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C'est dans les propositions subordonnées que le subjonctif est le plus souvent

employé.

. Aprés les verbes ou les périphrases verbales exprimant :

la volonté, I'ordre, la défense: je veux (voudrais)

que, j'exige que, j'interdis

que, je défends que, je souhaite(rais) que, je désire(rais) que ;

l'obligation '. il faut que, il est nécessaire que, il est impératif que, it importe que ;

la possib¡lité, l'éventualité : il est possible que, il se peut qL)e, il arrive que ;

le doute'. ie doute que, je ne crois pas que (mais'

crois que, + indicatif),

"je

je ne surs pas sur/e q

ne pense pas que (mais'

(mais

"je

pense Que» * indicatit),

je

suis sür/e Que» * indicatif) ;

la crainte: je crains qLte, je redoute que, j'ai peur que;

des sentiments divers (regret,

surprise, joie) : í

(c') esl dommage que,

rc:grell€: qLte, ie r:onle-'ntfe que,

me plains que, je m'étonne que, je suis surpris/e que, je

je me réjouis que, je surs triste que, il esf heureux que, it

su

ntaltrcureux que

o Aprés certaines conjonctions de subordination exprimant :

le temps . avant que, en attendant qL)e, jusqu'á ce que (mais :

?prés

QUe» *

inciicatif ) ;

le but ou la crainte (ce qu'on cherche á éviter) : afin que, pour que, de (tetle) sorte que, de maniére que, de peur que, pour éviter que ;

l'opposition ou la concession : quoique, bien que,sans que ;

une cause que l'on écarte : non que ;

la condition '. á condition que, pourvu que, pour peu que, en admettant que, á moins que.

. On emploie aussi le subjonctif :

C'est le soda le moins cher que j'aie pu trouver ;

aprés "le seul (la seule) / le premier (la premiére)

relatif)

" . C'est le seul air que ie sáche jouer ;

qui (ou un autre pronom

aprés "il n'y a que rn'aille encore ;

qui

(ou un autre relatif)"; ll n'y a que ce chandait qui

aprés

"tout(e)

' aprés "quoi

QUe».

Tout courageux qu'il prétende étre, il s'est enfui ;

QUe» . Quoi qu'elle ait fait, elle est pardonnée;

dans une proposition relative á valeur de but , Je cherche un chien qui sache

r:ltasser ;

dans toute proposition subordonnée jouant le róle de sujet : Qu'il pleuve me c:hagrine ; Cela me chagrine qu'il pleuve.

,lil'fl'a"ffiffi'tr,Hffieffi

Le subionctif est précédé de la conjonction

«QUe, dans les tableaux de conjugai-

QUe,

n'accompagne pas toujours le

Advienne que

le Québec

!

;

souhait) ;

(-

supposons

son, mais, dans certaines expressions,

subjonctif

pourra

(-

q

:

Vive

le

Québec

I

(:

que vive

qu'il arrive ce qui peut arriver) ; Soif le carré ABCD

,),

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Lo conditionnel en tant que mode sert á exprimer en particulier un procés dont la rdralisation n'est (ou n'était) pas certaine et dépend (ou dépendait) d'une condition. Uotte condition, ou moment oü I'on parle, peut étre :

réalisable (cette nuance est appelée

"le potentiel», ou "l'éventuel" si elle parait

lnoins probable) : Vous pourrlez venir á la féte demain si vos occupations le

¡nrmettaient;

non réalisable dans le présent ("irréel du présent") : Nous sortirions mainte-

¡nnt s'il ne pleuvait pas ;

r r( )rr róalisée dans le passé (,.irréel du

¡,tt, tt:lr:true par ses obligations.

I ,, r orrditionnel permet d'exprimer aussi

ttt

u r Íjouhait pour le futur -+ on emploie ( ,tló !

passé ") '. Elle serait venue si elle n'avait

:

le conditionnel présenl'. Je boirais bien

rrrr regret concernant le passé - on emploie le conditionnel passé : J'aurais voulu partir plus tót;

rrrre affirmation dont on ne veut pas assumer la responsabilité (on n'est pas súr r ¡rr'cllc soit exacte ou on s'exprime ironiquement) : ll serait gravement malade ; Te rcraislu.décidée á venir ? (nuance ironique : on n'ose y croire) ;

une demande, un conseil dont on souhaite atténuer la brutalité : J'aurais

rcuhaité vous de.mander un service ; Vous devriez étre plus prudent.

^rtEilr¡oN

ll lirul

éviter de confondre le conditionnel-mode avec le futur du passé et le futur

,rrrlt'rrieur du passé qui, bien que leurs formes soient celles des conditionnels

¡rrír;cnt

¡r;rrlois

et passé, appartiennent au mode indicatif (voir p. 18 et '19). On les appelle "formes en -rais" : Je croyais que tu viendrais (futur du passé).

r.,l¡npÉnarIl

l);rns une proposition isolée, l'impératif exprime:

I'ordre ou la défense (c'est-á-dire l'ordre de ne pas faire quelque chose) :

Entrez ! Sbis prét á I'heure ! N'entrez pas !

une exhortation (un encouragement trés vif) : Ayez confiance !

une invitation'. Asseyez-vous, mademoiselle ;

une simple affirmation : Croyez bien á mes sentiments cordiaux.

^fTENTTON

ll;rrrs une

proposition indépendante juxtaposée ou coordonnée á une autre, il

rrrrr¡rlace souvent un complément circonstanciel :

C.C. de condition Fais un pas de plus, ettu tombes / (= situ fais

);

C.C. de concession (opposition)

¡r,rs (= méme sivous le lui répétez

: Répétez-le-lui vingt fois, il ne vous entendra

).

1'¡NFIilIT¡F

I 'rrrtinitif est d'abord la forme nominale du verbe : précédé ou non de l'article, il fait

rI¡ verbe l'équivalent du nom (on dit qu'"il le substantive") et lui en donne toutes

lnr; lonctions: Courir est bon pour la santé(= la course est bonne

;

"cour¡r":

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