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GUIDE AGREGATION INTERNE DíANGLAIS

2013-2014

TEXTE OFFICIEL AGREGATION INTERNE ET CAERPA

Section langues vivantes étrangères

A - Épreuves écrites d'admissibilité

1) Composition en langue étrangère portant sur le programme de civilisation ou de littérature du concours (durée : sept heures ; coefficient 1).

2) Traduction : thème et version assortis de l'explication en français de choix de traduction portant sur des segments préalablement identifiés par le jury dans l'un ou l'autre des textes ou dans les deux textes (durée : cinq heures ; coefficient 1).

B - Épreuves orales d'admission

1) Exposé de la préparation d'un cours suivi d'un entretien (durée de la préparation : trois heures ; durée de l'épreuve : une heure maximum [exposé : quarante minutes maximum ; entretien : vingt minutes maximum] ; coefficient 2).

L'épreuve prend appui sur un dossier composé d'un ou de plusieurs documents en langue étrangère (tels que textes, documents audiovisuels, iconographiques ou sonores) fourni au candidat.

2) Explication en langue étrangère d'un texte extrait du programme, assortie d'un court thème oral improvisé et pouvant comporter l'explication de faits de langue. L'explication est suivie d'un entretien en langue étrangère avec le jury (durée de la préparation : trois heures ; durée de l'épreuve : une heure maximum [exposé : trente minutes maximum ; entretien : trente minutes maximum] ; coefficient 2). Une partie de cet entretien peut être consacrée à l'écoute d'un court document authentique en langue vivante étrangère, d'une durée de trois minutes maximum, dont le candidat doit rendre compte en langue étrangère et qui donne lieu à une discussion en langue étrangère avec le jury.

Les choix des jurys doivent être effectués de telle sorte que tous les candidats inscrits dans une même langue vivante au titre d'une même session subissent les épreuves dans les mêmes conditions."

Article 3 - L'arrêté du 23 octobre 1975, modifié par les arrêtés des 14 novembre 1979 et 17 septembre 1986, définissant les épreuves du concours externe de l'agrégation de géographie est abrogé.

Article 4 - Les dispositions du présent arrêté prennent effet à compter de la session de l'année 2002 des concours.

JO du 2 mars 2001

Concours interne de l’agrégation du second degré Concours interne d’accès à l’échelle de rémunération des

Concours interne de l’agrégation du second degré

Concours interne d’accès à l’échelle de rémunération des professeurs agrégés dans les établissements d’enseignement privés sous contrat du second degré (CAER)

Section langues vivantes étrangères : anglais

Programme de la session 2014

Épreuves écrites et orales

I - Littérature

1. William Shakespeare. Measure for Measure. Ed.J.W. Lever. Londres, Arden Shakespeare (Cengage Learning),

2008.

2. Charles Dickens. A Tale of Two Cities [1859].Ed. Andrew Sanders.Oxford, Oxford World’s Classics, 2008.

3. Edith Wharton. The House of Mirth [1905]. Elizabeth Ammons, ed. New York: W.W. Norton Critical

Edition, 1990, et le film de Terence Davies. The House of Mirth, 2000.

II - Civilisation

1 - La décolonisation britannique (1919-1984)

Si l’Empire britannique, au Traité de Versailles de 1919, émerge de la Première Guerre mondiale plus vaste que jamais, il est aussi devenu un ensemble plus complexe, où se dessinent plusieurs failles structurelles et conjoncturelles. Les territoires qui le composent (dominions, protectorats, colonies, mandats…) entretiennent avec la métropole des relations politiques, économiques et culturelles aussi distinctes que la nature, les formes et les rythmes des mouvements politiques et sociaux qui s’y expriment déjà. Moins de soixante-dix ans plus tard, l’Empire britannique n’est plus. Si la rétrocession de Hong Kong n’a lieu qu’en 1997, l’accord sino-britannique est signé en 1984, année où Brunei Darussalam célèbre son indépendance et rejoint un Commonwealth des Nations qui n’est plus seulement l’héritier de l’Empire. Les contrastes spatiaux et temporels des décolonisations britanniques sont saisissants. L’indépendance totale des dominions par le Statut de Westminster en 1931 ou encore la fin de l’Empire des Indes en 1947 ont lieu alors même que l’œuvre de colonisation britannique se poursuit en Afrique, dans les Caraïbes ou dans les îles du Pacifique. Le « vent du changement », évoqué par Macmillan en février 1960, émerge de contestations bien antérieures, tandis que ce n’est qu’en 1980 que naît un Zimbabwe indépendant sous un gouvernement de majorité noire. Au-delà du moment court de l’indépendance (rédaction des constitutions, signatures des traités, cérémonies), il s’agira de réfléchir à l’histoire longue des dynamiques impériales où les décolonisations trouvent leur ferment. Ce sujet s’intéresse ainsi à la place que les décolonisations occupent dans l’histoire politique britannique entre 1919 et 1984 et aux interprétations que l’histoire des décolonisations propose des sociétés de l’(ex)-Empire, des nouveaux multilatéralismes et de la puissance britannique en redéfinition. C’est aux moteurs de cette transformation – nationale, régionale, internationale et globale – que ce sujet invite à réfléchir, à partir de quatre grandes questions que soulèvent les débats historiographiques.

A. Mouvements politiques et sociaux en métropole et dans l’Empire

La nature et le rythme des indépendances sont en partie le fruit de la mobilisation d’acteurs individuels et collectifs qui, en Grande-Bretagne et dans l’Empire, tentent de perpétuer, de réformer ou de mettre fin à l’administration britannique. Il ne s’agit pas ici de verser dans une histoire évènementielle mais de dégager les forces politiques, courants intellectuels et mouvements sociaux à l’échelle nationale, coloniale et impériale. La circulation des personnes et des idées entre la métropole et l’Empire, et entre les territoires mêmes de l’Empire sera précieuse pour évaluer l’influence des peuples et des élites. On examinera ainsi l’émergence et l’influence des revendications anticoloniales à travers l’Empire (partis et leaders nationalistes, mouvements syndicaux, organisations étudiantes…), le rôle des élites britanniques (gouvernement, Whitehall, partis politiques, sociétés savantes, lobbys financiers, administrateurs dans l’Empire…), les rivalités au sein des territoires (entre colons et populations locales, entre communautés ou groupements politiques) et le poids des débats publics en Grande-Bretagne. Une réflexion sur les concepts d’identité, de territoire, d’État-nation, de souveraineté, de frontières (des partitions aux fédérations), éclairera les moteurs et modalités de la décolonisation ainsi que les rapports de force dans la gestion politique et constitutionnelle des transferts de pouvoir.

B. Conflits armés et bouleversements structurels

S’il est généralement admis que les répercussions de la Grande Guerre, l’expérience de la Seconde Guerre mondiale, la Guerre froide, et la crise de Suez doivent être au cœur d’une réflexion sur les décolonisations, l’importance de ces conflits doit être nuancée en fonction des régions, voire des territoires, de l’Empire. L’étude des soulèvements, dès l’apogée territoriale de l’entre-deux-guerres, des révoltes et insurrections (Malaya, Chypre, Kenya…) et des violences qui accompagnent les transitions (Inde/Pakistan, Palestine…) permettra d’interroger la vision persistante d’une décolonisation britannique « pacifique » dans d’autres régions. La guerre des Malouines en 1982 invite, sur la fin de la période, à réfléchir à la redéfinition de la puissance d’une Grande-Bretagne dont l’Empire n’est plus. Ces conflits interviennent au cours d’un XXe siècle qui voit des changements structurels fondamentaux s’opérer (reconfiguration de l’économie internationale et des échanges, redéfinition de la production, modifications démographiques…). Ces transformations nationales et internationales exercent également une influence sur les stratégies politiques des décolonisations et retiendront l’attention.

C. Nouveaux multilatéralismes et redéfinition de l’ordre international

La fin de l’Empire britannique est indissociable des nouvelles relations internationales qui s’affirment au XXe siècle. La longueur même de la décolonisation britannique porte à mesurer l’influence que les nouveaux États ont pu exercer sur le retrait britannique d’un Empire qui s’amenuisait. Tout au long du siècle, le Commonwealth, britannique puis des Nations, s’affirme comme un objet fondamental pour penser les décolonisations. Vecteur d’une puissance britannique qui tente de se maintenir, représentant des dominions blancs, il devient progressivement un accélérateur des processus de décolonisation, représentatif d’une diversité multiraciale, notamment après la création de son secrétariat en 1965, où les politiques britanniques en matière de décolonisation sont l’objet de crises diplomatiques aiguës (Afrique du Sud, Rhodésie….). Après 1945, il conviendra également d’attacher une importance particulière à l’influence que l’Organisation des Nations Unies, le mouvement des non-alignés, le panafricanisme ou encore les organisations continentales et régionales qui luttent contre le colonialisme ont pu exercer dans les dynamiques de la décolonisation britannique. Le contexte international permettra aussi de distinguer fin du colonialisme et fin des pratiques impériales et de s’interroger sur le concept même de « décolonisation ». On pourra ainsi analyser, au-delà de « l’indépendance du drapeau », les stratégies britanniques d’affirmation d’intérêts politiques, économiques et stratégiques, voire culturels.

D. Perspectives croisées des décolonisations européennes

Au cours de la période, la décolonisation britannique, de l’Asie du Sud-Est à l’Afrique, des Caraïbes aux îles du Pacifique, devra être replacée dans le contexte des autres décolonisations européennes – particulièrement française, portugaise et néerlandaise. Alors que l’historiographie actuelle souligne l’importance d’une approche globale et transnationale des décolonisations, il est essentiel d’examiner les influences mutuelles qui s’exercent entre les empires et entre les acteurs multiples des décolonisations. Il n’est absolument pas question de se livrer à une étude détaillée des décolonisations européennes, mais d’éclairer continuités et ruptures, similitudes et disparités : temporelles, géographiques, politiques et économiques, afin de s’interroger sur les ressorts et les spécificités de l’expérience britannique des décolonisations.

2 - Les années Roosevelt aux États-Unis (1932-1945)

La période qui a le plus façonné les États-Unis contemporains est sans aucun doute la présidence de Franklin Delano Roosevelt. Les changements considérables qui affectèrent alors le pays s’articulent autour de deux grands axes chronologiques et problématiques : le New Deal pendant les années trente et le Home Front pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il conviendra d’abord d’analyser la nature et la signification historique du New Deal. On verra comment

Roosevelt, dès 1932 et sa promesse d’utiliser l’État fédéral pour construire un nouvel « ordre économique constitutionnel », posa les premiers jalons d’une ambitieuse reconstruction idéologique qui aboutit à la création du libéralisme américain moderne et à la redéfinition historique du contrat social aux États-Unis. Cette mutation idéologique sous-tendra l’étude des nouveaux instruments politiques, économiques, sociaux et bureaucratiques que Roosevelt mit en place afin de garantir aux Américains un niveau minimal de sécurité par rapport aux risques inhérents à l’économie de marché, comme l’illustrent les deux grands moments d’intense activité législative des années Roosevelt : les Cent Jours de 1933 et le Second New Deal de 1935. La transformation de l’État en contre-pouvoir par rapport à la puissance économique privée étant alors inédite dans l’histoire des États-Unis, il faudra examiner avec attention comment Roosevelt sut développer un argumentaire précis pour prouver la compatibilité de ses innovations idéologiques avec la tradition constitutionnelle américaine – argumentaire qui conduisit à une complète redéfinition des concepts de « liberté » et de « droits » aux États-Unis, avec des conséquences sociales et politiques à très long terme dans l’histoire du pays.

A cette évolution idéologique correspondent logiquement des transformations politiques et institutionnelles

profondes. Les élections de 1932 et de 1936 sont considérées comme des élections de réalignement qui aboutirent à un nouveau système de partis et donnèrent naissance à une nouvelle coalition électorale démocrate. En ce sens, les années Roosevelt doivent être comprises comme l’arrivée marquée et durable de l’Amérique urbaine, immigrée, industrielle et syndicale dans le jeu politique national, mais aussi comme un tournant historique de restructuration du pouvoir local (avec notamment le remplacement progressif des machines urbaines tenues par les partis politiques par les agences fédérales en charge de l’État-providence naissant). On verra également que les valeurs libérales de Roosevelt impliquaient une reconfiguration institutionnelle profonde, les responsabilités sociales et économiques de l’État nécessitant en effet un renforcement du gouvernement fédéral, et plus exactement de sa branche exécutive. Ce sujet s’intéressera donc aux dimensions autant administratives (Executive Reorganization Act, réforme de la fonction publique) que rhétoriques (nouvelles stratégies de communication, utilisation stratégique de la radio) de ce processus

de concentration du pouvoir dans les mains de l’État fédéral et de naissance de la présidence moderne. La réflexion devra également prendre en compte les divers mouvements de résistance déclenchés par ces réformes de grande envergure. Roosevelt rencontra ainsi l’hostilité d’une partie de l’opinion (venue aussi bien de la gauche que de la droite), ainsi que celle de la Cour Suprême (d’où son célèbre Court-Packing Plan) et du Congrès. L’analyse des relations très tendues entre Roosevelt et les barons sudistes du Sénat permettra de mettre en lumière le rapport de force complexe entre l’exécutif, le législatif et le Parti démocrate, qui perdura tout au long des années Roosevelt.

On élargira ces perspectives par un examen approfondi de l’impact concret de la présidence Roosevelt sur

la population américaine. On pourra par exemple aborder la question raciale : comment Roosevelt a-t-il géré

les problèmes socio-économiques très spécifiques du Sud et la question de la ségrégation ? Si Roosevelt n’a pu impulser aucune avancée significative sur la question des droits civiques, les programmes du New Deal ont néanmoins énormément apporté à la communauté africaine-américaine sur le plan social, d’où le basculement historique de l’électorat noir vers le Parti démocrate à partir de 1936. Il faudra aussi prêter une attention particulière au fait que les années Roosevelt furent celles d’une visibilité sans précédent des femmes américaines dans la vie politique et intellectuelle du pays, et d’une respectabilité nouvelle accordée par le pouvoir politique au monde artistique alors en pleine effervescence. En se penchant sur la nouvelle relation qui se développa alors entre les citoyens et l’État, on pourra montrer comment les années Roosevelt ont transformé la vie quotidienne de millions d’Américains, en particulier ceux qui vivaient jusque-là à la marge sociale, raciale ou politique du système. Un débat historiographique vivace existe sur le bilan du New Deal, qu’il sera également nécessaire de prendre en considération : quel était le degré de cohérence

idéologique des réformes rooseveltiennes ? Pourquoi certains des programmes phares du New Deal ont-ils échoué ? Le New Deal était-il au bout du compte trop timide ou trop excessif sur le plan idéologique ? Le second pan thématique porté par ce sujet, l’étude du Home Front pendant la Seconde Guerre mondiale, apportera des réponses précieuses à ces questionnements (N.B. : l’éclairage sur la politique intérieure exclut les dimensions internationales, diplomatiques, militaires ou stratégiques des années de guerre).

On verra ainsi :

- comment, loin de mettre un terme à la dynamique rooseveltienne, les années de guerre ont au contraire

permis la poursuite, voire l’amplification, des bouleversements apparus aux États-Unis dans les années

trente. La guerre ne fit que renforcer la détermination de Roosevelt d’utiliser l’État fédéral pour garantir la sécurité socio-économique des Américains (défense des Quatre Libertés, promesse de donner au pays un Economic Bill of Rights, GI Bill, etc.) ;

- comment le partenariat entre les agences fédérales et le secteur privé pour adapter la machine industrielle américaine à une économie de guerre permit à l’État administratif né pendant le New Deal de s’affirmer définitivement comme un modèle institutionnel sur lequel l’on n’allait plus revenir ;

- comment le souci constant de Roosevelt de voir l’effort de guerre piloté par l’État fédéral, ainsi que les grandes réformes fiscales nécessaires pour financer la guerre, confirmèrent le rôle désormais central de Washington dans la vie économique du pays ; - comment les tensions politiques qui avaient marqué le New Deal s’aggravèrent pendant la guerre, essentiellement à cause de la persistance des luttes intestines au sein du Parti démocrate.

Enfin, il sera capital de prendre en compte les répercussions de la mobilisation militaire sur la société civile américaine, tant sur les plans économique (retour à la prospérité et à la consommation de masse), que politique et culturel (participation massive des femmes à l’effort de guerre, poids de l’expérience militaire dans la formation de l’identité de millions de soldats de la Greatest Generation, influence dans la culture populaire de la propagande gouvernementale sur la justification de la guerre), mais aussi démographique (début du baby boom, poursuite de l’exode rural et des grands mouvements de migrations intérieures vers l’Ouest et les grandes villes du Nord) et ethnique (internement des Japonais-Américains, recrudescence de l’activisme noir pour dénoncer la ségrégation dans l’armée, etc.).

NB: Les éditions sont données à titre indicatif.

GUIDE AGREGATION INTERNE DíANGLAIS

2013-2014

LITTERATURE

Charles Dickens, A Tale of Two Cities (1859).

Dickens, Charles. A Tale of Two Cities. Andrew Sanders (ed.).Oxford Worldís Classics. Oxford: OUP, 2008 (1859).

1 On the requirements of the exam:

http://www.education.gouv.fr/cid55631/sujets-agregation-externe-

2011.html#Concours_interne et CAER correspondant

Other sources for the technique of

a) the dissertation/composition:

Preiss, Axel. La dissertation littÈraire. Paris : A. Colin, 1990.

Scheiber, Claude. La dissertation littÈraire : ÈlÈments de mÈthodologie pour la prÈparation aux examens et aux concours : sujets et corrigÈs. Paris : Bordas, 1989.

b) the textual commentary :

Gallet, RenÈ. Pratique de líexplication de texte. Ellipses : Paris, 2007.

Taane, Eric. Líexplication de texte (domaine anglais): mÈthode et pratique. Paris : Hachette supÈrieur, 1998.

2 For the analysis of narrative:

Genette, GÈrard. Figures III. Paris, Le Seuil, 1972.

3 On Dickens

A Dickens biography by his friend John Forster, The Life of Charles Dickens. London: Cecil Palmer, 1872-1874: http://www.lang.nagoya-u.ac.jp/~matsuoka/CD-Forster.html

Ackroyd, Peter. Dickens. Abridged Edition. London: Vintage, 2002. (Ackroydís biography of Dickens is available in French at the SCD).

Slater, Michael. Charles Dickens. New Haven and London: Yale University Press, 2009.

4 Dickens and his art

Paul SCHLICKE (ed.), Oxford Readerís Companion to Dickens. OUP, 1999.

http://www.indiana.edu/~victoria/

http://www.victorianweb.org/authors/dickens/index.html

Introduction to Dickens and his art by Michael HOLLINGTON, in RIVALAIN-BOUCHER, Odile (coord.), Roman et poÈsie en Angleterre au XIXe siËcle. Paris : Ellipses, 1997, 31-38.

Carey, John. The Violent Effigy: A Study of Dickensí Imagination. London: Faber, 1973. Cf The chapters on ëDickens and Orderí, ëDickens and Violenceí, and ëCorpses and Effigiesí.

Dickens, Charles, Barnaby Rudge. John Bowen (ed.). London: Penguin, 2003. The novel is available at http://www.gutenberg.org/ebooks/917

5 On A Tale of Two Cities

The bibliography, prepared by Laurent Bury, on the SAES website: http://sha.univ- poitiers.fr/saesfrance/IMG/pdf/Dickens.pdf

http://www.victorianweb.org/authors/dickens/2cities/index.html (several informative articles on A Tale of Two Cities)

http://dickens.stanford.edu/dickens/archive/tale/two_cities.html (hugely detailed)

Hollington, Michael (ed.), Charles Dickens: Critical Assessments, Vol. III, Mountfield: Helm Information, 1995, 467-503 on A Tale of Two Cities.

The bibliographical references and commentary offered by Michael Hollington in his Dickens: A Tale of Two Cities, Atlande, 2012, are highly recommended, as is his extremely readable study itself.

Plus (a) Andrew Sandersí introduction to his Oxford World Classics edition and (b) Richard Maxwellís introduction to his Penguin Classics edition of the novel (2003).

6 The sources of the novel: these are well set-out in the notes to the Oxford World Classics edition. They include:

- Carlyle, Thomas, The French Revolution, 1837 (Gutenberg.org)

On Carlyleís French Revolution: Article by Alain JUMEAU

http://sillagescritiques.revues.org/1011

7 On the literary subgenres

Check terms like ëtaleí and ëhistorical novelí in literary manuals like J. A. CUDDON, The Penguin Dictionary of Literary Terms (London: Penguin, 1992).

For a Marxist interpretation of the term ëhistorical novelí see G. Lukacsís Historical Novel (available in French at the SCD) and for a critique of Lukacs cf.

http://herrnaphta.wordpress.com/2010/02/28/lukacs-on-the-historical-novel/

8 Adaptations of A Tale of Two Cities

The novel has been much adapted for stage and screen. Two examples in DVD format:

A Tale of Two Cities, film directed by Ralph THOMAS, starring Dirk BOGARDE (1958)

A Tale of Two Cities, BBC production directed by Michael E. BRYANT, with Paul SHELLEY (1980)

9 French translation : cf. Un conte des deux villes, the translation in the PlÈiade edition of several of Dickensís novels (1980).

10 On the history of the French Revolution: for example:

Vincent, Bernard, Louis XVI. Paris: Gallimard Folio, 2006.

Vovelle, Maurice, La mentalitÈ rÈvolutionnaire, Paris: Ed. sociales, 1985.

*

POSSIBLE CATEGORIES OF ASPECTS OF THE NOVEL TO TAKE NOTES ON AS YOU READ :

1 SPACE: where each chapter and each event take place; inside-outside//darkness-light and other oppositions and contrasts; movement(s), journeys, routes taken; spatial imagery.

2 TIME: dates; duration; narrative time versus historical time.

3 PLOT: Cause and effect. Decisions, decisive acts and events.

4 CHARACTERS AND CHARACTERISATION: the charactersí physical and psychological features; their function in the plot; themes associated with them; nomenclature, onomastics.

5 NARRATION: what kind of narrator? Point of view. Tone of the narration. How close or otherwise to the characters. Description or dialogue orÖ? What kinds of imagery?

6 WRITING WITHIN WRITING = writing by the characters, messages.

7 SERIALISATION: how did Dickens end each of his serialized parts, to leave his readers wanting more?

Adrian Grafe (with thanks to ST/MJD/Charles V)

William Shakespeare, Measure for Measure

Voir la bibliographie sur le site de la SAES :

http://sha.univ-poitiers.fr/saesfrance/IMG/pdf/Shakespeare-2014.pdf

Recommandations : lire la piËce vers par vers avec un crayon. Líessentiel avant tout est de trËs bien connaÓtre la piËce. Faire des fiches de citations, par thÈmatique ou notion. Bien lire l'intro critique de l'Èdition au programme.

Edith Wharton. The House of Mirth [1905]

Edition pour le concours :

Edith Wharton. The House of Mirth [1905]. Elizabeth Ammons, ed. New York : W.W. Norton Critical Edition, 1990, et le film de Terence Davies, The House of Mirth, 2000. Il est vivement conseillÈ díavoir lu les deux autres romans new yorkais díEdith Wharton, The Custom of the Country (1913) et The Age of Innocence (1920) ainsi que deux de ses Ècrits non-fictionnels :The Writing of Fiction. New York : Scribnerís (1925) et A Backward Glance. New York : Appleton-Century (1934).

**Wolff, Cynthia Griffin. A Feast of Words: The Triumph of Edith Wharton . New York:Addison-Wesley, [1977] 1995. Psycho-biographie trËs fine. A lire absolument :

le chapitre sur the House of Mirth, ´ Lily and the Masquerade ª, p. 413-436. **Esch Deborah (ed.). New Essays on The House of Mirth, Cambridge University Press, 2001. Ce recueil propose des perspectives variÈes sur le roman. Le dÈtail des articles est proposÈ dans cette bibliographie selon leur thÈmatique propre. **Singley, Carol J. (ed.). Edith Whartonís The House of Mirth, Casebook in Criticism,Oxford University Press, 2003. Des articles de qualitÈ que nous avons regroupÈs thÈmatiquement. **Veblen Thorstein. The Theory of the Leisure Class: an Economic Study of Institutionsî [New York: Macmillan, 1899], dont líÈdition Norton nous donne un aperÁu: ìConspicuous Leisure and Conspicuous Consumptionî. The House of Mirth, Elizabeth Ammons (ed.), NewYork-London, A Norton Critical Edition, 1990. Texte essentiel ‡ la comprÈhension du contexte social dans lequel síinscrit le roman díEdith Wharton. *Wagner-Martin, Linda: "The House of Mirth: A Novel of Admonition". Carol J. Singley ed., Oxford University Press, 2003, p.107-129.

**Singley, Carol J. Edith Wharton : Matters of Mind and Spirit. Cambridge studies in American literature and culture, 92. Cambridge and New York: Cambridge University Press, 1995. Mise en perspective des thÈories philosophiques et religieuses sous- jacentes. Chapitre´ Spiritual Homelessness ª consacrÈ ‡ The House of Mirth (dÈterminisme, darwinisme et spiritualitÈ). . **Dimock, Wai Chee. ìDebasing Exchange: Edith Wharton's The House of Mirthî in Edith Wharton's The House of Mirth, Carol J. Singley ed., Oxford University Press, 2003, pp. 63-85.Excellent article qui analyse l'oeuvre sous les aspects de l'Èchange monÈtaire en soulignant que la marchandisation dans le roman Èchappe ‡ la pure question du genre. *Vita-Finzi, Penelope. Edith Wharton and the Art of Fiction. London : Pinter Publishers,1990. Ouvrage qui synthÈtise et problÈmatise les thÈories narratives ÈnoncÈes par EdithWharton dans The Writing of Fiction, A Backward Glance mais Ègalement dans des articles quíelle consacre ‡ la fiction.

CIVILISATION US

American Civilization: FDR 1932-1945

Terms/figures

Brain trust; Fireside chats; Black cabinet; Eleanor Roosevelt;

New Deal Agencies: NRA, AAA, CCC, PWA, WPA, TVA, SEC, FDIC;

Black Monday (May 27, 1935); Court packing; Lend-lease; War bonds; Rosie the Riveter; Japanese internment; The Manhattan Project; Frances Perkins; The G.I. Bill; Huey Long; Herbert Hoover; Felix Frankfurter; Walter Lippman.

Websites

Public Papers of the Presidents of the United States:

http://quod.lib.umich.edu/p/ppotpus/

Roosevelt Study Center:

http://www.roosevelt.nl/home/

Franklin Delano Roosevelt Presidential Library and Museum:

http://www.fdrlibrary.marist.edu/library/

Franklin Delano Roosevelt Day-by-Day

http://www.fdrlibrary.marist.edu/daybyday/timeline/

PBS Documentary on FDR (4 hours!):

http://www.pbs.org/wgbh/americanexperience/films/fdr/player/

FDR - Select Bibliography

For further titles please download and save the official agrÈgation bibliography:

http://sha.univ-poitiers.fr/saesfrance/IMG/pdf/2014-Roosevelt.pdf

BORDO, Michael D., et al, eds. The Defining Moment: The Great Depression and the American Economy in the Twentieth Century. Chicago: University of Chicago Press, 1998.

*BRINKLEY, Alan. Franklin Delano Roosevelt. New York: Oxford University Press, 2010.

BRINKLEY, Adam. Voices of Protest: Huey Long, Father Coughlin, and the Great Depression. New York: First Ventage Books Edition, 1983.

DICKSTEIN, Morris. Dancing in the Dark: A Cultural History of the New Deal. New York: W. W. Norton & Co., 2010.

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*GOODWIN, Doris Kearns. No Ordinary Time: Franklin and Eleanor Roosevelt, The Home Front in World War II. New York: Simon and Schuster,

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KATZNELSON, Ira. Fear Itself: The New Deal and the Origins of Our Time. New York: Liveright Publishing, 2013.

*KENNEDY, David M. Freedom from Fear: The American People in Depression and War, 1929-1945. New York: Oxford University Press, 1999.

KIRBY, John B. Black Americans in the Roosevelt Era: Liberalism and Race. Knoxville: University of Tennessee Press, 1980.

*LEUCHTENBERG, William E. Franklin D. Roosevelt and the New Deal, 1932-1949. New York: Harper Perrenial, 2009. (1963)

----------. The Supreme Court Reborn: The Constitutional Revolution in the Age of Roosevelt. New York: Oxford University Press, 1995.

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POLENBERG, Richard. War and Society: The United States 1941-1945. Harlow: Longman Higher Education, 1990.

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WHITE, G. Edward. The Constitution and the New Deal. Cambridge:

Harvard University Press, 2002.

CIVILISATION GB

Voir fichier PDF sÈparÈ, intitulÈ ´ Agreg interne Civi GB DÈcolonisation britannique ª

TEXTE N 1

THEME

Ils avaient travaillÈ dur. Ils avaient coupÈ les hauts arbres, les mules avaient tirÈ les troncs ‡ l'Ècart du terrain, et ils avaient br˚lÈ les souches avant de les arracher. Ils avaient ÈgalisÈ les sols et Dieu sait comme la t‚che avait ÈtÈ longue et difficile, usante pour les organismes. De l'aube jusqu'au soir, sous la pluie et le soleil, ils avaient oeuvrÈ, leur peau se cuivrant et se dessÈchant. Les muscles dÈformÈs par l'effort, le corps amaigri, le buste nu pour Èpargner les quelques hardes qu'il leur restait, ils s'Ètaient employÈs ‡ cultiver ce coin de jungle pour se nourrir, eux et les enfants qu'ils auraient plus tard. Ils avaient oubliÈ le temps, et peut-Ítre mÍme avaient-ils oubliÈ le langage, tant ils se parlaient peu, tendus par l'effort quotidien. Muets, toutes leurs forces concentrÈes ‡ la t‚che, ils avaient ouvert un espace ‡ la lumiËre, trouÈe de soleil dans la forÍt. La nuit, ils se repliaient dans une cahute, b‚tie avec les premiers arbres effondrÈs. Une source les abreuvait.

Sur le terrain dÈgagÈ, ils avaient plantÈ des bananiers et du maÔs. Sur le sol humide et gras, balayÈ par les vents et les pluies, les plantes s'Ètaient levÈes. Elles avaient rapidement grandi et lorsque les pousses s'Ètaient Èpanouies, lorsque les formes s'Ètaient courbÈes, ils les avaient fixÈes avec une joie sourde, pleine d'attente. Et puis une fille Ètait nÈe. Ils l'avaient nommÈe Sonia.

La premiËre rÈcolte avait dÈpassÈ leurs espÈrances. Le maÔs Ètait lourd et jaune comme de l'or, et sa promesse Ètait bien celle de ce mÈtal : ils allaient enfin pouvoir vivre. La langue verte de leur petit terrain, parcelle de culture au milieu des montagnes, rÈjouissait leur regard. C'Ètait leur joyau, leur trÈsor. Suspendant leurs produits ‡ dos de mule, ils avaient vendu cette rÈcolte au village d'Harmosa, ‡ deux heures de marche. Le village, logÈ sur une crÍte ‡ l'extrÈmitÈ d'une route boueuse, semblait comme paralysÈ de langueur, ‡ la mesure de ces contrÈes montagnardes ‡ l'Ècart de la ville, mais ils avaient tout de mÍme trouvÈ un acheteur rÈgulier pour Ècouler leur production.

Une deuxiËme fille naquit. Elle fut appelÈe Norma. A quatre, ils pouvaient survivre. Pendant les orages, les petites ouvraient de grands yeux effrayÈs et les parents les serraient dans leurs bras, heureux de ce rÈconfort facile, le seul peut-Ítre qu'ils pouvaient leur offrir. Ce n'Ètait que cela : un orage. Un Èclat puis une nuÈe bruissante qui s'Ècroulait sur la forÍt en un vrombissement liquide. Rien de bien grave. Et cette pluie nourrissait la terre, la fertilisait, soutenait la croissance des bananes et du maÔs.

Fabrice Humbert, Avant la chute, (Editions Le Passage), 2012

TEXTE N 2

De fait, il fumait bien son champ de tabac ‡ lui seul, allumant chaque cigarette avec le mÈgot de la prÈcÈdente, ce qui, quand il conduisait, embarquait la 2 CV dans un rodÈo improvisÈ. Le mÈgot serrÈ entre le pouce et l'index de la main droite, la cigarette nouvelle au coin des lËvres, il fixait attentivement la pointe rougie sans plus se soucier de la route, procÈdant par touches lÈgËres, tirant des petites bouffÈes mÈthodiques jusqu'‡ ce que s'ÈlËve au point de contact un mince filet de fumÈe. Alors, la tÍte rejetÈe en arriËre pour ne pas Ítre aveuglÈ, bien environnÈ d'un nuage dense qu'il balayait d'un revers de la main, il soulevait du coude la vitre infÈrieure battante de la portiËre, jetait le mÈgot d'un geste vif et, toujours sans un regard pour la route, donnait un coup de volant arbitraire qui secouait les passagers en tous sens. Conscience ÈmoussÈe par la vieillesse ou, aprËs une longue existence traversÈe d'Èpreuves, un certain sentiment d'immunitÈ. Sur la fin, il n'y avait plus grand monde pour oser l'accompagner. Les cousins adolescents avaient inventÈ (cela arriva deux ou trois fois ó on se voyait peu) de se ceindre le front d'un foulard ou d'une cravate empruntÈe ‡ leurs pËres et de s'installer ‡ ses cÙtÈs en poussant le Banzai des kamikazes. Le mieux Ètait de rÈpondre ‡ leurs gestes d'adieu par des mouvements agitÈs et de pseudo-versements de larmes. Au vrai, chacun savait que la lenteur du vÈhicule ne leur faisait pas courir grand risque, mais les interminables enjambements de lignes jaunes, les errances sur la voie de gauche, les bordures mordues sur lesquelles les roues patinaient entraÓnant la 2 CV dans un pÈnible mouvement de ressort, les croisements pÈrilleux: on en descendait vert de peur comme d'un train fantÙme.

Pour les manoeuvres dÈlicates, inutile de proposer ses services en jouant les sÈmaphores. DÈj‡ le rÙle ne s'impose pas vraiment. On peut mÍme y voir comme un dÈpit de n'Ítre pas soi-mÍme aux commandes - ces gestes un peu ridicules qui tournent dans l'espace un volant imaginaire. Mais, avec grand-pËre, on avait tout de la mouche du coche. On avait beau le mettre en garde, le prÈvenir en rapprochant les mains l'une vers l'autre que l'obstacle ‡ l'arriËre n'Ètait plus qu'‡ quelques centimËtres maintenant, il vous regardait avec lassitude ‡ travers la fumÈe de sa cigarette et attendait calmement que ses pare-chocs le lui signalent. A ce jeu, la carrosserie Ètait abimÈe de partout, les ailes compressÈes, les portiËres faussÈes. La voiture y avait gagnÈ le surnom de Bobosse.

Jean ROUAUD, Les Champs d'honneur, (Paris, Ed. de Minuit), 1990.

TEXTE N 3

Ils descendaient depuis l'azur, laissant vers le bas grossir la forme de leur fuselage, traÁant doucement leur trait au travers des nuages. Le vrombissement des quatre moteurs, juchÈs sur le sommet des ailes, enflait, vibrant dans le vide, rÈsonnant jusqu'‡ terre. Leur ventre touchait enfin la surface de l'eau, projetant ‡ droite et ‡ gauche un panache puissant qui retombait en Ècume, bousculant tout avec des remous Èpais qui dÈrangeaient les barques amarrÈes et remontaient haut sur le bord des berges.

C'Ètait l'ÈtÈ sans doute. Les vacances Ètaient dÈj‡ commencÈes. Il avait couchÈ son vÈlo dans l'herbe toute br˚lÈe par la chaleur du soleil. Peut-Ítre attendait-il allongÈ sur le sol ou bien se tenait-il assis sur un ponton, les jambes se balanÁant au-dessus du courant trËs lent. ¿ perte de vue, le grand ciel bleu du beau temps recouvrait le monde. Il regardait descendre vers lui le signe en forme de croix de la carlingue et des ailes. Lorsque l'avion heurtait l'eau, le choc le ralentissait net. Forant dans le fleuve une tranchÈe immatÈrielle, il creusait son sillage entre les rives, rebondissant formidablement d'avant en arriËre, basculant sur l'un et puis l'autre de ses flancs, oscillant sur ses deux flotteurs jusqu'‡ ce qu'il s'arrÍte enfin: rond avec son ventre vaste comme celui d'une baleine, inexplicable parmi les pÈniches et les navires de plaisance, immobile comme un paquebot Ètrange mouillant au beau milieu des terres.

L'Histoire raconte qu'ils venaient d'Angleterre, de Londres et de Southampton, puis reprenaient leur vol pour plus loin, via Marseille et Brindisi, vers l'orient et le midi, Le Caire, Le Cap, Bombay et Sydney. Imperial Airways avait choisi ce lieu comme escale pour ses hydravions parce que l'autonomie de ses appareils commandait cet arrÍt au milieu de nulle part. Il fallait ce point trËs prÈcis de province franÁaise, dÈsignÈ sans doute au hasard sur la carte, pour faire passer par lui tout le rÈseau des lignes conduisant jusqu'aux principales destinations du Commonwealth. Avec le courrier et la cargaison, les appareils n'emportaient que quelques passagers pour qui, le temps que les mÈcaniciens opËrent dans la nuit, on rÈservait en ville, ‡ l'HÙtel d'Europe et d'Angleterre, les chambres les plus luxueuses. Un petit bateau venait chercher ‡ bord les voyageurs et les conduisait jusqu'au dÈbarcadËre. Celui-ci se situait quai du Breuil ‡ deux pas des bureaux de la compagnie. L‡ les attendait un taxi, entourÈ de la foule des curieux, les jeunes filles venues pour voir les toilettes et les parures des dames, les jeunes gens pour admirer la mÈcanique des moteurs et copier l'allure des aviateurs.

Philippe Forest, Le SiËcle des Nuages (Gallimard), 2010

TEXTE N 4

Jane venait de fÍter ses neuf ans, lorsque ses parents lui annoncËrent quíils allaient divorcer. Cette nouvelle fut le plus beau cadeau díanniversaire quíelle e˚t reÁu díeux depuis sa naissance. TransportÈe de joie, elle leur sauta au cou, ‡ líun et ‡ líautre, et les Ètouffa de baisers. Pourtant elle aimait bien son pËre, Antoine Bicheroux, un important industriel qui fabriquait des produits pharmaceutiques, ne souriait jamais, níouvrait la bouche que pour se plaindre du gouvernement, des retards de la poste et des machinations de líadministration fiscale acharnÈe ‡ sa ruine. Partisan rÈsolu de líouverture des frontiËres, cíÈtait lui qui avait insistÈ pour que le prÈnom de Jeanne, jugÈ trop banal, trop ëfranchouillardí, disait-il lui-mÍme, fut transformÈ en Jane, dont la consonance anglo-saxonne líenchantait. Maman avait Èmis quelques rÈserves sur une appellation britannique dont elle craignait que son entourage ne comprÓt pas la nÈcessitÈ. Mais Papa lui cloua le bec en affirmant que, par cette dÈcision, il mettait leur fille ëdans le vent de líÈpoqueí. Maman níaccepta quí‡ contrecoeur ce baptÍme opportuniste. Sans doute souffrait-elle de voir son enfant chÈrie passer de líombre tutÈlaire díune Jeanne díArc ‡ celle, sanglante, díune Jane Gray, qui fut dÈtrÙnÈe par Marie Tudor et dÈcapitÈe en punition de ses prÈtentions ‡ la couronne díAngleterre. Ce dÈsaccord patronymique fut le point de dÈpart de nombreuses disputes qui ne cessËrent de secouer le couple. AuprËs de cet Èpoux sentencieux, gris‚tre, prÈvoyant et triste comme la vitrine díune des pharmacies de son groupe, GÈraldine Ètait toute pirouettes, aguicheries, facÈties et artifices fÈminins. Cette coexistence entre gravitÈ et fantaisie, entre pesanteur et lÈgËretÈ, ne pouvait se traduire que par un Èchec. Il y avait onze ans que, de dispute Èclatante en rÈconciliation ÈphÈmËre, les deux conjoints se prÈparaient au pire. La rupture avait ÈtÈ indolore, le procËs en divorce rapidement menÈ et le rÈsultat correct, tant sur le plan des rapports humains que sur les dispositions financiËres. Bien entendu, la justice avait attribuÈ la garde de líenfant mineure ‡ la mËre. GÈraldine avait Ègalement conservÈ líappartement et la moitiÈ du mobilier. Comme cíÈtait elle qui síÈtait occupÈe jadis de la dÈcoration de leur intÈrieur, elle avait eu prioritÈ lors du partage des objets.

Henri Troyat, LíEternel contretemps, (Ed. Albin Michel) 2003

Texte 1

VERSION

Chapter 2

In the hansom she leaned back with a sigh. Why must a girl pay so dearly for her least escape from routine? Why could one never do a natural thing without having to screen it behind a structure of artifice? She had yielded to a passing impulse in going to Lawrence Selden's rooms, and it was so seldom that she could allow herself the luxury of an impulse! This one, at any rate, was going to cost her rather more than she could afford. She was vexed to see that, in spite of so many years of vigilance, she had blundered twice within five minutes. That stupid story about her dress-maker was bad enoughóit would have been so simple to tell Rosedale that she had been taking tea with Selden! The mere statement of the fact would have rendered it innocuous. But, after having let herself be surprised in a falsehood, it was doubly stupid to snub the witness of her discomfiture. If she had had the presence of mind to let Rosedale drive her to the station, the concession might have purchased his silence. He had his race's accuracy in the appraisal of values, and to be seen walking down the platform at the crowded afternoon hour in the company of Miss Lily Bart would have been money in his pocket, as he might himself have phrased it. He knew, of course, that there would be a large house- party at Bellomont, and the possibility of being taken for one of Mrs. Trenor's guests was doubtless included in his calculations. Mr. Rosedale was still at a stage in his social ascent when it was of importance to produce such impressions. The provoking part was that Lily knew all thisóknew how easy it would have been to silence him on the spot, and how difficult it might be to do so afterward. Mr. Simon Rosedale was a man who made it his business to know everything about every one, whose idea of showing himself to be at home in society was to display an inconvenient familiarity with the habits of those with whom he wished to be thought intimate. Lily was sure that within twenty-four hours the story of her visiting her dress-maker at the Benedick would be in active circulation among Mr. Rosedale's acquaintances. The worst of it was that she had always snubbed and ignored him. On his first appearanceówhen her improvident cousin, Jack Stepney, had obtained for him (in return for favours too easily guessed) a card to one of the vast impersonal Van Osburgh ìcrushesîóRosedale, with that mixture of artistic sensibility and business astuteness which characterizes his race, had instantly gravitated toward Miss Bart. She understood his motives, for her own course was guided by as nice calculations. Training and experience had taught her to be hospitable to newcomers, since the most unpromising might be useful later on, and there were plenty of available OUBLIETTES to swallow them if they were not. But some intuitive repugnance, getting the better of years of social discipline, had made her push Mr. Rosedale into his OUBLIETTE without a trial. He had left behind only the ripple of amusement which his speedy despatch had caused among her friends; and though later (to shift the metaphor) he reappeared lower down the stream, it was only in fleeting glimpses, with long submergences between. Hitherto Lily had been undisturbed by scruples. In her little set Mr. Rosedale had been pronounced ìimpossibleî, and Jack Stepney roundly snubbed for his attempt to pay his debts in dinner invitations. Even Mrs. Trenor, whose taste for variety had led her into some hazardous experiments, resisted Jack's attempts to disguise Mr. Rosedale as a novelty, and declared that he was the same little Jew who had been served up and rejected at the social board a dozen times within her memory; and while Judy Trenor was obdurate there was small chance of Mr. Rosedale's penetrating beyond the outer limbo of the Van Osburgh crushes. Jack gave up the contest with a laughing ìYou'll see,î and, sticking manfully to his guns, showed himself with Rosedale at the fashionable restaurants, in company with the personally vivid if socially obscure ladies who are available for such purposes. But the attempt had hitherto been vain, and as Rosedale undoubtedly paid for the dinners, the laugh remained with his debtor.

Edith Wharton, The House of Mirth (1905)

Texte 2

IN THE HARBOR

Now the fog was clearing and the mist was lifting, and the bright sunshine was struggling to penetrate the billows of damp vapor and touch with its glory the things of the world beneath. In the lower harbor there still was a chorus of sirens and foghorns, as craft of almost every description made way toward the metropolis or out toward the open sea. The Manatee, tramp steamer with rusty plates and rattling engines and a lurch like that of a drunken man, wallowed her way in from the turbulent ocean she had fought for three days, her skipper standing on the bridge and inaudibly giving thanks that he was nearing the end of the voyage without the necessity for abandoning his craft for an open boat, or remaining to go down with the ship after the manner of skippers of the old school. Here and there showed a rift in the rolling fog, and those who braved the weather and lined the damp rail could see other craft in passing. A giant liner made her way past majestically, bound for Europe, or a seagoing tug clugged by as if turning up her nose at the old, battered Manatee. Standing at the rail, and well forward, Sidney Prale strained his eyes and looked ahead, watching where the fog lifted, an eager light in his face, his lips curved in a smile, a general expression of anticipation about him. Sidney Prale himself was not bad to look at. Thirty-eight he was, tall and broad of shoulder, with hair that was touched with gray at the temples, with a face that had been browned by the weather. Sidney Prale had the appearance of wearing clothes that had been molded to his form. He had a chin that expressed decision and determination, lips that could form in a thin, straight line if occasion required, eyes that could be kind or stern, according to the needs of the moment. A man of the world would have said that Sidney Prale was a gentleman of broad experience, a man who had presence of mind in the face of danger, a man who could think quickly and act quickly when such things were necessary. He was not alone at the railóand yet he was alone in a sense, for he gave no one the slightest attention. He bent over and looked ahead eagerly, waving a hand now and then at the men on passing craft, like a schoolboy on an excursion trip. He listened to the bellowing sirens and foghorns, drank in the raucous cries of the ship's officers, strained his ears for the land sounds that rolled now and then across the waters. "It's greatógreat!" Sidney Prale said, half aloud. He bent over the rail again. A hand descended upon his shoulder, and a voice answered him. "You bet it's great, Prale!" Sidney Prale's smile weakened a bit as he turned around, but there was nothing of discourtesy in his manner. "You like it, Mr. Shepley?" he asked. "Do I like it? Does Rufus Shepley, forced to run here and there around the old world in the name of business, like it when he gets the chance to return to New York? Ask me!" "I have my answer," Prale said, laughing a bit. "And judge, then, how I like it ówhen I have not seen it for ten years." "Haven't seen New York for ten years?" Rufus Shepley gasped. "A whole decade," Prale admitted. "Been down in Honduras all that time?" "Yes, sir." "And you live to tell it? You are my idea of a real man!" Rufus Shepley said.

Harrington Strong, The Brand of Silence, A Detective Story (1919)

Texte 3

CHAPTER 5

Let's enjoy these aimless days while we can, I told myself, I fearing some kind of deft acceleration. At breakfast, Babette read all our horoscopes aloud, using her storytelling voice. I tried not to listen when she got to mine, although I think I wanted to listen, I think I sought some clues. After dinner, on my way upstairs, I heard the TV say: "Let's sit half lotus and think about our spines." That night, seconds after going to sleep, I seemed to fall through myself, a shallow heart-stopping plunge. Jarred awake, I stared into the dark, realizing I'd experienced the more or less normal muscular contraction known as the myoclonic jerk. Is this what it's like, abrupt, peremptory? Shouldn't death, I thought, be a swan dive, graceful, white-winged and smooth, leaving the surface undisturbed? Blue jeans tumbled in the dryer. We ran into Murray Jay Siskind at the supermarket. His basket held generic food and drink, nonbrand items in plain white packages with simple labeling. There was a white can labeled CANNED PEACHES. There was a white package of bacon without a plastic window for viewing a representative slice. A jar of roasted nuts had a white wrapper bearing the words IRREGULAR PEANUTS. Murray kept nodding to Babette as I introduced them.

'This is the new austerity," he said. "Flavorless packaging. It appeals to me. I feel I'm not only saving money but contributing to some kind of spiritual consensus. It's like World War HI. Everything is white. They'll take our bright colors away and use them in the war effort." "He was staring into Babette's eyes, picking up items from our cart and smelling them. "I've bought these peanuts before. They're round, cubical, pockmarked, seamed. Broken peanuts. A lot of dust at the bottom of the jar. But they taste good. Most of all I like the packages themselves. You were right, Jack. This is the last avant-garde. Bold new forms. The power to shock."

A woman fell into a rack of paperback books at the front of the store. A heavyset man emerged from

the raised cubicle in the far corner and moved warily toward her, head tilted to get a clearer sightline.

A checkout girl said, "Leon, parsley," and he answered as he approached the fallen woman, "Seventy-

nine." His breast pocket was crammed with felt-tip pens. "So then you cook at the rooming house," Babette said. "My room is zoned for a hot plate. I'm happy there. I read the TV listings, I read the ads in Ufologist Today. I want to immerse myself in American magic and dread. My seminar is going well. The students are bright and responsive. They ask questions and I answer them. They jot down notes as I speak. It's quite a surprise in my life." He picked up our bottle of extra-strength pain reliever and sniffed along the rim of the child-proof cap. He smelled our honeydew melons, our bottles of club soda and ginger ale. Babette went down the frozen food aisle, an area my doctor had advised me to stay out of. "Your wife's hair is a living wonder," Murray said, looking closely into my face as if to communicate a deepening respect for me based on this new information.

"Yes, it is," I said. "She has important hair."

"I

think I know what you mean."

"I

hope you appreciate that woman."

"Absolutely." "Because a woman like that doesn't just happen."

"I know it."

"She must be good with children. More than that, I'll bet she's great to have around in a family tragedy. She'd be the type to take control, show strength and affirmation." "Actually she falls apart. She fell apart when her mother died." "Who wouldn't?"

Don DeLillo, White Noise (1985)

TRADUCTOLOGIE

1) Rapports annuels des jurys de concours

Il est absolument indispensable de lire les rapports de jury des derniËres annÈes, accessibles ‡ líadresse suivante :

http://www.education.gouv.fr/cid4927/rapports-de-jurys-et-sujets-des-epreuves-d-admissibilite.html

2)

http://www.saesfrance.org

Site

de

la

SAES

(SociÈtÈ

des

Anglicistes

de

líEnseignement

SupÈrieur)

voir la rubrique ´ concours ª, ´ bibliographies des concours ª, etc.

3) Site communautaire díagrÈgatifs : http://agreg-ink.net/index.php?title=Accueil

Bibliographie

BALLARD Michel, Versus : volume 1 (RepÈrages et paramËtres), Paris, Ophrys, 2003.

ó, Versus : volume 2 (Des signes au texte), Paris, Ophrys, 2004.

ó, Le commentaire de traduction anglaise, Paris, Armand Colin, 2007, Collection ´ Cursus ª,

[Nathan, 1992, Collection ´ 128 ª, n 15].

ó, ´ A propos des procÈdÈs de traduction ª, in Palimpsestes hors sÈrie Traduire ou vouloir garder un

peu de la poussiËre díor, Paris, PSN, 2006, p. 113-130.

ó, ´ La traductologie, science díobservation ª, in BALLARD Michel (Èd.), Quíest-ce que la

traductologie ?, Arras, Artois Presses UniversitÈ, 2006, Collection ´ Traductologie ª, p. 179-194.

BALLARD Michel (Èd.), Traductologie et enseignement de traduction ‡ líUniversitÈ, Arras, Artois

Presses UniversitÈ, 2009, collection ´ Traductologie ª.

CHARTIER Delphine, ´ La traductologie ‡ líuniversitÈ : une grande absente ª, in BALLARD Michel

(Èd.), Quíest-ce que la traductologie ?, Arras, Artois Presses UniversitÈ, 2006, Collection

´ Traductologie ª, p. 283-292.

ó, ´ Version vs traduction, enjeux et finalitÈs ª, in BALLARD Michel (Èd.), Traductologie et

enseignement de traduction ‡ líUniversitÈ,

´ Traductologie ª, p. 113-125.

Collection

Arras, Artois Presses

UniversitÈ,

2009,

ó, Traduction : histoire, thÈories, pratiques, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2012,

collection Amphi 7, langues : anglais.

CHARTIER Delphine, HEWSON Lance, ROTG… Wilfrid, LíÈpreuve de traductologie ‡ líAgrÈgation

interne díanglais, Paris, Ellipses, 2002.

CHUQUET HÈlËne et PAILLARD Michel, Approche linguistique des problËmes de traduction, Paris-

Gap, Ophrys, 1987.

DEMANUELLI Claude et DEMANUELLI Jean, Lire et Traduire. Anglais-FranÁais, Paris, Masson,

1990.

GOATER Thierry, LEMONNIER-TEXIER Delphine et ORIEZ Sandrine (dir.). CHAUVIN Catherine

(collab.), LíÈpreuve de traduction en anglais, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2011.

GUILLEMIN-FLESCHER Jacqueline, Syntaxe comparÈe du franÁais et de líanglais. ProblËmes de

traduction, Paris, Ophrys, 1981.

LADMIRAL J.-R., ´ A partir de Georges Mounin : esquisse archÈologique ª, in TTR : Traduction,

Terminologie, RÈdaction, vol. 8, n 1, 1995, p. 35-64.

QUIVY Mireille, Traduire, EntraÓnement ‡ la traduction et ‡ la traductologie, Paris, Ellipses, 2010.

SIMONIN Olivier, PICKFORD Susan, DUPONT Jocelyn, Traduction et analyse linguistique, CAPES

díanglais, Paris, Ophrys, 2011.

SZLAMOVICZ Jean, Outils pour le commentaire de traduction, Paris, Ophrys, 2011.

VINAY J.-P. et DARBELNET J., Stylistique comparÈe du franÁais et de líanglais (1958), Paris,

Didier, 1977.

WECKSTEEN Corinne, recension de Traduction : histoire, thÈories, pratiques de Delphine Chartier

(Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2012) dans Cercles (mai 2013),

http://www.cercles.com/review/r65/Chartier.html.

WECKSTEEN Corinne et Ahmed EL KALADI (Èds), La traductologie dans tous ses Ètats, MÈlanges

en líhonneur de Michel Ballard, Arras, Artois Presses UniversitÈ, 2007, collection ´ Traductologie ª.

Pour le 1 er cours : rÈflÈchir aux segments suivants, figurant dans le thËme n 1 :

1) La langue verte de leur petit terrain, parcelle de culture au milieu des montagnes, rÈjouissait leur regard.

2) les petites ouvraient de grands yeux effrayÈs.

3) Un Èclat puis une nuÈe bruissante qui s'Ècroulait sur la forÍt en un vrombissement liquide.

Université d’Artois

Préparation à l’Agrégation Interne d’Anglais Session 2014

Bibliographie

Grammaires en langue anglaise

Linguistique

HUDDLESTON R. D. & PULLUM G. K., (2002), The Cambridge Grammar of the English Language, Cambridge, C.U.P. [N.B. prix élevé, à consulter en bibliothèque]

QUIRK R. & al., (1985), A Comprehensive Grammar of the English Language, London, Longman [N.B. La précédente re ète mieux l’état de l’art actuel, cependant cette grammaire de Quirk reste une référence, ne serait-ce que par son exhaustivité]

SWAN M., (2005), Practical English Usage, 3rd edition, Oxford, O.U.P. [N.B. Une grammaire d’usage, pratique (indispensable ?) pour véri er l’emploi d’une structure, mais qui ne saurait servir au commentaire grammatical]

Grammaires linguistiques

ADAMCZEWSKI H. & DELMAS C., (1998), Grammaire linguistique de l’anglais, Paris, A. Colin [Théorie métaopérationnelle]

GROUSSIER M.-L. & RIVIÈRE C., (1998), Les mots de la linguistique : lexique de linguistique énonciative, Paris, Ophrys [A consulter pour af ner sa maîtrise de la terminologie]

JOLY A. & O’KELLY D., (1990), Grammaire systématique de l’anglais, Paris, Nathan [Théorie guillaumienne, psychomécanique du langage. Cette grammaire n’est plus éditée mais est consultable en bibliothèque et peut être trouvée d’occasion]

LAPAIRE J.-R. & ROTGÉ W., (1991), Linguistique et grammaire de l’anglais, Toulouse, P.U.M. [Cette grammaire, qui réalise une synthèse des différents courants de la linguistique anglaise en France, demeure une référence]

LARREYA P. & RIVIÈRE C., (2010), Grammaire explicative de l’anglais, 4e édition, Pearson [Grammaire qui fait elle aussi référence, plus maniable que la précédente, et régulièrement mise à jour]

Méthodes

JAMET D., MÉRILLOU C. & QUAYLE N., (2007), L’épreuve de linguistique à l’agrégation interne d’anglais, Toulouse, P.U.M. [Elaborée par d’anciens membres du jury de l’agrégation interne et externe, cette méthode expose les principes généraux et propose des sujets traités.]

GARDELLE L. & LACASSAIN-LAGOIN C., (2013), Analyse linguistique de l’anglais, Méthodologie et pratique, Rennes, P.U.R. [Méthode élaborée également par deux membres des jurys des concours, elle dispense des conseils méthodologiques et propose des exemples de sujets traités pour les trois concours comportant des épreuves de linguistique : CAPES externe, Agrégations interne et externe. Présentation soignée, agréable à prendre en main]

Sites Internet

Sujets et rapports des jurys : http://www.education.gouv.fr/cid4927/sujets-des-epreuves-d-admissibilite-et-rapports- des-jurys.html#Session_2013 [A consulter absolument, les rapports permettent de se familiariser avec le format de l’épreuve et de cerner les attentes du jury. En outre, ils comportent la liste des questions tombées à la session, et parfois la reproduction de quelques sujets]

Association des Linguistes Anglicistes de l’Enseignement Supérieur : http://www.alaes.sup.fr [Propose des documents en lien avec certaines questions de linguistique anglaise]

La Clé des Langues : http://cle.ens-lyon.fr [Propose des contenus spécialement conçus pour les enseignants engagés dans une démarche d’auto-formation continue]

Agreg-Ink : http://www.agreg-ink.net [Site animé par une communauté de professeurs d’anglais et de candidats au concours. Comporte un Wiki riche d’informations, et un forum très actif permettant d’échanger avec des collègues et d’autres candidats]

F. Moncomble 2013-2014