Vous êtes sur la page 1sur 67

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

1 - Introduction Les Grandes cultures en général ont une importance considérable de point de vue économique et superficies dans le monde et en Tunisie. De nombreuses importantes espèces sont cultivées dans le monde et en Tunisie. Parmi les principales cultures on cite les céréales, les cultures fourragères, les légumineuses alimentaires, quelques cultures industrielles, etc …

Le secteur des grandes cultures est très important en Tunisie. Les superficies de céréales cultivées chaque année varient de 1200 à 1600 milles ha qui représentent plus que le 1/3 des superficies agricoles cultivées. Le secteur des grandes cultures irriguées commence à prendre de la valeur. La récolte des céréales a atteint 29 millions de quintaux en 2003 et 24 millions de quintaux en 2004. En 2005 elle a atteint les 16.1 millions de quintaux répartis entre les espèces: 10.3 millions de quintaux de blé dur (64%) ; 2.2 millions de quintaux de blé tendre (14%) et 3.6 millions de quintaux d'orge et de triticale (22%). En 2006 elle a enregistré une hausse et atteint les 20 millions de quintaux. En 2007 elle a atteint 18.95 millions de quintaux.

La prise de conscience du rôle et de l’impact de l’agriculture sur le milieu naturel par les acteurs du monde agricole et les consommateurs est la principale cause qui explique le développement récent de l’agriculture biologique. La recherche de qualité et d’une alimentation saine ne fait qu’augmenter la demande des différents aliments de base comme les céréales par exemple. Cette augmentation de la demande dépasse ces aliments de base à d’autres aliments et produits agricoles utilisés dans l’industrie agroalimentaires et cosmétique.

Les céréales biologiques sont parmi les importants produits biologiques pour la consommation humaine. Elles sont des aliments de base importants. Les principales cultures sont le blé, le blé dur, le riz, l’épeautre, le seigle, l’orge, l’avoine, le maïs, le millet, le sarrasin, le quinoa et l’amarante. Elles sont cultivées dans plusieurs pays dans le monde alors que la production de semences des céréales bio, généralement réalisée dans les pays de l’ UE (Allemagne, Hollande, Suisse) et aux USA. Ce secteur gagne de l’importance de plus en plus, vu les efforts pour créer une chaîne alimentaire totalement exempte des OGM (organismes génétiquement modifiés).

Parmi les grandes cultures les plus importantes, figurent aussi les graines oléagineuses telles que le tournesol, le sésame et les fèves de soja….

Un grand nombre de pays en développement produisent des graines oléagineuses, tout comme l’Europe, et l’Amérique du Nord. La production de sucre de betterave biologique en Europe en est à ces débuts. Alors que le sucre de canne est produit dans un grand nombre de pays/régions en développement.

Ce document qui constitue une revue bibliographique et une synthèse des différentes expériences et travaux en matière de grandes cultures biologiques à travers le monde pourrait contribuer à mieux orienter les techniciens et les opérateurs dans ce domaine. Il est fortement recommandé de consulter le cahier des charges type de la production végétale selon le mode biologique (JORT, 2001).

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

11

1

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

2– semences & variétés

En général le secteur de semences est la base triangulaire de la réussite des récoltes. Le choix, l’analyse et le contrôle de ces dernières avant leurs utilisations sont primordiaux pour voir leurs valeurs culturales et leurs utilités pour le semis.

En effet, l'utilisation de semences de qualité, selon Retailleau et Ides (2003), est un gage de réussite de la culture. Aujourd'hui tout le monde n'a pas le temps ou n'est pas capable de produire des semences de ferme de qualité : c'est pourquoi il paraît indispensable de proposer des semences de qualité répondant à des critères précis : des semences certifiées.

En France, le choix de variétés de blé tendre ,comme exemple, adaptées à l'agriculture biologique peut en effet relever de plusieurs démarches; la valorisation des variétés anciennes ou locales, le plus souvent via des filières courtes ; la sélection de lignées répondant aux exigences de l'agriculture biologique , par opposition aux critères de sélection développés depuis plusieurs dizaines d'années pour répondre à la demande du marché; et enfin, l'utilisation de variétés conventionnelles convenant au mieux à l'agriculture biologique.

Dans ce 3 ème cas, il est clair que les variétés proposées sont peu satisfaisantes pour les producteurs biologiques, par rapport à des critères tels que ; la hauteur de paille, la valorisation de l'azote en conditions limitantes, la concurrence vis-à-vis des adventices …il n'en reste pas moins qu'elles constituent, d'une part, la quasi majorité des variétés disponibles sur le marché, et d'autre part, les références des meuniers.

C'est pourquoi, en parallèle à des démarches de développement de variétés plus adaptées à l'agriculture biologique, il est nécessaire de repérer parmi celles du marché conventionnel les variétés panifiables répondant le mieux aux conditions de cultures de l'agriculture biologique (Fontaine, 2003).

La réglementation en agriculture biologique oblige les agriculteurs à utiliser seulement des semences et du matériel de production végétative qui ont été produits selon la méthode de production biologique.

En l'absence de semences biologique pour la variété et l'espèce recherchée, il est possible d'utiliser des semences non biologiques. Une dérogation doit être obtenue auprès de l'organisme de contrôle avant le semis.

Il est recommandé de consulter le cahier de charge relatif à la durée de la période d'autorisation d'utilisation des semences et des produits de multiplication végétative non obtenue selon le mode de production biologique (JORT, 2001)

2– 1/ La notion de qualité de semences

Après l’échantillonnage, plusieurs essais doivent être effectués pour juger la qualité d’un lot de semences quelconque.

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

22

2

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

Essais de contrôle

* la propreté et la pureté des semences

* le taux d’humidité des semences

* l’énergie de germination et viabilité

* la vitesse de germination

* l’état sanitaire

Une semence de bonne qualité doit avoir une bonne énergie de germination et une absence presque totale des semences malades. Le tableau suivant résume les conditions de qualité des bonnes semences en céréaliculture.

Tableau 1 : les conditions de qualité des bonnes semences en céréaliculture

Propreté de l’espèce

99.7

%

Au moins

Propreté de la variété

98.0

%

Au moins

Energie de germination

85.0

%

Au moins

Etat sanitaire

0-0.5 %

De semences malades au plus

Taux d’humidité

12.0

%

Au plus

Nbre de semences étrangères

10

En 1 kg au plus

(Source : ESAK, 1998)

Tableau 2 : Le poids spécifique de quelques espèces céréalières

Espèces

Poids spécifiques

Blé dur

78

kg/hl

Blé tendre

75

kg/hl

Orge

60

kg/hl

Avoine

50

kg/hl

_

(Source : ESAK, 1998)

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

33

3

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

Remarque importante
Remarque importante

Les semences immatures ou malades ont un poids spécifique inférieur à la normale. En outre, la carie est sans doute le point faible à ne pas sous-estimer. Son pouvoir de propagation est très puissant, à tel point que plusieurs pays européens imposent à l'heure actuelle une norme de "0"spore par grain (exemple: Finlande, Danemark) (Collin, 2003).

En France, le règlement GNIS définit des normes de pureté spécifiques au champ pour certains adventices rédhibitoires. Pour les autres espèces d'adventices, il appartient au contrôleur d'évaluer le niveau de salissement de la parcelle et de juger de leur facilité d'élimination au triage pour décider d'un éventuel déclassement. Le même règlement définit aussi des normes de pureté spécifique après triage (Retailleau et Ides , 2003).

2– 2/ La production de semences

Pour la production de semences des céréales bio, elle est généralement faite dans les pays de l’ UE (Allemagne, Hollande, Suisse) et en USA. Ce secteur gagne de l’importance de plus en plus vu les efforts pour créer une chaîne alimentaire totalement indemne des OGM (organismes génétiquement modifiés).

L'expérience, selon Retailleau et Ides (2003), à montré qu'il est tout à fait possible de produire des semences certifiées en agriculture biologique. Une grande part de la réussite tient dans la technicité de l'agriculteur multiplicateur et le choix d'une parcelle propre.

La production de semences en vue de sa commercialisation est réalisée sous contrat passé entre l’agriculteur multiplicateur et l’entreprise de semences.

Le contrat définit les droits et les obligations de chaque partie, les critères de qualité minimaux qui seront exigés du lot produit et les conditions de rémunération (Gry, 2000).

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

44

4

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

Les normes d’isolement au sein de la CEE et en Tunisie sont les suivantes :

Tableau 3 : Exemples de distances d’isolement

 

Culture

*

Distance (m)

**

Céréales Entre deux semis de semence de base * de variétés différentes * de même variétés

 

5

 

10

1

 

Luzerne * parcelle dont la surface est <à1ha * parcelle dont la surface est comprise entre 1 et 2 ha * parcelle dont la surface est > à 2 ha

 

200

 

200

-300

100

100

-200

50

50 -100

Pois protéagineux Entre 2 parcelles de semences certifiées

 

4

 

50

(* Source1 : ITAB, 2000) (** Source 2 : Jort, 2002) Les critères de sélection qui servent de référence pour l'inscription au catalogue et la mise en marché de variétés répondent à la demande de la production conventionnelle, utilisant la fertilisation et la protection phytosanitaire à base de produits de synthèse, lesquelles sont interdites en agriculture biologique. Or, la conduite de cultures en "bio" nécessite des itinéraires techniques spécifiques, qui font que les attentes vis-à-vis d'un cultivar ne sont pas les même qu'en conventionnel ; par ailleurs, le potentiel d'une plante peut s'exprimer différemment en agriculture biologique par rapport à son comportement en production conventionnelle. Dans ce contexte, les variétés proposées actuellement sont faiblement satisfaisantes pour les producteurs biologiques (Fontaine, 2002).

La production de semences bios, pour les différentes espèces cultivées en France, est apparue comme un véritable challenge :

* "bio" ou conventionnelle, la semence est le fruit d'un travail rigoureusement contrôlé. Avant toute multiplication, un contrat doit être passé entre l'établissement producteur et l'agriculteur – multiplicateur, respectant une convention-type homologuée. Quant à la production de semences, elle doit être réalisée en suivant toute une panoplie de prescriptions obligatoires, consignées dans des règlements techniques homologués. C'est le respect de ces prescriptions qui permet de garantir à l'utilisateur des semences de qualité contrôlée et répondant aux normes officielles de commercialisation.

* en culture bio, les règles du jeu se compliquent car la production de semences doit obéir à un arsenal de contraintes supplémentaires. On ne s'étendra pas sur les règles spécifiques de l'agriculture biologique, définies dans un cahier de charges précis. Mais il va sans dire que la multiplication de semences comporte beaucoup plus de risques de non récolte, quand les cultures de porte- graines n'ont pas droit à une protection phytosanitaire. Le désherbage surtout, pose de sérieuses difficultés (Gry , 2000).

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

55

5

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

2– 3/ Le stockage des semences

Après la récolte, le grain devient plus sensible aux insectes et aux moisissures. Ses qualités technologiques, notamment sa valeur boulangère, diminuent. En fait le grain continue à respirer et plus il est chaud et humide, plus il perd en matière sèche et son pouvoir germinatif baisse. Il est donc nécessaire de contrôler son humidité et sa température pour livrer un grain de qualité correspondant aux normes commerciales. En bio, l’opération de stockage est déterminante pour maîtriser l’évolution de la qualité du grain. Les normes commerciales sont exigeantes. Une éventuelle présence de mycotoxines par exemple pourrait porter un préjudice fatal à la filière bio qui doit rester vigilante. La présence d'insectes, de moisissures ou de mauvaises herbes liée à un stockage déficient a toujours des conséquences irréversibles sur les qualités technologiques, organoleptiques et sanitaires du lot. D'ailleurs les normes commerciales exigent (BIOFIL, 2002) :

* Les normes commerciales

* un taux d’humidité inférieur ou égal à 15 %

* un taux d’impureté inférieur ou égal à 2 %

* Critères de choix d’installation d’une unité de stockage pour les céréales bio

* la durée de stockage

* le nombre d’espèces présentes dans la rotation et l’état des cultures

* la quantité à stocker où la récolte

Multiplier les cellules permet de fractionner en fonction de la qualité, mais le coût d’installation est plus élevé. Le stockage à plat est le plus économique. Mais il est plutôt déconseillé sauf sur de courtes durées (un mois maximum) (BIOFIL, 2002).

On devrait faire attention à l’utilisation de bâche qui empêche une ventilation efficace. Tout dépend de la qualité sanitaire du départ. Si le grain comporte un taux élevé d’impuretés et ne peut être nettoyé, le stockage à plat est risqué.

et ne peut être nettoyé, le stockage à plat est risqué. Conseil technique * surveiller les

Conseil technique

* surveiller les cultures et récolter à maturité

* trier les grains

* ventiler pour refroidir

* nettoyer les installations de stockage

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

66

6

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

* Règles à respecter lors de l’installation d’une unité de stockage

Les cellules doivent être complètement fermées pour éviter les prédateurs, souris ou autres ravageurs. A défaut d’une fermeture totale lorsque les cellules sont sous abris, il est possible d’utiliser des filets.

L’idéal est d’écarter toute zone humide, en s’assurant de l’étanchéité vis à vis du ciel et du sol. Au sol, la chape doit être hydrofuge. On doit éviter les cellules en bois ou en béton avec des aspérités, il faut des parois lisses pour faciliter le nettoyage.

Conseil technique
Conseil technique

Le taux d’humidité des semences est l’un des facteurs influant sur sa qualité puisqu’ils sont inversement proportionnels. Les sondes sont indispensables pour la surveillance régulière de la température (BIOFIL, 2002). Généralement les semences sèches (moins de 12 %) se conservent pour de nombreuses années ; alors que des semences humides (plus de 14%) se pourrissent pendant quelques mois et même des semaines. c’ est pour cela qu’il faut diminuer le taux d’humidité des semences aux limites inférieures possibles avant l’opération de stockage.

Une enquête en France, sur le stockage de céréales biologiques, a révélé que des pratiques déconseillées vis-à-vis des conditions de stockage sont apparues répandues (Prieur, 2004):

* 83% des producteurs ne nettoient pas leur local

* 55% ne nettoient pas les graines

* 57% ne ventilent pas les grains en cours de stockage (33% ne ventilent pas les cellules).

Or, continue Prieur, la désinfection et le nettoyage du local (pyrèthre, chalumeau ou tout simplement balai plus aspirateur …), le nettoyage des grains au séparateur et la ventilation des grains en début de stockage en agrobiologie permettent stockage sûr et durable, tout en limitant les risques de développement de mycotoxines.

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

77

7

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

Un diagramme des opérations à effectuer pour le stockage des grains dans une chaîne de grandes cultures biologiques se résume comme suit, selon la fiche technique ITAB (ITAB, 2006) :

- préparation de l'installation : nettoyage du matériel et des bâtiments, traitement insecticides si nécessaire.

- réception à la récolte : régler correctement la moissonneuse batteuse, récolter des grains mûrs à une humidité maximale de 15%

En outre, le nettoyage mécanique doit être complété par une désinfection à l'aide d'un traitement préventif par brumisation avec des insecticides végétaux autorisés par le cahier des charges bio (roténone, pyrèthre) (BIOFIL, 2002).

Une bonne ventilation de refroidissement doit être la règle de base pour lutter contre les insectes. En cas d'infestation avérée uniquement, traiter le grain par nébulisation. Le produit est projeté à haute pression par de l'air comprimé au travers d'une buse positionnée sur un pied d'élévateur ou une tête de vis.

Seules les spécialités commerciales à base de pyréthrines naturelles, telles que "Pirigrain Bio" ou "Digrain Bio" sont autorisées. Il faut especter la dose homologuée de produit en contrôlant les débits des grains et d'insecticides ( ITAB, 2006).

- pré nettoyage du grain : avec pré nettoyeur à turbine (aspiration d'air) pour éliminer poussières et impuretés légères

- triage et nettoyage du grain : avec nettoyeur séparateur, nettoyeur calibreur, table densimétrique pour éliminer grain cassés, impuretés diverses et graines étrangères

- séchage des grains à l'air chaud : pré nettoyer les grains humides, bien régler la température en fonction du type de grains et du débuché visé

- refroidissement du grain à l'air ambiant : avec un ventilateur piloté par thermostat, la nuit, par paliers successifs de 8 à 10° C

- protection contre les ravageurs : filets, grillages ou bâches tressées à petite

mailles contre les oiseaux, prendre des disposition contre rats et souris, éloigner les animaux domestiques

- expédition du grain : vérifier l'état sanitaire du grain, prélever et conserver un échantillon

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

88

8

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

2 -4/ Le traitement de semences Une majeure partie des maladies cryptogamiques ou bactériennes sont transmises par les graines. La vérification de l’origine de ses graines et leur désinfection systématique est un moyen de lutte préventif très convenable. L’anthracnose sur haricot et pois, par exemple, peut être évitée par une simple désinfection des graines. Le fusarium et le botrytis sur le pois aussi peuvent être évités par la désinfection des semences. En France, un produit de traitement de semences de céréales contre la carie est commercialisé sous le nom de "Tillecur". Il s'applique à une dose de 1.3 kg appliqué par quintal. Ce traitement a témoigné d'une efficacité de 96% vis-à-vis de la carie transmise par les semences. En situation de sol contaminé, l'efficacité de ce traitement est inférieur à 90%, et reste insuffisante pour permettre une éradication totale de la maladie. (Seguin, 2004) Différents moyens de désinfection de semences sont utilisées et différents produits sont autorisés (Tableau 4).

Tableau 4 : Produits autorisés en agriculture biologique pour le traitement des semences

Produits acceptés sans réserves

Produits acceptés avec réserves, ou non acceptés par certains cahiers de charges

- sel de cuivre (Bouillie bordelaise, oxychlorure, sulfate de cuivre) - Formol

- oxyquinolate de cuivre (classé « peu dangereux ») sur blé, orge et avoine

-

mélange oxyquinolate de cuivre + carboxine :

 

(classé « peu dangereux » )

-

anthraquinone : 200 g de la poudre à 20% par

quintal

ces produits sont généralement utilisés contre les caries (blé) , charbon (avoine) et le charbon couvert (orge)

ces produits sont généralement utilisés contre la majorité des maladies cryptogamiques et comme répulsif des corbeaux, des pigeons et autres oiseaux

* La désinfection interne par la chaleur

Ce moyen consiste à tremper les graines pendant 4 heures dans de l’eau à 30°C. Cette opération se fait juste avant le semis. Ce trempage est suivi par une immersion dans de l’eau à 50 °C pendant 10mn.

* La désinfection externe par immersion

Ce moyen consiste à tremper les graines dans une solution de bouillie bordelaise à 1 % pendant 10 minutes. Le semis se fait aussitôt après.

* La désinfection externe par enrobage

Ce moyen consiste à un poudrage au carbonate de cuivre (C.C.D) bien sec et pulvérulent. Il faut bien remuer pour bien enrober, de façon à ce que chaque graine soit recouverte d’une mince pellicule de produit désinfectant. L’enrobage est plus efficace que la désinfection liquide lors de la conservation des semences.

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

99

9

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

est privilégiée. C'est pour cela que

l'efficacité fongicide de combinaisons de produits (vinaigre, oligo-éléments, cannelle) a été testée sur des semences fortement contaminées par Alternaria dauci, champignon pathogène provoquant la maladie de la brûlure des feuilles , transmise

par les semences. Les résultats obtenus donnent une efficacité proche de 90% sans phytotoxcité (Lizot et al., 2002).

En

bio, la voie des produits naturels

2-5/ les semences OGM en agriculture biologique

L'agriculture biologique a décidé de façon bien réfléchie de produire sans utiliser les méthodes du génie génétique. Elle veut donc être une alternative aux aliments transgéniques. Mais le risque augmente de jour en jour que les produits conventionnels provenant d'OGM entrent dans le système de l'agriculture biologique. Ceci est possible par les semences, les aliments de bétail conventionnels, les médicaments vétérinaires ou les produits auxiliaires conventionnels (Wyss, 2001). Selon Wyss, la première condition à satisfaire pour que l'agriculture biologique reste une alternative au génie génétique est d'obtenir des semences biologiques sélectionnées et propagées sous conditions de l'agriculture biologique et que cette production de semences biologiques soit séparée de celle conventionnelle.

2-6/ Le chois des variétés et mélange céréalier

Le choix des variétés en agriculture biologique est primordial (Fontaine, 2002). .En France, des essais variétaux sur le blé en conduite biologique sont réalisés par différents intervenants. Un protocole des mesures et des observations a été rédigé en 1998 afin de faciliter le regroupement des essais au niveau national. L'analyse quantitative des résultats a porté essentiellement sur les rendements et les taux de protéines. Les résultats sont complétés par une appréciation qualitative des principales variétés testées (Fontaine, 2001).

Tableau 5 : choix des variétés du blé tendre en France

Variétés sélectionnées (2001)

Taux moyen de

Rendement

protéines

moyen

Qx/ha

Zone sud de la France

Zone nord de la France

En tronc commun:apache, aztec , baroudeur , cezanne , soissons Préconisées:

Isengrain, orpic,renan, lona, arpege, levis Au choix :

Orvantis , technico , runal , hugo , farac

10

30 à 45

En tronc commun: Baroudeur, cezanne, malacca , moldau, renan, soissons Préconisées:

Folio,virtuose,apache,aristos,history Au choix :

Arpege, talismán, achat, levis

10/11

30 à 60

(Source : Fontaine, 2001)

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

00

110

1

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

Les critères de sélection pour le blé biologique en France ont été établis en lien avec des groupements régionaux d'agriculteurs biologiques et l'ITAB (institut technique de l'agriculture biologique en France) (Fontaine, 2002) , une douzaine ont été retenus :

* bonne valeur boulangère (protéine, zénely, W, panification,…)

* bon rendement potentiel

* tolérance aux maladies (rouilles, fusariose, piétin …)

* port étalé

* hauteur de la paille

* enracinement profond

* bon tallage

* résistance au froid

* précocité au démarrage d'automne et de printemps

* résistance à la germination sur pied

* alternativité ou type hiver

* résistance à la verse

En outre, quatre critères de choix selon (Dominique, 1997) pour le choix des variétés de maïs comme exemple de grandes cultures :

* la précocité

* la vigueur de départ

* la résistance aux maladies et aux insectes

* la résistance à la résistance à la sécheresse

Pour le cas des cultures fourragères, L'intérêt des mélanges céréaliers en agriculture biologique n'est plus à démontrer selon Chareyron et Sage (2000). Ils permettent à la fois d'obtenir un concentré en quantité et en qualité pour les différentes espèces animales de l'exploitation (vaches laitières, vaches allaitantes, ovins, caprins, volailles,…) tout en maîtrisant l'enherbement de la parcelle.

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

111

11

1

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

Les critères de choix des variétés pour ce type de mélange sont :

*

la résistance aux maladies

*

*

la capacité de couverture du sol (port étalé) pour lutter contre l'enherbement

la productivité

*

la qualité fourragère

*

et autant que possible, la disponibilité en bio

Exemple :

Tableau 6 : présentation de quelques mélanges

Mélange

triticale

Avoine

Seigle

Orge

Pois

Féverole

Dose

Var.&

kg/ha

kg/ha

 

A Rotégo 60

Calêche 60

Hacada 60

 

Assas 30

 

210

 

B Rotégo 60

Calêche 60

Hacada 60

 

Assas 60

 

240

 

C Rotégo 60

Calêche 60

Hacada 60

 

Picard 60

 

240

 

D Tricolor 50

Calêche 50

 

Aviron

Assas 30

 

230

100

 

E Tricolor 50

Calêche 60

 

Aviron 60

Assas 30

 

210

 

F Calao 50

Calêche 50

 

Carola

Assas 30

 

230

100

 

G Chrono 80

Origine 50

Canavus 50

 

Assas 30

 

210

 

H Rotégo 60

Calêche 60

Hacada 60

   

Karl 30

210

(Source : Chareyron et Sage, 2000)

Tableau 7: résultats essai mélanges céréaliers 2000

Mélange

Nb.

Nb.

Pertes

Pertes

Pois/

Pois/

Pois/

hum

Rdt à

PS

Pieds

Pieds

SH

pois

céréales

céréales

céréales

15 %

levés/m2

SH/m2

(nb

(% en

(% en

qx

pieds)

poids

poids

semé)

récolté)

 

A 235

171

27%

23%

7%

14%

45%

13.1

69.7

62

 

B 338

193

43%

14%

8%

13%

40%

13.2

68.5

59

 

C 279

189

32%

13%

6%

14%

28%

14.5

67.8

56

 

D 287

190

32%

11%

5%

13%

32%

13.1

67.4

59

 

E 292

190

35%

28%

9%

14%

50%

14

65.1

70

 

F 264

181

30%

22%

13%

25%

34%

14.3

65.1

59

 

G 270

176

35%

28%

27%

25%

55%

14.2

61.4

65

 

H 263

156

40%

25%

4%

13%

16%

15.1

53.9

56

(Source : Chareyron et Sage, 2000)

En plus, les mélanges céréaliers (issus de cultures associées céréales + protéagineux) sont largement utilisés par les éleveurs en agriculture biologique. Les céréales utilisées sont le triticale, l'avoine, le blé et l'orge; les protéagineux utilisés sont le pois fourrager, le pois protéagineux, la vesce et la féverole (Coutard, 2003).

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

22

112

1

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

Pour les protéagineux, quelle variété implanter ? , lorsque le débouché laisse le choix selon (Griaud et al., 2004), la réponse sera liée au performances attendues:

rendement de grains, richesse et rendement protéique, critères agronomiques tels que salisement et gestion de l'azote dans la rotation.

2-7/ L'attaque des stocks de semences par les mycotoxines

L'infestation des céréales destinées aux boulangeries, aux brasseries et à l'alimentation du bétail ne se traduit pas uniquement par des pertes de rendement. On considère aujourd'hui que l'aptitude réduite à la transformation et le risque sanitaire pour les hommes et les bêtes sont encore plus pénalisants, en raison des toxines cryptogamiques produites par les fusariums. Parmi ces toxines, la plus importante est la mycotoxine désoxynivalénol (DON) (ITAB, 2000).

En outre, les mycotoxines sont des sous-produits toxiques de moisissures qui peuvent se développer sur certains produits alimentaires dans certaines conditions. Les pratiques agrobiologiques permettent de réduire ce risque et offre donc des garanties supplémentaires aux consommateurs (ITAB, 2000).

En effet, une étude sur 2 années (1995-1996), analysant 166 et 59 échantillons de blés issus d'exploitations agricoles fonctionnant sur le mode biologique, répartis sur tout le territoire bavarois, a présenté de très faibles indices d'infestation. L'infestation moyenne par Fusarium graminerearum et la teneur en DON de ces échantillons étaient de 2.5 et 2.0 % et de 30 à 40 microgrammes par kg, donc nettement inférieures aux valeurs moyennes comparables obtenues avec les échantillons issus de l'agriculture classique. Cette infestation extrêmement faible des échantillons de blés issus de l'agriculture biologique est due à l'absence des facteurs de risque que sont le précédent maïs et le travail du sol minimal. Ces conditions diminuent considérablement pour toute l'année le risque d'infestation dans les exploitations biologiques (ITAB, 2000).

Le "DON" ou "Deoxynivalénol" ou "vomitoxine" produite par des Fusarium est présente à la récolte et en cours de stockage. Comme toutes de la famille des "Trichothécènes" est thermostable et peut donc se retrouver dans le pain. L'Ochratoxine A (produite par un Pénicillium) est produite en cours de stockage (favorisée par les atmosphères chaudes et humides) (Prieur, 2004).

Les principaux facteurs de risque, en matière de mycotoxines dans les céréales sont (Auber, 2004):

* un temps chaud et humide, surtout au moment de la floraison, c'est le facteur de risque le plus prépondérant

*

*

*

le précédent cultural, le maïs étant de loin le plus mauvais

le travail du sol, le semis sans labour augmentant fortement le risque

le choix de variétés sensibles au fusarium

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

33

113

1

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

*

Le stockage de grains insuffisamment secs

Et dans une moindre mesure

* des apports élevés d'azote

* l'utilisation de régulateurs de croissance

* une récolte tardive

* un sol compacté

3 - Les rotations

En cas des grandes cultures, qui sont généralement des cultures annuelles, le problème de la monoculture se pose sérieusement. La rotation des cultures est la base triangulaire d’un système de production équilibré en mode biologique.

3- 1/ Les Inconvénients de la monoculture :

Les inconvénients de la monoculture se résument en ces aspects :

* favoriser le développement des maladies et des ravageurs

* favoriser le développement des adventices

* augmenter les besoins en éléments fertilisants

* un appauvrissement de la fertilité du sol

* une baisse des rendements

Exemple 1 la maladie des racines le piétin échaudage entraîne une baisse du rendement de 5 % à 15 % pour une monoculture de blé comparée à une culture de blé assolé

(Viaux,1999) .

Exemple 2 Dans une culture de pois de printemps où la fréquence de retour du pois dépasse en moyenne une année sur 4, les nécroses racinaires provoquées par des attaques de champignons du sol (phoma, fusariose, aphanomycès,……) entraînent une baisse importante des rendements (jusqu’à 7 q/ha) (Viaux, 1999)

_

BB 220

CCT

TTA

C

AAB

000

2

77

007

114

44

1

NNI IIQ QQU UUE EES SS DDE

SS TTE

LLE

EES

L

CCH

EEC

T

HHN

D

EE PPR

TTI IIO OON NN DDE

OOD

RRO

P

DDU

UUC

CCT

EES

D

SS GGR

SS CCU

AAN

RRA

G

NND

DDE

EES

UUR

TTU

UUL

C

LLT

RRE

EES

SS EEN

NN MMO

E

EE BBI IIO OOL LLO OOG GGI IIQ QQU UUE EE

OOD

M

DDE

B

_

Tableau 8: infestation du maïs en graminées estivales

Nombre de maïs en 5 ans

% de parcelles sans aucune graminée estivale

% de parcelles ayant qques pieds de graminées estivales

% de parcelles infestées

 

1

     

prairies maïs

33

67

0

2

à 3

     

blé – maïs

26

36

38

4

à 5

0

40

60

monoculture

(Source : Viaux, 1999)

Le taux d’infestation de la culture du maïs est proportionnel à la fréquence de la monoculture dans la parcelle. Il est d’autant plus faible que cette culture est pratiquée dans une rotation ou comme prairies vu son effet nettoyant.

3-2/ Les Avantages de la rotation

La rotation est donc une pratique culturale très conseillée vu ses nombreux avantages qui consistent à :

* améliorer la structure du sol sous l’action des racines et son enrichissement en matière organique

* dissocier le développement de la population pathogène présente dans le sol et la croissance de la plante hôte enrichissement du sol en matière organique

* nourrir le sol et les plantes en profitant des exigences diverses des cultures variées

* une stratégie de lutte contre les adventices en limitant leur concurrence par

alternance de cultures à caractéristiques et cycle de développement différents et par des techniques de travail du sol différentes.

Le rôle des rotations est primordial en grandes cultures, et pas seulement pour le simple maintien de la fertilité (lutte contre les agents pathogènes, maîtrise des adventices), mais il est souvent nécessaire d’apporter en complément des matières organiques à un moment donné, soit pour compenser les exportations d’une culture, soit pour corriger une carence au niveau du sol.

En agriculture biologique, la fixation de l’azote atmosphérique constitue le moyen le plus économique d’apporter l’azote dans les systèmes de cultures.

En plus, et à la recherche de protéines pour augmenter le potentiel de leur troupeau, les éleveurs biologiques se tournent d plus en plus vers la culture des protéagineux: pois, lupin ou féverole (Chareyron , 2003).

_

BB 220

C