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MARDI 20 DÉCEMBRE 2016
www.lebuteur.com
QUOTIDIEN NATIONAL SPORTIFN° 3582 PRIX 20 DA
Graves révélations
de Ghrib
«Je veuxpartir car despersonnesfont tout pourcasser le club»
«Je le redis,on est leadersuniquementavec l’argentde Omar et…personned’autre»
 Aouedj : «Je nepartirai pas !»
 Vers un échange Yaya contre Yattouet Islam Salah !
 Yattou : «Moi, je veux resterà la JSK»
Khelili bloquépar le TMS
De notre envoyé spécial en Belgique
USMAMansouriréclame salettre delibération !
«J’apporterai à la sélection ma percussion, mon jeu en profondeur et mon explosivité»
IdrissSaâdi
«Jouer la CAN seraitune revanche pour moi»
«Mansourim’a dit de metenir prêt»
«Je ne savaispas que Leekensétait venu mesuperviser»
«Slimani et moi sommesdifférents. On peut formerun duo complémentaire»
«Mbolhi m’abeaucoup aidé audébut de ma carrière»
«Le niveau duchampionnat belgen’est pas faible»
Leekens : «Faux, je n’ai jamais dit qu’onn’a aucune chance de gagner la CAN
CRB
Malek : «Je nesuis plus leprésident depuisle 9 décembre»
CRB
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NAHD
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«Le club n'auraaucun sou dutransfert deSlimani versLeicester»«Le club n'auraaucun sou dutransfert deSlimani versLeicester»«Le club n'auraaucun sou dutransfert deSlimani versLeicester»«Le club n'auraaucun sou dutransfert deSlimani versLeicester»«Le club n'auraaucun sou dutransfert deSlimani versLeicester»«Le club n'auraaucun sou dutransfert deSlimani versLeicester»«Le club n'auraaucun sou dutransfert deSlimani versLeicester»«Le club n'auraaucun sou dutransfert deSlimani versLeicester»
«Il y a 8,2 milliardsde dette, mais...»«Il y a 8,2 milliardsde dette, mais...»«Il y a 8,2 milliardsde dette, mais...»«Il y a 8,2 milliardsde dette, mais...»«Il y a 8,2 milliardsde dette, mais...»«Il y a 8,2 milliardsde dette, mais...»«Il y a 8,2 milliardsde dette, mais...»«Il y a 8,2 milliardsde dette, mais...»«Il y a 8,2 milliardsde dette, mais...»«Il y a 8,2 milliardsde dette, mais...»
JSK 
MCA
 
Pour commencer, pour quelle raison vousavez choisi d’opter pour Courtrai, vous quiétiez sollicité par beaucoup d’autres clubs ?
À la 󿬁n de la saison dernière, je savais qu’àCardiff on n’allait pas compter sur moi. Je ne voulais pas passer une autre saison à ne pas jouer, sachant que j’avais galéré avant en raisondes blessures. Du coup, j’ai voulu partir. J’ai euplusieurs contacts, dont Courtrai, et ça s’est faitnaturellement.
Cette saison, vousrevenez fort. 18matchs jouésen champion-nat, 10 buts ins-crits. Quelest le secretde cetteréussite ?
Je ne sais pas s’il y a réellement un se-cret, mais après, jesais que lorsqu’onne joue pas, c’estfrustrant. Toute la saison dernière j’ai eu pas mal de pépins phy-siques. Vers la 󿬁n du parcours, j’étais apte à jouer, sauf que le coach avait déjà son groupe etne voulait pas freiner la dynamique de l’équipe.Du coup, je n’ai pas eu l’occasion d’enchaîner lesmatchs. Au terme de la saison, je suis parti en vacances avec comme objectif de beaucoup tra- vailler et c’est ce que j’ai fait. Derrière, j’ai été lo-giquement récompensé. Voilà.
Vers la 󿬁n 2014, vous étiez près d’intégrer lasélection après un début de saison en fan-fare avec Clermont Foot. Malheureusementpour vous, vous avez contracté une graveblessure au genou en janvier 2015, qui a lit-téralement plombé votre saison…
C’est sûr, mais c’est le destin qui en a vouluainsi. Je suis bien revenu de cette blessure etc’est le plus important. Les blessures font partiede la carrière d’un footballeur. Ce n’est pasgrave. El Hamdoulillah, j’ai réussi à renverser lasituation.
Cette blessure vous a éloigné des terrainsdurant plus de six mois. Les nombreux clubsqui vous courtisaient ont 󿬁ni par s’éloigner,n’est-ce pas ?
C’est sûr que ces clubs ont été plus réticentspar la suite, car je venais de contracter unegrosse blessure. Ils ne voulaient pas prendre derisque. Cardiff l’a fait, même si par la suite j’aipris une petite blessure à la cuisse. C’est clairqu’avec tout ça, tu prends un coup au moral,mais moi, je pars avec le principe que dans lefoot rien n’est 󿬁ni d’avance. Je n’aidonc pas lâché et me voilà revenuplus fort qu’avant.
D’autres joueurs algé-riens se dis-tinguenteux aussicette sai-son enBel-gique. Belfodil, Hanni et Idir Ouali. Com-ment pouvez-vous expliquer cette montéeen puissance du joueur algérien dans lechampionnat belge ?
Je pense que le championnat belge prend dela valeur et c’est ce qui fait que pas mal de joueurs algériens y viennent pour jouer. Aussi,il faut dire que le joueur algérien a beaucoup dequalités et fait parler de lui un peu partout, quece soit ici en Belgique, en France, ou mêmeen Angleterre. C’est bien pour la sélection al-gérienne et pour le football algérien en gé-néral.
Vous qui avez connu le cham-pionnat de France, la Cham-pionship et maintenant lechampionnat belge, que pouvez- vous nous dire sur sa valeurréelle, sachant que beaucoup l’esti-ment assez faible, si on devait lecomparer aux autres grands cham-pionnats européens ?
C’est une idée reçue, c’est tout.Quand on voit que La Gantoise a réussi à met-tre un 5-0 à Lyon, il y a une année seulement,c’est que le championnat belge n’est pas si basque ça 󿬁nalement. Je dirais que les clubsbelges peuvent largement rivaliser avecleurs homologues français par exem-ple.
Comme tout le monde le sait, vous avez été formé à l’ASSaint-Étienne. Qu’est-cequi a fait que vousn’avez pas réussi àpercer avec l’équipepremière ?
C’est vrai que ças’est bien passéquand j’étais aucentre de forma-tion, mais aprèsquand je suis ar-rivé au niveauprofessionnel, jen’ai pas sentiqu’on voulaitme fairecon󿬁ance. Lecoach del’équipe pre-mière (Ndlr :ChristopheGaltier) avait uneautre vision et d’autres idées entête. J’ai compris que je n’entraispas dans ses plans et à partir de là, je devais changer de club, surtoutlorsqu’on est attaquant, car on a be-soin de cumuler du temps de jeuet d’avoir la con󿬁ance de sonstaff.
Du coup, par la suite vous avez connubeaucoup de clubsfrançais. Reims au débutpuis le GazélecAjaccio et en󿬁nClermont Foot.Pourquoi autant de clubs en si peu detemps?
À Reims, je commençais à dé-couvrir ce qu’était le monde pro-fessionnel. J’étais encore très jeune. Par la suite je suis re- venu à Saint-Étienne, avantd’être prêté une nouvelle fois àAjaccio. Là-bas, j’ai jouéune saison pleine enLigue 2 et j’ai eu l’occa-sion de gagner en expé-rience. À mon retour àSaint-Étienne, c’était le statu quo.On ne me faisait toujours pascon󿬁ance. C’est de là que j’aidécidé de partir dé󿬁nitive-ment à Clermont Foot et de lancer ma carrièreloin de l’ASSE.
Pourtant, le coach Galtier et à travers sesdéclarations ne tarissait pas d’éloges sur vous, sauf qu’il disait qu’il manquaitquelque chose… Des années après, que pou- vez-vous nous dire sur ça ?
Personnellement, je n’ai jamais eu de pro-blème avec lui. J’estime que je n’ai pas faitd’erreurs. Quand on voit le temps de jeu quim’avait été donné à Saint-Étienne, on nepeut pas dire qu’on m’a réellement faitcon󿬁ance.
Le coach disait justement que vous ne pro󿬁tiez pas assez dutemps de jeu qu’il vous accor-dait…
C’est difficile de pro󿬁ter de10 minutes de temps de jeu.Moi, je suis un attaquantqui aime prendre de laprofondeur, des espaces,et quand tu n’as que les10 dernières minutes dumatch pour faire la dif-férence, ce n’est pas mis-sion facile.On nepeut pas juger un joueur enne lui accordantque dix minutes seu-lement. Peut-êtreque ça peut suf-󿬁re à des joueurscomme Messi ouCristiano Ronaldo, maismoi je ne suis ni l’un nil’autre.
Vous pensez que vousavez été lésé à Saint-Étienne ?
Je pense que ça s’est très bien passéau centre de formation et que ça s’estmoins bien passé au niveau profes-sionnel.
Vous avez été avec un autre joueur al-gérien, en l’occurrence Faouzi Ghoulam.Lui aussi a connu des dé-buts très difficiles au ni- veau professionnel. Je vous pose laquestion demanière di-recte : pensez- vous que lefait d’être un joueur d’ori-gine maghré-bine a compliqué votre intégra-tion en équipepremière del’ASSE ?
C’est vrai que Faouzi aconnu lui aussi des débuts compliqués enpro, mais après, pour répondre à votrequestion, je pense qu’on ne peut pas incriminerou accuser un club de ça tant qu’on n’a pas depreuves. Ça s’est mal passé avec moi et avecFaouzi au début, on ne peut dire directementque c’est dû à nos origines. C’est une coïnci-dence peut-être. Je pense que le problème, c’estqu’à Saint-Étienne on ne voit pas beaucoup de joueurs formés au club jouer avec l’équipe pro-fessionnelle. Par contre, dans un club commel’Olympique Lyonnais, huit joueurs formés auclub sont des titulaires avec l’équipe premièreactuellement.
Vous avez joué avec les catégories de jeunesde l’équipe de France lorsque vous étiez aucentre de formation de l’ASSE. La questiondu choix de la sélection ne se posait pas à cemoment-là ?
Oui, c’est ça. Quand tu es dans un centre deformation, c’est plus facile de jouer pourl’équipe de France. On a tout un cursus à suivreet forcément, c’est évident que tu sois choisipour intégrer les catégories de jeunes de l’EDF.Au niveau de la scolarité, formation et beau-coup d’autres choses, tu nepeux pas aller jouer pour unautre pays. Après, quand tudeviens profes-sionnel, leschoses changentet tu peux alors choisir lasélection que tusouhaites défen-dre.
Jouer pour l’Algérieest un choix qui est venu naturelle-ment ou bien y avez- vous longuement ré󿬂échi ?
Je ne vous cache pas que lorsque je suis sorti du centre de formation, l’idée de jouer pour une sélection ou une autre ne mef-󿬂eurait pas l’esprit. Mon obsession était de joueret j’étais plus focalisé sur mes performances enclub. Je ne suis pas quelqu’un qui se projettedans un avenir lointain.
 
02
 NATIONALE
 
EQUIPE
N° 3582Mardi 20décembre2016
«Ce que je peux apporter à la sélection ?Ma percussion, mon jeu en profondeuret mon explosivité»
Retenu dans la liste élargie pouvant dis-puter la prochaine CAN, Idriss Saâdi réa-lise un début de saison parfait avec le KV Courtrai. Auteur de 10 buts en 18matchs, il est l’homme providentiel duclub belge cette saison. Ses perfor-mances ne sont pas passées inaperçueset cela pourrait donc lui valoir uneconvocation chez les Verts à compter duprochain stage.
Le Buteur,
fidèle à seshabitudes, est parti le rencontrer en Bel-gique afin de le faire découvrir aux sup-porters algériens. Une interviewintéressante qu’on vous invite à lire.
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«Choisir l’Algérieétait une évidencepour moi»«Je veux prendre ma revanche et jouercette CAN»
«Je ne savais pas queLeekens était venume superviser»
«J’ai parlé avec Mansouri et il m’a ditde me tenir prêt»
 
Vous suiviez la sélection algériennequand vous étiezpetit ?
Oui, bien sûr. On estalgériens dans l’âme.Mes parents m’ontinculqué l’amourdu pays, sa culture,ses traditions, etc.
Intégrerprochaine-ment la sé-lectionserait une󿬁erté pour eux alors…
Oui, c’est évident. Çaserait plus une 󿬁nalitéabsolue pour eux etpour moi qu’undébut. Porter lemaillot des Verts me rendrait tout aussi󿬁er, mais je sais que je devrais faire en-core plus pour écrire l’histoire.
Donc, ce n’est pas par intérêt que vous avezchoisi l’Algérie ?
C’est mon cœur qui a choisi l’Algérie. Je ne pensepas qu’on décide de jouer pour une sélection parintérêt, car si c’est le cas, c’est qu’on a choisi sa sé-lection par défaut et cela signi󿬁e qu’on n’y va paspour jouer comme il le faut. Il faut en avoir envie.Pareil quand on choisit un club.
Beaucoup pensent que certains joueurs bina-tionaux, dès qu’ils sont persuadés qu’ils ne se-ront pas retenus en équipe de France, optentpour la sélection algérienne. Vous en pensezquoi ?
Il faut poser la question aux joueurs concernés.Il faut prendre cas par cas et ne pas en faire une gé-néralité.
Pour vous donc, il n’a jamais été question d’es-pérer jouer pour l’équipe de France ?
Choisir l’Algérie a été une évidence pour moi.Mon nom de famille c’est Saâdi, donc c’est clair…Après, j’estime que parfois on aime créer des polé-miques. Je me rappelle du cas de Fekir. Tout lemonde lui est tombé dessus. Il a fait son choix, et jepense qu’il fallait l’accepter. Ça ne sert à rien qu’onchoisisse l’Algérie si on ne vient pas pour la défen-dre avec force. À l’heure actuelle, l’Algérie a grandi.Elle a une meilleure image à travers le monde.
Avez-vous suivi le parcours de la sélection al-gérienne durant les Coupes du monde 2010 et2014 ?
Oui, c’est clair. Le match face à l’Allemagne, c’étaitla folie. Si on avait gagné ce match, jepense que personne n’aurait crié auscandale. On était tous 󿬁ers de cetteéquipe.
Récemment, le coachnational George Lee-kens est venu vous su-perviser ici à Courtrai àl’occasion du match de cham-pionnat face à Ander-lecht. Avez-vousdiscuté avec lui auterme de la rencontre ?
Franchement, je ne savaismême pas qu’il était présentdans le stade ce jour-là.Après, oui, j’ai eu écho qu’ilallait venir superviserquelques nouveaux joueurshistoire d’élargir le groupe, mais je ne sa- vais pas exactement quand il allait réelle-ment venir. J’ai appris cela après le match àtravers les réseaux sociaux.
Vous avez marqué un but lors de ce match.On imagine que la joie a été double, même siau 󿬁nal votre club a dû concéder la défaite…
Oui, c’est évident que c’est bienplus intéressant lorsqu’on fait unebonne prestation sous les yeux dusélectionneur national.
Avez-vous eu une discussionavec lui au téléphone bienavant ce match ou après ?
Je n’ai jamais eu affaire àlui personnellement. J’ai euun échange avec d’autres per-sonnes de la sélection.
Yazid Mansouri, c’est bien ça ?
Oui, voilà. J’ai pu discuter aveclui. Moi, j’avais déjà mon passe-port algérien et ma carte d’identité algérienne,mais il m’a signi󿬁é que je devais avoir un passeportbiométrique.
Vous a-t-il dit que vous alliez être appelé pro-chainement en sélection?
Il m’a surtout dit qu’il y a eu l’arrivée d’un nou- veau sélectionneur et que celui-ci voulait voirtoutes les possibilités pour l’équipe nationale. Quebeaucoup de choses allaient sans doute changeraussi. Il m’a dit de me tenir prêt, surtout concer-nant les papiers, comme ça si je suis appelé, il n’y aura pas de souci.
Et avec Mohamed Raouraoua ?
Non, je n’ai jamais parlé avec lui directement.
Votre dossier à la FIFA traîne un peu. Il pa-raît que vous n’êtes pas encore quali󿬁é pour jouer avec l’Algérie. Avez-vous eu écho de celade la part de la FAF ?
Je sais que le dossier a été envoyé et qu’il fallait lefaire assez rapidement, car il y a la période des fêtesde 󿬁n d’année et les congés. Normalement, il ne de- vrait pas y avoir de souci du moment que je l’ai en- voyé il y a assez longtemps.
Êtes-vous excité à l’idée de jouer laCAN ?
Ah, oui ! Ça serait vraiment génial !
On sait que généralement, les clubseuropéens n’aiment pas voir leursmeilleurs joueurs partir à la CAN. Certainsparmi eux 󿬁nissent même par perdre leurplace de titulaire à leur retour. Cela ne vousfait pas peur ?
Non, pas du tout. J’étais blessé un an et demiet j’ai réussi à reprendre ma place. On peut doncpartir un mois et retrouver sa place. C’est une ques-tion de volonté. L’équipe nationale, c’est un rêve.Moi, il y a deux ans, j’étais près de venir, mais au󿬁nal je me suis blessé et j’ai pratiquement toutperdu. J’ai dû travailler, galérer pour retrouver mon véritable niveau. Maintenant que j’y suis, cest unerevanche. Si jamais on me sélectionne pour laCAN, je n’y ré󿬂échirai même pas, je fonce !
Qu’est-ce que vous pouvez apporter à la sélec-tion ?
Je peux apporter de la nouveauté, de la fraîcheur,de l’envie et ma bonne humeur. Dans le jeu, j’ap-porterai mon savoir-faire, les courses, les appels,mon jeu en profondeur. J’aimepercuter et créer des brèches de- vant. J’offrirai certainementbeaucoup de solu-tions au coach.
La concurrence estrude au niveau del’attaque, notam-ment au posted’avant-centre où s’il-lustre un certain IslamSlimani. Cela ne vouseffraie-t-il pas ?
Islam est un très bonattaquant et je pense que la concur-rence ne peut que faire progresser les joueurs. Moi, je suis encore un jeune joueur et j’ai besoin de compléter ma progression. J’aimeraisbien m’entraîner avec lui et les autres aussi qui évo-luent, il faut le dire, dans de très grands clubs.Après, je pense qu’avec Islam, on peut être com-plémentaires dans le jeu.
Connaissez-vous personnellement des joueurs de cette sélection algérienne ?
Je connais assez bien Faouzi Ghoulam. Aussi,Mehdi Abeïd qui était avec moi quand on était ensélection de jeunes de l’équipe de France. SaphirTaïder, c’est pareil. Belfodil,Hanni et Zeffane que j’ai affrontésauparavant. Il y a aussi, RaïsMbolhi avec lequel j’ai jouéquand on était au GazélecAjaccio.
Justement, parlez-nousde votre relation avecMbolhi…
Franchement, Raïs estun super gardien. Il abrillé à la dernièreCoupe du monde et je n’aurais pas été étonné si onl’avait élu meilleur gardien du tournoi, car il l’au-rait mérité. Quand je jouais avec lui, il m’encoura-geait sans cesse et me prodiguait pas mal deconseils vu que je débutais à peine avec les pros. Ilme remontait le moral quand ça n’allait pas. Il medonnait des tuyaux aussi sur la manière d’anticiperles sorties des gardiens. C’est comme un grand frèrepour moi.
Vous étiez à Cardiff la saison passée. On ima-gine que les gens là-bas vous ont parlé duphénomène Riyad Mahrez…
C’est sûr. Riyad a éclaboussé toute l’Angleterre etmême toute la planète. Ce qu’il a fait est vraimentexceptionnel.
L’Algérie peut-elle remporter la CAN 2017,selon vous ?
Oui. Il y a beaucoup de talents au sein de cettesélection. Il y a de la qualité pour aller au bout.
Parlons de vos origines. Vos parents sont dequelle région ?
Mon père d’Oran et ma mère de Bordj Bou Ar-reridj.
Vous savez bien qu’il y a beaucoup d’engoue-ment autour de la sélection aussi bien de lapart des supporters que des médias. Vousn’appréhendez pas tant de pression?
Ça fait partie du football. Moi, la pression ne mefait pas peur, bien au contraire, j’aime bien. Ça mestimule.
Votre idole quand vous étiez petit ?
Ronaldo, le Brésilien. Ce n’est pas pour rien qu’onl’appelle le phénomène.
Le championnat qui vous fait rêver?
La Premier League.
Merci, Idriss, de nous avoir ac-cueilli ici à Courtrai…
Merci à vous d’être venu jusqu’ici pour me voir. J’espère qu’on se re-trouvera bientôt en Al-gérie, avec la sélection.
 Entretien réalisé àCourtrai (Belgique) par Saïd Fellak
 
«Faux, le niveau duchampionnat belgen’est pas faible !»
Cardiff et Courtrai ont le même propriétaire
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Comme tout le monde le sait, Idriss Saâdi n’est que prêté actuelle-ment par Cardiff City (Pays de Galles) au profit du KVK Courtrai. Uncompromis qui s’est fait rapidement du fait que les deux clubs appartien-nent à un même propriétaire, à savoir le Malaisien, Vincent Tan. Ce der-nier est aussi propriétaire de deux autres clubs, le FK Sarajevo et Los Angeles FC.
Son coach à Courtrai est algérien
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Il faut savoir que l’entraîneur en chef de l’équipe de Courtrai n’estautre qu’un Franco-Algérien qui a pour nom Karim Belhocine. Cedernier a arrêté sa carrière de joueur il y a moins d’un an et demi, avantde se consacrer au métier d’entraîneur. En 2008, il était tout proche de si-gner au profit de l’Entente de Sétif.
 Vendredi, c’est mosquée à Roubaix !
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Bien qu’il soit né en France et qu’il y a grandi, Saâdi restetrès lié à l’Algérie et sa culture. Il est aussi quelqu’un depieux et très investi dans la religion musulmane. D’ailleurs,pour lui, pas question de louper les cinq prières de la jour-née et encore moins celle du vendredi. À cet effet, l’atta-ché de presse du club de Courtrai nous a confié que le joueur ne rate quasiment jamais la prière du vendrediqu’il accomplit le plus souvent à la mosquée des TroisPonts de Roubaix.
On le surnomme le «Taureau»
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Idriss Saâdi est doté d’un physique assez aty-pique pour un attaquant de pointe. Bien mus-clé, il a un fort gabarit, mais surtout de grosses cuisses.Justement, on le surnomme le «Taureau» et cela depuisson jeune âge.
«C’est le directeur technique du centre de formation de l’ASSE qui m’a surnommé ainsi, à cause de mes grosses cuisses et mon gabarit. Je suis aussi quelqu’un de puissant…
(Rires.), nous a expliqué le joueur.
Son dernier séjour en Algérie remonte à 2008
Idriss Saâdi nous a fait savoir que çafaisait longtemps qu’il n’était pas re-tourné en Algérie, plus précisément de-puis 2008. Ses obligationsprofessionnelles et privées ne lui permet-tant pas d’avoir du temps libre. Il espèrerevenir au pays très bientôt, pourquoi pasà l’occasion du prochain stage de la sélec-tion nationale.
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EQUIPE
N° 3582Mardi 20décembre2016
«Slimani et moi sommes différents, on peut former un duo complémentaire»
«Mes blessuresfont désormaispartie du pass黫Mbolhi est commeun grand frère. Ilm’a beaucoup aidé au début de ma carrière»24 ans etdéjà papa dedeux enfants
Né le 8 février 1992 dans la villefrançaise de Valence, Idriss Saâdi n’apas encore atteint les 25 ans. Pour au-tant, l’ancien Stéphanois est déjàmarié et père de deux enfants (ungarçon et une fille). Son épouseest française aux origines po-lonaises.
Idrissa reçu la visited’un supporter algérien
 Au terme de l’interview que nous avonsréalisée avec Idriss Saâdi à Courtrai, le joueur areçu la visite d’un supporter invétéré de la sélec-tion algérienne, qui a pour nom Houari et qui estconnu pour ses déplacements à travers toutel’Afrique lorsque l’EN joue. Houari, originaired’Oran et qui vit pas très loin de Courtrai, àRoubaix en France plus précisément (25 kmséparent les deux villes) n’a pas manquéd’encourager l’ancien Clermontois, touten lui donnant rendez-vous le 12 janvier prochain au Gabon.
«Mon père est origi-naire d’Oran et ma mèrede Bordj Bou Arreridj.Ils seront tellementfiers de me voir avec le maillot des Verts !»
«L’Algérie peutgagner la CANau Gabon»

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