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LA GRANDE FRACTURE

Les Sociétés inégalitaires et ce que nous pouvons faire pour les changer Par Joseph Stiglitz

Analyse du livre et discussion proposée par :

Jean Philippe Cornélis Au Cercle Condorcet du Brabant wallon Le lundi 23 novembre 2015

Courte biographie et bibliographie :

Le livre que nous allons analyser est :

La Grande Fracture, Joseph Stiglitz, Editions: Les Liens qui libèrent, Paris, 2015

Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie en 2001, est un ancien économiste en chef de la Banque Mondiale et un ancien conseiller économique du Président Bill Clinton, dans son Council for Economic Advizers. Il ne combat pas directement le capitalisme, mais plutôt la façon dont il a évolué négativement au XXIème siècle, devenant purement spéculatif et financier. Il a été à la tête de la Commission Stiglitz, Sen et Fitoussi que Nicolas Sarkozy a créé pour analyser les instruments de la croissance française. Grand pourfendeur de la politique de George W. Bush pour son invasion en Irak, il estime, à l’encontre des estimations officielles d’un cout de 245 milliards de dollars, que cette guerre aurait couté plus de 2500 milliards de dollars.

Se situant nettement dans l’aile gauche du parti démocrate, appelé les « libéraux » aux Etats-Unis, son combat le plus important est celui contre la dérive de la société américaine vers une toujours plus grande inégalité.

Pour lui, il y a un cercle vicieux entre l’inégalité économique et l’inégalité politique, car l’argent donne un pouvoir politique sans limites. Ainsi, alors que chez nous les frais de campagnes électorales sont sévèrement limités et contrôlés (confer l’affaire Bygmalion en France, avec les frais de campagne excessifs de Sarkozy), aux Etats-Unis, nous sommes, dit-il, plutôt dans un système électoral: un dollar, une voix, où des campagnes aux frais vertigineux ne permettent plus qu’aux milliardaires d’accéder au pouvoir, d’où l’expression de certains de dire que les Etats-Unis sont devenus une ploutocratie, un régime dirigé par et pour les riches. Les politiques successives d’austérité qui y ont été appliquées n’ont fait qu’aggraver ce mal dont elles souffraient auparavant, car, pour lui, une bonne politique est celle qui combine croissance et équité et pas l’inverse.

Aujourd’hui, alors qu’on nous dit à longueur d’année et de discours politique « Qu’il n’y a plus d’argent ! », selon Patrick Viveret, de la Cour des Comptes en France, il y aurait 700.000 milliards de dollars dormants dans les paradis fiscaux, et, de par leurs politiques austéritaires, les politiciens auraient fait transférer, depuis 2008, 40.000 milliards de dollars des 99% vers les 1% les plus riches, cet argent ne circulant plus pour la consommation, mais dormant dans ces paradis fiscaux.

Dans son livre précédant: Le Triomphe de la Cupidité, Joseph Stiglitz avait déjà démontré combien le capitalisme est une maladie avaricieuse d’accumulation toujours plus importante et angoissée d’argent, dans une société bien sur très brutale, hyper-compétitive entre ses individus et impitoyable pour les faibles.

Ainsi, in La Grande Fracture, il affirme, page 7-8 :

Les Américains ORDINAIRES se demandent comment ils vont payer la formation supérieure de leurs enfants; ce qui va se passer si un membre de la famille a une maladie grave, souvent impayable; comment ils vont gérer leur maigre retraite, et si, lors de la Grande Récession des subprimes, ils allaient pouvoir garder leur maison. DES MILLIONS N’Y ONT PAS REUSSI ! Les membres des 1% les plus riches ont d’autres soucis: quel type de jet privé acheter, comment mettre son argent dans des paradis fiscaux… et plus loin… conscients des énormes injustices qu’ils sont en train de causer, COMMENT ECHAPPER A LA GUILLOTINE, QUAND LE PEUPLE SE REVOLTERA ! Il cite l’exemple d’Oxfam qui emploie une image :

Dans un bus, 80 milliardaires auraient autant d’argent que la moitié la plus pauvre de la planète entière, et 1% aurait bientôt autant que les 99%. Selon J.S ., l’Amérique n’est PAS ce paradis où, en travaillant dur, on réussit, mais plutôt un faux mythe: ce modèle économique n’a pas été payant , CAR LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA FAMILLE AMERICAINE EST BIEN PIRE QU’IL Y A UN QUART DE SIECLE (p.13).

EN 2008, on a dépensé des centaines de milliards pour sauver les banques et TRES PEU POUR SAUVER LES PROPRIETAIRES EN DIFFICULTES. La croissance n’est pas partagée (p. 17), et n’apporte RIEN à l’écrasante majorité.

Pour Stiglitz (p.31), les déficits ne sont pas dangereux quand ils servent à l’investissement, alors que, sous Bush, l’argent a ESSENTIELLEMENT servi à remplir les coffres des riches. p.35: Il existe un lien clair entre la FINANCIARISATION CROISSANTE DE L’ECONOMIE dans le monde et l’ASCENSION DE L’INEGALITE !

Pour J.S. , la cause essentielle de la crise de paupérisation est la déréglementation de la régulation financière. Page 40, JS dénonce le rôle CRIMINEL des économistes à prôner des systèmes aussi inégalitaires, prétendant faussement que les marchés allaient s’autoréguler automatiquement, sous la fausse menace: Trop gros pour faire faillite ! Selon lui, l’action de l’Etat a préservé les intérêts et les points de vue des banques, alors que cette action n’a PAS relancé l’économie ! (p. 43).

La science économique admise et enseignée préconise LA STIMULATION BUDGETAIRE quand l’économie est affaiblie (thèse de Keynes), mais on a plutôt créé une bulle spéculative artificielle.

La politique de Bush a été une véritable CATASTROPHE selon JS :

La guerre d’Irak, la honte de Guantanamo et Abou Ghraib, l’érosion des libertés civiles, les ravages infligés à l’économie américaine ! (p. 51). Le président a fait grand cas des futurs problèmes financiers qui menacent la Social Security, qui verse les pensions de retraite et d’invalidité, mais on aurait pu la stabiliser POUR UN SIECLE avec le cout de la guerre d’Irak ! Bush n’a pas non plus diversifié les ressources énergétiques des Etats-Unis (p. 59 ). Par un MEPRIS POUR LE MONDE, la politique économique américaine est aussi confuse à l’extérieur qu’à l’intérieur, avec un MEPRIS TOTAL POUR LES INSTITUTIONS MONDIALES. Les perspectives sont très mauvaises, car le FARDEAU DE LA DETTE est de 4000 milliards chaque année, collectée surtout par les impôts ! (p. 63).

LES IMBECILES DU CAPITALISME (p.65) :

La crise est la conséquence d’erreurs qui ont été commises à tous les carrefours, créant une défaillance totale du système et une cascade de décisions qui produisent un résultat TRAGIQUE. 1) Remplacer Volker par Greenspan qui est à l’origine de l’éclatement des deux bulles financières. 2) La loi Glass-Steagall qui maintenait depuis longtemps séparées les banques de dépôt et les banques d’affaires a été supprimée 3) Ils ont pratique la saignée d’impôts au profit des riches 4) Ils ont truqué les chiffres en trafiquant le comptabilité, avec des agences de notation aux pratiques perverses 5) Ils ont laissé se poursuivre l’hémorragie, le secrétaire au Trésor Henry Paulson recevant 700 milliards de dollars à dépenser à sa seule discrétion. ON A CRU BETEMENT QUE LES MARCHES S’AJUSTAIENT TOUT SEULS ET QUE LE ROLE DE L’ETAT DEVAIT ETRE MINIMAL !

QUI A TUE L’ECONOMIE AMERICAINE ? (P.75) Les principaux coupables sont LES BANQUES ET LES INVESTISSEURS , les banquiers ne comprenant pas les risques de la titrisation. Les complices du crime sont les AGENCES DE NOTATION. Les complices intellectuels sont les ECONOMISTES, qui ont fourni, par leurs modèles et leurs postulats irréalistes et bornés, les arguments intellectuels propices aux intérêts des marchés financiers ! Certains courants se concentraient uniquement sur la lutte contre l’inflation, mais Greenspan a aussi essayé de poindre la Chine comme bouc émissaire. Les républicains sont coupables de ne pas admettre que les marchés s’égarent ! (p. 85), mais surtout, c’est le rôle PERVERS que joue le financement des campagnes électorales dans les choix politiques, alors soumis à l’argent !

COMMENT SORTIR DE LA CRISE FINANCIERE ? (p.88) La cause principale est la CONJONCTION DE LA DEREGLEMENTATION ET DES TAUX D’INTERETS FAIBLES. Après l’effondrement de la bulle financière, l’économie avait besoin d’un stimulant, mais les réductions d’impôts de Bush ne l’ont pas stimulée. L’AMERIQUE A EXPORTE SA CRISE AU NIVEAU MONDIAL ET IL Y A UN PROBLEME DE LIQUIDITES :

1) Recapitaliser les banques 2) Endiguer la marée des saisies 3) Adopter un plan de stimulation qui fonctionne, en augmentant les indemnités de chômage et l’aide aux municipalités 4) Rétablir la confiance par des réformes de la réglementation 5) Créer une autorité multilatérale efficace SELON JS, L’AVENIR DES ETATS UNIS EST TRES INCERTAIN ! Nous pensions que les dirigeants de Wall Street méritaient notre respect, mais hélas, ILS FONT PASSER LEURS INTERÊTS AVANT CEUX DU PAYS !

VUE D’ENSEMBLE

Dans son discours de Gettysburg, le Président Lincoln déclarait que le vrai enjeux de la guerre de Sécession était de garantir que :

« Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ne disparaisse pas de la surface de la terre », car si, selon la Déclaration d’indépendance américaine, « tous les hommes sont créés égaux », elle ne veut pas dire que tous ont les mêmes capacités; elle pose surtout que tous les hommes doivent ETRE EGAUX DANS LEURS DROITS POLITIQUES (p.99). Aux Etats Unis, le droit de vote est empêché par des complications pour l’inscription, par des empêchements d’aller voter parce qu’il faut travailler, mais surtout, les riches peuvent influencer les élections en achetant la presse et les médias, alors que chez nous ces abus sont limités par un financement PUBLIC des campagnes électorales, car quand on verse de l’argent pour les campagnes électorales, elles ne seront que lucratives que pour quelques uns. LA REACTION ET REVOLUTION NEO-CONSERVATRICE :

La part des super-riches a continué à grandir, et le REVE AMERICAIN EST DEVENU UN MYTHE (p.102). L’INTERET PERSONNEL ECLAIRE :

Le niveau d’inégalité ne serait pas dans l’avantage des riches, car, nous dit Joseph Stiglitz, L’INEGALITE EST NEFASTE POUR L’ECONOMIE ! Nous pouvons avoir A LA FOIS DAVANTAGE D’EGALITE ET UN PIB PLUS ELEVE ! (p.103). Il réfute le refrain qu’on ne peut pas faire plus: c’est le contraire, notre économie paye a prix fort cette inertie sur les problèmes. Nous faisons des choix POLITIQUES: Réduction d’impôts pour les riches ou EDUCATION DES AMERICAINS ORDINAIRES ? Dans le Monde, l’inégalité GLOBALE (P.107), mesurée par le coefficient de Gini (0= égalité parfaite, et 1= inégalité absolue) n’a pas bougé !

LE PHENOMENE PIKETTY:

Je propose de laisser ce chapitre à un de nos prochains orateurs qui va présenter ce livre.

LE PROBLEMES DES 1% LES PLUS RICHES:

Certains haussent les épaules et disent: Et alors ? Cette indifférence est néfaste à l’économie ! LE PROBLEME DE LA CONSOMMATION (p.126-127) :

« Quand un groupe est trop puissant, il réussit à obtenir que soient menées des politiques qui le FAVORISENT A COURT TERME, AU LIEU D’AIDER A LONG TERME L’ENSEMBLE DE LA SOCIETE. C’EST DONC TOUTE CETTE DYNAMIQUE ELECTORALE INJUSTE QUE JOSEPH STIGLITZ REMET EN CAUSE !

CE N’EST PAS UN HASARD, SI L’INEGALITE A RECULE PAR L’IMPOT PROGRESSIF ! Le rapport direct est irréfutable : plus l’argent se concentre au sommet, PLUS LA DEMANDE GLOBALE DECLINE ! C’EST AUSSI UN PROBLEME DE RECHERCHE DE RENTE DE SITUATION ! Le secteur financier est purement spéculatif et pas un UN OUTIL AU SERVICE DE LA VRAIE PRODUCTIVITE ECONOMIQUE. Il extrait aussi des rentes excessives des cartes de crédit et de payement.

LE PROBLEME DE L’EQUITE :

Il faut motiver les gens pour qu’ils travaillent. Injustement traités ils se démotivent. p. 130 : C’est une des principes centraux de l’économie de travail moderne, dans le salaire d’efficacité ou « d’efficience » ; la façon dont les entreprises traitent et payent leur personnel INFLUE SUR LA PRODUCTIVITE. Il y aura toujours de discussions sur le sens du mot « équitable », mais, aujourd’hui, les américains ont le sentiment que l’inégalité des revenus est PROFONDEMENT INEQUITABLE.

LE PROBLEME DE LA MEFIANCE :

La théorie politique et économique moderne postule l’existence d’accords rationnels motivés, SELON JOSEPH STIGLITZ, UNIQUEMENT PAR L’INTERET PERSONNEL EN AMERIQUE,… alors qu’en Europe, nous pourrions affirmer QUE L’INTERET COLLECTIF EST LUI AUSSI SURTOUT PRIS EN CONSIDERATION.

On nous a tous inculqué la notion de « vertu civique », et LE FORUM CIVIQUE que j’anime s’inspire de ce principe, mais, selon JS, cette vertu est fragile: si l’on est persuadé que les systèmes politiques et économiques SONT PIPES, CHACUN SE SENTIRA LIBERE DE SES OBLIGATIONS CIVIQUES !

LA SOLUTION DRAMATIQUE AMERICAINE : SOYEZ EGOISTES ! Henri Ford, Roosevelt et même Nixon avaient compris qu’il fallait redistribuer, grâce à des politiques Keynésiennes de relance ! D’OU L’INJONCTION PARADOXALE DE JS AUX RICHES : FAITES LE POUR VOUS, SI VOUS N’ETES PAS ALTRUISTES !

LA JUSTICE POUR CERTAINS… ET PAS POUR TOUS ! (p.209) :

La débacle des prêts hypothécaires aux Etats-Unis a posé des questions de fond sur l’ETAT DE DROIT, SIGNE DISCTINCTIF UNIVERSELLEMENT ADMIS D’UNE SOCIETE AVANCEE ET CIVILISEE !!! CETTE LOI EST CENSEE PROTEGER LE FAIBLE CONTRE LE FORT ET GARANTIR A CHACUN QU’IL SERA TRAITE EQUITABLEMENT. L’AMERIQUE N’A FAIT NI L’UN, NI L’AUTRE, les banques ayant totalement abusé de leur pouvoir, en court-circuitant les procédures de recours. P. 210 : AFFIRMATION TERRIBLE POUR UN CITOYEN PARLANT DE SON PROPRE PAYS:

En Amérique, la vénalité se situe au niveau supérieur: on n’achète pas tel ou tel juge, MAIS LES LOIS ELLES-MEMES, par des les contributions de campagne et de lobbyisme. C’est la CORRUPTION A L’AMERICAINE ! SIC !, PAGE 210 !!!!

L’INEGALITE ET L’ENFANT AMERICAIN : (p. 217-218) « L’inégalité des revenus est corrélée avec les inégalités dans la santé, dans l’accès à l’éducation et dans l’exposition aux risques environnementaux, qui accablent le plus et surtout les enfants ».

LE SOCIALISME POUR LES RICHES AUX ETATS UNIS (p.233- 234) :

Les banques sont passées à la contre-offensive pour repousser, après la crise des subprimes, TOUTES LES TENTATIVES DE LES REGLEMENTER ! L’Argument : les banques américaines sont trop grosses pour faire faillite, et donc : TO BIG TO FAIL, il faut que l’Etat paye pour éviter la faillite ! DONC, les profits pour les banques et les pertes pour les citoyens ! p. 235 : Certains ont baptisé ce nouveau régime économique :

LE SOCIALISME AU CARACTERISTIQUES AMERICAINES ! Mais le socialisme se soucie des gens ordinaires, alors qu’ici on a fort peu aidé les millions d’Américains qui ont perdu leur maison. Les travailleurs ne reçoivent que trente-neuf semaines de maigres indemnités de chômage, après quoi ils doivent survivre par leurs propres moyens, et en perdant leur emploi, ILS PERDENT LEUR ASSURANCE-MALADIE !!! Ainsi, les riches demandent des aides de l’Etat, tandis que la protection sociale des nécessiteux est FORT MINCE ! Il faut scinder les banques, car RIEN NE PROUVE QUE CES MAMMOUTHS apportent des BENEFICES SOCIAUX. Si nous ne scindons pas ces banques, il faut limiter leur activité. LES BANQUES SONT TROP PUISSANTES, POLITIQUEMENT PARLANT !!! Signalons au passage qu’en Europe non plus on n’est PAS parvenu à scinder les banques d’investissement et les banques spéculatives !

UN SYSTEME FISCAL TRUQUE CONTRE LES 99% !( p. 237) :

«Seuls les gens de peu paient les impôts ! », déclarait cyniquement la milliardaire de chaines hotellières Leona Helmsley. A l’exception des libertariens les plus extrémistes, chacun admet que LES IMPÔTS , comme le dit Oliver Wendell Holmes, SONT LE PRIX A PAYER POUR AVOIR UNE SOCIETE CIVILISEE. Mais ces dernières décennies, leur répartition est devenue de plus en plus INEQUITABLE ! Alors que les 1% sont devenus de plus en plus riches, LEUR TAUX D’IMPOSITION A BAISSE, car il n’a pas de progressivité ! p.239 : Le Danemark, le pays le plus équitable et à la meilleure protection sociale au Monde, a un taux marginal maximum de 60%, alors qu’aux E-U, le taux marginal de 39,6 % n’est appliqué qu’au de-là de 400.000 dollars ! Les riches parviennent à obtenir un traitement fiscal PRIVILEGIE !

LA MONDIALISATION : PROFITS ET IMPÔTS (p. 245) :

Il est temps que la communauté internationale regarde la réalité en face : nous avons un REGIME FISCAL MONDIAL INGERABLE ET INJUSTE qui crée des DISTORSIONS… Il serait bon de conclure un accord international sur l’imposition des profits des entreprises…Les Etats-Unis pourraient prendre l’initiative en imposant TOUTE ENTREPRISE à 30%. Certaines compagnies pourraient décider de ne plus vendre en Amérique, mais elles ne seraient pas nombreuses ! (p. 248). Ce SYSTEME INJUSTE N’EST PAS APPARU TOUT SEUL, IL A ETE MODELE PAR LES LOBBYISTES DES MULTINATIONALES ! On respecte la lettre de la loi, mais en violant son ESPRIT ET SON INTENTION !

LES SOPHISMES DE MITT ROMNEY (p. 250-252) :

Romney s’en prend à ces 47% d’américains qui « vivent au crochet de l’Etat », alors que ce sont en fait les riches qui en vivent:

Les innovateurs comme Google n’ont réussi leur exploit qu’en s’appuyant sur le travail des autres. Avant de créer Internet, qui l’a rendu possible: L’ETAT ! TROIS ARGUMENTS :

1) Le secteur privé laisse beaucoup trop de personnes sans ressources et ne pense qu’à son profit : c’est l’Etat qui a créé les systèmes de chômage, pensions et sécurité/santé. 2) En assurant l’éducation et les soins de santé, NOUS INVESTISSONS DANS LE JEUNESSE ET L’AVENIR. Le rêve américain est devenu un MYTHE et l’égalité des chances y est la plus FAIBLE. 3) Un système efficace de protection et sécurité sociale est un TRAIT PRIMORDIAL DE TOUTE SOCIETE MODERNE ! Le marché n’y est PAS parvenu et c’est pourquoi c’est L’ETAT QUI DOIT INTERVENIR !

LA PREUVE D’EFFICACITE EST QUE C’EST DANS LES ECONOMIES A FORTE PROTECTION SOCIALE QUE LA CROISSANCE A ETE LA PLUS RAPIDE !

IN NO ONE WE TRUST ! (p.265-272) :

La confiance, c’est ce qui rend possible les contrats, les projets, les transactions quotidiennes… Mais la confiance est victime de l’inégalité, car la population croit de moins en moins dans ce système qui enrichit les 1%. Plus que la fortune, des revenus, de l’accès à l’éducation et la santé… c’est l’égalité des chances que les américains chérissent et cette INEGALITE a infecté le cœur même de nos idéaux.

POLITIQUES (p.275-288) :

Les politiques menées par l’Etat américain ont contribué à élargir LA GRANDE FRACTURE. Larry Summers est devenu le synonyme de la déréglementation financière… au profit des multinationales, des banques et des 1%. Lors de la crise des subprimes, ont a sauvé les BANQUES et PAS LES PETITS PROPRIETAIRES DE LEURS MAISONS ! (p.277). En général, les banques centrales se concentrent sur L’INFLATION, même si la BC des Etats-Unis est censée s’occuper aussi du chômage et de la croissance ! Avec Yellen à la tête de la Fédéral Reserve, la politique a cependant changé, et elle a fait savoir que les taux d’intérêts n’augmenteraient PAS tant que le marche du travail n’irait pas mieux. L’assouplissement quantitatif a malheureusement surtout dynamisé les BOURSES, ce qui profite surtout aux RICHES par les dividendes qui explosent. Mais la politique monétaire a ses limites pour créer le plein emploi, car elle contribue plutôt à la REPRISE SANS EMPLOI QUE NOUS CONNAISSONS (mieux vaut acheter des robots qu’engager des travailleurs !).

POLITIQUE, MONDIALISATION ET ACCORDS DE COMMERCE (Page 280-288) :

Les travailleurs jugent souvent que c’est LA MONDIALISATION qui est responsable de la dégradation de leur situation, mais j’ai expliqué dans mes livres que la mondialisation PEUT AGGRAVER LES INEGALITES, ET DANS LES PAYS DEVELOPPES, ET DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT. On a vendu les accords de commerce pour créer de l’emploi, mais ET CLINTON ET OBAMA défendent en fait les intérêts des riches et des multinationales. TROIS VICES DANS LA LOGIQUE QUE LES ACCORDS CREERAIENT DE L’EMPLOI :

1) Le hausse des exportations génère des emplois, mais les importations DOIVENT ETRE EGALE AUX EXPORTATIONS, mais les

importations DETRUISENT DE L’EMPLOI ! RESULTAT NET : LES ACCORDS DE COMMERCE DETRUISENT DE L’EMPLOI ! (p. 281). 2) Il est plus facile de détruire des emplois que d’en créer de nouveaux, car la concurrence peut détruire des postes de travail. 3) Ce n’est pas au commerce extérieur de soutenir l’économie, c’est la responsabilité des autorités monétaires et budgétaires: La Fédéral Reserve et l’Exécutif ! Page 282 :

Les accords de LIBRE ECHANGE aggravent surtout l’INEGALITES:

Quand la Chine vend aux Etats Unis des produits intensifs en main-d’œuvre, elle augmente la main d’œuvre en Chine et LA REDUIT AUX ETATS UNIS ! Elle fait donc monter les salaires là-bas et les réduit ici ! L’IDEE NEUVE DE L’ECONOMIE MODERNE C’EST QUE LE COMMERCE DES BIENS ET SERVICES EST EN FAIT UN SUBSTITUT à LA LIBRE CIRCULATION DE LA MAIN D’ŒUVRE ET DU CAPITAL ! Dans certaines régions des Etats-Unis qui produisaient des biens que nous importons aujourd’hui de Chine, L’EMPLOI ET LES SALAIRES ONT DIMINUE ! (p.283). Ces accords de commerce AGGRAVENT LES INEGALITES, car en plus de la libre circulation des biens et services, il y a la libre circulation des capitaux qui fait qu’un employeur PEUT TRANSFERER L’USINE A L’ETRANGER, MAIS AUCUNE BARRIERE N’EMPECHERA SES PRODUITS DE REVENIR !

Selon ces économistes cyniques, les travailleurs doivent accepter ces mesures réduisant la sécurité de l’emploi, les coupes dans les services publics… pour SOIT DISANT RESTER COMPETITIFS !!! LES SALARIES DOIVENT PRENDRE DES COUPS… POUR QUE TOUS CES BENEFICES AILLENT AU SOMMET DE LA PYRAMIDE DES GRANDES ENTREPRISES !!! C’est parce que ces nouveaux accords sont PERNICIEUX QU’ON LES NEGOCIE DANS LE PLUS GRAND SECRET ! CES TRAITES ONT DEUX OBJECTIFS :

1) Renforcer les droits intellectuels de propriété… pour, e.a., faire monter le prix des médicaments et couler les génériques, et ainsi RUINER NOS SYSTEMES DE SANTE ETATIQUES. 2) Fragiliser les réglementations qui protègent l’environnement, les salariés, les consommateurs et MEME L’ECONOMIE !! (p.284). L’Europe a un excellent système de réglementation et un bon système judiciaire. Il existe un règlement des différents sur les marchés publics (entre entreprises et Etat bien pensé et efficace. Il assure une bonne protection aux deux parties en litige, fonctionne selon des procédures TRANSPARENTES ET S’APPUIE SUR UNE JURIDICTION SOLIDE. Pourquoi chercherait-on à le remplacer par des procédures d’ARBITRAGE SECRETES, dont les arbitres sont souvent en

conflit d’intérêts à cause de positions dans d’autres affaires, et qui n’offrent pas de possibilités adéquates de faire appel et de soumettre le différend en justice ???

p. 284-285 :

LES ARTICLES DE JOSEPH STIGLITZ AFFIRMENT QUE LES NOUVEAUX ACCORDS DE COMMERCE NE SONT QU’UNE MANŒUVRE DE CONTOURNEMENT EFFECTUEE PAR LES GRANDES ENTREPRISES POUR TENTER DE FAIRE ADOPTER, PAR LE BIAIS DE CES TRAITES, UNE TYPE DE REGLEMENTATION QU’ELLES N’AURAIENT JAMAIS PUT ESPERER OBTENIR PAR UN DEBAT DEMOCRATIQUE OUVERT. Ces accords essaient de miner les garde-fous mis en place progressivement en cinquante ans et limiter notre capacité à réglementer ces secteurs. L’autre effet NEFASTE porte sur la propriété intellectuelle :

CES MESURES NE SONT PAS CONCUES POUR FAVORISER LES PROGRES DE LA SCIENCE, MAIS POUR REMPLIR LES COFFRES DES GRANDES COMPAGNIES, E.A. PHARMACEUTIQUES ET DE LOISIRS. Alors que nous nous étions battus pour favoriser les GENERIQUES, CES ACCORDS VONT FAIRE MONTER LE PRIX DES MEDICAMENTS ! La pire inégalité de toutes est celle qui ôte la vie, et c’est ce que fait notre système de propriété intellectuelle, en demandant des prix EXORBITANTS POUR DES BREVETS !!!

L’ACTION PUBLIQUE (p. 289 -292) :

Les E-U sont piégés dans le cercle vicieux de l’inégalité et de la récession… Si l’Américain moyen avait réellement partagé la prospérité apparente, SA FORTUNE AURAIT AUGMENTE DE TROIS QUARTS ! Les Etats-Unis excellent dans l’inégalité depuis le début du millénaire… mais redistribuer des pauvres aux riches va ENCORE aggraver l’inégalité, car LA FAIBLESSE DE L’ECONOMIE AMERICAINE VIENT DE L’INSUFFISANCE DE LA DEMANDE GLOBALE. L’assouplissement de la politique monétaire de la Federal Reserve a créé une bulle financière qui a incité les 80% les moins riches a consommer au dessus de leurs moyens, mais c’est un palliatif insoutenable à long terme. Les taux très bas incitent les entreprises à introduire des techniques intensives en capital, par exemple, en remplaçant les caissières par des machines, mais les choses peuvent ENCORE S’AGGRAVER. p.292 :

Si nous voulons une reprise, il n’y a pas d’autre solution que la politique budgétaire, car des dépenses publiques bien conçues peuvent faire progresser simultanément l’emploi, la croissance ET L’EGALITE, e.a. par l’éducation.

Si nous nous engageons dans l’austérité, nous risquons la récession à double creux, notre pays se fracturera encore plus avec des risques pour la démocratie.

DU MAUVAIS COTE DE LA MONDIALISATION (p.308) :

Pour les accords de commerce, NOUS DEVONS OUVRIR L’ŒIL, car cela pourrait faire basculer les américains du mauvais côté de la mondialisation ! Le Traité Trans-Pacific serait le plus vaste de la planète, mais nous devons nous méfier de la rhétorique d’Obama et ces accords déchirent le parti démocrate. NEGOCIES A NOUVEAU DANS LE PLUS GRAND SECRET, ces accords risquent de profiter seulement A LA MINCE ELITE AMERICAINE ET MONDIALE DE LA FORTUNE, AUX DEPENDS DE TOUS LES AUTRES ! NOUS GERONS LA MONDIALISATION HORRIBLEMENT MAL !

Si les obstacles des droits de douane sont faibles, ce sont surtout les obstacles non tarifaires et les réglementations qui gênent les multinationales, mais si ces réglementations existent, c’est pour de bonnes raisons :

POUR PROTEGER LES SALARIES, LES CONSOMMATEURS, L’ECONOMIE ET L’ENVIRONNEMENT ! (p.309-310). On pourrait harmoniser les réglementations vers le haut, mais ce que les entreprises ont vraiment en tête EST UNE COURSE VERS LE PIRE ! Quand des accords comme les TTP et TTIP régiront le commerce, les multinationales pourront revenir sur des pratiques courantes avant le vote des lois contre la pollution de l’air et de l’eau, jugeant que l’abrogation des réglementations serait bonne pour leur profit, MAIS IL Y AURA QUELQUES GROS PERDANTS NOUS ET TOUS LES AUTRES ! C’est TRES RISQUE DE LAISSER CES NEGOCIATIONS SE DEROULER EN SECRET, CAR DANS TOUS LES PAYS, LES MINISTERES DU COMMERCE SONT SOUS LA COUPE TOTALE DES GRANDES ENTREPRISES ET DES INTERETS FINANCIERS. Par le secret, le processus démocratique de contre-poids ne peut donc pas s’opérer, afin de poser des BORNES aux effets négatifs des accords. p.310 :

Les TTP ET TTIP permettent aux entreprises de saisir le tribunal international pour réclamer des dommages et intérêts, NON SEULEMENT EN CAS D’EXPROPRIATIONS INJUSTES, MAIS EGALEMENT SI ELLES AFFIRMENT QU’UNE REGLEMENTATION A REDUIT LEURS PROFITS POTENTIELS !!! C’EST HALLUCINANT !!! L’EXEMPLE PHILIP MORRIS EN URUGUAY A LA CLE:

Selon Philip Morris, les réglementations contre le tabagisme qui avaient valu à ce pays les FELICITATIONS de l’Organisation Mondiale de la Santé

NUISAIENT INJUSTEMENT A SES PROFITS ET VIOLAIENT DONC UN TRAITE DE COMMERCE bilatéral entre l’Uruguay et la Suisse !!!! L’Amérique s’est battue pour les génériques, mais les TTP et TTIP rendraient PLUS DIFFICILE L’INTRODUCTION DES GENERIQUES ET AUGMENTERAIT LE PRIX DE MEDICAMENTS ! p.313 :

Ces accords de commerce risquent D’ACCROITRE LE CHOMAGE, car nous

avons mal géré la mondialisation: nos politiques économiques encouragent les délocalisations des emplois, mais les produits peuvent être ramenés à bas prix aux E-U, et donc le pouvoir de négociation des travailleurs s’affaiblit ! POUR QUE L’AMERIQUE SOIT COMPETITIVE, disent les partisans des accords de commerce, IL FAUDRA REDUIRE LES SALAIRES, MAIS AUSSI LES IMPOTS ET LES DEPENSES PUBLIQUES DES CITOYENS !!!, mais RIEN N’INDIQUE QU’A LONG TERME LES TRAVAILLEURS EN BENEFICIERONT !

P. 314 :

L’ECONOMIE DU RUISSELEMENT EST UN MYTHE, car enrichir les grandes compagnies comme le feront les TTP et TTIP, n’aidera pas nécessairement la classe moyenne, sans parler des plus démunis !

LES CRISES DE L’APRES-CRISE (p. 343-346) :

Avec le ralentissement économique, le réchauffement climatique devrait-il passer au second plan ? AU CONTRAIRE : Réadapter l’économie mondiale au changement climatique contribuerait à rétablir la demande globale ET la croissance !

p. 345 : Par lui-même, la marché ne résoudra AUCUN DE CES PROBLEMES

CLIMATIQUES, car c’est par essence une question de BIENS PUBLICS, et au contraire, les Etats doivent jouer une rôle plus actif, alors qu’on est enfermé

dans des restrictions budgétaires ET en Europe ET aux E-U.

L’INEGALITE N’EST PAS INEVITABLE ! (p.347-352) :

Comment ce pays, qui a connu une croissance collectivement partagée, comment cet « Eldorado » est-il devenu le pays développé qui connaît la plus forte inégalité ? A partir du livre de Thomas Piketty : La Capital au XXI ème siècle, certains ont conclu que ces écarts de fortune sont INHERENTS AU CAPITALISME, la période de prospérité d’après la seconde guerre mondiale étant un exception. Selon moi, LE CAPITALISME N’A AUCUNE LOI FONDAMENTALE, et j’ajouterais moi-même, si ce n’est la chasse au profit et à la puissance de l’argent ? Lors de la grande récession, nous avons SOCIALISE LES COUTS ALORS QUE NOUS PRIVATISIONS LES GAINS ! (p. 348).

Les PDG se sont payés des salaires 295 fois plus élevés que le travailleur médian, SANS AUCUNE TRACE DE CROISSANCE EQUIVALENTE DE LEUR PRODUCTIVITE ! CE QUI A CONDUIT A LA GRANDE FRACTURE, C’EST NOS POLITIQUES ET NOTRE POLITIQUE ! La Suède, la Finlande et la Norvège ont eu une croissance par habitant plus rapide que les E-U et beaucoup plus équitable ! Pourquoi les E-U ont-ils choisi l’inégalité ? Parce qu’après la guerre froide, nous n’avions plus A PROUVER que ce système pouvait servir la MAJORITE DE NOS CITOYENS. Idéologie et intérêts ont formé un mélange pernicieux !

LE BALANCIER EST PASSE DU TROP-PLEIN D’ETAT AU MANQUE D’ETAT ICI ! (p.348). Les grandes entreprises ont préconisé de démanteler nos réglementations économiques, de santé et environnementales efficaces, mais c’était une idéologie hypocrite, le laisser faire Tatchérien et Reaganien étant celui du marché soit disant libre et déréglementé. Le raisonnement de Piketty repose sur la capacité des plus fortunés à maintenir un taux de rendement après impôts plus élevé que le taux de croissance économique. Comment font-ils ? En fixant les règles du jeu, en maitrisant ET la politique ET les politiciens ! Ainsi l’aide aux entreprises augmente et celle aux pauvres diminue ! ON A DONNE DES CENTAINES DE MILLIARDS DE DOLLARS AUX COMPAGNIES PHARMACEUTIQUES TOUT EN LIMITANT LES PRESTATIONS DE MEDICAID (p. 349). Les banques ont provoqué la crise financière mondiale et ont reçu des milliards, alors qu’on n’a PRESQUE RIEN DONNE AUX PROPRIETAIRES EN DIFFICULTE ! p. 350 :

Le vrai critère du succès d’une économie n’est PAS la fortune que ses princes peuvent accumuler dans des paradis fiscaux, MAIS LE BIEN ETRE DU CITOYEN ORDINAIRE ! Les revenus médians sont plus bas aujourd’hui qu’il y a vingt cinq ans ! La part des riches a quadruplé depuis 1980, mais un quart des enfants américains de moins de cinq ans vivent dans la pauvreté ! Tant dans le domaine du prix de l’éducation que de la justice, la fracture est flagrante ! L’incarcération de masse est un trait caractéristique des E-U, pays qui comprend 5% de la population mondiale, MAIS LE QUART DES DETENUS DE LA PLANETE ! (p. 350). L’Amérique est devenue un pays très divisé pour l’accès aux soins médicaux, l’espérance de vie et la santé. La plan Obama : faire en sorte que tous les américains aient accès aux soins de santé, A ETE SABORDE.

NOUS DEVONS EN FINIR AVEC LA SOCIETE RENTIERE, OU LES RICHES S’ENRICHISSENT EN MANIPULANT LE SYSTEME (p. 351). Le problème de l’inégalité n’est PAS un problème de technique économique, c’est un problème de PRATIQUE POLITIQUE ! p. 352 :

L’INEGALITE POLITIQUE ET LES DECISIONS POLITIQUES ONT MARCHANDISE ET CORROMPU NOTRE DEMOCRATIE ! SEULS DES CITOYENS ENGAGES PEUVENT SE BATTRE POUR RETABLIR UNE AMERIQUE PLUS JUSTE !

Suivent une série d’analyses sur d’autres pays comme la Chine, le Japon et Singapour, mais je propose de concentrer cette analyse sur cette partie. Merci pour votre attention !