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Droit civil

Cas pratique n°3
Monsieur Martin

Monsieur Martin souhaite construire une jolie maison. Aussi, il conclut, avec la
société Les Constructions bordelaises, un contrat de construction de maison
individuelle d’habitation avec fourniture de plans. Il est convenu que Monsieur
Martin paiera au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Le contrat de
construction et la notice descriptive, obligatoire, qui est annexée,
conformément aux dispositions légales, ne contiennent aucune mention relative
à des travaux que le maître de l’ouvrage entendrait conserver à sa charge. En
revanche, Monsieur Martin a établi une attestation précisant que les travaux de
couverture resteront à sa charge exclusive. Monsieur Martin se plaint de
plusieurs malfaçons et désordres relatifs aux finitions, constatés par expertise, il
souhaite donc l’assigner en vue d’une part, de forcer la société Les Constructions
bordelaises à réaliser les travaux de couverture et, d’autre part, de solliciter la
résolution judiciaire du contrat afin de poursuivre les travaux avec une autre
entreprise.

Monsieur Martin décide d’acheter une nouvelle télévision. Ayant peu de
moyens, un ami, Rodolphe, propose de lui vendre la sienne. Rodolphe, juriste
prévoyant, décide de rédiger un contrat. Ainsi, en vertu d’un contrat
parfaitement valable, en date du 3 mai 2016, Monsieur Martin achète la
télévision de Rodolphe. Ils conviennent que la livraison aura lieu le 17 mai 2016.
Malheureusement, le dimanche 15 mai 2016, un ouragan d’une intensité
exceptionnelle a dévasté le garage de Rodolphe où était stockée la télévision.
Monsieur Martin, très inquiet à l’approche des premiers matchs de l’Euro 2016,
se demande s’il est tenu de payer le prix convenu avec son ami Rodolphe.

Un contrat de distribution est conclu entre la SA Tonton, dirigée par Monsieur
Martin, distributeur-importateur, et la SAS Fleurebon, fabricant de parfums. Le
contrat qui les lie stipule notamment « qu’en cas de différend entre les parties,
ce dernier sera résolu par un tribunal arbitral composé de trois arbitres désignés
selon les modalités suivantes : […] ». La SA Tonton reproche désormais à son
cocontractant de ne pas respecter ses obligations contractuelles. Elle a initié une
procédure pour désigner le tribunal arbitral, mais cette procédure lui semble
trop lente pour qu’elle obtienne rapidement satisfaction, ne serait-ce que
partiellement. La SA Tonton souhaite par conséquent préconstituer les preuves
de l’inexécution contractuelle de son cocontractant par une action judiciaire
diligentant une expertise.

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