Vous êtes sur la page 1sur 5

La véritable droiture

Les 53 sermons du Seigneur Gottfried Mayerhofer

SERMON N° 31
( Le Sermon du dimanche après Pentecôte)
« Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens. »
- Mathieu V.20 -

Ce chapitre embrasse la partie majeure de tout ce qui est nécessaire à


l’homme pour son perfectionnement animique et spirituel, comme
une aide normative pour ses libres actions. Dans le sermon sur la
montagne je montrai aux hommes la valeur spirituelle de leurs
souffrances, de leurs sacrifices, de leurs luttes et de leurs
abnégations, et je leur fis comprendre comment la conscience doit
toujours être le guide de toute pensée, parole et action.
Je fis montre à mes disciples et auditeurs de l’heureuse perspective
des béatitudes qui les attendaient s’ils observaient mes préceptes
d’amour, et si en raison de ceux-ci ils supportaient aussi des
injustices et des persécutions.
Le sermon sur la montagne embrasse tout ce qui me conduisit à
descendre vers vous, et à subir la plus grande des hontes, pour vous
donner un exemple vivant de la façon dont vous devez oeuvrer, si
vous
voulez vous mériter le nom de « Mes fils »
J’enseignai à mes disciples que celui qui écoute ma parole, doit aussi
la diffuser et la mettre en pratique, et je leur exposai au moyen
d’expressions symboliques leur mission.
Je les comparai au sel de la terre, lequel correspond au principe
stimulant dans le monde animique spirituel ; car le sel est nécessaire
pour la transformation de la substance matérielle, pour préserver de
la putréfaction, pour éliminer les éléments nocifs, et en général pour
le maintien d’une saine activité corporelle ; le sel est également
nécessaire comme stimulant aux fins d’une activité spirituelle.
En d’autres termes : là où manque la substance excitante, là aussi
manque la vie, et sans vie il n’y a pas de mouvement, et sans
mouvement il n’y a ni chaleur ni lumière. Celui qui est appelé à être
maître et guide de son prochain lorsqu’il n’est plus apte à sa fonction,
et par conséquent est devenu inutilisable pour ce service, en raison
de ses mauvaises actions, qui doivent être foulées aux pieds comme le
sel insipide, afin que de celles-ci il en dérive aussi un avantage pour
l’ensemble.
Je leur dis en outre que ma doctrine n’est pas neuve, mais
simplement exprimée en d’autres termes, pour qu’elle puisse mettre
en évidence la vraie lumière des enseignements de Moïse et des
prophètes et mieux éclairer le sens des paroles, en montrant ainsi à
toute l’humanité, comment toutes ces prédications et ces
commandements divins manifestés à travers des hommes envoyés par
moi, ont toujours eu le même but de faire comprendre à l’humanité
leur valeur spirituelle, ainsi que la voie la plus courte qui conduit à
mon grand royaume spirituel, afin que son action puisse être celle
qu’il sied à des êtres portant au coeur l’étincelle divine que j’y ai
placée.
Je les assurai que mes paroles auraient une durée éternelle, parce
que prononcées par un être Suprême éternel, et qu’elles ne peuvent
porter autre chose que sa propre empreinte ; et je leur dis en outre
que toute injure commise au détriment de mes lois porte avec elle le
châtiment, c’est-à-dire se juge elle-même ; parce que je savais bien
que dans les temps à venir les hommes utiliseraient mes lois d’amour
pour masquer leurs propres intérêts, et sous l’égide de mon nom
pratiqueraient la haine, la vengeance et d’autres passions encore.
Les pharisiens et les scribes de cette époque, qui avaient abusé du
droit d’inculquer au peuple la religion, avec des coutumes et des
articles de foi, et d’en expliquer le sens en cherchant à accommoder
autant que possible à leurs intérêts les explications et l’observance
des lois Mosaïques, et même de paraître vivre franchement en
conformité avec ce qu’ils disaient.
Je connaissais bien la fausse et hypocrite justice de cette caste
d’hommes, et je savais comment ils n’expliquaient et n’observaient
pas ces lois dans le sens voulus par moi, mais seulement en
conformité avec leurs buts et leurs desseins ; aussi fut-il de mon
devoir de mieux expliquer à mes disciples et au peuple ; afin de
rendre leur conscience un peu plus sensible qu’elle n’avait été
jusqu’alors sous l’influence de l’égoïste et fausse explication de leurs
prêtres.
J’expliquai donc à mes disciples et au peuple la vraie loi d’amour, qui
était en manifeste contradiction avec ce qui était exposé par les
prêtres, puisqu’en raison de la fausse interprétation des lois
mosaïques, les représailles, la haine, la vengeance et la persécution
étaient alors permises. Or, comme il est bien plus agréable de
satisfaire la haine et la vengeance plutôt que de pardonner à l’ennemi,
ou bien de faire du bien à qui ne mérite que le mal, de ce fait la
susdite fausse interprétation trouvait facilement des adeptes.
« L’amour du prochain et le pardon y ont été établis par moi, comme
uniques règles fondamentales pour la vie. »
Ce chapitrer traite de diverses circonstances de la vie mentionnées
par moi, en lesquelles l’homme peut et devrait exercer l’amour
fraternel du prochain, et je montrai aussi quelle extension doit avoir
cet amour, si l’on veut que les oeuvres qui le suivent trouvent une
valeur spirituelle auprès de moi. Je déposai la pierre angulaire de
l’abnégation, du renoncement et de la capacité de sacrifice, en quelle
pierre, malheureusement, depuis cette époque jusqu’à aujourd’hui,
101
beaucoup ont trouvé et trouvent encore un achoppement.
Je dis à mes disciples que, bien qu’ayant dépassé toute passion
humaine, ils devraient tenir toujours présent à leurs yeux l’exemple
de Dieu, qui fait lever son soleil aussi bien sur les bons que sur les
méchants et fait tomber la pluie aussi bien sur le champ du juste que
sur celui de l’injuste ; et je dis en outre qu’il devaient cependant
aider, tout le monde avec un égal amour, en n’importe quelle
circonstance sans point se soucier s’ils en auraient en échange de la
reconnaissance ou non.
En ce sermon je présentai l’image d’un homme à l’esprit élevé, comme
il devrait être , et par mon attitude durant mon pèlerinage terrestre, je
prouvai pratiquement que l’homme, pourvu qu’il le veuille, peut aussi
vivre de cette façon.
C’est seulement grâce à ces lois d’amour et à leur observance que les
êtres dotés de raison sont progressivement ennoblis et témoignent à
leur tour leur origine divine ; tandis que ceux qui par entêtement et
dureté de coeur suivent la voie opposée, qui hélas est encore
aujourd’hui considérée par la majorité comme la seule réelle, et qui,
au lieu de monter vers les hauteurs spirituelles, s’enfoncent au
contraire dans les abîmes de la matière.
Cependant il est bon que vous sachiez aussi ceci : « C’est une chose
quand vous priez pour votre compte mêmes si vous employez mes
paroles comme une gymnastique spirituelle quotidienne, pour vous
rappeler de moi ; et c’est une autre quand, assaillis par quelque
tribulations et le coeur déchiré, vous vous tournez vers moi avec des
mots qui ne suivent pas un ordre préétabli, mais bien plutôt une
impulsion qui sort directement du coeur ; ce sont en définitive les
mots placés en vous dans la bouche par moi-même, pour implorer
l’aide de ma main secourable, lorsque, désarrois, oppressions et
dangers en tout genre peuvent vous assaillir à n’importe quel moment
de la vie, afin qu’assistés par moi, vous n’ayez pas à tomber en
tentation.
Si vous ne prenez pas en considération les concepts comme l’amour,
l’humilité, l’équité et le pardon, comment est-il possible que vous
puissiez entrer dans mon royaume de paix et d’amour, si vous ne
travaillez pas d’abord à devenir mes enfants, parce que parmi ceux-ci
ne peuvent être rangés que ceux seulement qui suivent mon
exemple :
« En premier lieu, ceux qui portent volontairement leur croix, placent
après et de beaucoup, tous les plaisirs du monde par rapport à ceux
spirituels, pratiquent l’abnégation d’eux-mêmes et se souviennent
toujours que mon royaume d’amour n’est pas de ce monde ; mes fils
ne peuvent être en même temps aussi des enfants du monde, mais ils
doivent au contraire aspirer à cette élévation spirituelle ainsi que
morale que l’homme de bonne volonté peut atteindre ;ils doivent,
c’est-à-dire comme je le fis moi-même, dominer leurs passions et
leurs penchants, et accepter pleins de confiance ce que je leur envoie
pour leur bien ; ils ne doivent pas fuir le monde comme des lâches,
pour ne pas tomber en tentation, car cela ne renforce pas l’Esprit,
mais bien plutôt l’affronter sans peur, pour justement apprécier la
vraie valeur de tels et futiles et apparents bonheurs, en s’efforçant
ainsi de se renforcer toujours dans le vrai et dans le bien, dans la
conscience de la pureté de leurs pensées, de leurs paroles et leur
oeuvres, et comme un phare qui continuellement rayonne sa
tranquille lumière d’amour, de confiance et de pardon bien plus loin
et au-delà de toute vicissitude humaine de la vie, afin que les autres
n’aient pas seulement à croire en leurs paroles, mais puissent dans
leurs actions trouver également l’efficace confirmation de ce qu’ils
entendent.
C’est de cette façon seulement, c’est-à-dire, quand eux-mêmes sont
plus justes, plus aimant et plus confiants que beaucoup d’autres
enfants égarés, qu’ils peuvent servir à ces derniers de guide, et que
leur cycle de vie terrestre d’épreuve achevé, ils peuvent demander à
être accueillis par moi comme fils, et à entrer dans mon royaume
éternel d’amour, dans mes cieux, où ensuite, en récompense des
épreuves soutenues ils seront participants de ces béatitudes dont il
est fait mention dans l’exorde de mon Sermon sur la montagne.
Efforcez-vous de porter avec vous dans l’au-delà votre livre de vie,
avec à l’intérieur fortement écrites, des bonnes pensées, des paroles
et des actes, puisque je vous ai déjà montré comment on peut avec les
pensées pécher contre ma loi d’amour, et comment souvent il ne
manque que l’occasion pour les traduire en actes. Gardez-vous donc
des pensées criminelles qui obscurcissent l’esprit et dégradent votre
homme intérieur animique, et fuyez les occasions de mettre ces
pensées à exécution.
Lisez fréquemment mon Sermon sur la montagne ; vous y trouverez
indiquées tant de choses, en lesquelles vous êtes faibles encore, et en
lesquelles si souvent vous manquez envers moi, envers votre
prochain, comme aussi envers vous-mêmes, et à cause desquelles
vous découvrirez pour quelle raison vous êtes encore loin de mon
royaume des cieux.
Ne murmurez pas quand, moyennant diverses mesures en suscitant
des événements qui ne sont pas de votre agrément, je vous présente
simplement l’occasion de vous exercer en ce qui vous fait encore
défaut ; ce qui importe est que vous ne perdiez pas confiance en moi,
et que vous soyez continuellement vigilant afin que les penchants
criminels n’envahissent pas votre coeur, et que vos puissiez étouffer le
mal déjà dans son germe initial. Seulement de cette façon et avec
l’exercice constant, la force augmentera en vous, et vous deviendrez
toujours plus capables de vaincre en temps voulu toutes les
tentations possibles.
Quand votre mission étant achevée ici sur la terre, et le triomphe
obtenu pour pouvoir ensuite avec des forces renouvelées répondre à
des exigences plus grandes ; car celui qui administre ici fidèlement le
peu, sera placé par moi dans l’au-delà à la tête de l’administration de
grandes choses.
Comme vous voyez, à de telles missions sont aptes seulement des
êtres déjà éprouvé à tous égards et trempés dans le souffrances et
dans les adversités, et qui, confirmés dans la pureté de la pensée et
de l’action, sont en mesure, avec l’élévation de leur esprit, d’éduquer
et d’élever d’autres êtres.
Et c’est pour cette raison que je vous donne tant d’explication
détaillées au sujet de mes commandements d’amour, afin que vous ne
cédiez pas aux penchants de votre amour-propre, avec l’excuse
précisément, ce qui assurément devant moi est une faute grave, c’est
à dire : pécher avec des jeux de fantaisie, qui sont le germe de toute
action aigre, sale et mauvaise.
AMEN !

Source: http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-
Seigneur-Gottfried-Mayerhofer