Paris, le 7 octobre 2016

Les 20 et 27 novembre, les Français partageant les valeurs de la droite et du centre vont être
appelés à désigner leur candidat à l’élection présidentielle de mai prochain. Il va sans dire que
ce vote est décisif pour l’avenir de notre pays, notre France, abîmée par un quinquennat de
renoncements, qui doute tant d’elle-même et qui n’a jamais été aussi minée par les fractures
sociales et territoriales.
Nous devons à la fois faire face à l’extrême violence du terrorisme et de la menace de
l’islamisme radical, mais aussi au fléau d’un chômage de masse auquel aucune solution
durable n’a jamais été apportée.
Ce que je vois comme Présidente de région
Loin du discours défaitiste ambiant dont il faut néanmoins prendre la mesure, c’est une France
audacieuse regorgeant de vitalité et d’initiatives locales que me permettent de voir mes
fonctions actuelles ; mais aussi une France entravée. Et une France fracturée marquée par les
inégalités entre les centres-villes et les banlieues, entre l’urbain et le rural.
Aujourd’hui, les freins à l’élan de notre société sont trop nombreux. Nos cloisonnements, nos
doublons et nos empilements de strates administratives incompréhensibles font de la France
un sujet de moquerie chez tous nos voisins.
Pour la seule Région qui me concerne, il existe deux autorités différentes pour gérer les
transports. Des dizaines d’organismes différents pour s’occuper du tourisme. Des dizaines de
guichets différents pour nos entreprises, sans compter un nombre considérable de
financements croisés et des normes inutiles qui se sont superposées depuis des années et que
je m’efforce de lever depuis mon élection afin de simplifier les démarches des acteurs publics
ou privés.
Pour être efficaces, il faut cesser d’étouffer notre société sous la bureaucratie, la fiscalité et la
complexité si « française » des normes, qui font fuir nos jeunes, nos créateurs et nos
entrepreneurs à l’étranger. La France et les Français ont besoin de simplicité et de
clarification, de rapidité et d’efficacité.
Avant de déterminer mon choix pour la primaire, je souhaitais vous faire part de plusieurs
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réflexions et vous proposer un certain nombre de pistes d’action afin de connaître votre
sentiment et vos engagements. Je les puise dans mon expérience de terrain, celle de la
présidence de la Région Île-de-France, une région qui ne ressemble à aucune autre car toutes
les régions sont uniques, mais qui concentre en elle à la fois beaucoup de nos atouts et de nos
handicaps. Elle est plus jeune, plus diverse, plus ouverte sur le monde, mais aussi
singulièrement contrastée : l’Île-de-France, c’est 50% de la recherche française, 50% de nos
artistes, 30% de notre richesse ; mais aussi des ghettos urbains abandonnés dans lesquels ni la
loi de la République ni l’ascenseur social ne fonctionnent plus, des territoires
désindustrialisés et des villages ruraux oubliés et en colère.
Ma vision d’une société libérée
Mon idée de la France de demain est claire : c’est celle d’une société libérée. Libérée des
carcans administratifs, des blocages idéologiques, des préjugés.
Témoin privilégié de douze millions de Français, j’appelle désormais à refonder notre contrat
social et à défendre un message de confiance en la simplification, la démocratie locale et la
participation des citoyens.
Tenus trop éloignés de la transformation de leur propre vie quotidienne, les Français attendent
du Président de la République qui sortira des urnes en mai 2017 d’être davantage impliqués
dans le processus démocratique et dans l’innovation économique, écologique et sociale.
L’énergie créatrice viendra de l’initiative locale, des PME et des TPE, des associations et des
territoires, de l’élan de cette société libérée.
Le modèle vertical du pouvoir français arrive à bout de souffle. Dans un contexte où sa tâche
essentielle consistera à garantir notre sécurité et à refonder la régulation économique, fiscale
et sociale, il est illusoire de croire que le futur Président de la République sera en mesure de
prendre à-bras-le-corps tous les défis qui attendent la France. C’est pourquoi il devra « lâcher
prise » en déléguant un certain nombre de ses compétences aux territoires et aux acteurs de
terrain pour leur permettre de mener les réformes nécessaires dans des domaines-clés : je
pense par exemple au développement économique et à l’innovation, aux politiques de
l’emploi, à la formation professionnelle, à l’aménagement du territoire et au logement, au
tourisme, aux transports, ou bien encore à la politique éducative et culturelle.
Sans un nouveau partage du pouvoir, aucune réforme ne pourra être faite. Or, notre pays a
plus que jamais besoin d’être réformé. Il ne pourra pas sortir de ses rigidités et de ses blocages
tant que les pouvoirs n’auront pas été rééquilibrés.
En effet, j’ai acquis la conviction que certaines réformes seront inéluctablement bloquées si
l’on tente de les impulser d’en haut – par des grèves ou des mouvements sociaux guidés par
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des réflexes idéologiques –, alors qu’elles pourraient être mises en œuvre beaucoup plus
sereinement par les acteurs eux-mêmes au plan local sur la base de l’expérimentation et du
volontariat. J’en veux pour preuve le véritable engouement suscité par ma décision de mettre
en place un « budget d’autonomie » pour les lycées d’Île-de-France, qui contraste
singulièrement avec les neuf mois de grève que j’ai connus pour la réforme – nationale – de
l’autonomie des universités. Le très grand nombre de lycées-candidats est le signe que le pays
est prêt et souhaite être à l’initiative.
Cette autonomie, il faut l’étendre à des pans entiers de la société, comme nous le faisons à la
Région dans le secteur du logement en allégeant les contraintes pesant sur les maires pour les
programmes de construction, ou dans la politique d’aide aux entreprises avec le « prêt
croissance TPE », pour lequel la Région se porte caution à la place du dirigeant.
À l’heure du « chambardement numérique » mais aussi de l’émergence de nouvelles énergies
et de nouveaux modes de production, la dynamique entrepreneuriale de notre pays est très
forte, y compris dans les quartiers populaires ou dans les territoires ruraux. Pour s’épanouir
pleinement, elle doit être accompagnée de l’installation d’un réseau très haut débit permettant
aux entrepreneurs de s’ancrer en tout point du territoire. De même, le temps de travail doit
être négocié dans l’entreprise et non au niveau national.
Pour dire les choses autrement, le futur Président de la République sera à mes yeux chargé de
restaurer un État régalien fort qui veillera à l’application de règles justes, tandis que les
collectivités, au premier rang desquelles les régions, devront s’occuper du concret des
réformes du quotidien et expérimenter les compétences de l’État sur le terrain. Le premier
devrait donner aux secondes les moyens d’agir au lieu de leur couper les vivres.
C’est la carte que la France doit jouer si elle veut rester dans la course de la compétitivité et
s’attaquer véritablement au fléau du chômage. Pour ce faire, il est urgent de mettre en œuvre
un nouveau round de décentralisation responsable.
Ainsi, dans un contexte budgétaire marqué par la baisse sévère des dotations aux collectivités,
je souhaite que le futur Président de la République institue une « prime à la bonne gestion et à
la réforme » pour valoriser les territoires volontaristes et conforter par l’évaluation cette
logique de décentralisation vertueuse qui seule peut revivifier la force d’action politique de
notre pays.
Les valeurs d’une société libérée
Restaurer l’autorité
Cette société libérée n’est pas une société laxiste. La contrepartie d’une société plus
participative qui fasse confiance aux citoyens, c’est la restauration de l’autorité dans le cadre
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de règles communes concertées et fixées, avec au premier chef, le respect des valeurs
républicaines. Le futur Président de la République devra se montrer intransigeant quant à
l’application de ces règles. La déliquescence de l’autorité n’est plus une option. La France, au
regard de sa situation, ne s’accommodera pas de demi-mesures.
J’attendrais d’abord du futur président de la République qu’il mette toute son énergie à
assurer la sécurité des Français. On le sait : la menace terroriste va durer. En lieu et place d’un
« état d’urgence » sans cesse prorogé, et dont l’expression anxiogène fait fuir touristes et
investisseurs, j’attends de lui qu’il mette en place un « État de haute sécurité » permanent
autour de règles concertées dans le cadre de l’État de droit.
J’attendrais aussi du futur président de la République qu’il lutte vigoureusement contre les
communautarismes. La laïcité ne peut pas être à géométrie variable, s’appliquer avec moins
de rigueur à certaines religions qu’à d’autres : à l’heure des débats, parfois polémiques,
concernant la place de l’islam en France, le défi est bien de consolider un islam républicain
qui s’inscrit pleinement dans le respect des valeurs fondamentales de la République.
J’attends encore du futur président de la République qu’il nous redonne la fierté d’être
Français. En ce sens, il devra réaffirmer la singularité de notre modèle social, ce qui
impliquera aussi de revaloriser la politique familiale mise au rebut depuis plusieurs années et
qui permettait aux femmes françaises de concilier leur vie familiale et leur vie
professionnelle. Les atteintes croissantes à l’égalité femmes-hommes dans notre pays exigent
que la droite et le centre défendent désormais un féminisme de combat. Le port du voile
intégral ne doit pas être prohibé que dans la loi mais aussi dans les faits, et ceux qui aident à
contourner la loi doivent être eux aussi sanctionnés. La promotion des femmes dans les
milieux professionnels public et privé, et l’égalité des salaires, doivent être un impératif. De
ce point de vue, les propositions allant dans le sens de la défiscalisation des emplois de
services à la personne sont indispensables pour créer des milliers d’emplois déclarés dont les
titulaires bénéficieraient d’une vraie couverture sociale, mais aussi pour permettre aux
familles de choisir leur vie.
Restaurer la liberté
La liberté doit d’abord être une liberté d’agir, d’entreprendre, de construire, de créer. C’est la
condition d’une plus grande attractivité pour la France et de l’efficacité de notre lutte contre le
chômage.
Face à la concurrence mondiale, notre pays doit adopter une logique de puissance et mener
une véritable politique de compétitivité économique et fiscale. Nous devons devenir
l’environnement le plus favorable à la création et à l’innovation en Europe.
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J’attends donc le futur Président de la République sur la question fiscale. Il devrait, me
semble-t-il, fixer pour objectif de remettre la fiscalité française dans la moyenne de la fiscalité
européenne sur le quinquennat. Les priorités seraient de baisser la fiscalité du capital ainsi que
les charges sociales, patronales et salariales pour faire à nouveau de la France un
environnement favorable à la création d’emploi local : une baisse des charges patronales pour
plus de compétitivité ; une baisse des charges salariales pour redonner du pouvoir d’achat aux
salariés. Afin de financer ces allégements de cotisations, la TVA sociale que nous avions mise
en place en 2012 et qui a été supprimée par le gouvernement socialiste doit être restaurée. On
ne peut pas conditionner une baisse d’impôt à d’hypothétiques baisses de dépenses qu’il
faudra en tout état de cause beaucoup de temps et de courage à réaliser.
Mener une politique de compétitivité passe aussi par l’instauration d’un nouveau patriotisme
économique qui nous encouragera à produire local, à acheter local, à manger local, et ainsi, à
valoriser nos talents et nos savoir-faire tout en réduisant en même temps notre empreinte
carbone. L’introduction dans les marchés publics de clauses exigeantes en matière sociale et
environnementale (handicap, insertion des jeunes, circuits courts, qualité du service aprèsvente…) et favorisant les PME, permettra de valoriser les atouts des entreprises installées en
France et sera créateur d’emploi. La directive sur les salariés détachés, qui permet de faire
travailler en France des salariés européens qui ne payent pas les mêmes charges sociales que
nos travailleurs, est une forme de « dumping social » qui doit être dénoncée.
Alors que se profile une nouvelle révolution industrielle liée à la fabrication additive (3D) et
que le digital bouleverse les modèles économiques classiques, toutes les cartes du jeu
économique mondial vont être rebattues. Il faut donc encourager l’innovation sous toutes ses
formes. Cette innovation sera d’abord portée dans les territoires qui sont capables de faire se
rencontrer localement les universités, les laboratoires, le capital humain et les entreprises.
Restaurer la justice
Le futur Président de la République devra défendre la liberté : mais à mes yeux, il devrait
aussi défendre la justice, une valeur qui s’est furieusement affaissée ces dernières années.
J’attendrais du futur Président de la République qu’il revalorise le travail, le mérite et l’effort,
qui ne sont pas assez récompensés en France, à travers des décisions fermes et justes.
Aujourd’hui dans notre pays, le smic net touché par le salarié n’est pas assez élevé, ce qui a
pour résultat une bien maigre différence de revenus, si l’on y ajoute les aides financières de
toute sorte, entre ceux qui touchent le RSA et ceux qui ont des emplois difficiles et précaires.
Seule une baisse des charges salariales permettrait une revalorisation des salaires nets sans
dégrader la compétitivité des entreprises. D’autres situations inacceptables existent : ainsi est5

il plus facile d’obtenir un logement social si l’on touche le RSA que si l’on est salarié en
contrat d’intérim ou en contrat à durée déterminée car on n’est pas prioritaire. Il est injuste
que la priorité ne soit pas donnée aux travailleurs pauvres dans l’attribution des HLM.
S’agissant de la réforme de l’assurance-chômage, que tous les candidats à la présidentielle
prônent, je soutiens que la dégressivité des allocations pour tous, sans discernement, est aussi
injuste que l’indemnisation laxiste pour tous. Certes il y a des profiteurs du système qui dès
qu’ils ont acquis leurs trimestres se font licencier pour toucher leurs « droits » au chômage ;
mais il y aussi celui qui a travaillé toute sa vie et qui est brutalement licencié. Ce n’est pas la
même chose de perdre son emploi après un an ou après vingt ans de travail et de cotisations :
dans le premier cas, l’indemnisation doit être courte pour inciter à la reprise de l’activité ;
dans le second cas, elle doit être plus longue car retrouver un emploi après avoir passé un
certain âge relève du parcours du combattant. Dans le même ordre d’esprit, je préconise que
les entreprises qui n’ont pas licencié pendant longtemps paient moins de charges patronales,
comme le recommande notre Prix Nobel d’économie, Jean Tirole. Il s’agit d’encourager les
comportements vertueux et la stabilité de l’emploi.
Sur le terrain de la justice, j’attendrais également du futur Président de la République qu’il
supprime toutes les charges injustes qui pèsent sur les PME et les TPE et dont les autoentrepreneurs sont exonérés. De même qu’est très attendue une réforme alignant les
conditions de retraite des salariés du public et du privé.
Restaurer la place du savoir et de la culture
S’agissant de l’éducation, je crois qu’il appartient à l’État et à la Nation de garantir le socle de
connaissances acquis au primaire et au collège, un socle exigeant, comprenant
impérativement, à côté de sa langue maternelle, la maîtrise de la langue anglaise qui est
désormais un vecteur de communication international et l’apprentissage du codage
informatique, ainsi que la transmission d’une vision chronologique du récit national de notre
histoire.
S’agissant des lycées, ils doivent pouvoir se rapprocher de l’enseignement supérieur et du
monde économique dans une logique d’autonomie. Pour revaloriser véritablement aux yeux
des familles et des jeunes les filières d’enseignement professionnel, éternel serpent de mer de
notre débat éducatif, je propose la création de « campus des métiers » confiés aux régions, qui
rassembleraient lycées professionnels, centres de formation en apprentissage et formations
universitaires jusqu’à bac +5, en lien avec les entreprises locales.
S’agissant de la lutte contre le décrochage scolaire, je suis partisane, à partir du nouveau
fichier des élèves-décrocheurs, d’encourager toutes les initiatives d’enseignement public ou
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privé sous contrat d’association, qu’elles s’exercent dans le cadre de « micro-collèges » ou de
« micro-lycées », d’écoles de la deuxième chance, de maisons familiales rurales, d’EPIDE
(Etablissements pour l’insertion dans l’emploi), etc.
Notre priorité doit être d’attirer des talents vers les métiers de l’enseignement qui peinent
aujourd’hui à recruter : je propose que des différenciations salariales accrues permettent de
récompenser ceux qui s’engagent durablement dans les établissements accueillant les élèves
les plus en difficulté.
En ce qui concerne l’université française, il reste à réussir ce qui se construit beaucoup plus
harmonieusement ailleurs : le rapprochement des grandes écoles et des universités sous
gouvernance commune avec comme préalable, la mise en place d’une orientation sélective à
l’entrée des cursus universitaires qui mette fin à la sélection par l’échec en première année, et
d’une vraie sélection à l’entrée du master. Toutes les passerelles permettant de revenir en
formation à tous âges, y compris à l’université pour les non-bacheliers, doivent être
encouragées.
Enfin, je voudrais dire un mot de la culture, qui est le ciment d’une société, dont elle rappelle
l’histoire et les valeurs tout en en affirmant la vitalité créative. C’est aussi grâce à la culture,
surtout dans des temps troublés comme ceux que traverse notre société, que nous pouvons
résister aux manipulations intellectuelles et idéologiques. Le futur Président de la République
ne pourra pas faire l’impasse d’une politique culturelle ambitieuse et inclusive. Une telle
politique doit être partie prenante de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales qui
pèsent fortement sur la société française, ce qui doit passer par un décloisonnement de l’offre
culturelle au profit de tous les territoires, prioritairement les zones rurales et les quartiers
populaires. En clair, chaque spectacle subventionné, chaque troupe, chaque film, devrait
s’engager à se produire dans des établissements scolaires et au cœur des territoires. Il faut
retrouver l’ambition d’André Malraux d’une véritable culture partagée.

***
Un nouveau statut pour l’Île-de-France
J’attends enfin le futur Président de la République sur un sujet plus « régional » : la
redéfinition du statut de l’Île-de-France.
Il faut donner à la région-capitale la visibilité et la puissance nécessaires : c’est un véritable
enjeu de gouvernance à l’échelle du pays. La simplification et les nouvelles libertés que
j’évoquais tout à l’heure, je propose que l’Île-de-France les expérimente. Bien loin du
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discours convenu sur « Paris et le désert français », j’ai la conviction que l’Île-de-France peut
servir de laboratoire et de moteur à une dynamique de changement dans le pays.
Il

existe

actuellement

cinq

échelons

d’administration

franciliens :

communes,

intercommunalités, métropole, départements, région. C’est une aberration qui étouffe le
dynamisme économique de la région-capitale. C’est pourquoi je demande au futur Président
de la République qu’il acte la suppression pure et simple de la Métropole du Grand Paris, un
contre-sens très coûteux créé par le gouvernement, aux frontières artificielles et aux
compétences inutilement enchevêtrées avec celles des départements et de la Région.
Cette suppression devra être compensée par la création d’un nouveau statut pour l’Île-deFrance, celui d’une région-métropole stratège sur les grandes orientations économiques, les
infrastructures-clés et les grands événements. Par ailleurs, je soutiens l’instauration d’un
conseiller territorial unique siégeant à la fois au département et à la région. La conséquence
d’une telle réforme territoriale apportera un nouvel élan : il y aura moins d’impôts et moins de
démarches administratives. C’est ce qu’attendent les Franciliens et les Français.

***
Cette lettre est loin d’être exhaustive. Mais elle vise à rendre concrètes certaines aspirations
que je ressens sur mon territoire. En un mot : aidez les Français à vous aider. Rendez-leur une
partie du pouvoir de faire. J’espère de vous que vous aurez à cœur de libérer les énergies de la
société française qui le réclame, tout en incarnant un État fort et réformateur. Comme
Présidente de région, vous me trouverez toujours à vos côtés pour expérimenter et oser les
réformes les plus audacieuses sur mon territoire : car nous avons collectivement le devoir de
réussir l’alternance et de relever la France.

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