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Belgique-België P.P. 1000 Bruxelles X BC10655 P505345
Belgique-België
P.P.
1000 Bruxelles X
BC10655
P505345

NuméroNuméro 33 // gratuitgratuit // TrimestrielTrimestriel avrilavril // maimai // juinjuin 20062006 BureauBureau dede dépôt:dépôt: BruxellesBruxelles XX

Michel Delacroix Bruno Gollnisch
Michel Delacroix
Bruno Gollnisch
Sommaire
Sommaire

L’éditorial de Michel Delacroix

«Droite et Modernité», le débat de février

La chronique de Charles Pire

Interview exclusive de Bruno Gollnisch

Gauche / Droite: vers la synthèse

page 3

pages 6 à 10

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page 19

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Retours: Michel Delacroix, Palais de la Nation, Bruxelles 1009, Bureau 3021

A DROITE 2 11EERR FFÉÉVVRRIIEERR 22000066:: UUNN DDÎÎNNEERR--DDÉÉBATBAT QQUUII FFEERRAA DATDATEE Le député
A DROITE
2
11EERR FFÉÉVVRRIIEERR 22000066::
UUNN DDÎÎNNEERR--DDÉÉBATBAT QQUUII FFEERRAA DATDATEE
Le député
wallon FN
Le député wallon
FN Charles Pire
Daniel
Huygens

A DROITE

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L’L’ÉÉDDIITTOORRIIAALL DDEE MMIICCHHEELL DDEELLACACRROOIIXX

PEREAT MUNDUS, FIAT JUSTITIA
PEREAT MUNDUS,
FIAT JUSTITIA

Il est bêtement prétentieux de vouloir ajouter encore aux foisonnants commen-

principes fondamentaux de liberté d’ex- pression et de liberté électorale que l’ar- rêt a pour vocation de malmener. Il est vrai que ces alarmes n’ont été relayées que par des publications non-subsidiées pour garantir la limitation de leur au-

dience. Madame le Ministre de la Justice y veille. Big Sister is watching you. Il y eu

aussi la franche indi- gnation des périodi- ques du Front National et l’excellente analyse développée par le dé- puté européen Bruno Gollnisch que vous lirez plus loin dans ce numéro 3 de A DROITE. J’essaierai cependant d’y contri- buer encore par quel- ques réflexions per- sonnelles et quelques rappels à la mémoire qui n’ont rien d’origi- nal mais qui veulent replacer la condamnation exceptionnelle prononcée par l’arrêt en question dans le contexte qui lui est propre et que l’on pourrait avoir tendance à oublier sur le moment. J’ai dit condamnation excep- tionnelle et je la crois effectivement uni- que depuis l’Ancien Régime, sauf à aller chercher dans les jurisprudences soviéti- ques ou nationales-socialistes qui ont tant fait pour l’essor de notre démocratie

taires de l’arrêt du 18 avril dernier de la

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ème Chambre de la Cour d’Appel de

Bruxelles qui a condamné Daniel Féret pour transgression de la loi dite Mou-

reaux de 1981 sensée réprimer l’incitation au racisme, à la discrimina- tion, à l’antisémitisme,

plus généralement à tout ce qui contrevient à la mode intellectuelle du moment. Il y a eu les commentaires grégaires de la presse quotidienne et hebdomadaire qui a fait preuve de l’objectivi- té et du recul dont elle est coutumière en analysant l’arrêt à tort et à travers pour n’en retenir, en mé- langeant tout, que ce qu’il n’a de plus superfi- ciel et en soulignant à gros traits, pour ceux qui n’auraient pas compris, que la Cour suggère que les 250 heures de travaux d’intérêt général auxquelles elle condamne Daniel Féret doivent s’ef- fectuer dans les milieux propres à favori- ser l’insertion des personnes étrangères (wouaf! wouaf!). Il y a eu les commentai- res de quelques intellectuels qui, quoi qu’innocents du pêché de sympathie ou de collusion avec les mouvements de droite nationale, se sont inquiétés des

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tiés

gie

 

« L’insertion de la

morale

dans le

droit est la pire des

choses

car elle

conduit à son état religieux ».

 

qui

de

ci

ses

qu’elles doivent être déclarées hors- concours. Le schéma de l’exception est simple. Le président d’un parti politique propose un programme à ses électeurs. Ce programme implique nécessairement une modification des lois. Près de 190.000 électeurs adhè-

rite extraordinaire de reproduire sans aucune faute d’orthographe le texte

identique de la loi française de 1972. Celle-ci faisait référence aux actes ini-

par le racisme, puis par la discrimi-

nation, puis parallèlement par l’apolo-

des crimes commis par le régime

rent à ce programme en lui accordant leurs voix. Le tribunal constate, sur base de la loi, que ce programme la

transgresse et il a pour pre- mier souci de rendre inéligi- ble son auteur. Il sanctionne par-là même l’électeur en décrétant que celui-ci a contrevenu à la loi en pré- tendant la modifier. Une

des grandes victoires de la démocratie consisterait donc à permettre au pouvoir judiciaire de décréter que l’opi- nion de certains électeurs serait infraction- nelle. Voilà qui a le mérite de démontrer à ce fat de Montesquieu la trivialité de sa théorie de la séparation des pouvoirs. Il est évident pour tout bien-pensant de notre temps que le Législatif doit être limité, au besoin censuré, par le Judiciaire. C’est ce qu’on appelait sous l’Ancien Régime le gouvernement des juges et il n’y a que les pauvres mal-comprenants qui ont organisé la révolution française qui ont pu y penser à mal. J’ai lu, de ci de là, que la décision dont nous parlons serait inique ou aurait été prononcée par des juges partiaux. Point du tout. Le juge est là pour dire le droit et il n’a fait ici qu’appliquer la loi dans tou- tes les extensions tentaculaires qui lui ont été donnée par le législateur depuis 1981. La loi Moureaux rend par son nom hom- mage à son auteur en ce qu’il a eu le mé-

national-socialiste allemand durant la deuxième guerre mondiale, etc, etc. On n’y verrait aucun mal si

cette loi n’était pas im- bécile et perverse. Imbé- cile en ceci, comme l’a rappelé très opportuné- ment mon confrère Jean- Paul Wagner, qu’elle souffre de débilité par rapport à un décret édic-

té par Louis-Philippe, le Roi citoyen,

valait bien mieux que ce que ses

détracteurs actuels se permettent d’en dire selon leurs modes. Ce dit décret sanctionnait toute personne ou groupe

personnes incitant à l’agression à

l’égard de toute personne ou groupe de personnes sans autre référence à des critères raciaux ou autres.

Tout était dit et les éléments de notre droit positif y trouvaient tous leur compte y compris l’équité et le droit naturel, tout au moins avant que celui-

soit sodomisé par Jean-Jacques

Rousseau et ses succédanés du Comité de Salut Public de la Révolution fran- çaise. Les autres critères qui ont été apportés à cette même notion par la loi Moureaux de 1981 veulent procéder

d’une certaine morale. L’insertion de la morale dans le droit est la pire des cho-

car elle conduit à son état religieux.

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moins perfectible et n’a aucun caractère sacré.

-

La Convention de New-York de

1966

dont découlent les lois Pleven de

1972

en France et Moureaux en 1981 en

Belgique ne mérite que le même sort.

- Les juges qui ont condamné Da-

niel Féret y ont été contraints par l’appli- cation d’une législation qui ne répond pas nécessairement aux aspirations des citoyens.

- L’ingérence du judiciaire sur le

législatif en exécution de principes su- praconstitutionnels arbitrairement infor- mulés peut et se doit d’être remis en cause en fonction d’autres critères d’ap- préciation.

J’ai peut-être raison, j’ai peut-être tort en commettant le péché d’ouvrir ce débat. Je n’ai cependant aucune raison de ne pas y être à l’aise, en constatant que des vieillards obscènes ont encore eu le culot de chanter l’internationale ce premier mai.

Michel Delacroix Sénateur Vice-président du Front National

Pour mieux me faire comprendre, je vou- drais revenir aux propos d’un ancien pré- sident de la république française, François Mitterand, déjà et heureusement oublié par les générations actuelles. Ce person- nage a tenté d’assouvir ses premières am- bitions comme responsable de Vichy sous l’occupation. Il a été décoré de la Francis- que (distinction qui n’était accordée que suite à une demande expresse). De dé- chéance en déchéance il devint secrétaire général du Parti socialiste puis Président de la République Française sous la ridi- cule étiquette de «l’Union de la gauche». C’est lui qui a proclamé, en parlant des droits de l’homme, qu’il s’agirait du pro- chain décalogue. Il s’agit là, une fois de plus, d’une référence au sacré et au reli- gieux. Et voilà encore cette pauvre Répu- blique Française retournée à l’Ancien Ré- gime. Je ne veux pas dire par-là que la Convention européenne de sauvegarde

des droits de l’homme soit chose à com- battre. Elle est probablement le résultat du meilleur effort tendant à l’exercice des droits de l’humanité. Elle n’en demeure pas moins œuvre humaine et donc perfec- tible. Tony Blair a fait frissonner

la communauté internationale en rappelant que cette convention ne procédait que d’un traité in-

ternational par lui-même suscep- tible de révision. Tout ce que j’en déduis ici est que:

- La Convention interna-

tionale de sauvegarde des droits de l’homme est le mieux que l’on puisse faire et qui a pu être fait et qu’elle n’en demeure pas

que l’on puisse faire et qui a pu être fait et qu’elle n’en demeure pas Michel

Michel Delacroix dans son QG du Sénat

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L’intervention du député fédéral Filip De Man (VB) lors du dîner-débat organisé par le «Cercle Droite et Modernité» le 1er février 2006

Mesdames, Messieurs,

Le thème de cette soirée: «Droites nationales: vers le pouvoir?», m'inspire deux sentiments. Il va de soi que toute formation politique doit aspirer au succès électoral, doit aspirer au changement. En d'autres termes - termes plus militants - nous avons pour but de chasser le régime socialo-libéral et de développer une politique voor «eigen volk eerst». Pour notre peuple d'abord. Mais, et c'est justement là que s u r v i e n t m o n deuxième sentiment:

en Flandre cela reste quasiment impossible pour le moment. Nous sommes ce soir entre camarades, autant voir les choses de façon réaliste.

Je commence donc par mon propre parti. Vous savez sans doute que le régime fera tout pour garder intact le soi-disant «cordon sanitaire» autour des ces infâmes nationalistes du VB. Vous savez sans doute que le régime nous a trainés devant les juges et que le procès monstre contre le Vlaams Blok a pris fin en avril 2004. Ce que tellement de gens ont tenu pour

fin en avril 2004. Ce que tellement de gens ont tenu pour impossible dans un Etat

impossible dans un Etat de droit est devenu ce 21 avril 2004 une triste réalité. La condamnation de notre parti avait pourtant provoqué une vague de protestations, des juristes éminents ont démoli l'arrêt, et les électeurs ont massivement suivi notre appel de voter pour la sauvegarde de la liberté d'expression aux élections de cette même année. Un million de Flamands ont acquitté le Vlaams Blok dans les urnes. Mais cet arrêt populaire n'a fait réfléchir ni les juges ni les hommes politiques. Les tueurs à gage politiques avaient été payés et devaient exécuter leur contrat. La Belgique a écrit une triste page d'histoire en persécutant le Vlaams Blok et en faisant condamner notre parti par les tribunaux. Dans une véritable démocratie, on n'intente pas de procès contre ses adversaires politiques. Verhofstadt -qui avait juré qu'on avait le droit de mesurer son succès au déclin du Vlaams Blok- a peut être gagné une bataille avec la condamnation de notre parti, mais il n'a pas pour autant gagné la guerre. C'est une victoire à la Pyrrhus, les

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c

B

Ci-dessus Filip De Man interpelle le Ministre Verwilghen à la Chambre
Ci-dessus Filip De Man interpelle
le Ministre Verwilghen à la Chambre

sondages récents le prouvent. Que l'establishment belge et les partis

traditionnels ne se fassent donc pas trop d'illusions. Ils ont interdit le Vlaams Blok, mais ils ne pourront jamais tuer les idées que nous défendons et que nous continuons à propager sur la scène politique. Même la menace d'un nouveau procès, contre le Vlaams Belang cette fois, ne nous fera pas taire! Cela nous amène à la vraie raison de tous

ces procès.

Avec un quart

de

l e

c o n s t i t u e

auj ou rd 'hu i

une

menace

les

et

dont

les

traditionnels.

L e

m e

l'establishment

belge, menace le profitariat et le clientélisme, menace l'hégémonie socialiste sur le pays. Nos cadres, nos conseillers municipaux,

l'électorat,

V

vraie

pour

prébendes

le

pouvoir

profitent

partis

n

V B

a

e

nos députés et sénateurs, tous ont bravé

la

pouvoir. Sans jamais fléchir ou courber l'échine. Et ils continueront de le faire. Nous sommes un grand parti populaire qui a des soutiens dans toutes les couches de la population. Des dockers aux médecins, des enseignants aux avocats, des femmes au foyer aux artisans, des étudiants aux entrepreneurs

haine des médias et des partis au

Pour la première fois dans notre histoire, en début de cette année nous avons passé le cap des 22.000 membres. Nous avons quelque 800 élus nationaux et locaux, nous avons des milliers de

cadres et de militants qui jour après jour sont sur le terrain. Notre parti sera toujours «la puissance des gens sans pouvoir et l'espoir pour les gens qui n'ont plus d'espoir». Un million de Flamands comptent sur nous. N

s

n'avons pas

de

s

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le

droit

l e

abandonner.

Une énorme

t

repose donc

sur

é p a u l e s . Elle ne sera

pas

nos

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simple.

après

ces

a n n é e s , nous

avons

les électeurs, les cadres et les militants compétents pour continuer le combat. Le Vlaams Belang - qui a un nouveau nom mais le même programme et les mêmes personnes que le Vlaams Blok - doit devenir plus fort encore. Nous avons en premier lieu, tout comme nos collègues en Wallonie, en France, en Italie, en Autriche, au Danemark la mission d'information, pour que nos peuples ouvrent les yeux. Cela suffira-t-il? Evidemment non:

Mais

toutes

notre poids électoral doit devenir encore plus grand. Comme je viens de

A DROITE 8 le dire, le Vlaams Belang est maintenant le plus grand parti de
A DROITE
8
le dire, le Vlaams Belang est maintenant le
plus grand parti de Flandre et même de
toute la Belgique, mais vous savez aussi
que le «cordon sanitaire» nous empêche
d'accéder au pouvoir.
Je sais bien que dans une ville comme
Anvers et beaucoup d'autres villes et
communes de Flandre, nous allons obtenir
en octobre de bons résultats, mais tant que
nous n'obtenons pas la majorité des sièges,
rien ne changera.
Parce que la situation est telle: le parti
libéral - aussi bien côté flamand que côté
wallon - est gangrené par des sous-marins
de gauche, les démocrates-chrétiens
flamands sont à la botte du syndicat ACV
(le MOC, en plus grand) et leurs collègues
francophones sont présidés par une
mégère qui essaie de dépasser les Ecolos
par la gauche.
Est-il donc possible que nous passions
quand-même dans quelques villes? Je
l'espère, je l'espère même vivement pour
mon ami Filip Dewinter, je l'espère pour
les Flamands en général, mais il faut rester
les pieds sur terre: ce sera difficile.
Pour ce qui est du niveau politique
supérieur, la région, le fédéral, il faut
admettre que là non plus le moment où
l'on chassera les pourris-qui-nous-
gouvernent ne s'annonce pas pour demain.
Est-ce du défaitisme? Non: je crois que
pour le Vlaams Belang - et je crains que
le même cas de figure ne soit valable
pour la Wallonie, pour la France, pour
l'Allemagne- il faudra une atmosphère
que je qualifierai de pré-révolutionnaire
pour que la droite nationale accède au
pouvoir. Climat qui selon moi ne se
réalisera qu'au moment ou les
conséquences socio-économiques de la
globalisation se feront sentir d'une façon
dramatique à nos peuples, quand le fléau
de la criminalité sera devenu vraiment
insupportable pour la grande majorité de
notre population, quand la drogue fera
encore plus de ravages chez nos
adolescents, quand les attaques
terroristes se multiplieront sur notre
continent, quand la révolte islamique
dans nos villes deviendra une vraie
guerre civile. On peut, on doit le
regretter, mais ce n'est qu'alors que
Flamands, Wallons et autres Européens
sortiront de la léthargie qui est si bien
entretenue par les médias, les syndicats,
le secteur de la culture, l'enseignement,
etc…
Mais, chers camarades, comme disait
Guillaume d'Orange: «point n'est besoin
d'espérer pour entreprendre, ni de
réussir pour persévérer».
Le flambeau brûle, soyons prêts pour le
jour ou débutera la deuxième
Filip De Man est l’auteur de plusieurs ouvrages en
néerlandais. Sa dernière œuvre s’intitule «Le Combat
Eternel». Pour De Man, le 21ème siècle sera caractéri-
sé par deux problèmes fondamentaux: les conflits ethni-
ques et éthiques. Pour répondre à ces questions crucia-
les, l’auteur retourne aux sources de notre civilisa-
tion: l’Antiquité classique. (240 pages, 12 €). Le
livre de Filip De Man peut être commandé auprès
de la rédaction de « A Droite »

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L’intervention du Sénateur Michel Delacroix (FN) lors du dîner-débat organisé par le «Cercle Droite et
L’intervention du Sénateur Michel Delacroix
(FN) lors du dîner-débat organisé par le
«Cercle Droite et Modernité» le 1er février 2006
Chers amis,

Je me doutais que débattre avec Filip De Man allait être extrêmement désagréable et cela se confirme parce qu’il a dit une bonne partie des choses que je comptais dire. Le premier sentiment qui m’anime dans un tel débat est l’humilité, dans la mesure où

Filip De Man est capable de s’exprimer dans un français parfait ce que je suis bien incapable de lui rendre la réciproque dans la langue de Vondel. Pour paraphraser Savary: c’est pire qu’un

crime

Un constat s’impose: lors des votes dans les assemblées où nos deux formations po- litiques sont présentes, au fédéral ou au régional, 95% du temps nous votons exac- tement la même chose. Il y a évidemment des points sur lesquels nous sommes radi- calement en désaccord. Il n’y a que des trissotins aux petits pieds qui peuvent s’en effaroucher, ceux sans doute qui ont troqué leur idéal de jeunesse pour quelques pro- messes fugaces. Toute crispation sur les terrains qui nous opposent serait parfaitement prématurée puisque tous les autres combats sont priori- taires et que ces combats, nous les mène- rons ensemble. Nous serons peut-être ad- versaires un jour, mais les gens du VB se- ront nos ultimes adversaires et nous verrons bien à ce moment-là ce qu’il conviendra de faire. Etant entendu que je ne désespère pas qu’à force de rencontrer des politiciens francophones moins bêtes et moins arro-

c’est une faute!

gants que ceux qu’ils ont l’habitude de côtoyer, les gens du VB finiront par changer d’attitude à l’égard de la problé- matique de l’Etat belge. De toute façon, le parti socialiste fait actuel- lement beaucoup mieux que le VB sur le plan du séparatisme par son mépris à l’é- gard de la réalité flamande. La toute puissance d’un parti aussi corrom- pu que le PS doit glacer le sang de tout vrai démocrate. Le PS se comporte en parti uni- que dans un Etat totalitaire, disposant d’une RTBF entièrement à sa solde et des tentacu- les dans toutes les strates de la société, y compris dans les autres partis de l’establish- ment. Le PS règne en maître partout sauf… en Flandre. Ce qui explique que le scénario d’une participation gouvernementale est envisageable à terme pour le VB, du moins en région flamande, mais que l’idée même est absurde aujourd’hui en partie franco- phone du pays. Voilà pour ce qui concerne le thème du débat de ce soir. Mon message à cet égard n’est donc guère optimiste. Le PS est puissant pour une grande part grâce à la RTBF qui pratique le lavage de cerveau à grande échelle, il suffit d’écouter ses chaînes de radio pour s’en convaincre. Cette «intéressante» radio cucultureuse, diffuse plus volontiers de la musique ban- toue, inuit, kirghize, Toltèque, tonkinoise ou hottentote que du biniou ou de la viole de gambe. Ils veulent démontrer ainsi que «le

A DROITE 10 monde est un village», en réalité ils en font un véritable brolewinkel
A DROITE
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monde est un village», en réalité ils en
font un véritable brolewinkel (brocante en
bruxellois).
Par contre, ils ignorent complètement la
culture flamande pourtant la plus proche
historiquement et géographiquement.
Nous savons qu’il s’agit d’une volonté
politique affichée de la part des socialis-
tes. C’est une manière pour les prétendus
intellectuels de gauche de nier l’existence
de la nationalité, la notion de nationalité
étant prise ici au sens premier du mot,
c’est-à-dire la communauté de culture qui
se crée du fait qu’on est né quelque part et
qui s’est installée autant dans les gènes et
les chromosomes que par l’acquis sco-
laire.
N’oublions pas que le dictateur bête est
celui qui dirige les choses par le biais de
l’armée et que le dictateur plus subtil est
celui qui essaye de diriger les choses par
le biais des médias en les contrôlant tota-
lement. L’Etat PS tient les médias en
laisse parce que sans subsides il n’y a pas
presse en Belgique. Les journaux ne sont
pas rentables. Il est possible, il est salu-
taire d’avoir une presse subsidiée et une
radio-télévision de service public où la
parole est donnée à l’ensemble du spectre
politique en présence. C’est le cas en
Flandre où nos amis du VB peuvent très
régulièrement s’exprimer, même en di-
rect. Evidemment le temps d’antenne dé-
volu au VB n’est pas proportionnel à son
importance politique, mais nous au FN,
on s’en contenterait parfaitement. Il est
clair que le VB, à cet égard dispose d’un
avantage considérable sur le FN.
Ce cordon sanitaire, cette chape de plomb
sont souvent niés par les médias, mais en
février 2005 le masque est définitivement
Michel Delacroix: la subversion
colloque au Sénat qu’il existait une «charte»
laquelle tous les journalistes étaient tenus
de souscrire. Ce document leur interdit de
à
relater le travail parlementaire des manda-
taires de Droite nationale, ni de leur accor-
der la moindre interview. Cette interpréta-
tion particulière du critère de démocratie
prive le citoyen de tout accès à la réalité du
mouvement d’idée que nous représentons.
Nous ne pouvons qu’y opposer notre travail,
à
travers nos publications et notre travail
parlementaire, qui n’est jamais commenté
du côté francophone alors qu’on y fait régu-
lièrement allusion dans la presse flamande,
je voulais le souligner.
Ceci démontre que les partis traditionnels
francophones méprisent les aspirations fon-
damentales des citoyens et se dissimulent
derrière un paravent de mots vidés de leur
substance.
tombé. Madame Bénédicte Vaes, journa-
liste au «Soir» devait révéler lors d’un
Le citoyen d’aujourd’hui, n’est plus que ce
petit bonhomme qui mendie sur le parvis du

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temple où l’on célèbre dans le pourpre le culte de la démocratie. Sur mon bureau au Sénat, je possède une clo- chette que j’agite comme un tocsin chaque fois que les politiciens usent et abusent des mots démocratie, démocrate, démocratique et démocratiquement totalement vidé de leur sens. Ce combat est commun d’un côté comme de l’autre de la frontière linguistique. Il s’agit d’un combat européen qui doit per- mettre l’expression de la nature propre des citoyens et de l’ensemble de leurs aspirations qu’ils ont puisé dans leurs cultures, leur peau et dans l’enracinement à son sol. Nos peuples aspirent à vivre et travailler en paix et en toute sécurité, à créer et à enfanter, bref à vivre libres dans une société structurée et organisée. Des constructions intellectuelles torves nées dans le brouet pervers des cer- veaux de penseurs schizophrènes veulent au- jourd’hui nier l’évidence, la réalité et y substi- tuer l’inversion. Les lois sur l’adoption par les couples homosexuels n’en est qu’un exemple. Cette loi aurait-elle survécu à un référendum populaire? Ceux qui nous gouvernent se sont empêtrés dans de nouvelles théories qui deviennent de nouvelles religions. Religion des droits de l’homme et de ses succédanés qui se mord la queue. Quid absurdum! Le libre examen a toujours considéré comme une victoire d’avoir com- battu les arguments d’autorité. C’est para- doxalement au nom de ce même libre examen et de ses serviteurs qu’on nous ressert au- jourd’hui ce même argument d’autorité. Cette nouvelle religion s’est dotée d’une nouvelle liturgie avec un nouveau bras séculier: le Cen- tre pour l’égalité des chances. Ce combat titanesque que nous mènerons en- semble prendra bien une ou deux générations, ce qui nous épargnera de devoir nous opposer aujourd’hui sur des peccadilles.

devoir nous opposer aujourd’hui sur des peccadilles. ■ L A CHRONIQUE DE C HARLES P IRE
L A CHRONIQUE DE C HARLES P IRE DÉPUTÉ WALLON (L IÈGE )

L A

CHRONIQUE DE C HARLES P IRE DÉPUTÉ WALLON (L IÈGE)

L A CHRONIQUE DE C HARLES P IRE DÉPUTÉ WALLON (L IÈGE )

Eglise catholique, trafiquants d’êtres humains, gauche politique:

même combat !

Eglise catholique, trafiquants d’êtres hu- mains, gauche politique : même combat! Il s’agit d’une alliance objective de mou- vements et d’organisation qui ne poursui- vent pas les mêmes objectifs.

Les curés

L’Eglise, malgré la grogne d’un bon nombre de fidèles qui estiment que les occupations des lieux de culte prennent trop d’ampleur, soutient le mouvement pour deux raisons principales, inspirées de la charité chrétienne: premièrement, notre société doit être plus accueillante; deuxièmement, la procédure est scanda- leusement longue. En ce qui concerne la première raison, il est intéressant de noter

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L’église Sainte-Marie à Schaerbeek dans les années 50. Une époque où les églises étaient uniquement
L’église Sainte-Marie
à Schaerbeek dans
les années 50.
Une époque où
les églises étaient uniquement
des lieux de prière
et de recueillement.

que la doctrine pontificale défend le prin- cipe de l’ouverture à l’immigration, mais reconnaît que le pouvoir politique est maî- tre de décider de l’importance de cette ou- verture. Celle-ci a été définie par la Com- mission pontificale Justice et Paix, le 3 novembre 1988, comme suit: «Certes, il appartient aux pouvoirs pu- blics qui ont la charge du bien commun, de déterminer la proportion de réfugiés ou d’immigrés que leur pays peut accueillir, compte tenu de ses possibilités d’emploi et de ses perspectives de développement, mais aussi de l’urgence du besoin des autres peuples. Et l’Etat veillera à ce que ne se créent pas des situations de déséquilibre social grave,

accompagnées de phénomè- nes sociologiques de rejet, comme cela peut arriver lorsqu’une trop forte concentration de personnes d’une autre culture est per-

çue comme menaçant direc- tement l’identité et les coutumes de la com- munauté locale d’accueil.» Nous sommes, là, très loin du discours des curés qui logent les sans-papiers et même de celui des évê- ques, à moins évidemment que la raison principale du soutien au mouvement soit la protestation contre la lenteur à décider.

intéressées au succès du mouvement d’oc- cupation. Les chefs maffieux qui les diri- gent savent que les autorités belges sont molles, lentes et hésitantes, que les chan- ces pour l’immigré illégal de rester sur le territoire sont élevées. Le mouvement peut donc être exploité par eux comme motiva- tion «commerciale».

Avec le PS

Les socialistes wallons et Bruxellois, pourtant au gouvernement fédéral qui prétend limiter au maxi- mum l’immigration, frei- nent systématiquement les efforts de leurs partenaires tenus d’afficher, dans la longue période électorale qui commence, certains résultats. L’enjeu pour les socialistes francophones, c’est le maintien de leur leadership. Il est pour eux de la plus haute impor- tance de remplacer les nombreux électeurs qui les

quittent (notamment pour la droite nationale) par des allochtones qui acquièrent très facilement la nationalité belge ou qui sont admis comme électeurs au scrutin communal. Le phénomène crève les yeux à Bruxelles où, dans ce parti, les parlementaires issus de l’immigration sont majoritaires. En Wallonie urbaine, la même évolution se fait jour de plus en plus clairement. Il est d’autres organisations intéressées au succès du mouvement d’occupation. Ainsi les syndicats, mais nous n’examinerons pas, dans le cadre du présent article, leurs mobiles.

Des trafiquants

Un très grand nombre de sans-papiers sont arrivés directement ou indirectement chez nous en utilisant les services de réseaux de trafiquants d’êtres humains. Ces organisa- tions, puissantes et riches, sont évidemment

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Occupation Permanente

Coïncidence d’agenda ou premier succès du mouvement, le Parlement fédéral achève la partie législative de la réforme de la politique d’immigration. Celle-ci vise notamment à raccourcir les délais de décision. Sans entrer dans le détail de la comparaison des mérites et défauts du système actuel et de celui qui est annoncé, une remarque fondamentale s’impose. Il y a retard par manque scandaleux de magistrats et de fonctionnaires pour traiter les dossiers. Réformer sans affecter le personnel nécessaire et des renforts exceptionnels pour résorber l’arriéré, c’est l’échec assuré. Nous sommes dans une matière juridique et administrativo- judiciaire. Dans ce domaine, en Belgique, la déconvenue est immense. A de nombreux endroits, l’appareil s’est installé dans le déni de justice permanent alors que le pouvoir, tous partis traditionnels confondus, annonce des solutions. Nous vivons dans l’annonce perpétuelle. Revenons au mouvement d’occupa- tion et à la scandaleuse lenteur de la procédure, grief sur lequel tout le monde s’accorde. Il n’y a aucun si- gne sérieux de la volonté du gouver- nement de dégager les moyens et les effectifs qui permettront de résorber rapidement l’arriéré. En conséquence, il y aura occupa- tion permanente dans un coin, grè- ves de la faim et même de la soif dans d’autres lieux et immanquable-

Carte blanche: Alain Escada, Président de Belgique et Chrétienté

Carte blanche:

Alain Escada,

Président de Belgique et Chrétienté

Carte blanche: Alain Escada, Président de Belgique et Chrétienté

Les occupations d’églises, cela suffit !

Depuis 2003, les occupations d’églises par des immigrés clandestins sont devenues fré- quentes. Une fréquence qui s’est encore accélérée de- puis que Patrick Dewael, ministre de l’Inté- rieur, a accordé gain de cause aux occupants de l’église Saint-Boniface à Ixelles. Devant l’ampleur du phénomène, «Belgique & Chrétienté» a voulu analyser les faits.

L’église est un lieu sacré

C’est important de le rappeler. Même cer- tains membres du clergé semblent l’avoir oublié. Chaque église est une «maison de Dieu» et doit honorer Notre Seigneur Jésus-Christ par l’exercice du culte. En dehors même des offi- ces, le catholique doit pouvoir s’y recueillir et y prier. Transformer des églises en «boîtes de nuit», comme cela se voit en différents lieux d’Eu- rope, est un sacrilège. Concéder des églises catholiques à la prati- que d’un autre culte -hérétique-, comme cer- tains diocèses acceptent de le faire, constitue

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une impiété qui viole la sainteté du lieu. Dresser des dortoirs et des cantines dans une église, devant l’autel, constitue un usage sordide de l’église, ce qui en viole également la sainteté. N’est-il pas évident qu’une église n’est pas construite pour y tenir des meetings révolutionnaires ou des conférences de presse revendicatrices? C’est au culte de Dieu et uniquement au culte de Dieu qu’une église doit servir. Il faut le répéter fermement et encourager le clergé, tout le clergé, à le rappeler avec force et constance.

Quel droit d’asile?

La mémoire collective retient d’autrefois que l’on pouvait se réfugier dans une église, un monastère, une abbaye, et y demander asile. Cette notion, par ailleurs disparue du nouveau droit canon, n’avait rien de comparable avec la situation des occupations d’églises par des immigrés clandestins et ceux qui les encadrent. Le demandeur d’asile auprès d’une institution religieuse venait en fait y chercher un abri pour échapper à de quelconques poursui- tes en s’y fondant dans une parfaite dis- crétion. Reprenant à son compte une tradition ancienne qui concer- nait déjà les temps païens, l’Eglise of- frait un lieu inviolable.

Mais celui qui profitait de cette immuni- té ne venait pas s’y installer pour obtenir une tribune pour ses revendications. Au contraire, le bénéficiaire de cette immu- nité adoptait une vie discrète et, en contrepartie, participait le plus souvent à de petits travaux au sein de la commu- nauté qui l’accueillait. Et, est-ce besoin de le rappeler tant c’était autrefois élé- mentaire, celui qui obtenait l’asile mon- trait un minimum de respect vis-à-vis de la religion catholique et n’aurait en rien cherché à perturber la pratique de son culte. Cela se comprend aisément si l’on se souvient que le demandeur d’asile était presque toujours catholique. Déci- dément, on est bien loin de la situation actuelle.

Instrumentalisation

Comme l’ont déclaré plusieurs prêtres, nous assistons à une instrumentalisa- tion d’édifices religieux et des com- munautés qui s’y rassemblent. D’abord, il est évident que ce mouvement n’est pas sponta- né. Ces immigrés clandes- tins ne débarquent pas «par hasard» au même endroit au même mo- ment. Ils sont encadrés par des professionnels de la subversion camou- flés sous des labels de col- lectifs quelconques. Ceux qui poussent l’observation auront repéré autour des immigrés clandestins di- vers militants communis- tes, trotskistes et anarchis- tes. Les mêmes qui, en d’au-

des immigrés clandestins di- vers militants communis- tes, trotskistes et anarchis- tes. Les mêmes qui, en

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tres circonstances, dénoncent l’ordre mo- ral enseigné par l’Eglise et véhiculent un anticléricalisme pathologique. Quand un tel groupe envahit une église, il ne vient pas y chercher de l’aide mais l’occuper, si le prêtre se montre complai- sant. Si jamais un prêtre s’oppose à l’oc- cupation de son église tout en proposant cependant une salle paroissiale, les immi- grés clandestins marquent nettement leur déception. En fait, ce qu’ils cherchent, c’est de la visibilité. Et cette visibilité s’obtient notamment en perturbant le culte.

Quelques propositions alternatives assurées de visibilité

Pourquoi occuper des églises catholiques et uniquement des églises catholiques s’il n’y avait, chez ceux qui les encadrent, une intention cathophobe connexe? Ni temples, ni mosquées, ni synagogues, ni maisons du peuple, comme l’ont relevé quelques journalistes. Interrogé par la télévision, un Africain répondait que dans les mosquées, ils se-

raient «mal accueillis». Pourtant, de nombreux clandestins concernés sont musulmans… Et, à l’inverse, rares sont les occupants d’églises que l’on pourrait qualifier de catholiques dévots. Ce serait encore et toujours une ques- tion de «visibilité» prétendent certains. Soit. Si ce n’est que cela et si l’imagina- tion leur fait à ce point défaut, nous leur proposons d’autres lieux à occuper où, avec certitude, ils bénéficieront d’une visibilité incomparable: le siège du parti socialiste, le siège d’Ecolo, ou du CDH, quelques cabinets ministériels rouges ou verts, le siège central de la FGTB ou de la CSC,… Autant de lieux où on ne pourra «mal les accueillir» et où se pré- cipiteront les caméras de télévision. Qui plus est, ils auront des interlocu- teurs privilégiés sous la main…

Les paroissiens doivent se mobiliser

Ce mouvement d’occupation d’églises se développe grâce à l’apathie des pa- roissiens. Pourtant, c’est à leur détri- ment qu’il se propage. Nous encourageons les paroissiens à appeler fermement leurs prêtres à ne pas livrer leurs églises à de telles profana- tions. Par téléphone, par mail, par cour- rier, agissez ! Si les paroissiens se mobilisent, ils peu- vent mettre un coup d’arrêt à ces oc- cupations. C’est leur devoir de catholi- ques.

à ces oc- cupations. C’est leur devoir de catholi- ques. ■ Alain Escada, Président de Belgique

Alain Escada, Président de Belgique & Chrétienté

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ALLIANCE BRUXELLOISE CONTRE LE DECLIN

Courrier: BP 102 - 1000 Bruxelles 1

(seule mention sur l’enveloppe)

STOP OU ENCORE ?

dise»:

QQQQ ue notre pays n' a pas besoin de 58 ministres. Ni de 534

La maison Belgique s’effondre
La maison Belgique s’effondre

Il y a une vingtaine d'années un ancien

parlementaires dont la plupart sont inscrits aux abonnés absents. Etre élu:

boucher, ex-ministre de la Défense et ex- Premier a été condamné par la Justice comme «fraudeur viscéral et invétéré». Cela ne l'a pas empêché ensuite d'être réélu dans la capitale avec plusieurs milliers de voix de préférence. P a r c o n s é q u e n t , pourquoi s'étonner des pratiques mafieuses, des détournements de fonds publics, d'abus de biens sociaux et de corruption auxquels se livrent toujours les politicards? Les citoyens choisissent les élus qui leur ressemblent, pourquoi alors se plaignent-ils après? Si par hasard à Liège, à Bruxelles ou à Anvers

on payait trop d'impôts,

on ne trouvait plus de travail, on circulait mal, on se faisait agresser, on rackettait nos enfants à l'école, on distribuait de la drogue partout et que les grévistes avec leurs sacs poubelles rouges, verts ou bleus, nous empêchaient de travailler, cela se saurait! Apparemment «tout va très bien Madame la marquise, mais il faut que je vous

OUI. Travailler? NON!

QQQQ ue, de TINDEMANS à VERHOFSTADT, en passant par

MARTENS et DEHAENE, plus de

600.000 étrangers ont été naturalisés et à entendre nos dirigeants, il faudrait accueillir demain tous ceux qui viendraient s'installer chez nous parce « qu'il y fait bon vivre

QQQQ ue, depuis 5 l e

la

de

l'héroïne a explosé

a n s commerce cocaïne

de

et

nos dans les bars.

dans

rues

et

La

Justice baisse

les

bras

et

la

Police

ferme les yeux. Vous avez dit laxisme ?

QQQQ ue notre état Providence nourrit plus d’un million d'individus qui

vivent des deniers publics, soit 1 actif sur 4! On pourrait y rajouter 900.000 fonctionnaires et cela ferait un actif sur deux!! Si à cela on y ajoute, d'une part un

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système scolaire en pleine décadence qui tous les ans lâche des inaptes sur le marché du travail, et d'autre part une overdose de multiculturel, on aura fait le tour de la situation abracadabrante dans laquelle mal. La question que tout le monde devrait se poser: «Stop ou Encore?» Le président LINCOLN disait:

on peut tromper tout le monde pendant quelque temps; on peut tromper quelques personnes tout le temps; mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps! Arrive donc un moment où chacun devra prendre ses responsabilités et dire tout haut ou écrire noir sur blanc que les corrompus et les charlatans qui nous gouvernent doivent être punis et renvoyés parce qu'ils sont incompétents et inefficaces. Un peu de bon sens:

nous

BALAYONSBALAYONS

ETET

RECONSTRUISONSRECONSTRUISONS!!

coordina- teur
coordina-
teur

Ch.

Arete

LES POINGS SUR LES
LES POINGS
SUR
LES

Le journaliste flamand John De Wit de la «Gazet van Antwerpen» considère dans un article paru le 20.05.2006 que le débat du moment sur les occupa- tions d’églises démontre en réalité la faillite de l’en- semble de la politique belge d’asile. Il estime, avec justesse, que la timidité de la politique des rapatriements forcés est le talon d’Achille de cette politique. Alors que le ministre de l’Intérieur, le libéral flamand Patrick Dewael, devrait intensifier la recherche active des illégaux et mener de front une politique toute aus- si active de rapatriement de ces illégaux, celui-ci n’ose rien entreprendre tant il est l’otage du PS qui exerce une pression énorme au sein du gouvernement à cet égard. En réalité, c’est une politique tout à fait inverse que mène Dewael. Le ministre régularise à tour de bras en toute discrétion. C’est ainsi qu’en 2005, ce ne sont pas moins de 11.630 personnes qui ont été régularisées par ses soins. «La situation actuelle est un mélange de régularisation de fait, d’interdiction de rechercher les illégaux et de procédure d’asile bien trop inefficace.», dit De Wit. Entre temps, plus le temps passe, plus les actions des illégaux se développent avec le soutien des Evêques belges. Le week-end du 20 mai, ce ne sont pas moins de 5.000 manifestants qui exigeaient à Gand une nou- velle régularisation massive. Les activistes vont de plus en plus loin dans leurs exigences. En plus d’une régularisation générale, ils exigent aussi la disparition des centres fermés et la cessation des rapatriements forcés. Ces gens ont compris que la Belgique était le maillon faible en Europe. Ils ont compris qu’en Belgi- que, TOUT est possible. Quelle bêtise, quelle lâcheté, quelle tristesse…

A DROITE 18 AU SENAT Dans l’ébullition de l’affaire Erdal, cha- cun s’était demandé pourquoi
A DROITE
18
AU SENAT
Dans l’ébullition de l’affaire Erdal, cha-
cun s’était demandé pourquoi cette ter-
roriste pouvait comparaître en liberté, ce
qui lui a d’ailleurs permis de s’évanouir
dans la nature. Il s’est rapidement avéré
que la loi relative à la détention préven-
tive devait être améliorée. Ce réflexe légi-
slatif du sénateur Delacroix n’a toujours
pas été traité par la commission ad hoc.
Faut-il encore s’étonner?
p o u r v o i t
cassation
e n
contre
Proposition de loi modifiant
l’article 31 § 5 de la loi du 20 juillet
1990 relative à la détention préventive
(Déposée par M. Michel Delacroix)
DÉVELOPPEMENTS
La loi du 31 mai 2005 modifiant la loi du
13 mars 1973 relative à l'indemnité en cas
de détention préventive inopérante, la loi
du 20 juillet 1990 relative à la détention
préventive et certaines dispositions du
Code d'instruction criminelle, dans son
article 13, a adapté le délai prévu à
l’article 31 § 4 al. 3 de la loi du 20 juillet
1990 relative à la détention préventive, à
savoir qu’elle a allongé à un mois la
validité du titre de détention du détenu qui
a
vu celui-ci confirmé par un arrêt de la
Chambre des mises en accusation, sur
appel d’une ordonnance de la Chambre du
conseil.
L’objectif de cette disposition était de
une décision de la
Chambre des
mises en accusation qui décide de le
maintenir en détention préventive, la
Cour de cassation doit se prononcer dans
les quinze jours à compter de la date du
pourvoi. Si celle-ci casse l’arrêt, elle
renvoie l’affaire vers une autre chambre
des mises en accusation qui doit statuer à
son tour dans les quinze jours. Si elle
confirme l’arrêt entrepris, la chambre du
conseil sera appelée à statuer sur la
détention préventive dans les quinze
jours également.
Par contre, si le détenu ne s’était pas
pourvu en cassation, son titre de
privation de liberté aurait valu pour un
mois.
Cela entraîne une inégalité de fait entre
les détenus qui se pourvoient en
cassation, qui voient leur cause
examinée à des échéances plus proches,
que ceux qui ne se pourvoient pas.
L’objectif de la présente proposition est
de corriger cette inégalité en remettant
sur un même pied d’égalité les détenus
qui se pourvoient en cassation et ceux
qui ne le font pas, ainsi que de
désengorger les juridictions
d’instruction.
Article 1 er
d
é c h a r g e r l e s j u r i d i c t i o n s
d’instruction.Lorsqu’un détenu se
La présente loi règle une matière visée à
l'article 78 de la Constitution.
Art. 2

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L’interview de Bruno Gollnisch

L’interview de Bruno Gollnisch

Nous relations dans le numéro deux de «A DROITE», les accusations insensées qui frappaient Bruno Gollnisch et les poursuites judiciaires iniques dont il était l’objet. Aujourd’hui, le dirigeant du Front National a eu gain de cause même si l’establishment s’acharne. Nous avons eu le plaisir de le rencontrer au Parlement européen pour un entretien riche et chaleureux. Bruno Gollnisch connaît bien la Belgique, il en aime la culture et les gens, mais il est d’une sé- vérité féroce pour ceux qui veulent y museler l’opposition nationale. Notre pays, une fois de plus, est en tête de la bêtise méchante. La rencontre de deux avocats de droite nationale comme Bruno Gollnisch et Michel Delacroix doit redonner espoir aux réprouvés que sont les militants de nos formations pourchassées.

A DROITE: Nous avons appris, sou- lagés, que vous avez obtenu gain de cause concernant les accusations qui vous frappaient. Où en est «l’Affaire Gollnisch»?

Bruno Gollnisch: J’ai fait l’objet d’une ordonnance de non-lieu extrêmement motivée qui vise l’ensemble de mes pro-

pos. Cette ordonnance déclare très clairement que je n’ai pas commis de délit de contestation de crime contre l’humanité et que je n’ai pas semé le doute en évoquant le massacre de Ka- tyn. Il est d’ailleurs de notoriété publi- que aujourd’hui, heureusement, que ce massacre est le fait des Soviétiques et non pas des Allemands. Toujours

le fait des Soviétiques et non pas des Allemands. Toujours Bruno Gollnisch est assailli par les

Bruno Gollnisch est assailli par les jour- nalistes lors du défilé du FN le 1er mai à Paris

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«Je m’érige contre les atteintes nombreuses aux droits politiques de l’opposition et en particulier de
«Je m’érige contre les atteintes nombreuses
aux droits politiques de
l’opposition et en particulier de
l’opposition que l’on pourrait
qualifier de droite nationale qui se
commettent en Belgique».

est il que je suis le seul justiciable de France qui a fait l’objet à la fois d’un renvoi par citation directe en correc- tionnelle par le parquet et par le Pro- cureur de la République et d’une ins- truction sur base d’une plainte du MRAP, qui est l’équivalent du MRAX chez vous. Certains espèrent que je serai condamné par le tribunal dans le cadre de la plainte du parquet même si j’ai été relaxé

par la juridic- tion d’instruc- tion. Moi, je c o n s i d è r e qu’on ne peut pas être jugé deux fois pour les mêmes faits, c’est un prin- cipe fondamen- tal de notre droit, et par conséquent que cette ordon- nance de non lieu est opposa- ble à toute au- tre poursuite

qui se fonde sur les mêmes faits. C’est d’ailleurs la rai- son pour laquelle le Parquet, aux or- dres du gouvernement, a fait appel de cette ordonnance. Dans l’attente, mes diffamateurs ont été renvoyés devant le tribunal correc- tionnel par le magistrat instructeur. Il ne s’agit pas seulement du président socialiste du Conseil régional Rhône-

Alpes, le seul contre lequel j’avais por-

té plainte, mais aussi contre les six pré- sidents de groupes politiques, il s’agit entre autres, d’un ancien ministre de l’agriculture, dont le logement de fonc- tion avait fait scandale, et du président du groupe communiste. Puis, j’ai obte- nu la condamnation pour diffamation de Monsieur Olivier Duhamel, ancien député socialiste et politologue plutôt à gauche et com-

mentateur de radio et de télé- vision qui, sur les ondes de France-Culture, m’avait mis en cause pour anti- sémitisme. Notez que monsieur Duhamel n’a pas fait appel de ce jugement. Sur le plan aca- démique je suis en appel, mais l’instance d’ap- pel, prudem- ment, attend l’is-

sue des procédu- res judiciaires, ce que je crois sage. Je crois que l’issue judiciaire s’imposera à ces instances académiques et j’estime qu’elles sont totalement incompétentes puisque les propos que j’ai tenus ne l’ont pas été à l’université, ni dans le cadre de mon enseignement, ni dans le cadre de mes publications académi- ques, mais comme parlementaire euro-

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péen dans les locaux de ma perma- nence électorale. Voilà la situation au moment où je vous parle.

A.D: Au niveau de la procédure pénale française, l’ordonnance de non-lieu dont vous avez bénéficié faisait-elle suite à une audience contradictoire au cours de laquelle le parquet s’est exprimé et vous aussi?

B.G.: Le parquet avait adressé la plainte du MRAP au magistrat ins- tructeur, ce qui est peut-être une er- reur de procédure de leur part, lequel a disposé de toutes les dépositions des journalistes et lequel m’a entendu quatre fois, par conséquent, il a mené un examen au fond de l’affaire. Quoi qu’il en soit, le Parquet a fait appel et ce sera plaidé devant la Chambre de l’Instruction qui est l’équivalent de votre Chambre des Mises en Accusa- tion.

A.D.: La presse belge et notamment «La Libre Belgique» avait embrayé sur la presse française lorsque «l’Affaire Gollnisch» avait éclaté. Vous avez fait l’objet d’un véritable maelström médiatique. Aujourd’ hui, alors que vous avez marqué des points décisifs en votre faveur, la presse, tant en France qu’en Belgique est singulièrement muette?

B.G: C’est toujours comme ça, les nouvelles qui nous sont défavorables reçoivent une audience maximale et les démentis qui viennent après sont

ignorés. J’ai chargé maître Ghislain Dubois d’exiger la publication de cette information en justice en mon nom. Mais le procédé est malheureusement courant, nous avons par exemple un garçon qui a été arrêté d’une façon scandaleuse dans l’affaire de la profa- nation d’un cimetière juif en Alsace. Il n’avait absolument rien à voir avec cette profanation. On a d’ailleurs re- trouvé les vrais coupables et il a été totalement innocenté, mais il n’y a tou- jours aucun démenti du parquet et au- cune publicité n’a été donnée à sa mise hors de cause et à la mise hors de cause de Front National dans cette af- faire dans les médias. Ce sont des pro- cédés véritablement staliniens. Nous vivons une époque stalinienne et le journal «La Libre Belgique» devrait s’appeler «La Belgique Opprimée». Oppression à laquelle elle participe à sa façon, d’ailleurs.

A.D.: Le Front National français, par votre bouche, se montre d’une sévéri- té absolue à l’égard des autorités bel- ges suite à différents jugements pro- noncés récemment à l’encontre de formations et de personnalités politi- ques belges de droite nationale. Ces décisions de justice, incroyablement iniques, mettent les libertés de nos concitoyens en danger et plus parti- culièrement celles de l’opposition na- tionale?

B.G.: Je m’érige contre les atteintes nombreuses aux droits politiques de l’opposition et en particulier de l’oppo-

A DROITE 22 sition que l’on pourrait qualifier de droite nationale qui se commettent en
A DROITE
22
sition que l’on pourrait qualifier de
droite nationale qui se commettent en
Belgique. Un pays que nous aimons et
auquel nous sommes attachés, que nous
fréquentons régulièrement ne serait-ce
que par notre présence au Parlement
européen ici à Bruxelles. Les autorités
belges, tant judiciaires qu’administrati-
ves, gouvernementales et politiques
dans le sens le plus large du terme,
nous inquiètent vivement.
Le Parlement européen, et je m’ex-
prime ici nous seulement en tant que
responsable du Front National fran-
çais, mais essentiellement en ma quali-
té de parlementaire européen et comme
tel attaché au respect des libertés poli-
tiques dans l’ensemble du territoire de
l’Union Européenne, a l’habitude de
voter un certain nombre de résolutions
à chaque session, notamment de résolu-
tions visant au respect des droits de
l’homme. De façon assez curieuse, il
s’agit généralement du respect des
droits de l’homme en dehors de l’U-
nion. Nous votons des résolutions sur
la situation au Népal, en Indonésie, en
Arabie Saoudite, etc. Les dernières en
date, particulièrement solennelles, ont
été une vigoureuse condamnation de la
politique du gouvernement du Prési-
dent sortant de Biélorussie. On s’est
ainsi indigné du fait que le président
sortant aurait bénéficié de facilités
d’expression très supérieures à celle du
candidat de l’opposition. Mais cette
situation nous paraît, à tout prendre
moins grave que ce qui est en train de
se profiler en Belgique. En Biélorussie,
l’opposition a au moins pu se présen-
ter, tandis qu’en Belgique, dans une
indifférence générale qui ne saurait
durer éternellement, c’est de l’interdic-
tion faite à l’opposition d’exister et de
se présenter aux élections qu’il est
question. Je vise en particulier l’inter-
diction qui a été faite par mesure judi-
ciaire, parfaitement inique et je pèse
mes mots, qui a frappé le Vlaams Blok
et les asbl servant de support au
Vlaams Blok. On
peut évidemment
partager ou ne
pas partager les
opinions du
Vlaams Blok, sur
la question lin-
guistique ou sur
la question na-
tionale flamande
par exemple,
mais on ne peut
nier que le
Vlaams Blok soit

A DROITE

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un courant politique extrêmement im- portant, en particulier en Flandre. Les électeurs du Vlaams Blok ont le droit d’être représentés sur base de leur ap- proche de ces questions et aussi sur leur appréhension de la politique d’im- migration que conduit l’Etat Belge. Ces procédures qui ont abouti à l’interdic- tion virtuelle du Vlaams Blok ont susci- té, chez nous en France, une indigna- tion qui ne s’est pas éteinte même si ce courant d’idées, ce courant politique, renaît sous la forme d’un nouveau parti politique, le Vlaams Belang dont les parlementaires nous honorent de leur amitié. Plus récemment encore c’est l’incroya- ble «affaire Féret et Tonnelier». Mon- sieur Tonnelier, un jeune homme, a été frappé de lourdes sanctions qui sont autant d’entraves à sa carrière politi- que. C’est une espèce de «mort civile» qui n’est pas sans conséquences sur le plan de l’emploi, s’il pensait entamer une carrière juridique par exemple. Je précise que je ne porte pas de juge- ment, ni sur la personne ni sur l’action du Docteur Féret, bien que le Docteur Féret ait pris le nom du Front National et ait repris la flamme du Front Natio- nal, son mouvement est tout à fait dis- tinct du Front National français. Le Front National n’émet à son égard au- cune approbation ni improbation quant à son comportement, ses propos, ses idées, son action. Nous sommes des nationaux conséquents et nous n’enten- dons pas dicter à nos amis belges ce que doit être leur comportement.

Le caricaturiste du Vlaams Belang, Fré, montre le président du VB, Frank Vanhecke à gauche

Le caricaturiste du Vlaams Belang, Fré, montre le président du VB, Frank Vanhecke à gauche et Filip De Winter bail- lonnés au nom des droits de l’homme. Fa- buleux raccourci qui illustre à merveille le paradoxe liberticide qui domine ce début de troisième millénaire.

On ne peut qu’être frappé de surprise et d’indignation à la lecture de l’arrêt de la Cour d’Appel de Bruxelles qui condamne Monsieur Féret (10 ans d’i- néligibilité) et Monsieur Tonnelier (7 ans d’inéligibilité). C’est une autre mé- thode que la dissolution pour abattre une formation politique. Si l’opposition déplaît à l’establishment, celui-ci frappe d’inéligibilité, pour tout dire de mort civique, les responsables de cette opposition. Si cela se passait en Améri- que du Sud, en Afrique, en Europe de l’Est, les pays qui prendraient de telles mesures seraient régulièrement condamnés par le parlement européen et seraient traités de républiques bana- nières. Ce qui est tout a fait extraordinaire,

A DROITE 24 c’est que ces condamnations sont pro- noncées à la réquisition des habituelles

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24

c’est que ces condamnations sont pro- noncées à la réquisition des habituelles associations financées et stipendiées pour tenir le rôle de la police de la pen- sée. Ces organisations sont financées par les deniers publics et constituent un appareil répressif extraordinairement cohérent et redoutable dans son fonc- tionnement. J’ai lu avec beaucoup d’at- tention cet arrêt. Ce qui sert de base à la condamnation, ce sont deux sortes de propos. Un propos tout à fait dérisoire, il s’agirait d’un tract dans lequel il se- rait dit que les attentats du 11 septem- bre était le fait du KousKous-Klan. Jeu de mot assez inoffensif qui veut expri- mer sans doute le fait qu’il y a quand même une relation entre ces attentats et le Moyen-Orient voire entre ces atten- tats et l’islamisme. Je crois que l’on peut dire cela, en effet! On pourrait même dire des choses beaucoup plus sévères. Les magistrats de la Cour d’Appel belge, s’érigent en nouveaux juges des élégances du dis- cours, de ce qu’il convient de dire ou de ne pas dire en protestation à un at- tentat odieux qui a fait plus de 3.000 victimes innocentes, grillées par les terroristes islamistes. Parce qu’enfin, Monsieur Moussaoui, que je sache, n’est pas un membre de l’Ecole Boudd- histe de la Terre Pure. Ces juges ont considéré que cette seule assertion, bien modeste au regard de ce qu’on lit dans un certain nombre de journaux français qui se prétendent satiriques, valait l’inéligibilité. L’autre assertion qui a valu l’inéligibi-

lité à Messieurs Féret et Tonnelier, c’est un document électoral qui précise le programme du Front National belge et notamment en ce qui concerne la «préférence nationale». On considère que ces propositions sont discriminatoires, mais les magistrats

ces propositions sont discriminatoires, mais les magistrats qui ont rendu ces décisions l’ont fait au nom

qui ont rendu ces décisions l’ont fait au nom du peuple belge. Ils ne l’ont pas fait au nom du peuple universel. On peut se demander par conséquent si leur fonction elle-même n’est pas le fruit d’une discrimination. L’existence même d’un code de la nationalité est en elle-même une discrimination, c’est une évidence. Il y a un certain nombre de droits qui sont dévolus aux nationaux et qui ne sont pas reconnus aux étrangers

évidence. Il y a un certain nombre de droits qui sont dévolus aux nationaux et qui
A DROITE 25 par le droit international, lesquels ont le droit, lorsqu’ils séjournent légale- ment

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25

par le droit international, lesquels ont le droit, lorsqu’ils séjournent légale- ment de ne pas
par le droit international, lesquels ont
le droit, lorsqu’ils séjournent légale-
ment de ne pas être molestés dans leur
personne et dans leurs biens et d’avoir
un recours correct auprès des tribu-
naux. Ce sont des dispositions qu’on
appelle en droit international le
«minimum standard of treatment». Au-
delà de ce minimum prévu par le droit
des gens, il est du droit élémentaire de
toute formation politique de prévoir
une modification de la législation exis-
tante.
Ce qui est extrêmement grave dans la
décision de ces magistrats belges, c’est
qu’ils s’arrogent le droit, au mépris de
la séparation des pouvoirs, de dire
qu’une formation politique a le droit
pouvoirs, de dire qu’une formation politique a le droit ou n’a pas le droit de proposer.

ou n’a pas le droit de proposer. Il est évidemment de l’essence de toute for- mation politique de proposer des mo- difications à la législation, sinon on ne voit pas en quoi les partis politiques auraient quelque utilité que ce soit. Ou alors il faut se convaincre que la légi- slation actuelle est irréprochable en tous points et qu’elle ne doit être modi- fiée sous aucun prétexte. Il y a là quel- que chose d’extrêmement grave qui est une atteinte très sérieuse au principe de la séparation des pouvoirs. Ce pro- cédé est intellectuellement nul et mora- lement débile puisqu’il est bien évident qu’un programme politique fait des propositions sur ce qui doit être chan- gé dans la loi. Proposer un change- ment de la loi, ce n’est pas en soi vio- ler la loi. L’interprétation absurde des magistrats, peut être légitime dans l’é- tat actuel du droit, implique qu’il est désormais interdit de faire la moindre espèce de différence entre les Belges et les autres. Alors, faut-il ouvrir les frontières à tout le monde, donner les mêmes droits à tout le monde? Faut-il décréter la disparition de la nation belge et décréter la disparition de la nation européenne? On se demande d’ailleurs pourquoi il y a encore des frontières sur le pourtour de l’Europe? On a aussi fait grief à Monsieur Féret et à Monsieur Tonnelier d’établir une relation entre certaines formes de dé- linquance et l’immigration sauvage, alors que concomitamment éclatait la malheureuse affaire du jeune Joe dont je lisais dans les journaux belges que

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26

A DROITE 26 Le Palais de Justice de Bruxelles est peut-être le dernier rempart d’un régime

Le Palais de Justice de Bruxelles est peut-être le dernier rempart d’un régime aux abois, miné par sa propre faiblesse, sa perversité intrinsèque et sa méchanceté banale.

c’est par racisme que les témoins ont cru identifier deux maghrébins. Ce n’é- tait pas deux maghrébins, c’était deux polonais. Il faut lire les journaux bel- ges avec beaucoup d’attention et lire entre les lignes «la Libre Belgique» pour savoir que ce sont en fait deux gitans. Mais qu’ils soient polonais, maghrébins, gitans, catholiques ou quelle que soit leur nation ou leur ori- gine, c’est un fait avéré que ce crime est une conséquence de l’immigration illégale. Puisque les assassins du jeune Joe sont entrés sur le territoire belge illégalement, si l’on en croit ce qu’écri- vent les journaux Celui qui a porté les coups de couteau était déjà connu des services de police pour divers délits et c’est très logique- ment que sa famille et lui-même au-

raient dû être renvoyé chez eux. Certes il y a en France des Français qui sont des voyous, il y a en Belgique des Belges qui sont des voyous, mais qu’il soit interdit à des personnalités politiques d’établir le lien indiscuta- ble qui existe entre l’im- migration illégale et une surcriminalité, sans doute compréhensible sociologi- quement s’agissant de po- pulations déracinées, est tout à fait scandaleux. Dernier élément, c’est le fameux décret wallon du 8 décembre 2005 dont

l’article 49 modifie certaines disposi- tions du code de la démocratie locale, qui devrait plutôt s’appeler le «code de la dictature locale», qui prévoit que quiconque aura été condamné pour des infractions visées par les lois dites anti- racistes et antinégationnistes sera frap- pé d’une inéligibilité de 18 années. C’est-à-dire une condamnation à la mort civile perpétuelle. Là on est au sommet de l’odieux et de la bouffonne- rie, il faut tout de même dire les choses telles qu’elles sont. Cette «peine» d’i- néligibilité n’est pas prévue pour les assassins pas plus que pour les pédo- philes. Quiconque aura exprimé un point de vue différent sur l’histoire contemporaine, comme je l’ai fait en rappelant les crimes du communisme au cours de la deuxième guerre mon-

A DROITE 27 diale et sa complicité avec le national- socialisme risque la mort civile.
A DROITE
27
diale et sa complicité avec le national-
socialisme risque la mort civile.
Comme ceux qui auront parlé de l’im-
migration de façon critique ou auront
réclamé la préférence pour les Belges
chez eux, s’exposeront à la mort ci-
vile.
Nous espérons que le recours devant
la Cour d’Arbitrage préparé de façon
extrêmement documentée par le très
talentueux maître Ghislain Dubois,
s’il y a encore en Belgique de voie de
droit, aboutira favorablement. Nous
espérons que ces décisions seront ré-
formées par la Cour Européenne des
droits de l’homme, sans nous faire
trop d’illusions pour cette institution
qui reprend à son compte les théories
révolutionnaires du «Pas de liberté
pour les ennemis de la liberté» qui
était celle, en France, du Tribunal
révolutionnaire du Comité de Salut
Public dans les années 1793 et qui
n’ont pas laissé une trace indélébile
dans l’évolution des droits de
l’homme.
la liberté et l’intérêt de leurs conci-
toyens. Le fait est que les droits préfé-
rentiels sont reconnus à toutes les na-
tions du monde, sans exception.
Face à cette situation inique en Belgi-
que, nous voulons faire entendre la
contestation du Front National. J’ai eu
l’occasion de le dire dans l’enceinte du
parlement européen de façon très suc-
cincte, dans ma minute de temps de pa-
role, en des termes je dois dire assez
vifs. Nous n’abandonnerons pas parce
que nous sommes dans cette affaire,
quelque soit notre nationalité, les dépu-
tés de la droite nationale et nous au-
rons à cœur de rappeler leur devoir aux
autorités belges ainsi qu’à celles de
tous les autres Etats qui se comporte-
raient de la même façon.
Il est vrai que les responsables politi-
ques qui comme nous sont attachés au
respect de la loi, même injuste, et de la
paix civile, sont relativement dépourvus
de moyens d’agir. Il y a beaucoup de
pays où des partis d’opposition traités
Nous pensons que la Bel-
gique viole les droits et
les libertés de l’opposi-
tion en matière politique
et bafoue la liberté d’ex-
pression. Elle le fait
d’une façon d’autant plus
odieuse que cette répres-
sion frappe des gens dont
le souci est de protéger
la Belgique des inva-
sions, de protéger l’iden-
tité du pays, de protéger

A DROITE

28

de cette façon-là verraient leurs parti- sans descendre dans la rue, prendre des fusils et abattre les magistrats qui ren- dent des jugements aussi iniques. Ils n’hésiteraient pas à lyncher des diri- geant politiques, commettre des attentats et que sais-je encore. Ce n’est pas, c’est vrai, notre façon d’agir! Nous allons de façon constante harceler les hommes politiques belges, les ministres par exemple, toutes les fois qu’il s’en pré- sentera. Après tout la Belgique assumera la présidence du Conseil. Nous allons faire des résolutions au Parlement euro- péen. Nous allons adresser des protesta- tions aux ambassades de Belgique, nous allons intervenir dans ce parlement à temps et à contretemps. Nous allons éga- lement aider nos amis flamands et wal- lons, dans toute la mesure du possible, à utiliser toutes les voies de droit contre ces décisions iniques, notamment en ce qui concerne les recours juridiques et judiciaires dans les instances tant natio- nales et devant les instances internatio- nales, comme la Cour européenne des droits de l’homme. Nous ferons un peu comme Caton qui ne concluait pas de discours sur quelque sujet que ce soit devant le Sénat sans faire de référence à Carthage. Chaque fois qu’il sera ques- tion des droits de l’homme, toutes les fois qu’il sera question d’un pays qui bafoue les libertés politiques, nous di- rons qu’il vaut mieux balayer devant notre porte et d’abord balayer devant la porte de la communauté. Nous aimons la Belgique, sa civilisation et ses gens mais nous constatons que son système est à

bout de souffle, corrompu et clienté- liste et qu’il bafoue les droits de l’op- position. On devrait toujours être en faveur de la liberté de ses adversaires parce qu’on peut se retrouver un jour mino- ritaire. C’est ce que nos adversaires d’aujourd’hui ignorent superbement. Ces actes posés par les autorités gou- vernementales, parlementaires et judi- ciaires belge traduisent une très grave régression de l’Etat de droit. Si nous ne protestons pas dès à présent contre ces actes nous entérinerions cette es- pèce de soft-totalitarisme. Comme tou- jours, ce sont les systèmes qui gèrent le plus mal qui se défendent avec le plus de vigueur.

A.D: La loi sur le Contrat Premier Emploi, le CPE, a provoqué un tremblement de terre politique en France. Quelle est l’analyse du FN français sur ce dossier explosif et sur la question de l’emploi et de la re- lance économique en général?

B.G.: C’est un psychodrame typique- ment français. Cette mesure partait d’un constat qui n’est pas tout à fait faux mais qu’il faudrait expliquer aux Français, à savoir que des lois socia- les en apparences protectrices, dans le contexte actuel, sont en fait des lois sociales qui nuisent à ceux qu’elle pré- tendent protéger parce qu’elles ont des effets pervers. Cela n’est pas seule- ment vrai pour les jeunes: on a fait des lois pour protéger les plus de cin- quante ans qui seraient menacés de

A DROITE 29 licenciement. Mais les employeurs re- chignent plus encore qu’avant à enga- ger
A DROITE
29
licenciement. Mais les employeurs re-
chignent plus encore qu’avant à enga-
ger ces quinquagénaires parce que
l’employeur en question sait très bien
que si la personne ne devait pas faire
l’affaire, il ne pourrait plus le licencier.
En tout état de cause, ce n’est pas le
fond du problème. Le fond du problème
est celui du contexte international et des
frontières ouvertes à des importations
de produits qui sont fabriqués à vil prix
par des gens qui n’ont aucune protec-
tion sociale, qui n’ont pas de limite de
la durée du temps de travail et qui sont
payés cinquante fois moins que les tra-
vailleurs occidentaux. J’étais, il y a
quelques semaines dans les Vosges où
se trouve une usine du groupe SEB.
SEB, ce ne sont pas seule-
si elle ne fait pas cette démarche, ses
concurrents la feront et de ce fait, l’u-
sine devra de toute façon fermer. Cette
entreprise se soucie assez peu de savoir
si les 2000 euros mensuels du contrat
normal d’un salarié entrent dans le ca-
dre d’un CPE, d’un CDI, d’un contrat
aidé ou pas aidé, cela fait toujours,
grosso-modo 2000 euros par mois, tan-
dis qu’en Chine le même temps de tra-
vail coûtera cinquante euros.
Le salaire des Chinois va se multiplier
par deux ou par trois et celui des Occi-
dentaux sera divisé dans les mêmes
proportions. La masse globale y aura
peut-être gagné, mais moi je suis en
charge, n’en déplaise aux magistrats
que j’ai évoqué tout à l’heure, des inté-
ment les fameuses cocottes-
minutes, mais c’est aussi
beaucoup de filiales dans l’é-
lectroménager comme Ro-
wenta, etc. Cette usine vos-
gienne fait des bénéfices, et
pourtant elle ferme ses por-
tes. La direction s’est très
clairement exprimée sur les
raisons de cette fermeture: en
faisant fabriquer nos produits
en Chine, nous allons diviser
nos coûts salariaux par cin-
quante. Ce n’est pas moi qui
le dis, ce n’est pas Jean-
Marie Le Pen, c’est la direc-
tion de cette usine. Cette n’est
pas le résultat d’une perversi-
té particulière, ni même d’un
goût immodéré de profit, mais
«Le salaire des Chinois va se multiplier par deux
ou par trois et celui des occidentaux sera divisé
dans les mêmes proportions»

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rêts des Français et au-delà, des Euro- péens. Une des réponses au défi de l’emploi et de la relance économique, c’est la restauration de certaines barrières douanières, ce qui ne s’oppose pas à tous les échanges internationaux, mais qui permettent de rétablir un certain équilibre. Tous les pays qui ont connu un réel développement l’on connu à l’abri d’une certaine protection de leur industrie. Je vous précise que quand les droits de douane existaient, et qu’il n’y avait pas d’Union Européenne, par exemple avant la première guerre mondiale, en 1914, il y avait exacte- ment la même part du produit national qui s’échangeait le cadre du commerce inter-européen. C’était beaucoup moins important en volume, mais c’é- tait la même proportion de la produc- tion nationale. Il y avait donc un com- merce international très actif, malgré et même peut-être à cause de ces droits de douane.

Il y avait des contrebandiers entre la France et la Belgique qui ont perdu leur emploi depuis lors…

A.D.: Vous avez cogné dur au Parle- ment européen contre le projet de réserver au sein de cette assemblée des sièges dévolus à des partis euro- péens, vous dites que ces partis poli- tiques européens ne sont que des as- sociations à but hautement lucratif. Leur création, dites-vous, dépend d'ailleurs d'un inadmissible certifi- cat de "bien-pensance" européenne

octroyé par cette institution, sur le fondement des programmes qu'ils sont obligés de déposer auprès de ses instances?

B.G.: La démocratie consiste à permet- tre aux peuples de se gouverner eux- mêmes ou de se choisir des représen- tants qui défendent leurs intérêts dans les instances décisionnaires, parle- ments ou gouvernements. Imposer des entités artificielles ne représentant qu'elles-mêmes et soumises à l'idéolo- gie européiste est tout sauf de la démo- cratie. Je suis très préoccupé de voir que ce que j’appelle «les partis du système» votent des législations à but hautement idéologique afin d’assurer de façon artificielle leur pérennisation contre l’opposition et éventuellement contre la volonté populaire et notamment afin d’empêcher la progression de notre courant d’idées. La loi électorale doit fixer la règle du jeu de façon neutre. Aujourd’hui, on a des lois qui favori- sent des partis qui prennent une atti- tude européiste. On va financer des partis européens et une des conditions sera que ces partis soient des partis européistes. Si vous êtes contre l’évolu- tion actuelle de l’Union Européenne, vous n’aurez pas droit à ces finance- ments. Peut-être que demain vous n’au- rez pas le droit de vous présenter. C’est très exactement ce qui se passe au- jourd’hui dans votre pays avec la condamnation du Vlaams Blok et de Messieurs Féret et Tonnelier. On voit

A DROITE

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e

Les penseurs libres et les esprits frondeurs finiront-ils tous colloqués par le pouvoir ?
Les penseurs libres et les esprits
frondeurs finiront-ils tous
colloqués par le pouvoir ?

bien l’évolution: si vous n’êtes pas politiquement correct, vous êtes dé- chu de vos droits civiques, c’est-à- dire que vous êtes condamné à la mort civique puisque vous n’avez

plus

le

droit

de

vous

présenter

au

suffrage

de

vos

compatriotes.

Ca

c’est la

dictature

idéologique.

A.D.:

que vous évoquez

L’évolution

ne

risque-t-elle

pas

d’aboutir à la

psychiatrisation

de

la

Droite

nationale.

Non

seulement

tenir

certains

propos

est un délit, est ce

q u e

l ’ é t a p e

suivante ne va pas

c

o n s i s t e r

à

considérer

ceux

qui tiendraient ces

propos

ou

qui

seraient

définis

c o

politiquement incorrects comme des malades mentaux qu’il convient de soigner. Dans la dernière mouture de la loi Pleven de 1972 est ce qu’il n’y a pas des dispositions qui permettent aux tribunaux de prononcer des mesures de rééducation?

m

m

B.G.: Nos adversaires sont tellement

haineux qu’ils ne sont pas capables d’une

telle hypocrisie. Je suis frappé par le fait qu’on trouve des justifications à toute sorte de comportements criminels, déviants ou autres. Il y a une seule personne qui n’a droit

à aucune justification, c’est le Belge ou le Français qui est pauvre, qui vit chez lui harcelé, qui voit son cadre de vie se dégrader et qui devient un étranger dans son propre pays, dont la cage d’escalier est souillée, dont la femme ou la fille sont importunées et dont les nuits ne se déroulent plus dans le calme et dont la demeure est cambriolée. S’il émet une plainte un peu trop vive sur la situation qu’il vit, on le taxe de salaud, de raciste, d’ ignoble, de bauf, de tout ce qu’on veut.

Celui-là n’a droit à aucune circonstance atténuante. Donc je pense que ce comportement parfaitement haineux les empêchera d’aller jusque-là quoique ce ne soit pas l’envie qui leur en manque. On voit bien, avec ce qui a été imposé au Docteur Féret (250 heures de travaux d’intérêt général dans le secteur de l’intégration des personnes étrangères),

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In memoriam Marie-France Stirbois
In memoriam
Marie-France Stirbois

qu’il a d’ailleurs eu tort d’accepter parce que je crois qu’il faut accepter d’aller en prison et d’ainsi placer les auteurs de cette répression indigne devant leur forfait. On voit bien la volonté d’humilier, d’obliger un militant politique qui est hostile à l’immigration de participer au phénomène qu’il réprouve.

A.D.: Nous avons appris avec émotion la disparition de Marie-France Stirbois, grande figure du Front National et de la droite nationale en général, vous la connaissiez bien, elle est pour une part à l’origine de votre engagement en politique?

B.G.: J’ai connu Marie- France avant qu’elle ne soit Stirbois, puisqu’elle n’était pas encore mariée. Elle était étudiante une année plus avancée que moi à la faculté de Nanterre, au cours de ma première année d’étude

qui était l’année 1967/1968, qui a été naturellement terriblement perturbée. C’est de là qu’est parti toute la contestation gauchiste qui a commencé par s’emparer de cette université par le moyen de la violence, du saccage, de l’intimidation, de l’élimination physique de toute opposition à ce qui était marxiste ou révolutionnaire. C’était une

jeune fille qui était hostile à ce processus, comme nous l’étions et

qui était militante. J’ai connu à cette époque plusieurs autres personnes dont plusieurs jeunes gens qui avaient plaisir à se retrouver dans un restaurant que tenait alors Roger Holeindre, qui était notre ancien, lui qui revenait d’expériences bien plus terribles encore comme les guerres d’Indochine et d’Algérie. Ca a été à

mon

premier contact avec

l’origine

la

droite

de

nationale.

J

’ a i

b e a u c o u p

r

e g r e t t é

l e s

malentendus qui ont

pu

entre

M a r i e - F r a n c e

la

Front

National. Je m’étais

exister

et

du

Stirbois

direction

efforcé

atténuer,

de

mais

les

tout

ceci

s’est

effacé

d e v a n t

s e s

souffrances.

Je

suis

toujours

resté

en

terme

d’amitié

avec

elle

et

je

m’honore

également de l’amitié de ses enfants. C’est par elle que j’avais connu Jean-Pierre Stirbois qui est devenu son mari. J’avais souffert de la disparition de Jean-Pierre et maintenant c’est la disparition de Marie-France, tout à fait prématurée à l’issue d’un cancer qu’elle a supporté avec un très grand courage,

A DROITE

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qui m’étreint.

A.D.: La France est un pays qui a voté deux fois pour De Gaulle et deux fois pour Mitterand ces cinquante

dernières années, est ce que vous pensez que c’est un pays qui est mûr

Interview recueillie par Michel Delacroix et Patrick Sessler

Interview recueillie par Michel Delacroix et Patrick Sessler P ENSEURS EUROPÉENS : Edmund BURKE (1729-1794) Edmund

P ENSEURS

EUROPÉENS:

Edmund BURKE (1729-1794)

Edmund Burke, avocat, homme politique et écrivain né à Dublin en 1729, est resté député du Parlement britannique de 1765 à 1794. Burke s'engagea dans le combat po- litique après l'accession au trône de George III (1760). Le souverain, décidé à rétablir pleinement les prérogatives roya- les, entamées par la seconde révolution d'Angleterre, en 1688, avait mis fin au long gouvernement des Whigs, représen- tants de l'aristocratie foncière et anti- absolutistes. La guerre d'indépendance américaine puis la Révolution française furent pour Burke l'occasion de formuler sa théorie politique. Il défendit une politique libérale, favorable aux revendications des colons anglais d'Amérique, appelant la Couronne à la conciliation. Mais il s'éleva contre la Ré- volution française et ses partisans en Grande-Bretagne. Il s'opposa avec force à la philosophie des Lumières ainsi qu’à la Révolution française, dès son début. Il s'en déclara l'adversaire notamment dans ses Réflexions sur la Révolution en France (1790), qui eurent en Angleterre et sur le continent un immense succès. C’est dans cette ouvrage que Burke déclare: «Nous n’avons pas été préparés et troussés pour

«Nous n’avons pas été préparés et troussés pour nous faire bourrer, tels des oiseaux de musée,

nous faire bourrer, tels des oiseaux de musée, de paille, de chiffons et de rognures de papier barbouillées de discours sur les Droits de l’homme». Ses Réflexions sur la Révolution en France (1790), ouvrage lu dans toute l'Europe, le posèrent en défenseur de l'ordre établi, produit du droit naturel que le rationalisme n'était pas en mesure de modifier. Burke critiquait l'œuvre législative des révolutionnaires, fondée sur des principes abstraits. Cette conception organique des institu- tions influence les traditionalistes fran- çais (Joseph de Maistre, Bonald) et le romantisme politique allemand (A. Müller). Soulignant avec Aristote la «ressemblance frappante» de la démo- cratie avec la tyrannie, Burke prédisait que le mouvement révolutionnaire fran- çais aboutirait à la dictature militaire.

Citation: «Penchant à conserver, ta- lent d'améliorer: voilà les deux quali- tés qui me feraient juger de la bonté d'un homme d'État.»

A DROITE

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Gauche / Droite:

vers la synthèse

gauche» sur l’échiquier politique re- vient à s’exclure du champ politique et à rendre son
gauche» sur l’échiquier politique re-
vient à s’exclure du champ politique et
à rendre son discours inintelligible au
plus grand nombre. Nous observons un
glissement de l’ensemble du spectre
politique belge vers la gauche. Celui
qui reste où il est, se retrouve forcé-
ment «à droite».
Se positionner «à droite» permet d’é-
chapper à d’autres catégorisations ré-
ductrices de type «extrême droite»
d’une part et crée d’autre part un cadre
sémantique plus confortable pour les
forces «de droite» qui souhaitent rejoin-
dre notre combat de défense et de
conservation des valeurs traditionnelles
européennes et ainsi les amener au
combat identitaire.
Dans notre esprit, se définir de droite se

Quelle gauche et quelle droite ?

Aujourd’hui, la gauche qui occupe le champ médiatique et culturel, s’efforce de nous faire croire qu’elle serait parée de toutes les vertus: solidarité, partage, amour du prochain, défense des masses laborieuses, humanisme, tolérance, lutte contre l’exclusion. La droite, par contre, incarnerait le calcul froid, cyni- que, la rentabilité nourrie de la sueur des travailleurs. Cette imagerie populaire issue du XIXe siècle a constitué le fond de commerce du socialisme marxiste et l’est encore du socialisme «moderne». La nature n’est évidemment ni de droite ni de gauche. L’homme biologique n’est ni de droite ni de gauche. L’homme réel n’est ni de droite ni de gauche et c’est sa com- plexité même qui lui permet d’échapper à ces moules réducteurs. Il reste que pour l’homme de la rue, Droite et Gauche signi- fie encore «quelque chose».

Le champ politique

Refuser de se position- ner «à droite» ou «à

A DROITE

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confine à un usage strict de lisibilité et à nous distinguer clairement de l’enne-

mi intégral qu’est le socialisme.

Notre famille de pensée a tout à gagner

d’une bipolarisation gauche (l’ensemble des vieux partis) contre

droite nationale. Cette simplification du débat politique implique pour l’électeur

un choix simple: ou il vote pour l’esta-

blishment qui n’a pas répondu à ses attentes ou il donne une chance à l’al- ternative de droite nationale de montrer qu’elle peut gérer autrement et mieux que les vieilles formules qui se ressem- blent toutes. Cette «droite nationale» doit être radi- cale dans le sens où son programme ne souffre aucun compromis sur l’essen- tiel, c'est-à-dire sur les valeurs. Elle doit être identitaire dans le sens où nous sommes enracinés biologiquement et culturellement et elle doit être solida- riste dans le sens où nous voulons une société solidaire et non-antagoniste

(solidarité de classe plutôt que lutte des classes). Enfin, le concept de «droite nationale»

est

repris par quasi l’ensemble des par-

tis

politiques européens qui représen-

tent quelque chose, comme le Front National français, le Vlaams Belang (ex-Vlaams Blok), le Front National de Belgique, etc. C’est une manière de se reconnaître et d’affirmer son apparte- nance à une même famille de pensée.

Raison d’être d’un parti politique

Sans évoquer sa fonction législative fondamentale au sein des assemblées

fonction législative fondamentale au sein des assemblées où il est représenté, son champ d’action est limité

où il est représenté, son champ d’action est limité aux joutes électorales qui el- les-mêmes sont circonscrites par une série de dispositifs administratifs et lé- gaux. Les conditions de l’efficacité de son action sont régentées par les règles de bonne communication et d’intelligi- bilité. Ces règles elles-mêmes sont ré- gentées par la réalité sociologique de l’époque et par les vecteurs de commu- nication du moment. Il n’y pas de place pour une stratégie de rupture avec le «système» dans l’opti- que électorale. Une telle rupture ne peut mener qu’à la marginalisation et à la groupuscularisation politique. Nous parlons ici de l’efficacité électorale et non du fondement doctrinal ou de l’i- déologie. C’est ce que soulignait Julien Freund dans son ouvrage «L’Essence du Politi- que» paru en 1965: «La distinction en- tre gauche et droite est d’ordre polémi- que et électoral, elle ne détermine pas des catégories politiques essentielles».

A DROITE

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Catégorisation des idées

Certains auteurs vont plus loin dans la

l a d i s t i n c t i o n

«gauche»/«droite» en voulant lui substi- tuer une stratégie de rupture, comme nous l’avons évoqué plus haut. C’est le cas d’un jeune historien belge, Frédéric Kisters, qui a livré en 1995 un article fort intéressant à la revue «Vouloir». La conclusion de son article intitulé «Le clivage Gauche/Droite dans l’Histoire politique belge (1830-1900)» est révéla- trice de cette vision : «Actuellement, ce qui distingue la gauche et la droite est le niveau d’intervention de l’Etat dans l’économie: ainsi retrouvons-nous à droite les libéraux partisans du retrait plus ou moins prononcé de l’Etat et à gauche les socialistes soi-disant protec- teurs des acquis sociaux (nous consta- tons une inversion des valeurs, voilà un parti de renouveau qui vire au conser- vatisme). En ce sens le terme d’«extrême gauche» s’appliquerait aux partisans de vastes nationalisations ou d’une économie dirigiste, tandis que «extrême droite» désignerait les hyper- libéraux. La confusion naît du fait que l’on utilise un critère économique pour distinguer des attitudes politiques. De même, l’autoritarisme est habituelle- ment attribué à la droite qui a peu confiance en la nature humaine et dé- sire donc l’encadrer. La gauche qui croit en la «bonté naturelle» ou la per- fectibilité de l’homme, s’affirme plus libertaire. Pourtant il existe encore des libéraux qui défendent ces valeurs. Si l’on donnait une importance primor-

c r i t i q u e d e

diale à ce critère, les communistes de- viendraient des extrémistes de droite! Enfin, la droite induit le primat de l’in- dividu sur le collectif contre les hom- mes de gauche qui parlent plus souvent qu’à leur tour de «solidarité» et «d’intérêt général». Pourtant, peu d’auteurs classent les fascistes, grands défenseurs des valeurs communautai- res, à l’extrême gauche Il apparaît donc que le classement gau- che/droite n’est pertinent que dans une société où il n’existe pas d’opposition fondamentale au régime. Il ne s’appli- que qu’aux partis gouvernementaux à l’intérieur du système. La seule discri- mination valable semble celle qui sé- pare les ennemis d’un système de ceux qui en vivent.» Jugement sévère qui ne se justifie que si le choix de l’action est métapolitique et s’inscrit dans le très long terme. Si l’on choisit de présenter une formation lors d’élections, et donc de faire le pari de séduire suffisamment d’électeurs pour décrocher des élus, alors les règles du jeu sont totalement différentes et nécessitent l’implication «technique» dans le «système». Il est clair que les vieux partis consti- tuent aujourd’hui de véritables féodali- tés. Leur égoïsme leur fait perdre le sens de l’intérêt général et par ailleurs leurs alliances contre-nature laissent planer le doute quant à leur désintéres- sement. De plus en plus, l’idée que tous les par- tis politiques sont liés et qu’ils consti- tuent les pseudopodes d’un même corps

A DROITE

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gagne du terrain. Cette opinion est aussi pour une grande part la nôtre. Il ne reste que quelques stéréotypes convenus et savamment entretenus par la caste politique elle-même pour se distinguer les uns des autres. C’est qu’effectivement, aucun do- maine n’échappe à l’idéologie, ou plu- tôt, à la vue du monde dont on a hérité ou que l’on a choisie. Tout est neutre en dehors de l’homme. Mais dans les sociétés humaines, rien n’est neutre. L’homme est l’animal qui donne du sens aux choses qui l’entourent. Il y a différentes façons de voir le monde et d’être au monde (des façons «de droite» et «de gauche», si on veut), et celles-ci englobent aussi bien les connaissances pures que les croyances intuitives, les émotions, les valeurs implicites, les choix quotidiens, les sen- timents artistique, etc Entendons-nous: comme nous l’avons déjà indiqué, nous ne croyons pas qu’il y ait véritablement des idées de droite et de gauche, mais nous pensons qu’il y a une façon de droite et de gau- che de soutenir des idées et nous pensons qu’il y a des valeurs de droite et des valeurs de gauche. La défense de la «nature» n’est pas plus de droite que de gauche, mais il y a une façon de droite et de gauche d’appréhender le concept de nature… Dans cette inadéquation de plus en

plus évidente des formules et des idéolo- gies toutes faites, il y a un sentiment qui se fait jour.

Aspiration à une synthèse

Alain de Benoist considère que la caté- gorisation des idées en «droite» et «gauche» est dépourvue de sens : «Etre considéré comme un intellectuel de droite ou comme un intellectuel de gau- che m’indiffère totalement. Et d’ailleurs, pourquoi ne pas être les deux à la fois! Mais à la vérité, les étiquettes sont tout juste bonnes pour les pots de confitures et, du point de vue du travail de la pen- sée, ces notions de «droite» et de «gauche» n’ont plus aujourd’hui la moindre pertinence» (Interview au «Choc du Mois» de juillet/août 1990). Nombreux sont ceux qui ressentent la nécessité d’aller au-delà des lignes de partage actuelles. La façon dont, depuis quelques an- nées, certains thèmes pas- sent de la droite à la gauche ou de la gauche à la droite est l’un des signes d’une telle as- piration. Mais c’est là précisément que les choses achop- pent. Il ne faut pas se le dissimuler: ce dont le début de ce millénaire a besoin, c’est d’une synthèse des aspirations positives qui,

se le dissimuler: ce dont le début de ce millénaire a besoin, c’est d’une synthèse des

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Patrick Sessler
Patrick Sessler

jusqu’à présent, se sont présentées de façon éparse. Cette synthèse équivaut à un dépassement du stade actuel de la condition humaine. Nous croyons à la possibilité d’une telle synthèse à condi- tion d’éliminer du champ politique le primat actuel de l’ idéologie égalitaire en lui substituant le droit naturel, les valeurs et les cadres de références de la civilisation européenne.

Nous voulons prendre en compte ce qu’il peut y avoir de juste dans chaque système ou dans chaque point de vue. Seule une telle démarche peut aboutir à une synthèse. Mais nous ne croyons pas non plus que cette voie soit une voie «moyenne», une sorte de compromis.

Toute vraie synthèse est un dépasse- ment. Elle n’est pas un peu de ceci, un peu de cela, successivement, mais ceci et cela, avec la même intensité, au même moment. Cela exige que l’on ne se laisse jamais enfermer dans une al- ternative, que l’on adopte une logique mentale du tiers inclus. Et bien sûr, l’a- boutissement de cette démarche «de droite» ne peut-être que la résorption en un seul ensemble des notions «de droite» et «de gauche» comme on les conçoit actuellement. Précisons en- core: nous n’entendons pas par là que l’on ne soit - «ni de droite ni de gau- che» - ce qui ne veut rien dire. Mais que l’on parvienne à être en même temps et la droite et la gauche dans une

perspective mentale de droite et dans un cadre de référence identitaire, libertaire et solidariste.

Nous croyons que l’avenir appartient à ceux qui seront capables de penser si- multanément ce qui jusqu’ici n’a été pensé que contradictoirement.

Nous défendons l’idée forte de solidari- té de classe contre la fable de la lutte des classes. Chaque acteur économique doit être solidaire des autres dans l’œuvre de création, de réali- sation et de compétition. C’est l’âpreté de la concur- rence mondiale et les agres- sions économiques de tous ordres qui doit nous imposer cette grande idée aujourd’hui.

Le travail prend alors une di-

mension quasi spirituelle qui prend sa place, essentielle, dans la mise en oeu- vre d’un véritable patriotisme économi- que et social, seul garant de l’indépen- dance et de la souveraineté nationales.

La synthèse de la Droite et de la Gauche doit permettre d’imaginer les nouvelles formes d’organisation de notre société de manière à assurer la survie de ses valeurs, le maintien de son standard de vie et les moyens de sa défense contre les agressions de toutes natures.

Texte de synthèse réalisé par Patrick Sessler

A DROITE

39

A DROITE 39 M AUVA IS C OUP POUR L ES ID ÉES R EÇ UES

M AUVA IS C OUP

POUR

L ES ID ÉES R EÇ UES BRITA NNIQUE:

L E FA SCISM E

UN PA RAD OX E D E

LHISTOIR E

PAR S ERGE A LGOET

OUP POUR L ES ID ÉES R EÇ UES BRITA NNIQUE : L E FA SCISM

Le nationalisme est une notion ancrée dans la mentalité britannique. L'amour de la Nation était inculqué dès le plus jeune âge à tous les étudiants d'Oxford, de Cambridge, d'Eton et autres collè- ges. Qu'ils soient Anglais, Ecossais ou Gallois, les Britishs sont fiers de leurs Nations respectives et la grandeur de leur Histoire peut en témoigner. Bien sûr, il est arrivé que ce nationalisme se soit exacerbé, ce fut notamment le cas avant guerre.

Le fascisme anglais

Le fascisme anglais ne peut se résumer à Sir Oswald Mosley, même si celui-ci en est la figure emblématique. Inspirée par Mussolini, une jeune Anglaise, Rotha Lin- torn Orman crée en 1923 un mouvement, anti-communiste, qui se nomme les Bri- tish Fascisti. Très royalistes et anti- socialistes, les membres du BF assumaient surtout le service d'ordre du parti conser- vateur. Malgré un large succès au début, Rotha L.Orman ne parvint pas vraiment à s'imposer comme leader et son parti se dissout en 1934. Entre les deux guerres, trois groupes furent actifs: la Nordic Lea- gue, la Britons Society et l'Imperial Fascist League. La Nordic League exista de 1937 à 1939 et était dirigée par un parlementaire

conservateur, A. M. Ramsay. C'est de ces trois groupes que les principaux chefs de file émergeront.

Arnold Spencer Leese

Les British Fascists seront rejoints en 1924 par un certain Arnold Spencer Leese, un vétérinaire âgé de 45 ans. Il écrit un petit ouvrage: «Fascism for Old England» (Le fascisme pour la vieille Angleterre). Il se lie d'amitié avec Ar- thur Kitson, célèbre réformateur moné- taire. Grâce à cette relation, il rencontre Henry H. Beamish, fondateur de The Britons Society (Société des Britanni- ques). Celui-ci va inculquer à Leese ce qui deviendra son cheval de bataille: la primauté de la race et la lutte contre la «Conspiration juive mondiale». Selon Beamish, on ne pouvait être patriote sans être antisémite. En 1928, Leese fonde, à Chandos House, à Londres, l'Imperial Fascist League (Ligue Impériale Fasciste) dont la philosophie est nationale-socialiste. Il en devient le chef en 1930. Son organe officiel est la revue «The Fascist».

La Ligne sera un fascisme racial pur et dur. Mais le succès ne suit pas, à cause de l'ascension de Mosley, et l'estimation des membres n'est que de 1000 en 1939.

A DROITE

40

l a Sir Oswald Mosley
l a
Sir Oswald Mosley

Sir Oswald Mosley

en première page: «Hurrah for the Blackshirts!» (Hourrah pour les Chemi- ses Noires). Le parti éditera les revues «Action, Blackshirt, Fascist Week» et

Cet authentique aristocrate commence très tôt sa carrière politique. Déjà en

1918, âgé de 22 ans, il est élu à Harrow sur la liste conservatrice. Mais il est rapi- dement déçu et siège comme indépen- dant. En 1924, il rejoint le Labour Party, espérant un changement radical de la so- ciété anglaise. En mars 1931, avec de nombreux appuis, il fonde le New Party (Parti Nouveau). Mais se radicalisant, il crée, en octobre 1932, la British Union of Fascists (Union bri- tannique des Fascistes) qui coalise le New Party et une grande majorité de membres de mouve- ments fascistes existants, «à l'exception des notoi- res et écœurants antisé- mites de l'IFL» selon l'expression du mouve- ment. Mosley se consacre

e n t i è r e m e n t

«renaissance nationale».

«Fascist Quaterly». Elles toucheront toutes les classes de la société. Chester- ton, un des chefs du parti, affirmera qu'en 1938 quelques 100.000 personnes avaient adhéré au mouvement. Mosley est obligé d'organiser son parti et ses principaux lieutenants seront Raven- Thomson, Williamson, Joyce, Chester- ton et McNab. Le parti aura une ligne plus classique que l'IFL, ne prônant que mollement l'antisé- mitisme. Oswald Mosley, dès le début de la guerre, or- donnera aux membres de son parti de faire tout leur devoir. Lui- même, sa famille et d'autres responsables du

à

parti seront emprisonnés

sans jugement dans des conditions très dures. Après plusieurs mois de captivité, il pourra rester en résidence surveillée dans l'une de ses propriétés. Après la guerre, il rassemble les restes du mou- vement et tient encore divers meetings. En 1948, il lance l'Union Movement qui fut le catalyseur des émeutes de Notting Hill. En 1952, Sir Oswald s'exile en Irlande d'abord, puis à Paris. En 1959, il de- vient, à la surprise générale, député au Parlement. Une gloire tardive qui sera aussi la fin de son parcours politique.

Ces deux partis historiques, l'IFL et le BUF, adoptent le principe du lea- dership. Le succès sera du coté de Mo- sley et en 1934 à l'Albert Hall de Lon- dres, il réunit 10.000 membres et en 1939, à Earls Court, toujours à Londres, 30.000 membres et sympathisants assis- tent à son congrès. Sir Oswald est, en effet, très bien intro- duit auprès de l'aristocratie dont une par- tie le soutient financièrement. Un fas- cisme anglais était bien vu par la popula- tion des îles. L'un des grands barons de la presse, Lord Rothermere, le soutiendra quelques temps et «Le Daily Mail» écrira

A DROITE

41

La mouvance nationaliste en Grande-Bretagne aujourd’hui

AVERTISSEMENT

Loin de nous l’idée de présenter les partis nationalistes britanniques d’au- jourd’hui comme les héritiers des mouvements fascistes et assimilés d’a- vant-guerre. L’inspiration de ces mou- vements modernes est multiple. Il s’y trouve des obédiences de type «nouvelle droite», «droite nationale», «nouvelle gauche», etc. Il est bon de rappeler que Sir Oswald Mosley fut élu sur les listes du Labour Party, le parti socialiste anglais.

A près la guerre, de nombreux petits

partis se créeront et disparaîtront

aussi rapidement: le British

National Party de Colin Jordan et John Tyndall, la Ligue of Empire Loyalists de A.K. Chesterton, le Patriotic Party et le Greater Britain Movement de John Tyndall. Mais surtout depuis les années 70, une partie de la société britannique se sent interpellée par la présence d'étrangers en grand nombre qu’elle perçoit comme non intégrables. Un sentiment de perte d’identité nationale et culturelle se développe. (Les attentats de Londres, résultat de la montée islamiste intégriste, renforcent encore cette idée). Deux partis nationalistes plus importants vont émerger.

Le British National Party ( BNP )

Créé dans le milieu des années 60, il fédérera plusieurs groupes anti- immigration.C'est le parti le plus important avec une dizaine de milliers de membres et sympathisants. Les leaders actuels sont Nick Griffin et Anthony Lecomber. Le BNP est très actif. Ainsi en 2001 il est présent sur le terrain pour protester contre les islamistes qui provoquèrent des émeutes dans les villes du Nord de l'Angleterre. Après le 11 septembre 2001 le parti commence une large campagne anti-islamiste et édite des livres et des brochures très largement diffusés. Mais comme dans tous les partis nationalistes, il existe des dissensions qui finissent par des exclusions ou des départs. Mais l'audience grandit et quelques succès aux élections locales de mai 2002 confirment cet état de chose. A Burnley, trois élus deviennent membres du Conseil, équivalent à Conseillers communaux. En octobre 2002, un nouvel élu à Lewisham, Londres. En 2003, nouvelles victoires à Blackburn et à Mixenden (Halifax). Cette même année, le parti présente 219 candidats en Angleterre en Ecosse et au Pays de Galles. Enfin, cette année, en 2006, le BNP augmente considérablement son implantation lors des élections locales. On constate donc la vitalité de ce parti. Publications: revues Identity, The Voice of Freedom, Patriot, et Spearhead. Il possède aussi des sites Internet (www.bnp.org.uk).

Le National Front ( NF )

Fondé également dans les années 60 il fut très actif sous l'influence de John Tyndall et Martin Webster par sa politique anti- immigration et anti-européenne En 1977, il était le quatrième parti politique du pays.

A DROITE

42

A DROITE 42 Plus modeste mais très actif, le National Front rallie de nombreux conservateurs dégoûtés

Plus modeste mais très actif, le National Front rallie de nombreux conservateurs dégoûtés par la politique officielle. Actuellement le parti est dirigé par Tom Holmes, Bernard Franklin et Terry Blackham et compte environ 5000 membres et sympathisants. En 2001, il organise des manifestations contre les demandeurs d'asiles dans les ports du Sud de l'Angleterre et contre la communauté noire de Bermondsey à Londres. Le Parti est

présent aussi en 2001 lors des émeutes islamistes du Nord. Il est très actif aussi dans les autres Etats du Royaume-Uni, surtout en Irlande du Nord où il est allié aux activistes locaux. Il organise avec le BNP des manifestations anti-islamistes chaque 11 septembre. Le parti

présente aussi des candidats aux élections locales. Publication:

The Flame. Possède un important site Internet. Il existe également des groupes moins importants, comme le Freedom Party (FP) se situant surtout dans les Middlands et qui regroupe d'anciens membres du BNP. Publi- cation : Freedom News. Ces partis mènent des activités semblables aux deux grands partis frères.

Liberté d’expression!

Au Royaume Uni règne encore une vraie

liberté d'expression. Il n'est pas étonnant donc que les Conservateurs, du moins l'aile radicale, fréquentent lors de colloques, de conférences ou de journées culturelles, les membres des partis nationaux. Personne ne trouve rien à redire à ces rencontres. Un 'cordon sanitaire' serait considéré en Angleterre comme une atteinte inadmissible à la liberté d'expression. Autre signe de cette liberté d'expression,

qui

t

immanquablement

condamnés dans nos

d'expression, qui t immanquablement condamnés dans nos s des e slogans r a i e n

s

des

e

slogans

r

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e

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pays

comme:

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l'immigration et

v

a

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l

e

à

à

l'asile!) Pensioners

before Asylum Seek- ers! (Les pensionnés a demandeurs d'asile!)

Stop Anti-White Ra- cism! (Stoppez le racisme anti blanc!) Buy British! (Achetez britannique!) Stop Ani- mal Cruelty, ban halal & kosher! (Arrêtez la cruauté envers les animaux, bannissez le halal et le casher!). Les conditions d'admission du National Front, par exemple, tomberaient immanquablement sous le coup de la loi en Belgique: «…être blanc, avoir pour compagne une blanche, ne pas être homosexuel, ni usager de drogue…». Cette liberté d'expression sans restriction fait que le l’opposition contre les abus de l'immigration illégale par

s

A DROITE

43

D ÉTENTE : E L I O , P HILIPPO , R ERETTE ET LES

D ÉTENTE:

ELIO, P HILIPPO, R ERETTE ET LES AUTRES

De scandales en scandales, de prévarications en corruptions

diverses, d’abus de biens sociaux en

d e

détournements de fonds en faux en écriture, les socialistes cartonnent mieux qu’Al Capone au hit-parade de la délinquence politique en ce moment. Les parrains de ce syndicat du crime devraient à l’évidence être jugés sur base de la loi sur le crime organisé. Ajoutons les investissements fonciers de Madame Onkelinkx- Uytendaele qui se fait bâtir une maisonnette dans la riante communne de Lasne, dans le Brabant wallon, pour ne citer qu’elle, et nous aurons compris que les damnés de la terre se portent bien, très bien et même de mieux en mieux. Par ailleurs, on connaît les revenus époustouflants du «dernier marxiste du PS», Philippe Moureaux, par ailleurs président de la fédération bruxelloise du parti des masses ouvrières. Pour rire, nous reproduisons le Bulletin d’adhésion de cette fédération qui rappelle l’article 1er

des statuts du PS: «le parti

Socialiste a pour but d’organiser sur le terrain de la lutte des classes, toutes les forces socialistes du pays, sans

a b u s d e c o n f i a n c e ,

Article 1er.– le parti Socialiste a pour but d’organiser sur le terrain de la lutte
Article 1er.– le parti Socialiste a pour but
d’organiser sur le terrain de la lutte des
classes, toutes les forces socialistes du pays,
sans distinction de race, de sexe, de langue,
de croyance religieuse ou philosophique, afin
de conquérir le pouvoir pour réaliser
l’émancipation des travailleurs.

distinction de race, de sexe, de langue, de croyance religieuse ou philosophique, afin de conquérir le pouvoir pour réaliser l’émancipation des travailleurs». Snuls!

A DROITE 44 ECRIVAINS DE CHEZ NOUS: JEAN TOUSSEUL (1890-1944) Bien que grand amateur de
A DROITE
44
ECRIVAINS DE CHEZ NOUS:
JEAN TOUSSEUL (1890-1944)
Bien
que
grand amateur
de
littérature
belge,
j'ai
l o n g t e m p s
hésité
avant
de me lancer
d a n s
lecture
ouvrages
l a
des
de
Jean Tousseul. Sans doute, son
engagement -temporaire!- au parti
socialiste m'a-t-il longtemps retenu.
J'avais oublié que les socialistes d'avant-
guerre n'avaient à peu près rien à voir
avec les actuels gérants de «la
Carolorégienne», et qu'un réel souci des
classes laborieuses avait présidé aux
destinées du parti à l'origine. Les temps
ont bien changé.
Il ne s'appelait pas Jean Tousseul, mais
Olivier Degée, et il naquit à Landenne-
sur-Meuse le 7 décembre 1890. Son père
était ouvrier aux fours à zinc de
Sclaigneaux, et lui-même travaillera un
temps aux carrières de Seilles. C'est un
jeune homme triste, timide à l'excès, de
santé fragile, qui devra interrompre ses
études pour cause de maladie.
Autodidacte, il publie contes et poèmes
dans des revues locales, puis les réunit
dans un ouvrage imprimé à 300
exemplaires à compte d'auteur, et
intitulé «Pour mes amis» (1916).
Ce volume retiendra l'attention de
Georges Eekhoud. L'écrivain
anversois ne mesurera pas son appui
au jeune écrivain, et préfacera son
second ouvrage: «La mort de petite
Blanche» (1918).
Le 10 décembre 1918, Tousseul est
incarcéré sous l'inculpation de
défaitisme. Il est exact qu'il fut
toujours opposé à la guerre, mais le
dossier d'accusation est quasiment
vide, et il est relâché dès avril 1919
grâce à l'appui des écrivains belges
auxquels s'est joint le Français
Romain Rolland. C'est à partir de
1927 qu'il publie une série de cinq
romans inspirés du regret de sa terre
natale. Jean Tousseul s'est en effet
installé à Machelen, aux portes de
Bruxelles, et une intense nostalgie de
la vallée mosane lui inspirera le
cycle des «Clarembaux», en partie
autobiographique. Le héros de
l'histoire n'a pas connu son père, tué
aux carrières. Il devient instituteur et
s'installe dans son village natal.
Idéaliste, il se lance dans l'action
politique et sociale, mais en ressort

A DROITE

45

chevelu, et tant d'autres Velaine
chevelu, et tant d'autres
Velaine

q

dégoûté des mœurs politiciennes. Enfin, il se marie et trouve dans la vie simple le vrai bonheur qu'il recherchait. Une seconde série de

romans, historiques ceux-Ià, contera l'histoire de François Stienon, apprenti- menuisier au temps de Napoléon, qui deviendra par la suite maître d'école et secrétaire communal. Mais il faut bien avouer que ce ne sont pas là les meilleurs livres de l'auteur. Car si Tousseul excelle à créer une

atmosphère,

celle

villages

temps passé, il

f a u t

r e c o n n a î t r e que l'action de ces romans est assez faible, et que ces livres

ressemblent

plus

t a b l e a u x juxtaposés qu'à

de véritables romans. L'immense valeur de Jean Tousseul est ailleurs. Elle se manifestera dans la série des chef-d'œuvres que l'auteur

de

nos

du

b i e n

à

des

publie à partie de 1931 et qui ont pour titre «Images et souvenirs» (1931), «Silhouettes et croquis» (1932), «H um bles visa ges » (19 33) , «Almanach» (1937), Feuillets

u sti que s ( 19 39 ), «V i e ille s images» (1940). Ce ne sont pas des romans, mais des recueils de

r

souvenirs, de contes, de récits du temps passé. Nul mieux que Jean Tousseul n'excelle à recréer une ambiance, l'ambiance de nos villages wallons du temps jadis. Il parle avec ferveur de la maison où il est né, du grand fleuve, la Meuse, dont le spectacle a animé son enfance, des paysages, des coutumes, et surtout des hommes, ces hommes laborieux, courageux, luttant pour assurer la subsistance quotidienne des leurs.

n

T o u s s e u l

e

également

morts de

pays, les

l é g e n d e s anciennes,

les châteaux

i

dominent la

les

personnages

historiques

hantent

ce coin de terre: Sainte Begge, la fondatrice de la ville d'Andenne; Saint Mort, le petit berger; Saint Jean l'Agneau, évêque de Liège; Charles Martel, qui tua un ours près d'une fontaine de la région; Clodion le

Il trouve des

mots charmants pour décrire les trois

J e

é v

les

o

son

a

q

u

u

vallée,

qui

rivières qui arrosent son petit coin de terre: la Gemine, la Fontenelle et la

Il parle également des

oiseaux que toute sa vie il a aimés,

A DROITE

46

choyés, soignés, et auxquels il donnait

Il évoque les veillées au

coin du feu, avec les contes, les chansons, les crêpes et le petit verre de «péket». Et encore les grandes crues de la Meuse, qui inondent périodiquement

Les grands

feux de la Saint-Jean, les fêtes Bien que généralement situé à gauche de l'échiquier politique, à cause de son engagement très momentané en faveur du socialisme et du pacifisme, Jean Tousseul est assurément le plus enraciné de nos écrivains. Et il n'y a pas de meilleur guide que lui pour connaître la vie profonde de nos ancêtres Jean Tousseul est mort à Seilles le 9 février 1944. Il est revenu fermer les yeux dans cette merveilleuse vallée de la Meuse qu'il a tant aimée et si bien décrite dans ses livres. Les ouvrages de Jean Tousseul ne sont plus disponibles actuellement en librairie, mais on peut les trouver assez facilement en bouquinerie, Seul, son premier ouvrage «Pour mes amis» est introuvable. Même la Bibliothèque Royale ne le possède pas! Les titres de jeunesse comme «La mort de petite Blanche», «La mélancolique aventure» et «La cellule 158» sont rares et chers, mais il est possible de les trouver avec un peu de patience. Les autres ouvrages sont faciles à trouver. Edités avant- guerre par les Editions de Belgique et réimprimés dans les années 60 par la librairie Debray. Ils se négocient entre 1 et 10 Euros en bouquinerie. «Images et souvenirs» et «Silhouettes et croquis»,

des noms

les villages des alentours

des éditions «Les heures claires» (1931 et 1932) sont très communs et présentent un assez bon choix de textes pour s'initier au genre de l'auteur. Quant à «L'Epine blanche» et «Contes et nouvelles des bords de la Meuse», (1938) ils ont été édités à Paris dans la célèbre collection Nelson, dans laquelle Tousseul est l'un des seuls Belges à figurer. Ils sont assez rares. Enfin, pour mieux connaître le personnage, on lira «Jean Tousseul, l'homme et l'œuvre» de Désiré Denuit, paru à l'Office de publicité en 1945, et «Témoignages sur Jean Tousseul» de JP. Bonnami, à l'Horizon nouveau en 1941. Je vous souhaite de passer de

l'Horizon nouveau en 1941. Je vous souhaite de passer de Quelques ouvrages de Jean Tous- seul

Quelques ouvrages de Jean Tous- seul sont disponible d’occasion à 10 pièces à l’excellente librairie située avenue de la Brabançonne à Schaerbeek (près de la place des Chasseurs Ardennais et de la place Dailly)

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31 E-mail patrick@sessler.be Compte: 750-6150188-61 Si votre adresse se trouve par erreur dans notre fichier,

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Le trimestriel «A DROITE» est gratuit parce que son ambition est d’être lu par le plus grand nombre. Sa réalisation est financée par quelques personnes dont la conviction est qu’il est temps que les forces et les ta- lents de droite s’unissent enfin. Ce projet ambitieux et unificateur a un prix considérable que nous ne pour- rons supporter plus d’un an sans un grand élan de soli- darité. Toute aide, même modeste est évidemment la bienvenue, mais nous faisons appel à cinquante mar- raines et parrains qui seraient disposés à verser men- suellement 25 sur le compte de «A DROITE» D’avance, nous remercions celles et ceux qui décide- ront de parrainer une revue politiquement incorrecte, libre et indépendante.

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Mention: Marraine et/ou Parrain

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