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Le chef de l’état procède à un mouvement dans le corps des walis et walis délégués

à un mouvement dans le corps des walis et walis délégués 4 Mouharem 1438 - Jeudi

4 Mouharem 1438 - Jeudi 6 octobre 2016 - n° 15868- nouvelle série - www.elmoudjahid.com - issn 1111-0287

nouvelle série - www.elmoudjahid.com - issn 1111-0287 ÉDITORIAL révoLutioN coperNicieNNe P. 3 l Aujourd’hui,

ÉDITORIAL

révoLutioN

coperNicieNNe

P. 3

l Aujourd’hui, il s’agit d’opérer une révolution copernicienne sur la structure de

notre économie pour replacer au cœur de la création de richesse, l’entreprise et non la rente, le travail et non l’énergie fossile. Certes, l’État reste garant des grands équilibres, mais les collectivités doivent devenir cette plaque tournante dans la promotion de l'investissement, pour accroître les ressources de l'État et contribuer de façon plus active au développement local et national. C’est

dans ce sens que le Président de la République a instruit, mardi dernier, le gouvernement, lors du Conseil des ministres, de s'atteler à la réforme de la fiscalité et des finances locales. C’est au niveau des communes, des daïras et des wilayas, bref sur le terrain de la proximité, que les enjeux sociaux, notamment le travail, et économiques (la multiplication d’entités industrielles), se posent de façon directe, et interpellent au quotidien élus et responsables. Ces derniers sont aux premières loges pour saisir toute l’attente de leurs administrés en matière d’emploi et de logement. Deux préoccupations érigées en priorité par les pouvoirs publics qui ont mis en place des programmes pour maîtriser le chômage et éradiquer les points noirs de l’habitat. Et les résultats sont là : annoncé par l’Office national des statistiques, en juillet, et noté dans le dernier bulletin du FMI, qui a publié ses prévisions de croissance à la veille de ses assemblées annuelles, le taux de chômage enAlgérie a sensiblement baissé en 2016, passant sous la barre psychologique des 10% (avec, toutefois, une légère remontée attendue en 2017, avec un taux de 10,4%). Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, l’institution de Bretton Woods a également revu à la hausse les prévisions de croissance pour notre pays à 3,6%, contre 3,4% anticipé en avril dernier (et un fléchissement en 2017, avec un taux prévisionnel de 2,9%, ce qui expliquera, par ailleurs, la courbe ascendante du chômage). Ces niveaux sont encourageants et rassurants si on les compare aux pays voisins de la rive nord, comme celle du sud de la Méditerranée. Un taux de chômage de 16% en Tunisie et un peu plus de 10% au Maroc, pour des taux de croissance respectifs de 2,5% et moins de 2%. En fait, le taux de chômage enAlgérie est similaire à la moyenne européenne, que la dynamique de quelques pays booste, sachant que des pays comme l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Italie et d’autres encore affichent des taux d’inactivité désespérant pour les jeunes et un taux de croissance à moins de 3%. L’herbe étant plus verte ailleurs selon quelques observateurs locaux (qui préfèrent les œillères du pessimisme à une vision plus large de la réalité sociale), ils oublient que les difficultés économiques et financières sont une réalité quasi planétaire.Aucun pays arrimé à la mondialisation n’échappe à l’onde de choc du ralentissement de la croissance des pays locomotives, à l’absence de maîtrise des cours des matières premières sur les marchés mondiaux, et aux tensions sociales et guerres qui revitalisent les industries de l’armement des pays du Nord, tout en compactant les chances d’émergence des pays du Sud. Dans cette dynamique qui affecte l’ensemble des pays, notre pays a eu la bonne idée de rembourser par anticipation sa dette extérieure, au moment où le baril de pétrole affichait un cours des plus rémunérateurs. Échaudée par le rééchelonnement des années quatre-vingt et de ses conséquences désastreuses aussi bien sur le front social que sur notre assise industrielle, l’Algérie a tiré une leçon précieuse dont on mesure, aujourd’hui, toute l’intelligence et la pertinence. Imaginons que nous nous soyons contentés de suivre le calendrier de nos contrats de remboursement sans réaction face à la brutale plongée des cours de l’or noir ! Quand elle se répète, l’histoire se joue sur le mode dramatique. En parallèle à ce remboursement, des programmes de relance économique, que ce soit par leur volet social (logement, santé, électrification, hydraulique) ou industriel (mesures incitatives à l’investissement, partenariats dans des secteurs à effet entraînant, telle l’industrie mécanique), des réformes en profondeur des institutions, avec la mise en place de mécanismes pour fluidifier les échanges, ont été menés, et sont toujours en cours. ElMoudjahid

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R E V O L U T I O N

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M. BouteflikAChArge le gouverneMent de réforMer les finAnCes loCAles

attirerL’iNvestissemeNt

L’État est décidé de suivre de très près et de manière rigoureuse les réalisations en
L’État est décidé de suivre de très près et de manière rigoureuse les réalisations
en matière d’investissement local.
l 175 projets d’investissements réalisés pour un montant global de
8 milliards DA ayant permis la création de 1.349 emplois.
l À la fin de 2015, près des deux tiers des 1.541 communes du pays
ont été classées «pauvres», alors que les communes «riches» ne
dépassaient pas les 7%.

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a instruit, mardi dernier, le gouvernement, lors du Conseil des ministres, de s'atteler à la réforme de la fiscalité et des finances locales, tout en insistant sur le rôle des collectivités locales dans la promotion de l'investissement. Dans une conjoncture marquée par une chute drastique des cours de pétrole, les P/APC et walis sont plus que jamais appelés à jouer un rôle déterminant pour accroître les ressources de l'État et contribuer de façon plus active au développement local et national.

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CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID plAidoyer de l’AssoCiAtionAlgérienne pour lAplAnifiCAtion fAMiliAle besoiNde
CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID
plAidoyer de l’AssoCiAtionAlgérienne pour lAplAnifiCAtion fAMiliAle
besoiNde
cLariFicatioN
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Ph : T. Rouabah

ConférenCe de presse de M. AMAr sAâdAni :

«LeFLNNe

pourrajamais

êtreébraNLé»

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sAlon internAtionAl de lAréCupérAtion et de lAvAlorisAtion des déChets

L’eNviroNNemeNt

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Conflit syrien

L’aLgérieappeLLe

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B ouche 2 DE À O re i l l e EL MOUDJAHID ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
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EL MOUDJAHID
ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
d’El Moudjahid
LES 8 ET 9 OCTOBRE
M. Azzedine Mihoubi aujourd’hui à
Annaba
SAMEDI 8 OCTOBRE À 10H
M. Tayeb Zitouni
à Djelfa
Le ministre de la Culture, M. Azzedine Mihoubi, effectuera aujourd’hui
Hommage au chahid
Mustapha Ferroukhi
une visite de travail au cours de laquelle il présidera l’ouverture de la 2 e
édition du Festival d’Annaba du film mé-
Le Forum de
la Mémoire
d’El Moudja-
hid, en coordi-
nation avec
l’association
M a c h a â l
Echahid, orga-
nise, samedi 8
octobre à 10
diterranéen, au théâtre régional Azzedine-
Medjoubi.
Le ministre des Moudjahidine, M.
Tayeb Zitouni, effectuera, les 8 et
9 octobre, une visite de travail et
d’inspection dans la wilaya.
DIMANCHE 9 OCTOBRE
À 9H30 AU PALAIS
DE LA CULTURE
M me Houda Imane
Faraoun aujourd’hui à
Oran
Rencontre avec les
directeurs de la culture
heures, un
hommage au chahid Mustapha Ferroukhi,
à l’occasion de la célébration de la Jour-
née de la diplomatie algérienne.
Le ministre de la Culture, M. Azzedine
Mihoubi, présidera, dimanche 9 octobre à 9h30, au palais de la Culture
Moufdi-Zakaria, l’ouverture de la séance du travail avec les directeurs
de la culture des wilayas.
La ministre de la Poste et des Tech-
nologies de l’information et de la
communication, M me Houda Imane
Faraoun, effectuera aujourd’hui une
visite de travail et d’inspection des
établissements de la wilaya.
travail et d’inspection des établissements de la wilaya. C O U V E R T Temps

C O U V E R T

C O U V E R T Temps plutôt couvert au Nord et à l’Ouest. Orageux

Temps plutôt couvert au Nord et à l’Ouest. Orageux à l’Est. Ensoleillé au Sud.

Températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui :

Alger (28° - 18°), Annaba (28 - 18°), Béchar (32° - 19°), Biskra (33°- 22°), Constantine (29° - 16°), Djelfa (26° - 14°), Ghardaïa (33° - 21°), Oran (28° - 17°), Sétif (25° - 14°), Tamanrasset

(32°- 17°), Tlemcen (27° - 15°).

CET APRÈS-MIDI À 14H AU MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID

Le rôle des casemates durant la Révolution

Dans le cadre de l’opé- ration d’enregistrement des témoignages de nos valeu- reux moudjahidine, le musée national du Moudja- hid organise, en coordina- tion avec les musées régionaux de Khenchela, Skikda, Tizi Ouzou, Médéa, Tlemcen et Biskra, une rencontre élargie. Cette rencontre, la 96 e du genre, sera placée sur le thème «Le rôle des casemates et des souterrains durant la Révolution».

la 96 e du genre, sera placée sur le thème «Le rôle des casemates et des

DEMAIN À 10H À L’HÔTEL EL-AURASSI

12 e congrès de rhumatologie

La Société algérienne de rhumatolo- gie organise son 12 e congrès, les 7, 8 et 9 octobre à l’hôtel El-Aurassi ; l’inauguration est prévue demain à

10h.

LUNDI 10 OCTOBRE À SIDI BEL-ABBÈS

ANEM : regroupement régionaux des opérateurs miniers

L’Agence nationale des Activités minières organise quatre regroupements régionaux au profit des opérateurs miniers du pays. Le premier regroupement se tiendra lundi 10 octobre à l’hôtel Eden.

DU 10 AU 12 OCTOBRE À TIPASA

Championnat national militaire d’échecs

Le Championnat national militaire d’échecs se tiendra du 10 au 12 octobre au Ré- giment spécial d’intervention du commandement de la Garde républicaine de Khe- misti ; l’ouverture aura lieu à 8h.

 

ACTIVITÉS DES PARTIS

 

SAMEDI 8 OCTOBRE À 9H À BEN AKNOUN

RND : conférence de presse

Le secrétaire général du Rassemblement na- tional démocratique, M. Ahmed Ouyahia, ani- mera une conférence de presse, samedi 8 octobre à 9h, au siège central du parti.

démocratique, M. Ahmed Ouyahia, ani- mera une conférence de presse, samedi 8 octobre à 9h, au

SAMEDI 8 OCTOBRE À 9H À ORAN

ANR : congrès régional des wilayas de l’Ouest

Sous la présidence de M. Sahli Belkacem, l’Alliance nationale ré- publicaine organise un congrès régional des wi- layas de l’ouest, samedi 8 octobre à 9h30, à l’hô- tel Sheraton.

publicaine organise un congrès régional des wi- layas de l’ouest, samedi 8 octobre à 9h30, à
 

SAMEDI 8 OCTOBRE À 14H À BOUMERDÈS

 

PEP : meeting populaire

Le Parti de l’équité et de la proclamation or- ganise, sous la prési- dence de M me Naïma Leghlimi Salhi, un mee- ting populaire, samedi 8 octobre à 14h, à la mai- son de jeunes Senani- Saïd.

M m e Naïma Leghlimi Salhi, un mee- ting populaire, samedi 8 octobre à 14h, à

ACTIVITÉS CULTURELLES

AUJOURD’HUI À 19H30 À LA SALLE IBN-ZEYDOUN

Nassima Chaâbane en concert

19H30 À LA SALLE IBN-ZEYDOUN Nassima Chaâbane en concert La brillante chanteuse Nassima Chaâbane se produira,

La brillante chanteuse Nassima Chaâbane se produira, aujourd’hui à 19h30, à la salle Ibn-Zeydoun, à Riadh El-Feth, et interpré- tera, à cette occasion, les dernières nou- veautés de son répertoire de chants andalous.

DU 7 AU 19 OCTOBRE

ONCI : programme culturel et artistique

JUSUQU’AU 11 OCTOBRE À LA LIBRAIRIE CHAÏB-DZAÏR

Programme culturel de l’ANEP

Samedi 8 octobre à 16h30 : Rencontre avec Monseigneur Tessier autour du thème «Les libéraux, ces passeurs de rives pendant la guerre de Libération». Mardi 11 octobre : Rencontre avec l’au- teur Moh Clichy (de son vrai nom Ghafir Mohamed) autour de son ouvrage, 17 Oc- tobre 1961, suivie d’une vente-dédicace.

SAMEDI À 18H AU TNA

Nouvelle production

El-Imbratour

Le Théâtre régional de Souk Ahras donnera une présentation générale de la nouvelle pro- duction, El-

Imbratour, réalisée par Mohammed , samedi 8 octo- bre au TNA, à 18h.

réalisée par Mohammed , samedi 8 octo- bre au TNA, à 18h. Salle de l’ONCI –

Salle de l’ONCI – les Issers Programme cinéma :

Du 6 au19 octobre : 3 séances : 14h-17h-20h Machahou, de Belkacem Hadjadj Programme pour enfants à 15h.

Demain : représentation théâtrale enfantine, El-Faracha El-Maghroura, de la coopérative Boudour El-Fan Tizi Ouzou, mise en scène de Daraoui Sid Ahmed. Vendredi 14 octobre : représentation théâtrale, Sadikouna El-Kitab, de l’association culturelle Sirta-Boumerdès, mise en scène de M. Delssi. Salle de l’ONCI – Atlas- BEO Programme pour enfants à 15h Demain : représentation théâtrale intitulée Linousafir, de la coopérative El-Dik de Sidi Bel-Abbès, mise en scène de Kada Ben Chmissa. Vendredi 14 octobre : représentation théâtrale, intitulée El- Mazraâ Essaïda, de l’association Choumoua Etakafia, mise en scène de Kebis Kada. Annexe de l’ONCI –complexe culturel Abdelouaheb-Salim Chenoua- Tipasa Programme pour enfants à 15h Demain : représentation théâtrale Tari Fays, de l’association fikra-Tipasa, mise en scène de Billel Belmadani. Vendredi 14 octobre : spectacle éducatif, Nadafati sir Hayati, de la troupe Noudjour– Blida.

SAMEDI 8 OCTOBRE À 14H30 À LA LIBRAIRIE DU TIERS-MONDE Vente-dédicace de Mohamed Sari

La librairie du Tiers-Monde reçoit, samedi 8 octobre à partir de 14h30, Mohamed Sari, pour la signature de son ouvrage, Pluies d’Or, prix de l’escale, paru aux éditions Chihab.

de 14h30, Mohamed Sari, pour la signature de son ouvrage, Pluies d’Or , prix de l’escale,

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é v é ne m e nt

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EL MOUDJAHID

M. BOUTEFLIKA CHARGE LE GOUVERNEMENT DE RÉFORMER LES FINANCES LOCALES

ATTIRER l’investissement

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a instruit, mardi, le gouvernement, lors du Conseil des ministres, de s'atteler à la réforme de la fiscalité et des finances locales, tout en insistant sur le rôle des collectivités locales dans la promotion de l'investissement.

D ans une conjoncture mar- quée par une chute dras- tique des cours de pétrole,

les P/APC et walis sont plus que jamais appelés à jouer un rôle dé- terminant pour accroître les res- sources de l'État et contribuer de façon plus active au développe- ment local et national. Une nou- velle vision économique, couplée à de nouveaux modes de fonction- nement et de régulation constitue désormais un défi à relever pour contenir cette conjoncture. C'est dans cette perspective que l'État a décidé de suivre de très près et de manière rigoureuse les réalisa- tions en matière d'investissement local. Il y a presque une année, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, sommait les walis et les présidents des communes à jouer un rôle plus actif, pour attirer l'in- vestissement et créer de l'emploi. «Bien qu'importants, les taux d'avancement des projets et la consommation de crédits ne doi- vent plus constituer les seuls indi- cateurs de performance de la gestion locale. Aujourd'hui, vous serez évalués sur les créations d'activité et d'emploi, l'implanta- tion d'investissements et d'entre- prises et l'évolution de l'attractivité économique des ter- ritoires dont vous avez la respon- sabilité», avait exigé M. Sellal des

walis, lors de la réunion gouver- nement-walis. La loi de finances complémentaires de 2015 avait in- troduit des mesures inédites en matière de renforcement des res- sources financières locales et des prérogatives des collectivités. Elle a surtout allégé les décisions relatives à l'octroi du foncier in-

les décisions relatives à l'octroi du foncier in- dustriel, réduit le taux de la taxe sur

dustriel, réduit le taux de la taxe sur l'activité professionnelle (TAP), pour les activités de pro- duction, et institué la solidarité fi- nancière intercollectivités locales de la wilaya. Mais sachant que la TAP génère annuellement 60% des ressources des communes et plus de 80% des ressources des wilayas, ces collectivités sont donc appelées à rationaliser leur dépenses pour faire face au manque à gagner engendré par la baisse de la TAP. Par ailleurs, les collectivités sont soumises, depuis juillet 2015, à l'obligation de pui- ser toutes leurs ressources non consommées avant d'en demander d'autres, comme elles sont égale- ment appelées à mettre un terme aux surévaluations des dépenses et aux sous-évaluations des re- cettes. Depuis plus d'une année, le foncier industriel, dont la rareté

constitue un véritable frein pour l'investissement local, a été confié à la gestion des walis, au lieu du Comité d'assistance à la localisa- tion et la promotion des investis- sements et de la régulation du foncier (Calpiref). Depuis la pro- mulgation de la LFC-2015, le nombre des investissements lo- caux réalisés a relativement aug- menté, mais demeure insuffisant :

175 projets d'investissements (2,64% des projets validés par les walis) ont été réalisés pour un montant global de 8 milliards DA (mds DA) ayant permis la création de 1.349 emplois. En outre, 447 projets d'investissement (6,75% des projets validés), d'un montant de 270 mds DA, avec 41.082 em- plois prévus, sont en cours de réa- lisation. La réactualisation de la valeur locative fiscale de l'impôt foncier, pour que le prix du loyer

d'un bien immobilier communal soit calculé en fonction de la na- ture de la zone où il se trouve, ainsi que l'alignement des prix des loyers des biens communaux aux prix du marché ont été d'autres ré- formes introduites en 2015. À la fin de 2015, près des deux tiers des 1.541 communes du pays ont été classées «pauvres», alors que les communes «riches» ne dépas- saient pas les 7%. En dépit d'une «mosaïque» de 25 impôts et taxes, le rendement de la majorité des impôts profitant aux communes reste infime, alors que la structure fiscale favorise fréquemment les régions industrielles ou commer- ciales. En fait, 58% des ressources communales fiscales proviennent de la seule TAP, et 35% de la TVA, alors que les autres impôts ne représentent que 4% de la fis- calité locale. APS

LE CHEF DE L’ÉTAT PRO- CÈDE À UN MOUVEMENT DANS LE CORPS DES WALIS ET WALIS DÉLÉGUÉS

Dynamiser la gestion locale

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a procédé à un mouvement dans le corps des walis et walis délégués, a indiqué hier un com- muniqué de la présidence de la République. «Conformément aux dispositions de l'article 92, ali- néa 10 de la Constitution, Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a procédé, ce jour, à un mouvement dans le corps des walis et walis délégués», précise la même source. À ce titre, sont nommés walis : 1. Benhassine Faouzi, wali de Chlef. 2. Meguellati Ahmed, wali de Laghouat. 3. Berimi Djamel Eddine, wali d'Oum El- Bouaghi. 4. Kerroum Ahmed, wali de Biskra. 5. Cherifi Mouloud, wali de Bouira. 6. Bouderbali Mo- hamed, wali de Tizi Ouzou. 7. Agoudjil Saâd, wali de Djelfa. 8. Maskri Nacer, wali de Sétif. 9. Chater Abdelhakim, wali de Skikda. 10. Kamel Abbas, wali de Constantine. 11. Meguedad Hadj, wali de M'sila.

12. Djellaoui Abdelkader, wali de Ouargla. 13. Ma-

dani Fouatih Abderrahmane, wali de Boumerdès.

14. Benmessaoud Abdelkader, wali de Tissemsilt.

15. Ghellai Moussa, wali de Tipasa. 16. Khanfar

Mohamed Djamel, wali de Mila. 17. Benyoucef Aziz, wali d’Aïn Defla. 18. El Gazi Abdelhamid, wali de Naâma. Par ailleurs, sont nommés walis délégués : 1. Bounif Faiza, wali délégué de Draria. 2. Baiche Hamid, wali délégué de Chéraga. 3. Doumi Djillali, wali délégué de Dar El-Beida. 4. Bouchareb Abde- laziz, wali délégué d'El-Harrach. 5. Kerdah Moha- med, wali délégué de Sidi M'hamed. 6. Ouchene

Brahim, wali délégué de Zéralda. 7. Bengamou Mo- hamed Said, wali délégué de Djanet. APS

L’ambition d’une reprise économique

Qui a analysé, avec le minimum de dis- tance requis, le contenu du communiqué du dernier Conseil des ministres, ne peut relever que l’ambition affichée d’une re- prise économique. En tout cas, les orienta- tions du Président de la République semblent bien inscrites sur cette voie. Même le récent rapport du FMI le confirme, en saluant la robustesse des in- dicateurs macroéconomiques, tous en phase avec les objectifs du programme quinquennal 2014/2019. Ce texte engage la mise en œuvre du premier segment de la «Trajectoire budgé- taire 2017 à 2019» adoptée par le Conseil des ministres et qui accompagne le «Nou- veau modèle de croissance». Ainsi, sous l’effet combiné d’une bonne gestion des fi- nances publiques et d’une mise en œuvre dudit programme, la croissance devrait se maintenir à un niveau élevé, grâce à une relance des secteur de l’industrie, de l’agri- culture et du BTPH, qui devraient progres- ser fortement dans les années à venir. Établi sur la base d’un baril de pétrole à 50 USD, le pays bien sûr va bénéficier d’une embellie relative, grâce à une hausse des prix du pétrole, le projet de budget affiche un montant de 5.635,5 milliards DA de re- cettes, en hausse de près de 13% par rap- port à l’exercice en cours. La fiscalité ordinaire rapportera 2.845,4 milliards DA, en progression de 3,5%, alors que les reve- nus de la fiscalité pétrolière sont projetés à 2.200 milliards DA. En dépenses, le projet de budget prévoit d’injecter un montant de 6.883,2 milliards DA, dont 4.591,8 mil- liards DA pour le volet fonctionnement et 2.291,4 milliards DA en crédits de paie- ments pour le volet équipement. Quant au solde global du Trésor, son déficit sera ré- duit de près de moitié par rapport à 2016, passant de -15% à -8%. Au titre des trans-

ferts sociaux, un montant 1.630,8 milliards DA, soit 23,7% du budget de l’année. La morosité économique qui a marqué ces deux dernières années devrait s’estomper progressivement en faveur d’une crois- sance qui devrait continuer à afficher de bons résultats, avec un avis de beau temps sur les secteurs générateurs de valeur ajou- tée et créateurs d’emploi. Bref, l’Algérie semble engagée résolument à jouer ses meilleurs atouts pour réaliser les objectifs de développement en s’appuyant sur les secteurs à fort potentiel de progression. La consommation intérieure en profitera pour poursuivre sa progression. L’investissement public et privé conti- nuera à bénéficier de l’exécution des grands projets. À vrai dire, le pays compte tirer parti, dans les années à venir, d’une saine gestion des ressources publiques en adéquation avec ses ambitions de dévelop- pement. Dans ce sens, le projet de loi de fi- nances contient plusieurs propositions de mesures législatives, avec, pour finalité, l’amélioration des recettes de l’État, l’en- couragement de l’investissement, ainsi que davantage de simplification et d’allège- ment des procédures fiscales. Soulignant que ce projet de loi de finances est le pre- mier jalon de la programmation budgétaire arrêtée pour les années 2017 à 2019, le Chef de l’État a invité le gouvernement à poursuivre l’effort pour la maîtrise des fi- nances publiques et la rationalisation des dépenses, afin de permettre à l’État d’as- sumer pleinement ses missions au service des citoyens, notamment les plus démunis, et de diligenter la diversification écono- mique, grâce à laquelle le pays se libérera, à moyen terme, de la dépendance des hy-

drocarbures. Farid BOUYAHIA

É CLA IR A GE Recadrage
É
CLA IR A GE
Recadrage

Le projet de loi de finances pour le prochain exercice, projeté sur une

programmation budgétaire, 2017 à 2019, est censé accompagner la mise en œuvre du nouveau modèle de croissance. Le texte, qui réaffirme l'attachement de l'État à son approche sociale et son action de solidarité nationale, traduit également la volonté des pouvoirs publics de soutenir la croissance économique du pays, hors secteur des hydrocarbures. Intervenu dans un contexte difficile, le texte a pour finalité de consolider la soutenabilité des finances publiques lourdement grevées par la chute des cours de pétrole, à travers l’optimisation des recouvrements au titre de la fiscalité ordinaire, notamment, et dont les prévisions tablent sur une masse de 2.845,4 milliards DA, en progression de 3,5%, les revenus de la fiscalité pétrolière projetés étant arrêtés à 2.200 milliards DA. Les mesures contenues dans cette loi visent ainsi l'amélioration des recettes de l'État, l'encouragement de l'investissement productif, à travers la simplification et l’allègement des procédures fiscales, entre autres propositions devant concourir à recadrer la politique économique du pays suivant les objectifs retenus dans le plan d’action du gouvernement (2015-2019). Et c’est dans ce contexte que s’inscrit l’instruction faite au gouvernement, par le Président de la République, quant à la réforme de la fiscalité et des finances locales, à même d’accompagner les missions nouvelles dont sont investies les collectivités locales, en matière de promotion de l'investissement, et d'accompagnement de la dynamique de croissance. En fait, la phase actuelle exige que les instances concernées soient pleinement impliquées dans le processus économique global en tant que catalyseur du développement local. L’Algérie, qui fait face à des tensions budgétaires, à l’instar d’autres pays producteurs de pétrole, est appelée à diversifier son économie, pour sortir, à moyen terme, de la dépendance des hydrocarbures, a souligné le Chef de l’État. Une perspective qui n’exclut pas l’impératif, pour le gouvernement, de poursuivre l'effort pour la maîtrise des finances publiques et la rationalisation des dépenses. Une démarche qui permettra à l’État d’accomplir «ses missions au service des citoyens, notamment les plus démunis», mais aussi d’orienter son action sociale sur la base de priorités définies. Cette démarche économique et sociale ne peut s’opérer en dehors du cadre du dialogue tripartite, d’où l’insistance du Chef de l’État sur la nécessité, pour le gouvernement, de maintenir et de poursuivre la concertation avec l’ensemble des partenaires économiques et sociaux, mais aussi d’informer régulièrement les citoyens sur «les difficultés et les enjeux» auxquels est confronté le pays, dans cette phase cruciale et déterminante. Des orientations qui traduisent, en définitive, la sensibilité de la conjoncture économique actuelle, et l’importance de l’adhésion des citoyens à la démarche des pouvoirs publics. D. Akila

Jeudi 6 Octobre 2016

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é v é ne m e nt

4

EL MOUDJAHID

L ’ é v é ne m e nt 4 EL MOUDJAHID JUStice SOciale et SOliDarité
L ’ é v é ne m e nt 4 EL MOUDJAHID JUStice SOciale et SOliDarité
L ’ é v é ne m e nt 4 EL MOUDJAHID JUStice SOciale et SOliDarité
L ’ é v é ne m e nt 4 EL MOUDJAHID JUStice SOciale et SOliDarité
L ’ é v é ne m e nt 4 EL MOUDJAHID JUStice SOciale et SOliDarité
L ’ é v é ne m e nt 4 EL MOUDJAHID JUStice SOciale et SOliDarité

JUStice SOciale et SOliDarité natiOnale

Les fondements de l’État de droit VALORISÉS par le Chef de l’État

«La justice sociale et la solidarité nationale sont et demeureront toujours les fondements de la politique de l’État en Algérie.» À lui seul, cet extrait du communiqué du Conseil des ministres, présidé ce mardi par le Chef de l’État, M. Abdelaziz Bouteflika, confirme la détermination des plus hautes autorités à poursuivre leur politique sociale, en dépit d’une conjoncture financière difficile.

C es mêmes fondements constituent aussi le socle des principes cardinaux de l’etat

de droit que le premier magistrat du pays est parvenu à consolider et à mieux promouvoir via le recours à des choix judicieux. Des choix consacrés dans le cadre des poli- tiques audacieuses, à l’exemple de la charte pour la paix et la récon- ciliation nationale, les différents programmes de développement mais aussi la révision de la loi fon- damentale du pays, ayant constitué un véritable tournant en matière de promotion des droits des individus, à caractère social, notamment mais en aussi en termes de prise en charge des couches défavorisées désormais érigée en disposition constitutionnelle. ceci pour dire que la promotion de la justice sociale et la consolida- tion des vertus de la solidarité na- tionale sont loin de constituer un slogan creux dans la stratégie mise en action par l’etat sous la vigi- lance bienveillante du président Bouteflika. la maîtrise des finances pu- bliques et la rationalisation des dé- penses ayant fait l’objet de fermes instructions données par le chef de l’etat à l’adresse des membres de l’exécutif réunis mardi en conseil des ministres, ne visent que l’objec- tif de «permettre à l’etat d’assumer pleinement ses missions au service des citoyens et notamment les plus démunis», lit-on dans le communi- qué du conseil. Des missions ne manquant pas de réalisme et qui sont prometteuses à plus d’un titre en matière d’amélioration des conditions de vie de la population en général et des couches défavori- sées en particulier. en atteste le

des couches défavori- sées en particulier. en atteste le montant faramineux de 1.630,8 milliards de dinars

montant faramineux de 1.630,8 milliards de dinars alloué aux transferts sociaux dans le cadre de la loi de finances 2017, soit près de 24 % du budget global. Dans les détails, ce montant des transferts sociaux se répartit comme suit : 413,5 milliards de Da seront destinés au soutien des né- cessiteux, évidemment à travers des subventions des produits alimen- taires de base, 330,2 mds de Da au soutien à la santé et quelques 305 milliards de dinars qui seront attri- bués au programmes nationaux de logement.

Attribution de logements :

promesses tenues

en parlant de logement, il est bien signifié dans le communiqué du dernier conseil des ministres que la réponse «solide» des pouvoirs

public à la forte demande du loge- ment constitue la preuve indéniable de l’intérêt accordé par l’etat à la prise en charge des attentes expri- mées par la société. rien que pour cette année en cours, ce sont en effet quelques 350.000 logements qui ont été at- tribués à leurs nouveaux bénéfi- ciaires, tandis que la réalisation d’un million d’unités est engagée en chantier. le conseil des minis- tres de ce mardi a également exa- miné et approuvé le projet de loi relatif à la santé. ce texte reflète les acquis de la politique nationale de santé publique, ainsi que les inno- vations universelles dans ce do- maine. il propose entre autres, la consolidation de l'accès aux soins, en particulier pour les personnes en difficulté, l'introduction de la carte électronique de santé et du dossier électronique du patient pour facili-

ter son suivi médical, ainsi que le droit du patient d'avoir un médecin référent. il propose aussi la mise en place de programmes spécifiques de santé pour certaines maladies ou catégories de patients, des règles ré- gissant les transplantations d'or- ganes, tissus, cellules, et assistance

à la procréation, ainsi que l'interdic- tion du clonage, sans oublier les soins et hospitalisation à domicile, ainsi que la mise en place d'un dis- positif d'évaluation et d'audit des structures de santé publique avec le renforcement du contrôle et des ins- pections. là encore, le président de la république a rappelé que le droit des citoyens à la protection de la santé est un principe cardinal de la politique sociale de notre pays, et a relevé aussi que l'etat consacre an- nuellement des montants impor- tants au développement du système de santé publique. le chef de l'etat

a insisté pour que la prise en charge

médicale des citoyens soit à la hau- teur des principes nationaux et des concours publics. «Dans cet esprit, le président Bouteflika a déclaré que l'avènement d'une nouvelle loi relative à la santé devra s'accompa- gner d'une accélération de la ré- forme hospitalière visant une meilleure organisation, des soins et une amélioration de leur qualité, ajoutant que la mise en œuvre de la contractualisation des soins dans

les hôpitaux s'avère plus que jamais une nécessité». autant d’orienta- tions annoncées par le président de la république traduisent sa pro- fonde conviction que l’etat de droit ne pourrait se matérialiser sans le bien-être des algériens, attachés aux valeurs intrinsèques de leur

pays. Karim AOUDIA

relOGement DanS la capitale

parlement

africain

Une délégation de l’APN en Égypte

Une délégation parlementaire de l'assemblée populaire nationale (apn) participera du 10 au 19 octobre en egypte aux travaux de la 3 e session or- dinaire de la 4 e législature du parlement africain, a indiqué hier, un communiqué de l'apn. la délégation parlementaire participera également le 9 octobre pro- chain à la cérémonie commémorative du 150 e anniversaire du parlement égyptien. les travaux de la 4e législa- ture du parlement africain porteront no- tamment sur la tenue de la 9 e conférence sur les femmes prévue les 13 et 14 octobre, a précisé le communi- qué. la conférence a pour objectif «l'élaboration d'une stratégie qui permet au continent d'offrir aux femmes l'op-

portunité de contribuer au processus de développement en renforçant, notam- ment, leur accès aux postes de respon- sabilité sur les scènes politique et économique», selon la même source. la délégation de l'apn sera composée du président du groupe parlementaire du rassemblement national démocra- tique (rnD), mohamed Guidji et des députés Djamel Bouras et Habiba Bah- loul en leur qualité de membres perma- nents du parlement africain.

apn

Reprise des travaux consacrés aux questions orales

l'assemblée populaire nationale (apn) reprendra, aujourd’hui, ses tra- vaux en séance plénière consacrée aux questions orales, a indiqué hier, un communiqué de l'apn. Onze questions sont programmées lors de cette séance et seront adressées au premier ministre (1 question), au ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville (2 questions), au ministre du travail, de l'emploi et de la Solidarité sociale (2 questions), au ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière (2 ques- tions), au ministre de la Jeunesse et des Sports (2 questions) et au ministre de la communication (2 questions), a précisé la même source.

Vers l’éradication TOTALE des bidonvilles

700 familles concernées par la 1 re tranche.

la 4 e et dernière étape de la 21 e opé- ration de relogement des habitants des bi- donvilles et des habitations précaires dans la wilaya d'alger, a débuté hier. elle concerne 3.000 familles dans sa globalité, et a commencé à partir du bidonville d'el Hafra dans la commune d’Oued Smar où 700 familles seront installées au fur et à mesure, dans de nouveaux logements. ainsi, le nombre global des ménages re- casés depuis le début de l’opération en juin 2014, atteindra à l’issue de la qua- trième étape de la 21 e opération en sep- tembre 2016 près de 46.000 familles. De

ce fait, cette dernière phase de la 21 e opé- ration de relogement touche 6 circonscrip- tions administratives et 8 communes à savoir Oued Smar, Bordj el Kiffan, Bordj

el Bahri, Bologhine, Bab ezzouar, cheraga, Ben

aknoun et mohamed Belouizdad. et comme an- noncé par le wali d'alger, abdelkader Zoukh hier, lors de visite d'inspection de sites abritant les nouveaux logements, cette phase va consa- crer l'éradication définitive des grands bidon-

villes implantés sur tout le territoire de la wilaya d'alger , et les derniers se trouvent à Oued Smar (el Hafra), Bordj el Kiffan et Bordj el Bahri. il

a également déclaré qu'une 22 e opération de re-

logement interviendra prochainement soulignant qu'à l'issue de l'éradication des bidonvilles, les familles occupant des logements exigus, les haouchs et les gourbis seront pris en charge. les statistiques établies en 2007, montrent que 72.000 familles ont besoin de logements décents dans la wilaya d’alger alors que 84.000 unités ont été réalisées dans le cadre du programme du président de la république, abdelaziz Boute- flika. m. abdelkader Zoukh a appelé les ci-

Boute- flika. m. abdelkader Zoukh a appelé les ci- toyens d’alger occupant des habitations exiguës à

toyens d’alger occupant des habitations exiguës à faire preuve de patience tout en s’engageant à prendre en charge leurs dossiers dans les plus brefs délais, dès la fin des opérations de reloge- ment des familles habitant dans les grands bi- donvilles. il a affirmé, en outre, que la wilaya s’occupera des dossiers des familles habitant dans des haouchs et des gourbis et immédiate- ment après les dossiers desalgérois vivant dans des habitations exiguës et des jeunes désirant ac- quérir un logement pour se marier. il convient de souligner que la troisième phase de la 21 e opération de relogement des occupants de bi- donvilles, de terrasses et d’immeubles menaçant ruine, ainsi que celles des établissements sco- laires qui touche 1.600 familles a été lancée sa- medi à alger. les familles recasées issues des bidonvilles de la commune de Gué de constan- tine, Bordj el Kiffan, Dergana, Khraicia (Draria) et mohammadia seront relogées dans des habi-

tations décentes dans deux nou- velles cités. il s’agit de la cité 1.200 logements à Sidi Slimane dans la commune de Khraicia (Draria) et la cité 2400 logements à Ouled fayet. la 21 e opération de relogement concernera 7000 fa- milles. la première et la deuxième étape ont touché 3.000 familles, rappelle-t-on. la 3 e phase de la 21 e opération de relogement touchera plus de 1.600 familles dans cinq circonscriptions administratives, sept communes et 22 établisse- ments scolaires occupés par 33 fa- milles, a indiqué le wali. l’opération touchera 11 bidon- villes et points noirs dont le plus grand bidonville Qariat echouk à Gué de constantine (1.000 familles), et quatre bidon- villes à Dergana dans la commune de Bordj el Kiffan (417 familles). il faut dire, les grands bidonvilles, à l’instar de Hai eramli (Samar), Bordj el Kiffan, Bordj el Bahri…se classent parmi les quartiers dits sensibles ou prioritaires, parmi lesquels la dé- gradation du cadre de vie, les difficultés so- ciales, la présence des fléaux sociaux et l'insécurité, se sont installés depuis sa création après l’indépendance. il se classe cependant à la première place des «priorités de la wilaya d’al- ger», qui a reçu le soutien du ministère de l’ha- bitat ainsi que du gouvernement pour leurs éradications.acet effet, et selon le wali d’alger l’éradication de ces sites est une priorité parce qu’ils bloquent l’achèvement des travaux de plu- sieurs projets structurants pour la capitale :

l’aménagement de l’oued el-Harrach et la

construction du viaduc de l’oued Ouchayah, l’achèvement de la partie de l’autoroute est- Ouest, passant par Semmar, le grand projet de la baiel Kiffan et Bordj el Bahri le vaste programme engagé par la wilaya d'alger pour que les baraques et les bidonvilles disparaissent enfin de notre paysage n'est pas près de prendre fin, même si l'objectif assigné au départ est bel est bien atteint. en effet, la ré- sorption de l'habitat précaire représente 40 % du programme quinquennal 2010-2014 qui com- prend la réalisation de 35.000 logements. ce souci d'offrir un toit décent à toutes les familles est l'une des priorités du président de la répu- blique qui, depuis sa réélection en 2004, a donné des instructions pour que ce phénomène soit pris en charge d'une manière rapide et efficace. les assiettes libérées seront transformées en espaces verts et lieux de loisirs. De cette façon, les poches de misère ne seront plus qu'un mauvais souvenir. il faut rappeler, enfin, que le pro- gramme de wilaya de lutte contre l’habitat pré- caire est doté de plus de 84 700 logements sociaux, alors que le nombre des familles concernées est de moins de 73 000, selon un re- censement de la wilaya datant de 2007, actualisé en juillet 2013. ainsi, et d’ici fin 2016, il n’y aura plus aucun bidonville dans la capitale et toutes les familles vivant dans des habitations précaires seront recensées. De ce fait, les efforts fournis depuis le début, pour résorber l'habitat précaire, ont porté leurs fruits puisque toutes les familles relogées vivent désormais dans des appartements confortables et dans des cités qui disposent de toutes les com-

modités. Kafia AIT ALLOUACHE

N

a t io n

5

EL MOUDJAHID

réCUPérAtIon Et vALorISAtIon dES déChEtS

L’environnement aU cœUr

des enjeux économiques

M. Ouali : « Le recyclage des déchets en Algérie est un marché qui représente plus de 38 milliards DA. »

«U ne commission mixte entre le mi- nistère de l’Environnement et celui de l’Industrie sera installée

prochainement, afin de programmer toutes les demandes d’investissement dans le domaine du recyclage des déchets, et cela selon les be-

soins et les capacités du marché dans la ma- tière », tels sont les propos tenus, hier, par le ministre des ressources en eau et de l’Envi- ronnement, M. Abdelkader ouali. Le ministre, qui a inauguré avec M.Abdes- lam Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines, au palais des expositions, le pre- mier Salon international dédié la récupération et de la valorisation des déchets (rEvAdE),

a fait savoir que leurs départements collabo- rent pour la mise en place d'une commission mixte qui aura pour mission le traitement des demandes d'investissement dans le secteur. Il a, d’ailleurs, insisté sur la nécessité de passer à une gestion économique des déchets.

« Aujourd’hui, la gestion des déchets se fait

de manière administrative, à savoir la collecte et le dépôt des déchets au niveau des dé- charges, mais il est temps de passer à une ges- tion économique, car ils représentent une source de richesse », a-t-il souligné. Le ministre a indiqué que l'investissement dans le recyclage des déchets en Algérie peut rapporter 38 milliards de dinars, soulignant que ce domaine est inexploité actuellement. « En plus de sa contribution à l'améliora- tion des conditions de vie des citoyens à tra- vers l'élimination des déchets, l'investissement dans le secteur de l'environnement offre la possibilité de recyclage et de récupération de nombreux matériaux actuellement jetés dans la nature, tels que le fer, le plastique, l'alumi- nium et le papier. des matériaux jusqu'à pré- sent importés au prix fort », a-t-il déclaré. Le ministre a affirmé que « le secteur de l'environnement en Algérie progresse bien après l'investissement de plus de 22 milliards de dollars dans le domaine de raccordement aux réseaux d'eau potable et d'assainissement de toutes les régions du pays et de la réalisa- tion de centres d'enfouissement technique (CEt) et de décharges publiques, en plus de la création d'instances spécialisées dans l'en- vironnement ». dans cette optique, il rappellera l’exis- tence de 220 centres de traitement de déchets au niveau national et 80 autres qui sont en cours de réalisation.

« Le temps de l’exportation des déchets pour être importés recyclés est révolu »

Pour sa part, M. Abdeslam Bouchouareb a indiqué que dans la conjoncture économique actuelle, l’environnement est un facteur im- portant pour la relance de l’économie natio- nale « le temps de l’exportation des déchets pour qu’après on les importe recyclées est ré- volu », a-t-il martelé, tout en indiquant qu’il faudrait changer de modèle et de vision quant au traitement des déchets pour que ces der- niers devienne à l’avenir, une ressource que l’Algérie pourra exploiter. Concernant la commission mixte qui sera installée prochainement, le ministre de l’In- dustrie et des Mines a également affirmé que cette nouvelle approche, est la mieux indiquée pour résoudre la problématique de gestion des déchets et permettra le passage de centre de coût (gestion classique des déchets) à un cen- tre de profit économique, environnemental et social. Il s’agit, d’après le ministre, d’« exploiter un gisement qui aura des impacts et qui génè- rera des ressources et de nouveaux postes d’emploi, sachant que de par leur nature et leur composition, les déchets urbains solides constituent une matière première pour di-

verses activités, agricoles, industrielles et ar- tisanales ». Sur un autre plan, et au-delà de la finalité de la protection de l’environnement visée par

la valorisation des déchets, le ministre affirme

que la dimension économique est recherchée

Ph. : Billal
Ph. : Billal

à travers cette action de récupération et de va- lorisation des déchets. « La réduction des ressources financières extérieure de l’Algérie nous incite à recher- cher de nouvelles voies et de nouveaux moyens pour contribuer à la substitution de la production locale aux importations, pour ex- ploiter au maximum les ressources produc- tives disponibles en Algérie, notamment par la récupération et le recyclage des déchets et pour encourager l’investissement dans les nouvelles activités et la création de nouvelles entreprises », a-t-il affirmé. Il y a lieu de souligner que le ministère rap- pelle que des dispositifs ont été mis en place pour le développement de l’activité dont des subventions, une réforme réglementaire, la conclusion d’accords avec les industriels concernés par l’économie verte ainsi que le lancement d’actions de sensibilisation, de communication et de formation pour assurer la viabilité économique de la filière déchets. Abdeslam Bouchouareb a également évo- qué le cadre législatif que le gouvernement al- gérien a adopté, depuis l’année 2001, la loi 01-19 du 12 décembre 2001, relative à la ges-

tion, au contrôle et à l’élimination des déchets. « Ceci pour vous dire que la valorisation des déchets industriels par leur recyclage et leur réemploi constitue une préoccupation majeure des autorités algériennes », dit-il. Il y a lieu de rappeler que le rEvAdE, qui s'étalera sur quatre jours, est le premier Salon dédié à la collecte, au tri, au transport, au trai- tement, à la valorisation et au recyclage des déchets industriels. Le Salon est organisé par la Chambre al- gérienne de commerce et de l'investissement (CACI) en collaboration avec l'Agence natio- nal des déchets (And) et de la GIZ. Cette manifestation ambitionne, entre au- tres, de faire connaître les équipements et les technologies utilisées dans le domaine de la transformation et du recyclage, la promotion de l'industrie de la récupération et du recy- clage des déchets et encourager l'investisse- ment et la création d'entreprises ainsi que le développement de la gestion et la valorisation des déchets industriels. Sarah A. BenALI CherIF

M. Bouchouareb : « Le retour à l’importation  des véhicules d’occasion exclu pour le moment »
M. Bouchouareb : « Le retour à l’importation  des véhicules d’occasion exclu pour le moment »

M. Bouchouareb : « Le retour à l’importation  des véhicules d’occasion exclu pour le moment »

M. Bouchouareb : « Le retour à l’importation  des véhicules d’occasion exclu pour le moment »

Le ministre de l’Industrie et des Mines a, encore, saisi l’occasion de sa visite au Salon, pour dire que le retour à l’importation des vé- hicules de moins de 3 ans n’est pas à l’ordre du jour. « Le retour à l'importation des véhi- cules d'occasion est exclu tant pour les par- ticuliers que pour les concessionnaires, la question n’a pas été abordé au gouverne- ment. Ce point ne figure guère dans le projet de loi de finances 2017 », a-t-il affirmé M. Abdeslam Bouchouareb, qui s’est ex- primé en marge de l’inauguration du premier Salon international de la récupération et de la valorisation des déchets, à également fait savoir que le marché local recèle déjà un grand potentiel de véhicules d'occasion qui demande à être organisé et qu'il n'y a donc pas besoin d'importer ce genre de véhicules. Le ministre a également annoncé qu’à l’avenir, l'organisation du marché des véhi- cules d'occasion se fera à travers un cahier des charges qui vise à instaurer la traçabilité et la sécurité « un cahier des charges est en cours d’élaboration, des équipes sont en train de travailler dessus et on annoncera ses conditions dès qu'il sera prêt », a précisé M. Bouchouareb tout en ajoutant qu’à travers ce prochain cahier des charges, un marché de la voiture d'occasion sera créé. Selon le ministre, dans ce marché d'occa- sion, « il y aura des spécialistes qu'on va orienter et qui vont s'impliquer. Ainsi,

dans ce marché d'occa- sion, « il y aura des spécialistes qu'on va orienter et qui

lorsqu'un client veut acheter un véhicule, il aura la traçabilité et un minimum de garantie pour sa sécurité et son intérêt financier, tout comme on le fait pour les véhicules neufs ». Questionné sur la possibilité pour les concessionnaires d’acheter localement les véhicules d'occasion pour les revendre, M. Bouchouareb a répondu que « c'est le cahier des charges qui va déterminer ces aspects ». Pour ce qui concerne le foncier industriel, le ministre a indiqué que rien que sur l'année en cours, 8.700 hectares terrains d'assiette destinés à des projets industriels ont été dis- tribuées, « soit 80% de la totalité du foncier industriel attribué depuis l'indépendance ». Concernant la loi de finances 2017, qui a été adoptée, hier, par le Conseil des minis- tres, celui-ci s’est félicité que les 6 mesures qui ont été proposées par son département on été toutes retenues. « Les 31 lois proposées par le secteur de l’industrie vont toutes dans le même sens, soit le soutien à l’investissement, le soutien à l’entreprise et le soutien des PME », a-t-il indiqué tout en rappelant qu’une batterie de mesures ont été prises, avec pour finalité, l'amélioration des recettes de l'Etat, l'encou- ragement de l'investissement, ainsi que da- vantage de simplification et d'allègement des procédures fiscales. S. A. B. C.

PréSErvAtIon dE LA BIoSPhèrE

L’Unesco motive

les jeunes 

scientifiques 

Après le lancement du prix lié à l’éducation dans les régions défavori- sées, l'UnESCo, comme elle le précise sur son site, et le Programme MAB, ont décidé d’attribuer des bourses aux jeunes scientifiques, en guise de récompense des contributions exceptionnelles à la gestion ou à la préservation de l'environ- nement. La date limite pour soumettre le formulaire de candidature est fixée pour le 31 octobre courant. Un prix « Sultan Qabus » sera également discerné à cette catégorie. Attribué tous les deux ans, ce prix consiste en un certificat et une ré- compense financière de 70.000 USd. Les candidatures pour cette distinction ne peuvent être proposées que par les Etats membres de l'UnESCo et par les organisations non gouvernementales (onG) ayant des relations formelles de consultation avec cette institution. Une seule candidature est autorisée. Chaque année depuis 1989, dix jeunes chercheurs se voient attribuer des bourses afin de soutenir leurs recherches sur les écosystèmes, les ressources natu- relles et la biodiversité. Par le biais des bourses MAB pour les jeunes scienti- fiques, le programme de l'homme et la biosphère « investit dans une nouvelle génération de scientifiques à travers le monde ». L’Unesco, elle, s’est dite convaincue que la formation et l’engage- ment de cette élite, constituent « la clé qui permettra de résoudre les questions environnementales de façon durable ». Le même site précise que le Conseil international de coordination du Pro- gramme de l’UnESCo sur l’homme et la biosphère, a ajouté 20 nouveaux sites au réseau mondial des réserves de bio- sphère, ce qui porte à 651 le nombre total de sites — dont 15 transfrontaliers — ré- partis dans 120 pays. Ces réserves sont des zones compre- nant des écosystèmes terrestres, marins et côtiers. Chaque réserve, précise-t-on, « favorise des solutions conciliant la conservation de la biodiversité et son uti- lisation durable ». Le domaine de la bio- diversité est complexe et comprend de nombreux aspects scientifiques qui de- meurent à élucider. Le développement des capacités globales de gestion de sys- tèmes socio-écologiques complexes, et plus particulièrement en encourageant le dialogue au niveau de l’interface science/politique, en soutenant l’éduca- tion environnementale, et par une diffu- sion multimédia permettant de toucher la communauté globale. Le Programme sur l’homme et la biosphère, créé par l’UnESCo au début des années 1970, est un programme scientifique intergouvernemental, pré- cise-t-on, expliquant que celui-ci vise à améliorer les relations entre les habitants de la planète et leur environnement natu- rel au niveau mondial. Il s’agit aussi de développer des mo- dèles de durabilité locale, nationale et mondiale, et des modèles permettant aux réserves de biosphère de fonctionner comme des sites d’apprentissage où dé- cideurs, chercheurs et communauté scientifique, gestionnaires et acteurs concernés travaillent en synergie à même de traduire les principes mondiaux du dé- veloppement durable en pratiques loca- lement pertinentes. Pour l’Algérie, l’UnESCo a récemment reconnu 8 parcs naturels algériens en tant que ré- serves de biosphère. Ces parcs qui relè- vent du ministère de l’Agriculture et qui totalisent une superficie de 138,33 mil- lions d’hectares sont El Kala, Chréa, djurdjura, Belezma, taza, Gouraya, tlemcen et le parc du tassili dépendant du ministère de la Culture. Fouad IrnAtene

Jeudi 6 octobre 2016

N

6

a t io n

EL MOUDJAHID

ConférenCe de presse de M. AMAr sAâdAni :

« Le FLN ne pourra jamais être ébraNLé »

C’est une riposte cinglante que vient d’apporter le secrétaire général du FLN au groupe dit des «14», ayant demandé son départ dans une lettre récemment rendue publique, lors de sa rencontre hier à l’hôtel Ryad de Sidi Fredj, avec le bureau politique et les mouhafeds.

S es «vérités» — et c’est le mot qu’il a employé — fusent, l’une après l’autre. il charge l’ancien premier responsable

des services de renseignements, et rassure que le fLn «ne pourra jamais être ébranlé. sa force, il la puise de sa base militante, qui s’élargit de jour en jour». il sollicite les autorités françaises de «travailler avec les institutions algériennes,

et non avec des personnes». saâdani précise que «18.000 crânes d’Algériens tués au cours du siècle dernier sont dans un musée français». il trouve «étrange» et «para- doxal» que ces pratiques émanent «d’un pays qui se dit frère et une référence en ma- tière de la démocratie et des droits de l’homme».

Législatives : Saâdani annonce le « triomphe » du FLN

Le leader du fLn charge également l’ancien sG du parti et lui reproche de faire de la «chkara», une devise. en dehors, le patron du fLn dénonce aussi le «compor- tement indigne» de l’homme d’affaires ra- chid nekkaz et son utilisation «comme un pion» afin de «perturber la dernière élection présidentielle». saâdani fustige une «opposition qui n’est que là que pour s’opposer», l’invitant, d’une part, à arrêter son discours, dit-il, en porte-à-faux avec l’éthique, dans lequel elle évoque la «triche» des législatives cinq mois avant leur déroulement. d’autre part, l’orateur sollicite cette catégorie à aller dans tous les coins du territoire, s’approcher des citoyens pour pouvoir connaître sa vraie va- leur. «Ce n’est pas dans les hôtels que se fait la politique». «si le fLn est fort, ce n’est pas le fruit du hasard, mais trouve sa par- faite explication dans l’ancrage du parti à travers les quatre coins du pays. Le parti a misé sur son président, Abdelaziz Boute- flika, l’homme de la réconciliation qui a éteint le feu de la fitna, qui ramené avec lui une paix dans pays qui était à feu et à sang.» saâdani dénonce les «manœuvres diabo- liques» émanant de certains cercles défai- tistes et incarnant le catastrophisme. il fait savoir que les candidatures «se font au ni-

il fait savoir que les candidatures «se font au ni- veau des kasmas, aucun dossier ne

veau des kasmas, aucun dossier ne sera reçu au niveau de notre siège». et enchaîne :

«Celui qui a la chkara, n’a qu’à la garder chez lui.» L’homme politique, après avoir appelé d’autres partis à moraliser l’exercice politique, dit que son parti a l’obligation d’appliquer le slogan «renouveau et rajeu- nissement» du 10 e congrès. il met égale- ment en relief la relation «professionnelle au seul service de l’intérêt général» qu’a le fLn avec les médias.

Comités de candidatures prochainement installés

Toutes ces exigences s’inscrivent, selon saâdani, en droite ligne avec la revendica- tion principale du parti : édification d’un état civil qui consacre la séparation des pou- voirs. À l’issue de cette rencontre, le patron du fLn réaffirme le soutien de sa formation au programme du président, et précise que son parti est régi par des règles inviolables, liées entre autres à la candidature. «Les comités de candidatures du parti au niveau de toutes les mouhafadas aux pro-

réforMe pénALe

chaines échéances électorales seront instal- lés prochainement», a indiqué Amar saâ- dani. Toute tentative de travailler loin de cet impératif disciplinaire mettra son initiateur en position de «hors-jeu». Les relations per- sonnelles «ne peuvent rien apporter au can- didat». saâdani réaffirme également son attachement à voir le gouvernement issu de partis. Le fLn compte en ses rangs 14 mi- nistres. Aux parties ayant misé sur les dif- férends internes qui secouent le parti majoritaire, saâdani dit que «ce n’est qu’un coup d’épée dans l’eau». et coupe court aux assertions selon lesquelles le président Bou- teflika aurait décidé de l’écarter du parti, re- levant que «le président ne s’est jamais abaissé à ce niveau». À la fin, saâdani a rejeté l’idée des op- tions d’alliances avant les législatives. «Les coalitions seront nouées après le scrutin et en fonction du résultat final.» sur le plan ré- gional, saâdani recommande vigilance contre la menace de daech, rendant un hommage appuyé à l’Armée nationale po- pulaire et aux différents services de sécurité. Fouad IRNATENE

L’algérie pioNNière

L'organisation internationale de réforme pénale a salué hier l'expérience algérienne en ma- tière de réforme de son système pénal, la considérant «pion- nière» par rapport aux autres pays arabes. en marge d'une ses- sion de formation sur la «ré- forme des établissements pénitentiaires, conformément aux standards internationaux des droits de l'homme, la directrice régionale de l'organisation inter- nationale de réforme pénale pour l'Afrique et le Moyen- orient Taghrid el-djabr s'est fé- licitée de l'engagement perçu au niveau des institutions gouver- nementales algériennes en fa- veur de l'application de la loi et de la consécration des droits de l'homme en tant que critère élé- mentaire conformément aux normes internationales de réfé- rence. selon M me el-djabr, cet atta- chement se traduit par la mise en

œuvre des critères internatio- naux relatifs aux droits de l'homme et l'amélioration de la structure de base des établisse- ments pénitentiaires. L'Algérie a œuvré pour la réforme de son cadre législatif régissant ce do- maine, notamment la Constitu- tion, a rappelé la responsable, mettant en avant les efforts consentis pour le développement des programmes relatifs aux peines alternatives faisant de la détention l'ultime recours dans certaines affaires. elle a évoqué certaines autres démarches entreprises par l'Al- gérie en matière de réinsertion afin de réduire le taux de réci- dive, une expérience, a-t-elle soutenu, que l'organisation in- ternationale de réforme pénale est soucieuse de voir appliquer dans les autres pays arabes qui accusent un retard dans ce do- maine. M me djabr a encore rap- pelé que cet atelier, le septième

abrité dans plusieurs wilaya du territoire national, à l'instar de Biskra et d’Annaba, intervient en parachèvement du pro- gramme d'action engagé par son organisation, en collaboration avec le ministère de la Justice et la Commission nationale consul- tative de promotion et de protec- tion des droits de l'homme (CnCppdH), pour faire connaî- tre les amendements de lois consacrant la protection des droits des individus en déten- tion. pour sa part, le secrétaire gé- néral de la CnCppdH, Abdel- wahab Mordjana, a indiqué que cette rencontre se proposait de hisser les capacités des parties concernées par la mise en œuvre de la loi, notamment la gendar- merie, la police, les magistrats et les procureurs de la république, en adéquation avec les standards mondiaux en vigueur en la ma- tière, telles la déclaration de

Bangkok et les règles minimales pour le traitement des détenus adoptées par l'onU en 1975 et amendées en 2015 et connues sous l'appellation commune de règles nelson. «Les établissements péniten- tiaires enAlgérie obéissent à ces critères et ont réalisé une impor- tante avancée, avec une recon- naissance mondiale», a-t-il soutenu. Le directeur général de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, Mokhtar fe- lioune, a de son côté rappelé le processus de réformes initiées par l'Algérie par l'adoption d'une politique pénale visant la pré- vention de la délinquance et se proposant d'accorder une se- conde chance aux égarés. il a fait état de la réalisation de nouveaux établissements pé- nitentiaires obéissant aux stan- dards mondiaux pour remplacer les anciens qui seront fermés.ApS

ALGérie - frAnCe

«Lalutteantiterroriste

nedoitpasêtre

seulementsécuritaire»

nedoitpasêtre seulementsécuritaire» Le ministre de la Justice, garde des sceaux, Tayeb Louh, a

Le ministre de la Justice, garde des sceaux, Tayeb Louh, a affirmé que la lutte contre le ter- rorisme ne doit pas être «seulement» sécuritaire. «nous avons évoqué les moyens à mettre en branle dans la lutte antiterroriste qui ne doit pas être seulement sécuritaire. il faut que la lutte soit globale», a-t-il déclaré à la presse, à l'issue de son entretien avec le président du Conseil consti- tutionnel français, Laurent fabius, qui l'a d'ail- leurs chargé de transmettre ses «sincères» salutations au président de la république, Abde- laziz Bouteflika. il a expliqué que la vision de l'Algérie, dans ce domaine, est «globale» qui en- globe les aspects sécuritaire, économique, social et politique, notamment à travers la réconcilia- tion nationale initiée par le président de la ré- publique. «nous avons discuté des défis communs et d'intérêt commun, comme la lutte contre le terrorisme et le crime organisé transna- tional», a-t-il ajouté, soulignant que les discus- sions à ce sujet étaient «très importantes». par ailleurs, le ministre de la Justice, qui est en visite de travail en france, a indiqué que la rencontre qu'il avait eue avec Laurent fabius était «très fructueuse», au cours de laquelle les deux parties ont examiné «les questions d'intérêt commun, dans le domaine juridictionnel et constitution- nel». «L'entretien a porté également sur les pos- sibilités de coopération concernant les systèmes juridiques et constitutionnels des deux pays, et l'échange des expériences sur le plan juridique et constitutionnel en relation avec les réformes ini- tiées par le président de la république et concré- tisées dans le dernier amendement de la Constitution», a-t-il précisé, indiquant avoir aussi examiné les moyens de consolider les re- lations des deux pays «basées sur l'égalité et la solidarité». pour sa part, le président du Conseil constitutionnel français a relevé l'amitié «forte» qui existe entre son pays et l'Algérie, à l'issue de l'entretien «très chaleureux comme le sont les re- lations entre l'Algérie et la france». «nous avons parlé des questions de justice dans deux pays et de l'amitié entre l'Algérie et la france qui est forte à laquelle je suis très attaché», a-t-il dit, ajoutant que l'essentiel de la conversation a porté sur les questions juridictionnelles dans les deux pays. «il y a eu en Algérie, une réforme de la Constitution importante, maintenant elle est en train d'être appliquée», a-t-il rappelé, soulignant que les deux pays ont «souvent des Constitutions avec des évolutions assez voisines à travers les- quelles nous avons partagé nos expériences».

Signatured’une

conventiond’entraide

judiciaire

Une convention d'entraide judiciaire en ma- tière pénale, permettant à l'Algérie et à la france de renforcer leur coopération dans la lutte contre le crime transnational organisé, a été signée hier à paris. La convention, qui permettra aux deux pays de relever les défis des nouvelles formes de criminalité, a été signée par le ministre de la Jus- tice, garde des sceaux, Tayeb Louh, et son ho- mologue français, Jean-Jacques Urvoas, à l'issue des entretiens élargis aux membres des deux dé- légations. elle remplace l'Accord du 28 août 1962 dans son volet relatif à l'entraide judiciaire en matière pénale. Cette convention «a été négo- ciée dans le respect de la souveraineté des deux états et en tenant compte des spécificités de leurs systèmes juridiques et judiciaires respectifs». outre les dispositions relatives à la notification des actes judiciaires, la convention prévoit des dispositions «modernes» et «novatrices», à l'exemple de l'audition par vidéoconférence, les livraisons surveillées et l'échange d'informations et de documents par voie électronique.

Jeudi 6 octobre 2016

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EL MOUDJAHID

Centre de presse d’El Moudjahid
Centre de presse d’El Moudjahid

PLAIDOYER DE L’ASSOCIATION ALGÉRIENNE POUR LA PLANIFICATION FAMILIALE

Besoin de clarification

«Lorsque la vie de la mère est en danger ou lorsque son équilibre physiologique et psychologique est menacé, le médecin traitant, en accord avec le spécialiste concerné, doit l’en informer et entreprendre, avec son consen- tement, toute mesure thérapeutique dictée par les circonstances, y compris l’interruption de la grossesse.» Arti- cle 58 de l’avant-projet de loi sur la santé, présenté mardi dernier au Conseil des ministres. Un article appelé à être plus précis et plus clarifié, selon le plaidoyer de l’Association algérienne pour la planification familiale.

L’ Association algérienne pour la planification fami- liale a choisi la tribune du

Forum d’El Moudjahid pour enta- mer les préparatifs de la Journée parlementaire qu’elle compte orga- niser prochainement et qui porte sur la nouvelle loi sanitaire. Les membres de cette association, qui milite, depuis 1987, pour les droits en santé sexuelle et reproductive, voient dans ce nouveau texte de grandes avancées. Cependant, ils estiment que certains points sont restés ambigus, notamment en ce qui concerne l’interruption théra- peutique de la grossesse. En effet, pour la juriste Nadia Aït Zaï, cet ar- ticle, qui a introduit la possibilité pour le médecin de recourir à l’in- terruption thérapeutique de la gros- sesse, quand il y a un danger physique ou psychologique qui pèse sur la mère, doit être plus ex- plicite et prendre en compte les femmes victimes de viol ou d’in- ceste. Et ce en raison des consé- quences de tels actes abjects sur la femme sur le plan psychologique et mental. Il faut juste rappeler que dans notre pays, l’avortement est inter- dit. Et dans deux cas seulement, il est autorisé : pour des raisons thé- rapeutiques, afin de sauver la vie de la femme, ou si le fœtus présente des risques de malformations graves. Pour le moment, en cas de viol, l’interruption d’une grossesse n’est pas autorisée, sauf s’il s’agit d’un viol commis dans le cadre d’un acte terroriste. Une décision prise, après la décennie noire, par l’État algérien, autorisant l’avorte- ment des femmes violées par les

Ph. : T. Rouabah
Ph. : T. Rouabah

groupes terroristes. En résumé, l’AAPF accueille à bras ouverts le nouveau texte de loi sur la santé, car il répond en grande partie à ses revendications et thèmes qui ont fait l’objet de son combat depuis sa création. C’est pourquoi, aujourd’hui, un travail de sensibilisation doit se faire auprès des parlementaires pour mieux pro- téger les victimes de viol et d’in-

ceste, qui sont généralement mi- neures. Il faut rappeler que cette as- sociation compte parmi ses membres, des médecins, des hommes de culte qui l’accompa- gnent et qui apportent des réponses sur le plan religieux. Le plus im- portant à retenir de la sortie média- tique de l’AAPF, qui doit être suivie par une rencontre avec les morchidates, est de pouvoir, dans

un cadre législatif, apporter aide et réconfort à toutes ces femmes vic- times de viol ou d’inceste, et sur- tout d’une société qui refuse de voir. La balle est dans le camp des parlementaires qui auront à débat- tre prochainement cette loi sani- taire.

Qui est l’AAPF ?

L’Association algérienne pour la planification familiale (AAPF) est une association non gouverne- mentale (ONG) d’utilité publique à but non lucratif. Elle a été créée le 22/10/1987 sur l’initiative de 72 volontaires. Elle œuvre en faveur de la planification familiale et du bien-être de l’individu en matière de santé sexuelle et reproductive, dans une société plus juste et plus équilibrée. Elle s’adresse aux femmes, hommes et jeunes, tout particulièrement en zones rurales. Elle vise aussi à la promotion des droits de la femme et des jeunes pour un choix libre et réfléchi. Son action se développe dans le cadre d’un partenariat dynamique et ef- fectif avec le ministère de la Santé, en vue de concrétiser les objectifs du Programme nationale de maî- trise de la croissance démogra- phique (PNMCD). Elle est affiliée à l’IPPF (International Planned Pa- renthood Federation), depuis 1990. Elle conduit ses activités selon le principe de l’égalité des sexes, et agit contre les discriminations dans ses politiques, programmes et son organisation, conformément aux orientations de l’IPPF et à la poli- tique du gouvernement. Nora C.

PROJET DE LOI SUR LA SANTÉ

HADJIS PRIS EN CHARGE PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Une sollicitude appréciée

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE Une sollicitude appréciée Le groupe des hadjis pris en charge par

Le groupe des hadjis pris en charge par

le Président de la République, M. Abdelaziz

Bouteflika, est rentré hier au pays, après avoir accompli les rites du hadj. Les 110 hadjis ont été accueillis, à l'aéroport interna- tional Houari-Boumediene (Alger), par la ministre de la Solidarité nationale, de la Fa-

mille et de la Condition de la femme, Mou- nia Meslem Si Ameur, et des cadres du ministère, aux côtés des familles et proches des pèlerins. Dans une déclaration à la presse, la ministre a indiqué que les 110 had- jis, qui sont des nécessiteux issus de plu- sieurs wilayas et des personnes âgées résidant dans les centres spécialisés relevant du secteur de la Solidarité, sont revenus à leurs familles dans de bonnes conditions, après avoir accompli les rites du hadj. M me Meslem a rappelé que son département mi-

nistériel a veillé à l'application des orienta- tions du Chef de l'État, en réunissant les conditions favorables à la réussite de cette action de solidarité, notamment sur les plans administratif et technique, en vue d'assurer un accompagnement adéquat à ce groupe de hadjis qui a été encadré par un staff adminis- tratif et médical. Rappelant que cette action

a été initiée par le Président de la Répu-

blique, Abdelaziz Bouteflika, depuis plu- sieurs années, la ministre a réaffirmé l'attachement de l'État à sa politique sociale, en dépit de la conjoncture économique.

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hos- pitalière, Abdelmalek Boudiaf, a affirmé, à Alger, que le projet de loi sur la santé représentait un «acquis» pour l'ensemble des acteurs du secteur et de la société. M. Boudiaf a indiqué que le projet de loi sur la santé, adopté en Conseil des ministres réuni mardi dernier, venait ainsi «répondre aux exigences de la popu- lation», soulignant qu'il était «le fruit d'un long processus de dia- logue et de concertation avec les différents professionnels de la santé publique et privée, y compris les syndicats du secteur, outre les représentants des malades (associations) au niveau local et na- tional». Il a précisé que le nouveau texte contribuera à «la mo- dernisation du système, conformément aux critères mondialement en vigueur et son adaptation aux mutations que connaît la société algérienne». Il a souligné, à ce propos, que la loi «dotera le sec- teur de moyens et mécanismes nouveaux en matière de gestion qui faciliteront l'application des différents changements dans tous les domaines sociaux et économiques», rappelant «la consécra- tion de la gratuité des soins dans un cadre nouveau». Le ministre de la Santé a, d'autre part, estimé que ce projet de loi tendait éga-

Un acquis

part, estimé que ce projet de loi tendait éga- Un acquis lement à «pourvoir les établissements

lement à «pourvoir les établissements de la santé publique d'un cadre juridique moderne qui lui permettra d'améliorer ses presta- tions et de fonctionner de manière organisée et régulière, tout en incluant le secteur privé en tant que partenaire du système natio- nal». Il a rappelé, en outre, l'encadrement minutieux des activités liées à la prévention, aux soins, à la recherche scientifique, à la lutte contre le tabagisme, à la consolidation de la santé mentale et autres aspects y afférents à la biotechnologie et à la déontologie de la profession. Le projet de loi sur la santé vient en remplace- ment de la loi 85/05 en date de 1985 qui n'est plus adaptée aux impératifs de la population sans cesse croissante. Le texte compte 470 articles qui renferment tous les aspects juridiques et règle- mentaires liés à la gestion des établissements publics et à la mo- dernisation en intégrant le secteur privé en sa qualité de partenaire du système, sans occulter ceux relatifs à la prévention. Le projet de loi procède par ailleurs à la séparation entre les missions des conseils d'éthique, la codification de la procréation médicalement assistée et à la régulation du marché des médicaments, à travers la création d'une agence nationale des produits pharmaceutiques.

« Un saut qualitatif », selon les partenaires

Le nouveau projet de loi relative à la santé, approuvé par le Conseil des ministres, contribuera à moderni- ser et à organiser la gestion du sec- teur, «conformément aux normes internationales» en vigueur, ont indi- qué les partenaires du secteur. Le pro- jet de loi «intervient au moment opportun, la loi de 1985 ne répondant plus aux mutations de la société et à ses aspirations dans le domaine de la santé», a déclaré Mohamed Bekkat Berkani, président du Conseil natio- nal de l'ordre des médecins algériens. Tous les partenaires «ont œuvré, de-

puis des années, pour l'avènement d'une loi qui puisse assurer des pres- tations de qualité au malade et s'adap- ter au développement du secteur privé», a-t-il indiqué. Par ailleurs, il a souligné la néces- sité d'œuvrer pour la concrétisation d'une «complémentarité» entre les secteurs public et privé, de façon à améliorer la prise en charge du ma- lade. De son côté, Lotfi Ben Bahmed, président de l'Ordre national des pharmaciens, s'est dit satisfait de la teneur du nouveau projet de loi, dont une bonne partie est consacrée au

secteur pharmaceutique, mettant en relief la nécessité de suivre les diffé- rentes étapes de fabrication du médi- cament qui, a-t-il dit, «revêt un caractère vital». «Ce projet est à même de consacrer la modernisation de la profession de pharmacien, et ap- puie l'industrie pharmaceutique dans les secteurs public et privé», a-t-il ajouté. Pour sa part, Messaoud Be- lambri, président du Syndicat natio- nal algérien des pharmaciens d'Officines (SNAPO), considère que ce nouveau projet de loi de la santé permettra «d'améliorer la prise en

charge du malade en fonction du dé- veloppement du schéma de la santé et des mutations survenues au sein de la société». Le syndicat «suit de près l'organisation du nouveau schéma de la pharmacie dans le cadre du plan national de la santé, ce qui contri- buera à l'organisation de cette profes- sion à tous les niveaux», a-t-il également noté. Les associations des malades ont, quant à elles, salué «le saut qualitatif et la nouvelle organi- sation» en matière de prise en charge du malade, notamment après «la va- lorisation du rôle des associations

dans la sensibilisation et la préven- tion». À cet effet, la présidente de l'Association algérienne des hémo- philes a qualifié le projet de loi de la santé d’«acquis important» pour le malade et la société en général. Le président de l'Association d'aide aux hypertendus, Kheireddine Mekhbi, a souhaité «l'amélioration de la qualité de la prise en charge des personnes atteintes de maladies chroniques, après l'application de la nouvelle loi» qui consacre «une bonne partie à la prévention des différentes patholo- gies».

Jeudi 6 Octobre 2016

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EL MOUDJAHID

41.676 éTUDIANTS SE SoNT INSCrITS à L’USTHB

HAUSSE historique

Pas moins de 41.676 étudiants, dont 9.144 nouveaux bacheliers, se sont inscrits, cette année, à l’Université des sciences et des technologies Houari-Boumediene (USTHB), a indiqué hier le recteur de cette prestigieuse institution.

S’ exprimant hier, lors d’une conférence de presse, organi- sée à l’occasion de la rentrée

universitaire 2016/ 2017, le P r Moha- med Saïdi a précisé que «c’est la pre- mière fois qu’un chiffre aussi important a été atteint». Il fera remar- quer néanmoins, que le «pic» enregis- tré l’an dernier s’est en fait «translaté vers la deuxième année». En effet, poursuit le premier responsable de l’USTHB, pas moins de 2.400 étu- diants sont inscrits en 2ème année de biologie. Pour ce qui est de l’ensemble des inscrits en première année, ces der- niers se comptent à plus de 12.000 étudiants. Il faut dire que l’opération d’inscription des nouveaux bacheliers – laquelle opération s’est déroulée du 4 au 9 août 2016 – a été qualifiée de «réussite». Totalement numérisé, tout le processus a été pris en charge par la tutelle, signale le recteur, mettant en exergue que ce changement a amené à revoir l’organisation de l’USTHB. « Les amphithéâtres n’étant pas dotés d’Internet, le lieu des opérations a été déplacé vers certaines facultés qui ont ouvert leurs locaux pour les inscrip- tions des domaines qui les concernent. Tous les moyens humains et matériels ont été mobilisés pour cette opération et le nouveau bachelier ne présentait que le relevé de notes du bac et les frais d’inscriptions pour obtenir im- médiatement son certificat de scolarité et sa carte d’étudiant». Cela dit et dans le souci d’améliorer le débit internet, de nouveaux équipements sont atten- dus. Pour les bâtiments comme la mai- son de la science, le hall de technolo- gie de la faculté de génie mécanique et génie des procédés, les blocs péda- gogiques et d’autres qui sont en voie de finalisation, de nouveaux câblages en fibre optique en fibre optique vont être installés pour l’Internet. Cette année, l’enseignement pédagogique s’étalera sur pas moins de 30 semaines

pédagogique s’étalera sur pas moins de 30 semaines «c’est le maximum que peut assurer l’université si

«c’est le maximum que peut assurer l’université si l’on tient compte des périodes de vacances, d’examens et d’évaluation», explique M. Saïdi. Autre point important à retenir également, les étudiants en spécialités inscrits en licences sont au nombre de 15.900. Il est à noter, aussi que les ef- fectifs des masters prennent de plus en plus de volume. «Leur nombre ap- proche les 10.000. C’est une charge pour nos collègues responsables et enseignants et aussi pour les travail- leurs qui assurent leur encadrement administratif et technique», affirme M. Saïdi avant d’ajouter que « la prise en charge de l’encadrement des étu- diants et la couverture de tous les pro- grammes d’enseignement reste une tâche difficile et continuera de l’être, pendant tout ce mois. C’est aussi une tâche difficile pour nos agents de sé- curité qui assurent le contrôle des accès et veillent à la sécurité au sein du campus».

Quelque 3.550 doctorants attendus cette année

Détaillant ensuite le bilan chiffré de la rentrée universitaire 2016-2017, M. Saïdi fera remarquer que le nom- bre d’étudiants du 1 er et 2 e cycle (li- cence et master) est de 38.126 (28.380 en licence et 9.746 en master). Pour ce qui concerne les doctorats, les concours n’ont pas encore eu lieu. Ce- pendant le recteur de l’USTHB estime leur nombre cette année, à 3.550. Pour cette rentrée universitaire, l’USTHB présente trente-six offres de formation en licence dont la plupart sont à « référentiel national». Pour l’opération harmonisation des mas- ters, de nouveaux cahiers des charges d’offres de formations ont été établis et présentés aux différents CPND et ont été, pour rappel, avalisés par arrê- tés ministériels, en août dernier, pour que les programmes puissent être ap- pliqués dès cette rentrée. En tout et

pour tout, 101 masters sont ouverts cette année, 47 doctorats (avec 256 postes ouverts pour les nouveaux doc- torants dans les six domaines que compte l’université) et 5 poste-gra- duations spécialisés (PGS) poursui- vront leur fonctionnement. Le nombre d’enseignants permanents est de 1.858. Il en est autant pour les tâches accessoires. Enfin, le personnel d’as- sistance technique et de soutien est chiffré à 1.926 employés. M. Saïdi a également souligné, lors de cette conférence de presse, que le nombre de postes budgétaires accordé à l’uni- versité de Bab Ezzouar pour le recru- tement d’enseignants reste «faible», compte tenu de l’augmentation des ef- fectifs des étudiants et du nombre des départs à la retraite. L’on apprendra, d’autre part, à la faveur de cette ren- contre, que l’USTHB vient de procé- der au renouvellement de ses organes (CSD, CSF, CF et CSU) en organisant des élections dans toutes les facultés. «Les procès-verbaux des résultats vont être communiqués à la tutelle pour l’élaboration des arrêtés avant leurs installations que nous espérons avant décembre 2016», a-t-il affirmé. Au sujet des relations de l’univer- sité avec les entreprises, l’USTHB compte entreprendre «dans les pro- chaines semaines» des réunions de travail avec ses partenaires « pour la préparation de nouvelles conventions et pour le suivi de celles qui sont en cours. Ces réunions permettront pour les différentes parties de s’exprimer, d’exposer leurs problèmes, leurs préoccupations et de trouver le moyen de renforcer ce partenariat dans l’inté- rêt du développement du pays et de nos étudiants. Des programmes de for- mations pourront être proposés puis élaborés avec le secteur économique», a révélé M. Saïdi, mettant l’accent sur le fait que trois organisations estudian- tines ont déjà été reçues et que l’opé- ration se poursuit. Soraya GUEMMOURI

8 es joUrNéES INTErNATIoNALES DU MArkETING ToUrISTIqUE

La RELANCE du secteur en débat

Le secteur du Tourisme, se place actuellement parmi les secteurs straté- giques pour la relance de l’économie nationale. Ainsi, les pouvoirs publics tablent sur le développement du parc hôtelier qui compte actuellement 100. 000 lits. «Ce dernier est appelé à doubler de capacité, selon le nouveau schéma directeur, basé sur une volonté politique, sur les prescripteurs, l’in- vestissement hôtelier, les touristes, et le citoyen, qui demeure au centre de cette dynamique», a indiqué, hier, le directeur de l’aménagement touris- tique au ministère du Tourisme, Ab- delhamid Terguini. Intervenant à l’ouverture des 8 es journées internationale, sur le Marke- ting touristique. Une manifestation placée sous le patronage du ministre de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat et bénéfi- ciant de la collaboration du ministère de la Culture, ce responsable a fait sa- voir qu’un investissement global de 237 milliards de dinars a été consenti pour arriver à un résultat de 7 millions de nuitées par an, sur une capacité d’accueil de 200.000 lits. A cet effet, un total de 1.560 projets sont agréés actuellement et participeront à relever le parc hôtelier, à un niveau plus ac- ceptable a-t-il estimé M. Terguini, a souligné également que le plan de relance du secteur du tourisme mise énormément sur le volet de la formation qui demeure dé- terminant pour aboutir à des services de qualité, argument important pour le secteur. à cet effet, il est prévu la réa- lisation de 4 grands établissements de formation, 8 instituts et 60 écoles pri-

Ph : Louiza I.
Ph : Louiza I.

vées de formation. Pour ce responsa- ble, les dynamiques susceptibles de relancer le secteur sont, en effet, ba- sées sur cinq axes prioritaires. Il s’agit en premier lieu, de mettre un plan d’action pour revaloriser la destination Algérie, un plan pour la qualité du tourisme, développement de l’inves- tissement, promouvoir le partenariat public/privé, et un plan de finance- ment en adéquation avec la conjonc- ture actuelle. Il estime également que le tourisme en Algérie repose essen- tiellement sur cinq piliers, en l’occur- rence la visibilité de la destination, le flux, le porte-feuille hôtelier, la situa- tion économique et l’investissement. or, l’état des lieux de la situation du tourisme en Algérie fait ressortir une insuffisance en la matière à même de voir l’Algérie incapable de contenir de grands flux de touristes», souligne-t-

il. Chiffre à l’appui, il dira qu’un dé- ficit de 26% a été enregistré sur les en- trées en 2015. Le secteur ne participe qu’à hauteur de 1,5% du PIB, du fait qu’il ne dispose actuellement, que de 1136 établissement repartis sur les dif- férentes catégories, avec un total de 96 500 lits. Le tourisme culturel est également au centre du programme. Il s’agit de voir quelles sont les possibilités de mettre en place les moyens de pro- mouvoir le voyage culturel et patrimo- nial qui est un des segments du tourisme international qui connaît la croissance la plus rapide. qui sont ses adeptes? quelles ex- périences privilégient-ils? C'est dire que cette édition est une opportunité aux participants pour découvrir l'ex- pertise développée à l'international et partager leur expérience acquise.

Cependant et afin de tracer un plan d’action marketing, il est néces- saire de ressortir les point forts et fai- bles du secteur. A cet effet, et dans le volet des arguments forts du tourisme algérien, potentiel naturel vient en pre- mière position, avec le patrimoine cul- turel, et historique, la bande côtière, le sud, et les sources thermales. Concer- nant les potentialités construites, les dernières années ont été riches en réa- lisation. Notamment villages à construction légères, les camps de toiles, et les ports, avec un accompa- gnement des infrastructures de soutien tel que, les stations de dessalement, le métro, le tramway, etc. Pour les points faibles, ceux-ci ne manquent malheureusement pas. Ils sont relatifs au manque cruel de pro- duits marketing, de structures d’ac- cueil, d’utilisation des TIC, de qualification, et de visibilité de la des- tination. Pour les observateurs, le plan de relance parait certes ambitieux et re- pose sur de réelles décisions, malheu- reusement, selon les experts, ce dernier demeure tributaire de la com- pensation de certains points manque- ment. Il s’agit en premier d’empêcher l’usage du foncier touristique à d’autre fins, d’établir des services internet pour la billetterie et le transport, avan- tager l’émergence des formules «open sky» et «low cost», d’ouvrir l’accès au crédit bancaire touristique et surtout améliorer l’environnement direct des établissements hôteliers, en matière de propreté et de divertissements. Salima ETTOUAHRIA

E-PAIEMENT

« E-rselli » de Mobilis premierservice

Mobilis, l’opérateur technolo- gique a pris part au lancement of- ficiel du paiement électronique en Algérie, ce mardi 4 octobre 2016. Un événement de taille, organisée à Alger par l’Association des Banques et Etablissements Finan- ciers (ABEF), indique un commu- niqué de l’opérateur public. En effet, l’événement de lance- ment de l’e-paiement, a été re- haussé par la présence du Ministre des Finances, du ministre délégué chargé de l’économie numérique et de la modernisation des sys- tèmes financiers, du Gouverneur de la Banque d’Algérie, du Prési- dent de l’ABEF et des cadres de Mobilis. «Cette participation est la poursuite de l’orientation straté- gique de Mobilis, qui vise à pro- mouvoir des moyens de paiements modernes et sécurisés permettant aux clients d’accéder à une gamme de services flexibles et de qualité», a déclaré le directeur gé- néral de Mobilis, Mohamed Habib. Et d’ajouter «déjà dispo- nible depuis le mois de juillet 2016, suite à la convention avec la BNApour doter nos agences com- merciales en Terminaux de paie- ment électronique (TPE), nos clients peuvent désormais utiliser ce nouveau système pour régler en toute facilité ses dépenses et dettes. Les systèmes interban- caires permettent l'échange et, éventuellement, la compensation». Dorénavant, le service « E-rselli» proposé gratuitement par Mobilis, permettra aux clients d’effectuer des paiements (rechargement de crédit national/international) avec leurs cartes bancaires CIB via le site web : www.epaiement.mobi- lis.dz, en toute sécurité 24h/24 et

7j/7.

M. MENDACI

MoBILIS

Partenaire officiel du comité exécutif de l’UPJ

Convaincu que la jeunesse et la richesse de tous les pays, Mobilis est le partenaire officiel de la 3 e réunion du comité exécutif de l’Union Panafricaine de la jeu- nesse (UPj), organisée du 4 au 8 octobre 2016 à l’hôtel Hilton, Alger, sous la thématique : «La jeunesse moteur de consolidation de la paix et la stabilité des pays et des peuples en vue d’un dévelop- pement durable». L’Algérie, leader continental et présidente de la ré- gionAfrique du Nord de l’UPj, est représentée par le ministre de la jeunesse et des Sports, El Hadi ould Ali, réunira plusieurs mem- bres et représentants africains dont : la Tunisie, l’Egypte, la Libye, la Mauritanie et le Sahara occidental, pour élaborer les mé- canismes de soutien à l’emploi des jeunes africains et débattre des voies et moyens pour faire face aux nombreuses crises socio-éco- nomiques, afin de renforcer les stratégies du secteur de la jeunesse africaine. Mobilis, entreprise ci- toyenne et opérateur incontourna- ble de la création de richesses, s’implique activement dans la réussite et le soutient dynamique des actions relatives au développe- ment et l’épanouissement de la jeunesse algérienne en particulier et africaine en général et à leur prise en charge.

jeudi 6 octobre 2016

Eco no m ie

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EL MOUDJAHID

BANQUE MONDIALE

L’Algérie maintient une croissance RESPECTABLE

«Malgré la forte baisse des prix du pétrole et une météo défavorable, l'Algérie a été en mesure de maintenir une croissance économique respectable en 2015, et au premier semestre de l'année 2016», souligne la BM dans son rapport sur le rôle de l’inclusion économique dans la prévention de l’extrémisme violent, publié hier à Washington.

C ette performance a été réali- sée "malgré les dommages causés à l'économie par la

baisse des prix du pétrole", relève cette institution. Durant la première moitié de l'année 2016, "l'Algérie a maintenu une croissance relative- ment forte à 3,6 % sur 12 mois, sou- tenue par la récupération progressive de la production d'hy- drocarbures qui est venue atténuer la croissance plus lente du secteur hors hydrocarbures", précise la BM. La production d'hydrocarbures a connu une croissance de 3,2% durant le premier semestre de l'année 2016, en hausse de 0,8 % par rapport à la même période en 2015, alors que la production hors hydrocarbures a ra- lenti de 5,1% au premier semestre 2015 à 3,8% actuellement. Ce ralen- tissement est dû à un affaiblissement de la croissance dans le secteur de l'agriculture ainsi que dans d’autres d'industries. La BM précise cepen- dant que le maintien de la croissance "s'est fait au prix de l'élargissement du déficit budgétaire, qui a plus que

l'élargissement du déficit budgétaire, qui a plus que doublé en 2015 pour atteindre 16,2%", tout en

doublé en 2015 pour atteindre 16,2%", tout en relevant les difficul- tés rencontrées pour mettre en place un assainissement budgétaire. Pour 2017 et 2018, la hausse significative de la production d'hydrocarbures ainsi que l'ouverture de nouveaux puits de pétrole viendront atténuer l'impact négatif du déclin prévu des prix du pétrole sur les secteurs non pétroliers réels, prévoit la Banque mondiale. En revenant sur les prin-

cipaux indicateurs macroécono- miques de l’Algérie en 2015 et 2016, la BM a précisé que l'intro- duction de nouvelles licences d'im- portation a permis de limiter encore plus le déficit du compte courant qui s’est établi à 16,5 % du PIB en 2015. Malgré une politique monétaire stricte, l'inflation a atteint 4,8 % en 2015, reflétant en partie l'effet d'une dépréciation nominale du dinar d'en- viron 20 %, destiné à corriger le dés-

équilibre extérieur, selon la BM qui avance qu’une dépréciation du dinar devrait maintenir une pression infla- tionniste élevée, avec une prévision de l'inflation à 5,9 % en 2016. Le rapport diffusé à la veille des As- semblées annuelles du FMI et du groupe de la Banque mondiale a également relevé les efforts dé- ployés par le gouvernement pour maintenir les réserves de change au- dessus de 100 milliards de dollars. Le déficit budgétaire devrait rester élevé, à environ 13,2 % du PIB en 2016 mais devrait se réduire à 8 % du Pib en 2018, alors que les prix bas du pétrole pèseront sur les re- cettes fiscales, selon les mêmes pro- jections. Le FMI a anticipé mercredi une réduction progressive du déficit budgétaire de l’Algérie durant les cinq prochaines années. La BM s’at- tend à ce que le déficit soit financé par l'émission de nouvelles dettes avec l'épuisement de l'épargne bud- gétaire (Fonds de Régulation des Recettes) qui servait jusqu’ici à combler le déficit. APS

DÉFICIT BUDGÉTAIRE DE L’ALGÉRIE POUR LES 5 PROCHAINES ANNÉES

Le FMI prévoit une réduction progressive

Le déficit du solde budgétaire global de l’Al- gérie qui s’est creusé en 2015, devrait se réduire progressivement durant les cinq prochaines an- nées, selon les dernières prévisions du Fonds mo- nétaire international (FMI), publiées, hier, à Washington. Le déficit du solde global du budget amorcera une baisse à partir de cette année en s’établissant à -12,9% du PIB contre -16,2% du PIB en 2015 et sera ramené progressivement jusqu'à -3,9% du PIB en 2021, selon des projec- tions du Fonds incluses dans son rapport "moni- teur des finances publiques" qui examine la conduite des politiques budgétaires dans le monde. Pour cette année, le recul (-12,9%) devrait être plus important que ce qu’a prévu le Fonds dans son dernier rapport d’avril dans lequel il avait tablé sur un déficit de -14,6% du PIB, une révision qui marque une bonne rationalisation de la dépense publique. Pour 2017, le déficit budgé- taire de l’Algérie devrait baisser davantage à - 9,3% du PIB, selon les mêmes prévisions. Le FMI a revu légèrement à la hausse les re-

CNAS

Lancement du e-paiement

La Caisse nationale des assurances so- ciales des travailleurs salariés (CNAS) a lancé le paiement Electronique (e-paiement), qui permettra aux employeurs de régler les cotisations de sécurité sociale "instantané- ment et en toute sécurité". "Ce service offre trois modes de paie- ment, à savoir via la carte interbancaire (paie- ment électronique), le paiement par le service bancaire électronique, et le système de rete- nue à travers l'échange de données informa- tiques" a indiqué mercredi un communiqué de la CNAS. La CNAS offre également la possibilité de paiement à travers la mise en place des terminaux de paiement électronique au sein de ses services, permettant le paiement direct par carte interbancaire. La CNAS vise à tra- vers ce nouveau service électronique à "adopter les nouvelles technologies de l'in- formation dans toutes les opérations avec les différents opérateurs, ce qui reflète claire- ment sa volonté à se mettre au diapason des grandes mutations que connaît le pays", ajoute la même source. La CNAS a participé à la cérémonie du lancement officiel du ser- vice de paiement électronique qui a eu lieu mardi à Alger. L'opération a été lancée par certaines banques au profit des institutions et des entreprises.

venus de l’Algérie pour cette année qui devraient représenter 27,9% du PIB contre 26,2% du PIB

anticipé auparavant. Les revenus de l’Algérie qui ont pâti de la chute des cours de brut devraient progresser pour représenter 29,6% du PIB en

2017 et 31,2% du PIB en 2021, mais resteront

loin de leurs niveaux d’avant la chute des cours de pétrole. De même, les dépenses de l’Etat qui ont atteint en 2015 un niveau jamais égalé à 46,1% du PIB devraient baisser cette année à 40,8% du PIB et maintenir cette tendance bais- sière jusqu'à 2021 à 35,1% du PIB. La dette pu-

blique s’établira, quant à elle, à 13% du PIB en

2016 contre 9,1% du PIB en 2015.

Niveau record de la dette mondiale

Dans ce rapport publié à la veille de sa réunion d’automne, le FMI indique que la dette mondiale a atteint un niveau record qui pourrait compro- mettre la reprise économique fragile. Une réduc- tion significative de la dette des pays a besoin de

politiques qui favorisent l'activité économique, et facilitent la restructuration de la dette privée et la suppression des prêts bancaires non performants, relève cette institution financière internationale. Selon les estimations avancées par le FMI ? la dette mondiale a continué de progresser en s’éta- blissant à 225% du PIB mondial à fin 2015, soit environ 100 trillions de dollars. Ce volume de la dette présente des risques qui pourraient entraver la croissance mondiale, avertit le FMI qui suggère des ajustements pour réduire la dette à des niveaux moins risqués. Il est important, selon le Fonds, de mettre en place des mesures pour prévenir les accumula- tions excessives de dettes en particulier dans les marchés émergents, en veillant à ce que le niveau de l’endettement du secteur privé soit surveillé en permanence. Le FMI recommande également d’éliminer les incitations fiscales dans l’octroi des crédits qui encouragent l’accumulation des dettes du secteur privé.

IMPORTATION DE CÉRÉALES

Baisse de la facture

La facture d'importation des céréales (blé, maïs et orge) a baissé de plus de 23% durant les huit premiers mois de 2016, tan- dis que les quantités importées ont reculé seulement pour le blé tendre, a appris l'APS auprès des Douanes. Ainsi, la facture d'im- portation des céréales s'est ré- duite à près de 1,8 milliard de dollars (mds usd) durant les huit premiers mois de 2016, contre 2,33 mds usd à la même période de 2015 (-23,04%). Les quanti- tés importées ont également baissé mais à un moindre rythme en s'établissant à 8,7 millions de tonnes (Mt) contre 8,8 Mt (-0,92%), précise le Cen- tre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis). Par catégorie des cé- réales, la facture d'importation du blé (tendre et dur) a reculé à 1,17 mds usd contre 1,66 mds usd (-29,34%), pour des quanti- tés de 5,3 Mt contre 5,6 Mt (- 4,36%). Pour le blé tendre, la facture d'importation a reculé à 797,36 millions usd contre 1,1 mds usd (-27,8%), alors que les quantités importées ont baissé à 4,15 Mt contre 4,41 Mt (-6%). Concernant le blé dur, la facture a reculé à 377,5 millions usd

contre 557,5 millions usd (- 32,3%), avec une hausse des quantités importées qui se sont établies à 1,21 Mt contre 1,19 Mt (+1,47%). Quant au maïs, les importations se sont chiffrées à 511,4 millions usd contre 550,7 millions usd (-7,14%) avec un volume importé de 2,77 Mt contre 2,70 Mt (+2,32%). Pour l'orge, l'Algérie en a importé pour 111,4 millions usd contre 122,31 millions usd usd (- 8,92%) avec une quantité de 629.000 T contre 527.883 T

(+19,15%).

La baisse de la facture des céréales s'explique, d'une part, par le recul des cours sur les marchés mondiaux des céréales, constaté depuis 2015 à la faveur de stocks abondants et de bonnes récoltes mondiales, et par la légère baisse des quantités importées pour le blé tendre. Il est d'ailleurs constaté que sur les 5 premiers mois de l'année, les prix à l'importation par l'Algérie ont reculé à 332 dollars/tonne (usd/t) pour le blé dur (baisse de plus de 32% par rapport à la même période de 2015), à 196 usd/t pour le blé tendre (-25%) et à 179 usd/t pour le maïs (- 13,1%). Pour rappel, l'Organisa-

tion de l'ONU pour l'alimenta- tion et l'agriculture (FAO) a in- diqué en septembre dernier que l'indice des prix des céréales avait poursuivi sa chute en août (-3% par rapport à juillet 2016 et -7,4% par rapport à août 2015). La FAO a considérable- ment revu en hausse ses prévi- sions concernant la production céréalière mondiale pour cette année pour atteindre 2.566 mil- lions de tonnes, soit 22 millions de tonnes supplémentaires par rapport aux prévisions de juillet. Selon le dernier bulletin de la FAO sur l'offre et la demande de

céréales, cette hausse est princi- palement due à deux prévisions,

à savoir une récolte mondiale de blé censée battre des records

cette année et une forte révision

à la hausse de la récolte annuelle

de maïs aux Etats-Unis. "Cette augmentation de la production céréalière devrait avoir effet de gonfler les stocks et de faire

grimper le ratio stock-utilisation

à 25,3%, et de créer, de ce fait,

une situation (en termes d'offre et de demande), plus avanta- geuse que celle anticipée au début de la saison", indique la FAO.

PRODUCTION INDUSTRIELLE PUBLIQUEAU 1 er SEMESTRE

Hausse de plus de 2%

La production industrielle du sec-

teur public a progressé globalement de 2,2% au 1 er semestre 2016 par rapport

à la même période de 2015 tandis que

des contre performances ont été enre- gistrées dans certains filières des dif- férents secteurs, a appris l'APS auprès de l'Office national des statistiques (ONS). Hors hydrocarbures, le taux de croissance du secteur public industriel a atteint 2,9% entre les deux périodes de comparaison. A l'exception des in- dustries diverses et l'industrie agroali- mentaire, toutes les autres filiales ont enregistré une croissance de janvier à fin juin 2016 par rapport à la même période de 2015. Il s'agit principalement des indus- tries de "Bois, liège, papier et impri- merie" (+28,7%), "chimie, caoutchouc, plastique" (+14,3%), "in- dustrie des cuirs et chaussures (+7,8%), "textiles, bonneterie et confection" (+7,4%), matériaux de construction, céramique et verre (+5,9%) et énergie (+3,3%). Une lé- gère hausse de la production indus- trielle a également été enregistrée dans les branches "hydrocarbures" (+0,4%), "mines et carrières" (+0,4%) et "industries sidérurgiques, métal- liques, mécaniques et électriques et électroniques" (ISMMEE) (+0,3%). Au sein de la branche "Bois, liège, pa-

pier et imprimerie", c'est l'industrie du liège qui a connu une baisse (-17%). Pour l'industrie de "chimie, caout- chouc, plastique", des baisses ont été connues pour l'industrie chimique mi- nérales de base (-64,1%) et la fabrica- tion de peintures (-1,3%). Concernant les matériaux de construction, céra- mique et verre, la plus forte croissance de la production a été enregistrée dans l'industrie du verre (+32,1%). Pour les ISMMEE, des contre performances ont été relevées dans la transformation des métaux non ferreux (-98,7%), la fabrication des biens de consomma- tion mécaniques (-28%) et des biens d'équipements mécaniques (-19,1%). Contrairement à la tendance haussière générale, la production de la filière "industrie agroalimentaires, tabacs al- lumettes" a reculé de 5,7% de janvier

à fin juin 2016 à cause d'une contrac-

tion des industries des tabacs manu- facturés et allumettes (-20,1%) et le travail de grains (-3,5%). L'industrie du lait a, quant à elle, baissé de 2,1%.

Le Brent à plus de 51 dollars Les cours du pétrole progres- saient hier, en

Le Brent à plus de 51 dollars

Les cours du pétrole progres- saient hier, en cours d'échanges eu-

ropéens, aidés par des prévisions d'un recul des réserves américaines de brut la semaine dernière ainsi que

par l'atténuation des inquiétudes des investisseurs suite à l'accord de l'Opep à Alger. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en dé- cembre valait 51,63 dollars sur l'In-

tercontinental Exchange (ICE), en hausse de 76 cents par rapport à la clôture de mardi, après avoir atteint dans la matinée 51,81 dollars, un plus haut depuis quatre mois.

Jeudi 6 Octobre 2016

Mo nd e

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EL MOUDJAHID

CONFLIT SYRIEN

L’Algérie appelle à la SAGESSE et au dialogue

L'Algérie a de tout temps mis en garde contre les répercussions de toute approche militaire menée en Syrie, qui se traduisent aujourd'hui par des tueries, destruction et exode de la population, a affirmé, mardi dernier, le délégué permanent de l'Algérie auprès de la Ligue arabe, Nadir Larbaoui, qui a appelé les Syriens à faire prévaloir la sagesse et à recourir au dialogue pour le règlement de la crise.

L ors d'une réunion extraordi- naire du Conseil de la Ligue arabe au niveau des délégués

permanents consacrée à la Syrie, M. Larbaoui a précisé que l'"Algérie a, dès le début de la crise syrienne, mis en garde contre le recours à la solu- tion militaire, à la violence et à l'in- gérence étrangère", estimant que la "solution à cette crise doit émaner des Syriens eux-mêmes". "L'approche militaire a induit des crimes commis contre le peuple syrien frère et la des- truction des infrastructures, outre l'exode de millions de personnes, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, ce qui a favorisé la prolifé- ration du terrorisme et des actes cri- minels dans le pays", a expliqué l'intervenant. Le représentant de l'Al- gérie a appelé à nouveau les "frères syriens à faire preuve de bon sens et à faire prévaloir l'intérêt suprême du pays en privilégiant la voie du dia- logue pour mettre un terme aux opé- rations militaires et faire face au terrorisme". Partant de ces principes inaliénables en faveur du droit des peuples à l'autodétermination, l'Algé- rie a toujours soutenu le dialogue in- clusif pour parvenir à des solutions politiques consensuelles qui permet- tent au peuple syrien de préserver sa

qui permet- tent au peuple syrien de préserver sa souveraineté, son indépendance et son intégrité

souveraineté, son indépendance et son intégrité territoriale", a souligné M. Larbaoui.

Appui à une solution consensuelle

Le diplomate algérien a souligné que la Ligue arabe était appelée à ap- puyer le processus de négociations visant à aboutir à une solution poli- tique consensuelle et pacifique de la crise en Syrie, car constituant, a-t-il dit, "le seul moyen de mettre fin à

l'effusion de sang et à la destruction en Syrie, et de réaliser le processus de paix", conformément à la Décla- ration de Genève 2012. Il a, d'autre part, appelé la Ligue arabe "à réagir pour mettre un terme à la crise huma- nitaire et aux hostilités et à prémunir la Syrie contre une guerre civile". L'ambassadeur algérien a exhorté "toutes les parties syriennes concer- nées, ainsi que les Etats parrainant le processus de négociations de Genève à ne ménager aucun effort pour ap-

porter le plein soutien à l'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura pour lever les obstacles qui entravent le proces- sus de négociations et faciliter l'ache- minement des aides humanitaires urgentes vers toutes les régions tou- chées et encerclées", conformément

à la décision n°2268 du Conseil de

sécurité et aux mécanismes d'action et de suivi de la réunion du groupe in- ternational de soutien à la Syrie, tenue le 11 février 2016 à Munich. "Nous devons à nouveau, a-t-il poursuivi, condamner fermement les

actes terroristes et criminels perpétrés par des organisations et groupes ter- roristes à Alep et d'autres villes sy- riennes". Concernant la situation en Syrie, le délégué de l'Algérie auprès de la Ligue arabe a fait part de "sa grande préoccupation de l'escalade militaire à Alep", dénonçant les crimes et les actes de destruction commis par les groupes terroristes qui n'appartiennent à aucune reli- gion". Il a ajouté que les réunions ur- gentes convoquées par la Ligue arabe

à chaque escalade des actes de vio-

lence dans les villes syriennes et dé- gradation de la situation humanitaire dans ce pays, "demeurent vaines car n'ayant aucun impact sur le déroule- ment des évènements". APS

Pourparlers : suspension, mais pas rupture

La situation se complique de plus en plus en Syrie. La suspension, qui n’est pas une rupture, des pourparlers entre Moscou et Washington a laissé place à un emballement sur le terrain ou désormais un bras de force est en- gagé entre les deux parrains du dia- logue avorté. Ainsi, le discours de guerre totale a pris le pas sur la dé- marche diplomatique bien que celle-ci soit le seul recours possible pour met-

tre fin à ce conflit sanglant. Le minis- tère russe de la Défense a annoncé avoir déployé des systèmes de défense antiaérienne S-300 à Tartous, ville cô- tière du nord-ouest de la Syrie. Ces systèmes complètent le dispositif de défense russe mis en place sur la base aérienne de Hmeimim (nord-ouest) avec l'arrivée en novembre 2015 de S-

de dernière génération.Avec ses S-

300

400

aérienne de ses deux points d'ancrage en Syrie, le port de Tartous et Hmeimim, dans la province de Lattaquié, où l'aviation russe dispose de dizaines de bombardiers, d'avions d'attaque au sol et d'héli- coptères. Devant ce déploiement, le Pentagone a réagi à l'annonce de Moscou par une mise en garde voilée contre toute utilisation de ces batteries contre les appareils américains. "Il faut que ce soit

et ses S-400, la Russie s'assure une défense

ce soit et ses S-400, la Russie s'assure une défense "pas abandonné" la Syrie et n'avaient

"pas abandonné" la Syrie et n'avaient pas renoncé à rechercher un plan de paix. Sur le terrain, les forces loyales ont continué leur progression à Alep au détriment des rebelles, alors que l'impasse diploma- tique semble totale entre Moscou et Washington, qui dit examiner "des op- tions diplomatiques et militaires". Les chefs des agences américaines spéciali- sées dans la sécurité et la politique étran- gère devaient se réunir hier afin de pouvoir présenter au président Barack Obama différentes options d'action, a an- noncé le département d'Etat. Les autori- tés américaines étudient les "options diplomatiques, militaires, de renseigne- ment et économiques" possibles concer- nant la crise en Syrie, a déclaré le porte-parole du département, tout en sou- lignant la nécessité d'un "règlement po- litique". L’armée syrienne avance depuis plusieurs jours dans Alep-est, contrôlée par les insurgés. Ils "pro- gressent petit à petit dans le centre", selon des té- moignages. Leur objectif est d'occuper les quartiers proches de la ligne de démarcation avec Alep- ouest, contrôlés par l’armée régulière, et du nord, afin de cantonner les forces rebelles au sud-est de la ville.

M. T.

clair pour les Russes et pour tous ceux qui opèrent en Syrie que nous prenons très au sérieux la sécu- rité de nos aviateurs", a déclaré Peter Cook, porte- parole du Pentagone. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a auparavant accusé Damas et Moscou d'avoir "rejeté la diplomatie pour la poursuite d'une victoire militaire en passant sur des corps brisés, des hôpitaux bombardés et les enfants traumatisés". Il a toutefois assuré que les Etats-Unis n'avaient

PALESTINE

Le « Zaytouna-Oliva » approche de Ghaza

Le "bateau des femmes" qui s'est fixé pour objectif de briser le blocus de Ghaza a franchi, hier matin, la ligne des 100 milles sans être arrai- sonné par Israël avant d'atteindre l'en- clave palestinienne, a indiqué une porte-parole. C'est généralement passé la ligne des 100 milles que les bateaux peu- vent s'attendre à être interceptés par la marine israélienne, comme cela a été le cas dans le passé. "Le Zay- touna-Oliva a franchi la barre fati- dique des 100 milles (nautiques) et tout se passe bien", a affirmé Claude Léostic, jointe par téléphone. Le bâ- timent se trouvait dans la matinée à 80 milles des côtes de la bande de Ghaza. Des médias israéliens ont af- firmé, citant des responsables sous le couvert de l'anonymat, que l'État hé-

breu n'autoriserait pas le bateau à ac- coster et qu'il serait intercepté, puis escorté jusqu'au port israélien d'Ash- dod, frontalier de Ghaza, comme en juin 2015. Soumise depuis 2006 à un rigoureux blocus israélien, l'enclave palestinienne est gouvernée par le mouvement islamiste Hamas, que trois guerres ont opposé à Israël entre 2008 et 2014. Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, vaine- ment, de forcer le blocus de ce terri- toire miné par la pauvreté et le chômage. L'épisode le plus marquant reste celui de la flottille de 2010 quand un assaut israélien s'était soldé par la mort de dix militants turcs à bord du Mavi Marmara. "Les femmes à bord du bateau ont vu des lumières qui les ont suivies vers quatre heures du matin", et ont supposé qu'il s'agis-

sait de la marine israélienne, a rap- porté Claude Léostic. Mais en fin de matinée, aucun signal ou injonction n'avait été envoyé par les autorités is- raéliennes, a-t-elle dit. Une quinzaine de femmes, dont le prix Nobel de la Paix, Mairead Maguire, se trouvent à

du

Zaytouna-Oliva. Les Accords d'Oslo, signés entre Israéliens et Palestiniens en 1993, autorisent les Ghazaouis à naviguer, notamment pour la pêche, jusqu'à 20 milles des côtes. Cette dis- tance s'est largement réduite au fil des guerres. À Ghaza, des militants s'ap- prêtaient à célébrer l'arrivée du ba- teau et des scouts et des groupes de musique se préparaient à des festivi- tés dans l'après-midi sur le port de Ghaza. Le blocus israélien, terrestre, maritime et aérien, se double au sud

bord

du territoire d'un blocus égyptien. L'armée israélienne a frappé hier matin l’enclave palestinienne en ré- ponse à un tir de roquette sur la ville frontalière de Sderot (sud), ont indi- qué les services de sécurité israéliens et palestiniens. Une roquette est tom- bée dans la matinée sur Sderot (sud), régulièrement atteinte par des projec- tiles tirés de la bande de Ghaza, terri- toire palestinien tout proche, a indiqué la police israélienne. Peu après, des sources au sein des ser- vices de sécurité palestiniens dans la bande de Ghaza ont rapporté l’exis- tence de tirs de l'armée israélienne sur une base de la branche armée du Hamas dans le nord du territoire. Le bombardement n'a pas fait de vic- time.

R. I.

GRAND ANGLE L’heuredevérité
GRAND ANGLE
L’heuredevérité

l Un groupe de travail de la Cour pénale internationale (CPI) est, depuis hier, en

visite en Israël et en Palestine,

jusqu’au 10 octobre, pour mener un examen préliminaire des évènements survenus en 2014 , pour que la CPI, sur la base des

conclusions, et conformément à ses prérogatives, si elle décide d’ouvrir ou non une enquête pour crimes de guerre lors de la guerre de Gaza en juillet-août 2014. L’arrivée de ce groupe de travail de la CPI en Israël, qui constitue une première, ne signifie pas pour autant que la requête des palestiniens trouvera une réponse favorable. Il ne faut

pas se leurrer ni faire preuve de naïveté. Et pour cause, l’acceptation par Israël de la venue sur son sol de ce groupe de travail

a été conditionnée par un préalable

: cette visite ne devrait pas avoir

comme sujet d'enquête les crimes commis par l’armée israélienne durant cette guerre, mais juste montrer à la CPI « comment fonctionne le système judiciaire israélien ». Pourtant si l’on se réfère au fonctionnement de la CPI , il est à rappeler que le critère déterminant dans sa décision d'engager des poursuites pour crimes de guerre est l'absence de faculté ou de volonté d'un État à mener lui-même la procédure.

Israël devrait ainsi au cours de la

visite de ce groupe de travail tenter de convaincre ses membres qu'il a l’intention et qu’il est à même de rendre justice sur d'éventuels abus commis pendant la guerre en 2014. Or il est difficile de croire que Tel Aviv puisse être animée de telles intentions, tant l’extermination des palestiniens qui est son mode de fonctionnement actuel, sur lequel les grandes puissances ferment allégrement les yeux. Les abus et les crimes commis contre le peuple palestinien sont légion et ne datent pas de 2014 et c’est pour cela qu’Israel mériterait d’être sur le banc des accusés de la CPI pour y être jugée. La visite qu’effectuera

le groupe dans les territoires

palestiniens de Gaza et de Cisjordanie lèvera le voile sur l’étendue des crimes israéliens. Les stigmates de cette guerre féroce livrée aux palestiniens par Tsahal sont encore visibles, et Gaza pleure encore les 2251 personnes tuées dont les 551 enfants. Si Israël échappe encore à une mise en accusation de ses dirigeants militaires et politiques pour crimes de guerre, la CPI sera, une nouvelle fois, juste un instrument au service de certains pays et surtout au détriment de la vérité et de la justice qu’elle est censée rendre.

Nadia K.

POUR SA POLITIQUE COLONIALE EN POLYNÉSIE

la France dénoncée

Des représentants de territoires non autonomes et des pétition- naires ont dénoncé le système co- lonial français en Polynésie en réaffirmant leur soutien à la sou- veraineté totale de ce pays. Au cours d’un débat sur les ter- ritoires non autonomes, organisé par la quatrième commission de l’ONU, chargée des questions spé- ciales et de la décolonisation, plu- sieurs intervenants ont déploré les politiques discriminatoires de la France en Polynésie, réinscrite en 2013 sur la liste des territoires à décoloniser. Les représentants de ce territoire ont soutenu la souve- raineté du peuple de la Polynésie sur ses propres ressources natu- relles, réitérée dans la résolution adoptée en juin 2016, par le co- mité spécial de la décolonisation de l’ONU.

So cié t é

12

EL MOUDJAHID

CANCER DU SEIN

SENSIBILISATION au dépistage précoce

Cancer ! Six terribles lettres qui donnent des sueurs froides à tous les êtres de par le monde. Fléau mondial, ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleu, nonobstant toutes les politiques de prévention et dépistages menés ici et là.

C e mal du siècle a connu une progression specta- culaire due, pour l’essen-

tiel, aux nouvelles habitudes alimentaires, à l’hygiène de vie et à d’autres facteurs autant en- dogènes qu’exogènes. Maladie qui frappe, sans distinction de sexe, elle ne cesse de semer consternation et désolation puisque n’épargnant ni adultes ni enfants. Aujourd’hui, et malgré une mobilisation mondiale contre ce fléau des temps mo- dernes qui emporte, chaque année, des millions d’âmes, les statistiques portant décès restent encore effrayantes. Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers de la femme non seulement dans le monde, mais, aussi, en Algérie. Près de 10.000 nouveaux cas du cancer du sein sont enregistrés chaque année dans notre pays. L’incidence de ce cancer a été multipliée par 5 en moins de 10 ans. Un chiffre effarant qui inter- pelle à une réflexion plus accrue quant à sa prise en charge. Mal- gré tous les efforts des profes- sionnels de la santé et des pouvoirs publics cette prise en charge ne répond pas encore aux besoins des personnes en attente par le cancer du sein. Cette ma- ladie représente une des princi- pales causes de mortalité chez nous. Cette mortalité très élevée est due principalement à un diag- nostic souvent tardif et à un suivi difficile et coûteux. Les infra- structures de soins existantes sont insuffisantes pour prendre en charge l’ensemble des can- cers diagnostiqués. Le centre Pierre et Marie-Curie arrive à sa- turation et ne peut plus répondre à des demandes qui viennent de tout le territoire national. En ce qui concerne la radiothérapie, elle constitue un véritable goulot d’étranglement dans la mesure où elle se pratique dans seule- ment cinq structures existantes. Ce constat explique qu’un grand nombre de patients n’ont accès à

explique qu’un grand nombre de patients n’ont accès à aucun traitement contre leur ma- ladie. C'est

aucun traitement contre leur ma- ladie. C'est ce premier octobre qu'a débuté à travers le pays la campagne de sensibilisation sur le cancer du sein. Baptisée « Oc- tobre rose », cette action est ini- tiée depuis quelques années, mais les résultats ne répondent pas encore aux espérances atten- dues. Le but visé à travers ce genre de campagne est d'arriver

à une généralisation du dépistage

du cancer du sein, seule solution

à cette pathologie. Le dépistage

du cancer du sein est une dé- marche facile qui permet, lorsqu'elle est réalisée régulière- ment et suffisamment tôt, d'épar- gner des vies. Mais un dépistage de masse est-il possible devant l'incapacité des moyens existants et l'absence de culture de préven- tion chez les Algériennes. Conscient de ces insuffisances en matière de prise en charge des malades atteints du cancer, le Président de la République est intervenu personnellement en désignant le professeur Zitouni pour prendre en charge cet épi- neux dossier.

L’espoir d’un dépistage précoce

Un plan cancer 2015-2019 est mis en place. La conclusion du professeur est sans appel : « L'état des lieux a per-

mis de constater que le pays dis- posait d'atouts non négligeables en termes d'infrastructures, d'équipements, de ressources hu- maines et même de disponibili- tés financières. Atouts et ressources mal utilisés en raison essentiellement d'un défaut d'or- ganisation. » Sa conviction est :

« La réussite de ce plan est pour nous un défi et une rude bataille

que nous devons gagner, car elle sera la locomotive qui mènera

tout notre système de santé vers des changements auxquels nous aspirons tous. » Dans cette pers- pective, pas moins de sept groupes de réflexion multidisci- plinaires et multisectoriels ont été mis en place pour faire des propositions-actions par rapport

à des thèmes précis : le parcours

du malade, les tâches des profes- sionnels, la communication, le financement, la formation, la re- cherche, la prévention et la ré- glementation. Le plan cancer national dresse plusieurs recom- mandations et propositions en vue d'améliorer la prise en charge des malades et la lutte contre cette maladie. D'autres re- commandations pourraient être faites par des groupes d'experts par rapport au vécu des patients et parcours de soins, aux tâches des professionnels, à la régle- mentation, la prévention, la for- mation, la recherche, au

financement et à la communica- tion. Les spécialistes estiment que l'efficacité d'un plan antican- céreux en Algérie est tributaire du bon fonctionnement du sys- tème de santé. « Ce plan est sy- nonyme de guerre livrée contre le cancer. Mais pour gagner cette bataille, il faut mettre en place des personnes compétentes pour assurer sa gestion. » L'autre point sur lequel insistent profes- sionnels et associations est la formation d'infirmiers et de mé- decins sur l'accompagnement en fin de vie. « Il faut investir sur la formation psychologique du personnel (médecins, infirmiers) pour le suivi psychologique du patient et de ses proches dès le début et tout au long de la mala- die. Le cancer est synonyme de fin de vie pour pratiquement toutes les personnes qui en sont atteintes. Le diagnostic, s'il est positif, c'est la confrontation avec la grande question existentielle qu'est la mort et toutes les peurs, les angoisses, la solitude que ça génère pour le malade, et le ter- rible drame pour la famille. C'est là alors que le rôle des paramé- dicaux accompagnateurs est ef- ficace, expliquer, dédramatiser, en parler, se familiariser avec la maladie », dira un membre de l'association El Amel qui estime qu'« en ce mois mondial de lutte contre le cancer du sein, il est bien de rappeler que seul le dé- pistage précoce permet de préve- nir tous les types de cancers et de réduire les cas de décès qui en découlent ». Les associations s’occupant de cancéreux vont jusqu'à proposer d’envoyer les malades à l’étranger pour une prise en charge. L’idéal, pour ces associations notamment l’asso- ciation el Amel qui milite pour une meilleure prise en charge des malades, « l’idéal est d’arri- ver à une généralisation du dé- pistage du cancer du sein, seule solution à cette pathologie». Farida LARBI

ACCIDENTS DE LA ROUTE

La campagne de protection des enfants suscite un vif intérêt

campagne de protection des enfants suscite un vif intérêt Dans la perspective de sensibiliser les écoliers

Dans la perspective de sensibiliser les écoliers sur le spectre des accidents de la circulation qui récolte des centaines des innocents par jour, le Centre national de prévention et de sécurité routière a organisé, mardi dernier, une campagne de sensibilisation nationale pour la protection des enfants scolarisés. "Ralentissez, tout enfant a un avenir", est le slogan qui a été choisi par le centre national de prévention et de la sécurité routière pour cette campagne de sensibilisation dont le coup d’envoi a eu lieu dans l’après-midi de la journée du mardi dernier et ce au niveau de l’école primaire Abdellah-Houacine à Kouba. Dans cette optique, il a été procédé au lancement de cours de sécurité routière dans les écoles. Cette campagne consiste, dans sa phase pilote, à présenter des cours de sensibilisation au risque piéton à des écoliers au niveau de l’établissement éducatif sus cité choisi pour la phase pilote de cette campagne, où seront également désignées trois écoles dans chaque wilaya où des séances de 45 minutes seront dispensées aux élèves de la 5 e année primaire tous les mardis après-midi, selon les organisateurs. Il y a lieu de noter que cette opération de sensibilisation sur les dangers de la route à l'intention, particulièrement, des élèves des écoles primaires, vise principalement les établissements se trouvant sur les rues et boulevards, connaissant un trafic automobile intense. Les cadres de la DGSN animeront des cours et des conférences, photos à l'appui, sur les dangers que représentent les voitures pour les enfants ainsi que la conduite à tenir pour éviter les accidents. Le respect du code de la route, la manière la plus sûre de traverser une route, le respect des plaques de signalisation, la traversée des passages pour piétons sont les principales recommandations faites aux enfants, lors de cette campagne. Les parents d'élèves, de leurs côtés ont été unanimes à saluer cette initiative qui permettra sûrement de réduire les risques d'accidents encourus par leur progéniture. Sihem OUBRAHAM

R E GA R D Octobre, un mois qui prône l’espoir
R E GA R D
Octobre,
un
mois
qui
prône l’espoir

l C’est un mois, sans doute particulier. Trente et un jours pour parler « cancer du sein »,

vulgariser cette maladie, très souvent silencieuse qui tue des milliers de femmes, en Algérie et dans le monde. Ce mois, contrairement aux onze autres, de l’année, a une couleur et pas n’importe laquelle. Il se met au rose, une teinte évocatrice de la jeunesse, du bonheur, tout court. En ce mois, l’espoir, le renouveau, la résurrection, sont permis, même quand cette maladie frappe à nos portes, pour peu qu’elle soit prise en charge, à temps, d’où l’importance de la vulgarisation et de l’information. En effet, à l’heure où ce problème de santé s’érige carrément, en mal du siècle, de part, le nombre de ses victimes, enregistrées, chaque seconde, le diagnostic précoce, demeure, le seul et unique moyen pour « vaincre » la pathologie. Aussi, la sensibilisation est de

mise. Elle s’avère même la panacée et l’antidote, irréprochables et l’efficacité testée et prouvée. Le diagnostic de la maladie, à ses débuts, est une seconde chance, offerte aux patientes. Aujourd’hui, les campagnes éducatives, notamment dans les zones campagnardes, s’avèrent primordiales pour faire parvenir l’information, à toutes les femmes, où qu’elles soient. La prévention, en fait, ce moyen sûr et irremplaçable, dans le traitement de tous les maux, est dans toutes les villes du pays et dans tous les foyers. Partout, on prône, la bonne santé, à travers un dépistage précoce du cancer du sein. Chaque année, des associations prennent le train de la sensibilisation, pour mieux lutter contre cette maladie qui touche, de plus en plus de femmes, tous âges confondus qui paient lourd, les frais de la méconnaissance de ce mal et lesquelles, très souvent découvrent, par pur hasard qu’elles ont un cancer du sein. Il n’y a pas de doute, aujourd’hui, que l’information a un rôle moteur, dans tous les domaines, y compris dans la santé, où de simples gestes, parfois banales et anodins, peuvent changer le cours des choses. Après tout, ne dit-on pas que prévenir vaut mieux que guérir ? Samia D.

L’HÉCATOMBE ROUTIÈRE SE POURSUIT

Deux jeunes décédés à Tizi Ouzou

ROUTIÈRE SE POURSUIT Deux jeunes décédés à Tizi Ouzou Deux jeunes sont morts dans un grave

Deux jeunes sont morts dans un grave accident de la circulation survenu au début de la soirée de dimanche dernier sur les hauteurs de Tala Guillef dans la commune de Boghni, une trentaine de kilomètres au sud du chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou, apprend-on de la protection civile. Selon cette dernière, un véhicule de marque Peugeot 206 s’est renversé avant de basculer dans un ravin. Les dépouilles des deux victimes, âgées de 28 et 29 ans, ont été transférées à la morgue de l'hôpital de Boghni. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité pour déterminer les causes et circonstances exactes de cette énième hécatombe routière.

B. ADRAR

Jeudi 6 Octobre 2016

Cult ure

13

EL MOUDJAHID

RENCONTRE-DÉBAT AUTOUR DE L’ÉDITION À L’ANEP

LECOINDUCOPISTE
LECOINDUCOPISTE

Les péripéties d’un tournage

l À chaque grande production

cinématographique,

l’histoire d’un tournage, les

déboires que rencontrent souvent le réalisateur et l’équipe technique pour trouver les moyens de financement. Ainsi, on assiste à de véritables feuilletons et rebondissements par médias interposés sur le déroulement du film et le temps que prend cette nouvelle création pour être présentée au public. On parle ici, bien entendu, de ce long métrage historique sur la vie et le parcours du chahid Larbi Ben M’hidi, un projet titanesque qui nécessite le recours aux archives de la guerre de Libération, ainsi qu’aux témoignages de survivants, et dont peut s’enorgueillir de réaliser tout cinéaste algérien soucieux de faire une œuvre que retiendra la mémoire et qui fixera, une fois pour toutes, en apportant de précieux éclairage, le stoïcisme et la bravoure, et, par-dessus toute considération, l’intelligence d’un de nos combattants mort en martyr. Pour entreprendre un tel projet et

surtout le concrétiser, il ne faut pas seulement de la ténacité, mais y croire jusqu’au bout, pour le mener

à terme. Cela requiert des

démarches, même lorsque l’on frappe à toutes les portes, que l’on a sollicité le soutien de personnes bienveillantes. Comme dans toute grande production ayant trait à notre histoire dans sa période charnière, les réalisateurs vivent une sacrée aventure sur le double plan humain et culturel, mais aussi un véritable parcours du combattant en quête de finances et de subventions pour boucler leur film. Dans le cas de la réalisation sur Larbi Ben M’hidi, beaucoup de contraintes techniques et matérielles ont été rencontrées, à tel point que l’équipe a dû carrément arrêter pour un temps le travail, mais à quelque chose malheur est bon, puisque le cinéaste Bachir Deraïs a finalement pu retrouver les plateaux depuis cette semaine et espère achever les séquences restantes pour que le film soit fin prêt. «En dépit des restrictions budgétaires, le ministre de la Culture a décidé de placer ce long métrage au rang des priorités et a mis en place un plan d’accompagnement financier pour finaliser l’œuvre qu’il compte présenter au public, à l’occasion du 60 e anniversaire de l’exécution du chahid, en mars 2017. Le film sera coproduit avec le Centre algérien de développement du cinéma», indique cette source. La cause de cette perte de temps, selon le réalisateur qui s’est récemment exprimé dans une

émission, est le budget initial estimé

à 100 milliards de centimes qui a

manqué, en raison de la dévaluation de la monnaie locale, et qu’il manque encore 17%. Pour le moment, il faut savoir que les scènes du film ont été tournées dans près de 9 wilayas et 3 pays étrangers qui sont la Tunisie, l’Égypte et le Maroc. Comme tous les spectateurs, attendons pour voir…

L. GRABA

Le LIVRE, enfant de la révolution industrielle

Une conférence-débat autour de l’histoire universelle de l’édition, des structures éditoriales et des responsabilités de l’éditeur a été animée, mardi dernier à Alger, à la librairie Chaïb-Dzaïr, par Sid Ali Sekhri, éditeur-libraire et consultant à l’Agence nationale d’édition et de publicité (Anep), devant une assistance nombreuse, amoureuse du livre et de la lecture.

A près un court rappel sur l'in- vention de l'écriture qui a per- mis à l'humanité de passer de

la préhistoire à l'histoire, de ses dif- férentes morphologies (cunéiforme, hiéroglyphe, chinoise, crétoise, sylla- bique, alphabétique…. ), de ses mul- tiples supports (argile, papyrus, parchemin, papier… ), du matériel

d'écriture utilisé par les scribes (stylet

)

les agents d'écriture ( scribes, co-

d'ivoire, d'os, de métal, le calame

pistes, enlumineurs, miniaturistes, calligraphes…), du passage du volu-

men au codex, de la mutation du ma-

nuscrit à l'imprimerie (cette dernière étant à l'origine même de la naissance du métier de l'éditeur), M. Sekhri est revenu sur l’histoire de l’édition qui est intimement liée à celle des idées

et de la diffusion d’écrits. Ainsi, ex- plique-t-il, l’apparition de l’imprime-

rie, l’obligation d’enseignement ou

encore des penseurs comme Diderot

ont joué un rôle essentiel dans la nais- sance du métier. Il a indiqué, à ce pro- pos, que la figure de l'éditeur moderne n'a rien à voir avec le pu- blieur antique et se distingue claire- ment de ses prédécesseurs du XV e et

XVI e siècles. Il est, selon les histo-

riens du livre, l'enfant de la révolu- tion industrielle et de la

l'enfant de la révolu- tion industrielle et de la démocratisation du savoir, ainsi que celle de

démocratisation du savoir, ainsi que celle de l'éducation. En effet, le rôle de l’éditeur a connu une évolution exponentielle. Il est devenu celui qui dirige aussi bien la mise en forme d’un livre que sa réalisation pratique. Jouant un rôle primordial d’intermé- diaire, son travail consiste à faire ac- céder un livre au public. Même si la manière de travailler et d’envisager le métier a évolué, ces différentes fonc- tions fondamentales, initialement at- tribuées à l’éditeur-mécène, sont aujourd’hui assumées par la structure d’édition, que ce soit par les diri-

geants, l’équipe de marketing ou l’éditeur lui-même. L’interlocuteur s’est ensuite étalé sur l’évolution de l’édition, qui est, selon lui, étroite- ment liée à celle des idées philoso- phiques, religieuses, politiques, qui ont eu besoin, pour se répandre et perdurer, d’un moyen de communi- cation durable : le livre. C’est ainsi que ce dernier entre dans l'ère de la consommation de masse. Évoquant le rapport auteur-éditeur, M. Sekhri a indiqué que ces derniers entretiennent des relations qui peuvent être dans certaines situations tumultueuses.

Fdatic. Miloud Hakim, qui répondait à une ques- tion de l'APS sur le non-versement de finance- ments alloués aux projets de films en question, a expliqué que le budget de ce fonds «avait été pla- fonné par le ministère des Finances», et que la li- mite avait été «atteinte» pour l'exercice 2016. Ce plafond s'élève à «100 millions de dinars, à titre de subventions accordées solidairement au Fdatic et au Fdal (Fonds du développement des arts et des lettres)», a-t-il précisé. Le responsable a néanmoins fait savoir que «des négociations» étaient en cours

Néanmoins, l’auteur et l’éditeur si- gnent un pacte, de la création à la dif- fusion, du texte au livre, de l’écriture à la lecture. Il a souligné aussi que l’éditeur est un médiateur essentiel, car il contribue à la naissance de l’au- teur, à l’accomplissement de son œuvre et à la rencontre avec le public. Il peut conseiller, intervenir sur le texte ou carrément imposer un cahier des charges. Il peut aussi proposer une forme novatrice ou inviter à écrire. L’intervenant a affirmé qu’il est primordial, pour l’auteur comme pour l’éditeur, d’avoir un contrat signé qui s’apparente finalement à un contrat de travail. Juridiquement, le contrat d’édition est un engagement qui scelle leur relation. Cet acte es- sentiel mentionne le titre de l’œuvre, le nom de l’auteur, le nombre d’exemplaires publiés, la rémunéra- tion et les délais (concernant la re- mise du manuscrit, la publication et la durée du contrat). Pour ce qui est des nouvelles pratiques induites par internet, M. Sekhri a révélé que cette nouvelle ère de production et de dif- fusion des écrits pousse les profes- sionnels de l’édition à se poser de nombreuses questions quant au deve- nir de leur métier. Mourad M.

CINÉMA

Un plafond de 100 millions de DA de subventions pour 2016

Les subventions du Fonds de développement de l'art, de la technique et de l'industrie cinématogra- phiques (Fdatic) n'ont pas été gelées, mais «plafon- nées» pour les projets de films de l'année 2016, a affirmé, mardi, le directeur du développement et de la promotion des arts au ministère de la Culture, Miloud Hakim. Le réalisateur Damien Ounouri s'était inquiété, dans des déclarations publiques ré- centes, du «blocage» des aides pour deux de ses films et ceux d'autres cinéastes, acceptés, selon lui, par la commission de lecture et de financement du

2 e FESTIVAL D’ANNABA DU FILM MÉDITERRANÉEN

60 jeunes bénéficieront d’une formation

Une formation aux techniques ciné- matographiques sera organisée au profit de 60 jeunes, en marge de la 2 e édition du Festival d’Annaba du film méditer- ranéen (FAFM) prévu du 6 au 12 octo- bre à Annaba, apprend-on mardi des organisateurs. La formation qui com- prend un volet pratique sur les tech- niques nouvelles de réalisation, de l’image et du son, du montage et du scé- nario s’inscrit dans le cadre d’un accord de partenariat et d’échanges conclus entre les deux festivals d’Annaba et de Kélibia (Tunisie), note la même source. Des cinéastes tunisiens encadreront ce stage au palais de la Culture et des arts Mohamed-Boudiaf. Les organisateurs du festival prévoient, en outre, des ren- contres de contacts directs entre profes- sionnels du cinéma et universitaires à la cinémathèque et avec le grand public sur la place de la Révolution. Trois long-métrages représenteront l’Algérie en compétition officielle durant le festi- val qui verra la participation de ci- néastes de Tunisie, Maroc, Égypte, Liban, Jordanie, Palestine, France, Ita- lie, Espagne, Malta, Roumanie, Turquie, Syrie et Chypre. Le cinéma iranien sera l’invité d’honneur de cette édition. APS

avec le ministère des Finances, pour «débloquer, d'ici à la fin de l'année», des subventions «à hauteur de 3 à 4 millions de dinars» pour les projets de films. Créé en 1967 et modifié par différents textes entre 1991 et 2013, le Fdatic propose une aide au «financement de la production, de la co-production et de la post-production de films», à travers des subventions allouées sur la base d'un dossier pré- senté par les producteurs de films à la commission de lecture et de financement du Fonds. APS

PATRIMOINE ORANAIS

Projet d’aménagement pour les étudiants en architecture

Un projet élaboré par quatre étudiants en architecture a été adopté en perspective de l'aménagement du pôle so- cioculturel de l'association Santé Sidi El-Houari (SDH) basée à Oran, a-t-on appris lundi du président de SDH. Ce projet a été sélectionné dans le cadre d'un concours du meilleur design du patrimoine, initié à l'occasion du workshop sur le design d'espace, tenu les 23 et 24 sep- tembre dernier au siège du SDH, a précisé à l'APS Kamel Bereksi. «Un nouveau workshop est prévu prochainement pour discuter de tous les aspects relatifs à la concrétisation de cette opération qui se traduira par un gain d'espace et de meilleures conditions d'accueil et d'accessibilité aux locaux du site ciblé», a-t-il fait savoir. Le président de SDH se félicite également de la prise en compte de la no- tion de récupération, dans le sens où le mobilier sera en grande partie composé d'objets récupérés, dont des barils qui feront office de tables et de pneus en guise de chaises. Les lauréats, étudiants du département d'architecture de l'Université des sciences et de la technologie d'Oran Mo- hamed-Boudiaf (USTO-MB), sont Mouna Bendaoud, Lattab Nidal Fethi, Mohammed El-Amine Meflah et Ya- laoui Abir. Au total, 16 candidats ont pris part au concours supervisé par un jury constitué du directeur de l'École des

beaux-arts de Mostaganem, Hachemi Ameur, des archi- tectes et enseignants universitaires Seddiki Amel et Be- namar Abdelkrim, et du designer Lamri Rachid. L'initiative entre dans le cadre du «Projet patrimoine», un programme national d'appui à la protection et à la valori- sation du patrimoine, cofinancé par l'Algérie et l'Union européenne dans le but de protéger, valoriser et revitaliser le patrimoine matériel et immatériel ainsi que le savoir- faire traditionnel», a-t-on rappelé. La chargée de commu- nication pour ce projet et animatrice socioculturelle à SDH, Nadjla Lamri, a mis l'accent quant à elle sur l'ori- ginalité de l'esquisse retenue, soulignant qu'elle apportera «davantage de confort, de lumière et de couleur au pôle de l'association». Une bibliothèque et deux espaces d'ex- pression artistique et culturelle composent le pôle dont l'aménagement sera mis en œuvre avec la participation des stagiaires de l'école chantier mitoyenne, a-t-elle si- gnalé. Située au cœur du quartier historique dont elle porte le nom, l'association SDH célèbre cette année son 25ème anniversaire. Un parcours marqué par nombre d'actions dans les domaines de la valorisation du patri- moine et de la formation des jeunes aux métiers tradition- nels de la construction. APS

BOX-OFFICE NORD-AMÉRICAIN

Le nouveau Tim Burton en tête

Le nouveau Tim Burton, Miss Peregrine et les enfants particuliers, a pris la tête du box-office nord-américain dès sa sortie en salles, selon des chiffres définitifs publiés lundi par la société spécialisée Exhibitor Rela- tions. Avec Eva Green et Samuel Lee Jackson, ce film d'aventure fantas- tique sur un lieu magique peuplé d'enfants et de gens aux pouvoirs étranges récolte 28,9 millions de dollars pour son premier week-end. Autre nou- veauté, Deepwater, film d'action qui raconte l'immense marée noire du golfe du Mexique en 2010 à travers les yeux d'un électricien (Mark Wahl- berg) à bord de la plateforme pétrolière. La catastrophe, qui a coûté 61,6

milliards de dollars à la compagnie pétrolière BP, a rapporté 20,2 millions aux producteurs du film, réalisé par Peter Berg. Le western Les 7 Merce- naires (The Magnificent Seven), remake du film de 1961, perd la tête du box-office et se retrouve troisième, avec 15,6 millions (61,5 millions au total). Réalisée par Antoine Fuqua (La Rage au ventre), cette nouvelle ver- sion est menée par Denzel Washington, chasseur de primes qui embarque une équipe de fines gâchettes pour protéger une bourgade du Far West d'un industriel cupide. Le film d'animation Cigognes et compagnie se classe quatrième avec 13,5 millions de dollars et 38,5 millions au total.

Jeudi 6 Octobre 2016

Vie pratique

21

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du jeudi 4 Mouharram 1438 correspondant au
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du jeudi 4 Mouharram 1438
correspondant au 6 octobre 2016 :
- Dohr … 12h36
- Asr 15h53
- Maghreb 18h27
- Ichaa……………… 19h57
Vendredi 5 Mouharram 1438
correspondant au 7 octobre 2016 :
- Fedjr
05h23
- Echourouk
06h48
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Homme sans ressources, ayant la charge de 7 enfants, demande toute aide financière pour les soins de sa fille âgée de 6 ans, qui nécessite rapidement une opération chirurgicale des yeux. Dieu vous le rendra. Tél. : 05 40 15 24 53

El Moudjahid/Pub du 06/10/2016

El Moudjahid/Pub du 06/10/2016

pENSÉE

Cela fait plus de 40 jours que notre cher et regretté père et grand-père, BELAIDI Mohamed fut rappelé à dieu, laissant un grand vide jamais comblé En cette douloureuse commémoration, sa femme ses enfants, le président, les membres et athlètes du CSA/ ASTT s'inclinent à sa mémoire et demandent à tous ceux qui l'ont connu et aimé d'avoir une pieuse pensée. Repose en paix. Que Dieu le Tout-Puissant t’accorde Sa Sainte miséricorde et t'accueille en Son Vaste Paradis.

El Moudjahid/Pub du 06/10/2016

Demandes d’emploi

J.f. 24 ans, sérieuse et dynamique, titulaire d’un master 2 en littérature italienne, cherche emploi dans le domaine ou autres tél. : 0780.16.77.13

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J.H. 25 ans, sérieux et dynamique, titulaire d’une licence en compatbilité-fiscalité, cherche emploi dans le domaine ou autres.

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El Moudjahid/Pub du 06/10/2016

El Moudjahid/Pub du 06/10/2016

El Moudjahid/Pub du 06/10/2016

CONDOLÉANCES

CONDOLÉANCES
C’est avec une vive émotion et une grande tristesse que M. Noureddine BOUtARfA, ministre de

C’est avec une vive émotion et une grande tristesse que M. Noureddine BOUtARfA, ministre de l’Énergie, ainsi que l’ensemble du personnel du ministère de l’Énergie ont appris le décès du regretté EL GHAZI Abdellah, frère de M. Mohamed EL GHAZI, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. En cette pénible et douloureuse circonstance, ils présentent leurs sincères condoléances à toute la famille du défunt, et l’assurent de leur profonde compassion. Priant Allah le Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa miséricorde et de l’accueillir en Son vaste paradis. «À Allah nous appartenons, et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 430442 du 06/10/2016

CONDOLÉANCES

Le Président-Directeur général de l’Entreprise nationale de

communication, d’Édition et de Publicité «ANEP/SPA», les

cadres et l’ensemble du personnel, profondément touchés par

le décès de la sœur de leur collègue, Mlle GOURAYA Amel,

présentent à cette dernière, ainsi qu’à sa famille, leurs

condoléances les plus attristées, et les assurent, en cette pénible

circonstance, de leur profonde compassion.

Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder à la défunte Sa sainte

Miséricorde et l’accueillir en Son vaste paradis.

«À Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP du 06/10/2016

Jeudi 6 Octobre 2016

Sp o rt s

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EL MOUDJAHID

LIGUE 2-MOBILIS (5 e JOURNÉE)

Le PAC sur du velours

La cinquième journée de Ligue 2-Mobilis, prévue ce week-end, pourrait bel et bien s’avérer favora- ble au Paradou Athletic Club. Les poulains du coach espagnol, José Maria Nogués, accueillent la mo- deste formation du RC Arbaâ, qui ne parvient toujours pas à trouver ses marques.

L ’occasion pour le PAC de consoli- der sa position en tête du classe- ment. La JSM Bejaia, qui occupe

une position de co-leader, aura la tâche plus difficile par contre. Les joueurs de Khezzar reçoivent l’ASM Oran pour une confrontation qui promet. Les deux forma- tions sont invaincues encore. Pour sa part, l’AS Khroub, sera en appel à Chlef. Face à une formation de l’ASO, qui ne jure que par la victoire pour revenir dans le groupe de tête, l’ASK devra impérativement faire preuve de solidité défensive pour espérer prolonger sa série d’invincibilité. Le Cha- bab Ahly Bordj Bou Arreridj et la JSM Skikda, qui suivent de près la course se- ront, respectivement, hôtes duAmel Bous- saada et du Widad de Boufarik. A moins d’une surprise, la victoire ne devrait pas échapper aux locaux. De son côté, l’USM Blida, toujours en phase de rodage, se rendra à Saida ou l’at- tend de pied ferme le Mouloudia local.

à Saida ou l’at- tend de pied ferme le Mouloudia local. Une rencontre à ne pas

Une rencontre à ne pas manquer, entre deux teams en quête de points pour reve- nir au devant de la scène. Dans le bas du tableau, la Lanterne rouge, Ghali de Mascara, ira à El Eulma croiser le fer avec une équipe de Babya, en position de premier relégable. Le CRB Ain Fekroun, accueille pour sa part l’US Biskra pour une partie indécise en deux formations capables du meilleur comme du pire.

R. M.

Programme des rencontres :

- MCEE — GCM

- CRBAF — USB

- JSMS — WAB

- JSMB — ASMO

- CABBA —ABS

- ASO — ASK

- MCS — USMB

- PAC — RCA

COUPE DU MONDE-2018 (QUALIFICATIONS)

Plusieurs fédérations sanctionnées par la FIFA

ANGLETERRE

Rooney appelle à l’unité

"Nous devons rester ensemble et nous concen- trer sur le football", a lancé mardi Wayne Rooney, capitaine de l'Angleterre orpheline de son sélec- tionneur Sam Allardyce, contraint à quitter les Trois Lions suite au récent scandale des transferts dans le foot anglais. "Nous devons poursuivre sur notre victoire lors du dernier match (contre la Slovaquie, 1-0, ndlr) et rien ne doit nous perturber", a ajouté la vedette de Manchester United devant ses coéqui- piers rassemblés à Londres avant d'accueillir Malte à Wembley, samedi. Sam Allardyce, nommé en remplacement de Roy Hodgson après l'Euro-2016 où l'Angleterre avait été éliminée par l'Islande en 8 es de finale, a été contraint de s'en aller 67 jours seulement après son arrivée et après n'avoir dirigé qu'un match, contre la Slovaquie. En cause: une vidéo diffusée sur le site du Daily Telegraph sur laquelle Allardyce explique à ce qu'il croit être un groupe représentant les intérêts d'investisseurs asiatiques comment il est possible de "contourner" les règles de la FA notamment en

matière de tierce propriété (TPO). Mais les

hommes sont en réalité des journalistes infiltrés

du Daily Telegraph, enquêtant sur la corruption

dans le football anglais. Pis, Allardyce (61 ans)

accepte de se rendre à Singapour et à Hong Kong

afin de monnayer ses conseils pour une somme de

400.000 livres sterling (environ 461.000 euros).

L'ancien défenseur international anglais Gareth Southgate, 46 ans, coach des Espoirs anglais, a été nommé en remplacement pour les quatre pro- chains matches de l'Angleterre.

La FIFA a prononcé une série de sanc- tions à l'encontre de plusieurs fédérations pour des comportements antisportifs et à caractère discriminatoire affichés par leurs supporters lors de matchs des qualifica- tions pour la Coupe du Monde 2018. Sur la base de rapports de matchs et de preuves supplémentaires générées par le système de surveillance anti-discrimina- tion de la FIFA, celle-ci a ouvert des pro- cédures disciplinaires à l’encontre, entre autres, des fédérations de football du Hon- duras, du Salvador, du Mexique, du Ca- nada, du Chili, du Brésil, d’Argentine, du Paraguay, du Pérou, d’Italie et d’Albanie. Etant donné que le Chili a commis une

TENNIS-DOPAGE

Suspension réduite en appel pour la Russe Sharapova

Suspension réduite en appel pour la Russe Sharapova La suspen- sion de la Russe Maria Sharapova

La suspen- sion de la Russe Maria Sharapova pour dopage a été réduite de deux ans à quinze mois par le Tribunal arbi- tral du sport (TAS). "Je passe de l'un des jours les plus durs de ma carrière, celui où j'ai appris ma suspension en mars dernier, à l'un des plus heureux car j'ai appris que je pourrai reprendre le tennis en avril", écrit Shara- pova, 29 ans, dans un message posté sur sa page Facebook quelques minutes après l'annonce du TAS. La date du début de sa suspension avait été fixée au 26 janvier 2016, jour où l'ancienne n° 1 mondiale a été contrôlée positive à l'Open d'Austra- lie. La Russe pourra donc reprendre la compétition le 26 avril 2017, juste avant le tournoi de Roland Garros qu'elle a rem- porté deux fois. "J'ai le sentiment qu'on m'a pris quelque chose que j'aime et ce sera vraiment bon de le récupérer. Le ten- nis est ma passion et il me manque. Je compte les jours jusqu'à mon retour sur les courts", poursuit-elle. Sharapova, mé- daillée d'argent aux JO de Londres en 2012, n'a pas pu participer aux jeux Olympiques de Rio en août dernier en rai- son de sa suspension, qui lui a été infligée après un contrôle positif au meldonium.

a été infligée après un contrôle positif au meldonium. nouvelle violation durant la période pro- batoire

nouvelle violation durant la période pro- batoire imposée en mai 2016, il se voit in- terdire de disputer un deuxième match

officiel au stade de Santiago. Le stade ne pourra par conséquent pas être utilisé lors du match de qualification pour le mondial opposant le Chili au Venezuela le 28 mars 2017. En outre, la Fédération Chilienne de Football s’est vu infliger une amende de 65 000 francs suisses (CHF) pour deux cas. En outre, le Honduras a écopé d’une amende de CHF 65 000 pour deux cas, alors que l’Albanie devra s’acquitter d’une amende de CHF 50 000, le Salvador de CHF 45 000, l’Italie, le Mexique et le Pérou de CHF 30 000, le Paraguay et l’Argentine de CHF 25 000, et le Canada et le Brésil de CHF 20 000 pour des cas individuels.

HANDBALL : CAN-2016 (DAMES)

Les Algériennes en stage au Portugal

La sélection algérienne de handball (dames) a rallié mardi Lisbonne (Portu- gal), pour un stage préparatoire qui s'éta- lera jusqu'au 14 octobre, en vue de la 22 e Coupe d'Afrique des nations CAN-2016 prévue en Angola (28 novembre-7 dé- cembre), a appris l'APS auprès de la Fé- dération algérienne (FAHB). Avant de s'envoler pour le Portugal, les handbal- leuses algériennes étaient en stage à Alger depuis le 30 septembre. En vue de ces deux regroupements, l'entraîneur na- tional Guernane Zoheir a fait appel à 24 joueuses, dont neuf évoluant dans les championnats français. A la CAN-2016, les Algériennes évolueront dans un groupe B assez difficile en compagnie de la Tunisie (tenante du titre), de l'Egypte, du Congo et de la Guinée. La poule B est composée quant à elle de l'Angola (pays hôte), la RD Congo (vice-championne d'Afrique), le Cameroun, le Sénégal, et la

Côte d'Ivoire.’’ Liste des joueuses convoquées :

Boussora Fatma, Belouchrani Feriel, Ferraoune Souad, Djayet Ahlem, Bensa- lem Amina (HBC El Biar), Meslem Zineb, Djorfi Rekia (HHB Saida), Bechir Cylia, Azzi Sara (US Akbou), Benabi Sara, Haimer Fatiha (GS Pétroliers), Ben- foughal Oumeima (FS Constantine), Zouaoui Sylia (JS Awzelaguen), Kemiti Ikram (HBCF Arzew), Benaaziez Aicha (OJS Constantine), Haouam Dounia (Union Sportive Alforville N1 /France), Hadi Leila, Kassouh Jena (Yutz - D2/France), Boudjellal Amina, Titou Souad (Bergerac - N1/France), Souli Najah, Hamissi Sihem (St EtienneAndre- sieux N1/France), Merad Ines (Chambray - D2/France), Tizi Nabila (Brest Bre- tagne Handball LFH/France).’ Entraîneur : Guernane Zoheir.

BODYBUILDING

CAMEROUN

Rigobert Song est sorti du coma

L'ex-capitaine de l'équipe natio- nale de football du Cameroun, Rigo- bert Song, victime dimanche, d'un ac- cident vasculaire cérébral (AVC), est sorti du coma et se trouve "dans un état acceptable", a indiqué le directeur de l'hôpital de Yaoundé où il a été admis. "Les dernières nouvelles après son admission au centre des urgences sont assez bonnes parce que le malade Song s'est réveillé de son état de coma", a assuré le directeur du Centre des ur- gences de Yaoundé, Louis Joss Bitang à Mafok, dans une intervention lundi soir sur les antennes de la radio d'Etat. "Nous pouvons affirmer que son état de santé est acceptable", a-t-il ajouté: "Il res- pire en spontané (et n'est plus sous oxygène). Le saignement cérébral est maîtrisé". De même source, un avion médicalisé à bord duquel le footballeur sera évacué vers le France est attendu mardi à Yaoundé avec à son bord "une équipe de médecins français". "Toutes les condi- tions sont réunies" pour l'évacuation et l'avion de- vrait quitter Yaoundé, mardi soir, pour Paris où il arrivera mercredi matin, selon M. Bitang à Mafok. Rigobert Song a été victime d'un AVC dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu'il se trouvait à son domicile à Yaoundé, selon la radio d'Etat. Ancien capitaine des Lions indomptables du Cameroun, il est l'actuel sélectionneur de l'équipe A' du Ca- meroun.

sélectionneur de l'équipe A' du Ca- meroun. Concours national Open à la mémoire de Mohamed Benaziza

Concours national Open à la mémoire de Mohamed Benaziza les 13 et 14 octobre à Gdyel

Un concours national Open de bodybuil- ding dédié à la mémoire de Mohamed Bena- ziza, aura lieu les 13 et 14 octobre prochains à la salle omnisport de Gdyel, a-t-on appris auprès de la ligue de wilaya d'Oran de Body building et Power-lifting. Cette compétition de sport de musculation et de démonstration de deux jours, organisée par l’association sportive "Izdihar" de Gdyel de body building, power lifting et haltérophi- lie en collaboration avec la Fédération algé- rienne de body building et power lifting, verra la participation de plus de 90 athlètes de plusieurs wilayas du pays.

Les athlètes présents à ce rendez-vous se- ront soumis la veille des compétitions à une pesée permettant aux organisateurs de classer chaque athlète dans sa catégorie respective. Il y aura dix poids au total (55 kg, 65 kg, 70 kg, 75 kg, 80 kg et 85 kg, 90kg, 95kg, 100 kg et plus de 100 kg). Durant une journée, les athlètes auront à exécuter les sept mouve- ments olympiques à savoir le biceps, le dou- ble biceps, les dorsaux de face, les abdominaux, les cuisses, le profil droit, le profil gauche. Feu Mohamed Benaziza fut un culturiste algérien ayant décroché le titre de champion du monde en 1987 dans la catégo-

rie des moins 70 kg avant de remporter, en 1988, le titre de la "Nuit des Champions" de- vant l'ex-champion du monde Dorian Yates. Il a rendu l'âme en 1992 à l'âge de 33 ans. Rappelons la belle performance réalisée par le jeune body builder de la catégorie des moins de 90 kg Zoheir Mihoubi du club de Chéraga qui s’est qualifié dernièrement à Prague en République Tchèque pour aller dé- crocher la carte professionnelle au prochain championnat du monde amateur, prévue le mois de novembre à Benidorm en Espagne. Un exploit jamais réalise depuis la création de la Fédération algérienne de body building.

Jeudi 6 Octobre 2016

Sp o rt s

23

EL MOUDJAHID

ÉQUIPE NATIONALE

Hanni forfait Benzia à la rescousse

Le deuxième jour de stage de l'équipe nationale a été marqué par un autre forfait. Après le départ de Hicham Belkaroui, libéré lundi dès son arrivée à Sidi-Moussa pour cause de blessure, c'est au tour de Sofiane Hanni de déclarer forfait.

L e milieu et capitaine d'Anderlecht a fina- lement été autorisé lui aussi à quitter le stage en raison d'une blessure à l'adduc-

teur. Sofiane Hanni avait pourtant envoyé des si- gnaux positifs dimanche en prenant part au match de championnat face au Standard de

Liège. Il était d'ailleurs derrière l'unique but de la partie. Sa participation avait alors levé les doutes sur la nature de sa blessure, mais pas pour longtemps finalement, puisqu'il a été jugé inapte

à prendre part au stage, d'où sa libération et son remplacement par Yacine Benzia. Lors de la séance d'entraînement de mardi, précédée par une zone mixte, le staff technique

national a décidé de laisser au repos Islam Sli- mani et Riyad Mahrez qui en avait visiblement besoin. Par ailleurs, le Cameroun est arrivé mardi à Marseille où il préparera son match face

à l'Algérie. Les Lions Indomptables, en proie à

plusieurs polémiques, ont disputé hier mercredi un match de préparation face à l'Olympique de Marseille. L'Algérie, comme annoncé ici, a joué l'USM Blida.

Amar BENRABAH

a joué l ' U S M B l i d a . Amar BENRABAH ENTRETIEN

ENTRETIEN EXPRESS

Sofiane Feghouli : « On n’a pas peur du Cameroun »

Tout d’abord bon retour en équipe nationale… Très content comme d’habitude de retourner en équipe nationale et d’être là avec mes camarades. On va bien tra- vailler cette semaine et bien se préparer pour le match contre le Cameroun. Il est d’une très grande importance pour nous. Justement, appréhendez-vous cette confrontation au sommet pour l’entrée en lice de l’EN dans cette phase des éliminatoires pour le Mon- dial-2018 ? Oui, c’est un gros match, qui s’an- nonce équilibré, ça va se jouer sur des détails, il y a l’expérience que nous avons acquise qui nous sera très utile. Il faut arriver frais le jour du match et

sera très utile. Il faut arriver frais le jour du match et donner le meilleur de

donner le meilleur de nous-mêmes. L’état d’esprit va être important. A nous d’être solidaires et généreux sur le ter- rain. C’est sur çà je pense que les matches vont se jouer. C’est dans la tête et à l’expérience, ce type de rencontres. Ce n’est pas un match qui vous

fait peur ? Non ! On a peur de personne nous. Franchement, ce n’est pas un match qui nous fait peur là. Ne craigniez-vous pas pour la dé- fense, notamment avec les absences de certains joueurs blessés ? Ecoutez, les 23 qui sont là, ce sont les 23 qui vont être appelés à jouer le match et ils vont répondre présents. Moi, j’ai confiance en tous mes parte- naires. A mon avis, il n’y a pas de soucis à ce niveau-là. S’il y a un joueur qui n’est pas là, on saura le remplacer, d’au- tant plus qu’il y a des joueurs de qualité qui forment le groupe. Propos recueillis par :

Mohamed-Amine AZZOUZ

Nigeria - Algérie le 12 novembre à Uyo (CAF)

Le match Nigeria-Algérie comp- tant pour la deuxième journée des

qualifications de la Coupe du Monde 2018, groupe B, aura lieu le samedi 12 novembre prochain à 17h30 au stade Akwa-Ibom à Uyo,

a annoncé mardi la Confédération

africaine de football (CAF). Le stade omnisports d'Uyo avait été inauguré par le Nigeria en novembre 2014. D'une capacité de 30.000 places, l'enceinte sportive est devenue depuis le stade fétiche des Super Eagles. Les Nigérians, qui recevaient par le passé leurs adversaires au stade d'Abuja, ont disputé tous les matchs des qualifications de la CAN-2015 et 2017 au stade Akwa-Ibom d'Uyo. L'autre match du groupe B, entre le Cameroun et la Zambie se déroulera également le 12 novembre à 16h00 au stade omnisports de Limbe. La première jour- née des qualifications du Mondial russe aura lieu le dimanche 9 no- vembre. Au programme, l'Algérie accueillera le Cameroun à 20h30 au stade Mustapha-Tchaker de Blida, alors que la Zambie reçoit le Nigeria

à 14h30 à Ndola. Le premier du groupe à l'issue de la campagne des éliminatoires se qualifiera pour la Coupe du Monde 2018 en Russie.

Neuf clubs à l’amende pour utilisation de fumigènes

Neuf clubs des deux Ligues professionnelles ont écopé chacun d'une amende variant de 30.000 DA pour utilisation de fumigènes par

leurs galeries respectives lors des rencontres de la sixième et quatrième journées déroulées respectivement le week-end dernier, indique mer- credi la Ligue de football professionnel (LFP) sur son site officiel. Les clubs concernés sont : l'USM Alger (récidive, 60.000 DA), le DRB Tadjenanet, le MC Oran, l'USM El Harrach, l'ES Sétif, le MC Alger et

la JS Saoura, de la Ligue 1, ainsi que le WA Boufarik et l'US Biskra,

de la Ligue 2. Le code disciplinaire de la Fédération algérienne de foot- ball mentionne qu'en cas de trois sanctions du genre, le club concerné écope d'un match à huis clos. Lors des dernières saisons, plusieurs ren- contres se sont déroulées à huis clos pour cette même raison.

se sont déroulées à huis clos pour cette même raison. LIGUE 1 (MISE À JOUR, 6

LIGUE 1 (MISE À JOUR, 6 e JOURNÉE)

RC Relizane bat MO Béjaïa (1 -0)

Le RC Relizane a battu le MO Bejaia (1-0), mi-temps (0-0) en match de la mise à jour de la sixième journée du championnat d'Algérie de Ligue 1 Mobilis disputé mardi soir au stade de l'Unité Maghrébine à Bejaia. Le but de la rencontre a été inscrit par Mourad Benayad à la 77e pour le RCR. Malgré cette victoire, le "Rapide" reste dernier au classement (0 pt). De son côté, le MOB reste à la 15e place avec 2 pts seulement et deux matchs en retard. MO Béjaïa - RC Relizane 0 - 1.

SANCTIONS

Mise en garde pour les présidents de la JS Kabylie et de l’ES Sétif

La commission de discipline de la Ligue de football

professionnel (LPF) a adressé une mise en garde aux présidents de la JS Kabylie Mohamed Cherif Hannachi

et de l'ES Sétif Hassan Hamar, assortie d'une amende de

50 000 DA chacun, a indiqué mardi la LPF sur son site.

Le directeur général du MC Alger Omar Ghrib a écopé

de la même amende sans qu'une mise en garde lui soit adressée. Les dirigeants concernés ont été auditionnés par

la commission de discipline après leurs déclarations aux

médias nationaux. Ali Rial (JS Kabylie), Nassim Bouchama (CR Belouizdad) et Fouad Hadad (DRB Tadjenanet) ont été suspendus pour un match et une amende de 30 000 DA leur a été infligée pour "contestation de décisions". L'ES Sétif a écopé d'une amende de 100 000 DA "pour utilisation de fumigènes

ainsi que d'une mise en garde. Une amende de 60 000 DA

a été infligée à l'USM Alger "pour usage de fumigènes dans les gradins".

DANS LA LUCARNE
DANS LA LUCARNE

Un club dans tous ses états

l Constantine, une ville historique, reste un grand pôle sportif dans tous les domaines. En football, la capitale de l'Est algérien est très

connue par ses "ponts suspendus" qui restent une marque symbole, singulière. Deux grands clubs, à travers l’histoire, ont fait ses beaux jours. Il s'agit du MOC, celui des oulémas et un peu de la « haute classe »,

et du CSC, le club populaire par excellence. Le MOC, avec le président Demigha, avait rétrogradé en championnat Amateur, alors qu'il a toujours évolué aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue 2. Des problèmes d' «égo» entre les frères Madani et Demigha ont fait que le MOC cède l'espace au CSC. Ce dernier est désormais seul sur la place publique, une situation qui avait privé les Constantinois de leur grand clasico depuis déjà plusieurs années. Aujourd'hui, le CSC fait tout pour parvenir à engranger son deuxième titre après celui acquis avec le président Boulhabib. Aujourd'hui, les spécialistes sont unanimes à dire que ce club, que certains présentent comme le doyen des clubs, est vraiment dans une situation très difficile sur le plan de sa gestion administrative. La désignation d'un directoire pour gérer ce club, ayant des supporters pas commodes du tout (des connaisseurs), était vraiment une très mauvaise idée. Car pour prendre une décision, il faut avoir l'accord, au moins, de trois membres sur quatre. Ce qui complique toute prise de décision sur n'importe quel sujet. Lors de la venue de Roger Lemerre, les membres du directoire n'étaient pas sur la même longueur d'onde. Toutefois, ils ont voulu contourner l'offre de Lemerre qui avait placé la barre très haut en exigeant 30.000 euros pour lui et 14.000 pour son

adjoint tunisien. Il est évident que c'était dès le départ « ruinant » pour le CSC, surtout qu'il s'agit d'un technicien qui est venu ouvertement pour se remplir les "poches" avec la complicité de certains. Les propriétaires (l'Entreprise Nationale des Puits) ont fini par arrêter ces errements des responsables du directoire. On ne comprend pas qu'on accepte de dépenser une telle somme d'argent pour un "pépère". Cela nous rappelle l'épisode d'Artur Jorge avec le MC Alger. Pourtant, un technicien algérien, qui revient 100 fois moins cher, pourrait faire l'affaire. Apparemment, le fait que la venue de Lemerre n'a pu se faire n'a pas plu à quelques membres du directoire. Cela était apparent après la bagarre qui avait failli se transformer en "pugilat" entre deux membres du directoire —Boulhabib (Sousou) et Bensari—. Ce dernier, à vrai dire, était un peu contre le départ de Lemerre. Pourtant, tout le monde sait que l'ENP, qui sera obligée en dernier ressort de payer rubis sur ongles le technicien français, avait tous les droits de refuser. Elle ne veut pas se faire "déplumer" pour un résultat aléatoire. De plus, Lemerre au CSC est une opération des plus coûteuses, pour ne pas dire une arnaque à ciel ouvert. Malgré le fait qu'il faut être trois pour trancher toute décision, cela n'a pas évité au CSC de tomber presque dans une impasse. C'est vrai que les quatre membres du directoire ont voulu tout faire pour se donner les moyens afin de rendre le sourire aux

Sanafir, mais

mettre sous la dent » sont en train de mettre la pression sur leurs dirigeants afin de mobiliser tous les moyens pour réussir et remporter un titre. Néanmoins, avec ces" bagarres" entre dirigeants, le CSC n'ira nulle part. On peut même dire que l'échec leur est promis avant même la phase aller. Aux propriétaires de trouver la solution adéquate au directoire. A priori, c’est le statu quo, sauf que Hamiti est devenu porte-parole du club, alors que la composante du directoire reste inchangée. Ce qui ne fait

que décevoir les supporters du club. Dommage ! HAMID GHARBI

Ces derniers las de ne rien trouver à se «

T

OPS

CAN-2017 (U17)

La Guinée, huitième et dernier qualifié

La Guinée s'est qualifiée pour la phase finale de la Coupe d'Afrique des nations CAN-2017 des moins de 17 ans de football en dépit du nul concédé à Conakry face au Sénégal (1-1) en match retour du dernier tour des éli- minatoires de la compétition. Victorieuse de la première manche à Dakar (1-0), la Guinée l’emporte sur l’ensemble des deux rencontres (2-1) et rejoint ainsi les 7 autres qua- lifiés: Angola, Cameroun, Congo, Ghana, Mali, Niger et Madagascar (pays hôte). Le tirage au sort de la phase fi- nale aura lieu le 24 octobre prochain au siège de la Confé- dération africaine de football au Caire. La phase finale de la CAN-2017 des U-17 aura lieu du 2 au 16 avril à Ma- dagascar.

Jeudi 6 Octobre 2016

LE MINISTRE BRITANNIQUE CHARGÉ DE L’AFRIQUE ET DU MOYEN-ORIENT : « LeRoyaume-Uni veut des liens

LE MINISTRE BRITANNIQUE CHARGÉ DE L’AFRIQUE ET DU MOYEN-ORIENT :

« LeRoyaume-Uni veut des liens encore pLUs étRoits avec l’Algérie»

«Le Royaume-Uni souhaite développer et diversifier davantage sa coopération avec l’Algérie», a affirmé, hier, le ministre britannique, chargé de l’Afrique et du Moyen-Orient, Tobias Ellwood, soulignant que son pays veut des liens encore «plus étroits» avec l’Algérie.

CONSEIL DE LA NATION

le président de la commission des affaires étrangères reçoit deux députés

Le président de la commission des Affaires étrangères, de la coopération internationale et de la communauté algérienne à l’étranger au Conseil de la nation, Rachid Bougharbal, a reçu

hier à Alger l’ancien ministre et député de l’Assemblée nationale française, Jean Glavany, et le député, Guy Teissier, a indiqué un communiqué du Conseil. Au cours de cette rencontre à laquelle

à pris part l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié,

les deux parties ont échangé les points de vue sur les questions d’intérêt commun, notamment la lutte anti-terroriste et la place de l’islam en France. Les relations bilatérales ont été au centre de cet entretien, « notamment les moyens de les renforcer pour préserver l’excellence de leur niveau ». La rencontre s’inscrit dans le cadre d’une mission d’information menée par la déléga- tion parlementaire française sur l’état des relations françaises avec les pays du Maghreb.

AUTORITÉ DE RÉGULATION DE L’AUDIOVISUEL

Lancement du site éLectRoniqUe officiel

«L e Royaume-Uni veut des liens encore plus étroits avec l’Algérie et souhaite

développer de nouveaux domaines de coopération, y compris entre les par- lements » des deux pays, a précisé M. Ellwood dans un entretien à l’APS, à l’occasion de sa visite en Algérie. Il a exprimé sa satisfaction de constater que la coopération entre les deux pays s’est renforcée dans cer- tains secteurs, notamment les échanges commerciaux et la question sécuritaire, depuis sa dernière visite en Algérie, en novembre 2014. Selon lui, le partenariat dans le domaine sé- curitaire entre le Royaume-Uni et l’Algérie est « un excellent exemple » des avancées réalisées dans les rela- tions bilatérales, précisant dans ce cadre, que la septième session du par- tenariat stratégique algéro-britan- nique se tiendra en décembre prochain. M. Ellwood a ajouté que son pays aspirait à accroître les rela- tions commerciales et ses investisse- ments avec l’Algérie, de façon à permettre aux investisseurs britan- niques de saisir « l’énorme potentiel » que représente l’Algérie, qui demeure un pays « idéal » pour les investisse- ments. Les deux pays ont organisé deux forums sur les opportunités d’investissements en Algérie, le pre- mier en décembre 2014 à Londres, le second en mai 2016 à Alger. Le mi- nistre britannique a relevé que l’Al- gérie « poursuit ses efforts pour améliorer son climat des affaires », ce qui est susceptible d’attirer davantage d’entreprises britanniques, soulignant que les deux pays travaillent ensem- ble pour la mise en place d’une cham- bre de commerce algéro-britannique. Notant que plusieurs entreprises bri- tanniques sont présentes en Algérie, telles que British Petrolum (BP), le groupe Rolls Royce (moteur d’avion), Unilever (agroalimentaire) et Amec (ingénierie), M. Ellwood s’est dit « très ravi » que l’Algérie ait choisi des satellites britanniques pour « participer au lancement de son ac- tivité récente », en allusion aux trois satellites algériens lancés le 26 sep- tembre dernier depuis le Centre spa- tial de Satich Dhawan (sud-est de l’Inde). Il a indiqué que les deux par- ties envisagent de « diversifier » et

que les deux par- ties envisagent de « diversifier » et « d’élargir » leur coopération

« d’élargir » leur coopération dans un

proche avenir. Par ailleurs, le ministre

a fait part de la satisfaction du

Royaume-Uni quant à la promotion

de l’anglais par le gouvernement al-

gérien, ce qui contribuera, a-t-il es- timé, à développer les compétences

de la jeunesse, à accroître l’employa-

bilité, l’accès à la recherche scienti- fique et à encourager le commerce et l’investissement étranger. Un accord

lie le ministère de l’Education natio-

nale avec le centre culturel britan- nique, British Council, pour

l’apprentissage de la langue anglaise en Algérie. Sur un autre volet, et concernant la situation en Libye, le ministre britannique a indiqué que le Royaume-Uni continue à travailler en

« étroite collaboration » avec les voi-

sins de la Libye, et demeurera au de- vant des efforts internationaux pour soutenir le nouveau gouvernement li- byen de l’entente nationale (GNA) à même de rétablir la stabilité et la sé- curité dans le pays. M. Ellwood qui avait représenté Londres à la dernière réunion sur la Libye à Paris (France), a exprimé sa

satisfaction de voir le GNA« progres- ser dans la prise de contrôle à Tripoli

et avancer dans l’affirmation de son

autorité ». Il a néanmoins, souligné que le gouvernement de l’entente na- tionale est toujours confronté à des «

défis importants à venir », invitant les pays voisins de la Libye et la commu- nauté internationale à lui faire preuve

de « plein appui ». Quant à la situa-

tion en Syrie, M. Ellwood a regretté

sa détérioration, qu’il a qualifié de « terrible ». Avec le non-respect de l’ar-

rêt des hostilités, la Syrie connaît, à Alep, la pire des violences depuis le début du conflit, a-t-il ajouté. Le mi- nistre britannique pense néanmoins, qu’il n’est pas trop tard pour une so- lution diplomatique. Il a estimé que la Russie « peut renverser la situation en mettant fin à la violence à Alep, et en travaillant avec la communauté inter- nationale pour superviser et surveiller un cessez-le-feu crédible ». « Le Royaume-Uni continue à utiliser sa voix à l’ONU et ailleurs, pour appeler à la cessation des hostilités dans ce pays, pour permettre l’accès complet de l’aide humanitaire et pour la re- prise d’un processus politique. La transition politique loin d’El Assad est la seule solution à long terme », a-t-il conclu. Interrogé d’au- tre part, sur l’impact que pourrait avoir le Brexit — retrait britannique de l’Union européenne (UE) — sur les relations du Royaume-Uni avec le reste du monde et en particulier avec les pays de la région MENA, M. Ell- wood a répondu que son pays restera ouvert pour les affaires, renforcera ses échanges commerciaux dans tous

les pays du monde, et négociera de nouveaux accords avec ses différents partenaires. « Nous allons promou- voir le Royaume-Uni comme une place de choix pour faire du business et commencer par perfectionner notre investissement interne et aussi négo- cier des accords commerciaux », a-t- il dit. APS

L'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV) a an- noncé le lancement officiel de son site électronique sur le lien (www.arav.dz), selon un com- muniqué dont l'APS a reçu une copie. L'ARAV "demeure en- gagée à assurer ses services et à accompagner le secteur dans le cadre du respect des lois et

de l'éthique professionnelle, et reste à l'écoute des institutions, des associations et des indivi- dus, en leur assurant une pro- tection contre toutes formes de dépassement, et ce via la ru- brique « contact » au niveau de ce site", précise le communi- qué.

MDN

identification d’un des cinq terroristes neutralisés à Djebel oustili

Dans le cadre de la lutte antiterroriste et suite à l'opération de qualité menée par les forces de l'Armée Nationale Popu- laire (ANP) à djebel Oustili, wilaya de Batna / 5°RM, le 29 septembre 2016, ayant permis de neutraliser cinq terroristes et

de récupérer un lot d’armements et de munitions, il a été pro- cédé à l’identification d’un des criminels abattus, en l’occur- rence le dangereux terroriste « Ammar M. » dit « Ziad Abou Abdallah », qui avait rejoint les groupes terroristes en 1995",

a précisé le communiqué du MDN. "Après ratissage des lieux

de l’opération, une mine antipersonnel, une paire de jumelles et une quantité de munitions ont été découvertes", a ajouté la même source. Par ailleurs, "dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la criminalité organisée, des élé- ments de la gendarmerie nationale ont arrêté à Tébessa / 5°

RM, le 3 octobre 2016, trois narcotrafiquants en possession de

75

kilogrammes de kif traité. Tandis qu’une autre quantité de

34

kilogrammes a été saisie à Tlemcen et 1.224 unités de dif-

férentes boissons à Tiaret / 2° RM", a indiqué le MDN. En outre, "des éléments des gardes-frontières ont intercepté

à Tlemcen / 2°RM, 18 immigrants clandestins dont 15 de na-

tionalité marocaine", selon le communiqué.

15 de na- tionalité marocaine", selon le communiqué. C OMME N TA IR E DÉFENSE ET

C OMME N TA IR E

DÉFENSE ET DÉVELOPPEMENT

mis, là également, d’organiser les secours lors des tra- giques inondations de Bab El Oued et d’accélérer la prise en charge des citoyens sinistrés. Quelques années après, l’ANP intervient également en Kabylie pour dégager des villages bloqués par les chutes de neige et porter secours aux populations. Les exemples de ce genre sont légion et ne sauraient représenter la multiplicité des missions de l’Armée nationale populaire qui est devenue un corps prestigieux formé aux dernières technologies en matière d’armement et dotée d’un personnel de très haut niveau et pleinement engagé dans sa double mission de défense et de développement du pays. En 1992, encore, grâce à sa clairvoyance, l’institution militaire a sauvé le pays qui a failli basculer dans les ténèbres d’un obscurantisme moyenâgeux, promis par le FIS, et alors que le pays était mis en quarantaine par le reste du monde, c’est l’ANP,

aux côtés des autres forces de sécurité, qui a fait rempart contre les hordes terroristes lors de la sanglante décennie noire et a préservé le pays et ses institutions du chaos final. Cette action, qui traduit toute la bravoure de nos forces armées, a été confortée, par la suite, par la pro- mulgation de la charte de la paix et de la réconciliation sous la conduite éclairée du Président Abdelaziz Boute- flika. Au plan sécuritaire, les instances internationales s’accordent à reconnaître que l’une des raisons pour les- quelles Daesh n’a pas pu recruter en Algérie tient au fait que nos frontières sont solidement verrouillées par nos forces de sécurité dont la capacité de feu constitue un vé- ritable bouclier, tout en s’abstenant d’intervenir sur les théâtres d’opération hors de nos frontières et ce, grâce à la clairvoyance de notre politique étrangère qui en a fait un principe intangible. Aujourd’hui, l’ANP continue de traquer les résidus du terrorisme avec la même détermination tout en conti- nuant d’assurer ses missions humanitaires et de défense du pays.

K. O.

n Digne héritière de l’ALN, dont l’engagement

total contre 500.000 soldats surarmés au plus

fort de la guerre a permis de libérer le pays du

joug colonial, l’ANP, qui a hérité des mêmes valeurs d’engagement au combat, continue aujourd’hui sa noble mission au service du pays sur d’autres fronts, outre ses missions classiques de défense de l’intégrité territoriale. Juste après l’indépendance, après avoir vaillamment combattu à nos frontières sud-ouest lors de la « guerre des Sables », l’ANP s’est, par la suite, illustrée par ses ef- forts méritoires dans l’édification de la route Transsaha- rienne, du Barrage vert et dans bien d’autres actions au service des populations et notamment des populations en- clavées du Sud. Sur un autre front, celui de la détresse et de l’aide aux sinistrés de catastrophes, elle s’est distin- guée lors du séisme d’El Asnam en 1980, au cours du- quel de par la rigueur et la discipline propres à l’institution militaire, elle a permis une meilleure organi- sation des secours aux côtés des autres forces de sécurité et des éléments de la Protection civile. En novembre 2001, ce sont les mêmes éléments de l’ANP qui ont per-