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L’appartenance et l’ordre au sein d’une commu-

nauté : qui sommes-nous ?


par zarathoustra

Avant propos
Je viens de rédiger ce document suite à l’article apparu sur un blog que j’ai récemment connu et
visité : http://angediabolique.blogspot.com ( celui qui y poste a un surnom : « celui qui marche
sur l’eau » ) et je dois mentionner que ses articles m’ont beaucoup inspiré ainsi que son esprit
critique, je lui félicite d’être soi-même.
Un article (je crois que c’est le premier) est très attirant : on cherche à réduire le cercle de
l’appartenance humaine à l’humanité. je cite ici l’article :
A quoi est ce qu’on appartient
Aujourd’hui, je trouve que l’appartenance la plus plausible pour l’homme est l’humanité, mais il
n’en était pas toujours ainsi. Au début, c’était le tribu, puis la cité (Athènes, Sparte, Rome)
puis la nation (Rome) ou religion (Islam, christianisme) ou race (race blanche, race Aryenne,
race Japonaise...)
A chaque fois, il y’avait un idéal d’égalité entre les adeptes de la même appartenance et un
haine/mépris profond pour les autres.
Mais, après toutes ces années, on a découvert que les différences sont en réalité négligeable, car
si un groupe/religion/race aurait été supérieur, il aurait dominé facilement les autres, et
l’étendue de sa force serait comparable à celle de l’homme face à l’animal.
Maintenant on assiste à l’excès inverse : vouloir étendre cette appartenance à des animaux, des
plantes, peut être même à la nature!
Ce sont toujours les mêmes qui le revendiquent : des gens chétifs et bourgeois, sans aucune
volonté vivante, sans une réelle passion. Des gens emportés par des sentiments sans les com-
prendre ou les mettre dans le collimateur d’un projet de vie.
Moi je revendique cette appartenance : Il est vital que l’appartenance soit entière et exclusive à
l’humanité.
Ceci exclurait définitivement tout ce qui n’est pas humain : on ne peut donner à la souffrance de
l’homme la même valeur que les réflexes d’un animal. L’homme entier et seul doit rester la réfé-
rence.

L’appartenance ?
Je veux au début mentionner ce qu’est l’appartenace : c’est un concept avant tout. Tout esprit
libre valide cette définition primordiale. Pourquoi ? parce que tout simplement une apparte-
nance peut-être violée, usurpée ou même détruite (par d’autres concepts ou précisément d’autres
appartenances.) ce qui mène à considérer l’esprit qui a générer ce concept : c’est bien celui de
l’homme !
Je dis plus précisément que l’homme a eu une indépendance relative des autres êtres vivants,
qui, eux, ont eu une autre indépendance relative de la nature. La vie, et ensuite la conscience et
l’intelligence, ont formé ce qu’est un être vivant et ce qu’est un homme.

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De plus, si l’homme doit marcher vers une attitude de superiorité par rapport à la nature, il sera
évident qu’il se ment. Parce que les biologistes le savent, et les Darwinistes surtout. J’ajoute que
Nietzsche a beaucoup sous estimé l’homme et certains aspects de la civilisation : et des pas en
arrière ont été mis en évidence, comme la démocratie et l’état.

L’Homme au pays des atomes


Je ne veux pas me qualifier de matérialiste. Pourtant, je dis que la vérité est plus efficacement
dite lorsqu’elle l’est à travers les équations. La physique, la science en général est ce que peut
nous illuminer sur l’homme, pas les propos des théoriciens en sociologie. Pascal Boyer a expliqué
le phénomène de la religion par une imperfection cognitive, mais Aristote ne l’a pas fait. En fait,
avec la théorie de Nietzsche, l’homme est son corps, et son imprécision n’est pas un châtiment de
Dieu, mais une incomplétude du processus de l’évolution. Ainsi, tous les malades se taisent.
L’homme pourtant n’a pas perdu sa valeur, car il y a un fonctionnement efficace et créatif de
cette machine imprécise : l’abstraction, la créativité, l’intuition. L’homme vit au pays des
atomes, des Quarks, des Bosons de Higgs. Cet univers est le contenant, et nier son appartenance
à l’univers ne sert à rien.
Ce que me paraît interressant, n’est pas l’homme, mais autre chose. Imaginons un homme qui
naît sourd muet, et depuis ses premiers jours, il entre en coma. Il ne fera jamais partie de la
communauté que l’auteur de l’article cherche : Il ne sera pas utile. Une chose qui fait partie des
gens est ce qu’on cherche : la conscience et l’utilité.
Alors fonder son appartenance théorique sur l’humanité ne signifie rien. Pourtant, la fonder sur
la conscience, la créativité, la valeur ajouté et le raisonnement, semble plus adéquat. On a alors
catégorisé l’esprit humain, et ainsi exclu l’homme inutile.
Mais nier ne fait rien. Personnelement, je ne regrette pas « être naturel » mais je regrette
d’autres choses, comme mon immortalité et mon imperfection. Je ne dis pas pourtant que les
animaux ont le droit à l’égalité (et par suite à la vie politique par exemple !) mais que l’animal
est aussi un être vivant qu’on doit respecter. Torturer un animal lui fait le même effet que tor-
turer un homme. Les rochers n’ont pas de système nerveux, mais ils font partie de la nature. Il
est inévitable que nous sommes tous enfants de la nature, fils des cendres des SuperNovae !

Alors, la communauté ?
Toutefois, je ne suis pas contre l’humanité. Il est très utile d’être des humains en communica-
tion. Ainsi, on peut collaborer. La communication est un facteur primordial dans la création des
communautés. Pourquoi alors restreindre l’accès aux humains ? parce que tout simplement ils
sont capables de s’entre-communiquer, aucun autre animal connu n’a pu communiquer avec nous
à la même performance d’un humain. C’est pourquoi on aime les chiens et les chats, les animaux
les plus domestiques, car ils sont « domestiques », ils peuvent vivre avec nous.
Un perroquet qui prononce trois ou quatre mots correctement nous est une merveille. Imaginons
alors un être (un alien pour l’exemple) qui peut communiquer avec nous avec une intelligence
équivalente : Pourquoi alors doit-on l’exclure ?
Je peux aussi citer nos mythologies : les djinns, les elfes, les fées... ils sont partout mais leur his-
toires n’ont d’important que leur communication avec l’homme. L’homme est malheureusement
victime d’être le seul animal conscient et intelligent. Il se bat contre sa solitude dans l’univers.
On cherche aujourd’hui des exoplanètes, on a envoyé l’Encyclopaedia Britannicae à Alpha Cen-
tauri, l’étoile la plus proche de notre soleil. C’est la schizophrénie des solitaires !

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L’homme n’a pas prouvé aussi son bon comportement envers l’homme. C’est vrai de demander
l’humanité comme un cercle à préserver et améliorer, mais pas le cercle final. Si on se détache de
notre réalité, c’est qu’on est des surréalistes. Et on aura du mal a résoudre nos paradoxes exis-
tentiels.

Conclusion
L’homme m’est inconnu. Il essaie de surpasser son humanité en utilisant son humanité. Ce que
j’affirme, c’est que l’homme est homme, mais il est inclu dans la nature, comme l’inclusion des
femmes dans la communauté humaine. Les femmes sont des femmes, mais elles doivent aussi
vivre avec des hommes. Le mouvement feministe n’est pas toute la vie d’une femme.