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La philosophie politique de Hobbes

Introduction : la signification et les enjeux de la
philosophie politique de Hobbes

Anglais, 1588-1679, témoin de la première guerre civile
anglaise (Cromwell tue Charles Ier

1. L’interprétation et la critique de la métaphysique de
Hobbes

Pensée matérialiste (valable pour les pensées, les sentiments,
l’âme, Dieu) et déterministe (pas de liberté).

2. L’anthropologie, la morale et le droit

Est associé à Machiavel : on l’accuse d’avoir une vision négative
de l’homme qui serait opposé à l’autre naturellement, cherchant
son intérêt, alors qu’un l’homme est profondément social et non
naturel.

Vu comme le fondateur de l’utilitarisme (l’intérêt est la valeur
suprême) ce qui le relie directement à l’économie : il décrit les
traits constitutifs de la société de marché.

Vu aussi comme fondateur du relativisme moderne : il n’y a pas
de morale à l’état de nature. C’est aussi un positivisme
juridique.

3. La doctrine politique
Interprétations et analyses de Hobbes :


Contre Hobbes. Rousseau accuse ce système de mener
nécessairement à une tyrannie. Neumann montrera comment de
Hobbes on arrive à la politique du nazisme.
Carl Schmitt défend le despotisme éclairé de Hobbes : il est
nécessaire d’absolutiser le pouvoir pour dépasser l’anarchie. C’est
ce qui importe à Hobbes.
D’un point de vue marxiste (Tronti) c’est la transition entre
l’économie féodale et l’économie semi-capitaliste.
Hobbes ne défend pas un Etat despotique mais un Etat qui défend la
classe bourgeoise (souveraineté populaire, droit de résister du

Le conatus et les passions primitives      Tout part du désir d’autoconservation qui mène à la cupidité naturelle et à la crainte de la mort. 4. La méthode scientifique de Hobbes    A la suite des mathématiques et la mécanique. Viennent ensuite les mouvements seconds : le mouvement animal (alimentation et préservation des obstacles). (2) être conforme aux règles infaillibles de la raison. Il y a un modèle mécanique de la biologie dans lequel le vivant possède un mouvement éternel. suprema lex esto » : la finalité du pouvoir de l’Etat est de protéger l’intérêt général. La mort est donc extérieure. principes universels ultimes). Citation : « salus populi. b. Les racines puissance anthropologiques de la volonté de a. Il y a une certaine idée d’un mouvement perpétuel inspiré par le flux sanguin (métaphoriquement). l’Etat de n’immisce pas dans la sphère privée). utilitarisme). Trois conséquences générales de l’anthropologie de Hobbes :    C’est un égoïsme indépassable : « Par nature nous ne cherchons donc pas des associés. Les choses n’ont pas de valeur propre (cf. Les conditions d’apparition de la volonté de puissance . le monde est perçu par les sensations qui sont reprises par l’imagination pour une représentation intérieure qui juge avant de passer au mouvement animal par l’étape du mouvement intérieur ou volontaire. Pour cela deux temps : (1) analytique (remonter aux causes. liberté individuelle de la conservation. (2) synthétique (trouver les effets) I. Anthropologie et théorie de l’état de nature 1. Pour cela il faut : (1) représenter les intérêts des hommes. Le bonheur est une succession ininterrompue de désirs et de plaisirs. mais le bénéfice que l’on en tire » (inverse de Kant).peuple. C’est ce qui évitera le conflit et fera de la politique une science. plaisir et douleur qui sont les passions primitives). Dans ce cas. Hobbes appelle alors désir le commencement intérieur de mouvement volontaire qui nous approche et aversion celui qui nous éloigne (de là viennent amour et haine. Hobbes cherche à construire une philosophie solidement démontrée.

la beauté. je m’acquiers d’autres serviteurs). « De sa nature. Donc le but est d’acquérir ce pouvoir en partant de nos pouvoirs naturels et en passant par des pouvoirs instrumentaux. Chaque nouveau pouvoir protège le précédent. C’est une prophétie auto-réalisatrice (ma réputation m’attire des serviteurs et donc j’ai un pouvoir de fait). Le contenu de la « volonté de puissance »       « Le pouvoir d’un homme consiste dans ses moyens présents d’obtenir quelque bien apparent futur ». . l’art et l’éloquence ». Le pouvoir se manifeste par sa capacité à nous faire franchir des obstacles. la prudence. je demande protection à un plus puissant). cf. comment autrui réagit il à notre puissance ? Problème de la réputation : elle est fragile (déjà dit par Machiavel).Théo. le pouvoir est semblable à la renommée il s’accroît à mesure qu’il avance. Deux sortes de pouvoirs : (1) les pouvoirs naturels (prééminence des facultés du corps ou de l’esprit). « Le pouvoir naturel est constitué par la prééminence des facultés du corps et de l’esprit. (2) les pouvoirs instrumentaux (cquis par les pouvoirs naturels et qui nous permettent d’aller beaucoup plus loin. alliance (je suis de force égale). commandement (je suis le plus fort. ci-dessous). c’est ici !!! Comment nos désirs et nos plaisirs s’enchaînent-ils ? Pourquoi voulons-nous être sûrs de toujours les satisfaire ? Comment en venons-nous à concevoir un futur aussi lointain ? 2. » Le plus grand pouvoir est celui d’agir sur les autres hommes. en multipliant nos pouvoirs Quelle est la logique instrumentaux ? d’enchaînement des pouvoirs naturels et 1ère étape : logique du passage des pouvoirs naturels aux pouvoirs instrumentaux    Pouvoir important : « La réputation de posséder un pouvoir est un pouvoir ». 2ème étape : maintenant qu’elle est acquise. Le terme prééminence indique l’aspect relatif et comparatif du pouvoir. la réputation permet de grandir. telles que la force. Trois façons d’accroître son pouvoir : soumission (je suis plus faible.

Cette quête du toujours plus peut être aidée par la réputation.Définition : représentation de la valeur qu’autrui accorde à notre pouvoir. par ex. en se conduisant avec assurance…) Hobbes fait une synthèse entre logique de marché et logique féodale en donnant un prix aux valeurs féodales. Le but est donc d’accumuler du pouvoir de façon comparative : « la vie humaine peut être comparée à une course […] Mais nous devons supposer que dans cette course on n’a d’autre but et d’autre récompense que de devancer ses concurrents. d’où un cercle vicieux. Notre réputation diminuera alors. Encore une fois tout est relatif : j’ai de la gloire si je suis plus fort. Cependant. à un bas prix. ». Cela nous rend joyeux et confiants. Estimer un homme à haut prix. les passions dérivées : nous aimons ceux qui nous dispensent les signes honorifiques qui accompagnent notre pouvoir et inversement.  « Un homme peut bien (et c’est le cas de la plupart) s’attribuer la plus haute valeur possible. nos amis et serviteurs vont se tourner vers nos concurrents.  « Manifester la valeur que nous nous donnons les uns aux autres. c’est l’honorer. c’est ce qu’on appelle communément honorer autrui ou attenter à son honneur. Comment les obtenir ? Signes directs de puissance (se rendre visible. Résumé : Le but de l’homme est d’avoir toujours plus de pouvoir. 3ème étape : pourquoi est-il important d’obtenir des marques d’honorabilité de la part de ceux qui veulent acheter notre ou nos pouvoirs ?    Cela permet à l’autre de supposer nos pouvoirs. en acquérant beaucoup de serviteurs). c’est attenter à son honneur ». tellement absorbés par la contemplation de leur pouvoir qu’ils en oublient la conservation. . une trop grande agressivité pourrait mettre en péril notre conservation. La force est parfois nécessaire pour arracher du pouvoir à nos concurrents : cependant. Il faut donc user de la force de manière rationnelle. du ressentiment si je suis moins fort. Les conséquences du pouvoir :    Après les passions primitives. si la croissance de notre pouvoir est plus faible que celle de nos concurrents. et nous donne de l’ambition. sa vraie valeur cependant n’excède pas l’estime que les autres en font ». signes indirects de puissance (faire croire que nous possédons un pouvoir en se ventant. Problème qui va se poser par la suite : certains deviennent irrationnels.

L’égalité naturelle des hommes mène à la lutte de chacun contre chacun (inégalité insuffisante pour s’imposer). ils recherchent la stabilité.Kant). (2) Je comprends que les hommes sont le meilleur pouvoir instrumental. plus que mes concurrents. Guerre préventive. Je me bats pour vaincre mon adversaire. intellectuelles et corporelles (n’induit pas forcément d’avantage de survie sur les plus forts ) et intellectuelles (tout le monde a la capacité du calcul vital). (3) Nous cherchons l’estime des autres.3. Dans les sociétés politiques historiques. Si c’est le cas de quelques-uns. Trois aspects :    Si pouvoir souverain. Mais c’est sans fin (je suis à la merci du prochain agresseur). pas de technique. Donc aucun avantage tranché nulle part. Seule issue : faire valoir la crainte de la mort (temps de guerre dangereux) et l’argumentation raisonnable. Je cherche alors à faire alliance. Problème : ceux qui perdent conscience de leur faillibilité. guerre civile comme chez Hobbes. donc conflit. La logique de la guerre dans l’état de nature Hobbes distingue trois moments dans la production de ce conflit dans l’état de nature :       (1) Je veux tout posséder. ne cherchent plus la conservation et font la guerre tout le temps. Conséquences : pas de développement de l’industrie au sens de production durable. tous les coups sont permis. pas d’association stable. pas de science. Les conséquences de la volonté de puissance Les hommes ne peuvent se passer les uns des autres car ils ont besoin des autres dans cette course incessante pour le pouvoir (« l’insociable sociabilité des hommes » . C’est une transition à étudier. La question de l’égalité des hommes dans l’état de nature  Etat de nature inégal mais pas suffisamment. Dans l’état de nature. lutte acharnée mais respect des lois. . Or l’autre possède des choses qu’il me soustrait donc. ce la force tout le monde à faire la guerre en permanence. Hobbes compare les capacités corporelles (tous les hommes peuvent se détruire mutuellement).

en conséquence. de faire tout ce qu’il considérera selon son jugement et sa raison propre. moi en haut). Le droit de la guerre et de la paix : il existe chez les hommes une inclination à vivre ensemble.II/Les fondements du droit et la théorie de l’obligation 1. liberté et pouvoir Définition du droit naturel : « le droit de nature que les auteurs appellent généralement jus naturale est la liberté qu’a chacun d’user comme il le veut de son pouvoir propre. pesée du pour et du contre lors d’un choix :   Déterministe (déjà vu). et. La loi naturelle est . Avoir le droit de faire X signifie simplement avoir la liberté présente de faire X. La liberté d’user de son pouvoir propre selon sa propre volonté et son propre jugement Délibération. (2) bonne configuration.e. Le droit naturel est une liberté de chacun   La liberté est « l’absence d’opposition [i. d’] obstacles extérieurs au mouvement ». autrement dit. de sa propre vie. La définition de la loi naturelle La loi naturelle comme théorème de la raison  Grotius. comme le moyen de cette fin ». Droit naturel. Inversement nous pouvons la juger bonne mais ne pas la pouvoir. Il en arrive ainsi à une définition corporelle du droit naturel. Avoir le droit de faire X c’est (1) pas d’obstacles. 2. Le droit se confond avec le fait. pour la préservation de sa propre nature. Cependant la délibération fait partie du processus déterministe et nous pensons être libres à cause de notre ignorance de ce déterminisme causal (ignorance qui nous force à la délibération). Vouloir est un acte et pas une faculté (Aristote) La préservation de sa propre vie    Ce qui contraint ma liberté ce sont les obstacles (murs de prison) et les situations (rochers en bas d’une falaise. Nous pouvons être physiquement libres (pas d’obstacles) mais la configuration nous empêche d’être libres d’envisager cette action parce que nous la jugeons néfaste. Nominaliste. Il faut aussi le pouvoir : avoir le droit de faire X c’est avoir la liberté de le réaliser en l’absence d’obstacles physiques qui nous empêcheraient d’utiliser nos pouvoirs lorsque nous les possédons. Le droit est la liberté de jugement et de volonté.

« naturel » veut dire que tous peuvent arriver à cela par pure déduction rationnelle. pas d’inclination des hommes à la vie en société.  simplement pour Gortius la transformation par la raison de cette inclination en une obligation rationnelle de tout faire pour la préserver. . Comment savoir si l’autre est disposé à faire la paix ? En effet l’obligation n’existe qu’au for interne. Il faut donc récapituler cela d’une façon qui prenne en compte notre attitude à l’égard d’autrui. Pour Hobbes. aussi longtemps qu’il a un espoir de l’obtenir et quand il ne peut pas l’obtenir […] il lui est loisible de rechercher et d’utiliser tous les secours et tous les avantages de la guerre ». La loi naturelle comme commandement Deux moyens de montrer l’accord entre la loi naturelle et la loi divine :  Dieu est l’auteur de la nature de l’homme. Première loi naturelle : « tout homme doit s’efforcer à la paix. Or vivre ensemble. Comment arriver à la paix ?  Il va falloir supprimer notre droit (=liberté) sur toute chose puisque c’est ce qui pose problème. la loi naturelle est ce qui nous oblige à faire ce qui assure notre conservation : il s’agit d’une « prescription de la raison ». Selon lui. Problème : si l’autre n’est pas prêt à faire la paix.  Il n’y a pas besoin d’être chrétien pour croire aux préceptes religieux : la raison suffit. La loi naturelle est donc l’obligation de respecter les droits d’autrui. au contraire. C’est donc lui qui a placé dans l’homme les inclinations à la conservation de soi qui débouchent sur la loi naturelle. Loi et droits naturels dans l’état de nature     Problème : en groupe nos libertés empiètent les unes sur les autres. 3. on trouve des similitudes. c’est respecter les droits naturels d’autrui. Tout est centré sur la recherche de la paix : la guerre est nécessairement le moins bon moyen de nous conserver s’il y a une alternative. le meilleur moyen de conservation est de lui faire la guerre (paix absurde).  En comparant le contenu de la loi divine révélé dans les écritures et celui de la loi naturelle construite par la raison.

La définition de la notion de transfert de droit   Renoncer à un droit. mais ce ne sera possible que si les autres y consentent aussi (garantie d’égalité). En s’exécutant. L’obligation de respect du transfert de droit et ses limites    Pour tenir l’autre à respecter sa parole. et qu'il se contente d'autant de liberté à l'égard des autres hommes qu'il en accorderait aux autres hommes à son égard. 3. Il y a impasse d’exécution. de revenu qui protègent notre existence). (2) le dommage infligé par la rupture crée un conflit. Si on nous y force. 2. 4.   Il va falloir céder ses droits. Concerne des droits ou des biens. Tout autre élément (cohérence. donc créer une situation qui nous le rend impossible pour notre conservation. Immédiat sans problème : pas de raison de renoncer aux termes de l’échange. Cela reste valable tant que la paix reste possible. autant qu'il le jugera nécessaire pour la paix et sa propre défense. de travail. le premier a monté sa capacité à satisfaire les besoins . mais aussi en protégeant notre liberté de mouvement. Transferts de droits et conventions 1. Deuxième loi naturelle : « qu'un homme consente à abandonner ce droit sur toutes choses. Limites du transfert : n’autorise pas autrui à nous porter atteinte au sens large (physiquement. donc je ne peux pas m’exécuter le premier si cela représente un danger pour moi. on peut résister par la guerre. L’acte de transfert réciproque et ses conditions de validité     L’échange se fait par contrat. On peut enfin avoir une exécution différée asymétrique (je m’engage maintenant. il faut utiliser le principe de conservation. à condition que tu le fasses ultérieurement). Cela est réciproque et doit être déclaré pour fixer le moment du transfert. si cela n’entrave pas notre propre conservation. respect de l’autre…) ne tient pas. c’est en fait renoncer à faire quelque chose qui empêcherait la conservation d’autrui. lorsque les autres y consentent aussi. d’exécution immédiate ou différée (pacte). Solution : « dans le contrat je mérite en vertu de mon propre pouvoir et du besoin où se trouve mon cocontractant ». Problème du différé : quand je m’exécute je me mets à la merci d’autrui. Nous respectons : (1) parce que cela crée un état que nous ne pouvons que reconnaître comme favorable. » Abandonner un droit c’est abandonner notre liberté.

Il y a des personnes fictives (distinction représentant/représenté) ou réelles. Cette unité est le représentant : « une multitude . (4) le pouvoir civil est nécessaire pour passer au for externe. ou de quelque autre réalité à laquelle on les attribue par une attribution vraie ou fictive ». L’état permet l’exécution des contrats. il faut qu’il encoure un grand dommage sinon. 4. il faut qu’elle se soit constituée en unité. soit comme lui appartenant. nécessairement infligé par le pouvoir civil. (2) autrui nous délie.  du second et a donc créé une situation extérieure favorable à l’exécution du second. il y a un mandat : A cède le droit d’exécuter ou de dire. (redondante) Les lois naturelles postérieures et contemporaines au transfert    Quatrième loi : « Un homme qui reçoit un autre un bienfait purement gracieux s’efforce que celui qui lui accorde n’ait pas de motif raisonnable qui lui fasse regretter sa bienveillance ». b. Unité du représenté et du représentant  Pour qu’un seul représente une multitude. III/La constitution du corps politique 1. Parce que sinon [raisonnement habituel qui mène au conflit]. Quatre limites : (1) impossibilité d’exécution. Suivent d’autres lois allant dans ce même sens. Dans le premier cas. mais pas de décider. A est donc l’auteur et B l’acteur. (2) l’obligation n’est qu’au for interne. Pour garantir l’exécution du second. (4) contradiction avec nos droits. (3) il faut toujours rester rationnel pour optimiser les chances de survie et contraindre ce comportement rationnel. Quatre conséquences : (1) tout s’enchaine logiquement depuis les prémisses générales. La notion de personne civile a. Les autres lois de nature L’objet et la justification de la justice (troisième loi naturelle)  Troisième loi : « que les hommes s’acquittent de leurs conventions une fois qu’ils les ont passées sans quoi les conventions sont sans valeur et ne sont que des paroles vides ». (Deuxième loi naturelle) Il y a une exigence possible du premier. Définition de la personne civile et fonction du mandat    « Est une Personne celui dont les paroles ou les actions sont considérées. soit comme représentant les paroles ou actions d’un autre. (3) je ne possède pas le droit vendu.

alliance militaire) sontelles suffisantes ? Famille trop petite. Les droits du souverain considéré en lui-même  Impossible de désobéir : (1) violation de la troisième loi. (2) injustice à l’égard du souverain (violation de droit). 3. Mais dans ce cas-là il y a des luttes internes. Alliance doit être plus grosse que toutes les autres pour être dissuasive. République résultante : « une personne unique telle qu’une grande multitude d’hommes se sont faits. b. 2. Deuxième moment : les individus effectuent le transfert. Celui-ci est un contrat entre les auteurs et donc l’acteur est spectateur. (3) nous nous chations nous-mêmes (par la voie du souverain qui n’est que l’acteur. Donc impossible. Tous s’engagent à ne pas résister à l’ordre qui pourrait leur être donné d’agir selon la décision du représentant. Le contrat social a. Qu’en dit Hobbes ?   Premier moment de l’institution : chaque individu autorise un homme ou une assemblée à agir en son nom. Pourquoi ce système de majorité qui fait dériver le meilleur régime (la monarchie) du plus mauvais (la démocratie) ? Hobbes utilise le système de représentation pour amortir le poids de la démocratie.d’hommes devient une seule personne quand ces hommes sont représentés par un seul homme ou une seule personne ». . Le premier exécutant crée une situation favorable et tous s’exécutent. La nécessité du pouvoir civil   Les protections de l’état de nature (famille. Le moyen du pouvoir civil : le contrat  Les individus transfèrent leurs droits naturels non fondamentaux à une assemblée ou à un souverain. On peut tabler sur une majorité suffisante de censée pour créer l’obéissance des insensés. chacun d’entre eux. par choix majoritaire. chacun voulant utiliser le groupe pour lui. Paradoxe : pour créer le pouvoir souverain qui va garantir l’exécution des conventions… il faut une convention. par des conventions mutuelles qu’ils ont passées l’un avec l’autre. en vue de leur paix et de leur commune défense ». afin qu’elle use de la force et des ressources de tous. nous sommes l’auteur). comme elle le jugera expédients. l’auteur de ses actions. Droits des souverains et droits des sujets 1.

ni accusé : nous sommes auteurs de tous ses actes. ni punit. Il promulgue les lois civiles notamment pour créer la propriété privée. . Il a droit de guerre et de paix pour utiliser la force à des fins internes ou externes. Les droits du souverain aux moyens qui lui permettent d’exercer la souveraineté       Le souverain a le droit de contrôler les opinions de ses sujets et les doctrines à enseigner pour s’assurer qu’elles sont conformes au droit naturel. Il rend la justice. régression à l’infini) (2) pas de contrat entre individu et souverain. car cela déclenche la guerre. mais peut déléguer ce droit (mandat de représentation). Le souverain agit pour sa propre conservation et donc ne peut aller contre l’intérêt de ses sujets. Le souverain ne peut être ni jugé.  Impossible de déchoir : (1) la représentation est nécessairement illimitée (sinon il faut un juge au-dessus du peuple et le souverain. La vérité n’est pas une contrainte. 2. Tous ces droits se tiennent les uns les autres.