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LE TEMPS DES ROSES La lettre des socialistes de la section Jean-Baptiste Clément [18eme] n°8

LE TEMPS DES ROSES

La lettre des socialistes de la section Jean-Baptiste Clément [18eme] n°8 juin 2008

LE TEMPS DES ROSES La lettre des socialistes de la section Jean-Baptiste Clément [18eme] n°8 juin

I l y a quelques semaines,nous votions pour élire nos équi- pes municipales. Dans de nombreuses villes de France, à Paris, dans le 18e arrondissement, les listes de rassemble- ment de la gauche et des écologistes conduites par les socialistes ont été choisies. Elus expérimentés et nouveaux élus (plus de la moitié dans le 18e arrondissement) sont maintenant au travail. Plus que jamais, leur enthousiasme, leurs convictions et leur engagement seront nécessaires pour mener à Paris et dans notre arrondissement des actions pour améliorer la vie de tous.

Gauche a scrupuleusement traqué. L’essentiel n’est pas là. L’idéologie a fonctionné à plein, avec beaucoup de subtilité. Une multitude de dispositions, de lois, de « réformes » adop- tées au fur et à mesure conduisent à modifier en profondeur l’organisation du marché du travail, dans une cohérence ter- rifiante, visant à diminuer par tous les moyens le coût du tra- vail et à faire passer la flexibilité et la précarité pour les moyens modernes de redynamiser le marché du travail.

Loi de modernisation du marché du travail, remises en causes successives

des 35h, création du statut « d'auto entre-

preneur», contourne- ment de l'action des partenaires sociaux, extension des possibilités du travail de dimanche bientôt en discussion, offre d'emploi « raisonna- ble »… Il s'agit d'une offensive tous azimuts dont nous n'a- vons certainement pas encore tout vu.

Au Parti socialiste, si nous considérons que des adaptations, dans le domaine de l'organisation du travail comme dans d'autres, sont certainement nécessaires afin de favoriser le développement économique et la création d'emploi de qualité, elles ne peuvent se faire systématiquement au prix de régressions et de précarisations supplémentaires. Cette politique, alliée à un désengagement de l'Etat, à un recul du champ des services publics (voir le volume des suppressions de postes dans la fonction publique) et à une diminution

des sécurités sociales, n'est pas nouvelle. C'est très exacte- ment celle qui a été menée dans les années 80 par Ronald Reagan ou Margaret Thatcher. On a vu l'état de délabrement général et d'appauvrissement pour le plus grand nombre auquel elle a mené et nombre de ses promoteurs en revien- nent aujourd'hui. C'est pour- quoi cette approche ne sera

jamais la nôtre.

pour- quoi cette approche ne sera jamais la nôtre. Jean-Philippe Daviaud Secrétaire de section Le Parti

Jean-Philippe Daviaud Secrétaire de section

Le Parti socialiste au travail

Le Parti socialiste est également au travail. Le congrès qui se tiendra à Reims au mois de novembre prochain revêt pour les socialistes et tous ceux qui espèrent de la gauche une importance particulière. Il devra faire émerger une ligne politique claire et des choix assumés, trop longtemps diffé- rés, que chaque Français pourra apprécier. En cohérence avec la ligne politique que les militants auront choisi par leur vote, une ou un Premier secrétaire sera désigné par un second vote. C’est le processus normal au Parti Socialiste.

Nous, militants socialistes, assumons ce choix du débat, de la confrontation d’idée et de projet. Cette liberté essentielle en démocratie, notre parti la garantit. Et parce qu’aucun projet ne peut être porté sans un leader légitime et identifié, nous assumons également le débat qui permettra de désigner la ou le Premier secrétaire. Ces enjeux internes ne nous détournent pas de l’actualité. Le gouvernement de F. Fillon s’est montré redoutablement actif depuis un an. Une logique implacable s’est mise en action, mesure après mesure, loi après loi, afin de s’attaquer à tout ce qui est considéré comme contrainte pesant sur le marché du travail. Que l’on ne s’y trompe pas. Le but n’a pas été de don- ner toujours plus à ceux qui ont déjà beaucoup,même si cela paru être le cas avec le « paquet fiscal », voté il y presque un an. Le symbole, choquant, a constitué un leurre que la

Mai 68 - Mai 2008

Par Frank Burbage,

adhérent du parti socialiste

« Je veux en finir avec Mai 68 ! », disait en Avril 2007 Nicolas Sarkozy, à la manière d’un exorciste qui aurait enfin déniché la vraie racine du Mal et qui voudrait en débarrasser notre société. Un an plus tard, cette approche idéologique de l’histoire continue d’être abondamment utilisée pour masquer dans des habits restaurateurs la violence des réformes que la droite tente aujourd’hui d’impo- ser. En perspective : des salariés jetables, des rémunérations dérisoires, la privatisation accrue des biens et des espaces publics, le durcissement des frontières et le marquage des « étrangers indésirables » . Et tout cela, au nom de « vraies valeurs » (autorité, identité, sécurité…) dont on voudrait nous faire croire qu’elles ont été renversées en 68. Et aussi, plus insidieusement, qu’elles peuvent faire l’objet d’une inter- prétation univoque. Nous ne sommes pas dupes de cette réécriture ! Il faut aussi se garder des commémorations oublieuses. Le sens politique, social ou moral d’un mouve- ment aussi riche ne se laisse pas facilement résumer. Mais 68 c’est en effet une constellation inédite : étu- diante, ouvrière, générationnelle, associant à des revendications salariales classiques la demande de droits nouveaux, la contestation d’institutions archaïques, et plus radicalement encore celle d’une civilisa- tion basée sur l’exploitation illimitée des hommes et des choses. Mai 68 participe d’un mouvement inter- national bousculant l’opposition de l’« Est » et de l’« Ouest » par la montée en puissance du tiers-mondis- me, la contestation des blocs d’une guerre froide qui bat encore son plein, l’espoir d’un « socialisme réel » enfin démocratique. Quelles perspectives pacifiques offrir à des aspirations égalitaires élargies aux mino- rités dominées ? A l’évidence cette question est toujours la nôtre. Pourtant nous sommes aujourd’hui loin de 68 : l’État s’est considérablement décentralisé, désengagé, l’in- tégration internationale s’est accrue, la perspective d’une croissance régulière et importante a disparu, le chômage de masse et la précarité induisent des formes inédites de l’inégalité et de la pauvreté. Dans ce contexte difficile l’inquiétude de ne pas ou de ne plus trouver une place dans la société s’est généralisée. Cette inquiétude touche de plein fouet les générations les plus jeunes, mais aussi tous ceux dont les modestes acquis sont aujourd’hui fragilisés. De là des positions souvent défensives, parfois réactives, qui prennent le pas sur le désir de changement ou de réinvention sociale. La droite et l’extrême-droite savent en profiter. L’alternative politique dont le parti socialiste porte aujourd’hui la responsabilité, c’est d’articuler l’aspira- tion à l’autonomie et le redéploiement de la solidarité, y compris internationale. D’assurer pour tous la satisfaction des besoins fondamentaux sans renoncer à la critique d’une marchandisation irresponsable. C’est facile à dire, et difficile à faire. Mai 68 c’est aussi pour nous tous la mémoire douloureuse d’une gau- che politique fatiguée, désunie, incapable de porter une alternative politique nouvelle et crédible. Sachons aussi tirer profit de ce mauvais souvenir !

Parti Socialiste 18 e circonscription - section jbc 76bis rue Duhesme 75018 PARIS www.ps18jbc.fr - contact ps18jbc@club-internet.fr - tél. 06 18 44 37 81

- contact ps18jbc@club-interne t.fr - tél. 06 18 44 37 81 LE TEMPS DES ROSES La

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La lettre des socialistes de la section Jean-Baptiste Clément [18eme] n°8 juin 2008

de la section Jean-Baptiste Clément [18eme] n°8 juin 2008 Café politique : Dans ce contexte, le

Café politique :

Dans ce contexte, le Parti socialiste organise un café politique sur les conséquences pour les salariés et les entreprises des réformes du marché du travail.

Venez nombreux exprimer votre point de vue, et discuter avec nous des alternatives possibles et nécessaires pour l'emploi.

La droite et l’emploi

Loi de modernisation du marché du travail, loi de modernisation de l’économie, réforme de l’assurance chômage et introduction des « offres raisonnables d’emploi », remise en question de la durée légale du travail… C'est bien une offensive généralisée contre le droit du travail qui est en marche.

 

JEUDI 19 JUIN A 19H00

 

AU CAFE "LA CHOPE DU CHATEAU ROUGE"

- ANGLE DES RUES CLIGNANCOURT / MULLER / RAMEY -

AVEC : Frédérique Wozniak, Professeur de droit Jean-Claude Andréini, Chef d'entreprise, adhérent du parti socialiste Dominique Corona, Secrétaire national à l'UNSA, Conseiller prud'homal

En dépit de l'accord signé en avril dernier avec la CDFT et la CGT, le

En dépit de l'accord signé en avril dernier avec la CDFT et la CGT,

le gouvernement multiplie la préparation de mesures permettant aux entreprises de s'affranchir de la durée légale du travail : rachat de repos compensateurs avec l'accord de seulement 30% des salariés, dépassement du contingent d'heures supplémentaires

autorisé, généralisation

relève pas d’une politique efficace de relance de l’emploi. Après six ans de droite, la situation des salariés se précarise sans être accompagnée des résultats économiques promis.

à

la formation, une

du système "forfait jour"

à l'ensemble des salariés empêchant toute forme d'heures supplémentaires, etc.

meilleure adéquation

entre l’offre et la demande, une véritable politique d'accès des jeunes et des seniors

à

l’emploi : autant

Loin d’une véritable « flexsécurité à la fran-

çaise » (voir l’article Une flexsécurité pas très sécurisante), l’action engagée par le gouvernement ne

Les Français attendent une meilleure sécurisation des parcours professionnels,

d’enjeux de taille face auxquels les réponses du gouvernement demeurent sans effet, quand elles ne sont pas inexistantes.

un droit individuel

LE TEMPS DES ROSES La lettre des socialistes de la section Jean-Baptiste Clément [18eme] n°8

LE TEMPS DES ROSES

La lettre des socialistes de la section Jean-Baptiste Clément [18eme]

n°8 juin 2008

de la section Jean-Baptiste Clément [18eme] n°8 juin 2008 UNE FLEXSECURITE PAS TRES SECURISANTE Le projet

UNE FLEXSECURITE PAS TRES SECURISANTE

Le projet de loi de modernisation du marché du travail marque un pas vers une flexsécurité à la française, mais souffre de nombreuses lacunes.

La loi de modernisation du marché du travail a été adoptée le 29 avril dernier par l’Assemblée Nationale. Elle transpose en partie dans le code du travail les dispositions de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) signé le 21 janvier 2008 par les partenaires sociaux - seule la CGT s’y est opposée. La démarche est relativement inédite, puisque syndicats et organisations patronales sont parvenus à négocier directement un accord ayant ensuite servi de base au projet de loi. La méthode, bien différente de celle qui avait prévalue lors de l’élaboration du CPE et du CNE, que ce nouveau texte enterre, atteste qu’il ne peut y avoir de modification du code du travail sans négociation préalable. L'objectif annoncé est d'instaurer plus de flexibilité pour les entreprises et plus de sécurité pour les salariés afin de permettre une meilleure adéquation entre offre et demande. Ce pas vers une «flexsécurité à la française» doit permettre de restaurer un environnement économique favorable à la croissance et l'emploi. Si cette idée est largement partagée à droite comme à gauche, en s’appuyant sur l’expérience des pays nordiques, encore faut-il que les modalités d’application garantissent effectivement un équilibre équitable entre flexibilité et sécurité.

Dans la pratique, qu’apporte cette loi ? > La réaffirmation du CDI comme forme normale de la relation de travail La requalification des CNE en CDI (le CNE ayant été déclaré contraire au droit du travail par l’Organisation Internationale du Travail) >L’obligation de motiver tout licenciement L’intégration des périodes de stages dans les périodes d’es- sai >L’abaissement de la durée d’ancienneté de 2 à 1 an pour bénéficier de l’indemnité de licenciement

Pour autant, les lacunes du projet de loi proposé par le gouvernement doivent être mises en évidence :

Sur la méthode, tout d’abord : la menace soulevée par le gouvernement d’impo- ser le Contrat unique en cas d’échec a contribué à limiter la portée de la négociation entre organisations syndicales Sur le fond, la transcription de l’ANI est fidèle mais partielle et reprend essentiellement les nouvelles flexibilités souhai- tées par le patronat :

>L’allongement des périodes d’essai > La séparation à l’amiable, rebaptisée « rupture conven- tionnelle »

> Le contrat de projet à desti- nation des cadres et des ingé- nieurs sous la forme d’un

« CDD long pour la réalisation d’un objet défini »

Ces dispositions trahissent un texte déséquilibré. Elles s’ins- crivent dans une logique de flexibilisation qui n’est pas compensée par la sécurisation des parcours professionnels, pourtant induite par la notion même de flexsécurité. Le texte de l’accord interprofessionnel abordait des points essentiels, relatifs au droit individuel à la formation ou encore à l’orien- tation professionnelle des jeu- nes. Ils ne sont pas repris dans la loi.

Le reste est renvoyé à de futurs décrets ministériels ou à d’éventuelles autres négocia- tions interprofessionnelles. Sous couvert de flexsécurité à la française, on aura donc sur- tout fait avancer la flexibilité, sans sécurisation des parcours professionnels. Enfin, cette loi est à relier à de nombreuses dispositions déjà adoptées - assouplissement des 35h, défiscalisation des heures supplémentaires… - ou à venir - offre d’emploi rai- sonnable notamment - cen- sées permettre de résorber le chômage, mais également synonymes d’abaissement du coût du travail et de précarisa- tion de l’emploi.

du coût du travail et de précarisa- tion de l’emploi. Jean-Philippe Daviaud, directeur de la publication
du coût du travail et de précarisa- tion de l’emploi. Jean-Philippe Daviaud, directeur de la publication

Jean-Philippe Daviaud, directeur de la publication Corisande Jover, responsable pôle communication Monik Ly, conception graphique

pôle communication Monik Ly, conception graphique L’une des réformes annoncées pour l’été porte sur
L’une des réformes annoncées pour l’été porte sur l’indemnisation des chômeurs, et introduit la notion

L’une des réformes annoncées pour l’été porte sur l’indemnisation des chômeurs, et introduit la notion d’ «offre raisonnable d’emploi»

De quoi s’agit-il ?

A près 3 mois, le demandeur d’emploi ne pourra pas refuser deux fois un emploi compatible avec ses qualifi-

cations, rémunéré à 95 % du salaire anté- rieur et situé dans la zone géographique de sa recherche. Après 6 mois, cette obligation portera sur une offre rémunérée à 80 % du salaire antérieur et située à 30 km de son domici- le ou à une heure de transport en commun Enfin après un an sans emploi, une offre sera considérée comme raisonnable si l’emploi proposé est rémunéré à un salaire supérieur à l’allocation-chômage Nous nous opposons à cette vision res- trictive de la lutte contre le chômage. Plutôt que de culpabiliser (encore !) les demandeurs d’emploi en situation précai- re, le gouvernement serait bien avisé de s’intéresser aux moyens de relancer la création d’emplois en France. Les heures supplémentaires et la remise en cause des 35h vont à contre-sens d’une telle démar- che, tandis que les résultats économiques plus que mitigés des six années de droite ne créent pas le contexte favorable espéré. Le premier geste de ce gouvernement a été d'accorder des allégements fiscaux injustifiés, au bénéfice de son électorat le plus favorisé ; mais qu’a-t-il fait pour soute- nir le développement de nos TPE/PME, for- tement créatrices d’emplois ? L’ordre des priorités décidé par la droite est on ne peut plus clair.

TPE/PME, for- tement créatrices d’emplois ? L’ordre des priorités décidé par la droite est on ne
priorités décidé par la droite est on ne peut plus clair. Interview 3 questions sur les
priorités décidé par la droite est on ne peut plus clair. Interview 3 questions sur les
priorités décidé par la droite est on ne peut plus clair. Interview 3 questions sur les
priorités décidé par la droite est on ne peut plus clair. Interview 3 questions sur les
priorités décidé par la droite est on ne peut plus clair. Interview 3 questions sur les
priorités décidé par la droite est on ne peut plus clair. Interview 3 questions sur les

Interview

3 questions sur les réformes du marché du travail

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Afaf Gabelotaud (chef d’entreprise, 25 salariés)

TDR - Quels seront les effets du licenciement à l'amiable, dit "rupture conventionnelle", sur l'entreprise et les salariés?

Afaf Gabelotaud - Le « licenciement à l’amiable » légifère une pratique assez répandue dans les entreprises, une séparation convenue déguisée en licenciement pour faute la plupart du temps. C’était pour le salarié une porte de sortie intéressante lorsque le souhait de quitter l’entreprise émanait directement de lui. La nouvelle loi rend la séparation plus simple mais occulte la raison fondamentale de la séparation, quid de la « cause réelle et sérieuse ». La dérive la plus inquiétante de ce type de dispositif est de négocier la plupart des ruptures de contrat en « licencie- ment à l’amiable », parce que la procédure est moins coûteuse, plus rapide et que les salariés sont plus susceptibles de céder à une indemnité - certes un peu plus intéressante, 1/5ème d’un mois de salaire par an au lieu de 1/10ème - que de se lancer dans une procédure prud’homale longue et éprouvante psychologique- ment. Sévillane Lambret - Par rapport à la situation actuelle, caractéri- sée par de très nombreux départs « transactionnels », la situation sera plus simple et évitera sans doute des situations de stress et de harcèlement envers les salariés dont les entreprises ont déci- dé de se séparer. Mais ne nous faisons pas d'illusion, le salarié n'est pas à égalité face à son employeur. Il y aura encore des sala- riés qui n'auront pas la force d'ester en prud'homme.

TDR - Qu'apporte l'allongement des périodes d'essai?

Sévillane Lambret - La période d’essai reste dans des temps raisonna- bles. Bien que nous soyons à une époque où tout s’accélère, une pério- de d’essai plus longue correspond mieux aux organisations du travail actuel, plus autonomes et moins hiérarchisées.

Trois adhérents du parti socialiste et habitants du 18e arrondissement nous répondent.

/ Frank Koutchinsky (chef d’entreprise, 19 salariés) / Sévillane Lambret (déléguée fédérale CFDT, fédération chimie énergie) /

tage de tensions dans la relation professionnelle. Je regrette que la loi ne fasse pas la distinction entre les deux situations.

TDR - Le gouvernement propose de renégocier la durée du travail entre- prise par entreprise : qu'en pensez-vous? Les 35h représentent-elles une difficulté pour votre entreprise ?

Afaf Gabelotaud – Il me semble assez improbable de pouvoir mener à bien une négociation entreprise par entreprise. Qui sera l'interlocuteur dans beaucoup d'entreprises? Négocier dans une TPE/PME (plus de 90% de l'ensemble des entreprises avec une énorme proportion des entreprises à - de 10 salariés) revient à négocier avec le gérant parce qu'il n'y a pas de représentation syndicale. Par ailleurs, les 35 heures ne sont pas un problème pour les nouvelles entreprises parce que les logiques de gestion du personnel se sont tout simplement adaptées à la législation. Sévillane Lambret - De nombreuses entreprises ne disposent pas d’ins- tances de représentation capables de résister aux diktats patronaux. Qui plus est, certains employeurs rachètent d’ores et déjà les congés payés et les RTT, au détriment de l’embauche, au détriment de la santé des salariés et au détriment de la sécurité collectives. Enfin avec les 35h, les entreprises avaient en contrepartie obtenu l’annualisation du temps de travail, ce qui a permis des gains de productivité non négligeables ! Frank Koutchinsky - En considérant que notre relation au travail n'est liée qu'au temps de travail, nous faisons erreur. De nouveaux aména- gements ont été opérés par ce gouvernement sur la question des 35h, qui permettent déjà de nombreuses adaptations. Ce ne sont pas les 35h qui freinent l'emploi, mais la mauvaise situation de l'économie française liée à la perte de confiance rapide du gouvernement dans l'o- pinion.

de confiance rapide du gouvernement dans l'o- pinion. Frank Koutchinsky - Cet allongement semble nécessaire pour

Frank Koutchinsky - Cet allongement semble nécessaire pour tous les emplois qui nécessitent une adaptation particulière, et principalement pour les jeunes. Ces derniers ne disposaient, en effet, que d'environ 20 jours pour faire leur preuve dans l'entreprise, ce qui était extrême- ment faible et bloquait toute entrée dans le monde du travail. Par cont- re, il n'est pas nécessaire pour les emplois non qualifiés (par exemple "équipier chez McDo") et n'apporte rien dans ce cas, si ce n'est davan-

et n'apporte rien dans ce cas, si ce n'est davan- Parti Socialiste 18 e circonscription -

Parti Socialiste 18 e circonscription - section jbc 76bis rue Duhesme 75018 PARIS www.ps18jbc.fr - contact ps18jbc@club-internet.fr - tél. 06 18 44 37 81