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Dévoilement des

mensonges de Karim
Zentici
A l’encontre des savants de l’Islam
Les imâms Châfi3î, Tabarî, Abû Bakr Ibn El ‘Arabî, Sulaymân Ibn
Sahmân, qu’Allah leur fasse miséricorde.
2

Table des matières


Table des matières.......................................................................................................................2
Introduction.................................................................................................................................3
Châfi3î.........................................................................................................................................4
Ibn Jarîr Tabarî............................................................................................................................7
Aboû Bakr Ibn Al ‘Arabî............................................................................................................9
Soulaymân Ibn Sahmân............................................................................................................12
3

Introduction

‫بسم الله الرحمن الرحيم‬


Après avoir lu le texte du nommé Karim Zentici dans lequel il compila une série de
paroles attribuées à certains savants de l’Islam pour essayer de démontrer que leur croyance
était que : lorsqu’un musulman donne un associé et un égal à Allah, il n’est pas permis de dire
qu’il est sortit de l’Islam tant que la preuve ne lui a pas été présentée et expliquée, et qu’il l’ait
bien comprise puis qu’il s’entête. Tel est la thèse que défend Karim Zentici.
J’ai alors trouvé qu’il serait utile d’apporter des éléments contenu dans les paroles de
ces mêmes savants, que Zentici a pris soin de cacher, et qui démontrent qu’aucun de ces
savants n’a jamais eu une telle croyance, qu’Allah nous en préserve.

Cependant, j’ai passé les extraits attribués à Cheykh El Islam Ibn Taymiya, Ibn El
Qayyim, Muhammad Ibn ‘Abdelwahhâb et ses fils, car j’ai déjà démontré dans d’autres textes
quelle était leur croyance à ce sujet, mais si Allah le permet je répondrai à Zentici dans un
texte exclusivement réservé à la démonstration de la croyance de ces grands savants de
l’Islam, en démontant pièce par pièce le mensonge de Zentici à leur encontre.

Mais en attendant, dans ce texte nous dévoilerons les mensonges de Zentici à


l’encontre de :
1) L’imâm Châfi3î.
2) L’imâm Tabarî.
3) L’imâm Abu Bakr Ibn El ‘Arabî.
4) Le Cheykh Sulaymân Ibn Sahmân.
Nous notons aussi que le mensonge que Zentici a forgé à l’encontre du Cheykh
Sulaymân Ibn Sahmân est particulièrement scandaleux : car il lui a tout simplement attribué
les propos qui sont ceux d’Ibn Jarjîs El ‘Iraqî qu’Ibn Sahmân évoquait afin de les réfuter juste
après, comme nous allons le démontrer.
J’espère ainsi que cela suffira comme preuve à ceux qui avaient confiance en lui, pour
se rendre compte de son incrédibilité, et qu’il faut absolument éviter de croire à ce qu’il
raconte.
4

Châfi3î
Zentici dit : 1- L’Imam e-Shâfi’î a dit : « Allah le Très-Haut a des Noms et
des Attributs que recense Son Livre et que Son Prophète a divulgués à sa
communauté. Il ne convient à aucune créature d’Allah de les rejeter, une
fois que les preuves sont établies contre elle (…) Après cela, il devient un
mécréant, mais avant cela, il est excusable, étant donné que ce n’est
pas un sujet que l’on peut percevoir par la raison, le rêve, le cœur ni par la
pensée. Nous ne taxons aucun ignorant d’apostasie avant que les
enseignements ne lui soient parvenus. »1

Réponse :
Est-ce que cette parole de l’Imam Châfi3î est applicable pour tous les noms et attributs
d’Allah ou bien est-elle applicable uniquement pour une catégorie de noms et attributs ?

Si vous dites : sa parole est applicable en général sur tous les noms et attributs, alors cela
veut dire que celui qui ignore qu’Allah créé, qu’Il est créateur [ce sont des noms et attributs
sans conteste] qu’Il est le créateur des cieux et de la terre, et que c’est Allah le créateur des
hommes, ou celui qui ignore que c’est Allah qui l’a créé ou pire qui ignore qu’Allah existe
[l’existence est un attribut d’Allah] serait d’après vous excusé par l’imâm Châfi3î, et donc
serait musulman ?
Et si vous admettez que la parole de l’Imâm Châfi3î n’est pas applicable pour celui qui
ignore qu’Allah est le créateur des cieux et de la terre, et de tous les hommes : vous aurez
alors fait exception à la prétendue généralité de ses propos. Vous n’aurez alors plus le droit de
vous servir de cette parole comme argument pour excuser par l’ignorance celui qui ignore
qu’Allah est l’Unique adoré en vérité.

Ainsi nous saurons que l’imâm Châfi3î parlait ici de certains noms et attributs seulement,
comme il le dit lui-même « Allah le très haut a des noms et des attributs… », cette
formulation ne veut pas dire la même chose que s’il avait dit « Les noms d’Allah et Ses
attributs… » Cette dernière formulation aurait en effet indiqué la généralité de tous Ses noms
et Ses attributs, mais Châfi3î ne s’est pas exprimé ainsi, il a au contraire utilisé des termes qui
prouvent qu’il parle de certains noms et certains attributs seulement.
C’est d’ailleurs ce que l’on comprend clairement lorsqu’on apprend le reste des propos de
Châfi3î où il dit :
‫ونحو ذلك أخبار الله عز وجل أنه سميع وأن له يدين بقوله عز وجججل‬
‫) بججل يججداه مبسججوطتان ( وأن لججه يمينجا ً بقججوله عججز وجججل ) والسججموات‬
‫ وإن له وجها ً بقوله عز وجل ) كل شيء هالك‬, (150)( ‫مطويات بيمينه‬
(152 )( ‫ وقوله ) ويبقى وجه ربك ذو الجلل والكرام‬, (151)( ‫إل وجهه‬
‫وأن له قدما ً بقوله صلى الله عليه وسلم ) حتى يضججع الججرب عججز وجججل‬
( ‫فيها قدمه‬
« Et dans ce genre là : les informations enseignant qu’Allah est « El Samî3 » [Celui qui
entend tous les sons], qu’Il a deux mains, d’après la parole d’Allah « Ses deux mains sont au
contraire bien ouvertes » et qu’Il possède une main droite… Et qu’Il possède un visage… Et
qu’Il possède un pied… » [I3tiqâd Al A’immat Al Arba3a 1/17]
1
Voir : mu’tasar el ‘Ulû d’el Albânî (p. 177).
5

Nous voyons donc bien que l’Imâm Châfi3î parle de noms et d’attributs, dont l’ignorance
n’empêche pas de concevoir la Seigneurie et la Divinité d’Allah ! Il existe pourtant bien un
minimum de connaissance indispensable pour pouvoir concevoir qu’Allah mérite d’être
adoré : il faut quand même bien savoir au minimum qu’Allah :
Existe,
Qu’Il créé,
Qu’il est le seul qui possède l’univers, et qui le dirige sans associé,
Que rien n’est égal à Lui car, s’il existe des égaux à Lui Il n’est donc pas le seul qui mérite
d’être adoré, etc.

Or, celui qui sait qu’Allah créé, qu’Il est unique, que nul ne Lui est égal, qu’Il est le seul
qui possède et dirige l’Univers etc. Mais qu’il ignore si Allah a une main, ou deux mains, ou
un visage, ou une jambe, etc. Cela ne va pas l’empêcher d’être un monothéiste qui a Foi en
Allah et en Son Unicité, et c’est ça le minimum de l’Islam, sans lequel nul ne peut être estimé
musulman.

Nous notons aussi que : la dernière phrase dans la citation apportée par Zentici :
« Nous ne taxons aucun ignorant d’apostasie avant que les
enseignements ne lui soient parvenus. » Je ne l’ai trouvé nulle part dans
aucune version que Châfi3î ait dit une chose pareille. Par contre ce que l’on trouve c’est
que Châfi3î a dit :
‫ول يكفر بالجهل بها أحد إل بعد انتهاء الخبر إليه بها‬
« Nul ne devient mécréant pour les avoir ignoré, tant que l’information ne lui est pas
parvenue. »
C'est-à-dire que Châfi3î parle de celui qui ignore ces attributs là, c'est-à-dire ceux qui
ne peuvent être connu qu’à travers un texte légal, comme la main, le visage, la jambe etc.
Alors que Zentici nous fait croire que Châfi3î parle de manière général, ainsi même
celui qui ignore qu’Allah est son Seigneur, qu’Il est créateur, qu’Il est digne d’être adoré -tout
ceci sont des attributs et des noms sans conteste- et d’après Zentici on peut être musulman
même si on les ignore !

L’Imâm Châfi3î a dit :


‫ فالقرار والمعرفججة والعقججد‬: ‫فأما فرض الله على القلب من اليمان‬
‫ لججم يتخججذ‬, ‫والرضا والتسليم بأن الله ل إلججه إل هججو وحججده ل شججريك لجه‬
, ‫ وأن محمدا ً صججلى اللججه عليججه وسججلم عبججده ورسججوله‬, ً ‫ة ول ولدا‬ ً ‫صاحب‬
‫والقرار بما جاء من عند الله من نبي أو كتاب فذلك ما فرض الله جججل‬
‫ثناؤه على القلب وهو عمله ) إل من ُأكره وقلُبه مطمئن باليمان ولكن‬
‫قلججوب ( وقججال‬ ُ ‫كفر صدرا ً ( وقال ) أل بججذكر اللججه تطمئن ال‬ ُ ‫من شرح بال‬ َ
ُ ُ
‫ وقججال ) وإن ُتبججدوا مججا‬, ( ‫ن الذي آمنوا بأفواههم ولم ُتؤمن قل جوُب ُُهم‬َ ‫م‬
ِ )
‫ فججذلك مججا فججرض اللججه علججى‬, ( ‫في أنفسكم أو ُتخفوه ُيحاسبكم به الله‬
. ‫ وهو رأس اليمان‬, ‫ وهو عمله‬, ‫القلب من اليمان‬
« Quant à la Foi qu’Allah a imposé au cœur : c’est le fait d’admettre, de connaître,
d’être convaincu, d’être satisfait et de se soumettre au fait qu’Allah : il n’y a pas de vrai
dieu autre que Lui -seul sans associé, Il n’a ni épouse ni fils- et que Mouhammad,
qu’Allah le bénisse et le salue, est Son serviteur et Son messager, ainsi que d’accepter tout
ce qu’Il ce qu’il enseigna en provenance d’Allah, que ce soit [le récit] d’un prophète ou d’un
livre. C’est ce qu’Allah, que Son nom soit sanctifié, a imposé comme Foi au cœur, et c’est
6

l’acte du cœur : « Sauf celui qui est contraint alors que son cœur est serein sur la Foi, par
contre celui qui ouvre son cœur avec la mécréance… » Sourate 16 verset 106. Et Allah dit
« N’est-ce pas à la mention d’Allah que les cœurs s’apaisent ? » Et Allah dit « Et que vous
laissiez paraître ce qu’il y a dans vos âmes ou que vous le cachiez : Allah vous le
comptabilisera. » C’est ça qu’Allah à imposé au cœur comme Foi, et c’est l’acte du cœur, et
c’est la tête de la Foi. » [I3tiqâd Al A’immat Al Arba3a 1/20]
Regarde comme l’Imâm Châfi3î à mis en condition de la Foi du cœur le fait d’admettre,
de connaître et de se soumettre à l’Unicité d’Allah et à la prophétie de Mouhammad !

Après avoir pris connaissance de ce texte, pouvons-nous dire que Châfi3î reconnaît la Foi
d’un homme, même s’il ignore qu’Allah est Unique ? Même s’il ignore que Muhammad est le
messager d’Allah ?
La réponse est claire : Non ! Ainsi le mensonge à l’encontre de l’Imâm Châfi3î est, si
Allah le permet, dénoncé et corrigé.
7

Ibn Jarîr Tabarî


Zentici dit : 2- Dans son livre, e-tabsîr fî ma’âlim e-dîn, ibn Jarîr e-Tabarî
annonce qu’il existe deux genres d’enseignements dans la religion : mâ
yasa’ el jahl bihî wa mâ la yasa’ el jahl bihî ou en d’autres termes : mâ
yu’dhur bi el khata wa mâ la yu’dhur bi el khata. Autrement dit, les
enseignements qu’il est concevable d’ignorer et ceux qu’il est
inconcevable d’ignorer. Il explique notamment qu’il existe des questions
dont la connaissance est élémentaire (ma’lûm min e-dîn bi e-Dharûra). Ibn
Taïmiya souligne, comme nous allons le voir plus loin, que même sur ce
dernier point, les choses sont relatives. Dans son tafsîr, ibn Jarîr parle
également d’iqâmat el hujja.2

Sache, qu’Allah t’aide à comprendre Sa religion, que l’imâm Tabarî soutient exactement
la même chose que nous -les gens de la Sunnah et du Tawhîd- soutenons, c'est-à-dire : la
différence entre celui qui ignore l’Unicité d’Allah, et celui qui ignore les lois de l’Islam qui ne
peuvent être connu qu’à travers les textes légaux.

Voici ce que nous dit Ibn Jarîr Tabarî dans « e-tabsîr fî ma’âlim e-dîn » :

‫فأما الذي ل يجوز الجهل به من دين اللججه لمججن كججان قلبججه مججن أهججل‬
‫التكليف لوجود الدلة متفقة في الدللة عليه غير مختلفة ظاهرة للحس‬
...‫غير خفية فتوحيد الله تعالى ذكره والعلم بأسمائه وصفاته وعدله‬
« Quant à ce qu’il n’est pas permis d’ignorer de la religion d’Allah à quiconque possède
un cœur responsable, et ceci en vertu des preuves qui sont toutes en accord dans leur
indication et non divergentes, apparentes aux sens et non subtiles, c’est l’Unicité d’Allah –
que Son Nom soit glorifié- et la connaissance de Ses noms et attributs et Sa justice… »
‫ولذلك لم يعذر الله جل ذكره أحدا كان بالصفة التي وصفت بالجهججل‬
‫وبأسمائه وألحقه إن مات على الجهل به بمنازل أهل العناد فيججه تعججالى‬
‫ذكره والخلف عليه بعد العلم به وبربججوبيته فججي أحكججام الججدنيا و عججذاب‬
...‫الخرة‬
« Et c’est pour ça qu’Allah –que Son Nom soit sanctifié- ne donna aucune excuse à qui
que ce soit d’ignorer un attribut par lequel Il s’est décrit ou un nom qu’Il s’est attribué, et
s’il meurt sur cette ignorance il sera au même rang que ceux qui se rebellent et s’opposent
à Lui, que Son nom soit glorifié après que la connaissance de Sa Seigneurie leur soit
parvenue- que ce soit dans les jugements donnés dans ce bas-monde et dans l’au-delà… »
‫وذلك لما وصفنا من استواء حال المجتهججد المخطيججء فججي وحججدانيته‬
‫وأسمائه وصفاته وعدله وحال المعاند في ذلك في ظهور الدلججة الدالججة‬
‫ فلما استويا في قطججع اللججه جججل وعججز‬.‫المتفقة غير المفترقة لحواسهما‬
‫عذَرهما بما أظهر لحواسهم من الدلة والحجججج وجبججت التسججوية بينهمججا‬
.‫في العذاب والعقاب‬
‫ن مججن لججم‬ّ ‫وخالف حكم ذلك حكم الجهل بالشرائع لما وصججفت مججن أ‬
‫يقطع الله عذره بحجة أقامها عليه بفريضة ألزمه إياها من شرائع الدين‬
2
Voir : son exégèse du v. 15 de la s. Le voyage nocturne.
8

.‫فل سبيل له إلى العلم بوجوب فرضها إذ ل دللة علججى وجججوب فرضججها‬
‫وإذا كان كذلك لم يكن مأمورا وإذا لم يكن مأمورا لم يكن بترك العمل‬
‫ن الطاعججة‬
ّ ‫لله عز ذكره عاصججيا زل لمججر ربججه مخججال فيسججتحق عقججابه ل‬
‫والمعصية إنما تكون باتباع المر ومخالفته‬
Puis il dit : « Et ceci en vertu de ce que nous avons décri comme équivalence entre le cas
de celui qui fait des efforts de recherche et se trompe au sujet de l’Unicité d’Allah et de Ses
noms et attributs et de Sa justice, et le cas du rebelle à ce sujet, et ceci pour cause de
l’évidence des preuves convergentes et non divergentes ; perçue par leurs sens. Et
lorsqu’Allah les a mis à égalité en leur coupant toute excuse, en vertu des preuves qui sont
apparu clairement à leurs sens ; cela entraina qu’ils soient égaux dans la punition et le
châtiment dans l’au-delà.
Mais le jugement de ce point est différent du jugement de celui qui ignore les lois de
l’Islam, en vertu de ce que j’ai expliqué du fait que celui dont Allah n’a pas rompu l’excuse
par une preuve qu’Il a établi contre lui quant à une obligation qu’Il lui a imposé parmi les
lois de l’Islam, puisqu’il n’y a aucun moyen d’en connaître le caractère obligatoire tant qu’il
n’y a pas une preuve l’indiquant. Et lorsqu’il en est ainsi, aucun ordre ne lui est donc
parvenu, et à ce moment là il ne sera pas compté comme un désobéissant lorsqu’il
abandonnera cet œuvre destinée à Allah, ni comme quelqu’un ayant manqué à l’ordre de son
Seigneur, méritant ainsi le châtiment. Ceci car l’obéissance et la désobéissance n’existent
qu’en se conformant à l’ordre ou en s’y opposant. » Fin de citation. [At-Tabçîr fî ma3âlim
Ad-Dîn, pp 116-119 (Edition dâr al 3âçima)]

Analyse :
Ici on voit parfaitement que l’Imâm Tabarî fait une différence entre celui qui ignore une
obligation légale et celui qui ignore l’Unicité d’Allah ; il souligna que l’obligation légale ne
peut être connue qu’à travers un texte légal contrairement à l’Unicité d’Allah qui est
perceptible par le seul biais des sens.
Ainsi il excusa celui qui ignore une loi, et n’excusa pas celui qui ignore l’Unicité
d’Allah ; et il nota que le jugement des deux est différent. Alors comment expliquer plus
clairement que l’Imâm Tabarî n’excusait personne d’ignorer l’Unicité d’Allah ?

Cela rejoint exactement notre croyance qui est que ni la Foi ni l’Islam profitable ne peut
exister sans connaître l’Unicité d’Allah tant dans la Seigneurie que la Divinité, et que nul ne
peut être croyant tant qu’il ne sait pas que seul Allah est digne d’être invoqué, et qu’Il est le
seul digne à ce qu’on s’adresse à Lui pour Lui implorer de lever un mal ou d’apporter un bien.

Est-ce que Zentici oserait, devant Allah tout puissant, dire que l’Imâm Tabarî aurait jugé
musulman un homme qui a conviction qu’Allah est Jésus, ou qu’Il existe 4 créateurs, sous
prétexte qu’il se dise musulman et qu’il se trouve dans une situation où aucun texte légal ne
lui est parvenu ?
Nous appelons Karim Zentici, à invoquer la malédiction d’Allah sur lui si l’imâm Tabarî
n’excuse en aucun cas une telle personne pour son ignorance, comme nous invoquons la
malédiction d’Allah sur nous si vraiment l’Imâm Tabarî juge musulmane une telle personne.
9

Aboû Bakr Ibn Al ‘Arabî


Zentici dit : 3- Ibn el ‘Arabî affirme : « Si l’ignorant ou celui qui commet
une erreur parmi les adeptes de cette communauté, fait un acte de kufr
ou de shirk qui en principe, le rend soit mushrik soit kafir, il est
excusable en raison de son ignorance et de son erreur (ya’dhur bi
el jahl wa el khata) jusqu’à ce que lui soit établit de façon claire et limpide,
loin de toute confusion, la preuve d’Allah qui voue à la mécréance celui
qui ne s’y soumet pas ; et qu’il renie ensuite un point élémentaire de la
religion (ma’lûm min e-dîn bi e-dharûra), relevant du consensus recensé
de façon sûre, et que tout musulman connait machinalement et sans
réfléchir. »3

Réponse : Lorsqu’on reprend le passage en question depuis le début, on comprend qu’Ibn


Al ‘Arabî parle ici de la petite mécréance et du petit Chirk qui ne font pas sortir de l’Islam
et qui ne s’opposent pas à l’Unicité d’Allah. Voici les propos contenu dans le Tafsîr d’Al
Qâsimî :
‫ من فعل كذا فقد أشرك أو فقد كفر –ل‬:‫ حيثما وقع في حديث‬:‫تنبيه‬
‫يراد به الكفر المخرج عن الملة والشرك الكبر المخرج عععن‬
‫ وقججد قججال‬.‫السلم الذي تجري عليه أحكام الردة واليعاذ بالله‬
‫ قال القاضي أبو بكر ابججن‬.‫ باب كفران العشير و كفر دون كفر‬:‫البخاري‬
‫ مراده أن يبّين أن الطاعات كما تسمى إيمانا كذلك‬:‫العربي في شرحه‬
‫ لكججن حيججث يطلججق عليهججا الكفججر ل يراد عليعه‬.‫المعاصي تسمى كفرا‬
‫ فالجاهل والمخطججئ مججن هججذه المججة ولججو‬.‫الكفر المخرج عن الملة‬
‫عمل من الكفر والشرك ما يكون صججاحبه مشججركا أو كججافرا فججإنه يعججذر‬
‫بالجهل والخطأ حتى تتبّين له الحجة الذي يكفر تاركهججا بيانججا واضججحا مججا‬
‫يلتبس على مثلجه وينكجر مجاهو معلجوم مجن الجدين بالضجرورة مجن ديجن‬
‫السلم مما أجمعوا عليه إجماعا جليا قطعيا يعرفه كل مججن المسججلمين‬
.‫من غير نظر وتأمل‬
« Attention : lorsqu’on trouve dans un Hadîth « Celui qui fait ceci a certes associé ou
mécru » cela ne veut pas toujours désigner la mécréance expulsant de la religion ni le
polythéisme majeure expulsant de l’Islam sur lequel sont appliqués les statuts propres à
l’apostat, et le refuge est auprès d’Allah ! En effet, Al Boukhârî a dit : « Chapitre : la
mécréance est de deux sortes, l’ingratitude dans la cohabitation et la mécréance moindre que
la mécréance. » Al Qâdhî Aboû Bakr Ibn Al ‘Arabî a dit dans son commentaire : « ce que
veut démontrer ici [Al Boukhârî] c’est que de la même manière que l’ensemble des
obéissances porte le nom de « Foi » eh bien l’ensemble des désobéissances porte le nom de
« mécréance ». Mais lorsqu’on lui donne le nom de « mécréance » dans l’absolue et sans
précision, on ne veut pas [forcément] désigner par lui la mécréance qui expulse de la
religion. Si l’ignorant ou celui qui commet une erreur parmi les adeptes de cette
communauté, même s’il fait un acte de kufr ou de shirk dont l’auteur en principe, devient soit
mushrik soit kafir, il est excusable en raison de son ignorance et de son erreur jusqu’à ce que
lui soit établit de façon claire et limpide, loin de toute confusion, la preuve d’Allah qui voue à
la mécréance celui qui ne s’y soumet pas ; et qu’il renie ensuite un point élémentaire de la
3
Voir : tafsîr el Qâsimi (5/1307-1308).
10

religion, relevant du consensus recensé de façon sûre, et que tout musulman connait
machinalement et sans réfléchir. » Fin de citation.
Lorsqu’on lit la citation complète, on voit bien qu’Aboû Bakr Ibn Al ‘Arabî tant que
Mouhammad Al Qâsimî visent le petit Chirk, c'est-à-dire celui qui n’invalide pas l’Unicité
d’Allah.
Et bien que la fin de ses propos pose problème lorsqu’il dit que celui qui commet de la
petite mécréance ou du petit Chirk ne sort pas de l’Islam tant que la preuve ne lui a pas été
expliquée, il vise en fait celui qui rend licite ces choses après en avoir connu l’interdiction,
comme il le dit : « et qu’il renie ensuite un point élémentaire de la religion, relevant du
consensus recensé de façon sûre ».
Et lorsque la parole d’Allah et de Son messager sont ambiguë, il n’est pas permis d’en
bâtir un principe, et Allah déclara que ceux qui basent les principes de leur religion sur les
verstes ambigus sont ceux dont le cœur penche pour l’égarement [voir Sourate 3 verset 7].
Alors que dire de celui qui bâti les principes de sa religion sur la parole ambigu d’un homme
qui, de surcroit, était un Jahmî notoire concernant la définition de la mécréance et de la
Foi ?!
Le Qâdhî ‘Iyâdh Al Mâlikî nous mentionne l’avis d’Aboû Bakr Ibn Al ‘Arabî concernant
la définition de la Foi et de la mécréance :
‫قال القاضى أبو بكججر القججول عنججدي أن الكفر بالله هععو الجهععل‬
‫ بوجععوده وأنججه ل يكفججر أحججد‬- ‫بوجوده واليمان بالله هععو العلععم‬
‫بقول ول رأى إل أن يكون هو الجهل بالله فإن عصى بقول أو فعل نص‬
‫الله ورسوله أو أجمع المسلمون أنه ل يوجد إل من كافر أو يقوم دليججل‬
‫على ذلك فقد كفر ليس لجل قوله أو فعله لكن لما يقجارنه مجن الكفججر‬
‫فججالكفر بججالله ل يكجون إل بأحججد ثلثجة أمججور أحججدها الجهججل بجالله تعججالى‬
‫والثججانى أن يججأتي فعل أو يقججول قججول يخججبر اللججه ورسججوله أو يجمججع‬
‫المسلمون أن ذلك ل يكون إل من كافر كالسجود للصنم والمشجى إلجى‬
‫الكنائس بالتزام الزنار مع أصحابها في أعيادهم أو يكون ذلك القججول أو‬
‫الفعل ل يمكن معه العلم بالله‬
« Al Qâdhî Aboû Bakr a dit : L’avis que j’ai est que la mécréance en Allah c’est le fait
d’ignorer Son existence, [ ?!!] et que la Foi en Allah c’est le fait de savoir qu’Il existe, ainsi
nul ne devient mécréant pour une parole prononcée ni pour une opinion à moins qu’il ne
s’agisse d’ignorer Allah. S’il désobéit à Allah par une parole ou un acte qu’Allah ou Son
messager ou l’unanimité des musulmans ont noté comme ne pouvant surgir que d’un
mécréant, ou alors qu’une preuve de cela s’établisse : celui-là a mécru mais ce n’est pas en
vertu de sa parole ni de son acte mais bien en vertu de ce qui est lié à cela comme mécréance.
La mécréance envers Allah ne peut en effet se trouver que dans 3 choses : premièrement
l’ignorance d’Allah, deuxièmement commettre un geste ou tenir un propos au sujet duquel
Allah, Son messager ou l’unanimité des musulmans ont annoncé que cela ne peut surgir que
d’un mécréant comme par exemple : se prosterner devant une idole ou marcher pour se
rendre à l’église en s’accrochant un Zinâr en compagnie des fidèles [de cette église] lors de
leurs rituelles ; ou alors que ce propos ou ce geste ne peut en aucun cas coexister avec la
connaissance d’Allah. » [Ach-Chifâ bita3rîf Houqoûq Al Mouçtafâ 2/292]

Cette citation nous montre qu’Aboû Bakr Ibn Al ‘Arabî considérait qu’ignorer l’Unicité
d’Allah est la seule et unique forme de mécréance qui existe, et que le fait de se prosterner
pour une idole est un geste ne pouvant coexister avec la Foi en Allah ; alors que Karim
Zentici veut faire croire qu’Aboû Bakr Ibn ‘Al ‘Arabî considère qu’ignorer l’Unicité d’Allah
11

empêche d’être un mécréant et de sortir de l’Islam, et que le seul mécréant est celui qui
après avoir connu l’Unicité d’Allah la rejette ou la refuse !
S’il dit que ce n’est pas ça qu’il veut attribuer à Ibn Al ‘Arabî, nous demandons alors à
Karim Zentici : admets-tu que pour être musulman, il faille au minimum savoir qu’Allah
existe, et qu’ignorer ce fait n’empêche en aucune circonstance de sortir de l’Islam, vu que
cette ignorance empêche dès le départ d’entrer dans l’Islam ?
S’il admet cela, nous lui demandons : est-ce que la simple connaissance de l’existence
d’Allah suffit pour entrer dans l’Islam et quitter la religion de l’ensemble des mécréants ?
S’il répond oui ; nous lui disons qu’à l’unanimité de tous les musulmans : nul n’entre dans
l’Islam tant qu’il n’a pas su avec certitude et sincèrement ; que nul ne mérite d’être adoré si
ce n’est Allah.
Nous lui rappelons aussi que les idolâtres de Qoreich savaient qu’Allah existe, et mieux
encore ils savaient que seul Allah est le créateur des cieux et de la terre et qu’Il est seul source
de subsistance des cieux et de la terre et Le seul qui donne la vie et la mort, et que malgré
cette connaissance et cette certitude ils ne furent pas des musulmans ; car ils ont refusé
d’admettre qu’Allah est le seul qui mérite d’être invoqué en dehors de toutes leurs idoles.

Si Karim Zentici admet que celui qui connaît avec certitude l’existence d’Allah mais
ignore que seul Allah mérite d’être adoré, n’est pas musulman, et que cette ignorance
n’empêchera pas de le sortir de l’Islam mais l’empêchera au contraire d’entrer dans l’Islam : il
aura alors admit qu’ignorer l’Unicité d’Allah empêche d’être musulman et n’empêche pas de
sortir de l’Islam.
Mais s’il s’entête et prétend que le fait d’ignorer que nul ne mérite d’être adoré en dehors
d’Allah empêche celui qui s’affilie à l’Islam de sortir de l’Islam : alors machaAllah nous
avons là un musulman qui ignore qu’Allah est le seul vrai dieu ! Ce « musulman » aura la
même religion qu’Aboû Jahl mais malgré cela il sera le frère coreligionnaire de Karim
Zentici ; et celui qui estime que cette personne n’est pas musulmane serait, selon Karim
Zentici, un hérétique kharijite ?
Nous laissons au lecteur le loisir de juger qui, entre lui et nous, est dans la vérité ou dans
l’égarement évident.
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Soulaymân Ibn Sahmân


Zentici dit : 15 - Sheïkh Sulaïman ibn Sahmân considéré comme le « petit
ibn el Qaïyim » déclare pour sa part : « Nous ne taxons personne
d’apostasie pour un péché en dehors du shirk el akbar, qui, selon le
consensus de la communauté, fait sortir son auteur de la religion, après
iqâma el hujja. Plus d’un savant à relever le consensus sur la question
comme le rapporte el i’lâm d’ibn Hajar e-Shâfi’î. »4

Il dit ensuite : « Il n’est pas simple de kaffar le musulman. Les


savants, comme Sheïkh ibn Taïmiya et ibn el Qaïyim, sont
unanimes à dire que l’ignorant et celui qui commet une erreur et
appartenant à cette communauté, fait un acte qui en principe doit
le rendre mushrik ou kafir est excusable (ya’dhur bi el jahl wa el
khata), jusqu’à ce qu’il ait connaissance de la preuve prophétique de
façon claire et limpide et qu’il n’ait aucune confusion sur la question. »

Réponse : Qu’Allah nous préserve de la trahison ! Ces propos que Karîm Zentici attribue
au Cheykh Soulaymân Ibn Sahmân sont en fait les propos de l’hérétique Ibn Jarjîs Al ‘Irâqî
qu’évoque Ibn Sahmân afin de les réfuter, voici la citation avec les quelques lignes qui
précèdent et qui suivent :
‫ثم ذكر العراقي كلما ً زعم فيه أن الوهابية اتخذته ذرائع لتأسججيس‬
‫ وليججزداد‬،‫ ولكن أعاده ليكججبر حجججم كتججابه‬،‫ وقد تقدم الكلم عليه‬.‫بدعتها‬
‫ ثم ذكججر أن‬.‫ بذكره مقتا ً من الله وغضبا ً وزيادة في عقابه‬-‫إن شاء الله‬-
‫ وأنه قججد أجمججع العلمججاء منهججم الشججيخ ابججن‬،‫تكفير المسلم أمر غير هين‬
‫ولججو عمججل‬- ‫ على أن الجاهل والمخطئ من هذه المة‬:‫تيمية وابن القيم‬
‫ حججتى تججبين لججه‬،‫ يعذر بالجهل والخطججأ‬-‫ما يجعل صاحبه مشركا ً أو كافرًا‬
‫ أمججا تكفيججر‬:‫ فيقججال فججي جججوابه‬.‫ ل يلتبس على مثله‬،‫الحجة بيانا ً واضحًا‬
‫ والشيخ محمد بن‬.‫المسلم فقد قدمنا أن الوهابية ل يكفرون المسلمين‬
‫عبد الوهاب رحمه اللججه مجن أعظججم النججاس توقفجا ً وإحجامجا ً عججن إطلق‬
‫ حتى أنه لم يجزم بتكفير الجاهل الذي يدعو غيججر اللججه مججن أهججل‬،‫الكفر‬
‫ ويبلغه الحجججة الججتي يكفججر‬،‫القبور أو غيرهم إذا لم يتيسر له من ينصحه‬
،‫ وإن كنججا ل نكفججر مججن عبججد قبججة الكججواز‬:‫قال في بعججض رسججائله‬.‫تاركها‬
‫وقججد سججئل‬- ‫ فكيف من لم يهاجر إلينا؟ وقججال‬،‫لجهلهم وعدم من ينبههم‬
‫ وتأهججل‬،‫ فقججرر أن مججن قججامت عليججه الحجججة‬-‫عججن مثججل هججؤلء الجهججال‬
‫ فل‬،‫ واتبع هواه‬،‫ وأما من أخلد إلى الرض‬،‫ يكفر بعبادة القبور‬،‫لمعرفتها‬
.‫أدري ما حاله‬
« Ensuite Al ‘Irâqî évoqua une parole dans laquelle il prétend que les wahhabites l’ont
prise pour en faire un prétexte de fondation de leur hérésie, et que nous avons déjà évoqué,
mais il l’a répété afin d’augmenter l’épaisseur de son bouquin, ce qui augmentera la colère
d’Allah et son courroux et Son châtiment. Puis il [El Irâqî] évoqua le fait que « Il n’est pas
simple de kaffar le musulman. Les savants, comme Sheïkh ibn Taïmiya et ibn el Qaïyim, sont
unanimes à dire que l’ignorant et celui qui commet une erreur et appartenant à cette
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Dhiyâ e-Shâriq (p. 35).
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communauté, fait un acte qui en principe doit le rendre mushrik ou kafir est excusable,
jusqu’à ce qu’il ait connaissance de la preuve prophétique de façon claire et limpide et qu’il
n’ait aucune confusion sur la question. »
On lui répondra donc en disant : Quant à la question du Takfîr d’un musulman, nous
avons déjà dit que les wahhabites ne font pas le Takfîr des musulmans et le Cheykh
Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb qu’Allah lui fasse miséricorde était des plus prudent quant
au fait de faire le Takfîr au point qu’il n’était pas persuadé du Takfîr de l’ignorant qui
invoque un autre qu’Allah parmi les adorateurs de tombeaux et autre lorsque ceux-ci n’ont
pas facilement accès à celui qui peut les conseiller ou à la preuve dont l’abandon est une
mécréance.
Et il dit dans certaines de ses lettres : « alors que nous ne faisons pas le Takfîr de celui
qui adore la coupole d’Al Kiwâz pour son ignorance sans que personne ne soit là pour
l’avertir alors comment ferions-nous le Takfîr de celui qui ne s’exile pas chez nous ? Et il dit
alors qu’il fut interrogé sur ce genre d’ignorant : et il adopta pour avis que celui à qui la
preuve est établie et qu’il est capable de la connaître devient alors mécréant pour son culte
rendu aux tombes, quant à celui qui est resté dans sa terre et suivit ses désirs alors je ne sais
pas ce qu’il en est pour lui [N.T. : regarde il n’a pas dit « il est excusé » et encore moins « il
est musulman ! »]… » [Dhyâ’ou Châriq pages 371-372]

Puis il dit :
...‫وأما نقله عن شيخ السلم وابن القيم على أن الجاهل والمخطججئ‬
‫ كلم الشججيخين إنمججا هججو فججي المسججائل‬:‫ فججالجواب أن يقججال‬.‫إلى آخججره‬
‫ وأما عبججاد القبججور فهججم‬.‫ التي قد يخفى الدليل فيها‬،‫النظرية والجتهادية‬
‫ لن فعلهججم غلججو يشججبه غلججو‬،‫عند السلف وأهججل العلججم يسججمون الغاليججة‬
‫ وأيضا ً فججإن هججذا النقججل فيججه‬.‫ وعبادتهم‬،‫النصارى في النبياء والصالحين‬
‫ فبطلت الشججبهة‬،‫ ولو في المسائل الخفية‬،‫تكفير من قامت عليه الحجة‬
‫ ومسألة توحيد الله وإخلص العبادة له لججم ينججازع فججي وجوبهججا‬،‫العراقية‬
‫ وهي معلومة من الدين‬،‫ ل أهل الهواء ول غيرهم‬،‫أحد من أهل السلم‬
،‫بالضرورة‬
Quant à ce qu’il mentionne concernant les 2 Cheykh de l’Islam Ibn Taymiya et Ibn Al
Qayyim au sujet de l’ignorant et de celui qui fait une erreur etc., la réponse à cela est que les
propos des deux Cheykh concerne les thèmes théoriques dans lesquels l’effort
d’interprétation légale entre en jeux, là où la preuve peut échapper ; par contre les
adorateurs de tombes d’après les salafs et les gens de science sont nommés « extrémistes »
car leur extrémisme envers les morts ressemble à celui des chrétiens envers le prophètes et
les saints, et l’adoration qu’ils leur vouent. Et aussi, ces citations concernent le Takfîr de
celui à qui la preuve est établie même s’il s’agit de sujet subtile, ce qui invalide l’ambiguïté
d’Al iIrâqî. Alors que la question de l’Unicité d’Allah est de la consécration de l’adoration à
Lui seul : personne parmi les musulmans n’a jamais discuté au sujet de l’obligation de cela
que ce soit les hérétiques ou les sunnites, et c’est un point élémentaire inévitablement connu
en religion… » [Page 373] Ici les propos d’Ibn Sahmân sont claire : il ne voit pas d’excuse
pour celui qui invalide l’Unicité d’Allah !

Puis il dit :
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‫ )حتى تتبين له الحجة بيانا ً واضحا ً ل‬:‫وأما قول هذا العراقي‬


‫ فإن الشيخ لم‬،‫ هذا تحريف لكلم الشيخ‬:‫ فأقول‬.(‫يلتبس على مثله‬
‫ وإنما هي زيادة عراقية‬،‫ إلى آخره‬...‫يقل حتى تتبين له الحجة‬
« Quant aux propos d’Al Irâqî « jusqu’à ce qu’il ait connaissance de la preuve
prophétique de façon claire et limpide et qu’il n’ait aucune confusion sur la question. ». Je
dis : ceci est une falsification de la part d’Al ‘Irâqî envers les propos du Cheykh, le Cheykh
n’a jamais dit « jusqu’à ce qu’il ait connaissance de la preuve prophétique de façon claire
et limpide et qu’il n’ait aucune confusion sur la question… » Mais ceci n’est qu’un ajout
de la part d’Al ‘Irâqî. » [Page 374]
Sans commentaire !!! On constate tout simplement que Karîm Zentici a le même avis
qu’Ibn Jarjîs Al ‘Irâqî mais qu’il veut faire croire que ceci était l’avis de Soulaymân Ibn
Sahmân !
C’est comme si j’allais prendre un livre de Rabî3 El Madkhalî dans lequel il dénonce
Sayyed Qutb, qu’Allah lui fasse miséricorde, et que je prenne les paroles de Sayyed Qutb en
disant « Regardez ce que Cheykh Rabî3 dit ! » C’est un mensonge tellement gros qu’il me fait
rire, hélas.