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Table des matières

I. Les dorsales océaniques

Introduction

2

1. Méthodes d'études des dorsales océaniques

3

2. Caractéristiques des dorsales océaniques

3

3. Les Différents types de dorsales :

3

4. La morphologie des dorsales :

3

4.1.Segmentation morphotectonique des dorsales

4

4.1.1. Caractéristiques de la segmentation morpho-tectonique des dorsales lentes

4

4.1.2. Caractéristiques de la segmentation morpho-tectonique des dorsales rapides

4

4.2.Structure de la croûte océanique des dorsales

4

5. Signification des dorsales et accrétion océanique

5

6. Les roches des dorsales

6

7. L’âge des dorsales

7

II.

Les rifts

1. Définition ……………………………………………………………………….………………

8

2. Formation et évolution ……………………………………………………….………… ……8

3. Caractéristique …………………………………………………………………… 10

Les dorsales océaniques (Rides médio-océaniques)

Introduction

Les océans couvrent 70% de la surface de la Terre mais l'accès à leur structure est

relativement récent. La cartographie détaillée des fonds océaniques dans les années 50 et 60 conduit à deux observations majeures (s'appuyer sur une carte mondiale des fonds sous- marins) :

- Les études bathymétriques montrent l'existence d'un réseau mondial de rides sous-

marines, qui seront nommées par la suite les rides médio-océaniques (terme mal choisi car il implique qu'elles soient toujours issues de la séparation de deux continents et qu'elles se tiennent à égale distance de ceux-ci ; C’est bien le cas de la dorsale Atlantique, mais plus celui de la dorsale Est- Pacifique).

- L'échantillonnage de ces structures montre qu'elles sont constituées de roches

volcaniques jeunes. Suite à cette découverte, Harry Hess de l'université de Princeton est le premier en 1960 à définir le fonctionnement d'une dorsale océanique sur la base de trois idées (il était tellement convaincu par ces principes qu'il les qualifia à l'époque lui-même de géopoésie) :

Les éruptions volcaniques aux rides créent de la nouvelle croûte océanique. La croûte nouvellement formée pousse la croûte ancienne. Les rides créent les basins océaniques en déplaçant les continents. L'exploration océanographique a ensuite permit de mettre en évidence l'existence de différents

types de dorsales océaniques.

Définition :

Dorsales ou rides médio-océanique sont des chaînes de montagnes sous-marines qui se sont formées le long des zones de divergence des plaques tectoniques.

qui se sont formées le long des zones de divergence des plaques tectoniques. - Détaille d’une

-Détaille d’une dorsale-

1.

Méthodes d'études des dorsales océaniques

Cartographie et caractérisation des structures : 2 types d'outils -Outils de cartographie et imagerie accoustique : sondeurs bathymétriques monofaisceau et multifaisceaux, satellite, magnétomètres et sismomètres. - Outils d'échantillonnage : Dragages, carottages, forages et prélèvements en submersibles

2. Caractéristiques des dorsales océaniques

a. Physiographie : Utiliser une carte des fonds abyssaux : localiser le système de

dorsales océaniques : ligne de relief sous-marin large et extrêmement longue (plus de 65 000 km) située le plus souvent dans l'axe des océans et dominant les plaines abyssales. Elles sont situées, généralement, à plus de 1 000 m de profondeur ; parfois leurs sommets émergent (c.f.

Islande).

b. Thermie : Dorsales associées à des zones de flux de chaleur élevé=> Si production de

chaleur=> volcanisme=> production de magma=> production de croûte océanique =>

Dissipation de la chaleur du manteau se fait essentiellement au niveau des dorsales océaniques. Expliquer le principe de la fusion partielle pour les dorsales.

c. Sismicité : Utiliser une carte présentant la répartition des séismes=> dorsale = zone sismique=> séismes superficiels, de faible magnitude, avec un mécanisme au foyer en extension=> dorsale = limite de deux plaques divergentes.

d. Magnétisme : Utiliser une carte mondiale des anomalies magnétiques des dorsales

médio-océaniques=> Enregistrement de la production magmatique par les anomalies magnétiques à différents temps=> Principe général de fonctionnement (« plancher roulant », utiliser schémas du Nicolas) => Plancher océanique perpétuellement renouvelé Dorsale = lieu de production (d'accrétion) de la croûte océanique par volcanisme =>réseau de dorsales représente 80% du volcanisme terrestre = production des fonds océaniques soit près de 70% de la surface terrestre.

3. Les Différents types de dorsales :

La mise en évidence de l'existence de différents taux d'expansion pour les dorsales. On distingue principalement 4 grands types de dorsales médio-océaniques en fonction de leurs taux d'expansion :

1. Les dorsales ultra-lentes (c.f. ride sud-ouest indienne, ride de Gakkel, ride de

Cayman, ride de Mohn) : taux d'expansion < 20 mm.an -1 .

2. Les dorsales lentes (c.f. ride médio-océanique) : 20 mm.an -1 < taux d'expansion < 50

mm.an -1

3. Les dorsales intermédiaires (c.f. ride sud-est indienne, ride centrale indienne, ride

Pacifique-Antarctique) : 50 mm.an -1 < taux d'expansion < 90 mm.an -1

4. Les dorsales rapides (c.f. Juan de Fuca, Gorda, ride des Galapagos, ride Est-

Pacifique) : 90 mm.an -1 < taux d'expansion < 180 mm.an -1

4. La morphologie des dorsales :

Le faîte de la dorsale est marqué par un fossé d’effondrement très continu, le « rift », profond en moyenne de 1 000 m, large de 10 à 50 km. Il est bordé de failles de distension vivantes (séismes), jalonnées d’épanchements volcaniques, failles qui en découpent les lèvres suivant une mosaïque assez compliquée. La morphologie des dorsales océaniques pourrait être contrôlée par deux facteurs principaux :

le taux d'expansion ou vitesse d'ouverture et la proximité des points chauds.

4.1.

Segmentation morphotectonique des dorsales

En utilisant les profils longitudinaux ou des blocs diagrammes : Variations Morphologiques des dorsales le long de l'axe = segmentation axiale. Il existe différents ordres de segmentation :

a. Segmentation de 1er ordre : est définie par les failles transformantes (300 à 500 km pour rides rapides) qui coïncident avec des anomalies de profondeur et des anomalies géochimiques (Transform Fault Effect) et par les propagateurs.

b. Segmentation de 2ème ordre : elle est définie par des discontinuités non rigides à

faible rejet (3 à 5 km de rejet) et temporaires espacées tous les 50 à 300 km pour les rides rapides = Overlapping Spreading Center (OSC) sur les rides rapides. Décalages non

transformant pour les rides lentes (20 à 90 km).

c. Segmentation de 3ème ordre : elle est définie par des discontinuités non rigides à très

faible rejet (0.5 _ 3 km) marquant de très faibles anomalies de profondeur = petits OSC pour

les dorsales rapides ; et par des décalages dans l'alignement des volcans à l'intérieur des vallées axiales pour les rides lentes.

d. Segmentation de 4ème ordre : elle est définie par les discontinuités non transformantes

=>changements de direction de la linéarité de l'axe (DEVAL) avec décalage de l'ordre de 1 km pour les dorsales rapides ; rupture des chaînes volcaniques dans la vallée axiale pour les rides lentes.

4.1.1. Caractéristiques de la segmentation morpho-tectonique des dorsales lentes

Utiliser une carte de dorsale lente et un bloc diagramme (Pomerol). Caractéristiques :

- Les segments des dorsales lentes sont courts (20 _ 100 km).

- Variations importantes de la bathymétrie (forte rugosité).

- Décalages importants de l'axe au niveau des discontinuités.

- Vallée axiale profonde et large (1-2 km, 5-20 km).

4.1.2. Caractéristiques de la segmentation morpho-tectonique des dorsales rapides

Utiliser une carte de dorsale rapide et un bloc diagramme (Pomerol) :

- Segments longs (plus de 100 km).

- Variations faibles de la bathymétrie (faible rugosité).

- Peu de décalages de l'axe au niveau des discontinuités, présence d'OSC (Overlapping Spreading Centers = recouvrement de l'axe).

- Absence de vallée axiale, mais présence d'un dôme plus ou moins prononcé.

4.2. Structure de la croûte océanique des dorsales

Il existe deux modes extrêmes d'expansion de la lithosphère océanique, qui se relaient dans le temps :

Un mode où le magmatisme est dominant : Ecartement des plaques et apport de matériel magmatique nouveau, et un mode où la tectonique est dominante : Extension amagmatique de la lithosphère préexistante. Ces deux modes vont conduire à la formation d'un tissu crustal continu dorsales rapides, et discontinu aux dorsales lentes. _ Dorsales rapides : tissu crustal continu : décrire brièvement la structure de la croûte (montrer des échantillons de basaltes, gabbros, péridotites) couverture sédimentaire , zone de laves en coussins, zone de transition et zone de dykes + infos provenant de l'étude des ophiolites (Oman).

_ Dorsales lentes : tissu crustal discontinu, développer l'exemple de la zone de fracture Véma : affleurements de péridotites abyssales, couche volcanique quasi-absente aux extrémités de segments d'accrétion.

quasi-absente aux extrémités de segments d'accrétion. Dorsale lente Dorsale rapide Fig : Modèles des structures

Dorsale lente

aux extrémités de segments d'accrétion. Dorsale lente Dorsale rapide Fig : Modèles des structures profondes des

Dorsale rapide

Fig : Modèles des structures profondes des dorsales et des différentiations magmatiques correspondantes.

5. Signification des dorsales et accrétion océanique :

Les deux flancs d’une dorsale sont caractérisés par des anomalies magnétiques alternativement normales et inverses, parallèles et symétriques par rapport au rift. Elles sont d’âge de plus en plus ancien au fur et à mesure que l’on s’en éloigne, comme le montrent les datations obtenues par le paléomagnétisme, la radiométrie et les méthodes stratigraphiques classiques (âge des sédiments associés) Les anomalies magnétiques sont engendrées par les basaltes épanchés dans l’axe du rift. L’apport de basalte compenserait l’écartement des plaques lithosphériques. Mais celui-ci étant incessant, la bande basaltique mise en place est, à son tour, fendue longitudinalement et ses deux moitiés s’écartent à une vitesse pouvant variée de 1 à 20 cm/an. C’est le phénomène de l’accrétion océanique, grâce auquel la croûte océanique se forme sans cesse. À ce titre, les axes des dorsales constituent l’une des rois limites fondamentales des plaques (fig. 1.4), les deux autres étant les zones de subduction et les failles transformantes. La vitesse d’accrétion n’est pas constante le long d’une dorsale. Elle varie en fonction de l’éloignement du pôle de rotation des plaques. On peut définir une vitesse moyenne d’accrétion pour chaque segment de dorsale.

L’accrétion est lente au-dessous de 4 cm/an et, dans ce cas, on constate que la dorsale montre un rift (Atlantique, océan Indien), dont l’axe est jalonné de petits cônes volcaniques isolés. L’accrétion est rapide au-dessus de 4 cm/an et, dans ce cas, la dorsale ne montre pas de rift (Pacifique sud).

ce cas, la dorsale ne montre pas de rift (Pacifique sud). Fig : Anomalies magnétiques de

Fig : Anomalies magnétiques de l’Atlantique central Numéro et âge, A. transformante Açores-Gibraltar.

6. Les roches des dorsales :

Ce sont essentiellement des basaltes tholéitiques qui définissent le type MORB (Mid-Oceanic Ridge Basalts), à 50 % de silice et faible teneur en potasse. Ces laves sont issues du manteau supérieur par décompression rapide et fusion partielle liées à sa remontée rapide. Il peut aussi exister des laves différentes là où une chambre magmatique suffisamment vaste permet une différenciation poussée (par exemple les rhyolites d’Islande, et de Tristan da

Cunha1).

Le problème est de savoir ce qu’il y a sous cette couche de basaltes tholéitiques, épaisse de 1 à 2 km d’après les données sismiques, car les forages n’ont guère dépassé 2 100 m (2 111 m, en 1994, dans le rift des Galapagos). On a certes dragué des gabbros, des serpentines et des amphibolites mais leurs relations ne peuvent être observées au niveau des dorsales. Il faut s’en éloigner pour trouver certaines dispositions qui peuvent apporter une réponse. C’est notamment le cas de la zone de fracture Vema ou du banc de Goringe, dans l’Atlantique, au large du Portugal. Ce panneau de croûte océanique a été récemment soulevé. Il est à fleur d’eau (– 25 m) et son inclinaison permet d’observer plusieurs kilomètres de sa tranche en dépit d’une couche assez épaisse de sédiments. Sous les basaltes en coussins viennent :

un ensemble de filons basaltiques verticaux, se recoupant mutuellement. Ce sont les conduits du volcanisme superficiel ;

des gabbros, très épais (4 km), souvent étirés ductilement, d’aspect gneissique, « flaser-gabbros » et métamorphisés en amphibolites ;

des péridotites serpentinisées, au sein desquelles passait probablement l’ancien

Moho. Cette succession se retrouve dans la plupart des « ophiolites » des zones orogéniques, que l’on interprète comme des panneaux de croûte océanique écaillés, soulevés et incorporés à un édifice tectonique lors de son plissement. Elles montrent parfois des coupes épaisses de plus

de 10 km, ce qui permet d’affirmer qu’il y a là non seulement la croûte océanique (6-7 km) mais une partie du manteau. La plupart des ophiolites appartiennent au cycle alpin (leur âge va de 180 à 60 Ma), comme la croûte des océans actuels n’est jamais plus vieille que 150 Ma, ces ophiolites anciennes, témoins d’une croûte océanique disparue, sont donc particulièrement précieuses. Ces ophiolites permettent de se faire une idée des processus magmatiques qui sont à l’origine de la croûte océanique au niveau de l’axe des dorsales.

Dans les dorsales lentes, comme celle de l’Atlantique, on constate que les ondes S ne sont pas ralenties et, par ailleurs, on observe en surface des coulées basaltiques discontinues, ce qui montre que l’activité volcanique peut s’interrompre pendant de longues périodes. Les basaltes sont pétrographiquement peu différenciés, ce qui fait penser à des chambres magmatiques de petite taille où le fractionnement cristallin est modeste, voire nul. Il y a peu de dykes, toujours très localisés. Les cumulats gabbroïques sous-jacents aux basaltes sont irrégulièrement disposés au sein de péridotites mantelliques plus ou moins serpentinisées qui peuvent donc affleurer directement au fond du rift et sur les murs des horsts qui en accidentent le fond. Dans les dorsales rapides comme celle du Pacifique, il y a ralentissement des ondes S à leur verticale et, en surface, une couche de basaltes plus régulière et plus épaisse, avec des faciès plus évolués, plus étroitement imbriqués. On pense donc à une chambre magmatique unique, plus vaste, constamment alimentée par du liquide mantellique. Le fractionnement cristallin y est plus facile si bien que la zone des cumulats péridotitiques et celle des gabbros sont plus épaisses, plus homogènes, avec des produits souvent lités. Les dykes forment aussi une couche épaisse et continue. Les taux d’accrétion rapide sont liés à la traction exercée par les plaques en Subduction. Les deux types de croûte océanique ainsi obtenus se retrouvent dans les complexes ophiolitiques des chaînes de montage.La divergence des plaques lithosphériques au niveau de l’axe de la dorsale étant compensée par la remontée de l’asthénosphère sous-jacente, la vitesse d’accrétion contrôle la vitesse de remontée, et donc le taux de fusion partielle (faible pour les dorsales lentes, élevée pour les dorsales rapides). Pour les dorsales rapides, l’apport continu de magma permet de compenser l’écartement des plaques. La croûte est alors épaisse, formée uniquement de produits magmatiques, et lisse en surface. Pour les dorsales lentes, la quantité de magma produite étant insuffisante, l’écartement est compensé à la fois par le magmatisme et par l’étirement de la lithosphère, formant un rift. Les failles normales fracturant le manteau lithosphérique permettent sa serpentinisation. La croûte est alors mince, formée pour l’essentiel de péridotites serpentinisées dans lesquelles se trouvent quelques corps ou épanchements magmatiques, et avec un relief accidenté par de nombreuses failles normales.

7. L’âge des dorsales

Une réorganisation importante du réseau des dorsales s’est produite au début du Crétacé supérieur. Elle laisse cependant persister des traces d’accrétion plus ancienne (Crétacé inférieur et même Jurassique) dans l’Atlantique central, le canal de Mozambique, l’océan indien N et le Pacifique W.

III.

Rift

Définition : rift, fossé d’effondrement situé au milieu des dorsales océaniques (rift

océanique) ou entaillant la croûte continentale (rift continental) et préfigurant alors éventuellement l’émergence d’une dorsale océanique. Un rift continental désigne ainsi une série de failles profondes, entaillant une plaque lithosphérique continentale en extension, du fait de contraintes tectoniques fortes.

Formation et évolution : La formation d’un rift préfigure éventuellement la division ultérieure de la plaque continentale et la formation d’un océan. La croûte continentale, amincie sous le fossé d’effondrement, se fracture alors complètement pour engendrer une dorsale le long de laquelle s’effectuent des montées de magma issues du manteau supérieur. L’émergence, à la surface, de la lave basaltique amorce, après solidification, la formation de la future croûte océanique. Ainsi la dorsale médiane de l’Atlantique, ou dorsale médio- atlantique, située au sud-ouest des Açores, résulte de la formation d’un rift à l’époque du jurassique, il y a plus d’une centaine de millions d’années ; ce rift a constitué le point de départ de la séparation entre la plaque eurasienne et la plaque nord-américaine. C’est à la même époque que l’Antarctique s’est désolidarisé de l’Afrique.

Schémas explicatifs :

américaine. C’est à la même époque que l’Antarctique s’est désolidarisé de l’Afrique. Schémas explicatifs :

Caractéristique : La présence d’un rift se manifeste par des phénomènes volcaniques (points

chauds) qui, contrairement à la majeure partie de l’activité volcanique terrestre, ne se produisent pas aux frontières entre plaques lithosphériques. Par exemple, des volcans, notamment le Kilimandjaro, sont présents dans la région de la Rift Valley en Afrique de l’Est. La Rift Valley est, en fait, la trace de l’amorce de la division du continent africain qui a débuté au pliocène, il y a quelques millions d’années. La formation d’un rift engendre de violents séismes à l’intérieur des plaques ; ainsi, les géophysiciens pensent que les séismes ayant dévasté la région de New Madrid dans l’État américain du Missouri en 1811 et 1812 révèlent la formation probable d’un rift analogue à celui de la Rift Valley.

On distingue deux types de rifts : les rifts actifs, qui sont caractérisés par une forte activité volcanique et un fort taux d'extension (Rift Valley), et les rifts passifs, qui ont été arrêtés dans leur évolution (fossé rhénan).