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Castro : le président iranien salue un "guerrier infatigable"

Le président iranien Hassan Rohani a salué le "guerrier infatigable" qu'était selon lui le dirigeant cubain Fidel Castro, mort vendredi à La Havane à 90 ans.

Dans une lettre adressée au président cubain et frère de Fidel, Raul Castro, publiée dimanche en anglais sur son site, le président Rohani écrit que la mort du "guerrier infatigable et chef de la révolution cubaine" a "causé une grande peine et la tristesse" en Iran.

Alors que "les nations opprimées dans le monde souffrent de la violation des droits humains les plus évidents et fondamentaux que sont la paix, la justice et la liberté, il y a heureusement des hommes libres et des guerriers qui ne renoncent pas à se battre jusqu'à la fin" pour ces droits. Hassan Rohani s'était rendu à Cuba en septembre où il avait rencontré Fidel et Raul Castro.

Depuis la révolution islamique de 1979 qui a renversé le shah d'Iran pro-américain, l'Iran et Cuba maintiennent des positions complémentaires dans les organisations internationales: Téhéran y condamne l'embargo américain contre Cuba et La Havane y soutient le droit pour l'Iran de disposer de l'énergie atomique civile.

Iran : démission du responsable des chemins de fer après une collision meurtrière

Le responsable des chemins de fer iraniens, le vice-ministre Poorsaeid Aghaie, a annoncé samedi sa démission à la suite de la catastrophe ferroviaire qui a fait au moins 44 vendredi dans le nord de l'Iran.

"J'ai remis ma démission et le ministre l'a acceptée après consultations avec les hautes autorités", a expliqué le vice-ministre à la télévision nationale. "En signe de responsabilité sociale et de sympathie envers les survivants de cet

accident (

a-t-il poursuivi.

),

je présente mes excuses à toutes les personnes touchées" par l'accident,

Poorsaeid Aghaie a déclaré que sa démission visait également à "montrer au moins (

que les erreurs commises par des employés reposaient aussi sur les épaules des hauts responsables" des chemins de fer. L'agence officielle Irna avait annoncé auparavant l'arrestation de trois employés de la compagnie des chemins de fer suite à cet accident. Deux des employés arrêtés font partie "du centre de contrôle" de la circulation des

)

trains de la ville de Sharhoud (nord), le troisième est le "chef de l'équipe" qui était en poste au moment de l'accident, a déclaré le procureur général de la province de Semnan, Heydar Asiabi, cité par Irna.

Un train en marche est entré en collision vendredi à l'aube avec un autre, à l'arrêt en rase campagne, entre les villes de Semnan et Damghan, provoquant l'incendie de plusieurs wagons et la mort d'au moins 44 personnes, selon un dernier bilan. L'accident est dû à "une erreur humaine", avait déclaré vendredi Poorsaeid Aghaie.

Le président iranien Hassan Rohani avait exigé "une enquête immédiate" sur les raisons et les responsables éventuels de l'accident.

La barre des mille Iraniens tués en Syrie est atteinte

Un millier de combattants envoyés par l'Iran en Syrie sont morts à ce jour dans ce pays,

a annoncé mardi 22 novembre le chef de la fondation des martyrs et vétérans d'Iran, cité par l'agence Tasnim.

C'est la première fois qu'un responsable iranien fait état d'un nombre aussi élevé de morts dans le conflit syrien. « Le nombre des martyrs de notre pays morts en Syrie a dépassé mille » combattants, a déclaré le chef de la fondation des martyrs iraniens.

L'Iran est le principal allié régional du régime du président syrien Bachar al-Assad. Téhéran soutient financièrement et militairement le pouvoir syrien en envoyant sur place des conseillers militaires, mais aussi des volontaires. Parmi ces volontaires, il y a des combattants iraniens, mais aussi afghans, pakistanais et irakiens. Il y a notamment la division des Fatemiyoun, formés de volontaires afghans, qui participent activement aux combats.

Les médias iraniens rapportent régulièrement la mort de ces « volontaires » et de ces

« conseillers », mais c'est la première fois qu'un chiffre aussi important est donné par un responsable.

Plusieurs ex-commandants des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite iranienne, ont été tués ces dernières années en Syrie. Le Parlement iranien a également voté une loi qui prévoit d'accorder la nationalité iranienne aux familles des « martyrs » étrangers sur les champs. Il s'agit essentiellement de ressortissants afghans.