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VIOLENCE ET RELIGION EN AFRIQUE Chaire Yves Oltramare « Religion et politique dans le monde contemporain

VIOLENCE ET RELIGION EN AFRIQUE

Chaire Yves Oltramare « Religion et politique dans le monde contemporain » Sous la responsabilité scientifique de Jean-François Bayart

Lundi 5 décembre 2016 | Mardi 6 décembre 2016

>

Institut de hautes études internationales et du développement Maison de la paix, chemin Eugène-Rigot 2, 1202 Genève

L ’ampleur de la mobilisation religieuse en Afrique, tant dans son versant chrétien que dans sa dimension

islamique, est patente. Mais l’évidence de ce fait conduit souvent à de fausses évidences quant au rapport du religieux au politique, et notamment à la violence politique. Le recours à un répertoire religieux par certains mouvements armés ou par certains entrepreneurs politiques, dans des contextes de crise ou de conflit, provoque un effet de loupe. Si Boko Haram au Nigeria, les milices anti-balaka en Centrafrique, la LRA en Ouganda, les « patriotes » en Côte d’Ivoire, par exemple, invoquent Dieu, ce dernier n’a pas occupé le devant de la scène lors des grands changements politiques que le continent a récemment vécus : les islamistes, en Afrique du Nord, ont surfé électoralement sur des Printemps arabes dont ils n’avaient pas pris l’initiative et n’en ont pas profité outre mesure, même lorsqu’ils n’ont pas été réprimés comme en Egypte ; et l’alternance au Sénégal, en 2012, ou au Burkina Faso, en 2014, a vu les rappeurs plus actifs que les prédicateurs. Par ailleurs, les forces religieuses constituées ont souvent essayé d’apaiser les conflits plutôt que de contribuer à leur radicalisation, et se sont distanciées de toute instrumentalisation de la foi par les protagonistes politiques, comme en Côte d’Ivoire, dans les années 2000, ou en Centrafrique, depuis 2013. Il faut en réalité se garder de toute surinterprétation religieuse des expressions religieuses du politique. D’une part, Boko Haram a peut-être plus à voir, sociologiquement parlant, avec la LRA ougandaise, d’inspiration néo-chrétienne, qu’avec le salafisme d’Izalah, dont le mouvement est issu, mais dont il s’est précisément éloigné. De l’autre, son audience locale trouve sans doute

une bonne part de son intelligibilité dans une économie politique séculaire de la frontière du Nigeria avec le Cameroun, le Tchad et le Niger, où se concentre sa base sociale. Si le rapport de Boko Haram avec l’islam était si limpide, son emprise s’étendrait à l’ensemble des Etats fédérés à majorité musulmane, plutôt que de se cantonner au Bornou, au Plateau et à quelques Etats fédérés limitrophes. Il est plus probable que ce mouvement armé met en forme religieuse des conflits sociaux dont l’accès au foncier et au commerce informel, mais aussi au marché matrimonial, constitue le premier enjeu. L’analyse des différentes situations conflictuelles qui impliquent la dimension religieuse suggère que les acteurs politiques passent à la violence moins du fait de leur relation intrinsèque à leur foi que dans le cadre d’une combinatoire religieuse qui oppose les fondamentalismes chrétiens, notamment le pentecôtisme, et les fondamentalismes islamiques, en particulier le salafisme. Les fondamentalismes opèrent alors comme des « ennemis complémentaires » (Germaine Tillion), qui se nourrissent et se radicalisent mutuellement. Même dans ce cadre, la politisation de la violence n’est pas automatique. Celle-ci peut se cantonner à un registre social, comme dans la plupart des affrontements inter-religieux au Nigeria. Une meilleure compréhension de la violence d’expression religieuse en Afrique suppose donc que l’on prenne mieux en considération sa sociologie et son économie politique, en tenant compte des contextes historiques dans lesquelles elle s’inscrit, et que l’on retienne comme objet non la religion, mais les mouvements armés religieux ou les mobilisations violentes d’orientation religieuse.

graduateinstitute.ch

LUNDI 5 DÉCEMBRE 2016

VIOLENCE ET RELIGION EN AFRIQUE

> Auditorium Ivan Pictet, Maison de la paix, chemin Eugène-Rigot 2, 1202 Genève

18:30 – 20:00

CONFÉRENCE INAUGURALE

SPIRITUAL WARFARE AS PENTECOSTAL POLITICAL PRACTICE IN AFRICA: ‘GOD IS NOT A DEMOCRAT!’

RUTH MARSHALL, Departments for the Study of Religion and Political Science, University of Toronto

MARDI 6 DÉCEMBRE 2016

> Auditorium 2, Maison de la paix, chemin Eugène-Rigot 2, 1202 Genève

9:15 – 9:30

INTRODUCTION

JEAN-FRANÇOIS BAYART, IHEID, Genève

9:30 – 12:00

L’ÉPICENTRE DU LAC TCHAD :

CONFLIT RELIGIEUX OU SOCIO-ÉCONOMIQUE ?

Présidente : JUDITH SCHEELE, University of Oxford

MARIELLE DEBOS, Université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense VINCENT FOUCHER, International Crisis Group, Bordeaux et Paris MURRAY LAST, University College London CLAUDE MBOWOU, Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne CHRISTIAN SEIGNOBOS, Institut de recherche pour le développement, Arles ERICK SOURNA LOUMTOUANG, Centre National d’Éducation, Yaoundé

13:30 – 15:30 DE QUOI LE SALAFISME EST-IL LE NOM ?

Président : MOHAMED TOZY, É cole de gouvernance et d’économie, Université Mohammed VI Polytechniques, Rabat

ZEKERIA OULD AHMED SALEM, Université de Nouakchott GILLES HOLDER, CNRS, France; Laboratoire Mixte International MACOTER, Bamako RÉDA BENKIRANE, CCDP-IHEID, Genève

15:45 – 18:00 LES MOUVEMENTS ARMÉS RELIGIEUX NÉO-CHRÉTIENS

Présidente : SANDRINE PERROT, SciencesPo-CERI, Paris

YVAN DROZ, IHEID, Genève HERVÉ MAUPEU, Université de Pau RUTH MARSHALL, University of Toronto DIDIER PÉCLARD, Université de Genève

PATRICE YENGO, EHESS, Paris

18:30 – 20:30

CONFÉRENCE DE CLÔTURE

L’ENSAUVAGEMENT : LES MODES DE THÉORISATION DE LA VIOLENCE DANS L’ISLAM DJIHADISTE

MOHAMED TOZY, École de gouvernance et d’économie, Université Mohammed VI Polytechnique, Rabat

COLLOQUE INTERNATIONAL YVES OLTRAMARE | 5-6 DÉCEMBRE 2016 Violence et religion en Afrique Biographies RÉDA BENKIRANE

COLLOQUE INTERNATIONAL YVES OLTRAMARE | 5-6 DÉCEMBRE 2016

Violence et religion en Afrique

Biographies

COLLOQUE INTERNATIONAL YVES OLTRAMARE | 5-6 DÉCEMBRE 2016 Violence et religion en Afrique Biographies RÉDA BENKIRANE

RÉDA BENKIRANE

IHEID, Genève

Réda Benkirane, sociologue et consultant international, est cher- cheur associé au Centre on Conflict, Development and Peacebuil - ding de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) et membre de l’Institut de recherches philo - sophiques de Lyon. Docteur en philosophie, il a couvert par ses recherches empiriques divers champs disciplinaires, de l’anthropo - logie sociale et religieuse à l’histoire des idées et la philosophie des sciences et de l’information.

Il est l’auteur d’un rapport international à paraître sur la radicalisa - tion et l’extrémisme violent au Sahel, fruit d’une recherche qu’il a conçue et dirigée pour le Centre HD pour le dialogue humanitaire et le PNUD. Son prochain livre est une critique de la raison théologico- politique en islam.

COLLOQUE INTERNATIONAL YVES OLTRAMARE | 5-6 DÉCEMBRE 2016 Violence et religion en Afrique Biographies RÉDA BENKIRANE

MARIELLE DEBOS

Université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense

Marielle Debos est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris Nanterre, chercheuse à l’Institut des Sciences sociales du Politique et membre junior de l’Institut Universitaire de France.

Ses recherches portent sur la sociologie de l’État, la sociologie de la violence et des conflits armés, les politiques du post-conflit et des interventions internationales et les études africaines.

Elle est l’auteure de Le Métier des armes. Le gouvernement de l’entre-guerres, Paris, Karthala, 2013 (traduction anglaise : Living by the gun in Chad : Combatants, impunity and state formation, London, Zed Books, 2016.)

COLLOQUE INTERNATIONAL YVES OLTRAMARE | 5-6 DÉCEMBRE 2016 Violence et religion en Afrique Biographies RÉDA BENKIRANE

ZEKERIA OULD AHMED SALEM

Université de Nouakchott

Zekeria Ould Ahmed Salem est professeur de science politique à l’Université de Nouakchott, Mauritanie, et membre du Sahel Research Group créé en 2012 à l’Université de Floride à Gainesville.

Il travaille actuellement sur un projet de recherche sur les rapports entre savoirs, pouvoirs et formation de l’État en Mauritanie. Il conserve en outre un intérêt soutenu aux rapports entre islam, mouvements sociaux et ethnicité.

Son dernier livre est intitulé : Prêcher dans le désert. Islam poli - tique et changement social en Mauritanie (Paris, Karthala, 2013) et a participé à de nombreux ouvrages collectifs en anglais et en français.

COLLOQUE INTERNATIONAL YVES OLTRAMARE | 5-6 DÉCEMBRE 2016 Violence et religion en Afrique Biographies RÉDA BENKIRANE

YVAN DROZ

IHEID, Genève

Yvan Droz est anthropologue, spécialiste de l’anthropologie rurale et religieuse. Il enseigne à l’IHEID de Genève et est professeur associé à l’Université Laval. Il fut professeur invité aux universités de Zurich, de Franche-Comté, de Pau et des Pays de l’Adour.

Il a conduit de nombreuses recherches sur les structures anthro - pologiques du religieux (Kenya-Brésil-Suisse), les nouvelles confi - gurations de genre et de génération en agriculture suisse, les ruptures domestiques dans les entreprises familiales de l’Arc jurassien, ainsi que sur les conséquences sociopsychologiques de politiques agricoles (France-Québec-Suisse).

Il a publié de nombreux ouvrages sur l’Afrique, les politiques agricoles, le droit des enfants, la religion, et codirigé Mobilité religieuse. Retours croisés des Afriques aux Amériques (Paris, Karthala, 2014).

Il a conduit de nombreuses recherches sur les structures anthro - pologiques du religieux (Kenya-Brésil-Suisse), les

VINCENT FOUCHER

International Crisis Group, Bordeaux et Paris

Vincent Foucher est titulaire d’un doctorat de science politique de la School of Oriental and African Studies de Londres, pour laquelle il a travaillé sur la mobilisation séparatiste en Casa - mance, au sud du Sénégal. Chargé de recherche au Centre national de la recherche scientifique, il a été rédacteur en chef de la revue Politique africaine. Ces cinq dernières années, il était analyste principal auprès du bureau Afrique de l’ouest de l’ONG International Crisis Group, pour laquelle il a travaillé sur les tensions politiques en Guinée et en Guinée-Bissau et, plus récemment, sur Boko Haram. Il est l’actuel rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine.

Il a conduit de nombreuses recherches sur les structures anthro - pologiques du religieux (Kenya-Brésil-Suisse), les

GILLES HOLDER

CNRS, France Laboratoire Mixte International MACOTER, Bamako

Gilles Holder est anthropologue au Centre national de la recherche scientifique, membre de l’Institut des mondes africains et codirec - teur du Laboratoire mixte international MACOTER de Bamako.

Il a notamment publié L’ islam, nouvel espace public en Afrique (2009) ; L’Afrique des laïcités. État, religion et pouvoirs au sud du Sahara (2014) ; Les politiques de l’ islam en Afrique. Mémoires, réveils et populismes islamiques (sous presse).

Il a conduit de nombreuses recherches sur les structures anthro - pologiques du religieux (Kenya-Brésil-Suisse), les

MURRAY LAST

University College London

Murray Last is Professor emeritus in the Department of Anthropol - ogy, University College London. His PhD in 1964 was the first to be awarded by a Nigerian university (University College Ibadan). His previous degrees were from Cambridge (1959) and Yale (1961).

He specialises in both the pre-colonial history of Muslim Northern Nigeria and the ethnography of illness and healing. He has been working in or on Northern Nigeria since 1961, researching a wide variety of subjects especially with colleagues in Bayero University, Kano (where he was Professor of history 1978–80). He visits Nige - ria every year for a month at least. He has been both a ‘traditional’ Muslim student in Birnin Zaria and a guest for two years in a Maguzawa (non-Muslim Hausa) farmstead.

He has over a hundred publications on African history and anthro - pology. He was sole editor of the International African Institute’s journal Africa for 15 years (1986–2001).

Il a conduit de nombreuses recherches sur les structures anthro - pologiques du religieux (Kenya-Brésil-Suisse), les

RUTH MARSHALL

University of Toronto

Ruth Marshall received her DPhil in Politics from Oxford Univer- sity, and joined both the Department for the Study of Religion and Political Science in 2008, after having spent 8 years living and researching in West Africa.

Her research and teaching are interdisciplinary, drawing on criti - cal theory, political science, political philosophy, study of religion, anthropology, African and postcolonial studies. In 2013–14 she was a Faculty Fellow at the Jackman Humanities Institute.

She is the author of Political Spiritualities: The Pentecostal Revolu- tion in Nigeria (University of Chicago Press, 2009) and numerous scholarly articles on the study of the political implications of Pentecostalism and postcolonial politics in West Africa.

p. 2 — Violence et religion en Afrique | Biographies

HERVÉ MAUPEU Université de Pau Hervé Maupeu est maître de conférences en science politique à l’université

HERVÉ MAUPEU

Université de Pau

Hervé Maupeu est maître de conférences en science politique à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, et ancien directeur du CREPAO (Centre de recherche et d’études sur les pays d’Afrique orientale).

Ses recherches portent sur les thèmes suivants : sociologie des groupes de jeunes violents en Afrique, christianisme et politique en Afrique de l’Est, élections au Kenya, géopolitique de l’Afrique de l’Est.

Hervé Maupeu a notamment codirigé l’ouvrage : L’effervescence religieuse en Afrique : La diversité locale des implantations reli - gieuses chrétiennes au Cameroun et au Kenya (Paris, Karthala,

2004).

HERVÉ MAUPEU Université de Pau Hervé Maupeu est maître de conférences en science politique à l’université

CLAUDE MBOWOU

Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne

Claude Mbowou est chargé d’enseignement et doctorant au département de science politique de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne et à l’Institut des Mondes Africains (IMAF).

Ses recherches portent sur les processus de formation de l’État postcolonial en rapport avec les dynamiques identitaires et d’identification, les conflits et la violence politique. Il mène ses recherches dans divers pays du bassin du Lac Tchad.

HERVÉ MAUPEU Université de Pau Hervé Maupeu est maître de conférences en science politique à l’université

DIDIER PÉCLARD

Université de Genève

Didier Péclard est maître d’enseignement et de recherches en sciences politiques et directeur du master en études africaines au Global Studies Institute de l’Université de Genève. Titulaire d’un

doctorat de Sciences Po Paris (2005), il a travaillé à l’Université de Bâle et à la Fondation suisse pour la paix (swisspeace), dont il a dirigé le domaine « États et conflits ». En 2012-2013, il a été cher- cheur invité à l’Université du Michigan, Ann Arbor. Il est corédac - teur en chef de la revue Politique africaine depuis juin 2013.

Ses recherches portent sur les liens entre religion et politique, sur le nationalisme et sur guerre et formation de l’État en Afrique.

En 2015, il a publié Les incertitudes de la nation en Angola. Aux racines sociales de l’Unita aux éditions Karthala.

HERVÉ MAUPEU Université de Pau Hervé Maupeu est maître de conférences en science politique à l’université

SANDRINE PERROT

SciencesPo-CERI, Paris

Sandrine Perrot a obtenu son doctorat en sciences politiques au Centre d’études d’Afrique noire (CEAN) de Sciences Po Bordeaux en 2003. Elle a poursuivi ses recherches postdoctorales pendant deux ans au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM) et rejoint le Centre d’études et de recherches internationales (CERI) en octobre 2007.

Elle est codirectrice de la publication Questions de recherche, membre du comité de rédaction de la revue Politique africaine et de Critique internationale, ainsi que chercheure associée au Centre d’études des mondes africains (CEMAF).

Spécialiste de l’Afrique des Grands Lacs et plus particulièrement de l’Ouganda, ses recherches actuelles portent sur les conflits armés et les phénomènes de violence en Afrique subsaharienne.

HERVÉ MAUPEU Université de Pau Hervé Maupeu est maître de conférences en science politique à l’université

JUDITH SCHEELE

Université d’Oxford

Judith Scheele est Post-Doctoral Research fellow en anthropolo - gie sociale à All Souls College, Université d’Oxford. Elle a effectué ses recherches en Algérie, au Mali et au Tchad.

Son dernier ouvrage est intitulé Smugglers and Saints of the Sahara : Regional Connectivity in the Twentieth Century (Cambridge University Press, 2012). Elle est également l’auteure d’un bon nombre d’articles et de chapitres dans des ouvrages collectifs.

CHRISTIAN SEIGNOBOS Institut de recherche pour le développement, Arles Christian Seignobos est directeur de recherche émérite

CHRISTIAN SEIGNOBOS

Institut de recherche pour le développement, Arles

Christian Seignobos est directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement.

Géographe généraliste, il est ouvert à de nombreux thèmes de recherches : architectures, diffusion des plantes, analyse des paysages, instruments aratoires, cultures et élevages relictuels, rapports hommes/animaux, sans pour autant négliger le corps de métier : atlas, terroirs, et, dans les projets de développement :

aménagements de territoires, questions foncières, sans oublier nombre d’expertises (AFD, HCR, BM). Une démarche historique est antérieure à chacun de ces thèmes et a également débouché sur des travaux relevant strictement de l’histoire et plus récem - ment sur l’analyse des situations de crises actuelles : coupeurs de routes, crises des sociétés pastorales (Nord-Cameroun, RCA), Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad.

CHRISTIAN SEIGNOBOS Institut de recherche pour le développement, Arles Christian Seignobos est directeur de recherche émérite

MOHAMED TOZY

École de gouvernance et d’économie (EGE), Rabat

Mohamed Tozy est directeur de l’EGE et professeur des Universi - tés. Il enseigne à l’Université Hassan II de Casablanca et à l’Insti - tut d’études politiques d’Aix-en-Provence.

Sociologue de formation, anthropologue et politiste, Mohamed Tozy est l’auteur de nombreux ouvrages et études d’anthropologie sociale sur le monde rural, sur les mouvements islamistes, sur les sociabilités urbaines, ou encore sur le rapport à la pratique reli - gieuse. Son ouvrage Monarchie et islam politique au Maroc (Paris, Presses de Sciences Po, 1984) a fait date. Il a formé de nombreux doctorants marocains au sein du Centre Marocain des Sciences Sociales (CM2S) à l’Université Hassan II de Casablanca. Depuis août 2013 il est le directeur de l’École de Gouvernance et d’Écono - mie de Rabat et est en charge de la filière de gouvernance, sciences économiques et sociales au sein de l’Université Moham - med VI Polytechnique.

CHRISTIAN SEIGNOBOS Institut de recherche pour le développement, Arles Christian Seignobos est directeur de recherche émérite

ÉRICK SOURNA LOUMTOUANG

IHEID, Genève Centre National d’Éducation, Yaoundé

Érick Sourna Loumtouang est chargé de recherche en histoire politique et des relations internationales au Centre National d’Éducation, organisme de recherche en sciences sociales sous tutelle du ministère de la recherche scientifique et de l’innovation du Cameroun. Il a été accueilli au cours de l’année 2015-2016 en tant chercheur invité à l’IHEID, au sein du département d’histoire internationale.

Ses travaux de recherche explorent « les enjeux de défense et de sécurité à la frontière Cameroun-Nigeria entre le XIX e et le XXI e siècle », thématique qu’il aborde dans le cadre de sa thèse de doctorat en préparation à l’Université de Ngaoundéré (Cameroun). Il est en outre auteur de plusieurs articles publiés dans les revues nationales et internationales. Ses domaines de spécialisation sont l’histoire des relations internationales, l’histoire de la sécurité, les frontières et les questions de sécurité en Afrique et le développe - ment des zones frontalières au Cameroun.

CHRISTIAN SEIGNOBOS Institut de recherche pour le développement, Arles Christian Seignobos est directeur de recherche émérite

PATRICE YENGO

EHESS, Paris

Chercheur associé à l’Institut des mondes africains (IMAF) de l’EHESS à Paris, Patrice Yengo a d’abord étudié la pharmacologie à la faculté de médecine de Brazzaville avant de s’orienter vers l’anthropologie médicale, puis politique, à la faveur de des boule - versements de l’Afrique centrale après l’ère des Conférences nationales. Contraint à l’exil à la suite de la guerre civile du Congo-Brazzaville en 1998, il a soutenu une thèse en anthropolo - gie politique de l’État et a obtenu une résidence à l’Institut d’études avancées de Nantes (2010-2012).

Son dernier ouvrage Les mutations sorcières dans le Bassin du Congo. Du ventre et de sa politique vient de paraître aux éditions Karthala (Paris).

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