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M É D I AT I O N

C U LT U R E L L E

GUIDE PRATIQUE
Photos reproduites en page couverture :

Événement-Ouananiche, La grande marche des Tacons-Sites


Tacon-Site de l’arbre (2005), Roberval
Crédit photos : Interaction Qui Ltée

Tricoté serré (2005), La Pocatière


Crédit photos : Programme Arts plastiques, Cégep de La Pocatière

Collection Formation
Août 2007
Rédigé par Andrée Daigle, Émilie Guertin et Nadine Lizotte
Sous la direction de Andrée Daigle

Correction : Sarah Bernard


Conception graphique de la page couverture : Denis Landry

Les Arts et la Ville


870, avenue de Salaberry, bureau 104
Québec (Québec) G1R 2T9
T. 418 691 7480
F. 418 691 6119
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W.www.arts-ville.org

Bibliothèque et Archives nationales du Québec


Bibliothèque et Archives Canada
978-2-9805990-6-4
© Les Arts et la Ville, 2007

Les Arts et la Ville est financé par :

LES MEMBRES DU RÉSEAU


TABLE DES MATIÈRES

Introduction 2
Qu’est-ce que la médiation culturelle ? 3
Pourquoi la médiation culturelle ? 4
Quels impacts ? 6
Les acteurs et les actions 7
Quelques principes de base 8
Fiches d’expérience 10
Article 27 10
Les Convertibles 13
Les Nouveaux Commanditaires 15
Musée Précaire Albinet 18
Théâtre des Petites Lanternes 21
Programme de partenariat culture et communauté, Ville de Montréal 24
Programme de lutte contre l’exclusion culturelle, Ville de Trois-Rivières 25
Financement 27
Bibliographie 30

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 1


Les Arts et la Ville
2007
INTRODUCTION
« Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la
communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux
bienfaits qui en résultent.1 »

Depuis les années 1960, les mesures visant à favoriser la démocratisation de la culture se sont principalement
inscrites dans une approche basée sur l’accessibilité physique. En assurant la production et la diffusion, partout sur le
territoire, d’une variété de manifestations artistiques et culturelles, les pouvoirs publics ont cherché à favoriser la
participation de la majorité de la population.

Si cette approche a généré des retombées importantes sur la diversité de l’offre et de son accessibilité physique, elle
n’a pas eu tous les effets escomptés sur l’accroissement de la participation des citoyens à la culture. Aujourd’hui, plus
du tiers de la population est toujours inactif sur le plan culturel2.

En tant qu’intervenantes de première ligne auprès de leurs citoyens, les municipalités, souvent en collaboration avec
les organismes de leur milieu, jouent un rôle primordial en ce qui a trait à la démocratisation de la culture3. Cette
question centrale de l’accès et du droit à la culture pour le plus grand nombre se trouve de plus en plus traversée par
les idées d’échange, de partage et de passerelle entre les pratiques artistiques et les publics, d’où l’émergence d’un
nouveau moyen d’action : la médiation culturelle.

Les Arts et la Ville vous propose un survol de cette stratégie aux formes multiples qui suscite un intérêt grandissant
de la part des acteurs de la culture : Qu’est-ce que la médiation culturelle ? Pourquoi et pour qui faire de la médiation
culturelle ? Quels en sont les impacts ? Qui s’intéresse à la médiation ? Quels sont les principes de base ?
Concrètement, quelles sont les initiatives exemplaires en ce domaine ? Quelles sont les ressources disponibles pour
soutenir de telles initiatives ? Voilà l’occasion d’en apprendre plus sur ce moyen d’action qui peut, au premier abord,
vous sembler plutôt nébuleux…

1 Déclaration universelle des droits de l’homme, article 27.1.


2 Rosaire Garon, « 20 ans de pratiques culturelles au Québec », Survol, Bulletin de la recherche et de la statistique, Direction de la recherche et de la
statistique du ministère de la Culture et des Communications, no 12, mars 2004, p. 15.
3 Plusieurs municipalités ont d’ailleurs fait de l’accessibilité l’orientation première de leur politique culturelle.

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QU’EST-CE QUE LA MÉDIATION CULTURELLE ?
« Un jour, à une dame qui lui disait tout de go qu’elle ne comprenait pas sa
peinture, Picasso répondit : Mais parlez-vous chinois, madame ? – Non. – Savez-
vous que cela s’apprend ? » — Catherine Clément, citée dans Médiation culturelle &
Politique de la ville, un lexique, ministère de la Culture et de la Communication de la France

« La culture telle qu’elle est codifiée n’est pas accessible à chacun, du moins
immédiatement. La rendre accessible requiert par conséquent l’intercession de
médiateurs. » — Christian Roy, cité dans Médiation culturelle & Politique de la ville, un
lexique, ministère de la Culture et de la Communication de la France

Dans sa définition originale, la médiation n’est pas spontanément associée au domaine de la culture. D’abord et
avant tout, la « médiation » est un processus de conciliation entre deux parties qui se joue par l’entremise d’un
intermédiaire, le médiateur. Le terme s’est vu utilisé par les intervenants des scènes artistiques et culturelles pour
parler d’une approche qui vise à construire des ponts entre les citoyens et la culture, en favorisant et en
accompagnant une démarche d’appropriation des œuvres.

L’expression de médiation culturelle est utilisée depuis une vingtaine d’années en France, mais elle existe aussi
ailleurs, sans que les activités qui s’y rattachent soient forcément nommées comme telles4. Au Québec, par exemple,
cette pratique d’intervention directe avec les citoyens est implantée depuis nombre d’années, notamment chez les
bibliothécaires et les animateurs culturels.

La médiation culturelle étant davantage une notion qu’un concept clairement défini, l’expression, sous l’effet de mode,
tend aujourd’hui à recouvrir des réalités de plus en plus variées, jusqu’à lui faire perdre contact avec son sens
premier. Ainsi, pour certains, la médiation culturelle devient synonyme de diffusion et concerne toute rencontre entre
publics et œuvres. Dans cette perspective, le travail de médiateur culturel recouvrirait la plupart des métiers de la
culture, de l'attaché de presse au conservateur du patrimoine, de l'organisateur de tournées musicales au
fonctionnaire municipal, du gestionnaire d’une salle de spectacles au concepteur d’une politique culturelle locale5.

Ici, nous retiendrons une approche plus circonscrite de la médiation, qui consiste à déployer des stratégies et des
actions visant à réduire l’écart entre les artistes, leurs œuvres et les citoyens, notamment auprès des groupes de la
population qui vivent des situations d’exclusion culturelle en raison de facteurs sociaux, économiques ou territoriaux.
Mais la médiation culturelle ne concerne pas que les publics dits en difficulté. La plupart d’entre nous ne détenons
pas l’ensemble des références pour avoir accès à la signification d’une œuvre et sommes les néophytes d’une forme
d’art ou d’une autre6.

4 Sylvie Lacerte, La médiation culturelle : Pour qui ? Pourquoi ?, communication présentée dans le cadre des Rencontres sur la médiation culturelle, Ville de

Montréal, 2007.
5 Portail de la médiation culturelle, www.mediation-culturelle.info/?p=metiers.
6 Sylvie Lacerte, op. cit.

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POURQUOI LA MÉDIATION CULTURELLE ?
Certes, un musée, une bibliothèque ou une œuvre ne peuvent pas exister sans public et ce
sont, dans une large mesure, les citoyens qui donnent vie à la culture. Mais la culture est
également indissociable de la population parce qu’elle contribue à la qualité de la vie en y
faisant entrer le rêve et l’imaginaire.
— Politique culturelle du Québec, 1992

Si la médiation culturelle est une notion de plus en plus populaire, c’est qu’elle est perçue, par les instances
gouvernementales et publiques ainsi que par les organismes culturels et communautaires, comme une voie possible
de solutions à l’exclusion culturelle et au recul de fréquentation de certaines formes culturelles.

Car au tiers de la population absente de la vie culturelle, s’ajoute la diminution régulière, observée depuis 1989, des
publics des formes classiques de la culture. Par formes classiques de la culture, on entend la lecture, l’écoute
musicale, la fréquentation des arts d’interprétation, la visite des galeries d’art, des institutions muséales, les sites et
monuments nationaux ainsi que la participation à des événements artistiques et littéraires. Le public de ces formes
culturelles, à l’instar de la population en général, vieillit alors que la demande chez les jeunes fléchit7. Le
renouvellement des publics est donc un enjeu de taille pour la croissance ou la survie des institutions et des
organismes affectés.

Coopéra
Opéra de Montréal
Public cible : Les élèves de cinquième et sixième année du primaire de milieux scolaires défavorisés
Le projet Coopéra consiste à créer, grâce à l’encadrement d’artistes et artisans de l'Opéra de Montréal (OdM) et de l'Atelier lyrique, un opéra
en milieu scolaire défavorisé. L’occasion est donnée à 125 élèves et enseignants d’écoles primaires de milieux défavorisés de se familiariser
avec l’opéra en créant leur propre œuvre chantée inspirée d’une œuvre à l’affiche à l’OdM.
www.operademontreal.com

Les non-publics de la culture se retrouvent principalement, mais non exclusivement, parmi les populations âgées,
moins scolarisées ou plus pauvres. Hormis ces facteurs de stratifications sociales, d’autres raisons sont souvent
invoquées par les citoyens pour expliquer la non-participation aux manifestations culturelles8 :

• le manque d’information sur les programmations et les lieux de la culture


• le manque d’intérêt par rapport aux manifestations
• le manque de temps pour les loisirs culturels
• la crainte de ne pas être à sa place dans un lieu culturel
• la peur de ne pas comprendre les œuvres présentées
• les dépenses reliées à la pratique culturelle

7Rosaire Garon, Le Québec, des pratiques culturelles en mutations, cahier de l’Institut du Nouveau Monde, 2007, p. 14.
8Yvon Laplante, Les faux-semblants de la gratuité comme stratégie de développement culturel, communication présentée au 16e colloque annuel de Les
Arts et la Ville, Drummondville, Canada, 2003.

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S’il est vrai que plus on est scolarisé et nanti, plus on tend à s’intéresser à la culture, il n’en demeure pas moins qu’un
diplôme et un bon niveau de vie ne sont pas garants d’une vie culturelle active. Il ne suffit pas d’habiter proche d’un
musée ou de détenir un diplôme pour en franchir les portes. « Il faut aussi avoir pu développer, au préalable, un
intérêt pour ce genre de chose. Il faut non seulement des équipements culturels, mais aussi des références
culturelles, une initiation ou une habilitation, sinon dans la famille et le milieu proche, du moins à l’école9. » Ce
constat soulève la question de la transmission et du partage de la culture.

Accès-soir de théâtre
Ville de Mont-Laurier
Public cible : Les élèves de 14 à 20 ans
L'Accès-soir de théâtre permet à des élèves du secondaire et du collège d’assister à des pièces de théâtre à des frais de 10 $, transport
inclus. L’accès au lieu de diffusion et le retour à la maison est assuré par un service de navette intermunicipal, qui dessert une quinzaine de
municipalités du territoire.

La médiation, qui propose une démarche d’accompagnement dans l’appropriation des œuvres, « s’inscrit dans le
champ de l’éducation informelle qui n’est ni obligatoire, ni contrainte par un programme à dispenser. Les visées de la
médiation sont tout à la fois éducatives (sensibilisation, initiation, approfondissement...), récréatives (loisir) et
citoyennes10. »

9 Guy Bellavance, « Démocratisation culturelle et actions locales », Actes du 15e colloque annuel de Les Arts et la Ville, La vitalité culturelle, l’affaire de qui ?,

Québec, Les Arts et la Ville, 2002, p. 61.


10 Wikipédia, La médiation culturelle [en ligne] fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9diation_culturelle (page consultée le 7 août 2007).

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QUELS IMPACTS ?

Les bienfaits de la pratique culturelle sur les collectivités sont bien connus : elle revitalise les liens sociaux, favorise le
renforcement de l’identité culturelle et offre des avantages sur le plan de l’épanouissement personnel. Pour que tous
puissent profiter de ces bienfaits, encore faut-il qu’un intérêt pour de telles activités ait pu se développer chez les
individus. En effet, c’est par le contact direct des arts que peut se forger une sensibilisation à la culture. La médiation
culturelle, qui propose un cheminement de ce type par son caractère inclusif et interactif, comporte des effets positifs
considérables :

ƒ elle représente une clé d’accès à la culture pour le citoyen;


ƒ elle constitue une rencontre privilégiée entre l’artiste et les citoyens;
ƒ elle crée des occasions d’échanges interpersonnels;
ƒ elle abat les barrières psychologiques et sociales qui s’élèvent entre la culture et le citoyen;
ƒ elle réduit les inégalités entre les groupes sociaux et participe au renforcement de la vie civique;
ƒ elle augmente la portée de l’art et de la culture en y attirant de nouveaux publics.

Pour l’individu, il s’agit également d’une occasion :

ƒ d’apprivoiser, grâce à un accompagnement privilégié, la performance qu’il va voir;


ƒ de prendre plaisir à la fréquentation d’activités artistiques et culturelles;
ƒ d’être rejoint dans son milieu de vie;
ƒ d’être respecté dans ses repères culturels personnels;
ƒ de développer son propre jugement sur les œuvres;
ƒ de vivre une expérience culturelle qu’il n’aurait peut-être pas vécue autrement;
ƒ de partager la démarche créatrice de l’artiste;
ƒ de mettre ses talents à profit dans un projet qui peut être individuel ou collectif;
ƒ de se sécuriser par rapport à la fréquentation de lieux culturels;
ƒ de développer de nouvelles habiletés grâce à la pratique culturelle;
ƒ d’acquérir de nouvelles connaissances;
ƒ d’accroître son estime personnelle.

Ma tente à lire
Ville de Sainte-Thérèse
Public cible : Les jeunes de 0 à 15 ans
Juste avant les vacances d’été, en juin, deux animatrices embauchées par la Ville plantent la tente dans la cour des écoles primaires de la
ville de Sainte-Thérèse et proposent des animations d’éveil à la lecture. Puis, durant l'été, les animatrices circulent dans les parcs de la
municipalité avec leur tente et une sélection de livres pour les 0-15 ans. L’objectif principal : faire découvrir le livre aux enfants et aux parents
dans un cadre ludique et augmenter la fréquentation de la bibliothèque.

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LES ACTEURS ET LES ACTIONS

Devant l’exclusion culturelle d’une part considérable de la population, les instances gouvernementales, des
organismes culturels, des artistes mais aussi des municipalités mettent en place des programmes et engagent des
démarches inédites en matière de médiation culturelle.

Carrefour des jeunes, Carrefour des gens d’ici, Cybercritiques amateurs


Carrefour international de théâtre de Québec
Public cible : Divers
Ce programme de médiation culturelle a pour principal objectif de créer un forum dynamique autour du festival du Carrefour international de
théâtre de Québec. Que ce soit par l’entremise du Carrefour des jeunes (pour les 18 à 34 ans), du Carrefour des gens d’ici (pour les adultes
immigrants vivant à Québec) ou d’Internet en tant que Cybercritique amateur, le public est invité à partir à la découverte du théâtre et à
prendre la parole pour s’exprimer sur son expérience.
www.carrefourtheatre.qc.ca/fr/mediation.asp

Le menu des possibles est très vaste, allant d’actions plus traditionnelles proches de l’animation à des démarches
singulières d’appropriation et d’interaction avec les œuvres : ateliers de création ou de partage d’expérience, forums
de discussion menés avant ou après une manifestation culturelle, projets artistiques dits participatifs ou collaboratifs
qui impliquent des artistes et des groupes sociaux, tarification adaptée aux populations que l’on cherche à joindre,
visites d’exposition accompagnées, rencontres avec des artistes, etc. Pour des exemples plus détaillés, consultez les
fiches d’expérience de la présente publication. D’autres exemples sont disponible sur les sites Internet de Les Arts et
la Ville11 et de Culture pour tous12.

MUNICIPALITÉS
• Adoption d’une politique de lutte à l’exclusion culturelle

Soutien pour les organismes locaux qui offrent des activités de médiation
(programme de subventions, prêt de locaux, etc.)
• Embauche d’une ressource responsable des programmes et des activités de
médiation culturelle (médiateur culturel)
• Mise en place de partenariat avec différents secteurs (éducation, communautaire, etc
• Intégration de mesures particulières visant à favoriser la participation culturelle dans
le plan d’action de son entente de développement culturel, de sa politique culturelle,
familiale, d’accueil des nouveaux arrivants, etc.
• Activités de médiation dans les infrastructures culturelles municipales
(salles de spectacles, bibliothèques, musées)
ORGANISMES
• Activités d’animation, d’interprétation
• Rencontre (voire partenariat) avec des groupes scolaires
• Visites d’exposition accompagnées
• Ateliers de formation
• Rencontre avec des artistes
• Partenariat avec un organisme communautaire : art
communautaire, théâtre ou muséologie d’intervention, etc.
11 www.arts-ville.org > Activités > Prix citoyen • Création collective
12 www.journeesdelaculture.qc.ca > Initiatives

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QUELQUES PRINCIPES DE BASE

Pour renforcer et valoriser les initiatives de médiation culturelle, il importe que les porteurs du projet, qu’ils soient une
municipalité ou un organisme, planifie bien leur travail. Voici quelques règles générales13 qui pourront vous guider
dans l’élaboration et le suivi d’une initiative de médiation.

Agir en tenant compte de la réalité locale


Tout en s’inspirant des initiatives menées par d’autres municipalités ou organismes, les actions de médiation doivent
être menées en fonction du contexte local, ses infrastructures, ses groupes sociaux, son évolution, etc. Il n’existe
évidemment pas de recette, mais une bonne connaissance du milieu, de ses acteurs, de ce qui fait obstacle à la
participation culturelle facilitent l’appropriation du projet par les participants. Cibler les attentes, les besoins et les
partenaires avec lesquels discuter ou collaborer permettra de définir les actions en fonctions des réalités locales.

Partager la responsabilité : œuvrer en partenariat


Que vous soyez superviseur, coordonnateur ou initiateur de la démarche, votre rôle ne devrait pas être de mener
seul le projet. Agir en partenariat est un point essentiel de la démarche. Cela permet d’éviter les initiatives parallèles
ou concurrentes, de structurer le travail, de partager l’expertise et la connaissance du milieu, en plus d’assurer un
accompagnement adéquat des populations ciblées. Ces partenariats peuvent permettre éventuellement de
pérenniser l’action.

Stimuler et accompagner
Supprimer l’obstacle financier, grâce à des systèmes de réduction ou de gratuité ciblée, ne suffit pas à motiver les
personnes vivant une situation d’exclusion culturelle à faire le premier pas. Cela signifie qu’il faudra accorder
beaucoup d’attention et de temps pour d’abord établir une relation de confiance, être à l’écoute, tenir compte de la
compétence culturelle des personnes, accompagner, préparer, stimuler les personnes concernées et assurer le suivi
des projets. Un partenariat avec un organisme social ou communautaire offre une connaissance plus fine de la
population ciblée et permet un accompagnement sur mesure.

Encourager une participation durable et de qualité


La participation va bien au-delà de la simple « présence » à une activité. Participer prend diverses formes et peut
signifier, pour le participant, être impliqué dans un processus, donner son avis, s’insérer dans un espace
d’épanouissement et d’expression ou encore développer et montrer ses talents, etc. Même si la démarche peut
sembler plus fastidieuse, être à l’écoute et considérer les personnes comme partenaires à part entière de
l’expérience augmente considérablement ses chances de succès et la durabilité des impacts.

Valoriser la diversité et favoriser la rencontre


Veiller à favoriser l’intégration sociale, et donc éviter la stigmatisation ou la ghettoïsation, est un enjeu de taille. Les
actions de médiation culturelle peuvent être l’occasion d’encourager les publics de générations, d’origines et de
cultures différentes à se rencontrer. La diversité est un facteur d’enrichissement pour tous les participants, mais
également pour les organismes culturels et les artistes en contact avec ces populations.

13 Ces principes de base sont inspirés de l’ouvrage Participation culturelle, sportive et sociale : Nouvel horizon pour les CPAS [Centre public d’action

sociale], rédigé par Ann Clé pour l’association belge Culture et Démocratie / Kunst en Democratie.

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Innover et s’ajuster
Chaque initiative de médiation est en soi une exploration des possibles dont le déroulement et les résultats sont
rarement prévisibles. Les projets doivent donc être flexibles et pouvoir se transformer en cours de route, en fonction
d’évaluations intermédiaires et, évidemment, en fonction de la réponse des participants. Peut-être la formule n’est-
elle pas la plus appropriée, peut-être ne favorise-t-elle pas une réelle rencontre entre les œuvres et les participants,
etc.

Pérenniser l’initiative
Créer des ponts entre les populations et les productions culturelles est un processus à long terme. Il peut donc être
intéressant, dans certains cas, d’envisager dès le départ un suivi et une possible continuité du processus. Seule une
approche structurée peut assurer des effets et des changements durables. Le choix des partenaires est un facteur
essentiel si l’on souhaite pérenniser l’action.

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FICHES D’EXPÉRIENCE

ARTICLE 27

CONTACT
Laurence Adam
RÉGION 31 à 1060, rue de Lisbonne
Wallonie-Bruxelles Bruxelles BELGIQUE
02/646.30.28
PAYS C : bruxelles@article27.be
Belgique W : www.article27.be

PRÉSENTATION DE L’ORGANISME
Article 27 est une association sans but lucratif dont la mission de base est de sensibiliser et de faciliter l’accès à toute forme
de manifestations d’expression artistique à des personnes en difficulté socio-économique. Article 27 joue un rôle d’interface
entre les milieux culturel et social en initiant ou en soutenant les initiatives de collaboration des différents partenaires. En plus
de rendre accessibles des entrées à des manifestations culturelles à prix réduit, Article 27 offre divers services destinés aux
publics ciblés ainsi qu’aux partenaires sociaux et culturels de l’organisation, tels que :
ƒ service d’accompagnement à la culture adapté aux publics ciblés
ƒ élaboration d’interventions sur mesure
ƒ tenue d’ateliers d’échanges, d’initiation et de formation
ƒ animations destinées aux travailleurs réunis autour de la mission d’Article 27
ƒ développement d’un réseau de partenaires et de bénévoles dans les milieux culturel et social
ƒ coordination d’un système de covoiturage destiné aux usagers d’Article 27
ƒ création d’outils pédagogiques
ƒ mise en place de comités de spectateurs
DESCRIPTION DE L’INITIATIVE
Le système de médiation culturelle mis sur pied par Article 27 repose sur quatre axes principaux :
L’accompagnement vers la diffusion culturelle : L’association incite ses partenaire sociaux à organiser des sorties
collectives, sensibilise les responsables de billetteries aux spécificités du public en cause et propose un service
d’ambassadeurs. Ces derniers, professionnels du milieu culturel ou simples passionnés, sont mandatés par Article 27 pour
accompagner les usagers vers l’offre culturelle. Jumelés à un travailleur social ayant une bonne connaissance de la réalité
de l’usagé concerné, ils imagineront la formule d’accompagnement la mieux adaptée à celui-ci.

L’accompagnement vers une réflexion plus critique : Une fois l’accès à l’offre culturelle (re)trouvé, Article 27 amène le

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public à se positionner librement vis-à-vis des manifestations artistiques diffusées. Un cadre de réflexion sur les messages,
les formes et les contextes des représentations auxquelles ils ont assisté, mais aussi sur les dimensions générales de la
culture, est proposé aux usagers. Il s’agit d’un processus nécessaire qui favorise le développement de l’esprit critique et
l’assimilation de référents culturels.
L’accompagnement à la création collective : En complément à ce processus d’accompagnement vers la culture, Article 27
offre des ateliers de création qui favorisent l’expression artistique des participants et dont le produit est généralement rendu
public.
L’accessibilité : Afin d’assurer l’accessibilité des ses usagers aux lieux de diffusion, Article 27 offre, en collaboration avec
ses partenaires culturels, des entrées à prix réduit (1,25 €) à des manifestations culturelles (moins de 2 $ CAN).
PUBLIC VISÉ
Toute personne vivant une situation socio-économique difficile et bénéficiant d’une aide à l’insertion sociale ou
professionnelle fréquentant régulièrement les associations sociales partenaires.
OBJECTIFS
ƒ Démocratiser l’accès à la diffusion culturelle
ƒ Informer, sensibiliser et créer des espaces de réflexion ouverts aux arts et à la culture
ƒ Rendre accessible diverses formes d’expressions artistiques, renforcer le potentiel créateur de chacun
ƒ Renforcer les liens entre les associations culturelles et sociales (favoriser une rencontre dynamique entre les
besoins des groupes sociaux et l’offre culturelle)
ƒ Inscrire les œuvres produites dans l’espace public
ƒ Désamorcer les craintes des usagers face au milieu culturel
ƒ Offrir aux usagers des places à prix réduit (1,25 €) aux manifestions culturelles (moins de 2 $ CAN)
ƒ Accroître le potentiel créateur de chacun
CONCEPTEURS, PARTENAIRES ET SOURCES DE FINANCEMENT
Le fonctionnement d’Article 27 repose sur la collaboration de partenaires des milieux culturel et social.
Les partenaires sociaux
Le partenaire social est une association ou une institution qui travaille contre l’exclusion sociale et ses composantes telles
que le manque de formation professionnelle, l’isolement, les problèmes financiers, de logements… La collaboration des
partenaires sociaux est cruciale pour Article 27, puisqu’ils représentent une clé d’accès aux publics en difficulté socio-
économique par leurs réseaux professionnels et leur expertise auprès des clientèles concernées. Actuellement, l’association
rassemble plus de 800 partenaires sociaux.
Les partenaires culturels
Article 27 rassemble plus de 500 associations culturelles qui appliquent le tarif Article 27. Il s’agit d’organismes publics ou
privés proposant aux publics issus des partenariats sociaux l’accès à leur création ou leur diffusion dans le domaine des arts
de la scène, de la musique, du cinéma, des arts plastiques et du patrimoine.
Article 27 trouve ses financements auprès des pouvoirs publics suivants : la COCOF pour ses compétences culturelles et
sociales, la COCOM pour son soutien aux associations à visée sociale, la Région Wallonne pour les Affaires sociales, les
deux Régions pour leurs compétences en matière d’emploi, la Communauté française Wallonie-Bruxelles pour ses matières
culturelles (culture, éducation permanente, arts de la scène, audiovisuel).
RAYONNEMENT DE L’ACTION
Article 27 se propage sous la forme de cellules régionales dans la Communauté française Wallonie-Bruxelles.

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DÉFIS ET DIFFICULTÉS
L’intégration d’Article 27 dans le milieu social a suscité quelques difficultés. La surcharge de travail des travailleurs sociaux,
les freins qui limitent la portée de leur travail, le manque d’intérêt ou la méconnaissance du milieu culturel ou la faible
reconnaissance de l’importance de la culture par rapport aux problèmes primaires (logement, nourriture, etc.) qu’ils cherchent
à solutionner sont des facteurs qui ont influencé la mise en place des partenariats avec le secteur social.

Trouver des moyens pour répondre aux besoins d’une grande quantité de personnes concernées par la pauvreté sur un
large territoire, et ce, avec des ressources humaines réduites représente un défi important.
RÉSULTATS
Le projet Article 27 a débuté en 1999 avec un budget de 12 500 € (environ 18 000 $ CAN). En 2006, 87 000 entrées à des
spectacles ont été distribuées pour un budget global annuel supérieur à 600 000 € (857 000 $ CAN). Partant d’une seule
cellule en région bruxelloise, le réseau Article 27 s’étend aujourd’hui à l’ensemble du territoire de la Communauté française
par l’entremise de 14 cellules. Il regroupe désormais plus de 800 partenaires sociaux et plus de 500 partenaires culturels.
Les travailleurs sociaux rencontrés disent avoir trouvé en Article 27 un outil intéressant pour poursuivre leurs objectifs,
notamment en matière d’autonomie, de socialisation, d’insertion, de bien-être, de convivialité, de réflexion et de
développement du sens critique, d’ouverture aux autres et de (re)valorisation. Des témoignages des publics vont également
dans ce sens : Article 27 favorise le lien social et familial, il permet de ne pas rompre avec la vie culturelle, de faire un lien
avec leur passé et, pour les immigrants, de mieux appréhender les habitudes et comportements de leur pays d’accueil. Par
ailleurs, pour les institutions culturelles, Article 27 fait office de relais très intéressant parce qu’il « représente » le secteur
social et associatif et permet de toucher un grand nombre de personnes. Pour plus de la moitié, le partenariat avec Article 27
constitue la seule action réalisable vers ce public (faute de temps, de personnel et d’argent). Il prend alors la place du volet
social que, bien souvent, les travailleurs culturels aimeraient développer.

POUR EN SAVOIR PLUS


Article 27 : www.article27.be

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Les Convertibles

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
MUNICIPALITÉS Culture pour tous
La Pocatière www.journeesdelaculture.qc.ca
Laval
Longueuil
Montréal – Sud-Ouest CONTACT
Montréal – Saint-Michel Éva Quintas
Portneuf—Deschambault-Grondines 4750, avenue Henri-Julien, bureau R-600
Québec Montréal (Québec)
Saguenay H2T 2C8
Shawinigan T : 514 873-2679
Victoriaville C : evaquintas@journeesdelaculture.qc.ca

Photos : Ivan Binet


PRÉSENTATION DE L’ORGANISME
Culture pour tous est un organisme à but non lucratif dont la mission est de contribuer à la démocratisation de la culture au
Québec. Les objectifs et les actions de Culture pour tous visent à favoriser, pour le plus grand nombre, l’accès et
l’appropriation des arts et de la culture. L’organisme catalyse et propose des initiatives qui encouragent l’accès et la
participation à la création et à l’activité culturelle. Les Journées de la culture, le Carnet de la culture (outil au service du milieu
scolaire), le Parcours interculturel (initiative de valorisation des artistes professionnels issus de l’immigration), de même que
des projets artistiques tels Les Convertibles sont autant d’actions culturelles produites par Culture pour tous.
DESCRIPTION DE L’INITIATIVE
Les Convertibles est un événement de création et de diffusion de 10 œuvres collectives monumentales réalisées dans
10 municipalités québécoises à l’occasion du 10e anniversaire des Journées de la culture. Les œuvres sont le fruit d’une
collaboration entre des artistes professionnels et des groupes de citoyens rassemblés autour d’un même objet de départ :
l’autobus.
Chaque collectif a disposé, au cours du printemps et de l’été, d’un autobus désaffecté qu'il a dû transformer, recréer, habiter
et convertir à l'intérieur comme à l'extérieur. Une nouvelle vocation a été donnée à ce moyen de transport qui, en fait, servait
de prétexte à une rencontre entre les artistes et les citoyens. L’autobus, pour son dernier voyage, avait pour mission de
conduire l’art contemporain vers le public. Les artistes désignés dans chaque région devaient développer un projet de
création en collaboration avec divers groupes de citoyens, sollicités selon la nature de l’œuvre imaginée par l’artiste.
PUBLIC VISÉ
Variable selon les municipalités. À titre d’exemples, des groupes d’étudiants, de retraités, de personnes en processus
d’alphabétisation ainsi que des membres d’organisations communautaires et le public en général ont participé à certains
projets.

OBJECTIFS
ƒ Permettre aux municipalités de s’approprier un concept d’activité de médiation culturelle
ƒ Permettre à des artistes et des citoyens de se rencontrer dans une expérience de création collective

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 13


Les Arts et la Ville
2007
ƒ Offrir au citoyen une occasion de vivre une expérience artistique participative qui contribuera à démystifier sa
perception de l’art actuel
ƒ Faire évoluer la perception des équipes municipales et régionales quant au travail de l’artiste et de son rôle dans la
communauté
ƒ Faire la promotion de l’art et de la culture comme vecteurs de développement social et d’intégration
ƒ Valoriser le leadership régional en termes de développement culturel
ƒ Offrir à l’artiste une expérience de création ouverte sur le citoyen
ƒ Amener le public à percevoir l’art autrement
PARTENAIRES ET CONCEPTEURS
Les Convertibles est une réalisation de Culture pour tous en collaboration avec les municipalités et régions participantes. Ces
dernières se sont impliquées de diverses manières, en fournissant des ressources humaines (opérateur), des équipements
(lieu d’entreposage des autobus) ou des activités de communication, etc. Divers partenaires publics et privés ont apporté leur
soutien au projet : la Fondation de la famille J.W. McConnell, le ministère de la Culture et des Communications, le ministère
des Affaires municipales et des Régions, le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le
Bureau de la Capitale-Nationale, la Ville de Montréal, la Ville de Québec et Loto-Québec. L’Association des propriétaires
d’autobus du Québec et plusieurs entreprises de transport locales ont également participé à l’expérience dans le cadre de
l’acquisition des autobus. De nombreux organismes et groupes communautaires ou sociaux se sont également impliqués
dans la réalisation des œuvres.
SOURCES DE FINANCEMENT
Les municipalités et régions participantes ont investi des fonds totalisant 46 800 $ en subventions directes aux projets
locaux.
DÉFIS ET DIFFICULTÉS
Plusieurs facteurs ont influencé le déroulement du processus entourant la transformation des autobus, tels que :
ƒ la disponibilité des groupes de citoyens participants
ƒ le degré d’implication des municipalités ou des opérateurs désignés par celles-ci
ƒ le défi de taille que représentait la transformation en sculpture monumentale d’un autobus
ƒ la recherche de lieux d’entreposage pour les œuvres
RÉSULTATS
Les 10 véhicules reconvertis ont été exposés à Québec du 15 au 17 septembre 2006, à l’occasion d’un événement extérieur
festif et gratuit sur les plaines d’Abraham qui a attiré 15 000 personnes. Les œuvres-autobus ont été par la suite présentées
dans chaque municipalité participante lors des Journées de la culture, du 29 septembre au 1er octobre 2006.
Les résultats de l’expérience ne sont pas tant les œuvres finales, mais bien le processus qui a mené à leur création. Les
échanges qui se sont produits entre les artistes et les citoyens, la circulation des idées, les rapprochements qui ont eu lieu
entre la culture et les participants et l’influence de cette expérience sur la démarche artistique de l’artiste ne sont que
quelques-uns des facteurs non quantitatifs qui représentent l’essence même des Convertibles.
POUR EN SAVOIR PLUS
Culture pour tous : www.journeesdelaculture.qc.ca/lesconvertibles

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 14


Les Arts et la Ville
2007
Les Nouveaux Commanditaires
Le Café des Sports

MUNICIPALITÉ RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX


Marato
La Fondation de France
www.nouveauxcommanditaires.com
POPULATION
Environs 50 habitants CONTACT
Caroline Cirendini-Croq
RÉGION Responsable de projets
Corse du Sud Bureau des compétences et désirs
8, rue du Chevalier Roze
PAYS 13002 Marseille
France C : bureau.c.d@wanadoo.fr

Photos : Alexandre Perigot, Le Café des Sports, 2004. © BCD


PRÉSENTATION DE L’ORGANISME

Les Nouveaux Commanditaires est un programme initié et soutenu par la Fondation de France sur le territoire français et
dans d’autres pays européens. Le programme permet à des citoyens confrontés à des enjeux de société ou de
développement d’un territoire d’associer des artistes contemporains à leurs préoccupations au moyen d’une commande.
L’originalité de l’initiative repose sur la conjonction de trois acteurs privilégiés : l’artiste, le citoyen commanditaire et le
médiateur culturel, appuyés de partenaires publics et privés. Le fonctionnement du projet permet de révéler les attentes
culturelles de chacun, de déterminer les besoins de développement des personnes ou des territoires et de proposer une
nouvelle économie politique de l’art.

Les citoyens commanditaires sont des individus qui s’engagent, négocient et agissent au nom d’une institution ou d’une
collectivité. Les citoyens, élus ou membres d’un groupe, commandent à un artiste contemporain une œuvre représentative de
leurs préoccupations. Les commandes sont le plus souvent motivées par la volonté d’introduire une dimension symbolique à
un contexte de vie ou à un espace significatif des collectivités par l’entremise des arts.

Le médiateur joue un rôle clé dans le programme. Il accompagne les commanditaires, souvent très peu familiers avec les
arts contemporains, dans la définition de leurs besoins et dans la réflexion qui déterminera la nature de la commande. Le
médiateur les guidera également dans le volet administratif de la commande, qui concerne le choix de l’artiste et de l’œuvre,
la négociation du contrat, la recherche de financement, etc. Tout au long de l’expérience, il fera le lien entre les différents
acteurs participant à l’action. Les élus locaux ont un rôle important à jouer dans la promotion de l’initiative au sein de
l’environnement local. Ils se font les porte-parole de l’action et œuvrent dans le même sens que le médiateur.

Les artistes sont choisis par rapport à leur capacité à répondre aux besoins des commanditaires, quelle que soit leur

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 15


Les Arts et la Ville
2007
discipline. Ces derniers acceptent de tenir compte des contraintes et du budget déterminé dans le cadre de la situation où ils
auront à intervenir.

Des partenaires financiers concernés par la nature de la commande sont également sollicités. Ils proviennent de plusieurs
milieux et travaillent, à titre d’exemples, dans les domaines du développement local urbain ou rural, de l’économie, de
l’éducation, de la solidarité ou de l’environnement.
DESCRIPTION D’UNE INITIATIVE
Souhaitant lutter contre la désertification des villages et la disparition des lieux de sociabilité, des membres du Conseil
municipal du village de Marato, en collaboration avec Artco, une association œuvrant au développement de l’art
contemporain en Corse, ont commandé une œuvre dans le cadre du programme Nouveaux Commanditaires. Marato est un
hameau d’une cinquantaine d’habitants de la commune de Cognoli, en Corse du Sud. Il est situé en retrait des grands
centres et la culture n’y est que très peu présente. Le groupe de commanditaires est motivé par la volonté d’apporter du
dynamisme au milieu culturel corse, tout en donnant un nouveau souffle à une place publique par une installation
contemporaine participant à l’aménagement culturel du territoire. Le Bureau des compétences et désirs, espace
d’information, d’exposition et d’échanges principalement consacré aux approches artistiques expérimentales, a agi en tant
que médiateur dans le cadre du processus.
C’est l’artiste Alexandre Perigot qui a réalisé l’œuvre d’art contemporain répondant aux besoins mentionnés par les
commanditaires. Le Café des Sports est une sculpture incurvée qui a été installée sur un terrain communal de Marato et qui
se veut un lieu de convivialité pour les citoyens. Par sa forme, qui rappelle un comptoir de bar, l’œuvre fait référence à un lieu
de rencontre faisant partie intégrante de la culture corse : le café. Tel une piste de danse, le plancher de la sculpture est en
perpétuel mouvement et les citoyens sont invités à y monter pour mettre leur sens de l’équilibre à l’épreuve.

PUBLIC VISÉ
Les citoyens de Marato ainsi que les visiteurs
OBJECTIFS SPÉCIFIQUES À L’ACTIVITÉ
ƒ Décentraliser les actions artistiques des grands centres urbains en installant une œuvre d’art dans une zone rurale
ƒ Développer et dynamiser le milieu culturel local
ƒ Agir sur la situation précaire de l’art contemporain en Corse
ƒ Contribuer à la mise en place d’un programme d’aménagement culturel du territoire avec les villages voisins du sud
de la Corse
ƒ Donner une impulsion à l’action de l’association artistique Artco sur le territoire
ƒ Redonner vie au tissu social du village grâce à une œuvre faisant office de lieu de convivialité
ƒ Attirer des visiteurs à Marato
CONCEPTEURS, PARTICIPANTS ET SOURCES DE FINANCEMENT
Les participants au projet sont les commanditaires de l’œuvre, soit l’association Artco et les élus du village de Marato. La
conception de l’œuvre repose sur le travail de l’artiste Alexandre Perigot, auquel le Bureau des compétences et désirs
(médiateur-producteur du programme Nouveaux Commanditaires) s’est adressé pour répondre au cahier des charges rédigé
par les commanditaires. La Fondation de France, le hameau de Marato, la Collectivité territoriale de Corse, Artco ainsi que le
Conseil général de Corse du Sud ont fait office de partenaires dans la réalisation de l’initiative.

DÉFIS ET DIFFICULTÉS
La principale difficulté a été de faire comprendre l’intérêt d’un projet d’art contemporain dans un contexte porté davantage sur
des valeurs locales et traditionnalistes.

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 16


Les Arts et la Ville
2007
RÉSULTATS
Grâce à un important travail de communication réalisé en amont de la réalisation de l’œuvre, la réception du projet par les
citoyens a été bonne. L’initiative a généré des retombées durables dans la communauté, puisque l’association Artco possède
maintenant un local à Marato et y organise des expositions et des manifestations d’art contemporain. Durant la période
estivale, des groupes d’étudiants et de visiteurs sont invités à des animations culturelles qui se déroulent autour de l’œuvre
d’Alexandre Perigot.
POUR EN SAVOIR PLUS
Les Nouveaux Commanditaires : www.nouveauxcommanditaires.com
Fondation de France : www.fdf.org
Bureau des compétences et désirs : www.bureaudescompetences.org

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Les Arts et la Ville
2007
MUSÉE PRÉCAIRE ALBINET

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
MUNICIPALITÉ Les Laboratoires d’Aubervilliers
Aubervilliers
CONTACT
POPULATION Les Laboratoires d’Aubervilliers
72 300 habitants 41, rue Lecuyer
93300 Aubervilliers
RÉGION T : 01 53 56 15 90
Île-de-France C : info@leslaboratoires.org

Photos : Willy Vainqueur, avec l’autorisation de la Ville d’Aubervilliers


PRÉSENTATION DES RESPONSABLES DU PROJET
Les Laboratoires d’Aubervilliers sont un lieu de production et de diffusion de la création artistique. Ils développent des
activités d’accompagnement de projets artistiques, de formation auprès d’un public professionnel et amateur, d’édition et de
diffusion, à travers la présentation de spectacles et d’expositions, du travail des artistes qui y sont accueillis en résidence.
C’est à la demande des Laboratoires que l’artiste suisse Thomas Hirschhorn a inventé et mis en place le Musée Précaire
Albinet dans le quartier du Landy, un quartier défavorisé de la ville d’Aubervilliers. Thomas Hirschhorn est un artiste engagé
qui milite en faveur de plus de justice et d’égalité. Il tient à ce que ses œuvres, souvent conçues pour être exposées dans la
rue, puissent être vues hors des lieux exclusifs de la culture.
DESCRIPTION DE L’INITIATIVE
Au printemps 2004, Thomas Hirschhorn, en collaboration avec les citoyens locaux, a installé dans le quartier du Landy un
bâtiment temporaire construit de structures modulaires et de matériaux précaires. Les habitants ont été impliqués dans la
construction, l’aménagement des expositions et le fonctionnement du Musée, conçu pour accueillir une salle d’exposition,
une bibliothèque, un atelier et un café. Pendant huit semaines, le Musée Précaire Albinet a exposé des œuvres clés de
grands artistes de l’histoire de l’art moderne. Des œuvres originales de Malevitch, Dali, Mondrian, Léger, Warhol, Le
Corbusier, Duchamp et Beuys ont été prêtées par le Centre Pompidou, le Musée national d’art moderne et le Fonds national
d’art contemporain, puis exposées dans l’espace public. Plus qu’un simple musée, le projet offrait également aux participants
des ateliers d’art plastique et d’écriture, des conférences, des débats, des sorties culturelles, des repas communautaires, etc.
Le Musée Précaire Albinet est avant tout conçu en tant qu’œuvre d’art et non pas en tant que projet socioculturel. L’idée que
l’art peut, doit et veut changer la vie est au cœur de l’initiative.
PUBLIC VISÉ
Les citoyens de Landy, un quartier défavorisé d’Aubervilliers, situé à proximité de Paris. Il s’agit d’une cité à forte mixité
culturelle où de fréquentes altercations se produisent entre les différents groupes de citoyens.

OBJECTIFS
Le Musée Précaire Albinet est une œuvre d’art qui veut :

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 18


Les Arts et la Ville
2007
- Faire découvrir et démystifier les œuvres marquantes de l’histoire de l’art du XXe siècle à un public qui a très peu de
contacts avec elles
- Engager un dialogue entre l’art et le citoyen
- Instaurer des conditions de rencontre entre l’artiste, l’art et le public
- Utiliser l’espace public comme espace de pratique démocratique en sortant les œuvres des grands musées et en
les exposant dans la rue
- Démontrer que le travail d’un artiste n’est pas uniquement destiné à un « public averti »
- Impliquer des citoyens d’un quartier sensible dans le processus de préparation d’une exposition et dans diverses
activités culturelles
- Utiliser l’art en tant qu’outil de transformation sociale
- Affirmer le rôle de l’artiste dans la vie publique
- Accompagner les participants vers une vie plus active en leur ouvrant des portes sur la culture
- Servir de point de rencontre pour les résidants de l’entourage
CONCEPTEURS, PARTENAIRES ET SOURCES DE FINANCEMENT
La production du Musée a été assurée par les Laboratoires d’Aubervilliers, avec le concours du Centre Pompidou et du
Centre national des arts plastiques – Fonds national d’art contemporain. L’Office municipal de la jeunesse d’Aubervilliers
ainsi que le Service Hygiène et Santé de la Ville d’Aubervilliers ont apporté leur soutien à l’initiative. Le Musée Précaire
Albinet a été subventionné par les Laboratoires d’Aubervilliers, le ministère de la Culture (Délégation aux arts plastiques), le
Conseil régional d’Île de France, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Plaine Commune, GPV (Grand Projet Ville Saint
Denis-Aubervilliers, Ville d’Aubervilliers, Fondation pro-Helvetia, AFDAS, et avec le soutien d’Agnès B., galerie Arndt &
Partner, galerie Chantal Crousel et la Fondation Evens.
RESSOURCES HUMAINES
Le Musée Précaire Albinet a été construit et a fonctionné grâce à la participation de la population locale, qui s’est impliquée
dans tout le processus. Une quarantaine de jeunes ont participé à la construction et à l’aménagement des lieux. Une dizaine
d’autres ont suivi une formation rémunérée au Centre Pompidou pour guider les visiteurs à travers les expositions du Musée.
DÉFIS ET DIFFICULTÉS
ƒ Se faire accepter des habitants, échanger avec eux, les écouter et tenter de les amener à participer au projet. Les
premiers jours ont été l’occasion pour les jeunes du quartier de tester les limites des responsables du projet.
ƒ La fragilité du projet, soumis aux imprévus quotidien, de par le fait de sa structure, de son emplacement et du
perpétuel contact direct avec la population. Les responsables du projet ont dû faire preuve de vigilance, de
spontanéité et d’une bonne capacité d’adaptation.
ƒ Fréquentes confrontations entre les habitants du quartier, en lien ou non avec le Musée Précaire Albinet.
ƒ L’animation quotidienne des lieux pouvait parfois compromettre l’existence du Musée, qui devait s’adapter à la
cadence et à l’environnement sonore de la vie de quartier.

RÉSULTATS
Au fil des jours, il s’est créé un environnement d’échange autour et à l’intérieur du Musée Précaire Albinet, où la population
locale et de l’extérieur se rencontrait. Les citoyens de toutes les nationalités et de toutes les générations ont eu l’occasion de
s’y croiser. Les habitants ont senti qu’on leur faisait confiance en les impliquant dans l’aménagement du Musée et en leur
laissant côtoyer et manipuler des œuvres de grands artistes contemporains. Le projet a modifié le regard de plusieurs sur les
arts contemporains. Certains des jeunes qui se sont impliqués dans le fonctionnement du Musée Précaire Albinet ont
amélioré leur situation sociale par la suite.

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 19


Les Arts et la Ville
2007
POUR EN SAVOIR PLUS
L’information contenue dans cette fiche d’expérience a été tirée de : L’art peut-il « changer la vie » ? Retour sur le Musée
Précaire Albinet. Dossier documentaire, Rencontre-débat art espace public, 2 mars 2007, Paris, La Sorbonne, www.art-
espace-public.c.la
Les Laboratoires d’Aubervilliers : www.leslaboratoires.org
Album photo du Musée Précaire Albinet sur le site de la Ville d’Aubervilliers : www.aubervilliers.fr/album1227_0_0.html

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 20


Les Arts et la Ville
2007
THÉÂTRE DES PETITES LANTERNES
Projet T.E.R.R.E. (Théâtre – Études – Réseaux – Ressources – Emploi )
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
Théâtre des Petites Lanternes

CONTACT
MUNICIPALITÉ Angèle Séguin, directrice artistique et générale
Sherbrooke Théâtre des Petites Lanternes
C.P. 34025
POPULATION Sherbrooke (Québec) J1K 3C5
147 601 habitants T : 819 346-4040
F : 819 346-8253
RÉGION C : secretariat@petiteslanternes.org
Estrie W : www.petiteslanternes.org

Photos : Angèle Séguin et François Lafrance


PRÉSENTATION DE L’ORGANISME
Le Théâtre des Petites Lanternes est un théâtre professionnel de création établi à Sherbrooke et engagé auprès de la
communauté. Reconnu comme entreprise d’économie sociale, le Théâtre des Petites Lanternes est préoccupé par des
thématiques humaines, sociales et spirituelles.

Le Théâtre des Petites Lanternes utilise l’expression et la création théâtrale pour créer des tissages entre les humains, les
réseaux et les cultures. Il agit en tant que rassembleur, médiateur, catalyseur, transformateur et développeur au sein des
publics investis. Le Théâtre crée ses propres interventions afin de répondre aux besoins spécifiques des clientèles
concernées.

L’organisme diffuse ses créations par une approche originale de réseautage et d’animation impliquant directement les milieux
urbains et ruraux qu’il visite. Ainsi, quelques mois avant la venue d’une pièce de théâtre, plusieurs réseaux d’une localité ou
d’une MRC sont contactés (ex. : culture, éducation, organismes communautaires, interculturel, santé et services sociaux,
pastorale sociale, affaires, municipalité, instances gouvernementales, ONG). Trois rencontres préparatoires d’information et
d’échanges sont tenues sur les lieux pour définir la nature et la portée de l’implication de chacun. Les participants se
rapprochent de l’art théâtral ainsi que des aspects entourant sa diffusion en collaborant à l’élaboration d’une pièce de théâtre
adaptée à leur réalité. La pièce qui découle de cette expérience devient alors un outil d’animation sociale et culturelle
rassemblant des communautés.

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 21


Les Arts et la Ville
2007
DESCRIPTION D’UNE INITIATIVE
Projet T.E.R.R.E. (Théâtre – Études – Réseaux – Ressources – Emploi )

Le projet T.E.R.R.E. consiste à insérer la démarche de création théâtrale au cœur d’un programme d’insertion
socioprofessionnelle d’un an visant la francisation et l’intégration socioprofessionnelle de femmes immigrantes. Le premier
volet du programme, Ateliers théâtre et réseaux, est offert par le Théâtre des Petites Lanternes, installé en résidence au
Centre de formation pour adultes Saint-Michel de Sherbrooke. Ce premier volet est de l’ordre de la formation personnelle et
sociale : il comprend des activités visant le développement personnel des participantes, de leur créativité, de leur réseau
personnel et de leurs capacités à entrer en contact avec la communauté.

Cette première étape amène les participantes à se consacrer à une démarche de création théâtrale. Elles participent à des
ateliers d’initiation, de jeux, d’exercices, de prise de parole, d’improvisation et d’écriture. Par la suite, une auteure s’attarde à
mettre sur papier les idées qui ont émergé des différents ateliers de création. La dernière phase du projet est consacrée aux
répétitions et aux préparatifs entourant la diffusion prochaine des résultats du travail de création.
Parallèlement à ce premier volet, les participantes assistent à des formations scolaires (français, mathématique, informatique,
etc.) et à des activités d’intégration socioprofessionnelle (réalités du marché du travail, recherche de stage, insertion dans un
milieu de travail) offerts par le Centre Saint-Michel dans le cadre du Volet formation qualifiante du programme. Des activités
de soutien et d’accompagnement individuel, tout comme un accès aux services psychosociaux du CLSC, sont également
offerts aux participantes et à leur famille en cas de besoin.

PUBLIC VISÉ
Femmes immigrantes et mères de famille de 16 à 45 ans. Au cours de l’année 2006-2007, 16 femmes en provenance de huit
pays ont participé au programme. L’expérience visait particulièrement les femmes isolées socialement et défavorisées
économiquement qui souhaitaient participer à une démarche d’insertion et d’intégration socioprofessionnelle susceptible
d’améliorer leur qualité de vie et leur employabilité.
OBJECTIFS SPÉCIFIQUES À L’ACTIVITÉ
ƒ Donner aux participantes la possibilité de développer des liens sociaux par l’entremise de la création artistique
ƒ Soutenir une démarche de francisation, d’intégration et d’insertion socioprofessionnelle de femmes immigrantes
ƒ Développer, chez les participantes, de nouvelles compétences qui favoriseront leur intégration sur le plan social et
du marché du travail
ƒ Élargir le réseau personnel et professionnel des participantes
ƒ Familiariser les femmes immigrantes aux valeurs et codes culturels de leur société d’accueil
ƒ Améliorer la qualité de vie des femmes immigrantes éprouvant des difficultés d’intégration
ƒ Développer l’estime de soi des participantes en leur permettant de présenter devant un public les résultats d’un
travail qui leur est propre, auquel elles s’identifient et se reconnaissent
ƒ Créer des tissages entre les humains, les réseaux et les cultures grâce à la création artistique
ƒ Développer de nouveaux publics intéressés au théâtre

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 22


Les Arts et la Ville
2007
CONCEPTEURS, PARTENAIRES ET SOURCES DE FINANCEMENT
Le Projet T.E.R.R.E. est une initiative du Théâtre des Petites Lanternes, réalisée en collaboration avec les partenaires
suivants : le Centre de formation pour adultes Saint-Michel, Service Canada, le ministère de l’Immigration et des
Communautés culturelles, Emploi-Québec, la Sécurité du revenu, la Ville de Sherbrooke et le CLSC de Sherbrooke. Le
financement provient essentiellement de Service Canada, du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles,
d’Emploi-Québec, de la Sécurité du revenu et de la Ville de Sherbrooke.
DÉFIS ET DIFFICULTÉS
ƒ Trouver les partenaires intéressés par un tel projet qui sort des programmes traditionnels et des sentiers battus
ƒ Recruter des participants d’une première année, compte tenu de la clientèle visée
ƒ S’assurer que tous les partenaires sont prêts à débuter en même temps
ƒ Travailler avec confiance et ouverture sur les forces et les limites des programmes
RÉSULTATS
Du projet T.E.R.R.E. est née la pièce Venues d’ailleurs, dont le texte évoque le plus fidèlement possible les préoccupations et
les visions suscitées par les participantes. Mille spectateurs ont assisté aux quatre représentations de la création théâtrale,
qui ont été présentées dans des lieux de diffusion reconnus. Une première représentation a été donnée devant un public
composé du réseau personnel des participantes composé de la famille, des amis, des proches et des partenaires du projet.
Trois autres représentations ont eu lieu devant un public élargi, où était réuni leur réseau social composé d’employeurs, de
professeurs, de partenaires et du grand public.

Les résultats obtenus dans le cadre de cette expérience et l’implication des partenaires incitent l’équipe du Théâtre des
Petites Lanternes à poursuivre le projet. Le Théâtre se réfère aux indicateurs suivants dans l’évaluation du succès de son
initiative :
ƒ les bilans et évaluations réalisés auprès des femmes à différents moments de la démarche;
ƒ leur détermination à se trouver un stage;
ƒ la poursuite de leur parcours en emploi ou aux études;
ƒ les commentaires de leur entourage.
POUR EN SAVOIR PLUS
Théâtre des Petites Lanternes : www.petiteslanternes.org

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 23


Les Arts et la Ville
2007
PROGRAMME DE PARTENARIAT CULTURE ET COMMUNAUTÉ 2007
Ville de Montréal (en collaboration avec le ministère de la Culture, des Communications et de
la Conditions féminine)
1 634 547 citoyens

Définition du programme
Le Programme de partenariat culture et communauté 2007 est le fruit d’une collaboration entre la Ville de Montréal et le
ministère de la Culture et des Communications. Les deux instances s’unissent pour intervenir auprès des clientèles sensibles
afin que ces dernières soient parties prenantes de leur environnement culturel et social. Le Programme vise à contribuer, par
l’entremise de la culture, à l’amélioration de la qualité de vie des publics exclus. Les organismes culturels professionnels sont
invités à développer des projets en partenariat avec le milieu communautaire pour faciliter l’appropriation de la culture par les
clientèles les plus éloignées de l’offre culturelle professionnelle.

Le programme œuvre à l’atteinte des objectifs de la politique culturelle de la Ville de Montréal, qui place le citoyen au centre des
préoccupations en matière de culture. La médiation culturelle est la stratégie d’intervention privilégiée par la Ville afin de
favoriser l’accès de tous à la culture.

Objectifs
ƒ Faciliter l’appropriation de la culture par les clientèles les plus éloignées de l’offre culturelle professionnelle
ƒ Créer des occasions de rencontre et d’échange entre les clientèles sensibles, les œuvres et les créateurs
ƒ Améliorer la qualité de vie des clientèles sensibles
ƒ Mettre en place des actions culturelles permettant le développement personnel des clientèles ciblées
ƒ Développer des partenariats structurants entre les organismes culturels professionnels et les organismes
communautaires montréalais

Application du programme
Le programme prend la forme d’une aide financière accordée aux organismes culturels professionnels qui exercent une activité
culturelle régulière sur le territoire de la Ville de Montréal et qui souhaitent mettre en place des actions de médiation culturelle
destinées aux clientèles sensibles. Les projets soumis doivent être initiés en partenariat avec un organisme communautaire,
social ou un groupe de citoyens dont l’expertise est reconnue dans son milieu.

Critères d’évaluation
Les critères de sélection du programme privilégient les partenariats à long terme qui mettront en contact les publics ciblés avec
des manifestations culturelles de qualité. Le potentiel d’impact des apprentissages proposés ainsi que la pertinence du public
visé sont des facteurs considérés lors de l’évaluation. L’expertise des organismes demandeurs dans leurs domaines respectifs
doit également être reconnue.

Ressources financières
Les dépenses admissibles sont reliées à la mise en place du partenariat et à la réalisation des activités. La contribution
financière peut atteindre 20 000 $ annuellement par projet.

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 24


Les Arts et la Ville
2007
PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L’EXCLUSION CULTURELLE
Ville de Trois-Rivières
126 603 citoyens

Définition du programme
Le Programme de lutte contre l’exclusion culturelle de Trois-Rivières est un programme de sensibilisation, d’éducation et
d’accessibilité aux arts et à la culture qui s’adresse aux intervenants culturels, scolaires et communautaires qui veulent s’investir
dans la lutte contre l’exclusion culturelle. Il s’agit également d’un outil de référence auquel la Corporation de développement
culturel de Trois-Rivières a recours en tant que guide pour la mise en œuvre de l’orientation première de la politique culturelle
de la Ville, qui est de favoriser l’accessibilité et la participation des citoyens à la vie culturelle, plus particulièrement des groupes
touchés par l’exclusion culturelle. Par exclusion culturelle, on entend la difficulté, pour certains citoyens, d’avoir accès à des
manifestations culturelles, et ce, pour des raisons d’ordre économique, physique, éducationnel ou social.

Objectifs
ƒ Améliorer l’accès des groupes vivant des situations d’exclusion aux manifestations et lieux culturels
ƒ Sensibiliser les milieux culturel, communautaire et scolaire à l’importance des arts et de la culture dans le développement de
la citoyenneté
ƒ Favoriser et soutenir les initiatives et les projets de sensibilisation, d’éducation et d’accessibilité aux arts et à la culture
ƒ Sensibiliser les publics ciblés à l’importance des arts et de la culture dans le développement social de l’individu
ƒ Développer de nouveaux partenariats, particulièrement avec le milieu scolaire, permettant d’accroître les structures de
sensibilisation, d’éducation et d’accès à la culture
ƒ Soutenir les organismes locaux qui souhaitent mettre sur pied des projets de médiation culturelle

Application du programme
Le programme comporte trois volets :
1. La médiation culturelle, qui consiste à conscientiser les divers milieux (culturels, scolaires, communautaires) à la
problématique de l’exclusion culturelle, à diriger l’offre culturelle vers les organismes communautaires et les quartiers
défavorisés, etc.
2. L’éducation et la sensibilisation, qui consiste à soutenir de nouveaux projets, développer des partenariats, abattre les
craintes et les préjugés en matière de culture, etc.
3. Les projets spéciaux, qui consiste à soutenir et à participer à des projets ponctuels en lien avec les valeurs poursuivies par
le programme

Un poste de médiateur culturel a été créé dans le cadre de l’application du programme. Il a pour principale fonction de créer des
liens entre les milieux culturel, scolaire et communautaire afin de favoriser l’accès de tous à la culture. Il apporte un soutien aux
organismes locaux dans l’élaboration de projets de médiation culturelle, puis, évalue les retombées de la mise en œuvre du
programme. Il recherche également des partenaires financiers disposés à soutenir les initiatives en ce domaine.

Ressources financières
Le Programme de lutte contre l’exclusion culturelle de Trois-Rivières est accompagné du Programme de soutien aux projets de
médiation culturelle dans les milieux communautaires, doté d’une enveloppe budgétaire de 10 000 $ par année. Les projets
admissibles peuvent prendre la forme d’ateliers d’éducation et de sensibilisation aux arts et à la culture, de sorties culturelles, de
projets de concertations ou d’initiations. L’aide financière maximale accordée aux projets par ce programme est de 50 % des
dépenses admissibles ou jusqu’à concurrence de 1 500 $ par projet.

Collection formation MÉDIATION CULTURELLE : GUIDE PRATIQUE 25


Les Arts et la Ville
2007
Critères d’évaluation
Les projets soumis sont évalués selon leur qualité, leur originalité et leur potentiel d’impact sur la communauté. Les besoins
techniques et humains doivent être bien détaillés. La diffusion du projet dans la communauté est un critère pris en compte, tout
comme la diversité des partenaires et des sources de financement.

Pour en savoir plus :


www.arts-ville.org/index.php?page=inclusion_sociale_fr&lang=fr

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2007
FINANCEMENT
Quelques ressources des gouvernements québécois et canadiens sont disponibles pour les municipalités et les
organisations désireuses de développer ou financer des projets de médiation culturelle. Les programmes listés ci-
après ne concernent pas toujours spécifiquement la médiation culturelle, mais peuvent être utilisés, selon les objectifs
propres à chaque programme, pour financer des initiatives de médiation.

Sur le plan local, notez que certaines municipalités locales et régionales peuvent soutenir financièrement des
initiatives de médiation culturelle, qu’elles possèdent ou non une enveloppe spécifique pour ce type de projets.
D’autres acteurs locaux peuvent devenir des partenaires financiers, tels que les centres locaux de développement.

En fonction des populations que vous cherchez à joindre, vous pouvez également explorer les avenues de
financement du côté d’autres ministères, provinciaux ou fédéraux. Par exemple, le ministère de l’Immigration et des
Communautés culturelles, le ministère de la Santé et des Services sociaux, le ministère de la Famille et des Aînés,
ou le Secrétariat aux affaires autochtones.

Les programmes de soutien financier étant souvent sujets à changement, nous vous conseillons fortement de visiter
les sites Internet de chacun et d’appeler le ministère concerné avant d’entamer vos démarches de demande de
financement afin d’obtenir des renseignements à jour et de vous assurer de l’admissibilité de votre projet. Vous
pourriez ainsi gagner du temps et parfois éviter des démarches inutiles.

GOUVERNEMENT DU QUÉBEC
Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
Aide aux projets – Volet Accueil
Le programme Aide aux projets vise à accroître l’offre d’activités, de services ou de biens pouvant contribuer significativement à
l’atteinte des objectifs du Ministère concernant la consolidation ou le développement de la culture et des communications, et à
favoriser l’innovation, l’expérimentation et le renouvellement de la création.

Ce programme permet de recevoir des projets mis sur pied par les demandeurs en fonction de leurs objectifs. L’aide financière
accordée par le Ministère doit permettre la réalisation sur une période déterminée d’actions circonscrites ne pouvant être
automatiquement reconduites. Les balises de l’aide financière varient selon les secteurs mais, le plus souvent, elles concernent
le développement des publics, l’accessibilité de la population à la vie culturelle et le soutien à la participation active des
citoyens.

Admissibilité
Afin de vérifier l’admissibilité des projets, il est recommandé de consulter les balises de l’aide financière par secteurs d’activité.
Les clientèles admissibles au programme – organismes, municipalités locales ou régionales, établissements d’enseignement,
etc. – varient selon le secteur d’intervention ou l’objet visé par le projet.

Pour en savoir plus : www.mcc.gouv.qc.ca/index.php?id=283&no_cache=1

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Les Arts et la Ville
2007
Aide aux projets – Volet Appel
Ce programme permet au Ministère d’appeler des projets correspondant à ses objectifs et établit une approche commune à tous
les appels de projets. Le programme Aide aux projets vise à accroître l’offre d'activités, de services ou de biens pouvant
contribuer significativement à l’atteinte des objectifs du Ministère en ce qui a trait à la consolidation ou au développement de la
culture et des communications et à favoriser l’innovation, l’expérimentation et le renouvellement de la création.

Pour connaître les appels de projets en cours, consultez la page d’accueil du programme sur le site Internet du Ministère.

L’aide financière accordée dans le volet Appel doit permettre la réalisation, sur une période déterminée, d’actions circonscrites
ne pouvant être automatiquement reconduites. Les différents appels de projets lancés dans le cadre du programme comportent,
selon l’objet auquel ils s’appliquent, des dispositions qui leur sont propres et, dans certains cas, peuvent financer des initiatives
de médiation.

Admissibilité
Les clientèles admissibles au programme – organismes, municipalités locales ou régionales, établissements d’enseignement,
etc. – varient selon le secteur d’intervention ou l’objet visé par le projet.

Pour en savoir plus : www.mcc.gouv.qc.ca/index.php?id=1919&no_cache=1

Aide aux initiatives de partenariats > Entente de développement culturel


L’entente de développement est un contrat d’une durée de un à trois ans entre deux principaux partenaires : une municipalité ou
une instance autochtone et le Ministère. Elle se fonde sur un partage des préoccupations et des objectifs respectifs et se veut
un outil de planification, de gestion, de concertation, de collaboration souple et de regroupement. D’autres partenaires peuvent
également contribuer à la réalisation de l’entente, par exemple des commissions scolaires, des universités ou encore des
entreprises privées. Le Conseil des arts et des lettres du Québec peut également être signataire d’une entente sur certains
enjeux très spécifiques.

Le menu possible d’une entente, c’est-à-dire les projets dont elle doit permettre la réalisation, repose sur les trois grands axes
gouvernementaux définis dans la politique culturelle du Québec. Le troisième axe, c’est-à-dire l’accès et la participation des
citoyens à la culture, peut notamment permettre à une municipalité de financer en partie un programme municipal de soutien
aux initiatives de médiation culturelle.

Admissibilité
Les municipalités, les MRC et les instances des Premières Nations qui se sont dotées d’une politique culturelle ou d’orientations
claires et d’un plan d’action pluriannuel sont admissibles au programme.

Pour en savoir plus : www.mcc.gouv.qc.ca/index.php?id=1761#c2449

Aide aux initiatives de partenariats > Entente spécifique régionale en matière de culture ou de
communication
L’entente spécifique régionale est une convention qui associe une conférence régionale des élus (CRÉ) et un ministère ou des
organismes gouvernementaux à la mise en œuvre de mesures, d’interventions ou d’activités jugées prioritaires par les CRÉ.

Les ententes spécifiques régionales prennent en compte les politiques, stratégies et orientations gouvernementales et, le cas
échéant, les règles de gestion des fonds publics. En matière de développement culturel des collectivités, le Ministère vise à :
contrer l’exclusion culturelle, qu’elle soit régionale, sectorielle, économique ou sociale; à augmenter l’intérêt des citoyens pour la
culture et les communications, et les encourager à participer en plus grand nombre aux diverses manifestations et à favoriser,

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2007
par la concertation régionale et locale en matière de culture et de communications, l’innovation et la créativité, l’ouverture sur le
monde et ses transformations, et les actions rassembleuses. Ce type d’entente se prête très bien au financement d’initiatives de
médiation culturelle.

Admissibilité
Cette entente spécifique s’adresse aux conférences régionales des élus.

Pour en savoir plus : www.mcc.gouv.qc.ca/index.php?id=1760

Ministère des Affaires municipales et des Régions


Pacte rural
Le pacte rural est une entente entre une municipalité régionale de comté (MRC) à caractère rural et le gouvernement du
Québec, dans laquelle la MRC s’engage à identifier dans un plan de travail, à la suite d’un diagnostic territorial, les initiatives qui
lui permettront de soutenir les actions de développement des communautés et appuyer les opérations menant à la réalisation de
projets. En contrepartie, le gouvernement s’engage à appuyer la démarche et les initiatives locales de la MRC, notamment en
lui confiant la gestion d’une enveloppe budgétaire pour qu’elle puisse mener son plan de travail à bien.

Les champs prioritaires d’intervention sont, notamment, le maintien et le retour des jeunes et des familles, la mise en réseau
des acteurs et des leaders locaux qui contribuent à la démarche de revitalisation, le développement de nouveaux produits et
services, etc. Grâce au Pacte rural, il est possible de financer des initiatives de médiation, dans le cadre, par exemple, d’un
événement culturel ou du développement d’un programme de soutien aux organismes.

Admissibilité
Sont admissibles les municipalités, les MRC et les conseils de bande, les organismes à but non lucratif, les coopératives de
solidarité et de consommateurs, et les organismes de l’éducation, de la santé et des services sociaux.

Pour en savoir plus : www.mamr.gouv.qc.ca/regions/regi_prog_rura.asp

GOUVERNEMENT DU CANADA
Conseil des arts du Canada
Bureau Inter-arts > Programme de collaboration entre les artistes et la communauté (PCAC)
Le PCAC appuie diverses activités artistiques qui réunissent des artistes professionnels et des membres de la collectivité en
général. En plus des critères d’évaluation publiés pour les programmes participants, les comités de pairs qui évaluent les
demandes tiennent compte du mérite du processus de collaboration proposé, de la pertinence du projet pour les membres de la
communauté et les artistes participants. Ce programme peut financer différentes initiatives de médiation culturelle, par exemple
des projets de créations collectives, d’événements hors les murs ou d’initiatives de développement de nouveaux publics.

Admissibilité
L’admissibilité varie en fonction du secteur d’intervention (organisme, compagnie, artiste).

Pour en savoir plus : www.canadacouncil.ca/bureauinterarts/

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Les Arts et la Ville
2007
BIBLIOGRAPHIE

BELLAVANCE, Guy. « Démocratisation culturelle et actions locales », Actes du 15e colloque annuel de Les Arts et la
Ville, La vitalité culturelle, l’affaire de qui ?, Québec, Les Arts et la Ville, 2002.

CAUNE, Jean. « La médiation culturelle : Une construction du lien social », Les enjeux de l’information et de la
communication, no 1, 22 novembre 1999.

CAUNE, Jean. « La politique culturelle initiée par Malraux », EspacesTemps.net, Textuel, 13 avril 2005.
http://espacestemps.net/document1262.html

CLÉ, Ann. Participation culturelle, sportive et sociale : Nouvel horizon pour les CPAS [Centre public d’action sociale],
Bruxelles, S.P.P. Intégration sociale, Lutte contre la pauvreté et Économie sociale et Culture et
Démocratie / Kunst en Democratie, 2005.
http://socialassistance.fgov.be/themes/POD/publicaties/content/Socioculturele%20participatie%20-%20praktijkgids%20FR.pdf

DONNAT, Olivier et OCTOBRE, Sylvie. Les publics des équipements culturels, Méthodes et résultats d’enquêtes.
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études, de la prospective et de la statistique, Ministère de la Culture et de la Communication de France.

GARON, Rosaire. « 20 ans de pratiques culturelles au Québec », Survol, Bulletin de la recherche et de la statistique,
Direction de la recherche et de la statistique du ministère de la Culture et des Communications, no 12,
mars 2004.

GARON, Rosaire. « La culture québécoise à l’ère d’Internet et de la planète, Le Québec, des pratiques culturelles en
mutation », cahier spécial de l’Institut du Nouveau Monde, Que devient la culture québécoise ? Que
voulons-nous qu’elle devienne ?, 20 janvier 2007, p. 14 à 16.

GAUTHIER, Ève. « Rapprocher le citoyen des arts et de la culture : un nouveau défi pour les municipalités »,
Observatoire québécois du loisir, vol. 2, no 1, décembre 2004.

Gouvernement du Québec, Institut de la statistique du Québec, Actes du Colloque international sur les statistiques
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http://www.uis.unesco.org/template/pdf/cscl/proceedings.pdf

JOLI-COEUR, Sophie. Compte-rendu du forum sur la médiation artistique et culturelle Renouveler le rapport entre
l’art, l’artiste et le citoyen présenté par les Journées de la culture le 15 septembre 2006, Québec, Les
Arts et la Ville, 2006.

LACERTE, Sylvie. La médiation culturelle : Pour qui ? Pourquoi ?, Communication présentée dans le cadre des
Rencontres sur la médiation culturelle, Ville de Montréal, 2007.

LAPLANTE, Yvon. Les faux-semblants de la gratuité comme stratégie de développement culturel, communication
présentée au 16e colloque annuel de Les Arts et la Ville, Drummondville, Les Arts et la Ville, 2003.

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Les Arts et la Ville
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LIZOTTE, Nadine. « Art et collectivités : quand les municipalités aménagent les conditions d’une rencontre », Culture
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Ministère de la Culture et de la Communication de France. Médiation culturelle & Politique de la ville, un lexique.
http://www.culture.gouv.fr/culture/politique-culturelle/ville/mediation-culturelle/index.html

PETERSON, Richard A. Age and Arts participation, with a focus on the Baby Boom Cohort, Research Division
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SANTERRE, Lise. De la démocratisation de la culture à la démocratie culturelle, Rapport d’étude, Direction de


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http://mcc.quebectel.qc.ca/sites/mcc/ClinStat.nsf/5b2056a79fa8a7e785256b8200569d61/409733dcb56d36fd8525684000754684/$FIL
E/democratie.pdf

SITES WEB CONSULTÉS

Conseil des arts du Canada, Programme de collaboration entre les artistes et la communauté [en ligne]
www.canadacouncil.ca (page consultée le 17 juillet 2007).

Culture pour tous, Initiatives [en ligne] www.journeesdelaculture.qc.ca

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine [en ligne] www.mcc.gouv.qc.ca (page consultée
le 17 juillet 2007).

Ministère des Affaires municipales et des régions, Pacte rural [en ligne] www.mamr.gouv.qc.ca/regions/regi_prog_rura.asp
(page consultée le 17 juillet 2007).

Wikipédia, La médiation culturelle [en ligne] fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9diation_culturelle (page consultée le 7 août 2007).

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