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l ÉQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL La succession de Rajevac désormais ouverte PAGE 14

l ÉQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL

La succession de Rajevac désormais ouverte

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Edition du Centre - ISSN IIII - 0074
Edition du Centre - ISSN IIII - 0074
ouverte PAGE 14 Edition du Centre - ISSN IIII - 0074 Contr ibution 2015, la pire

Contr

ibution

2015, la pire année de l’histoire moderne du climat

2015, la pire année de l’histoire moderne du climat

Par Cherif Rahmani (P. 9)

Par Cherif Rahmani (P. 9)

l IL CONVOQUE TRANQUILLEMENT LE COMITÉ CENTRAL DU FLN LE 22 OCTOBRE

Saâdani sans véritable rival

CENTRAL DU FLN LE 22 OCTOBRE Saâdani sans véritable rival l Le secrétaire général du Front

l Le secrétaire général du Front de libération nationale, Ammar Saâdani, convoque, officiellement, les membres du comité central du parti en prévision de la deuxième session annuelle de cette instance, prévue pour ce samedi 22 octobre, à Alger. «Il s’agit d’une session ordinaire avec un ordre du jour comportant quatre points», nous confie-t-on de bonne source.

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l TRAMWAY D’ALGER Grève surprise l Les Algérois ont été privés du tramway durant toute
l TRAMWAY D’ALGER
Grève surprise
l Les Algérois ont été privés du tramway
durant toute la journée d’hier. Sans préavis,
des travailleurs du réseau exploitation Setram
d’Alger, la société d'exploitation du tramway,
ont observé un arrêt de travail.
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Photo : DR

MERCREDI 12 OCTOBRE 2016 - 10 MOUHARAM 1438 - N° 7919 - PRIX 15 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

DIGOUTAGE Par Par Arris Arris Touffan Touffan Hé, mieux vaut gagner ! Après des études

DIGOUTAGE

ParPar ArrisArris TouffanTouffan

Hé, mieux vaut gagner !

Après des études très pointues, une expéri- mentation en laboratoire et sur le terrain, une observation scientifique de milliers de cas, et ce, pendant des années et des années, j’en arrive à ce résultat inattendu : en foot, il vaut mieux gagner que perdre ou faire match nul ! Oui, monsieur, vaut mieux gagner. Pourquoi ? Parce que pardi quand tu gagnes, on oublie les faiblesses, les inconséquences, les inélégances… Par contre, lorsque tu perds, ou même que tu fasses match nul, comme c’est le cas avec l’EN, tout ce qui ne va pas vient flotter désagréablement à la surface. Le match nul face au Cameroun fait déjà montrer les dents aux uns et aux autres. Le mélodrame national n’est pas loin… Même les rodomon- tades nulles de Saâdani ne camouflent pas ce match nul !

A. T.

arrisetouffan@yahoo.arrisetouffan@yahoo.frfr

PP

ERISCOOPERISCOOP

arrisetouffan@yahoo. fr fr P P ERISCOOP ERISCOOP Soirperiscoop@yahoo.fr Mercredi 12 octobre 2016 - Page 2

Soirperiscoop@yahoo.fr

Mercredi 12 octobre 2016 - Page 2

Bouteflikasurleterrainle1 er novembre

Il se dit que c’est le Président Bouteflika lui-même qui inaugurera, le 1 er novembre prochain, la nouvelle ligne ferroviaire Zeralda-Birtouta. A cette occasion de date du déclenche- ment de la lutte armée pour la libération, le chef de l’Etat aura à visiter d’autres réalisations, assurent des sources.

La détresse du diplomate qui a échappé au Mujao

Le diplomate qui était en poste à Gao (Mali) Mohamed Boumahamed et qui a pu échapper aux élé- ments du Mujao en avril 2012 continue de solliciter le ministre Lamamra pour qu’il puisse être affecté à Tunis afin de poursuivre ses soins très lourds. A rappeler qu’après le malheureux épisode de Gao, ce diplomate avait été affecté à Tunis du 1 er sep- tembre 2012 au 10 juillet 2016. Après cette date, l’adminis- tration lui a signifié son départ à la retrai- te.

sep- tembre 2012 au 10 juillet 2016. Après cette date, l’adminis- tration lui a signifié son

Autoroute Est-Ouest, encore des investissements

L’AGA (Algérienne de gestion des auto- routes) va lancer un immense programme de travaux d’entretien de l’autoroute Est-Ouest. Des travaux qui concernent en grande partie la signalisation et les glissières en béton armé. A cela s’ajoute l’acquisition de véhicules de balayage et de nettoyage de l’auto- route. En ces temps de crise financière, ne serait- il pas plus judicieux de mettre en adjudica- tion l’exploitation de cette autorou- te ? Si telle est la prochaine étape, pourquoi investir maintenant ?

en adjudica- tion l’exploitation de cette autorou- te ? Si telle est la prochaine étape, pourquoi
Un jour, un sondage Pensez-vousquelepétroleva, rapidement, atteindre la barre des 60 dollars après la décision
Un jour, un sondage
Pensez-vousquelepétroleva, rapidement,
atteindre la barre des 60 dollars après la décision
de la Russie de réduire sa production ?
OUI
NON
Sans opinion
Pensez-vous que les cours
de soutien dispensés dans
les universités doivent être interdits ?
Résultat sondage
OUI :
NON :
S. OPINION :
53,30%
39,20%
7,60%
 

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PAPA SS SS AA NN TT

 

L’insomnie, je connais !

 

I

l est des jours comme ça où j’ai envie de vous dire combien je me sens concernée par vos

regard indifférent du voisinage. Des poubelles jonchent le sol et des odeurs nauséabondes qui n’avaient l’air de déranger person- ne. Mieux, à l'heure où je vous écris, quelque part dans le quar- tier, une famille prépare le mariage de l'un de ses enfants. La fête bat son plein et la musique fait un vacarme du diable sans que per- sonne s'élève contre cela. Même pas la gendarmerie qui ne se trou- ve pas loin. Dites-moi où se trouve le respect du voisinage, des per- sonnes malades ou des personnes âgées ? Est-ce qu'ils pensent aux personnes qui se lèvent à 5 heures du matin pour aller travailler, aux bébés, aux enfants qui vont à l'école ? A ces mêmes personnes qui, chaque vendredi, mettent leur plus belle robe et leur chéchia pour aller prier comme tout musulman qui se respecte, j’aimerais deman- der s’il n'y a pas une sourate qui parle du respect d'autrui et du voi- sinage ! Le manque de savoir- vivre en communauté me fait dire

Par Malika Boussouf malikaboussouf@yahoo.fr

messages, nombreux. Et si cela peut vous rassurer, sachez que vos préoccupations ne sont ni uniques ni isolées. Voici, pour illustrer certains des propos tenus, quelques extraits de ce que m’a écrit une dame, en colère, dont je tairai le nom. «… Je vous avoue que je n'arri- ve pas à dormir. Non pas à cause des soucis que je peux avoir, car comme dirait mon grand-père, il n'y a que les morts qui n'ont plus de soucis et que cela fait partie de notre quotidien. Si je me permets de vous écrire, c'est pour vous demander si nous devons être fiers d'être Algériens et avoir pour religion l'islam. Si je vous pose la question, c'est en rapport avec ce que je vois dans ma belle ville qui

s'appelle Bougie. Je me suis promenée du côté de Gouraya et j'ai vu des cime- tières complètement abandonnés, transformés en dépotoirs, sous le

du côté de Gouraya et j'ai vu des cime- tières complètement abandonnés, transformés en dépotoirs, sous

que nous serions peut-être un peuple ingouvernable. Rassurez-moi et dites-moi, par pitié, que je me trompe !» Les exemples généreux sont nom- breux. Ils nous confirment que tous les travers se guérissent ! Gardez le sourire, il fouette le moral dans le bon sens !

M. B.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Mercredi 12 octobre 2016 - PAge 3

d’Algérie Actualité Mercredi 12 octobre 2016 - PAge 3 IL CONVOQUE TRANQUILLEMENT LE COMITÉ CENTRAL DU

IL CONVOQUE TRANQUILLEMENT LE COMITÉ CENTRAL DU FLN POUR LE 22 OCTOBRE

Saâdani sans véritable rival

Le secrétaire général du Front de libération nationale, Ammar Saâdani, convoque, officiellement, les membres du comité central du parti en prévision de la deuxième session annuelle de cette instance, prévue pour ce same- di 22 octobre, à Alger. «Il s’agit d’une session ordinaire avec un ordre du jour comportant quatre points», nous confie-t-on de bonne source.

Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - L’ordre du jour en ques- tion, tel que fixé par Ammar Saâdani, est comme suit :

«Présentation du bilan annuel d’activité du parti ; présentation du bilan financier annuel ; pré- sentation du rapport de l’instan- ce de coordination et de la pros- pective et, enfin, arrêter la stra- tégie électorale du parti.» A la simple lecture du seul ordre du jour, l’on conclut aisé- ment que Ammar Saâdani se projette déjà vers les prochaines élections législatives. «C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la composante du comité central du 22 octobre prochain sera élargie à de nombreux mouha- fedhs qui n’en font pas partie mais qui assisteront à titre d’invi- tés. D’autres invitations seront également adressées à des per- sonnalités nationales et histo- riques du parti», nous révèle notre source. Pour rappel, la composante du comité central du FLN a été profondément modifiée depuis le dixième congrès de juin 2015. Officiellement, le nombre des membres de cette instance cen- trale du parti est de 505. Parmi eux, de hauts respon- sables comme le président de

l’Assemblée populaire nationa- le, Larbi Ould Khelifa ; le secré- taire général de la présidence de la République, Benamer Zerhouni ; le président-directeur général de la compagnie natio- nale Air Algérie, Mohamed Abdou Bouderbala ; son homo- logue des Douanes algériennes, Kaddour Bentahar, et pratique- ment la moitié du gouverne- ment de Abdelmalek Sellal. Une quinzaine de ministres, en effet, y figurent, comme Tayeb Louh, Abdelkader Messahel, Abdelmadjid Tebboune, Boudjemaâ Talai, Tahar Hadjar, Abdelwahab Nouri, Abdelmalek Boudiaf, Abdesselam Chelghoum, Ghania Idalia, Houda Feraoun, Mounia Meslem, Abdelkader Ouali, Mohamed El-Ghazi et Mustapha Rahal. En d’autres termes, il s’agit là de la moitié de la composante du Conseil… des ministres. Le parti, pour rappel, est lui-même présidé, de manière officielle et statutaire, par Abdelaziz Bouteflika. C’est dire que le comité central du FLN est devenu comme jadis :

une véritable institution en soi. Selon notre source, «le seul fait de convoquer cette instance suffit pour comprendre que

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

Ammar Saâdani convoque, officiellement, les membres du Comité central du parti.

Ammar Saâdani n’a jamais été lâché en haut lieu, comme cela avait été hâtivement conclu par de nombreux observateurs». Il est vrai que l’avenir de Ammar Saâdani à la tête du FLN est au centre de toutes les spécula- tions depuis sa dernière sortie publique le 5 octobre dernier. Ses fracassantes déclarations et les accusations gravissimes qu’il assénait ce jour-là à l’en- contre de l’ancien patron des services, le général Toufik, et de l’ancien chef de gouverne- ment, Abdelaziz Belkhadem qu’il a accusés, rien moins que d’être des «traîtres à la solde de la France», étaient d’une violen-

ce telle que cela a agacé même le cercle le plus proche de Abdelaziz Bouteflika. «C’est vrai, concède notre source. Mais ce n’est pas la première fois que Saâdani commet des maladresses qui ont irrité l’en- tourage présidentiel. Il y a eu également l’affaire de son immixtion dans le dernier rema- niement du gouvernement de Abdelmalek Sellal en juin der- nier et, un mois auparavant, ses violentes attaques contre Ahmed Ouyahia dont il récla- mait publiquement le limogeage de son poste de directeur de cabinet de la présidence de la République.

Cinq mois plus tard, ni Ouyahia n’a été inquiété, ni même d’ailleurs Saâdani ! Tout juste si ce dernier avait été recadré pour ne plus s’attaquer à Ouyahia.» Selon toujours notre source, «le pouvoir, qui accorde une importance extrême aux pro- chaines élections, ne veut aucu-

nement ouvrir des fronts inutiles entretemps. Une guerre ouverte entre le FLN et le RND ne l’ar- range pas du tout. Encore moins une guérilla à l’intérieur

du FLN».

Il ne faut donc pas

s’attendre à «un miracle» du

côté du FLN, à court terme. K. A.

CONTRIBUTION

FLN : le silence assourdissant du Comité central

A nnoncée comme un évènement majeur, l’intervention du secré- taire général du FLN devant

une assemblée de cadres hypnotisés (Comité central, élus, membres du gou- vernement) dans la réunion tenue le 05.10.2016 à l’hôtel Riadh, interpelle incontestablement le militant. La réflexion permet de constater et de relever :

Les déclarations et affirmations sur des sujets et des personnes laissent perplexe, considérant qu’à un moment où les préoccupations essentielles de toutes les institutions nationales (armée, services de sécurité, gouvernement et partis) sont d’assurer la stabilité écono- mique et sécuritaire, et de préparer les échéances législatives, Monsieur Saâdani, de retour de vacances, engage le FLN dans des débats malsains par des déclarations tendancieuses, irres- ponsables et inopportunes. Paradoxalement, alors qu’un parti politique, a fortiori le parti du FLN, a une

mission de mobilisation et d’encadre- ment, Monsieur Saâdani, faisant fi de la situation organique du parti et des défis auxquels fait face le pays, s’érige en pro- cureur. Il accuse, menace et condamne. Précisons pour la clarté des débats

que la mission du procureur s’inscrit dans un cadre strict, celui des lois. Dans le cadre du parti, l’article 40 des statuts précise que le secrétaire général du parti n’est que le porte-parole du parti. Donc toute déclaration est aupara- vant débattue par le Comité central qui, en vertu des dispositions de l’article 41, adopte les résolutions, recommanda- tions et prend les décisions. Celles-ci sont alors rendues publiques par la voie officielle représentée par le secrétaire général.

Il y a donc soit violation des statuts, soit accord des membres du Comité

central à l’ensemble de ses déclarations. L’échelle des valeurs est donc renversée à l’intérieur du parti.

A l’heure actuelle, alors que toutes les

déclarations politiques et administratives s’attachent à souligner le caractère impé- ratif de garantir la stabilité et la sécurité de l’Etat et mobiliser les énergies face aux défis et enjeux à relever sur le plan natio- nal et international, le secrétaire général du FLN sème le trouble et la division. Tout au long de son histoire, le FLN a été dirigé par des hommes dont la com- pétence et l’engagement ont forcé le respect des militants, des pouvoirs et même des adversaires, conduisant le

pays à l’indépendance et à la construc- tion d’un Etat qui s’enorgueillit aujour- d’hui d’avoir 1,5 million d’étudiants. Ces hommes ont su au demeurant préserver les rangs et la cohésion et se retirer dès la première contestation sta- tutaire par les militants de leur légitimité, et ainsi éviter la division des rangs, lour- de de conséquences, pour le parti et pour le pays. La lecture des principes et fonde- ments inscrits dans les statuts ensei- gnent au militant l’obligation de respec- ter l’honneur et la dignité du citoyen, et que la liberté de parole a pour corollaire le respect des règles. Monsieur Saâdani, outrepassant toutes ces règles, s’attaque bassement à des personnalités symboles de la Révolution, parce qu’elles ont exprimé légitimement leur désaccord sur la situa- tion du parti. Et ce comportement ne trouve aucun écho moral dans les rangs du Comité central, organe souverain selon les sta- tuts entre deux congrès. Le silence assourdissant s’amplifie donc. Incontestablement l’heure est grave. L’article 30 des statuts comporte comme instance supérieure le Président. L’esprit et la lettre du texte présentent le

Par Fatiha Belgacem-Chelouche, membre du Comité central du FLN et ancienne députée

membre du Comité central du FLN et ancienne députée Président comme le rempart ultime contre les

Président comme le rempart ultime contre les dérives et les abus. Toutefois, la voix des militantes et des militants doit d’abord s’élever pour exiger le respect des statuts, règlements et principes, fon- dement de l’Etat algérien, de toute urgence.

F. B.-C.

Photo : DR

Le Soir

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Actualité

Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 4

c t u a l i t é Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 4 LANCEMENT

LANCEMENT DU E-PAIEMENT EN ALGÉRIE

13 banques et neuf facturiers ont adhéré au processus

13 banques et neuf facturiers ont adhéré au processus Mouatassem Boudiaf, ministre délégué chargé de

Mouatassem Boudiaf, ministre délégué chargé de l'Économie numérique et de la Modernisation des systèmes financiers.

Boudiaf. Les banques ont d’ores et déjà commencé à saisir les déten- teurs des cartes. Aussi, les por- teurs peuvent demander leurs cartes e-paiement directement auprès de leurs agences ban- caires ou via le portail bitakati.dz, ou encore à travers les portails des banques qui proposent ce type de paiement. Par ailleurs, l’hôte d’El Moudjahid a annoncé que le télé- paiement sera introduit avant la fin de cette année, et permettra notamment aux entreprises de payer leur G50 via internet.

Pour ce qui est du m-paiement ou paiement via le mobile, Boudiaf dira que ce sera fait après une évaluation du e-paiement, de même que son lancement sera conditionné par la mise en place d’un cadre juridique adéquat pour éviter tout dépassement. Dans son allocution, le ministre délégué chargé de l'Economie numérique et de la Modernisation des systèmes financiers a rappelé

que la mise en place de la moné- tique est intervenue en Algérie dès

1995 avec la création d’une filiale

par la Banque d’Algérie. C’est ainsi

que l’on a assisté à la naissance de la première transaction de retrait dès 1997. Depuis 2006, date de l’arrivée du paiement en masse, et ce, jusqu’à 2016, le paiement par carte est tombé dans une espèce de profonde léthargie, admet M. Boudiaf. Les statistiques fournies par l’invité du forum d’El Moudjahid font état de 6 millions de retraits contre quelques dizaines de mil- liers de transactions de paiement annuellement ; un chiffre qualifié d’«insolent» par le conférencier. Dès lors, ajoute-t-il, «nous avons essayé de comprendre les raisons de cette défection des porteurs de cartes bancaires. On a relevé trois paramètres liés au manque de confiance qui peut être dû soit à une méconnaissance ou bien à une insatisfaction de la part des porteurs échaudés ou déçus. L’autre paramètre est lié à un problème de communication de certains porteurs de cartes CIB ne sachant même pas que leurs cartes étaient en réalité des cartes de paiement», a expliqué l’hôte d’El Moudjahid qui a observé que les services concernés ont «entre- pris de rehausser» cette confiance perdue en essayant de l’instaurer auprès des porteurs de cartes ban-

caires.

Younes Djama

Au lendemain du lancement du processus d’e-paie- ment, le 4 octobre dernier, 260 transactions de paiement ont été enregistrées, a indiqué hier, Mouatassem Boudiaf, ministre délégué chargé de l'Economie numérique et de la Modernisation des systèmes financiers, lors de son pas- sage au forum d’El Moudjahid.

Il prévoit un nombre réduit de transactions du fait que «les mots de passe n’ont pas encore été donnés». A ce titre, il a été décidé de différer la campagne de sensi- bilisation de sorte «qu’elle inter- vienne en pleine période d’utilisa- tion», a encore informé l’hôte d’El Moudjahid qui se montre cepen- dant optimiste quant à la réussite de cette démarche qui s’inscrit dans la modernisation du système financier et bancaire. «Il n’y a pas de raison pour un échec, a-t-il tranché, et ce, pour la simple raison que la relation est entre deux acteurs : la banque et les grands facturiers qui vont s’at- teler conjointement à convaincre le porteur de cartes». Selon M. Boudiaf, depuis le lancement du processus, on compte 13 banques qui y ont adhéré, six banques publiques (Bdl, Badr, Bna, BEA, CPA et CNEP), auxquelles s’ajou- tent sept banques privées (SGA, Natixis, HSBC, Housing Bank, Al Baraka Bank, Trust Bank et AGB). Aussi, le portail web dédié au e- paiement, en l’occurrence bitaka-

ti.dz, a enregistré, toujours selon le conférencier, quelque 6 000 visites pour 22 000 pages consultées et une moyenne de consultation de 4 minutes. Les grands facturiers concernés sont au nombre de neuf : dont les trois opérateurs de télé- phonie mobile, Algérie Télécom, AADL Alger, la Cnas, Air Algérie, Tassili Airlines, Amana assurance et la Seaal. Des discussions sont en cours pour faire adhérer d’autres acteurs à l’instar de la Sonlegaz, ADE, Seor (Société de gestion des eaux d’Oran) et Seco (Société de ges- tion des eaux de Constantine», a déclaré le conférencier. On comp- te actuellement 1,3 million de cartes bancaires, sur celles-ci, environ 500 000 sont dotées de mots de passe afin d’être utilisées dans le paiement électronique (e- paiement. La remise des cartes de e-paie- ment pour les porteurs est condi- tionnée par le passage aux agences bancaires et la signature d’un avenant à leur contrat de base, a fait savoir Mouatassem

COMMUNIQUÉ DU SYNDICAT NATIONAL DES JOURNALISTES (SNJ)

Notre consœur Manal Bellala, journaliste à la chaîne de télévision El Djazaïrya TV, a été victi- me d’une lâche agression, physique et morale, lundi 10 octobre 2016, au niveau de la Mutualité de la centrale syndicale sise à Zeralda, où elle devait assurer la couverture médiatique d’une activité du parti du Front de libération nationale. Notre consœur a été prise à partie par un vul- gaire individu, lui-même élément d’une véritable milice qui fait office de «service d’ordre» et qui sévit à chaque fois qu’il s’agit d’une grande manifestation publique du parti, depuis 2013. Ces miliciens n’en sont pas à leur premier dérapage : à chaque grande rencontre du FLN, ils se distinguent par un comportement d’authen- tiques «gangsters», au point de menacer l’ordre public. Cette mystérieuse milice, violente et agressi- ve, est en train de porter gravement atteinte à l’image et à la réputation du parti , pourtant connu pour ses traditions d’hospitalité et du niveau élevé de son organisation des grandes rencontres publiques. Le syndicat, qui assure notre consœur de son soutien total et sans réserves, interpelle officiellement la direction du parti ainsi que les plus hautes autorités du pays, particulièrement la Direction générale de la Sûreté nationale, sur le cas de cette milice mys- térieuse. Le syndicat tient , et avec insistance, à attirer l’attention des responsables de la DGSN sur les risques physiques réels que ladite milice fait cou- rir, à chaque occasion, d’abord à la famille de la presse mais aussi à des militants du parti lui- même. Le syndicat ne manquera pas, enfin, d’exiger des poursuites judiciaires contre l’agresseur pré- cité ainsi que ses responsables et met en garde contre toute autre dérive similaire à l’avenir. P/ le Syndicat national des journalistes, le Secrétaire général, Kamel Amarni

EXPORTATIONS CÉRÉALIÈRES

La France veut rester le premier fournisseur de l’Algérie

Comme chaque année, les céréaliers français font leur lobbying auprès de leur clientèle algérien- ne. Or, pour cette année, la production de 2016 a sensiblement baissé tant en quantité qu’en qualité, ajouter à cela la hausse de la production mondiale, notamment américaine et russe, d’où l’offensive engagée depuis hier pour arracher des parts de marchés.

Abder Bettache - Alger (Le Soir) - C’est ce qui ressort des «rencontres 2016 franco- algériennes des céréales» qui se sont tenues hier à Alger en présence de 200 participants, sous le parrainage du premier responsable de la représenta- tion diplomatique française en Algérie, M. Bernard Emié. Selon un communiqué de presse rendu en la circonstan- ce et à en croire cette même source, «cette réunion est une occasion de développer plu- sieurs thèmes qui intéresse-

ront l’ensemble des partici- pants». Il s’agit notamment des résultats de la production française avec une présenta- tion de la qualité de la récolte française de l’année 2016. A ce propos, on indique «qu’en raison des conditions climatiques particulières qui ont touché la France cette année, cette production 2016 est historiquement atypique en termes de quantité et de qualité». L’autre thème en cette occasion est celui relatif aux tendances et perspec-

tives des marchés céréaliers internationaux, marqué par «un contexte de forte progres- sion de la production mais avec des conditions de mar- ché qui demeurent fluc- tuantes». C’est à cette problé- matique que font face aujour- d’hui les céréaliers français, dont l’inquiétude première est celle de voir leurs parts de marchés en Algérie se rétré- cir. Les Français qui se voient pour la seconde année consé- cutive concurrencés par la production céréalière améri- caine et russe veulent mettre de leur côté tous les atouts pour maintenir leur première position en tant que premier fournisseur céréalier de l’Algérie. Pour rappel, la campagne céréalière 2014/2015 était très difficile pour le blé fran- çais au Maghreb. Aux 12 pre-

miers mois de cette cam- pagne, la France n’a exporté que 4 millions de tonnes de blé tendre vers cette région, contre 7,1 millions de tonnes à la même période l'an passé. «Cette baisse est particulière- ment flagrante vers l'Algérie qui a dû diversifier ses sources d'approvisionnement pour satisfaire aux exigences de son cahier des charges, en raison de la baisse du dispo- nible français»,avait expliqué le site spécialisé France Agricole qui précise que l’Algérie s’est tournée vers l’Allemagne, la Suède, la Pologne et le Royaume-Uni pour ses approvisionnements, en blé tendre. Il est à noter que «l’Algérie demeure, à côté de l’Egypte, l’un des plus grands importateurs de céréales au monde».

A. B.

REGROUPEMENT RÉGIONAL DES OPÉRATEURS MINIERS

L’industrie minière pour redresser l’économie du pays

Dans la journée de lundi dernier, l’hô- tel Eden de Sidi-Bel-Abbès a regroupé les opérateurs miniers, les directeurs de plusieurs secteurs et les chefs d’antenne de l’Agence nationale de l’activité minière de la région ouest pour débattre d’une journée de sensibilisation sur les engage- ments et responsabilités dans le domaine de l’activité sur les aspects environne- mentaux de l’industrie minière. Cette journée a été d’emblée animée par le directeur général de l’Anam (Agence nationale de l’activité minière) qui a rappelé en filigrane les déclarations du ministre des Mines et de l’Industrie à propos de l’année 2016 caractérisée par

une activité minière plus intensifée à cause de la crise économique et de la baisse des recettes des hydrocarbures. On doit, dira-t-il, donner du dynamisme à l’activité minière pour redresser l’écono- mie du pays. Le DG a évoqué la nouvelle loi applicable en 2017 car, ajoutera-t-il, 2014 n’a pas répondu aux attentes des opérateurs miniers. Cette nouvelle loi offrira plus d’avantages aux opérateurs miniers qui seront soumis à la règlemen- tation. Nous avons, déclarera-t-il, 2 456 sites miniers en Algérie dont 1 530 en activité, 90 en cours de démarrage, 349 non démarrés, 443 en cessation d’activi- té et 44 abandonnés. Concernant la

région de l’ouest, il existe 794 sites miniers, dont 563 en activité, 122 à l’arrêt et 103 non démarrés abandonnés. Toujours au sujet de l’activité minière, il fera remarquer que quelque 348 acci- dents se sont produits faisant 17 morts et 331 blessés. La responsabilité est à imputer aux exploitants qui n’ont pas res- pecté les mesures de sécurité imposées.  Quant aux infractions, la police miniè- re a, lors de ses sorties sur le terrain, relevé 1 172 cas dont 36 avec poursuites judiciaires, 78 mises en demeure et 18 exploitations objets de cessation d’activi- té.

A. M.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Mercredi 12 octobre 2016 - PAge 5

d’Algérie Actualité Mercredi 12 octobre 2016 - PAge 5 TRAMWAY D’ALGER Grève surprise la seule solution

TRAMWAY D’ALGER

Grève surprise

la seule solution pour ces habitués d’un tramway qui, cette fois, a man- qué à l’appel. Les plus pressés ont opté pour les taxis. Une perturbation soudaine que la Société d'exploitation du tram- way d’Alger, Setram d’Alger, explique par un «arrêt de travail col- lectif sans préavis» observé par «les travailleurs du réseau d'exploi- tation de Setram». L’entreprise s’excuse ainsi dans un communiqué rendu public, auprès de ces usagers pour cet

arrêt de travail «inopiné» et «sans revendications». Elle assure qu’elle restera «intransigeante» face à tout mouvement anarchique qui pénali- se directement ses usagers. D’autant plus, poursuit-on, «la Direction générale de Setram a fait du dialogue social et de la discipline de travail une ligne de conduite constante et non négociable». Pour pallier cette situation et dans le but d’assurer aux voya- geurs une mobilité ordinaire, l’entre- prise ajoute la même source, a pris

Les Algérois ont été privés du tramway durant toute la journée d’hier. Sans préavis, des travailleurs du réseau exploitation Setram d’Alger, la Société d'exploitation du tramway ont observé un arrêt de travail collectif.

Rym Nasri – Alger (Le Soir) - Les différentes stations de la ligne du tramway d'Alger reliant Dergana- centre à Ruisseau, n’ont pas vu le tram passer durant toute la journée d’hier mardi 11 septembre. Dès le matin, le trafic sur cette ligne a été interrompu sans préavis. Un arrêt qui a justement pénalisé beaucoup

d’usagers de ce moyen de transport notamment les abonnés. Nombre d’entre eux s’apprêtaient à se rendre au travail et d’autres à rejoindre les bancs de l’université. Après une longue et vaine atten- te sur les quais, les usagers ont fini par se rabattre sur d’autres moyens de transport. Les bus restent ainsi

des «mesures nécessaires». «Un dispositif a été mis en place en col- laboration avec l'Etusa et une entre- prise de bus privée, a été mise en place pour assurer la prise en char- ge des voyageurs restés bloqués dans les stations», précise-t-on. Toujours est-il, aucune échéan- ce quant à la reprise du trafic du tramway n’a été avancée par Setram qui assure que les usagers seront informés de l'«évolution de la situation».

Ry. N.

SELON UNE ENQUÊTE NATIONALE EN MILIEU SCOLAIRE

Le cannabis et l’ecstasy sont les drogues les plus consommées par les jeunes adolescents

L’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie a com- muniqué hier les résultats de son enquête nationale sur la prévalen- ce de l’usage du tabac, de l’alcool et des autres drogues en milieu scolaire. Des résultats qui ne sont pas des plus rassurants…

Naouel Boukir – Alger (Le Soir) – Avant de présenter les statistiques aux- quelles a abouti cette enquête, il y a lieu de préciser l’échantillon pris par cette étude et ses caractéristiques. L’échantillon représentatif est de l’ordre de 12 103 élèves répartis sur 240 classes de CEM et 186 classes de lycées à travers 46 wilayas des 48. Effectuée du 17 au 21 avril dernier, l’étude s’est portée sur un questionnaire anonyme de près de 120 questions afin d’analyser toutes les facettes psychologiques et socioécono- miques de ce fléau. Evidemment, les élèves concernés ont été interrogés sans la

présence de leurs professeurs, respon- sables administratifs ou une quelconque connaissance. Et ce, pour éviter que leur état d’esprit ou leurs réponses ne soient influencés par ces derniers. Dans un constat préliminaire, il en res- sort de manière flagrante que le cannabis est la drogue «la plus populaire» 3,61% auprès des adolescents âgés de 15 à 17 ans. Ce taux est de 2,72% pour les trois groupes d’âge constitués : moins de 15 ans, 15-17 ans et plus de 17 ans. La drogue qui suit celle-ci dans le classement est l’ecstasy 1,09%. Toutefois, ce sont les psy- chotropes qui occupent la deuxième place avec 2,28%. Ce qui est plus inquiétant, c’est que 6,6% des élèves optent pour une consommation variée de plusieurs sub- stances et que 62% des consommateurs de cannabis sont parallèlement consomma- teurs de tabac et d’alcool. Arrêt sur analyse, quels facteurs explica- tifs de ces résultats ? Le cannabis est sans secret une drogue «bon marché» et de plus en plus accessible ces dernières années.

Pour ce qui est des psychotropes, il existe tout un marché, voire un réseau informel détournant les médicaments de leur fonc- tion médicale. Puisque, faut-il le rappeler, ce n’est pas ces substances en soi qui sont interdites. La problématique réside dans l’utilisation illicite de substances licites. Un phénomène plus complexe à contrôler. Le DG de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, Mohamed Abdouh Benhalla, parle «d’un constat alarmant puisque la première prise de cannabis, entre autres, concerne des adolescents de plus en plus jeunes». C’est pourquoi cette enquête a pour objet «d’affi- ner notre politique de lutte qui devra impli- quer les ministères de l’Education, de la Santé, de l’Intérieur … et d’autres institu- tions au regard des enjeux de ce phénomè- ne». D’ailleurs, l’enquête en question a été réalisée en collaboration avec le MedSpad (Mediteranean School Survey Project on Alcohol and other drugs) du Groupe Pompidou intergouvernemental. MedSpad,

qui concerne les pays méditerranéens qui en sont membres, met à la disposition de ces derniers «une méthodologie et un questionnaire standards qu’ils devront rela- tivement adapter à leurs enquêtes au niveau local pour ce qui est de la consom- mation de l’alcool et de la drogue en milieu scolaire», a expliqué Salah Abdennouri, consultant auprès du Groupe Pompidou. Evidemment, cette coopération régiona- le mais aussi européenne permettra d’éta- blir des analyses comparatives avec les autres pays et d’harmoniser les politiques de lutte contre ce fléau. A ce titre, la consommation de tabac, alcool et drogues en milieu scolaire algérien est moins impor- tante que celle enregistrée par le Maroc en 2013, cependant plus forte qu’en Tunisie. Mais pour savoir si la proximité avec le Maroc et l’échec scolaire en sont les princi- paux facteurs explicatifs, il faudra attendre les lectures approfondies des résultats de cette étude qui ne sont aujourd’hui qu’à niveau d’analyse préliminaire.

N. B.

SUITE À UNE MENACE DE GRÈVE

Benghabrit réunit le partenaire social sur le dossier de la retraite

La ministre de l’Education nationale a réuni les syndicats de son secteur et les associations des parents d’élèves lors d’un atelier d’information sur le dossier de la retraite. Nouria Benghabrit a pris cette initiative pour calmer les esprits de la corporation qui a rejoint le mouvement de protes- tation prévu les 17 et 18 octobre prochains sur la suppression de la retraite anticipée.

Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - La ministre de l’Education nationale a tenté de rassurer les syndi- cats autonomes et éviter une perturbation dans son secteur. Ces derniers ont déjà déposé un préavis de grève auprès de leur tutelle pour un arrêt de deux jours. Le motif de la protestation n’est pas lié, cependant, à un bras de fer avec le minis- tère de l’Education. Ces neuf syndicats ont simple- ment rejoint les différents syndicats des autres sec- teurs qui protestent contre l’annulation des retraites anticipée et proportionnelle. Nouria Benghabrit a donc pris l’initiative de réunir les

parties concernées, syndi- cats, associations des parents d’élèves, DG de la CNR et cadres du ministère du Travail, pour éclaircir les choses à la corporation. C’était l’occasion, explique le ministère de l’Education sur sa page Facebook, de permettre au partenaire social de poser toutes ses préoccupations et lever toutes les ambiguïtés autour du dossier de la retraite. La ministre de l’Education a ainsi rassuré que la pension de retraite des enseignants est calcu- lée sur la base des cinq der- nières années et non pas sur la base des dix dernières années de travail comme

cela circule et que la prime de rendement est également comptabilisée dans la pen- sion de retraite. Les syndi- cats ont aussi appris que seule la retraite proportion- nelle est supprimée, la retraite après 32 ans de ser- vice sera toujours de vigueur, ont expliqué les cadres du ministère du Travail. Le maintien de la retraite proportionnelle, a explique le DG de la CNR, entraînera un sérieux préjudice pour les équilibres financiers de la CNR. Plus de 52% du nombre total de pensions de retraites directes, dit-il, sont servies aux retraités avant l'âge de 60 ans, soit une charge financière annuelle de plus de 405 milliards de dinars. Meziane Meriane, coordonnateur du Snapest, estime que l’abrogation de l’ordonnance 97/13 relative à la retraite proportionnelle et sans condition d’âge, ins- tituée en 1997 dans le cadre

du programme d'ajustement structurel, vise, une nouvelle fois, à une compression d’ef- fectifs indirectement. «Puisque la CNR est en dif- ficulté financière, comment pourra-t-elle remplacer l’ef- fectif qui va partir à la retraite ?» s’interroge le syndicaliste qui parle de cafouillage. Selon lui, si l’Etat veut renflouer les caisses de la Sécurité sociale, il n’a qu’à s’attaquer au marché de l’in- formel. Plus de 60 000 fonc- tionnaires, dit-il, ont déjà déposé leurs dossiers de retraite et les enseignants constituent le plus grand nombre. Selon Meziane Meriane, la ministre de l’Education «a fait ce qu’elle devait faire». Cependant, l’initiative de la ministre de l’Education ne suffira pas désormais pour dissuader les enseignants de leur démarche puisque le dos- sier ne dépend pas de ses prérogatives.

S. A.

240 000 DÉFICIENTS VISUELS SONT RECENCÉS EN ALGÉRIE

Pour une unité de recherche sur la vision artificielle

Le 15 octobre étant consacré Journée inter- nationale de la canne blanche, l’association Djisr el wafa dont le leitmotiv est d’être au ser- vice des citoyens nécessiteux ou en situation de handicap, compte célébrer l’événement comme il se doit.

Et ce, en organisant, ce jour, à l’hôtel Mouflon d’Or d’Alger, une conférence sur la recherche sur la vision arti- ficielle, qui constitue, en fait, une première scientifique en Algérie. Les débats seront animés par D r Mohand Saïd, médecin ophtalmologiste, chercheur spécialisé dans la recherche sur la vision artificielle, co-assistant du profes- seur Joseph Sahel du Centre européen de la vision à Paris et Abdel-Rani Abdouch, président de l’Union franco- algérienne de Lorraine et membre fondateur de l’associa- tion organisatrice. Selon Naeïma El Menna, présidente de Djisr el wafa, cet événement scientifique vise la création d’une unité de recherche sur la vision artificielle en Algérie avec les cher- cheurs locaux accompagnés dans leur mission par des experts étrangers ou algériens exerçant à l’étranger, la sensibilisation des autorités compétentes sur la nécessité d’engager des enquêtes épidémiologiques sur les mala- dies dégénératives de l’œil en Algérie avec une prévalen- ce actuelle de 240 000 déficients visuels dont 60 000 aveugles.

M. K.

Le Soir

d’Algérie

Société

Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 6

d’Algérie Société Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 6 SOLIDARITÉ COMMUNAUTAIRE Sétif, une longueur d’avance Le

SOLIDARITÉ COMMUNAUTAIRE

Sétif, une longueur d’avance

Le monde de la solidarité communautaire et de l’in- térêt général est en constante évolution dans la wilaya de Sétif. L’intérêt que les acteurs économiques et sociaux de la capitale des Hauts-Plateaux lui portent est grandissant.

La solidarité communautaire à Sétif n’est plus un vain mot. Cet acte citoyen consolide chaque jour un peu plus la dyna- mique du développement local et s’inscrit dans le cadre de la disponibilité de toutes les poten- tialités privées ou publiques de la région à agir dans la réalisa- tion de projets d’intérêt général sans aucune contrepartie. «La solidarité et le travail de bienfaisance ne doivent pas être limités à la construction des mosquées. Il y a d’autres domaines qui sont tout aussi importants pour ce genre d’ac- tion. L’éducation et la santé, ainsi que les routes et l’eau potable peuvent être des cré- neaux de solidarité communau- taire», dira M. Mohamed Bouderbali, l’ex-wali de Sétif et actuel wali de Tizi Ouzou. Des paroles qui ont été vite prises au sérieux par nombre de chefs d’entreprises locales et qui les ont concrétisées sur le ter- rain. Réalisation de routes, construction d’écoles, réalisation de centres de santé, réhabilita- tions de structures sanitaires et éducatives, dotation en matériel médical… le tout sans que l’Etat ne débourse aucun sou. Telles sont les actions réalisées par ces chefs d’entreprises et opéra- teurs économiques de la wilaya. Des œuvres d’autant plus méritoires qu’elles attestent de l’adhésion de toutes ces entre- prises et hommes d’affaires à une philosophie fondée sur le communautarisme et s’inscrit de plain-pied dans la démarche ini- tiée par les hautes instances du pays, dans la mission qui est désormais assignée aux collecti- vités locales pour la création de richesses supplémentaires et leur contribution à la dynamique du développement local. Encore une fois, Sétif se distingue en tant que wilaya pionnière dans de nombreux domaines, et la solidarité communautaire fait d’elle le précurseur de ce genre d’action au niveau national.

Disponibilité totale des chefs d’entreprises

Lors d’une rencontre convi- viale qui a réuni dernièrement

l’ex-wali de Sétif, M. Mohamed Bouderbali, aux chefs d’entre- prises et opérateurs écono- miques de la wilaya de Sétif, ces derniers n’ont pas manqué une fois encore de faire état de leur disponibilité. «Prendre en charge des équi- pements d’utilité publique est un devoir. Nous devons tout faire pour pérenniser ces actions de solidarité et les transformer en culture. Nous ne ménagerons aucun effort pour réaliser de belles infrastructures. Nous ferons le maximum pour les livrer dans un temps record», soulignent des hommes d’af- faires de la région, visiblement fiers d’écouter la liste de tous ces projets qui sont déjà en marche, ou d’autres qui seront pris en charge prochainement. «Je salue l’esprit de solidarité et de responsabilité des opéra- teurs économiques de la wilaya décidés à prendre en charge gracieusement des opérations visant à booster la distribution de l’eau potable, à réhabiliter des tronçons routiers, à construire des salles de soins , à réaliser des structures éducatives et autres. L’adhésion des investis- seurs, des industriels et entre- preneurs est un acte citoyen qui honore les acteurs de la vie éco- nomique de la région», avait souligné l’ancien wali de Sétif. Après quoi, les différents directeurs de l’exécutif de wilaya interviendront pour exposer dans le détail les différentes actions de développement local qui sont en cours par le canal du volontariat d’entreprises et l’im- pact qu’elles sont appelées à produire sur les aspirations et préoccupations du citoyen.

Deux projets de dédoublement de voie

Parmi les actions de solidari- té communautaires initiées par le wali de Sétif et réalisées par les chefs d’entreprises de la région, figurent la réalisation de deux grands projets de dédou- blement de la RN 77 A, entre El Eulma et Hammam Sokhna, sur 15 km et celui de la réalisation de l’évitement sud de la ville de Sétif sur 22 km. Pas moins de 9 entreprises, dont 2 publiques,

Photo : DR
Photo : DR

L'ex-wali donnant le coup d'envoi du projet de réalisation du dédoublement de la RN 77A.

travaillent sur le premier projet qui est en phase avancée. Le second projet qui traverse les 3 communes de Guedjel, Sétif et Mezloug est pris en charge par 5 entreprises dont 1 publique pour la réalisation d’une voie dédou- blée, s’ouvrant sur l’autoroute, le pôle sportif, l’aéroport et le parc industriel de Sétif avec la contri- bution volontaire de bureaux d’études et de laboratoires. Ces deux projets ont fait économiser au Trésor public la rondelette somme de 120 milliards de cen- times.

Centres de santé et équipements médicaux

Le secteur de la santé a bénéficié grâce à cet élan de solidarité communautaire d’une polyclinique à Aïn Sfiha avec ses commodités et ses équipe- ments médicaux. Les concep- teurs de ce projet viennent éga- lement de doter cette infrastruc- ture d’un véhicule destiné aux soins à domicile. Coût de l’opé- ration, 5,6 milliards de centimes. Ces mêmes bienfaiteurs vont lancer dans les prochains jours une opération de réhabilitation du service de pédiatrie de l’an- cien hôpital mère et enfant de Kaâboub pour un montant de 19 millions de dinars. Un autre projet, qui sera lancé dans les jours à venir, concernera la réalisation au niveau de l’ancien hôpital d’El Eulma, d’un service d’hémodia-

lyse (18 postes), un service d’oncologie médicale (18 lits) et une morgue (6 casiers), le tout évalué à près de 42 millions de dinars. Notons qu’un autre bienfai- teur a offert deux ambulances médicalisées de marque Mercedes au secteur de la santé, et qui seront prochaine- ment affectées dans des centres de santé des localités déshéri- tées.

Réalisation de 15 écoles primaires

Quant au secteur de l’éduca- tion dans la wilaya de Sétif, il bénéficiera à son tour de cet important élan de solidarité avec la réalisation de 15 écoles pri- maires de type C1 (09 salles de cours). Ces projets seront livrés dans les mois à venir avec leurs équipements et mobiliers. Ces réalisations auraient coûté à l’Etat près de 15 milliards de centimes. Aussi, certains chefs d’entreprises ont émis le vœu de réhabiliter certaines écoles pri- maires à travers la wilaya et qui se trouvent dans un état déplo- rable. «Toutes ces opérations ne coûteront rien au Trésor public. Ces projets seront réalisés gra- cieusement par les chefs d’en- treprises de la wilaya, les bureaux d’études, laboratoires et les services chargés du contrôle et du suivi travailleront également gratuitement. Le rôle

des pouvoirs publics dans ces opérations est de fournir l’assiet- te foncière à l’implantation du projet. Nous espérons que ce genre d’actions ne se limitera pas à la wilaya de Sétif mais se généralisera à travers d’autres wilayas du pays», nous a affirmé M. Mohamed Bouderbali. L’expérience de Sétif traduit simplement la démarche des citoyens «ne pas compter uni- quement sur l’Etat surtout en cette période». Les voies et moyens sont en train d’être recherchés pour une contribu- tion à la résolution des pro- blèmes de la région. La force qui réside dans cette coopération entre les fils et filles d’une même ville est cette volonté et cette prise de conscience vis-à-vis des réalités du milieu, de l’in- existence d’un Etat providence et de l’atteinte d’un objectif de mise en valeur d’une wilaya sous tous ses aspects. Les inté- rêts communs à défendre sont pris en compte. L’organisation et la planifica- tion ont permis à Sétif de bénéfi- cier de plusieurs réalisations qui contribueront à améliorer le quo- tidien de ces habitants dans les domaines de la santé, l’éduca- tion, les travaux publics et dans bien d’autres secteurs. C’est un pas vers une autonomisation des acteurs privés et un début d’une dynamique porteuse de changement pour un mieux-être de la population.

Imed Sellami

acteurs privés et un début d’une dynamique porteuse de changement pour un mieux-être de la population.

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Le Soir

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Régions

Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 7

d’Algérie Régions Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 7 AÏN BEÏDA Une mosquée et des interrogations

AÏN BEÏDA

Une mosquée et des interrogations

M. Bengroun A., président de l’association religieuse de la mosquée «Ala Yasser» implantée au quartier appelé communément RHP sur les hauteurs de la ville de Aïn Beïda, une cité qui compte plus de 200 000 habitants, a sollicité notre journal pour dénoncer et décrire la situa- tion de cet édifice religieux.

La mosquée en question, dont les travaux ont débuté en 2013, a consommé plus 15 mil- lions de dinars pour se retrouver, quatre ans après, au point de départ, c'est-à-dire au niveau des fondations. Selon le prési- dent de l'association, des interfé- rences ont été dès le départ enregistrées par le choix du ter- rain situé sur une assiette argi- leuse et accidentée, ce qui a nécessité des explorations de plus de quatre mètres de profon- deur pour renforcer les fonda- tions appuyées par des murs de soutènement consistants afin d'assurer une rigidité des infra- structures. Quatre ans après, on a l'im- pression que les travaux vien- nent à peine d’être entamés, le site est situé dans un quartier qualifié par le président de l’as- sociation de pauvre et dans l’impossibilité de contribuer à sa réalisation dont les ressources financières demeurent les seuls produits de quêtes autorisées par la Direction des affaires reli- gieuses et des wakfs avec des périodicités dépassant les deux ans. Selon notre interlocuteur, «à ce rythme il est quasi impossible de réaliser cet édifice que la population attend avec impatien- ce, nous sommes à court de res- sources financières et les habi- tants de ce quartier ne sont pas en mesure de contribuer à sa construction» et d'ajouter «d'ailleurs, je profite de la pré- sence de votre journal pour dénoncer la lenteur et la bureau- cratie qui règnent au niveau de la

la lenteur et la bureau- cratie qui règnent au niveau de la qui risque de ne

qui risque de ne pas voir le jour». Donc, c'est un SOS que les habitants de ce quartier lancent aux autorités de tutelle à leur tête la Direction des affaires reli- gieuses qui doit libérer dans les

meilleurs délais la légalité de cette association qui pourra au moins activer et remplir ses attri- butions. En attendant, ce sont les habitants du quartier populeux RHP qui payent en effectuant de

BOUIRA

longs déplacements pour accom- plir leurs prières , le ministère et les responsables locaux vien- dront-ils en aide aux habitants de ce pauvre quartier ? Moussa Chtatha

structure chargée des associa- tions qui nous bloque pour le renouvellement des membres de l'association alors que le dossier est à leur niveau depuis plus de 6 mois». Il nous précise encore «cette situation de vide juridique ne nous permet pas d'activer légalement, de ce fait nous nous trouvons bloqués , je vous rap- pelle aussi qu'un dossier complet a été déposé au niveau du minis- tère de tutelle depuis 2015, mais sans suite, vu tout ce qui précè- de, nous demandons une atten- tion particulière de toutes les autorités pour sauver ce projet

Cérémonie en l’honneur des anciens et des nouveaux walis et SG

SG de la wilaya de Bouira. Ce lundi, ils étaient des centaines de personnes parmi les représentants de la société civile, des cadres de la wilaya, des industriels, des députés du FLN et du RND, des représentants des partis politiques, les directeurs de l’exécutif, des notables des villages ; ils étaient tous là en présence des responsables de la sécurité, pour faire les adieux à l’ancien wali, Nacer Maskri qui a pleuré lors d’une allocution dans laquelle il a rappelé les meilleurs moments passés à Bouira, en remerciant tous ceux avec qui il a eu à travailler mais également les citoyens et leurs représentants ; au SG de la wilaya, Ahmed Meguellati qui vient d’être promu wali de Laghouat, une promotion tant méritée pour celui qui n’a jamais ménagé d’efforts pour être à la hauteur de sa mission

au niveau de la wilaya de Bouira en tant que SG de wilaya. La cérémonie a concerné également le nouveau wali, Mouloud Chérifi qui a promis de travailler sans relâche pour être à la hau- teur de sa nouvelle mission à la tête de la wilaya de Bouira, en appelant les 45 P/APC également présents dans la salle de la Maison de la culture Ali-Zamoum, pour les rassurer en leur promettant de les aider dans leurs tâches et d’être leur soutien indéfectible en faisant en sorte à ce qu’il n’y ait plus de rupture entre l’administration et les élus du peuple mais une complémentarité. A la fin de cette cérémonie, des cadeaux ont été offerts aux quatre responsables concernés soit par les mutations soit par les promotions. Y. Y.

Avant leur installation officielle qui devra se faire selon nos informations au niveau du ministère de l’Intérieur pour les 18 walis concernés par le dernier mouvement des walis opéré par le président de la République, la semaine dernière ; à Bouira et c’est parce que, exceptionnellement, cette wilaya est concernée par le départ des deux premiers responsables et l’arrivée de deux nouveaux ; à savoir le départ du wali, Nacer Maskri, muté vers Sétif, ainsi que le SG de la wilaya, Ahmed Meguellati, promu wali de Laghouat ; et l’arrivée du nouveau wali, Mouloud Chérifi, qui vient d’être muté à Bouira, après avoir occupé le poste de wali délégué de la cir- conscription de Dar El Beida, ainsi que le nouveau SG de wilaya, M. Laârdja Chikh, qui était chef de daïra de Sig avant d’être promu

EL TARF

Une journée d’étude pour la forme

que sur 242 cantines que compte la wilaya, 56 servent des repas froids alors qu’ils étaient au début de l’année au nombre de 33 cantines. Une augmentation incompréhensible et qui n’a pas convaincu outre mesure le wali qui a estimé que les motifs invo- qués sont fallacieux et sans fon- dements. Cependant, des P/APC inter- rogés sur cette question ont indi- qué, en sourdine, que «certains directeurs recourent au subterfu- ge des repas froids pour glaner, illégalement, de l’argent. La DAL finance à hauteur de 35 DA le repas, alors que dans certaines écoles, les élèves n’ont droit qu’à une portion de fromage et du pain. Des directeurs sans ver- gogne qui s’enrichissent sur le dos des écoliers avec la compli- cité des fournisseurs». «La mise en place de centrales d’achats de produits alimentaires, au niveau de chaque daïra avec l’introduction de l’outil informa-

tique pour la gestion des stocks, permettra un tant soit peu de limi- ter cette hémorragie qui touche les deniers publics», ont estimé certains maires avec dépit. Il est judicieux d’indiquer que la directrice de la DAS (action sociale) a révélé que l’Etat mobi- lise pour la wilaya, chaque année, 56 milliards de centimes pour le personnel affecté aux écoles primaires entrant dans le cadre des mécanismes du DAIS, de l’ex-IAIG et filet social, soit exactement 6 653 personnes touchant chacune un salaire de 6000 DA par mois. «Après enquête au niveau des écoles de la daïra de Dréan, il s’est avéré que plusieurs femmes affectées à des travaux au sein des écoles touchent, mensuellement, leur pactole sans jamais bouger de leurs demeures», a martelé le chef de daïra éponyme, lors de son intervention. Pour sa part, le DAL (le direc-

Le premier responsable de la wilaya a provoqué une journée d’étude sur l’état des écoles primaires en convo- quant un grand conclave avec les 252 directeurs desdites écoles que compte la wilaya, les chefs de daïra, les maires et les directeurs de l’exécutif, et ce, au niveau du grand amphithéâtre de l’université, samedi dernier.

Cette initiative louable, certes, a buté, inexorablement, sur des interventions et des déclarations formelles empreintes d’une langue de bois digne de la pério- de du parti unique et émaillées, cependant, par des chiffres sur les efforts consentis pat l’Etat en matière, respectivement, de prise en charge des besoins de ces structures éducatives en per- sonnel mobilisé entrant dans le cadre des différents mécanismes d’insertion à l’emploi et par ailleurs, en efforts financiers pour ce qui est des achats alimen- taires des cantines scolaires et des équipements bureautiques. Prenant la parole, le wali s’est fendu d’un discours d’autosatis- faction effaçant, superbement, d’un revers de main les efforts

consentis par ses prédécesseurs et se prévalant d’être le seul architecte des bons résultats enregistrés par le secteur de l’éducation durant ces 3 der- nières années, soit depuis sa venue à la tête de la wilaya. Dans sa lancée, le wali ins- truira le directeur de l’éducation de préparer une convention type pour engager des accords de partenariat avec les autres struc- tures de la wilaya dont le musée du Moudjahid, le parc animalier de Brabtia, le PNEK, la DJS etc. Et ce, dans l’objectif évident de permettre aux écoliers de s’im- prégner et de s’ouvrir à d’autres horizons et au monde. Abordant la grande probléma- tique des cantines scolaires, le directeur de l’éducation révélera

teur de l’administration locale) affirmera que pour cette année, 2016, l’Etat a octroyé une aide de 17 milliards de centimes aux dites écoles avec la projection d’achat de 12 nouveaux bus pour le transport scolaire. Dans la même veine, le wali donnera rendez-vous aux pré- sents dans six mois pour organi- ser une autre messe afin d’analy- ser les résultats obtenus après cette première rencontre. Seul bémol, le P/APW et la commission de l’éducation de l’APW dont les subventions rele- vant du budget de wilaya au sec- teur sont légion, furent les grands absents à cette réunion, ce qui est intrigant et suppose un divorce consommé entre le wali et ledit P/APW ou plutôt une bou- derie conjoncturelle, attisée par certains élus du peuple. Les futurs jours révéleront les véri- tables dessous de cette relation en dents de scie.

Daoud Allam

Le Soir

d’Algérie

Régions

Mercredi 12 octobre 2016 - PAge 8

d’Algérie Régions Mercredi 12 octobre 2016 - PAge 8 CNAS EL TARF 137 employeurs bénéficient de

CNAS EL TARF

137 employeurs bénéficient de prolongations pour régulariser leurs salariés

Lors d’un point presse organisé en marge des portes ouvertes sur la Cnas, qui s’étaleront durant une semaine. Le directeur de cet organisme a indiqué, sans ambages, que «ce sont exactement 138 employeurs qui ont exprimé leur volonté de bénéficier de prolongations pour régulari- ser leurs salariés.

En effet, après étude des dos- siers présentés, la caisse a accepté 137 et a refusé un seul dossier. De fait, les employeurs ne seront pas soumis aux pénali- tés de retard et bénéficieront à

terme de l’annulation pure et simple des majorations. La pro- longation est effective jusqu’au 31 décembre 2016». Et il ajoute- ra pour mieux étayer ses dires que «cette action relève de l’ap-

plication des dispositions excep- tionnelles de la loi de finances complémentaire de l’année 2015. Ainsi la Cnas devant l’engoue- ment des employeurs a décidé de prolonger la période d’octroi des échéanciers, et ce, jusqu’au 31 décembre 2016». Abordant les nouvelles opéra- tions lancées dernièrement par la Cnas, notre interlocuteur révéle- ra avec enthousiasme que «deux opérations pilotes viennent d’être

lancées et qui concernent, en particulier, les dialysés au niveau des cliniques privées qui seront, dorénavant, exemptés de recou- rir à l’ancien système de paie- ment et ce, après l’introduction d’un système électronique, évi- tant toute forme de bureaucratie et de retard et dont l’exemple concret est la carte Chifa. La deuxième opération a trait à la mise à la disposition de nos assurés d’un site web «Bouabet

el hana» qui permettra aux entre- prises le payement à distance, sachant que ce dernier est entré en fonctionnement pour notre wilaya une journée après sa mise en œuvre au niveau national soit le 5 octobre dernier. Egalement cette plateforme informatique permettra de recevoir les innom- brables doléances de nos assu- rés et leurs prises en charge effectives et avec célérité». Daoud Allam

NAÂMA

43 687 logements depuis l’année 2000

Dans le cadre des différents programmes spéciaux de l’habitat, la wilaya de Naâma a, depuis l’année 2000, bénéficié d’un quota de 43 687 logements tous

types confondus, dont la quasi-totalité a été réalisée. Le quota octroyé à la wilaya fait ressortir, en détail,

244

pour le LSP, 570 pour le LPA, 600 pour le LPP,

600

pour l’AADL, 7 804 pour le LPL, 702 logements

promotionnels, 4 417 pour la réhabilitation de loge- ments pour l’amélioration du bâti et du cadre de vie des mal-logés et 28 750 habitations rurales, dont un grand nombre a ciblé la couche des fonctionnaires, une mesure qui a grandement soulagé la pression sur le logement social. De son côté, le FNPOS (Fonds national de péré- quation des œuvres sociales) a réalisé près d’un mil- lier de logements dans les trois grandes aggloméra- tions de la wilaya (Aïn-Séfra, Mécheria et Naâma) pour les fonctionnaires. Or, à chaque opération de distribution des loge- ments sociaux, la liste des bénéficiaires ne fait pas que des heureux, provoquant ainsi des mécontente- ments et des sit-in de part et d’autres. A chaque fois également, les commissions de distribution des loge- ments se trouvent face à des milliers de dossiers de demandeurs de logement. B. Henine

CHELGHOUM LAÏD (MILA)

Une commune qui s’en sort plutôt bien

Il faut avouer qu’en matière de débureaucra- tisation et d’amélioration du service public, les collectivités locales sont en avance d’une révo- lution par rapport aux autres secteurs et les faits sont là pour en témoigner !

Depuis l’informatisa- tion du fichier de l’état civil à la délivrance de la carte d’identité nationale bio- métrique, par simple clic du clavier, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de la rigidité, du cal- vaire et des aberrations bureaucratiques vécus auparavant par l’adminis- tré algérien. Au niveau de la wilaya de Mila, cette opération de rapproche- ment du citoyen de son administration, par le tru- chement d’une moderni- sation avérée et continue du service public est vrai-

ment palpable, mais une municipalité, semble sortir du lot pour être citée comme référence, c’est incontestablement Chelghoum Laïd, malgré l’instabilité, les luttes et les frictions qui minent la gestion de cette assem- blée élue, grâce évidem- ment, aux efforts consen- tis par une administration municipale qui est au four et au moulin, avec pour objectif, la prise en char- ge des doléances des citoyens et l’amélioration du service public , et le pari semble bien tenu !

Ainsi, après l’entame de l’opération de délivrance des cartes grises puis des passeports biométriques, voilà le tour des permis de conduire, délivrés à une cadence très acceptable atteignant les 150 docu- ments en une seule jour- née et c’est là un exploit en soi. Signés par la secrétaire générale de la municipalité, sur instruc- tion du wali, la délivrance de ces documents admi- nistratifs semble connaître un bon rythme de croisière, au grand bonheur des demandeurs ! A signaler que le person- nel en charge de ces ser- vices a subi une formation par les services de la daïra, qui viennent par ces actions de passer le

témoin avec pour objectif, diminuer davantage la pression sur ces docu- ments tout en réduisant, autant que possible, les délais de délivrance. Même sur le plan budgé- taire, la commune s’en sort plutôt bien arrivant même à équilibrer sa balance de paiement, avec des recettes fiscales qui tournent autour de 300 millions de dinars, pour l’année en cours, et des prévisions de 341.027.558,00 pour 2017, c’est dire que Chelghoum Laïd repré- sente l’une des rares communes qui ne sont pas déficitaires sur le plan budgétaire et c’est tant mieux !

A. M’haïmoud

MOSTAGANEM

La cité des 2000 lits frappée par un scandale

Décidément, les cités universitaires n’en finissent pas avec les scandales. C’est le cas, cette fois-ci, de la rési- dence des 2 000 lits à Kharouba qui a été le théâtre d’une série de vols dans les loges des étudiants.

 

Un enfant, M. M., âgé de 12

vols par effraction en s’intro-

ans, 2 adolescents, D. A. et B.

duisant dans les chambres des

A.

de 17 et 18 ans, 1 jeune, T.

résidents étudiants pour déro-

M.

de 19 ans et une femme de

ber des ordinateurs portables ;

49 ans ont été interpellés et arrêtés par la police de la 9 e Sûreté urbaine. Ils sont soup- çonnés d’avoir participé à des

deux téléphones portables, des vêtements, des documents administratifs de la monnaie nationale (4000 DA) et de la

monnaie étrangère (600 dol- lars U.S) et (150 euros). Alertés, les services de police après les investigations ont réussi à identifier les mis en cause qui ont reconnu leurs implications dans ces larcins et ont dénoncé cette femme accusée de recel des objets volés. Une partie des vols a été récupérée, le reste a été écoulé. Présentés en compa- rution directe devant le tribunal

des flagrants délits, B. A. et T. M. ont été condamnés à 4 ans de prison ferme, D. A. a été placé dans un centre de réédu- cation pour mineurs tandis que la receleuse et le jeune enfant sont cités à comparaître en audience dans le cadre de cette affaire. Une question reste à poser : comment se fait-il que des personnes étran- gères errent dans les couloirs des blocs d’hébergement sans

être répérées par les agents de garde de l’université. Il devrait y avoir un minimum de sécurité et si la direction des œuvres sociales n’agit pas maintenant, le problème risque de s’aggra- ver. Enfin, étant donné que de la monnaie étrangère a été citée dans cette affaire, il est probable qu’il s’agit là de vic- times étrangères étudiants à Mostaganem.

A. B.

7 e Salon international de la Construction et de la Gestion urbaine «Oran Expo BTPH»

présente ses offres et solutions destinées aux professionnels

présente ses offres et solutions destinées aux professionnels

Ooredoo participe à la 7 e édition du Salon international de la Construction et de la Gestion urbaine «Oran Expo BTPH», qui se tient du 10 au 13 octobre 2016, au Centre des conventions d’Oran. Placé sous le haut patronage de Monsieur le Wali d’Oran, le Salon «Oran Expo BTPH» regroupe les principaux acteurs nationaux et étrangers acti- vant dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics, de l’habitat et de l’hydraulique. Au fil des années, ce Salon est devenu un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur du bâtiment et des travaux publics, des entre-

preneurs, des architectes, des chefs de projets et des conducteurs des travaux. En effet, le Salon «Oran Expo BTPH» permet de répondre d’une manière optimale aux besoins spécifiques du secteur du bâtiment et constitue une occasion unique pour les exposants algériens de promouvoir leur savoir-faire et de conclure des partenariats stratégiques avec des entreprises aux réfé- rences internationales. Ooredoo est présent au Salon à travers un City Shop où les commerciaux de Ooredoo Business proposent aux visiteurs professionnels les différentes offres et solutions Ooredoo qui leur sont dédiées.

Des ateliers sont organisés durant ce Salon au niveau du stand Ooredoo, permettant de présenter aux entreprises les différentes offres de Ooredoo adaptées à leurs besoins, telles que la TéléContact, les solutions Métier sur- mesure pour les agents itinérants ainsi que les offres et solutions Voix et Data. Ainsi, Ooredoo confirme sa volonté de se rapprocher davantage de ses clients Entreprises afin de mieux les accompagner à travers des solutions adaptées à leurs attentes et des offres innovantes, pratiques et avantageuses. Le Département des relations publiques et média Ooredoo

Le Soir

d’Algérie

Contribution

Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 9

d’Algérie Contribution Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 9 2015, la pire année de l’histoire moderne

2015, la pire année de l’histoire moderne du climat

Selon un volumineux rapport de 300 pages consacré à l’état du climat «State of the Climat», élaboré par 400 scientifiques et chercheurs du monde entier, l’année 2015 a été la pire année de l’histoire moder- ne du climat. L’année 2015 a été également l’année des paradoxes, cumulant séche- resses et inondations…

Sécheresse et baisse des rendements

En effet, des sécheresses sévères ont frappé la planète et principalement l’Europe, l’Afrique… et d’autres parties de la planète avec des effets sur les peuplements végétaux, les rendements agri- coles et les forêts. Les superficies affectées ont été deux fois plus importantes en 2015 qu’en 2014.

Inondations et catastrophes écologiques

Paradoxalement, l’année 2015 a également été marquée par une pluviométrie abondante qui a causé de graves inondations dans le monde avec l’occurrence des effets sociaux, sanitaires et ali- mentaires qui ont bouleversé la vie de dizaines de millions de personnes.

Des records absolus de températures

Les températures au-dessus des terres et des océans ont battu des records par rapport à 2014. Cette évolution s’est d’ailleurs confirmée tout au long des six premiers mois de 2016 et a été exacer- bée par le phénomène météorologique El Nino. En effet, les six premiers mois de 2016 ont été les plus chauds sur le globe, au point où le record de température de l’histoire moderne du climat a été pulvérisé cet été au Koweït, frôlant les 55°C. Dans le même ordre d’idées, des records de cha- leurs ont été battus un peu partout sur la planète pour la deuxième année consécutive. La température à la surface des terres de l’Arctique a battu des records et a augmenté de 2,8°C depuis le début du 19 e siècle. Des eaux plus chaudes ont accéléré la propaga- tion d’algues. Ce phénomène a perturbé gravement la vie marine et menace la subsistance des hommes et des femmes dans le Pacifique nord.

Le niveau des eaux continue de monter

Le niveau des eaux monte régulièrement et pro- gressivement de 3,3 millimètres par an et a atteint

son plus haut niveau avec environ 70 millimètres de plus que la moyenne enregistrée en 1993. Cette hausse est du reste plus importante dans certaines régions que dans d’autres. Cette montée affecte plus les îles et certaines régions du Pacifique et de l’océan Indien. Dans les années à venir, il est parfaitement clair que les niveaux des eaux continueront à monter au fur et à mesure de la fonte des calottes glacières et des glaciers d’Europe (c’est le cas des glaciers alpins), en Afrique (c’est le cas du Kilimandjaro) et ailleurs. De nombreuses villes, cités et habitats sont ainsi menacés et mettent en danger la vie de millions de vie d’habitants sur notre planète. Les cités méditerranéennes ne seront pas épar- gnées à moyen terme par cette tendance inexo- rable et tragique de la montée des eaux.

La concentration du gaz à effet de serre a augmenté

Tous les relevés scientifiques et toutes les obser- vations systématiques et indépendantes l’affirment et confirment cette tendance. L’augmentation du gaz à effet de serre avec ses trois composantes (dioxyde de carbone CO2,

méthane et protoxyde d’azote) a atteint pour la pre- mière fois un niveau record et des sommets en

2015.

Le dioxyde de carbone a franchi la barre fati- dique et symbolique des 400 parties par millions (ppm), passant à 400,8 ppm à Hawaï sur le volcan Mauna Loa. Dans le même temps, le niveau du CO2 sur l’en- semble de notre planète a flirté avec cette limite fatidique de 400 ppm et a dépassé le 399,4 ppm, avec une hausse de 2,2 ppm par rapport à 2014.

Tous les marqueurs et tous les indicateurs sont au rouge

Ainsi, tous les indicateurs du changement clima- tique (croissance du gaz à effet de serre, augmen- tation des températures, montées des eaux, fonte des glaces, récurrence des inondations et des sécheresses) sont au rouge, selon les données récentes de la NASA et alertent les gouvernements de la planète sur les effets désastreux du change- ment climatique si rien n’est fait afin d’atténuer ces tendances haussières.

Et les pays du Maghreb ?

L’Algérie, cœur du Maghreb, pays semi-aride, avec 0,2 ha de superficie agricole par habitant tout

Par Cherif Rahmani

de superficie agricole par habitant tout Par Cherif Rahmani en étant importateur net de produits agricoles,

en étant importateur net de produits agricoles, se trouve en première ligne face au défi climatique. Dans le même temps, le capital écologique des pays du Maghreb, difficilement renouvelable, s’éro- de et leurs réserves en capital naturel non rempla- çable s’épuisent progressivement. Afin d’assurer sa sécurité alimentaire et en d’autres termes sa sécurité, notre pays, à la lisière d’un ensemble fortement déstabilisé, se doit d’as- sumer des choix radicaux et initier une vraie révolu- tion verte fondée sur une agriculture alternative, une agriculture climato-intelligente à l’image de cer- tains pays émergents.

L’humanité vit à crédit

Pour revenir à la planète, et sans verser dans l’alarmisme, l’humanité consomme, comme relevé précédemment, avec insouciance la totalité des réserves qu’elle peut renouveler en un an. L’humanité vit de ce fait à crédit en augmentant son «droit de tirage» sur les biens communs des générations futures. Nous y reviendrons dans une contribution pro- chaine en analysant les effets immédiats de cette posture et en posant les questions essentielles pour le futur de notre planète et de notre région.

Cherif Rahmani, ambassadeur des Déserts et des Terres arides (Convention des Nations- Unies pour la lutte contre la désertification), président de la Fondation des Déserts du Monde, ancien ministre

Hommage à Cheikh Amar

Le moudjahid Amar Guemache vient de nous quitter à l’âge de 90 ans ce lundi 10 octobre 2016 à Sétif, sa ville natale. L’enfant de «Tangea» - quartier populaire et haut lieu de la résistance qui a marqué la ville lors des massacres de 1945 - était un militant accompli, dévoué à la cause nationale. Humble et discret, il possédait une mémoire infaillible sur la Révolution de 54 et sur les faits et gestes de Ferhat Abbas. Cheikh Amar appartenait, avec le regretté Mahmoud Hakimi, aux premiers cercles les plus proches du regretté président. Avec son bon sens et la raison, il rendit accessible aux mon- tagnards des Babords, aux fellahs et

à la jeunesse, le Manifeste et le souffle de Novembre. De par sa sta- ture altière, dessinée dans le bur- nous et le chèche traditionnel en costume et cravate, sa gestuelle élé- gante, il incarnait l’authenticité qui fusionne avec la modernité. Pour cheikh Amar, la vie de la nation se confond le plus souvent avec le parcours et le combat de l’homme exceptionnel qu’était Ferhat Abbas. Voici la conviction profonde, la passion qui l’a animé une vie durant. Avec le centenaire Hadj Boussad, que Dieu lui prête encore vie, il constituait le dernier carré de fidèles à Ferhat Abbas. Conscience vivante d’une région entière, il fut dénommé

«Sawt el Djebel» par les maquisards et la population de Sétif. A cette évocation du militant, je me dois d’ajouter une touche per- sonnelle. Si Amar a prolongé la vie de Ferhat Abbas, à chaque rencontre je pouvais me rendre compte du res- pect et de l’affection qui liaient les deux hommes. A mon égard, si Amar était aussi attentif qu’un père. Si Amar nous laisse aussi un capital précieux, il ne s’agit pas de fortune, de terrains ou d’immeubles mais d’une attitude de droiture et d’engagement, de mise en œuvre des principes qu’il avait fait siens. Bien que humble, il a réussi à ins- truire ses enfants et à leur faire fran-

Par Nassim Abbas

chir toutes les étapes de l’éducation, voilà sa fierté. Cet héritage moral qu’il nous lais- se, le sens civique, le goût pour la chose publique, le dévouement, ce sont là autant de valeurs qui ont per- mis à l’Algérie de traverser des étapes difficiles, de se maintenir et garder le cap sur le progrès de demain.

Allah yarahmak Si Amar.

Que Dieu Tout-Puissant t’accueille en Son Vaste Paradis. Repose en paix.

Ton ami et fils, Nassim Abbas

Le Soir Culture 10 d’Algérie Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE
Le Soir
Culture
10
d’Algérie
Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE

lesoirculture@lesoirdalgerie.com

PARUTION

RÉCITS ET TÉMOIGNAGES (1930-2001) DE HAMOU ABDELDJEBAR

R écits et Témoi-

gnages» de Moha- med Abdeldjebar dit Hamou, vient

de paraître. Dans cet ouvra- ge, l’auteur relate des évène- ments d’une vie mouvemen- tée dans toutes ses dimen- sions, durant la période colo- niale et post-indépendance (1930-2001), avec une préci- sion minutieuse et d’une mémoire infaillible encore très fraîche ; des faits en fili- grane racontés dans leur stricte réalité, dans le temps précis (jour, date, heure, sujets traités, climat …), sans omettre aucun détail, sans la moindre hésitation quand il s’agit de dire la vérité, rien

«

n’est laissé ou raconté au hasard ou au pif. Or, certains évènements ont été vécus par l’auteur lui-même, dans une conjoncture difficile durant la période coloniale :

les torturés de la Dzira, la création des scouts, le der- nier hommage à son compa- gnon Mohamed Kermoud, le camp de Kreider (El-Kheiter actuellement) ; Géryville (El- Bayadh), Colomb-Béchar (Béchar) ; le boxeur improvi- sé Bouaziz et le combat livré à un légionnaire le descen- dant par K.-O. ; la fièvre des années 40 et la mort du capi- taine Ardassenoff (le mardi 27 août 1946) tué par les frères Moulay (jugés et condamnés

1946) tué par les frères Moulay (jugés et condamnés à mort), c’est ce capitaine qui a

à mort), c’est ce capitaine qui

a conduit les massacres du 8

mai 1945 et muté dans la région de Aïn-Séfra, le pre- mier chahid de la région «Bin- hasse» tué le 14 juillet 1953 à Paris, lors de la célébration du 14 juillet ; la fête gâchée

1 er novembre, les arresta-

du

tions et les jugements, et bien d’autres sujets à lire avec un plaisir évident. «Récits et Témoignages», retrace également le nationa- lisme, le militantisme et le patriotisme, mais aussi des grands évènements qui ont secoué la capitale des monts des Ksour, la ville natale de Hamou qu’il a tant chérie, Aïn-Séfra, ville de Sidi-Bout- khil, à laquelle il lui réserve des pages entières illustrées de photographies et des des- criptions de sa richesse natu- relle, jadis la mer de l’Alfa, les minerais, l’agriculture et l’éle- vage, l’hydrographie, ses dje- bels géants (Aïssa, Mekter, Mzi, Morghad), la géographie et la répartition des popula- tions, sa culture dimension- nelle (berbère-chleuh) et autant d’autres atouts que recèle cette contrée du sud/ouest. Comme il n’a pas manqué de raconter quelques faits, sur sa ville adoptive, Béchar, où il a occupé des fonctions de responsabilité dans le domaine bancaire. Hamou, comme aiment l’ap- peler ses pairs, est né le 9 avril 1926 à Aïn-Séfra, garçon unique d’une famille de notables, dirigée par un père traditionnaliste mais non aus- tère, il vit à l’aise durant toute son enfance. En nationaliste affirmé, il se voit confier plusieurs mis- sions et contribue à la dyna- misation de deux groupes scouts à Aïn-Séfra et Béchar. Membre du PPA et moudja- hed, alors en poste dans l’an- nexe des affaires saha- riennes à Béni-Ounif, il eut accès à certains secrets-

Ph. DR.
Ph. DR.

Mohamed Abdeldjebar dit Hamou.

défense de l’armée coloniale, qu’il transmit aux respon- sables de l’ALN et devint l’es- pion particulier du colonel Lotfi auquel il lui rendit sou- vent visite à son PC à Figuig (Maroc). Démasqué, il est considéré comme un chef de la révolu- tion et à ce titre, il est arrêté le 27/06/1957, et incarcéré à la prison civile d’Oran ; puis jugé et condamné le 02/02/1958 à purger une peine de prison à la centrale de Berrouaghia, jusqu’à sa libération, début mai 1960. De 1963 à 1967, il présida la délégation spéciale de la commune de Aïn-Séfra, en tant que maire. Après des emplois dans le domaine administratif et hos- pitalier, il travailla comme cadre dans le secteur ban- quier, où il a dirigé le CPA de Béchar, avant de clôturer sa retraite en 1992 comme directeur régional à la BDL de Béchar. Gestionnaire aux valeurs incontestables, intègre et dévoué, citoyen aux principes inaltérables,

d’une simplicité excessive, il est de par son comportement exemplaire à l’égard de tous ceux qu’il côtoie, surtout les démunis, un homme d’hon- neur. Tout est rapide, instan- tané chez ce grand personna- ge, qui réagit aux situations auxquelles il est confronté avec beaucoup de calme, de sagesse. Comme il en est de même de ses écrits : des aventures, des anecdotes, des séries de faits réels, des belles his- toires qu’il conte admirable- ment dans cet ouvrage de mémoires «Récits et Témoi- gnages» de 168 pages. Que peut-on dire de ce grand- père, grand révolutionnaire, grand intellectuel, qui vient de nous offrir et offrir aux géné- rations futures, un plateau en or plein, une riche archive, une riche bibliothèque, une longue histoire coloniale et une autre post-indépendan- ce. Merci Hamou et que Dieu te prête longue vie pleine de santé. Ne dit-on pas à tout seigneur, tout honneur ! B. Henine

Signature convention de partenariat triangulaire

«CNMA- FNPPT-ONILEV»

La Caisse nationale de Mutualité agricole (CNMA), la Fédération nationale des producteurs de pomme de terre (FNPPT), et l’Office national interprofessionnel des légumes et des viandes (ONILEV) ont signé ce mardi 11 octobre 2016 au siège de la CNMA – Caisse nationale de mutualité agricole à Alger, une convention de partenariat triangulaire par le directeur général de la CNMA, le prési- dent de la FNPPT et le directeur général de l’ONILEV; respectivement M. BENHABILES Cherif, M. GUEDMA- NI Lahcène et M. Sahraoui BENALLAL, a-t-on précisé en marge de la cérémonie de signature. Ce nouveau partenariat «CNMA-FNPPT-ONILEV» ainsi élaboré qui s’annonce bénéfique pour les exploitants agricoles ( Producteurs, Transformateurs, Stockeurs…) adhérents de la Filière pomme de terre via la FNPPT et l’ONILEV, deux organisations impliquées directement dans le dispositif relatif au système de production et de

régulation et de soutien, leur permettra de se rapprocher des Caisses régionales de mutualité agricole CRMA qui sont réparties à travers tout le territoire national (67 CRMA et 414 bureaux locaux de proximité). Ces agriculteurs adhérents pourront bénéficier des avantages offerts par la CNMA dans le cadre de ce parte- nariat via des couvertures assurantielles adaptées sécuri- sant leurs revenus à travers la prise en charge des risques liés à leurs productions agricoles « assurance Perte de Ren- dement», les risques «bris de machine» pour les entrepôts frigorifiques, les risques «perte de produits» en entrepôts frigorifiques et autres couvertures relative aux installa- tions, équipements et responsabilité… Ces trois opérateurs économiques du secteur agricole s’associent à travers ce partenariat en vue de participer concrètement au développement du secteur et l’accompa- gnement des agriculteurs dans tous les compartiments de

son activité pour :

- garantir une traçabilité des soutiens octroyés par les pouvoirs publics aux producteurs de pomme de terre,

- assurer et sécuriser les revenus des producteurs

- accompagnement et conseil des agriculteurs par des

visites d’experts CNMA (respect des itinéraires tech- niques…). L’ambition de la CNMA étant de participer efficace- ment à l’organisation de la filière pomme de terre et d’as- surer son rôle économique dans la gestion des risques liés à cette activité, en encourageant les producteurs à amélio- rer leurs productions, à maitriser les techniques de stocka- ge.

Des journées de sensibilisations et d’information seront organisées prochainement conjointement entre les trois opérateurs CNMA-FNPPT-ONILEV au profit des agricul- teurs adhérents à travers tout le territoire national.

En librairie

Le Soir Culture 11 d’Algérie Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE
Le Soir
Culture
11
d’Algérie
Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE
Culture 11 d’Algérie Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE lesoirculture@lesoirdalgerie.com UN IDÉAL BRISÉ, OU

lesoirculture@lesoirdalgerie.com

UN IDÉAL BRISÉ, OU L’ILLUSION PARADISIAQUE DE L’EXIL D’AHMED LAGRAA

L’histoire tumultueuse d’une famille émigrée

Photo : DR
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d’événements qui vont bouleverser la vie des personnages.  Dans un tel resserrement drama- tique, ce sont des événements banals en apparence, mais qui, par la suite,

s’avèrent des tournants de la vie. Aussi, Un idéal brisé, ou l’illusion paradisiaque de l’exil décrit, en accéléré, l’évolution d’une famille entre une situation de départ et une situation d’arrivée. Après l’avant-propos, le lecteur entre vite et bien dans le récit, grâce à l’effet de réel. Cette histoire vraie s’ouvre sur la description d’une situa- tion résumée en quelques lignes. Une situation bien curieuse et qui peut chan- ger la vie d’au moins un des person- nages : «Une famille algérienne, rési- dente à Nanterre, en région parisienne,

a confié sa fille, âgée d’à peine deux

ans, à une Belge d’origine flamande. Celle-ci, accompagnée de son mari, a rencontré Hachemi inopinément à Paris, lors de son séjour. C’est un samedi après-midi.» Et comme pour souligner que ce n’est pas une blague belge, l’auteur (qui connaît bien le pays des Flamands et des Wallons) rappelle, aussitôt après, des éléments d’histoire, de géographie, de sociologie, notam- ment en ce qui concerne les caractéris- tiques des communautés d’origine étrangère établies en Belgique, dont les Marocains et les Algériens. Dans le court chapitre suivant, le lecteur apprend à se familiariser avec ce couple de Flamands «mariés depuis une trentaine d’années», sans enfant et mis au chômage suite à la délocalisa- tion de l’usine où ils travaillaient comme ouvriers. Quant à Hachemi, il est «chef d’une famille nombreuse, installée en France durant la lutte de libération du pays. Il est uni à sa cousine du côté maternel. Son épouse n’a jamais tra- vaillé. Elle baragouine la langue de Molière, apprise au contact de l’entou- rage et du voisinage français. Lui est allé à l’école jusqu’à la fin du primaire. Il

a deux garçons et quatre filles. Sa femme est enceinte, pratiquement sur le point d’accoucher. Enfin, il est au chômage depuis presque une année. Il attend avec impatience sa mise à la retraite pour retourner à Biskra.» Hachemi invite le couple chez lui, à

LE COUP DE BILL’ART DU SOIR

Les «gens du livre» et les autres

 

Par Kader Bakou

 

Ils (elles) ne sont pas très nombreux les hommes (et les femmes) de théâtre

(comédiens, metteurs en scène, dramaturges, scéno-

graphes

)

présents dans

les salles lors des générales

des pièces et surtout lors des représentations publiques. Aux avant-premières des

films et surtout aux séances publiques, les hommes (et les femmes) du cinéma (acteurs, réalisateurs, scé-

naristes

)

ne sont pas vrai-

ment nombreux dans les salles. On a comme l’impres- sion que les chanteurs, les auteurs, les compositeurs,

les musiciens, etc., ne sont pas intéressés par les concerts que donnent d’autres artistes même dans les salles des villes où ils habitent. Dans les galeries d’art, les plasticiens (peintres,

sculpteurs

)

ne viennent

pas en nombre aux vernis- sages et surtout les jours d’après les vernissages. Aux rencontres litté- raires, ce ne sont pas les «gens du livre» (écrivains, poètes, traducteurs, etc.) qui remplissent les salles. Pourquoi les «gens du domaine» eux-mêmes ne sont, apparemment, pas inté- ressés par les activités cultu- relles et artistiques ?

 

L . B.

 

bakoukader@yahoo.fr

Le dernier ouvrage d’Ahmed Lagraâ, Un idéal brisé, ou l’illusion paradisiaque de l’exil, raconte le vécu d’une famille algérienne émigrée. Cette fois encore, il s’agit d’une histoire vraie, basée sur des faits réels.

Ahmed Lagraâ est un auteur discret et réservé, au style sobre. Son écriture dépouillée d’affection dénote de la mesure, de la simplicité. Il écrit court, ce

qui exige de l’attention et de la rigueur, et cela donne des livres où la non-fiction est reine. Rapporter fidèlement des faits authentiques — son domaine de prédi- lection — ne lui laisse pas envisager l’écriture d’un roman par exemple. Mais peut-être attend-il le moment opportun ? L’autre particularité d’Ahmed Lagraâ, c’est de toujours éditer ses ouvrages à compte d’auteur. La formule a ses incon- vénients aux plans de la conception for- melle du produit, de l’impact sur le

public

bon éditeur rendrait plus visible le travail méritoire de ce natif de Béchar, moudja- hid, universitaire et ancien diplomate. Pour rappel, Ahmed Lagraâ a déjà publié six ouvrages : L’émigration algé- rienne en Belgique, aspects et considéra- tions (essai) ; Si Abdelkamel, chef de

l’OCFLN, l’oublié de Béchar ( il était le secrétaire du chef politique de Béchar durant la guerre de Libération nationale) ; Le Sud-Ouest, Béchar, du tumultueux passé au misérable avenir (essai) ; Quand l’ignorance gère l’intelligence ; Le destin tragique de Fatna ; Le défi de l’amour. L’exemple des trois derniers livres cités, Un idéal brisé, ou l’illusion paradisiaque de l’exil est un opuscule d’une centaine de pages, en format de poche. Dès l’avant-propos, le lecteur qui découvre pour la première fois Ahmed Lagraâ comprend combien l’his- toire qui va suivre ne peut être qu’au- thentique. Un témoignage sur une famille émigrée que l’auteur a person- nellement connue. Voici ce qui est écrit dans l’avant-propos : «Lors de mes séjours professionnels en Belgique, France, Maroc et Tunisie, l’essentiel de

Il est certain, en tout cas, qu’un

mon travail était focalisé sur le plan social. J’ai été amené à traiter, mais aussi à approfondir les âpres difficultés auxquelles était confrontée notre émi- gration. Il m’a été donné d’être tantôt le conseiller, tantôt le juge, l’arbitre, le représentant de la loi. Je me suis pro- fondément attaché à cette émigration. Je l’ai servie avec amour, abnégation et sincérité. Preuve en est ; en france, dans le 93, Seine-Saint-Denis, j’ai habi- té la cité des Quatre mille à la Courneu- ve, au milieu des miens. Je n’ai jamais ressenti le moindre malaise ou regret. Mon véhicule neuf, de marque Audi, était stationné toutes les nuits au par-

king de la cité. Il n’a jamais fait l’objet d’une quelconque agression. Je fus et je reste l’unique agent de l’état, de rang de diplomate à avoir résidé parmi les siens. J’en suis très fier !» Autant dire que l’auteur connaît par- faitement l’environnement dans lequel il vit et fait évoluer ses personnages. En fin observateur, il accorde toute son attention au décor physique, au milieu social pour mieux saisir et comprendre leurs effets sur l’homme. A fortiori lorsqu’il s’agit de raconter l’exil, le déracinement, les problèmes d’identité et de culture, les conflits générationnels, les inévitables bras- sages, la situation complexe des bina- tionaux, la condition de la femme et son évolution, le combat que chacun mène pour s’en sortir ou pour échapper au

ghetto devenu étouffant

En procédant

à un élagage maximum — grâce à des phrases courtes, à des mots simples et concrets et à l’intérêt humain qu’il privi- légie dans le texte (un maximum de per-

sonnages différents et agissant chacun selon ses motivations) —, Ahmed Lagraâ donne à lire un récit dynamique, avec beaucoup de moments de crise et

Nanterre. Les Flamands découvrent l’hospitalité algérienne, un mode de vie différent, une autre culture. Ils débar- quent dans une autre planète, appa- remment. C’est le début de relations

suivies. La Belge est aux petits soins pour la dernière-née de la fratrie, Zaher- El-Belle, âgée de deux ans et qu’«elle surnomme sans difficulté, Isabelle». Elle propose de recueillir la petite chez elle, en Flandre, et de l’élever. Hachemi et sa femme Fatima acceptent l’offre de Christine, d’autant que rien n’est officia-

En l’absence de dialogues, la lec-

ture est encore plus rapide. Les person-

nages se révèlent par leurs actions et par leur réalité modeste, leur décor de vie au quotidien. Maintenant, ce sont «les circonstances de l’exil de Hache- mi» qui participent au mouvement de l’intrigue. Retour sur sa naissance à Biskra, son départ pour la France à l’âge de 22 ans, en pleine guerre, son retour en Algérie «en septembre 1963 pour quin- ze jours de congé pour se marier avec Fatima, parente du côté maternel». Hachemi rentre en France avec sa femme ; il voit sa famille s’agrandir :

lisé

naissance de Meriem, puis de Hayat, Nadia, Mohamed, Faïçal, Samia, Isa- belle et maintenant Djamila. La famille vit dans un appartement F5. Zoom sur le parcours de chacun des enfants. Mohamed a été exclu du collè-

ge, il a effectué son service militaire en Algérie où il a décidé de rester. Il tra- vaille dans une société nationale, se marie, «achète un terrain à Biskra et

débute la construction» d’une maison. Hayat est étudiante, Nadia prépare son bac et Meriem se marie en Algérie à un

Tous sont détenteurs de docu-

ments français. Les événements se précipitent. Faï- çal «effectue son service militaire en Alle- magne dans le cadre de l’OTAN pour neuf mois seulement». Il a choisi la Fran- ce car «l’Algérie est en pleine décennie rouge». La destabilisation familiale com-

mença «à partir de cette année-là, comme si le destin changea de trajectoi- re». Ahmed Lagraâ exprime en profon- deur cette évolution rapide. «Les coups durs (qui) commencent à pleuvoir sur la famille» : à cause du chô- mage, Faïçal est parti en Algérie rejoindre les groupes terroristes ! Hayat prépare un troisième cycle, mais elle

découche et finit par quitter le foyer fami-

lial

Et comme un malheur ne vient

jamais seul ! Dans les dernières pages

du livre, on retrouve Isabelle. Elle étudie

à l’université flamande, vit en concubina-

ge avec Lucien, un ouvrier avec qui elle aura un enfant prénommé Vincent. La conclusion («Retrouvailles familiales»)

est susceptible d’interprétations mul-

tiples, à plusieurs niveaux autour du

mystère de la nature humaine. Le lecteur

a toute liberté d’y réfléchir longuement. Hocine Tamou

cousin

Ahmed Lagraâ, Un idéal brisé, ou l’illu- sion paradisiaque de l’exil, récit édité à compte d’auteur, année 2015, 110 pages

HOMMAGE

Andrzej Wajda, conteur de l'histoire polonaise

L égende du cinéma mondial, le Polonais Andrzej Wajda, mort dimanche à 90 ans, a été pendant toute sa vie le chantre de la difficile histoire polonaise à

laquelle il a su donner une dimension universelle, récom- pensée par un Oscar en 2000 pour l'ensemble de son œuvre. Né le 6 mars 1926 à Suwalki (nord-est), Andrzej Wajda veut suivre l'exemple de son père, militaire de car- rière, et tente, sans succès, d'entrer en 1939 dans une école militaire, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Pendant l'occupation nazie, il commence à suivre des cours de peinture qu'il prolongera après la guerre à l'Aca- démie des beaux-arts de Cracovie (sud), avant d'entrer dans la célèbre école de cinéma à Lodz (centre). Ses premiers films sont imprégnés de l'expérience douloureuse de la guerre, de la résistance polonaise contre les nazis. Son premier long métrage, Génération (1955), un récit portant sur le sort de jeunes des faubourgs de Var- sovie pendant l'occupation, a donné naissance à la célèbre «Ecole polonaise de cinéma», courant où l'on entreprenait

un débat sur l'héroïsme et le romantisme polonais. En 1957, Andrzej Wajda obtient à Cannes le Prix spécial du jury pour son chef-d'œuvre sur l'insurrection de Varsovie en 1944, Kanal (Ils aimaient la vie). «Ce fut le début de tout», avoua-t-il à l'AFP 50 ans plus tard. «Cela m'a permis de faire ce qui devait être mon film suivant, Cendres et dia- mant (1958). Il m'a donné une position forte dans le cinéma polonais.» A partir des années 70, l'œuvre d'Andrzej Wajda s'inspire du patrimoine littéraire polonais : Le bois de bou- leaux (1970), Les Noces, (1972), La Terre de la grande promesse (1974). Après la chute du communisme en 1989, Andrzej Wajda revient à l'histoire avec notamment Korczak (1990), L'Anneau de crin (1993) ou La Semaine Sainte (1995). Il adapte toujours au cinéma les grandes œuvres de la litté- rature polonaise comme Pan Tadeusz, quand Napoléon traversait le Niemen (1999) et La Vengeance (2002). Son film sur la Pologne moderne d'après 1989, Mademoiselle Personne (1996), ne rencontre pas le succès escompté.

LIBRAIRIE CHEIKH DE TIZI-OUZOU (19, AVENUE ABANE-RAMDANE, TIZI-OUZOU) Samedi 15 octobre à partir de 13h30

LIBRAIRIE CHEIKH DE TIZI-OUZOU (19, AVENUE ABANE-RAMDANE, TIZI-OUZOU) Samedi 15 octobre à partir de 13h30 :

Sarah Haidar signera son livre (roman) La morsure du coquelicot, paru aux éditions Apic. LIBRAIRIE GÉNÉRALE D’EL-BIAR (4, PLACE KENNEDY, EL-BIAR, ALGER) Samedi 15 octobre à 14h30 : Khalfa Mameri signera son livre Krim Belka- cem, paru aux éditions El-Amel. CAFÉ LITTÉRAIRE DE BEJAÏA Mercredi 12 octobre à 16h : Le spécialiste de la communication et directeur de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), Dominique Wolton, animera un café littéraire au Théâtre régional de Béjaïa sur le thème de la communication. AUDITORIUM AÏSSA-MESSAOUDI DE LA RADIO ALGÉRIENNE (21,

BOULEVARD DES MARTYRS, ALGER) Jeudi 13 octobre à 19h : Concert du groupe espagnol De la Purissima. BIBLIOTHÈQUE NATIONALE D’ALGÉRIE (EL-HAMMA, ALGER) Samedi 15 et dimanche 16 octobre :

Colloque international : «Cervantes : de Argel a España» (Cervantès : d’Alger à l’Espagne). Avec la participation de Miguel Ángel De Bunes Ibarra, chercheur au Conseil supérieur des recherches scientifiques de Madrid, de Alfredo Alvar Ezquerra, professeur de recherche au Centre des sciences humaines et sociales et spécialiste du

XVI e siècle, Emilio Sola Castaño,

directeur du Centre européen pour la

diffusion des sciences sociales, et professeur à la faculté des lettres et de philosophie de l’université Alcalá de Henares à Madrid, Luis Bernabé Pons, professeur à l’université d’Alicante, et enfin de José Manuel Lucía Mejías, professeur à l’université Complutense

de Madrid.

GALERIE «SIRIUS» (TÉLEMLY, ALGER) Jusqu'à la fin du mois d’octobre :

Exposition collective «Palettes différentes» avec les artistes Valentina Ghanem Pavlovskaya, Alexandra Gillet, Naïma Doudji, Jamal Matari, Allmuth Bourenane, Karim Sergoua, Nacib Rachid et Ahmed Stambouli. SEEN ART GALLERY (156, LOTISSEMENT EL-BINA, DÉLY- IBRAHIM, ALGER) Jusqu’au 5 novembre : Exposition «Graphic & Vous» de l’artiste plasticien Yassine Belferd. GALERIE D’ARTS AÏCHA-HADDAD (84, RUE DIDOUCHE-MOURAD, ALGER) Jusqu’au 22 octobre : Exposition de l’artiste Abdesslam Bouzar. GALERIE DES ATELIERS BOUFFÉE D’ART (RÉSIDENCE SAHRAOUI, LES DEUX-BASSINS, BEN AKNOUN, ALGER) Jusqu’au 31 octobre : Exposition de peinture par l’artiste Djahida Houadef.

GALERIE DAR-EL-KENZ (LOT

BOUCHAOUI 2, N°325, CHÉRAGA, ALGER)

Du 15 au 31 octobre : Exposition

«Quand l’Art est en je

Mohamed Massen. Vernissage le samedi 15 octobre à partir de 15h. MUSÉE NATIONAL DU BARDO (AVENUE FRANKLIN-ROOSEVELT, ALGER) Jusqu’au 31 octobre : Exposition internationale d’art contemporain «Al- Tibaq». Avec les artistes Mazia Djab (photographie, peinture murale), Mo' Mohamed Benhadj (live performance), Albert Coma Bau (peinture, installation- Espagne), Amel Benmohamed (photographie), Amine Aïtouche (peinture murale), Hind Faiza O. (photographie), Claudio Burei (installation-Italie), Elena Bellantoni (video art-Italie), Giuliana Bellini (installation-Italie), Mounir Fatmi (installation, peinture murale et photographie-Maroc), Ulla Karttunen (installation-Finlande), Valentina Fernandez (video art-Allemagne/Italie).

» de l’artiste

Jusqu’à la fin de l’année : Exposition «L’Algérie dans la préhistoire. Recherches et découvertes récentes». PALAIS DES RAÏS (BASTION 23, ALGER) Jusqu’au 27 octobre : Exposition «Cartographie des forteresses d’Oran» du Centre géographique de l’armée espagnole. GALERIE EZZOU’ART, CENTRE COMMERCIAL DE BAB-EZZOUAR Jusqu’au 14 octobre : Exposition collective des artistes plasticiens Sneak, Lmnt Splntr et Chawki Atia sous le thème «The Past». PROJECTION FILMS AUX ISSERS L’ONCIC met en exécution un programme de projection de films algériens à la salle des Issers, dans la wilaya de Boumerdès. Jusqu’au 19 octobre : 3 séances :

14h-17h-20h, Machahou de Belkacem Hadjadj. Du 20 octobre au 5 novembre : 3 séances : 14h-17h-20h, Zabana ! de Saïd Ould-Khelifa.

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Le Soir
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JÉRÔME MICHERON, DIRECTEUR STRATÉGIE MARQUE ET PRODUITS PEUGEOT, AU SOIR AUTO :

«L’Algérie reste un des marchés importants de Peugeot»

«L’Algérie reste un des marchés importants de Peugeot» Le responsable de la stratégie marque et pro-

Le responsable de la stratégie marque et pro- duits de Peugeot revient dans cet entretien sur les détails de la nouvelle démarche de la marque au lion visant la conquête de nouveaux segments et de nouvelles clientèles.

Le Soir Auto : Doit-on parler d’un nouveau plan de dévelop- pement du groupe Peugeot ? Jérôme Micheron : En effet, après le plan de transformation et le redressement de l’entreprise, on est parti dans une seconde étape, celle d’un développement sur de nouveaux territoires afin d’approfondir la mutation du groupe pour ne plus être qu’un constructeur de voitures mais aussi un opérateur de mobilité au sens large avec l’objectif de

dans le monde, Peugeot complè- te son offre avec 5 SUV dont le haut de gamme 5008 vient d’être dévoilé. L’objectif de cette straté- gie c’est donc de pouvoir répondre rapidement aux besoins et aux évolutions des clients, qui sont aujourd’hui et quel que soit le segment dans l’attente de véhicules beaucoup plus forts et beaucoup plus dyna- miques avec une tendance pour les SUV. Ce sont des véhicules qui incarnent la modernité et la valorisation et qui sont souvent l’expression de la réussite des clients. D’autant que les SUV se sont débarrassés actuellement des aspects de baroudeur rus- tique et ont évolué vers des modèles racés, élégants, dyna- miques et hypertechnologiques à l’image de la 3008. De même qu’ils sont particulièrement effi- cients en matière d’émission de CO2. Nous avons en fait une recette de SUV qui séduit de plus en plus les clients et dans toutes les parties du monde.

A ce rythme, les SUV mon- tent inexorablement en gamme et leur tarification s’envole également. Devrons-nous nous attendre à une offre dans ce segment destinée à des clients moins exigeants ? Sans m’étaler sur la future

clients moins exigeants ? Sans m’étaler sur la future répondre aux attentes des clients non seulement

répondre aux attentes des clients non seulement dans la posses- sion de voiture mais également dans l’usage. Nous nous devons donc de proposer à nos clients des solutions de partage à tra- vers toute une stratégie qui est en train de se mettre en place autour de l’internationalisation et la transformation de l’entreprise autour de ses métiers.

Quelles retombées pour la marque Peugeot ? C’est une marque qui se dis- tingue d’abord par des ventes qui ne cessent de progresser d’an- née en année avec des succès dans plusieurs régions du monde. Cette présence est en train de se renforcer grâce à la stratégie de développement d’une gamme de SUV dont des modèles sont présentés actuelle- ment au Mondial de Paris. Une brève rétrospective nous permet de constater que Peugeot

a procédé dans un passé récent

au renouvellement de toute sa gamme, avec 208, 2008, 308 et qui sont autant de vrais succès dans les différents marchés. J’ajouterai également la 301 qui

a permis d’internationaliser enco- re davantage la marque Peugeot

et son retour sur certains mar- chés où elle n’y était plus. Ainsi et

à la faveur de l’offensive des SUV

stratégie produits de Peugeot, je peux juste vous souligner que celle-ci sera déclinée aussi en fonction de la présence de la marque dans les différentes régions ainsi qu’en fonction des attentes des clients. Ce qui est certain aujourd’hui, c’est que l’offre des différents modèles évolue et s’adapte en permanence aux besoins des clients, c’est le cas des berlines qu’on retrouve proposées en sedan, hatchback, coupés, hybrides, etc. et il en sera de même sans doute pour les SUV.

Quelle est la place de l’Algérie dans cette nouvelle stratégie de Peugeot ? L’Algérie a toujours été un des marchés traditionnels et importants de Peugeot aussi bien dans les volumes que dans l’offre produits. Il y a aujourd’hui une évolution dans la réglementation

locale qui nous amène à envisa-

ger de nouvelles solutions pour assurer une pérennité de la pré- sence de Peugeot en Algérie.

Et concernant le projet de

montage ?

En l’heure actuelle, nous n’avons pas de nouvelles infor- mations à communiquer.

Propos recueillis par B. Bellil

MONDIAL DE L’AUTOMOBILE DE PARIS

Crise de maturité ou limite d’un concept ?

Photos : DR
Photos : DR

Le Salon de Paris entame sa deuxième et dernière semaine et continue toujours d’en- registrer une affluence importante, notam- ment durant les week-ends.

Ses deux journées pres- se réservées aux profes- sionnels des médias et de l’automobile ont vu conver- ger vers le Palais des expo- sitions de la porte de Versailles des centaines de personnes qui ont assisté aux cérémonies de lance- ment des nouveautés et des conférences de presse orga- nisées par les constructeurs. De nouvelles dispositions ont été prises pour améliorer les conditions d’accueil et d’orientation en offrant notamment aux journalistes des espaces nettement plus importants et des moyens modernes permettant une couverture optimisée et effi- cace de l’événement. On signalera par ailleurs que, quelques semaines auparavant, des critiques assez acerbes ont été formu- lées à l’encontre de ce Mondial et des prix jugés excessifs de location des stands par les participants et du peu de retombées sur l’image des marques. Le doyen des salons automo- biles aurait-il atteint les

limites de son concept ? Les avis divergent, mais beau- coup rappellent d’abord le mérite de ce salon historique et sa contribution dans le rayonnement de l’automobile à travers le monde et le développement de son industrie. Il a été le reflet de l’évolution spectaculaire des technologies à travers les décades et aussi le témoin des périodes creuses où le secteur rongeait son pain noir pour des raisons diverses dont des récessions économiques à répétition. Paradoxalement, les audiences de ce salon ont connu une croissance conti- nue aussi bien des visiteurs que du nombre des journa- listes accrédités et qui vien- nent de toutes le régions du monde. En tout état de cause, cette crise de maturi- té a eu des effets immédiats, la démission du président du comité d’organisation du Mondial et la réduction de sa durée d’organisation à 14 au lieu de 16 jours dès l’édition de 2018.

B. B.

KIA

Nouvelle Rio en 1 re mondiale

KIA Nouvelle Rio en 1 r e mondiale Le constructeur sud-coréen a saisi l’opportu- nité de

Le constructeur sud-coréen a saisi l’opportu- nité de la biennale parisienne pour mettre en valeur ses avancées dans le domaine des éner- gies renouvelables en présentant ses dernières créations qui ont suscité de l’intérêt et de l’en- gouement de la part du public. C’est la nouvelle Optima hybride qui marque une nouvelle étape dans la révolution «verte» de KIA. Le vaisseau amiral du constructeur ambition- ne de s’en aller à la conquête de l’Europe et don- ner, du coup, un aperçu de ses projets futuristes. Pour la première mondiale de KIA, c’est incontestablement la présentation de la toute nouvelle Rio qui arrive parée de ses plus beaux atours et surtout qui se met en conformité avec les nouvelles tendances stylistiques de ce label et signé de son chef d’orchestre Peter Schreyer. Et en dépit d’un design très proche du modèle qu’on connaît, le constructeur insiste bien sur une nouvelle et quatrième génération de sa citadine, rivale des Renault Clio et Peugeot 208. Esthétiquement, le look gagne en dynamisme, grâce notamment à la calandre «nez de tigre» désormais pleine et plus fine. Plus agressifs, les projecteurs ont également été légèrement redessinés. Les logements d’antibrouillards évoluent, tout comme le bouclier avant. A l’arriè- re, l’ensemble apparaît moins pataud. Les modifications apportées sont légères, bien dosées et efficaces. Dans l’habitacle, les modi- fications sont tout aussi substantielles, l’écran central du nouveau système d’info-divertisse- ment est positionné plus haut. KIA a greffé un nouveau volant, déplacé les aérateurs pour libé- rer de l’espace. L’ambiance est plus épurée. C’est encore une réussite ! En revanche, la marque du grou- pe Hyundai ne dit pas un mot sur les motorisa- tions. La production de cette quatrième généra- tion débutera en fin d’année. Le stand KIA présente naturellement le nou- veau Sportage avec son style moderne et élé- gant et sa dotation si riche et variée et qui le positionne d’une certaine manière dans un seg- ment indéniablement haut de gamme.

B. B.

S E A T
S E A T

«L’esprit de Barcelone» à la conquête du monde

Chez Seat, la participa- tion s’est articulée autour des innovations technolo- giques qui s’affinent actuel- lement dans les centres de recherche et de développe- ment du constructeur. A défaut de nouveautés, Seat présente un concept-car appelé Ateca X-Perience qui semble déjà préfigurer d’une production en série future ou probablement d’une finition spécifique qu’on pourrait découvrir plus tôt que prévu. Sur Ateca, ce concept annoncerait un renforce- ment des aptitudes de franchissement de ce SUV aux allures élégantes et raffinées, à travers notam- ment une garde au sol relevée et une monte

pneumatique mieux adap- tée aux escapades hors des sentiers battus. Sous le capot, Seat Ateca X- Perience dispose d’un bloc diesel, TDI qui déve- loppe une puissance de 190 ch. Selon les respon- sables de la marque, l’ob- jectif de ce concept c’est de mettre l’accent sur le volet baroudeur du véhicu- le et mettre en confiance les conducteurs et leurs passagers sur les perfor- mances d’Ateca dans ce domaine. Celui-ci est censé donc d’aller au-delà de la limite des capacités des autres SUV. Des éléments qui contribuent à renforcer cette image de baroudeur font leur apparition comme

cette image de baroudeur font leur apparition comme des rails de toit chromés, un aileron arrière

des rails de toit chromés, un aileron arrière monté au-dessus du hayon, des pare-boue montés directe- ment sur les pare-choc arrière, une grille frontale… Côté design, on retrou- ve «l’esprit de Barcelone » avec son innovation et sa modernité. En plus de ce concept, la marque ger- mano-espagnole propose

un nouveau concept de stand axé sur le digital et les nouvelles technolo- gies. Il est constitué de deux zones qui permettent aux visiteurs de «vivre et de respirer la marque», un amphithéâtre intercactif en 4D et un espace extérieur conçu pour les rencontres et la détente.

B. B.

Photos : DR

Le Soir d’Algérie Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 13 MERCEDES
Le Soir
d’Algérie
Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 13
MERCEDES

Génération EQ, ou l’engagement pour l’électrique

Génération EQ, ou l’engagement pour l’électrique Le géant allemand se distingue à Paris par un espace

Le géant allemand se distingue à Paris par un espace où trônent royalement des modèles futuristes qui renforcent l’en- gagement de la marque pour l’énergie électrique. Une tendan- ce mondiale sur laquelle le Mondial de Paris a insisté et qui représente sans aucun doute le début d’une profonde révolu- tion de l’industrie automobile. Pour Mercedes, cet engagement va au- delà de simples concepts qui égaient les stands et amusent les badauds, c’est la création d’une marque entièrement dédiée au véhicules électriques et dont la gamme est appelée à s’élargir au cours des prochaines années. Baptisé EQ, ce nouveau label expose un concept-car qui porte le nom significatif de Génération EQ qui inaugure la plate-forme modulable qui serait utilisée dans la mise au point prochaine de berlines compactes et de SUV. Génération EQ est donc le premier prototype d’une grande

famille qui a par ailleurs vocation à jouer le rôle de plate-forme de recherche et développement pour les véhicules autonomes du groupe Mercedes. Génération EQ intégrerait d’ailleurs les meilleures techno- logies d’aide à la conduite et de sécu- rité, maintient dans la file, régulateur de vitesse actif, freinage d’urgence, etc., et qu’on trouve notam-

la

Mercedes Classe E. Le concept-car EQ présenté sur le Salon intègre un pack de batteries 70 kW/h qui offrirait environ 500 km d’autonomie au véhicule. Une jolie performance doublée d’une puissance moteur annoncée à 300 kW (ce qui équivaut environ à 408 Ch pour un moteur thermique) qui délivrerait un couple de 700 Nm. Outre ces données impressionnantes, on espère surtout que Mercedes tiendra ses promesses quant à l’arrivée d’un système de recharge rapide. Baptisé CCS, celui-ci permettrait de récupérer jusqu’à 100 km d’autonomie en seulement 5 à 15 minutes de recharge. Le constructeur travaille également à la conception d’un chargeur spécifique pour la maison, qui pour- rait accumuler de l’énergie captée par des panneaux solaires. L’intérieur de Génération EQ est également très futuriste, avec des afficheurs numériques sur la planche de bord pour afficher les compteurs de vitesse, la navigation GPS et les autres fonctions multimédia. Le concept-car EQ est assez impressionnant, et nous sommes impatients de voir ce que nous réserve cette nouvelle marque de véhicules électriques. Par ailleurs, on ne peut oublier de citer l’extraordinaire concept-car, Vision Mercedes-Maybach 6 qui surprend les visi- teurs et aussi les journalistes qui n’hésitent pas à marquer une longue pause juste pour apprécier ses lignes particulièrement fluides et sa longueur de plus de 5 mètres.

B. B.

pause juste pour apprécier ses lignes particulièrement fluides et sa longueur de plus de 5 mètres.

ment

sur

D S

W O R L D

Une vitrine du luxe à la française

On en citera la suspen-

sion hydraulique, les freins

assistés, les phares direc- tionnels… Lieu de vente et de conseil, le DS Store propose des services exclusifs aux acquéreurs de véhicules DS, comme la livraison à domicile de la voiture, une prise en charge complète du véhicule pour les opérations d’entretien. Le DS World du Triangle d’Or parisien se fixe comme challenge de prospecter et d’attirer une clientèle traditionnellement orientée vers le haut de gamme et avec une préférence pour les berlines de luxe alle- mandes.

Des conseillers commer- ciaux profondément impré- gnés des valeurs et de la prestigieuse histoire de la marque sont chargés de convaincre les clients ou de les maintenir sous l’emprise des différents modèles de la gamme. D’autres DS Stores sont en cours de préparation dans plusieurs pays à tra- vers le monde notamment celui d’Alger dont l’ouverture est prévue dans quelques semaines, selon la directrice de DS Algérie, Sihem Oulmane, qui nous accom- pagnait durant cette virée dans l’univers du luxe à la française.

B. Bellil

Une association de style et de savoir-faire.
Une association de style et de savoir-faire.

D A C I A

Une gamme revisitée

de style et de savoir-faire. D A C I A Une gamme revisitée La marque Dacia

La marque Dacia propo- se pour cette édition du Mondial de Paris une gamme revisitée de ses modèles. Quatre de ses modèles bénéficient ainsi d’un restylage de façade avec des éléments de décor et de carrosserie inédits, comme c’est le cas d’une nouvelle signature lumineu- se à l’avant et à l’arrière qui confère une allure moderne et plus élégante, des feux diurnes à LED constitués de quatre rectangles superpo- sés. C’est aussi le bouclier avant redessiné avec sa calandre aux lignes chro- mées et qui dégage une sensation de robustesse pour la voiture. De son côté, la nouvelle Sandero Stepway, qui reprend, dans son évolution de design, des éléments sty- listiques de Duster, incarne on ne peut mieux cette

offensive de charme du constructeur franco-rou- main. On retrouve cette évolu- tion également dans l’habi- tacle avec l’apparition de plusieurs éléments de décor et de matériaux de qualité comme le chrome satiné qui habille des parties de la planche de bord. On découvre un nouveau volant à quatre branches qui intègre enfin dans son milieu un avertisseur dont la com- mande était par le passé positionnée en-dessous et à gauche du volant. Côté équipements, les nouvelles Logan, Logan MCV, Sandero et Sandero Stepway se dotent d’aides à la conduite améliorant la sécurité, le confort et la maî- trise du véhicule, caméra de recul, aide au démarrage en côte, etc.

B. B.

caméra de recul, aide au démarrage en côte, etc. B. B. Une situation stratégique en plein

Une situation stratégique en plein cœur du Triangle d’Or parisien.

C’est une nouvelle orientation dans le groupe PSA, la marque DS prend son envol, renforce son autonomie et revoit ses ambitions de quali- té à la hausse. C’est désormais le porte-éten- dard du luxe à la française et l’expression d’un savoir-faire dans le domaine du raffinement et du bien-être.

Un héritage de plusieurs décades que DS entend bien capitaliser et mettre en avant dans ses perspectives de développement et de déploiement aux plans régional et international. Une succursale-pilote, appelée DS World, a été créée et ouverte à Paris à partir de la fin de l’année 2013 et qui offre au public un aperçu des prestations qui y sont proposées. Et comme à tout seigneur, tout honneur,

avenues des Champs- Elysées, Montaigne et Georges-V. Les visiteurs et les clients sont ainsi accueillis au cœur du haut lieu du luxe de France et dans une ambiance feutrée et haut de gamme où se mêlent exposition de véhi- cules de la gamme DS, par- fums, couleurs et matériaux utilisés dans la fabrication artisanale des selleries en cuir. De même qu’on peut apprécier des expositions

en cuir. De même qu’on peut apprécier des expositions Plus qu’un modèle, la DS 19 constitue une

Plus qu’un modèle, la DS 19 constitue une référence en matière de design et de raffinement.

le DS World se situe dans le prestigieux Triangle d’Or constitué des célèbres

périodiques sur les produits représentatifs du luxe, habillement, bijoux, maro- quinerie, etc., organisées avec les principales maisons françaises dans le domaine ainsi que des artistes ou des stylistes de mode les plus en vue sur la scène. Un immeuble de trois étages dédié chacun à un thème précis de l’histoire de la marque et surtout de ses ambitions. Au premier, c’est un retour aux fondamentaux qui ont fait la force de DS à tra- vers l’exposition d’une superbe DS 19 cabriolet de 1958 dans un état de conservation remarquable. Un véhicule qui a boulever- sé le paysage automobile mondial avec son style avant-gardiste, son architec- ture originale et dynamique, et ses équipements révolu- tionnaires, dont quelques- uns ont été repris bien des décennies plus tard par cer- tains constructeurs.

I V A L / F I AT

Le nouveau Doblo disponible

Le groupe Ival et représen- tant de la marque italienne, Fiat Professionnal, annonce la disponibilité et la commerciali- sation du nouveau Doblo dans plusieurs déclinaisons de car- rosseries, Combi Long X2 et Combi Court X2. Selon un communiqué du concession- naire, ce véhicule utilitaire se distingue par des qualités fonc- tionnelles, des capacités de chargement, de performance, de productivité, d’efficience et d’un rapport qualité/prix com- pétitif. Un design amélioré, avec une face largement domi- née par une calandre massive et des optiques redessinés. Le changement a également concerné l’habitacle avec une

Le changement a également concerné l’habitacle avec une planche de bord revue et corri- gée, un

planche de bord revue et corri- gée, un nouveau volant et des garnissages reconsidérés. Sous le capot, le nouveau Doblo se conforme à la straté- gie du groupe Fiat, «Une mis- sion, un moteur», et bénéficie

de l’apport d’un bloc diesel, MultiJet turbo, développant une puissance de 90 Ch. Le prix de vente du nou- veau Fiat Doblo débute à partir de 2 640 000 DA TTC.

LSA

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 14

d’Algérie Sports Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 1 4 FOOTBALL ÉQUIPE NATIONALE DE F OO

FOOTBALL

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ÉQUIPE NATIONALE DE F OO TBALL
ÉQUIPE NATIONALE DE F OO TBALL
ÉQUIPE NATIONALE DE F OO TBALL
ÉQUIPE NATIONALE DE F OO TBALL

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La succession de Rajevac désormais ouverte

l L’après-Cameroun aura en définitive laissé des séquelles sur la sélection nationa- le. Première conséquence d’un nul qui frei- ne l’élan des Verts dans la course pour Russie-2018, le limogeage du technicien serbe, Milovan Rajevac.

L’idylle FAF-Rajevac a tourné court. Quelque 70 jours après l’amorce de la relation de travail entre l’ex-coach du Ghana et le pré- sident de la FAF Mohamed Raouraoua, les deux parties ont convenu d’arrêter les frais d’une collaboration condamnée par le semi- échec de dimanche soir face au Cameroun, lors de la première journée des qualifications au Mondial-2018. Un nul qui n’aura fait qu’aggraver le senti- ment d’exaspération qui régnait au sein du Club Algérie dès les premiers échanges avec le coach serbe dont la difficulté de communi- quer n’était pas la seule tare. Ses choix tech- niques étaient tout aussi contestés. Cela s’est vérifié lors de la sortie face au Lesotho durant laquelle, outre le dérapage disciplinaire Slimani-Boudebouz, des interrogations pesaient sur le véritable rôle de Rajevac dans le choix des joueurs mais aussi sa décision de ne pas faire profiter ces derniers, du moins ceux qui n’avaient pas la chance de participer à la démonstration de force face au Lesotho, d’une joute amicale internationale (Rajevac avait préféré, en dernière minute, livrer un match face au WA Boufarik) durant la trêve internationale de septembre dernier. Pis, alors

que les forfaits de joueurs-cadres se multi- pliaient et que, par ailleurs, la logique des sta- tistiques du temps de jeu de certains convo- qués au stage en prévision de la confrontation devant les Lions indomptables était impla- cable, Rajevac a fait le sourd, préférant adop- ter sa petite «philosophie» et partir en vrille sur des questions élémentaires de la prépara- tion d’un match crucial face à un adversaire d’un autre calibre que celui qu’il a affronté le 4 septembre à Blida. Un entêtement qui a vexé les joueurs mais aussi les collaborateurs nationaux et étrangers (français) du Serbe. Ces derniers ne comprenaient pas particuliè- rement les «réflexions» émises par le nou- veau sélectionneur concernant l’attitude par trop offensive des Verts (pressing haut et per- manent), lui qui «conseillait» à son nouveau monde de faire preuve de prudence dans la gestion des matchs.

Quelques détails à régler Une stratégie qui n’était pas du goût des joueurs, des autres membres du staff mais également du président de la FAF en person- ne. Ce dernier n’a, certes, pas apostrophé le nouveau premier responsable à la barre tech- nique des Verts, préférant laisser le temps au temps. Cependant, l’impact de la contre-per- formance de la sélection devant une équipe du Cameroun qui ne constitue, de l’avis géné- ral, pas ce foudre de guerre devant lequel Feghouli et consorts allaient trébucher, de surcroît sur un terrain où ils restaient sur une

de surcroît sur un terrain où ils restaient sur une Photo : Samir Sid série de
Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

série de 13 matchs sans défaite entamée depuis le 4-0 infligé au Rwanda (éliminatoires du Mondial-2014) en juin 2012, est tel que la séparation est inévitable. La FAF, dont le pre- mier responsable a fermé tous les canaux de communication depuis dimanche soir, s’est exprimée hier suite à une sollicitation de l’APS. Une source fédérale, certainement Mohamed Raouraoua, ayant révélé la tenue d’un tête-à-tête entre Rajevac et Raouraoua, a soutenu que la cassure «entre lui (Rajevac, ndlr) et les joueurs (…) s'est bel et bien pro- duite». Une «cassure» exprimée par le capi- taine de l’équipe Carl Medjani qui est allé voir l’entraîneur serbe pour l’informer que le grou- pe n’était pas disposé à continuer le travail sous sa coupe. Des sources proches de la FAF ont confié au Soir d’Algérie que le prési- dent de la fédération, Mohamed Raouraoua, a cautionné l’approche des joueurs, montrant son «dégoût» tout au long du match face au Cameroun. «Le président de la FAF était telle- ment en colère qu’il n’était pas en mesure de rejoindre, durant la mi-temps, le salon d’hon- neur lors de la pause-café en compagnie des VIP invitées à la rencontre dont des ministres», assure notre source qui confirme que la séparation entre la fédération et le technicien serbe est «consommée». «Il ne s’agit pas d’une séparation à l’amiable. C’est un limogeage en bonne et due forme. Rajevac attendra la décision de Raouraoua jusqu’à ce que ce dernier trouve un succes- seur dont le nom sera annoncé probablement aujourd’hui lors de la réunion du bureau fédé- ral», souligne notre interlocuteur qui confirme, d’autre part, que «Rajevac n’aura droit qu’à une mensualité (40 000 euros) en guise de dédommagement». Il semble bien que le pré- sident Raouraoua ait pris les devants au sujet de la question des indemnités à verser en cas de rupture unilatérale du contrat qui le liait jus- qu’en mars 2019. Le Serbe, qui était au chô- mage depuis cinq années, aurait, selon nos sources, négocié sa collaboration avec la FAF en position de faiblesse. Sur un plan financier, les 40 mille euros consentis par la Fédération algérienne représentaient une «belle ristour- ne» comparativement au salaire et autres royalties versés au Français Christian Gourcuff. Ce dernier était rémunéré à 65 mille euros et avait droit à de nombreux avantages. Sur le plan contractuel, Rajevac ne semble pas avoir pris la peine de fixer des préalables en cas d’échec. Son contrat d’objectif ne pré- voyait pas, selon nos sources, des échéances précises même si, publiquement, il déclarait qu’il avait accepté la mission de diriger l’EN algérienne avec laquelle il comptait aller en demi-finale du Mondial-2018 en sus d’un titre africain au Gabon, l’hiver prochain.

La piste française réactivée Reste maintenant à savoir si l’interprète et entraîneur adjoint de Rajevac, Kristian

Cvijetic, aura droit au même traitement. A savoir le versement d’un seul salaire en guise

de dédommagement. C’est, grosso modo, ce détail qui devait prévaloir durant la rencontre prévue hier entre Raouraoua et le désormais ex-driver des Verts. Un entraîneur étranger qui aura battu le record d’éphémérité à la barre technique de la sélection nationale après le Belge Robert Waseige resté à la tête des Verts pendant quatre mois (mai à sep- tembre 2004) avec, à la clé, le cuisant échec

à Annaba face au Gabon (0-3) en élimina-

toires du Mondial-2006. Son compatriote, Georges Leekens, a fait mieux avec une lon- gévité de six mois (janvier à juillet 2003)

durant lesquels il a dirigé 7 matchs dont deux

à caractère officiel (qualifications à la CAN-

2004) matérialisés par un succès face à la Gambie et un nul à Ndjamena face au Tchad. La parenthèse Rajevac fermée, la FAF est à la recherche de son successeur. Depuis lundi après-midi, la quête du nouveau sélection- neur accapare l’emploi du temps du patron de la FAF plus que jamais convaincu que seule la piste française est en mesure de sauver les meubles. Un choix qui vient battre en brèche les «injonctions» de certains pour qui l’entraî- neur local ou des bina tionaux serait la meilleure des solutions. Les noms d’Abdelkader Amrani (ESS) ou Rabah Saâdane (parti à la retraite) mais également celui de Djamel Belmadi (Lekhwiya, Qatar) avaient circulé sur les réseaux sociaux au même titre que ceux des Français Roland Courbis, Raymond Domenech ou Laurent Blanc. Cependant, Raouraoua semble per- suadé que les techniciens français offrent de meilleures garanties. Sauf que pour les attirer et les convaincre du bienfondé du projet de la FAF, cette dernière devrait mettre les moyens. A titre de référence, Roland Courbis, qui exerce la fonction de consultant chez RMC, touchait à Montpellier, son dernier club en France, 50 000 euros, soit dix fois moins que Laurent Blanc qui avait un salaire de 500 000 euros au P-SG version qatarie. Pour l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, libre depuis le Mondial en Afrique du Sud, les chiffres sont encore plus affolants. S’il est vrai qu’avant de partir à la retraite forcée, Domenech percevait un net annuel de 560 00 euros, soit une mensualité de moins de 47 000 euros (Rajevac touchait 365 000/an avec le Ghana alors que Rabah Saâdane avait une rentrée annuelle de 245 000), aujourd’hui la donne a nettement évolué. Hier, une gazette américaine spécialisée a fait de Domenech, le sportif-entrepris, la personne la mieux payée avec des gains de l’ordre de 82 millions/an, somme amassée entre septembre 2015 et septembre 2016. D’après les calculs de People With Money, ces chiffres tiennent des gains directs mais aussi des revenus issus de partenariats publicitaires, des royalties et des investissements. Pour le magazine américain, Domenech (64 ans) pèserait 245 millions d’euros engrangés à partir de gains profes- sionnels, placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiques CoverGirl. L’ex-latéral gauche de l’OL possé- derait, par ailleurs, plusieurs restaurants à Paris (dont la chaîne «Chez l'gros Raymond»), un club de football à Lyon, et serait également impliqué dans la mode ado- lescente avec une ligne de vêtements «Domenech Séduction», ainsi qu'un parfum «L'eau de Raymond». De quoi donner le tour- nis à tous ceux qui songeraient à tâter le pouls du néo-président du syndicat des entraîneurs en France (Unicatef). Réponse probable ce jour d’Achoura…

M. B.

Photo : DR

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d’Algérie

Sports

Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 15

d’Algérie Sports Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 1 5 FOOTBALL CRITIQUÉ DE TOUTES PARTS, MILOVAN

FOOTBALL

CRITIQUÉ DE TOUTES PARTS, MILOVAN RAJEVAC AVAIT POURTANT AVERTI :

«J’ai besoin de temps pour mettre en place ma stratégie…»

besoin de temps pour mettre en place ma stratégie…» algérien. L’ancien entraîneur de la sélection du

algérien. L’ancien entraîneur de la sélection du Ghana avec laquelle il avait atteint la finale de CAN 2015, Milovan Rajevac, en présentant devant la presse quelques jours après son instal- lation en annonçant d’entrée qu’il

a de grands projets pour l’Algérie en affirmant «j’espère gagner la CAN et aller au Mondial avec la sélection algérienne. J’ai été à la CAN et au Mondial avec le Ghana. La Coupe du monde est une compétition majeure dont tout le monde rêve et je veux bien dépasser la deuxième place réa- lisée avec le Ghana à la CAN». Et alors que les Verts enchaî- naient des résultats-fleuves, le Serbe arrive et déclare qu’il «pré- fère gagner 5 matchs 1-0 que de gagner un match 5-0» ou encore «avec moi, c'est toute l'équipe qui doit défendre et attaquer» en ajoutant que le plus important, c'est de ne pas prendre de buts. «Les équipes que j'ai entraînées prennent généralement très peu de buts». Enthousiaste, avec des

l La désignation du techni- cien serbe, Milovan Rajevac, à la tête de la sélection nationale de football en juin dernier succé- dant à Christian Gourcuff, certes n’avait pas fait l’unani- mité dans le pays en dépit de sa carte de visite, mais dès sa pre- mière apparition devant les représentants des médias, il avait déclaré qu’il avait besoin de temps.

«Ce que je demande, c'est de m'accorder du temps pour mettre un style de jeu propre à moi au sein de la sélection algérienne», avait-il annoncé lors sa première conférence de presse. Dimanche, il annonce que «le temps presse et il faut réagir contre le Nigeria». Des contradic- tions de la part de celui qui veut non seulement emmener l’Algérie en Russie, mais rempor- ter également la Coupe d’Afrique tout en annonçant qu’il a besoin de temps. De combien de temps a-t-il besoin ? On ne le saura pas. De déclaration en déclara- tion, Rajevac brouille le supporter

ambitions démesurées, le néo- sélectionneur, sans connaître réellement la composante de sa nouvelle sélection, affirme qu’il a un challenge intéressant et diffici- le en même temps avec l’Algérie. Si le premier match officiel du Serbe à la tête des Verts, face au Lesotho remporté largement (6- 0), jouait le 4 septembre dernier, n’était pas un «bon» test pour le sélectionneur, face au Cameroun dimanche lors du match nul (1-1) comptant pour la 1 re journée des poules des qualifications pour le Mondial 2018, le Serbe, qui assume, a rappelé qu’il avait déclaré qu’il a besoin de temps pour mettre en place sa stratégie de jeu avec les Verts. «Je découvre à peine l'équipe. On n’a fait que deux stages ensemble. Il y a des choses à revoir à l'avenir» a-t-il affirmé dimanche pour ne pas l’accabler. Il faudra ajouter à cela l’éven- tuel problème de vestiaire que le Serbe n’arrive pas à gérer, du moins pour la dernière rencontre des Verts. Si pour beaucoup, la langue pose problème, pour Rajevac «il n’y aura pas de problème de communication surtout que cer- tains joueurs algériens maîtrisent l’anglais. Le football est aussi un langage universel. Je vais faire des efforts pour apprendre le français comme j’ai appris l’an- glais lorsque j’ai travaillé au Ghana», avait-il rassuré qui, faut- il le rappeler, s’exprime en serbe alors que son assistant, Kristian Cvijetic joue le traducteur… Aura-t-il assez de temps pour apprendre le français ? Ahmed Ammour

ADLÈNE GUEDIOURA :

«Rien n'est encore joué»

Le milieu de terrain algérien, Adlène Guedioura, a assuré que rien n'était encore joué dans la course à la qualification pour la Coupe du monde de 2018 en Russie, malgré le nul concédé à domicile par les Verts face au Cameroun (1-1), dimanche dans le cadre de la 1 re journée des éliminatoires. «Déçu de ne pas avoir obtenu la victoire, mais rien n'est joué et le combat continue», a posté le joueur de Watford (Premier League) sur son compte Twitter officiel. Guedioura a été titularisé pour la première fois depuis plusieurs mois, profitant de l'absence de Nabil Bentaleb (Shalke04-Allemagne) suspendu pour cumul de cartons.

DANS UN TWEET, ROLLAND COURBIS PRÉCISE : «Personne ne m’a appelé» Annoncé comme probable succes-
DANS UN TWEET,
ROLLAND COURBIS PRÉCISE :
«Personne ne
m’a appelé»
Annoncé comme probable succes-
seur de Milovan Rajevac à la barre
technique des Verts, le Français
Rolland Courbis a tenu, à travers un
tweet publié sur son compte, à préci-
ser qu’il n’a pas été contacté par une
quelconque partie algérienne. «Je suis
habitué à ce que mon nom circule
dans les clubs et sélections où ça
bouge. Je ne change pas ma position.
Je suis déjà très content qu’on pense à
moi, mais je ne peux en dire plus car je
n’ai rien de plus à dire. Personne ne
m’a appelé», a-t-il confirmé. L’ancien
driver de l’USMA a déjà fait l’objet de
sollicitations au lendemain de la sépa-
ration avec Halilhodzic puis son com-
patriote Christian Gourcuff.
M. B.

FORFAIT CONTRE

LE CAMEROUN

Mandi reprend le travail avec le groupe

Absent durant les deux dernières confrontations de l’EN algérienne res- pectivement contre le Lesotho, en sep- tembre, et le Cameroun, dimanche soir, le défenseur international algérien du Real Bétis a repris hier le travail avec le groupe. Ses soucis aux adduc- teurs qui lui ont fait perdre pas mal de matchs, en club comme en sélection, sont désormais oubliés. Aïssa Mandi qui a suivi d’intenses soins depuis deux semaines a réintégré hier matin le groupe professionnel du Real Bétis dirigé par Gustavo Poyet. Ce dernier a insisté auprès des médecins du club sévillan pour que son défenseur algé- rien soit prêt pour la réception du Real Madrid, samedi. De bon augure pour un élément dont l’absence contre le Cameroun a grandement handicapé la sélection nationale.

M. B.

CONTRIBUTION

Un nul qui prend la forme d’une défaite !

démenaient presque pour rien. Le niveau peu élogieux est là pour indiquer les com- partiments à traiter et les joueurs à mettre à l’écart. Notre nul (défaite) n’est pas d’ordre tactique bien que l’on ait beaucoup à dire dans ce chapitre. Le mauvais choix des joueurs a grandement influé sur le résultat. On peut hasarder quelques explications qui peuvent être admises pour justifier cet écart. Mais la vérité est là. Elle ne trompe pas. Cette tendance à vouloir appliquer de vieilles solutions à des problèmes nouveaux doit disparaître pour laisser place à plus de souplesse. Aujourd’hui, les choses ne doi- vent pas passer aussi facilement. Il s’agit encore une fois de l’équipe nationale, de ses couleurs que l’on tend à banaliser sans en éprouver le moindre ressentiment. Des joueurs qui alternent le bon et le moins bon. Le Cameroun joue, impose son jeu et gagne. C’est à cela que l’on reconnaît une grande équipe. Et le Cameroun en est une. Il le démontre sous toutes les facettes. On attendait un Mahrez rayonnant mais en vain. Le coach camerounais plus intelligent a réussi à le mettre «hors d’état de nuire» en le reléguant à un rôle moins persuasif. On n’a pas vu ainsi un Mahrez faire usage de son pied gauche (sa force) lui qui nous a habitués à des accélérations et à bifurquer pour se mettre en position de faire mal. Muselé et faute de pouvoir mieux faire, il s’est vu contraint de faire usage de son

faible pied droit sans incidence du reste sur le cours du match. Le coach Rajevac devait

y penser ! Une façon de voir des

Camerounais qui les a menés plus loin que prévu. La défense, on en a assez parlé et les résultats tardent à être visibles. On

semble s’en soucier de moins en moins à l’image de Zeffane, qui, l’air effaré, ne put à aucun moment du match contenir les assauts des Camerounais qui profitèrent de

sa mollesse et de celle de la défense pour

mettre un but dans les filets de M’Bolhi. Les Algériens n’ont pas finalement réussi à vaincre le signe indien. Le Cameroun restera cette bête même blessée (amoindrie) que l’Algérie ne battra pas. En tout cas pas de sitôt. Le processus n’est donc pas achevé et les résultats atten-

dus n’ont pas suivi. L’inquiétude s’installe et les choses risquent d’aller mal. Nous n’avons pas de joueurs d’exception comme

le furent Madjer, Assad, Kaci Saïd,

Bencheikh, etc. Ceux d’aujourd’hui ne font pas la différence. Le grand Pelé a eu sa Coupe du monde à 17 ans. Parler aujour- d’hui d’expérience est de mon point de vue une aberration. Soit on est fort soit on ne l’est pas, et les Algériens ne le sont pas. Je l’ai déjà constaté et j’en ai parlé dans mes précédentes contributions. Il a fallu une équipe, une vraie pour que tout s’écroule. Oui, l’équipe nationale est soumise à la menace de tout perdre. Jamais l’agacement

«Pour un jour de synthèse, il faut des années d’analyse» (Fustel de Coulanges) Cette équipe du Cameroun aura ainsi confirmé à nouveau qu’elle reste la bête noire de l’équipe d’Algérie. Et les Algériens à leur tour ont montré encore une fois leur incapacité à venir à bout de cet ogre afri- cain. Si le Cameroun aujourd’hui n’est pas celui qu’on devrait craindre, il n’en demeure pas moins qu’il a réussi à montrer qu’il était le mieux organisé sur le terrain, qu’il prenait le temps nécessaire (très à l’aise) pour bien construire. Et il y a réussi sans dommages. L’équipe d’Algérie en revanche et tout l’en- cadrement qui préside à sa destinée n’ont pas encore saisi ni compris qu’une équipe, c’est tout d’abord une symétrie, un arrange- ment ordonné de ses éléments, une harmo- nie qui résulte d’un travail soigneusement entrepris. Et dans cette rencontre, a-t-on vu quelque chose qui y ressemble ? Rien, sinon une équipe camerounaise qui cherchait un résultat et qui a fini par l’ob- tenir, et avec prouesse ! Le football est intel- ligence, messieurs de la FAF. Et le mental y est pour beaucoup tant dans la défaite que dans la réussite. L’équipe algérienne n’a pas cru en ses possibilités, et on a senti qu’elle était incapable de quitter son piédes- tal et de changer le cours du match. La bataille est loin d’être gagnée messieurs de la Faf, à l’image de ces joueurs qui se

Par Abderrahmane Zerouati

n’a été aussi fort. La fédération par un esprit de sacrifice peut montrer comment on peut, si on le désire, faire avancer les choses. Les joueurs issus de notre championnat (les sélectionnés) peuvent être contents de se rendre utiles. Voici donc venu le temps de leur donner satisfaction, de leur permettre de se battre pour gagner leurs places. Les qualités peuvent faire la différence, elles peuvent aussi distinguer les uns des autres. Cette tendance à valoriser ce qui vient de loin doit cesser. Reconnaître la qualité qui nous entoure est fondamental. Notre football n’est pas si mauvais qu’on le croit. Le PAC de Hydra nous fait chaque week-end la démonstration. Le football qui y est pratiqué est de qualité. C’est le seul dont nous pou- vons nous en enorgueillir. Les entraîneurs soucieux du bon travail à fournir peuvent s’en inspirer pour aider à une amélioration. Cette équipe nationale n’est-elle pas tout compte fait le fruit de ce que nous lui avons enseigné, les mauvaises habitudes ? Maintenant, il s’agit de redresser la situation et croire à l’impossible. On peut parfois gagner des joutes que l’on considérait per- dues. C’est la qualité du joueur, le vrai. Mais pour ce faire, la fraternité doit s’exprimer sans limite dans cette équipe qui souffre de ses profondes divisions.

A. Z.

Photo : DR

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 16

d’Algérie Sports Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 1 6 FOOTBALL NIGERIA Rohr a besoin de

FOOTBALL

NIGERIA

Rohr a besoin de 11 points pour qualifier les Super Eagles

l Le conseiller technique de la sélection nationale du Nigeria Gernot Rohr a estimé que son équipe aura besoin de 11 points dans le «groupe de la mort» pour se qualifier pour la sixième fois à la phase finale de la Coupe du monde 2018 en Russie.

«Je pense que nous avons besoin de 11 points pour être le premier du groupe, mais toutes les équipes ont une bonne chan- ce de se qualifier (pour la Coupe du monde)», a déclaré Rohr lors d'une conférence de presse. Les Super Eagles ont remporté trois précieux points contre la Zambie (2-1) dimanche à Ndola en match de la première journée des quali- fications du Mondial 2018 avant d'accueillir l'Algérie le 12 novembre prochain à Uyo. «Nous

savons tous qu'il est très difficile de gagner un match dans les éli- minatoires surtout en déplace- ment. Mais nous l'avons fait», a-t-

il indiqué. Le technicien franco-allemand

a ajouté que malgré cette victoire,

les Super Eagles ont besoin de s'améliorer avant d'affronter l'Algérie lors de la seconde jour- née. «Nous avons beaucoup de travail à faire. Nous avons quelques pro- blèmes et nous devons être mieux dans certaines situations défensivement et offensivement. Nous n'avons pas tiré, mais nous avons obtenu les trois points de la victoire. Attendons le prochain match contre l'Algérie dans un mois à Uyo», a-t-il dit. L'ancien sélectionneur du Gabon et du Niger a estimé d'autre part que

son équipe avait baissé de ryth- me en seconde période à cause de la fatigue et de la chaleur. «Ce fut un bon match de football contre la Zambie, les deux équipes voulaient gagner. Lors de la première période, nous avons obtenu ce que nous espé- rions, nous avons bien joué et nous avons marqué deux buts. En seconde mi-temps, la Zambie était la meilleure équipe sur le terrain», a-t-il fait remarquer. «Nous étions un peu fatigués en seconde période en raison des efforts physiques déployés en première période. Les joueurs ont couru beaucoup, alors qu'il faisait très chaud dans un endroit où il n'est pas facile de jouer. Les Zambiens ont poussé, poussé et ils ont marqué et auraient pu éga- liser à 2-2, mais nous avons bien défendu parce que l'esprit d'équi- pe est très bon», a-t-il souligné.

d'équi- pe est très bon», a-t-il souligné. ZAMBIE Le Président zambien veut un sélectionneur national

ZAMBIE

Le Président zambien veut un sélectionneur national local

Le Président de la Zambie Edgar Lungu a demandé à la Fédération zambienne de football d'engager un sélectionneur natio- nal local pour diriger les Chipolopolos au lendemain de la défaite essuyée devant le Nigeria (1-2) pour le compte de la pre- mière journée des qualifications de la Coupe du monde 2018, a rapporté lundi la BBC. La Fédération zambienne de football (FAZ) a cherché à recru-

ter un entraîneur étranger pour diriger la sélection nationale. L'ancien sélectionneur de l'Afrique du Sud Gordon Igesund avait été pressenti pour prendre en main les Chipolopolos. Mais le Président zambien est contre l'engagement d'un technicien étranger : «Oubliez un entraîneur expatrié. Nous pouvons le faire avec un entraîneur local». D'autre part, Lungu a apporté son soutien à l'entraîneur par intérim des

Chipolopolos, Wedson Nyirenda, qui a été nommé en remplace- ment de George Lwandamina le mois dernier. Par ailleurs, en dépit de la défaite face au Nigeria, le Président zambien reste optimiste pour la suite des éliminatoires du Mondial 2018. «Nous pouvons le faire. D'autres équipes l'ont déjà fait avant nous. Maintenant, c'est à nous de le faire, et je suis sûr que nous allons le faire», a-t-il ajouté.

MESSAOUDI ABDELKADER (DÉFENSEUR DU RC RELIZANE) :

«Battre l'Entente de Sétif est notre but»

Le défenseur des Lions de la Mina du Rapid de Relizane revient sur la victoire acquise face aux Mobistes et nous parle du prochain match important qui les attend face aux Ententistes et promet de battre les Sétifiens le

COUPE D’ALGÉRIE

INTER-QUARTIERS

Finale le 27 octobre à Béchar

La finale de la Coupe d’Algérie inter-quartiers de foot- ball 2016 organisée sous le patronage du ministre de la Jeunesse et des Sports, en col- laboration avec l’association Ouled El-Houma, est dédiée à la mémoire du regretté Soukhane Abderrahmane ancien joueur de la glorieuse équipe du FLN des années 1958/1962. Cette finale est pré- vue le 27/10/20I6 dans la wilaya de Béchar. A cette occa- sion, M. Abderrahmane Bergui président de l’association Ouled El-Houma animera une confé- rence sur le sport de proximité et sur le phénomène de la vio- lence dans les stades.

week-end prochain.

Quel est votre commentaire sur le succès arraché face au Mouloudia de Béjaïa ? La victoire arrachée face à la formation du MOB n’a pas été facile pour nous dans la mesure où nous avons affronté une équi- pe coriace et nous nous sommes déplacés à Béjaïa pour réussir un bon résultat. Néanmoins, le but inscrit en début de partie nous a permis de bien gérer la suite du match puisqu’on s’est procuré

d’autres occasions de buts mais nous les avons mal exploitées. Dans quel état d'esprit se trouve le groupe après ce suc- cès ? Je pense que l'état d'esprit qui prévaut est bon, surtout après cette victoire qui nous permet de retrouver le moral. J'estime que tous les joueurs sont mis dans de bonnes conditions et ne comptent pas lâcher prise. On doit bien préparer le reste du parcours et gagner d'autres matchs. Vous allez affronter

RÉUNION DE LA CD/LFP

l’Entente de Sétif ce week-end, comment s’annonce pour vous cette rencontre ? Ce sera un match difficile car on va affronter une solide équipe sétifienne qui cherche des points pour se rassurer. En ce qui nous concerne, nous tâcherons de maintenir cette belle série en allant réussir le meilleur résultat possible ce week-end bien que nous soyons conscients que notre tâche ne sera pas facile. Propos recueillis par A. Rahmane

Un match de suspension pour Karouf

Le désormais ex-entraîneur du CRB Aïn Fekroun, Mourad Karouf a écopé d'un match de suspension ferme suite à son expulsion le week-end dernier, lors du match qui avait opposé son équipe à l'US Biskra pour le compte de la 5 e journée de Ligue 2 Mobilis (1-1), a annoncé la Ligue de football professionnel (LFP). Outre sa suspension pour un match ferme, l'ancien défen- seur et entraîneur de la JS Kabylie devra s'acquitter d'une

amende de 30 000 DA, au moment où l'un de ses assis- tants, l'entraîneur des gardiens Aomar Hamenad, «restera sus- pendu jusqu'à son audition» selon la LFP. L'entraîneur des gardiens du MO Béjaïa, Lyès Benhaha, connaît déjà sa sanc- tion, puisque la commission de discipline de la LFP a déjà rendu son verdict le concernant, en décidant un match de suspen- sion ferme à son encontre, ainsi qu'une amende de 30 000 DA.

L'ancien Nahdiste et Usmiste a été exclu lors du match en retard contre le CR Belouizdad, disputé samedi pour la mise à jour de la 4 e journée de Ligue 1 Mobilis et remporté finalement par le MOB (1-0). La commission de discipline de la LFP a prononcé d'autres sanctions à l'issue de sa dernière session, lundi, dont une grande partie contre les clubs, pour utili- sation de fumigènes de la part de leurs supporters.

LIGUE 2 MOBILIS

7 entraîneurs ont plié bagage après seulement 5 journées

La valse des entraîneurs, qui a fait plusieurs victimes en Ligue 1 algérien- ne de football, est en train de prendre des proportions alarmantes en ce début de saison, cette fois-ci en Ligue 2 où pas moins de sept entraîneurs en ont fait les frais au bout de cinq jour- nées seulement. La palme dans ce registre revient au GC Mascara qui s'est débarrassé de son deuxième entraîneur depuis l'intersaison, après avoir résilié le contrat de François Bracci, le technicien français qui avait succédé à Abderrahmane Mehdaoui, parti de la maison du nouveau promu avant même le début d'exercice. Cinq autres formations se sont également séparées de leurs entraîneurs au cours des premières journées du champion- nat, à savoir le RC Arbaâ, le MC El- Eulma, l'ASM Oran, le WA Boufarik et la JSM Skikda. Le CRB Aïn Fekroun a failli rallon- ger la liste cette semaine, avant que la direction du club ne revienne à de meilleurs sentiments et garde son coach Mourad Karouf. A propos de Karouf justement, il est, en compagnie de Mourad Rahmouni (MC Saïda), le seul entraîneur maintenu à la barre technique de son équipe pour la deuxième saison de rang. Les 14 autres pensionnaires du deuxième palier ont tous changé de respon- sables techniques.

HALTÉROPHILIE :

MONDIAUX-2016 JUNIORS EN MALAISIE

Farès Touairi, seul représentant de l'Algérie

Farès Touairi, seul représentant de l'Algérie L'haltérophile Farès Touairi (77 Kg) sera le seul

L'haltérophile Farès Touairi (77 Kg) sera le seul représentant algérien aux championnats du monde juniors (gar- çons et filles), organisés du 19 au 25 octobre à Penang en Malaisie. «L'objectif tracé par l'instance fédérale à travers cette participation est de figu- rer parmi les huit premières nations, malgré la difficulté de la mission», a indiqué le directeur des équipes natio- nales (DEN), Mohamed Bouabache. En parlant de la difficulté de la mission, le même responsable a évoqué «le niveau dont jouissent les athlètes pré- sents à cette compétition. Le niveau des juniors se rapproche de celui des seniors». Farès Touairi, frère de l'autre haltérophile Aymen, ralliera la Malaisie le 18 octobre, alors que son entrée en lice est prévue pour le 23 octobre. «Farès s'est contenté d'une prépara- tion à Chéraga (Alger) avant de partir à Barika (Batna) pour continuer son stage sous la conduite de son entraî- neur Yahiaoui Abdelmounaim. Sa pré- paration dure depuis 6 mois», a-t-il ajouté. Par ailleurs, les championnats d'Afrique cadets et juniors (garçons et filles), initialement programmés pour le mois de septembre à Alger, ont été finalement reportés.

PHOTOS : DR

Le Soir

d’Algérie

magfemme03@yahoo.fr

Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 17

Le magazine de la femme

Page animée par Hayet Ben

Le fromage

Le fromage De nombreuses études récentes suggèrent qu’une combinaison de produits laitiers normaux et écrémés,

De nombreuses études récentes suggèrent qu’une combinaison de produits laitiers normaux et écrémés, parmi lesquels le fromage, pouvait réduire votre tension, équilibrer votre glycémie, vous aider à garder la ligne et même prolonger votre vie. Et n’oubliez pas que, en diététique particulièrement, tout est une question d’équilibre : on paye toujours ses excès, mais aussi ses carences !

Tartelettes

aux o

ignons

rouges

Pâte brisée, 1,250 kg d’oignons rouges, 4 c. à s. d’huile d'olive, 350 g de crème fraîche épaisse, 10 cl de lait, 4 œufs, beurre, sel, poivre

épaisse, 10 cl de lait, 4 œufs, beurre, sel, poivre Pelez et émincez les oignons. Faites

Pelez et émincez les oignons. Faites chauffer l’huile dans une poêle et mettez les oignons à revenir en remuant jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Egouttez-les sur du papier absorbant. Préchauffez le four th.7 (210°C). Beurrez 6 petits moules à tarte individuels. Etalez la pâte sur un plan de travail fariné. Piquez-la avec une fourchette et découpez 6 ronds à la mesure des moules. Garnissez-les de pâte, côté piqué en dessous. Dans une jatte, fouettez les œufs entiers avec la crème et le lait. Salez et poivrez. Ajoutez les oignons. Répartissez la préparation dans les fonds de tarte. Enfournez et faites cuire 20 min. Sortez les tartelettes du four, laissez refroidir 3 à 4 min et démoulez.

Vrai/faux

sur les régimes

Quand on fait son ménage, on «brûle» autant de calories qu’en faisant du vélo? Vrai Selon l'ardeur que l'on y met, le ménage comme le vélo représente une dépense comprise entre 150 et 250 calories par heure (et même davantage encore lorsqu'on fait le grand nettoyage !)

L’ananas fait fondre les graisses ? Faux

Aucun aliment n'a cette

propriété

En revanche, de même que le kiwi, l'ananas renferme une enzyme protéolytique capable de «prédigérer» les protéines.

Dommage !

Quand on fait un régime minceur, il faut supprimer le sel ? Faux Cela ne sert à rien, sinon à éliminer un peu d'eau au début : on la reprendra (heureusement) dès qu'on salera à nouveau normalement. On a l'impression de perdre du poids plus vite, mais c'est une illusion : les graisses de réserve sont toujours là! Et supprimer le sel

graisses de réserve sont toujours là! Et supprimer le sel rend le régime moins facile à

rend le régime moins facile à suivre.

Il est plus difficile de perdre du poids quand on a déjà fait de nombreux régimes ? Vrai C'est particulièrement difficile quand se sont

succédé des phases

de pertes de poids et de reprise de poids (phénomène «yo-yo»). On observe alors une «résistance» de l'organisme au régime, ce qui rend l'amaigrissement beaucoup plus difficile.

Les pommes de terre

On les consomme trop souvent sous forme de frites et accompagnées de viandes en sauce ou de hamburgers bien gras. Mais au naturel, ou simplement rôties avec un peu d’ail et d’huile d’olive, les pommes de terre sont bien plus diététiques qu’on le croit. Elles sont pleines de vitamine C et B6, et leur peau est riche en fibres.

L a banane est un remède

naturel contre

la peau sèc

et les c

heveux frag

iles

he

naturel contre la peau sèc et les c heveux frag iles he En plus de ses

En plus de ses vertus incroyables pour la santé, la banane s’utilise aussi dans le cadre esthétique, c’est un hydratant naturel efficace pour la peau et les cheveux… La banane est vraiment un remède naturel contre beaucoup de maladies et ses vertus pour la santé ne sont plus à prouver. Lorsque vous la comparez à une pomme, elle contient 4 fois plus de protéines, 2 fois la quantité d'hydrate de carbone, 3 fois plus de phosphore, 5 fois plus de vitamine A et fer, et 2 fois des autres vitamines et minéraux. Elle est également riche en potassium et est l'un des aliments les plus nutritifs.

Alors, il est peut-être temps de changer la célèbre phrase par ce qui suit : une banane par jour éloigne le médecin pour toujours.

I- Masque pour les cheveux fragiles Pour renforcer vos cheveux fragiles essayez un masque à base de banane en écrasant une et en la frottant sur vos cheveux encore mouillés. Laisser le masque agir pendant une demi-heure avant de rincer. II- Masque pour la peau sèche

- Écrasez une banane.

- Mélangez avec 3 cuillères de miel jusqu'à l’obtention d’un mélange homogène.

Dél l Dé i ice ce no no i ir r au au x x
Dél l
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no
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au au x x
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s t tac
ac
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es
200 g de biscuits au chocolat, 80 g de
beurre, 400 g de chocolat noir, 15 cl de
crème fraîche, 125 g de pistaches
décortiquées non salées
Mettez les biscuits et le beurre dans le
bol d’un robot et mixez à grande vitesse
quelques secondes. Tapissez un plat
rectangulaire de film étirable et étalez la
préparation dedans en appuyant du bout
des doigts. Concassez grossièrement les
pistaches. Cassez le chocolat en petits
morceaux et mettez-les dans une jatte.
Faites bouillir la crème fraîche et versez-
la sur le chocolat en remuant au fouet
jusqu’à l’obtention d’une crème lisse.
Ajoutez les 3/4 des pistaches et
mélangez encore. Versez la préparation
dans le plat et saupoudrez avec le reste
de pistaches, puis mettez au frais 2h.
Sortez le gâteau du moule avant de le
découper en tranches.

ASTUCE

Comment nettoyer une plaque en vitrocéramique

ASTUCE Comment nettoyer une plaque en vitrocéramique Le nettoyage d’une plaque en vitrocéramique n’est pas toujours

Le nettoyage d’une plaque en vitrocéramique n’est pas toujours évident. C’est une surface fragile qu’il faut protéger des rayures. Découvrez ces 5 astuces de grand-mère pour faire briller et nettoyer une plaque en vitrocéramique sans l’abimer.

Le savon noir Mettez une bonne noisette de savon noir mou sur une éponge humidifiée. Frottez, rincez et essuyez. Le bicarbonate de soude Humidifiez une éponge douce et versez-y 2 c. à café de bicarbonate de soude. Nettoyez la plaque, rincez et séchez avec un chiffon en microfibres.

Le vinaigre blanc Vaporisez du vinaigre blanc sur la plaque de cuisson. Passez un coup d’éponge, la saleté devrait s’enlever. Si ce n’est pas le cas, ajoutez quelques gouttes de liquide vaisselle et frottez à nouveau. Lustrez avec un chiffon doux.

Les conseils de grand-mère Pour enlever les taches incrustées, aidez- vous d’un grattoir spécial vitrocéramique ou d’une spatule en bois. N’utilisez pas d’éponge abrasive car vous risquerez de rayer la plaque.

Le Soir

d’Algérie

Détente

Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 18

d’Algérie Détente Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 18 M OTS F LÉCHÉS Par Tayeb Bouamar

M OTS

F LÉCHÉS

Par Tayeb Bouamar

Son nom ---------------- Son pays Son prénom Tourna Espion Filet d’eau ---------------- Phoque
Son nom
----------------
Son pays
Son prénom
Tourna
Espion
Filet d’eau
----------------
Phoque
----------------
----------------
----------------
Discours
Primate
Dinar
Sodium
----------------
----------------
Terre
----------------
----------------
Univers
Dans peine la
Echéances
Résidai
Mesure
Rappel
Oiseau
----------------
----------------
----------------
Néon
Stations
Mer
----------------
----------------
----------------
Erosion
Tournoi
Brosse
Basse
Conspues
Fin
Iridium
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de soirée
----------------
Mer
Lutécium
----------------
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Radium
(inv)
Gaver
Pour deux
Emarge
----------------
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----------------
Banque
Egoutte
Dessert
----------------
----------------
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Ravi
chant
Traîne
Rigolera
----------------
----------------
Sa mort
Bagnard
Couture
Néon
Bourré
Alternative
Six à Rome
----------------
----------------
----------------
----------------
Allure
Semence
Têtues
Refuge
Dans le
Etablisse-
gosier
ment
Sa passion
----------------
----------------
Ile
Mise
Cérium
Limite
Egards
----------------
----------------
----------------
Halte
Rappel
----------------
----------------
Préfixe
Culture
Vain
Piège
Voyelle double
----------------
----------------
Mollusque
Valise
----------------
----------------
Thallium
Dévêtus
Ornée
Américium
Maligne
----------------
----------------
Singe (inv)
----------------
----------------
Osmium
Doté
Halée
Son école
----------------
Huile

ENUMÉRATION

Ces colonnes abritent les noms de sept clubs européens sacrés champion en 2016. Une lettre

Ces colonnes abritent les noms de sept clubs européens sacrés champion en 2016. Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois. Définition du mot restant = «Club écossais»

F

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G

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S

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1- FC BRUGES 2- FC BARCELONE 3- BENFICA DE LISBONNE 4- JUVENTUS DE TURIN

5- LEICESTER CITY

6- BAYERN DE MUNICH

7- PSG

GLASGOWDECELTIC=RESTANTMOT

L ETTRES

D E : L’E xistentialisme

1

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6

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12

S A R T R E
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6 7 8 9 10 11 12 S A R T R E 1- ROMANCIER 2-

1- ROMANCIER

2- POÈTE

3- AUTEUR DRA-

MATIQUE

4- ROMAN

5- AUTEURE

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ŒUVRE

DE

BORIS VIAN

DRA- MATIQUE 4- ROMAN 5- AUTEURE 6- ŒUVRE DE BORIS VIAN S S OLUTIONS OLUTIONS …S

SSOLUTIONSOLUTIONS …S…SOLUTIONSOLUTIONS …S…SOLUTIONSOLUTIONS

MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS

V-DOS-ER-PAIN-TM

GRE-MARIS-BI-D-T

GÉANTSGÉANTS

EPOUSER-PERDIT-E

BC-BARIL-RENIERA

NARRAS-VIRAIT-C-

-IDOLES-VITAL-OT

IMMACULEÉ-SIGNES

TREMIES-EMIR-SOT

NOIR-NOTRES-LESA

IT-I-PEGRES-MINI

CEUX-S-SEVIR-PU-

CIL-C-IVRE-CU-SL

OIE-M-VERT-RI-SG

A-EAU-MUTES-PRET

ES-CAAR-E-AR-LOV

NE-TETINE-SOLE-Z

POLITBURO-ESSORE

S-IRIS-PREMUNIRA

S-SALIRA-BALE-LI

SOMALIE-AR--ET-T

-MINER-STAGE-SIR

AVI-LE-PIMENT-CR

PORTSAY-BRASSENT

LETTRESLETTRES DEDE

NATTE-RETIRE-SOI

ANTALYAANTALYA

TIEN-FER-YE-GM-C

MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS

ERE-GI-CIE-TRACE

SE-PALEUR-TEE-AS

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-SERGENT-RONDES-

YUAN-SENILE-AER-

OTTOMAN-------

C-NI-RA-RAIDIS-D

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ORNERA-DECLIN-CA

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NIERA-PELLES-BAD

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TOME-SALIES-T-RA

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RNI-RENIER-REUNI

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-----BYZANTINE

AS-FOLIES-PARTES

KINE-G-----DANSE

---SATALIA----

Le Soir

d’Algérie

Détente

Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 19

d’Algérie Détente Mercredi 12 octobre 2016 - PAGE 19 M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS Par

M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS

Par Tayeb Bouamar

Architecte français ---------------- Capitale Langue Tantale Tenta ---------------- ----------------
Architecte
français
----------------
Capitale
Langue
Tantale
Tenta
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Tableau
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Sous-pré- fectures
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Nation
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Institut
----------------
internationale Organisation
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internationale Organisation
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Aluminium
Possessif
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----------------
Banque
Préposition
Liaison
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Allai
Instrument
Piège (ph)
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----------------
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Erigées
Coiffures
Halte
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Dégonflée
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Défauts
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Libérée
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Assemblée
Dinar
Situé
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Rassembler
Impôt
Saint
Osmium
Artère
Revoit
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Diplôme
----------------
Boxeur
----------------
Sevrés
Préposition
algérien
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Boule
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----------------
Cuivre
Sous-sols
Pertes
Possessif
Récoltes
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Sans le sou
Arbres
Mesures
Décombres
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----------------
Raisons
----------------
Livreurs
Scandium
Instrument
Gouttelettes
Cérium
----------------
Tester
----------------
Filée
Mesure
Forcer
Diabolique
----------------
----------------
Joyaux
Crier
Moisi
Possessif
Issus
----------------
----------------
----------------
Consonne
Conviendra
Haltes
double
Choisis
Souvenir
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Espèces
Blague
Eclats
Pareil
Ville russe
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Sentinelles
----------------
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----------------
Close
Représentant
Insectes
Mâchoires
Institut
Germanium
----------------
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Note
----------------
----------------
Impies
Epaulé (ph)
Gonflement
Soigner
Béryllium
----------------
----------------
Espèce
Caché
animale
Trou du nez
Adulé
----------------
Bloquées
----------------
Parentes
Plaisanterie
Pousses
Poissons
----------------
----------------
Réalités
Diplôme
abstraites
Possédé
Fin de
----------------
soirées
----------------
Pronom
----------------
----------------
(dés)
Plante
soirées Fin de
Mouton
Préposition
Balancer
Utilisons
----------------
----------------
Ustensile
----------------
Note
Document
Bienfaiteur
Titre
----------------
----------------
internationale Organisation
Désemplit
----------------
Tricot
Voyelle
Bas
Misa
double
----------------
----------------
----------------
Monnaie
Molybdène
Nouveau
Conjonction
Situé
Note
Ecole
Paroi
----------------
----------------
----------------
----------------
----------------
Titane
----------------
Arsenic
Meitnerium
Liaison
Nazis
Diplôme
Complotait
Type (ph)
----------------
Terrain
----------------
Atténué
Flatteur
Cas
----------------
Douce
PANORAMAPANORAMA
PANORAMAPANORAMA

TENDANCES

EN VEUX-TU, EN VOILÀ !

L a rentrée scolaire n’a pas encore fini de dire «bismi‘Llah» que nos chers

enfants ont battu le pavé. Les chaises n’ont pas encore été chauffées que les citoyens de demain se sont défoulés dans les rues de Tizi. Ce jour-là, des collé- giens m’ont arrêté, je me trouvais dans mon tacot, juste face à leur lycée, et m’ont presque obligé à klaxonner pour que je puisse pas- ser. J’ai tenté de comprendre. J’ai interpellé deux jeunots, à l’allure décontractée, pour connaître les

raisons de cette grève. «On nous

a touché aux vacances…» On,

c’est qui ? dis-je en souriant. «Le ministère… Allez, passez, mainte- nant…» Je n’ai pas demandé mon

reste. J’ai continué mon chemin,

l’air de rien. C’est quoi ça, encore

? Les vacances scolaires ont été

raccourcies ! Je n’ai rien vu d’offi- ciel. Il n’y a pas eu de communi-

qué. Encore moins de communi- qué infirmant la rumeur. Ah, ne

serait-elle pas une rumeur qui a la forme vulgaire d’une manipulation

? Tout est possible en ce pays des

miracles. Mais qui a intérêt à faire bouger cette masse juvénile, fragi- le, influençable et malléable à sou- hait ? Silence radio de la part du ministère de l’Education. Hier encore, ces jeunes ont failli dépasser la ligne rouge de l’émeu- te. S’il est vrai qu’il y a démission des parents dans cette affaire-là, il n’en demeure pas moins que là- haut, on n’a pas traité avec rigueur cette escarmouche. L’habitude est une seconde nature chez nous ; on laisse pourrir les choses, on intervient après dans la précipitation et l’affolement. Personnellement, je ne crois pas à une réaction spontanée de ces collégiens et lycéens ; il y a bien quelque part un boutefeu qui allu-

me l’incendie. Il faut le trouver, ce pyromane. Et que justice passe ! Que l’on se rappelle du «chahut de gamins» d’Octobre 88 ! Aurons-nous le fin mot de l’histoi- re, après enquête, je ne le pense pas ; je reste sceptique et convaincu qu’on passera l’épon- ge, tant que la paix sociale n’est pas en danger. Justement, l’équi- libre social est tellement fragile qu’une flammèche peut mettre le feu à la maison Algérie. Je ne suis pas le seul à penser ainsi, malheu- reusement. Le feu couve, il suffit d’une petite brise pour que l’irré- parable se produise. En veux-tu, en voilà ! C’est l’ex- pression qui m’est venue à l’es- prit, en lisant certains commen- taires sur les conférences de presse des patrons du FLN et du RND. Les conférences de presse ont un goût d’amertume dans notre pays ; elles sont la voie pri- vilégiée pour tomber à bras rac- courcis sur l’adversaire du moment. Remarquez que je n’utili- se pas l’expression d’ennemi dans ce cas d’espèce ; pourtant, il y a de quoi. Pour Saâdani, ses adversaires du moment sont der- rière tous les problèmes de l’Algérie ; le M’zab, ce sont eux ! La dégringolade des prix du pétro- le, ce sont eux ! La mainmise (!) de la France, ce sont eux ! Tiguentourine, ce sont eux ! Le FLN au musée, ce sont eux ! Il y a une telle gravité dans ces propos que l’Algérie officielle aurait dû réagir. Et officiellement ! Il n’y a pas eu le moindre frémissement. Ni d’El-Mouradia, ni d’El-Biar. Où va-t-on comme ça ? Ailleurs, cette histoire aurait fini dans le bureau d’un juge. Pas en Algérie ! Le patron du RND, Ouyahia, a mis sa casquette partisane et a tenté de répondre, en prenant la défense

des mis en cause par son alter ego. Ce n’est pas suffisant ! Demain est un autre jour, on oubliera. On passera l’éponge. Jusqu’à la prochaine conférence de presse qui prouvera que notre pays est répulsif pour ses citoyens. Pour preuve, nos gardes-côtes ont mis la main sur des harragas. Des jeunes, certai- nement. En compagnie de mineurs. Nos gardes-côtes font leur job, c’est normal. Personne ne cherche à comprendre pour- quoi nous voulons tous embar- quer vers cet ailleurs mirifique. Je dis «tous», parce que nous vou- lons tous abandonner le navire Algérie. Ceux qui ont les moyens sont déjà là-bas, qui à Neuilly, qui dans une banlieue parisienne. Et Saâdani vient dicter, par conféren- ce interposée, ses velléités patrio- tiques. Il n’est pas le seul, malheu- reusement. Au fait, ils sont combien à crécher là-bas ? A avoir un pied là et là-bas ? Alors, «le peuple opère en marge», comme le dit si bien le poète. Puis ce peuple ne croit plus en rien. Encore moins la frange de sa jeu- nesse. L’esprit est ailleurs. Si le visa est refusé, on l’achète. Sinon, on tente la traversée dans une embarcation de fortune. Ça passe ou ça casse ! L’ailleurs est ten- tant ! Alors que les uns et les autres déversent leur fiel sur tout ce qui bouge, qu’on manipule les collégiens, qu’on traficote par-ci par-là, qu’on institue la corruption comme sport national, l’ailleurs reste finalement le rêve à réaliser. Sport, tu as dit sport ? J’ai vu des mines déconfites après le nul de notre équipe nationale. Je ne vois pas pourquoi. Notre équipe n’a pas su trouver les filets came- rounais, où est le problème ? C’est simple, il y avait une équipe

est le problème ? C’est simple, il y avait une équipe Youcef Merahi merahi.youcef@gmail.com en face,

Youcef Merahi merahi.youcef@gmail.com

en face, non ? Alors que le meilleur gagne ! Notre équipe n’a pas été à la hauteur, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Si notre équipe a foutu une raclée à l’autre équipe, ça n’arrêtera pas les conférences de presse où le venin se déverse à tire-larigot. Si notre équipe nationale rate le prochain mondial, le lac ne brûlera pas. Encore moins la Méditerranée ! Nos jeunes tenteront toujours la harba. Et je continuerai toujours à penser que la bricole est une insti- tution nationale. L’Algérie va mal ; et ce n’est pas de l’alarmisme que de le crier sur tous les toits. Je dis mon pessimisme à qui veut l’en- tendre. Je voudrais dire au poète de Toulouse que j’ai dépassé le stade du «peptimisme». Je ne suis plus entre deux rives, je suis en marge. Un peu comme ce peuple qui se tait le long du quotidien. Y. M.

Le Soir sur Internet :

http:www.lesoirdalgerie.com E-mail : info@lesoirdalgerie.com

POUSSEAVECEUX! L’urgenceest àladécontamination! ParPar HakimHakim LaâlamLaâlam Cette fois-ci, Saâdani
POUSSEAVECEUX!
L’urgenceest àladécontamination!
ParPar HakimHakim LaâlamLaâlam
Cette fois-ci, Saâdani
l’outrance selon …
est allé
trop
loin
dans
discutera
de qui,
de quoi et
de pourquoi. On
pourra procéder à
la dissection
du cadavre,
à
hlaalam@gmail.com
son autopsie
pour
déterminer
qui
a allumé
la
@hakimlaalam
… Donald Trump !
puce.
Mais pas
avant
de
nous interroger sur
nous-mêmes.
Cette nation
qui permet ça
! Cet
Belayat est
gentil.
Dans un
entretien
à mon
Etat-passoire qui laisse filer entre ses mailles ce
canard,
il affirme
:
«Saâdani
n’a pas
agi seul.»
M’enfin !
On
s’en fout
un chouia
de
savoir si
genre d’impuretés. Ce «bug politique et de civili-
té majeur». Parce qu’au fond, le Drebki reviendra
Ammar a
agi
seul ou
pour
le compte de
la
loge
à ses
bases …
Naftal ou
autres. Lui
m’importe
P2 Troisième District Nord !
Ce qui importe pour
peu en tant que bras armé de l’incongruité à pro-
l’Algérie, pour sa survie,
pour sa santé mentale,
pagation rapide.
Par contre,
il m’importe au
plus
c’est de savoir comment un gars comme Saâdani
a pu agir. Agir, bark ! Sans même avoir besoin de
haut point de fermer l’usine qui
l’a produit,
lui et
ses clones. D’en sceller les accès et d’entamer la
savoir qui le fait agir, qui lui dit d’agir et de débi-
ter ces monstruosités. Un pays où un «personna-
ge» pareil peut juste agir est un pays en dysfonc-
décontamination du
site nocif.
Voilà
l’urgence.
Pour
le
reste, et
pour
peu que le
processus
de
décontamination
soit
mené «scientifiquement»,
tionnement grave. Y’a
un truc qui ne
tourne
les
agitateurs
de Ammar,
les allumeurs de
la
franchement
pas rond
chez nous
du simple fait
«Fusée Vulgaire» seront
bien obligés
de quitter
que
ce gus
puisse
agir
aussi librement, aussi
les trous à rats et les caches où ils se terrent dès
publiquement.
Ensuite, lorsqu’on
aura enfin
les premiers gaz injectés.
Et là…
je fume du thé
cerné
où se
situe
le dysfonctionnement grave,
et je reste éveillé, le cauchemar continue.
lorsqu’on
aura localisé la
panne,
maâlich
! On
H. L