATURA Y LAS TRADICIONES ORALES Tiene un llanto seco La piedra del molino.. encaramados al muro de la presa . ez noski bi ordu. en el ribazo. Hipólito. en el camino. SAN SEBASTIAN . Manuel de Lekuona (34) que nos parece altamente significativo: "Juan Cruz. a Errepela Jainko. Hay un público imponente: en la plazuela. "Enorme es la pena que a mí. el anunciado homenaje al aplaudido vate asteasuarra (37) USABIAGA. para las doce hubiera llegado a la puerta del Vicario". y Dios lo hubiese echado del cielo hoy a las once. Hoy se vacía la cuba .. -Errot-arriyak zerutik bera zenbat denbora biar du? Fernando zanak erantzun ziyon: -Jauna. Sus ojos son para mí Destellos de lejanas estrellas Apagadas. Molinero de Asteasu.. Arro etorri zitzayon baño laister aurretik bialdu. Del famoso bersolari y molinero de Asteasu (Gipuzkoa) Pello-Errota incluímos aquí un texto. egingo nuke Oiei konbentu berria". aquí seleccionamos sólo dos párrafos del "Bertso berriak txirrita'k jarriak: "Bein praile zar bat etorri zan-da zorrotz artu ziyon kargu. el molino Está trabajando En la hondonada del río.. EL VALLE DE AIZTONDO. Caja de Ahorros Municipal de San Sebastián.. Tengo una inmensa pena Dentro de mí: Y es que no podemos Subsistir juntos. cara al público. gaur amaiketan bota bazuen Jainkuak zerutik bera amabitako etorriko zan". pero bien pronto lo despachó.. Apenas ha empezado la contienda y se han cruzado los primeros versos de saludo. movilizaron todo el =Emiobea= Fray Luis y Fray Daniel. apuntamos aquí en primer lugar un pasaje prosaico de D. Pero era de historia liberal.. En cambio. Bonito tema para una improvisación". Cuánto tiempo necesita. El 11 de julio de 1965 se celebró en Asteasu. Ya está la pareja. . . Si fuera rico yo.. las misiones parroquiales. Quiero aceptar la ley De la vida Afrontar con ánimo Lo irreparable Lo que de por sí se va ¿Para qué forzarlo?" B. creo que menos de dos horas . 215 Zenbat denbora biar lukian orain nua esatera: errot-arriya prailia balitz konparaziyo batera. dos Padres Franciscanos que en esa época descollaban entre los más famosos. me dio Su despedida. Con sus voces abaritonadas.. Fue tal el éxito conseguido.) En el molino de Zuloaga va ha haber una bonita fiesta.... El lo era y de los buenos. Y esto desagradaba al público... en Oyarzun. de Otsamantegui. Poesía Considerando en toda regla como poesía las estrofas que componen nuestros bersolaris. organizaba (desafíos de) bertsolaris.. Hay una hermosa estrella Sobre la colina. Un ejemplo de estijo jocoso es el que nos proporcionó Txirrita en unas letras de homenaje a Femando Amezketarri. Y hacía correr el agua de la disputa hacia su molino.. Interesez ugaria Errian bertan.5. ahora se lo voy a decir: Si una piedra de molino fuera fraile -es un decir-. que Pello sin titubear les dedicó esta estrofa: "Ni Asteasun bizi naizena. en el balcón del molino.1974. Sus directores. ¿Competidor? Podría ser Eperra.. Juan Cruz de venir por el camino de Ergoyen.. (.. el molinero del Zuloagako Errota.. En este mismo pueblo Les construiría un convento". Y líneas más abajo continúa Usabiaga: " . con gran afluencia de público local y de toda la provincia. Vino una vez un fraile y le tomó estrecha cuenta: -¿Cuánto tiempo necesita una piedra de molino para bajar del cielo abajo? El difunto Fernando le contestó: -Señor. de =Ayendola= . artu detana Pena ikaragarria. Bien hueco vino. como entonces se estilaba.los que habían luchado en las partidas del cura Santa Cruz. con la introducción que al mismo hiciera Hipólito Usabiaga en su libro "El Valle de Aiztondo" (37): "En 1879 se celebraron en Asteasu con toda solemnidad y con asistencia de todos los comarcanos.

nieto éste del homenajeado. laborioso y sufrido. La que se desprende del bello poema de Juan Antonio de Moguel dedicado al molinero (38): "Gari garbítu ustekoa. lenbailen Errotarien Bertzo ederrak Pozík entzuten Goza gaitezen". Lízaso y Lasarte.ANTXON AGUIRRE SORONDO 216 que llevó prendido en sus versos el nombre de su pueblo. el herrero hace de la pieza de hierro en bruto los aperos y herramientas que utilizamos en las más variadas labores. lxildu zan Bat batetan Errot-soñua Belarritan.. bere laka edo mendea errotariak artuta. como él mismo. Mítxelena. Tomaron parte la flor y nata del bersolarísmo contemporáneo. los mismos galenos. Su nieto Bautista Ondartza. por un rato. Imprenta de Euskalzale. Ondartza. Uztapíde. Aguírre. ¿cuántos trabajos y herramientas hubieron de emplear los viejos molineros para conseguir la fina harina . hasta allende los mares. Apresúrate. EPIWGO A lo largo de nuestro recorrido hemos visto. quienes. y subes al cielo. gran admirador suyo. para turnarte vuelve tú. Con ellos y sus versos crió su familia". "Dicen que aquí nació el molinero Pello Errota que al son de sus versos trituraba trigo y maíz para repartirlos con su burra y su buey.. Pero ya vuelve a cantar. Basarri. Un visitante.. Y en esta cadena de producción e intercambio de bienes.. y ¿quién (es capaz de) decir cuánto quehacer tiene el pobre molinero hasta hacer la harina? El molino. En éfecto. Bear zaitugu Jarri zu txandan. a través de los diferentes hechos. Sirva este trabajo como modesto homenaje a los supervivientes de las viejas familias molineras. daroe urunzorroa etsera". Baña así da Errota kantan.. le dedicó estos versos: "Pello Errota Errota utzíta Zoaz goíeta.sino también como parte de una cultura popular. habiendo recibido el molinero su maquila o salario. después de colocar en la fachada de la casa natal de Pello la lápida conmemorativa. no solamente como elemento dramático -que lo es. Después de todo lo leído. Una sola. Utzí zerua Tartetxo baten Atoz. transforman los materiales en elementos de consumo cotidiano: el campesino con su sudor extrae de la tierra los alimentos que todos consumimos. ¡¡Cuántos trabajos y herramientas!! Después de molerlo. Lazkaotxíkí. Súbito callóse el molino. Este leve asomo a la literatura y las tradiciones orales ha servido acaso para descubrir que. Abandona el cielo. "El trigo que se cree limpio. metiéndolo en sacos lo lleva al molino.? Sólo Dios y ellos mismos lo saben. .1899. llevan a casa el saco de harina". nosotros nos quedamos con una moraleja. no oímos su canción. Sólo quien padeció los sacrificios impuestos por el oficio puede mostrar las cicatrices de tanto sudor. BILBAO . al contemplar recientemente su lápida. desde el dintel del edificio le dedicó esta estrofa: "Etxe ontantxen jaio ornen zan Aiton Pello Errotaria. y la parquedad de sus ganancias. "Dejas Pello el molino. Bere kantakín iotzen zítun Artua ta garla Aiek noranai eramateko Astua eta idia Ango ta bertzon irabaziakín. el molinero.. zorroturik. iVen! Para complacernos con tus preciosos versos". dígase lo que se quiera. durante siglos fue una de las figuras más importantes . que el molino ha tenido un papel primordial en las sociedades de antaño.. que manipulando cuerpos insanos consiguen que recobren la vida plena . el molino dignifica la vida de las gentes trabajadoras. ta ¿nork esan zeínbat zeregín daukan errotari gaisoak uruna egin artean? Erroteak ¿seinbat tresna ta erremienta? Eío-ondoan. Así zuan familia". daroe bolu edo errotara. Arozamena. historias y acontecimientos de ficción. (38) PERU ABARCA Juan Antonio de Moguel.

figuras humanas y fechas.Kobie (Serie Antropología Cultural). Euskalerríko zein Burgos eta Hueska probintzietako gainidazki eta marrazkiak dituzten beste teila eta adreilu eredu batzu eskaintzen dira. it is then given sorne other items from Basque Country. a human figure. and Burgos and Huesca provinces (Spain). Sentences of religious scope. Nolte y Aramburu(*) RESUMEN Se presentan tres tejas curvas de tipo "árabe" procedentes de Zalla y Larrabezua (Bizkaia) que llevan grabadas sentencias moralizantes. CASAS Y CASERIOS DE ZALLA Y LARRABETZU (BIZKAIA) Y SUS PARADIGMAS E. SUMMARY The study of three roof-tiles of "arabe type" from Zalla and Larrabezua (Biscay province. Basque Country. Besides. LABURPENA Esakune moralizatzaile. Jarraian. are sorne of the engravings one can see in them. (*) P. Bilbao Bizkaiko Foru Aldundia-Diputación Foral de Bizkaia N.O.º IV. Bilbao/Spain. . de la provincia de Burgos y de Huesca. and dates. A continuación se aportan otros varios ejemplos de tejas y ladrillos con epígrafes y dibujos de Euskalherría. giza irudiak eta datak grabaturik dituzten Zalla eta Larrabetzun (Bizkaia) jasotako "arabiar" motako hiru teila makur aurkezten dira. north of Spain) is shown below. 1989/90 TEJAS CON EPIGRAFES Y GRABADOS PROCEDENTES DE TEJADOS DE TORRES. Box 97.

con la cual se habrán construido otros edificios. Interesado Agustín Laiseca por las cosas antiguas. que no nos recuerda a ninguna de Euskalerria. (1) YBARRA. y que está dividido en tres cuarteles. Debajo una ballena mirando hacia la izquierda (fig. don Bernardo de Villaurrutia y Salazar. y un correaje cruzado sobre el aparentemente de alguna localidad marinera. está formando un incipiente Museo en la propia Torre. 2) tiene una longitud de 0. que porta una especie de gorra o capucha (?) percibiéndose sin embargo muy bien. Finalmente. Parece usar una especie de pantalón ceñido o unas medias con unos adornos hacia la mitad de las piernas. NOLTE Y ARAMBURU 218 El aprovechamiento de los objetos cerámicos como soporte epigráfico y ornamental -tablillas de barro. en cuyo expediente consta que era hermano de don Bernardo de Villa y Urrutia. En la parte inferior y a todo lo ancho del campo una especie de trainera con cinco individuos: uno en proa sin remo. Los autores continuan: "Aunque desconocemos el parentesco del referido don Bernardo de Villa y Urrutia con su homónimo. no obstante "en una de las ventanas se ve un dibujo que parece representar una flor de lis estilizada. de quienes procedió doña Maria Josefa Ana de Villaurrutia y Pedregal. es el actual propietario de la torre y ermita de Bolumburu (2). en el . pero llama la atención fijandose aún más. . 1946 "Torres de Vizcaya".E. uno de los cuales. seis remeros (tres en cada banda) y el arponero (sin arpón?) en proa. correajes y las armas que porta en sus manos. Los iconos que contenía la ermita han desaparecido cuya historia conoce el actual propietario. nariz y boca. halladas la gran mayoría por él mismo en las huertas circundantes. del que solo acertamos a leer Por y otros dos caracteres indeterminados. pero lógicamente desmochada. Conserva una edificación adosada. a juzgar por la casaca o librea. se yergue aún altiva. La referida ermita tenía un retablo que fue vendido a los sefiores de Alfara Foumier de Vitoria. los ojos. señor de la torre de Salcedo de Aranguren. En su propia Torre nos fue permitido obtener un calco. cuyo descendiente. cacharros domésticos. De barro rojizo bien cocido. La parte posterior de la casaca termina a ambos lados en una especie de faldones. dando frente a los otros tres. sables y una gran colección de monedas medievales. de un individuo.. una especie de puñal o bastón en la mano derecha y una pica o espada en la izquierda. Procede del tejado de la casa-torre. en el más estrecho. que posiblemente fue su hijo. Hacia su mitad puede verse el grabado fino realizado a punta seca.. el Marqués de Barrio Lucio. T. tres remando.supero izquierdo se aprecian dos conchas de Peregrino (Pectem jacobeos) y en el derecho una estrella pentalfa. Agustín.. por 0. Da la impresión de que se trata de un sujeto con atuendo militar. guarda el citado Agustín Laiseca una teja curva con un singular grabado que a continuación resefiamos. está llevando a cabo una restauración muy prolija. l. TEJA DE LA TORRE DE BOLUMBURU (Zalla.I. a fines del siglo XVII. a la caza de la ballena? Este objeto procedía del desván de la propia Torre de Bolumburu.. Cabe resaltar que el trazado de los brazos y las armas son muy deficientes y esquemáticos. Escudo del cuenco de cobre procedente de la Torre de Bolumburu. y un desarrollo por el lado más ancho de 0. poseedor de la herencia de la Torre de Bolumburu y de la ermita de Santa Ana . " " . segunda esposa de don José Ramón Enrique de la Quadra Salcedo y de la Bodega. entre cuyos objetos destaca una serie larga de utensilios de hierro forjado. como timonel. pufiales. La teja en cuestión de tipo árabe (fig.. 96 señalan que la citada torre no conserva escudo alguno. cercana a la orilla izquierda del río Cadagua. Nuestro agradecimiento por su valiosa cooperación y por las muestras de simpatía hacia nuestra persona. He aquí algunos ejemplos de Bizkaia y allende nuestros límites.es tan antiguo como la propia cerámica: por ello no resulta extraño que algunas tejas sean vehículo de expresión escrita ya en épocas más cercanas a nosotros. etc. Javier de. 1).". nos consta que fue señor de la Torre de Bolumburu. actualmente está barnizado.. se cruzó caballero de Alcántara don José de Villa y Urrutia. (2) Entretanto los herederos del Marqués de Barrio Lucio han vendido la torre de Bolumburu a Agustín Laiseca y la ermita de Santa Ana a la Diputación bizkaina. No es preciso describir su vestimenta pues queda claramente a la vista en el dibujo que se acompaña. El recipiente en cuestión además del escudo lleva la siguiente leyenda: AVRA SIDUS MARE ADJUVANT ME. Actualmente la Torre de Bolumburu está repartida entre los dos hermanos Laiseca. Madrid. casado con Doña Feliciana de Salcedo y Hurtado de Yarto. GARMENDIA Pedro de. y motivo de estas lineas. en el barrio de Gobeo de la Herrera. arcabuces. Lleva sobre el gorro/capucha un enblema en forma de escudete en cuyo interior está la letra "R" mayúscula y en el ángulo supero-derecho un epígrafe.. en el mismo siglo XVII. Las Encartaciones. en sentido longitudinal de la teja.. ¿Será una chalupa con timonel. Entre estos objetos museables destaca una especie de recipiente o cuenco de cobre de base hemiesférica con un escudo Fig. a primeros del cual los esposos Hurtado de Salcedo-Murga fundaron la ermita de Santa Ana. hija de los señores de la Torre de Salcedo de Aranguren. Javier de Ybarra y Pedro Garmendia (1) en la p.22 m. bastante antigua por los restos que aún se pueden ver. el cuarto con remo.51 m. habiendo desaparecido hace ya mucho tiempo la cerca.25 m. Bizkaia) La torre de Bolumburu. y.

Fig.. 3). Madrid. Rene "Uniformes militares del 1686 al 1918". Pp. Edit... En cualquier caso llama la atención la similitud de las letras G R comentadas lineas arriba y la R de nuestro dibujo aludiendo sin duda alguna al Rex o Rey. más en consonancia con actitudes guerreras que al sosiego de una casa de labranza. Director del Museo del Ejército. Rene North nos aporta los siguientes detalles en el apartado titulado "Siglo XVIII": (4) KANNIK. Suponiendo que el grabado perteneciera a un soldado del ejército español. Esp~cialmente los gorros ingleses de granaderos eran de color rojo y en la parte delantera lucían el monograma real con las iniciales G. • 1 1 J . nos pusimos en contacto con el Museo del Ejército de Madrid (3). Gorras inglesas de granaderos del 44 y 42 de Infantería (s. Ed. pecho. si bien en el caso de la teja de Zalla se trata de un escudete sobre la gorra. cuyas tropas ya eran conocidas de Guipúzcoa (1638. que nos proporcionó los datos precisos para hacer un seguimiento de los trajes militares. (3) Nuestro agradecimiento a don Angel Aparicio. procurandonos fotocopias de dos libros que citaremos más adelante. Otra fuente de gran interés y en este caso de las tropas hispánicas (5). Fig.. también presentes estos últimos en Euskalerria en otras épocas. De la obra de Preben Kannik. XVIII). Afta 1970. Procurando conocer algo más sobre la historia de los atuendos militares en un intento de buscar una explicación a este grabado y de datarlo si fuera posible. Bruguera. CASAS Y CASERIOS DE ZALLA Y LARRABETZU. 2. 3. R Esto acontecía a mediados del siglo XVIII (4). San Martín. y el de los granaderos ingleses se halla incluido en el propio gorro en su parte superior (fig.(BIZKAIA) Y SUS PARADIGMAS 219 Del atuendo militar hay que destacar por un lado el posible gorro y el correaje cruzado. cuyos autores son Rene North y Preben Kannik.. nos da más datos al respecto y en especial al uso del correaje cruzado. Por otra parte desconocemos los atuendos militares de los franceses. 1794) así como de Vizcaya (1795) y más tarde en el siglo XIX (1808). . Se diría que el motivo central de esta teja haría referencia a un antepasado militar o al tipo de edificación. Desarrollo de la teja y calco del dibujo en ella grabada.. Con referencia al gorro lo más cercano es el del militar granadero que se cubría la cabeza con una prenda en forma de mitra. 15-17. (5) NORTH. Preben "Uniformes militares en color de todo el Mundo". no vemos conexión histórica de tropas inglesas por Las Encartaciones en estas fechas.TEJAS CON EPIGRAFES Y GRABADOS PROCEDENTES DE TEJADOS DE TORRES. Sin embargo.

9. Las tres sentencias son fáciles de leer. pues tal vez podría ser la clave del enigma. el epígrafe a que aludíamos líneas arriba poco nos ayuda. y. Mirat lo que os digo: que algun dia aveis tener de Dios un gran c(as) ti(go) Campo B: Tú que me amiras a mí tan triste mortal. adoptó S.. Es de tipo árabe con una deformación muy acentuada. como en el caso de los enmascarados que iban en las procesiones el día de la fiesta principal del pueblo. con objeto de que la siguiente teja que se colocara sobre este borde agarrara más fácilmente. O podría pertenecer.. fusil y bayoneta''. de 0.. siendo la anchura en su desarrollo horizontal en el extremo mayor. De aquí se infiere que. debiendole llevar cruzado en el pecho (subrayado nuestro) para sostener la cartuchera y la bayoneta". La hemos dividido en tres campos A). Si por el contrario el grabado no representa a un genuino soldado y porta además capucha en lugar de gorra. 10. colocando encima de ella (subrayado nuestro) el escudo de igual metal con las armas reales . se halla algo levantada. cimera de latón y una frontalera de felpa negra. con innumerables protuberancias y poros que dificultaron la grabación de los carácteres gráficos como en "Baygas" (C 7. José M. que años atrás llevaba adosado el cementerio que invadía parte de la actual plaza. con cabida para 60 disparos . donde la "y" está sin terminar.49 m. De todos modos los atributos que porta el presumible grabado de militar en ambas manos no parecen corresponder a un granadero que llevaría como hemos visto. Los epígrafes están grabados en el barro a punta seca. Nuestro agradecimiento por su valiosa colaboración. TEJA DE LA CASA SITUADA EN LA PLAZA EUSKADI N. casi frente por frente se halla la Parroquia de S. habría que pensar en una representación más entroncada con una serie de ritos o ceremonias. levantaron un piso más.ª Ruiz Asencio. El hecho de estar tocado con una suerte de vestido militar podría responder también a alguna fiesta donde el enmascarado recordara alguna acción guerrera involucrada con la localidad.19 m. El grabado para ser realizado sobre barro no está mal ejecutado del todo. o en conexión con algún carnaval. 2).. (7) Con objeto de conocer de un especialista su dictámen. de tipo circular. he aquí la transcripción: (7) Campo A: No seais lisonjeros. bayoneta y fusil. a éste casco se le dió el nombre de gorra". en el menor.. 8. al haber unas goteras.. Por otra Real Orden de 16 de setiembre de 1782 queda abolida la gorra o casco que se había adoptado en 1775. un primer piso y desván. José M. catedrático de Paleografía de la Universidad de Valladolid. "el año 1775 . . hasta el punto de haberse perdido algunas letras del epígrafe. La actual plaza de Euskadi. de 10 de abril 1702).. (fig. la casa de José M. ".• Garay (6). Miguel Arcángel. "sustituyó otra vez el cartucho ceñido a la cintura a la cartuchera colgada. El borde de la teja. pues cortan en algun caso la propia grafía (A 39). tras unas obras. paralela a la primera línea epigráfica.. B). 12).5 cms.. .M. "fué administrado el nuevo correaje de ante a la infantería. En el año 1761 "se ejecutó un adelanto en el armamento. 4 y fotos 1. el operario que subió al tejado se percató de esta teja que llevaba unas inscripciones.220 E. La superficie de la teja. Plaza Euskadi n. se le dió. Se halla incompleta.º 11..• Garay. (6) Esta casa hasta la venta a sus actuales propietarios pertenecía a las Hermanas Villar y constaba de planta baja. salvo los brazos y armas y la posición de los pies en perspectiva "torcida" que demuestra un dominio del dibujo escaso.. Al comprar la casa..º 11 DE ZALLA (Bizkaia) Procede de una casa situada en el casco urbano de Zalla. faltándole el vértice supero-izquierdo y gran parte de la esquina derecho-inferior... el uso del correaje cruzado se instaura en 1768 -no sabemos cuando quedó abolidoy que la gorra por su parte tuvo una vigencia entre 1775 y 1782. Por otra parte.24 m.. y(o) ya me vi como te ves y mira qual oy me veo. la sustitución del sombrero que usaba la infantería con un casco misto. a una soldadesca que actúa en actos civiles y religiosos armados con picas o alabardas. Por ello con todas las reservas del caso podría pensarse que el grabado de la teja se efectuó entre estos dos últimos años.• Garay y familia. Según nos comentó Garay. NOLTE Y ARAMBURU . se halla muy desigual. hecho de fieltro negro. . Después en virtud de la Real Orden de 28 de Diciembre de 1768 .. adoptando casi una sección triangular.. de color pardo-rojizo. ejecutando las danzas típicas. tuvimos a bien enviarle un calco al prof. y un grosor de 1. C) separados por dos líneas. como a los de granaderos. "también el antiguo vestido tudesco desapareció del todo en las tropas. Con toda seguridad a la cocción se deformó. 11. Es una lástima. Nos fue entregada para su estudio por José M. Se atisba una palabra de aparentemente cinco letras leyendose tan solo POR." (Orden y Regl. En cualquier caso le letra "r" en forma de "x" es muy típica y exclusiva del siglo XVIII.. A él debemos algunas puntualizaciones que en cada caso señalaremos. D. conteniendo cada campo una sentencia de carácter moralista que se alinea a lo largo de la teja. en donde se conserva de 0. como es usual actualmente en diversas localidades del Estado. Las líneas divisorias fueron realizadas una vez que concluían de grabarse las sentencias. correaje y vestuario . abarca entre otras edificaciones. parecido al antiguo griego. por 0. a quien agradecemos su deferencia por habernos permitido estudiar la teja." Según la Ordenanza de 22 de octubre de 1768: "para los demás de fila. sustituyendo el que usaban los franceses .. Tiene una longitud.

59. 56. La primera letra emplea la "b" como en mayúscula. 4. CASAS Y CASERIOS DE ZALLA Y LARRABETZU (BIZKAIA) Y SUS PARADIGMAS 221 © . y que sólo la muerte juzgará a todos por igual. la palabra mirat (A 18..-. 68. 11. 36. mientras que el campo tercero -C. 16). 59) y C 65. 69. 37. Lo mismo hace vanidat (C 57... 19. 32. 61. supone una suerte de protección o aviso admonitorio sobre los males que aquejan al hombre. 60. que en Andalucía todavía se usa". 35. 57) por cual. Los dos primeros campos epigráficos da la impresión de comenzar con letra minúscula.j Fig. con seguridad se data en el siglo XVIII. 11. es muy típica y exclusiva de esta época". 67. 62. 63). 55.TEJAS CON EPJGRAFES Y GRABADOS PROCEDENTES DE TEJADOS DE TORRES. Desarrollo de la teja y calco del epígrafe en ella grabada.. 70.--... Y (B 33) podría ser una "o" para formar el pronombre "yo".. El baygas es semejante al baygas popular. en vez de haya.. -... . Las letras de las palabras no se hallan ligadas en la mayor parte de los casos e incluso palabras o parte de ellas se unen indiscriminadamente p. 9. 10. ej.. Podría ser la palabra completa "castigo" que además rima con "digo" de A 30. Lo curioso del caso es la inclusión de una "y". 8. Campo C: Cuando baygas a la iglesia repara mi sepultura y verás en que paro mi vanidat i er mosura El tamaño de los caracteres gráficos es desigual y la alineación es descendente hacia el ángulo infero-derecho." salvo el "baygas" son bastante normales en una persona de cultura mediana-baja.. Ruiz Asencio todas las "anomalías" gráficas o faltas de sintaxis y de ortografia. 38) = yamevi o ami (B 14. como en e 34 y e 37. A 45. En el campo B.. ej. 20. con el exclusivo fin de moralizar la vida terrenal? . Al estar rota la teja parte de la escritura ha desaparecido como en el caso de A 67 y A 70. 22) con tenninación en "t'' tal como nos lo señaló el Prof.. 13) por admiras. sin hache y con uve. 72.. 66. En el campo C tenemos Baygas (C 7. 31. Igualmente parece que las tres sentencias están concatenadas no siendo independientes entre sí. 48. 15. qual (B 54. 33. O el caso de la "u" y "v" que no distingue el autor. 71. Ruiz Asencio y no en "z" como creímos en un principio. La letra "r" en forma de "x" (ennosura.. 9. La conjunción copulativa "y" para unir dos palabras es asumida por primera vez en el texto por un "i" latina en C 64. 46. en el campo A tenemos.. 71. que conforman a fin de cuentas un tejado que albergará una/s familia/s. Es curioso también el uso de trazos diferentes para una misma letra: así tenemos el caso de la "r" en p.. . mirat). 47. 58. Veamos en relación con la grafía qué voces son diferentes a la actualidad... 49 aveis. Parece razonable pensar que sea la "Muerte" quien habla en primera persona en las tres/una sentencias y que corresponda incluso a algún texto escrito religioso antiguo. 21.parece se inicia con una mayúscula. 12. (B 34. A 20 y A 54. El trazo es igual que la "i" de iglesia en C 16 y e 2i. ¿El hecho de figurar estas frases contundentes en las tejas. Para el Prof. Así. 12). tenemos amiras (B 8. "en cuanto a la inscripción de la teja. 10. como oy y ermosura (B 58.. j ~ ) ·-~ .

NOLTE Y ARAMBURU Foto 1. Foto 2. .222 E. Desarrollo del texto. Desarrollo del texto.

Se solían hacer a mano y el molde o negativo era de madera llamado galápago (Sa). el menor (fig. 266. al poco se bifurca la ruta. Con la actual grafía de Gasteluchu lo recoge Jaime de Kerexeta (11) en su elenco de casas solariegas fechada en 1745. (10) MOLINER. en su parte más abierta. . Si existe constancia de este caserío desde 1704. La casería de Castillejo es del cavildo de esta villa y vive María de Arandia Viuda. en alguna antigua casa-ayuntamiento... p. el extremo más ancho por 0. Edit. para María Moliner (10) sin embargo tiene otras acepciones sin conexión con Castillo=Gaztelu. diminutivo de castrum.52 m por 0. la fecha de la teja (1799) parece llevarnos más bien a alguna reparación. este último de construcción más reciente. 552. p. epígrafes. los ejemplos de tejas y ladrillos que se encontrarán con marcas.. Lujua. Fue Lorenzo Zorroza quien nos indicó que tenía en su poder una teja con inscripción que había sido retirada de la misma cumbre del tejado formado a dos aguas. que sirve para quedar enganchado más fuertemente con la siguiente teja. aunque recordando el caso de la teja de la Torre de Bolumburu. José Miguel de 1960 "Mitología Vasca".. TEJA DEL CASERIO GAZTELUTXU (LARRABEZUA. que en la iglesia parroquial posee cada casa y que es considerada como prolongación de ésta . templo y cementerio . no se halla la respectiva a los pueblos de Berango. Uno de los extremos. 56 y ss. Urduliz. Plencia. allí donde un rótulo señala a Gaztelumbide.. media foguera". " En cualquier caso parece probable que un mundo mental y de representaciones fuertemente impregnado de religiosidad se hace ver aquí a todas luces.º 3) tiene una longitud de 0. y ahora solo la familia Zorroza Recalde. Seguramente el proceso de grabado de dibujos y epígrafes se hacia en ese intervalo de tiempo. tomando a la izquierda la carretera. tiene un fuerte reborde o labio vuelto.. De hecho ya contamos con algunos ejemplos en Euskalerría y en el estado español de los que siquiera brevemente nos ocuparemos a continuación. cruces. Maria 1984 "Diccionario de uso del español" Tomo I (A-G). nos recibió Félix Murga en la iglesia de San Roque de Arceniega... Madrid. bien del edificio o del tejado. Barrica. 6)." (Libro manuscrito que se halla en el Archivo Histórico Provincial de la Diputación) Bilbao. BIZKAIA) PARADIGMAS En la falda meridional del Gaztelumendi se acuesta el barrio de Gaztelu y dos caseríos: Gazteluzarra y Gaztelutxu. Minotauro. etc. etc.. pp. Madrid. Efectivamente para nuestra sorpresa contamos 73 tejas y un ladrillo con dibujos y epígrafes. de 1708. Erandio. Bajo este reborde está grabada una cruz y debajo el epígrafe: "año 1799" (fig. en los dinteles de algunos palacios. donde anteriormente vivían dos familias. que el docto sacerdote e investigador del pasado Félix Murga había hallado varias tejas con epígrafes. (8a) De la gradilla se pasaba al galápago para darle la forma curva cuando el barro estaba aún fresco. En la Fogueración de 1704 (9) se lee: "la casería de Castillo que es media foguera Digo foguera entera que es del otro Alcalde. Sopelana. donde en un anejo se conservan diversos materiales hallados por él y sus colaboradores.30 m.23 m. Gredas.. Los brazos de la cruz son más largos que la barra vertical y la técnica del grabado es a punta seca. A) Estando terminado el presente artículo llegó a nuestro conocimiento por medio de Enrique lbabe. y la nueba executada. Guecho. No es la primera vez. fechas. grabados... parecen existir encontradas teorías. ¿Eran colocadas estas tejas con este tipo de sentencias en los tejados con la aquiesciencia de sus propietarios o se colocaban rutinariamente? En cierto modo nos recuerda esas otras sentencias colocadas en algunas entradas de los cementerios. Se adbierte que en el Registro de Fogueración executada en dicho aüo de 1704. el carácter sagrado de la casa aparece confirmado por el "yarleku". La fachada principal abierta al mediodía ofrece un gran arco carpanal y sobre ella sobrevolando de un lado a otro de la fachada corre una balconada. tejas. No debía ser raro que en diversas localidades de Las Encartaciones existieran alfares hasta recientemente. pasadonse luego al tendedero donde se retiraba el molde para dejarlo secar normalmente durante tres a cindo dias. serán muchas veces más.. lo que corroboraba la creencia inicial de que debían aparecer muchas más a nada que se investigase en este terreno. Tomando la carretera de Larrabezúa hacia Goikolejea y pasada ésta localidad.TEJAS CON EPIGRAFES Y GRABADOS PROCEDENTES DE TEJADOS DE TORRES.. y a nada que se fije uno. Bilbao. (9) "Libro que comprende la Fogueración del año 1704. A nuestra solicitud. Parece que Castillejo y Gastelutxu o Gasteluchu como se halla escrito años más adelante sería lo mismo. Ed. Sondica y Orozco . Jaime de 1987 "Casas solariegas de Bizkaia" Wilsen Editorial. (11) KEREXETA. Es un caserío de grandes proporciones. cuya práctica parece normal entre los alfareros de siglos pasados. La teja en cuestión (Foto n. hacía unos diez años.. Parece ser que en ciertas épocas del año solían llegar alfareros temporeros de otras regiones para trabajar ladrillos. 5) (8) BARANDIARAN. etc. CASAS Y CASERIOS DE ZALLA Y LARRABETZU (BIZKAIA) Y SUS PARADIGMAS 223 Don José Miguel de Barandiarán (8) señala que . En plena ascensión y a menos de un kilómetro se llega al caserío Gaztelutxu situado a la derecha según ascendemos. añadiendonos que creía haber visto alguna más con inscripciones. "etxe" (casa) es tierra y albergue. La voz Castillejo.

1989 "Encuentran veinte ladrillos con inscripciones antiguas en Zalla" DEJA. lleva improntas. provenientes de paredes tabiqueros del Palacio de Murga. El ladrillo. No es el caso de hacer una descripción de todas ellas. macizo. KOBIE.224 E. en referencia al parecer a algún sacerdote".. 58. tiene también del mismo palacio de Murga varios ladrillos tabiqueros compail. en todo caso le hemos instado al propio Félix Murga para que efectue él el estudio y pueda ser publicado en el próximo número de Kobie. También hay que solo llevan dibujos sin epígrafes y otra con una sentencia o adagio popular. Se dió a conocer en la prensa (13) por liiaki Bernardo donde se seil.alando además que el alfarero es asturiano y en otra8 se indica que es de Llanes como lugar de procedencia. cada vez que nos pecamos dice una misa y desvaría". Bilbao.. seil. por falta de tiempo y espacio. la impronta de pisadas de animales. (13) BERNARDO. que a juzgar por alguna de las fechas parecen datar de mediados del siglo XVI. La rechación se halla situada en la parte alta de la teja.ala: . de aquél para quien se fabrica. escenas personificadas. O "Dios me libre de Juanco. Bilbao. Como puede observarse el tema es fascinante y abre unas perspectivas hasta ahora desconocidas.º 1. n. Teja del caserío Gaztelutxu. Diputación Foral de Vizcaya. reflejan incluso dichos de la época como "Seis pies para el parajito y el alavés". procedente del tejado del caserío Gaztelutxu (Larrabezúa). Llevan grabados fechas. Calco de la inscripción grabada en la teja del caserío Gaztelutxu (Larrabezúa). y concretamente de Zalla se conoce la existencia de más de cuarenta ladrillos macizos.5Z Fig. Desarrollo de la teja con su inscripción y medidas.eros de los depositados en el Museo con improntas de animales (perros?). de la Torre Bolumburu antes aludida. 5. y así lo seil. Etnográfico e Histórico Vasco de Bilbao. C) Nuevamente de Las Encartaciones. No obstante podemos adelantar que algunas tejas vienen con los nombres del tejero que los ha hecho. Fig. alguna de ellas muy borrosas. en clara alusión al tratamiento que según el tejero debía de darse a los habitantes de este territorio. Foto 3... etc. Lo consignamos testimonialmente pues tenemos entendido que Ignacio Quevedo estudiará este lote. NOLTE Y ARAMBURU o. letras iniciales. Una treintena están depositados en el Museo Arqueológico. B) Enrique lbabe hace ya un tiempo nos seiialó que en algunos tejados de caseríos de Dima había tejas con grabados de cruces.. frases. Serie Etnografla. etc. El propio Agustín Laiseca. Iñaki 15. . 6.alamos (12) p. (12) NOLTE Y ARAMBURU."las inscripciones.3. Ernesto 1984 "Cruces y monolitos de piedra en tejados (parte zaguera) de caseríos vizcaínos y sus paradigmas".

n. 7. 8. " (Fig. dos en la parte superior y los otros en la parte baja.º 2.. Gerardo 1986 "Las singulares tejas de la ermita de Jugachi" RIEV. en la que estaban inscritos cuatro cuartetas. Pasó de manos de B) 8 1 5 4 D) (14) LOPEZ DE GUEREÑU IHOLDI. El autor no señala fecha para estos grabados si bien los compara con dibujos similares de varias estelas de Navarra y Alava.. y al pie de ellas unos signos cabalísticos. De todos los dibujos. hay otro encerrado en él. 8 AB. T. Completan la escena cuatro signos iguales. En otra teja aparece el grabado de la cornamenta de un ciervo y en otra hay una cruz. Fig. Jul-Sep. sobre el pueblo de Jugo. año 34. Sebastián. 9 E). •' .. procede de Villamartín de Sotoscueva a veinte kilómetros de Villarcayo (Burgos). si López de Guerei'lu.C. Dentro del mismo. E) Otro de los ejemplos de fuera de Euskalerria. De la parte baja del circulo exterior descienden tres lineas rectas.D). CASAS Y CASERIOS DE ZALLA Y LARRABETZU (BIZKAIA) Y SUS PARADIGMAS 225 Fig. También aparece una estrella de cinco puntas (Fig." está formado por un circulo del que irradian una serie de lineas que podría ser una representación del sol. Fue precisamente en 1950 cuando Angel Ruiz Sainz al tirar una casa de su propiedad con la idea de reparar otra. llamaron la atención al autor cinco de ellos que parecen formar un conjunto. El motivo central según López Guereñu. S. con las mismas características. 31. s/ López de Guerei'lu... En esta localidad se descubrió hace más de 40 años una teja de 36 por 23 cms. 7).TEJAS CON EPIGRAFES Y GRABADOS PROCEDENTES DE TEJADOS DE TORRES.. La estrella de ocho puntas está también repetida en cuatro ocasiones (Fig. D) El desaparecido Gerardo López de Guereñu Iholdi dió también a conocer una serie de tejas (14) con grabados procedentes de la ermita de Jugachi situada al sureste de la localidad de Murguia (Alava). halló la teja.

He aquí las cuatro cuartetas divididas por sendas rayas horizontales.or que entre los sabios valiste a catalina t de muerte libreste aet. Sabiftanigo/Huesca.. están las letras A y M.. de cuatro versos cada una: " .. septiembre. gones tu saca nos . 56... irregularidad. . (16) Según este catedrático y tal como me lo señalaba en carta de 6. Lo firma Cofto.... Para Garcés Romeo la "teja antigua se distingue por su grosor pronunciado. que sin duda alguna.. Madrid. pero. profesor de literatura del Instituto de Bachillerato "Cardenal López de Mendoza" de Burgos.rse insólito el hecho de que se grabasen textos juglarescos sobre tierra cocida en nuestra Edad Media. el trabajo de José Remando sobre la teja del s. (se)il. de largo y unos 2 cm... p. sieste que fues la tu mesurra que tomase la rrueda que . En el centro de esta verticalidad. de grosor. F) Ya para finalizar conocemos la cita bibliográfica de Garcés Romeo (17) en la que nos da la noticia de que en Casa Josito de Biescas (Huesca) se conservan tejas curiosas con estas leyendas: . allos jodios deil. Antonio 262. ABC.. pueden ser una J una X y la tercera una D lo que significaría: Jesus Christus Dominus .XIV fue publicado en el Boletín de la Real Academia Espaftola hace tres aftos... de las que parten tres lineas hacia arriba. en cuyo fondo están las letras alfa y omega.os t libra desta tribulación seil.. José 1989 "La Tejería de Larres" Smablo.. 1740 ano. don José Maria Ruiz Asencio (16). -Juan es un pícaro.".aló que "las cuatro estrofas recogidas en la teja son las que se refieren· a la conocida oración de los agonizantes. leyendo entretanto también su tesis doctoral que permanece inédita. 7. tu libreste a danj(el) de(ent)re los leones libreste san mateo delos fieros (dra).ina (15) MAURA. Fue el Prof.. de Femán González. Antonio Maura aclaraba que el sacerdote José Hernando estaba realizando su tesis doctoral. José M.• Ruiz Asencio declaraba a Antonio Maura que "no es frecuente..1990..º 73.A la mano y pluma de Lorenzo Gavin.. castelanos pasad (o/a) grant rrencura con las gentes paganas fu . Antonio Maura en un reportaje periodístico (15) seil.. En la cúspide de las tres lineas aparecen otras letras . El segundo es un anagrama . p. Rafael Lapesa quien descubrió que estos versos pertenecían al Poema. dirigida por el catedrático de Paleografía de la Universidad de Valladolid. al sacerdote José Hernando.1987 "Una teja del siglo XIV podría servir para desvelar el autor del poema del Fernán González".. Uno semeja un "bulbo con un punto en el centro y representa al sol arrojando sus rayos hacia atrás. Manuel Guerra Gómez. " D. desde luego.E. Antes de estas estrofas la teja tiene grabada una fracción del verso que pertenece al "Libro de Apolonio". . (al) dragan destruxiste dela virgen mariana tu da a nuestra plagas la santa mele¡. (17) GARCES ROMEO.. Por la estructura de las letras se puede pensar que esta inscripción fue realizada entre 1300 y 1320.. n. Las tejas de Larrés tienen una medida de 54 cm. NOLTE Y ARAMBURU 226 Fig. Podría tener una significación mágica o haberse realizado por puro divertimento de su autor". significan Ave Maria... .. rrey de babillon saca ail. 9.Quatro mozos ay en Biescas que no valen cuatro cuartos que son Zapatero Nico y Altimail. que los sacerdotes rezaban ante los moribundos". " Los signos cabalísticos debajo de los versos. no puede considen.o y Negrin. s/ López de Guereñu.or tu que libresste a daujd del leon mateste al fillisteo un soberbioso (on) . según José Hemando son diferentes.7. marca de digitaciones y l~ngitud acusada. -1840.

biak barne. Finalmente se da el coeficiente de consanguinidad para cada población ordenádolas según su gradiente. 0 ). ambos inclusive.• Sra. Ikus ondoko taulak. Los datos se recogen en las tablas adjuntas. This consanguinity is due to marriages carried out betwen uncle and nice (aunt and nephew) (3rd). SUMMARY In this paper consanguinity in Biscay is studied. y de los 12 arciprestazgos que comprende.ª). del Buen Consejo.º) y primos segundo (6. It is trated both as a whole and its 12 ecclesiastical circumscriptions (or "arciprestazgos") wich the province is devided into. se fija la influencia de cada grado en la evolución y la influencia de cada villa en su arciprestazgo y de cada distrito en el conjunto. data taken out from ali parochial books are included in their respective tables. . Gai hori tratatzen da bere osotasunean eta pertako 12 artzipresterrietan eta Bilbo haren hiriburuan banan-banan. gradu desberdinetako lehengusu (osaba-emakumezko bigarren iloba) (5.º). y de su capital. primos de grado desigual (tia-sobrina segunda) (5. See the annexed tables. the influence of each degree on its evolution and that of each town on the circumscription and the influence of these on the whole is fixed. LABURPENA Lan honetan ikertzen da Bizkaia probintzian ematen den odolkidetasuna. gradu ezberdinetako maiztasuna (%) ezartzen da eta honen bilakaera 1918. lehengusu (4.º).ª). The frequency (%) in the different degrees and its evolution from 1918 to 1966 incl. first cousins (4th) cousins in unequal degree /uncle and second nice) (5th) and second cousins (6th). enetik 1966. Bilbao: en cada circunscripción se incluyen los datos de los libros de cada parroquia. the consanguinity coefficient in each town is given in descending order. primos hermanos (4.ª). Azkenik. artzipresterri bakoitzean parrokia bakoitzeko liburuetatik bildutako datu guztiak satzen dira. are determined. se completa con datos referentes a años anteriores.º 4. mugatzen da gradu bakoitzak bilakaeran duen eragina. se establece la frecuencia (%) de los diversos grados y su evolución en el período que se extiende de 1918 a 1966. aurreko urteetatik jasotako datuekin osatzen da lana. (!) Colegio N. Odolkidetasun hau honako ezkontza mota hauetatik sortzen da: osaba-emakumezko iloba (3. Esta consanguinidad es debida a los matrimonios verificados entre tio(a)-sobrina(o) carnales (3. herri bakoitzak artzipresterrian daukana eta hauek probintzian bere osotasunean.ª) eta bestengusuren artekoetatik (6.KOBIE (Serie Antropología Cultural) Bilbao Bizkaiko Foru Aldundia-Diputación Foral de Bizkaia N. plus in its capital Bilbao. herri bakoitzeko odolkidetasun anizkidea gehien ematen denetik gutxien gertatzen denera adierazten da. 1989/90 LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 Claudia Zudaire Huarte (1) RESUMEN En este trabajo se estudia la consanguinidad de toda la Provincia de Vizcaya. globalmente. 31795 LECAROZ (Navarra). era. Finally.

(la numeración es la conocida como del derecho germánico. tumo 1.H. 6.H. puede servimos de marco para este estudio y encajar de alguna manera los datos estadísticos y sus análisis. Lezo y otros. Existen casos de entronque múltiple. juzgadas a priori como interesantes por el contraste fisiográfico y su comportamiento endogámico supuestamente vario. certificaciones. no constituya un coto para cualquier problema biológico. Añádase a esto que las fuentes de investigación han sido los registros eclesiásticos.º. (1) Agradezco vivamente al limo . Ajeno al problema. ó 3. Por razones obvias. con indicación de nombres y apellidos de los contrayentes. en el primero de dichos registros se consignan todos los oficios. Bilbao. en el Archivo de la Diocesis de Bilbao. a veces. grado de parentesco de los mismos. sí lo hace en el de poblaciones e incluso arcipestazgos. a un lenguaje poco técnico pero elocuente.S. muy cambiante ya en esta época por el desmesurado crecimiento de algunas áreas y por la importancia de la inmigración que deforma y transforma las observaciones. este módulo es aceptable y se adapta a la configuración paisajística con relativa precisión. Aunque la Provincia. Este análisis que presentamos ofrece una base técnica que revalide o invalide tales estimaciones. por otra parte. En los años precedentes al Código de Derecho Canónico (1918) se registraban también otros parentescos más alejados. entresacando todos aquellos matrimonios a su respectiva parroquia. pues el medio urbano puede imprimir connotaciones típicas al tema. En las diversas tablas ofrecidas en el artículo. P. primeramente la frecuencia total de bodas entre parientes y en las siguientes columnas dispuestas por grados. acumulados año por año. Grados de consanguinidad y fuentes Los grados que se incluyen en estas pagmas son los . pero matemáticamente existe una expresión que es el coeficiente de regresión. examinamos el fenómeno tomando a la Provincia como unidad. que señala el cambio en la pauta endogámica. Begoña. 0 . Isidro Ortiz en el obispado de Bilbao y a los párrocos de Begoña. y a todos los párrocos que remitieron sus datos. 3. pero de radical influencia sobre él. vertidas.S. ya hemos indicado antes la razón de este órden. donde entre otros se encuentran los expedientes matrimoniales y por tanto las dipenasas. En las tablas alteramos un poco el orden lógico y enfrentamos los matrimonios P. en nuestras tablas). en conjunto. no la del romano). de la lectura de más de cuarente mil partidas. Además se incluye la distribución de frecuencias a lo largo del periodo estudiado. y 5. En la primera. el trabajo presenta tres secciones: la Provincia. Dn. es el hecho de la guerra civil. el Registro General de la Vicaría. El dato comparativo necesario para determinar la frecuencia de consanguíneos. Estos fragmentos sirven de prólogo a este artículo que abarca toda la Provincia de Vizcaya y su capital. entre estas múltiples anotaciones se insertan las dispensas de parentesco para contraer matrimonio. es el número total de matrimonios (T.0 y ts. se presentan las frecuencias de matrimonios consanguíneos. La simple inspección de números. si ocurre. Dn. por otra parte. como división territorial. Cuantos hayan gozado de la oportunidad de platicar con sujetos de distintos estamentos sociales habrán podido percibir las apreciaciones que sobre los problemas creados por la repetida consanguinidad en tal o cual población emiten los espontáneos observadores. Urquiola.S. ó 5. canciller secretario de la Diócesis de Vitoria. para facilitar el entendimiento de la evolución de la consanguinidad. primos por línea paterna y materna. Urquiola y Lezo por las facilidades y ~tendones que me dispensaron durante mis investigaciones. los arciprestazgos y la Capital. Felipe Beitia. en tantos por ciento. dispensas varias. por años. Bilbao queda fuera del capítulo. además de las sumas diversas.º. consideraciones adyacentes completarán el panorama. Los apuntes numerosos de los años anteriores al 18. por ser los más frecuentes y los que marcan el estilo de emparentamiento. entre primos hermanos. más de diez mil han engrosado las cifras de muchas poblaciones. El inconveniente de asumir como unidades los arciprestazgos no se hubiera solventado mejor cimentándonos en otras divisiones. y en la tercera. El periodo tratado comprende del año 1918 al 1966. La costumbre de celebrar las nupcias en santuarios o iglesias distintas a la de los contrayentes nos ha impulsado a intentar otra precisión: repasar los libros de los centros más frecuentados. vgr. (1). por orden cronológico de entrada. y el resto revisando los extractos remitidos al obispado y los libros in situ. Dn. es decir con la hija(o) del primo hermano: Los designamos en el texto y en las tablas como sigue: T. y entre primos de grado desigual. pero no son frecuentes y se anotarán en su lugar. libro 11 (1901-32) del obispado de Vitoria. complementan las inferencias. Julio Martin Zubillaga en el Registro General. en la segunda los diversos arciprestazgos en que se dividió la Provincia tradicionalmente hasta la creación de nuevas diócesis. concesiones. Además de las razones prácticas nacidas de las circunstancias de la adquisición de datos. cuyo valor muestra el decrecimiento (si es negativo) o el 0 .0 . que por ley eclesiástica requerían dispensa y por tanto quedaban inscritos: matrimonio entre tío (a) y sobrina (o). la capital Bilbao. que se tramitan via nunciatura. ó 6.º. Si bien esta fidelidad no altera considerablemente el resultado final a nivel de Provincia. y los P. y lo obtuvimos gracias a la amabilidad de párrocos y ecónomos de los diversos puntos en el 90% del total. 0 Sr.228 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE En las publicaciones precedentes habíamos abordado el tema de la consanguinidad en alguna parcela de la Provincia de Vizcaya y limítrofes. Las fuentes de donde hemos extraído los datos son: El Registro General de la Agencia Preces (1925-46 y 194680). entre primos segundos. nos induce a cerrar el estudio la demografía de Vizcaya. da en primera aproximación idea de este punto. y parroquia a que pertenecen. las fuentes han sido los cartapacios. P. privilegios. 4.M. ó 4. etc. el período es suficiente para implicar dos generaciones. ambos inclusive. A partir del año 56.

. 1 . El Coeficiente de consanguinidad... Provincia El englobar el territorio provincial como un todo homogéneo exige adecuar el tratamiento del tema al contexto..S. y esto hace probable que posean genes idénticos.. por facilitar la lectura. Hemos contabilizado 3. o 6... y unos 11 de 5.. La generalización y extensión de estos conceptos a la población es lo que denominamos coeficiente medio de consanguinidad (F) que indica la frecuencia de homocigóticos comparada con la de una población panmíctica. El primer aspecto.. tantos más cuanto más próximo sea el antepasado común. 1979) lo daremos multiplicado por mil. podría enmascarar la realidad. por exigencia del asunto. 0 sobre cualquier otro. completaremos estas observaciones..30%) de ts.sto se comentan. • '\. • 0 .S.. tanto de los arciprestazgos como de cada una de las poblaciones. ahora bien como la superioridad es poco preminente respecto del 6. Demás está advertir que la probabilidad de homocigosis en un matrimonio de P. crecimiento (si es positivo) de la consanguinidad a lo largo de los años. o 4. si contraen matrimonio. igual a 0.194 (1.118846).. Los consanguíneos son tales por tener algún antepasado común. un medio..-.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 • 229 1 . 0 . Aunque quedó justificado el concepto en un artículo previo (ZUDAIRE..05%) de P. El cambio experimentado por la pauta consanguínea en este período brinda un mayor interés que el índice abstracto. los valores absolutos de parentesco matrimonial.. pero se insiste..H. _. 38 de 6. aislado. / . podemos decir que a medida que se alejen de los antepasados comunes en sucesivas generaciones.. aspecto importante que revela si el hábito de matrimoniar los parientes permanece estático o si muda. 0 • \ . se comprende el interés de esta valoración.. 1 \ I '\ ! Mapa de la configuración aproximada de los arciprestazgos existentes en los años del estudio. o de ts. \ \ ' • • DIJR. / • ) • •¡ /..º.114 bodas de parejas emparentadas entre las 113. 0 Consanguinidad en Vizcaya. Esto comporta que de 100 matrimonios consanguíneos. o 3.-- / ' 1 1 \ / / \: 1 : ' \ • .. distribuidos por grados así: 100 (0.--:-. • : ~ -~~--~ .. tal es la intensidad de homocigosis provocada por la práctica endogámica en dos generaciones. --. la probabilidad de que sus hijos hereden esos genes idénticos es mayor cuanto más próximo sea su parentesco.. al intercalar las tablas correspondientes..-------\ •BI~ • l 1 . omitimos dos cifras decimales que en las tablas constan. un cuarto y un octavo de la probabilidad del matrimonio de tio con sobrina. ' • : ..\ • • .. 1. recordamos algunas ideas.. 1 1. Este tipo denominaremos "N.____ I 1 MÚNG. menor número de genes idénticos procedentes de ellos poseerán. inviertiéndose el modelo o tipo.. (2) Se habrá advertido que en el texto al comentar las frecuencias en tantos por ciento. \..H. Finalmente añadiremos el coeficiente de consanguinidad. Como preámbulo a estas consideraciones reca0 0 . en su evolución. es respectivamente..30%) de P. o 5. o de P. • '----< . 1981). Por supue.481 (1._ 1 .. y es igual a 1. poco más de 3 de 3.188 (en tanto por uno.. I dÜER.-_/ . 47 son de 4. Teniendo en cuenta que muchas disfunciones y enfermedades se manifiestan como tales al hallarse los genes causantes en estado homocigótico...09%) de T... mirando el reverso del problema... es decir que la probabilidad de homocigosis aumenta. lo que monta un 2. Más adelante...74% de enlaces consanguíneos. . .. no así el segundo que. •-_-1.-. 0 y 339 (0. 1. difuminando la diversificada pauta endogámica de las diferentes áreas.. (2).' lo que significa que predominan los enlaces de 4. siguiendo a Serra (1959) y otros autores y por mantener el mismo criterio que otras publicaciones anteriores (Zudaire. 1 1 v~LL. 0 ..639 verificadas en estos 49 años. señala la tendencia manifestada por la consanguinidad en el transcurso del tiempo.. 0 ... aun siendo general.!.S.. en las líneas que siguen.. en muchas ocasiones es éste el que predomina..

Esta tan considerable diferencia porcentual que acabamos de indicar.500 al año. la proporción se mantiene bastante estable.. . ~ = ~ ~ !.. .. . la Provincia (excluido Bilbao) en trazo discontinuo. en 1945. ' ¡.: t8 1 ...1 : "' ---.20%... apreciándose una leve tendencia al decremento../'.. tendentes a extinción. salvo cuando se indique otra cosa. valor claramente alto. en las columnas de frecuencias porcentuales este detalle queda desdibujado por la exuberancia connubial subsiguiente a la guerra... por otra parte. preponderan los enlaces de primos hermanos.. A este radical descenso de la cuota consanguínea contribuyen terminantemente los grados 3.. \v" . después se imponen los primos segundos. Hasta la guerra... No se puede soslayar la contribución de los inmigrantes a esta especie de exaltación vital.¡ ~ "' :.. superándole casi en dos tercios... en la última parte se rebaja mucho. los períodos que comparamos son los comprendidos entre los años 1918 a 1935 y 1949 a 1966. IO "' '° = Gráfica de la evolución de la consanguinidad..000 en los dos últimos. esta inversión se gesta por la drástica caída de las uniones de 4... pero caso omiso de este detalle.!. a 1. Advertimos de paso que.. ___ .. Al coincidir en el año 1918 el máximo número de matrimonios familiares con el mínimo total. 0 . Bilbao. el crecimiento de la cifra de bodas celebradas en la última década reduce grandemente la importancia numérica de los enlaces cognaticios.¡ N . se rebaja tan solo en un militar.1. ' .77%. por trienios (salvo el período 36-39): en trazo continuo. y muy poco los otros dos. 0 es muy conspicua.. . se acentúa la recuperación en el siguiente estabilizándose en unso 2. Aunque el balance final sitúa a la consanguinidad en el tipo "A:' es más exacto hablar de dos tipos netamente diferenciados "A:' y "B" correspondientes a dos etapas también distintas.. parece que no experimenta rechazo esta forma de matrimoniar..0 que los de 4.. .CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE 230 - . 0 no menguan. en efecto. (menos que la mitad de la primera) mientras que las de 6. .0 y 4.. como se ha advertido. incide definitivamente en la homocigosis. la mitad de los años no alcanzan siquiera esta cifra.. salvo en cinco fechas.!. en las dos siguientes./ / ' '---.. '.924 durante los 18 primeros años (1918-35) 2.. superado en más de la mitad de los años..1 ~ lí\ ¡.¡ : ' "' 1 "' ..639 matrimonios se contrajeron en ellos (194966).. pero se recuperan con creces en el trienio siguiente. la media de casamientos emparentados se fija en 4. pues. En el decurso de los años hay dos fisuras que provocan un brusco desvío de la consanguinidad: desde el 42. ~ "' "' N '° N 4' N N ' "' .. Hasta el año 35.. se dispara un poco el porcentaje.. es decir los 18 primeros y últimos. en la fase final.. 1 ~ "' .. y en unos 3.914 fué en los últimos. Detallemos un poco más: dividiendo el período en 7 subperíodos se destaca el hecho de que los dos primeros septenios son absolutamente parejos en cuanto al número total de bodas. Durante los años de la guerra los novios emparentados se retraen de acudir a la vicaría más que el resto de la población. 0 sobre el 6.. y la homocigosis por lo tanto es tres veces mayor. la supremacia del 4. Hasta el año 1935. el declive está definitivamente asentado..o' N = = ~ ¡:¡' "' ' /.. .. y esto traducido a otros términos equivale a decir que casi la mitad (46%) de los 113.. bamos la atención sobre el incremento espectacular que experimenta la suma de bodas anuales: si la media de bodas añales fué de 1.995 y 0.. son más los enlaces de 6. -. los coeficientes de consanguinidad son 1.. 0 . pese a la recurrencia de la guerra.----.645 para el primero y último lapso respectivamente.. ocioso parece subrayar el influjo de este dato sobre los resultados. se afinca en menbos del 3% y desde el 57 por debajo del 2%.. 0 Patente queda esta evolución en la tabla del índice de consanguinidad o de frecuencias por años y grados.ji. y desde entonces hasta el final la situación se repite. ~ .

Durango. Unos 800 moradores contaban los núcleos de Aedo.º: byx = -0. ordenadas de mayor a menor son: Carranza.39%) de T. la Capital y sus anexiones se estudian aparte. alcanzan cotas por encima del 3%. sobre los de 6. Sangrices. que se ajusta a los 142 matrimonios emparentados entre los 2. Munguia. en valores relativos. sin duda por razón de su pequeño tamaño. son 48 las de la última. 0. Aldeacueva (10. se encaja como una cuña montuosa y agreste. y así debe entenderse que al hablar. Los 142 enlaces se distribuyen de la siguiente forma: 8 matrimonios (0.0515 Consanguinidad de 5. Sierra y Soscaño. Soscaño y Bernales (5. Marquina. al oeste de Valmaseda. declinando el indice de 8.'. En efecto. poco más de cinco mil habitantes.52%). Aunque el conjunto sea del tipo "A'. (el último caso se produjo en 1939) y el 4. en su conjunto. byx = -0. los restantes poblados. Los parentescos complejos entre los contrayentes son más bien escasos: un caso (1950) en Aldeacueva de 4. Sangrices. por tanto.0 y 6.24%). Valmaseda y Guernica han sido los más eficaces.005 celebrados en todo este tiempo.22% a 6. Marquina y Villaro y. y no se alejan. 5 pertenecen a Aedo. Aldeacueva.0157 Números que declaran el sesgo. Pando (9.71 %) y Santecilla (17. Guernica.· no son frecuentes las bodas en otros grados. si fueron 55 las bodas de cognatos en la primera fase.69%) de ts. Carranza. de los 8 registros de TS. por años.0794 Consangu~n~dad de 3. Lanestosa (ya en Santander). 0 0 : : 0 . Los coeficientes de regresión respectivos son: Consanguinidad general: byx = -0. que 0 CONSANGUINIDAD EN WS D Presentamos el análisis minucioso del tema sobre la base de estas unidades administrativas por obvias razones.78%). 67 (3. más aún los datos de los párrafos inmediatos corroboran el arraigo que la costumbre tenía de antaño.0794% al año para la consanguinidad en general. ocupan el valle de este nombre coincidente con la división eclesiástica. Biañez. 0 0 . es decir tipo "A'.16%) constituyen la sorpresa entre las de su dimensión. Cooperan a la merma de la consanguinidad el 3. no el territorio ni los habitantes. Situado en el límite poniente de Vizcaya. y en cinco superan los de PS. byx = -0. Aedo. Las entidades que aparecían en las estadísticas de los años 40 (mitad del período) se han conservado en su independencia. 53 (2. En valores absolutos. por ejemplo.. aún se supera éste limite por amplio margen en otras ocho. del problema que analizamos y el influjo de cada uno de los grados en el mismo: distribuida la regresión uniformemente a lo largo de los 49 años. La estadística diocesana atribuye al área.0058 Consangu1mdad de 4. mucho menos. adviértase que solo cinco parroquias concuerdan. Lequeitio. Algorta corresponde al antiguo de Bilbao. Biáñez y Lanestosa. Las correcciones introducidas respecto de cifras manejadas en anteriores ensayos no importan apenas nada. aunque lo son más que en el resto de las divisiones territoriales. siguiendo en importancia Carranza y Soscaño con unos 350.64%) de PS y 14 (0. Villaro. Bermeo. Presa. apiñados en las iglesias listadas a continuación. Durango. Durango. Bermeo. y se presentan por fidelidad a pequeños nuevos detalles. se incluyen los de todas las parroquias de estos lugares. de una tradición consanguinea fuerte. San Ciprián. Munguia. y consiguientemente.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 Complemento interesante de cuanto venimos diciendo será la relación de los arciprestazgos que más han influido en esta evolución. Algorta. Bermeo. uno en Presa (1955) de 6. 7. de Durango o Basauri o Lequeitio. aunque después hayan sido absorbidas por otras. y siendo considerablemente menores los demás. . El mapa adjunto suministra una imagen aproximada del territorio comprendido en ellas. pero con morosidad. Lequeitio. Aedo (8. 0 cuadruple (1929) el primero y de 4. Cuatro poblaciones se disparan. dos en Biañez. y 6.'. Pando. En los primeros años apenas se produjo evolución alguna.de consanguinidad. lindante con Burgos y Santander. Ranero. Ceberio. Presa (10. si bien hay cinco fechas en que no se alcanza el 3% y otras en que se rebasa por poco. por orden. 0 doble (1955). los más poblados. mantenida estática casi desde principios de siglo. en orden decreciente. La tabla del índice -frecuencia. Ranero.03%) y Biáñez (6. Matienzo. de 6.Carranza y Sestao.. etc. lo que convierte a esta zona en la más diminuta y enclaustrada de la Provincia. salvo Matienzo.0 simultáneamente.29% al final. Carranza (San Esteban de). casi nada.40%). El orden adoptado abre la puerta a múltiples comparaciones. Guernica y Valmaseda.S. 0 0 0 . El valor medio del indice de consanguinidad (frecuencia en %) es el más alto de los registrados.0065 Consanguinidad de 6.75%). cada una de las cuales incorpora diversos barrios. Lanzas Agudas. Valmaseda. todavia alto evidentemente. han contribuido decisivamente a la declinación de la consanguinidad. los datos de las parroquias tradicionales o fundadas antes de 1966 (último comprendido en el estudio) se acumulan y se integran en la respectiva población. Santecilla. en siete empatan el número de enlaces de PH y PS.º: byx = -0. mantienen la tónica de la zona. La gran diferencia de tamaño poblacional entre estas divisiones eclesiásticas no es óbice ni a la objetividad ni a la claridad del estudio. Lanzas Agudas (10. Algorta y Portugalete. Prevalecen los enlaces de 4. el criterio seguido ha sido el número total de bodas celebraciones en los 49 años. (1930) el segundo. Lequeitio. ligeramente estrangulada.34%) de PH. etc. en este caso disminución. Bernales. 231 CARRANZA Las feligresías abarcadas en este apartado. confirma el arraigo de esta pauta: se comprueba su decrecimiento.08%.0058% anual para el 3. se concretiza en 0. La Calera.

lo que comporta una disminución de 0. el 52. su influjo es de escaso relieve por el pequeño porte de sus vecindarios.1017% anual. el 46 y el 60. siendo Lequeitio la villa del distrito que más bodas ha efectuado fuera de sus parroquias. las siguientes: Amorato. Bolibar. Guizaburuaga desde el 32. Ispaster. los consanguíneos son 155 (4. el índice general hubiera sido solo dos centésimas menor que el anotado. y es F = 1. (ningún caso. alcanza cotas muy altas. 0 simultáneos en Lequeitio (1928) y otro de 4. LEQUEITIO Las parroquias de este arciprestazgo. de ts. descollando llamativamente Mendeja que. podría presumirse un resultado bastante diferente del que vamos a ver. Cenarruza. Barínaga. no lo hacen con la misma resolución: los grados 3.1652%. superaba los cinco mil habitantes (a mitad del periodo).9193. Lequeitio. Pando en 1951. Ispaster. Bedarona.50%). 7 (0. los demás núcleos disminuyen con lentitud. La mitad de las villas se liberan pronto: Amorato registra sus últimos restos los años 43 y 57. 33 y 34) con índice por debajo de 5%. Guerricaiz.1884.1017. 24.74%) de PH. y cuatro (1919. Más que de una evolución podría hablarse de una ruptura con el hábito consanguíneo: en el último lapso.2185 (por mil). un poco a distancia. salvo tres situadas en la costa al oeste de Lequeitio. solo en dos ocasiones se supera el valor medio. eliminado este distrito.20%) de TS. salvo el caso de los ts de Munguia. sumaba unos tres cientos. el 25. También en esta circunscripción despierta curiosidad el año 40 con diez dispensas (máxima concentración de PH). asomándose al mar. Ea y Nachitua son costeras. por tanto pertenece al tipo "B" superando los PS a los PH considerablemente. solo encontramos dos momentos (1931 y 1935) cuyo índice es inferior a 3%. al menos. el 32. sugieren lo arraigado de la costumbre. Mendeja. los otros dos. Bedarona. Lequeitio. recostándose algunos poblados en las proximidades de Urko. contribución a la homocigosis. siendo por orden alfabético. Marquina y Ondarroa. el 56. sin riesgo de yerro hay que admitir. De acuerdo con el coeficiente de regresión byx = -0. debido a la prevalencia de los PS sobre PH. cuatro villas se despegan del modelo. viene a formar una banda colindante con la Provincia de Guipúzcoa. la menor.970. Bedarona. casi tres veces mayor que el de la Provincia. 75 (2. a saber. Nachitua se exceptúa y Ea y Lequeitio tienden a rebajar la media con poca decisión. Lanestosa contabilizó el último matrimonio consanguíneo en 1947. 62 (1.403 matrimonios totalizados. con una media próxima a 8 que contrasta vivamente con la de la fase final. el 40. Si bien todos los grados descienden.05%). uno desde el 43. conservan cierto relieve. lentamente. once las tiene de PH. El boom de matrimonios no es tan espectacular como en otros distritos en la década postbélica. El coeficiente de regresión es: byx = -0. una veintena de matrimonios sobre los anotados. los restantes poblados la exceden claramente. Dejando de lado por esta razón a Bedarona. Apenas se registran parentescos complejos: un caso de 5. Nachitua. más de 470 se han añadido con los entresacados de los libros de los santuarios aludidos más arriba. Los consanguíneos son 172 (5.551 que manejamos. de sus doce dispensas. Lequeitio. Ispaster y Ea contaban el millar. por situación y tamaño. Soscaño en 1942.. Descuellan por su alta frecuencia algunas fechas como el año 18. la zona en general. los enlaces de TS y ts aun no siendo muchos. Oiz y Urkarregui. Mendeja y Nachitua. Aun cuando la frecuencia (%) de consanguíneos sea casi tan alta como la de Munguia. Aulestia. La desviación se produjo después de la conmoción bélica: en los 18 primeros años (1918-36) se casaron 96 parejas de parientes (más de 5 por año) y sólo 76 en todos los demás. hubiera quedado rebajado a 2. perte- .º que creció en varios centros. como si las bodas entre cognatos planeadas con anterioridad se hubieran pospuesto hasta la estabilización de la vida social. 88 (2. 60 (1. Ea.1652 la disminución anual sería de 0. lo que implica que su contribución a la homocigosis no sea tan fuerte. 0 MARQUINA Este arciprestazgo abarca los siguientes núcleos: Amalloa. bastante superior a la provincial 1. El coeficiente de consanguinidad o valor de homocigosis es 3. La tradición queda confirmada por el número de dispensas que hemos recogido de los años precedentes al período estudiado.36%): 6 (0. Ea. Como ocurre en el área precedente. A priori. 0 declinan con firmeza. más de 300.. De los 3. sólo anota el 50 y 51. Ea. Guizaburuaga. Arbácegui. Sin sumar los matrimonios contraídos fuera de las parroquias el total de 3. los restantes presentan valores muy altos. desde el 51) y 4. Aulestia de Murélaga. es bastante menor. pero presenta ciertos rasgos originales. Los datos de Bedarona son incompletos por haber desaparecido algún folio correspondiente a los años veinte. Echeberria. el resto ofrece una distribución muy dispersa o poco diferenciada que no incide en la evolución.58%) de PS y 17 (0. Hasta la guerra. Guerricaiz. casi parejo al que poseen en Carranza y superior al de todos los demás arciprestazgos. 0 y 6. se localizan en el valle del Lea-Lequeitio. sigue Aedo con cinco registros menos en la última fase y Biáñez con dos. Guerena.76%) de PH. Berriatúa.33%) de ts.11%) de PS y 12 (0.CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE 232 tiende a extinguirse. siendo estas tres parroquias las que más influyen en el descenso general. Arbácegui. el coeficiente de consanguinidad. lo contrario ocurre con el 6. Mendeja y Nachitua. el 55. El número de dispensas recogidas en los siete años anteriores al inicio de este trabajo. Aulestia. doble en Mendeja (1943). Aunque el distri0 to muestre clara predominancia de los enlaces de PS sobre los PH. la mayor.17%) de TS. El sesgo de la pauta de matrimoniar en el decurso del periodo es similar al de otras regiones. la caída es muy pronunciada. casi cinco puntos más baja.

0911 % anual. aventajan las uniones de PS sobre las de PH. gandno los PH a los PS. Gatica. obsérvese que la fuerte densidad consanguínea es. mientras Barínaga. Si entre los años 18 al 35 se constatan 98 de tales bodas. Amalloa (7. En la fase final se ofrece un panorama opuesto: solo cinco veces se sobrepuja la media global y tres veces se mantiene a cero. 0 . 229 fueron consanguíneos (5.29%) muestran las más altas frecuencias. Gatica. En 100 bodas de cognatos. Bolibar y Barínaga. pero bastante superior al de la Provincia. sorprende la contribución de Marquina que puede antojarse excesiva en relación a sus habitantes y también la de Ondarroa (2. .83%. aumentando por el contrario el número de PS.000 de Munguia. siguiéndoles de cerca Fruniz (7.0911.89%) de TS. más modesta la de TS y ts. poco más el 6.00. Maruri (4.64%) completan el cuadro. y en dos (años 42 y 54) en la postrera. Guerena y Ondarroa la rebajan. es F = 1. Meñaca (4. Cuatro lugares. Cinco poblaciones cargan la densidad endogámica. sí en relativas merced al aumento del número de bodas. por años. en cien uniones entre parientes.36%).95%). En armonía con el tipo "B" se presentan Ondarroa. menos de 3 serian de TS. Fica resulta muy singular: siendo la razón de matrimonios/población mayor que 0. byx = -0. siendo del tipo "B". Marquina. Lauquiniz. casi inexistentes en el primer tercio. no excesivamente.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 nece al tipo "B". 22. aunque con variaciones. Larrauri. reservando todavía bastantes hasta muy avanzado el segundo. Y son: Fica.13%) de PH. pareja casi con la inicial. da idea del desarrollo de la consanguinidad durante el período que nos ocupa. casi siempre se encuentra algún pueblo que se despega de la tónica común. Ondárroa apenas difiere en cifras absolutas en todo el tiempo. Marquina suma mayor número en el primer periodo. salvo t<n Líbano y Larrauri. muy por encima de lo que acontece en todas las demás demarcaciones. Cenarruza inscribe 7 de los 9 expedientes entre el 45 y el 58. hallándose su caserío bastante disperso si bien constituyen un complejo de cierta homogeneidad. manteniéndose la razón matrimonios/habitantes en torno a 0.93%) cuyo denominador común es el terreno accidentado con gran dispersión populacional.89%) de ts. muy poco el 5. Echevarría.46%). parecido es el signo de Echevarría.66%). Salvo Gatica. De acuerdo con el coeficiente de regresión. Líbano de Arríeta. Maruri. 0 . 86 (2. y 46 en la última: de 6. Laucariz. llama la atención la relevancia de este último grado (5. contrastan los tres años que no se llega al 2% y el año 25 que no inscribe ninguna dispensa. TS. En su primera parte se producen 71 enlaces de emparentados. Bolibar los acumula en los años 20 y en los 40 prolongados. y Cenarruza y Guerena empatan ambos tipos de · parentesco. las tasas bajas. A pesar de que la dispersión sea muy irregular. Meñaca y Munguia que es la más poblada.98% al 0 ) 0 . :- La tabla de frecuencias. con el precedente. no yendo a la zaga los emparentados. 43 de PS y unos 16 de ts. manteniéndose Marquina casi a la par de la media. es frecuente en la Geografía del País la alusión a los edificios "esparcidos por cerros y cortas planicies" o reunidos en "pequeños núcleos" por terreno accidentado.65% se pasa a 2. La exaltación matrimonial se produjo con gran brío tras la relativa abstención durante la guerra. El ámbito del vecindario es bastante amplio. salvo el 3. 40 de PH. Entre los 4. valor de homocigosis. la disminución homogénea seria de 0. 233 MUNGUIA Las parroquias comprendidas bajo este epígrafe se asoman casi todas al valle del río Butrón-Plencia.33%) y Fica (8. Laucariz. Lauquiniz (5. extraña tal porcentaje de 8. todas las parroquias presentan un indice superior a 4. En cuatro ocasiones (año 1919. Lauquiniz y Maruri no concuerdan con el tipo general. Amalloa y Berríatúa son del opuesto con prevalencia de los PH. Resalta asimismo la considerable cuota de parentesco del 36 al 48. es palmaria la gran disminución de uniones de PH en el último tercio. se aprecia a primera vista la alta densidad de la primera fase.7381. Todos los grados. Este conjunto del Butrón mantiene con mayor tenacidad su apego por matrimoniar parientes. No era menor la densidad en los años precedentes pues en 7 años se registran 26 dispensas.46%). Berríatúa (7. 31 y 32) se sobrepuja el 10% en la primera parte.19%) con Gatica (3.5. general.45%) de PS y 36 (0.66%).69%). inferior a los obtenidos en los dos arciprestazgos precedentes. Gámiz.00%) son cimeras. Respecto de los diversos grados. no a mengua de endogamia. Lemoniz. decisivas en el resultado final.67%): 8 (0. sino a incremento de las nupcias. El influjo de Guerena con el balance final es casi imperceptible. son más comunes al final: en cinco ocasiones se logra un valor inferior a la mitad del medio. El coeficiente de consanguinidad.0 y más decididamente el 4. PH y PS suman números prácticamente iguales. aunque ello se debe a veces. Berríatúa se libera lentamente anotando algunos enlaces en la década de los 50. no hay una sola excepción. Los parentescos complejos son apenas apreciables: uno en Ondarroa de 6. casi 38 de PH. Amalloa (la villa de más elevado índice) termina con el hábito consanguíneo para el año 42.036 matrimonios (455 agregados de los libros de los santuarios).60%) y Larrauri (6. 4 podrían ser de TS. Lemoniz (8. recortan su aportación en escasa cuantía. de manera que si bien se mueve de un porcentaje de 6. prevaleciendo los PS sobre los PH.38. en la que frecuentemente se leen porcentajes muy superiores a la media. hay todavía 72 en los 49-66. 99 (2. más de 48 de PS y casi 8 de ts: es exiguo el peso de los TS y un poco mayor el de los ts. Este detalle del apego a casar los PS y su prolongación en el tiempo lo hemos advertido en varios arciprestazgos: es la forma de matrimoniar los parientes que menos rechazo experimenta y más lenta ert su eliminación.38%) y Cenarruza (6. Laucariz (7. desde los 255 y 375 habitantes de Laucariz y Fica respectivamente a los 3.0 doble (1963). Frúniz. Munguia (4. por ejemplo. Bolibar (7. En la primera parte. compárese.

Bedia. Al valle de Orozco pertenecen además del núcleo de San Juan de Orozco. los habitantes de esta zona evitaron esta forma de casamiento. entre las vallonadas de los ríos Arrastia e Indusi. despejado hacia el este en la cuenca del río de su nombre. casi duplica el valor de la Provincia. Gámiz. ha sido zigzagueante y poco decidida hasta época avanzada. en parte. Como en las circunscripciones precitadas. 83 (1. supuesto homogéneo. Frúniz y Munguia inss. Ceánuri sólo rebaja en tres unidades la suma de los últimos años.acumulan la mitad en los últimos años. Elejabeitia. sus feligresías se ordenan entre los ríos Altube y Nervión. por debajo del 2 e incluso del uno. del 0. se invirtió el modelo pasando a ser "B". conscientes o no.59%). Aránzazu.0871% anual de acuerdo con el coeficiente de regresión. Líbano y Meñaca disminuyen un poquito. y es la década de los 50 la que señala la casi extinción. CEBERIO En conjunto se sitúa este arciprestazgo al oeste del de Villaro y participa.00%).ben mayor número de dispensas. por tanto del modelo "X'. a veces. Orozco. Bedia. es el único arciprestazgo donde esto acontece.206 enlaces matriculados (300 en santuarios). En 100 uniones de parientes. asomándose a Bilbao. Ceberio. Murueta. Miravalles.0810 da la medida del retroceso. en ocasiones el núcleo principal albergó menos moradores que los barrios· diseminados por las alturas o acostados a sus faldas. si no hubiéramos encontrado en Munguia números incluso superiores.64%) se verificaron entre deudos: uno (0. alcanza un 3. Zarátamo y Zollo. mientras que en nueve ocasiones se logra en el último período. y. por eI contrario.32% de Castillo-Elejabeitia a 2.09%) son emparentados: 8 (0. Lemona y Castillo Elejabeitia -caso extraño. por lo que la década inmedíata a la postguerra no significó el despego de la endogamia.25% se reduce a 2. poco relevante. que montan 19 en la etapa final frente a 42 en la inicial. siendo 6 las parroquias que concuerdan con él y cinco las discordantes.15%) de TS. Urigoiti al sur y Zarátamo al norte.02%) de TS.¡i.82%) de PH. De los 4. rebajando el índice. teniendo en cuenta su dimensión. de sus condiciones. no se registra una dispensa. Sin modificar apenas nada. Lauquiniz. de forma que de 5. Ubidea. Fica. pero es poco acentuado el predominio de los PS sobre los PH. Larrauri solo registra tres expedientes desde el 44..32% en la última secc10n. Ceanuri. la mitad serían de PH. Se consignan en este apartado las parroquias de Aranzazu. Bedia. el límite norte. también tuvo adhesión la moda de solemnizar la boda en los santuarios: unas 500 partidas tienen tal procedencia. Hasta el año 35. El número de registros de los años 1911 al 17 sugieren la tenacidad del comportamiento. la situación varía bastante en el primer tercio del tiempo estudiado. un poco rhás incluso que en la primera porción del estudio.55%) de PS y 11 (0. El recorte es drástico en los PH. el menos poblado de los nueve que componen esta unidad. Aracaldo. Gatica termina con la consanguinidad en 1946. predominando el terreno áspero y montuoso que atraviesan los ríos Altube y Arnauri engrasadores del Nervión. cifra. Dima. Dima todavía asienta 11 en la fase final. es el límite sur y Bedia. Urigoiti. 0 y los de 6. llanera. los demás se mueven en una zona aceptable. Lemoniz. Olarte. Laucariz el 49. esta mengua adquiere mayor importancia en términos porcentuales.25%. Castillo.234 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE princ1p10 a un 4. salvo Ceberio.56% de Bedia. Murueta de O. La consanguinidad sigue el modelo "B". 71 (1. Arrancudiaga. Albizu. son sus puntos extremos. Olarte y Urigoiti. homogéneamente interpretado sería de 0. Yurre que desde el año 50 solo cuenta un enlace. El coeficiente de consanguinidad es 1. Se incluyen los poblados de Albizu-Elexaga. hay prevalencia de los PH sobre PS. por el contrario los PS suben. El coeficiente de regresión byx = -0. porcentualmente es asimismo el distrito que menor número de bodas de 5. Cambian parentoriamente su comportamiento. solo en tres fechas no se sobrepasa el 3% anual. 0 • Tres núcleos se descaran por su intensidad: Ceánuri (6. parece evidente que. El coeficiente de consanguinidad (F) 2. Aránzazu. cuyos 13 enlaces entre deudos tienen lugar antes del 44. 0 La trayectoria seguida en estos 49 años.95%) y Ubidea (4.555 enlaces asentados. . Ubidea y Villaro son del modelo opuesto "B". Las uniones con dispensa que contaron 75 en la primera parte. por el crecimiento del registro de bodas.4854. Estos apuntes confieren una acusada originalidad respecto de los demás puntos. se debe en gran parte a la subida del número de bodas.deciden el cambio. El descenso. Arrígorriaga. desde 2. se restringen a 54 en la postrera. este desparramiento retrocedía rápidamente en la última década de nuestro estudio. ligeramente por encima del provincial y bastante inferior al de Munguia. La dispersión del caserío dejará notar su influencia.55%. Aránzazu y Castillo-Elejabeitia empatan los de 4. Lemona y Yurre con parecido censo y semejante razón matrimonios/habitantes.24%) de ts. Pudieran desconcertar los valores de Ceánuri y Dima. muy alprestre. Villaro y Yurre.2415. En los siete años precedentes la costumbre tenía arraigo como lo sugieren las 27 dispensas (ninguna de TS) que se cuentan. en el conjunto. Dima (4. Yurre y Dima -muy poco Ceánuri. concuerdan en su frecuencia consanguínea. Ubidea justifica sus datos por su orografía y tamaño. VILLARO Se aproxima a una unidad natural ya que todas las parroquias incluidas se alinean a lo largo de la carretera que por Barazar enlaza Bilbao y Vitoria. 40 expedientes. difiriendo mucho el comportamiento de los poblados. Este arciprestazgo presenta indiscutible originalidad respecto de otros de la Provincia y del conjunto. De los 5. 161 (3. 166 (3. Ubidea. Ubidea y Víllaro influyen apenas en la declinación de la consanguinidad por el corto número de expedientes o su irregular distribución. Durante el trienio 36-39 se abstienen totalmente los emparentados.081 % anual. Lemona. casi 43 de PS y 7 de ts. podía haberse suprimido ese único registro de TS.

La contribución de Bermeo a la homocigosis fué considerable hasta el año 35. Orozco (3.º.75% y 2. por su situación. Hasta el año 35. y desde esta fecha hasta el final solo el año 43 se asoma un 4. doble (1943).871. de los cuales son consanguíneos 175 (2. y cinco la rebajan.74%) y Orozco (3.44% respectivamente. un llamativo 8.48%).62%) y Mundaca (4.0 . de los 175 enlaces emparentados. El coeficiente de consanguinidad es 1. La reducción se evidencia por los frecuentes porcentajes inferiores a 2 e incluso a 1 anotados en el último tercio.12) a elevarlo. Orozco acorta considerablemente su tasa. más abiertas a las comunicaciones y trasiego vecinal. Mundaca. Los parentescos múltiples anotados se reducen a uno doble de PH en Albóniga (1930). Las 175 parejas de deudos se disponen así: 10 (0. sobre todo. por el contrario los PS no solo se mantienen sino que aumentan. sobre todas. Evidentemente produce sorpresa el índice de las tres villas. que hubieran motivado un descenso mayor. por su demasía. índice. Miravalles. 100 se producen en la primera parte (más de 5 por año) y solo 38 en la última. Arrancudiaga los reparte igualitariamente.28%) de PH.2936.74%). 95 (1. Zarátamo (3. Albóniga. En 100 de tales uniones.solo alistan una dispensa. Olarte (6. Cinco veces el porcentaje es inferior a 3 hasta el año 35. pero por todo lo dicho se aprecia que el ritmo regresivo es lento. 73 (1. menor el del 6. El coeficiente de consanguinidad es (F) 1. casi todos se hallan pegados al mar o a la margen izquierda de la ría de Guernica. de acuerdo con su coeficiente byx = -0.98%). por lo tanto del tipo "A:' con tal preponderancia de los PH que suman más que todos los otros tres grados juntos.77%) y Miravalles (1. y 8 de 5.87%) de PS y 19 (0. 5 aproximadamente serían de 3. pero queda prácticamente anulada por la profusión de casaderos. el coeficiente dado calcula su participación en la totalidad de los 49 años. Baquio (6. abarca los siguientes centros: Albóniga. En los últimos años se invierte totalmente el modelo que de ser ampliamente "A:' pasa a ser claramente "B". mientras Arrigorriaga (2. Olarte añade alguno.39%) y Zollo (3. Mundaca poco después inscribiendo sólamente 2 de sus 22 registros tardíamente (1962 y 63). pero su influjo no es muy decisivo. 0 0 • 0 BERMEO Este conjunto. 0 • . en términos porcentuales 3.61 %) de PH. 41 de 4. un poco superior al provincial. inferior a 3. Pedernales y San Pelayo de Baquio.17%) de TS. Bermeo (con Mañuas). y los ts no influyen. Zarátamo desde el 46. a la caída casi total de los enlaces de PH y a la pequeña cooperación de los TS.59%) se alejan -por exceso. Arrancudiaga (3. nada. Veamos cómo se han comportado a lo largo del tiempo: el mero contaje de datos nos da la primera apreciación: en el primer lapso enumeramos 69 casamientos emparentados. en doce ocasiones la frecuencia es superior al 4%. No parte el cálculo de cifras muy elevadas. por la preponderancia de los PH.68%).97%) tienden a disminuir el valor final. En un distrito donde la media no sobrepasa el 2. pero no con tal pujanza. no es la única circunscripción en que esto ocurre. Ceberio (3. pues de 23 casos sólo 3 se producen con posterioridad (1940.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 67 (1. aunque dispares en habitantes y matrimonios. y 9 veces en la última sección que. es radical el retroceso del 4.66%) y Aracaldo (4. Siete de las doce villas tienden a elevar la media.0508. no por el de sus vecinos. el menor por el número de localidades. dos de PH dobles en Busturia (1926 y 39) y uno doble de PH en Baquio (1953). Ceberio. Hay ciertamente una pequeña elevación de uniones familiares en la década de los cuarenta. Zollo desde el 48. por 52 en el último. En los siete años antecedentes contamos 26 registros. Ceberio (3.40%). alcanzando el año 21. 51 (0. Siendo el coeficiente de regresión byx = -0. Baquio dispersa irregularmente.26%. pero mucho menor desde la década de los cuarenta.12%).98%. aparentemente. incluye tres años sin registro alguno. El año 37 supuso la despedida del 3. mucho más tendente a la panmixia desde esa fecha.0 y poco perceptible el de 5. 45 de 6. Murueta es la tercera de índice más bajo. Baquio. y terminante en las últimas décadas: en efecto.23%). unos 5 de TS. reduciendo estos datos a 100. por tanto.0751 %. Bermeo trueca más lentamente (no tanto en PH) y Busturia conserva su cuota hasta los años 50 sin llegar a desprenderse totalmente. aunque no se extingue. Arrigorriaga solo poda una unidad. Aracaldo elimina toda unión de parientes desde el año 41.24%) de ts. El cambio subsiguiente a la guerra implica un giro tajante en la pauta matrimonial. a lo largo de los años. 43 y 64).32%) de ts. Pedernales y Bermeo no alcanzan la media y San Pelayo no registra ninguna pareja de deudos. fluctúan ligeramente por encima de la media. Busturia (7. además. Busturia (con Altamira). Los siete años predecesores aún hubieran elevado el índice con sus 42 enlaces consanguíneos. 0 . ocupando el noveno puesto en el conjunto de arciprestazgos. La tendencia regresiva de la endogamia es patente como en ningún otro distrito.0508% anual. corta diferencia beneficiada por el aumento de bodas. 54 serían de PH. hubiera sido más significativa sin los datos de los últimos años. La regresión anual de 0. 235 El número total de matrimonios es de 5. pese a que su frecuencia es menor a la de ambos. tal vez.40%) de PS y 13 (0. En la Postguerra hay mayor exaltación connubial entre los prometidos familiares que en el resto: 19 dispensas en tres años y 11 en los siguientes (39-44) parece denotar una suerte de compensación frente a la contención previa: fenómeno éste apreciable en otros distritos. Ha sido muy socorrido el solemnizar la boda fuera de la propia parroquia (más de 800) destacando Bermeo y Busturia.4610. los demás pueblos no intervienen por su minima incidencia. La participación de la feligresía es muy varia: Albóniga termina su aportación con los años de la postguerra.4%. poco inferior al de Villaro y por encima del de Ceberio.º. 30 de PS y 10 de ts. Albizu y Urigoiti -muy parcas.del valor medio. descuellan. dos. (el menor de todos los distritos) la disminución homogénea es de 0.0751. las cuatro villas mayores divergen notablemente en su comportamiento. Recogemos un parentesco complejo en Murueta de 4. Este decremento se debe.

44%) y Rigoitia (6.03%). El coeficiente de regresión byx = -0. Gueñes.29%).96%). Morga (5. Ereño y Luno siguen el opuesto. 122 (1. solamente tres desde esa fecha. Goicouria. Avellaneda. Murueta y Navamiz igualan los PH y PS. sin Guemica. recuperándose con fuerza en la inmediatez posterior.06%. Elanchove (6. Sodupe. tal vez se incluyeron antes junto con los de Mendata. Zaldu y Zalla. Gorocica y Mendata. a este considerable número de pueblos no corresponde una gran densidad de avecindados. El coeficiente de consanguinidad es bastante superior al provincial.06%. 53 parejas emparentadas que maridaron en los siete años antecedentes.657 casamientos (unos 500 en diversos santuarios). Arteaga cino. Forna.63%). en primera aproximación.3%. respectivamente. que debe interpretarse a la luz de los valores frecuentemente altos del inicio. 0 • Los valores más altos no corresponden a pequeñas vecindades. en las inmediaciones de' los rios Oka y Golako. el viraje. Ereño (5. síno a otras más populosas como Arcentales (8. Anotados en las partidas 7.1136% anual. más de 46 de PH. con la salvedad de Goicouría a que no podemos conceder mayor peso. Durante los 18 primeros años.43%). suman algunos más en la última fase. Canala.14%) de TS. costaneras. mientras que Acorda. La tradición estaba ya asentada como lo insinúa el hecho de que hayamos rastreado. 211 (2. F = 1.38%) de ts. en cambio. se trueca en el "B".18).58%) de PS y 24 (0. Notese cómo a pesar de ello. pueden apiñarse los 21 núcleos de esta circunscripción en tres grupos bastante bien definidos: feligresías con bajo índice.09%) de TS. Montellano. Iratzagorria.99%) Múgica (3. un poco más de 3 serian de TS.28%) de PH. Forua. Traslaviña. al menos. 1.7689.56%). Carral. ensanchándose ésta a la altura de Navamiz y al este de Luno hacia Morga. y Morga. Ereño. aparece claro pues de 130 uniones de este rango al comienzo se salta a 77 al final. correspondiente a 254 enlaces de cognatos: 9 (0. curiosamente los de 5. Guernica. Gorocica (4. El retroceso consanguíneo. solo en tres fechas no se alcanza la cota del 3%. una desigual franja.245 matrimonios contabilizados. La consanguinidad tiende a ser baja.35%) y Güeñes (4. Cortezubi (5. pero relativamente altos: Albiz (3. feligresías con valores ínferiores al medio. Morga. Gordejuela. Se ajusta al tipo "/\' con neta primacía de los de 4. en 100 uniones de allegados. Gorocica desde el 49. Luno y Múgica cuenta alguno más al finalizar. 35 de PS y 15 de ts. pero con un ámbito amplio. 74 (0.65%). esta serie es tanto más llamativa cuanto que la mayoría de los vecindarios excedían el millar de habitantes. Arrazua. Luno (3. por tanto pertenece al tipo "/\'. quedan incluidos los siguientes: Arcentales. Morga y Rigoitia recortan con más morosidad. Catorce entidades siguen el mismo modelo. por esta razón el modelo que en conjunto era del tipo "X'. Ocharan. apenas variarla en 0. Canala inscribe el suyo el 25. en ocho del 49 al 66.236 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE GUERNICA Se listan aquí los poblados próximos a la ría de Guernica que forman. Gavica. en Albiz solo se encuentran en los últimos años. y Trucíos no llegan a la media global. Ajanguiz. probablemente reflejada en los resultados.07%). Canala (1. al de los arciprestazgos más poblados. Valmaseda. Arrazua (3. La fisiografía y la dispersión tendrán algo que ver con estos resultados. montuosas o ribereñas: Acorda. Cortezubi. 0 VALMASEDA Las condiciones de topografía y amplitud de esta unidad proporciona diversificación de situaciones. el índice es inferior al global en quince ocasiones de dicha fase. Mendata (5.24%).50%). Murueta. sobrepujando al de Villaro. de 6. Beci. por supuesto. 48 de PH. Arrazua. Apenas hay parentescos complejos: uno de 6.00%). La Cuadra.1136 indica el rápido descenso homogéneamente considerado de 0. Durante la contienda casi se interrumpen los maridajes de familiares. índice éste último determinado en considerable medida por la crecida de casamientos. Valmaseda. Arteaga (Gauteguiz de) (5. Gavica. 4. su influjo. De los 6.81 %. Navamiz no apunta ninguna desde el 40.26%). 98 (1.94%). Constatemos que el índice global es francamente alto. Traslaviña y Mercadillo cuyas frecuencias varían de 1. Zalla (4.50% en la última. Elanchove. siendo Ibarranguelua (la mitad) y Guemica (un tercio) los más constantes en esta práctica. Elanchove y Ajanguiz. tal vez. es muy pequeño en el total. Sopuerta.12% en la primera a 1. en el polo opuesto topamos con Sodupe. solo superior a dos arciprestazgos. Esta configuración entraña pluralidad de orografías y localizaciones. exceptuándose Ereño. Labaluga.19%). por los años cuarenta. Luno. Labarrieta.95%) de PH. Cortezubi. La participación de los lugares en esta merma es muy diversa: Forna registra todas sus dispensas antes del 27. un poco lento por entonces. los pueblos restantes con un censo entre 300 y 500 habitantes divergen en su comportamiento: La Herrera y Montellano se mantienen con tasas . Mendata. 0 doble en Ajanguiz (1954) y otro del mismo grado en Rigoitia (1953).75%) se verificaron entre deudos: 7 (0.02%). consiguiéndolo. feligresías de elevado índice. Albiz de Mendata. Trucios. 39 de PS y casi 10 de ts. Gauteguiz de Arteaga. aunque en su descargo deberemos añadir que su contribución a la homocigosis descendió muchísimo en la última parte. Ibarranguelua cuatro.230 se verificaron fuera de la propia parroquia.96%) de PS y 32 (0. se atisba- ba en TS y PH y luego en PS. Ibarranguelua (7. En la tasa endogámica pesa la aportación de las villas medias: la frecuencia consanguínea es de 4. Ibarranguelua. Ajanguiz (4. como en ningún otro distrito del estudio. La Herrera. Labaluga. pese a la dimensión de sus pueblos. Ereño los distribuye muy aleatoriamente. En un centenar de emparentados. Galdames. debido sobre todo al descenso de TS (última inscripción en 1953). destacando Gavica (0. Acorda. Navamiz y Rigoitia. Ajanguiz. Gorocica. Múgica (Ugarte de). Galdames (2. Guemica.41%) de ts.25% a 2.22%). Gordejuela (5.13%) y Forna (1. menos de 3 serían de TS. Canala. Por su tributo al problema que estudiamos.06%). Bermeo y Ceberio y. Mercadillo. 99 (1. y al de PH (reducido a menos de la mitad) y con menor relieve al de PS.26%) y Navamiz (3. Murueta y Guemica.

como ya lo hemos observado en otros distritos.'. pero es decisivo su efecto en su decadencia. uno de 6. beneficiándose éste último dato del aumento de bodas. sobre todo Urkola). no llegarían a 3 los de TS. coherentes con su estructura. La mayor parte de las parroquias siguen el mismo modelo "/'l.19%). con excepción de las ubicadas junto a vía de comunicación más o menos principal. Llamativa es la irrupción de parejas emparentadas (25i) del 40 al 42 que tiende a prolongarse. reconditez de algunos parajes y dificultosa comunicabilidad. A la mayor parte de estas unidades hay que aplicar el apelativo de montuosas o ásperas o el de desparramadas. Labaluga alista su última dispensa el año 55. aunque si muy persistentes) traduce el declive a 0.35%) y Arrázola (5.0 ) dato este típico y original de este arciprestago que casi elimina este tipo de enlaces. y 6. de los 18 primeros años.3% a 1. con Zaldívar. Son destacables por su envite en este proceso Abadiano que solo cuenta 4 episodios desde el año 49.66%).0864. Yurreta y Zaldivar. Elorrio probablemente inscribió conjuntamente los de Axpe. Sodupe y Traslaviña el 57. Las dos villas mayores Durango y Amorebieta. Yurreta e !zurza y Ochandiano cooperan a moderar la media. Iratzagorría. casi todos los años. 10. Arrázola.08%) de TS. Elorrio. Beci (3. Mañaria con uno.1957. dos de ellas en los años sesenta.74%). Berriz con solo 2. aunque sorprendan las altas cifras del 54 y 56.0864% al año. y Valmaseda el 56. pero aun considerándolos unitariamente alcanzarían el 9%. siendo frecuentes los años cuyo índice es inferior a la media.28%) de PS y 34 (0. pero mucho más todavía el de ts (5. .45%) de PH. primando los PH sobre los demás grados. Bemagoitia (6. Amorebieta. Ermua. los restantes poblados no ejercer apenas influjo por su distribución irregular o su mínimo número. El coeficiente de regresio. también declinan fuertemente los de ts. La declinación del parentesco conyugal es evidente.97%). Echano (1.55%) Ibárruri (6. Los parentescos complejos se reducen a dos ejemplares de 6. además de las citadas. la cuota es inferior al valor medio. Echano que elimina la tradición el 45.98%) les acompañan en el pequeño arraigo por matrimoniar los deudos.1226% anual. Declina fuertemente el número de PH.00%).3163. Abadiano y Mallavía levemente por encima. No difería mucho la conducta respecto de este fenómeno previamente. lo que traducido en porcentajes significa 3. Garay (1. El coeficiente de consanguinidad . rebasa los valores de la Provincia. Ibárruri. preponderan sobre los de PH. En el extremo opuesto se emplazan Elorrio (11. Labarrieta. homogeniza el decrecimiento en 0. DURANGO Este arciprestazgo extenso en superficie y parroquias despliega considerable heterogeneidad en su retorcida geografía. el retroceso de los PS se demora hasta el final. aunque por lo dicho más arriba. favorecido este último por el crecimiento de las bodas. Galdames.73% respectivamente.1226 (notable por comenzar de valores no muy altos. Mañaria (8. en cambio. Tanto por su frecuencia como por su coeficiente de consanguinidad. Axpe de Elorrio. 135 (1. Mallavia con solo 3 dispensas en el tercer período. !zurza. Mercadillo registra los tres casos tardíamente.481 (más de un millar en los santuarios. El contaje de los asientos (33) realizados entre el año 11 y el 17 insinúa la pervivencia anterior del fenómeno. Arcentales el 60. Los pueblos pequeños. exceptuán0 237 dose Ermua.92%) e Iratzagorria (7. doble en Amorebieta (1947 y 57). Labarrieta (4.71% respectivamente. Apatamonasterio.25%). mientras que solo en dos de los últimos es superior. 46 serían de PH. Márzana.N. y Bemagoitia. Berriz. Ochandiano con dos. Solo en dos. Amorebieta. Yurreta y Ermua son muy ilustrativos: con un número muy poco diferente de matrimonios. Mañaria. Omitiendo las parroquias con uno o dos registros. habiendo mantenido una intensa cuota anteriormente. detentan frecuencias bajas. discrepan notablemente en sus tasas: 3. Marzana (0.es ligeramente superior al provincial 1. En la primera sección se consuman 101 uniones y 55 en la conclusiva. los de PH se reducen sobre todo al final.5%.14%) de consanguíneos puede llamar la atención a la vista del cómputo de matrimonios.75%.0 doble en Arrázola (1947) y uno de 4.43% y 1.'. Durango.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 discretas y. Trucíos y Zalla el 63. Zaldíavar con 3 y Elorrio que reduce a menos de un tercio su parte. !zurza solo presenta tres dispensas. Ibárruri y Ochandiano que empatan los enlaces de 4.69%). cayendo el porcentaje de 5. con exclusión de Bemagoitia. Mallavia. Carral (3. Ermua (1. Echano. Las 330 uniones entre allegados se adjudican como sigue: 9 (0.19% de la segunda. que es 1. revisamos el comportamiento del área. y la comentada Amorebieta. se entiende que la aportación a la homocigosis es casi tres veces mayor en los primeros años.71 %) y Durango (1. Berriz se sitúa ligeramente por debajo de este valor. El coeficiente de regresión b~ = -0. En cien enlaces de esta condición.85% y 1. en que se recrudece el hábito de reemparentar. Abadiano. pero son meros episodios. Bemagoitia. Garay.32%) de ts.62%) las tienen altas. paradójicamente preludian el cambio. de forma que desde el año 44. Dos años se significan anómalamente. 2. 0 0 • El sesgo de la cognación en este distrito es también ostensible con solo atender superficialmente la tabla del desarrollo por años: los emparentados en el primer período doblan con creces a los del último. Siete veces se excede el valor medio en la primera parte y solo tres en la última. 41 de PS y 10 de ts. Ermua y Yurreta colaboran con menos empeño. pues en los siete años anteriores se contabilizan 72 enlaces entre deudos. divergen en sus índices apreciablemente. el 40 y 43. 152 (1. Mallavia. Yurreta y Zaldívar que son del "B". La Cuadra el 59. El declive es muy firme desde los años cincuenta.68%). En él se inventarian Abadiano. Solamente seis libros de partidas registran enlaces de TS. Ochandiano. La media global (3. Gordejuela. 0 doble en Mallavia (1932). 1. mientras se muestran un poco más reticentes los de PS. corresponde al modelo ".98% de la primera frente a 3. Los enlaces de TS sólo cuentan uno desde el 49. byx = -0.

738 casamientos anotados (más de 1. menor que el de la Provincia. Derio. Lamiaco. Es irrelevante la participación de los TS -anotados solamente en 6 parroquias.41%). que se extiende hasta el mar.25%) y Plencia (1. Descuella esta zona por el bajo porcentaje. La Arboleda. señoreando los PH a todos los demás grados: en cien bodas de este rango poco más de 2 son de TS. A mitad de los 49 años que estudiamos. Lejona (2. y al mismo se adscriben la mayoría de las villas.70%).300 fuera de sus parroquias). el menor de toda la Provincia. los TS se acumulan casi todos en la primera parte.13%). Abanto.28%). se prolongan casi a la par. Gorliz. los 576 enlaces y el índice -frecuencia. Berango. Gorliz. Larrabezúa. Basauri.0816. Las Carreras. casi todos los puntos se emplazan en una ancha banda paralela al lbaizabal y Nervión.000 en los santuarios). Alonsótegui. Guecho. Sopelana (3. Sostienen este declive la reducción a la mitad de los enlaces de PH y la de ts. Berango. Baracaldo (con Luchana y Cruces). tal vez. Portugalete. 51 de PH. descuella por la densidad de moradores y ha experimentado recientemente un desmesurado crecimiento. 295 (1. conservaba su independencia social. Incluimos en este apartado: Algorta. Pobeña. Algorta y Las Arenas. el millar. Lejona. Muy poca incidencia de TS -llaman la atención los cuatro registros de Algorta. anteriores al 66. San Salvador del Valle.49%) de PS y 64 (0. 294 (0. Larrabezúa (4. Ortuella. Plencia y Sopelana recortan con firmeza su aportación. Gallarta. del que los desmembramos para presentar la capital por separado. Más de 80 expedientes se datan en los años del 1911 al 17. Parentesco múltiple muy escaso: un caso de PH y PS simultáneamente en Baracaldo (1956) y otro de .15%).53%).24%) de ts. otras lo hacen moderadamente: Urduliz (2. Larrabezúa. Las Arenas. Erandio (1. Galdácano. repárese que estas poblaciones suman más de la mitad de los matrimonios celebrados. Berango. Lejona.global se prorratean de esta forma: 14 (0. 543 (1. quedando algunos ligeramente marginados respecto de las vías más frecuentadas. La tendencia a restringir la consanguinidad se apunta ya por los años 30. están por debajo de la media: Alonsótegui (1. Hasta el año 35 se llevan a efecto 272 enlaces de allegados (unos 15 por año) y 171 (unos 9. Pobeña. preferencia de los PH sobre los PS. también habría que señalar aquí que su contribución fué casi tres veces mayor durante la primera parte. Ciérvana. PORTUGALETE Casi todas las unidades de este sector se encuentran en territorio paralelo a la carretera Bilbao-Santander. 172 (0. Por grados. en distinta medida. Derio.45%). Se atiene al tipo "/\'. y que se utilizan los datos de todas ellas. Sondica.53%). Górliz y.56%) se efectuaron entre allegados: 13 (0. Lamiaco (1. Concuerdan los pueblos con el tipo excepto El Regato. casi todas ellas rondaban y algunas desbordaban ampliamente. El coeficiente de regresión = -0.57%). más de 54 de PH.891 (de ellos más de 2. menos de 3 serían de TS.96%).78%) de PS y 63 (0. tan solo 8. apenas rebajan las cifras absolutas. aunque sí los porcentajes. La primera observación sobre la tasa de consanguinidad (2. Lam~bezúa. que acreditan la radicación de la costumbre. casi en igual cuantía. a sus barrios.55%). las frecuencias anuales oscilan entre 3 y 7% en la primera sección.98%). El valor de la homocigosis. Barrica. Larrabezúa. El Regato. debe tenerse en cuenta la crecida de matrimonios consiguiente a la de vecinos.31 %) y Sondica (2.9789. Galdácano (2. Barrica. experimentan un fuerte rebrote. presente en todos los pueblos menos Abanto. Erandio.90%) y un poco menos. 204 (0. salvo Derio. Basauri. Santurce y Sestao. los PS. Guecho (2. mientras que desde el año 51 al final no se alcanza nunca el 2%. Echévarri (1. Somorrostro. son nueve las localidades que aventajan palmariamente el valor medio.52%). muy poblado y con buenas comunicaciones: Abanto Las Carreras. Lezama. Lezama. no tanto por la distancia cuanto por la morfología del paisaje. como en otros distritos. Erandio. Poblaciones cuyo vecindario oscilaba entre los mil y dos mil habitantes (a la mitad del período) conservaban tasas elevadas de consanguinidad. 35 de PS y 11 de ts. la suma de bodas de primos hermanos supera a las de todos los demás grados juntos.51 %). adjudica un descenso homogéneo de b ofsl6% anual. exceptuándose Echévarri y Plencia.13%) de PH. mediados los 40.18%) de ts. Sopelana. En conjunto se atiene el tipo "/\'. Plencia y Sondica en las que prevalecen loE PS. Algorta (2.y más interesante la de ts. dado por el coeficiente de consanguinidad es 0.84%). Lujua y Urduliz. Lujua. Echévarri. De los 34. Urduliz y Zamudio. y Gorliz donde empatan. de las 22 enunciadas.238 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE ALGORTA Ya hemos prevenido que los centros que abraza esta circunscripción pertenecían al antiguo arciprestazgo de Bilbao. Alonsótegui. Zamúdio y Urduliz hayan pagado tributo al emplazamiento y a la dispersión.22%) empuja a considerarla casi excesiva. Lezama (4. Guecho.84%) de PH. Galdácano. Berango (3.35%) y Gorliz (3. es muy divag¡mte la disposición de los años de postguerra. mirando al mar. pero su peso es insignificante. Derio. Pesan ostensiblemente en el balance final los índices de Derio (4. afirmándose la propensión precitada en los tempranos cincuenta.03%) de TS.y baja la de ts. Musques y Ciérvana se alejan un poco. y en seis ocasiones ni el 1%.14%). Guecho y Lezama.05%) de TS. Tercian en este proceso las parroquias con muy diversa conducta: desde el año 60 apenas registran expedientes Alonsótegui. se ajusta a los 576 enlaces entre deudos en el total de 25. los· de Zamudio (3.08%) y Barrica (3.48%). Lezama. Musques. Lujua (3. En un centenar de uniones de parientes. Cuatro villas saldan mayor número de matrimonios que todo el valle de Carranza. Barrica. casi 32 de PS y cerca de 12 de ts. no es preciso insistir que la mayoría de estos centros cuentan con más de una parroquia. aun siendo inferior a la media provincial. Alguno de estos lugares ha sido anexionado al "gran Bilbao" pero durante el tiempo abarcado por el estudio. Galdácano.5 por año) en los finales. Basauri (1. Las Aremas (1. Plencia. Ciérvana y Ortuella.

En los párrafos dedicados a cada demarcación. y por opuesta razón resaltan en Villaro.de los P. se le emparejan Munguia -quizá el más persistente-. Similar ponderación puede hacerse respecto del 5.): Munguia. Carranza se diversifica por la parvedad de sus apiñamientos y por el lento retroceso de la consanguinidad. en aquellas parroquias cuya cota es más elevada. de manera que la disposición de los arciprestazgos según este criterio. medítese qué vasto territorio provincial ha estado inmerso en intensidad consanguínea. alguna vez. más que notable: salvando las poblaciones que. excluidas éstas. Portugalete. De los 14 núcleos mencionados. Lequeitio. en 1957 La Arboleda.S. Ceberio y Guemica.0377.50% al final. Munguia y Ceberio.0377% al año.H. Evidentemente este arciprestazgo modera en considerable medida el resultado de toda la Provincia. Algorta.) descuellan por su valor relativo en Carranza. en cambio. a veces tajantemente. Munguia y Bermeo. aunque fijamente mantenidas ·hasta los años treinta. En Baracaldo podía presagiarse menor porcentaje. Las dos zonas más populosas pesan decisoriamente en los valores medios de la Provincia. Nótese que la merma se produce. cómo no concuerda el ordenamiento por magnitud con el cimentado en los porcentajes: Munguia precede. a Marquina y Lequeitio. Ortuella. A la declinación coadyuvan los PH y los TS. ante todo. crédito no muy crecido por partir de posiciones poco levantadas. y las nueve restantes sin alcanzar este valor. unida a Somorrostro..ión interior y exterior ha provocado la convocatoria de allegados. téngase presente que en ellas se han oficiado más de la mitad de los matrimonios. No siempre coincide dimensión exigua de la villa con elevada densidad endogámica. la mitad de la población ha vivido una fuerte endogamia. Partiendo de valores poco importantes. sobre todo. San Salvador. la tercera -más minuciQsa. El coeficiente de regresión byx = -0. tal vez la migrac. (tipo "A") truecan su pauta. son excepción. se sigue aferrado a los enlaces de PS y ts que tienden a crecer en cifras absolutas. Siendo el indice global bajo. San Salvador solo anota tres partidas desde el 49.35% a 1. Musques (12. Pobeña (3. es la siguiente: Carranza. en general.H. en cada comarca. Ceberio y Bermeo. Carranza. En la primera. las otras diez se sitúan por debajo de la media de la Provincia. Ciérvana. Durango fué un tanto remisa en adherirse al cambio. los porcentajes se transforman de 2. (T. Algorta y Portugalete. teniendo mucho que ver con ello la inmigración. en la mayoría. y en cuatro. 0 . 0 (t. El impulso de recuperación que se exhibe intenso entre los deudos casaderos (49 bodas en el trienio 39-41) es igualmente poderoso en todo el vecindario. Guemica antecede a Villaro. con la salvedad de Valmaseda y Algorta. Guemica. en la segunda. nos da la medida homogénea de la disminución equivalente a 0. a lo largo de los 49 años. Los modelos de consanguinidad son diferentes: en ocho circunscripciones se prefieren los enlaces de P. rebroten con cierto ímpetu las parejas emparentadas. siendo en Ceberio casi desdeñable el predominio. menguando. ahora bien. las recortaron Portugalete. Las que privilegiaron los enlaces de P. Marquina. en este segundo supuesto. Valmaseda. Munguia. lo mismo que Algorta. De todo lo expuesto fácilmente se adivina que el coeficiente de consanguinidad es el más exiguo. Villaro despunta porque casi todos sus expedientes son de PH y PS (154 entre 166). éstas últimas son Lequeitio. en 1946. Villaro y Algorta. razón por la que la consanguinidad es de tipo "B" en los últimos decenios y el retroceso. El Regato. con un solo registro en 49 años. No difería mucho la conducta en los años precedentes que apuntan 80 registros en siete. Sestao y Portugalete menguan considerablemente su cuenta. distinguense Ortuella y Somorrostro que no llegan al 1%. Lequeitio menudearon estas bodas y. Antagónico fué el comportamiento de Lequeitio. el número de enlaces de P. Portugalete y Bermeo se despegan en cuanto que los PH adicionan más que los otros tres grados. en 1955 Pobeña. pero lo hizo después con eficacia.05%. en orden decreciente. por ejemplo en Lequeitio. La pequeña parroquia de Santa Juliana de Musques. a partir de la década de los cuarenta. Villaro. Abandonan los enlaces emparentados. Musques y Ortuella. tiende a empequeñecerlos: frente a las 221 dispensas de la primera generación. al punto de invertir el modelo. lento. Baracaldo cuenta más dispensas en los últimos decenios. recredido por la inmigración. En los distritos de más alta frecuencia existe alguna población donde la consanguinidad es módica o nula.agrupa no los dis_tritos sino los vecindarios. los arciprestazgos se sistematizan de acuerdo con la suma total de matrimonios. puede repasar el lector. desnivel menos espectacular que en otros distritos. Santurce y Sestao aún tiran hacia abajo. Lequeitio.s. 239 Se advierte. Durango. Epítome Las tres últimas tablas dan pie para las reflexiones conclusivas. y en los de más baja surge siempre alguna excepción: en cada área se diferencian sub-populaciones. y tanto monta este detalle que. el reemparentamiento conyugal. los PS y ts se mantienen e incluso suben.S. Es la zona cuyos valores a lo largo de todos los 49 años se mantienen más bajos. presenta 196 en la última.88%) exceden la media zonal y provincial. Ceberio. y un poco menos los Abanto.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 PH de doble en Santurce (1964).H. en este capítulo. dos tienen una frecuencia ~uy elevada. muy inferior al provincial. las restantes alcanzan un porcentaje bastante más alto (3. las observaciones pertinentes a cada una de ellas. el engrosar la media de nupcias anuales de 500 a 900. Aun careciendo de relieve. Gallarta.30%) y Ciérvana (9. las uniones de 3. no seria tan enigmática y su cuota seria normal. Marquina y Bermeo (el más llamativo por no haberse apoyado en aumento de nupcias): cercenaron con decisión. los de P.S. Bermeo.76%). aunque. Marquina.88%). La Arboleda. el resto apenas modifica sus hábitos.37%) y El Regato (2. Baracaldo con 2. más intensa aún en la primera parte. sobre la base del coeficiente de consanguinidad. no es impertinente esta reflexión..

Al expansionarse la ciudad ha invadido. En cada ocasión puédese verificar a qué se debe tal vuelco: preponderancia de los PS. no son desdeñables. Asunción Ciudad Jardín. y 6. como la comunicabilidad. deciden su coeficiente..• Sr. difieren poco entre sí. no se debe olvidar que las constantes de los grados 3. El desarrollo del tema en los puntos precedentes nos exime de ulteriores insistencias. pero superior a la de Sestao. es muy inferior a la de la Provincia. mientras que en los últimos se numeran cuatro veces más. S. Arangoiti (64). Los consanguíneos registrados son 1. en la última década pudimos comprobarlo en los propios sumarios (3). Inmaculada Concepción. Según el censo. no superado hasta el 54. Corpus Christi. según esas fuentes. El que incorpora el trienio bélico (32-38). es decir. de E. las dos últimas septenas. Las parroquias cuyos doc. el desquite es tan exuberante que el posterior septenio le rebasa en más de tres mil.S.42%) de PS y 110 (0.•. la homocigosis fué mucho mayor en . Coadyuvó a que pusiéramos límite al estudio la cuantía siempre creciente de matrimonios consanguíneos entre los inmigrantes. S.. Asunción de Nr. 1/6. 305 (0. S. Portugalete y otras villas. Rafael. Santos Justo y Pastor (63). Ondárroa. por su magnitud.N. Feo de Paula. De cada cien matrimonios de esta índole menos de 4 corresponden a los TS. En la tabla final se agrupan todos los términos estudiados en seis conjuntos.ª de Covadonga.012. El mero recorrido de los apellidos de los expedientes define el estado de la cuestión: es sabido que muchos apellidos. (3) Ciertas estadísticas que corren impresas no han servido para comparar inmigración y consanguinidad fiablemente. Cobetas (60). Este cálculo del coeficiente representa el valor global de los 49 años. Bolueta.• de Fátima. Nicolás.934 los llegados en lo~ últimos 25 años a toda la Provincia. 2. a saber: 38 (0. Santa Cruz. S. pero a priori podía aventurarse menor dosis. Nr. alcance de los TS e incluso de los ts. Sacramentinos (65). Nr. 4. S. solo pierde dos millares respecto del precedente. 4. Nr. Quizá lo más sorprendente es la prevalencia de los PH sobre todos los grados. 3. Vicente Arcocha. Santiago (desde 1923).• de los Reyes.ª Sr. Pablo de Deusto (49). 0 0 BILBAO Incluye este capítulo los datos referidos al primer Bilbao. Munguia. Bilbao aumentó. S. Feo Javier. Nr. la emigración e inmigración y la baja del ruralismo han promovido la merma de la consanguinidad. 559 (0.• de Lourdes. Nr. Resurrección (63). La Peña.4%. como puede comprobarse. Maria Reina (66).• Sr. . El criterio de ordenación de las villas según el coeficiente de consanguinidad (F) no coincide con el del porcentaje. La presteza de recuperación postbélica es más viva que en la Provincia. S. Francisco de Asis.ª del Carmen (1934). que se sitúa respectivamente en tomo a 1. ahora bien. por lo que los coeficientes no muy elevados a primera vista. 5.0% y 4.8%. por su aportación a la homocigosis.ª Sr. concorde por otra parte con su vecindario. al carecer de uniones consanguíneas. Bermeo se antepone a Durango y Ceberio: su cuota de P. proporciones que trocaron radicalmente al correr los años. Santísima Trinidad (62). Vicente mártir.S.• Sr. en cuanto a la frecuencia. S. más de 55 a los PH: 30 a los PS y casi 11 a los ts. etc. 0 . Elorrio. y la precitada fuente atribuye mayor número solo a Bilbao. Santos Juanes. desaparición del aislacionismo poblacional. pero las parroquias mentadas parecen participar. esto nos fuerza a reconocer que el factor dimensión del poblado o dispersión del caserío no ha sido el único responsable de la alta incidencia. Deusto y Begoña.vmentos han servido para confeccionar las tablas son: . Lequeitio. S. El límite de los tres mil habitantes parece constituir para la Provincia la barrera que deslinda los poblados por su alta o baja incidencia endogámica.ª del Pilar.ª Sr.la primera parte del período. (todas desde el 56). comenzando por los de mayor cuantía y terminando por los que. 1.4%. y los inmigrantes. En publicación oficiosa de 1963 citando al 1.15%) de ts. se naturalizan al paso de las generaciones pero no lo es menos que la proporción de estos apellidos en las dispensas hubiera permanecido invariada.5% respectivamente. desde su origen. otras demarcaciones. entiéndase esto con salvedades. 1/32 y 1/64. Antonio. Al igual que en la Provincia. Ibarrecolanda. espectacular el a:iío 40. 1. hallamos que el último duplica generosamente al primero. por ejemplo.• Sr.CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE 240 En la segunda tabla de arciprestazgos se organizan por su coeficiente de consanguinidad (F). del medio urbano. tanto por la frecuencia de matrimoniar deudos como por el predominio neto de los PH. Este desacuerdo entre los dos criterios (porcentaje y coeficiente (F) abarca aproximadamente la tercera parte de los núcleos listados. Ignacio (49).05%) de TS. el guarismo de casamientos anuales se alzó vertiginosamente: dividido todo el período en septenios.38% del total. originariamente advenedizos. La frecuencia de casamientos entre deudos.H. que campean sobre todas. Opuestas a este principio encontramos poblaciones cuya práctica endogámica no armoniza con su censo: Baracaldo. son respectivamente 1/8. rebasaron los sesenta mil. de 1925 al 35. Buya. Castrejana. los maridajes de ts (5.• de Begoña. se calcula en 211. 0 . no las zonas anexionadas posteriormente.8%. Sagrada Familia. S.76%) de PH. Las divergencias se aprecian inmediatamente: Guemica antecede a Marquina. otros lo mediatizan o anulan. pues no son raras las exclusiones. Nr. condiciones sociológicas y fisiográficas. S.º) no son profusos. José Elorrieta. S. en los cinco primeros pueblos de la serie de mil a tres mil habitantes. en unos treinta y cuatro mil habitantes. Galdácano. Salta a la vista la diversidad de comportamientos de las agrupaciones. Asunción-Oyargan. y T. y en cada uno de ellos se listan según su participación en la homocigosis o duplicación de genes.• Sr. Luis Beltrán y Nr. no han contribuido a la cuestión. Nr. salvo nuevos trasvases: durante los primeros años (18-35) se anotan unos cinco apellidos de este género anualmente. Pasión del Señor (65). en alguna medida. Amorebieta y otras.• del Rosario (1947).• Sr. Pedro de Deusto.

se debe atribuir esta raro proceder a la inmigración: en efecto.653 por mil. Madrid. 48 de PH. 1981. las convergencias y divergencias de las demarcaciones rurales y urbanas.977. 25 a PS y 10 a ts. ligera de los TS y considerable incremento de PS y ts. 3-4. Coeficiente de consanguinidad en zonas de Alava. Population 14. factores impulsantes o diluyentes. Perspectivas de la Antropología Española. 36 de PS y 12 de ts: substancial rebaja de los PH.A. contamos todavía unos 424 casamientos consanguíneos. 1984. A. VALLS A 1982. A contribution to the knowledge of consanguinity in Spain. minorándose a F = 0. Consanguinidad en Vizcaya. Soini A. la frecuencia se desplaza de 1. Genética Moderna.0 • 47-72. 38. fácilmente se sobrepaia el 2% en la primera etapa. Antrop. La consanguineita e i soui effetti nelle popolazione Umane.93% a 1. 1959. BIBLIOGRAFIA AYALA Feo. restadas aquellas parejas cuyos apellidos no son originarios. J. comportamiento singular. en la última.. Antropología de la consanguinidad. 245-254. por el contrario. Esp. pero en el primer plazo. sobrepasa este valor.16% al finalizar. las divergencias son palmarias: el coeficiente global F es de 0. ZUDAIRE H. solo unos 150 son los probables oriundos. y en el segundo el reparto es de 3 de TS. Contribución al conocimiento de la consanguinidad en España. Con estas líneas queda pergeñado y definido el comportamiento y pauta endogámica de la Província de Viz- 241 caya. 1933. . las proporciones varian: en el primer tramo. III. Omega. 119-149.C. Pese a todo.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 Cómo evolucionó esta cuestión en la gran ciudad? Compárese el primer sector (1918. SERRA. poco más corresponden a TS. F = 0. los demás son el tributo de la inmigración. Inbreeding and endogamy in the Burgos population. 836 pp. más de 61 a PH. arraigo tradicional y el sesgo evolutivo a lo largo de los 49 años analizados.A. Una muestra de población gallega. su variación acorde con las sub-populaciones. 144-158. Ed. VALLS A 1978. 4 bodas. 432 en el último jcrece en cifras absolutas!. Munibe. Actas 11 Symp. 39-57. de la Universidad complutense.35) con el último (4966): censo de casamientos de parientes. Referidos estos datos a cien matrimonios. Munibe. Kiger J. 1986. 1. De Genetica Medica.506 en las dos últimas décadas. SERRA A 1961. Guipúzcoa y Vizcaya. Sin pretender aquilatar afiladamente. S. La consanguinité d'une population. Barcelona. ZUDAIRE H.C. debido al agolpamiento de enlaces de PH. 390 en el primero. En cuanto a la homocigosis. VALLS A 1980. de los 432 emparentados. la población bilbaina ha disminuido su cuota endogámica. y no aparece nunca en la última. en la primera fase. Akal ed. Biol. Debido al gran despliegue de bodas. 195 pp.

2882 1.3361 0.3207 0.7123 1.3884 0.5655 2.4854 0.9404 l .8288 1.2505 1. P.6050 0.2953 0. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 101 95 97 77 94 82 76 98 95 86 78 85 65 67 79 69 58 54 25 9 16 66 100 Total T.3014 0.5299 2.0173 1.2146 1.3033 0.7713 0. . =idem de primos hermanos.1672 0.1087 0.6630 2.1731 0.6904 0.0910 2.5002 1.S.3035 0.3390 0.2317 3.0686 o.0726 0.7259 1.1630 0.0732 0.7038 2 .8045 0.5889 0.2711 0. 0421 1.1149 0.2100 0.3005 0.8205 4.0561 0.4563 1.9945 2.0391 0. = total matr. 0312 0.1010 0.3049 0.6805 3.5750 0.0620 5.7471 0.6807 0.0214 1. cons. Abs=porcentaje global (frecuencia). =idem de primos de grado desigual (tia-sobrina segunda) • T.= total de matr.0122 1.2351 0.9592 2.3306 2.3129 0.0241 0.1676 0.0880 1.7403 0.5223 1.2253 4. Suma global y frecuencia (%) de matrimonios consanguíneos absoluta y por grados.0678 0.6270 o.3032 1.1999 2.5144 1.4047 0.S.0793 0.1893 3.CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE 242 AÑOS M.5906 0.3088 0.4565 4.1923 0.0754 0.2983 55 1 41 48 46 38 44 38 29 42 1 1 53 60 50 37 46 49 48 50 54 40 41 49 32 34 43 31 30 30 14 4 11 36 47 51 35 32 32 28 21 31 19 26 29 16 20 20 26 18 26 27 26 8 20 19 15 13 12 12 10 3114 100 1481 88 63 65 58 71 50 68 51 64 62 50 57 57 66 62 71 58 5 P.2464 0.4150 1.1230 0.9621 1.8523 0.1248 0. P.2275 0.1231 o.1233 0.1387 0.1946 0. 0437 0. Provincia de Vizcaya.1477 2.2524 5 5 1640 1997 2097 1977 1950 1840 1871 1815 1905 1913 1976 2029 2080 2198 1840 1752 1781 1981 1367 725 719 1442 2717 2523 2308 2404 2288 2399 2433 2655 2557 2435 2569 2552 2591 2654 2951 3048 3480 3168 3232 3205 2975 3102 2755 2933 2897 2888 3025 1194 339 113639 2.3543 0.C.4879 2.6125 0.2321 1.3370 1. 33 22 28 26 35 25 18 29 29 33 24 25 25 19 24 30 20 17 10 10 6.0986 0.8995 1.7623 0.s.8736 0.1014 0.0551 2.4436 0.S.1017 1.4095 0. 9416 0. 7719 o.1585 4.3036 0.4829 1.6134 1. T.3994 4.6283 2.1923 0.4956 3.8595 0.3409 0. T.5517 0.7017 l .8582 0.0433 0. 2793 1.3587 0.1538 0.2496 0. t.1782 0. =idem de primos segundos.8811 0.7548 2.6098 0.2566 2.9384 3.0331 3.3844 1.2755 0.8308 1.0416 o.2414 2.9474 4.1289 0.8948 4. Abs. M.0309 o. y evolución por años.3505 0. 3590 2.7571 4.5128 0. 7536 0.1045 0.0411 0.7431 1.8631 1.4134 1.M.4199 0.2080 0. T. H.1653 Tabla !.2935 3.3151 l.5350 2.3311 i. 7949 1.5385 l.1130 0.8346 2.1250 3.8715 2.2774 0.7867 1.8666 1.7415 0.3043 1.2731 1..4155 0.1567 0.3261 0.0736 0.7160 0.S.5563 1.4965 1. t.6199 0.0402 1.4142 0. S.1379 0.0166 1. 7 6 6 3 2 6 5 4 2 6 2 4 5 3 1 1 2 1 1 2 2 2 1 1 1 1 3 1 1 4 2 2 2 6 13 8 10 6 4 14 8 11 7 9 4 9 9 7 7 5 4 4 21 35 28 20 27 18 30 26 25 23 31 28 24 27 27 30 35 41 27 22 28 18 23 21 21 20 12 26 1 7 16 7 7 5 7 12 3 9 8 6 5 6 8 8 8 9 4 4 6 4 10 4 2 10 6 0.3117 1.2365 2.0507 0.7250 1.3930 0.7298 2.4891 0.0749 2.3059 0.7694 1.0341 2.H.7296 2.2861 0. de tío-sobrina carnal. 5469 2. t.3793 1.=matr.2071 0. P.6844 1.s.3995 0.2019 o.7315 0.5445 0.1288 0. 8644 1. s.C. P.9596 2.8523 0.0417 0.0482 4.0571 0.0045 2.1483 1.1263 0.5770 3.0042 1.0678 1.5978 1. P.3986 1.1391 0.5002 0. M.4155 0.S.3352 1.2138 0.9869 4.6257 3.1856 0.H.0772 0.5612 1.5165 1.5517 1.0899 0.6723 0.4432 0.

0000 4.5714 3 142 1.0000 6.5455 4.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 243 POBLACION M.6585 1.5051 3.S. t.9524 58 17.0311 11 6 4 1 102 10.6269 2.5152 10.7027 2.4390 5 + 3.7561 56 3.5455 125 8.3990 Tabla II.6098 14 2005 7.5263 69 2.S.2414 6.3416 2.6434 0.9216 2 1 1 37 5.3333 198 3.9474 0.2727 2.2727 1 164 5. P.6983 0.0303 5 1 1 LANESTOSA 6 LANZAS AGUDAS 8 MATIENZO 2 PANDO 4 PRESA 2 1 3 3 1 3 1 2 1 1 6 2 4 RANERO 6 2 3 SAN CIPRIAN 1 1 CARRANZA 11 SANGRICES SANTECILLA 1 1 1 1 76 10. T.s.8824 3.2953 3.5455 2.4390 0.S.8571 2.8571 0.8966 3.6667 4. Suma total y frecuencia absoluta y por grados.9474 1.H. Abs.2681 2.0000 22 4. T.0101 2.7143 7 Total 1.0363 ALDEACUEVA 0. de matrimonios consanguíneos . en las poblaciones del arciprestazgo de Carranza.S.8986 7.4054 2.M.0214 1.C.9804 BERNALES BIAÑEZ LA CALERA 14 8 4 386 8.8986 41 9.0823 3.3158 2.8966 6. P.4878 3.4390 1. t.H.7843 5.7027 23 15 7 373 6.1662 4.2195 0.4483 88 4.8767 30 3.0000 2.3333 2. T. P.s.3333 4.8000 3 1 105 10 4 4 2 SIERRA 4 2 2 SOS CAÑO 9 ~ 2 67 53 8 3.4390 5 1 0.8000 2. AEDO 31 1. P.6667 2.0725 1.1429 75 8.3158 1.

5238 10.1081 4. 1 1 1 1 1 1 1 2 1 1 1 1 1 2 1 4 2 2 1 4 2 1 1 4 2 1 1 1 3 2 2 2 3 1 1 1 1 2 1 5 3 1 5 2 4 1 2 1 1 1 1 2 1 1 1 1 1 1 2 1 Tabla III.C.7647 2. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 7 6 3 2 2 7 2 2 4 4 2 4 2 2 4 1 1 1 3 2 9 5 4 2 4 2 6 1 3 2 7 3 3 1 6 2 5 2 1 2 4 2 3 1 1 T.3256 3. Ind.H.8696 3.4054 11.4054 18.2564 5.1250 17. 7647 3.cons.6923 5. Evolución de la frecuencia CARRANZA T. 7647 4. 1 1 2 1 2 P.0000 10.6667 8.S.6897 8.M.7736 2.6316 (%) de matr.3830 3.4483 10.3448 1.1277 5. P.6471 6.3333 16.2727 11.2857 7. 5 4 2 1 1 5 2 1 1 2 2 1 3 2 2 1 t.5000 2.3333 5.244 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE AÑOS M. 34 29 37 44 37 38 35 26 36 42 39 36 34 48 37 34 40 43 32 12 17 31 63 70 48 57 48 40 43 58 54 47 60 42 37 42 44 51 58 46 53 47 37 42 26 33 23 37 38 20.3333 3.1429 8.4211 7.5238 7.5882 20.1081 7.5556 9.5088 8.S.4054 9.4516 14.1667 5.8519 6.6923 13.1429 2.s. cons.5556 11.7027 2.5455 5. en Carranza .0435 2.

S.9524 0.2519 0.8057 0.1471 47 12 29 6 1235 3.9524 1 10 1 272 5. t.7143 0.6765 0. 216 6.3529 5 3 2 150 3.3676 3.8571 5.0185 0.fER 14 LEQUEITIO 2 245 1 1 0.4762 2.M.9717 2. T.2315 1.2258 0.2057 1.6923 0. Abs.9412 4 7 8 7 1 230 6.9259 1.8519 3.6944 0.7353 Tabla IV.7632 2.s.H.2746 1.0544 0.6993 NACHITUA 10 1 5 3 1 432 2. P.4858 ISPAS'.S.1574 0.0151 3. P.s. AMOROTO 13 ARBACEGUI 16 AULESTIA 26 BEDARONA EA T.0000 1. T.S.3482 MENDEJA 12 11 1 143 8.C.3333 2.3333 GUERRICAIZ 10 4 5 1 155 6. de matrimonios consanguíneos en las poblaciones del arciprestazgo de Lequeitio .9565 8 13 4 397 6.5491 8 1 5 2 68 11.3676 0.3148 0.4516 2.2407 3.3916 7. P. t. Suma total y frecuencia absoluta y por grados.6452 GUIZABURUAGA 11 3 6 1 105 10.7647 1.0076 2.0435 0.4348 2.4783 3.4996 Total 2 0.2315 172 7 60 88 17 3403 5.5806 3.4706 7. P.5860 0.S.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 POBLACION M.H.

8169 6. en Lequeitio LEQUEITIO .5873 11.C.H.8608 8.6585 Tabla V.4776 2. Ind.0241 1.S. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 10 3 4 7 5 5 3 12 8 4 6 5 5 1 9 4 3 2 1 1 4 10 3 1 T.8462 2.3708 1.CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE 246 AÑOS M.0000 2. P.7059 4.3478 4.5455 7.6207 7.cons.6923 1.6250 4.9412 4.4390 5.7561 11.0000 2.3889 4.3333 9. 1 1 2 6 1 3 2 2 1 1 4 6 1 4 1 4 1 4 2 1 1 1 1 2 1 2 1 5 1 2 1 1 5 1 3 2 3 2 7 1 4 2 1 1 3 3 3 2 3 3 2 5 4 2 3 1 3 3 3 2 6 1 3 2 2 1 1 2 3 1 3 1 1 1 2 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 2 2 3 2 2 1 1 2 3 3 2 1 1 3 1 1 1 1 1 1 1 2 2 1 3 T.6154 3.8462 16. P.7143 10.6875 5.6393 1.1746 1.7037 1.S.2658 6.0619 3.3448 8. t.9589 5. 64 66 56 79 60 52 78 75 73 70 58 58 65 63 77 85 67 74 41 20 24 41 84 81 82 57 63 61 72 63 64 60 68 69 75 71 73 80 84 89 79 91 83 93 78 97 80 78 82 15.2195 7.6883 4.8493 5. Evolución de la frecuencia (%) de matr.7619 4.9048 3.0753 3.M.0000 10. cons.0000 2.1429 8.7027 2.0000 9.0175 3.3810 3.s.

P.1121 0. P.5830 3.S. P.3379 Total Tabla VI.0989 0.2937 ECHEVARRIA 13 5 7 292 4. en las poblaciones del arciprestazgo de Marquina MARQUINA de matrimonios consanguíneos .4925 CENARRUZA 9 4 4 143 6.H.8745 0.7143 AMALLOA 7 6 1 BARINAGA 4 1 2 1 140 2. 7. 247 t.4616 1.7143 1.s. 91 Abs. t.0195 0.7972 0.4248 2. P.3599 0.7931 1.2436 1.5900 BOLIVAR 20 1 7 10 2 271 7.1690 1.3654 ONDARROA 41 1 11 26 3 1387 2.M.7460 2.C.7380 1 2.6900 0.6923 6.4925 1.3425 1.5934 1. T. Suma total y frecuencia absoluta y por grados.s.4286 0.S.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 POBLACION M.8571 T.3801 0.3650 0.9851 1 GUERENA 2 MARQUINA 33 2 12 16 3 821 4.4521 1 1 67 2.H.S.0721 0. T.3690 2. BERRIATUA 26 1 15 8 2 339 7.2950 4.3973 1.6696 0.S.9560 0.6993 0.7123 2.2163 155 6 62 75 12 3551 4.7972 2.9488 0.

4507 4. P.8824 3. cons.4516 6.2857 12.9365 6.6786 7. 71 1 1 2 2 3 2 2 8 2 3 6 3 2 3 5 1 4 1 2 1 8 3 7 t. P.2500 4.9403 1.s.7027 2.2346 2.5000 3. cons.1053 Tabla VII.8961 7.6667 6.3529 12.1277 2.0204 8.5574 10.1905 4. 67 61 63 76 11.7500 2.H.6512 2.5000 4.8387 2. Evolución de la frecuencia (%) de matr.8947 11.7241 4.0000 4.9608 72 51 49 58 70 58 51 61 69 68 65 63 62 45 20 16 50 86 80 80 74 85 64 50 70 71 2 1 T.1053 2.4944 1.3684 2.1449 5.5000 3.0690 7.C.6393 4.2857 8.M.0000 4. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 8 1 3 6 8 3 1 1 3 7 4 4 7 4 2 5 4 3 T.9888 2. en MARQUINA Mar quina .S.S.0619 1.2676 4.7619 7.4627 1.8431 6.1667 1.CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE 248 AÑOS M. 4 2 4 1 1 3 4 2 1 1 3 4 1 3 3 3 4 2 1 2 1 2 1 4 2 2 2 2 1 4 1 1 3 3 1 3 1 1 3 4 1 2 2 1 1 1 2 1 1 1 2 6 1 1 1 3 3 1 1 1 3 2 2 3 1 3 1 2 3 3 3 2 2 2 Ind. 1 1 1 2 62 80 77 67 84 89 81 97 98 89 112 95 106 94 95 95 102 102 1.0769 7.

s.M.S.1958 1.5354 1.4082 2. 249 P.5000 1. 25 2 8 11 4 335 7.4545 MEÑACA 12 4 5 3 257 4.C.2174 2.2626 LIBANO DE A.1982 de matrimonios consanguí- .1673 MUNGUIA 42 17 18 7 1001 4.0833 0.4622 0.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 POBLACION M.3333 0.8986 0.0000 4.2609 1.0870 2.4545 1. t.1940 MARURI 12 4 4 4 275 4.6087 1.8403 LEMONIZ 33 3 11 14 5 396 8. 8.6983 1.5210 1.4202 2.7778 3.7982 0.S.7576 2. P.s.3636 1.2899 3 3 384 3.5000 268 7.4776 1 345 5.H.9388 0. neos en las poblaciones del arciprestazgo de Munguía Munguia 0.9851 4. T. P.1308 2.0290 2.0000 2.6693 1. Abs. FICA 16 4 9 200 FRUNIZ 20 8 12 GAMIZ 18 7 10 GATICA 14 8 LARRAURI 17 1 LAUCARIZ 7 LAUQUINIZ T.6993 86 99 36 4036 5. P.7813 0.4529 0.4627 0.5564 1.0870 3. Suma total y frecuencia absoluta y por grados.S.H.1739 13 1 6 4 2 238 5.6807 0.4545 1.2653 0.4627 2.3881 3.6458 2.4490 3.9455 1.2836 1. t.5970 2.7813 6 8 2 245 6.6739 2.S.8920 Total 229 8 3 Tabla VIII.8163 1 3 1 2 92 7. T.

9307 1 3 1 1 3 3 1 1 4 1 2 4 3 2 2 1 1 2 2 3 1 1 1 1 1 4 2 3 2 3 1 2 2 1 1 2 1 2 1 3 1 1 3 1 3 2 6 3 2 5 3 1 3 2 3 2 1 1 1 1 5 1 2 1 2 1 4 2 2 2 2 4 2 1 2 1 4 2 1 1 3 2 1.s.1739 6.7059 3.1026 4.0303 6. Evolución de la frecuencia (%) de matr.0000 4. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 2 8 7 1 9 4 7 4 9 5 3 3 4 8 11 3 6 4 3 2 1 1 7 4 11 6 5 7 5 3 4 3 6 1 4 4 10 6 3 3 5 2 2 6 3 7 1 6 T. P.8961 3.250 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE AÑOS M.5424 2.4776 8. T. cons.7619 4.5455 15.4795 8.3646 4.M.4286 4.8182 3.3093 5.0241 3.5294 5. Ind.0633 10.7619 4.2632 2.2048 6.3830 Tabla IX.5421 3.6420 4.H.3684 1.4944 9.8462 12. 1 58 66 95 60 89 73 81 89 92 82 77 85 79 75 78 67 75 84 66 13 21 33 107 104 87 81 104 104 83 78 85 95 81 70 84 90 97 114 118 102 100 99 92 88 78 101 79 83 94 3.S.8462 6.7826 6.8462 4.4074 1.7619 3.4444 10.0202 2.7308 6. en MUNGUIA Munguía .8077 6. cons.4483 12.1212 7.C.1579 7.0976 3.0000 2. 1 1 1 1 1 P.6667 10.S.4074 4.6437 7.6667 14.9412 5.1124 5. 3 2 4 4 1 4 1 1 2 2 6 2 6 1 1 3 1 7 1 1 1 1 t.

T.3256 1.5587 POBLACION ARANZAZU BEDIA CASTILLO-ELEJ 1 1 11 T.2520 1.5543 0.3988 0. de matrimonios consanguíneos en las poblaciones del arciprestazgo de Villaro.5977 0.6260 1. VIL LAR O .H.1682 1.Suma total y frecuencia absoluta y por grados. P.5015 0.8617 0.3003 1.6386 DIMA 43 22 19 2 873 4.8097 2.8222 1. 4 2 2 123 3.H.1858 8 4 4 344 2.C.1682 CEANURI 47 22 20 5 783 6.1499 UBIDEA 8 1 6 1 174 4.4993 0.5200 2.1499 1.6260 13 7 6 506 2.6443 1.M. Abs.5997 0.6649 Total 166 83 71 4555 3.S.3834 1. P. t.S.5266 1.5692 1. 251 0.2415 Tabla X. o.0220 t.5747 3.5747 VIL LAR O 8 1 5 2 333 2.0026 2.2291 LEMONA 16 10 4 1 667 2.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 M. P.4483 0. P.1764 0.s.9255 - 2.S.s.4024 0. T.6006 YURRE 19 14 5 752 2.S.

en Villaro VILLARO . Evolución de la frecuencia (%) de matr.8765 1. T.0984 1.9608 4.252 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE AÑOS M.4627 8.6271 9.s.5455 2.0612 1.1212 7.0928 7. 3.9505 7.6923 3.1579 3. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 2 3 7 3 3 5 6 6 5 2 4 6 2 5 5 6 3 2 196~ 1963 1964 1965 1966 4 9 8 1 3 3 1 5 1 2 4 6 4 2 5 2 4 5 1 3 7 1 2 3 2 1 2 T.1978 3.0769 3.C.S.0870 2.7778 12.0417 4.0612 1.0202 3.8929 2.4691 4.9524 7.3810 5.8369 1.0423 2.5038 2.3171 9. t.6729 0.S.3171 2.4483 5.7778 5.1081 4.2632 7.1505 Tabla XI.8846 3.8547 2.7619 2. cons.2308 7. P.5974 3.0120 0. 3 4 2 2 5 2 4 2 2 3 1 5 2 1 2 2 4 1 6 1 2 2 1 3 1 1 3 3 1 1 1 1 2 1 1 2 2 1 1 P. 1 1 3 3 1 2 1 1 1 1 65 97 91 95 87 84 82 65 71 72 76 82 81 101 67 74 66 72 41 9 19 33 118 81 94 104 98 96 107 115 91 115 126 141 102 122 133 154 166 117 126 126 112 99 98 103 92 93 96 2 2 1 3 1 3 5 1 7 2 1 1 1 2 1 1 2 3 1 3 1 2 3 1 4 2 3 2 1 1 1 1 1 1 Ind.8696 2.0638 2.4783 4.9417 1. cons.5556 0.M.H.

S. t. Suma total y frecuencia absoluta y por grados. T.s.2424 1.6061 3.5000 353 3. T.7701 0.2497 MIRAVALLES 12 3 6 3 607 1.4942 3 2 1 137 2. t. T. P.8499 0.5977 1.1250 40 2.1894 2.3745 0.4599 0.3605 MURUETA OLARTE OROZCO 11 1 33 URIGOITI 1 ZARATAMO 12 ZOLLO 3 5 12 19 2 1 1 9 3 1 2 1 1065 6.1494 2.S.3876 1.7992 2.9009 - 253 P.3463 CEBERIO 30 16 9 2 801 3.1364 1.9380 1. Abs.1494 ARRANCUDIAGA 9 1 5 3 258 3.6803 0.s.9885 0.6803 Tabla XII.H.1898 1.9009 0.6803 1.1236 0.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 POBLACION M.C.7453 1.6667 1 0.9796 0.7299 3 7 165 1.4041 0.9975 1. ceberio .1628 ARRIGORRIAGA 40 14 21 5 1444 2.5496 0.M. de matrimonios consanguíneos en las poblaciones del arciprestazgo de Ceberio.4543 0.9695 1. 1 111 0.2989 1.S.H.4942 0.5000 0. P.3994 147 3. ALBIZU 1 ARA CALDO 4 1 2 1 87 4. P.8182 4.S.4884 0.

M.1237 6.4096 3.6129 2. Evolución de la frecuencia (%) de matr. P. 1 1 2 1 2 1 3 1 5 2 2 2 1 1 1 1 2 1 1 1 4 2 1 4 1 1 3 2 3 1 1 2 1 2 1 2 1 2 1 T.4091 1.8405 4.C. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 5 9 5 1 4 6 4 3 2 3 2 4 5 5 1 3 5 2 1 1 4 6 9 3 4 4 1 2 4 1 6 4 1 5 4 3 7 2 5 2 3 2 3 3 2 T.0816 0.2472 Tabla XIII.6000 3. P.3708 2.8077 1.254 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE AÑOS M. 4.2787 4.8000 1.9802 3. cons. cons.6316 3.H.9216 4.0357 2.0505 1.1765 3.0000 2.4390 1. CEBERIO .7244 3.3158 3.S.8777 1.2373 4.9703 2.4586 1.6667 1.9767 4.9802 3.9608 3.9524 4.0303 2.4188 0.7143 8.7752 4.0753 3.8544 0.9370 1.1667 6. 120 129 103 105 97 95 106 89 83 88 102 102 118 104 93 85 99 120 85 42 33 74 105 112 114 122 98 125 101 117 103 127 105 129 125 139 163 157 125 127 124 123 108 115 101 99 101 80 89 Ind.s. en Ceberio. 1 3 4 2 2 3 3 1 2 3 2 2 3 2 3 1 1 1 1 1 1 4 3 3 1 2 2 1 1 1 3 3 1 2 1 1 1 2 1 2 1 2 1 4 2 2 1 1 1 1 1 t.7736 3.5294 5.S.8095 0.9709 4.0303 5.4054 5.

s.S. P.6923 0.S.2727 1.0202 1.3236 Tabla XIV.9886 0.1364 1.2410 MUNDACA 22 3 14 3 2 520 4.6768 0.5769 0. t.H. 1.7624 0. T.4236 1 22 10 5 495 7.0904 1.0101 24 3 10 10 1 362 6.6181 0.3161 14 6 3 949 2.9808 0.4444 2.5769 2.4752 0. PEDERNALES . 255 P. PELAYO Total 138 175 10 95 51 19 5871 2.C. Suma total y frecuencia absoluta y por grados.1703 0.2308 0.6322 0. de matrimonios consanguíneos en las poblaciones del arciprestazgo de Bermeo.2762 BERMEO 66 3 34 21 8 3319 1. t.0244 0.7624 2. ALBONIGA 23 BUSTURIA 38 BAQUIO T.H. T. Abs.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 POBLACION M. P.s.3846 1 1 88 2.8687 PEDERNALES 2 S.S.2020 4.M.6298 0.S. P.1364 1.8287 2.6327 0.

2787 5. P.6496 2.S.M.5424 2.H.9174 0.5152 3.5118 4.1429 2.6154 8.7813 1.3245 1.7377 4.7027 3.1739 5. 3 1 1 1 1 2 1 1 3 1 1 1 1 4 2 4 4 3 1 1 1 2 1 1 1 1 1 1 2 1 1 1 2 1 1 1 1 1 2 2 2 2 3 1 1 2 2 1 1 1 2 2 1 2 1 T.9063 2.5556 3.2556 1.8571 3.2707 2.7500 1. 121 132 130 133 133 132 122 127 113 116 122 118 112 138 138 122 140 144 93 53 37 80 149 130 143 159 128 106 109 128 151 117 137 130 107 94 107 117 97 112 119 119 130 118 105 137 118 133 115 Ind. en Bermeo. cons. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 5 6 6 11 3 2 4 7 5 3 7 5 8 3 8 6 3 8 3 1 1 3 2 5 3 7 5 3 1 1 2 2 3 2 2 3 2 2 2 3 1 1 3 5 3 3 1 T. cons.1915 1.4248 2.S.2556 0.7692 0.8692 1.s. P.8462 2.1898 1.7094 1. BERMEO .0979 4.2373 7.1322 4.7094 2.5862 5.5385 1.5210 0. 4.6807 2. Evolución de la frecuencia (%) de matr.1429 5. 1 2 2 1 3 4 4 6 2 1 3 2 3 1 5 1 4 2 6 5 2 5 2 1 1 1 1 1 1 1 1 4 1 2 1 3 3 t.8692 3.8868 2.9180 2.8475 2.2258 1.5455 4.C.7971 4.4025 3.256 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE AÑOS M.8696 Tabla XV.3423 3.8302 0.

5450 MUGICA (Ug.2195 0.3049 88 1.4599 AJANGUIZ ALBIZ-MENDATA CANA LA 1 1 1 CORTEZUBI 14 9 ELANCHOVE 4 1 4 18 1 7 6 EREÑO 8 1 3 4 FORUA 3 3 GAVICA 0. Abs.9091 0.2449 70 GOROCICA 7 GUERNICA 27 IBARRANGUELUA 6 1 17 6 3 1225 2. T.3878 0.S.2494 MENDATA 11 5 6 200 5.6536 1.7752 NAVARNIZ 7 2 2 2 1 220 3.4354 167 4.3708 1.7752 0.9608 2.2917 3.9536 1.0769 1. 124 T.4545 RIGOITIA 27 1 14 11 1 407 6.s.s.1341 1.7692 0. Suma total y frecuencia absoluta y por grados.5693 0.4354 1.3746 1. GERNICA .5547 2.0650 0.7752 0.2434 3.6129 T. 3 1 2 10 1 8 1 246 4. P.4523 2.M. 2.4898 0.5000 3.2520 0.S.4194 0.5155 MURUETA 3 1 1 1 129 2.2288 0.7027 0. P.6339 0.3843 Total 1 0.2457 254 9 122 99 24 6245 4.3650 2.4065 4 2 1 1 130 3.S.2027 0.9900 0.5853 0.3889 LUNO 16 4 11 1 401 3.2457 3.1898 153 5.5385 0.1916 3.8065 1. de matrimonios consanguíneos en las poblaciones del arciprestazgo de Guernica.7778 1.S.5928 0.H.4398 2.9634 2.1718 1.5135 2.9091 0.4065 3.C.1818 0.9091 0.3256 0. P. 257 t.1364 267 5.9459 3.1441 1.0673 0.) 19 1 8 7 3 582 3. t.4496 2.1622 0.5000 2.6144 209 1.2041 21 9 8 4 288 7.2646 0.H.9975 2.1364 1.2703 ARRAZ UA 13 7 4 1 328 3.5988 1.7431 0.3745 1.3049 274 6.7692 ARTEAGA 22 13 8 1 370 5.4523 0.0816 Tabla XVI.1250 2. P.0000 MORGA 20 9 9 2 367 5.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 POBLACION ACORDA M.4981 0.

cons.5258 3.3256 4.5118 8. en Guernica GUERNICA . t.0000 11.258 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE AÑOS M.4118 3.2727 3. Evolución de la frecuencia (%) de matr.5210 6.7692 5.0000 5.8846 5.5294 1. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 17 5 T.4014 0.8361 3.C. 11 11 3 7 3 4 7 7 10 6 13 3 7 10 6 6 5 P.M.6667 4.4286 3.4540 1.7719 5.2346 1.2437 2. 1 1 2 1 1 3 6 1 2 2 2 4 5 4 3 5 3 4 3 2 4 3 2 2 6 5 6 4 4 2 6 3 6 3 5 2 3 6 5 6 5 11 6 1 4 6 2 2 2 5 1 5 3 3 3 3 4 2 3 2 3 2 1 2 1 1 1 1 1 1 4 3 2 3 2 1 2 2 P. Ind.1769 2.4545 4.5495 0.4965 4.4706 1.S.0984 1 3 1 1 1 1 1 3 1 2 1 2 1 3 1 3 1 1 3 3 3 2 7 3 1 2 1 2 1 1 2 2 1 1 3 1 3 2 1 4.1453 3.1739 4.2051 6.6623 3.0169 2.3478 9.7778 3.0000 3.6364 6.6452 8.2086 0. T.3796 2.S.5421 5.H.4000 4.4220 2. cons.5714 9.7619 3.5045 1.4085 2.s.7244 2.7037 4. 5 2 4 1 4 1 2 1 2 3 1 6 1 2 7 4 2 1 1 97 140 119 119 109 108 110 107 124 114 120 118 104 127 125 104 110 122 81 46 32 61 143 126 130 163 120 127 125 137 138 111 142 129 136 135 150 156 179 187 182 176 170 162 136 140 147 151 150 17.3333 Tabla XVII.

1247 0.0357 0.0303 2.S.S.9346 SODUPE 9 802 1.9664 0.4975 0.5000 1.1222 TRASLAVIÑA 3 201 1.9190 0.2132 IRATZAGORRIA 9 2 4 3 118 7.9190 1.2321 4.2326 LA BARRIETA 7 4 1 2 142 4.H.5000 1.9709 0.6949 3. P.6519 1.1605 1.0000 0.C.5587 MERCADILLO 3 2 1 200 1.1105 3.3810 1 100 3.3236 0.0914 Tabla XVIII.6271 1.4179 ZALDU 1 1 ZALLA 43 30 12 1 987 4.2132 1.2799 0.0303 0.2644 1 2.2346 1.0000 1. de matrimonios consanguíneos en las poblaciones del arciprestazgo de Valmaseda VALMASEDA .4925 TRUCIOS VALMASEDA 1 1 4 2 4 1 7 1 3 2 18 1 4 8 0.5000 2.3889 0.9346 0.3086 0.2210 3.6977 0.3236 1 309 2.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 POBLACION M.0050 1.2158 0.0251 9 9 1 469 4.9950 0.S.3393 1 42 2.2154 0.1173 0. Suma total y frecuencia absoluta y por grados.4988 0.0606 9 7 4 398 5.4988 0.6173 LA HERRERA 4 2 1 1 179 2.7588 1.1277 2 905 2.1013 1.4085 LA CUADRA 7 4 2 324 2.2613 1.2654 0.H.4651 0.5587 0.2155 1 33 6.2701 0.0179 1. T.8169 0.0638 2. t.3376 40 2.s. T.6472 5 1481 1.5000 3.2346 0. ARCENTALES 18 AVELLANEDA 1 BECI 3 1 1 CARRAL 3 1 2 10 11 GALDAMES 24 GOICOURIA 2 GORDEJUELA 20 GUEÑES 20 1 1 5 9 1 1 259 T. P.0000 94 3.0675 0. t.1915 1.3953 0.7556 7 0.4464 2. P.0000 1.1050 1.5402 0. P. Abs.3810 0.3566 Total 211 98 74 32 7657 2.s.0000 MONTE LLANO 2 1 1 72 2.3898 2.M.7042 1.0397 1.S.5424 LABALUGA 6 3 2 1 430 1.3889 OCHARAN 1 1 107 0.7778 1. 3 224 8.9296 2.

9231 2.4493 0.8760 1.5503 2.0303 2.6757 2. 5 2 5 2 2 2 3 2 7 1 2 5 2 1 1 3 1 3 2 1 3 4 4 3 1 1 1 1 3 1 2 3 2 1 112 154 167 156 153 127 143 135 133 129 153 169 156 152 157 139 138 148 109 51 43 109 177 184 176 172 165 169 148 188 172 172 165 166 168 176 213 198 239 186 196 224 179 169 175 141 143 137 126 9.4096 l. cons. Ind.3165 1.1852 10.9231 3.s.1628 2.8929 1.5873 Tabla XIX.2254 4.CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE 260 AÑOS M.3072 4.0417 0.7337 1.M. 7857 3. en Valmaseda.8043 6.9548 3.5263 3.1173 0.7972 5.5478 4.3256 3. Evolución de la frecuencia (%) de matr. cons.H.9216 5.6596 1.4242 3.7027 2.8214 3.4184 1.S.1628 2.4091 4.C.1841 2.6512 1.5917 1.7523 3 1 1 1 2 1 2 1 1 1 1 2 2 4 5 7 1 4 1 1 1 2 1 1 2 1 1 1 2 2 10 4 1 2 2 1 4 3 1 1 1 1 2 1 2 3 2 2 1 2 1 1 1 1 2 2 3 1 1 4 2 2 3 5 3 6 1 1 1 1 2 1 1 2 4. VALMASEDA .5118 2. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 11 6 8 T. 1 1 3 6 7 4 7 14 5 2 8 3 4 4 6 2 1 3 2 2 7 7 11 2 4 6 4 5 2 4 5 4 3 6 9 1 P. P.8961 4. T.6316 2. t.S.8349 3.1505 1.7904 1.2500 1.

2 1 1 1 1 1 1 1 P. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 6 9 10 16 16 8 12 11 12 12 7 7 6 7 6 10 9 4 1 2 8 12 8 5 12 9 6 8 9 5 9 5 6 8 4 4 2 7 9 5 3 3 2 3 1 2 2 2 T.s. DURANGO 261 .7419 6.7246 0. en Durango.1978 1.M.7182 1.5574 7.6810 5.5714 2.7241 1.2422 2.2876 3. T.5479 Tabla XXI. 3 6 6 9 7 5 6 7 6 7 2 3 3 3 3 5 4 3 2 2 1 5 6 3 4 4 3 5 3 4 2 3 2 4 4 1 1 1 3 151 179 193 171 185 174 155 163 183 169 163 173 212 206 163 176 164 182 117 61 37 107 242 230 197 216 189 236 212 238 235 252 223 250 248 232 224 270 306 296 291 289 272 268 300 312 276 328 365 1 2 5 4 5 4 5 3 2 1 3 1 5 1 2 1 1 1 1 2 5 3 2 1 2 3 4 1 6 5 3 7 5 3 3 4 3 5 3 3 1 4 3 2 3 1 1 1 2 2 2 _. t.9735 5.7485 6. cons.H.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 AÑOS M. P.0000 0.1813 9.5424 3.4783 2.8302 3.S.9587 3.4878 2. 2 1 1 1 1 3 2 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 1 1 Ind.4054 7.4766 4.4000 3.7463 1.S.7619 2.1277 3.3981 3.6098 0.2945 4.7857 0.7736 3.6486 4.2258 1.3205 0.1029 0.5977 7.5556 4. cons. Evoluci6n de la frecuencia (%) de matr.C.3567 8.6393 5.0405 1. 3.0381 1.5381 5.6818 5.7815 2.0279 5.0462 2.7407 2.1006 4.

6923 152 135 34 10481 3.9892 ECHANO 10 5 4 1 599 1.8621 1.M.5862 4 8 1 396 3.7692 1. Abs.4000 61 6.8347 0. P.8462 0.2388 125 2.0452 1.0628 DURANGO 44 23 15 5 2212 1. P.6803 493 2.2787 1.1486 0.0101 2.C.4000 2.6781 0.2500 0.4199 1.2260 APATAMONASTERIO 98 ARRAZOLA 8 AXPE-ELORRIO 3 3 BERNAGOITIA 4 2 2 BERRIZ 20 8 7 5 653 3.6803 0.6154 1.7391 IBARRURI IZURZA 23 1 4 15 MAÑARIA 20 MARZAN A 1 OCHANDIANO 14 YURRETA 19 ZALDIVAR 12 330 3 2 2 9 2 1 9 757 1.0202 0. T.9247 0.0398 0.H.6534 1.8389 3 MALLAVIA Total 1 7 7 6 11 1 780 2.3113 134 5.3758 5. t.6694 0.2308 1.5051 0.7241 1.3963 0.5525 0. de matrimonios consanguíneos en las poblaciones del arciprestazgo de Durango.H.4103 0.2258 2.2525 4.S.s.S.3356 ERMUA 13 3 7 3 0.1927 0.7450 6.0336 0.3963 GARAY 2 2.7657 1. P.9701 0.1140 16 9 3 746 3.7463 3.3478 2. T.6678 0.1448 1.CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE 262 POBLACION M.7173 160 1.3244 Tabla XX.4149 0.S.4359 4 6 2 360 3. P.6957 1 147 0.2882 0. 2.0859 1.7879 10 6 4 230 8.1140 1. Suma total y frecuencia absoluta y por grados.8287 0.2500 9 3 362 6.S.4502 1. t.7534 29 23 2 1754 3.s.5574 3.1282 1.2251 1.1669 ELORRIO 35 19 15 1 298 11.6087 1.0720 0.2064 0.4862 0.2787 3. ABADIANO 28 AMOREBIETA 56 2 T.4862 2.4021 0. DURANGO .3536 1 2 116 2.1282 0.

263 Abs.S.H.4957 SONDICA 14 5 7 612 2. P.9661 1.s.2795 0.1457 1.7587 0.4552 0.3941 0.8170 1.7837 0.1229 BE RANGO 18 10 6 2 583 3.6092 1.1517 ST!! M!! LEZAMA 21 14 7 468 4.2459 1.0414 1.Suma total y frecuencia absoluta y por grados.2907 0.3188 0.8998 URDULIZ 14 6 3 4 472 2. t.4173 2.1555 0.5764 6 4 1 380 3.0818 0.1656 3 5 1 659 1.9080 1.0615 1.1398 LEJONA 33 16 10 6 1222 2.3548 1.4585 11 4 1 1015 1.5180 0.M.C.8850 0. t. ALGORTA 40 ALONSOTEGUI 16 BARRICA 12 BASAURI 4 T.H.2551 0.4235 0.2579 0.9838 0.5162 0.2008 0.5175 0.0309 1.8061 0.S.0490 0.6897 GUECHO 18 1 12 4 1 843 2.8469 1.2876 0.4872 2.5241 0.0541 0.5789 1.1438 SOPE LANA 19 14 5 556 3.4910 LYJUA PLENCIA 19 11 7 1 604 3.4516 2.0985 1.7867 0.7153 1. de matrimonios consanguíneos en las poblaciones del arciprestazgo de Algorta.1589 0.5306 2.6126 0.0526 0.5806 0.0875 1.9331 0.5314 0.8327 0.2632 DERIO 19 ECHEVARRI 10 ERANDÍO 81 2 34 32 13 408~ 1.2119 0. T.s.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 POBLACION M.8183 0.1186 LAMIACO 10 1 6 3 643 1.3431 6 11 1 392 4.2433 Total 10 576 1 1 1 1 14 2 0.1186 1.3226 LAS ARENAS 36 24 8 4 2862 1.1352 0. P.9915 1.S.4745 0.6092 0.8386 0.6356 0.7005 1.5552 0.3093 0.0309 295 204 63 25891 2.S. P. 0. ALGORTA .2247 1.3268 Tabla XXII.7657 0.8212 1.1517 0.4728 1.7879 0.2899 GORLIZ 17 7 7 3 435 3. T.8475 ZAMUDIO 24 10 7 7 679 3.3184 GALDACANO 56 1 29 19 7 2415 2.0835 0.1394 0.2712 0.5346 1.4666 LARRABEZUA 27 9 16 2 620 4. P.1579 62 36 21 5 4068 1.2551 5 4 1 653 1.1531 1 0.2632 21 14 1 1627 2.0292 0.8605 0.

1 11 1 4 1 3 2 1 1 3 3 1 2 2 2 1 2 1 1 2 3 1 2 2 1 1 1 1 1 1 1 1 2 1 2 1 2 Ind.s.1063 3.5397 1.5817 3.t.S.7990 2.9036 0.8131 1.9557 3.9044 1.2817 1.6227 3. 1 2 1 1 1 13 10 12 8 10 3 4 5 5 7 6 3 6 4 4 7 5 5 3 9 4 7 5 3 4 1 2 4 3 3 4 2 7 6 9 5 4 4 9 6 8 3 4 10 5 5 5 8 5 5 2 6 2 3 2 2 5 4 2 1 1 6 2 4 4 6 2 5 4 5 4 6 5 3 3 5 2 8 6 5 6 3 2 7 3 5 4 3 2 300 375 438 370 414 407 380 370 441 435 428 469 481 489 393 350 406 424 329 177 145 284 569 560 489 499 493 520 533 627 671 548 630 599 632 672 689 717 872 774 762 759 714 792 664 709 731 664 697 10 13 9 6 11 8 17 16 10 9 P. 1 1 3 1 1 1 2 2 11 1 11 11 11 13 11 7 13 6 7 10 5 10 10 6 5 t.0357 2.7060 0.3680 0.7530 1.0270 3.5518 1.CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE 264 AÑOS M.0690 5. en Algorta ALGORTA .J632 1.0073 2. cons.7905 0.0660 2.2626 0. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 17 20 15 14 17 15 18 26 15 23 16 14 8 8 11 10 12 13 7 .2615 0.S.3333 3.7383 2.9851 l.4104 1.4247 3.Evolución de la frecuencia (%) de matr. 5.6369 1.4014 5.9804 1.0450 2. T.2692 2.6855 5.2874 3.5965 1.6667 5.C. 10 11 16 9 P.7838 4. cons.2044 1.8571 2.1277 2.8442 7.6360 2.6694 1.0638 2.3413 2.4241 1.3 15 9 17 10 T.7174 Tabla XXIII.H.M.

2402 0.S.3382 0.3457 0.8439 0.0245 0.0601 0. P.8450 1.9534 0. c.2946 4.1718 SESTAO 76 4 47 16 9 6661 1. 3 1 139 2.1612 0.4957 0.Jul.6000 0.7370 1.3365 0.2407 0.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 POBLACION M.0564 4 2 2 237 3.3991 0. s.S.1351 Total 543 13 294 172 64 34738 1.1410 0.0564 0. Suma total y frecuencia absoluta y por grados.2593 0. de matrimonios consanguíneos en las poblaciones del arciprestazgo de Portugalete.) 16 MUSQUES (Somor) ABANTO L. 14 10 4 806 ABANTO G.1612 (La Arb. Abs.3077 6.4963 2219 1.S.) 4 SANTURCE 57 1 27 22 7 4074 1.1111 0.5400 0.0521 1.3699 1.1122 s.8462 1. 265 P.s.1352 20 9441 2.H. P.2400 25 9 516 9. 27 13 11 3 BARACALDO 171 97 50 CIERVANA 51 17 MUSQUES (S.3050 0.8439 30 14 4 4590 1.8837 3.4021 0.6627 0.8463 0.1640 0.1842 Tabla XXIV.7056 0.5385 4 3 2 1157 0. t.0871 0. 1.5093 0.C.7779 0.7442 9 5 2 130 12.0654 t.0475 0. T.9583 0.1729 6 9 1 1774 0. P.7194 SAN SALVADOR 25 17 6 2 1783 1.3755 1. 17 13 2 2 1241 1.0374 0.4951 0.s.H. T.S.8777 2.480 0.5631 0.6878 0. ORTUELLA POBEÑA 9 17 1 8 PORTUGALETE EL 4 REGATO 51 3 T.1583 0.5858 0.9231 3.M.6536 0.2168 0. SESTAO .

4047 1.2974 1. 7575 2.S. PORTUGALETE . T.5565 2. 451 569 605 569 515 478 528 520 498 526 580 568 577 626 444 451 413 506 328 221 295 539 874 765 668 700 697 751 850 836 722 729 752 750 810 797 969 953 1139 1034 1111 1040 983 1050 900 966 1012 1002 1071 Ind.9752 l. 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 M.8893 1.S.1292 0.8642 1.3158 1.4648 2.5089 1.4006 Tabla XXV.5974 1.1429 1.0120 2.7310 0.8282 0.2530 1.7829 2. cons.0479 1.H. 4 3 1 2 2 2 2 1 1 1 4 6 3 1 2 2 5 5 2 3 4 5 3 2 4 2 7 5 7 6 4 5 10 4 4 4 2 8 1 6 1 1 3 2 1 3 4 1 1 1 1 2 1 2 1 2 1 1 2 2 2 4 T.M.9050 0.8006 1.6780 2.2208 1.4621 2.s.2814 2.2883 1.9956 0.0801 0.4138 2.266 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE AÑOS 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943.1968 0.1111 0.7264 1.C.2592 1. 8 15 9 6 8 12 7 8 10 6 10 11 6 8 6 5 2 3 3 1 2 9 8 11 5 5 5 6 2 6 6 6 3 2 4 5 5 4 9 7 5 1 6 6 4 2 3 7 6 P.5810 0. cons.3392 2.8000 0.9288 1.9412 1.6731 1.3540 1.9146 0.5000 3. 2.8301 1.8018 1. 11 19 18 10 14 17 13 13 15 12 14 14 13 10 8 9 3 8 3 2 2 15 20 14 7 8 10 13 8 11 13 11 9 6 7 9 9 12 16 14 12 7 12 17 10 8 9 13 15 2 2 1 3 2 1 1 1 P. en Portugalete.6190 1.4390 3.4347 1. 7184 3. 1 4 3 4 2 4 3 3 3 4 4 1 4 2 1 4 1 4 t. Evoluci6n de la frecuencia (%) de matr.

2799 0.241 LEQUEITIO 3403 5.C.2880 0.7556 1. P.9536 1.4529 0. T.8687 0.2247 0.0926 1.0673 1.9664 0.7403 0.195 ALGORTA 25891 2.3650 1.5631 0.710 113639 2.0544 1.293 VALMASEDA 7657 2.S.0859 1. 7460 2.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 267 P. t.2415 CEBERIO 161 8 67 73 13 5206 3.8920 VILLARO 166 1 83 71 11 4555 3. T. CARRANZA 142 LEQUEITIO Total Tabla XXVI.S. P.8463 0.218 MUNGUIA 4036 5.485 BERMEO 5871 2.3416 2.S.9808 1.461 DURANGO 10481 3.5631 0.2497 BERMEO 175 10 95 51 19 5871 2.S.7403 1.H. P.7556 0.188 PROVINCIA toda Tabla XXVII.0220 1.919 GUERNICA 6245 4.M.4502 1.0544 0.6983 172 7 60 88 17 3403 5.768 MARQUINA 3551 4.7879 0.s.3990 3.6739 2.0914 1.4996 MARQUINA 155 6 62 75 12 3551 4.316 CEBERIO 5206 3.738 VIL LAR O 4555 3.5587 0. de . T.3379 MUNGUIA 229 8 86 99 36 4036 5.s.0823 3.6443 1.0926 0.2870 1.6739 0.5860 0.8222 1.1121 0.1308 2.0823 0. Lista de arciprestazgos por orden decreciente de Coeficiente de consanguinidad y resumen de la Provincia.1537 1.3843 VALMASEDA 211 7 98 74 32 7675 2.7632 2.2433 PORTUGALETE 543 13 294 172 64 34738 1.3032 1.1690 l. Resumen de las frecuencias de consanguinidad de Arciprestazgo Matrimonios Frecuencia (%) la Provincia Coeficiente (por mil) CARRANZA 2005 7.0541 1.6181 0.0673 0. no incluye Bilbao.1982 2.1703 1.2057 1.1441 1.1486 1.4022 0.6434 0. t.H.1486 0.3244 ALGORTA 576 14 295 204 63 25891 2.4951 0.978 PORTUGALETE 34738 1.9808 0.0880 1.1842 3114 100 1481 1194 339 113639 2.2247 0.4179 DURANGO 330 9 152 135 34 10481 3. 8 67 53 14 2005 7.6443 0.3236 GUERNICA 254 9 122 99 24 6245 4.3650 0.0374 0.0507 0.2983 POBLACION M. Abs.5853 0. Vizcaya.1394 0.

6.5764 1.630 3.3333 7.379 Poblaciones de 3000 a 5000 habitantes. atendiendo al gradiente del mismo (influjo decreciente de homocigosis). LEQUEITIO GALDACANO ONDARROA BERMEO DURANGO ERANDIO S. ARCENTALES RIGOITIA IBARRURI 7.126 1.687 3.4627 8. BARACALDO SES TAO PORTUGALETE 2. .125 2.1410 1.999 2.4021 1. Las villas de la Provincia seriadas en seis grupos por sus habitantes.683 0.565 Poblaciones de 5000 a 10000 habitantes.837 0.3991 0.1111 0.876 3. en cada uno.662 3.892 Tabla XXVIII.956 0.9886 1.016 0. Coeficiente de consanguinidad.561 1. V.583 0. SALVADOR D.0357 6:6339 .9583 1.946 0.015 0.1927 2.2154 4.9425 1.328 1.9838 1.273 1.268 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE Denominaci6n Frecuencia (%) Coeficiente (por mil) Poblaciones que superan los 10000 habitantes.6696 7.941 0..672 0.416 1.8057 2.202 1.5241 1.956 2.2168 1.2041 2. BASAURI SANTURCE ORTUELLA 3.7079 4.486 0.6768 8.443 Poblaciones de 1000 a 3000 habitantes BERRIATUA BUSTURIA LEMONIZ LIBANO DE A.1958 3.4585 2.769 0.927 0.825 o.3182 2.7005 2. 7450 7. se catalogan. ELORRIO AXPE+ELORRIO MUNGUIA AMOREBIETA ALGORTA LEJONA GUERNICA GALDACANO ARRIGORRIAGA SOMORROSTRO+MUSQES ALONSOTEGUI ABANTO GALLARTA VALMASEDA 11.9560 1.3188 2.122 1.7707 1.883 0.9892 1.0521 1.595 0.3536 3.

655 1.853 0. YURRETA ABANTO LAS CAR.149 1.1352 3.355 2.0026 4.2644 4.172 1.637 1.1471 4.3256 2. LAMIACO PLENCIA MIRAVALLES VILLARO LABALUGA EL REGATO ERMUA 7.051 0.130 1.4359 1.4024 1.0628 2.714 1.103 2.3333 3.265 1.850 0.562 0.6458 3.371 1.901 0.5175 1.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 Denominación Frecuencia Coeficiente (por mil) Poblaciones de 1000 a 3000 habitantes (continúa) • BOLIBAR ELANCHOVE IBARRANGUELUA ARTEAGA GAUTEGUIZ MUNDACA AULESTIA DE MUR.212 2. CEANURI ZALLA LEZAMA STA.472 1.214 1.581 0.086 2.970 1.MARIA MORGA GORDEJUELA DIMA CEBERIO ISPASTER GUEÑES DERIO SOPE LANA GATICA ABADIANO MARQUINA GORLIZ EA MUGICA LARRABEZUA LUJUA BE RANGO YURRE LEMONA TRUCIOS ZAMUDIO BERRIZ GUECHO LUNO OCHANDIANO GALDAMES OROZCO CASTILLO ELEJ.2308 6.6519 3.640 0.9900 2.8398 2.4173 3.5346 3.618 0.5693 7.9769 2.5266 2.851 2.617 0.1457 3.197 1.4872 5.838 1.7453 5.821 2.411 1.832 1.9080 3.4496 5.3953 2.668 1.340 1. 7173 2.3801 6.5491 6.2654 3.794 1.088 1.516 269 .614 2.0875 2.109 1.0195 3.618 2.458 1.8469 3.7534 4.8777 l.2646 4.267 1.883 2.913 0.0251 4.3548 3.1250 2.9459 4.3988 2.9255 3.002 1.7370 l. 5552 1.3566 4.401 2.2917 5.987 1.423 1.

026 1.821 2.9565 5.873 1.4925 1.987 2.0311 8.668 3.026 0.4627 6.700 0.458 2.5692 2.3755 2.6693 4.7879 3.9388 6.3148 2.897 0.5000 3.254 1.2222 1.250 1.678 0.5000 1. AEDO MAÑARIA CIERVANA BAQUIO BEDARONA BIAÑEZ AMOR OTO LARRAURI ARBACEGUI LAUQUINIZ FRUNIZ OLAR TE CORTEZUBI EREÑO MENDATA NAVARNIZ ECHEVARRIA GAMIZ ZARATAMO MALLAVIA ARRAZUA MEÑACA MARURI BARRICA POBEÑA URDULIZ LA CUADRA ZALDIVAR NACHITUA ALBONIGA MURUETA O.5314 0.2288 5.270 CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE Denominación Frecuencia Coeficiente (por mil) Poblaciones de 500 a 1000 habitantes.0185 6.781 0.3636 3.6667 5.6957 9.4354 2.726 1.4521 5.6298 11.658 1.1579 3.806 2.622 0.893 0.889 0.2174 3.9661 2.591 1.890 2.451 2.557 2.8571 4.9009 4.280 2.791 0. LA ARBOLEDA TRASLAVIÑA ECHAN O SODUPE ECHEVARRI ALBIZU ELEXAGA 8.3994 3. LANESTOSA FORUA BEDIA BARINAGA AJANGUIZ SONDICA MERCADILLO SOP.194 1.361 3.031 1.4236 2.6923 2.1662 6.3699 1.0650 2.536 3.812 1.623 0.730 0.450 1.641 1.6694 1. 7647 6.2434 5.1818 4.120 1.897 0.785 2.8837 6.657 1.565 2.9634 4.141 .423 1.0303 1.626 2.2876 1.989 1.1898 3.563 1.1605 3.4622 7.

322 1.453 0.4878 6.6271 4.293 4.888 271 .756 0.841 2.2520 2.960 0.0000 5.053 2.4884 4.5574 6.1916 6.673 0.465 5.2727 0.4194 1.0769 3.2500 0.4516 4.1915 2.7778 4.000 0.383 2.213 0.2937 7.708 2.0000 17.195 0.085 1.5862 3.5977 4.530 2.5000 3.1364 2.562 1.668 2.146 0.318 2.750 4.575 1.7843 7.167 3.7561 10.0000 0.520 0.6087 10.710 0.5000 4.701 1. E.2346 2.246 4.9851 3.716 5.3333 2.5977 3.8986 0. AVELLANEDA ACORDA CAN ALA IZURZA LA CALERA MATIENZO MARZAN A GARAY OCHARAN APATAMONASTERIO GAVICA SAN PELAYO DE B.997 0.5263 8.9701 2.5455 3.4054 3.5455 6. ZALDU ALBIZ DE M.109 1.4762 10.3256 2.166 1.111 1.6803 1.140 4.348 3.6923 7.422 2.0000 0.3916 8.339 2. 775 1.299 3.9296 5.2414 9.270 1. SANTECILLA PANDO LANZAS AGUDAS MENDEJA CARRANZA S.4014 2.744 0.0000 10.077 0.0000 6.000 6.125 3.561 2.595 4.404 2.000 0. ARANZAZU GUERENA BECI MONTE LLANO UBIDEA CARRAL LA HERRERA PEDERNALES 2.9346 0. ALDEACUEVA AMALLOA LAUCARIZ GUIZABURUAGA PRESA ARRAZ OLA URIGOITI ARACALDO SAN CIPRIAN GOICOURIA RANERO SOSCAÑO BERNAGOITIA SANGRICES FICA CENARRUZA IRATZAGORRIA GOROCICA GUERRICAIZ LABARRIETA BERNALES ARRANCUDIAGA SIERRA ZOLLO MURUETA DE G.917 4.0606 8.311 2.877 l.841 2. 7143 5.LA CONSANGUINIDAD EN VIZCAYA Y SU CAPITAL DE 1918 A 1966 Denominación Frecuencia Coeficiente {por mil) Poblaciones inferiores a 500 habitantes.0000 2.3810 2.6667 8.

8108 0.1508 0.2330 1.0910 0.1642 0.0617 0.0282 0.1110 0.0782 0.S.4160 0.3212 0.1764 0.5520 0.1850 0.3975 0.S.4882 0.2979 0.3972 0.6338 1.6823 0.9930 0.2907 0.1372 1.4077 0.4129 0.5936 1.0782 0.8632 0.S.0192 1.2482 2.4632 0.2443 0.0975 0.3176 1.4476 0.4440 0. P.9658 2.7625 0.4388 1.9015 0.9772 1.0910 0.0704 0.H.0799 0.3995 0.2703 0.1099 2.8701 1.0982 0.1949 0.8068 1.6295 0.0882 0.3195 0.4248 0. 6 3 4 13 13 13 9 9 11 7 13 12 1 6 11 8 2 17 1 7 2 12 10 15 3 1 11 1 1 15 14 10 10 13 14 13 7 4 8 5 6 1 6 4 3 3 4 7 4 5 9 9 9 1 3 2 2 2 1 2 1 1 5 2 3 1 1 3 1 5 6 9 2 1 8 4 3 14 7 14 1 1 11 11 17 10 19 13 38 559 305 2 2 0.6330 o.4428 0.1081 0.S.7192 1.s.1274 0.6260 0.s.5115 0.5444 1.0882 0.6424 1.M.2202 1.1292 0.1110 0.3822 1.9591 1.6024 0.0753 0.2520 1.3895 1.0969 0.1328 0.0242 1.3791 0.4189 1.6755 0.4649 0.1500 3 2 4 1 901 1278 1211 1258 1126 1099 1047 1134 1112 1134 1139 1173 1252 1250 1026 1032 1027 1007 783 520 609 1085 1622 1506 1442 1328 1319 1326 1420 1447 1480 1355 1446 1494 1548 1564 1850 1936 2437 2253 2327 2456 2148 2354 2355 2480 2453 2375 2388 110 73312 11 6 9 1 17 11 4 1 5 2 18 1 1 1 1 20 16 19 3 20 18 6 1 11 11 1 12 16 7 2 1 6 4 9 7 3 5 4 3 3 1 1 1 5 3 1 1 2 1 2 9 20 21 14 18 13 27 15 20 25 26 21 38 24 22 31 19 35 25 33 26 t.1820 0.5300 0.5268 1.1850 0.0692 0.8000 0.4930 0.6016 0.0922 0.3687 0.7154 0.9083 0.3831 0. P.2913 1. 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 10 26 32 22 25 15 26 28 25 23 11 30 23 24 21 16 23 10 1 1 5 1 TOTAL 1012 T.2214 0.6486 0.4525 0.2558 0.3200 0.7637 1.0009 1.0425 Tabla XIX.1918 0.0974 0.7442 0.9200 2.0721 1.0332 1.1923 0.0853 0.2075 0.1590 0.0811 1.4869 0.0888 0.1328 0.5504 2.6446 o .3552 0.0842 0.1629 0.0646 0.5837 0. t. Abs.3378 0.2865 0.6386 0.0138 1. 0.3438 0.0669 0. Suma total.4377 0.2214 0.3693 0. 4 4 16 16 8 1 1 5 5 3 1 3 1 1 1 3 1 1 4 2 1 1 3 1.4776 0.C.5575 1.7607 0.0517 0.1476 0.0419 consanguí- .CLAUDIO ZUDAIRE HUARTE 272 AÑOS M.2774 0.4147 0.1387 0.0922 0.6155 0.2448 0.1923 0.1277 0.3649 2.1628 1. P.0849 0.0518 0.7050 1. frecuencia absoluta y por grados de matrimonios neos y su evolución.7488 2.0541 0.5060 1.0468 1. 5700 0.3169 0.2395 0.6568 1.0878 0.4440 1.6823 0.2974 0.8015 0.0691 0.0758 0.2664 0.1277 0.4113 1.5291 0.5165 0.4522 0.1508 0.0815 0.0878 0.2634 0.0974 0.4833 2.6855 0.0882 0.0444 0.5098 1.0669 0.4606 0.0430 0.2558 0.0344 2.6777 0.2583 0.5947 0.3804 0.8371 1.0704 0.0419 0.0882 0.4608 0.0888 0.5645 0..2979 0. T.5355 1.H.2075 0.4691 2.8984 0.2677 0.4769 1.8296 0.7200 0.4655 0.0899 0. Bilbao.0821 0.2703 0.4648 0.4190 0.5579 0.0639 0. 2 1 4 11 20 24 19 20 15 21 P.1397 0.0421 0.9321 1.0899 0.4926 0.1613 0. T.8800 1.1506 0.

In this process the women had out numbered the men and had added an important problem to the situation in the rual world. Facultad de Filosofía y C. Miembro del Seminario de Estudios de la Mujer. Pirineo Nafarrak. gizonak gainditu dituzte. Donostia. se intenta plasmar tanto el porqué las mujeres abandonan en mayor porporción su lugar de origen. ikerketa zabalago baten laburpena. ' Departamento de Filosofía de los Valores y Antropología Social. Ello añade un importante problema a la de por sí ya deprimida situación del mundo rural. Artikulu hontan. resumen de un estudio más amplio. . The present artícle -a summary of a longer one. zenbakiei dagokionez. are contemplated from the view of the rural world and the paper women play in it. como la actual situación de las que se han quedado y las perspectivas de cara al futuro. Ihesaldi hortan emakumeak. de la Educación. ANALISIS DESDE LA PERSPECTIVA DE LAS MUJERES M. las mujeres han sido en número bastante superiores a los hombres. Carmen Diez Mintegui 1 RESUMEN El profundo cambio de las estructuras sociales y económicas que comienza al inicio del presente siglo y tiene su máxima incidencia a partir de la segunda mitad del mismo. Universidad del País Vasco/Euskal Herriko Unibertsitatea. SUMMARY The deep change of the social and economic structures that started at the beginning of the present century. azaldu nahi dena da zergatik emakumeak gehiengoz bere jatorriko lurrak uzten dituzten. The Pirineo Navarro suffered a masive abandonment by many of its inhabitants who moved to the urban and industrial areas. al igual que muchas de las zonas rurales del estado español. En esa huída. el abandono masivo por parte de la mayoría de sus integrantes que se trasladaron a las zonas urbanas e industriales en busca de una vida menos dura. and which have its greatest incidence en its second half. LABURPENA Gaur egungo mende honen haseran giza eta ekonomi estrukturetan ematen diren aldaketa sakonak. nekazal munduaren ikuspegitik eta emakumeak berta jokatu duten paperatik aztertuak dira. honek bere eragin nagusiena mende honen bigarren erdialdetik aurrera duelarik. bere partaideen utziera sufritu zuen. Espainar estatuko beste hainbat nekazal gunetan bezala. to examine the conditions of those who remain as wel as the options spered towatds the future. a process followed by many of the rural areas in the Spanish State. hauek bizitza lasaiago baten bila gune industrial eta hirietara jo zutelarik. honek dagoeneko larria zen egoerari arazo garrantzitsu bat gehitzen dio.deals with the following: to understand the fact women are the ones leaving their place of origin. es contemplado desde la visión del mundo rural y el papel que las mujeres desempeñan en él.KOBIE (Serie Antropología Cultural) Bílbao Bizkaiko Foru Aldundia-Diputación Foral de Bizkaia N. El Pirineo Navarro sufrió. En este artículo. baita gelditu direnen gaur egungo egoera eta beraien perspektiba etorkizunerako.º IV 1989/90 CONTINUIDAD Y CAMBIO EN EL PIRINEO NAVARRO.

1985) han analizado el cambio en el mundo rural. la búsqueda de alternativas por parte de las mujeres y las consecuencias que ello va a acarrear para la continuación de la vida en cada uno de esos contextos. la parte positiva en la jerarquía que se establece. Uno de estos últimos. residen en el éxodo a las zonas urbano-industriales de gran parte de la población rural. Han transcurrido casi veinte años desde que se realizó el estudio de Douglass y a nuestro entender este período ha sido decisivo en el cambio de valores. ha sido más elevado en las mujeres. español y francés. parece puede ser ejercido en cualquier espacio físico. Algunos estudios (Douglass. bien para su huída en busca de un espacio propio. 1977. El impulso de la industrialización de los años sesenta y setenta en zonas concretas originó el éxodo de los habitantes de zonas rurales a las ciudades. que para encontrar la "solución de sus vidas". que serán comentadas en el transcurso del artículo. bien para la exigencia de profundos cambios en esa sociedad tradicional. El estudio MUJER Y PIRINEO. pero la situación socio-económica en la que se encuentra ese sector y la homogeneización de los valores de corte urbano para toda la población.O. 1977. es más por curiosidad o para pasar esas horas de diversión. Valencia: Generalitat Valenciana. Colección "Estudis i Propostes". ANTROPOLOGIA N. 1 Bobadilla Conesa. Etxezarreta.M. son pocos los matrimonios que han surgido de esos encuentros programados. Los motivos de que se dé esa situación en cuanto a la existencia de un alto número de hombres con dificultad para encontrar pareja. el municipio de Plan en la provincia de Huesca fue. 1985. Pirineos centrales. que sepamos. un par en el que la primera parte es la que marca el ritmo a seguir. en el caso de que su opción haya sido la de continuar en sus lugares de origen. La mítica posición que las mujeres ocupaban en la vida rural ha quedado descubierta por la confluencia de una serie de factores que han servido de detonante. Análisis de una realidad. para que mujeres de distintas y lejanas ciudades acudiesen a encontrar pareja y futuro en ellos. el Pirineo aragonés o la mujer vasca. l. especialmente para las mujeres. ASPECTOS METODOWGICOS La dualidad urbano-rural es una realidad. Comás y Pujadas. Hemos constatado que el tratamiento de dichos medios de comunicación ante la organización específica de lo que. podríamos llamar hoy día "autobuses de mujeres". Por las noticias que nos han llegado. Nunca podrá saberse qué ha representado la crisis económica que comenzó en los setenta.) en el año 1989.º 2. sin tener en cuenta la importancia del contexto donde las personas crecen y se socializan. el pionero en este tipo de organizaciones en el Estado español 1. no se ha detenido en el análisis del porqué no hay mujeres en esas zonas o en como viven las mujeres que todavía quedan en ellas. En él quedaban ya patentes el impacto que la industrialización y la influencia de los medios de comunicación estaban suponiendo en esas zonas rurales. va a servirnos para contemplar desde una perspectiva actual el problema de la situación que hoy día viven las zonas rurales y especialmente las mujeres que en ellas han quedado. éxodo que por diversas razones.N. . si ha supuesto un freno en el hipotético total abandono de zonas rurales que por sus específicas condiciones ecológicas y geográficas no han podido amoldarse a las exigencias actuales. La tradicional organización social del mundo rural que mantenía el equilibrio ecológico-humano en base a la salida hacia otras zonas del excedente de su población. "Soltería en el Valle de Gistáu y "Les Baronnies de Esparros". el caso de Echalar relativamente próximo a la zona de nuestro estudio. presenta importantes similitudes con ella. el universo simbólico y el sistema de valores que vamos configurando a lo largo de la vida. sino que se han quedado en la mera noticia y dando implícitamente por supuesto que unas mujeres pueden ser en la práctica sustituidas por otras. menos numerosos son los que han tratado la situación de esas zonas rurales y de sus habitantes. 1990. ha sido noticia a través de los medios de comunicación por el hecho de que. CARMEN DIEZ MINTEGUI 274 INTRODUCCION El alto índice de soltería de los varones en las zonas rurales. En la actualidad hay un intento de recuperación del campo por parte de las instituciones estatales y autonómicas. el caserío vasco. al. del valle et. el método de organizar "caravanas de mujeres" no ha tenido mucho éxito. realizado en el Pirineo Oriental Navarro (P. que ha sido mencionado anteriormente (Douglass. Han sido relativamente numerosos los trabajos dedicados a analizar los problemas de integración y desarraigo que la inmigración a zonas urbanas industrializadas ha producido. se ha roto por la pérdida de alicientes que esa vida representa en paridad con la oferta que ofrece la vida urbana de las ciudades. En ellos se trata de la especial dureza que la vida rural representa para las mujeres y recalcan la realidad de esa situación. pero aunque acuden mujeres a él cuando llega el día señalado. María. la que proporciona los valores a imitar en nuestra sociedad actual. Echalar y Murélaga situadas la primera en la provincia de Navarra y en Vizcaya la segunda. introducen problemáticas de difícil solución a corto plazo y quizá también a un plazo más largo. 1977). siempre que encuentre un hombre que esté dispuesto a proporcionarle un techo. El tradicional papel de esposa y madre que las mujeres deben cumplir en función de su sexo biológico. unos medios económicos y un nombre para sus hijos. algunos pueblos de distintos lugares del estado español han organizado -parodiando a la mítica película "Caravana de Mujeres"una fiesta en una fecha concreta. Al parecer se sigue celebrando ese "día de fiesta". estudió por medio de un análisis comparativo dos localidades del País Vasco.

la muga de Aragón al este y las cuencas prepirenaícas de Pamplona y Lumbier al sur y la francesa al norte (ver mapa 1). DESCRIPCION DEL MARCO ETNOGRAFICO En el análisis de la realidad actual de la zona objeto de estudio. partimos de la necesidad de contar con tres referencias importantes: 1) Una situación que afecta a un espacio físico que es vivido por un conjunto de personas desde la diferencia que establecen sus propias situaciones y perspectivas personales. Dos de esas personas. rol en relación a la actividad y lugar de residencia. noviazgo y vida familiar.O.Aspectos concretos de sus vivencias en el momento actual: Situación laboral. y perspectivas de futuro. Una vez en posesión de todo el material resultante. aportar una mayor objetividad al análisis. 2) Un período concreto de la historia que es determinante. abarca aproximadamente unos veinticinco años y transcurre desde los años sesenta hasta nuestros días. está situada en la parte más septentrional de la provincia de Navarra y queda comprendido entre la Navarra Húmeda.ª. Se realizaron guiones específicos en función de la variable edad. 3) Teniendo en cuenta ese eje cohesionador: mismo espacio físico. que supone un 15% de la superficie total de Navarra.ª. llegamos a este tipo de trabajos. que analizan algunos de los aspectos de realida- 275 des concretas. acceso a la educación. Metodológicamente. El antropólogo como autor. La zona denominada P.N.CONTINUIDAD Y CAMBIO EN EL PIRINEO NAVARRO. estado civil. está configurada por un total de 36 municipios (ver mapa 2). la segunda. Comenzamos con una pequeña descripción del espacio físico. Barcelona: Paidos Studio. juventud. Jone Cosín y Amaia Mauleón conviven en esos valles pirenaicos con sus habitantes. En total existen 89 Concejos (21 de los cuales han perdido población suficiente como para quedar reducidos al mínimo de vecinos que exigen ser tutelados por el Gobierno de Navarra). Estos grupos fueron cinco y su composición fue seleccionada en función de las siguientes variables: edad. las personas citadas se pusieron en contacto con la autora de este artículo.Aspectos relacionados con la socialización en su sentido más amplio: Recuerdos sobre la evolución de la vida en sus respectivas comunidades desde una perspectiva diacrónica: éxodo.. Con todo ello se obtuvo una información bastante exhaustiva sobre la realidad cuantitativa de la zona. que disponen de amplias competencias sobre todo en gestión urbanística.0. al introducir una persona alejada de la problemática concreta de dicha zona. Los datos cualitativos proceden de dos fuentes principales: la primera."para ampliar el sentido de la vida"2 • 2. al oeste. del patrimonio común y de servicios públicos. se llevó a cabo un estudio de los datos del Padrón Municipal de 1986 y de otros proporcionados por el Servicio de Estadística del Gobierno de Navarra. Hay que tener en cuenta el elemento real a estudiar: mujeres comprendidas entre los quince y los setenta años o más. . El Gobierno de Navarra ha creado oficinas y trasladado personas como dinamizadoras culturales a esas zonas en clara regresión. de los grupos de discusión. conocen sus problemas y costumbres y realizan estudios y análisis sobre la zona. metodológicamente. relaciones con el otro sexo. 9 de ellos de los conocidos en Navarra como compuestos. Creemos que. para poder establecer a posteriori qué tipo de actuaciones concretas. ANALISIS DESDE LA PERSPECTIVA DE LAS MUJERES Es precisamente uno de esos programas de actuación desde las instituciones lo que ha posibilitado el estudio aludido sobre el P. por su familiarización con los estudios relacionados con la situación y problemática de las mujeres. Los aspectos generales de dichos guiones eran: Parte l. La distribución de su extensión total 1. es decir integrados por Concejos que en Navarra son Entidades locales cuasi municipales. 1989. relaciones sociales. mismo período histórico: tratar de analizar a las diferentes personas en interacción. viviendo esa situación desde diferentes perspectivas y realidades. Se trataba de contextualizar el estudio de una perspectiva más amplia que la del marco etnográfico concreto de la zona estudiada y se pretendía. de la observación continuada de la vida diaria y de los problemas concretos de las personas que residen en esos Valles. 35 Entidades de población y 27 núcleos deshabitados. las técnicas utilizadas en ese trabajo fueron cualitativas y cuantitativas. con distintas técnicas y desde la subjetividad de tres personas intentando llegar a unos acuerdos mínimos por medio del diálogo entre ellas y las propias protagonistas del estudio. pasando por los estudios individuales que requieren largo tiempo de trabajo de campo. si nos parece interesante recordar algún aspecto que explica esa especial configuración del territorio navarro en cuanto a las capacidades organizativas de sus municipios y merindades. . Se procedió a un exhaustivo estudio de dicho material y a un trabajo en equipo que duró unos dos meses para la puesta en común y la redacción del informe. Como señalan los autores de la obra Historia contemporánea de Navarra (1778- 2 Geertz. aportan nuevas y refrescantes perspectivas a la difícil tarea de las ciencias sociales. Aunque no es posible hacer aquí un repaso de la historia de Navarra. Esperemos que todo ello sirva -aquí hacemos nuestras las palabras de Clifford Geertz. transcritas las palabras que surgieron espontáneamente en las reuniones con ellas mantenidas. En relación con las primeras. este tipo de experiencias de grupo en las investigaciones. Parte 2. De ellas surgió la idea de realizar un estudio sobre la situación de las mujeres en esa región. qué impulsos podían darse y en qué dirección. Desde los inicios decimonónicos de los "antropólogos de gabinete" que analizaban otras culturas por el estudio de documentos y datos que aportaban terceras personas. actividad religiosa. Clifford.N.678 Km2 .

.._I' .... ..) J _. ..:.....1· !. ("...M.·' ( {''• . ~ .....··· ···:... ......... ..) { ..: . ....' .... ~. Emplazamiento de la Zona PIRINEO ORIENTAL NAVARRO objeto de estudio N ": i t NAVARR. MA P A o ...} 2...l' 1 ''"\: ..... .. ..•• "'/ ....:""····-...... ..... ·. • ( 1···...··:. .... :· · .. / ·... ....( J~ :--· . { ~? "-:... ·········· •... ..···..:····.........:) 't-. · · · · · ·.._r.... ...•· ..... ( (~ ·i· ~ e I 4 ~ ~: :: :-···· .. ........ ...... L . ¡ \\ .......J"' I l '> r-:'' :.: ...A <( ·······~1.···.. o '\- q "" t .... \ 4 '... ¿.... •• ' \......! ..... CARMEN DIEZ MINTEGUI 276 (... ' V J '.·• ...... <º { ·....i : : J .......-.....) '\ ... ~··...: ~ / o v' .. ..__¡ i ~·J"l...

\~ \ ·-._ '-. ) )j I ·.··<·--.. () ·.... Ol BAICEI~ t~ \ ORBAll/\ i. .¡:. 11) _...) -~ - (.._.... • . . ... . \ r-' -l A Ul '~ ~ JlALSU.¡'..-......_ -~.:-e C1 ....\_...Jo ... : .....-..-y . ·1.._.J-__ _...... . . ...\ .......... ·-·~-·· "~~°' ..... ' J. ."-/ '·"' .. 11 \ ..._..-·-'-·-· _:.... .J• ( .'"\. ..PIRINEO NAVARRO TE:RMINOS ) "tJ )> ( r~ f'._ ---· :'-··-·-... '\i -.· -. -.'eA1JitREAJA.'1 .. >' rrl:.. ·~ -......... __..•. IUICUI .. ' . ... _ .... _... ') ')..... ' ~" ) ) ""'"'"...n >> -e:::: rrlt:C :...: ... 1. l J • A_.. -1 ""'""' "' •\ ... ·~ "· ...-.. ....z m ¡... ...).~.~' f\) --. " . <..·~ _ ....... .. -···"'. ( .••' ·.¡\ / •• rl.--.....·.·..-. l 10 . ." H<YtCE SVALLES. ..·. ··2r (._. ..··1· 'J '~'~1..•.J - O { ...J m UllARROl•V _/... J ·".. \ 1. ' 1...iljooO -e m pjz :l m :< mr.... I ./ '... •• 1•1 ......___..\'·/..... - (... GALlllíS ~..-...... \ •. e:: m -< . (' ...-·· / . ._} / ) . . cf '"'"? -· ..... / _..... .. . {. '1."-··¡"' j -- ../ JAURllltlA/••••• .. '•. . ' I } _.. ) r- I ~ MUNICIPALES • ' ' . '•- ol<-.. :!JZ rrl> C1 C1 --~ . _........ . I r I \ ••..°> -. ~ _ ...) ..l-"' • fr' ' zo e ·'·l ~..? ......_/ •...-.--. /f zuo1d • ) _) "'"•i 1 ••• ..._/ 1i \. 1 r' .'. .(. . ...1 \..•"''"m:" ...._..-........... ·-..' ....... ~ ••m~-... 1 •._ _.(". '" . . J \ 1 _ ) \ · .<.c. N >n "''" j • . ¡"\ .\ ' 7 1 r·' .¡. BUllCUEIE . )K-'. .- \_\. -··· \1 \ I\ \. r•• t" .···5 ..· -~· .__ • ••... .f.'•'\.•• .¡::. '"" \ C.· --·- -- .J.....1 r J ( )> -.....-......J)Jot..__ ...·r·-.... ~' '¡ e . ...( - • j: l \ ( 1 '· ". ºª 0 llffOl•l..' ' • \•7•'" ~_.......J\ ""'" l (-. ISABA elJllUJHOUI _.fl•..l .....ilj ~::o r. \ • l . ...o ::::Z IJ e::~ ... (j .. ... \ ... ........ ....•·· '. •• ' (. ~ ...'·. ( "' r -·~. • -...... ._ .•·····< \ l \ '---¡ e \. ->Z ' <.• ( • GAllllE llOHCAl { r..... 1• f..._..··"'""/ f ... \ I .... '·• ·········' r .'....• .. • -·....• '·1 \ •oci:. ....

cuando se escribe este artículo. Se trata de una zona dedicada tradicionalmente a las explotaciones agrarias y ganaderas. Se da la paradoja. (pp. Pag. aunque no cuenta con infraestructura suficiente para albergar a los visitantes. el sistema socio-económico general por el que funciona nuestra sociedad occidental. Lunes 30 de Abril de 1990 (pág. Foto 2. de que estos valles han sido cuidados y protegidos desde siempre y no se ve la necesidad de que sean gestionados por otros entes.José M. Todo debe ser analizado en función de diversos. Paisaje de los montes pirenaicos una de las numerosas pintadas. En un articulo de José J. se analizaban las contradicciones legales que han surgido en torno a la decisión tomada por el Gobierno de Navarra de declarar "Parque Natural" a esta parte del Pirineo. "fronteriza" y "pirenáica". Esta polémica sirve a nuestro entender para apoyar la afirmación que hacíamos en la introducción de este trabajo: el sistema urbano-rural. 1975)3 . Erviti Anaut. Desde las instituciones navarras fue definida como una zona aquejada de situación regresiva y fue elegida experimentalmente en 1986 para ser objeto del programa DIADENA en la linea de "un desarrollo integrado del potencial endógeno". Hay que destacar la belleza paisajística de la zona por sus especiales características de relieve y orografía.278 CONTINUIDAD Y CAMBIO EN EL PIRINEO NAVARRO. 5 José J.• Jimeno Jurio. Quincena (de 400 a 500 habitantes) o Veintena (más de 500)". esos programas analizaban la falta de perspectivas. las especialidades connotaciones del regunen foral que ha prevalecido en Navarra aun en la época franquista. factores en interacción y retroalimentación y los intereses de las personas directamente afectadas no son prácticamente tenidos en cuenta en aras de políticas generales dictadas desde los despachos gubernamentales. Erviti Anaut5 . obliga a análisis muy complejos de las situaciones reales que viven las personas en sus entornos concretos. En Mayo de 1990. aludiendo a la "protección" que por dicha designación iba a tener en adelante. exceptuando el municipio de Aoiz.Mikel Sorauren . Valcarlos desde Ibañeta. 4 Sección Navarra/Pueblos del diario Navarra Hoy del Sábado 28 de Abril de 1990. las cuales han sufrido un proceso de regresión paralelo a la pérdida de población humana. como se seftala en ese artículo. 9. desde las expectativas creadas por la integración en la Comunidad Económica Europea. 1982. Es una zona muy visitada por personas aficionadas a la montaña y por el turismo en general. fueron éstas de Oncena (municipios de 250 a 400 vecinos). Egin. tes a recuperar y utilizar el potencial endógeno sin daftar el medio ambiente y la belleza de la zona. le han permitido mantener muchas de sus capacidades organizativas en materias fiscales y organización de los municipios "en función del número de habitantes que agrupaban. . En resumen. continúa la polémica creada en torno a la "propuesta del plan de desarrollo del Pirineo" y la transformación del mismo en "parque natural". San Sebastián: Editorial Txertoa. "El error en el asunto del Pirineo navarro". por parte de las Instituciones navarras y los representantes de dicha zona4. ANALISIS DESDE LA PERSPECTIVA DE LAS MUJERES Foto 1. que supondría un cambio en el régimen de propiedades comunales que pasarían a ser del Gobierno e insiste ese autor en un aspecto interesante: que las promesas de desarrollo de esa zona han venido de la mano de la transformación en Parque de la misma. para los habitantes de esos valles e insistían en la necesidad de promocionar un tipo de actividades económicas tenden- 3 Vicente Huici Urmeneta . Los de menos de doscientos cincuenta vecinos continuaron reuniéndose en "concejo abierto" y aquéllos que superaban tal cifra permanecieron organizados en la doble estructura de Ayuntamiento y Juntas. Historia contemporánea de Navarra. 9). El motivo de esta elección residía en que junto a ese carácter de "desfavorecida" se unían el de ser "de montaña". 228-232).

Durante la primera mitad del presente siglo se mantiene un equilibrio entre potencial humano sobrante. la parte sur de este territorio que estaría representada por Aoiz. el acomodo de las hijas -bien casándolas o con su ingreso en un convento. paralelamente. y del hecho que el contrabando ha sido practicado por una mayoría de ellos. hemos de tener en cuenta distintas etapas. etc. Deberemos trepar por el Puerto de lbafteta y llegar al mítico Roncesvalles para posteriormente bajar al resto de los valles que si están integrados en un espacio más o menos homogéneo. El resto de sus actividades ya sean ganaderas o agrícolas. Las perspectivas de sus habitantes. y segundo. presenta unas peculiaridades muy diferenciadas. Recordamos en algunos estudios del País Vasco. Las referencias de los habitantes de Valcarlos están ligadas a las actividades derivadas del hecho de que han sido frontera entre el estado francés y espaftol. Por su proximidad a Pamplona y por su configuración geográfica que muy poco tiene ya que ver con la parte norte. 1979.y la habitual salida de los hijos e hijas menores a "buscarse la vida". este término municipal es el único que ha sido industrializado.alizar la situación actual. ANALISIS DESDE LA PERSPECTIVA DE LAS MUJERES Para terminar de presentar estos aspectos n:lativos al espacio físico. por una mayor incidencia en la salida de mujeres que determina un nuevo desequilibrio entre los sexos. Haramburu. en cuanto a la forma que podemos denominar "tradicional". en Navarra se está dando el proceso de reestructuración del campo que origina el éxodo rural hacia esas zonas industriales. Juan. El futuro próximo con la desaparición de esas fronteras a partir de 1992 y el abandono de que por parte de las instituciones han sido objeto durante muchos aftas las actividades agrícolas y ganaderas. Milenarismo Vasco: edad de oro. esta se desprende del equilibrio sostenido en largas épocas. por el impulso que nuevamente parece se le está dando a la industria en Navarra. dotes. Volviendo al caso concreto cte la forma de organización socio-económica en esta zona. como el municipio de Valcarlos en la parte situada más al norte. Madrid: Ediciones Tauros. etc. Los campos del cereal en la parte sur del P. Las provincias de Guipúzcoa y Vizcaya necesitan mano de obra para el auge de su industria y.CONTINUIDAD Y CAMBIO EN EL PIRINEO NAVARRO. por una salida masiva de la población en general. Este aspecto es clásico en lo relacionado a la organización de la economía rural y ha sido estudiado en base a los sistemas de herencia y parentesco. El equilibrio deja de mantenerse. dependiendo de la capacidad económica del caserío al que pertenecian6 • 6 Arpa!. como ha sido ya señalado anteriormente. .O. primero y como se ha señalado. de la estructura social.N. Podemos observar en el mapa n. Aranzadi. origen. siendo Pamplona uno de sus focos principales. San Sebastián: L. El cambio cuantitativo impÓrtante se produce en la segunda mitad de este siglo y coincide con las necesidades de mano de obra en zonas próximas a estos valles. la alusión a los "segundones" que viajaban a América en busca de fortuna. a la posibilidad de encontrar trabajo dentro del mercado laboral. que repercute en la dinámica normal. Es en la década de los sesenta cuando en Navarra comienza el despegue económico. etnia y nativismo. han estado y están en la actualidad ligadas. de un importante grado de soltería masculina que se traduce en un descenso del desarrollo vegetativo.º 1. queda completamente descolgado del resto. Por otro lado. las ayudas que reciben. es contemplado con total incertidumbre por los hombres y mujeres que quedan en ese valle. son contempladas en función de como son realizadas en el otro lado de la muga. Es toda una experiencia penetrar en esa parte de Navarra por el lado francés. interpretado correctamente por los actuales habitantes con un "esto se acaba". Pasemos ahora a recordar brevemente ese periodo de la historia más próxima que nos parece determinante para ap. La sociedad tradicional en el Pals Vasco. queremos resaltar la necesidad de tener en cuenta las peculiaridades y diferencias que según su situación en dicho espacio tienen las distintas zonas. de especial atracción para los habitantes de estos Valles Pirenaicos. 1981. 279 Foto 3. con lo cual se alejan de la problemática especifica de la zona intermedia que es a la que especialmente nos referimos. Jesús.

0. Estas son: la organización familiar. frente al 66. dos de cada tres personas son hombres.N. CARMEN DIEZ MINTEGUI Fotq 4. CAMBIO SOCIAL Y DE VALORES Al hablar de cambio social y de valores. Nos enfrentamos así a diversos problemas: ¿Cuál es el indice de crecimiento que debe mantenerse para un correcto equilibrio en la zona? ¿Hasta dónde pueden explotarse los actuales recursos endógenos y pueden establecerse nuevas expectativas de trabajo que proporcionen un nivel de vida de acuerdo con las expectativas que el cambio social ha creado en las personas? ¿Por qué se ha ido un mayor número de mujeres y cuál será en el futuro el comportamiento de las jóvenes de hoy? Antes de pasar a tratar específicamente estos temas planteados. un alto grado de soltería masculina. al estar comprendidas en dicho sector las edades reproductivas. Ante estos datos.3% frente al 52. bajando paulatinamente hasta la cifra de 10. la educación de los hijos.380 personas. nos encontramos con que una de cada cinco personas que habitan estos Valles tiene 65 afias o más.48%. el concepto de trabajo. etc. 3. siete puntos porcentuales por encima de la media de Navarra.3% del total de la población. hemos dividido este colectivo amplio de mujeres en tres grupos. concretada en su ciclo de vida. sino de fijarnos en unas pautas de comportamiento y actitudes que son llevadas a cabo por mujeres que han vivido los hechos externos y su propia situación.4%. Sin embargo. Ello conlleva una tasa de envejecimiento del 19. diremos que la población total en: 1900 era de 22. Así.719 personas comprendidas en esas edades. que con referencia a la media de Navarra tendría seis puntos menos. representa un total de 4.141. presentaremos a un sector de la población cuya edad está comprendida entre los 25 y los 45 afias y que contemplada desde la perspectiva del ciclo vital tiene una relevancia determinante. la población menor de 15 afias ronda el 15%. dos puntos por debajo de la de Navarra. Para hacernos una idea más clara de lo que queremos decir cuando hablamos de un cambio cuantitativo importante. de los dos colectivos aludidos anteriormente. Urzainquí. atendiendo a cortes generacionales que no son producto de nuestra libre disposición. No se trata de establecer grupos uniformes y cerrados. en torno al 50%.7% masculina. se acentuará gravemente la caída del crecimiento vegetativo que actualmente padece la zona. queremos referirnos a algunos aspectos que nos parecen muy ímportantes en el sentido de que afectan a la estructura social y a las instituciones que están en la base de la organización del tipo de comunidades que componen el P. Dado el énfasis que en el presente articulo queremos dar al hecho de la desigualdad existente en esa zona en relación al sexo. vamos a sefialar rápidamente cuál es la estructura de población actual y algunos datos de interés en torno a su composición. Algunas de las consecuencias que este hecho origina son: un alarmante descenso de la natalidad con una tasa bruta de 8. sino que responden a perfiles que pueden ser definidos en orden a una serie de características fácilmente observables en el transcurso de la investigación. cifra que se mantiene hasta 1950 en la que figuran 21. ya de por si significativos. comienzos de los sesenta hasta la actualidad. sefialaremos que el porcentaje de pobla- ción femenina es del 47. a la baja. Estructuralmente esta cifra actual es la propia de una población madura. y vamos a hacerlo desde la visión de las mujeres que hemos señalado como objeto de estudio y que viven en esa zona. Los acontecímientos externos influyen en las personas y en los grupos. las relaciones entre ambos sexos. rozando lo que en términos demográficos se denomina envejecida. indicar que el número de mujeres entre los quince y los setenta y cinco afias o más. pero a su vez estas personas y grupos adoptan sus propias estrategias en función de unos inte- .957 habitantes que registra el Padrón Municipal de 1986. al que nos referimos. sólo el 33. Para terminar con la descripción del marco etnográfico y en relación al tercer punto de referencia que señalábamos al comienzo del mismo -el colectivo de mujeres objeto de estudio-.486 habitantes. Para una mayor operatividad a la hora de la descripción. un 25. a posteriori. De las 2. en una relación de retroalimentación. para tener una base más clara de cual es la magnitud del problema. No es difícil realizar un pequefio ejercicio de ímaginación y tratar de ver los distintos tipos de vivencias de estas mujeres a lo largo de ese período de casi treinta afias.8% son mujeres. al alza. al inscribirse como población de hecho los habitantes que técnicamente deberían contabilizarse como población de derecho. en este sector de la población. es decir. Por el contrario. Dicha alteración distorsiona los porcentajes reales. hay que sefialar que el estudio directo de esta zona sefiala que los mismos están muy alterados.280 M.2% de varones.

junto con los hijos que iban naciendo de esta última. como del que ha afectado a la totalidad de las personas y pueblos del Estado. a la vez que mantiene la casa de los mayores. traspaso de poderes a los más jóvenes. Anthropos. hermanos o hermanas de uno de los miembros de esta misma pareja e incluso la abuela o el abuelo de la nueva pareja. Sí señora."A mí me tocó de todo. tios. etc. mujeres todavía jóvenes. especialmente en el mundo urbano. tanto las peculiaridades de cada grupo. supone la independencia de la pareja y la posibilidad de educar a los hijos sin la interferencia directa de otros miembros de la familia: abuela. Lo integran un total de 2. Teresa et. pues representa. punto de vista que ha sido propugnado y defendido sobre todo por instituciones eclesiásticas y que permea en la sociedad constituyéndose en "valores positivos" que originan conflictos tanto a niveles personales como del propio grupo. otros hijos solteros de la pareja principal. Mujer vasca: Imagen y realidad. una actividad que proporciona identidad al que lo asume. en el citado traspaso de poderes de los mayores a los jóvenes y centralizado en el ámbito doméstico en las mujeres de la nueva y anterior generación y que tiene repercusiones en la organización social y en el futuro de esta zona. trabajos duros en el campo y en las casas. ANALISIS DESDE LA PERSPECTIVA DE LAS MUJERES reses que están a su vez condicionados por situaciones personales y puntuales. 1985... es decir compuesta por más miembros de los que hoy día forman las familias nucleares que están integradas únicamente por una pareja y los hijos de ésta y que es el modelo de organización que se impone en la sociedad actual. encontramos que se trata de un colectivo que está satisfecho de su actual situación personal. Barcelona. En ello tiene mucho que ver la concepción del tipo de educación que se adopta en la actualidad y que propugna una individualización de las personas que les permita vivir en una sociedad muy competitiva donde el grupo familiar y el de la comunidad pierden relevancia. . sin perder de vista los conceptos de espacio y tiempo concretos que subyacen y estructuran la realidad de cada uno de ellos y a todos en su conjunto. las jóvenes entre quince y veinticinco. no eran en muchas ocasiones todo lo armónicas que.A nosotras nos tocó años malos. "a servir" por muy poco dinero y en condiciones muy duras de trabajo. Así que . Mendez.CONTINUIDAD Y CAMBIO EN EL PIRINEO NAVARRO. al. tanto de la estructura concreta de su propio espacio vital. al igual que en otras zonas que han sido estudiadas como el País Vasco y Galicia 7. 1987. este aspecto cobra más interés en el grupo de mujeres de las generaciones intermedias que será descrito próximamente. ya que son las que en la actualidad se encuentran con el problema de educar a los hijos pequeños. a pesar de la ocultación sistemática de ello. en su mayoría con una familia a su cargo y en muchas ocasiones una familia extensa. conlleva la continuación de algo que supone un trabajo. El primer grupo es el más numeroso de los tres en que hemos dividido a la totalidad de las mujeres del Valle. etc. 7 Del Valle. desde un punto de vista idílico y poco pragmático. Las personas más jóvenes de este grupo tenían aproximadamente veinte años cuando comenzó el período de tiempo que ha determinado el "cambio". Será necesario insistir nuevamente sobre este tema. Dentro del que denominamos primer grupo se encontrarían comprendidas las mujeres que en el momento actual tienen una edad superior a los cuarenta y cinco años. Volviendo al grupo de mujeres que estamos describiendo. -dependiendo de donde se acordase la residencia una vez celebrada la boda y atendiendo a las necesidades existentes en una u otra casa-. necesidad en muchas ocasiones de salir a realizar trabajo doméstico a otros lugares. lo que pasa que éramos en el pueblo parecidos y. De eso que están diciendo (a servir) y tener que ir como tú al campo. El modelo de familia nuclear. se supone deben ser las "relaciones familiares". ya que las peculiaridades propias de lo relacionado con la producción y la herencia de unas propiedades. Este modelo nuclear entra en contradicción con el que ha sido la base de la unidad familiar en zonas rurales del País Vasco. al no poder ser tratados dichos temas con naturalidad y como fruto de una convivencia 281 que crea tensiones relacionadas con el ejerc1c10 de la autoridad. Barcelona: Anthropos. etc. Galicia. y en el tercer grupo.. Recuerdan las penalidades de sus épocas jóvenes. Pirineo. Es decir. un grupo amplio donde las relaciones.. . la posibilidad de que ésta continúe y pueda ser nuevamente heredada por generaciones venideras. desde una posición relativamente estable. Cousas de Mulleres. que es en la actualidad el considerado como bueno y a imitar. Algunas de sus afirmaciones servirán para ilustrar lo que queremos transmitir sobre este grupo: "Y todo el mundo ¿cómo se harta de la capital? Hasta las narices. Les gusta su vida y su pueblo y tratan de desmitificar la aparente "mejor vida" de la ciudad. " El antes y ahora está presente continuamente en su conversación comparando e idealizando épocas pasadas. Lourdes. las ventajas e innovaciones que se han introducido en los hogares. las de más edad serían. como las relaciones existentes entre ellos. un relativo desahogo económico y una libertad de movimientos que ellas valoran muy positivamente les hace sentirse identificadas con el entorno. Nuestro interés se centrará en tratar de mostrar y recalcar. al comenzar este período. . un punto de conflicto y fricciones tradicional a lo largo de la historia. La unidad doméstica ha estado tradicionalmente constituida en estas zonas por los padres de uno u otro miembro de la pareja. en el segundo grupo las que en la actualidad tienen entre veinticinco y cuarenta y cinco años.420 mujeres. Han vivido el período que sirve de continuo telón en el análisis de la realidad actual.

el catolicismo establecido por decreto Muchas mujeres de este grupo han vivido pues en la misma contradicción que otras mujeres de su época extendidas por el territorio sujeto a esa especie de normativa. 8 Larrañaga.. Ellas reconocen. pero comprenden que no quieran hacerlo para ir a vivir en casa de sus padres o de los de su marido. Comercio típico en Valcarlos. a las cuales había de hacerse "buenas madres" responsables de sus hijos y especialmente de la buena moralidad de sus hijas. y porque el recién estrenado Régimen impedirá por todos los medios que ninguna de sus nuevas consignas sean puestas en entredicho. Por otra parte. ninguna sociedad es estática y menos en nuestros días. podrían cambiarse y que ello repercutiría favorablemente en la vida de los jóvenes y en el aliciente que la vida en el pueblo les iba a proporcionar. San Sebastián: Baraja. y critican por otra a las chicas jóvenes. la posibilidad de que éstas pudieran optar a una vida diferente. nosotras ahora ¿eh? ¿verdad? No tenemos que estar mirando ninguna hora que te cierran aquí o correr. que por otro lado ellas se sienten muy capaces de seguir realizando. son conscientes del papel jugado por la Iglesia en sus vidas. que partía de considerar a la mujer como un ser débil e inferior. Todas las mujeres que han colaborado en este estudio. Reproducimos para ello una cita que pensamos resume muy bien lo que queremos expresar. fueron socializadas en la época franquista con los ideales que se promulgaron en ella. "la relación Iglesia-Estado reforzada tras el triunfo de la rebelión militar de 1936. Carmen y Carmen Perez. Preparando la huerta en primavera. que exige muchas horas. que no volverían a casarse para ir a vivir a la casa de sus suegros. no conciben que la vida que ellas tienen sirva para las jóvenes. por lo menos yo ¿eh?" Desde su actual situación valoran positivamente los nuevos comportamientos en cuanto a la posibilidad del ocio en nuestra sociedad. Estos veinticinco años las han ido cambiando. "sin más que hacer" que las pocas labores de casa. no se toman vacaciones. 1987. de una u otra forma. La posibilidad de que las mujeres jóvenes vuelvan a vivir al pueblo la ven condicionada a que éstas puedan tener también un trabajo asalariado y a que se produzcan otros cambios que afectan a la vida cotidiana y social. Están abiertas y dispuestas a cambiar pautas. el clero. 42) 8 Foto 5. (pag. dirigidos especialmente a las mujeres. .. Nosotras ahora si que estamos mucho mejor que cualquiera de las que están en la capital. sobre todo por parte de la Iglesia. en cuanto a la organización del trabajo. traerá consigo la imposición de una férrea normativa moral basada en la más arcaica tradición judea-cristiana. por una parte y en muchas ocasiones. etc. Saben -y lo afirman. CARMEN DIEZ MINTEGUl supondrá la abolición de las conquistas obtenidas durante la II República y la mujer se verá confinada al hogar. de tal manera que el Régimen pondrá todo su empeño en convertir y considerar a la mujer como su aliada en la tarea educacional para que a través de ella se transmita el ideario ·político-moral a las nuevas generaciones. Este ideario misógino que se impone a la mujer no va a encontrar gran oposición por estar fuertemente enraizado en la conciencia social. pero también han inculcado a sus hijas.282 M.que "a las mujeres"se les ha culpado siempre de todo. Son conscientes de las mayores posibilidades que ofrece el mundo urbano y piensan que algunas costumbres del mundo rural. no tienen un modelo definido del papel que ellas pueden represen- Foto 6. han cumplido hasta el limite su misión de madres. papel que era necesario analizar desde una perspectiva más amplia que la de estos valles para tener una visión general de lo que acontecía en otras zonas del Estado español.. que no quieren volver al pueblo a casarse. santificándose el rol de madre. así el rol de procreadora llevará emparejado el de transmisora y guardadora de los principios del Movimiento". "La religión en la vida de la mujer 1939-1987'' en La mujer y la Palabra.

CONTINUIDAD Y CAMBIO EN EL PIRINEO NAVARRO.
ANALISIS DESDE LA PERSPECTIVA DE LAS MUJERES

tar en un futuro próximo, pero de sus afirmaciones se
desprende el apoyo que prestarían a cualquier tipo de
iniciativas encaminadas a mejorar la situación de los
pueblos y personas que componen estos valles.
El segundo grupo de mujeres, las comprendidas entre
los veinticinco y cuarenta y cinco años, es en cierto modo el verdadero sujeto que ha producido el "cambio"; lo
ha vivido directamente, ha tenido que ir adoptando e
introduciendo nuevos modelos en sus vidas, vidas que en
la sociedad tradicional de la que proceden habían estado
definidas durante largos períodos, por lo menos a grandes rasgos, ya que queremos dejar abierta la puerta a la
capacidad de cada persona para adoptar unas actitudes u
otras, pero siempre teniendo presente que la ·'cultura",
los "valores" de una comunidad están ahí y van a influir
en las decisiones de las personas que son parte integrante en ella.
A las mujeres de este grupo podría llamárseles "puente" o "bisagra". Preferimos el segundo término pues aparece como una imagen más dinámica; el puente es algo
estático que sirve para cruzar de un extremo a otro, la bisagra permite girar, abrir y cerrar una puerta, dejarla
entornada, en fin, producir una serie de movimientos, de
enlaces que ayudan a mantener unidos dos espacios sin
la necesidad de establecer una distancia espacial y física
entre ellos.
1
Es necesario tener en cuenta referencias y perspectivas
muy amplias para entender algunas de las características
que rodean la descripción de este grupo. Ello va a servirnos también para explicar el concepto de "cambio" que
venimos utilizando a lo largo de este apartado. Los valores que surgieron de la época del sesenta y ocho, el feminismo de los años setenta, la introducción, en cierta
forma masiva en las zonas urbanas e industriales, de las
mujeres en el mundo del trabajo extradoméstico y en la
educación media y progresivamente en la superior. Las
nuevas perspectivas en lo referente a la sexualidad, la libertad de la persona como bandera a defender, las nuevas teorías sobre la institución de la familia, la búsqueda
de relaciones más igualitarias entre los hombres y las
mujeres, por mencionar sólo algunos aspectos, han sido
vividas de una u otra forma por estas mujeres.
Algunas se desplazaron fuera del espacio físico del Valle para trabajar o estudiar en la ciudad, pero independientemente de que salieran o no del Valle, experimentaron los cambios producidos por los acontecimientos que
hemos señalado, y como resultado asumieron una serie
de expectativas y nuevas actitudes en sus propias vidas.
Estas mujeres son hoy día trabajadoras asalariadas, madres de familia o ambas cosas a la vez, unas solteras,
casadas otras, pero todas viviendo cada uno de sus
"roles" desde una postura de lucha por cambiar patrones
establecidos anteriormente para cada una de ellps. Las
mujeres que tienen un empleo, un puesto de trabajo en
una empresa donde también trabajan hombres, deben
soportar diariamente el enfrentamiento con los compañeros que piensan que ese no es un espacio de mujeres:
"Una experiencia pues ... bastante dura; como mujer
durísima, porque jvamos! estar... toda la sociedad es-

283

tá pensada para los hombres a todos los niveles, pero es que el trabajo de fábricas ... por lo menos en el
que yo viví muchísimo más. Las mujeres éramos ...
elementos de tercera categoría, por no decir de ...
Porque nos están diciendo que nos vayamos, que
las mujeres no valemos para nada, que nos casemos
y nos vayamos, que no valemos para nada.
Muchos elementos están ahí interactuando y no vayamos a pensar que son exclusivos de zonas que por su
alejamiento de las grandes ciudades o zonas industriales
no han superado estas contradicciones, fruto de una época concreta. Los problemas derivados de la aparición de
las mujeres en espacios que eran tradicionalmente considerados "masculinos" están ahí y se extienden más allá
de los límites de esta comarca o de Navarra. Algunos
sectores de la población opinan que las mujeres trabajadoras que están casadas están ocupando un "puesto" que
P?dría ser ocupado por un hombre que es real o potencialmente cabeza de familia. Las mujeres solteras que tienen un puesto de trabajo en zonas urbanas e industriales
están más aceptadas y reconocidas, pero en el caso concreto de estos valles y dado el alto índice de soltería especialmente entre los varones, se las puede ver como' elementos que además de ocupar un puesto que podría ser
para un hombre, pueden permitirse el lujo, por su "independencia económica", de no tener que esperar a una
boda para poder establecer el tipo de vida individual y
cotidiana que ella desea.
Las mujeres de este grupo, que no tienen un trabajo
remunerado, ejercen su papel como amas de casa y además colaboran normalmente en el trabajo del campo y
del ganado. Son muy conscientes de su situación de desventaja con respecto a los hombres e intentan educar a
sus hijas/os desde una perspectiva progresista y de cambio. Reivindican la igualdad en las obligaciones que
competen a los padres en la educación de los hijos y en
las. tareas d~ la casa. Intentan educar a los hijos, sean
chicos o chicas, de una forma igualitaria y quieren que
se plasmen en ellos y ellas los ideales del proyecto de vida que ellas han comenzado a trazar.
. Creen:os que nada mejor que las palabras de las propias mujeres para ampliar este comentario:
- "Yo veo que ahora la vida en el caserío está mejor
para el hombre que para la mujer. Porque el hombre hace sus horas, hace muchas horas, desde luego,
desde que amanece hasta las once y las doce de la
noche. Sobre todo en verano trabajamos muchísimo
porque es lo del campo más lo de la casa y lo que
no haces de día porque estás en el campo lo tienes
que hacer de noche. Mandas los hijos a la cama lo
primero la cena, lava hijos, que en verano tu 'me
dirás cuatro hijos como se ponen; entre que los duchas, les das la cena, los hombres se van a la cama.
Tú tienes que arreglar el baño, porque si no ahí no
puedes entrar, las cocinas, planchar la ropa. Para el
día siguiente tienes que preparar muchas cosas que
los hombres no se preocupan, los hombres cenan y

284

M. CARMEN DIEZ MINTEGUI

se van a la cama. Sin embargo la mujer se queda
allí, son muchas las horas que pasan, muchas.
Lo que pasa es que yo pienso que hay que rebelarse
un poco, a los hombres y decirles: oye, yo hago esto
y tú haz lo demás.
Y ¿qué haces con rebelarte? ¿qué haces? Yo les estoy
educando a los hijos de esa manera, de forma que
sean indistintamente chico que chica, muy bien; pero tengo la abuela. Dice la abuela: no, ya voy a hacer yo.
En mi casa pasa lo mismo.
Y le digo a la abuela: abuela quietica, sentada en la
silla. ¡Estando yo como le vas a decir al crío que se
haga la cama! dice la abuela. Por ejemplo, o le vas
a mandar a recoger la ropa. Pues seftor mío, si no
vas a reftir, porque tampoco vas a estar la vida discutiendo porque tienes que vivir juntos y es una familia y te tienes que hacer tú a ellos porque si nó
no· puedes vivir y entonces tienes que dejarlo. Y llega otra oportunidad y otra vez, las abuelas, con perdón porque hay una abuela aquí.
Si, si, la abuela en casa ..."
Vemos en estos párrafos descritos los conflictos que
viven estas mujeres que pretenden introducir cambios en
la vida que les rodea. Están prácticamente resignadas a
no ser las beneficiarias directas del cambio positivo que
para las mujeres supone una sociedad más igualitaria, se
conforman con que ello suceda en generaciones venideras, aunque no pierden la esperanza de ir consiguiendo
también para ellas parcelas de igualdad.
Independientemente del rol especifico que desempeften
las distintas mujeres de este grupo, existe algo que las
une entre sí y con el resto de la realidad que es el entorno y la comunidad donde viven. Provienen de una época
en la que las circunstancias socio-políticas hicieron que
las relaciones entre los hombres y mujeres pudieron darse de una forma más fluida que en épocas anteriores e
incluso y aunque parezca extrafto, de lo que parece son
en la actualidad entre los grupos de jóvenes. Tienen su

Foto 7. Ochagavia.

propio espacio en la vida social, como lo tienen los hombres, pero también comparten ese espacio conjuntamente
unas y otros. Quieren al Valle y están dispuestas a luchar
por que se mantenga, y tienen la fuerza que proporciona
el tener un esquema del modelo que les gustaría desarrollar, aunque el esquema sea aún muy simple y las dificultades para llevarlo adelante muy grandes.
Es importante tener en cuenta la importancia que este
grupo de mujeres tiene para el presente y el futuro del
Valle. Tal y como se ha descrito anteriormente, es en los
grupos de edad a los que pertenecen estas mujeres donde
se producen las mayores descompensaciones entre uno y
otro sexo. Ello significa que muchas de las que fueron
sus compafteras de niftez y adoslescencia salieron, como
algunas de ellas, a estudiar o a trabajar a Pamplona u
otras zonas, pero no han vuelto. Nos encontramos pues
con las mujeres que por una u otra causa han tomado la
opción de quedarse a vivir en esta zona, que tienen aquí
establecida su vida, su futuro, su trabajo e ilusiones. Son
estas mujeres las que pueden aportar nuevas expectativas
de cara al mantenimiento y revitalización de estos valles.
El tercer grupo que nos falta por describir es el más joven y presenta un menor desequilibrio entre los sexos.
De una forma rápida y simple se puede decir que son el
"producto" de ese cambio que ha ido dándose en el espacio vital donde han ido creciendo como mujeres. La
mayoría de ellas han vivido suspendidas de los modelos
que les estaban proporcionando las mujeres de los dos
grupos que hemos descrito anteriormente. La diferencia
más significativa se encuentra en la propia percepción
que de sí mismas tienen estas mujeres jóvenes en relación al otro sexo. Expresan que han sido socializadas en
igualdad de trato con compafteros varones. Efectivamente, si trazásemos diagramas comparativos sobre el comportamiento de estos grupos de edad más jóvenes en
cuanto a participación en el mundo laboral, paro, dedicación al estudio, las curvas aparecerían en desarrollo
paralelo. Estudios que se están realizando en comarcas
del País Vasco así lo demuestran 9 y un repaso de los datos estadísticos de Navarra o incluso del Estado Espaftol
nos lo confirmaría. Es en los grupos de edad superiores a
los veinticinco aftos donde comienzan a verse comportamientos diferenciados entre los sexos en relación a la
ocupación, paro, nupcialidad, etc.
Se trata del grupo más dificil de definir. Los dos grupos de mujeres de las que hemos hablado anteriormente
tienen ya una identidad, un papel en el entramado de la
estructura social en que viven. Algunas de las mujeres de
este tercer grupo están todavía estudiando, otras han
podido encontrar algún trabajo, bien en el mismo Valle
o en Pamplona, pero aun así mantienen una fuerte cohesión con su casa y pueblo ya que pasan prácticamente
todos los fines de semana en ellos. Atendiendo a los fac-

• Diez Mintegui, Carmen. "Estudio comparativo de las relaciones de género en las comarcas Donostialdea y La Ribera de
Navarra, partiendo de Ja diferente forma de participación de
mujeres y hombres en las actividades laborales". (Tesis doctoral en realización).

CONTINUIDAD Y CAMBIO EN EL PIRINEO NAVARRO.
ANALISIS DESDE LA PERSPECTIVA DE LAS MUJERES

tares de cambio que se han ido señalando anteriormente,
a la perspectiva histórica de los últimos tiempos y a la
observación de lo que está ocurriendo en los años 1988 y
1989 en esta zona -observación que aun no se ve reflejada en los datos estadísticos pero que es palpable en el
seguimiento que puede efectuarse en la convivencia diaria-, nos atrevemos a asegurar que comparativamente a
los años inmediatamente anteriores, se está produciendo
un incremento del número de personas de este grupo de
edad (también del elemento masculino del mismo) que
se están trasladando a Pamplona en busca de trabajo o
para realizar estudios.
Nos encontramos así con un colectivo de mujeres jóvenes que permanecen en estas zonas y no ven una salida
clara a la forma en que van a construir su proyecto de
vida, en el espacio que consideran y valoran muy positivamente como su Valle, su pueblo. Tampoco ven muy
claro que el traslado a zonas urbanas e industriales
suponga una solución rápida a sus problemas.

4. PERSPECTNAS DE FUTURO

Hemos señalado anteriormente que las mujeres de más
edad, las pertenecientes al primer grupo, son las que a un
nivel vivencia! actual están más integradas e identificadas con su vida cotidiana; pero en ellas se refleja también la preocupación por un futuro próximo al no ver
una continuidad en sus casas, bien porque sus hijos no
se casan, como hemos señalado anteriormente, o bien
porque todos sus hijos e hijas se haµ trasladado a vivir a
otras zonas.
Comienzan a hablar de que tendrán que trasladarse a
una Residencia o a vivir con los hijos en la ciudad y "cerrar la casa" cuando tengan más años y no puedan valerse por sí mismas y les causa amargura pensar que "esto
se acaba". La única posibilidad que ven de que vuelvan
sus hijas e hijos es que se den aquí nuevas posibilidades
de trabajo y de ocio.
Vamos a reproducir unos párrafos de una conversación
mantenida con estas mujeres, que ilustran claramente lo
que queremos expresar:
"Las chicas igual se han ido más que los hombres.
Sí, las chicas más se han ido.
Muchas más.
Es que con la excusa de que las mandas a estudiar
ya no vuelven.
Ya no vuelven, claro ... Y dicen: estudiar y ¿a qué vamos a ir? ¿a estar en casa?
Claro, pues es lo que he dicho yo. Por ejemplo ¿qué
va a hacer mi hija aquí con veinticinco años si no
tiene ... eh? Pues tiene que estar en Pamplona como
sea".
Antes en nuestra época había más trabajo, porque
se cosía todo en casa, había más trabajo, había mucho trabajo en la limpieza, era todo distinto.
En una palabra, que no hay puestos de trabajo. Si
hubiera puestos de trabajo también se quedarían".

285

Una de las cuestiones que aparece continuamente en
las conversaciones con estas mujeres está claramente relacionada con el tema del trabajo asalariado; otras giran
en tomo a las diferentes posibilidades que ofrece la ciudad en la vida cotidiana. El cambio social al que hemos
aludido anteriormente está integrado en los proyectos de
vida de las mujeres; no sólo por las mujeres jóvenes, sino
por el colectivo de las mujeres en su conjunto y por ello
aunque las de más edad no vayan a ser protagonistas en
esas nuevas posibilidades, son conscientes de que lo que
ellas vivieron no sirve en el momento actual.
Queda en el aire la cuestión de si ese cambio lo conciben para todas las etapas de la vida de las mujeres o si
solamente es aplicable a ese período del ciclo vital que
comprende la juventud. En las manifestaciones recogidas
en el primer grupo, parece que para ellas los años de juventud son solamente un momento en la vida de las mujeres (o de todas las personas) y que tras ello vienen
otros años, donde pierden importancia una serie de alicientes para dar paso a otras valoraciones en la vida cotidiana. Al tratar este tema no debe olvidarse que, independientemente de las mayores posibilidades de acceder
a la cultura, diversiones, oportunidades, etc. que ofrece la
vida urbana, aparece el tema del control social como uno
de los factores más importantes a tener en cuenta en todo lo relacionado con la vida en los núcleos pequeños de
población.
Han sido principalmente las mujeres que pertenecen a
los grupos de edad comprendidos entre los veinticinco y
los cuarenta y cinco años las que más han comentado la
presión y el control que han experimentado a lo largo de
sus vidas, de una forma directa por elementos de su misma familia: el padre o el hermano mayor cuando el primero faltaba; más en general, por vecinos que controlan
continuamente los movimientos de las personas que
viven en ese espacio que es relativamente pequeño.
Independientemente de que entrásemos a valorar y criticar la idealización de la absoluta "libertad" que ofrece
la vida urbana, sobre todo en ciudades pequeñas, donde
las personas se mueven en los mismos círculos y es muy
difícil pasar desapercibida, sí es un hecho que en las poblaciones de pocos habitantes y que además pertenecen
al mundo rural, el control es muy estricto. Como ejemplo
en este caso es válido el hecho cierto de la posibilidad
que tienen los/las jóvenes que se trasladan a estudiar o
trabajar a la ciudad de compartir una vivienda y plantear las relaciones sin el control directo de padres y vecinos. Este tema ha sido comentado en las entrevistas y es
prácticamente impensable que ello pudiera darse en estos
pueblos en el momento actual. Queda en el aire la pregunta de si un cambio en cuanto a mayor posibilidad de
futuro en el plano económico, acceso a actividades culturales, relaciones sociales, etc. traería consigo la introducción de pautas de costumbre diferentes, que si bien en
un principio chocarían con las formas tradicionales, terminarían por imponerse como algo normal.
El abandono de los lugares de origen, en busca de una
mejora en las condiciones de la existencia, es algo que
puede hacerse extensivo al sector rural en prácticamente

M. CARMEN DIEZ MINTEGUl

286

Foto 8. Calle de Garralda.

todas las zonas del mundo donde se ha producido un
desarrollo urbano e industrial. Los motivos de esta manera de actuar de las personas -aparte de los de tipo individual y subjetivo- hay que buscarlos en las relaciones entre los modos de producción y en las necesidades
del capitalismo.
La dependencia que el mundo rural tiene respecto al
mundo urbano e industrial procedería, pues, de una organización generalizada en base a una división entre
países desarrollados y países subdesarrollados, regiones
ricas y regiones pobres, zonas industrializadas y zonas
rurales, donde los primeros conceptos de estos pares (que
hay que entender, no como dos polos distintos, sino como una continua interrelación entre las dos partes) llevan implícita una valoración positiva y jerarquizada
frente a los segundos y se constituyen en el modelo a tratar de acceder.
Pensemos por un momento en cuál es la respuesta
que, implícita o explícitamente, se da en estos valles a la
pregunta de qué se considera "trabajo". Nos encontramos, como ha sucedido en otros estudios realizados 10 ,
que la concepción de "trabajo" lleva pareja la idea de
una retribución económica y de participación en algo público y que, además prestigia. Se puede objetar que esta
definición se acomoda mejor a una concepción del trabajo ligado a la sociedad industrial y urbana y que las
organizaciones de tipo agrícola y rural se rigen por otras
pautas. Nuestra opinión es que ello ha sido así en el pasado y además habría que precisar también zonas y marcos etnográficos para observar las diferentes formas de
organización que se han dado. Sin embargo, en la zona
objeto de este estudio y en la actualidad, se puede afirmar que la concepción de "trabajo" está ligada, bien a
las actividades agrícolas y ganaderas que son realizadas
generalmente por los hombres, bien a otro tipo de activídades que proporcionan, por su realización, una remuneración económica.

Esta afirmación está avalada por las propias manifestaciones de las mujeres, que no ven reconocido su trabajo en el mantenimiento del hogar y que denominan
"ayuda" al trabajo que realizan en el campo o con el ganado, aunque esa ayuda se traduzca, según las épocas
del año, en muchas horas de trabajo. Ellas son conscientes de que la educación que han recibido -y con ellas
los hombres de sus mismas generaciones- ha estado
encaminada a divídir el trabajo según sea en casa o fuera del hogar, asignando cada uno a las personas en función de su sexo, pero son también conscientes de que
ellas realizan el "trabajo de casa y el de fuera", aunque
no se reconozca a nivel social. Es importante destacar
que esta concepción y asignación de papeles en función
del sexo biológico, aparte de ser extensible a otros marcos culturales y económicos, es generalizable y ha sido
estudiada ampliamente por algunos autores en relación
al mundo rura111.
Otro hecho que sirve para analizar la división tradicional de papeles y su concepción de la organización social,
es el tema de la heredad de la hacienda familiar. Es una
opinión ·común a las mujeres, independientemente de la
generación a que pertenezcan, que las posibilidades económicas que ofrece una hacienda solamente dan para el
mantenimiento de una faniilia, que en el momento actual se concibe como nuclear y es generalmente un hijo
varón el que va a constituirse en sucesor.
Esta práctica habitual se concibe como normal y muchas de las manifestaciones de las mujeres lo confirman:
"En cuestión de salir a estudiar, muchos chicos se quedan en casa. O sea, a ver si me explico, normalmente los
chicos son los que se quedan en casa" o bien, "Yo de
Ezcároz, sé que se han ido muchísimos; en la mayoría
de las casas se ha quedado un chico i.,no? Si hay ahora
ochenta casas abiertas, en setenta se ha quedado un chico para la casa". (Entrevista a mujeres de veinticinco a
cuarenta y cinco años). Por supuesto que la exigencia de
esta práctica supone el que también muchos hombres
deben marcharse para buscar su propio futuro, pero es
importante destacar esta concepción del trabajo relacionada con la divísión de papeles según el sexo; divísión
que va a estar marcada por la diferente socialización para hombres y mujeres y principalmente por la configuración del género, entendiendo éste como: "el conjunto de
creencias, rasgos personales, actitudes, sentimientos, valores, conductas y actividades que diferencian al hombre y
a la mujer a través de un proceso de construcción social
que tiene varias caracteristicas" 12 •
Queremos también destacar que no ha sido solamente
esa concepción del "trabajo" la que ha determinado, en
el caso de las mujeres, la salida de éstas en busca de una
forma de vída en otro lugar. Es importante tener en
cuenta que han tenido que darse unas posibilidades con-

11

12
10

del Valle. Teresa et. al. op. cit.

García Femando, Manuel. Mujer y sociedad mal. Madrid:
Cuadernos para el Diálogo, 1977.
Beneria, Lourdes. "Mujeres: Ciencia y Práctica Política". Madrid: Seminario de la Universidad Complutense, 1985.

CONTINUIDAD Y CAMBIO EN EL PIRINEO NAVARRO.
ANALISIS DESDE LA PERSPECTIVA DE LAS MUJERES

cretas en el mundo urbano e industrial para que ello haya podido materializarse. Nos referimos a las características que rodean en muchas ocasiones al trabajo asalariado que ha sido denominado "específicamente femenino".
En la mayoría de los casos esas actividades están relacionadas con el sector servicios: doméstico, limpieza, cuidado de enfermos, etc., o bien con el ramo de hostelería y
todo lo relacionado con los servicios administrativos. No
hace falta señalar que la economía sumergida o informal
y la baja preparación y especialización rodean generalmente este tipo de trabajos; pero, el reconocido alto grado de adaptabilidad de las mujeres para estos menesteres, unido a una situación en los lugares de origen que
prácticamente les obliga a buscarse una nueva forma de
vida, junto con otros factores, entre los que puede citarse
la dureza que la vida del mundo rural representa para
las mujeres, su posición secundaria en el espacio familiar
y social y la falta de espectativas para poder realizar una
vida autónoma, serían los causantes de la salida masiva
de las mujeres de las zonas rurales hacia las ciudades; a
pesar de que, como ellas mismas lo reconocen, no van a
obterner grandes beneficios económicos con esos trabajos, pero les permitirá mantenerse y desarrollar una vida
activa e independiente.
CONCLUSIONES

Nos encontramos, pues, con unas comunidades que
han sufrido los efectos de un profundo cambio social. La
marcha de gran parte del potencial humano, el envejecimiento de la población, el alto grado de soltería, especialmente entre los hombres, la falta de perspectivas de
futuro para el cada vez menor número de jóvenes, el
atractivo de la vida urbana y la falta de alicientes que
para las mujeres presenta la vida rural, son realidades
que están ahí y hay que tener presentes. Pero también
hay que tener en cuenta los fuertes lazos que unen a los
actuales habitantes de esta zona con su entorno y los deseos de mantenerla y conseguir que prospere y posibilite
un adecuado modo de vida a cuantos quieran seguir
habitándola.
Algunos autores defienden la tesis de que el cambio
social aludido ha producido una homogeneización en la
forma de concebir la existencia y la individualidad en
grandes sectores de la población y que "los propios elementos básicos de la sociedad rural, esto es, la familia
rural, la comunidad rural y las características de la explotación agraria -junto a las características especiales
de la ocupación del agricultor- tienen cada vez características menos diferenciadas de las del resto de la sociedad en los países industrializados, aunque resulta obvio
que ciertas diferencias esenciales entre la ciudad y el
campo persisten en ellos. Sin embargo, estas diferencias
no significan otra cosa que un retraso en el tiempo -la
sociedad rnral se va desarrollando siguiendo los cambios
de la sociedad urbano-industrial- y no con una evolución social diferenciada" 13.
1"

García Fernando, Manuel. (Op. cit. 30).

287

Sin duda esta afirmación debe interpretarse en el sentido de que los cambios que afectan a concepciones básicas de las relaciones entre las personas y los sexos, la
importancia del acceso a la educación para todas las personas, la aceptación de nuevas pautas de conducta y la
liberalización de algunas costumbres que se han introducido en la vida urbana, se han hecho extensivas al conjunto de la población por medio de las comunicaciones
de masas y son aceptadas paulatinamente, incluso en la
tradicional sociedad rural.
Este planteamiento está en la línea de lo expuesto en
este artículo en relación al comportamiento y actitudes
de muchas mujeres en su relación con la experiencia cotidiana en el Valle, al estar en consonancia con las mismas actitudes y comportamiento mantenidos por otras
mujeres en otras zonas, ya sean de similar o diferente
configuración. Sin embargo, el que dicho cambio social
pueda ir cuajando en esta zona exige, a nuestro modo de
ver, un cambio en las perspectivas de futuro que posibilite el acercamiento y la integración del potencial humano
necesario para llevarlo a cabo.
Queremos insistir en la necesidad de tener en cuenta
la diversidad existente entre los tres grupos amplios de
mujeres que hemos descrito y los distintos modelos de vida, que por su pasado, circunstancias personales, etc.
adopten las mujeres en el presente, a la hora de pensar
en el desarrollo de cualquier tipo de programa que se diseñe para esta zona. Las orientaciones de vida, las experiencias, la situación actual respecto al trabajo, las horas
libres y las que puedan redistribuirse, son aspectos que
deberían ser analizados por las propias mujeres.
Cada grupo debe pensar y proponer su propio papel y
responsabilidad de cara al futuro. Si uno representa la
continuidad, otro ha de proporcionar la conexión con lo
anterior, mientras el tercero deberá en su caso reciclarse
y seguir introduciendo cambios en la estructura social y
en la vida cotidiana de estos pueblos. Cada mujer habría
de asumir individualmente cuál ha a ser el papel que va
a adoptar, tanto personalmente como en unión de otras
mujeres.
En cuanto al desequilibrio real entre los sexos, que ha
originado y sigue creando importantes problemas de
soltería y, en definitiva, para el futuro de estos valles,
queremos hacer algunas consideraciones. El hecho de
que exista una minoría femenina es visto como algo negativo. ¿Por qué tienen que ser las mujeres las que respondan a la estructuración social de dominio de la que
son protagonistas los hombres? En estos momentos faltan mujeres para casarse y mantener el equilibrio de las
familias. La realidad que esto representa es la siguiente:
Las mujeres se han convertido en un bien escaso.
Un bien escaso se valora más.
El bien escaso, cuando es necesario, puede establecer sus demandas en sus propios términos.
Las mujeres que salen y quieren volver y lo tienen
dificil, asumen la postura tradicional y resignada de
que no tienen un lugar, en vez de exigir nuevos lugares.

de acuerdo con su propia situación actual y perspectivas futuras.de- be contar con la participación de todas las mujeres.288 M. CARMEN DIEZ MINTEGUI Por todo esto. que asuman el "pensar" el cambio o los cambios que deban o "hayan de" introducirse. . De ahí la necesidad de que se dé un asociacionismo entre ellas. ya que son las que mejor pueden verlo. cualquier idea o propuesta que se acepte y vaya a ser desarrollada -insistimos nuevamente.

entendidos éstos como procesos que están condicionando la vida socio-económica. protagonizada por los grupos sociales de estas localidades. as well as the observation units and the analysis of basic components of the whole methodology and the technique used far the information gathering. y las técnicas a utilizar en la recogida de datos. Fot itsd study the difference between denotative and connotative aspects of the linguistic reasoning power has been boro in mind. understdood as a process which is conditioning the social-economical. erabili ditudan kriterioak komunikadeak aukeraketan. politika eta kulturala eragin dituzten prozesoak bezala kontsideratzen ditut. Son especificados también a lo largo del artículo. (!) UPV/EHU . as well as the symboliv nature of the elements which adjust the symbolic actions. is splicit in this article. within the areas where these phenomenous do not prevail in the social life determination.º IV 1989/90 UNA PROPUESTA METODOLOGICA PARA EL ESTUDIO DE LA INTERRELACION ENTRE LA LENGUA PROPIA Y LOS PROCESOS DE ETNICIDAD Y NACIONALISMO José Miguel Apaolaza Beraza (1) RESUMEN Se explicita en este artículo una metodología para el estudio de la relación entre la lengua vasca y los fenómenos de etnicidad y nacionalismo. antolatzen diren diskurtsoak aztertzen ditut. analisi eta behaketa unitateak determinatzerakoan. eta datu bilketarako erabili ditudan teknikak. Hizkuntzak etnizidade eta nazionalismoarekin dituen erlazioei buruz egiten diren balorapenak nagusi izan daitezen. This study is based on an analysis of the reasoning power produced to make dominating a determínate characterization of the language and its relationship with the ethnicity and nationalism. las unidades de observación y análisis básicas en toda metodología. Bere analisia aurrera eramateko diskurtso linguistikoan barruan eite konnotatibo eta denotatiboen artean. Etnizidade eta nazionalismoak bizitza sozio-ekonomiko.KOBIE (Serie Antropología Cultural) Bizkaiko Foru Aldundia-Diputación Foral de Bizkaia N. SUMMARY A methodology far the study of the relation between the Basque language and the ethnic and nationalist phenomenous. belonging to these locatities are protagonist. Artikuluan zehar adierazten dira. The criterions used far the choice of the comunities where information was to be gathered. Este estudio se basa en un análisis de los discursos producidos para hacer dominante una determinada caracterización de la lengua y sus relaciones con la etnicidad y el nacionalismo. y la naturaleza indéxica o propiamente simbólica de los elementos que conforman las acciones simbólicas. in which social groups. LABURPENA Artikulo hontan. tratamendu globala posible egiten bait du. Diskurtso bezala konsideratuak dira. It is understood that the reasoning power is introduced through the language and the symbolic actions. así como el paralelismo existente entre ambas categorizaciones que posibilitan un tratamiento conjunto. baita ere bien artean daude paralelismoa. política y cultural. eta ekintza sinbolikoan símbolo eta indixen artean dauden diferentziak kontutan hartzen ditut. hizkuntza eta baita ere ekintza sinbolikoen bidez ematen direnak. los criterios utilizados para la elección de las comunidades donde se iban a llevar a cabo la recogida de datos. political and cultural life. and the parallelism between both categorizations which permit a united treatment. Son entendidos como discursos los vehiculizados a través de la lengua y los constituidos por las acciones simbólicas. Para su estudio se tienen en cuenta la diferencia entre los aspectos denotativos y connotativos del discurso lingüístico. euskarak etnizidade eta nazionalismo prozesoekin dituen erlazioak aztertzeko erabili dudan metodología jakineraziko dizuet. en aquellas zonas donde estos dos fenómenos no son imperantes en la determinación de la vida social. are also specified through the article.

Esta utilización es mostrada fundamentalmente a través de los discursos. que se deriva de exponer como representativas aquellas situaciones más favorables. junto a otras variables el carácter y naturaleza de la etnicidad y el nacionalismo vasco que a su vez condiciona la praxis social de esos grupos antes mencionados. José M. viene dada por el papel jugado por éste (el discurso lingüístico) en la constitución de lo que . UNA PRIMERA APROXIMACION La utilización pragmática y simbólica de la lengua vasca por los distintos grupos y actores sociales constituyentes del "nosotros" determina. entre los cuales se encuentran las capitales de Euskadi Sur que mostrarán las diferencias significativas existentes en Euskal-Herria acerca de las variables siguientes: uso del euskara en los ámbitos públicos y privados. DISCURSO LINGUISTICO (1) Este proyecto de investigación forma parte de otro más amplio titulado. Euskadi y Galicia". Estas dimensiones son: la histórica. cuyo coordinador general es el Dr. lleva consigo que sean generalizados a nivel de todo Euskal-Herria las conclusiones o valoraciones presentes en los estudios antes citados. desarrollo socio-económico e industrial. y la simbólica presente en las acciones que consideramos como simbólicas de carácter étnico. Andalucía. con los que mantiene afinidad ideológica y/o comunidad de intereses. Cataluña. Una primera comparación entre: las conclusiones mostradas por estos trabajos a los que tuve acceso. la interaccional que nos muestra la conformación de los grupos y las relaciones en el seno de los mismos y con otros grupos. su papel y sus funciones. "Emigración y Procesos de etnicidad en el Estado Español. La recogida de datos ha de centrarse en la práxis social de aquellos grupos que más inciden en la vida social a través de sus instituciones o como tales grupos formales o informales. Ubaldo Martínez Veiga y que fue subvencionado por Ja Comisión Asesora del Ministerio de Educación y Ciencia. a diferencia de las zonas que denominamos euskaldunes en que sí lo es. producidas por los grupos étnicos o subgrupos pertenecientes a los mismos. En el caso que nos ocupa los discursos juegan un papel importante en la delimitación constante de los espacios socio-culturales y políticos que ha de ocupar cada grupo y en sus interrelaciones con otros grupos de Euskal-Herria. conflictidad socio-política. como método que nos permita la explicación de los fenómenos étnicos. Es por ello que hemos elegido el estudio de esos discursos tomando como hilo conductor la lengua vasca. N/r 3567-83 004-03. estado de desarrollo en que se encuentran los procesos de etnicidad y nacionalismo vascos. La concreción de cómo se va a llevar a cabo el análisis del discurso. a excepción del euskara que aflora con cierta intensidad. Son numerosos los estudios acerca del papel del euskara en la constitución de la identidad individual o colectiva euskaldun y que están relacionados con las denominadas zonas euskaldunes o vascofonas (JAKIN 26/27 y 42/43. y mapa e influencias de los diversos partidos políticos. Esto es patente en el hecho casi general en Euskadi de que es más lo que se habla y se hace de y por el euskara. Sánchez Carrión 1970 y 1987) y que responden a una opción metodológica basada en la afirmación de que el estudio de un fenómeno es más exhaustivo y adecuado allá donde se muestra con mayor intensidad La práctica inexistencia de trabajos acerca de cómo se muestran estos fenómenos en otras zonas que se diferencian de las anteriores por la nula o escasa presencia pública de aspectos relacionados con la etnicidad y el nacionalismo.290 JOSE MIGUEL APAOLAZA BERAZA INTRODUCCION La metodología para el estudio de una lengua propia y diferenciadora y sus relaciones con los procesos de etnicidad y nacionalismo. nos planteó la necesidad metodológica de elegir una serie de comunidades y pueblos. y en las acciones simbólicas de contenido étnico que son potenciadas y organizadas por dichos grupos. y los procesos de etnicidad en el Estado Español" (1). que lo que se dice y hace en euskara. Esta metodología plantea el estudio de las distintas dimensiones que configuran la etnicidad y por su mediación el nacionalismo étnico. mi conocimiento de la particular naturaleza de ese fenómeno en algunas comunidades alavesas. Todo ello nos condujo a la elaboración de una particular metodología para el tratamiento de nuestro objeto de estudio en estas comunidades no-vascofonas. sin tener en cuenta los particulares contextos. que explicito en este breve artículo es fruto de un trabajo individual y colectivo sobre aspectos teóricos y metodológicos relacionados con la etnicidad. para posibilitar un adecuado tratamiento del objeto de estudio. y el seguimiento de lo que acontecía en Euskal-Herria me llevó a dudar de la existencia de una realidad socio-política y cultural homogénea para todas las zonas o poblaciones de EuskalHerria tal como desde muchas tribunas se presentaba y diferentes discursos daban a entender. El trabajo en equipo antes mencionado y el proyecto de realizar un estudio comparativo y globalizador de la etnicidad vasca. Generalización no exenta de cierto afán apologético e intencionalidad propagandística. Estos discursos son producidos y transmitidos a través de la lengua escrita o bien están constituidos por las acciones simbólicas. presencia e importancia de colectivos emigrantes. en particular con el proyecto de investigación titulado: "La emigración. definidas como tales por la escasa presencia del euskara en los espacios públicos y porque el status étnico o pertenencia al grupo no es imperativo en la estructuración social y en la praxis cotidiana de los miembros del grupo social.

ofreciendo y posibilitando una única lectura de las mismas. ACCIONES SIMBOLICAS Consideramos acciones simbólicas aquellas que presentan una serie de aspectos tales como: tratamiento particular y específico de "su" espacio y "su" tiempo. en el desarrollo del cual contenidos que en un determinado momento son denotativos. condicional. la estructuración y la complementación de los contenidos de esas diferentes lecturas son los componentes de esa globalidad que denominamos interpretación de las acciones simbólicas. que no pertenecen a un patrimonio común y sin embargo afectan a la construcción del dispositivo simbólico". capacidad de evocar y/o invocar acciones y actores sociales significativos y transmisión de un discurso. necesarios en la práxis social del grupo. el grupo o el individuo). por reflejar la comunidad de opiniones en que las mismas se basan. Las figuras lógicas vienen a ser aquellas que representan ciertos enunciados del discurso en los que se afirma 291 una determinada relación entre elementos de un mismo nivel y contexto. 47). Una vez identificados y contextualizados los tropos y las figuras lógicas. La particular naturaleza de los tropos. Además de estos datos "consignados". 24). Lo "connotativo": conjunto de sistemas significantes que se pueden descubrir en un texto. y el carácter y naturaleza del proceso al que las mismas dan lugar. realizadas por los diversos subgrupos o miem-. Los textos resultantes de. Le Guem 1980 Pag. por su finalidad y los aspectos de la realidad social que lo conforman. abierto por su naturaleza a-lógica a diversas interpretaciones y lecturas. determinadas por la cultura y la historia individual y colectiva de los receptores. las cuales pasan a ser patrimonio del grupo. de los actores o grupos sociales de los cuales es expresión el mismo. al actor social invocado a través de la acción (el pueblo. posibilita su localización en el seno del discurso. bros del colectivo. Pag. 189). Esto permite varias y diferentes lecturas. Su análisis se lleva a cabo a dos niveles: el de la coherencia del razonamiento y el de la verdad de las premisas sobre las cuales se constituye el razonamiento. Tales interpretaciones son a su vez dependientes de los actores o grupos sociales que las llevan a cabo o participan de alguna forma en su desarrollo. contenido de información lógica del lenguaje. Estas diferentes lecturas de una misma acción simbólica. Lo denotativo es portador de los mensajes o contenidos que va a constituir la identidad grupal a un nivel primario. presentan una homogeneidad e interdependencia entre sí. y de sus receptores. Su función es la transmisión de información al nivel de la tan manida "imparcialidad" u "objetividad" periodística o cien tífica. tomados como mamen- . En una primera aproximación vemos que el discurso vehiculizado a través del lenguaje presenta aspectos connotativos y denotativos: "No se puede reducir el uso del lenguaje al de un puro instrumento de información lógica" (M. expresados a través de figuras lógicas (relación causa-efecto. además de lo denotativo en si" (M. en los cuales se analiza la coherencia del razonamiento o inferencia y con posterioridad su adecuación o no a la práctica social de la cual se considera expresión. "El significado que una cultura tiene para mí. hemos de proceder a su interpretación y estudio. A su vez nos va a mostrar las variables que explican la oportunidad o no de llevarlas a cabo. están relacionados con la descripción de hechos o relaciones. constitutivos de lo connotativo. opiniones e interpretaciones de los autores del discurso. Los aspectos denotativos. Los distintos subcontextos constitutivos del contexto específico de la acción simbólica. en los que se constituyen los diferentes momentos a través de los que se desarrolla la acción y la dotan de sentido. pasan a ser parte consustancial de los connotativos en sustitución de otros que desaparecen o pasan a ocupar posiciones secundarias. que nos ofrecerá una visión globalizadora del discurso lingüístico. los temas tratados y la finalidad de la misma. está relacionado con las figuras retóricas y vehiculiza los juicios de valor. siendo el contexto el que marca el tipo de desplazamiento producido respecto a la dirección y sentido en que se estaba produciendo el discurso y con ello el tipo de figura retórica: metáfora. de modo que por su misma naturaleza posibilita distintas lecturas. Pag. "Se transmite por escrito aquella parte de la información que es importante para el grupo. "Hay datos idiosincrásicos vinculados a la experiencia individual. consecuencia de la existencia de un dispositivo referencial simbólico común a todos los miembros del grupo. metonimia. está determinado por una parte culturalmente y parcialmente ligado a mis experiencias" (Lakoff 1980 Pag. que complejizan el mismo y cuya correcta comprensión y delimitación es fundamental en la constitución de la metodología. silogismo). (Sperber 1978. 54). determinado éste (el proceso). del contexto en que se producen y de los intereses individuales y colectivos. se reproducen con más frecuencia. que los que interesan a grupos aislados" (D. más allá de_ una identificación primaria. En esta interpretación de las acciones simbólicas ha de tenerse en cuenta la relación de éstas con los contextos: social en el seno del cual se realiza la acción y específico creado por y en el desarrollo de las mismas. dándose un proceso de retroalimentación entre los aspectos connotativos y denotativos. Lo connotativo toma como base lo denotativo desarrollando el discurso a otros niveles. siendo las diferencias entre las distintas lecturas fruto de la particular individualidad de cada componente del grupo. El contexto social nos permitirá indagar y llegar a conocer. por la contigüedad. presente en dicho discurso. Juliano 1986. definida por la similaridad. y sinécdoque en la que la parte sustituye al todo. Le Guem 1980. 115). Pag. Este contexto específico está formado por la relación dialéctica de los distintos subcontextos. los que interesan a la comunidad como un todo.UNA PROPUESTA METODOLOGICA PARA EL ESTUDIO DE LA INTERRELACION ENTRE LA LENGUA PROPIA Y LOS PROCESOS DE ETNICIDAD Y NACIONALISMO viene denominándose "identidades colectivas".

rural o urbana. estructurados de la misma manera. que lleva a configurar la denominada "vida social local" y el cambio situacional viene a explicar el cambio en la situación de un determinado individuo. determina campos de evocación paralelos. de las relaciones de prestigio y poder. siendo éstas aquellas que presentan una mayor utilidad para el correcto cumplimiento del objetivo que nos hemos propuesto. posibilitan la aplicación de un método común de interpretación de los mismos. . teatro. el cual ha de ser tenido en cuenta al constituir las definiciones de "etnicidad" y "nacionalismo". GEERTZ. Los grupos elegidos para su análisis son aquellos La diversa procedencia. 1978. van a ser estudiadas o analizadas. Del Valle 1981). y ser mostrada como acción superadora de las contradicciones existentes entre el discurso que define al grupo y la praxis social que desarrolla y ejemplificadora de la conformación de esta última. HABE (Helduen Alfabetatze Berreuskalduntze El- . Su utilización como signos presenta paralelismos con los aspectos denotativos del discurso lingüístico.292 JOSE MIGUEL APAOLAZA BERAZA tos puntuales considerados en su globalidad. geográfica y de tipo de sociedad. . Igualmente se puede proceder y así lo haremos con los símbolos y los aspectos connotativos del lenguaje. que constituyen el discurso. y por tener representantes en el Ayuntamiento. dentro del grupo al que pertenece y/o está estructurado. se perciben y se interpretan los hechos culturales" (C.Las Asociaciones Culturales organizadoras de actividades culturales de diversa índole tales como: Cineclub. además de ser adecuados para la recogida de datos en este lugar y para esta investigación. El estudio de tales grupos permite acceder al funcionamiento y actividad de dicho Ayuntamiento. El simbolismo cultural crea una comunidad de intereses pero no de opiniones" (Sperber. Geertz define como objeto de la etnografía: "la descripción densa" definida por "una jerarquia estratificada de estructuras significativas atendiendo a las cuales se producen. definidor de la identidad del grupo étnico. ACCIONES SIMBOLICAS DE CONTENIDO ETNICO OTROS ASPECTOS TEORICO-METODOWGICOS Las acciones simbólicas de contenido étnico o étnicas son aquellas que son tomadas como tales por las participantes en las mismas o están relacionados con elementos o características definidas como propias de la etnicidad por el grupo (T. 1987. "el simbolismo cultural focaliza la atención de los miembros de una misma comunidad en las mismas direcciones. y del papel jugado por los grupos y actores sociales en su constitución como procesos dinámicos caracterizados por el cambio. se encuentran relacionados con los fenómenos de etnicidad y nacionalismo y en interrelación con la lengua vasca. Estas son llevadas a cabo persiguiendo un doble objetivo. los contextos globales y específicos en que se producen y las evocaciones e inovaciones de situaciones y aspectos ideales y tipificantes. Estas son: . cambio éste que puede afectar a la composición y funcionamiento del grupo y por su mediación al equilibrio social que caracteriza lo que se ha denominado "vida social local". cursos de actividades manuales y artesanas entre otras. en la linea de la que C. y que acciones simbólicas. hemos de determinar que grupos sociales y sus discursos. Hacer posible la presencia de un sustrato común a todas las posibles lecturas.AEK (Alfabetza eta Euskalduntze Koordinakundea). UNIDADES DE OBSERVACION Las unidades de observación. Optamos por que sean pocos los grupos y acciones simbólicas elegidas y por un estudio en profundidad de las mismas. Pag. y de los diversos subsistemas culturales. el distinto protagonismo de los diferentes actores sociales. de los actores que han conformado los grupos sociales actuantes en las localidades urbanas emergentes. El estudio del sentido connotativo y denotativo de las figuras del lenguaje y la interpretación de las acciones simbólicas. Pag. AUTORES Y FUNCIONES DE WS DISCURSOS Una vez Jelimitado el marco teórico. nos muestra la distinta utilización de sus elementos constituyentes y de su imagen totalizadora como signos o símbolos en el desarrollo de la acción simbólica. nos situa ante la necesidad de diferenciar la distinta naturaleza que presenta el cambio social. con los cuales podemos constituir un único bloque cuyo tratamiento como datos de un mismo nivel referencial.Los partidos políticos han sido elegidos como unidades de observación por contar con una cierta estructura organizativa. Esta consideración como étnicas va a determinar por el carácter imperativo de los procesos de etnicidad la interpretación de dichas acciones simbólicas. y otra ETIC que recogía aquellas instituciones o espacios que. que han elaborado y elaboran discursos que condicionan o determinan la práxis social de la comunidad. marcando las pautas definitorias de su estructura social. pero deja al individuo la libertad de conducir en ellos una evocación a su gusto. El cambio procesual afecta a los distintos grupos e influye en la interacción e interrelación de los mismos. 168). son comunes a otros pueblos de Euskal-Herria. han sido determinadas conjugando una perspectiva EMIC según la cual hemos tenido en cuenta los criterios que sobre la función e importancia de los grupos e instituciones locales nos han mostrado los propios autores sociales. 22). nos mostrará los contenidos transmitidos por el mismo. Todo ello puede verse como reflejo de las caracterizaciones que se ofrecen de la etnicidad y el nacionalismo que están determinando la práxis social de la colectividad para cuyo análisis proponemos esta metodología. en base al cual se articulan las diferencias de orden secundario.

pero de influencia en el pueblo por ser reconocidas como personalidades peculiares y activas en pro de la cultura y del buen nombre y hacer de la localidad. han sido de dos tipos. Momento histórico en el que surgen y como respuesta a qué. como en su constitución. para constituir lo que se denomina "cultura popular local". . . relativa a estatutos de los grupos formales. jornada en que en toda Euskal-Herria se hace un esfuerzo para que el euskara esté presente en los espacios públicos con una intensidad superior a la cotidiana. . . teniendo en cuenta asimismo las conductas mostradas por los miembros de la comunidad cuando se sienten observados o son entrevistados. "lbilaldia" u otras acciones simbólicas de similares características que consisten en una fiesta anual en pro de las ikastolas."EUSKARAEN EGUNA".Cómo se interrelacionan los distintos contenidos culturales.Constitución de los grupos. y los procesos de etnicidad y nacionalismo por otro. y a través de actividades culturales y deportivas de todo tipo. . . . . venta de camisetas con motivos alegóricos de la efemerides. En el caso de un discurso lingüístico en qué lengua se vehiculizan. Qué actores sociales toman parte activa y en qué medida en este proceso.. 293 . manifiestos y declaraciones. . TECNICAS La elección de unas técnicas concretas se lleva a cabo en función de la metodologia según la cual se va a elaborar el estudio.. está determinada por la hipótesis de trabajo y guían la elección de las unidades de observación.Aquellas fiestas o actos específicos que presentan un tratamiento de temas relacionados con la "etnicidad" o la cultura vasca. pasa a manos de los organizadores que lo destinan a la ikastola de la zona o pueblo para hacer posible su supervivenia económica. b) Integrante activo del mismo.UNA PROPUESTA METODOLOGICA PARA EL ESTUDIO DE LA INTERRELACION ENTRE LA LENGUA PROPIA Y LOS PROCESOS DE ETNICIDAD Y NACIONALISMO kartea) y otros organismos dedicados a la alfabetización y reeuskaldunización de adultos. Qué determina la naturaleza de los mismos. .Lectura y análisis de toda la producción escrita. su caracterización y uso por un lado. .Qué formas de expresión se emplean y en qué contexto. descritos como unidades de observación.Observación participante en aquellos grupos en que ha sido posible la asistencia a diversos actos y actividades. . pagándose por ello una determinada cantidad de dinero (voluntaria) la cual junto con la obtenida con la explotación comercial de otros servicios y bares. Entre ellas hemos seleccionado: las Semanas Culturales Vascas u otras actividades culturales periódicas que han ido tratando en euskara o de forma bilingüe diversos temas relacionados con la lengua y la cultura vasca. políticos e ideológicos que dan sentido a la acción grupal.Los procesos de elaboración de los distintos contenidos culturales. respetando unos principios básicos definidores de dicha fiesta. atendiendo a los fines para los que fueron creados. Unas se celebran en todo Euskal-Herria. festival de teatro. y los producidos en el seno de la misma comunidad.Tipos de estructuración interna de los grupos formales de todo tipo.Ikastola. Influencia de aspectos relacionados con la etnicidad y la lengua misma. escuela en las que se enseña el euskera hasta llegar a convertirse éste en vehículo del aprendizaje y elaboración teórico-intelectual. gorras. Los criterios utilizados para determinar las personas concretas que han de ser entrevistadas han sido los siguientes: a) Miembros del equipo dirigente del grupo formal.Relaciones e interacción entre los grupos sociales definidos como unidades de observación. deportivas y festivas. . propaganda y otras formas de discurso. . bolsas. de video . diferenciando entre los elaborados fuera de la comunidad por grupos afines y homogéneos que sólo necesitan una adecuación al contexto y realidad local. en algunos casos su respuesta puede desaconsejar el utilizar unas técnicas deducidas como correctas cuando se tiene en cuenta únicamente la metodología. Hemos de constituir otras unidades de observación basadas en aquellas acciones propias y específicas de cada localidad. Variables que las determinan. con diversas actividades culturales. determinaciones y condicionamientos que se dan entre la lengua vasca. Entre las primeras están: "Kilometroak". Las unidades simbólicas consideradas como unidades de observación. UNIDADES DE ANALISIS La delimitación de las unidades de análisis. para lo cual se desarrolla una fuerte campaña de propaganda en todos los medios de comunicación social.Entrevistas dirigidas o abiertas a distintos miembros de los diferentes grupos formales. . así como a personas no organizadas de forma estable. que se celebra cada año en un pueblo diferente que lo organiza a su forma y modo.Papel jugado por el euskara tanto a la hora de definir y demarcar las diferencias entre los grupos. políticos e ideológicos antes mencionados. influencias. Esta consiste en andar por un circuito previamente señalizado. En este caso concreto hemos planteado como tales las interrelaciones.Balance de la actividad de los grupos en sus años de vida que coincidan con el marco temporal en el que se desarrolla el estudio. o son desarrollados en euskara: Fiesta commemorativa del Aberri-Eguna. tomando una forma particular y concreta en la localidad donde se realiza el estudio y otras son propias de la localidad. pues es en su seno donde se han gestado y realizado.Diferencias en los fines perseguidos con la constitución de los distintos grupos.

que da origen a peculiares y concretos comportamientos socio-políticos. Barcelona. PONZIO AUGUSTO. usada al menos como lengua familiar y coloquial con una cierta importancia en tiempos pasados. SANCHEZ CARRION JOSE MARIA. Todo ello nos permite estudiar y valorar la influencia en el desarrollo del euskara en esas localidades de los distintos colectivos de emigrantes atendiendo a su procedencia. sin que ello haya supuesto un desplazamiento de los votos hacia uno u otro lado en la confusa. 1987: "La interpretación de las culturas". hacen más complejo el proceso. 1973: "Producción lingüística o Ideología social". con las ventajas que ello presente. b) El auge espectacular del voto nacionalista. Donostia. constituyéndolas en unidades de observación diferenciadas y bien delimitadas. Ed. y por la labor activa y militante de un grupo de personas. Facultuad de Filosofía y CC. Madrid. reaparición debida a unas condiciones socio-políticas favorables a su desarrollo tales como: una mayor libertad política y de creación cultural y la constitución de órganos de gobierno que potencian el desarrollo de las características relacionadas con la etnicidad vasca. por considerar que permite profundizar en muchos aspectos a medida que se va desarrollando la misma. de fuera de Euskal-Herria y también de su interior. c) Son núcleos urbanos que debido a su desarrollo industrial han recibido una gran corriente migratoria. Fenómeno este último presente en la mayoría de los núcleos urbanos vascos. JULIANO DOLORES. Cuadernos de Antropología. de la Educación. Como técnica se ha elegido la entrevista y no la encuesta. El reciente inicio. Ed. Ed. agrícola-ganadera o de servicios y un espacio más heterogéneo que se muestra o es contemplado como el espacio donde se genera aquello que transciende como "opinión pública" de la localidad. aunque escasa. JHONSON MARK. Institución Príncipe de Viana. BIBLIOGRAFIA GEERTZ CLIFORD. LAKOFF GEORGES.:s en las distintas actividades del grupo y que le una al mismo unas determinadas pero laxas relaciones orgánicas. Ed. LE GUERN MICHEL. 1980: "Apuntes para el estudio de la etnicidad". SPERBER DANS. nos va a permitir abarcar la totalidad del tiempo en que se desarrollo el proceso. 1980: "Metáforas de la vida cotidiana". VALLE DEL. 1987: "Un futuro para nuestro pasado". . Anthropos. y profusión de actos simbólicos. Madrid. completamente ajeno al "modelo de sociedad" u otros contenidos propios de los discursos políticos en general y de los electorales en particular. presencia del euskara en la vida pública. Ed. en función de la procedencia de sus habitantes o de la actividad laboral industrial. Ed. en la presente década. clarificadora dicotomia izquierda-derecha. Barcelona. y toman otra serie de iniciatvias en pro de la lengua y la cultura vasca. Anthropos. un centro para la enseñanza del euskara a los adultos. posibilitando el estudio de cada uno de ellos y sus interrelaciones. han tenido un desarrollo paralelo y con cierta correspondencia al aumento del voto nacionalista.294 JOSE MIGUEL APAOLAZA BERAZA c) Participant¡. d) La estructura urbanística resultado de la especulación motivada por la necesidad de viviendas para alojar a los emigrantes. Estos son: influencia y función del euskara en la actividad política de los distintos grupos y actores sociales en años anteriores al inicio del proceso de recuperación del euskara antes citado que determinan la actual interacción social y las situaciones de represión de la lengua vivida por los habitantes. en localidades que tradicionalmente habían votado (cuando les dejaban) a partidos de ámbito estatal. de orientación política nacionalista que crean la ikastola. 1970: "El estado actual del vascuence en la provincia de Navarra". Gedisa. 1980: "La metáfora y la metonimia". el proceso de recuperación de la lengua vasca. 1986: "Cultura popular". reaparece de forma significativa. Ed. Donostia. CRITERIOS PARA LA ELECCION DE LAS COMUNIDADES DONDE SE VA A REALIZAR EL TRABAJO DE CAMPO SIGUIENDO ESTA METO DOLOGIA a) El euskara que dejó de ser una lengua viva. TERESA. jóvenes en su mayoría. ha generado espacios públicos diferenciados en los barrios. pero en este caso. hace aproximadamente diez años. Ed. JAKIN. Alberto Corazón. para la fijación y determinación de una correcta metodología. Asimismo va a limitar y en algunos casos anular la importancia de una serie de factores que influyendo en el desarrollo del euskara. e) El proceso de constitución de la "etnicidad" y de una ideología nacionalista. 1978: "El simbolismo en general''. Catedra. Madrid. ha de presentar ciertos rasgos tales como: actitud y actividad militante en todo lo relacionado con el euskara y Ja cultura vasca. Pamplona. Esto nos permite defender la tesis de que el euskera y otras características étnicas presentes en el discurso nacionalista. Catedra. que partiendo de cero ha permitido una.