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Cours de droit civil français

:
d'après la méthode de
Zachariae (4e édition revue
et complétée) par MM. C.
Aubry,... C. [...]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Aubry, Charles (1803-1883). Auteur du texte. Cours de droit civil
français : d'après la méthode de Zachariae (4e édition revue et
complétée) par MM. C. Aubry,... C. Rau,.... 1869-1872.
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COURS
DE

DROIT CIVIL FRANÇAIS
D'APRÈS LA MÉTHODE DE ZACHARIAE

PAR

MM.

G. AUBRY

C. RAU

Conseiller honoraire à la Cour de cassation,

Conseiller à la Cour de cassation,

Commandeur de la Légion d'humeur.

Officier de la Légion d'honneur.

QUATRIEME EDITION
REVUE ET COMPLÉTÉE

TOME DEUXIEME

PARIS
IMPRIMERIE ET LIBRAIRIE GÉNÉRALE DE JURISPRUDENCE
MARCHAL ET BILLARD, IMPRIMEURS-ÉDITEURS
LIBRAIRES DE LA COUR DE CASSATION

Place Dauphine, 27

1869
Tous droits réservés.

en s assurant le concours de plusieurs magistrats et jurisconsultes éminents. Abonnement annuel (de janvier à décembre ) . et alors qu'ils sont encore inédits. La rédaction. CHAUVEAU ADOLPHE et FAUSTIN HELIE CONTINUÉ PAR M. s'est vue en mesure de donner sur toutes les questions importantes des articles et des opérations dus à des plumes autorisées et connues pour leur science juridique. Restreint à une matière spéciale. le but qu'il poursuit. le savant auteur du Répertoire du Droit criminel. 10 fr. aux avocats appelés journellement à étudier ou à appliquer nos lois pénales. il compte aujourd'hui plus d'un demi-siècle d'existence. . un moyen rapide de connaître} sans être obligés à de longues recherches. les points de droit controversés. Achille Morin. Des observations critiques accompagnant chaque décision. fondé par MM. Le long succès de ce recueil s'explique par l'esprit qui préside à sa direction. Sauvel. Adolphe Chauveau et Faustin Helie. Ce recueil offre ainsi aux magistrats. et paraissant dans les premiers jours du mois le Journal du Droit criminel donne au lendemain de leurdate. l'état le plus récent de la jurisprudence sur chaque point spécial de leurs études. les opinions des auteurs. EDOUARD SAUVEL. Le Journal du Droit criminel figure parmi les plus anciens et les plus estimés des recueils de jurisprudence . Jules Godin et M. le besoin enfin auquel il répond. Avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation. longtemps rédigé par M.JOURNAL DU DROIT CRIMINEL ou JURISPRUDENCE CRIMINELLE DE LA FRANCE RECUEIL PRATIQUE DES DÉCISIONS JUDICIAIRES ET ADMINISTRATIVES SUR LES MATIÈRES CRIMINELLES CORRECTIONNELLES ET DE SIMPLE POLICE FONDÉ EN 1829 PAR MM. signalent les questions et les solutions nouvelles. permettent enfin de connaître en quelques lignes les conséquences de l'arrêt juridique signalé. mettent le lecteur au courant de la jurisprudence antérieure. puis continué par M. arrêts de Cour d'appel ou de la Cour de cassation. ACHILLE MORIN ET RÉDIGÉ PAR M. les monuments les plus importants de la jurisprudence : jugements.

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COURS DE DROIT CIVIL FRANÇAIS .

PARIS. . — IMPRIMERIE L. BAUDOIN ET Ce. 2. RUE CHRISTINE.

27 1869 .COURS DE DROIT CIVIL FRANÇAIS D'APRÈS LA MÉTHODE DE ZACHARIAE PAR MM. Place Dauphine. TOME DEUXIEME PARIS IMPRIMERIE ET LIBRAIRIE GÉNÉRALE DE JURISPRUDENCE MARCHAL ET BILLARD. IMPRIMEURS-ÉDITEURS LIBRAIRES DE LA COUR DE CASSATION ET DE L'ORDRE DES AVOCATS A LA MÊME COUR ET AU CONSEIL D'ÉTAT.

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se confondent avec l'existence même des personnes. et produisant alors une action en dommages et intérêts. quant à leurs effets juridiques. Les objets extérieurs des droits civils sont des personnes ou des choses. Les droits relatifs aux objets de la première espèce ne pouvant donner lieu à réclamation qu'autant qu'ils ont été lésés par suite d'un délit ou d'un quasi-délit. INTRODUCTION.1 . Parmi ces objets. §162. Il en est d'autres qui existent en dehors et indépendamment de la personne investie des droits dont ils forment la matière. Ces derniers sont appelés objets extérieurs. DES DROITS CIVILS CONSIDÉRÉS SOUS LE RAPPORT DES OBJETS AUXQUELS ILS S'APPLIQUENT. il en est qui. selon qu'ils tombent sous les sens. I. en droits sur des objets extérieurs. la liberté. . tels que le corps. ou qu'ils ne peuvent être perçus que par l'entendement 1. les actions. DES OBJETS DES DROITS CIVILS EN GENERAL. le patrimoine. les productions de l'esprit. l'honneur. 1 H. Les rapports juridiques de personne à personne sont de deux Les principaux objets incorporels dont s'occupe le Droit sont les droits et les obligations. se résolvent.DROIT CIVIL THÉORIQUE FRANÇAIS SECONDE PARTIE. Les objets des droits civils sont corporels ou incorporels.

On a coutume d'appeler biens innés les objets qui se confondent avec l'existence même de la personne. le mot biens ne comprend. espèces : ou bien une personne se trouve placée dans une position de dépendance vis-à-vis d'une autre personne. ne peuvent. pour ainsi dire. Au second. en aucune manière. § 165. investie à son égard d'un droit de puissance. ou bien une personne est simplement obligée au profit d'une autre à l'accomplissement d'un fait (prestation). et indépendamment des avantages pécuniaires qui peuvent y être attachés. Cpr. en corporels et incorporels 2. l'utilité de ce droit se trouve. c'est moins la personne obligée. en meubles et immeubles 3. absorbant toute l'utilité de l'objet qui y est soumis. et ne peut être rationnellement expliquée. Ces droits n'absorbant pas toute l'utilité de l'objet sur lequel ils portent. 516 et 2092. matériellement représentée par la chose. en tant qu'on les considère sous le rapport. Il en est autrement des droits réels autres que la propriété. que la prestation. On peut considérer les objets des droits civils. Au premier cas. Elle se rattache à la distinction des droits en mobiliers ou immobiliers. être considérés comme étant matériellement représentés par cet objet. et par conséquent abstraction faite de leur individualité. être envisagée comme constituant un bien corporel. Envisagés sous ce dernier point de vue. ni les biens innés. n'est point à la rigueur La distinction des biens en corporels et incorporels peut cependant s'expliquer par les considérations suivantes : Le droit de propriété. se confoud en quelque sorte avec cet objet. Lors donc que l'objet d'un droit de propriété est une chose corporelle. qui en est la matière.2 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Les mêmes objets peuvent donc constituer des biens à l'égard de différentes personnes. ces objets s'appellent des biens. et peut. soit des avantages matériels ou moraux qu'ils procurent. par ce motif. qui en est comme la représentation. soit en euxmêmes et d'après leur nature ou leur forme constitutive. Dans le langage du Code. ni même les droits de puissance envisagés comme tels. Lorsque plusieurs personnes ont simultanément des droits sur un objet. 3 La distinction des biens en meubles et en immeubles est entièrement de Droit positif. l'utilité juridique en est répartie entre elles. 2 . Cpr. c'est la personne elle-même qui forme l'objet du droit. soit de l'action en dommages-intérêts à laquelle la lésion de pareils objets peut donner ouverture. La distinction des objets des droits civils. art. soit sous le rapport de l'utilité qu'ils offrent à la personne qui a des droits à exercer sur eux.

à moins de modifications résultant de la volonté du propriétaire ou d'une disposition spéciale de la loi. l'ensemble des droits civils d'une personne sur des objets constituant des biens. par exemple. par conséquent. plusieurs autres universalités juridiques.DES OBJETS DES DROITS CIVILS. être convertie en une universalité de fait par la volonté du propriétaire. Les lois positives reconnaissent. car ce terme n'exprime qu'une abstraction 4. sont à considérer. considérés en leur qualité de biens . des collections d'objets réunis par le propriétaire à l'effet de servir à une destination ou à un usage commun. à côté du patrimoine. au point de vue juridique. les biens composant un ma- jorat. 351. lorsEn effet. 616 et 1800. appelées communément universalités de fait 5. Tels sont : les objets soumis au droit de retour successoral dans les hypothèses prévues par les art. un ensemble juridique. Les objets qui composent de pareilles collections. art. 352. en vertu de l'unité même de la personne à laquelle ils appartiennent. le résultat des droits dont ils sont la matière. 6 Le lien qui unit les objets dépendant d'une collection de cette espèce n'est pas un lien juridique et nécessaire. comme celui qui unit entre eux les biens composant le patrimoine d'une personne. telles qu'une bibliothèque. 3 applicable aux biens. comme restant distincts les uns des autres. en substituant en quelque sorte la cause à l'effet. etc. une simple qualité de ces objets. ou. un troupeau. 747 et 766. et. l'expression biens désigne l'utilité qu'une personne peut retirer des objets sur lesquels elle a des droits à exercer. 1 . dans certains cas et à certains égards. Du reste. c'est ce qui a lieu. et. et comme ces objets ne revêtent celte qualité qu'à raison des droits auxquels ils sont soumis envers une personne. Les éléments du patrimoine consistent donc dans les objets des droits civils. on peut aussi. définir le patrimoine. une universalité juridique peut. Il ne faut pas confondre avec les universalités juridiques. Le patrimoine est une universalité de droit. Cpr. si l'on veut. en ce sens queles biens forment. les droits ou engagements qui s'y rapportent sont régis par les mêmes principes que les droits ou engagements relatifs à des objets qui ne feraient pas partie de collections de cette espèce. L'ensemble des biens d'une personne constitue son patrimoine. § 162.

1500 à 1510. Enfin. c.par Malapert. on peut. En général. de cet article. « 1 Toullier. Cpr. .4 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. —Pothier. par contrat de mariage. qui. 1. Traité du domaine privé et de la distinction des biens. donner à un immeuble le caractère de meuble. nos 24 à 95. texte n° 1. Zacharioe. 88-95. texte in fine. par Vaugeois. sans changer de nature. p. DES DIFFÉRENTES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. — Généralités. art. 528 et arg. art. tantôt comme mobilière. Cpr. in-8. 516-543. ne sont ni meubles ni immeubles. 520. Traité de la communauté. ou même une hérédité entière qui lui est dévolue 6. tantôt comme immobilière : c'est ce qui a lieu pour les récoltes. d'immobiliser même à l'égard des tiersl. Coutume de Paris. 1861. qu'une personne lègue titulo singulari une part héréditaire. lett. sous les conditions qu'elles déterminent. il existe certains meubles incorporels que les lois permettent. De la distinction des choses considérées en elles-mêmes. 1844. Les choses corporelles sont meubles ou immeubles. 516. 86 à 366. Proudhon. §163. Paris. Cpr. § 168. La loi a étendu la même distinction aux choses incorporelles. De la distinction des biens. Paris. art. et note 8. De la division des choses en meubles et en immeubles. Art. Il est cependant des cas où la loi considère la même chose. Essai sur la distinction des biens. attribuer à un meuble la qualité d'immeuble. I. II. SOURCES. Art. V. art. in-8. et réciproquement. mais ne saurait appartenir à toutes les deux à la fois. selon qu'elles peuvent ou non se transporter d'un lieu à un autre. Mais cet ameublissement ou cette immobilisation n'ont d'effet que sous le point de vue formant l'objet de la convention. A. 510. § 165.1 vol. D'un autre côté. 1 vol. 526 et 529. —BIBLIOGRAPHIE. de leur nature. toute chose est comprise dans l'une ou l'autre de ces classes. Code Napoléon. Art.

comme la propriété du sol emporte celle du dessus et du dessous. Il en est de même de toute espèce de machines ou d'ouvrages fixes ou posés sur maçonnerie ou sur piliers 3. 5 §164. Les immeubles corporels sont tels par leur nature ou par leur destination.§ DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. ceux de la seconde ne le sont que par leur destination. n° 166. 517. 286.. en sens contraire : Championnière et Rigaud. 24. Rép. et sans que le bâtiment devienne impropre à l'usage auquel il est affecté par sa nature même. Demante. cela doit suffire pour la faire considérer comme formant un seul et même tout avec les parties incorporées dans le sol. II. 62. opérée à l'aide de ciment ou de crampons. Garnier. Si donc la machine. cass. Douai. de l'Enreg. IV. Sir. Les objets unis ou incorporés au sol. Sir. Art. Les objets de la première espèce sont seuls immeubles par leur nature . Cpr. 199.. 12 mai 1834. la loi range dans la classe des immeubles par nature. cass. qui n'emporte pas nécessairement l'idée d'une jonction de cette nature. 341 bis. y adhère par son propre poids. 164. Vaugeois. Civ. 3174. les fonds de terre sont les seules choses véritable- ment immobilières de leur nature... Les immeubles par l'objet auquel ils s'appliquent. Sir. Civ. 3 L'art. Demolombe. dont il sera traité au § 166. 517 1. Sir. 518. Voy. Elle se sert du mot fixes. sont les immeubles incorporels. texte et notes 62 et 63 infrà. ainsi que les constructions faites au-dessous. rej. n° 3687. Cours. qui indiquerait sans aucun doute la nécessité d'une jonction artificielle. qui sont le produit de l'industrie de l'homme. Civ. Des droits d'enregistrement. n'ont point par euxmêmes ce caractère. que mentionne également l'art. qui sont précisément destinées à lui servir d'appui. — Des immeubles corporels. 1. et sur une question de conflit d'attribution entre officiers ministériels. Ces derniers arrêts rendus dans des circonstances particulières. 64. Art. et notamment les bâtiments ou autres constructions. Tels sont les édifices élevés au-dessus du sol.. 1.. 1. 489. 25 février 1824. I. Zaeharioe. 19avril 4864.. 1 .2. Toutefois. Continuation. posée sur maçonnerie ou sur piliers. A la rigueur. § 170. 34. 1° Des immeubles par nature.. tous les objets unis ou incorporés au sol. 125. IX. 321 . 12 février 1862. 2 Il ne faut pas confondre les objets qui forment partie intégrante et constitutive d'un bâtiment avec ceux qui. peuvent en être détachés sans subir de détérioration. 519 n'emploie pas le terme fixés. tout en s'y trouvant attachés à perpétuelle demeure. texte et note 18 bis. et tout ce qui en forme partie intégrante 2. en les opposant aux immeubles par destination.

491. Rouen. cit. Demplombe. Civ. Marcadé sur l'art. Vaugenis. Sir. Civ. 3160.. lettre c. 397. lorsqu'ils se trouvent incorporés dans un bâtiment ou dans le sols. cass. ne conne nous paraissent pas devoir fixer la jurisprudence sur le point de doctrine résolu au texte. Voy.. Sir. 44. pour les constructions faites par un usufruitier. cit. des machines hydrauliques. par un locataire. en l'absence de toute renonciation de la part du propriétaire du sol au bénétice de l'accession. op. Bonnier et Roustain. n° 635. 5 Duranton. 44. par suite de la renonciation du propriétaire du sol au bénéfice de l'accession.. Duvergier sur Toullier. encore qu'ils ne fassent pas partie intégrante d'un bâtiment 4. 22. 1er juillet 1845. 1. 59. Il en est encore ainsi des tuyaux servant à la conduite ou à l'écoulement des eaux. 147. n° 21. Sir.. II.. Sir 44. par exemple. 2. n° 167. Marcadé. Voy. note e. en sens contraire : Grenoble. 149. le constructeur avait acquis sur ses constructions un droit de superficie. etc Art. Voy. Sir.. IX. cass. p. 459. 45. p. 16. 2. par un fermier. 1. . 7 avril 1862. cep. 4 Arg. les objets dont s'agit ne seraient immeubles que par destination.2. IV. par exemple. 19 juillet 1844. 519. 555. III. IV. 647. Douai. n° 2. 6 Cpr. Art. Taulier. Du Caurroy. texte n° 2. Cours II. 682.. le caractère immobi ier de ce droit s'étend aux bâtiments par lui élevés. Duranton. 523. 20 août 1859. — Il en serait de même si. 124. cep. qu'ils aient été construits par le propriétaire du fonds ou par un tiers. Championnière et Rigaud. 519. et ce. Paris. Revue critique. 19. 11. Du Caurroy. 2 février 1827. Suivant ces auteurs. Sir. des scieries. bis. Toullier. 531. 15. op. sur l'art.. 107. 2. 7 Lorsqu'il compète au constructeur un droit réel sur le fonds. II. IX. 27. Cpr. p. n° 1. et qui. Demante. C'est ce qui aurait li u. 266 et 267. III. la jouissance qui lui appartient. Demolombe. ou par un usufruitier. C'est ce qui peut avoir lieu pour des moulins à eau ou à vent. II. ne devait pas acquérir sur ces constructions elles-mêmes un droit de superficie 7. 30 mai et 27 août 1864.6 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Les bâtiments ou autres ouvrages unis au sol sont immeubles par leur nature. 3 juillet 1844. XII. à contrario art. 10 juillet 1844. 2. dans le cas même où le tiers constructeur se serait réservé la faculté de les démolir lors de la cessation de sa jouissance 6. Mais. 64. 62. 1. rej. IX 170 et 171. IX. 554.. lorsque des constructions ont été faites par un tiers qui n'avait aucun droit réel sur le fonds. Demolombe. 104. IV.. 20. 519 et arg.. sur cette hypothèse : § 223. Civ. Douai. 551. et non par nature.IV. 3184 Demolombe. Taulier. Des hypothèques. II. . et il en jouit au même titre. de cet article. 1858.. 341. Sir. Pont. art. Coin Delisle. 145. Sir. II. Bonnier et Roustain. Championnière et Rigaud.

En dehors des hypothèses particulières dont il est question à la note précédente. 22 mai 1845... lecas échéant. cit. qui ont été vivement critiquées. XXI. citt Championnière et Rigaud. encore sur d'autres conséquences de la règle énoncée au texte : Douai. Demolombe. nous paraissent ce8 9 11 .. cit. dupropriétaire du sol l'indemnité par luidue.. 291. 45. Sir. Sir. rej. ainsi que le droit de réclamer. rej. IX. en ce sens : Civ. 51. 1. plus forte raison... citt. Sir. la quotité des droits se détermine par la nature et la qualité le la chose vendue au moment où la vente es effectuée. Des hypothèques. ne nous semble pas susceptible de sérieuse contestation. si un fermier. lui . 47. 2 février 1842. Or. cass. §164. et que les constructions qu'il a élevées ne sont susceptibles. La proposition. Voy. 2 juillet 1851. — Cpr. n° 37. essentiellement personnelle et mobilière. le fermier ne se serait pas borné à céder également la la jouissance des constructions par lui faites. Il en résulte encore que. en sens contraire : Pont. 276. Duranton. Il résulte entre autres de là. Sir. 3 juillet 1844. A. une pareille cession ne serait pas passible des droits de vente immobilière 11. un accessoire du fonds. rej. et loc. Voy. op. venait à céder avec son bail la jouissance de ces constructions. 682 .. Req. Civ. 2. II. 14 février 1849. dans leur forme constitutive. art.. 51. en cédant son droit au bail. que le droit de ce tiers constructeur tombe dans la communauté légale 8. loc.. et loc. 111. Et quant à la jouissance qui peut lui appartenir sur ses constructions. telle qu'elle est formulée au texte. cass. p. i. sect.. 3. 1. 1. Voy.. Civ. 10 Merlin. il nous paraît impossible de reconnaître au tiers constructeur un droit réel sur des bâtiments qui sont devenus. 7 stitue à son profit qu'un droit mobilier 8.. Persil. Sir. § 3. 49. Civ. après avoir élevé des constructions sur le terrain affermé. 634 ... Sir. cass.. comme nous le verrons. IX.. en se fondant sur ce qu'en matière d'enregistrement. 682. ni d'être frappées de son chef d'une saisie immobilière 10. Martou. 168. 1. Championnière et Rigaud. 535. 6. n° 6. 3177.1. Civ cass. 44. ni d'être hypothéquées par lui. Persil. Des hypothèques. cass. 273. III. en serait-il ainsi de la simple indemnité qu'il aurait à réclamer du propriétaire du fonds.. op. 47. 168. Demolombe. noie lre. 491 . Besançon. Sir. 2. cette dernière est..+197. 955. 26 août 1844. en qualité de locataire ou de fermier. Mais devrait-on admettre la même solution dans le cas où. op. 5 janvier 1848. Questions hypothécaires. Sir. Sir. 1. Ces décisions. 48. IV. 261. 1er juillet 1843.. 44. v° Hypothèques. Pothier. mais aurait déclaré vendre ces constructions elles-mêmes? La Cour de cassation décide d'une manière constante qu'une pareille vente est passible des droits de vente immobilière. Rép. 8 juillet 1851. De la communauté. elle ne saurait être d'une autre nature que celle qui lui compète sur le fonds même.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. Civ.. Sir. 42. Demolombe. 17 novembre 1846. 1. 708 . II.

Voy.: Flandin. Voy.. Duranton. I. pour procéder à la vente aux enchères de fruits ou récoltes pendants par branches ou racines. par la double considération. 38. 521. Ainsi. Toutefois. op. Sont enfin immeubles par nature.8 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Il n'y a pas à cet égard de distinction à faire entre les arbres isolés. 1.. 11 mai 1837.. is Les fleurs et arbustes plantés dans des caisses ou dans des pots ne sont pas immeubles par nature. les fruits et récoltes dont il est propriétaire en vertu de ce droit de jouissance revêtent nécessairement. le même caractère. soumise ou non à un aménagement régulier. 520 n'est plus applicable. n'expriment pas le véritable caractère des conventions intervenues entre les parties. réun. Code de procédure. Les explications données aux notes précédentes nous dispensent de réfuter spécialement l'opinion de ce dernier auteur.. en sens contraire. cass. De la transcription. art. La règle posée par l'art. Civ. d'ailleurs parfaitement claires de cet acte.1. pendant se justifier. Cham. sur l'art.. sauf le cas de saisie-brandon. et que les droits. 520. Demolombe. soit d'une forêt. 1. et ne serait pas davantage sujette à la formalité de la transcription 12. Mais la loi du 5 juin 1851 en a décidé autrement. par application de l'art. Delvincourt. 402. 521. IX. les notaires sont seuls compétents. Art. à l'exclusion des huissiers ou greffiers. et ceux qui font partie. que. en sens contraire : Championnière et Rigaud. cass. 520. 626. 13. quand même ces caisses ou ces pots seraient placés en terre. Sir. Art. 12 Mourlon. Voy. Sont encore immeubles par nature. lorsqu'il s'agit de récoltes appartenant à un fermier. soit d'une pépinière. IV. Sir. 13 La Cour de cassation avait également jugé. Civ. cass. 169 à 172. une fois régulièrement perçus d'après la teneur d'un acte.Sir. 4 juin 1834. IV. 11 Le droit de jouissance compétant au fermier étant purement mobilier.. 709. 37. 28 août 1838. cit. I. 32. au point de vue de la législation fiscale. IX.. 34. le légataire du mobilier n'a pas droit aux fruits non encore séparés du fonds au moment du décès du testateur 18. qui rentrent à tous égards dans la catégorie des meubles 14. arbustes et arbres sur pied 15.. par exemple. n'a point à s'enquérir du point de savoir si le vendeur est ou non propriétaire de ces constructions. 45. les plantes. ne sauraient être répétés sous le prétexte que les énonciations.. De la transcription. à laquelle on présente un acte de vente portant sur des constructions dont le caractère immobilier est incontestable. Demolombe. les fruits ou récoltes pendants par branches ou par racines. . à ce point de vue. 3177 et suiv. 808. les récoltes sur pied peuvent être frappées de la saisie mobilière appelée saisie-brandon. que la Régie de l'enregistrement.

jusqu'à leur vente ou leur transplantation. Duranton. 1). 147. i» Req. nos 39. 110 et 111. Marcadé. 165. Pothier. L. 9 avril 1821. Bonnier et Roustain.. loc. D. 307. texte et note 14 suprà. 2. devenir des immeubles par destination? Cpr. texte et note 6. qui deviennent meubles au fur et à mesure qu'ils sont détachés ou abattus 20.. 145. 22. 62 et 63. 111. Maleville et Delvincourt. cit. Cpr. texte et note 35. Zacharise.. ut reponantur. Marcadé. III. Duranton. § 164. avant toute séparation du sol. sur l'art. IX. Voy. De la communauté.. 113. Marcadé. rej. Voy. sur les art. 112 à 114.—II en serait ainsi dans le cas même où le propriétaire n'aurait fait procéder à la démolition que dans le but d'élever immédiatement à la même place. Lyon. 2. du moins dans de certaines conditions. qui ne revêtent la qualité d'immeubles par nature qu'à raison de leur adhérence au sol. Sir. Ainsi les matériaux provenant de la démolition d'un édifice cessent d'être immeubles par le fait même de cette démolition 19. Toullier. lorsqu'ils en sont séparés. 44. Demolombe. IV. 146. 9 août 1825.. 17 Pothier. cit. Demolombe. 18 La création d'une pépinière par un fermier ne constituant de sa part qu'un mode d'exploitation ou de jouissance. ont été transplantés dans un autre fonds. 23 décembre 1811. ne fût-ce que pour s'y nourrir et s'y fortifier16. locc. op. la perdent. un nouveau bâtiment. 17. d'une manière absolue. Sir. 13. Tous les objets ci-dessus indiqués. DuCaurroy. n° 2. 532. les arbres qui la composent forment des fruits. conservent la qualité d'immeubles. nos 34 et 46. sur l'art. II. vend. 520 et 521. Sir. 1. § 10. citt. de act. cep. les fruits et récoltes étaient au contraire réputés meubles. 26. IX. Duranton et Demolombe. IX. après en avoir été arrachés. 9 Il n'y a pas non plus à distinguer entre les arbres qui se trouvent encore dans le sol qui les a produits et ceux qui. et avec les mêmes matériaux. dès qu'approchait l'époque de 16 . IX. Demolombe. § 164 bis. momentanément déplacés pour cause de réparation. Duranton. n° 1. IV. loc. (19. 532. — Mais les matériaux.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. 19. Demolombe. ne sont point à considérer comme immeubles 17. §170. cit. Ea. 46. les arbres qui la composent ne prendraient pas le caractère d'immeubles 18. quoe ex wdificio detracta sunt. Duranton. oedificii sunt. 532. — Ces objets ne pourraient-ils pas. qui lui appartiennent au même titre que toute autre espèce de récoltes. Art. Pothier. IV. Il en est de même des fruits et des arbres. Paris. Mais les arbres qui n'auraient été que momentanément déposés dans un fonds. 20 D'après certaines coutumes. 133. empt. Que s'il s'agissait d'une pépinière créée par un fermier.

. Civ. IX.. De la transcription. 15. 2$ février 1821. 19 vendémiaire an XIV. as Req. 164 à 165. Merlin. Demolombe. Demolombe. 114123. 199. Rép v° Vente. ou qui l'a acquis depuis. 6.. 27. 9. 21. 1. Sir. rej. la règle coutumière dont il a été parlé à la note précédente. 16. Demolombe. 4 avril 1827.. 21 mars 1820.Civ. simplement en vue d'abroger. v° Catteux. n° 83.. De la transcription.. art. comme pour toutes espèces de fruits. IX. 1. 25 Merlin. 8 septembre 1813.. Sir. et art.Demolombe. 15. Cpr... 21. IV. 132 à 137. 21 juin 1820. Sir. Civ. 25 février 1812 et 24 mai 1815. Sir. les leur maturité. op. alors même que la vente d'une futaie. § 170. pour être abattue. Sir. On doit également en conclure que de pareilles ventes ne sont pas sujettes à transcription 24. IX. De la transcription. 520. I. 7. cass.. perdent sous certains rapports leur caractère immobilier. § 8. Rép. 24 Troplong. texte et note 11. 1. Sir. en matière de vente immobilière. 30 et 31. Zachariae. tant au point de vue de la quotité des droits d'enrregistrement 22 que par rapport à l'application de l'art. et dès avant leur enlèvement. cit. aurait été faite au profit de celui qui s'était précédemment rendu acquéreur du sol. en l'absence de tout indice de fraude . 13. Req.. 33.— Il en serait ainsi. Voy. D'un autre côté. Flandin. 440. Si cet article ne s'occupe pas des futaies non aménagées. Pothier. 1. . ou de futaies même non aménagées pour être abattues. Req. 180 et 335. par argument à contrario que les arbres d'une futaie non aménagée restent immeubles. il serait déraisonnable d'en conclure. al. ne s'applique pas à une vente de bois destinés à être abattus 25. 24. 65. rej.. . Art. IV. rej.. cass. 52121. les mêmes objets. 2.119. 1. et que la déchéance exceptionnelle à laquelle l'art. Ce dernier auteur fait observer avec raison que la saisie-brandon offre encore un vestige de cette règle coutumière. 1. ne constitue qu'une vente mobilière. Duranton. Sir. 1622 soumet. Mais.. 465. 109. I. lorsqu'ils forment directement et en euxmêmes la matière d'une vente ou d'une disposition à titre gratuit faite en vue et sous la condition de leur séparation. c'est que le législateur avait. part. ou de futaies mises en coupes réglées.. rej. 136. 22 Championnière et Rigaud. 163. 3170 à 3173. Des choses. l'action en diminution ou en augmentation de prix. § 1er. 521 ne parle que de taillis.. cass.1. pour les coupes de bois. rej. Mourlon. IV. IX. Civ. 3817. cit. 21 Quoique l'art. 159 à 161 Cpr. même après leur abatage. à moins qu'il ne s'agisse de fruits ou de récoltes. Sir. 1. IX. aussi : Civ. Demolombe. Championnière et Rigaud. C'est ainsi que la vente d'un immeuble pour être démoli. op. en le rédigeant. quoique se trouvant encore unis ou incorporés au sol..10 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. II.. 5 octobre 1813.

Pont. Code de procédure. 29 L'hypothèque n'enlevant pas au propriétaire de l'immeuble hypothéqué son droit d'administration. II. 37. Civ. et la ptopriété du dessous à une autre personne. En pareil cas. § 170. comme de toute autre espèce de fruits.. Des hypothèques. Demolombe. Voy. c'est-à-dire même en ce qui touche la capacité du vendeur 38. Civ. qui. cass. texte et note 15. rien n'empêche cependant qu'un fonds de terre ne puisse être divisé de te le sorte que la propriété du dessus appartienne à une personne. 363 et 365. ou pour en recueillir les fruits. Ainsi le tuteur. aussi les autorités citées à la note suivante. Demolombe. est par cela même aussi autorisée à en vendre la récolte sur pied. I. la vente ou la disposition qui en est faite en vue et sous condition de leur séparation du sol est mobilière d'une manière absolue et à tous égards. 180. 19 vendémiaire an XIV. La question de capacité est ici préjudicielle.§ DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS.. 26 . et toute autre personne ayant le pouvoir ou la capacité de faire une vente mobilière sans être autorisée à passer une vente immobilière. IX. art. 180. 65. 27 Voy. IX. IX. D molombe. IV. so Prouilhon. chacune en soi. 404. Quant aux fruits et récoltes sur pied. 11 immeubles par nature dont il est ici question ne sauraient être réputés meubles en ce qui concerne la capacité de celui qui voudrait les aliéner. §170. C'est ce qui a lieu notamment par la constitution d'un droit de superficie. I. Sir. 100. des immeubles par nature qui n'auraient pas le caractère de fruits. § 286. Loi du 21 avril 1810. 26 janvier 1808. Zachariae. 9. pourvu que le terme normal de la coupe soit arrivé 80.. 1. 682. 834. ne peuvent valablement aliéner. les deux parties du fonds constituent. 164. ou parla concession d'une mine. 28 Toute personne possédant la capacité suffisante pour louer des biens. 65. 1. Duranton. un immeuble par nature distinct. les créanciers hypothécaires ne sauraient être admis à s'opposer à la vente des fruits de cet immeuble. sous condition de séparation du fonds. Troplong. et les droits des créanciers hypothécaires 29. Sir. n'en deviennent définitivement partie intégrante qu'à partir de la transcription de la saisie immobilière.. 7 et 8. Cpr. texte et note 12. art. Zacharioe. à leur égard. rej.. Des hypothèques. 187. La vente des objets de cette espèce n'a pas davantage pour effet de les mobiliser au détriment des créanciers hypothécaires 27. pour le développement de cette proposition. puisque la mobilisation de pareils objets ne saurait résulter que d'une vente valablement consentie. le mineur émancipé. Domaine -privé. et 111. 6. même sous condition de séparation du fonds 26. Quoique la propriété du sol emporte la propriété du dessus et du dessous. Il en est ainsi des coupes de taillis ou de futaies soumises à un aménagement régulier.

12 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. et en exécution du bail. 675. par un fermier ou par un locataire.. 524. à raison de l'usage auquel ils ont été affectés par le propriétaire d'un fonds de terrre ou d'un bâtiment. XII. Demolombe (IX.. 11 janvier 1843. Grenoble.. et sur la vente de pareils objets faite sous condition de séparation.. 88 Duranton. texte et note 4. 784. et qui ne s'applique qu'aux objets dont il est parlé en l'art. 210 et 211. 372. 14 février 1824. on doit assimiler au propriétaire le simple Cpr. I. en sens contraire : Duranton. pour tous les objets susceptibles de constituer des immeubles par destination. 1. la double condition. I. IX. cit. Du domaine privé.. op. p. Demolombe. 317.. Reme critique. rej. sur l'art. Ainsi. De la communauté. mais cette dernière condition. Pont. 33. Sir. Zacharioe. 153.1. n° 62. n° 27. carrières et tourbières 81... Coin-Delisle. § 170. rej. Civ. Il en est de même des objets placés par un usufruitier 84.. qu'ils aient été attachés au fonds par le propriétaire. 9. 33. Mais. 545.. sur Pothier. Civ. Sir. 39. Sir. à moins qu'ils n'y aient été placés pour le compte du propriétaire. Sir. 190. Revue critique. Int. 1851. Championnière et Rigaud. 203 et 204. est étrangère à ceux qui se trouvent énumérés aux douze premiers alinéas de l'art. Des hypothèques. IV. 42. au point de vue de notre matière. cass.1. 377. les objets affectés à l'usage d'un fonds de terre ou d'un bâtiment. Proudhon. Sir. 44. 13 août 1833. pour les objets réputés immeubles par nature.. 160. et qu'ils l'aient été à perpétuelle dedemeure. dont ils ne font cependant pas partie intégrante 82. n* 47. 2. IX. 524. Coin-Delisle. L'immobilisation dont s'agit ne peut résulter que du fait du propriétaire lui-même ou de son représentant. Ce qui a été dit précédemment sur la mobilisation résultant. texte et note 20 Liège. cit. Req. art. 1858. IV. Zacharioe. et loc. 101. 1. Voy.. 47. IX. Lyon. 7. 2. cass. 43. § 170. 31 juillet 1839. 1. 2° Des immeubles par destination. Marcadé.790.. 29 mars 1816. n° 4. 199) semble exiger. op. 59 : Taulier. n° 29. Sir. Pont. gèn. p. Civ.. 11. 385 et suiv. mi- nières. Bugnet. 524. 20 février 1843. qui n'est mentionnée que dans le dernier alinéa de l'art.. 1. 3159.. ne sont point à considérer comme immeubles par destination 88. Coin-Delisle. Loi du 21 avril 1810. 17. 84 Pothier. Civ. IV. 2. Demolombe. s'applique en général aux produits des mines. Sir. 82 M. de leur séparation du sol. aux coût. Demolombe. cit. Les immeubles par destination sont les objets mobiliers que la loi répute immeubles. op. 25. 525. 1. Sir. cass. II.166. Proudhon. 31 . 22 août 1842. op. 14 janvier 1832. citt.

Req. 524. Riom. Art. mais seulement en matière de substitutions. 2. Lyon. 1064. cit. p.. de cette usine ou de ce bâtiment. soit d'une usine. op. soit d'un fonds de terre. de l'art. et même ceux qui. Tels sont. modifié cette règle. note 22. qu'il soit de bonne ou de mauvaise foi. 87 L'énumération donnée par l'art. Zacharioe.. ler avril 1835.. il devenait inutile de la reproduire d'une manière spéciale dans l'art. 21. est purement énonciative. II. Demolombe. Cpr. n° 30. 2 16. Zacharioe. Au contraire. loc. à l'exception cependant des échalas et des pailles et engrais. métai40 C'est ce qui a lieu.. 70. §§ 2 et D. les animaux attachés à la culture. 405. En Droit romain. Duranton. 29. Demolombe. 522. art. 15 juin 1820. 28 juillet 1848. 55. loc. Du Caurroy. Bordeaux. les animaux placés sur un domaine pour y être engraissés. 79.. avait. cit. 117. Sir. mais encore les bestiaux destinés à fournir les engrais nécessaires à l'amendement des terres 89. Limoges. Sir. 524 des objets réputés immeubles.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. Sir. 6. 6 avril 1821. 39 Marcadé. 1. 220. § 164. n° 14. Voy. note 24. dont l'exploitation principale consiste dans la fabrication des fromages. cit. 49. et suivant la règle Instrumentum fundis non est pars fundi (L. 235 et 239. 36 Le 1er al. 3. 28 avril 1827. 208 et 209. 17. c'est-à-dire. Demolombe.8. I. al. Sir. D de instrum. § 170. 36. § 170. sur l'art. Coin-Delisle. La loi classe les immeubles par destination en deux catégories distinctes : a. titre Ier. IX. 339. 1). 2. 524 renferme une innovation législative. sur l'art.. 7). Art. Bonnier et Roustain. 2. Coin-Delisle.. 33. 13 possesseur animo domini.. pour les vaches attachées à des ries. 22. Malleville. . empt. L'ordonnance de 1747. La première comprend les objets que le propriétaire. de act. aussi longtemps du moins que dure sa possession 85. et enMarcadé. quant aux fonds ruraux 87. 88 Cpr. Proudhon. Sir. 524. y a placés pour le service et l'exploitation de ce fonds. il est vrai.. rej. Zachariae.. 22 . sont à considérer comme des instruments de cette exploitation 40. par exemple. 14 décembre 1829. op. les ob jets affectés à la culture et à l'exploitation d'un fonds rural ne devenaient point immeubles. Cpr. note 23. cit. non seulementles bêtes de trait employées aux travaux agricoles. IX. 408. § 1. 524. n° 34. (19. L. comme destinés au service et à l'exploitation d'un fonds rural. al. 2.. soit de tout autre bâtiment à destination spéciale. § 170. vend. Riom. 394. 366. cit. — Les étalons attachés à un haras pourraient-ils 35 - il. IX. aussi les arrêts cités à la note 47 infrà. n° 4. p. Sir.. lég. 2. p. op. 30. 186. Le Code Napoléon ayant converti en principe général la disposition de l'ordonnance de 1747. à raison de la nature particulière d'un fonds et de son mode spécial d'exploitation.

II. Coin-Delisle. note 25. « Pothier. cuves et tonnes servant à l'exploitation agricole. Duranton.14 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 232. La loi assimile aux objets placés par le propriétaire d'un fonds être considérés comme des immeubles par destination ? Voy. alambics. cit. op cit. Coin-Deliste. elles ne revêtent pis. Nous ne saurions adhérer à cette doctrine. Art. qui nous paraît étendre au delà de ses limites l'idée servant de base aux dispositions de l'art. le caractère d'immeubles. 42 Troplong. 41 Duranton.. Revue critique. texte et note 53 infrà. qui. 1864. 323. 26. Bourges. 402. Sir. 524. 248. Championnière et Rigaud. n° 39. se trouvait ajouté aux termes pailles et engrais. sur l'art. 524. Taulier. al 12... 366.. cit. dans le projet de la Commission de rédaction. 6 mai 1842. Lyon. p. 524. elle ne pourrait tout au plus être admise que dans le cas où l'établissement d'un haras aurait pour objet principal et direct l'exploitation d'un domaine. Demolombe. 1844. pour l'affirmative : Dissertation par Giraud. 4. al. 3196. p. La suppression par la Section de législation du mot foins. 524. Les échalas et les perches à houblon 45. on aurait pu croire que. 10. malgré la destination à laquelle elles sont affectées. . Demolombe (IX. par cela même. Marcide.. p. Sont également immeubles par destination. De la communauté. op. vient à l'appui de notre manière de voir. 409. nos 66 à 68. n° 39. Duranton IV. 148. Les pailles et engrais destinés à la litière des animaux et à l'amendement des terres 48. IX. 524. Voy. Dalloz. chaudières. Ce serait donc à tort qu'on voudrait conclure de cette disposition que les grains et graines destinés à l'ensemencement des terres cultivées par le propriétaire lui-même ne sont pas immeubles par destination. IV. Cpr. 56. IV. Art. Proudhon. p. I. XXIV. IX. le législateur a cru devoir spécialement mentionner les semences données aux fermiers ou colons partiaires.. 29 juillet 1848. 44 Si. Les grains et graines nécessaires à leur ensemencement *4. op. Art. op. cette solution est très contesiable . Demolombe. n° 35. 499 et 500. non plus que ne le deviennent les volailles de basse cour 42. n° 4. 2. sur l'art. 43 M. I. 119. ne deviennent point immeubles 41. § 170. la raison en est que de pareilles semences devenant.2. Maleville. 250) enseigne que le foin et l'avoine nécessaires à la nourriture des bestiaux attachés au fonds sont également immeubles par destination. comme choses fongibles. suite vendus. 524. De la vente. et d'après laquelle on ne doit ranger parmi les immeubles par destination que les objets directement et immédiatement destinés à l'exploitation du fonds. dans le cinquième alinéa de l'art. 49. 57 et 58. IV. cit. 524. al. op. la propriété de ces derniers. cit. Les pressoirs. 242 et 243. comme affectés à l'exploitation des fonds de terre : Les ustensiles aratoires. p. Coin-Delisle. en sens contraire: Zachariae. A notre avis.

5.. op. Coin-Delisle. et les poissons des étangs sont plutôt immeubles par accession que par destination. 1 170. 32. p.. 524. p. De la propriété mobilière. ainsi que les semences qu il lui a données. IX. n° 41. et les poissons de vivier ne sont point immeubles. 51 Marcadé. les animaux. 46 En matière de cheptel. p. 564. elle n'est censée faite que intertrimenti causa. note 23. cit. texte n° 3. Zacharioe. sa Discussion au Conseil d'Etat (Locré. 30 août 1820. 235. estimés ou non 46.. note 28. op. § 170. op. 236. 79. Demolombe. 78. Corps et compilation des commentateurs. § 164. p. Demolombe. cit. Enfin. les lapins de clapier. cit. 493. Coin-Delisle. 33 et suiv. Les objets mobiliers réputés immeubles par destination eu ce qui 69. n° 14). par assimilation. n° 58. op..S. 403... Cpr. Art. 2. notes 26 et 29. Zachariae. les ruches à miel et les poissons des étangs 49. p. 524. cit. Les établissements destinés à l'exploitation d'eaux minérales ayant pour objet de faire valoir le fonds même qui les contient. et loc. Sir. les lapins des garennes. 2. Bourges. 15 rural pour le service et l'exploitation de ce fonds. 53 Demolombe. l'estimation ne vaut pas vente. « Demolombe.. Coin-Delisle. Lég. Proudhon. n° 4. Art. 46. 20. al. n° 40. Demolombe. n° 28. IX. op. Sir.. Sir. n°3 14 et 15. employés par l'art 524. art. VIII. Chavot. I. 60 On a fait observer avec raison que les pigeons des colombiers. 27. Cpr. 49 Les pigeons de volière. CoinDelisle. On doit. 125 et 127. les pigeons des colombiers. 38. § 170. 108. sur l'art. 1363 à 1365. 267.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. al.. op. IX. 275. Civ. 147. § 170. . cep. n° 4. 6 à 9 50. Zacharioe. Voy. les lapins des garennes. Sir. Riom. cass.. 47 Les explications données ci-dessus sur le sens des termes animaux attachés à la culture. Proudhon. cit. 522. De la communauté. 27. 412. Coin-Delisle. 39. Zachariaî. 522 et 524. Taulier. 276. 2. Cette assimilation doit être étendue à tous les autres objets ci-dessus énumérés 48. Riom. IV. 141. I. op. § 376. s'appliquent également à l'hypothèse dont s'occupe l'art. 24 février 1837. I. I. 394 et 395. Pothier. IX. 123. 1. IX. note 27. 28 avril 1827. Demolombe. Ferrière. p.. citt. Mais on ne saurait y comprendre les vers à soie placés dans une magna- nerie 62. IX.. Demolombe.. 18 novembre 1845. les meubles placés dans ces établissements pour l'usage ou l'emploi direct des eaux deviennent immeubles par destination 53. cit. II. 251. que dans ce but il a livrés au fermier ou métayer 47. y ranger également toute espèce de gibier renfermé dans un parc 81. la loi place encore dans cette première catégorie d'immeubles par destination.

On doit entendre par usine.. p. p. nécessaires à leur exploitation68. Sir. Lyon. Voy. 152. cit. IX. Demolombe. et qu'ainsi un bâtiment à destination. IV. 268 à 274. Req. et même les chevaux 54. IX. 327. rej. 2 juin 1866. ustensiles. sol ou bâtiment. Bruxelles. nos 44 à 64. établit expressément quant aux chevaux nécessaires à l'exploitation des mines. Sir. 7. Telles sont.. 265. C'est ce que l'art. Ce dernier auteur. mais dans une filature. Sir.. sont les machines. p.. et par suite comme immeubles par destination. 8 décembre 1826. ustensiles et outils ne forment ainsi que le complément et l'accessoire 57. 56 Voy. 17. rej. 4 février 1817.16 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. qui pose le principe de la matière. cit. d'ailleurs. Cependant il a été jugé que les tonnes destinées au transport de la bière chez les consommateurs. op. 258 à 260. Coin-Delisle ne paraît pas. Coin-Delisle. loi du 21 avril 1810. concerne les usines. outils. 58 Taulier. alors surtout que les presses sont mises en mouvement par la vapeur 68. Il en est de même des métiers à tisser placés. art. en sens contraire : Duranton. ne sont pas nécessaires à son exploitation. 25. Sir. 56. n° 65.. sur les mines. peuvent être considérées comme nécessaires à l'exploitation des brasseries.. 21. 205... 66. mais toutes les fabriques ou manufactures établies dans des bâtiments spécialement construits ou appropriés pour les recevoir. cependant Coin-Delisle. Metz. 8. 482 à 498. les raffineries. 2. à notre avis. Cpr. 1. IV. Art. on ne devrait pas moins reconnaître le caractère d'immeubles par destination aux objets mobiliers nécessaires à son exploitation. Voy. les verreries. déclare immeubles par destination tous les objets que le propriétaire d'un fonds de quelque nature qu'il soit. 524. op. range parmi les usines certains établissements qui ne seraient point à considérer comme telles d'après sa définition. 27. quant au matériel roulant d'un chemin de fer servant exclusivement à l'exploitation d'une carrière : Bourges. 22 mars 1867. 269. Cpr. II. 359. IX. 1156. 358. 1. M. non dans un établissement de tissage. les papeteries. 2. non seulement les établissements industriels mis en mouvement au moyen d'un moteur naturel ou artificiel. al. II. Demolombe. avoir remarqué que le 1er al. 1052. 498. 8 de la loi du 21 avril 1810. Il en est ainsi notamment des chevaux et voitures employés à transporter au dehors les objets fabriqués. Cpr. aussi : Bruxelles. après avoir donné au mot usine une signification beaucoup trop restreinte. Sir. et dont les machines. 67. 2. Bonnier et Roustain.Demolombe. Du Caurroy. ne constituât-il point une usine. les brasseries. ne deviennent pas immeubles. 524. 55 Les objets qui.. les forges. 57 Demolombe. les distilleries et même les imprimeries placées dans un bâtiment spécialement affecté à cet usage. y a placés pour le service et l'exploitation de ce fonds. spéciale. Sir. 21 juin 1807. de l'art. 275. quoique attachés à une usine. les établissementsde filature ou de tissage mécanique. par exemple. Civ. 23 jan54 . 27 mars 1821.

2. dans un sens diamétralement contraire. y ont été attachés à perpétuelle demeure par le propriétaire de ce fonds. ainsi que l'a fort bien fait remarquer notre savant collègue. Bruxelles. M. 2. adintegrandam domum. peut quelquefois être assez délicate à résoudre 62. tandis qu'il s'agit précisément pour l'interprète de trouver une doctrine qui fasse à chacun de ces articles la part d'application qui lui reII. Du Caurroy. dans sa forme actuelle. 525. A notre avis. ou par destination. 2 en sens . 1010. Duranton. 13. Demolombe. 3190. 59 Duranton. et la seconde. 1. 61 Demolombe.. 264. 6. Mais. d'impri- merie. Sir.. Mais il en est autrement du mobilier d'une hôtellerie ou d'un hôtel garni 01. al. En dehors des accessoires des usines proprement dites. 65. p. 62 Divers systèmes ont été proposés sur ce point. Demolombe (IX. Sir. IX. contraire: Coin-Delisle. de l'art. op. cit. on ne devrait considérer que comme immeubles par destination les objets mobiliers servant à compléter la construction. serait impropre à tout autre usage. n° 4. Voy. cit. 226. sans faire partie intégrante ou constitutive d'un fonds. Demolombe. Bonnier et Roustain (II. ou n'en constituent que de simples accessoires. IV. le principe vier 1808. Marcadé.. sur l'art. IX. 2. il faut encore considérer comme immeubles. 11 janvier 1812. Coin-Delisle. Marcadé (sur les art. 495. 2. Sir. attachés à un bâtiment. Voy. 60 Voy. II. 498. Taulier. n° 60.. et les ustensiles ou outils qui y sont attachés ne revêtent pas dès lors le caractère d'immeubles 59. 518. La seconde catégorie des immeubles par destination comprend les objets mobiliers qui. 152. Championnière et Rigaud. et qui. ne constituent pas des usines. 93. p.. Civ. b.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. IX. 261 à 263 et 265. 26 février 1898. nos 1. soit pour en rendre l'usage plus commode ou plus agréable. En fait. Art. 17 Mais les simples ateliers de serrurerie. 18 novembre 1845. cass. soit pour le préserver de dégradations. 46. Sir. IV. qui peuvent se placer dans des localités quelconques. p. Sir.. C'est ainsi que les machines et décorations d'un théâtre sont immeubles par destination 80. n° 64. note 57 suprà. 3. 78. 284 à 389). 266. la question de savoir si tels ou tels objets mobiliers. 524 et 525. 27). 2 et 3) enseigne. 9. en sens contraire : Décision ministérielle du 4 mars 1806. 66... en forment partie intégrante. Suivant MM. et si par suite ils sont à considérer comme immeubles par nature. 7. op. IV. 524. de menuiserie. 525. la première de ces opinions sacrifie l'art. § 164. Cpr. l'art. les agrès et machines nécessaires à l'exploitation de tout bâtiment à destination spéciale. que l'on doit ranger parmi les immeubles par nature tous les objets mobiliers qui se trouvent physiquement attachés au fonds dans les conditions déterminées par le 1er al. 124 : Grenoble. 524.

. oit. les chambranles de cheminées. al. pour les objets scellés au bâtiment à chaux. les volets mobiles de boutique 64. On rangera. paratonnerres. les placards. 66 Voy. les fenêtres. en sens contraire : Duranton. et autres ornements. . les parquets. cit. 1. Art. texte D° 1. û. les boiseries. op. et de classer. les alcôves. Notre système concorde en général avec celui de ce dernier auteur (IX. Demolomhe. al. 525. 1). et 3. 70. vend. texte et note 33. Voy. on considérera. ou à ciment.. IX. § 170. ce. 296 à 305. (19. 2. Zachariae. 290 à 292). IV. à plaire. Voy. IX. pour les glaces. les portes. 06 L. proc. De la communauté.. non comme immeubles pas destination. condition. 150. lorsqu'elles sont placées dans une niche pratiquée exprès pour les recevoir. Mais ces dispositions matérielles ne sont pas les seules à l'aide vient.18 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. parmi les immeubles par destinaition. de act. sur l'intérêt pratique que présente cette distinction : Demolombe. Elle se rencontre spécialement. ou sans endommagement de la partie du fonds à laquelle ils sont fixés. IX..Demolombe. 397. c'est-à-dire avec l'intention d'en faire des accessoires permanents du fonds. en général. 17. empt. D'après. Cpr. p. Coin-Delisle. et pour ceux qui ne peuvent en être détachés sans fracture ou détérioration.. pour les statues. loc. les contrevents. parmi les immeubles par destination les chéneaux et tuyaux de descente destinés à l'écoulement des eaux pluviales ou ménagères. au contraire. 293 et 294. Cette. principe. et note 5 suprà. Pothier. les râteliers d'écurie. placés par le propriétaire dans un bâtiment ou dans ses dépendances. Les objets mobiliers. les auvents et marquises simplement fixés au-dessus des portes d'entrée ou de boutiques. 64 Demolombe. en sens contraire : Duranton. 295. n° 31. 525. se rencontre. IX. lorsqu'ils ne sont pas incorporés au bâtiment 66. lorsque le parquet sur lequel ils sont attachés fait corps avec la boiserie. mais comme immeubles par nature. Art. et même les serrures et les clefs. et. de solution le plus rationnel est de ranger parmi les immeubles par nature ceux de ces objets à défaut desquels le bâtiment ne serait pas complet comme tel. tableaux. les. 63 Cpr. ceux qui n'y ont été attachés que pour l'une ou l'autre des fins ci-dessus indiquées 68. ne deviennent immeubles par destination qu'autant qu'ils ont été attachés à perpétuelle demeure. .

2. manifestent avec certitude l'intention. § 164. Tout ce qu'on peut conclure des différentes applications que la loi a faites.. cit. Il y a mieux: on doit encore considérer comme attachés as perpétuelle demeure et comme immeubles par destination.avril 1834. . . 15. 8 mai 1850. propriétaire. Proudhon. 31. 15. op. 80. n°4.. v° Biens. 24r 1854. dans la rédaction de cet article. Sir.. de la part du propriétaire. note 67 suivante. Du Caurroy. 27. Rép v° Biens. Sir. 15. l'intention d'immobiliser tels ou tels objets mobiliers. 1. et que leproEn. Voy. 66.. placée dans une partie du bâtiment disposée exprès pour la recevoir. 309. les autorités citées à. Paris. les objets mobiliers qui. cit. Sir. Voy. est également immeuble par destination 70. 316. 312. § 1. 2. effet. 1. rej. n°. 2. 2. 523. p. IX. III. § 1. Voy. 111. Civ. 519. en sens contraire: Coin-Delisla. Bonnier et Roustain. Sir.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. Paris.5. par des signes extérieurs. 11 mai 1853. 319. Rouen. Sir. 534. 149. d'en faire des accessoires permanents du bâtiment 68. Duvergier sur Toullier. de l'appartement. 1. Taulier.1. sans subordonner l'immobilisation à la condition d'un mode déterminé d'adjonction . 19 desquelles puisse se réaliser l'immobilisation. 20 février 1833. rej. 68 Proudhon.. Du Caurroy. Duvergier sur Toullier. Paris. Req. du principe posé par le dernier alinéa de l'art. p. 10. p. note a. C'est ainsi enfin qu'une horloge. 43. 524 déclare immeubles par destination tous les effets mobiliers que le propriétaire a attachés au fonds à perpétuelle demeure. III. cass. Demolombe. domaine privé. 570.. Rép. Cpr. 59. note b. II. 1853. en forment cependant des accessoires en quelque sorte indispensables. Revue critique. — Quid des cloches d'une église? Voy.. I. Bonnier et Roustain... 17 janvier 1859. rien n'annonce. 273. loc. Sir. que le législateur ait eu la volonté de rendre limitatives les indications qu'il renferme. IX. et la manière dont elles sont fixées. Demolombe IX. III.. le dernier aliéna de l'art. c'est que l'immobilisation ne saurait résulter de l'intention seule du. la.. 19 juin 1843. IV.. II. et si l'art. 69 Merlin. 83. indiquant. en sens contraire : Ton Hier.. 153. l'intention du propriétaire d'attiacher à son fonds tels ou tels objets mobiliers à perpétuelle demeure 67 C'est ainsi que les glaces prennent le caractère d'immeubles. 309. 50.. qu'il faut de plus que celte intention ait été manifestée d'une manière non douteuse. C'est ainsi encore que les statues sont immeubles par destination. Sir. 34. Du. 23 avril 1866.23. Demolombe. 525 indique certains signes extérieurs comme emportant nécessairement. dans l'art. n° 7. quand leur agencement avec les différentes parties. Elle peut résulter de tous autres modes d'union physique et apparente. Req. quoique non fixés au fonds.. 2. d'une manière non équivoque. lorsqu'elles sont posées sur un piédestal incorporé au sol par un travail en maçonnerie 09. 70 Merlin. 155. 525.

par suite.. par exemple. 551. du reste. et. 74 Demolombe IX. sur ce point le § 286. 324. 72 Demolombe. 23 avril 1833. Civ. 1. C'est ce qui a lieu.Req. d'une manière absolue. texte n° 1. les objets mobiliers. après la vente.Telles seraient également les pompes à incendie avec les agrès nécessaires à leur service. ou auquel ils se trouvaient attachés 74.. rej. IX. IX. 1. quoique pour des prix distincts. 15 décembre 1857. et pour l'usage de ce fonds. comme ils l'étaient antérieurement.. Civ. 33. Zachariae. 283. 22. — Il est. il y avait accord arrêté entre le vendeur et l'acquéreur pour la vente du fonds avec ses accessoires. 594. Mais aussi. d'une manière purement temporaire. conservent leur nature de meubles. et note 19 suprà. rej. sur l'art. même fixés à un bâtiment. 19 novembre 1823. IX. § 170. la vente d'immeubles par destination faite séparément du fonds n'est qu'une vente mobilière. Civ. Les mêmes causes qui font perdre aux immeubles par nature le caractère immobilier le font perdre à fortiori aux immeubles par destination. 75 Championnière et Rigaud. Civ. par leur séparation du fonds sur lequel ils étaient placés. § 170. Sir. pour les enseignes des marchands.. bien entendu que. lorsqu'ils n'y sont attachés qu'en vue de la profession du propriétaire. dans l'intention des parties. la vente du fonds et des immeubles par destination ayant eu lieu par un seul et même acte. priétaire ne possède qu'en cette qualité.. et les panonceaux des notaires 78. 23 avril 1822. les objets de cette nature deviennent meubles. 78 Voy. 632. — Il en serait cependant autrement si. à raison de leur destination. 24. et l'autre sur les immeubles par destination. note 38. 318. Zachariae. 3191. 73 Demolombe.. n° 4. 58. dans le cas même de deux ventes séparées. rester attachés au fonds.. une pareille vente ne peut-elle préjudicier aux droits des créanciers hypothécaires 76. IX. Ainsi encore. 322 et 323. en ce qui touche la quotité des droits d'enregistrement75.. 319.. Demolombe. 32. 20 juin 1832. Demolombe. Sir. les immeubles par destination devaient. et qu'en réalité. Sir. 71 . Sir. Mais.. alors du moins qu'elles se trouvent placées dans des bâtiments qui. Tel serait un bac ou bateau exclusivement destiné au passage des habitants d'une maison située sur le bord d'une rivière 71. la Régie serait admise à prouver que la rédaction de deux actes de vente distincts n'a eu pour but que de frauder les droits du fisc. portant l'une sur le fonds. Ainsi. 1. il ressortait des circonstances que. 52. IV. Du reste. sont particulièrement exposés aux dangers d'incendie 73. op.. d'un autre côté. rej.20 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 1. rej. Cpr. Sir. 409. le décès du propriétaire par le fait duquel des objets Marcadé. rej. 60. cit. 1.

Req. 1er avril 1835. 4 frimaire an XII. § 170. 527. L. les moulins ou bains sur bateaux. art. 620. 36. de act. 4. 397. 2. § 164 BIS. jusqu'à ce qu'ils soient employés dans la construction4. Paris. texte et note 9. comme. ne leur fait pas perdre le caractère immobilier 77. les meubles corporels se divisent en deux classes. 532. 21 mobiliers ont été convertis en immeubles par destination. non sunt oedificii. Zacbarioe. Cpr. Ils ne la perdent pas davantage à raison de l'intention que le propriétaire d'un fonds aurait manifestée. note 20.. — II est encore à remarquer que les bains et moulins sur bateaux... de les y incorporer. Enfin. D. Sous le rapport de leurs propriétés naturelles. rej. ou qu'ils ne peuvent changer de place que par l'effet d'une force étrangère. § 1. vend. et se trouvent simplement retenus par des amarres. — Des meubles corporels. sur la disposition finale de cet article : Code de procédure. v° Biens. § 164. (19. 2 Merlin. IX. et note 19. 2 4 Quoe parafa sunt. les bacs. Art. Ainsi les matériaux assemblés pour construire un édifice restent meubles. Sir. § 170. sur les bacs ou bateaux exclusivement affectés au service d'une maison ou d'une ferme. Demolombe. cependant § 164. suivant qu'ils peuvent se mouvoir par eux-mêmes. § 164 bis. 528. texte n° 1. Les meubles ne perdent pas leur qualité naturelle par cela seul qu'ils sont destinés à occuper constamment la même place. 5318. 55. texte et note 71. 17. Art. 77 . Loi des finances du 18 juillet 1836 (Budget des recettes). 738. Les meubles sont tels par leur nature (meubles corporels). em. Rép. art. les bateaux de blanchisserie et autres de même nature. ut imponantur. Mais cette distinction n'est en Droit d'aucune importance. n° 3. § 10. alors même qu'ils ne sont pas construits sur piliers ou pilotis.pt. ou par la détermination de la loi (meubles incorporels). Nous ne nous occuperons de ces derniers qu'au paragraphe suivant. Art. 1 Voy. on ne doit pas considérer comme revêtant un caractère immobilier des meubles de même nature réunis en quantité plus Zachariae. Sir. Art. Continuation. sont assujettis à la contribution foncière et à celle des portes et fenêtres. 1. Toutes les choses corporelles qui ne rentrent pas dans l'une des catégories d'immeubles précédemment établies sont mobilières. 8 Cpr.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS.. 1). par exemple. les bacs 1 et les bateaux servant au blanchissage 2.

Rodière et Pont.I. n° 8. qui ne peut se résoudre que par l'ensemble des énonciations des actes et par les circonstances particulières de chaque espèce. Civ. les orangers et autres arbustes d'une serre 6. 23 à 25. Duranton.INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 2. Civ. Zachariae. v° Biens. 1. Sir. 9 messidor an xi. à l'aide de ces moyens d'investigation. autres arbustes ne parait susceptible d'aucune difficulté.. Demolombe. 1052. biens meubles. 409. 313 et 315. dans ce cas même. 533. les rédacteurs du Code ont cru devoir fixer la signification de ces diverses locutions par les art.quand la serre est établie sur un jardin d'agrément. 8 fructidor an ni. Taulier. 414.. ni comme attachés au fonds à perpétuelle demeure. 403. IV. dans l'espoir découper court ainsi à toutes ultérieures difficultés.. Poitiers. 1. la véritable intention des parties ou du disposant. 5S2 ou moins considérable pour servir à une destination commune. 534 et 535. Aussi croyons-nous que le juge pourrait. v° Biens. quand il s'agit de l'exécution d'une convention ou d'une disposition.ou le disposant se sont servis présente principalement «ne question de fait et d'intention. § 170. 534.534 et 535. Sir. 1. 7 Cpr. la faire prévaloir sur les définitions données par les art. texte in fine. après avoir déterminé. Zachariae. 166 et sniv. et ayant donné lieu à de nombreuses contestations. 2. En serait-il autrement. s'il s'agissait d'une serre faisant partie d'un établissement industriel de pépiniériste ou d'horticulteur? 'Nous ne le pensons pas. l'interprétation à donner aux termes dont les parties . 6 janvier 1807. conservent leur qualité de meubles. n° 216 .. cass. et ne pouvait guère l'être. art. fX.. on ne pourrait considérer les objets dont s'agit ni comme affectés au service ou à l'exploitation du fonds. En effet. 164. Sir. Paris."29. Merlin. au moyen de définitions légales. . Troplong. § 170. C'est ainsi que les marchandises composant un fonds de commerce 5. 150. Demolombe. et les tableaux d'une galerie. Dalloz. IX. dont le caractère après tout n'est que purement décla- ratif 7. cass. III. effets mobiliers. 2. lie sens. mobiHur..et la portée des expressions meubles meublants. Sir.. et qui forment ce qui s'appelle une universalité de fait. § 1. p.365. les livres d'une bibliothèque. Sir. 7. Cpr. Demolombe. et note 42 . n'étant pas nettement déterminés par l'usage. 533. 4. 6„ 2. 79. 21 juin 1825. 25. et note 15. 1. Rép. al. IX. Ce que nous disons des orangers et 6 Cpr. puisque de pareilles contestations ne sont pas susceptibles d'être décidées kprimi. 27 mai 1806.. texte et note 41. Toullier. texte n° 1. 129 .. 442 et suiv. 6 août 5 | . II. car. Du contrat de mariage. Bordeaux.imais cet iessain'a point été heureux. Du contrat de mariage. Rouen.." Rép..

2. Zachariae. Bon nier et Roustain. ni immeubles.. 28 .c'est sans doute parceque ce droit est en quelque sorte représenté par l'immeuble même sur lequel il porte. l'étend aux objets incorporels. de re juditata (42. ni meubles. à proprement parler. à.. Demolombe. texte et note lre. 899. 50. 178 . 2 Si l'art.. 30 décembre 1823.. Giy. dans lequel les rédacteurs du Code ont indiqué ce que comprend la vente ou le don d'une maison avec tout ce qui s'y trouve 3. Sir.. note 2. Bordeaux. Les observations précédentess'appliquent également à l'art. Caen. 23 D'un autre côté. 3 mars 1836.. 246. deladistinction des choses corporelles en meubles et en immeubles. 82o. suivant la nature mobilière ou immobilière des objets auxquels ils s'appliquent.. qu'il déclare meubles ou immeubles. 9 mars 1830. IX. et Req. de peculio (15.. § 2. qu'il faut déterminer le véritable sens des termes employés parle législateur. 452. rej. § 171. 36. 1). au contraire. § 165. Sir. Les immeubles incorporels sont : «. 181 . 1). et nous ne connaissons même aucune disposition légale où le mot meuble se trouve employé dans le sens restreint de l'art. 2119 et 2279. 536. de leur nature.1. Do Caurroy.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. Celte distinction ne convient. Demolombe. et c'est à elles seules que le Droit romain l'applique 1. 2. rej. 451 et 452 .. p. 24 juin 1840. 15. sur TaTt. 1. Les objets incorporels ne sont. 32. 2101. 3 décembre 1831. Art. 8 juin 1838. 526. 2102. Le droit de propriété 2. Continuation. 444. Demolombe. L. 533 8. D. Req. 30.février 1832. § 165.148 . 1° Des immeubles incorporels..2. Sir. 1 Cpr. Sir. 71 . qu'aux choses corporelles. 2. 805. et notamment aux droits et actions. D. Au surplus.. 536 . nous ne croyons pas qu'il se soit jamais servi des termes meubles meublants. . 335. 25. IX. c'est avant tout d'après l'objet et l'esprit de la disposition légale à interpréter (secundnm subj'ectam materiam). quand il s'agit de l'interprétation d'un texte de loi. act.. II. Cpr. Sir.. 556 ne comprend pas la propriété immobilière au nombre des immeubles incorporels. et les autres droits réels portant sur 1834. 61 . Marcadé. 7. Sir. § 162. 32.§ 4. 40. 8 Gpr.. 760 . Agen. 24&. Le Droit français. II. IX. 9 Cpr» Duranton. 1. IV. rej. 453. Sir. — Extension aux objets incorporels.334. Taulier. Aix.

en ce sens : Delvincourt. si la créance est mobilière. Duranton. XIX. Ces derniers droits que l'art. si cette dernière. sont évidemment de même nature que ce dernier. IX. que l'hypothèque est un démembrementde la propriété. qu'un accessoire de la créance dont elle a pour objet d'assurer le recouvrement. puisqu'elle a un immeuble pour objet immédiat. n° 4) a vainement essayé de contester. l'hypothèque ne constituerait qu'un droit mobilier. 525. dans sa constitution. III. 4 Suivant l'opinion la plus généralement adoptée. I. par cela même qu'elle constitue un droit réel. 124). Mais. 79 . Gauthier. parce qu'elle ne forme. d'où il suivrait que. dans les effets qu'il produit. p. Valette (Des hypothèques. p. c'est-à-dire non seulement l'usufruit des choses immobilières et les services fonciers. sur l'art. elle ne constitue donc qu'un droit réel sui generis. 526. Martou (Des hypothèques. est mobilière. 543 comprend. ainsi que le droit d'hypothèque. avec MM. 17. et ce que Marcadé seul (sur l'art. en dernière analyse. par son résultat final. ni de cession. nous n'irons pas jusqu'à dire. ce qui a toujours été reconnu. comme c'est l'ordinaire. et si 3 l'art.24 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. En objectant à cette conclusion que le droit hypothécaire ne tend. elle ne tend qu'à l'obtention d'une somme d'argent. dans une certaine mesure. pas plus qu'on ne pourrait considérer . 327 et suiv. II. ni de saisie. dit-on. En effet. mais encore les droits d'usage et d'habitation 8. sous l'expression droit de jouissance. 72 et 80. Duranton. Progr. Demante. qu'à faire obtenir au créancier une somme d'argent. l'exercice des facultés inhérentes à la propriété. IX. 293. et repose en tout cas sur une application exagérée de la maxime Accessorium sequitur principale suum. Demolombe. l'hypothèque elle-même doit être mobilière. Marcadé. Il résulte bien de cette maxime que l'hypothèque suit la créance. Troplong. tout en restreignant. en tant du moins qu'on le considère dans sa nature propre. Benech. De la communauté. avec le résultat de son exercice.). on confond l'objet même auquel ce droit s'applique. la raison en est probablement que les droits d'usage et d'habitation ne sont susceptibles. 471 et 472 . Du louage. on doit en conclure qu'elle est en elle-même de nature immobilière. 526 n'en fait pas spécialement mention. l'hypothèque n'investit cependant le créancier hypothécaire d'aucune partie des droits du propriétaire. il n'est au fond qu'une pétition de principe. IV. mais on ne saurait en inférer que. sa nature doit se déterminer par celle de la créance qu'elle est destinée à garantir. ni d'hypothèque. I. en quelque main qu'elle passe. et s'éteint avec elle. avec usufruit. 690) et Pont (Des hypothèques. Pour défendre la solution donnée au texte. Dunantissement. I. et dans ses modes particuliers d'extinction 4. parce qu'il se résout en une perception de fruits ? Quant à l'argument tiré de ce que l'hypothèque n'étant qu'un accessoire. 335. des immeubles. I. Dira-t-on que le droit d'usufruit portant sur un immeuble est un droit mobilier. n° 4 .. d'autant plus que. 241. le droit hypothécaire revête le même caractère. et qu'ainsi sa nature se détermine par celle de cette créance. Potier. 526. Voy. Demolombe. n° 68. De la subrogation.

II. et qu'elle présente un véritable intérêt pratique. 2 mars 1840. part.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. 1832. 26 juin 1832.. qu'à tous égards et d'une manière absolue. non pas seulement les actions par lesquelles on revendique un immeuble. Demolombe. capacité qui doit se déterminer. quel qu'en soit le fondement. Cpr. lorsqu'il a passé entre les mains d'un tiers détenteur. soit par la purge. Des choses. chap. et ce. section II. IX. sans exiger qu'elles aient pour fondement un droit réel préexistant. soit à récupérer un pareil droit qu'on avait précédemment aliénés. 6 L'action en revendication conserve son caractère immobilier. Req. 1. par les règles relatives à l'aliénation des immeubles. Demolombe.. ont simplement pour objet la reconnaissance et l'exercice de ce droit. Toutefois. § 1. 25 un droit réel immobilier. Pothier.. 23. à notre avis. encesens : Martoû. suivant laquelle il désigne exclusivement les actions réelles. Tel est aussi le sens de la maxime : Actio quai tendit ad immobile. 5 L'art. Pont. on ne veut voir dans l'hypothèque qu'un accessoire de la créance.. Telle est l'idée que le législateur parait avoir voulu exprimer. 18 juillet 1843. Sir. Caen. ainsi que celles qui. d'ailleurs. en se servant du terme revendiquer. ou tout autre droit immobilier. l'action en revendication d'un immeuble 6.691.. et loc. être affranchi de la charge dont il est grevé. 564. 1.. 13 mai 1829. 366 à 368. la capacité de s'engager n'emporte pas toujours celle de conférer une hypothèque pour la sûreté d'un engagement même valablement contracté. ayant prescrit la propriété de l'immeuble revendiqué. 526 range parmi les choses immobilières. 1. Req. Pothier. Dalloz. fondées sur comme immobilier. 778. § 165. Dalloz. Une action fondée sur un droit personnel peut donc être immobilière. n° 76 . De l'hypothèque. tendent. 2. soit par la prescription. citt. § 11. op. 11. que c'est à tort. Nous terminerons en faisant remarquer que la question n'est pas de pure théorie. 43. rej. immobilis est. et non par celles qui régissent l'aliénation des meubles. 262. Sir. c'est que. Zachariae. soit à obtenir l'attribution ou la constitution d'un droit réel immobilier dont on n'est point encore investi. alors même que le tiers détenteur. Voy. cass. De la communauté. Civ. 345. 40. qui ne doit pas être entendu ici dans l'acception stricte. le gage mobilier donné pour sûreté d'une créance immobilière. . et que. Les actions qui. 29. les actions confessoires et l'action négatoire de b. elle se convertirait en dommages-intérêts contre l'usurpateur qui le lui a vendu. Sir. 250. Ce qui prouve. texte et note 4. I. d'une part. rej. bien que la créance elle-même continue de subsister. § 171. IX. d'autre part. Bordeaux. 2. mais toutes celles qui tendent à revendiquer un immeuble . l'immeuble hypothéqué peut. il n'en est ainsi que dans le cas où une pareille action tend à faire obtenir au demandeur un droit de propriété. 1829. notamment en ce qui concerne la capacité personnelle requise pour renoncer à l'hypothèque. 20 juin 1828. Ainsi sont immobilières : d'une part.

. et que si le défendeur est autorisé à se rédimer de la demande. p. XXI.. Paris. 1. 8 Req.. § 4. 27. 97. texte et note 4. Req. et l'action en résolution de vente pour défaut de paiement du prix'12. De la propriété mobilière. 1. Voy. ou de restituer l'immeuble. 156. et l'action hypothécaire aux fins de surenchère 8 : d'autre part. Ces auteurs se fondent sur cette idée. 7. servitudes". 32. loc. Taulier. rej.180. Des donations. De la vente. Du domaine privé. 337. Demolombe. I. p. De la minorité.. 331. 155 et 156) que l'action en rescision pour cause de lésion de plus des sept douzièmes sera mobilière ou immobilière. comme aussi l'action en réduction de donations immobilières excédant la quotité disponible. en offrant le supplément du juste prix. 9 Chavot. 2. 23 prairial an XII. 12 Zacharae. Des minorités. I. Cette doctrine nous paraît erronée. IX.. Merlin. Pothier. nature qui se détermine toujours par celle de la chose formant l'objet immédiat de l'action. 308. IV. Demolombe IX. Nous reconnaissons bien l'exactitude de cette dernière proposition. Sir. que le prix de vente forme l'objet direct et principal du droit du vendeur. 1. Grenier. 448. Sir. Civ. loc. les actions en nullité ou en rescision de contrats translatifs de propriété immobilière110. Bourges. I. 7. 1259. 11 Proudhon. Orléans. 52. Civ. IX.26 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. suivant le parti que prendra l'acquéreur. n'est qu'un accessoire de sa créance. 2. à notre avis. Sir. I. à laquelle le défaut de paiementdu prix 7 . cit. Du Caurroy. en cas de non-paiement du prix. qui enseigne (II. Demolombe. Quest. 19 juin 1829. l'action en réméré 11. rej. op. 11. — La Cour de cassation a cependant jugé que l'action en rescision d'une vente immobilière pour cause de lésion de plus des sept douzièmes est mobilière. comme ayant pour objet principal et direct le supplément du juste prix de l'immeuble. Duranton. 31. II. puisque le demandeur en rescision ne peut réclamer que la restitution de l'immeuble. 2. Sir. et que la faculté qu'il a de demander. enfin l'action eu révocation de donation.. Taulier.. entant que ces diverses actions ont un immeuble pour objet. 25 mars 1831. cit. 698. 6 ventôse an XII.. en ce sens que le droit de demander la résolution se transmet avec la créance du prix. la résolution de la vente et le délaissement de l'immeuble vendu. rej. Les mêmes raisons nous portent également à rejeter l'opinion de M. 23 décembre 1826. 10 Paris. cependant en sens contraire : Proudhon. et en suit le sort. cep. Cpr. que l'action en résolution. Sir.. n° 331. de compléter le juste prix.. v° Rescision. 28.. Sir. Mais il n'en résulte nullement. 164.196 . Magnin.. 25 janvier 1832. Bonnier et Roustain. 41. 32. §171.. 1. II. 1. 14 mai 1806. l'action en délivrance formée par l'acquéreur d'un immeuble non encore déterminé dans son individualité9. rej. 6. 2. cette faculté ne peut changer la nature de l'action. 357. 16 décembre 1810. 369. 1. 556. 159. 352. 354 et 333. cit.. Zachariae. Sir. De Fréminville. 4. Sir. Demolombe.

p. 27 et actions financières dont. Telles sont les rentes sur l'État comprises dans la constitution d'un majorat. Son action. 51. Demolombe. Les droits réels de propriété et d'usufruit portant sur des choses mobilières. IV. art. aussi. Cpr. et les actions de la Banque de France 18. 18 Décrets du 6 janvier 1808. qui ne rentrent pas dans l'une des catégories d'immeubles incorporels précédemment établies. tant qu'elle reste entre ses mains comme accessoire de son droit de propriété 15. et qui de fait ont été immobilisées. texte et note 6. § 259. art. 1184 et 1654). 682. en sens contraire : Ballot. 6 et 18. l'autre à la reprise de l'immeuble. En pareil cas. dont le rachat pour cause d'utilité publique. ne peut être qu'une action immobilière. Telles étaient aussi les actions des canaux d'Orléans et de Loing 14. art. Les rentes 2° Des meubles incorporels. cependant § 178. et du 3 mars l810. autorisé par la loi du 1er avril 1860. l'une tendant au paiement du prix. le vendeur jouit de deux actions. c. Tous les droits et actions relatifs aux biens. même celles dont le au terme fixé donnera ouverture. de l'aveu même de M. sont mobiliers.. La redevance due par le concessionnaire d'une mine au propriétaire du sol. — Lorsque. Sir. b. elle ne constitue plus qu'une rente mobilière. 14 juillet 1850. 13 novembre 1848. comme l'action en révocation de la donation d'un immeuble pour cause d'inexécution des charges. attendant à recouvrer la propriété de l'immeuble vendu. sur la manière de mobiliser les actions immobilisées de labanque de France : Loi du 17 mai 1834. également principales et complètement distinctes. 2 et 3. Voy. 14 Décret du 46 mars 1810.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. 7. Civ. art. Les créances ayant pour objet le paiement d'une somme d'argent ou de toute autre chose mobilière. 1847. soit en elle-même une action mobilière. IX. . a été définitivement opéré par celle du 20 mai 1863. art. 252). Civ. la loi permet l'immobilisation. § 165. Revue de Droit français et étranger. dont l'extinction définitive sera la conséquence nécessaire du jugement qui admettra sa demande.. cass. 1. Voy. art. par vente ou autrement. fondée sur l' événement d'une condition résolutoire (art. 63. d. est une action immobilière.. 48. 649. tout en provoquant la résolution. Demolombe (IX. Los meubles incorporels comprennent donc : a. la redevance est séparée de la propriété du fonds. — Cpr. 1. Sir. 15 Loi du 21 avril 4810. 34 et 35. il renonce conditionnellement à la créance du prix. du 1ermars 1808. En optant pour cette dernière. 5. et il y a contradiction à dire que. qui.. 13. il demande toujours le paiement de son prix. rej. 417.

Voy. en sens contraire : Proudhon.. cass. op. 33. Cpr. § 171. Troplong. 1. de l'obligation d'y élever des constructions. 30. dues par l'État ou par des particuliers 16. 529. En vain. 8 novembre 1824. rej. 156. 401. 1. 162. 20 août 1849.. Sir. mobilière ou immobilière. 50. Civ. § 4. Sir. Civ. 408. n° 76. rej. Tit. réun. 27 novembre 1835. texte et note 6. et notamment le droit résultant pour le propriétaire d'un fonds. IX. 339. Il en est ainsi. 17 Pothier. et le fait de la constructionqui forme seul la matière de la prestation. Ducantrat demariage. cass.. De la communauté. cass. 408.. p. Mais elles furent. texte et note 8. I. à la note. 382. V. 423 et 424.. Des hypothèques. que la créance du propriétaire du fonds sur lequel elle doit être élevée est immobilière. L'art. 49. 17 janvier 1843. Sir. § 508. Demolombe. 32. 369. Rodière et Pont. 3 août 1807. Rép. Cette argumentation ne repose que sur une confusion évidente entre le résultat de l'obligation accomplie. 1. op. Req. 25. Civ. Proudhon. dit-on. IX. Des choses. La plupart des coutumes attribuaient même ce caractère aux rentes constituées (census constitutivi). 49. Cpr. c. I. Sir. Art. 7.. La loi des 18-29 décembre 1790. 1.. art. De la propriété mobilière. § 171. 496. I. Zachariae. 35. 257. cass.. Chavot. ainsi que les rentes constituées. 1. Zachariae... aussi loi du 22 frimaire an vu.. Civ... Toullier. Voy. art. Les rentes foncières (census reservativi) étaient autrefois considérées comme immobilières. Req. II. texte et note 6. Sir. Sir. en ce qui concerne en particulier l'obligation de construire une maison. 244. I. 6 et 7 de la loi du 11 brumaire an vu. cit. Sir. virtuellement mobilisées par les art. Req. 1. 20. 24 mars 1829. 27. III. 186 et suiv.. II. 900. v° Rentes foncières.. 151. Sir. c'est-à-dire les rentes viagères ou perpétuelles. on est forcément amené à ranger la créance qui y est corrélative dans la catégorie des meubles. dès lors. 13. des créances correspondant à des obligations de faire ou de ne pas faire. 18 février 1832. 1. par cela même qu'elle a pour objet de lui procurer un immeuble. Taulier. 27 décembre 1848. 3. 1. en sens contraire : Merlin. note 7. Sir. Req. 372 à ' 376. Sir.. Sir. 5 mars 1830. 43 à 45.. IX. tout en déclarant les rentes foncières rachetables. 1. 2. Mais il est impossible de considérer comme immobilier le fait affirmatif ou négatif qui forme la matière d'une pareille obligation. cass. Troplong. 29 janvier 1813. Req. 18 La loi n'a pas spécialement déterminé la nature. I. Zachariae. Sir. Orléans. 327. 743. 41. 546. 43. et. 29. Les droits correspondant à des obligations de faire ou de ne pas faire. bien que ces créances ou renies se trouvent garanties par un privilège immobilier ou par une hypothèque 17.. cit. contractée à son profit par un tiers 18. Chamb. capital est inexigible.4 décembre 1849.. II. Du Contrat de mariage. 4. Demolombe. 1. Demolombe.. rej. 529 n'a fait que consacrer à cet égard le changement législatif opéré par ces lois. rej. Voy. Civ. § 2 . leur conserva cependant le caractère immobilier. 2 juillet 1833.. 1. Du Caurroy..28 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE.. art. cass. part.. Bonnier et Rous16 .. rej. § 171. 1.

27 et 28. qu'un droit personnel. § 171. ainsi que dans celles qui. fondé sur cette idée que. tels que celui du fermier ou locataire 19. 32 de la loi du 21 avril 1810. et ne concerne pas les sociétés commerciales ordinaires. tant que dure la société. § 54. « Art. Code de commerce. al. 21 Cpr. 5. quelle qu'en soit l'importance. même portant sur des immeubles. en effet. texte et note 26. Du Caurroy. proprement dites 22. feront encore partie de ce fonds. ou du commanditaire dans une société en commandite non divisée par actions. il est vrai. 8. texte et note 31. 19 Le droit du fermier et du locataire n'est. 415. 529 ne parlant expressément que des actions ou intérêts dans les compagnies de finance.IV. texte. Le mot intérêt. 60 bis. Les mots sociétés et compagnies ne sont pas. Les droits personnels de jouissance. § 165. s'applique à la part d'un associé dans une société quelconque. de ces articles. g 54. V.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. 47. notes 21. Voyez en sens contraire : Championnière et Rigaud. Les actions ou intérêts 20 dans les sociétés de commerce 21. L'art. 529 est étrangère aux associations commerciales en participation. 31. ou d'industrie. et les entreprises d'une extension peu commune. 20 On entend par action. et surtout quand il est employé par opposition au terme action. § 54. au point de vue de la question qui nous occupe. au moment de sa dissolution. hoc sensu. Rodière et Pont. II. les sociétés de commerce formant des personnes morales sur la tète desquelles réside la propriété du fonds social. et art. e. IX. qui ne constituent pas des personnes morales. 529. n° 2. sur les mines. Marcadé. Des droits d'enregistrement. de commerce. note 10. et arg. Code de commerce. 29 d. en effet. IV. et constituent des personnes morales 23. le droit de l'associé dans une société en nom collectif. sur l'art. Demolombe. § 365. absolument synonymes. ce caractère est commun à toutes les sociétés commerciales. il est vrai. sont organisées et fonctionnent sous une forme commerciale. l'usage ayant réservé le nom de compagnies aux associations dont les membres sont nombreux. Cpr. 529 est. Bon- . art. la part d'un associé dans une société anonyme. art. ou dans une société en commandite par actions. alors même que des immeubles se trouvent compris dans l'actif social. Ces immeubles conservent. Cpr. 3687. Il en est ainsi. Demolombe. qu'un droit éventuel de copropriété sur les objets qui. I. 22 La disposition de l'art. le caractère immobilier rela tivement à l'être moral de la société et tain. loc. les associés n'ont. 96) en conclut que la disposition de cet article ne s'applique qu'aux compagnies proprement dites. dans son acceptation étendue. Toullier (XII. cit. 19. désigne plus spécialement. Or. Nous ne saurions partager cette opinion. qui. Mais. Cpr. cette différence ne doit pas être prise en considération. Colmet de Santerre. 336. Zachariae. — L'art. quoique ayant pour objet des opérations civiles. Cpr. Du contrat de mariage.

7 avril 1824. aux courtiers et aux commissaiies-priseurs. Aussi les art. g. Des offices. 437 et 438. Préambule de la constitution des 3-14 septembre 1791. ne constitue évidemment qu'un droit mobilier. Les offices. Demolombe. 7 avril 1824. 7. Voy. Sir. I.. et que la cession n'en est passible que du droit de vente mobilière 86. notes 19 et 20. Sans rétablir. n'en immeubles constitue tant que associe pas ces sur ou dure la société.. IX. à proprement parler. p. 1. Les droits de propriété littéraire ou artistique. 33. 7. 28 Demolombe. que ce droit tombe dans la communauté légale 24. aussi les autorités citées à la note 9 du § 507. f. l'art. Coutume de Paris. 95.. entre autres. aussi les autorités citées à la note 8 du § 507. en leur attribuant même le caractère d'immeubles.30 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. le droit de présenter un successeur à l'agrément du gouvernement et autorise ainsi implicitement ces officiers ministériels à stipuler un prix pour la cession ou la transmission de leurs charges. 14 avril 1824. d'une manièreabsolue. et note 11. h. . aux avoués. rej. rej. Zachariae. et sans reconnaître à leurs titulaires un véritable droit de propriété. Ce droit de présentation.. II. texte n° 1. § 266.7. de ses créanciers. aux huissiers. et ceux qui se trouvent attachés aux brevets d'invention et aux marques de fabrique 28. rej. texte n° 1. Civ. Loi des 4 août-3 novembre 1789. § 507. 529. Il en résulte. loc. sur des ponts dépendant du nier et Roustain. cit. transmissions d'offices qu'aux droits d'enregistrement établis pour les valeurs mobilières. p. ou pour parler plus exactement. 26 Cpr. 25. un droit mobilier. toute vénalité de charges ou d'offices. Req. § 171. 24 Cpr. 91 de la loi de finances du 28 avril 1816 confère cependant aux avocats de la Cour de cassation. art. de la loi du 25 juin 1841 (Budget des recettes) n'ont-ils soumis les. et aux notes 6 et 7 du § 522. 46. aux agents de change. Dard. Sir. la valeur pécuniaire du droit qui appartient aux officiers ministériels dénommés dans l'art 91 de la loi du 28 avril 1816. cit. 6 et suiv. 18. Art.. art. Taulier. loc. aux greffiers. a. 1. Sir. Mais le droit éventuel de chaque actionnaire moins. qu'il n'est pas susceptible d'être hypothéqué 25. 25.. V. Les droits de péage concédés. 27 L'ancien Droit avait consacré la vénalité des offices de judicature et deplnsieurs autres charges. 20 Civ. dont la valeur pécuniaire se trouve seule dans le patrimoine du titulaire de l'office. Demolombe. Voy. 25. de présenter un successeur. la vénalité des offices. et de stipuler un prix de cession pour la transmission de l'office 27. Le Droit intermédiaire proscrivit. 239. texte et note 14. aux notaires. lett..

§ 114. on doit avoir uniquement égard à la nature de la prestation principale qui en forme la matière 38. et note 13 . IX. 88 Cpr. Sir. De la communauté. 48. texte n° 1. 1. et notes 5 et 19 suprà. 35 Demolombe. texte n° 6. Telle est l'action en délivrance d'une maison vendue avec les meubles qui s'y trouvent 81. 1. 38 Cpr. texte. 817. 377. Demolombe. § 511. même exclusivement composées de biens mobiliers. 465 cbn. 31 domaine public. en ce qui concerne capacité requise pour les exercer 34. 2 août 1847. Voy. au contraire. Les actions qui auraient en même temps pour objet des meubles et des immeubles seraient en partie mobilières. IX. 464. et note 25. 350. en dehors . art. 34 Arg. Cpr. 29 | . alors même qu'elles tendraient à la délivrance d'un immeuble. l'une est mobilière et l'autre immobilière.de la distinction desbiens en meubles et immeubles. Sir. et c'est d'après la nature de l'objet au moyen duquel il s'effectue que se règle rétroactivement ce caractère 82. Lorsque de deux choses dues sous une alternative. d'après leur nature. le caractère mobilier et immobilier d'une obligation facultative. la réalisation d'un droit mobilier. n° 74. Pour déterminer. Quant aux droits et actions relatifs à l'état des personnes. Civ. alors même que l'époux est rempli de sa créance par un prélèvement en immeubles. rej. et conserve ce caractère. IX. 818 et 889. § 621. sont assimilés à des droits ou actions immobiliers. aux entrepreneurs ou constructeurs de ces ponts 29. Demolombe. 80 Cpr. n° 73. texte et note 8.. ils restent. 63.—Quid de l'action en reprise pour récompenses ou indemnités dues à l'un ou à l'autre des époux? Cette action est essentiellement mobilière.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. i. texte et note 6. § 165. 609. réclamée en vertu d'un droit simplement personnel de jouissance 80. Toutes les actions qui ont pour objet l'exercice ou. 20 février 1865. Les droits et actions ayant pour objets des universalités juridiques. et se trouvent régis par des disposil'a tions spéciales 35. 331. § 171.. De la communauté.. note 4. 31 Pothier. Pothier. texte et note 9. Nîmes. Zachariae. texte et notes 16 à 19. 300. § 133. § 300. 185. le caractère du droit et de l'action reste en suspens jusqu'au paiement. et en partie immobilières.

Dans les conventions ou dispositions de l'homme. ne cessent pas d'exister par le premier usage qu'on en fait. dans la restitution qui doit en être faite. la loi imprime directement le caractère de fongibilité aux choses dont on ne peut faire usage sans les consommer. Les choses sont fongibies 1 ou non fongibles. quoique de nature à se détériorer au bout d'un laps de temps plus ou moins long. Il suit de là que les premières doivent être réputées fongibles. En matière d'usufruit. par d'autres choses de mêmes espèce et qualité. Cette distinction ne repose pas.32 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. et accessoirement. à moins que le contraire ne résulte de la volonté expresse ou tacite des parties. 1 . Ces observaLes choses fongibles sont ainsi appelées. comme la précédente. qu'elles revêtent seulement en tant qu'on les envisage comme formant l'objet d'une obligation de restitution. mais sur une qualité accidentelle et relative. parce qu'elles se remplacent les unes par les autres. Les choses qui se consomment par l'usage sont celles que l'on ne peut employer a l'usage auquel elles sont naturellement destinées. résultant des propriétés naturelles et constitutives des choses. 587. § 166. Les choses qui se consomment par l'usage ne peuvent être l'objet d'un usufruit proprement dit. sur un caractère absolu. Les choses qui ne se consomment pas par l'usage sont celles qui. quarum una alterius vice fungitur. 587. les choses qui se consomment par l'usage sont ordinairement livrées à la condition que celui qui les reçoit pourra se libérer en restituant d'autres choses de mêmes espèce et qualité. elles ne sont susceptibles que d'un quasi-usufruit. suivant qu'elles sont ou non susceptibles d'être remplacées. Art. Des choses qui se consomment. 2. Res. des choses fongibles et de celles qui ne le sont pas. et de celles qui ne se consomment pas par l'usage . Art. ou sans les faire sortir du patrimoine de celui auquel elles appartiennent (consommation civile). sans les détruire matériellement (consommation naturelle). tandis que les choses qui ne se consomment pas par l'usage ne le sont communément que sous la condition de restitution dans leur identique individualité. et les secondes non fongibles.

— De là. 143. 1291. Les choses corporelles. Pothier. Toullier. emprunte à l'un de ses confrères un livre qu'il ne possède pas actuellement dans son magasin n'est pas tenu de rendre identiquement l'exemplaire qu'il a emprunté. § 172. celui qui emprunte. Zachariae. les servitudes réelles. puisque celles mêmes qui ne sont pas susceptibles de se diviser en parties matérielles sont toujours intellectuellement divisibles en parties aliquotes. Art. puisqu'on ne peut en comprendre la division. La convention intervenue entre les parties est évidemment. Des obligations. suivant qu'elles sont ou non susceptibles de division. Les choses fongibles peuvent seules devenir l'objet d'une com- pensation. les choses qui se consomment par l'usage ne sont pas toujours et nécessairement fongibles 4. Les servitudes réelles présentent un caractère d'indivisibilité absolue. 1932. Cpr. La confusion. et réciproqueaient. Ainsi. n° 624 . 3 . 709 et 710. 33 tions expliquent comment on est arrivé à confondre les deux distinctions précédentes2. non pour les consommer. sera tenu de restituer les pièces mêmes qu'il a reçues. le droit de rétention et la propriété du patrimoine. VI. à la note. peut cependant se rencontrer. moins fréquente que la précédente. auxquelles le prêteur attache un prix d'affection. vingt pièces d'or. un libraire qui. aussi art. considérées en elles-mêmes. Voy. 8 Ainsi. ni au droit de propriété sur des objets particu2 II. 1° Les choses sont divisibles ou indivisibles. sont toutes divisibles. soit matérielle . 1892 donne du prêt de consommation. 4 Cette hypothèse. Des choses divisibles et des choses indivisibles. mais pour servir de jetons. 1 Ce caractère n'appartient. aussi art. 4. 3. d'après leur position respective. et non un prêt à usage. pour satisfaire une de ses pratiques. un prêt de consommation. est évidente : car une chose peut être fongible sans se consommer par l'usage'. § 167. Voy. même en quotes-parts idéales 1. du reste. La théorie des obligations indivisibles et celle de l'indivisibilité du patrimoine seront exposées aux §§ 301 et 575.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. Art. 1874. Des choses principales et des choses accessoires. la définition vicieuse que l'art. § 167. Le caractère d'indivisibilité ne peut donc appartenir qu'à des objets incorporels . et les seuls objets de celte nature qui soient à considérer comme indivisibles sont les obligations indivisibles. les hypothèques. soit même simplement intellectuelle.

et que la totalité de la créance se trouve garantie par chaque partie de cet immeuble. le legs. aussi. Yoy. Duranton. et l'eau courante comme telle. à considérer comme appartenant au propriétaire de ce fonds. 2° La distinction des choses en principales et accessoires est fondée sur la relation intime qui peut exister entre deux choses. Cpr. c'est-àIiers. 1. Entre deux choses dont l'une est censée comprise dans la donation. § 192. la vente. par cela même. et l'on ne doit pas leur appliquer par analogie les dispositions des art. à certains égards. C'est dans le même sens que doit se prendre l'indivisibilité du droit de rétention. dont l'une est destinée à suivre le sort de l'autre. art. ou la cession de l'autre. 2114. IV. art. corporelles ou incorporelles. Demolombe. cep. note 3. ne sont pas susceptibles de possession exclusive ne peuvent. ces droits peuvent-ils s'acquérir ou se perdre pour partie. d'après l'intention présumée du donateur. 221 bis. destinées à l'usage commun de tous les hommes. Accessorium sequitur principale. 1° Les choses qui. B. § 168. §164. — 1° Res communes. Quant à l'hypothèque. Des choses qui sont ou non susceptibles de propriété. 1 Toutefois. que le Droit romain appelait res omnium communes. à la différence des servitudes réelles. 2 Les parties de mer qui baignent les côtes d'un État sont envisagées en . Cpr. et derelictae. Ces choses. former l'objet du droit de propriété. ni aux servitudes personnelles. — 3° Des cours d'eau qui ne font pas partie du domaine public.34 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 551 à 577. du testateur ou des parties contractantes. Art. 696. dont l'une a élé unie ou incorporée à l'autre. l'espace aérien qui se trouve au-dessus de la surface d'un fonds est. Entre deux choses appartenant à des propriétaires différents. Voy. Voy.1019. Une relation de cette nature existe : a. Zachariae. sont l'air 1. la haute mer 2.1615 et 1692. Entre un immeuble et les accessoires qui en dépendent. § 177. c. 1018. elle est indivisible en ce sens que la totalité de l'immeuble grevé garantit chaque partie de la créance. X. b. Voy. — 2° Res nullius. De la distinction des choses relativement au droit de propriété. texte n° 1. 468. 709 et 710.

Cette observation s'applique. par cela même. sur les flots. Mais cette opinion ne repose que sur une interprétation exagérée des articles précitées. 461. 539 et 713. notamment aux choses connues en Droit romain sous les dénominations de res nullius et de res derelictae 4. 2° Les choses susceptibles de propriété n'ont pas toutes. quant aux choses formant des dépendances du domaine public : § 169. d'après Zachariae lui-même (§ 200). 35 dire en tant qu'on l'envisage dans son état de mobilité continue et de renouvellement incessant 3. les poissons de la mer et des eaux courantes.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. Tels sont. constitue encore aujourd'hui un moyen d'acquérir. Voy. ou sur les bords. le varech ou goémon poussant en mer ou jeté sur la grève. ne pouvant entrer dans le patrimoine d'une personne déterminée que par un fait d'appréhension ou d'occupation. des dépendances du domaine public de cet Etat. abandonné à la discrétion de tous. comme on le faisait en Droit romain. l'ambre et le corail qui se trouvent au fond de la mer. pour le règlement de leur usage. Les choses qu'on désignait en Droit romain sous l'expression de res nullius. avec l'intention de la laisser acquérir par le premier occu3 . comme formant jusqu'à portée du canon. les coquillages. vel nullius in bonis. 4 Voy. qui. IX. les pierres précieuses. avec l'intention de les laisser avenir au premier occupant Tels sont les menus objets ou les pièces de . dont les dispositions ne peuvent en effet s'appliquer qu'aux choses non susceptibles de s'acquérir par l'occupation. les choses volontairement abandonnées par leur propriétaire. sont celles qui. nous comprenons. Quoique non susceptibles de propriété. partie du domaine public. ou qui néglige de la réclamer. les choses de cette nature n'en tombent pas moins sous l'empire du Droit. Demolombe. Droit des gens. qui n'est pas. un propriétaire. La derelictio est le fait positif du propriétaire qui se dessaisit de la possession de sa chose. puisque. texte n° 3. 6 L'abandon dont il est ici question (derelictio) ne consiste pas dans le simple fait négatif de celui qui cesse d'user d'une chose. Sous l'expression de res derelictae. et les eaux pluviales tombant sur la voie publique. le Droit français actuel ne reconnaîtrait plus de res nullius. suivant les art. les biens qui n'ont pas d'autre maître appartiennent à l'État. 714. texte et note 1re). Art. 8 D'après Zachariae (§ 174. d'une manière absolue. aussi. texte et note 3. cependant ce qui sera dit infrà. restent jusque-là sans propriétaires*. entre autres : les animaux sauvages dans leur état de liberté naturelle. des cours d'eau qui ne font pas. § 168.

Du reste. 930 et suiv. ni dans celle de res nullius proprement dites. sur les épaves : §§ 170 et 201. que les cours d'eau. c. être considéré comme appartenant aux riverains 9. Merlin. . ni flottables. L. les cours d'eau naturels.36 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. § 2. par argument à contrario de l'art. D. 2). III. n° 1. forme coule. qui elle lequel et dans lit avec corps un d'un cours d'eau ne saurait. 3° Les cours d'eau naturels qui. pas plus que le cours d'eau lui-même. au point de vue du droit de propriété. et del'art. (41. 1400. Du reste. soit avec les biens vacants et sans maître. Le domaine public. 528. ne forment pas des dépendances du domaine public ne sont cependant pas à considérer comme placés dans le domaine privé des riverains 8. les cours d'eau dont il s'agit forment. de acq. D. Proudhon. Sauf ces avantages accordés aux riverains. soit avec les épaves. le droit de pêche. et notamment avec les objets égarés dont le propriétaire n'est pas connu 7.. ainsi que nous le démontrerons au § 203. Rép. monnaies jetés au public à l'occasion d'une fête officielle ou privée. 561. Cpr. pant. 563 du Code Napoléon. dont ceux-ci jouissent à l'exclusion de tous autres. Voy. vel. texte lett. puisqu'ils ne sont pas susceptibles d'être acquis par voie d'occupation. v° Rivières. et qu'elle doive nécessairement avoir un maître. Ces derniers n'ont. IV. sur ces cours d'eau. 9 C'est à ce point de vue que se sont placés les rédacteurs de l'art. Au point de vue de l'occupation considérée comme mode d'acquérir. il faut bien se garder de confondre les res nullius et les res derelictoe. et un droit éventuel à la propriété des îles qui peuvent s'y former. 539 et 713 attribuent la propriété à l'État. une catégorie de choses toute à part. III. On ne peut les ranger. 21. Comme il est impossible de concevoir une eau courante sans le lit elle. pro derel. (41. n'étant ni navigables ni flottables. 1836. Foucart. ne se trouvent dans le patrimoine de personne. 194. L. 7). qui ne sont ni navigables ni flottables. puisqu'ils sont affectés au profit des riverains à certains droits d'usage. 103 de la loi du 3 frimaire an VII. non navigables. sur ce qu'on doit entendre par biens vacants et sans maître § 170. Quant à l'art. que les droits d'usage déterminés par l'art. §§ 1 et 2. 7 Voy. poss. 8 On aurait tort de conclure. les res derelictoe peuvent être assimilées aux res nullius. De ce qu'une chose ne fait pas partie du domaine public il n'en résulte pas qu'elle soit susceptible de propriété privée.l'induction qu'on en lire n'est nullement concluante. amitt. appartiennent aux riverains. dont les art. ordinairement invoqué en sens contraire. 1. ni dans la classe des res communes. et Droit administratif. 644. p. et les choses délaissées sur la voie publique. Revue de législation.

1. rej.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. et XXXI. 1.. 958. Sir. 59. d'après les principes de l'irrigation. Zachariae. 6 mai 1861. 1835-1836. Poucart. 1. Sir.. 374 bis.. 60. Agen.. I. 10 La distinction qu'on a voulu établir entre ces deux espèces de cours d'eau nous paraît également incompatible avec le chap. De la prescription. 1843. Voy. II. Civ.. note 14. Troplong. rej. 4 mars 1856. cit. op. Demolombe. in fine. 14. Sir. et c'est là un motif de plus pour la rejeter. Revue de législation. en sens contraire : Laferrière. 2. Dorlencourt. 644. Sir. 682. p. X. qui charge les autorités administratives de diriger.. en sens contraire : Toullier. 13.. d'après la règle de la non- rétroactivité des lois. 66. VI de l'instruction des 1220 août 1790. IV. et les Rive. antérieurs à 1789. Paris. 128 à 141 et 143. Sir. II. 22 novembre 1838. Civ. 208 . 1417.. rej. in-8. et loc.. 56. 17 juillet 1866. Bordeaux. aussi : Pardessus. Sir. Voy. III. III. Des servitudes. Sir. Laferrière.. Revue de législation. rej. br.313. Req. X. Daviel. III. et avec l'art. par des titres valables. L'application d'une pareille distinction ne pourrait d'ailleurs se faire que d'une manière très arbitraire . 1. Daviel. 7 août 1863. Notre Droit ancien avait admis sur cette matière des principes différents. Droit administratif.. vers un but d'utilité générale. XXI. Cpr. il n'y a pas même à distinguer entre les rivières et les simples ruisseaux 10. sans faire à cet égard aucune distinction entre les petites rivières et les simples ruisseaux. 1. et De la propriété des eaux courantes. 3 janvier 1866.. Sir. 2. Cours. op. 425. Revue critique. 306 . 489. III. 1 vol. V. 418 . Sir. Les canaux artificiels. p. III. 1.. Rouen.. toutes les eaux de leur territoire. 77 . Marcadé. 1846. 622. 2. Revue critique. 29 juin 1865. Metz. cass. 66. 144 . 145 . Sir. Voy. 1867. II. Demolombe. IV. Droit administratif. 427. 37 Sous ces divers rapports. 152. Sir. p. texte et notes 11 à 14. Bordeaux. ses ayants droit devraient encore aujourd'hui en être considérés comme propriétaires 11. in-8 . 66. 561 . p. et reconnaissait aux seigneurs haut-justiciers la propriété des petites rivières qui se trouvaient dans le territoire de leurs seigneuries. De la propriété du cours et du lit des rivières non navigables ni flottables. rej. qui n'accorde aux riverains qu'un droit d'usage sur les eaux longeant ou traversant leurs propriétés. autant que possible. 66. 142. 427. citt. Req. §168. Req. 2. 43. § 169. 971. que si un riverain avait acquis. XXX. 27 mars 1860. 63. Nadaud de Buffon. Des usines sur les cours d'eau. encore Latreille. Dufour. 1400. 1837... 12 Cpr. p. 66. Sir. 2. Cpr. Cpr. 6 novembre 1866. § 203. 1853.. 2.. cass. Championnière. II. 8 mars 1865. I. les berges et le lit d'un pareil cours d'eau. . 65. 108. 136. Req. p. p. Des cours d'eau. 1844. sur l'art. Duranton. 7 décembre 1842. 152... 11 Civ. 6 novembre 1866. Demante. 437. autres que ceux de navigation 12. 519. 836. 61. Paris. Revue pratique. 5. Il faut en conclure. 110.. Proudhon. .

183.. Sir. aux départements. Du domaine public dans ses différences avec le domaine privé. les choses faisant partie du domaine public ne forment pas l'objet d'un véritable droit de propriété. directement et en elles-mêmes. Le domaine public national comprend. I. 1862. 115. simples fossés appartiennent. 1 vol. 3 Prondhon. — Des choses comprises dans le domaine § public 1. 18 septembre 1828. in-8. 169. sans être abandonnées à l'usage du public. comme objets livrés à l'usage du public. pour les eaux. Sir. 3 roi. Cpr. dans le patrimoine de personne et restent exclues du commerce 8.. sont affectées. par Gaudry. Ripa ea §§ . 1861. in-8 . Le domaine public comprend. départemental. les fleuves et rivières 4 navigables ou flottables avec « Cpr. 2 Les autorités administraiivesexcéderaient leurs pouvoirs. qu'appartient le droit de prélever les taxes et de percevoir les revenus auxquels elles peuvent donner lieu. Le domaine public se divise en domaine public national. Elles ne sont. Crim. 2. qu'incombent la surveillance et l'entretien des choses qui en font partie. ou communal. 28. 4 Le lit des fleuves et rivières en comprend les rives Jusqu'au point où arrivent les plus hautes eaux.. des concessions privilégiées. cit. ou de la distinction des biens considères principalement par rapport au domaine public. par Proudhon. Décret en Conseil d'État du 30 avril 1863. entre autres. dont l'effet serait de restreindre l'exercice d'une faculté qui appartient à tous. les routes et rues à la charge de l'État. les choses qui. 2. 361.0p. 1. à vrai dire. Agen. en faisant. Continuation. 1834. Tant que dure la destination à laquelle elles «ont affectées. par Perin. aux propriétaires des terrains dans lesquels ils ont été creusés 13. rej. Paris. et qu'elles doivent faire retour. les choses qui sont livrées à l'usage du public 2 (res quse sunt in usu publico). in-8 . 256. comme pour le lit. dans leur état normal et sans débordement. Sir. à litre de propriété ordinaire. Paris. 26 juillet 1863. Dijon... suivant que c'est à l'Élat. Traité du domaine. d'autre part.. 67. quant à cet usage. d'une part. en cas de cessation de leur destination. ou aux communes. Sir. S vol. sur cette matière : Traité du domaine public.. et les ouvrages de Droit administratif cités aux 1 46 et 47. Caen. 66. 63. 21 août 1866. 201 à 207. à un service d'utilité générale. 2.38 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE.

21. murs. Il. 30. Sir. 3 janvier 1846. rej. notes 4 et 5.277. et note 14. quoe plenissimum flumen continet. les havres et les rades. texte. De la législation des cultes... (50. Douai. les casernes. texte et note 5. 857 à 860. les bibliothèques et musées nationaux. trains ou radeaux 5. Dufour. p. Proudhon. 334. p. statues. Sir.. Police des cultes. L. les ports. 619. 1. 540. 538. au même titre. d'un autre côté. 1. putatur esse. L. Sir. op. sur la fixation des limites de l'inscription maritime. § 170.73. 4 mai 1836. aussi : 1 185. tableaux. 240. Décret en Conseil 4 État du 27 mai 1863. 10 janvier 1842. L'ancienne controverse. 10 août 1841. Art. plus grand flot. et qui sons parait également incontestable pour les arsenaux.. Voy. Traité de l'administrationdu culte catholique. 9 Une viv« controverse s'est élevée sur' ie point de savoir si les édifices affectés à un service d'utilité générale doivent.16) Ordonnance de la marine de 1 681. remparts des places de guerre et des forteresses. 42. 47.. Civ. Sir. lor. . op. 2. avec les manuscrits. estampes. 39 bateaux. Sir. les casernes et autres bâtiments militaires (loi de» 8-10juil- . Décret en Conseil d'État du 13 décembre 1836. Rapport et décret du 21 février 1852. D. Cpr. les arsenaux. — A la différence des rivages. les lais et rpbis de la mer ne forment pas des dépendances du domaine public. III. alors même qu'ils sont accidentellement couverts par les eaux de la mer. Sir. Les terrains bordant les fleuves et rivières qui se jettent dans la mèr ne font pas davantage partie du domaine public. cit. les bâtiments nationaux.. Dncrocq.. tels que les palais du Sénat. sur la pêche fluviale. Cpr. par cela même. cit. lett. Il comprend. 15. (43. a été résolue en ce sens par l'art. 2.. art. VII.. Le domaine public national comprend. a. 23 juin 1330. 2. Art. La solution affirmative. arrêté du 19 ventôse an vi. du Corps législatif et du Conseil d'Éta9. fossés. de flumtn. p.. 41. de V.. Des églises et autres édifices du culie catholique. B Les rivages de la mer s'étendent jusqu'au point où arrive ordinairement le . liv. Voy. les autorités citées au § 203. qni est étrangère aux rivières simplement flottables à bûches perdues. être considérés comme faisant partie du domaine public. les chemins de fer.. 63. et autres objets mobiliers qui en font partie 8. 67. p. 12). S. Gaudry. et sur le domaine public maritime. contenant des mesures pour assurer le libre cours des rivières et des canaux navigables et flottables. Voy. les canaux de navigation et leurs francs bords.IV. 303. 77. 9S. « Foucart. 8 C'est à ces rivières seulement que s'applique la disposition de l'art 538. Sir.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. comme objets directement affectés à un service d'utilité générale. médailles. rej. qui s'était élevée à cet égard. Req. texte. II. les rivages de la mer 6. 1. rej. § 169. aussi: Req. 485.. 7 Yuillefroy.iit. 497. 1er delà loi du 15 avril 1829. 36. 802 et 803. livres. 2. 742. les portes. Paris. 299. 3. les églises métropoles et cathédrales 7. qui est généralement admise pour les églises.

. qui consacrent ce principe. art. 121. 51.. mais let 1791. De la prescription. Gaudry. XI. Daviel. 16 mai 1861. De la justice administrative. 1. 5 mars 1829. en cas d'expropriation pour cause d'utilité publique. 1865. 143. 32. I. I. et v° citt.. en sens contraire : Chauveau. 800. p. 318. 521. art. bien qu'ils aient été concédés à des particuliers 10. 169. Foucart. Journal de Droit administratif. II. v° Canal. 54). 888. 33. rej. V. Sir. Au contraire. III. V. 22 août 1837. tit. III.. 12 Merlin. 57. 22 avril 1844. cit.. être étendue à tous les édifices affectés à un service public. XXVII. 70. 1. sans qu'il y ait à cet égard de distinctions à faire.460 à 453. Revue critique. 1 et 2. X. Revue historique. 178. p. 218. Les chemins de fer font partie du domaine public. qui ne sont nullement contraires au principe posé au texte. et III.40 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. et décret du 24 décembre 1811. 1863. Req. 7 novembre 1865. 2. Gaudry. Sir. 1. Douai. Ducrocq. 269. 2. p. Sir. p. Sir. 13. 72 et 82 . II.. op. . I.. Dalloz. 479 . 12 C'est en ce sens que doivent être compris les arrêts ci-après indiqués. 458 bis. les concessionnaires sont-ils autorisés à faire. 1865. 291. les canaux destinés. Paris.. IX.. p.. 636. 29 février 1832. et 460 . Dufour. 66. Troplong.. à une indemnité à raison. Dufour. XXVIII. op. 18 février 1854. aux usages publics de laquelle ils sont destinés. dans ce dernier cas. 31 août 1865. cit. Du domaine public. IV.. II. Sir. 1865. 197. cass. Dareste. IX. non seulement de la dépossession de jouissance. p. ont fait l'objet d'une concession perpétuelle 12. Traité général de Droit administratif. Req. 1. 801 . à l'exception toutefois de ceux qui se trouvent dans le domaine privé d'une personne autre que la personne morale (État. toutes conventions qui ne porteraient pas atteinte à l'intérêt de la navigation. mais encore des dépenses faites pour l'acquisition des terrains et la construction du canal 18. rej. Voy. op. 493. X.. 1. Civ. 1. Rép. doit. et ont-ils droit. rej. XI. Civ.. à notre avis. Req. Sir. département ou commune). Cours de Droit public et administratif. 555. Droit administratif. rej. 253. Il en est de même des canaux de navigation 11. 794 et 797. I. Seulement. in fine. 1864. Bressolles. du 15 juillet 1845. 693 . 29. 229. 1.. art. 1854.. 1. 39 et 50. 406. Lamache. 37. Demolombe. quant à l'usage des eaux. IV. 66. et Revue critique. p. 10 Loi sur la police des chemins de fer. Sir. et aux décisions citées à la note précédente.. Civ. Sir. 11 Merlin. rej. Proudhon. Cpr. Des cours d'eau. 61. Voy. en ce sens : Toullier. Foucart. Traité du domaine. 117 à 121 . Laferrière. comme le canal du Midi. 254. 2. p. non à la navigation. Décrets en Conseil d'État des 8 février et 22 mars 1851. 852. Journal de Droit administratif. 44. entre ceux qui n'ont été concédés que temporairement et ceux qui.. p.

rej.. Sir.. 1. texte et notes. rej. De la prescription. Sir. 18 Troplong... sur l'action possessoire dont ils 14 Civ. 9 décembre 1857. conformément à la loi du 21 mai 1836. alors même que la propriété en appartient à la commune. 168. rej. rej. 294 à 296. cass. 13 juin 1865. 145. 18 Quoique placés sous l'autorité des préfets. 1. Revue critique. 2. rej.. Crim. distinguant entre les eaux . 1864. 181. 1. Sir. 28 mai 1866. Crim. 166). 10 août 1840. 1.. CIT. Revue critique. 13 novembre 1849. 1. 64. les prisons. rej. Sir.. XX. 18 juin 1853. 239. p. 40. 24. 23 à 26. Sir. 302. 858. 2. Sir. des routes départementales.. 56. Req. Req. 14 février et 17 juillet 1863. 18 Il ne faut pas confondre avec les chemins vicinaux. les simples chemins ruraux. XXIII. Le domaine public communal comprend notamment : les rues autres que celles qui sont à la charge de l'État.. Voy. 43.. Trib. Sir. § 169. Civ. 257. les cimetières. les eaux affectées à des usages publics 17. les casernes de gendarmerie. rej. 441. 2. 213. Sir.. 63. 846. p. texte n° 1. Civ. XXIV. 25 novembre 1863. Sir.. les églises paroissiales ou Le domaine rej. Sir. 54. Sir. I. ordinaires ou de grande communication 16. les chemins vicinaux 15. en sens contraire : Flandin. 11 avril 1843.. Crim. Sir. les canaux ou aqueducs qui les amènent. 66.. §221 ter. 64. Civ. 27 mars 1851. La chambre — des requêtes (9 janvier 1860. 1. 62. 553 et 554. 67. 72. p. sur la propriété ou la copropriété des chemins ruraux : § 192.. ne font pas partie du domaine public. 64.. Req. Crim. 58.. § 251. 1.. Sir. 1.. Sir. et qu'ils ont été classés par un arrêté préfectoral. cass. 1862. 55. Sir. Raze.. 798. 1er août 1855.. 66. 41 à l'irrigation ou au roulement d'usines. 1. 5 janvier 1835. cass. rej. 26 février 1864. les bâtiments destinés à un service communal.. tels que le nettoiement et l'arrosage des rues ou l'alimentation des habitants.. et les fontaines qui les distribuent 18. rej. des conflits. — Voy. Civ. public départemental se compose.. 17 août 1864.. tels que les palais de justice .. 49. 39. 1. 142. — Cpr.. 97. Sir. 17 C'est par cette affectation seulement que des eaux communales passent du domaine privé de la commune dans le domaine public communal. I. 454. Sir. 23 janvier 1867.. texte n° 2 et note 17. Ces derniers ne font pas partie du domaine public. Sir. Rouen. texte n° 1. Crim.. les promenades. entre autres. 311. 1. 7 juillet 1854. rej.. Sir. Dijon. sont susceptibles : § 185. alors même qu'ils appartiennent à l'État 14. Aix. 21 août 1856.. 1863. 1. les chemins vicinaux de grande communication n'en font pas moins partie du domaine public communal des communes dont ils traversent les territoires. 2. 57. 1. 51. 1.. 1. tels que les hôtels de ville. classés comme tels. Sir. 20 février 1867. 14 novembre 1861. 67..DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. rej. Req. 499. 541. 758.. 54. 749. des édifices et bâtiments départementaux. 23 juillet 1839.

Sir. Cet arrêt.. Les choses susceptibles de propriété. 20 Cpr. 18 février 1851. et les eaux surabondantes ou superflues. Les bâtiments directement affectés à un service hospitalier communal doivent également. 1er décembre 1823. appartiennent. Mais il en est aulremriit des terrains silués entre ces conreforts. comme les églises elles-mêmes. texte et note 3. 161. Sir. 51. quoique les hospices constituent des personnes morales distinctes des communes. II. n'a rien de contraire à La solution donnée au texte. 460. a été abandonnée par la chambre des requêtes elle-même. 446. les abattoirs 20. 1. Civ. mais aussi Les personnesmorales dont la capacité juridique n'a été sou- . 196.. Demolombe. 24. soit à l'État. et spécialement de celles qui se trouvent comprises dans le domaine privé de l'Etat. Droit administratif. 62. par la raison qu'à l'époque de sa promulgation les déparlements ne constituaient que des circonscriptions territoriales. 317. Continuation. Sir. cass. 19 Avis du Conseil d'État des 2-6 pluviôse an XIII. 1. 65. —Les contreforts ou piliers extérieurs des églises font. Art. il faut comprendre non seulement les personnes physiques. Législation des cultes. des départements ou des communes. 1.. 23 janvier 1860. les bibliothèques et les musées communaux avec les objets qui en dépendent. 801. Paris.. Riom. Sir. § M. 66. 20 août 1861. 16 avril 1866. rej. Civ.. — Des choses formant l'objet d'un droit de propriété proprement dit. 60. rej. 54. op.. les halles. 353. partie du domaine publie. rejetée avec raison par la chambre civile.42 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 724. qui ne décide qu'une question de compétence relative aux dommages causés par un abattoir.. avait décidé que ces dernières étaient susceptibles de prescription. leur fut définitivement attribuée par la loi du 10 mars 1838. rej. Sir. 21 Foucart. soit à des départements 1. soit à des particuliers2.. 2. 61. dit. 2 Sous cette expression. être considérés comme dépendant du domaine public municipal 11. 537. § 170. 7 novembre 1860. 2. 49. Cpr. 4 juin 1866.. II. et qui de fait sont entrées dans un patrimoine. Sir. à des communes. Gaudry. Civ. Civ. Caen. à des établissements publics ou d'utilité publique. 66. 81. rej. 19 mai 1854. Sir. indispensables aux usages publics auxquels elles sont affectées. et lac. les édifices affectés à l'instruction publique. 542. Agen. 2. Mais cette distinction. qui leur avait déjà été implicitement reconnue par le décret du 9 avril 1811. Foucard. 2.. vicariales 19. 11 décembre 1848.. Sir. 1. Sir... Mais la qualité de personnes morales. Req. IX. 1. 1 Le Code passe sous silence les biens départementaux. 887.

458 bis. tout aussi bien que les terrains. 1. rej.. art. 3 novembre 1824. 541 semblerait indiquer. forment.. cass. Garnier. Sir. rej. indépendamment de toute délimitation administrative.. J 54. 44. du 15 avril 1829. 4 mars 1836. 62. Demolombe. 2. 1. des dépendances du domaine public. 4 C'est à tort que l'art.. IX.. fortifications et remparts des places de guerre abandonnées. Req. à ce titre. 36. par exemple texte et note 35. que les terrains. les fortifications et remparts des ci-devant places de guerre'. ils sont aliénables et prescriptibles.2. Cpr. sur la fixation des limites de l'inscription maritime et sur le domaine public maritime. 2 janvier 1844. Ils passent ipso facto du domaine public dans le domaine privé de l'Etat. Sir. et deviennent des relais.. art. 42. et non comme des relais. Cpr. 25. Régime des eaux. 465. 11 avril 1860. Ce domaine comprend entre autres : les îles et îlots des fleuves et rivières navigables ou flottables. § 170.. Sir. les forêts nationales. Sir. Sir. 59. trains ou radeaux 3. 15 novembre 1842. Proudhon. Sir. les lais et relais de la mer 4.. 72. Foucard. 221. 39. 1.. Décret en Conseil d'Etat du 18 juin 1860. texte et note 5.. I. 712. Req. rej. Sir. Sir. 41. 744. Civ. enfin les biens meubles ou immeubles que la loi attribue à l'État. 5 Les terrains que.. ils font partie du domaine de l'Etat. lett. 28. 1. Civ. Poitiers. Sir. II. Au contraire. 560. 538 range les lais et relais de la mer parmi les dépendances du domaine public. Dans la réalité. cass. 1. et ce n'est qu'à partir de la concession de la délimitation qu'ils sortent du domaine public pour entrer dans le domaine privé du concessionnaire ou de l'Etat..1. Loi sur les sociétés commerciales. 1. avec bateaux. rej. à ce dernier litre. mais ce serait là une grave erreur. la mer laisse à découvert d'une manière permanente cessent d'être des rivages. 283. 6 La première partie de l'art. par sa corrélation avec l'art. Req. Req. Civ. 3 Code Napoléon. 43 L'ensemble des biens qui appartiennent à l'État à litre de propriété privée constitue ce qu'on appelle le domaine de l'État. 789. par l'effet seul de la nature. l'objet d'une concession du gouvernement ou d'une délimitation administrative. soit à titre d'épaves terrestres. 60. Loi du 16 septembre 1807. 840. la pêche fluviale. fortifications et remparts des places de guerre conservées. rej. Rapport et décret du 24 février 1852. On entend par biens vacants et sans maître.. fluviales ou maritimes. 798. 43.. 61. 1. soit comme biens vaeantsetsans maître. rej. et. III.. 17 novembre 1852. Sir.108. § 169. 4 février 1842.. 21 juin 1859. Civ. 331. ceux dont les anmise à aucune restriction. e.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. c'est-à-dire les terrainsque la mer en se retirant laisse à découvert d'une manière permanente3. aussi longtemps qu'ils n'ont pas fait. art. Du domaine public. l'inexactitude de rédaction que . 1. Droit administratif. Au surplus. 52.. 523. les terrains périodiquement recouverts par les eaux de la mer sont à considérer comme des rivages. 21 juillet 1828.

Le prix peut en être répété pendant deux années à partir de la vente. 17 (budget de 1856). 538. Du reste. attribuées à l'État par des lois spéciales. an IV. et quant au prix en provenant. art. de acq. a été rectifiée par sa disposition finale. IX. art. s'il n'est pas répété dans l'année qui suit la vente. D. 20. plus ou moins longs. ont été évidemment employées dans le même sens que celles de biens vacants et sans maître. dans les lazarets 9. Loi des 6-22 août 1791. présente à cet égard la première partie de l'art. art. employés dans l'art. . Loi du 31 janvier 1833. rer. Tels sont. 541. Décret du 13 août 1810. s'ils n'ont pas été réclamés dans les deux ans . 9. (41. sont les choses déposées dans les greffes des tribunaux 8. les res derelictoe se distinguent également des biens vacants et sans maître. lorsque ces objets ou leur prix n'ont pas été réclamés dans les délais. 7 Les termes biens vacants et sans maître. en ce sens du moins que les effets de l'occupation remontent à l'instant même du délaissement. les expressions biens qui n'ont pas de maître. 11 Lorsque ces colis n'ont pas été réclamés dans les six mois de leur arrivée. qui figurent dans l'art. qui n'ont jamais appartenu à personne. 1. qu'on lit dans l'art. Loi du 5 mai 1855. ciens propriétaires sont décédés ou ont disparu. tant qu'ils n'ont pas été vendus . il peut l'être dans les trente années à partir de la vente. art. ces objets sont vendus au bout d'un an . enfin les sommes versées dans les caisses des agents des postes. ou dans les bureaux des douanes 10. notamment. les colis confiés à des entrepreneurs de roulage ou de messageries 11. qui consiste dans un abandon fait avec l'intention de laisser avenir la chose abandonnée au premier occupant. de sorte que l'acquisition de la propriété s'opère en pareil cas par une espèce de transmission. 12 Ces sommes ou valeurs sont définitivement acquises à l'État. Loi du 11 germinal. 713. et dont personne n'est plus admis à réclamer la propriété 7. 9 Ces objets doivent être vendus. par le caractère spécial de la derelictio. L. dom. D'un autre côté. Ordonnance du 22 février 1829. fixés à cet effet par les lois relatives à ces matières. tit. 10 A défaut de réclamation. et le prix en est acquis à l'Etat. 539. 2 et 5. Les épaves terrestres. s Ces objets peuvent être réclamés. sur la police sanitaire. ils doivent être vendus. 539 et 713. § 7. et le délai pour en répéter le prix est de cinq années à partir de la vente. Art. lorsque le remboursement ou la remise n'en a pas été demandé dans le délai de huit années. 1). emportent l'idée de choses qui avaient autrefois un maître. et ne comprennent par conséquent pas les res nullius. Loi du 3 mars 1822.44 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. les biens dépendant de successions définitivement tombées en déshérence. et les valeurs déposées ou trouvées dans les boîtes ou guichets des bureaux de postels.

sont affectés En l'absence de réclamation. ces choses sont plutôt des res nullius que des épaves. dans la proporlion des deux tiers au tiers. ou naufrages . c'est à l'État qu'elles reviennent aujourd'hui en totalité. § 170. et les poissons à lard. art. lorsqu'elles sont jetées sur la grève 14. dans la proporlion des deux tiers au tiers. art. — C'est par extension de l'idée d'épaves. ces épaves sont vendues dans le délai d'un mois. telles que les herbes marines. et qu'on désigne sous le nom de goémon de rive. et le domaine de l'État ayant remplacé le domaine de la couronne. Ordonnance du mois d'août 1669. appartiennent en totalité à l'État. qu'on a compris parmi les épaves maritimes. 45 Les épaves fluviales sont les objets trouvés sur les bords ou dans le lit des cours d'eau navigables ou flottables. Les biens meubles et immeubles formant partie de la dotation de la couronne sont également compris dans le domaine de les vaisseaux l'Étal 18. IX. et le droit à la récolte du varech ou goémon de rive 17. 18 Sénatus-consulte du 12 décembre 1852. échoués ou sur la grève 15. 16 et 17. Les épaves maritimes comprennent : d'une part. certaines choses du cru de la mer. enfin les choses du cru de la mer. il en est qui. appartiennent en totalité à l'État. tit. les forêts affouagères. IX. V. De leur nature. les objets provenant de jets. lorsqu'elles n'ont pas été réclamées en temps utile par les ayants droit. tit. VII. entre le roi et l'amiral. tit. et le prix en est acquis à l'État. les vêtements et autres effets ou valeurs trouvés sur les cadavres noyés. XXXI. c'est-à-dire le chef de la marine. est attribué d'une manière exclusive aux habitants 18 . entre l'État et les inventeurs. à défaut de réclamation dans le délai à ce fixé. Parmi ces épaves. ou sont même attribués intégralement à ces derniers. bris. d'autre part. 24 à 26. Ces épaves. ce sont et objets naufragés. liv. Les autres se partagent. lorsqu'elles sont jetées sur la grève.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. l'ambre. Ordonnance de 1681. Mais cette charge n'existant plus. les épaves dont s'agit se partageaient autrefois. liv. 17 Le droit de récolter le goémon attenant au rivage. Les biens des communes se divisent en biens communaux proprement dits et en biens patrimoniaux. Les premiers sont ceux qui. IV. 3. ainsi qu'il sera exprimé au § 201. Suivant oe dernier article. tit. tels que les pâturages communs. le corail. sans que les inventeurs puissent y prétendre aucune part 18. art. lorsqu'il n'a pas été réclamé dans un 18 nouveau délai d'un mois à partir de la vente. Le délai pour réclamer ces épaves est d'une année à dater des publications prescrites en pareil cas. 14 Ordonnance de la marine du mois d'août 1861.

39. sur le goémon poussant en mer et nr le goémon épave : § 201. c'est-à-dire aux biens qu'il acquiert pendant son règne. § 171. 718. nec sunt in commercio. des communes riveraines de la mer. 621. 1. 1 La distinction dont il est question dans ce paragraphe est étrangère ani choses qui. 119. note lre.. 45. texte n° 1. ne sont pas susceptibles d'appropriation. 537. 39. Art. par Duerocq. en date du 4 juillet 1852. sont administrés d'après des formes particulières. ont. des établissements publics ou d'utilité publique. des départements. sous les modifications établies par les lois. ut singuli. Zachariae) 1176. Les seconds sont ceux dont la jouissance appartient à la commune comme corps moral. lorsqu'un obstacle légal s'oppose à ce qu'elles fassent partie d'un patrimoine quelconque. 306. . 1865. Sir. al. c'est-à-dire sur les rochers situés en mer et sur les rives des îles disertes. Des choses qui sont dans le commerce et de celles qui n'y sont pas. série XI. rej. Loi du Ier juin 1864. au contraire.. 814. h l'usage des habitants. Sir. XXVI. série XI. 1395. 542. et note 43. Les biens de l'État. Loi dn 5 ventôse an XII.46 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Art. 2. 419. art. la libre disposition des biens qui leur appartiennent. Res communes:. sur cette matière : Dissertation. 133. 120. cass. 1.. Décret du 8 février 1868 relatif à la récolte des herbes maritimes. Voy. les décrets réglementaires de la pèche cotière. p. 18 Lois de* 15 et 16 floréal an X. à titre gratuit ou onéreux". 233. réun. 2. elles ne peuvent. des communes. Chamb. Les particuliers.. art. par aucun moyen d'acquisition. 494. Les choses susceptibles d'appropriation 1 sont dites hors du commerce. M. 8 novembre 1845. et note 12 . ni le goémon poussant en mer. Cpr. B. 19 Senatns consulte du 12 décembre 1882. Cpr. partie supplémentaire. Bévue critique.. 1. Sir. partie supplém. 5 juin 1839. ayant actuellement un maître. Cir. texte n" 3. — Il ne faut confondre avec le goémon de rive. nec extra commereiim. n° 624. d'une ou de plusieurs communes. Cpr. 1. Loi du 18 ma 1850. Bulletin des loii.. Le même principe s'applique aux biens composant le domaine privé de l'Empereur. 18Ô4. 18 à 20. c'est-à-dire détaché par les flots et jeté sur la grève. d'après leur nature physique. et ne peuvent être aliénés que snivant les règles qui leur sont propres 18. ou lorsque. Voy. Bulletin des lois. pour les quatre premiers arrondissements maritimes. R. n° 23. Crim. ni le goémon épave. XXV. rej. al. 35. p. 537. 17 juin 1839.

I. Cette définition pêche sous un double rapport. 163. et rentre par suite dans le commerce.domaine public. Vaïeilfe. Duranton. I.. à une époque indéterminée. et loc. de cet article. XXI. ne font partie du patrimoine de personne. Foucart. national. bien qu'elles tiennent à un autre propriétaire que l'État. si ce n'est l'État. Il en est de même des portions de routes abandonnées par suite du redressement de la voie publique. 30 avril 1862. passer dans le patrimoine d'une autre personne2. Troplong. il est des choses. Proudhon. celles qui font partie du domaine publie. Des prescriptions. Les choses exclues du commerce. Duranton XXI. 163.597. 797 et suiv. citt. et arg. comme devant faire partie.. 43. I. 1598 et 2226. 172 et 176. Droit administratif. en premier lieu. Sir. Proudhon. citt. 89 et suiv. 217 et suir. op. VI. de ces articles. indépendamment de toute déclaration formelle de l'autorité. pas même de celui de l'État. appar- Toullier. Toullier. 4 Civ. il faut ranger. rej. Le changement de destination peut en général résulter. cit. qui sont exclues du commerce. 244. ne peut acquérir la propriété. VI. Civ. y rentrent dès que cette destination vient à cesser. et toc. ou communal*. 796. à raison de la destination d'utilité publique à laquelle elles sont affectées. Req. 62. art. Zachanao (§ 176... du concours de faits et de circonstances de nature à l'établir d'une manière non équivoque. de rues projetées.DES DIVISIONS DES CHOSES ET DES BIENS. II. Vazeille. La mise hors du commerce ne s'opère que par une incorporation définitive au domaine public: une incorporation simplement projetée est insuffisante pour l'effectuer. C'est ainsi que les terrains désignés par les plans généraux d'alignement. 541 et arg. 8 . 1128. Art. 47 pas arôme par prescription. et des terrains retranchés de la voirie par mesure d'alignement ». Du . 25 janvier 1843. texte inprincipio) définit les choses placées hors du commerce en disant que ce sont celles dont personne.. Art. Elle ne 2 repose d'abord que sur une confusion évidente entre le domaine public et le domaine de l' État. I. lorsque ce fleuve ou cette rivière s'est creusé un nouveau lit. Cpr. De la prescription. op. op. n'en continuent pas moins à rester dans le commerce 4. 171 à 174. ou que son cours a été rectifié. Troplong. cass. Foucart. II.. 563. 18 mars 1845. 164 et suiv. 1. § 171. rej. départemental. Les choses comprises dans le domaine public. 1. op. cit. et comme telles exclues du commerce. 216 et suiv. D'un autre côté. telles que celles composant un majorat. Sir. Parmi les choses placées hors du commerce. C'est ainsi que le lit d'un fleuve ou d'une rivière navigable ou flottable passe du domaine public dans le domaine privé des particuliers ou de l'État.

sur l'annulation et la révocation des majorats : ordonnance du 10 février 1824. Civ. 7 Cpr. en modifie le système de fortifications 7. 1.. Toutefois. Chamb.. Montpellier. 27 novembre 1835. le décret du 1er mars 1808 place hors du commerce les biens composant un majorat. 670. Sir. cass.. rej. qu'en vertu d'un décret qui supprime la place de guerre. Sir. 3 mars 1828. Sir. on doit ranger. cass. inventoriés avec estimation. 36. 56. 1.. 24 avril 1855. ou qui. 3. 2. Loi du 17 juillet 1819. cit. loc. 2 juillet 1840. Foucart. 170. 27 novembre 1861. les biens meubles et immeubles formant la dotation de la couronne. Sir. 65. D'un autre côté. 166: Grenoble. Cpr. 1. req. et les immeubles eux-mêmes peuvent être échangés en vertu d'un sénatus-consulte.. 21 décembre 1827. art. 28. 39. 1. art. Sir. 1. cass. 413. 4. Civ. sur les églises et chapelles qui ne sont pins consacrées au culte : Req.. les fortifications et remparts des places de guerre et des postes militaires conservés ou nouvellement établis ne peuvent plus perdre leur destination.. aussi. sont susceptibles d'aliénation. rej. art. Sir.. Sir. 40. 6 . 2... Au nombre des choses exclues du commerce. Les biens formant partie de la dotation de la couronne ne peuvent perdre leur destination et rentrer dans le commerce que par l'effet d'un sénatus-consulte. tout en la maintenant. Sir.. Civ. art. 8 mai 1865. 6 avril 1859. 146.. qui a fait rentrer le bois de Vincennes dans le domaine ordinaire de l'État. Toutefois. qui les fait passer dans le domaine ordinaire de l'État 8. 1. 273. 2. 62. 28. 443. 33. titre IV. Civ. — Voy..S décembre 1838. les objets mobiliers.._54 à 63. 9 Décret du 1er mars 1808. Sénatus-consulte du 2 décembre 1852. 1er. 59. 296. cass. d'après la loi des 8-10 juillet 1791. 41. Cpr.. 1. 1. loi du 12 mai 1845. 35. 1.. le Sénatus-consulte du 20 juin 1860. de cette loi 6. depuis la loi du 17 juillet 1819. moyennant remplacement.48 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 1.. Sir. rej.. art. Sir. 45. Req.. Req. en second lieu. 8 Cpr. 30 juillet 1839. Civ. 81. Al'exception des biens compris dans la dotation de la couronne.. les bâtiments et terrains militaires ne peuvent perdre leur destination que par une remise opérée dans la forme que prescrit l'art. 4 juin 1835. 191. Sir. 7 et 8. Sir. Enfin. rej. et ne les y fait rentrer que lorsque l'aliénation en a été permise conformément aux règles qu'il pres- crit 9. 572. réun.

et nonobstant la restriction qui en subordonne l'aliénation à l'autorisation préalable du Corps législatif. . 1866. 4 . par cela seul. DES DIFFÉRENTES ESPECES DE DROITS. XXII. § 172. 497. p. Ce qui le prouve. Civ. 351. marais. que d'une véritable imprescriptibiliié attachée à la qualité de ces immeuble. 56.. Metz. art. tels que les lais et relais de la mer. les biens faisant partie du domaine de l'Etat. 8 et 12de cette loi. Il en est même ainsi des grandes niasses de bois nationaux. placées hors du commerce. rej. 113. Cpr. Sir. D'après l'ancien Droit public de la France. du 14 ventô-e an vu. 13 février 1855. Cette réserve ou exception fut elle-même abolie par la loi du 25 mars 1817. 541 et 2227.. 5% 1. 16 février 183'i. Req rej 17 février 1858. Art. 1. la prescriptiuilité de ces biens au profit des particuliers. 2. 9 avril 1856. considéré alors comme domaine de la couronne. 6i4. c'est-à-dire des forêts ayant une contenance d'au moins 150 hectares 10. Voy. Sir. 1er. cass. 1867. 500. en ce sens les arrêts ci dessus cités. art. Req.. Le sort des aliénations ou engagements consentis en contravention de ce principe a été réglé par les lois des 22 novembre-lor décembre 1790. qui toutefois le maintint exceptionnellement pour les grandes masses de forêts nationales. § 172. 27 juin 1854.. 124 et 512. Voy.. 1. Dijon. Amiens. 401. que l'aliénabililé dont une chose est frappée n'a pas à elle seule pour effet de la placer hors du commerce. 30. III. 58. les immeubles dotaux ne sont pas exclus du commerce 12. Le prin ipe de l'inaliénabilité et de l'imprescriptibilité du domaine de l'État fut abrogé par la lof des 22 novembre-101 décembre 1790. 55. 1. en sens contraire : Derouet. Ces derniers se subdivisent en droits personnels proprement dits ou de créance. 1561 dit bien que les immeubles dotaux sont imprescriptibles. Voy. Sir. les landes.. étaient inaliénables et imprescriptibles. et du 12 mars 1820. à l'exception touiefois de eux qui composaient ce qu'on appelait le petit domaine. Le principe nouveaude l'aliénabiiitédes biens compris dans le domaine de l'État emporte.. 11 II résulte évidemment de l'art. Sir.DE LA DISTINCTION DES DROITS. Sir. 49 les autres choses faisant partie du domaine de l'État se trouvent toutes dans le commerce. 808. 57. Les choses qui sont inaliénables ne sont pas. qui affecta tous les bois et forêts de l'État à la dotation de la caisse d'amortissement. 20 février 1857. 1598. d'après le Droit commun. p. terres vaines et vagues. Préambule de l'édit de François 1er de 1539. Sir. lorsqu'elles ne sont pas en même temps absolument imprescriptibles 11. 12 L'art. Mais d s'agit ici plutôt d'une suspension de prescription. 2. c'est 10 II. XXIV. et en droits de puissance. Ordonnance de Moulins de 1566. Les droits sur les objets extérieurs sont réels ou personnels. Ainsi. Revue pratique..

non pas seulement contre telle personne déterminée. soit le même droit réel. d'une manière plus ou moins complète. Les droits personnels proprement dits sont ceux qui. Art. lorsqu'elle a commencé auparavant. savoir : la propriété. la division des droits en réels et personnels repose sur la nature intrinsèque des droits eux-mêmes. même pendant le mariage. c'est-à-dire contre le débiteur. que. à des époques différentes. acquis sur une chose. celui qui n'est investi que d'un droit personnel. a. la prescription continue à courir pendant le mariage. aucun des créanciers ne jouit. d'autre part. le droit acquis antérieurement l'emporte. Le droit réel suppose une chose déterminée dans son individualité sur laquelle il porte. et de droits de jouissance les servitudes personnelles. . b. soit des droits réels différents qui se trouvent en collision l'un avec l'autre. en principe. ou la livraison d'une chose qui peut n'être déterminée que dans son espèce. Le droit personnel n'a pour objet qu'une prestation. en thèse générale.50 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Le Droit français ne reconnaît que trois espèces de droits réel» dans le sens complet du mot. c'est à-dire le créancier. Les droits réels et personnels proprement dits diffèrent les uns des autres sous trois rapports principaux. 1 Le Code qualifie de services fonciers les servitudes réelles. laquelle se rapporte à la nature de la chose formant l'objet de tel ou tel droit. Les droits réels sont ceux qui. se rattachant à un lien d'obligation existant entre deux personnes déterminées. mais envers et conire tous. elle peut commencer à courir utilement. Au contraire. d'un droit de préférence. sur le droit acquis plus tard. créant un rapport immédiat et direct entre une chose et la personne au pouvoir de laquelle elle se trouve soumise. A la différence de la distinction des droits en mobiliers et immobiliers. sont par cela même susceptibles d'être exercés. et que. Au contraire. et contre tout possesseur ou détenteur de cette chose. ne peut l'exercer que contre la personne obligée à la prestation. 543. ne sont de leur nature susceptibles d'être exercés que contre la personne obligée. c'est-à-dire l'accomplissement d'un fait. en cas de collision de divers droits personnels contre un même débiteur. Celui auquel appartient un droit réel peut en poursuivre l'exercice sur la chose même soumise à ce droit. d'une part. Lorsque plusieurs personnes ont. et contre ceux qui sont tenus de ses engagements. c. par suite de séparation de biens. les servitudes.

Art. § 432. Cpr. qui. notes 10 et 11. texte in fine. texte et notes 1 à 8. ne confère plus aujourd'hui à l'emphytéote qu'un droit personnel*. ni la superficie. loc. en Droit français. à raison de la règle Meubles n'ont pas de faite par hypothèque. aussi. au moyen d'actions analogues à la revendications.543. sont susceptibles d'être efficacement opposésr à d'autres personnes qu'à l'obligé. Nous ne mentionnons parmi les droits réels. à notre avis. 365 . et la différence des effets attachés à telle ou telle obligation d'après l'objet particulier de la prestation.et qu'on peut les faire valoir envers et contre tous. et ceux que la paternité et la maternité confèrent au père et à la mère sur la personne de leurs enfants. qui. Toutefois. texte et notes 20 à 22. ni l'emphytéose. Les art. IV. 1471.. sous certaines conditions. On entend par manières d'acquérir les faits et les actes auxquels la loi attache. 1743 et 2091 . 2 . quant au droit de rétention : § 256 bis. une acquisition de droits. Voy. il est certains de ces droits qui. § 369. le caractère juridique des droits personnels proprement dits est au fond toujours le même. 2224 bis. Les droits de puissance sont ceux que le mariage attribue au mari sur la personne de sa femme. Des différentes manières d'acquérir en général. qui n'est qu'un droit de propriété partiel ou restreint. Malgré la diversité des prestations à l'accomplissement desquelles une personne peut être obligée. cit. § 432. §. contrairement à la nature générale des droits personnels proprement dits. art. § 173. i Cpr. § 256. §: 550. Mais il ne faut pas conclure de la que les droits du preneur ou du créancier à antichrèse consliluent des droits réels. ne forme plus. Cpr. § 173. 711 et 712 indiquent les différentes manières d'acLe droit de gage mobilier. NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS RÉELS ET DES DROITS PERSONNELS PROPREMENT DITS. Cpr.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. en Droit romain. quant à son objet. texte n° 1. 4Cpr. . en ce qu'ils affectent la personne elle-même. qu'un droit réel incomplet. 51 réelles ou personnelles1. Tels sont les droits de jouissance résultant du bail ou de i'antichrèse 4. Ces droits présentent une certaine afinité avec les droits réels.2114et 2166. constituait un droit réei complet. et l'hypothèque2. texte in fine.

comme elle se rattache toujours à la formation d'une obligation. et le mode d'acquérir le fait par lequel elle se consommerait. les règles qui la concernent trouveront naturellement leur place dans la théorie générale des obligations. en définitive. D'après cette doctrine. 2 La théorie du iitulus et du modus adquirendi était tellement enracinée 1 . que l'une des conditions nécessaires pour que ce fait tranférâ la propriété. Les manières d'acquérir à titre particulier sont celles qui ne portent que sur des objets spécialement déterminés (res singuloe). et se confondait ainsi avec lui. d'autre part. tant de la justa causa requise eu matière de tradition. n'engendrant pas une obligatio dandi. quérir reconnues par le Droit fra-çais. tout comme la qualité de propriétaire dans l'auteur de la tradition. la tradition n'était pas par elle-même translative de propri té. ou autres.82 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. de donation. Tout ce que l'on peut dire. d'une part. c'est que la traditon transferait la propriété. et principalement celle du droit de propriété. r produite par Zachariae (§ 718). suivant que l'acquisition a lieu à titre universel ou à litre particulier. Quant à l'acquisition des droits personnels proprement dits. à savoir le titre et le mode d'acquérir. Les manières d'acquérir se divisent en deux grandes classes. ni de la perception des fruits par un possesseur de bonne foi. D'où il suit que ce que l'on appelait la justa causa n'etait. Mais l'énumération qu'ils présentent n'est pas complète. en ce qu'ils ne font mention. supposerait en général le concours de deux éléments distincts. lorsqu'elle était faite dans ce but et qu'elle émanait du légitime propriétaire. et que. Mais cette théorie. ni de l'occupation et de l'invention. l'acquisition des droits réels. que de la tradition elle-même 1. Elles seront exposées dans la théorie du patrimoine. Les manières d'acquérir à litre universel (per universitatem) sont celles qui ont pour objet l'universalité ou une partie aliquote du patrimoine d'une personne. le litre serait la cause juridique qui rendrait l'acquisition légalement effic ace. est aujourd'hui généOn a fait remarquer avec raison que. qui ne reposait que sur une notion inexacte. Les manières d'acquérir des droits réels sur des objets particuliers seront développées au fur et à mesure qu'il sera traité de chacun de ces droits. et sur une extension plus inexacte encore de ces notions aux autres modes d'acquérir 2. les conventions de vente. ne pouvait nt être considérées cemme des litres d'acquisition de propriété. Suivant une ancienne doctrine.

11. d'après lequel la propriété se transmet par le seul effet des conventions. 550 et 2265. § 381. pour désigner les conventions et les actes de disposition. le titre consiste dans la liberté innée à l' homme d'en prendre possession. art. 1605. Versuche. à raison de l'absence de l'une ou l'autre des conditions requises à cet effet. Sans titre et sans mode légal d'acquérir. al. la perception des fruits. 83 ralement rejetée par les interprètes mêmes du Droit romain *. C'est ainsi que l'on trouve dans le Code civil autrichien les textes sui- vants : § 380. 1689 et . 8 Hugo. cependant : Demolombe.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. les art. de leur nature. Dans la langue juridique du Droit français. 1812. 126. sont susceptibles de transférer la propriété. Vangerow. al. A plus forte raison doit-elle être bannie de l'enseignement de notre Droit actuel. Pandekten. 690 et 691 se servent du mot titre dans un sens plus restreint. I. indépendamment de toute tradition 4. qu'elle pénétré jusque dans la rédaction de certains Codes moa dernes. Quand on emploie le mot titre comme synonyme de cause légale d'acquisition ou de manière d'acquérir. texte et note e. § 173. p. 1334 et 1335. le mot titre se rapporte.UteAbtheilung. 2. 1377. tantôt à l'acquisition même d'un droit. dans tel cas donné. soit pour indiquer simplement une condition spécialement requise quant à telle ou telle manière d'acquéiir. Sous le premier de ces rapports. Civ. mais encore l'occupation. 8 Art. Magazin.§305. Il désigne alors les conventions et les actes de disposition qui. n'ont pu en opérer la transmission. Puchta. dans les idées. C'est en matière de perception de fruits et de prescription acquisitive que le mot titre est employé pour indiquer un élément nécessaire à ces modes d'acquisition 5. IV. Pangenslecher. Toutefois. le mode d'acquérir dans le fait de l'appréhension. Die rômische LehrevomEigenthum. 1 et suiv. 4 Voy. p. XIII. 670. le terme titre se prend encore dans deux acceptions différentes. Thibaut. En matière d'occupation de BES NULLIUS. par opposition à la prescription acquisitive. § 143. mais qui. 6 Cpr. non seulement les conventions et les actes de disposition. System des Pandektenreehtt. iln'y a pas d'acquisition de propriété possible . soit pour désigner toute cause légale d'acquisition. et même la prescription acquisitive ou l'usucapion. cette expression comprend. 560. 6. le mot titre se prend pour les actes instrumentaires constatant toute cause d'acquisition d'un droit réel ou personnel 6. et tantôt à la preuve de cette acquisition. Au point de vue de la preuve. 1607. l'accession. 1. 3.

laquelle la à Voy. et l'acte instrumentaire qui la constate. même à l'égard des tiers. — Notions générales sur la transcription. controverse a sur — lien la question de savoir si le Code Napoléon avait. texte et note 8. Le principe ci-dessus posé reçoit cependant de nombreuses modifications. s'explique par la circonstance que la preuve testimoniale n'étant admise en Droit français que sous de notables restrictions. § 180. à la formalité de la transcription : § 207. et ce. C'est ainsi que les conventions dont l'objet est de transférer la propriété d'une chose corporelle. . donnée au mot titre. l'efficacité des conventionts translatives d'immeubles susceptibles d' hypothèques. et d'autres par des lois postérieures. les acquisitions par l'effet des conventions sort le plus souvent constatés par écrit. Zachadonné risae. De l'acquisition par l'effet des conventions en particulier. 2 Cpr. Cpr. même au regard des tiers. 1138 et 2182. c'est-à-dire indépendamment de toute formalité extrinsèque. une fois parfaites comme telles. § 174. C'est ainsi encore qu'une convention de bail investit le preneur. Dans le système du Code Napoléon. comme la loi du 11 brumaire an VIl. a. les conventions ayant pour objet de transférer ou de constituer des droits personnels ou réels. texte in pnncipio. subordonné. mais encore vis-à-vis des tiers. sous la même expression de titre. indépendamment de toute tradition. 1 Ce point de doctrine est aujourd'hui généralement reconnu. du droit de jouir de la chose louée. Art. indépendamment. 1° Modifications établies par le Code Napoléon. § 369. et la convention elle-même. dont les unes sont établies par le Code Napoléon lui-même. de toute mise en possession 2. 711. non seulement en ce qui concerne les rapports des parties contractantes. transmettent et établissent ces droits par elles-mêmes. mobilière ou immobilière. L'on est ainsi arrivé à comprendre. opèrent cet effet. Cette acception. quant aux tiers. texte et note 19. et d'après les règles établies en matière de preuve 1. 2263. et sont étrangères aux rapports des parties entre elles.54 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Les donations entre-vifs d'immeubles susceptibles d'hypo- thèques ne sont opposables aux tiers intéressés à les contester. mais qui toutes ne concernent que les effets des conventions à l'égard des tiers. et de tout acte d'exécuiion . auxquels telle ou telle convention serait opposable par sa nature.

que par la notitication au débiteur de l'acte de cession. § 180. et ils concluent que la disposition de l'art. soit sur des créances ou rentes avec hypothèque ou privilège sur des immeubles. 939 à 941. lorsqu'il est de boiine foi. texte n° 2. 10694. 1141 déroge virtuellement à celle de l'art. ce n'est 704. au bureau des hypothèques3. 487 . erroné. notes 39 et suiv. 696. est préféré. l'enaud. 286. art. Hureaux. mis en possession. b. translation de propriété à l'égard des tiers. Zachari». Le point de départ de cette argumentation est. Cpr. Duvergier. de lég. 37. del'acad. Troplong. p. et pourvu toutefois qu'elle ait été de là qu'une conséquence de la maxime : En fait de meubles. ou par l'acceptation que ce dernier fait du transport dans un acte authentique5. p. p. Xll. Revue de législation. 1141. Cpr Cpr. V. Toullier. à notre avis. en matière mobilière. 1138. la préférence est due à celle qui a été mise en possession réelle de la chose vendue ou donnée. Les substitutions faites par acte entre-vifs ou par testament et portant. mais unique3 Cpr. I. Revue de droit français et étranger. texte n° 4. Thémis. d. 111. 1690 et 1691. De la vente. failes au profit de deux personnes différentes. 6 7 Suivant plusieurs auteurs. De la vente. Si. Les hypothèques. Cpr. VII. lett. Art. il ne doit pas être rangé au nombre des dispositions modificatives du principe posé en tête du paragraphe. ne deviennent efficaces à l'égard des tiers. Art. Jourdan. et l'on ne saurait y voir une véritable exception à notre principe 7. 4 5 § 359 bis. n0B 35 à 39. 42 . l'art.. c. soit postérieur en bonne foi. Le cessionnaire d'une créance n'en est saisi à l'égard des tiers. § 174.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. qu'autant qu'elles ont été rendues publiques dans les formes prescrites par l'art. possession vaut titre. § § . 1845. soit sur des immeubles. Quant à l'art. 35 et 36. p. 772 et suiv. Si le second acquéreur. II. Rec. ce n'est point parce que le premier acquéreur n'était pas devenu proprétaire de la chose vendue par le seul effet de la vente passée à son profit. 11 il ne pourrait s'expliquer qu'en envisageant la tradition comme nécessaire pour opérer. 2154 et 2166. a. Art. 55 qu'à partir de la transcription des actes qui les renferment. au cas de concours de ventes ou de donations de choses corporelles mobilières. ne deviennent. simples ou privilégiées. efficaces à l'égard des tiers. texte n° 1. Voy. de Toulouse. Hnc. §§ 369. texte. en général. encore que sou titre d'acquisition date. 1846. 272 et 278. et n'ont rang que du jour de leur inscription au bureau des hypothèques 6. I. 81 . 1070 à 1072.

même en ce qui concerne les droits dont il vient d'être parlé. 111. et Rapport au Tribunat. Duvergier. au cas de vente de la chose d'autrui. 1141. § 334. Revue de législation. 3° Modifications introduitespar la loi du 23 mars 1855 sur la transcription. § 228. De l'effet de la transcription. Deinulouibe. D'un autre côté. et cette condition ne se comprendrait pas en principe. dont l'objet principal a été d'assurer le crédit foncier. par Rigot Préameneu. que par la tradition. texte n° 4. § 349. al. il ne faut pas perdre de vue que la préférence n'est accordée au second acquereur qu'autantqu'il est de bonne foi. 1° Cette loi. la loi du 23 mars 1855 est étrangère. p. Des obligations.111. 1851. § 183. et par leur trans- cription sur les registres de la conservation des hypothèques. Exposé de motifs. Cpr. sur l'art. I. ne concerne que les droits réels immobiliers de propriété ou de servitude. De la transcription. n° 36. à l'égard des tiers. XXIV. Enfin. . si la propriété des meubles corporels ne devait se transférer. n° 18. 57 bis. par Faure (Locré. 3 de cette loi. 357. Lég. Rivière. D'ailleurs. 8 Flan lin. sur l'art. et certains droits personnels dont l'existence est de nature à diminuer la valeur des immeubles auxquels ils se rapportent. Col met de Santerre. et à l'établissement d'un usufruit légal sur des immeubles 8. aux translations ou constitutions qui s'opèrent par l'effet direct et immédiat de la loi. texte in fine. 1141. 2° Modifications résultant de la loi du 5 juillet 1844 sur les brevets d'invention. n° 28. celle du véritable propriétaire. Aux termes de l'art. Larombière. même opérées par le fait de l'homme. — Quid de l'usufruit du mari sur les biens de la femme et de la jouissance légale des père et mère? Voy. en consolidant la propriété immobilière au moyen de la publicité donnée à certains actes et jugements. texte in fine. 1141 .. 311 et suiv. comme le serait. n° 1. Celles qui résultent ment parce que son action en revendication se trouve écartée en vertu de la maxime En fait de meubles possession vaut titre. p. 20. les cessions de brevets d'invention ne peuvent être opposées aux tiers. notes 7 à 9. § 239 bis. 1. qu'à partir du jour où elles ont été enregistrées au secrétariat de la préfecture du département où elles ont été passées.et p. cette loi ne s'étend pas indistinctement à toutes les transmissions ou constitutions de droits de la nature ci-dessus indiquée. Marcadé. 328. V. n° 33). par exemple à la transmission d'immeubles par voie de succession ab intestat. Quid des servitudes légales? Voy. XII.56 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 332. art. 467 à 469.

de Relleyme (Sir. 27. Exposé sur la transcription.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. 10 Les mots à titre onéreux ne figurent pas au texte du n° 1 de l'art. qu'aux actes entre vifs. Voy. n° 32. parce qu'il résulte du dernier alinéa de l'art. compris au nombre de ceux qui sont assujettis à la transcription. Les actes L'art. 1. 1er de la loi du 23 mars 1855. et les baux de plus de dix-huit ans. à titre onéreux ou gratuit 11. Cpr. la loi de 1855 est extensive des dispositions du Code Napoléon. lett. op. De la transcription. n° 21. op. 9 . et notes 36 à 41. nos 1 et 4. n° 17. 1er ne s'applique en réalité qu'aux actes à titre onéreux. 2. Lois annotées. dans tout le cours de la discussion de cette loi. 1. Bressolles. Delà transcription. de droits réels ou personnels de la nature de ceux indiqués aux lettres a. que la formalité de la transcription devait rester étrangère aux actes de dernière volonté. b et c 12. texte. textuellement du moins. Rapport de M. 11 de cette loi qu'elle n'a pas dérogé aux dispositions du Code Napoléon sur la transcription des donations d'immeubles susceptibles d'hypothèques. résulter de l'économie de l'art. le n° 4 de l'article précité y soumet tout aussi bien les baux verbaux dont l'existence a été constatée par un jugement. Lésenne. 2118. 6. au premier abord. soit de droits d'usage ou d'habitation.. § 174. nos 36 à 40 et 108. 2. translatifs de propriété immobi- lière. § 704. qui ne soumet à la transcription que les dunations entre vifs d'immeubles susceptiblesd'hypothèques. nous les avons ajoutés dans notre rédaction. 11 Sous ce rapport. 57 d'actes de dernière volonté ne rentrent pas sous son application ». Cpr. cit. 1er de la loi du 23 mars 1855 ne s'applique. n°1. n° 3. lett. et les actes constitutifs ou translatifs de droits réels immobiliers. d'après son texte même. En soumettant à la transcription les baux d'une durée de plus de dix-huit ans. constitulifs. op. 6. 2. 12 II semblerait. Bressolles. Art. art. c. texte. Art.. cit. Art. p. 1855. 2 de la loi du 22 mars 1855. il n'en a pas moins été reconnu. n° 3. Les actes entre-vifs et les jugements que la loi du 23 mars 1855 soumet à la formalité de la transcription sont les suivants : a. que les baux écrits. constitutifs d'antichrèse. Mais cette induction ne serait pas exacte.. b. et quoique ces dernières expressions ne se trouvent pas reproduites par l'art. n° 1. Troplong. Les actes à litre onéreux 10. cit nos 25. soit de servitudes réelles. susceptibles d'hypothèques. et qu'ainsi le n° 1 de l'art. § 704. d. Bressolles. Art. que les jugements constatant l'existence de baux verbaux de plus de dix-huit ans ne sont pas. n° 4. Les jugements constatant la translation ou la constitution. n° 4). .Cpr. 2. Art. d'après une convention verbale. Flandrin. Les actes.

a été. non pas seulement aux tiers qui ont des droits réels sur l'immeuble. Art. mais encore celle d'exciper eux-mêmes. ayant des droits sur les immeubles formant l'objet de ces actes ou jugements. al. que le mot réels. quelle qu'en soit la durée. et bien que le bail. 3. de quelque nature que puissent être ces droits. b et c. On doit dans cette manière considérer comme. qui se trouvait dans la rédac ion primitive de l'art. g. n° 5. Art. Art.58 INTRODUCTION A LA SECONDE PABTIE. en qualité de tiers. L'intention du législateur à cet égard est d'autant plus certaine. sonnels énumérés aux lettres a. dont l'efficacité est subordonnée à la détention de l'immeuble n'emporte aucun droit de suite. le législateur de 1855 a assimilé les actes constitutifs d'antichrése et les baux de plus de dix-huit ans aux actes translatifs ou constitutifs de droits réels immobiliers. de ceux qui voudraient contester l'efficacité de leurs droits. non seulement ceux qui ont acquis sur un immeuble des droits réels proprement dits. ainsi que les fermiers ou locataires en vertu de baux de plus de dixhuit ans 18. Quoique l'antichrèse. retranché sur l'observation de M. dans le but précisément d'étendre le bénéfice de cet article aux tiers qui. f. 3. nos 2 et 3. lors de la discussion au Conseil d État. mais encore les créanciers avec antichrèse. Les jugements d'adjudication. Voy. tiers. 2. non seulement la faculté d'opposer ce titre aux t ers. 1. 1. 2. Art. le paiement ou la cession d'unesomme équivalente à trois années de loyers ou fermages non échus. qui te sont conformés aux dispositions de la loi en faisant transcrire leur titre. ne confère au premier qu'un droit personnel. Les actes ou jugements constatant en matière de baux. ont accompli la formalité de la transcription à laquelle ils se trouvent soumis. quoique n'ayant à faire valoir sur l'immeuble que des droits personnels. même au-dessous de dix-huit ans. 1. Routier. n°s 2 et 3. qui accorde la faculté de se prévaloir du défaut de transcription. il n'en est pas moins certain. du défaut de transcription des titres. par une transcription opérée ou par une inscription prise avant que ces mêmes actes ou jugements aient été transcrits. Les actes et jugements soumis à la transcription ne sont point opposables aux tiers qui. qu'au point de vue de la nécessité de la transcription de ses effets. les ont dûment conservés. n° 4. mais aux tiers qui ont des droits sur l'immeuble. ainsi que les jugements consiatant l'existence d'une pareille renonciation faite verbalement. et a ainsi conféré aux créanciers à antichrèse et aux preneurs pour plus de dix-huit ans. 3. Art. le pas18 . autres que ceux sur licitation au profit d'un cohéritier ou copartageant. C'est da ns ces idées qu'a été rédigé l'art. et ne constitue pas un vrai droit réel. réels droits renonciation des l'un à portant Les actes ou pere.

On pourrait sans doute objecter que le but de la loi de 1855 a été de consolider le crédit foncier. sage de la discussion (inédite) des lois et arrêts (Sir. cependant sur l'exception admise. la préférence est due à celui qui te premier a fait transcrire son titre d'acquisition. si l'inscription est antérieure à la transcription. si l'inscription est postérieure à la transcription. la question de savoir si l'acquéreur est ou non tenu de supporter ces charges se résout exclusivement p. au Conseil d'État. quoiqu'il soit postérieur en date. en protégeant les tiers acquéreurs et les créanciers hypothécaires. elle serait efficace à l'encontre de l'acquéreur. rien ne prouve que ce soit là son but exclusif. I. § 174. 6 de la loi du 23 mars 1855 : § 278. par cela seul qu'elle aurait pris naissance avant la transcription de l'acte d'aliénation. 1263 et 1264. combinées avec les règles du Code Napoléon sur l'acquisition des droits par convention. alors même qu'elle n'aurait été constituée que depuis l'aliénation. . 14 Voy. Que s'il s'agissait d'une hypothèque légale dispensée d'inscription. réciproquement. En cas de collision entre l'acquéreur d'un immeuble et la personne au profit de laquelle a été constitué un droit d'usufruit ou de servitude réelle sur le même immeuble. 59 Les propositions précédentes. Art. II. l'efficacité ou l'inefficacité de l'hypothèse dépend uniquement du point de savoir si elle a été ou non inscrite avant la transcription de l'acte d'acquisition. sans égard à la date respective de ces deux actes. Les solutions qui viennent d'être données s'appliquent. De la transcription. 66 et 91. et que. l'hypothèse est efficace. con- duisent entre autres aux applications suivantes. Flaudin. soit de l'acte d'acquisition. soit de l'acte constitutif d'usufruit ou de servitude. Des +hypothèques.. par le second alinéa de l'art. et qu'on doive en rejeter l'application toutes les fois qu'il ne s'agirait plus des intérêts d'un tiers acquéreur ou d'un créancier hypothécaire. naturel et équitable de faire participer aux avantages attachés à l'accomplissement de la transcription tous ceux que l'on soumettait à la nécessité de cette formalité? Martou. l'hypothèque est inefficace. Entre deux acquéreurs successifs du même immeuble. mutatis. 1. N'était-il pas. cité dans le Recueil général 608. Mais si tel est effectivement son objet principal.ir l'antériorité de la transcription. bien qu'elle ait été constituée avant l'aliénation 14. à la note).NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. d'ailleurs. 60. En cas de collision entre l'acquéreur d'un immeuble et un créancier hypothécaire inscrit sur le même immeuble. 2135. en faveur du vendeur et du copartageaat. de telle sorte que.

12 . de pareils baux sont opposables à l'acquéreur. Pont. si. La loi de 1855 n'ayant soumis à la formalité de la transcription que les baux de plus de dix-huit ans. Voy. le législateur y avait asjetti les baux excédant neuf années. Commentaire. Flandin. Cette analogie ne serait guère contestable. Ainsi. Revue critique. Question sur la transcription. D'après un autre système. ils ne sont opposables à l'acquéreur que pour une durée de dix-huit années". II. ils sont opposables à l'acquéreur pour toute leur durée. n° 9. De la transcription. nous ne voyons pas en quoi cette différence de terme peut infirmer l'argument d'analogie qui ressort de l'art. mutandis.6 à 1269. La doctrine émise au texte se fonde principalement sur l'analogie qui existe entre la situation que prévoit cette disposition et l'hypothèse sur laquelle statue l'art. au lieu de ne soumettre à la transcription que les baux de plus de dix-huit ans. et ne peuvent. pourvu qu'ils aient acquis date certaine antérieurement à l'aliénation. que de pareils baux n'ont pas été transcrits. Mourlon. calculée. op. 1429 du Code Napoléon. puisqu'il s'agit toujours de savoir d'après quelle base et suivant quel mode. lui être opposés. Lors. 1743. X. 16 Lesenne. II. 17 II s'est élevé une assez vive controverse sur l'interprétation à donner an second alinéa de l'art. et loc. u° 73. le sort des baux de dix-huit ans ou au-dessous reste réglé par les dispositions du Code Napoléon. bien que leur date soit devenue certaine avant la transcription18. 407 et suiv. 3 de la loi du 23 mars 1855.. nos 216 et suiv.4)0 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. De la transcription. dans laquelle il se Bressolles. en ce sens . op.. Or. n° 50. et Des hypothèques. ou de l'époque à laquelle a commencé une nouvelle période de dix-huit ans. Lesenne.. 1429. op. nos 203 et 204 .. 1857. p. le bail non transcrit devrait être maintenu pour une durée de dix-huit années. Ces derniers auteurs n'examinent la qu stion que pour le cas où le preneur se trouve encore dans ta première période de dix-huit ans. citt. op. Troploi g. s'opérera la réduction de la durée du bail. encore qu'ils n'aient été passés que postérieurement à l'acte d'aliénation 16. de sorte que le preneur ne peut demander le maintien de son bail que pour le restant de la période de 18 ans. Art. Flandin. au contraire. au cas où un créancier à antichrèse se trouve en concours avec des tiers. au cas contraire. n° 347. Quant aux baux de plus de dix huit ans. qui ont acquis des droits réels quelconques sur l'immeuble donné en nantissement. n° 77. app. ou ne l'ont été que postérieurement à la transcription de l'acte d'aliénation. Rivière et Huguet. cit. 1261 et 1262. n° 79. cit. cit. aussi : Lesenne. non plus à partir de l'entrée en jouissance du preneur. Examen critique. mais bien à dater du moment 15 . Voy.. De b transcription. n° 260. transcrits avant la transcription de l'acte d'aliénation. Voy.. en sens contraire : Bressolles.

n° 9. En cas de collision d'un bail de plus de dix-huit ans avec un bail de dix-huit uns ou au-dessous. Cet article. Troplong. 19 La position d'un preneur par bail de plus de dix-huit ans. Mais ce système prêle au second alinéa de l'art. op... pour le laps de dix-huit ans. 61 trouve au moment de la transcription de l'acte d'aliénation 18. op. sous l'empire de la loi de 1855. 21 Cpr en sens divers : Troplong. op. et non comme terme fixe et invariable de la durée du bal. 321 et suiv. Lemarcis. 25. Lesenne. ne dit pas que les baux non transcrits pourront toujours être opposés pour dixhuit années. et Revue pratique. tout au contraire. pour déterminer dans que lle période de jouissance se trouve le preneur. n° 207 . 1862. en statuant qu'ils ne peuvent jamais l'être pour plus de dix-huit ans. qu'il faut se placer. Flandin. p. cit. c'est dans la supposition qu'il est antérieur a l'aliénation. Sellier.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. en ce sens : Rivière et Huguet. en effet. op cit. Quest.. ne peut pas être meilleure. 18 Les tiers qui ont acquis sur l'immeuble loué des droits sujets à transcription. citt. Commentaire. Voy. cit. n° 208 . la préférence est due à celui qui est antérieur en date. nos 232 et suiv. et non à celle de l'acquisition. cit. pour une durée de dix-huit années. la préférence se règle par la priorité du titre. 3 de loi de 1855 un sens qu'il ne comporte pas. 20 Cpr. c'est a la date de la transcrip ion. Flandin. que le bail de plus de dix-huit ans ait ou non été transcrit 21. Voy. établi comme maximum. où les tiers avec lesquels ce la . Mourlon. op. n° 301 bis. Commentaire sur la loi du 23 mars 1835. § 174. II. De pareils baux set aient même à considérer comme non avenus à l'égard de l'acquéreur. op.. qui n'a pas fait transcrire ce bail. Et si In législation nouvelle lui donne le droit d'opposer son bal à l'acquéreur.. ou qui ne l'a fait transcrire que postérieurement à l'acte d'aliénation. et loc. n° 203. Entre deux baux de plus de dix-huit années portant sur le même immeuble. 11. qu'elle ne l'était sous l' empire du Co le Napoléon. et par l'antériorité de la trauscription. ne pouvant les faire valoir qu'à partir de l'accomplissement de cette formalité. n° 77. Flandin. il donne clairement à entendre qu'ils sont susceptibles d'être réduits au-dessous de ce laps de temps. 1273 et 1274. 1275 et 1276. n° 51... II. Examen critique app. pour ce qui excède ce terme2». s'ils étaient postérieurs à l'acte d'aliénation 18. XIII. cit. De la transcription. De la transcription. A défaut de la transcription d'un acte ou jugement constatant le paiement ou la cession d'une somme équivalente à trois andernier se trouve en collision ont intérêt et qualité pour demander la réduction de la durée de son bail.. Sellier. De la transcription. en sens contraire : Bressolles. Troplong.]). sur la transcription.1268 et 1269. n° 348.

920 à 923. XVI. Lèg. op. et sauf l'hypothèse spécialement prévue par Fart. Jur. D'après MM. Lég. . et se trouve décidée par l'art... cit. n° 14 bis. dont. 2200 28». que les rédacteurs du Code sont partis de l'idée qui l'antérionité de la remise' des pièces constitue pour les parties un droit acquis. à partir de la transcription de la saisie 22. 477 et suiv. " (Locré. une méprise du conservateur ne doit pas les priver. nées de loyers ou de fermages non échus. Dalloz. v°. Rivière et Muguet (Questions sur la transcription. et sur l'antériorité respective desquelles il ne s'élève aucune difficulté. et qu'ainsi c'est par la priorité du numéro d'ordre que se détermine la préférence. dans ses résultats pratiques. Bressolles.n° 45).. n0 2). Fons. n° 170.Transcription. n° 180. Selon nous.) La même pensée se trouve reproduite dans le Rapport de Grenier (Locré. Ducruet. notre avis.. 2200. et eu égard notamment à l'ordre dans lequel se trouve inscrite la remise des pièces sur le registre à ce destiné. Il résulte de là. ni aux créanciers hypothécaires. conformément à l'art. Bressolles ( op. Cet article. p. se décider d'après les circonstances de la cause. m08 203 et 204) et Mourlon (Revue pratique.. a été ajouté à la demande du Tribunal.. cit.. et assurera-le « droit des parties intéressées dans l'ordre des jours où elles auront fart leurs « réquisitions. Bavera autres systèmes ont été proposés par MM. I. 322:. Rivière et Buguet. nos 192 et suiv. 2200.62 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. la question serait purement de fait. le paiement ou la cession ne peuvent être opposés. 678 et 685 du Code de procédure. la préférence se détermine d'après l'ordre dans lequel les pièces remises par les parties ont été inscrites sur le registre de dépôt tenu par le conservateur des hypothèques. p. Précis sur la transcription. « qu'à la date et dans l'ordre des remises qui leur en auront été faites. Mais cette' opinion qui. Dans les applications précédentes. qui en a expliqué le but. Flandin. 1859. Mais il peut y avoir concours d'inscriptions ou de transcriptions effectuées le même jour. II. nous avons supposé des transcriptions opérées ou des inscriptions prises à des dates différentes. en effet.. et devrait. même pour moins de trois année». Dans ce cas. à. p. n° 519. aux acquéreurs ou adjudicataires de l'immeuble loué. 400 et 401). XVI. Suivant le premier de ces auteurs. 2147. 22 a dernière partie de cette proposition se trouve justifiée parle rapproche- ment des art.. De la transcription. la question est plutôt de droit que de fait. Sellier. concordera le plus souvent avec le nôtre ne nous paraît pas exacte en théorie. cit. Troplong (op. n° 45. qui porte : +« Les conservateurs ne pourront transcrire « les actes de mutation ni inscrire les bordereaux sur les registres à ce destinés. en l'absence de règle écrite. 23 La solution donnée an texte nous paraît virtuellement découler des dispositions de l'art. gém. la préfé- . " et qui donne aux parties le droit de demander une reconnaissance rappelant le numero du registre sur lequel a été inscrite la remise' de leurs pièces. en disant : « La mesure proposée évitera lès suites des méprises.

Mais ces arguments ne nous paraissent pas concluants. à partir de la tranet . à celui qui se trouve en possession. si un droit de propriété et un droit d hypothèque peuvent simultanément exister sur le même immeuble. parle motif que le créancier hypothécaire aurait tout le jour de la transcription pour s'inscrire utilement.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. Dalloz. 63 Cette règle s'applique. d'après une dernière opinion. 2147 qu'une disposition exceptionnelle. M. Mais ne serait-ce pas aller directement contre l'esprit de ta loi du 23 mars 1855. Sir.. les créanciers ne peuvent prendre utilement inscription. Enfin. sans égard à la priorité de la remise des pièces par l'un ou par l'autre. La difficulté se réduit donc à une question de priorité de l'inscription ou de la transcription. n° 520. non seulement au concours de deux transcriptions. elle restera sans aucun effet. sans tenir aucun compte de la priorité d'inscription sur le registre d'ordre. par l'antériorité du titre. il n'en est pas moins légalement impossible qu'une constitution d'hypothèque et une aliénation. ou elle ne l'a été qu'après. que d'accorder la préférence an moins diligent? Enfin. cit. question qui doit se résoudre d'après la règle posée au texte... rence appartiendrait à celui des deux acheteurs dont le titre a le premier reçu date certaine. ou l'hypothèque a été inscrite avant la transcription. 427). Mourlon. texte et note 25 infrâ. 924 et 925.op. parce qu'elle est puisée dans un ordre d'idées que la loi de 1855 a précisément eu pour but d'écarter. mais encore à celui d'une transcription et d'une inscription effectuées le même jour 24. Il en serait sans doute ainsi. et v° citt.. et en disant . Nous ne pouvons voir dans l'art. 481. § 174. Nous examinerons. Sir. ne sont point incompatibles. Flandin. consenties par le même individu.) et Sellier top. si l'art. Selon M Bressolles (op. n° 225. de fait. Mais ce n'est point ainsi qu'il s'exprime. de manière que l'inscription prise en vertu d'un titre antérieur à l'acte d'aliénation l'emporterait sur la transcription de cet acte faite le même jour. comme au cas prévu dans la note précédente. ayant pour objet le même immeuble. 2. Ducruet ( op. 5 juillet 1860. 6 de la loi du 23 mars 1855 disait : passé le jour de la transcription. Suivant MM. ou. 60. De deux choses l'une en effet. Au premier cas. Cette solution n'est pas admissible. admise par le tribunal de Bagnèresde-Bigorre (24 février 1859. op. si leurs titres sont de même dite. elle sera efficace pour le tout. D'un autre côté.. on devrait admettre la concurrence entre l'acquéreur et le créancier hypothécaire dont la transcription et l'inscription auraient été faites le même jour. cit. cis. le mérite de ce système. au second. se trouve portée la première sur le registre des transcriptions. . 2147. Diverses autres opinions se sont produites. et loc citt.. 60. qui n'est pas susceptible d'être étendue du cas prévu par cei article à celui dont il est actuellement question. et sur cette idée qu'un droit de propriété et un droit d'hypothèque. de telle sorte qu'il y eût lieu à partage de la valeur de l'immeuble entre l'acquéreur et le créancier hypothécaire. donne la préférence à la transcription qui. qui se fondent sur a l'art. deviennent l'une et l'autre simultanément efficaces. la préférence se réglerait. II. Arras. la préférencedevrait toujours nécessairement être accordée à l'inscription. n° 85). 2.

336. On peut donc attaquer un contrat qui a été transcrit. et locc. Selon lui. texte et note 5. Ducruet. II. et v° citt. . 27 Arg. II. et v° citt. il indique. le conservateur n'aurait pas suivi. 1. et loc. n°s 40 et 60. Grenier. Quest. Flandin. 5.. nos 1 et 2. 2. flandin. etc.. de la manière la plus claire. sur ce point. Dalloz.. Mais c'est là précisément la question qu'il s'agit de résoudre dans l'hypothèse où. 108. 921. Mourlon (op. v° Expropriation forcée. loi du 23 mars 1855. seront complétées au paragraphe suivant. détruirait la foi due au registre de dépôt.. n"s 504 à 506. Nîmes. 22 mars 1809. 17 prairial an XIII. La transcription. par extraordinaire. op... l'auraient été dans un ordre inverse de celui qu'indique le registre de dépôt. Fons et Sellier.) émet à cet égard une opinion contraire. sauf dans ce cas le recours contre le conservateur.. n'est cependant qu'une inscription inutile. § 1". l'ordre indiqué par ce dernier registre.. Les notions générales sur la transcription. Sir.. pour opérer les transcriptions. Req. n° 519. Sir. cit. 26 Cette preuve. cet auteur dit que le registre des transcriptions forme la loi unique des parties. n'efface pas les vices dont ils seraient entachés. 107. qui n'ont point à s'enquérir des mentions consignées au registre de dépôt. Mais la règle ci-dessus posée fléchirait devant la preuve d'une fraude ou d'une erreur commise parle conservateur. la préférence entre deux acquéreurs dont les titres auraient été transcrits le même jour se réglerait toujours par l'ordre matériel dans lequel les deux transcriptions se trouvent portées sur les registres destinés à les recevoir. en ce qui concerne spécialement les actes scription. 368. 6. Des hypothèques. cit. et. op. § 208. Bressolles. et qui ne peuvent respectivementse les opposer. rej. Elles seront développées.64 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 25 M. La circonstance que deux transcriptions. citt. sur le registre de dépôt. faites le même jour. cit. art. citt. nous nous bornerons à nous en référer aux observations présentées à la note 23 suprà. de la part de celui qui aurait été induit en erreur par la faute de ce fonctionnaire. fût-ce d'ailleurs le même jour. II. dans l'ordre d'inscription. par les mêmes moyens que s'il ne l'avait pas été 27.. op. 4. simplementdestinée à assurer la publicité de certains actes ou jugements. que l'inscription prise après la transcription. op. Dalloz. A l'appui de son opinion. sans égard à l'ordre dans lequel le remise de pièces a été inscrite sur le registre de dépôt. 2. Req.. Sir. en effet. 902. opp. des pièces qui lui ont été remises26. Zachariae. Merlin. exposées au présent paragraphe. 20 frimaire an xtv. 9. op. rej. ne suffirait pas pour faire écarter la règle dont s'agit 25.

ne s'appliquent qu'aux actes passés et aux jugements rendus depuis celte époque. à l'égard des tiers. des actes ou jugements qu'on peut ou qu'on doit soumettre à cette formalité 2. en général. Nous ajouterons seulement ici.. sont susceptibles d'y être soumis. Art. Cette modification ne s'applique pas aux subrogations consenties par des créanciers hypothécaires autres que des femmes mariées 28. Mais. Des qui peuvent ou personnes — La transcription dont il est ici question 1 consiste dans la copie littérale. Ce mot se trouve. 678 et suiv. Instruction de la régie. 65 translatifs de propriété immobilière ou constitutifs de servitude. employé dans ce sens. celle antériorité ne peut s'établir qu'au moyen d'un acte authentique. ou d'un acte sous seing privé ayant acquis date certaine. est la copie d'un acte quelconque sur un registre public. la suppression de cet article a été consentie par le Conseil d'État. § 288 texte et note 11. Voy. les créanciers subrogés à l'hypothèque légale d'une femme mariée D'en sont saisis. 2181. manière dont s'effectue la transcription. et que celles de ses dispositions qui sont relatives à la transcription. art. ou par la mention de la subrogation en marge de l'inscripiion préexistante. sous le rapport de leur forme. pour terminer cet aperçu sommaire. 2 L'art. que la loi du 21 mars 1855 n'est devenue exécutoire qu'à partir du 1er janvier 1856. à plusieurs reprises. 1 La transcription. dans la théorie de la propriété et dms celle des servitudes. sur un registre public tenu par le conservateur des hypothèques. à la demande de la Commission du Corps législatif. la qui doivent requérir. 1328. au Code de procédure. du 5 II. D'après l'art.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. que par l'inscription de celte hypothèque à leur profit. 38 . § 174 bis. Cpr. Du reste. § 174 BIS. dans les hypothèses où la préférence entre deux prétendants droit se règle par l'antériorité du litre. 719 et 720. 9 de cette loi. qui a pensé que le mode de transcription suivi jusqu'alors était préférable. 3 du projet primitif de la loi du 23 mars 1855 avait introduit un nouveau mode de transcription. La transcription continue donc à se faire dans la forme indiquée par l'art. abstraction faite de toute transcription ou inscription. 2° La loi du 23 mars 1855 a encore apporté une autre modification au principe posé en tête de ce paragraphe. qui se composait du dépôt d'une copie de l'acte à transcrire et d'une inscription par extrait sur le registre du conservateur. De la Voy. — Des actes qui.

les procurations et autres pièces annexées aux actes présentés à la transcription. 2. rej. Voy. mais avec copie entière du cahier des charges 8. cit. 15 novembre 1838.1. 225. ne doivent pas être transcrites avec ces actes 0. 2181. 39.. n° 27. ces diverses conventions ne constituassent un tout indivisible 7. I. 217. v° Transcription. Sir. 15 novembre 1838. cit. Art. op. cit.. 342..66 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Flandin.. 9 Merlin. Exposé sur la transcription. 28 mai 1862.. Sir. en sens contraire : Grenier. Flandin. 39. I.961. 39. I. Sir. op. n° 60. Art. op et loc. 9 et 789. Orléans. Quest. 2. 487.. n° 124. eit. cit. 16 juin 1840. I. 911. Bressolles. n° 2. 2. Mourlon.. 221. 54. De la transcription. s'il s'agissait d'actes qui. Des hypothèques. 7 juin 1839.l. 8 Grenier. les actes et jugements à transcrire doivent l'être en entier 8. 39. Sir. Quest. à moins que.1. § 3... cit. 6 Bressolles. op.. Bressolles. Flandin. op. 7 Amiens. Flandin. 40. nos 89 et 125. Troplong. IV. Civ. 781. cit. sur l'exécution de la loi du 23 mars 1855. Flandin. 24 novembre 1855. Rivière et Huguet. .. 221.. op. 1. Mourlon. De la transcription. op. 241 Orléans. et loc. op.961. Toutefois. sur la transcription. cill. Troplong. op.. Rivière et Huguet. 4 Troplong... 26 juin 1840. Sir. 28 mai 1862. tels que les contrats de mariage. 775. 776. 783 et 784. op. 241.. Troplong. Des hypothèques. La transcription se fait au bureau de la conservation des hypothèques de l'arrondissement dans lequel se trouvent situés les immeubles formant l'objet des actes à transcrire. n° 250. Civ. les unes susceptibles. cit. . Flandin. 2181. En règle. 2. rej. De la transcription. 5 Mourlon. Du reste. I. 487. cit. 226. I. en sens contraire : Martou. I. II. 7 juin 1839. op. chaque adjudicataire est admis à faire transcrire séparément la partie du procès-verbal qui le concerne. 2.. il suffirait de faire transcrire les parties de l'acte relatives aux premières 6. 1. peuvent contenir des conventions diverses. et par lois. Paris.. Des hypothèques. les autres non susceptibles de la formalité. et des actes contenant vente simultanée d'immeubles et de meubles aliénés pour un seul et même prix 6. citt. cit. pour l'affirmative : Mourlon. Sir. et loc. Il en est ainsi même des actes d'échange1. n°s 126 et 127. 3 Les conservateurs ont-ils qualité pour refuser la transcription d'un acte présenté en extrait seulement? Voy. Sir. op. Voy. en matière d'adjudication aux enchères publiques. Sir. op. 62. 2. De fa transcription. I. 369. 779. Mourlon. D'un autre côté. 62.342. Paris. dans leur ensemble... cit. 40. Cpr. I. Amiens. De la transcription..

. 15 Cpr. XVI. cit. op. op. Toutefois. entre les mains du conservateur. op. cit.. la transcription des actes passés au profit de ces personnes ou de leurs auteurs 15. Battur... la formalité s'accomplit à Paris 10. I. si la tranLes Rivière et Huguet. op. I. I. 67 Lorsque ces actes portent sur des actions immobilisées de la banque de France. II. texte et note 5. par M. n° 55. I. n° 233. 18 Discussion au Conseil d'État (Locré. tels que les maris ou tuteurs. cit.. de cet article. soit en personne. v° Transcription. Troplong. n° 543. II. sauf le recours. deBelIeyme (Sir.. n° 133. Bressolles... Rivière et Huguet. texte et notes! 2 à 16. op. n° 196. cit. n° 7). une expédition de l'acte à transcrire. 23. Zachariae. n° 1. tout aussi bien que les actes authentiques 12. agissant. n° 28. 228. § 207. Rép. § 704. s'il est sous seing privé. n° 1. I.. Des hypothèques. n° 135. 282 et 283). § 2. ou cet acte lui-même. s'il y échet. v° Transcription. Flandin.. op. Flandin. Rapport fait au Corps législatif. Bressolles. op. op. op. Mourlon. 18 Art.. 1855. Grenier.. Merlin. 1 3. Mourlon. p.. Cpr. I. Flandin... Le requérant doit déposer.. L 816 et 817. cit. Les actes sous seing privé sont admis à la transcription. § 207. op.. Les actes qui contiennent des conventions relatives à des immeubles situés dans des arrondissements différents doivent être transcrits dans les bureaux de chacun de ces arrondissements. cit. 13 Bressolles. I. Mais ces dernières ne sont point restituables contre le défaut de transcription. cit. Rép. sont. cit.. cit. p. 14 Tarrible. op.. op. cit.. 10 Zachariae. 359. § 174 BIS. op.. . n° 14. 55 et 56. op. 1. Tout porteur de la pièce nécessaire pour l'opérer est présumé avoir mandat à cet effet 14. Mourlon. dans l'intérêt des personnes dont ils administrent les biens. Avis du Conseil d'État des 3-12 floréal an xm. op. cit.. quand bien même ces immeubles feraient partie d'un seul et même domaine 11. cit. Troplong. op. n° 156. et arg.. s'il est authentique. Mourlon. La transcription peut être requise par toute partie intéressée. op. contre les administrateurs de leurs biens 16. tenus de requérir. cit. en vertu d'une obligation inhérente à leur qualité. 942. I. 213. texte et note 2. op. 870.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. 243 à 247. cit. 28. administrateurs du patrimoine d'autrui. cit. Flandin. cit. Flandin. cit. op. 133 et 228. cit. Lois annotées. 45. Mourlon. Il en est de même des actes passés en pays étranger 18. 248 et suiv. soit par le ministère d'un fondé de pouvoir. 11 Troplong. 788. 785. Lég. cit.

163. scription avait été opérée sur une simple copie. Il mars 1829. IV. Des hypothèques. § 179. 795 et 796. avec la faculté de les exercer désormais en son propre nom 1. sur un registre d'ordre ou de présentation. mais le conservateur ne peut le forcer à la recevoir et en payer les frais. en vertu de l'art. notes 26 et f27 § 756. en vertu de la loi ou de la volonté de l'homme. contre qui de droit. Art. 1. et qu'il est tenu de restituer au requérant. Martou. le cas échéant. cass. lett.. 941. 17 . 18 Rivière et Huguet. et de délivrer au requérant. sauf à lui à les récupérer. 2. n°1432. notes 103 à 107. op. sous aucun prétexte. op. n» 167. texte. 1593. La personne qui se trouve investie d'un droit. Sir. al.. I. op. ni de la validité des actes présentés à la foimalité. non comme le Flandin. cit. 2200.. Des privilèges et hypothèques. I. ni de l'utilité ou de l'inutilité de son accomplissement.68 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE.. Les règles relatives à la responsabilité des conservateurs seront exposées au § 268. 1322 et 1328 : § 704. Des différentes espèces de successeurs. en ce qui concerne en particulier l'application des art. Une personne succède à une autre. Voy. si celui-ci l'exige. Voy. à supposer que cette copie fût conforme au titre 17. 232 à 234. 29. 214. Flandin. Art. IV. 2199. Elle est mentionnée par le conservateur sur l'expédition ou l'original de l'acte qui lui a été présenté. les droits et actions qui lui compétent ne sont donc pas de véritable successeurs. 1166. op. 790 et 791. Mourlon. Cpr. 19 Le déposant a le droit d'exiger cette reconnaissance. 2181. lorsqu'elle recueille ou acquiert. § 175. Zachariae. I. refuser ni retarder la transcription de ceux qui en sont susceptibles 18. Mourlon. I. cit. cit.. Art. — Cpr. cep. en sens contraire Décisions ministérielles des 14 et 28 ventôse an XIII et 6 août 1821J Troplong.. texte et note 1. et au nom de leur débiteur. La transcription doit se faire à la date et dans l'ordre des présentations. sur la position des créanciers. Le conservateur n'est juge. l'ont. e. op. une reconnaissance indiquant la date de ce dépôt et le numéro sous lequel il est inscrit au registre 19. Les trais de la transcription sont avancés par ce dernier. § 312. 1 Les créanciers exerçant. et ne peut. Art. tout ou partie des droits de cette dernière. des actes à transcrire déposés entre ses mains. Des privilèges »l hjpothèques. texte et note 13. 1009 . Civ. cit. cit. 2220. Il est tenu de faire mention. elle n'en produirait pas moins son effet.. texte n° 2.

texte et note 2. § 576. Tels sont les acquéreurs. Art. soit d'une partie aliquote des meubles ou des immeubles. Il en est encore ainsi du légalaire d'une succession recueillie par le testateur8. le successeur de l'usufruitier 2. par l'effet de l'usucapion. distincte de l'hérédité. 3 Cpr. et acquis par l'autre. les fermiers ou locataires. Il en est de même du légataire en usufruit seulement. Cp. Le donataire entrevifs de tous les biens présents du donateur n'est aussi qu'un successeur à titre particulier 4. 1010. Les seconds sont ceux qui ne succèdent qu'à des objets particuliers.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. ne saurait être considérée comme le successeur de celle-ci. les cessionnaires. § 608. un droit ne fait que retourner à celui qui en était primitivement investi. de l'universalité ou d'une quote-part de l'universalité des biens d'une personne décédée. Zachariae.. texte n° 3 . ou à une quote-part de l'universalité des biens d'une personne décédée 9. comme le successeur de la personne investie du droit correspondant à cette charge. mais de son propre chef. perdu par l'une. 4 Cpr. en cas d'extinction de l'usufruit. par suite de la révocation. l'annulation ou la rescision. sur ces deux points : § 714. texte in fine. Les premiers sont ceux qui succèdent à l'universalité. notre Droit consi2 dère comme une universalité juridique. ce dernier n'est pas le successeur de la personne au préjudice de laquelle s'est opérée la révocation. soit de tous les meubles ou de tous les immeubles. . Les successeurs se divisent en successeurs universels et sucA plus forte raison cesseurs particuliers. soit de trente ans. Ainsi. § 698. et soumet ceux qui l'exercent à l'obligation de contribuer paiement des dettes. quel s'éteint une charge dont ses biens étaient grevés. proportionnellement à la valeur de au ses biens. bien qu'il s'agisse du même droit. § 706. soit de dix à vingt ans. considérer celui au profit dupeut-on ne . § 179. celui qui devient. lorsque. D'un autre côté. le nu propriétaire n'est pas. 8 Notre Droit assimile à des successeurs universels les légataires. texte n° 2. comparée à celle de l hérédité proprement dite. de l'annulation ou de la rescision d'un acte. notes 15 et 16. et les légataires à titre particulier. les créanciers subrogés aux droits d'un autre créancier. bien que de pareils legs ne portent pas sur une partie aliquote du patrimoine. les biens formant l'objet d'un retour successoral. Ainsi. propriétaire d'un immeuble n'est pas le successeur de la personne au préjudice de laquelle s'est accomplie l'usucapion. texte. § 175. D'un autre côté. 69 tenant d'une autre personne.

dans les dispositions légales qui doivent s'appliquer aux diverses espèces de successeurs. art. surtout en tant qu'il est employé par opposition au terme tiers. 1122 et 1322.70 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. il y en a qui sont censés continuer la personne du défunt auquel ils succèdent : on les nomme représentants. il importe de remarquer que. et même les légataires universels. tantôt un tiers. 1° Le successeur particulier jouit de tous les droits et actions Cpr. les légataires à titre universel. le législateur se sert cumulativement des termes représensentants et ayants cause. Tels sont les parents légitimes appelés par la loi à recueillir une hérédité. 7 Cpr. tantôt l'ayant cause de telle autre personne. 6 . sera expliquée dans la théorie du patrimoine . 1006. Les successeurs universels qui ne sont pas censés continuer la personne du défunt sont les successeurs irréguliers. La loi emploie fréquemment le mot ayants cause. notes 97 à 99. et que le sens véritable et relatif de ces termes doit être fixé secundum subjectam materiam 7.1006 et 1011. C'est par ce motif que. la même personne est. La position des successeurs universels. quand il n'existe pas d'héritiers à réserve. 724. art. art. De la position des successeurs particuliers. lett. ou héritiers et ayants cause 6. Tels sont encore les légataires universels. Art. quand il existe des héritiers à réserve. Art. suivant la nature de la contestation et les prétentions qui se trouvent en conflit. texte et note 31 . ne désigne que les successeurs à titre particulier. au point de vue des droits qui leur compétent en cette qualité. 941. suivant son acception ordinaire. quant à leurs droits et à leurs obligations. De nombreuses difficultés se sont élevées sur la portée du mot ayant cause. 6. § 756. 137. § 704. Art. A cet égard. 1322 et 1328. nous n'aurons à nous occuper ici que des successeurs particuliers. texte n° 2. Parmi les successeurs universels. de sorte que la signification des mots tiers et ayant cause ne peut pas se déterminer d'une manière absolue et à priori. qui. § 176. Les successeurs universels sont en même temps successeurs particuliers par rapport aux objets particuliers compris dans l'universalité à laquelle ils succèdent. 724.

§ 355.. texte n° 1. Ce n'est donc pas dans une corrélation entre deux termes dont l'un fait défaut qu'on peut trouver la solution du point de savoir quels sont les droits et actions qui passent au successeur particulier avec la chose à laquelle il succède. des droits et actions de cette nature. il ne jouirait d'aucun recours. le successeur particulier jouirait de tons les droits qui peuvent être considérés comme corrélatifs aux obligations qui pèsent sur lui en cette qualité. corporelle ou incorporelle. C'est ainsi encore que l'action résolutoire pour défaut de paiement d'un prix de vente passe de plein droit au cessionnaire de ce prix 2. c'est-à-dire des droits et actions qui se sont identifiés avec cette chose. 1122. l'acquéreur d'un immeuble profite des servitudes établies pour l'avantage de cet immeuble. inexacte : ainsi que nous l'établirons au § 176 bis. même en l'absence de toute stipulation spéciale. L'acquéreur est évidemment dans ces conditions. à laquelle il a succédé. § 755. est censé vir1 . en faveur de ce dernier. Mais aussi n'est-ce que dans ces conditions qu'il peut se dire investi. comme successeur à titre gratuit. La proposition ainsi énoncée suppose que le successeur particulier peut être tenu de certaines obligations de son auteur.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. en garantie contre son auteur immédiat. au recours qui lui appartenait comme successeur à titre onéreux 3. expresse ou virtuelle 4. à moins d'une cession spéciale. ou qu'il aurait renoncé. § 359 bis. il importe de remarquer que l' acquéreur d'une chose. C'est ainsi qu'un sous-acquéreur peut exercer l'action en garantie pour cause d'éviction. 8 Cpr. 1692 et 2112. le successeur particulier ne peut. pas même de celles qui dériveraient de conventions passées par rapport à la chose qui lui a été transmise. comme qualités actives. alors même que. l'ayant cause du vendeur en ce qui concerne les droits et actions qui se rattachent à la chose formant l'objet principal de la transmission. § 176. c'est dans l'existence ou la non-existence d'un lien juridique entre cette chose et ces droits qu'il faut la chercher. et en qualité d'ayant cause. notes 23 et 24. 71 que son auteur avait acquis dans l'intérêt direct de la chose. 4 A cet égard. tout comme pour cette chose ellemême. Suivant cet auteur. Mais cette supposition est. texte m principio). et que le cessionnaire de cette créance jouit des privilèges. des hypothèques. au sujet de laquelle son auteur avait passé une convention avec un tiers. en vertu de l'art. contre le vendeur originaire. le successeur particulier n est directement tenu d'aucune des obligations personnelles de son auteur. à notre avis. Au contraire. se prévaloir des droits enfin. et qui en sont devenus des accessoires 1 C'est ainsi que. La formule que nous avons adoptée diffère de celle proposée par Zachariae (§183. texte et note 12. texte n° 2. ou des autres sûretés qui s'y trouvaient attachés. Art. 2 Cpr. et note 35.

p. en ce qui concerne le bénéfice de droits ou d'actions qui. Cpr. Ayant cause de son auteur. Il. d'accord avec le preneur. Il résulte même de ce principe que l'acquéreur d'un immeuble loué ne peut. VI. . 7 Cette proposition ne p araît pas susceptible de difficulté. § 183. bien que nés de conventions passées au sujet de celte chose. texte et note 2. que l'acquéreur succédant aux obligations du bailleur. à ce point de vue. nous ne voyons pas à quel titre ce dernier serait autorisé à se prévaloir du bail passe' par son auteur. bien que privé en vertu de l'art. il doit. lorsque ce dernier lui a laissé ignorer l'existence du bail. quant à la chose même formant l'objet de son acquisition. à ce titre. d un autre côté. en sens contraire : Toullier. 1122. alors qu'il ne succède pas aux obligations découlant de ce bail. l'acquéreur se trouverait privé de la faculté d'expulser le preneur8. 1168. L'acquéreur. cep.72 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. et se trouvant. que d'une prétendue subr gation aux obligations du bailleur. sans s'exposer pour cela à des dommages-intérêts avec l'acquéreur. Art. § 365. lorsque son contrat d'acquisition lui impose l'olbigation de l'exécuter. 3 Le successeur particulier ne pourrait. en effet. renoncer au bénéfice du bail. Il en serait ainsi. Or. qui se serait engagé à élever des constructions sur ce terrain. 424. qu'un tiers. 8 En vain objecterait-on qu'entre l'acquéreur et le preneur il doit y avoii réciprocité de droits . quam ipse haberet. III. tenu de maintenir le bail. Voy. pouvoir contraindre le preneur à l'exécuter. Zichariae. citt. contraindre le preneur à l'exécution du bail 7. Voy. il ne l'est plus. 147. quoique nés de conventions passées par son auteur au sujet de la chose à laquelle il a succédé. ne rentrent point dans la catégorie de ceux dont il a été précédemment parlé 8. dans cette hypothèse. et n'en sont pas devenus des accessoires. se prévaloir des dispositionsde l'art. ou à y faire des travaux d'amélioration 6. Du contrat de louage. en l'absence de cession spéciale. Il suit de là que l'acquéreur d'un terrain ne peut. locc. se prévaloir du bénéfice des convenions passées par son auteur avec un tiers. tuellement subrogé aux droits résultant de cette convention. 199. qui ne peut pas plus profiter de pareilles conventions. Duranton. succède si peu aux obligations conventionnelles du bailleur que. à moins de cession spéciale. en sens contraire : Delvincourt. en sens contraire : Duranton et Zachariae. qu'elles ne peuvent lui être opposées. n° 298. p. rien n'empêche que le bailleur ne puisse. 1743 de la facult é d'expulser le preneur. mêm après la vente. et actions qui. Polluer. Il n'est. D'ailleurs. ne se sont pas identifiés avec elle. le bailleur. nécessité qui découle bien plutôt d'une extension donnée par les rédacteurs du Code à la maxime Nemo plus juris ad alium transferre potest. par cela même. il a droit à une indemnité à raison du préjudice qui peut résulter pour lui le la nécessité de le maintenir. XVII. alors même que le bail ayant acquis date certaine antérieurement à la vente. lorsque le bail n'est point opposable à l'acquéreur. 6 Voy. reste le maître de le résilier. et que.

Resoluto jure dantis. comme tel. nullitas et rescisio operantur generaliter ex tune. J. à l'acquisition de meubles incorpore s. de ces articles. Cpr. Cette conséquence s'applique non seulement aux aliénations de propriété. ne saurait. C'est ainsi que. mais à toute constitution ou translation de droits réels. 2° Un successeur De ce principe découlent les conséquences suivantes : a. Revocatio. y reste en général soumis après sa transmission 11. art. La convention par laquelle une personne aliène une chose dont elle n'a jamais été propriétaire. Les exceptions de la première série sont corrélatives aux mo- et 177. Nemo plus juris ad alium transferre potest. Delvincourt. 73 n'acquiert pas. 10 Zachariae. de est ce foi. 1. notamment en ce qui concerne les actions rescisoires. note 8. Cet article qui n'est qu'un corollaire de la règle posée par l'art 2279. 934. à annulation. § 1 . 143. 11 Voy. 1743. 2182. C'est à tort que ces auteurs écartent l'application de la règle posée au texte. Ainsi. Art. Le principe ci-dessus posé est soumis à une double série d'exceptions. ou à rescision. 143. Cpr. Duranton. plus d'extension qu'elle n'avait en Droit romain. pour le cas où l'un des preneurs est dé à entré en possession. en effet. art. al. p 200. resolvitur jus occipientis. texte n° 1. des droits plus étendus ni plus solides que ceux dont jouissait son auteur. 175. § 336. § 181. 717. sous prétexte d'analogu e. Art. 963. soit à des droits réels. 9 LL. 17). soit même à des droits personnels de jouissance résultant d'un bail ou d'une antichrèse. § 176. ne peut. par argument de l'art. dans le cas où la même chose a été successivement louée à deux personnes différentes. b. 54. c. note 6. l'acquéreur d'un immeuble est tenu de respecter les servitudes établies et les baux consentis parle vendeur antérieurement à la vente. cep.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. ne passe qu'avec et s charges entre les mains du successeur particulier auquel il est transmis. Un droit fondé sur un titre d'acquisition sujet à révocation. auquel cas ils donnent la préférence à bo nne lorsqu'il dernier. quant ipse haberet. D. (50. être étendu. 2. Code de proc. 1673 et 1681 Sous ce rapport. par elle-même. Un immeuble grevé de charges correspondantes. de R. et même à la concession de droits personnels de jouissance. quant ipse haheret9. préjudicier aux droits du légitime propriétaire ou du précédent acquéreur. al. le Droit français a donné à la maxime Nemo plus juris ad alium transferre potest. 1183. ou dont elle avait déjà antérieurement transféré la propriété. la prétérence est due au preneur dont le bail est antérieur en date 10. III. XVII. 1141. et arg.

14 C'est à tort. Ce bénéfice. le successeur particulier acquiert. non pas ex tune. 1 Art. que Zachariae (§ 181. elles ne constituent pas. en cette qualité. et arg. art. mais même aux regards des tiers. directement tenu des obligations personnelles de son au- teur 1.74 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. modifications qui ont déjà été exposées au § 17412. c'està dire sans rétroactivité. au profit de l'acquéreur. en effet. En effet. ou reçoit la chose à lui transmise libre décharges que 12 avait établies. Il est. 2 et 3. des droits révocables avant leur transmission deviennent irrévocables entre les mains du successeur particulier auquel ils ont été transmis. mais ex nunc tantum. il s'agit d'avantages que le successeur ne tient pas de son auteur. par exemple. resolvitur jus accipientn. Il en est ainsi. soit de certaines charges dont la chose à lui transmise était grevée. § 176 bis. qui lui appartient en son nom personnel. des droits dont son auteur s'était précédemment dépouillé. mais qui sont attachés à sa possession personnelle. 717. 1141 et 2279. Cpr. Non obstat. dans les cas auxquels s'appliquent les articles cités au texte. évident que. des exceptions à la maxime Nemo plus juris ad alium transferre potest. Quant aux causes qui peuvent entraîner. 13 Cpr.. De la position des successeurs particuliers en ce qui concerne les obligations de leur auteur. Les exceptions de la seconde série se rattachent aux cas où. texte in fine) paraît admettre le contraire. est attaché à la nature de son titre d'acquisition. quam ipse haberet 13. art. tous les objets composant le patrimoine d'une personne forment le gage ce dernier . 871. Les dispositions des art. Code de procéd. difications que reçoit le principe suivant lequel les conventions sont par elles-mêmes translatives de droits. l'extinction.2239 et 2265 ne doivent pas davantage être considérées comme consacrant des exceptions à cette maxime 14. soit de certaines éventualités de résolution qui pesaient sur le droit de son auteur. art 2092 : Si. Dans les hypothèses auxquelles se rapportent ces modifications. à vrai dire. de plein droit et comme tel. non seulement entre les parties. 132 et 958. d'après cet article. par exception à la règle Resoluto jure dantis. quand exceptionnellement la révocation a lieu. de cet article.. 1° Le successeur particulier n'est pas. le successeur ne tient pas de son auteur le bénéfice de l'extinction des charges ou de l'éventualité de résolution dont il s'agit dans cet article. al.

et qui. pour son avantage personnel. L'acquéreur d'un immeuble n'est pas. et a conduit cet auteur à des conséquences que nous avons cru devoir rejeter. et ne peut-elle.NOTIONS GÉNÉRALES SUR L'ACQUISITION DES DROITS. texte et note 18. La convention par laquelle une personne s'est obligée envers une autre à lui donner. proc. De là découlent. le droit de s'y promener ou d'y cueillir des fruits. s'applique même aux obligations dérivant de conventions que ce dernier aurait passées par rapport à la chose formant l'objet de la transmission. par ce fait même. pour le cas où elle vendrait un certain immeuble. mais en faveur d'une personne. ils cessent. tenu de l'action paulienne à laquelle se trouvait soumis son auteur. § 247. texte n° 1. n'est pas opposable au successeur particulier 8. 2 La règle que pose Zachariae. 1178. (8. 75 principe. Toullier. quam ipse haberet. entre autres. Cpr. 8. à moins qu'elles n'aient eu pour effet de restreindre ou de modifier le droit transmis 2. qui ne constituent pas des servitudes personnelles. texte n° 2. obligations qui sont à ce titre opposables au successeur particulier. III. Voy. la préférence à prix égal. en sa seule qualité de successeur. §176 BIS. notes 7 et 8 . Or. c. le caractère de biens. 5 Cpr. en vertu de la règle Nemo plus juris in alium transferre potest. 8 Cpr. b. texte n° 1. d'être soumis au droit de gage établi par de ses créanciers. § 176. et cela dans le cas même où il serait privé de la faculté d'expulser le preneur 3. le propriétaire d'un immeuble a concédé sur cet immeuble des droits d'usage ou de jouissance. il l'article précité. L. par rapport au débiteur. 1). § 369. ne revêtent pas non plus le caractère de servitudes réelles. non au profit d'un fonds. d. L'acquéreur d'une chose donnée à bail par le vendeur n'est pas tenu des obligations résultant du bail. 4 On peut donner pour exemple le cas où le propriétaire d'un fonds aurait concédé à un tiers. par une convention autre qu'un bail ou une antichrèse. être admise que lorsqu'il s'agit d'obligations qui ont eu pour effet de restreindre ou de modifier le droit transmis. D. celte concession n'est pas obligatoire pour le successeur particulier 4. texte et note 3. l'aliénation leur faisant perdre ce caractère. Lorsque. les conséquences suivantes: a. établis. de serv. § 176. 586 et 587. . Voy. il n'en devient passible qu'autant que les condiCe n'en est ainsi qu'en tant que ces objets ont. Tout au moins est-elle équivoque. en disant que « le « successeur particulier est tenu des obligations qui incombaient à son auteur « au sujet du droit transmis » n'est point exacte dans sa généralité. au § 182. incontestable dans sa généralité. § 352. texte et note 8. texte et note 2.

1851. par Bélime. par Bruns. 1850. par Rauter. Théorie des actions possessoires. art. Traité de la posSOURCES. est tenu. Revue de législation. in-8. 6 . in-8. art. Etudes historiques et critiques sur les actions poss ssoires. par Alauzet.1 vol. in-8. texte n° 1.1 vol. 1848. § 181. 2167. Paris. et le compte rendu de cet ouvrage par Benech. Code de procédure. d'acquitter toutes les dettes hypothécaires qui le grèvent. 1 vol. 175. Zachariae. Traité du droit de possession et des actions possessoires. in-8 . texte et note 3. le successeur particulier peut se trouver indirectement soumis à la nécessité d'acquitter les obligations contractées par son auteur. IV. t vol in-8. Das Recht des Bes tzes im Mittelalter und in der Gegenwart. 1846. 1811. Traité des actions possessoires. Art.76 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Cpr. in-8. 377 Traité de la poss ssion. V. II. ET DES ACTIONS POSSESSOIRES. 1854. Histoire de la possession et des actions possesoires en Droit français. C'est ainsi encore que le sous acquéreur d'un immeuble. 1 vol. faute de le faire. texte. et le compte rendu de cet ouvrage par de Parieu. 1 vol. 185. Die Lehre vom. Dissertatio de jure possessions. § 313. par Aulanier . loc. Loi du 25 mai 1838 sur les justices de paix. qui n'a pas rempli les formalités de la purge. 23 à 27. tions requises pour son son exercice se rencontrent également dans sa personne6. Zachariae. § 187. Paris. dont le prix est encore dû au vendeur originaire. — BIBLIOGRAPHIE. en ce qui concerne le chef des dommages intérêts. art. notes 4 et 24. in-4. il serait exposé à perdre la chose par lui acquise. Revue critique. par Molitor. par Planck. 6. 7 Cpr. nach den Grundsäizenn des franzo ichen Civil' rechts. Paris. qui a pris possession du terrain usurpé par son auteur 7. dans le cas où. in fine. Goettingen. 1849.1 vol. Paris. pour éviter l'action en résolution compétant à ce dernier. p. DE LA POSSESSION. par Crémieu . in-8 . texte et note 15. pour eu éviter l'expropriation. Traité de la possession. e. par Pothier. être exercée contre le successeur particulier. Code Napoléon. Besitze. 1842. p. in-8.1 vol. Strasbourg. cit. Paris. Paris. Tübingue. 2° Nonobstant le principe posé en tête de ce paragraphe. L'action possessoire qui compétait à un tiers à raison d'une usurpation de terrain ne peut. § 189. 1829. 2228 à 2235. C'est ainsi que le tiers acquéreur d'un immeuble hypothéqué. est tenu de payer ce prix. et qui ne veut pas délaisser cet immeuble. 1812. par de Parieu.

3e édit. 1854. Quant aux actes juridiques d'administration.. p. art.1 vol.. ou de transformation. XIV. p. le propriétaire d'une chose pouvant la vendre ou la louer. 542. XV. § 177. dans le sens le plus large de cette expression. dont le premier dérive du principe de la légitime défense 1. Revue critique. par Garnier.. Code pénal. sa détention n'est cependant que l'occasion et non la cause de ces droits.DE LA POSSESSION. et à demander. par Carou. Si.. p. Lyon. de jouissance. au moyen de la réintégrande. Si le détenteur est autorise à repousser par la force les actes agressifs dirigés contre la chose qu'il détient. d'exercer sur une chose des actes matériels d'usage. 78 et suiv. et le second des considérations d'ordre public 2. alors même qu'elle est détenue ou possédée par un tiers. 1 vol. De la Possession. la restitution de cette chose. Origine de la possession annale. l'exercice n'en est pas nécessairement lié au fait de la possession. le détenteur jouit en certains cas de la faculté de retenir la chose qu'il détient. in-8. 'l'état ou la relation de fait qui donne à une personne la possibilité physique. Lorsqu'une personne tient de fait une chose sous sa puissance. 1 . 1857. in-8. ce fait prend plus particulièrement le nom de possession naturelle ou de détention. A. 1847 à 1852. de jouissance. 177. soit dans des actes matériels d'usage. 1859. 2 vol. 77 session et des actions possessoires. sur la réintégrande : §§ 183 et 189. 2 Voy. soit dans des actes juridiques d'administration. ou de transformation. ou de disposition. On appelle possession. d'un autre côté. 344 et suiv. Spoliatus ante omnia restituendus. p. in-8. sans avoir l'intention de la soumettre à l'exercice d'un droit réel. 328 et 329. La détention ne produit par elle-même aucun effet juridique. 322. ou de disposition. par Smith. Paris. 131 et suiv. Traité théorique et protique des actions possessoires. Paris. Études sur la possession et les actions possessoires. § L'exercice de droits quelconques sur des objets extérieurs consiste. lorsqu'il en a été dépouillé par voies de fait. actuelle et exclusive. et d'en refuser Cpr. par Marinier. Notion de la possession.

ou d'usage. la loi y attache. cependant certains effets juridiques. et note 2. le Droit romain avait déjà admis une quasi-possession. 4 L. 6 Il est même des cas exceptionnels où l'intention dans la personne du possesseur peut être remplacée par celle de son représentant. 32). poss. former obstacle à l'efficacité de la possession sont les vices de précarité. Zachariae. texte in fine. On peut posséder par soi-même ou par autrui. L. Art. Ils sont même. L. c'est-à-dire. deprec. A côté de la possession proprement dite. Cpr. § 185 a. La nature de ces vices et leur influence. accompagné de l'intention de l'exercer à titre de droit 4. 20. on peut. C. Lorsqu'une personne tient une chose sous sa puissance. § 17. 3. 7 Les jurisconsultes romains appelaient justa. D. (43. de clandestinité et de violence 7. ce fait constitue la possession proprement dite. Le Code Napoléon ayant réuni ces deux états de faits sous la dénomination commune de possession. il ne puise pas cette faculté dans la détention même. Quoique la possession ne constitue qu'un état de fait. mais dans une créance dont l'origine se rattache à cette détention 8. 10. Art. en d'autres termes. D. pourvu qu'une personne ait elle-même l'intention de posséder. d'après notre Droit. en général. de sa bonne foi ou de sa mauvaise foi. 1). Gaius. 26). en ce sens que. (43. D. la possession exempte des vices 3 . de jouissance. de servit. 2228. § 179. ou exerce ce droit 8. ou exercer la servitude pour le compte de cette personne 6. qui s'appliquait notamment aux servitudes personnelles ou réelles et qui consistait dans le fait de l'exercice de la servitude. un tiers peut détenir la chose. sous certains rapports. (8. 2. Les seules circonstances qui puissent. L. 5 Cpr. détient cette chose. notes 11 et 12. de vi et vi arm. texte n° 1. de acq. voulant qu'une chose soit soumise en sa faveur à un droit de propriété. le fait de celui qui. définir la possession.78 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. absolue Voy. dans le sens juridique du mot. sur le droit de rétention : § 256 bis. 2228. la restitution jusqu'au remboursement de ce qui peut lui être dû à l'occasion de celte chose. indépendants de la croyance de ce dernier en ce qui touche la légitimité de ses prétentions. § 3. ou à un droit réel de servitude. Ces effets ne sont pas subordonnés à l'existence réelle du droit que le possesseur prétend exercer. (7. 139. IV. avec l'intention de la soumettre à l'exercice d'un droit de propriété (animo sibi habendi). 16).

17). destituée d'efficacité juridique. Troplong. System. § 9. en général. la possession ne constitue pas un droit sui generis. II. 1. 2. proe. § 178. (41. Cpr. rer. aussi : L. uti poss. quoique placées hors du commerce. C'est en considérant la possession comme la cause génératrice des effets juridiques qui y sont attachés. D. des termes possession. de clandestinité et de violence. n'est évidemment pas celle qui a servi de point de départ à la théorie du Droit français sur la possession et les actions possessoires. de acq. 1). 2). former de fait l'objet d'une véritable possession. De la prescription. §231. susceptibles de propriété. et non un droit subsistant par lui-même. et ne donnerait pas la raison de la condition d'annalité. D. de acq. dans ce sens : Thibaut. 3. Voy. quoe sunt corporalia. celle qui était entachée de l'un ou de l'autre de ces vices. et L. Zachariae. pour rendre l'idée qu'on exprimait en Droit romain par les de mots possessio justa. 1402. A notre avis. Mais aussi se comprend-elle pour toutes les choses de cette nature qui sont susceptibles de propriété 2. 4. Des objets susceptibles de possession ou de quasi-possession. On ne pourrait attribuer à la possession le caractère d'un droit. poss. (43. par cela 9 . n°s 12 à 15. cette possession est-elle. légale. I. Institutionem. I. §178. Bélime. elle ne serait toujours qu'un droit dérivé de cette personnalité. qu'en la rattachant à la personnalité de l'homme. D. suffisante peut-être pour expliquer les interdits possessoires du Droit' romain. que certains auteurs lui § attribuent le caractère d'un droit. à ce point de vue même. Ce que la loi protège et garantit. § 185 a. et injusta. Voy. 1 Possideri autem possunt. dont elle est une manifestation. § 27. (41. Les rédacteurs du Code Napoléon se sont servis. sur l'efficacité de la possession seront expliquées au ou 180. Les objets incorporels ne sont susceptibles que d'une quasiprécarité.DE LA POSSESSION. Seulement. 297 . a laquelle l'admission de ces actions est en général subordonnée. 8 Puchla. 237 . L. Mais. dans l'art. peuvent. c'est bien moins la possession elle-même que le droit probable de propriété ou de servitude dont celle-ci fait supposer l'existence 8. vel amitt. cette manière d'envisager la possession. La possession proprement dite ne s'applique qu'aux choses corporelles 1. comme la propriété ou les servitudes 9. D'ailleurs. 2 Des choses corporelles. dom. L. 79 relative.

fussent-elles immobilisées 6. ne sont susceptibles. la quasi-possession n'est-elle pas admise pour tous les objets incorporels indistinctement. dont on se sert quelquefois. d'après la législation actuelle. même qu'elle s'applique à des objets placés hors du commerce. tit.comme telles. 1240 : Les expressions possesseur de la créance. 1. 317. n° 276. les universalités de droit. admise en Droit français en faveur des héritiers du sang. Encore. que relativement aux objets particuliers que le défunt possédait lui-même 7. les rentes foncières étaient susceptibles de possession. sont employées dans cet article comme synonymes des termes titulaire apparent de la créanee. Coutume de Paris. s'appliquent bien moins à l'nérédité. Il en est de même des droits simplement personnels de jouissance. elles ne pourraient plus. ni de possession. Cpr. cass. § 183. qu'aux droits réels immobiliers de servitude. § 185. ne sont. art 96 et 98. ni de quasi-possession4.. comme pouvant donner lieu à une action possessoire. Mais aujourd'hui que ces rentes ne constituent que des créances mobilières. notes 14 et 15. Civ. art. possession. C'est ainsi que si nous disons au § 609. de jouissance. c'est-à-dire comme objets incorporels.. 1. Ainsi. former l'objet d'une action possessoire. susceptibles. n° 383. des légataires ou donataires universels. et pour les rentes sur l'État ou les actions de la banque de France. les créances. cela doit s'entendre en ce sens . 3 Cpr.. 6 Bélime. considérée comme universalité de droit.80 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Cpr. 28. quoique portant sur tous et chacun des objets compris dans l'hérédité. et que nous avons nous-mêmes employées. texte n° 1. art. Ordonnance de 1667. par exemple.Sir. et. 29 juillet 1828. Elle ne s'applique. XVIII. en certains cas. La saisine héréditaire. et le trouble apporté à leur jouissance pouvait donner lieu à l'action possessoire. que la propriété et la possession dé l'hérédité passent de plein droit aux héritiers du défunt. ni de quasi-possession. Ainsi encore. de quelque nature qu'elles soient. texte n° 3. 7 Les expressions possession de l'hérédité. 1. § 317. 33. ou d'usage. à l'exception Cependant de celles qui se trouvent constatées par des titres au porteur 8. Civ. Sir. 11 février 1833. C'est ce qui a lieu notamment pour les rentes foncières 6.l'hérédité. 183. texte n° 1. 5 Dans notre ancien Droit. rej. Bélime.. bien qu'ils portent sur des immeubles. ne produit cependant les effets propres à la possession. 4 Non obstat. ni de possession. qu'aux biens qui en dépendent. qui seront indiqués au § 185. alors même qu'elles auraient été créées sous l'empire du Droit ancien.

emp. D'un autre côté. § 2.DE LA POSSESSION. rétend à la qualité d'héritier. de acq. le fait par lequel une personne obtient la possibilité actuelle et exclusive d'agir matériellement sur une chose. cass. amitt. qui peut résulter de diverses circonstances ou situations physiques. L. (41. En d'autres termes. II. 51. 1. C'est ainsi qu'on peut prendre possession d'un fonds. de cont. et d'une chose mobilière. 1 Adipiscimur possessionem corpore et animo. la possession s'opère par le concours des deux éléments qui la constituent. 81 179. L'acquisition de propriété des objets composant l'hérédité et la possession de ceux que le éfunt possédait. § 1. Mt. ou délivrance. L. Sir. Sir. xte et note 2. elle s'appelle occupation. Quand elle s'opère avec le oncoursde l'ancien possesseur qui abandonne sa possession. vel.. 62. la situation de fait de cent qui. Cpr. 2). 817. § 185 6. 3L. De la possession proprement dite. 79. vel. § 1 179. amitt. poss. aut per se orpore. Zachariae. cass. L. et se gère comme tel.. ou qui auraient été répriés par un jugement. on a nomme tradition. (41. de hoered. 711. 18. quelle que soit d'ailleurs la nature particulière des faits au moyen desquels elle a été obtenue. 74. 6 ue la . sans se transorter sur ce fonds. Civ. 3). Toutefois. § 21. L. poss. D. Civ. D. la possession d'une chose corporelle est acquise à une personne. neque per se animo. n°s 73 et 74. suffit (quoad corpus) pour l'acquisition de la possession. du moment où existe pour elle la possibilité actuelle et exclusive d'agir matériellement sur cette chose (corpus). 17 juin 1862.1). 1.partie des objets héréditaires. 31 août 1842. non seulement par la personne a. L. On nomme appréhension. 3. seraient inefficaces pour l'acquisition de la possession 8. Cette possibilité. (5. sans la toucher 2. de solut. (18. L'appréhension peut avoir lieu. 2). passent de plein droit à ses héritiers. Cpr. De l'acquisition et de la perte de la possession. 8 Bélime. L. on feigne encore par la locution possession de l'hérédité. de acq. D. 42. (46. des faits qui constitueraient par eux-mêmes des délits de Droit criminel contre la propriété. comme attentatoires à la possession d'un iers. 188. 1. Lorsque l'appréhension a lieu par un fait unilatéral du nouveau ossesseur. et qu'elle a manifesté l'intention de la garder comme sienne (animus)l.. D. 1. 3). 9.. se trouvant en possession de tout ou. texte n° 2.

(12.32 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. D. Dans le système du Code Napoléon. if 7 L. par exemple. c'est-à-dire par une convention en vertu de laquelle le possesseur d'une chose cesse de la posséder en son propre nom. L. De la vente. par exemple. Troplong. L. L. Sayigny. mais encore par le ministère d'un tiers. cre. Le constitut possessoire s'établit par une convention en sens inverse. de 1. (41. 18. 12 juin 1826. vel amitt. 2. L. 2. d'après lequel tout acte translatif de propriété la transfère indépendamment de la tradition. 9. 2). on doit attacher aux actes de cette nature un effet analogue à celui du constitut possessoire proprement dit. §§ 14 à 17. Mais cette intention peut également se révéler par une convention ou un autre acte juridique (negotiorum juridicum). et usucap. D. et ret.. Riom. 19. 18. par un représentant légal. Cet acte consiste d'ordinaire dans l'appréhension même. par le fait même de l'aliénation. rei vid (6. de acq. 322. 5 C'est bien à tort que la plupart des anciens interprètes du Droit romain K voyaient dans la tradition brevi manu et dans le constitut possessoire que de» espèces de traditions fictives. de acq. proe. L. 3). le premier cesse de posséder pour autrui. 28. L'intention de garder une chose comme sienne doit se manifester par un acte extérieur.poss. 9. (7. 403.. 1). vel amitt. Sir. Institutes expliquées. 11. 28 mai 1810. I. quoique n'ayant point encore livré la chose par lui aliénée. de reb. au moyen des faits conventionnels connus sous le nom de tradition brevi manu. 9. cesse. par exemple. 1 5. s'en réserve la jouissance à titre d'usufruit ou de bail 8. D. Du Caurroy. 2. proe. 4 | . 267et suiv. 6 L. 77. et commence à la posséder pour le compte d'autrui 7. dans le cas où le bailleur passe au preneur vente de la chose louée. D. au moyen de laquelle se matérialise en quelque sorte l'intention de s'approprier la chose. en ce sens que l'ancien propriétaire. Il y a tradition brevi manu lorsque. I. L. 2). poss. B. C. agissant au nom de cette personne. (41. 1). 41. deuswrp.. L. lien est ainsi notamment dans le cas où le propriétaire. 51. de acq. de acq. rer.. qui veut acquérir la possession. en aliénant sa chose. ou même un simple negotiorum gestor 4. poss. (41. 1. et de constitut possessoire 5. par suite d'une convention intervenue entre le simple détenteur d'une chose et celui pour le compté duquel s'exerçait la possession. 32). Paris. 8 Cpr. (41. De la possession. dom. un mandataire conventionnel. Sir.. et commence à posséder en son propre nom C'est ce qui a lieu.

3. Voy. vel alieno. Riom. D. pour l'usucapion. ou de personnes morales. et ne la détient plus que pour le compte du nouveau propriétaire9. 22. 10 Possessionem acquirimus et animo et corpore : animo utique noslro. p. (41. (7. dès l'instant où le mandataire a appréhendé la chose pour le compte de celui-ci 11. du moment où il aurait ratifié le fait dunegoliorum gestor 12. de acq. 3). et que cette intention ne saurait exister avant la connaissance acquise de l'appréhension faite par un tiers pour notre compte. (41. Paul. vel amitt. de acq. art. il n'est plus possible de l'admettre en matière d'acquisition de possession. Taulier. et. Mais la décision de ces lois. 8 décembre 1838. n°46 : Delvincourt. L. n° 53. 13. 1. Cpr. Pothier. et usucap. 2). qu'à dater du jour où le mandant avait obtenu connaissance de l'appréhension faite par le mandataire. L. de usurp. poss. la possession serait acquise à celui au nom duquel l'appréhension a eu lieu. de acq. même au point de vue de la possession. 538. § 20.DE LA POSSESSION. le mandant acquiert la possession. 42. § il. vel amitt. 1). quand il s'agit de l'acquisition d'un droit. Cpr. 83 la posséder pour son propre compte. § 179. Sent. dans ce cas. | . 18 L. de acq. (41. ou par leurs repréA la sentants légaux 14. cep.. 1136 à 1138 et 1583. D. § 12. Que si un tiers avait appréhendé une chose pour le compte d'autrui. de ncq. lib. Sir. § 1. (41. (41. L. 11. dom. art. vel amitt. Suivant Bélime (n° 92). Mais c'est là une erreur : si l'on comprend la rétroactivité de la ratification. 251. 13. proe. II. de acq. 13 Arg. 32). (41. poss. il suffit que l'intention requise pour l'acquisition de la possession soit manifestée par leurs tuteurs 18. (41. vel noslro. D. 450. 1. Bélime. 656. 2). (41. Elle se manifeste suffisamment et d'avance par le mandat donné à un tiers de prendre possession . L. vel amitt. i 1. rer. L. dom. p. 2). D. l'intention de posséder doit en général exister dans la personne du possesseur lui-même 10. 2. qui se rattachait à la distinction de la possession ad interdicta et de la possession ad usucapionem. » Arg.. § 1. (41. L. poss. puisque la possession suppose l'intention de posséder. 39. Duranton XXI. Cpr. ne semble pas devoir être suivie chez nous. 42. de aq. poss. 197 et 394.. L. qui peut toujours avoir lieu par le ministère d'un tiers. V (2. velamitt. L. 14 Cpr. D. 1. 2). 2.. D. C. I. De la prescription. Sir. 1). 11 L. poss. 1). 322. — 11 est toutefois à remarquer qu'en Droit romain la possession ainsi acquise ne devenait utile. Troplong. et ret. § 5. 28 mai 1810. poss. corpore. de acq. 47. différence de l'appréhension. L. VII. 4). la ratification aurait. D. pro emt. D. 2). 489. 2. Lorsqu'il s'agit d'individus placés en tutelle. 2. L. 1. un effet rétroactif. D. sans en avoir reçu le mandat. Lyon. rer.

Elle se perd. I. 8. dès qu'ils ont recouvré leur liberté naturelle. j.84 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. ou par un obstacle matériel qui rend impossible le rétablissement à volonté de l'état de choses qui la constituait. De la prescription. Dunod. En matière immobilière. et en ce qui concerne les abeilles et les pigeons. dès qu'elles oui cessé d'être en notre pouvoir ou sous notre garde. 263 et 264. il faut. IV. La persistance isolée d'un seul de ces éléments ne suffit pas pour la conserver. poss. Pothier. 32). L'absence d'àctes matériels peut sans doute. vel amilt. C. Cpr. lorsqu'ils ont perdu l'habitude de revenir à la ruche ou au colombier 10 (consuetudo revertendi). quum quibus modis acquirimus. §§ 14 à 16. En d'autres termes. 2). de tous actes matériels de possession 17. Mais c'est à tort que certains docteurs (voy. 153. ou que du moins il ne songerait pas à le faire. pendant un certain temps. ita nulla aéltilur. lorsqu'elle a duré un certain temps. 17. La possession se Toutefois. 17 Licet possessio nudo animo acquiri non possit. soit à l'acte matériel. (41. Rép. de acq. ou qu'il se Fere quibuscumque modis obligamur. il ne se trouverait plus en situation d'exercer des actes matériels sur la chose. admettre les distinctions suivantes. n° 3. v° Prescription. en particulier. Corporis vel animi in contrarium ac tusli.. en ce sens qu'elle ne se perd pas par la seule circonstance que le possesseur se serait volontairement abstenu. iisdem in contrarium actis amittimus Ut igitur nulla possessio acquiri. Troplong. n° 64. vel amitt. la possession ne se perd que par la volonté de l'abandonner. sect. (50 17). nisi in qua utrumque in contrarium actum. 2). de acq. soit à l'intention. poss. D. I. 3. p. part I. à cet égard. perd par la cessation de l'un ou de l'autre des éléments dont elle suppose le concours. Merlin. citt.poss. 3. de acq. La possession des choses mobilières se perd. Dunod. tamen solo animo retineri potest. 4. D. par le concours desquels elle a été acquise. ou d'une volonté contraire. el loc. L. fournir un indice de la volonté d'abandonner la possession. L. chap. D. op. vel ret. nisi animo et corpore potest. iisdem in contrarium actis libenmur. 16 L. de R. Des prescriptions. Cette dernière idée ne doit même pas être appliquée d'une manière absolue . § 5 art. (41. la possession se conserve solo anime. La possession ne se perd que par la survenance d'un fait.) ont voulu établir à cet égard une sort de présomption légale. qu'à tel moment donné. le possesseur ne doit pas être considéré comme ayant cessé de posséder par cela seul. en ce qui touche les animaux sauvages. L. (7. d'après laquelle la possession se conserverait par la set* 15 . b.

dans l'impossibilité d'exercer de pareils actes 18. 3. et ne se perdait que lorsque. après avoir obtenu cette connaissance. suivant les circonstances. quoiqu'il ne se soit pas encore écoulé dix ans depuis le dernier acte matériel exercé sur la chose. § 2. de même. op. Lorsque l'ancien possesseur a laissé passer ce terme sans entrer en jouissance. 1. 19 Cpr. 3. I. de acq. L. — D après le Droit romain. sur l'art. Demolombe. D'après notre Droit. être réputée abandonnée. Bélime. en effet. D. Paul. il n'y avait pas de terme fixe pour la perte de la possession par l'usurpation d'un tiers. 2). elle ne perd qu'autant que l'occupation par un tiers a duré plus d'une année. nos 95 et 96. dont la solution est. soit comme ayant renoncé à la possession. 18 L. 6. 17 mars 1825. soit à raison de la nature de l'immeuble. soit par suite d'éloignement. 2). encore bien qu'il ait manifesté par des actes juridiques. Sir. n0s 102 et 103.. tels qu'une simple inondation.. 22 Non obstant. dans ces deux lois. Maleville. sa nature rej. de acq. Cette perte ne résulte que d'événements qui anéantissent complètement la substance de cette chose. peut considérer l'ancien possesseur. vel amitt. 25. 2). mais l'occupation définitive d'un terrain par la mer ou par un fleuve. Troplong. (41. §§ 7 et 8. 15.. rej. de acq. Les événements de la nature qui. n° 104. Art. après ce terme. Bélime. D. 20 mai 1851. 3. ou sans former d'action pour s'y faire réintégrer. L. (41. de acq. qui. 2). 812. abandonnée à l'appréciation du juge. vel amitt. L. 179. il doit être considéré comme ayant perdu la se qu'il ait connu ou qu'il ait ignoré l'usucapion 20. 3. 174. vel amitt. . Sir. bien que le dernier acte de possession matérielle remonte à plus de dix années. § i. et devrait. par le paiement des contributions. poss. la possession se conservait jusqu'au moment où le possesseur avait eu connaissance de l'usurpation. a évidemment en vue. faire intention pendant dix années. 51. et L. poss. poss. vel amitt. cit. maintenirsl. 46. L. non une simple inondation. 20. 2243. Bélime. 30. par exemple.DE LA POSSESSION. Il n'y a là. il ne faisait aucune tentative pour rentrer dans la jouissance de sa chose.. la possession n'est pas perdue par cela seul qu'un tiers s'est emparé de l'immeuble 19. § 11. 1. Il y a mieux. (41. L. Amiens. § 3. poss. (41. § 213. D. n'opposent qu'un obstacle temporaire à l'exercice d'actes matériels sur la chose possédée 22 n'ont pas pour conséquence d'en perdre la possession 28. 85 serait trouvé. et L. X.. Dans ce système de législation. l'intention de s'y possession. L. note 2. § 179. Des prescriptions. 124. D. et ce. I. qu'une question de fait. 2243. 12 octobre 1814. 7. Zachariae. § 17. Vazeille. Civ. 21 Req. soit comme ayant conservé l'intention de posséder. 238. § 7.

Voy.86 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 23 Ainsi que nous l'établirons au § 255. de remarquer que. formant l'objet d'une possession distincte de celle de l'héritage même. 706. la simple jouissance annale de liberté ne peut pas davantage fonder une action possessoire à l'effet de s'y faire maintenir. ou qui font passer ce qui en reste dans le domaine public. De la quasi-possession. au profit du tiers acquéreur avec juste titre et bonne foi. cela ne peut s'expliquer que par la proposition énoncée au texte. a. et que. Or. part. La définition que l'art. IX. 688 et 1607. si jusque-là le propriétaire de l'héritage grevé jouit en fait de la liberté de cet héritage. le Code Napoléon ne reconnaît cependant pas cette jouissance (possessio libertatis) comme constituant une possession de nature à fonder l'action possessoire 23. chap. 2. puisque n'est pas possible de dire que celui qui jouit en fait de la liberté de son héritage. Les règles exposées au n° 1er sur l'acquisition ou la perte de la possession proprement dite s'appliquent également à l'acquisition ou à la perte de la quasi-possession des servitudes per- sonnelles. s'acquiert par l'établissement de l'état de choses que supposent l'existence et l'exercice de la servitude. exerce pour cela un droit spécial. tant qu'elle n'a pas été exercée. En effet. p. qui ne concernent que les servitudes affirmatives. et va même jusqu'à dire que celui qui a constitution . une possession utile! de liberté. que la prescription résultant du nonusage pendant trente ans. La quasi-possession des servitudes discontinues. ne peut pas se dire en possession de cette servitude. art. a matière d'extinction de servitudes réelles. Cpr. Dalloz. op. art. La quasi-possession des servitudes réelles. la continuation de cette possession devrait. par cela même qu'il n'en est point ainsi. I. continues et apparentes. s'acquiert par l'exercice des actes ou faits de l'homme qui la constituent. entraîner usucapion de la franchise. a. si le propriétaire de l'héritage au profit duquel une pareille servitude a été constituée. 341. ainsi que cela a lieu pour les terrains sur lesquels un fleuve se creuse un nouveau lit. 2228 donne de la possession vient d'ailleurs à l'appui de cette manière de voir. en sens contraire : Dunod. si le seul fait du non-exercice de la servitude constituait. apparentes ou non apparentes. cit.. Art. Bélime (n° 160) enseigne cependant une doctrine contraire. 54. pour le propriétaire de l'héritage servant. 1. b. et. 688. Il importe cependant. 1828. Cpr. le Code Napoléon ne reconnaît. pour la saine application de ces principes. au bout dé dix à vingt ans.

Metz. 707. il ne saurait jamais avoir pour effet public servitude. on serait conduit à dire que les servitudesnégatives se prescrivent par trente ans. Mais. Voy. et cette conséquence n'est pas admissible en présence de l'art. la quasi-possession des droits d'usage compétant aux riverains d'un cours d'eau naturel non compris dans le domaine s'acquiert. intenter une action en complainte à raison de faits qui n'en seraient que l'exercice.DE LA POSSESSION. par les actes extérieurs qui en constituent l'exercice. Les actes qui ne sont que l'exercice d'une faculté commune à tous. 147. Enfin. § 179. continuée pendant une année. cass. A la théorie de l'acquisition de la quasi-possession se rattache la règle posée par l'art. 6 juin 1866. ne peuvent. en raisonnant ainsi. Résultat de la nécessité que la servitude imposait au propriétaire du fonds grevé. 15 février 1841. 21 Ainsi. en ce sens du moins que. possession qui. lorsque depuis son établissement il s'est écoulé plus d'une année sans qu'elle ait été exercée. Si. rapprochée du titre constitutif de la servitude. à dater du titre qui les constitue. 2. 41. Autrement. 2232.. ne peut plus être considérée comme le non-exercice volontaire d'une faculté.. 84 Une pareille abstention. le défaut d'exercice de la servitude en fait perdre la quasi-possession au propriétaire de l'héritage dominant. Sir. le même-fait négatif doit avoir pour conséquence de faire acquérir au propriétaire de l'héritage servant une possession contraire de liberté. n° 265. de la part du propriétaire de l'héritage servant.. Sir. les faits de puisage ou d'abreuvage exercés par un non-riverain. peut. XII. 87 Quant aux servitudes négatives. à raison de leur nature même. la quasi-possession s'en établit par l'abstention. et non celui d'un droit privatif. l'auteur a perdu de vue que l'extinction des servitudes par le non-usage pendant trente ans n'est. des actes de la nature de ceux que le titre constitutifde la servitude lui interdit 24. et en entraine l'extinction au bout de trente ans. Il y a mieux : l'exercice des facultés inhérentes au droit de propriété ne peut pas davantage fonder une possession utile. qui n'implique aucune idée de possession de la part de celui au profit duquel elle s'accomplit. cet état d'abstention réalise par cela même l'exercice de la servitude. 67. dit-il. quoiqu'il n'ait été fait aucun acte contraire à la servitude . fonder une possession utile2S. quelque prolongé qu'ait été cet exercice de la part de l'un des voisins. que le résultat d'une prescription purement extinctive.1. pour chacun de ces droits en particulier. par exemple. donne ouverture à l'action possessoire. en sens contraire : Bélime. Demolombe. Civ. 193. comme il l'avait lui-même établi an numéro précédent. 950. dans un cours d'ean naturel auquel il accédait par une voie puune .

par le maintien de vestiges. à l'exercice de la servitude. à moins qu'il ne reste des vestiges de l'état de choses constitutif de la servitude. proed. autant qu'elle peut l'être. D. blique ne l'autoriseraient pas. sont également inefficaces pour fonder une possession utile à l'égard de celui qui les a permis ". c'est-à-dire ceux qui sont réputés ne s'exercer qu'à la faveur des rapports de bon voisinage ou de familiarité. 6). 27 Voy. de restreindre ou de modifier les facultés qui appartiennent aux autres voisins en leur qualité de propriétaires. qui attestent et l'existence de la servi- . et de l'autorisera demander le maintien de l'état de choses qu'il a créé 28. la quasi-possessiond'une servitude continue et apparente. D'un autre côté. 703 à 707. La quasi-possession des servitudes continues et apparentes se perd lorsque. texte. sur le fonds servant. (8. survenus soit dans le fonds dominant soit dans le fonds servant. d'ailleurs non équivoques. la quasi-possession en est conservée. D. 26 Voy. art. 18. aussi : § 194. quemad. ne se conserve pas par de simples vestiges de l'état de choses constitua de la servitude. amitt. 6. en font également perdre la quasi-possession. relatives à l'usump libertatis en matière de servitudes urbaines. texte n° 1. dont nous expliquerons le véri. provient d'un événement de la nature. notes 14 à 16. Voy. le non-usage de la servitude étant complètement indépendant de la volonté du propriétaire de l'héritage dominant. formeraient obstacle à l'exercice actuel d'une servitude continue et apparente. Cpr. texte in fine. dans le fonds dominant. qui a été supprimée par le fait du propriétaire de l'héritage dominant. des changements qui ont fait disparaître l'état de choses constitutif de la servitude. En pareil cas. A notre avis. lett. ou dont l' exercise a été empêché par des actes contraires émanés du propriétaire de l'héritage servant. § 2. Les dissidences qui se sont produites à cet égard proviennent surtout de la fausse entente de quelques lois romaines. pendant quelque laps de temps qu'ils eussent étt répétés. Mais il en est autrement. des empêchements à son exercice. b.88 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. serv. 6. 28 La question de savoir si la quasi-possession des servitudes peut ou non se conserver par des vestiges de l'état des choses qui les constituait. a. divise les auteurs modernes. auquel cas la possession se conserve par l'existence même de ces vestiges 28. L. à se plaindre de la suppression de cette voie. en nous occupant des modes d'extinction des servitudes. de serv. lett. Cpr. par le fait de l'homme. au § 196. il a été opéré. table sens. lorsque l'obstacle qui s'oppose. les actes de simple tolérance. ou qu'il a été établi. L. urb. (8. Les événements de la nature qui. 2). pendant un temps plus ou moins long. et note 16. une application de cette proposition. § 180.

Julien. p. XVII. à plus forte raison. la maxime Per signum retinetur signatum. le propriétaire de l'héritage dominant en perd la possession. 555. n° 160. qui serait parfaitementconcluante. nous paraît parfaitement exacte. Civ. 4 février 1856. L'opinion de cet auteur se réfute par les raisons déjà déduites à la note 23 suprà.. à moins cependant que cet exercice ne fût devenu impossible que par un événement de la nature. tude et . 89 La quasi-possession des servitudes discontinues. D'Argentré. le propriétaire de l'héritage servant recouvre en fait la jouissance de la franchise de son héritage. II. 28 novembre 1839. III. opérés soit dans le fonds dominant soit dans le fonds servant. 19.. nous paraît sans portée. II. Duvergier sur Toullier. il convient de placer ici une remarque analogue à celle que nous avons faite à l'occasion de l'acquisition de la quasipossession des servitudes affirmatives.DE LA POSSESSION. sur les art. 343 et 344 Bélime. suivie par nos anciens auteurs. II. 1. 709. 266. 433. Statuts de Provence. qui formeraient obstacle à l'exercice de la servitude. cette jouissance ne constitue cependant pas en sa faveur une possession utile 80. chap. par la cessation de l'exercice de la servitude. Vazeille. alors même qu'elles se manifestent par des signes apparents. 14 mars 1854... III. 271 et 368. Voy. liv. I. 54. avec la même force qu'aux servitudes continues. se perd par le fait même de la cessation volontaire des actes ou faits de l'homme qui la constituent.. 39. p. et. apparentes ou non apparentes. 1. par suite. lorsque de fait elles n'ont pas été exercées. rej. § 179. Mais cette argumentation. cep. auquel cas la quasi-possession de la servitude se conserverait par vestiges non équivoques de son existence 23.. 709. rej.1.TV. Cpr. 60. Sir. . Voy. Dunod. la quasi-possession des servitudes négatives se perd par des actes contraires à la servitude. Dans cette hypothèse. des Toutefois. 308. 421 à 425 . De la prescription. Demolombe. n° 30 . Cpr. III. rej. Restreinte à cette hypothèse. n°27. XII. 396. Sir. Sir. Des prescriptions. part. Si. 3 juin 1860. Req.. 1012. le maintien de ces signes est impuissant à en conserver la quasipossession. Duparc-Poulain. Pardessus. 497. et si. I. p. de la coutume de Bretagne. n° 161 . par des changements. VI. en ce qui concerne du moins les servitudes discontinues. 1. et part. 47. Civ. en effet. s'il s'agissait d'un non-usage purement volontaire. les raisons indiquées à la note précédente s'appliquent aux servitudes discontinues. l'intention d'en user dès que les circonstances le permettront. Sir. en sens contraire : Bélime... Des prescriptions. 23 Pour refuser aux vestiges toute efficacité. I. Troplong. quand il est question d'un non-usage involontaire. rej. Des servitudes. chap. Toullier. on a dit que de pareilles servitudes ne pouvant s'exercer que par le fait de l'homme. chap. Req. 56. ao. Enfin. 295 et 296.

1.. comme la possession des choses corporelles. De la précarité. en sens contraire : Pardessus.90 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. ayant intérêt à user de la servitude. ne nous paraissent pas avoir décidé la question in terminis. 208. 5 juin 1839. Bélime. n'est en règle définitivement perdue. Sir. De l'usufruit. 1013 et 1. Quant aux servitudes de ce genre. Req. n° 166. 2229. 38. 8 février 1843. 621.. 2. 242. a cessé de le faire 31. art. l'année ne commence à courir que du jour où le propriétaire de l'héritage dominant. II. Code de procéd. cass.. connu sous le nom de droit de marronnage. Ces vices sont ceux de précarité. Sir. op. Si. Sir. 1. 6 février 1839. telle. il ne saurait être invariablement fixé au dernier acte d'exercice de la servitude. 11 juillet 1838. par exemple. §180. On appelle vices de la possession.. Troplong. il convient de distinguer la possession propre- ment dite. rej. l'impossibilité d'exercer la servitude provenait d'un changement opéré par le propriétaire du fonds dominant. aussi : Proudhon. 242. 2. Cpr. Demolombe. i. Sir. soit à la nature des actes matériels au moyen desquels la possession a été acquise ou continuée. il en est autrement de celles qui ne s'exercent qu'a des intervalles périodiques plus ou moins éloignés. que lorsque l'exercice de la servitude a été interrompu pendant une année au moins. 3716. Sir. 39. 35. Voy. 43.. 747. qu'une servitude de passage pour l'exploitation des coupes d une forêt. 23. cass.. 1. VIII. Caen. certaines défectuosités tenant. soit à l'animus sibi habendi. Pour exposer d'une manière méthodique et complète la théorie de la précarité. Des vices de la possession. 1. Du reste. Civ. Nancy.. de clandestinité et de violence. cit. Civ. Ces derniers arrêts intervenus dans des espèces où il s'agissait du droit d'usage dans les forêts. S'il peut en être ainsi des servi- tudes de nature à s'exercerjournellement. 458.. cependant. la possession se perdrait immédiatement. et par le fait même de ce changement. Civ. XII. c'est-à-dire celle des choses corporelles et la quasipossession des servitudes... rej. 2 macs 1836. 23 avril 1834. 81 . 39. 310.. 789. II. Quant au point de départ de l'année au bout de laquelle la quasi-possession d'une servitude discontinue est censé définitivement perdue. Des servitudes.014. la quasi-possession des servitudes. Art.

in possessione esse. naturaliter possidere. L. 26juin 1822. 24. qu'on a été amené. Code Napoléon. ils entendaient qualifier par là la possession dont jouit. Ce n'est que par' suite d'une notion erronée du caractère du precarium. de rei vind. Bourjon.) cependant a su se garder de la confusion d'idées que nous venons de signaler. cass. avec permission d'en user. en ce sens qu'il jouissait des interdits possessoires à l'encontre de tous.. Denisart. n°s 9 et 10. L.. L. D. 49. proe. ou le dépositaire. et. à ceux qui. 1. avec une grande autorité. liv. art. même en ce qui concerne la possession Voy.DE LA POSSESSION. § 1.362. D. et § 9. chap. en Droit romain. de prec. pour la justification de ces diverses propositions : L.. pour son propre compte. XVIII. corpolariter tenere. Droit commun. 23 . mais est exclusive de toute idée de possession.17):. L. (41. D. uti poss. L.2. Sa possession n'était donc entachée que d'un vice purement relatif 1. 18. sect. mais sous. 1 | (43. L. De la précarité"en fait de possession de choses corporelles. tit. III... le fermier. proe. La qualification de possessio precaria n'avait jamais été appliquée. 15. nous nous bornons à la classer parmi les simples possession.possidere. 2. L. désignaient. Code de procédure. non pour eux-mêmes. les lois citées à la note 1. h. 10.. par une confusion manifeste d'idées. ordonnance de 1667. 2236 et 2239 . Si. Ainsi comprise. D. à l'exception seulement de la personne de qui il tenait cette chose. tenere. 1. tit. rendu à la suite d'un remarquable rapport de M. 9. sect.— Pothier (De la possession. proe. 26). la précarité ne dénote pas une possession simplement vicieuse. la réserve de pouvoir en réclamer la restitution à volonté.Sur. v° Précaire. possèdent. n0s 15 et suiv. VI. Et lorsqu'ils employaient les termes precario. H. 91 a. mais pour le compte d'autrui 2. art. pss. en Droit romain. 1. I. n° 18. comme l'usufruitier.. IV. les jurisconsultes romains se servaient de l'une ou de l'autre des locutions suivantes . (6. 1). dans notre pratique et dans le langage même de nos lois. 3 Voy. Voy. art. et qui a été relevée.. 2). Porriquet. Celui qui avait reçu une chose precario la possédait quoad interdicta. à appliquer la qualification de possession précaire à la simple détention de ceux qui possèdent pour Les termes precario possidere autrui8. 11. (43. 7. malgré vices de la cela. le caractère particulier de la possession de celui auquel le propriétaire ou le possesseur d'une chose l'avait livrée. dans un arrêt de la Cour de cassation. 4.. L. § 180. . de acq: vel amitt. celui qui a reçu à précaire. Civ. 17. 1 . 2 Quand il s'agissait de caractériser la position de ceux qui possèdent pour autrui.

c'està-dire la seule volonté de posséder désormais pour leur propre compte. 85. 2. le séquestre. 31 mai 1828. D. Le vice dont se trouve entachée la possession de ceux qui possèdent pour autrui est absolu. dans le sens du Droit romain.. Riom. Troplong (De la prescription. le créancier sur antichrèse 6. cass. Au surplus. L'opinion contraire. 13. ou les possesseurs précaires. 17). 4. notes 15 et 16 infrà. dont il a l'administration et la jouissance 7. uti poss. 282. comme en Droit romain. le mari quant aux biens de la femme. de telle sorte qu'il la rend inefficace. (43. la chose soumise à son droit d'usufruit.. Nemo potest sibi mutare eausam possessionis. le fermier. Voy. Cpr. et le tuteur quant aux biens du pupille. 6 Duranton. détenant une chose en vertu d'une convention ou d'une qualité d'après laquelle ils sont obligés de la restituer. sont ceux qui. Civ. tel que le Droit romain l'entendait. 1. texte et note 9. 27 mai 1812. 5 Il est bien entendu que l'usufruitier. se continue pendant toute sa durée. 2240. 253. en pareil cas. la possèdent pour le compte d'autrui. texte et note 1. nos 117 à 121. 7 Bélime. § 535. à l'expiration du terme fixé par la convention ou lors de la cessation de leur qualité. aussi bien que sous le régime de la communauté. 2231. n'est pas admissible. quoique ne possédant. Sir. op. L. lett. XXI. que pour le compte du nu propriétaire. n° 96. le mari ne devient pas propriétaire des biens dotaux ou propres de la femme. a cependant. la précarité ne constitue. Les simples détenteurs.. non seulement par rapport à celui pour le compte duquel ils Pothier. 28. Sous le régime dotal. proprement dite. la quasi-possession de ce droit. c'est-à-dire celle des choses corporelles. selon la terminologie du Droit français. et cette présomption. Un simple changement d'intention de leur part. § 215 c. Art. est impuissant à intervertir le caractère de la possession qu'ils ont appréhendée pour autrui. pour son propre compte. et. Art. qui se rattache à l'origine de leur possession. II. 4 . professée par M. cit. et ne les possède par conséquent que pour le compte de celle-ci.92 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. qu'un vice relatif de la possession 4. Zacharia:. Les simples détenteurs sont légalement réputés n'avoir pas Vanimus sibi habendi. c'est uniquement pour ne pas nous écarter du point de vue auquel se sont placés les rédacteurs de nos Codes.. 483 à 486). Tels sont l'usufruitier 3. se rencontre encore aujourd'hui dans les concessions de jouissance sur des immeubles dépendant du domaine public. aussi texte. Sir. 6. le precarium.

712. et qui attribuent le même effet à la prescription de l'action en reddition de compte. admettent tous trois que la reddition du compte tutélaire. se tire clairement de l'art. Il y a mieux. Troplong. 53. Mais cette distinction doit être rejetée . les administrateurs légaux ou mandataires conventionnels qui. 1. tout en reconnaissant que le vice de précarité est absolu en matière de prescription. 365. bien qu'ils n'aient jamais été revêtus de la qualité qui rendait la possession précaire dans la personne de leur auteur. Mais 1 idée d'où partent ces auteurs nous parait erronée. ou s'être affranchis par la prescription de l'obligation de le rendre. § 180. avec cette différence toutefois que. en possession des biens de ceux pour le compte desquels ils avaient commencé à les posséder. § 215 c. Troplong. tandis que M. L'arrivée du terme fixé pour la restitution de la chose détenue précairement. en effet. s'occupant spécialement de la position du tuteur.. elle ne repose que sur une confusion évidente entre le precarium du Droit romain et la précarité du Droit français. Orléans. en vertu duquel le détenteur avait commencé à posséder pour autrui. D'un autre côté. Cpr. notes 8 et 12. pour ce dernier cas. n'en devraient pas moins être considérés comme les détenant encore à titre précaire. 2. de Fréminville (loc. XXI. 93 possèdent. D'après cet article. op. 1. qui. 223. 2236. De la minorité. Mais la preuve que la seule cessation du mandat légal ou conventionnel. VIII. ne suffit par pour opérer interversion de possession. De la prescription. 489) et Demolombe (VIII. après avoir rendu leur compte. Vazeille (Des prescriptions.l'égard de toute personne indistinctement*. n'opèrent pas interversion de possession 9. Art. 18 Nous sommes à cet égard en opposition avec MM. 31 décembre 1852. en ce sens qu'aucun laps de temps ne peut le faire disparaître. 2237. Ni la reddition de compte suivie de décharge. opère interversion de possession en faveur du ci-devant tuteur. et la cessation du mandat légal. Duranton. 131. cit. II. Demolombe. seraient restés. 9 M.) en recule le point de départ à l'expiration du délai de la prescription de l'action en reddition de compte. en vertu duquel une personne avait commencé à posséder pour autrui. XXI. Sir.126 et 127) est cependant d'avis contraire sur ce dernier point. le vice de précarité se transmet aux héritiers de tous ceux qui possédaient pour autrui. MM. I. 369 et 370. suivie de décharge. Duranton.DE LA POSSESSION. Troplong. Zachariae. et notamment aux héritiers des mandataires légaux ou conventionnels. sans contradiction formelle. mais à. 174) font courir l'usucapion à partir de la majorité du pupille. ni la prescription de l'action en reddition de compte n'opèrent en leur faveur interversion de possession 10. De Fréminville. de Fréminville et Demolombe. La décharge donnée au tuteur ne porte que sur les résultats de la gestion tutélaire. ce vice est perpétuel. cit. Cet auteur.. 487. semble admettre qu'il n'est que relatif en fait d'actions possessoires. Troplong (II. ou conventionnel. 243 et 245. et n'implique de la 8 .

translatif de propriété. à titre onéreux ou gratuit. intervertir sa possession. Voy. au droit de celui pour le compte duquel il possédait. Admettre que l'interversion de possession s'opère en l'absence d'une cause de cette nature. Voy. Bélime. 2238. 2238 suppose une cause qui explique et légitime. cep. 11.. et qu'ils sont assez graves pour constituer le propart du pupille. 507. des prétentions contraires au droit de ce dernier. par l'effet seul de sa volonté. Mais c'est là une question complètement différente de celle que nous avons résolue au texte. en sens contraire : Troplong. ni consentement à ce que le tuteur s'en gère désormais comme propriétaire. un acte translatif de propriété. 12 En exigeant. I. op. lorsqu'ils sont assez caractérisés pour annoncer manifestement des prétentions de cette nature. Bélime. une cause venant d'un tiers. de usurp. soit d'une contradiction formelle. ou tout au moins équivoque. De la prescription. l'art. ce serait indirectement contrevenir au principe que le détenteur ne peut. Un pareil acte opère ipso facto interversion de la possession. 712.. Voy. On ne saurait donc trouver dans une pareille décharge une cause suffisante d'interversion. dans la personne du détenteur. soit d'une cause venant d'un tiers. La contradiction de nature à opérer interversion peut résulter de tout acte judiciaire ou extrajudiciaire. n° 112. la volonté de commencer à posséder pour son propre compte. I. p. la L. . 650. passé au profit du détenteur par une tierce personne. II. cit. lorsqu'il émane de celui pour le compte duquel ce dernier avait com- mencé de posséder 18. Delvincouit. partie II. 31 décembre 1832. ni renonciation à exiger la restitution de ses. II. opère-t-il interversion de possession.. par lequel le détenteur fait connaître à celui pour le compte duquel il avait commencé de posséder. 11 II restera sans doute à examiner en pareil cas.. 3). A plus forte raison. si. Sir. et usuc. la possession ne doit pas être réputée clandestine. 157. au regard du véritable propriétaire. Art. opposée par le détenteur. Des prescriptions. 507 et 508. d'ailleurs. sans qu'il soit nécessaire de le notifier à celui pour le compte duquel elle s'exerçait 11. dans le sens de notre opinion : Orléans. on entend tout acte. pour intervertir la possession. en l'absence de notification du titre. 2. 53. cit. 33. Vazeille. II. Troplong. Elle peut également résulter de faits matériels. Vazeille. et que le détenteur ait pu croire à la possibilité d'une transmission de propriété à son profit 12.immeubles. à supposer. passé au profit du détenteur. Le vice de précarité ne peut être effacé que par une interversion de possession résultant. D. op. Par cause venant d'un tiers. nos 113 à 115.94 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. (41. 348 et suiv. que cet acte soit sérieux.

3. Cpr. D.. serait en général insuffisante pour opérer contradiction. Cet article dit bien que les actes de simple tolérance ne peuvent fonder ni possession ni prescription . mais il est évident qu'en s'exprimant ainsi. op. Req. 2. En matière de servitudes. à l'exception seulement du propriétaire ou possesseur dont émane la concession 16. Celui qui exerce une servitude à titre de tolérance l'exerce pour son propre compte . Cpr. § 762. II. 3. Cpr. 2232. Vazeille. 16 Non. 507). et L. cep. De pareils faits sont. à débattre la validité de celui qu'il aurait produit. C'est ce que M. Caen. 355. La précarité ne se présume pas. 1. cit.... op. (43. à produire un titre de propriété. 25. Le possesseur ne peut être astreint. § 180.. cass. 151 et 152. notes 5 à 7. il suppose déclaration qui. 15 L. susceptibles d'être prouvés par témoins 14. 95 priétaire qui en a obtenu connaissance.DE LA POSSESSION. obstat. en tout cas. 514. la précarité désigne le caractère de la possession de celui qui n'exerce une servitude qu'à titre de simple tolérance. en faisant valoir ses droits. En exigeant une preuve écrite de la contradic11 tion. 1. pour établir la non-précarité de sa possession.. art. 3 avril 1824. 31. n° 110. Sir. n'est entachée que d'un vice purement relatif. puisqu'il est impossible qu'on exerce une servitude pour le compte du propriétaire ou du possesseur du fonds assujetti. bien moins encore. qu'elle n'a eu lieu que par une déclaration purement verbale. quoique précaire. en demeure de s'y opposer. à justifier de l'existence de ce vice.le rédacteur de cette disposition n'a eu en vue que les rapports de celui qui exerce une servitude par simple tolérance. Art. 2. Sir.. cit. Porriquet a très bien établi dans le rapport déjà cité à la note 3 suprà. 26). et ne saurait s'entendre dans le sens d'une possession appréhendée pour le compte d'autrui. | . texte n° 1. et. ne pourrait être prouvée par témoins. I. 2230. Voy. Il en résulte qu'elle est efficace à l'égard de tous. Le terme précarité se prend donc ici dans le sens du precarium du Droit romain 15. C'est aussi ce que la Cour de cassation a formellement reconnu par son arrêt du 6 mars 1855 (Civ. 173. Bélime. Sir. 29 août 1831. par elle-même. c'est-à-dire par suite d'une concession bénévole et toujours révocable. comme tous les faits purs et simples. C'est à la partie qui argue la possession de précaire. Cet auteur n'est pas contraire à l'opinion indiquée au texte. avec le propriétaire ou le possesseur qui lui en a concédé l'exercice. 55. rej. b. De la précarité en fait de quasi-possession des servitudes. de prec. et sa quasi-possession. Troplong. et qui.

47. art. il n'y a point. pour l'usucapion. et particulièrement de ceux contre lesquels on veut s'en prévaloir19. al. par la nécessité de la bonne foi au moment de la prise de possession. proe. poss. op. et ce qui s'expliquait. 2238. 2. 2. Une possession. Les motifs qui nous portent à rejeter l'usucapion de 10 à 20 ans. lorsqu'il s'agit de servitudes imprescriptibles. § 215 c. il en était autrement. nous font également penser qu'un titre émané à non domino ne suffit pas à lui seul pour opérer en cette matière interversion de possession. L. (41. L. En Droit romain. D'après le Droit français. La possession est clandestine.. I. op. soit pour l'action possessoire. vel amitt. Encore. en d'autres termes. la cause venant d'un tiers dont parle l'art. 40. de acq. non publique. texte et note 18. 356. § 2. 18 Voy.2. D. 2). lorsque. cit. à cet égard : § 185. §. § 215 c. texte n° 3. qui exige la publicité de la possession comme condition de son efficacité (art. en général. soit pour l'usucapion 18. lett. était conforme aux. la nature particulière de la chose Nous ne rappelons pas ici. 6. pour les interdits uti possidetis et utrabi. (41.. I. M Arg. à examiner si le possesseur a ou non cherché à tenir sa possession secrète. comme moyen de faire disparaître la précarité. 2233. d'imprimer à la possession un caractère utile. Vazeille. Zachariae. au contraire. 2229). ce qui. par cela seul qu'elle n'a pas continué à s'exercer publiquement. d'ailleurs. lorsque les actes par lesquels elle a été appréhendée et continuée n'étaient pas de nature à être connus du public. texte et note 19. effacer la précarité à l'égard du propriétaire du fonds sur lequel la servitude s'est jusqu'alors exercée à titre de simple tolérance. même en matière de servitudes continues et apparentes.96 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. cit. poss. b. 2). Le vice d'une possession clandestinement appréhendée se trouve purgé du moment où elle se révèle par des actes matériels exercés publiquement 20. de acq. n° 42. 17 . Les jurisconsultes romains. Du reste. Troplong. L. le vice de précarité dont se trouve entaché l'exercice d'une servitude est perpétuel et ne peut s'effacer que par une contradiction formelle I 7. une pareille contradiction n'a-t-elle pas pour effet. ne considéraient la possession comme clandestine. qu'autant que le fait de l'appréhension avait été intentionnellement celé. Bélime. ou. D.termes de l'édit du prêteur. parce qu'un titre constitutif de servitude émané à non domino ne saurait en l'absence de contradiction formelle. De la clandestinité. 19 Zachariae. 40. ne devient pas clandestine. publique à son origine.. vel amitt. On s'y attachait exclusivement à l'origine de la possession .

cit. note 3. 1. n° 82 et suiv. elle n'est pas paisible. Zachariae. la jouissance ne s'en relève plus par des actes de nature à être connus du public.. être réputée clandestine. Cpr. 83 Pothier De la possession. opposé que par ceux qui n'ont pu connaître la pos3. 362. . n° 51 et 52. 48. Trop31 cit. qu'autant que le possesseur aurait pris des précautions extraordinaires pour celer la continuation de sa jouissance 21. Bélime.. § 188.DE LA POSSESSION. Troplong. en d'autres termes. La clandestinité est un vice purement relatif. De la violence. Elle ne devrait. ou. par cela seul qu'après son établissement. Des actions. Bélime. C'est ainsi qne la possession d'une cave creusée publiquement sous le sol d'un voisin ne devient pas clandestine.. 357. Civ. I. n° 96. en pareil cas. op. cass. Sir. lorsqu'elle a été acquise et gardée au moyen de voies de fait accompagnées de violences matérielles ou La possession est moraless8. Vazeille. 22.. op. 26 juin 1822. Cpr. Poncet.. qui n'est susceptible d'être session 22. I. § 180. 97 possédée ne comportait pas une jouissance publique. 369 et 370. entachée de violence. long. II. n° 43. cit. op.

25 Troplong.. 26 Repousser par la force un trouble apporté à la possession. Cpr.. 16) Troplong. 449. 264. et §2l5. sans qu'il soit nécessaire que la chose retourne préalablement au pouvoir de celui qui en a été dépouillé 24.98 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Req. en sens contraire : Delvincourt. que par une jouissance paisible continuée pendant une année au moins. 420. § 215 c. Maleville. (2. alors que. 210.Bélime. cit. ce résultat n'est définitivement acquis. § 28. de l'accession et de la continuation de la possession. cependant ils n'auraient pas abouti à une interruption naturelle de la prescription. 3. texte et note 15. comme la clandestinité. en ce qui concerne les avantages attachés à la possession. Zachariae. 2229. Sir. 23. § 181. Req.. Zachariae. cit.. Code de procédure.. Voy. La possession. n° 34. § 2156. 1. 648.. §§ 2 et &. 21 Il en était autrement en Droit romain. sur l'art. 2233. les effets de celle-ci remontent au jour où la violence a cessé. Bélime.. de usuc pro empt. La violence ne constitue. De la translation. op. texte et note 17. ap. D. part. 1. par cela seul que le possesseur emploie la violence pour s'y maintenir 28. 5.. les autorité?!. 65. p. ou qu'il se produise une interversion dans la cause de la possession 23. Inst. la violence employée pour acquérir la possession ne la rend pas perpétuellement vicieuse. n'est pas susceptible de passer en réalité d'une personne à une sultat de rendre la possession inefficace. (43.Voy. n° 31.. 1.suprè. ce n'est pas exercer un acte-violent de possession. I„418. (7. 26). ou dont le vice originaire de violence a été purgé par une année de possession paisible. 49. exempte de violence à son origine. C. Sir. Le vice de violence est purgé par la continuation paisible de la possession.citées à la. Cpr. §188. ne devient pas vicieuse. Toutefois. I. 1er avril 1848. note. qu'un vice purement relatif. art. 10 mai 1865. de usur. rej. Lorsque le vice de violence a été purgé par la continuation paisible de la possession durant une année. L.. La possession.note 21. Delvincourt. L.- . II. envisagée en elle-même et comme état de fait. dont ne peut exciper que celui contre lequel elle a été exercée 27. 6). I. 27. texte et note 17. rej. Zachariae.. Il g. de vi et vi arm. Art... En Droit français.

Il en résulte. de la qualité dont elles se prévalent. proe. Bélime. et indépendamment de toute prise de possession personnelle. et notamment des actions ouvertes à l'effet de s'y faire maintenir ou réintégrer. vel amitt. Cette fiction. et que. tant que le titre de ces personnes n'a pas été vérfié par la justice ou par les héritiers intéressés à le contester. que les personnes qui jouissent de la saisine héréditaire peuvent. en Droit français. Cpr. (4. L.DE LA POSSESSION.. que dans le cas où la possession. comme des accessoires utiles de ce droit. 23. on doit également admettre que les actions ou avantages attachés à la possession passent ipso facto celui auquel un droit a été transmis. Or. produit cependent encore cette importante conséquence. Merlin. poss. doit avoir duré un certain temps. Du domaine privé. D. sans envoi en possession ou délivrance préalable. les droits se transmettent par le seul effet des conventions. indépendamment de toute tradition. pour produire tel ou tel effet juridique. ils devraient être déclarés non recevables dans ur demande pour défaut de qualité. avec le droit probable dont la possession était l'exercice ou la manifestation 2. ce n'est là qu'une pure fiction légale. rej. comme les pétitoires. qu'après avoir obtenu l'envoi en possession on la élimnce. elles ne sont pas égalementinvesties.1. d'autre part. et les légataires ni ne jouissent pas de la saisine. II. 3 II est toutefois à remarquer que les successeurs irréguliers. Ces avantages et ces actions passent ipso facto aux successeurs universels ou particuliers du possesseur. note 3 infrà. ne sont admis à former les actions posseseires. Mais ce n'est point là une exception au nncipe de la transmission des avantages de la possession : cela tient uniqueeut à la circonstance que. ces successeurs sont autorisés à joindre le temps de la Le Droit romain n'admettait même pas que la possession du défunt se transmît à ses héritiers. Proudhon. et par cela même immatériel. Voy. et en vertu de la maxime Le mort saisit le vif.87. jusque-là. de acq.. 497. à l'égard des tiers. 2). v° Complainte.. intenter les actions possessoires du défunt. dans notre législation. 99 autre 1 . la possession du défunt est censée passer de plein droit aux héritiers du sang et aux légataires universels jouissant de la saisine. qui ne contredit pas la proposition énoncée au texte. Quest. § 2. à la différence des successeurs universels qui n'en jouissent pas. Il en résulte. 12 fructidor an X. n sens contraire. d'une part. Si. que les successeurs universels ou particuliers sont en cette seule qualité. qui avait dans notre ancien Droit une plus grande portée qu'elle n'en a aujourd'hui. Req. § 181. t comme des moyens de le défendre ou de le consolider. par cela même que. mais il en est autrement des avantages qui y sont attachés. nos 183 à . 8 Ces avantages et ces actions ayant un caractère juridique. admis à exercer les actions possessoires qui compétaient à leur auteur 8. 1 . rien ne s'oppose à ce qu'ils passent d'une personne à une autre.

VI. et que le vendeur reprenant. proescrip. sans la développer. n° 270. l'immeuble par lui vendu n'est pas autorisé à joindre à sa possession celle de l'acquéreur : or. temp. soit à raison de la résolution. qui se sont occupés avec un soin particulier de l'accession de possession.. d'après la place qu'il occupe au titre de la prescription. 3) : De accessionibus possessionum nihil in perp tuum. p. Dunod. Voy. 20 et 21. ont l'une apparaît comme la suite et en quelque sorte comme la continuation di l'autre. chap. I. 151. n° 30. I. Cette manière de voir a été suivie par nos anciens auteurs. ces conséquences nous paraissent inadmissible Troplong. aux droits d'une autre personne. 265.100 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. que par les principes rigo+urem du droit. D. soit par suite d'une obligation de délivrance qui lui incombe. C'est et que le Droit romain avait déjà admis au sujet de l'interdit utrubi Gaii comm. et la combinaison de ce texte avec la suite de la même loi prouve que. et si l'on trouve dans cet article les termes « on pent joindre à sa possessioncelle desonauteur.. sur l'art. 4 . Or. De la prescription. toutes les fois qu'il existe entre deux possessions un lien tellement intime et nécessaire. la règle de l'accession de possession. 223S 4. C'est ainsi que le légataire peut joindre à sa propre possession. 428. mais encore en faveur de tous ceux auxquels le possesseur est tenu de remettre ou d'abandonner la possession. 2235. n° 349. Crémieu. qu'ils se sont bornés à rappeler. d'Argentré. en vertu d'un pa* de retrait. plutôt par les notions de l'équité. de l'annulation ou de la rescision de son titre 6. La translation et l'accession de possession s'opèrent non seulement au profit des successeurs proprement dits. part. dans l'art. En les restreignant aux cas où une personne succède. cet article ne s'occupe de l'accession de possession qu'ai point de vue spécial de la prescription. dans la loi 14. 5 Les jurisconsultes romains. de la coutume de Bretagne. proe. consistunt enim in sola oequitati. Bélime. Quoique. possession de leur auteur à celui pendant lequel ils ont euxmêmes possédé (accessio possessionum). C'est ce qu'énonce nettement Scaevola. et 452. et d'après sa rédaction même. s'accordaient à reconnaître que cette matière devait être réglée. chap. de div. de quelque manièrequ'on lui ait succédé ces termes doivent s'entendre secundum subjectam materiam. IV. il n'entendait cependant pas la restreindre à ces personnes. c'est-à-dire de I' succession aux avantages de la possession. L'ensemble des décisions du Droit romain sur celle matière conduit à reconnaître que l'accession doit être admise. IV. De la prescription. neque generaliter definire possumus. Bélime. on arriverait jusqu'à dire que le légataire ne peut joindre as possession celle de l'héritier. si ca jurisconsulte ne faisait aucune difficulté pour admettre l'accession de possession en faveur des successeurs proprement dits.597 et suiv. (44. n0s. Art. il est d'autant moins probale que les rédacteurs du Code aient voulu s'écarter de cette doctrine. dans le sens propre de cette expression. il n'est pas douteux que la règle qu'il consacre ne soit également applicable en matière d'actions possessoires.

§ 181. Rép. 3. après avoir possédé par sion L. rej. et loc. citt. sect. op. I. § 5. en général. Mais cette solution. il a été dispensé de cette restitution. I. n° 8. D.. Nous comprendrions d'ailleurs difficilement que l'interruption définitivement opérée par une dépossession de plus d'une année. sect. mais encore à l'égard de tout tiers contre lequel on voudrait se prévaloir de la possession. (41. n°s 190 et 199. il ne saurait être question de simple accession de possession dans les cas où une personne. Cet auteur. vel amitt. v° Prescription. L. et loc... Bélime. restreint l'application de la loi 13. 19. v° Prescription. poss. 6 § 1. 2). n'est plus compatible avec les principes de notre Droit. Troplong. 2). op. s'appuie sur la loi 13.. » Mais la décision de cette loi. 176 et 177 . Merlin. 81. l'a été avec restitution des fruits. de usurp. Sir. D. 4°. 3 n° 4. D. Vazeille. v° et locc. tions. poss. Merlin. art. après avoir perdu la posses- par une interruption de plus d'une année. ci-dessus citée. Un pareil jugement. à raison de sa bonne foi. Cpr.). § 10. non seulement à l'égard de la partie condamnée au délais- sement. et vsucap. cit. 2235. de acq. nous paraît avoir été victorieusement réfutée par Bélime (loc. 13. vel amitt. . 32. condamné au délaissement. Marcadé. 13. D. op. 3). § 2. I. ainsi conçue : « Si jussu judicis res mihi restituta sit.joindre à sa propre possession celle de l'acquéreur ou du donataire 7. l'annulation ou la rescision de la vente ou de la donation. après la résolution.. Mais il ne semble pas qu'on puisse aller jusqu'à accorder le bénéfice de l'accession à celui qui. (41. dont l'effet est purement relatif à la partie contre laquelle il a été rendu. mais même celle que l'héritier a eue jusqu'au moment de la délivrance du legs 8. Zachariae. op. 8 L'opinion contraire. de acq.. I. note 14. proescrip. Merlin. 72. Dunod. citt. § 9. n° 3. n°s 202 et 203. (41. pss. cit.. de div. d'après lequel les jugements ne sont. qui compte un grand nombre de partisans parmi les auteurs anciens et modernes. Des prescrip6 I. temp. a obtenu au pétitoire un jugement qui condamne au délaissement le possesseur intérimaire 8. citt. L. ne saurait être invoqué contre les tiers qui n'y ont point figuré. Troplong. et qui ne peut guère s'expliquer que par l'assimilation du jugement ordonnant le délaissement à un titre translatif de propriété. de acq. accessionem essemihi dandam placuit. op. et loc. C'est ainsi encore que le vendeur ou le donateur peut. 12 janvier 1832. qui paraît se rattacher aux effets de la litiscontestation en Droit romain. Rép. distinguant entre le cas où le possesseur. 452. § 9. 3). en sens contraire : Vazeille. § 5. Troplong. Req. 7 L. Bélime. au premier de ces cas. Dunod. (44. Des prescriptions. vel amitt. que déclaratifs. art. Du reste. D. § 215 c. citt. 101 non seulement celle du testateur. et celui où. op.DE LA POSSESSION. que dans notre manière de voir nous n avons pas à examiner. cit. 448 et suiv.. 2). 1. I. sur l'art. (41. fût effacée par l'effet d'un jugement rendu au pétitoire.. Voy.

entre autres de là. il faut. de acq. 11 est vrai que l'usufruitier a.la chose corporelle sur laquelle porte ce droit. 6 mars 1822. Proudhon. I.(H. art. Mais il n'a pas la possession de. après l'envoi en possession. puisqu'il ne s'agit pas ici d'une question d'accession. c'est en son propre nom. § 5. Civ. 5. X. ces successeurs sont.. Sir. C'est ce qui a lieu lorsque le nu propriétaire reprend. et que. pour qu'il y ait lieu à accession. Vazeille. d'autre part. C'est ainsi que. D. (41. Troplong. Bélime. il ne la détient qu'à titre précaire. vel amitt. V. 9 | . cass. 2). lorsqu'une succession est dévolue à des successeurs irréguliers. et sur ce que. 11 L.. réciproquement. Il résulte. 2570 et suiv. 13. la Cour de cassation a cependant jugé que le nu propriétaire ne peut intenter l'action possessoire qu'en vertu d'une possession remontant à une année au moins depuis l'extinction de l'usufruit. en se fondant. 2236. 3). pour son propre compte. Merlin. op. il nous paraît être le résultat d'une équivoque. et loc. 635. op. L. 2).. d'une part. sur ce que le nu propriétaire n'est pas le successeur de l'usufruitier. et comme si elle avait elle-même possédé. 430. citt. la quasi-possession de son droit d'usufruit. et même la possession restée ^vide dans l'intervalle du décès à l'envoi en possession. Dans ce cas. vel amitt. que cette personne est autorisée à se prévaloir de la possession exercée pour son compte. que la possession dont le nouveau possesseur veut se prévaloir pour là joindre à la sienne ne soit pas vicieuse. cit. rentre personnellement en possession. poss.. D'un autre côté. c'est-à-dire pour le compte du nu propriétaire.113. 432. par une possession intermédiaire et annale qu'aurait eue un tiers.l. Art. qui continue de la posséder par son intermédiaire pendant toute la durée de l'usufruit. 3. n° 8. poss. cit. L'accession ne peut avoir lieu qu'entre deux possessions qui se suivent sans interruption. v° Prescription. 1. la chose qui s'y trouvait soumise 9. Mais le premier de ces motifs porte à faux. l'usufruitier. Demolombe. que celui qui a acheté un immeuble d'un détenContrairement à la proposition énoncée au texte. de usurp. sect. I. Troplong. (41. autrui. 298. après la cessation de l'usufruit. 13. et 10 L. . D. Cette chose ne lui ayant été remise que temporairement. op. 22. c'est-à-dire qui n'ont pas été séparées l'une de l'autre. usucap. autorisés à joindre à leur propre possession celle du défunt. Mais la circonstance que la possession serait simplement restée vide ne forme point obstacle à l'accession1». 20. De l'usufruit. Rép. ne rentre pas dans la classe de ceux qui détiennent pour autrui.102 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. n° 201. D. possédant pour son propre compte. sa propre possession soit exempte de vices». de acq. Quant au second. et sous condition de restitution.

II. en disant : Juwn harres in jus omne defuncti succedit. De la p. proes. 2237. le nouveau possesseur peut. prescription. qui cependant ne connaissait pas la saisine héréditaire . (2. et que la véritable raison de cette disposition se trouve dans le principe que tous les successeurs universels. malgré les vices de la possession de son auteur. ignoratione sua defuncli vitia non wchiit veluti quum sciens alienum Me. dans la personne du succeschée celle L'art. Exposé de motifs. de div. c'est-à-dire aux parents légitimes que la loi appelle à la succession. XVI. en tant qu'il s'agit des avantages et des vices de la possession. licei ipse sciât proedium alienum. 6). 2237 ne mentionne. de usucap. elle ne saurait se présenter dans notre Droit que pour le vice de précarité. Ni l'intention qu'un pareil successeur pourrait avoir de posséder pour son propre compte. qui. avec les avantages qui s'y trouvaientattachés et les vices dont elle était affectée. sive volint sive nolint. ne sauraient avoir pour effet d'effacer ce vice. Lég. que les héritiers. ou si. art. et se résout. dans leur personne. de manière à la rendre elle-même vicieuse. à raison de leur caractère juridique. pour restreindre l'application de cette expression aux héritiers proprement dits. et. D. cit. § 181. n 08 127 à 130. vel precario possedit. 13 « Diutina possessio quoe prodesse coeperal defuncto. temp. 3). dans l'impossibilité de commencer. 565. hoeredi el bonorum possessori. 103 teur ou possesseur précaire. qui ne peut être purgé. au contraire. par Bigot-Préameneu (Locré. 2239. lorsque la chose passe aux mains d'un héritier ou de tout autre successeur universel 12 (continuatio possessions13). Le vice de précarité reste attaché à la possession. qu'ils continuent. par une distinction entre les successeurs universels et les successeurs particuliers. ils se trouvent. pour justifier la proposition énoncée au texte. C'est ce qu'explique très bien Papinien. il suffira de faire remarquer que la règle consacrée par l'art. il est vrai. héritiers ou autres. Pothier. Troplong. 2237 était déjà admise dans le Droit romain. 12 . et hoeredi et bonorum possessori continuatur. ne peut joindre à sa propre possession la détention de son auteur. (44. Cpr. Art. » § 12. Bélime. on pourrait dire que c'est à raison de la saisine héréditaire. continuent réellement dans la personne des successeurs universels. comme ce dernier. 502. op. Mais ils sont parfaitement justes. n° 118. la possession du défunt. possessio non prodest. licet ignoranti.DE LA POSSESSION. étant tenus des faits de leur auteur et notamment de l'obligation de restitution qui engendre le vice de précarité. nos 11 et 12). Inst. Mais. commencer dans sa personne une possession utile. ni même l'ignorance dans laquelle il se trouverait de l'existence du vice de précarité. une possession nouvelle purgée de ce vice. Quod si Me initium jnstum non habuit.. dans la loi 11.. si on voulait les appliquer au fait même de la possession. Quant à la question de savoir si les vices dont se trouve enta- la possession du précédent possesseur se transmettent à du successeur. Les termes possessio continuatur ne seraient point exacts.

le vice de précarité ne se transmet pas au successeur particulier.2. notamment Zachariae. § 182. § 186. Cette présomption est l'unique effet que la possession produise immédiatement et par elle-même. si un fermier. 217 et suiv. Sir. ou ne s'y rattachent qu'occasionnellement. Au contraire. tout comme celle de son auteur. en général. 31. avait continué de payer le fermage au premier bailleur. texte et note lre. Art. 53. texte et notes 2 à 6. soit en ce qui concerne les mesures provisoires qui peuvent devenir nécessaires dans le cours d'une instance. Les autres effets que d'ordinaire on attribue à la possession8. 284. 18 janvier 1826. et l'avoir reprise à bail de l'acquéreur. 2. Les actions possessoires proprement dites et l'usucapion exigent en effet. soit même pour la décision du fond de la contestation. Bourges. De la prescription. I. 26. l'écoulement d'un certain laps de temps. seur universel. et serait équivoque à l'égard de celui pour le compte duquel ce dernier avait commencé de posséder 16. ou ne sont que des conséquences de la présomption qu'elle engendre. (41. Si. alors du moins qu'il prend par lui-même. Bélime. outre la possession. la préférence est due au possesseur (In pari causa melior est conditio possidentis). en faveur du possesseur. à conditions d'ailleurs égales. 2 Voy. ce n'est là Orléans. Zachariae.104 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 1° La possession des choses corporelles engendre. 2). sans qu'elle en soit la cause génératrice. Que si. qui peut commencer à posséder d'une manière utile. par l'effet d'un constitut provisoire. après avoir vendu la chose à lui louée. 260. il avait laissé celte chose entre les mains de son auteur. 32. 2239.. Il y a mieux. 31 décembre 1852. 18 Bélime. de acq. dans sa personne. Sir. 16 L. possession de la chose à lui transmise. du droit de propriété dont elle est la manifestation 4. une présomption légale de l'existence. Des effets de la possession et de la quasi-possession. ou par un tiers. 14 | . sa possession n'aurait pas un caractère suffisant de publicité. poss. 223814. D. Sir. n° 18. nos 132 et 133. 712. 1 Troplong. celui-ci devrait être considéré comme ayant continué de posséder par l'intermédiaire du fermier 16. 2.. 1. que par l'une des causes d'interversion indiquées dans l'art. Pau. vel amitt. 14 mai 1830. § 186..

que la loi protège provisoirement jusqu'à la reconnaissance judiciaire du droit de propriété. de telle sorte qu'elle acquiert d'autant plus de gravité que celle-ci a continué pendant un plus long espace de temps. le possesseur. d'un autre côté. sur le caractère et l'objet de la réintégrande. connues sous les noms de complainte et de dénonciation de en nouvel oeuvre 4. actionné déguerpissement. En matière immobilière. qui. Après l'écoulement d'une année. 4 Cpr. le bénéfice dont jouit le possesseur de bonne foi de faire siens les fruits qu'il a perçus lui est plutôt accordé à raison de la perception qu'il en a faite de bonne foi. cet avantage. § 182. Enfin. En d'autres termes. elle constitue la saisine possessoire. la présomption de propriété attachée à la possession n'est sans doute pas non plus subordonnée à la condition que cette dernière se soit prolongée durant un certain temps. Si. de simple qu'elle était dans l'origine. et abstraction faite de toute condition de durée. la présomption qui milite en faveur du possesseur actuel peut être combattue par la présomption plus forte qui résulte de la possession annale du précédent possesseur. en général. commun à tout défendeur. En faits de meubles. qu'il possède ou ne possède pas. Mais. elle ne peut plus l'être que par la preuve d'un droit de propriété. reus absolvitur. Enfin. 105 qu'une conséquence de la présomption de propriété qui milite en faveur du possesseur. 3 . Avant l'écoulement d'une année de possession. la possession engendre par elle-même. au contraire.DE LA POSSESSION. une présomption de propriété. à la différence de ce qui a lieu en fait de meubles. et à la maxime Actore non probante. est absolue et irréfragable 8. doit être renvoyé de la demande. lorsque le demandeur ne justifie pas de son droit de propriété. qu'en considération de sa possession. cette présomption n'est point par elle-même absolue : son degré de force dépend de la durée de la possession. se rattache aux règles sur la preuve. la présomption attachée à la possession des immeubles corporels devient absolue Cette proposition sera développée au paragraphe suivant. et pour le maintien ou le rétablissement de laquelle elle accorde des actions spéciales. lorsque la possession a continué sans interruption pendant une année au moins. comme action distincte de la complainte et de la dénonciation de nouvel oeuvre : §§ 184 et 189. La force de la présomption attachée à la possession varie suivant qu'il s'agit de meubles ou d'immeubles.

§ 219. une présomption légale de l'existence. n'a d'effet qu'au possessoire. Une possession de dix à vingtans est même suffisante pour produire cet effet. de clandestinité. par opposition à cette dernière. A cette possession. texte n°s 2 et 3. dans le sens que le Droit romain attachait à cette expression. et qu'il ne peut fonder une action possessoire contre le propriétaire de l'héritage servant. on opposait la possession sans titre ni bonne foi. qui ne réunissent pas le double caractère de continuité et d'apparence. Quant aux servitudes réelles. et qu'on appelait possession naturelle. du droit exercé à titre de servitude. La possession avec juste titre et bonne foi était appelée en Droit romain possession civile. Il en résulte que l'exercice de fait d'une pareille servitude ne conduit jamais à l'usucapion (art. 2265. dans sa personne. pour le développement et la justification de ces propositions : 118S. qui ne donnait droit qu'aux interdits. cette présomption. 6 Cpr. pour l'intelligence duquel il suffit de séparer nettement la détention de la possession proprement dite. et. 2262.106 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. et irréfragable. Art. Toute possession exempte des vices de précarité. elles sont réputées ne s'exercer qu'à titre précaire ou de simple tolérance. Au pétitoire. est véritablement civile. conduire à l'usucapion. Art. doit donc demeurer étrangère à l'enseignement du Droit français. La distinction de la possession en civile et naturelle. et de violence pouvant. devant la présomption plus forte de franchise qu'emporte de sa nature le droit de pro- priété 0. et note 40. en Droit français. la possession des interdits était simplement appelée possession. Toutefois. sans autre désignation. ces expressions étaient aussi employées pour désigner la simple détention . 2° La quasi-possession d'une servitude personnelle. 7 Voy. et qu'elle a été acquise de bonne foi 5. moins énergique que celle qui s'attache à la possession d'une chose corporelle. lorsqu'elle est fondée sur un juste titre. § 190. 8 . lorsque celle-ci a continué sans interruption pendant trente années. texte n° 2. elle fléchit. ou d'une servitude réelle tout à la fois continue et apparente. engendre également en faveur de celui qui en jouit. Cependant. tant que l'usucapion n'est pas définitivement accomplie. 691). qui seule pouvait conduire à l'usucapion. qu'autant que la présomption de précarité se trouve écartée par un titre émané de ce dernier ou de ses auteurs 7.

étaient déjà. en ce que. Revue bretonne. sans pouvoir la revendiquer entre les mains du tiers possesseur. Des effets de la possession en matière mobilière. Dissertation sur la revendication des meubles. art. De vestitura possessoria rerum 1 auct. la complainte possessoire n'était point reçue en fait de meubles. in 8. Art. 107 183. Toutefois. 1840. 2279. conformément aux articles des autres cou« tûmes et à la maxime générale que nous avons dit être quasi-observée par " toute la France. les dispositions d'un grand nombre de coutumes sur la prescriptionacquisitive des meubles. 179 et 212. liv. brocb. Bauer. 310. Voy. 39 et 49. 72 de la coutume de Troyes. la possession vaut titre 2. chap. Loi ripuaire. L'étude du Droit romain qui. p. Strasbourg 1839. par Chauffour. sur cette matière : Dissertatio de vi atque effectu possessionis rerum mobilium ad art. Wo man seinen Glauben gelassen hat. Renner. C'est aussi là ce qu'exprimaient. pour les cas de perte et de vol. Marburgi 1857. par Renaud (en allemand). 1. Cod. 1° En fait de meubles. pour montrer qu'autre chose « est du domaine et de la propriété du meuble. in-4. En d'autres termes. les meubles n'avaient pas de suite par hypothèque. I. 2 Cette maxime. 2279 du Code Napoléon interprétépar ses origines germaniques. par Rivière. en particulier 1. l'action en revendication généralement déniée en matière mobilière. L'art. prescription qui supposejusqu'à son accomplissement la possibilité de la revendication. Les mêmes idées se retrouvent dans les Établissements de saint Louis (liv. Revue de législation. tit. dans l'esprit des jurisconsultes. Loi salique. 281. II. et en ce que. 91 . . Traduction analytique de la dissertation précédente. la possession engendre instantanément. in-4. et les exceptions qu'y apporte le second alinéa de l'art. III. 165. qui s'exprime ainsi : « Notre article. dans leurs dispositions relatives à la procédure en entiercement.. distingue si nettement la propriété et la possession. par Lacombe de Villers. civ. tit. amena peu à peu. De là. encore : Coutumes notoires. 23. p. al. p. une sorte de réaction contre ces idées. et Décisions de Jean des Mares. d'autre part. Examen critique de cette même dissertation. 36 et 60). § Cpr. 1851. 371 . si aucun ayant prêté mobilium. Goettingen 1813. 1845. sinon expressément formulées. p. dans le Droit germanique. art. du moins pratiquement consacrées par la loi salique et la loi ripuaire. par Destrais. I. da muss man ihn wieder suchen. et que. ajoute ces mots par hypothèque. même en matière mobilière. 2279. 2279 en admettant. les anciens principes s'étaient partiellement maintenus. dans ces coutumes mêmes. § 183. Revue de législation. Il résulte de ces documents que celui qui s'était volontairement dessaisi d'une chose mobilière n'avait qu'une action personnelle en restitution contre la personne à laquelle il l'avait remise. chap. Cet état du Droit est nettement résumé par Legrand (sur l'art. d'une part. et dans le Miroir de Saxe (II. meubles n'ont pas de suite par hypothèque). les adages : Hand muss Hand wahren. II. 17). Auctore Ant.DE LA POSSESSION. 35. Dissertation sur la nature de la possession en fait de meubles.

dans ses oeuvres. IV. Voy.. qui se contente de la possession . XXII. on n'a point admis à " l'égard des meubles une action possessoire distincte de celle de la propriété. liv. art. p. mais exigeant toujours le juste titre et la bonne foi. n° 1. Mais cette formule implique contradiction dans les termes. tit. liv. liv. et usucap. 2219 et 2229. 3 Pour expliquer la disposition du 1er alinéa de l'art. D. Les raisons données par Bourjon pour justifier cette maxime ont été presque littéralement reproduites dans le passage suivant de l'exposé de motifs de Bigot de Préameneu : « Dans le Droit français. 6 . elle serait d'ailleurs contraire au fondement et au but de la maxime En fait de meubles possession vaut titre. le plus souvent. s'il s'agissait véritablement dans l'art. n° 4 . et de les suivre dans leur « circulation de main en main. Il faut éviter des procédures qui seraient sans « nombre et qui. dans le dix-huitième siècle. 5. VII. » Voy. Berroyer et de Laurrière. Introd. en quelque main que « passe ledit meuble. la simple possession opère une prescription acquisitive instantanée. Plus tard. 1 . Que si. n° 40. sans qu'il soit possible de préciser l'époque à laquelle s'opéra ce retour. le gardien ou dépositaire venait à le vendre. Ht. en . attestée par Bourjon (Droit commun de la France. et Demolombe. puisque l'usucapion suppose nécessairement l'écoulement d'un certain laps de temps. règl. qu'une fiction destituée de toute utilité ou application pratique. Code Napoléon. n° 622) ont imaginé de dire qu'en fait de meubles.. tit. XIV. consacré la maxime En fait de meubles possession vaut titre. 15. à l'aide de laquelle il peut re« ou mis en dépôt son meuble. nous ne verrions plus dans la prétendue usucapion.3). IX. liv. note 2 suprà. Institutes coutumières. affranchie seulement de la condition de temps. Denisart. avait. Cpr. pour écarter cette objection. 2279 et 2280. V. sur Duplessis. n° 45. « on y a même regardé le seul fait de la possession comme un titre : on n'en « a pas ordinairement d'autre pour les choses mobilières. quoique possesseur de bonne foi.108 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. « le maître du meuble le peut revendiquer comme sien. sur les art. tit. aussi : Pothier. 3. liv. Traité des prescriptions. 586. plusieurs auteurs modernes (Voy. 5). Or. texte in principe D'un autre côté. III. de usurp. 134. chap. sur la coutume d'Orléans. +§ 215 a. on disait que la ta présume en faveur du possesseur l'existence d'un juste titre. tit. I. et par elle-même. II. Traité des meubles. cette obligation ne lui est pas imposée par l'art. I. en faveur du possesseur d'un chose mobilière. Marcadé. que nous n jetons. c'est que la jurisprudence du Châtelet. 2279. Ce qu'il y a de certain. tit. Zachariae. chap. Il est d'ailleurs le " plus souvent impossible d'en constater l'identité. en sorte que les acqué" reurs de bonne foi ne se peuvent défendre. v° Prescription. aussi : Loisel. XVI. L. puisqu'il est certain que le propriétaire d'un meuble peut toujours repousser l'application de la maxime précitée. chap. la pratique en revint aux errements des lois barbares et de nos anciennes coutumes. Lég. (41. excéderaient la valeur des objets de la con« testation. règl. 2279. une présomption de propriété 3.I. » Locré. p. Duplessis. si ce n'est pas le moyen de la « prescription. 2279 d'une usucapion. le possesseur qui se prévaudrait de cette usucapion serait obligé de produire son titre.

II. cbn. 17 mai 1831. 2279 n'est qu'une présomption juris tantum. est absolue. 2. recevable en fait de meubles. Toutefois. Montpellier. non d'actions en revendication. ou auquel une pareille chose a été volée. 2279. . est autorisé à la revendiquer entre les mains de tout tiers possesseur. 2° On doit considérer comme perdus. L'action en revendication n'étant exceptionnellement admise qu'aux cas de perte ou de vol. notes 2 et 3. rej. 2279 et 2280. même de bonne foi 6. elle ne l'autorise qu'à demander la restitution du prix qu'il a payé. 10 février 1840. qui déclarent dans leurs motifs que la présomption établie par l'art. 18. XI. par exemple par une inondation 6. e'est-à-dire d'actions auxquelles cet article n'est point applicable. Ces derniers arrêts. cass. celle de savoir si la présomption dont s'agit est absolue. soit que l'erreur provienne du fait prouvant que le possesseur est soumis envers lui. C'est évidemment à tort que M. 2. et par conséquent la présomption sur le fondement de laquelle la loi la repousse. 2. Voy. et qui est. 30.. celui qui a perdu une chose mobilière. en général. mais encore. 166. 2. 202. non seulement les objets égarés par suite d'une négligenre directement ou indirectement imputable à celui qui les possédait. Sir. aussi : Bordeaux. 4 Arg. 1845. 323. note 8) émettent une opinion contraire. 188. Les choses égarées par suite d'expédition à une fausse adresse sont à ranger dans la catégorie des choses perdues. XXI. 1052. absolue et irréfragable4. part. p. al. II. et celle de savoir quelles sont les actions contre lesquelles on peut s'en prévaloir. Duranton. et par exception à cette règle. 31. art. 2280. en règle. dans ce cas-là même. ont été rendus dans des espèces où il s'agissait. 109 pousser toute action en revendication. 5 janvier 1827. Req. Cpr. II.. Zachariae. II. Toullier... n° 3. susceptible d'être combattue par la preuve contraire. Bordeaux. et ne produit pas en sa faveur une exception à l'aide de laquelle il puisse repousser la revendication. 1352. à une obligation personnelle de restitution. Delvincourt. sur les art. 22 août 1842. Des prescriptions. elle se trouve virtuellement déniée en principe. Sir.. Renaud (Revue de législation.. ceux dont il a été privé par un événement de force majeure. § 183. et ont ainsi confondu deux questions complètement distinctes.1. 4 juillet 1816. 1. en sens contraire : Vazeille. Nîmes. 2. 5 La bonne foi du possesseur n'est à prendre en considération que lorsqu'il aacheté la chose volée ou perdue dans les circonstances indiquées par l'art.. Cpr... 6 Cpr. Il suit de là que l'action en revendication n'est point. Giv. texte n° 4 infrà. Sir. Marcadé. Troplong. mais bien d'actions personnelles en restitution. 97. 43. 75. Sir. par une cause quelconque. 40. 21 décembre 1832.DE LA POSSESSION. 33. Sir. 644. 572 .1. § 215 a texte.. et à plus forte raison. p. 374) et Zachariae (§ 215 a. 674 . ou de pétitions d'hérédité. Sir. 287.

. 3 janvier 1859. art. tels que les définit la loi pénale 8.. Bordeaux.. 408. Paris. C'est où on a laissé m foi qu'il faut aller la chercher. Sir. Elle ne saurait être étendue aux délits qui. 29 mars 1856. Zachariae. L'exception relative au cas de vol doit être restreinte au vol proprement dit. eod v°. 379. et Quest. cass. 452. Troplong. 2. Sir. 2. Zacharise. Duranton. 91. 57.. II. dans le sens de l'opinion émise au texte . XIV. § 215 a. 2.. 38. 20 mai 1835. la solution que nous avons adoptée. 1. Wo man seinm Glauben gelassen liat. Sir. en sens contraire : Troplong. Sir. § 1. n° 6 . da muss man ihn wieder suchen. 33. déjà consacrée par notre très ancien Droit. quoique ayant pour résultat. Voy... 14 juillet 1832. que. 348. 673. 20. Sir. Bordeaux. Lyon. 10 février 1820. 23 décembre 1863. ou même par suite d'une escroquerie. 2. § 1. ne présentent cependant pas les caractères du vol. Sir. II. quand la dessaisine a été volontaire. 1. Sir. 399.. 34. être refusée. 2279 et 2280.. Rouen. comme le vol.. n° 5 . même pour le cas d'escroquerie. 9 mars 1846. Les motifs développés à la note 8 suprà nous paraissent suffisamment justifier. Sir.. 193.. cep. 1070. 2. ou de celui de l'expéditeur lui-même 7. XV. 47. Rép. celui qui aurait été privé d'une chose mobilière par un abus de confiance. Que l'ancien propriétaire n'ait livré sa chose que par suite de manoeuvres dolo7 . Des prescriptions. en sens contraire : Toullier. 59. 35. 8 En restreignant la recevabilité de la revendication aux seuls cas de perta ou de vol. Voy. d'un commissionnaire de transports.. rej.. 18. Sir. Civ. Sir. Sir. Req. v° Revendication. ne jouirait pas de l'action en revendication contre le tiers possesseur de cette chose 9.. au contraire. 2.. 9 La proposition énoncée au texte est généralement acceptée en ce qui concerne la violation de dépôt'et l'abus de confiance. cit. Paris. 65. rej. c'est-à-dire. 13 janvier 1834. c'est-à-dire à la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui. Caen. 10 mars 1836. 118 et 119.. Paris. 321. 14. 15 décembre 1830. par une violation de dépôt. Gode pénal. Paris. 1. 1069. 2. Paris. Req. Ainsi. sur les art. Sir. 28 novembre 1856. 7 mars 1851. Vazeille.410 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 18.. Voy. 52. 172. de dépouiller illégalement le possesseur de sa chose.. note 8. II. Paris. Mais cette proposition est fortement controversée quant à l'escroquerie. si la revendication peut être exceptionnellement admise lorsque la dessaisine a été involontaire. 32. loc. Merlin. 178. les rédacteurs du Code sont évidemment partis de cette idée. Marcadé... auquel cas il ne reste au possesseur privé de sa chose qu'une action personnelle contre celui à qui il l'a remise. De la prescription. 187. Sir. 36. 22 juin 1858. op. lorsque le possesseur n'a rien fait pour perdre la saisine. 9 avril 1864. Sir. rej. Sir. elle doit. Sir. 591. 1. 2. 286. Civ. 306. 65. Dijon. 2. 2.. 21 novembre 1835. Cpr. 2. 2. cit. 56. 5 avril 1813. 223. 36. comme l'énoncent les Établissements de saint Louis. 58.

soit de sa parenté ou de son affinité avec la victime de la soustraction frauduleuse. c'est que les complices et les receleurs sont punis des peines du vol. 111 doit être admise alors qualité de l'auteur de la soustraction frauduleuse. § 183. ou au moyen de présomptions graves précises et concordantes 12. p. cit. 475. la revendication est recevable en matière mobilière. Voy. le demandeur justifie suffisamment sa demande. 2. note b.. ou auquel a été volé une chose. Sir. bien qu'à raison. soit dans une foire. un objet mobilier volé ou perdu. que ne pourrait le faire celui qui aurait été victime d'un abus de confiance ou d'une violation de dépôt. ou dans un marché 14. ou ne pour dération . qui accorde l'action en revendication à celui qui a perdu. 51. 14 Les bourses de commerce doivent être considérées comme des marchés publics. quant aux effets au porteur qu'on est dans l'usage d'y négocier. Dans les deux cas où. 52. cit. Paris. que le dessaisissement est toujours involontaire. p. Ce qui prouve. 77. l'auteur du vol ne soit pas punissable. soit de la payé 13. II. L'opinion de cet auteur nous semble repoussée par cette consisives bien simple. Renaud. le comptoir ou la boutique d'un changeur saurait être considéré comme un marché public. qu'une soustraction commise dans de pareilles circonstances constitue toujours un vol. et cette preuve peut se faire par témoins. § 6. n'est point. et dès lors il ne peut pas plus la revendiquer. 2279. 11 Cette proposition est une conséquence directe et forcée de la maxime En fait de meubles possession vaut titre : on ne pourrait exiger du revendiquant une autre preuve que celle de sa possession au moment de la perte ou du vol. tit.DE LA POSSESSION. La personne qui revendique. en sens contraire : Renaud. Dissertation. aussi : Paris. soit dans exercées à son égard. Sir. par exception. ne lui. Destrais. 11. C'est aussi ce qu'indique nettement le texte même de l'art.. il n'en a pas moins suivi la foi de celui auquel il l'a remise .. art. en général. Il en est cependant autrement. art. en prouvant que l'objet revendiqué se trouvait entre ses mains au moment de la perte ou du vol 11.. op. et par suite. Cpr. soit de l'âge. 375. Loi des 28 septembre-6 octobre 1791. 374. Code pénal. lorsque cet objet a été acheté de bonne foi. même contre un tiers possesseur de bonne foi. 2.. p. 18 Cpr. Sir. il ne s'en est pas moins volontairement dessaisi. 3 décembre 1839. 18 août 1851. 66 et 380. op. ce fait n'est pas punissable 10. le changeur chez qu'il achetés perdus volés effets les a peut. 3 janvier 1846. 40. sans se mettre en opposition avec cette maxime. Au contraire. 47. 10 Cpr. tenue de rembourser à ce possesseur le prix qu'il en a Mais la revendication pour cause de vol même qu'à raison. d'ailleurs. soit de son âge. 113. 12 Paris. 1.

Paris. que les règlements relatifs à l'engagement ont été observés 16. Études sur les monts-de-piété. tant en principal qu'intérêts et droits. 172. en la vendant dans un marché public ou à un marchand faisant le commerce de choses de cette nature. 65. une vente publique. 2279 et 2280. 59. 282 et 283.. ni améliorer sa position. Code Napoléon. Cpr. en dehors des circonstances indiquées par l'art. 17 mai 1859. 2280. 2. En limitant à ce terme la durée de la revendication. ni empirer celle du possesseur dépouillé. 9 décembre 1839. 1072.. 61. 12. l'art. Sir. de mars 1360. Circulaire du ministre de la justice. D'un autre côté. p. entre autres : l'art. 28 novembre 1832. C'est également ce qui se trome reproduit dans les nombreux règlements du mont-de-piété que nous avons consultés. p.. 2084. pour cause de vol ou de perte. . 70 du règlement du mont-de-piété de Paris. Lettres patentes de Charles VII. 10. ayant acquis. l'art. 2280. Sir. cit.. Dans ces hypothèses. les art. se trouvait exposé à la revendication de cette chose. sans l'avoir acquise dans les conditions indiquées par l'art. rej. 402... Voy. à son tour. Marcadé sur les art. 2. art. art. 6 juin et 9 novembre 1864. le revendiquant est obligé de rembourser au possesseur actuel le prix qu'il a payé. semblable à celle du Droit roinvoquer le bénéfice de l'art. Sir. sanctionné par décret du 8 thermidor an XIII .. du 26 septembre 1836. 28 avril 1864. Lettres patentes du 9 décembre 1777. par celui qui s'en prétend propriétaire. 113. op. 16 Il en était ainsi dans notre ancien Droit. du 13 septembre 1429. 2279 n'a établi ni une usucapion triennale. II. Sir. les objets mobiliers engagés aux monts-depiété ne peuvent être revendiqués. 10. sans pouvoir réclamer le prix qu'il en a payé. tant contre celui par le fait duquel il a été illégalement privé de sa chose. la somme pour laquelle ils ont été donnés en nantissement. du 3 septembre 1406. Ordonnance de Charles VI. Ordonnance du roi Jean. 33. art. qu'à charge par lui de rembourser. transcrite dans l'ouvrage ci-après cité. Troplong. Sir. sanctionné par décret du 30 juin 1806. Aix. Mais il est. alors. que contre celui qui le dernier l'a vendue. sanctionné par ordonnance du 6 décembre 1826. 2. 1. du moins. soit d'un marchand vendant des choses pareilles. Paris. 621. une chose volée ou perdue. 2280.. 2. 15 Celui qui. autorisé à le répéter. La revendication d'un objet perdu ou volé ne peut s'exercer que pendant trois années. 114 du règlement du mont-de-piété de Bordeaux. art. Paris. 40. Civ. n° 5 in fine. à partir de la perte ou du vol. 64 et 128 du règlement du mont-de-piété de Strasbourg. 228015. 175 et suiv.112 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 11 et 12. Lettre du ministre de la justice. 9. art. autorisé à la revendiquer. du 30 mai 1861. 287 : Croze-Magnan. ne peut. Art.

p. Renaud. 40. § 215 a. pour ° . cit. et loc. II. 10 février 1840.DE LA POSSESSION. peut être opposée à toutes personnes indistinctement. XXIV. Des obliations. mais une simple déchéance. 375 et 376. Des prescriptions. par Bigot de Préameneu (Locré. 1833. et réclamés d'une manière principale. 670. cit. 45). quelque courte qu'ait été la durée de sa possession. 20 Les raisons en vue desquelles cette maxime a été établie ne s'appliquent n'aux objets qui sont de leur nature susceptibles d'être transmis par voie de radition manuelle. notamment aux mineurs et aux interdits 17. et qu'il restreint ou modifie l'action en elle-même. qui se trouve attachée à l'expiration du délai dont s'agit. 57. 587. sur les art. art. 1065. cit. § 206. Demolombe. notes 30 et 31.. 1. Delvincourt. quand il s'agit de meubles dont la restitution est meuble revendiqué 10. 2279 et 2280. Dalloz. Marcadé. cass.. texte et note 5. 3° La maxime En fait de meubles possession vaut titre ne s'applique qu'aux meubles corporels. à les meubles incorporels. p. § 215 a. texte 8 II. roplong. Planck. n° 4. ni même une prescription extinctive proprement dite. du jour même de la perte ou du vol. et non pas à partir seulement de la prise de possession du possesseur actuel. II.. qui peut être invoquée par le possesseur actuel. loc. Civ. d'un autre côté. c'est ce que démontre la disposition qui fait courir le délai de trois ans. Renaud. et qui. 486. XXIV. cass. Delvincourt. § 771. Renaud. qui suppose une possession continuée pendant tout le temps requis pour son accomplissement. individuellement envisagés. 43. n° 2. note 9. cit. texte et notes 7 à 15.. p. 1066. I. 113 main. Sir. Elle est étrangère aux universalités juridiques. Lég. Du dolet de la fraude. 1. p. Cpr. 1141. cit. achariae. op. et non une véritable prescription extinctive. 1. op. indépendamment de toute considération de négligence ou de renonciation de la part de celui auquel elle est accordée. Civ. Zachariae.. et reconnaître que c'est une déchéance. Mais il faut aller plus loin. dans le cas même où l'hérédité se composerait exclusivement d'objets mobiliers 18. Chardon. Die Lehre von der Verjahrung. Dissertation. 2279. puisque ce délai est préfix. 487. 375. 572. disposition incompatible avec l'idée de la prescription acquisitive.. § 183. 26 août 1833. II. 645. op.. et la pétition d'hérédité serait recevable. p. Vazeille. § 215 a.. c'est-àdire de la dépossession de l'ancien possesseur. Zachariae. Maleville. Troplong. sur l'art. donné 17 intenter la revendication. tels moins qu'elles ne soient con- Qu'il ne soit pas ici question d'usucapion ou de prescription acquisitive. II. Destrais. Elle reste également sans application. part. p. p. XVI. 207. Larombière. Demolombe. demandée comme accessoire d'un im- Elle ne concerne pas davantage que les renies et les créances 20. texte n° 6 in fine. 18 Exposé de motifs. 19 Cpr. II. citt. op. 24.

27 février 1854. 23 décembre 1858... 46. 2. 387.. n° 4. XXVII. 10 novembre 1858. sous ce rapport. rej.. 15 novembre 1841. 679 et suiv. 54. 29 août 1849. 21 Transmissibles par voie de simple tradition manuelle. 329. cass.. 1864. Sir. 27 novembre 1833.. Paris.. et Poitiers. 56. rej. 2.. Sir. par Bogelot. Revue pratique.. Revue critique. par M.. 2. 215. rej. 1. Cour de cassation de Belgique. 5 décembre 1837. II. Cet arrêt. §. 7 mars 1851. II. 29 juillet 1857. Douai. 2 636. s'appuie sur des motifs évidemment erronés. cass.. 466 et 467. p. et d'autre part. Sir. p. 38. § 1. par cela même que le possesseur du titre l'est aussi de la créance. 165..) assimile. 63. aussi : Paris. 11 mars 1839. De la revendication des titres au porteur perdus ou volés. Troplong (loc. 40.. d'une part. Sir. Paris. 289.. Req. Sir. 2. Civ. 2 nivôse an XII. 1. 37. quoique bien rendu. Cpr. Sir. 59. 172.. 23 janvier 1860. 36.. sur ces deux points : Rapport fait au Sénat. XIX. Sir. 215 a. Sir. 670 Troplon». Zachariae... 173. 266. 355. en sens contraire : Rodière. 1837. rej. la responsabilité des agents de change ou des cl» geurs par l'intermédiaire desquels s'est opérée la négociation ou la vente de billets au porteur volés ou perdus. Civ.. 33. 26 décembre 1822. Sir. 65. Merlin. Bonjean (Moniteur du 2 juillet 1862). cit. Des obligations de la Banque en cas de perte ou de destruction de ses billets. Mais c'est là une inadvertance manifeste.. 15 avril 1845. Civ. Revue de législation. Sir. 2. Sir. Montpellier. Revue de droit commercial. 4 mai 1836. 41. 753. Sir. 1. 2279 et 2280.. p. VI. Quest.. Civ. XXXII. 52. 353. 2. Sir. 2. 4 janvier 1853. rej. par Hérisson. 51. Sir. Paris. 8 juillet 1867...1. Paris. Sir. 317. 225. — M.. .. 2. Sir. 34. 14 août 1840. Sir. Civ. p. les droits du propriétaire de pareils titres vis-à-vis de l'État ou des Compagnies qui les ont émis.. aux effets au porteur les billets à ordre transmis par un endossement régulier. Req. sur les art. Paris.. 17 novembre 1856. cass. 2. Sir. Sir.. 4 juin 1833. Sir. par Ameline. 28 juin 1843. Sir. 177. 57. Paris. 38. Revue critique.. 829. au fond et au point de vue des règles qui régissent les ventes d'immeubles ou les cessions de meubles incorporels. Paris. 2. Civ. 1. 1065. op. 543. 1865. consenties par un héritier apparent. Sir. Marcadé.. Voy. 23 juillet 1836. 557. 1868. et note 4. 22 La perte ou le vol d'effets au porteur a donné lieu à de sérieuses difficultés concernant. Voy. rej. note 4. Paris. 1. Sir. 1. 1. statées par des titres au porteur 21. 50.114 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 53. 13 mai 1865. 1. cass. 2. 153.. Paris. 9 avril 1864.. 43. cit. 661. 209. 113. Quant aux manuscrits. 39. cit. dans sa séance du 2 juillet 1862. 60. Civ. 103. 2. 2 août 1856. 2. Sir. Études sur les titres au porteur.. Civ. les titres de cette nature se trouvent nécessairement soumis à l'application de la disposition de l'art. 65. 586. 15 avril 1863.. 193. op.. 1. rej.. 14 juin 1834. II... 67. 653. 457 . Grenoble. 1. Vazeille. 1865. la maxime précitée leur est applicable. 169. 4. rej. Civ. v° Revendication. 2.. 58. Sir. Dissertation sur les titres au porteur perdus ou volés. p. 2279... et que leur existence ne se confonde ainsi avec celle de ces titres eux-mêmes 22. Sir. 36. Paris. par Vincent.

les navires ou autres bâtiments de mer ne sont pas soumis à l'application de la règle En fait de meubles possession vaut titre25. 561. se trouve soumis à une obligation de restitution 26. 41. qui demeure absolument inefficace. Desirais. rej. Paris. Sir. Cpr. 577. Elle est donc étrangère à celles qui font partie du domaine public. Ainsi. et non par celui qui. Or. 25Code de commerce. texte et note 8. Cpr. 342. qu'aux choses qui sont dans le commerce. les commodataires.. 742. ne semble devoir être admise qu'autant que son allégation serait appuyée d'un commencement de preuve par écrit 23. § 169. et en ce sens que le possesseur est autorisé à en repousser la revendication. 10 mars 1858. 228024. À cet égard. Paris. Civ. Enfin. 47.DE LA POSSESSION. Foucart. aussi: Paris. 1. Sir.. 115 en tant qu'on les considère comme des objets corporels. ou à se prévaloir du bénéfice de l'art.. 4° Le principe établi parle 1er al. 5. Les choses de cette nature peuvent être revendiquées. tout le 23 Cpr. Voy.. Sir. p. § 3. en faveur du possesseur. 2. lett. Droit administrratif.. 2279. lorsque le possesseur du manuscrit prétend que le droit de le publier lui a été transmis sous don manuel. rej. 58.. 3 janvier 1846... Du reste. même en fait de meubles corporels. une présomption légale et absolue de la concession ou de la transmission du droit de le publier.. II. Sir. Bravard. § 183. et en vertu d'une exception toute spéciale. Dissertation.. Mais la possession d'un manuscrit n'engendre point. les dépositaires. 802 et 803. Sir. p. dans le cas même où ce possesseur invoquerait une transmission à titre onéreux. Et comme c'est l'action en revendication qui est exceptionnellement . 1. texte. Manuel de Droit commercial. et qui. la maxime précitée ne s'applique. dans l'intérêt seul du tiers possesseur contre lequel serait dirigée une action en revendication proprement dite. cep. 48. ne peut être invoqué que par celui qui possède pour son propre compte. 6 in fine. animo domini. 26 mai 1852. et sans que le possesseur soit admis à opposer à leur revendication aucune déchéance ni prescription. elle ne produit qu'une simple présomption de fait. 10 novembre 1841. 77. Civ. 2. 44. 190. 195 et 196. 2. 34 Cpr. 10 août 1841. 2279 prouve que le second alinéa de cet article a pour objet d'indiquer les exceptions auxquelles trouve soumise la règle posée dans le se premier. quelles que soient les circonstances par suite desquelles elles ont passé dans les mains d'un particulier. et tous autres qui seraient reconnus ne posséder que pour le forme de 659. § conteste de L'art. 30 C'est par les exceptions apportées à une règle. de l'art. détenant pour autrui. art. que se déterminent le plus sûrement le véritable sens et la sphère d'application de cette règle. 52. § 171.

66. 8 janvier 1833. 24 avril 1866.. 2279. 1. étant soumis. pour se soustraire à l'action personnelle formée contre lui par le légitime propriétaire de cet objet. qui est. 5 février 1827. si pour établir la précarité de la possession du défendeur.. pour pou- . De la prescription. la preuve de l'existence de ce contrat ne pourrait s'administrer que conformément aux règles sur la preuve des conventions. 51. cit. si tout détenteur est présumé posséder pour luimême. Sir. à une obligation personnelle de restitution. de dépôt ou de commodat. 1043 et 1044. 6 juillet 1841. Paris. mais en vertu d'une pure action personnelle. 1. qui se trouve en général écartée par le premier alinéa du même article. texte et note 6.. 20 II y a dissidence entre les auteurs sur la question de savoir si. Compétence des juges de paix. 33. note 4 suffi Troplong... Cpr. il convient rie remarquer que. Sir. § 215 a. C'est ainsi que le tiers qui. comme autant d'exceptions à la règle En fait de meubles possession vaut titre. en appeler à la disposition du 1er al. Sir. à une obligalion de restitution ou d'indemnité. I.. Sir. en général. soit d'un individu qui l'avait volé ou trouvé. Troplong. Sir. les cas où une personne peut réclamer. v° Revendication. rej. 2. 102. cit. op. § 5.. cette présomption n'est cependantqu'une présomption juris tantum. « Il est bien entendu que. Curasson. §1.116 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. rej. avec certitude. et même à l'aide de simples présomptions 28. à raison même de sa mauvaise foi. en vertu d'un délit ou d'un quasidélit. Destrais. lorsqu'ils sont soumis. 189. de mauvaise foi. compte d'autrui. A cet égard. et l'action en revendication seule. en conclure que c'est aussi l'action en revendication. II. 1045 et suiv. 26 janvier 1867. 2279 29. Quest. on peut. quand on considère. ne peut. ne sauraient. D'un autre côté. la restitution d'une chose mobilière . 33. 2. p. susceptible d'être combattue par tous les moyens de preuve 27. Zachariae. Req. 28 Bordeaux. et du délit de Droit criminel ou tout au moins de Droit civil dont il s'est rendu coupable. op. 42. Nîmes. 341. Merlin. non par voie de revendication. le demandeur en restitution se fondait sur un contrat de louage. de l'art. et sachant que son auteur n'avait pas le droit d'en disposer. admise au cas de perte et de vol par le second alinéa de l'art. ceux-là mêmes qui possèdent pour leur propre compte ne sont pas davantage admis à invoquer la maxime précitée. en se prévalant de la maxime En fait de meubles possession vaut titre. 24. 2.. soit d'une personne qui ne le détenait qu'à titre précaire. Civ. repousser l'action personnelle en restitution dirigée contre eux. 67. a reçu un objet mobilier. 27. 202.. et c'est à cette erreur qu'il faut attribuer les hésitations et les incertitudes qui se rencontrent dans la jurisprudence des arrêts. On commet donc une grave erreur.

qui auraient frappé de saisie les meubles à la restitution desquels il se trouvait obligé 32. 67. lorsqu'il l'a reçu de mauvaise foi. est tenu. en cela. Renaud. p. quoique mis en possession réelle de cet objet. Duranton. et. la loi ne distingue pas entre la possession de bonne foi et celle de mauvaise foi. 116. 174. 3 avril 1829. V. n'est pas régie par les dispositions de l'art. Voy pour la négative : Rauter.. en général. notes 32 et 42. d'une part. ce dernier reste.. independants de la bonne ou de la mauvaise foi du possesseur. Sir. Sir. pour l'affirmative : Delvincourt. p. au surplus. IX. En statuant qu'en fait de meubles la possession vaut titre.. 31 Cpr. à laquelle se trouve soumis l'inventeur d'un objet perdu ou d'une chose erronément envisagée comme un trésor. nous croyons devoir repousser l'opinion des auteurs cités en dernier Heu. 331. Destrais. même confie un possesseur de mauvaise foi. 49 et 50. 22 août 1842. sur les art. § 201. Req. 2.. 313. Bordeaux. ce dernier n'est pas admis à repousser cette action en invoquant la déchéance résultant de l'expiration du délai de trois ans. maxime En fait de meubles possession vaut titre. elle ne suit pas la chose entre les mains d'un possesseur de bonne foi auquel le possesseur de mauvaise foi l'aurait transmise. voir invoquer la 32 . c'est que. Cpr. nous pensons donc que l'action en revendication nest pas admissible. 30 Cpr. Art. 10 janvier 1867.DE LA POSSESSION.. et que. 1061 . dans notre Droit. 1382 et 1383. Sir. et loc. 29. soumis à une action en dommages-intérêts de la part du précédent possesseur. on doit également conclure de la proposition ci-dessus énoncée. 137 à 139. § 183. 433 . d'autre part. 1. Demolombe. texte et note 7. note 6. mais encore contre ses créanciers. Revue de législation. cit. cit. rej. 25. et ne repose que sur un rapport d'obligation personnelle. 2279 et 2280. par conséquent. op. 1141. Zachariae.. 2. op cit. Voy. op. part. p. Cpr. Ce qui prouve. et. Enfin. 644 et 645. que l'action personnelle en restitution. malgré cette transmission. 2279. 117 C'est par la même raison que le second acquéreur d'un objet mobilier. aussi : Merlin. déchéance qui n'est établie qu'en faveur des tiers possesseurs 81. Marcadé. Nîmes. II. que l'action compétant en pareil cas au propriétaire n'a pas le caractère d'une action réelle. texte n° 3. p. Contrairement à l'opinion des auteurs cités en premier lieu. § 215 a.. 6-22. 1836-1837. Sir. 22 mai 1824. II. Troplong. sous ce rapport. Metz. Mais cela n'empêche pas que sa mauvaise foi ne puisse donner ouverture contre lui à une action en restitution fondée sur les art. et que. elle est conforme au principe que les effets de la possession sont. I. de le restituer au premier acquéreur 80. il faut être possesseur de bonne foi. Les actions personnelles dont il vient d'être parlé peuvent être exercées non seulement contre le détenteur lui-même. n° 2. 375. Mais la question formulée en ces termes nous paraît mal posée. IV.

1. ouverte à cet effet par l'art. Sir. ne jouit pas. en effet. § 349. 2. p.. Il en résulte que toutes les actions à l'aide desquelles un tiers aurait pu réclamer du débiteur les objets mobiliers qu'ils ont frappés de saisie peuvent également être exercées contre eux. 287. Sir. pour l'exercice de son privilège. op. Cpr. Il en résulte enfin que le créancier dont l'hypothèque s'étend à des immeubles par destination n'est pas autorisé. à les suivre entre les mains de tiers possesseurs 33. on doit en conclure que les actions en résolution. sous ce rapport. passés par le débiteur pour prévenir la saisie. susceptible d'être exercée contre les créanciers du saisi. même fondé sur le nantissement. n'est pas. ou pour en paralyser les effets. le droit de revendication ou de suite serait exceptionnellement admis aux cas de perte ou de vol. Cpr. la loi autorise le bailleur à revendiquer. en faveur du possesseur. les objets mobiliers garnissant la maison ou la ferme 43. D'un autre côté. cit.. 6 juillet 1841. . et sans être tenu de rendre compte de son origine.118 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. rej. les actes simulés ou frauduleux. dont ils ne sont. 2119. Bordeaux. que les ayants cause. dans les différentes hypothèses qui viennent d'être indiquées. La même idée conduit à reconnaître que la possession d'une chose mobilière engendre. ainsi qu'on l'a supposé (cpr. ou en rescision. et en vertu d'une exception toute spéciale. admise par exceptionau principe posé dans le premier alinéa de l'art. 2279. 33. en ce qui concerne la propriété des objets saisis. après leur séparation. Il en résulte encore que le créancier ayant un privilège. tout aussi bien que contre ce dernier.. 42. Il en résulte que l'usufruitier d'un objet mobilier n'est pas plus que le propriétaire autorisé à le revendiquer contre un tiers possesseur. mais de propriété franche de toutes charges réelles. une présomption absolue. 5° Le possesseur actuel d'une chose mobilière en étant réputé propriétaire en vertu de sa possession même. comme ne pouvant leur être opposés. La saisie. sauf bien entendu le droit dont ils jouissent nomine proprio de repousser. en général. § 8). 17 mai 1831. une véritable action en revendication. ne confère pas aux créanciers saisissants. en nullité. mais une simple action en délivrance ou en restitution. 33 Les deux dernières propositions énoncées au texte se résument dans la règle que les meubles n'ont pas de suite par hypothèque. auxquelles était soumis le précédent possesseur. 53 et suiv. Destrais. Req. non seulement de propriété.. 31. Art. L'action en distraction. Toutefois. un droit propre et distinct de celui de leur débiteur. du droit de suite contre le tiers possesseur de l'objet mobilier soumis à son droit de gage. 2.. 75. ne peuvent pas réfléchir contre lui. 608 du Code de procédure.

la dénonciation de nouvel oeuvre et la réintégrande 1. Du reste B. produit. les actions possessoires comprennent tout à la fois la complainte. de cet article. n° 4. n° 1. art. 2102. ont pour objet direct et principal de la faire reconnaître au profit du demandeur. Il en résulte notamment que le créancier qui. d'un détenteur précaire. jusqu'à paiement de sa créance. en nullité. sans toucher au fond du droit. fondées sur une possession ou quasi-possession revêtue des caractères exigés par la loi. Des actions possessoires. § 433. aurait acquis cet objet de mauvaise foi 38. Dans cette acception étendue. 2102. soit l'exercice d'un droit correspondant a une charge réelle. 84 Voy. texte n° 1. est en droit de repousser. 6. 184.DES ACTIONS POSSESSOIRES. qui voudrait invoquer la maxime : En fait de meubles possession vaut titre. et selon les circonstances. l'action en revendication dirigée contre lui par le propriétaire de cet objet 36. n° 1 34. Les actions possessoires. 2279. Code Napoléon. le même effet que la possession proprement dite. Notions générales. soit à le faire main§ 261. Elles tendent par suite. en ce qui concerne le droit de propriété. 119 louée. Cpr. et en donnant également au mot possession sa signification la plus générale. 38 Cpr. § 184. pour écarter. Art. en ce qui concerne les privilèges fondés sur le nantissement. Les actions possessoires proprement dites sont celles qui. et arg. et continuée pendant une année au moins. qui auraient été déplacés sans son consentement. a reçu en gage. 1 Loi du 25 mai 1838 sur les justices de paix. texte et note 1. Art. de bonne foi. à titre de gage. prises dans le sens le plus large de l'expression. ou en rescision. un objet mobilier. d'objets mobiliers. texte n° 1 et n° 6 . § 261. tout ce que nous avons dit de l'action personnelle en restitution. sont les actions qui portent exclusivement sur la possession. c'est-à-dire sur la saisine possessoire. al. reçoit également son application dans les cas où le possesseur d'un objet mobilier. 3. et par opposition aux actions pétitoires. 1428. 35 Art. il reste à faire remarquer que la simple détention. 6° Pour compléter l'explication de l'art. soit une action en résolution. l'explication de cet article au § .

ou à l'y faire rétablir. Revue de la législation. n° 206. Quant à la réintégrande. tandis que cette condition n'était pas requise pour l'interdit. dans notre ancien Droit.120 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. La réintégrande. Si la complainte et l'interdit exigent. en étendant le bénéfice de cette voie de droit à tous les possesseurs ou détenCpr.. pour leur admission. admise dans notre pratique et consacrée par la loi du 25 mai 1838. 38) et par Merlin (Rép. lorsqu'il y a été troublé. 3 Les idées émises par Henrion de Pansey (Compétence des juges de paix. nec clam. l'une et l'autre. comme action possessoire distincte de la complainte. d'autre part. Au premier cas. nec precario). tenir dans cette saisine. sont évidemment erronées. et à titre non précaire (nec vi. V. au second. ces deux voies de droit diffèrent cependant essentiellement entre elles. on ne peut former la complainte qu'en vertu d'une possession annale. n'a qu'un rapport fort éloigné avec la operis novi nuntiatio du Droit romain. ou même le simple délenteur. dénonciation de nouvel oeuvre. l'interdit n'était accordé qu'au possesseur actuel. Cette nuntiatio. sur la nature de la operis novi nuntiatio. publique. D'Hauthuille. et en ce que. La dénonciation de nouvel oeuvre. cit. v° Dénonciation de nouvel oeuvre. ne donnait lieu à un interdit. l'origine en remonte au Droit canon. chap. une possession paisible. 2 . en faveur du dénonçant. La complainte de notre Droit actuel est la reproduction de l'action connue. en effet. et il faut bien se garder de la confondre avec l'interdit uti possidetis. auquel cas même cet interdit ne constituait pas un interdit possessoire 8. que dans le cas où le nouvel oeuvre était continué au mépris de l'opposition. en ce que. lorsqu'il a été dépossédé. 1837. sous le titre de Complainte en cas de saisine et de nouvelleté. loc. l'action se nomme complainte. qui n'a pas pour objet de faire reconnaître la saisine possessoire au profit du demandeur. n° 6). 444. par violence ou voie de fait. soit à faire simplement suspendre la continuation de travaux dont l'achèvement aurait pour résultat de porter atteinte à sa possession. est une action au moyen de laquelle le possesseur. p. est autorisé à demander le rétablissement de l'état de choses qui. tandis que la voie de la complainte est ouverte même à celui qui a cessé de posséder depuis moins d'une année 2. a été anéanti ou modifié à son détriment. d'une part. c'est-à-dire avant qu'il en eût été accordé mainlevée. Bélime. Bélime. qui avait enté le remedium spolii sur l'interdit unde vi.

chap. 379) a cependant essayé de soutenir le contraire. XVIII. Dec. distincte de l'action pétitoire : Mobilium possessio vilis. C'est ce qui a toujours été admis dans notre ancien Droit. Il. § 178. 15. Exposé de motifs. n° 272. De la possession. liv. Des choses et des droits susceptibles de former l'objet d'une action possessoire. n° 12. c. et en l'accordant. . V. dans les deux paragraphes suivants. 13). § 187 b.DES ACTIONS POSSESSOIRES. Henrion de Pansey. munes à ces 1. nous exposerons. Cette doctrine est d'autant moins contestable dans' notre droit actuel. 489. Lég. ni pour des choses mobilières individuellement envisagées2. 121 par violence ou par occupation clandestine. 586. maxime dont l'effet est de rendre. Imbert. 281. texte et note 13. Ordonn. art. I. à la dénonciation de nouvel oeuvre. Inst. art. 1. 2279 a législativement consacré la maxime En fait de meubles possession vaut titre. III.. Les actions de cette nature ne peuvent être exercées. De restitutions spoliato- rum (2. I. Gregorii IX. même contre les tiers 4. XVII. XVI. et à la réintégrande. n° 3. Dec. sont seuls susceptibles de former l'objet d'une action possessoire 1. mais il est resté seul de son avis. Pot hier. p. IV. Troplong. liv. 97 de la coutume de Paris et l'art. 3 D'après l'art. § 183. 489 de la coutume d'Ordonner . Marcadé. § 185. Coutume de Paris. les servitudes personnellesou réelles. § 4. Coutume d'Orléans. 97. celles qui sont comteurs dépouillés trois actions. Cpr. tit. 1848. par Bigot-Préameneu (Locré. ni même pour 1 des universalités de meubles 3. de 1667. note 2. 1Cpr. p. en disant que la possession des meubles n'est pas d'assez grande importance pour 2 lieu à une action possessoire. n° 44). chap. Zachariae. Crémieu. nos 363 à 367. Bélime. Les immeubles corporels. De la prescription. même aux époques où les idées romaines l'emportèrent en cette matière sur celles de notre législation primitive. On expliquait cette solution. art. Avant de développer les règles spéciales à la complainte. Pratique judiciaire. 1. Loisel. Renaud (Revue de législation. cout. M. que l'art. n° 2. § 185. pars. pour les meubles. Merlin.. 35. I. Des règles communes aux diverses actions possessoires. le possessoire inséparable du pétitoire. et les droits réels immobiliers de jouissance ou d'usage qui se- ront ci-après indiqués. quaest. tit. sur l'art. Rép v° Complainte. n° 93. § 3. règ. sons certaines conditions. Compétence des juges de paix. 2228.

nos 369 et suiv. » c'est-à-dire parla pétition d'héridité ou par l'action en partage.. 281. § 3. Lois de l'organisation et de la compétence. positifs ou négatifs. les terrains léans.. en sens contraire : Merlin. texte in fine) pour l'opinion contraire. art. Boitard. avait adopté l'affirmative s'est prononcé. après avoir rappelé qu'on n'a point admis. les universalités de meubles. p. Les immeubles corporels ne peuvent former l'objet d'une action possessoire portant sur la possession du fonds même de ces immeubles. et par suite susceptibles d'être acquis par voie d'usucapion. L'ordonnance de 1667. 2279. Rép. 45. § 1. le titre uni« versel se conserve par des actions qui lui sont propres. Voy. une action possessoire distincte de la pétitoire. Vazeille. par imitation de la possession proprement dite. XVIII. II. et. telle qu'elle échoit à un héritier. qui nous paraît également préférable. 307. Troplong. II. II. . ne peuvent former l'objet d'une action possessoire. 1. sect. De la prescription. § 5 . n° 2 . n° 278. dans sa quatrième édition (§ 187 b. 707 . dans sa troisième édition (§ 187. n° 3. p. 2228. Favard. et Pothier (De la possession. n° 94) indique les applications qu'elle était suscepiible de recevoir. pouvaient former l'objet de l'action possessoire. Au contraire. Bélime. I. v° Complainte. n° 3. sur l'art. p. et c'est là ce qui explique la quasi-possession admise à leur égard. La question de savoir si l'action possessoire est encore aujourd'hui recevable pour universalité de meubles est vivement controversée. Zachariae. C'est aussi en ce sens que parait devoir être entendu le passage de l'Exposé des motifs de l'art. qu'elle est implicitement repoussée par les termes mêmes de l'art. Marcadé. qui n'accorde l'action possessoire qu'au possesseur. Leçons de procédure. Des prescriptions.122 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE.. c'est-à-dire comme exprimant l'idée abstraite de l'unité des biens d'une personne. chap. texte et note 1). 494. Carré. 128. avait consacré la disposition de ces coutumes. par les considérations suivantes : Une universalité juridique n'est susceptible comme telle. qui. v° Complainte. ajoute : « S'il s'agissait « d'une universalité de meubles. à l'égard des meubles. telles que les successions mobilières. qu'autant qu'ils sont placés dans le commerce. qui en réalisent l'exercice d'une manière complète. La prétention à une servitude peut toujours se manifester par des actes matériels. De la compétence des juges de paix. L'action possessoire dont les universalités juridiques pouvaient autrefois former l'objet avait donc été reçue contra rationem juris. Il existe sous ce rapport une profonde différence entre les universalités de droit et les servitudes réelles ou personnelles. dans lequel Bigot-Préameneu. Rép. Ainsi. et non point à l'universalité comme telle. il y a d'autant plus de raison de rejeter aujourd'hui une pareille action. Henrion de Pansey. I. Crémieu. I. en l'absence dt toute disposition nouvelle reproduisant celle de l'ancien Droit. 1° Des Immeubles corporels. 23 du Code de procédure. les actes matériels de disposition ou de jouissance que peut faire le prétendant droit à une succession ne s'appliquent jamais qu'à des objets particuliers. ni de possession ni de quasi-possession. tit.

19 avril 1825. 346. et d'arriver ainsi à établir son droit à une indemnité 9. 1er décembre. selon lui. 1. 1. Civ. . 35. rej.DES ACTIONS POSSESSOIRES. Civ. 1. 628. 1.. 24 juillet 1865. 49. 29 novembre 1848. cass.. Req. 26 mars 1833. 2. 120. cass. Sir. 59. 1. dans le sol attribué à ce chemin. Sir. les routes impériales ou départementales et les che- rues et places publiques 4. 1823. 46. texte et note 2.. 26 juin 1849.. cass. 40. p. 1.. 28 décembre 1852.. rej.. 417. est recevable à former. des départements. Sir.. cass. rej. 52. Sir.. 1. 65. Toutefois. Du domaine public. Décret en Conseil d'État du 26 juin 1882. I. réun. il ne faut pas perdre de vue que. 1.. 798. dans l'application du principe qui vient d'être posé. Sir. 1. 1.. ou d'une chapelle privée.. cass. sinon pour se faire maintenir ou réintégrer dans sa possession.. D'un autre côté. 44. 1er août 1855. les francs bords des émaux de navigation et les digues artificielles des rivières navigables 6. 10 janvier 1844.. 23 août 1859.. Sir. Carou. 66. en ce qui concerne les chemins vicinaux. 12 décembre 1835. 8Civ. III. Sir. 37. une action possessoire.. Civ. 413. 7Zachariae. 50. rej. Sir. Chamb. 1.. 66.. 13 janvier 1847.. rej. cass. 49. Sir.. Les immeubles faisant partie du domaine privé de l'État. 30 mars 1840. 18 décembre 1865.. rej. les cass. 248. du moins à l'effet de la faire reconnaître. aussi les arrêts cités à la note 44 infrà. 5 Proudhon. — dune église qui avait cessé d'être consacrée au culte. Civ. que le possesseur d'un terrain compris. Sir. 852. rej.. si l'action possessoire est intentée par un particulier contre un autre particulier. 123 dépendants des fortifications d'une place de guerre. ou des communes. 1. Sir. 9 Garnier. — Mais il en est autrement des digues naturelles d'une rivière.. étant susceptibles d'être acquis rnies vicinaux. 1. 161.. 10 juillet 1854. § 185. 37. Req. cass. 33. rej. Sir. 56. Sir.. les cimetières 6. 1. § 187 b.. Voy. 2 février 1842.. 336. 265. 4 Civ.. 910. 53. Civ.. appartiendrait à l'immeuble dont la possession est en litige 8. 696. rej. Civ. même appartenant à l'État. et des francs bords d'un canal d'irrigation ou d'usine. par arrêté préfectoral portant reconnaissance et fixation de la largeur d'un chemin vicinal. Sir. Civ. 27. Sir. 42. 26 novembre 4849. 1.1. Civ. 24... Req. n° 448. 429.. 441. entre lesquels ne se débattent que des intérêts privés. 54. 6Civ.. 1. Sir. 1. il importe de remarquer.. 422. Sir. cass. 1. 342. Sir.. le défendeur est sans qualité pour se prévaloir du caractère domanial qui. et les églises'. Civ. 365.. rej. Civ. 47. 648 Civ.. cass. Sir.. Sir. 394. 89. même navigable. Req. 4 juin 1835. 6 novembre 1866. Sir. s'agissait s'il Secus.. 276. Civ. 22 août 1837. 1. contre la commune qui lui contesterait le droit à une indemnité de dépossession. les rivages de la mer.

ont été concédés pour être convertis en relais 12. peuvent aussi par elles-mêmes. rej. 28 août 1810. p.. 789. sont toutes susceptibles de former l'objet d'une acZachariae.. 56.. § 187 b. 63. 441. 18 Crim. Civ. I. rej. texte et note 3.. Sir. 7 novembre 1860. 1. Civ. Il en est également ainsi des simples chemins ruraux. 553. 13 décembre 1864. 72. 35. 1. Sir. 23 août 1888. Ce principe s'applique non seulement aux édifices construits sur le sol d'autrui. 14. Sir. rej. 55. 879... 301. I... 57. 1. Sir.. 60. Des actions possessoires. cass. Sir. 700. 145. Dec. alors même que la commune s'en prétendrait propriétaire. Du domaine public. 14 juillet 1825. Civ. Req. Sir. 15 Cpr. faisant partie de ses rivages. 52. 181. Civ. 1. Civ. 21 juin 10 Sir. 59. 1. par voie d'usucapion. 61. Boulogne-sur-Mer. 10 février 1864. 1. 2. 1859... 14 novembre 1861. Code maritime. Crim.. mais encore aux arbres plantés sur le terrain d'un tiers 14. 1. 62.. Beaussant... 1. 1. 19. 36.. . 12 Req. Sir. 58. Sir.. 64. rej.. Sir. Sir. 1er août 1855. Req... Civ. Curasson. cass. ou même sur un chemin vicinal dont le caractère n'est pas méconnu15.. Sir.. Sir.. 30. étant susceptibles d'une possession séparée de celle du sol. Req. 23 mai 1856. rej. Civ. peuvent aussi former l'objet d'une action possessoire10. 2. Civ. et comme distinctes du fonds. 744. Voy. en Cons. Caen.. Sir.. cass. rej. 1. Civ. 3 novembre 1824. cass. Sir. Sir.. 11 Garnier.. Proudhon. 1. 49. Les servitudes personnelles. 767 à 769. 44. dans le même sens les arrêts cités à la note 15 du § 169. Sir. 4 février 1842.. Sir. 1. rej.. Req. 39. 65. Les choses que la loi considère comme immeubles par nature. 1. Il en est ainsi notamment des lais et relais de la mer11 et même des terrains qui.. 26. 52.124 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. III. 42. Sir.. l'usage et l'habitation. cass. 56. 1.. 247. 15 novembre 1842. 257. 1.. Des servitudes. 59. II. Sir. Régime des eaux. d'Etat du 9 septembre 1806. Compétence des juges de paix. Sir. 1. 14 Pardessus. former l'objet d'une action possessoire. 231. 1. 409.1. 553. 17 novembre 1852. Req.. 2. 5 janvier 1855. Des servitudes personnelles. 61. Sir. Req. 2 janvier 1844. cass. rej.. 661. 17 novembre 1852.. 42. rej. 7 août et 18 novembre 1834. rej. 18 mai 1858. Garnier. 14. 2. 789.. cass. 331. 513. 712. 1. rej. rej. 218. c'est-à-dire l'usufruit. Poitiers. 22 juin 1836. 221. et qu'ils auraient été compris dans un arrêt administratif de classement 13. 23 décembre 1861. 1.. Sir. Loi du 9 ventôse an XIII. 18 mai 1830. Civ. 23. à raison de leur cohésion avec le sol...

Voy. cbn. 17 Zacharie. Crémieu. 16 . Troplong. 2 avril 1855. Req. par ce motif. Quest. 56. portant qu'ils sont réglés par des lois particulières. à l'instar d'un titre. être assimilés aux servitudes personnelles 18. 10 Req. n° 360. Ces droits. ou qui n'affectent que d'une manière peu sensible la jouissance du propriétaire. n° 332. Tels sont les droits d'usage ayant pour objet le bois de chauffage 19 ou de marronnage. III. 1. Lois de l'organisation et de la compétence. 1er de la loi du 28 ventôse an XI. 418 et 419. Tel est aussi le point de vue sous lequel les rédacteurs du Code Napoléon ont envisagé les droits d'usage dans les forêts. II. constituent de véritables droits de jouissance.DES ACTIONS POSSESSOIRES. conférant la faculté de recueillir une partie plus ou moins notable des fruits de la forêt sur laquelle ils sont établis. n° 306. n° 28. nos 337 à 340. § 187 b. § 223. IV. et dont l'exercice. Sir. peut et doit être considéré comme le résultat d'une simple tolérance de sa part. 134.. qui tous deux admettent la possession comme pouvant. III. rej. II. Les faits constitutifs de l'exercice des servitudes personnelles résistant de leur nature à la présomption d'une jouissance purement précaire. Bélime. Crémieu. Bélime. en tant qu'elles portent sur des immeubles corporels placés dans le commerce. v° Usage (Droit d'). 18 Et non point aux servitudes réelles discontinues. sans que le demandeur soit tenu de produire un titre établissant son droit 17. la glantion Poncet. Voy. dans le sens de la proposition énoncée au texte. 61. 49. Toullier. Prondhon. VIII. De la prescription. Leçons de procédure civile. 125 possessoire 16. Carré. De l'usufruit. qui. 6 novembre 1848. en ce qui concerne la possession et la prescription acquisitive. 1. Cpr. 111.. dont l'exercice ne saurait être réputé précaire. en sens contraire : Merlin. fonder des droits d'usage dans les forêts. doivent. Sir. Carou. rej. Req. Sir. d'après l'art... texte et note 3. 653. § 7. Cpr. qui n'affectent pas. Curasson sur Proudhon. Boitard. 39. nos 302 et 303. 3537 à 3652. quoique présentant un caractère prédominant de réalité. qui seront indiquées dans les notes suivantes Prou: dhon. 1. 12 décembre 1800.. En effet. note 5 in fine. § 227. 1er de la loi du 14 ventôse an XII. 636 de ce Code. 313. Les différents droits d'usage dans les forêts. Henrion de Pansey. et sauf les divergences secondaires. De l'usufruit. C'est enfin ce qui résulte nettement de l'art. rej. 68. 1... par cela même qu'ils enlèvent au propriétaire une partie de son revenu. 400 à 407. chap 43. ne peuvent être assimilés à des servitudes réelles discontinues. et de l'art. fait partie du chapitre qui traite des droits d'usage et d'habitation. 11 juin 1839. 316. rej. 955. § 185. ces servitudes peuvent donner lieu à l'action possessoire. Des droits d'usage. Compétence des juges de paix. n° 1234 et suiv. texte et note 1re. Des actions. I. les droits dont il est question au teste. 319 à 328 . 1. puisque l'art. req. Duranton. p. Sir. par conséquent. § 8. 691 ne peuvent s'établir que par titres.. p.

57. Sir. des dispositions combinées.. 57. et reste par conséquent sous l'application des règles. du sol d'une forêt. cit.. il en résulte que les actes de jouissance exercés en dehors de ces. en effet. de l'argile ou de la pierre. art.. constituant un délit. Belime. 1. 23 Cpr. 29. dée et le pacage 30. sa solution dépend de celle de savoir si l'emphytéose confère ou non à l'emphytéote un droit réel immobilier24. 381 Dijon. cit. 3642) a également fait erreur. il résulte. 636. VIII.. 351.. 407. Sir. mais dans un sens opposé. de possession et de prescription acquisitive. alors même qu'ils ne sont pas fondés en titre 21. 614. lorsqu'il n'a pas eu lieu conformément aux règles établies par les lois forestières. Troplong.. Req. donner lieu à l'action possessoire. 407. rej.. même fondés en titre. 20 février 1857. cit.. Sir. 61 et pourrait plus 61 du Code forestier. 2.. Gode forestier. n° 306. ne saurait être rangé parmi les droits d'usage dans les bois dont parle l'art. cit. 1. aux termes de l'art. aux servitudes discontinues. en sens contraire: Proudhon. 404 à. Troplong. a. d'usage dans les bois. oublié que le pacage dans les forêts constituant un droit d'usage réglé. op.. 49. jurisprudence 20 . rej. à supposer. 111. rej. 8 novembre 1848. 21 Req.. qui range le droit de pacage parmi les servitudes discontinues. op. règles ne sauraient servir de base à une possession utile. forestières 22. 636. en comprenant le droit d'extraire du sable.126 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Voy. susceptibles. non susceptibles d'être acquises par prescription. bien évident qu'un pareil droit. qui ne porte pas sur les produits de la forêt comme telle. Le même auteur (op. relatives. qu'une action possessoire ne aujourd'hui être formée à l'occasion des droits d'usage dans les bois de l'État. Dijon. VIII. 2. 61 à 85. 19 août 1829. cit. par le Code Napoléon. 58. 3643. 25 janvier 1858. Du reste. Il est. pour les servitudes discontinues. qu'autant que l'usager aurait fait reconnaître son droit. 614. I. des art. par des loirs particulières. et qui n'en affecte que le sol. parmi les droits... 22 Cpr. pourvu qu'ils aient été exercés conformément aux règles établies par les lois. 3° Des servitudes reelles. 1. Troplong. Des servitudes légales.. op. 119 et 120. Les servitudes établies par la loi peuvent toutes donner lieu à une action possessoire. 406. 24 D'après la jurisprudence constante de la Cour de cassation. 20 février 1857. Ces droits sont susceptibles de former l'objet d'une action possessoire. Sir. Sir.. conformément au premier de ces articles 23. Civ. en se fondant sur la disposition de l'art. op. a. se trouve par cela même soustrait à l'empire des règles établies. I.. L'exercice de droits d'usage. Cet auteur. Quant à la question de savoir si la jouissance à titre d'empbytéose constitue une quasi-possession pouvant. I. 688.

rej.. 973 à 977. 314. Req. rej. § 35. III. 7 mai 1829.. 127 bien entendu. d'un autre côté. 239. conformément aux art. ne s'applique qu'aux servitudes conventionnelles. Cpr. 1. cass. La même proposition s'applique au passage nécessaire en cas d'enclave. XII.. pendant une année au moins. Civ. 12 décembre 1843... 29. l'emphytéose constituerait un droit réelimmobilier... Sir. le propriétaire d'un fonds enclavé doit. exclusive de toute. la loi accordant seulement au propriétaire d'un fonds enclavé le droit de réclamer un passage. § 185. 640 25 et 643 26. Demante. 1. 1. en ce sens que propriétaire d'un fonds enclavé qui. 36. 1. 624. 3 avril 1852. 1. XI. Aussi la jurisprudence et la doctrine se sont-elles depuis prononcées dans le sens de la proposition émise au texte. 12. 332. v° Servitudes. 682 et suivants.1. II. Et si.. Carré. ce n'est pas un motif pour le priver des avantages attachés à sa quasipossession. rej. Compétence des juges de paix... a exercé le passage par un endroit déterminé. Sir. 271. 169. et l'indemnité qu'il peut devoir à son occasion. 1836. rej. 19 novembre 1832. 36.DES ACTIONS POSSESSOIRES. Nous développerons au § 224 bis les raisons qui nous portent à rejeter cette doctrine. 1. 1. Bélime. Il en est ainsi notamment des servitudes établies par les art. Req. Sir. pour éviter tout obstacle au passage de la part du propriétaire du fonds sur lequel il entend l'exercer. L'art. il fallait qu'il se pourvût avant tout au pétitoire pour en faire régler l'exercice. n° 98. Req.. ou qu'il ait eu la quasi-possession de la servitude à l'occasion de laquelle il exerce une pareille action. Daviel. Sir. Sir. est autorisé a former une action en complainte pour tout trouble apporté à cet exercice. Rép. Civ. 654. Civ. 8 juillet 1812. comme celle l'usufruitier. le approuvée par plusieurs auteurs.. 736. idée de précarité. susceptible de former l'objet d'une action possessoire. rej. 352. 819. 283. Duranton. 338 bis. texte et note 8. 50. cass.. 691. la jouissance de l'empbytéote serait. 26 juillet . 1. 1. 691. 13 juin 1814. rej. et non aux servitudes légales.. Cours. Sir. faire régler par convention ou par jugement l'assiette de ce passage. 27 Cette proposition avait d'abord été contestée.. 30. II.. 33. Req. § 187 b.. Req. Req. 77.. 45. Ponret. 1. Req. Mais ces deux raisons sont sans valeur. en ce sens : Toullier. texte et note 7. Sir.. 8 mars 1852. bien qu'il n'ait pas fait régler. que le demandeur ait encore actuellement. 1. 58. 44. 5 janvier 1857. Zachariae. de . Sir.. l'assiette du passage et l'indemnité qui peut être due au propriétaire du fonds servant 27. § 246. Des actions. 317. Des servitudes. III. 325. et que. 26 Req. rej. Demolombe. 329. 7 juin 1836. en effet. Sir. rej. 298. et dans ce système. Req. De la compétence. Sir. p. Zachariae. 52. V... Des cours d'eau. 10 mars 1830. Demolombe. II. soumise à l'application de l'art. n° 262. 25 Merlin.. 552. 52. rej 15 janvier 1849. Sir.. 406. Pardessus. Curasson. rej. Sir. n° 2 bis. à la note.. 15. 740. par le double motif qu'une servitude de passage n'est qu'une servitude discontinue. Voy. II. Garnier.

§ 6. Demolombe.. 81. 1. Demolombe. n° 255. et pour la colorer. § 35. Toullier. v°. 941. et Quest.. Sir.. Civ. Merlin. § 187 6. 256 et 260. 65.. Curasson. rej ... Sir. Civ. cit. eod. 20. Sir. ne peut. 66. XII. 18 avril 1853. Sir. n° 2 bis. 11. op. 214. Sir. Des servitudes conventionnelles.. v° Servitude. p. 860. 30 En produisant un titre émané du propriétaire de l'héritage servant ou de ses auteurs. 334. Poncet. V. inopérant pour fonder une action en complainte ou en dénonciation de nouvel oeuvre. 60. Pardessus. II. 715. cass. cass. Des servitudes. Sir.. 635. 17 mai 1820. 1. et locc. Rép. 273 et 324. citt.. op. Pardessus. n° 256 et 256 bis. l'exercice de la servitude est comme présumé entaché de précarité. Toullier. Duranton. III. cass.. 29 Henrion de Pansey. 308. 1. Bélime. III. et il en Merlin. Henrion de Pansey. 945 à 947.. 638. sans que le demandeur soit tenu de produire un titre à l'appui de sa quasi-possession 28. Civ. apparentes ou non apparentes.. 716. 1. et loc. Voy. texte et note 8.. 1. faire disparaître la présomption de précarité dans la personne de celui qui exerce une servitude discontinue. 1. Carou. V. en sens con28 . 56. 943 et 944. 43. Req. 951. Rép. Sir. 1.. Civ. Civ. op. Compétence des juges de paix.. Req. § 35. cass. le demandeur fait disparaître. 51. chap. 19 juin 1810. Sir. n° 2 . 1. 5 décembre 1855. eod. Duranton. à défaut de la production d'un pareil titre. 60. et loc. rej. cass.. op. Au contraire. nos 310 et 685. 18 juin 1851. Crémieu. citt. l'exercice de servitudes discontinues. II. 632 et 633. XII. XII. n° 96. et loc. Pardessus. 1. nos 350 et 351. 24 juillet 1839. II. opp. Duranton. 216.. n°s 353 à 356. 26 décembre 1865. 239.. Voy. v°. cass. Il en est cependant autrement lorsque le demandeur produit. Zachariae. Bélime. Req. 13. Sir.. tant en ce qui le concerne lui-même qu'en ce qui concerne le défendeur. Merlin.. 164. la présomption de précarité ou de tolérance inhérente à la servitude.. 39. fonder une action possessoire 20.. 43. Carré. 513. Civ. III. op. en principe. cit. nos 255. XII. rej. 6 juillet 1812. et ce. Mais un titre émané a non domino n'est pas suffisant pour autoriser l'action possessoire 81. 691. v° Servitude. 713. § 6. Demolombe. Sir. 24 juin 1860. Sir.. si Si un titre émané a non domino peut. 13 juin 1842. aussi les arrêts cités aux notes 34 à 36 infrà. jusqu'à certain point.. Civ. § 5. et Quest. citt.128 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE.. 1. Civ. dans la jouissance de laquelle il entend se faire maintenir. b. 10. rej. Toullier. Bélime. à l'appui de sa quasi-possession. 1. V. 325 et 330. Les servitudes tout à la fois continues et apparentes peuvent former l'objet d'une action possessoire . Art. il est cependant insuffisant pour écarter toute idée de tolérance de la part du propriétaire du fonds prétendûment assujetti. Mais aussi. cass. 24 juillet 1810. Crémieu. citt. Demolombe.. Et c'est évidemmentpar ce motif que les servitudes discontinuesne sont pas susceptibles de s'acquérir par usucapion. 317.. un titre constitutif de servitude émané du propriétaire de l'héritage servant ou de ses auteurs 80. 56.

III et IV. Civ.DES ACTIONS POSSESSOIRES. 88 Le silence que ce propriétaire aurait gardé n'a aucune signification. garanti comme il l'était par le principe de l'imprescriptibilité des servitudes discontinues. 451. Sir.. 1.. 29 mai 1848.. 1. 16 janvier 1843.. 1.412. 14 novembre 1853. La contradiction peut sans doute opérer une interversion de possession à l'effet de conduire à l'usucapion. 1. 1.. cass. 215.315. rej. cass... 51. Sir. rej. Sir. Voy. 1. Il est toutefois à remarquer que leur application cesse.. 333. 67. Civ.. Demante. 29 1.. rej. 728. 49. En admettant que l'art. lorsque énonciation Bélime. 694 ait consacré un mode spécial d'établissement des servitudes. n°s 353 à 358 .. 16 juillet 1849. op. 1. 1. Pardessus. Pardessus. Civ.. .. assujetti 82. Bélime. VIII. rej. Sir.1. 947. rej. Les règles qui viennent d'être posées quant aux servitudes discontinues s'appliquent notamment à celles de passage 84. mais elle ne saurait avoir pour résultat de rendre prescriptible ce qui ne l'est pas. quand il s'agit d'une chose prescriptible. la contradiction à lui opposée ne le mettait pas dans la nécessité d'y répondre par une action négatoire. cass. II. 16 Req. De la prescription. Demolombe. 1. rej. Demolombe. lorsqu'elles sont exercées en vertu d'un titre émané a non domino.. 61. cit. § 185. 2 mars 1820. 1. 9 . Civ. rej. 20 mai 1828. Sir. 812.... 1. 10. 43. 276 et 324. 85 Civ. 62. 3583 et 3585 Troplong. cass. Req.. du reste. L'hypothèse dont il est ici question est toute différente de traire : prévoit l'art. que les auteurs qui se prononcent en faveur de la prescriptibilité des servitudes discontinues. 105. rej. rej. 2 juillet 1862.. admettent également pour ce cas l'action possessoire. Nous comprenons. Req. 1040. 1. Req. 393. cit. 60. en sens contraire : Proudhon.. rej. 243. puis. loc. 19 mars 1861. aussi : Crémieu. 20.. 66. 27 mars 1866. 20 mai 1851.. 13 août 1810. 1. 25 mars 1863. 54.. de puisage 86 et de pacage 86. 77. n° 264. 63... 239 300. 1. 2238. Sir. Il n'est donc pas possible de voir dans ce silence une reconnaissance du droit de servitude allégué par l'auteur de la contradiction. 49. Req. Sir... Sir. Req. rej. n° 257. 34 Civ. 33 Bélime. Sir. Sir. Req. Civ. 4 juillet 1866. 447. 63... Sir.. 63.. 545. De l'usufruit. I. celle que et II. Sir. n°s 258 à 260 . 77.126. 25 juin 1860. Sir. 82. 129 alors même que ce titre aurait été accompagné d'une contradiction opposée au propriétaire du fonds prétendûment serait ainsi. Sir. II. Sir. Des servitudes. Req. Sir. le titre implicite ou virtuel résultant de l'absence detoute contraire dans l'acte d'aliénation de l'un des immeubles appartenant au même propriétaire suffirait également pour autoriser l'action possessoire à l'occasion d'une servitude discontinue et apparente ainsi établie 88. XII. Cours. 11 décembre 1862. Civ. que. rej. n° 546 bis. Cpr. distinct de la destination du père de famille.. 10 décembre 1862.

ou si.. 225. le passage. 52. et dont l'exercice même ne se manifeste par aucun acte positif. et non plus la quasi-possession d'une simple servitude 37. rej. Pardessus. Sir. Sir. 85. I. 87 . 26 mars 1838. XII. être réputée avoir été exercée à titre de propriété ou de copropriété.. 1. rej. 16. 14 janvier 1840. 6 janvier 1852. Cpr.. 1. rej. Sir. 168. II. Civ. lorsqu'un terrain ne comporte de sa nature que le pacage et l'enlèvement des litières.. 29 novembre 1814. chap. 141.1. rej. 48. 8 janvier 1835. Req.. 29.130 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 1. rej. 42. 27 décembre 1830. La solution de la question de savoir si les faits de possession invoqués par le demandeur. ils ne sont qu'indicatifs d'un simple droit de servitude. le puisage... 11 décembre 1827. 1. 950. 22 novembre 1841. rej. rej. 2. sont. 38 Req. Req. 110.. 1. Compétence des juges de paix. 332.. Req.. Compétence des juges de paix. 972. 79. 25 janvier 1842. ont réellement ce caractère. Req. 1. qui doit la décider d'après la nature de ces faits et l'ensemble des circonstances de la cause. rej. a. texte et note 9. qu'à titre de simple servitude 88. 2. 1 191. rej. abandonnée à l'appréciatien du juge du possessoire. 1. 35. par la force même des choses. au contraire. Des servitudes. rej. Sir.. 29. n° 325.. 569. 13 . 1..24 1. mais à titre de propriété ou de copropriété. Voy. 317.. 15 mai 1836. Dans cette dernière hypothèse. ces faits sont à considérer comme ayant été exercés. non à titre de servitude.. 1. II. 282.. puisqu'elle a pour objet la possession du fonds lui-même. 12 décembre 1853. malgré cela. Civ. 34. rej. l'action possessoire est toujours admissible. Sir. suivi de l'abstention de la part de ce propriétaire de tout acte contraire à la servitude 40. Curaison. cass. Sir. Voy. cass. 103. Sir. 30 Henrion de Pansey... 40 Cpr. Req. Civ. Les servitudes négatives. 27. et que ce titre a été. Limoges. p. 21 février 1827. comme ayant été exercés à titre de propriété. Sir. 41. Sir. et § 217.. 29 mars 1841. Sir. Sir.. et note 24. 1.. qui de leur nature sont non apparentes. 31.. est.. Sir. texte n° 2. 380. 55.. § 5. même sans production de titre. Civ. C'est ainsi encore que la pâture vive et grasse peut. rej. susceptibles de former l'objet d'une action possessoire. ou le pacage a été exercé. plutôt à titre de propriété ou de copropriété.. 517.. p. Demolombe. 1. Sir. Sir. Req. 356. § 179. aussi : Req. rej. 7 juin 1848.. 1. Sir. 41. 238.. 9 décembre 1833. C'est ainsi qu'il a été jugé que. Sir.. lorsque le titre qui les établit émane du propriétaire de l'héritage assujetti.. quant aux aqueducs : Civ. Req.. n° 7. 538. 56. lett. Cpr. p. 43. 742. pendant une année au moins. cep. 39. et non à titre de simple servitude 89. 42. Poitiers. Civ. à la différence de la vaine pâture. 19 novembre 1828. Sir. 26 août 1829.

. 1. susceptibles de donner lieu a une action possessoire. Civ. même entre particuliers. Req. Des chemins vicinaux... ou même à la faveur de la simple tolérance de l'administration. serait autorisé à former une action possessoire contre les tiers qui le troubleraient dans cette possession48. Du domaine public. 48 Le particulier qui aurait obtenu de l'État. p. 209.. une concession consentie à perpétuité ou pour un temps déterminé pourrait-il former une action possessoire contre l'État. n° 233. . lorsqu'ils sont réclamés à titre de de droits réels. Sir. Sir. Sir.. 1. 237. rej. Sir. Sir. C'est ainsi encore que les communes sont recevables à former une action possessoire pour les troubles apportés au libre exercice des usages publics auxquels sont affectés les places ou les rues communales ou les chemins Les droits de cette nature peuvent. 867. Garnier. 24. ou la 11 Bélime. 1. d'une prise d'eau dans une Il y a II. 15 juin 1829.. 29. 2 décembre 1844. § 4° Des droits d'usage ou de jouissance 185. II. en vertu d'une concession administrative. cass. C'est ainsi que le propriétaire d'un héritage pourrait intenter une action possessoire contre celui qui le troublerait dans l'exercice du passage sur une voie publique donnant accès à cet héri- tage 42. Req. 36. 56. 190. suivant qu'il meubles dépendants du domaine public. Proudhon. rej. II. C'est ce qui aurait lieu. rej. n° 230. rej. Civ. 45. 1. Du domaine public. 23 mars 1836. 12 Bélime. 12 février 1834. 34. par exemple.. 42.. 359.. vicinaux 41.. d'un département. ou d'une commune. C'est ainsi que l'État est admis à former une action possessoire. 626 et 627.. lorsqu'il est troublé dans le droit de jouissance qui lui appartient sur les produits des terrains dépendants des fortifications d'une place de guerre. former l'objet d'une action possessoire de la part de l'État. expresse ou tacite. Des chemins. ou de la commune. national. Les droits d'usage sur des immeubles faisant partie du domaine public sont. aurait exercé des actes d'usage ou de jouissance sur un objet dépendant du domaine public. s'agit d'imdépartemental. Dumay. cass.. Req. Sir. 579. et comme accessoires d'un fonds au service du- quel ces immeubles sont affectés d'après leur destination. 131 sur des immeubles faisant partie du domaine public. qui en a la possession. 1. 1. Proudhon. Req. 965. au cas de la concession. du département. 31 décembre 1855. 18 août 1842. 631.DES ACTIONS POSSESSOIRES. mieux: le particulier qui. 291. ou communal. le département.

369. l'intention de s'approprier l'usage des eaux de la source 47. 910. 45 Civ. Par application desmêmes idées. 116. 59. 49 Demolombe. Civ. 83. 21. rej. et cela. 9 novembre 1858.. 65. 46 Nous examinerons. . 30 Dans cette hypothèse. qui en a détourné le cours. 1.. Sir. pourvu que cette jouissance présente un caractère exclu.. 1. 45. XI. 6 mars 1855.. ou dans les fossés dépendants d'une place de guerre 44. alors même que le demandeur n'aurait fait aucun travail pour en faciliter la chute dans son héritage 50. 507. d'une action possessoire de la part du propriétaire d'un fonds inférieur contre le propriétaire même du fonds où se trouve la source.. cass. Sir. 1. ou si. la question de savoir si des travaux exécutés sur le fonds inférieur seraient suffisants à cet effet.. 291.. 31 mars 1831. 1. rej. l'objet former d'une jouissance des peut La source eaux a.. Sir. 23 août 1859. 55. 67. rej. 4 avril 1866. 1. 733.. Req. Sir. qui. 417.. rej. texte n° 2. Sir. cass. 39. 2. il faut que les travaux aient été faits sur le fonds où se trouve!» source. on doit admettre.. art. sur lequel ces eaux s'écoulaient. 74.. lorsqu'il peut invoquer la destination du père de famille 49. 60. la jouissance du propriétaire du fonds inférieur. 641 et 642...132 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 44 Bélime. Sir.. 31. n° 143.. au § 244. Civ. 2 août 1858. 47 Arg. 59. rej. 1. 1.. par des travaux apparents 46. rivière navigable. Sir. 1. Sir. 18 Civ. 67... Sir. à plus forte raison.. 22 août 1859. Voy. 1. 621. rej. 17 juillet 1844. contre le propriétaire d'un fonds latéral. Il en est ainsi lorsque le propriétaire du fonds inférieur a manifesté. 5 novembre 1867. au contraire. commune. que le droit de recueillir le varech ou goémon de rive. pour l'affirmative : Req. 59. comme aussi lorsqu'il produit un titre de concession émané du propriétaire dans le fonds duquel elle prend naissance ou de ses auteurs 48. Voy. sif de toute idée de précarité ou de simple tolérance. avant toute révocation de la concession. 183. Sir. cass. La jouissance des eaux d'une source est également susceptible de former l'objet d'une action possessoire.. 5 juin 1839. 5° Des droits d'usage sur des eaux qui ne forment pas des dépendances du domaine public. Req.. de la part du propriétaire du fonds inférieur. 22 novembre 1864. rej. 1. Civ. Req. et enfin. rej. aussi : Req.l'aurait troublé dans sa jouissance? Voy. peut faire l'objet d'une action possessoire de la part d'une commune contre une autre commune 45. Sir. aussi : Req.

53. 321. suit pour le roulement de son usine. 1. Civ. 2 août 1853. Civ. 1. se prévaloir de ce que le demandeur aurait excédé les limites du droit que lui accorde l'art. il importe de remarquer que la jouissance des eaux peut autoriser une action possessoire. cass. 1. 18 avril 1838. Sir. Sir. contre tout commis sur ce cours d'eau une entreprise de nature à porter at-. rej.. 120. 4 mars 1846. Req.. rej.. 1. c'està-dire des canaux creusés de mains d'homme. 54. 184. Sir. Code de procédure. L'usage des eaux d'un cours d'eau naturel 61. Civ. 1. Sir. 36. 11 juin 1844. à la jouissance des eaux telle qu'il l'a eue? Ces deux points établis. 1er mars 1815. Req. 6 . civile n'a jamais varié dans sa manière de voir. Mais la Chambre. 15. § 186. elle l'a reproduite sous une autre forme en 1844. sous un rapport quelconque.. 24 avril 1850. Les seules questions à examiner au possessoire sont les suivantes : Le riverain.. Civ. suivant son objet et son étendue 52. 644 (Voy. Civ. 46. décembre 1836.. 83. rej. Sir.. rej . art. 248.. Sir.. 52 26 janvier 1836. 547. ni même en général de ce qu'il se serait renfermé lui-même dans l'exercice de son droit (Voy.. et Car. par la raison que les actions possessoires auxquelles ils peuvent donner lieu rentrent soit dans l'une ou l'autre des hypothèses déjà traitées sous les nos 1 et 3. V.. 11 août 1856. 38. cass. 61. cass. art. Loi du 25 mai 1838. le défendeur ne pourrait. Req. 37. 1. 61.. demandeur en complainte. 1. rej. 51 Nous ne nous occupons pas spécialement des cours d'eau artificiels. art.... 1. Sir. dans les deux arrêts ci-dessus cités. Civ.. 126. 50. cass. 57.. Arg.. 1. VII. 17 décembre 1861. pour repousser la complainte. rej. 1. § 183.. 113. dans son arrêt du 16 février 1824 (Dev. 1. Code Napoléon. Sir. XI. Civ. 729. Req. texte n° 3 et note 23). § 187. 29. Sir. 401..DES ACTIONS POSSESSOIRES... 1. Sir. 461. Sir .. 67. 28 avril 1829. a-t-il de fait joui des eaux pour l'objet et dans la mesure qu'il indique? La nouvelle entreprise faite sur le cours d'eau porle-t-elle atteinte.. 63. cass. Après l'avoir abandonnée en 1836. Duranton. teinte à sa jouissance. n° 2. ne l'est pas vi-à-vis du défendeur. Sir. 393). Sir. 18 juin 1850. 20 mars 1860. soit pour tout autre usage d'utilité ou d'agrément. 3. non dans le domaine public. non seulement de la part de l'usinier ou du propriétaire qui les a utilisées en totalité.. n° 1. Coll nouv. cass. 66. 1... mais encore de la part du riverain précaire au regard de celui dans le fonds duquel la source prend naissance. 644 et 645. constitue une quasi-possession compris propre à donner ouverture à l'action possessoire en faveur de celui qui en propriétaire supérieur ou inférieur qui aurait a joui. Civ. soit dans celle que nous allons actuellement exquoique pliquer. 183. 1. 1. Sir. 1. Civ. rej. Sir. 3 juillet 1867. 90 Req. 244.. Demolombe. 6. 41. cass. 494 Civ. et destinés à l'irrigation ou au roulement d'usines. Due doctrine contraire avait d'abord été émise par la Chambre des requêtes. 133 b. 4 janvier 1841. 44. rej. texte n° 3 et notes 34 à 42). A cet égard..

sans autorisation de l'administration. C'est ainsi qu'un droit de jouissance exercé sur un objet dépendant du domaine public. à raison de l'imprescriptibilité du domaine public. contre la théorie exposée au texte. à raison même du caractère purement facultatif d'un pareil droit. de sorte que le défendeur à la complainte n'est pas admis. rej. 30. mais seulement d'écarter. est le résultat d'une confusion entre les règles du Droit administratif et celles du droit privé.. Il convient également d'observer que si. la prescription en cette matière est extinctive et non acquisitive. 66. Civ. commencer à courir que du moment où ces riverains ont été constitués en demeure de le faire valoir. NoUs avons une double réponse à faire à cette objection : 1° En admettant qu'il fût effectivement ici question d'une prescription acquisitive. nous dirions que. susceptible de former l'objet d'une action possessoire contre un tiers.. Req.. en vertu d'une concession précaire de l'administration.. suffit pour donner lieu à une action possessoire. telle qu'elle vient d'être caractérisée. 1. qu'il faut. 54 L'opinion contraire. 101. 55 On pourra objecter. 5 avril 1830.134 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. elle entraîne toujours et nécessairement l'extinction du droit des autres riverains. rej. comme nous l'avons établi. 1. un riverain a fait. sa possession n'en est pas moins utile. à exciper de l'absence d'autorisation administrative 54. puisqu'elle ne doit pas avoir pour résultat de faire acquérir au. La prescription ne peut. un droit sur le fonds d'autrui. pour se procurer l'usage des eaux. Sir. des travaux qu'il n'eût dû entreprendre qu'après l'avoir obtenue. 733. Sir. est. Req. en matière de possession.. riverain qui l'invoque. pour donner ouverture à la complainte ou à la dénonciation de nouvel oeuvre.. soit pour l'irrigation de son fonds. 1. la concurrence des autres riverains. Troplong. si la règlede qu'on nous oppose est vraie en thèse générale. une possession qui soit également de nature à servir de base à l'usucapion. bien qu'une pareille jouissance ne puisse jamais. quant à la jouissance des eaux. et cette mise en demeure ne peut elle-même résulter que de travaux qui les auraient placés dans l'impossibilité d'user des eaux. rej.. Sir. pour faire rejeter cette action. 298. I. 63. elle n'est cependant pas absolue. on ne doit pas en conclure que. 1. rej. si la quasi-possession. 16 février 1866. Il y a mieux. 32. à leur passage devant leur fonds 55. conduire à l'usucapion. soit pour de simples usages do- mestiques 63. Sir. et c'est là notre seconde réponse. et 53 . Du reste. 77. 146.. 14 août 1832. lorsqu'elle a duré pendant trente ans. enseignée par Bélime (n° 247). De la prescription. 10 décembre 1862. Req. qui n'en a joui que d'une manière partielle ou restreinte.

26. tandis que.. § 185. rej. par la seule possibilité d'en user. 159. 56 Cpr. 6 décembre 1836. 1. A ce point de vue. § 772 . Duvergier sur Toullier. mais. I. 642. c'est-à-dire lorsque cette jouissance a en lieu au moyen de travaux apparents. 19 juin 1811. 7 janvier 1846.DES ACTIONS POSSESSOIRES. 2232. Troplong. pendant trente ans. et la loi ne les ayant soumises à aucun droit d'usage privatif au profit des riverains. XI. XI. cit. 46. pour éteindre par la prescription le droit facultatif des autres riverains. cass. soit sur un titre. 132. Sir. 1318. en effet. Il en résulte que.. Cette prescription suppose sans doute le maintien. note a. cit. 1. soit sur la destination du père de famille 56. rej. Rennes. Sir. Bordeaux. Des servitudes. Troplong. qu'à l'inaction de ceux auxquels elle est opposée. V. I . n° 5. La jouissance des eaux pluviales tombant sur un terrain privé autorise l'action possessoire. 11. sur le cours d'eau. contre le propriétaire du fonds dont elles découlent. III. 18 Req. ou qu'elle est fondée. Du domaine public. 164. op. 21 juillet 1825. alors même qu'il n'aurait pas placé les autres riverains dans l'impossibilité d'en jouir de leur côté. n'est soumis à la prescription qu'à partir du moment où il a été établi. sous les conditions précédemment indiquées à l'occasion des eaux de source. Les eaux pluviales qui coulent sur une voie publique étant res nullius. 210. 10 février 1826. dans le cas même où un riverain aurait fait des travaux apparents pour s'approprier l'usage de pareilles eaux. fonds au moyen de l'extinction du droit rival qui leur compétait. II. qui à raison de son caractère facultatif. elles appartiennent au premier occupant et ne sauraient. Arg.. l'accomplissement de la prescription est bien moins attaché à la jouissance de celui qui s'en prévaut. Proudhon. Duranton. 1331 et 1332. 2. Proudhon. il ne serait cependant pas admis à former une action possessoire contre le riverain supérieur qui les détournerait sur son héritage 58. 148 . 135 c. 115 et 116. Ce droit. 37. 107 à 113. art. on comprend très bien que l'action possessoire soit recevable de la part du riverain qui a joui des eaux. Duranton. n° 4. Demante. cep. 147. sur l'art. Cours.. 642. Sir. op. des travaux qui en ont rendu l'exercice absolument impossible. Marcadé. sauf convention contraire. 103. devenir l'objet d'une possession utile. Voy. 495 bis. Civ. se conserve indépendamment de son exercice et de toute eaux. cette situation une fois établie. Demolombe. Pardessus. V. I. la possession seule est insuffisante. 1.. par conséquent. tant qu'elles conservent leur caractère de res nullius 51. action 57 en justice . 407. 158. Marcadé. de l'état de choses par suite duquel ces derniers ont été placés dans l'impossibilité de jouir des ce. par la raison que la recevabilité de son action se trouvera malgré cela suffisamment justifiée par sa possession même. I. de la part du propriétaire du qui les reçoit. IV. IV. Cpr. 66.. De la prescription. Demolombe. Req... Sir. sur l'art.

Req. rej. Req. « Voy... 63. XI. 12 mai 1838.. 16 mars 1853. 2 mars 1831. Civ. sur l'art. 28. devenir l'objet de conventions valables entre les riverains de cette voie publique. Mais les eaux pluviales provenant d'une voie publique cessent d'être res nullius.. 1. Voy. rej. et de leur instruction. 2. 1.. 33. Civ. texte et note 10. IV.. 1832. op. 56. lorsqu'il en a joui. au mépris de l'engagement qu'ils avaient contracté de ne pas le faire 60.. I.. 60 Caen.. Colmar. rej. — Des rapports du possessoire et du pétitoire. 21 1845.. juillet 59 Marcadé. V. l'introDe — duction de ces actions. 284 Limoges. 205. Sir. en vertu d'une pareille convention. 39. 22 février 1856. Sir. du délai dans lequel elles doivent être intentées. soit en vertu d'un titre opposable au propriétaire de ce fonds. Troplong. 1. 59. cit. les eaux pluviales provenant d'une voie publique peuvent. Les actions possessoires sont de la compétence exclusive des Sir. Dalloz. cass. et celui qui en a joui d'une manière exclusive... 2.. 1. Sir. 117.. 57. 60. soit au moyen de travaux apparents. 41. même à l'état de res nullius. 9 avril 1856. un département ou une commune. Req rej.479. 14 juillet 1840. 1. Limoges. 2. 1. Les règles exposées au présent paragrapbe ne doivent être appliquées à la réintégrande que sous les modifications résultant de la nature particulière et du but spécial de cette action. Sir. 1. 1335. Sir. § 186. 642. primitivement recueillies. 204. n° 4. en sens contraire : Proudhon. 1. Sir.. 1° De la compétence en matière d'actions possessoires. 16 janvier 1865. 22 avril 1863. rej. ou de la destination du père de famille 59. 53. même pour des immeubles compris dans le domaine public 61. op. Sir. 399. § 189. De la compétence en matière d'actions possessoires. Demolombe. et elles peuvent dès lors faire l'objet d'une possession utile au profit du propriétaire inférieur qui les reçoit à l'issue de ce fonds. . 355. 74. 46. Sir. C'est ainsi notamment qu'elle peut être formée contre l'État.. rej.. Req. 2.. dès qu'elles ont été amenées dans un fonds privé . 621 Req. Il en résulte que ce dernier est recevable à former une action possessoire contre le propriétaire supérieur dans le fonds duquel ces eaux ont été. 132. Cpr. Sir. 160. 11 juillet 1859. 65. 431. Sir. D'un autre côté. 22 janvier 1839. 147. Duranton. cit. est recevable à former la complainte contre ceux qui les ont détournées..136 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 2..

devrait également. Sir. Loi des 28 juin 1825. 238. le juge de paix. Sir. Belime. 17 novembre 1847.. Que si la demande portait cumulativement sur le possessoire et le pétitoire.. pour statuer sur une prétendue action en complainte formée par un propriétaire contre un fermier. Le juge de paix saisi.... comme juge du possessoire. Civ. 4 août 1819. 320. à raison de faits survenus dans le cours des instances au pétitoire liées devant elles 3. 1. 8 paix. 196. 1. avait en réalité pour objet l'interprétation ou l'exécution de conventions dont il ne pourrait connaître 6. est tellement absolue. 112. en seconde instance1. Sir. 305. n° 3. 48.. cass. sur les justices de 16-24 août 1790. C'est ainsi que le juge de paix devrait se déclarer incompétent. saisi d'une action qualifiée de complainte. 1. 238. en première instance. Sir. Cpr. 26. cass. qui est absolue. 41. si. Civ. et des tribunaux civils d'arrondissement. 1 Civ.. rej. cass.. rej. le débat portait uniquement sur une question d'expiration de bail ou de 5 réconduction. III. 54. art. Req rej.. rej. tout en se déclarant incompétent juges de Loi du 25 mai 1838. 16 mars 1841. pour connaître des actions possessoires en première instance et des Cours impériales pour y statuer sur appel.. Sir. 1. 1.. 259. se déclarer incompétent. 29 juin 1824. 7 20. 28 juin 1825. Sir. § 186. Sir. Civ.. et qu'elle s'applique même aux actions possessoires incidemment soumises à ces juridictions. sans qu'il fût possible de les interpréter dans le sens d'une simple action possessoire. 6 décembre 1853. 30 mars 1830. d'une demande dont les conclusions tendraient à la reconnaissance ou à la dénégation d'un droit de propriété ou de servitude. 18. 137 paix. Sir. 6.. sur d'autres applications du — Principe posé au texte : Req. tacite . si le litige.DES ACTIONS POSSESSOIRES. art.. devrait. L'incompétence des tribunaux civils. 8 793. Cpr. 10. 26. celui-ci ne contestant ni la propriété ni la possession du bailleur. Civ. au lieu de porter sur une simple question de possession. Sir. Rélime. n° 1. 4 Cpr. cass.. 46. 36. 400. n° 437 et suiv. 1.. même d'office. 46. 1. Req. tit. qu'elle peut être proposée pour la première fois devant la Cour de cassation 2.. 1. 1. Sir.. n° 328. 5 août 1845. rej. 1. rej. quelle que fût la formule des conclusions prises par le demandeur.. Civ. août 1817. déclarer son incompétence. 25... en fait d'actions réelles immobilières touchant au fond du droit 4. Req. Le juge de paix. et ratione materioe.

texte et note 8. 3. Code de procédure. Jur.. n° 1609. 6 . l'art. Civ. sans autorisation préalable du conseil de préfecture. Elles peuvent être intentées contre l'État. en sens contraire : Sérigny. le maire peut. 613. 55 de la loi du 18 juillet 1837. 116. sont. cass. intenter. toute action possessoire. Le juge de paix devant lequel l'action possessoire doit être portée est celui de la situation de l'immeuble litigieux. Il semble que cette dispense doive également s'appliquer à l'appel 9. Loi du 28 mai 1838. Sir. Sir. gén. Mais l'autorisation devient nécesCiv. 1. 9 Foucart. 1. Et l'analogie conduit à étendre la même exception aux actions possessoires formées contre l'État. pour le tuteur : § 114. question devrait retenir juger la dernier rapport.. n° 1. comme toutes les autres actions de la compétence des juges de paix.138 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 1. Sir. Voy. 37 de la loi du 10 mai 1838. Droit administratif. ou y défendre.. Sir. pour le mari : art. Voy.. art. cass. 17 août 1836.. art. Compétence administratif. 1751. 6. art. 48. quant aux actions possessoires à introduire contre un département. 596. de la loi des 28 octobre-5 novembre 1790. tels que les maris ou tuteurs. Aux termes de l'art. Les administrateurs du patrimoine d'autrui. du délai dans lequel elles doivent être formées. III. rej. 2° De l'introduction des actions possessoires. par identité de motifs. v° Commune. 37 de la loi du 10 mai 1838 7. ou a y défendre5. rej. 37. et de leur instruction. 7 juin 1848.. quelle que soit la valeur de l'objet du litige. Bélime. tit. en vertu même des pouvoirs inhérents à leur qualité.. contre une commune ou un déparlement. La Cour de cassation (Civ. 48. n° 2. 1. 30 janvier 1837. sans dépôt préalable du mémoire en général exigé par l'art. 2 février 1842. 788. 1. et posce sous sessoire 8. cass.. a. Dalloz. Cpr.. n° 299.. 15. Civ. ne sont pas soumises au préliminaire de conciliation. Sir. Req. des actions possessoires dirigées contre une commune. 6 avril 1841.. 7 C'est ce que dit positivement l'art. Code de procédure. n° 127 . III. » Voy. Les actions possessoires. au nom de la commune qu'il représente. 41. 42. 36. 569) a jugé qu'il devait en être de même. 1428 et 1549. Tout jugement rendu sur action possessoire est susceptible d'appel. admis à exercer les actions possessoires compétant aux personnes dont ils administrent les biens. 51 de la loi du 18 juillet 1837 et l'art.

Code de procédure.. ou pour y défendre10. 449. Ord. le délai d'un an ne commencerait à courir que du jour du préjudice causé. d'Etat du 10 janvier 1845. Lorsque le trouble consiste dans des actes matériels exercés sur le fonds du demandeur. et loc. n° 1.DES ACTIONS POSSESSOIRES. rej. § 186. Civ. 248. art. Au cas de troubles successifs. 49. 50. Lors. cass. 27 juin 1864. avec le préjudice qui a pu en résulter. 3. en Cons. et ce. ni du jour de cet arrêté.. 11 Suivant Bélime (n° 358). rej. Dalloz.. 1er août 1818. ces travaux ont réellement porté atteinte à la possession du deman- saire pour deur11. 1. et de l'action possessoire. le délai d'un an ne court. op. ou dans des actes juridiques dirigés contre sa possession. 64. Cet arrêt. mais seulement du jour où la possession a été déniée et le droit à l'indemnité contesté 12. Sir. et l'occupation qui en a été la conséquence. Cir. tend Foucart. la complainte formée pour la répression de ceux qui ont été commis dans l'année est recevable alors même que les premiers faits de trouble remonteraient à plus d'une année 13. art.. Sir. par leur état d'avancement. cass.. d'où il semblerait résulter que l'action possessoire n'est plus recevable. le délai d'une année dont il vient d'être parlé commence à courir du jour même où ces actes se sont produits. 6. 1. qui ne se prescrit en géuéral que par trente ans à compter du préjudice causé. 1. 13 Req. renferme un considérant subsidiaire... à peine de déchéance. qui doit être intentée dans l'année du trouble. Mais cette opinion repose sur la double confusion trouble. au contraire. ni même de celui de la dépossession matérielle. c'est-à-dire de l'atteinte portée à la possession. 429. être intentées dans l'année du trouble ou de la dépossession. 12 La raison en est que l'arrêté pris par le préfet dans la limite de ses attributions. lorsqu'il s'agit d'actes constituant une opposition directe au libre exercice d'une servitude. avec l'action ordinaire en dommages-intérêts. 47. Cpr. 1. 139 former un pourvoi en cassation. par la raison que la possession a cessé 10 du . et v° citt. 334. que le trouble ne résulte que de travaux exécutés par le défendeur sur son propre fonds. Lorsqu'une action possessoire est intentée par celui qui se pré- propriétaire d'un terrain qu'un arrêté préfectoral. Il en est également ainsi. Sir. le délai ne commence à courir que du jour où. Civ. n° 1610. b. a compris dans ce chemin. quoique parfaitement justifié par son motif principal. 1846. 28 décembre 1832. Civ. ne sauraient être cousîtes comme des actes de trouble. Loi du 25 mai 1838. op. 52. fixant la largeur d'un chemin vicinal. 18 janvier 1847. Dalloz. 25. La complainte et la réintégrande doivent... citt. lorsque les premiers faits de trouble remontent à au delà d'une année .

le délai d'une année court à partir du commencement des travaux. quoique dechu de la faculté d'agir par voie de dénonciation de nouvel oeuvre. n° 355. 22 avril 1839. dont l'expiration emporte déchéance de l'action possessoire. matériellement détruit l'ouvrage constitutif du trouble 18. Sir. texte et note 14. Civ. 10 Zachariae. Sir. art. « Civ.. Civ. § 189.. nous le regarderions comme inexact. 1. c. 1. 24. note 6. 14 Il est bien entendu que. 20 janvier 1824. sans recourir à ce moyen d'instruction. Enfin. n° 353. art. art. De Fréminville.. Le délai d'une année. 12 octobre 1814. rej. I. la possession alléguée. § 180.140 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 265.. ni par la circonstance que le demandeur aurait. 1. cass. court contre les mineurs et les interdits 15. pourra toujours exercer la complainte. le cours de ce délai n'est interrompu. art. Commentaires de l'ordonnance de 1667. § 189. ni par des poursuites correctionnelles dirigées contre son auteur 19. ou à rejeter. s'il ne s'est point encore écoulé une année depuis le moment où il a été réellement troublé dans sa possession. 15 Jousse. texte et note 23. Zacharise. Si tel était le véritable sens de ce considérant.. § 771. même après l'expiration du délai d'une année à partir du commencement des travaux. Mais l'enquête n'est pas obligatoire. texte et note 10. 24. il s'établit par la production des actes judiciaires ou extrajudiciaires qui le constituent. la possession déniée. XVIII. le possesseur.. 20 Non obstat Code de procédure. Code de procédure. à moins cependant que ce trouble n'eût eu lieu d'une manière clandestine 17. Code de procédure. Le juge est autorisé. tit. 15. n° 356. « Bélime. 39. mais de statuer qu'elle ne pourra porter sur le fond . cass. 366. Quant au trouble de droit. d'être paisible à partir du moment où ce» faits se sont produits. comme non justifiée. « Bélime.124. L'objet de cet article n'est pas de rendre l'enquête obligatoire. lorsque cela ressort des autres éléments de la cause 20. 1. Sir. Voy. Bélime. Il n'est pas suspendu par le seul fait que le demandeur aurait ignoré l'existence du trouble 16. En matière de dénonciation de nouvel oeuvre. à tenir pour constante. 24. 24. Cpr. dont la continuation peut avoir pour résultat de porter atteinte à la possession du demandeur 14. Le trouble matériel apporté à la possession peut aussi se prouver pur témoins. De la minorité. La possession peut se prouver par témoins. 391. texte et note 9.

cass. 17 mai 1848. Sir. 141 3° Des rapports du possessoire et du pétitoire. 11 janvier 1865. 25. 25 juillet 1826.194. 27. rej. 156.DES ACTIONS POSSESSOIRES. lorsque le juge de paix. Civ. possessoire et le pétitoire ne peuvent jamais être cumulés. a. 41. de la part du défendeur. cass.. la rejetterait par l'unique motif que le défendeur. Civ. 398. Sir. Ainsi. 1. Civ.. ni dénier le possessoire comme étant inséparable du pétitoire. 22 Civ. 16 mars 1841. . 53... 33. 532 . le maintient cependant en possession. 2. 37. 413. et sans constater en fait l'existence ou la non-existence de la possession annale ou de la détention que requiert la complainte ou la réintégrande. 417. en le subordonnant au jugement à intervenir sur le pétitoire. 4 juin 1835. n° 21 1.. Sir. 6 avril 1859. 88.. ni même surseoir à statuer sur le possessoire. sans constater en fait la possession annale du demandeur. cass. Req... Req. 409. ou qu'enfin la propriété lui a été reconnue par un jugement antérieur 21. aussi : Civ. 20 avril 1863. 1. 1.. 1. rej. s'étant possessoire. rej. Sir. Envisagée au point de vue de l'office du juge. cass. Sir.1. Civ. 1. pour repousser l'action possessoire. Sir. Req. 438.. 38. Voy. d'autre part.. 28 juin 1830. par des motifs exclusivement tirés du fond du droit. 35.. Sir.1. ou que la possession est établie en sa faveur par son titre de propriété. cass. 1. 52. 30. qu'il ne peut. 1. 8 novembre 1854... 29 novembre 1852. 22 mai 1833. 4 décembre 1855. cass. 11 août 1852. Sir. Sir.. cass. 23 novembre 1836. Sir. art.. Civ.. 54. rej. 1. mais abstraction faite de la question d'incompétence. 1. Sir. 794. il y a cumul du possessoire avec le pétitoire lorsque le juge de paix. 65. Civ. Civ. que nous avons déjà examinée sous le n° 1 de ce paragraphe.. 593. saisi d'une complainte. n° 413.. § 186. Code de procédure..Il en serait ainsi notamment dans le cas où le juge du Le saisi d'une complainte pour entreprise sur un cours d'eau. 553. sur ce que le fait qualifié de trouble à cette possession n'a été. sous le prétexte qu'il est propriétaire.. 48.. Civ. 648. cass. Civ. cass. 196. se fonde uniquement. Sir.. que le juge du possessoire ne peut admettre ou rejeter l'action possessoire. sans méconnaître la possession annale du demandeur. du droit. Voy. cass.. cass. 56. 59. Crémieu. ni préjuger le pétitoire par le dispositif de son jugement. 1. d'une part. il y a également cumul du possessoire avec le pétitoire. Bélime.. 1. Sir. 23 mai 1838. A l'inverse. 406.. 348.. aussi : Civ. 63. Sir. que l'exercice d'un droit25... cette règle signifie. Sir..

. cass. Civ. La seconde sera examinée au § 187.. qui sont jusqu'à certain point connexes entre elles. il y a cumul du possessoire avec le pétitoire. Sir. cass. 31 mars 1857.. 20 janvier 1836. 1. 1.. 788. 3 janvier 1840. ne saurait être considéré comme ayant commis un trouble de possession23. La première de ces questions. — Le juge de paix cumule également. Sir. Sir. 15 juillet 1829. Sir. 25 Civ. 42. 42.. la rejette ou met les parties hors de cause par le motif que. cass. 836. Sir.. 52. 519. Au contraire. Sir. De même encore. aussi note 30 infrà. lorsque le juge de paix.. 29 décembre 1857. et détermine la manière dont elles jouiront à l'avenir de ce cours d'eau. b. et à quelles conditions. Sir. cass. Sir. ni celle de savoir dans quels cas un riverain supérieur ou inférieur peut être considéré comme ayant troublé cette possession. comme aussi lorsque. et notes 52 à 55.. 36.. cass. 70. 1.799. a déjà été traitée au § 183. cass. — Il ne faut confondre. 11 août 1852. 17 août 1836. le pétitoire avec le possessoire.. lui a reconnu un droit quelconque. 648. 45. 1.. Civ. 29. 26 Civ.. Req. le demandeur en cassation se trouvait sans intérêt légitime à se plaindre du sursis que le juge de paix lui avait accordé à l'effet de justifier de son exception de mitoyenneté.. 1.. ou même lorsque. . rej.. texte n° 3. 1. texte n° 5. aussi : Civ.. le juge de paix peut. Sir. cass. 36.. 675. rej.. 648. 24 Bélime. sans se dessaisir du possessoire. sans cumuler le pétitoire et le possessoire. 29. il renvoie les parties à se pourvoir préalablement au pétitoire 26. Civ. Cpr. lett. au lieu de maintenir simplement le demandeur en complainte dans sa possession annale. comme lui appartenant en vertu de sa possession. Sir. il y a cumul du possessoire avec le pétitoire. n°s 442 à 445. Req. 306. 681.. la jouissance d'un cours d'eau constitue une possession de nature à donner ouverture à complainte. 57.. 1. Sir.. saisi d'une action en complainte formée à raison d'un trouble apporté à la jouissance d'un cours d'eau. 58. Voy. Enfin. Cpr. 1. saisi d'une action en complainte. 1... Cet arrêt n'est pas contraire à la proposition émise au texte.142 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. et notes 34 à 42. 823. se livrer à l'examen des titres respectivementpro- 23 Civ. 644. d'après les faits et moyens respectivement invoqués. Sir. 14 décembre 1841. 22 août 1849. avec la question résolue au texte. cass. D'après les circonstances dans lesquelles il a été rendu. le possessoire serait inséparable du pétitoire 26. 146. cass. lorsque. Civ. ni celle de savoir si. 52. cass. 22 août 1842. Civ. 40. 1. 10 novembre 1845. 29 décembre 1828. 1. à ce point de vue. sans lui reconnaître aucun droit. Civ. lorsque le juge de paix. il l'a maintenu dans sa possession trentenaire ou immémoriale 24. borné à user de la faculté que lui donnait l'art. il fait un règlement entre les parties. 1..

. 65.. 6 juin 1853. sans cumuler le pétitoire et le possessoire. 27 il . 474... 32. Sir. 57. C'est ainsi encore que.. rej. § 35. Sir. chap. Sir. Sir... 215. Req. rej. 708. rej. 40.. 37..... sur un titre invoqué par le demandeur 23. 66. rej. Req. 6 décembre 1853.. lorsqu'il les consulte. 1. 397. 1. rej. 19 décembre 1831. 67. Sir.. 668. 1. 1. Req. 1. Sir. rej. 1. cass. Sir.. De la compétence des juges de paix. Req. 76. 27 mars 1866.. rej. 1. Req... § 2. Civ. Req. 1. 67. rej. Req. Sir. Les contestations élevées sur l'interprétation. 37. 283. que le demandeur n'avait plus une possession exclusive de nature à faire considérer comme des troubles les actes rentrant dans l'exercice de la servitude. Rép. III.. nos 468 et suiv.. 1. 1.. 440. rejeter une complainte en constatant. rej. Civ. rej. dans le cas où Merlin. 885. De la possession.. 871. Req. 21. 21 janvier 1862. le juge de paix ne cumule pas le pétitoire avec le possessoire. 24 avril 1866. Sir. Sir. les deux parties ont également fait preuve d'actes possessoires de même nature... Sir. 67. Le juge de paix pourrait aussi.. rej. le juge de paix est autorisé à consulter les titres pour y rechercher quelle est.. rej.. Req. 9 novembre 1825. celle qui se trouve la mieux caractérisée ou colorée 28. rej. Voy. 23 novembre 1841. non pour reconnaître ou méconnaître le fait matériel de la possession. 41.. 10 février 1837. 41. 1.DES ACTIONS POSSESSOIRES. 328. 25 avril 1865. rej. 132. 264. Henrion de Pansey. 13 novembre 1839. 59. 143 duits. 25 juillet 1837. 1.. Civ. n° 2 bis. rej. mai 1841. Sir... rej. 66. Sir. Req. Sir. 53. Voy. 1. 8 août 1841. Sir. 54. 51. en se fondant.. 28 juillet 1856. 735. Sir. 1. 706. rej. 65.. rejet. rej. v° Servitude. Sir. aussi : Civ. C'est ainsi que. 793. 82. rej. cier la nature. 13 novembre 1839.. 76. Toullier. 1. 16 janvier 1865.. aussi les arrêts cités à la note 33 infrà.. ne privent pas le juge de paix de la faculté de les consulter pour éclairer la possession 30. Demolombe. 813. 248. pour écarter la présomption de précarité attachée à l'exercice d'une pareille servitude. 1. 1. 63.. § 186.. 4 avril 1866.. sur une action en complainte formée a raison d'un trouble apporté a la jouissance d'une servitude discontinue. rej. 1. 21 décembre 1820. 50 Pothier.. 11 mai 1841. 26 janvier 1825. rej. Sir... Sir. 1. 1. Req. Civ.. 2 février 1842. 1. Req. cass. Sir. 26.. Civ. 17 février 1858. 135. Sir. mais uniquement pour en appré- l'étendue et l'efficacité juridique 27. 1. Req. 1. 41. 40. 42. 6 août 1863. » Req... 25.. n° 90. Req. Req. v° Complainte. Req. 4 juillet 1866. de la possession du demandeur ou du défendeur. 491. 291. rej. Civ. sur le vu d'un titre constitutif de servitude produit par le défendeur. ou même sur la validité des titres produits.. Sir. 1. Quest. 1. Sir. Crémieu. 28 Req.. 116.. 62. 41.. Sir. Sir. 716.

317. 1..rej. 861. 15 février 1841. Sir. 16 janvier 1843. Civ. Civ. 10. tout au contraire. 17 mai 1820. Toutefois si. 24 juillet 1810.... il devenait nécessaire d'interpréter des actes administratifs dont le sens serait contesté entre les parties. ou d'une servitude négative 31. et que c'est dans le but seulement d'en apprécier le caractère que le juge de paix peut ou doit consulter les titres. nos 450 et suiv. Mais c'est la précisément que se trouve son erreur. 20 janvier 1863. 1. 408. 24 juillet 1839. 946.. le juge de paix qui refuserait de prendre connaissancedu titre invoqué par le demandeur en complainte. Sir.. 1. Req. 1. D'ailleurs.. devient obligatoire lorsqu'il s'agit d'une complainte formée a raison d'un trouble apporté à l'exercice d'une servitude discontinue 38. 53. contrairement à la disposition de l'art. cass. au possessoire. rej. 33 Comme l'exercice des servitudes discontinues est. 24 juillet 1839. ou qualifiés de troubles.. 43. de question préjudicielle de propriété ou de servitude. d'après lui. 52. rej.. 66.. L'examen des titres. surseoir à statuer sur le possessoire. question qui. Civ. en sens contraire : Bélime. comme les servitudes discontinues. Sir. 861. 63. 1.. serait également sujette à critique Civ. 23 novembre 1840. 735... Civ. Or. 1. 6 novembre 1866. 1. 20. et que. en l'absence d'un titre constitutif. 54. 6 décembre 1853.444 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 412. 1. puisqu'il s'agit uniquement de statuer sur la possession. la production d'un pareil titre fait cesser cette présomption. on comprend que la possibilité de l'annulation ultérieure de ces titres au pétitoire. Civ. se trouverait dans l'impossibilité d'apprécier le véritable caractère de la possession. 1.. Il ne saurait y avoir. 273 et 334. rej. 334. au cas où la contestation de la validité du titre lui paraîtrait sérieuse. Req. Sir. cass. Sir. 1. 158. Sir. 31 Civ. 6 janvier 1852. cass. 39... qu'il admît ou rejetât la demande. 20. Zachariae. 1. Sir. Sir. 41. en renvoyant les parties à faire préalablement décider la question de validité du titre. 1. ni sur le fait matériel de la possession. 32 Req. Sir. ni sur la nature des actes invoqués comme constitutifs de la possession... rej. Civ. rej. serait préjudicielle. 17 mai 1820.. cass... le juge de paix devrait. 6 juin 1853. Sir. et sa sentence. ce n'est également que par l'inspection du titre dont se prévaut le demandeur que le juge de paix se trouvera à même d'apprécier si . ne saurait avoir d'influence. 793. Sir. 16 janvier 1843. 38. qui n'est en général que facultatif pour le juge du possessoire 82. 8 mai 1838. présumé entaché de précarité. Sir. et devrait surseoir à statuer jusqu'à ce qu'elle ait été donnée par l'autorité compétente 81. Req. 273 et 324. 1. 43. rej. 39. texte et note 9. pour déterminer le caractère ou l'étendue de la possession. cass. le juge du possessoire ne pourrait se livrer à cette interprétation.. Sir... XII.. 1. rej. 25 du Code procédure. s'établir que par titres. D'après cet auteur. 1. cass. 402... Sir. Voy. le système de Bélime tendrait à observer le possessoire dans le pétitoire. Sir. rej. 41. Req.. Req. 8.. 193. § 187 6. 411 34 Les servitudes négatives ne pouvant. Civ..

. rej. 26 décembre 1865. 7 juillet 1836. 37. Enfin.. 341. Req. Sir. le juge de paix peut encore. et l'abstention. 29. Req... 41. Sir. Il en est ainsi notamment dans le cas où. bien entendu que le juge du pétitoire peut. un département. lorsque dans une instance possessoire engagée entre l'État. rejeter ou admettre la complainte.. 145 de paix ne cumule pas non plus le pétitoire et le possessoire lorsque. Req. 26. Req. mais en statuant uniquement sur le possessoire 88.. § 183. 16 février 1837. 62.. ou une commune et un particulier. 25 février 1840. 328. 40. 1. appartiendrait à l'immeuble litigieux. Civ. 12 36 note 8. sans cumuler le possessoire et le pétitoire. 37.. Voy. 1. 1. 42. 35 Civ. du reste.. 159. 37 1.. 1. Sir. 38 Cpr. 25 juillet 1837. Civ.. rej. Voy. 1. mais il doit même ne le faire que lorsqu'il ne trouve pas dans les faits et documents de la cause des éléments de conviction suffisauts pour apprécier les véritables caractères de la possession 39.. Req. Req. Cpr.. 4 janvier 1854. 18 juin 1850. rej. Sir. Req.. le caractère domanial de l'immeuble litigieux est mis en question 37. texte n° 1.. 257. pour accueillir une complainte. 1. 456. Civ. 236.. 6 juin 1866. Sir. § 186. 48. après avoir reconnu la possession annale du demandeur. 885.. 496 . 9 novembre 1825. 64. 116. 27. 235. 1. 36. rej. 1. 1. au contraire.. 62. Sir.. rej... rej. 20 mai 1829. 2 février 1848. cass. 1. Sir. 281. 2 février 1842. 10 . Sir. rej. rej.DES ACTIONS POSSESSOIRES. 15 décembre 1812. Le juge de la part du propriétaire do l'héritage prétendument grevé. rej. Req. 257.. exercée à titre de droit. rej.. Sir. Req. cependant. Sir. 65. comme s'appliquant à un terrain ou à un cours d'eau qui fait partie ou qui ne fait pas partie du domaine public38. Sir. Sir. est non le résultat d'une servitude. Sir. Req. Req. 248. 2. 492. rej.. 1. En pareil cas le juge du possessoire non seulement n'est pas tenu de surseoir jusqu'après décision de l'autorité administrative sur le caractère de l'immeuble litigieux.. Sir. 89. 1. II. il se fonde sur la possession immémoriale du demandeur. Sir. 10 février 1864. Sir. 1.. Sir. selon lui... rej. rej.. 54... 67. rej. sur le 38 Req. rej. 66. Décret du Conseil d'État du 11 avril 1848. 113.. 24 février 1841. Il est.. Civ. Sir.. 668. 20. 21 janvier 1862. 19 avril 1825. 37 Si le débat n'était engagé qu'entre deux particuliers.. rej. 1. Sir. 1. le défendeur à l'acton possessoire ne serait pas admis à exciper du caractère domanial qui. sans cependant l'y maintenir par le dispositif de sa sentence 36. 48. en se fondant sur ce que la possession ne s'est exercée que d'une manière précaire ou s'est... 1. décembre 1836. rej. il invoque surabondamment des motifs touchant au fond du droit. 326. Req. 1.

cas où il y aurait nécessité d'interpréter un acte administratif : texte et not 31 suprà. sans violer la règle qui défend de cumuler le pétitoire et le possessoire. 36. 1. Il en résulte. Art.. 27. 5 août 1845. à l'occasio d'une action possessoire liée devant lui. l'im possibilité. 1. rej. 11 Voy. 1961. 3 mars 1836. qui s'est pourvu» pétitoire avant le jugement définitif du possessoire. sous l'empire duquel le même juge connaissait et du possessoire et du pétitoire. texte et note 3. même par mesure provisoire. statuer sur une demande incidente qui constituerait une véritable action possessoire 41. 5. d'autre part. art. que le possessoirs ne peut être joint au pétitoire par la même action. la port' de la défense du cumul dans notre ancien Droit. que le défendeur au possessoire ne peut également se pourvoit au pétitoire. 151. tant que l'instance se trouve «ncore liée au possessoire 44. soit par un désistement accepté ou tenu pour accepté 43. 9 mai 1881 Sir. les arrêts cités à la note 3 suprà. Sir. des mesures provisoires relatives à la garde et à la conservation de la chose litigieuse 40. b... 875. 19 décembre 1859. 40 Art. prendre possession dans le cours de l'instance liée devant lui. le pétitoire ne peut être poursuivi avant que l'instance possessoire soit terminée 42. Dans ces deux hypothèses. Telle était en effet. 1. qu la conséquence de la simple prohibition du cumul. A ce point de vue. Civ. soit par un jugement définitif. que le défendeur. saisi d'une action pétitoire. 45 On a cependant soutenu que la violation de la défense établie par la pre- . Mais il ne pourrait. C'est pour ce motif que no avons cru devoir traiter séparément la question du cumul et celle d'incompétence 43 Req.. Cpr. La règle qui défend le cumul du possessoire et du pétitoire s'applique également aux parties. 44 Mais on ne doit pas conclure de là. une fois engagé. XVIII. d'une part.... et devant le môme juge. elle signifie que le possessoire. une demande incidente relativ à la possession. la demande prématurément formée au pétitoire devrait être déclarée non recevable 48. cass.. Crim. cass. est plutôt le résultat d'une incompétence ratione materoe.146 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 42 Elle signifierait en outre. soit par cela même no Civ. 46. soit de soumettre à un juge de paix une question pétitoire. Mais depuis la loi des 16-24 août 1790. 1. recevable à interjeter appel de la sentence rendue contre lui au possessoire. 28. 60. Cpr. Cpr. que celui qui s'est pourvu au possessoire ne peut agir au pétitoire. qui a créé les juges d paix. tit. Sir. 331. cass. Cpr. tant que l'instance liée au possessoire n'a pas été vidée. et qui leur a attribué la connaissance exclusivedes actions possessoires. Il en résulte. suivant la Cour de cassation. § 409. soit de porter devant un tribunal d première instance. Ordonnance de 1667. 46. Sir.

L'auteur d'un trouble de possession ne peut. texte et note 4. Sir. n'aurait plus aucun fondement.. 2 février 1857. rej. 973. Civ. cit. 7 août 1817. rej. : Req.. s'il apparaît d'après les circonstances. partie de l'art. 2. Zachariae.. 26. 127. en mière 17 . à cont. Cpr. 26. 11° 475. 54. sur les effets de l'introduction d'un référé Req. 555. Voy.. 278. 22 juillet 1837. la présomption de renonciation dont il a été ques. 18. 60. Civ. § 186. 1... Sir. n° 436. 15 novembre 1865. 97... mander la répression 48. L 12. poss. A la différence du demandeur. 63. non pas. 6 août 1863. 1. 27 du Code de procédure. Mais rien n'empêche que.. § 192. Art. 27 juin 1843. Crémieu. tout aussi bien qu'à l'instruction et au jugement de la cause. par la voie possessoire. rej. 97. Req. 400. tion à la note précédente. rej. 57.. rej. et non une véritable fin de non-recevoir. Req. Sir. eût-elle été portée devant un juge incompétent 47. 10 Arg. Sir. qui emportent l'idée d'un obstacle s'opposant à l'introduction de la demande. rej. c'est d'admettre la validité de l'assignation à l'effet d'interrompre la prescription. 41.2. La seule concession que l'on puisse faire à cette opinion.. pour les troubles antérieurs à l'introduction de la demande. 37. 1. 868. en ce sens : Bélime.. il ne se pourvoie par action possessoire pour en dec. quant aux effets d'un compromis sur le pétitoire 816. : rej. Voy.. 66. 1. rej. 17 avril 1837. au bénéfice de sa possession (Non enim videtur possessioni renuntiasse. Ces auteurs restreignent. Sir. 1. Sir. 15 novembre 1865. 43. si de nouveaux troubles sont commis dans le cours de l'instance au pétitoire. 650). rej.. n'entraîne qu'une simple fin de non-procéder. 46 La raison en est que celui qui introduit une action pétitoire est censé avoir renoncé. 1. 1. cep. Civ.. de acq. en effet. Zachariae. qui rem vindicavit. Req. Sir. même en se désistant de cette dernière 46. Voy. 9 juin 1852... 1. mais seulement à refuser toute audience au demandeur jusqu'après le jugement au possessoire. de telle sorte qu'il n'y aurait pas lieu à rejeter la demande.. 1. 66.. D.. le sens naturel des termes. art. et surtout par le résultat même de l'action possessoire. ne pourra se pourvoir ou pétitoire. quest. § 1. Sir. Req. il est vrai... p. Sir. 52. 18 En pareil cas. 87. vel amitt. 1. Il n'y serait pas recevable. Sir. 1. 239.. déchu de la faculté d'agir au possessoire. aussi : Req. — Cpr. cass. mais à la faculté de demander. la réparation des troubles antérieurs à sa demande. 7 mars 1866. Civ. qu'elle n'a été formée que dans le but de mettre le demandeur au pétitoire dans l'impossibilité d'introduire en temps utile une demande interruptive de prescription. rej. par cela même. même antérieur à la demande formée contre lui 40. Carré. Sir. le autorisé à agir au possessoire pour défendeur au pétitoire est tout trouble de possession. 37. rej. Crémieu. Voy. 1er février 1860. Sir. à notre avis. 474. texte et note 5. 15 avril 1833. I. n° 428. 33... 66.. Req. op. § 192.DES ACTIONS POSSESSOIRES. 1. 147 Le demandeur au pétitoire est.

58. 368. un délai. Paris.. 66. Cependant. cass. 50 Cpr. 305. De la compétence.. 65. elle aurait. Sir. 53 Zachariae. II. Toutefois.. 2. ni quant aux causes d'interruption 64. cass. Bélime. rej. 621. même au pétitoire. 741. ni quant aux faits mêmes de possession. 46. art. al. 35 Voy. Civ. art. introduite avant l'accomplissement de cette condition. Sir. Sir.. priver le possesseur du bénéfice de l'action possessoire ouverte à son profit. Civ. II. 51 Cpr. Sir. l'autorité de la chose jugée 56. . L'action pétitoire. 405.. 28 décembre 1857. 27. Code de procédure. 21 mars 1854. Sir. 52.. par elle-même ou par autrui. possède un introduisant une action pétitoire. cass. nos 431 et 432. quest. Sir.. Sir. Sir. p. rej. passé lequel l'action au pétitoire serait reçue 82. 2. 224. 2. Carré et Chauveau... Des règles spéciales aux diverses actions possessoires. Civ. 1. le défendeur pourrait. d. si le juge du possessoireavait incompétemment statué sur le pétitoire par une décision qui ne fût plus susceptible d'être réformée. texte et note 6.148 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 27. 58. 41... rej. 18 décembr 1865. 1. pour cette liquidation. à cet égard les autorités citées à la note 9 du § 769. 1. I. être déclarée non recevable 81. 8 avril 1823. Lois de la procédure. § 192. 54 Civ. 11 avril 1865. ni quant aux caractères de ces faits 83. 55. comme dans l'hypothèse dont il a été précédemment question. aussi les autres autorités citées à la note 80 du § 769. devrait. 462.. Zachariae. Compétence des jugesde paix. si le demandeur au possessoire se trouvait en retard de faire liquider les dommages-intérêts et les frais qui lui ont été adjugés. 128. e.. § 192. Civ. n° 503. Curasson. De la complainte. 23. 1. 25 août 1852.. Req. par le juge du pétitoire. 1° Des personnes admises à exercer la complainte. 1. 30 novembre 1840. a. texte et note 7. 1. Carré. faire fixer. Le défendeur qui a succombé au possessoire ne peut se pourvoir au pétitoire qu'après avoir pleinement satisfait aux condamnations prononcées contre lui 80. 46. 53. Toute personne qui. 810. Req. et de celles contre lesquelles cette action peut être formée. Civ. § 187. Voy.. rej. Crémieu. La décision intervenue au possessoire ne préjuge le pétitoire.. Sir.. rej. al. 52 Cpr. 1. 1. 1. Code de procédure. 28 mai 1853. p. 54. 3 août 1845.

149 corporel animo domini. 296. est admise à intenter immeuble la complainte. 23 novembre 1836. cass. 8 décembre 1824. Pardessus. 1. II.. rej. 24. § 190 b. le créancier sur antichrèse 5 et même. Civ. 1.. § 190 a. Pardessus. ne saurait faire difficulté. Bélime. en le troublant dans sa jouis- sance. Zachariae. 6 avril 1824. soit même par le nu propriétaire 4.. cass. 418. 686. 24. cass. Cpr. . 6 janvier 1852. II. 410. 332. un droit de servitude. Compétence. § 227. 267 et suiv... Sir. Req. à notre avis. 19 novembre 1828. 42. 1.. texte et note 4. Cpr. § 185. Sir. 411. ou exerce. cass. le juge du possessoire pourrait. 10 novembre 1812. 1. Sir. Compétence des juges de paix. susceptible de former l'objet d'une action possessoire. Il peut même l'exercer contre ceux de ces derniers qui. II... Ces propositions s'appliquent notamment au copossesseur d'un mur. 3 La recevabilité de la complainte est en principe incontestable. consulter non seulement les signes ou marques de non-mitoyenneté. 326. 1. nos 302 et 303. II. 1. Des servitudes.. texte in fine. pour éclairer la situation respective des parties au point de vue de la possession. 1 Civ. 317. note 3. III. comme lui appartenant. le locataire. 1. Les personnes qui ne possèdent que pour le compte d'autrui et qui n'exercent en leur propre nom qu'un droit personnel de jouissance sont sans qualité pour former la complainte. 236.. III. Req. La complainte est recevable contre toute personne qui a comcour ou cass.. chap. 30. 8 Cpr. 2 Estrangin.. Sir. Sir. p. IV.DES ACTIONS POSSESSOIRES. 1259. Carou. et si la mitoyenneté est reconnue. d'une haie ou d'un fossé mitoyen 3 et d'une d'une allée commune. L'usufruitier est également recevable à intenter la complainte pour tout trouble apporté à sa jouissance.. Civ. 513. 109 et 110. 40. de jouissance ou d'usage. sans avoir besoin du concours de ses consorts 1. Que si la mitoyenneté était contestée. 1. Zachariae.. 4 Toullier. l'emphytéote 6. rej. Le communiste est recevable à la former contre les tiers.. 14 avril 1830. 29. § 190 a. 25. 37. 1. cep. Tels sont le fermier. Vazeille. Civ. soit par des tiers. cass.. en cas de trouble apporté à la jouissance commune. Proudhon.. 712.. 41. Req. rej. 149. texte et note 3. 532... Civ. 1. § 187. 2. Dissertation. 237. 27 juin 1827. n° 238. Henrion de Pansey. Sir.. Sir. 4 avril 1842. Sir. Des prescriptions. n° 312. rej. Des servitudes. Req. mais encore les titres. De l'usufruit. l'admission de cette action. Sir. 13. 52. manifesteraient des prétentions contraires à la possession commune 2. Sir. 197. Civ. Bélime. § 224 bis. Sir. Duranton. 5 Carré.. 27. 281. 14 décembre 1840. texte n° 2 et note 24.

cass. Civ. art. La complainte est régulièrement intentée contre celui qui a commis personnellement un trouble de possession. par exemple. 7. ou d'une commune. et qu'il n'a pu priver le tiers possesseur des avantages attaches à sa possession. 43. 13 juin 1843. 7 février 1849. Zachariae. en tant du moins que cette action a pour objet le délaissement de l'immeuble litigieux ou le rétablissement des choses dans l'état où elles se trouvaient antérieurement au En vain l'adjudicataire se prévaudrait-il du jugement qui a condamné la partie saisie au délaissement. qu'au refus du preneur de restituer en fin de bail la chose louée. 29. La complainte peut être formée contre tout détenteur. elle resterait toujours ouverte contre les héritiers ou successeurs universels de l'auteur de ce fait illicite. § 190 b. 19 mai 1828. 1. 6 frimaire an XIV. mis un trouble de possession ou qui l'a fait commettre. 10 Les héritiers et successeurs universels. encore qu'il prétende n'avoir agi que comme représentant ou d'après les ordres d'un tiers. 2. au préjudice d'un tiers possesseur 7.. texte in principio. cep. 7 . Il en résulte que.. après l'expiration du bail. puisque ce jugement ne lui a été transmis. soit quant a la propriété. et contre un ancien fermier qui. Elle serait donc admise contre l'adjudicataire d'un immeuble saisi qui aurait tenté de se mettre en possession de cet immeuble. Après le décès de l'auteur du trouble. rej. comme elle l'était contre ce dernier. de sou bailleur.. prétendrait se maintenir en possession pour son propre compte 8. Cet auteur. cette action est utilement dirigée contre ses héritiers ou successeurs universelsl0. dût-on même considérer la complainte comme reposant exclusivement sur le fait illicite du trouble ou de la dépossession.. 9 Req. et de ne pas distinguer l'hypothèse indiquée au texte de celle où la résistance du preneur serait fondée sur des motifs tirés de la convention intervenue entre lui et le bailleur. 431. 49.. Dalloz.. 8 Bélime. rej. Sir. 1. 597. qui enseigne.. responsables de tous les faits de leur auteur. 772. sauf à lui à mettre en cause la personne pour le compte de laquelle il aurait agi 9. texte ira fine. 110... d'autres droits que ceux qui appartenaient au saisi. Req. Voy. § 190 b. rej. et note 3. qu'il soit ou non le successeur de l'auteur de la dépossession ou du trouble. Sir. 1. 1. Voy cep Zachariae. Req. 1834. nos 389 à 391. cass. sont notamment tenus des obligations qui procèdent d'un délit ou d'un quasi-délit. 401. même de bonne foi.. 717. Crémieu. le bailleur est non redevable a agir au possessoire et ne peut procéder que par l'action personnelle naissant du contrat.150 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. n°s 327 et 328. soit quant à la possession. Sir. Code de procéd. 15 juillet 1834. a eu le tort d'émettre une proposition beaucoup trop générale. Sir. Civ.

en indiquant d'une manière énonciative quelques-unes des qualités que doit avoir la posses- pour autoriser la complainte. De la prescription. texte et note 2. D'un autre côté. 245. Il résulte de ces considérations que la complainte présente sous ce rapport un caractère de réalité. 84. n'en donne point une énumération complète 12. et l'on ne peut pas dire. note 55. 2° Des qualités que doit avoir la possession. de clandestinité. en sens contraire : Zachariae. I. p. par Faure. § 185.possessoire . 13 L'objet principal de cet article est de déterminer. nos 28 et 29. Crémieu. qu'elle soit exclusivement fondée sur le fait illicite du trouble ou de la dépossession. n° 210.DES ACTIONS POSSESSOIRES. § 187. texte et note 15 infrà. 151 Quant aux dommage-intérêts. Les explications données au § 180 sur les vices de la possession sauf de les principes de notre Droit. § 190 b. XXI. ou de violence. orateur du Tribunat (Locré. n° 264 13 Cpr. pour la compléter. I. le délaissement de l'immeuble litigieux. d'une part. trouble11. et sion rares exceptions 13. L'art. Troplong. la complainte est accordée pour la protection de la saisine. avoir duré. 331 Curasson. le temps pendant lequel la possession doit avoir duré pour autoriser la complainte. IV. 14 Rapport au Corps législatif. ou le fonds sur lequel ont été établis les travaux qu'il s'agit de faire disparaître ou modifier. Voy. la possession ne peut autoriser la complainte que lorsqu'elle réunit les qualités dont elle doit être revêtue pour servir de base à l'usucapion 14. et contre ses héritiers ou successeurs universels: ses successeurs particuliers n'en sont point passibles. le paiement n'en peut être poursuivi que contre l'auteur de l'atteinte portée à la possession. ce fait n'étant en réalité que la cause occasionnelle de son exercice. 558. et du temps pendant lequel elle doit. le délai dans lequel cette action doit être formée à peine 11 de Dans déchéance. 2229 du Code Napoléon. Bélime. et de fixer. elle ait duré d'une manière continue et non interrompue pendant le laps de temps requis pour acquérir la saisine possessoire. I. Il y a lieu. comme pour la réintégrande. n° 11). Crémieu. n° 392. et texte n° 5.. . pour donner lieu à la complainte. et que. de recourir à l'art. d'autre part. texte n° 4. Lég. De la prescription. Duranton. De la compétence des juges de paix. Troplong. de plus. qu'elle soit non équivoque. Il faut donc qu'elle apparaisse exempte de tout vice de précarité. p. 23 du Code de procédure. ou le rétablissement des choses dans leur ancien état. Bélime. comme le droit probable de propriété ou de servitude qu'elle est destinée à garantir. en admettant qu'en général. ne peut être demandé que contre celui entre les mains duquel se trouve cet immeuble. 238. à moins qu'ils n'aient été de mauvaise foi.

art. Civ. L'exercice de pareils droits autorise ainsi la complainte contre toute personne autre que l'auteur de la concession précaire".. rej. 4 juillet 1838. op. L'on invoquerait en vain. une année complète de possession. § 188. rej. . 23. 269. 19 mars 1834. de jouissance. nous nous contenterons de rappeler. quant au temps nécessaire à l'acquisition de la saisine. en sens contraire: Serrigny. Nous nous bornerons donc à indiquer ici certaines particularités qui se rattachent au temps pendant lequel la possession doit avoir duré pour donner ouverture à la complainte. 838... en ce qui concerne spécialement la précarité. p. que ce vice. Crémieu. Sir. Sir. Il suffit que la Carou. rej. On y expliquera également ce qu'il faut entendre par une possession équivoque. 34. Cpr. 23 du Code de procédure. en sens contraire : Curasson. pour soutenir le contraire. § 180. 5 juin 1839. Sir. Il n'y a rien à conclure de cette disposition. nous dispensent d'y revenir . 31. exercés par suite d'une simple tolérance. « Req. Civ..152 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. texte n° 4. à cet effet. rej. d'après lequel l'interruption de la possession n'entraîne celle de la prescription que quand elle à duré pendant plus d'une année. Droit administratif. mais il en résulte aussi que le jour en sus n'est plus exigé. dont il a déjà été sommairement question au § 179. dont se sert l'art. la disposition de l'art. Zachariae. 838. II. est d'une année au moins 16. texte n° 1. 882. Les règles relatives à la continuité et à la non-interruption de la possession. 68. Voy. n° 665. II. 2243 du Code Napoléon. seront plus amplement développées dans la théorie de l'usucapion. Code de procédure. 621. Le laps de temps nécessaire pour acquérir la saisine possessoire et pour autoriser la complainte. 1. 695.. n'est plus que relatif. ou d'usagé. Mais il n'est pas nécessaire que les faits constitutifs ou indicatifs de cette possession annale aient été accomplis dans l'année qui a précédé le trouble ou la dépossession 17.. au point de vue de l'action possessoire. autrefois employés pour indiquer le laps de temps nécessaire à l'acquisition de la saisine possessoire. Voy. Civ. qui est absolu en tant qu'il s'applique à la détention de ceux qui possèdent pour le compte d'autrui. Sir.. 1. 1. 16 Les termes une année au moins.. 1. La possession annale doit avoir immédiatement précédé le trouble ou la dépossession dont se plaint le demandeur en complainte. qui ne cencerne que la perte de la possession. 19 mars 1834. 38. 15 Cpr. texte et note 2. ne sont pas synonymes des mots ara et jour. Bélime. n°. lorsqu'il s'agit de la quasi-possession de droits de servitude.. cit. n° 348. § 185. Il résulte bien de la rédaction de l'article précité qu'il faut. 39. Cpr. et note 16 .

II. cass. 80. et texte n° 2. p. liv.. 9l Art. 6. Voy. complainte suppose un trouble de possession. aussi le § 217. soit directement et par lui-même. 1.. Des justices de paix. le juge du possessoire devrait exclusivement s'attacher au caractère des actes de jouissance récemment exercés 10. lett. ou par une interruption de plus d'une année 18. Garnier. proesumilur médium. § 181. par la raison que l'art. Voy. 507. Bélime. 9 février 1837. et. en sens contraire : Pigeau. 63. constitue ou implique une prétention contraire à la possession d'autrui. Procédure civile. p. soit indirectement et par voie de conséquence. 18 la disposition générale et absolue ne comporte aucune distinction. lett. 6. Mais aujourd'hui.. La possession annale est exigée. 3° Du trouble de possession. Sir. mais le cas où elle serait dirigée contre une personne qui ne pourrait se prévaloir d'aucune possession utile. II. texte n° 1. 609.. encore dans Art. hodie possessor. p. texte et note 4. antérieure au fait de trouble ou de dépossession qu'elle a commis 20. 77. 1er du titre XVIII de cette ordonnance ne mentionnait pas expressément l'annalité de la possession comme une condition indispensable à la recevabilité de la complainte. n° 366. La Voy. pour compléter l'année requise. Req. rej. 153 possession antérieurement acquise n'ait pas été perdue par un abandon volontaire. Les faits ou actes de cette nature autorisent la complainte. 58 En d'autres termes. pour apprécier la recevabilité de la complainte. 37.DES ACTIONS POSSESSOIRES. § 187. Crémieu. 2235. Cpr. Du reste. nous regardons comme certaine la proposition énoncée au texte.bien qu'ils n'aient encore causé aucun dommage à celui qui veut la former. Au cas contraire. Carré. non seulement quand la complainte est formée contre un précédent possesseur annal. vis Pétitoire et Possessoire. 23 du Code de procédure. 30 On comprend que des doutes aient pu s'élever à cet égard sous l'empire de l'ordonnance de 1667. 382 . Prohatis extremis. 17 décembre 1862. 111. 11 Civ. dans le sens général de ce mot. joindre à sa possession celle de son auteur 21. où nous expliquerons les deux maximes : Olim possessor. § 179. ou que même ils ne soient pas de nature à lui porter un préjudice matériel 22. l'intérêt qu'a le possesseur de faire reconnaître ou dont . tout fait matériel ou tout acte juridique qui. le demandeur en complainte peut. et en présence des termes formels de l'art. 2235. 1. n° 268. On entend par trouble. les faits anciens de possession ne pourraient plus être pris en considération. Sir.

constitue une agression matérielle à la possession du propriétaire de cette rive.. rej. Crémieu. 1er décembre 1829.. 593. et troubles de droit. Dans l'affaire sur laquelle est intervenu le premier arrêt. 64.. en sens contraire : Zacharie. 25 Bélime. aussi : Req rej. qui ne doit pas être considéré comme s'attaquant exclusivement au droit Bien que ne portant aucune atteinte au fait matériel de la possession. nos 315 et suiv. Dalloz. cass.. I. 1er février 1864. v° Complainte. notes 5 et 6. n° 330. Rép. de la part de leur auteur. 1. Rép. selon lui. suffit à lui seul et indépendamment de tout dommage éprouvé.. ce caractère.. Bélime. L'opinion de cet auteur paraît être le résultat d'une appréciation incomplète des efforts du trouble de droit. 16 avril 1833. 1. aussi les autorités citées aux notes 42 a 47 infrà. Voy.. 37. loin d'avoir . 28 juin 1865. n° 317. Procédure civile. Favard. texte. § 186. mais le défendeur. § 2. Civ.. les attaques judiciaires ou extra-judiciaires dirigées conire elle 24. Dalloz. Les faits dommageables qui. .154 INTRODUCTION. 32. Garnier. Sir. n'indiquent. 164. Voy. et le juge de paix devrait. 214. Mais cette critique ne nous paraît nullement fondée quant au second de ces arrêts. Merlin. Dans son acception étendue. § 4. Sir. § 396. respecter sa possession. Voy. chap. 1834. Sir. n° 1. à la proposition énoncée au texte. 30. note 5. et contre la présomption de l'existence du droit dont elle est la manifestation. cass. Civ. Ces deux arrêts sont critiqués par Bélime. 173. et une pareille agression autorise la complainte. 59. A LA SECONDE PARTIE. non seulement à défendre sa rive. 24 Il a toujours été admis en France que le trouble de droit autorise la complainte. le fait reproché n'avait pas. mais n'autorisent pas la complainte 28. il est vrai. ni prétention à un droit. 1. On appelle troubles de fait les agressions matérielles commises contre la possession2S. rej 21 avril 1834. Compétence des juges de paix. 1. 353. cass. Crémieu. Rauter.1. n°s 307 à 309. 66. 23 Le fait du riverain qui a établi des ouvrages destinés.. Sir. Cpr. Voy. 1833. ni contestation de la possession de celui au préjudice duquel ils ont été commis. § 189. Civ. dans ce .. Cpr. 64. le trouble comprend aussi bienla dépossession complète que la simple atteinte portée à lia possession. Civ. ne constituent pas des troubles de possession. bien qu'elle n'ait encore causé aucun dommage. v° Complainte. De pareils faits peuvent bien donner lieu a une action en dommages-intérêts. le trouble de droit n'en constitue pas moins une attaque contre l'élément intentionnel de cette dernière. 6 avril 1859. Civ. de leur nature et d'après les circonstances dans lesquelles ils ont eu lieu. pour motiver la complainte.1. Bélime. comme contraires. mais à rejeter le courant sur la rive opposée. aussi l'arrêt cité à la note suivante. dans l'espèce duquel le fait de passage dont se plaignait le demandeur constituait de sa nature un véritable trouble de possession. Henrion de Pansey. aussi bien que le trouble de fait.. n° 313.

Sir. Civ. comme s'appliquant à un terrain dépendant du domaine public. aussi les arrêts cités à la note 65 infrà. cass. en ce qui concerne les travaux entrepris pour l'élargissement d'un chemin vicinal § 185... 4 novembre 1846.. cass. Sir. rej. 19. rej. doit être. de sa nature. Sir. 18 août 1842.. de salubrité. Revue critique.. même permanent. et qu'ils aient eu lieu d'une manière publique ou clandestine. 1. 547. rej..281. la réparacas. Req. XV. 29. cass... II. cass. Sir. II. Req. 90. Que si de pareils travaux n'avaient occasionné qu'un simple préjudice. Aubin. Bélime. et note 9. §187. de voirie ou de navigation.. 4 novembre 1846. 65. Crémieu. qu'autant qu'ii en est résulté une expropriation au moins partielle. n° 319 . Sir.. c'est-à-dire soit une occupation permanente d'un terrain. soit la suppression d'une servitude active ou de droits d'usage sur un cours d'eau 50.DES ACTIONS POSSESSOIRES. 1. 20 mai 1829. 26 janvier 1836. 48. ISS dessaisir.. la complainte n'en serait pas moins recevable 26. 1. Des cours. Sir. rej. 330. d'eau. 1. Pour décider si les faits allégués comme constituant une agression matérielle contre la possession ont ou non ce caractère. ils ne peuvent donner lieu à complainte. texte n° 1. Dalloz. il faut bien moins s'attacher à leur nature particulière qu'aux résultats qu'ils ont produits en ce qui concerne la possession 27. 965. Quant aux travaux exécutés par l'administration elle-même. 29Req. 309. 15 juillet 1834.. 66. Civ... Il importe donc peu que ces faits aient été ou non accompagnés de violence. Mais si l'auteur d'un fait qui. Daviel. Civ. l. comme portant atteinte à sa possession. 387 et suiv. rej. 210. et cette circonstance explique la décision de la Cour de casfait valoir ce moyen. 1.. 431.. Civ. aient été exécutés sur son fonds ou sur celui du défendeur28.. 7 juin 1848. Cpr. Civ. n° 310.. & novembre 1864. 20 avril 1865. 28 Troplong. 1834. Sir.. Req. De la prescription. 584.. se avait jusqu'à un certain point contesté l'efficacité de la possession du demandeur. dans un intérêt général de sûreté. . 1. : 28 H . 449. 48. 320. Sir. Voy. 309. 1. spécialement. cep. 1.envisagé comme un trouble. Le trouble causé par des travaux exécutés dans un intérêt privé donne ouverture à la complainte. 11 août 1819. 18 avril 1866. 64. à moins qu'il ne fût compétent pour statuer sur la demande considérée comme action en dommages-intérêts. Cpr. se bornait à opposer pour sa défense qu'il n'entend pas contester la possession du demandeur. 1859. 80 Req. rej. alors même qu'ils ont été autorisés par l'administration 23. 48. 18 avril 1838. Req. Sir.. Il importe également peu que les travaux dont le demandeur se plaint. sation. rej. rej. 569 . 1.. 38. Sir 42 1. Cpr.. 495. 27Cpr. 36. p. Sr. 1. Voy.

24 avril 1850. 1. Sir. 17 décembre 1861. rej. rej. 30 novembre 1859. 1. p. 29 mars 1852. 1..... 43. 29 mai 1845. Req. 1. Req. Sir. 3 février 1851. 32 Req.. 39. à la même place et dans les mêmes dimensions. 220. cass. Req. Sir. Req.. 248.156 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. Sir. 2. 56. 1. Req.. Dans la première hypothèse. 392. Sir. tout comme l'exercice d'une servitude nouvelle 83. 1. rej... 50. 2. 36. Sir. Quant aux entreprises sur les cours d'eau.. 59.. ou Aubin. 1. Sir. 1.. a une possession suffisamment caractérisée pour faire considérer comme un trouble toute entreprise de nature à opérer la dérivation d'une portion quelconque des eaux. rej. 25. Sir. 41. 4 janvier 1841. 29 décembre 1858. 36... Sir. toute entreprise qui a pour résultat de priver le possesseur d'une partie plus ou moins notable des eaux constitue par elle-même un trouble donnant ouverture à complainte 34. 17 mai 1843. Req.. 372. 491.. Riom. cit. Sir. Req. Tribunal des conflits. soit pour l'irrigation de son fonds . 43.. rej. 1. Cpr. rej. tion n'en pourrait être poursuivie que devant la juridiction administrative 31. 1. à moins que les faits reprochés au défendeur n'aient eu lieu en conformité. 60. la question de savoir si elles constituent ou non des troubles de possession peut se présenter sous deux aspects différents.. rej. 86. 1. 317. Sir.1. 83. Cpr. Req. 50. des faits d'aggravation de servitude constituent un trouble. 1. 52. 26 janvier 1836. 51. 1. rej. Sir.. 33 Civ. soit pour tout autre usage d'utilité ou d'agrément. 567. 59. Sir. 63.. 1. 429... 811 . 17 février 1858. le riverain qui a joui de la totalité des eaux.. 46. Civ. soit d'une convention intervenue entre les parties 35. 29 mars et 18 novembre 1850. Sir. IX.. 26 février 1839. Au contraire.. Demolombe. rej.. ler mars 1815. qui plus est. cass. 41. Sir.. La réparation. suivant que le demandeur en complainte a absorbé la totalité des eaux. 2. rej. ou.. 410. 1. 46. 10 août 1858. la reconstruction.. soit pour le roulement d'une usine. Sir. Civ. op. 56. 34 En effet. 401.. Civ. soit pour de simples usages domestiques. 9 janvier 1856. 303. d'un ouvrage dont l'existence remontait à une année au moins antérieurement aux nouveaux travaux ne saurait être considérée comme un trouble de possession 32. 37. 5 décembre 1842. Req.5 février 1855... cass. cass. 90. rej... 35 Req. Civ. ou qu'il n'en a joui que d'une manière partielle et restreinte. Sir. 66. rej.Sir. 461. et 51. 15. cass. 1. Civ. 1. 187... Sir. 799. soit d'un règlement administratif ou judiciaire. 6 décembre 1836.. 4 mars 1846. 59. 31 . Sir. 219. Civ.. rej..

Civ. rej. «ou». il y a trouble à la possession d'un usinier.. VII. Sir... 393 . 154). texte et note 52. texte n° 2. 51. Req. pendant la majeure partie du temps. l'exercice des droits d'usage dont il jouissait 37. de il . 1. et à supposer même que. Sir. 1. et Car.. rej.DES ACTIONS POSSESSOIRES. par un jugement ou par une convention. en diminuant le volume d'eau dont il disposait. 86. et note 17 suprà. ou en entravant.. dans l'année qui a précédé l'entreprise qui lui est reprochée. sans aucune extension. 157 qu'ils n'aient été qu'une simple continuation. est ou non abusive au point de vue des droits d'usage compétant respectivement aux parties en vertu de l'art. l'un des riverains a contrevenu au règlement 40. juin 1844. 53.. sans qu'il y ait lieu. 1. se trouve cependant restreinte à certaines époques. sous le rapport du temps ou de toute autre manière. Req. rej. par l'exercice de la faculté d'irrigation de la part 36 l'autre riverain. 18 juin 1850. d'une jouissance antérieure 36. 3' La différence qui existe entre cette hypothèse et la première s'explique par la considération suivante : le riverain qui a employé les eaux à l'irrigation ou à des usages domestiques a bien manifesté par là l'intention d'exercer les droits qui lui compétaient. d'examiner si la jouissance des eaux. d'une manière absolue. quand ces conditions se rencontrent en fait. 694. les riverains supérieurs de toute participation à l'usage des eaux. 16 janvier 1856. 61. l'entreprise commise sur le cours d'eau ne peut être considérée comme un trouble qu'autant qu'elle a porté atteinte à la possession du demandeur. 16 février 1824. 38 C'est ce que la chambre civile a nettement décidé par son arrêt du 20 mars 1860 (Sir.183. rej.. l'usage des eaux ayant été réglé par un acte administratif. l'existence du trouble doitelle être admise lorsque. 29.. § 185. § 187. 1. droits qui ne sauraient être débattus et réglés qu'au pétitoire 30.. Coll. 44. quoique portant. 2 août 1853. 40 Req. ce dernier n'ait point fait usage de la faculté d'irrigation. la jouissance de l'usinier. 113. Sir. sur la totalité des eaux. Dev. rej. 577. Du reste. Sir. le trouble doit-il être reconnu 38. et par suite de s'opposer à tout acte qui aurait pour résultat de le priver en tout ou en partie des avantages dont il jouissait. Cpr. Voy. contrairement à la doctrine précédemment émise par la chambre des requêtes.. pour le juge du possessoire. telle que le défendeur l'a exercée. Mais aussi.1. Req. non seulement lorsque l'entreprise a eu pour résultat de diminuer le Dans ce cas particulier. 38 Civ. Sir. 729.. 28 avril 1829. cass.1. A plus forte raison.. 644.. cette simple abstention n'a pu avoir pour effet d'étendre à son égard la jouissance de l'usinier. mais n'a nullement annoncé la prétention d'exclure. Cpr. Dans la seconde hypothèse..

10 janvier 1827. le pétitoire ne dût être considéré comme engagé. 1. 1. 1.284. 334. 12 octobre 1814. rej.. D. et loc. à moins que. 124. d'après les termes dans lesquels l'exception a été proposée et le renvoi aux fins civiles ordonné. forme un trouble à la possession de ce dernier 46. Sir.. 38. 27. 18 avril 1838. 44 Cpr. cass.la défense faite.. citt. 652. citt. Sir. et loc. C'est ainsi que le défendeur actionné en complainte peut. 42 Civ. 742. rej. a substitué une force motrice intermittente à une force motrice permanente". d'une commune ou d'un simple particulier. 1. 41 . 1.. peut. rej. Sir.158 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 43 Civ. Sir. ainsi que dans celui où un riverain inférieur. § 2. en établissant des travaux ayant pour effet de faire refluer les eaux vers l'usine. Req. 47 Civ... Pareillement. 18 août 1823. loc. rej. 3. 15. 81. cass. 1. rej. cit..se constituer reconventionnellement demandeur en complainte 48.. rej. Sir. De même enfin. 46 Civ. en faisant des travaux de nature à empêcher l'écoulement naturel et continu des eaux. cit. 67..853. 27 juin 1864. (43. op... Sir. 1. 13 mars 1867. Sir. volume d'eau qui arrivait à son usine. mais encore dans le cas où un riverain supérieur.. texte et note 5. sed jure feci.. Sir. 547. 1. 45 L. en prenant cette action pour un trouble à sa possession. Le trouble de droit peut également résulter d'une contestation judiciaire sur la possession. auquel cas la voie possessoire ne serait plus ouverte 47. Civ.. par acte extrajudiciaire au possesseur d'un fonds d'y élever des constructions. 55. Le trouble de droit peut résulter de tout acte extrajudiciaire par lequel une personne s'arroge la possession d'un fonds possédé par une autre personne. 8 décembre 1841. Zaeharioe. op.. Civ. Bélime. 43. prendre ce procès-verbal pour trouble à sa possession et former la complainte 46. rej. Sir.590. ou manifeste une prétention contraire a la possession d'autrui 43.. § 189.. en opposant à la poursuite l'exception préjudicielle Feci. C'est ainsi que la sommation faite à un fermier par un tiers de payer les fermages entre ses mains constitue un trouble à la possession du bailleur44. toc. traduit en justice répressive par suite d'un procès-verbal dressé à la requête de l'État. « Pothier. Rauter. 52. 1. Crémieu.. 42. 249. 14 juin 1843. Sir. 17). a diminué la force motrice de la chute d'eau 12. 24.. 12 décembre 1. . Req. 3 août 1852. le prévenu. uti poss. Civ. 1. cass. 970.. Req.

§ 1. Il peut aussi. rej.SMi»-à. 40 texten0..9. et Req. texte n° 2. 81 . Zacharise. le bénéfice de la posLe session 84. que lui imposaient des ordres donnés par l'administration Bélime. enfin.. d'un autre côté. 6 . soit en soutenant qu'elle ne réunit pas les caractères exigés par la loi. texte n° 3. n°s 332 et 333. II. soit parce qu'elle porterait sur une chose ou sur un droit non susceptible de former l'objet d'une action possessoire. parce que la question de propriété ou de servitude se trouverait déjà liée au pétitoire51. Il est admis. proposer un déclinatoire fondé sur ce que lu réparation du préjudice allégué n'est susceptible d'être poursuivie que devant la juridiction administrative 83.. . 30 Merlin. Au fond. 1. lett. soit parce que le demandeur serait sans qualité pour l'intenter. à dénier l'existence du trouble allégué par le demandeur ou à soutenir qu'il n'en est pas l'auteur. § 187. rej. texte n» 1 suprà § 186. 54 Cpr.. 589. texte n° 3. Sir. sur ces différents points : § 185. 52 Cpr. Sir. 51 Cpr. 1.. 58-Cpr. Carré. soit enfin en réclamant pour lui-même. soit. Req. 6. § 186. 43. 40. soit parce qu'elle n'aurait pas été introduite dans l'année du trouble. 24 juillet 1839.. 1. texte et note 6. rej. ou qu'elle n'a pas duré pendant une année 53.. le défendeur est admis à repousser la complainte. Quest.. le cas échéant. texte n° 3 et notes 29 à 31 suprà. soit en dimiant le fait même de la possession ou l'étendue que prétend lui attribuer le demandeur. 14 juin 1843. et note 37 suprà..492. ou même à établir qu'ayant agi sous l'empire d'une nécessité légale. 159 Les actes par lesquels nne personne aurait disposé d'un fonds possédé par un tiers ne constituent pas un trouble à la posses- de ce dernier 49. Il peut encore contester la compétence du juge de paix saisi de la complainte.DES ACTIONS POSSESSOIRES.2.. v° Complainte. comme n'étant pas celui de la situation de l'immeuble litigieux. Req. § 18. . Lois de la compétence. Il en est de même des actions pétiloires intentées contre le possesseur 50.p. au moyen d'une demande reconventionnelle. Sir. 41. 24 février 1841. 346. lett. sion 4° Des exceptions et des moyens de fonds opposables à la complainte. défendeur peut contester la recevabilité de la complainte.

56 Civ. actionné à raison d'une entreprise sur un cours d'eau servant au roulement d'une usine. en point de droit. quelle est celle des deux possessions qui se trouve la mieux caractérisée ou colorée. texte et notes 30 et 31 suprà. n° 401. sans empiéter sur le pétitoire. 1. en général. maintenir Req. en ce que ce fait n'a été que l'exercice de la faculté légale d'irrigation. il ne peut pas. 7 juin 1836. en point de fait. décider. Bélime. Lorsque ce dernier élève de son côté des prétentions à la possession réclamée par le demandeur. Voy. 20 juillet 1836. le juge doit maintenir chacune d'elles dans sa possession respective. ne peut invoquer pour. dans un intérêt général. aussi les arrêts cités à la note 57 Cpr. § 185. et note 23. 5° De l'office du juge en matière de complainte. en aucun cas. en cas d'affirmative. texte n° 1. Cpr. 186. de la faculté d'irrigation. d'après l'examen des titres et l'appréciation des circonstances de la cause.. Il en serait ainsi. et eu égard à la possession restreinte du demandeur. 36. le fait dont on argue ne lui est pas imputable 85. notes 14 et 15. 37. le juge de paix devrait. Que si les faits possessoires. cass. Le juge de paix doit.. Voy. que le fait reproché au défendeur ne saurait constituer un trouble de possession. et qu'il ne fût pas possible de déterminer. et. C'est ainsi notamment que le riverain. 58 Cpr. il y a lieu d'examiner avant tout si les parties n'ont pas joui sous des rapports divers de l'objet litigieux. 52 du § 185. 55 | . 836. 1.. rej. si le demandeur ne justifie pas d'une manière suffisante et de sa possession annale et du trouble imputé au défendeur. par exemple. étaient de même nature. se justifier en alléguant qu'il n'a fait qu'user de son droit 86. 65. conformément à la règle Actore non prohante. dans le cas où l'une des parties aurait émondé les arbres et l'autre fauché les herbes d'un terrain 88. Si le juge de paix peut.. texte n° 3. Sir. sa défense la faculté d'irrigation que l'art. Mais le défendeur ne peut. La proposition énoncée au texte n'est pas contraire à l'opinion que nous avons émise texte et note suprà. en vertu de l'art 644.160 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. reus absolvitur. 644 accorde aux riverains d'un cours d'eauS 7. Sir. aussi les arrêts cités à la note 22 du §186. et que l'un et l'autre rapportent la preuve de faits possessoires. rejeter la complainte. respectivement prouvés. décider que le défendeur ne l'a pas troublé dans cette possession en usant.

mais sans en avoir cer le établi l'annalité. 42.907. 395. rej. rej.. citt. Req.. Crémieu. 42. Sir. 1. à fruits. sans prononcer cette comaintenue. Sir. ne pourrait plus l'être aujourd'hui en présence de l'art. et loc. 673.. rej. Civ. texte et note 3. 267. rej. Alausoire. 1. le juge doit pouvoir l'accorder toutes les fois que les circonstances l'autorisent à établir un séquestre. nos 632 et 633 . Req.. cil. 1. 69. Crémieu. Sir.. Voy. 105. Sir. p. Compétence des juges de paix. p. Chauveau. Rodière. du Code de procédure. De la possession. 61. 57. I. art. 11 mai 1841. 17 mai 1819. Sir. Sir.. n'ont. 1961. Procédure civile. rej.. Sir. 48. loc. Cpr. Des actions. 1041.. 19. Code de procédure. Lois de la procédure. 392. n° 401. Garnier. Pothier. 907. Carou. Req. 1. puisque les deux parties également demanderesses en maintenue posses59 ni l'un ni l'autre. sur Carré. rej.. 16 novembrel842. 708. r.. Art. 1. font aucune n° 11. quest.. 1. § 409.. 391 Req. reçoit ici forcément excepta. 11 février 1857. 13. 11 février 1857. ou même en accordant la ré- les créance. il pourrait aussi. 673. 31 juillet 1838. op. § 187. chap. n° 447. si les deux parties. 681. Poncet.. Cpr.. M La maxime Adore non probante. n° 2. Henrion de Pansey. 17. p. 1. Le juge de paix qui accueille une complainte peut accorder Bélime. justifié d'une possession exclusive. 57. rej. 16 novembre 1842. 11 . 676.. et loc. avaient chacune rapporté la preuve de faits caractéristiques d'une possession exclusive. 41. Mais. Req. 5 novembre 1860. prétendant également à la possession. Cpr.. citt. Sir. soit purement et simplement. texte n° 3 et note 28. p.. renvoyer les parties à se pourvoir au pétitoire 60.. Henrion de Pansey. 161 deux parties dans leur possession commune 59. Curasson. rej. § 186. Toutefois. 28 avril 1813. Carré.os 454 à 461. zet. Garnier. 68 Tout en reconnaissant au juge de paix la faculté d'établir un séquestre pour la maintien de la paix publique. par le motif que cette mesure. soit en établissant un séquestre 61. 1. en sens contraire : Bélime. certains auteurs lui contestent cependant le droit d'accorder la récréance à l'une d'elles.DES ACTIONS POSSESSOIRES. 96. reus absolvitur. Civ. II. n° 59. et dans l'intérêt même des deux parties 61 n'a justifié d'une possession exclusive. Cpr. I.. Il provisoire de l'objet litigieux à la charge de rendre compte des semble que le juge de paix serait encore autorisé à pronon- renvoi au pétitoire et à recourir à l'une des mesures qui viennent d'être indiquées. admise dans notre ancienne jurisprudence. la récréance n'étant qu'une espèce de séquestre confié à l'une des parties. 111.. cit. 1. c'est-à-dire la garde l'une ou l'autre des parties. op. en faisant cette objection. le cas échéant 62.38.. Req. Sir. nos 398 et suiv. op. on oublie que. rej. Req.

Sir. se dispenser d'en ordonner la démolition. Voy... lorsque d'ailTroplong. rej.. 15 mars 1826. en sens contraire : Henrîon de Pansey. et le rétablissement des Choses dans leur ancien état 63. Civ. et violerait le principe qui défend le cumul du possessoire et du pétitoire. Garnier. Civ. Sir.. tout en reconnaissant le trouble causé par l'exécution des travaux. 542. 1.. rej. 1. donne ouverture.325 et suiv.. 1. cass.. Req. 1. mais ce n'est pas un motif pour en conclure que cet achèvement doive également influer sur le sort de la complainte. Civ. alors même que le trouble ne résulte que de travaux exécutés sur le fonds du défendeur. 1. 29. Req. Quest. succombant au possessoire. cass. 613. 12. et le priverait ainsi du bénéfice de sa possession... ou ordonner la suppression des travaux par lesquels le trouble a été causé. devrait triompher au pétitoire. La circonstance que les travaux constitutifs du trouble auraient été autorisés par l'administration n'enlève pas au juge du possessoire le pouvoir d'en ordonner la destruction. 64 Suivant Bélime (n° 367).. commettrait un déni de justice.. 17 juin 1834. cass. Merlin. Il peut aussi et doit même condamner le défendeur au délaissement de l'immeuble litigieux. 34. 27. 34. v° Dénonciation de nouvel oeuvre.. Civ. Sir. es . non pas seulement à une action en dénonciation de nouvel oeuvre. et loc. Cette suppression et ce rétablissement doivent être ordonnés. 1. 26.162 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. 36. 1. cela se comprend . Nous ajouterons qu'une pareille décision mettrait le possesseur dans la nécessité de se pourvoir an pétitoire. que l'achèvement des travaux ait pour effet de rendre non recevable la dénonciation de nouvel oeuvre. 1.. 423. Mais cette manière de voir n'est pas admissible. p. 37. 22 mai 1833. Mais c'était là une erreur: toute atteinte actuelle à la possession... Req. rej 14 mars 1827. op. chap. Sir. 27 mai 1834. alors même que les travaux se trouvent complètement terminés 64 et qu'ils ont été exécutés sur le fonds du défendeur65.. 1. De la prescription. rej-. 113. Sir. 30 janvier 1837. 25 juillet 1836.. qui est une action répressive. d'après sa conviction.1. Sir. Troplong. Sir. Civ. action qui n'est plus recevable lorsqu'il s'agit de travaux terminés. alors du moins que. 18 juin 1850. 28 avril 1829. citt. 88 On avait voulu contester la proposition énoncée au texte. 383. le juge de paix pourrait. Aussi l'opinion que nous venons de combattre est-elle aujourd'hui généralement abandonnée. mais à une véritable complainte. Civ. Sir. Req. 1. ta.. rej. des dommages-intérêts pour la réparation du préjudice causé par le trouble. 5 février 1838. 354. 239. § 6. 38. 538. op. cit. cass. Sir. 38. 33. 183. 349. Or. dont le caractère est purement préventif. le défendeur. s'il s'agissait de travaux complètement achevés.. Le juge de paix qui.. en sontenanl que des travaux exécutés sur le fonds du défendeur ne peuvent donner lien qu'à une action en dénonciation de nouvel oeuvre. rej. 51. refuserait de le faire cesser sous le prétexte d'une décision hypothétique à intervenir au pétitoire.

serait incompétent pour donner la suppression ou la modification. Eu présence de cette disposition. 66. sons l'empire de notre législation nouvelle. Sir. 18 Civ. 6 mentionne spécialement la dénonciation de nouvel oeuvre. De la dénonciation de nouvel oeuvre 1. La dénonciation de nouvel oeuvre est une action possessoire ayant pour objet de faire ordonner la suspension de travaux qui. Pour nous. Cpr.DES ACTIONS POSSESSOIRES. 330. avril 1866. notes 29 à 31 suprà. Sir. comme action possessoire sui generis. on comprend que ce silence ait conduit à soutenir que cette action ne formait plus. qui ne se distinguait de la complainte en cas de saisine et de nouvelleté. Civ. Sir. les arrêts cités à la note 65 du § 187. la possession annale du deman- deur 67. à notre avis. l'existence de la dénonciation de nouvel oeuvre. . le juge de paix. en la rangeant avec la complainte. 8 La dénonciation de nouvel oeuvre. L'ordonnance de 1667 et le Code de procédure n'ayant fait aucune mention de la dénonciation de nouvel oeuvré. 1. dont le nom et la première idée nous viennent du Droit romain. et qu'elle n'en diffère que sous ce rapport. Cette donnée fondamentale une 66 1 Civ. La seule difficulté est. Cpr. 351 et 444. au nombre des actions possessoires. 67 mars 1837. Revue de législation. Mais s'ils avaient été exécutés dans un intérêt général par l'administration elle-mêaie ou d'après ses ordres. 1. 1 l88.. V. sans causer un trouble actuel à là possession du demandeur. 22 . par Alban d'Hautbuille. produiraient ce résultat s'ils venaient à être achevés 3. avait été transformée par nos anciens auteurs en une action possession. que par certains caractères particuliers. 49 et 278. une action possessoire distincte de la complainte et telle est aussi l'opinion que. p. 1836-37. cass. en différentes circonstances. cass. Voy. 64. 37.. le cas échéant. sur cette matière : Dissertation. 163 leurs ils n'ont eté établis que dans un intérêt privé 66. texte n° 3. d'accord avec Zachariae (§187 a). même valablement saisi de la complainte. b. et VI. 495.. de savoir en quoi elle différé de cette dernière. 1. nous y voyons une sorte de fusion de la novi operis nuntiatio du Droit romain avec la complainte. Cette manière de voir nous amène à dire qu'elle diffère de la complainte en ce qu'elle peut être formée à raison d'un trouble simplement éventuel. cass.. Cependant la cour de cassation avait explicitement ou implicitementadmis. p. il nous paraît difficile de prétendre encore que cette dénonciation se confonde entièrement avec là complainte.. sur lesquels cependant on n'était pas complètement d'accord. et quels en sont les caractères distinctifs. 406. C'est dans cet état des choses que lut rendue la loi du 25 mai 1838. dont l'art.8. nous avions adoptée dans nos premières éditions. et devrait se à en or- borner constater. § 18. 8 novembre 1864..

la dénonciation de nouvel oeuvre ne peut s'appliquer qu'à des travaux exécutés sur un fonds autre que celui du demandeur 3 et qui sont encore en cours d'exécution 4. mais à une véritable complainte. le défendeur. d'un autre côté. à la dénonciation de nouvel oeuvre. tandis que la complainte n'est admise que pour un trouble actuel. que le demandeur qui se trouve exposé à se voir troublé dans sa possession par l'achèvement de travaux commencés a un intérêt légitime à prévenir le trouble. 1. Nous hésitons d'autant moins à admeltre la dénonciation de nouvel oeuvre ainsi comprise. tel qu'il entend les exécuter. 433. En matière de dénonciation de nouvel oeuvre. alors même qu'ils ne sont point encore achevés. non à une simple dénonciation de nouvel oeuvre.164 INTRODUCTION A LA SECONDE'PARTIE. Mais. le juge ne peut. ne sont pas de nature à porter atteinte à la possession du demandeur. rej. D'après sa nature et son objet. les caractères et les effets particuliers de cette action s'en déduisent tout naturellement. comme la complainte.. Troplong. 1 Par cela même que la dénonciation de nouvel oeuvre tend simplement a faire suspendre la continuation de travaux commencés. De la réintégrande. I. ordonner la suppression des travaux commencés: il doit. qui sera encore recevable.. 56. La dénonciation de nouvel oeuvre exige. pourvu qu'elle soit formée dans l'an- . et que. les autres règles développées au § 187 s'appliquent. une possession annale. La réintégrande est une action au moyen de laquelle celui qui a été dépouillé par voie de fait d'un immeuble ou de la jouisfois admise. qui peut toujours faire écarter la demande. Mais elle en diffère en ce qu'elle peut être formée à raison d'un trouble simplement éventuel. en s'opposant à la continuation de ces travaux. De la prescription. 2229 du Code Napoléon. 4 février 1858. lorsqu'il accueille l'action. des travaux entrepris sur le fonds d'autrui constituent toujours un trouble actuel pour le possesseur de ce fonds. comme en matière de eomplainte. revênue des caractères indiqués par l'art. mutatis mutandis. § 189. et donnent ainsi ouverture. elle devient sans objet lorsque les travaux sont complètement achevés. Du reste. 313 et suiv. 3 En effet. c. à supposer qu'il en résulte un trouble réel à la possession. Req.. se borner à en prescrire la suspension. Sir. n'aurait dans l'hypothèse contraire aucun motif sérieux et raisonnable pour les continuer. en établissant que les travaux. le possesseur pourra recourir à la voie de la complainte. Cpr.

à notre avis. 2.. tit. sect. Zachariae. p. De la prescription. texte et note 4. 37. Troplong. Duranton. de l'ordonnance de 1667. qui. 26 juin 1843. en ce sens : Henrion de Pansey. nos 371 à 381.708. Bolland. Sir. Daviel. Quoique cette distinction ne se trouve pas reproduite par le Code de procédure. Compétence des juges de paix. Mais. 490 à 492. p. broch. Voy. à la note. § 189. n° 4. à laquelle nous nous étions nous-mêmes rangés dans nos deux premières éditions. v° Complainte. Deviltaeuve. Alauzet. texte et note 4. susceptible d'action possesdemande à être réintégré dans sa détention ou dans sa jouissance en vertu de la maxime : Spoliatus ante omnia restiiuensance soire. il faut nécessairement.. 123 et suiv. n° 99. Sa jurisprudence a été vivement combattue . Rauter. sur laquelle nos lois nouvelles ne fournissent aucun élément de solution. 615.. P. la Cour de cassation. I. à la vérité. a définitivement sanctionné la jurisprudence de la Cour suprême. admise d'ancienne date dans notre Droit. § 187 a. in-8o . 470. XVIII. 305 et suiv. du moment où. du Code Nap. Paris et Grenoble. teste et note 65. Vazeille. n° 2. Bélime. § 187. 1. confondre toutes les anciennes actions possessoires en une seule. Examen de la doctrine de la Cour de cassation relativement à l'action possessoire appelée réintégrande. aussi les arrêts cités aux notes suivantes. pour décider cette question. que cette loi n'est qu'une loi de compétence. qui semble.. Boitard. 246. 35 à 64. rej. chap. 150 et 254. 328... Pardessus. II. 1. comme action distincte de la complainte. Observations. il n'en reste pas moins certain que le législateur de 1838 a envisagé la réintégrande comme une action distincte de la complainte. cette concession faite. II. Des prescriptions. 11. Des . p. qui. au nombre des actions possessoires sur lesquelles le juge de paix est appelé à statuer. Req. comme l'a fait la Cour de cassation. Poncet. II. 455. Cours de procédure. Curasson. 52. § 186. nos227 à 231. et l'on est dès lors amené à se demander ce que c'est que cette action.DES ACTIONS POSSESSOIRES. Or. Garnier. 43. en sens contraire : Toulli«. Benech. 6 de la loi du 25 mai 1838. 36. et un grand nombre d'auteurs se sont prononcés pour l'opinion contraire. 42 et suiv. Rép. 1. Sir. Carré et Chauveau. a toujours considéré la réintégrande comme ayant été conservée par notre législation nouvelle avec les caractères qu'elle avait autrefois. Voy. 753. au contraire. I. se fondant sur l'art. Des actions. Favard. ce qui est exact. justices de paix. avait été formellement consacrée par l'art. p. l'origine de la réintégrande. née à partir . et 39. par leur état d'avancement. 641. les travaux ont réellement porté atteinte à sa possession. Leçons de procédure.XI. 15. II. texte n° 2 et note 11. 1 Nous avons indiqué au § 184. 2060.. Des cours d'eau. en classant la réintégrande. 2060. On objecte. avec la complainte et la dénonciation de nouvel oeuvre. Du domaine privé. sur l'art. II. IV. Des servitudes. 1395. et De la contrainte par corps. Mais la controverse nous paraît devoir cesser en présence de l'art. dus 1. et 249 à 260.. 107 et 107 bis. et quels en sont les caractères distinctifs. 239 et 267. De la compétence des juges de paix. Crémieu. I. 1859. 165 d'un droit réel immobilier. Cpr. Proudhon. lois de la procédure. recourir aux dispositions de notre ancien Droit.

art. Req..n° 2... Sir 28. 15. 1. Sir. 1.. 48. La réintégrande n'exige pas davantage une possession annale 4. n° 1. Civ. 66. Heq... 25 * Req. La réintégrande est une action possessoire. 11 juin 1828. 2 juillet 1862. 18 février 1835.. 1. 20. 28 décembn 1826. bien moins pour la garantie et la conservation delà possession. 10 août 1847. Civ. 04. Sir. sensu latissimo. 1. ..d'après les motifs mêmes sur lesquels est fondée la réintégrande. 68. elle doit. 19 août 1839. Req. Civ. 16 mai 1820. 39. 3Bélime. cass. Mrej. 3. Toutefois-. rej. cass.. art. 1. et qui réunisse tous les caractères indiqués par l'art.. et en ce que. Req. 17 novembre 1835. 58. Sir. 1..... 27. 1. elle ne porte que sur la possessionou la détention saras toucher au fond du droit. en ce qu'elle est accordée. cass. 1866. 209. 62. 12 décembre 1853. 67. 1. 641. 20.. rej. 20.. Bélime. l. 5 août 1845.. 10 février 1864... tout comme le possesseur anima domina. et spécialement de la complainte. Sir.166 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE. cette détention doit.. 5 Civ.. Sir. .. rej. rej... dans la personne de celui qui l'intente. cass. 48. 2229 ². Sir. Req. 257. rej.. 10 novembre 1819. Civ. lO août 1847. 220. 35. Loi du 23 mai 1838.. 59. rej.. Sir. La réintégrande n'exige pas. 6 juin. Sir. 295. Sîr. Sir. 4 juin 1835.. Req.. Mais elle diffère des actions possessoires proprement dites. pour son admission. 63. Req. être intentée dans l'année de la dépossession et portée devant le juge de paix de l'objet litigieux. 1. Elle requiert seulement. 1. c'est-à-dire la détention au moment de la perpétration de la voie de fait à raison de laquelle l'action est formée*. D'où il suit que celui qui ne s'était procuré la détention d'une chose qu'au moyen d'actes violents n'est point admis à former la réintégrande. 35... 836.. 41.453. Sir. Req. une possession proprement dite... 742. d'autre part. 209.. 1. 58. cass. Req. n° 383. tels que le fermier ou le créancier sur antichrése. Sîr.. 223. 1. Code de procédure. 453. rej.288. rej. Civ. 10 novembre 1819. 1. 73. une détention actuelle. Sir. même par rej. Sir. 1. Sir. cass-. 1.. 48. n° 382. Sîr. que pour la réparation du fait illicite et contraire à la paix publique dont s'est rendu coupable l'auteur d'une dépossession consommée par voie de fait.1. 6. Sir 36. sont admis à la former. 46. Civ. rej. 25 avril 1865. Req. 25 mars 1857. rej. comme toutes les actions possessoires. 1. 47. 1 Req. Sir. 413. Sir. 22 novembre 1846.. 430.. rej.. 1. Civ. être publique et paisible6.. rej. rej 25 mars 1857. 886. 1. lorsqu'il a été dépossédé à son tour. 1. 5 avril 1941. Sir. en ce que d'une part. Ceux qui ne détiennent que pour le compte d'autrui.

mais encore les actes arbitraires et violents qui... Sir. 5 avril 1841. 1. 22 novembre 1846. 132. Civ... s'ils avaient été commis au préjudice du propriétaire". Sir. 445.. ou pour privation d'une jouissance exercée sur de pareils immeubles 10. 25 mars 1857. Sir.. ou l'enlèvement de pierres-bornes... Civ. 1833. seraient de nature à autoriser. 742. 8 juillet 1861. Req.. Sir. 47. Req. exercés dans l'intérêt de la commune. 57. Req. un département. Cpr. Sir. Code pénal. 437. Sir. rej.rej... : Req. rej 18 février 1835.295. Sir. Req. Décret en Conseil d'Etat du 14 décembre 1862. rej. 62. 453. Sir. rej. indépendamment même de la dépossession.. 12 décembre 1853. 1. cass.. 10 Civ. Req. Encore faut-il que cette dépossession ait été consommée par des voies de fait exercées. Sir.. Req. 1. Req. 37. Req. Cpr. Civ. rej décembre 1826. 35.. 1. 73.. 48. 21. et qui soient d'une nature assez grave pour compromettre la paix publique². 1. 1. Sir. 58. Sir.. depuis la cessation de la violence. 162. 335.. 8 juillet 1845. rej. 16 mars 1841. voie de Raq. 18 juin 1866.. Sir. 1. 1. Civ. 617. 1.453. rej. Sir. le comblement de fossés.. 18 juin 1866. 36... 449 et 456.. 3 décembre . 365. Civ. rej. rej.28 ... Sir. 66. contre les personnes ou contre les choses. cass..Mais.. cass. 365. de digues ou barrages.dans ces circonstances. constitueraient des crimes ou des délits. 1. cass. 2 juillet 1862. même pour dépossessiom d'immeubles compris dans le domaine public. Sir. 15 Cpr. rej. Sir. Sir. 62.. 1. 46. 4 juin . Sir. qu'un maire. une action en dommages-intérêts contre leur auteur 12. 1. non seulement les actes qui. 9 Req.. rej.. 886. 8 juillet 1861.. 63. cass.. 444. 467 fait.. 10 février 1864.l... Civ. Sir.. cass. 31 août 1836. rej. 35. 34. la réintégrande peut être formée contre l'Etat.DES ACTIONS POSSESSOIRES. Sir. 1. § 189. 11 Cpr.. 1.. 3 mai 1848. 10 août 1848.. 28 mars 1857. 49. 196. spécialement dépossession. 1835. rej. 5 août 1845.. Sir. rej. 8 Civ. Req.. 617.. non pas seulement un simple trouble. 17 novembre 1835. cass. 1. 1.. Sir. 48. 1. tels que la démolition d'édifices.. 27. 836. 15. 1. 46.. la destruction de clôtures. sans constituer des délits de Droit criminel. mais une dé possession 8. 48. si d'ailleurs il ne s'est point écoulé. On doit considérer comme des actes de violence ou des voies de fait de nature à autoriser la réintégrande.714.. un délai moral suffisant pour faire considérer sa détention comme paisible 7. Req. 286. Req. Sir. art. aurait... 41. par abus les faits le sur d'autorité. 1. 1.. Sir. au une commune. 66. 35. . 641. Civ. 64. 1. rej. 1. 1. 63.. 41. 39. La réintégrandesuppose en outre. 257. 413. 19 août 1839..

est compétent. que le demandeur s'est procuré la détention actuelle de cet objet 18. Sir. 14 Req. Civ. 41. Au contraire. 1. 12 mai 1857. Civ. de vi et vi arm.. Sir.. rej. Cpr. 1. 5 mars 1841. mais encore pour ordonner Req. 1.609. ou du rétablissement des choses dans leur ancien état.168 INTRODUCTION A LA SECONDE PARTIE.. rej. 17 novembre 1835.. la dépossession opérée à l'aide de travaux qu'un tiers a faits sur son propre fonds est-elle insuffisante pour y donner ouverture14. C'est ainsi qu'une simple anticipation de terrain. Il ne peut pas davantage la repousser par le motif que c'est à l'aide d'une voie de fait. exemptes des caractères a ggravants qui viennent d'être indiqués. 46. 13 novembre 1838. celui qui a demandé. n'autorise pas la réintégrande 13. A plus forte raison. 17 .. rej. non seulement pour adjuger au demandeur les dommages-intérêtsqui peuvent lui être dus. mais sans dévastation de plants ou de récoltes. 3 mai 1848. rej. 13 n° 386. la réintégrande. texte et note 4 : Bélime. 18 Civ. 56.. 1. 55. A la différence de la complainte qui. Sir. Sir. 7... 9 février 1837... 48. ne peut prétendre.. devant la Cour de cassation. en tant qu'il s'agit du délaissement de l'immeuble litigieux. saisi d'une action en réintégrande. 742. cass. 15. rej. 37. dont le principe générateur se trouve dans une voie de fait contraire à la paix publique. Req. Sir. Le juge de paix. 12 décembre 1853. 38. 1. Sir. ne suffisent pas pour fonder la réintégrande. Req. que son action a été mal à propos rejetée en temps que complainte. 808. sur le fondement d'une possession annale. L. présente un certain caractère de réalité et peut être dirigée contre un tiers détenteur.. commise dans l'année. pour avoir succédé de mauvaise foi au spoliateur 16.295. 1. 48. 714. D. Le défendeur à la réintégrande n'est point admis à la combattre en offrant de prouver qu'il a la possession annale de l'objet litigieux17. 36. Du reste. cass. à être maintenu dans cette possession. 1. 11) § 184.. Sir. 6 décemliK 1854. Sir... 208.. quoique pouvant motiver une complainte. 57. fondée sur la saisine possessoire. Sir. est essentiellement personnelle et ne peut être exercée contre un tiers détenteur qu'autant qu'il serait à considérer comme complice de cette voie de fait. (43.. rej. 15 Req.. cass. 605. de simples voies de fait. 16 Cpr. sous le prétexte qu'elle constituait une réintégrande 15. 1. 1. commise même après bornage. 5 août 1845. Civ.

Du domaine privé. 41. I. contre celle qui a obtenu gain de cause sur la réintégrande 20. M . 5 avril 1841. 295. Sir. Des servitudes.. 609. si elle se trouve d'ailleurs dans les conditions voulues. 277 et 278. 189. II. ne sont que provisoires. rej.. 18 juin 1866. 27. Observations. 169 et le l'établissement des choses En matière de réintégrande. p. Sir. cass. II. 365.. se pourvoir par la voie de la complainte. Civ. Req. même au point de vue de la possession. 37. 1. rej.DES ACTIONS POSSESSOIRES. Sir. qu'il ait admis ou rejeté la demande. Sir. les effets du jugement.. 492. Pardessus. Req.. § la restitution de l'objet litigieux dans leur ancien état 15. n° 318. 20 Devilleneuve.. 73. 1. 1. 66. 28décembre 1826. de telle sorte que la partie qui a succombé peut toujours. Proudhon..

enfin. 2 vol. le droit en vertu duquel une chose se trouve soumise. La propriété. faire à son occasion tous les actes juridiques dont elle est susceptible. 1834. 711 à 717. De la preuve du droit de propriété en fait d'immeubles . Elles se résument dans la proposition suivante : le propriétaire peut à volonté user et jouir de sa chose. 1839. par Proudhon . par Pothier. exclure les tiers de toute participation à l'exercice de ces diverses facultés. §190. 1 vol. DE LA PROPRIÉTÉ.170 DES DROITS RÉELS. Paris. cet article fait plutôt par voie d'énumération des principaux attributs de la propriété. Paris. in-8. en disposer matériellement. DES DROITS SUR LES OBJETS EXTÉRIEURS CONSIDÉRÉS INDIVIDUELLEMENT. une descriptionde 1 . in-8.646 à 648. par Laboulaye. 2219 et suiv. in-8. 671 à 681. par Comte. LIVRE PREMIER. 1839. 544 à 877. art. PREMIÈRE DIVISION. Notion de la propriété. Histoire du droit de propriété foncière en Occident. — BIBLIOGRAPHIE. 1844. Robernier. in-8. et peut se définir. 3 vol. Traité du droit de domaine de propriété. Mais en disant que « la propriété est le droit de jouir et de « disposer des choses de la manière la plus absolue ». dans le sens propre de ce mot (dominium) exprime l'Idée du pouvoir juridique le plus complet d'une personne sur une chose. SOURCES. Traité du domaine de propriété. d'une manière absolue exclusive. 2 vol. Loi du 23 mars 1855. Paris. DES DROITS RÉELS (JUS SERUM). Traité de la propriété. 544. Les facultés inhérentes à la propriété ne sont pas susceptibles d'une énumération détaillée. Code Napoléon. Dijon. TITRE PREMIER. sur la transcription. Telle est l'idée que les rédacteurs du Code paraissent avoir voulu exprimer dans l'art. à la volonté et à l'action d'une personne 1.

d'après. Examen: de la propriété mobilère en France.. 171 la propriété soit an droit absolu de sa nature. Toutefois. par Chabot. in-8°. § 190. au §183 l'espliotion de cet article 6 Le terme dominium avait reçu. la propriété ne se comprend que pour les choses corporelles.DE LA PROPRIÉTÉ. Quoique 1 droit. mobilière. qu'elle s'applique à des meubles ou à des immeubles. Mais. § 194. Ainsi. la propriété des meubles. en Droit romain. Dans l'acception véritable du mot. Traité de la propriété. Quilibet fundus proesumitur liber à servitutibus. elle est légalement présumée libre de toutes servitudes. qu'il n'en donne une véritable définition. des extensions annlogues. la loi. de fait. Zacharias. sauf les cas de perte ou de vol. par Rivière. Enfin. Voy. l'exercice en est cependant soumis à diverses restrictions établies dans l'intérêt public 8. sous le rapport. 2 vol. D'où la conséquence que celui qui réclame une servitude sur le fonds d'autrui est tenu d'en établir l'existence. de la même protection et des mêmes garanties légales que cette dernière*. Zachariae. § 193 a. . 1re. texte et note. s'est montrée moins exigeante pour l'aliénation des meubles que pour celle des immeubles. il aurait la quasi-possession de cette servitude3La propriété confère en général les mêmes avantages. les revendiquer contre des tiers détenteurs 5.. in-8°. Cpr. pour leur intérêt réciproque. texte. le propriétaire de meubles corporels. De là certaines limites que.. § 219. notre Droit. Ainsi encore. de la capacité d'aliéner. 544 " pourvu qu'an n'en fasse pas un usage probibé par les lois ou par les règlece 21 ruants ». ne peut. Paris: 1839. texte et note 2. 2279. 5 Art. qui de fait est moins certaine et moins stable que celle des immeubles. alors même que. Paris 1834. par exemple. Mais le terme propriété a été étendu à des choses incorporelles pour désigner le droit exclusif d'en user et d'en disposer 6. la propriété peut se trouver modifiée par l'effet de servitudes légales ou conventionnelles. D'un autre. plus. 1 vol. par cela même qu'elle constitue de sa nature un droit absolu et exclusif. C'est à ces» restrictions que fait allusion la disposition finale de l'art. côté. Cpr. § 49 a. les propriétaires voisins ne doivent pas dépasser dans l'exercice de ces facultés. n° 2. Zachariae. s\tojt. ne jouit pas non. les facultés inhérentes à la propriété ne peuvent être exercées qu'à la condition de ne point porter atteinte à la propriété d'autrui.

D. 25. 1. la plus juridique. (7. à notre avis.D. in-8°. peut-on se demander. pet. par Pataille et Huguet . C'est en partant de ces idées que les diverses législations qui ont reconnu ce droit privatif en ont limité la durée à un certain terme. dans un sens analogue. il est simplement équitable et utile qu'il le fasse. en tant qu'on l'applique à la valeur pécuniaire qui. on désigne sous le nom de propriété des offices. 711 du Gode Napoléon dit que « la probiens s'acquiert et se transmet par succession. donation et par ou « 136 du Code de commerce parle de la « tions » . vol. en ce sens du moins qu'à partir de ce moment elles profitent à l'bumanité tout entière et que chacun peut se les assimiler et en jouir. ou ces découvertes. Voy. puisqu'il s'agit d'un droit tout particulier. de la reproduction ou de la mise en application de ces créations ou découvertes 8. Mais l'idée d'un droit privatif et d'une jouissance exclusive se comprend parfaitement. qui ne saurait se comprendre que dans un état social donné. C'est ainsi encore qu'on qualifie de propriété littéraire. de V. Cette dernière solution est. le droit exclusif des auteurs. et si par suite il y a pour le législateur un devoir impérieux de le sanctionner. 16). les créations de l'art. 8 Les oeuvres de l'esprit. De là aussi la nécessité de conventions internationales pour le garantie réciproque de la propriété littéraire. si le droit exclusif à cette valeur existe indépendamment et en dehors de toute loi positive. 6). artistique et littéraire. propriété d'une lettre de change 7. dans les conditions économiques des sociétés modernes. au contraire. oeuvres d'art ou inventions. du Code Napoléon emploie dans le même sens le terme propriété. par « priété des des obligal'effet entre-vifs testamentaire. parle du dominium ususfructm. soumis à la réglementation de la loi. artistique et nduslrielle. par leur essence même. Paris 1865. de former pour leur auteur un bien individuel. Code international de la propriété industrielle. 7 L'art. et les découvertes scientifiques ou industrielles cessent. et la loi 70. valeur qui se détermine par les profits commerciaux ou industriels qu'on peut retirer de la publication. sur la valeur pécuniaire de leurs compositions. et qui de sa nature même se trouve. du dominium universumhereditatis. la valeur pécuniaire du droit de présentation que l'art. ou si. (50. s'attache à la faculté de reproduire ou de mettre en pratique ces oeuvres. S. § 1. L'examen de la nature et de l'étendue des droits ou pouvoirs C'est ainsi que la loi 3. dès qu'il les a livrées à la publicité. C'est ainsi que l'art. al. artistes ou inventeurs. artistique ou industrielle. . siusuf.172 DES DROITS RÉELS. ces créations. pour son établissement et sa conservation. Seulement. Enfin. 91 de la loi du 28 avril 1816 assure aux titulaires de certains offices ministériels. et que l'art.

. pour le recouvrement des droits de mutation par décès. cass. 11 Voy. la science et les beaux-arts. par Renouard.. — Essai sur la propriété littéraire. p. 57. 2 vol. Traité de la conÉtudes trefaçon en tous 1855. Avis du Conseil d'État du 23 août 1811 Loi du 3 . 425 à 430. Décret du 8 juin 1806.Sir. en effet. Cet arrêt a été rendu au rapport de M. Décret du 5 février 1810. 545. ne donne pas au souverain le droit de disposer des choses qui appartiennent à des particuliers ou à des personnes morales. in-8°.DE LA PROPRIÉTÉ. texte et note 2. § 193 a. art. 1860. par Paul Laboulaye. Loi du 8 avril 1854 Loi du 16 mai 1866. — Loi des 1319 janvier 1791 . in-8°. Mais cette doctrine a été justement condamnée par la Cour de cassation. 1826. Loi du 14 juillet 1866. 23 juin 1837. dont le remarquable travail est un traité ex frofesso sur la matière. le conseiller Laborie. et à lui demander. Art. le sacrifice de sa propriété. Ce domaine. in-4° . art. août 1844. in-8° . Paris. Paris 1825. 10 Civ. littéraire en France et Angleterre. 1. en La propriété littéraire au XVIIIe siècle.. Cpr. pour cause d'utilité publique.. Revue de législation. Loi des 19 jullet-6 août 1791. Hello. nos 6 à 8). et c'est même sur le fondement de cette théorie que la Cour impériale de Paris avait reconnu à l'État un privilège ou un droit de prélèvement sur tous les biens dépendants d'une succession. par Florentin Ducos.1 Paris vol. moyennant une juste et préalable indemnité 9. Code pénal.Lég . 173 l'État sur les biens compris dans son territoire a conduit les publicistes à distinguer le domaine éminent et le domaine du Droit civil. Cependant quelques jurisconsultes sont allés jusqu'à attribuer à l'État un droit de propriété primordial sur tous les biens compris dans son territoire. sur la propriété par genres. ni de la propriété littéraire et artistique 11. 5. comme conduisant à la négation même du droit de propriété. Paris. De l'inviolabilité du droit de propriété. Traité des droits d'auteurs dans la littérature. 1845. p. sur la propriété littéraire et artistique : LÉGISLATION. 1858. appartient la propriété. à exiger du propriétaire le paiement de l'impôt. Paris. 39 et 40. 152 et suiv. Blanc. Mais ce que l'on entend par domaine éminent ne constitue pas un véritable droit de propriété.1 vol. in-8° Collection des procès-verbaux de la commission de la propriété litté. Arrêté du lor germinal an XIII. Nous n'aurons à nous occuper spécialement. et de étant également contraire aux principes fondamentaux de notre Droit public et de notre Droit civil 10. — BIBLIOGRAPHIE. a dit Portalis. Paris 1838. au souverain l'emVIII. « pire. Zackarioe. par Laboulaye et Guiffrey. II. il l'autorise seulement à soumettre l'exercice du droit de propriété aux restrictions commandées par l'intérêt général. raire. . ni de la propriété industrielcomme «Au citoyen. § 190. 401. » Exposé des motifs (Locré. 9 .

1 vol. L Des facultés inhérentes à la propriété. 1862. Nous nous bornerons à exposer. Paris. Traité des brevets d'inventiom. ces matières étant réglées par des lois particulières. Décret du 26 juillet 1858. Des facultés inhérentes à la propriété. dans les pa- ragraphes suivants. XVIII. par Cosati. art. p. XIII. Historique et théorie de la propriété des auteurs. 314 et 400. par Renouard. Dissertation. Examen du projet de loi sur la propriété littéraire et artistique. Toulouse. du 23 juin 1857 . Paris 1864. in-8°. in-8° . qui modifie 1 art. et d importation. 1841. 1844. 112. Revue pratique. 3° édit. p. Des offices considérés au point de vue des transactions prisées et des intérêts de l'État. Paris. loi du 31 mai 1856. Revue pratique. 1-866. par Gastambide. 12 Sous le titre général de propriété industrielle.. par Bressolles.relatives aux brevets d'invention. p. Loi 28 art. le12. p. — Voy. Paris 1855. 52 de cette loi abroge toutes les dispositions antérieures . par Bataillard. par Blanc. revenus ou émoluments qu'elle est susceptible de produire ou de procuvol. 394. in-8°. 1862. Traité des offices. XXI. texte et note 27 . 1 vol. Revu pratique. p. sur les brevets d'invention (l'art. — Voy. Propriété et transmission des offices ministériels. Il est également autorisé à recueillir tous les fruits. CHAPITRE I. nous comprenons celle des inventions et découvertes. 18. 13 Voy. Loi du 22 germinal an Loi 1824. 1 vol. Sur la perpétuité de la propriété littéraire. 32 de la loi précédente. in-8°. Du projet de loi sur la propriété littéraire. les principes relatifs à la propriété des choses corporelles. 138. Revue pratique. in-8° . in-8°. 1° Le propriétaire est autorisé à faire servir la cbose qui lui appartient à tous les usages compatibles avec sa nature. xi. de perfectionnement. sur la propriété des inventions et découvertes : Loi du 5 juillet 1844. sur la propriété des offices : Loi des finances du 28 avril 1816. Rapport présenté à l'Académie de législation de Toulouse sur le précédent ouvrage. in-8°. in-8° .. 1 vol.174 DES DROITS RÉELS. in-8° . XIII. 2° édit.. par Groz. Code des inventions et des perfectionnements. et de son étendue quant aux objets sur lesquels elle porte. par Dard. XVII. § 191. par Durand. broch. 1862. 533. Paris 1845.1 vol. 91 . 5. broch. 1 vol. par Mourlon. 1864. 1862. 30 . d'importation et de perfectionnement) . § 165. sur la propriété des marques de fabrique et de commerce: Arrêté du 23 nivôse an ix. ni de celle des offices 13. Traité pratique du droit industriel par Rendu. 1 . par Hérold. 193. Toulouse. et celle des marques de fabrique. Décret du du juillet 16 à 5 septembre 1810.

Il en est autrement de l'exploitation des minières et des tourbières. rer 1. 1. Daviel. § 193. en utilisant à cet effet les sources qui prennent naissance sur son fonds. soit minérales. cependant : § 193.57 et 84. 61. art. aussi Beq. Des servitudes. en les portant jusqu'à la limite de son fonds 9. rej 1er février 1860. sect. 1. texte et note 12. Il peut. 3 L'exploitation des carrières n'est pas soumise à l'autorisation préalable de l'administration. Du domaine public. § 193. texte et notes 1. défricher les forêts 7 et faire au-dessus ou au-dessous du sol toutes espèces de constructions 8. les eaux pluviales qui y tombent. Voy. 20 juin 1859. 640. 5 Les règles sur la chasse et la pèche. I. cependant l'aménagemeut : Loi du 14 juillet 1856. Garnier. 623. Ainsi. : .. 3. 12 à 14. Pardessus. art. le propriétaire est libre de dénaturer sa chose. Cpr. 2. I. sur les restrictions auxquelles se trouve soumis l'exereice de cette faculté . 175 C'est à cet attribut de la propriété que se rattache le droit de chasser ou de pêcher sur les terrains ou dans les eaux dont on est propriétaire 2. Cpr. Enfin. 8 Voy. en particulier.et minières qui se trouvent dans son fonds 3. exposées au § 201. al. X. 552. considérées comme moyen 1 d'acquérir. III.59.. §52.DE LA. Loi précité. 807 et 810. PROPRIÉTÉ. 1.. 973. sauf aussi les méditations résultant entre autres des lois sur les mines et sur les sources d'eaux minérales. 4 décembre 1860. les sources d'eaux. Civ.. 80 et 81. tit. texte et note 10. Cpr. Loi du 21 avril 1810 sur les mines. d. 3. § 191.. et même de la dégrader ou de la détruire 5. le § 192. texte n° 1 et note 2. cependant. al. C'est aussi en vertu de cet attribut.. 27. Req. seront Il en serait ainsi dans le cas même où ce fonds se trouverait limité par un mur appartenant exclusivement au voisin. Cpr. Sir.. 60. art. Art. 408 et suiv. Sir. pour le développement de cette proposition. n° 103. art. Voy. 81 et 82. Art.que le propriétaire est autorisé à exploiter les carrières. art. Des cours d'eaux. Proudhon. sur la conservation et te sources d'eaux minérales. soit ordinaires. 1574 et 1575. V. Loi du 18 juin 1859 : § 193. § 192. rej. 1Code Nap. texte et note 14. Quant aux mines : voy.. pourvu que les constructions à élever ne s'appuient pas sur ce mur et n'y pénètrent pas. 434. pour les utiliser. Régime des eaux. Sir. Voy. rej. cependant : Code pénal. texte et note 7. 10 Duranton. 6 Loi des 28 septembre-6 octobre 1791. 707. tourbièces. § 193. 8 Sauf cependant l'observation des règlements de voirie. IV. convertir les terres arables en prés ou en vignes. et celles qui y arrivent d'un fonds supérieur ou d'une voie publique 10.9. et à y rechercher. . il peut changer la culture des immeubles. notes 3 et 4 suprà . Demolomhe. et réciproquement 6. qu'il renferme 4. 2. établir un étang.

I. 2. au profit de ce tiers. § 692.98. de 1669. § 235. Garnier. de telle sorte qu'il jouit de cette faculté. 61. 1. Cpr. 510. au § 194. pour garantir son fonds contre l'invasion ou la corrosion des eaux. La faculté d'aliéner est d'ordre public. sauf à eux à se défendre de leur côté 13. rej. Sir. L. 361. lorsqu'il s'agit d'immeubles. art. § 176. même en ce cas. 14. texte et note 10. texte in fine. 30. y renoncer par convention 14 . XI. 677. il peut la donner à bail. qui reste sans doute subordonné à la condition de ne pas porter atteinte à la propriété d'autrui. l'aliéner a titre onéreux ou gratuit et. Cir.. 9. texte in fine et notes 16 à 19. bien que son exercice puisse entraîner des inconvénients pour les propriétaires de fonds situés sur la même rive ou sur la rive opposée. L'exercice de ces différentes facultés.. Daviel.. de alluv. 609.. rendre inaliénables les immeubles de la femme ou certains de ces 11 Voy. Demolombe. le développement de cette proposition. II. à l'occasion de sa chose. à aucune action en dommages-intérêts 11. ouverture. § 359. Décret en onseil d'État du 13 décembre 1860. ne peut être interdit par cela seul qu'il aurait pour résultat de priver un tiers de que que avantage ou agrément. (7. p. 13 Ripam suam adversus rapidi amnis impetum munire. Sir. Beq. à y faire les travaux de défense nécessaires. note 2. Il y a mieux : le propriétaire riverain d'un cours d'eau ou d'un torrent est autorisé. V. Sir. Le propriétaire ne peut. III. art. sans la transmettre à une autre personne. 53. Cpr. 15 Cpr. Sir. 19 mai 1813. 11 juillet 1860. Ord. imposée par le donateur ou testateur au donataire ou légataire. 1594 et 1598. tous les actes juridiques dont elle est légalement susceptible. 1. Des rivières.. 12 . Aix. c'est-à-dire l'abandonner purement et simplement. 2° Le propriétaire a la faculté de faire. 1. Ainsi. Zachariae. n'est point en général efficace 16.176 DES DROITS RÉELS. C. 14 Arg. Duranton. Il peut même abdiquer sa propriété. 42. texte et note 6.. Des servitudes. Des cours d'eau. Toutefois. les futurs époux peuvent. 162. 41). Arrêts du Conseil des 24 juin 1777 et 23 juillet 1783 Loi du 28 mai 1858. cass. Pardessus. tit. art. et ne donne. 235. 61. en principe. prohibitum non est. les grever de servitudes ou d'hypothèques. à la seule condition de ne pas empiéter sur le lit du cours d'eau ou du torrent. et Décret du 5 août 1858. . et la défense d'aliéner. 6 juin 1853. Zacharias. 544. 384. 1. Taulier. 27. par contrat de mariage. 2. et de se conformer aux lois et règlements sur la matière 12.

434. Req. rej. 31 décembre 1839. IV. 1. où les terres. 3. L'existence d'une servitude légale ou conventionnelle de pasage ou d'écoulement des eaux ne forme même pas.XI. 67. § 191. IV. l'avaient érigée une servitude légale. I. 84. sect. § ta 19 II. 1. Voy. à la condition de ne as gêner l'exercice de la servitude 17. 647. exprient évidemment cette idée. et XII. ir. 501 bis. 18 La vaine pâture dont il est ici question. à la jouissance ou à la disposition de sa chose. que le proriétaire reste toujours le maître de clore. Art. II. 283. de la manière la plus formelle. sect. rej. 638. que la vaine pâture communale ne peut faire tacle à la faculté de se clore. 4 mai 1832. I. Sir. Sir. au contraire. Sir.. 1.. rej. en aucun cas. en 504. obstacle à la clôture du fonds servant.. 3° Le propriétaire a la faculté d'exclure les tiers de toute participation à l'usage. 283. et ne faisait point obscle à la clôture c. Req. 325. V. 6 août 1856. Cette interdiction a été levée par les art. 177 les soumettant expressément ou implicitement aux règles de la dotalité 16. Il peut notamment entourer ses héritages de murs. D'autres coutumes.. Rouen. Demoombe. » En effet. texte n° 2. 67. 51. Dans les provinces de Droit filet dans quelques pays coutumiers. C'est ce qui résulte. 2. 33. par l'universalité des habitants. qui entraînait pour les propriétaires interdiction de se ore. de l'ensemble des •2. Sir.es fonds. de la ides 28 septembre-6 octobre 1791. Demante. 12 . I. la vaine pâture n'avait jamais été conque comme le résultat d'une simple tolérance. Des servitudes. Le propriétaire peut user de la faculté de se clore pour sousraire ses fonds à la vaine pâture communale. Il jouit de celte faculté dans le cas ême où la vaine pâture serait fondée en titre 19. 528 . 57 . sans mences et sans fruits. empêcher les propriétaires de clore leurs héritages. qui porte : « Le droit de parcours et le droit simple de vaine pâture ne pourront.DE LA PROPRIÉTÉ. toutes les mesures qu'il juge convenables. 2. 10 novembre 1862. surtout de la disposition de ce dernier article. et de prendre. tit. Cours.. 64. aux époques déterminées par l'usage. 24 juin 1867. d'une matière absolue. 41. 234. cependant uranton. de fossés ou d'autres clôtures. Mais aussi n'est- immeubles. Bordeaux. Sir. 4 et 5. de quelque manière que ce droit se trouve 16 Cpr. 4 et 5. de la loi des 28 septembre-6 octobre 1791. est le droit réciproque que les abitants d'une même commune ont d'envoyer les bestiaux paître sur les fonds uns des autres. Paris. nt le sens se détermine par les dispositions des articles qui précèdent. Req. sur tout le erritoire d'une commune 18. 28 juin 1853. ne sont pas en défense. 57. à cet effet... 2. c'est-à-dire à la aine pâture exercée. 17 Pardessus.. I. tit. à charge bien entendu de respecter les servitudes dont ils seraient grevés. r. les termes en aucun cas..

.. p. le parcours n'a été mainten qu'autant qu'il se trouvait fondé sur un titre. 21 Zachariae. I. les propriétaires des terres ou prairies soumises à ces droits peuvent également s'en affranchir par la clôture. Du Caurroy. Taulier. Dem lombe. tit. Du Caurroy. III. texte et note 19. loc. cit. mais dans le cas seulement où ils ne seraient pas fondés en titre11. 213. A la différence de la vaffi pâture communale. Sir. Des servitudes. rej. Des servitudes.rej 1 . I. Voy. entrecours.. 338 et 339.ures suffisantes ou non suffisantes à cet effet.3 366 et suiv.. 102. 20 Sur les clô. op. I. établi.. Req. soit d'un droit de pacage exercé par l'universalité des habitants. 65. 7 et 11. XI. qui a été conservée pour le cas même où elle n'était foi» que sur la coutume ou sur un usage immémorial. I. 388. Cpr. molombe. 132 et 134 . aussi : Zacharise. mais aux droits dont il est question dans ces deux derniers articles Voy. Des droits d'usage. l'exercice en est encore aujourd'hui légalement permis 82. art. 7 et 11. qu'on invoque d'ordinaire en sens contraire l'opinion que nous avons adoptée. 27 mai 1812. en ce sens : Pardessus. XI. sect. § 195. § 195. texte et note 18. I. en sens contraire : Toullier. loc. ou marchage. rrj. 15. 375 et 376. exercé d'une manière réciproque de commune à col mune. dans une localité où les prairies deviennent communes après la récolte des premières herbes oui toute autre époque. Sir. 4 et 5. dont nous nous occuperons ci après. 161 . Req. II. Voy. ou sur une possession auton par la loi ou la coutume. fondé sur un titre ou sur une possession autorisée par les anciennes lois ou coutumes. sect. 28 Loi des 28 septembre-6 octobre 1791. 11 juillet 1866. qu'il peut soustraire ses fonds à la vaine pâture. Des droits d'usage. Il jouit de la même faculté en ce qui concerne le parcours de commune à commune. L arrêts de la Cour de cassation. droit de vaine pâture. proposition énoncée au texte paraît généralement admise par la doctrine et jurisprudence. cit. entre particuliers. alors même qu'elle ne s'exercerail qu'en vertu soit d'une ancienne loi ou coutume. IV. 288. Gavini.178 DES DROITS RÉELS. Sir. 350 . 22 Loi des 28 septembre-6 octobre 1791. 290 et 293. Proudhon. tit. 1. Quand il s'agit soit d'un droit de vaine pâture. Curasson sur P dhon. I. 66. 52. art. Rennes. Angers. ce qu'au moyen d'une clôture suffisante 20. Bonnier et Roustain.I ces propriétaires peuvent s'opposer à son exercice sans avoir besoin de clore le héritages.. 345. IV. 2. lorsque. 1.cit I. 305. réciproque ou non réciproque. 34t. Et celte signification ressort avec non moins de certitude du rapprochement de l'art. 172 et suiv. Sir. Proudhon et Curasson. de telle sorte qu'en dehors de hypothèses. 1er mars 1865. 2. Bonnier et Rousiain. soit d'un usage local 21. II. 5 et des art. ne se rapportent pas à la vaine pâture cou munale. 279. Taulier. 27 mai 1852. Req. se nomme parcours.

.. Merlin s'était prononcé dans le premier sens.. en se fondant sur l'art.324. . 3664 et 3665.. 27 avril 1859. 28. 38. 13 et 16.. art. texte et note 20. XI. Civ. rej. rej. cass. Cpr. v° Vaine pâture. De l'usufruit. Quest. 7 mai 1838. 171. rej. I. Les facultés inhérentes à la propriété sont de leur nature imprescriptibles.. Sir... 1. soumises à de pareils droits de pâturage. 1. Sir. Sir. Req. VIII. 41. 2. Proudhon. rej. 23 mai 1865. Civ rej. Pardessus. et Civ. en ce sens que le non-usage ne suffit pas pour en Au cas Sir. Sir. § 2. quoique le titre ne qualilie ce droit que de servitude. 57. 9. Req. Le propriétaire qui use de la faculté de se clore perd son droit au parcours et à la vaine pâture. Cours. 61. 648.. § 1.DE LA PROPRIÉTÉ. les arrêts cités à la note suivante Merlin. rej. Sir. I 01 juillet 1840. 123. v° Vaine pâture. 26. 11 précité est de savoir si l'existence d'un titre ne forme obstacle à la clôture. alors même qu'ils n'auraient été acquis que par prescription. ne sont point autorisés à s'en affranchir par la clôture. qu'autant qu'il qualifie de propriété ou de copropriété le droit lityligieux. soutenir que les propriétaires peuvent s'affranchir par la clôture même des droits mentionnfs aux art. v°. 74.. Sir. cass. en s'attachant rigoureusement aux termes sans titre de propriété. ou si. 78 art. 179 contraire. 27 avril 1846. 789. ne serait pas concluant. Sir. ne peuvenl être étendues à des droits de pâturage qui n'auraient plus le caractère de la vaine pâture et qui ne rentreraient pas dans la catégorie de ceux qu'elle a assimilés à la vaine pâture comme n'étant fondés que sur la tolérance ou sur des usages locaux. 1. 488. Les propriétaires de prairies. II. Au surplus. Art. Merlin. Zachariae. Req. titre I. 1.. 1. 647 du Code Napoléon. Mais son opinion a été rejetée avec raison par la Cour de cassation. 7 et 11 de la loi de 1791. § 1.. en proportion du terrain qu'il y soustrait. 14 fructidor an xi. et . cit. 289 Req. ils sont obligés d'en respecter l'exerciceS4. § 191. Sir. Loi des 28 septembre-6 octobre 1791. 40. IV. 2. 647. Req. eod. 18 décembre 1808. XI. 1. 7 mars 1826. La seule difficulté à laquelle ait donné lieu l'art. I. 46.. Demolombe. 1.. 1.. 134. Voy. 877. 228.. Cpr. au contraire. les dispositions de la loi des 28 septembre-6 octobre 1791.. Demante. sect.. encore : Demolombe. cass.. et Rép. op. § 195. 283 et 293. 501. bis. : 8 mai 1828. tiré de l'art. Civ. n° 79. qui viennent d'êlre analysées.. elle l'empêche également. Il en est ainsi notamment du droit de pacage des secondes herbes sur des prairies closes où les bestiaux sont introduits au moyen d'ouvertures annuellement pratiquées à la clôture 25. 1. Quest. puisqu'il est certain que l'exception apportée par cet article à la faculté de se clore n'est pas la seule.. 29 décembre 1840. L'argument à contrario. 54 En vain voudrait-on..

ainsi que pour les constructions élevées sur le sol d'autrui. Autres. al. Mais il y» là un mélange de principes qui tiennent à des ordres d'idées complètement différents. sont les accessoires auxquels s'étend virtuellement la propriété. qui se comprendrait à la rigueur au cas de spécification. n'es! plus admissible lorsqu'une chose. toutefois. i Les matières qui forment l'objet de ce paragraphe sont envisagées au Code Napoléon comme rentrant dans le droit d'accession. Le propriétaire d'un fonds est donc comme tel propriétaire des mines qu'il renferme1. 552.180 DES DROITS RÉELS. entraîner l'extinction et qu'elles ne peuvent se perdre qu'indirectement par l'acquisition d'un droit contraire. Art. la propriété du dessus et du dessous. M. par exemple. au terrain existant sous le sol et à tous les objets qui se trouvent dans ce terrain. 1° La lesquels propriété du sol emporte. expression sous laquelle les rédacteurs de ce Code comprennent également les cas où une personne est propriétaire d'une chose à titre d'accession. 572 et 573) a cependant essayé de justifier l'ordre suivi par les rédacteurs du Code. la propriété du sol s'étend. D'un autre côté. Cpr. ou de former l'objet d'une propriété séparée. à une hauteur quelconque. en ce sens qu'il peut seul en user pour y établir des constructions et qu'il est autorisé a demander la démolition des ouvrages qui. en disant que. Art. al. empiètent sur cet espace. . dans les cas mêmes où une chose s'unit et s'incorpore à une chose appartenant à une autre personne. malgré son union avec une autre. * Sous la modification. 3. 546 et suiv. I 192. autres les accessions qui viennent l'augmenter par l'effet d'une acquisition nouvelle. Cpr. qui la rendrait en fait susceptible d'en être détaché. Demolombe (IX. 552. Art. 551 al. II. al. en effet. qu'une simple extension de la chose dans laquelle vient s'absorber celle qui s'y unit et s'y incorpore. 2 et 673. Mais cette manière de voir. et ceux où elle devient propriétaire d'une chose par l'effet de l'accession. de sa nature.. ainsi que l'élagage des branches qui s'y avancent. à une profondeur indéfinie. 2. art. pour les îles et îlots qui se forment dans un fleuve ou dans une rivière. 712. De l'étendue de la propriété qnant aux objets sur elle porte 1. 1. on doit bien moins voir dans ce fait une acquisition nouvelle. texte et note 12. comme cela a lieu. § 193. n'en a pas moins conservé une existence distincte. qui peut résulter de la concession de 1' mine en faveur d'un tiers. et qu'il importe en bonne théorie de distinguer soigneusement. Le propriétaire d'un terrain est propriétaire de l'espace aérien au-dessus du sol.

. 3. trésor est sans doute la condition de fait qui seule en rend l'existence certaine. Sir. II. Sir. 60. lorsque le trésor n'a pas été découvert par le pur effet du hasard. qui dès avant sa découverte lui appartenait virtuellement. mais d'un fait pur et simple. Art. 2° La propriété d'une chose comprend virtuellement celle des accessoires qui s'y trouvent unis naturellement ou artificiellement et qui en forment des dépendances nécessaires . al. 181 Ill'est aussi virtuellement du trésor qui s'y trouve enfoui 8. Art. C'est ainsi que le propriétaire d'un étang est légalement présumé propriétaire de tout le terrain que l'eau couvre. rej. 697 bis. donne au propriétaire du sol le droit de couper luimême les racines des arbres du voisin qui s'avancent dans son terrain. III. plus énergique sous ce rapport que celle du dessus. §762. 1. 553. 18 janvier 1851. et ne pourrait. rej. cass. rej. ce n est là qu'une espèce de transaction législative fondée sur l'équité. Actions possessoires. sans commencement de preuve par écrit. 1341. 55. Art. § 507. tant que l'étang est maintenu comme tel. Que si la loi attribue à l'inventeur étranger la moitié du trésor trouvé par le pur effet du hasard. a. texte n° 1. 406. IV. et cette présomption ne peut même être combattue par la preuve d'une possession trentenaire*. Sir. si le contraire n'est prouvé. § 192. Toutes les constructions. à celui dans le fonds duquel il a été trouvé. Cpr. Civ. M. texte n° 1. 716. 4 Il s'agit en pareil cas de la preuve.. texte n" 3. 814. ni autoriser une action possessoire. Cpr. 792. et donne au propriétaire du fonds où il a été trouvé la possibilité d'en profiter. Toullier. Civ. Demolombe.. p. mais elle ne constitue pas pour lui le titre d'acquisilion du trésor. 31. 312. 1. 1. ni servir de fondement à la prescription. Req. 558.. 27 juillet 1859. | 201. Art. Garnier. plantations et ouvrages existants à la surface ou dans l'intérieur d'un terrain sont présumés faits par le propriétaire de ce terrain et lui appartenir. IX. jure soli. et Régime des eaux. le propriélaire de la chose est légalement présumé propriétaire des accessoires de cette nature. en d'autres termes. soit même par un tiers. 23 mai 1860. Art. Daviel. lett. 11 mai 1835. auquel ne s'applique pas la disposition de l'art.. 349 . d. 23 avril 1811.. 13. quand elle est à la hauteur de la décharge de l'étang. Duranton. soit par ce dernier. 117.. Sir.. La propriété du dessous. Demolombe. II. X. Des cours d'eau. rej. 1. 360. 11. Sir.DE LA PROPRIÉTÉ. 546. La preuve en est que. Civ. 8 La découverte d'un ... p. il appartient intégralement. 5 Une telle possession devrait être réputée précaire. 672. Cette preuve peut se faire par témoins ou à l'aide de simples présomptions. 36. à quelque somme que s'élève la valeur des travaux 4. lett. non d'un fait juridique. Civ.

. pour en conclure que le canal dont les deux rives appartiendraient aux mêmes propriétaires.. 6 Cette présomption était généralement admise dans notre ancien Droit. 13 mars 1867. 546.. 553. v° Servitude. III. et d'après l'état matériel des choses. en effet. Sir. Sir. 2. Toulouse. Civ.315. 136. I. Sir. 1er juin 1827. Du- . Sir.. Toulouse.. II. 24 juillet 1826. De prime abord. Req. 62. Rép. 1. Sir. rej. 27. n° 10. 64. lorsque. Merlin. pour écarter l'art. rej. En vain dirait-on. rej. 374. Il peut sans doute arriver que l'usinier n'ait acquis qu'un droit d'aqueduc . 242. Cette argumentation ne reposerait. Garnier. 721. 24 décembre 1860. Cpr. 5 mai 1857. 64. 27. Proudhon. 67. qui pose le principe général du droit d'accession. Colmar. 50.. Civ. 13 août 1850. Civ. Civ. et le droit aux accessions proprement dites. Sir. Sir. 14.3. I.. 2. qui forme dans toute sa longueur un tout indivisible. 104.. 30 janvier 183. et en constitue ainsi une partie intégrante.. 14 août 1827.. 107. Sir... 111 . sect. Sir. a.977. 28 novembre 1813.1. C'est ainsi encore que le propriétaire d'une usine est légalement réputé propriétaire du biez qui y amène l'eau et du canal de fuite par lequel elle s'écoule. Req. Cpr. sous le titre d'accession. puisqu'il s'agit précisément de savoir si le lit du canal appartient à l'usinier ou au riverain. lett. Sir. dans ce cas du moins. cass.. 1.. puisque les rédacteurs du Code. 52.. texte. 28. 1663. Rép. Bordeaux. Sir. rej. 10 juillet 1861. § 1. i. 61. Sir. Eyssautier. Régime des eaux.182 DES DROITS RÉELS. Sir. 249. de Gren. 28. 1.. elle ne doit être admise qu'autant qu'elle se trouve dûment justifiée. Favard. p. nous pensons qu'elle a été virtu'llfinent consacrée par l'art. 6. Pardessus.. 23 janvier 1828. être considéré comme leur appartenant. 16.. 12 juillet 1812... le canal... rej. 13. § 203. 118. 164. cass. lorsque ce biez et ce canal ont été creusés de main d'homme et pour le service de l'usine 6. le canal creusé de main d'homme pour l'alimentation d'une usine se trouve matériellement uni et en quelque sorte incorporé à l'usine par les travaux qui l'y rattachent. 8.. 546. Bordeaux. et. H.. Journ. traverse l'usine elle-même. 33.1. Poitiers. 1. 57.. 2. Sir. le propriétaire de l'usine doit donc être réputé propriétaire du canal qui l'alimente. ainsi que nous l'avons établi à la note 1 suprà. v° Bief. 1. aux termes duquel tous les ouvrages faits sur un terrain sont réputés appartenir au propriétaire de ce terrain. Du domaine public. comprennent tout à la fois. et que la circonstance que la même personne se trouve être propriétaire des deux rives ne prouve pas que cette personne ait été. que cet article ne s'occupe que de l'accession considérée comme moyen d'acquérir. 861. et Clamb. % 579. Civ. 205. 1082. mais comme cette supposition est contraire au principe incontestable que le propriétaire d'une chose l'est également de tout ce qui en fait partie intégrante. comme d'ordinaire. Cela est évident surtout. quoique le Code Napoléon ne la rappelle pas spécialement. et le droit aux accessoires. devrait. 1863. En vain également se prévaudrait-on de la disposition de l'art. 335. 2. En effet. cep. 7 juillet 1862. Législation sur les eaux. 1. Dubreuil. rej. ni surtout qu'elle soit restée propriétaire de ce lit. que sur une pétition de principe. 2. Des servitudes. Civ.

Req. 1. n'en forment cependant pas un accessoire absolument nécessaire et inséparable. l'entretien.. I. 1. Req.. on ne doit y voir qu'une pure présomption de fait.. 1. en sens contraire : Paris.. qui peut être combattue. mais ce ne serait là qu'une simple présomption de f . la présomption de propriété des francs bords du canal. Sir. 43. Sir. Sir. XI. Demolombe.B6. op. 158. 12 février 1830. 8 Req. II. rej.. 23 novembre ^40. 64. Poitiers. 304. 7 juillet 1862. Sir. 41. 14. Sir. 183 présomption ne doit pas être admise pour les cours d'eau naturels. Sir. le propriétaire de l'usine devrait bien être réputé propriétaire du canal . 834. 1. rej... D'après le premier de ces 111 . suffisantes pour en permettre la surveillance. Req. c'est-à-dire de bandes latérales de terrain. 12 juillet 1812. 253. 918. 1. 1. 458. 6. 278. soit par des actes qui établiraient que le propriétaire de l'usine n'a acquis qu'un simple droit d'aqueduc.. Voy. 21 décembre 1830.. Sir.DE LA PROPRIÉTÉ. Sir. 7 juillet 1862. 381. ranton. 1. 14. Cpr. 31. Poiliers. quelque utilité qu'ils puissent offrir au propriétaire du canal.. Sir. 64. Sir.. 33. 107. 8 Pardessus.. soit au moyen d'un titre qui en attribuerait la propriété à un tiers. 2. rej. 56.. 1. Des cours d'eau. rej. Sir. Req. III. Orléans.. 56. 25 décembre 1839. Sir.. aussi : Civ. 10 La raison en est que les francs-bords. 240. Sir. Req. 289. 39. Req. V. Toulouse. nj. 340. 2. Toutefois. Civ. 4 décembre 1838. rej. 28 avril!846. alors même que le lit en aurait été déplacé ou rectifié dans l'intérêt d'usines au roulement desquels ils serMais cette vent7. mais encore au moyen de la possession annale. cit. 1. Proudhon.. Sir. au profit du propriétaire de l'usine. 39... 13 janvier 18. 30 janvier 1833. Daviel. 64. 13 février 1854.. 1. 2. 379. op. 112. 6 mars 1844... Req. 1. 224. 25 avril 1854. 3 décembre 1866. à la différence des présomptions dont il a été précédemment question... 54. et non la propriété du lit du canal 8. 129 et suiv. 41. Req.. auteurs. celle dont il s'agit ici n'est plus une présomption légale 10. et le curage 9. 107. 1. comme le canal lui-même l'est pour l'usine. Les trois derniers vont plus loin encore. et n'admettent en faveur de l'usinier qu'une présomption de servitude d'aqueduc. 1 Req.. Sir. 35. Sir. Sir.35. non seulement à l'aide d'un titre ou d'une possession suffisante pour faire acquérir la prescription 11.. rej. 67..it. 21 mars 1855.. rej.. § 192. 1083 et 1084. rej. 1. cit.. 418.. Sir. 46. 13 décembre 1855. rej. 2.. rej. rej. La présomption légale en vertu de laquelle le propriétaire d'une usine est réputé propriétaire du canal arlificiel qui l'alimente peut être combattue. La propriété du biez ou canal alimentaire d'une usine emporte. 22 février 1843. Coimar.

. ou en opérer le curage 13.. rej.. 22 février 1827.. Civ. C'est ainsi que le propriétaire d'un bâtiment dont la toiture dépasse le pa30. Sir. 3 juillet 1849.. Civ. Sir. 2.. 14 Civ. et même celui d'y déposer momentanément les déblais en provenant 14.184 DES DROITS RÉELS.. Sir. Sir. Req.. Sir. 48. une présomption de même nature pourrait être admise quant à la propriété d'un terrain compris dans la distance il laquelle les arbres doivent être tenus de l'héritage voisin 10. 764. aussi.. Aix. 36. En effet. 1. 14 août 1852.2. on ne peut. dans les pays où il est d'un usage constant de laisser un certain espace de terrain entre la crête des fossés et les fonds voisins1S. on devrait admettre en faveur du propriétaire de l'usine le droit de circuler sur les bords du canal.. 26.. rej... 6 mars 1844. 1. le passage étant indispensable pour l'entretien et le curage du canal. les riverains ne peuvent avoir eu l'intention d'en acquérir les berges qu'à la charge de ce passage. 354. 36. Bordeaux. Sir. Caen. comme on pourrait le croire au premier abord. 60... Paris. 138. « Cpr. Req. sauf réparation du préjudice causé aux riverains. 7 mai 1858. Sir. Sir. 22 1866. Une présomption de fait pareille à celle que nous avons admise pour les francs bords d'un canal artificiel s'applique aussi aux francs bords ou répares de fossés. rej. 234. 16 Voy. 104. 671.. 58. 1. rej. Si la propriété du sol emporte de sa nature la propriété du dessus. 1.. 136.. pour en surveiller l'entretien. 330. 52. rej. 167.512.. 1. XI. Sir. 16 août 1888. en renversant la proposition. rej. 44. rej.438. Demolombe. Bordeaux. 28. 22 juillet 1836. Req. Dans le cas même où il serait reconnu que la propriété des riverains s'étend jusqu'aux berges du canal..2. quant aux fossés bordant un chemin public : Civ.. 209. 10 avril 1868. 6 janvier 1857. Sir. Sir. Civ. 24 juin 1834. août — Voy. 1. 2. Sir. ou de simples présomptions 12. 15 décembre 1835. art. cass. 1. contraire à la maxime Quilibet fundus proesumitur liber à servitutibus. 764. 23 mars 1849. 14 juillet 1825. 2. 11 janvier 1833. Req. Sir. 11 avril 1848. . 2.. 49. d'un autre côté. 309. 1... 22 juin 1863. le propriétaire du canal est censé s'être réservé. Req. 27. que. rej. 2. 58.. 464 à 466 . Sir.. 57. 29 . 33. Sir. 387. 21 mai 1860.. rej. Sir. 1. 67. à la propriété de ce terrain. 289. 49. 35. 624.Sir. 63.. 312. Sir. 1. 1. 395. 23 janvier 1828. 66. conclure de la propriété d'ouvrages établis dans l'espace aérien qui se trouve au-dessus d'un terrain. Civ. Cpr. Enfin. 279. Sir. 2.. rej. 1. Bordeaux.. 18 Cette solution n'est point. 12 Bordeaux. Dijon.

Taulier.. 2.. 1. Dalloz. Ces auteurs et ces arrêts semblent admettre que la présomption militant en faveur du propriétaire du bâtiment ne pourrait être efficacement positions combattue par la preuve d'une possession contraire. Daviel. On du dessous d'un fonds. I. 592 à 593. ainsi que celle des émoluments pécuniaires qu'on peut en retirer. p. Sir. 421. susceptible d'être combattue par d'autres présomptions de même nature. en vertu de ces articles. 943 . 18b rement du mur n'est pas légalement présumé propriétaire du terrain compris entre le mur et la ligne d'aplomb du stillicide. Tous ces produits appartiennent au propriétaire à titre d'accession. Sir. Sir. 20 novembre et 14décembre 1833. rej. qui peut être balancée par d'autres présomptions. Voy. 2. Les dispositions des art. Ici encore on ne doit admettre qu'une pure présomption défait. 51.1. sauf le cas où un tiers aurait droit à la jouissance de la La propriété Cette présomption de fait peut et doit s'admettre. 26 décembre 1834. 20 février 1840. II. 2. Bordeaux. rej. 214. Des cours d'eau. cep. III. soit à l'aide du travail de l'homme. à la note. 1. Sir. une présomption légale de la propriété du sol 18. 546. Sir... Pardessus. parce qu'il est à croire lue le propriétaire d'un bâtiment l'a établi de manière à se conformer aux dis17 de l'art. il est évident qu'il devrait être considéré comme en faisant partie intégrante. et à plus forte raison par une possession annale ou trentenaire 17. 341. Amiens. 601. 3° La propriété d'une chose comprend virtuellement celle des objets qu'elle est susceptible de produire. 38.. par exemple d'une cave ou d'une carrière souterraine. Sir. ne saurait admettre en sa faveur qu'une présomption de fait.DE LA PROPRIÉTÉ. : . rej. être légalement réputé propriétaire du chemin.719. Voy. 64.. en ce sens que le propriétaire du domaine ne peut. 732. Paris. 301. 34. 24 août 1864. 1. ou écartée par la possession annale 19. Req. texte n° 1. Sir. Demolombe. 51.. 7 mai 1838. sur les chemins servant à l'exploitation de fonds appartenant à divers propriétaires § 221 ter. 429. 546. 1841.. 53. n'emporte pas davantage. § 192. 10. Limoges. 600. 11 avril 1853. 28 juillet 1851. Req. soit spontanément. Des servitudes.. XII. 86.. "Req.. en faveur du propriétaire de cette cave ou de cette carrière. Art. 18 Req. 16 avril 1866. 82 ot 553 sont sans application aux contestations relatives à la propriété d'un chemin traversant un domaine. Que s'il s'agissait d'un chemin circonscrit dans l'intérieur d'un domaine. 681. rej.

XI. et ne lui 30 . IX. de V. à la portion de fruits réservée au bailleur. parce que. Cpr. 547. le croît des animaux. On entend par fruits les objets qu'une chose produit et reproduit annuellement. texte n° 2. ou à des intervalles périodiques plus éloignés. ils ne revêtent le caractère de fruits qn'en vertu de la loi. en vertu d'une obligation ayant pour cause la jouissance de la chose. les prix de baux à ferme 24. Revue de législation. les seconds fruits civils22. car les bénéfices que peut procurer une fabrique ou une usine à celui qui l'exploite ne sont pas des fruits de cette fabrique ou de cette usine . 580. ils constituent. qui sera développée au § 206. Cpr. Mais cette distinction.u travail et de l'industrie de l'homme. des prairies et des vignes. 1840. Art. 22 Ces fruits naturels ou industriels sont les produits qui proviennent directement de la chose elle-même. les intérêts de capitaux exigibles. (50. 547. lui appartiennent en qualité de propriétaire. pour ce dernier. 121. de fabriques ou d'usines 23. Les fruits industriels sont ceux qui ne s'obtiennent qu'à l'aide d. ex ipso rei corpore. Pour le règlement des rapports du propriétaire d'une chose avec les tiers qui pourraient avoir des droits à sa jouissance. il convient de distinguer entre les produits et émoluments en général. Rossi. en effet. Ces fruits. les coupes de bois taillis. D. ne présente plus aucun intérêt pratique. en cas de colonage partiaire. On les appelle fruits civils.186 DES DROITS RÉELS. Au nombre des fruits civils se placent les loyers de maisons. Les fruits naturels ou industriels comprennent les récoltes des champs. 583. et ceux qui revêtent plus particulièrement le caractère de fruits. Les premiers sont appelés fruits naturels ou industriels21. p. et celles des futaies soumises à un aménagement régulier. que rappelle l'art. L. 31 Les fruits naturels sont ceux que la terre produit spontanément. § 531. Demolombe. 16). Cpr. Autrefois les fermages étaient sensés représenter les fruits naturels on industriels de la terre. des produits de son travail on de son industrie et de l'emploi de ses capitaux. chose. les produits des jardins. Art. et note 17. sans altération ou diminution de sa substance 20. 547. 24 La disposition du second alinéa de l'art. et sauf aussi l'exception relative au possesseur de bonne foi. les arrérages de rentes perpétuelles. S. 9. et se trouvaient soumis aux mêmes règles de perception et d'acquisition que ces derniers. 590 et 591. ou avec un possesseur de bonne foi. Les fruits civils sont les sommes ou prestations dues par un tiers. 584 est légiste" innovation une tive. et les Fructus sunt qui nasci et renasci soient. ainsi que les revenus périodiques qu'on peut retirer de la cession de sa jouissance. 23 Nous disons les loyers. Ces règles devraient encore aujourd'hui être appliquées. ne provenant pas de la chose elle-même.

Les fruits ne revêtent une existence propre et distincte de celle de la chose qui les produit que par la perception. quand un immeuble affermé est vendu au milieu de l'année. III. 584. qui ne se perçoivent en réalité que par le paiement. chacune d'elles doit obtenir sur ces fruits une part proportionnelle à la durée de sa jouissance. Demolombe. pour ce motif. Del'usufruit. n'étant pas susceptibles de se reproduire. à raison de cette cir constance. carrières et tourbières. Zacharioe. Zachariae. p. texte et note 16. Art. Demolombe. Il est dus seulement ex obligatione.DE LA PROPRIÉTÉ. ne peuvent être détachés de la chose dont ils font partie sans altération ou diminution de sa substance. X. C'est ainsi que. 586. IV. 905. 585. loi du 21 avril 1810. si le droit aux fruits civils d'une chose vient à passer d'une personne à une autre. Les fruits naturels sont censés perçus dès qu'ils sont séparés du fonds. Proudhon. II. cependant certains fruits civils auxquels ne s'applique pus la répartition qui vient d'être indiquée. carrières et tourbières 27. 187 dues par les concessionnaires aux propriétaires du sol 25. II. 588 et 1568. pour la nég ative § 206. et même avant leur enlèvement 26. 911. Tels sont les arrérages d'une rente viagère. X. 19 et 42. Grenoble. à certains égards. et X. 582. sans que celle qui de fait les a perçus soit. minières. art. La même règle s'applique aux produits des mines. 88 Cette règle s'applique-t-elle aux rapports du possesseur de bonne foi avec le légitime propriétaire? Voy. Journal des Cours de Grenoble et de Chambèry. 386. texte n° 6. 26 Arg. IX. Les fruits civils. Tels sont. 3 mars 1860. III. 27 Proudhon. 1861. art. la loi attribue ce caractère à certains objets qui. 532. IX. cbn. autorisée à les retenir en totalité. 6. Duranton. 29 Demolombe. Art. 195. minières. art. Cpr. Par une extension de l'idée de fruits. et que. 280 et 281. § 192. la vente d'un fonds couvert de récoltes pendantes par branches ou par racines comprend virtuellement celle de ces récoltes. 1152. sont pas . 400. § 195. De l'usufruit. et l'émolument d'un usufruit. certains revenus dont la perception emporte l'absorption successive du fonds ou du capital. Toullier. 18. le pris de location se partage par moitié entre le vendeur et l'ache- redevances de mines teur». texte et note 15. Il en résulte que. 576. Sï Cpr. 598. les produits des mines. 275. Art. 21. sont cependant réputés s'acquérirjour par jour 28. La loi assimile de même aux fruits civils proprement dits. 520. Demolombe. Ainsi.

fussent ils possesseurs de mauvaise foi. Fructus nonsunt. Il est donc inexact de dire. Art. aussi L. Demolombe. conçue en termes généraux. L. 3). Des restrictions et des limites auxquelles est soumis et dans lesquelles se trou ve circonscrit l'exercice du droit de propriété. C. div. I. — Des obligations légales imposées au propriétaire comme tel. de fruct. C. qu'à celle ou ce dernier réclame la restitution de fruits perçus par le possesseur. tout possesseur. 51). 7. D. de rer. Ces rétributions appartiennent a ceux qui ont fait et exécuté les conventions successives à raison desquelles elles sont dues. exp.188 DES DROITS RÉELS. pour les répartir entre les ayants droit à proportion de la durée de la jouissance de chacun d'eux 80. d'après le Droit romain. 36. 1). les dépenses de culture. 1 5. § 32. op. au contraire. citt. H. Tels sont. de heret. de récolte. les rétributions dues pour mouture dans un moulin. le montant des frais faits pour les obtenir. par exemple. que le possesseur de mauvaise foi ne pouvait jamais obtenir. et au moyen d'une exception de dol. Dans la seconde. qu'il fût de bonne ou de mauvaise foi. 54831. § 193. (5. pet. 32). L'intérêt public peut exiger que l'exercice de telle ou telle des facultés naturellement inhérentes au droit de propriété soit comProudhon. comme semblent l'enseigner certains auteurs modernes. ou d'extraction. Dans la première. avait le droit de retenti sur les fruits qu'il pouvait être tenu de restituer. (2. ou pour sciage dans une scierie. qu'ils auraient faites pour les obtenir. s'applique tout aussi bien à l'hypothèse où les fruits sont encore pendants par branches on racines au moment de la rentrée en possession du propriétaire. la bonification de ses frais de semence et de 3» . et loc. (3. Inst. sans qu'il y ait lieu de les totaliser par année. Voy. Des restrictions apportées dans l'intérêt public à l'exercice du droit de propriété. CHAPITRE II. 1. le possesseur de mauvaise foi n'avait aucune indemnité à réclamer pour ses frais de semence et de culture. Les fruits ou produits d'une chose n'appartiennent au propriétaire de cette chose qu'à charge de rembourser aux tiers. En droit romain on distinguait entre ces deux hypothèses. et le possesseur de bonne foi lui-même n'était admis à les répéter qu'à titre d'impenses utiles. nisi deductis impensis. et lit. de reivind. X. on appelle fruits civils irréguliers. L. 280. 31 La disposition de cet article.

Les restrictions de la dernière espèce. Loi du 16 septembre 1807. art. in-8. constituent des servitudes légales lorsqu'elles sont établies sur un fonds pour l'utilité immédiate d'un autre héritage qui revêt à ce point de vue le caractère de fonds dominant. K. Paris. ! Loi du 15 juillet 1845. dangereux. art. XI. 1er. Nous nous contenterons donc d'indiquer ici les plus importantes de ces restrictions. IV. 5 novembre tion des . il faut ranger : Les prohibitions ou obligations établies par les lois et règlements de voirie relatifs à l'alignement. Loi du 12 juillet 1865. Traité des chemins vicinaux et de l'alignement. telle qu'elle était établie par le Droit romain. 2 vol. 52. Cpr. in-8. 9 février 1825. à la réparation ou démolition des bâtiments menaçant ruine 2. assez nombreuses. usines et ateliers insalubres. Au nombre de celles qui sont fondées sur des motifs de sûreté. sont fondées soit sur des motifs de sûreté ou de salubrité publiques. 349. toi des 10-22 juillet 1791. 1 Arrêt du Conseil du 27 février 1765. Loi des 7-14 octobre 1790. Dumay. ou incommodes 4. ou ne lui soit permis que sous certaines conditions. 384. ! Loi des 16-24 août 1790. tit. soit sur des raisons qui se rattachent à la conservation ou au développement de la richesse nationale. Traité de la lêgisla- bâtiments. soit sur les besoins de la marine ou de l'armée. aux ouvrages ou dépôts de nature à compromettre la sûreté de la circulation sur les chemins de fer 3j Les prescriptions concernant l'établissement des manufactures. art. art. Duranton. 1844. pour la première des hypothèses ci-dessus indiquées. * Décret du 15 octobre 1810. 4. nous n'aurons point à l'exposer en détail. 548. 2 vol. tit. Décrets du 26 mars 1852 et du 27 juillet 1859. à la hauteur des constructions 1. sur l'art. Ordonnances des 14 janvier 1815. 1850. Demolombe. 20 août 1824. 29 juillet •818. ne doit plus être admise aujourd'hui. du reste. soit enfin sur les exigences du trésor. Il est. Les restrictions ou charges qui résultent de dispositions législatives fondées sur ce motif. art. Cpr. 546 et 554. ou de salubrité publiques. tit. du reste. I.DE LA PROPRIÉTÉ. Du domaine privé. 29. § 193. Proudhon. art. I. culture. Marcadé. on ne doit plus y voir que de simples limitations apportées à l'exercice du droit de propriété. 189 platement interdit au propriétaire. généralement reconnu que la différence entre le possesseur de bonne foi et le possesseur de mauvaise foi. 3. par Frémy-Ligneville . 25 juin et 29 octobre 1823. Paris. II. En dehors de cette hypothèse. 1381. Cette matière rentrant plutôt dans le Droit administratif que dans le Droit civil.

Décrets du Conseil d'Etat du 15 avril 1837 et du 16 décembre 1858. p. 457. des fours et autres ouvrages de nature analogue 6. ont été définitivement remplacées car la loi du 18 juin 1859. soit à l'assainissement des logements insalubres 8. in-8. Traité des établissements dangereux. rej. des cheminées. 1825. sur la demande du conseil municipal.. qui modifie l'art. du 7 juin 1853. Paris. des 12 mars-24 juin--23 juillet 1851. du Code forestier. 1. Cpr. Paris. 61. être ordonnée par le préfet. 51. 63. in-8. insalubres ou incommodes. 2. 10 juillet 1863. Paris. 1845. le dessèchement des étangs. 217.823. Crim. 17 août 1854. dans un certain rayon autour des cimetières placés hors des communes 9. 18 avril 1866 et 31 décembre 1866. du 22 juillet 1850. 1817. in-8. 61. rendu pour l'exécution de cette loi. 7 mars. par mesure générale. 2. 1. 48 à 58). Voy. et 13 avril 1850. dangereux. Paris. qui avait ordonné. rej.. et 59. 426. Code des desséchements. Cpr. Lég. Sir. aux ter- . s Cpr. et le Décret du 28 octobre 1857. suivant la loi des 11-19 septembre 1792. 58. i vol. 31 mai 1833. 219 et suiv. cass. Celles qui ont pour objet la construction des fosses d'aisance.. aussi : Loi du 21 juillet 1856. 1001.. 7 La loi du 14 frimaire an II. 20 septembre 1828. La prohibition d'élever des habitations ou d'établir des puits. § 198. Mais. Sir.. a été rapportée par une loi postérieure. Loi du 16 septembre 1807 (Locré. insalubres ou incommodes. le reboise1826. 311.sur la licilation des étangs du département de l'Ain.... 1825.850. Cpr Crim. 1. IX. 19 avril et 27 mai 1838. rej. la suppression des slangs insalubres ou de nature à causer des inondations peut. 9 Décret du 7 mars 1808. Les obligations relatives soit au dessèchement des marais6 et des étangs de nature à nuire à la santé ou à causer des inondations 7. 2. ou incommodes. par Clérault. par Taillandier. 27 janvier 1846. in-18. 27 avril 1861. Décrets des 21 mai 1862. Décret en Conseil d'Etat du 4 avril 1861. Manuel des ateliers dangerem. Traité de la législation concernant les manufactures et les ateliers dangereux. Crim.. 25 mars. 8 Loi des 19 janvier.. et du 21 juillet 1856. 27 janvier 1837. et après avis du conseil d'arrondissement et du conseil général. qui avaient été successivement prorogées par les lois du 22 juillet 1847. Loi du 25 mai 1864. du 13 messidor an m. par Macarel. Sir. Ce dernier décret est suivi d'un tableau indiquant la nomenclature et la division en 3 classes de tous les établissements insalubres. Cpr. 1o Les dispositions transitoires des art. Sir. 1 vol. par Poterlet..190 DES DROITS RÉELS. Sir. 2 de la loi précédente. Sir. Crim. Parmi les restrictions fondées sur des motifs d'économie sociale se placent : Celles qui concernent le défrichement des forêts 10. 26 août 1865. 23 février 1867. 67. 1. insalubres ou incommodes.

. rendue pour l'exécution de la loi précitée. que l'art. qui abroge et modifie diverses dispositions de la loi du 21 avril 1810. 5 et suiv. 1838. Mais ce droit subsiste encore à l'égard des bois soumis au régime forestier. Instruction du directeur général des forêts du 1er juin 1861. Ordonnance du 23 mai 1811. Décret du 28 janvier 1360. Ordonnances du 26 juin 1841. ciel ouvert. Loi du 9 mai 1866. et s'exerce vis-à-vis l'adjudicataire des coupes de ces bois. De la propriété des mines. Ordonnance du të avril 1842. Décret du 27 avril 1861. sur cette matière : Loi du 21 avril 1810 (Locré. De la propriété des mines. et a par conséquent cessé. 1861. . sans autorisation préalable. art. Décrets du 22 novembre 1859 et du 31 juillet 1861. La défense de faire. ne peut être empêché que dans les cas exceptionnels et mes causes qu'elle indique. Droit admipour les nistratif. p. des fouilles ou sondages dans le périmètre de protection d'une source d'eau minérale. aucune autorisation administrative n'est exigée. 1857.. XXIV. ls Loi du 17 juin 1840. Voy. p. par Richard.DE LA PROPRIÉTÉ. in-8.. Décret du 1er novembre 1864. 107 à 647). Paris. Les minières ne peuvent être exploitées souterrainement qu'avec la permission du préfet.. 1854. par Dupont. Les besoins de la marine ou de l'armée ont motivé les restrictions résultant soit du droit de martelage sur les bois destinés au service de la marine 15.. Loi du 8 juin 1864. permis en règle générale. par Rey.. li loi du 28 juillet 1860. Compte rendu de l'ouvrage précédent par Wolowsky. II. pour dix ans seulement à partir de la promulgation de ce Code. 2 vol. Code forestier. Loi du 27 avril 1838. p. Décret du 16 floréal an XIII. Que si l'exploitation. en ce qui concerne ces bois. Législation française sur les mines.. in-8. 107. in-8. Paris. soit des droits attribués aux agents de l'administration des poudres. 15 Le droit de martelage. Paris. par Edouard Dalloz. § 193. à la charge d'une déclaration préalable. Cpr. et aux ment et le de laquelle le défrichement. 2 vol.xi. des mines de sel et des sources ou puits d'eau salée 18. Sir. in-8. 191 gazonnement des montagnes11. Lois annotées... et une simple déclaration préalable suffit. Arrêté du 25 fructidor an. Lég. à partir du 21 mai 1837. ainsi que l'expirai tation des mines et des minières 12. 11 Loi du 28 juillet 1860. 1864. doit en avoir lieu à. 1864. Traité pratique de la jurisprudencedes mimes. Revue critique. en ce qui concerne le gazonnement. Foucart. 14 Loi du 14 juillet 1856. art. Cpr. 2 vol.. déclarée d'intérêt public14. qui complète. 1 vol. 18 879. 122 et suiv. sur le bois de bourdaine16. 124 du Code forestier avait établi sur les bois des particuliers. 113. 12 L'exploitation des mines ne peut avoir lieu qu'en vertu d'un acte de concession délibéré en Conseil d'Etat. pour l'exécution combinée de ces deux lois. IX. Paris. Cpr. Cpr. n'a point été prorogé.

art. tels par exemple. 649 et 650. 26. 77 de la loi du 3 17 . Préambule de la Constitution des 3-14 septembre 1791. 9. du 12 février 1835. 54520. II. Règlement du 1er décembre 1827. texte et note 6. Charte de 1814. 17. être réglée par un jury et payée préalablement à la dépossession. Cette loi. tit. Décret du 15 décembre 1813. art. que des droits de propriété littéraire ou industrielle. La loi principale qui régit aujourd'hui l'expropriation pour cause d'utilité publique est celle du 3 mai 184121. Droit administratif. tit. du 23 avril 1840. — Il n'existe pas de disposition législative qui permette l'expropriation d'objets incorporels. Décret du 19 brumaire an m. § 195. rej. soit du droit de préemption accordé en certains cas à l'administrationdes douanes (Loi du 22 août 1791. III. art. 294). c'est aux exigences du trésor que se rattachent les restrictions relatives à la culture du tabac 18. Ces deux dernières lois ont été complètement abrogées par l'art.192 DES DROITS RÉELS. 18 Lois des finances du 28 avril 1816. 3 mars 1826. 19. il constitue bien moins une véritable expropriation. Loi du 10 mars 1819. Foucart. cass. XI). du 21 avril 1810 et du 7 juillet 1833.. en général. 365. I. du 19 avril 1829. art. 1737. par la loi du 3 juillet 1852. 559. IX. qu'une simple extinction de charges. Enfin. Demolombe. Le propriétaire n'est tenu de céder sa propriété que pour une cause d'utilité publique légalement constatée et moyennant une juste indemnité qui doit. 1. Constitution du 24 juin 1793. qu'on assimilerait à cette mesure l'exercice. partie des contributions indirectes. mais exiger la cession de la propriété même des terrains nécessaires à l'exécution de travaux publics 18. Droit administratif.. soit du pouvoir en vertu duquel l'administration est autorisée à frapper des réquisitions. par le décret du 11 décembre 1851. du 17 juin 1824. Sir. et par celle du 22 juin 1862. 1. Charte de 1830. Lois du ler août 1860). Zachariae. II. salpêtriers commissionnés. ou de concessions de canaux (Loi du 29 mai 1845. sur les matériaux de démolition". art. Dufonr. Sir. 19 L'expropriationpour cause d'utilité publique ne s'applique qu'aux immeubles corporels. 2 à 6.. Constitution du 5 fructidor an III. dont Loi du 13 fructidor an v. ce ne serait que par une extension peu juridique de l'i dée d'expropriation pour cause d'utilité publique. art. art. 20 Cpr. ou de celui qui est attribué aux sa pêtriers commissionnés sur les matériaux de démolition (Cpr. 23 février 1825.. 172 à 229. — Enfin. 358. — Quant au rachatde droits de péage (Req. art. texte et note 17 suprà). 25. Art. 10. L'intérêt général peut non seulement réclamer des restrictions à l'exercice du droit de propriété. Crim. 21 Les lois antérieures sur l'expropriation pour cause d'utilité publique sont celles du 16 septembre 1807 (tit. 23). Le monopole de la régie des tabacs a été successivement prorogé par les lois du 28 avril 1819.

1 vol. in-8°. 1 vol. 2 II. formellement maintenues par l'art. tit. équivoque sous ce 1887. Cpr. des propriétés privées nécessaires aux travaux de for- en Les dispositions de cette loi ont été. Paris. 1856. les riverains pourraient. Civ. 25 En cas de désaccord entre les experts désignés par le sous-préfet et par le propriétaire.. XI. loi sur les chemins vicinaux du 21 mai 1836 et celle du 8 juin 1864 relative aux rues formant le prolongement de pareils 3° La chemins. 76 de la loi du tifications. in-8° Commentaire théorique et pratique des lois d'expropriation pour cause d'utilité publique. 20 janvier 1864. 4 du sénatus-consulte du 25 décembre 1852.DE LA. Traité de l'expropriation pour cause d'uilité publique. 1843. par des arrêtés préfectoraux portant reconnaissance et fixation de la largeur de chemins vicinaux. et s'applique à tous les cas qui ne sont pas prévus et réglés par des lois spéciales 22. 5° édit. 64. se pourvoir au pétitoire ou même simplement au possessoire. forme le Droit commun en matière d'expropriation d'utilité publique. Paris. Paris. texte et note 9. par Delalleau. PROPRIÉTÉ. 3 a été modifié par l'art. Au nombre de ces lois spéciales se placent : 1° La loi du 16 septembre 1807. 1. le tiers expert est nommé parle juge de paix. sont encore pour cause vigueur 23. en cas d'urgence... Il n'en est pas de même de la loi du 16 septembre 1807. Paris. texte et note 23 infrà. s'opère en vertu de ces arrêtés mêmes. par Daffry de la Monnoye . parllerson. 1859. sur cette matière : De l'expropriation pour cause d'utilité publique. 1 vol. 1841. qui concernent l'expropriation par suite d'alignement. comme pourrait le faire supposer la rédaction. et l'indemnité qui peut être due aux propriétaires riverains 24 est fixée par le juge de paix sur rapport d'experts 25. sauf certaines modifications. in-8°. par Malapert et Protat. 193 l'art. in-12. et non par le conseil de préfecture. Les dispositions de cette loi. la dépossession de terrains qui. 88 Cpr. ont été compris dans le sol attribué à de pareils chemins. in-8°. Les lois de l'expropriation pour cause d'utilité publique. relative à l'expropriation. 1856mai vol. 2° La loi du 30 mars 1831. 13 . § 185. 84 Si le droit à l'indemnité était contesté par l'administration. 23 Loi du 16 septembre 1807. revue par Jousselin . Cpr. 15 de la loi du 21 mai 1836. §193. art.1 vol. 130. 50 à 53. Sir. Paris. 3 mai 1841. Code complet de l'expropriation pour cause d'utilité publique. 1859. Aux termes de l'art. pour le faire reconnaître. rej. par de Peyronny et Delamarre.

l'expropriation ne peut être prononcée qu'en vertu d'un décret impérial. et ce conflit ne peut être concilié qu'au moyen de certaines limitations imposées à l'exercice des facultés naturellement inhérentes a la propriété. Req. art.194 DES DROITS RÉELS. 16 de la même loi règle. 17 et 18. § 194. Ces dispositions ont été étendues. 1er. tit. Loi du 21 mai 1836. ainsi que la composition du jury chargé de fixer l'indemnité de dépossession. 13 et 14. dans cette hypothèse même. 4. Loi du 16 septembre 1807. d'une manière particulière. rej. qui découlent elles-mêmes de ce principe. Loi 26 Cpr. par la loi du 8 juin 1864.. aux rues formant le prolongement des chemins vicinaux. 5... Généralités. que l'exercice du droit de propriété demeure suborrapport. et après l'accomplissement des formalités prescrites par la loi du 3 mai 1841. Dans ce cas. qui est prononcée par un simple arrêté préfectoral. les formalités de l'expropriation des terrains nécessaires à l'ouverture ou au redressement des chemins vicinaux. Ces limitations normales et indispensables peuvent en théorie se ramener aux règles suivantes. mais avec une modification importante relative au cas où l'occupation de terrains surbâtis serait jugée nécessaire pour l'ouverture. . Loi des 28 septembre-6 octobre 1791. art.. 15 de la loi du 21 mai 1836. Les rapports de contiguïté ou de voisinage entre des fonds appartenant à des propriétaires différents ont pour effet nécessaire de mettre en conflit les droits respectifs de ces propriétaires. 21 décembre 1864. de la disposition finale de l'art. 66. 366. l'indemnité de dépossession est réglée conformément aux cinq derniers alinéas de la loi du 21 mai 1836. Aux lois relatives à l'expropriation d'utilité publique se rattachent les dispositions législatives concernant l'occupation temporaire des terrains ou l'extraction des matériaux nécessaires à l'exécution de travaux publics26. art. VI. art. du 28 pluviôse an vin. L'art. II. Sir. al. I. art. 1. sect. Des limites dans lesquelles se trouve circonscrit l'exercice du droit de propriété. Du reste. Loi du 30 mars 1831. le redressement ou l'élargissement immédiat de pareils rues ou chemins. 55 à 57. pour l'intérêt réciproque de fonds voisins.

Le propriétaire d'un fonds ne peut. ni y faire des fouilles. aux quatre paragraphes suivants. 195 la condition de ne point causer dommage à la propriété d'autrui. Enfin. les intérêts opposés des propriétaires voipour sins 1. Il ne peut. les applications des règles ci-dessus posées. 8. en réalité. de nature à porter une atteinte matérielle aux fonds voisins. ou de concilier. Elles peuvent d'autant moins être considérées comme créant des charges sur un fonds au profit d'un autre fonds. XI. qui ne font point l'objet de dispositions spéciales. et 674 à 681. 534. l'indépendance ou la tranquillité de la jouissance des fonds voisins. 671. il doit s'abstenir de toute plantation dont le résultat serait d'absorber à son profit les forces productives d'un fonds donné à voisin. Art. cependant : Merlin. ni rejeter sur ces fonds des corps solides.. les art. enfin la distance et les ouvrages intermédiaires requis certaines constructions. ni y creuser des fossés. v° Servitude. aucun ouvrage. Voy. C'est à ces règles' que se rattachent les dispositions du Code concernant l'égout des toits. § 194. Le propriétaire d'un fonds ne peut y faire aucun travail. les plantations d'arbres.DE LA PROPRIÉTÉ. que les restrictions qu'elles établissent sont réciproquement imposées aux propriétaires voisins pour leur intérêt respectif. les vues et jours. ni y transmettre des substances liquides ou aériformes. et n'emportent aucune idée d'héritage dominant ni d'héritage servant. 672. Ces dispositions n'ont. § 3 Toullier. . Quest. III. . d'autre objet que de déterminer les limites dans lesquelles doit se restreindre l'exercice normal du droit de propriété. Il lui est interdit de disposer ses constructions de manière à compromettre la sûreté. après avoir indiqué. Quoique placées au titre de servitudes ou services fonciers. 1382 et 1383. au moyen d'une espèce de transaction. au présent paragraphe. dont l'exécution ou l'établissement aurait pour effet d'entraîner la ruine de bâtiments ou de plantations 1Demolombe. et d'affecter ses bâtiments à des usages de nature à produire de pareils inconvénients. C'est par ces considérations que nous expliquerons. ces dispositions ne sont point constitutives de véritables servitudes légales.

16 mai 1827. il devient Mais le propriétaire supérieur n'est pas responsable envers le propriétaire inférieur des éboulements amenés par la pente naturelle ou les vices du terrain... notes 5 et 6. vind. (8. Civ. 27.. III.. 236 et suiv.... Domat. 17 juillet 1845.. sicut aquoe. XII. I. 577. Il lui est également interdit de transmettre aux maisons voisines de la fumée ou des odeurs fétides. 470. Coepolla. Colmar.. Req.. 43. par sa continuité et son intensité. rej. 170. ils n'excèdent pas la mesure des incommodités inséparables du voisinage 8.. Sir. lorsque. D. 2.. op. Req. rej. Req. 28. 8. cit.. 311. 19 juillet 1826. Il ne peut pas davantage envoyer sur le fonds voisin de la poussière ou de la suie en quantité dommageable 3. 658.. A plus forte raison. Demolombe. 23. 61. 1. XII. rej. « fumi autem. 1. résultant des nécessités ou des usages ordinaires de la vie. 811. 44. Colmar. 56. si serv. liv. II. 5 L. 58. Sir.. XII. 24 janvier 1866. 27 novembre 1844. rej. 25 juillet 1861. 653 et suiv. n° 1. rej. 6. » L. Lois civiles. 655 et suiv. 811 . XII. Sir. Civ. Sir. cap.. Req... XI. 1. le bruit causé par un établissement industriel doit être considéré comme portant atteinte au droit d'autrui. 27. 8 juin 1857. Sir. tract. 5). les inconvénients légers qu'entraîneraient de pareilles émanations ne sauraient être considérés comme constituant un exercice abusif de la propriété. 8. Il. 11 juillet 1826.. rej. si serv. § 5. n° 10. (8. ou d'y produire des éboulements de terre 2. Cpr. 6 Demolombe. sect. D'après les mêmes motifs. XII. lorsque. n° 2. 3 mai 1827. Domat. 66. Sir. 56.. pour la solution de cette question : § 198. I. Pau. — Celui qui veut établir un fossé est-il tenu de laisser un certain espace de terrain entre le bord de ce fossé et le fonds voisin? Voy. Sir. 825.1. le propriétaire d'une manufacture ou d'une usine ne peut-il pas transmettre aux fonds voisins des gaz délétères de nature à nuire à la santé ou à la végétation 6. 32. cass. | . 29 novembre 1844. 6 mai 1856. et Civ. 33. I. 2 4 « In suo enim alii hactenus facere licet. 10 novembre 1808. 334.. vind. 259.. 7 février 1855. 1. 2. 55. 1. tit.. Poitiers. Metz. Demolombe. 3 Demolombe. 435 et 436. Sir. quatenus nihil in alienum immillat. et tract. De servitutibus. 53. Sir. 21.. 2. 19. 29 novembre 1832. Sir. Sir. 14 février 1832. Demolombe. esse immissionem. 45. Toutefois.. 44. Sir. cap.196 DES DROITS RÉELS. 305. 1. 5). rej. Agen. Sir. 2. existants sur le fonds voisin. dont l'effet serait d'en rendre l'habitation malsaine et incommode 4. 1. Sir. tit. Req. 2. sect. Toullier. D. n° 10. 658. 2. 1. XII. liv. Civ. rej. 184.

2. 2. 65. Civ. Foucart. 659 et 660. Journ. 59. en vertu de laquelle cet ouvrage ou modités 811.. rej. 343.. Sir. Enfin. 1. Sir. rej.. 475. 1. M. Demolombe. Sir. Mais l'autorisation administrative.. Voy.. Req. à une action en dommages-intérêts.. 6 février 1865. 57.. 2. Dijon.. 64. 16 mars 1841. et Civ. 65. 383 et 383. 9Cpr. : . pour en arrêter ou modifier l'exécution. donne non seulement ouverture à une action en réparation du dommage déjà occasionné. Amiens.. XII.. Dans l'application des règles précédentes. 27 août 1861. aussi sur les inconvénients résultant du voisinage d'un théatre Req. qu'une application du principe de la séparation des pouvoirs. 24 avril 1865. Req. L'exercice abusif de la propriété sous l'un ou l'autre des rapports qui viennent d'être indiqués. I. 10 mars 1865. Sir. 546. 255.. Sir. art. 8Besançon. rej. Droit public et administratif. 402 Req. 2. 62. Sir. 25 avril 1861. 1866. Décret du 15 octobre 1810..DE LA PROPRIÉTÉ. 2. 3 décembre 1860. 7 février 1853.. Sir. 66. et 60. 55. 658. mais autorise encore le propriétaire lésé à demander la suppression ou le changement de l'état de choses qui lui cause préjudice. Sir. Tambour. 25 août 1863. 66.. Agen. Paris. 45. 1. 44.. p. 248 à 251. Sir. 169. 27 novembre 1844. 9. 185. 2. 311. les tribunaux pourraient se montrer moins rigoureux. Aix. 61. 1. et les tribunaux seraient incompétents pour l'ordonner 10. il n'appartiendrait qu'à l'autorité administrative d'en prononcer la suppression ou la modification. 2. 285. on doit même admettre que l'établissement d'une mai son de tolérance est susceptible de donner lieu. 1861. Sr. § 194. 9 février et 3 août 1859. XXII. Si cependant l'ouvrage ou l'établissement qui porte dommage au voisin avait été autorisé par l'administration dans l'exercice de son pouvoir réglementaire. Metz. et de la défense faite aux tribunaux de s'immiscer dans la connaissance des actes administratifs. 7Demolombe. Sir.. rej. 18 juillet 1845. 44. 1. Dijon. 152. 2. 2... s'il s'agissait d'un établissement créé antérieurement à la construction des maisons dont les propriétaires se plaignent des inconvénients que cet établissement leur cause 9. Sir. rej.. 65. 572. 840 et 844. 811. cass. Sir. p. en faveur des voisins. 343. 10 Cette proposition n'est . Sir. Chambéry. 10 mars 1863.1. 57. et excède ainsi la mesure des incom- ordinaires du voisinage 7. à raison de la dépréciation de valeur locative ou vénale que leurs propriétés ont subie par ce fait 8. XII. 20 février 1849. cependant Agen. 4 juillet : 1856. Revue pratique. de Grenoble et de Chambéry. 197 intolérable pour les voisins.. 14 août 1861.. Voy.

cit. Sir. note e. 1843. Sir. Questions de Droit administratif. n'est pas contraire à la proposition énoncée au texte. 19 juillet 1826. 49.. Revue étrangère et française.. 45. Sirey.495. Sir. rej. Aussi a-t-elle été rejetée par la doctrine et la jurisprudence.. 653. p.. 425 et 601. 1.. Demolombe. II.. 3 mai 1827.tant pour le préj udice causé dans le passé 12. 384. Sir.. usines. non seulement d'ordonner la suppression ou la modification de l'établissement autorisé. Sir. 1. Cet arrêt. 64. En statuant sur l'action en réparation du dommage causé par un établissement insalubre cru incommode. Sir. 700. 27. 8 novembre 1864. 10 mars 1865. I. 13 Req. Civ. rej. rej. Sir. rej. III. op. 844. puisque l'art. 435 et 436. 346. 343. 1. 311. 10 novembre 1808 et 16 août 1820. 844. 8 mai 1832. 1. 32. 238. 1.1. est étranger aux délits et aux quasi-délits. 510. Voy. 1. accorder des dommages-intérêts. 27. Req. 398. aussi longtemps que les choses resteront dans le même état 11. 27 août 1861.. rej. rej. Dijon. Civ. X. Les tribunaux peuvent. cass. Req. le fai tmême de l'autorisation administrative priverait les voisins de tout droit à indemnité et enlèverait aux tribunaux le pouvoir. art. Foucart. Demolombe. . 27. Décret en Conseil d'État du 5 juin 1859.. 58.1... 2. n'est jamais accordée que sous la condition implicite de ne point porter atteinte aux droits des tiers.239. 2. 17 juillet 1845.... rej. un établissement non autorisé par l'administration. Sir. Sir. Sir. mais encore d'accorder des dommages-intérêts à raison du dommage qui en résulterait. 12 On avait voulu soutenir. Tambour. Massé. 382 et 388. Metz. 1. 11 L'autorisation d'établir des manufactures. 572. 1382 et 1383 le dommage résultant de l'infraction de cette condition. Observations.. Mais celte manière de voir était évidemment erronée. 45. 57.1. 2. D'après ces auteurs. Cpr. Civ. 169. 1. ne prive point le voisin du droit de porter. cass. 305. que les dommagesintérêts ne sont dus que pour la réparation du préjudice causé depuis la demande. Chauveau.. s'appliqnant à. cet établissement a été fait ou élevé. 61. 19 juillet 1827. XII. Duvergier sur Toullier. Civ... 154 et 155. 1. Sir.. sa demande en indemnité 11. 28 février 1848.... en se fondant sur l'art 1146. Metz. 64. 247 et 248. 50. XI. 8 juin 1857. rej. 1.. Req. p.. 477 et 478. Sir.. rej. III. que pour celui qui doit se produire dans l'avenir. Req. 20 février 1849. devant l'autorité judiciaire. Req. cit. Sir. 27. en statuant sur de pareilles demandes. 435. 25 août 1863. Sir. Compétence de la juridiction administrative. 825. 1146.. rej. Sir. rej. op. 21. 825. 68.. 66.198 DES DROITS RÉELS. 169. Droit commercial. rej. 1. et de réparer conformément aux art.. qui ne concerne que les fautes contractuelles.. 17 juillet 1845. Req. Civ. ou ateliers insalubres et incommodes. 2. Décret du 15 octobre 1810.. 3 mai 1827. en sens contraire : Duvergier. 21 août 1861. Sir.. 48. 27. Req. 61. rej. Sir.. p. Sir. [1. Civ. 24 avril 1865. 238. Civ. 1. Sir.. 1.. Sir. 66. 24 avril 1865.. 11. les tribunaux ne se mettent donc pas en opposition avec l'acte administratif qui a autorisé cet établissement. Cormenin. 59.

1.. quo. tit. sans causer aux voisins un dommage positif et sans porter ainsi atteinte à leur droit de propriété.. auraient simplement pour résultat de les priver d'avantages dont ils jouissaient jusqu'alors.. Zachariae. Req. 45. quis faciat. 16 juillet 1866. 35. Civ. 31 juillet 1855. Sir. 188. mais encore de valeur locative ou vénale qu'elles eu égard à la diminution subissent 14. rej. Demolombe. chap. 434. C'est ainsi enfin que celui Clérault. et § 243.. Foucart. Crim. 66. 1. an lucro. 2. citt. uti prohibeatur. 393.. Sir. § 194. eod. Sir. Voy. 1. 17 juillet 1843. 825. et loc. cass. Sir. L. inf. cit. 37. 1. Sourdat. 26. Sourdat. cass. Marcadé. Cpr.Demolombe. texte et note. 27. 1er mars 1826.. 18Toullier. 29 novembre 1830.. V. Req. Civ. 27. 95.. texte et note 5 Voy. Civ. 491. adhuc utebautur.DE LA PROPRIÉTÉ.t.74. 1. Civ. 1807.. 199 L'indemnité à allouer se détermine. 1. n° 870. Sir.. de damn. II.. XII. Cpr. op. 1.. aussi les arrêts cités à la note 8 suprà. n° 130. Des ateliers dangereux. Des cours d'eau. Demolombe. 76 et 78. W juillet 1837. 5. De la responsabilité.. 425. 18 Quia non debeat videri is damnum facere.. (39..1.. De la responsabilité. Grenoble. C'est ainsi que des constructions élevées par un propriétaire sur son. 7. 11 Cpr. 110.. n° 7 . bien qu'elles aient eu pour effet de couper ou de détourner les veines d'eau souterraines qui alimentaient le puits du voisin ou un établissement d'eaux minérales 18. § 194. 1. Duranton. non seulement d'après le dommage matériel causé aux propriétés voisines. rej. Sir.. 23 août 1810. loc. 2). D. 4 décembre 1849.. n° 897.. Sir.. Sir.rej. sur l'art. Sir.. 15 C'est ce mode d'indemnité que les tribunaux adoptent d'ordinaire.. Du reste. Sir. Serrigny. D. rej. 34. 435. Bruxelles. 156. III. 2. 36. De l'organisation et de la compétence. ne pourraient motiver de leur part une action en dommages-intérêts 16. 31. 14 . 11.. 328 Pardessus. prohibetur. Voy. des travaux qui. Sir. XII. rej.7. Sir. cep.. 15 janvier 1838. équitable et le plus rationnel du règlement de l'indemnité pour le dommage à venir. 647. 435 et 436. Ordounance en Conseil d'Etat du 15 décembre 1824... 26 juillet 1836. Le mode le plus. Montpellier. 684. rej. Des établissements dangereux. 6. 13 avril 1844. à former pour ce motif une action en dommages-intérêts 17. Req rej. 50. Sir. I. etc.664. 1189 et 1191. 654. multumque interesse. 256. en sens contraire : Macarel.. quod adhuc facieba. § 12. 24. cep. 33. 44. 1. 12 juin. Metz. I. 3. utrum damnum.27. aussi : L. 3 mai 1827. 2. 1. Aix. 819. Daviel. mai 1834. C'est ainsi encore que des fouilles faites par un propriétaire dans son fonds ne donnent ouverture contre lui à aucune action en indemnité. VIII. Req. paraît être d'allocations successives sous forme d'annuités 18.. fonds n'autorisent pas le voisin qu'elles privent de l'agrément d'une vue dont il jouissait. Des servitudes. qui eo veluti luci-o. Sir.

. cependant. 1. III. Du Caurroy.. § 235. note 2. ne donne lieu par elle-même à aucune action en dommages-intérêts contre le propriétaire qui l'a effectuée 18. 28 juin 1865. II. Sir. 19 II en serait bien entendu autrement. Taulier. cit. Ainsi encore. 1 C'est en expliquant ultérieurement l'art. p. Sir. Pardessus. au moyen d'un changement apporté au niveau du terrain. rej. Daviel. déclarées d'intérêt public : Loi du 14 juillet 1856 . 82. Req. 1196. II. 337. 67. 264. . sur l'art. XII. Ainsi. Zachariae.. V. Des cours d'eau. que nous examinerons la question de savoir si la servitude légale établie par cet article est ou non applicable aux eaux d'une source que le propriétaire d'un fonds y a faite par des fouilles ou des sondages. 271. en ce qui concerne le périmètre de protection accordé aux sources d'eaux minérales. 115. ni même celles qu'il aurait amenées sur son fonds pour les besoins de la culture et de l'irrigation 2. et spécialement de l'égout des toits. Req. 15 mars 1830. 30. Bonnier et Roustain. Voy.. 154. § 193. 3 Daviel. 2 Duranton. et sauf les modifications introduites par la législation postérieure à ce Code. 65. la démolition d'un mur qui. texte et note 14. 25. 640. rej. le propriétaire d'une cour ne pourrait. en établir la pente de manière à diriger sur le fonds voisin les eaux pluviales tombant dans cette cour 3. 359. 2. Cpr.. Demolombe. 640. 640. servait d'appui au bâtiment du voisin. D'après le Code Napoléon. ménagères ou industrielles. si l'auteur de la démolition avait agi méchamment ou s'était rendu coupable d'une grave imprudence. 754. Marcadé. c'est-à-dire des eaux autres que celles de sourceou de pluie découlant par la pente naturelle du terrain d'un fonds supérieur sur un fonds inférieur 1. le propriétaire ne peut se livrer à aucun acte ni faire sur son fonds aucun travail ou ouvrage qui aurait pour résultat de déverser sur le fonds du voisin des eaux que ce dernier ne serait pas tenu de recevoir en vertu de l'art. 753.200 DES DROITS RÉELS. Demolombe. 1. 584. IX. n° 2. De la défense de déverser sur le fonds d'autrui. 648. Demolombe. III. I. des eaux pluviales. 23 . de fait seulement et sans aucune charge de servitude. 1. il ne peut faire écouler sur le fonds voisin ni des eaux de fontaine ou de puits ni des eaux ménagères ou industrielles. Des servitudes. XII. IX. op. Sir.

puisse faire difficulté. 587. 586 et 589 . ou s'il est. 1. 2. II. 13 mars 1827. 1. f 245. 7Pardessus. I. 681 ne distingue pas. Le seul point qui. soit laisser entre son mur voisin un espace suffisant pour les recevoir 4. part. 4 . 8 La solution donnée au texte est conforme à l'esprit qui a dicté la disposition du 3° al. dans le cas où le larmier d'un bâtiment en fait tomber les eaux à une il n'est Toullier. Req. Cpr. 5 L'art. Demolombe.271. 640. 681. soit sur la voie publique. 640. rej.. Zacharioe. 640. de l'art.. Demante. op. 213. XII. § 245. III. Sir. hors du cas prévu par l'art. 30. Non seulement le propriétaire ne peut. Zachariae.. II.DE LA PROPRIÉTÉ. suivant que le nouvel état de choses ne constitue pas ou constitue une aggravation sensible de la servitude établie par l'article préCette cité 6. C'est ainsi que. rej. le propriétaire d'un bâtiment est tenu d'établir ses toits de manière à faire tomber les eaux pluviales sur la voie publique. Art. | 495. Colmar. Toullier. § 235. au contraire. cit. 15 mars 1830. soit établir des chéneaux destinés à les déverser sur Il un terrain à lui appartenant. texte et note 2. note 2. op. Pardessus. cit. uP. tout en les retenant chez lui. Cette question semble devoir se résoudre dans le premier sens ou dans le second.. doit donc. I. cit. déverser sur le fonds voisin les eaux provenant du sien.. I. et il doit prendre toutes les mesures nécessaires pour écarter cette cause de préjudice 7. III. Demolombe. XII. II. le propriétaire du bâtiment est autorisé à les laisser couler sur le fonds inférieur. 378 . 201 Dans toutes ces circonstances. en vertu de l'art. texte et note 1re. à établir ou à laisser subsister un état de choses qui donnerait lieu à des infiltrations dommageables aux constructions établies sur le fonds d'autrui. 538. 20. tenu de leur procurer un écoulement suffisant sur son propre fonds. alors même que le fonds voisin est inférieur au sien 5. dans cette hypothèse. dans le cas où il ne peut les faire tomber sur la voie publique. Req. 160.. Zachariae. 199 in fine. Par la même raison. 150. 538. 27. après avoir reçu sur son terrain les eaux provenant de ses toits. Sir. p. 536 bis. 213. Delvincourt.I. Sir. Pardessus. le propriétaire est obligé de prendre les mesures nécessaires pour faire écouler les eaux dont il vient d'être parlé. ou à les recevoir dans son fonds. Cours.. et le fonds obligation lui incombe. 212. est celui de savoir si. pas même autorisé. Pardessus. Des servitudes. soit sur des fonds à lui appartenant.. 5 mai 1819.

fictivement prolongées dans la direction de leur axe. peu importe. sans être obligé de tourner la tète soit à droite soit à gauchel. II. 1 On définit ordinairement les vues droites. Pour garantir la sûreté. Les ouvertures pratiquées dans un bâtiment ou dans un mur peuvent être disposées de manière soit à donner jour sur le dehors et à laisser pénétrer l'air extérieur. Pardessus. d'y pratiquer des ouvertures et d'y établir des ouvrages constituant des jours ou des vues sur ces fonds. II. en vertu d'une servitude établie par le fait de l'homme. au propriétaire d'un mur. Demolombe. la loi ne permet que. que la ligne formant la limite de ce fonds soit ou non parallèle à celle du mur dans lequel l'ouverture est pratiquée. Les règles exposées au présent paragraphe cessent de recevoir application lorsque. on les nomme jours. sur l'art. | 196. p. le propriétaire du bâtiment peut être tenu d'établir au-dessous de ce larmier une rigole pavée avec une pente: suffisante pour assurer l'écoulement des eaux 8. l'indépendance et la tranquillité de la jouissance des fonds voisins. RÉELS. Les vues droites sont les ouvertures qui. locc. II. Demante. la vue droite est celle que. Des 8 . dans la direction de l'axe d'une ouverture. n° 1. 420. Pardessus. 681. 536 bis. 213. sur les irrigations. citt. Marcadé. atteindraient le fonds voisin. un fonds est assujetti à recevoir des eaux provenant d'un autre fonds. Les vues sont ou droites ou obliques. I. on les appelle vues. et parla loi du 10 juin 1854. Voy. cit. Cours. Taulier. Ces règles ont d'ailleurs été gravement modifiées par la loi du 29 avril. du reste. soit à ne permettre que l'entrée du jour.. Delvincourt et Toullier. loc. d'un bâtiment ou d'un fonds de terre. celles qui sont pratiquées dans un mur parallèle à la ligue séparative de deux héritages. Au premier cas. En d'autres termes. sous certaines restrictions. au second.202 DES DROITS. aux if 241 et 242. faible distance du mur du voisin. sur le libre écoulement des eaux provenant du drainage dont les dispositions seront développées dans la théorie des servitudes. on peut exercer sur une partie déterminée du fonds voisin. 2 Des jours et des vues sur un fonds voisin. op. cit.

8 Toullier. 318. n° 14). 548. une vue oblique sur la partie latérale du fonds voisin. 560. 2Cpr. I. 8 Solon. II. Zachariae. n° 1. Marcadé. 1244. la même ouverture peut donner. 549. Les restrictions établies par les art. D'après ces définitions. 374. D'une part. 608. Taulier. XII.. Demolombe. v° Vue. Cpr. Zacharioe. la vue droite suppose toujours un fonds placé en face de l'ouverture par laquelle elle s'exerce. Lég. II. Demolombe. Lorsque cet angle est aigu. en face de cette ouservitudes. 546. verture. § 2. XII. lorsque ce fonds ne se prolonge pas assez pour se trouver. n° 291. et une vue droite sur la partie située en face 8. 47. p. il ne saurait même être question de vue oblique entre deux héritages placés sur le même alignement. 2. 528. 7 mai 1849. n'atteindrait pas le fonds voisin. Mais cette définition n'est pas complètement exacte. Duranton. XII. . § 196.. 204. en effet. lorsque d'ailleurs il n'y existe ni saillie ni çant dans une balcon 4. 203 Les vues obliques sont les ouvertures dont l'axe. VIII.DE LA PROPRIÉTÉ. III. texte in principio. 207. sur l'art. cit. 413. V. 676 à 680 sont également applicables dans les villes et dans les campagnes 7. n° 6. dans les locaraux. XII. texte et note 4. 7 Exposé des motifs.. 550. III. Des servitudes. 416. I. Toullier. par Berlier (Locré. c'est-à-dire en se tournant à droite ou à gauche. Du Caurroy. on n'a qu'une vue oblique sur un fonds même placé parallèlement au mur dans lequel l'ouverture est établie. Les ouvertures pratiquées dans les saillies d'un bâtiment et les balcons donnent des vues droites sur les fonds placés en face de chacun de leurs côtés 5. un fonds formant angle avec le mur dans lequel existe l'ouverture. 522. Dijon. Demolombe.. Que si l'angle était droit ou obtus. et la vue oblique. et au moyen desquelles on ne peut se procurer de vue sur ce fonds qu'en se pla- direction différente de celle de cet axe. 520. Pardessus. Req. et des vues obliques sur les fonds laté- c'est-à-dire sur les fonds formant angle avec l'un ou l'autre de leurs côtés 6. D'autre part. XII. on peut avoir une vue droite sur un fonds dont la ligne séparative forme un angle aigu avec le mur où se trouve pratiquée l'ouverture par laquelle elle s'exerce. XII. il ne pourrait y avoir qu'une vue oblique 3. § 234. Demolombe. quelque prolongé qu'il fût. 3 Demolombe. XII. Bonnier et Roustain. p. Enfin. 679. op. Demolombe. Sir. partiellement du moins. tout à la fois. Merlin. 547. 4 Demolombe.

Il importe également peu pour leur application. lités où la clôture est forcée et dans celles où elle ne l'est pas 8. . a. 12 Cpr. 67. rej. cependant : Du Caurroy. Art. I. relativement à l'héritage voisin. dont les mailles ne doivent avoir qu'un décimètre d'ouverture au plus. Du Caurroy. ne peut y pratiquer que de simples jours. Bonnier et Roustain. I. Ces fenêtres ne peuvent être établies qu'à 26 décimètres audessus du sol ou plancher de la chambre qu'on veut éclairer. Taulier. XII. 11 C'est ce qui ressort des termes de l'art.. Cours. Sir. op. serve ou non à l'habitation. Voy. V.) enseignent que les règles établies par les art. que cette hauteur existe du côté du voisin qui se propose d'ouvrir des jours 11. 412.204 DES DROITS RÉELS. Quant aux soupiraux de caves. aussi : Civ. 411. Art. Duranton.. III. c'est-à-dire des fenêtres garnies d'un châssis à verre dormant. Voy. et loc. Demolombe. 1. 387. et d'un treillis de fer. il semble qu'il soit permis de les établir à une hauteur moindre que celle fixée par Demolombe. Il suffit. 9 C'est évidemment à tort que MM. II. p. Bonnier et Roustain (loc. 677 « au-dessus du plancher ou « sol de la chambre qu'on veut éclairer. 677 et 678. 533 bis. de cet article. à la distance à laquelle il est permis d'ouvrir des vues droites ou obliques. lorsque les fonds contigus ne sont pas de même niveau. 8 . II. XII. II. 561. XII. Demante.. 534. cit. qu'il s'agisse d'ouvertures établies dans le mur d'un bâtiment ou dans un simple mur de clôture 9. si elle est au rez-de-chaussée. 210. et soit ou non en état de clôture 10. Pardessus. et que cet escalier soit placé le long du mur dans lequel doivent être percés des jours. op. 10 Voy. et à 19 décimètres. XII. 677. Des jours. Taulier. Demolombe. pour les étages supérieurs. en sens contraire : Toullier. 676 et suivants ne s'appliquent qu'aux ouvertures qui. 562. cit. citt.Si la partie du bâtiment qu'on veut éclairer est un escalier. sont destinées à éclairer des appartements. II. 405 . p. 678 et arg. 616 cbn. 8 mai 1867. 319. 526. il faut que les fenêtres soient disposéesde manière qu'elles se trouvent à la hauteur légale par rapport à chaque marche 12. etque le fonds sur lequel elles sont pratiquées. Demolombe. » Pardessus. Le propriétaire d'un mur ou d'un bâtiment qui ne se trouve pas. dont la loi ne s'est pas occupée au point de vue de la hauteur à laquelle ils doivent être placés. pratiquées dans un mur de bâtiment. 535. Art.

§ 222. et le voisin est dès lors autorisé à demander qu'elles soient supprimées ou modifiées conformément à la loi. ou seulement par suite d'une simple tolérance. de la solution de laquelle dépend celle de savoir s'il y a eu ou non acquisition par prescription d'une véritable servitude de vue. Du reste. établis17.661 et 675 . Du Caurroy. le libre exercice des facultés naturellement ou légalement inhérentes à son droit. § l'art. 537. soit à en demander la suppression. doit se décider eu égard à l'ensemble des circonstances de chaque espèce. XII. soit à obstruer les jours ouverts sur son fonds.DE LA PROPRIÉTÉ. citt. Pardessus. III. p. et loc citt. et loc. et . op. 540. 518. 14Toullier. et cette question de fait. Cours. 412. sed jure dominii15. 676 et 677 ne sont plus à considérer comme établies jure dominii. Demante. notamment d'après la dimension Par une Pardessus. et n'implique aucune prétention de servitude sur le fonds voisin . XII. 15 Toullier. Demolombe. 205 s'il n'en peut résulter pour le voisin aucune incommo- sensible 13. Bonnier et 11 Boustain. ne constitue. Voy. de propriété. art. en d'autres termes. lett. tant que de pareilles ouvertures n'existent pas depuis trente années. que l'exercice normal de son droit de propriété. malgré leur existence depuis quelque laps de temps que ce soit. 532 bis. § 244. L'ouverture de jours établis conformément aux art. Zacharise.. Dans l'hypothèse contraire. 525. non jure servitutis. le propriétaire est libre de donner aux jours ouverts dans les conditions ci-dessus indiquées. Taulier. il y aurait à examiner si elles ont été pratiquées et maintenues à titre de droit. de pareils jours sont à considérer comme ayant été ouverts. 16 II. 676 et dité de la part du propriétaire qui les a pratiqués. Demolombe. 677. Il en résulte que si. le voisin ne peut en demander la suppression pure et simple. a. 317. en bâtissant contre 16. 17 Cpr. sans qu'on puisse lui opposer aucune prescription. en acquérant la mitoyenneté du mur dans lequel ils sont. XII. 667. II. II. les autorités citées à la note précédente. texte. Il en est ainsi du moins. d'autre part. et qu'ainsi il est toujours autorisé. d'une part. 412. p. note 3. op. 534 bis. raison inverse de celle qui a été ci-dessus indiquée. Demolombe. 196. II. III. il conserve cependant. les dimensions en hauteur et en largeur qu'il juge convenables 14. Taulier. les ouvertures pratiquées en dehors des conditions exigées par les art. texte n° 4.

67. prohibée 204 Pardessus.. le but dans lequel elles ont été établies. Art. 60. rej. 1. 2. Sir. 2. n° 1. de la Seine. 60. III. 59. quant aux ouvrages qui. procurer une vue : . 21 Merlin. Demolombe. plates formes 22. et surtout d'après l'incommodité plus ou moins sensible qu'elles ont dû causer au voisin 18. On ne peut établir de vues droites sur le fonds d'autrui. Toullier.. 18 juillet 1859. conformément à ce que nous dirons en parlant des vues. Sir. le voisin qui laisse pratiquer sur son fonds des ouvertures dont le caractère pourrait être douteux. 18 . à la note. même après trente ans. saillies. 271. le voisin est.. 25 mai 1843. 573. — Cpr. Orléans. mais encore à réclamer leur suppression pure et simple. de la ligne extérieure de l'appui ou de la balustrade de face. Que si. ou autres ouvrages. Pau. ne constituent cependant que des jours de souffrance ou de tolérance. 284. 2. Metz. le voisin est tenu de les respecter. 1. b. Sir. ou leur modification dans les termes de la loi 20. Bordeaux. 19 Arg. des fenêtres. cep. 50. 22 Cpr. 1.. il est constant en fait que les ouvertures constituent de véritables servitudes de vue. 505. Art. du parement extérieur de ce mur. Des vues. XII. § 2. 572. 49. Sir. Sir. 177. I. 20 Trib.. 18 mai 1858. Caen. Législation des bâtiments. Civ. rej. ou belvédères''. 680. non seulement autorisé à obstruer ces jours en bâtissant contre. 271. cit.. de saillies. Lorsqu'il est reconnu en fait que les ouvertures. élevés surunterrain en pente. 2. 2229 et 2232. tels que les terrasses 21. Demolombe. 678. à raison de l'inobservation des conditions prescrites pour les simples jours. 20 décembre 1868. II. jusqu'à la ligne formant la limite de l'héritage voisin. pour les fenêtres ouvertes dans un mur de bâtiment ou de clôture. au contraire. 2 décembre 1859. XII. Sir. v° Vue. cep. Lorsque les deux Pour éviter toute difficulté à ce sujet. op. Rép. 56. sont ou non à considérer comme constituant des terrasses de nature à 575. et à les faire boucher en acquérant la mitoyenneté du mur 10. et pour les balcons. Req.. XII. Frémy-Ligneville.206 DES DROITS RÉELS. qu'à la distance de dix-neuf décimètres de ce fonds. ou autres ouvrages. agira prudemment en se faisant remettre un écrit constatant qu'il n'en a permis l'établissement qu'à titre de tolérance. 676 et 677. 12 avril 1866. 17. 596.. de balcons. 39. l'endroit où elles se trouvent placées.. 19. 23 Demolombe. au moyen de fenêtres d'aspect. Voy. art. Cette distance se compte.. 19 janvier 1849. 1. quoique non conformes aux prescriptions des art. 520.. Sir. 24 décembre 1838. Sir. 66.

op. XII.. Taulier. La distance se compte. 2'44. le moyen de se mettre en règle. n° 7. cit. op. que pour les vues droites. Les dispositions de cet article ne doivent s'appliquer qu'aux vues droites : autrement tout propriétaire dont le mur ne serait pas séparé de l'héritage voisin par un espace de six décimètres. ces vues ne seraient plus à la distance légale de la nouvelle ligne séparative des deux héritages.DE LA PROPRIÉTÉ. dont les | XII..II. Solon. Si les dispositions restrictives des art. Des servitudes. en y comprenant l'épaisseur totale du mur de clôture dont la propriété exclusive lui appartient. 679. II. III. et ne sauraient s'étendre aux intervalles que présente la clôture elle-même d'après son mode de construction. Taulier. —L'acquisition de la mitoyenneté d'un mur de clôture pourrait offrir au voisin. Toullier et Duvergier. abstraction faite de l'avance formée par les balcons ou saillies 28. n° 290. pour les vues obliques qui s'exercent par des fenêtres. Merlin.. De pareilles clôtures peuvent être établies 24Pardessus. Rép. en ce sens que la distance se compte toujours jusqu'à cette limite. op. Duranton. 522. cette ligne est celle qui passe par le milieu de l'épaisseur de ce mur 24. Duranton. jusqu'au point le plus rapproché de la ligne formant la limite de l'héritage voisin. V. 557. Taulier. Art. texte et note 9.. 416. 1. I. Les règles donne sur un précédentes s'appliquent même au cas où la vue bâtiment garni de balcons ou de saillies dépassant la limite du fonds dans lequel il se trouve élevé. Parfaits. 680 indique le même mode de calcul. 15 C'est à tort que l'art. I. 854. n° 290. Demolombe. I. p. 413. Duranton. à quelque distance qu'elle s'en trouvât. Solon. On ne peut établir de vues obliques sur le fonds d'autrui qu'à la distance de six décimètres. pour les fenêtres. 415. II. de l'arête des montants de ces ouvertures 26. Cours. 416. et loc. 852. 411. cit. Demolombe. XII. 558. Solon. elles ne sont cependant relatives qu'aux vues proprement dites. op. II.. citt. V. p. XII. le voisin venant à acquérir la mitoyenneté de ce mur. Pardessus. dont les vues ne seraient pas complètement à la distance légale. § 2. 205 et 207. 408. Demolombe.206. Zachariaî. ne pourrait être obligé de les supprimer dans le cas où. cit. 207 héritages sont séparés par un mur mitoyen. soit dans un mur de bâtiment. de la ligne extérieure de la balustrade ou de l'appui du côté où se prend la vue. 678 à 680 concernent également les ouvertures pratiquées.. v° Vue. soit dans un simple mur de clôture. 534 bis. §196. et pour les balcons et autres saillies. op. ne pourrait avoir sur cet héritage aucune vue de côté. 26 Pardessus. Demante. par exemple. . Demolombe. V. 205. cit. 206. p. op. Mais celui vues se trouvent à cette distance. cit. lorsqu'elle est à claire-voie ou sous forme de grille.

Bordeaux. Cet auteur qui. 1. II. Agen. 2.V. Req. 2. 564. n° 294. Pardessus. Civ. 1er juillet 1861. cit. Montpellier. 58. 533 bis.528. 13 mars 1840. Rép. 81.208 DES DROITS RÉELS.. même à l'égard des héritages qui ne seraient pas contigus à celui d'où s'exerce la vue. Sir. cit. s'exerçant sans réciprocité sur l'héritage voisin. dans sa troisième édition. rej. 2 mars 1853. XII.. rej. op. 47. Sir. n°1. 622. 27 avril 1857. en ce sens : . Du Caurroy. soit du croisement. en sens contraire : Caen. Les dispositions des articles précités ne s'appliquent pas davantage aux ouvertures d'accès. Bonnier et Roustain. 1. 57. Agen. 417. bien qu'à raison de son peu de largeur... II. Sir.. v° Vue. les vues obliques sur un héritage faisant angle avec les constructions dans lesquelles elles sont pratiquées. Sir. Toullier et Duvergier. 2. 62. les auteurs cités à la note précédente. 22 décembre 1863 et 16 juin 1864. 3 août 1836. 204. Delvincourt. 221 ter. 678 et 679. Mrelin. 163 et 164. 28 Caen. 25 novembre 1816. 1er mars 1848. Demolombe. II. II. 36. Sir. 28 juin 1865. 605 . texte n° 1.. 30 Ce premier point ne paraît pas contesté. 58. Mais les vues établies dans des constructions élevées sur un terrain riverain d'une voie publique ne sont pas soumis aux dispositions restrictives des art.. avait enseigné que les dispositions des art. alors même la de deux séparative grille limite la que sur serait posée sur un mur à hauteur d'appui 27. 180. II. même aux ouvertures 31 Voy. 533 bis. Zachariae.. 673. 1. II. fonds. Sir. c'est-à-dire aux portes à panneaux pleins et sans vitrage 28. 14 novembre 1856. 49... op. 561.. 9 février 1849. XII. et qui en seraient séparés par un fonds appartenant à un tiers 29. Sir. interstices qui présenteraient tous les caractères d'une vue droite. Sir. XII. p.... 31. 27 — | 48. Demolombe. ne soient pas à la distance de six décimètres 81. Taulier. 744. Demolombe. 678 et 679 sont applicables. 177. Demante. Sir. I.. Duranton.1. p. 2.. texte et note 10. Il est permis d'ouvrir toute espèce de vues dans un bâtiment ou dans un mur joignant une voie publique. 320. 20 Demante. Il en serait autrement des interstices laissés dans le mur d'un bâtiment. § 2. II. les vues droites sur un héritage situé sur l'autre côté de cette voie.. part.. 2. 23 juin 1864. Sir. ne se trouvent pas à la distance de dix-neuf décimètres ou qu'à raison. 65. cass. II. Solon. 412. Marcadé. 64. 678 et 679 doivent être observées. 81. — Quid si le terrain est commun aux deux voisins? Voy.339. 155. III.en sens contraire : Nancy. Req. 408. Cours. I. soit du détour des rues. Voy. Dijon. p. Sir. 2. qui ne constituent pas en même temps des ouvertures de vue. 566. §244. rej. Voy. 2. Cours. Les distances prescrites par les art. 17. Req. 277.

et ne sauaient se prévaloir de leur droit de propriété pour restreindre le pouvoir régieMaire. que les balcons ou saillies n'offrant qu'un but de pur agrément et non de nécessité. dans la position où il se trouve de plein roit en ce qui concerne l'ouverture de simples fenêtres. rej. XII. cette raison s'applique tout aussi bien aux vues obliques qu'aux vues droites. 2. cit. 209 lorsque le propriétaire d'un bâtiment joignant la voie publique a obtenu de l'autorité compétente la permission d'y étabdr des balcons ou autres saillies il est libre de le . Législation des bâtiments. 1827.150. Mais cette argumentation ne nous tait pas concluante. nous parait dénuée de tout fondement. Devilleneuve. 399. 1.compatiblesvec sa destination. pratiquées 16 janvier 1839. 1. Si les propriétaires riverains d'une voie publique sont autorisés re civitatis à en user pour ouvrir des portes et des fenêtres. sur des héritages riverains de cette voie publique.. 1. Sir. à l'appui de cette dernière opinion. § 196. Si une autorisation administrative est exigée pour l'étafament de balcons ou saillies sur la voie publique. Voy. bien que ces ouvrages doivent avoir pour résultat de lui donner. sur l'art.. le propriétaire est. En effet. et que la permission administrative. La distinction qu'il établit à ce sujet. ils doivent aussi re civitatis subir les inconvénients attachés à leur position riveraine. Dalloz. 567.. Observations. 27 août 1849. faire. mais il a maintenu sa précédente décision quant aux vues obliques.. 608. Enfin. rangé à l'opinion commune en ce qui concerne les vues droites (§ 244. 32 Marcadé. Sir. 678 et 679 ne sont dans un bâtiment longeant une voie publique. II. 'est accordée que sauf les droits des tiers. 7 mai 1847. D'un autre côté. la raison décisive des solutions données au texte se tire de la destination des voies publiques. il n'en est pas moins vrai 'après l'avoir obtenue. cass. 39. en les privant d'avantages dont ils jouissaient II. leur établissement ne rentre pas dans la destination à laquelle sont essentiellement affectées les voies publiques. n° 2. dans sa quatrième édition. Civ. n° 291. il ne aut pas oublier que c'est dans un intérêt général que les voies publiques sont ffetées à certains usages... s'est. 31 janvier 1826. 1. légale 32.609. Solon. texte et note 7 bis). De pareilles permissions peuvent sans doute léser les inérêts des propriétaires voisins. et que les intérêts privés doivent fléchir devant cet térêt général. Sir. 595 et 605. et de la faculté réciproquement accordée aux riverains de percer toute espèce de portes et de fenêtres dans les bâtiments élevés le long de ces voies. Civ. On 14 . 679. op. 47. sans la justifier. Cpr. dit. nécessaire à leur construction. cass.Civ.DE LA PROPRIÉTÉ. en vertu duquel l'autorité administrative reste libre d'accorder laermission de faire sur la voie publique toutes les constructions. des vues droites ou obliques qui ne se trouveront pas à la distance Il y a mieux. 609. 49. en sens contraire: FrémyLigneville.. Or.49. Demolombe.. Sir. lorsqu'elles donnent des vues droites ou obliques sur un fonds voisin. en ce qui concerne les balcons ablis en vertu de cette concession. Dijon. les dispositions restrictives des art.

50. et. Voy. non seulement de rendre le propriétaire du fonds voisin non recevable à demander la suppression de.204 Solon. n°l. cit.210 DES DROITS REELS. 1.. ne regardent que le ciel 34. op. Voy. —Il est bien entendu que si le mur sur lequel donnent rues venait à être démoli ou détruit. 35 Cpr. Voy. 26 mai 1842. V. 2. 1842. Dijon. 571. 36. 528. Pardessus. rej.et non à une action judiciaire. Duranton. toute espèce de constructions. texte lett. Pardessus. sur l'art. ou lors encore qu'il s'agit de lucarnes qui. loc. loc 24 Pardessus.. sur la limite extrême de son fonds. Demolombe. 408. Taulier. Marcadé. 569 et 570. XII.. op. cit. part. 29 . cit. Req. II.. qui reste libre d'élever. et n'ont point ainsi pour effet de restreindre en quoi que ce soit l'exercice des facultés naturellement inhérentes au droit de propriété du voisin. 417. I. en élevant sur son terrain telles constructions qu'il juge convenables. encore dans ce sens les arts cités à la note 38 infrà. 65.ces vues. p. III. Sir. pour les constructions qu'il voudrait élujusqu'alors. § 222. D'où il résolu qu'elles ne peuvent jamais donner lieu qu'à une réclamation administrative. sans qu'on pû lui opposer aucune prescription. 4 novembre 1864 Sir. 207. XII. 134. p. plus applicables.. Demolombe. le voisin sur l'héritage duquel elles donnent est autorisé à en demander la suppression pure et simple. pratiquées dans le faîte d'une maison.. même après avoir acquis la mitoyenneté du mur où elles se trouvent établies 35. Sir. a. 2. peut-il les obstruer ou les masquer. Lorsque des vues ont été établies à une distance moindre qu'l la distance légale. Duranton. pas plus que les simples jours. ce dernier serait autorisé à demander suppression de celles qui ne seraient pas à la distance légale. la jouissance de pareilles vues pendant trente ans conduirait à l'acquisition par prescription d'une véritable servitude dont l'effet serait. en sens contraire : Delvincourt. 59. I. citt. n° 295.. Cpr. de telle sorte qu'elles portassent désormais sur le fonds même du voisin. mais on ne sait y voir une violation de droits. à plus forte raison.18 Orléans. 409 et 410. Les vues établies à la distance légale ne constituent. 27 mai 1858. 33 Toullier. 7 novembre 1849. . Lyon. Pal. Solon. 678. in fine. mais encore de lui imposer l'obligation d les respecter en restant.. lorsque les vues établies dans le bâtiment ou dans le mur de l'un des voisins ne donnent que sur le mur plein ou le toit non percé d'ouvertures de l'autre 88. Taulier et Demolo lacc. de véritables servitudes. II. en sens contraire : Toullier. op. p. cit. I. Cependant.

88. 28. par une jouissance trentenaire. sur l'art. 28 décembre 1863. 1.. et P. Nancy. 48. 392. 177. II. et de manière à laisser. Bordeaux. V. 678 et 679. Sir. Mais elle ne s'applique 36 L'opinion contraire. 554. il doit. 36. Sir. 326. Toulouse. 211 à la distance de dix-neuf ou de six décimètres du bâtiment du mur dans lequel elles ont été pratiquées 86. 21 juillet 1836. 10 janvier 1810. Toullier. Sir. part. acquérir cette servitude.. 413 et 418. Des prescriptions. Bonnier et Roustain. Des servitudes.. Des servitudes. Nîmes. III. rej. Montpellier. Marcadé. Quest. Sir. ce qui revient à dire que le propriétaire de ce fonds ne peut plus y construire qu'en retrait de la ligne séparative des deux héritages. Req. août 1827. Sir. Sir. Sir. 28. 89. 178. XII. ver. Duvergier sur Toullier. II et IV. n° 313. on conclut que la libération par prescription de cette servitude passive n'emporte pas acquisition d'une servitude active sur l'héritage voisin. par exemple à celles qui s'exercent.. 1er décembre 1827. et que. 266. 7 février 1828. Mer. 529. 29. Sir. en sens contraire : Merlin.. 21 avril 1830.. 35. Pardessus.. 15 novembre 1847. 8. II. 1.. 21 décembre 1826. 2. rej. Req. 2. 64. 22 août 1853. Vazeille. Nîmes. a été exercé sur le fonds voisin . un véritable empiétement sur le fonds voisin. 2. p. Sir. 14. Demante. 535 bis. 604. 31. §196.. par cela même qu'il établit ainsi un état de choses constitutif en fait d'une servitude active de vue... Civ. Sir. quels que soient les ouvrages qui les constituent.. par l'étendue de l'empiétement qui. 678. constitue une servitude imposée au fonds dans lequel on se propose d'en pratiquer. 3 . Cours. 418 et 419. n° 3. 2. 230. III. 18 mai 1858. Sir. 2. 80. Montpellier. 62. Mais l'inexactitude de tes idées ressort de l'examen approfondi des principes relatifs à l'exercice de la propriété. 10 mai 1822. rej. Sir. 176. 2.. Nous avons établi au § 194 que la défense dont il est ici question ne saurait être considérée comme une servitude. 2. octobre 1834. 27. 301. Civ. 1. 124. partant de la supposition que la défense d'établir des une distance moindre que dix-neuf ou six décimètres. I. II. 10.. sous ce rapport. 2. il se détermine.. sous le rapport de la vue.. Grenoble. 180. au moyen de terrasses ou de plates-formes37. 524 et 536 . disposition 1er | 19 . Bordeaux. 321. note a. II. 59. 123. Voy. Solon.. 1. 418. nos 303 et 305. il faut reconnaître que celui qui ouvre des vues à une distance moindre que la distance légale exerce. 18 mai 1858.. Sir. 1er décembre 1835. 23 juillet 1862. 27. Sir. 12 avril 1826. Demolombe. 23 juillet 4862. Bordeaux.. I... et qu'on ne doit y voir qu'une vues à réglementaire de l'exercice normal et régulier du droit de propriété. p. rej.. Sir. 593. 329. conformément à la règle Tantum proescriptum. Sir. 2. 28 décembre 1825. II. 22.DE LA PROPRIÉTÉ.. Sir. 53. cass. 177. 456. 2.. Sir. note k.. 2. 26. Quant à l'effet de cette acquisition. Duranton. entre ses constructions et le point où sont établies les vues. quantum possessum. Ce point admis. Delvincourt. Pau. 17 Bordeaux. 36. Bastia. Sir. Du Caurroy. Nîmes. V° Servitude. Req. 580 et 581. qui est à la fois continue et apparente. 1. une distance de dix-neuf ou de six décimètres. Cette proposition s'applique à toute espèce de vues ou établies en contravention aux art. 2.

678 et 679. 58. 485.. Civ. V.. 37. Pau. 1.. 56. 14 juin 1833. 386. 31 juillet 1865. XI. 66.. 39 Nous expliquerons. Duranton. entre les terrains clos de murs et ceux 62. cep.. rej.. rej. Le propriétaire ne peut avoir sur son fonds. — Des branches qui s'étendent sur ce fonds... 63. cass. rej. Sir. Sir. tout aussi bien qu'aux arbres plantés de main d'homme 1. 92. Dalloz. et des racines qui s'y avancent. rej. par exemple aux fenêtres donnant exclusivement sur le toit du voisin". 1. in fine. Sir... 1. 6 févr. Civ. dans la théorie des servitudes. Les raisons sur lesquelles sont fondées les dispositions de ces articles. 1. 672. Civ. 23 mai 1863. 62. 1834. Sir. . 2. 3. a. de différence à faire entre les héritages urbains et les héritages ruraux 2. 7. Sir. Il est. se Req. 1. 456. 1 Le terme planter. 63. 671. rej. note 2. rej. cep. soit des haies vives. Civ. 1. 369. Zachariae. Marcadé. 24 mai 1864. 2 Duvergier sur Toullier. II. Proudhon et Curasson. 571. sous ce rapport. 490.. du reste. 2.212 DES DROITS RÉELS. 28 décembre 1863. 123. s'opposent à toute distinction entre les arbres plantés et ceux d'une autre origine. quoique pratiquées à une distance moindre que celle prescrite par les art. I 197. 284. 109. ne doit pas être entendu dans un sens restrictif. qu'à une certaine distance de la ligne qui le sépare du fonds voisin. 67. 54. rej. Voy. les conséquences de l'acquisition d'une servitude de vue par titre ou par destination du père de famille. Nîmes. De la distance à laquelle les arbres doivent être tenus du fonds voisin. rej. D'un autre côté. 1. 1. il n'y a pas.§ 241. Voy.. Sir.. 411. soit des arbres à haute ou à basse tige. Des droits d'usage. II. l'exercice du droit de propriété s'applique aux arbres provenant de semis naturels ou artificiels. 361. 1. dont le législateur s'est servi dans l'art. 39.. Sir. 198. 470. bien entendu qu'une servitude de vue peut également s'acquérir par titre ou par destination du père de fa- mille 39. sur l'art. quant à l'application de cette restriction. pas aux ouvertures qui. Demolombe. 24 décembre 1838. 20 novembre 1865.. Civ. 22 décembre 1857. Sir. 2. 512. ne constituent pas des vues prohibées dans le sens de ces articles. note 6. de l'art. note 11 infrà. 2. Toulouse. Sir. La restriction à laquelle se trouve soumis. 671.. ou même excrus d'anciennes souches. Sir. 2 février 1863.. 64.. 28 novembre 1853. Sir. 1867.. Demolombe. XI. Art.. Req. 25 mars 1862. 65. 671 et le ler al. 64. Civ. Cpr. Civ.

. II.rej. ne pas se prévaloir. Rennes. 62. II. de sorte que le propriétaire d'une qui est soumis à l'application de cet article 5 et qu'il est aussi admis à l'invoquer 6. art. 572. Curasson sur Sir. Sir. 582 . Droits d'usage. Bonnier et Roustain (loc. 37. Encyclopédiedu droit. Sir. Cet intérêt les déterminera sans doute le plus 60. 1. 213 ne le sont pas 3. 671 s'en remet aux règlements existants lors de la promulgation du Code et aux usages locaux constants et reconnus 8. entre les terres cultivées et les chemins*. 5 Ordonnance réglementaire du Code forestier. Des servitudes. Bonnier et Roustain. Opinione juris vel necessitatis. il est vrai. Sebire et Carteret. Sir. 2. usages. que des arbres à toute tige mais il ressort évidemment des mots et à défaut de règlements et . 176. Proudhon. § 197. Enfin. 2. 354.. Pardessus. Voy. Quant à la distance. al. 6Req. 470. aussi note 11 infrà.. Du Canrroy. 2. 2. qui se trouvent au commencement de la seconde partie du même article.. 1. 487 et 488.. tir. Sir. Sir. aussi bien que pour les . 64. 1 23. en se fondant sur l'intérêt réciproque des propriétaires de forêts contiguës. 17 février 1862. l'un conire l'antre. 1.DE LA PROPRIÉTÉ.. cass.59. cep. II. 3La première partie de l'art. 671 s'étend aux forêts comme aux héritages de toute autre nature. 1. 4Civ. pour les arbres à basse tige. 137. 25 mars 1862.. Il faut que l'habitude généralement Urne l'ait été à titre de règle de droit. XI. 24 mai 1864. 1 Cpr. 28. 54.. 12 février 1861. in fine.) et Demolombe (XI. 486.. pour la fixation de la distance.. Proudhon. Une simple habitude de tolérance ne constitue pas un véritable usage. Du domaine privé. Des 897. la loi attribue aux règlements et aux usages locaux s'étend aux arbres à basse tige et aux haies vives aussi bien qu'aux arbres à haute tige 9. 671 : mais on ne saurait y voir un motif juridiquement suffisant pour leur refuser droit de les invoquer.. 21 décembre 1821. Sir. XI. 28 novembre 1853. 22. Civ. 62. et ce n'est qu'à défaut de règlement ou d'usage qu'il la fixe à deux mètres de la ligne séparative des deux héritages.. pour les arbres à basse tige et pour les haies vives. Du Caurroy. rej. cit. 61. alors même que les héritages forêt sont tous deux en nature de bois 7. Sir. Sir. 297. la disposition de l'art. 38. Civ.. Demolombe. n° 9.. que les rédacteurs du Code ont entendu maintenir la distance fixée par les réglements et usages. Amiens. 671 ne parle. Civ. Il en est ainsi. souvent à le Paris. pour les arbres à haute tige. II. Cpr.411. rej. Cpr. Caen. 587. 20 mars 1828. 24 juillet 1860. 327. 340. 18février 1859. l'art.1.. 2. 489) émettent une opinion contraire. 306.. et à un demi-mètre. 1. rej. des dispositions de l'art. contigus 3Demolombe. 19 juin 1838. 526. l'Arbres. 7MM. cass. L'autorité que. Sir.

La distinction entre les arbres à haute et à basse tige s'établit d'après leur nature et leur essence et ne dépend nullement du mode d'aménagement auquel ils sont soumis. p. Sir. 12 Demolombe. 493. 1.. 25 mai 1853. 2. ne nous paraît pas admissibl Elle ne cadre d'ailleurs pas avec la solution négative adoptée par notre sav collègue sur la question de savoir si le voisin peut demander l'arrachement D . 12 février 1861. n° 234 . et qu'en référant aux anciens règlements et usages. Chamb.. il faut reconnaître que cette application présenterait de sérieux inconvénients. 50. il ne l'a fait que pour la fixation d cette distance. réun. 493. Des actions civiles. 227 . citt.. 1. Des servitudes. en sens contraire : Carou.. peu importe que la distance fixée par ces. 587 Voy. qu'il a été dans l'intention du législateur d'établir en règle la nécessité d'une distance quelconque. Paris. citt. 377. et. Voy..214 DES DROITS RÉELS. Des actions possessoires. Il en résulte que la distance prescrite quant aux arbres à haute tige doit être observée même pour des arbres de cette nature qui seraient périodiquement rôcépés et maintenus à la hauteur d'arbres à basse tige 12. locc. cass. Toutefois. XI. 671 prouve. 327. XI. 496). et loc. 1. cit. la proposition énoncée au texte devrait s'appliquer même auxterrains clos de murs situés dans l'intérieur des villes. 13 mars 1860. Civ. 1859. XI. Demolombe (XI. 27 août 1858.. Des action civiles.. XV. Mais on ne saurait considérer comme un usage obligatoire et maintenu. cass. La distance se mesure à partir du coeur de l'arbre 13. l'habitude suivie dans une localité de n'observer aucune distance. 2. op.Sir 53. 67110. les arbres ou les haies devraient être tenus à la distance indiquée par l'article précité 11. Sir. 10 Pardessus. d'après laquelle la distance varierait suivant la grosseur plus ou m forte de l'arbre au moment de sa plantation. 61. 60. 671. Taulier. — la rigueur. p. 227. n° 282. 53.. Paris. 498. II. en effet. 1. Revue critique. 248. 714. cass. 59. 1. Sir. R rej. en sens contraire: Solon. Demolombe. 58. 9 mars 1853. Elle sert à déterminer les droits respectifs des voisins. p. Joccotton. Pardessus et Taulier. dans les localités où l'usage est d n'observer aucune distance.. 4 décembre 1820.règlements ou usages soit plus grande ou moindre que celle qui se trouve indiquée dans l'art. Sir. Sir. Mais cette op nion. dans ce cas.2 637. Demolombe. Sir. Serrigny. Cpr. Demolombe. 13 Solon. Garnier. jusqu'à la arbres à haute tige. 21. Suivant M. XI. Sir. Demolombe. 11 L'ensemble de l'art. il y a lieu de se conformer à celle qui se trouve établie par l'art. 19 février 1859. Civ. 486 et 493 .. 5 mars 1850. actions possessoires. 479. XI. op. n° 272. On doit en conclure que. la distance devrait se calculer à partir de la surface extérieure de l'arbre..2. Bordeaux.. 401. et l'on ce prend que la jurisprudence incline à adopter à cet égard certains tempér ments. Caen. n° 272. n° 243. 492. Joccotton.

DE LA PROPRIÉTÉ.

§ 197.

218

deux héritages, et lorsqu'ils sont séparés par
une clôture mitoyenne, jusqu'au milieu de cette clôture". Que
s'il existe entre les deux fonds un chemin public ou un cours
d'eau naturel, on comprend dans la distance la largeur de ce
chemin ou de ce cours d'eau 15.
Le voisin peut exiger que les arbres ou les haies qui se trouvent
à une distance moindre que la distance légale soient arrachés,
quelque minime que soit la différence entre ces deux distances,
et alors même qu'il ne résulte pour lui aucun dommage de cet
état de choses 16. Art. 672, al. 1.
Si cependant des arbres ou des haies plantés à
une distance
moindre que la distance légale avaient existé pendant trente
années, le propriétaire aurait acquis par prescription le droit de
les maintenir17. La prescription court de la plantation 18 et lorsqu'il s'agit d'arbres provenus de semis ou excrus de vieilles souches, du jour où leur existence est devenue visible et publique 19.
ligne séparative des

s'étant trouvés à la distance légale au moment de leur plantation,
auraient cessé de l'être par suite de leur accroissement.
14Pardessus, Des servitudes, 1,194. Duranton, V, 387. Taulier, III, p. 402.
Demolombe, XI, 495.
15 Demolombe, loc. cit. Cpr. Pardessus et Duranton, locc. citt. L'opinion
émise au texte, pour le cas où les deux héritages sont séparés
par un cours
d'eau naturel, ne peut être contestée, dès qu'on admet, comme nous le faisons,
que le lit des ruisseaux doit, tout aussi bien que celui des rivières qui ne forment pas des dépendances du domaine public, être considéré comme n'appartenant pas aux riverains. Cpr.
168, texte n° 3, notes 8 à 10.
16 Pardessus, op. cit., I, 195. Garnier, Des actions possessoires,
p. 227. Demolombe, XI, 498. Req. rej., 20 mars 1828, Sir., 28, 1, 354. Civ. cass.,
8 mars 1850, Sir., 50, 1, 577. Civ. cass., 25
mars 1862, Sir., 62, 1, 470.
Civ. cass., 2 juillet 1867, Sir., 67, 1, 388.
17Toullier et Duvergier, III, 514. Duranton, V, 390. Pardessus, op. et loc.
citt. Proudhon, De l'usufruit, VI, 2989. Vazeille, Des prescriptions, 1, 118.
Troplong, De la prescription, I, 346. Solon, op. cit., n° 244 Demolombe, XI,
499. Zachariae, § 241, texte et note 3. Req. rej., 27 décembre 1820, Sir., 22,
1,410. Amiens, 21 décembre 1821, Sir., 22, 2, 297. Req. rej., 9 juin 1825,
Sir., 26, 1, 176. Toulouse, 29 décembre 1826, Sir., 27, 2, 210. Bourges,
16 novembre 1830, Dalloz, 1832, 2, 210. Civ. rej., 29
mars 1832, Sir., 32,
323. Req. rej., 25 mars 1842, Sir., 42, 1, 733. Req. rej,, 13 mars 1850,
Sir., 80, 1, 385.
18 Duranton, Troplong, Demolombe et Zachariae, opp. et locc. citt., Civ.
rej.,29 mars 1832, Sir., 32, 1, 323. Cpr. cep. Bourges, 16 novembre 1830,
Sir., 31, 2, 152.
19 On
a voulu soutenir que la prescription ne court, pour les balivaux pousarbres qui,

|

1,

216

DES DROITS RÉELS.

Le propriétaire, ayant acquis par prescription le droit de maintenir des arbres qui ne se trouvent point à la distance légale,
n'est pas pour cela autorisé à les rempla cer, dans le cas où ils
viendraient à périr ou à être abattus 20.
sés sur taillis, que du jour où ils ont été réservés comme tels, lors de la coupe
des taillis. C'est avec raison que cette prétention, évidemment inadmissible, a
été rejetée par la jurisprudence. Civ. cass., 13 mars 1850, Sir., 50, 1, 385,
— En sens inverse, on a essayé de faire admettre, pour les arbres excrus de

vieilles souches ravalées au niveau du sol, que la prescription remonte à l'existence de ces souches elles-mêmes, de telle sorte que le propriétaire serait autorisé à maintenir les arbres provenant de ces souches, alors même qu'ils auraient
moins de trente ans. Cette thèse a été également, et à bon droit, repousséepar
la Cour de cassation, puisque de pareils arbres sont en réalité des arbres nouveaux. Civ. rej., 22 décembre 1857, Sir., 58, 1, 361. Civ. cass., 25 mars
1862, Sir., 62, 1, 470. Civ. rej., 24 mai 1864, Sir., 64, 1, 411. Civ. rej,,
31 juillet 1865, Sir., 65, 1, 369. Cpr. Civ. rej., 23 novembre 1853. Sir.,

53, 1, 37.
La servitude, qu'exerce sur l'héritage voisin le propriétaire dont les arbres sont placés à une distance moindre que la distance légale, s'attache de sa
nature, plutôt aux arbres eux-mêmes qu'au fonds dans lequel ils se trouvent.
Ces arbres, en effet, ne sont pas seulement le moyen par lequel la servitude se
manifeste et se réalise, mais ils en forment directement le sujet actif. Il en
résulte que le propriétaire, en acquérant par prescription le droit de conserver
ces mêmes arbres, n'acquiert cependant pas, pour son fonds, le droit d'avoir
des arbres quelconques à une distance moindre que la distance légale. Cette
solution se fortifie encore par cette double considération, que l'existence des
arbres est nécessairement temporaire, et que, comme êtres organisés, ils ne sont
pas susceptibles d'être identiquement remplacés. Enfin, elle a été formellement
consacrée, pour les arbres de lisière des forets, par le second alinéa de l'art. 176
de l'ordonnance réglementaire du Code forestier. Duranton, V, 391. Du Caurroy, Bonnier et Roustain, II, 308. Solon, Des servitudes, n° 245. Garnier, Des
actions possessoires, p. 233. Benech, Des justices de paix, p. 282. Curasson,
Compétence des juges de paix, II, p. 485. Carou, Des actions possessoires,
n° 135. Marcadé, sur l'art. 671. Rennes, 19 juin 1838, Sir., 38, 2, 526.
Bourges, 8 décembre 1841, Sir., 42, 2, 453. Douai, 14 avril 1845, Sir., 45,
2, 305. Caen, 22 juillet 1845, Sir., 46, 2,609. Civ. rej., 28 novembre 1853,
Sir., 54, 1, 37. Voy. en sens contraire : Pardessus, Des servitudes, I, 195;
Favard, Rép., v° Servitude, sect. II, § 2; Vazeille, Des prescriptions, I, 429;
Tardif sur Fournel, Du voisinage, I, p. 127 ; Taulier, II, p. 402 ; Zachariae,
i 241, note 3. — M. Demolombe (XI, 501), qui admet également en principe
l'opinion émise au texte, y apporte cependant une exception pour les arbres
d'allées ou d'avenues. Bien que les raisons invoquées pour justifier cette exception ne soient pas sans force, nous la regardons cependant comme très contes20

DE LA PROPRIÉTÉ. §

197.

217

le droit de maintenir des arbres à une distance
la distance légale peut également être établi comme
servitude active par titre et même par destination du père de
Du reste,
moindre que
famille 21.

la faculté de remplacer de pareils arbres, elle ne peut
résulter que d'un titre et non de la destination du père de faQuant à

mille 22.

propriétaire sur le fonds duquel s'étendent les branches
des arbres du voisin peut contraindre ce dernier à couper ces
branches. Il est de plus autorisé à couper lui-même les racines
qui s'avancent dans son fonds. Art. 672, al. 1 et 2. Il
en est
ainsi, dans le cas même où il s'agirait d'arbres placés à la distance légale 23, ou d'arbres placés à une distance moindre et que
le voisin aurait le droit de maintenir 24.
Ces dispositions s'étendent, sauf la modification temporaire
établie par l'art. 150 du Code forestier, aux arbres de lisière des
forêts appartenant soit à des particuliers, soit à l'État 25.
L'application de ces dispositions ne saurait, d'ailleurs, être
écartée sur le fondement d'anciens usages contraires,
encore qu'il
b. Le

puisque ces raisons semblent militer avec tout autant de force pour les
arbres de lisière des forêts, à l'égard desquels la question
a cependant été résolue, dans le
sens de l'effet restreint de la prescription, par l'article précité de
l'Ordonnance réglementaire du Code forestier.
21 Demolombe, XI, 502. Rennes, 3 juillet 1813. Dev.
et Car. Coll. nouv.
IV, 2, 336. Paris, 15 juin 1863, Sir., 65, 2, 199. Cette solution, qui n'a
pas
été contredite,
nous paraît fournir une nouvelle preuve de l'inexactitude du
point de
vue où l'on se place en considérant comme une servitude légale la
prohibition établie
par l'art. 671, puisque la destination du père de famille
De se comprend
que comme mode d'acquisition, et non comme mode de libération des servitudes.
22Duranton, V, 391. Demolombe, XI, 502. Paris, 18 août 1825, Sir., 26,
2, 21. Civ. rej., 28 novembre 1853, Sir. 54,
1, 37.
23 Demolombe, XI, 506.
21Pardessus, op. cit., I, 196, Du Caurroy, Bonnier et Roustain, II, 309.
Demolombe, XI, 507. Zachariae, § 242,
note 1re, Paris, 16 février 1824, Sir.,
25,2, 25. Req. rej., 16 juillet 1835, Sir., 35, 1, 799. Bourges, 4 juin 1845,
Sir, 45, 2, 479. Limoges, 2 avril 1846, Sir., 46, 2, 372. Bastia, 3
mars
1856, Sir., 56,
2, 202. Paris, 15 juin 1865, Sir., 65, 2, 199. Voy. cep, Duranton, V, 396 à 399.
25Ordonnance réglementaire du Code forestier, art. 176. Taulier, II,
p. 405.
Bernante, Cours,
II, 527 bis, III. Demolombe, XI, 505.
table,

218

DES DROITS RÉELS

fût question d'arbres existant déjà lors de la promulgation du
Code 26.
Le propriétaire d'un arbre ne peut acquérir par prescription
le droit de conserver les branches qui s'étendent sur le fonds
voisin ou les racines qui s'y avancent 27, à moins que, par une
contradiction formelle opposée au droit du voisin, il n'ait purgé
sa possession des vices dont elle se trouvait entachée.et n'ait
donné à la prescription un point de départ certain 28. Mais le droit
dont s'agit, qui est évidemment susceptible d'être établi par un
titre exprès, pourrait aussi, par interprétation d'un acte de vente
ou de partage, être considéré comme ayant été tacitement con-

cédé 23.
Les actions relatives à la distance à observer pour les plantations d'arbres et celles qui concernent leur élagage sont
de la compétence des juges de paix, lorsqu'il ne s'élève en-

Duranton, V, 395. Pardessus, op, cit.,1, 196. Garnier. Des actions possessoires, p. 234. Du Caurroy, Bonnier et Roustain, II, 309. Demolombe, XI,
504. Civ. cass., 31 décembre 1810, Sir.,11, I, 81.
27 L'accroissement des branches ou des racines d'un arbre, étant l'oeuvre de
la nature seule, ne constitue pas, de la part du propriétaire de cet arbre, un fait
de possession assez caractérisé pour fonder l'usucapion. D'un autre côté, l'abstention du voisin qui n'a pas fait usage de la faculté que lui accorde l'art. 672,
ne doit être considérée que comme l'effet d'une simple tolérance. Enfin l'extension des branches et des racines sur le fonds voisin n'ayant lieu que d'une
manière successive, il ne serait pas possible de fixer d'une manière certaine le
point de départ de la prescription. Pardessus, op. cit., I, 196 et 197. Proudhon
et Curasson, Des droits d'usage, II, 572 et 573. Duranton, V, 398. Vazeille,
Des prescriptions, I, 119. Du Caurroy, Bonnier et Roustain, II, 309. Marcadé,
sur l'art. 672. Demante, Cours, II, 527 bis, II. Demolombe, XI, 509 et 511.
Zachariae, § 242, note 3. Paris, 16 février 1824, Sir., 25, 2, 25. Req. rej.,
16 juillet 1835. Sir., 35, 1, 799. Bourges, 4 juin 1845, Sir.. 45, 2, 479.
Limoges, 2 avril 1846, Sir., 46, 2,372. Bastia, 3 mars 1856, Sir., 56,2,202.
Douai, 3 juillet 1856, Sir., 57, 2, 174.— M. Troplong (De la prescription, I,
255) se prononce pour l'opinion énoncée au texte en ce qui concerne les racines
à raison de la clandestinité de la possession. Mais il est d'avis contraire quant
aux branches (I, 347).
28 Demante, op. et loc. eitt. Demolombe, XI, 510.
29 Duranton, V, 399.
— Suivant Proudhon (Du domaine privé, II, 583) et
M. Demolombe (XI, 508), le droit de conserver les branches ou les racines qui
s'étendent sur ou dans le fonds voisin pourrait résulter, comme servitude principale, de la destination du père de famille. Mais nous ne voyons pas que les
conditions requises pour la destination du père de famille ressortent de ce fait
seul que le propriétaire de l'arbre a laissé prendre à ses branches ou racines un
26

DE LA PROPRIÉTÉ.

tre les
tude 80.

§ 198.

219

parties aucune question de propriété ou de servi-

I 198.
la distance à observer et des ouvrages intermédiaires à établir pour empêcher que certains travaux ou dépôts faits dans un
fonds deviennent dommageables aux fonds voisins.

4, De

L'art. 674 impose à celui qui veut creuser, dans son fonds, un
puits ou une fosse d'aisance 1, y construire une cheminée, un
âtre, un fourneau ou une forge, y établir une étable, un dépôt
de sel ou autres matières corrosives, l'obligation de laisser entre
ces excavations, constructions ou dépôts et le mur qui sépare son
fonds de l'héritage voisin, la distance prescrite par les règlements et usages sur la matière, ou du moins de faire les ouvrages
prescrits par les mêmes règlements et usages pour éviter d'endommager ce mur.
Il en est ainsi, que le mur exposé à être endommagé appartienne
exclusivement au voisin ou qu'il soit mitoyen. Mais la disposition

l'art. 674 n'est plus applicable lorsque ce mur est la propriété
exclusive de celui qui veut faire les travaux ou dépôts dont il est
parlé dans cet article 2.
L'énumération donnée par l'art 674 des travaux ou dépôts de
nature à causer dommage à un mur et, par suite, à motiver des
mesures destinées à prévenir ce dommage n'est pas limitative.
Les tribunaux devraient donc, dans le cas même où il s'agirait
d'entreprises non spécialement rappelées dans l'article précité,
de

développement plus ou moins prononcé. Req. rej., 16 juillet 1835, Sir., 35, 1,
799. Bastia, 3 mars 1856, Sir., 56, 2, 202. Paris, 15 juin 1865, Sir., 65, 2,
199. Civ. rej., 9 juillet 1867, 67, 1, 323.
30 Loi du 25 mars 1838, art. 5, n° 2 ; art. 6, n° 2; Cpr. civ. rej., 13 mars
1850, Sir. 50, 1, 385.
1

La disposition de

l'art. 674 s'applique-t-elle aux tuyaux de chute de

d'aisance, comme à ces fosses elles-mêmes? Cpr. Req. rej., 7 novembre
1847, Sir., 50, 1,18.
8 C'est ce qui ressort de l'ensemble de l'art. 674 et de l'Exposé de motifs
présenté par Berlier (Locré, Lég., VIII, p. 373, n° 13). Solon, Des servitudes,
n° 273. Demante, Cours, II, 259 bis, I. Demolombe XI, 516. Voy. en sens
contraire : Delvincourt, I, part. II, p. 403; Pardessus, I, 200. Cpr. aussi :
Riom, 14 novembre 1842, Sir.,43, 2, 7.
— Il est toutefois à remarquer que
la proposition énoncée au texte ne s'applique qu'aux mesures de précaution
Prescrites dans le seul intérêt privé des voisins. Cpr. texte et note 7 infrà.
fosses

220

DES DROITS RÉELS.

par exemple, d'un aqueduc, d'un puisard ou d'un amas de terres

jectisses, susceptibles de causer dommage à un mur, ordonner
l'exécution des mesures préventives établies pour ces hypothèses
par les règlements et usages 3.
Le Code n'ayant pas maintenu l'autorité des anciens usages
destinés à prévenir les dommages qui pourraient être causés non
plus à un mur mais à toute autre partie d'un fonds voisin, ces
usages ont cessé d'être obligatoires, et les tribunaux ne peuvent
plus les appliquer comme ayant force de loi.
Cependant on doit reconnaître aux juges saisis d'une action
par laquelle le propriétaire d'un fonds provoque des mesures
destinées à prévenir un dommage dont ce fonds se trouve menacé
par une entreprise quelconque d'un propriétaire voisin, le pouvoir d'examiner en fait si le danger allégué est sérieux et imminent, et, en cas d'affirmative, d'ordonner l'exécution des mesures
préventives établies par les anciens usages ou de prescrire telles
autres mesures de cette nature qu'ils jugeraient convenables 4.
C'est ainsi que les anciens usages sur la distance à observer
pour le creusement des fossés ne sont plus obligatoires comme
tels, et que le propriétaire qui veut en établir n'est plus en principe légalement tenu d'observer cette distance 8. Mais il appartiendrait toujours aux tribunaux, en constatant l'imminence
d'éboulements de terre que devrait causer, dans le fonds voisin,
un fossé établi sur une ligne trop rapprochée de ce fonds, d'en
ordonner le reculement à la distance fixée par les anciens
usages 6.
Cpr. Coutume de Paris, art. 192. Pardessus, Des servitudes, I, 199. Duranton, V, 402. Taulier, II, p. 408 et 409. Solon, op. cit., n°s 262 et suiv,
Demante, Cours, II, 529 bis, II. Demolombe, XI, 520 et 521.
4 Pardessus, op. et loc. citt. Zachariae, § 243, texte et note 3. Req. rej.,
13 mars 1827, Sir., 27, 1, 360. Bordeaux, 18 mai 1849, Sir., 50, 2, 183.
Cpr. Besançon, 13 août 1844, Sir., 45, 2, 625.
s Duranton, V, 364. Daviel, Des cours d'eau, II, 859. Demante, Cours, II,
525. Du Caurroy, Bonnier et Roustain, II, 304. Voy. en sens contraire : Pardessus, op. cit., I, 186; Demolombe, XI, 464. Cpr. aussi Proudhon, Du
domaine privé, II, 589 ; Req. rej., 3 janvier 1854, Sir., 54, 1, 119.
6 Toullier, II, 227. Duranton, loc. cit. Cpr. Civ. rej., 11 avril 1848, Sir.,
48, 1, 395; Civ. rej., 3 juillet 1849, Sir., 49, 1, 624. Ces deux arrêts, il
importe de le remarquer, ne décident pas que les anciens usages sur la distance
à observer dans le creusement d'un fossé sont légalement obligatoires. Ils se
3

DE LA PROPRIÉTÉ.

| 198.

221

nombre des mesures préventives prescrites par les règlements auxquels renvoie l'art. 674, il en est qui ne sont pas seulement exigées dans l'intérêt privé des voisins, mais qui le sont
encore dans un intérêt public de sûreté et de salubrité. Telles
sont, par exemple, celles qui concernent la construction des cheminées, des forges ou des âtres, et l'établissement des fosses d'aiAu

sance.
A

la différence des mesures de la première espèce, celles de la

doivent être observées, alors même que le mur près duquel de pareils travaux seraient établis appartiendrait exclusivement au constructeur 7.
On peut, par titre, par destination du père de famille, ou par
la prescription trentenaire, acquérir le droit de maintenir des
travaux ou dépôts qui auraient été établis sans l'observation des
précautions uniquement prescrites dans l'intérêt privé des voisins; mais on ne pourrait, par aucune convention, ni par aucun
laps de temps, s'affranchir de l'obligation d'observer les mesures
imposées dans un intérêt public 8.
Du reste, si, malgré l'observation des mesures préventives déterminées par les règlements et usages, ou ordonnées par les
tribunaux, le voisin venait a éprouver un dommage quelconque,
il lui en serait toujours dû réparation, conformément aux art.
1382 et 13839.
Les actions relatives aux constructions et travaux énoncés dans
l'art. 674 sont de la compétence des juges de paix, lorsque la
propriété ou la mitoyenneté du mur n'est pas contestée 10. Loi du
28 mai 1838, art. 6, n° 3.
seconde

d'une part, à reconnaître aux tribunaux la faculté de les appliquer,
comme indiquant la mesure la plus équitable pour prévenir tout éboulement de
terre dans le fonds voisin, et, d'autre part, à déclarer que l'existence de pareils
usages donne lieu à la présomption de fait que le propriétaire d'un fossé l'est
également du franc bord ou de la répare. Cpr. § 192, texte n° 2, et note 15.
7Demolombe, XI, 515.
8 Voy.
sur ces diverses propositions : Pardessus, op. cit., I, 201 ; Vazeille,
Des prescriptions, I, 117; Troplong, De la prescription, I, 139,
p. 204; Demante, Cours, II, 529 bis, III; Marcadé, sur l'art. 674, n° 2 ; Taulier, II, 409;
Demolombe,
loc. cit.; Bordeaux, 18 mai 1858, Sir., 59, 2, 177.
9 Delvincourt, I, part. II, p. 402. Toullier, III, 332. Pardessus, op. et loc.
citt. Solon, Des servitudes, n° 250. Marcadé, loc. cit. Taulier, II, p. 410. Demolombe, XI, 524.
10 Cpr. Req. rej., 13 novembre 1860, Sir., 61,1, 855.
bornent,

222

DES DROITS REELS.

III. Des obligations légales imposées aux propriétaires
de fonds contigus, dans leur intérêt réciproque.
§ 199.

1. Du bornage 1.

Tout propriétaire d'un fonds de terre peut contraindre son
voisin à procéder au bornage, à frais communs, de leurs héritages contigus. Art. 646.
1° Cette opération se fait au moyen de la plantation de pierreshornes, ou autres signes de délimitation, admis comme tels par
les usages locaux.
Lorsque les limites des deux héritages sont incertaines ou
lorsque la ligne qui les sépare actuellement est contestée par l'un
des voisins, comme étant le résultat d'une anticipation, il est avant
tout nécessaire de rechercher ou de fixer les limites réelles des
deux fonds contigus, soit à l'aide de signes matériels, de plans,
ou autres documents 2, soit au moyen d'un arpentage, c'est-à-dire
du mesurage de la contenance totale de ces fonds, et de la répartition de cette contenance suivant les titres communs ou respectifs des parties 3. Or, comme il est possible, et qu'il arrive même
fréquemment que ce que l'un des voisins possède en moins soit
détenu en plus, non par son voisin immédiat, mais par des arrièrevoisins, l'exécution de l'opération dont il vient d'être parlé peut
nécessiter la mise en cause de ces derniers jusqu'au point où il
existe des limites certaines et reconnues, et s'étendre ainsi à tous
les fonds compris dans une même subdivision de finage (canton,
tènement, lieu dit....). Que si les limites de deux cantons étaient
elles-mêmes incertaines, il y aurait lieu de les fixer, au préalable,
contradictoirement avec tous les intéressés.
Bien que l'action en bornage, formée par un voisin qui se
Cpr. sur cette matière : Traité des actions possessoires et du bornage, par
Curasson ; Paris, 1842, vol. in-8°. Traité du bornage, par Millet, 2° édit.;
1

i

1847, 1 vol. in-8°.
2 Req. rej., 19 mars 1850, Sir., 52, 1, 646. Metz, 8 décembre 1857, Sir.,
58, 2, 537.
3 Dans cette hypothèse, l'action en bornage est celle qu'en Droit romain on
appelait actio finium regundorum (D. 10, 1. C. 3, 39). Cpr. sur le développement historique de cette action, dont certains détails sont encore aujourd'hui
fort obscurs : Puchta, Instit., III, 234.

|

DE LA PROPRIÉTÉ. §

199.

225

d'anticipations commises à son préjudice, tende à obtenir
des restitutions de terrain, elle ne perd pas pour cela son caractère propre, et ne dégénère pas en action en revendication. Elle
n'en constitue pas moins, malgré cette circonstance, un judicium
duplex, c'est-à-dire une de ces actions dans lesquelles chacune
des parties est à la fois demanderesse et défenderesse, et doit par
conséquent faire preuve de son droit 4. Mais il n'en serait plus de
même, si, sous forme d'action en bornage, le demandeur réclamait, comme lui appartenant d'après son titre, une parcelle de
terrain certaine et déterminée, possédée par le défendeur; dans
ce cas, la demande, eût-elle en même temps pour objet la plantation de pierres-bornes, constituerait, en réalité, une action en
revendication, dans laquelle le demandeur serait seul tenu de
faire preuve de son droit 8.
L'action en bornage est recevable, non seulement lorsque les
héritages contigus consistent tous deux en fonds de terre, mais
encore lorsque l'un d'eux est surbâti, et même dans le cas où
deux bâtiments sont séparés par un terrain libre de constructions. Elle ne cesse de l'être qu'entre propriétaires de bâtiments
qui se touchent 6.
2° En règle, l'action en bornage suppose la contiguïté des fonds
pour la délimitation desquels elle est formée.
Ainsi, elle n'est point admise entre propriétaires dont les fonds
sont séparés par un cours d'eau naturel ou par un chemin public 7. Mais elle serait recevable si les deux fonds étaient séparés
par un sentier privé, un fossé, ou un autre ouvrage qui n'empêcherait pas leur contiguïté 8.
Si l'action en bornage n'est en général admise qu'entre propriétaires d'héritages contigus, rien n'empêche cependant que le
demandeur, en assignant ses voisins immédiats, n'assigne en même
temps les arrière-voisins dont le concours serait nécessaire à
plaint

L. 1, et L. 10, D. fin. reg. (10, i). L. 3. C. fin. reg. (8, 39). Req. rej.,
17mars 1850, Sir., 50, 1, 646. Req. rej., 29 juillet 1856, Sir., 57, 1, 655.
5 Req. rej., 27 novembre 1865, Sir., 66, 1, 242.
6 L. 2,
proe., L. 4, .§ 10, D. fin. reg. (10, 1). Cpr. Pardessus, Des servi1

I, 117 ; Demolombe, XI, 264 et 268.
7 L.'4, f 11, et L. 5, D. fin. reg. (10, 1). Pardessus, op. cit.,l, 118. Curasson, Compétence; des juges de paix, II, 431. Bourguignat, Droit rural appliqué, n° 141. Demolombe, XI, 266. Zachariae, § 238, texte et note 3. Req.
rej., 6 novembre 1866, Sir., 66, 1, 427.
8 L, 6, fin,reg. (10, 1). Pardessus et Demolombe, locc, citt.
tudes,

224

DES DROITS REELS.

l'opéralion qu'il provoque; et, à. plus forte raison, ces derniers,
peuvent-ils être mis en cause sur la réquisition des défendeurs.
Ils pourraient même l'être d'office 9.
L'action en bornage peut être formée par le propriétaire, sans
qu'il soit tenu de justifier de sa propriété autrement que par la
présomption attachée à sa possession 10. Cette action compète
également à l'usufruitier et à l'usager 11; mais elle n'appartient,
ni au fermier 12, ni au créancier sur antichrèse 13.
La capacité requise pour former une action en bornage se détermine par une distinction entre le cas où, la ligne séparative
des deux héritages étant certaine et reconnue, cette action tend
seulement à la plantation de pierres-bornes, et le cas où, les limites
étant incertaines ou contestées, elle a pour objet principal de les
faire fixer, et de régler ainsi l'étendue et l'assiette des droits de
propriété des parties. Au premier cas, l'exercice de l'action en
bornage n'est qu'un acte d'administration et de conservation ; et
cette action peut, par conséquent, être formée par le tuteur, sans
l'autorisation du conseil de famille, par le mineur émancipé, sans
Cpr. sur ces différentes propositions : Toullier, III, 178; Curasson, n° 50;
Millet, p. 150; Demolombe, XI, 267; Douai, 2 juillet et 11 novembre 1842,
Sir., 43, 2, 408 ; Req. rej., 20 juin 1855, Sir., 57, 1, 733 ; Req. rej., 9 novembre 1857, Sir., 58, 1, 220.
10 Pothier, De la société, n° 232, Merlin, Rép., v° Bornage, n° 3. Duranton,
V, 253. Demolombe, XI, 2S9. Montpellier, 14 janvier 1842, Sir., 42, 2,119,
Voy. cep. Pardessus, op. cit., Il, 331.
11 Pardessus, op. cit., II, 332. Duranton, V, 257. Proudhon, De l'usufruit,
III, 1243. Marcadé, sur l'art. 646, n° 1. Demolombe, XI, 256 et 257. Zachariae, § 238, texte et note lre. Il est bien entendu que le défendeur, assigné en
bornage par un usufruitier ou un usager, est autorisé à mettre en cause le
nu propriétaire, auquel ne serait pas opposable un bornage opéré sans son
concours. Bordeaux, 23 juin 1836, Sir., 37, 1, 37.
12 Toullier, III, 181. Solon, Des servitudes, n° 59. Taulier, II, p. 372.
Millet, p. 128. Demante, Cours, II, 500 bis. Demolombe, XI, 258.
13 D'après M. Demolombe (XI, 257), qui se fonde sur la loi 4, § 9. D. fin.
reg. (10,1), l'action en bornage pourrait être formée par le créancier sur antichrèse. La loi précitée accorde, il est vrai, l'action finium regundorum au
créancier nanti d'un gage; mais, en invoquant cette loi, notre savant collègue
parait avoir perdu de vue que, d'après les principes du Droit romain, le créancier gagiste avait un droit réel, et jouissait des interdits possessoires, tandis
qu'en Droit français, le créancier sur antichrèse n'a qu'un droit personnel, et
? Voy.
l'emphytéote
Quid
de
l'action
de
possessoire,
jouit
même
pas
ne
i 224 bis.
9

DE LA PROPRIÉTÉ. §

199.

225

l'assistance de son curateur, et par le mari, comme administrateur des biens de sa femme. Au second cas, au contraire, l'action

bornage, tendant au règlement définitif des droits immobiliers, ne peut être exercée par le tuteur qu'avec l'autorisation du
conseil de famille, par le mineur émancipé qu'avec l'assistance
en

curateur, et le mari est sans qualité pour la former au
moins qu'il ne s'agisse de biens dotaux 18.
nom de sa femme 14, à
L'action en bornage peut être formée contre l'État, les départements, les communes ou les établissements publics, pour les
fonds dépendants de leur domaine privé 16. Cependant la délimitation générale des bois soumis au régime forestier forme l'objet
règles spéciales, établies par les art. 8 à 14 du Code fores
lier, et par les art. 57 à 66 de l'ordonnance réglementaire de ce

de son

de

Code.

délimitation des fonds qui dépendent du domaine public
rentre dans les attributions de l'administration 17.
La

autre distinction a été proposée par M. Demolombe (XI, 260 et 261),
qui reconnaît au tuteur et au mari le pouvoir de former l'action en hornage,
alors même que les limites sont incertaines, pourvu qu'il ne s'élève aucune
contestation sur la propriété et sur les titres qui l'établissent, les règles qui
fixent la compétence du juge de paix devant, suivant lui, servir également à
déterminer la capacité de ces administrateurs. Mais l'idée que le législateur
de 1838,
en étendant la compétence des juges de paix et en leur attribuant la
connaissance des actions en bornage, aurait du même coup étendu les pouvoirs
du tuteur
et du mari quant à l'exercice de pareilles actions, est, à notre avis,
juridique. D'ailleurs, notre savant collègue ne paraît pas avoir lui-même
e grande confiance dans l'argument qu'il tire de la compétence du juge de
lis, puisqu'il
ne croit pas pouvoir accorder au mineur émancipé, la faculté
exercer l'action
en bornage sans l'assistance de son curateur. Quant aux
lires auteurs, ils soumettent le tuteur à la nécessité d'obtenir l'autorisation
conseil de famille pour former l'action en bornage, et refusent au mari le
avoir de l'exercer au nom de la femme, sans s'expliquer spécialement sur le
où la demande tendrait uniquement à la plantation de pierres-bornes. Voy.
lvincourt, I, part. II,
p. 386; Carou, Des actions possessoires, n° 498; Solon,
servitudes, n° 59; Curasson, De la compétence des juges de paix, II, p. 443;
let, p. 134 et suiv. Taulier, II,
p. 372.
Cpr. § 535, texte n° 1, notes 5 et 6.
— Il est également à remarquer
e, sous tout autre régime, le mari est, en son nom personnel, autorisé à
tenter l'action
en bornage, pour les biens de la femme dont il a l'usufruit.
r. I 509, texte n° 3, et note 20.
16 Demolombe,
XI, 263. Douai, 26 mai 1844, Sir., 45, 2, 294.
Ce principe, fondé
sur la loi des 22 décembre 1789-8 janvier 1790, sect. III,
t. 2,
est en lui-même incontestable, il est reconnu tant par la doctrine que
14

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II.

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I. s'opposer à toute opération préalable de mesurage. Décret en Conseil d'État. des conflits.Sir 66. III. 60. 1861. ou s'ils ne sont. 8 sep tembre 1846 (Sir. II. 426).. en effet. 14 mai 1866.. L'action en bornage est imprescriptible en ce. texte n° 2.1. 67. 523. p. 1. Sir. le bornage peut toujours en être demandé 18. Revue pratique. en principe et sauf cer tains cas d'exception. quel que soit le laps de temps pendant lequel deux fonds contigus sont restés sans être abornés. Demolombe. et à moins de circo tances particulières. 385. dans sens de la première solution : Req. Cpr. Cpr. en Conseil d'État des 15 mars 1844 (Sir. 1. du 27 mai 1863 (Sir.XI. 2. 270). et du 13 décembre 1866 (Sir. Recueil des arrêts du conseil). 121. Sir. A coc. 571. du 3j let 1852 et du 14 décembre 1859 (Lebon... p. 21 novembre 1865. Sir. Sir. 20 Rien n'empêche. Sir. 56.226 DES DROITS RÉELS. Décrets en Conseil d'État. Voy. Delvincourt. Mais les parties contre lesquelles une par la jurisprudence de la Cour de cassation et du Conseil d'État. 22 mai 1849. Duranton. Nous croyons qu'en thèse générale. 18 Arg. Pardessus. rej. 247. Christophe. Des servitudes. forment des signes de délimitation tains et invariables. 3 juillet 1854. II. 2. du 12 juillet 1866 67. Solon. 2. 662) et 31 mars 1847 (Sir. art. 2. Civ. 118. § 772.. 1. un talus.De la délimitation des cours d'eau navigables. 27S).. 1. 431... 2. sens que. 2 août 1860. 245. Orléans 28 février 1850. et demander que les pierres-bornes soient plantées sur la ligne indiquée par ces signes 20. Sir. Foucart. 20 mai 1862. Req... sont autorisés à porter de plano devant l'autorité judiciaire leurs d mandes en indemnité de dépossession. 38 Toullier. Conclusions développées devant le Conseil d'État dans l'affaire des salines Gaffette contre l'État (Sir. 59). on ne doit pas leur reconnaître ce caractère. Demolombe. un ravin. n° 57. 60. alors même que la contenance de ce terrain serait supérieure à celle que lui attribuent ses titres. rej. I. 2. 149). V.. part. 51.. Civ. Ord. cass.62.. 24 19 Il s'élève souvent dans la pratique des difficultés sur le point de sa si une haie vive. admis à le faire qu'après l'annulation de l'arrêté de de mitation. Sir. Revue critique. 50.2. 119. Troplong De la prescription. XXXII. Merville. Trib. 130. 3 juin 1850 et 31 mai 1851. 273. 120. XII. 50.. 124. C ( . R rej. 66.. 44. 1868. p.. dans le sens de la seconde solution :Tr des conflits.. 2. Pardessus. 336). 5. qu'on ne prescrive au delà de son titre. op... I.. 2. Revue tique. qui se prétendent lésés par la délimitation ad trative.. 63. 11 avril 1860 Sir. 47. 2232. et Dissertation. cit.cit..81 2. 188). prononcé pour excès de pouvoir par le Conseil d'État. 186 XXXII. 127. I. 225. 170. 64. Seulement. 1. 794. cass. loc. 46. Des servitudes. rej. Civ. Voy. aussi : Décrets en Conseil d'État du 3 décembre 18 (Sir. le voisin qui aurait possédé pendant trente années une étendue de terrain certaine et délimitée au moyen de signes apparents et invariables 19 pourrait. Droit administratif. 67. 30 juillet 1850. M il y a dissidence entre la Cour de cassation et le Conseil d'Étal sur le point d savoir si les particuliers.

sur l'art. Marcadé. Besançon. I.. Orléans. quoi pro rei vindicatione est. Les frais relatifs à la fourniture et à la plantalion des pierres-bornes se partagent par moitié entre les propriétaires des fonds sur la ligne séparative desquels elles se trouvent placées. 268. Dal-. Caurroy. 4° Le bornage se fait à frais communs. 8. Quant aux frais des contestations soulevées à l'occasion du bornage. 232. 11 Suivant certains auteurs. Il en est de même de l'existence de signes de délimitation qui ne seraient pas reconnus comme tels par les usages locaux 22. ou autres signes de delimitation admis comme tels par les usages locaux. nouv. 22Duranton.. 374. 656. loc. d après le caractère propre de cette action. 215. 356 et suiv. n° 3. XI. p. tous les frais devaient être partagés par moitié. et non à une action en bornage. 19. que l'action en bornage est toujours recerable. et ce. suivant d'autres. cit. 232. Les frais concernant l'arpentage se répartissent entre les propriétaires des fonds qui y ont été soumis. cit. Du reste. V. 124.. Civ. p. en se prévalant d'une simple possession annale. et n'est pas contraire au texte de l'art. ils doivent être supportés par la texte et note 3. L'application de cette règle nécessite cependant quelques distinctions. aussi les arrêts cités revendication. Civ. Taur. Sir. 260. Pothier. Demolombe. 59. 221 pareille opération est provoquée ne sont point fondées à y résister. et que. sans que le demandeur soit tenu de les établir autrement que par le résultat même de l'arpentage.. 21 II a été jugé qu'en pareil cas il ne peut y avoir lieu qu'à une action en 1217. Demolombe. cass. et Car. II. Art. Voy. p. Dev. p. Metz. 276.. 19. la note précédente. . V. VII. loz.. XI. M. s-. 272. 2. II. Millet. 646. 19 avril 1822. La distinction que nous avons admise us semble conforme à l'équité. même fixe et invariable. Pardessus. cit. dans le cas même où cette possession réunirait les caractères qui viennent d'être indiqués 21. ils devraient tous être supportés proportionnellement. 259. 25 août 1816.DE LA PROPRIÉTÉ. lorsque deux fonds contigus ne sont pas séparés par des pierres-bornes. ne saurait être opposée comme fin de non-recevoir à une demande en bornage. loc. Millet. Mais cette décision nous paraît contraire à la double idée. Sir. 30 novembre 1818. l'existence d'un mur et de toute autre clôture. n° 133. op. 1. et sauf l'effet de la prescription trentenaire en ce qui concerne l'opération de mesurage... 277. 104. 1.Demolombe. 129. elle tend virtuellement à la restitution des anticipations commises par le détendeur. ardessus. 10 mars 1828. 30 décembre 1818. 176 à 180. I. De la société. XI. 2. proportionnellement à la contenance respective de ces fonds 23. Bonnier et Roustain. Demolombe. 1828. aussi : Duranton. 18. 646. § 199. Voy. Sir.

nos 125. 130. sur le refus de l'un d'eux de le signer. ou homologué en justice. op. Demolombe.. 5° Le procès-verbal constatant un abornement forme un titre définitif pour les contenances et les limites assignées à chacun des intéressés. XI. Demolombe paraît même la repousser. à une po suite correctionnelle. Il n'en est cependant pas nécessairement ainsi des frais du jugement qui.. art. mais elle ne peut l'être que pou ces causes 27.. V. 280. art. Ce derni fait peut donner lieu. Sir. lorsqu'il a été revêtu de leurs signatures. Req. et loc. 8 avril 1854.228 DES . 260. Le jugement qui a déclaré exécutoire un procès-verbal d'abornement ne peut être attaqué que par les voies de recours auxquelles. les jugements sont soumis. II. Gode de procédure.Cpr. 277. 25 Les auteurs cités à la note précédente n'indiquent pas cette restriction. op. 57 Cpr. 279. ne saurait être considéré comme ayant injuster ne résisté au bornage. Duranton..DROITS REELS. Sir. loc. 373. cass. 48. venaient à disparai tre 28.52 23 II ne faut pas confondre avec une simple disparition des pierres-born qui serait le résultat d'un accident ou d'un événement de la nature. Demolombe. chacun des intéressés pourrait demander qu'il en fût pla de nouvelles. à défaut de consentement de l'un des intéressés à un bornage amiable. 34 . Code de procédure. n° 2 . e M. 341. suivant les cas. a ordonné qu'il serait procédé à cette opération par un expert désigné à cet effet 25. ou que. 731. Demolombe. partie qui succombe24. 1.. cit. art 45 Civ. Cependant il est telles circonstan où il serait difficile de ne pas l'admettre. Si les bornes plantées en conformité d'un procès-verbal sign par les parties. il a été homologué en justice 86. Lorsque le procès-verbal a été signé par les parties. l'enlèv ment ou le déplacement volontaire de ces signes de délimitation. XI. cit. d'après les bases et suivant les indications de procès-verbal. loc. Bonnier et Roustain. par le motif que l'expert proposé pour y pu céder ne lui convient pas. Ainsi. Pardessus.. et même. 21 février 1848. 55. 26 Cpr. cit Taulier. 129 et 130. 1. Duranton. XI. citt. de Droit commun.2. 3. 5 mars l85 Sir. Ta lier. et serait par conséquent fondé à résister à une d Pardessus. mais il peut l'être pour toute espèce de griefs. Douai. l'opération d'abornement peut êtr attaquée par toutes les causes qui permettent en général de re venir contre une contravention. 54. non seulement à la demande dont il est parlé au test mais encore à une action possessoire. celui qui refuserait de con courir à un arpentage amiable. cit. rej.. Code pénal. Ducaurroy. loc.

. 494. I. Si telle était effectivement leur manière de voir. nous ne saurions y donner notre adhésion. soit l'attribution à chacune des parties de la contenance portée dans ses titres. Lorsque les pierres-bornes placées depuis plus de trente années existent encore.. 29 Req. 1. les en bornage sont de la compétence des juges de paix. n° 2. Millet. la convention ou le jugement qui a sanctionné le bornage. et qu'on n'allègue pas une possession contraire à ces signes de délimitation. le procès-verbal d'a- bornement n'aurait plus aucune valeur s'il s'était écoulé plus de trente ans depuis la disparition des pierres-bornes 80. laconvention ou le jugement a cessé d'avoir son cours. soit la répartition proportionnelle entre elles d'un déficit ou d'un excédent de la contenance réelle Le juge rej. de la loi du 25 mai 1838. sa force. par cela seul qu'il s'est écoulé tonte années depuis la plantation des pierres-bornes. 10 L'action résultant de la convention ou du jugement qui ratifie ou qui homomologue un bornage s'éteint. p. 229 de nouvel arpentage 20. 52. cit. par la force des choses. 645. 11 août 1851. .. 34 II ne faut pas conclure de là que l'action en bornage soit une action possessoire. 6. Juridiction des juges de paix. puisque les effets du bornage doivent nécessairement disparaître devant une possession contraire. à partir du moment où. § mande 199. continuée pendant trente ans. comme toute autre action. non seulement lorsqu'elle tend à la plantation de pierres-bornes sur des limites certaines et reconnues. Sir. Toutefois. D'un autre côté. 220 et suiv. aucune d'elles ne pouvant prétendre que leur possession respective soit restée conforme au procès-verbal de délimitation. de paix est compétent pour connaître de l'action en bornage. mais encore dans le cas où. 130) et Demolombe (XI. 31 Les idées développées à la note précédente s'appliquent à fortiori à l'hypothèse actuelle. Carou. Partons (op. conserve par cela même toute. les effets du procès-verbal constatant leur plantation pourraient également se trouver anéantis par une possession trentenaire dans les limites différentes de celles qui s'y trouvent indiquées 31. ayant continué de recevoir son exécution. par le laps de trente années. replacées au même état où elles se trouveraient s'il n'y avait jamais eu de bornage. dans le cas même où les pierres-bornes subsisteraient encore. lorsque la propriété ou les titres qui l'établissent ne sont pas conactions testés 32.DE LA PROPRIÉTÉ. 281) semblent même admettre qu'un nouveau bornage peut être demandé. les limites étant incertaines ou contestées. MM. il s'agit d'en rechercher les traces dans les documents de la cause. I. ou de les faire déterminer au moyen d'un arpentage ayant pour objet. Les parties se trouvent alors. 6° Aux termes de l'art. les pierres-bornes ayant disparu.

289. XI. Sir. en invoquantsa possession annale. Sir. Lorsque l'une des parties prétend que le déficit ou l'excédent de contenance. Req. Mais il y aurait contestation sur la propriété ou sur les titres qui l'établissent.. 60. 457. Le juge de paix ne cesse même pas d'être compétent. dans les hypothèses suivantes : a. cass.230 DES DROITS RÉELS. 35 .. 457. et il n'y a pas contestation sur la propriété dans le sens de la disposition précitée. Sir. dont l'arpentage est provoqué. rej. 62. cours d'eau. au point de vue de la compétence du juge de paix. 1. Civ. résister à une demande d'arpentage. 12 juin 1865. rej. 1. 251. lorsque l'un des fonds. 19 juill.. rej 10 avril 1866. Req. Sir. 19 novembre 1845. par tel.. ni un titre spécial d'acquisition.. ni la prescription 36. il n'est plus possible do considérer celle exception comme engageant. rej. 60. 1852. 36 Req.. 641. 1. 7 mars 1866. et leur rapport avec les nouvelles mesures 34. les parties ne sont en désaccord que sur leur application. Sir. .. 1. rej. ou être attribué. 34 Req. 6 août 1860..56. 867. cass. Sir. rej. 11 juin 1861. rej. Demolombe. 26 avril 1863. 66. encore que l'une des parties invoque. Dès qu'on admet que le défendeur ne peut pas. Req. 46. 1. une contestation sur la propriété. Cette proposition n'est qu'une conséquence des idées indiquées texte et note 21 suprà. Sir. 52. 1. se trouvant riverain d'un.. Sir. la présomption de propriété attachée à sa possession annale dans les limites apparentes et invariables 38. b. 65. Sir. 1... Req. par exemple. 305.. doit être supporté.. 19 novembre 1845. 27 février 1860. 37 C'est ce qui peut avoir lieu. 1. 285. 65. 1. 1. 46.. Lorsque l'une des parties s'oppose à l'arpentage. 561. 60. 8 août 1859.. 1. 289. ou à tel héritage 37. ou que le défendeur soutienne être propriétaire d'une portion déterminée de terrain. comparée à celle qui se trouve indiquée dans les titres 32. 954. 33 Req. pour résister à l'arpentage. Sir. rej. en se fonZachariae.. rej. Civ. Millet. si d'ailleurs il n'invoque à l'appui de sa prétention. Sir. Ce magistrat reste compétent lorsque les titres respectivement produits.. et par suite le juge de paix ne serait plus compétent pour statuer sur l'action en bornage. au lieu d'être réparti proportionnellement.. il s'est produit des érosions ou des alluvions. 307. p. note 7 in fine. 66. la valeur des anciennes mesures indiquées dans les titres. Civ. n'étant pas contestés en eux-mêmes. Civ. § 187 b... en ce qui concerne. du terrain..

63. cass. Sir. Lorsque le titre de l'une des parties est contesté par le motif que son auteur n'était pas propriétaire de toute la contenance portée dans ce titre et n'a pas pu la lui transmettre. 1..317.. Sir. 27 novembre 1865.. 1. 159. 1. 282. 49.. 231 possession trentenaire dans les limites apparentes et invariables 38. Civ. 288. Des justices de paix.. 8 août 1859. 12 avril 1843. Sir.. si elle ne reposait que sur des allégations tellement vagues ou irrelevantes qu'elle ne présentât aucun caractère sérieux. la contestation porte sur la à laquelle chacune des parties a droit 40. 63. Sir. Sir.. Millet.DE LA PROPRIÉTÉ. cass. Sir. 22 juin 1859. Douai. 274 in fine. XI. toute exceptionnelle. Civ. 42 Admettre le contraire. janvier 1848. Lorsque. Demolombe. 252. 61... 43. il en résulte que. 27 novembre 1860. rej. 16 mai 1860. 40Demolombe. 260.. 41Civ. cass.. p. Demolombe.. 10 avril 1866. XI.. cass. 60. même d'office.. Req. leurs propriétés respectives. rej. 1.. p... 53. 1. 66. dans le cas . 43 La compétence. ce serait donner aux plaideurs lé moyen de rendre illusoire la compétence attribuée aux juges de paix en matière de bornage. et il ne doit pas se borner à prononcer un sursis jusqu'à la décision de la contestation par les juges appelés à en connaître 43. 99. 1. p. Le même devoir incombe au tribunal contenance Benech.. 2. Le juge de paix devant lequel on élève une contestation sur la propriété ou les titres de l'une des parties. 1.. e. Civ. 49.. Sir. Sir. à en apprécier le mérite et doit se déclarer incompétent à raison de cette contestation même 41. 10 dé18 la 1862. 1. Sir. Toutefois. 60. Millet. 154.. dant sur une § 199. 56. le juge de paix est. 395. 19 mai 1863. 253. 241. attribuée aux juges de paix en fait de bornage étant subordonnée à la condition qu'il ne s'élève aucune contestation sur la propriété ou sur les titres qui l'établissent. 60. 39 Civ. 42.. Sir. Sir. Civ. 1er février 1842. 723 Civ. rej. Req. rej. 58. 1.. Req. 250. cass. Sir. cass. 61. XI.. 289. en général. 28 mars 1855. en l'absence de titres. cass. d. En cas de contestation sérieuse sur la propriété ou sur les titres qui l'établissent. 1. Civ. 1. 1. tenu de se déclarer incompétent. cass. le juge de paix serait autorisé à ne pas s'y arrêter 42. 305. Lorsque l'une des parties prétend que l'arpentage doit être c. tandis que l'autre soutient qu'il doit porter sur un périmètre plus étendu et comprendre des fonds appartenant à des propriétaires qui ne sont pas en restreint à cause 38. n'a point. Sir... Civ. cembre 66. 18 mai 1859.

110. 1. Voy. les communes au sujet desquelles la difficulté serait soulevée.. Civ. II. rej. 60. Sir. cit.. Art. 296. Pardessus. 147 . d'une cour. Demolombe. V. en l'absence d'actes administratifs rangeant expressément ou implicitement parmi les villes. 3 Du Caurroy. 2 L'art. il appartient aux tribunaux. lorsque les deux propriétés sont séparées par un passage commun. d'un jardin ou de tout autre terrain formant dépendance d'un héritage de celte nature 1 peut contraindre le propriétaire de l'héritage contigus à contribuer à la construction et à l'entretien d'un mur destiné à servir de clôture à leurs fonds lorsqu'ils sont situés dans l'enceinte ou dans le faubourg d'une ville.. 58. 1. . Curasson. d'appel. 26 mai 1838. 139. 39. 392 .. aux tribunaux à décider. cass. 308. Compétence des juges de paix. 500. 148. Civ. Notre législation n'ayant pas déterminé les caractères qui distinguent les villes des communes auxquelles cette qualification doit être refusée. cass. Sir. Sir. § 240.. texte et note 2. Civ. Zacharise.232 DES DROITS RÉELS. 663. I. p... C'est également. Voy. note 1er. 382.. 1. cep. 1. § Tout propriétaire d'une maison. Sir. Des actions civiles. II. p.. 122. § 240. Toullier et Duvergier. Civ. les arrêts cites à la note précédente. Pardessus. Limoges. Req. part. cette compétence cesse d'une manière complète. 380. 165. 380 bis. Millet. 4 Demolombe. 663 ne saurait être considérée comme limitative. l'indication des fonds auxquels s'applique la disposition de l'art. Joccotton. XI. Demolombe. 27 novembre 1827. XI. si une agglomération d'habitations situées hors de l'enceinte d'une ville constitue un faubourg de cette ville et jusqu'où s'étend tel ou tel faubourg 4. cit. cass. XI. n° 370. pour l'application de l'art. III. 8 août 1859. 44 Voy. 499. 49 et 56. Sir. cass. II. 200. 28. Duranton. la nature des constructions. Des servitudes. Cours. 1er juillet 1857. 24 juillet 1860. 275. en sens contraire: Benech. 14 mai 1828.. p. 60. Duranton. I. 663. II. 663 cesse de recevoir application. De la clôture forcée. 319. p.. les occupations et les habitudes de la généralité des habitants 3. 28. Bonnier et Roustain. bien que la cause d'incompétence ne se soit produite que devant lui 44. I. Carou. III. 1 D après l'esprit de la loi. Demante. de la résoudre d'après les circonstances légales et notamment d'après le chiffre de la population. 517 bis. op. Delvincourt. Sir. 1. Des justices de paix. cep.. à la note. Voy. 897. 2. Juridiction des juges de paix. Zachari». 2.1. 436. à défaut d'actes administratifs. contraire. loc.

et qu'aucune disposition du projet n'imposait aux propriétaires. p. peut s'affranchir de cette obligation. Si la disposition de l'art. M. n° 2). Cette objection repose sur une supposition qui n'est pas complètement exacte. 656 et sur les explications données au Conseil d'État lors de la discussion de l'art. 663. texte et note 12 infrà. ne saurait être considérée comme étant d'ordre public. L'obligation de contribuer à la clôture. D'un autre côté. 378. Demolombe dit qu'au moment où a eu lieu la discussion qui vient d'être rappelée. c'est là une conséquence qui ne nous paraît pas acceptable. que l'on a entendu laisser au voisin. des servitudes qui les obligeraient à laisser leurs fonds ouverts. 25 deviendrait « d'une exécution plus facile. Enfin. Lég. que Toullier. Les motifs sur lesquels se fonde notre savant collègue tombent d'ailleurs devant cette simple considération. les voisins ne pourraient pas constituer. 663. l'article 663 n'existait pas encore. 663 était d'ordre public. dans les villes. qui a clos le débat sur ce point. 663. l'obligation de se clore.DE LA PROPRIÉTÉ. il faudrait aller jusqu'à dire que. d'après le système que nous combattons. le cas échéant. peut s'en dispenser en renonçant à la mitoyen« neté et en cédant la moitié de la place sur laquelle le mur doit être con« struit. Cpr. 25 du projet. l'un au profit de l'autre. III. Pour écarter cette conclusion. 6 L'opinion émise au texte se fonde sur l'art. à la mitoyenneté 6. 5 que le Conseil d'État eût formellement reconnu aux faculté de ne donner au mur de clôture qu'une hauteur inférieure à celle que fixe cet article. Voy. requis de contribuer à la clôture en vertu de l'art. Rien n'empêche donc que les voisins ne renoncent respectivement. en usant de la faculté accordée par l'art. 233 La disposition de l'art. soit à l'entretien.. Ce qui le prouve. en sens contraire : Demolombe. § 200. Berlier ayant fait remarquer « que l'art. si on y exprimait que le propriétaire. 162. en cédant la moitié du terrain sur lequel ce mur est ou doit être assis et en renonçant. 656. Il résulte bien clairement de cette réponse. qui n'aune comprendrait pas propriétaires voisins la on . soit même à la construction d'un mur de clôture. 656 du Code (Locré. " Tronchet lui répondit que cette modification était exprimée dans l'art. correspondant à l'art. 18 du projet correspondant à l'art. n'a eu d'autre but que de l'énoncer d'une manière positive. ou l'un au profit de l'autre. à la faculté leur accorde cet article 8. que celui qui a renoncé au bénéfice de l'article précité conserve toujours la faculté de se clore. quoique non formellement exprimée par l'art. dans les villes et faubourgs où la clôture est forcée. interpellé « de contribuer à la clôture. Or. 28 du projet. principalement établie dans un intérêt privé de voisinage. et qu'ainsi sa renonciation ne porte en définitive que sur un droit d'intérêt pécuniaire. s'y trouvait cependant virtuellement renfermée et le changement de rédaction que cet article a subi. le voisin requis de contribuer. VIII. le moyen de se soustraire à cette obligation. comme l'enseigne ce dernier auteur. XI. c'est l'observation même de Berlier. 344 et 34S.

Des actions possessoires. 663 . Solon. Jour. 656. Sir. 61. Sir. Du Caurroy.. Amiens.. n° 102 . Bonnier et Roustain.234 DES DROITS RÉELS. restreint à cette dernière hypothèse l'applicition de l'art. Pardessus. 435.. 392. 63. 1. Duranton. 218. 20. 400.. Sir. 1853. 203. Demolombe. 14 novembre 1860. 7 décembre 1827. I. dans ce sens : Maleville. 231. cass. 1. 2. sect.... 323. Zachariae. 34. 64. Sir. 149 et 168.0. La loi n'indique pas la nature des matériaux qui doivent être employés à la construction du mur. n° 2 . sur l'art. Sir. Toullier. elle s'en est remise à cet égard à l'usage des différentes localités. Du reste. p. Douai. Angers. 686 . la jurisprudence persiste dans l'opinion que nous avons admise.. n° 355). n°s 178 et 222. un mur de clôture. Cours. 221. Sir. Amiens. 198. XI. 663. Taulier. que.. Paris. celui des voisins qui à ne pas pour un a droit de forcer l'autre à en acquérir la mitoyenneté. 62. Des servitudes. Sir. 394 . malgré l'opposition d'un grand nombre d'auteurs. et soumet la première à celle de l'art. sur l'art. cela. § 239. du Pal. v° Servitude. 460. Sir. sur son terrain et à ses frais. Civ. 2. qui. 7 janvier 1834. 28. 5 mars 1828. Paris. 297. 2. 15 août i838. cit.. III. 127 . celui qui. 203. 28. nous regardons comme préférable le sentiment de Pothier (De la Société. 15 juillet 1864. I. Demolombe. Demante. I. rej. 47. Cet arrêt. Duranton.. Taulier. 292.. C'est donc avec raison. 2. Cette manière de voir nous parait d'ailleurs une conséquence naturelle de celle que nous avons admise et développée à la note précédente. Voy. p. Civ. dans une localité où la clôture est forcée. 2. 7 La proposition énoncée au texte est contraire à l'opinion de la grande majorité des auteurs. op. 23 avril 1819. Civ. part. 23... ne serait pas admis à réclamer du voisin le remboursement de la moitié de sa valeur et du terrain sur lequel il est assis7.. Civ. 11. Douai. l'un et l'autre. II. qui fait observer avec raison que. Voy. I. 517 bis. Paris. 2. Mais cette distinction a été généralement repoussée comme incompatible avec les termes de ces articles. selon nous. 371. Mais un mur en pierres Tait en aucun sens. II. Marcadé. Voy. en ce sens: Toullier. 364. § 4. 2. 157 . Toulouse. Sir. Sir. 2. note 21 . II. 40. 39. 379.. 663. Angers. 55.. Sir. Sir. 22 mars 1847. 1. 14 juin 1855. Sir. Pardessus. 1. 319. cass.. Delvincourt. II. elle le pareil donne construit mur. 7 janvier 1864. p. assimilent complètement les deux hypothèses. 3 décembre 1882. 2. n° 4. Voy. 2. 1. V. II. part. Sir. 386. texte et note 5 . II. . Mais. p. 2. III. 2. Réf. 29 juillet 1823. II. a construit. 394. 33. si cet article n'avait pas été compris comme imposant implicitement à chacun des voisins l'obligation de contribuer à la clôture.. op. 29 décembre 1819. Sir. 64. 334. si la loi autorise chacun des voisins à réclamer de l'autre la construction à frais communs d'un mur de clôture. aussi : Bordeaux. 13 janvier 1851. cass. I. XI. 506. en sens contraire : Delvincourt. 152. 166. V. cit. Zachariae. 12 décembre 1861.. 103. Favard. p. distinguant entre la première construction d'un mur de clôture et la réparation ou la réédification de ce mur. Bordeaux. Voy.. Carou. 5 février 1840... notes d. § 240.

Sir. Demolombe. et loc. II. V. 384. et loc. Sir. Du 8Delvincourt. 1er février 1860. 13 mai 1837. fût-elle au-dessous de celle qui est fixée par la loi 12. 167. VIII. Duranton. 2. Demolombe. III. Duranton. XI. construit avant la promulgation du Code. 330. tant qu'il n'y aura pas nécessité de le reconstruire. 15 décembre 1857. p. op. 333. 1. la note . Caen. cep. Demante. II. cass. si les voisins sont d'accord à cet égard. n° 1. Marcadé. 58. I. par des travaux exécutés dans son fonds.. les règlements particuliers et les usages constants et reconnus. Voy. Demolombe. 12 C'est ce qui a été formellement reconnu dans la discussion au Conseil d'Etat (Locré. qu'il soit porté à la hauteur réglementaire. Pardessus. Voy. 663. 11 Cpr. texte et note 7. quant à la hauteur des murs de clôture. quant à la partie inférieure. Zachariae. Cours. la hauteur réglementaire 10. 384 bis. reste. | 200. les frais en restent à la charge de celui des voisins qui. 2. 517 bis. op. 517 bis. 383. § 240. I. n° 319. 149. 23 avril 1819. il a fixé la hauteur des murs qu'il s'agirait de construire ou de rétablir à l'avenir 9 à trente-deux décimètres dans les villes de cinquante mille âmes et au-dessus. aucun des voisins n'est autorisé à demander. 20. à.. Zachariae. 235 plâtre ne remplirait en serait-il ainsi de maintenu. 271. Pardessus. à la note. Lorsque. 203. . 663. rej. en sens divers : Toullier. III. XI. sur l'art. II. 10 Pardessus. A défaut de pareils règlements ou usages. IV. 157. Civ.DE LA PROPRIÉTÉ. bernante. . cit. 60. Demante. cit.. ils peuvent donner à la clôture la hauteur qu'ils jugent convenable. Lég. Demolombe. aurait rendu nécessaire la construction d'un mur de soutèneLe Code a ment 11. 2. note 3. citt. XI. op. p. cep. à partir du sol le plus élevé. 381. § 240. 162. Cpr. Sir. et à vingt-six décimètres dans les autres. Amiens. I. Zachariae.. aussi : Angers. Req.. existant lors de sa promulgation. 392. 343 et suiv. dont la hauteur est inférieure à celle qu'indique l'art. 182. 39. 663. § 240.. part. sèches.. Sir. Cours. cep. Toullier. V. 3 Lorsqu'il existe entre deux héritages un mur de clôture. op. Demolombe.. A plus forte raison. XI.. Cette partie supérieure se fait à frais communs.. Sir. I. il est impossible de construire un mur de clôture qui présente la même élévation des deux côtés. simples clôtures en haies ou en palissades 8.. 1. 378 et 383 bis. citt. Voy. 37. sans aucune liaison de mortier ou de pas le voeu de l'art. chacun des voisins a le droit d'exiger que le mur ait. les deux héritages n'étant pas de niveau. cit. 15 août 1838. 151. p. Pardessus. V. 160. . op. XI. texte et note 8.. 973. n°s 21 à 23)..

Les manières d'acquérir la propriété à titre particulier sont : l'occupation sous ses différentes formes. les conventions. 1 201. III. dont il sera traité à l'occasion des dispositions à titre gratuit. a. l'usucapion ou la prescription acquisitive . sur ce qu'il faut entendre par appréhension : § 179. Parmi les différents faits d'appréhension au moyen desquels s'acquièrent les res nullius. par le seul fait de l'appréhension de cette chose dans l'intention de se l'approprier 1. CHAPITRE. enfin les legs à titre particulier. à titre universel ou à titre particulier. 2° au butin fait sur l'ennemi (occupatio bellica). Les manières d'acquérir la propriété sont. Des manières d'acquérir la propriété. Nous ne traiterons ici que de ces dernières. 1° De l'occupation proprement dite. I. l'accession. la perception des fruits de la chose d'autrui. il importe de mentionner spécialement la chasse et la pêche.236 DES DROITS RÉELS. De l'occupation. La chasse est un moyen d'acquérir par occupation les animaux sauvages vivant dans leur état de liberté naturelle (in laxitate naturali). 3° au trésor et à certaines épaves (inventio). texte n° 1. § 200 bis. Ce moyen d'acquérir ne s'applique pas aux animaux de nature sauvage vivant dans une sorte de domes1 Voy. comme les modes d'acquisition de droits quelconques. L'occupation est un moyen d'acquérir la propriété d'une chose. Nous nous bornerons à renvoyer au § 168 pour l'indication des res nullius et des res derelictoe susceptibles d'être acquises par l'occupation proprement dite. . Notions générales. suivant diverses distinctions qui seront ci-après indiquées : 1° aux res nullius et aux res derelictae (occupatio pogana) . les premières devant être expliquées dans la théorie du patrimoine. Ce moyen d'acquérir s'applique.

art. § 201. 386. 180.DE LA PROPRIÉTÉ. tit. sauf les dommages-intérêts dus à Art. le droit d'occupation. (2. 1. IV. De l'usufruit. 259. art. Civ. Loi du 3 mai 1844. I. I.. 1). 29. de rer. d'une manière particulière. soit sur le terrain d'autrui. — Il convient toutefois de remarquer que toute personne est en droit dé tuer sur son terrain les pigeons qu'elle y trouve aux époques où. De6 . 1). 1. D. par de colombiers. 7. 3 L. Sir. Dé la propriété. rej. Loi des 4 août-11 septembre 1789. Crim. et par ceux auxquels ces derniers auraient loué le droit de chasse. qui appartiennent au propriétaire du colombier dans lequel ils ont l'habitude de se ticité. III. Duranton. | 366. 369. n'empêche pas que le chasseur ne devienne propriétaire du gibier qu'il a tué 6. 8 8 Cpr. Sir. X. la faculté de chasser est soumise à certaines conditions ou restrictions établies. Pothier. III. Du droit de destruction des animaux malfaisants ou nuisibles.. Crim. 11 novembre 1857.. soit dans l'intérêt de l'agriculture ou de la conservation du gibier. La loi du 28 septembre-8 octobre 1791 règle. 2. 10. Cpr. 29 octobre 1847. div. 2. Proudhon. n'enlève pas au gibier le caractère de res nullius. texte n° 1. ou concédé la faculté de chasser 4. Rouen. 24. 28 janvier 1824. Rennes. 2. 715. 12. IV. lorsqu'ils causent des dommages aux semences et aux récoltes. en ce qu'ils ont exemple aux pigeons retirer 8. Sir. n° 75 et suiv. Cpr. Sir. 14 janvier 1845. Sir. 1. cass. 58. Loi du 28 septembre-6 octobre 1791. (7. en effet. rej. art. Cette circonstance. 2. sect. Demolombe. 279 et 283. 135. cass. sur la police de la chasse. 173. 225. de usuf. Du domaine privé.1.. 236. Proudhon. 297. Sir. D'un autre côté. Inst. de cette loi. 1er août 1829. 9. 524 et 564. § 12.. d'après les règlements locaux. II.. le propriétaire du fonds sur lequel vient s'abattre un essaim est autorisé à s'en emparer lorsque le propriétaire des abeilles ne les poursuit pas. Mais la circonstance qu'un fait de chasse a été exercé... ils doivent être enfermés dans les colombiers. Dalloz. 1849. soit en contravention aux règles dont il vient d'être parlé. 237 l'habitude de revenir à un gîte fixe. Villequez. en l'absence de règlements. 21 juillet 1865. Aux termes de l'art. Paris. 45. La faculté de chasser sur un fonds ne peut être exercée d'une manière licite que par le propriétaire ou l'usufruitier 9 de ce fonds. 4 Cpr. 5. § 3.. 1209. Crim. tit.. Cette faculté n'appartient pas de plein droit au fermier en cette seule qualité5. et même. Art. n° 24. soit par mesure de police. 13 juillet 1810. 66. 1er. Toullier. en ce qui concerne les essaims d'abeilles.

29 avril 18H2. 237 et 238. Demolombe. le chasseur serait en droit d'en demander la restitution. que nous avions primitivement adopté. 1. Voy. Dijon. 2. serait suffisante pour constituer l'occupation. nos 24 et suiv. 23. 4. 1. L'occupation par un fait de chasse doit être considérée comme suffisamment réalisée. III. art. 6. art. 1. 8 Deux autres opinions ont été émises sur ce point. La pêche maritime comprend non seulement celle du poisson. Villequez dans l'excellente monographie intitulée Du droit du chasseur sur le gibier. art. I. Ce système. Du domaine privé. Sir. Si. de sorte que sa capture soit imminente et certaine. d'une bête. celui au préjudice duquel le fait de chasse a eu lieu. Décret du 20 février 1852.. V. XIII. div. tit. ni sur le point d'être forcée. même non blessée. Cours. et que toute personne peut s'y livrer. 278. l'occupation par un fait de chasse ne résulterait jamais que de l'appréhension du gibier. 25. telle qu'elle se trouve attestée par les plus anciens documents. 1. Du droite chasseur sur le gibier. 2 août 1859. mais encore par la simple poursuite. Ordonnance du 10 juillet 1835. alors même qu'elle aurait été prise dans un terrain sur lequel il n'avait pas le droit de chasse 8. 732.. 1. 386. al. la simple poursuite par des chiens courants. et qu'une appréhension simplement possible ne saurait être assimilée à un fait d'occupation. Sir. Crim. Derer. un tiers s'était emparé de la bête poursuivie. Cpr. nous paraît devoir être écarté. Voy. XIII.. qui se fonde sur le f 13 des Instilutes. 63. 10 Ordonnance de 1681. pour les fleuves et rivières affluant à la mer. 3. lorsque ce fait a été commis en temps prohibé 7. 16. Loi du 15 avril 1829.238 DES DROITS RÉELS. et où . 17 juillet 1840.commence la pêche fluviale. 11 bis. et sauf aussi la confiscation du gibier. art. La pêche est libre dans la mer et dans les fleuves ou rivières qui s'y jettent. (2. le point où cesse la pêche maritime. comme étant en opposition avec la pratique française. en pareille circonstance. 7 Loi du 5 mai 1844. finisse par les lasser ou par les dépister. Villequez. non seulement par l'appréhension du gibier. Suivant un premier système. Mais c'est aller trop loin à notre avis. à la condition d'observer les lois et règlements qui en règlent l'exercice 10. 40. 9 Ce sont les limites de l'inscription maritime qui déterminent. ou se trouve sur le point d'être forcée. mais encore celle des mante. développé par M. 5. Décret sur l'exercice de la . et Req. Demolombe. en ce sens qu'elle ne s'exerce pas au profit de l'État. liv. jusqu'aux limites de l'inscription maritime 8. rej. IV. al.. pourvu que la bête chassée ait été mortellement blessée. en ce sens : Duranton. à la note. cass. art. dans le sens de l'opinion intermédiaire admise au texte : Proudhon. III. puisqu'il peut très bien arriver qu'un animal poursuivi même par de bons chiens. Cpr. D'après un second système. 1).

15 Loi sur la pèche fluviale du 15 avril 1829. sur la pêche du corail : Ordonnance de 1681. aux communautés d'habitants riveraines de la mer 14. IV.DE LA PROPRIÉTÉ.. et art. . 2 août 1860. Bulletin des lois. 564. le corail 11. Sir. 18 Les dispositions du titre X. n° 14437). et dépendances. et par le décret du 8 février 1868. Cette matière est aujourd'hui réglée par les quatre décrets du 4 juillet 1853.. profit de l'État dans les fleuves. le troisième et le quatrième arrondissements maritimes. B. . série XI. liv. et dont l'entretien est à la charge de l'État ou de ses ayants cause 18. canaux. la récolte du goémon est attribuée. d'un autre côté. avec baleaux. 62. 1. partie supplémentaire. 3. n° 23119. Arrêté du 27 nivôse an IX. 5. 14 Voy. 14 du décret du 9 janvier 1852. d'une manière exclusive. Tout autre procédé de pêche y est interdit. 78 à 82 du décret du 19 novembre 1859. — Voy. Il est toutefois a remarquer que les choses de cette nature rentrent dans la catégorie des épaves. 29. navigables ou flottables. 11 Voy. liv. sur le goémon de rive : § 170. Le droit de pêche s'exerce au rivières. art. Voy. 239 du cru de la mer. le second. al. relatif à la pêche côtière dans le quartier de la Hougue (op. cit. et spécialement l'action de prendre du poisson à la main 17. comme l'ambre. sur la coupe du varech ou goémon. À moins d'être adjudicataires de la pêche.. sur ce qu'il faut entendre par ligne flottante : Paris. en date du 4 juillet 1853 (Bulletin des lois. partie supplémentaire. de la loi du 15 avril 1829. Sir. n° 9222). Ordonnance du 9 novembre 1844. 2. et l'algue 18. du 19 novembre 1859 (op. art. B. § 201. série XI. 1395. Ces quatre décrets réglementaires ont reçu de nombreuses modifications dont l'indication se trouve dans le Recueil des lois et arrêts. pêche côtière. 16 Art. Paris. Sir. 21 mai 1851. ont été abrogées par l'art. n° 623). 333. Décret sur la pêche côtière du 10 mai 1862. 3. S février 1862. Loi du 17 floréal an x.. B. 61. Sir. IV. série XI. Décret du 24 janvier 1863. série XI. 17 Crim. 923. les particuliers ne peuvent y pêcher qu'à la ligne flottante et tenue à la main 16. contre-fossés du 9 janvier 1852. 108.. ou d'avoir obtenu une licence. et les herbes marines telles que le varech et le goémon 12. cités à la note 10 suprà. 60. Décrets portant règlement sur la pèche côtière. 1. 24. notes 43 et 44 infrà. texte et note 17. 617. cité à la note 10 suprà. de l'ordonnance de 1681. 51. sur les épaves du cru de la mer : texte n° 3. 35. 10 de la même loi modifié par l'art. 13 La récolte de l'algue est régie par les art. Décret portant règlement sur la pèche côtière dans le cinquième arrondissement maritime. 1 de celle du 6 juin 1840. trains ou radeaux. choses et que. 2. cit. cass. dans le premier. titre IX... lorsqu'elles sont jetées sur la grève. B.

sans préjudice des droits contraires établis par possession ou titre 18.240 DES DROITS RÉELS. Voy. 2. dans les lacs et étangs. 2. 20 C'est ce qui ressort du rapprochement des art.. La soustraction du poisson pêché dans un étang constitue même un délit de vol 24. et sauf les restrictions résultant de décrets rendus en conformité de la loi du 31 mai 1865 19. de la même loi. 67. portant règlement de la pêche fluviale. sans le consentement de ces derniers ou de leurs concessionnaires 23. lorsqu'il s'agit d'une guerre sur terre. Décret impérial du 25 janvier 1868. 2. 72. Dans les rivières et canaux autres que ceux ci-dessus désignés. 4 juillet 1846. Sir. et sauf aussi. art. la pêche dans les cours d'eau quelconques ne peut s'exercer que conformément aux dispositions établies pour la conservation et la police de la pêche. même à la ligne flottante. 47. 9 octobre 1867. tenue à la main. Quant aux prises maritimes. les propriétaires riverains ont le droit de pêche. s'il y échet. 5 et 42 de la loi du 15 avril 1829. Crim. les conditions et les effets en sont 18 19 Loi du 15 avril 1829. 3. Du domaine privé. art. Code pénal. 368. 23 Paris.. 24 Code Napoléon. dans un cours d'eau quelconque. 5. 2° De l'occupation par fait de guerre. La pêche dans les canaux privés.. Demolombe. ne s'applique pas aux rivières dans lesquelles le droit de pêche appartient aux riverains 30. confor- mément au Droit de la guerre. jusqu'au milieu du cours de l'eau. tel qu'il est pratiqué d'après nos usages. chacun de leur côté. Le poisson pêché en délit. cep. Sir. XIII. et de l'art. al. On acquiert par occupation le butin fait sur l'ennemi. n'en devient pas moins la propriété du pêcheur qui s'en est emparé 21. et nul autre n'est admis à y pêcher. et le paiement des dommages-intérêts qui peuvent lui être dus. La faculté accordée à toute personne de péchera la ligne flottante. art. . cass. sauf la restitution du prix de ce poisson à celui auquel appartient le droit de pêche.. 524. 1 et 2 de la loi du 13 avril 1829. 28 Cpr. 1. 388. 21 Cpr. appartient exclusivement aux propriétaires de ces eaux. art. 343. al. Du reste. la confiscation du poisson 82. 29. Proudhon. Voy. I.

173 . 29 La loi 31. 19 fémier l856. liv. p. Lyon. rer. 71626. 6 août 1806. XV.p. Cette définition est exacte. qui règle divers poin ts de Droit maritime . Arrêté du 2 prairial an XI. 26. III. entend par trésor tout objet caché ou enfoui 27 dans un immeuble on dans un meuble 28. 2. au a. I. IX et X. ce qui ne se rencontre d'ordinaire que pour les dépôts anciens. liv. XIII. si d'ailleurs personne n'était à même de justifier de sa proOn priété 29. 716 donne du trésor n'en resteint pas l' idée aux choses cachées dans un fonds de terre ou dans un bâti— Mot. portant promulgation de la déclaration du 16 avril 1856. de acq. en ce sens qu'une chose cachée ou enfouie ne prend réellement le caractère de cresor qu'autant que personne ne peut justifier de la propriété de cette chose. trésor. aussi. et de la propriété duquel personne ne peut justifier. Sir.. Ordonnance de 1681. II. sans doute. dom. Zachariae. tit. 27 Les tombeaux antiques et les objets précieux qui s'y trouvent peuvent-ils être considérés co mme les trésors? Cpr. 6constituerait pas un trésor. Décret impe rial du 28 avril 1 56. XIII. 56. Demolombe. 2. 3° De l'invention. il n'en est pas moins applicable à l'hypothèse plus rare d'an trésor découvert dans un meuble : Eadem est ratio Duranton. sur l'art. Règlement du 26 juillet 1878. par suite de ci constances exeptionnelles. 1852. 6. 11 Cpr. de date plus ou moins recente. 716. Bordeaux. note 5. 2. par Latour. | . (41. II.DE LA PROPRIÉTÉ. Du Art. 34. op.. 270. sur cet article : Dissertation. 28 La définition que le second alinéa de l'art. 307. Bravard. 311. 18 13. cit. La circonstance que la chose cachée ou enfouie se trouverait être de création plus ou moins récente n'empêcherait pas que cette chose ne constituât un trésor. Marcadé. p. Revue de législation. personne ne serait en état d établir son droit de propriété sur 16 II. Î 200. D. 37. p. 28 décembre 1825. Sir. 241 des lois spéciales et par des conventions internatio- nales25. 837 et suiv.. 277 et suiv. sur le cas où le trésor a été découvert dans le mur d'un bâtiment vendu pour être démoli : Paris. La loi attribue à l'inventeur la moitié du trésor découvert par le pur effet du hasard l'autre moitié restant propriétaire de la chose dans laquelle il a été trouvé. Voy. n° 2. définit le trésor : Vetus quoedam depositio pecunioe. dans le même cas où. 25 Cpr. 1.. IV. Quoique le premier alinéa de cet article ne paraisse avoir en vue qu'un objet trouvé dans un immeuble.40 et suiv. cujus non exstat memoria. 1). 716. ais on aurait tort d'en inférer qu'un dépôt. 53. chap. II. Latour. 1852. Demolombe. Art. Manuel de Droit commercial. Sir. § réglées par 201.

§ 200. 26. IV. applicable même au cas où les fouilles. loc. Duranton.. II. 53. Aussi l'art. loc. Bruxelles. D molombe. Paris. à notre avis. Zacbariae. XIII.3}. | . II. bis. Sir. Mais l'ouvrier. a rendu le trésor visible. I. art.. 10. Demolombe. Le bénéfice de l'invention qui ne s'exerce que sur les trésors dont la découverte est due au hasard ne peut être invoqué ni par l'ouvrier que le propriétaire d'un fonds a chargé d'y faire des fouilles ayant pour objet la recherche d'un trésor 32. 2.. texte. 2. 552.Xl. Si un trésor avait été trouvé dans le cours de travaux. f 200. XIII. auxquels plusieurs ouvriers étaient employés en commun. 49. p.. Sir. Demante. ni par le tiers qui. a droit à la moitié du trésor qu'il a découvert sans avoir été spécialement chargé de le rechercher 34. 5. le trésor appartient en totalité à ce dernier.. à la note 8. travaillant sur le fonds d'autrui. 25 mai 1849. 50. dans le même but. 54. 42. 1827. II. Sir. Toullier. loc. 2. cit. Pothier. 31 Demolombe XIII. n° 1. 2. 33 Arg. Voy. 230. texte et note 6. texte note 9. bien qu'il ne l'ait pas appréhendé. 50. IV.10. 317. On doit considérer comme inventeur celui qui. II. n° 65. en sens contraire Demolombe.2. Orléans. 716. Duranton. 2. tendant à la recherche d'un trésor. Proudhon. 56. Demolombe. 200. 316. 10 février 1842. Zachariae. 15 mars 1810. Cpr. 455. sur l'action en revendication du fonds dans lequel le trésor a été trouvé le restituer intégralement au véritable propriétaire de ce fonds. 40. II ne pourrai pas en retenir la moitié à titre dinvention. 398. alors même que le propriétaire de ce fonds lui aurait recommandé de porter son attention sur les objets l'objet déposé. 375. 15 mars 1810. cit. XIII. Demolombe. 38 Delvincourt. XIII. IV. le premier. puisque la découverte du trésor n' pas été l'effet du hasard. 315. Zachariae. Bordeaux. Sir. aurait fait des perquisitions non autorisées par le propriétaire 33 Dans l'une et l'autre de ces hypothèses. 6 septembre 1853. Sir. 22 février 1827. Cours. — La solution . Zachariaî. et que sa qualité de possesseur de bonne foi ne chan pas la nature du fait qui a amené cette découverte. 716. s» Delvincourt. Ce possesse devrait. Bruxelles. 12 bis. Art. auraient été faites par un possesseur de bonne foi. XIII. IV. Du domaine privé. 716 ne rappelle-t-il pas la condition de l'ancienneté du dépôt. De la propriété.242 DES DROITS RÉELS.donnée au texte serait. IV. Cours. Demolombe. 36. Zachariae. 34 Duranton. Demante. 50. 25 décembre 1825. Angers. Orléans.Sir. Dalloz. part. XIII. . qu'il ne l'ait rendu visible qu'en partie ou que même il n'ait pas tout d'abord reconnu que ce fût un trésor 80. 311. Marcadé. 230. la moitié de ce trésor reviendrait exclusivement à celui qui l'a mis à découverte. 104 . 55.. Duranton. sur l'art. 2.271. cit.

Voy. mais bien d'une ction personnelle en restitution. 2. XIII. 26 février 1810. Toullier. Droit criminel. 22 février 1827. 2. b. est admis à justifier de sa propriété par témoins et même à l'aide de simples présomptions38 Son action en restitution contre ceux qui se sont approprié le prétendu trésor ne se prescrit que par trente années dater du jour de la découverte 39. à Rouen. d'une véritable revendication. 2. 53.. 35. 102. cass. loc. Et cette action. cit. Sir. La même solution s'appliquerait au tiers qui aurait découvert un trésor sur le fonds d'au- l'occasion de travaux entrepris sans le consentement du propriétaire. le corail. sur l'art. Rauter. étymogie qui en restreindrait la signification primitive aux animaux effrayés ou anvier 39 40 . IV. fondée sur l'inefficacité du prétendu titre en duquel le possesseur de cette chose s'est cru autorisé à s'en attribuer la ropriété. en sens contraire : Carnot.. 49. 1827.. Com~ mentaire sur le Code pénal. 27. 200. 18 mai 1827. 161.. § 201. Sir. Crim. Sir. l'inventeur qui a tenté de s'approprier la totalité du trésor. 2 août 1816. telles que l'ambre. 335. en pareil cas. Celui qui se prétend propriétaire d'un objet caché ou enfoui. 52. 1.. Sir. 12 février 1825. Crim. XIII. n° 16. 119. Des épaves. mais dans tout autre but que celui de la recherche trui.. 2279. 2. si te circonstances dénotaient de sa part une intention frauduleuse. cass. 52. XIII. à trésor 36. cep. 3 janvier 1853. On fait ordinairement dériver le mot épaves du verbe expavescere. d'un qu'on aurait indûment considéré comme un trésor. 56.DE LA PROPRIÉTÉ. Sir. texte et note 7. IV. Rouen. ne s'agit point ici. 379. concomitante à la découverte même du trésor. On reconnaît généralement que la maxime En fait de meubles possession ut titre ne peut être invoquée par celui qui a pris possession d'une chose chéeou enfouie. 53. 3 janvier 1853. § 200. 1.. en en cachant la découverte au propriétaire du fonds dans lequel il a été trouvé. Riom. n'est par cela ême soumise qu'à la prescription de trente ans. Demolombe. 491.. Le mot épaves désignait dans notre ancien Droit toute espèce d'objets perdus ou égarés40. 335. de la propriété de laquelle un tiers est à même de justifier. Sir. 27. 19 11 826. n'est pas pour ce seul fait privé de la moitié à laquelle il a droit 37. Zaohariae. être poursuivi comme coupable de vol. Sir. 38 bis. Amiens. l'inventeur 507. Voy. Demolombe. ni la prescription décennale de l'art. XIII. Duranton.2. 2. à laquelle ne s'applique. en effet. IV. Demolombe. 36 Demolombe. Bordeaux. Du reste. Toullier. Rouen. ni le delai de trois ans établi l'art. Mais 35 pourrait. 17. On l'avait même étendu à certaines choses du cru de la mer. Dalloz. 27. 311. Cpr. 14. 36. 39. 1304. Zachariae. 37Demolombe. 243 précieux qui pourraient s'y trouver 86. note 8.

eod. Différentes lois spéciales qui ont été indiquées au § 170 con fèrent à l'État la propriété : des objets restes déposés dans le errants dont le propriétaire était inconnu. sur les objets que la mer rejette et sur les choses perdues dont le maître ne se représente pas. et. 28 et 35. appartenant entièrement à l'État. 44Ordonnance de 1681. l'ambre. le goémon et l'algue. Ferrière. 12 et 13 suprà. 117. tit. Dictionnaire du Droit v° Ëpaves.244 DES DROITS RÉELS. de Laurière. c'est-à-dire les objets trouvés sur le bords ou dans le lit des fleuves ou rivières navigables ou flot tables. art. Celles de ces épaves qui n'appartiennent pas en totalité à l'État 41 ou sont à l'inventeur d'une manière exclusive. Les épaves fluviales. Quant aux objets trouvés dans les cours d'eau qui ne formel pas des dépendances du domaine public. texte et note 13. 42 Ordonnance de 1681. liv. D'après l'art.repêchés en pleine mer. attribuées Dans la se conde catégorie figurent : les objets naufragés. et c'est dans le même sens que les décrets relatifs à la pèche côtière ont employé les expressions goémon ou algues-épaves. . le telles jetées la de la grève. toutes les autres choses du corail. sur les épaves fluviales : § 170. liv. Dans la première catégorie se trouvent : les ancres tirées du fond de la mer. les bijoux ou effets précieux trouvés sur les cadavres des naufragés. nous n'avons pas à nou en occuper ici 46. 29 et 36. en tant que ces objets se trouvaient jetés sur la grève par les flots. IV. IX. tit. les vêtements des naufragés 42 et les herbes marines déta chées par les flots et jetées sur la grève 48. L'ordonnance de la marine de 1681 et les décrets sur la pêche côtière cités à la note 10 de ce paragraphe règlent d'une manière complète le sort des épaves maritimes. 45 Cpr. Glossaire du Droit français. Voy. 27. 41 Voy. sont réglés par des lois particulières. à l'exception des herbes marines. les décret cités aux notes 10. sur les épaves maritimes dont la propriété est attribuée d'une ma nière exclusive à l'État : § 170. texte et note 18. l'argent. ou se partagent entre l'État et ce dernier dans la proportion de deux tiers au tiers. IX. ou les comprend par» les épaves terrestres. IV. que sur mer cru les poissons à lard 44. autres toutefois que les ancres. art. les droits sur les effets jetés à la mer. 48 Voy. v°.

DE LA PROPRIÉTÉ.

des tribunaux,

§ 201.

245

les lazarets et dans les bureaux des
douanes, des colis confiés à des entrepreneurs de roulage ou de
messageries, enfin des sommes versées dans les caisses des
agents des postes et des valeurs déposées ou trouvées dans les
boites ou guichets des bureaux de poste, lorsque ces objets, colis,
sommes ou valeurs n'ont pas été réclamés dans les délais à ce
greffes

da

ns

fixés.

il n'existe

pas de disposition législative concernant les
autres espèces d'épaves le restres et notamment des choses
perdues proprement dues. De cet état de la législation, on doit
inférer que ces épaves appartiennent à l'inventeur, sous la
réserve de l'action en restitution, qui reste ouverte au propriéMais

taire 46.

terrestres appartenaient autrefois aux seigneurs haut justiciers,
soit par la totalité, suivant la majeure partie des cout
umes, soit d'après quelques autres, pour les deux tiers seulement, le troi sième tiers se trouvant réservé
à l'inventeur. L'art. 7, tit. I, de la loi des 13-20 avril 1791
enleva le droit
d'épave aux ci-devant se gneurs, sans toutefois indiquer à qui appartiendraient
à l'avenir les choses trouvées. Dans l'opinion de Proudhon (Du domaine privé,
I, 417), le sort des epaves terrestres devrait encore actuellement être réglé par
les anciennes coutumes; elles appa rtiendraient ainsi, soit
pour la totalité, soit
pour les deux tiers, à l'Et at, qui se trouve aujourd'hui substitué aux droits des
anciens seigneurs. Mais l' argument que cet auteur tire du second alinéa de
l'art. 717
ne nous paraît pas admissible, puisque, en se reférant à des lois
particulières, cet article n'a pu avoir en vue d'anciennes coutumes, dont les
dispositions,
en ce qui concerne le droit d'épave, avaient été précédemment
abrogées. Suivant
une autre opinion, professée par Merlin (Rép., v° Épaves),
et Favard (Rép., v° Propriété, sect. I, n° 11), qui
se fondent sur l'art. 3 de
la loi des 22 novembre-1er
décembre 1790 et sur les art 839 et 713 du Code
Napoléon, les épaves appartiendr aient toujours
l'
en totalité à État, comme
biens
vacants et sans maître. Cpr. aussi : Ordonnance en Conseil d'Etat du 5
janvier 1821, Sir., 21, 2. 70. Cette manière de voir
est, à notre avis, eu opposition formelle
avec les contre alinéa de l'art. 717, qui n'aurait aucun sens
si la propriété des choses perdues devait,
en venu des art. 59 et 713, être
attribuée à l'État. D'ailleurs, les choses perdues
ne rentrent pas sous l'idée de
biens vacants et sans maître,
puisque le proprétaire a une action pour les réclamer, et
que nul ne peui se les attribuer que provisoirement et sous la réserve de cette action. L'opinion émise
au texte a été consacrée par une décision
du ministre
des finances, en date du 3 août 1823 (Sir., 26, 2, 2), comme la
Plus conforme
à l'équité et au veritable intérêt du propriétaire. Voy. également
dans
part. II. p. 6, Canner, Traité des rivières, I,
ce sens: Delvincourt, II,
143 à 145;
Dura..ton, IV, 325 et 326 ; Taulier, 11, p. 183 Marcade, sur
,
l'art. 717,
Du
n° 2 ;
Caurroy, Bonnier et Roustain, II, 394; Boucher d'Argis,
46

Les épaves

246

DES DROITS RÉELS.

Ceux qui trouvent des choses perdues ne sont même pas légalement tenus d'en faire la déclaration47, et le seul fait de les
avoir gardées sans accomplir cette formalité ne constitue pas un
vol 43.
L'action en restitution qui compète au propriétaire contre l'inventeur dure trente ans à partir du jour où celui-ci a trouvé la
chose perdue 49.
Observations. Sir., 56, 2, 54; Demolombe, XIII; 71; Zacharioe, §200, texte
et note 4.
47 Les dispositions des coutumes qui imposaient aux inventeurs l'obligation
de déclarer et de remettre aux officiers de police ou de justice les objets par
eux trouvés, étant abrogées, et nos lois nouvelles ne les ayant pas reproduites,
il faut reconnaître qu'il n'incombe à ce sujet aux inventeurs qu'un devoir moral
de probité. Demolombe, XIII, 73. Cependant, dans les villes où l'administration
a pris des mesures pour le dépôt et la publication des objets trouvés, le devoir
de les déclarer est d'une nature plus stricte, et par cela même le silence de
l'inventeur élève contre lui une grave présomption d'avoir cherché à s'approprier la chose d'autrui. Cpr la note suivante.
48 Plusieurs auteurs enseignent même que l'appréhension d'une chose trouvée,
fût-elle accompagnée de l'intention frauduleuse de se l'approprier, ne constitue
pas un vol, par le motif que l'élément matériel de ce délit, à savoir la soustraction de la chose d'autrui, ne se rencontrerait pas dans un pareil fait. Voy.
Bourguignon, Jurisprudence des Codes criminels. III, p. 361 ; Carnot, Commentaire du Code pénal, sur l'art. 379, n° 12, et sur l'art. 383, n° 4 Rauter,
Droit criminel, II, 507. Mais ces auteurs nous paraissent avoir restreint d'une
manière arbitraire l'idée de soustraction de la chose d'autrui, soustraction qui
se comprend alors même que le propriétaire de la chose n'en aurait pas la possession dans le sens du Droit civil. Nous estimons que si l'appréhension d'une
chose trouvée a été instantanément accompagnée de l'intention de se l'approprier, ce fait constitue un vol Chauveau et Hélie. Théorie du Code pénal, VI,
p. 579. Demolombe, XIII, 74. Orléans, 6 septembre 1853, Sir., 56, 2,84.
Paris, 9 novembre 1853, Sir., 56, 2, 49. Chambéry, 23 septembre 1861,
Journal des Cours de Grenoble et de Chambéry, (861, p 297. Crim. rej.,
30 janvier '86-2, Sir., 63. 1, 54. Voy. aussi les autres décisions citées dans les
observations de Devilleneuve sur l'arrêt de Paris précité.
49 La déchéance que l'art. 2279 attache à l'expiration du délai de trois ans
ne peut être opposée qu'à l'action en revendication formée contre le tiers possesseur d'une chose perdue. Elle est étrangère à l'action personnelle en restitution dirigée contre l'inventeur lui-même. Duranton, IV, 329. Demante, Cours,
II, 14 bis, II. Demolombe, XIII, 71.

DE LA PROPRIETE. §

202.

247

II. De l'accession.

| 201
Généralités.
L'accession est un moyen d'acquérir la propriété d'une chose,
par le fait de son union ou de
son incorporation à une chose qui

appartient 1. Art. 501.
Lorsque la chose qui vient s'unir à la nôtre n'avait pas antérieurement de maître, elle nous est acquise par une sorte de nécessité juridique, et par cela même que personne ne peut avoir
le droit de la réclamer. Res nullius
quae nostrae rei accedit, fit
lions

nostra.

cas, au contraire, où les deux choses actuellement réunies appartenaient avant leur réunion à des propriétaires différents, la rigueur du Droit conduirait à reconnaître à chacun
d'eux la faculté d'en demander la séparation. Mais comme',
dans la plupart des
cas, cette séparation ne pourrait avoir lieu
sans dégradations, et que souvent même elle serait absolument impossible l'équité et l'utilité générale exigent que le tout
formé pat la réunion de deux choses appartenant à des propriétaires différents soit attribué à l'un d'eux, sauf indemnité à
Dans le

l'autre.

attribution se détermine, en général, d'après la maxime
ACcessio cedit principali2.
Cependant, dans certains cas, la loi, au lieu d'attribuer le tout
formé
par la réunion de deux, choses appartenant à des propriétaires différents, à l'un de ces propriétaires, le. déclare commun entre deux dans une certaine proportion. Cpr. art. 872 et
Cette

573.

D'un autre côté, il est des hypothèses où notre Code, écartant
le principe de l'accession, attribue la propriété de certaines choses

personnes auxquelles elles n'appartiendraient pas d'après
ce principe. Cpr. art. 560 et 563.
L'accession pouvant et e le résultat,, soit d'un événement de la
nature, soit d'un fait de l'homme, soit enfin de la combinaison de
à des

sur la distinction à établir entre l'accession considérée comme moyen
d'acquerir, et l'accession envisagée commetitre ou présomption de propriété :
2

1

Cpr.

192, note

3

L.

1.

19, § 13, D. de aurv
arg. (34,. 2).

248

DES DROITS RÉELS.

ces deux causes, les anciens jurisconsultes divisaient l'accession
en naturelle, industriel e, et mixte; mais cette division n'offre
aucun intérêt pratique. Voy. art. 546.
Le Code Napoléon, en s'attachant uniquement à la nature, mobilière ou immobilière, de la chose à laquelle une autre chose
vie; t s'unir ou s'incorporer s'occupe, dans deux sections différentes, de l'accession relativement aux choses immobilières, et
de l'accession relativement aux .choses mobilières. Mais l'accession quant aux immeubles comprend en realité deux hypothèses
distinctes, suivant que la chose, qui s'unit on s'incorpore à un
immeuble est elle-même mobilière ou immobilière. Nous traiterons, dans les trois paragraphes suivants, de l'accession d'une
chose immobilière à un immeuble, de l'accession de choses mobilières à un immeuble, et enfin de l'accession d'un meuble à un

meuble.

La loi considère aussi comme une sorte d'accession le passage
spontané des pigeons d'un colombier, des lapins d'une garenne,
ou des poissons d'un étang dans un autre colombier, garenne,
ou étang. Art. 5643. Ces animaux deviennent la propriété du propriétaire du fonds sur lequel ils se sont établis, sans qu'il soit
tenu a aucune indemnité au pro fit de leur ancien maître. Que s'ils
avaient été attirés par fraude ou artifice, ce dernier serait autorisé à les revendiquer ou à en réclamer la valeur, à supposer,
bien entendu, qu'il pût justifier de leur identité 4.

,

§

203.

1. De l'accession d'une chose immobilière à un immeuble.
a. De l'alluvion.

On entend par alluvion l'atterrissement qui se forme successi-

vement et imperceptiblement aux fonds riverains d'un cours d'eau

Cpr. Req. rej., 22 juillet 1861, Sir., 61, 1. 825.
4 Le droit de revendication nous paraît ressortir de la disposition finale de
l'art. 564 et des explications données par le tribun Faure, dans son rapport aut
Trihunat (Locré, Lég., VIII, p. 187, n° 21). H.'nn.'qu n I, 331. Taulier, II,
p. 287. Ch..vot. De la propriété mobilière, II, 538 Demolombe, X. 178. Voy.
cep. Pothier, De la propriété, n° 167; Duranton IV, 428; Marcadé, sur l'art,
364 ; Du Caurroy, Bonnier et Roustain, II. 129 ; Dupin, Encyclopédie,v° Accession. n0 27; Zichariae, § 203, note 17. Ces derniers auteurs, dont l'opinion est
plus exacte en pure théorie, et abstraction faite de la disposition de l'art. 564
3

DE LA PROPRIÉTÉ. §

203.

249

L'atterrissement ainsi formé appartient au propriétaire
du terrain auquel il adhère. Art. 556.
Le bénéfice de l'alluvion ne peut de sa nature être invoqué que
par les propriétaires dont les fonds s'étendent jusqu'à l'extrémité
de la rive, et n'ont d'autre limite que le cours d'eau lui-même.II
en résulte que l'alluvion ne profite, ni aux propriétaires dont les
fonds sont séparés du cours d'eau par une voie publique 2, ni aux
riverains d'une rivière canalisée et bordées de digues artificielles,
formant des dépendances de cette rivière 3.
Il n'y a pas, quant à l'attribution des alluvions aux riverains,
de différence à faire entre celles qui se sont formées, soit dans
des fleuves ou rivières navigables ou flottables, soit dans de
petites rivières ou de simples ruisseaux 4. Art. 556, al. 2. Il
est toutefois bien entendu qu'il ne peut être question d'allunaturel 1.

l'ancien maître qu'une action en dommages-intérêts, fondée sur le
dol commis à son préjudice
1 « Est autem alluvio incrementum latens, quod ita paulatim adjicitur, ut
« ktelligere non possis quantum quoquo momento temporis adjiciatur. » § 20,
Inst. de
Cpr sur l'alluvion et sur les autres accessions prorer. div. (2,
duites
par les eaux : Traité du droit d'alluvion, par Chardon, Paris, 1830,
1 vol. in-8
; Dupin, Encyclopédie du Droit, v° Alluvion.
8 L'alluvion profite,
en pareil cas, à la commune, au département, ou à
l'Etat, suivant qu'il s'agit d'un chemin vicinal, d'une route départementale, ou
nationale. Chardon, n° 159 Proudhon, Du domaine publie, IV, 1271 Garnier,
Traité des rivières, I, 83. Demolombe, X, 46. Zachariae, § 203. texte et note 6.
Civ.
cass., 1-2 décembre 1832. Sir., 33, 1, 5. Civ. cass., 16 février 1836,
Sir., 36, 1, 405.
L'existence d'un chemin de halage ne forme pas obstacle

au droit d'alluvion en faveur des riverains, lorsque, le terrain affeté au
passage appartenant a ces dernirs. le halage ne s'exerce qu'à titre de servitude
légale. Toulouse,
20 décembre 1812, Sir., 22, 2, 33. Montpellier, 5 juillet
1833, Sir., 34, 2. 120.
Mais il en est autrement, lorsque le chemin de halage
n'appartient pas aux riverains, et forme une dépendance du cours d'eau. Req.
rej., 26 avril 1843, sir., 43, 1, 820. Cpr. Rouen, 16 décembre 1842; Sir.,
43, 2, 409.
3 Demolombe, X, 45, Req. rej., 17 juillet 1844, Sir., 44, 1, 839. Cpr.
Req. rej.,
30 mars 1840 Sir., 40, 1, 417.
4 L'art. 556
ne parle, il est vrai, que des fleuves et rivières, parce que les
alluvions de quelque importance
ne se forment d'ordinaire que dans les cours
d'eau de cette espèce. Mais, si de fait il s'était produit des
a terrissements ou
relais dans un ruisseau
il existerait aucun motif pour ne pas y appliquer les règles de l'alluvion. Chardon, n° 33. Championière, De la propriété
des
eaux courantes,
n° 432. Voy. en sens contraire : Proudhon, op. cit., IV,
1868 et 1273.
n'accordent à

1.

des

,

250
viona

DES DROITS RÉELS.

pour, les ruisseaux et torrents dont le cours est intermit-

tent 5.

D'un autre côté, la conformation de la rive et la nature des
éléments qui la constituent n'exercent aucun* influence sur le
sort des alluvions, qui appartiennent aux riverains, alors même
que la rive est formée de rockers plus ou moins escarpés, ou
qu'elle se trouve immédiatement bordée de constructions6.
Enfin,, il est indifférent que les atterrissements soient l'oeuvre
de la nature seule, ou qu'ils aient été déterminés par des travaux que les riverains ou des tiers ont exécutés dans la rivière'.
Les atterissements de la dernière espèce sont, comme ceux de la
première, dévolus aux riverains à. titre d'alluvion, alors même
qu'il s'agirait de travaux faits par l'État dans une rivière navi-

gable 3.
Un atterrissement n'ayant le caractère d'alluvion qu'autant qu'il
s'est formé successivement et imperceptiblement, on ne saurait
ranger parmi les alluvions, ni les atterrissements produits d'une
manière plus ou moins soudaine par des travaux que l'administration a fait exécuterdans un cours d'eau dépendant du domaine
public 9, ni tes portions de terrain subitement détachées de l'une
des rives et reportées sur l'autre, par suite de crues d'eau extraordinaires 10.
Mais les atterrissements qui, après s'être insensiblement formés sous les eaux, apparaissent d'une manière soudaine,-par
5 Demolombe, X, 17 et 18.
8 Demolombe, X, 47 et 48. Voy. cep. Daviel. Des cours d'eau, I, 135.
7 Demolombe,, X, 65. 66 et 68. Cpr, cep. Proudhon, op cit., III, 740 et
1045, IV, 1266 ; Chardon,, n° 49. — Il est bien entendu que si les travail*
faits par l'un des riverains n'étaient pas simplement defensifs et constituaient
un complètement sur le lit du cours d'eau, le propriétaire de l'autre rive, aux
droits duquel ces travaux porteraient atteinte, serait autorisé à en demander
la suppression ou la modification. Cpr. 191, texte n° 1, et note 42. Demolombe, X, 67.
8 Daviel, Des cours d'eau, I, 127. Garnier, Régime des eaux. I, 254 Demolombe, X, 69 Req. rej., 8 juillet 1829, Sir., 29, 1, 437. Paris, 7 juin. 1899,
Sir., 40, 2, 29 et 32,. Agen, 11 novembre 1840', Sir., 41, 3, 74. Req, rej.,
6 août 1848., Sir., 49., 1, 614. Rouen, 11 avril 1865, Sir., 67, 2, 186.
9 Garnier, op. cit., I, 236.. David, op. cit., I, 380 et 281. Demolombe,
loc. cit Bourges, 27 mai 1839, Sir., 40; 2, 29. Req. rej.,. 8 décembre 1863;
Sir., 64. 1, 2,9. Dijon, 5 mai, 1865, Sir., 65, 2, 195.
10 Cette hypothèse rentre
l'application, soit de l'art. 559, soit de
sous
l'art. 563. Paris, 1er décemdre 1855, Sir., 56, 2, 434.

|

DE LA PROPRIÉTÉ. §

203.

231

lors de la retraite des eaux après une inondation, n'en
constituent pas moins des alluvions 11.
D'un autre côté, les atterrissements qui se seraient formés,
même subitement, à la suite de travaux exécutés dans un cours
d'eau non dépendant du domaine public, quoique ne constituant pas, à vrai dire, des alluvions, n'en deviendraient pas
moins la propriété des riverains aux fonds desquels ils adhèexemple

rent 12.

L'alluvion n'est.acquise que lorsqu'elle est définitivement formée, et elle ne peut être considérée comme telle qu'autant que
l'atterrissement est adhérent à la rive, et qu'il a cessé de faire
partie du lit de la rivière.

d'une part, un atterrissement ne constitue pas une alluvion, quelque rapproché qu'il se trouve de la rive, lorsqu'il en
est encore séparé par un courant d'eau qui, eu égard à sa profondeur et à sa permanence, doit être regardé comme faisant
partie de la rivière 13.
Ainsi, d' autre part, un atterrissement, même adhérent à la
rive, mais qui
se trouve compris dans les limites du fleuve ou de
la rivière, telles qu'elles sont déterminées
par la ligne où arrivent
les plus hautes
eaux dans leur état normal et sans débordement,
ne forme pas davantage une alluvion 14.
Ainsi,

Hennequin, I, p. 286. Dupin, n° 26 Demolombe, X, 59. Civ. cass.,
35 juin 1827. Sir., 1, 402. Req. rej.,
1er mars 1832, Dalloz, 1832, 1, 405.
12. Arg. à fortiori,
art. 561 . Demolombe, X, 61.
18 Demolombe, X, 54
et 55. Req rej., 2 mai 1826, Sir., 27. 2, 247. Mais
en est autrement lorsque l'atterrissement n'est séparé de la rive que dans sa
Partie supérieure,
par un filet d'eau qui n'atteint pas la profondeur de l'ancien lit, et surtout lorsque
ce filet d'eau est intermittent. Dans ce cas. l'alluvion doit être considérée
comme définitivement acquise. Req. rej., 31 janvier
1838, Sir.,
38, 1, 794..
14 Pardessus, Des
servitudes, I, 35 Proudhon, op. cit., III, 741. Daviel,
oP; cit., I, 48.
Chardon, n0s 48 et suiv. Demolombe, X, 52 et 54. Paris,
juillet 1831, Sir., 31, 2, 142. Bourges, 27 mai 1839, Sir ,40, 2, 29. Caen,
26 février 1840,
Sir., 40, 8, 197. Lyon, 25 février 1843, Sir 43, 2, 315,
.
Orléans, 28
février 1850, Sir., 50, 2, 273 Toulouse, 22 février 1860, Sir.,
60, 471. Req. rej.. 8 décembre 186-3, Sir., 64, 1, 29. Dijon, 5 mai 1865,
Sir. 65, 2,
195 Grenoble, 25 juillet 1866, Sir., 67, 2, 223.
— Nous avons
admis, conformément
au Droit romain, que les limites naturelles d'un fleuve
d'une rivière
se déterminent par la ligne qu'atteignent les plus hautes eau*
duborodement Ripa
plenisssimun flumen continet.
putatur
:
ea
esse, quoe
au1, D. de flumin. (43, 12). Ce principe, généralement adopté
les
l
par
11

il

ou

3,

252

DES DROITS RÉELS.

La loi attribue aux riverains, non seulement les alluvions proprement dites qui se ferment par atterrissement. mais encore les
relais, c'est-à-dire des terrains qu'une eau courante laisse à découvert, en se retirant insensiblement de l'une des rives pour se
porter vers l'autre. Art. §87, al. 1.
On ne saurait considérer comme des relais, les terrains qu'à
la suite d'une inondation, les eaux d'un fleuve ont envahis et
couverts pendant un temps plus ou moins longs, et qu'elles ont
ensuite abandonnés en rentrant dans leur lit 15.
Les relais de la mer n'appartiennent point aux riverains,mais
à l'État. Art. 538 et 557, al. 2. il en serait ainsi dans le cas même
où, l' État avant concédé des relais déjà formés, de nouveaux relais seraient venus s'ajouter aux anciens, à moins que le contraire ne résultât expressément ou virtuellement de l'acte de
concession 16.
Il ne saurait être question d'al'uvion dans les eaux dormantes,
tels que les lacs et étangs. Le propriétaire d'un étang conserve
toujours le terrain que l'eau couvre quand elle est à la hauteur
de la décharge 17, et réciproquement, il n'acquiert aucun droit
sur les terres riveraines que son eau vient à couvrir dans les
crues extraordinaires 18. Art. 558.
Lorsqu'un terrain d'alluvion ou de relais s'est formé le long
héritages, le partage s'en fait entre les propriétaires
de plusieurs
qui peuvent y avoir droit t proportionnellement à la largeur que
chacun de ces héritages présente sur l'ancienne ive 19 sans tenir
teurs modernes, a été formellement consacré par plusieurs des arrêts qui viennent d'ètre cités. Voy. aussi dans ce sens : Lyon, 11 janvier 1849 Sir., 49,2)
369; Décret en Conseil d'Etat du 13 décembre 1866, Sir., 67, 2, 366. Voy.
cep. Rouen, 16 décembre 1842, Sir., 43, 2, 409. Suivant ce dernier arrêt, la
limite, d'un fleuve ou d'une rivière serait déterminée par la ligne qu'atteignent
les eaux à leur niveau moyen.
15 Zachariae, § 283,
texte et note 5. Req. rej., 26 juin 1833, Sir., 33,1,
622. Req. rej., 20 janvier 1833, Sir., 35, 1, 363.
16 Cpr. Loi du 16 septembre 1807, art, 41. Daviel, op. cit., I, 168. Demolombe X, 22 et 23. Voy. cep. Pardessus, Des servitudes, 1, 122.
17 Voy. sur ce qu'on doit entendre par ces expressions : Civ. rej., 9 novembre 1841, Sir., 41, 1, 821; Req. rej., 14 avril 1852, Sir., 52, 1, 330,
Civ. rej., 13 mars 1867, Sir, 67, 1, 209.
192, texte n° 2 et note 5. Voy. cep. Req. rej., 9 août 1831, Sir.,
18 Cpr.
31, 1, .194.
19 Pro modo latitudinis cujusque fundi, quoe latitudo prope ripam sit, I 22
Inst. de rer. div. (2, 1).

|

DE LA PROPRIÉTÉ. §

203.

253

de la direction des lignes qui divisent ces héritages20.
Ce partage ne présente aucune difficulié si l'axe du cours d'eau
forme une ligne droite dans toute l'étendue de l'alluvion. Il suffit
alors pour l'opérer d'abaisser, de chacun des points séparant à
la rive les différents héritages, des perpendiculaires sur cet axe,
et d'attribuer à chaque propriétaire, la portion d'alluvion ou de
relais comprise entre les points extrêmes de son fonds.
Lorsque le cours d'eau forme, dans l'étendue de l'alluvion, des
sinuosités qui cependant n'en changent pas la direction générale,
c'est sur la ligne fictive représentant cette direction que doivent
ètre abaissées les perpendiculaires à tirer des points extrêmes
de séparation des fonds riverains.
Que si, dans l'étendue de l'alluvion, le cours d'eau changeait
complètement de direction, en formant des angles rentrants ou
saillants, son axe se déterminerait au moyen de lignes brisées à
chacun de ses angles, et c'est sur ces diverses lignes brisées que
s'abaisseraient les perpendiculaires destinées à opérer le partage.

compte

b. De l'alluvion.

Lorsqu'un fleuve ou une rivière, dépendant ou non du do-

public, emporte, par une force subite, une partie considérable et reconnaissable d'un champ riverain, et la réunit, soit
par adjonction, soit par superposition 21, à un champ inférieur
ou à un fonds situé sur la rive opposée, les terres, plantations
ou constructions ainsi déplacées continuent d'appartenir à leur
ancien propriétaire. Art. 559. Celui-ci est donc autorisé à les
reprendre 28; mais il n'est pas obligé de le faire, et n'est, dans
maine

Les auteurs anciens et modernes sont profondément divisés sur le procédé à suivre
pour le partage des alluvions. Cpr. Toullier, III, 152 ; Prou20

op. cit., IV, 1287 ; Chardon, n°s 171 et suiv.; Daviel, op. cit., I, 136;
Dupin, n° 38
; Demolombe, X, 76 à 82. Le système auquel nous nous sommes arrêtés a été consacré en principe par la Cour d Agen (25 janvier 1854,
Sir., 54, 2, 127), et parait aussi avoir
en sa faveur l'opinion de M. Demodhon,

lombe.

L'art 559 semble ne prévoir que le cas d'une adjonction latérale ; mais
n'est pas douteux que sa disposition ne s'applique également au cas de superPosition. Proudhon, De l'usufruit, II, 527; et Du domaine public, IV, 1282.
Demolombe, X, 99.
88 C'est-à-dire à les enlever,
et non pas à en prendre possession comme d'un
nouveau, fonds, distinct de celui
vers lequel ou sur lequel elles ont été portées.
21

il

254

DES DROITS RÉELS.

aucun cas, passible de dommages-intérêts envers le propriétaire
du fonds inférieur ou opposé 29.
Le propriétaire qui veut user de la faculté de reprendre les
terres, plantations ou constructions enlevées par la violence des
eaux, doit former sa réclamation dans l'année. Après ce délai,
il n'y serait plus recevable24, à moins que le propriétaire du
fonds auquel la partie enlevée a été réunie n'ait pas encore pris
possession de celle-ci 26. Art. 55926.
C'est ainsi que l'art. 559 a été expliqué lors de la discussion au Conseil d'Eta
(Locré, Lég., VIII, p. 126, n° 13). Proudhon, Du domaine public, IV, 1283,
Daviel, op. cit., I, 154. Du Caurroy, Bonnier et Roumain, II, 119. Chardon,
n° 14. Demolombe, X, 104. Voy. en sens contraire : Zacharioe, 203, texte et
note 12.
28 On reconnaît généralement que le propriétaire de la partie enlevée n'est
tenu d'aucuns dommages-intérêts, lorsqu'il renonce à la réclamer. Daviel, op.
cit.,I, 174 Zachariae, loc. cit. Demolombe, X, 103. Mais il ne serait autorisé
à le reprendre, suivant le dernier de ces auteurs (X, 112), qu'à charge de réparer le dommage causé par l'adjonction. Notre savant collègue invoque à l'appui
de son opinion l'art. 1382 et les décisions de plusieurs lois romaines (L. 9, §§ 1,
2 et 3, D. de damn. infect., 39, 2. L. 5, § 4, D. ad exhib., 10, 4. L. 8, D,
de incend., 49, 9). Nous ne saurions adhérer à cette solution. L'art. 1382 ne
peut trouver ici application, puisque, d'une part, il s'agit d'un dommage causé
par un événement de force majeure, et que, d'autre part, le propriétaire de la
partie enlevée ne fait qu'user de son droit en la réclamant. Quant aux lois romaines ci-dessus citées, elles ne s'occupent nullement de l'avulsion, mais d'un
éboulement de terres ou de l'enlèvement par la force des eaux d'objets mobiliers,
tels qu'un radeau, c'est-à-dire de faits qu'à l'aide de certaines précautions il
eût été possible d'empêcher ou de prévenir ; et l'on comprend qu'en pareille
circonstance, le propriétaire des objets enlevés ou des terres éboulées ne paisse
les réclamer qu'à charge de réparer un dommage qui lui est jusqu'à un certain
point imputable. Il est, du reste, bien entendu que, si le propriétaire des terres, plantations ou constructions emportées par les eaux, n'est pas responsable,
qu'il abandonne ou qu'il reprenne ces objets, du dommage qui a été la suite de
l'avulsion elle-même, il sera cependant tenu de répondre, dans le dernier cas,
du préjudice qu'il aura pu causer par l'opération de l'enlèvement.
24 En fixant à une année le délai au bout duquel le propriétaire de la partie
enlevée est déchu du droit de la réclamer, le Code Napoléon s'est écarté de la
disposition du § 21 des Institutes (de rer. div., 2, 1), pour donner une règle
à la fois plus générale et plus certaine.
25 L'expiration du délai d'une année, à partir de la réunion, emporte déchéance, par cela seul que le propriétaire du fonds auquel la, partie enlevée est
venue se réunir a pris possession de celle-ci, bien que cette prise de possession
ne remonte pas à une année.
26 Cet article serait-il applicable au cas où la partie d'un fonds longeant une

|

DE LA PROPRIETE.

i

203.

255

Lorsque la réunion a eu lieu par superposition, le propriétaire
du fonds sur lequel elle s'est opérée est en droit, sans attendre
la fin de l'année, d'interpeller le propriétaire de la partie enlevée, pour qu'il ait à s'expliquer sur le point de savoir s'il entend
ou non faire usage de la faculté que lui accorde l'art. 55927.
c. Des îles, îlots et atterrissements formés

au milieu d'un cours d'eau.

îles, îlots et atterrissements appartiennent à l'État, ou aux
propriétaires riverains, suivant qu'ils se sont formés, soit dans
une rivière navigable ou flottable, soit dans un cours d'eau non
dépendant du domaine public. Art. 560 et 56128.
Ces

s'est trouvée, par la formation d'un nouveau bras, détachée du restant
de ce fonds, et réunie à une île dont elle était précédemment séparée ? La Cour
de cassation (Req. rej., 13 décembre 1830, Dalloz, 1831, 1, 157)
a décidé
l'affirmative, en appliquant à ce cas la déchéance prononcée par l'art. 559, Mais,
en jugeant ainsi, cette Cour a fait, à notre avis, une fausse application de
l'article précité, qui
suppose un deplacement de terrain, condition qui ne se
rencontre pas dans l'hypothèse dont il s'agit. Cette décision nous paraît d'autant plus contestable que l'action sur laquelle la Cour suprême était appelée à
Statuer n'avait pas simplement pour objet la reprise des terres emportées par
la force des
eaux, mais bien la revendication d'un fonds distinct de l'île à
laquelle il avait été réuni, et
que l'art 559 n'admet pas une pareille revendication. L'espace rentrait donc plutôt
sous l'application de l'art. 562, que sous
celle de
ce dernier article. Cpr. Demolombe, X, 5.
37 L'action interrogatoire doit, dans cette hypothèse, être exceptionnellement
admise, comme conséquence nécessaire de la faculté qu'a tout propriétaire d'user
et de jouir de
sa chose, ainsi que bon lui semble, faculté dont l'exercice serait
neutralisé ou entravé, si celui sur le fonds duquel la superposition s'est opérée
devait attendre toute
une année pour savoir à quoi s'en tenir quant aux intentions du propriétaire de la partie enlevée. Cpr. Proudhon,
op. cit.,IV, 1283 ;
Daviel,
op. cit., I, 155 ; Chardon, n° 88 ; Demolombe, X, 110. Ces auteurs
semblent même admettre le droit d'interpellation d'une manière absolue, c'està-dire, tant
pour le cas où la réunion s'est opérée par simple adjonction, que
pour celui où il a lieu par superposition. Mais nous croyons que c'est aller
trop loin. Dans l'hypothèse,
en effet, d'une adjonction latérale qui n'entrave
en aucune façon la culture du fonds auquel la partie enlevée est
venue se réunir,
il n'existe
plus aucun motif pour accueillir, de la part du propriétaire de ce
fonds,
une action interrogatoire, qui ne serait pas fondée sur un intérêt et un
droit actuels.
Cpr. § 746, texte et note 5.
28 La disposition de l'art. 560, qui attribue à l'État la propriété des îles for.
mées dans des rivières navigables.ou flottables,
est contraire au Droit romain.
D'après
ce Droit, les iles qui se formaient dans un cours d'eau public ne deverivière

elle appartient exclusivenaient pas pour cela publiques. . que du jour où. mais bien comme accédant aux rives dont elle est censée former le prolongement. que celte île est attribuée aux riverains. D. 12). n° 14. Les motifs qui. aurait logiquement conduit à faire considérer les îles des rivières navigables ou flottables comme des dépendances du domaine public. 2. Lég. conformément à ce principe. n° 19. 126. Art. D. p. 560. Ce n'est point. p. VIII. que. Cpr. Lég. elles ont réellement cessé de faire partie du lit du fleuve. proe. 67. VIII. on suppose une ligne tracée au milieu de ce cours d'eau.. Pour operer. Lors de la discussion au Conseil d'État. 560. Mais cette explication.. 1. l'État devait conserver la libre disposition des îles. elles étaient attribuées aux riverains à titre d'accession. pour expliquer la disposition de l'art. tandis qu'elles ont été attribuées au domaine de l'État. pour l'intérêt général de la navigation et du commerce. fit nostra. faisant partie du lit. ayant acquis la hauteur et la solidité nécessaires pour se trouver à l'abri des plus hautes eaux dans leur état normal et sans débordement. Sir.. Cpr. n° 17. p. la propriété de celles qui se forment dans des cours d'eau non dépendants du domaine public.. inexacte en fait. comme dans tous autres biens de l'Etat. Les observations précédentes démontrent le peu de valeur de l'argu tient que prétendent tirer de l'art. 561 les auteurs qui enseignent que le lit de s petites rivières appartient aux river ins. îlots et atterissements formés dans des cours d'eau dépendants du domaine public. § 2. qui. et les particuliers peuvent en acquérir la propriété par titre ou par prescription. de flumin. comme le lit des rivières navigables ou flottables appartient au domane national. Mais la prescription ne commences courir. lett. 30. et en vertu de la règle Res quoe nostroe rei accedit. du domaine public. . ont porté le législateur à ne pas accorder aux riverains les îles des rivières navigables ou flottables. Locré. dom. suivent le sort de la chose principale. Cpr L. 207 et 208. puisque le lit disparait complètement là où s'est formée une île. 25 juillet 1866. 186. de acq. Considérées comme prolongement des rives. Treilhard disait.256 DES DROITS RÉELS. l). texte. L. qui ont fait remarquer que. (41. et note 14 suprà. s» Grenoble. en effet. contrairement an principe de l' accession. Cpr. entre les propriétaires riverains.43. et par suite reconnues susceptibles de propriété privée. le partage d'une île formée dans un cours d'eau non dépendant. comme accédant au lit. en ce qui concerne ces îles. Si l'île n'est pas traversée par cette ligne. a. mais rentrent dans celui de l'État . il doit en être de même des îles et des îlots. et L. Locre. 225. qui a cesse d'exister dans la partie où il a été remplacé par une île. Les îles formées dans un cours d'eau dépendant du domaine public ne font pas partie de ce domaine. rer. § 6. tout en leur reconnaissant. et ont ainsi passé du domaine public dans celui de l'État 29. ont été plus exactement indiqués par les orateurs du Tribunat. 65.

1). 16.. L. et dans celui où elle se serait prolongée du même côté. proe. dans ce cas. 5. 562. 1). Art. 1. Demolombe. de acq.. d'après ce qui vient d'être dit. 1). L. à titre d'indemnité. Proudhon. rivière.. 257 aux riverains du côté desquels elle s'est formée. § 23. de flumin. a ainsi converti en île un fonds appartenant à un propriétaire riverain. rej. 1286. Metz. suivant la même ligne. IV. 1836. (2. 54. Art. s'est formé un nouveau bras. (41. lors de sa formation. L'île une fois formée. dom. 29. aucune part à y réclamer 31. le lit abandonné était dévolu au roi ou au seigneur haut-justicier. et L. IV. 125 et 126. Du maine public. 127. ceux qui. 2. conformément aux règles ci-dessus exposées quant à la répartition des alluvions 30. p. 56333. (43. chacun dans la proportion du terrain enlevé. pour la portion afférente à chaque rive. vant qu'il s'agissait d'une rivière navigable ou non navigable. Dans les pays utumiers. § 7. L'innovation Code ne nous paraît pas heureuse . 1. propriétaires ont également droit aux accroisseen sont devenus ments subséquents qu'elle peut recevoir par alluvion. V. (2. 1834. efraye naturellement 32 un nouveau cours en abandonnant son ancien lit. t. D. ou. de acq. ment partage entre eux pour la totalité. 302. 12). D'après la législation maine. loz. l'ancien lit abandonné. du moins 17 II. Si cet Lorsqu'une i 22. D. faisant ou non partie d'un domaine public. 1). Sir. le cas échéant. qu'elle soit ou non navigable ou flottable. 2 mai 1834. Toulouse. Les dispositions des art. div. Req. dom. 191. Lég. div. 129. p. Art. 560 et 561 sont inapplicables au cas où un cours d'eau. Voy. VIII. H. Il en est ainsi. les propriétaires des fonds nouvellement occupés par es eaux prennent. 561. de rer. elle se d. Inst. le lit abandonné était attribué aux riverains à titre d'accession. Au cas contraire. elle se divise. Cette règle paraît été généralement suivie dans les pays de Droit écrit. elle est contraire au principe de l'accesn et le motif d'équité sur lequel on l'a fondée est très contestable. de rer. rer. lorsque l'île se prolonge au-devant de fonds appartenant à des propriétaires différents. la propriété de l'île. elle se serait étendue au delà du milieu de la rivière. § 3. X.. entre les propriétaires des deux rives. Sir. (41. 31Cpr. en face du fonds appartenant à des propriétaires riverains qui n'avaient. Enfin. dans le cas même où l'île s'étant formée d'un seul côté. Revue de législation. 56. rer. 26 février 1840. n° 17).DE LA PROPRIÉTÉ. 33 Cet article est introductif d'un Droit nouveau. 30 ont . Ritghausen. 67.. sion au Conseil d'État (Locré. D. Demolombe. Du lit abandonné. § 203. 27 novembre 1866. cep. 41. Ce dernier conserve. 2.

Taulier. 25 juillet 1866. Cpr. 162.. rentrait plus tard dans son ancien lit.2.. les terrains dont ils avaient été" dépossédés parle changement du cours de la rivière. 2. X. . et nom. la règle posée d l'art. à ce cassuntout que s'applique. Superficies sola cedit. § 31„ Inst. 30 Cpr. ni en général. si les. qu'ils n'y auraient aucun droit. droit. devient. 235 Voy. en sens contraire : Marcadé. de restituer ces matériaux. Grenoble. 67. chacun d'eux serait autorisé à en provoquer la lier tation**. Surune rivière.. qu'il les at employés de mauvaise foi 1. parce que celui quia employé les matériaux d'auteur qu'ils P dait. par droit d'accession.divers ayants. même abstraction.tant qu'ils forment partie intégrante du so ou du bâtiment auquel ils ont été incorporés. 34 Chardon. Sir. M. 165. rer. le propriétaire d'un Le propriétaire d'un fonds... Demolombe. n° 1. ne comprend pas les îles qui s'étaient formées. Art.. constructions et ouvrages faits par fonds avec les matériaux d'autrui. de div. arbres ou arbuste ont ou n'ont déjà pria racisne 2. Demolombe. propriétaire des plantations. après s'être formé un nouveau cours. 35 Demolombe. Mais il est tenu de payer la vale pour les lits de cours d'eau qui ne dépendent pas du domaine public. en Droit français.. Des plantations. Demo lombe. p. 2. elles continuent d'appartenir à ceux auxquels elles avaient été acquises 35. a. 563.258 DES DROITS REELS. De l'accession de choses mobilières à un immeuble. ceux auxquels cet ancien lit a été attribué ne pourraient reprendre qu'en vertu de l'art. II. 1 C' est. à celui à qui ils appartenaient. 1183 2 la différence du Droit romain (cpr. dans ce lit. X. ni à action personnelle en restitution. 170. X. et bien. de bonne n'est soumis. a une action en revendication foi. sur l'art.. constructions et ouvrages qu'il y a faits. | 204. A 1). L'attribution du lit abandonné aux propriétaires des terrains occupés par le nouveau cours de la rivière. 287 . 554. même avec les matériaux d'autrui. 2279. Il ne peut être contraint. 563. ancien lit n'était pas commodément partageable' entre les. D'où la conséquence. par une sorte de droit de retour. nos 184 et 185. 166. Cpr. s'ils avaient cessé d'être propriétaires des portions de l'ancien lit à eux attribuées à titre d'indemnité 36. faite de l'accession. pour le cas de plantation. et sans qu'il y ai à examiner.

p. sur l'art. ont simplement revête le caractère d'immeubles par destinations 7. III.. IV. Taulier. Cours. dom. Duranton. II. sur fart. II. 524. à raison. Demolombe. 554. n° 20. Chavot. 554. 554. c'est au 4 Si. statue sur un cas d'accession. 3 374 Demolombe. § 2. qui s'est servi des matériaux a desarbres d'autrui. 41 39. par leur incorporation dans le sol ou dans un bâtiment devenus immeubles par nature. De la propriété mobilière. taire du sol. que ne modifie nullement l'art. 667. rer. constructions et ouvrages faits par un tiers. Voy. 58441. IX. Voy cep. note 1re. 11. 6 Nam credibile est arborem. Cours. à les détacher constructions auxquelles il les incorporés. II. (41. en offrant d'indemniser l'acquéreur.6. 31. Demante.. ou forêt pour être abattue. en sens contraire : Duranton. II. v° Accession. n'a point exigé cette condition. IX. IX. §203. Une pareille étention serait évidemment contraire aux dispositions des art. 1144 et 243. ne s'occupe en aucune façon d'exécution de convention.. et non à ceux qui. on ne saurait conclure de la que celui qui a vendu un bâtiment pour démoli. clopédie. 7Maleville. 126. L 26. sur le sol d'autrui8. sur l'art. (2. Dupin. Bonnier et tain. sans doute. III. Les plantations. constructions et ouvrages faits par un tiers. 531. 1). ou du terrain dans lequel il les plantés. IX. Marcadé. 272. Voy. 127 . plantations. aussi : Code Napoléon Duranton. IX 662. Taulier. hariae. Voy. aliam factam. alio terre alimenta. es une . chés b. et ne peut se soustraire à cette obligation en ce offrant la restitution 31. 534 et 535. Demante. H. 272. IX. 668. IV. Demolombe. constructions ou ouvrages existant sur un fonds. pour les restituer. De la propriété mobilière. 374. 584 ne s'applique qu'aux objets mobiliers qui. mais la même faculté ne lui appartiendrait pas s'il s'agissait d'arbres et d'arbustes arradu sol où ils avaient été plantés. soit en droit de se refuser à l'exéution de cette convention.DE LA PROPRIETE. D. Demolombe. La disposition de l'art. en sens conres. ne peut être contraint. 374: Du Caurroy. 685 et 606. Chavot. 204. Chavot. 391 bis. en poursuivre la restitution 5. 109. des diffiltés que sa vérification aurait le plus souvent présentées. I. Demolombe. Ins de rer: div. avant règlement de l'indemnité due par le proprié- venaient à être démolies le propriétaire des matériaux pourrait. 259 avec dommages-intérêts. Que si. les constructions. qui. en sens contraire : Toullier. §. p. 554 Toullier. des matériaux Art. Voy. Marcadé. Des Les plantations. 663. 1434. d'après cet article. s'il y a lieu. arcadé sur l'art 554. citt. le propriétaire du sol. au lieu d'en réclamer la valeur.. II. IX. 391 bis. ° 1 Demolombe. III. II.1).

mais aussi a-t-il. Demante. Superficies solo cedit. constructions et ouvrages ont été faits par un tiers possesseur de mauvaise foi. en lui remboursant le montant de la mieux valu de l'immeuble. 274. deviennent. p. soit le montant de la mieux-value de l'immeuble au jour du délaissement. n° 7. 58. 8. rej. Ma cette singularité apparente disparaît. Cpr. Cours. 555. tandis qu'il est obligé de restituer intégralement au possesse de mauvaise foi la valeur des matériaux et le prix de la main-d'oeuvre. au contraire. 10 Quoique l'art. pour a | . sur le sol d'autrui. Demolombe. texte n° 1. su l'art. sans être admis à se libérer en offrant le montant de la mieux-value de l'immeuble. dans ce cas. 9 Si les plantations. Taulier. et note 4. constructeur ou planteur. constructions ou ouvrages avaient été enlevés avant toute réclamation de la part du propriétaire du sol. 2. 2. tiers qui prétend les avoir exécutés à le prouver. Civ. ne peut les enlever contre le gré de ce dernier 8. Cpr.. en ce sens du moins que le tiers.260 DES DROITS RÉELS. 681 bis. à litre d'accession. Art. sous ce rapport. 311. Lorsque les plantations. Sir. 192. 11 On a trouvé singulier que le propriétaire du sol puisse se libérer enve un possesseur de bonne foi. 555 ne prévoie expressément que le cas où le construite a employé des matériaux à lui appartenant.. 392 bis. 18 mars 1842.. il n'y a pas. 555. Art. Douai. qui devrait se résoudre d'après les règles que nous exposerons au 219. soit leur suppression. avec dommages-intérêts pour le préjudice qui lui a été causé. quand on réfléchit que le propriétaire d sol jouit envers le possesseur de mauvaise foi de la faculté de demander suppression des travaux avec dommages-intérêts. mais à charge. soit leur conservation. les plantations. al. al. 1 et 2. la circonstance que les matéria appartenaient à un tiers ne pouvant en aucune façon influer sur les rapport de ce constructeur et du propriétaire du sol. dans ce cas. IX. le choix de rembourser. II. Si. la propriété du propriétaire du sol. le principe posé au texte resterait de fait sans application.à distinguer si les matériaux appartenaient ou non au tiers qui les a employés 10. il est évident que son application est indépendante de cette condition. constructions et ouvrages ont été faits par un tiers possesseur de bonne foi. Sir. de rembourser la valeur des matériaux et le prix de la main-d'oeuvre. X. faculté qui met. Marcadé. et il ne se présenterait plus qu'une question de dommages-intérêts. 43. IX. 558. sur cette preuve : § 192. II. 678. le propriétaire du sol ne peut en demander la suppression. le propriétaire du sol peut demander. soit la valeur des matériaux et le prix de la main-d'oeuvre. 16 février 1857. Demolombe.

réclamé parle possesseur au propriétaire du sol. considérer le tou- possesseur comme étant de bonne foi. IV. non à l'époque de la prise de possession de l'immeuble. Le propriétaire du sol qui opte pour la conservation des travaux. en pareil cas. IX. 1153. et par suite se borner à lui offrir le paiement de la mieux-value. ce qui ne saurait être admis. même de bonne foi. si le propriétaire revendiquant ne présentait pas des garanties suffisantes de solvabilité. n'est point tenu des intérêts de cette somme. d'un paiement d'intérêts. il faut se placer. (6. 679. le possesseur de mauvaise foi. al. ne jouit pas d'un véritable droit de rétention pour le paiement de l'indemnité à laquelle il a droit. Sir. § 204. les intérêts des sommes qu'il déboursées 14. a Le possesseur de bonne foi. Zachariae. a droit au remboursement intégral de ses déboursés ou de la mieux-value de l'immeuble. sans que celui-ci fût admis à se prévaloir de la mauvaise foi pour réclamer le remboursement de ses déboursés. sous le prétexte qu'au lieu de les Pour dire. 2. 43. Toutefois. 37. . D. § 203. ce dernier à sa discrétion. moyennant le remboursement de la somme représentant la valeur des matériaux et le prix de la main-d'oeuvre.66. 1. en considération de la bonne foi du possesseur. Le possesseur. Refuser à ce dernier la faculté d'opérer la retenue dont il est question au texte.. 27 mars 1843. ni même d'une compensation fondée sur une créance d'intérêts. 511. les fruits perçus par le possesseur. sur la somme à rembourser. Demolombe. mais simplement d'un règlement de compte portant sur les fruits à restituer au propriétaire du sol par le possesseur. n° 351. Agen. quand ses travaux ont eu pour résultat de procurer une augmentation de revenu. Civ. ce serait reconnaître au premier le droit de s'enrichir à ses dépens. Demolombe. retenir. Cpr. mais à celle de l'exécution des travaux 12. Pothier. 674 à 676. dispensé de la restitution des fruits. 40. 376. Il ne s'agit pas. le propriétaire du sol pourrait jours. D'ailleurs. obligé à la restitution des fruits.. de rei vind. en renonçant à réclamer la restitution des fruits. 14Non obstat. 9 décembre 1839. peut-il. subordonner l'exécution de la condamnation en délaissement au paiement préalable de cette indemnité 13. De la propriété. 12 L.DE LA PROPRIÉTÉ. Duranton. 251 l'application de la distinction précédente entre le possesseur de bonne foi et le possesseur de mauvaise foi. IX. art. même à l'égard d'un possesseur de mauvaise foi. texte et note 2. cass.. le juge pourrait. Sir.1). 3. jusqu'à concurrence de cette augmentation. 13 Voy. sans que le propriétaire du sol soit autorisé à imputer. pour la justification de ces propositions : § 256 bis. Seulement.

quant aux impenses. Les dispositions de l'art. Civ rej. 453. Sir. III. 15 d lui 1 sen IX. pour j'adjudicataire évincé par suite de folle enchère (Bordeaux. réglés par des principes du mandat on de la gestion d'affaires. ne présentent que le caractère de répartions ou de simples améliorations. 17 Les rapports du constructeur et du propriétaire du sol seraient.6. 1). était conforme aux principes du Droit romain. 232).. La décision contraire de P nien (L. sur l'art. 3. 511. 1673. 377 Chavot. Demolombe. qui n'autorisait le possesseur de bonne foi à retenir les fruits par perçus qu'autant qu'il les avait consommés. II. le proprié-. Toutes fois. 549. Duranton. constructions et ouvrages ont été faits par un tiers possesseur pour son propre compte. IX. s'appliquant à des ouvrages préexistants avec lesquels ils se sont identifiés. 392 bis. en p cas. 555 ne concernent que le cas où il s'agit de travaux complètement nouveaux . 839.en contraire : Troplong. IV. I et IX. 549. II. demander la suppression des travaux16. en vertu du quel il fait siens les fruits perçus. Marcadé. fondée sur la . 555 suppose que les plantations. quoiqu'il ne les ait pas consommés. sous condition résolutoire 18. pour le compte d'autrui17. Mais cette décision n'est plus com patible avec la disposition générale et absolue de l'art. Demolombe. 1. et même pour l'acquéreur sous pacte de retrait qui. vind. Les obligations qui lui incombent.. IX. 17 janvier 1843. soit par un propriétaire. 680. la condition résolutoire ayant pour effet de remettre le chosesau même état Où elles se trouvaient avant l'acquisition de constructe dont le titre vient à être résolu. aux termes de l'art. 43. taire du sol ne peut. 48. D. celui-ci les aurait employés aux travaux qu'il a exé- cutés15. Dans . nous reconnaissons que le caractère particulier de telle ou telle condition 10 L'evenement de . Des hypothèques. un mandataire ou un gérant d'affaires. 688 et 686. Voy. 691. même vis-à-vis d'un possesseur de mauvaise foi. Il ne s'applique pas davantage aux travaux faits.. De la propriété mobilière.de rei. ne peut demander que la bonification des simples réparations.262 DES DROITS REELS.cette dernière hypothèse. Cours. n° 3 16 Demante. seront expliquées au J219. Consommer. 558..présomption que les fr avaient servi à l'amélioration du fonds. Il ne s'applique donc pas aux travaux faits par un administrateur. L'art. celles sont étrangères à l'hypothèse où les travaux exécutés par le tiers possesseur. soit par un co Une pareille imputation aurait pour résultat de priver le possesseur bonne oi du bénéfice de l'art. Sir. Demolombe. 22 août 1868.. 66. peut en génèral être contraint à enlever constructions par lui faites C'est ce qui a lieu par exempte.

faute de quoi le preneur est autorisé à enlever ses plantations ou constructions 22. 1730 et 1731. demander. 60. le sort en venues entre les parties20. demolombe.. | 204. Bordeaux. Sir. en optant pour ce dernier parti. le propriétaire peut. soit la suppression des travaux. et aurai mt droit à la bonification de la mieux-value qui en est résultée. Mais. héritier. il est tenu de rembourser intégralement la valeur des matériaux et le prix de la maind'oeuvre. 555 ne régnit même pas directemeat les plantations constructions et ouvrages faits par un locataire ou par un fermier. Zachariae. Demolombe. dans la solution donnée à la question de savoir si le bailleur qui veut conserver les travaux exécutes par le preneur. Il resultede la des hésitations. Req. et le donataire dont la donation a été révoquée par survennce d'enfant. IX 691 bis. en vertu de son droit d'accession. 2. d'un exécutés en vertu du bail est réglé par les conventions intercas contraire.. C'est ainsi que le sohéritier soumis au rapport. il est tenu. peut se libérer en bonifiant la mieux-value. Au ou la nature des rapports existants entre les parties pourraient faire admettre urne solution contraire. 19 Req. . 31. tout en résolutoire et | ou | . 555. 694. rej.DE LA PROPRIETE. enlever les plantations constructions qu'il a faites. n'avait à se reprocher ni faute ni imprudence. 365 .251. 22On admet assez généralement l'application de l'art. 24. sans toutefois s'expliquer sur le point de savoir si de dernier doit être traité comme un possesseur de bonne foi ou comme un possesseur de mauvaise foi. Sir.39. de rembourser intégralement le prix des matériaux et de la main-d'oeuvre. Lorsque les travaux ont été contrat subséquent. 1888. les obligations et les droits respectifs des parties se réglent d'après les principes de la société ou de la communauté d'intérêts résultant de l'indivision. Mais.263 par un coassocié. texte et note 3. rej 45 décembre 1880. 555 aux plantations. ou si.? Voy. 691 bis. cep. Voy. 1. IX. 1.. constructions et ouvrages faits par un fermier ou par un locataire. à l'expiration du bail 21. ne devraient pas être condamnés à enlever les constructions par eux faites. et même des inconséquences. à notre avis. par analogie de la disposition du troisième alinéa de l'art. soit leur conservation.. Sir. 22 novembre 1864. En pareil cas. 21 Le fermier ou locataire peut-il. renseigne cependant que ce n'est qu'exceptionnellement que le constructeur dont le titre est résolu peut être contraint à enlever les constructions qu'il a élevées. 1er août 1889. cette doctrine ne tient pas suffisamment compte de l'effet ordinaire des conditions résolutoires.Req. en conformité des art. au contraire. 11 décembre . surtout si le constructeur dont le titre se trouve résolu. tout en reconnaissant que l'art. en cours de bail. ou tout autre copropriétaire19. L'art.. 1. X. Sir 65. 41. La plupart des auteurs se prononcent dans te même sens. 203. rej. Notre savant collègue. 555 est applicable à la question.. 20Demolombe. 67.

Sir. soit de mauvaise foi.. par cela même. 49.V° Amélioration. Dictionnaire de l'Académie. doit être restreinte aux travail qui constituent des améliorations dans le sens propre du mot. 1456. que le bailleur qui veut conserver les constructions élevées par le preneur doit rembourser le montant intégral des matériaux et de la main-d'oeuvre... et qui. s'identifiant avec le fonds de terre ou le bâtiment dans lesquels ils ont été exécutés. d'après l'art. quelle qu'en . 555 ne lui sont pas directement applicables. précité. 1634. 399 porc refuser à l'usufruitier. 899. III.ni reconnaissant cependant au bailleur la faculté de demander la suppression des travaux. Duvergier. Si. Cpr. cette opinion ne repose que sur une extension exagérée donnée au mot améliorations. soit de bonne foi. Les partisans de l'opinion contraire se fondent sur les deux derniers alinéas de l'art. 51.1.18 propriétaire du sol vis-à-vis d'un possesseur de mauvaise foi. et suiv. les dispositions de l'art. pour les mettre en meilleur état et pour en augmenter le revenu ou. 599. Voy. lorsqu'elles ne rentrent pas dans la catégorie me de simples améliorations23. ne sauraient être considérées comme de simples améliorations. mais l'usufruitier ne pourrait. à l'obligation de rembourser intégralement la valeur des matériaux et le prix de la main-d'oeuvre. dérogeant à la règle d'équté Neminem oequum est eum alterius detrimento loeupletari. non seulement tout droit à indemnité à raison des constructions qu'il aurait faites. 1437. tantôt à un possesseur de bonne foi. et d'après l'esprit même de la loi. ce qui le place dans une situation analogue à celle où se trouve. Du louage. cass.. il a évité cette inconséquence et décide. La disposition de cet article. dans certaines dispositions du Code. 861. Et si nous soumettons le bailleur qui opte pour la conservation des travaux. l'agrément. 487. Mais il en est autrement des constructions nouvelles dont l'exécution a pour résultat de créer une chose distincte du fonds sur lequel elles ont été élevées. 581 . des changements ou additions faits à des bâtiments déjà existants. que nous considérerions comme des améliorations dans le sens de l'art.le preneur ne pouvant être considéré comme un tiers possesseur. 1er juin 1-51. Duranton. I. 481. 3 janvier 1849. les constructions nouvelles. De pareils ouvrages. 49. employé par l'art. 888.1. Ces diverses propositions semblent devoir s'appliquer également aux constructions faites par un usufruitier sur le fonds soumis à l'usufruit. Du louage. c'est parce que nous lui reconnaissons aussi la faculté de demander la suppression de ces mêmes travaux. 354. comme nous.597. Cpr. IV. Sir. Sir. c'est-à-dire aux ouvrages exécutés dans un fonds de terre ou dans une maison. Quant à M. aussi dans ce sens : Req. ce n'est pas une raison pour dire qu il en est de même dans l'art.264 DES DROITS RÉELS. De l'usufruit. tantôt à un possesseur de mauvaise foi.. par exemple dans les art. L'opinion que nous avons adoptée se fonde sur ce que. Orléans. Proudhon. 2. il résulte de ces observations mêmes. Demolombe. Troplong. n'en changent pas la nature propre et constitutive. 23 La question résolue au texte est vivement controversée. A notre avis. 93. 20 avril 1849. II. mais même la faculté d'enlever ces constructions. 2133 et 2175. cette expression comprend à fortiori. Civ. Du reste. rej. et assimilent ainsi le preneur.

Colmar. 414. et ne constituant qu'un mode d'exploitation ou de jouissance destine a en augmenter le revenu ou l'agrément. D. l'usufruit. rej. § 204. III. 38. Voy..Il. 2. 2. 25. Voy. 2. § 30. Notre opinion. de l'opinion des auteurs que nous avons cités. est conforme à l'esprit de l'art. part. 427. II. maines. 31. dans l'art. g 12. Pont. de acq. Dans cette hypothèse. p. 555.. 1). Nous ajouterons que. n'ayant pas pour résultat de créer une chose véritablement distincte de ce fonds. Cpr. Sir. dom. à l'appui de notre manière de voir sur la question relative aux constructions nouvelles élevées par l'usufruitier. ce principe ayant été rejeté par l'art. Civ. Proudhon. Mais. de usuf. III. 7. Cpr. 190 et 132. n° 277. Demolombe. Duranton. III. (41. 1. il s'agissait d'ouvrages qui pouvaient être considérés comme des additions à des constructions préexisfût De tantes.. 555. Cet arrêt n'est pas contraire à notre sentiment : dans l'espèce sur laquelle il a statué. note a. Marcadé. 54. si eu Droit romain l'usufruitier ne pouvait ni enlever les constructions par lui faites. L 15.DE LA PROPRIÉTÉ. Bourges. Taulier. Duvergier sur Toullier. (7. 315. rer. n° 6.. I. Inst. 695 et 696. proc. II. div. 265 plantations par lui faites. 250. 1. on ne peut plus aujourd'hui tirer aucun argument des dispositions des lois romaines précitées Nous en dirons tout autant de l'opinion de Pothier (Du douaire. Bonnier et Roustain. et qui ne sont guère de nature à se présenter quand il s'agit de constructions nouvelles. 624. qui écrivait sous l'influence des idées ro379. 360. l'hypothèse. L. dont le motif principal a été d'éviter les difficultés qui s'élèveraient presque toujours sur la réalité et la valeur des améliorations que l'usufruit prétendrait avoir faites. p. d'après lequel l'un et l'autre de ces droits étaient refusés à tous ceux qui avaient sciemment élevé des constructions sur le sol d'autrui. ni réclamer d'indemnité. en dépassant les limites de ce fonds.. Sir. I. (2. en ce sens : Delvincourt. et les motifs d'un arrêt de la Cour de Colmar. où le propriétaire d'un fonds aurait. 899. à la note précédente. 84 Des plantations faites dans un fonds. du 18 mars 1853.. 24 février 1837. étendu ses construciions sur l'héritage voisin. forment. 427. sans qu'il y ait à distinguer entre le cas où l'empiétement a été commis enlever les d'ailleurs l'importance. Zacharise. Cpr. Sir. le législateur ne paraît pas non plus avoir en en vue. 13 janvier 1831. 108. p. Lég. Du Caurroy. Des privilèges et des hypothèques. d'après nous. de rer.. 555. 23 mars 1823. 180. Discussion au Conseil d'État et Discours de Gary au Corps législatif (Locré. 1). le voisin est toujours autorisé à demander la démolition de la partie des constructions qui anticipe sur son héritage. VIII. assez fréquente du reste. 599. Sir. IX. ni réclamer à ce sujet aucune indemnité 24. sur ce point.IV. en sens contraire : Toullier. 635. 1437 et 1441 . Voy. texte et note 4. Nous croyons devoir nous écarter. n°4. sur l'art. cela était conséquent au principal général. Enfin. n° 11). ainsi expliquée et précisée. p 289. de simples améliorations dans le sens de l'art. . § 231. D.

Cpr. la propriété est reconnue appartenir au voisin.. provoquer lui-même la délimitation. en avant de commencer ses constructions. et. Sir. par suite d'un bornage ultérieur. le propriétaire du sol sur lequel l'empiétement a eu lien deviendrait propriétaire de la partie du bâtiment assise sur ce sol.366 DES DROITS RÉELS. le sort de la chose ainsi formée se trouvant alors réglé par la convention des parties. 41. 565 et suivants sur le droit d'accession en matière mobilière. Il ne pouvait ignorer qu'il restait soumis à une action devait. Sir. l'adjoncction. 1 La rédaction de l'art. Ce n'est.. la spécification et le mélange ou la confusion.. Au cas contraire. puisqu'il ne peut être question de limitation que lorsqu'il existe une véritable indivision. Cette matière à laquelle les jurisconsultes romams avaient donné de grands développements ne présente aujourd'hui qu'un intérêt pratique fort restreint en présence de la maxime : En fait de meubles. en un seul tout. De l'accession d'un meuble à un meuble. Elle est réglée par les art. en l'absence de limites certaines et reconnues. 381 . ne A notre avis. Civ. savoir . 5661 à 509 aux termes desquels le propriétaire de la Suivant M. 23 avril 1823. de mauvaise foi et celui où il serait le résultat d'une simple erreur sur les limites 25. se rend tout au moins coupable d'une grave imprudence et ne saurait trouver d'excuses dans sa prétendue bonne foi. que dans les cas où cette maxime cesse de recevoir application qu'il y a lieu de rcourir aux dispositions des art.Les termes sont néanmoins sépa35 . cass. en effet. à défaut d'entente entre les parties. 1. Civ. nous le regardons comme inadmissible en Droit. 691 fer).. étend ses constructions sur un terrain dont. 8 6. Outre que cet expédientparaît peu pratique à raison des difficultés auxquelles il donnerait lieu. les dispositions de ces articles sont étrangères à l'hypothèse où la réunion de deux choses mobilières. 26 juillet 188. L'accession d'une chose mobilière à une autre chose mobilière peut se réaliser sous trois formes principales. il y aurait lieu à licitation de ce bâtiment dans la proportion de leurs droits respectifs. 566 laisse à désirer.. appartenant à des propriétaires différents a été opérée de leur commun accord. ce qui se rencontre pas dansl'espèce. Demolombe IX. et bornage. 1. d4un autre côté. 23. L'adjonction est la réunion de deux choses appartenant à différents maîtres. la solution donnée texte ne doit au être admise rue pour le cas où l'anticipation a été commise de mauvaise foi.. cass. celui qui. possession vaut titre. | 205. 3. dont chacune de ces chosesforme cependant une partie distincte et reconnaissable.

570 et 576. tout en adoptant en principe le bâtiment des procutéiens. 6. en général. qui. Accessorium cedit principali.Cpr § 28. 4). 7. à charge de payer au propriétaire de la chose accessoire la valeur de cette Chose. 572. la préférence au propriétaire de la matière. 187 rables . 574. Art. qui. (10. cas de mélange ou de confusion de matières sèches ou liquides appartenant à des maîtres différents et qui ne peuvent Au plus être séparées sans inconvénient. L. et non pas sont néanmoins séparables. D. Demolombe. de rei vind. et L. pour en obtenir la séparation. cette disposition est contraire à celle du Droit romain. ad exhib. tout en refusant au propriétaire de la chose accessoire le droit de la revendiquer de plano. L. § 5. à || 189. et pour en exercer ensuite ta revendication. le droit soit de réclamer la propriété de la chose nouvellement formée. 1). de rer. dont l'esprit n'est évidemment pas de subordonner le droit d'accession à la possibilité de la séparation. Les dispositions des art. à la charge de rembourser le prix de la maind'oeuvre2. Il fallait donc dire quoique séparables. 267 principale devient en général propriétaire du tout. la chose ainsi formée devient en général.570 et 571 relatifs à la spécification s'écartent également : de l'opinion des procutéiens. (6. com- aux deux parties dans la proportion de la quantité. Sur ce point. les dispositions du Code nous paraissent plus équitables et plus pratiques que les solutions données par les jurisconsultes romains et par les Institutes. Au fond. div. D. 23. dans tous les cas. qui donnaient. | 205. lui accordait cependant. et sauf l'exception prévue par l'art. Le propriétaire de la matière a. la faculté d'agir ad exhibendum. et enfin del décision intermédiare de Justtinien. lorsqu'elle pouvait se séparer de la chose principale. . et sauf l'exception indiquée pur l'art. X. suit de demander le remboursement du prix de sa matière. La spécification désigne le fait de celui qui a formé une chose d'une espèce nouvelle avec la matière d'autrui. ou la restitution d'une égale quantité de matière de même nature et bonté. Inst.DE LA PROPRIÉTÉ. Le cas spécial où l'auteur de la spécification a employé en partie sa propre matière et en partie celle d'autrui est réglé par chose l'art. suivant lesquels le spécificateur deve2 propriétaire de la chose qu'il avait formée . accordait cependant au maître de la matière la faculté de la revendiquer. de celle des sabiniens. nait a . 571. de la qualité et de la valeur des matières provenant de chacune mune n'expriment pas nettement la pensée du législateur et présentent même une espèce de contre sens au point de vue de la règle posée par cet article. Le mérite de l'innovation introduite par le Code nous paraît très contestable. (2. 1) 1 et 2. lorsqu'il était possible de la ramener à son état primitif.

3 . De l'acquisition des fruits perçus par un possesseur de bonne foi. Malgré la rédaction ambiguë de cet article. 577. 1 Ce bénéfice est accordé au possesseur de bonne foi d'une universalité juridique. celui qui les a perçus sans y être auto- risé en vertu d'un titre opposable au propriétaire est en général tenu de les lui restituer. et en prenant pour guide les solutions données par le Code aux hypothèses dont il s'occupe. La loi fait exception à ce principe en faveur du possesseur de bonne foi qui acquiert. et notes 19 à 21. et indépendamment de la restitution de ces matières ou de leur valeur. s'il y échet. d'elles et doit être licitée à leur profit commun. texte n° 3. 873 et 575. Art. Du reste. les fruits qu'il a perçus 1. Lorsqu'il se présente des cas d'accession non prévus par les dispositions légales qui viennent d'être analysées. selun les circonstances. assimiler aux titres translatifs de propriété les titres translatifs ou constitutifs de droits d'usufruit ou d'usage. s'écarter des dispositions destinées à les régler. et que c'est seulement dans les hypothèses dont le Code ne s'est pas spécialement occupé. et du propriétaire de cette chose qui la revendique contre lui. dans les cas prévus par la loi. Art. Les art. peuvent. des matières appartenant à autrui. Art. on doit tenir pour certain que les juges ne peuvent. Le possesseur de bonne foi est celui qui possède en vertu d'un titre translatif de propriété dont il ignore les vices. sous ce rapport. 549 et 550 ont principalement pour objet de régler les rapports du tiers possesseur de la chose productive de fruits. ceux qui ont employé à [l'insu des propriétaires. 510. Art. § 616. 5658. comme au possesseur d'un objet particulier. 549. être condamnés à des dommages-intérêts sans préjudice des poursuites criminelles. qu'ils sont autorisés à statuer d'après les règles de l'équité naturelle. les juges doivent décider les difficultés qu'ils peuvent faire naître. Voy. par le seul fait de la perception.200 DES DROITS REELS. suivant les principes de l'équité naturelle. Art. On doit. dans toute espèce d'accession. III. | 206. 4° La propriétéd'une chose emportant un droit exclusifaux fruits produits par celte chose.

432. assimiler à cette hypothèse celle où. 28 décembre 1857. 549 et 550 semblent devoir être également étendus au cas d'admission d'une action paulienne ou d'une action en rescision de partage pour cause de lésion de plus du quart 3. le propriétaire d'une chose On productive de fruits en réclame le délaissement contre celui auquel elle avait été livrée 3. mais ment le cas échéant.. § 626. en ce sens que l'acquéreur est à considérer. 1378 et arg. soit révoquée pour cause d'ingratitude ou par survenance d'enfant. Rouen. parce qu'elles sont fondées sur des raisons spéciales. De la vente. Les art. En pareille seulecirconstance. Quant à l'action en rescision du partage. quant à l'application de ces articles. IX. texte n° 2. soit par l'effet d'une condition résolutoire 4 expresse. au cas où un acte translatif de propriété viendrait à être résolu. encore pos- l'action paulienne. nous ferons dès à présent remarquer que les dispositions de l'art 1682 ne peuvent y être étendues. de dommages-intérêts. 4 En effet. en ce qui concerne la restitution des fruits. 928. comme conséquence de l'action en annulation d'un acte à titre onéreux on gratuit. aux conséquences de la rescision pour lésion de plus des sept douzièmes d'une vente immobilière. la résolution d'un acte translatif de propriété opère bien en général avec effet rétroactif. de cet article. Troplong. et le réduit à la simple condition de sesseur de la chose d'autrui. Sir. pour l'application duquel il n'y a plus lieu d'examiner si l'acquéreur était ou non de bonne foi. spécialement réglées par l'art. I. Duvergier. sur . soit par application des art. De la vente. Demolombe. 856. quant aux. qui ne sauraient trouver application en matière de partage. § 206. 652 . 269 doit. droits réels qu'il aurait concédés sur la chose. Voy. 3 Cpr. 958 et 962 qui déterminent à partir de quelle époque est due la restitution des fruits par l'héritier soumis au rapport et par le donataire dont la donation a été soit réduite pour atteinte portée à la réserve. elles sont. 58. mais 8 à la jouissance de cette chose. 954. L'annulation d'un acte translatif de propriété enlève rétroactivement à celui auquel la chose productive de fruits avait été livrée en vertu de cet acte tout droit. Quant Art. 2. Mais ce serait à tort que l'on ferait intervenir ces articles pour le règlement des droits des parties. 609 bis. mais elle ne peut faire disparaître rétroactivement le droit d'administration et de jouissance qui lui appartenait en vertu de son titre.DE LA PROPRIÉTÉ. Cpr. 1184 et 1654. comme n'en ayant jamais été propriétaire. 76. il ne saurait être question de restitution de fruits. La même observalion s'applique aux art. 1682. II. non seulemen t à la propriété. cep. § 313.

il avait eu des motifs plausibles de croire qu'elle serait confirmée 10. Sir. celui qui a sciemment acquis d'un incapable 9. Req. IX. 8 Il en est ainsi notamment de celui qui. à sa connaissance. n'est pas pour cela serai de bonne foi. là vente ayant été passée dans l'intérêt bien entendu de l'incapable. 263 et 264. 40. En d'autres termes. immeuble dotal. sans arcomplissement des formalités prescrites par la loi. il a connaissance de tel ou tel autre vice dont son titre est entaché. p. c'est à-dire l'ignorance de tons les vices de son titre sans exception et non pas seulement une bonne foi relative consistant uniquement dans la croyance que son auteur était propriétaire de la chose qu'il lui a transmise 8. Taulier. Demolombe. Demolombe. 8Duranton. 604. Sir. 353. La bonne foi peut exister quelle que soit la nature des vices dont le titre du possesseur se trouve entaché.. Sir. Demolombe. j 201. 608. Amiens. 40. p. Sir. 606. Sir. Toutefois. IX.. 2e Celui qui possède une chose productive de fruits. soit d'une femme mariée non autorisée. IX. ni. 2. Riom.148. la loi exige du possesseur une bonne foi absolue. 45. IV. loc. rej. 15. 1.. DROITS RÉELS. 264. lorsque d'ailleurs.. 10 Cpr. Demolombe. rej 3 avril 1845. celui qui s'est rendu acquéreur d'une chose dont. 18 juin 1814. en général. connaît le vice de son titre. pourrait exceptionnellement avoir été de bonne foi... II. 550 n'établit aucune distinction entre les différents vices dont le titre peut être entaché. II. celui qui aurait acheté soit d'un mineur ou du tuteur d'une personne judiciairement interdit.270 DES. 668. . II. p.. celui qui possède en vertu d'un titre qu'il sait être prohibé par la loi ou manquer des formes prescrites pour sa validité 3.. texte et note 3. 5 décembre 1826. 1. 1. Zachariae. 310. 262. 40. malgré la connaissance de l'irrégularité de son titre. 2. cass. Bourges. 1-2 mai 1840.423. 11 mai 4897. 2. l'aliénation n'était pas permise 7. si. Cpr. Req. Taulier. 75. On ne saurait donc considérer comme possesseur de bonne foi celui qui s'est procuré son titre à l'aide de violence ou de dol. Sir. possédant en vertu d'une substitu5 tion prohibée ou par donation faite sous seing privé. il n'y a à cet égard aucune différence à faire entre les vices du fond ou de L'art. 27... Civ. 26 juin 1839. 7 Par exemple d'un. et fait consister la bonne foi dans l'ignorance de tons ces vices. 38. en vertu d'un titre translatif de propriété qu'il croit émané du véritable propriétaire. cit. . « Taulier.

Demolombe.. et eu égard à la condition personnelle du possesseur 13. 385 bis. 1829. sur l'art. IV. la raison en est qu'en peut servir matière de prescription. Civ. Si le titre nul par défaut de forme ne de base à l'usucapion de dix à vingt ans. la bonne foi peut non seulementi résulter d'une erreur de fait. IV. Demolombe.de perception de fruits. 17. 13 Cpr. 35. 549.. Sir. II. nullité 206. 4 juin 1847. texte et note 5.9. Cours. Sir. le titre n'est pas exigé 3e Non obstat art. Sir. Marcadé. 1830. est une pure: question de fait. 34. 28 août 1-32. 38.. cep. Sir-. la cass. En fait de perception de fruits... Dijon. et que la loi a assimilé la nullité extrinsèque du titre à l'absence de titre. De la minorité. En matière. Lyon. qui doit être décidée d'après les circonstances particulières de chaque espèce. le titre est exigé comme une condition distincte de la bonne foi. 29. Marcadé. mais. Zacharioe. § 201. 850. Dalloz. Demante. IX. 609. rej.. La question de bonne foi.. 59. celui. 13 dé11 | cembre. Voy. n'est pas nécessairement exclusive de la bonne foi. 30 novembre 1853. 2. 14 mai 1868.. IX. 14 L'erreur du juge dans la solution de cette question ne constitue qu'un maljugé.. ni entre ceux absolu. 357. 1.. Sir. comme contraire a tune prohibition d'ordre publie. 467. 2. 149. IV. Rennes. tout au moins indirectement et partiellement. Angers. 2. 663 . c'est-à-dire celle de savoir si le possesseur ignorait les vices de son titre. 19 mai 1849. Taulier. rej. En attachant un avantage quelconque à des titres de 14 nature de ceux dont. Sir. 29 novembre 1828. il est question au texte. au contraire. 23 mars 1824. 610. et ne donne pas ouverture à cassation... ne serait pas admis à se prévaloir du bénéfice de l'art. p. Sir. Sir. 29 novembre 1828. Douai. 1 79. 1. IX. Lyon. Sir. Req. Riom. 1... 22. cep. . 65.. Req. 263. pourvu: que cette erreur soi* clairement établie par celui qui s'en préD'un vaut. Duranton. Sir.sur un titre nul. 20. Civ cass. 608. 24. 2. 19 décemhre 1864. 1 18 Rouen. 7 janvier 1817. 207.. Sir. 358. dont d'acquisition reposerait. notes 6 et 7.DE LA PROPRIETE. 7 mai 181.31. en sens contraire : De Fréminville.65. 6 juillet 1821. texte in fine. 363. 28. en opposition avec la prohibition de la loi. rej. 609. le titre n'est exige que comme élément de preuve de la bonne foi. Sir. 181.. Sir. 27.. n° 1. Civ. II.. 47. Voy. II. Voy. pour défaut de forme.. 25.. aussi d'une erreur de: droit 13. § forme11. 2. 2267. n° 2. II... sous prétexte qu'il aurait.. été de bonne foi 14. 9 mars 1825. Toulouse. 221. 550. Taulier.. 271 qui entrainent une nullité relative ou une autre côté. p. on se mettrait... 2.. Sir. Demolombe. 2. et la nullitté du titre. En pareil cas la question d'acquisition des fruits est donnée par un principe: d'un ordre supérieur. sur l'art. Duranton. 2. 54.. 43.26 2. 332. Cependant. Cpr: aussi : Bourges. 258. 11 janvier 1843. 2. 127.

qui a pris possession d'immeubles qu'il croyait dépendre de la succession ou avoir été compris dans l'adjudication 16.. pour l'héritier. ou pour l'adjudicataire sur saisie immobilière. 30. 550. 596 et 602. au contraire. 2265. Req. 100. comme condition distincte de la bonne foi.. il en est autrement en matière de perception de fruits. une chose qu'il croit lui appartenir en vertu de ce titre.. Voyaussi les arrêts cités à la note 19 du § 616... 2. Sir. bien que ce titre n'ait jamais existé. Voy. 2. 729.. 37. 9 mars 1825. Sir. 564. Colmar. si. peut être considéré comme possesseur de bonne foi. Cpr. aussi les arrêts cités à la note 20 infrà. Angers. 13 . On doit en conclure que le titre putatif équivaut. 1. 51. 312.. le titre est exigé comme condition distincte et indépendante de la bonne foi. rej.. Douai. comparée à celle de l'art. 47.272 DES DROITS RÉELS. et le légataire institué par un testament faux ou révoqué dont il ignorait la fausseté ou la révocation. Demolombe. 18 août 1830.. à un titre réellement existant 15. fait clairement ressortir que. sont à considérer comme possesseurs de bonne foi 17. Lors. il invoque une erLa rédaction de l'art. rej. 131. 4 avril 1851.. il faut distinguer si. Il résulte également de la proposition ci-dessus énoncée. en vertu d'un titre translatif de propriété. 8 février 1837. II. 7 juin 1837. 16 Req. Sir. Cette proposition conduit à reconnaître que celui qui possède. Bonnier et Roustain. Sir. 809. 18 janvier 1850. 17 Civ. 26. Du Caurroy. que le possesseur produit un titre translatif de propriété qui s'applique réellement à cette chose. C'est ce qui a lieu. 15 mai 1847. Dans les hypothèses où le possesseur ne peut invoquer qu'un titre putatif. 1. 2. Sir. 51. 533.. dans cette matière. bien qu'en réalité il ne s'y applique pas. C'est ainsi que le parent qui se croit appelé par la loi à recueillir une succession légalement dévolue à une autre personne.. en matière d'usucapion par dix à vingt ans. cass. Civ. Sir. que celui qui est persuadé de l'existence à son profit d'un titre translatif de propriété peut être réputé posséder de bonne foi. 1. il est tenu de justifier de sa bonne foi. rej. ou qu'il ait été anéanti. 581 et 586. par exemple. mais seulement comme élément ou comme moyen de preuve de cette dernière. ou pour étendre son titre à la chose possédée. pour établir sa bonne foi. en prouvant qu'il avait des raisons plausibles et suffisantes pour croire à l'existence d'un titre à son profit. 37. IX. et par le motif qu'en général la bonne foi ne saurait se présumer de la part de celui qui possède sans titre. 1. Sir.

1. IX. Civ. cass. 78. le succes4° La Demolombe. 10 mai 1859. . 1.DE LA.. il est vrai de e que la mauvaise foi de l'auteur se continue dans la personne de son suceur universel. réciproquement. 668. 615. En effet. § 206. cette usucapion ige une bonne foi concomitante à l'acquisition. Civ. 51). qui prétend avoir fait siens les fruits par lui perçus. 1. PROPRIÉTÉ. Au l'applicaiion de la règle Nemo jus ignorare censetur. d'un possesseur de mauvaise foi. malgré sa bonne foi personnelle. Civ. (7. possesseur de bonne foi.. il qu'à preuve du contraire. cass. 996. Civ. lorsqu'il ignore les vices du titre de son auteur 20.. même à titre universel. d'autre part.. et que. 1. S»-. Civ. présumé avoir ignoré les vices dont second cas. 39. 529. et spécialement des obligations qui incombaient à ce ernier à raison de son indue possession. 24 février 1834. 19 La simple déclaration que le possesseur a possédé indûment. la raison en est que. En tout état de cause. le possesseur ne peut être condamné à la restitution des fruits perçus antérieurement à la demande. exp. il doit. rej. 653. 60. et qu'il en est ainsi même en matière de perception des fruits. 25 mars 1835.. 34. Sir. en admettant que le successeur universel gagnât les fruits à raison de sa bonne foi rsonnelle. Sir. de telle sorte que le successeur. Sir. de son propre chef. cep. 24juillet 1839... sans égard à la possession de son auteur. comme le louve la loi 2 au Code de fruct. Req. 40. 12 mai 1840. 35. pour repousser son titre est entaché. bonne foi doit être exclusivement appréciée dans la personne du possesseur. 273 est.. rien n'empêche que le successeur universel. Sir. Au premier cas. ne uisse. 18 18 Cpr. se prévaloir de l'usucaon par dix à vingt ans. doit être réputé de bonne foi. 94. 7 janvier 1861. 30. ne suffirait pas.. la vocaon à la succession n'est un litre translatif que pour les choses dont le défunt it propriétaire. cass. En ce sens et au point de vue de l'usucapion. Mais il en est tout autrement en matière de perception de ts. n'est aucunement contraire à cette II. Voy. jus- reur de fait ou une erreur de droit. on a dit que la possession du défunt se continue. et lit. Civ... dans la personne du successeur universel. 61. justifier de l'erreur dans laquelle il se trouve 18. cass. qu'autant que le jugement constate formellement sa mauvaise foi19. que d'ailleurs. 432. cass. invoquer ce bénéfice quant aux fruits par lui perLa loi 2 au Code de fruct. il n'en serait pas moins obligé de les restituer comme tenu de tous faits de son auteur. 1. Si le successeur universel d'un possesseur de auvaise foi ne peut. Sir. exp.. même en vertu d'un titre simplement putif. et que. la dispense de restituer les fruits étant accordée à toute perte quiles a perçus de bonne foi.. 1. d'une part. Mais cette double argumentation ne us paraît nullement fondée. 20 Au soutien de l'opinion contraire. et lit. cass. 1. Sir. 8 février 1830.. avec le vice de mauvaise foi.

et vid avec eux. 58. alors que la cessation de sa possession. Chavot De la propriété mobilière. 229. 399. 8 juin 1864. 10 et 11 . n° 2. obligatioqui. se trouvait soumis à l'obligation de la restituer avec intérêts. texte et note 7. 64... ne se trouve entachée d'aucune espèce de dol. devait passer à ses héritiers av toutes ses conséquences. 15 mai 1847. n° 14. seur. III. Sir. p. Taulier. 59. 2. 2. 28. Si donc le possesseur. tit. 49. il part d'une idée qui nous paraît beaucoup trop absolue. V.. Delvincourt. Delvincourt. Le premier statue sur des fruits perçus p des héritiers dans le cours d'une instance engagée contre leur auteur. Quest. 1er juillet 1840. Mais on ne comprendrai pas que l'obligation de restituer des fruits qui ne seront perçus qu'après le décès du possesseur de mauvaise foi préexistât dans sa personne et se transmît à son héritier. § 201. Qu'un tel possesseur soit tenu de restituer. même postérieures à son décès. doctrine puisqu'elle ne s'occupe que des fruits perçus depuis la demande (post conventionem). I. Voy. Sir.. Orléans. part. 263. 49 1. Demante.. De la propriété n° 336. 65. notes 24 et 26 infrà. 5° La bonne foi doit accompagner chaque fait de perception. II. est à considérer comme possédant de mauvaise foi. cela se comprend. il devrait la restitution des fruits par lui perçus depuis la cessation de sa bonne foi 22. 139. Req. 564. de bonne foi dans l'origine. 1. non seulement le fruits par lui perçus. 17 mai 1865. 612 à 614 Zacharioe. 10. Req. Hennequin. sous ce rapport. Douai.. suite naturelle de ce décès. Sir. II. 21 Zachariae. en ver duquel ce dernier. un quasi-contrat. p. II. Sir. II. rej. Quant au second argument. Marcadé. Duranton. sur l'art. Lois civiles.. II. 22 En matière d'usucapion par dix à vingt ans. Du domaine priai II. 551 . rej. cass. Sir. II. Demolombe. liv. cass. Cpr. texte n° 5. II. Les trois derniers ont été re dus sur des demandes en restitution de l'indu. 385 bis. 250. 388. part..274 DES DROITS RÉELS. 2. 1. 11 janvier 1849. p. 25 juillet 1826. lorsqu'il connaît les vices dont le titre de ce dernier est entaché 21. II. l'héritier ne succède à l'obligation de restitution née dans la personne de son auteur par l'effet du contrat judiciaire. texte et note 8. 550. 1. avait cessé de l'être. mais encore ceux qu'a recueillis un tiers auquel il aurait transmis la possession par dol. 131. Proudhon. 479. ayant reçu de mauvaise foi une somme qui ne lui était p due. 47.. 24 mai 1848. p. Pothier. IX. Coulon. 125. Civ. même à titre particulier. III. Sir. entre le demandeur et le défunt. VIII. Caen. il suffit que la bonne foi a . Sir. Cpr. 19 mai 1857 Sir. 40. Bonniere Roustain.. en sens contraire Domat. Du Caurroy.. Ces arrêts. en tant qu'elle tendrait à rendre le possesseur de mauvaise foi responsable des suites de son indue possession. 2. bie que cités ordinairement en sens contraire de l'opinion que nous avons émis ne la contredisent cependant pas. 357. IV. d'un possesseur de bonne foi. § 201. c'est-à-dire dans des espèces o il s'était formé. 101. et qu'il n'est pas douteux que. de droit. p. Civ. comme tout autre engagement du défunt. 488 Douai.

Toullier. aucune différence à faire entre le possesseur qui aurait acquis. 94. IV. 265. § 201. 362. on n'était pas d'accord sur le point de savoir si le possesseur pouvait être constitué en mauvaise foi autrement que par une demande libellée. en disant que le possesseur doit nécessairement être réputé de mauvaise foi à partir de la demande. 550. le possesseur a cessé d'être de bonne foi. de acq. dom. se prévaloir de sa bonne foi originaire. cass. entre les parties.. sect. au contraire. De la propriété. Art. 30 avril 1859. texte et note 9. II. Sir. Sir.136. al. D. Civ. 2. Pothier. v° Fruits. 632. au jour même de la demande. et de leur effet rétroactif. Du reste. 41. 54 L'obligation. en acquérant. dont le. soit par l'effet d'une demande judiciaire ou d'une sommation extrajudiciaire. L. 48. 23 décembre 1840. (41. rej.. Taulier. § 1. c'est-à-dire sur un état de choses permanent. de restituer les traits à partir de la demande.. caractère se détermine en général. Mala fides superveniens non nocet. Cpr. sur une perception opérée de bonne foi. 14 août 1809. la connaissance des vices de son titre. si la chose. I. n° 342. 2. L'acquisition des fruits repose. 60.DE LA PROPRIÉTÉ. et celui qui. la connaissance des vices de son titre. Zachariae. en effet. C'est aux tribunaux qu'il appartient de décider. n'importe par quelle voie. Civ. sous ce rapport.. IX. 52. Le contrat judiciaire ne recevrait pas sa complète exécution. Cpr. § 206. soit de toute autre manière 23. p. en pur point de fait. Duranton. 2. le possesseur doit toujours être condamné à la restitution des fruits du jour de la demande.. 630. serait resté de bonne foi 24. Or. On exprime ordinairement la proposition énoncée au texte. chaque acte de perception constituant un fait isolé. 8 mars 1852. Paris. Cpr. IX. d'une manière invariable. Sir. § 1. La raison en est que la prescription acquisitive repose sur la possession. et partir de quel moment. d'après les circonstances qui en ont accompagné l'origine. n'était pas restituée avec tous les fruits perçus par le défendeur pendant l'instance. rer. et L. dont le caractère est indépendant de celui des perceptions antérieures. 1). par la demande dirigée contre lui. 550. Art. 23 Dans notre ancienne jurisprudence.. 275 possesseur cesse d'être de bonne foi dès qu'il obtient connaissance des vices de son titre. Le au moment de l'acquisition. Il n'y a. III. VIII. II. Sir. 2269. 655.1. Rousseau de la Combe. pour se dispenser de la restitution des fruits qu'il a perçus depuis la survenance de la mauvaise foi. Cours. . pour le possesseur de bonne ou de mauvaise foi. il n'existe au- existé il. 85. Demante. si. il en résulte que le possesseur ne saurait. 1. 76. Demolombe. 23.385 dis. Mais cette formule n'est pas exacte : d'une part. art. 497. Ordonnance de 1539. malgré cette demande. Mais la solution affirmative nous paraît aujourd'hui incontestable en présence du second alinéa de l'art. Demolombe. devenue litigieuse. Bordeaux. est une conséquence du caractère simplement déclaratif des jugements. Cpr.

rej. De la propriété.276 DES DROITS RÉELS. Sir. 18 juillet 1835. Paris. en faveur de laquelle pourraient. 26 Cpr. l'art. cune disposition qui attache une présomption légale de mauvaise foi à la demande formée contre le défendeur.. Demolon* IX. Si le délaissement n'avait été ordonné que par suite d'une seconde demande. 636. qui ont été produits ou qui ont couru pendant la durée de sa possession 28 . conservé l'entière conviction de la légitimité de sa possession. 39. note 20 suprà in fine. de même que l'art. n'a eu évidemment en vue que les fruits qui ont été produi ou qui ont couru pendant la durée de sa possession. Il que toutefois à est remarquer. 2. malgré la demande. natu- rels ou civils. IX. introduite après une première instance abandonnée par désistement ou tombée en péremption. tout en admettant en pria cipe la proposition émise au texte. 1828. sur requête civile. Voy. — qui a pris possession des biens d'une succession à laquelle il se croyait appelé . 477. selon les circonstances militer des considérations d'équité ne nous parait pas conciliable avec l'effe rétroactif de la requête civile. qu'il eût continué à être de bonne foi malgré la première 27. n'a entendu parler qu des fruits qui ont été produits ou qui ont couru pendant la durée de son dro cel de propriété. et que la condamnation en délaissement n'est intervenue qu'après la cassation ou la rétraction.. et il ne les fait siens que par une perception effective. Le possesseur doit restituer les fruits à partir du jour de la demande. 549. cep. d'une décision primitivement rendue en sa faveur25Les propositions précédentes s'appliquent également aux héritiers qui seraient condamnés au délaissement par suite d'une instance engagée avec leur auteur 26. et d'autre part. Dalloz. n° 342. alors même qu'il a obtenu gain de cause en première instance et en appel. Req. 1. pour I cas où la décision rendue au profit du possesseur aurait été rétractée sur re quête civile. 362. IV. 25 juillet 1826. Demolombe. Sir. Caen. 35. 2. bien entendu. 25 Cette proposition n'est qu'une conséquence des explications données à li note précédente. y apporte cependant une exception. 6° Le possesseur de bonne foi n'acquiert que les fruits. 629. 403. 3 juin 1839. en vertu des moyens autres que le dol personnel du défendeur Mais cette exception. loi 27 Pothier. à supposer. 28 En effet. 547 en disant que les fruits appartiennent au propriétaire. Duranton. il se peut que de fait il ait. M.. en attribuant au possesseur de bonne foi les fruit qu'il a perçus. le possesseur ne devrait les fruits qu'à partir de la seconde demande. Demolombe.

en cela. qui n'ont couru que depuis la demande en revendication formée contre lui. n'a spécialement pour objet que le règlement des rapports de l'usufruitier et du nu propriétaire . qui. les rédacteurs du Code. et qu'il aurait perçus par anticipation. être réputé les avoir possédés du jour même de l'ouverture de cette succession. Mais il n'en est plus ainsi du simple possesseur. 1831. Dalloz. selon nous. il ne les acquiert même pas par le seul fait de leur échéance. vertu de l'effet rétroactif de l'acceptation. 213. Le Droit romain ne laissait au possesseur de bonne foi que les fruits qu'il avait consommés. II est vrai que. l'ont dispensé de restituer tous les fruits par lui perçus. que M. qu'en étendant arbitrairement la disposition de l'art. Paris. d'autre part. 383 et 364.. Paris. qu'il aurait perçus en vertu d'une cession à lui passée par un possesseur de mauvaise foi. 217. 2. Les précédents historiques viennent également à l'appui de cette manière de voir. 586. d'après lequel les fruits civils s'acquièrent jour par jour. Dalloz. rej. préexistant à leur perception. 7 juin 1837. Ainsi. Il n'a donc aucun droit aux fruits Ainsi. 5 juillet 1834. dans lequel il n'est question que d'un règlement de droits. même de bonne foi. non seulement aux fruits qu'il a perçus lui-même depuis sa prise de possession effective.. Son titre d'acquisition ne reposant que sur le fait de la perception. par l'intermédiairede la personne chargée de l'administration de la succession. mais. Enfin. un droit aux fruits. le texte de l'art. en partant de l'idée que la restitution des fruits encore existants n'était point pour lui une cause d'appauvrissement. 2. 29 L'art.DE LA PROPRIÉTÉ. sans distinction. comme l'usufruitier (Menu propriétaire. il ne peut retenir.1. dans la vue d'éviter les difficultés présentait la vérification du fait de la consommation des fruits par le possesseur. et si nous avons cru devoir en étendre les dispositions au cas où deux personnes viennent à succéder l'une à l'autre dans la propriété. 1837. ils n'ont fait que modifier l'application du principe tel qu'il avait admis par le Droit romain. ni les fruits civils. lorsque le possesseur n'est pas de doit. en les citant comme contraires à l'opinion émise au texte. Demolombe critique la décision de ces arrêts. on ne pourrait lui allouer des fruits civils qu'il n'aurait pas perçus. ni les fruits civils. 277 d'une part. en accordant au possesseur le droit de réclamer des fruits qu'il n'aurait pas perçus. indépendant de toute perception. Sir. et rien ne permet de supposer qu'ils aient voulu établir un principe tout nouveau. mais encore à ceux qu'il est censé avoir perçus antérieurement. et qu'ainsi il a droit. c'est par la raison que les deux propriétaires successifs ont chacun. à l'exemple de l'ancienne jurisprudence française. n'a aucun droit aux fruits. échus avant son entrée en possession. comme l'usufruitier. 549 corrobore encore cette solution : en disant que. les fruits civils jour par jour. § 206. en cette seule qualité. C'est à tort. et ne les fait siens que par la perception29. et en créant une présomption de perception qui ne se trouve pas même implicitement consacrée par cet article. Civ. 48. que été en . 13 avril 1848. 586. le possesseur de bonne foi n'acquiert pas.

. 621. Il est donc autorisé à retenir les produits des coupes ordinaires de taillis ou de futaies aménagées. ceux des mines. et développées au § 192. 213. V. Demolombe.. 628.. Cpr.. 48. 30 Demolombe. III.. 8 janvier 1816. IX. 31 Cpr. 549. Douai. § 201. 2279. 133. jusqu'à la notification de la naissance de l'enfant. 549 qu'une application spéciale de l'art.. minières. 26 février 1847. Demolombe. 2. IX. Zachariae. 1819. tenu de restituer les produits des coupes extraordinaires de taillis. Lois civiles. bien antérieurement à l'époque ou .. Le possesseur de bonne foi fait siens. d'après les règles établies au titre de l'usufruit. 590. accorde au possesseur de bonne foi. ou s'il les avait cédés à un tiers. tit. Voy. ainsi que la moitié du trésor bonne fois. Cet arrêt n'est pas contraire à notre doctrine : II est fondé sur ce que le donataire. malgré sa bonne foi. 884. qui. puisque la règle que le possesseur de bonne foi fait les fruits siens était admise dans notre ancienne jurisprudence. 121.278 DES DROITS RÉELS. Eeq. il devrait être considéré comme les ayant réellement perçus 30. le point de vue auquel se place Marcadé est historiquement faux. Demolombe. Taulier.. non encore ouvertes lors de son entrée en possession33. 265. Cpr. n° 2). 591 et 598. en vertu de ce titre. ainsi que les émoluments d'un usufruit ou d'une rente viagère 32. p. Peu de mots suffiront pour réfuter ce paradoxe. cet article donne clairementà entendre que le possesseur de bonne foi est simplement autorisé à garder te fruits qu'il a perçus. II. texte in principio. IX. IX. 16. en sens contraire : Domat. 962. sect. cass. rej. ni même à ceux des années précédentes. mais encore tons les produits mobiliers qu'il a tirés de l'immeuble revendiqué. n° 8. non seulement les fruits par lui perçus. il est tenu de rendre tous les fruits. 33 Ces solutions sont généralement admises .n'en a pas moins droit aux fruits. dont le titre est révoqué pour cause de survenance d'enfants. civils de l'année courante. 30 juin 1840. 32 Art. Et d'abord.2. carrières ou tourbières. Sir. Sir. par la perception. Caen. Mais il n'acquiert pas la propriété des émoluments qui n'ont pas le caractère de fruits. 627 et 628. rej. liv. ne voyant dans l'art. Art. Si cependant les débiteurs de ces fruits s'en étaient reconnus redevables envers lui. qu'il n'aurait pas perçus. Il est donc. Req. 7 mai Sir. 623 et 624. Sir. 1. 1. tous les fruits naturels ou civils proprement dits. Sir. art. III. Civ. 40. 2 avril 1829. 127. 29. carrières et tourbières qui se trouvaient déjà en exploitation lors de son entrée en possession 81. minières.on de futaies faites en dehors d'un aménagement régulier. ceux des mines. ainsi que les produits ou émoluments qui y sont assimilés.1. 20. 688 et 1568. elles n'ont été contestées que par Marcadé (sur l'art.

ont pour objet la transmission de la propriété mobilière ou immobilière ne l'opéraient point par elles-mêmes. dans les travaux préparatoires du Code. 1856. 549 à telle de l'art. 350 . broch. Étude par Bonnier. De la transmission de la propriété par l'effet des obligations. droit romain. Paris. avoir lieu cum omni causa. in-8. L'opinion que nous combattons repose. note 5 . Observations sur le projet de loi portant rétablissement de la transcription. p. autorisé à retenir les fruits qu'il a perçus. 47 . rej. Explication de la loi du 23 mars 1855 sur la transcription. Revue de législation. II. 897 et 1847. p. la pratique judiciaire consacra la maxime En fait de meubles possession vaut fifre. Zachariae. p. broch. Cpr. soit à l'égard des tiers. 89. 76.. 37. III. p. IX. 1851. 1 BIBLIOGRAPHIE. Revue historique. Voy. 1858. réservée au propriétaire du IV. 765. Revue historique. par Bressolles. III. Revue de Droit français et étranger. §183. en ce sens : Duranton. 1855. 1837. Nouvelles observations sur la loi relative à la transcription. Rivière. § 201 texte et note 33. 464. 549. Chavot. VI. note 2. Sir. IV. Aussi ne trouve-t-on. c'est là un bénéfice de la loi qu'il lest pas permis d'étendre à des objets qui n'ont pas le caractère de fruits. 2279. par Rivière par un . I. et même la totalité du trésor qu'il aurait découvert à l'aide de recherches faites dans ce but 34. Req. De l'acquisition de la propriétépar l'effet des conventions 1. et ne produisaient cet effet. sur une extension évidemment erronée de ce dernier article. 34 Cpr. 841. par Humbert. p. Exposé des règles de Droit civil résultant de la loi du 23 mars 1855 sur la transcription. qui ne s'occupe que de l'action en revendication de choses mobilières. 622 et XIII. A perçu historique. en second lieu. telles que la vente ou la donation. formée accessoirement à la revendication de cet immeuble. § 207. 1. c'est-à-dire à l'hypothèse d'une demande en restitution des fruits et produits d'un immeuble. les conventions qui. par Hureaux. tique sur la transmission de la propriété par actes entre-vifs. 279 fonds dans lequel il a été trouvé. aucune indication qui autorise à rattacher la disposition de l'art.. réclamées d'une manière principale. par Lemarcis. soit même entre les En retour aux errements des lois des barbares et de nos premières coutumes. 473 et 474. en vertu de la disposition spéciale de l'art. à une hypothèse qu'il n'a pas eu en vue de régler. Demolombe. Toulouse. 97. Commentaire de la loi sur la transcription. et si le possesseur de bonne foi est. IV. La restitution d'un immeuble revendiqué doit. 1855. in-8. en principe. § 218.DE LA PROPRIÉTÉ. par Duverdy. 1846. De la propriété mobilière. 8 décembre 1836. §207. 316 et suiv. p. Revue de Législation. historique et cri432. 678. I.

Paris. in 8. 15. broch. les créanciers de ces derniers pouvaient valablement poursuivre. Jusque-là. qui restait investi de la propriété (jus in re). broch. in-8. 2 vol. 1836. 1864. Paris. L. Ricard. Du transport de propriété par l'effet des obligations. Commentaire de la loi du 23 mars 1855. la préférence était due à celui des acquéreurs qui avait obtenu la tradition. Quotiens duobus in solidum proedium jure distrahitur. par Flandin . par Gauthier. du moins en matière immobilière. Paris. avaient été profondément modifiés. De la transcription hypothécaire. dans l'ancien droit. parles effets que la pratique. Résumé de doctrine et de jurisprudence sur la transcription hypothécaire. soit au regard des tiers. Paris. 1862. et que. 2 vol. dans le cas de deux ventes successives de la même chose. C. 1862. 20. par Fons. en assimilant la simple déclaration de tradition. bien que son titre fût postérieur en date 2. broch. 1861. par Rivière et Huguet. 1855. 1 vol. Traité théorique et pratique de la transcription. de rei vind. De la transmission entre-vifs de la propriété foncière. 2 Traditionibus et usucapionibus dominia rerum. in-8. 1864. in-12. Paris.280 DES DROITS RÉELS. 1K56. non nudis pactis transferuntur. 1 vol. Paris. Institution au Droit français. tant que la tradition n'avait point été faite. et Du contrat de vente. in-8. 2 vol. n° 245 . 1857. broch. in-8. Argou. Il en résultait entre autres que. par Mourlon. in-8. 1856. De la transcription en matière hypothécaire. broch. on tenait pour règle que la propriété des immeubles ne pouvait se transférer civilement. Ces principes. par Troplong. n0s 7 à 10. 3). parties qu'au moyen de la tradition faite en exécution de ces conventions. en droit romain. eum cui priori traditum est. et dans le droit actuel. Questions théoriques et pratiques surit transcription. II. et qu'on appelait pays de nantissement. . par Huc. soit même entre et François. par Fontaine de Resbecq . Paris. 242 et 243. qui avaient originairement fait partie des Pays-Bas. 1856. L. Humbert. Paris. par Lesenne . G. par Verdier. in-8. d'accord avec les dispositions de quelques coutumes attachait à la clause de dessaisine-saisine insérée dam les actes notariés. p. à la tradition du Droit romain. in-8.qui supposait un déplacement réel de la possession 8. de pact. résultant de cette clause. Commentaire théorique et pratique de la loi du 23 mars 1855. n° 314. 3 Pothier. 1864. Dans certaines provinces du nord. in-8. Paris. Paris. (3. Études sur la loi de la transcription. in-8. par Ducruet. De la propriété. admis en théorie dans les pays de Droit écrit et même dans la majeure partie des pays coutumiers. (2. Précis sur la transcription. Des donations. in-8. broch. l'acquéreur ou le donataire ne jouissait que d'une action personnelle en délivrance (jus ad rem) contre le vendeur ou le donateur. n° 901. in detinendo deminio esse potiorem. broch. manifesti juris est. Paris. 32).leurs droits sur la chose vendue ou donnée. Toulouse.

la Commission de rédaction avait môme inséré. Tel était l'état de la législation sur cette s'occupa de la rédaction du Code civil. Ce principe fut adopté sans opposition par le conseil d'État et par le Tribunal 8. à un second acquéreur qui avait fait transcrire son titre. Du reste. n° 2. v° Nantissement. 37 5 du tit. Ce fut dans la législation des pays de nantissement. 3 à 5. § 207. du projet présenté par la Commission de rédaction. soit des immeubles. 711 et 1138 du Code. qu'au moyen d'une investiture donnée par le seigneur ou par ses officiers de justice. . l'obligation La Merlin. à laquelle ils soumirent les actes translatifs de biens susceptibles d'hypothèques. 1er des dispositions générales du livre III. art. et des droits immobiliers non susceptibles d'hyà un ou pothèque. soit des meubles. L'omission de la formalité dont s'agit avait seulement pour effet de rendre cette transmission non opposable aux tiers qui avaient contracté avec le vendeur.DE LA PROPRIÉTÉ.. qui consacrent ce principe. se transférer par le seul effet des conventions ayant pour objet d'en opérer la transmission. Duverdy. créancier hypothécaire. Rép. II. matière. que les rédacteurs de la loi du 11 brumaire an vu puisèrent l'idée de la transcription sur les registres hypothécaires. de leur côté. conformés aux dispositions de la loi. la loi du il brumaire an vu ne contenait aucune disposition relative à la transmission de la propriété mobilière. 4 p. et de l'art. et précédée de la renonciation de l'ancien propriétaire à tous ses droits. même livre. par un acte authentique. lorsqu'on commission chargée de présenter le projet de ce Code admit en principe que la propriété. Cpr. par exemple. 281 parties. pour opérer transmission de la propriété entre les parties. devait indépendamment de la tradition. un article 38° ainsi conçu : « Dès l'instant que le « propriétaire a contracté. En l'appliquant spécialement à la propriété immobilière. des 20-27 septembre 1790. 26 et 28 de la précitée n'était pas nécessaire. la transcription requise par les art. ne sont que la reproduction de l'art. et même de toute clause expresse destinée à y suppléer. au titre II du troisième livre. investiture qui se les constatait par une inscription sur des registres publics tenus à cet effet 4. A la différence toutefois de ce qui avait lieu dans les pays de nantissement. et qui loi s'étaient. même postérieur à l'aliénation qui avait pris inscription. Loi Les art. 100 et suiv.

l'im« meuble ne peut plus être saisi sur lui par ses créanciers. « l'aliénation qu'il en fait postérieurement est nulle.XlV. Leg. p. 6 . » Mais cet article ayant été attaqué par les partisans de la loi du 11 brumaire an vu. dès qu'on est convenu de la chose et du prix 6. 91. « La simple transcription des titres translatifs de pro« priété sur les registres du conservateur ne purge pas les pri« vilèges et hypothèques établis sur l'immeuble. p. il en est exproprié. Leg. La Section de législation proposa à cet effet des articles ainsi conçus : Art. Ce fut dans la même vue qu'au lieu de reproduire l'article du projet portant : La vente est accomplie dès qu'on est convenu de la chose et du prix. 1140 du Code. 236. « et la propriété est acquise de droit à l'acheteur à l'égard du « vendeur. la rédaction suivante : « La vente est parfaite entre les parties. par Grenier. lequel est obligé de restituer « l'immeuble à celui dont le titre est antérieur. 26 et 28 de la loi du 11 brumaire an vu. orateur du Tribunat (Locré. 237. « Les actes translatifs de propriété qui n'ont pas été « transcrits ne peuvent être opposés aux tiers qui auraient con« tracté avec le vendeur. on y substitua. et qui se seraient conformés aux dis« positions de la présente. 92. donnèrent lieu à de vifs débats. » Ces deux articles. XVI. et le remplaça par la disposition qui est devenue l'art. comme préjugeant l'abandon du système de cette loi. la Section de législation le supprima. lorsque le vendeur n'était pas « Discours au Corps législatif. dans l'art. » Art. 1885. à la suite desquels le Conseil d'Etat adopta en principe « que la transcription du contrat ne transfère « pas à l'acheteur la propriété. sauf le recours « du second acquéreur contre le vendeur. n° 8). et seule réservée. ainsi qu'il est dit au « titre du contrat de vente. Il ne passe au « nouveau propriétaire qu'avec les droits qui appartenaient au « précédent.. » La question de la transcription ainsi réservée. de donner ou livrer un immeuble. et affecté des mêmes privilèges ou hypothèques dont « il était chargé 7. dans le but de réserver la question relative à la transcription. dut enfin être résolue lors de la discussion du titre des privilèges et des hypothèques. qui reproduisaient en substance les dispositions des art.282 DES DROITS RÉELS. et la tradi« tion qu'il en aurait pu faire à un second acquéreur ne donne « aucune préférence à celui-ci. 7 Locré..

16 octobre 1810. de supprimer le mot consolider. Civ. mais sans succès. disait ce corps. 2.. et renvoya les deux articles à la Section de lé« gislation pour être rédigés dans ce sens. 2. « Il est nécessaire. § 207. Bruxelles. V. 374. 12. 26 de cette loi. Sir. 283 à 289. 8 mai 1810. rej. dans la dissertation citée en tète de la noté 1re de ce paragraphe. qui n'est plus employé dans le projet de loi. Malgré ces raisons décisives. Hureaux essaya. que la transcription n'avait pas cessé d'être nécessaire pour rendre opposables aux tiers les transmissions à titre onéreux d'immeu8 Cpr. tant dans l'intitulé du chapitre VIII.. 19. 265. 12. 2167 et 2179. 177. Jourdan. et la controverse avait depuis longtemps cessé. 306. 1. XVI. calqué sur l'art. 91. p. comme le prétendent la plupart des auteurs. Dissertation. 1.2. 26 de la loi du 11 brumaire an VII 8. Une nouvelle preuve de cette intention résulte de la suppression du mot consolider. Sir. art. quand.45. Sir.. Voy. 481 et suiv. 319.2.. Mais la jurisprudence ne tarda pas à se prononcer dans le sens du principe posé au texte. que la transcription ne peut transférer la propriété à celui qui ne tient ses droits que d'une personne qui n'était pas propriétaire. Des privilèges bles susceptibles d'hypothèques. p.. aussi : Pont. 217. qui est devenu l'art. 7 août 1811.. 11. 2182 du Code. Civ. 10. 9. quant à la néces« site de la transcription. 25. en substituant aux expressions : « Il ne passe au nouveau propriétaire qu'avec les droits qui appartenaient au précédent. en 1846.. Themis. rej.. M. Lég. cep. Poitiers. Bruxelles. 24. Sir. c'est que la Section de législation fit disparaître de sa nouvelle l'art. « » rédaction « « « « Locré. et qu'elle modifia l'art. Cette jurisprudence fut généralement admise.DE LA PROPRIÉTÉ. » pour mieux a faire ressortir cette idée. 18 janvier 1810. Comte.. ses principes étant différents. Sir. » les termes : Le vendeur ne transmet à l'acquéreur que la propriété et les droits qu'il avait lui-même sur la chose vendue. p. 31 août 1808. Civ. on avait voulu soutenir.. 10. qui figurait primitivement. de la faire revivre. 2. cass. p.. impliquait-elle. Sir. 92. 75. 1. 19 août 1818. le maintien du système de la loi de brumaire ? Il est tout au moins permis d'en douter. Ce qu'il y a de certain. et des observations du Tribunat à la suite desquelles ce mot a disparu du premier de ces articles. dont ni les motifs ni la portée ne ressortent clairement de la discussion qui l'avait précédée. de ceux consignés dans l'art. Ces changements ne sauraient laisser aucun doute sur l'intention bien arrêtée du législateur de rejeter le système de la loi de brumaire. Trèves. n° 15. Sir. Cette résolution. 9 février 1810.. 232. 283 propriétaire ». que dans les dispositions correspondantes aux art. 12. dans les premiers temps de la promulgation du Code. . Sir.

art. se trouvaient déchus de la faculté de l'inscrire utilement 10. la transcription ne fut maintenue que comme formalité préalable à la purge des privilèges et hypothèques. ce fut la position faite aux créanciers qui. 939 à 941 et 1069 à 1072. d'un escamotage législatif. En dehors de ces dispositions spéciales. mais il était incompalible avec les exigences pratiques du crédit foncier et d'un bon système hypothécaire. enfin comme pouvant au besoin remplacer l'inscription pour la conservation du privilège du ven- deur 9. sur ce point.284 DES DROITS RÉELS. Les inconvénients qu'il devait inévitablement entraîner. à l'égard des tiers. qui avait été controversé : § 272. les indications données au texte prouvent. Le système du Code Napoléon. Mais ce n'était là qu'une mesure incomplète. ayant valablement acquis une hypothèque. L'aperçu qui vient d'être présenté ne concerne toutefois que les actes à titre onéreux. 83411. Quant aux donations d'immeubles susceptibles d'hypothèques et aux substitutions portant sur des immeubles. puisqu'il était et des hypothèques. Demolombe. par l'effet immédiat de cette aliénation. Art. comme le résultat d'une surprise. Code de procédure. que c'est en pleine connaissance de cause que les différents corps qui ont concouru à la rédaction du Code ont entendu revenir sur le système établi par la loi du 11 brumaire an vu. en cas d'aliénation volontaire. jusqu'à la transcription de l'acte d'aliénation. et même dans la quinzaine suivante. XXIV. ne tardèrent pas à se produire. 10 Cpr. qui reproduisaitce système. ne l'avaient pas encore fait inscrire au moment de l'aliénation de l'immeuble grevé. d'après lequel les transmissions à titre onéreux de propriété immobilière sont opposables aux tiers. Ce qui frappa tout d'abord. c'est-à-dire de tout fait et de tout acte propre à en assurer la publicité. à la condition de la transcription. indépendamment de la tradition et de la transcription. 2108. et que c'est bien à tort que certains auteurs ont considéré la suppression de l'art. n° 258. On profita de la rédaction du Code de procédure pour donner plus de sécurité à cette classe de créanciers. 11 A partir de la promulgation de cet article. peut sans doute se justifier en pure théorie. 439 à 444. 9 Cpr. Du reste. comme condition de leur extinction parla prescription de dix à vingt ans. la transcription devint donc . on n'avait pas hésité à en soumettre l'efficacité. art. et qui. à notre avis. Cpr. texte et note 6. 91 du projet. en les autorisant à prendre inscription. comme on n'a pas craint de le dire. 2180 et 2181. ou.

et. impérial. figurait en première ligne celui de savoir s'il convenait ou non de rétablir la transcription. la très grande majorité des Cours royales et la plupart des Facultés de droit se prononcèrent pour l'affirmative 13. de la transmission des immeubles et des droits réelsimmobiliers. in-8. 12 Cpr. présenta en 1853 au Corps législatif un projet de loi dont l'objet principal était le rétablissement de la formalité de la transcription. Documents relatifs au régime hypothécaire.DE LA PROPRIÉTÉ. dans le cours des années 1850 et 1851. Il de cette loi. Ce projet. 1844. sans que le second acquéreur ou le créancier eût aucun moyen légal et certain de connaître l'existence de l'aliénation et de se prémunir contre de pareilles fraudes. Ce projet. Paris. le parti de consulter la Cour de cassation. Parmi les points qu'il signalait à l'attention de ces corps. La Cour de cassation. à l'égard des tiers. d'après l'art. § 207. les actes et jugements arrêter le cours des inscriptions de privilèges ou d'hypothèques acquis avant l'aliénation. le travail fut repris en 1849. nécessaire pour . hypothécaire. et son extension à divers actes que la loi du 11 brumaire an vu n'y avait pas soumis. 285 à un homme de mauvaise foi de vendre une seou d'hypothéquer un immeuble qu'il avait antérieure- toujours possible conde fois aliéné. 3 vol. le Gouvernement prit. publiés par ordre du garde des sceaux. arriva à la troisième lecture. l'Assemblée législative s'occupa d'un projet de loi embrassant la refonte du titre des privilèges et des hypothèques. fut voté par ce corps le 17 janvier 1855 et converti en loi par la sanction impériale le 23 mars de la même C'est dans cet état des choses que le Gouvernement renonçant à l'idée d'une réforme complète du régime année. modifié en plusieurs points par des amendements concertés entre le Conseil d'Ëtat et le Corps législatif. les Cours royales et les Facultés de droit sur son opportunité. en 1841. mais les événements politiques en empêchèrent le Avant vote définitif. qui soumettait à la nécessité de la transcription les actes translatifs de propriété immobilière et d'autres droits sur des immeubles. ment d'entreprendre cette réforme. Après une suspension assez longue. comme condition d'efficacité. Aussi réclama-t-on de toutes parts le retour au système de publicité établi par la loi du 11 brumaire an vu et par suite la réforme du régime hypothécaire. Comme.

De la transcription des actes entre-vifs. Nous avons démontré au § 174. 1. même en ce qui concerne les tiers.286 DES DROITS REELS. 711. § 208. 14 Cpr. époque fixée pour sa mise à exécution. des droits quelconques sur l'immeuble à lui transmis. et note 7. L'acquisition de la propriété immobilière par le moyen de conventions à titre onéreux n'est pas subordonnée. que l'art. 1138 et 2182. notes 2 et 3. au point de vue de la transmission de la propriété immobilière. légales ou judiciaires. et des jugements. dont la création ou l'origine serait postérieure à son acquisition. sans avoir rempli la formalité de la transcription. C'est ainsi encore que. nous ne traiterons. 1138. Zacharioe. 1141ne renferme pas une véritable exception au principe posé par l'art. Encore n'aurons-nons à nous occuper que de celle qui s'opère par des actes à titre onéreux. sur ce principe : l'ensemble du § 207. 696. texte in principio. texte n° 1. texte n° 2. à titre onéreux. aux paragraphes suivants. invoquer son droit de propriété contre tous ceux qui prétendraient avoir acquis. à la transcription des actes qui les renferment. alors même que celui-ci aurait fait transcrire son titre et qu'il aurait été mis en possession. d'après la législation antérieure à la loi du 23 mars 1855. tout ce qui concerne les donations et substitutions devant trouver sa place dans l'explication de ces matières 14. et spécialement la note 8. Le principe que la propriété se transfère par le seul effet des conventions n'ayant reçu aucune modification en matière mobilière 13. il est nécessaire d'exposer parallèlement les règles établies par cette législation et celles de la loi nouvelle. lett. dans le cas de deux aliénations successives. et g 704. continuent à être régis par la législation sous l'empire de laquelle ils sont intervenus. antérieurs au 1er janvier 1856. le premier acquéreur est préféré au second. Elle est l'effet direct et immédiat de ces conventions elles-mêmes Art. 15 | . Il résulte de ce principe que l'acquéreur peut. depuis l'aliénation faite en sa faveur et du chef de l'ancien propriétaire. d. § 208. que de la transmission de la propriété immobilière. 1 Cpr. C'est ainsi qu'il n'est tenu de supporter ni les servitudes ni les hypothèques conventionnelles.

3 | . les privilèges et hypothèques non inscrits au moment où il a été rendu 8. | 272. sur ce point : § 293. ils doivent être transcrits non pour assurer l'effet de l'expropriation. mais la disposition de cet article est étrangère à la théorie de la transmission de la pro8 priété. que le jugement d'adjudication sur saisie immobilière purge par lui-même. 16. Art. Les diverses propositions qui précèdent s'appliquent aux jugements d'adjudication opérant transmission de propriété immobilière. et ne purge pas les charges dont la chose aliénée était grevée entre les mains de ce dernier. 2182. 834. comme aux conventions de cette nature. le cours des inscriptions. 2181. art. et indépendamment de sa transcription. Art. la transcription ne confère pas à l'acquéreur plus de droits que n'en avait son auteur. Inutile et sans objet sous les divers rapports qui viennent d'être indiqués. 287 autre côté. sous cette seule modification. mais pour arrêter. Art. elle affranchit en général l'immeuble acquis des privilèges et hypothèques qui n'ont pas été inscrits avant l'expiration de la quinzaine à dater de l'accomplissement de cette formalité 3. § 208. et sur les modifications qui doivent y être apportées en ce qui concerne tes hypothèques légales dispensées d'inscription : 269.DE LA PROPRIÉTÉ. 2108 attache encore un autre effet à la transcription. 2166. pour le développement de cette proposition : 1 Voy. Code de procédure. par l'expiration du délai de quinzaine. art. transcription confère de plus à l'acquéreur les deux avan- tages suivants 2 : 1° En cas d'aliénation volontaire. Cpr. 2180. Loi du 3 mai 1841. n° 4. sur l'application de ce principe aux hypothèques en général et aux privilèges : §§ 272 et 278. 2° Elle met l'acquéreur en position de prescrire par dix à vingt ans la libération des privilèges et hypothèques dont l'immeuble acquis se trouve grevé 4. Les principes développés au présent paragraphe régissent encore aujourd'hui les actes d'aliénation et les jugements ayant acL'art. 5 Cpr. Elle constitue tout d'abord la première des formalités que doit remplir l'acquéreur qui veut procéder au purgement des privilèges La et des hypothèques inscrits sur l'immeuble. Art. Quant aux jugements d'expropriation pour cause d'utilité publique. la transcription est loin cependant d'être destituée de D'un toute efficacité juridique.

la vente alternative confère à l'acquéreur un droit actuel sur les deux choses comprises in obligation. sont principalement les suivants : a. Les actes entre-vifs et à titre onéreux. 105 et suiv. 3. quelle que soit l'opinion qu'on se forme sur la nature et les effets d'une vente alternative. Art. et peu importe que l'option appartienne à l'acquéreur ou au vendeur 1. Voy. A cet égard. qu'autant qu'ils ont été transcrits et que la transcription en a été effectuée antérieurement à l'accomplissement des formalités requises pour la conservation des droits de ces tiers. I. De la transcription des actes entre-vifs. La proposition émise au texte est généralement adoptée. 37 . qui ne reconnaît à l'acquéreur de droit éventuel que sur la chose à déterminer par l'option. 1 et 2. droit qui s'évanouira cependant. Les jugements qui opèrent transmission de propriété immobilière ou qui constatent une pareille transmission opérée par convention verbale ne peuvent également être opposée aux tiers que sous la condition et à partir de leur transcription. par le choix de l'autre. quis date certaine avant le 1er janvier 1856. I. Les ventes alternatives de deux immeubles ou d'un immeuble et d'une chose mobilière peuvent et doivent être transcrits immédiatement. ni bien moins encore celui de M. Flandin. 1.288 DES DROITS RÉELS. Loi du 23 mars 1855. à titre onéreux. n° 1. Mourlon. d'après la loi du 23 mars 1855. au point de vue de la transmission de la propriété immobilière. quoique la transférant par eux-mêmes entre les parties. A. translatifs de propriété immobilière. et des jugements. nous ne partageons. Mourlon. ne peuvent être opposés aux tiers qui ont acquis des droits sur les immeubles aliénés et qui les ont conservés conformément aux lois. quant à l'une d'elles. art. nos 3 et 4. Flandin. et art. Des actes et jugements soumis à transcription. 11. Nous en concluons avec plus de certitude encore que ne peuvent le faire ces 1 . ni le sentiment de M. Art. Elle doit être admise. 1° Les actes entre-vifs soumis à transcription comme contenant une transmission à titre onéreux de propriété immobilière. Les ventes immobilières. § 209. d'après lequel la vente alternative se décomposerait en deux ventes conditionnelles. c'est-à-dire avant toute option. al. A notre avis. 1.

en sens contraire : Troplong. lett. la transcription serait sans objet jusqu'au moment de la passation du contrat 3. la réfutation de cette doctrine. le vendeur aurait ultérieuremeut concédés sur l'autre. Cpr. § 349. Voy. art. n° 52. il faut distinguer si ce dernier a agi au nom de l'acquéreur. c'est-à-dire non accompagnées de la promesse réciproque d'acheter. Mourlon. V. n° 53. à l'égard de l'acheteur. § 349. Flandin. 61 et 62. et. 72. tive au dans le cas où le choix appartient à l'acquéreur. la vente. II. Troplong. a. les droits qu'après avoir usé de sa faculté d'option en vendant ou en hypothéquant l'une de ces choses. H. I. texte n° 1.DE LA PROPRIÉTÉ. a. la transcription doit porter également sur l'acte qui constate cette déclaration4. pour être complète. 2Cpr. 126 et 127. que a ou 66. sont. exte n0 1. I. 4 Rivière et Huguet. au jour de cette promesse. 38. elles ne peuvent être utilement transcrites qu'à partir du moment où celui au profit duquel est intervenue une pareille promesse. même à l'égard des tiers. Colmet de Santerre. et que. I. c'est-à-dire celles qui ont été acceptées avec promesse réciproque d'acheter. au § 349. lett. si une pareille promesse de vente avait été accompagnée d'une remise d'arrhes impliquant faculté de s'en désister. 115 bis. Flandin. qu'une pareille vente peut être transcrite immédiatement. d'où la conséquence. Gauthier. a. comme les ventes actuelles.art. I. faite à la suite d'une promessse unilatérale de vente. Flandin. 39. susceptibles de transcription et sujettes à cette formalité 2. n'en dépouille pas moins actuellement le vendeur de la faculté de disposer de la chose vendue au préjudice de ce dernier. lett. Ce dernier auteur se fonde sur ce que la déclaration de vouloir acheter. VI.en sens contraire : Mourlon. I. 6Mourlon. et que celle-ci n'aura pas besoin d'être soumise à la formalité 6. § 209. Ces auteurs auteurs. Toutefois. 1589. 289 promesses de vente synallagmatiques. I. ou pour le compte Les du vendeur. 1590. bien que ne pouvant devenir défini- regard de l'acheteur que par son acceptation. 33. la transcription a pour conséquence de rendre inefficaces. Flandin. Quant aux promesses de vente unilatérales. a déclaré vouloir acheter. la transcription pour effet de le garantir contre les droits que concéderait le vendeur sur l'une sur l'autre des choses comprises dans la vente. Voy. Voy. Dans les ventes où a figuré un negotiorum gestor. 19 . dans le cas où l'option appartient au vendeur. n° 36. 3Cpr. Au premier cas. que cette transcription sera tout à la fois nécessaire et suffisante pour garantir l'acheteur contre les actes émanés du vendeur dès avant même la ratification. texte n° 2. n° 52. git.

l'acquéreur a renoncé à la faculté d'élire com mand. gotiorum testor serait autorisé à demander la radiation. rieurs à la déclaration de command. celui dont la chose a été vendue sans mandat de sa part conserve d'une manière absolue son droit de propriété. Flandin. expliquent les solutions données au texte. Voy. quoique l'acheteur ne le soit pas encore. 1866. I. puisqu'elles existent indépendammentde sa volonté. anté 1 La rédaction de notre propositionindique que les actes de l'acquéreur. avec dommages-int rêts. dans laquelle la ratification de l'acheteur remonterait au jour même du contrat. doivent s'évanouir par l'effet de la déclaration de command. soit de ses actes antérieurs qui n'auraient pas encore été rendus publics par la transcription ou l'inscription. Il est. 17 juin 1865. la vente et la déclaration de command sont également assujetties à la formalité de la transcription. et ne peut avoir d'effet qu'à partir cette dernière ? Il y a mieux : le propriétaire de l'immeuble vendu par on ne. 25. au préjudice des tiers avec lesquels il a traité. a Mourlon. et non des hypothèques conventionnelles. dès avan la ratification. Rivière et Huguet. au contraire. en assimilant la vente dont il s'agit à une vente conditionnelle. soit des actes ultérieurs du vendeur. que les hypothèques légales et judiciaires dont l'immeuble a pu se tro ver frappé du chef de l'acquéreur n'emportant point de sa part. par l'effet duquel le vendeur est définitivement lié. par ces actes mêmes. dont il ne se trouvera dépouillé que par sa ratification. nos 57 et 58. Troplong. à notre avis. si la transcription de l'acte de vente doit être suivie de celle de l'acte de ratification. cep.128 et 129. Au second cas. de la transcription faite avant sa ratification. Lorsque l'acquéreur s'est réservé la faculté de faire une déclaration de command ou élection d'ami. et que la transcription à premier de ces actes n'a d'effet qu'à partir de la transcription du second 6. Remarquons.128 et suiv. une pareille vente ne saurait être considérée comme soumise à une condition suspensive. Journ. Elle constitue un contractus claudicans. Il en résulte que l'acte de vente et l'acte de ratification doivent être transcrits l'un et l'autre. quand ils ont été dûment conservés.290 DES DROITS RÉELS. 1. lorsqu'ils été rendus publics avant la transcription de cette déclaration. et celle de la déclaration de command étant requise pour garantir le command contre les actes de l'une ou de l'autre espèce émanés de l'acquéreur7. Voy.l'idée d' pareille renonciation. Ce dernier auteur. nos 55. aussi plus. Chambéry. celle de la vente étant nécessaire pour mettre l'acquéreur ou le command à couvert. sont opposables au command. e dent que. enseign cependant que la transcription peut et doit avoir lieu immédiatement. C'est de ces hy thèques. en effet. 32. tout en reconnaissant que les droits concédés par le propriétaire avant la ratification de la vent sont opposables à l'acheteur. Mais à quoi ion. p. Mais. cep. de Grenoble et de Chambéry. qu'il faut entendre la dispo ont .

à moins que. Mourlon. mais à toutes espèces ventes immobilières. n°s 53 et 92. suivant cet auteur. Flandin. la transcription doit comprendre toutes les pièces nécessaires pour constater. note 1er). 3Flandin. 9Paris. laisse subsister les ypothèques conventionnelleset les aliénations qu'il aurait consenties dans l'inervalle de la vente à l'acceptation. 8 mars 1865. 199 à 205.!.. I. 179 à 199. que l'actation de la femme. et se trouve par cela même dispende transcription (cpr. n° 31 ter). n° 31. Les cessions de droits successifs sont sujettes à transcription. I. d'une manière régulière et certaine. I. Voy. alors même qu'elle n'aurait fait cesser l'indivision que d'une manière relaet par rapport à l'un des cohéritiers seulement. 60 et 61. Flandin. en ce qui concerne les immeubles dépendants de l'hérédité. soit qu'avec M. Une pareille cession est donc sujette . M. 291 du command n'a pas besoin d'être transcrite8. soit que l'on reconnaisse. une pareille cession tue une véritable vente immobilière. Sir. à supposer que cette loi ne s'applique pas seulement aux ventes de biens nationaux. texte n° 1. I. 11Hors ce cas. cep.625. I. on attribue à cette dernière un effet rétroactif tellement absolu. qu'elle ferait disparaître même les es de disposition émanés du mari. tout en faisant évanouir les hypothèques légales et juciaires dont l'immeuble se trouverait grevé du chef du mari. 145. Troplong. texte et notes 68 à 72. la transcription de l'acte de vente suffit. 143 et suiv. § 507. à la note 10 du § 628 réfutation de cette doctrine.DE LA PROPRIÉTÉ. et notes 2 à 10). La cession d'une action ne se comprend que comme cession virtuelle du qu'elle a pour objet de poursuivre. Mourlon. 66. Voy. p. faites par le mari conformément à l'art. Flandin. n° 60. 1435. Mourlon. Cpr. en ce qui concerne les immeubles taires. la cession de droits successifs serait dispensée de transcripn. 299 et suiv.42. Dans les acquisitions en remploi. consenties au profit d'un cohéritier. lett. sans qu'il soit nécessaire de soumettre à la formalité l'acte contenant l'acceptation de la femme 10. 148-. Flandin. l'accord des parties».n° 51. B. et note 47 infrà). qui avait d'abord émis une opinion contraire Revue pratique. Les cessions d'actions immobilières sont soumises à transcription.septembre-16 octobre 1791. La proposition énoncée au exte doit être adoptée. 10Mourlon. l'a ultérieurement abanonnée (I. elles n'aient fait cesser l'indivision d'une manière absolue 11. en tant qu'elles impliquent transport d'un droit de propriété immobilière12. 188. En matière de ventes par correspondance. 226 et 227. I. dans lequel la cession de droits successifs équivaut à partage Cpr . Mourlon. n° 58. Telles sont les cessions d'actions en revendicaMais l'acceptation on de la loi des 13. thier. texte. Rivière et Huguet. § 209. 1856. 2. p. avec M. I. 1. Mourlon.

les abandons d'immeubles faits. I. Mourlon. Mourlon. texte. et comme objet principal de la convention. non seulement aux actions résolutoires proprement dites. 46. et celles d'actions en nullité ou en rescision de contrats translatifs de propriété immobilière 14. transcription. n° 62. n° 56. Flandin. 109 et . Flandin.292 DES DROITS REELS. 159516. 13 Troplong. 16. c. Au surplus.Nous croyons devoir modifier à cet égard l'opinion contraire. 1492. n° 47 in fine. tion 18. 46 et 47. Flandin. I. 378 et suiv. 15 En pareil cas. ne devient pas un conquêt et forme un propre. puisqu'il n'y aurait plus de résolution à prononcer. nous doutons qu'il se passe dans la pratique des actes portant simplement cession d'actions de la dernière espèce. n° 61. nos 27. sans contenir également. les cessions. il n'en est pas moins certain qu'un pareil abandon constitue une aliénation par acte entre-vifs et titre onéreux. même par un ascendant. Flandin. — Quid de la cession d'actions résolutoires proprement dites et de la faculté de réméré? Voy. I. mais encore aux actions en nullité ou en rescision. 179. 16 Rivière et Huguet. faites par le mari à la femme renonçante pour la couvrir de ses reprises18. en sens contraire : Rivière et Huguet. n°s 71 et suiv. 1406. Rivière et Huguet. qui ne peuvent plus entrer dans son patrimoine que par l'eff d'une mutation de propriété. n° 17. que nous avions émise d'une manière trop générale à la note 10 du § 704. en l'appliquant. Gauthier. I. b. soit même de conquêts. I. 378. 14 Bressolles. Si des considérations spéciales ont fait admettre que l'immeuble abandonné par un ascendant en paiement d'une dot promiseen argent. n° 70. I. 17 Nec obstat art. lett. n° 107. s'il s'agissait d'une résolution opérée de plein droit 18. Gauthier. On doit considérer comme des dations en paiement soumises à la formalité de la transcription : les ventes passées par l'un des époux au profit de l'autre. notes 67 et 68 infrà. et dans la réalité la convention opérerait directement et par elle-même le transport de la propriété. 18 Par sa renonciation. n03 29 et suiv. Troplong. p. la femme perd toute espèce de droits sur les biens d la communauté. 176. n° 27. Art. Troplong. Mourlon. B. ainsi que les cessions de propres faites dans le même but à la femme acceptante. dans les cas prévus par l'art. lorsque l'action porte sur un droit de propriété immobilière. vente des immeubles auxquels ces actions se rapportent. Voy. soit d'immeublés propres. Telles seraient même les conventions qualifiées de cessions d'actions résolutoires. la qualification donnée à la convention serait inexacte. I. en paiement d'une dot promise en argent 17. Les échanges d'immeubles ou de meubles contre des immeubles. Gauthier. Les dations en paiement effectuées avec des immeubles.

la note suivante). c'est-àdire quant à la propriété même et sans restriction à une certaine somme28(ameublissement déterminé dans le sens que nous attachons à ces expressions). en tant qu'ils renferment des conventions d'ameublissement.1. tenue de l'obligation de garantie à laquelle les époux se trouveront soumis à raison d'aliénations antérieures au contrat de mariage. lorsqu'elles sont faites à un étranger. d. Flandin. 177. en cas de séparation de dettes. n° 134. Mais il a oublié. 293 Lorsque les immeubles échangés se trouvent situés dans des arrondissements différents. 266. n° 61. sur les prélèvements de ta femme acceptante : texte. e. Ils sont assujettis à transcription. d'autre part. 19Troplong. I.DE LA PROPRIÉTÉ. les cessions d'intérêts ou d'actions dans les sociétés commerciales ne sont pas soumises à transcription. I. en effet. Au contraire. 268. Les actes de sociétés. Flandin. 88 Ces . elles n'ont point eu pour résultat de faire cesser l'indivision d'une manière absolue 21. Les contrats de mariage. 80 Troplong. I. en sens contraire : Tropplong. § 209. I. C'est en restreignant la question aux actes passés. soit civiles. 273 à 277. Flandin. que la transcription est indispensable pour écarter les actes ultérieurs d'aliénation que consentirait l'époux duquel procède l'ameublissement (cpr. que la communauté ne sera point. I. rej. faits par les associés ou par l'un d'eux 20. soit commerciales. Ils sont soumis à la formalité de la transcription. Gauthier.. 270 à 272. 21 Cpr. 529. antérieurement au contrat de mariage. ayant été passées au profit d'un associé.. 58. Flandin. en tant qu'ils contiennent des apports en propriété immobilière. que des valeurs mobilières. et note 49 infrà. 183. 45. Flandin. Civ. 178 et 296. Rivière et Huguet. B. Voy. Il en est ainsi. texte et note 11 suprà. Il en est de même des cessions de parts dans des sociétés civiles dont l'actif comprend des immeubles. 83MourIon. I. Mourlon. Sir. intérêts ou actions ne constituent. n° 63. I. ou lorsque. Mourlon. l'acte d'échange doit être transcrit aux bureaux des hypothèques de l'un et de l'autre de ces arrondissements 19. 49. que l'ameublissement 110. 52. Voy. portant sur un ou plusieurs immeubles mis dans la communauté d'une manière absolue. I. que le savant magistrat a émis l'opinion que la transcription de ce contrat serait inutile et même nuisible à la communauté. et. par l'auteur de l'ameublissement. Art. nos 64 à 67. lors même que l'actif de ces sociétés comprendrait des immeubles 21. lett. 8 février 1858. n°s 132 et 133. d'une part.

) 25 Malgré les termes si précis de l'art. à supposer. suiv. M. Flandin méconnaît le véritable objet de la transcription. soit pendant le mariage à titre gratuit. ni actuel. quelques-uns de ses immeubles. en sens contraire : Rivière et Huguet (n° 37). 21 . de toute obligation de garantie. Nous ajouterons qu'à notre avis. Voy. soit après sa dissolution à un titre quelconque. aura pour objet et pour effet d'empêcher que l'époux. dans le cas même où la formalité aurait été accomplie.294 DES DROITS RÉELS. ait été fait par la femme ou par le mari 24. elle se trouve dégagée. Il pourra sans doute arriver que les immeubles ainsi versés dans la masse par l'un des époux tombent au lot de l'autre. M. c'est-à-dire limité à une certaine somme. lors de la dissolution de la communauté. ou qu'on ne puisse opposer à la communauté des actes de disposition antérieurs. loc. et que cette obligation. transmission d'un droit de propriété. ni éventuel. et non un effet direct et nécessaire de l'ameublissement lui-même. cit. à comprendre dans la masse. 1508. Mais c'est évidemment à tort. auteur de l'ameublissement. Lorsque l'ameublissement est indéterminé. Flandin. 285 et considère l'ameublissement indéterminé comme emportant. non inscrits en temps utile. des immeubles ameublis. mais cette mutation de propriété ne sera que le résultat de leur apport effectif à la masse et du partage qui l'a suivi. par suite d'une clause expresse ou tacite de séparation de dettes. relativement à ces actes. I. puisque le seul effet d'un pareil ameublissement est d'obliger l'époux qui l'a consenti. et non d'assurer entre les parties l'exécution de leurs conventions. qui soutiennent que la transcription est sans objet. dans cette hypothèse. 278 et 279. en qualité de propriétaire. Mais si l'époux qui a fait un pareil ameublissement vient effecMourlon. par la raison qu'un pareil ameublissement ne confère par lui-même à la communauté aucun droit de propriété. lorsque l'ameublissement procède du mari. l'exécution de l'obligation que l'art. La transcription. 1508 attache à la clause dont s'agit ne serait pas susceptible d'être poursuivie contre les tiers qui auraient acquis des droits sur les immeubles formant l'objet de cette clause26. et au préjudice de l'autre. bien entendu. ne saurait avoir pour conséquence de conférer à celle-ci un droit quelconque de propriété sur les immeubles qui seront compris au partage. Mais ces auteurs n'ont pas remarqué que la transcription du contrat de mariage peut devenir nécessaire pour empêcher que le mari ne dispose de l'immeuble ameubli. jusqu'à concurrence de la somme par lui promise. du moins éventuel. Flandin (I. la transcription immédiate du contrat de mariage est sans objet. au profit de la communauté. et que. sinon actuel. qui est de garantir les tiers contre des actes restés secrets. ne dispose ultérieurement. qui ne doit être exécutée que lorsque la communauté aura cessé d'exister. que.

pour résoudre la question de savoir si une pareille renonciation est ou non sujette à transcription. ou lorsque. ou doit bien moins l'envisager au point de vue des relations du Possesseur dont elle émane et de celui au profit duquel elle a eu lieu. en sens contraire : Mourlon. Art.DE LA PROPRIÉTÉ. encore soumis à la transcription les actes de renonciation une succession ou à un legs immobiliers. soit d'un acte spécial dressé entre les époux pour en constater l'apport à la masse 26. § 209. elles au lot de l'autre conjoint. I. 126. Bressolles. Sont à 26 27 Mourlon. 885. Ils sont soumis à transcription. ayant lieu à titre gratuit. déjà acceptés. et que. Mourlon. on doit aussi considérer. non pas purement et simplement au profit de tous les autres. 291. n° 49. au bénéfice d'une précrimption admise par un jugement passé en force de chose jugée 80. lorsque la renonciation a lieu à titre onéreux. 1. I. que dans les rapports de ce dernier avec les autres ayants cause du possesseur renonçant.459 à 462. en matière immobilière. I. 10 Rivière et Huguet. que la renonciation soit faite à litre onéreux ou même à titre gratuit. elle est faite par un cohéritier ou colégataire. 127 et 128. p. 658 et 699 sont également soumis à transcription 29. Les contrats de mariage dans lesquels se trouve stipulée une communauté universelle sont également soumis a transcription. et sont par conséquent translatives de propriété. Flandin. 1. n° 84. Les actes de renonciation dans les hypothèses que prévoient les art. mais en faveur de quelques-uns d'entre eux seulement 98. pareilles renonciations impliquent acceptation. au profit de ce des imtombent dernier. 29 Mourlon. 52. il s'opérera. lorsqu'elle porte sur des droits définitivement acquis par l'acceptation de ceux auxquels ils se trouvaient dévolus. Enfin. p. Cpr. 88 De . I. une mutation de propriété qui devra être rendue publique par la transcription. n° 2. Cet auteur n'a pas remarqué que. f. Flandin. comme sujette à transcription. 780. la renonciation. n° 17. n° 125. en ce qui concerne les immeubles des époux 27. par l'effet du partage. XII. soit de la clause d'ameublissement et de la partie de l'acte de partage contenant attribution de ces immeubles. par exemple. Il en est ainsi. Les actes de renonciation à des droits de propriété immobilière. 327 et suiv. Voy. 295 tivement à comprendre dans la masse un ou plusieurs meubles ameublis. Demolombe. I. de la renonciation à une succession ou à un legs immobiliers. art.

sont en général les jugements d'adjudication. peu importe que le contrat résolu ait ou non été transcrit 38. n°54. I. 87. 90. être portée à la connaissance des tiers. I. c. dès cet instant. n° 244. la résolution non transcrite ne pourrait leur être opposée. n° 244. Gauthier. texte et notes 50 à 52 infrà. une résolution peut être spontanée et dégénérer en rétrocession. n° 25. Mourlon. 32 Troplong. peut et doit.296 DES DROITS RÉELS. 35. peuvent et doivent être transcrits immédiatement. 1179. Flandin. Mais ce critérium ne nous paraît pas tout à fait exact au point de vue de la transcription. Voy. Rivière et Huguet. 1. Il en est ainsi. lett. bien qu'elle serattache à une condition inhérente au contrat. I. plusieurs de ces auteurs s'attachent exclusivement au point de savoir si la cause en vertu de laquelle la résolution a lieu. et note 59 infrà. pendant les délais de requête civile ou de pourvoi en cassation 81. comme opérant une taansmission de propriété immobilière. texte n° 1. n° 85. Aux jugements d'adjudication de biens dépendants d'une Rivière et Huguet. n° 106. lett. I. B. C'est ce qui aurait lieu. la résolution constitue au fond une véritable rétrocession 82. Mourlon. Troplong. I. est une causa antiqua ou une causa nova. Flandin. I. En effet. Les différents actes de la nature de ceux qui viennent d'être énumérés comme sujets à la transcription. l'acquéreur renonçant spontanément et sans nécessité à son acquisition. n°s 6 et suiv. sur les résolutions amiables non soumises à transcription : texte. 34 La raison en est que la condition accomplie rétroagit au jour de la for* tion de la convention. Pour distinguer les actes de résolution sujets à transcription de ceux qui ne le sont pas. 462 et suiv. par exemple. § 349. quoique se trouvant en situation de solder son prix. si l'acquéreur. Cette règle s'applique notamment : a. n° 44. sur la transaction. g. p. 14 et 34. Flandin. cit. Troplong. 1. 31 . Art. 35 Cpr. Flandin. Ils sont sujets à transcription lorsque. I. en serait cependant autrement si la renonciation avait eu lieu par suite de transaction. par conséquent. Rivière et Huguet. si les ayants cause de l'acquéreur faisaient ultérieurement transcrire le titre de ce dernier. I. Cpr. loc. Les actes de résolution de contrats translatifs de propriété Il immobilière. Art. Mourlon. Flandin. 2° Les jugements soumis à transcription. Il en est ainsi notamment de la vente dont le prix a été laissé à l'arbitrage d'un tiers 83. 222. et que celle-ci. Mourlon. alors même que les conventions qu'ils renferment seraient subordonnées à une condition suspensive 84. 102 et 103. n° 4. consentait la résolution du contrat de vente pour défaut de paiement du prix. 83 En effet. 221.

Commentaire de la loi du 21 mai 1858. lorsque l'adjudication primitive a été soumise à la formalité. laisse subsister. une mention de ce jugement en marge de la transcription de l'acte d'aliénation. II. la folle enchère fait disparaître d'une manière absolue. qui s'est trouvé complètement dessaisi par l'effet de la transcription préalable à la purge (art. et aux jugements rendus sur licitation. Flandin. un jugement d'adjudication de la nature de ceux dont il est question au texte avait été transcrit. Explication de la loi du 21 mai 1858. Labbé. Seligmann. Flandin. 577 à 579. Flandin. et à ceux expropriation forcée 86. Mourlon. la première adjudication. malgré une surenchère du sixième. Rivière et Huguet. n°s 33 et 66 . 1861. 539. ressort de cet article que l'adjudication sur folle enchère. nos 124. Mourlon. et en faveur seulement des créanciers. 88 Arg. l'adjudication est devenue définitive. mais dans le cas seulement où l'adjudication prononcée en faveur du fol enchérisseur n'aurait pas été transcrite 89. nos 704 et 705. Cpr. 298 et 299. p. n° 221 . Troplong. Aux jugements d'adjudication de biens de mineurs. p. en sens contraire : Lemarcis. soit résolutoire. et l'adjudication 36 Cpr. et ne résout la transmission de propriété qu'elle avait opérée que dans la personne du premier adjudicataire. 540 et 541. § 209. Voy. Loi du 21 mai 1858. Olivier et Mourlon. au regard de l'ancien propriétaire. Lois de la procédure. PROPRIÉTÉ. n° 35. tout en substituant un second acquéreur au premier. que cet auteur exige. de l'adjudication. Voy. aux jugements rendus sur folle enchère. la transcription du jugement rendu sur cette surenchère deviendrait sans objet. le paiement du Prix formant une condition. 717 du Code de procédure. La conséquence en est que la transcription de l'adjudication sur folle enchère est sans objet. II. 1er modifie l'art. en sens contraire : Chauveau sur Carré. 540. à défaut de surenchère du sixième. selon nous. I. mais d'une sorte d'expropriation résultant de l'exercice du droit de surenchère. Rivière et Hugnet. 37Si. ou sur surenchère du dixième 88. II. n° 618. 88 Arg.DE LA. art. Revue critique. modifié par la loi du 21 mai 1858. soit suspensive. Gau: thier. par extraordinaire. le jugement rendu sur la surenchère est seul sujet à transcripsur tion". Au cas contraire. 779 du Code de procédure. 297 succession bénéficiaire ou vacante. outre la transcription du jugement sur surenchère. I. quest. Si la transcription du jugement sur surenchère du dixième est inutile au regard du vendeur. XIX. 351 et 352. n° 111. I. I. c. n° 111. art 2189. Enfin. 2020 Bressolles. Il . Aux jugements d'adjudication sur délaissement par hypothèque. 568. dont l'art. C'est à tort. 24. 582. Ces auteurs se fondent sur ce que. Mourlon. b. n° 116. Mourlon. lorsque. Gauthier.79. elle est nécessaire au regard de l'acquéreur. puisqu'il n'est point ici question de résolution. 2181). contre lequel se poursuit la surenchère. d.

n'acquiert. Mourlon. Gauthier. émanes du défunt. comme le dit la Cour de cassation dans son arrêt du 27 mai 1835 (Req. Rivière et Huguet. lett. 41 Art. du moins d'une manière absolue. n'avait pas fait cesser l'indivision d'une manière absolue.. les jugements sur licitation ne sont pas sujets à transcription. et la transcription de son propre titre serait par conséquent sans objet. n°4. Mais cette supposition est. La même exception s'applique aux jugements d'adjudication rendus. Nous croyons. de M. ayant été prononcée au profit de deux ou de plusieurs des cohéritiers ou copartageants.immeuble de la succession. n° 101. II. en sa qualité de tiers adjudicataire. aucun droit nouveau et distinct de celui qui lui appartenait déjà à titre successif. Troplong. et sa transcription . en effet. req. de Casabianca. serait de condition pire que tout autre acquéreur à titre ou éreux. Cpr. Dans cette supposition.» Nous ne voyons pas pourquoi l'héritier bénéficiaire. n0 33. sur la loi du 23 mars 1855. 341). Mais cette exception ne doit pas être étendue. 2179 et arg. même non transcrits. n° 27. elle-même. Sir. Rapport au Sénat. inexacte. a été formellement condamnée parla loi du 21 mai 1858. de droit et de titre. 12 On de l'idée donnée qu'en la solution pourrait partant contester texte au ne que l'héritier bénéficiaire. 1. même au regard des ayants cause du défunt. B. qui s'est rendu adjudicataire d'un immeuble de la succession. 35. notes 47 et 48 infrà. 561. lorsque l'adjudication a été prononcée au profit de l'un des cohéritiers ou copartageants 10. et « que l'adjudicatairedevient propriétaire comme un étranger. I. 80 à 88. soit au profit d'un tiers détenteur qui se rend adjudicataire de l'immeuble par lui délaissé ou exproprié sur lui. Art. au surplus texte. qui se rend adjudicataire d'un. I. nos 113 et 114. En pareil cas. ne pas en comme son dicataire étranger ? Nous ajouterons qu'il serait difficile de refuser à l'héritier . comme visà-vis de ses cohéritiers ou de leurs ayants cause. 40 II en serait autrement. Ce jugement peut et doit être transcrit pour mettre cet héritier. de cet article. Par exception à la règle ci-dessus posée. Flandin.298 DES DROITS RÉELS. il ne pourrait pas repousser les actes. si l'adjudication.1. à notre avis. 538. fort contestable en théorie. le jugement d'adjudication n'équivaudrait plus à partage. (c qu'il y a dans ce cas interversion de qualité. mais cette manière d'envisager les effets de la folle enchère. Les ayants cause du défunt qui ont négligé de faire transcrire leurs titres. n° 117. adjud'un vis-à-vis le seraient sont-ils faute ils à égard. Bressolles. au jugement par lequel un héritier bénéficiaire se serait rendu adjudicataire d'un immeuble de la succession.. à l'abri des droits que le défunt aurait concédés par des actes non encore transcrits 42. soit en faveur de tout acquéreur ou adjudicataire qui reste propriétaire de l'immeuble à la suite d'une adjudication sur surenchère41.

qu'ils obtiendront contre lui ne s'exerceront que sur les valeurs de la succession. En vain objecte-t-on que les art. 1. et que les jugements dont il est ici spécialement question sont bien moins translatifs de propriété. dans la classe des jugements d'adjudication. 583. sont dès lors à considérer comme étant eux-mêmes abrogés. à l'application de la XV. le cours des inscriptions de privilèges ou d'hypothèques acquis antérieurement à ces jugements 48. et il n'y a plus aucun motif pour lui dénier l'avantage de se garantir. Flandin. 609. rej. 6 de la loi du 23 mars 1855. puisqu'il se trouve soustrait. Cette objection manque d'exaclitnde dans son point de départ. ils ne rentrent pas sous l'application de la loi du 23 mars 1855. en ce qui concerne la transcription et ses effets. d'après l'économie générale de la loi précitée. Ils ne rentrent pas davantage. en sens contraire : Rivière et Huguet. 216. Gauthier. 28 juillet 1862. 16 et 17. VIII. on reconnaît par cela même qu'il possède cet immeuble comme tiers.Droit commun que facultative. en d'autres termes. 191 bis. n° 58. Elle suppose d'ailleurs que ces jugements sont. Sir. la faculté de purger l'immeuble héréditaire dont il s'est rendu adjudicataire. par la double raison que. Civ. et II. cass. si on lui accorde cette faculté. aujourd'hui formellement abrogé par l'art. et continuent à être régis. Civ. le législateur a consacré des dispositions distinctes aux jugements et aux actes d'aliénation volontaire. an moyen de la transcription. Labbé. 18 de la loi du 3 mai 1841. n° 102. I.. 618. la transcription de pareils jugements n'est requise que pour arrêter.. contre les droits établis par le défunt. 781 et 782. 39. 299 Quant aux jugements d'expropriation pour cause d'utilité publique. ne contenant qu'une application spéciale des dispositions de l'art. 62. Or. rej. et ce.. cass. Les ayants cause du défunt pourront sans doute poursuivre en dommages-intérêts l'héritier bénéficiaire mais les condamnations . § 209. en ce sens : Mourlon. Cpr. n° 115: Ducruet. 988.. p. Sir. comme on en convient généralement. 43 Les jugements d'expropriation pour cause d'utilité publique ne rentrent pas. en vertu d'un titre distinct de son titre successif. qu'extinctifs de toute propriété privée. 1856.DE LA PROPRIÉTÉ.. ainsi que cela résulte si nettement de l'art. n° 5. la transcription n'était de. quoique certains auteurs aient voulu soutenir le contraire. Demolombe.. et Civ. bénéficiaire. . par la loi du 3 mai 1841. 26 février 1862. mentionnés au n° 1 du même article. par l'expiration du délai de quinzaine à partir de l'accomplissement de cette formalité. Sir.. relatifs à la transcription du jugement d'expropriation pour cause d'utilité publique. texte n° 1. 16 de la loi du 3 mai 1841 l'a rendue obligatoire pour les jugements d'expropriation. par l'effet du bénéfice d'inventaire. tandis que l'art. Voy. puisque. eumdem agentem repellit exceptio. 62. dont s'occupe le n° 4 de l'art. n° 120 . 1403. Civ. 834 du Code de procédure. Eum quem de evictione tenet actio. comme maxime | . d'après l'art. 83. 1.834 du Code de procédure. 1. Troplong. Revue critique. Voy. dans la catégorie des actes translatifs de propriété. I. 1er de la loi du 23 mars 1855. 12 août 1839.

Cabantous. I. Voy. en sens contraire : Flandin et Mourlon. B. 1. n° 268. Au cas contraire. qu'ainsi les délais accordés par cette loi ans « parties intéressées étaient intégralement maintenus. Voy. cit. 21 de la même loi. « qu'il n'était nullement « dérogé à la loi du 3 mai 1841. Troplong. 67. 13.300 DES DROITS RÉELS. il a été formellement déclaré. n° 335) prononcé dans le sens de notre opinion. Rivière et Huguet. ni la cession de biens. Cabantous. II. Troplong. et malgré l'absence de la notification prescrite par l'article précité. et en ce que. Nous terminerons en rappelant qu'en ce qui concerne spécialement les créanciers hypothécaires ou privilégiés. translative de propriété immobilière. quoique relatifs à du droits de propriété immobilière 46. Sellier. Ducruet. sous l'application de la loi du 23 mars 185545. 16 et 17 de la loi du 3 mai 1841. nos 117et 158. 20 novembre Sir. comme le sont les actes qui renferment des conventions de cette nature. Les jugements constatant l'existence d'une convention verbale. I. pourvu qu'elles aient eu lieu après l'accomplissement des formalités indiquées par l'art. op. qui n'auraient pas fait transcrire leurs titres avant la transcription du jugement d'expropriation. Les mêmes propositions s'appliquent aux cessions amiables. en ce qui concerne la transcription. . 88. n° 105. citt. 5. citt. 1865. loc. p. 92. n° 104. n°s 34 et 87 . 13 et 19 de la loi du 3 mai 1841. n° 27. Art. n° 3. en ce sens Bressolles. Des actes et jugements non soumis à transcription. 2 de la loi du 31 mai 1841 11. qui a échappé aux partisans du système contraire au nôtre. d'un autre côté. 1er de la loi du 23 mars 1855. seraient déchus de tout droit à indemnité contre l'État. 2. consenties par les propriétaires de terrains soumis à l'expropriation. opp. Gauthier. c'est que ce système conduirait. Riom. lors même que le propriétaire les aurait fait connaître en délai utile à l'administration. mais encore à une double modification de l'art. par les commissaires du Gouvernement. Une remarque importante. en ce que les tiers dénommés en cet article. 599 et suiv. . et loc. soumis à transcription en vertu de l'art. de pareilles cessions rentreraient. 581 et 585. et locc. VII. 45 Bressolles. 14 Arg. cep. sont soumis à transcription. non seulement à une véritable transformation des art. art. à la Commission du Sénat chargée du rapport sur la loi du 23 mars 1855. ni le dé46 Nous ne mentionnons sous cette rubrique. Troplong. en sens contraire : Flandin. 1855. Voy.. Revue critique. supposition dont nous avons démontré l'erreur. n° 353. Mourlon. » Voy. 1° Les actes qui de leur nature ou en vertu d'une disposition actes translatifs de propriété. n° 103. ces tiers conserveraient leur droit contre l'État par le seul effet de la transcription. Bressolles. p. Ce dernier auteur s'était d'abord (Examen critique.

spéciale hypothèque.DE LA PROPRIÉTÉ. Celle dispense. 48.. cessionnaires de l'un des communistes. 58. et propriété immobilière. laissement par . I. texte n° 1 . à la vérité. Il est du reste bien entendu que si le débiteur. et équivalant ainsi à partage au point de vue de l'applicaiion de l'art. 246 Civ. 883. mais à titre de créance. 301 de la loi. Mourlon. cass. sont simplement déclaratifs ou récognitifs. les actes qui les constatent sont. nos 71 et suiv. 49 Rivière et Huguet. quant à l'immeuble prélevé. Mais les règles spéciales de la loi fiscale ne sont pas applicables dans les matières de Droit commun. Voy. Flandin.. en sens contraire : Troplong. le savant auteur en conclut que l'acte qui le constate est sujet à transcription. rej. 48Demolombe. 289. comme équivalent à partage. La dispense de transcription existe. Gauthier. Voy. 194 et suiv. Sir. rej. 1. 47. Le contraire est. XVII. I. Les prélèvements qu'en cas d'acceptation de la communauté. Civ. comme les partages proprement dits. Civ. Flandin. Sir. Sir... 1. ne sont pas soumis à transcription. dispensés de transcription49. l'acte de cession serait sujet à transcription. 802. ne peut être soulevée. 113 et 116.. d'où la conséquence que la question de savoir si de pareils actes sont ou non sujets à transcription. flandin. texte et note 11 suprà. l'un ou l'autre des époux exerce sur les immeubles communs. I. 46. 69 à 71. 1. Req. non seulement pour les partages proprement dits. ayant pour effet de faire cesser l'indivision. 1. ni l'abandon fait par l'héritier bénéficiaire aux termes de l'art. En se fondant sur cette idée. I. Mais il a oublié que le prélèvement... et constitue ainsi une sorte de dation en paiement.. Sir. 124. mais encore pour tous les actes à titre onéreux. et que par ce motif il doit. et n'entraînent qu'un déplacement de possession. admis en matière d'enregistrement. . 208 et suiv. § 625. en ce qui concerne le droit de transcription. parfaitement juste en elle-même. I.. non à titre de propriété. indépendante de la cause qui a donné naissance à l'indivision. fait cependant cesser. s'applique même aux partages ou licitations par lesquels des tiers. nos 50 et 51. 57. n°s 29 et suiv. Troplong. n° 62. 27 janvier 1857. 54. être dispensé de transcription. dont l'effet est de faire cesser l'indivision d'une manière absolue. cass. cass. I. quoique revêtu du caractère qu'il lui assigne. 665. en faisant une cession de biens volontaire. 767. Mourlon. 47 Cpr. Sir. parce que ces actes ne touchent en aucune façon à la propriété. c'est-à-dire relativement à tous les communistes 47. 26 janvier 1848. 21 juillet 1858. Flandin. 19 décembre 1845 et 11 février 1846. avait transféré à ses créanciers la propriété même des biens abandonnés. que le prélèvement s'exerce. seraient devenus propriétaires exclusifs des immeubles indivis48. § 209. l'indivision qui existait entre les époux. telles que les transacnon translatifs de tions et les partages.. 9 janvier 1854. Civ. 292 et suiv. 1. 169 à 174.

Rivière et Huguet. 73. I. 329 à 331. un acte qui. Ces derniers anteurs n'ont pas remarqué qu'une transaction par laquelle. moyennant une somme d'argent payée par l'autre 60. qualifié de transaction. n° 108. 333. d'erreur. 51 Rivière et Huguet. 330). Troplong. d'une confirmation émanée des héritiers du donateur. texte n° 2. a entendu parler comme nous. Gauthier. 332. n° 126. 53 Cpr. Mourlon. en dispensant de transcription l'acte confirmatif d'une donation nulle en la forme. p. puisque ce dernier n'est pas admis à confirmer une pareille donation. I. Flandin (I. n° 38. n° 25. Voy. I. Les transactions sont exemptes de transcription. I. et même à l'acte par lequel les héritiers du donateur s» Cpr. 335). Flandin. Troplong. s'il veut ta maintenir. dit. 52 Flandin. Gauthier.. I. tout en admettant la proposition énoncée au texte. alors même que. de dol. Troplong. p. l'une d'elles renonce seule a ses prétentions. aussi bien qu'à celle de conventions annulables pour cause d'incapacité 54. mais.302 DES DROITS RÉELS. nos 82 et 83. § 421. on se borne à renoncer à de simples prétentions. 547. Mourlon. locc. Cette règle s'applique à la confirmation de conventions entachées de violence. Flandin. Lesenne. n° 125. 97. Mais les motifs sur lesquels il fonde cette distinction nous paraissent dénués de tout fondement. en sens contraire. d'erreur ou de dol (I. I. en ce qui concerne les actes confirmatifs de conventions passées par un incapable (I. quel que soit le vice de fond ou de forme que la confirmation a pour objet d'effacer 53. n'emporte pas renonciation à un droit dans le sens des art. ne serait en réalité qu'une cession déguisée. la rejette quant aux actes confirmatifs de conventions entachées de violence. 466. 483. Flandin. Du reste. au lieu d'être consentie pour une somme d'argent. seulement en ce qui concerne cette cession 51. nos 97 et 131. 1 et 2 de la loi du 23 mars 1855. 2° Les actes contenant confirmation de conventions translatives de propriété immobilière ne sont pas soumis à transcription. noa 70 et suiv. n°s 49 et suiv. I. I. la renonciation était donnée moyennant la cession d'un immeuble qui ne faisait l'objet d'aucune contestation entre les parties. l'acte constatant la convention serait sujet à transcription. p. II. portant sur un immeuble à. 332. Nous supposons que l'éminent magistrat. et que. en reconnaissantles droits de la partie adverse. 54 M. 74 et 75. Mourlon. Que si. la propriété duquel les deux parties prétendaient respectivement avoir droit. ne pourrait être opposé aux tiers qu'autant qu'il aurait été inscrit 52. 55 Mourlon. et ont été parfaitement réfutés par M. Flandin. il est . Cpr. 467 à 479). % 337. Confirmatia nil dat navi. Troplong et Gauthier. ou de lésion.

Flandin. Troplong. lorsque celui qui les a consentis. à défaut de l'un des éléments essentiels à son existence. Et comme il en est ainsi par les motifs qu'ils n'opèrent pas une véritable rétrocession. c'est-à-dire celles qui opèrent 57 déplacement d'une propriété définitivement acquise. Gauthier. non encore acceptés. citt. Tels sont les actes de renonciation purs et simples à une succession. § 209. impliquant de leur nature acceptation tacite. à un droit de propriété immobilière. 44. Mais cette idée n'est point obligé de exacte. 56 Rivière et Huguet. n°s 94 et 95. ou à un legs. n° 244. Mais il est bien entendu que la règle précitée ne s'appliquerait pas à un prétendu acte confirmatif d'une convention qui. n° 48. Voy. Non obstat art. : auteur part de l'idée que les conventions de la nature de celles dont il est question au texte sont susceptibles de confirmation. à une communauté.DE LA PROPRIÉTÉ. et Gauthier. qui serait nécessairement sujet à transcription. . Il ressort de la combinaison des deux premiers numéros de l'art. texte et note 28 suprà. Gauthier. 1 de la loi du 23 mars 1855. 1er. au moyen d'un nouvel acte. les actes de renonciation qui. 125. même amiable. locc. Mourlon. que les jugements Prononçant résolution de contrats translatifs de propriété immobilière ne sont Pas soumis à transcription. n° 480. lorsque d'ailleurs ils n'impliquent point par euxmêmes acceptation tacite 68. n° 17. nos 6 et suiv. ne sont pas sujets à transcription 67. 3° Les actes de renonciation. purement abdicative. sont également dispensées de cette formalité. ne sont pas soumis à transcription. I. c'est-à-dire ceux par lesquels une personne renonce à un droit de cette nature qui lui était dévolu. Voy. n'y a donné les mains que pour éviter une résolution judiciaire à laquelle il eût été impossible de se soustraire 59. 38 Nous avons indiqué. Troplong. en sens contraire Flandin. I. n° 93. 221 et suiv. Rivière et Huguet. que le législateur n'a eu en vue. 1. dans le n° 2. 2. Cet. 441 à 445. Voy. du n° 5 de l'art. dans le sens de la proposition énoncée au texte : Bressolles. mais qu'elle n'avait point encore accepté. 4° Les actes contenant résolution. 1. Flandin. § 337. I. serait à considérer comme auraient confirmé non avenue 56. . la refaire en la forme légale. 436 à 438. Troplong. sont soumis à transcription. Rivière et Huguet. de contrats translatifs de propriété immobilière. on doit décider. Rivière et Huguet. et de l'art. n° 103. I. que les résolutions consenties pour éviter de pareils jugements. Flandin. 4 de la loi 23 mars 1855. en vertu de la même raison. 59 II résulte du rapprochement des dispositions du n° 4 de l'art. n° 2. 303 une donation nulle en la forme55. Mourlon. n° 224. que les renonciations translatives. n° 66.

n° 8. efficaces à l'égard du retrayant. Il est d'ailleurs impossible de subordonner l'effet rétroactif du retrait en ce qui concerne les droits antérieurement concédés par l'acheteur à la transcription d'un acte qui n'existait pas encore. II. Voy. que le ven- deur s'était réservée 60. 65 Les raisons juridiques développées aux notes 62 et 64 suprà s'appliquer au retrait de droits litigieux comme aux autres espèces de retraits. en effet. tandis que les actes antérieurs ne pourraient lui être opposés. Troplong. 61 Ce serait. 65. Troplong. et § 507. I. et l'on arriverait ainsi» dans le système de M. mais encore du retrait successoral6i. 4 de cette loi ne prescrit que pour les jugements de résolution . 547. Mourlon. une formalité que l'art. I. n° 232. Mais cette raison ne nous paraît pas concluante. I. Flandin. Flandin. les tiers se trouvent déjà avertis. nos 6 et suiv. al. et cette extension est d'autant moins admissible. à défaut de sa transcription. Il en est ainsi. en sens contraire : Troplong. n° 69. et non aux parties ellesmêmes. Gauthier. 5° Les actes constatant l'exercice d'une faculté légale du retrait. A plus forte raison. non seulement du retrait d'indivision63. 2 . n° 78. texte in fine. ne sont pas même soumis à la formalité de la mention prescrite pour les jugements de résolution 61. 62 Les retraits légaux opèrent bien moins une nouvelle translation de propriété qu'une simple subrogation du retrayant aux droits de l'acheteur ou du cessionnaire sur qui le retrait est exercé. de la possibilité et de l'éventualité de l'exercice du retrait. par la loi et par la nature du titre de l'acheteur ou du cessionnaire. Rivière et Huguet. Il est vrai 60 . Lesenne. Suivant cet auteur. ajouter aux exigences de la loi du 23 mars 1855 que d'étendre. II. comme ayant pour effet de substituer un nouvel acheteur à l'acheteur primitif. puisqu'il demeure toujours certain qu'il n'y a pas mutation de propriété de l'acheteur au retrayant. Les actes de résolution. 386 et 387. 85. Troplong. I. I.304 DES DROITS RÉELS. 63 Cpr. l'acte constatant l'exercice d'un retrait successoral devrait être transcrit. de telle sorte que le retrayant est censé avoir acquis directement du vendeur ou du cédant. n° 28. 44 . Mourlon. n° 49. n° 245. dispensés de transcription. n° 247. 237 et suiv. art. 67. 244 et suir. et comme formant ainsi le complément de la vente. Flandin. que les actes postérieursau retrait seraient. I. que l'obligation de remplir cette formalité n'est imposée qu'à l'avoué qui a obtenu un pareil jugement. I. 542. Bressolles. Mourlon. à cette bizarrerie. 64 Rivière et Huguet. 1408. en est-il ainsi de l'acte constatant la résolution opérée par l'exercice de la faculté de réméré. Flandin. aux actes de résolution amiable. 224 à 226. ne sont pas non plus sujets à transcription 62. II ne faut d'ailleurs pas oublier qu'en matière de retrait successoral et de retrait d'indivision. Gauthier. et même du retrait de droits litigieux 65. même relative à des immeubles.

En vain objecte-t-on que l'acquéreur à pacte de rachat ne devenant proriétaire que sous l'éventualité de la résolution de son titre. en effet. par son arrêt du 1décembre 1825 (Req. Voy. n° 79. §266. et partir seulement de la transcription 66. le retrayant ne cessionpourrait prévaloir du retrait. de son té. n'impliquent pas. malgré la réserve de cette acuité. Flandin. notes 13 et 14. Mourlon. Flandin. Sir. I. ne sont pas soumises à transcription 67. 66 Le fait subséquent de l'exercice du retrait ne peut.. 66 Le vendeur avec faculté de rachat se dépouille. § 209. qu'à charge de faire transcrire lui-même ce titre. Rivière et Huguet.DE LA PROPRIÉTÉ. et n'est plus que créancier de ces prix ou de es charges . résolution que l'acquéreur ou ses créanciers peuvent toujours empêcher. vis-à-vis des ayants cause du vendeur ou se du cédant. de tout droit de propriété. texte n° 1. Gauthier. I. n° 50. ''purement auxiliaire. 275). Voy. que sur une idée complètement inexacte. il est autorisé à demander la résolution du contrat. qui ne se transformera en jus in re que par la résolution prononcée en justice. Celui qui a aliéné un immeuble oyennant un prix ou des charges quelconques. 1. soit des actions tendant à la restitution d'immeubles en vertu d'une ésolution opérée de plein droit. et ne conserve qu'un simple jus ad rem. La cession d'une faculté de hat stipulée dans une vente d'immeubles ne constitue donc pas le transport un droit de propriété immobilière. ce droit subsidiaire. II. Cpr. Mourlon. ni son effet rétroactif. lors même qu'elles sont relatives à des immeubles. en sens contraire : Troplong. n° 249. à notre avis. I. et n'emportent que transport d'un simple droit de créance. fondées sur le défaut d'accomplissement des obligations imposées à l'acquéreur. du reste. la cession d'une faculté de réméré réser- retrait de droits litigieux. que si l'acheteur ou le naire n'avait pas fait transcrire son titre. 305 Il est bien entendu. 20 . 242. le vendeur. les tiers pouvant ignorer l'existence de la contestation ne sont pas toujours et nécessairement avertis de l'éventualité du retrait . 390 à 392. influer sur les conditions d'efficacité de l'acte d'aliénation. mais leur ignorance à cet égard ne saurait empêcher. ne constitue cependant qu'un jus ad rem. rej. et si. I. transmission d'un droit de propriété.. soit des actions en nullité ou en rescision de contrats translatifs de propriété immobilière. 18. Cette jection ne repose. 262. doit être considéré comme propriétaire sous condition suspensive. ainsi que la Cour de cassation l'a parfaitement établi. et n'est dès lors pas soumise à transcripon. Il en est de même de vée par le vendeur 68. cep. En qu'en matière de II. se trouve complètement dépouillé de son droit de propriété. en désintéressent le demandeur. à la différence de celles qui auraient pour objet. andin. 568 bis. 26. faute d'accomplissement des obligations contractées à son profit. 67 De pareilles cessions. à 6° Les cessions d'actions résolutoires de contrats translatifs de propriété immobilière. ni l'exercice même du retrait.

Il est vrai que. il doit remettre un bordereau. même simplement conditionnel. Il en est ainsi notamment des jugements prononçant la résolution. tandis que. art. qui ne sera pas rendue publique par la transcription. dont l'effet n'est nullement de faire considérer la clause de réméré comme n'ayant jamais été stipulée. nous ajouterions que ce qui marque bien la différence entre la faculté de réméré et un droit subordonné à une condition suspensive. Flandin. et note 39 suprà. ou rescindé. la loi impose à l'avoué qui a obtenu un pareil jugement l'obligation d'en faire opérer la mention en marge de la transcription de l'acte résolu. c'est que le défaut d'exercice de cette faculté dans le délai à ce fixé n'emporte qu'une simple déchéance. ou qui ne constatent pas l'existence d'une transmission de cette nature opérée par convention verbale. si le cessionnaire vient à exercer le réméré. texte. A. A cet effet. art. 70 Arg. Voy.306 DES DROITS RÉELS. que déclaratifs. Gauthier. il paraît impossible d'exiger la transcription. n° 10. annulé.539 et 631. et ce serait ajouter aux dispositions de la loi que d'exiger l'accomplissementde cette formalité. 71 Cpr. la faculté de réméré n'est pour le vendeur qu'un moyen de rentrer dans la propriété de l'immeuble par lui aliéné. il s'opérera à son profit une véritable mutation de propriété. 568 bis. jugements qui n'opèrent pas transmission de propriété immobilière. Mourlon. n°s 3 et 4. I. 1. dans le mois à dater du jour où ce jugement a acquis l'autorité de la chose jugée. ils ne sont sujets a transcription que dans les cas exceptionnels où la loi les y a expressément soumis. et ce. 69 Les jugements n'étant. nos 109 et suiv. n°s 59 et 60 . dans le cas où une condition suspensive vient à défaillir. Flandin. et des jugements d'adjudication sur folle enchère. lett. II. S'il était nécessaire de pousser plus loin cette démonstration. en sens contraire : Troplong. et cependant. en général. Mais le même résultat se présente. 898. Rivière et Huguet. 16 et 17. 487. rédigé 7e Les effet. I. la nullité. 4 de la loi du 23 mars 1855. Troplong. 384 et 385. ou obtient à l'amiable la résolution du contrat. Lesenne. n° 48. quoique relatifs à des droits de propriété immobilière 69. lorsque le cessionnaire d'un prix de vente fait prononcer en justice. n°s 44 et 159. I. sont dispensés de transcription. et ne saurait être envisagé comme lui conférant hic et nunc un droit de propriété. alors du moins que l'adjudication primitive a été transcrite 71. dans cette hypothèse. soit du jugement qui prononce la résolution. Nous comprendrions que le législateur eût soumis à la transcription l'acte ou le jugement constatant l'exercice du réméré. Toutefois. II. Cpr. . ou la rescision d'un acte translatif de propriété immobilière70. mais il ne l'a point fait. le contrat qui s'y trouvait subordonné est censé n'avoir jamais existé. soit de la cession elle-même.

II. 535. L'avoué qui a négligé de se conformer aux dispositions relatives à la. d'annulation. 11 avril 1861. Troplong. Voy. n° 5). Mourlon. 1855. mais c'est là créer une distinction contraire au texte de la loi. Mourlon. du juge- résolution. Mourlon. Rivière et Huguet. 72 pareils jugements ne rentrent pas sous le texte de l'art. Lesenne. cependant : Troplong. Lois annolées. 74 Troplong. 307 par lui. ou la rescision. 4. II. ayant acquis date certaine avant le 1er janvier 1856. faire transcrire le jugement. n° 220. 1111. annulé. I. 75 Art. Art. 61. là transcription devrait avoir lieu. n° 424. 11. n'a pas été transcrit. 11. I. l'avoué devrait. de résolution. 630. n°s303 et suiv. mais l'opinion de cet auteur est directement contraire au texte du troisième alinéa de l'art. 25. 528. 73 De . Cette règle s'applique également aux jugements prononçant la révocation d'actes translatifs de propriété immobilière. la nullité. 3. n0 260. n° 214.. 612 et 613. au conservateur. 639. Flandin. comme il s'agit ici d'une disposition pénale. quoique postérieur au 1er janvier 1856. suivant les cas. Mourlon. D'après M. Bressolles. la transcription dont s'agit n'aurait pas Besoin d'être intégrale. 514. qui ne parle que d'un acte non transcrit. Sir. Suivant M.DE LA PROPRIÉTÉ. 955. p. II. annulé. l'avoué qui a obtenu le jugement est dispensé de toute obligation d'en faire opérer. Flandin. Et. I. soit la transcription74. et Mourlon. 4 de la loi du 23 mars 1855 (Sir. Troplong. passés débiteur en fraude des droits de ses créanciers 72. alors même que l'acte résolu. l. Que s'il s'agissait d'un acte non transcrit. Flandin. cep. n° 223. l'interprétation extensive n'est point admissible'.soit la mention. n° 269. Lorsque l'acte résolu. . aurait été transcrit . Voy. Vouziers. puisqu'ils ne prononcent aucune résolution. 2. en sens contraire : Rivière et Huguet. mais le défaut d'accomplissement de ces formalités n'exerce aucune influence sur les effets du jugement. ou rescindé. Troplong. est d'une amende de 100 fr. qui lui en donne récépissé. Rivière et Huguet. II. flandin. § et signé 209. 76 Exposé de motifs de l'art. n° 156.. mention ou à la transcription. après avoir reconnu l'existence d'une résolution opérée de plein droit.. al. n°s 359 à 362 . ou rescindé. 609. dans le délai ci-dessus indiqué. Rivière et Huguet. n° 63. Cpr. Mais il ne semble pas qu'on doive l'étendre aux jugements qui. ou de rescipar un sion 75. en consacrent simplement les conséquences 73. qui n'en est pas moins opposable aux ment prononçant la pour ce fait passible tiers 76. 4.

non seulement ceux qui ont traité avec le vendeur. Les tiers autorisés à opposer le défaut de transcription sont. 77 . et qui s'étaient conformés aux disposilions de cette loi. pouvait conduire à refuser le droit de faire valoir le défaut de transcription à des personnes auxquelles il devait être accordé pour atteindre complètement le but que le législateur avait en vue. des droits qu'elles ont conservés en se conformant aux lois 77. 3 de la loi du 23 mars 1855 s'exprime-t-il d'une manière plus large. et quelles sont les conditions auxquelles elles peuvent en exciper. les actes non transcrits n'étaient pas opposables aux tiers qui avaient contracté avec le vendeur. et exclusivement celles. en qualité de tiers. Ces dernières expressions ne laissent plus place au doute. Des conséquences du défaut de transcription dans les cas où elle requise. et les autres. Le défaut de transcription n'entraîne. et indiquent bien nettement qu'on doit comprendre parmi les personnes autorisées à se prévaloir du défaut de transcription. C. dont les unes concernent les personnes autorisées à exciper du défaut de transcription. celles qui n'y sont point admises. Toutefois. Cpr. trop restreinte. 1° Les personnes admises à se prévaloir du défaut de transcription sont toutes celles. a. qu'une inefficacité purement relative du titre non transcrit. mais même ceux qui n'ont acAux termes de l'art. Cette proposition conduit à une double série d'applications. L'application de ce principe présente à résoudre la double question de savoir quelles sont les personnes autorisées à se prévaloir. 26 de la loi du 11 brumaire an vu. ce serait donner à ces expressions une extension arbitraire. en tant qu'il s'agit du défaut de transcription du titre de leur auteur commun. que de l'appliquer. soit au vendeur lui-même dans ses rapports avec les ayants cause de l'acquéreur. mais encore ses créanciers à hypothèque légale et judiciaire. soit du chef des précédents propriétaires. notes 85 et 97 infrà. et même contraire à l'esprit de la loi. du défaut de transcription des actes ou jugements qu'on prétendrait leur opposer. soit à ces derniers dans leurs rapports respectifs. ainsi que cela a été établi en tête du présent paragraphe. et porte-t-il que les actes non transcrits ne peuveut être opposés aux tiers qui ont des droits sur l'immeuble. Mais cette rédaction. non seulement ceux qui ont acquis des droits réels sur l'immeuble transféré par l'acte non transcrit. soit du chef du dernier propriétaire ou de ses représentants. qui ont acquis sur un immeuble. Aussi.308 DES DROITS RÉELS. l'art. ainsi que les ayants cause et les créanciers hypothécaires des précédents propriétaires.

il suffira de faire remarquer que. § 209. légale ou judiciaire. non encore transcrit au moment de l'inscription de cette hypothèque 80. peuvent en général le faire valoir malgré la connaissance de fait peu 78 Voy. 309 pis. 21. Lesenne. il importe peu que ces tiers tiennent leurs droits d'une convention passée avec l'auteur de l'acte non transcrit. II. V. le défaut de transcription peut être opposé : second acquéreur. il n'en est plus de même dès que ce créancier. soit postérieure ou antérieure à l'acte d'aliénation. et par le créancier avec antichrèse. devenu hypothécaire. II. par les créanciers hypothécaires. Mourlon. sur cet immeuble. Dans l' opinion de cet auteur. ne peut se prévaloir de l'absence de transcription. conduit à un résultat déplorable. 296 à 298. d'après E. D'un autre côté. 80 Cette dernière proposition est contestée par M. et note 13. Mourlon lui-même. 78 . recevables à exciper du défaut de transcription. Mourlon (II. n° 305.DE LA PROPRIÉTÉ. Flandin. Les personnes à considérer comme tiers d'après les explications précédentes sont autorisées à opposer le défaut de transcription du dernier acte d'aliénation. quoique non transcrit. si un acte d' aliénation est. et importe également que la créance pour sûreté de laquelle une hypothèque conventionnelle ou judiciaire a été obtenue. pour la justification de celte proposition : | 174. Voy. Par un preneur à bail de plus de dix-huit ans. nos 154 et 156. Enfin. Traité de droit commercial. Sellier. p. y. n° 177. Par un en faveur desquels ont été constituées des servitudes personnelles d 'antichrèse. ou réelles . Rivière et Huguet. ou de la loi elle-même 79 Ainsi. en sens contraire : Troplong. et celui où ils les tiennent des précédents propriétaires. Les tiers. sans qu'il y ait à distinguer entre le cas où leurs droits procèdent du chef de l'auteur de cet acte. même à titre gratuit. 869. 437. 490). le créancier qui n'a obtenu hypothèque que postérieurement à l'aliénation de l'immeuble. qui. Lexnon distinguit. texte n° 3. Lemarcis. n° 69. S. lorsque d'ailleurs ces droits ne sont pas devenus inefficaces par suite de transcriptions d'actes d'aliénation antérieurs. p. opposable à un créancier chirographaire comme tel. Voy. que des droits personnels de bail ou sujet à transcription 78. à la note. lorsque sa créance est d'une origine antérieure à cette même aliénabon pour réfuter cette opinion paradoxale. et par ceux a. fait valoir le droit réel attaché à son hypothèque. peu importe que leur hypothèque soit conventionnelle. en ce sens : Démangeat sur Bravard.

. 1071. n° 43. Les auteurs cités à la note proc dente se prononcent en général en ce sens. § 704. If. 871 à 882. du défaut de transcription de l'acte que leur auteur aurait dûfaire.81 Quelle que soit l'opinion qu'on se forme sur le sens du mot ayant cause dans l'art. n° 186. 14 mars l:8o9. lett. transcrire. Mais il en est autrement des successeurs particuliers qui. d'après les principes du droit commun. . a négligé d'accomplir la formalité. en ce qui concerne les personnes chargées de faire opérer la transcription. Req. 3 thermidor an XIII. auraient acquis des droits sur l'immeuble transféré par un acte nom transcrit 84. tels que les tuteurs ou les maris. antérieurement à l'acquisition de leurs propres droits 83. ne sont pas admis à se prévaloir de son omission. 808. 847. comme tiers. Sir. art. qu'ils auraient acquise. 452 à 454. II. ayant obtenu connaissance de l'acte à transcrire dans l'intérêt du pupille ou de la femme. les administrateurs du patrimoine d'autrui. et par le recours auquel elle donnerait lieu. que le tuteur ou le mari qui. 60. rej. par des voies quelconques. loc. Arg. Bressolles. Il en serait toutefois autrement si la convention qu'ils ont passée avec l'auteur de cet acte avait été frauduleusement concertée dans le but d'en neutraliser ou d'en restreindre les effets 85. II. 441 à 443. in fine. 1. 1. Rivière et François.. cependant : Mourlon. 941 du Code Napoléon.310 DES DROITS RÉELS. chargés en cette qualité de faire opérer. II. Mourlon. 83 Bien que la loi du 23 mars 1855 ne reproduise pas la disposition de l'art. cit. Lesenne. 2 de la loi du 23 mars1855.. Troplong. du chef de ces administrateurs. on ne doit pas hésiter à reconnaître. 833. i. 59. Sir. 844 et 845. D'un autre côté.. n° 55. nos 48 et 49. Flandin. Cpr. 60. Mourlon. n° 190. Voy. D. 6. 8 décembre' 1858. il n'est pas douteux. Cpr. art. que les successeurs particuliers du tuteur ou du mari sont fondés à se prévaloir. cit. 941 (cpr. lorsqu'ils avaient obtenu connaissance de l'existence des actes non transcrits. Dans cette hypothèse. Flandin. Mourlon. § 704. 991. de l'existence de l'acte non transcrit 81. 451 et 452. A. n° 81. Voy. J 704. texte et note 31).dans l'intérêt des personnes dont ils administrent les biens.. 81 . rej. soit non recevable à se prévaloir de son omission. Flandin. Troplong. II. Civ. en sens contraire : Troplong. I. II. loc. 1382. en présence des termes généraux de l'art. Req. les successeurs universels de ces administrateurs ne sont pas davantage autorisés à opposer le défaut de transcription.. 440. la transcription des actes passés au profit de ces personnes ou de leurs auteurs. 82 Arg. Sir. puisque le droit qui lui appartiendrait à cet égard comme tiers se trouve neutralisé par l'obligation que sa qualité lui imposait. Bressolles. texte. rej.

comme mesure de publicité. à l'égard desquelles la transcription. soit pour se prétendre encore saisi de la propriété de l'immeuble à l'égard du sous-acquéreur. Revue pratique. et n'a eu d'autre objet que de régler les rapports des différents ayants cause. les parties elles-mêmes. Larombière. Mourlon. le vendeur est. 144. De l'effet de la transcription. tout en adoptant la proposition principale énoncée au texte. il n'y a pas de différence à établir entre les héritiers purs et simples et les héritiers bénéficiaires 86. qui déclare la propriété acquise de droit à l'acheteur à l'égard du vendeur. 437 à 443. soit pour faire valoir contre lui son privilège ou son action résolutoire. qu'il n'aurait pas conservés par une inscription prise en temps utile 83. et notamment aux nos 259 et 903. n° 460. 454. le vendeur resterait. . du vendeur. le but de la loi du 23 mars 1855. art. 1863. investi de la propriété ïis-à-vis des tiers. sous cette expression de tiers. lorsque l'acquéreur. par le seul effet du contrat. Des privilèges et des hypothèques. Ils ne sont pas recevables à exciper du défaut de transcription pour soutenir que l'immeuble vendu par leur auteur fait encore partie de sa succession. réputé ne pas s'être dessaisi du droit de propriété. dont l'objet a bien moins été de protéger le vendeur lui-même. Troplong. on ne saurait conclure qu'il reste réellement investi de ce droit. II. Ainsi. Dalloz. dans l'intérêt de ces tiers. n'a pu comprendre. XVI. 1. § 209. immédiats ou médiats. b. jusqu'à la transcription. Ce dernier anteur. et. p. nos 145 et 158. 1138. n° 261. 164 et 165. v° Transcription. 3 de la loi du 23 mars 1855. il faut ranger : " Le vendeur lui-même. 6. Flandin. n° 48. à l'occasion de diverses questions relatives au privilège du vendeur. XXIV. 311 Parmi les personnes qui ne sont pas admises à se prévaloir du défaut de transcription. Suivant lui. II est de toute évidence que l'art. 421. a revendu l'immeuble à un sous-acquéreur qui a fait transcrire le sien.. sans avoir fait transcrire son titre. Valette. II n'est pas moins certain que la loi précitée. que de garantir la sécurité des tiers. qui traiteraient avec lui ou avec ses ayants cause. le vendeur n'est pas autorisé à opposer le défaut de transcription de la vente par lui consentie. 435 et 436. 86 Troplong. émet cependant. XXIV. 1583 du Code Napoléon. Mais c'est là dénaturer. était complètement inutile. Flandin. 839. à cet égard. Les héritiers du vendeur. à notre avis. Pont. 450 à 453. tant que la vente n'aurait pas été transcrite. II 840 et 841. 85 Rép. cep. une théorie qui ne nous paraît pas exacte. loin d'avoir voulu abroger l'art. a adopté comme point de départ de ses dispositions le principe posé par cet article. Cpr. . Demolombe. Demolombe. en disant que les actes non transcrits ne peuvent être opposés aux tiers qui ont des droits sur l'immeuble. II. dans son intérêt même. De ce que. Duvergier. nos 48.DE LA PROPRIÉTÉ. Cpr. et bien moins encore qu'il puisse se prévaloir contre les tiers d'une présomption qui n'a été admise qu'en leur faveur. et pour le maintien des droits par eux acquis.

§ 355. et note 15. v° Vente. Bressolles. qui n'aurait accepté la succession que sous bénéfice d'inventaire 88. 87 . Flandin (II. pour soutenir que les immeubles donnés font encore partie de la succeession (cpr. MM. Il en est ainsi notamment d'un preneur à bail pour dix-huit ans et au-dessous. ce dernier ne pourrait pas. XXIV. 457. Flandin. La doctrine enseigne et la jurisprudence décide. exciper du défaut de transcription. notes 6 et 9. " Nous ne nous occupons que du cas où le legs est postérieur à l'aliénation. après acceptation pure et simple de la succession de son auteur. v° Transcription. Il y a mieux. en effet. texte et notes 8 à 11. n° 50. même unique. nos 462 et 465) invoquent les art. Mais la question qui nous occupe en ce moment est toute autre : il s'agit de savoir si l'héritier bénéficiaire ne peut pas. 88 A l'appui de l'opinion contraire. Cpr. Dalloz. puisque le sort des baux de dix. L'exception de garantie est. Rép. si le défunt. en tant qu'il s'agit de la conservalion de ses propres droits. et du légataire à titre particulier d'un immeuble que le défunt avait vendu avant la confection de son testament 90. Demolombe. Demolombe. plus que ce dernier. 842 et 843) et Dalloz (Rép. Cpr. 843. que les héritiers du donateur ne sont pas. Cette règle reçoit même application au cas où l'héritier ne se trouve appelé à la succession que concurremment avec d'autres 87. II. sous ce rapport. Cpr. un tiers par rapport aux actes passés par le défont. et la solution affirmative de cette question. § 704. Y Les ayants cause. nous paraît être une conséquence forcée du principe que l'héritier bénéficiaire ne confond pas son patrimoine avec l'hérédité. et reste. opposer au premier acquéreur le défaut de transcription. Mais elle cesserait d'être applicable à l'héritier. après avoir vendu un immeuble à un étranger qui n'a pas fait transcrire son titre l'avait vendu une seconde fois à un de ses héritiers présomptifs qui aurait fait transcrire le sien.. il n'y a pas de différence à faire entre l'héritier pur et simple et l'héritier bénéficiaire. il est vrai. même à titre particulier.huit ans ou au-dessous est encore aujourd'hui exclusivement réglé par les dispositions du Code Napoléon. dont le titre est postérieur à la vente de l'immeuble loué 89. admis à se prévaloir du défaut de transcription de la donation. texte n° 3. du vendeur. § 174. n° 914. 8° Cette proposition n'est pas susceptible de difficulté. texte et note 86 suprà. 455. à la formalité de la transcription. texte. texte et note 231 .. XXIV. Cpr. l'argument qu'ils en tirent porte à baux. pour faire maintenir la vente passée à son profit par le défunt . § 618. indivisible. texte et note 42 suprà. et nous reconnaissons nous-mêmes que.312 DÉS DROITS RÉELS. A notre avis. 941 et 1072 du Code Napoléon.qui ne seraient pas eux-mêmes assujettis. en son nom personnel et comme tiers acquéreur. pour la conservation de leurs droits.

les légataires. en effet. Dalloz. Ces dernières expressions supposent. ayant des droits sur l'immeuble. ne n'étant pas sujets rentrent pas dans la classe des personnes qui. n° 43. La solution que nous avons adoptée se fonde sur ce que. que l'art. Lois annotées. 56 bis. dans le sens de l'art. en effet. Demolombe. indépendamment de toute transcription. pour écarter les prétentions des créanciers chirographaires (Sir. 313 Les créanciers chirographaires du vendeur ou des précédents propriétaires 81. n° 146.DE LA PROPRIÉTÉ. c'est à partir seulement de l'accomplissement de cette formalité. dans l'hypothèse contraire. V. Si nous admettons une solution différente quant à la transcription requise en matière 93 . Bressolles. que les créanciers passent dans la catégorie des tiers autorisés à se prévaloir du défaut de transcription. alors même qu'ils ont pris in-* scription en vertu de l'art. bien que la succession n'ait été acceptée que sous bénéfice d'inventaire.. § 209. les ont conservés en se conformant aux lois. cit. de Belleyme. 489. et v° citt. 6 et c. les testaments à transcription. p. ne devenant efficace que par l'inscription. II. d'ailleurs. une erreur de considérer comme dérivant. n° 488. 1038. révoqué par le fait même de l'aliénation. lett. même à titre particulier. ne leur attribue cependant aucun droit sur ses immeubles. faire transcrire ou inscrire leurs titres. 490 du Code de commerce accorde aux créanciers du failli. 3. 28. soit du jugement déclaratif de faillite. II. 98 Cette inscription ne confère pas un véritable privilège aux créanciers qui demandent la séparation des patrimoines. Mourlon. n° 47. soit du dessaisissement. 848. Ce serait. Les créanciers chirographaires d'une succession ne sont pas recevables à opposer le défaut de transcription des actes d'aliénation consentis par le défunt. Flandin. Troplong. loc. op. à taire valoir le défaut de transcription des actes d'aliénation. 434. il se trouverait. Mourlon. Ce droit ne leur 8. purement légale. 3 de la loi du 23 mars 1853. Mourlon. Demolombe. l'accomplissement d'une mesure de publicité quelconque. Cpr. II. Ils n'y sont pas davantage autorisés. 91 II est établi. et en conférant à ses créanciers des droits propres et distincts de ceux qu'ils tenaient de leur débiteur. et indiquent ainsi que les seules personnes autorisées à exciper du défaut de transcription sont celles qui doivent également. Art. Les créanciers chirographaires d'un commerçant failli ne sont pas non plus admis. que les mots qui ont îles droits sur l'immeuble ont été ajoutés à la rédaction primitive de l'art. par les rapports de M. Bressolles. l'hypothèque. 435 et 438. par le seul effet du jugement déclaratif de faillite. pour la conservation de leurs droits. Cette hypothèque. tout en opérant le dessaisissement du failli. et n'empêche même pas l'héritier de disposer valablement des immeubles de la succession. 1855. puisque. II. texte n° 5. ou qu'elle ait été déclarée vacante. 2111 92. valablement passés par leur débiteur93. Le jugement déclaratif de faillite. XXIV.. V. § 619. n° 8. Colmet de Santerre. 456.

Rivière et Huguet. 296 et suiv. lett. Rivière et Huguet. Troplong.314 DES DROITS RÉELS. 476 à 483. Les personnes qui ont pratiqué une saisie sur un immeuble aliéné par le débiteur avant la transcription de la saisie ne sont pas. par cela seul qu'elle n'aurait eu lieu que postérieurement au jugement déclaratif de faillite. II. n° 302. 161. n° 174. Sellier. 490. comme l'art. Lesenme. qu'ils ont évidemment intérêt à faire valoir. sans exiger. et que. autorisés à exciper du défaut de transcription de l'acte d'aliénation. dans le second cas. II. dans le cas même où le syndic aurait pris inscription en vertu de l'art. nos 189 et suiv. 941 du Code Napoléon reconnaît le droit d'exciper du défaut de transcription à tous ceux qui y ont intérêt. Mourlon. même non transcrite. Mais elle ne confère au saisissant aucun droit sur cet immeulde. et à partir seulement de l'accomplissement de cette formalité 84. Leur position est analogue à celle des créanciers du donateur. la transcription serait tardive. la vente. Il en est ainsi. 488. qui refuse aux créanciers chirographaires d'un commerçant failli le droit de se prévaloir du défaut de transcription. La solution de cet auteur sur ce point se rattache à l'idée que nous avons indiquée et combattue à. op. pourvu que la transcription de la saisie soit antérieure à celle de la 94 95 . et v° citt.. à la note. les créanciers. la note 80 suprà. 854 à 859. en conformité de l'art. Mais il prétend que. Dalloz. Flandin. Flandin. dans le premier. II. pour repousser la demande en distraction formée par l'acquéreur95. passent de la classe des ayants cause dans celle des tiers. Dalloz. Voy. D'après ces auteurs. distinguant entre le cas où la vente est antérieure et celui où elle est postérieure à la saisie.. 850 à 852. en qualité de créanciers saisissants. a.. Mourlon. préférence sera due au saisissant. Aussi. n° 68. et se trouvent ainsi en situation d'opposer le défaut de transcription. Cpr. Mourlon. 1858. reconnaît que. la proposition émise au texte est-elle généralement admise pour le cas où la saisie a été pratiquée par des créanciers chirographaires. Cet auteur. nos 476 et 477. cep. Traité de droit commercial. domino ne saurait être maintenue. Démangeât sur Bravard. 2. V. même simplement chirographaires. appartient qu'autant qu'il a été pris inscription au nom de la masse. c'est parce que. qui ont frappé de saisie les immeubles donnés. qu'ils aient des droits sur' l'immeuble. 3 de la loi du 23 mars 1855. p. à l'exception toutefois de M. nos 148 et 149. en ce qu'il ne peut plus aliéner l'immeuble au détriment de la poursuite. C'est ce que reconnaissent également les auteurs cités à la note précédente. est opposable au créancier. Voy. aux termes de l'art. n° 60. de restreindre dans la personne du saisi la faculté de disposer. la. l'art. en sens contraire: Troplong. n° 147. par suite du jugement déclaratif de faillite. II. 636 du Code de procédure. qui n'en demeure pas moins jusqu'au jugement d'adjudication la propriété du saisi. La transcription de la saisie a bien pour effet. de donation. 490 du Code de commerce. texte. dont la saisie faite super non. Rivière et François. dans cette matière. § 704.

Sir. d'une part. 1858. Verdier. 67. tout aussi bien pour le cas où la vente est antérieure à la saisie. 11 Nîmes. noble. Bidard. Mourlon ne nous parait pas admissible. et Rec. 23 février 1866. 332. 212. Caen. 2. entre la qualité de saisissant et celle de créancier hypothécaire. 2. Dissertation. 296. 2. Sir. 13 décembre-1862. de Caen et de Rouen. 2.Sir 69. 2.DE LA PROPRIÉTÉ. comme faite super domino. Revue. 2. Dalloz. IV. 524 .. 853 . requise par la loi précitée. Angers. sur le mêma immeuble. de Grenoble et de Chambéry. 29 novembre. 58. 65. Flandin. que pour celui où elle lui est postérieure. en ce sens : Devilleneuve. 2291 bis. 1858.. en sens contraire : Huguet. p. vente. p. Sir. De la transcription. Voy.. d'ailleurs la note. le lui conférer. mais encore des créanciers hypothécaires 96. pour raison que. quant à la question qui nous occupe. aucune différence entre la position du créancier chirographaire et celle du créancier hypothécaire. Sir. mais nous ne voyons. d'autre part. Il en donne suivante. 1er décembre 1859.. 1er mai 1858. ne repose en définitive que sur la double confusion faite. 59. si la transcription de la saisie pouvait conférer au saisissant le droit de se prévaloir du défiait de transcription de la vente.. 2. en s'appuyant sur les dispositions de l'art. 1er juin 1865.) applique encore à cette hypothèse la distinction' que nous avons indiquée et rejetée à la note précédente. exigée par l'art. 161 . En effet. 678 du Code de procédure. 316. La distinction proposée par M. distinct de celui qu'il tient de son hypothèque. Sir. Jour. 58. pratique. comme condition de la translation de la propriété à l'égard des tiers. n° 472. 58. 297 et suiv.1858. Besançon. v° Transcription. Les ayants cause d'un acquéreur qui n'a pas fait transcrire son acte d'acquisition ne sont point à considérer comme des tiers les uns à l'égard des autres. Gre. 87 Des hypothèques ayant été successivement consenties. 345 non seulement des créanciers chirographaires. les créanciers dont les hypothèques sont lès dernières en date pourraient . par conséquent. § 209. 63. 2. Rép. Chauveau. quest.. p. 11. et ne peuvent. et la transcription des saisies immobilières. M. Caen. 449 . 3 de la loi du 23 mars 1835. Jour. elle se rattache a tin ordre d'idées qui n'est pas celui de la loi du 23 mars 1855.. 96 Ce second point est vivement controversé . comme simple formalité de la poursuite en expropriation forcée. auquel la transcription de la saisie ne confère sur l'immeuble aucun droit nouveau. Voy. elle devrait. (op. Eyssantier. se prévaloir du défaut de transcription du titre de leur auteur comun pour contester l'efficacité des droits qu'ils ont acquis 17. Mourlon. dans le système de la loi precitée.. Voy. Sir. 1865. II. la saisie étant valable par elle-même. 1858. par un acquéreur qui n'a point fait transcrire l'acquisition de cet immeuble. 449 . 146 .. L'opinion contraire. elle confère au saisissant qui l'a fait transcrire le droit de se prévaloir du défaut de transcription de la vente. pév. qui n'est pas mise en question et dont l'efficacité n'est nullement contestée. et loc: citt. entre la transcription des actes translatifs de propriété immobilière.

auront acquis des droits sur cet immeuble et les auront dûment conservés. postérieurement à la transcription du titre de l'auteur de leur débiteur 98. du défaut de transcription. en leur propre nom. du chef du vendeur originaire. 98 . par l'effet même de la vente et dès avant la transcription. soit d'une inscription. mais du chef d'une personne qui a conservé ses droits en se conformant à la loi. qui auraient intérêt à faire écarter les hypothèques inscrites. Cette condition n'est plus requise lorsqu'une personne oppose le défaut de transcription. à moins cependant qu'il ne s'agisse d'une hypothèque légale dispensée de cette dernière formalité. Lorsqu'une collision s'élève entre personnes tenant leurs droits du même auteur. chacune d'elles est admise à opposer aux autres le défaut de transcription ou d'inscription de leurs titres. ne paraissent pas susceptibles de contestation. en reconnaissant l'efficacité de leurs propres hypothèques.316 DES DROITS RÉELS. qu'autant qu'ils ont conservé leurs droits au moyen. à contester celles qui ont été constituées les premières. Le droit qui appartient en pareil cas au sous-acquéreur peut être exercé en son nom par tous ses ayants cause et même par ses créanciers simplement chirographaires. 2° Les tiers ne sont recevables à exciper. un sous-acquéreur qui n'a pas fait transcrire son titre peut. afin d'arriver par ce moyen à une distribution par contribution. 459. avec faculté d'en disposer ou de le grever d'hypothèques. Mais une pareille prétention ne serait point admissible. à la seule condition d'avoir conservé ses propres droits. Seulement. Cpr. Ainsi. Mais il en est autrement. Dans ce cas. XXIV. l'absence d'une transcription antérieure à celle du titre de son auteur. il ne suffit pas que celui qui veut opposer le défaut de transcription à son adversaire ait fait transcrire ou inscrire son propre titre. du chef de son vendeur. puisque. 1166. c'est-à-dire du premier acquéreur dont le litre a été transcrit. opposer à toute personne tenant ses droits du vendeur originaire. art. le cas avoir intérêt. Demolombe. l'acquéreur devient propriétaire de l'immeuble par lui aciuis. il faut de plus que la formalité de la transcription ait été accomplie par rapport aux actes par lesquels son auteur immédiat et. qui ne sont que des applications de l'art. du chef de son auteur. les aliénations ou les hypothèques par lui consenties ne seront point opposables aux tiers qui. lorsque le conflit existe entre personnes qui tiennent leurs droits d'auteurs différents. Ces différentes propositions. soit d'une transcription. Loi du 3 mars 1858. 3. non de son propre chef.

dit-on que. d'après la manière dont sont tenus les registres et répertoires des conservateurs des hypothèques. et par dérogation à la règle Nemo plus juris in alienum transferre potest quam ipse haberet. mais comme un tiers. on serait conduit à décider que Tertius. que le vendeur n'est dessaisi à l'égard des tiers qu'au moyen de la transcription de l'acte par lequel il s'est dépouillé de sa propriété. sera cependant primé par Secundus. conclusion en opposition maniftste avec ce principe fondamental de la loi de 1855. on applique. Secundus n'est point à considérer comme ayant cause de Primus. Le but qu'a voulu atteindre le législateur de 1835 ne serait pas rempli. dont le titre seul est soumis à la formalité. dans la matière qui nous occupe. Dans ce cas. faire fléchir l'antériorité du titre devant la priorité de la transcription. qui. on reconnaîtra que Primus. que par la transcription de l'acte d'aliénation qu'il a consenti.. la transcription du titre du sous-acquéreur ne met nullement ces ayants cause en situation de connaître l'aliénation consentie par leur auteur.DE LA. En vain. non opposable à Tertius. à l'égard des tiers. conclusion parfaitement conforme au principe ci-dessus rappelé. s'il suffisait à an sous-acquéreur de faire transcrire son propre titre pour écarter les ayants cause du vendeur originaire. 317 échéant. Cette proposition. le sous-acquéreur n'est admis à opposer à ces derniers le défaut de transcription ou d'inscription. ce n'est pas une raison pour en conclure qu'elle ait entendu écarter la règle précitée. Pierre vend un immeuble à Primus. ses auteurs médiats sont devenus propriétaires. etc. sans avoir fait transcrire son contrat. qu'un droit de propriété relatif. Cette objection ne repose que sur une équi99 . n'ayant jamais eu. et qu'ainsi Tertius doit l'emporter. dans le cas où le conflit s'élève entre personnes qui tiennent leurs droits d'auteurs différents. au contraire. conduit aux applications suivantes : En cas de collision entre un sous-acquéreur et les ayants cause du vendeur originaire. auquel Pierre a également vendu le même immeuble. qu'autant que l'acte passé au profit du premier acquéreur a été luimême transcrit avant que les ayants cause du vendeur originaire aienl fait transcrire ou inscrire leurs titres 39. Si. Que si. d'après son principe même. à défaut de la transcription de son titre. comme nous espérons l'établir à l'aide de l'exemple suivant. le revend à Secundus. fondée sur que le propriétaire d'un immeuble n'en est dessaisi. Comment se réglera ce conflit ? En faisant abstraction de la maxim Nemo plus juris. § 209. n'a pu transférer à Secundus un droit plus solide que celui qu il avait lui-même. la loi de 1855 a dû. bien qu'il l'eu emporté sur Primus. l'application de celte règle. PROPRIÉTÉ. pour repousser l'application de la règle Nemo plus juris. etc. puisque. en assure l'entière réalisation. loin de contrarier le but de la loi. entre ayants cause qui tiennent leurs droits d'un auteur commun. la maxime précitée. en effet. et qui n'a fait transcrire son titre qu'après la transcription de celui de Secundus. comme nous le proposons.. Un conflit s'élève entre ce dernier et Tertius.

. tandis que le tiers. et qu'il serait contraire aux règles d'une saine interprétation d'y chercher une restriction à ces dispositions. Bucruet. n° 43. etc. qui en est le complément. dont on prétend conclure que tout acquéreur. pas plus opposable aux ayants cause de celui-ci. Sans nous arrêter aux inductions plus ou moins hasardées qu'on a voulu tirer des travaux préparatoires de la loi du 23 mars 1855. par lui-même. c'est-à-dire sur l'auteur de l'acte transcrit. et ne peut dès lors avoir une efficacité dont. n° 40. le titre de Secundus n'emprunte sa valeur que de celui de Primus. vendeur originaire. Mais il est tout aussi certain que c'est un tiers qui n'a pas directement acquis de Pierre. Humbert. on oublie tout d'abord que l'art. qu'il tienne ses droits immédiatement ou médiatement seulement du vendeur originaire. Primus lui-même. Lesenne. n'a d'autre titre à faire transcrire que le sien propre. Mourlon-. Comment. II 447 à 450. vis-à-vis de Tertius. par le seul effet de la vente consentie au profit de Secundus et de la transcription de cette revente. Il est vrai que. L'accomplissement de cette formalité aura sans doute pour effet de consolider la propriété vis-à-vis des ayants cause de la personne dont émane l'acte translatif qui y a été soumis. soumet tous les actes translatifs de propriété immobilière ! On argumente encore du texte de l'art. Fes . pour consolider sa propriété envers et contre tous. nos 33 . Le sous-acquéreur. le titre n'est.318 DES DROITS RÉELS. ainsi que le prouve l'art. le cas échéant. faute de transcription. 3 n'est que la sanction des dispositions de l'art. et non sur les propriétaires antérieurs. le titre de ce dernier se trouve dépourvu. qui néglige de vérifier si le litre de son vendeur a été transcrit. 6. nous terminerons par une considération décisive au point de vue pratique. A plus forte raison. qui ne peut ajouter aucune force nouvelle aux droits tels qu'ils ont été acquis. qui pose le principe de la matière. la même solution devraib-elle être admise. Au regard des ayants cause de Pierre. si le sous-acquéreurdevait l'emporter sur lui. ne peuvent être opposés aux tiers. et deviendrait victime de sa confiance dans le principe posé par la loi elle-même. Mais c'est là tout ce que dit l'art. 1er de la loi du 23 mars 1855.. qui ne jettent sur la question qu'une lumière fort incertaine. Secundus est un tiers. nos 14 et 24. 1er. 593 à 601. commet une grave imprudence . et notamment des mots jusqu'à la transcription. à 65. Fons. n'a aucune faute à se reprocher. Larombiere. en effet. 3. et un créancier hypothé voque. les droits résultant. On perd ensuite de vue que la transcription n'est qu'une mesure conservatoire. qui traite avec le vendeur originaire sur lequel il n'existe aucune transcription. si la collision s'élevait entre un créancier hypathécaire de l'acqué- reur dont le titre n'a pas été transcrit. comme l'eût été. le titre de Primus ait été affranchi de la nécessité d'une formalité à laquelle l'art. serait-il possible d'admettre que. Il ressort en effet de ce dernier article. qui ont des droits sur l'imrmeuble. que la transcription n'arrête le cours des inscriptions-que sur le précédent propriétaire. et dont conséquemment. 3. Mais en faisant cette argumentation.' qu'il ne le serait s'il était émané à non domino. et qu'ainsi il n'est pas vrai de dire qu'elle consolide la propriété à l'égard de tous. et qui les ont conservés en se conformant aux lois.

Revue pratique. Dalloz. Rivière et Huguet. § 272. par suite de ventes et de reventes successives. n° 8. Cet auteur qui admet la solution donnée au texte. sur ce dernier point : Bressolles. obligations. op. Dalloz. si la question devait encore être décidée par application de l'art. 319 caire du vendeur ou un autre acquéreur qui n'aurait fait inscrire son hypothèque ou transcrire son contrat qu'après l'inscription prise par son adversaire10". Au cas de conflit entre les ayants cause d'acquéreurs successifs. la rejette dans le cas où la collision existe entre deux créanciers hypothécaires. et v° citt. Flandin. mais. nos 498 à 500. Revue critique. XXII. en sens contraire : Rivière et François. de Tertius et de Quartus. XXIV. Domenget. 372 et suiv. 100 Le contrat de vente passé au profit de l'acquéreur qui a constitué hypothèque n'ayant pas été transcrit. n° 212. op. Ce résultat se trouve suffisamment justifié par les développements donnés à la note 99. Demolombe. 834 du Code d'après lequel la transcription n'était exigée que pour arrêter. § 209. Pont. Cette manière devoir serait exacte. Lesenne. Revue. 101 Ainsi. Mais elle ne saurait plus être admise sous l'empire de la loi actuelle.critique. p. XXVI. 887 et 892. . par cette seule transcription. de telle sorte que. 54. p. nos 265 et 1292.. Cpr. et par suite l'hypothèque ou la seconde vente qu'il a consentie doit nécessairement l'emporter sur l'hypothèque procédant du chef de l'acquéreur. art. 893 à 895. le cours des inscriptions. XX.à l'égard des tiers. Des priviliges et hypothèques. si l'acte de vente de Primus à Secundus et celui de Sucundus à Tertius n'ont pas été transcrits. supposons que le même immeuble ait. qu'autant que l'acte par lequel ce dernier a aliéné l'immeuble a été lui-même transcrit avant que leurs adversaires aient fait transcrire ou inscrire les ayants cause leurs titres 101. il pourra sans doute l'opposer aux ayants cause de Tertius. p. dans le même sens. nos 493 et 494. 465. Lemarcis. n° 52. passé entre les mains de Primus.. de Secundus. Cpr. p. suivant laquelle la transcription est requise pour assurer la transmissionde propriété. nos 48 et 86. 1865.DE LA PROPRIÉTÉ. 35. Voy. 334. de procédure. Gide. sans doute. et v° citt. 1866. XVII. I. le vendeur est resté saisi de la propriété au regard des tiers. bien qu'ils n'aient fait inscrire ou transcrire leurs titres que postérieurement à sa transcription. 1860. 1138. Voy. leurs ayants cause l'emporteront sur lui. texte et notes 6 et 7. 1865. lorsque le conflit s'élève entre le créancier hypothécaire de l'acquéreur dont le titre n'a pas été transcrit et un autre acquéreur qui a fait transcrire le sien. à l'expiration du délai de quinzaine. 252. ceux qui tiennent leurs droits d'un acquéreur subséquent ne peuvent exciper du défaut de transcription ou d'inscription contre d'un acquéreur antérieur. II. Si Quartus a fait transcrire son titre. il n'aura pas conservé ses droits au regard des ayants cause de Secundus et de Primus. Verdier. n° 66. n° 47. Flandin. II. p.

soit au moyen de l'action négatoire. vérifier si le titre de Primus avait été transcrit. il ait fait éprouver un préjudice à Secundus. Tertius s'est sans doute exposé aux risques de se voir primé par un autre ayant cause de Pierre. que l'acquisition de Tertius est postérieure à celle de Secundus. D'une part. Ainsi. pour agir avec prudence. la transcription du dernier acte de mutation. par le motif que celui-ci a été induit en erreur par la négligence de Tertius à faire transcrire son contrat. et des avantages qui y sont attachés. lorsque l'acquisition de ce dernier est antérieure à celle de Secundus. 1° L'acquéreur d'un immeuble peut.320 DES DROITS RÉELS. Mais la solution donnée par cet auteur pour le premier cas nous paraît inadmissible En tardant à faire opérer la transcription de son titre. M. qui enseigne. Troplong. faire valoir son droit de propriété soit par voie de revendication. 108 Nous sommes encore sur ce point en opposition avec M. sans titre. d'après la loi. ne mettrait pas les ayants cause de ces derniers en situation de connaître les aliénations consenties par leurs auteurs. D'autre part. doit être intégrale. puisque les conservateurs des hypothèques n'indiquent aux répertoires que les noms des parties qui ont figuré dans l'acte 102 . contre toute personne qui. en cas de négative. cet auteur donne la préférence à Secundus sur Tertius. D. par sa négligence. Mais on ne peut pas dire que. ou en vertu d'un titre émané à non domino. au n° 167. sans avoir rempli la for- malité de