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UE 116 ➟ F inancE d ’ EntrEprisE Année 2015-2016 Ce fascicule comprend : La
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UE 116

FinancE

dEntrEprisE

UE 116 ➟ F inancE d ’ EntrEprisE Année 2015-2016 Ce fascicule comprend : La présentation
UE 116 ➟ F inancE d ’ EntrEprisE Année 2015-2016 Ce fascicule comprend : La présentation

Année 2015-2016

Ce fascicule comprend :

La présentation de l’UE La série 1 Le devoir 1 à envoyer à la correction

L’ ana Lyse des états financiers

En collaboration avec le

ana Lyse des états financiers En collaboration avec le Philippe AVARE Jean-Claude COILLE Y1161-F1/4 Document de

Philippe AVARE Jean-Claude COILLE

Y1161-F1/4

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Finance d’entreprise Série 1

Les auteurs :

Philippe AVARE : Maître de conférences à l’Intec, expert-comptable et commissaire aux comptes.

Jean-Claude COILLE : Professeur au Cnam-Intec, responsable pédagogique de l’UE de finance du DSGC.

••• www.cnamintec.fr •••

du DSGC. � ••• www.cnamintec.fr ••• � L’ensemble des contenus (textes, images, données,

L’ensemble des contenus (textes, images, données, dessins, graphiques, etc.) de ce fascicule est la propriété exclusive du Cnam-Intec. En vertu de l’art. L. 122-4 du Code de la propriété intellectuelle, la repro- duction ou représentation intégrale ou partielle de ces contenus, sans au- torisation expresse et préalable du Cnam-Intec, est illicite. Le Code de la propriété intellectuelle n’autorise que « les copies ou reproductions stricte- ment réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » (art. L. 122-5).

destinées à une utilisation collective » (art. L. 122-5). Document de travail réservé aux élèves de

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UE 116 Finance d’entreprise

Table des maTières

PRÉSENTATION DE L’UE

5

PLAN ANNUEL DU COURS

11

OBJECTIFS DE LA SÉRIE 1

13

PARTIE 1. L’ANALYSE DES ÉTATS FINANCIERS

15

INTRODUCTION

15

TITRE 1.

PRÉSENTATION DES ÉTATS FINANCIERS ET DES OBJECTIFS DU DIAGNOSTIC

19

Chapitre 1. Présentation des états financiers

19

Section 1. Les états financiers et le plan de comptes

19

Section 2. La transcription des opérations dans les états financiers

22

Chapitre 2. Le diagnostic financier

29

Section 1. Les objectifs du diagnostic financier

29

Section 2. Les destinataires du diagnostic financier : les parties prenantes

30

Section 3. Les informations disponibles pour l’analyste financier

30

Section 4. Le retraitement de l’information comptable

31

TITRE 2.

L’ANALYSE DE L’ACTIVITÉ

31

Chapitre 1. Les SIG (soldes intermédiaires de gestion)

31

Section 1. L’apport des SIG dans une analyse financière

31

Section 2. Les SIG du PCG

32

Section 3. Les SIG d’exploitation de la centrale de bilans de la Banque de France

45

Chapitre 2. Du résultat à la trésorerie

48

Section 1. Définition et principes de calcul de la CAF

48

Section 2. Formules de calcul de la CAF

48

Section 3. Interprétation et limites de la CAF

53

TITRE 3.

L’ANALYSE DE L’ÉQUILIBRE FINANCIER

54

Chapitre 1. Présentation et construction du bilan fonctionnel

55

Section 1. Structure du bilan fonctionnel

55

Section 2. Principes généraux d’élaboration

55

Section 3. Détails des reclassements

56

Section 4. Synthèse des reclassements et retraitements du bilan fonctionnel

61

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3

Chapitre 2. L’analyse de l’équilibre financier avec le bilan fonctionnel

64

Section 1. L’analyse de l’équilibre financier : FRNG et BFR

64

Section 2. L’analyse de l’équilibre financier : endettement et solvabilité

70

CONCLUSION

73

EXERCICE AUTOCORRIGÉ

75

LEXIQUE

85

INDEX

87

DEVOIR 1

89

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UE 116 Finance d’entreprise

PrésenTaTion de l’Ue

La finance d’entreprise regroupe des outils destinés à aider les décideurs, mais aussi les tiers (banquiers, fournisseurs) à « analyser le passé en vue d’anticiper le futur ». De manière schéma- tique, nous pouvons dire que :

 

les outils d’analyse du passé constituent l’analyse financière : basée sur l’étude du compte de résultat et du bilan, elle permet d’établir un diagnostic sur la rentabilité et la solvabilité d’une entreprise (séries 1 et 2) ;

les outils de prévision constituent la gestion financière : ces prévisions concernent aussi bien le long terme (rentabilité des projets d’investissement et leurs financements) que le court terme

s

(gestion de la trésorerie, y compris en devises) (séries 3 et 4).

Néanmoins, contrairement à ce que pourrait laisser penser son titre, le programme de l’UE va au-delà de la finance d’entreprise et contient également une initiation à la finance de marché avec une présentation des principaux marchés (actions, obligations, etc.) sur lesquels une entre- prise peut trouver des financements ou y faire des placements (série 3).

I. LE PROGRAMME DE LA FINANCE D’ENTREPRISE EN DGC

Le cours de finance d’entreprise de l’Intec correspond au programme de l’UE 6 du DCG tel qu’énoncé dans le BO n° 14 du 3 avril 2014. Il prévoit 150 heures d’enseignement et équivaut à 12 ECTS (crédits européens d’enseignement). Nous présentons ci-après ce programme :

Sens et portée de l’étude

Notions et contenus

1. La valeur (15 heures)

Il s’agit de prendre conscience, à partir du concept de valeur, de mécanismes fondamentaux en finance en excluant tout développement complexe.

à partir du concept de valeur, de mécanismes fondamentaux en finance en excluant tout développement complexe.

1.1 La valeur et le temps

La notion de valeur est présentée sous l’angle financier et mathématique afin de mettre en évidence ses liens avec le temps. Elle est mesurée pour un actif ou un passif financier auquel est associée une séquence de flux de trésorerie certains. Elle est mesurée aussi bien lors de l’émission que plus tard à chaque date de règlement d’un flux.

Coût de l’argent, taux d’intérêt (nominal et réel) Valeur présente et future Annuités et rentes Capitalisation et actualisation en temps discret Valeur de marché Relation taux requis – valeur Évaluation d’une dette à taux fixe Taux de rendement actuariel

1.2 La valeur et le risque

L’incertitude liée à l’avenir est abordée sous l’angle économique et mathématique puis appliquée à l’évaluation sur une période d’un instrument ayant une valeur finale incertaine.

Couple rentabilité – risque : la représentation espérance/ écart-type Introduction à la diversification : le cas de deux actifs Modélisation d’une rentabilité aléatoire avec un modèle à deux facteurs Notions de risque diversifiable et de risque non diversifiable

1.3 La valeur et l’information

Les marchés financiers sont a priori organisés en vue d’assurer aux investisseurs une information financière de qualité.

Information et incertitude (1) Notion de marché financier (2) Valeur, information et prix de marché (3) Efficience informationnelle

(1) Il s’agit de montrer que l’information réduit l’incertitude ; plus l’information est précise, plus l’incertitude est faible et en conséquence, plus la dispersion de la rentabilité attendue est faible. (2) Définition, notion d’instrument financier, présentation des valeurs mobilières classiques (action et obligation), distinction entre marché primaire et marché secondaire. (3) En fonction des informations disponibles et de ses anticipations, chaque intervenant sur le marché attribue une valeur aux actifs détenus et arbitre en fonction du prix de marché ; chaque arrivée d’une information nouvelle peut provoquer une révision des anticipations et agir sur la demande de l’offre d’un actif. Les prix de marché révèlent l’information détenue par l’ensemble des acteurs.

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Finance d’entreprise Série 1

Sens et portée de l’étude

Notions et contenus

2. Le diagnostic financier des comptes sociaux (40 heures)

Le diagnostic financier permet de porter un jugement sur les forces et les faiblesses de l’entreprise sur le plan financier à partir de différentes approches utilisées en analyse financière.

faiblesses de l’entreprise sur le plan financier à partir de différentes approches utilisées en analyse financière.

2.1 La démarche de diagnostic

Le diagnostic repose sur la mise en œuvre de méthodes d’analyse des états financiers qui varient en fonction de l’information disponible et du contexte du diagnostic.

Diagnostic économique, diagnostic financier d’une entreprise Diversité des méthodes Comparaison dans l’espace et dans le temps Analyse des états financiers (4)(5) : bilan, compte de résultat, tableau de flux et annexe

2.2 L’analyse de l’activité

L’analyse de l’activité de l’entreprise constitue le point de départ de tout diagnostic : elle permet d’apprécier la croissance de l’entreprise et de mesurer l’aptitude à dégager des profits.

Analyse du compte de résultat : soldes intermédiaires de gestion et capacité d’autofinancement Risque d’exploitation : seuil de profitabilité, levier opérationnel

2.3 L’analyse de la structure financière

Le diagnostic repose ensuite sur l’analyse de la structure des ressources et des emplois qui ont été mis en œuvre pour que l’entreprise puisse développer son activité. Parmi les méthodes existantes, l’analyse fonctionnelle (6) statique fournit un cadre d’analyse simple adapté à la plupart des entreprises.

Analyse fonctionnelle du bilan : fonds de roulement net global, besoin en fonds de roulement, trésorerie nette

2.4 L’analyse de la rentabilité

La rentabilité résulte du rapport entre résultats et moyens mis en œuvre. Elle peut être mesurée au strict plan économique ou en introduisant l’impact de l’endettement sur la rentabilité des fonds propres.

Rentabilité économique, rentabilité financière Effet de levier financier

2.5 L’analyse par les ratios

Le diagnostic doit être enrichi par la détermination de valeurs relatives permettant de situer l’entreprise dans l’espace et dans le temps.

Ratios de composition, ratios d’évolution Ratios d’activité, de profitabilité, d’équilibre, d’investissement, d’endettement, de rentabilité

2.6 L’analyse par les tableaux de flux

L’analyse dynamique par les flux de fonds et les flux de trésorerie (observés ou prévus sur plusieurs périodes) permet de juger l’aptitude de l’entreprise à faire face à ses engagements et à prévenir les éventuelles défaillances.

Tableaux de financement et tableaux de flux de trésorerie Capacité à supporter le coût de la dette, solvabilité Capacité à financer les investissements

3. La politique d’investissement (40 heures)

3.1 Les projets d’investissement

La décision d’investissement repose en partie sur un calcul permettant de s’assurer que les flux futurs de trésorerie anticipés ont une valeur actuarielle supérieure au coût des moyens nécessaires à la réalisation de l’investissement (7) .

Estimation des flux des projets (capacité d’autofinancement d’exploitation, variations du besoin en fonds de roulement d’exploitation, immobilisations, valeurs terminales) Taux d’actualisation, coût du capital pour un projet Critères de sélection financiers (valeur actuelle nette, taux interne de rentabilité, délai de récupération du capital investi, taux de rendement global (8) ) Critères de sélection non financiers (9)

(4) Le diagnostic est basé sur des données pluriannuelles. (5) La connaissance préalable des modalités d’établissement des modèles proposés par différentes organisations (centrales de bilans, OEC, etc.) n’est pas exigée des candidats. (6) L’analyse liquidité-exigibilité et l’analyse pool de fonds ne sont pas traitées. (7) Le projet d’investissement étudié pourra être de différentes natures : développement, remplacement, productivité, externalisation, etc. En cas de projets mutuel- lement exclusifs, les durées seront identiques. La valeur résiduelle d’un projet est donnée au candidat et ne doit pas donner lieu à un ajustement fiscal. (8) L’utilisation des arbres de décision et des probabilités est exclue de l’étude des investissements. (9) Taille du projet, niveau de risque (économique, environnemental, social, organisationnel, technologique), cohérence avec la stratégie de l’entreprise.

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Sens et portée de l’étude

Notions et contenus

3.2 La gestion du besoin en fonds de roulement

Parmi les emplois que l’entreprise doit financer, le besoin de financement généré par l’exploitation peut être évalué en se référant aux normes (ou conditions normales) de fonctionnement du cycle d’exploitation. Ce cadre d’analyse permet de mesurer l’impact des variations de niveau d’activité et justifie éventuellement les politiques de réduction de ces emplois.

Approche normative d’évaluation du besoin en fonds de roulement d’exploitation (10) Action sur les postes clients, fournisseurs et stocks

4. La politique de financement (40 heures)

En fonction de son contexte et de sa taille, l’entreprise met en œuvre une politique financière afin de financer le plus judicieusement possible les emplois de sa politique économique.

œuvre une politique financière afin de financer le plus judicieusement possible les emplois de sa politique

4.1 Les modes de financement

L’entreprise peut recourir à différents modes de financement dont le coût varie en fonction de leur origine et du risque supporté par les bailleurs de fonds.

Autofinancement Financement par augmentation de capital, par emprunt (11) et par crédit-bail Coût des moyens de financement (12)

4.2 Les contraintes de financement

Les bailleurs de fonds financent les investissements d’une entreprise en fonction de la structure des financements existants et de l’état du développement de l’entreprise.

Équilibre financier Risque financier (13) et garanties (14)

4.3 La structure du financement

Le coût moyen des financements de l’entreprise se détermine en fonction de la proportion et des coûts des différents modes de financement. Il n’est influencé, sous certaines hypothèses, que par l’impact de la fiscalité et de l’endettement financier.

Coût du capital Structure financière et valeur de l’entreprise (15)

4.4 Le plan de financement

Le plan de financement permet de faire la synthèse des investissements et des financements prévus afin d’apprécier la pertinence de la politique financière retenue et d’assurer l’équilibre de la trésorerie sur le moyen terme.

Objectifs du plan de financement Processus d’élaboration (16) Modalités d’équilibrage

5. La trésorerie (15 heures)

5.1 La gestion de la trésorerie

La gestion de trésorerie a pour objectif l’optimisation des mouvements et des soldes de trésorerie.

Prévisions de trésorerie Modalités d’équilibrage : financements des insuffisances de trésorerie (escompte, crédits de trésorerie, découvert), placement des excédents (17)

5.2 La gestion du risque de change

Les aléas sur les mouvements de trésorerie libellés en monnaie étrangère peuvent faire l’objet de mesures de protection spécifiques.

Couverture du risque de change commercial : emprunt- dépôt, change à terme, option de change

(10) La composante fixe est exclue du calcul. Seuls les postes de stocks, de créances clients, de dettes fournisseurs et de TVA font partie de l’étude. (11) Remboursement par amortissements constants, annuités constantes (avec différé éventuel), in fine. (12) En intégrant l’impôt sur les bénéfices. (13) Taux d’endettement, capacité d’endettement, couverture des charges financières par l’EBE. (14) Les principales garanties prises par les organismes prêteurs (garanties personnelles et réelles) sont rappelées sans détailler les spécificités juridiques de ces opérations. (15) Il s’agit de mettre en évidence l’impact théorique de l’endettement sur le taux requis par les actionnaires, le coût du capital et la valeur de l’entreprise. Le MEDAF n’est pas au programme. (16) Le plan de financement peut être réalisé en deux étapes : un plan préparatoire puis un plan définitif après arbitrage sur les emplois et/ou les moyens de finan- cement. Il est élaboré sur deux ou trois exercices et présenté selon un modèle adapté à l’analyse fonctionnelle. La réalisation du plan de financement peut être précédée de l’élaboration de comptes de résultats prévisionnels. (17) L’élaboration des plans de trésorerie sera limitée à un horizon de quelques mois en prenant en compte la TVA. L’optimisation peut concerner les mouvements (par exemple, escompte sur encaissements ou négociation des décaissements) comme les soldes (par exemple, recherche ou placement d’un solde excédentaire).

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Finance d’entreprise Série 1

II. BIBLIOGRAPHIE

Le cours de l’Intec de finance d’entreprise est composé de quatre séries représentant l’intégra- lité du programme de l’UE 6 du DCG. Ce cours est suffisant et ne nécessite pas l’acquisition d’ouvrages complémentaires. Néanmoins, les élèves désirant approfondir certains points peuvent se référer à des ouvrages comme ceux figurant dans la bibliographie ci-après :

• M. Mollet, Finance d’entreprise, DCG 6, Foucher, 2014.

• E. Plot-Vicard et M. Deck-Michon, Analyse financière, Vuibert, 2014.

• J. Delahaye et F. Delahaye, Finance d’entreprise, DCG 6, éditions Dunod, 2015.

• P. Vernimmen, P. Quiry, Y. Le Fur, Finance d’entreprise, Dalloz, 2016.

Si l’acquisition d’ouvrages en complément des séries n’est pas indispensable, la préparation des annales des sujets d’examens est par contre absolument nécessaire.

III. MÉTHODOLOGIE DES SÉRIES

Les quatre séries du cours sont toutes régies selon la même progression :

1. explication des concepts de base ;

2. exemple simple d’illustration des concepts ;

3. commentaires et démarche d’analyse ;

4. exercice détaillé avec corrigé ;

5. devoirs (un devoir pour les séries 1 et 4 ; deux devoirs pour les séries 2 et 3).

IV. OBJECTIFS DE L’ÉPREUVE ET CONSEILS POUR L’EXAMEN

A. OBJECTIFS DE L’ÉPREUVE

Le programme officiel de l’épreuve n° 6 du DCG Finance d’entreprise prévoit une épreuve écrite portant sur l’étude d’une ou de plusieurs situations pratiques.

Durée : 3 heures. Coefficient : 1.

Cette épreuve a pour objectifs d’évaluer les capacités des candidats à :

• maîtriser les concepts fondamentaux de la finance : savoir, par exemple, différencier les notions de résultat et de trésorerie, de profitabilité et de rentabilité ;

• appliquer ces notions dans le but de réaliser des diagnostics (savoir calculer et analyser des indicateurs financiers) et des travaux de gestion financière (sélectionner les investissements les plus rentables et les financements les moins couteux).

En tout état de cause, ce serait commettre une grossière erreur que de considérer l’épreuve de finance d’entreprise uniquement comme une épreuve de calcul !

B. QUELQUES CONSEILS POUR ÊTRE PLUS EFFICACE

Comme pour les autres UE du DGC, la mise en œuvre de quelques conseils méthodologiques permet d’être encore plus efficace.

1. Dans votre préparation

Dès le mois de novembre, travaillez régulièrement sur les sujets d’examen de l’Intec les plus récents (2012-2015) et disponibles sur le site. Ceci vous permet de vérifier votre progression dans l’acquisition des connaissances nécessaires pour réussir à l’examen.

N’ayez pas seulement une approche technique de l’épreuve. La réussite à l’examen néces- site évidemment de bien maitriser les outils de la finance d’entreprise ; mais une approche pure- ment scolaire d’apprentissage, basée sur le « par cœur » n’est pas suffisante. Pour être capable d’appliquer des techniques parfois complexes, de rédiger des analyses pertinentes, il est néces- saire de prendre du recul sur les outils utilisés dans cette UE (comme dans les autres d’ailleurs !).

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2. Et à l’examen

Apprenez à lire un sujet, à appréhender les différentes parties à traiter (poids relatif en fonction du barème), l’indépendance des parties et des questions, à repérer les documents fournis en annexe. L’expérience montre qu’une lecture trop rapide conduit à des erreurs de compréhension ou d’interprétation.

Apprenez à ne pas perdre de temps. Dans un examen, une majorité des notes est comprise

entre 8 et 11 sur 20. Le fait d’échouer est souvent l’affaire d’un point ou d’un demi-point. Donc, le demi-point marginal est capital et souvent perdu à cause d’un problème de gestion du temps. Pour bien gérer votre temps :

• répartissez votre temps en fonction du barème ;

• utilisez votre temps avec un souci de productivité. Par exemple, il est inutile de passer trop de temps sur un commentaire où il vous est demandé de « commenter brièvement ».

Habituez-vous à rédiger avec soin :

• apprenez à répondre sous forme de tableaux ;

• laissez de l’espace entre chaque réponse ; n’hésitez pas à changer de page entre chaque partie, cela vous évitera en cas de complément de réponse venu postérieurement à la rédac- tion, de faire un renvoi en fin de copie, toujours désagréable à la correction ;

• enfin, encadrez vos résultats et soulignez les mots-clés dans vos commentaires.

Calculatrice Sauf disposition spécifique précisée dans l’en-tête du sujet, la calculatrice est autorisée à l’exa- men (à l’exclusion de tout autre matériel ou document). Mieux vaut choisir une calculatrice finan- cière aux fonctions bien maîtrisées, qu’une calculatrice parfois trop complexe à l’usage.

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Plan annUel dU coUrs

SÉRIE 1

PARTIE 1. L’ANALYSE DES ÉTATS FINANCIERS

Titre 1. Présentation des états financiers et des objectifs du diagnostic Chapitre 1. Présentation des états financiers Chapitre 2. Le diagnostic financier Titre 2. L’analyse de l’activité Chapitre 1. Les SIG (soldes intermédiaires de gestion) Chapitre 2. Du résultat à la trésorerie Titre 3. L’analyse de l’équilibre financier Chapitre 1. Présentation et construction du bilan fonctionnel Chapitre 2. L’analyse de l’équilibre financier avec le bilan fonctionnel

SÉRIE 2

PARTIE 2. LES TABLEAUX DE FINANCEMENT ET DE FLUX DE TRÉSORERIE, LE DIAGNOSTIC FINANCIER

Titre 1. Les tableaux de financement et de flux de trésorerie Chapitre 1. Flux de fonds et flux de trésorerie Chapitre 2. Tableau de financement du PCG Chapitre 3. Tableaux de flux de trésorerie Chapitre 4. Synthèse des principaux retraitements des tableaux de financement Chapitre 5. Applications Titre 2. Le diagnostic financier Chapitre 1. Les objectifs du diagnostic financier Chapitre 2. Les destinataires du diagnostic financier Chapitre 3. Applications

SÉRIE 3

PARTIE 3. LA VALEUR ET LA POLITIQUE D’INVESTISSEMENT

Titre 1. La valeur Chapitre 1. La valeur et le temps Chapitre 2. La valeur et le risque Chapitre 3. La valeur et l’information Titre 2. La politique d’investissement Chapitre 1. La gestion du besoin en fonds de roulement d’exploitation Chapitre 2. L’étude d’un projet d’investissement

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Finance d’entreprise Série 1

SÉRIE 4

PARTIE 4. POLITIQUE DE FINANCEMENT, GESTION DE LA TRÉSORERIE ET DU RISQUE DE CHANGE

Titre 1. La politique de financement Chapitre 1. Les caractéristiques générales des ressources durables de l’entreprise Chapitre 2. Le coût des ressources durables Chapitre 3. Les financements et les investissements Chapitre 4. La planification financière Titre 2. La gestion de trésorerie Chapitre 1. Les prévisions de trésorerie à court terme Chapitre 2. Les modalités d’équilibrage Titre 3. La gestion du risque de change Chapitre 1. La mesure de l’exposition au risque de change Chapitre 2. La couverture du risque de change

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objecTifs de la série 1

116 • Finance d’entreprise o bjecTifs de la série 1 Cette première série a trois objectifs

Cette première série a trois objectifs :

1. La présentation de la finance d’entreprise : programme officiel, plan des séries

du Cnam-Intec, méthodologie de l’épreuve.

2. L’étude du compte de résultat : analyse des flux liés à l’activité sur une année

avec les soldes intermédiaires de gestion et la capacité d’autofinancement.

3. L’étude du bilan : analyse de l’équilibre financier avec le bilan fonctionnel.

de l’équilibre financier avec le bilan fonctionnel. Document de travail réservé aux élèves de l'INTEC.

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PARTIE

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1

– Toute reproduction sans autorisation est interdite 1 l’ analyse des éTaTs financiers i nTrodUcTion Cette

l’analyse des éTaTs financiers

inTrodUcTion

Cette première série du cours (analyse des états financiers) ainsi que la deuxième concernent la partie du programme qui s’intitule : le diagnostic financier des comptes sociaux. Nous com- mencerons par donner :

• la liste des abréviations utilisées dans cette première série ;

• les états financiers de la société Référence, entreprise à laquelle nous appliquerons l’ensemble des outils présentés dans les deux premières séries.

I. Abréviations

BFRE

Besoin en fonds de roulement d’exploitation Besoin en fonds de roulement hors exploitation Chiffre d’affaires Concours bancaires courants Capacité d’autofinancement Centrale de bilans (de la Banque de France) Charges à répartir (sur plusieurs exercices) Charges constatées d’avance Coût d’achat des matières premières consommées Coût d’achat des marchandises vendues Capital souscrit non appelé Capital souscrit appelé non versé Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions Excédent brut d’exploitation Écart de conversion actif Earnings before interest, taxes, depreciation and amortization Écart de conversion passif Excédent sur opérations Excédent de trésorerie d’exploitation Excédent de trésorerie globale Fonds de roulement net global Intérêts courus non échus Impôt sur les sociétés Plan comptable général Prix de cession des éléments d’actifs Produits constatés d’avance Prime de remboursement des obligations Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions Résultat brut d’exploitation Résultat courant avant impôt Résultat d’exploitation Ressources durables Résultat net d’exploitation Soldes intermédiaires de gestion Valeur ajoutée Valeur comptable des éléments d’actifs cédés Valeur mobilière de placement

BFRHE

CA

CBC

CAF

CdB

CAR

CCA

CAMPC

CAMV

CSNA

CSANV

DADP

EBE

ECA

EBITDA

ECP

ESO

ETE

ETG

FRNG

ICNE

IS

PCG

PCEA

PCA

PRO

RADP

RBE

RCAI

REX

RD

RNE

SIG

VA

VCEAC

VMP

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Finance d’entreprise Série 1

II. États financiers de la société Référence

Comptes de résultat

CHARGES N N–1 CHARGES D’EXPLOITATION Achats de marchandises Variation de stock de marchandises Achats de
CHARGES
N
N–1
CHARGES D’EXPLOITATION
Achats de marchandises
Variation de stock de marchandises
Achats de matières premières
580
923
489
120
15
698
10
380
2
692 280
2
449 801
Variation stock de matières premières
Autres achats et charges externes :
8
995
40
003
Personnel extérieur
75
000
-
• Loyers crédit-bail
150
000
-
• Autres
1
720 188
1
574 082
Impôts, taxes et versements assimilés
159
000
154
000
Salaires et traitements
Charges sociales
DADP :
3
579 855
3
370 421
1
459 942
1
348 168
• immob : dot. amortissements
180
903
158
949
• actif circulant : dot. dépréciations
98
632
69
821
risques et charges
Autres charges
44
742
31
211
9
827
3
256
TOTAL I
10
775
985
9 598 446
31 211 9 827 3 256 TOTAL I 10 775 985 9 598 446 PRODUITS PRODUITS
31 211 9 827 3 256 TOTAL I 10 775 985 9 598 446 PRODUITS PRODUITS

PRODUITS

PRODUITS D’EXPLOITATION

Ventes de marchandises

N

781

575

N–1

631 950

Production vendue

10

669 600

9 861 928

Sous-total A : chiffre d’affaires

11

451 175

10

493 878

Production stockée

133

168

158

610

Subventions d’exploitation

25

000

15

000

RADP

123

903

12

901

Transferts de charges

35

651

-

Autres produits

5

000

4

000

Sous-total B :

322

722

190

511

TOTAL I (A + B)

11

773

897

10

684 389

511 TOTAL I (A + B) 11 773 897 10 684 389 Quotes-parts opér. commun II
511 TOTAL I (A + B) 11 773 897 10 684 389 Quotes-parts opér. commun II
511 TOTAL I (A + B) 11 773 897 10 684 389 Quotes-parts opér. commun II
511 TOTAL I (A + B) 11 773 897 10 684 389 Quotes-parts opér. commun II
511 TOTAL I (A + B) 11 773 897 10 684 389 Quotes-parts opér. commun II

Quotes-parts opér. commun II (1)

5 987

 

-

 

PRODUITS FINANCIERS

De participation

37

850

-

D’autres valeurs mobilières

100

980

Autres intérêts

982

141

RADP

-

8

317

Différences positives de change

5

980

4

259

Produits nets sur cession de VMP

987

-

TOTAL III

45 899

13

697

 

PRODUITS EXCEPTIONNELS

Sur opérations de gestion Sur opérations en capital :

9

818

1

053

Produit cessions des actifs

74

159

-

Subv. d’investis. virée au résultat RADP

20

000

10

000

 

-

-

TOTAL IV

103

977

11

053

Total des produits I à IV

11

929 760

10

709 139

TOTAL GÉNÉRAL

11

929

760

10

709 139

139 TOTAL GÉNÉRAL 11 929 760 10 709 139 Quotes-parts opér. en commun II ( 1

Quotes-parts opér. en commun II (1)

-

6

023

CHARGES FINANCIÈRES DADP

5

000

-

Intérêts et charges assimilées

121

023

98

160

Différences négatives de change

9

874

3

698

Charges nettes sur cession de VMP

-

451

TOTAL III

135 897

102 309

CHARGES EXCEPTIONNELLES Sur opérations de gestion Sur opérations en capital :

1 005

2

221

Valeur comptable des actifs cédés

23

101

-

DADP

23

201

-

TOTAL IV

47 307

2

221

Participation salariés aux résultats V

17

894

16

153

Impôts sur les bénéfices VI

362

858

362

099

Total des charges I à VI

11 339 941

10 087 251

Solde créditeur = Bénéfice

589

819

621

888

TOTAL GÉNÉRAL

11

929

760

10 709 139

251 Solde créditeur = Bénéfice 589 819 621 888 TOTAL GÉNÉRAL 11 929 760 10 709

(1) Quote-part de résultat sur les opérations faites en commun. Cela correspond aux résultats des opérations faites par l’intermédiaire d’une société en participation.

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UE 116 Finance d’entreprise

Bilans

ACTIFS

BRUT

A et D (1)

ANNÉES

N

N

Capital souscrit non appelé Immobilisations incorporelles :

TOTAL 0

125

000

-

• Frais de recherche et développement

 

-

-

• Fonds commercial

557

984

-

Immobilisations corporelles :

• Constructions

668

921

104

259

• Autres

1

345 065

298

000

• Avances et acomptes

-

-

Immobilisations financières :

• Participations

378

500

-

• Prêts

-

-

ACTIF IMMOBILISÉ

TOTAL I

2

950 470

402

259

Stock et en-cours :

• Matières premières

188

992

-

• Produits finis

532

668

-

• Marchandises

56

244

-

Avances et acomptes versés Créances d’exploitation :

15

924

-

• Clients et comptes rattachés

1

832 656

98

632

• Autres créances d’exploitation

169

874

-

Créances diverses (2)

3

569

-

Capital souscrit-appelé non versé

-

-

Valeurs mobilières de placement

5

015

-

Disponibilités

1

569

-

Charges constatées d’avance

20

987

-

ACTIF CIRCULANT

TOTAL II

2

827 498

98 632

Charges à répartir sur plusieurs exercices III

 

-

Primes remboursement des obligations IV

 

30

000

Écarts de conversion actif V

 

-

TOTAL GÉNÉRAL I à V

5

932 968

500

891

NET

NET

NET NET
NET NET
NET NET
NET NET N N–1 125 000 - - - 557 984 468 500 564 662 593
NET NET N N–1 125 000 - - - 557 984 468 500 564 662 593

N

N–1

125

000

-

-

-

557

984

468

500

564

662

593

231

1

047 065

801

000

 

-

45

000

 

378

500

-

 

-

75

000

2

548

211

1 982 731

188

992

197

987

532

668

374

500

56

244

71

942

15

924

-

1

734 024

1 312 475

71 942 15 924 - 1 734 024 1 312 475   169 874 140 015
 

169

874

140

015

3

569

0

 

-

50

000

 

5

015

99

021

1

569

9 720

20

987

21

256

2

728

866

2

276 916

 

-

-

 

30

000

-

 

-

21

689

5

432

077

4

281 336

2 276 916   - -   30 000 -   - 21 689 5 432

(1) Amortissements et dépréciations. (2) Détail des créances diverses

N

N–1

Dont créances cessions immobilisations

3 569

-

IMMOBILISATIONS

Immobilisations incorporelles :

• Fonds commercial

Immobilisations corporelles :

• Constructions

• Installations techniques, matériel

• Avances et acomptes

Immobilisations financières :

• Participations

• Prêts

TOTAL

techniques, matériel • Avances et acomptes Immobilisations financières : • Participations • Prêts TOTAL

Début N

Augment. N

Diminut. N

Fin N

Prêts TOTAL Début N Augment. N Diminut. N Fin N   468 500 89 484 -
 

468

500

89

484

-

557

984

668

921

-

-

668

921

1

050 000

421

500

126

435

1

345 065

45

000

-

45

000

-

 

-

378

500

-

378

500

 

75

000

-

75

000

-

2

307 421

889

484

246

435

2

950 470

- 378 500   75 000 - 75 000 - 2 307 421 889 484 246

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Finance d’entreprise Série 1

DÉPRÉCIATIONS – PROVISIONS

37 253

• Produits finis

Clients et comptes rattachés

Provisions réglementées

Provisions pour risques et charges

TOTAL

123 903

 

-

61

650

98

632

-

Début N

Augment. N

Diminut. N

Fin N

23

201

-

23

201

44

742

37

253

44

742

25

000

-

61

650

98

632

25 000

25 000

166 575

123 903

166 575

AMORTISSEMENTS

Début N

• Constructions

75

690

• Autres

249 000

AMORTISSEMENTS Début N • Constructions 75 690 • Autres 249 000 TOTAL 324 690

TOTAL

324 690

75 690 • Autres 249 000 TOTAL 324 690 Augment. N Diminut. N Fin N 28

Augment. N

Diminut. N

Fin N

28

569

-

104

259

152 334

103 334

298

000

TOTAL 324 690 Augment. N Diminut. N Fin N 28 569 - 104 259 152 334
TOTAL 324 690 Augment. N Diminut. N Fin N 28 569 - 104 259 152 334

180 903

103 334

402 259

PASSIFS

Capital Primes d’émission, de fusion, d’apport Réserves :

• Réserve légale

• Réserves statutaires

• Autres

Report à nouveau Résultat de l’exercice Subventions d’investissement Provisions réglementées TOTAL I CAPITAUX PROPRES

TOTAL II PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

Autres emprunts obligataires Emprunts auprès des établissements de crédit (1) Avances et acomptes reçus Dettes d’exploitation :

• Dettes fournisseurs et comptes rattachés

• Dettes fiscales et sociales

Dettes diverses :

• Dettes sur immobilisations

• Dettes fiscales (impôts sur les bénéfices)

• Autres dettes

Produits constatés d’avance TOTAL III DETTES

Écarts de conversion passif IV TOTAL GÉNÉRAL I à IV

  N N–1   850 000 400 000 150 000 40 000 40 000 40
  N N–1   850 000 400 000 150 000 40 000 40 000 40
  N N–1   850 000 400 000 150 000 40 000 40 000 40
 

N

N–1

 

850

000

400

000

150

000

40

000

40

000

40

000

250

000

220

000

182

593

151

200

 

-

5 921

 

589

819

621

888

200

000

140

000

23

201

-

2

285 613

1

619 009

44 742 37 253 585 000 - 1 432 053 1 636 000 59 852
44 742 37 253 585 000 - 1 432 053 1 636 000 59 852

44 742

37 253

585

000

-

1 432 053

1 636 000

59

852

51

842

653

200

635

400

256

327

244

500

65

897

-

15

698

18

915

13

730

23

664

12

985

14

753

3

094 742

2

625 074

 

6 980

-

5

432 077

4

281 336

(1)

N

N–1

 

Dont soldes créditeurs de banque :

125 325

9 954

III. Informations complémentaires sur la société Référence Le tableau ci-après détaille certaines informations du bilan et du compte de résultat.

 

N

N–1

• ICNE sur emprunts

5

423

5

651

• EENE

69 500

-

• Escompte financier accordé

6

981

1

561

• Escompte financier obtenu

556

-

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UE 116 Finance d’entreprise

Les VMP peuvent être assimilées à la trésorerie.

Les écarts de conversion actif concernent les créances clients et les écarts de conversion passif les dettes fournisseurs (d’exploitation).

Au cours de l’exercice N, la société a :

• émis des actions de numéraire ;

• incorporé des réserves au capital pour 100 000 € ;

• remboursé des emprunts pour 369 852 € ;

• souscrit un contrat de crédit-bail (début janvier N) :

– valeur du bien loué : 500 000 €, – ce bien aurait fait l’objet d’un amortissement en linéaire sur 4 ans s’il avait été acquis en pleine propriété ;

• reçu une subvention d’exploitation qui peut être considérée comme un complément au chiffre d’affaires ;

• amorti la prime de remboursement des obligations pour 5 000 € ;

• transféré une charge vers un autre poste de charge.

TiTre 1.

PrésenTaTion des éTaTs financiers eT des objecTifs dU diagnosTic

Un diagnostic financier peut avoir des objectifs multiples, que nous préciserons plus loin, mais, pour l’essentiel, il s’agit d’analyser :

• la rentabilité qui exprime la capacité de l’entreprise à générer suffisamment de bénéfice par rapport aux capitaux investis par les actionnaires ;

• et la solvabilité, c’est-à-dire la capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes.

La réalisation de ce diagnostic s’appuie essentiellement sur les états financiers obtenus grâce à la comptabilité générale : le compte de résultat, le bilan et l’annexe.

Avant de détailler les objectifs du diagnostic, nous commencerons par présenter le contenu des états financiers.

chaPiTre 1. Présentation des états financiers

À l’examen, les états financiers complétés vous seront fournis, mais il est évidement indispen- sable de bien en comprendre la signification afin de les utiliser et les analyser correctement.

afin de les utiliser et les analyser correctement. S ection 1. L eS étatS financierS et

Section 1. LeS étatS financierS et Le pLan de compteS

Afin de faciliter la lecture des états financiers, les tableaux suivants présentent le lien entre les postes du compte de résultat et du bilan et les comptes (PCG). Ces tableaux ne sont pas exhaus- tifs et ne présentent que l’essentiel.

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201161TDPA0115

19

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Finance d’entreprise Série 1

CHARGES

PRODUITS

CHARGES D’EXPLOITATION Achats de marchandises

607 + 6097

PRODUITS D’EXPLOITATION

Ventes de marchandises

707 + 708 + 7097

D’EXPLOITATION Ventes de marchandises 707 + 708 + 7097 Variation de stock de marchandises 6037 Production
D’EXPLOITATION Ventes de marchandises 707 + 708 + 7097 Variation de stock de marchandises 6037 Production

Variation de stock de marchandises

6037

Production vendue

70 sauf ci-avant

Achats de matières premières

601

+ 602 + 6091 + 6092

Sous-total A : chiffre d’affaires

Variation stock de matières premières

6031 + 6032

Autres achats et charges externes :

Production stockée

713

• Personnel extérieur

621

Production immobilisée

72

• Loyers crédit-bail

612

Subventions d’exploitation

74

• Autres

604

+ 605 + 606 + 609

RADP

781

+61 + 62 (sauf 612 + 621)

 

Impôts et taxes

• immob : dot. amortissements

63

Transferts de charges

791

Salaires et traitements

641

+ 644

Autres produits

75

Charges sociales

645

+ 646 + 647

Sous-total B :

DADP :

6811+ 6812

• immob : dot. dépréciations

6816

• actif circulant : dot. dépréciations

6817

risques et charges

6815

Autres charges

65

TOTAL I

TOTAL I (A + B)

Quotes-parts opér. en commun II

655

Quotes-parts opér. commun II

755

CHARGES FINANCIÈRES

PRODUITS FINANCIERS

DADP

686

De participation

761

Intérêts et charges assimilées

661

+ 664 + 665 + 668

D’autres valeurs mobilières

762

Différences négatives de change

666

Autres intérêts

763

+ 764 + 765 + 768

Charges nettes sur cession de VMP

667

RADP

786

 

Différences positives de change

766

Produits nets sur cession de VMP

767

TOTAL III CHARGES EXCEPTIONNELLES Sur opérations de gestion Sur opérations en capital : • Valeur
TOTAL III CHARGES EXCEPTIONNELLES Sur opérations de gestion Sur opérations en capital : • Valeur
TOTAL III CHARGES EXCEPTIONNELLES Sur opérations de gestion Sur opérations en capital : • Valeur
TOTAL III CHARGES EXCEPTIONNELLES Sur opérations de gestion Sur opérations en capital : • Valeur

TOTAL III

CHARGES EXCEPTIONNELLES Sur opérations de gestion Sur opérations en capital :

• Valeur comptable des actifs cédés

• Autres DADP

TOTAL IV

Participation salariés aux résultats V Impôts sur les bénéfices VI Solde créditeur = Bénéfice

TOTAL GÉNÉRAL

TOTAL III

PRODUITS EXCEPTIONNELS

671

Sur opérations de gestion Sur opérations en capital :

771

675

• Produit cessions des actifs

775

678

• Subv. d’investis. virée au résultat

777

687

RADP

787

TOTAL IV

691

695

 

TOTAL GÉNÉRAL

d’investis. virée au résultat 777 687 RADP 787 TOTAL IV 691 695   TOTAL GÉNÉRAL
d’investis. virée au résultat 777 687 RADP 787 TOTAL IV 691 695   TOTAL GÉNÉRAL
d’investis. virée au résultat 777 687 RADP 787 TOTAL IV 691 695   TOTAL GÉNÉRAL

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UE 116 Finance d’entreprise

ACTIF

Valeur brute

Amort. et Dépréc.

ACTIF Valeur brute Amort. et Dépréc. Capital souscrit non appelé TOTAL 0 Immobilisations incorporelles :
ACTIF Valeur brute Amort. et Dépréc. Capital souscrit non appelé TOTAL 0 Immobilisations incorporelles :

Capital souscrit non appelé

TOTAL 0

Immobilisations incorporelles :

• Frais d’établissement

• Frais de recherche et développement

• Fonds commercial

Immobilisations corporelles :

• Terrains

• Constructions

• Autres

• En-cours

• Avances et acomptes

Immobilisations financières :

• Participations

• Autres titres immobilisés

• Prêts

• Autres

ACTIF IMMOBILISÉ

TOTAL I

Stock et en-cours :

• Matières premières

• En-cours de production

• Produits finis

• Marchandises

Avances et acomptes versés Créances d’exploitation :

• Clients et comptes rattachés

• Autres créances d’exploitation

Créances diverses Capital souscrit-appelé non versé Valeurs mobilières de placement Disponibilités

Charges constatées d’avance

ACTIF CIRCULANT

TOTAL II

Charges à répartir sur plusieurs exercices III Primes remboursement des obligations IV Écarts de conversion actif V

TOTAL GÉNÉRAL 0 à V

109

201

2801

203

2803

206

+ 207

2807

+ 2906 + 2907

211

2911

213

2813

218

2818

231

2931

238

261

2961

+ 2966

271

+ 272 + 273+ 2768 +277

2971

+ 2972 + 2973

274

+ 27684

2974

275

+ 27685

2975

X

X

31

+ 32

391

+ 392

33

+ 34

393

+ 394

35

395

37

397

4091

411

+ 413 + 416 + 418

491

409

+ 425+ 4456 + 4458

441

à 444 + 456 (sauf 4562) + 46

4562

50

590

512

+ 53

486

X

X

481

169

476

X

X

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Finance d’entreprise Série 1

PASSIF

PASSIF Capital 101 + 108 Primes d’émission, de fusion, d’apport Écarts de réévaluation Réserves :

Capital

101

+ 108

Primes d’émission, de fusion, d’apport Écarts de réévaluation Réserves :

104

105

• Réserve légale

1061

• Réserves statutaires

1063

• Autres

1068

Report à nouveau Résultat de l’exercice Subventions d’investissement

11

12

13

Provisions réglementées

14

TOTAL I CAPITAUX PROPRES

X

TOTAL II PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

15

Autres emprunts obligataires Emprunts auprès des établissements de crédit Avances et acomptes reçus Dettes d’exploitation :

163

+ 16883

164

+ 16884 + 512(c) + 5181 +519

4191

• Dettes fournisseurs et comptes rattachés

401

+ 403 + 4081

• Dettes fiscales et sociales

421

+ 422 + 424 + 4282 + 4455 + 4482 + 4486

Dettes diverses :

• Dettes sur immobilisations

404

+ 405

• Dettes fiscales (impôts sur les bénéfices)

444(c)

Autres dettes

457+ 467(c)

Produits constatés d’avance

487

457+ 467(c) Produits constatés d’avance 487 TOTAL III DETTES X Écarts de conversion passif IV
457+ 467(c) Produits constatés d’avance 487 TOTAL III DETTES X Écarts de conversion passif IV

TOTAL III DETTES

X

Écarts de conversion passif IV

477

TOTAL GÉNÉRAL I à IV

X

conversion passif IV 477 TOTAL GÉNÉRAL I à IV X S ection 2. L a tranScription

Section 2. La tranScription deS opérationS

danS LeS étatS financierS

Il est indispensable de bien comprendre les mécanismes d’élaboration des états financiers pour pouvoir en faire ensuite l’analyse.

I. LES OPÉRATIONS EFFECTUÉES PAR L’ENTREPRISE

L’activité d’une entreprise est rythmée par les opérations effectuées. Quelle que soit la forme juridique, les objectifs (profit, service public, assistance) ou l’origine du capital de l’organisation (publique ou privée), l’entreprise est une structure humaine organisée visant à mobiliser des res- sources pour produire des biens et/ou des services. Pour ce faire, l’organisation réalise diffé- rentes opérations que l’on peut classifier selon leur objectif : les opérations d’exploitation, d’investissement et de financement.

Les opérations liées à l’exploitation relèvent de l’activité courante, de la finalité de l’entre- prise : acheter de la matière première, employer des salariés, vendre des produits ou des pres- tations sont des activités d’exploitation.

Les opérations d’investissement rassemblent les opérations ayant pour objet l’acquisition ou la cession d’immobilisations : achat d’un terrain, construction d’une usine, vente d’une machine.

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UE 116 Finance d’entreprise

Les opérations de financement permettent à l’entreprise de disposer des ressources néces- saires à son activité. Elles concernent les opérations d’emprunt et leur remboursement, mais également les opérations sur fonds propres (augmentations de capital, distribution de dividendes).

Ces différentes opérations (activité, investissement, financement) génèrent deux types de flux :

les flux physiques et les flux monétaires. C’est le décalage entre les flux physiques et moné- taires qui crée pour l’entreprise un besoin de financement ou un excédent de financement. Ainsi, un fournisseur payé 60 jours après la livraison de sa marchandise permet à l’entreprise de dis- poser d’un excédent de financement durant 60 jours. À l’inverse, un client qui règle sa dette 30 jours après avoir pris livraison du bien ou service génère pour l’entreprise un besoin de finan- cement durant 30 jours.

II. LA PRISE EN COMPTE DES OPÉRATIONS RÉALISÉES DANS LES ÉTATS FINANCIERS

En nous appuyant sur un exemple, nous présentons la traduction des opérations réalisées par l’entreprise dans le bilan et le compte de résultat.

A. LE BILAN À LA CRÉATION DE L’ENTREPRISE

Le bilan présente les actifs dont l’entreprise est propriétaire et la manière dont ils sont financés (passif). Afin de débuter par les aspects les plus simples, nous commençons l’étude du bilan à la création de l’entreprise.

EXEMPLE APPLICATIF 1

La société Création a été constituée le 2 janvier N. Le même jour, les actionnaires de cette société anonyme ont apporté 60 k€ en numéraire et l’entreprise a emprunté 40 k€ auprès d’une banque, remboursable par trimestrialités constantes avec un taux d’intérêt de 2,5 %. Toutes ces sommes ont été versées sur le compte bancaire de la société et ont immédiatement permis d’acheter une immobilisation corporelle pour 80 k€, payé au comptant.

Dressons le bilan de la société le 2 janvier N.

Bilan société Création au 02/01/N (en k)

ACTIF

ACTIF IMMOBILISÉ :

Valeurs

Amort.

brutes

dépréc.

• Immobilisations incorporelles

-

-

• Immobilisations corporelles

80

-

• Immobilisations financières

-

-

ACTIF CIRCULANT :

• Stocks

-

-

• Créances

-

-

• Disponibilités (banque et caisse)

20

-

• Stocks - - • Créances - - • Disponibilités (banque et caisse) 20 - TOTAL
• Stocks - - • Créances - - • Disponibilités (banque et caisse) 20 - TOTAL

TOTAL

100 -

(banque et caisse) 20 - TOTAL 100 - Valeurs PASSSIF nettes CAPITAUX PROPRES : - •
(banque et caisse) 20 - TOTAL 100 - Valeurs PASSSIF nettes CAPITAUX PROPRES : - •
Valeurs PASSSIF nettes CAPITAUX PROPRES : - • Capital social 60 80 • Réserves -
Valeurs
PASSSIF
nettes
CAPITAUX PROPRES :
-
• Capital social
60
80
• Réserves
-
-
• Résultat
-
PROVISIONS :
-
-
DETTES :
-
• Emprunt
40
20
• Fournisseurs
-
• Fiscales et sociales
-

100 TOTAL

100

- • Fiscales et sociales - 100 TOTAL 100 Document de travail réservé aux élèves de
- • Fiscales et sociales - 100 TOTAL 100 Document de travail réservé aux élèves de
- • Fiscales et sociales - 100 TOTAL 100 Document de travail réservé aux élèves de
- • Fiscales et sociales - 100 TOTAL 100 Document de travail réservé aux élèves de
- • Fiscales et sociales - 100 TOTAL 100 Document de travail réservé aux élèves de

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1. Le passif du bilan

Le passif du bilan présente, à une date donnée, les ressources 1 utilisées par une entreprise pour se financer. Dans le cas de la société Création, il s’agit :

• de 60 k€ de capital classé dans la catégorie des capitaux propres (ou fonds propres). Les capitaux propres désignent notamment les ressources apportées par les associés, le plus souvent en numéraire, mais aussi en nature (matériel, immeuble, etc.), pour constituer le capi- tal social. Il ne s’agit pas seulement de répondre à une contrainte légale 2 , mais aussi de per- mettre à l’entreprise de se financer avec moins de contrainte puisque, à la différence d’un emprunt, les capitaux propres n’ont pas à être obligatoirement remboursés 3 , ni rémunérés 4 ;

• de 40 k€ d’emprunt 5 classé en dettes. La contraction d’une dette auprès d’un établissement de crédit permet à l’entreprise de recevoir des fonds qui eux aussi vont contribuer à son finan- cement. Par contre, à la différence des capitaux propres, cette ressource est non seulement exigible et devra être remboursée, mais elle nécessite aussi d’être rémunérée avec un intérêt.

2. L’actif du bilan

L’actif du bilan présente les emplois réalisés autrement dit l’utilisation faite des ressources. Dans le cas de la société Création, il s’agit :

• de 80 k€ d’immobilisations. Une entreprise peut investir dans des immobilisations incorpo- relles (marques, brevets, fonds commercial, etc.), corporelles (terrain, machines, bâtiments, etc.) ou des immobilisations financières (actions d’une autre entreprise, par exemple) ;

• de 20 k€ de trésorerie. La trésorerie appartient à la catégorie plus générale des actifs circu- lants, éléments qui ne font que transiter dans l’entreprise et qui se renouvellent avec le cycle d’exploitation : stocks, créances, disponibilités.

Le bilan présente le total des opérations (100 k€) en distinguant comment cette somme a été obtenue (actionnaires et banquiers) et ce que l’entreprise en a fait (achat d’une immobilisation et versement du solde sur un compte bancaire 6 ). La même information est donc analysée de deux points de vue différents : c’est le principe de la comptabilité en partie double.

3. L’analyse du bilan

L’analyse du bilan nous permettra :

• de mettre en évidence la structure financière, c’est-à-dire le type de ressources utilisées pour se financer : capitaux propres ou emprunts. Dans notre cas, la structure financière est compo- sée de 60 % de capitaux propres et 40 % d’emprunt. Fixer une stratégie financière, autre- ment dit définir la structure financière, est l’une des décisions les plus importantes à prendre par les dirigeants : nous montrerons qu’elle conditionne à la fois la solvabilité (on s’en doutait !) mais aussi la rentabilité ;

• d’apprécier le patrimoine autrement dit, ce que possèdent l’entreprise et par conséquent les associés. Le patrimoine est égal à la valeur des actifs, déduction faite des dettes (actif net = 100 k€ – 40 k€ = 60 k€). On retrouve cette somme par simple lecture du total des

1. Le terme passif est souvent perçu négativement car il est notamment composé de dettes qui, si elles sont excessives, peuvent remettre en cause la survie de l’entreprise. Il n’empêche qu’avant de devoir être remboursée, une dette, comme les autres éléments du passif, représente bien une ressource de financement.

2. Par exemple, les sociétés anonymes doivent avoir un capital social au moins égal à 37 000 €.

3. Sauf en cas de réduction de capital ou de dissolution de la société, les capitaux propres ne sont pas restitués aux actionnaires. En général, si un associé veut « récupérer » sa mise, il doit revendre ses titres à un autre associé, déjà présent dans le capital, ou à un nouvel entrant. Le capital social reste néan- moins inchangé : si les propriétaires ne sont plus les mêmes, le total des fonds apportés est identique.

4. Les associés sont rémunérés par un dividende qui représente un prélèvement sur le résultat et non une charge (voir plus loin).

5. On utilise fréquemment l’expression « endettement financier ».

6. La trésorerie est un emploi comme un autre.

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capitaux propres (60 k€). Réaliser un bénéfice est la façon la plus sûre d’augmenter le patri- moine d’une entreprise et de ses propriétaires. Les lignes qui suivent vont justement nous montrer les principes d’élaboration d’un compte de résultat.

B. LE COMPTE DE RÉSULTAT

Par différence entre les produits et les charges de l’exercice, le compte de résultat mesure le résultat net sur une période donnée ; il fait ainsi apparaitre un bénéfice ou une perte. Dans une approche simplifiée mais juste, le compte de résultat permet ainsi de vérifier si le prix des pro- duits et services vendus (le chiffre d’affaires pour l’essentiel) est au moins égal aux coûts sup- portés (la somme des charges) : c’est là une condition indispensable et première à la survie de l’entreprise sur le long terme.

L’enregistrement d’un produit correspond à un enrichissement de l’entreprise, à une augmenta- tion de son patrimoine (une vente de marchandise, la perception d’un intérêt, etc.). Une charge correspond à un appauvrissement, à une baisse du patrimoine (un achat de marchandise, le paiement d’un intérêt sur un emprunt, etc.). En définitive, le compte de résultat nous indique quelle a été la hausse (bénéfice) ou à la baisse (perte) du patrimoine de l’entreprise du fait de son activité.

ILLUSTRONS CES DÉFINITIONS PAR DEUX EXEMPLES
ILLUSTRONS CES DÉFINITIONS PAR DEUX EXEMPLES

1.

2.

On contracte un emprunt de 100 k€ afin de financer l’activité d’une entreprise. La trésorerie

(donc l’actif) et la dette augmentent de 100 k€. Cette opération ne doit donc pas figurer dans le compte de résultat car elle ne modifie pas le montant du patrimoine de l’entreprise (actif – dette).

On cède une immobilisation pour 50 k€ alors qu’elle est inscrite dans le bilan de l’entreprise

pour 20 k€. Cette cession va diminuer l’actif immobilisé (– 20 k€) et augmenter l’actif circulant (créances sur cessions ou trésorerie) pour 50 k€. Le patrimoine aura ainsi augmenté de 30 k€ et une plus-value de cession apparaîtra dans les éléments exceptionnels du compte de résultat.

Les charges et les produits du compte de résultat :

ne doivent pas comporter d’éléments non consommés ou non revendus. Par exemple, si une marchandise achetée au cours de l’exercice n’a pas été revendue, elle doit être retirée des charges. Ces corrections sont faites par l’intermédiaire des lignes de variations de stocks (variation de stocks de matières premières, de marchandises et production stockée) ;

ne tiennent pas compte des modalités de règlement des opérations réalisées. Qu’une opé- ration soit réglée à crédit ou au comptant, elle sera prise en compte en totalité dans le compte de résultat. Ainsi, l’enrichissement obtenu (le bénéfice) pourra n’être que potentiel et à venir ;

• sont retenus pour leur montant hors taxes : en général, l’entreprise est neutre au regard de la TVA. Avec un certain décalage il est vrai, mais la TVA collectée sur les ventes est reversée alors que la TVA payée aux fournisseurs est récupérée.

EXEMPLE APPLICATIF 1 (SUITE)

 

Poursuivons notre exemple avec des données qui concernent l’activité du premier trimestre N :

Ventes de marchandises

100 k€ encaissés à hauteur de 40 % au 31/03/N

Règlement de la première échéance de l’emprunt

4 k€ dont 1 k€ de charges d’intérêt

L’inventaire au 31/03/N fait apparaître :

• un stock de marchandises valorisé à 5 k€ ;

• un risque de perte de 3 k€ sur les créances clients ;

• une perte de valeur des immobilisations de 2 k€ (amortissement calculé sur dix ans) ;

• un risque de litige avec un salarié (conséquence évaluée à 4 k€ avec un caractère exceptionnel).

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Dressons à présent le compte de résultat de la société pour le premier trimestre N. Compte de résultat avant impôt société Création au 31/03/N (en k)

CHARGES CHARGES D’EXPLOITATION : • Achats de marchandises ( 1 ) 70 • Variation de

CHARGES

CHARGES D’EXPLOITATION :

• Achats de marchandises (1)

70

• Variation de stock de marchandises (2)

– 5

• Charges de personnel

20

• DADP :

amortissement sur immobilisations (3)

dépréciations sur actifs circulants (3) CHARGES FINANCIÈRES :

PRODUITS

PRODUITS D’EXPLOITATION :

• Ventes de marchandises (1)

100

  PRODUITS FINANCIERS -   2   – 3   PRODUITS EXCEPTIONNELS - • Charges
  PRODUITS FINANCIERS -   2   – 3   PRODUITS EXCEPTIONNELS - • Charges
 

PRODUITS FINANCIERS

-

 

2

 

3

 

PRODUITS EXCEPTIONNELS

-

Charges d’intérêts (4)

1

CHARGES EXCEPTIONNELLES :

DADP : provisions (5)

4

Bénéfice avant impôts

5

TOTAL

100

TOTAL

100

: • DADP : provisions ( 5 ) 4 Bénéfice avant impôts 5 TOTAL 100 TOTAL
: • DADP : provisions ( 5 ) 4 Bénéfice avant impôts 5 TOTAL 100 TOTAL

(1) Les charges et produits ne tiennent pas compte des modalités de règlement. (2) La présence d’un stock de marchandises pour 5 k€ à la fin de la période signifie que des marchandises achetées n’ont pas été reven- dues. Cela n’ayant pas de sens de calculer un résultat sur une opération qui n’est pas finalisée, ces marchandises sont retirées des charges de la période. Le fait que dans notre exemple, la variation de stock soit égale au stock à la fin de la période (au signe près) est exceptionnel et vient du fait que la société est nouvelle et n’avait donc pas de stock initial. En règle générale, le compte de résultat tient compte des variations de stocks et non du stock final. (3) L’amortissement correspond à la perte de valeur définitive d’une immobilisation. Il existe un risque d’impayé pour 3 k€. Cette dotation aux dépréciations constate une possible perte (pas certaine) qui vient annuler la part du chiffre d’affaires qui pourrait ne pas être encaissée. (4) Seule la partie intérêt de l’échéance correspond à une charge. Le reste, soit 3 k€, n’est que le remboursement d’une somme qui avait été prêtée à l’entreprise : il ne s’agit donc pas d’un appauvrissement. (5) Comme une dépréciation, une provision constate un risque de perte.avant impôts 5 TOTAL 100 TOTAL 100 Le compte de résultat fait apparaître un bénéfice de

Le compte de résultat fait apparaître un bénéfice de 5 k€ sur le premier trimestre N. Grâce à son activité, la société Création a donc augmenté son patrimoine d’un montant équivalent. La construction et la lecture du bilan au 31/03/N va nous apprendre sur quels postes d’actifs et de dettes cette augmentation a porté.

C. LE BILAN APRÈS UNE PÉRIODE D’ACTIVITÉ

La prise en compte des trois mois d’activité va nous permettre de compléter notre présentation du bilan.

EXEMPLE APPLICATIF 1 (SUITE)

Pour terminer, nous établissons le bilan de la société Création à la date du 31 mars N.

Bilan société Création au 31/03/N (en k)

ACTIF

ACTIF IMMOBILISÉ :

• Immobilisations incorporelles

• Immobilisations corporelles

• Immobilisations financières

ACTIF CIRCULANT :

• Stock de marchandises

• Créances

• Disponibilités (banque et caisse)

Valeurs

Amort.

brutes

Dépréc.

-

-

80

2

-

-

5

-

60

3

-

-

Amort. brutes Dépréc. - - 80 2 - - 5 - 60 3 - - TOTAL
Amort. brutes Dépréc. - - 80 2 - - 5 - 60 3 - - TOTAL

TOTAL

145 5

- 5 - 60 3 - - TOTAL 145 5 Valeurs PASSIF nettes   CAPITAUX PROPRES
- 5 - 60 3 - - TOTAL 145 5 Valeurs PASSIF nettes   CAPITAUX PROPRES

Valeurs

PASSIF

nettes

 

CAPITAUX PROPRES :

 

-

• Capital social

60

78

• Réserves

-

-

Résultat

5

PROVISIONS

4

5

DETTES :

57

• Emprunt (1)

50

-

• Fournisseurs

21

• Fiscales et sociales

-

: 57 • Emprunt ( 1 ) 50 - • Fournisseurs 21 • Fiscales et sociales
: 57 • Emprunt ( 1 ) 50 - • Fournisseurs 21 • Fiscales et sociales
: 57 • Emprunt ( 1 ) 50 - • Fournisseurs 21 • Fiscales et sociales
: 57 • Emprunt ( 1 ) 50 - • Fournisseurs 21 • Fiscales et sociales

140 TOTAL