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VES Nord – 2 HAR - INAT, 13 Mars 2013, Tunis, Tunisie Bases de l’irrigation

VES Nord 2 HAR - INAT, 13 Mars 2013, Tunis, Tunisie

Bases de l’irrigation

Dr. Issam Nouiri inouiri@yahoo.fr

La fonction de l’enseignant n’est pas d’enseigner, elle est de veiller à ce que les élèves apprennent (Develay, 1990, p. 162).

Plan

Introduction,

Rappels,

Besoins en eau des cultures,

Bases de l’irrigation.

Introduction

Les besoins en eau d’irrigation sont

calculés utilisant des formules

empiriques, programmées ou non dans des logiciels, tel que CropWat.

Basé sur la formule de Penman - Monteith modifiée. Il est aussi basé sur les Bulletins d'irrigation et de drainage :

- Guidelines for computing crop water requirements ” No. 33 " Yield response to water ".

Introduction (suite)

CropWat permet le calcul des besoins en eau des

cultures et des quantités d'eau d'irrigation.

Il offre la possibilité de :

développer un calendrier d'irrigation en fonction de diverses pratiques culturales,

évaluer les effets du manque d'eau sur les cultures,

évaluer l’efficience de différentes pratiques d'irrigation.

Chapitre 1

RAPPELS

1. La plante:

La plante peut être schématiquement assimilée à une pompe qui puise l’eau dans le sol et la rejette dans l’atmosphère sous forme de

vapeur d’eau : Transpiration (T) : C’est la

réponse de la plante à la demande d’évaporation de l’air (E).

L’importance des forces de rétention de l’eau par la plante est le potentiel de l’eau dans la plante. Il dépend de la teneur en eau des vacuoles des cellules.

Schéma du processus de la Transpiration

Schéma du processus de la Transpiration (FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

(FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

2. Le potentiel de l’eau dans le sol :

Il exprime l’intensité des forces qui retiennent

l’eau et l’importance du travail qu’il faudra

fournir pour extraire cette eau :

Plus le sol est humide, plus le potentiel de l’eau est faible, plus l’eau est mobile,

Au fur et à mesure que le sol se dessèche, les forces de rétention du sol et le potentiel

de l’eau augmentent.

3. Humidité à la capacité au champ:

Après une pluie ou un arrosage abondant, tous

les capillaires sont remplis d’eau. Sous l’effet

de la gravité, l’eau s’écoule des gros capillaires,

qui se vident. Le sol est ressuyé.

L’eau qui reste dans les petits capillaires est retenue avec des forces supérieures à celle de

la pesanteur : l’humidité correspondante s’appelle humidité à la capacité au champ H cc .

3.

Humidité

permanent:

au

point

de

flétrissement

Représente la teneur en eau du sol en dessous

de laquelle l’absorption de l’eau par les racines est bloquée. A ce moment, le potentiel de l’eau du sol est supérieur à celui de l’eau dans la plante.

Dans la pratique, on se donne une valeur fixe :

H f = 15 atmosphères = 4,2 pF

H f

= H cc / 1,84

4. Réserve utile maximale

Représente le volume d’eau retenu par le sol entre H cc et H f . Pour une parcelle de surface “S”, et de profondeur d’enracinement “z” de la culture

étudiée, la réserve utile maximale peut être

calculée par les équations suivantes :

RU max = ( H cc H f ) . D a . z . S

(m 3 )

RU max = 4500 .

H e . D a .z

(m 3 /ha)

D a : densité apparente du sol et H e : Humidité équivalente à H cc .

5. La réserve facilement utilisable RFU :

La quantité d’eau de la RU max que les plantes peuvent absorber sans effort particulier

(meilleures conditions de rendement).

6. La réserve utile pratique RU pratique :

L’expérience montre que la détermination du

volume et de la fréquence des irrigations des cultures peut être opérée avec confiance sur

la base d’une fraction de RU max .

L’exemple des céréales:

RU pratique = (1/2) . 4500 . H e . D a .z

(m 3 /ha)

Les fractions de l’eau dans le sol

Humidité

du sol

(%)

Réserve d ’eau dans le sol (mm)

S max RU pratique =1080 m3/ha/m RU = 0 RNU
S max
RU pratique =1080
m3/ha/m
RU = 0
RNU

H cc = 25 %

RU max = 1800 m3/ha/m

H min = 16 %

H

f = 10 %

H = 0 %

Chapitre 2

BESOINS EN EAU DES CULTURES

1. Évapotranspiration (ET):

c’est la quantité d’eau perdue sous forme de vapeur d’eau à partir d’une surface couverte de végétation (m 3 /ha.jour ou mm/jour)

couverte de végétation (m 3 /ha.jour ou mm/jour) (FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

(FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

Évapotranspiration = Évaporation (E) + Transpiration (T)

2. L’évapotranspiration de référence (ET 0 ):

L’ensemble des pertes en eau par évaporation

et par transpiration d’une surface de gazon:

saine, de hauteur uniforme,

couvrant totalement le terrain, en plaine période de croissance, et

abondamment pourvue en eau.

Calculée à partir des données climatiques (FAO Penman Monteith) (Bulletin FAO n° 56),

Mesurée,

Où :

ETo

900

0, 408



(

R

 

G

)

 

 

u

 

(

e

 

e

 

)

n

T 273

2

s

a

 

  

(1

0,34

u

2

)

ETo : Évapotranspiration de référence (mm/jour),

R n : Rayonnement net à la surface du couvert végétal (MJ. m -² /jour), G : Densité du flux de chaleur au sol (MJ. m-²/jour),

T : Température de l’air à 2 m de hauteur (°C),

u 2 : Vitesse du vent à 2 m de hauteur (m/s),

e s : Pression de vapeur saturante (kPa),

e a : Pression de vapeur actuelle (kPa),

Δ : Pente de la courbe de pression de vapeur (kPa/°C),

Gamma : Constante psychrométrique (KPa/°C)

3. L’évapotranspiration maximale (ETM) :

Lorsque l’eau est en quantités suffisantes et que

les conditions agronomiques sont optimales

(sol fertile, bon état sanitaire, etc).

Définie à différents stades de développement végétatif,

« Évapotranspiration sous conditions standards :

ETc».

4. L’évapotranspiration réelle (ETR) :

Lorsque le sol est à son humidité spécifique actuelle et les plantes à un stade de

développement physiologique et sanitaire

réel.

«Évapotranspiration standard: ETc adj ».

sous

conditions

non

5. Évaluation de l’évapotranspiration :

Les besoins en eau des cultures sont estimés par la correction de l’évapotranspiration d’une culture de référence (ET 0 ) par un coefficient appelé : Coefficient cultural K c

ET c = K c . ET 0

ET c adj = K s . K c adj . ET 0

K s : Coefficient de stress.

Estimation du Coefficient cultural K c

Estimation du Coefficient cultural K c

Conception,

programmation

et

gestion

l’irrigation non fréquente.

de

Conception, programmation et gestion l’irrigation non fréquente . de (FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

(FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

Irrigation en temps réel et pour le pilotage de

l’irrigation fréquente:

K c = K cb + K e

K cb exprime la transpiration des plantes.

K e exprime l’évaporation à partir du sol.

Le stress hydrique affecte surtout la transpiration.

l’évapotranspiration réelle s’écrit alors :

ETR = (K s x K cb + K e ) x ETo

(FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

(FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

Résumé

Résumé (FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998) ETo exprime le pouvoir d’évaporation de l’atmosphère,

(FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

ETo

exprime le pouvoir d’évaporation

de l’atmosphère,

ETc exprime l’évapotranspiration d’un champs dans des conditions agronomiques et de gestion excellentes,

ETc adj

exprime l’évapotranspiration d’un

champs où les conditions ne

sont pas optimales.

Chapitre 3

BASES DE L’IRRIGATION

1. Le bilan hydrique

1. Le bilan hydrique (FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

(FAO, Irrigation and Drainage paper 56, 1998)

Équation du Bilan:  D  P  RO  I  CR  ET
Équation du Bilan:
 D  P  RO  I  CR  ET  DP
(
)
D r i
,
r i
, 1
i
i
i
c i
,
i

Où:

D r, i : Épuisement de la réserve de la zone des racines à la fin du jour i, D r, i-1 : Épuisement de la réserve de la zone des racines à la fin du jour (i-1), P i : Pluviométrie du jour i , RO i : Ruissellement de surface du jour i, I i : Irrigation nette du jour i, qui s’infiltre dans le sol, CR i : Remonté capillaire de l’aquifère du jour i , ETc i : Evapotranspiration des cultures du jour i , DP i : Percolation en profondeur au-delà des racines du jour i .

Tous les paramètres sont exprimés en mm.

i , DP i : Percolation en profondeur au-delà des racines du jour i . Tous
Conditions limites: 0 D   RU r , i max Épuisement initial:  1000
Conditions limites:
0 D
RU
r , i
max
Épuisement initial:
1000 (
 H  H  z
)
D r i
,
1
cc
i
1
r
Coefficient du stress hydrique si D r > RFU:
RU
 D
max
r
K 
s
RU
 RFU
max

2. Prévision de l’Irrigation:

L’objectif principal de l’irrigation est

d’apporter l’eau au meilleur moment et avec la quantité suffisante,

Le calcul du bilan hydrique journalier permet de déterminer le jour de l’irrigation et la quantité d’eau à apporter.

Pour éviter le stress hydrique des cultures,

l’irrigation doit être appliquée avant ou au

moment où la fraction facilement utilisable (RFU) soit épuisée:

D

r , i

RFU

Pour éviter les pertes d’eau et de nutriments

par percolation au-delà des racines, la

hauteur de l’irrigation nette doit être inférieure à l’épuisement de la zone des

racines:

I

i D

r , i

Exemple de bilan hydrique avec et sans irrigation EVOLUTION DU BILAN HYDRIQUE D'UN SOL 90
Exemple de bilan hydrique avec et sans irrigation
EVOLUTION DU BILAN HYDRIQUE D'UN SOL
90
Irr
Irr
Irr
60
30
P
P
P
P
P
0
Date
1/1
8/1
Réserve (mm)
15/1
22/1
29/1
5/2
12/2
19/2
26/2
5/3
12/3
19/3
26/3
Sans irrigation Avec irrigation

Sans irrigation

Avec irrigation

3. Relation entre le rendement et la salinité

(Bulletin Irrigation et Drainage No 29):

Sous des conditions de gestion optimales, le rendement reste à un niveau potentiel jusqu’à ce qu’un seuil critique de la conductivité électrique de la solution du sol (EC e ) soit atteint.

Lorsque la salinité croit au-delà de ce seuil, il est

supposé que le rendement décroit linéairement.

Le rapport des rendements actuel et maximal

d’une culture soumise à un stress salin est :

Y

Y

m

e

e c

b

100

Où:

Y a : Rendement actuel,

Y m : rendement maximal (EC e <EC ec ),

EC e : Conductivité électrique moyenne de la solution du sol

saturée de la zone des racines (dS m -1 ) : Conductivité électrique seuil de la solution du sol saturée

EC ec

de la zone des racines (dS m -1 ) lorsque le rendement devient inférieur à Y m . b: Réduction du rendement par augmentation de EC e (% dS m -1 )

1

a  

(

EC

EC

)

4. Relation entre le rendement et le stress

hydrique (Bulletin Irrigation et Drainage No 33):

Le bulletin FAO No 33 a introduit la fonction de

production « Culture Eau » suivante:

Où:

Y

E T

cadj

(1

a

)

K

(1

)

 

m

c

K y : Un facteur de réponse du rendement,

ET c adj : Évapotranspiration

ET c : Évapotranspiration des cultures dans les conditions standards.

corrigée des cultures,

Y

y

E T

5. Effet cumulé du stress hydrique et de la salinité Ks 1,00 Effet de la
5. Effet cumulé du stress hydrique et de la salinité
Ks
1,00
Effet de la salinité
0,50
RFU
RUmax
Humidité
0,00
h f
h cc
h crit
b
R U
 D
K 
(1
( E C
E C
)) (
max
r
)
s
e
e c
100  K
R U
 R F U
y
max

Chapitre 4

INTRODUCTION A CROPWAT 8.0

Interfaces utilisateur

Menu principal et barre d’outils Barre des modules Barre des noms de fichiers
Menu principal
et barre d’outils
Barre des
modules
Barre des noms
de fichiers

1. Menu principal

1. Menu principal
1. Menu principal
1. Menu principal
1. Menu principal
1. Menu principal
1. Menu principal
1. Menu principal
1. Menu principal
1. Menu principal
1. Menu principal

2. Introduction des données

2. Introduction des données
2. Introduction des données
2. Introduction des données
2. Introduction des données
2. Introduction des données
2. Introduction des données

3. Affichage des résultats

3. Affichage des résultats
3. Affichage des résultats

Chapitre 5

EXERCICES

Objectifs

Établir un support de calcul du bilan hydrique

d’un sol conduit en irrigué,

Déterminer les dates et les volumes des irrigations pour un cycle de culture,

Étudier d’impact de modes de gestion de l’irrigation sur le nombre, les fréquences et les volumes d’eau d’irrigation.

Calcul du bilan hydrique

Soit une culture de blé conduite sur un sol caractérisé par « RU max = 100 mm/m ». L’humidité initiale du sol est égale à Hcc. La profondeur d’enracinement moyenne est égale 0.6 m. Le coefficient cultural du blé durant la période

d’étude (8 mois) est :

Période

J1 à J90

J91 à J180

J181 à J240

Kc

0.7

1.15

0.7

L’évapotranspiration de référence est donnée au tableau suivant :

Période

J1 à J90

J91 à J180

J181 à J240

ETo

2.0

3.5

4.0

La pluviométrie enregistrée est donnée au tableau suivant:

Jour

J20

J85

J95

J130

J150

J190

Période

50

60

10

40

50

20

Calculer le volume d’eau nécessaire pour irriguer convenablement 100 ha de cette culture.

Étapes

1.

Choix de la fraction de la réserve utile pratique (25; 50; 75 %),

2.

Calcul de l'évapotranspiration de la culture (ET c = K c * ET o ),

3.

Choix de l’efficacité de la pluie et calcul de la pluviométrie efficace (P e = 0.8 * P),

4.

Calcul du bilan journalier (B(j) = B(j-1)+ P e (j) + I(j) ET c (j)),

5.

Définir les dates et les quantités d’eau d’irrigation.

Chapitre 6

APPLICATION CROPWAT 8.0

Objectifs

Entrées/Sorties de CROPWAT,

Utiliser les fonctionnalités de CROPWAT,

Utiliser CROPWAT pour déterminer les dates et les volumes d’eau d’irrigation.

Utiliser CROPWAT pour évaluer un mode de gestion de l’irrigation.

Installer le logiciel,

Ouvrir une nouvelle session,

Charger des exemples de Climat, Sol, etc

Examiner les résultats.

اركش

Merci

Thank You Danke schön

اركش Merci Thank You Danke schön 01/07/2013 55