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DES PERFORMANCES FINANCIERES DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES DE COTE D’IVOIRE
DES PERFORMANCES FINANCIERES DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES DE COTE D’IVOIRE
DES PERFORMANCES FINANCIERES DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES DE COTE D’IVOIRE
DES PERFORMANCES FINANCIERES DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES DE COTE D’IVOIRE

DES PERFORMANCES FINANCIERES DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES DE COTE D’IVOIRE

DES PERFORMANCES FINANCIERES DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES DE COTE D’IVOIRE
Le secteur de la Microfinance en Côte d’Ivoire est en pleine mutation. Les autorités de

Le secteur de la Microfinance en Côte d’Ivoire est en pleine mutation. Les autorités de contrôle et de supervision et l’Association Professionnelle par le renforcement de la surveillance du secteur et son assainissement, ainsi que par le renforcement des capacités opérationnelles et institutionnelles des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) contribuent à la redynamisation de la Microfinance en Côte d’Ivoire.

Le marché local est de plus en plus concurrentiel. S’il est vrai que c’est de la compétition entre acteurs d’un marché que nait la qualité des produits et services, mais surtout l’offre de ces produits et services à des coûts plus avantageux pour les consommateurs, il apparait nécessaire pour le secteur ivoirien des services financiers décentralisés de se doter d’un dispositif de benchmarking des performances des SFD.

L’APSFD-CI en tant que structure d’encadrement du secteur de la microfinance en Côte d’Ivoire a développé un outil de collecte et de traitement des données financières et non financières des SFD dénommé « APSFD Manager », à l’effet de produire des rapports de comparaison (Benchmarks) des performances de ses institutions membres.

Cette démarche vise, au-delà d’offrir aux décideurs politiques, aux milieux d’affaires, aux partenaires techniques et financiers, aux institutions de microfinance et au public, des éléments pouvant contribuer à éclairer leurs perceptions de l’évolution des Systèmes Financiers Décentralisés et du secteur dans son ensemble, à contribuer à la promotion et à l’édification d’un secteur de la microfinance plus transparent, plus professionnelle et plus dynamique.

Pour l’élaboration du présent rapport de Benchmarks 2013, nous avons retenu quelques-uns des indicateurs et ratios reconnus tant au plan national, sous régional qu’international comme étant les plus pertinents. Les normes de référence indexées à ces indicateurs sont celles fixées par la BCEAO.

Le document ainsi présenté se structure autour des points suivants :

- une présentation de la liste des SFD qui constituent l’échantillon ainsi que des données qui renseignent sur leur portée ;

- une présentation des performances des SFD sur les indicateurs liés à la qualité du portefeuille ;

- une présentation des performances des SFD sur les indicateurs liés à l’efficacité et à la productivité ;

- une présentation des performances des SFD sur les indicateurs liés à la rentabilité ;

- une présentation des performances des SFD sur les indicateurs liés à la gestion bilancielle.

Nous saisissons l’occasion pour remercier les institutions qui ont bien voulu participer à cet important chantier en nous transmettant leurs données ; cela témoigne de leur engagement à œuvrer à la transparence du secteur. Nos remerciements vont également à la Direction de la Microfinance qui, grâce à sa parfaite collaboration, nous a permis de pouvoir confirmer l’exactitude des données présentées dans ce rapport de Benchmarks des performances des SFD pour l’exercice 2013.

Enfin nous voulons remercier le Réseau SEEP qui, grâce au soutien financier octroyé par la fondation Mastercard, dans le cadre du programme Finance Responsable par le biais du leadership local en Afrique subsaharienne, a facilité la parution de ce rapport.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne lecture.

Cyrille TANOE Directeur Exécutif APSFD-CI

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD -CI 2013

EDITORIAL   i I. INTRODUCTION 1 II. DONNEES GENERALES 2 III. QUALITE DU 3 III.1.

EDITORIAL

 

i

I. INTRODUCTION

1

II. DONNEES GENERALES

2

III. QUALITE DU

3

III.1.

Portefeuille classé à risque à 30

3

III.2. Taux de provisions pour créances en souffrance

4

III.3. Taux de perte sur créances

5

IV.

EFFICACITE ET

8

IV.1.

Productivité des agents de

8

IV.2.

Productivité

du

9

IV.3.

Charges d’exploitation rapportées au portefeuille de

9

V.

11

V.1.

Rendement des Fonds Propres

11

V.2.

Rendement sur Actifs ou Rentabilité des Actifs (ROA)

12

V.3.

Autosuffisance Opérationnelle (AO)

12

VI.

GESTION DU BILAN

14

VI.1.

Taux de rendement des

14

VI.2.

Ratio de liquidité de

15

CONCLUSION

 

16

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD-CI 2013

LISTE DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES

Tableaux

LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES

AO

Autosuffisance Opérationnelle

APSFD-CI

Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire

BCEAO

Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest

FCFA

Francs de la Communauté Financière Africaine

PAR

Portefeuille à Risque

PIB

Produit Intérieur Brut

ROA

Rentabilité des actifs

ROE

Rentabilité des Fonds Propres

SA

Société Anonyme

SEEP

Réseau SEEP (Small Enterprise Education Promotion)

SFD

Systèmes financiers Décentralisés

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013

En 2013, au regard des statistiques de la BCEAO, la Côte d’Ivoire a donné des

En 2013, au regard des statistiques de la BCEAO, la Côte d’Ivoire a donné des signes de bonne tenue de ses principaux indicateurs de croissance économique malgré les récentes crises financières au plan mondial. Cette embellie est essentiellement due au secteur agricole et à l’industrie extractive. L’inflation a poursuivi sa décélération au cours de l’année 2013, en relation avec le repli des cours mondiaux des produits alimentaires. Le PIB a progressé de 6,26% avec un indice de progression de la valeur ajoutée du secteur primaire à 13,65%, de celui du secteur secondaire à 12,52% mais une baisse pour le secteur tertiaire de 0,32%. L’épargne intérieure a connu une croissance de 26,24% par rapport à 2012 et les investissements ont pour leur part progressés de 50,39%.

Le secteur de la Microfinance, avec la nouvelle loi uniforme adoptée par ordonnance le 03 novembre 2011 a apporté une dynamique nouvelle avec des objectifs caractérisés par la recherche de la viabilité et le professionnalisme des SFD mais également par une surveillance accrue de la part de la Direction de la Microfinance, de la Banque Centrale et de la Commission Bancaire. Le secteur à fin 2013 comprend 72 institutions offrant 460 points de services aux 1 226 488 clients, bénéficiaires ou membres. Au plan de l’intermédiation financière, avec le retour progressif à une situation sociale et politique plus stable, il ressort avec les données statistiques de la BCEAO que les principaux indicateurs de performances se sont constamment améliorés depuis l’exercice 2012 notamment les dépôts et les financements mis en place. En effet, les dépôts ont progressé de 18,51%, pour se situer à 136,9 milliards FCFA contre 115,5 milliards FCFA un an plus tôt. Les encours de crédits ont progressé de 55,97%, pour ressortir à 84,5 milliards FCFA (soit 3% des crédits des banques) contre 54,2 milliards FCFA en décembre 2012.

Pour l’élaboration du présent rapport de Benchmarks 2013, nous avons retenu quelques-uns des indicateurs et ratios reconnus tant au plan national, sous régional, qu’international comme étant les plus pertinents. Les normes de référence indexées à ces indicateurs sont celles fixées par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les développements qui suivent sont établis sur la base des chiffres tirés des situations comptables des SFD et affinés par l’exploitation de leurs déclarations annuelles.

Le document ainsi présenté se structure autour des cinq chapitres suivants :

- les données générales et de portée ;

- la qualité du portefeuille ;

- l’efficacité et à la productivité ;

- la rentabilité ;

- la gestion bilancielle.

Pour chacun de ces chapitres, l’analyse se porte sur la situation globale du secteur puis sur l’analyse des pairs au regard essentiellement de la forme juridique des institutions qui certainement influe sur la structure organisationnelle et les performances économiques et sociales. Vu que la mise en œuvre de ce benchmark débute par l’exercice comptable 2013, notre démarche ne s’appesantira pas sur l’évolution des tendances de chacun de ratios observés du fait de l’absence de données statistiques antérieures confrontées à notre démarche de vérification et de validation de celles-ci.

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD -CI 2013

Avant de présenter les performances des 27 SFD (06 Sociétés Anonymes et 21 Mutuelles ou

Avant de présenter les performances des 27 SFD (06 Sociétés Anonymes et 21 Mutuelles ou Coopératives) dont les données font l’objet du présent rapport de benchmark, il convient de donner dans le tableau ci-après un aperçu de quelques informations générales et de portée au 31/12/2013 qui aidera certainement le lecteur dans l’analyse qu’il pourra effectuer du résultat des différents ratios.

Tableau 1 : Données générales des SFD

NOMBRE NOMBRE MONTANT DE LIBELLES DATE MONTANT DE FORME DECLARE AGENCES L'ENCOURS OBTENTION L'ENCOURS
NOMBRE
NOMBRE
MONTANT DE
LIBELLES
DATE
MONTANT DE
FORME
DECLARE
AGENCES
L'ENCOURS
OBTENTION
L'ENCOURS DE
JURIDIQUE
DE CLIENTS
OU DE
D'EPARGNE
SFD
AGREMENT
CREDIT (FCFA)
/ MEMBRES
CAISSES
(FCFA)
ADVANS-CI
01/08/2009
Société Anonyme
9 407
04
4.157.375.204
1.885.630.463
CREDIT ACCESS
01/10/2003
Société Anonyme
2.990
01
140.577.980
464.353.466
FIDRA
19/06/2007
Société Anonyme
29.122
15
4.666.491.985
8.014.394.107
MICROCRED-CI
18/01/2010
Société Anonyme
29.151
05
18.802.394.198
13.135.508.578
MIMOYE FINANCE
15/07/2010
Société Anonyme
1.674
02
41.397.394
83.193.186
PAMF-CI
29/04/2008
Société Anonyme
12.878
02
1.143.417.500
304.830.930
Mutuelle ou
ARGENTIFERE
05/08/1998
5.970
06
899.173.000
601.530.000
Coopérative
Mutuelle ou
CANARI
20/03/2006
216
01
537.500
14.800.992
Coopérative
Mutuelle ou
CECKA AGOU
21/11/2005
832
01
13.124.000
73.452.026
Coopérative
Mutuelle ou
CECO
27/10/1999
1.589
01
74.459.914
200.061.707
Coopérative
Mutuelle ou
CEFA GABIADJI
06/03/2006
3.982
01
344.659.000
675.852.000
Coopérative
Mutuelle ou
CEPE-CI
27/07/2009
2.979
01
6.775.892
101.124.141
Coopérative
Mutuelle ou
CMECEL
26/10/2004
532
01
36.791.000
34.626.000
Coopérative
Mutuelle ou
CPFCI
08/03/2005
936
01
71.390.000
33.946.997
Coopérative
Mutuelle ou
CREDIT-FEF
18/09/2006
2.221
02
84.085.622
159.754.440
Coopérative
Mutuelle ou
FCEC DE YAMOUSSOUKRO
26/10/2010
960
01
27.805.259
172.934.163
Coopérative
Mutuelle ou
FONDEC IIPS
17/06/2004
2.446
03
34.841.010
69.806.912
Coopérative
Mutuelle ou
FONDS DU MONT CARMEL
22/01/2007
233
01
761.194
73.927.822
Coopérative
Mutuelle ou
FONIC
20/03/2006
1.133
01
286.236.498
162.845.767
Coopérative
Mutuelle ou
GES-CI
03/06/1998
15.311
01
3.715.054.000
4.970.110.000
Coopérative
Mutuelle ou
IFECC SOUBRE
17/06/2004
1.481
01
33.597.000
341.061.891
Coopérative
Mutuelle ou
LA FINANCIERE
25/02/2006
6.317
01
170.591.000
350.221.312
Coopérative
Mutuelle ou
MA2E
28/08/2009
5.709
01
1.263.444.519
366.861.839
Coopérative
Mutuelle ou
MCF-PME
13/01/2010
137
01
71.766.493
439.707.806
Coopérative
Mutuelle ou
REMU-CI
29/07/2010
6.019
07
1.667.243.804
1.884.821.591
Coopérative
Mutuelle ou
RESEAU CMEC
08/06/1999
4.000
26
ND
ND
Coopérative
Mutuelle ou
UNACOOPEC-CI
04/08/1998
637.374
69
38.983.969.000
89.973.497.000
Coopérative
785.619
157
76.696.562.572
124.432.209.924

ND : Données non disponibles Source : APSFD-CI

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD-CI 2013

Pour les Institutions de Microfinance, l’encours de crédit constitue le principal actif . La qualité

Pour les Institutions de Microfinance, l’encours de crédit constitue le principal actif. La qualité de cet actif et par conséquent le risque qu’il pose pour l’institution demeure, entre autres groupe d’indicateurs, une préoccupation constante dans la mesure où la plupart des crédits consentis ne sont pas couverts par des garanties facilement réalisables. Une baisse de la qualité du portefeuille peut être due à plusieurs facteurs et celle-ci impacte directement l’institution dans son ensemble. Dans ce sens, notre analyse dans le cadre de ce benchmark, prend en compte trois principaux ratios de qualité du portefeuille que sont : le taux de portefeuille à risque à 30 jours (PAR(30)), le taux de provisions pour créances en souffrance et le taux de pertes sur créances.

III.1.

Portefeuille classé à risque à 30 jours.

« La mesure la plus couramment utilisée, pour la qualité du portefeuille dans l’industrie de la microfinance, est le portefeuille à risque supérieur à 30 jours (PAR(30)) qui mesure en fait la partie du portefeuille « contaminée » par les impayés au-delà de 30 jours, en pourcentage du portefeuille total ».

La maitrise de cet indicateur dans des proportions conformes à la norme édictée par la BCEAO témoigne certes de la qualité de l’analyse des dossiers de crédit, mais peut également traduire une prise minimale de risque ou encore une cible de marché présentant de fortes garanties en terme de remboursement.

Par contre, un niveau du PAR(30) mal maitrisé peut conduire le SFD à une situation de cessation d’activité vu l’importance de cet actif dans le bilan d’une institution de Microfinance.

Norme BCEAO : inférieur à 5%. Portefeuille classé à risque (30jours)

à 5 % . Portefeuille classé à risque (30jours) Graphique 1 : Portefeuille classé à risque

Graphique 1 : Portefeuille classé à risque (30jours)

Au niveau national : l’on note qu’un peu moins de la moitié des SFD (11/27) soit 40,7% des SFD participantes présentent un taux de PAR(30) conforme à la norme BCEAO. Ces 11 institutions totalisent un encours de crédit de 34 390 341 938 FCFA soit 45,62% de l’encours total. Ce qui montre qu’il y a encore de gros efforts à entreprendre par les SFD dans la gestion du portefeuille. Au niveau national le PAR(30) moyen est de 6,03%.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : Nous observons une bonne maîtrise du PAR(30) pour les institutions de forme SA avec un niveau de risque égale à 1,59%, satisfaisant avec de bonnes performances pour le FIDRA (0.15%) et PAMF-CI (0.70%). Dans ce groupe de pairs la seule institution présentant un niveau de PAR(30) non conforme à la norme est MIMOYE FINANCE avec 35%.

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD -CI 2013

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : Le PAR(30) pour l’ensemble des SFD de forme « Mutualiste » est de 8,49%. Sur les 21 institutions qui forment ce groupe de pairs, 7 arrivent à respecter la norme, notamment : MA2E qui affiche un taux de 0.72% et même des niveaux nuls pour FONDEC IIPS et MCF-PME. Il faut noter comme le montre le graphique ci-dessus que 6 institutions, ARGENTIFERE, CECKA-AGOU, CECO, CMECEL, FCEC, IFECC SOUBRE, présentent un niveau de dégradation de leur PAR (30) compris entre 7% et 40%. Parmi les 14 SFD qui ne respectent pas la norme, un certain nombre présentent des taux de PAR(30) supérieurs à 40%. Il s’agit de CANARI, CEPE-CI, CPFCI, FONDS DU MONT CARMEL, LA FINANCIERE et le RCMEC.

Il convient en ce qui concerne la gestion du portefeuille d’encourager toutes les institutions qui affichent un niveau de PAR (30) conforme à la norme à maintenir leurs efforts de maîtrise de cet indicateur qui est vital pour l’institution vu qu’il touche le cœur de métier des SFD.

Quant aux institutions qui ne respectent pas la norme, un regard plus rigoureux devrait être mis sur l’analyse des méthodologies doctroi, de gestion, de suivi et de recouvrement des créances, dans le respect toutefois des normes et principes de protection des clients. Au demeurant, d’autres causes externes liées à l’environnement spécifique de chacune de ces institutions pourraient également expliquer cette situation.

III.2.

Taux de provisions pour créances en souffrance.

« Le ratio de couverture du risque » sert à mesurer la capacité des provisions pour créances douteuses, à rendre compte des pertes potentielles sur les crédits. Les provisions pour créances douteuses constituant une anticipation des pertes sur crédits, le ratio de couverture du risque est un indicateur approximatif de la capacité de l’institution à absorber les pertes sur les crédits dans le scénario le moins favorable, c’est-à-dire dans le cas où la totalité du portefeuille à risque supérieur à 30 jours ou à 90 jours s’avère irrécouvrable ».

Norme BCEAO : supérieur ou égal à 40%.

ouvrable ». Norme BCEAO : supérieur ou égal à 40%. Graphique 2 : Taux de provisions

Graphique 2 : Taux de provisions pour créances en souffrance

Au niveau national : Le taux de provision pour créances en souffrance au niveau du secteur de la microfinance est de 51,23%. Le taux de provisionnement des crédits en souffrance est respecté dans l’ensemble avec des particularités pour certaines institutions qui soit parce qu’elles sont très prudentes, soit parce qu’elles ont un portefeuille très compromis, provisionnent suffisamment pour leurs créances en souffrance. Toutefois pour MCF-PME, FONDEC IIPS, CANARI, CREDIT FEF et CEFA GABIADJI, le calcul du taux de créances en souffrance ne peut être déterminé par absence de créances en souffrances enregistrées.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : Dans l’ensemble le taux de provision pour créances en souffrance des SFD de type SA est de 58,22%. Le taux de provisionnement pour ces

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013

SFD est conforme à la norme avec un pic à 99.13% pour MIMOYE FINANCE et 86,02% pour ADVANS- CI. Quant à CREDIT ACCESS et PAMF-CI elles affichent des taux respectivement de 6.77% et 36.38% en dessous de la norme qui est de 40% minimum. S’il nous est donné de constater que ces deux SFD (CREDIT ACCESS et PAMF-CI) avaient des niveaux de PAR suffisamment satisfaisants pour présager qu’ils ne courent aucun risque de pertes sur créances, il n’en demeure pas moins qu’ils se doivent de constituer un niveau de provisions suffisant surtout en ce qui concerne CREDIT ACCESS, dans la mesure où des évènements imprévisibles peuvent compromettre toute chance de recouvrer les crédits octroyés.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : Les institutions de forme mutualiste affichent dans leur ensemble un taux de provisionnement pour créances en souffrance de 50,45%. Le constat au niveau de ces institutions est qu’un certain nombre d’entre elles donnent à penser qu’elles ont une appréciation très optimiste du risque de pertes sur créances. Cela les conduit à afficher un taux de provisions pour créances en souffrance de 0%. Si cette tendance peut être “compréhensible“ à première vue pour des institutions telles que : CEFA GABIADJI ; CREDIT-FEF ; FONDEC IIPS ou encore MCF-PME qui ont des niveaux de PAR(30) conformes à la norme de 5%, cela l’est moins pour d’autres institutions telles que CANARI, FONDS DU MONT CARMEL, LA FINANCIERE qui manqueraient d’observer un minimum de prudence en ne constituant pas suffisamment de provisions sur leurs créances clients.

III.3.

Taux de perte sur créances.

« Cet indicateur représente le pourcentage des crédits d’une IMF ayant fait l’objet d’un abandon de créance et dont le montant a été déduit de l’encours de crédits brut soit parce qu’il est peu probable qu’ils soient remboursés, soit parce qu’il s’agit d’une obligation réglementaire ».

Le ratio d’abandon de créance renseigne sur la qualité passée de l’encours brut de crédits. Les abandons de créances constituent le plus grand danger pour une IMF, car elles se traduisent par une réduction de ses actifs et de son potentiel de gain présent et futur. Un ratio élevé peut traduire l’existence en amont de problèmes liés à l’identification des clients ou membres, à l’analyse des dossiers de crédit ou aux mesures de recouvrement.

Norme BCEAO : inférieur à 2%.

mesures de recouvrement. Norme BCEAO : inférieur à 2%. Graphique 3 : Taux de perte /

Graphique 3 : Taux de perte / créances

Au niveau national : La moyenne nationale du taux de perte sur créances est de 0,78%. La grande majorité des institutions (20/27) respecte la norme d’un taux inférieur à 2% d’abandon de créances. A l’opposé, CEPE-CI, CECKA AGOU, RESEAU CMEC et CREDIT ACCESS enregistrent des taux de pertes sur créances importants. Pour une meilleure appréciation des risques, une analyse poussée de la diversité des types et montants de crédits permettrait de disposer d’une vue assez large de la

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013

concentration des créances allant en pertes, de la segmentation des crédits concernés et de leur évolution dans le temps.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : Le taux de pertes sur créances est de 0,71% qui dénote une bonne maîtrise du portefeuille par ce groupe de pairs. Seul CREDIT ACCESS avec un taux de 4.53% n’est pas en mesure de respecter la norme, et cette situation confirme l’analyse du niveau du taux de provisions pour créances en souffrance formulée plus haut pour cette institution qui devra en cas de défaillance de ses créances en souffrances passer un important montant en perte sans avoir forcément suffisamment provisionner en amont. Nous faisions remarquer que le taux de provision de 6.77% nous paraissait insuffisant pour couvrir d’éventuelles pertes sur créances, surtout quand on sait que la norme est fixée à 40% minimum.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : La gestion des pertes sur créances est très bien maîtrisée à l’exception de 06 SFD : CEPE-CI (219,99%), CECKA AGOU (11.80%) ; Réseau CMEC (7.63%) ; CPF-CI (3.25%) ; FONDEC IIPS (2.42%) et FCEC (2.37%) qui ont un ratio de pertes sur créances supérieur à la norme des 2%. Le cas de CEPE-CI est d’autant plus préoccupant dans la mesure où cette institution a passé une très grande partie de son portefeuille en perte. Les causes d’une telle défaillance sont à rechercher en urgence par les dirigeants de cette institution.

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD -CI 2013

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD -CI 2013

IV.1. Productivité des agents de crédit. « Ce ratio indique la charge de travail moyenne

IV.1.

Productivité des agents de crédit.

« Ce ratio indique la charge de travail moyenne (le nombre moyen d’emprunteurs suivis par chaque agent de crédit) ». Par le respect de la norme édictée, l’institution assure une distribution de son personnel conforme à sa mission et à son cœur d’activité et permet à chacun de ses agents de crédit de gérer un volume de dossiers qui puisse leur permettre d’effectuer une analyse et un suivi rigoureux des emprunteurs. Il convient toutefois d’éviter de faire une analyse linéaire des résultats de cet indicateur. En effet, l’un des principaux inconvénients d’un niveau de productivité des agents de crédit très élevé c’est d’arriver à un manque de rigueur dans le suivi des dossiers de crédit compte tenu du volume de dossiers à gérer par chaque Agents de Crédit.

Norme BCEAO : supérieur à 130.

chaque Agents de Crédit. Norme BCEAO : supérieur à 130. Graphique 4 : Productivité des agents

Graphique 4 : Productivité des agents de crédit

Au niveau national : Pour 3 institutions, l’UNACOOPECCI, REMUCI et le FONDS DU MONT CARMEL, l’information sur le nombre d’agents de crédit est non disponible. Hormis les données pour ces 3 institutions, le ratio de productivité des agents de crédit pour l’ensemble du secteur est de 139 emprunteurs actifs par agent, légèrement au-dessus de la norme minimale fixée par la BCEAO. 11/24 soit 45% des institutions sont au-dessus de cette norme. Pour les autres, soit ces données reflètent une de leurs difficultés actuelles, soit elles sont le signe qu’elles disposent encore de potentiel de développement pour leurs activités opérationnelles.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : La productivité moyenne des agents de crédits de ce groupe de pairs est de 128 emprunteurs par agent. Deux SFD bénéficient d’une productivité importante. Ce sont FIDRA (263) et PAMF-CI (620). Au demeurant, quoi que cette productivité soit assez importante, pour ces deux institutions, elle mériterait d’être davantage surveillée par le top management de PAMF-CI notamment, au risque de voir les agents de crédit crouler sous le poids des dossiers à traiter et par conséquent affecté par un épuisement professionnel, pouvant induire leur baisse d’efficacité dans le temps. Quant aux autres SFD de ce groupe, ils enregistrent un ratio de productivité en dessous de la norme fixée, en particulier ADVANS-CI et MICROCRED-CI. Cette situation pour ces deux institutions permet d’avancer qu’elles disposent encore de potentiels de développement de leurs activités opérationnelles au vu de leurs niveaux de fonds propres et des segments de marché desservis. Le choix fait par certaines institutions qui a pour conséquence de réduire le rapport Emprunteurs actifs par Agents de crédit peut s’avérer judicieux pour la préservation de la qualité du portefeuille de crédit des instituions.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : 8 des 18 SFD de ce groupe de pairs ayant fournis des informations concernant la productivité de leurs agents de crédit, respectent la norme de productivité. Elles sont donc productives et peuvent compter sur la cheville ouvrière des institutions de microfinance que sont les agents de crédit pour envisager leurs croissances futures. Par contre CANARI (36), CECKA AGOU (30), CECO (80), CEPE-CI (27), CMECEL (20), FCEC (60), FONDEC

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD-CI 2013

(51), MCF-PME (12) et RCMEC (51) semblent n’avoir pas relancé leurs activités de crédit à un niveau suffisant après la sortie de la crise en 2011. Comme souligné plus haut, les données de REMUCI, du FONDS DU MONT CARMEL et de l’UNACOOPEC-CI ne sont pas disponibles pour cet indicateur.

IV.2.

Productivité du personnel.

Le ratio de productivité du personnel « renseigne sur la productivité générale du personnel du SFD en ce qui concerne le suivi des clients (emprunteurs, épargnants volontaires et autres clients) ». Ce ratio met à contribution l’ensemble du personnel de l’institution, qu’il soit ou non chargé du crédit qui demeure l’activité première d’un SFD.

Norme BCEAO : supérieur à 115.

première d’un SFD. Norme BCEAO : supérieur à 115 . Graphique 5 : Productivité du personnel

Graphique 5 : Productivité du personnel

Au niveau national : Le taux global pour l’ensemble du secteur est de 415 clients, bénéficiaires ou membres actifs par agent de l’institution. Trois institutions, UNACOOPEC-CI, RESEAU CMEC et MA2E affichent des taux de productivité du personnel supérieur à 600.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : Dans ce groupe, MICROCRED-CI et ADVANS-CI affichent des taux très bas de productivité du personnel. Il va s’en dire qu’à l’instar de l’analyse du ratio précédent, vu les capacités financières et les segments de marché sur lesquelles ces deux structures sont positionnées, elles disposent encore des marges de progression et donc de performances financières non encore exploitées. Le taux de productivité du personnel de ce groupe est de 132 clients par membre de personnel.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : Pour ce groupe, le constat est le respect généralisé de la norme. Le taux global de productivité du personnel est de 591 sociétaires ou bénéficiaires par membre de personnel. Toutefois FONDS DU MONT CARMEL (78), FONIC (108) et MCF-PME (34) affichent des taux en dessous de la norme. Dans le cas d’espèce et contrairement à MICROCRED-CI et ADVANS-CI, les taux affichés par les 2 premières institutions reflètent en partie les difficultés institutionnelles qu’elles rencontrent en ce moment, quant à MCF-PME cette situation s’explique principalement par la nature de sa cible qui est exclusivement constituée de Petites et Moyennes entreprises.

IV.3.

Charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits.

« Ce ratio qui fait le rapport des charges de personnel et charges administratives au portefeuille de crédits est l’indicateur d’efficience le plus utilisé ». Il permet d’avoir une information importante sur la capacité des institutions à gérer leurs coûts de production. En effet, le ratio des charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits nous indique combien coûte à l’institution 100 FCFA de crédit qu’elle octroie. Il faut signaler que ce ratio est aussi bien affecté par les niveaux de charges de personnel que par la méthodologie de mise en marché des différents produits et services proposés par l’institution.

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013

Norme BCEAO : inférieur ou égal à 35%.

Norme BCEAO : inférieur ou égal à 35%. Graphique 6 : Charges d’exploitation / portefeuille de

Graphique 6 : Charges d’exploitation / portefeuille de crédit

Au niveau national : Le ratio de charges d’exploitation rapporté au portefeuille de crédit au plan national est de 38,25% soit un peu plus que la norme fixée par la Banque Centrale. Toutefois des diversités existent notamment au niveau d’un groupe de 8 institutions, MIMOYE FINANCE, CANARI, CEPE-CI, FONDEC-IIPS, FONDS DU MONT CARMEL, LA FINANCIERE, RCMEC et MCF-PME qui présentent des taux supérieurs à 100%. Cela signifie qu’elles supportent autant d’argent sinon plus en mettant en place un crédit de même montant. Les situations sont beaucoup plus préoccupantes pour le RESEAU CMEC avec 2411,18%, le FONDS DU MONT CARMEL avec 711,91% et CANARI avec 1234%. Ces trois institutions n’ont pas été représentées sur le diagramme pour éviter une représentation graphique trop affaissée pour ce ratio. Une analyse plus fine de la composition et de la part relative des différentes catégories de charges d’exploitation ainsi que de la méthodologie de distribution des produits et services devraient permettre de trouver les principales causes de cette situation et permettre de prendre des mesures pour les contrôler et les amoindrir.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : Le taux moyen du ratio de charges d’exploitation rapporté au portefeuille de ce groupe de pairs est de 36,68%. Sur les 06 institutions faisant parties de ce groupe, deux d’entre elles à savoir, MICROCRED-CI (29,95%) et PAMF-CI (30.61%) affichent un taux inférieur à la norme. Le pic des taux est atteint ici avec MIMOYE qui culmine à 314%. Toutefois le taux de CREDIT ACCESS avec 83,77% devrait également être surveillé par l’institution.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : Sur les 21 institutions de ce groupe de pairs, seuls cinq SFD (ARGENTIFERE ; CECO ; CMECEL ; FONIC ; GES-CI ; MA2E et REMUCI) arrivent à respecter la norme prescrite avec un satisfécit à adresser à GESCI qui affiche un taux de 16.96%. Sept autres (CEPE-CI ; FONDEC IIPS ; LA FINANCIERE ; MCF-PME ; RESEAU CMEC ; CANARI ; FONDS DU MONT CARMEL) enregistrent un taux supérieur à 100%. Ce qui est d’autant plus préoccupant que les autres ratios de productivité & efficacité pour ces SFD ne sont pas encourageants. En particulier pour le RCMEC, FONDS DU MONT CARMEL, CANARI, MCF-PME, FONIC, FONDEC et CEPEC-CI qui enregistrent pour l’exercice 2013 des taux de performance du personnel et des agents de crédit en dessous de la norme en plus des charges d’exploitation rapportés au portefeuille très élevées.

Au final nous conviendrons avec chacune des institutions citées plus haut qu’il existe un nombre optimum de client/membre par employé ou agent de crédit spécifique à chaque SFD en fonction de sa nature, l’accessibilité de sa zone de couverture, la méthodologie de distribution de ses produits, des procédures et règles interne de gestion et aussi des facilités accordées ou non par les partenaires financiers pour mener les activités d’intermédiation financières. Il convient alors d’effectuer une analyse plus poussée des processus internes, de la structuration des coûts des différents produits et services offerts, afin d’adopter des mesures qui contribueraient à redresser la situation et à améliorer les performances financières et même sociales.

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013

V.1. Rendement des Fonds Propres (ROE). « Dans un SFD à but lucratif, le rendement

V.1.

Rendement des Fonds Propres (ROE).

« Dans un SFD à but lucratif, le rendement des fonds propres (ROE) est l’indicateur de rentabilité le plus important. Il mesure la capacité de l’IMF à rémunérer la participation de ses actionnaires, à renforcer ses fonds propres par les bénéfices non distribués et à lever d’autres participations en fonds propres.

Pour une IMF à but non lucratif, le ROE indique sa capacité à renforcer ses fonds propres grâce aux bénéfices. Des fonds propres renforcés permettent à l’institution de lever davantage de financements pour développer son portefeuille. En excluant les subventions et produits hors exploitation, ce ratio montre la capacité de l’institution à accroître ses capitaux propres à travers des bénéfices non- distribués.»

Pour les investisseurs, ce ratio est essentiel dans la décision d’investir ou non dans une IMF (à but lucratif) vu qu’il donne une idée assez précise sur la capacité de l’institution à générer un niveau suffisant de bénéfices dont une partie pourrait servir à la rémunération des participations au capital social et ainsi assurer un retour sur investissement.

Toutefois, l’analyse de ce ratio nécessite une attention toute particulière vu qu’il ne tient pas compte du niveau d’endettement de l’institution ni de son mode de financement. Ainsi, une IMF qui a recours de façon massive à l’endettement pourrait considérablement augmenter son ROE sans pour autant augmenter ses bénéfices.

Norme BCEAO : supérieur à 15%.

augmenter ses bénéfices. Norme BCEAO : supérieur à 15%. Graphique 7 : Rentabilité des fonds propres

Graphique 7 : Rentabilité des fonds propres

Au niveau national : Au niveau de ce ratio, c’est son évolution dans le temps qui est important. Raison pour laquelle notre analyse, cette année, va se contenter de donner les différents niveaux de rentabilité atteints. La rentabilité des fonds propres au niveau national donne le taux de -16,07%. Dans la représentation graphique ci-dessus du ratio de rentabilité des fonds propres, nous avons trouvé nécessaire de représenter en rouge les résultats pour 8 SFD pour cause de valeurs positives anormales. Il s’agit de : LA FINANCIERE, FONDS DU MONT CARMEL, CPF-CI, CEPE-CI, CECO, MIMOYE FINANCE, CECKA AGOU, et CANARI. Il est correct de signaler qu’au niveau national, avec la longue période de crise traversée par la Côte d’Ivoire, plusieurs institutions ont accumulé des fonds propres négatifs qui ne pourront être résorbés que par des résultats successifs positifs ou une importante recapitalisation.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : A l’exception du FIDRA, les autres institutions du groupe de pairs des S.A. n’arrivent pas à respecter la norme de 15% minimum.

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD -CI 2013

ADVANS-CI, CREDIT ACCESS, MIMOYE et PAMF-CI à cause de résultats d’exploitation, hors subvention, négatifs affichent des ratios négatifs. La rentabilité des fonds propres de MIMOYE FINANCE (-640%) nécessite une grande vigilance.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : Seuls GES-CI et FONDEC IIPS arrivent à se conformer à la norme avec respectivement 26.23% et 21.25%. ARGENTIFERE, CEFA GABIADJI, FONIC peuvent recevoir un satisfécit. Le ratio positif des institutions suivantes : LA FINANCIERE (+293,03%), FONDS DU MONT CARMEL (2,13%), CPF-CI (+704,80%), CEPE-CI (+233,01%), CECO (+24,38%), CECKA AGOU (+19,52%), et CANARI (+6,22%) masque une réalité bien plus préoccupante qui se traduit par un résultat négatif et des fonds propres également négatifs.

V.2.

Rendement sur Actifs ou Rentabilité des Actifs (ROA).

« La rentabilité des actifs (ROA) renseigne sur la performance de gestion des actifs de l’IMF visant à optimiser leur rentabilité. Ce ratio inclut non seulement le rendement du portefeuille mais aussi tous les autres produits tirés des placements et autres activités d’exploitation ».

Norme BCEAO : supérieur à 3%.

d’exploitation ». Norme BCEAO : supérieur à 3%. Graphique 8 : Rentabilité des Actifs Au niveau

Graphique 8 : Rentabilité des Actifs

Au niveau national : Les résultats observés au niveau du rendement des fonds propres (ROE) se confirment à travers ceux du ROA (rentabilité des actifs). La majorité des SFD participantes au benchmark 17/27, présente un ratio de rendement des actifs négatif dans la mesure où les résultats d’exploitation hors subvention sont déficitaires. Le taux global au niveau national n’est seulement que de 0,76%. Les meilleurs rendements sur actifs sont portés par FONDEC IIPS (8,08%), GESCI (6,32%), FIDRA (4,60%) et IFECC SOUBRE (4,19%).

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : Les institutions de type SA enregistrent également des ratios négatifs à l’exception de FIDRA et de MICROCRED-CI bien que le taux de rentabilité des actifs de ce dernier soit encore faible, 0,71%. Le taux de rentabilité des actifs de ce groupe est de 1,17% encore bien en dessous de la norme fixée par la Banque Centrale.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : Globalement les institutions de ce groupe ont des rentabilités des actifs négatifs. Toutes choses qui font que le taux global de rentabilité des actifs pour le groupe est de 0,62%. L’on note des résultats négatifs pour LA FINANCIERE (-38%), CEPE-CI (-28,97%), CECO (-8,0%), CPFCI (-16,07%), CMECEL (-14,13%), FOND DU MONT CARMEL (-13,86%), RCMEC (-5,95%) et CANARI (-8,00%).

V.3.

Autosuffisance Opérationnelle (AO).

« L’autosuffisance opérationnelle est la mesure la plus élémentaire de la pérennité. Elle indique si les produits d’exploitation sont suffisants pour couvrir toutes les charges d’exploitation. Comme les

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013

précédentes mesures de rendement, l’AO utilise les produits et charges liés à l’activité principale de l’IMF, en laissant de côté les produits hors exploitation et subventions. Les charges financières et dotations aux provisions pour créances douteuses sont incluses dans ce calcul parce qu’elles constituent des coûts normaux (et significatifs) d’exploitation. En se concentrant sur la couverture des coûts, l’AO traduit la capacité de l’IMF à poursuivre ses opérations sans subventions futures. »

D’un point de vue purement mathématique, une couverture à 100% des charges d’exploitation par les produits d’exploitation permet de conclure que l’institution a atteint l’autosuffisance opérationnelle. Cependant, dans un souci de prudence et afin de s’offrir une marge de manœuvre suffisante pour permettre à l’institution de financer sa croissance et ainsi atteindre la pérennité, la BCEAO a fixé cette norme à 130%.

Norme BCEAO : supérieur à 130%.

cette norme à 130%. Norme BCEAO : supérieur à 130%. Graphique 9 : Autosuffisance opérationnelle Au

Graphique 9 : Autosuffisance opérationnelle

Au niveau national : Le ratio d’autosuffisance opérationnelle des institutions ivoiriennes est de 102,74% globalement. Toutefois des disparités existent entre celles (11/27 soit 40,7%) qui arrivent à couvrir leurs charges par les produits d’exploitation et celles (16/27 soit 59,3%) qui n’y parviennent pas encore. Seul GESCI avec 168,74% sort du lot en répondant à la norme fixée par la BCEAO.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : Pour les SFD de ce groupe, des efforts sont encore à faire. Aucun, pour l’exercice comptable 2013 ne répond à la norme. FIDRA et MICROCRED-CI avec respectivement 123.01% et 108.49% ont un niveau d’AO qui même s’il ne répond pas à la norme, reste satisfaisant.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : Le ratio d’autosuffisance opérationnelle de ce groupe est de 101,45%. Outre GESCI, 8 autres institutions couvrent leurs charges d’exploitation par les produits d’exploitation hors subvention. Ce sont : REMUCI (126,66%), CEFA GABIADJI (123,97%), FONDEC (121,47%), IFECC SOUBRE (118,4%), FONIC (108,84%), CREDIT FEF (102,97%), ARGENTIFERE (101,18%) ET UNACOOPECCI (100,83%). Des préoccupations sont à porter sur les ratios de FCEC, CECKA AGOU, RCMEC, FONDS DU MONT CARMEL, CMECEL, CPFCI, MCF-PME, MA2E, et LA FINANCIERE.

Au vu de l’ensemble des ratios analysés, il ressort que pour certaines institutions, il devrait être envisagé de mener des réformes et élaborer des plans de développement ambitieux visant, d’une part, à l’accroissement de leurs revenus d’exploitation par l’élargissement de leur gamme de produits et services et d’autre part à la maitrise du niveau des charges par la revue de leurs structuration et de leurs procédures opérationnelles afin de pouvoir générer des résultats excédentaires qui permettront de juguler progressivement le niveau des fonds propres négatifs accumulés au cours des dernières années.

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013

VI.1. Taux de rendement des actifs. « Le ratio du rendement des actifs qui établit

VI.1.

Taux de rendement des actifs.

« Le ratio du rendement des actifs qui établit une comparaison entre le produit des intérêts et commissions perçus au cours de la période et l’actif productif de la période, révèle le montant du revenu que l’institution a pu récupérer à partir de la valeur de chaque élément des actifs productifs de l’institution. Les investisseurs actuels et potentiels utilisent ce ratio afin d’évaluer la direction d’une société. »

Norme BCEAO : supérieur à 15%.

d’une société. » Norme BCEAO : supérieur à 15%. Graphique 10 : Taux de rendement des

Graphique 10 : Taux de rendement des actifs

Au niveau national : Le taux global de rendement des actifs au plan national est de 26,46%. La grande majorité des SFD participants ont un taux de rendement des actifs supérieur à la norme de 15% fixée par la Banque Centrale, ce qui signifie que les actifs productifs leurs produisent des plus- values. Seuls CANARI, CECO, MA2E et MCF-PME sont en dessous de cette norme. Toutefois des remarques sont à faire au niveau de la CECO qui a un rendement des actifs productifs très bas, 0,11% et de la CEPE-CI avec un taux anormalement élevé de 444,94%. Une analyse des données des états financiers de la CEPE-CI indique que les actifs productifs de cette institution ne représentent que 0,85% de l’actif total alors que les comptes « C40-Débiteurs divers » et « C6R-Compte d’attente actifs » qui ne sont pas considérés comme des actifs productifs représentent 92% de l’actif total. Toutes choses qui justifient le ratio anormalement élevé de 444,94% enregistré par cette institution pour son taux de rendement des actifs. Un réexamen de ces comptes par les institutions permettrait de faire éventuellement un tri des composantes de ces comptes et procéder à leurs meilleures réaffectations.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : Toutes les institutions de cet échantillon sont en conformité avec la norme édictée par la BCEAO, avec les meilleurs taux pour CREDIT ACCESS (50.70%) et MIMOYE (56.20%). Le taux moyen de rendement des actifs pour ce groupe de pairs est de 25,88%.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : Les tendances au niveau de ce ratio sont assez encourageantes. Le rendement des actifs productifs des institutions de forme mutualiste ou coopérative est de 26,70%. CEPE-CI et FONDEC IIPS enregistrent des taux de rendement des actifs élevés. Si l’analyse faite sur les états financiers de CEPE-CI montre une part trop importante du compte « C40-Débiteurs divers » dans le total de ses actifs, il est par contre à remarquer que le taux de 191,73% résulterait d’une bonne maîtrise et d’un bon rendement du portefeuille de crédit avec toutefois des charges d’exploitation assez élevées.

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD-CI 2013

VI.2.

Ratio de liquidité de l’actif.

Le ratio de liquidité générale est un indicateur de la liquidité d'une institution et de sa capacité à honorer toutes ses obligations à court terme afin de ne pas s’exposer au risque de découragement des clients et fournisseurs en cas de défaillance. C’est un indicateur très important pour les SFD qui collectent de l’épargne et empruntent régulièrement des fonds.

Norme BCEAO : supérieur à 5%.

régulièrement des fonds. Norme BCEAO : supérieur à 5%. Graphique 11 : Ratio de liquidité de

Graphique 11 : Ratio de liquidité de l’actif

Au niveau national : Un peu plus de 85% des SFD toutes formes juridiques confondues respectent la norme des 5%. De plus 62,96% ont un taux de liquidité de l’actif supérieur à 20% avec MCF-PME qui atteint les 86,69% ou CPFCI les 58,81%. Le taux de liquidité de l’actif au plan national est de 29,30%. Ce qui signifie que la grande majorité des institutions ivoiriennes est en mesure d’honorer ses dettes à court terme. Toutefois il est important de signaler à toutes fins utiles qu’une bonne visibilité de la trésorerie repose sur l’utilisation de tableaux de flux de trésorerie indispensables à la gestion du SFD.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) : Les institutions de ce groupe ont un ratio de liquidité de l’actif de 16,06%, plus bas que celui des institutions de forme mutualiste ou coopérative en dehors de FIDRA qui maintient un taux de 45,03%. Cela signifie-t-elle qu’elles gèrent leurs liquidités en flux plus tendu que le font les autres SFD ? Seule une analyse plus approfondie de l’utilisation et de la gestion des liquidités pourrait nous en dire plus.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste : Les SFD de ce groupe disposent d’un taux de liquidité des actifs plus important avec 34,39% pour l’ensemble du groupe. Cela s’explique en partie, par leurs responsabilités vis-à-vis de la gestion des dépôts qu’elles collectent mais aussi par un principe de prudence dans une économie nationale qui commence à prendre son envol suite à plusieurs années de crises sociales et politiques. D’autre part, comme nous l’indiquions plus haut, un niveau de liquidité de l’actif qui reste assez élevé peut traduire l’incapacité pour l’institution d’utiliser efficacement ses actifs pour générer plus de revenus.

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013

Le présent rapport de benchmark des performances des institutions membres de l’ APSFD-CI nous aura

Le présent rapport de benchmark des performances des institutions membres de l’APSFD-CI nous aura permis de constater un certain nivellement du secteur. S’il est vrai que pris dans son ensemble le secteur de la microfinance en Côte d’Ivoire présente des indicateurs pas très reluisants, il convient cependant de signaler que ces indicateurs s’améliorent d’année en année.

Cette tendance positive, il faut le souligner, est conduite par un groupe d’institutions constitué principalement des sociétés anonymes qui disposent non seulement de capitaux propres relativement importants mais aussi de processus internes suffisamment innovants pour leur garantir une part assez significative du marché local de la microfinance, suivi en cela par quelques institutions mutualistes et coopératives.

Nous voudrions encourager ces Systèmes Financiers Décentralisés à savoir : FIDRA ; GES-CI ; MICROCRED-CI ; ADVANS-CI ou encore MA2E et CEFA GABIAJI à poursuivre leurs efforts et inviter les autres institutions à redoubler d’ardeur malgré le contexte économique difficile afin de s’inscrire dans le peloton de tête du secteur.

Nous ne saurions conclure ce rapport sans renouveler nos remerciements aux institutions qui ont bien voulu nous transmettre leurs données, ainsi qu’à la Direction de la Microfinance dont la collaboration nous a permis de confronter les données transmises par les SFD.

C’est le lieu d’inviter l’ensemble des SFD du secteur à une franche et prompte collaboration avec l’APSFD-CI pour la transmission des données afin de lui permettre de pouvoir fournir des informations fiables et actualisées sur les principaux indicateurs du secteur, référents indispensables à l’élaboration de stratégies managériales offensives et efficaces.

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD-CI 2013

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD -CI 2013
RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD -CI 2013
RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD -CI 2013

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Tableau 2 : Qualité du portefeuille - Efficacité & Productivité

QUALITE DU PORTEFEUILLE EFFICACITE & PRODUCTIVITE LIBELLES Charges Taux de Portefeuille à risque de 30
QUALITE DU PORTEFEUILLE
EFFICACITE & PRODUCTIVITE
LIBELLES
Charges
Taux de
Portefeuille à
risque de 30
jours et plus
Taux de
Productivité
Productivité
d'exploitation
provisions
SFD
perte sur
des agents
du
rapportées au
pour créances
créances
de crédits
personnel
portefeuille de
en souffrance
crédit
NORME BCEAO
< 5,00%
> 40,00%
< 2,00%
> 130
> 115
< 35,00%
ADVANS-CI
1,04%
86,02%
0,82%
50
49
47,04%
CREDIT ACCESS
2,33%
6,77%
4,53%
143
238
83,77%
FIDRA
0,15%
56,09%
0,06%
263
246
51,54%
MICROCRED-CI
2,05%
60,24%
0,86%
80
96
29,95%
MIMOYE FINANCE
35,00%
99,13%
0,14%
31
188
314,00%
PAMF-CI
0,70%
36,38%
0,00%
620
444
30,09%
ARGENTIFERE
21,85%
32,90%
0,42%
203
190
22,09%
CANARI
100%
NA
0,00%
36
137
1234,73%
CECKA AGOU
24,60%
72,27%
11,78%
30
191
70,80%
CECO
17,15%
100,00%
0,00%
80
120
27,18%
CEFA GABIADJI
3,72%
NA
0,00%
271
448
36,61%
CEPE-CI
98,47%
98,51%
219,99%
27
143
375,96%
CMECEL
15,78%
30,92%
0,00%
20
185
33,11%
CPFCI
50,37%
89,26%
3,25%
112
310
78,82%
CREDIT-FEF
1,89%
NA
0,00%
273
474
94,43%
FCEC DE YAMOUSSOUKRO
26%
95,75%
2,37%
60
282
85,05%
FONDEC IIPS
0,00%
NA
2,42%
51
153
219,29%
FONDS DU MONT CARMEL
50,82%
82,54%
0,00%
ND
78
711,91%
FONIC
5,20%
68,11%
0,00%
137
103
25,55%
GES-CI
2,58%
70,42%
1,05%
173
189
16,96%
IFECC SOUBRE
23,84%
36,19%
0,00%
215
265
59,04%
LA FINANCIERE
89,75%
70,01%
1,46%
480
395
146,45%
MA2E
0,72%
59,18%
0,00%
558
634
27,44%
MCF-PME
0,00%
0,00%
0,00%
12
34
162,65%
REMU-CI
7,29%
31,19%
0,69%
ND
ND
22,51%
RESEAU CMEC
40,51%
51,96%
7,63%
51
1053
2411,18%
UNACOOPEC-CI
8,28%
49,75%
0,80%
ND
688
41,73%
MOYENNE GLOBALE
6,03%
51,23%
0,78%
139
415
38,25%
MOYENNE DES « S.A. »
1,59%
58,28%
0,71%
128
132
36,68%
MOYENNE DES
« MUTUELLES »
8,51%
50,45%
0,82%
198
591
39,06%

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013

Tableau 3 : Ratios de Rentabilité - Gestion de bilan

RATIOS RENTABILITE GESTION DE BILAN Rentabilité Taux de Ratio de Rendement Autosuffisance Ratio de SFD
RATIOS
RENTABILITE
GESTION DE BILAN
Rentabilité
Taux de
Ratio de
Rendement
Autosuffisance
Ratio de
SFD
des fonds
rendement
liquidité de
sur actif
opérationnelle
capitalisation
propres
des actifs
l'actif
NORME BCEAO
> 15,00%
> 3,00%
> 130,00%
> 15,00%
> 5,00%
> 15,00%
ADVANS-CI
10,47%
6,57%
98,14%
19,62%
14,32%
47,17%
CREDIT ACCESS
-5,33%
-2,24%
83,22%
50,70%
5,15%
43,67%
FIDRA
26,87%
4,60%
123,01%
40,61%
45,03%
16,26%
MICROCRED-CI
4,11%
0,71%
103,49%
22,51%
1,37%
16,87%
MIMOYE FINANCE
-610,47%
-84,58%
22,37%
56,20%
32,79%
26,42%
PAMF-CI
-3,62%
-2,64%
89,62%
21,15%
5,35%
73,70%
ARGENTIFERE
0,95%
0,24%
101,18%
17,97%
8,01%
25,10%
CANARI
3,53%
3,15%
15,23%
14,31%
1,57%
-173,41%
CECKA AGOU
19,52%
-2,97%
82,30%
16,79%
44,62%
0%
CECO
24,38%
-16,26%
0,48%
0,11%
45,11%
-66,70%
CEFA GABIADJI
5,91%
1,89%
123,97%
30,75%
23,97%
35,08%
CEPE-CI
233,01%
-28,97%
8,66%
444,94%
0,61%
-36,15%
CMECEL
-57,36%
-24,92%
72,01%
16,12%
25,96%
42,35%
CPFCI
704,80%
-16,07%
67,00%
32,58%
58,81%
-6,40%
CREDIT-FEF
-1,56%
0,96%
102,47%
36,48%
34,88%
-33,31%
FCEC DE YAMOUSSOUKRO
-12,53%
-1,80%
87,56%
70,61%
30,70%
12,75%
FONDEC IIPS
21,25%
8,08%
121,00%
191,73%
40,99%
37,99%
FONDS DU MONT CARMEL
2,13%
-13,86%
79,69%
18,99%
9,69%
-670,71%
FONIC
12,07%
1,83%
109,34%
19,48%
0,84%
14,32%
GES-CI
26,23%
6,32%
168,74%
18,04%
29,10%
24,87%
IFECC SOUBRE
-2,72%
4,19%
118,47%
63,74%
28,52%
-228,98%
LA FINANCIERE
293,03%
-38,00%
51,66%
25,61%
7,46%
-37,01%
MA2E
0%
-4,77%
52,76%
7,63%
41,84%
10,25%
MCF-PME
-6,27%
-3,70%
59,33%
10,58%
86,69%
61,67%
REMU-CI
8,32%
3,56%
126,66%
23,40%
27,21%
42,84%
RESEAU CMEC
6,17%
-5,95%
80,90%
94,19%
38,74%
-148,08%
UNACOOPEC-CI
-3,00%
0,68%
100,85%
29,24%
34,79%
-22,65%
MOYENNE DES SFD
-22,60%
1,07%
102,77%
26,41%
29,30%
-4,22%
MOYENNE DES « S.A. »
8,21%
2,09%
105,52%
25,88%
16,06%
23,63%
MOYENNE DES
« MUTUELLES »
-4,68%
2,09%
101,55%
26,70%
34,39%
-14,93%

RAPPORT DE BENCHMARKING, APSFD- CI 2013