Vous êtes sur la page 1sur 17

Les DEBATS

Votre quotidien

national

Il sera opérationnel prochainement

Miseenplaced'unGroupement delapolicedes transports Page 4

Implication de plusieurs ministères dans la célébration de Yennayer LeHCAévoque un «réveil identitaire»
Implication de plusieurs ministères
dans la célébration de Yennayer
LeHCAévoque
un «réveil
identitaire»
Yennayer ou Nouvel An
amazigh qui fait partie de
l'histoire et l'identité algé-
rienne et même maghrébine
commence à trouver sa
place graduellement dans la
célébration officielle, en
attendant qu'il soit reconnu
comme une journée natio-
nale.
Page 3

Service national

Page 24

Plus de235000 citoyensrégularisés

ationale ont enregistré 179 morts et 1 255 blessés sur les routes du territoire national,
ationale ont enregistré 179 morts et 1 255 blessés sur les routes du territoire national,
Un quota supplémentaire réparti sur 38 wilayas
it durant la période allant du 18 juin au 1er juillet.
LogementsAADL, lenouveausouffle
Bonne nouvelle pour les souscripteurs aux logements de type location-vente dans le cadre de
l'Aadl. Le quota des 120 000 unités supplémentaires récemment annoncé par le Premier
ministre, Abdelmalek Sellal, vient d'être affecté au profit de 38 wilayas, avec une répartition
variable, selon le nombre de demandeurs.
Page 2
Fonds de régulation des recettes Près de 840 milliards de DA de disponibilités à la
Fonds de régulation des recettes
Près de 840 milliards de DA
de disponibilités à la fin 2016
Page 24
Complexe sidérurgique de Bellara (Jijel) L'autre«poumon» économiquedupays Projet d'importance et d'in-
Complexe sidérurgique
de Bellara (Jijel)
L'autre«poumon»
économiquedupays
Projet d'importance et d'in-
térêt nationaux, le futur
complexe sidérurgique de
la zone de Bellara, à El
Milia, au sud-est de Jijel,
est l'autre poumon écono-
mique du pays et dont la
portée stratégique est de
mettre fin à l'importation de
l'acier.

Page 6

Par Saâd Taferka A vec la crise des recettes exté- rieures, l’Algérie commence à faire

Par Saâd Taferka

A vec la crise des recettes exté- rieures, l’Algérie commence à faire ses comptes sur les excès d’euphorie et les gaspillages qui

ont caractérisé la gestion de l’argent public pendant plusieurs années. Cette embellie financière, qui aura duré plus d’une décennie, a bénéficié de l’affrio- lant vocable de «bahbouha malia», et cela de la part de l’ancien Premier ministre,

Gestion de l’argent public

Pierre de touche de la construction démocratique

Ahmed Ouyahia, et d’un certain nombre d'acteurs politiques et de médias. Cette forme de gouaille avait assurément ses jus- tifications devant le danger qui guettait cette fausse prospérité, basée exclusive- ment sur les exportations des hydrocar- bures bruts. Même la pétrochimie et les autres formes de transformation (comme le raffinage) ont cédé le pas devant la fréné- sie de la vente en l’état. C’était une indus- trie extractive dans toute sa nudité. Contraint à la rigueur budgétaire, à la rationalisation des importations et à la recherche d’autres alternatives à la rente, le gouvernement ne jure aujourd'hui que par les équilibres macroéconomiques qu'il faudra, coûte que coûte, sauvegarder. Et c’est là un raisonnement logique pour

lequel, malheureusement, le terrain - sur le plan culturel, de l’économie domestique, des solidarités sociales - n'a pas été bien préparé. Et il n’est guère étonnant que l'occasion de la crise des finances publiques alimente goulûment les potins, la vox populi et le Landerneau algérien sur les aspects discu- tables de la gestion passée de l'argent public. Cela est d'autant plus évident que, de façon générale et confuse, l'opinion publique craint une austérité mal partagée. Dans ce cas, le «sacrifice» consenti par les ministres de se passer de 10% de leurs salaires paraît plus une «coquetterie» imposée par l’air du temps, qu'une véri-

table action de solidarité face aux effets de

la crise.

Page 5

N° 1802 - MARDI 10 JANVIER 2017- PRIX : 10 DA - HTTP://WWW.LESDEBATS.COM
1802
-
MARDI
10
JANVIER
2017-
PRIX
:
10
DA
-
HTTP://WWW.LESDEBATS.COM

2

Les DEBATS

N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017

EVENEMENT

2 Les DEBATS N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 EVENEMENT Un quota supplémentaire réparti sur
2 Les DEBATS N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 EVENEMENT Un quota supplémentaire réparti sur
2 Les DEBATS N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 EVENEMENT Un quota supplémentaire réparti sur

Un quota supplémentaire réparti sur 38 wilayas

Logements AADL, le nouveau souffle

Bonne nouvelle pour les souscripteurs aux logements de type location-vente dans le cadre de l'Aadl. Le quota des 120 000 unités supplémentaires récemment annoncé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, vient d'être affecté au profit de 38 wilayas, avec une répartition variable, selon le nombre de demandeurs.

Par M. Ait Chabane

variable, selon le nombre de demandeurs. Par M. Ait Chabane gistrés dans les différentes wilayas. Ainsi,

gistrés dans les différentes wilayas. Ainsi, les wilayas de grande densité démogra- phiques se sont vu attribuer des quotas relativement impor- tants, à l'image d'Oran (13 000 unités). Les wilayas de Blida, Tizi Ouzou et Sétif ont bénéficié respectivement de 9 000, 8 000 et 7 000 logements supplémen- taires, au vu du nombre impor- tant de demandeurs enregistrés dans ces localités. S'en suivent

les wilayas de Béjaïa, Batna et Skikda avec des quotas de 6 000 unités chacune. Ces nou- veaux quotas vont compenser le déficit enregistré en la matiè- re dans les différentes wilayas, au grand bonheur des souscrip- teurs qui peuvent désormais entretenir l'espoir d'obtenir leurs appartements dans les quelques années à venir. Le gouvernement qui a promis de satisfaire toutes les demandes

gouvernement qui a promis de satisfaire toutes les demandes - 5600 logements supplémentaires Annaba : Constantine

- 5600 logements supplémentaires

Annaba :

Constantine :

- 4000 logements supplémentaires

- 4000 logements supplémentaires

- 3000 logements supplémentaires

Médéa :

Mostaganem :

- 1200 logements supplémentaires

- 3000 logements supplémentaires

M’sila :

Mascara :

Ouargla :

- 850 logements supplémentaires

- 13000 logements supplémentaires

- Bordj Bou Arrérridj :1500 logements supplémentaires

Oran :

- 1500 logements supplémentaires

- 1400 logements supplémentaires

- 1500 logements supplémentaires

Boumerdès :

Taref :

Tissemssilt:

- 2000 logements supplémentaires

- 5000 logements supplémentaires

- 450 logements supplémentaires

- 2000 logements supplémentaires

- Aïn Témouchent : 1600 logements supplémentaires

Souk Ahras :

Tipasa :

Aïn Defla :

Mila :

- 42 logements supplémentaires

- 800 logements supplémentaires

Ghardaïa :

Relizane :

tient désormais ses promesses

en dépit de la conjoncture éco-

nomique difficile que traverse l'Algérie. Pour rappel, le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, n'a de cesse de réitérer que le gouver- nement ira jusqu'au bout de ses promesses concernant la poli- tique nationale du logement. Abdelmalek Sellal, de son côté, avait précisé que le secteur de l'habitat n'est nullement concer- né par l'austérité budgétaire. Des mesures destinées à satis- faire la demande grandissante des Algériens en matière de logement, et surtout rassurer

les différents souscripteurs à la formule Aadl dont certains ont investi la rue à plusieurs reprises pour contester le retard pris pour

la réception de leurs logements.

A présent, l'espoir est permis

pour ces milliers de souscrip- teurs. Reste à impulser une nou- velle dynamique dans la réalisa-

tion des différents chantiers à tra- vers le territoire national pour livrer les logements dans les délais impartis dans le respect des normes de construction et de

M. A. C.

sécurité.

U ne nouvelle qui ne manquera pas de soulager les milliers de souscripteurs des

formules 2001-2002 et 2013, qui attendent impatiemment leurs appartements, dont certains com- mencent à désespérer à force d'attendre. Ces nouveaux quotas de logements s'inscrivent dans le cadre de «la prise en charge du déficit enregistré dans plusieurs wilayas au regard du nombre de souscripteurs de la formule loca- tion-vente et du respect des engagements pris pour satisfaire leur demande au niveau de chaque wilaya», précise un com- muniqué du ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville. Ces unités supplémentaires permettront de couvrir les demandes des souscripteurs de 2001-2002 (Aadl 1) et des sous- cripteurs 2013 (Aadl 2) au nombre de 508 665, ajoute la même source. A l'exception de certaines wilayas, à l'instar de la capitale, qui ont déjà bénéfi- cié de quotas assez impor- tants en la matière, la réparti- tion des 120 000 unités sup- plémentaires de logements Aadl s'est faite suivant le nombre de demandeurs enre-

Aadl s'est faite suivant le nombre de demandeurs enre- - 4000 logements supplémentaires - 700 logements

- 4000 logements supplémentaires

- 700 logements supplémentaires

Chlef :

Laghouat:

- Oum el Bouagh i : 700 logements supplémentaires

- 6000 logements supplémentaires

- 1000 logements supplémentaires

Batna :

Biskra :

- 6000 logements supplémentaires

- 5000 logements supplémentaires

- 9000 logements supplémentaires

- 1600 logements supplémentaires

- 2300 logements supplémentaires

- 3500 logements supplémentaires

Béjaïa :

Bouira :

Blida :

Tebessa :

Tlemcen :

Tiaret :

- 8000 logements supplémentaires

- 1550 logements supplémentaires

- 3500 logements supplémentaires

Tizi Ouzou :

Djelfa :

Jijel :

Sétif :

- 7000 logements supplémentaires

Saida :

- 702 logements supplémentaires

Skikda :

- 6000 logements supplémentaires

- 3000 logements supplémentaires

- Guelma :

5000 logements supplémentaires

Sidi Bel Abbès :

Projet de loi de règlement budgétaire 2014

Babaammi devant la commission des finances de l'APN

L e ministre des Finances, M. Hadji Babaammi, a présenté, hier, devant la commission des finances et du budget

de l'Assemblée populaire nationale (APN), le projet de loi portant règlement budgétaire de 2014 qui fait ressortir un taux de réalisation de 93% des dépenses et des recettes ins- crites dans la loi de finances 2014. Selon ce texte, les dépenses budgétaires réalisées effectivement en 2014 ont été de 7 145,27 milliards (mds) de DA dont 4 430,25 mds de DA pour le fonctionnement, 2 545,5 mds de DA pour l'équipement et 169,5 mds de DA de dépenses imprévues, a fait savoir le ministre. Le ministre s'exprimait lors d'une réunion présidée par le président de la commission, M. Mahdjoub Bedda, en présence du ministre délégué chargé de l'économie numérique et de la modernisation des sys- tèmes financiers, M. Mouatassem Boudiaf, ainsi que la ministre des Relations avec le

Parlement, Mme Ghania Eddsalia. Rappelant que la loi de finances de 2014 tablait sur 7 656,16 mds de DA de dépenses, M. Babaammi a indiqué que les réalisations en matière de dépenses publiques ont atteint 93,3% à raison de 93,97% pour le fonctionnement et 86,53% pour l’équipement. A la fin 2014, les réserves de change du pays étaient de 177,3 mds de dollars alors que le FRR dégageait un solde positif de 6 245 mds de DA, rappelle M. Babaammi. Les interventions des membres de la commission, qui ont suivi la présentation du ministre, ont été notamment axées sur la nécessité de consacrer tous les moyens à même de récupérer les dettes fiscales impayées, de faire une évaluation de l'im- pact des exemptions fiscales accordées aux investisseurs pour voir s'il s'agit réelle- ment d'une démarche rentable, d'améliorer la gestion des transferts sociaux et de

mieux maîtriser les dépenses imprévues. D'autres membres se sont interrogés sur l'utilité de débattre d'une loi de règlement qui traite l'exercice n°3 alors que des réformes ont été introduites entre temps pour régler des imperfections enregistrées en 2014. Un député a même estimé que ce débat était «inutile» puisque les observations et recommandations de la Cour des comptes concernant l'exécution des lois de finances «sont les mêmes à chaque fois». En réponse aux députés, M. Babaammi a reconnu que le montant de la dette fiscale impayée, estimée à plus de 7 000 mds de DA, était lourd en soulignant que ce montant est, tout de même, le résultat d'un cumul depuis 1962, en promettant que ce problème sera enfin pris en charge de façon efficace grâce à la modernisation de l'administration fiscale et ses services.

Riad D.

Prix du pétrole

Le Brent ouvre la semaine à plus de 56 dollars

Les cours du pétrole reculaient hier en cours d'échanges euro- péens, après plusieurs séances de

hausse suite à l'entrée en vigueur de l'accord entre les grands pro- ducteurs de brut pour réduire l'offre sur les marchés.

A Londres, le baril de Brent de la

mer du Nord pour livraison en mars valait 56,10 dollars sur

l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse d'un dollar par rapport à

la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de février reculait de 90 cents à 53,09 dollars. Les cours de l'or noir, qui avaient légèrement avancé lors de la pre- mière semaine d'échanges de 2017, reculaient nettement lundi. L'Organisation des pays exporta- teurs de pétrole (Opep) et ses alliés ont conclu un accord - entré en vigueur- pour réduire la production et permettre aux marchés de se rééquilibrer. Vendredi, le prix du baril de Brent avait avancé de 21 cents à 57,10 dollars à l'Intercontinental Exchange (ICE). Le WTI avait pris 23 cents à 53,99 dollars le baril au New York Mercantile Exchange (Nymex). Reda A.

Algérie-CCanada

Bouterfa examine les opportunités de partenariat en énergie

Le ministre de l'Energie, M. Noureddine Bouterfa, et l'ambassa- drice du Canada à Alger, Mme

Isabelle Roy, ont évoqué hier les opportunités de partenariat dans le domaine énergétique dont essen- tiellement les énergies renouve-

lables, a indiqué un communiqué

du ministère. Lors de cet entretien, les deux par- ties ont passé en revue les rela- tions de coopération et de partena- riat entre les deux pays dans le domaine énergétique ainsi que les opportunités d'affaires et les pers- pectives futures d'investissements dans des projets structurants en Algérie, notamment en matière des énergies renouvelables, précise la même source.

A cet effet, le ministre a présenté à

l'ambassadrice canadienne les grands axes du programme natio- nal de développement des éner- gies renouvelables en faisant part de la volonté du gouvernement de

diversifier les sources d'énergie et

de développer le volet industriel lié

à ce programme.

M. Bouterfa a ainsi invité les entre- prises canadiennes à répondre à l'appel à investisseurs que le sec- teur s'apprête à lancer et qui offre des opportunités de partenariat mutuellement bénéfiques à parta- ger sur le long terme. Cet appel à investisseurs consiste

à réaliser des installations de pro- duction d'électricité à partir de sources renouvelables d'une capa-

cité de 4 000 MW/an à raison de 800 MW/an, qui sont conditionnées par la réalisation d'investissements dans le domaine industriel, rappel-

le le ministère.

Les deux parties ont aussi abordé les différents domaines dans les- quels les deux pays peuvent échanger leurs expériences et développer des solutions à des préoccupations communes.

R. N.

N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017

ÉVÈNEMENT

N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 ÉVÈNEMENT Les DEBATS 3 Implication de plusieurs ministères dans
N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 ÉVÈNEMENT Les DEBATS 3 Implication de plusieurs ministères dans
N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 ÉVÈNEMENT Les DEBATS 3 Implication de plusieurs ministères dans

Les DEBATS

3

Implication de plusieurs ministères dans la célébration de Yennayer

Le HCA évoque un «réveil identitaire»

Yennayer ou Nouvel An amazigh qui fait partie de l'histoire et l'identité algérienne et même maghrébine commence à trouver sa place graduellement dans la célébration officielle, en attendant qu'il soit reconnu comme une journée nationale.

qu'il soit reconnu comme une journée nationale. Par Leila Bensaid A insi, pour cette année, cette

Par Leila Bensaid

A insi, pour cette année, cette fête qui était limi- tée à la célébration familiale et autres

associations culturelles, voit l'im- plication d'officiels à travers plu- sieurs départements ministériels selon les explications du secrétai- re général du Haut commissariat à l'amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad. Qualifiant ce programme de «large mobilisa-

tion» pour Yennayer 2967 , il dénote, selon lui, un «réveil identitaire» du citoyen algérien qui s'est «réconcilié avec son his- toire». Lors d'un point de presse qu'il a tenu hier au Centre inter- national de presse, il a annoncé que les célébrations du Nouvel An amazigh, Yennayer 2967, seront marquées par un riche programme de festivités, impli- quant «plusieurs secteurs minis- tériels». Il a cité, entre autres, «les secteurs de la culture, de l'Education nationale et de la jeu-

nesse et des sports en plus des collectivités locales et la Protection civile». A ce propos, il a indiqué qu'il y aura des cara- vanes culturelles qui sillonneront une dizaine de villes du pays, du 11 au 16 janvier. Il a annoncé également plusieurs représenta- tions musicales, conférences, expositions et un petit salon du livre, au programme de ces célé- brations. L'orateur a indiqué que le lan- cement des célébrations est prévu à Alger avec des exposi- tions de livres, d'artisanat et d'art culinaire, des spectacles musi- caux, en plus d'une rencontre autour des «connaissances his- toriques sur la célébration de Yennayer» et d'une parade des éléments de la Protection civile. En outre, les caravanes cultu- relles se dirigeront le 11 janvier vers Béni Snous à Tlemcen, Touggourt (Ouargla), Batna, Guelma, Béjaïa, Sétif et Tissemsilt où des programme de célébration sont prévus jusqu'au

16 janvier en partenariat avec les collectivités locales, les centres culturels et le mouvement asso-

ciatif. Il est prévu aussi un cours sur la fête de Yennayer qui sera dispensé dans toutes les écoles du pays qui accueilleront égale- ment des activités de célébration du Nouvel An amazigh selon Si El Hachemi Assad. Du 10 au 14 janvier à Oran, il est prévu, en collaboration avec l'association culturelle Numidya, un Festival Yennayer prévoyant des ren- contres thématiques, des repré- sentations artistiques, des cours de tamazight et des expositions . Le SG du HCA a également annoncé la signature, le 11 jan- vier, d'un partenariat avec Algérie Poste pour l'utilisation de tamazight dans cette entreprise et l'émission de timbres postaux en tamazight. Par ailleurs, ce responsable a évoqué le pro- gramme du HCA pour l'année

2017. A ce propos, il a annoncé

l'élaboration d'un programme pour célébrer le centenaire de la

naissance de l'écrivain, anthro- pologue et linguiste Mouloud Mammeri (1917-1989) avec, entre autres, la réédition et la tra- duction vers le tamazight de ces œuvres, des colloques et un fes- tival dédié à l'Ahalil à Timimoun. Selon lui, 2017 sera également «l'année de la formation conti- nue» des enseignants de tama- zight, des greffiers du secteur de la justice et des journalistes exer- çant en tamazight, en plus de la participation à «l'amazighisation de l'environnement» par l'usage de concepts signalétiques propo- sés par le HCA qui a choisi Béjaïa comme wilaya pilote de ce projet. Enfin, il a évoqué la finalisa- tion prochaine du projet du Centre national de recherche en langue et culture amazighes à Béjaïa et un travail avec les diffé- rents secteurs pour finaliser les textes juridiques afin d'asseoir l'Académie de la langue amazi- ghe, annoncée en 2016.

L.B.

FFS

Appel à la reconnaissance officielle de Yennayer

Par Rachid Chihab

Le Front des forces socialistes (FFS), renouvelle son appel au gouvernement pour faire de Yennayer une fête nationale chô-

mée et payée et ce, pour redonner

à l'amazighité sa place méritée

dans le pays. C'est le chef du grou- pe parlementaire du plus vieux

parti de l'opposition, Chafaâ Bouaïche, qui a renouvelé cet appel. «…. M. Sellal, reconnaissez

Yennayer comme jour férié pour marquer vraiment cette authentici- té algérienne qui nous dispense d'aller chercher nos printemps ailleurs», a écrit le député. Il ajoute en s'adressant toujours à Sellal :

«Joignez donc l'acte à la parole. Ne vous contentez pas de faire des boutades. Il y a quelques jours, en réaction aux événements qu'a vécus la wilaya de Béjaïa, vous avez déclaré que l'Algérie ne connaît pas le «printemps arabe»… et qu'elle va fêter Yennayer ! Pour fêter cette date, il faut d'abord la reconnaître comme fête officielle». Dans son document, Bouaïche, rappelle la première démarche prise par ses soins pour faire de Yennayer une fête nationale. «Le 22 janvier 2014, il y a trois ans, en ma qualité de député du FFS, j'ai déposé une proposition de loi pour revendiquer la reconnaissance de la date du 12 janvier (jour de l'an amazigh) comme fête officielle, chômée et payée. La proposition est signée par l'ensemble des députés du FFS. Le 5 février 2014, le bureau de l'APN a transmis la proposition au gouvernement en application des dispositions du premier paragraphe de l'article 25 de l'ancienne loi organique relative

à l'organisation de l'APN et du

Conseil de la nation et la relation entre les deux institutions et le gouvernement», rappelle-t-il. Cette demande n'a pas eu de réponse, déplore le député. «Depuis cette date, le gouverne- ment que vous dirigez n'a pas émis d'avis, au bureau de l'APN, sur la proposition de loi dans un délai de deux mois, en application du 2 ème paragraphe de l'article 25, ce qui oblige le président de l'APN à ren- voyer la proposition à la commis- sion des affaires juridiques», dit-il. Le rédacteur du document estime que cette reconnaissance est nécessaire en ces moments précis que traversent l'Algérie et toute la région qui l'entoure. Il s'agit, d'après lui, d'une immunisation. R.C.

Crise libyenne

La diplomatie algérienne au front

Par Sofiane Ait Mohamed

L a diplomatie algérienne agit activement ces dernières semaines en vue de la réso-

lution politique de la crise libyenne. Après la venue récente en Algérie du maréchal Khalifa Haftar suivie quelques jours après du président du gouvernement (GNA), Faiz al Serraj, l'Algérie a accueilli hier, une délégation de parlementaires de la Chambre des représentants de Libye. Selon un communiqué du minis- tère des Affaires étrangères, les derniers développements de la situation en Libye ont été à l'ordre du jour de l'entretien hier à Alger

entre le ministre des Affaires magh- rébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etat arabes, Abdelkader Messahel, et les membres de cette délégation de parlementaires de la Chambre des représentants de Libye. Lors de cette rencontre, les deux parties ont évoqué «les voies et les moyens permettant l'accéléra- tion de la mise en œuvre du proces- sus de règlement de la crise en Libye, à travers la dynamique de dialogue inclusif inter-libyen et la réconciliation nationale, pour la pré- servation de la stabilité de la paix et de la sécurité de ce pays voisin», a précisé la même source. M. Messahel a rappelé, à cette occa- sion, la vision de l'Algérie et ses

efforts fondés sur la «non-ingéren- ce, la solution politique et le rappro- chement entre les positions des parties libyennes». Les membres de la délégation libyenne ont, de leur côté, salué «les importants efforts consentis par l'Algérie au titre de la facilitation de la concerta- tion entre les partis libyennes et le dialogue inter-libyen, dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord politique et en soutien au processus initié par l'ONU», a conclu le texte. Mercredi dernier, Messahel avait reçu le président du Haut conseil d'Etat de Libye, Abderrahmane Swihli, auquel il a rappelé la posi- tion que l'Algérie a constamment défendue auprès de toutes les par-

ties libyenne «en faveur de la solu- tion politique au conflit, fondée sur le libre choix des Libyens à s'enga- ger souverainement et sans ingé- rence extérieure, sur la voie du dia- logue inclusif et de la réconciliation nationale». Lors de sa dernière visite, Esseraj a rappelé que l'Algérie avait reçu plusieurs res- ponsables libyens avant de réitérer son appel à toutes les parties concernées à «se mettre autour de la table du dialogue pour régler nos problèmes par nous mêmes, loin de toute ingérence étrangère». Cet objectif, a-t-il dit, «ne peut être atteint que si nous mettons de côté nos différends actuels et tentons d'ouvrir une nouvelle page pour

l'édification de notre patrie et la réalisation de sa sécurité et de sa stabilité». Cet appel est adressé en particulier au maréchal Khalifa Haftar récemment reçu par le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal. Une rencontre au cours de laquelle il a été rappe- lé que «la seule alternative reste la solution politique basée sur le dia- logue inclusif inter-libyen et la réconciliation nationale, ce à quoi œuvre l'Algérie en direction de l'en- semble des parties à la crise en Libye». On en saura davantage le 25 janvier prochain, lors du sommet de chefs d'Etat consacré à la crise libyenne qui se tiendra en République du Congo. S.A.M.

4

Les DEBATS

ACTUEL

4 Les DEBATS ACTUEL N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 Il sera opérationnel prochainement Mise
4 Les DEBATS ACTUEL N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 Il sera opérationnel prochainement Mise
4 Les DEBATS ACTUEL N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 Il sera opérationnel prochainement Mise

N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017

Il sera opérationnel prochainement

Mise en place d'un Groupement de la police des transports

Un Groupement de la police des transports (GPT) sera mis en place prochainement. Ce groupement qui regroupera la police du tram, du métro, du train, du téléphérique et même des transports urbains aura pour mission de chapeauter les unités assurant la sécurité des différents moyens de transport.

assurant la sécurité des différents moyens de transport. Par Karima Nacer L e commissaire princi- pal,

Par Karima Nacer

L e commissaire princi- pal, Mohamed Filali, chef de la brigade moto- risée de la wilaya

d'Alger explique, lors d'une conférence de presse, que le groupement est en phase de finalisation. Sa mise en place sera annoncée prochainement, a ajouté l'officier supérieur, souli- gnant que ce groupement aura pour mission de chapeauter toutes les unités de sécurité créées jusque-là pour sécuriser les moyens du transport. Près de cinq ans après le lancement des lignes du métro d'Alger et celles du tramway, leur réputation est bonne. Et pour cause, jusque-là, le nombre d'agressions surtout au niveau du tramway sont insi- gnifiantes par rapport au nombre de voyageurs transportés par ces deux moyens de transport, indique le commissaire principal

Mohamed Filali, pour qui neuf cas d'agressions signalés en

2015 contre 20 cas en 2016 reste

infimes. Selon lui, le nombre ne choque pas comparativement au nombre de voyageurs transportés par ce moyen et aux nouvelles lignes réceptionnées. Le commis- saire explique aussi que les cas signalé ne releve pas d'agression physique, mais plutôt de diffé-

rends entre les agents de tickets et les voyageurs qui refusent de payer au niveau du tramway. Selon le commissaire principal, «la police du métro et du tram- way a assuré la sécurité de plus de 28 millions de voyageurs en

2016 du métro et plus de 15 mil-

lions de voyageurs de tramway, ayant utilisé ces deux moyens de transport. Dans l'objectif de garantir la sécurité des voya- geurs, ces mêmes services, indique-t-il, ont procédé à la vérification de l'identité de 326 952 individus et apporté leur

aide à 1 447 d'entre eux depuis novembre 2011 jusqu'à la fin 2016. Parmi ces personnes contrôlées, 790 individus recher- chés par les juridictions ont été arrêtés, 479 ont été appréhen- dés en possession de drogue et 230 en possession d'armes blanches prohibées», ajoute le commissaire principal, Mohamed Filali. «Ces résultats positifs sont dus au professionnalisme des agents formés pour la cir- constance», explique le même officier qui ajoute que la police est «dotée des meilleurs appa- reils pour découvrir tout ce qui est susceptible de perturber l'ordre et la quiétude publics». Il cite, à cet effet, le PDA, un appareil sophistiqué pour identi- fier les individus recherchés. En outre, il relève que la direction générale de la Sûreté nationale assure régulièrement à ses agents des formations, notam- ment sur les techniques et les

procédures de fouille. L'officier supérieur relève également que plus de 400 policiers assurent la sécurité du métro et du tramway, un nombre appelé à augmenter dans un an avec la mise en ser- vice de deux lignes qui desservi- ront la place des Martyrs et Aïn Naâdja. Pour sa part, le commis- saire de police, Ben Abou Mohamed Abderahmane, com- mandant de la compagnie de police du métro a dressé un bilan comparatif des activités de la police du métro et du tram durant deux ans. Pour les affaires de faux et usage de faux, la même source a relevé quatre cas en 2015 contre deux en 2016. Le lieutenant Boumahen Djamel, comman- dant de la compagnie de police du tramway a, pour sa part, fait savoir que les vols sont signalés au niveau du tramway. 31 cas de vols ont été signalés en 2015 contre 88 en 2016. L.A.R.

Prestations touristiques

en 2015 contre 88 en 2016. L.A.R. Prestations touristiques Formation pour améliorer la qualité du service
en 2015 contre 88 en 2016. L.A.R. Prestations touristiques Formation pour améliorer la qualité du service
en 2015 contre 88 en 2016. L.A.R. Prestations touristiques Formation pour améliorer la qualité du service
en 2015 contre 88 en 2016. L.A.R. Prestations touristiques Formation pour améliorer la qualité du service

Formation pour améliorer la qualité du service

L e ministre de l'Aménagement du Territoire, du Tourisme et de l'Artisanat, Abdelwahab Nouri, a affir-

mé, dimanche à Biskra, que les capacités de formation disponibles sont mobilisées pour couvrir le déficit en encadrement touristique. Les capacités de formation offertes par l'enseignement supérieur, la formation profes- sionnelle et le secteur touristique sont mobili- sées pour former le personnel compétent pour encadrer les structures touristiques, a souli- gné le ministre dans une conférence de pres- se animée en marge d'une visite dans cette wilaya. «Il existe des conventions pour la forma- tion, le recyclage et la formation spécialisée des ressources humaines du secteur à l'étran- ger», a ajouté M. Nouri. Le ministre a, dans la même optique souli-

gné que la réalisation des structures touris- tiques est primordiale et la formation des cadres et personnels appelés à assurer la gestion avec compétence est nécessaire. La faiblesse des services touristiques imputée souvent à l'absence d'une main- d'œuvre qualifiée est «'une vérité qu'il ne faut éluder», a ajouté le ministre estimant que le tourisme «est un secteur sensible qui a besoin de travailleurs qualifiés et compé- tents». Le secteur a bénéficié de l'inscription de 1 580 projets d'investissement à travers le pays dont 580 en phase de réalisation finale, a rappelé le ministre estimant que cela tra- duit l'intérêt ccordé au secteur. Il a également fait état d'opération de requalification de plus 70 établissements hôteliers à travers le pays pour plus de 70 milliards de DA, indiquant que la plupart de

ces projets ont démarré. M. Nouri a également attribué les difficul- tés que rencontrent certains de ces projets à «l'incapacité des cadres à gérer un tel volu- me d'investissement», assurant que ce dos- sier jouit d'un grand intérêt au regard des grands services assurés par ces établisse- ments. Le ministre a inauguré le nouveau siège de la direction locale du tourisme et de l'arti- sanat et a inspecté un complexe thermal, le village touristique «Jardin des Zibans» ainsi que le mausolée et la mosquée Okba Ibn Nafi' dans la ville éponyme. Le ministre devait également inspecter l'hôtel des Zibans et le projet de modernisa- tion du complexe thermal Hammam Essalihine au chef-lieu de wilaya. R. T.

Site Tobna à Batna

Opération d'évaluation du potentiel archéologique

Une équipe d'archéologues du Centre national de recherche en archéologie (Cnra) de l'université Alger 2, a entamé une opération d'évalua- tion du potentiel archéologique du site Tobna, situé à la daïra de Barika dans la wilaya de Batna, a-t-on appris dimanche du directeur de la culture. Programmée du 5 au 9 jan- vier courant, cette opération, présidée par le Pr Mohamed El Mostefa Filah, permettra de mieux connaître le site et de localiser les zones qui seront ciblées par les fouilles archéo- logiques, devant être lancées à la fin du mois de mars pro- chain, a précisé Omar Kebour. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un projet scien- tifique approuvé par le ministè- re de la Culture, représenté par l'Office national de gestion et d'exploitation des biens cultu- rels (Ogebc) a ajouté la même source précisant que cette opération de fouilles sera réali- sée par le laboratoire national des sciences archéologiques et du patrimoine de l'université Alger 2 en collaboration avec la direction locale de la culture. Le site archéologique Tobna bénéficie pour la pre- mière fois d'un projet scienti- fique à long terme, réparti sur plusieurs étapes (4 à 5 mois) a signalé M. Kabbour, soulignant que toutes les opérations simi- laires dans la région de Batna, depuis les années 1980 relè- vent d'initiatives individuelles. La daïra de Barika ainsi qu'un nombre d'associations culturelles locales ont égale- ment contribué à la réussite de la réalisation de ce projet, a-t- on indiqué. Dans le même contexte, le directeur de la culture a dévoi- lé que l'Ogebc prendra en char- ge le projet de réalisation de deux clôtures autour des sites archéologiques, Tobna et Tazoult dans la perspective de préserver et de sauvegarder ces deux espaces. Au cours de l'année 2016, la deuxième partie de l'étude de délimitation du site archéolo- gique de l'antique cité Tobna enfouie actuellement sous les terres a été lancée, ont affirme les services de la direction de la culture. Le site Tobna, qui renferme des ruines romaines et isla- miques, s'étend à l'est de la RN70 entre les deux villes de Barika et M'doukal. Bien que l'existence de la cité historique Tobna remonte à la fin du II e siècle, selon plu- sieurs sources historiques, le site, classé en 1950 et porté sur la liste du patrimoine national en janvier 1968, n'a pas consti- tué l'objet de recherches archéologiques, a-t-on noté. Le directeur de la culture de la wilaya a indiqué que le lan- cement de l'opération des fouilles de ce projet scienti- fique contribuera à réhabiliter et à créer une dynamique autour du site de Tobna.

R. N.

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017

ACTUEL

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 ACTUEL Les DEBATS 5 Gestion de l'argent public Pierre
N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 ACTUEL Les DEBATS 5 Gestion de l'argent public Pierre
N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 ACTUEL Les DEBATS 5 Gestion de l'argent public Pierre

Les DEBATS

5

Gestion de l'argent public

Pierre de touche de la construction démocratique

Avec la crise des recettes extérieures, l'Algérie commence à faire ses comptes sur les excès
Avec la crise des recettes extérieures, l'Algérie commence à faire ses comptes sur les excès d'euphorie et les
gaspillages qui ont caractérisé la gestion de l'argent public pendant plusieurs années.
de l'ex-Alliance présidentielle,
avait déclaré qu'il détenait des
noms sur de personnalités offi-
cielles qui auraient trempé dans la
corruption. C'était un terrain miné.
Le Président Bouteflika l'avait mis
publiquement au défi d'avancer les
noms qu'il prétend détenir ; à
défaut, menaçait Bouteflika, c'est
au gouvernement de porter plainte
contre l'auteur de telles déclara-
tions. C'est l'histoire de l'arroseur
arrosé. Il en a certainement gardé
des traces, par le moyen des-
quelles il est supposé revoir ses
comptes et approfondir sa
connaissance de l'Algérie de l'un-
derground des affaires; un monde
complexe sustenté par une embel-
lie financière qui ne s'était pas
démentie pendant plus d'une dizai-
ne d'années. C'est un moment
d'euphorie qui a tissé ses clien-
tèles et son copinage réticulé, ins-
tallant un type particulier de gou-
vernance, où les cadres loyaux,
compétents et ayant le sens de
l'autonomie ont été éjectés et mar-
ginalisés.
Une exigence
démocratique

Par Saâd Taferka

C ette embellie financière, qui aura duré plus d'une décennie, a bénéficié de l'affriolant vocable

de «bahbouha malia», et cela de la part de l'ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et d'un certain nombre d'acteurs politiques et de médias. Cette forme de gouaille avait assurément ses justifications devant le danger qui guettait cette fausse prospérité, basée exclusi- vement sur les exportations des hydrocarbures bruts. Même la pétrochimie et les autres formes de transformation (comme le raffina- ge) ont cédé le pas devant la fréné- sie de la vente en l'état. C'était une industrie extractive dans toute sa nudité. Contraint à la rigueur budgétai- re, à la rationalisation des importa- tions et à la recherche d'autres alternatives à la rente, le gouverne- ment ne jure aujourd'hui que par les équilibres macroéconomiques qu'il faudra, coûte que coûte, sau- vegarder. Et c'est là un raisonne- ment logique pour lequel, malheu- reusement, le terrain - sur le plan culturel, de l'économie domestique, des solidarités sociales - n'a pas été bien préparé. Et il n'est guère étonnant que l'occasion de la crise des finances publiques alimente goulûment les potins, la vox populi et le Landerneau algérien sur les aspects discutables de la gestion passée de l'argent public. Cela est d'autant plus évident que, de façon générale et confuse, l'opinion publique craint une austérité mal partagée. Dans ce cas, le «sacrifi- ce» consenti par les ministres de

se passer de 10% de leurs salaires paraît plus une «coquetterie» imposée par l'air du temps, qu'une véritable action de solidarité face aux effets de la crise. Les appréhensions de l'opinion sont aussi renforcées par certaines révélations officielles quant à une gestion approximative, voir parfois chaotique, de l'argent public au cours de ces dernières années. Ce n'est pas un partie de l'opposition, mais la Cour des comptes - un organe constitutionnel - qui établit des constats peu flatteurs dans la gestion des budgets des dernières années. À la fin 2016, la Cour a élaboré son rapport relatif à la ges- tion du budget 2014. Elle a relevé dans les procédures de passation de marché et, en général, dans la gestion des deniers de l'Etat, des violations, des surcoûts, de la dila- pidation et un déficit de transparen- ce. Cela va de la grave carence dans la planification des pro- grammes et des projets d'équipe- ments, jusqu'à la gestion décriée des fonds spécifiques classés dans les comptes d'affectation spéciale (CAS). Sans omettre les diffé- rentes et sempiternelles réévalua- tions des projets, opérations bud- gétivores ayant touché la presque totalité des ordonnateurs du bud- get de l'Etat. Le rapport de l'année 2013 de cette même institution de contrôle, auquel s'est greffé un bilan des exercices précédents (jusqu'à 2006), a relevé un grand nombre de dérives dans la gestion de l'ar- gent public, particulièrement dans les prestigieux festivals culturels, dont le ministère de tutelle veut aujourd'hui réduire le nombre et la dimension. On a y a relevé que

dans le cadre de la manifestation organisée en 2012, pour célébrer le 50 e anniversaire de l'Indépendance, le budget dépensé par le ministère de la Culture (sub- ventions à la production audiovi- suelle, de livres et de pièces théâ- trales) était de 752 milliards de dinars. Le quart de ce budget a été viré au compte d'un seul prestatai- re de service. Cela charrie naturel- lement beaucoup d'interrogation et amène l'opinion a bien spéculer que le phénomène de la corrup- tion, avec les risques de générali- sation et de raccourcis que ren- dent possibles le manque d'infor- mation et le désir de vengeance politique.

Droit d'inventaire

Les aspects et les segments inhérents à la lutte contre le phé- nomène de la corruption et au contrôle régulier de l'usage qui est fait de l'argent public, constituent des éléments majeurs du débat qui participent imparablement à l'en- treprise de «moralisation de la vie publique» et à l'édification de rap- ports de confiance entre gouver- nés et gouvernants. C'est une mis- sion considérée comme le «grand dessein», une espèce de pièce maîtresse de tout effort de redres- sement national. Si cet aspect de la vie publique a pris une dimen- sion importante dans les médias et les différents forums de discus- sion, y compris les plus informels (cafés, mosquées, djemaâ…) - c'est que, bien auparavant, l'opi- nion publique nationale et des organisations internationales ont eu à constater et à déplorer un grave phénomène qui a pris racine dans les structures et les institu-

tions du pays ; une dérive dont la société tout entière continue de souffrir et dont les conséquences n'ont jamais fait l'objet d'un inven- taire ou quelconque bilan, en dehors de l'épisode rocambo- lesque de la fin des années 1980, où était lancée à la cantonade l'af- faire des 26 milliards de dollars de commissions qu'auraient prises des fonctionnaires sur les opéra- tions du commerce extérieur, alors monopôle de l'Etat. Les cadres et fonctionnaires de l'Etat vivent dans un climat délétè- re et plein de suspicion. N'importe qui peut être accusé de n'importe quoi. C'est là une situation impo- sée par la généralisation du phé- nomène de la corruption, qui fait qu'il n'est pas aisé de distinguer le bon grain de l'ivraie dans les diffé- rentes institutions de l'Etat qui emploient plus de deux millions de fonctionnaires, outre les employés de centaines entreprises publiques. Plusieurs affaires de diffama- tion sont encore en instance au niveau de la justice. Les procé- dures traînent en raison surtout de la légèreté avec laquelle ce genre d'accusation est proféré. Mais c'est l'atmosphère générale du pays - basée sur des constats d'enrichissement injustifié, de signes extérieurs de richesses, d'affaires de détournement d'ar- gent ou de corruption ayant pu être élucidées par la justice…- qui ins- talle cette ambiance de défiance, de Un épisode presque institution- nel anecdotique illustre sans doute toute la difficulté de traiter sereine- ment de la corruption. Ce fut en 2006. Bouguerra Soltani, qui était alors président du MSP et membre

La corruption, quelle que soit la forme par laquelle est exercée, a puissamment alimenté le marché informel, que le gouvernement tente de réduire ou de juguler en ces moments de crise des recettes extérieures. La masse monétaire en circulation dans cette sphère dépasse, d'après certaines estima- tions, les 40 milliards de dollars. L'évasion fiscale s'étale sur plu- sieurs milliards de dinars. De tels chiffres, aussi fuyants soient-ils, font aujourd'hui, dans cette conjoncture de crise budgétaire, couler beaucoup de salive et de commentaires. L'approche initiée par le gouvernement pour rentabi- liser ces avoirs liquides - par le moyen de la mise en conformité fiscale volontaire et par l'emprunt obligataire - n'a pas donné de résultats probants à ce jour. «Régulariser» le commerce informel et les autres activités parallèls, et lutter contre la corrup- tion, paraissent aujourd'hui comme des segments importants, voire vitaux, du projet du redressement économique du pays. Ils sont appelés à se joindre aux efforts de rationalisation des dépenses et de la maîtrise des coûts imposés par la nouvelle conjoncture écono- mique du pays. Sous cet angle, la crise peut être vue et saisie comme une opportunité pour se remettre à «compter ses sous» et à travailler à la moralisation de la vie publique. Ce qui, sur le plan politique, est de nature à contribuer à un assainis- sement de la relation de la politique avec l'argent et se défaire de la fameuse notion de «chkara» qui fait acquérir des mandats législatifs (APN et sénat) ou locaux. En tout cas, la régularité et la transparence de la gestion des deniers publics et des biens de la collectivité prennent de plus en plus les contours et la consistance d'une exigence démocratique, vue en tant que telle par les popula- tions et la société civile. Elles ne peuvent être dissociées du reste du processus de démocratisation institutionnel et politique.

S. T.

6

Les DEBATS

ECONOMIE

6 Les DEBATS ECONOMIE N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 Complexe sidérurgique de Bellara (Jijel)
6 Les DEBATS ECONOMIE N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 Complexe sidérurgique de Bellara (Jijel)
6 Les DEBATS ECONOMIE N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 Complexe sidérurgique de Bellara (Jijel)

N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017

Complexe sidérurgique de Bellara (Jijel)

L'autre «poumon» économique du pays

Projet d'importance et d'intérêt nationaux, le futur complexe sidérurgique de la zone de Bellara, à
Projet d'importance et d'intérêt nationaux, le futur complexe sidérurgique de la zone de Bellara, à El Milia, au sud-
est de Jijel, est l'autre poumon économique du pays et dont la portée stratégique est de mettre fin à l'importation
de l'acier.
Jijel en particulier et pour toute l'Algérie, ont
souligné le responsables concernés, qui
ont fait part de l'effet «domino» qu'aura ce
projet sur tous les secteurs.
Combiné au dynamisme du port de
Djenjen à la faveur du parachèvement du
projet de la pénétrante autoroutière entre
Jijel et la ville d'El Eulma (Sétif), cet inves-
tissement sera d'un impact certain sur
l'économie régionale et nationale, affirme-t-
on
Une mégacentrale électrique
pour consolider le pôle
industriel

L ancé en réalisation en 2015, ce pro- jet de l'Algerian Qatar Steel (AQS), fruit de partenariat entre l'Algérie qui détient 51% et le Qatar avec 49 %

du capital, est appelé à «révolutionner» l'in-

dustrie nationale en offrant un marché d'acier équilibré, régulier et compétitif. La pose des premiers pieux constituant l'ossature du laminoir de ce méga projet a confirmé le début de concrétisation d'un vieux rêve transformé, grâce à la détermina- tion des hommes, en une réalité. Le taux d'avancement des travaux de réa- lisation du complexe sidérurgique de Bellara

a atteint plus de 60%, ont affirmé des respon-

sables de l'AQS, propriétaire du projet. Les travaux du premier laminoir sur les trois prévus dans ce grand complexe indus- triel sont actuellement à 70%, ont, de leur côté, souligné à l'APS les responsables du groupe italien Danielli, chargé de la construc- tion de cet ensemble sidérurgique. S'étendant sur une superficie avoisinant les 216 ha de la zone industrielle Bellara, le

complexe tant attendu «balayera d'un revers de la main» la dépendance aux importations d'acier, a soutenu le directeur général adjoint de l'AQS, Sofiane Chaïb Setti, qui a mis l'accent sur l'importance de cet investisse- ment dans la mise en place d'une industrie algérienne développée et compétitive. Devant entré en exploitation courant 2017, le complexe sidérurgique de Bellara, qui sera doté de deux aciéries et de trois laminoirs, est l'un des plus importants pro- jets d'investissement dont a bénéficié le secteur économique national au titre de la grande dynamique de développement tous azimut en cours en Algérie depuis plus d'une décennie. A ce jour, plus de 800 pieux et une qua- rantaine de piliers pour les trois laminoirs du futur complexe sidérurgique de Bellara ont déjà été posés. Le chantier «grouille» d'équipes, tous les moyens humains et logistiques néces- saires ayant été mobilisés avec la détermi- nation de parachever, dans les délais

impartis, l'un des projets phares de l'indus- trie nationale. D'un coût de 170 milliards de dinars, le chantier du complexe sidérurgique de Bellara offre actuellement 3 000 postes de travail. En phase d'exploitation, ce com- plexe proposera 1 500 emplois directs et pas moins de 10 000 indirects et métamor- phosera toute la région de Bellara.

Une capacité prévisionnelle de 4 millions de tonnes/an

Avec une capacité de production, dans une première phase, de 2 millions de tonnes d'acier par an, puis 4 millions de tonnes dans une deuxième phase, le com- plexe sidérurgique produira l'acier plat et des aciers spéciaux, et accompagnera l'évolution des différentes filiales indus- trielles, celle ferroviaire et du secteur auto- mobile notamment, a tenu à souligner le DG adjoint de l'AQS. Ce projet sidérur- gique ouvrira de nouvelles perspectives de développement socio-économique pour

Dans la zone de Bellara, un immense terrain, au détour d'un passage à proximité de la commune d'El Milia, entre Jijel et Constantine, au site qui porte le nom du chahid de la Révolution, Mahmoud Bellara, une centrale électrique, un autre mégaprojet, est en voie de parachèvement. La centrale électrique pour laquelle un investissement de 89 milliards de dinars a été consenti, implantée à proximité immé- diate du complexe, devra assurer une ali- mentation constante en cette énergie vitale pour cette industrie capitale. D'une capacité de près de 1 400 mégawatt (1 398,29 MW), cette centrale électrique, réalisée dans le cadre du projet du complexe sidérurgique algéro-qatari de Bellara, sera d'un impact considérable dans le développement de cette industrie «de première importance sur le tableau de bord de l'économie nationale», escompte-t-on. Le tiers de la capacité globale de cette centrale électrique, soit environ 400 méga watts, dont la réception est prévue pour 2018, sera consommé par le complexe Bellara, a indiqué Chaib Setti, précisant qu'une amenée énergétique de 440 kv était en cours depuis la station d'Oued El Athmania (Mila) pour permettre à cette usine sidérurgique d'effectuer, sans la moindre contrainte, ses premiers essais. Il s'agit là d'une stratégie de fond, inspi- rée d'une vision intégrée qui devra permettre une meilleure exploitation de ce complexe sidérurgique en assumant toutes les pers- pectives de développement ou d'extension envisageable dans l'avenir, confirme encore M. Setti. Sur le plan environnemental, toutes le dis- positions techniques nécessaires ont été pré- vues pour réduire les nuisances sonores ou les effluents liquides, a-t-on assuré.

R. T.

Chlef

ou les effluents liquides, a-t-on assuré. R. T. Chlef Une bonne production mellifère confrontée à un
ou les effluents liquides, a-t-on assuré. R. T. Chlef Une bonne production mellifère confrontée à un
ou les effluents liquides, a-t-on assuré. R. T. Chlef Une bonne production mellifère confrontée à un
ou les effluents liquides, a-t-on assuré. R. T. Chlef Une bonne production mellifère confrontée à un

Une bonne production mellifère confrontée à un problème de commercialisation

L es apiculteurs de la wilaya de Chlef sont confrontés à un sérieux problème de

commercialisation, en dépit d'une production de plus de 40 000 q de miel de différents types. Ce constat est partagé par la

majorité des apiculteurs ayant pris part à la 5eme édition du Salon national du miel, tenu à Chlef, au cours duquel l'abondance de la production mellifère de cette année

a été mise en exergue, parallèle-

ment au constat de l'existence d'un

sérieux problème de vente, en l'ab- sence d'un marché garantissant l'écoulement de cette ressource agricole. Pour le directeur des services agricoles de Chlef, Mokhtar Belaïd,

il s'agit là d'un «problème réel qui

se pose en l'absence tant d'une culture de consommation que de sites réservés à ce type d'activités

commerciales». Il a, néanmoins, fait part de l'en- gagement pris par les autorités locales en vue d' «aplanir cette dif- ficulté et de promouvoir l'activité apicole dans la région pour, au final, arriver à exporter un produit national aux normes mondiales», ajoutant que la «réactivation de la coopérative des apiculteurs de la wilaya va énormément contribuer à cette initiative».

«L'organisation de ce type de salons participe, également, à la promotion de la production melli- fère et au développement de cette filière d'importance, au double plan local et national», a-t-il enco- re soutenu. Pour sa part, le président de

l'association des apiculteurs de la wilaya de Chlef, Abdelaziz Aït Hamouda, a estimé que l'organi- sation, une fois par an, de ce type

d'événements promotionnels "ne suffit pas pour assurer la commer- cialisation de la production melli- fère considérable, assurée par plus de 1 600 apiculteurs activant à l'échelle locale". A ce titre, une proposition a été faite par M. Aït Hamouda de créer un marché pour le miel où l'apicul- teur sera en contact direct avec le citoyen-consommateur. Il a estimé que cette option est dictée par l'importance de l'apicul- ture, devenue une «filière créatri- ce de richesses, tout en consti- tuant une alternative stratégique pour le pétrole, d'autant plus que les pouvoirs publics encouragent l'investissement local et la voca- tion agricole de la région». Pour Medjadji Mohamed, un apiculteur rencontré à ce salon, le problème de commercialisation du miel est imputé à la culture de

consommation chez la famille algérienne, en général, et la famil- le chelfie de façon particulière, lesquelles ont «toujours acquis le miel à travers des relations de confiance ou par le biais d'inter- médiaires», a-t-il expliqué. Son confère, Hadj Younes, a, quant à lui, assuré que la majori- té des apiculteurs qu'il connaît stockent leur miel chez eux, dans l'attente de participer à des salons ou des foires nationales qui leur permettront d'écouler un partie de leur marchandise. Aussi une majorité des apicul- teurs présents à ce salon ont-ils exprimé le voeu de création d'un «marché permanent» pour leur production, parallèlement à la réactivation de la coopérative api- cole de la wilaya, dont il est atten- du, selon eux, «l'aplanissement de nombreux problèmes rencon-

trés dans leur activité profession- nelle». Selon le président de la Chambre d'agriculture de la wilaya, Abdelkader Hadjouti, la réactivation de la coopérative api- cole «va ouvrir de nouvelles pers- pectives pour les apiculteurs de Chlef, notamment pour la vente de leur production, grâce à l'atelier des services commerciaux, char- gé de coordonner les relations entre les apiculteurs et les entre- prises commerciales». La wilaya de Chlef a accordé son agrément pour la promotion de l'association apicole au statut de coopérative englobant cinq ateliers (production des ruches,

production de la cire d'abeille, for- mation des nouveaux apiculteurs, contrôle de la qualité du miel et celui des moyens et services com-

K. M.

merciaux.

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017

SOCIÉTÉ

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 SOCIÉTÉ Les DEBATS 7 Constantine Le taux d'analphabétisme a
N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 SOCIÉTÉ Les DEBATS 7 Constantine Le taux d'analphabétisme a
N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 SOCIÉTÉ Les DEBATS 7 Constantine Le taux d'analphabétisme a

Les DEBATS

7

Constantine

Le taux d'analphabétisme a connu un recul remarquable

Le taux d'analphabétisme dans la wilaya de Constantine a connu un «recul remarquable» durant la dernière décennie, passant de 32% en 2008 à 10,8% en 2016, a indiqué, dimanche à l'APS, le directeur local de l'annexe de l'Office national d'alphabétisation et d'enseignement pour adultes (Onaea) Hocine Hemadi.

et d'enseignement pour adultes (Onaea) Hocine Hemadi. exprimant en marge de la cérémonie de célébration de

exprimant en marge de la cérémonie de célébration de

la journée arabe de lutte contre l'alphabétisation, coïncidant avec le 8 janvier de chaque année, le res- ponsable a précisé que ce résultat jugé «appréciable» a été réalisé à la faveur de la réussite des campagnes de sensibilisation à la lutte contre l'illettrisme menées, aussi bien en zones urbaines, que rurales en collaboration avec plusieurs associations activant dans ce domaine à l'instar les associations El Islah oua el Irchad, Ennour et Iqraâ, les mosquées et la radio locale. Le nombre de femmes inscrites dans les classes

S'

d'alphabétisation reste, de loin, supérieur à celui des hommes, ce qui démontre une plus forte détermination de la gent féminine à vaincre l'illettrisme, a relevé le responsable. «Ces femmes viennent surtout pour apprendre le Coran, mais au fur et à mesure, nous leur appre- nons que l'alphabétisation permet également d'accé- der au monde de la connaissance en général», a-t-il soutenu. Il a appelé, dans ce même contexte, à la néces- sité de la coordination entre les différents partenaires sociaux de ce secteur dont les collectivités locales et les directions des affaires religieuses et de l'action

sociale pour la prise en charge de cette catégorie sociale en matière de for- mation et de réinsertion pro- fessionnelle. Pas moins de 11 000 apprenants dont 5 000 nou- veaux inscrits ont rejoint les bancs des classes d'alpha- bétisation, au titre de la ren- trée d'octobre dernier et sont répartis sur 400 classes relevant des écoles primaires, des centres cul- turels, des Maisons de jeunes ainsi que des mos- quées à travers l'ensemble des communes de la wilaya, a-t-il rappelé. L'encadrement pédago- gique des apprenants est assuré par 340 enseignants qui ont bénéficié, avant leur prise de fonction, d'une for-

mation spécialisée axée sur la psychologie et la pédago- gie de l'enseignement pour adultes. Il s'agit de 230 ensei- gnants contractuels, de 110 recrutés dans le cadre de l'Agence nationale de l'em- ploi (Anem) et de 10 autres

inscrits au titre du dispositif d'insertion professionnelle géré par la direction locale de l'action sociale (DAS), a- t-il fait savoir. Au cours de cette céré- monie tenue à la mosquée Emir Abdelkader, plusieurs lauréats des classes d'al- phabétisation de la saison scolaire 2015-2016 ont été honorés, lors d' une journée organisée sous le slogan «L'Algérie sans illettrisme».

T. O.

Boumerdès

slogan «L'Algérie sans illettrisme». T. O. Boumerdès Le nombre des inscrits aux cours d'alphabétisation en
slogan «L'Algérie sans illettrisme». T. O. Boumerdès Le nombre des inscrits aux cours d'alphabétisation en
slogan «L'Algérie sans illettrisme». T. O. Boumerdès Le nombre des inscrits aux cours d'alphabétisation en
slogan «L'Algérie sans illettrisme». T. O. Boumerdès Le nombre des inscrits aux cours d'alphabétisation en
slogan «L'Algérie sans illettrisme». T. O. Boumerdès Le nombre des inscrits aux cours d'alphabétisation en
slogan «L'Algérie sans illettrisme». T. O. Boumerdès Le nombre des inscrits aux cours d'alphabétisation en

Le nombre des inscrits aux cours d'alphabétisation en baisse

U n recul est constaté dans le nombre des inscrits aux cours d'alphabétisation dans la wilaya

de Boumerdès, pour la 6 eme année consécutive, avec l'enregistrement, depuis le début de cette année scolai- re, de seulement 3 500 apprenants, a- t-on appris, dimanche, du directeur de l'antenne locale de l'Office national d'al- phabétisation et d'enseignement pour adultes. Selon les prévisions de Abdelkrim Selih, ce nombre d'inscrits est appeler à connaitre une hausse progressive, jus- qu'à atteindre les 2 400 apprenants vers le milieu de l'année 2017, a-t-il indiqué dans une déclaration à l'APS, en marge de la célébration de la Journée arabe de l'alphabétisation, au Centre culturel islamique de Boumerdès .

L'année 2009-2010 a été la meilleure, dans la wilaya, en termes de fréquentation des classes d'alphabéti- sation avec près de 20 000 inscrits, un nombre qui a chuté, l'année d'après, à 12 000 inscrits puis à 10 000, jusqu'à atteindre le nombre d'inscrits cette année, a déploré ce responsable. Ce manque d'engouement pour les cours d'alphabétisation est imputé, selon M.Selih, à «un déficit d'informa- tion et de sensibilisation dans les milieux ruraux notamment», outre le recul du phénomène de l'analphabétis- me dans la société du fait de la prolifé- ration des moyens de communication incitant à l'enseignement à distance, entre autres, a-t-il estimé. Plus de 95% des apprenants fré- quentant des classes d'alphabétisation se comptent parmi la gent féminine, a-t-

il ajouté. La wilaya de Boumerdès compte près de 400 classes d'alphabé- tisation, à travers nombre d'établisse- ments éducatifs, de mosquées, de Maison de jeunes, de centres culturels, et de centres relevant d'associations du domaine, collaborant avec l'Office. Leur encadrement est assuré par quelque 277 maîtres d'écoles. Une série de communications, sur le sujet, a été animée au titre de cette Journée arabe de l'alphabétisation, célébrée, cette année, sous le signe «Ensemble pour une wilaya sans anal- phabétisme», et marquée par la pré- sence d'un grand nombre de femmes inscrites aux cours d'alphabétisation. L'opportunité a donné lieu à la distri- bution de diplômes et titres honori- fiques à un nombre d'entre elles.

R. B.

Traitement des AVC ischémiques au CHU de Tizi Ouzou

Introduction prochaine de la thrombectomie

Le service de neurologie du Centre hos- pitalo-universitaire Nedir Mohammed de Tizi Ouzou introduira prochainement la tech- nique de thrombectomie dans la prise en charge des malades ayant subi des acci- dents vasculaires cérébraux (AVC) isché- miques, a-t-on appris du professeur Smaïl Daoudi. Cette méthode qui consiste à aspi- rer le caillot de sang responsable de l'AVC à l'aide d'un cathéter dans l'artère fémorale assure une récupération rapide aux patients chez lesquels la thrombolyse par voie intra-

veineuse (tentative de dissolution du caillot avec des médicaments) n'a pas donné de résultats, a expliqué le responsable du servi-

ce de neurologie du CHU de Tizi Ouzou. Un

acquis thérapeutique qui s'inscrit dans le cadre de l'amélioration des conditions de prise en charge des malades touchés par des AVC ischémiques et dont le nombre connaît une augmentation au cours de ces dernières années, a-t-il souligné. Depuis le mois d'octobre 2016, le service de neurologie du CHU dispose d'une unité de neuro-rééducation et de thrombolyse qui

a permis l'augmentation des chances de

récupération même chez les patients sur les- quels l'intervention ne s'est pas faite pen- dant les 4 h qui ont suivi l'accident, a-t-il affirmé. Dans ce cadre, une équipe de spécia- listes composée de rééducateurs, réanima- teurs, neurologues et radiologues a été mobilisée pour faire avancer ces nouvelles techniques et améliorer les résultats du ser-

vice sur le plan de la prise en charge, a-t-il assuré. Le Pr. Daoudi a donné le chiffre de 30 patients (98% des malades pris en charge dans le service depuis l'introduction de la thrombolyse) qui ont pu récupérer et reprendre leurs capacités physique et men- tale après l'AVC. Selon lui, le CHU de Tizi Ouzou a créé un pôle d'excellence en neurologie qui ne cesse de se développer dans le but d'assurer une prise en charge de qualité pour les patholo- gies neurologiques, notamment les AVC et

la sclérose en plaques qui sont deux mala-

dies fréquentes depuis quelques années.

R. S.

Boughezoul (Médéa)

Ouverture d'un nouveau centre médico- psychopédagogique

Un nouveau centre médico-psychopéda- gogique (CMPP), destiné à l'accompagne- ment des enfants et adolescents qui ont des

difficultés scolaires ou de comportement, a été ouvert récemment dans la commune de Boughezoul, à 88 km au sud de Médéa, a-t- on appris dimanche auprès des services de

la wilaya.

Cette structure, spécialisée dans la prise en charge des personnes souffrant de troubles psychomoteurs, du langage, d'ap- prentissage et de troubles du comporte- ment, accueille déjà une trentaine de pen- sionnaires âgés entre 3 et 19 ans, issus de différentes localités du sud de la wilaya, a indiqué la même source. Le centre en question propose différents types de prise en charge psychopédagogue, sous formes de séances individuelles ou en groupes, adaptés à chaque cas, a-t-on ajou- té.

En sus du programme de prise en charge interne, le CMPP de Boughezoul assure éga- lement des séances de rééducation externe au profit des patients dont l'état ne permet pas d'effectuer des déplacements, a-t-on expliqué, ajoutant que pas moins de 13 enfants, âgés entre 3 et 10 ans, bénéficient actuellement de ce type de prise en charge. Un centre similaire est opérationnel depuis 2014 à Berrouaghia, à 35 km à l'est de Médéa, et assure la prise en charge d'une quarantaine d'enfants.

R. G.

8

Les DEBATS

REGIONS

8 Les DEBATS REGIONS N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 Bechar Oran Classement prochain des
8 Les DEBATS REGIONS N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 Bechar Oran Classement prochain des
8 Les DEBATS REGIONS N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 Bechar Oran Classement prochain des

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017

Bechar

Oran

Classement prochain des aires protégées

La commission de la wilaya d’Oran chargée du classement des aires proté- gées, dont la création a été récemment décrétée par la tutelle en vue de décen- traliser la décision du classement, sera installée dans les prochains jours, a-t-on appris, dimanche, du directeur local de l’environnement. La wilaya d’Oran qui a à son actif vingtaine de sites à classer, entre zones humides, îles, forêts, etc. accueille favo- rablement cette décision permettant d’ac- célérer les procédures de protection et de classement de ces zones, a souligné Mohamed Mekakia. Alors que le classement se faisait auparavant par une commission nationa- le, un décret exécutif a été promulgué en octobre 2016 pour la création de commis- sions locales, au niveau de chaque wilaya, qui se chargent de l’étude des dossiers de classement des aires proté- gées. Cette commission, dont le secrétariat sera assuré par la direction de l’environ- nement, aura pour prérogatives d’émettre ½ un avis sur la proposition et l’objet de classement des aires protégées ainsi que l’approbation des études de classement. Elle communiquera cet avis à la com- mission nationale pour information a-t-il précisé. Cette commission sera prési- dée par le wali et sera composée d’élus locaux, de directeurs de plusieurs sec- teurs ainsi que de représentants des associations locales activant dans le domaine de l’environnement, de la pêche et de l’aquaculture. Par ailleurs, la com- mission de wilaya peut faire appel à des experts ou à toute personne susceptible de l’éclairer dans ses travaux, a-t-on encore souligné. Un dossier pour le classement de l’Ile Plane «Paloma» comme aire marine pro- tégée est en cours de préparation par l’association Barbarous. Il sera probable- ment parmi les premiers dossiers que la commission étudiera.

R. O.

Un projet de 3.868 logements en voie de réalisation

Un programme de 3.868 logements, toutes formules confondues, est en voie de réalisation à travers la wilaya de Bechar, dont 1.500 unités relevant du programme AADL, a-t-on appris dimanche auprès de la direction locale du logement.

C e programme, qui renforcera cette année l’offre en logements décents aux demandeurs et qui enregistre un taux d’avancement jugé «appré-

ciable», sera livré avant la fin de 2017 et compte un programme de 1.748 logements de type social locatif (LSL), a-t-on précisé. Outre cet ambitieux programme d’habitat, la wilaya compte attribuer au titre de l’auto- construction une superficie globale de 1.300 hectares, à proximité des groupements urbains de la commune de Bechar, à savoir Jniane Diffallah (462 ha), la nouvelle zone urbaine de la route de Lahmar (399 ha) et la zone dite d’Oued Tighiline (439 ha), pour atténuer la demande sur le logement au chef lieu de wilaya ou elle est estimée à 7.000 dossiers, selon la même source.

Illizi

Plus de 25 micro- entreprises créées par le canal de l’ANSEJ

Vingt-sept micro-entreprises ont été mon- tées en 2016 à travers la wilaya d’Illizi par le biais du dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), a-t- on appris dimanche auprès de l’antenne locale de cet organisme. Ces entités, ayant généré 39 emplois sont versées dans les créneaux des services (9 entités), l’agriculture (8), l’industrie (7), les Travaux publics et bâtiment (3), a précisé le directeur de l’antenne ANSEJ d’Illizi, Mabrouk Gheziz en signalant que deux de ces entités ont été créées par la gent fémini- ne dans le domaine de l’artisanat et ont généré six emplois. Le taux de financement pour le montage de ces entités avait baissé en 2016, compa- rativement à l’année 2015, selon la même source qui relève, par contre, une diversifica- tion des domaines d’activités, avec l’orienta- tion davantage de jeunes vers les segments agricoles et industriels. Dans ce cadre, l’ANSEJ a organisé, en coordination avec la chambre de l’agriculture d’Illizi, une rencontre sur les mécanismes d’investissement dans le domaine de l’agri- culture et l’encouragement des jeunes à s’y orienter, en plus de l’examen des modalités de montage de microprojets dans les domaines du fonçage de puits et de l’énergie solaire, a-t-on fait savoir. Pas moins de 36 actions de vulgarisation et de sensibilisation, dont quatre manifesta- tions ‘‘Portes ouvertes’’ et sept journées de sensibilisation, ainsi que des émissions radiophoniques, ont été initiées en 2016 en direction des jeunes les encourageant au montage de petites entités économiques, selon la même source. L’antenne ANSEJ de la wilaya d’Illizi s’at- tèle cette année, dans le sillage de l’orienta- tion du gouvernement vers le soutien à l’in- vestissement, au financement de projets pro- ductifs, notamment dans les secteurs de l’agriculture, du tourisme et de l’industrie, dans l’optique de diversifier l’économie natio- nale hors hydrocarbures, a-t-on expliqué. L. N.

natio- nale hors hydrocarbures, a-t-on expliqué. L. N. L’attribution de cette superficie en terrain à bâtir

L’attribution de cette superficie en terrain à bâtir est tributaire de la finalisation en cours des travaux de viabilisation devant être réceptionnés prochainement, et ce dans le cadre de la circulaire interministérielle N°-01 du 07 juillet 2014 relative à la promotion de l’offre foncière dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, a-t-on fait savoir. La wilaya de Bechar a bénéficié, au cours des quinze dernières années d’un total de 54.518 logements des différents pro-

Bouira

grammes, ainsi que de 35.000 habitations rurales dont 20.200 sur la période 2010- 2014, ce qui a permis la satisfaction de la demande à travers les 21 communes de la wilaya. Ce qui a aussi renforcé le parc loge- ments de la région et mis un terme à l’insuf- fisance de l’offre dans ces mêmes collectivi-

tés, surtout celles situées au Sud du territoi- re de la willaya et relevant de la wilaya délé- guée de Béni-Abbès, d’après la direction du

logement.

R. B.

de Béni-Abbès, d’après la direction du logement. R. B. Kalous (Aomar), Lahguia (Djebahia). «Il s’agit
de Béni-Abbès, d’après la direction du logement. R. B. Kalous (Aomar), Lahguia (Djebahia). «Il s’agit
de Béni-Abbès, d’après la direction du logement. R. B. Kalous (Aomar), Lahguia (Djebahia). «Il s’agit
de Béni-Abbès, d’après la direction du logement. R. B. Kalous (Aomar), Lahguia (Djebahia). «Il s’agit

Kalous (Aomar), Lahguia (Djebahia). «Il s’agit d’opération achevées et mises en services», a précisé le responsable. Deux opérations similaires seront bien- tôt achevées à Toghza dans la commune de Chorfa, et Taktiout dans la commune de Kadiria, a encore expliqué M. Bouachria. Dans le cadre de rapprochement avec ses clients, Algérie Télécom de Bouira a ouvert deux points de présence commer-

ciaux aux dans les dairas de Haizer et Bir Ghbalou en décembre dernier. «Ce qui donne une présence commerciale d’Algérie Télécom de Bouira dans sept daira sur 12», selon la même source. Les daira restantes à savoir Bordj Khris, Bechloul, Hachimia, Souk Lekhmis et Kadiria, sont programmées dans le plan d’action 2017, a conclu le responsable.

K. O.

Cinq localités dotées de technologie 4G LTE

C inquante et un équipements MSAN (Multi-service access node) ont été

installés et cinq localités ont été dotées de la 4G LTE en 2016 dans la wilaya de Bouira, a indiqué dimanche à l’APS le directeur local d’Algérie Télécom, Abdelhalim Bouachria. Durant l’année 2016, les services d’Algérie Télécom de la wilaya de Bouira ont pu installer 51 équipements MSAN d’une capacité de 12800 accès, amenant ainsi le nombre global de ce matériel tech- nologiques moderne à127 pour une capa- cité de 63381 accès. Et cinq autres localités ont bénéficié de la 4 G LTE, à savoir Boukram, El-Adjiba, Ath Hamad, Bordj Okhris et Chorfa. Pour les sites du Service universel prêts à la mise en service et raccordement électrique, les travaux sont en cours dans cinq sites à savoir Dechmia, Azeknoun

dans la commune d’El- Adjiba, Slim (El- Asnam), Ouled Moussa (Taguedit) et Gorra (Hachimia). En 2017, cinq autres sites seront dotés

de ces services qui devront toucher jusqu’à

2200 foyers isolés, a ajouté le directeur

d’Algérie Télécom de Bouira. S’agissant de la fibre optique, la wilaya

de Bouira a pu réaliser d’importants pas en

2016 avec la pose de câbles d’une lon-

gueur de 1000 Km comme il a été planifié auparavant, selon les chiffres fournis par le responsable. Ce dernier a ajouté en outre que dans le cadre du rapprochement de l’administra- tion au citoyens (e-gouvernance), Algérie Télécom a raccordé à la fibre optique sept annexes administratives à Guemgouma (El-Asnam), Abdellaoui (Ain Laaloui), Ouled Saadi (Hachimia), Oued Khemis (Ouled Rached), Ain Beida (Guerrouma),

El-BBayadh

Khemis (Ouled Rached), Ain Beida (Guerrouma), El -B B ayadh Des postes avancés de la protection
Khemis (Ouled Rached), Ain Beida (Guerrouma), El -B B ayadh Des postes avancés de la protection
Khemis (Ouled Rached), Ain Beida (Guerrouma), El -B B ayadh Des postes avancés de la protection
Khemis (Ouled Rached), Ain Beida (Guerrouma), El -B B ayadh Des postes avancés de la protection

Des postes avancés de la protection civile prévus

T rois nouveaux postes avancés de la Protection civile (P C) seront mis en

service avant la fin du premier trimestre 2017 dans la wilaya d’El-Bayadh, a-t-on appris dimanche des responsables de cette institution. Implantées dans les com- munes de Lebnoud, El-Meharra et El- Ghassoul, ces nouvelles structures, dont les chantiers sont à 98% d’avancement, revêtent une importance particulière au regard de leur localisation à proximité de routes à fort trafic, à l’instar du poste avan- cé de Lebnoud. Ce poste a été installé à

proximité de la route reliant les wilayas d’El-Bayadh et d’Adrar, via les communes de Lebnoud (El-Bayadh et Tinerkouk (Adrar), classé ces deux dernières années comme l’un des plus dangereux tronçons de la région, suite aux accidents mortels fréquents qui y sont survenus, a indiqué à l’APS le chef de service de l’administration et des moyens généraux à la direction de la PC d’El-Bayadh, le capitaine Abdennabi Fedlaoui. Ces postes avancés permettront l’inter- vention rapide et une meilleure prise en

charge des cas d’urgence en matière de secours et de sauvetage, a expliqué le même responsable. La PC dans la wilaya d’El-Bayadh a connu ces dernières années un dévelop- pement à la faveur de la stratégie du sec- teur portant déploiement et extension du champ de couverture. Le secteur recense 9 unités opérationnelles et 11 postes avan- cés couvrant les chefs lieux des huit (8) daïras et 11 des 22 communes de la wilaya, selon la même source.

T. K.

N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017

CONFLITS

N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 CONFLITS Les DEBATS 9 Yémen Le gouvernement à l'offensive
N° 1802 - Mardi 10 Janvier 2017 CONFLITS Les DEBATS 9 Yémen Le gouvernement à l'offensive

Les DEBATS

9

Yémen

Le gouvernement à l'offensive près d'un détroit stratégique

Le gouvernement yéménite a lancé une vaste offensive pour éloigner les rebelles des côtes de
Le gouvernement yéménite a lancé une vaste offensive pour éloigner les rebelles des côtes
de la mer Rouge et briser le statu quo militaire qui dure depuis 18 mois, mais son camp est
handicapé par de profondes divisions, selon des analystes.

L es forces progouverne-

mentales, soutenues par

l'aviation et la marine de

la coalition arabe sous

commandement saoudien, ont déclenché samedi une opération, baptisée «Lance d'Or», dans la région occidentale de Dhubab, à 30 km du détroit stratégique de Bab Al-Mandeb, situé entre la mer Rouge et le golfe d'Aden. Selon des sources militaires, l'objectif est de reprendre aux rebelles chiites Houthis, soutenus par les partisans de l'ancien prési- dent yéménite Ali Abdallah Saleh, les zones longeant la mer Rouge sur 450 km, dont les villes de Mokha, Hodeida et Midi, près de la frontière saoudienne. Les combats ont fait au moins

68 morts en deux jours, 55 rebelles et 13 militaires loyalistes, selon un bilan donné dimanche. «Cette opération est nécessaire pour relancer le processus poli- tique" bloqué malgré de multiples initiatives de paix de l'ONU et de l'administration du président améri- cain sortant, Barack Obama, a déclaré à l'AFP, le ministre yéméni- te des Affaires étrangères, Abdel Malak Al-Mekhlafi. «L'administration américaine est paralysée en cette période de transition et les Houthis n'accepte- ront de dialoguer» que s'ils y sont contraints «par un changement sur le terrain», a-t-il affirmé. Depuis la reconquête en juillet 2015 de cinq provinces du sud, les forces loyales au président Abd

Rabbo Mansour Hadi piétinent face aux rebelles. Les insurgés, originaires du Nord, et leurs alliés contrôlent tou- jours la capitale Sanaa, conquise en septembre 2014, et de vastes territoires du nord, du centre et de l'ouest du Yémen. L'Arabie saoudite, qui est inter- venue en mars 2015 en soutien aux forces pro-Hadi, est régulière- ment critiquée par des ONG pour «les bavures» de son aviation qui fait de «nombreuses victimes civiles». Après l'échec de sept trêves, initiées par l'ONU avec l'aide de l'administration Obama, le Yémen offre l'image d'un pays divisé, avec des groupes jihadistes tirant profit de la guerre.

Les rebelles se sont dotés en août d'un Conseil politique suprê- me, puis en novembre d'un gouver- nement pour gérer les territoires sous leur contrôle. Dans le camp adverse, le prési- dent Hadi et son gouvernement, rentrés en 2016 de leur exil en Arabie Saoudite, se sont installés à Aden (sud), déclarée capitale «pro- visoire», et y ont transféré la Banque centrale depuis Sanaa. «Les deux parties se sont enfer- mées dans un cycle d'escalade et de provocations, faisant dérailler les négociations sous l'égide de l'ONU», a souligné le centre de réflexion International Crisis Group (ICG). Cette impasse témoigne d'une «dislocation du pays, miné par des divisions au sein de la rébellion mais aussi du gouvernement légiti- me», estime l'analyste yéménite, Néjib Ghallab. Les pro-Hadi sont «divisés, notamment au plan militaire avec une armée dans le Sud et une autre dans le Nord n'obéissant tou- jours pas aux ordres du gouverne- ment», ajoute-t-il. Selon lui, «l'armée doit être réorganisée pour recevoir des ordres d'un commandement unifié et pas seulement du commande- ment de la coalition arabe». Des pays de cette coalition, notamment l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, ont entrepris d'entraîner et d'équiper des unités qui se recrutent souvent dans des milieux d'obédiences différentes, y compris chez certains courants islamistes. Pour contrer le parti islamiste Al-Islah, bien implanté au Yémen, les Emirats, farouchement hostiles aux Frères musulmans dont Al- Islah est l'émanation, ont favorisé le recrutement de salafistes, forte- ment présents dans le groupe Abou Al-Abbas à Taëz (sud-ouest), dans celui appelé «Ceinture de sécurité» à Aden et dans des forces d'élite au Hadramout (sud- est), selon des sources politiques. AFP

Iran

(sud- est), selon des sources politiques. AFP Iran L'ONU évoque des violations d'un embargo sur les
(sud- est), selon des sources politiques. AFP Iran L'ONU évoque des violations d'un embargo sur les
(sud- est), selon des sources politiques. AFP Iran L'ONU évoque des violations d'un embargo sur les
(sud- est), selon des sources politiques. AFP Iran L'ONU évoque des violations d'un embargo sur les
(sud- est), selon des sources politiques. AFP Iran L'ONU évoque des violations d'un embargo sur les
(sud- est), selon des sources politiques. AFP Iran L'ONU évoque des violations d'un embargo sur les

L'ONU évoque des violations d'un embargo sur les armes

L a direction des Nations unies a fait part au Conseil de sécurité de son inquiétu- de quant à de possibles violations com-

mises par l'Iran en fournissant des armes au Hezbollah libanais, selon un rapport confiden- tiel consulté dimanche par Reuters. Le rapport semestriel, qui sera discuté au Conseil de sécurité le 18 janvier, cite égale- ment une accusation de la France, qui précise qu'une cargaison d'armes saisie en mars dans le nord de l'océan indien provenait d'Iran et était destiné à la Somalie ou au Yémen. La plupart des sanctions de l'ONU contre l'Iran ont été levées il y a un an en vertu de l'accord conclu avec la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, la Chine, la Russie et les Etats-Unis visant à limiter son programme nucléaire. L'Iran fait toujours l'objet d'un embargo sur

les armes et d'autres restrictions. Le rapport semestriel a été soumis au Conseil de sécurité le 30 décembre par le secrétaire général sortant Ban Ki-moon, deux jours avant l'entrée en fonction de son succes- seur Antonio Guterres le 1 er janvier. «Dans un discours diffusé sur la chaîne Al Manar TV le 24 juin 2016, Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, a déclaré que le budget du Hezbollah, ses salaires, ses dépenses, ses armes et ses missiles venaient tous de la République islamique d'Iran», écrit Ban Ki-moon dans le rapport. «Je suis très préoccupé par cette déclara- tion, qui suggère que le transfert d'armes et de matériel associé de la République islamique d'Iran au Hezbollah puisse avoir été mené au mépris» d'une résolution du Conseil, ajoute-t- il.

Interrogé par l'ONU, la mission iranienne aux Nations unies a répondu : les «mesures prises par la République islamique d'Iran pour combattre le terrorisme et l'extrémisme violent dans la région sont en accord avec son intérêt de sécurité internationale et ses engagement internationaux». Ce rapport est susceptible de relancer le débat sur l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu en juillet 2015, qui a été vive- ment critiqué par le président élu américain, Donald Trump, qui entrera à la Maison- blanche le 20 janvier. En novembre, devant les Nations unies, Israël avait accusé une organisation paramili- taire iranienne de livrer des armes à la milice chiite libanaise du Hezbollah au moyen de vols aériens commerciaux.

Reuters

Syrie

Assad dit que tout est ouvert à la négociation

Le président syrien, Bachar al Assad, assu- re que son gouverne- ment est disposé à discuter de tout lors des pourparlers de paix envisagés au Kazakhstan. Mais, ajoute-t-il dans un entretien accordé à des médias français et dont l'agen- ce de presse officielle Sana rend compte hier, on ignore encore qui représentera l'op- position et aucune date n'a été fixée pour le début de ces pour- parlers. Le président syrien dit, par ailleurs, que la trêve négociée par la Russie et la Turquie connaît des violations et que l'armée est dans son rôle en tentant, comme elle le fait, de reprendre aux insur- gés le contrôle d'une vallée au nord-ouest de Damas d'où pro- vient l'essentiel de l'eau potable de la capitale. Interrogé sur sa position à la tête de l'Etat et sur le point de savoir si cela était ouvert à la négocia- tion, Bachar al Assad répond par l'affirmati- ve, mais souligne qu'en dernier recours «c'est le peuple syrien qui doit, selon la Constitution, décider qui sera président ou pas». Reuters

Egypte

Huit policiers tués dans une attaque au camion piégé

Au moins huit poli- ciers ont été tués lundi dans une attaque au camion piégé au niveau d'un barrage de sécurité dans la pénin- sule égyptienne du Sinaï (est), ont indiqué des responsables. «Un kamikaze a foncé avec son camion rempli d'explo- sifs sur un barrage de sécurité dans la ville d'Al-Arish dans le nord du Sinaï et des hommes ont ensuite ouvert le feu sur les policiers», ont précisé des responsables de la police. De très nom- breuses attaques visant l'armée et la police ont été com- mises dans le passé à Al-Arish et ses envi- rons. Des centaines de policiers et soldats ont péri dans ces atten- tats, selon le gouver- nement.

Y. L.

10

Les DEBATS

10 Les DEBATS N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 FRICAINES Nigéria Les investisseurs immobiliers inquiets

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017

FRICAINES

10 Les DEBATS N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 FRICAINES Nigéria Les investisseurs immobiliers inquiets
10 Les DEBATS N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 FRICAINES Nigéria Les investisseurs immobiliers inquiets
10 Les DEBATS N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 FRICAINES Nigéria Les investisseurs immobiliers inquiets

Nigéria

Les investisseurs immobiliers inquiets de la chute du brut

Grues immobiles, chantiers à l'arrêt, immeubles déserts

dans la mégapole de Lagos subissent de plein fouet la récession économique qui plombe la croissance du Nigeria et douche l'enthousiasme des investisseurs étrangers.

Les constructions frénétiques

investisseurs étrangers. Les constructions frénétiques M ême l'embléma- tique Eko Atlantic city, le plus

M ême l'embléma- tique Eko Atlantic city, le plus grand projet immobilier

en cours sur le continent afri- cain, semble progresser au ralenti. Cette ville dans la ville, que l'on imaginait déjà en "Dubaï de l'Afrique" d'ici 15 ou 20 ans, a été construite sur des tonnes de sable draguées au fond de l'océan, à l'époque où le Nigeria était en passe de devenir la première puissance économique d'Afrique et où tous les rêves étaient encore possibles. Le chantier titanesque a commencé en 2008. Aujourd'hui, au milieu d'une immense étendue de sable émergent deux premiers grat- te-ciels ultra-modernes, tandis qu'apparaissent des routes bordées de jeunes palmiers, des ponts et des lampadaires. A terme, l'île artificielle s'étendra sur 10 km2 et accueillera près de 500.000 résidents et 300.000 visiteurs journaliers. "L'activité continue mais cela ne sert à rien d'aller trop vite, dans le contexte de ralen- tissement général", concède à l'AFP Pierre Edde, directeur du développement à South Energyx, filiale du groupe Chagoury, à l'origine de ce projet de plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Les travaux d'infrastructure de la première phase s'achè- veront dans quelques mois et la construction de la digue de protection et les dragages pour la deuxième phase conti- nuent à progresser. Toutefois, "les investis- seurs attendent des signaux positifs pour se lancer" dans la construction des immeubles, poursuit M. Edde, affirmant que 80 à 85% des parcelles mises en vente ont déjà été attribuées. La chute des cours du pétrole et les attaques rebelles incessantes sur les sites pétroliers dans le sud du pays ont durement impacté l'écono- mie du géant ouest-africain en 2016, la monnaie nationale ne cessant de dégringoler face au dollar. Le pays, qui tire 75% de ses revenus du pétrole, souffre d'une importante pénu- rie de devises étrangères. "A l'heure actuelle, la plus grande contrainte pour les entreprises opérant au Nigeria est sans doute l'incapacité d'accéder à des devises étran- gères, notamment pour l'im- portation de biens" comme les matériaux de construction, écrit Roddy Barclay, analyste du cabinet de conseil en stra- tégie Africa Practice dans un rapport de novembre.

A LOUER

Difficile d'en mesurer préci- sément les conséquences, en l'absence de statistiques offi- cielles. Mais Dapo Abe, qui dirige un cabinet de conseil en ingénierie à Lagos, estime que 60% des grands projets de construction - publics et privés confondus - sont à l'arrêt dans la capitale économique. "Plus aucune banque ne veut prêter de l'argent: les revenus des loyers ne permet- tent plus de rembourser les coûts de construction et il n'y a aucun retour sur investisse- ment", se lamente l'ingénieur. Ironie de l'histoire: bureaux et appartements peinent à trouver preneurs dans les quartiers cossus de Lagos, alors que le pays de 180 mil- lions d'habitants fait face à une grave pénurie de logements - environ 16 millions selon la banque nigériane Federal Mortgage Bank. Ces dernières années, la croissante vertigineuse du Nigeria avait donné des ailes aux promoteurs immobiliers. Riches Nigérians et expa- triés ont ainsi afflué sur les îles de Victoria et Ikoyi, à l'écart de la grande majorité des Lagosiens qui s'entasse sur la partie continentale de la ville, souvent dans des bidonvilles crasseux. Désormais, les panneaux

dans des bidonvilles crasseux. Désormais, les panneaux "TO LET (à louer)" inscrits en lettres rouges
dans des bidonvilles crasseux. Désormais, les panneaux "TO LET (à louer)" inscrits en lettres rouges

"TO LET (à louer)" inscrits en lettres rouges racoleuses essaiment sur les murs d'im- meubles flambant neufs. "Les entreprises ont

réduit leurs activités et beau- coup d'expatriés sont partis", constate Ade Kunle, agent immobilier. Aucune embellie ne semble pointer à l'horizon :

"le secteur bancaire nigérian restera sous pression en 2017 et, par conséquent, cherchera à limiter les prêts à risque plus élevé comme celui des projets de construc- tion", estime Richard Marshall, de BMI Research, société d'études de marché. Selon M. Marshall, il est peu probable que l'économie nigériane aiguise beaucoup "l'appétit" des investisseurs étrangers d'ici "les deux pro- chaines années". A Eko Atlantic, on veut toutefois rester optimiste. "Le potentiel reste immense: en 2050, ce sera le 3e pays le plus peuplé au monde, devant les Etats-Unis!", rap- pelle Pierre Edde. "Malgré la crise il y a encore énormé-

ment d'argent

Le Nigeria

est le pays des miracles". AFP

Cinq soldats tués dans une attaque de Boko Haram

C inq soldats nigérians et plus de quinze combattants de Boko Haram ont été tués dans une

attaque du groupe islamiste sur une base de l'armée dans le nord-est du Nigeria, a- t-on appris dimanche de source militaire. Boko Haram a attaqué une brigade de l'armée à Buni Yadi, dans l'Etat de Yobe samedi soir, a confirmé par message télé-

phonique un porte-parole de l'armée, sans fournir de bilan. "Cinq soldats ont perdu la vie dans l'at- taque, bien que plus de 15 Boko Haram aient été tués par nos troupes", a rapporté une source militaire. Plusieurs explosions ont en outre été entendues dimanche à Maiduguri, le chef- lieu de l'Etat de Borno, où Boko Haram a

lancé son insurrection armée il y a sept ans. Début 2015, le groupe islamiste contrôlait un territoire de la taille de la Belgique mais il a depuis été repoussé par l'armée nigériane et ses alliés dans la forêt de Sambisa, dans le nord-est du Nigeria. Reuters

Niger

Grande manifestation de "soutien" au président Issoufou

Quelque 20.000 personnes dont des ministres, députés et fonctionnaires ont défilé dimanche à Niamey pour "soutenir" le président Mahamadou Issoufou accusé

"de mauvaise gestion" par la société civile du Niger, un des plus pauvres au monde, a constaté un journaliste de l'AFP.

A l'appel d'une cinquantaine de partis

politiques de la Mouvance pour la renais- sance du Niger (MRN, la coalition au pou- voir), les manifestants ont défilé trois semaines après une autre grande marche, de protestation celle-là, contre "la vie chère", "la corruption" et "la mauvaise ges- tion du pays" à appel d'organisations de la société civile. Les manifestants, avec à leur tête, Bazoum Mohamed, le président du PNDS (principal parti au pouvoir), ont marché sur plusieurs kilomètres avant de tenir un mee- ting devant le siège du Parlement, aux cris de "Tayi tabchi" ("la vie est moins dure" en langue locale) à l'opposé du "Tayi taouri" ("la vie est trop dure") qu'avaient scandé les protestataires du 21 décembre. Dans la foule aux couleurs des partis politiques des pancartes étaient visibles avec les slogans comme "soutien aux actions du président Issoufou". Certains manifestants arboraient des T-shirts estampillés "le Niger est bon". Bazoum Mohamed, également ministre de l'Intérieur, a expliqué à la télévision publique que la manifestation est une réponse à celle de la société civile qu'il accuse d'agir "sous le manteau" du Mouvement démocratique nigérien (Modem) dirigé par l'ex-Premier Hama Amadou, plus farouche opposant au régi- me qui vit depuis mars à l'étranger. "La manifestation du 21 décembre" entre dans le cadre d'un "scénario" censée "déboucher sur une grande insurrection populaire", mais "qu'ils cessent de rêver", a-t-il prévenu. "Pas d'amalgame", a rétorqué lors d'une conférence de presse, Moussa Tchangari,

une figure de la société civile en justifiant leur manifestation "par la colère et le mécontentement face à une gestion calami- teuse" du pays.

Il a également annoncé la tenue d'une

autre manifestation "citoyenne" le 13 jan- vier. Le président Issoufou a été réélu en mars 2016 avec 92,51% des voix pour un deuxième quinquennat, contre 7,49% à l'opposant Hama Amadou, qui avait été emprisonné de novembre 2015 à mars 2016 dans le cadre d'une affaire de trafic présu- mé d'enfants. L'opposition, qui a dénoncé "une mascarade électorale", avait appelé à boycotter le scrutin présidentiel. De son côté, le pouvoir a accusé l'oppo- sition d'avoir voulu éviter une défaite.

AFP

Soudan

Une tentative d'immigration clandestine impliquant 115 personnes déjouée

Une tentative d'immigration clandestine vers l'Europe, impliquant 115 personnes, a été déjouée dimanche par les forces de soutien rapide du Soudan (RSF). "Nous avons réussi à interrompre une tentative d'immigration de 115 immigrés clandestins, la plupart d'entre eux sont des Somaliens, des Ethiopiens et des Erythréens", a déclaré les RSF. Les migrants illégaux tentaient de rallier l'Europe aidés par "des groupes de traite d'êtres humains au triangle frontalier entre

le Soudan, l'Egypte et la Libye", explique le commandant des RSF le général Mohamed Hamdan Hametti.

Il a expliqué que les migrants illégaux

seraient remis aux forces de police souda- naises afin de finaliser l'enquête, après quoi ils seront renvoyés dans leur pays. Le Soudan a connu une augmentation d'activités de groupes organisant la traite des êtres humains et l'immigration clan- destine.

R. I.

12

Les DEBATS

EN

DEBAT

12 Les DEBATS EN DEBAT N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 Agriculture Pour une réelle
12 Les DEBATS EN DEBAT N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 Agriculture Pour une réelle
12 Les DEBATS EN DEBAT N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 Agriculture Pour une réelle

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017

Agriculture

Pour une réelle révolution qui fera notre réelle évolution

Et disons-le, sans précaution oratoire aucune que parce que l'Algérie fût historiquement, le grenier de Rome, dit-on, elle devra être, à l'heure actuelle, le véritable grenier de l'Algérie, et affirmons-le avec une pleine conviction.

Par Mohamed Khiati

C e développement conceptuel devait prendre en charge le traite- ment particulier à accorder à l'agriculture, en tant que secteur

vital et éminemment stratégique longtemps,

à la recherche d'un statut conforme à ses

missions. Le secteur agricole qui emploie près de 24% de la population active totale recèle en effet, les seules ressources durables et renouvelables pour alimenter de façon régulière, la population en biens ali- mentaires. Sa redynamisation constitue aujourd'hui, dans une conjoncture écono- mique nationale particulièrement favorable, un objectif capital autour duquel, doivent se focaliser les efforts pour réduire le déficit de

la balance commerciale agricole et répondre aux besoins alimentaires d'une population en pleine croissance. Considéré néanmoins comme domaine

prioritaire par les différents plans de dévelop- pement qui se sont succédé, le secteur agri- cole n'a, en réalité, pas bénéficié de moyens et de mesures mises en place d'un encadre- ment suffisant. La contradiction est d'autant plus à relever que le long de la période de gestion administrative de l'économie, corres- pondant à la mise en œuvre des réformes agraires de premières générations, dans le contexte du socialisme et de l'économie pla- nifiée, l'ensemble de la société attendait du producteur agricole qu'il lui assure une ali- mentation régulière, de qualité et à bas prix, en subissant seul, les conditions de travail et de vie les plus défavorables et en endossant,

à lui seul, les risques de l'activité agricole. Marginalisé et fragilisé au cours de cette période, marquée par les effets des restruc- turations successives, le secteur agricole a nécessité, plus tard, une intervention perma- nente de l'Etat pour le conforter dans son rôle stratégique découlant du «contrat social» qui lie les producteurs agricoles à la collectivité nationale. Cette intervention de l'Etat, par le biais de différents instruments de régulation était d'autant plus nécessaire que le passage à l'économie de marché risquait de fragiliser davantage le secteur agricole. Elle aura, dans ce contexte, pour principales finalités, l'assainissement et la consolidation du sec- teur agricole pour lui assurer une protection suffisante à même de lui permettre d'entrer dans la compétitivité inévitable à un contexte de marché libre et de concurrence. L'intervention de l'Etat par la régulation s'est inscrite dans un contexte de rupture radicale dans lequel, l'agriculteur passe du statut de producteur assisté et/ou marginali- sé à celui d'entrepreneur autonome et res- ponsable. La nécessité d'une transformation radicale des rapports au sein de l'agriculture s'est faite, graduellement et aisément, ces dernières années. Elle s'est plus ressentie que les réformes successives engagées pro- cédaient d'une approche qui reléguait au second plan, sinon occultait, les motivations et les intérêts profonds des agriculteurs. Les quelques échecs ou plutôt les quelques démérites relatifs des politiques agricoles menées depuis l'indépendance à

2 eme partie

menées depuis l'indépendance à 2 e m e partie une époque récente, des années 1990, sont

une époque récente, des années 1990, sont l'illustration parfaite de l'absence de l'implica- tion des agriculteurs dans la réalisation des objectifs définis. C'est pourquoi, la «sécurisa- tion» des producteurs s'est progressivement imposée comme l'idée maîtresse à partir de laquelle l'élaboration de toute politique de développement agricole ou rural peut se concevoir. Cette sécurisation procède d'une démarche qui s'apparente à la «politique des petits pas» correspondant, à chaque étape, à un saut qualitatif donnant à ce concept de «sécurisation» sa signification entière. Les mesures entreprises aujourd'hui, en direction du monde agricole et rural procèdent égale- ment de la volonté d'aboutir à la «sécurisa- tion» des producteurs et à l'établissement ou au rétablissement du lien extrêmement fort entre l'agriculteur et la terre. Voyons donc, d'une façon sommaire, l'évolution historique des politiques et réformes agricoles, en Algérie postindépen- dance Déjà au début de l'indépendance du pays, les possibilités offertes par le secteur agrico- le furent diversement explorées suivant la conjoncture et les solutions retenues. Chacune d'elles renvoyée à une certaine conception du rôle de l'agriculture dans le développement, du rôle de l'Etat dans ce développement et de son rapport avec les entreprises et les différentes catégories sociales du secteur agricole. C'est ainsi, que dès les premières années de l'indépendance, un courant de pensées tendait à suggérer l'industrialisation de l'agriculture algérienne. «Tracteurs, matériels aratoires, moisson- neuses-batteuses, semoirs, engrais chi- mique, produits phytosanitaires et variétés à hauts rendements font partie, depuis 1969 des moyens par lesquels l'Etat entend déve- lopper la production agricole et réaliser la

couverture maximale possible de la consom- mation alimentaire.

A l'époque, l'unanimité est établie pour

reconnaître qu'un tel processus de moderni- sation est mal aisé à mettre en place et lent à fournir des résultats en raison de «la pesanteur sociologique» d'un secteur agrico- le traditionnel. Un décalage se manifeste entre production agricole, population et besoins. Il n'apparaît pas en voie de résorp- tion, la population et le revenu moyen évo- luant plus vite que l'offre intérieure de pro- duits agricoles. Il apparaît donc, intéressant

d'examiner les différentes réformes et la poli- tique algérienne en matière d'agriculture, en tant que branche vitale de l'économie natio- nale.

Le cheminement logique de cette branche

jusqu'à nos jours, a suivi les tendances de l'économie nationale, ses fluctuations et l'évolution des systèmes politiques de telle sorte que l'agriculture a connu, le long de son processus d'évolution, des virages et des tournants décisifs, marqués par les influences extérieures d'ordre politique et économique, mais aussi intérieures, liées à l'évolution de la société algérienne, dans sa globalité. Ici, arrêtons-nous, le temps d'une

description sommaire pour dire tout d'abord, que l'expérience algérienne en matière de développement économique durant les

quatre décennies, c'est-à-dire depuis l'indé- pendance en 1962 à l'heure actuelle, s'est caractérisée, pour l'essentiel, par sept étapes distinctes.

- La première étape (1962 à 1965,), que

l'on peut qualifier d'étape de la reprise en main d'une économie embryonnaire, délais- sée par le départ massif des colons.

- La deuxième période (1966 à 1969,) est

celle que l'on peut qualifier de la période de mise en place des structures nécessaires à

la planification du développement écono- mique. Cette période a connu le lancement

du préplan triennal ainsi que les premières nationalisations du système bancaire et celles du secteur de distribution des hydro- carbures. Les sociétés anglo-saxonnes ont été nationalisées durant cette période qui constitue d'ailleurs une étape préliminaire pour la nationalisation massive opérée au cours des années 1970. Elle constitue égale- ment une période de l'émergence des pre- mières Assemblées populaires communales qui devait s'achever au cours des années 1970, vers l'institution de l'Assemblée popu-

laire de wilaya, de la tenue de l’élection pré- sidentielle et des autres réformes qui devaient intervenir successivement.

- La troisième étape (1970 à 1978), que

l'on peut caractériser par la mise en place

des structures industrielles et le parachève- ment des institutions publiques. C'est durant cette période que l'Algérie a connu un taux d'investissement extrêmement important. La moyenne sur la période (1970-1978) était de

45%.

- C'est la période où l'investissement pro-

ductif a pris la part la plus importante. C'est également la décennie où il y a eu le nombre

le plus important de création d'emplois dans le secteur productif. «C'est une période où, sur le plan macro-économique, pratiquement toutes les mesures prises étaient à l'opposé de ce que peut recommander une économie

libérale et pourtant, c'est durant cette période là, que les meilleurs résultats ont été enregis-

trés».

- Le taux de croissance réel sur la pério-

de avait été de 7% pour la production totale et 4% pour la consommation. Le taux de chô-

mage a été réduit sensiblement par rapport à la situation antérieure malgré la croissance importante de la population active.

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017

13

- La quatrième période (1979 à 1986), fut

caractérisée par une réorientation notable de

la structure des investissements au détriment des secteurs directement productifs. Il était pensé que nous avions beaucoup investi durant la période précédente dans le secteur

directement productif et qu'il fallait réajuster vers les secteurs non-productifs, donc une restructuration extrêmement importante, une réorientation de la part des investissements dans le secteur non productif.

- La restructuration des entreprises

publiques et le niveau record de recettes

annuelles d'exportation sont les autres carac- téristiques de cette période. Les recettes des exportations de 1980 étaient le double de celles enregistrées en 1979. Le choc pétro- lier en 1986 a remis en cause toute la poli- tique économique du pays.

- La cinquième étape (1987/1988) est

caractérisée par une chute brutale des recettes d'exportation. C'est une période qui correspond à la mise en application des réformes économiques assortie du poids excessif du service de la dette et de la réces- sion économique. - La sixième étape (1989-1999) est la période que l'on peut qualifier de période de l'ouverture démocratique, de la libération du champ médiatique et leur corollaire en

termes de responsabilité, d'autonomie et d'efficacité, c'est également une période de

la récession économique prolongée et de l'ajustement structurel. Lors de cette période le secteur agricole a connu un certain nombre de réformes,

- La septième étape à partir de l'année

2000, correspond à la relance économique, à la consolidation des acquis de la démocratie et du pluralisme et sur le plan de l'agriculture, à la refonte du système de gestion de l'agri- culture traduit par la mise en œuvre du Plan national du développement agricole et rural, puis la politique de renouveau agricole et rural à partir de 2008. Il est à souligner que le secteur agricole a suivi l'évolution de l'ensemble des secteurs de l'économie nationale depuis le recouvre- ment de la souveraineté nationale; mais ce qui lui est propre, c'est son passage par cer- taines phases, qualifiées de turbulentes qui ont bien marqué son histoire plus particuliè- rement celle liée au domaine du foncier agri- cole. Les différentes réformes qu'a connues le secteur agricole durant les trois premières décennies et qui se traduisent par : l'autoges- tion, au lendemain de l'indépendance en 1963, la révolution agraire en 1971, la restructuration en 1980, la réorganisation des domaines socialistes en 1987, n'ont pas tou- jours été achevées à terme, ce qui a souvent induit leur chevauchement d'où l'incapacité de donner une appréciation sur leur impact et leur évaluation. Depuis 2000, une nouvelle politique ou réforme a été engagée dans le secteur de l'agriculture et qui s'est traduite par la mise en œuvre du Plan national du développement agricole et rural (Pndar), consolidée, par ailleurs, huit ans après, à tra- vers la politique de renouveau agricole et rural. Fondée sur l'adhésion totale des produc- teurs, toute politique de développement agri- cole doit organiser la convergence nécessai- re entre les intérêts de l'Etat ou de la collecti- vité nationale, et ceux des agriculteurs. Elle doit garantir aux agriculteurs que l'intensifica- tion de la production qu'ils réalisent et l'effort supplémentaire qu'ils consentent, leur profi- tent directement en termes d'amélioration des niveaux de vie ou de revenu, tout comme ils profitent à tout le corps social en termes de diminution relative des prix des produits agricoles.

Agriculture : vision claire et action soutenue

Il est admis à travers le monde que toute stratégie agricole et rurale est fondée, dans sa conception première, sur le principe de la vision et de l'action. Celle-ci exige (I) de ras- sembler le potentiel de connaissances accu- mulé au sein des secteurs d'activité agricole et para-agricole et d'analyser les causes qui sont à l'origine des inadaptations et des décalages du système productif par rapport aux besoins de la société ;(II) d'exhumer les programmes sectoriels étudiés afin de les actualiser et rétablir les articulations et les cohérences internes selon une logique inter- sectorielle, car l'agriculture ne se pratique pas en vase clos. Souvent ses variables de commande se trouvent dans la sphère de son environnement; (III) de corriger les dis- torsions qui ont enfermé les agriculteurs dans des modes de gestion paralysants des structures agraires et un environnement peu aptes à remplir la fonction de validation du travail ; (IV) de définir des référentiels tech- niques locaux qui autorisent à la fois un contrôle scientifique plus rigoureux des conditions de reproduction de la fertilité natu-

des conditions de reproduction de la fertilité natu- relle des sols, une protection des écosys- tèmes

relle des sols, une protection des écosys- tèmes existants et un accroissement ininter- rompu de la productivité des terres agricoles. Aussi, c'est en s'appuyant sur les expé- riences et les bilans des modèles connus et opposés de croissance agricole que s'est construite, ces dernières années, une poli- tique agricole intégrée dans une vision éco- nomique globale, qui tend, avouons-le sans ambages, à améliorer les niveaux de cohé- rence entre les politiques agricole, alimentai- re et agro-alimentaire qui ajustent au mieux, les instruments de régulation et de fonction- nement économiques aux objectifs visés qui assure de surcroît, une stabilité, une régula- rité et une continuité des activités et des pro- jets de développement agricole et rural, conduits par l'Etat. L'Algérie, consciente des défis et des enjeux de l'heure et de l'avenir, œuvre inlas- sablement dans la perspective d'atteindre sa sécurité alimentaire - gage de souveraineté nationale - à la promotion du secteur agrico- le et rural. Dans ce contexte, s'il est vrai que l'agriculture algérienne est passée, des années durant, par des phases qualifiées de «turbulences majeures» liées en somme, et, historiquement, à des facteurs endogènes et exogènes, elle a fait, cependant, des bonds importants perceptibles au niveau de ses taux de croissance en nette progression. Cette amélioration est liée aux mesures dra- coniennes de refonte du système agraire entreprises, ces dernières années, assorties d'une multitude d'opérations d'organisation tant sur le plan institutionnel, économique et financier, que professionnel. Conforté déjà par l'exécution des pro- grammes du Plan national du développe- ment agricole et rural (Pndar) engagé en (2000-2008), dont l'objectif fondamental, rappelons le, visait à terme, l'atteinte de la sécurité alimentaire sous-tendant l'accès des populations aux produits agricoles conventionnellement admis et la couverture des besoins de consommation par la produc- tion nationale, le secteur agricole et rural est appelé à s'approfondir les années à venir selon les projections futures et ses implica- tions devraient alors être prometteuses et de pleine mesure sur le niveau de la sécurité alimentaire du pays. Aujourd'hui et dans la tendance de cette progression aussi palpable dans le taux de croissance enregistré (6% en moyenne à partir de 2000) et dans l'extension du poten- tiel productif en surface agricole et forestière que sur les multiples réalisations en matière d'investissements consentis, de mise en place d'infrastructures agricoles et rurales, de moyens de production, et de projets de proximité, le secteur a connu à partir de août 2008, un recentrage de son action - se fiant

à cette idée que toute politique est élastique - reposant sur la politique du Renouveau agricole et rural, qui vise de prime abord, «l'amélioration du niveau de sécurité alimen- taire en s'appuyant sur la libération des ini- tiatives et des énergies, la modernisation de l'appareil productif et la traduction en termes actuels des potentialités considérables que recèlent le pays». Cette nouvelle politique du Renouveau agricole et rural, rappelons-le, s'est fixée, selon le ministère de l'Agriculture et du Développement rural, comme objectif immé- diat : (I), le recentrage des différents disposi- tifs d'encadrement existants, à la lumière des expériences passées, mais aussi, au regard des nouveaux défis à relever , et (II), procè- de d'une méthodologie qui, tout en accor- dant un rôle majeur à la consultation et à la concertation permanente, privilégie la mise en place de cadres et de systèmes d'inter- vention et d'incitation, caractérisés par la rationalité, la rigueur et la transparence. Cette opportunité devrait permettre, aux opérateurs concernés de s'organiser, de se professionnaliser, de structurer leurs filières dans des conditions optimales et, partant de là, de contribuer de manière significative et efficiente à la consolidation de la sécurité ali- mentaire du pays. «Ce sera là, d'après les énoncés de principes du ministère, une contribution essentielle, à un moment où la crise alimentaire mondiale prend une ampleur jamais atteinte et risque de mettre en péril les grands équilibres écologiques, économiques et sociopolitiques de la planè- te, avec les conséquences parfois tragiques que nous savons». (1) Faut-il rappeler ici, aux peu initiés, que la politique de renouveau agricole et rural, s'inscrivant dans le cadre du programme de Son Excellence M. le président de la République, à la lumière de ses orientations formulées tout particulièrement lors de la conférence nationale sur l'agriculture, tenue en février 2008, à Biskra, s'est fondée sur un consensus cristallisé sur la politique de développement économique et social du pays et au regard des besoins alimentaires croissants de notre société, dont les effets immédiats, à moyen et long termes nous permettent d'atteindre notre sécurité alimen- taire. L'idée de recentrage en valait la chandel- le, dans la mesure où un double impératif a servi de fondement à cette politique à vision claire et à action soutenue : le premier a été de mettre le secteur de l'agriculture en posi- tion de relever efficacement deux défis majeurs : jouer le rôle de véritable moteur de la croissance et contribuer à l'amélioration significative de la sécurité alimentaire du pays, devenue un enjeu de sécurité nationa-

le ; le deuxième est de mettre le développe- ment rural, en tant que politique intégrée et multisectorielle, en situation de promouvoir un développement soutenu, durable et équi-

libré des territoires ruraux et d'améliorer sen- siblement les conditions de vie des popula- tions rurales. La consécration de l'agriculture et du développement rural devait, à terme, confé- rer à leur renouveau, la profondeur straté- gique qui lui manquait et lui donner les attri- buts d'un véritable projet national. L'allocation annuelle de 200 milliards de dinars par an pour les cinq années passées (2010-2014), a constitué, pour autant, le levier puissant qui lui a permis de passer de l'ambition affichée à la politique exécutée. Il est là, pensons-nous, une ascension vertigi- neuse dans la prise en charge du secteur puisqu'il est mis fin à une longue période d'hésitation et d'incertitudes qui s'est singu- larisée par une série d'actions qui s'apparen- taient plus à des réactions conjoncturelles qu'à des initiatives procédant d'une vision stratégique et s'inscrivant dans la durée. Faisant fi de la desription et arretons- nous sur certains résultats et d'indicateurs de mesure, de pleine mesure, obtenus dont

le ministère de l'Agriculture en a établi lors de

la session d'évaluation des programmes de renouveau agricole et rural tenue les 2 et 3

mai 2015 (à titre de référence). Aussi, disons, pour la production agricole nationale, celle-ci

a connu ces dernières années une évolution

significative dans l'ensemble des filières agri- coles et a permis d'approvisionner le marché local et de le couvrir à hauteur de 72% les besoins alimentaires du pays. L'agriculture, secteur économique et social par excellence occupe 2,5 millions de personnes dans 1,2 million d'exploitations agricoles et d'élevage. La valeur de la production agricole a connu une hausse significative lors de l'année agri- cole 2013-2014, passant de 1 627, 8 milliards de DA à 2 761,4 milliards de DA. Cette évo- lution s'est traduite par un taux de croissance agricole de plus de 11% durant le quinquen- nat (2010-2014), alors que l'objectif tracé était de 8,33%, et par une valeur de la pro- duction agricole de plus de 2 761 milliards de DA rien que pour l'année 2014, soit l'équiva- lent de 35 milliards de dollars, et une pro- gression de 7,4% du nombre d'emplois exis- tants.

a suivre

14

Les DEBATS

KIOSQUE

14 Les DEBATS KIOSQUE N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 Chine Une maison de thé
14 Les DEBATS KIOSQUE N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 Chine Une maison de thé
14 Les DEBATS KIOSQUE N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 Chine Une maison de thé

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017

Chine

Une maison de thé résiste à l'infusion de la modernité

Dès 4 heures du matin, les bouilloires crépitent sur un fourneau au charbon. Les habitués se pressent sous les poutres d'un ancien temple des faubourgs de Chengdu transformé en mai- son de thé, vestige en sursis dans une Chine vouée aux cafés Starbucks.

E n casquette et maillot de corps bleu, Li Qiang s’est levé au beau milieu de la nuit, comme chaque jour, pour allumer le feu et prépa-

rer les portions de thé dans des petites tasses que l’on pourra siroter pour seule- ment deux yuans (0,27 euro). A l’extérieur dans l’obscurité, quelques hommes âgés attendent en conversant l’ouverture des grands vantaux en bois, avant de s’attabler par petits groupes dans la lueur blafarde d’ampoules nues. Au-dessus des chaises en bambou, on devine dans l’ombre sur de hautes solives des fresques et motifs religieux: le vaste bâtiment, construit il y a 300 ans dans la banlieue de Chengdu, la capitale du Sichuan (sud-ouest de la Chine), a d’abord été un temple bouddhiste, avant d’être reconverti il y a un siècle en maison de thé. Sur les murs, des peintures écaillées mon- trent Mao Tsé-toung, entouré de rayons solaires, ainsi que des slogans à la gloire du socialisme ou souhaitant une immarces- cible longévité au Grand timonier. «Rien n’a changé depuis la Révolution culturelle», sourit M. Li, gérant de l’établissement. Au fond, ajoute-t-il, rien n’a même vraiment changé depuis un siècle dans la «maison de thé du Pavillon de Guanyin». Alors que perce l’aube, les habitués s’animent autour du «thé matinal» en inspi- rant dans de longues pipes à tabac. «Nulle part ailleurs dans Chengdu vous ne trouve- rez une maison de thé pareille: il n’y en a plus. Elles ont été dénaturées, ou carré- ment démolies», soupire Ning Shucheng, presque nonagénaire. Contrairement aux établissements fameux des parcs du centre-ville que visitent volontiers les tou- ristes, on ne retrouve pas ici de thés rares et onéreux, ni le fracas des dominos de mah-jong — jeu banni pour préserver la tranquillité du lieu.

‘Seconde famille’ Surtout, les établissements de thé tradi- tionnels, jadis emblématiques de la culture citadine chinoise, peinent à rajeunir leur public face au succès des cafés à l’occi- dentale. Répondant aux goûts d’une classe

à l’occi- dentale. Répondant aux goûts d’une classe moyenne et urbaine en plein essor, la chaî-

moyenne et urbaine en plein essor, la chaî- ne américaine Starbucks compte 2.500 établissements en Chine, six fois plus qu’en 2011, et entend encore doubler ce nombre. Les cafés, «c’est pour les jeunes Ici, on est tous des gens du cru, des fidèles!», sourit M. Zhang, 73 ans. Pour ces vieux habitués, une maison de thé «c’est un second foyer, c’est comme se retrouver en famille», alors que leurs propres enfants vivent loin de Chengdu, explique Li Qiang à l’AFP en versant l’eau bouillante dans des thermos à décor fleuri. M. Li, 51 ans, a repris l’établissement en 1995, mais il s’est gardé de changer quoi que soit. «A quoi bon? C’est un lieu qui res- pire l’humain. Ce n’est pas du tout rentable, certes, mais comment abandonner? Certains font 10 km à pied chaque matin pour venir. L’un vient ici depuis sept décen- nies». Pour les «anciens», la maison de thé fait figure de «refuge» face à une société matérialiste et individualiste où ils peinent à se reconnaître, décrypte Tian Zaipo, un client plus jeune arrivé à vélo et en tenue de cycliste à l’heure où le soleil se levait. «Aujourd’hui, les gens sont de plus en plus éloignés les uns des autres», observe le fringant quinquagénaire en rejoignant une table d’amis. Le reste de la rue reflète la même époque révolue: en face, le répara- teur de parapluie retire les volets de son magasin, tandis que plus loin résonnent les coups de hachoir du boucher. Sous un appentis, un coiffeur bossu enchaîne les coupes.

Invasion barbare

Il est 11 heures et les convives âgés

commencent à rentrer chez eux. Dans la salle remplie d’une cinquantaine de per-

sonnes et traversée de volutes de fumée, le brouhaha des conversations est interrompu par un cliquetis métallique. C’est le net- toyeur d’oreille qui signale son arrivée, offrant de «crocheter» les conduits auricu- laires — métier traditionnel au Sichuan, mais en voie de disparition.

A peine s’est-il trouvé un premier client

que surgit un groupe d’une douzaine de photographes amateurs. Aussitôt, ils bousculent les tables sans ménagement, déplaçant les tasses et

poussant les sièges, pour mieux tirer le por- trait de clients effarouchés auxquels ils n’adressent même pas la parole. «Ils ne consomment rien et je ne les laisse pas s’asseoir», fulmine Li Qiang, devant cette irruption de la modernité consumériste. La maison de thé de M. Li est réputée auprès des cercles de photo- graphes pour son cadre préservé, et en paye le prix fort, menacée désormais de muséification. «C’est encore pire le wee- kend», grimace M. Li. Tian Zaipo s’empres- se lui d’enfourcher son vélo pour s’échap- per. Il lâche, pessimiste: «Déjà que les

Si ce lieu dispa-

jeunes ne venaient plus

raît, on n’aura plus de maison de thé où aller. Ce sera fini.»

AFP

Turquie

Baisse des arrivées des touristes de 21% en novembre

Le nombre des arrivées des touristes en Turquie a baissé de 21,3 % à un 1,35 million en novembre 2016 par rapport au même mois de l’année 2015, a relevé le ministère turc du Tourisme. Le nombre des visiteurs étrangers a diminué entre janvier et novembre 2016 de 30,8% par rapport à la même période de 2015 pour se situer à 24,05 millions, selon la même source. Les touristes russes était au cours des 11 premiers mois de l’année 2016 de 822.159 visiteurs, soit une baisse de 77,3% par rapport à la même période de l’année 2015. L’Allemagne, la Géorgie et le Royaume-Uni étaient les principales sources d’arrivées d’étrangers vers la Turquie durant cette période, a indiqué le ministère.

R. N.

Venezuela

Maduro décide d’augmenter le salaire minimum des fonctionnaires

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro a annoncé une augmentation de 50% du salaire minimum pour aider les tra- vailleurs du secteur public à faire face à

une inflation galopante. «J’ai décidé d’aug-

des fonc-

tionnaires, à partir du mois de janvier», a déclaré M. Maduro dimanche lors de son émission de radio hebdomadaire. Une décision qui fait passer le revenu mensuel de base de 27.091 bolivars (41,04 de dol- lars) à 40.638 bolivars (61,57 dollars). Cette augmentation, cinquième du genre

menter le salaire minimum (

)

depuis janvier 2015, a pour objectif de lut- ter contre la hausse des prix entraînée par l’inflation, qui a atteint 180% en 2015. L’augmentation «est juste et nécessaire

pour continuer à protéger les emplois,

la stabilité, et le droit au travail», a indiqué M. Maduro, qui s’est également engagé à poursuivre le dialogue avec l’opposition et à promouvoir la stabilité et la paix dans le pays sud-américain.

) (

Y. L.

le dialogue avec l’opposition et à promouvoir la stabilité et la paix dans le pays sud-américain.

Etats Unis

paix dans le pays sud-américain. ) ( Y. L. Etats Unis A Detroit, l'industrie automobile surveille
paix dans le pays sud-américain. ) ( Y. L. Etats Unis A Detroit, l'industrie automobile surveille
paix dans le pays sud-américain. ) ( Y. L. Etats Unis A Detroit, l'industrie automobile surveille
paix dans le pays sud-américain. ) ( Y. L. Etats Unis A Detroit, l'industrie automobile surveille
paix dans le pays sud-américain. ) ( Y. L. Etats Unis A Detroit, l'industrie automobile surveille
paix dans le pays sud-américain. ) ( Y. L. Etats Unis A Detroit, l'industrie automobile surveille

A Detroit, l'industrie automobile surveille les tweets de Trump

L’ industrie automobile réunie à partir de ce lundi au salon de

Detroit (Etats-Unis) va avoir les yeux rivés sur le compte Twitter de Donald Trump dont elle est deve- nue la cible privilégiée dans sa volonté de rapatrier les emplois industriels aux Etats-Unis. En quelques semaines, le président élu américain a commis des tweets rageurs contre General Motors (GM), Ford et Toyota, soit les trois plus gros vendeurs de voi- tures sur le sol américain. Il est plus que probable qu’il va saisir la vitrine qu’est le salon de Detroit, à partir de ce lundi, pour interpeller

directement l’industrie qui a mis le cap au sud, alléchée par des sub- ventions et une main d’oeuvre mexicaine bon marché. Un salarié est payé entre 5 et 8 dollars de l’heure dans les usines mexi- caines, contre en moyenne 20 dol- lars chez Ford par exemple, indique à l’AFP Scott Houldiesen, responsable de section du puis- sant syndicat américain UAW sur le site Ford de Chicago. Les questions que nombre se posent dans les quartiers géné- raux et les suites d’hôtels réservés par les grands constructeurs sont:

qui sera le prochain groupe à subir

les foudres du président élu ? Et en a-t-il fini avec GM et Toyota, voire Ford, bien que ce dernier ait renoncé sous pression à construi- re une usine au Mexique ?

Anticiper - La veille sur Twitter, mode de communication favori de Donald Trump, est ainsi devenue une priorité pour les cellules réseaux sociaux des constructeurs. «Nous surveillons activement les réseaux sociaux», a indiqué à l’AFP Jeannine Ginnivan, une porte- parole du géant allemand Volkswagen, qui dispose d’un site

de production au Mexique. Son identique chez sa filiale haut de gamme Audi, qui a démarré fin septembre 2016 la production du nouveau modèle Q5 dans l’état de Puebla au Mexique. Cette usine, la première de la marque aux quatre anneaux en Amérique du nord, a une capacité de production de 150.000 voitures par an et emploie jusqu’à 4.200 personnes. GM fait savoir pour sa part que la veille serrée des réseaux sociaux est une «pratique standard», pour être au courant de tout ce qui est dit sur l’entreprise. D’autres constructeurs anticipent d’ores et

déjà les attaques du président américain. C’est le cas de Fiat Chrysler (FCA US), qui a annoncé dimanche créer 2.000 emplois aux Etats-Unis et y rapatrier la produc- tion d’une camionnette à plateau de modèle Ram qui était produite jusqu’ici au Mexique. «Depuis juin 2009, nous avons annoncé des investissements de l’ordre de 8,4 milliards de dollars aux Etats-Unis et recruté 25.000 personnes sup- plémentaires», a réaffirmé auprès de l’AFP le groupe renfloué par les fonds publics américains après sa faillite il y a sept ans.

AFP

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017

CULTURE

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 CULTURE Les DEBATS 15 Célébration de Yennayer La richesse
N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 CULTURE Les DEBATS 15 Célébration de Yennayer La richesse
N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 CULTURE Les DEBATS 15 Célébration de Yennayer La richesse

Les DEBATS

15

Célébration de Yennayer

La richesse du patrimoine artisanal et culinaire exposée à Tizi Ouzou

La richesse du patrimoine culinaire et artisanal de la wilaya de Tizi Ouzou est au cœur de deux expositions qui se sont ouvertes dimanche, à placette de la salle omnisport (stade 1 er Novembre) et à la Maison de la culture Mouloud Mammeri, de la ville de Tizi Ouzou.

de la culture Mouloud Mammeri, de la ville de Tizi Ouzou. I nitiées par les directions

I nitiées par les directions locales de la culture et de la jeunesse et de sports dans le cadre de

la célébration de Yennayer (le Nouvel An amazigh), ces expositions, proposent aux visiteurs de découvrir ou de redécouvrir plusieurs pans du patrimoine local, notamment le volet lié à la célébration de Yennayer qui coïncide avec le 12 janvier de chaque année. Plusieurs stands exposent des plats traditionnels variés, servis par les familles pour célébrer Yennayer, une fête intimement liée à l'activité agricole jadis largement prati- quée par les familles. L'occasion est offerte jus- qu'au 14 de ce mois de jan- vier aux visiteurs de découvrir ces plats ainsi que les ingré- dients entrant dans leur confection, généralement des légumes secs, pour augurer

Nouvel An berbère

une bonne récolte. Des objets de l'artisanat traditionnel, notamment de vannerie et de poterie, dans

laquelle était préparé ou servi

le couscous au poulet aux

sept ingrédients, le plat avec lequel les habitants de Tizi Ouzou accueillent le Nouvel An amazigh, sont exposés à

la placette de la salle omni-

sports sise à proximité du stade du 1 er Novembre, à côté

de l'habit traditionnel et d'an- ciens outils agricoles utilisés par le passé tel que la houe à deux dents, la fourche et les charrues à traction animale. Une exposition de tenues

et masques que portent les

animateurs du carnaval ayred, événement organisé par les Béni Snouss dans la

wilaya de Tlemcen pour célé- brer Yennayer, de la Maison

de jeune de Mizrana (Tigzirt),

a captivé l'attention de la

foule nombreuse présente sur ce site, et particulièrement des enfants dont certains étaient effrayés et d'autres amusés et impressionnés par

les mannequins grandeur nature habillés de haillons et le visage dissimulé derrière un masque, a-t-on constaté. Ce site qui a attiré, dès la

matinée une foule nombreuse de visiteurs est animé par des représentants de 24 Maisons de jeunes, 13 associations, et cinq artisans, répartis sur 40 chapiteaux, a indiqué la DJS. A la placette du Musée, les produits de la ruche sont à l'honneur. La 3 eme Foire du

miel de Kabylie (du 4 au 14 janvier courant) organisée par la Coopérative agricole poly- valente de la wilaya de Tizi Ouzou en partenariat avec l'association des apiculteurs

professionnels du massif du

Djurdjura et animée par une

trentaine d'apiculteurs, appor- te sa touche pour augurer une nouvelle année douce comme le miel, espèrent les apiculteurs rencontrés sur place. Les festivités de célébra-

tion de Yennayer se poursui- vront au chef-lieu de wilaya et dans les différentes localités, jusqu'à samedi prochain et seront à leur apothéose jeudi,

12 janvier, premier jour de

l'an amazigh 2967, avec une parade de Yennayer qui sera organisés par la direction locale de la culture avec la participation de troupes représentant 12 wilayas et un défilé en robes kabyles et burnous programmé par la DJS en plus de dégustation du plat de Yennayer et de galas artistiques prévus par ces deux institutions.

R. K.

galas artistiques prévus par ces deux institutions. R. K. Les habitants d'Ilyiten apportent les dernières
galas artistiques prévus par ces deux institutions. R. K. Les habitants d'Ilyiten apportent les dernières
galas artistiques prévus par ces deux institutions. R. K. Les habitants d'Ilyiten apportent les dernières
galas artistiques prévus par ces deux institutions. R. K. Les habitants d'Ilyiten apportent les dernières
galas artistiques prévus par ces deux institutions. R. K. Les habitants d'Ilyiten apportent les dernières
galas artistiques prévus par ces deux institutions. R. K. Les habitants d'Ilyiten apportent les dernières

Les habitants d'Ilyiten apportent les dernières retouches

L es habitants du village d'Ilyiten,

perché sur les hauteurs du

Djurdjura et qui relève de la com-

mune de Saharidj, (est de Bouira), tra- vaillent d'arrache-pied depuis déjà une semaine pour célébrer le Nouvel An ber- bère avec au menu un riche programme culturel, a-t-on appris des organisateurs dimanche. «Nous sommes en train de porter les dernières retouches pour organiser une série d'activités culturelles et artistiques à l'occasion de la célébration du Nouvel An berbère, dont la fête aura lieu à Ilyiten le 14 du mois en cours en présence des autorités locales de la wilaya», a expli- qué à l'APS, Bouzid Merzouk, membre du comité des sages d'Ilyiten, organisa- teur de l'événement. C'est pour la première fois que cette localité montagneuse organise cet évé-

nement malgré le peu de moyens dont dispose le village et la commune de Saharidj. Les organisateurs préparent un programme culturel et artistique ainsi que des expositions et une visite guidée des sites archéologiques de ce village connu pour être le fief de la résistance pendant la guerre de Libération nationa- le.

Une conférence sur la célébration de Yennayer ainsi qu'un concours du meilleur plat culinaire traditionnel mar- queront également le jour de cette fête qui sera rehaussée par la présence du wali, Mouloud Chérifi, ainsi que d'autres responsables de la wilaya, a indiqué M. Merzouk. A cette occasion, le premier respon- sable de la wilaya, M. Chérifi devra avoir une rencontre avec les notables de la région pour débattre de quelques pro-

blèmes auxquels fait face ce village, selon le programme établi. Dimanche dernier, des groupes de jeunes s'activaient pour réussir cet évé- nement, dont certains étaient chargés de créer des espaces pour une exposition qui sera dédiée à l'habit traditionnel (robe kabyle), aux bijoux traditionnels, à

la tapisserie locale, ainsi qu'aux mets tra- ditionnels. Dans une ambiance festive, d'autres habitants du village, des jeunes, notam- ment s'affairaient à installer, entre autres, l'estrade et à créer tout un péri- mètre qui sera réservé à la chorale des jeunes filles du village. «Nous avons presque terminé les travaux, il ne nous reste que quelques retouches pour pou- voir accueillir cet événement que nous organisons pour la première fois», a sou-

ligné M. Merzouk.

R. M.

Offerte par le peintre Jacques Arnault

Une œuvre de Issiakhem remise au Musée des Beaux-Arts d'Alger

L'Algérie, une toile réalisée par M'hamed Issiakhem en 1960 a été remise dimanche dernier, au cours d'une cérémonie, au Musée national des Beaux-Arts d'Alger par une association culturelle française. La toile a été offerte par le peintre à l'écrivain et militant Jacques Arnault, décédé en 2008, qui avait souhaité en faire don à un musée algérien et chargé l'association Art et mémoire au Maghreb d'exécuter ses der- nières volontés. Avant de revenir en Algérie, cette oeuvre a été restaurée grâce à une opération de mécénat coordonnée par le critique d'art et universitaire Benamar Mediene pour être exposée à Paris en 2012. M'hamed Issiakhem avait offert cette toile, réalisée en France, à Jacques Arnault - alors rédacteur en chef de la revue littéraire La nouvelle critique - pendant qu'ils travaillaient sur un numéro spécial sur la littérature algérienne, a expli- qué la vice-présidente de l'association, Anissa Bouayad, lors de la cérémonie. La peinture, couleur terre, représente une mère, aux traits fatigués, et ses deux enfants. Elle se distingue également par des collages d'articles de presse traitant pour la plupart de la guerre de Libération nationale, et de tissus aux couleurs de l'em- blème algérien. Ami proche et bio- graphe de Issiakhem, Benamar Mediene a saisi cette occasion pour rendre hommage au génie du peintre qui l'a imposé, di-il, comme une «figure importante» de l'art algérien alors qu'il n'était encore qu'adoles- cent. L'universitaire en histoire de l'art a également précisé que cette toile marquait «la fin d'une période» chez M'hamed Issiakhem qui allait découvrir, dit-il, de «nouvelles influences et inspirations» après l'avoir achevée. Né en 1928 à Azeffoun, M'hamed Issiakhem s'était illus- tré en remportant des concours artistiques dès 1942, avant de s'inscrire à l'Ecole natio- nale des beaux-arts d'Alger en 1947, quatre ans après le drame qui lui avait causé la perte de trois membres de sa famille. Il poursuivra ses études à Paris en 1952. De

retour en Algérie, il sera dessinateur de presse au journal Alger-Républicain et enseignant à l'Ecole des beaux-arts. Issiakhem avait également activement participé à la création de l'Union des artistes plasticiens et signé un grand nombre de fresques dans la capitale, avant de s'éteindre le 1 er décembre 1985. La cérémonie de remise de la toile s'est déroulée en présence du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.

R. L.

Golden Globes

Le palmarès de la 74 ème édition

Le palmarès des principales catégories de la 74 ème édition des Golden Globes, remis dimanche soir à Los Angeles:

- Meilleure comédie ou comédie musica-

le: La La Land de Damien Chazelle.

- Meilleur film dramatique: Moonlight de

Barry Jenkins.

- Meilleur acteur film dramatique: Casey Affleck dans Manchester By the Sea.

- Meilleure actrice film dramatique:

Isabelle Huppert dans Elle.

- Meilleur acteur comédie: Ryan Gosling dans La La Land.

- Meilleure actrice comédie: Emma

Stone dans La La Land.

- Meilleur acteur second rôle: Aaron

Taylor-Johnson dans Nocturnal Animals.

- Meilleure actrice second rôle: Viola Davis dans Fences.

- Meilleur réalisateur: Damien Chazelle pour La La Land.

- Meilleur film étranger: Elle (France) de Paul Verhoeven.

- Meilleur film d'animation: Zootopie de Byron Howard et Rich Moore.

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017

PAROLES DE FEMMES

«La solitude et le sentiment de n'être pas désiré sont les plus grandes pauvretés.» Mère Teresa

désiré sont les plus grandes pauvretés.» Mère Teresa FEMMES Actu-femmes Page animée par Tinhinan ILS ONT
désiré sont les plus grandes pauvretés.» Mère Teresa FEMMES Actu-femmes Page animée par Tinhinan ILS ONT

FEMMES

sont les plus grandes pauvretés.» Mère Teresa FEMMES Actu-femmes Page animée par Tinhinan ILS ONT DIT

Actu-femmes

Page animée par Tinhinan

ILS ONT DIT :

Les DEBATS

17

«Commence déjà à être l'ami de toi-même, tu ne seras jamais seul.»

Sénèque

BBBBrrrraaaaqqqquuuuaaaaggggeeeeddddeeeeKKKKiiiimmmmKKKKaaaarrrrddddaaaasssshhhhiiiiaaaannnnààààPPPPaaaarrrriiiissss,,,,11116666ppppeeeerrrrssssoooonnnnnnnneeeessssiiiinnnntttteeeerrrrppppeeeellllllllééééeeeessss
Seize personnes ont été interpellées hier matin en région parisienne et en provin-
ce dans le cadre de l'enquête sur le braquage de la star américaine Kim
Kardashian à Paris en octobre, a-t-on appris de sources policières, confirmant
des informations de presse.Dans la nuit du 2 au 3 octobre, la vedette ultramédia-
tisée de 35 ans s'était fait braquer dans une discrète résidence hôtelière de luxe
par des hommes armés qui, après l'avoir ligotée et bâillonnée, lui avaient volé
pour neuf millions d'euros de bijoux, soit le plus important vol de bijoux commis
sur un particulier en France depuis plus de 20 ans.De l'argent et des documents
ont notamment été retrouvés lors de différentes perquisitions qui se poursui-
vaient lundi vers 08H00, a précisé une source policière. Cette opération menée
sous la direction de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de Paris,
simultanément en région parisienne et dans le sud de la France, est le fruit de
plusieurs semaines d'investigations permises notamment par l'exploitation des
traces ADN retrouvées sur le lieu du braquage, a détaillé une autre source.
«Une des traces a «matché» avec un individu connu des services de police pour
des faits de braquage et des affaires de droit commun, et considéré comme un
voyou de grande envergure», a expliqué cette source.Les braqueurs, masqués et
portant des blousons de police, avaient menacé avec une arme la star venue à
Paris pour assister à la Fashion Week, avant de la ligoter, de la bâillonner, et de
l'enfermer dans la salle de bain. Les voleurs, dont certains sont venus et repartis
à vélo, ont emporté une bague d'une valeur de quatre millions d'euros et un cof-
fret de bijoux pour un montant de cinq millions. Des traces ADN avaient été
retrouvées dans l'appartement. Dans leur fuite, les malfaiteurs ont également
perdu un pendentif serti de diamants, d'une valeur estimée à environ 30 000
euros, appartenant à la jeune femme. Le bijou, ramassé par une passante dans la
rue à proximité des lieux du vol quelques heures après le braquage, a été remis
aux enquêteurs.
AFP

Grossesse

 
cheurs ont comparé la prise de vitamine D

cheurs ont comparé la prise de vitamine D

cheurs ont comparé la prise de vitamine D

Vitamine D rend les bébés plus musclés

durables. En fait à l'âge de quatre ans, ces enfants étaient plus forts, moins sensibles aux chutes et avec des os plus solides que les autres. Ils étaient aussi mieux protégés contre le diabète.

 

publiée dans la revue Neurology, la vitamine D protégeraient aussi de la sclérose en plaques. Les chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont constaté que les femmes avec un taux de vita- mine D élevé (supérieur à 27 μg/l) voient leur risque de de développer un cancer du sein diminuer de 25%. Si la vitamine D se trouve essentiellement dans les poissons gras, le jaune d'œuf et les abats, elle est surtout fabri- quée par notre corps quand notre peau est exposée au soleil. En cas d'insuffisance en vitamine D, il est recommandé de consulter un médecin qui établira une prescription médicale adaptée.

LA VITAMINE D PRÉVIENT DE NOMBREUSES MALADIES Mais la vitamine D est importante tout au long de la vie, pas seulement pendant la gros- sesse. Si la vitamine D est essentielle dans la prévention de l'ostéoporose, elle prévient aussi des maladies cardiovasculaires en pro- tégeant les artères des inflammations et de la calcification. D'après une étude américaine

Forme

 
Forme  
 

CCOMMENT PRÉVENIR LA PRISE DE POIDS

D u bon sens avant tout. Manger équilibré est toujours possible en

suivant un minimum de règles de bon sens :

 

terre, pâtes et riz) qui rassa- sient bien et ne font pas gros- sir si on ne les enrichit pas trop de sauces, beurre, etc ; manger abondamment fruits et légumes frais (crudi- tés, légumes verts), qui apportent vitamines et eau ; parmi les sources de protéines, privilégier les viandes peu grasses, les pois- sons et volailles ; préférer l'eau aux bois- sons sucrées.

privilégier les viandes peu grasses, les pois- sons et volailles ; préférer l'eau aux bois- sons

L es femmes enceintes qui consomment

de la vitamine D pendant leur grosses- se ont des bébés plus musclés et plus

forts que les autres, selon une étude scienti- fique britannique. Pour que les bébés soient en bonne santé, plus musclés et plus forts, il faudrait consommer davantage de vitamine D pendant la grossesse, d'après une étude publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology et Metabolism. Une étude de l'université de Southampton (Royaume-Uni) a révélé un lien entre la consommation de vita- mine D pendant la grossesse et la masse mus- culaire et la bonne santé des bébés. Les cher-

pendant la grossesse de 700 femmes et l'évo- lution musculaire et la santé de leurs enfants. Nicholas Harvey, chercheur à l'université de Southampton et directeur de l'étude affirme dans cette étude que «la vitamine D a un effet sur la façon dont les fibres musculaires se développent dans l'utérus, ce qui permet aux bébés d'être plus forts plus tard». Il a en effet constaté que les tout-petits dont les mères avaient pris de la vitamine D pendant leur grossesse avaient une poigne ferme et une masse musculaire plus importante que les autres. Et que ces bienfaits pour la santé sont

avaient une poigne ferme et une masse musculaire plus importante que les autres. Et que ces

aux lipides «cachés» dans les viandes, fromages, pâtisse-

ries, viennoiseries, chips, bis-

cuits, sauces

des modes de cuisson de

et adopter

)

faire trois vrais repas quotidiens, agréables et suffi- samment rassasiants pour éviter le grignotage, en répar- tissant la ration calorique dans la journée et en prenant le temps de manger dans la détente ; limiter les aliments très riches en graisses (attention

type vapeur, gril, poêles anti-

adhésives

;

ne pas trop consommer de glucides simples (tout ce qui a le goût sucré, y compris sodas et jus de fruits) ; réhabiliter les sources de glucides complexes (pain, céréales, féculents et légumes secs, pommes de

(pain, céréales, féculents et légumes secs, pommes de Le fondateur Quotidien national d’information Edité par

Le fondateur

féculents et légumes secs, pommes de Le fondateur Quotidien national d’information Edité par la SARL

Quotidien national d’information Edité par la SARL MAHMOUDI INFO

Gérante Naïma MAHMOUDI Directeur de la publication Aïssa KHELLADI

•Direction-Administration 2, boulevard Mohamed V, Alger. Tél. : 021.63.45.42 -

Fax : 021.63.45.13 - Service Publicité : 021.63.42.65 •Email : Lesdebats@hotmail.com Web : http://www.lesdebats.com Impression SIA Publicité ANEP 1, avenue Pasteur, Alger, Tél. : 021.73.30.43

Abderrahmane Mahmoudi

18

Les DEBATS

N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017

SPORTS

18 Les DEBATS N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 SPORTS Equipe nationale/Algérie -M M uaritanie
18 Les DEBATS N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 SPORTS Equipe nationale/Algérie -M M uaritanie
18 Les DEBATS N° 1802 - Mardi 10 janvier 2017 SPORTS Equipe nationale/Algérie -M M uaritanie

Equipe nationale/Algérie-MMuaritanie à Sidi Moussa

Les Verts pour les derniers réglages

L a sélection nationale de football disputera son deuxième match amical aujourd’hui au centre des équipes nationales de Sidi

Moussa face à la Mauritanie à huis clos. Ce deuxième match et même s’il aura plus les allures d’un match d’application sera le plus important pour le staff technique national et le coach belge, Gorges Leekens, d’autant plus qu’il compte ali- gner les joueurs titulaires qui devraient débuter la CAN avec le premier match qui opposera les Verts au Zimbabwe. Le dri- ver national devra dégager le groupe sur lequel il comptera pour ensuite entrer

Ligue 1 Mobilis/16e journée

Trois matchs reportés à une date ultérieure

La 16e journée du championnat de Ligue 1 Mobilis, prévue les 20 et 21 janvier, sera tronquée de trois matchs, a annoncé dimanche la Ligue de foot- ball professionnel (LFP) sur son site officiel. Il s’agit de MO Béjaia-USM Alger, MC Oran-CR Belouizdad et MC Alger-JS Kabylie. Ce report est dicté par la pré- sence de plusieurs joueurs avec les différentes sélec- tions nationales. L’équipe nationale prendra part à la Coupe d’Afrique des nations CAN-2017 au Gabon (14 janvier-5 février) alors que la sélection militaire participera au championnat du monde prévu à Oman du 16 au 29 janvier. D’autre part, la LFP a dévoilé le calendrier des rencontres des 17e et 18e journées. La 17e journée se jouera les 26, 27 et 28 janvier et sera marquée par le derby algérois entre le MC Alger et l’USM El-Harrach prévu le samedi 28 janvier au stade du 5-juillet (16h00). La 18e journée, quant à elle, est programmée les 2, 3 et 4 février. Le cham- pionnat de Ligue 1 observe actuellement une trêve depuis le 29 décembre, soit au lendemain des 1/8 de finale de la Coupe d’Algérie.

Kempo

L’art martial mixte bientôt intégrer en Algérie

Le Comité national de kempo compte intégrer la discipline de l’art martial mixte (AMM) en Algérie à travers ses négociations avec la Fédération interna- tionale d’arts martiaux traditionnels (FIAMT), a appris l’APS auprès du président de cette instance, Mohamed Ghazali. «Les négociations avec l’instan- ce internationale des arts martiaux sont en cours pour intégrer l’art martial mixte (AMM) en Algérie, une discipline beaucoup plus répandue chez les ath- lètes algériens qui participent, régulièrement, aux tournois internationaux.», a précisé Mohamed Ghazali. Le responsable du Comité national de kempo a appelé le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) à aider son instance pour la création de la Fédération de kempo, une spécialité qui fait partie actuellement de la Fédération algérienne d’arts mar- tiaux (FAAM). «Nous comptons énormément sur l’ai- de du MJS pour créer la Fédération de Kempo pour mieux encadrer et mettre les bases et l’encadrement des disciplines comme le AMM.», a-t- il ajouté. Mohamed Ghazali, également entraîneur de la sélection nationale de kempo, fait de ce projet son chemin de bataille pour aider déjà le kempo qui s’adapte avec tous les arts martiaux.

déjà le kempo qui s’adapte avec tous les arts martiaux. dans le vif du sujet et

dans le vif du sujet et faire les dernières retouches. Après une première manche décevante face aux Mauritaniens, les Algériens devraient montrer une plus grande agressivité pour montrer qu’ils sont prêts pour le grand saut qui sera dans quelques jours seulement. Les pou- lains de Leekens n’ont pas d’autre choix que de se donner à fond lors de cette ren- contre pour dissiper toutes les craintes surtout que les fans des Verts craignent une autre déconvenue après les échecs des éliminatoires du Mondial qui ont plon- gé le onze nationale dans le doute. Pour cette rencontre, le driver national devrait faire quelques réglages et notamment en défense où plusieurs défaillances sont constatées, notamment au niveau de l’axe central qui n’est pas vraiment au point. Le rendement faible de Belkaroui lors du premier match incitera sûrement Leekens à faire confiance à Bensebaîni qui devrait montrer qu’il mérite cette confiance pour figurer avec le onze de départ lors du tournoi africain. Pour le poste de latéral droit, tout porte à croire qu’il fera confiance à Belkhiter, alors qu’au milieu et en attaque, les éléments qui ont, jusque là, joués en titulaires devraient être de retour. Ainsi, ce test sera décisif pour le coach et son groupe pour ces derniers réglages qui devaient être faits pour être à la hauteur.

Imad M.

Zimbabwe

Les joueurs refusent de prendre l'avion

L a sélection nationale de football du Zimbabwe, en colère contre la

Fédération de son pays (ZIFA) pour des raisons financières, a refusé d’embarquer dans le vol qui devait lui permettre de par- ticiper à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) prévue au Gabon du 14 janvier au 5 février, ont indiqué dimanche des diri- geants de la ZIFA. La formation devait se rendre dans un premier temps au Cameroun pour participer à une ren- contre amicale mardi avant de rejoindre le Gabon. Après une rencontre houleuse avec les responsables de la ZIFA, cer-

tains joueurs ont accepté de quitter Harare dès dimanche matin, la majorité des autres s’étant engagée à rejoindre leurs camarades dans la soirée. «Nous avons eu des discussions fructueuses. Les joueurs et l’administration ont trouvé une solution à l’amiable», a commenté le porte-parole de la ZIFA, Xolisani Gwesela, sans plus de détails. Les joueurs exigent notamment que leurs primes de jeu passent de 1.000 à 5.000 dollars et que leurs indemnités quoti- diennes de séjour soient échelonnées de 150 à 500 dollars et non de 50 à 100. Ces

derniers jours, les «Guerriers» avaient refusé de s’installer sur un site de leur Fédération jugé de «qualité trop médiocre», selon la presse locale. Au bord de l’asphyxie financière, l’Etat éprouve les pires difficultés à payer ses fonctionnaires, et la Fédération, ses cadres et joueurs. A plusieurs reprises, elle a dû compter sur de généreux dona- teurs pour régler ses factures. Pour la troisième participation de son histoire à la phase finale de la CAN, le Zimbabwe évo- luera dans le groupe B avec l’Algérie, le Sénégal et la Tunisie.

Coupe d'Algérie de football (tirage au sort)

Tunisie. Coupe d'Algérie de football (tirage au sort) MC Alger-JS Kabylie, tête d'affiche des quarts de
Tunisie. Coupe d'Algérie de football (tirage au sort) MC Alger-JS Kabylie, tête d'affiche des quarts de
Tunisie. Coupe d'Algérie de football (tirage au sort) MC Alger-JS Kabylie, tête d'affiche des quarts de
Tunisie. Coupe d'Algérie de football (tirage au sort) MC Alger-JS Kabylie, tête d'affiche des quarts de
Tunisie. Coupe d'Algérie de football (tirage au sort) MC Alger-JS Kabylie, tête d'affiche des quarts de
Tunisie. Coupe d'Algérie de football (tirage au sort) MC Alger-JS Kabylie, tête d'affiche des quarts de

MC Alger-JS Kabylie, tête d'affiche des quarts de finale

L e tirage au sort des quarts de finale de la Coupe d’Algérie de football, effectué dimanche à Alger, a donné lieu à une

affiche au sommet opposant le MC Alger, tenant du trophée et actuel leader de la Ligue 1 professionnelle et la JS Kabylie. L’ES Sétif, détentrice du record de coupes en compagnie de l’USMA et du MCA (8), sera opposée à l’US Tébessa (Division amateur), demi-finaliste de la précédente édition. L’USM Bel- Abbès qui a composté son billet en battant l’USM Alger aux tirs au but (5-4), affrontera le NA Hussein-Dey, alors que le CR Belouizdad sera opposé au CABB Arréridj (Ligue 2). Les ren- contres des quarts de finale auront lieu le 31 mars et 1 avril. Par ailleurs, les demi-finales, prévues les 14 et 15 avril, mettront aux prises le vainqueur de la rencontre CR Belouizdad-CABB

Arréridj au vainqueur du match USM Bel-Abbès-NA Hussein- Dey. La deuxième demi-finale sera animée par le vainqueur de la rencontre MC Alger-JS Kabylie face au au vainqueur du duel ES Sétif-l’US Tébessa.

Les quarts de finale (31 mars-1 avril):

1-ES Sétif-US Tébessa 2-USM Bel-Abbès-NA Hussein-Dey 3-MC Alger-JS Kabylie 4-CR Belouizdad-CABB Arréridj Demi-finale (14 et 15 avril):

-Vainqueur 4 au Vainqueur 2 -Vainqueur 3 au Vainqueur 1

Championnat d'Afrique de judo 2017

Les sélectionnés connus après le championnat national

Les judokas qui représenteront l’Algérie lors du championnat d’Afrique 2017 messieurs et dames à Madagascar (13-14 avril) seront connus à l’issue du championnat d’Algérie prévu en février prochain, a indiqué le Directeur technique national (DTN) de la Fédération algérienne de judo (FAJ), Samir Sebaa. «Pour former nos sélections natio- nales garçons et filles en prévision de ce ren- dez-vous continental, nous allons prendre en considération les podiums du championnat

d’Algérie (messieurs/dames) Excellence qui s’est déroulé vendredi et samedi mais aussi les médaillés lors du prochain championnat national, prévu en février», a déclaré Sebaa. Lors du championnat Excellence clôturé samedi soir à la salle Harcha-Hacène d’Alger, quelques athlètes ont confirmé leur statut, à l’image de Lyes Bouyakoub (-100 kg) et Youcef Nouari (-73 kg) en messieurs ainsi que Sonia Asselah (+78 kg), Imene Agouar (-70 kg), Moussa Meriem (-52 kg) et Ratiba Tariket

(-57 kg) chez les dames. D’autres ont affiché leurs ambitions, à leur tête le sociétaire de la JSM Chéraga, Riad Denni (19 ans), qui a créé une énorme surprise en remportant la médaille d’or des -60 kg. «Nous allons faire le bilan de tout cela et éventuellement organi- ser des tests supplémentaires après le cham- pionnat d’Algérie pour dégager l’ossature la mieux représentative à Madagascar», a enco- re expliqué le DTN. Sans surprise, le GS Pétroliers a largement dominé les débats lors

du championnat d’Algérie Excellence en rem- portant 9 médailles d’or sur les 14 mises en jeu. A l’issue de la compétition, le DTN a noté de «sérieuses imperfections» techniques chez les judokas. «Il y a des jeunes qui mon- tent et c’est encourageant. Mais le point inquiètant reste ce manque flagrant dans le travail au sol. C’est aux clubs de perfectionner ce volet. On tentera de corriger cette situation en organisant des stages et séminaires pour les entraîneurs», a-t-il promis.

Météo

Les DEBATS

Alger Ensoleillé Min 14 °C Max 28 °C Oran Ensoleillé Min 12 °C Max 29

Alger Ensoleillé Min 14 °C Max 28 °C

Alger Ensoleillé Min 14 °C Max 28 °C Oran Ensoleillé Min 12 °C Max 29 °C

Oran Ensoleillé Min 12 °C Max 29 °C

Alger Ensoleillé Min 14 °C Max 28 °C Oran Ensoleillé Min 12 °C Max 29 °C

Annaba Ensoleillé Min 15 °C Max 28 °C

http://www.lesdebats.com

Ensoleillé Min 15 °C Max 28 °C http://www.lesdebats.com   Décès de Rafsandjani   Bouteflikaprésente
 

Décès de Rafsandjani

 

Bouteflikaprésente ses condoléances

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a salué hier les grandes quali- tés de l'ancien président Akbar Hachemi Rafsandjani, décédé dimanche, mettant l'accent sur ses «positions courageuses et sa contribution précieuse pour la pré- servation de l'unité de la Nation musul- mane». «J'ai appris avec une profonde affliction, le décès de l'ayatollah Akbar Hachemi Rafsandjani, ancien président de la République iranienne et président du Conseil de discernement du régime de la République islamique d'Iran», a écrit le président Bouteflika dans un message de condoléances au président de la République islamique d'Iran, Hassan Rohani. «En cette douloureuse épreuve, je vous présente au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, nos sincères condoléances», a souligné le chef de l'Etat tout en soulignant qu'avec «la dis- parition d'Ayatollah Akbar Rafsandjani, la République islamique d'Iran perd l'un de ses valeureux fils qui ont consacré leur vie à leur pays et l'ont défendu en toutes circonstances». «L'histoire retiendra les positions courageuses du défunt ainsi que sa contribution précieuse à la Nation musulmane qui lui a permis de renforcer sa place parmi les nations», a encore souligné le président de la République. «Je prie Dieu le Tout-Puissant d'accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde, de l'ac- cueillir dans Son Vaste Paradis et d'as- sister le peuple iranien frère et tous ses proches en cette pénible épreuve», a conclu le Président Bouteflika.

 

H. O.

Dans sa lutte pour son indépendance

L'ANCréaffirmesonsoutien au peuple sahraoui

Le secrétaire général du Congrès natio- nal africain (ANC), Gwede Mantashe, a

réaffirmé le soutien «indéfectible» de son parti au peuple sahraoui dans son com- bat pour le recouvrement de son territoi- re occupé par le Maroc depuis 1975, rap- porte l'agence de presse sahraouie SPS,

 

hier.

Lors d'une rencontre avec le président sahraoui, Brahim Ghali, qui a achevé

dimanche une visite en Afrique du Sud,

M.

Mantashe a soutenu que «le continent

africain ne sera pas libre tant qu'un pays africain est occupé par un autre, en vio- lation flagrante de l'Acte constitutif de l'Union africaine». Le responsable sud- africain a demandé au «Royaume du Maroc de se retirer du Sahara occiden- tal» et de «se conformer aux résolutions

de la légitimité internationale» appelant à «permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination et à l'in- dépendance». Concernant la demande marocaine d'adhérer à l'Union africaine,

M.

Mantashe a affirmé que «le Maroc ne

peut être adhéré à l'UA sauf s'il accepte de se conformer à la Charte de l'Union africaine». M. Mantashe a en outre appe- lé au lancement d'une campagne interna- tionale pour protéger les ressources naturelles du peuple sahraoui et boycot- ter les entreprises marocaines et étran- gères opérant dans les territoires occu- pés du Sahara occidental. Le président de la République arabe sahraouie démo- cratique (RASD), également secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a effectué une visite de travail, de trois jours en Afrique du Sud à l'invitation de son homologue sud-africain, Jacob Zuma. Le Chef de l'Etat sahraoui était accompagné lors de cette visite par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, du ministre de la Coopération, Boulahi Sid, du secré- taire d'Etat à la sécurité et la documenta- tion, Brahim Mohamed Mahmoud, de la SG de l'Union nationale des femmes sah- raouies, Fatma Elmehdi , de la vice-pré- sidente du PAP, Mme Soueilma Beirouk et Abdati Breika, Conseiller à la

Présidence de la République.

Reda A.

GHIR HAK radje07@yahoo.fr
GHIR HAK
radje07@yahoo.fr
de la République. Reda A. GHIR HAK radje07@yahoo.fr Pour pourvoir à une partie des grilles de
de la République. Reda A. GHIR HAK radje07@yahoo.fr Pour pourvoir à une partie des grilles de

Pour pourvoir à une partie des grilles de programmes

La Télévision algérienne lance un appel à projets

La Télévision algérienne lance un appel à projets Etablissem ent public de télévision (Eptv) a lancé

Etablissem ent public de télévision (Eptv) a lancé

à l'intention des producteurs audiovisuels nationaux, publics et privés, un appel à projets en vue de pourvoir à une partie des besoins des grilles de programmes de ses cinq chaînes durant l'an- née 2017, indique dimanche un communiqué de cette entreprise. L'appel à projets précise les modalités de dépôt des propositions de pro- grammes, dont la date limite

L '

propositions de pro- grammes, dont la date limite L ' est fixée au 23 janvier 2017,

est fixée au 23 janvier 2017, et décrit toutes les étapes de la procédure de sélection des offres, de formalisation du contrat de production exécutive et d'évaluation des programmes livrés, précise la même source. L'initiative vient «consoli- der et améliorer» la procédu- re déjà existante régissant le partenariat entre la Télévision publique et les producteurs nationaux dans le domaine de la production externe des programmes dans les différents genres et formats, «surtout de fiction et

Service national

de divertissement, en com- plément à l'effort de produc- tion interne de l'établisse- ment davantage focalisé sur les missions d'information, de culture et d'éducation», est-il ajouté. L'appel à projet vise à «garantir un partenariat de qualité» avec les produc- teurs nationaux fondé sur les principes édictés par la légis- lation nationale en vigueur en matière de passation des marchés publics et tenant compte de l'évolution du paysage audiovisuel natio- nal, régional et international, de l'état du marché de la pro- duction audiovisuelle et du nouveau contexte écono- mique et commercial, relève le communiqué de l'Eptv. Le directeur général de l'Eptv insiste sur «l'importan- ce» des contenus des pro- jets soumis. Ainsi ces contenus devront être «conformes aux valeurs familiales, sociétales et culturelles du public algé- rien, promouvant les prin- cipes du respect de l'autre, de la tolérance, de la solidarité et du vivre-ensemble et dénués de toute expression ou mani-

festation incitant à la violence, en particulier envers les enfants, les femmes et les personnes vulnérables ainsi qu'à la ségrégation ou à l'ex- clusion sous toutes leurs

R. N.

formes».

ou à l'ex- clusion sous toutes leurs R. N. formes». Plus de 235 000 citoyens régularisés

Plus de 235 000 citoyens régularisés

L a régularisation de la situation vis-à-vis du Service national pour les citoyens âgés de 30 ans et plus au 31 décembre

2014, se poursuit dans de «bonnes condi- tions», indique hier le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué. «Le ministère de la Défense nationale informe que la régularisation de la situation vis-à-vis du Service national des citoyens âgés de 30 ans et plus au 31 décembre 2014, décidée par Son Excellence, M. le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, se poursuit dans de bonnes conditions», note la même source. «A ce titre, depuis cette opération jus- qu'au 31 décembre 2016, le nombre de

citoyens ayant bénéficié des mesures prési- dentielles s'élève à 235 030 citoyens, dont 3 313 résidant à l'étranger». «Dans le cadre de ces mêmes mesures, 657 117 retardataires des classes jusqu'à 2013, ont été également régularisés pendant cette même période», relève le communi- qué. Par ailleurs, le ministère de la Défense nationale indique que «les centres du Service national, à travers tout le territoire national, continueront à accueillir et à prendre en charge, avec toute la diligence requise, les personnes concernées et ce, indépendamment des calendriers de passage fixés antérieure- ment», conclut le MDN.

G. N.

ACTU

Fonds de régulation des recettes

Près de 840 milliards de DA de disponibilités à la fin 2016

Les disponibilités du Fonds de régula- tion des recettes (FRR) ont été de près de 840 milliards de dinars (mds DA) à la fin décembre 2016, a révélé hier le ministre des Finances, Hadji Babaammi. Ces ressources sont constituées de 740 mds DA, qui est un montant bloqué dans ce fonds du fait qu'il représente le solde minimum obligatoire depuis juin 2016, et du sur- plus de la fiscalité pétrolière enregis- tré en 2016, à savoir 98 mds DA, a pré- cisé le ministre en marge de la présen- tation du projet de loi de règlement budgétaire 2014 devant la commission des Finances et du budget de l'APN. «Ces disponibilités seront utilisées

pour couvrir le déficit de 2017», a fait savoir le ministre. Pour rappel, la Loi de finances 2017 a supprimé le seuil lié au solde minimal obligatoire du Fonds, fixé à 740 mds DA, afin de pou- voir continuer à absorber partielle- ment le déficit du Trésor en 2017, en conséquence du recul du surplus dégagé par la fiscalité pétrolière depuis le second semestre de 2014. En 2015, la fiscalité pétrolière recou- vrée a été de 2 273,49 mds DA (contre 3.388,4 mds DA en 2014), avec une fis- calité budgétisée de 1 722,94 mds DA (contre 1 577,7 mds DA en 2014), soit une plus-value de 550,5 mds DA (contre 1 810,6 mds DA en 2014). Le reliquat du FRR a été de 2.072,5 mds DA à fin 2015 contre 4.408,5 mds DA à fin 2014, soit une baisse de

120%.

T. O.

Oran

12 harraga interceptés au large de cap Falcon

Douze candidats à l'émigration clandestine, tous des ressortissants de différentes nationalités africaines, ont été interceptés tôt hier au nord du Cap Falcon (Aïn El Turck) par les unités du groupement territorial des gardes-côtes d'Oran, a-t-on appris auprès de ce corps de sécurité. Les 12 candidats à l'émigration clandestine dont trois femmes, interceptés à bord d'une embarcation pneumatique à 10 miles au nord du Cap falcon, avaient pris le départ à partir des côtes des Andalouses, à l'ouest de Aïn El Turck, a-t-on indiqué de même source. Interceptés par les gardes-côtes, il ont été remis à la Gendarmerie nationale pour enquête, a-t-on ajouté.

Riad D.

Tlemcen

Plus de 8 quintaux de kif saisis

Les équipes des services de Douanes de la wilaya de Tlemcen ont saisi, au cours de plusieurs opérations menées la semaine dernière, quelque 809 kg de kif traité, a-t-on appris de la cellule de communication de la direction régionale de ce corps constitué . La première saisie opérée par les éléments des centres El Assa et Marset Ben M'hidi, relevant de l'inspection des Douanes de Ghazaouet, a permis la récupération d'une quantité de 633, 6 kg de kif traité, dissimulée au lieudit El Oued, près de la bande frontalière de Mersat Ben M'hidi. La drogue était emballée dans 24 colis. La même source a indiqué que les trafiquants avaient pris la fuite, abandonnant sur place cette marchandise prohibée. L. O.