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: Féatraon 7 Sen aaa ivaleseee F TQ Montréat, e 10 septembre 2013, ‘Monsieur Stéphane Bergeron Ministre de la Sécurité publique i Tour des Laurentides 2525, boulevard Laurier, 5e étage ‘Québec (Québes) Gav zi2 Objet : Keoute électronique — Projet Diligence Monsieur le Ministre, Comme vous le saver, la Commission d’enquete sur Vindustrie de la construction (a «CEIC ») a amoreé, la semaine demidre, une nouvelle phase de ses travaux au cours de laquelle elle devrait, si'on se fie aux propos de sa procurenre en chef, traiter de sujets centien avec le monde syndical, Comme vous le savez également, il est possible qu'il soit aussi question de demandes de financement présentées au cours des derniéres années par des entreprises du secteur de la construction au Fonds de solidarité FTQ. Ce dernier ad'ailleurs sollicité et obtenu le statut de « Pattie » auprés de la CEIC pour cette phase des travaux et y apportera si pleine coopération. Il est possible d’ailleurs que je sols appelé ay témoigner, {1a sans dire que cette nouvelle phase des travaux de la CEIC Inisse place dans le monde médiatique & toute sorte de supputations et hypothéses sur le rdle des uns et des gutres, C'est aussi dans ce contexte que de nombreux obsecvateurs tentent ’éclaircir Vépais mystére qui plane au-dessus d'une opération policiére menée ily a quelques années par la Sdreté du Québec et connue sous le nom de code « Projet Diligence ». | A titce de président dea FTQ et de président du conseil d’administration du Fonds de solidarité FTQ, j'ai fait fobjet d'une surveillance életronique et de filature par la Soreté | du Québec entre septembre 2008 et septembre 2009, dans le cadre du Projet Diligence, ‘J'ai moi-méme confirmé publiquement cette information lorsque les médias en ont é& informés, sans que je ne sache comment ni pourquoi. J'ai par ailleurs requ Vavis de surveillance d'écoute prévu par la lol en temps opportun. ai aussi été avisé par la Sireté du Québec disle prttemps 2009 qusje fais Yobjet de surveillance électronique lors d'une rencontre a mon bureau, a leur demande. En toute eirconstance | etde toute personne dont j'al sollieité Pavis, il m'a été confirmé que je ne pouvais avoir accés aux transcriptions, images et vidéos de surveillance, 4 moins que je ne fasse Fobjet. | accusations de nature criminelle, On m’a également assuré que la divulgation & des ters de telles transcriptions, images ou vidéos étaient eriminelles. 8, bale Cra Bat ‘reo 12000 Mantra (bee So ‘Teco 01a sowtgces oa Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre en direct qu'un journaliste dela radio montréalaise avait entre les mains des transcriptions provenant du Projet Diligence. Durant la méme semaine, le groupe Québecor, pat la vole de son réseau de télévision ‘TVA, de ses deux principaux quotidiens et de son agence QMI, etait ses sources policidres et relatait son tour des informations émanant de maniére certaine dela surveillance électronique dont j'ai fait l'objet dans le cadre du Projet Diligence. Le Journal de Montréal en remet encore ce matin avee de nouvelles révélations provenant de ladite surveillance. Les fuites ne peuvent provenir que de deux sources, la Stireté du ‘Québec ou la CEIC. Les procureurs de la CEIC ont assuré les procureurs du Fonds de solidarité FTQ que la fuite ne venait pas d’eux. Dans le présent contexte, je vous demande formellement parla présente de faire une enquéte sur les fuites importantes d'informations émanant de a surveillance électronique dont jai fait Vobjet dans le eadze du Projet Diligence. Je porte votre attention que nous avions déja demandé en décembre 2012 & un officier supérieur dela Sreté du Québec de faire des vérifiations en ce sens suite des questions persistantes d'une journaliste dela Société Radio-Canada. L'information dont elle disposait ne pouvait venir que de ladite surveillance et nous nous étotnions qu'elle en dispose. Nous avions ’ailleurs fait parvenir i ce dernier lenregistrement d'un message téléphonique Jaissé a mon directeur des communications par ladite journaliste. Vous conviendrez avec moi que ia fuite d'informations émanant de surveillance lectronique par les autorités policiéres est tout simplement inacceptable. Qu'll s‘agisse de la surveillance d'une personne publique ou non, les citayens sont en droit de Sattendre A ce que cette intrusion exceptionnelle dans leur vie privée soit utilisée & bon escient et en stricte conformité avec les exigences de In loi. Vous n’tes pas sans savoir que la divulgation et utilisation non autorisée de Ia surveillance électronique est une infraction criminelle. ‘Jevous remercie de [attention immédiate que vous porterez 8 la présente. Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, expression de mes meilleurs sentiments, Le président, NMielelQamatly ‘Michel Arsenault Mays sephs7s ‘elemento