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Conference Paper · September 2013

 

CITATIONS

READS

2

3,288

4

authors:

8 PUBLICATIONS 18 CITATIONS SEE PROFILE

17 PUBLICATIONS 33 CITATIONS SEE PROFILE

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Available from: Wadi Badri Retrieved on: 13 August 2016

26 ème Colloque de l’Association Internationale de Climatologie, Cotonou 2013

CARTE DES PRECIPITATIONS ANNUELLES AU MAROC (1935/2006)

Abdelali SEBBAR, Mohamed HSAINE, Hassan FOUGRACH & Wadi BADRI

Faculté des Sciences Ben M'Sik. Université Hassan II Mohammedia -Casablanca. Laboratoire Écologie et Environnement. Avenue Cdt Driss El Harti PB : 7955, Casablanca Maroc. E -mail :

Résumé : L’évolution générale du climat lors du 20ème siècle, au moins, dans sa deuxième moitié montre un changement avec des tendance s au réchauffement. Le prolongement des épisodes secs dans le pourtour

méditerranéen est devenu une réalité climatique. Le Maroc n’a pas échappé à ces conditions difficiles causées par la

persistance et la sévérité de la sécheresse depuis les années 1970. Ces conditions ont pesé lourdement sur les activités agricoles et ont réduit considérablement les ressources en eau mobilisable pour une population sans cesse croissante. Afin de caractériser et de quantifier l’impact de cette variabilité climatique, nous avons étudié la fiabilité et détecté les éventuelles tendances internes, des séries pluviométriques de 390 stations climatologiques du Maroc. Cela a permis, de mettre à jour la carte pluviométrique du Maroc à partir des moyennes analysées, homogénéisées e t ramenées à la période 1935 -2006. Enfin, nous avons pu émettre des hypothèses sur les causes de ce changement.

Mots clés : Changement climatique, Maroc, carte pluviométrique, tendances,

Abstract: The general evolution of climate during the 20th century, a t least, in its second half shows a change with tendencies to warming. The extension of dry episodes in Mediterranean perimeter became a climatic reality. Morocco didn’t avoid on these difficult conditions caused by persistence and strictness of dryness si nce 1970s. These conditions influenced agrarian activities heavily and considerably reduce means in water subject to mobilization for a continuously growing population. To characterize and to quantify the impact of this climatic change, we studied reliabil ity and discerned possible internal tendencies, of 390 climatological stations of Morocco. It has allows, to update the pluviometric map of Morocco from the analyzed averages, homogenized and brought back to period 1935 -2006. Finally, we could issue hypotheses on reasons of this change.

Key words: Climatic Change, Morocco, pluviometric map, tendencies,

Introduction

Dans tous les pays de la Méditerranée, situés en zone subtropicale semi -aride, la pluviométrie

est le paramètre climatique dominant, étant d’une part, généralement insuffisante, et, d’autre part

beaucoup plus variable que la température. Généralement, le changement climatique entraînera le déplacement des zones climatiques et la modification des régimes pluviométriques (GIEC 2007). Par ailleurs, durant ces dernières décennies, le prolongement des épisodes secs est devenu une réalité dans cette partie du globe, notamment le Maroc (Sebbar et al., 2011). Ainsi, l’impact du changement climatique sur les différents secteurs au Maroc se fait sentir à tra vers les ressources. La disponibilité de la ressource en eau est fortement liée aux « précipitations ». La vulnérabilité du climat méditerranéen a généré de nombreuses recherches sur la caractérisation

du climat et plus particulièrement, sur les précipita tions en Afrique du Nord (Moisselin et al., 2003 ; Meddi 2009 & Sebbar et al., 2012).

En Algérie, Abderrahmane Medjerab et Latifa Henia (2005) ont montré que dans le cas où le pourcentage de la variance totale exprimée par les composantes principales sign ificatives est très élevé, l’Analyse en Composantes Principales et l’Analyse Factorielle Discriminante, sont un puissant outil pour la mise en évidence de régions pluviométriques homogènes . Tandis que, Mariam Makké Traboulsi (2010) a signalé que l’étude de la pluviométrie moyenne annuelle au Liban fait ressortir le rôle prépondérant du relief dans la répartition spatiale des précipitations.

C’est en 1946 que T.G. Roux, a traité et a publié la « Carte de la moyenne annuelle des précipitations au Maroc 1926/1940 ». Après la disparition prématurée de T. G. Roux, son groupe (J. Debrach ; H. Gaussen ; F. Joly, 1955) a publié une base de données pluviométrique du Maroc (1925/1949) et une notice de sur les procédés de traitement et de calculs. Par la suite, en 1958, H.

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26 ème Colloque de l’Association Internationale de Climatologie, Cotonou 2013

Gaussen ; J. Debrach et F. Bagnouls ont rétabli la carte des précipitations au Maroc ramenée à la période 1925/1950. Pendant les années 1970, 1980 et 1990, plusieurs auteurs ont analysé la variabilité spatiale et temporelle des précipitations an nuelles et saisonnières au Maroc (Amraoui et al., 2004 ; Sebbar et al., 2012). Henry Delannoy (1998) s’est intéressé aux variations des précipitations du Maroc du Centre-ouest, ainsi, il a constaté que la variation des rendements céréaliers, singulièrement ceux du blé dur, était plus ou moins étroitement liée à celle des pluies annuelles et saisonnières. En effet, cette variabilité pluviométrique a entraîné au Maroc une forte irrégularité des rendements agricoles et réduit les ressources en eau mobilisable pour une population sans cesse croissante.

Par ailleurs, dans son quatrième rapport, le GIEC (2007) annonce que le changement climatique se traduirait entre autres par une modification des régimes pluviométriques à l’échelle mondiale. Il est donc indéniable que l’étude des tendances de la pluviométrie et la mise à jour de la carte pluviométrique du Maroc (1935/2006) seront d’une grande utilité. D’une part, pour mieux visualiser les aspects les plus accentués du changement climatique, d’autre part, de passe r d’une connaissance ponctuelle à une connaissance spatiale continue du phénomène.

  • 1. Zone étudiée et base de données. Situé à l’extrémité nord -ouest de l’Afrique, le Maroc s’ouvre à la fois sur l’Atlantique et sur

la Méditerranée, entre les 37 ème et 21 ème parallèles. C’est une vaste région de transition entre la zone tempérée et la zone tropicale. A l’intérieur, Il est dominé par des chaînes de montagnes :

Rif, Moyen -Atlas, Haut-Atlas et Anti-Atlas, étalées sur un axe orienté NE -SO qui subdivise le

pays en deux zones : une zone, à l’ouest et au nord des reliefs, qui subit les influences des perturbations nord atlantiques et une zone orientale, anti -atlasique et saharienne où les influences du sud-est (sahariennes) dominent et avancent profondément vers le nord (fig. 5). A l’exception des reliefs, la moyenne des pluies annuelles décroît du nord au sud et d’ouest en est du Royaume.

Elle varie en moyenne entre 1500 mm/an au nord particulièrement, aux hautes altitudes (Ktama, 1540m, 1507mm), et moins de 100 mm/ an au sud désertique (Smara, 400m, 45mm). Le climat marocain est à la fois méditerranéen, atlantique et saharien. Il présente une saison sèche chaude

(de mai à septembre) et une saison humide et froide (d’octobre à avril). Ce rythme est un schéma

moyen et simple qui masque une forte variabilité pluviométrique, comme cela a été signalé par plusieurs études exemples : Massif de l’Oukaimeden (Badri et al., 1994). En réalité, le régime pluviométrique du Maroc est régi entre autres par la topographie, la dispos ition des principales chaînes de montagne, l’orientation de ces éléments (côtes, exposition des reliefs) vis -à-vis des flux dominants liés à la circulation générale (type de temps), et la continentalité.

L’objectif de notre travail est d’étudier les tenda nces pluviométriques et de réactualiser la carte pluviométrique du Maroc sur la période la plus disponible et complète. La base de données

utilisée pour cette étude provient des services d’hydrologie, des plans directeurs, de la Direction

de la Météorologie Nationale, du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural et des services des Eaux et Forêts. Elle se compose de cumuls pluviométriques mensuels et annuels de plus de 390 stations réparties sur l’ensemble du pays, pour la période 1935 -2006. Quatre stations algériennes situées à proximité des frontières maroco -algérienne ont été retenues pour avoir une représentation spatiale continue des pluies annuelles au niveau de ces frontières (données de la GNCH). Ainsi, une étude statistique du réseau pluv iométrique du Maroc a été nécessaire. La première étape du travail a consisté à collecter les données utiles, les analyser, définir la période de référence et constituer des séries complètes. Notre choix des stations a été basé sur trois critères :

  • Des séries d’observations complètes ou quasi complètes ;

  • Une répartition spatiale relativement uniforme ;

  • Des stations issues de réseaux professionnels ;

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Les cumuls des pluies représentent l’année agricole qui débute au premier septembre de l’année K et finit le 31 août de l’année K+1.

  • a. Traitement et analyse des données pluviométriques

Un des principaux problèmes rencontré est constitué les données manquantes. Pour les combler nous avons appliqué la méthode développée par Laborde & Mouhous (1998). Si la série présentait une année complète de données manquantes, nous avons rétabli les valeurs saisonnières. Avec trois années continuelles de lacunes on a recalculé les valeurs annuelles. Avec plus de 5 ans consécutifs de lacunes, la série a été écartée.

Compte tenu de l’exposition du versant de chaque zone, et du climat dominant, l’interpolation a été faite, d’une part, à partir de la pluviométrie et en fonction de l’altitude, cas de la région de Marrakech (fig., 1), d’autre part, entre stations principales (références) et stations secondaires appartenant au même domaine climatique (fig., 2). De la même manière, nous avons procédé à des corrélations au pas de temps mensuel, puis annuel entre toutes les stations pluviométriques mises à notre disposition, deux à deux (fig. , 2). Étant donné que chaque groupe de séries pluviométriques représentent une zone homogène et réduite géographiquement, les corrélations ont donné des coefficients satisfaisants (0.82≤ R 2 ≤0.93).

600 y = 0,7956x + 4,339 R 2 0,9403 = 500 400 300 200 100 0
600
y = 0,7956x + 4,339
R 2 0,9403 =
500
400
300
200
100
0
0
100
200
300
400
500
600
700
Rhafsai
Figure 1 : Régression multiple entre altitude et pluie
annuelle à la région de Marrakech
Figure 2 : Corrélations au pas de temps mensuel entre la
station de Tafrant et celle de Rhafsai
Tafrant

L’homogénéité des séries a été vérifiée et ajustée avec le logiciel AnClim (Stèpànek, 2005), par l’application du test d'homogénéité normal standard (SNHT) (fig., 3). La méthode du double

cumul (fig., 4) a été employée pour confirmer les résultats obtenus avec le même logiciel. Par

ailleurs, on considère une variation climatique lorsqu’une rupture est vérifiée dans les stations

voisines, tandis qu’un changement qui ne se manifeste que dans la station choi sie, n’est pas

considéré comme une variation climatique.

Aghbalou Tiourdiou Touama Asloum 45000 S Rahal Taferiat Linéaire (Aghbalou) Linéaire (Tiourdiou) 40000 R 2 =
Aghbalou
Tiourdiou
Touama
Asloum
45000
S Rahal
Taferiat
Linéaire (Aghbalou)
Linéaire (Tiourdiou)
40000
R 2 = 0,9999
35000
30000
25000
20000
15000
R 2 = 0,9998
10000
5000
0
0
10000
20000
30000
40000
50000
60000
70000
80000
IR HA
Figure 3 : Ajustement par le test d’homogénéité SNHT
pour la station de Rabat Salé
Figure 4 : Double cumul pour la région de Marrakech

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Nous avons calculé les écart -types et les coefficients de variations (Tab., 1), puis établi et analysé les courbes et les tendances linéaires des séries annuelles des précipitations. Par la suite, nous avons appliqué le test non paramétrique sur les rangs de Mann Kendall pour vérifier la monotonie des tendances au seuil de 5% et détecter les dates de rupture au sein des séries (Tableau 2) (Sneyers, 1990).

Concernant la cartographie et les données topographiques, nous nous sommes servis du

modèle numérique du terrain (MNT) du Maroc couvrant des pixels d’un km 2 . La méthode d’interpolation (IDW) prenant en compte les valeurs mesurées en fonction de l’inverse de leurs distances a été retenue. L’outil cartographique employé est le logiciel de représentation

géographique (ARCGIS 9.3).

2. Résultats et discussion

  • a. La variabilité des pluies annuelles au Maroc

Pour l’ensemble des stations retenues, la variabilité relative annuelle des précipitations varie entre 24% et 53% (Tableau 1). Les valeurs les plus faibles sont observées dans les stations intramontagnardes de l’Atlas, et plus précisément au Moyen Atlas : Meknès 26 %, El Hoceima 24 %, Les valeurs les plus élevées sont observées dans le Sud du pays, en particulier dans les régions sahariennes et prédésertiques : 53% à Laayoune, 49 % à Er-Rachidia. Cette étude statistique montre que le coefficient de variation des pluies annuelles croît généralement du nord

vers le sud. Il est fortement influencé par l’ampleur de l’aridité.

Tableau 1 : Positions géographiques et caractéristiques de quelques st ations du réseau pluviométrique étudié.

 

Longitude

Latitude

Altitude

Moyenne

Ecart type

Coefficient de

Stations

(Dg Déc.)

(Dg Déc.)

(m)

annuelle (mm)

σ (mm)

variation Cv (%)

Tanger

-5,91

35,67

21

777

251

32

Settat

-7,59

33,01

375

368

124

34

Oujda

-1,89

34,67

470

315

94

30

Ifrane

-5,16

33,5

1660

978

284

29

Marrakech

-8,03

31,58

466

235

80

34

Agadir

-9,56

30,3

23

244

117

48

K Tadla

-6,28

32,53

518

426

126

30

Khouribga

-6,97

32,87

785

377

127

34

Casablanca

-7,47

33,60

60

417

130

31

Safi

-9,23

32,28

45

362

137

38

Meknès

-7,34

33,22

200

555

156

26

Chaoune

-5,3

35,08

630

1069

358

33

Er-Rachidia

-4,40

31,93

1037

115

57

49

Fès

-5,00

34,02

414

491

126

26

Kenitra

-6,6

34,3

14

756

153

29

Midelt

-4,73

32,68

1508

200

65

33

Ouarzazete

-6,9

30,93

1136

107

50

47

Laayoune

-13,4

27,10

465

62

39

53

Taza

-4,01

34,22

510

644

238

37

El Hoceima

-3,55

35,14

50

313

65

24

  • b. Tendances des pluies annuelles au Maroc

L’analyse des expressions graphiques linéaires des séries pluviométriques étudiées sur la

période 1935-2006 a signalé des tendances significatives à la baisse des cumuls annuels au niveau du Maroc septentrional, étant donné que les vale urs de la p-value sont généralement inférieures à 0,05. Cependant sept stations ont enregistré des tendances en légère hausse mais non significatives (El Jadida, Safi, Marrakech, Ouarzazate, Ait Ourir, Agadir et Laayoune). D’autre part, la baisse pluviomét rique a débuté vers les années 1970. Ceci concorde avec la date de rupture du régime pluviométrique signalée en Afrique du Nord par plusieurs chercheurs (Sebbar et al., 2011 ; Meddi 2009).

  • a. Discussion

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La figure 5, montre la répartition spatiale des préci pitations annuelles au Maroc et met en

évidence l’influence de la latitude et de l’altitude, fait général connu dans les régions

subtropicales. Ainsi, le long des côtes atlantiques les précipitations diminuent progressivement vers le sud (Tanger : 700mm, Rabat : 500mm, Laayoune : 100mm). La dorsale montagneuse est partout soulignée par une bande de pluviosité importante et relativement plus arrosée que les

régions qui l’encadrent, mais, elle n’échappe pas pour autant à la diminution générale des

précipitations vers le sud. La chaîne du Rif, située au nord, est la région la plus arrosée du pays. Elle se distingue par des cumuls pluviométriques annuels qui dépassent 1400mm (Tidrine :

1429mm). L’oriental, où s’étendent des hauts plateaux beaucoup plus uniformes , enregistre des précipitations annuelles inférieures à 350mm. Ces valeurs diminuent vers le sud (Oujda :

350mm, Bouarfa : 180mm, Figuig : 100mm). A l’ouest, notamment dans la zone encadrée par les chaînes Atlasiques, les stations enregistrent des valeurs allant de 700mm (Chaoune : 750mm) au nord, jusqu’à 200mm (Rehamna : 258mm) au sud. Au sud et au sud est ; les domaines prédésertique et saharien sont caractérisés par une extrême sécheresse avec des cumuls annuels

inférieurs à 100mm (Smara : 45 mm).

Tableau 2 : Test de tendance et de détection des ruptures de Mann Kendall au seuil de 5%

 

Longitude

Latitude

Date de rupture

Taux Mann

p-value

Monotonies

Casablanca

-7,47

33,60

1973

-0.132

0,048

en baisse

Settat

-7,59

33,01

1979

-0,200

0,012

en baisse

Oujda

-1,89

34,67

1980

-0,157

0,045

en baisse

Ifrane

-5,16

33,5

1941

-0,206

0,040

en baisse

Youssoufia

-8,53

32,27

1972

-0.071

0.062

Pas de trend

K Tadla

-6,28

32,53

1979

-0.056

0.058

Pas de trend

Safi

-9,23

32,28

Pas de rupture

0.113

0,045

en hausse

Aguioar

-7,82

31,28

Pas de rupture

-0.210

0,042

en baisse

Midelt

-4,73

32,68

1975

-0,370

0,031

en baisse

Cette répartition géographique des pluies annuelles semble résulter de plusieurs types de

temps instables. En outre, l’apport pluviométrique de chaque situation est assez différent compte tenu d’un ensemble de facteurs à savoir la position de l’anticyclone des Açores, la nature et

l’origine des masses d’air (flux), et l’influence du relief complété par l’exposition. Ainsi, lorsque l’anticyclone des Açores est rejeté au sud du Maroc, les perturbations du front

polaire circulent suivant des trajectoires très méridionales et heurtent de plein fouet le Maroc septentrional. En eff et, des pluies très abondantes sur les plaines atlantiques et les versants nord -

ouest des montagnes bien exposés aux flux d’ouest. Quand l’anticyclone des Açores se décale vers l’ouest ou vers le nord, c’est l’air arctique ou continental très froid qui en contacte de l’air

chaud méridional accentue les contrastes thermiques et déclenche un temps pluvieux et instable

sur l’oriental, le nord du pays et les reliefs de l’Atlas.

Quand l’anticyclone des Açores à axe méridien devient assez puissant, l’arrivée d’u ne goutte froide déclenche l’aspiration de l’air tropical maritime issu de l’Atlantique au large de la Mauritanie. Une cyclogenèse se produit au dessus des Îles Canaries. Des masses d’air instables

envahissent le pays par le sud -ouest (remontées tropicales). En effet, des pluies orageuses intéressent le Sahara marocain, le Souss, les versants sud -est du Haut Atlas et les cotes Atlantiques au sud de Casablanca.

Conclusion

La présente étude a montré l’évolution spatio -temporelle des précipitations annuelles au Maroc. Elle a mis en évidence une triple influence : la latitude, l’éloignement de la mer (océan) et l’altitude complétée par les conditions de topographie et d’exposition. D’autre part, on a confirmé qu’à partir des années 1970, les cumuls pluviomét riques annuels ont subi des tendances à la baisse significatives. Pourtant sept stations indiquent une légère hausse ; il semble que ces stations bénéficient à la fois, des pluies du nord liées au front polaire et des apports pluviométriques issus des perturbations liées aux remontées tropicales récemment fréquentes (Nouaceur 2012).

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Figure 5 : Carte des moyennes annuelles des précipitations au Maroc (1935 -2006)

Références bibliographiques:

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