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 « Et ce qui arrivera avec le jugement de Jérusalem arrivera aussi
dans l'avenir avec un autre grand jugement du monde, quand J'en aurai tout à fait fini avec la
grande prostituée de Babylone. Et ce sera un jugement comme au temps de Moïse et comme
au temps de Sodome et de Gomorrhe.
2. Il y aura aussi de grands signes sur la terre, sur la mer et dans les cieux, et
J'éveillerai des serviteurs qui, se fondant sur Ma parole, prophétiseront et annonceront de bien
des manières le jugement futur, Mais les hommes orgueilleux ne les écouteront pas, et, s'ils
les écoutent, ils ne les croiront pas et les traiteront de fous, Et cela même sera le signe le plus
sûr de l'imminence du grand jugement qui détruira par le feu tous ceux qui auront fait le mal.
3. En ce temps-là, maints jeunes gens auront des visions et maintes jeunes filles
prophétiseront des choses qui arriveront. Heureux ceux qui, à cause de cela, s'amenderont et
se convertiront véritablement !
4. Et ces signes seront aussi faciles à reconnaître que sur un figuier l'approche du
printemps, quand les petites pousses s'emplissent de sève et commencent à s'ouvrir.
5. Alors, de grandes guerres éclateront sporadiquement entre les peuples, et les
peuples se jetteront les uns contre les autres : il y aura aussi une grande pénurie, et
apparaîtront quantité de maladies semblables à la peste que les hommes n'avaient encore
jamais connues. De grands tremblements de terre surviendront aussi, afin d'inciter les hommes
au repentir et à la charité. Heureux ceux qui tiendront compte de ces signes !
6. Mais beaucoup n'en feront aucun cas et attribueront tout cela aux forces aveugles de
la nature, et les prophètes seront traités d'imposteurs, et, en Mon nom, beaucoup seront jetés
au cachot, et, sous la menace des pires châtiments, on leur interdira de parler en Mon nom et
d'annoncer la venue du jugement. Alors, ceux qui ne se plieront pas aux volontés de la grande
prostituée de Babylone seront bien dans la peine.
7. Et tout cela doit arriver par avance, près de sept cents ans avant le jugement, afin
que nul ne puisse dire qu'il n'avait pas été suffisamment averti. Quant au grand jugement, il ne
s'écoulera pas deux mille ans jusqu'à ce qu'il arrive sur la terre ; et ce sera très clairement pour
cette terre à la fois un jugement dernier et un ultime jugement*.
8. Alors seulement, le paradis s'établira sur terre, et le loup et l'agneau vivront en paix
dans la même bergerie et mangeront à la même écuelle.
9. Or, à l'approche du jugement, on verra le signe du Fils de l'homme apparaître aux
cieux, ce qui veut dire que le ciel qui est en l'homme Me reconnaîtra comme l'unique Seigneur
du ciel et de la terre, et que l'âme des hommes Me louera et Me glorifiera.
10. Ce ne sera pas encore là l'accomplissement final de l'homme. Mais quand, avec
toutes les puissances des cieux, J'apparaîtrai à tous les hommes entre les nuages du ciel, dans
la lumière et dans le Verbe vivant, comme au son des innombrables trompettes guerrières du
jugement, et au vrai ciel qui est dans le cœur de l'homme, alors, le jugement du monde sera
arrivé.
11. Alors, les justes entreront dans Ma gloire, et ceux qui auront fait le mal seront
dévorés par le feu de Ma juste colère et entreront dans le royaume de leurs œuvres mauvaises,
celui qui est réservé à tous les diables qui ne peuvent s'amender. Car celui qui choisit l'enfer
de son plein gré doit y être maudit comme l'enfer lui-même est maudit. Et de même que le
bien sera toujours le bien, le mal sera en soi éternellement le mal, et le support jugé sur lequel
Je reposerai Mes pieds.
12. Moi-même, dans Ma personne divine, Je ne jugerai personne, mais c'est Ma parole
telle que Je vous l'ai enseignée qui fera tout. Car, lorsque Je serai retourné dans Mon
royaume, Je ne reviendrai plus jamais sur cette terre dans la chair, mais seulement en esprit et
par le Verbe, et il en sera donc comme au commencement, car il est dit : Au commencement
était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et Dieu était le Verbe, Mais le Verbe s'est incarné
et est venu demeurer parmi les hommes, Il est venu, ou plutôt, Je suis venu dans Mon
domaine, et les Miens ne M'ont pas reconnu : car le monde et sa chair les avait tous rendus
aveugles et sourds.
13. A présent, Je suis avec vous, un homme dans la chair, et c'est pourquoi Je ne puis
vous donner toute la force de Mon esprit, Mais quand, plus tard, Je serai avec vous non plus
dans la chair comme aujourd'hui, mais en esprit seulement, Je vous remettrai toute la force et
la puissance de Mon esprit, qui est bien sûr Moi-même de toute éternité. Et Je demeurerai
avec vous, dans l'esprit et dans sa force, jusqu'à la fin de l'existence de cette terre, et jusqu'à ce
que le dernier esprit jugé, ayant atteint sa maturité, l'ait quittée. Et, avec cette terre, le berceau
des enfants de Dieu s'éteindra pour toujours, et dès lors, tout sera dirigé par l'esprit.
14. Je vous ai déjà montré et expliqué bien des fois ce qui se passe sur cette terre.
Aussi, attendez patiemment une rédemption assurée, et ne souhaitez pas que le jugement du
monde arrive prématurément. Car, le jour où il arrivera, ce sera toujours trop tôt pour vous, et
plus encore pour ceux qui seront jugés ; car dans le jugement, il n'y a ni pitié, ni amour, et
chaque âme sera livrée à elle-même, afin qu'elle fasse la cruelle expérience de l'inanité de
l'aide temporelle qu'elle aura reçue des hommes purement de ce monde. Dites-Moi maintenant
si vous avez bien compris tout cela. »

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dit : « Oui, pour moi du moins, je l'ai bien compris ; et, à franchement parler,
l'histoire tout entière de l'humanité ne me paraît pas des plus gaies ! Au fond, les hommes ne
sont pourtant pas eux-mêmes les premiers responsables de leur propre méchanceté, mais
plutôt les circonstances dans lesquelles ils ont été conçus, mis au monde et élevés. Et, en ce
cas, tout jugement apparaît bien comme un acte parfaitement autoritaire et tyrannique de la
part de Celui qui a le pouvoir de juger les hommes.
2. On me dira, bien sûr, que Dieu fait en sorte que chacun apprenne à reconnaître le
vrai du faux et le bien du mal ; mais quand cela arrive-t-il ? Selon mon expérience, souvent
pas avant que l'homme se soit déjà si bien installé dans l'erreur et le mal qu'aucune doctrine
pure ne peut plus rien pour lui. Quand les hommes sont demeurés plusieurs siècles sans que
l'influence divine se fasse sentir d'aucune manière, il est inévitable qu'ils deviennent peu à peu
toujours plus oublieux de Dieu et qu'ils se fabriquent alors leurs propres lois et préceptes de
vie, dont même l'observation la plus stricte ne pourra jamais assurer leur salut. Et c'est
seulement quand l'humanité finit ainsi par être tout à fait abrutie que des hommes sont éveillés
et que les révélations arrivent, au début bien faibles. Si cela ne donne rien, d'autres viennent
avec plus de force. Mais si cela non plus ne donne rien, ne voilà-t-il pas que les hommes sont
punis par un jugement ? Pourquoi faut-il qu'il en soit ainsi ? Seigneur, j'ai vraiment peine à le
comprendre moi-même !
3. Après Adam, et surtout chez les descendants de Caïn, il ne fut plus guère question
de révélations jusqu'à Noé. Au temps de Noé, il arriva certes toutes sortes de signes et de
révélations, mais trop tard, puisque le peuple, surtout dans les plaines, appartenait déjà tout à
fait au diable. Aussi n'y prêta-t-il bien sûr pas la moindre attention, et continua de vivre dans
son vertige ; et bientôt survint le plus terrible des jugements.
4. Par la suite, il n'y eut pour ainsi dire aucune révélation dans toute la longue période
jusqu'à Abraham. La révélation divine reprit avec Abraham ; mais elle fut immédiatement
suivie du jugement de Sodome et Gomorrhe et des dix villes alentour.
5. Après Abraham, Isaac et Jacob, tout recommença jusqu'à Moïse. Au temps de ce
prophète, le Ciel envoya aux hommes des signes grandioses. Pour la première fois, ils
reçurent des lois précises pour régler leur existence ; mais le jugement aussi fut formidable.
Les Égyptiens durent mordre la poussière par centaines de milliers, et, une fois libres, les
Israélites ne connurent guère un meilleur sort avec leur quarante années dans le désert. A
l'évidence, tant les Égyptiens que les Israélites n'avaient pas reçu de révélation depuis trop
longtemps, et leur foi s'était affaiblie. L'ancienne foi vivante était devenue indolente et
traditionnelle, ce qui ne vaut guère mieux que l'absence de foi. Et telle la foi, telle
l'observation de ses principes essentiels !
6. Si l'absence de révélation se poursuit plus longtemps, les hommes perdent toute foi
dans le vrai Dieu et se fabriquent des dieux selon leur fantaisie, tombant ainsi tout à fait dans
l'idolâtrie. Mais peut-on raisonnablement leur en imputer la faute ? Moi qui ai toujours été
d'une humanité fort raisonnable, je réponds : non, en vérité !
7. Il est vrai que, sous les Juges, et par la suite sous quelques autres rois, il y eut
toujours des prophètes chez nous, les Juifs - mais toujours après que les hommes eurent
véritablement commis les plus abominables péchés ; et alors, le jugement venait aussitôt
anéantir les pécheurs.
8. Et Tevoici maintenant en personne, ô Seigneur, et avec Toi, c'est assurément la plus
grande de toutes les révélations qui vient aux hommes ; mais le jugement aussi ne se fera pas
attendre. Etsi cette révélation ne se renouvelle pas, dans peu de siècles, même ceux qui
croient en Ta doctrine seront tout pareils à nos gens du Temple ! Les païens convertis
redeviendront païens, les Juifs seront encore plus mauvais qu'ils ne sont à présent, et c'est
ainsi que la lumière et le bien ne régneront jamais tout à fait sur cette terre. C'est pourquoi je
pense qu'il ne faut plus, dorénavant, que les révélations claires de Ta divinité tardent trop
longtemps, sans quoi nos descendants, qui n'auront pu assister à la révélation présente,
retomberont inévitablement dans l'ancienne nuit sans qu'il y ait de leur faute.
9, A cause de leur incrédulité, les Philistins ont été détruits et ont disparu, et, à ma
connaissance, ils n'ont jamais reçu aucune révélation ; de mêmeles anciens Phéniciens, les
Troyens, les Babyloniens, les habitants de Ninive et d'autres peuples encore, qui, à ce que je
sache, n'avaient jamais reçu de révélation particulière non plus.
10. Pourquoi donc la partie est-elle si défavorable à l'homme ? Aucun homme n'y peut
rien s'il existe ! Et une fois qu'il est là par Ta volonté toute-puissante, il doit être malheureux
du berceau à la tombe et subir un jugement après l'autre. Pourquoi en est-il ainsi ? »
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Y dis à Lazare et aux autres disciples, car eux aussi étaient de l'avis quelque peu
exalté de Lazare : « Soyez attentifs, car  vais vous donner une parabole qui sera la réponse à
cette question de Lazare.
2. Un jour, un propriétaire embaucha des ouvriers pour travailler dans sa vigne. Les
ouvriers arrivèrent au matin, et le maître se mit d'accord avec eux pour un salaire journalier
d'un denier. Vers le milieu de la journée, il rencontra des gens encore oisifs et leur dit :
"Pourquoi restez-vous là à ne rien faire ? Allez à ma vigne, et je vous paierai comme il se
doit." Et ils y allèrent et travaillèrent. Mais, vers le soir, le propriétaire de la vigne rencontra
encore une quantité d'ouvriers qui ne faisaient rien. Il leur demanda : "Pourquoi restez-vous là
toute la journée à ne rien faire ?" Et ils répondirent: "Maître, personne ne nous a embauchés !"
Alors, le maître leur dit : "Eh bien, allez vous aussi dans ma vigne et travaillez-y pour cette
dernière heure du jour, et je vous paierai vous aussi comme il se doit." Et ils y allèrent et
travaillèrent avec zèle pendant cette dernière heure.
3. Le soir venu, le maître appela d'abord les ouvriers qui avaient travaillé toute la
journée, et il leur donna à chacun le denier convenu. Puis il appela ceux qui n'avaient travaillé
qu'une demi-journée, et leur donna également à chacun un denier. Enfin, il appela ceux qui
n'avaient travaillé qu'une heure, et à chacun, il donna aussi un denier.
4. Alors, ceux qui avaient travaillé tout le jour lui dirent : "Maître, comment peux-tu
donner à ceux qui n'ont travaillé qu'une heure la même chose qu'à nous, qui avons pourtant
porté des fardeaux toute la journée ? " Le maître répondit "Cela vous regarde-t-il si je suis bon
et miséricordieux ? Suis-je injuste parce que je veux bien donner autant aux derniers venus
qu'à vous ? N'étions-nous pas d'accord pour un denier ? Vous-mêmes, vous n'avez pas
demandé davantage ! Et puisque je vous donne ce que vous avez demandé, que voulez-vous
de plus ? Ne suis-je pas maître de mon bien, et ne puis-je en disposer comme il me plaît ?"
Les premiers ouvriers ne purent rien répondre à cela, et ils se contentèrent de leur salaire.
5. Et Je vous le dis aussi à tous : Mon Père qui est en Moi fera de même avec vous, et
alors, les premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers.
6. Quant à la vigne, les hommes proprement de cette terre en sont les ceps qu'il faut
travailler. Et ceux-là n'ont aucun contrat avec Moi, mais doivent être travaillés, afin que Dieu
fasse avec eux une bonne récolte.
7. Et, comme vous à présent, les prophètes ne sont pas, selon l'âme, de cette terre, mais
ce sont des ouvriers venus d'en haut, et qui ont passé avec Moi un contrat ferme afin de
parvenir à la filiation divine, ce qui n'est possible que sur cette terre.
8. Du commencement jusqu'à ce jour, tous les grands prophètes, vous inclus, qui ont
reçu une grande révélation, ont été les premiers ouvriers embauchés dans la vigne du
Seigneur.
9. Les petits prophètes, qui n'ont à exécuter qu'un demi-service, à savoir préserver la
grande révélation déjà donnée, sont ceux qui viendront après vous en Mon nom, et qui, bien
sûr, recevront eux aussi certaines petites révélations grâce auxquelles ils prophétiseront, mais
ils ne posséderont pas la force que Je vous donnerai. Et ceux-là recevront le même salaire que
vous, parce que leur foi devra être plus grande ; en effet, ils ne verront pas ce que vous voyez
à présent, aussi leur foi librement consentis leur sera-t-elle comptée comme un plus grand
mérite. Et lorsqu'ils recevront la même récompense que vous, songez qu'il leur aura été plus
difficile de croire à ce qui arrive à présent pour le salut de toutes les créatures, puisqu'ils n'en
auront pas été témoins comme vous.
10. Beaucoup plus tard, enfin, juste avant un grand jugement, d'autres prophètes seront
à nouveau éveillés et permis, et ils auront la dure tâche de purifier en peu de temps une
doctrine fort pervertie, afin qu'elle soit préservée et que les hommes à l'esprit lucide ne la
rejettent pas comme vieille tromperie des prêtres. Ces troisièmes ouvriers de Ma vigne
n¶œuvreront pas à travers de grands miracles, mais par le verbe pur et par l'Écriture, sans
recevoir d'autre révélation frappante que la seule parole vivante dans leur âme et dans les
pensées de leur cœur, et, comme ils seront emplis d'une foi lucide et réfléchie, ils relèveront
sans actes merveilleux les ceps humains desséchés de Ma vigne, et c'est pourquoi ils recevront
de Moi le même salaire que vous qui aurez travaillé tout le jour ; car il leur sera bien plus
difficile qu'à vous de croire fermement et sans douter à ce qui sera arrivé ici plus de mille ans
avant eux.
11. Ainsi donc, si éloignées les unes des autres que soient les grandes révélations,
Dieu se soucie constamment d'éveiller sans tarder de nouveaux prophètes chez les hommes
chaque fois que les enseignements de la grande révélation commencent à se déformer, et Il le
fait en sorte qu'aucun libre arbitre ne soit contraint. Car, si les grandes révélations sont
toujours très espacées dans le temps, c'est précisément afin que les hommes puissent mieux
user sans contrainte de leur libre arbitre.
12. Bien sûr, chaque fois que les hommes, tentés par le monde, se laissent à nouveau
par trop éloigner de leur voie spirituelle, il ne reste pas d'autre choix que le recours à une
nouvelle grande révélation, mais celle-ci est nécessairement toujours suivie d'un jugement,
parce qu'elle est elle-même un jugement fâcheux pour les hommes. Car le bois mort ne brûle
pas tant qu'on n'y met pas le feu ; mais, dès qu'on y met le feu, il s'enflamme. Or, une grande
révélation est aux hommes ce que le feu est au bois. - Comprenez-vous cela ? »