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رﺎﻧﻣﻟا ﺲﻧوﺗ ﺔﻌﻣﺎﺠ

UNIVERSITE TUNIS EL MANAR

ر ﺎﻧﻣﻟا ﺲﻧوﺗ ﺔﻌﻣﺎﺠ UNIVERSITE TUNIS EL MANAR COURS BETON ARME par Mohamed Ali KARRAY 1

COURS BETON ARME par Mohamed Ali KARRAY

Chapitre 1 : Généralités sur le béton armé

1.1 Matériaux

1.1.1 Matériau béton

a) Composition du béton Le béton est un mélange en proportions convenables |1] de :

- ciment

- granulats : sable et matériaux pierreux (gravillons, cailloux)

- Eau

Le béton est de bon marché

b) Propriétés du béton - Béton : Matériau fragile

- Résistance à la compression : élevée

La résistance du liant hydraté est moindre que celle des granulats La résistance du béton est une fonction croissante du dosage en ciment (C (kg)) et

décroissante du rapport C E (avec E : quantité de l’eau en litres).

Cette résistance est mesurée sur des éprouvettes cylindriques de diamètre 16 cm et de hauteur 32 cm ou sur des éprouvettes cubiques.

- Résistance à la traction : faible

La résistance du béton à la traction est faible (environ 10

compression). Elle est fonction de l’adhérence de la pâte aux granulats. Elle est mesurée soit sur des éprouvettes prismatiques (7 cm x 7 cm x 28 cm) par essai de flexion 4 points soit sur des éprouvettes cylindriques (diamètre : 16 cm ; hauteur : 32 cm) par essai de fendage.

1 de la résistance à la

- Valeur de référence de calcul

Pour l’établissement des projets, le béton est défini par la valeur caractéristique de sa

résistance à la compression à 28 jours désignée par

f

c 28

.

- Coefficient de dilatation thermique : λ

λ

= ( 0.7 – 1.2 ) x

10

5

K

1

1.1.2 Matériau : Acier

- Loi de comportement : Matériau élasto plastique

- Matériau : ductile

- Résistances élevées en traction et en compression

- Matériau : Cher (relativement au béton).

- Coefficient de dilatation thermique : même que celui du béton

1.2 Méthodes de calcul

1.2.1 Méthode aux contraintes admissibles (Règlement C.C.B.A. 68 |2])

Loi de comportement : élasticité : σ = E ε

Principe : σ

σ

1.2.2 Méthode des états limites (Règles BAEL 91 [3])

Définition des états limites Un état limite est un état particulier dans lequel une condition requise d’une construction est strictement satisfaite et cesserait de l’être en cas de modification défavorable d’une action.

Catégories d’états limites On distingue deux catégories d’états limites

a) Etats limites ultimes Ces états mettent en jeu la sécurité des biens et des personnes (droit pénal)

Ils correspondent au maximum de la capacité portante de l’ouvrage ou d’un de ses éléments par :

- perte de l’équilibre statique : Etat limite de l’équilibre statique

- rupture de sections non ductiles ou déformations plastiques excessives :

Etats limites ultimes de résistance.

- Instabilité de forme (flambement) : Etat limite ultime de stabilité de forme. - Transformation de la structure en un mécanisme.

b) Etats limites de service

Ces états limites, liés aux conditions normales d’exploitation et de durabilité (droit civil), sont les suivants:

- Ouverture excessive des fissures : Etat limite d’ouverture des fissures.

- Compression excessive du béton : Etat limite de compression du béton.

- Déformations excessives des éléments porteurs : Etat limite de service vis à vis des déformations.

- étanchéité, isolation

Chapitre 2 : Calculs vis à vis des Etats Limites Ultimes de Résistance sous Sollicitations normales

2.1 Hypothèses de calcul [3] :

- Les sections droites restent planes (hypothèse de Navier Bernouilli) : Diagramme de déformations : linéaire.

- Pas de glissement relatif entre les armatures et le béton : hypothèse de l’adhérence parfaite entre l’acier et le béton.

- La résistance à la traction du béton est négligée.

- Les déformations des sections sont limitées par :

L’allongement relatif de l’acier le plus tendu :

Le raccourcissement relatif du béton en flexion:

Le raccourcissement relatif du béton en compression simple :

ε su

= 10

ε bu

0 00 0 00
0
00
0
00

= 3.5

ε bu

= 2.

0 00
0
00

- Diagrammes des déformations limites de la section : Règles des trois pivots (BAEL91, art. 4.3.3) Les diagrammes possibles résultent des déformations limites fixées (ci dessus) pour les matériaux, d’où les trois domaines de la figure 2.1 ci dessous, définis à partir des pivots A, B et C.

' o B (3.5 0 ) 00 ' d 3 h ' 7 d A
'
o
B (3.5
0
)
00
'
d
3
h
'
7
d A
h
C
A
2
0
A (10
0
00
00 )
o
Figure 2.1 : Diagrammes de déformations limites
3
Pivot A (Région 1) : L’allongement
ε
de l’acier tendu est de 10 x
10 −
.
La section est
s
soumise à la traction simple ou à la flexion simple ou composée.
3
Pivot B (Région 2) : Le raccourcissement
soumise à la flexion simple ou composée.
du béton est de 3.5 x
10 −
.
La section est
ε bc
Pivot C (Région 3) : Le raccourcissement
du béton au niveau de C est de 2 x
10 −
3 . La
ε bc

section est soumise à la flexion composée ou à la compression simple.

Pour la justification d’une section à l’état limite ultime, il suffit de prouver qu’aucune des déformations limites n’est dépassée, c’est à dire :

- qu’au niveau de l’acier le plus tendu,

- que sur la fibre extrême la plus comprimée de la section :

3

- que, sur la fibre située à 7

ε

s

10 x

10

3

.

ε bc

h de la fibre la plus comprimée :

3.5 x

ε bc

2 x

10

3

10

3

.

2.2 Digrammes Contraintes – Déformations de calcul

2.2.1 Acier Le module d’Young

E de l’acier, n’étant que peu affecté par la dispersion, Le

a

diagramme de calcul de l’acier se déduit du diagramme idéalisé (correspondant à une loi

de comportement de l’acier :élasto plastique parfait) par une affinité de rapport

1

.

γ

s

Ce diagramme de calcul, représenté sur la figure 2.2, permet de déterminer la contrainte de calcul de l’acier σ en fonction de la déformation relative de l’acier Avec :

s

ε .

s

f

e

: limite d’élasticité garantie.

γ = 1.15 dans le cas d’une combinaison fondamentale

s

γ = 1 dans le cas d’une combinaison accidentelle.

s

E a = 200000MPa σ s f e γ s - 10 0 ε 00
E a = 200000MPa
σ
s
f
e
γ
s
- 10
0
ε
00
10
0
s
00

Figure 2.2 : Diagramme de calcul de l’acier

2.2.2 Béton

Le diagramme de calcul idéalisé du béton est le diagramme dit ‘’parabole rectangle’’ (BAEL 91, art. A.4.3.41). Il comporte un arc de parabole du second degré d’axe parallèle à l’axe des ordonnées (axe des contraintes de compression) suivi d’un segment de droite parallèle à l’axe des abscisses (axe des déformations) et tangent à la parabole en son sommet. L’arc de parabole s’étend de l’origine des coordonnées jusqu’à son sommet

0.85 f cj de coordonnées ε = 2 x 10 − 3 et σ =
0.85
f cj
de coordonnées ε = 2 x 10 −
3 et
σ =
. Ce diagramme est représenté sur
bc
bc
θγ
b
la figure 2.3.
σ bc
0.85
f cj
θγ
b
2
0
00 3.5
0
00 ε
bc
Figure 2.3 : Diagramme de calcul du béton

Le coefficient γ vaut 1.5 pour les combinaisons fondamentales et 1.15 pour les combinaisons accidentelles. Le coefficient θ est fixé à 1 lorsque la durée probable d’application de la combinaison d’actions considérée est supérieure à 24 heures, à 0.9 lorsque cette durée est comprise entre 1 heure et 24 heures, et à 0.85 lorsqu’elle est inférieure à 1 heure.

b

Remarque 1 : Les coefficients 0.85 en numérateur et θ en dénominateur ont pour objet de tenir compte de ce que la résistance du béton est fonction décroissante de la durée d’application de la charge.

Remarque 2 : Lorsque la section considérée n’est pas entièrement comprimée, il est loisible d’utiliser le diagramme rectangulaire simplifiée (BAEL 91, art A.4.3.42) défini sur la figure 2.4 ci dessous.

ε bc

y u
y
u
(0.8 ou 0.85) f cj θγ b 0.8
(0.8
ou
0.85)
f
cj
θγ
b
0.8

y

u

Figure 2.4 : Diagramme rectangulaire simplifié

- sur une distance 0.2

- sur la distance 0.8

y

y

u à partir de l’axe neutre, la contrainte est nulle,

u restante, la contrainte vaut

0.85

f cj

θγ

b

pour les zones comprimées

dont la largeur est croissante (ou constante) vers les fibres les plus comprimées et

0.8

f cj

θγ

b

pour les zones comprimées dont la largeur est décroissante vers ces mêmes

fibres (section circulaire, section triangulaire dont le sommet représente la fibre la plus comprimée).

2.3 Sollicitations de calcul vis à vis des Etats Limites Ultimes de Résistance

(BAEL 91. A.3.3.2)

Les sollicitations à considérer résultent des combinaisons d’actions ci-après dont on retient les plus défavorables.

2.3.1 Combinaisons fondamentales (BAEL 91. A.3.3.21)

Lors des situations durables ou transitoires, il y a lieu de considérer :

1.35

G

max

+

G

min

+

γ

Q

1

Q

1

+

1.3ψ

0 j

Q

j

Avec

G max

G min

: ensemble des actions permanentes défavorables

: ensemble des actions permanentes favorables

γ

Q

1 : action variable dite de base.

j

: autres actions variables dites d’accompagnement (j > 1).

1

Q

Q

= 1.5 (dans le cas général) et 1.35 (températures, charges d’exploitation étroitement bornées ou de caractère particulier, bâtiments agricoles à faible densité d’occupation)

2.3.2 Combinaisons accidentelles (BAEL 91, A.3.3.22)

Si elles ne sont pas définies par des textes spécifiques, les combinaisons d’actions à considérer sont les suivantes :

avec

G

max

+

G

min

+

F

A

+

ψ

11

Q

1

+

ψ

2 i

Q

i

F A : valeur nominale de l’action accidentelle

ψ

ψ

11 Q

1 : valeur fréquente d’une action variable

2 i

Q

i : valeur quasi – permanente d’une autre action variable.

2.4 Flexion simple

En flexion simple, la section est partiellement comprimée. Ainsi, on peut utiliser comme diagramme (de déformations – contraintes) de calcul, le diagramme rectangulaire simplifié.

2.4.1 Section rectangulaire

a) Généralités La section résiste par le béton comprimé et par les armatures tendues (figure 2.5).

d

ε f bc bu F bc y 0.8 y M u Z F ε s
ε
f
bc
bu
F
bc
y
0.8 y
M
u
Z
F
ε
s
s
A
b
Déformations
Contraintes

Figure 2.5 : Diagrammes de déformations et de contraintes

On pose y = α d. On désigne par

respectivement, des contraintes de compression du béton et de traction des aciers. . Ainsi le bras de levier des efforts internes : Z = d ( 1 – 0.4 α ).

F

bc

et

F

s

les forces relatives à l’intégration,

La figure 2.5 donne :

F

bc

= 0.8 y b

tendues et σ .la contrainte de l’acier.

s

f

bu

M

et

F = A

s

σ

s

. Avec A : la section des armatures

u est le moment sollicitant à l’ELU.

Les équations d’équilibre donnent :

F

bc

=

F

s

= Ainsi on obtient le moment réduit μ : par la formule suivante :

u

bc

M

F

Z

μ =

M

u

2

bd f

bu

Compte tenu des équations d’équilibre, on trouve : μ = 0.8 α (1- 0.4 α ) Ainsi α est donné par la formule suivante :

α

= 1.25 (1 -

1 − 2μ
1 − 2μ

)

Remarque : Nous notons que la hauteur du béton comprimé (participant à la résistance de la section) est généralement limitée à 0.4 h (h : la hauteur totale de la section) ce qui correspond à μ de l’ordre de 0.3.

lu

b) Moments frontières On distingue deux moments frontières :

Moment frontière :

Le moment pivots A et B.

M AB

M

correspond au diagramme de déformations limite passant par les

AB

Moment frontière :

Le moment frontière

passant par les pivots B et C.

M BC

M BC

correspond au diagramme de déformations limite

B ( ε = 3.5 0 bu 00 y =0.259 d AB C ( ε
B (
ε
= 3.5
0
bu
00
y
=0.259 d
AB
C (
ε
=2.
0
)
bu
00
M
<
M
u
AB
M
<
M
<
M
AB
u
BC
A (
ε =
10
0
)
s
00

)

d h
d
h

Figure 2.6 : Diagrammes de déformations limites relatifs aux moments frontières

On désigne par :

d

: la hauteur utile de la section ; h : la hauteur totale de la section

et

y : la hauteur du béton comprimé.

9

Le diagramme de déformations limite passe par le pivot A si

M

U

M

AB

. Ainsi :

α

α

AB

= 0.259 μ

μ

AB

= 0.186.

Le diagramme de déformations limite passe par le pivot B tant que

0.259 d < y h. Ainsi 0.259 <

α

α

BC

= 1.1 0.186 < μ

M

AB

<

0.493.

M

U

M

BC

Récapitulation Le pivot de calcul est le pivot A si μ

Le pivot de calcul est le pivot B si 0.186 < μ 0.493.

0.186.

c) Calcul des aciers Données : Coffrage (b, d), béton (

Inconnues : Section d’aciers longitudinaux tendus

f

c 28

), Moment à l’ELU ( M

U

)

(

A ), Section d’aciers longitudinaux

u

comprimés (

'

A .)

u

Calcul du moment réduit : μ =

Comparaison de μ à

μ lu

M

u

2

bd f

bu

(2-1)

-

si

μ

μ

lu

Calcul d’une section rectangulaire sans armatures comprimées.

- si

μ

>

μ

lu

Calcul d’une section rectangulaire avec armatures comprimées.

c-1) Section rectangulaire (sans armatures comprimées)

Hauteur du béton comprimé : α

α

= 1.25 (1 -

1 − 2μ
1 − 2μ

)

(2-2)

Bras de levier : Z = d ( 1- 0.4 α )

(2-3)

Contrainte de calcul des aciers :

σ

s

Si μ < 0.186 Pivot A

ε

s

= 10 x 10

3

σ =

s

f

e

γ

s

Si μ > 0.186 Pivot B

ε

-

-

s

= 3.5 x 10

3 1α

α

si

ε <

s

f

e

γ

s

E

s

σ =

s

si

f

e

γ

s

E

s

ε

s

10 x

E

s

10

s

ε

3

σ =

s

f

e

γ

s

Section d’aciers :

A

u

A

u

=

M

u

Z

σ

s

(2-4)

c-2) Section rectangulaire (avec armatures comprimées)

Dans ce cas,

M

u

Avec

M

1

=

μ b

lu

d

=

M

2 f

bu

1

+

M

2

(2-5)

La décomposition du moment, donnée par (2-5), est schématisée sur la figure (2-7).

d

' d ' A u M A u b
'
d
'
A
u
M
A
u
b

u

=

α d lu d M A 1 b
α d
lu
d
M
A
1
b

1

+

Z

2

' A u A 2
'
A
u
A
2

M

2

Figure 2.7: Décomposition du moment

Le moment

( α

lu

M

= 1.25 (1-

1

est équilibré par le béton comprimé de hauteur

α d

lu

est équilibré par le béton comprimé de hauteur α d lu ) et la section d’armatures

) et la section d’armatures tendues

A .Le moment M est

1

2

équilibré par la section d’armatures comprimées

le bras de levier

Z

2

= d -

d

'

.

A

'

u

et d’armatures tendues

A

2

. Avec

Diagramme de déformation limite de la section

Le diagramme de déformations limite de la section passe par le pivot B et

b

correspond à la hauteur limite du béton comprimé

α lu

d

(

soit à

M

1

=

μ

lu

d

2

f

bu

).

Calcul des déformations des armatures

- Allongement relatif des armatures tendues :

ε

s

= (

1

α lu

- 1) x 3.5 x

10

3

ε

s

(2-6)

- Raccourcissement relatif des armatures comprimées :

avec

' d '

δ =

d

ε

sc

= (1 -

δ '

α lu

) x 3.5 x 10

3

Calcul des contraintes

- Contrainte des armatures tendues :

σ

s

si

si

ε

s

f

e

γ

s

E

a

f

e

γ

s

E

a

<

ε

σ =

s

E

a

ε

s

s 10 x

10

3 f

σ =

s

e

γ

s

- Contrainte des armatures comprimées :

σ

sc

si

si

ε

sc

f

e

γ

s

E

a

f

e

γ

s

E

a

σ =

sc

E

a

ε

sc

<

ε

sc 10 x

10

3

σ

sc

=

f

e

γ

s

Calcul des sections d’acier

(2-7)

(2-8)

(2-9)

(2-10)

(2-11)

ε sc

- Calcul de

A

1

Le calcul de

rectangulaire, en flexion simple, soumise à

A

1

revient au calcul de la section des armatures d’une section

M 1 . Ainsi on trouve :

A

1

=

M

1

σ

s

d (1

0.4

α

lu

)

(2-12)

- Calcul de

A

2

Ce calcul revient au calcul de la section d’armatures tendues « équilibrant »

A

2

=

M

2

σ

s

(

d

d

'

)

(2-13)

M

2

.

 

'

-

Calcul de

A

u

Ce calcul revient au calcul de la section d’armatures comprimées équilibrant

L’excédant du moment (

M

2 ) non équilibré par le béton.

A

' M

2

=

u

σ

sc

(

d

d

'

)

(2-14)

Remarque 1 :

L’acier est relativement cher ( par rapport au béton) pour être utilisée en compression.

Ainsi, pour des raisons économiques,

M

2

est limité à 0.4

M

u

(

M

2

0.4

M

u

).

Remarque 2

Les armatures comprimées doivent être entourées tous les 15 diamètres par des armatures

transversales.

2.4.2 Section en T

Données :

- Dimensions : b,

- Matériaux : béton (

- Sollicitation :

b

0

, d,

f

c 28

h

0

(figure 2.8)

), Acier ( f )

e

M

u

(Moment fléchissant à l’ELU)

Inconnues :

- Section des aciers tendus à l’ELU (

A ) (éventuellement : section d’armatures

u

' comprimées ( A )) u b ' ' d h A u 0 y
'
comprimées (
A ))
u
b
'
'
d
h
A
u
0
y
A.N.
M
d
u
A
u
b
0

Figure 2.8 : Section en T

On désigne par :

A.N : l’axe neutre repéré par y,

M

u

: moment fléchissant à l’ELU

b : la largeur de la table de compression

h

b

: la hauteur de la table de compression.

0

0 : la largeur de la nervure. d : la hauteur utile de la section

a) Analyse du comportement de la section Le comportement de la section dépend de la position de l’axe neutre (repérée par y.)

sous

M

u .

Calcul du moment

M

T , u

M T , u

=

f

bu

: équilibré par la table de compression

b

h

0

(d -

h

0

2

)

(2-15)

Comparaison de

M

u

à M

T , u

si

M M

u

0.8 y

h

0

: la table seule est surabondante pour équilibrer le

-

moment M

Dans ce cas le calcul revient au calcul d’une section rectangulaire de largeur b et de hauteur utile d.

T u

,

u : la zone comprimée a une forme rectangulaire de largeur b.

si

-

moment

T

M

u

>

M

M

: la table seule ne suffit pas pour équilibrer le

u . Dans ce cas le calcul de la section revient au calcul d’une section en

0.8 y >

h

0

,

T u

b) Calcul d’une section en T (.

M > M

u

T , u

)

Schéma mécanique d’équilibre de

M

u

Dans ce cas, le moment

M

u peut être décomposé de la manière suivante:

M

u

=

M

1

+

M

2

h

0

2

=

largeur (b - figure 2.9.

M

2

f

bu

(b - b

0

)

h

0

(d -

b ) et de hauteur

0

) : est équilibré par une section de béton comprimé de

A conformément à la

h

0

et une section d’aciers tendus

2

b et de hauteur utile d (hauteur

A ) : voir la

figure 2.9. En outre, nous notons que le diagramme de déformations de la section correspond à

du béton comprimé y tel que 0.8 y >

M 1 est équilibré par une section rectangulaire de largeur

h

0

0

et une section d’aciers tendus

1

M

1

puis que M est constant.

2

b ' h ' d A 0 u A.N. d = M u A u
b
'
h
'
d
A
0
u
A.N.
d
=
M
u
A
u
b
0
b - b f 0 f bu bu h ' A 0 1 0.8 y
b -
b
f
0
f
bu
bu
h
'
A
0
1
0.8 y
h
M
+
0
Z
= d -
1
2
2
M
2
A
σ
A
σ
1
s
2
s
A
A
1
2

Figure 2.9: Schéma d’équilibre de

M

u

A

A

u

'

u

=

=

A

A

1

'

1

+

A

2

Calcul de

Le calcul de

largeur

A

1

A revient au calcul des armatures d’une section rectangulaire, de

1

M

1

.

b

0

et de hauteur utile d, soumise à

-

-

si

si

μ =

1

μ

1

μ

1

>

μ

μ

M 1 (2-16)

2

b d f

0

bu

lu

pas d’armatures comprimées.

lu

Armatures comprimées nécessaires :

A

'

1

Calcul de

A 2

A

2

=

M

2

σ

s

(

d

h

0

2

)

(2-17)

Nous notons que la contrainte σ

des déformations de la section correspondant à

s des aciers est déterminée à partir du diagramme

M

1

.

Récapitulation

- Section des aciers tendus : A =

- Section des aciers comprimés (éventuellement) :

A

1

+

A

2

'

A =

u

'

A .

1

Chapitre 3: Etats limites de service vis à vis de la durabilité de la structure

3.1 Sollicitations de calcul vis à vis des états limites de service (BAEL 91, art.A.3.3.3)

Elles résultent des combinaisons d’actions ci après, dites combinaisons rares :

G

max

+

G

min

+

Q

1

+

ψ

0

i

Q

i

(3-1)

G max

G min

: l’ensemble des actions permanentes défavorables ;

: l’ensemble des actions permanentes favorables

Q

1 : une action variable dite de base ;

Q

i : les autres actions variables dites d’accompagnement (avec i > 1)

ψ 0 i

Q

i : une valeur de combinaison

Remarque : Le coefficient particuliers de marché.

ψ 0 i

est fixé par les textes en vigueur ou par des documents

3.2 Justifications

3.2.1 Etat limite de compression du béton (BAEL 91, art. A.4.5.2)

La contrainte de compression du béton ( σ

bc

) est limitée à 0.6

f

cj

.

Avec

f cj

σ

bc

0.6

f

cj

.

(3-2)

: la résistance à la compression à l’âge j exprimé en jours.

3.2.2 Etat limite d’ouverture des fissures (BAEL 91, art. A.4.5.3)

Principe de la justification (BAEL 91, art A.4.5.31) Les formes et les dimensions de chaque élément, ainsi que les dispositions des armatures, sont conçues de manière à limiter la probabilité d’apparition de fissures d’une largeur supérieure à celle qui serait tolérable en raison du rôle et de la situation de l’ouvrage. En effet les fissures de largeur excessive peuvent compromettre l’aspect des parements, l’étanchéité des parois, la tenue des armatures vis à vis de la corrosion. IL est cependant reconnu qu’il n’est pas possible de fixer à priori une largeur de fissure à respecter, vu la très grande variabilité du phénomène ; en outre la durabilité des structures ne paraît liée qu’à un ordre de grandeur de l’ouverture des fissures (quelques dixièmes de millimètres pour les cas les plus courants) Ainsi la limitation de l’ouverture des fissures s’avère nécessaire. Cette limitation est conditionnée par :

- le pourcentage des armatures tendues

- les diamètres de ces armatures (à proportionner aux dimensions transversales des pièces)

- la répartition de ces armatures

- la contrainte de traction dans les armatures.

La limitation de la contrainte de traction dans les armatures dépend essentiellement de :

- l’environnement (agressivité)

- la nature de la structure (les pièces minces et la multiplication des surfaces de reprise)

- l’utilisation de l’ouvrage (l’importance des charges quasi-permanentes et des actions très fréquentes, le contact avec les produits nocifs).

La valeur limite de la contrainte de traction, notée

fissure.

σ

s , dépend de la nuisibilité de la

Cas où la fissuration est considérée comme peu préjudiciable (BAEL 91,

art.A4.5.32)

Les règles minimales à appliquer sont les suivantes

- Pour éviter des fissurations abusives (BAEL91, art. A.4.5.321) dans les pièces relativement sollicitées, il convient à défaut de règles consacrées par l’expérience de concevoir des éléments non fragiles (au sens de l’article A.4.2 des règles BAEL 91) pour les parties ne comportant pas de joint de dilatation et de prévoir s’il y a lieu des armatures de peau conformément à l’article A.8.3 BAEL 91).

- Certains éléments font l’objet de règles forfaitaires consacrées par l’expérience . Il s’agit notamment des sur appuis continus (A.8.2 BAEL 91), des poutres (A.8.3 BAEL 91) et de certains parties de bâtiments courants (B.5, BAEL 91)

- Pour limiter la fissuration (BAEL91,art.A.4.5.323), il convient dans la mesure du possible :

-de n’utiliser les gros diamètres que dans les pièces suffisamment épaisses ;

- d’éviter les très faibles diamètres dans les pièces exposées aux intempéries ;

- de prévoir le plus grand nombre de barres compatible avec une mise en place correcte du béton et assurant une répartition convenable des fissures (voir les dispositions des armatures précisées dans le commentaire de l’article A.4.5.323 des Règles BAEL 91)

Cas où la fissuration est considérée comme préjudiciable (BAEL91 ;art

A.4.5.33)

En plus des recommandations indiquées ci dessus (relatives au cas de la fissuration peu préjudiciable :art.A4.5.32 BAEL 91), on observe les règles suivantes :

- la contrainte limite de traction (

σ

s ) des armatures est égale à :

f

e

f

tj

2

σ 3

s

= Minimum (

f

e

; 110

ηf tj
ηf
tj

) en (MPa)

: la limite d’élasticité des aciers utilisés

: la résistance caractéristique du béton exprimée en MPa.

(3-3)

η : un coefficient numérique, dit coefficient de fissuration, qui vaut 1 pour les

ronds lisses y compris les treillis soudés formés de fils tréfilés lisses et 1.6 pour les armatures à haute adhérence, sauf le cas des fils de diamètre inférieur à 6 mm pour lesquels on prend 1.3.

- le diamètre des armatures le plus proche des parois est au moins égal à 6 mm.

- dans le cas des dalles et des voiles faisant au plus 40 cm d’épaisseur,

l’écartement des armatures d’une même nappe est au plus égal à la plus petite des deux valeurs 25 cm et 2 h (h : l’épaisseur total de l’élément)

Cas où la fissuration est considérée comme très préjudiciable (BAEL91, art.

A.4.5.34)

En plus des recommandations relatives au cas de la fissuration peu préjudiciable (BAEL91, A.4.532), on observe les règles suivantes :

- la contrainte limite de traction (

σ

s ) des armatures est égale à :

σ

s

= Minimum (0.5

f

e

; 90

ηf tj
ηf
tj

) (en MPa)

(3-4)

avec les mêmes notations que dans le cas de la fissuration préjudiciable.

- le diamètre des armatures les plus proches des parois est au moins égal à 8 mm ;

- dans le cas des dalles et des voiles faisant au plus 40 cm d’épaisseur,

l’écartement des armatures d’une même nappe est au plus égal à la plus petite des deux valeurs 20 cm et 1.5 h (h :épaisseur totale de l’élément).

- les armatures de peau (pour les poutres de grande hauteur) ont une section au

moins égale à 5

- lorsque la membrure tendue d’une poutre est constituée de barres de diamètre

supérieur à 20 mm, l’écartement de celles-ci dans le sens horizontal est au plus égal à trois fois leur diamètre.

cm

2 /mètre de parement ;

3.3 Règles de calcul en section courante (BAEL 91, A.4.5.1)

Les calculs sont conduits moyennant les hypothèses suivantes :

- les sections droites restent planes (hypothèse de Navier Bernouilli) ;

- pas de glissement relatif entre les armatures et le béton en dehors du voisinage immédiat des fissures ;

- le béton tendu est négligé ;

- le béton et l’acier sont considérés comme des matériaux linéairement élastiques et il est fait abstraction du retrait et du fluage du béton ;

- par convention, le rapport n du module d’élasticité longitudinale de l’acier à celui du

béton ou ‘’ coefficient d’équivalence’’ a pour valeur 15 (

E a = 15 avec

E

b

E a : le module d’élasticité de l’acier,

E

b

: le module différé du béton)

3.4. Flexion simple aux états limites de service

3.4.1 Section rectangulaire avec ou sans armatures comprimées

Moment résistant du béton :

Le moment résistant

M rb

M rb

est le moment de service pour lequel l’état – limite de

compression du béton (caractérisé par

d’ouverture des fissures (caractérisé par

comme le montre la figure 3.1

bc

σ

σ =

bc

σ

σ =

s

= 0.6

f

cj

) et l’état limite

s ) sont atteints simultanément

d A ser b 0
d
A
ser
b
0

y

1

− σ bc F bc − Z = d - − − − σ s
σ bc
F
bc
Z
= d -
σ
s
F
=
σ
s
A ser
s

15

y

1

3

Figure 3.1 : Diagramme de contraintes correspondant à

M rb

On désigne par :

y

1 : la hauteur du béton comprimé correspondant au diagramme des contraintes

passant par les contraintes limites de compression du béton et de traction des

aciers respectivement :

σ

bc

et

σ

s

.

En posant

y 1

α

1

=

d

, le diagramme des contraintes représenté sur la figure 4.1 donne

α

1

=

15

σ bc

σ

s

+ 15

σ

bc

.

Comme le moment

figure 3.1, les équations d’équilibre de la section donnent :

M rb

est équilibré par le diagramme des contraintes représenté sur la

F

bc

M

rb

-

=

F

s

F

bc

= 0

Z

F

bc

=

F

s

(3-5)

(3-6)

avec

F bc

est la force de compression du béton obtenue par intégration des contraintes de

compression du béton (voir la figure 3.1) ;

et Z le bras de levier (voir la figure 3.1).

F

s

est la force de traction des armatures tendues

Ainsi, compte tenu des équations d’équilibre (3-5) et (3-6), on obtient :

M

rb

− −

=

α

1

2

( 1 -

α

1

3

)

b d

0

2

σ

bc

(3-7)

Calcul des armatures

σ

Données :

Inconnues : section d’armatures tendues à l’ELS (

M

(moment fléchissant à l’ELS),

b

0

, d,

f

c 28

A ser

et

ser

s

) et section d’armatures

'

Comprimées : A ser

( éventuellement)

- Si

M

ser

M

rb

σ

bc

σ

bc

Mise en équations :

: Armatures comprimées non nécessaires

σ =

s

σ

s

En posant

α =

1

y 1 avec

d

y

1

: la hauteur du béton comprimé équilibrant

on obtient l’expression suivante de

M

ser

:

M

ser

,

:

(

M

α

1

ser

=

1

2

σ

α

1

car

bc

α

1

(1 -

α

1

3

σ

bc

σ )

bc

)

b d

0

2

(3-8)

Le diagramme des contraintes équilibrant

la figure3-1 tout en remplaçant

σ

bc

par σ

bc

M ser

et Z

(Diagramme similaire à celui de

par

Z

b

) donne

σ

bc

=

σ

s

α

1

15

1 α

1

Compte tenu de (3-9),

(4-5) et

Z

b

= d (1 -

α

1

3

)

(3.-9)

M ser

peut être donné par l’expression (3-10) suivante :

M ser

=

σ

s

2

1

α

30

1 α

1

(1 -

α

1

3

)

b

0

d

2

(3-10)

L’équation (3-10) représente une équation du troisième degré en

Ainsi la résolution de (3-10)

α 1 Z

b

= d (1 -

α 1

3

)

α

1

-

Par conséquent la section des armatures tendues

(3-11)

A ser

est donnée par l’expression

A

ser

=

M ser

Z

b

σ

s

(3-11)

Si

M

ser

> M

rb

Dans ce cas

M ser

σ

bc

>

σ

bc

Armatures comprimées nécessaires (

peut se mettre sous la forme suivante :

A

M

ser

=

M +

rb

M

2

(avec M

2

0.40

M

ser

)

Le schéma d’équilibre de la section est similaire à celui présenté à l’ELU.

Le diagramme des contraintes de la section est celui correspondant à

M .

rb

Contraintes au niveau des armatures :

Armatures comprimées (

A

' d '

δ =

d

Armatures tendues (

A

ser

):

Sections d’aciers :

'

ser

)

:

σ

sc

σ

σ =

s

= 15

s

σ

bc

α δ

1

'

α

1

(3-12)

(3-13)

A M

'

ser

=

ser

σ

sc

M

rb

(

d

d

'

)

A M rb

ser

=

d (1

α

1

3

)

σ

s

+

A

'

ser

σ

sc

σ

σ

s

(3-14)

(3-15)

'

ser

)

3.5 Calcul des contraintes aux états limites de service

Les conditions d’utilisation d’un ouvrage peuvent changer au cours de son exploitation (variation de la charge d’exploitation, la nuisibilité des fissures…). Ainsi la vérification des contraintes aux états limites de service s’avère nécessaire.

3.5.1 Cas d’une section rectangulaire

Données :

- Coffrage:

- Armatures : tendues (A) et comprimées (

b , d (voir la figure3.2)

0

'

A ) (voir la figure 3.2)

bc

σ

- Contraintes limites des matériaux : béton ( σ

- Sollicitation de calcul : Moment fléchissant à l’ELS (

), acier (

M

s

ser

)

)

Inconnues

- Contrainte de compression du béton :

σ bc

- Contrainte de traction des armatures tendues :

σ

s

- Contrainte de compression des armatures comprimées :

σ sc

y σ bc ' σ sc A ' d y 15 σ Béton comprimé :
y
σ
bc
'
σ sc
A ' d
y
15 σ
Béton comprimé :
B
1
c
1
z
d
M
G
ser
σ
s
15
A
b
0
Coffrage de la section
Diagramme des contraintes

Figure 3.2: Coffrage de la section et Contraintes

On désigne par :

y

1 : la hauteur du béton comprimé

G : le centre de gravite de la section homogène :

B

h

=

B

c

+ 15 (A +

A

'

)

Calcul des contraintes

Pour le calcul des contraintes normales, on applique la formule classique de la

section homogène : B . Ainsi le calcul de ces

M y)
I

à

la

résistance des matériaux (σ

=

h

contraintes nécessite la détermination du moment d’inertie de la section homogène.

- Moment d’inertie de la section homogène En flexion simple, l’axe neutre de la section (

3.2, passe le centre de gravité G. Ainsi, dans le repère (G, Gz, Gy), l’équation (3-16)

B ), défini par

h

y .comme le montre la figure

y est donné par

1

1

avec

3

=

1

i

S y

i

Gi

= 0

S

S

S

3

1

= l’aire du béton comprimé (

B )

c

S

1

=

b

2

= 15

'

A

= 15 A et

et

y

y

G 3

G 2

=

y

1

= - (d -

 

'

-

d

dans (G, Gz, Gy)

y ) dans (G, Gz, Gy)

1

0

y

1

et

(3-16)

y =

G

1

y

1

2

dans (G, Gz, Gy)

Compte tenu, des valeurs des couples ( l’équation (3-16) s’écrit comme suit :

S ,

1

y

G

b

0

2

y

2

1

+ 15

'

A (

y

1

-

d

'

) – 15 A (d -

y ) = 0

1

1

),

(

S

2

,

y

G 2

),

( S , y

3

( 3-17)

G 3

) définies ci dessus,

Ainsi le moment d’inertie de la section homogène réduite par rapport à l’axe neutre(Gz) est donnée par la formule (3-18)

I =

1

b

0

y

3

1

3

+ 15

A

'

( y

1

'

d )

2

+ 15 A

( d y )

1

2 (3-18)

Ainsi les contraintes sont données par le système d’équations (3-19)

σ

bc

=

M ser

I

1

y

1

σ =

s

15

M ser (d - y )

I

1

1

σ

15 M ser

=

sc I

1

(

y

1

-

'

d )

Justification des contraintes

(3-19)

La justification des contraintes consiste à comparer les contraintes données par (3-19) aux contraintes limites correspondantes à l’état limite de compression du béton et à l’état limite

d’ouverture des fissures à savoir :

σ

bc

σ

s

σ

sc

σ

bc

σ

s

f

e

γ

s

?

?

?

3.5.2 Cas d’une section en T

Données

- Coffrage : Table de compression (b,

h ), largeur de la nervure ( b ), hauteur utile (d)

0

0

(voir la figure 3.3)

- Armatures : tendues (A) et comprimées (

'

A ) : voir la figure 3.3)

bc

σ

- Contraintes limites des matériaux : béton ( σ

- Sollicitation de calcul : Moment fléchissant à l’ELS (

), acier (

M

s

ser

)

)

Inconnues

- Contrainte de compression du béton :

σ bc

- Contrainte de traction des armatures tendues :

σ

s

y

d

- Contrainte de compression des armatures comprimées :

σ sc

b y ' d ' A h 0 y 1 z G M ser A
b
y
'
d
'
A
h
0
y
1
z
G
M
ser
A
b
0
σ bc σ s 15
σ bc
σ
s
15

σ sc

15

Figure 3.3: Coffrage + Contraintes

Dans ce cas, le calcul du moment d’inertie dépend de la position de l’axe neutre (définie par

1 : voir la figure 3.3). Ainsi, on distingue deux cas :

1

ére

cas :

y

1

h

0

l’axe neutre tombe dans la table : Calcul des contraintes d’une

-

section rectangulaire (b, d).

2

ième

-

section en T.

cas :

y

1

>

h

0

l’axe neutre tombe dans la nervure : Calcul des contraintes d’une

Dans ce cas, l’équation (3-16) s’écrit sous la forme suivante :

b

0

y

2

1

2

+

y

1

[(b -

b

0

)

h

0

+ 15 (

'

A + A)] – [(b -

b

0

)

h

2

0

2

+ 15 (

'

A

'

d +Ad)] = 0

(3-20)

Dans ce cas, le moment d’inertie de la section homogène réduite est donné par la formule suivante :

I

1

= b

y

3

1

3

- (b -

b

0

)

(

y

1

h

0

) 3

3

+ 15

A

'

( y

1

'

d )

2

+ 15 A

( d y )

1

2

( 3-21)

Remarque : Dans ce cas, les contraintes sont données par les formules (3-19)

En fin le problème est Comment déterminer la position de l’axe neutre : ( 1

cas) Dans ce but, nous définissons la fonction f(

y

1

) comme suit :

ére

f(

y ) =

1

b

0

y

2

1

2

+

y [(b -

1

b

0

)

h

0

+ 15 (

'

A + A)] – [(b -

b

0

)

h

2