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La doctrine d'Al Albânî : la vérité en face!

Al Albânî et celui qui insulte Allah

Al Albânî dit dans sa cassette « Al Koufr Koufrân » lorsqu’il fut interrogé :


‫ وبعض الئمة كالمام أحمد بكفر شاتم‬،‫ وعن بعض الصحابة كخالد بن الوليد‬،‫ وردت بعض الثار عند بعض الئمة‬:‫سؤال‬
‫ نرجو الفادة؟‬،‫ فهل هذا على إطلقه‬،‫ال أو الرسول واعتبروه كفر ردة‬
‫ وقد يكون عن غفلة‬،‫ وعن سوء التربية‬،‫ فقد يكون السب والشتم ناتجًا عن الجهل‬، ‫ ما نرى ذلك على الطلق‬:‫اللباني‬
‫ أما إذا‬،‫ وإذا كان بهذا الصورة عن قصد ومعرفة فهو الردة الذي ل إشكال فيه‬،‫وأخيرًا قد يكون عن قصد وعن معرفة‬
‫احتمل وجهًا من الوجوه الخرى التي أشرت إليها فالحتياط في عدم التكفير أهم إسلميًا من المسارعة إلى التكفير‬.
« Question : On rapporte certains récits d’après certains imam et certains compagnons,
comme Khâlid Ibn Al Walîd, et certains imams comme Ahmad, sur la mécréance de celui qui
insulte Allah ou le messager, et voyaient cela comme une apostasie, est-ce que ceci est
absolument vrai ?
Albânî : Nous ne pensons pas que c’est absolument vrai, car il ce peut que cette insulte soit la
conséquence de l’ignorance et d’une mauvaise éducation, voir d’insouciance, ou alors, en
dernier, cela peut être volontaire et en connaissance de cause, et dans ce cas c’est bel et bien
une apostasie sans aucune confusion. Mais s’il est possible que cela soit pour une des autres
raisons que j’ai mentionné, alors il est plus important dans l’islam de prendre ses
précautions quant à juger mécréant quelqu’un que de se précipiter… »
Et il dit dans cette même cassette :
‫ ل يوجد عندنا في الشريعة أبدًا نص يصرح ويدل دللة واضحة على أن‬،‫يجب التفريق بين الكفر العملي والكفر العتقادي‬
‫ فهذا هو كافر‬،‫من آمن بما أنزل ال لكنه لم يفعل بشيء مما أنزل ال‬
« Il faut faire la distinction entre la mécréance gestuelle et la mécréance du cœur. Nous
n’avons jamais rien vu dans la loi islamique comme texte qui indique clairement que celui qui
croit en ce qu’Allah a révélé puis ne pratique rien de ce qu’Allah a révélé soit mécréant. »
Et il dit aussi :
‫حة خلفا‬
ّ ‫ و ما جعلوها شرط ص‬,‫السلف فّرقوا بين اليمان و بين العمل و جعلوا العمال شرط في كمال اليمان‬
‫للخوارج‬...
« Les salafs firent une différence entre les actes et la foi, et considérèrent les actes comme
une condition complémentaire de la foi, et non une condition de validité, contrairement aux
Khawârij… »
Ibn Taymiyya rapporte dans son ouvrage Minhaj Sounnah, volume 5 page 251 la parole de
l’imam Châfi‘î :
"‫"لن أتكلم في علم يقال لي فيه أخطأت أحب إلي من أن أتكلم في علم يقال لي فيه كفرت‬
« Je préfère dire quelque chose où l’on me dira « Tu t’es trompé » que de dire quelque chose
où l’on me dira « Tu as mécru » »
Et il rapporte dans Majmoû‘ Fatâwâ volume 7 page 209 :
‫ من أقر بالصلة والزكاة والصوم والحج ولم يفعل من ذلك‬:‫ وأخبرت أن ناسًا يقولون‬:‫ حدثنا الحميدي قال‬:‫وقال حنبل‬
‫ فهو مؤمن ما لم يكن جاحدًا إذا علم أن تركه ذلك فيه إيمانه إذا كان‬،‫ ويصلي مستدبر القبلة حتى يموت‬،‫شيًئا حتى يموت‬
ّ ‫ قال ا‬،‫ل وسنة رسوله وعلماء المسلمين‬
‫ل‬ ّ ‫ وخلف كتاب ا‬،‫صَراح‬ ّ ‫ هذا الكفر ال‬:‫ فقلت‬،‫مقرًا بالفرائض واستقبال القبلة‬
‫ من قال‬:‫ل أحمد بن حنبل يقول‬ ّ ‫ سمعت أبا عبد ا‬:‫وقال حنبل‬.‫ن{ الية‬ َ ‫ن َلُه الّدي‬
َ ‫صي‬
ِ ‫خِل‬
ْ ‫ل ُم‬
َّ ‫ }َوَما ُأِمُروا ِإّل ِلَيْعُبُدوا ا‬:‫تعالى‬
.‫ل‬
ّ ‫ ورد على أمره وعلى الرسول ما جاء به عن ا‬،‫ل‬ ّ ‫هذا فقد كفر با‬
« Hanbal a dit : Al Houmayyidî nous a raconté : J’ai appris qu’il y a des gens qui disent :
Celui qui reconnait la prière, la Zakât, le jeûne, le pèlerinage puis ne pratique rien de cela
jusqu’à sa mort, ou bien prie dos à la Qibla toute sa vie jusqu’à sa mort[1], c’est un croyant
qui a une faible foi tant qu’il ne renie pas et qu’il sait que sa foi réside dans l’abandons de
cela, et qu’il reconnait les obligation et la prière vers la Qibla ! Je dis : ceci est la mécréance
évidente, et cela contredit livre d’Allah, la sounnah de Son messager et les savants
musulmans. Allah a dit « Et on ne leur a ordonné que d’adorer Allah, en Lui vouant la
religion pure… » Et Hanbal dit « J’ai entendu Abou ‘Abdilleh Ahmad Ibn Hanbal dire «
Celui qui a dit cela a mécru en Allah, a réfuter son commandement et l’enseignement du
messager. » Ce récit est également rapporté dans As-Sounnah d’Al Khalâl, n° 1027.
La prétention d’Al Albânî que l’adoration d’Allah dans les acte n’est pas une condition de
validité de la foi et que l’abandonner n’annule pas la foi est une mécréance évidente qui fait
sortir de l’islam, et ceci est rapporté de l’imam Houmaydî, Ahmad Ibn Hanbal, mais aussi Al
Wakî‘ Ibn Jarrâh et autres que ces salafs.
Quant à la prétention d’Al Albânî, que l’ignorance est une excuse pour celui qui insulte Allah,
sache que les sunnites sont unanimes pour dire qu’il n’y a aucune excuse par ignorance pour
celui qui adore un autre qu’Allah, alors que penses tu de celui qui insulte Allah ?! Et trouve
moi une seule personne qui après avoir prononcer les deux attestations de la foi ignore qu’il
n’est pas permis d’insulter Allah ? Trouve moi-même un juif ou un chrétien qui ignore qu’il
est interdit d’insulter le Créateur ? J’irai même plus loin : trouves moi un seul athée qui ignore
que les religieux interdisent d’insulter dieu ? La seule excuse légale pour celui qui insulte
Allah, c’est la contrainte, car Allah a dit « Sauf celui qui est contraint alors que son cœur est
serin sur la foi »
Quant à l’excuse de la mauvaise éducation, elle est totalement fausse : il n’y a absolument
aucune preuve que la mauvaise éducation est une excuse dans la mécréance, que ce soit un
verset du Coran, un Hadîth, ou même l’avis d’un savant estimable ! Et si la mauvaise
éducation était vraiment une excuse dans la mécréance, alors les juifs, les chrétiens, et
idolâtres, tous seraient excusés, vu qu’ils ont été éduqués sur la mécréance par leurs parents,
comme le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam a dit « Tout homme nait sur l’instinct
(islamique) et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un mazdéen… »
D’après Al Albânî, celui qui insulte Allah n’est mécréant que s’il considère son insulte
permise et a conviction de son insulte, et non uniquement celui qui insulte en connaissance de
cause comme il le prétend : car le mal éduqué qui insulte Allah le fait en connaissance de
cause et non par insouciance, et malgré cela Al Albânî ne le juge pas mécréant !
‘Abderrahmân Ibn Nâçir Al Barrâk a dit dans son pamphlet « Jawâb fî Al Îmân wa
nawâqidhih » :
‫ أن سب ال و رسوله من‬: ‫ ) و هل سوء التربية عذرًا في كفر من سب ال أو رسوله ؟ ( فالجواب‬: ‫أما قول السائل‬
‫و‬. ‫ و ذلك من يناقض ما تقتضيه الشهادتين من تعظيم ل و رسوله‬، ‫ لنه استهانة بال و رسوله‬، ‫نواقض السلم البينة‬
. ‫ل عما هو من أنواع الكفر بال‬ً ‫ و ل فعل محرم من سائر المحرمات فض‬، ‫سوء التربية ليس عذرًا للمكلف في ترك واجب‬
‫ و‬، ‫و لو صح ان سيء التربية عذر في شيء من ذلك لكان أولء اليهود و النصارى و غيرهم معذورين في تهودهم‬
‫ فإن تاب و إل وجب قتله مرتدًا‬، ‫ و من قال ذلك فهو كافر ُيعّرف و يستتاب‬، ‫ و هذا ل يقوله مسلم‬، ‫ تنصرهم‬.
« Quant-à la question « Est-ce que la mauvaise éducation peut être une excuse pour celui qui
insulte Allah ou Son messager ? » La réponse est : Insulter Allah ou Son messager est parmi
les annulations claires et évidentes de l’islam, car c’est du mépris envers Allah et Son
messager, car cela annule ce qu’impliquent les deux attestations comme glorifications
d’Allah et de Son messager.Et la mauvaise éducation n’excuse en rien une personne
responsable pour délaisser une obligation ni pour faire une interdiction, et encore moins
pour commettre une catégorie de mécréance envers Allah. Et s’il était vrai que la mauvaise
éducation soit une excuse pour ce genre de chose, les juifs et les chrétiens et autres qu’eux
seraient alors excusés pour leur judaïsme, christianisme etc… Et un musulman ne dirait pas
une tel chose, et celui qui prétend cela est un mécréant, on lui enseigne la chose et lui
demande de se repentir, et s’il ne se repentit pas il est obligatoire de le mettre à mort pour
apostasie. » Fin de citation.
Ibn Taymiya rapporte dans son ouvrage « Sârim Al Masloûl » page 513 :
‫ "أجمع العلماء أن شاتم النبي صلى‬:‫قال محمد بن سحنون وهو أحد الئمة من أصحاب مالك وزمنه قريب من هذه الطبقة‬
‫"ال عليه وسلم المنتقص له كافر والوعيد جار عليه بعذاب ال وحكمه عند المة القتل ومن شك في كفره وعذابه كفر‬.
« Mouhammad Ibn Sahnoûn, l’un des imams de la doctrine de Mâlik à une époque proche de
ce groupe, a dit : « Les savants sont unanime que celui qui insulte le prophète salla llahou
‘alayhi wa sallam ou le rabaisse, c’est un mécréant, et la menace d’Allah se réalisera sur lui
ainsi que le supplice. Quant à son verdict, d’après la communauté, c’est la mort. Et
quiconque doute de sa mécréance ou de son châtiment est mécréant. »Et ceci n’est qu’un
bref aperçu de la doctrine d’Al Albânî, mais elle suffit déjà à nous mettre en garde, et à nous
rendre compte que ses avis au sujet de la foi et de la mécréance nous importent peu, pour ne
pas dire aucunement. S’il ne juge même pas mécréant celui qui insulte Allah et ne pratique
absolument rien de l’islam, il n’est pas étonnant qu’il ne juge pas mécréant celui qui se met à
l’égal d’Allah dans la législation !

[1] Et celui-ci est moins pire que celui qui ne prie pas du tout.

2) La doctrine d'Al Albânî : la vérité en face!

Et il fut interrogé dans Fatâwâ Al Albânî pages 583, 584 :


‫في بعض المور ترتكب خاصة في بلدنا هذا من المور الكفرية نرى خطورتها أعظم من المسألة التي نحن بصددها أل و‬
‫ و لكن هذا كفر؟‬,‫ كثير من جماعاتنا أفرادنا يسبون الدين و الرب و يصلون‬.‫هي سب الدين و الرب‬
‫قال اللباني صف الكفر الذي تسأل عنه‬.
‫ ليس دون الكفر؟‬:‫قال السائل‬
,‫ن هؤلء الذين تصدر منهم هذه الكفريات اللفظية دعونا نسميها بواقع أمرها‬ ّ ‫ أنا أعتقد أ‬.‫ هذا يختلف تماما‬:‫قال اللباني‬
‫ و هذا ما معناه؟ معناه أن‬,‫الذين تصدر منهم هذه الكفريات اللفظية نحن نسمع الكثيرين منهم من يتبع كفره بالستغفار‬
‫ هذا من سوء‬,‫ أريد أن أقول‬.‫ و لن يعود مرة أخرى إلى هذه اللفظة الكافرة‬,‫هذا يحتاج إلى أن يضرب عصايتين ثلثة‬
‫التربية و عدم قيام الحاكم بالواجب من تربية المسلمين على شريعة رّبهم‬...
« Au sujet de certaines choses que les gens commettent, particulièrement dans notre pays, des
choses impies que nous trouvons bien plus dangereuses que ce à propos de quoi nous
parlions, à savoir le faite d’insulter la religion et Le Seigneur. Il y a beaucoup de gens dans
nos groupes qui insultes la religion et Le Seigneur, mais qui prie, mais ceci est mécréance ?
Al Albânî : Décris moi cette mécréance de laquelle tu parle ?
Le questionneur : Elle n’est pas moindre que la mécréance ?
Al Albânî : C’est complètement différent ! Je crois que ceux de qui proviennent ces termes
impies, laisse moi appeler cela par son nom, ceux de qui proviennent ces termes impies, nous
entendons qu’ils font toujours suivre cela d’une demande de pardon à Allah, or qu’est ce que
cela veut dire ? Cela veut dire qu’ils ont besoins d’être frapper avec un bâton deux ou trois
fois, et après il ne redira plus jamais ces propos impies.
Je veux dire que ceci est de la mauvaise éducation, et c’est dû à l’absence de gouverneur qui
applique ce qu’il se doit comme éducation islamique des musulmans d’après la loi de leur
Seigneur… » Fin de citation.
Et il dit dans la cassette Al Koufr Koufrân :
‫ ل يوجد عندنا في الشريعة أبدًا نص يصرح ويدل دللة واضحة على أن‬،‫يجب التفريق بين الكفر العملي والكفر العتقادي‬
‫ فهذا هو كافر‬،‫!!من آمن بما أنزل ال لكنه لم يفعل بشيء مما أنزل ال‬
« Il faut faire la distinction entre la mécréance gestuelle et la mécréance du cœur. Nous
n’avons jamais rien vu dans la loi islamique comme texte qui indique clairement que celui qui
croit en ce qu’Allah a révélé puis ne pratique rien de ce qu’Allah a révélé soit mécréant. »
Et il dit aussi :
‫حة خلفا‬
ّ ‫ و ما جعلوها شرط ص‬,‫السلف فّرقوا بين اليمان و بين العمل و جعلوا العمال شرط في كمال اليمان‬
‫للخوارج‬...
« Les salafs firent une différence entre les actes et la foi, et considérèrent les actes comme
une condition complémentaire de la foi, et non une condition de validité, contrairement aux
Khawârij… »
Analyse :
1) D’après Al Albânî, insulter Allah par mauvaise éducation ou par ignorance n’invalide pas
la foi en Allah ni l’islam.
2) D’après Al Albânî, celui qui insulte Allah a juste besoin de deux ou trois coups de bâton,
alors que les musulmans sont unanimes pour dire qu’on lui tranche la tête, mais divergèrent
sur la question de savoir si on accepte son repentir ici bas ?
3) D’après Al Albânî, celui qui n’adore pas du tout Allah de son corps, qui ne concrétise pas
l’ordre d’Allah « Adorez-Moi » mais reconnait juste être obligé de le faire, c’est un
musulman.
Ibn Taymiyya rapporte dans son ouvrage Minhaj Sounnah, volume 5 page 251 la parole de
l’imam Châfi‘î :
"‫"لن أتكلم في علم يقال لي فيه أخطأت أحب إلي من أن أتكلم في علم يقال لي فيه كفرت‬
« Je préfère dire quelque chose où l’on me dira « Tu t’es trompé » que de dire quelque chose
où l’on me dira « Tu as mécru » »
Et il rapporte dans Majmoû‘ Fatâwâ volume 7 page 209 :
‫ من أقر بالصلة والزكاة والصوم والحج ولم يفعل من ذلك‬:‫ و أخبرت أن ناسًا يقولون‬:‫ حدثنا الحميدي قال‬:‫وقال حنبل‬
‫ فهو مؤمن ما لم يكن جاحدًا إذا علم أن تركه ذلك فيه إيمانه إذا كان‬،‫ ويصلي مستدبر القبلة حتى يموت‬،‫شيًئا حتى يموت‬
ّ ‫ قال ا‬،‫ل وسنة رسوله وعلماء المسلمين‬
‫ل‬ ّ ‫ وخلف كتاب ا‬،‫صَراح‬ ّ ‫ هذا الكفر ال‬:‫ فقلت‬،‫مقرًا بالفرائض واستقبال القبلة‬
‫ من قال‬:‫ل أحمد بن حنبل يقول‬ ّ ‫ سمعت أبا عبد ا‬:‫وقال حنبل‬.‫ن{ الية‬ َ ‫ن َلُه الّدي‬
َ ‫صي‬
ِ ‫خِل‬
ْ ‫ل ُم‬
َّ ‫ }َوَما ُأِمُروا ِإّل ِلَيْعُبُدوا ا‬:‫تعالى‬
.‫ل‬
ّ ‫ ورد على أمره وعلى الرسول ما جاء به عن ا‬،‫ل‬ ّ ‫هذا فقد كفر با‬
« Hanbal a dit : Al Houmayyidî nous a raconté : J’ai appris qu’il y a des gens qui disent :
Celui qui reconnait la prière, la Zakât, le jeûne, le pèlerinage puis ne pratique rien de cela
jusqu’à sa mort, ou bien prie dos à la Qibla toute sa vie jusqu’à sa mort[1], c’est un croyant
qui a une faible foi tant qu’il ne renie pas et qu’il sait que sa foi réside dans l’abandons de
cela, et qu’il reconnait les obligation et la prière vers la Qibla ! Je dis : ceci est la
mécréance évidente, et cela contredit livre d’Allah, la sounnah de Son messager et les
savants musulmans. Allah a dit « Et on ne leur a ordonné que d’adorer Allah, en Lui vouant
la religion pure… » Et Hanbal dit « J’ai entendu Abou ‘Abdilleh Ahmad Ibn Hanbal dire «
Celui qui a dit cela a mécru en Allah, a réfuter son commandement et l’enseignement du
messager. » Ce récit est également rapporté dans As-Sounnah d’Al Khalâl, n° 1027.
La prétention d’Al Albânî que l’adoration d’Allah dans les acte n’est pas une condition de
validité de la foi et que l’abandonner n’annule pas la foi est une mécréance évidente qui fait
sortir de l’islam, et ceci est rapporté de l’imam Houmaydî, Ahmad Ibn Hanbal, mais aussi Al
Wakî‘ Ibn Jarrâh et autres que ces salafs.
Quant à la prétention d’Al Albânî, que l’ignorance est une excuse pour celui qui insulte Allah,
sache que les sunnites sont unanimes pour dire qu’il n’y a aucune excuse par ignorance pour
celui qui adore un autre qu’Allah, alors que penses tu de celui qui insulte Allah ?! Et trouve
moi une seule personne qui après avoir prononcer les deux attestations de la foi ignore qu’il
n’est pas permis d’insulter Allah ? Trouve moi-même un juif ou un chrétien qui ignore qu’il
est interdit d’insulter le Créateur ? J’irai même plus loin : trouves moi un seul athée qui ignore
que les religieux interdisent d’insulter dieu ? La seule excuse légale pour celui qui insulte
Allah, c’est la contrainte, car Allah a dit « Sauf celui qui est contraint alors que son cœur est
serin sur la foi »
Quant à l’excuse de la mauvaise éducation, elle est totalement fausse : il n’y a absolument
aucune preuve que la mauvaise éducation est une excuse dans la mécréance, que ce soit un
verset du Coran, un Hadîth, ou même l’avis d’un savant estimable ! Et si la mauvaise
éducation était vraiment une excuse dans la mécréance, alors les juifs, les chrétiens, et
idolâtres, tous seraient excusés, vu qu’ils ont été éduqués sur la mécréance par leurs parents,
comme le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam a dit « Tout homme nait sur l’instinct
(islamique) et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un mazdéen… »
D’après Al Albânî, celui qui insulte Allah n’est mécréant que s’il considère son insulte
permise et a conviction de son insulte, et non uniquement celui qui insulte en connaissance de
cause comme il le prétend : car le mal éduqué qui insulte Allah le fait en connaissance de
cause et non par insouciance ! ‘Abderrahmân Ibn Nâçir Al Barrâk a dit dans son pamphlet «
Jawâb fî Al Îmân wa nawâqidhih » :
‫ أن سب ال و رسوله من‬: ‫ ) و هل سوء التربية عذرًا في كفر من سب ال أو رسوله ؟ ( فالجواب‬: ‫أما قول السائل‬
‫و‬. ‫ و ذلك من يناقض ما تقتضيه الشهادتين من تعظيم ل و رسوله‬، ‫ لنه استهانة بال و رسوله‬، ‫نواقض السلم البينة‬
. ‫ل عما هو من أنواع الكفر بال‬ً ‫ و ل فعل محرم من سائر المحرمات فض‬، ‫سوء التربية ليس عذرًا للمكلف في ترك واجب‬
‫ و‬، ‫و لو صح ان سيء التربية عذر في شيء من ذلك لكان أولء اليهود و النصارى و غيرهم معذورين في تهودهم‬
‫ فإن تاب و إل وجب قتله مرتدًا‬، ‫ و من قال ذلك فهو كافر ُيعّرف و يستتاب‬، ‫ و هذا ل يقوله مسلم‬، ‫ تنصرهم‬.
« Quant-à la question « Est-ce que la mauvaise éducation peut être une excuse pour celui qui
insulte Allah ou Son messager ? » La réponse est : Insulter Allah ou Son messager est parmi
les annulations claires et évidentes de l’islam, car c’est du mépris envers Allah et Son
messager, car cela annule ce qu’impliquent les deux attestations comme glorifications
d’Allah et de Son messager.Et la mauvaise éducation n’excuse en rien une personne
responsable pour délaisser une obligation ni pour faire une interdiction, et encore moins
pour commettre une catégorie de mécréance envers Allah. Et s’il était vrai que la mauvaise
éducation soit une excuse pour ce genre de chose, les juifs et les chrétiens et autres qu’eux
seraient alors excusés pour leur judaïsme, christianisme etc… Et un musulman ne dirait pas
une tel chose, et celui qui prétend cela est un mécréant, on lui enseigne la chose et lui
demande de se repentir, et s’il ne se repentit pas il est obligatoire de le mettre à mort pour
apostasie. » Fin de citation.
Ibn Taymiya rapporte dans son ouvrage « Sârim Al Masloûl » page 513 :
‫ "أجمع العلماء أن شاتم النبي صلى‬:‫قال محمد بن سحنون وهو أحد الئمة من أصحاب مالك وزمنه قريب من هذه الطبقة‬
‫"ال عليه وسلم المنتقص له كافر والوعيد جار عليه بعذاب ال وحكمه عند المة القتل ومن شك في كفره وعذابه كفر‬.
« Mouhammad Ibn Sahnoûn, l’un des imams de la doctrine de Mâlik à une époque proche de
ce groupe, a dit : « Les savants sont unanimes que celui qui insulte le prophète salla llahou
‘alayhi wa sallam ou le rabaisse, c’est un mécréant, et la menace d’Allah se réalisera sur lui
ainsi que le supplice. Quant à son verdict, d’après la communauté, c’est la mort. Et
quiconque doute de sa mécréance ou de son châtiment est mécréant. »
Si tu sais que la cause de la mécréance de celui qui insulte Allah est le mépris d’Allah, que
penses-tu de celui qui croit que celui qui insulte Allah mérite juste deux coup de bâton ? Est-
ce là une personne qui vénère Allah ?
Et ceci n’est qu’un bref aperçu de la doctrine d’Al Albânî, mais elle suffit déjà à nous mettre
en garde, et à nous rendre compte que ses avis au sujet de la foi et de la mécréance nous
importent peu, pour ne pas dire aucunement. S’il ne juge même pas mécréant celui qui insulte
Allah et ne pratique absolument rien de l’islam, il n’est pas étonnant qu’il ne juge pas
mécréant celui qui se met à l’égal d’Allah dans la législation !
Pourtant, il jugea Atatürk mécréant, et expliqua qu’il le juge mécréant pour avoir remplacé la
loi d’Allah par ses règlement, et prétendit que cet acte ne peut que provenir d’un démentit de
l’islam !
On peut lire dans « Fatâwâ Al Albânî » page 263 :
‫ لنه هو تبرأ من السلم حينما فرض على المسلمين نظاما غير نظام‬,‫ ل‬,‫أن المسلمين ما كفروا آتاتورك لنه مسلم‬
‫ظ النثيين ثم فرض على‬ّ ‫ و ال يقول عندنا للذكر مثل ح‬,‫السلم من جملتها مثل أنه سوى في الرث بين الذكر و النثى‬
‫!الشعب التركي المسلم القبعة‬
« Les musulmans n'ont pas déclaré mécréant Atatürk pour son islam, mais parce qu'il s'est
désavoué de l'islam en imposant aux musulmans un régime non islamique de la tête au pied.
Par exemple il a mis à égalité entre l'homme et la femme dans l'héritage, alors qu'Allah dit
que l'homme à la part de deux femmes, il a aussi rendu obligatoire au peuple turc le port du
chapeau… »
Regarde comme Al Albânî considérait le régime d’Atatürk comme étant une mécréance
majeure, et considéra qu’ordonner le port du chapeau occidental invalide l’islam ! Il considère
que celui qui insulte Allah par mauvaise éducation ou par ignorance est musulman, mais que
celui qui impose le port du chapeau est mécréant ?! Qui va pouvoir expliquer cette folie ?
Pourquoi ne juge t’il pas apostat tout ces autres régimes qui mettent également à égalité les
hommes et les femmes dans l’héritage et dans bien d’autres choses, et ordonne des choses qui
contredisent bien plus l’Islam que le port du chapeau !

Al Albânî et celui qui insulte Allah

Objectif de l'article : faire cesser les illusions de ceux qui prétendent qu'Al Albânî est en
accord avec les sunnit sur la question.
La définition du Koufr ‘Amalî et du Koufr I’tiqâdî d’après Al Albânî
Al Albânî dit dans la cassette « Al Koufr Koufrân » : ،‫الكفر العملي عمل يصدر من المسلم هو عمل الكفار‬
‫ لكنه‬،‫ أي من حيث العمل‬،‫لكن هذا العمل الذي يصدر من المسلم هو مشابه لذاك العمل الذي يصدر من الكافر من جهة‬
‫ أما هذا المسلم –هنا يظهر الفرق‬،‫يختلف من جهة أخرى عن ذلك العمل الذي يصدر من الكافر مقرون بالكفر العتقادي‬
‫ هذا المسلم إن صدر منه كفر عملي وأيضًا مقترن معه كفر اعتقادي ككفر الكافر هو كفر ردة ل‬-‫والثمرة بين الكفرين‬
‫ لن الكفر‬،‫ حينئذ ل يكون كفرًا اعتقاديًا‬،‫ أما إذا لم يخرج منه ما يدل على أنه قد اقترن بكفر العملي كفر اعتقادي‬،‫إشكال فيه‬
‫ أما الكفر العملي ليس كفرًا قلبيًا وإنما هو كفر عملي‬،‫العتقادي يختلف عن الكفر العملي من حيث أنه كفر قلبي‬
« La mécréance de l’acte et un acte qui surgit du musulman, qui est un acte de mécréants,
mais lorsque cet acte surgit d’un musulman : il ressemble alors à celui que commettent les
mécréant sous un certain aspect, du point de vue de l’acte, mais sous un autre aspect, il est
différent de cet acte qui survient des mécréants qui lui est lié à la mécréance du cœur. Quant
à ce musulman –et c’est là qu’apparait la différence entre les deux mécréances- ce
musulman, lui, si une mécréance de l’acte surgit de lui accompagnée d’une mécréance du
cœur, comme la mécréance d’un mécréant ; alors là c’est une apostasie et ceci ne pose aucun
problème. Par contre, lorsqu’il ne surgit pas de lui ce qui indique un lien entre son acte de
mécréance et la mécréance de son cœur, alors ce n’est pas une mécréance du cœur ; car la
mécréance du cœur est différente de la mécréance de l’acte dans le sens que c’est une
mécréance du cœur, or la mécréance de l’acte n’est pas une mécréance du cœur mais bien
une mécréance de l’acte. »
Conclusion :
Pour Al Albânî ;
· La mécréance de l’acte (Koufr ‘Amalî) est la mécréance qui surgit d’un musulman et qui ne
le fait pas sortir de l’Islam.
· La mécréance du cœur (Koufr i‘tiqâdî) est celle qui fait quitter le musulman de l’Islam.
· La mécréance de l’acte ne fait pas sortir de l’Islam, mais si cet acte indique la présence de
mécréance dans le cœur alors la personne sort de l’Islam, mais pas à cause de son acte, mais
bien à cause de son cœur.
Pour Al Albânî, insulter Allah est un « Koufr Lafdhî »
Al Albânî dit dans « ‫ « » فتمماوى الشمميخ اللبمماني ومقارنتهمما بفتمماوى العلممماء‬Fatâwâ Al Albânî wa
mouqâranatouhâ bifatâwâ al ‘oulamâ’ » pages 583, 584 lorsqu’il lui fut posé là question
suivante : ‫في بعض المور ترتكب خاصة في بلدنا هذا من المور الكفرية نرى خطورتها أعظم من المسألة الممتي نحممن‬
‫ و لكن هذا كفر؟‬,‫ كثير من جماعاتنا أفرادنا يسبون الدين و الرب و يصلون‬.‫بصددها أل و هي سب الدين و الرب‬
Au sujet de certaines choses que les gens commettent, particulièrement dans notre pays, des
choses impies que nous trouvons bien plus dangereuses que ce à propos de quoi nous
parlions, à savoir le faite d’insulter la religion et Le Seigneur. Il y a beaucoup de gens dans
nos groupes qui insultes la religion et Le Seigneur, mais qui prient, mais ceci est mécréance ?
‫ صف الكفر الذي تسأل عنه‬:‫قال اللباني‬.
Al Albânî : Décris-moi cette mécréance de laquelle tu parles ?
‫ ليس دون الكفر؟‬:‫قال السائل‬
Le questionneur : Elle n’est pas moindre que la mécréance ? ‫ن‬ ّ ‫ أنا أعتقد أ‬.‫ هذا يختلف تماما‬:‫قال اللباني‬
‫ الممذين تصممدر منهممم هممذه الكفريممات اللفظيممة نحممن‬,‫هؤلء الذين تصدر منهم هذه الكفريات اللفظية دعونا نسميها بواقع أمرها‬
‫ و لمن‬,‫ و هذا ما معناه؟ معناه أن هذا يحتماج إلمى أن يضمرب عصمايتين ثلثمة‬,‫نسمع الكثيرين منهم من يتبع كفره بالستغفار‬
‫ هذا من سوء التربية و عدم قيام الحاكم بالواجب من تربيممة المسمملمين‬,‫ أريد أن أقول‬.‫يعود مرة أخرى إلى هذه اللفظة الكافرة‬
‫ و سوف‬,‫ و شاع الخبر بين أمثال هؤلء القليلي الدب و التربية‬,‫ مّرتين‬,‫ فلو كان هناك من يؤّدب هؤلء مّرة‬... ‫على شريعة‬
‫ إصمملح القلممب و‬,‫ لذلك بارك ال فيكم نحن يجب الن أن نهتّم بالصلح المزدوج‬...‫لن نسمع أحدا يقع في هذا الكفر اللفظي‬
‫ خلص أقتله ستقتله و قد تكون مخطئا لنه قد يكون ما كفر كفرا يستحل به دّمه‬,‫ن هذا كفر‬ ّ ‫ و ل نتحمس أ‬,‫القالب‬...
Al Albânî : C’est complètement différent ! Je crois que ceux de qui proviennent ces
mécréances orales (Koufr Lafdhî), laisse-moi appeler cela par son nom, ceux de qui
proviennent ces mécréances orales, nous entendons qu’ils font toujours suivre cela d’une
demande de pardon à Allah, or qu’est ce que cela veut dire ?[1] Cela veut dire qu’ils ont
besoins d’être frapper avec un bâton deux ou trois fois, et après il ne redira plus jamais ces
propos impies. Je veux dire que ceci est de la mauvaise éducation, et c’est dû à l’absence de
gouverneur qui applique ce qu’il se doit comme éducation islamique des musulmans d’après
la loi de leur Seigneur… S’il y avait quelqu’un pour éduquer ceux là une foi, deux ou trois
fois, pour propager entre ces gens peu éduqués et élevés, nous n’entendrons plus jamais
quelqu’un prononcer cette mécréance orale. C’est pour cette raison, qu’Allah te bénisse, que
nous devons nous occuper de résoudre et réformer les cœurs, et de ne pas s’exciter à dire
d’une telle personne qu’elle est mécréante… D’accord, je le tue, et peut être que je le tue à
tord car il n’ait pas mécru d’une mécréance qui désacralise son sang… »
Conclusion :
· Pour Al Albânî, le nom que l’on donne à l’insulte envers Allah, c’est « Koufr Lafdhî » car
Al Albânî a dit : « laisse-moi appeler cela (insulterAllah) par son nom (Koufr Lafdhî) ».
Mais le « Koufr Lafdhî », pour Al Albânî, c’est quoi ?
La réponse se trouve dans « Fatâwâ Al Albânî » page 284 : ‫ و التقسيم‬.‫فهناك كفر لفظي و كفر قلبي‬
‫ الكفر القلبي يساوي الكفر‬,‫ كفر لفظي و كفر قلبي‬: ‫ و الن قسمة أخرى عادلة‬,‫السابق كان كفرا اعتقاديا و كفرا عمليا‬
‫ و الكفر اللفظي يساوي الكفر العملي‬,‫العتقادي‬.
« Il existe donc une mécréance orale (Koufr Lafdhî) et une mécréance du cœur(Koufr Qalbî) ;
alors que nous divisions cela auparavant en mécréance de conviction et mécréance gestuelle,
et maintenant nous avons un autre classement équitable : mécréance orale et mécréance du
cœur. La mécréance du cœur équivaut à la mécréance de conviction, et la mécréance orale
équivaut à la mécréance de l’acte. »
Jusqu’à ce qu’il dise page 285 : ‫ كفر اعتقادي أو‬:‫إذًا ل بد أن نضع أمام أعيننا دائما و أبدا هذه القسمة الصحيحة‬
‫ن اللفظ منه العمل‬
ّ ‫ و كفر عملي أو لفظي ال‬,‫قلبي‬.
« Donc, il faut toujours et sans cesse garder devant les yeux ce classement exact : Mécréance
de conviction ou du cœur, et mécréance de l’acte ou orale, car la prononciation est une
forme d’acte. »
Conclusion :
· Le Koufr Lafdhî, désigne pour Al Albânî : le Koufr ‘Amalî.
· Et le Koufr ‘Amalî désigne pour Al Albânî : la mécréance mineure qui ne fait pas sortir de
l’Islam.
· Insulter Allah est pour Al Albânî : une mécréance mineure qui ne fait pas sortir de l’Islam,
sauf si elle est accompagnée d’une mécréance du cœur.
· Pour Al Albânî, prononcer quelque chose de la langue fait partie des actes de la Foi.
Pour Al Albânî, insulter Allah est équivaut à boire de l’alcool ou insulter sa mère : si c’est fait
sans qu’il n’y ait mépris ou démentit du jugement d’Allah dans le cœur, alors cela ne fait pas
sortir de l’Islam, mais si c’est fait avec légalisation du cœur : cela fait sortir de l’Islam.
C’est pour cette raison qu’Al Albânî juge musulman celui qui insulte Allah, sauf s’il existe
une preuve que celui qui insulte Allah le fait par mépris ou par démentit d’Allah, par contre si
c’est fait par mauvaise éducation, c’est uniquement une mécréance de l’acte, un mot impie qui
n’a pas de lien avec le cœur et donc qui ne fait pas sortir de l’Islam.
Dans Kitâb As-Sounnah d’Abou Bakr Al Khalâl volume 3 page 30, nous trouvons le récit n°
980 : : ‫ كممان يقممول‬، ‫ وكتبنا عنه قبل أن نعلم أنه كان يقول هذه المقالممة‬، ‫ » كان شبابة يدعو إلى الرجاء‬: ‫قال أبو عبد ال‬
‫ قول رديء‬، ‫ فقد عمل بلسانه‬: ‫ فإذا قال‬، ‫» اليمان قول وعمل‬
« Abou ‘Abdilleh[2] a dit : Il y avait un gamin qui incitait à l’Irjâ, et nous avions écrit des
livres contre lui auparavant, mais ceci fut avant que nous apprenions qu’il disait ceci : il
disait que la Foi est parole et acte, et que lorsqu’un homme dit quelque chose, il a pratiqué
de sa langue… C’est une parole infecte ! »
Et le récit n° 981 : ‫ أي‬، ‫ شبابة‬: ‫ وقيل له‬، ‫ سمعت أبا عبد ال‬: ‫ قال‬، ‫ ثنا أبو بكر الثرم‬: ‫ قال‬، ‫أخبرنا محمد بن علي‬
‫ مما‬، ‫ « وقد حكي عمن شممبابة قمول أخبممث ممن هممذه القاويمل‬: ‫ قال‬، » ‫ شبابة كان يدعو إلى الرجاء‬: ‫شيء تقول فيه ؟ فقال‬
‫ فممإذا قممال فقممد عمممل‬: ‫ اليمممان قممول وعمممل كممما يقولممون‬: ‫ قممال‬، ‫ إذا قال فقممد عمممل‬: ‫ قال شبابة‬: ‫ قال‬، ‫سمعت أحدا عن مثله‬
‫ ول‬، ‫ ممما سمممعت أحممدا يقممول بممه‬، ‫ » هممذا قممول خممبيث‬: ‫ ثم قال أبو عبد ال‬، ‫ فقد عمل بلسانه حين تكلم‬. ‫بجارحته أي بلسانه‬
‫» بلغني‬
« Abou Bakr Al Athram a dit « J’ai entendu Abou Abdilleh, lorsqu’on lui a dit « Il y a un
gamin, nous aimerions savoir ce que tu penses de lui ? Un gamin qui invitait à l’Irjâ, et on
raconte que ce gamin disait quelque chose de plus affreux encore que tous ceci, je n’ai jamais
entendu quelqu’un dire une chose pareille ! Ce gamin disait « Lorsqu’un homme dit quelque
chose, il a certes pratiqué. » Il dit que la Foi est parole et acte, mais que lorsqu’il parle, il
pratique avec sa langue, il a agit de sa langue en parlant. Alors Abou ‘Abilleh a dit « C’est
une parole abjecte, je n’ai jamais entendu quelqu’un professer ceci, ça ne m’est jamais
parvenu. »
Comment peut-on savoir qu’un homme est coupable de mécréance du cœur
d’après Al Albânî ?
Al Albânî dit dans « Fatâwâ Al Albani » page 573 : ‫ و‬,‫ كفر اعتقادي و كفر عملي‬:‫ن الكفر نوعان‬ ّ ‫نحن قلنا أ‬
‫ أما أن تحكم عليه بما صدر منه مممن عمممل هممو‬,‫الكفر العتقادي ل سبيل لمعرفته إل بأن يعرب الذي صدر منه الكفر بلسانه‬
‫ فهذا ل يلزم منه أن نصفه بأّنه كفر باطنا كما كفر ظاهرا‬,‫موصوف بأنه كفر في الشرع‬.
« Nous avons dit que la mécréance est de deux types : mécréance du cœur et mécréance de
l’acte. Pour ce qui est de la mécréance du cœur, nous n’avons aucun moyen de la connaître
en celui de qui la mécréance surgit, à moins qu’il n’exprime de sa langue. Par contre, juger
quelqu’un à cause qu’il a commis un acte décrit comme étant une mécréance dans la loi
Islamique, cela ne nous force pas de devoir décrire cette mécréance comme une mécréance
du cœur, comme elle est une mécréance extérieure. »
Conclusion :
· Pour Al Albânî, celui qui urine sur le Coran ou le jette à la poubelle ou dans les excréments,
ou celui qui fait une offrande à une idole ou un faux dieu, ou se prosterne pour le soleil, la
lune ou une idole, nous n’avons aucun moyen de savoir s’il a mécru dans son cœur tant qu’il
ne l’exprime pas de sa langue. Et tant que nous ne savons pas s’il a mécru dans son cœur,
nous le jugeons musulmans même s’il fait tout cela, car ces actes ne sont pas accompagnés de
l’expression de ce qu’il y a dans le cœur par la langue.
· Pour Al Albânî, celui qui prend un Coran et urine dessus, mais dit de sa langue « J’aime le
Coran et je le vénère » on ne pourra pas le juger mécréant.
Mais si Al Albânî juge quand même mécréant celui qui commet ces actes là, alors il se sera
contredis et aura illégalement bannis des gens de l’Islam (dans l’hypothèse que ce qu’il a dit
dans cette fatwa soit exact, ce qui est loin d’être le cas) vu qu’il aura bannis de l’Islam une
personne pour un acte non accompagné d’une déclaration de la langue.

[1] Cela veut dire qu’ils sont tout a fait conscient d’insulter Allah, et qu’ils ne le font pas par
folie ou par perte de conscience.
[2] Il s’agit de l’imam Ahmad)