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J.-M. Pesez Schémas pour la Bibliologie, de R. Estivals In: Communication et langages. N°34, 1977.

Schémas pour la Bibliologie, de R. Estivals

In: Communication et langages. N°34, 1977. p. 124.

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Pesez J.-M. Schémas pour la Bibliologie, de R. Estivals. In: Communication et langages. N°34, 1977. p. 124.

langages. N°34, 1977. p. 124. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/colan_0336-1500_1977_num_34_1_4415

Estivals

Schémas pour la bibliologie Paris, 1976, Sediep.

3

S

Oo

La bibliologie existait-elle avant Estivals ? On peut en douter ; en tout cas, on n'avait sûre ment jamais théorisé autant à son sujet. L'i ntroduction est épistémologique et analytique :

il s'agit de définir la bibliologie, science du livre ou, mieux, de l'écrit, et d'en cerner tous les développements. On se doutait que la bibliologie n'était pas exactement à la bibli

ographie

phie.La bibliologie englobe

démarches descriptives et, comme toutes les sciences de la communication, elle entre tient des rapports avec presque toutes les

sciences humaines : philosophie, psychologie, sociologie, histoire. Mais le propos d'Estivals est de fonder la bibliologie : ses outils seront la théorie des modèles, la dialectique, le structuralisme, toutes les clés que la pen sée contemporaine offre au chercheur. Cepend ant,c'est le marxisme qui tient la meilleure place dans la seconde partie consacrée à la bibliologie politique : sous le titre de « Sché ma interprétatif sociocratique », c'est un modèle des relations entre livre et société que construit Estivals, mais dans une pers

pective

innocent, qu'il traduise l'idéologie

classe dominante, on s'en doutait, et c'était un peu plus évident que pour la musique (J. Attali : Bruits). Mais Estivals n'enfonce

pas des

faire, c'est

complexe des interréactions entre les inté

rêts du petit nombre et l'écrit, qui finit par sécréter la contestation. Et, si le modèle est induit d'une analyse marxiste, il s'applique aussi bien à la « société socialiste bureau

cratique

nante,

apparatchiks) qu'à la société « bourgeoise ».

ce que l'ethnologie est à l'ethnogra

même

les

historique. Que l'écrit ne soit pas

portes ouvertes :

mettre au

jour

de

la

ce qu'il entend le mécanisme

»

en

(qui a, elle aussi, sa

l'espèce

sa

classe

domi

ses

bureaucratie,

Un modèle

ne prétend pas

coller au réel,

mais seulement en rendre compte et offrir

une prise

tionne.

d'Estivals est efficace. La démonstration

aurait sans doute gagné en force à s'appl

iquerau concret :

de

peut-être, le modèle dépasse-t-il son objet,

Et,

niveau

sur lui.

Il

est recevable

juger si

s'il fonc

Au

lecteur de

le schéma

le traité

peu trop

reste au

la théorie, un

cursif aussi.

1. Tous ces problèmes sont étudiés et appro fondis dans la revue que dirige Robert Esti vals : Schéma et schématisation.

l'écrit, pour embrasser toute la culture ? S'il en est ainsi, le schéma ne serait plus spéci fique de la bibliologie. Aussi bien, la troisième partie consacrée à la bibliologie dynamique ne se défend pas de mettre en évidence des cycles histo

riques,

doivent

Simiand. Et pour cause : les superstructures ne peuvent pas ne pas vivre au même rythme que les infrastructures, mais non sans déca lages ni sans qu'interviennent des fluctua tionsplus brèves provoquées par le heurt des générations. Cette troisième partie est la plus neuve, la plus provoquante d'un livre ardu, souvent scolastique, mais qui est avant tout le manifeste d'une nouvelle discipline. Jean Pesez

artistiques et littéraires, cycles qui

de

quelque

chose

aux

phases

Jean Cazeneuve

AIMER LA VIE

Paris, Editions Le Centurion, 1977, 252 pages,

36

Jean Cazeneuve

F.

est,

en

France, le socio

logue dont

les

travaux font autorité dans

!a sociologie

le

ications de maose. C'est qu'il unit le savoir théorique, les apports d'une recherche qui ne cesse d'aller de l'avant et l'enrichiss ementdu contact direct, puisque J. Caze

neuve

après avoir été président du comité des

programmes de l'O.R.T.F. Mais le livre qu'il publie aujourd'hui s'ins crit dans un autre horizon, un horizon où la méditation morale et philosophique uti lise les acquis de la science sans s'y enfer mer, car le lecteur est invité « à suivre

» un itinéraire varié, où il rencontrera tantôt

» les rêveries ou les hésitations de l'auteur,

» tantôt des indications empruntées par lui

» à des travaux qui lui ont paru suggestifs ».

Allant

des commun

domaine de

est aujourd'hui

président de

T.F. f

à

rebours des modes dominantes,

J. Cazeneuve se demande : « Faut-il, pour

» être sérieux et pris au sérieux, ne parler

» que des cataclysmes qui menacent l'huma-

» nité, de la désolation de notre existence,

» de la dérision de nos espérances. Le but

» ultime des sciences humaines est-il de

» persuader les pauvres profanes qu'ils sont

» stupides de trouver quelque agrément

celle-ci ne présente

» dans

sociétés absur-

la

vie

et

que

dans

» aucun intérêt

nos