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Analyse sismique de bâtiment

Procédure générale

1- Définir la géométrie du modèle

2- Calculer les masses 3- Déterminer les caractéristiques d’analyse à partir du CNB et calculer
2- Calculer les masses
3- Déterminer les caractéristiques
d’analyse à partir du CNB et calculer
la période empirique
4- Créer le modèle numerique
5- Vérifier la période
6- Choix de la méthode d’analyse
Analyse avec charges
statiques équivalentes
Analyse dynamique
Calculer les forces
statiques équivalentes
Méthodes de Spectre
de Réponse Modale
Calculer les moments de
torsion accidentelle
Entrer les valeurs du
spectre d’accélération
Choisir les accelerogrammes
Effectuer l’analyse
Calculer les moments de
torsion accidentelle
Calculer les moments de
torsion accidentelle
Effectuer l’analyse
Effectuer l’analyse

Méthodes Temporelles d'Intégration Numérique Linéaire

Temporelles d'Intégration Numérique Linéaire Vérifier la valeur de cisaillement à la base et calibrer

Vérifier la valeur de cisaillement à la base et calibrer les résultats

Vérifier la valeur de cisaillement à la base et calibrer les résultats

Explication sommaire de la procédure générale

Voici une explication sommaire de la procédure générale pour réaliser une analyse sismique de bâtiment en utilisant les logiciels d’analyse (ETABS, Visual Design ou similaire). Dans le texte suivant, l’acronyme CNB fait référence au « Code National du Bâtiment canadien 2005 » et l’acronyme SRCL fait référence au « Système de Reprise des Charges Latérales ».

Noter : Un exemple de calcul plus détaillé suit cette explication de la procédure générale.

1- Définir la géométrie du modèle :

Il s’agit ici de définir la géométrie qui sera utilisée pour modéliser les étages. Bien que cette géométrie doive être représentative de l’aire réelle de l’étage, il est acceptable dans bien des cas de négliger certains détails architecturaux, protubérances occasionnelles ou omissions (ex : balcon et niche) et de simplifier la géométrie observée, afin de simplifier la modélisation. Cette simplification ne devrait pas affecter de façon significative la position du centre de masse ni additionner ou soustraire un pourcentage significatif de masse sur l’étage.

On doit également déterminer le système d’axes selon lequel sera effectuée l’analyse. Dans le cas où le SRCL est orienté selon des directions orthogonales, on effectue l’analyse selon ces mêmes directions. Advenant que le SRCL possède 2 orientations orthogonales différentes, l’analyse devra être effectuée selon les 2 systèmes d’axes. Et finalement si le SRCL ne possède pas d’orientation orthogonale spécifique, alors on doit choisir nous-mêmes un système d’axes orthogonaux et faire l’analyse en attribuant simultanément 100% de l’effort dans une direction et 35% de l’effort dans l’autre.

Une fois la géométrie du modèle définie, on calcule l’aire des étages qui servira à ajuster la répartition de masse.

2- Calculer les masses

Puisque la force sismique est une force d’inertie, proportionnelle à l'accélération transmise par le sol et à la masse du bâtiment, nous devons calculer la masse du bâtiment pour évaluer les forces sismiques.

Cette masse comprend :

1- Tous les éléments structuraux en béton (dalles, poutres, colonnes, murs de refends), 2- Les cloisons intérieures, 3- Le revêtement extérieur, 4- Les équipements mécaniques sur le toit, 5- Un pourcentage de la charge de neige.

Les éléments situés à l’intérieur du bâtiment et qui ne sont pas fixés à celui-ci (ex :

bureaux, chaises, classeur, etc.), ne sont pas considérés car leur masse ne contribue pas de manière significative à l’effort créé sur le bâtiment. Par contre toute masse significative, ponctuelle ou répartie (ex : éléments mécaniques, piscine) doit être prise en compte lors de l’analyse sismique.

3- Déterminer les caractéristiques d’analyses à partir du CNB et calculer la période empirique

À cette étape, il s’agit d’identifier la valeur des différentes variables du CNB permettant de modéliser le comportement sismique du bâtiment. Ces variables tiennent compte de l’emplacement géographique du bâtiment et de l’incidence statistique des séismes dans la région. Elles varient également selon les caractéristiques du bâtiment (hauteur, type de contreventement) et les caractéristiques du sol de fondation, puisque différents sols offrent une stabilité et une vitesse de propagation des ondes différentes. Ces variables sont définies à l’aide des indications et des tableaux du CNB.

Parmi les différents paramètres, on doit aussi calculer la période fondamentale empirique du bâtiment. Les formules empirique sont définies dans le CNB pour les différents SRCL ce qui permet à déterminer la période du bâtiment sans effectuer une analyse dynamique. La période empirique est aussi utilisée pour définir les limites supérieures sur la période établie par l’analyse dynamique.

4- Créer le modèle numérique

Il s’agit de créer un modèle numérique représentatif du bâtiment à l’aide d’un logiciel d’analyse. Une attention particulière doit être portée à la géométrie, aux propriétés des matériaux (propriétés fissurées du béton), à la modélisation des dalles (diaphragme rigide), et aux liens entre les éléments rigides. Une spécification du lien entre les dalles et les murs est parfois nécessaire, dépendamment du logiciel. Il arrive également que l’on doit spécifier des Piers, qui sont des assemblages d’éléments simples (par exemple :

assemblage de plusieurs murs simples pour créer la géométrie des murs de refend en C). Une connaissance appropriée du fonctionnement du logiciel utilisé est requise afin de produire une modélisation adéquate.

5- Vérifier la période

Une fois le modèle numérique créé, il est possible de lancer une analyse sans spécifier de charges et cela afin d’effectuer le calcul dynamique de la période du bâtiment.

D’après le spectre d’accélération du CNB, plus la période d’un bâtiment est grande, plus l’accélération utilisée pour calculer les efforts sismiques est petite. Ce qui fait qu’un bâtiment ayant une période d’oscillation plus élevée subira de moins grands efforts qu’un bâtiment ayant une période plus courte. Un exemple du spectre d’accélération est illustré à la Figure 1. S(T) est donnée en ratio de g, la constante d’accélération gravitationnelle.

Spectre d'accélération

0.8 0.7 0.6 0.5 S(T) 0.4 0.3 0.2 0.1 0 0 1 2 3 4
0.8
0.7
0.6
0.5
S(T)
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0
1
2
3
4
5
6

Période (secondes)

Figure 1 : Spectre d'accélération

Pour l’analyse sismique, le CNB permet de déterminer la période du bâtiment par la méthode empirique proposée ou par un modèle numérique répondant aux exigences de la clause 4.1.8.3 (8). Puisque les modèles numériques donnent habituellement une période plus grande, il est avantageux de les déterminer afin de diminuer les charges. Par contre le CNB applique une limite sur la valeur de la période provenant du calcul dynamique. Cette limite varie selon le type de contreventement, ex : pour les bâtiments dont le système de reprise des charges latérales est constitué de murs de refend, la période considérée pour l’analyse ne peut pas être plus grande que 2 fois la période empirique.

Pour que la comparaison des périodes soit valide, la période provenant du modèle ne doit pas contenir les composantes torsionelles. Il est important donc d’effectuer une analyse en bloquant les rotations des planchers autour de l’axe vertical. Ceci est dû au fait que la période empirique est une période qui ne considère que la flexion pure et nous devions donc la comparer avec une période correspondant à un mode flexionnel.

6- Choix de la méthode d’analyse

Le CNB accepte deux méthodes d’analyse permettant de calculer les efforts sismiques à

transmettre au SRCL, soit : l’analyse par l’application de forces statiques équivalentes tel que définie dans la clause 4.1.8.11., ou la procédure d’analyse dynamique tel que définie

Bien que l’analyse par l’application de forces statiques

équivalentes soit jugée par plusieurs comme étant plus conviviale, son utilisation est de plus en plus restreinte par le CNB qui, depuis l’édition 2005, ne permet ce choix d’analyse que dans le cas de bâtiments de petite envergure ou ne présentant aucune

irrégularité (voir article 4.1.8.6 et 4.1.8.7)

dans la clause 4.1.8.12

Analyse avec charges statiques équivalentes :

L’analyse par l’application de forces statiques équivalentes consiste à calculer le cisaillement à la base ,V, entre le sol et le bâtiment. Cet effort est ensuite décomposé en plusieurs forces appliquées aux étages du bâtiment. La magnitude de la force appliquée à un étage est proportionnelle à la hauteur et au poids de l’étage. Une partie de l’effort de cisaillement V est appliquée directement au toit du bâtiment (Ft, définie à la clause 4.1.8.11_6) et sert à tenir compte des efforts créés par les modes supérieurs de vibration. Le moment renversant est déterminé à partir de ces mêmes forces mais est pondéré du facteur J (défini au tableau 4.1.8.11.)

Distribution des forces statiques équivalentes

Analyse dynamique :

Ft +
Ft
+

Le CNB permet deux types d’analyse dynamique, la Méthode du Spectre de Réponse Modale (Modal Response Spectrum Method) qui est effectuée à l’aide d’un spectre d’accélération (voir figure1) et la Méthode Temporelle d'Intégration Numérique Linéaire (Numerical Integration Linear Time History Method) qui est effectuée à l’aide d’un accélérogramme (ground motion histories).

Le spectre d’accélération nous donne l’accélération maximale que subira un oscillateur à un degré de liberté avec l’amortissement ξ, selon sa période fondamentale et sous l’excitation de l’accélérogramme choisit pour l’analyse. L’accélérogramme représente les accélérations du sol en fonction du temps

Le spectre d’accélération est construit à partir de l’accélérogramme. Pour construire le spectre d’accélération, on excite à l’aide d’un accélérogramme un oscillateur possédant un seul degré de liberté et une période spécifique connue. Ceci nous permet de tracer la réponse de l’oscillateur et de trouver le déplacement maximal qu’il a subit sous la stimulation de l’accélérogramme. Le déplacement maximale du tracer est associé à la période de l’oscillateur et devient un point du spectre de déplacement. L’opération est répétée plusieurs fois afin de pouvoir tracer la courbe complète du spectre de déplacement. Le spectre de déplacement est ensuite mathématiquement transformé en spectre d’accélération.

a

Accélérogramme

a Accélérogramme t Oscillateur Période U1 Réponse Spectre d Max t U1 Période Les accélérogrammes utilisés

t

a Accélérogramme t Oscillateur Période U1 Réponse Spectre d Max t U1 Période Les accélérogrammes utilisés

Oscillateur

a Accélérogramme t Oscillateur Période U1 Réponse Spectre d Max t U1 Période Les accélérogrammes utilisés

Période U1

Réponse Spectre d Max t U1 Période
Réponse
Spectre
d
Max
t
U1
Période

Les accélérogrammes utilisés pour créer les spectres d’accélération du CNB sont composés à partir d’une étude statistique de risque et de distribution géographique des spectres réels d’une région. Une grande partie de ce travaille à été effectué par Mme Gail M.Atkinson du « Departement of Sciences » de « Carlton University ».

Méthode de Spectre de Réponse Modale

Pour effectuer l’analyse selon la Méthode de Spectre de Réponse Modale, on insère le spectre d’accélération (voir figure1) dans le logiciel et l’on spécifie le nombre de modes selon lesquels on désire faire l’analyse (habituellement entre 10 et 12 modes sont entièrement suffisants). Le logiciel calcule la période fondamentale du bâtiment et les périodes associées à chacun des modes. Puis il se réfère au spectre d’analyse pour déterminer l’accélération associée à chacune de ces périodes ou de ces modes.

Noter : Les spectres sont spécifiés par région dans le CNB, mais ils doivent être pondérés pour tenir compte des conditions du sol en place et du facteur d’importance du bâtiment.

S(T)

Spectre d'accélération

accélération associée au 3ième mode accélération associée au 2ième mode accélération associée au 1er mode
accélération associée au 3ième mode
accélération associée au 2ième mode
accélération associée au 1er mode
3 ième mode
2 ième mode
Période fondamentale (1er mode)

Période (secondes)

Figure 2 : Accélération déterminée selon les différents modes

Une fois les efforts calculés pour chaque mode, il ne reste plus qu’à les additionner pour obtenir un effort total final. Par contre, les efforts ne sont pas additionnés de manière algébrique puisque les résultats obtenus sont les efforts maximums produit par chacun des modes. Il existe plusieurs façons d’additionner les efforts donnés par chacune des accélérations mais la plus reconnue est la méthode cubique (QCQ) car elle fonctionne bien pour l’addition des effets créés par des fréquences rapprochées ou éloignées.

Également on doit se rappeler que pour que l’addition soit valide (principe de superposition), le comportement du bâtiment doit demeurer élastique linéaire.

Illustration de l’addition des modes :

 

1er mode

 

1.5

1

0 5 1 0
0
5
1
0

accélération

0.5

0

-0.5

-1

 

-1.5

 

temps

 

3 ième mode

 

1

accélération

0.5

0 5 1 0
0
5
1
0

0

-0.5

-1

 

temps

2 ième mode

0.6 0.4 0.2 0 -0.2 0 5 1 0 -0.4 -0.6 accélération
0.6
0.4
0.2
0
-0.2
0
5
1
0
-0.4
-0.6
accélération

temps

Addition des modes

2 1 0 0 5 1 0 -1 -2 accélération
2
1
0
0
5
1
0
-1
-2
accélération

temps

Signal complet

2 valeur de l'addition algébrique (max possible) 1.5 valeur quadratique 1 valeur moyenne 0.5 0
2
valeur de l'addition algébrique (max possible)
1.5
valeur quadratique
1
valeur moyenne
0.5
0
0
2
468
10
1
2
-0.5
-1
-1.5
-2
accélération

temps

Méthode Temporelle d'Intégration Numérique Linéaire

Pour effectuer l’analyse selon la Méthode Temporelle d'Intégration Numérique Linéaire, on doit insérer un enregistrement des accélérations du sol dans le logiciel. Le modèle est donc soumis à l’accélération à la base (enregistrement historique ou artificiel). Le logiciel fait une intégration numérique pas à pas des équations différentielles dynamiques du modèle pour trouver les efforts et les déformées.

Choix des accélérogrammes :

Dépendamment du nombre d’accélérogramme que vous utiliser, plusieurs démarches sont présentement acceptées. Pour l’utilisation de 10 accélérogrammes et plus, il est couramment accepté de faire une analyse avec chacun des accélérogrammes non modifiés (incluant les « Peaks ») et de faire la moyennes des efforts calculés. Lorsque vous avez entre 3 et 7 accélérogrammes, il est courant de retoucher légèrement vos accélérogrammes pour diminuer les ‘peaks » et mieux représenter le spectre du code. Finalement, avec 1 seul accélérogramme, on choisit un accélérogramme qui se rapproche du spectre du code puis on le modifie (par les transformations de Fourier) pour qu’il n’y ait plus de « Peaks » et qu’il correspond bien au spectre du code.

Il est possible d’obtenir des enregistrements d’accélérogrammes sur les sites suivants :

http://geohazards.cr.usgs.gov

http://seismescanada.rncan.gc.ca/index_f.php

http://www.geophys.washington.edu/seism

http://www.cosmos-eq.org/

http://peer.berkeley.edu/nga/

Par contre beaucoup de ces accélérogrammes ne sont pas compatible avec le type de séisme observable dans l’est du Canada. En effet, les séismes de l’est ont de fortes amplitudes dans les hautes fréquences, ce qui n’est pas le cas de la plupart des séismes enregistrés ailleurs.

EXEMPLE PRATIQUE

Cet exemple sera effectué à l’aide du logiciel ETABS.

Définition du problème

à l’aide du logiciel ETABS. Définition du problème Le projet SAX est un projet de développement
à l’aide du logiciel ETABS. Définition du problème Le projet SAX est un projet de développement
à l’aide du logiciel ETABS. Définition du problème Le projet SAX est un projet de développement

Le projet SAX est un projet de développement domiciliaire situé sur l’île des sœurs, dans l’arrondissement Verdun (l’île des soeurs est située en bordure de Montréal, près du pont Champlain). Les 2 premières phases du projet étant construites, on désire maintenant initier le développement de la troisième phase. Pour ce faire, il vous est demandé de déterminer les efforts sismiques applicables au Système de Reprise des Charges Latérales de ce bâtiment en béton. L’analyse devra être faite selon la Méthode des Charges Statiques Équivalentes et selon la Méthode de Spectre de Réponse Modale.

Le bâtiment Sax Phase 3 est un bâtiment d’habitation civil construit entièrement en béton et dont les murs de refend sont conçus comme des murs ductiles. Possédant 6 étages et un penthouse, le bâtiment est considéré encastré au rez-de-chaussée par les fondations qui forment, avec le plancher du rez-de-chaussée, une structure rigide dimensionnée de façon à transmettre les efforts sismiques du bâtiment au sol (cisaillement V).

V
V

Fondation

Dans le cadre de cet exercice, la géométrie de base des murs de refend vous est donnée. Dans le cas contraire, il serait nécessaire de faire un dimensionnement préliminaire. Même si le CNB requiert une analyse dynamique pour votre bâtiment, il est nécessaire de calculer les charges statiques équivalentes. Ces charges vous donneront un ordre de grandeur des charges envisageables et vous permettront de mieux effectuer votre dimensionnement préliminaire. Elles vous permettront également de valider les charges obtenues à l’aide de votre modèle et advenant une différence significative, de déceler toute erreur grossière de modélisation. (ex : module d’Young incorrect, mauvaises unités, etc.) Elles servent également de référence pour la limite minimale du cisaillement à la base permis.

Géométrie du modèle

La première étape consiste à définir la géométrie du modèle. Dans notre cas, la plupart des étages sont similaires, seul le penthouse et le deuxième étage sont différents. Le deuxième étage comporte une ouverture significative qui crée un grand portique à l’entrée du bâtiment, cette ouverture sera négligée afin de simplifier le modèle. Tel que mentionné ultérieurement, les balcons et les ouvertures mécaniques peuvent être négligés et nous les avons donc ignorés.

peuvent être négligés et nous les avons donc ignorés. Figure 3 : Géométrie et système d'axes

Figure 3 : Géométrie et système d'axes

Le SRCL est composé de 6 murs de refend en béton, dont 2 sont des murs en « C ». Seulement 3 des 6 murs de refend sont prolongés jusqu’au penthouse.

On peut observer sur la Figure 3 que les murs de refend sont orientés selon 2 directions orthogonales et donc l’analyse sera effectuée selon les 2 axes illustrés sur la Figure 3.

Astuce :

Il y a deux façons d’entrer la géométrie dans le logiciel ETABS, mais la plus simple est celle qui utilise les coordonnées; c’est donc la méthode qui sera préconisée dans cet exemple. Afin de faciliter l’entrée de la géométrie dans ETABS, il est préférable de poser une origine sur notre plan (par exemple le coin en bas à gauche du bâtiment) et de prendre le temps de noter sur un plan les coordonnées de chacun des axes et des limites de notre géométrie. Il est également nécessaire de noter les coordonnées du début et de la fin des murs de refend. Pour les murs en « C », il est nécessaire de noter les coordonnés de chacun des 3 murs simples qui forment le mur en « C ».

Si vous êtes à l’aise avec AutoCad, il peut être intéressant de dessiner la géométrie afin de connaître l’aire et de prendre directement certaines mesures nécessaires à l’analyse. Si vous dessinez le contour du bâtiment avec une polyligne, vous pouvez ensuite sélectionner la polyligne, cliquer le bouton de droite de la souris, aller sur propriétés et vous avez directement l’aire de la surface.

Calcul des masses

Les masses à considérer pour déterminer le poids sismique W sont définies à l’article 4.1.8.2 du CNB, qui renvoie en partie à l’article 4.1.4.1. Voici les masses à considérer pour cet exemple :

-Le poids propre du béton :

Le poids propre du béton comprend les murs, les colonnes et les dalles. La masse volumique du béton est de 23.5 kN/m 3 .

-Le poids du revêtement de façade :

Le revêtement de façade est habituellement choisi par l’architecte qui peut vous spécifier le poids de celui-ci, sinon il faut vérifier auprès des fournisseurs. Dans le cas présent le revêtement a un poids surfacique de 1.2 kPa.

-Le poids des cloisons.

Bien que le CNB permette à l’article 4.1.8.2 de prendre un minimum de 0.5 kPa pour le poids des partitions, nous maintenons la valeur de 1.0 kPa.

-25% du poids de la neige.

Le CNB requiert que seul 25% de la charge de neige soit considérée pour l’analyse sismique. Ceci est dû au fait que l’on considère peu probable la simultanéité de la plus forte chute de neige et d’un séisme.

-Poids additionnel au toit :

Pour prendre en compte le poids induit par le béton additionnel, servant à créer les pentes de drainage du toit, ainsi que le poids des membranes d’étanchéité et des autres petits équipements mécaniques susceptibles d’être sur le toit, on y ajoute une charge surfacique additionnelle de 1.0 kPa.

Gamma Béton

23.5

kN/m 3

Charge cloison

1.0

kN/m 2

Charge Façade

1.2

kN/m 2

Charge extra toit

1.0

kN/m 2

Charge de neige

2.40

kN/m 2

On ne considère aucun élément mécanique. Par contre, dans le cas de bâtiments industriels, il pourrait être nécessaire de considérer la tuyauterie fixée aux plafonds et les équipements massifs que l’on peut retrouver sur les étages et sur le toit.

Note : La charge de neige est considérée sans accumulation. Voir en annexe pour le calcul de charge de neige.

Partage des masses par étage

Les poids des murs, des colonnes, et du revêtement de façade situés entre deux planchers sont divisés en deux, et sont attribués respectivement aux planchers inférieur et supérieur. Le poids des cloisons et le poids d’une dalle sontt attribués au plancher de la dalle.

Poids attribuable au plancher #3 Plancher #5 h 5 Plancher #4 h 4 h 4
Poids attribuable au plancher #3
Plancher #5
h
5
Plancher #4
h
4
h
4 /2
Plancher #3
h
3 /2
h
3
Plancher #2
h
2
Rez-de-chaussée

Poids attribuable au plancher #3

Poids murs h 4 /2 Poids dalle et cloisons F 3 Plancher #3 Poids Revêtement
Poids murs
h
4 /2
Poids dalle
et cloisons
F
3
Plancher #3
Poids
Revêtement
h
3 /2
Poids colonnes

Fichiers Excel de calcul des masses

En premier lieu, on doit calculer l’aire totale des murs et des colonnes par étage. Pour ce faire, on doit compter les colonnes et les murs sur le plan puis se référer au tableau des

colonnes et des plans pour connaître les dimensions des différents murs et colonnes sur chaque étage. Dans bien des cas, on peut prendre la valeur d’un étage intermédiaire et l’attribuer à tous les étages. Pour cet exercice, l’aire réelle par étage des colonnes a été retenue tandis que pour les murs, l’aire des murs du 2 ième étage a été attribuée à tous les étages.

Voici le calcul de l’aire totale des murs pour un étage. Les données en vert sont les données lues sur le plan.

Mur

Longueur

Épaisseur

Aire (mm 2 )

MC-2

4940

300

1482000

MC-4

6400

300

1920000

MC-5

8490

300

2547000

MC-7

8490

300

2547000

MC-9

5675

300

1702500

MC-10

4940

300

1482000

 

TOTAL (m 2 )

11.681

penthouse

8.496

Voici le calcul de l’aire totale des colonnes par étage. Les données en vert sont les données lues sur le plan.

#

colonne

Type

Nbre

Dimension 1

Dimension 2

Aire (mm 2 )

C

5

rectangulaire

12

300

600

2160000

C

6

rectangulaire

14

300

600

2520000

C

7

rectangulaire

8

300

600

1440000

C

8

rectangulaire

16

300

600

2880000

C

9

circulaire

7

450

-

1113302

C

10

rectangulaire

9

300

600

1620000

C

11

rectangulaire

1

250

600

150000

C

15

circulaire

10

450

-

1590431

C

16

rectangulaire

1

270

700

189000

C

17

rectangulaire

2

250

800

400000

C

18

rectangulaire

1

300

600

180000

 

total

81

 

Aire totale étage 1 à 3

14.265

m

2

Aire totale étage 3 à toit

14.243

m

2

Poids colonnes du Penthouse :

--> dimension étages 1 à

3

450
450

#

colonne

Type

Nbre

Dimension 1

Dimension 2

Aire (mm 2 )

C

13

rectangulaire

33

250

500

4125000

C

14

circulaire

6

300

-

424115

total 39 Total (m 2 ) 4.549 Géométrie des étages : = h s du
total
39
Total
(m 2 )
4.549
Géométrie des étages :
= h s du toit Penthouse /2
Hauteur h s
sous le plancher
Hauteur
Épaisseur
Périmètre
Élévation
Aire
Aire toit
Périmètre
Niveau
de colonne
de dalle
toit
(m)
(m
2 )
(m
2 )
(m)
(m)
(m)
(m)
(m)
Toit Penthouse
51.700
3.025
1.513
-
764.456
0.255
-
162.096
(Toit + Penthouse)
48.675
3.025
3.025
764.456
1388.800
0.255
275.676
-
6
45.650
2.975
3.000
2153.256
-
0.255
275.676
-
5
42.675
2.975
2.975
2153.256
-
0.255
275.676
-
4
39.700
2.975
2.975
2153.256
-
0.255
275.676
-
3
36.725
2.975
2.975
2153.256
-
0.255
275.676
-
2
33.750
2.975
2.975
2153.256
-
0.255
292.676
-
Rez-de-chaussée 1
30.775
-
-
-
-
-
-
-
somme
20.925
19.438
11530.736
2153.256
1671.056
162.096

Hauteur de colonne à considérer sur le plancher 6 = h s (toit + penthouse) /2 + h s (6) /2= 3.025 /2 + 2.975 /2

Poids des éléments :

Aire dalle * épaisseur * gamma béton + aire dalle * 1kPa, pour le toit
Aire dalle * épaisseur * gamma béton
+ aire dalle * 1kPa, pour le toit
Aire colonnes par étage * Hauteur de colonne
* gamma béton
Aire du toit * 0.25
* 2.4 kPa
Poids
Poids
Poids
Poids
Poids
Niveau
Colonnes
cloisons
Façade
Dalles (kN)
Murs
(kN)
(kN)
(kN)
25% Poids
de la neige
(kN)
(kN)
Toit Penthouse
5345
162 302
764
459 294
(Toit + Penthouse)
14292
1012 717
2153
833
795
6
12903
1004 823
2153
-
992
5
12903
996 817
2153
-
984
4
12903
996 817
2153
-
984
3
12903
997 817
2153
-
984
2
12903
997 817
2153
-
1045
Rez-de-chaussée 1
-
-
- -
-
-
somme
84155
6164 5109
13684
1292
6079
Aire de l’étage * 1.0 kPa
Poids de façade sur (toit + penthouse) = périmètre (toit penthouse) * hs (toit penthouse) /2 *1.2kPa +
périmètre (toit + penthouse) * hs (toit + penthouse) /2 *1.2kPa

Résultat :

On additionne tous les poids d’un étage pour obtenir W x , soit le poids sismique par étage.

Charge totale par étage W x (kN) Masse Total Niveau (tonnes) Toit Penthouse 7326 747
Charge totale
par étage W x
(kN)
Masse Total
Niveau
(tonnes)
Toit Penthouse
7326
747
= 7326 / 9.81
(Toit + Penthouse)
19803
2019
6
17877
1822
5
17853
1820
4
17853
1820
3
17854
1820
2
17915
1826
Rez-de-chaussée 1
-
-
W =
116482
11874

Donc le Poids sismique total W = 116482 kN

Caractéristiques d’analyse du CNB et période empirique

Propriétés du sol

Pour déterminer les valeurs de Fa et Fv on doit se référer au tableau 4.1.8.4.A, 4.1.8.4.B et 4.1.8.4.C.

Le tableau 4.1.8.4.A nous donne la classe du site selon des mesures communes de caractéristiques des sols (ex : essai de pénétration standard). Puisque nous n’avons pas d’indication sur la nature du sol, nous prendrons pour acquis pour l’exemple que le sol est de classe « C », c’est-à-dire un sol de rigidité moyenne.

Une fois la classe de sol déterminée, on se réfère au tableau 4.1.8.4.B pour connaître la valeur de Fa et au tableau 4.1.8.4.C pour connaître la valeur de Fv. La valeur de Fa doit être interpolée en fonction de S a (0.2) (donné par le tableau C-2) et la valeur de Fv doit être interpolée en fonction de S a (1.0) (également donné dans le tableau C-2). Par contre pour un site de classe « C », les valeurs de Fa et Fv ne varient pas et valent toujours 1.0.

Spectre d’accélération

Le premier élément à déterminer est le spectre d’accélération du sol. Les spectres d’accélération du CNB varient selon leur localisation géographique. Ils sont également pondérés par les facteurs Fa et Fv qui tiennent compte du type de sol en place.

Le tableau C-2 de l’annexe C du CNB nous donne, pour une région donnée, 4 points du spectre, soit l’accélération pour les périodes de 0.2 seconde, 0.5 s, 1.0 s et 2.0 s, exprimée en fraction de g (9.81 m/s 2 ).

Si l’on consulte le tableau C-2 de l’annexe C du CNB; Dans la section Montréal -> Verdun, on trouve :

S a (0.2)

S a (0.5)

S a (1.0)

S a (2.0)

PGA

0.69

0.34

0.14

0.048

0.43

À partir de ces données, il est possible de reconstruire, par interpolation linéaire, le spectre d’accélération. Ces données sont les valeurs de base qui doivent être multipliées par Fa et Fv, selon le cas (voir l’article 4.1.8.4_6).

Les valeurs de notre spectre sont donc les valeurs de base puisque Fa = Fv = 1.0.

Période T

 

(s)

S(T)

0

0.69

0.2

0.69

0.5

0.34

1.0

0.14

2.0

0.048

4.0

0.024

6.0

0.024

Ce qui donne :

accélé ration exprimée en ratio de g

= Fa*Sa(0.2)

= Fa*Sa(0.2)

= Fv*Sa(0.5) car < que Fa*Sa(0.2)

= Fv*Sa(1.0)

= Fv*Sa(2.0)

= Fv*Sa(2.0)/2

= Fv*Sa(2.0)/2

Spectre d'accélération

0.8 0.7 0.6 0.5 S(T) 0.4 0.3 0.2 0.1 0 0 1 2 3 4
0.8
0.7
0.6
0.5
S(T)
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0
1
2
3
4
5
6

Période (secondes)

Facteur d’importance

I e est le facteur d’importance relié à la catégorie de bâtiment, ex :

Grange = low, Habitation = normal, Écoles et Hôpitaux = High.

On trouve sa valeur dans le tableau 4.1.8.5 où ULS réfère au calcul à l’état ultime et SLS réfère au calcul avec charge de service. Dans notre cas le bâtiment n’a pas d’utilité civile particulière (écoles, hôpitaux) mais il abrite des humains donc il est de catégorie Normal. Si on lit dans le tableau 4.1.8.5 sous ULS pour un bâtiment normal, on trouve que I e = 1.0.

Période fondamentale calculée empiriquement (période empirique)

La période empirique est définie à l’article 4.1.8.11_3) et est notée T a . Selon la partie c) de cet article, pour une construction dont le SRCL est constitué de murs de refend, la période empirique T a = 0.05 (h n ) 3/4 , où h n est la hauteur totale du bâtiment (calculée à partir de l’endroit où l’accélération du sol est transmise à la structure). Dans notre cas, h n inclut le penthouse car certains murs de cisaillement se prolongent jusqu’au penthouse.

h n = 51.7 – 30.775 = 20.925 m T a = 0.05*20.925 3/4 = 0.49 secondes.

Noter que la partie d) de cet article mentionne qu’il est possible de calculer la période fondamentale du bâtiment selon une autre méthode, mais que cette méthode doit être conforme à l’article 4.1.8.3_8) (soit doit tenir compte de la fissuration du béton et des effets d’oscillation supplémentaires causés par les charges de gravité lors des déplacements). Il est aussi mentionné dans la section 4.1.8.11_3), d), iii) que la période fondamentale, pour des murs de refend, calculée par une méthode alternative ne peut être plus grande que le double de la période calculée empiriquement.

À partir du spectre d’accélération, on peut maintenant obtenir, par interpolation linéaire, l’accélération reliée à la période fondamentale du bâtiment. Cette accélération est l’accélération qui sert dans le calcul des forces statiques équivalentes :

S(T a ) = F v *(0.34+(0.69-0.34)/(0.2-0.5)*(T a -0.5)) = 0.352 (interpolation linéaire à partir du spectre d’accélération)

Spectre d'accélération

0.8 0.7 0.6 0.5 S(T a ) S(T) 0.4 0.3 0.2 0.1 0 T a
0.8
0.7
0.6
0.5
S(T a )
S(T)
0.4
0.3
0.2
0.1
0
T
a
0
1
2
3
4
5
6

Période (secondes)

Facteurs M v et J

M v : coefficient de modes supérieurs

J : coefficient réducteur du renversement à la base.

Le facteur M v sert à prendre en compte l’effet des modes supérieurs de vibration pour le

calcul du cisaillement à la base V. Puisque les forces statiques équivalentes sont calculées

à partir de l’accélération de la période fondamentale, il est nécessaire, lorsque le bâtiment possède une période fondamentale supérieure à 1.0, de majorer à la hausse les efforts obtenus pour tenir compte de contribution des modes supérieurs

Le facteur J est un facteur réducteur pour le calcul du moment renversant à la base des étages. Il est introduit dans les calculs pour compenser le fait que la distribution des charges statiques équivalentes accentue dans certain SRCL le moment de renversement à

la base de manière non réaliste.

On définit ces valeurs à l’aide du tableau 4.1.8.11. Premièrement on doit calculer le ratio

S a (0.2)/S a (2.0), puis interpoler de façon linéaire dans le tableau entre les valeurs de T a .

S a (0.2)/S a (2.0) = 0.69/0.048 = 14.375 >= 8.0 donc on se situe dans la partie inférieure du tableau.

T a = 0.49 <= 1.0 et <= 0.5.

Donc pour un SRCL fait de murs de refend,

M v = 1.0 et J = 1.0

Facteur de ductilité R d , R o

Le facteur R d est un facteur de modification de force liée à la ductilité tandis que le facteur R o est un facteur de modification de force liée à la sur-résistance. Ces 2 facteurs permettent de diminuer les forces sismiques agissant sur le bâtiment. Le facteur R d tient compte du fait que, lors de tremblements de terre, une partie de l’énergie induite dans le bâtiment par le mouvement du sol est dissipée par la plastification de certaines parties du SRCL. Le facteur R o tient compte de la réserve de résistance dans le SRCL.

Ces facteurs dépendent uniquement du type de SRCL et sont définis au tableau 4.1.8.9 du CNB. Pour un bâtiment de béton dont le SRCL est fait de murs de refend, R d = 3.5 et

R o = 1.6.

Noter : Il est important de comprendre que les forces calculées lorsqu’on utilise ces facteurs sont des efforts réduits, qui tiennent compte de comportement ductile du système. Ils ne servent donc qu’à dimensionner les elements ductiles du SRCL. Effectivement, dans le tableau 4.1.8.9, il est spécifié que les valeurs données de R d et R o

ne sont valides que pour un design de SRCL fait selon la norme CAN/CSA-S16 pour les systèmes en acier et selon la norme CSSA A23.3 pour les SRCL en béton.

Ces normes spécifient la manière de dimensionner la portion ductile des SRCL selon les efforts réduits. Habituellement une portion du SRCL est dimensionnée pour se comporter de façon ductile alors que les autres composantes du SRCL sont dimensionnées de manière à pouvoir demeurer élastiques lors de la plastification des composantes ductiles (voir 4.1.8.12_8)). Ces normes ont également des exigences quand aux connecteurs et d’autres aspects du design pour que celui-ci soit valide au niveau sismique.

On doit également noter que les déplacements obtenus à l’aide de ces efforts ne sont pas les déplacements réels. Pour obtenir les déplacements réels, on doit multiplier les déplacements obtenus par R d et R o . (voit article 4.1.8.13_2))

Longueur D nx et D ny

D nx est la plus grande dimension en plan du bâtiment, perpendiculaire à l’axe X d’analyse

sismique, alors que D ny est la plus grande dimension en plan du bâtiment, perpendiculaire

à l’axe Y d’analyse sismique.

perpendiculaire à l’axe Y d’analyse sismique. D n x = 25.41 m D n y =

D

nx = 25.41 m

D

ny = 117.36 m

Résumé des paramètres d’analyse

Ss

Sr

Sa (0.2)

Sa (0.5)

Sa (1.0)

Sa (2.0)

PGA

2.5

0.4

0.69

0.34

0.14

0.048

0.43

Toit Penthouse

51.700

m

 

Rez-de-chaussée

30.775

m

Hn

20.925

m

Ta

0.48918

s

(<=1.0 et <=0.5)

 

Sa(0.2)/Sa(2.0)

14.375

>= 8.0

 

Mv

1.0

 

J

1.0

 

Rd

3.5

 

Ro

1.6

 

Classe

« C »

 

Fa

1.0

 

Fv

1.0

 

Ie

1.0

(ULS)

Directions orthogonales

« OK »

 

S(Ta)

0.35262

 

W

116482

kN

Dnx

25.410

m

Dny

117.360

m

Données Calculs
Données
Calculs

Calcul des Charges Statiques Équivalentes

Le calcul des charges statiques équivalentes se fait selon l’article 4.1.8.11.

Calcul de V

V = S(T a ) M v I e W / (R d R o )

= 0.352*1.0*1.0*116482 / (3.5*1.6) = 7335 kN

Limite inférieure de V

= S(2.0) M v I e W / (R d R o ) = 0.048*1.0*1.0*116482 / (3.5*1.6) = 998 kN

Limite supérieure de V (si R d >= 1.5)

Donc V = 7335 kN

= 2/3* S(0.2) I e W / (R d R o ) = 2/3* 0.69*1.0*116482 / (3.5*1.6) = 9568 kN

Calcul de Ft

Ft est une partie de l’effort de cisaillement V que l’on applique à la plus haute toiture du bâtiment, pour tenir compte de l’effet des modes supérieurs de vibration.

Selon l’article 4.1.8.11_6), la force Ft peut être considérée nulle si la période empirique fondamentale T a est plus petite que 0.7.

Puisque T a = 0.489 < 0.7 Ft = 0.

Distribution des efforts sur les planchers

-Calcul des efforts Fx :

D’après l’article 4.1.8.11_6), l’effort de cisaillement à la base V doit être réparti selon la formule suivante :

F x = (V-Ft) W x h x / ( W i h i )

:

V

: est le cisaillement à la base calculé ultérieurement ( =7335 kN)

F x : est la force sismique appliquée au plancher x. W x : est le poids sismique attribuable au plancher x (calculé ultérieurement). h x : est la hauteur du plancher x, à partir de la base de la structure (là où l’accélération sismique est transmise à la structure, dans notre cas le niveau du sol).

W i h i est la somme des W x h x de tous les étages.

Étage

H s étage

h x (m)

W x (kN)

W x * h x

F x (kN)

(m)

Penthouse

3.025

20.925

7326

153306

861

Toit

3.025

17.900

19803

354472

1992

6

2.975

14.875

17877

265915

1494

5

2.975

11.900

17853

212453

1194

4

2.975

8.925

17853

159339

895

3

2.975

5.950

17854

106231

597

2

2.975

2.975

17915

53298

299

 
  ∑ Wi * hi = 1305015  

Wi * hi =

1305015

 

= 2.975 + 2.975

  ∑ Wi * hi = 1305015   = 2.975 + 2.975 = (7335 – 0)

= (7335 – 0) * 354472 / 1305015

Astuce :

Lorsque vous programmez votre feuille Excel pour calculer les forces statiques équivalentes, utilisez un vecteur colonne dont la séquence des planchers est celle du tableau précédent, puisque c’est l’ordre dans lequel il faut entrer les données dans ETABS. Un fichier dont le vecteur F x est horizontal ou du plancher le plus bas vers le plancher le plus haut devra être transposé pour pouvoir utiliser le copier-coller de Excel à ETABS.

-Calcul des moments renversant Mx :

D’après l’article 4.1.8.11_7), le moment renversant M x doit être calculé de la façon suivante :

Où :

J x = 1.0 pour h x >= 0.6h n ,

Mx = Jx F i (h i – h x )

et = J + (1 - J)(h x / 0.6h n ) pour h x <0.6 h .

Dans notre cas, puisque J = 1.0, J x est toujours = 1.0 ( à cause de la partie ( 1 – J ) de l’équation).

h n : est la hauteur totale de la structure = 20.925 m

h x : est la hauteur du plancher x, à partir de la base de la structure (là où l’accélération sismique est transmise, dans notre cas le niveau du sol). h i : est la hauteur du plancher i, selon le même référentiel que h x , h i > h x . -Le plancher i est situé au-dessus du plancher x.

M x est le moment renversant appliqué au plancher x.

F i est la force sismique appliquée au plancher i.

Mx Étage Fx (kN) Jx hx (m) (kN*m) Penthouse 862 - 20.925 - Toit 1992
Mx
Étage
Fx (kN)
Jx
hx (m)
(kN*m)
Penthouse
862
-
20.925
-
Toit
1992
1.0
17.900
2606
6
1495
1.0
14.875
11240
5
1194
1.0
11.900
24176
4
896
1.0
8.925
40665
3
597
1.0
5.950
59818
2
300
1.0
2.975
80748
sol
-
1.0
0.0
102568

= 1.0 * ( 862 ( 20.925 -11.9) + 1992 ( 17.9 – 11.9 ) + 1495 ( 14.875- 11.9))

-Calcul de la torsion

L’article 4.1.8.11_8) du code exige que l’on tienne compte de la torsion accidentelle et de

la torsion due à l’excentricité du centre de masse et du centre de rigidité du SRCL.

La torsion accidentelle, pour un plancher donné, est calculée en multipliant la force appliquée à ce plancher par 10% de la largeur D n .

 

Selon X

Selon Y

 

M

Torsion

M

Torsion

Étage

accidentel

accidentel

(kN*m)

(kN*m)

Toit

2189

10112

6

5062

23381

5

3798

17540

4

3034

14014

3

2276

10510

2

1517

7007

sol

 

761

3516

Dnx (m) = 25.41 Dny (m) = 117.36
Dnx (m) =
25.41
Dny (m) =
117.36

= F toit * 0.10 * Dny = 1992.3 * 0.1 * 117.36

La torsion due à l’excentricité entre le centre de masse et le centre de torsion est automatiquement prise en compte par le modèle créé dans ETABS.

Note : si le facteur de sensibilité à la torsion B > 1.7 et que la valeur de I e F a S a (0.2) >= 0.35, vous ne pouvez procéder par la méthode des forces statiques équivalentes car le

CNB vous oblige à effectuer une analyse dynamique. (voir section plus bas, choix de la méthode d’analyse)

-Résumé des efforts cumulés par plancher (en kN et en kN*m)

     

M Torsion acc.

M Torsion acc.

Étage

F cumulées

(kN)

Mx

cumulés

selon X

Cumulés

selon Y

Penthouse

-

-

-

-

Toit

862

2606

2189

10112

6

2854

11240

7252

33493

5

4348

24176

11049

51033

4

5543

40665

14084

65047

3

6438

59818

16359

75557

2

7035

80748

17876

82564

sol

7335

102568

18637

86080

Note : Le calcul des forces statiques équivalentes est habituellement fait plus tard dans la séquence d’opération (voir diagramme de la procédure générale, page 1). Dans le cadre de cet exercice il est effectué 2 fois pour des fins de comparaison.

Création du modèle

Voici les principales étapes de création du model dans ETABS.

UNITÉS

Lorsque vous utiliser ETABS, les unités dans lesquelles vous travaillez sont toujours indiquées dans le coin droit, en bas de l’écran. Il est important de bien comprendre comment fonctionnent les unités dans ETABS pour éviter les erreurs et les frustrations. Tous les problèmes avec les unités peuvent être simplement évités en sélectionnant les unîtes appropriées avant que vous commencez à créer le modèle. Pour ce qui est du choix des unités, l’essentiel est d’être consistant lorsque vous entrerez les propriétés des matériaux. Si vous travaillez avec des newtons et des millimètres, vous entrez vos propriétés en mégapascales, etc.

Ouverture de fichier

Pour trouver ETABS dans les laboratoires vous devez aller dans le menu :

DÉMARRER Programmes Computers and Structures ETABS9 ETABS.

Voici la 1 ière fenêtre qui apparaît. À moins de vouloir connaître les petits trucs dans ETABS, vous pressez OK et elle disparaîtra.

Ensuite sélectionnez les unîtes appropriés (Nmm, kNm etc.) Ensuite le menu : File new model…,

Ensuite sélectionnez les unîtes appropriés (Nmm, kNm etc.)

Ensuite sélectionnez les unîtes appropriés (Nmm, kNm etc.) Ensuite le menu : File new model…, et

Ensuite le menu : File new model…, et la fenêtre suivante apparaît :

: File new model…, et la fenê tre suivante apparaît : Vous cliquez simplement No, car

Vous cliquez simplement No, car vous n’avez aucun autre modèle ETABS sur lequel baser celui-ci.

La prochaine fenêtre qui apparaît sert à prédéfinir la grille géométrique de base (Grid) et le nombre d’étages. Ce sont les deux éléments principaux de géométrie du modèle.

1- Spécifier les unités 2- Spécifier : Grid Only (pui squ’on n’utilise pas la géné

1- Spécifier les unités 2- Spécifier : Grid Only (puisqu’on n’utilise pas la génération automatique d’éléments tel, les dalles, etc…)

Les sections « Uniforme Grid Spacing » et « Simple Story Data » servent à définir les géométries de base très sommaires et peuvent être suffisantes pour un bâtiment rectangulaire très régulier. Les sections « Custom Grid Spacing Edit Grid» et « Simple Story Data Edit Story Data » servent à définir les géométries plus complexes.

Les sections « Edit Grid » et « Edit Story Data » sont accessibles par la suite et leur utilisation est décrite dans la prochaine section de l’exemple.

Astuce

Il est pratique de spécifier le nombre de lignes requises pour créer notre modèle dans la section « Uniforme Grid Spacing », pour ensuite aller raffiner notre grille dans la section « Custom Grid Spacing Edit Grid». Ceci fait en sorte que le tableau des lignes du « Custom Grid Spacing » est déjà bien défini, et l’on évite ainsi d’insérer manuellement l’information nécessaire dans les lignes du tableau.

Il en va de même pour la définition des étages. On peut d’emblée définir le nombre d’étages, l’espacement entre le rez-de-chaussée et le premier plancher, qui est habituellement plus grand, et la hauteur typique des étages. Ceci réduit le travail à faire dans la section « Custom Grid Spacing ».

Pour notre exemple, on peut spécifier 22 lignes en X et 18 en Y, avec un espacement moyen de 5000mm (espacement approximatif). Pour les étages, on spécifie 7 planchers (planchers 2, 3, 4, 5, 6, toit + penthouse et toit du penthouse), avec un espacement à la base et typique de 2975mm.

On peut ensuite accéder tout de suite à l’édition de la grille et des étages ou bien presser OK et y accéder plus tard.

et des étages ou bien presser OK et y accéder plus tard. Création de la géométrie

Création de la géométrie de base

-Pour avoir accès à la fenêtre de modification de la grille :

Menu : Edit Edit Grid Data Edit Grid… Modify /Show System

(ou bouton de droite de la souris Edit Grid Data)

(Si vous avez besoin d’un second système d’axe pour définir une partie de votre bâtiment,

(Si vous avez besoin d’un second système d’axe pour définir une partie de votre bâtiment, ou si vous avez besoin d’un système d’axe circulaire, vous l’insérez à partir de cette fenêtre en utilisant Add New System).

Voici la fenêtre qui apparaît. Elle contient toute l’information relative à la grille en plan servant à construire votre modèle.

qui apparaît. Elle contient toute l’information relative à la grille en plan servant à construi re

Chaque ligne représente un axe. La première colonne sert à entrer une identification et la deuxième soit une abscisse ou une ordonnée. Les autres colonnes définissent les attributs des axes.

Tel que spécifié dans la section géométrie du modèle, il est plus pratique de fonctionner en coordonnées(Ordinates), plutôt qu’en distance entre les axes (Spacing). Mais si vous voulez entrer la position d’un axe avec sa distance par rapport à la précédente, c’est ici que vous changez de mode.

Astuce

Si vous avez créé un système de coordonnées en plan et que vous avez noté les coordonnées de vos points de géométrie, vous pouvez maintenant créer tous les axes nécessaires pour créer les entités (dalles et murs) du bâtiment. Il est nécessaire d’avoir une intersection d’axes pour tous les points de géométrie. Donc pour créer un mur de refend simple, vous aurez besoin de 3 axes. Un passant par le centre longitudinal du mur et un passant par chacune des extrémités du mur.

Axe 2

Mur de refend simple Axe 3
Mur de refend simple
Axe 3

Axe 1

Pour pouvoir se retrouver lorsque vous avez plusieurs axes, il est possible de changer les couleurs (Cliquer dans la case « Grid Color » de l’axe, bouton de droite et « Color »), ou d’afficher les bulles d’identification en haut (Top), en bas(Bottom), à droite(Right) ou à gauche(Left), simplement en double cliquant sur la case Bubble Loc. de l’axe.

!!! ATTENTION : Si vous utilisez la touche « Esc » dans ce tableau, le comportement n’est pas comme dans Excel où cela vous permet de sortir de la case dans laquelle vous êtes, cela va plutôt fermer le tableau au complet, sans sauvegarder vos entrées!!!

Une fois votre grille en plan définie, vous devez définir la géométrie des étages.

-Pour avoir accès à la fenêtre de modification des planchers :

Menu : Edit Edit Story Data Edit Story…

(ou bouton de droite de la souris Edit Story Data)

Voici la fenêtre qui apparaît :

souris Edit Story Data) Voici la fenêtre qui apparaît : Dans cette fenêtre vous pouvez attribuer

Dans cette fenêtre vous pouvez attribuer un nom aux planchers, modifier la hauteur entre les étages, spécifier si vous considérez un plancher comme un « Master Story » et si certains de vos planchers sont similaires aux autres « Similar To ».

La hauteur entrée sur une ligne correspond à la hauteur entre le plancher que vous spécifiez et le plancher du dessous.

L’utilité de spécifier un plancher maître et des planchers similaires est que toutes modifications apportées au plancher maître seront identiquement copiées sur les planchers similaires. Ceci permet entre autre de créer une seule dalle sur le plancher maître et celle-ci sera automatiquement copiée sur les planchers similaires. On spécifie autant de « Master Story » qu’il y a de géométries de dalle différentes.

Dans notre cas, nous avons deux géométries différentes, soit les planchers de base et le plancher du penthouse. On choisit donc un des planchers de base (ici l’étage 2), et on spécifie que ce plancher est un plancher maître, « Master Story yes ». Puis on spécifie que les autres planchers de base sont similaires au plancher 2, « Similar To Plancher 2 ». On spécifie également que le plancher du penthouse est un « Master Story ».

Si vous n’avez pas bien défini le nombre de planchers à l’ouverture de votre modèle, il est possible d’ajouter ou d’enlever des planchers :

Menu : Edit Edit Story Data Insert Story…

Menu : Edit Edit Story Data Delete Story…

Définir les propriétés des matériaux

Tel que mentionné, il est essentiel de porter une attention particulière au choix des unités, qui doivent être consistantes.

!!!Assurez-vous d’être dans le bon système d’unités puis :

Menu : Define Material Properties…

d’unités puis : Menu : Define Material Properties… Vous pouvez créer un nouveau matériau ou modi

Vous pouvez créer un nouveau matériau ou modifier la définition du béton existant, (CONC Modify/Show Material).

-Propriétés de base :

Donc on entre les valeurs des caractéristiques du béton selon les unités de notre choix.

f’c = 30 mPa fy = 400 mPa Poids volumique = 2.35*10 -05 N/mm 3

Masse volumique = 2.396*10 -09 kg/mm 3 (= 2.35*10 -05 N/mm 3 / 9810 kg*mm/s 2 ) Module d’Young := 24 970 mPa (non fissu

kg*mm/s 2 ) Module d’Young := 24 970 mPa (non fissu ou, -Propriétés fissurées : On

ou,

-Propriétés fissurées :

:= 24 970 mPa (non fissu ou, -Propriétés fissurées : On prend 70% du module d’élasticité

On prend 70% du module d’élasticité pour tenir compte de la fissuration du béton.

Module d’Young = 0.7 * 24 970 = 17 479mPa

Noter que le code spécifie à l’article 4.1.8.3_8)_a) que l’analyse doit être réalisée à l’aide des propriétés fissurées du béton.

à l’aide des propriétés fissurées du béton. Définir les sections de dalles et de murs Menu

Définir les sections de dalles et de murs

Menu : Define Wall/Slab/Deck Sections…

-Pour définir un type de dalle : Add New Slab Entrer le nom (DALLE), choisir

-Pour définir un type de dalle : Add New Slab

-Pour définir un type de dalle : Add New Slab Entrer le nom (DALLE), choisir le

Entrer le nom (DALLE), choisir le matériau préalablement défini(CONC), entrer l’épaisseur (225mm) et spécifier Shell pour le type de modélisation de la dalle (Les dalles sont modélisées par éléments finis selon le modèle d’une coque).

-Pour définir un type de Mur : Add New Wall

La même fenêtre que pour les dalles apparaît. Vous devez créer un type de mur pour chaque épaisseur de mur différente.

Dessiner les murs et les dalles

-Pour dessiner les Dalles :

1-Cliquer sur la vue en plan (Vue de gauche).

2- Menu : View Set Plan View…

en plan (Vue de gauche). 2- Menu : View Set Plan View… Choisir de mettre la

Choisir de mettre la vue en plan sur un plan défini ultérieurement comme maître (ici le plancher #2).

3-En bas à droite de l’écran vous avez la possibilité de sélectionner :

de l’écran vous avez la possibilité de sélectionner : « One Story » pour que l’élément

« One Story » pour que l’élément que vous dessinez ne se retrouve que sur un seul plancher, soit le plancher sur lequel vous dessinez.

« All Stories » pour que l’élément que vous dessinez se retrouve sur tous les planchers du bâtiment.

« Similar Stories » pour que l’élément que vous dessinez se retrouve sur tous les planchers définis similaire à celui sur lequel vous dessinez.

Dans notre cas, on choisit « Similar Stories ».

4-Menu : Draw Draw Area Objects Draw Areas (Plan, Elev, 3D)

: Draw Draw Area Objects Draw Areas (Plan, Elev, 3D) Choisir la section de dalle prédéf

: Draw Draw Area Objects Draw Areas (Plan, Elev, 3D) Choisir la section de dalle prédéf

Choisir la section de dalle prédéfinie : DALLE pour notre exemple.

5- Dessiner la géométrie de la dalle en cliquant successivement sur les coins de la géométrie, suivre une rotation horaire ou antihoraire. Faite « Esc » lorsque le contour est terminé.

Pour vérifier que la dalle est bien dessinée sur tous les planchers similaires, double cliquez sur la dalle dans la vue en plan, des contours en tireté devraient apparaître dans la vue 3d sur tous les planchers où ont été créées des dalles.

Dans cet exemple, l’opération doit être faite 2 fois. Une fois pour la géométrie principale et une fois pour la géométrie du penthouse.

-Pour dessiner les murs :

Suivre la même procédure sauf à l’étape 4 :

4-Menu : Draw Draw Area Objects Draw Walls (Plan)

4 : 4-Menu : Draw Draw Area Objects Draw Walls (Plan) Choisir la section de mur

Choisir la section de mur prédéfinie : MURBAS pour notre exemple.

5- Dessinez le mur puis faite « Esc » lorsque le mur est dessiné. Vous pouvez dessiner les murs en « C » d’un seul coup. Par contre même si vous dessinez les murs en « C » d’un

seul coup, les trois murs simples ne sont pas considérés solidaires tant qu’ils ne sont pas spécifiés comme étant des « Pier ».

Vous

représentation 3D.

pouvez

vérifier

que

les

murs

sont

sur

les

bons

planchers

en

regardant

la

Dans cet exemple, l’opération doit être faite 3 fois. Une fois pour les murs de 300mm d’épaisseur, une deuxième fois pour les murs de 250mm d’épaisseur qui ne vont pas jusqu’au penthouse et une troisième fois pour les murs de 250mm d’épaisseur qui vont jusqu’au toit du penthouse.

Astuce

Pour faciliter l’exécution, on doit aller dans le tableau de définition des étages pour changer les « Master Story » et les « Similar To ». Nos murs de 300mm d’épaisseur se rendent jusqu’au troisième plancher et lorsqu’on dessine un mur en plan sur un plancher, celui-ci apparaît dessous le plancher sélectionné. Donc nous allons garder le 2 ième plancher « Master Story » et le 3 ième plancher similaire au 2 ième . Le reste des murs sont tous de 200mm d’épaisseur, mais certains vont jusqu’au penthouse alors que d’autres arrêtent avant. Nous allons donc mettre le 4 ième plancher maître et tous les autres planchers au-dessus similaires au 4 ième plancher, incluant le toit du penthouse.

Avec cette disposition, il est maintenant possible de sélectionner le 2 ième plancher dans la vue de gauche, de mettre « Similar Stories » en bas à droite de l’écran et de dessiner tous les murs de 300mm (ils vont du sol jusqu’au 3 ième plancher). Ensuite vous pouvez sélectionner le 4 ième plancher dans la vue de gauche, garder « Similar Stories » et dessiner tous les murs de 200mm qui vont jusqu’au toit du penthpouse, puisque nous avons spécifié que tous les étages au-dessus du 4 ième plancher était similaires à celui-ci.

Maintenant il ne reste plus qu’à dessiner les murs de 200mm qui ne pénètrent pas dans le penthouse mais qui s’arrête au toit correspondant au plancher du penthouse. Vous devez retourner au tableau de définition des étages pour indiquer que le toit du penthouse est maintenant un plancher maître qui n’est plus identique au 4 ième plancher. Ceci vous permet de sélectionner le 4 ième plancher et de dessiner les autres murs de 200mm qui ne se rendent pas jusqu’au toit du penthouse.

Spécifier les Diaphragmes et les Piers

-Diaphragme

Menu : Select by Wall/Slab/Deck Sections…

Pour notre cas, choisir DALLE. On peut voir après cette opération que toutes les dalles

Pour notre cas, choisir DALLE. On peut voir après cette opération que toutes les dalles du modèle sont en tiretés, elles sont donc toutes sélectionnées.

Menu : Assign Shell/Area Diaphragms…

elles sont donc toutes sélectionnées. Menu : Assign Shell/Area Diaphragms… Sélectionner : Add New Diaphragm

Sélectionner : Add New Diaphragm

Insérer un nom de diaphragme, sélectionner Ri gid et OK puis voyez apparaître sur la

Insérer un nom de diaphragme, sélectionner Rigid et OK puis voyez apparaître sur la vue en plan un grand X sur votre dalle avec un point rouge au centre et le nom de votre diaphragme.

-Création des murs en « C » par l’utilisation de « Pier »

Un pier est un assemblage de murs simple qui fonctionne de manière solidaire. Faire un Pier spécifie au logiciel qu’il y a un lien physique à l’intersection de 2 objets. Les Pier sont donc nécessaires pour créer les murs de refend en « C ».

1-S’assurer que rien n’est sélectionné :

Menu : Select Deselect All

2-Mettre en option « All Stories » et sélectionner les 3 murs de refend simple (cliquer sur la ligne du centre de chaque mur simple, successivement). Vous pouvez voir si votre sélection est bonne dans la vue 3D.

3- Menu : Assign Shell/Area Pier Label…

Entrez le nom du mur en « C » par exemple MC-2 et faites «

Entrez le nom du mur en « C » par exemple MC-2 et faites « Add New Name » puis OK. Le nom du mur apparaît sur chacun des murs simples de la vue en plan.

Sélection des options de visualisation

Il est toujours possible de modifier les options visuelles des fenêtres. Si le modèle devient trop chargé, on peut masquer ou rendre visible les lignes de géométrie et les étiquettes d’identification. Ceci peut aider pour la sélection d’objet.

Menu : View Set Building View Options…

d’identification. Ceci peut ai der pour la sélection d’objet. Menu : View Set Building View Options…

Cocher les options que vous désirez. (pour voir que le modèle, décocher Grid Lines et Secondary Grids)

Modèle

Cocher les options que vous désirez. (pour voir que le modèle, décocher Grid Lines et Secondary

Ajustement de masse Pour déterminer les bonnes valeurs des périodes de vibration, il est nécessaire de définir correctement la rigidité et la masse de la structure.

L’article 4.1.8.3_7) du CNB stipule que la rigidité induite par les éléments ne faisant pas partie du SRCL (ex : les colonnes pour un bâtiment dont le SRCL est constitué de murs de refend), ne doit pas être utilisée pour résister aux déplacements causés par les séismes. Donc la rigidité de notre modèle est adéquatement représentée en modélisant seulement les murs de refend.

De son côté la masse modélisée n’est pas correcte, puisque le poids des colonnes, des cloisons, des murs extérieurs et de la neige n’est pas représenté. Nous allons donc ajuster la masse de chacun des diaphragmes, de manière à avoir un poids de bâtiment représentatif du poids sismique. Dans ETABS, les masses spécifiées aux diaphragmes sont surfaciques (N/mm 2 ).

La première étape consiste à rouler une analyse de votre bâtiment par ETABS. Cette analyse va nous permettre de connaître la masse que ETABS attribue à chacun des planchers en fonction des éléments modélisés.

Menu : Analyze Run Analysis

Une fois l’analyse terminée : Menu : Display Show Tables…

éléments modélisés. Menu : Analyze Run Analysis Une fois l’analyse terminée : Menu : Display Show

Choisir : « Building Output » OK

Dans la prochaine fenêtre choisir la page : « Center Mass Rigidity »

fenêtre choisir la page : « Center Mass Rigidity » Vous pouvez sélectionner toute la colonne

Vous pouvez sélectionner toute la colonne en mettant votre pointeur sur l’en-tête (MassX ou MassY) et la copier-coller dans un fichier Excel.

Les résultats présentés ici sont en tonnes. Ce sont les masses que le logiciel considère durant l’analyse.

Une fois les valeurs des masses récupérées, on doit les comparer aux masses obtenues par l’addition de tous les éléments de poids considérés lors du calcul du poids sismique (attention, les unités doivent concorder).

On fait la différence des masses calculées et des masses de ETABS, puis on divise par l’aire du plancher pour avoir une différence surfacique.

   

Masse

     

Niveau

Aire

(mm^2)

Totale

calculée

(tonnes)

Masse

Etabs

(tonnes)

Différence

Masses

(tonnes)

Différence Masse / Aire

(tonnes/mm^2)

Toit Penthouse

764456000

747

433

314

4.104E-07

Toit + Penthouse

2153256000

2019

1217

802

3.72381E-07

6

2153256000

1822

1230

592

2.74918E-07

5

2153256000

1820

1230

590

2.74075E-07

4

2153256000

1820

1230

590

2.74075E-07

3

2153256000

1820

1237

583

2.70901E-07

2

2153256000

1826

1244

583

2.70599E-07

Rez de chaussée 1

 

-

-

-

-

Cette différence doit maintenant être attribuée aux différents diaphragmes dans ETABS.

En premier lieu, vous devez ouvrir (débarrer) votre modèle grâce à l’icône du cadenas.

(débarrer) votre modèle grâce à l’icône du cadenas. Puis vous devez sélectionner un seul plancher (voir

Puis vous devez sélectionner un seul plancher (voir procédure pour dessiner une dalle, par contre, spécifier « One Story » en bas à droite de l’écran).

Menu : Assign Shell/Area Additional Area Mass…

Menu : Assign Shell/Area Additional Area Mass… On utilise la fonction « Replace Existing Mass es

On utilise la fonction « Replace Existing Masses » et l’on entre la masse surfacique calculée. On répète ensuite l’opération pour chaque plancher. (Les unités utilisées ici sont le N et le mm)

Une fois le remplacement terminé, on roule à nouveau l’analyse et on vérifie que notre changement de masse est exact.

Vérification (après ajout de masses)

Masse calculée

Masse ETABS

Delta

747

747

0.0%

2019

2019

0.0%

1822

1822

0.0%

1820

1820

0.0%

1820

1820

0.0%

1820

1820

0.0%

1826

1826

0.0%

Il est possible d’obtenir l’aire des étages dans ETABS :

Sélectionner uniquement le plancher désiré, et cliquer le bouton droit de la souris : les propriétés du plancher, dont l’aire, apparaissent dans le tableau.

Il serait possible de ne pas spécifier de poids, ni de masse au béton dans ETABS et d’utiliser seulement une masse spécifiée au centre de gravité du diaphragme rigide. Par contre, en utilisant la masse des éléments représentés dans ETABS, on utilise une distribution plus exacte de la masse.

Vérification de la période

Une fois la modélisation terminée et la masse ajustée, il est possible de lancer une analyse pour connaître les périodes de vibration du bâtiment.

Procédure :

Menu : Analyze Set Analysis Options…

Procédure : Menu : Analyze Set Analysis Options… Tel qu’expliqué dans la procé dure générale, il

Tel qu’expliqué dans la procédure générale, il est important de bloquer les rotations selon l’axe z pour effectuer le comparaison avec la période fondamentale empirique du CNB.

Vous pouvez ensuite cliquer « Set Dynamic Parameters… » pour déterminer le nombre de mode que vous désirez pour votre analyse.

Vous roulez l’analyse Menu : Analyze Run Analysis Et puis vous allez voir les résultats

Vous roulez l’analyse

Menu : Analyze Run Analysis

Et puis vous allez voir les résultats :

Menu : Display Show Tables…

Puis, « Building Modal Information »

Puis, « Building Modal Information »

Puis, « Building Modal Information »

Et choisir, « Modal Participation Factors », ou « Modal Participating Mass Ratios »

Vous pouvez copier coller l’information en mettant le curseur sur « Period ».

Résultats :

Propriétés Fissurées

mode 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Période (seconde)

mode

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

Période

(seconde)

1.244

1.243

0.254

0.238

0.120

0.103

0.085

0.066

0.061

0.049

0.047

0.041

Propriétés non Fissurées

mode 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Période (seconde)

mode

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

Période

(seconde)

1.041

1.040

0.213

0.199

0.100

0.086

0.071

0.055

0.051

0.041

0.039

0.034

Période du 1 er mode (sec)

Empirique (T a )

0.4892

Non Fissuré

1.0412

Fissuré

1.2444

Tel qu’attendu, les périodes calculées avec les propriétés fissurées du béton sont légèrement plus longues que celles calculées avec les propriétés non fissurées. Ceci est dû au fait que lorsqu’on considère la fissuration du béton, les déplacements de la structure sont plus grands. Le CNB spécifie à l’article 4.1.8.3_8) que la modélisation doit tenir compte des propriétés fissurées du béton.

On voit que les périodes fondamentales calculées par analyse numérique sont beaucoup plus grandes que la période empirique. Par contre, tel que spécifié dans l’article 4.18.11_3), pour déterminer cisaillement à la base du au seisme, on ne peut pas utiliser une période plus grande que le double de la période empirique.

2* Ta = 0.97836 secondes

1.2444 > 0.97836

Puisque les périodes calculées par analyse numérique sont plus grandes que le double de T a , nous devons limiter notre nouvelle période à la valeur de 2*T a .

Donc le fait d’avoir effectué l’analyse numérique va nous permettre de recalculer et diminuer les forces statiques équivalentes à l’aide d’une nouvelle période plus grande qui donne une accélération plus petite sur le spectre d’accélération.

-Calcul des forces statiques équivalentes avec la période fondamentale numérique :

Selon la procédure générale établie avant l’exercice, le calcul des forces statiques équivalentes se fait seulement après avoir construit le modèle numérique puisque la plupart du temps, la période numérique est plus grande que la période empirique et donc plus avantageuse. La seule raison pour laquelle nous avons calculé 2 fois les forces statiques équivalentes est de pouvoir, dans le cadre de cet exercice, les comparer.

Pour cet exercice, cette nouvelle période

sera appelée T b

T b = 2* Ta = 0.97836 secondes

D’après le spectre d’accélération : S(T b ) = F v *(0.14+(0.34-0.14)/(0.5-1.0)*(T b -1.0)) = 0.14866 (unités : fraction de g)

De cette accélération, nous calculons un nouveau cisaillement à la base du bâtiment :

V b = S(T b ) M v I e W / (R d R o )

= 0.14866*1.0*1.0*116482 / (3.5*1.6) = 3092 kN

De ce cisaillement à la base nous pouvons calculer de nouvelles forces statiques équivalentes :

 

Selon X

 

Selon Y

 
       

M

Torsion

M Torsion acc.

M

Torsion

M Torsion acc.

Mx

accidentel

cumulés

accidentel

Cumulés

Étage

Fx (kN)

(kN*m)

F cumulées

(kN*m)

selon X

(kN*m)

selon Y

Penthouse

363

-

-

 

-

-

 

-

-

Toit

840

1099

363

 

923

923

4263

4263

6

630

4738

1203

2134

3057

14120

14120

5

503

10192

1833

1601

4658

21514

21514

4

378

17143

2337

1279

5937

27422

27422

3

252

25218

2714

 

959

6897

31853

31853

2

126

34041

2966

 

640

7536

34807

34807

sol

-

43240

3092

 

321

7857

36289

36289

Tableau 1 : Efforts selon la période obtenue par ETABS

Étage

Fx selon la période empirique

Fx selon la période Analytique

Différence

(T

b =2*T a )

Penthouse

862

 

363

498

Toit

1992

 

840

1152

6

1495

 

630

864

5

1194

 

503

691

4

896

378

518

3

597

252

345

2

300

126

173

Tableau 2 : Comparaison des efforts

À la lueur de ces résultats, on comprend qu’il peut être très avantageux de calculer les périodes avec un modèle numérique puisque la diminution des efforts est significative.

Choix de la méthode d’analyse

Dans cette section l’acronyme MFSÉ fait référence à la « Méthode des Forces Statiques Équivalentes ».

Le CNB 1995 laissait beaucoup plus de latitude quand au choix du type d’analyse requis pour une structure donnée. Le CNB 2005 restreint beaucoup plus l’usage de la MFSÉ. En effet, l’article 4.1.8.7 stipule que la méthode à utiliser par défaut est celle de l’analyse dynamique, il décrit ensuite 3 cas où la MFSÉ peut être utilisée. Si le bâtiment répond à un des cas suivant, il peut être dimensionné par la MFSÉ :

a) Si I e F a S a (0.2) < 0.35,

b) Si notre structure est considérée régulière, qu’elle est moins de 60 m de haut et que sa

période fondamentale empirique T a est plus petite que 2 secondes dans chacune des directions orthogonales,

c) Si notre structure présente une irrégularité de type 1,2,3,4,5,6 ou 8, qu’elle est moins

de 20 m de haut et que sa période fondamentale empirique T a est plus petite que 0.5

secondes dans chacune des directions orthogonales.

La première étape pour déterminer l’analyse requise est de savoir si notre bâtiment répond à la condition a), si oui, on peut utiliser la MFSÉ.

Dans notre cas, I e F a S a (0.2) = 0.69 > 0.35. Donc nous devons vérifier les autres clauses.

La deuxième étape pour choisir le type d’analyse à effectuer est de savoir si notre bâtiment est régulier ou irrégulier. Il y a 8 types d’irrégularités structurales qui sont définies au tableau 4.1.8.6 du CNB.

La troisième étape pour choisir le type d’analyse consiste à vérifier la sensibilité à la torsion par le calcul du facteur B. Si le facteur de sensibilité à la torsion B est plus grand que 1.7, le bâtiment est considéré sensible à la torsion (irrégularité de type 7) et doit être analysé par une méthode dynamique.

Le calcul du facteur B s’effectue par l’application des forces statiques équivalentes et de la torsion accidentelle. Le calcul est illustré dans la section suivante qui porte sur l’application des forces statiques équivalentes dans ETABS.

Analyse par force statique équivalente

Pour effectuer l’analyse par forces statiques équivalente, nous devons insérer 4 cas de chargement, soit :

Fx ± Tx: Les forces statiques selon l’axe x + les moments de torsion accidentels. Les forces statiques selon l’axe x - les moments de torsion accidentels.

Fy ± Ty : Les forces statiques selon l’axe y + les moments de torsion accidentels. Les forces statiques selon l’axe y - les moments de torsion accidentels.

Il est nécessaire d’appliquer les moments de torsion accidentels dans les 2 sens de rotation puisqu’il n’est pas possible de savoir dans quel sens ils vont s’additionner au moment de torsion créé par l’écart entre le centre de gravité et le centre de rigidité. L’analyse par forces statiques équivalentes doit être effectuée successivement selon chacun des axes orthogonaux.

La première étape consiste à entrer les forces dans le logiciel.

Menu : Define Static Load Cases…

dans le logiciel. Menu : Define Static Load Cases… Voici la fenêtre qui apparaît. Entrer le

Voici la fenêtre qui apparaît.

Static Load Cases… Voici la fenêtre qui apparaît. Entrer le nom de ce chargement , choisissez

Entrer le nom de ce chargement, choisissez le type de charge « Quake », entrer un « Self Weight Multiplier » (un facteur de charge) égale à 1 et dans la colonne « Auto Lateral load », choisissez « User Load ». Puis faites « Add New Load ».

ég ale à 1 et dans la colonne « Auto Lateral load », choisissez « User
Sélectionner la ligne de cette nouvelle char ge et appuyer sur « Modify Lateral Load…

Sélectionner la ligne de cette nouvelle charge et appuyer sur « Modify Lateral Load… »

nouvelle char ge et appuyer sur « Modify Lateral Load… » Astuce Effacer les charges «

Astuce

Effacer les charges « Live » et « Dead », les calculs se feront plus vite et vous aurez moins de traitement de données dans vos tableaux.

C’est dans cette fenêtre que vous devez entrer les charges statiques équivalentes selon un des

C’est dans cette fenêtre que vous devez entrer les charges statiques équivalentes selon un des axes. Pour effectuer le copier-coller, vous n’avez qu’à sélectionner la colonne à partir de FX. Vous devez également spécifier « Apply at Center of Mass », et une excentricité additionnelle de 0.

Contrairement au CNB 1995, la torsion du système et la torsion accidentel ne nécessitent pas une pondération différente, il est donc possible de simplement inclure les moments de torsion avec les forces latérales.

Note : Il est également possible d’entrer 6 chargements indépendants (Fx, Fy, +Tx, -Tx, +Ty, -Ty) et de créer des combinaisons, Menu : Define Static Load Combinations. Il est nécessaire d’utiliser les combinaisons lorsque l’on désire pondérer les différentes charges.

Menu : Analyze Set Analysis Options…

Choisir une analyse « Full 3D » et NE PAS COCHER « Dynamis Analysis ».

Choisir une analyse « Full 3D » et NE PAS COCHER « Dynamis Analysis ». Rouler l’analyse. Lire les résultats.

Menu : Display Show Tables…

Choisir « Wall Output » pour lire les Forces a ppliquées sur les « Piers

Choisir « Wall Output » pour lire les Forces appliquées sur les « Piers ». Une fois que la fenêtre est ouverte, vous pouvez copier-coller toute la table sans aucune sélection en utilisant contrôle C ou le menu Edit Copie Entire table.

Vous avez maintenant la valeur des efforts pour dimensionner chaque mur en fonction de la

Vous avez maintenant la valeur des efforts pour dimensionner chaque mur en fonction de la MFSÉ.

Note : Les valeurs des forces données sont en fonction du système de coordonnées locales des murs. Ce système d’axe est noté 1,2 et 3 dans ETABS. Pour les éléments « Piers » de mur simple, l’axe 1 représente l’axe Z, du sol vers le ciel et est associé aux charges gravitaires « P » du tableau, l’axe 2 est longitudinal c'est-à-dire parallèle à la plus grande dimension du mur et est associé à l’effort tranchant « V2 » du tableau et finalement l’axe 3 est parallèle à l’épaisseur du mur (la plus petite dimension du mur) et est associé à l’effort tranchant « V3 » du tableau. Pour les murs en « C », les axes locaux sont définis selon la même convention.

Définition des axes locaux

Murs simples Murs « C » V 2 V 2 V 3 V 3
Murs simples
Murs « C »
V 2
V 2
V 3
V 3

Astuce

Copier-coller vos données dans Excel et utiliser les fonctions de filtre automatique pour isoler les efforts nécessaires au dimensionnement de vos murs. (Choisir les colonnes