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Traités de législation

civile et pénale... (3e
édition, revue, corrigée
et augmentée) par M.
Jérémie Bentham,... ;
[...]
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Bentham, Jeremy (1748-1832). Traités de législation civile et pénale... (3e édition, revue, corrigée et augmentée) par M. Jérémie Bentham,... ; publiés en françois par Ét.
Dumont,.... 1830.

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TRAITÉS

DE LÉGISLATION
CIVILE

ET PÉNALE.

m.

IMPRIMÉ
nilf.

CHEZ
UAREKClÈM!,

PAUL
N.

RENOUARD,
5.

t.

S .-G.

TRAITÉS

DE LÉGISLATION
CIVILE
OUVRAGE

DE

ET PÉNALE;
EXTRAIT

DES

MANUSCRITS

M. JÉRÉMIË

BENTHAM,

JURISCONSULTE

PAR
MEMBRE

ET.

DU CONSEIL

ANGLAIS}

DUMONT,
REPRÉSENTATIF

TROISIÈME
REVUE,

CORRIGÉE

DE GENÈVE.

ÉDITION,
ET

AUGMENTER.

TROISIEME.

JtoME

PARIS.
REY

ET GRAVIER,
QUAI

DBS

LIBRAIRES,

AUGUSTINS,

M DCCC

XXX.

55.

Dissertation sur les différences que doivent apporter dans les lois les circonstances des temps et des lieux. DES RAISONS EN MATIÈRE DES TEMPS 5g LOIS» DES LOIS.. avec des moyens nouveaux de s'assurer de leur bonne conduite. et pour opérer en même temps leur réformation morale. DE L'INFLUENCE i 97 ET DES LIEUX.TABLE DES DU CHAPITRES TOME TROISIÈME... .— TITRES PARTICULIERS. et de pourvoir à leur subsistance après leur élargissement. RÉSUMÉ. DE LÉGISLATION. ou. CODE PÉNAL.Des injures personnelles simples. PANOPTIQUE. Pages " Etablissement prop > pour garder des prisonniers avec plus de sûreté et d'économie.Principes caractéristiques PROMULGATION PROMULGATION DES du panoptique.

iv. délits.m. Relation entre lois. des délits.m. 219 CHAP. De la méthode.v. Principes à suivre dans la transplantation lois chez différentes nations. 229 a. Des égards dus aux institutions existantes. 199 CHAP. Plan du code pénal. XI. CHAP. Avantages de cette classification des délits. VJ Page» solution de ce problème : les meilleures lois étant données. comment le législateur doit-il les modifier d'après les considérations temporaires et locales ? CHAPITRE1. 178 SECTIONI. Les défauts des davantage • » lois se manifestent * lorsqu'elles ont été transplantées. De la division Subdivision des délits.3i à63 £7/1 .11. CHAP. Vue prospective : les lois les plus parfaites aujourd'hui seraient-elles encore lés plus z88 parfaites dans les temps futurs ? VUE DE GÉNÉRALE D'UN CORPS COMPLET LÉGISLATION. 195 CHAPITRE1. 247 CHAP.207 vices. vu. Titres du code pénal. Maximes relatives à la manière de transplanter les lois. Vue rétrospective t les meilleures lois possibles dans l'époque actuelle auraient-elles été les meilleures possibles dans les temps pas» sés? 181 . Division générale. CHAP. 121 des CHAP.VI.v. ai4 ' CHAP. Rapport du pénal et du civil. IV. obligations et ser. ia5 i/ja i53 CHAP.VIII.TABLE DES CHAPITRES. Influence du temps. 167 CHAP. CHAP. SECTIONII. .

XXI. XXII. Plan du code international. civil. Neuvième états domestiques CHAP. Plan d'un code de finance. général — De 3p4 l'obligation. SUITE. V1J Pnge» CHAP. 370 titre capables CHAP. 36o. CHAP.TABLE DES CHAPITRES. CHAP. du code civil. CHAP. Plan des lois rémunératoires. Plan du code militaire. 347 SECTION 11. 35g du code civil. XX. XVIII. d'acquérir. Plan du code ecclésiastique. Plan de procédure. Pouvoirs politiques 38o élémentaires. x. XXVIII. CHAP. Division CHAP. XVII. général titre du code civil. xxiv. 351 dés contrats. Plan du code politique. XXVII. titre Cinquième du code civil. Premier CHAP. CHAP. Sixième titre général du code civil. XVI. xxx. XH. général et civils. CHAP.. Second titre général titre CHAP. 295 CHAP. xxiii. 293 — Des temps. 284 Plan du code maritime. * 386 391 3g5 398 CHAP.—Des titre général du code CHAP.—Des —Deslieux. 4<>4 409 412 . du code civil.- personnes CHA*. élémentaires. XI. 407 Economie politique. Troisième du code civil. XXVI. xnr. XIV. XV. XXIX. IX. xix. 4°a CHAP. Quatrième titre du code civil. général — Des services. Huitième titre général droits. Des titres particuliers CHAP. de contracter. 367 — Des 327 — Des contrats. 297 CHAP. titre — Des 356 — Des général du code civil. Septième * évènemens collalifs et ablatifs. CHAP. Des pouvoirs politiques CHAP. xxv. général choses. CHAP. Deuxième du code civil.

. XXXI» De l'intégralité du corps de droit. Du style des lois. XXXII. XXXIII.. FIN I>K LA TABLE DU TOME . l'agcr CHAP. ( 415 d'un corps CHAP. De la pureté dans la composition de droit. A»*" 4a4 TROISIEME ET DERNIER.TABLE yiij DES CHAPITRES. CHAP.

et.in-12 qui ont été imprimés. Ce mémoire en fut extrait en forme de discours. composés publiés et de correctibhè successives. Bentham.et d'un comité pour la réforme des lois criminelles : sur son rapl'assemblée ordonna l!ifnpressipn de ce mémoire. membre en de rassemblée législative. et que de nouvelles récherches lui avaient fourni de nouveaux documens. distingua bientôt ce projet dans la foule de ceux qui lui étaient offerts pour la réforme des prisons et des liô- . mais les évènemens ne lui laissè- port. mais non de : ils étaient fragmens. rent pas le loisir de s'en occuper. Le directoire du département de Paris ^ ou il y avait une si grande réunion d'esprit pu* blic et de lumières.L'AUTEUR à composé sur ce sujet trois volumes. d'additions selon que ses vues s'étaient développées. Garran de Coulon. à M. 1791.il fut envoyé par M..

Il parut pitaux. Il y à eu un somme bill du parlement pour-approprier. second bill pour l'achat des terres. monarchie.la il y à eu un nécessaire à sa construction. persévérant à exécuter. soit sous celui de là sûreté publique : il offrait une garantie toute nouvelle pour la ganle et la tenue des prisonniers l'efficacité adoption et pour Aussi son des moyens de réforme. fut-elle unanime. et l'on prenait des mesures pour le mettre en exécution.rapport de l'éconoprobateurs.de ceux qui avaient obtenu jusqu'à présent le plus d'apsoit sous le. ce même pànoptique a été approuvé par le ministère. mais dont . et malgré ces deux bills. il n'y a rien de fait : des difficultés légales de plusieurs espèces.. semble attachée à ce plan. lorsque le département lui-même fat entraîné dans le renversement de la constitution et de la. aller au-delà mie. En où l'on est lent à décréter^ mais Une fatalité Angleterre.

à l'exception du temps et des frais perdus de cet objet dans la malheureuse poursuite . dans « sa lettre à M. disait M» Bentham. détails. « Voulez-vous. Je ne suis entré dans les de l'édifice. ni pour la construction ni pour lès travaux dont on peut occuper les prisonniers. avec intéquelques additions sur l'administration rieure des prisons. voulez-vous savoir à « quel point est montée ma persuasion de « l'importance de ce plan de réformation v et .XJ « aucune ne tient au plan même. mais si on en vient à l'exécution. Je cherche à ne "rien omettre de ce qui peut intéresser les hommes d'état . et l'auteur en est au même point qu'au premier jour. se sont élevées . J'ai conservé ici le mémoire tel que je l'avais rédigé pour l'assemblée nationale. l'autre est particulièment l'affaire des entrepreneurs. Garran. Le premier de ces objets appartient aux architectes. il faudra consulter l'ouvrage original.

dans le mémoire même. Quoi qu'il « en soit. plus ce « projet me paraît de ceux dont la première « exécution devrait être dans les mains de « l'inventeur. j'ai fait mon possible « pour me rendre inutile.xij « sur les grands succès qu'on en peut attente dre? Laissez-moi construire une prison sur « ce modèle. peut-être qu'on ne répugnerait « pas à se prêter à ma fantaisie. Si chez vous on pense de même « à cet égard. on peut croire que les prisons de Philadelphie ont atteint un degré de perfection Pourrait-on qu'on jugeait à peine possible. en conclure que ces établisse- . « tera rien à la nation. Plus j'y songe. et je m'en fais geôlier : vous «verrez. mon livre renferme les instructions « le plus nécessaires pour celui qui en serait « chargé . et comme ce gouverneur de prince « dont parle Fontenelle. » D'après le témoignage de plusieurs observateurs dignes de foi. que ce et né coû^ « geôlier ne veut point de salaire.

cette espèce de chartreux ses toutes dans met tes entrepritans. . qui pro ses un zèle. Il ne faut pas oublier que les geôliers européens ne sont pas des quakers. il faudrait d'abord transporter l'instru- cette ment même qui les opère. dite est . une persévérance de un rien ne et lasse. Pour obtenir ailleurs les mêmes mens doivent effets.xiij être pris pour modèles? Non. corps qui esprit que dédommage de toutes les privations. une patience. c'est-à-dire. société religieuse. Les délits en consérique. Une montre autre circonstance la nécessité bien de recourir importante à d'autres moyens : je parle du nombre des prisonniers. sans doute.On sait que l'indigence proprement presque inconnue dans les États-Unis d'Améil en est plusieurs où un mendiant est un objet de curiosité. et que loin de porter dans cette profession une bienveillance sublime. la plupart n'y perdent que trop les sentimens de l'humanité la plus commune.

XIV quence y sont bien rares et bien peu variés. ou paternel qui Or. ne serait pas proportionné établissemens où l'on rassemble des milliers de toutes les espèces de levains qui fermentent dans nos grandes cad'hommes pitales. infectés . le régime domestique peut réussir avec un petit nombre de prià des sonniers.

M .

.

de sûreté et d'économie. de toutes les circonstances. s'assurer POUR PRINCIPE de leur bonne avec plus garder des prisonniers et pour opérer en même temps avec des moyens nouveaux de et de pourvoir à leur conduite. ET CONSTRUIRE NOMMÉMENT DES DES MAI- FORCE. proposé pour . de leur vie» en sorte que rien ne pût échapper ni contrarier l'effet désiré. de disposer tout ce qui les environne de manière à opérer sûr eux l'impression que l'on veufc produire.HANOPTIQUE MÉMOIRE SUR UN NOUVEAU MAISONS DE SONS Établissement D'INSPECTION.'! . on ne peut pas douter qu'un très fût un instrument ne de cette moyen espèce m. de tout ce qui peut arriver à un certain nombre d'hommes. de s'assurer de leurs actions. leur réformation morale. subsistance après leur élargissement. de Si l'on trouvait leurs liaisons. un moyen de se rendre maître. .

les maisons de force lui ont . n'est que le résultat de toutes les circonstances auxquelles un enfant est exposé. c'est veillera toutes ses actions. par l'application bien simple. un homme seul peut-il suffire à sur un grand nombre d'indiparfaitement Mais comment veiller vidus ? Comment même un grand nombre d'indiveiller parfaitement sur un seul? vidus pourrait-il Si l'on admet. Bensoutenue d'un principe tham. L'éducation. comme il le faut bien. il n'y a plus ni de suite dans d'unité dans leurs instructions. c'est le placer dans une position où on puisse influer sur lui comme on le veut. On conviendra donc facilement qu'une idée aussi utile que neuve serait celle qui donnerait à un seul homme un pouvoir de surveillance qui jusqu'à présent a surpassé les forces réunies d'un grand nombre. — De tant d'établissemens auxquels ce principe pourrait être appliqué avec plus ou moins d'avantages. une succession de personnes qui se relaient. Veiller à l'éducation d'un homme. C'est là le problème que croit avoir résolu M. par le choix des objets dont on l'entoure et des idées qu'on lui fait naître. énergique et très utile que levSgouvernemens pourraient appliquer àdifférens objets de la plus haute importance.a PANQPTIQUE. par exemple. leurs méthodes.

Pour faire l'application successive du même principe à tous ces autres étahlissemens. ' Que doit être une prison? Un séjour où l'on prive deleur liberté des individus qui en ont abusé. la propreté. importance. et pour en détourner les autres par la terreur de l'exemple. l'industrie dans ces demeures. une réforme complète dans les pri* Introduire sons.'fixer la santé. voilà les raispns de cette préférence. I/extraft que nous allons soumettre à vos lumières est tiré de l'original anglais qui n'a point encore été rendu public. s'assurer de la bpnne conduite actuelle et de l'amendement des prisonniers. de l'augmenter. l'ordre.OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. afin que leur retour à la ». cela pgr une$imphi(Ue tel est l'obd'qrcjiitecture. et suffira pour faire juger de la nature et de l'efficacité des moyens qu'on y emploie. lieu. pour prévenir de nouveaux crimes de leur part. lateur. . jusqu'à présent infectées de corruption morale et la sécurité publique en dimiphysique. C'est de plus une maison de correction où l'on dpij: se proposer de réformer les moeurs des personnes détenus. fortifier et tout nuant la dépense au. 3 paru mériter çle fixer d'abord les regards du légisvariété et difficulté. jet de son ouvrage. on n'aurait qu'à «dépouiller celui-ci de quelques-unes des précautions qu'il exige.

? '/{y '. si le généreux Howard t qui est mort en martyr après avoir vécu en apôtre. soit par une indifférence barbare. Quelques essais en ce genre n'ont pas été heureux. école dé tous les crimes et entassement de toutes les misères..*-?>:< -K-q générera pas? ^ V'inspection : voilà le priricipë^uniqûëy è^jppur établir l'ordre et pour-le ccmsérvër| rhais'uné iirspéètiôri d'un gèiïré nouveauvfqui frappe l'iïriagijiation plutôt quelësjscns. n'avait réveillé l'attention publique sur le sort de ces malheureux. lés cachots. Les prisons. parce qu'un acte d'humanité était quelquefois puni par la mort.4 liberté PAN0PT1QUE. on l'a généralement négligée. dévoués à tous les genres de corruption par l'insouciance des gouvernemens. les fers. Quant à la réformation.qui mèM des centaines .'"^'i!. Quelques projets ont été abandonnés parce qu'ils demandaient des avances considérables. en ^'établissant^ qu'il ne dé'* ' '' ••'t. Les plus grandes rigueurs des prisons. ne sont employés que pour s'assurer des prisonniers. et dont les iniquités seraient encore consommées dans un profond mystère. Côhiment établir un nouvel 1ordre de choses ? Comment s'assurer. ne soit un malheur ni pour la société ni pour elles-mêmes. soit parce qu'on a désespéré d'y réussir. que l'on ne pouvait visiter qu'en tremblant. jusqu'à présent. ont été un séjour infect et horrible.

que l'on vous propose. galerie.OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. ce seraient deux bâtimens emboîtés l'Un dans l'autre. qui permet aux regards de l'inspeçteitr de plongevdarts les cellules. ou plutôt. parce qu'ils sont disposés de-manière que chacun domine en plein deux étages de cellules.. parce qu'un grillage de fer peu massif les expose en entier à la vue. Une maison de pénitence* sur le plan. et qu'en se mouvant dans un petit espace. Construction du pmoptique. et qui J'empêche d'être vu|entsorte il voit le tiers de ses. Mais. mais la tour n'est divisée qu'en trois étages. Une tour occupe le centre : c?est l'habitation des inspecteurs . Une galerie à chaque étage éta? blit la communication . prisonqued'uncoup-d'oeil niers. 3 d'hommes dans la dépendance d'un seul. serait un bâtiment circulaire . chaque cellule a une porte qui s'ouvre sur cette. çndoii? nant à ce seul homme une sorte de présence. Les appaitemens des prisonniers formeraient le bâtiment de la circonférence sur Une hauteur de six étages : on peut se les représenter comme des cellules ouvertes du côté intérieure. uni? i verselle dans l'enceinte de son domaine.:îiit-il . il peut les voir tpus dans une minute. La tour d'inspection est aussi environnée d'une galerie couverte d!une jalousie <transparente.

sorte que l'inspecteur/sans sans se déplacer. pour exprimer d'un seul mot son avantage essentiel > la facultédevoir qui s'y pastie.6 PANQPTIQUE. Être ihcessairirriérit sousf les yèiiîc d'un de ëiiëftet là c'est pûisàârtcë pierdrë inspecteur. peut avertir les prisonniers ^diriger leurs travaux* et leur faire sentir sa surveillance. ' d'une réelle* la médiatement présence preuve Cette maison de pénitence serait appelée Pârtop* ti^uè. L'inspecteur * invisible lui-même * règne comme ùn> donner to au besoin cet mais esprit peut esprit. Entre la tour et les cellules. * L'ensemble de cet édifice est comme une rndhë dont chaque cellule est visible d'uU point Central. un puits annulaire qui ôte aiixprU sonniers tout moyen de faire des entreprises contre les inspecteurs. en aucun effort de voix. J et presque lrt pfènsêe dé lé vôùlouv fairëjëmâly . 1 si évidit fondamental pdhPptiô^uëest -L'avantagé VÔiilaiit dent i qu'on est ëtt danger dé^obscurciréti lé prouver. il doit y avoir un espace vide.Un des grands avantagés Collatéraux dëcéjilarij . absent. l'opinion de sa présence est aussi efficace J i même. Avantages d'Unèôup-d'tèiltoUt : èè essentiels du pmipptique.* sa présence que Des tubes de fer-blanc correspondent depuis la tour d'inspection centrale a chaque cellule .

la sentence et l'exécution peuvent avoir. lieu. plai* gnant. tous sont présens j la procédure.!. les ^wbals ternes de tout genre. de vexations secrètes.Les prk sonniers. mais dans le panoptique. . clans la même proportion* les </ t. Sous la même inspection que les prisonniers : il ne peut rien se passer entre eux qui ne soit vu par l'inspecteur en chef. il ne peut point y avoir de ' tyrannie subalterhe. et cette certitude même. Dansies un ordinaires * prisonnier vexé papses gar* prisons diens n'a aucun moyen d'en appeler (à l'humanité de ses supérieurs j s'il est négligé ou opprimé jliL faut qu'il souffre . L'accusé> le. et. soit ailleurs. rendra les délits bien rares^ «.v^^^^^'n^mir^-' Voyez: les réglernêhs qui pnt été faits.> de la justice intérieure est sus* L'administration cëptible danst cet Jétablissement d'une perfection sàtis exemple.OU MAISON D INSPECTION CENTRALE.. sans injustice/dans minutes. f> c'est de mettre les sous-inspecteurs*. de leur côté>:hé peuvent point insulter ni offenser les gardiens. les témoins* les juges. pourries hôpitaux . Les fautes /réciproques sont prévenues.t 0 a châtimens deviennent rares* î.. sans. l'oeil du maître èàt partout. «bit en Angleterre.ppui\ les maisons dé travail.' et pour les prisons * régie* . Les peines peuvent l'intervallëdequelques être d'autant moins sévères queleurlcertitùde est plus grahije . y. Les délits seront connus au moment même où ils prennent naissance.précipitation.^ IÏ MU :'-'•.

juges. mens qui annoncent des vues d'humanité et de sa* gesse. senter les habillemens. do les voir au moins une fois par semaine.les qui seraient le produit naturel d'une in< spection centrale. etc. Vous y voyez partout une inquiétude manifeste. d'aller au moment où il n'est pas attendu. l'élégance de la vie ordinaire. Ces réglemens respectables dans leur objet ne prouvent qu'une tentative infructueuse à beaucoup d'égards pour obtenir avec de grands efforts et d'énormes dépense*. une crainte continuelle que les devoirs ne soient négligés. et dans lesquels on voit une intention sincère de prévenir les inconvéniens attachés à ces différentes retraites.8 PANOPTIQUB. actuel des prisons. Ce n'est pas tout : le principe panoptique facilite résultats le devoir des inspecteurs d'un ordre s des des Dans l'état magistrats. d'observer la heures du travail. Différens gouverneurs sont de se faire préchargés de visiter. les alimens. une très petite partie des bons propreté. Les employés doivent aller fréquemment dans les salles: ils doivent fré— les Le directeur recevoir plaintes. le goût. ils ne s'acquittent qu'avec une grande répugnance d'une fonction si contrastante extrêmement avec la propreté. la tenue. Dans lés*meilleurs plans formés jusqu'à présent. supérieur. où les prisonniers sont distribués dans un . quemment est tenu d'inspecter les individus. d'interroger.

^ .: Observez encore que. toujours le loisir de dissimuler le. plus on les fuit. pourrait naître l'infection ? comment pourraifcellë durer? On verra dans la suite qu'on peut y établir une propreté aussi grande que dans )es vaisseaux du capitaine Cook ou dans les ^maisons hollan• . il n'est pas besoin de luiouvrirles loges. ort arrange l'autre".OC MAISON D'INSPECTION CENTRALE. n'y dégoût plus principe. qu'il leur répète les mêmes questions. Une cause de répugnance bien naturelle pour la visite des prisons. fût^l aussi prompt que possible dans ses mduvëùïètïs . dans le panoptique. ^ / toutes ouvertes sous ses yeux. ort a. moins il y a pôur'eux d'espérance d'obtenir du soulagement : au lieu que. '•'> daises. elles sont " * . dans les autres prisons* lavisited'un magistrat.' fût-elle inattendue. lëSrré- .on a le temps de préVëhïr^dë menacer les prisonniers et de leur dicter. dans une maison de pénitence construite sur ce ni ni il a D'où danger. plus elles'sont funestes à leurs habitans. véritable état des choses. qu'il passe des quelques cen* journées pour voir superficiellement taines de prisonniers J mais. la fétidité dé ces demeures . 0 il faut qu'un»ma-i nombre d'appartemëns* grand gistrat se les fasse ouvrir l'un après l'autre. c'est l'infection. qu'il se mette en contact avec chaque habitant. Pendant qu'il examine une pattië. en sorte que plus Userait riéces* saire de lès visiter.

au moment où un magistrat fait son entrée* lu scène entière est déployée à ses regards.rechërchos infinies sur tous lés degrés de perfectionnement qu'onipotivait donner à un édifice de ce genre.subalternes*. nécessaires pour la construction L'aUtour s'est livré à des . :il n'a rien négligé pour.> L'Puvragë ahglais entre dans tous les détails du panoptique. adapter à spn .à desi déve* loppemens tout nouveaux. sa pénétrations . n'est pas sus^- .vMais l'ouvrage* qui ?forme un volume.plagiesinventions lesvpltis?récentes^ indéi peudammcnt de ce411e l'unité du panoptique et sa lof nie particulière ont donné Heu. Il y aura d'ailleurs des curieux.. comité du public perfectionnera tous les établissèmens qui seront soumis à sa vigilance et à . Il à consulté des architectes.-..•.de motifs différons. Détails sur le panoptique.du principe salutaire les chefs* comme de l'inspection. des voyageurs * des amis ou des pareils dès prisonniers* doscon* naissances de l'inspecteur et des autres officiers de la prison.de plusieurs principes cette partie de d'architectureetd'écondmie. . il a profité de toutes les expérièn* çe. v «.10 PANOPTIQUE *i \m ponsos qu'ils doivent faire. Ce grand. qui * tous animés. Dans le panoptique-. viendront ajouter à la force . et surveilleront les chefs Jsurveillent tous leurs .sd0s hôpitaux.

soit par la forme des cellules. et mille précautions absolument nouvelles qui doivent ôteràux' prisonniers là penàéë.dedâfts soit par le principënlêmê est parfaitementétablie* de l'inspection. Il ceptlble d'un extrait suivi. On ne formé pdint dé desseins 4 < de les exécuter f lès quand on voit i'impossibilité hommes se rangent ^naturellement à leur situation et une soumission forcée amène peu'à-pëu Unea / >!».OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. coùtre* un moùvémètit^pojitilairlé^ sans. en faire une forteresse dângerèuse-î elle peut résister à toilt.même d'ime révoltéetf d?ûn projet d'évasion.. Lés détàilssta si nombreux qu'il faut nécessairement renvoyer'à . /. obéissance»machinales ^ u La Sécurité du dehors est établie pat un gëïitîë de fortification quif donné à cette place foute^ force qu'elle doit dvpir contre une? irtstU*réë(lÔù. soit par l'isolement de la tour des inspecteurfcy soit par rétrécissement des passages. «'!>" Nous tirerons pourtant de ce vol ûffie quelques' observations^ détachées qui aident à Sentir toiite l'utilité qu'on peut retirer de ce fiduvéàtt système* Le premier objet est la sécurité du bâtiment contre les entreprises intérieures et contre lésattaques hostiles du dehôrsvka sécurité du. momëhtanéëy. Ce n'est point sur céi détails qu'on doit juger le plan dit pattoptîijùev Si l'on approuvé le principe fondamental. excepté àucariori. on Serai bientôt d'accord sur les moyens d'exéjBntioh.

La cruaitté est unie à l'imprudence quand on fait des instrumens de la justice assez /bibles.:> teurs à une audace criminelle. voudraient passer sans se mêler de cette hostilité. Il suffit de dire ici que la. précisément parce qu'on ne peut pas espérer devréussir dans l'attaque. dans un moment où la prison serait attaquée. de punir l'innocent avec le.. parce qu'il n'y aurait que des malintentionnés qui franchiraient l'avenue séparée du publie par ce i :» mur de protection. PANOPTIQUE* ur l'ouvrage original . en défendant la maison. tour même des inspecteurs y subissant * le dimanche. en sorte qu'on ne risquerait plus. ici une idée nouvelle» En face de l'entrée du panoptique. dans la longueur du grand eue* min. L'humanité veut qu'on provienne ces attentats en les rendant impraticables.. coupable. de faire un carnage inconsidéré. çn répète que cette prison ne sera jamais attaquée. un mur de protection pour servir d'abri à tous ceux qui. sans sortir: de leurs cellules * sont à portée dé voir et d'entendve le ^ h prêtre qui officie^ . Le plan de la chapelle ne peut être bien-saisi que par inné longue description. Au reste. en . une métamorphose parTouyerturè des galeries* devient uUechapelle où le public est reçuy et que les prisonniers. il y aura.apparence pour inviter les destruc.Î3 . mais on doit remarquer..

Il esf bien singulier que. songeront plus au spectacle qu'ilsïaù" ront sous les yeux. Ce serait un théâtre moral .donner.qu'elle servirait puissamment au grand objet de. et que ceuxci.dont les représentations imprimeraient la terreur du crime. Mais. on les endurcirait à la honte. J$ L'auteur répond à une objection qu'on loi a faite Î c'est qu'en exposant alors les prisonniers aux regards de tout le monde. parce que l'attention des specne tateurs y divisée entre tous les prisonniers. Le crime abstrait sera exposé à la honte. s'attache individuellement sur aucun. l'impression"d?ùn5tel sera plutgt fortifiée iqu'affaiblie. des^ouleurs trop noires * est' telle en elle-même * qu'elle frapperait l'imagination. tandis que le criminel sera épargné. rien n'est plus facile que de leUr donner un masque. avec ses processions solen- . par l'hiimiliation rapport 'aux spectateurs. n'aura plus sa pointe déchirante. 5sans lui . Cette objection peut n'être pas aussi forte qu'elle le paraît d'abord . £Ûnë spectacle! scène dé cette nature. d'aifieufs.cet égard un' modèle. Par rapport aux prisonniers.excellent. la plus horrible des institutions présente à. renfermés dans leurs cellules y à une certaine distance.* et. et qu'ainsi l'on nuirait au but de la <m t réformation morale.OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. L'inquisition. l'exemple. qu'à celui dont ils seront euxmêmes les objets..

:... avait trouvé le vrai secret d'ébranler l'imagination et de parler à l'âme.l/| v PANOPTIQUE. nelles. dë'plàtrë^parcé^qué* il ne recèle ni immondices ni levains de maladies. ses habits emblématiques* ses décorations effrayantes. .:>' n Une chapelle publique est delà plus grande importance dans une maison de pénitence destinée à l'exemple : : <c'esf de plus un< moyen infaillible d'assurer «l'observation de i tous les réglemeris relatifs à la propreté y à la sanjé.choix des matériaux dans Ja construction est qu'il donne la plus sgrande sécurité contre le ^danil pëufrènv ger d'un incendiée lobférjpartoiit^pù Vrep. En tout autre temps.:^. on né doit pas oublier que c'est là la seule occasion où les prisonniers auront à rencontrer les yeux du public. ? Le.!."-'.>.(pointfdéf bois. lé plancher dès^ellulësy s'il est de pierre ou de brique^ dôitiêtref recouvert n'ayant pjDint d'interstices. : ..?> .* \. .:.i Pour revenir au panoptique). le personnage le plus essentiel est celui qui est chargé de combiner théâtral.vu>'. et que. . <et ainsi on ne doit pas <à craindre que lesf> prisonniers /s'accoutument braver les regarda * et deviennent insensibles à la 'honte.»{ '^ï-'n-^h ^-vW».»?. «>!''.':!'.:.' i"!< -!<:<< -ù V^i.! l'effet <>::-> >.dVilleurs r ï *«{ f .-:". les visiteurs seront ' invisibles comme les inspecteurs.:><><>. Dans un bon comité de lois pénales.^ il est incombustible. et à la bonne ad* ministration du panoptique.

moyen de santé et. le . Il ne leur donne point de feu. indi- .»:. avec un contrevent fde bois pour écarter la neige et la pluie.OU MAISON . franchir au-dehors une foule auraient dès d'obstacles très puissans.prisonniers. Dans le panoptique* on multiplie les fenêtres. puisqu'il est bien des genres de travaux pour desquels il faut beaucoup de-lumière j et qu'on est forcé d'abandonner si l'on ne péutjpas se soustraire îaux variations du temps que 1?OIJ éprouve nécessaireihent sous une -ouverau haut d'ime celjulé* .\ turopratiqUée s ce-n'est liberté.'on rie craint. et que si même ils pas l'évasion dès. ne veut point de fenêtres dans les cellules. d'industrie. La multiplication fenêtres n'est pas.D'INSPECTION CENTRALE. ils à encore.point*le cojîd^mneivà spn|(rir. ne sachant comment se déterminer dans le choix des inqonvéniens. et croit pourvoir à la différence des saisons par la différence des habits. captivité. s'évadaient soùs les yeux de leurs inspecteurs. à cause des dangers auxquels on exposerait la prison.:*.a..ppilés employés pour réchauffer les prisons auraient plusieurs inconvénient. . parce qu'avec tant )de précautions *. inaccessible à leur vue. . froid.seulement un soulagement nécessaire à la .fOteftà]Ùnjhpm)meisa .Les .^. ni àrespirerdin airvJfêticle/ . c'est encore ûn. l5 r Howard. parce que la perspective de la campagne détourne les prisonniers du travail : il ne laisse qu'une ouverture en haut'.

Pour cela il faut faire en/sorte qu'elle^puisse. Ce problème exigéigiie grande variétécje solutions. et les prisonniers ne seront pas/exposés à souffrir par la négligence ou la maliceid'un gardien. est conforme à l'économie. ici l'extrait de ces observaNous terminerons tubes tions générales sur la construction du panoptique. et l'auteur lès^donn'ées toutes/Cette.ouimpossibles à remplir.uJ:^\\):.:.?*-. D'autres peuvent distribuer l'eau dans toutes les cellules.. dans les prisons . et qui servent en même temps au renouvellement de l'air. qués* dans l'ouvrage anglais.i .partie concerne principalement saivie*^et . Cette précaution* dictée par l'humanité..••.^^i\i^ ordinaires.^. parce que les prisonniers pourront continuer leurs travaux sans interruption.:. Mais l'on peut avec Une dépense médiocre faire passer dans les cellules des tubes qui soient des conducteurs de chaleur. . On épargnera beaucoup d'emploi laborieux pour le servide domestique... à chaque portion ^dè d'espace qui lé renferme.•. .:. Le> grand problème est de donner à l'application du principe{pahoptique le degré de perfection dont elle est susceptible.l6 v Î PANOPTIQUE.à chaque 4tfstant?de par conséquent. s'étendre à chaque indjiw vidu parmi lés prisonniers*. Il faudrait touttraduire pour montrer que l'attention de l'auteur s'est" étendue à une foule d'objets négligés .

OU MAISON DINSPECTION CENTRALE. les architectes. mais ce qui est entièrement c'est l'administration ressort des législateurs. m. . I7 du in* térieure d'une telle maison. C'est le sujet de la se* conde partie de ce mémoire.

parce que chaque homme. Les uns voudraient lui ôter toutes* les petites jouissances qui peuvent adoucir sa misère. selon la différence de ses dispositions. mais qui ont du moins l'avantage d'éclaircir la question. L'ADMINISTRATIONdes maisons de pénitence est un des objets sur lesquels il est le plus difficile de réunir les opinions. . malheureusement encore un champ trop vaste à l'incertitude et aux opinions contraires. tandis que les autres crient à l'inhumanité sur tous les points de cette discipline pénitenticlle. Je vais poser quelques principes fondamentaux dans l'application. D'autres ne songent plus que son état est une punition.|8 PANOPTIQUE. DEUXIÈME De l'administration PARTIE. Quelques-uns oublient qu'un prisonnier enfermé pour ses fautes est un être sensible. laissent qui. prescrit différentes mesures de sévérité ou d'indulgence. et de mettre les personnes qui disputent à portée de s'entendre. du panoptique.

par des règles de subordination intérieure qui mettent tous les employés sous la main du chef. Les trois règles suivantes seront d'un grand usage pour éviter ces différentes erreurs. conserver leur santé et la propreté qui en fait partie. et. tels sont les divers objets qu'on doit se proposer dans l'établissement d'une prison. leur donner les instructions nécessaires. Détourner de l'imitation des crimes par l'exemple de la peine. sion. lt) 11 faut. par une administration intéressée au succès. . leur dont leur état est susceptible sans aller contre le but de la punition. ou par une exagération dans les frais qui a tout fait échouer. empêcher leur évaménager des moyens de subsistance pour le temps de leur élargissement. ou par un excès d'indulgence. rappeler sommairement les objets qu'on doit se proposer dans toute institution de ce genre. et le chef lui-même sous l'oeil du public.OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. avant tout. obtenir tout cela par des moyens économiques. Tous les plans qu'on a proposés jusqu'à présent sont défectueux par un excès de sévérité. prévenir les délits des prisonniers pendant leur captivité. les plier à des habitudes vertueuses. enfin. maintenir la décence parmi eux. les préserver de tout mauvais leur procurer le bien-être traitement illégitime.

renfermées dans .aO PANOPTIQUE) Règle de douceur^. à la santé et au un prisonnier. aux ressources futures des prisonniers. Les rigueurs qui affectent la vie et la santé des prisonniers. ne doit pas être accompagnée de souffrances corporelles. . préjudiciables ou dangereuses à sa santé ou à sa vie.. à l'instruction nécessaire. par des motifs de sévérité ou d'indulgence. l'économie doit être une considération du premier tout ce qui concerne l'administration. Règle de sévérité. . Sauf les égards dus à la vie. au bienêtre physique. bien-être physique. <. d'un prisonnier conLa condition ordinaire damné à un travail forcé pour un temps long. . ordre dans On ne doit on ne doit rejeter aucun profit. Règle d'économie* Sauf ce qui est dû à la vie. admettre aucune dépense publique. à la santé. subissant ce genre de peine pour des délits qui ne sont guère commis que par dés individus de la classe la plus pauvre. La règle de douceur est fondée sur des raisons de la plus grande force. on ne doit pas rendre sa condition meilleure que celle des individus de cette même classe qui vivent dans un état d'innocence et de liberté.

elles sont équivalentes à une peine capitale. et que pourtant il le fait mourir. D'ailleurs. Enfin. non pas par un supplice d'un:instant. La règle de sévéritérie&t pas moins essentielle.OU MAISON D INSPECTION CENTRALE. un emprisonnement qui offrirait à des coupables une situation meilleure que leur condition ordinaire . sont à pure perte pour le principal objet des peines légales. doivent être plus sévères. mais relativement à leur force plus ou moins grande. 21 le secret d'une prison. il en résulte qu'il ne condamne pas un homme à mort. à leurs facultés de résister plus ou moins aux rigueurs de leur traitement. des hommes moins coupables que d'autres se trouvent condamnés à une plus grande punition. comme ces rigueurs abrègent la vie. qui est l'exemple. Si donc le pouvoir exécutif expose la vie dés prisonniers par dés sévérités que le législateur n'autorise pas. niais par un supplice horrible qui dure quelquefois plusieurs années* II en résulte encore que ces prisonniers ne sont point punis relativement à l'énormité de leurs offenses. Ainsi. il commet un véritable homicide. quoiqu'elles n'en portent pas le nom. comme ces rigueurs se prolongent pendant une longue période. l'emprisonnement devient une peine plus rigoureuse que d'autres peines qui. par un renversement de justice. mais si le législateur autorise ces sévérités. dans l'intention de la loi.

On ne peut choisir qu'entre deux espèces d'ad: administration ministration par contrat. Mais comment s'assurer de l'économie? Par les mêmes moyens qui la font régner dans un atelier. les établissesous la garde de l'inmens particuliersprospèrent térêt personnel : il faut donc confier à la vigilance de l'intérêt personnel l'économie des maisons de pénitence. ou adde confiance. L'administration ministration par contrat est celte d'un homme qui traite avec le gouvernement. l'excessive dépense : il fallait montrer que le système actuel réunissait à tous ces avantages celui d'une économie supérieure. et demande une explication détaillée. dans une manufacture. l'est beaucoup plus dans un système où l'on a voulu lever la principale objection qu'on La ait faite contre la réforme des prisons . serait une tentation pour des hommes faibles et malheureux. Comparaison des deux modes d'administration.aa PANOPTIQUE. l'une par contrat. ou du moins elle n'aurait pas ce caractère de peine qui doit effrayer celui qui est tenté de commettre un crime. Cet article est essentiel. en règle d}4conomiet toujours importante elle-même. qui se charge desHprisonniers à . Vautre de confiance. Les établissemens publics sont sujets à être négligés ou volés. savoir. dans l'état d'innocence.

OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. le péculat de confiance et la négligence. l'esprit public. comme fait uii maître avec ses apprentis. Vadministratioivde con? fiance est celle d'un seul individu ^ ou d'un comité.du publkyet les produits du travail des prisonniers. On ne dit pas que des administrateurs désintéressés ne rempliraient jamais bien les devoirs de ces places : l'amour du pouvoir. aux qui soutiennent Jes. ou de celui qui a les profits sans les pertes? Est-ce de celui dont les gains seront toujours à sa bonne conduite. ou de celui proportionnés soit qui est toujours sûr du même émolument. de poser les questions suivantes . de la nouveauté * de la réputation. ? bien ou mal administre qu'il L'économie a deux grands ennemis. la bienveillance. Une administration est exposée à l'un et à l'autre . . et qui applique leur temps et leur industrie à son profit personnel. frais de rétablissement qui rendent ail trésor public dépens. ce semble. • Pour se déterminer dans le choix de ces deux moyens. mais une administration par contrat rend la négligence improbable* et le péculat impossible. il suffirait. peu? Est-ce de celui qui partage les pertes comme les profits. De qui doit-on espérer plus de zèle et de vigilance à la tête d'un établissement de cette nature? Est-ce de celui qui a beaucoup d'intérêt dans son succès pude celui qui n'en a que. 23 tant par tête.

c'est-à-dire. mais l'intérêt pécuniaire devient plus ardent avec l'âge. les administrateurs désintéressés. jusqu'à ce que vous l'ayez vue dans des mains intéressées : c'est là son vrai critère. jouissent cependant d'un salaire. Accordons que les administrateurs désintéressés ne se rendront jamais coupables ni de péculat ni de grossière négligence. Mais l'entrepreneur par contrat ne peut-il pas aussi être animé par ces différens principes? Le poids d'un nouveau motif détruirait-il l'influence des autres? L'amour dit pouvoir est Sujet à sommeiller . et leur inspirer de la vigilance. la nouveauté s'efface . Pourront-ils tendre tous les ressorts de l'économie et du travail au même point qu'un homme intéressé personnellement dans le succès de ses soins? Bon et mauvais sont des termes de comparaison. vous ne pouvez pourtant pas savoir quelle épithète elle mérite. Or* unsalaire est un très grand tno- . L'esprit publie se ralentit. Ce n'est pas tout. qu'ils fassent leur devoir ou ne le fassent pas. Que votre administration vous paraisse florissante et productive. Elle peut être bonne en comparaison de ce qu'elle a été* quoiqu'elle soit mauvaise en comparaison de ce qu'elle peut devenir. l'intérêt pécuniaire ne s'endort jamais. n'ayant point* comme l'entrepreneur ^ les profits de la maison.24 PANOPTIQUE* • ' sont des motifs qui peuvent nourrir leur zèle.

plus il le dégoûte d'une attention qui lui est assez si lé salaire et et servile minutieuse . qui fait aller le travail. Aimer te pouvoir et l'ait* . Le salaire même en proportion dé sa grandeur a une tendance funeste à ne laisser le choix pour les places qu'entre les hommes incapables. mais quoiqu'ils voudront « qui et le pour l'honneur puissent faire mieux que ceux qui auraient un salaire. ils feront moins bien qu'un entrepreneur. en série que ce n'est plus ce que vous donnez au chef. plus il le jette au milieu du monde et des plaisirs. mais ce n'en est point un pour en remplir assidûment les fonctions :aû contraire. plus il met un «homme au-dessus de MSa place. paraît un d'abord cherche le fonctionnaire grand. il affaiblit \ la liaison qui doit exister entre l'intérêt et le devoir. qui sont. On trouvera sans doute des administrateurs servir sans intérêt* bien public. courtisans. autant que leurs talens sont au-dessous. mais ce que le chef donne à son subdélégué. mais les valets des ministres et les plus sont là non les de cha- que ministre. public commis. Plus: ce salaire'est considérâble. dont lé mérite est dans leur opulence* pendant que leur titre est dans leurs besoins. Lbs places richement dotées proie des intrigans accrédités. un député qui fait tout l'ouvrage.OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. et dont l'orgueil est au-dessus de l'application des affaires. enfans gâtés de la fortune. &5 tif pour prendre une place.

si je puis parlerainsi. beaucoup à l'activité de l'industrie. chacun le regarde comme un agent suspect. Voyez l'entrepreneur par contrat. moins il fait d'efforts pour la mériter. ce n'est pas toujours en aimer la fatigue et les embarras. générosité. une déférence presque illimitée. Toutes ses fautes seraient exagérées. il peut toujours manquer veauté. qu'il faut veiller do près. torité d'une place. est la seule sécurité durable. tous ses torts seraient mis dans le plus grand jour. mais l'administrateur gratuit. a droit à la confiance. et ne de peur qu'il ne tyrannise les prisonniers les opprime. chacun l'épie avec une jalouse défiance. et même aimer les fonctions pendant qu'elles.a6 PANOPTIQUE. s'il n'y a pas des observateurs curieux pour tout examiner avec attention. . attend « aux égards. Il semble que du haut de ses vertus il dise au public 5 « Qu'un homme comme lui qui sert sans iiw « térêt. qui méprise l'argent. qu'on l'offenserait par des soupçons. zèle de l'intérêt n'estpas. Mais la grande objection contre les administrateurs gratuits. D'ailleurs. La jalousie est l'âme du gouvernement. c'est que plus un homme est assuré d'obtenir la confiance. ont île •>vernis de la noun'est pas une caution qu'on les aimera où le quand la nouveauté sera usée. mais la transparence même ne suffit pas. charmé de sa propre de tout le monde une estime presque aveugle. la transparence de l'administration.

ils sont connus de tous ceux qui ont un peu d'expérience. un contrat tacite corrige ainsi le vice de la loi dans un comité d'administration. les vexations mêmes de cette administration généreuse. fluctuation perpétuelle amène la discorde. c'est une « oeuvre. surérogatoire qu'il ne doit qu'à son lion: neur. les admi* nistrateurs s'arrangent pour être absolus chacun dans son département. pénible bataille.OU MAISON piNSPEGTiON CENTRALE. Après toutcela. Comme la nature répare les fautes d'un médecin. et après une lutte longue et le plus fort ou le plus les entre associés.il n'y \ contre lui. » Le public est du même avis . le public qui. La multiplicité des gérans détruit l'unité du plan* cause dans les mesures. que d'en voir gagner mille à un homme par péculat» ne manquera pas de crier que le plan de mettre les prisonniers entre les mains d'un entrepreneur estun planinhumain. a qu'un cri d'indignation d'une administration Quant aux inconvéniens confiée à plusieurs personnes. . . les négligences. pose ces malheureux une usure barbare* qu'on exà tous les mauvais traitemens qui peuvent résulter delà cupidité de leur maître. une. et si quelqu'un ose relever les abus. de demeure maître du champ opiniâtre Si le pouvoir est susceptible départage. aimerait mieux perdre cinquante mille livres par négligence. 2^ «et que s'il daigne rendre ses comptes. toujours épris de la vertu et de la générosité en théorie.

qu'il sera forcé de faire. Les devoirs de l'entrepreneur ènvcrs. jusqu'à présent. intéressé à leur donner Une mauvaise nourriture. Lé principe général est le même pour assurer les devoirs d'humanité que pour assurer ceux d'économie. les priAvec tout ce beau langage d'humanité. lés plus mal- des noirs achèvera heureux des êtres : c'est qu'on se borne à faire des réglemens. Les assurances sur la vie des hommeâ sont une belle invention qu'on peut appliquer à un grand nombre d'usages* mais surtout dans le cas où il . Une comparaison qui se présente d'elle-mêmëaveë l'esclavage le tableau. On ne peut y réussir que par une administration par entreprise. Il faut lui assigner Un bénéfice croissant en pro* portion du bien qu'il aura fait. jusqu'à ce qu'on ait trouvé le moyen d'identifier l'intérêt des prisonniers et de leur gouverneur. et à leur imposer un excès de travail. sonniers ont été. et que les réglémens seront toujours vains. pour son propre avantage.20 PANOPTIQUE. tout ce qu'il ne serait pas porté à faire pour le leur. et jettera la plus grande défaveur sur ce projet. et le soumettre à une du mal qui aura résulté de perte en proportion ' ' l'omission de ses devoirs.les individus confiés à ses soins peuvent être dans cet établissement tellement liés à son intérêt.

. et que d'après le calcul moyen des. bâtie sur le principe panoptique. cette prison. quel argent pouvez-vous moins regretter que celui. . s'agit de lier l'intérêt d'un homme à la conservai . fondée sur un intérêt facile à calculer. . est comme transparente..Vous pouvez même doubler cette somme pour augmenter l'influence dp son intérêt. elle accomplit !e voeu de . et s'il se trouve plus riche à lafin del'année» s'il fait. uUjSur vingt chaque année. La publicité est la première des cautions. par exemple. prisonniers. en y faisant entrer les circonstances des habitans d'une prison. donnez à l'entreprenéursdix livres sterling pour tout homme qui doit particulières mourir. tion de plusieurs. soit par une évasion.moyen seul. une économie de la vie humaine.. Sp. quelle que soit son énergie réelle. dan s la supposition actuelle.OU MAISON D INSPECTION CENTRALE. en quelque sorte. Or.qu'il mort. maisàcondition qu'à la fin de l'année il vous paiera dix livres sterling aura perdu * soit par la pour tout individu. on suppute.par lequel vous aurez acheté la conservation et le bien-être de plusieurs hommes? Cependant ne vous fiez pas à ce.âges. j Supposons trois cents. elle perfectionne tout Î c'est le meilleur moyen de mettre en oeuvre tous les motifs moraux et toutes les ressources intellectuelles. cent cinquante livres sterling. qu'il en mourra. c'est-à-dire.

afin d'écarter tout intérêt pécuniaire qui pourrait l'engager à dissimuler. ce compte sera rendu sous serment* et soumis à un examen contradictoire. C'est un spectacle ouvert à tout le monde. il suffit'en quelque manière d'un coupd'oeil pour iè voir tout erttier. soit pour * appeler d'autres concurrens. ils deviendront meilleurs à mesure que l'intérêt pour le gouparticulier aura . . et il n'a point de faveur à espérer* parce que le public* toujours plus enclin à la • la se fera pitié qu?à rigueur.30 "PANOPTIQUE* Romain qui aurait voulu vivre. Chacun peut juger par soi-même si l'entrepreneur remplit les conditions de sa place. beaucoup plus de mérite d'écouter les plaintes des prisonniers que les raisons de l'entrepreneur. daris ce vertueui de son domestique* sous les yeux mêl'intérieur mes du public. sous les réserves ordinaires de bonne conduite : car il ne serait jamais ni prudent ni juste de l'obliger à publier tous ses moyens de profit* et à en tirer parti contre lui. soit pour augmenter le prix de sa ferme. de sa prison. Pour augmenter la force de cette sanction. il sera tenu de publier tous ses comptes. tous les détails de son gouvernement. Si les termes de ces contrats sont d'abord désavantageux. vernement. Mais. toute l'histoire. il faut que sa place lui soit assurée pour sa vie. tous les procédés. en un mot.

-•'' .OU MAISON D'INSPECTION. <^:-'>yr-'-. dans lé principe* àvqir un succès mômeiv< tané. 3l perfectionné ces entreprises* Uni homme indus-t trienx JérA:>unjgain légitime. ment réel ou présumé est ruineux dans ses bases. corrigé par la publicité la plus : . grande. générale. et surtout des préjugés respectables. /*. Le moyen qui se présente d'abord pour etfeft» tuer cette séparation..:' Après avoir montré combien une administration par contrat promet plus de vigilance et d'économie que tout autre genre d'administration.. Séparation des sexes. et l'état en profitera u* * ^^l^^iï dansjtpusles marchés subséquehs^n Je le répète encore* parce qu'on a besoin d'in-' sister quand on attaque des préjugés publics. Tout système d'administration qui est assis stir le désintéressé-. que. c'est d'avoir deux panopti* ques. mais il ne Sera pas durable . CENTRALE. la plus uniforme et la plus. Il peut.. mais la raison d'économie s'y oppose d'autant plus. il n'y a pas un tiers de femmes* et qu'en faisant deux établissemens pour les deux sexes. Ce motif est l'intérêt personnel. je vais entrer dans l'examen des diffcïens objets du gouvernement intérieur de ces asiles de pénitence. la plus Continue.-•^'?. Le motif sur le^ celui dent l'inquel on doit le plus compterest fluence est la plus puissante. dans le nombre total des prisonniers. il .

d'inspection et de discipline. dans l'ouvrage anglais.' On comprend d'abord que le bruit. comment on peut sauver cette difficulté dans le en disposant d'un côté les cellules panoptique. et de l'autre les cellules des femmes. et cependant le plus vicieux à tous égards. et de les jeter dans une prison comme dans un cloaque. où ce qui n'est corrompu . Le mode le plus ordinaire. par des précautions de structure. On peut voir en détail. démettre les jeunes avec les vieux. trop peu de [sujets pour y aura comparativement l'un. qu'à demi est bientôt attaqué d'une corruption totale. tout ce ! la décence. sans qu'on puisse verser le superflu de manière à établir le niveau entre les deux. et où la fétidité de l'^ir est moins nuisible à leur santé que l'infection morale n'est danger .' i reuse à leur coeur. alarmer qui pourrait Séparation en classes et en compagnies. des hommes. c'est de les confondre tous ensemble. La plus grande difficulté jusqu'à présenta été celle de distribuer les prisonniers dans l'intérieur des prisons. les voleurs avec les assassins > les débiteurs avec les criminels. le tumulte. et trop pour l'autre. et comment on peut prévenir. et toutes les scènes qu'offre sans cesse d'une prison. où les prisonniers sont l'intérieur . l'agitation.3* PANOPTIQUE.

le souvenir de cette opinion publique. La honte est la crainte du blâmede ceux avec qui nous vivons. c'est de con3 . c'est d'endurcir les hommes contre la honte. par consentement tacite. ne laissent aucun intervalle où la réflexion puisse travailler. et les plus médians en imposent à tous les autres.. que l'on n'entend plus. et le désir de regagner l'estinie des hommes que l!on. Ce public ainsi composé appelle de la condamnation du public extérieur. et casse sa sentence. leur langage et leurs un moeurs s'assimilent. Un autre effet non moins frappant d'une telle association.conscience. plus les clameurs sont bruyantes.OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. t » . Il sefaitinsensiblement.ne voit plus. noyer dans le tumulte le faible. Des hommes séquestrés de cette fa-çon font un public à part. 33 entassés. m. mais le crime peut-il être blâmé parmi des criminels?Qui d'entre euxse condamnera de lui-même? Qui ne cherchera pas à se faire des amis plutôt que des ennemis parmi ceux avec lesquels il est forcé de vivre? Le monde qui nous environne est celui dont l'opinion nous sert de régie et de principe. où le repentir puisse germer et fructifier.IPlu6<ce peuple enfermé dans cette enceinte est nombreux. une loi locale qui à pour auteurs les plus abandonnés des hommes. plus il est aisé dp. Le mode le plus opposé à celui-là.mlir mure déla. car dans une tellesociétélesplusdépravéssontlesplusaudacieux.

les plus grandes raisons d'économie. avait bien vu que la solitude. pour les séparer entièrement de la contagion mo* raie. 5soit . et les livrer à la réflexion et au repentir. quel autre résultat.et des années . qui a accumulé tantd'observotions sur les prisonniers. se tourmenter elle-même? G'est donc une être utile pendant quelques pénitence qui. il ne faut pas là prolonger.resserre de\ehoik dés travaux * en: limitaritMropI rétèndué/fdësi^llujes. Le quinquina et l'antimoine ne doivent pas être employés comme :des alimens ordinaires»lia solitude absolue.pôUr(éclàirër. mais le bon et judicieux Howard.dé:rébellion. elle exige une dépensé énorme en bâtimeiiS^elle double les frais . pendant des mois.? conserver Ja^prC^ . peut-on attendre quand on laisse une âme vide. si contraire à la justice et à l'humanité^ quand on en fait un est encore heureusement. <ejle. cométat permanent.absolue* qui produit d'abord un effet saliU aire. et fait tomber un malheureux captif dans le désespoir. perd assez promptement son efficace. ën'excl|iaritlesipj:pfos de-deù^ oîïjt^is qui exigent. prèté|ienbuve^)'air . finer les prisonniers dans une solitude absolue.34 PANOPTIQUE. là réunion Ôiivrië diistrie. En effet. soit pârëë qu'il n'y va plu^ ^Oj^tt ^dé^oiïrièr dès àpprétitïs à dés Ouvriers expérimentés.peut mais jours pour donlpterkin-esprit. battue par . la folie ou l'insensibilité.

qui se développent dans un travail fait en compagnie. le -degré deleur1crime. trois et quatre prisonniers* et même un plus grand nombre. s'il ne connaît'pas'empéu de temps le caractère de ses prisonniers!assidu moins-polir les assortir de manière qu'il résulte "de 3. recevoir deux. comme je le dirai bientôt. On dira plutôt que cette société ne sera'lju'ùhe école de crimes'^DÙ les moins pervers seront perfectionnés dans l'art de la scélératesse par'ceux qu. qu'on ne doit réunion en petites compagnies. 35 parce que l'abattement de la solitude détruit l'activité et l'émulation. la perversité qu'ils montrent. donne tarit Laconstructionmémedupanoptique de sécurités contre les révoltes et les complots entre les prisonniers. en les assortissarit.OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. leur application. . Le troisième système consiste à agrandir les cellules.i'en ont une longue expérience/* On peut prévenir guant lès prisonniers cet inconvénient en distinen différentes classés suivant 1 leur âge. de la manière la plus convenable pour les caractères et les âges. et lés-rharqiiès de leur repentie L'inspecteur doit être peu ïnfelî ligent et bien inattentif. à leur donner assez de capacité pour. et qu'il y à beaucoup de moyens combinés pour la rendre impossible. pas craindre leur parce qu'il n'y a rien pour favoriser leur évasion.

lès quei'ë|les?iMais l'oeil qui voit tout eriYàperçoit les premiers mouvemëns. Tous ceux qui sont enfermes sont coupables. Indépendamment de ces différences essentielles* on reconnaîtra bientôt ceux qui ont une disposition plus marquée à se réformer. grand nombre de délits). ne peut pas être enseignée dans une maison de pénitence où il n?y à aucun mbyert. qu'a-t-on à Craindre ? Lé libertinage h MaisYlé. Ceux qui se sont abandonnés une fois au crime par la tentation de la pauvreté de donneurs et dé l'exemple sont bien faciles à distinguer des source d'un si scélérats endurcis. un motif de snrbbrdination et d'industrie. n'est pas la même chose que la violence : ceux dont les offensés consistent dans des actes d'une comme les voleurs et les filous. leur société un frein mutuel. L'ivrognerie. sont plus à redouter en qualité de corrupteurs et de leçons. Le libertinage. qu'en qualité d'hommes dangereux pour la sûreté de la prison et l'audace de leurs entreprises. à contracter dé nouvelles habitudes* et toutes ces observations serviront à former lesassortjmèns dès cellules et lés compagniesde prisprihierSi Après cette précaution fondamentale.36 PANOPTIQUE. timide iniquité.de s'enivrer. Il ne faut pas s'en laisser imposer par les mots. par exemple. ils ne sont pas tous pervertis. prirtëipé de l'inspection le rend impossibles Lès empôrtëmënS. et sépare d'abord )les .

est impossible? Quel usage feront-ils de leur liberté ront-ils quand leur terme sera fini.donneront aux autres. 37 Le corrupteur dira-t-il qu'il n'y a point de danger dans le.leur tirer Que "ouvrage? plus parti pour de ce qu'ils gagnent à présent qu'ils. la souffrance actuelle. rie et que toute dissipation peuvent que travailler.. n'y qu'il perspective par point de honte dans le crime? Mais ils sont.plonou et n'a deux chacun dans l'humiliation. dans la situation du contraire est preuve Fera-t-il une peinture attrayante de ses plaisirs? caractères inconciliables. la punition qui est comme sortie de ses cendres est préser. ment les ramené à une bonne conduite. l'intérêt du mo..OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. a Dira-t-il de la l'avenir. Une réformation mutuelle est du moins aussi probâle qu'une . Un sujet de conversation plus naturel et plus de leur consolant se présente à eux : l'amélioration état présent et futur. crime? La même. Comment s'y prendront^Js fede de. et à quoi pourront-ils appliquer leur industrie? Ceux qui auront accude l'émulation mulé des profits.te à la pensée par le souvenir du passé. Les petites associations sont favorables à l'amitié qui est la soeur des vertus. par. Un attachement du* . Comme c'est l'intérêt du moment qui les avait fait tomber dans le crime. que gés trois compagnons pour appui. corruption progressive. Mais ce plaisir est éteint.

sans lequel leur condition* qui:n'est que triste. Mais quittant l'écëlë dësl'adverprénlièrë sité . On les prive delà soi ciété pour leur apprendre à en connaître la valeur. rablect. on les livre à la solitude absolue. >•• :»' En admettant la distribution dés prisonriiers par petites compâgriiéS-forrriéë^ cëS•mprilélspil faut* prendre5garde à^riéjéîriiàis se 5 de à àiice et riespërn1ëttré{ëri' principe.» si longues Chaque cellule est une île : les babitans sont des matelots infortunés . adoucissement nécessaire. ils sont redevables l'un à l'autre de tous lés plaisirs que peutdonner la société.honuêtë siintimeiet sera souvent le fruit d'une société -. . deviendrait affreuse.. On pféviept ainsi l'un des plus grands inébnyér nièns qiu'accompagnent les emprisonriemeris dans les maisons de pénitence. ils seront l?un à Paiitre cbmrrie d'anciens ca4 marades qui ont 'fait ensemble leurs clàSseSi . départir Curië?occasion-liriè Société générale et corimsëljni pourrait détruire tout dé bien qU'ori^auraitifait. ->JVoilàidonc uri^fonds de liaisons qu'onleiir prépare pour ïe temps où on les 'rendra au monde.câi* lé malhé»r de n'a? voir plus »d'amis dans leur état dé liberté les replonge presque toujours dans lès* excès dé leur en vie.38 PANOPTIQUE. jusqu'à ce qu'ils soient apprivoisés. jetés dans cette terre isolée par im naufrage commun'. S'ily a parmi eux des horiimes violehs et colères.

'et pour honnête^ de vivre leur moyens préparer>les pour mçqt du fruit de leur travail. parce que son intérêt lui découvrira bien quejs sont les plus lucratifs. 11 n'y a nulle raison de prescrire à l'eritrëpre* neur l'espèce de travaux auxquels il doit occuper ses prisonniers. Objet d'uhe*im* portance infinie. Une faute qu'on 1doit relever. s'il prdomîeles travaux les plus avantageux. puisqù'ijiriè se^ rait nécessaire que dans le cas où leurs travaux né " n '=*'' v leur donneraient.. -M épie essentiellement lés besoins.il jours t s'il ordonné des travaux peu profitables . compagnies par plan rompre n'est qu'un accessoire au projet. soit pa/dès raisons d'écoriorniéi soit par des principes de justice et d'humanité. ses réglemëns sont pernicieux. ses réglemëns sont superflus. le sort actuel:des adoucir malheureux. parce qu'elle est . pas asses d'exor'ciçei ! Passons à d'emploi du temps. mais lés travaux avantageux cette année ne le seront plus peut-être l'année prochaine r rien n'est plus absurde que-de régler par d<esflois* l'industrie qui varie saps cesse.OU MAISON D'INSPECTION CI'KTRALK. Si le législateur se meta se trompera touréglementer. 3l) L'ouvrage anglais refifenriè de grands détails sur • un plan pour faire promener les prisonniers sans mais ce les divisions . et l'intérêt 'qui.

et qui ordonnait aux prisonniers de les transporter à l'autre extrémité. L'occupation* sonnier. ! ' pourquoi le peindre cornmëurie^àlé|icUôri? v Xé travail forcé n'est point raif^burlës]prisons : si vous avez besoin dé produire de grands «ferez vous>lë efforts. le plus grànd^cles biens. le travail. doit lui être accordée comme sa'consolation et son plaisir. et ainsi de suite. il répondit que c'était pour faire enrager tous ces drôles. L'effroi d'une prisori né doit point sur l'idée du mais sur la sévérité travail. communie. il fallait les reporter à leur première place. bien funeste que de rend'en faire un épouvantai! pour les criminels. Howard parle d'un* geôlier'qui avait entassé des pierres à une extrémité dé la cour de la prison. Lé travailV le père de la richesse . et de lui ihrprimer une-espèce de flétrissure. Quand on lui demanda l'objet de cette belle industrie. sur un uniforme humiliant* ' une nourriture grossière. souvent à pure'perte. Elle est douce en elle-nieirie en son d'une forcée et oisiveté > produit comparaison lui donnera une double saveur. c'est d'imaginer que l'on doit condamner les prisonniers-à de certains travaux rudes et pénibles. par dès récompenses et non . puis. sur la perte dé la liau lieu d'être le fléau du priberté. C'est une imprudence dre le travail odieux. uniquement pour les fatiguer. porter sur de la discipline.40 PANOPTIQUE.

auxquels on applique les hommes tour-à-tour. parce qu'une occupation laboconstamment sédentaire ou constamment rieuse. a r Le travail doit durer toute la journée. quand elle n'a point feindrait d'énergie. vanceront jamais dans la carrière aussi loin que l'émulation et la liberté. mais c'est un véritable acte d'inhumanité . ble objet du délassement et de l'exercice. Le mélange des occupations est donc une heureuse idée rait une mélancolie pour l'économie des maisons de pénitence. et. produisombre. ou ruinerait la santé . car la force du corps. Comment ferièzrvous porter à un prisonnier lp fa»*deau dont un crocheteur se charge avec plaisir pour vingt sous? il de succomber sous le poids : comment la fraude? Peutfêtre mairie suc-? découvririez-vous comberait-il en effet. qu'il y en ait de sédentaires et de laborieux. 4I et la servitude n'a^ des ta contrainte par peines. les muscles n'ont point de ressort. mais il est convenable que difFérens travaux se succèdent. la nourriture des prisonniers. Delà diète.erreurs principales sur. La plupart ont cru devoir en limiter la quantité. mais l'alternative de l'un à l'autre remplit le doii.ou MAISON D'INSPECTION CENTRALE.est en raison de la bonne volonté. surtout dans un état de captivité.. Oh i doit relever deux . excepté l'intervalle des repas .donner des mesurés Axes.

. ont démandé qu'on leur donnât de là. 'C'est <Une véritable torture* avec cette seule différence que. C'est* une punition bien inégale. tombé. . au poîhi et ëpfrc autres lëlbôn que quelquesréformateurs* Howard. c'est dé proposer dé la variété dans les alimeris dés prisonniers./|*i PANOPTIQUIi. pour tous ceux à qui cette ration ne suffit pas. dans celcàs* la torturé est appUqriée à 1 intérieur j de l'estomac. par voie*bonté irréfléchie. qu'on dévait nourrir un prisonnier selon sure de SOri appétit? N^eSt-cë pas là l'idée ? voeù là le dé justice simple et premier ?La seconde erreur dans laquelle bji est lafmelà. elle në<se pro* force iriaisà la du au délit* portionne point degré ou àla faiblesse* d'Un hohimé . pi lis *s. plus indulgent pour les autres que ^Ottjv lui-même. viaridp au moiris deux fois par senïàiiië* saris pèiïser jquë 1a ^pl rrj^ t j ^ é^ * h tibit ah s ^d è >1su*ç&nipàghë * et bëaUcôiip cl^iriS (e^ ^villes v riëf pèuv^ritpàscsè réaliser procurer ce prémibrïobjët'dèilrixë. .sFàut>ïl potri^ cetixqui/ônt pëfduda liberté par des crWcs . et bien cruelle. Si là faim d'un malheureux n'est pàsapâisëV après son repas * elle 'né dw minuera pas sans douté dansrintervallerlléproUvéra donc un malaisé |>érpétuël * une lànguërir qui minera pëu-à-peu Ses forcés. «ce n'est point-une injustice d?Uri jour on d'un mois * mais de plusieurs armées. au lieu de l'être atixbrasëtaiix ja'nïbesi nettement on 'encore dit n'à^t* Pourquoi paS.

Les pauvres qui sont entretenus aux frais du public en ont. reste.• s. comparée avec leur qualité. car il n'est pas nécessaire d'aiguiser leur appétit. 'Que penser de cette différence? La nourriture des prisonniers doit être la plus commune et la moins chère que }e pays peut fournir* parce qu'ils ne doivent pas être mieux traités que la classe pauvre et laborieuse : nul mélange. jariiaïs de<liqueur fermentée : du pain. qui ne se nourrit que dç fariné d'avoine. qui ne mangent que des pOriimes de terre. quatre foitf par semaine.'OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. qui n'ont pas besoin d'être manufacturés. est-il timide à la guerre?' . Les pauvres les plus honnêtes. et la terre nous fournit des alimens très abondans et très saiiis. De J'eau pour toute boisson .. mais c'est une manufacture. 43: çé voeu de Henri IV* qui n'est encore qu'nnoi espérance éloignée pour tant de vertueux cultivateurs? Cette méprise se manifeste en Angleterre par une gradation curieuse dans la nourriture des individus. emprisonnés pour les crimes les plus odieux. on doit laisser à chaque prisonnier là liberté d'acheter des alimens 1plus variés et plus . en ont tous les jours.. d'après un terme moyen. ont à peine un peu de viande le dimanche. La race des Irlandais. Les malfaiteurs.•. si le pain'est la nourriture la plus économique. Au.' est-elle faille et dégénérée? Le montagnard écossais. ceux qui subsistent de leur travail.

doit s'offrir sous la forme d'une et l'on ne peut rien imagiinnocent. chacun d'eux une. pour répondre au grand'pbjetdërexenipie *4oit porter quelque marqué d'humiliation . 44 . par que à. qui flatte en même temps le goût et gratification ner déplus actuelle. on doit toujours excepter les liqueurs fermentées. sans courir le hasard des excès. certaine propord'attribuer tion de ses profits. vu que le breuvage qui ne produit sensible sur un homme suffit pour point. parce qu'il est impossible dé tolérer un usage modéré. ni de plus. L'habiU leniènt. la vanité. propre à opérer sur cette classe d'hommes. pauvres industrieux vent jamais se donner cette indulgence. •! :ï' De l'habillement.PANOPTIQUE. la santé et à là bienséance. Ce serait une sûreté de . Cette règle n'est point trop sévère* puisqu'il y a un grand noriibre et honnêtes qui ne peude. Cependant.d'effet faire perdre la raison à un autre. c'est la même pour l'économie. meilleure spéculation. avec le produit de son travail. Là plus simple et la plus utile serait dëfairelcsniarichés:.* succulens. et une l'industrie d'exciter récompense. Mais la récompense* pour avoir toute son énergie. qu'une jouissance de cette nature. Il faut consulter l'économie en tout ce qui n'est pas contraire^.de l'habit et de la chemise d'une longueur inégale pour les deuxvbras.

il y aurait une différence sensible dé couleur entre le bras couvert De la propreté et le bras nu. L'admission une musique grave. et do la santé.•-*• -•"» veler le linge. Il ne faut tolérer aucune espèce de tabac. ni aucune coutume contraire à la pratique des maisorisies' bord : ses cheveux doivent où il fâutfrehbUles fixera On jours plus propres. Il serait même convenable qu'on mît à cette admission quelque cérémonie solennelle. d'un prisonnier dans sa cellule doit être précédée d'une ablution complète. -. mais ils sont ennoblis par la fin qu'on se proposé. Combien les discours sont faibles en comparaison de ce qui frappe l'imagination parles sens! Le prisonnier doit avoir un habit grossier. 4$ do et un contre reconnaître l'évasion. afin qu'il ne puisse contracter aucune malpropreté qui ne se montre d'aêtre rasés ou coupés courts. moyen plus un homme échappé . car. un appareil qui fit impression sur des âmes grossières. Toute cette délicatesse n'est pas nécessaire à la santé. Les détails sur ce sujet ne sont pas nobles en eux-mêmes . mais comme une prison a été presque par- .OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. comme une prière. L'usage des bains doit être régulier. même après un certain temps. mais blanc et sans teinture.

. qui est l'ouvragé dé l'imagination. Les soins depropreté. mais il faut que cet exercice soit soumis. Howard et d'autres l'ont remarqué. De là ces systèmes de purification et d'ablution auxquels les fondateurs des religions de l'Orient ont attaché Une importance si minutieuse.^ Cette partie du régime a même un objet supérieur : entrëlià délicàtëSsé physique et morale.4fi u PANOPTIQUE.Ppur redresser Un . jusque dans les petites choses. . croient pas à l'efficace spirituelle de ces rites sacrés ne nieront pas leur infiuenëe corporelle. . et apprennent à porter. il faut le tendre en sens contraire. M- > tout uri'Séjourf d'horreur\û vaut niieux/ prendre des précautions extraordinaires que d'en négliger aucune. L'ablution est un types puisse-t-elte être une prophétie! Queri'ést-il aussi aisé de purifier l'âme de nos prisonniers que leurs ' . le joug de Indécence. corps! p» L'exercice en plein ait* est%n préservatif pour la santé. comme tout le reste* à la loi inviolable de l'inspection r qu'il ne soit point incompatible avec le . Ceux? qui ne. sont un stimulant ^contre. on a observé unediaison . On ne peut louer -June: de ces vertus * saris qu'une partie de la louange ne réflé- accoutument chissesur l'autre. le proverbe. La pureté morale et physique ont un langage commun. mais qui n'en est pas moins réelle. (i^v.la paresseV ils à la circonspection. arcfidit.

OU MAISON 0.tjinôu^de plusieuf^lipjnn^i et quifdpnnent. pojn^ jÇ'est d'ailleurs Un travail compatible avec.cprps.çont pas usage sonniers. Il n'a rien de dur et (d'injmmajn^céirjest qu'une manière différente de. un re tyrannique. On peut les proportipmïer! aukiforpeSidp chaque individu»:.XJp.'lNSP^CTIQN CENTRALE.séparation pU. parce qu'il aura de plus un objet économique et utile.distrib(ier.}inspecteur. qu'on peut souhaiter.fde séparation J et même.'V** prisonnier.pour hiillèïbbjets mjécan^iies.pas moins bon pour la santé. possible * et appliqué tàv quelquéJravàU/Utilé L'puv^ageangliiis^renfermebeaucoupdp donrieja d'où-ilirésuljeqUpyllauteur détails^ préférencptà l'usage deSjgrMndèsroue^ quiiSQnt^riiisejs^n^^Ur vemerit pgrtlé.trompera l'inspecteur* .ppids^d. ne. à récoriomiè*:c'jestfà^dire.|tn. L'effet estprpduit parc Ipseid poMsdu.4etiormjati^ piétés que l'on aura jugécpnyenablp* qu'il soit favorable. peut > ses .tt'est rien de plus facile que de.prifoire . pafpsscpkrno pput pas. Ces précautions sont plutôt dès vues snsCepti- .qui s'applique successivement à differëns..^^tipxejrcicésrem pJ!t »toutes jes conditions.. en.prpductifi.s'il est.monter uiie colline.avec celui d'unejSplitiidëabsolue! On peut y employer les femmes mêrriéS^ et il. Ah degréde.Une forppfqu!pn peu^jcmpjp^fcà volonté.les tours des prisonniers de manière à leur donner deux fois par jour un exercice qui n'en sera .lèypl.

est aussi contraire à la constitution qu'elle affaiblit. . qui peut varier selon diverses circonstances . La coutume oiseuse de rester dans le Ht quand on est éveillé du corps. mais on doit avoir pour principe d'éviter toute oisiveté dans un régime qui a pour objet la réformation des moeurs. Les longues soirées d'hiver doivent avoir leurs occupations réglées. et quand on pourrait supposer que leur travail ne vaudrait pas la déperise dés luhrières^ il y aurait encore dés rai^ sons d'humanité et de sagesseplus for tes que celles de l'économie * pour né pas condamner tous ces malheureux à douze où quinze heures de langueur et d'obscurité... 48 PANOPTIQUE.. Chaque maison de pénitence doit être une école i . et même à maintenir pendant la nuit la principale fottee du lumières principe de l'inspection» De l'instruction et de l'emploi du dimanche. où l'indolence et la mollesse fomentent tous les germes de la corruption. de manière à éviter tout danger de négligence ou de malice. On ne veut pas fixer non plus la distribution du temps. qu'à celle de l'âme. et ce serait une grande faute que de donner aux prisonniers plus de sept ou huit heures pour leur sommeil. Rien n'est si facile que do placer les hors des cellules. bles d'être perfectionnées que des ordres pérenrp^ toires.

Si le chef d'une telle maison joignait à une idée juste de son intérêt une certaine mesure d'arbien son * il trouverait comptera développer leurs différentes capacités. arts. en tirer un parti avantageux. La musique pourrait avoir une utilité spéciale. sans deur et d'intelligence faire encore plus lé leur. par leur Ion- . Il n'y a point de maître qui ait un si grand intérêt aux progrès de ses disciples. Si d'entre eux ont les semences de quelques-uns on petit les cultiver et quelque talent. mâts ligieux. et ne pourrait pas faire son bien particulier. en attirant un plus grand concours à la chapelle. comme on ne peut pas employer le jour entier à ces instructions qui deviendraient.OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. puisqu'ils sont ses apprentis et ses ouvriers. particulier. Le dessin estuno et sert à plusieurs branche lucrative d'industrie. La suspension amène naturellement l'enseignement moral et reselon la destination de ce jour. Le dimanche nous offre un espace vacant à des travaux mécaniques remplir. '4*) une nécessité pour lés jeûnes gens qu'elle renferme v puisque cet âge tendre* n'est ! point exempt des crimes qui conduisent à ce genre c'est d'abord de peine : mais pourquoi refuserait-on le bienfait de l'instruction à des homrries/igrioraris qui peuvent devenir des membres utiles de la société. par une éducation nouvejle? La lecture» l'écriture * l'arithmétique peuvent convenir à tons.

-.. à dessiner . pour ainsi dire* de la faute elle-même.•-•.-.. sans abandonner le principe de l'inspection et de la séparation. Un autre mode. . .. avantage * selon la nature du délit.. Ainsi des clameurs outrageuses peuvent être domptées et punies par le bâillon* des coups* des violences. la prison même. par la veste étroite que l'on met aux fous. .. "y. il doit donc y avoir des chàtimens. ( il faut les varier gupur> inutiles et monotones... il . .. ^. c'est de tout arranger de façon que la peine sorte. avoir des offenses commises dans. . et le calcul même peut en offrant .. par des leçons différentes* auxquelles »on peut donner.manière de placer les prisonniers sur un amphithéâtre découvert pendant ses exercices.. et sans compromettre la sûreté des maîtres. lé refus . encore Un objet moral et religieux par le Choix des ouvrages sur lesquels on les exerce à lire. peut y.. Des chàtimens.. à copier...-. pn peut les diversifier avec i.-. On peut en augmenter le nombre.. de l'industrie et ' du travail... -... Un.à rédonner une double instruction* soudre des questions qui développent les produits du commerce* de l'agriculture. sans en augmenter la sévérité .-.^ On renvoie à l'ouvrage anglais pour la..$0 ! M PANOPTIQUE.-. mode d'analogie * c'est de diriger la peine contre la faculté dont on a abusé.

mais que dois^je penser de la vôtre. rie trouverait point ici de base où il pût se prendre. ftyp me reprochez ma méchanceté.souffresçp^ justice s peinte? tuelle plice. s'attache avec tant de virulence au caractère do dénàn* dateur. administré^ qu'éii présence et sous l'autorité de quelques magistrats. pnspnt ici l'ayaritago p!p rip les prispnniêrsj à pas condamner habituellement une solitude absolue Î c'est un instrument uti)e/de discipliné que l'on aurait perdu. répondrait l'accusateur.à que la tâche soit faite. C'est ainsi que la loi de la responsabilité mupeut se montrer dans tout son avantage.? Quel lp conspiration peut tenir contre eljë? Le reprocho qui. Nul n'a droit de se plaindre de ce qu'un autre fait pour sa propre conservation. nourriturejusqtj.sj inexorable. elle ne peut jamais dépasser lès limités de la plusétroj^to le tn$. par le refus. qui voulez me faire soxtffrir pour voire plaisir? .du travail.santé comme les châtimenscorporels.OU MAISON n'|J(S^èpTIOff CENTRALE. et qu'il $estpas epntrairp Mais on à la. qu'on ne peut pas en abuser. dans toutes les prisons. ou. vous et qui savet bien que je serai puni pour vôtre/ait. contrainte d'autant plus précieux. Quel artifice peut éluder une loi. et qui est im moyen de. dela. ne doit donner au gouverneur que le poiiypjr de condamner les prisonniers à la solitude : les antres châtimens ne doivent être. Renfermés dans les bornes de chaque cellule. Ot ce .

Provision pour les prisonniers libérés. les persorines mêmesqu'il faut garder se gardent mutuellement'| et contribuent à la sécurité générale. chacune répondait pour toutes les autres. autant do camarades. On a tout lien de penser qu'après un cours de quelques années. Couverte de la rouille de l'antiquité. l'admiration étant réparties par dizaines. la loi de la responsabilité mutuelle a captivé. ayant perdu leurs habitudes vicieuses par l'impuissance de s'y livrer* se- . que faùdrait-il? Donner de la transparence aux rnnrs et aux forêts.:Ôa . les prisonniers accoutumés au travail* instruits dans la morale et la religion.1Les familles siècles. d'une éducation si stricte.'. car. peut-être même de quelques mois seulement. autant d'inspecteurs. et condenser toute une ville dans un espace de deux toisés. Observez encore ici un autre avantagé des divisions par petites compagnies.'::< ': P^NOPTJQUB. Pour imprimei à cette responsabilité 1 l'équité qui la caractérise dans le pârioptiqué. la société est une caution de plus de leur bbnrië conduite. depuis dés des Anglais. dans toutes les prisons. Quel est pourtant le résultat de cette loi célèbre? Neuf innocenspunis pour un coupable. Ainsi dans ce plan. la société des prisonniers est Urié source continuelle de fautes : dans les cellules des panoptiques.

de telles récrues ne fussent une tache pour le service* ori ne fait guère attention à l'espèce d'hommes dont les.4l. Mais on ne forcerait pas le prisonnier qui aurait achevé sson temps de captivité à s'expatrier.OU MAISON p'jNSPÈOTïQN CENTRALE. on lui en donnerait seulement le choix et les moyens.soldat. Si l'on craint que.. qu'il deviendrait sans pairie un très bon.On ne doit rpéttre. uu prispnhier en liberté d€| cps cpie. par leur . il peut entrer dans le service dé iterre. y aurait cependant uno grande imprudence à les jeter daps le monde sans gardiens et sans secours. des hommes i nouveaux. à devenir des sujets plus utiles pour ces sociétés naissantes.genre d'éducation. 55 Vont. devenus.qu'on y envoie.. Un autre mode pour eux de rentrer dans leur liberté. de mer. remplir^ lninepul!autref conditions rd'abordi^silespréj sent pas. recruteurs remplissent les armées* Dans le cas où une nation forme . sui\voillftnce«4e çhapper . où l'on peut les comparerà des enfans long-temps gênés. ce serait de trouver un homme responsable. devenir leur caution pour une certaine somme. les prisonniers seraient préparés. £{ -.• à la leurs maîtres. à l'époque de leur émancipation. ou dans le service.des colonies. qui voulût. que les malfaiteurs..lorsqu'il peut. il est tellement accoutumé à l'obéissance. en renouvelant cette caution . qui v^nnentd'é.

et l'on pourrait encourager les cnutionnemens de ! > manières. et d'obtenir des dédommogemens contre ceux qui auraient voulu le séduire et l'engager à leur service. Cette condition» qui paraît dure au premier coup-d'oeil pour lé prisonnier libéré* est dans le fait un avantage pour lui. des amis* ceux qui se seraient fait une réputation de sagesse. et en s'engageant. On n'entre point dans l'examen des précautions nécessaires pour s'assurer de la validité des eau- . cependant il est mille travaux pour lesquels on n'a pas les mêmes scrupules. plusieurs La plus simple de toutes serait de donner à la personne qui se rendrait caution le pouvoir de faire un contrat à long terme avec le prisonnier libre. à représenter la personne elle-même. car elle lui assure le choix entre un plus grand nombre de compétile privilège d'avoir des teurs qui rechercheront ouvriers dont ils peuvent être sûrs. s'il ne la renouvelait pas.toutes les années. 5Ceux des prisonniers qui auraient des paréris. n'auraient point de peine à trouver5une caution ': Car. quoiqu'on ne prenne pas pour lé Service domestique des personnes d'Un caractère entaché. d'industrie et d'honnêteté dans leurs années d'épreuve. semblable à celui d'un maître avec un ap* sorte qu'il aurait lé pouvoir de lé reprëutl>èri prendre s'il venait à s'échapper.

reçu ni à s'enrôler ni à passer dans une colonie. malheur ou au Crime. y On doit avoir un établissement subsidiaire. . le mariage* où les habitans traiteront pour leurs à-peu-près sur le même pied que les ouvriers ordinaires. sans doute. la société? Non. où un prisonnier ne serait rens. Faut-il l'abandonner au hasard et le relancer dans..^-K^(> ridiques. où il n'y où on admettra. répandre autant de bien «être et de liberté que cela peut être compatible avec les principes de la sûtravaux reté.. fixé par la Ion.yd:n. de la bienséance et de la sobriété. Ce sera un. où l'on peut* en un mot. .H-« -. les personnes. aura plus de marque humiliante. couvent soumis à des règles fixes. ce serait l'exposer au. avec cette différence qu'il n'y aura point de voeu . parce qu'alors il serait'intéressé à bien connaître ceux avec lesquels il passerait ces transactions ju-..OU MAISON D'INSPECTION CENTRALE. ce serait prolonger son châtiment au-delà du terme » -y . Mais examinons à présent le cas qui doit souvent n'aUrait ni? amis ni pa^. ! un panoptique dans fondé sur le même principe lequel on laissera régner plus de liberté.. Faut-il le retenir dans les mêmes liens d'une discipline sévère? Non. M tionnemens. ne trouverait point de caution. arriver. dans le cas où elle aurait manqué.---' ui'.*•. >• '•• ''<-. La meilleure serait de rendre le gouverneur de la prison responsable pour la moitié de la caution.

.. et pour la suppression de l'ivrognerie... à l'époque sont ce qu'elles. point entre une manufacture ordinaire et celle qu'on ëtablirait'jflans Un panoptique... vy.-y:.:: . sOn fera une objection :U<Le panoptique subsi« diaire est un réceptacle pour dés. on celles qui se renferment dans fin« térieur des familles où chaque homme peut trait vailler au milieu des siens. f tPANOPTIQUE* y. On a beaucoup . couvrent toute la surface « comme l'agriculture.dès qu'elles trouveront une caution. < > (:. celles qui.•«. manufacturiers « qui travaillent en certain nombre sous un toit « commun . vent être pour leur ôter la tentation et la facilité dé retomber dans le crime. et l'expérience a prouvé que de tels « réceptacles.? dans le sein de l'in« nocence et de la retraite. u •.>. habitude meurtrière qui cause tnrit de mi* sère et de désordres? Ces précautions pour les prisonniers.l'é-» . recluses pourront sortir.56V . Dans quelle maison une trouver" ou pareille peut*on privée publique sécurité pour la chasteté du célibat. Les «seules manufactures qui ne ruinent pas les moeurs <(sont celles où les ouvriers sont épars. mais elle ne va il a une différence ce contre y grande plan. « d'un pays. lotissement. ou rempliront les conditions de .. étaient une pépinière de vices.'«.'. .i . <. .. doide leur élargissement. » Cette observation est fondée. pour la fidé* lité du mariage.

de prévoyance. Elle:peut mêmedevenir un piège pour des hommes qui iorifc si peu de mesure. après une jouissance I passagère. . l'argent est perdu. Le principe panoptique peut s'adapter avec succès à tous les établissemens où l'on doit réunir il n'est et l'économie.en sant une économie pour l'état. on s'assure de la bonne conduite actuelle et de la réformation future des prisonfainiers. diat ne les jetât pas dans le désespoir .de l'auteur. et. sont: élargis mi fjd une provision en argent* •afin qu'un: besoinimmé-.ou MAISON D'INSPECTION CBNTRALE.. Au moyen de deux principes. On augmente la sécurité publique. ^inspection cen* traie et Yadministration > on obtient parcontrat pour résultat une réforme. vraiment essentielle dans les prisons. d'autant plus irrésistible que lés privations ont'été: plus longues.> vy-yy Cet exposé.et. un nouvel instrument de gouvernement par lequel un homme seul se trouve revêtu d'un pouvoir très grand pour faire le bien. permettre grilles peut primer . la pauvreté reste* et les séductions lés environnent. 6*7 ré l'idée de donner à cpux qui . On crée. pas nécessairel'inspection ment lié avec des idées de riguenr : on peut supdes de on les fer.i mais une telle ressource n!ëst que >momentanée. et nul pour faire le mal. qui né renferme que les principales idées. suffit pour apprécier ce qui est annoncé au commencement do ce mémoire.

la probité d'un grand nombre.58 PANOPTIQUE . Un rideau pourrait les soustraire à tous les regards. l'inspection commode et non gênante. Une maison d'industrie* une manufacture bâtie sur ce plan. ni dans l'administration des remèdes. laisserait'à vitrage en dedans. Un hôpital panoptique ne pourrait admettre aucun abus de négligence ni dans la propreté. à des casernes. Un au lieu de grilles. ce principe peut s'appliquer heureusement à des écoles. d'un seul individu est un meilleur gage de succès que ne le serait. Au la prudence intéressée moyen d'un panoptique. Les tubes de fer-blanc donneraient munication continuelle aux malades une comavec leurs gardiens. . dans tout autre système. ETC. donne à un seul homme la facilité de diriger les travaux et les divers appartemens. on peut rendre communications. à tous les emplois où un homme seul est Chargé du soin de plusieurs. pouvant être ouverts ou fermés. permettent différentes applications du principe. ni dans le renouvellement de l'air. d'un grand nombre. Enfin. leur choix le degré de température. Une plus grande division d'appartemens servirait à mieux séparer les maladies.

..'p^inpip. . . .^. ftt. :Pi^j9n.HlilSliMlS.même^ blissement. Sûro garde. à la bonne condpite et à la réformation de ceux qui lui sont soumis.. de s'assurer à chaque instant de la perfection du plan et de son exécution. et reridu. . 3... à la nation en général. et à chaque individu en particulier. •'' -—'... Principes caractéristiques du panoptique.4. .||QtQ|>. Gouverneur. i» Bâtiment circulaire ou polygone.conduite. intéressé au plus haut degré imaginable à la santé. . Facilité donnée au législateur.çcSti}niyer8ç|!e. ?jj RESUME.dtî gouyer? neur de l'établissement. par la constitntipn.* î. conviction qu'ils vivent et qu'ils agissent incessamment sous l'inspection parfaite d'un homme intéressé à tpujp leuç ... . à l'industrie. tçp|)^J[fi|||p.t:U que.è. .-p. muni d'un pouypir jusqu'à pré-* sent inconnu par reflfet de çft .. • -. Effet immédiat de ce principe sur tous les membres de l'établissement. 4y y a..

. 3. 8.y'. . spection'* vitrage. ne pouvant voir ce qui se passe dans l'intérieur* n'aient aucun moyen de s'assurer qu'on ne les regardé pas'. 4. Divisions entre lès cellules par un mur dé brique qui intercepte la communication entre elles. Loge d'inspecteur au centre. Patrouilles et réverbères dirigés vers les Cellules. et consistant de grillages de fer.galeries. Nul accès vers les prisonniers que par la loge de l'inspecteur. Cellules à la circonférence pour les prisonniers. Jalousies aux fenêtres de la loge et des. étroits en et escaliers nombre. 7. et creusé en bas dé manière à prévenir toute communication. :^---vv. où chaque visiteur peut être admis sans aucun dérangement. i PAtfpPTIQUE. pour donner à la nuit la sécurité du jour. pour que rien n'échappé à l'inspection. 6. afin que les prisonniers. . pour les sous-inspecteurs et les do* . 5. . .. . 10. petit Passages 9. pour prévenir les réunions et ne pas nuire à l'inspection. Cloisons intérieures par un grillage de fer.. Espace vidé entre les cellules et la loge d'ind'un en recouvert haut du haut en bas. Galeries immédiatement autour de la loge de l'inspecteur. :.fio . a. » mestiques. Cloisons extérieures des cellules formées par la muraille du bâtiment.:.

. Moyens de ventilation i° par l'espace circulaire par le haut. 1. conl'intérieur. 6*i ii. qùàdrangûlâirëé i3. un mur assez long pour protéger les passans paisibles dans un moment de tumulte. a0 par la structure des Cellules. |Une seule avenue formée par deux murs qui viennent en angle droit du grand chemin aboutir au front du bâtiment. J i5. v Santé et propreté. perfectionnés. Deux corps-de-garde. ^ ? sés. Tuyaux pratiqués dans chaque murailleentre . dû bàtiiinëht. intérieur qui' s'ouvre struits de manière à renouveler ! ment. l'air continuelle- 2. 17. fossé ëirculairë. dans la direction du grand chemin 1.RisuME. Palissade au-delà du mur. En face do cette porté.divers ? v entouré d'urimur usages. que personne ne f < ^ franchir sans se rendre peut coupable. entre le mur'etla palissade. ayant dès fenêtres sur le dehors et un grillagé de fer! dans 3° par des poiles pour l'hiver. à deux angles oppo14. *''Espace vidé au-delà *du 'fossé pour 2. f 16. Portes grillées de fer à l'entrée de l'avenue * au travers desquelles on peut faire feu sur dés agresseurs mal intentionnés. en sorte qde personne ne puisse approcher sans être observé.#réxtériéur j pour rendre la fuite encore plus impraticables -I j î 2.

Réservoir d'eau autour du sommet du bâtiment. 1o. Liqueurs fermentées absolument défendues .. 7.i 6k PANÔ^flQUE. Cellules remplissant chacune'les fonctions de dortoir. Chambre séparée où tpns les prisonniers sont visités avant leur réception» 6. réfectoire* atelier. 8. t. 3. et tubes qui la conduisent dans chaque cel. 5. Plancher de pierre: ou de stuc. Attention du gouverneur. diverses et occa- . 9. :r? . ppiir éviter • toutes les odeurs et toutes lesi jmàîpropriétés. bains fréquens . >:/'. tabac interdit sous toutes les formes. du gouverneur et des employés respirant le même air que les prisonniers. lule. par l'admission continue des visiteurs et par le concours public à la'chapelle. Santé et propreté assurées par le séjour du chirurgien. habits sans teinture et fréquemment lavés. dèuxëèllplès j sur le principe anglais. u Economie. qui l'oblige a payer pour leur mort. Alternative de travaux sédentaires et actifs : ceux-ci eri plein air. de manière qu'il n'y ait point d'interstices pomv receler des matières putrides ou des malpropretés. intéressé à la conservation des prisonniers par la constitution de l'établissement. 4. Cheveux coupés courts. .

et par les précautions prises contre les excès delà tënipérnture. 3° les portes des cellules que l'inspecteur ouvre sans sortir de la loge d'inâpéction. Industrie augmentée par le mélange des travaux sédentaires et laborieux..RÉSUMjé. a. comme i° des tubes ou^portévoix de fer-blanc. . avec une modique somme pour l'entretien dé chaque prisonnier. dans tout a^trp. et aidé par différentes inventions de détail. Administration déléguée au gouverneur. rendues inutiles^ par l'impossibilité de tenter une brèche saris é^ëvii. vu que leur travail lui appartient en propre : comptes rendus publics J. mesurés nécessaires jusqu'à présent dans les prisons. 4. a° les tubes qui conduisent l'eau partout . s1onpllemfn£d£^^ et de divisions. pour^séparer? les^d[eu& se^es^Jtgjriissèmens nécèssajre^^ pr(lre. que lp. 3.^ :6f3.panoptique. etc» 5. Nombre des officiers et soUs-mspectënrs réduit à un point étonnant par la perfection du principe panoptique. . traversant de la loge de l'inspecteur dans chaque cellule. pour servie à régler lé prix des entreprises subséquentes. èaris gêner le premier entrepreneur dans ses différentes tentatives pour augmenter son profit. La grande épaisseur des muraUles et autres dépenses de fer. ..bâtiniènt.

7. aux yeux duquel ils sont toujours soumis. rance.- entre lès habitans 5. i. 3. 4« Responsabilité mutuelle d'une même cellule. Le dimanche struction consacré à toute qui n'est pas contraire espèce d'inaux usages reli- gieux.» 2. contractée sous le régime du principe panoptique. Permission de s'engager au service d'un par- . Réformation.*Nourriture» quoique illimitée pour W qùatitité . Lès délits communs dans toutes lès prisons prévenus par le principe panoptique. a. toujours la plus éconôriiiqùë et sans variété. Précautions touchant l'élargissement niers. Longue habitude d'obéissance. 6\ Influence de la propreté habituelle sur le moral.M PANOPTIQUE. 04 de sorte que toute là journée est occupée* excepté v -y ^ '•.du rëposi!' 6. de tempéde propriété et d'industrie. Bons effets de l'amitié qui doit résulter de cette association prolongée. des prison- 1. Permission d'entrer au service militaire * où la discipline suffit pour assurer leur bonne conduite.> les heures du sommeil et. Soins religieux rendus constats par le séjour d'un ecclésiastique. de tranquillité.

1. Permission donnée au gouverneur d'établir un panoptique subsidiaire. ticulier qui donnera caution! dé la<bOnne conduite d. un dé donner. Interdiction solitude» sans avoir au préalable l'avis de per3. leur service. lui-même faute d'autres établissemens de charité pour ceux ou de force. ^^ sRl5sÙMÉ\. dans le cas où elle manquerait. Restrictions contre l'intérêt verneur. quantité de nourriture. Obligation sonnes désignées par la législature. 4« Responsabilité du gouverneur pom^ la moitié de la caution.avec des apprentis. .>oh^rërivpi^-^^-'r--'i^ j 3.U. Prolongation du séjour dans la même maison. hormis la de tout châtiment. a. ne qui. pour les cas 5 ..? tels que lé droit >de traiter ayec eux commè..à heures marquées * une selon le gré du prisonnier.pri'hohnièr--ëu'de. pour prendre les prisonniers aux mêmes termes que ^'autres maîtres.i pôUV' lés prendre à. Encouragemens donnés aux>màitres. Obligation certain nombre personnel ' du gou- de publier tous les de recevoir tous les visiteurs. 4. à-la-fois. par manque d'industrie trouvent personne pour les prendre. tu. extraordinaires. y r 6. Obligation du gouverneur détails de son administration. y 5.

7° Ecoles» 3. soit pour faciliter le traitement des malades. i. Application de ce principe général. soit pour forcer le travail des paresseux. a. soit pour le simple renfermement des personnes accusées. Suffisance d'un seul homme de confiance. a* Prisons.60 PANOPTIQUE. soit pour la punition des coupables. autres usages du principe panoptique. de quelque grandeur qu'ils soient» . 4° Maison de travail. dans tousv les cas où un grand nombre doit être constamment sous l'inspection d'un petit. par l'intérêt du gouà verneur à la conservation do ses prisonniers.Toute autre restriction serait souvent nuisible et sûrement superflue. 5. 6° Manufactures. Etablisscmens à un point jusqu'à présent auxquels il est conséquent- ment applicable i i° Maison de sûreté. cause de la somme qu'il doit payera chaque mort. soit pour rendre l'enseignement facile ou porter le pouvoir de l'éducation inconcevable. 6° Hôpitaux. Soit pour réformer les méchâns. 3° Maisons de correction. pour des établissémens.

(f. PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. .PROMULGATION DES LOIS.

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le sceau du souverain apr aux lois.:.vi :.PROMULGATION . ce n'est pas la lire au peuple assemblé. '' ' " y i'" * ' . il farit la proune loi. ce n'est pas la mulguer.tous ces moyens peuvent être bons. Or» promulguer publier dans une ville au son de la trompette. pour la faire connaître. U faut qu'elle soit connue. des lois. . à reste-t-il faire? Que posé Pour se conformer à une loi.. Nous commençons par l'objet matériel» parla des lois mêmes r nous supposons promulgation le code général achevé.. '. ce n'est pas même encore en ordonner l'impression v.' •'*< ^.liPromulgation DÈS LOIS. as» : PROMULGATION DÈS RAISONS . .LOISy'.'v-DES!:.. mais on peut les cm* ployer sans accomplir l'objet essentiel s ils peu- .

.$.Î. calé . "KJ <. on ri'en a pas imité le plus d'autorité pour eu à cet égard aucune dé Moïse dès loisqui utilité relative et lo* Pé qui portait le plus beau caractère dé sagesse.. prescrit. ce qui convenait à tous > lieux..70 ' s . Je parle surtout des législateurs modernes. les temps et à tous les Bacon. \y i I .i S. et il n'est que trop fréquent de les négliger tous. qui a daigné employer son esprit à déduire deà vérités morales dès fables de là mythologie aurait pu trouver Un apologtïë^dâns cet 61* naturalistes ont regardé cohrmélëpïus sfùpidë et lé phis insensible des êtres vivans. Proà de c'est la une loi. Il y a plnsiëursmpyenl dé parvenir à ce but : on ne doit en négliger aucun. et au moins toutes les facilités de la s'ils ont quelques doutes sur ce qu'elle leur donner consulter.PRO^ULGATION / n^SïLO^SÀ fi U ? . t >' .!::.*. 14 vent avoir plus d'apparence que de réalité. et il est bien étonnant que l'exemple qui devait avoir les peuples chrétiens n'ait influencé» On a emprunté ne pouvaient avoir qu'une . L'oubli des législateurs à cet égard a été au-delà de tout ce qu'on aurait pu imaginer. parce qu'il abandonne ses oeufs sur le Sablé et laissé au hasard le soin de les faire seau » que les anciens .* [. è'èlt faire en sorte qu'elle soit habituellement dans leur mémoire. Nous trouverons dans l'antiquité des modèles à suivre. présenter l'esprit mulguer ceux qu'elle doitygouverner.

c'est un législateur qui* après avpfr fait des lois* les abandonne aux chances" fortuites. mais que le simple citoyen ne saurait connaître. ce serait ne rien faire pour le public.y et pense que sa tâche est finie au moment où le }î i ' de ses devoirs Commence.. Promulguer qu'elles sont à présent »soit les décisions antérieures des juges» soit même les statuts du parlement. l'expression d'une volonté positive.: U faut qu'elles existent. disent les mathématiciens »un chaos n'ena pas non plus. ku-. d'une érudition susceptible de toutes sortes d'erreurs : elles sont ce qu'elles doivent être. telles conduite. une loi conjecturale * sur laquelle lés sa* vans peuvent exercer leur sagacité. Que sont des recueils qu'on ne peut entendre? Qu'est-ce qu'une mornens n'ont des ceux qui que encyclopédie pour fugitifs de loisir? un point n'a pas de parties. pour promulguer dés lois.. . qu'on enclore. elles rie dépendent plus d'une d'une interprétation qui se contredit* qui varie. le droit non écrit est une loi qui gorivérne sans exister.* rait-il pu dire. plus important Il est vrai que. c'est-à»diré de véritables coutume lois . connue d'avance de celui qui doit en faire la règle dé sa les lois anglaises. ' . Ce à voulu représenter par-là.PROMULGATION UES LOIS^ fï'. Tout ce qu'ori appelle . . Les règles dé la jurisprudence reçoivent-elles de la part de l'autorité légitime une promulgation authentique: elles deviennent des lois écrites.

.PROMULGATION 72 DES LOIS.MJe.créanciers. qui donnent les moyens d'éluder la justice. il vaut mieux sans doute que do telles lois soient ignorées. dangereux: de faire ?connaître : par exemple. par exemple. . qu'il m'était défendu de me servir d'une certaine arme pour blesser qui que ce soit i mais ai-je dû présumer que le législateur a fait un délit présomptif. du port même de cette arme? La dissémination l'élendue des lois doit se mesurer sur des personnes qu'elles embrassent. favorables à l'impunité du crime. Si vous avez des lois. personnelles. mais cette notoriété ne s'étend pasàla j>erW). etc. si yonsjku'ssez dans votre code de mauvaises lois lois persécutrices.dès. de tromper des. Mais quel système de législation que celui qui gagne à être inconnu 1 Il est. : telles sont. estbon coercitives. Le code universel doit être promulgué pour tous.. le larcin * les injures la fraude. sa loi. Elle né s'étend pas à des circonstances dont on a pu faire un délit au accessoire. de frauder les. il.. qui est pourtant le motif sur lequel le législateur a compté pour faire respecter.çqtyyiens.impôts. comme servant d'acheminement délit principal J j'ai dû présumer..Lois'qu'il-serait.des lois qui semblent avoir une notoriété naturelle. encore qu'il est des*. Los . celles qui concernent les délits contre les individus. le meurtre* etc. de procédure. qu'elles ne soient pas connues des délateurs.

prudence. et leur fait l'énumération de tous les actes qui lui sont contraires. Le livre des postes est d'un grand service aux voyageurs. se trouve composé de pièces qui se montent et se démontent. Empêchez . Il reste donc à la morale proprement dite la prudence et la bienfaisance. n'ayant plus les mêmes pièges à redou? ter. Le corps de droit. et dont on peut mettre ensemble un nombre plus ou moins grand.PROMULGATION DES LOIS. La loi doit embrasser tout ce qui se rapporte à la probité. voilà de tous les livres le plus important et presque le seul qui soit nécessaire à tous. Voilà ce qui fait l'importance de cette distinction entre le code général et les codes particuliers. bienfaisance: voilà le sujet de la morale. S'il ne l'était pas comme livre de droit. Les enseignemens religieux recommandent aux hommes d'être justes : le livre de la loi leur explique en quoi consiste la justice. dans l'arrangement que j'ai proposé. marche dans un sentier plus facile. mais n'importet-il qu'à eux de connaître les réglemëns particuliers qu'ils ont à réclamer ou à suivre? Le code universel. 73 codes particuliers doivent être mis à la portée des classes particulières qu'ils intéressent. tout ce qui enseigne aux hommes à vivre sans se nuire entre eux. Probité. selon les facultés et les besoins des individus. mais garantissez la probité : la prudence. il le serait encore comme livre de morale.

Manière deprom ulguer le codeuniversel. Je voudrais qu'à seize ans. l'aspirant peut être tenu de produire un exemplaire du code. les hommes de se nuire. par par les des délits et les définitions contient qui ple. Telles étaient les bases de l'éducation Athalie à l'enfant Joas les Hébreux. Dans les cas où l'on exige une certaine éducation comme une condition nécessaire à la jouissance de quelque emploi. ou écrit de sa main. la bienfaisance réparatrice des torts et des injustices aura bien moins de malheurs à soulager. répond parmi que dans le temple la loi de Dieu : il n'est occupé qu'à étudier Dans son livre divin on m'apprend à la lire. que ne le sont aujourd'hui des juris- .74 PROMULGATION DES LOIS. La partie la plus importante doit être apprise : exemun coeur comme catéchisme celle. ou traduit dans quelque langue étrangère. un des premiers objets de l'enseignement dans toutes les écoles. sans retarder le progrès des autres études. On en doit faire le premier livre classique. raisons qui les ont fait ranger dans cette classe. Et déjà de ma main je commence à l'écrire.—Ecoles. les élèves des écoles publiques fussent plus versés dans la connaissance des loisde leur pays.

ce qu'ils doivent savoir étant hommes. » Ce philosophe n'aurait nouvelle que je propose. et les lois des époux dans la liturgie du mariage? La lecture publique dans les églises serait. et ce code serait bien volumineux si.PROMULGATION DES LOIS. « et non ce qu'ils doivent oublier. Les élèves traduiraient ce code national dans les langues mortes. « Apprenez à vos enfans. divisé en portions. un moyen d'instruction aussi peu coûteux qu'intéressant. ils le traduiraient dans la langue des poètes. il ne pouvait pas se lire en entier plusieurs fois l'année. pas condamné l'étude Eglises. . pour la classe la plus ignorante . 75 consultes blanchis dans les combats du barreau. disait un ancien phi« losophe. ils le traduiraient dans les langues vivantes. Pourquoi la lecture de la loi ne serait-elle pas comme chez les-Juifs une partie du service divin? Cette association d'idées ne serait-elle pas salutaire? N'est-il pas bon de présenter aux hommes l'Être suprême comme le protecteur des lois. de la propriété et de la sûreté? N'ajouterait-on pas à la dignité de la cérémonie en lisant les lois des pères et des enfans dans le baptême. Cette différence tiendrait à la nature des lois mêmes. langue maternelle des premières lois. le temps du service serait mieux rempli.

D'ailleurs. c'est mettre un étranger à l'abri des fautes où il aurait pu tomber par l'ignorance de la loi ou des pièges qu'on aurait pu lui tendre. les spectacles. Les intérêts des nations sont tellement mêlés. combien cette manière de procéder annonce de franchise et de candeur! . Si la nation qui doit obéir aux mêmes lois est composée de peuples qui parlent des langues différentes.76 PROMULGATION Lieux DES LOIS. Voyez quelle sûreté en résulte pour le commerce. lorsqu'elle parle pour ainsi dire à tous les yeux. les endroits mêles dans affichées doivent. quelle base de confiance dans les transactions avec les nations étrangères. Il convient de plus qu'on le fasse traduire dans les principales langues de l'Europe. divers. et qu'elle s'adresse à tous comme à autant de témoins qu'elle appelle à déposer contre l'infracteur. il faut une traduction authentique du code dans chacune de ces langues. l'esprit osent violer une loi. Les lois qui ne concernent que certains lieux.être places publics. Traduction. comme les marchés. qu'elles ont toutes besoin de connaître leurs lois réciproques. mes où l'on a besoin qu'elles soient présentes à d'hommes des Il est qui peu citoyens. en abusant de cette ignorance.

dit-on. dans les spectacles. voyageur. Moi étranger. selon son étendue. Lois concernant les contrats. comme quelques dévots en usent. 77 N'avez-vous rien de contraire aux ordonnances du roi? Question inepte et insidieuse qu'on fait dans plusieurs douanes. sera imprimé en forme de livre ou de tableau.PROMULGATION DES LOIS. et si je vous trompe. En embrassant un état. puis-je connaître ces ordonnances? Le roi les connaît-il lui-même? Ma réponse sera un piège ou un délit. dans les maisons d'amusement public. Présentez-moi vos réglemëns dans ma propre langue. on en fera un objet de police dans les boutiques. Les un seraient bien à voile sur jeter disposés fripons un témoin si incommode. Le code. tout citoyen sera tenu de se pourvoir du code qni concerne cet état. Il y a une espèce de promulgation spécialement adaptée aux conventions entre particuliers. Pour les objets d'une certaine importance. La place même où il doit être suspendu peut être déterminée. à l'égard de leurs saints. aux dispositions de biens. on pourrait exiger que ces actes fussent écrits sur un papier timbré qui porterait en marge une notice des lois concernant la trans- . Codesparticuliers. punissez ma fraude.

il suffit d'en posséder le pouvoir. Ce moyen est emprunté de la jurisprudence anglaise: mais les cas où on en fait usage sont bien peu nombreux. eu comparaison de ceux où on le néglige. c'est d'en établir de bonnes : or. IL Promulgation des raisons. autre chose est d'avoir trouvé ces raisons mêmes et d'être en état de les présenter sous le point de vue le plus avantageux. La difficulté.avoir une balance comparative du pour et dû contre. de les disposer dans le meilleur ordre. Un troisième problème plus difficile encore. de les mettre en harmonie. car on ne peut se livrer avec confiance à une raison . les bonnes lois sont celles pour lesquelles il y a de bonnes raisons à assigner. qu'autant qu'on a les moyens de s'assurer . Trouver une raison isolée pour une loi. c'est de donner à toutes les lois pour base commune un principe unique et lumineux.78 PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. il suffit de savoir écrire : pour en établir. de leur donner la et la plus grande clarté plus grande simplicité dont elles soient susceptibles. Pour écrire des lois. Il faut . J'ai recueilli avec empressement ce grain d'une semence nouvelle pour en propager la culture. ce n'est rien faire. et où il serait également utile. action dont il s'agit. Mais autre chose est de donner des lois justifiables par de bonnes raisons.

stinct : ils ont senti un mal. La sagesse des rois ne devait pas être révoqué' en doute. Ce qui a dirigé les législateurs sur les c'est une espèce d'inpoints les plus importans. non disputantes. 79 qu'il n'en est point de plus forte qui agisse en sens contraire. de les C'était d'ailleurs un tribut qu'il payait aux idées de son siècle.PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. ils en ont cherché confusément le remède. ch. Sic volo. ratione voluntas : telle 1 Je parlerai bientôt de quelques exceptions honorables. scient. Jusqu'à présent les raisons ont été regardées 1 des dans les lois II ne faut pas s'en hors-d'oeuvre. Chercher un plan dans cet entassement divers d'ordonnances. Que dis-je? on avait mis en principe qu'une loi ne devait porter que le caractère de l'autorité absolue. étonner. qui ne doit offrir que l'expression pure et simple de la volonté du législateur. xxxn. appliquée à la loi même. stetpro étaij leur devise. a Leges decct essejubentes. On a fait les lois à-peu-près comme on a bâti les premières villes. ne veut pas qu'on assigne des raisons aux lois : il n'y voit qu'une source de disputes. Bac. La maxime de Bacon est parfaitement juste. et surtout au prince dont il n'était que trop le courtisan. . Voyez tome 1. ce grand restaurateur de l'entendement humain. sic jubeo. qu'un moyen * affaiblir. ce serait chercher un système d'architecture dans les chaumières d'un village. de augm. Le chancelier Bacon.

l'excluent absolument des connaissances de détail qu'un tel ouvrage demande. les notions sur les principes des lois étaient trop imparfaites pour servir de base à un système raisonné. Il y aurait plus de codes raisonnes. le genre de vie qu'il a dû mener. La composition d'un code de lois n'est pas un ouvrage de prince. Engagés dans les labyrinthes de la jurisprudence. S'il n'en avait pas besoin pour satisfaire lepeuple. il le voudrait pour se satisfaire luimême. qu'ils le sont en pouvoir. Il était plus capable que personne de sentir la faiblesse des meilleures raisons qu'on aurait -pu donner pour justifier la plus grande partie des lois existantes. Celui qui a de quoi convaincre les hommes les traite en hommes: celui qui se borne à commander avoue l'impuissance de convaincre. Celui qui se sentirait la force de fournir cette carrière ne renoncerait pas à la partie la plus flatteuse de son emploi. un Charlemagne. un Frédéric. Il faut convenir qu'à l'époque où vivait Bacon. Il sentirait qu'on ne veut prendre le privilège de l'infaillibilité qu'au moment où l'on renonce à celui de la raison. les devoirs auxquels il estassujéti.PROMULGATION 80 DFS RAISONS DES LOIS. si ceux qui font les lois se croyaient aussi supérieurs en lumières aux autres hommes. un César. et il ne fallait pas les exposer à une épreuve qu'elles n'auraient pu subir. La situation où le souverain se trouve. n'au- .

mais l'exécution exige un genre d'expérience qui ne saurait leur appartenir. quoiqu'il accompagne la loi. c'est le commentaire de la loi. Ce n'est pas la loi même. et qu'on n'a pas à craindre cette vénération quand Alors les lois profiteront de qu'on porte à l'homme de génie sa rivalité. qui donne L'authenticité aux lois. Ce n'est donc pas du prince. La loi a le sceau de l'autorité suprême : le commentaire. Le pouvoir aux charme l'imagination et s'allie naturellement idées de prudence et de sagesse. si le nom du souverain a plus d'influence sur le siècle présent. D'ailleurs. 8l raient plus été que des hommes ordinaires. d'en reconnaître le mérite et de lui prêter son appui. parce qu'on ne voit plus les faiblesses de l'individu. C'est le rédacteur qui doit les présenter. mais la mort dissout cette union. inférieurs à ceux qui avaient blanchi dans des études arides et des méditations abstraites. pour caractériser un grand homme parmi les souverains. n'a point d'autorité légale et garde à sa suite un rang subalterne. . c'est à lui seul à en répondre. que les raisons justificatives seront censées venir. Supposez un code parfait : il suffirait. il n'est plus. et son nom pourra servir. le nom de l'homme de génie en obtiendra^pius sur l'avenir. au lieu qu'elle ajoute au respect qu'on porte aux grands talens.PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. Leur génie aurait pu suggérer de grandes vues.

en me soumettant à la nécessité d'expo« ser mes raisons à côté de chaque loi. et commençant ainsi le compte rendu de son ouvrage . la tyrannie ne peut pas adop« ter cette forme* elle y trouverait sa condamna« tion. une loi oppressive est . Je ne m'enveloppe point v de ténèbres savantes. pas une qui ne m'ait paru. Je me représente ce jurisconsulte chargé de ce. « Sire. « Sire. meilleureque toute autre qu'on pourrait « lui substituer. « L'arbitraire cesse. les lois « que je vous propose ne sont pas le produit de « mes caprices : elles ne renferment pas une dis« position qui ne m'ait paru fondée sur des princecipes d'utilité. présentant les fruits de son expérience et des études de sa vie. « Vous y verrez la conformité de chaque loi avec « le but que la loi se propose. Cesraisons m'ont paru si simples. j'ai voulu « vous rassurer sur l'emploi de votre puissance.relative« ment aux circonstances de la nation pour qui j'ai « travaillé. si je ne me « trompe. j'ai l'assurance de ne pouvoir tromper « ceux qui me jugent. Je refuserais le dangereux honneur « de la confiance : je ne demande que l'examen. à les défendre contre des invasions précipitées. J'en appelle à l'expérience « commune. Chaque disposition « portant avec elle sa raison même.8a PROMULGATION DliS RAISONS DES LOIS. Une loi capricieuse. que « j'aipu les exposer toutesdans un espace très limité. si faciles à déduire d'un seul principe. si « claires. noble travail.

et « qui n'en a point en sa faveur. mais on les commande. plus elle jouit de sa récôm« pense.PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. . Une innovation a toujours besoin d'être justifiée. pilation langage. Une innovation qui s'étend au système entier des lois a besoin de l'être par les raisons les plus fortes. si elles étaient constamment accompagnées d'un COMMENTAIRERAI6. et l'on aurait vu celte alliance qui est encore à naître entre la puissance qui sanctionne des lois et la sagesse qui les justifie. comme des secrets d'état. qu'il n'est pas « permis au peuple d'approfondir. On les fait passer sous des prétextes politi« ques. La rnain du plus « vil jurisconsulte tremblerait s'il était forcé de se « déshonorer aux yeux de l'univers en cherchant « une apologie pour une loi que l'équité condamne. La justice seule « ne craint pas la publicité : plus elle est appelée à «se faire connaître. » C'est ainsi que le chancelier de Frédéric aurait s'il avait eu à lui à ce homme. grand parler pu raisonné au lieu d'une comun code présenter eût ce Frédéric été de digne justinienne. « Il n'a été que trop commun de faire de telles « lois. 83 « uiie loi qui a de fortes raisons contre elle. on ne les raisonne « pas. Entrons dans un plus grand détail sur les différentes utilités qui résulteraient d'une application soutenue et constante de cette méthode. Je dis d'abord que les lois.

si on entre dans l'intimité conseil des sages. à se concilier l'affection propres plus Tous ces heureux effets sont intimement liés entre eux. sous une forme austère. ne s'adressent qu'à l'obéissance qui est triste par elle-même : elles ne savent pas déposer leur sévérité pour parler aux hommes comme un bon père parle à ses en- fans. Accompagnez vos lois des raisons qui les justifient. plus faciles à concevoir.' Les compilateurs ont fait de leurs ouvrages un exercice de patience.34 PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. Les lois. Ce qui rend les livres de jurisprudence secs et si ennuyeux. c'est une avance pour obtenir les autres. tes hommes. le défaut de liaison. plus aisées à retenir. c'est la confusion. l'arbitraire. mieux à tous égards le but SONNE.rempliraient du législateur : elles seraient plus agréables à étudier. la difficulté de découvrir des raisons dans ces amas de lois incohérentes et contradictoires. si on participe aux secrets du . ils ne s'adressent qu'à la mémoire. les nomenclatures barbares. Si l'étude des lois est aride. — C'est un repos ménagé dans une carrière un de et aride : ce sera moyen plaisir si fatigante à chaque pas qu'on fait on trouve la solution de du quelque énigme. c'est moins par la nature du sujet que par la manière dont il est si traité. ils négligent la raison. Obtenir l'un. l'apparence de caprice.

et bientôt il ne sera plus permis d'ignorer ce qu'on aura rendu facile et agréable à apprendre. avec l'intelligence immédiatement communique de ceux qui l'ont faite. on y trouve encore un manuel de philosophie et dé morale. Cet exposé des raisons rendra vos lois plus faciles à concevoir. pour les gens du monde. la lumière augmente. C'est un attrait pour la jeunesse. pour tous ceux qui se piquent de raison et de philosophie. on ne comprend bien que les choses dont on comprend le pourquoi. il ne peut plus rester de doute sur la véritable intention dn de ceux L'intelligence qui la lisent législateur. 85 législateur. Elles servent de lien et de ces dispositions qui ne seraient sans elles que des fragmens et des ruines dispersées. C'est une source d'intérêt que vous faites du sein d'une étude dont l'ennui repousse tous ceux qui n'y sont pas attirés par aujourd'hui jaillir la nécessité de leur condition. Les lois accompagnées de ciment à toutes . Les lois seules pourraient se comparer à un dictionnaire de mots.PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. mais ajoutez-y la raison de la loi. Les raisons sont une espèce de mémoire technique. plus il est aisé de les retenir. Les termes de la loi peuvent être clairs et familiers. Une disposition dont on ignore le motif ne jette pas des racines profondes dans l'intelligence. si en étudiant le livre des lois. Plus les lois se conçoivent facilement.

il est sur ses gardes. se mettre en sa place. non par une crainte aveugle. deviennent une espèce de guide pour les cas où la loi serait ignorée : on peut ses dispositions. la loi la plus absurde. il se livre plus à ses défiances qu'à son jugement. et par la connaissance acquise des principes du législateur. et de faire obéir aux lois.80 PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. on lui donne des raisons. Ces raisons mêmes. Dans les cas où on craint le peuplé. A entendre les novateurs. mais ce moyen extraordinaire réussit rarement. A entendre la foule de jurisconsultes.. toutes les lois se trouvent condamnées et défendues avec un aveuglement égal. de satisfaire le jugement public. mais parle concours des volontés mêmes. Fautes de raisons. là loi la plus salutaire sera l'oeuvre de la tyrannie. parce qu'il est extraordinaire. surtout si son origine est inconnue. Le peuple soupçonne alors quelque intérêt de le tromper. le deviner ou conjecturer ses volontés. non par un principe passif. . leurs raisons sont comme une langue dont on possède les principes et les analogies. comme on présume celles d'une personne raisonnable avec laquelle on a vécu et dont on connaît préjuger les maximes. Mais le plus grand avantage qui en résulte est celui de concilier les esprits.? • la sagesse même. passera pour .

l'obéissance à la loi se distinguerait à peine du . i . le droit des gens. Les personnalités. et mille autres moyens. qui j n'est qtie du ressort de la morale . ne sont que des ressourcés inventées contre cette manière d'abréger et de résoudre les controversés. fondée sur des raisons j s'infuserait pour ainsi dire dans l'esprit public. le code de l'opinion se formerait par analogie sur le code) des lois* i et dans cet accord de l'homme et du citoyen. à la loi. La raison énoncée ramène sans cesse au but du législateur.PROMULGATION DES RAISONS. voilà la raison assignée raison est-elle bonne? est-elle mau- vaise ? La question est réduite à ce terme simple : or ceux qui ont suivi le progrès des querellés politiques sàvertt que l'objet des chefs est surtout d'éviter ce fatal écuéil. elle deviendrait la logique du peuple . Une interprétation fausse ne pourrait pas . • y y Le commentaire raisonné sera d'une utilité sensible dans l'application des lois. r ] î^y < La loi. ceux qui auraient pu s'en écarter.'Cette Voilà la loi. les antiquités. elle étendrait son influencé jusque sur cette partie de la conduite. C'est une boussole pour lès juges et pour tous les employés du gouvernement. le droit naturel. cet examen de l'Utilité. sentiment dé la liberté. 48j Exposer les raisons des lois* c'est désarmer les frondeurs et les fanatiques* parce que c'est donner à toutes les discussions sur les lois un objet clair et déterminé. DES LOIS.

Il n'y aura plus moyen de conserver dans les codes des distinctions des dispositions inutiles. Un cortège aussi respectable en impose au novateur le plus téméraire. les yeux. Le besoin de fournir à chaque loi une raison proportionnée sera d'une part un préservatif contre une routine aveugle. les inconséquences deviendraient trop saillantes. La route de la loi est éclairée dans toute son étendue. Si vous êtes toujours obligé d'énoncer un motif. ne rien admettre sans preuve.88 PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. l'adoption de cet usage est recommandable par son influence sur le perfectionnement des lois. Sous un point de Vue plus général encore. Les parties les plus défectueuses tendraient sans cesse. Une bonne raison est une sauve-garde qui les défend contre les changemens précipités et capricieux. par cette comparaison. La force de la raison devient la . et de l'autre un frein contré l'arbitraire. Les erreurs de bonne foi deviennent comme impossibles . les disparates du bon et du mauvais blesseraient tous fantastiques. et les citoyens sont les juges des juges. les prévarications ne pourraient plus se cacher. cadrer avec cette raison. il faudra penser au lieu de transcrire. se faire des idées distinctes. des gènes surérogatoires. Celles qui auraient atteint leur plus haut degré de perfection ne pourraient plus le perdre. à se corriger sur le modèle des plus parfaites.

portent sur des vérités si palpables. prépare les voies à toutes les autres vérités. en punisse les différentes espèces selon la malignité relative. à quoi bon employer le raisonnement pour la produire? Il est des vérités qu'il faut prouver. Le but du raisonnement est la conviction : or sila conviction existe déjà tout entière. une fois reçu. mais qui n'en ont . C'est comme une ancre qui ëmpêr che le vaisseau de flotter au gré des vents* ou de dériver insensiblement par la force d'un courant invisible. qu'elle ne punisse pas ou qu'elle punisse d'une peine moindre desactes quiont les caractères extérieurs de l'ossassinat. L'assassinat est une mauvaise action. Il faut démontrer les vérités palpables pour faire adopter celles qui né le sont pas. puisqu'elles sont reconnues* mais pour conduire à d'autres vérités qui en dépendent. 89 force de la loi. Si donc il est besoin d'analyser les funestes effets de l'assassinat. et surtout lés lois essentielles. qui. On dira peut-être que les lois. tout le monde ert convient : la peine en doit être sévère. ce sera comme un degré nécessaire pour amener les hommes à trouver bon qu'elle quelaloidistingueentrëdifférensassassinats.PROMULGATION DtS RAISONS DES LOIS. qu'il n'est pas besoin de les prouver. G'esÇpar elles qu'on parvient à faire recevoir le y rai principe. non polir elles-mêmes. tout le monde en convient encore.

IL y a sans doute des cas où la diversité des circonstances locales demande une diversité dé législation. faute de cette première démonstration. à cet égard. par exemple. Il faut bien distinguer. lé suicidé y le le meurtre après une provo duel. l'infanticide. sont jusqu'à présent restées couvertes d'un nuage. De même. s'il faut exposer le mal résultant du vol. qui. cation violente. C'est qu'elles Ont été jetées au hasard sans liaison et sans symétrie. C'est en particulier pour ramener à ce genre de délit des actes qui n'ont point reçu ce Caractère : c'est à d'autres actes en détacher qu'on rapporte pour ce délit sans raison suffisante. ce n'est pas pour amener les hommes à convenir que le Vol est mauvais. C'est. c'est pour les amener à convenir d'Uné foule d'autres vérités. et beaucoup moins nombreuses qu'on ne paraît communément le croire. et pour établir des différences correspondantes dans les peines. pas les fruits amers . pour rassembler sous ce chef toutes ces espèces.. Mais ces cas pourraient n'être que des exceptions assez peu nombreuses. ce qui est d'une nécessité absolue et ce qui est d'une nécessité temporatre$ij3Bs différences d'une nécessité . en un mot. c'est qu'il n'y a point entre elles de mesure commune.90 PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. Pourquoi les lois de chaque état sont-elles ignorées dans tout autre?.

raisons clairement énoncées. justifier. dans desquels on veut trouver une raison à tout. . et dans lesquels on imagine que trouver une raison à ïme .* Si les législateurs avaient été guidés par le principe ces recherches seraient sans objet ? de l'utilité. les lois* dérivées d?un même principe et tendant vers un même but.PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. c'est la loi. Depuis que les philosophes ont commencé à comparer lès lois des différons peuples* lorScjUHls peuvent leur deviner quelque raison. l'esprit le à découvrir dans le chaos des lois plus brillant. né se prêteraient pas à. c'est-à-dire. ces systèmes. c'est une. celui de fonder un système de lois sur des ..u^ y i y . pu saisir entre elles quelque rapport de ressemblancefjôu de contraste. .espèce de découverte. plus ingénieux que solides. il emploie tout son esprit. 9! absolue sont fondées sur des circonstances qui ne peuvent pas changer. Une législation raisonnée se préparerait de loin une domination universelle. les raisons qui peuvent avoir conduit les législa- . Les différences d'Une-tiéce&V site temporaire sont fondées sur des circonstances • >''' accidentelles qui peuvent changer. Montesquieu a souvent égaré ses lecteurs. S'il est un moyen de rapprocher les nations* c'est sans doute celui que je propose. La communication libre des lumières propagerait en tout sens ce système tlès l'instant de sa création.

Dans la loi civile. abondance. La science des lois. et quand on lui accorderait qu'il a eu la révélation de leurs vrais motifs. mais cette raison était-elle bonne? Si elle était bonne à quelques égards* était-elle la meilleure? •S'ils avaient fait une loi. il veut leur prêter une intention de sagesse dans les institutions les plus contradictoires et les plus bizarres. les raisons seront déduites de la nature du mal des délits et de celle dés remèdes dont ils sont susceptibles : ces remèdes sont de quatreclasses: remèdes^r^uem^. c'est-à-dire. voilà l'examen où il ne descend presque jamais. Dans la loi pénale. sûreté. remèdesjpettaM. rcmkhsnsatisfactoires. Les raisons qui s'appliquent au détail des dispositions ne sont que des vues d'utilité subordonnée. est bien plus simple qu'on ne serait porté à le Croire après la lecture de Montesquieu. quoique si peu avancée. les raisons seront tirées de quatre sources. n'auraient-ils pas fait mieux encore ? Voilà l'examen qui reste toujours à faire .9* PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. directement opposée. remèdes siip* pressifs.t\ . des quatre objets sur lesquels le législateur doit régler sa conduite dans la distribution des lois privées : subsistance. égalité. Le principe de l'utilité ramène toutes les raisons à un seul centre. que faudrait-il en conclure? Ils ont agi par une raison. teurs.

Chaque branche de loi a ses raisons à part. Dans la financé. g'! Dans la procédure. en matière du police. plus souvent. ce n'est point qu'on n'ait pas osé. —choix de l'impôt pour éviter les inconvéniens accessoires. la procédure civile. non-seulement mais encore une dérogation positivé à d'anciens usages. on tirera ses raisons dès deux objets principaux : épargne dans la dépense pour éviter le mal de la contrainte. Necker. Si on ne l'a pas fait. Telle a été la causé de ces préambules qui ont fait tant d'honneur à M. d'assigner des raisons : le code civil. célérité£. mais toujours subordonnées au but général de l'utilité. } économie. il a fallu que l'autorité se justifiât ellemême. Leurobjet faire à cet égard.PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. le code pénal. de finance et d'économie poHtiest plus moderne * il a fallu tout que. déterminées par son but particulier. Turgot et à M. les raisons prendront égal lement leur source dans les divers buts qu'on doit se proposer : droiture dans les jugemens. à des préjugés : il a donc fallu les combattre . parce qu'on n'avait rien trouvé dans les anciennes lois. Il y a des parties de la loi où l'usage d'assigner des raisons a été suivi jusqu'à un certain point. la procédure pénale. c'est . Mais il y a des branches de législation bien plus il n'est dans lesquelles pas d'usage importantes. et ce qu'on a fait était lé une innovation.

Si les chanceliers des rois avaient été des Turgot et des Necker. ils auraient. une logique qui avait cours au barreau. Ainsi pour présenter de la manière la plus avantageuse la raison d'une seule loi. Il fallait avoir analysé le et l'avoir séparé des deux principe de l'utilité. Mais une raison isolée est bien peu de chose. qu'à moins de les avoir préparées pour le tout ensemble. il fallait avoir'formé le plan d'un système raisonné de toutes les lois. il fallait avoir auparavant jeté les bases d'un système raisonnable de morale. c'est faire voir . il ne faut que posséder une certaine place : pour faire une loi raisonnable et raisonnée. comme eux. on ne saurait en donner* avec certitude* pour aucune partie. su le n'a faire. Pour assigner une véritable raison à une seule loi. techniques. mais un sentiment confus lés avertissait que le public aurait bien pu ne pas avoir la même complaisance et ne pas se . faux principes. si elles sont bonnes. senti plus d'orgueil à donner des raisons qu'à faire des édits. Les raisons des lois.: payer du même jargon. des fictions convenues. Lés avaient juristes pas qu'on parce des raisons entre eux une langue particulière.94 PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. il faut être digne de cette place. Donner la raison d'une loi. sont tellement liées. mais pour faire une loi.

du curateur envers l'insensé . Je suis si convaincu de la nécessité de cet exposé des raisons. est d'émpècher les individus dans la recherché dé leur propre bonheur. Se fier à ce qu'on appelle instinct du juste. le seul qui soit}évidënv4 ment et incontestablement nécessaire. sentiment du J'ai vu par mille expériences que les plus grandes méprises se ca- vrai. en les accompagnant d'un commentaire raisonné où les dispositions. 1 telle ou telle action ne suffît àtrpas ppiir inspire toriserà la prohiber. 1 la répugnance qUé:nous D'après ce principe. J'ai exécuté un système de lois pénales. Imposer des gênés à l'individu pour son propre bien. Une telle prohibition ne se-v. c'estl'office dé l'éducation. Ce n'est pas une idée simplement spéculative que je recommande. * ^ rait fondée que sur le principe d'antipathie^ La satisfaction que nous fait éprouver îtelle OU telle action ne suffit pas pour autoriser à faire UiVë loi qui l'ordonne. c'est rarement l celui du législateur envers lé peuple.PROMULGATION comment DES RAISONS elle est conforme DES LOIS/ CjS'c au but dé Tutijitê. c'est une source d'erreur. Cette loi ne serait fondée tjùë * ^ sur lé principe de sympathie. de détruire une quantité plus grande du bonheur d'autrui. . même les moins importantes. Le grand office des lois. sont justifiées. c'est l'office de l'adulte envers le mfc neur. que je ne voudrais m'en dispenser à aucun prix.

est juste. Cet exemple pourra également servir de résumé à l'ouvrage. il sera toujours possible de le traduire dans la langue de la raison. en faisant voir comment les principes ont été mis en oeuvre. ce premier guide. comment la théorie a . sont l'unique source des idées claires en morale : ces idées peuvent être rendues familières à tout le mondé» Le commentaire raisonné ne vaudrait rien * s'il ne pouvait être le catéchisme du peuple. J'ajoute ici en exemple de. Ce genre d'exactitude serait ici superflu. Les peines et les.96 PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS.premier chapitre du code pénal. cet avant-coureur de l'esprit. Je ne le donne ni en entier ni avec toutes les formes et tous les renvois qu'il devrait avoir s'il était question du code même. Si le sentiment.cette théorie le. chaient dans tous les sentimens qui n'ont pas été au creuset de l'examen. comme j'ai eu souvent à le répéter. plaisirs. passé en exécution.

. ï)es injures personnelles simples. pour les distinguer page 176. 9 ARTICLE PREMIER. L'INJURE personnelle simple (i)est ou positive ou négative. s'abstient de l'aider (g*). vi. et qu'en conséquence le mal arrive. Ce même article a été cité comme exemple de la distribuVoyez premier vol. J'ai mieux aimé répéter ici une page ou deux. Il y a injure personnelle là où. Il y a injure personnelle simple négative (/) là où. PÉNAL. tion des matières ce chapitre incomplet. SIMPLES. 97 PARTICULIER. que de laisser 7 . Injures corporelles dès injures mentales. — simples. chap. sans cause en voyant un autre légitime.. 1 De la division des délits. un individu. sans causé légitime (a) simple positive cause (b) où contribue (c) à causer à un autre une peine corporelle. nr. des injures corporelles irréparables.INJURES PERSONNELLES — TITRE CODE. sans qu'aucun mal corporel ultérieur (e) en arrive. dans les titres particuliers. dans un état de danger. etc. ou grave un individu ou légère (d).

qu'on ait opéré le mal par lés mains mêmes de celui qui souffre. — Ainsi le mal de ce délit peut varier du malaise le plus faible aux plus douloureuses tortures. feu. . comme en l'engageant à marcher sur Un piège ou sur une fossé . Renvoi au titre général des co-dé» linquans. -. Tout ce qui a lieu contre le gré de la partie lésée.qu'on se soit servi de — de ou de la lumière du l'eau. — qu'on ait donné une ou force autrement drogue malfaisante. le paih d'un homme qui a faim. N'importe ni de quelle façon ni par quels moyens le mal ait été fait : que la personne ait été battue ou blessée. . moyens de justification. fût-ce le plus léger attouchement. qu'on ait présenté quelque objet hideux on dégoûtant à la vue. l'air. (a) Sans cause légitime. la médecine d'un malade ï — tous ces moyens et tous autres qui ont le mal pour objet sont ^enfermés dans la définition de Vinjure personnelle simple. Renvoi au titre général . (c) Contribue. — qu'on ait éloigné de lui des moyens de secours nécessaires. au touchpr ou au goût. * (b) Cause.Ç)8 INJURES PERSONNELLES SIMPLES. personne innoquelque — cente. (d) Grave ou légère. Eclair cissemens. par — qu'pn ait fait servira sa malice un chien ou — ou une autre animal.

s'il le peut sans s'exppser lui-même à quelque inconvenant sensible. bannissement de la présence de la partie lésée pour un temps ou à perpétuité. non simplement par paresse. 99 (3) Ultérieur. Renvoi au titre général des délits négatifs. EmprisonnejnentK Ceci. . ou unenrpri*. Ammde. sonnement» etc. et d'un témoin qui. Tel serait le cas d'un homme. Cette obligation est d'autant plus v forte que lpf danger paraît être plus-grand pour l'un. mais parmalice ou par qpelque intérêt pécuniaire. Le dé(it serait plus grand s'il se fût abstenu d'agir. et la peine de l'en préserver moins grande pour l'autre. Si un dommage ultérieur en arrive i le défit n'appartient plus à ce chef: ce serait une injurpipersppnelle irréparable. endormi près d'un foyer. l\> Dans les cas très graves. Caution pour la bonne conduite. . 2. voyant les habits du prémipr prendre feu. A la discrétion du tribunal. ' ' Peines."ne ferait rien pour l'éteindre. 1. à choix et à discrétion3. Ceci encore à choix et à discrétion. (/) Négative. Tout homme est tenu S'abstient (g) de Secourir celui qui a besoin de secours.INJURES PERSONNELLES SIMPLES. de l'aider. Ceci à choix et à discrétion.

Aggravations. au choix du tribunal : plus ou moins de publicité. . Chacun de ces articles demande des renvois à diverses sections du titre général des Peines. sauf à en employer autant ou aussi peu qu'il le jugera conforme aUx règles générales qui lui sont prescrites. Vextra de la peine doit être dans une pénitence caractéristique. le code pénal en entier.100 JNJUjPtiS PERSONNELLES SIMPLES. La faiblesse. B. Lorsque la partie lésée est telle1 II est impossible fois : pour répondre de donner tous les éclaircissemens à-la- il faudrait publier & toutes les difficultés. A discrétion. Lorsque la partie lésée est du sexe féminin.. C'est là qu'on aura expliqué ces phrases : à option et à discrétion. • 5. Lorsque l'offènsëponrrait être le père. c'est une façon concise d'exprimer qu'il sera loisible au juge d'infliger cette peine ou de ne pas s'en servir. le grandde l'offenseur. On prie le lecteur d'observer que cet exemple a eu principalement pour objet de montrer l'usage du commentaire raisonné. à sa discrétion.. père 2. cela signifie queie juge doit employer une certaine quantité de cette peipe. La supériorité d'âge. sous le 1 titre des Peines. A option. Dépens réglés à option et à discrétion. /y. Le sexe. et le délinquant du sexe masculin. 3.'. i. ou à plus forte raison. *.

Quasi-paternité. le délit. soit par la différence des armes. à moins d'une clause spéciale pour cet objet. 6. par la confiance du père ou du tuteur. si le délinquant à l'âge de la majorité. Lorsque le délinquant est mineur. t Le Coupable en tel cas doit toujours faire. mais moins. . grand-père ou grand'mère avec le délinquant. —Voyez de plus les lois sur les maîtres et les domestiques. avec les mains liées au-dessus de la tête. en sus de la peine. qu'elle ne saurait se défendre avec quelque chance de succès. qu'occasionellement. impossible. La paternité. 4» f**. Lorsque la partie lésée est dans la relation de père où mère. 5. et une inscription qui fasse connaître . Cette circonstance a encore de la force. les apprentis et les esclaves. et que la partie lésée est son tuteur^ son précepteur ou son maître '. Cela rie s'étend pas à des personnes qui ne sont chargées que de quel-' et ne l'ont sous leur garde ques détails de son instruction. Celui qui nous élève est un second père. ÎOÏ ment inférieure^ soit par la force naturelle. un comme serait un maître d'écriture. nombre.INJURES PERSONNELLES SIMPLES. — suj>lcsrtoiirnaUers. est parvenu. une pénitence plus ou moins publique sur le siège du repentir. maître à danser. Lorsqu'à raison du nombre des agresseurs. la résistance devient très inégale ou . 1 Ceci ne regarde que les personnes en chef'qui ont soin du mineur.

Vextra de la peine doit consister dans une pénitence caractéristique à volonté . où il tend de nuit quelque piège. \o. soit par un masque. Viôlatioii dyasile. 11. 9. i3. Irruption nocturne: C*est lé cas où le délit prémédité est commis de nuit. ou qu'on l'a tentée pour entrer dans' le domicile dé là partie lésée. il fiiut un extra dans la peine qui là rende caractéristique. C'est le cas où le délinquant entreprend de se cacher. S'il n'y a point d'atténuation. long-temps à l'avance.10» INJURES PERSO^NEtLES SIMPtÉS. Violation du éomiheit. Il est écrit : Que le soleil ne se couché pas sur vôtre colère. Préméditation.• publicité plus ou moins grande à discrétion. G'est le cas où le délinquant. soit par un habit qui lui . par exemple. une haie. après qu'on s'est placé en embuscade pour attendre le moment favorable. 8. ou qu'on a fait effraction. ou dans un chemin creux. comme pour une injure semblable faite à un parent. rière un mur. Plus le délit a été prémédité 7. derl'improviste. ou de se dérober par d'autres moyens aux poursuites de la justice. C'est lé cas où l'agresseur fait une attaque subite pour prendre son adversaire à —s'il se cache. Embûches. Clandestinité. Déguisement. 11. plus l'aggravation est forte.

supérieur à celui de la partie lésée. 1 On peut voir d'autres aggravations sous différons titres. contre le gou: vernement j contre la religion. provoqué. destruction. C'est secondement lorsque le suborneur. ou un acte de destruction clandestine et violente. Pénitence caractéristique. ou de l'empêcher de faire telle ou telle chose : le délit néanmoins n'étant pas un vol. ayant les gages de son iniquité pendus autour du cou. et que le suborneur peut faire valoir en peine. insultes personnelles. vol. pu d'un rang très.de fer. soit avec le. • Pour i'extra-peine * il doit faire une pénitence * plus ou moius publique. est sensiblement plus faible. C'est le cas où le délinquant a été loué à prix d'argent pour commettre le délit. masque . ainsi. sa faveur quelque provocation reçue. \B* Projet de coercition. veut se rendre ^ méconnaissable.l 14.INJURES PERSONNELLES SIMPLBS... délits contre la justice. t . lequel il s'était déguisé. Il y a des cas où l'on ne doit pas infliger cette à moins que le délit ne fût extrêmement grave. plus ou moins publique h discrétion. C'est. soit dans un accoutrement pareil à celui dans. C'est premièrement lorsqu'il n'est pas prémédité.' contre le droit des nations. Salaire. attaques lascives.le cas où l'objet du délit était de forcer la partie lésée à faire telle ou telle chose. 103 donne un autre état que le sien.

ce tort peut être d'une nûlare légale ou morale. soit le public en général . ce peut être une base d'atténuation. force limité ou perpétuel. -?.I04 INJURES PERSONNELLES — SIMPLES. —le bonnet du repentir. — travail de Confinement. ? Il n'importe pas à qui le tort en question se qu'ilih'a rapporté injmédiatëmënt. Ce qui constitue la provocation c'est un fort. -f-f bannissement.. vous croyez Elle porte sur un point de loi. discrétion} . soit là partie même qui est provoquée^ ?spit une personne qui lui est par-. A(ténuationsA Lorsque le délinquant a reçu réellement ou qu'il croit sincèrement avoir reçu une provocation de la partie lésée.-jpar . Ceci à. etque réellement il ne. .lorsque pas le droit de vous faire tel où tel doïn> mage. la presse d'extorsion. même imaginaire . ticulièremcnt chère. fournit quelque degré d'atténuation. Elle porte sur un point de fait quand . • ^ Ceci à choix.vous croyez avoir reçu quelque dommage de votre adversaire.^ ^ Eclaircissemèns.voùs en a fait aucun. La persuasion réelle d'un tort. Amende j usqu'à totalité do ses biens. — Extra-peine. et que réellement il en a^lé droitïyty r ? . pénitence caractéristique'.' Il n'importe pas que la supposition erronée dans ce cas porte sur un point de fait pu sur un point de loi.

en général.le redressement légal.XJn tort moral est tout acte punissable ou non par les lois. de *perfidie ou d'in. : > < ' . car tout homme doit être cher à tout homme. L'atténuation La gravité dans cette. qui est fournie par la provocation des circonstances est plus grande en proportion suivantes: i° La gravité du tort.doit pas être estimée simplement d'après le mal d'un tel délit pour la société.vous excite à le c'est un moindre si délit vous l'aviez que frapper. lequel ^ comme étant nuisible à la partie lésée^est sujet à être puni par la censure du monde jf par exemple. et que le chagrin que Vous res-» sentez de sa mauvaise conduite . mais surtout. lo5 les intérêts du public doivent être chers à chacun.. un acte d'insolence... soit la personne même de qui vient la provocation . d'après sa tendance particulière à exciter leur ressentiment. frappé ^dans le cours d'une querellé fondée sur ! f c> : vos propres intérêts. Le tort peut être légal ou moral : un tort légal est celui qui est ^punissable' par les îois. gratitude. : . '±° sa'date récente.INJURES PEHSONNELLKS SIMPLES. Eclairçissemens. Par conséquent. si vous croyez voir quelqu'un se jeter dans un vice. . occasion ne. . Observation générale. 3° la difficulté que peut avoir trouvée là psfrtie lésée k obtenir.

mais depuis le temps où elle sera parvenue à la connaissance de la partie lésée . perdu le bràs'én conségpence dès coups . et ne venant à être conniié qu'après le reste$sejîà'censée un renouvellement dé la provocation uçotnme si. s'il s'est écoulé plus d'un mois depuis qu'elle a été reçue avant lé fait pour lequel elle est allé* î?0ne provocation datera» non depuis son origine. A la même distance de temps. Cependant. une provocation peut être plus ou moins vive. Par conséquent.J06 INJUIUS PEHSONNELLES SIMPLES. • . après avoir appris qu'un Homme a battu Votre fils.on ne doit pas estimer en «généraji qiiîune provocation soit ré* cente. ouquë cet hbfàrnë armé tomba sur votrefils désariftéy et le frappa encore lorknî'il demandait •quartier : si vous attaquez cet homnië ërtfcdhlséquetice et. et même toute circonstance ajoutant beaucoup à la malignité de l'action. une insulte personnelle ou un acte de diffamation . la prôvôça* tiôn dans ce cas sera encore jugée récente.constituera <une provocation plus forte qu'un larcin* la date d'une provocation exigé quelques re« marques particulières. comme il faut un terme t. le battez. Celle qui pèse sur le coeur peut être encore récente lorsqu'une autre qui est légère en comparaison ne le serait pas. selon sa grandeur. et^ qu'un mois après vous appreniez que votre fils a.

En saisissant . Si un homme. et se rappeler que dans l'agitation de son esprit il n'a pas pu considérer de sang-froid tous les mOyêris . parce qu'elle est non-seulement récente.• ..-.' En jugeant si une attaque pouvait être repousî sée avec moins de'mal pour l'agresseur. en défendant sa personne ou sa propriété attaquée.. le mais une injure susceptisurplus est une injure. et qu'à Votre portée-Vous ayez un bâton et une barre de fer. C'est même son cas le plus favorable. mais instante. il faut se mettre à la place de celui qui est attaqué. fait plus de mal à son adversaire qu'il n'était nécessaire pour sa défense.. ble d'excuse en conséquence de la provocation. constitue Ymité^më ...v% Supposez qtt'uri homme vous* assaille' subitement avec iuï bâton. et choisir précisément celui qui allait à son but avec le moins de mal possible pour son adversaire.INJURES PERSOîTOBtLW Sitf&ÈéÉ ïty I Ainsi ùnë suite de provocations distiitctés^ul sont toutes récentes l'une par rapportW l^ùtfèy et dont |a dernière est récente par rapport au fait en *question * doivent totUes êtres estinlées récentes par rapport à ce fait* Cette succession est proprement relle» ce qui. II y* a bien de la différence à cet égard entre la méditation du cabinet et là chaleur de l'action.. Que- Seconde atténuation.-..

la peine le sera aussi . et quelque minime que fût l'injure. la barre de fer. vous donnez à votre homme un coup dangereux ou vous le tuez. Vous vivez dans une crainte perpétuelle. ét. la peine peut s'atténuer à proportion.. question.: > V . D!un autre côté.le sentiment de votre infériorité ne vous quitte plus. Pourquoi les plus légères injures de cette classe sont-elles rendues punissa' : '' . Qela sera réputé à moins qu'on ne j défense de soi-même justifiable. prouve que vous avez pris délibérément la barre de fer par préférence au bâton. le juge exerce.... quelque in* différente qu'elle paraisse. et qu'il n'en ait aucun compte à rendre.108 INJURES PERSONNELLES SIMPLES. si l'offensé est légère-. qui ne pût devenir un intolérable tourment par sa durée où sa répétition.' bles? ./ Réponse. Parce qu'il y a toujours une raison Première pour punir. parce que de. Qu'un homme puisse toucher votre personne de quelque manière que ce soit. il peut abuser dé cette licence au point de vous rendre la vie à charge. Vous êtes en effet son esclave. :. Il n'est aucune sensation.'. Commentaire raisonné sur la loi.: 'ï . à cet égard un pouvoir tion du côté de la douceur. discré- . dans l'intention de le tuer ou de le blesser plus qu'il ne fallait pour votre sûreté.

Parce que.INJURES PERSONNELLES SIMPLES.. comme puedmme nition par son effet sur le délinquant.^-^:-^. C'est très peu pour l'autre de la payer. Les riches pourraient se persuader que pour un certain prix ils sont en liberté de satisfaire leur ressentiment '* envers quelqu'un d'une classe inférieure. dans iin cas'comme dans l'autre.' Réponse. elle est efficace. et l'offenseur en gain. D'ailleurs. il y a des différences de fortune sur lesune proportion.. Troisième question. Parce que l'argent levé par voie'd'amende produit un double avantagé. Sans cette peine additionnelle. quelles on établit difficilement C'est beaucoup pour l'un de recevoir telle somme. Comment peut-on s'assurer que la compensation ordonnée par un juge remplirait entièrement son but? Si elle n'est pas entière. Pourquoi les délits négatifs en ce genre sont-ils rendus punissables comme • les délits positifs? v.- . serait pas sûr.-^/. IO9 Deuxième question. la peine est fondée. Pourquoi ajoute-t-on:une peine ultérieure à celle qui est renfermée dans l'obligation de compenser le mal qui ai été fait? on ne Réponse.^. l'offenséJ est pour ainsi dire en perte. Pourquoi l'amende se ti'oiive-t-elle parmi'les articles dé la peine ? Réponse.. elle est nécessaire. que la valeur de la punition l'emportât sur le profit de l'offense.. dans tous les cas. Quatrième question.

lapartiç il vaut mieux que.110 INJURES PERSONNELLES 8IMPJ liS. pour l'avoir appelé en justice et livré au châtiment. et qu'en d'autres cas. ta^e qui tend h diminuer d'autant la charge de • v l'imposition du citoyen honnête. Les délits de cette classe. pour toujours deux doit fuirj'autre* ou pour. afin de pourvoir au cas où le délinquant étant soutenu secrètement par un parti.tout Réponse. Parce qu'il est des cas où ce châtiment sera nécessaire pour humilier davantage l'offenseur. Septième question* Pourquoi le bannissement de la présence de la partie lésée? Réponse. longtemps ^sée. une peine purement pécuniaire ne l'affectât point. trop de son injure. apl'ofIl donc la vue<d. Réponse. . Afin 4é pourvoir au cas ojà le délin< de n'aurait l'amende.. Pour. Sixième question. si affreux qui ne puisse y.sont très variés. il faut épagner à lîoffensé des souffrances futures. . Pourquoi la caution? ou pour étouffer..a déjà. pas quant quoi payer Ensuite.1$ivl'uades à. fenseur seraU un supplice même..ijncon- véniens de J'éjpigneme. Cinquième question^Vouvqiioï l'emprisonnement.e= arriver que peut parterjir. Iln'esf point de tourment.nt tombent sur Je ^Pfippble que sur son innocent antagoniste qui.les.prévenir dessein que pourrait avoir l'offenseur de se venger sur son adversaire..

«oit qu?il l'acquière par l'exercice. I 11 l'âge est-il un ' < moyen d'aggravation? Réponse. -sévérité? . Le respect des plus jeunes pour les plus âgés tourne donc au profit des uns et des-autres. parce qu'elles ne sont pas toutes belles. On a besoin de leur inspirer un sentiment plus délicat d'honneur. contractent une disposition à les traiter toujours avec un respect parti- culier. parce que la beauté même n'a qu'un temps. Afin que le texte de la loi soit une leçon de moralité : tellement que les jeunes gens. et on atteint ce but en grossissant toute injure qui leur est faite. voyant que la loi montre une faveur particulière à leurs supérieurs d'âge. et que l'homme 1 en général a une supériorité constante sur les femmes . On se propose encore un objet moral. pour les forces du corps : il a peut-être même la supériorité du côté dé l'esprit jispirqu'il la tienne de «là nature. Neuvième question. Pourquoi' SIMPLES. il faut que la loi inspire aux hommes une disposition de considération . D'ailleurs. Pourquoi donne-t-on aux femmes? une protection particulière Réponse.envers lès femmes". et par l'expérience. C'est par l'âge que les hommes acquièrent de l'expérience.INJURES i Huitième PERSONNELLES question. la sagesse. particulière Dixième injuredecette questioni>Vo\ïrq\io[une classe faite'à un parent est-elle punie avec plus de ' '• • -**-j.

plus il est probable qu'il accomplira sa vengeance. Si un homme irrité contre vous jette feu et flamme.. Une partie de ces raisons. Mais s'il persévère dans l'intention. aux instituteurs et aux'maîtres. La disposition constante à respecter les païens est utile aux enfans mineurs eux-mêmes. former Onzième. qui sont la richesse et la force de la communauté. il suffit dévoua garantir. les craintes et les soins de l'éducation. et qui neveulent que leur bonheur. question. et à des familles. Plus son appétit de. Pourquoi la préméditation ést-elle une source d'aggravation? Réponse. Pour un objet moral. . . Enfin elle est utile à l'état. Réponse. indépendamment de la considération de l'âge. et vous êtes<en sûreté. plus la société doit appréhender de sa part. Plus un homme manifeste d'opiniâtreté dans ses ressentimens.I ia INJURES PERSONNELLES SIMPLES. afin qu'ils se soumettent plus docMement à la conduite. s'applique aux tuteurs. mais que sa colère ne dure qu!un jour. de ceux qui savent mieux qu'eux ce qui leur convient. i. parce qu'elle encourage les hommes à entrer dans la condition du mariage. Elle est utile aux parens. de s'en-venger pendant dix le danger auquel vous êtes exposé de sa part est dix fois aussi grand que dans le premier jours. à qui elle sert de récompense pour les dépenses. un jour durant. .se venger dure long-temps.

nuit.<mais surtout quand .soit plus forte pour agir sur un caractère plus dur. mais voilà ce qui cause la différence du sentiment public sur une personne qui manifeste plus ou moins de durée dans un projet de j > vengeance. ( .8 se . Ces diverses circonstances tendent toutes. Il faut le dompter par une crainte supé* ' . lorsqu'il y a eu dessein prémédité? Réponse'.qu'il a de. ce. Il faut que la peine.il .précieux.Pourquoi a-t-on considéré comme aggravation les diverses circonstances d'attaquer .motifs hostiles dans une occasion donnée. et éprouvent une inquiétude secrète.terretnr de l'inattaqué .INJURES PERSONNELLES SIMPLES. sde violer le domicile. anti-sociales.. D'ailleurs.. dividu il renferme tout m. où. On ne s'explique pas précisément la raison?de ce cas.domicile est vfiolé..de.à augmenter le danger et l^. plus un homme est gouverné longtemps par les . Douzième question. plus il annonce des dispositions perverses. £e qui suffirait pour amollir et gagner un naturel aimant n'aurait aucun effet sur. a. Ceux qui entendent vous et lui conçoivent qu'on sent. "d'attendre en embuscade. rieure. Il3 parler de la querelle entre cela. quand un homme se voit forcé dans son dans cet asile intérieur où dernier retranchement.un coeur implacable-et farouche. en pensant qu'ils ont parmi eux une personne d'un si dangereux caractère.1e..

on a la protection des lois i où est sûr qùë si lé mal ù'eât pas réparé. auxquelles il ne voit point de fin. Pourquoi fait . du moins il né il tîè restera augmëhté.on de la clâhdésHriitë un moyëh d'aggravation? Répànéèi t»âi4cequ'elle àUgftiéhtè lé mal du délit. pas impuni* Mais paà sevrh èi le délinquant pëitt trouver lé doyen de ée tenir derrière lé rideau. il a tout le profit du crime. : ^. Elle ajouté là terreur à la douleur* et fieùt rendre un homme le plus malheureux des êtres. ftïaià fei lâ. . Dans les cas ordinaires >où l'on connaît PauteilH dit délit. aveô cîolifiance*/ Si* votre âdvér- édi^eî vôttë àftéhd awdehofôV'Wug pouvez prendre dé§ raétees^ v&uS étés ëri âûrêf é dans Votre iiïâï- s6h|rtiiai§ §t léé iséïftèset JëàltlUKëftëi rafi*êtétit n'âvéï* plù^dès^cUHrêiiUllé:pârt7 Cette 1 à ùhafcuh réflèxïoùqui sèvp>êsfehfë produit Une !'! :. puisqu'il ressources contre un dé ennemi invia n'y point sible. Même l'ii^uptiôn pas^oiïs né Serait Hi si dangereuse ni si alarmante ^ quand l'homme. il se rit des lois et se . en lui faisàht ctàitidre une successioti d'injureë Semblables. sans être connu ni soupçonné. alâriHégériéHilèi : . aurait pu pren* dre" ideà mesurés pour s'échapper où se défendre. i Treizième question. qtièrëllë cbinmcnçait' de hifity la nocturnité ne serait plus une circonstance d'âggfàvànocturne dans le ddmicilc tion.Tl4 INJURES 4ôtù livl'é sômittëil PERSONNELLES SIMPLES. àVëi4ti par dès tnehâcéS. ^ .

foit-un jeu des terreurs qu'il* inspiré. et au danger. Pourquoi dans les peines distingué-t-on lé déguisement des. 5Les moyens artificieux hù paraîtront moinsséduisâns. Mais qu'un homme s'engage pour de l'argent dans la querelle d'un autre. un long crêpeV un voile blanc qui habille un fantôme. le plus grand effet sur l'imagination. cette violence n'inspire des craintes qu'à ceux qui auront des querelles avec lui. Pourquoi la circonstance d'un salaire est-elle aggravation ? elle ajoute à l'alarme Réponse.fv de tarit de craintes* Quatorzième question.Le déguisement peut porter la terreur à un degré extrêmeÎ un masque difforme.SIMPLE^. Premièrement. Qu'un homme en batte un autre dans sa propre querelle.autres méthodes ! de clandestinité? Réponèe. pour une peine Quinzième question.INJURES Ïl5 PERSONNELLES. tous ceux qui peuvent avoir une rixe avec qui que ce soit ont à 8.* Il^faUttiônc lui ôtër l'envie dé recourir à dës4ttvëntioris dé ce gènrè/cn lui offrant la perspective éfffàyàùtë d'un degré extraordinaire de peine dans lé tas OÙ ^sés subtilités seraient confondues. . .açcompâgnéà ^ . avoir peuvent sur des personnes faibles et suparticulièrement perstitieuses ou malades. sur des femmes et des erifans. Cette circonstance fournit d'ailleurs une occasion tout-à-fait opportune analogue et frappante.

et qui ajouterait à la facilité qu'ont les pauvres. Lorsqu'un homme provoqué jusqu'à un certain point se porte à faire du mal. une telle action indique le caractère le plus vil et le plus dépravé. et il n'y a que la crainte d'un degré extraordinaire de peine qui puisse enchaîner un naturel aussi atroce. craindre ce batteur de profession. \ivraient dans une alarme. avec des adversaires faibles ou tien mides. il peut être dangereux. et que leurs ennemis peuvent s'en prévaloir pour exécuter. Seizième question. Plusieurs personnes qui se croient bien en sûreté. mais il ne . les riches d'humilier et d'opprimer Secondement.I i G INJURES PERSONNELLES SIMPLES..continuelle. par ces étrangers.tifs sociaux. Pourquoi elle une source d'atténuation? la provocation. Le motif de l'intérêt pécuniaire l'emporte manifestement sur tous les mo. apprenant qu'il est des .hommes. parce qu'elles ont ej|. ce qu'ils ne peuvent faire par eux-mêmes. Cette circonstance diminue le mal du délit. qui vendent leur force et leur courage à ceux qui en ont besoin. Le danger paraîtra plus grand à proportion de ce que leurs ennemis sont plus opulens. savoir : le mal du second ordre. querelle. est- Réponse. et peuvent tenter par de plus grandes récompenses : circonstance qui tendrait à redoubler les inconvéniens inévitables de l'inégale distribution des richesses.

fait plus de mal que cette défense n'exige. que pouc . Aussi long-temps qu'on se conduit avec lui comme tout homme doit se conduire avec son semblable. savoir. Il faudrait avoir formé secrètement le de l'offenser pour être alarmé de la venprojet geance qu'il tire d'une provocation. Cette circonstance agit comme la précédente.INJURES PERSONNELLES SIMPLES. mais seulement à cause de la difficulté de certifier le point de fait. est une source d'atténuation par les mêmes raisons qu'une provocation réelle. Dix-septième question. la sincérité de celui qui s'est cru provoqué sans l'être. dans sa propre défense. ne paraît à craindre ceux qui l'attaqueraient. pourvu que Terreur ail été de bonne foi. on n'a rien à craindre de sa part. Une provocation même imaginaire. I I 7 l'est que dans ce cas. Pourquoi l'outre«passation de défense est-elle une source d'atténuation? Réponse. La force de l'atténuation est pourtant inférieure dans ce cas. avec plus de force encore. L'homme qui.

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.DE L'INFLUENCE 'DES TEMPS ET DES LIEUX EN MATIÈRE DE LÉGISLATION.

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bout dans cette longue carrière pourraient mo tenir . il est naturel de se demander comment on devrait procéder pour établir ce corps de lois dans un pays donné. ou solution de ce problème : Les meilleures lois étant données.à-peu-près le discours suivant: «Dans les différentes études auxquelles vous « vous êtes livré pour former le meilleur système « de législation.DE L'INFLUENCE DÈS TEMPS ET CES LIElll EN MAï^iïlE DE LÉGiSLÂÏlON. ! Dissertation sur les différences que doivetit apporter dans les lois les circonstances des temps et des lieux. il est impossible que vous n'ayez .la patience de me suivre jusqu'au. comment le législateur doit-il les modifier d'après les considérations temporaires et locales? APRÈS avoir dirigé nos recherches vers le Système de lois civiles et pénales qui aurait le plus haut degré possible do perfection abstraite. à une époque fixe.. . Je suppose que les lecteurs qui auront eu.

Je . religion.pp.. Quelle « .question .urs.combien pette .sa.ne me dissimule pas.partout au plus .nt. la population.la« don\étendue.Qu.la.ppustanpps « diverses sur Ja J^gîs..que pesjois(fns« sent toujours et .es y « aura-t-il entre les (pis de vdjver^s [nations ^ à $• « verses époques* en siippp. les sciences. préjugés. et que nos pensées ne se développent « qu'HWcasion des objets qui nous éhtourértt. soit parce que vous « vayÂezMue tconnaissance plus profonde de fSasU « tuation. ctp.tion d'un peuple <ïpnn.commerce.t degJié de -' «perfection?:» . « Il est prbBâplé que lé pays auquel vous fàppor« tiez vos méditations était celui où vous avez «reçu le jour.es différences et q^iejles jr^em^lanjÇ.m!oe. « coutumes.inconvénient à le».transplan« ter chez un peuple où tout diffère.èj? « . soit par cette affection naturelle « qui unit le coeur à la patrie. les arts. les richesses.l'Influence depet anias detfjr. . ^Umfit.122 INFLUENCE DES TEMPS ET DES LIEUX a eu en vue un pays plutôt qu'un autre $ une pé« riode de temps déterminée * avec tout l'ensemble « de ses circonstances actuelles.hau..» voisinage. |pis. « l'étendue.. « Mais lés lois quëvbus proposez pour votre pays «sont-elles également bonnes pour tout antre? « N'y aurait-il aiicun . « la laui'ejigîoïit Ie cM'altére èf le| ha|^(|^s/|é) « nation que vous aviez plus particulièrement pré« sente à l'esprit dans vos spéculations politiques.doit .être.ell.p^.

'-i --On doit me permettre les fictions les plus présomptueuses. Mais il. Je corrtmence* len. Prendrai*je la Chine? Mais lés rapports qu'on nous en a faits se contredisent tellement que je ne saurais où asseoir mes idées? Seraet j'auce le Canada? Il est soumis à l'Angleterre. climat. particulière tpour >chaque peuple ^?parpe qu'il faut connaître à fond toutes lés cîrcoiïstjancps dont on a parlé. on croirait que j'ai voulu. rais une grande facilité à y transplanter mes lois .dejtenter. éluder la difficulté plutôt que la vaincre ? Tout bien pesé.ré* à donner* è: l'Angleterre ce système de lois que ji* n'avais fait jusqu'à présent qu'offrir jala discussion ries philosophes. et quand j'aurais résolu. par rapport à lui. langage. Après cela. moeurs.uMespr lution . religion. le problème en question. c'est un autre monde.ENMA.TIÈRK DEKLÉGIS^ATIOW. mais ce pays ne défère pas essentiellement du mien.: J 2$ est importante* et combien» elle<est difpPileià ré? soudreîihseraitméme aJ?sMrde.vais m'arrogerle pouvoiraupréme. est possible dé dp^nehun exemple v -et d'indiquer Jes ptrjncipes^gé^ér^ix d'après lesquels on doit se diriger clans les applications locales. sans m'arrpter'dftns mes conquêtes législatives * je vais chercher sur le globe entier un peuple où je puisse étàblirlmes institutions. Je.vertu ide Petté autorité pléjiiè. . et je ne pouvais trouver un . je donne la préférence au Bengale i là tout diffère.

Les détails seraient infinis . à il sera facile de l'appliquer toutes les circonstances. exemple plus plus évident et plus/propre au développement de tous les principes qu'on doit suivre dâiis la transne me lois. . Si le procédé que je développe est bon. ETC. et à confirmer mes maximes.124 INFLUENCE? DES TEMPS ET DES LIEUX. ?un contraste en riche instruction. mais les principes se réduisent à un petit nombre. Je dois avertir r encore qu'il ne s'agit ici que d'une Vue générale^ nullement d'exactitude et de précision. à toutes les lois. Je refuserai pourtant des plantation elles à 1? serviront à des quand digressions pas éclaircir^mes ràisonnefeens.

Le mal. peuvent être gouvernés par les mêmes lois? Ce qui est bon pour les uns ne sera-t-il pas bon pour '-. . c'est tout ce qui: est Mais le catalogue des peine on perte de plaisir.. ayant en commun les biens et les maux.' des lois chez dîffé- TEL système de lois étant établi en Angleterre.APITRI^ Principes à suivre ' dans la transplantation rentes nations. chez difféf peines et des plaisirs estril différent rentes nations? N'est-il pas certain que la nature humaine est la même partout.TRANSPLANTATION^ DES .. Nous avons déjà vu que l'objet de «toute bonne loi peut se réduire à une seule expression) pair VENIRUN MAL. . -.M^AH. « 12 5 . LOIS. nature qu'il soit. nous cherchons les principes d'après lesquels npus devons modifier ces lois. en dernière analyse» dp quelque. sont tous les mêmes? Certainement l'humanité tous. et ne semble-t-il pas que des êtres de la même espèce.(."'. puisqu'ils est une : la sensibilité fait de tous. les peuples de la terre une seule famille. pour les adapter au Bengale. et nous avons les mêmes facultés . les mêmes organes pour la souffrance et . nous sommes tous également gouvernés par la peine et le plaisir. ETC.

. La première classe renfermera des détails relatifs aux lois qui lui servent de modèle. fermera une table générale des circonstances qui « Voyea tome i. chap. par exemple le catalogue des délits. dés peines. Mais si je sentiment est le même partout Ï les causes qui affectent*le sentiment peuvent varier et varient.personne. .12Ô TRANSPLANTATION DÈS LOIS la jouissance. des circonstances qui influent sur la sensibilité V C'est là qu'on trouvera tous les principes qui doivent diriger le législateur dans la manière de modifier les lois.:ix. Je ne répète pas ici ce qui a été l'objet d'un chapitre particulier. des exemptions aggravations. pour les adapter aux lieux et e aux temps. des des atténuations. Il faut pour l'exactitude de l'opération qu'il ait constamment deux classes de tableaux sous les yeux. des justifications. peut n'avoir pas un effet du même genre ou du même degré dans un autre» Là sensibilité est soumise à l'influence de deux circonstances qu'il faut toujours observer . On peut voir tout le catalogue. le catalogue des titres du code civil La seconde classe renet du code constitutionnel.réellement Le même événement > qui produit de la peiné ofu du plaisir dans un pays. là première est l'état de la personne > la seconde est et là condition de la chose ç(ui agit sur la et la condition l'état .'page 60.

il est vrai. dans le but d'approprier lés lois des différens pays aux différens besoins de leurs babitans i pinçant.> avoii* crayonné ce plah j} je procède à marquer les modifications nécessaires. parce qu'elles n'agissent que par le médium de ces autres circonstances que j'ai désignées à cause de cela comme étant du premier ordre. Je ne veux que montrer l'esprit dé Après cette méthode petit nombre d'apjjlicai tions. sensibilité. Avant Montesquieu» . des luesûre&i des monnaiesj dé là du et ainsi de suite. une àutté ïàBlé du pays^ naturelles oti artificiel des productions les. Je cominercëj population•} dis qu'il faut avoitf ces tables matériellement sbùs les yeux.k 1 Voilà uno admirable utilité dû catalogue dés circonstance? qui influent sur la.CHEZ DIFFiRENS PEUPLES. Montesquieu en avait pris plu* sieurs en considération. et l'on verra qu'il ne s'agit. 12^ sur la sensibilité^ Une autreitabfé qui in* dique: les dispositions moulés f religieuse pàthiqiies du sympathiquesi du peupleiàuquëHil influent veUt. et ne point se fier à la niénioire et àl'ésV prit* si l'on veut être sûr dé ne rien omettre d'és-* ''•--i sehtièh '/ -. quand on a SOUS les yeux lêô divers tableaux dont j'ai parlé. en première ligne les circonstances que j'ni nommées du second ordre.adapter les lois en question . tjUë d'un travail de manoeuvre pour approprier ce codé ' britannique dans un aux circonstances du Bengale.". en suivant l'ordre des siijetâ du code que nous àVons supposé pour modèle. des poids.'•'•/' -v/--.

même délit .. Bannissement eût-on chargé un Européen de faire des lois pour une contrée il n'en eût pas été embarrassé : prenant. pu dans Tlndostan. Ces délits seront les mêmes à Londres et à Calcutta.—Dépouiller ce ne serait pas le Sibérie . Emprisonnement injurieux. est la même en nature par i. les la religion.pour le degré. ta des moeurs et de la religion de la contrée qu'il avait à servir. La sensibilité physique. dans un pays salubre et une personne dé. Injures toute la "terre. déraisonnable dans un pays où^es eunuques. les préjugés.. il aurait trouvé là tout ce qu'il cherchait. selon son lointaine. choses. Cependant une blessure dans un pays chaud et malsain peutavbir des conséquences plus dangereuses que . si l'on doit jamais tolérer rémasçulation. ce peut n'être qu'un jeu dans le climat brûlant. humeur ou son état. On aurait à examiner. la Bible ou les Pandectes pour règle unisans s'inquiéque.TRANSPLANTATION 12$ PES LOIS corporelles simples. quoique différente . . 2.ses habits en îrpid. 3. avant que de se mêler de lui donner des lois. Elles sont peu susceptibles de modifications par la différence des lieux.fwclimat. que clans ceux où ils ne servent qu'à l'amusement des amateurs de musique. et un homicide dans le climat glacé. travail et de documens : il faut qu'ty connaisse le peuple. sous ce chef. il faut à un législateur un peu plus de Depuis Montesquieu. et bien d'autres usages. . Injures corporelles irréparables.sont réputés nécessaires à la garde de la fidélité conjugale. Cet usage serait moins.

. L'un et l'autre de*ceà blessersa. — le catholique romain._.-:» : . Le bannissement aurait le la mort. auraient pu y rester aucun inconvénient sans souffrir . souffert des tourmènss après avoir et la privation inouïs. lui que pour de se livrer aux puri* même effet. le même que une pendant nombre nuit de personnes d'hiver dans une de Sibérie.- le même remarM-y-. ' 9 ..... mahoméW' .CHEZ DJPFJJBENSPEUPLES. coup selon les climats. juif. Plusieurs centaines de prisonniers anglais. pourraient toute autre gravité pour lui que moyens cpercitifs et seraient d'une pour un Européen. renfermés pour une seule nuit dans un étroit cachot à Calcutta. En faisant une échelle de la sensibilité reli- au sommet le gentou.. J29 Les effets de ces actes diffèrent beauinjurieux.. s'il l'empêchait fications rituelles de... rgieuse.. ...—tous selon exposés à souffrir par des causes semblables. la religion. entraîner 1pour 1lui la séparation d'avec sa caste ^malheur plus affreux. conscience. les moeurs. par la chaleur étouffante d'air. leurs notions des devoirs religieux :. le.. . sa loi.^' infligé h xm gentoU pourrait i L'emprisonnement dans certaines circonstances. : :r<yi'^i: Peut-être renfermées prison temps quable. plus le chrétien grec.:. périrent presque tous dans ce court inter• valle. vous trouverez — au-dessous le — le bas mahométan.

l30 TRANSPLANTATION DES LOIS tan* s'il est privé de ses ablutions légales Ou forcé à une diète contraire à son jeûne} lé juif*. Tel spectacle j tel discours. Les précautions £ prendre pour empêcher lés imposteurs dé jeter dans lés âhieâ des terreurs religieuses doivent varier selon la nature dés opi- . " i les vampires. 1 L'îttrîé'd'un geiitou peut être reftipliè d'une terreur inexprimable à la seule idée d'une Visité de Peshush. et mémo un protestant dévot peut souffrir en quelque degré. '4« lnjutès mentales siinpleè. sont ôxpbSés à avoir pëdrdé quelques àgèns invisibles : agéns dont les 1 noms et lés attributs sont d?utié gtàndê diversité. immondes ou de violer le sabbat. d'une éoh*tréé ï serait iildifféréttfc à ceux d'une autre. les fevenàiis. les saints. et dont la puissance est attachée aiix syllabes mêmes de leur nom. sfils sont obligés dé rompre leur carême Ou privés d'entendre la messe. offensant au plus haut degré pour les habitans . Autant de circonstances qui demandent des égards particuliers dans le choix des peines qu'on leur inflige. s'il est contraint de manger des viandes. lé grec et le catholique. les" diables. tandis qu'un chrétien ignorant craint les sorciers. s'il ne peut participer à certaines époques à la communion spirituelle. Lés ééctatéUrs' dé chaque religioni^ et principalement ïè Vulgaire.

dea siècles ils ont cdndamné au suppliée du feu ceux qui de croyaient pas à cette çolombëi . image qui ne devait inspirer ^ue la douceur. pnt des révélations Les superstitieux de toutes les sectes ressentent comme une injure très vive la plus légère marque de mépris pour lés objets de leur vénération. de cartes dans l'In dos tan fournissent un fonds considérable.-.visite.7/<:vv-»ïl:>. A Londres. cela suffit pour constituer aux yeux du mari une injure irrémissibles Demander simplement à lui faire.Vv Parmi les geiitous et lesmahométansd'unràng élevé » qu'un homme. niais pendant.<-^fi. c'est une impolitesse! Voilà des genres d'offerisé^ qui n'existent pas pour les Européens. passe dans l'appartement d'une femme mariée. Si un paria touche une personne d'une tribu . Cette sensibilité religieuse^ d'autant plus facile à blesser >sur des dbjets moins cônnusy est qu'elle porte le siège des passions irascibles* particulièrement Les chrétiens! se représentent une dés personnes de la Trinité sous la forme d'une colombe. on enferme les prophètes qui sur la 6n du monde j et l'on a peu de fous do cette nature quand omse borne a les traiter doucemerit comme tels. nions.CIIFZ OirFÉRPNS J3 | PEUPLES.^?vr^v. c'est uri affront : en parler. v •? v. Les différences. Il y a bien d'autres délits de cette classe?puVê% ment locaux. d'atténuations et d'aggravations aux différentes classes de délits.

son"étendue. Cet homicide.l3a TRANSPLANTATION DES LOIS supérieure. avec Son gouvernement ses ports nombreux^ son actuel. tout féroce du de la est. De là résulte nécessairement une grande variété dans les lois de police. Délits demi publics. de passer d'une ville dans Vautre. il est des précautions nécessaires auxquelles correspondent dès délits purement locaux. Un préjugé si fort. le climat. les moyens de défense. Mais il vaudrait mieux lui inuticéder tout-à-fait. tout injuste. par exemple. Il faut de l'art pour l'adoucir ou le combattre. commerce. Dans les pays qui renferment les levains de la peste. ne pourrait pas être exposée au fléau . Ce sera un délit. etc. et dans ceux qui sont exposés à cette contagion. d'aborder dans un port. de sortir d'un vaisseau avant le temps prescrit* dé désembarqïier un ballot dé marchandises^étei La Grande-Bretagne. il la déshonore : l'homme touché tire son sabre et tue le malheureux sur-la place. législateur une exigerait part qu'il grande condescendance. commis sans remords. la nature des produits. 5. que de se compromettre lement et d'exposer les meilleures lois à devenir odieuses. Différentes contrées sont sujettes à différentes calamités. selon la position. est aussi légitime dans les Indes que s'il avait lieu pour la défense de soi-même.

qui. l'exti. en 1769* fit périr plusieurs millions d'hommes. Dans les pays maritimes où les côtes sont basses et composées d'un terrein mou et sablonneux. Cette famine du Bengale. mais il n'est que trop certain en les hommes que place auraient pu amener le même fléau à la suite de leurs combinaisons pour sans précaution. tout le système de l'administration . moins fertile. et soumise à un régime diffé" rent. qui avait changé involontaire sans mesure. s'enrichir par la rareté et la cherté des denrées. nécessaire pour se garantie . qui par le nombre et l'entrelacement de leurs racines rendent le sol plus tenace et plus capable de résister au mouvecroissent souvent différentes ment des eaux. ropéens : il naturelle est bien clair une forment digue qui que de telles lois seraient superflues dans des situa tiortsdifférentes^ /.CIIEZ DIFFERENS PEUPLES.des roseaux. peu commerçante. surtout de l'espèce. sortes de plantes. Dans les provinces de Flandre et de Hollande. nous croyons pour l'honneur de l'humanité qu'elle n'eut d'autre cause que l'inclémence des saisons et l'imprudence du gouvernement.ême vigilance. Les lois de plusieurs peuples eude ces destruction ont la défendu plantes. 133 de la famine par le monopole et les combinaisons des associations mercantiles» Mais on ne devrait pas s'appuyer de l'exemple de l'Angleterre quand il s'agirait d'une île moins étendue.

Erijfertiiér ou foire perdre les eaUx d'une seule SOUrcéV ce serait .. si un bois. des incursions du climat exige que les maisons soient épaisses.sortes d'abris pçut >seraient^sàns être prévenue parles peines 'qui (* .. Quelques provinces de l'Orient\ sont affectées de la même manière par lé samiel. : cet objet demandera des régie* mens qui ne seraient pas népessairés dans une ré~ . hi.'tempérée. Uîotif dansI d'autres. exposer* dés . qui:n'ont pas lieu dans ces contrées brûlantes où une maison ordinaire n'est presque Dans les villes ou la froideur qu'un large parasol.«^^>.'i. Ainsi dans ces contrées. r ^ .f:. le danger des écroulemêns nécessité des précaptions légales. plusieurs ré • glemens dont on n'aurait pas besoin dans une position plus élevée.134 TRANSPLANTATION DES LOIS dé la mor. et où la cherté clti terrejn fait qu'on les bâtit à plusieurs étages.aoccasioné. destruetibrt de ces . des eaux stagnantes seraient malsaines.v''^j Un puits est d'une valeur inestimable dànslés déserts de l'Arabie.climàtsl-«:i. Dans un climat chaud.* La Sicile et d'autres parties de l'Italie souffrent beaucoup par la chaleur excessive -jdit! sirocco. gion. un coteau * une murailléj mettent' à couvert un voisinage contre ce terrible fléau. et même plusieurs voyageurs disent que le premier soufflé de ce vent est souvent fatal à'ccux qui le respirent.

Il d'hôtelleries doit cet objet.. ... barie.de Pamdury rien de grave à leurs yeux. prohibant compense un effets qu'a produits sa barpeu les malheureux ' .. contre réputation. il les il suffira de réprimer Mvi-ësse Là. 'ji If l'état dès opinions et des Ces"délits varient-selon mééurs.* en les liqueurs enivrantes.'f .. La religion de Mahomet. 1. 1 Anabasis. * . '-»'élite la . Entre mille moeurs'des <Grecs. font. et rendre peutla communication d'un district . l'excès du vin rend I)ans lés climats du nord. . que lès égarèau «é'xe^n'avatèrtt relativement mèns . ' * . Ce serait presque un aussi grand mal de déde la Sibérie . <le 'petit truire . . Délits rêflectifs ou envers soi-même. les hommes stupides. acte de méchanceté. . et là. avoir une police relative à aucune précaution ' .. d'hommes être impraticable ayëjC un autre. milliers ï35 à périr de soif. dans les • f > pays peuplés.':. connaître qlii de Il en est à-peu-près.. comme un acte dp grossièreté . dans les solitudes nombre geurs. V^«-* •>*? .:. 6.CHEZ 1)1FFÉUENS PEUPLES. . il faudra la contenir par des moyens plus sévères. comme un rendiurieux. :-. donc qui n'exige qui sont préparées &n%^voyay.*>*:n>. raconte Xéhophôn traits les on peut juger. par celui «qUp de 1lui•tnême. dans ceux du midi.

De même. i II serait très indifférent à un fermier anglais qu'on dît de lui qu'il a semé du sainfoin et du trèfle dans le même champ. le Lëritique. une telle imputation aurait passé pour une injure atroce J. Délits contre la personne et la réputation. xxi.d'injures lascives doivent varier beaucoup. sous le règne des institutions mosaïques. Y. 8. xix. Mais où une loi décerne la peine de en Angleterre. Les femmes couvrent différentes parties 1 Voyez 9Deut. 11. mais un marchand juif eût regardé sa réputation comme dangereusement compromise. Les idées qu'on attache à la dénomination. moeurs du peuple sont plus ou moins réservées. si un tel bruit se fût répandu sur son compte. Mais en Judée. mort. 9. i v . 10. chap. 19.caste parmi les Indous. un marchand de troupeaux en Espagne ne serait pas offensé qu'on lui attribuât d'avoir élevé un mulet . où cette loi est exécutée avec un degré de zèle que n'inspire aucun autre crime j une accusation de cette nature est de la dernière gravité. où l'excessive jalousie à l'égard des femmes a fait presque changer d'objet aux passions des hommes. Le seul soupçon même est accompagné d'un degré d'infamie. qu'on ne peut comparer qu'à celle de l'expulsion de sa. v.TRANSPLANTATION l36 UES LOIS même aujourd'hui chez les mahométans. selon que les.

les faibles notions de pudeur qu'on a pu y observer ont paru transl'espèce à qui perpétuent portées des fonctions sont pas uniformes. En Asie. » Le vin ne s'accorde guère avec la modestie j aussi uutnd le roi était ivre. on omettait cette marque de respect. chap. Parmi nous. les jeunes filles paraissaient en public avec une robe ouverte *x?t flottante. entièrement d'objet. que les idées d'obscénité ne et peuvent même changer A Otahiti.vi. \. A Sparte. 1 Voyage *Liv. * cite sur ses notes dans Puffendprf.'qui genre singulier de délicatesse à diverses peuplades africaines. celtes qui conservent l'individu. * r . Les habitans du Sénégal. ce attribuent plusieurs anciens voyageurs. mais prouvée par. dit-il. deux de ses serviteurs élevaient un « voile au-devant de son visage. les récits des voyageurs. . Le voyageur Atkins observa la même chose dans une tribu de nègres \ « Toutes les fois que le roi « buvait. |3y corps avec une attention plus ou moins scrupuleuse en différons pays.CHEZ DIFFÈRE*S PEUPLES. afin qu'on ne le « vît pas boire. elles fendent toute leur personne comme inVisjblesous Ter paisseur du voile. les bienséances des habilde leur lemens varient sans cesse comme les modes. disent-ils. Barbeirac. on Guinée.--m^ C'est une chose bizarre.

f . lapropriété..Ici dès diversités prudence civile.éscontr^tsbien Xérens. . Extorsion. avoir de différences dont on se sert pour constituer lé titre d'une pro^ vouloir ce ce serait dans détail. ou sons un-pouvoir absolu. 1:*.l38 TRANSPLANTATION DES LOIS ont la même pudeur pour la bouche qqe pour quelque partie du corps que ce soit* et ne la découvrent. Maldivesse cachent soigneusement pour leur repas.:*:h\'. sont infinies : fl yen a autant dans les.. c'est un intérêt modique. Entrer parcourir toutes les foutes tortueuses de la juris.parmi les citoyens d'un jétat libre. D\un:autre côté une république conquérante Sera plus dure envers les pays conquis qu'une monarchie.> -s ('-1 Délitscontre 9.'. Cet usage peut'tirer son des Les habitans de origine quelque superstition.>. Un monarque intéressé à contenir peut être rapace. . jamais que pour manger.iUu. mais il est les exactionsûlé ses officiers.Ï leur nourriture.seîoncj(ue Kargéntsera plus abondantou plus rare» Six pour cent en Angleterre^ c'est tisurèj douze pour cent au Bengale. priété. ui%y^-l difOn donneraleno'mdW//>^àd. J^: . que. mots qu'ifpeut y.. La nature des goùvérnemens occasionne une Il de variété la ce définition délit. 10. dans grande faut de plus grandes précautions pour protéger le sujet dans un pays conquis-. Ils craignent qu'on ne jette quelque charme sur r u^i-.

' Ici la femme s'attend à être libre.-'ni pour ablutibn y ni poUrf ijbsdlbtioïïV ni pour'^e^^aùver-du^pQr^àtQiré^Là^fià^lU'é^^lU « demande des gieuse précautionspàrticYdiètesY-* II. 5 ce serait les soumettre à un joug odieux. Il sera nécessaire.-Lë^ protestant n'a rien à payèV. Là le mariage lui imprimé un éaractèré de'Servitude. vexations pèciuiiaires^ Celle dés^én1 tous et des mahbmétâns est pàrtieulièréffifehl Sujette à cet abus. Ici'une femme contractera Vtecson époux à-peU-prés sur un principe d'égalité. au nrOins.'Edé devenir le propriétaire. en prêchant la pauvreté.ras La condition matrimoniale n'est pas la mêmeéh réalité dans les pays mahométans que dans des pays chrétiens. en transplantant lèslbis id'UU pays dans un autre. jl y avait un accord tacite de pirjévàricai tioû entré (tous ceux qui. ce serait détruire iè! bbn- . Délits contre là condition..CHEZ niEFÉHENS PEUPLES* 130 Pans les républiques. elle est ttiute préparéeà':ii'n état de clôture. dans le sénat de Home.?>.'Vouloir labeur rendre en Asie. ^-'ï ^ . d'obsoVvërrsi lés-péVèonlifâ qu'elles concernent sont' dans là nïê'nié'cbndïtiôH réelle aussi bien que nonïïïîâïé. >? .^ v" ''--' ^'^.. Aucune^ il est vrai* n?a jamais été cet II à à du égard clergé cathoiiquéV approché surle point. par exemple. Là. dans les cjassc^ opulentes. partageaient 1lé poùvblW Il esjt des religions qui exposent leurs sectateurs à des. universel. Leur ôter la liberté'en ^ijrbpe'.

l/|0

f

TRANSPLANTATION

DES

LOIS

heur des époux, Chez nous la polygamie cousis te
à avoir.-plus d'une femme, et chez eux à eh avoir
plus de quatre, sans compter les concubines. Chez
nous, le mariage est à vie; chez eux, on permet
une espèce de mariage inférieur à temps limité.
Une femme, après la mort de son mari, ne rentre pas dans sa liberté comme parmi nous; dans
l'Indostan, le plus proche héritier du défunt devient le tuteur de la veuve,"et sans avoir les privilèges de l'époux, il succède à son autorité comme
geôlier. Ainsi elle demeure toujours victime d'une
fidélité dont elle ne peut plus recevoir le prix.
On voit en Espagne, dans l'autorité des maris,
une teinture des moeurs asiatiques qui vient de lu
conquête des Maures, et qui subsiste même depuis
que leur religion et leur domination ont été détruites. En Russie, des moeurs originairement asiatiques s'effacent graduellement par l'imitation des
Européens.
Les exemples que je viens de donner suffisent
pour montrer de quelle manière on doit, appliquer les principes, avec quelle attention il faut
procéder pour ménager tous les sentimens reçus,
et pour approprier les lois aux circonstances impérieuses et souvent immuables du peuple qu'on
veut gouverner. .
. • . ;
.
J'aurais à parler encore des délits publics; mais
à
c'est un objet trop compliqué, et qui,dépend,

CHEZ

DIFFÉRENS

PEUPLES.

du code constitutionnel.

l/| |

Les

beaucoup d'égards,
délits contre la souveraineté, par exemple, varient
nécessairement selon que la forme du gouvernement est monarchique

ou républicaine.

i/\%

,-. (i ;.;

.

ÉGARDS

CHAPITRE

DUS

;

J

II.

Dés égards dus aux institutions existai '

.

ON voit par les exemples cités dans le chapitre
précédent que les circonstances qui doivent faire
varier les lois sont de deux espèces; les unes tiennent à des causes purement physiques, et par conles autres dépenséquent sont insurmontables;
dent des causes morales, et sont susceptibles de
changement. Le climat, Xesol^ les circonstances
géographiques entraînent des différences nécessaires et permanentes. Le gouvernement^ la reli-s
gion> les moeurs entraînent aussi des différences,
mais qui n'ont pas le même caractère de nécessité
et de durée.
«Mais, dira-t-on, les circonstances physiques
« influent sur les circonstances morales* et puis« qu'on ne saurait changer les premières, on ne
« peut pas maîtriser
entièrement les secondes.
« Ainsi le climat peut opposer un obstacle invin« cible à telle où telle espèce de législation.
L'influence dé ces circonstances physiques est
incontestable; mais est-elle nécessairement pernicieuse? N'est-elle pas soumise à l'art

du îégisla-

AUX

INSTITUTIONS-

EXISTANTES»

l^?

tpur? L?histoire entière ne prouve*t*elle pas qu'il
if y a point dé climat ni de^ sol qui opposent une
résistance invincible au bdnheur dés hommes^ et
que partout où lés hommes' peuvent vivre,* on
petit leur donner un gouvernement^ une religion
et des moeurs qui les rendent heureux? Le monde
n'a été jusqu'à présent qu'Urtthéàtfe
de; vicissitudes. Si l'Egypte n'adore plus là déesse Isisj l'Indien
peut cesser de croire à lai divinité de BramarSi
l'Italie a nourri les peuples les plus bélliquëù^,
là mollesse des Italiens modernes h'est pas une
suite nécessaire du climat Si la Grèce a été coik
verte de républiques^ pourquoi ne serait-elle plus
*
troupeaux d?esclaveàrV
propre ({û'k porterdes
au* paisibles
Voyez un Mdhomet imprimant
tribus de l'Arabie un erithoùsiasmé:guerrier
yrertversant avec une poignée de farinUques les loisjj la
religion$ les coutumes,; les j^éjùgésinvétê^éâide
tant de peuples; supposez à cet homme ektraordinaire la même force de volonté avec plus de lumière et plus dé génie, et dsez dire qu'il; n*eût
pas pu donner à ces nations des lois plus assorties à leur bonheur et moins hostiles au genre
humain.
Si cet exemple ne *ous paraît pas concluant,
considérez celui du fondateur

de la Étfssiô. Ce

qu il n'a pas fait en législation, il ne faut pas l'atn'eét point lé climat cjui a
tribuer au climat:ce

i 44

<i

IÏCAHDS

DUS

^

?

donné des bornes à ses succès : il a été aussi loin
que son génie a pu le porter : et s'il avait eu dans
l'esprit un système parfait de législation j il aurait
trouvé plus de facilité à l'établir qu'un système
imparfait. Les plus grands obstacles sont peut-être
sortis de ses proprés fautes..
Mais il y a des questions plus délicates et plus
importantes. Ce sont celles qui roulent sur la convenance des changemens et sur la manière de les
opérer.
le
gouvernement que vous voulez réComparez
gler à celui qui vous sert de modèle. Relativement
au point qui vous occupe, vous le trouverez égal,
supérieur ou inférieur à ce modèle.,Qu'il soit supérieur >s"c'est ce qui ne s'accorde guère avec la
supposition, puisque alors la loi du pays qu'on suppose la plus parfaite en tout point ne serait pas
la meilleure imaginable. Mais lorsque vous trouverez que le gouvernement> à cet égard, est inférieurv vous avez Un nouvel examen à faire. Quel
est le plus grand mal? le mal qui résulte de cette
ou le mal qui résultera des mesures
infériorité,
qu'il faudra adopter pour le changement? le mal
de la maladie ou le mal du remède? le mal de
laisser les choses comme elles sont, ou le mal des
efforts et des tentatives pour les rendre ce qu'elles
doivent être?
^u
Cette question est bien compliquée; elle en

;

AUX

INSTITUTIONS

renferme*beaucoup

EXISTANTES.

1$?

1
Le
hialldù
d'autres,

refteM

n'est-il;que temporaire^ tandisi-ijuëllëlnWndeia
ifialadie serait permanent? Quelle est là portion de
bien-être actuel qu'on peut sacrifier à la probabilité d'un bien futur? Quand on a fait deux mesures,
l'une de ce qu'on sacrifie, l'autre de ce qu'on croit
acquérir, il faut examiner pouY combien de temps
il vaut la peine de sacrifier telle portion de bienêtre actuel à telle portion de bien-être à venir.
Il y a des;points sur lesquels un pareil examen
n'est pas difficile. Le mal est si sensible, le changement est si avantageux, qu'il suffit de les rapprocher l'un dé l'autre pour décider tout esprit raisonnable. Mais y a beaucoup de points très importans, dont le pour et le contre, d'après ces
principes> sont tellement compliqués, que l'esprit
demeure en suspens et ne saurait parvenir à un
résultat certain.

Cependant, même dans ces cas,
il est utile de savoir où gît ^difficulté, fût-elle insurmontable, et de 'marquer toutes les conditions
qu'il faiit remplir pour la solution du problème,
ne
atteindre
à
une
solution
jamais
pût
quoiqu'on
complète. Lé problème restera dans Uri état clincertitude, mais on en sera moins tranchant et
moins-;fier;ï bh riô vdohiîera pas uhe ^onnarïce
aveugle à desargumens

inconclnans:

on aura des

principes potîr démasquer les sOphismes* et pour
humilier l'ô^gjuéiL dès déctamatétil^sl doîrnbîeh une
lit.

10

j{\()

M;

KGAIipS

DIJS.

.

naarchq prudente, combi^U; la circonspection' qui
accompagne,;ce douté, salutaire, ne. sont-elles pas
à
tout
sans
la
témérité
qui
entreprend
prpférayes
vouloir,, coudesçendre A cajçu 1er les suites ? Il,?est
vrai.que Je philçspphe qui enseigne aUx hommes
§t douter ne doit pas s'attendre, à beapcoup.de reçonpajïssance.îtle leur part, Le, douté n'a riénfde
et/il est mortel aux
flfljueur pp.yt; l'ûmouripropre,
La, multitude-ne
passons actives et turbulentes.
sens consait pas .douter, le pcimleagittoujoursen
traire avec toute la, certitude imaginable^ De là
vient llascendantsdes déclamateurs qui,savent bien
que pour persuader, il faut plus s'attacher à, l'énergie des, expressions qu'à la j tistesse, des idées, De
là le crédit des charlatans .qu] ne débitent, que
des remèdes infaillibles, et qui gagnent la confiance
du peuple par lé ton présomptueux et décidé qui
leur attire, le mépris de^sages.
r v
Que par rapport à \a fo^me du gQUVerriernent,, il
c'est ce
y ait, beaucoup de choses indifférentes,
qu'il est aisé de concevoir. Il en est de même en
fait de religion, et surtout en fait de moeurs, pèslors ce quir existe vaut mieux que ce qu'on, voudrait y substituer.
Il se peut qu'une loi, très bonne dans un pays,
ne doive pas être transplantée
dans un autre,
où, en vertu des circonstauces, elle ne produirait
pasjès.mêmes effets. Reprenons 1'exempie du Ben-

AUX

INSTITUTJÔNS

. KX1STANTES.

Ï&7

gale et de l'Angleterre. En Angleterre, l'institution
du jugement par>jutye*t
regardée généralement
comme très avantageuse: pourquoi? parce quedans
certaines, causes;on attend d'un jury plus d'imparf
tjalité que d-un juge. Mais dans le Bengale; pays cori*
qiiis, il peut bien être Que cette qualité essentielle se
trouve plutôt dans un:juge que da'nsiun jurypaii
moins s'il était Constitué dé la même mfaniè^e qu'en
Angleterre. On accuse eni effet les Anglais^ dans le
Bengale, d'une cupidité insatiable/qUi^nûurri.teb
eux deux penchans pour ainsi dire épidémiqnés Ï
penchant à se livrer à toute espèce d'extorsion àti
préjudice des malheureux Indiens : ôtjpëhchàtifc
à exercer toute espèce de pécnlat> au préjudice du
convention faôité de
trésor public, Dedànaîtaine
dans la
céder et se protéger
réciproquement
pratique de tous cesiexcès. Un jury ^ pris; au 'hasard dans; la classefdesiAnglais", rie trouverait jà^
mate un coupable, ( quelque manifeste que fut le
crime. Une secrète connivence anéantirait la justice; les Asiatiques seraient livrés à l'oppression >
et les revenus de l'état au, pillage, sans qu'on pût
trouver de remède. Mais un juge qui n'aura pas
avec les naturels du pays des rapports d'intérêt
et
qui puissent le portera des actes d'extorsion,
qui ne sera investi d'auènnë placé qui tionrié lieu
nu péculat, un juge qui
son
rang fixe sur sa
par
conduite les regards des hommes, qui par sa form.

^

l48

'

ÏÎGARDS

DUS

tune est au-dessus de la classe cdmniuné', et par
Sa responsabilité; obligé de marcher âVéc Une précaution continuelle} sera- probablement
plus imet
ne
qu'un
jury
plus
pur
pourrait l'être
partiale
dans les circonstances que nous avons décrites. Il
donc point de lois dans lé Behgale contre
l'extorsion ou le péculatj ou ibne faut pas y admettre le jugement par jury, ou' il faut composer
ce jùr^ d'Anglais et d'Indiens, si un tel expédient
n
est praticable.•'.
nefaut

Cet exemple porte à faux, si les imputations
faites aux Anglais dans les Indes sont fausses, mais
il servirait

qu'on a posé
également à éclaircirce
en maxime, qu'une loi bonne dans un pays pour»
rait être mauvaise dans un autre] par la diversité
•*
des circonstances:
Il en est de même dé différens

points de Reliet de plusieurs

gion, considérés politiquement,
habitudes journalières
qui composent ce qu'on
appelle les moeurs. Il est peut-être avantageux, en

totalité, que dans le Bengale, parmi les habitans
de race asiatique, les maris soient disposés à enfermer leursfemmes, et que les femmes soient dispo—• Les naturels du
1 C'est le
a
pris.
pays jouisparti qu'on
sent dtyie sûreté qu'ils n'ont jamais connue sous leurs anciens.
maîtres : leur propriété" est assurée : ils sont à l'abri des vexations arbitraires, et les grandes fortunes,
deviennent rares.

faîtes rapidement

où la religion ne permet « qu'une femme. verront bien qu'il est souvent aussi « nécessaire de les séparer des hommes* lôrs« qu'où n'en a qu'une. i entreprendre de les changera il ne faut pas ^ :- Montesquieu ne parle pas à cet égard d'une manière hypothétique : il. les crimes. qui exige leur clôture dans certains a lieux d'Orient.AUX INSTITUTIONS. dans les Indes. et qui les compareront àl'inno«cence et à la pureté des moeurs des femmes de « Turquie.tandisqu'en Angleterre^ il. xvi. les perfidies* les nôiiV « ceurs. c'est-àrdire. vaut mieux que les maris n'aient pas une prétend tion semblable. liv. « Ce n'est pas seulementila:phiralitéjdes « femmes . xi. CeUx qui liront o les horreurs. . ni les femmes une disposition à s?y soumettre. si elles y produisent la même mesure de bonheur. c'est que les Anglais ont aussi leurs établissémens dans les Indes. les poisons.prend le ton le plus affirmant. et dans lesétablisseniens « portugais. Si ces moeurs différentes conviennent mieux à chaque pays. et que 1 Jisprit des lois. de Perse. <de la Chine et « du Japon. lés assassinats que la liberté des « femmes fait faire à Goa. c'est le climat. l/|Q: poséesàselaisser enfermer r. chap. EXISTANTES. du Mogol. » ' Je ne sais si ces imputations sont bien fondées. que lorsqu'on en a plusieurs. ce qu'il y a de certain.

Il suffit d'avertir Je lecteur que parler d'une loi. il Saurait pas 'loitt. a.l?in£luéilçj9'-dii f^çlhih&t^ietpAtihW.. tpir a^jamais ouï parler de ces abominations èomme étant Montesplusfréquentes atnBèiigalequ?aillénrs?Si quieu avait ipehsé . parce que le mal du changement l'emporteraitsurlemal dé la conservatipns Mais il est difficile de faire constamment cette distinction.«et que le législateur ne doit pas choquer sans de bonnes raisons. cette coutume. ce n'est pas approuve? cette loi.. :Dans la naturellement section précédente» il est fait mention de couhimes auxquelles il faut que le législateur ait égard dans la transplantation d'un codé) sans qu'on ait pu toujours exprimer si ces coutumes en ellesmêmes sont bonnes ou mauvaises. d'une coutume. et peut-être impossible dé détacher toujours dans le langage deux choses< qui tendent à se confondre..' les femmes anglaises ont pour le moins autant de liberté que? les Portugaises:* cépetHlaiït. d'un pdîht de religion qui existe.^'.M'^OAni)S?:DUS-:''! M /l/ -.-) .S'il convient de .1 5o •:-::«--•.^v ^-M Dans le i tableau des institutions existantes Bans lès examiner et les juger^ ibftiut unpaysyîpbnr bien> distinguer deux choses s:j* Si l'institution. la conserver seulement etarâi^ son de son existence. .Tathrîbuô' à. est bonnes ou mauvaise.Vtie plus générale de son sujet l'aurait rehdu ^oins dogmatique.. ? a «• m^ vi-u. relativement à son objet..*:--^.ài cet exemple. c'est-à-dire-.

liv. pour augmenter une population qui se forme assez d'elle*même sans aucun moyen 1 Chap. citer s'ils ne servaient d'autorité à son sentiment? Cependant. .1 tention du législateur. quoiqu'il les présente comme autant d'applications de la règle! Jugez par la maxime : vous concilierez que c'est une folie de convertir un plaisir en obligation. xxiu. dette règle : car à quoi. il est inutile de faire des lois pour engager à la propagation i II cité* après* cela trois exemptes qui semblent mis 'dans cette placopour^ervir-d'appui et de justification à. dit-il y et au Tonquin> il est permis « àun père de vehdre ses filles et d'exposer'Ses « enfans. il n'est'pas possible qu'il les approuve. l5l à l'at- h Monte3(juieUHpourraitfournir mille exemples de ce genre de confusion : bornons-nous à un seul.prétresse leur « foulé le ventre et les fait avorter.AUX INSTITUTIONS EXISTANTES. « A la Chine. Les mêmes raisons font qUe dans l'ilo « Formose la religion ne. » Mais qu'il y a loin dé la maxime de Montesquieu à ces différentes lois. bon les. Il pose en maxime ' que si le climat produit plus d'habitans que le terrein n'en peut nourrir. ée poiht.perinet ^asaux femmes 't( de mettre des enfans au monde qu'elles n'aient « trente-cinq ans : avant cet Age.xvi. . la.. de rendre la génération présente moins heureuse. de religions : ce n'est que les offrir ^ .

'sans les entre les. '^OABUS de contrainte. Jugez par lé second.à traitement atroce.'vousconcliiërezqu'on fait sagement de permettre aux pères (Tôtèr là vie à des. Ihomme^ pour qUielles peuvent concevoir ou de la haine ou de l'amour. êtres pont. Jugez par le premier UUSj A exemple^'ce- liûderexpositiondesenfans. exemple : vous concilierez qu'on doit pér* mettre aux pères de consigner leUrs filles. et tout cela sans aucun motif.qui elle ne serait qu'un fardeau. Jugez par le troisième exemple : un étranger. et qui ne peuvent pas sentir. mains d'un^àutre consulter.. peut troubler la paix d'une famille > lin exposer.KTO. î. il cite trois usages qui u'/ ont qu'un rapport très éloigné) et il semble les ' mettre sur la même digne* . Il est difficile de se faire une'idée nette de ce que pensait Montesquieu : il semble qu'il a confondu la question de fait et la question de laconvenaricek Il pose une maxime. la vie d'une femme. la soUmettrè. sa perte.5ià.

i nombre. un bien. W. . ^'.. ...ri.C. x'. est ici pour un seul ou pôïiï un tous où pour un là peine est poiii* Première raison qui suffirait seule. loi ly-iduçuno être aboli usagetnedoit cialOè itejdoit changée> aucun sans quelque raison spé~ i .. mais en parlant de la transplantation des lois...' 'C-.:*. Il serait diffideux cas qui Centrent toujours cile de distingue^ si souvent l'un dans l'autre.. . Changer un usage qui répugna à nos moeurs et à nos sentimens.. où s'arrêteraient ces chungemens fou» .---:. ^Iukimcs relatives à la manière de transplanter les lois.:. avantage PQsitif a.?.!'. .. La satisfaction petit grand hombre. qui peuvent s'entendre de l'innovation en général.:.-. /._ )53 \ . j'ai dit bien clés choses..HAPITREm.i j Il faut être ' * qu'on puisse assigner quelque pour résultat du changement.MAXIMES RELATIVES»! ETC.. LES maximes ne sont suivantes qu'une récapitu»vient de poser.4... sans autre raison que cette c'est ce qui ne doit point être réputé répugnance.• '*>. .-. '. D'ailleurs. leur lation des principes! qu'on* à les présenter sous plugrande utilité autorise sieurs aspects. .

t/*. x.j. qui futçsi occupée du surplis vdes prêtres. » Ce trait pourrait devenir un apologue pour bien des operateurs en ''Vi: . Ne Vésulle^t-il d'un acte ni mal du premier ordre ni mal dli-Second ordre? il appartient à la classe des choses in' f-. 1 ïtyct Vohïe t.> différentes. . « que ce petit doigt resté seul paraissait ridicule.on • » Léddctëu'r voulut intéresser le grand Frédéric à Hufttér ainiait à citer ïè trait \i'uft chirurgien qui. auprèsavoir coupé quatre doigts. faisant une opération sur une mriin fracturée.. difficulté ce tjui ëât et ce /qui ne l'est pas* Voilà. s législation.me.costume ne1 fût altéré :<**''• : soUSjle'rè^né'suivanM^---^^ .f-'*. Hunter lui en demanda la raison 1* C'est. chnp. l'autoritéide s La * seule. dît-il.'L'empereur scrire une lettre de l'alphabet son successeur pdàVrait qui voulait prodevait penser que là rétablir*. pour moi y Un goût opposé sera une raison égale pour un autre.-^è jji.Dans foutes les/ehô$èsJMijfërent<&sila sOHc* (ion politique t doït< demeurer {neutre i laisse* agir . devait craina re que leur :. Quand. Ànalys^da Mai .!•. 01 ^ la sanction morale. le grand indiffèrent des peines et des usage d'un catalogué complet i éléments il les i fournit seuls plaisirs qui puissent dbnnerlasoiution est de constater dècette difficulté. La reine Elisa- beth. trancha de suite le cinquième qui notait point blessé.ï 54 j AMAXlMÉS ilÉLAtlVEV dés sur des caprices? Si mon goût seul ëst'uneraisoh.

Ils comptent les mécontentemens pour rien. il stiffimit.\ A LA MANIERE CE .>}0--' . éclater. A Dans |esi pays. arrive. consentement.. ne font qu'aux avantagés abstraits.TRANSPLANTER LES LOJSV tM/ fcette.Mais permission* qu'aprèsun certain délai'etuin exafrién qui. religion catholique rèlt dominante.-sii les iNeufchàtelais prenaient plaisi^^^tfe damnés éternellement j il ihe vôidaittpàs lêtui'ôtër 3 celte satisfaction. s'y^ôppôseri. sonicbiirâgë etsaAendresse^ll .: comme son avafa b> L'amntegénetdelajôisera . entêtés dé leurs idées.peut être de la tJfraUon né doit. Leur impatîëhce de jouir est le plus grand obstacle à la réussite.v Qu'une femme* à la mort de son mari. ••:» /. des méèontehtûMeHê abstrait déduction > faite ta'ge qu'elle entraine y et des inconvéhiens que ces mfc > j ? H/ 1 contentemëns peuvent produire* Les innovateurs.accorderMla nie. libertôVdeiétirér là Sanctidn de la loi aux vo3UXvnionasli{|ufis^ M i ^ V II. ne laisse aucun doute ^sur la liberté de lo^ï .<ï--ù.ja:<•.:'-w xu>?-».>:ym"ûnyi^m-'. qufc.«. ^/i^v-sia ^»l.à.<y<aurait.-où la.d:. qperellei tbéologiquô qui agitait 1^ villcfdtf ^éuftîbâtel sur l'éternitéT desVpeines ^11 ^épbbdit. prend la résolution defse brûlervviye pourtfaire. pour détruit^ ce qhéVléscôUï vens ont d'injurieux à la. 4 i iL'innovation ila plusfacileestcelle qui peut s'effectuer \ seulementènre/usanflàJsanàlit^^e la loi à une coutume qui gène la liberté.^:. souventvdaUé l'Iridostah. Ce attention . des sujets.

If. Mais ce n'est pas une raison pour mettre moins d'humanité dans la manière de les traiter.'* 'MT MAXIfllES . publier desamnisties.(dispositions. plus le succèsest probable.••* t 6. donner des espérances.RELATIVES : . les meilleurs desseinsi Combien les hommes sont dupèâ des mots! Le bonheur public est-il donc autre cbose que le consentement public? v v '-. N'y eût-il qu'un seul malheureux par l'effet de l'innovation. nombre)dès mécoritens.. ^ K fii tflà i le plusigfanditprt de"Josepb>lll 1La plupart des changémehsqt^il voulut tentèr-étaieritbolis abstraitementi Mais comme il ne considérait point les. Voilà les basesdu calcul pour opérer avec succès. Il faut au moins retrancher de l'opération l'insulte et le mépris. Là durée de ce déplaisir. Les changemens vraiment utiles ont en leur faveur une puissance de raison et de conviction qui opère à chaque . accueillir tous ceux qui reviennent. Jùa valeur desmécontentemenssera en raison ? : ces choses de composée quatre ' *' Le. Plus le nombre des mécontehs est petit comparativement.fit avorter^ par ' cette imprudence. Chaque espèce de mécontentement peut avoir . des peuplesy il.l56 \ï. instant. 3° L'intensité du déplaisir dans chacun d'eux. il est digne de l'attention du législateur. I a° Leur degré de puissance.".

qui ouvrent^à l'es^ v A ^. lande.^/'^. Aurait-on dû établir l'inoculation par une loi directe ? Non. en fixant tontes les préséances >même dans le civil . ïi. Les moyens doux valent mieux que les*moyens violèns.A LA toANlkRE DE TRANSPLANTER LES LOIS. par des àrrangemens.une A . sans doiile t en supposant que cette mesure eût été possible. 'v 7. Catherine II était bien habile dans l'art de régir les esprits : elle ne fit point de loi. et par la discussion publique de ses avantages. s'il est possible. par là seule force des grands exemples.i. l'instruction. L'exemple. pérance de nouvelles carrières. elle eût été bien fUneste i on aurait porté l'effroi dans une multitude de familles. Une perte d'espérance peut être adoucie. en déterminant tous les rangs.Y^-V. d'après 1 Voyez lés principes qui ont été suivis dans l'union de l'Eet récemment dans l'union de. Pour obvier au mécontentement y la législation indirecte est préférable à là législation directe.• ^ .. nécessite compensation^ pécùhiaii'èi jcuniaire 5 être {Une. pertedel pouvôm peut cpnlpén^éë^sbit pars une indemnité en àr^gntvsmH{parrUmè?irtde1fïiV nité en honneur. 1^7 jun'Gièspèce particulière dé retnèdes! Une ^eï'tépé<. Cette pratique est devenue universelle en Angleterre.'. ""{ ' «*"'" -•. mais. qui répugnait au service^ à y entrer . l'exhOrtâtibn doivent précéder où accompagner la loi j et même en tenir lieu.poUr obligera noblesse russe. Tircosse efcde l'Angleterre.

58 :.••< f/f ]&*< l'armée.:s«r-.*j«'J .là balance de l*ti tiet les mauvais effets de cette me- sure î l'autre extrême »est de souffrir que ces* pré* à nudolèncè'et la dfe prétexte jugés ne servent pour laisser le mal sans remède.:>':'s '». dé ce correct^ en faire usage. w» l. . Il età il arrête les plus mauvais effets du préjugé. qiiiyétant l?a$viissiom$es.les Fiudojence plus resubalterculées*. préjugés nuisibles et les dogmes pernicieux renferment toujours presque quelque correctif.v^ . l.-vre expéditive. des provinces. unemesureiMais est un moyen î d'obvier au mécon» à \tne marche elle peut être préférable si celte . établie ^facilitera ' * v .^v '•-. pusillanimité..^.Les se saisir élude. iMAXIMPS^ Y RELATIVES ^ les. proportionQ>vL4jfan?eufr:d$y*op$ràtion nellement i une objection contre.U .- est. pour: n'êtrei pas? effacés-pauleurs nes. grades] militaires >\ ellexarUiaïia^ vanité .'y-}-. C'est au législateur à .le& nobles.dans . litéy les bons contre ceà préjUgésy et: de Vouloir >sans «peser \.- 1. lenteur tentetnent'y plus •'<.u-. 8i Si vous commencez avez plusieurs par celle.-.législateur se.>M -. quelque moyen dVtWow pour un bon gouvernement et une bonne morale.''>"?. suivantes*^ â lois introduire. se sont les honneurs de empressés d'obtenir <i'u\*yM^.*>?*'>* les préjugés du peuple sont violent et à craindre ne opinià|res^il<est que le. contré :<.•-ntV..ïportô aux! extrême^ :'<PuhJ de ces extrêmes est Quand de s'enflammer les extirper.

une commission Quoi dp plus aisé que-d'envoyer spéciale pour les examiner. Qu'importé copré. de payer les. qui jetaient ou n'osa plus appeler un soupçon sur le\cou- . qui auront la lâcheté « d'employer des seconds.. Le bon' heur du très grand nombre ne doit pas être sacrifié à l'opiniâtreté ni celui dès siècles du petit.(».' rage Mais s'il ne peut parvenir à dénouer ce noeud gordien» il doit le couper avec hardiesse.jugé? des hommes de ce rang sont toujours riches. au. l5o. Les préjugés qui paraissent insurmontables au peuvent être vaincus avec un premier coup'd'ceil " > -! n< et de d'adresse ménagement...tpmber de ce préjugé . comme François Ier fit. Il opposa-l'honet comme on se battait pour neur. v Quant à ceux. peu certain rang Parmi les gentous. preuve des auxiliaires de courage. ceux d'un rang élevé se souplutôt... à tout^ à d'Aleinbèrt à la charge pour eux ' » i .'*'•' même. un homme. frais? Parmi mettraient 'Lettre les Indôus. à l'honneur.. repos d'un jour.'. faire." l'a observé Rousseau 'y que l'usage des seconds dans les duels.d'un se croirait déshonoré s'il était forcé de comparai*» trec dans une cour de justice. diUI.. ..même. l'autorité C'est ainsi. etc. qu'à faire un serinent* sin* lei spectacles^ . .A LA au nom MANIÈRE DE TRANSPLANTER LES LOJS. et sous.

leur sêrniènti II n'y à qu'à^léVpbUir^ot^ oii punit lè^àuf^poûr tin pleim^spngë^cômme * ? la lire* N'àdmetr pn pas parj quadépôsUibftf.ce genre? de^inspéétions des femmes pour cet office. Brama leur a révélé qu'ils doivent volet» tout ce qui s'offre à eux. àffirmatiôri? stirleursimple Lés pairs lié dêposéHt-ilspas Ni les Mahométans souffrir en cértaihs .-\. Faut-il changées de mousselines blesser la délicatesse tre àe frauder des femmes bu leur.. dans les cas où elle ordonne de.^:-:</> -. Mais.»^H-^IÏ concilié. abusant dès égards que anglaises la bienséance il arrive^ fréquemment leUrassurey de Calais à Douvresdéliés sont qU'emretournant et de dentelles. i Les femmes soumettait tion d'un >.*>I seraient alarmées si on leur personne à la choquante inquisidouanier.Càs(ëur ni les Indpus nèvpôiïrràièht dé justiceHisitàtr qu'un officier mentdè leurs fetnméSiN'es^ violée nager leur délicatesse'sans la loi.^''À\i:^y..Qu^mpbrje?dès hommèsldëjce^àn^méHtènf'autant de oônfiancésUb leur piaitàlècjhè les "autres sur.'dés kers yeh Angleterre. et tuer tous ceux qui tombent entre . et tout est Nommez Î .. permetle fisc? Il est<aisé de les sôuVnettre à l'inspection de personnes de leùrsè-xer ^armi les nombreuses tribus d'IndousVil y en a une dont lés membrèssont appelés deéoitè. u^.

Ij'esclavagè^ considéré comme peiné. il remplit parfaitement éon objet! « dit Que xiv) Montesquieu chap.A LA DE MANIÈRE TRANSPLANTER LES LOIS. n'est pas bien sévère dans un pays où la liberté politique est inconhuê i coïtsidéré comme moyen préventif. sut appliquer à ce mal le seul remède dont il fût susceptible. examinant comment l'on devait agir avec les decoits. Il veut qu'on les réduise à l'esclavage eux et leurs feniiîles. La terreur de cette secte fanatique se répandit au loin» Les rois n'étaient plus en sûreté sur leurs trônes. nu v tt . On ne savait quelpour.que ce fût. Doit-on.apaiser ces dieux infernaux. Chacun d'eux i fidèle aux ordres du chef. recommande un traitement plus doux et aussi effectif.surnommé le Vieux delà montagne. Enfin. M. ^ens-Ià plaisir de'JBrama qu'ils en souffrent les conséquences. l6l leurs mains. « lorsqu'on veut changer les moeurs et les manié* (livre xix. leur permettre le libre exercice deïeur vocation ? Si c'est lé bon plaisir de Brama que ces de cette c'est aussi le bon vivent industrie. un prince tartare. ayant découvert leur retraite. • On se rappelle ce qu'étaient les assassins et leur chef. courait exécuter un meurtre où. et l'espèce ne s*en est pas reproduite. pour mériter le prix éternel de l'obéissance. par respect pour leur conscience. il en extermina la race enles victimes offrir tière. Ilastings.

...^u.lois.. voyons l'exemple.flçf ipfs^jDàrq^ique.. la raison qu'il en donne est bien peUi.fèndéér car tout: ce que la loi peut dêiendr^ pourrait^etre un acte dei la/natipii engénéral^si^ce notait ^ cause de la ioi. sans ces exenipW. Mpntesquieii? était fyrànnique. embar^sé^.des* babits courts comme les Européens. sont des institutions..:.*dç:.162 f.. son i'babillemènti exemple aurait suffi.particulières ^ «j.législateur taudis qqp lesyrnjpçur^tet ./t.>yrai)'dan^.quitter une mode qui lieichoquait ...f(1.sonyetit biep.j|6tçens de sesp^eptes^ _ ?^ . ^u^^^çl^est^i « les lois.i^'y^A.. mais.U. popyait gept ses sujets à.:>. Pour opérer cette révolution djins il ne devait pas faire df>s. on seraifi.-. àyaient ordre ç|e.. çlmpger par^ oVgy Kjres^^lîUJt « no P&rî. Des soldats apos|és dans' les rues. diNil..qu'il cite J car. et de tailler ïmpitpyablement Jes longues rpbes jusqu'à la hauteur des genoux* Cette m.dit.. dans cette ordonnance. Pierre-ie-Grançl fit une ( loi qui obligeait les Russes à se faire couper la barbe.. et à porter.e^?'.institutions de la nation en gé« néral.tri9U^y. et pour en découvrir la raison..saisir ceux qui étaient en contravention.je£ n}a« nières sont des. PoU^ coniprendre céj lH.l'jnter(o!it.esur|é.(iV . L'objet de Pierre Ie. » La m axi me elle «même est vraie jusqu'à un certain point .-:..Ja maxime. MAXIMES RELATIVES _ les. ou cle se satisfaire lui?mêipe éiv 9l?liêtre».qui.

Pour amener l'imitation des moeurs. la Jo|coercitiVeièstî annexée est destituée de fondement. » Pouvait-il opérer le changement du caractère national sans changer le mode de l'habillement ? * . condulsez'vous donc comme tels : traitez vos femmes et vos vassaux comme: les hommes de votre rang traitent lés leurs en Europe : rougissez de cette ivrognerie et de cette brutalité qui déshonoreraient des gentilshommes européens : cultivez votre esprit . voulait-il dire à ses nobles. il fallait commencer par faire disparaîtra la distinction des habillemens.paraît radopter. et Montesquieu. adoucissez vos manières Î recherchez comme eux l'élégance et la politesse dans les arts et dans les plaisirs. Dans le second cas.fmbsursrjèuropéérinèsiqu'il croyait plus propres à les rendre heureux. Cette est la plus probable aussi dernière supposition bien que la plus honorable à ce grand homme-. c'était une mesure de législation indirecte contre toutes ces habitudes nuisibles dont il espérait corriger ses sujets en les formant sur le modèle des Européens. 163. et pâivcquséquent on peut l'appeler violente éb tyrannique. «Vous êtes Européens.\ A LA MANlÈRBlDE TRANSPLANTER LES LOIS. £oun upe^u^r^qui Im'^ de Jes polira b'êst-àfdireidérfe^ } \èïfâi national)àprv les.^Dabs. lé^rèmièr inconvenable i la peine cas. Il fallait introduire une nouvelle association d'idées.

de leurs argtimens. national . distinctif. mais* èjïeïri'êtàifrfïas nécessaire/ïLoibieniqui pouvait" résulter pour les asséfc grand moeurs.m s la *n'auràit ces.:-ï64'->-HM tfX'ï -ÏMÀXIAiliS^L^ 6u^ppUvàit4L intmdiiiro^rhabit* séùlexempleëfrd'âutres. Les conclusions' doivent d'abord être hypbthétiquesi Chaque côté de la question doit être présenté avec le degré d'incertitude qui lui apparDéfions-nous de ceux qui y par la véhémence de leurs assertions. et que l'imagination < i ! ni aU travail ni à la patience. * > ."mais doifcestimer^la tensatisfaisant* d'aprèsîlequefon dance d'itnedoi sur le principe de l'utilité. S'ilnel'étaitpasivla sûr et Tel est le procédé'lent et minutieux. par la confiance de leurs prédictions» compensent la faiblesse . îLorsqu'on traité des sujets dé cette importance. La première cliose que doit savoir un homme tient d'état* c*ést que la législation est une science de ne supplée calculs moraux. déuxi?càs>j tpàè étéf inutile i . en 1746. on ne saurait trop éviter le ton péremptëire et décisif. peine comùie le dit MohtesqUiêu. Le parlement britannique fit. du changement^d'habit?étàiMl pouf/être acheta au ^^ peiné était trbpî dispendieuse. une loi polir obliger les montagnards d'Ecosse à quitter Cette loi avait un objet Ce peuple était fort attaché à ce signe ut regardait avec mépris les habitans du leur habillement politique.

A LA MANIERE DE TRANSPLANTER/ LES LOIS. possible> son ouvrage d'un.L avait <charmé ces braves montagnards. qui! vinrent en foule sous ses drapeaux. et l'Angleterre n'a pas de soldats plus fidèles. qui depuis long-temps avaiehtiadopté 1habit européen. ne servait qù'àr rappeler* ce qu'on voulait faire oublier. montrant' revêtulde ce costume. dont on aurait peut-être détruit l'é* nergie si on avait en le malheur do triompher de leurs anciennes coutumes par des moyens dé force. pour ainsi dire» avéclo temps* . elle a été révoquée. le sang-froid. dédommager ceux qui perdent^ et s*allier. épargner. cette i ordonnancei: qui mettait incessamment 1l'image delà contrainte sous les yeux.antique . ënïse. de provoquer doit conserver lui-même\ il ne doit point se faire. Il résulte en général de ces maximes que lé législateur qui veut opérer de grands chahgemeris le caltne. l'irriter ménager tous les intérêts. plus intrépides que ces montagnards. fut terminée om voulut faire disparaître ce vêtement'national qui rétraçait: d'anciennes idées etsérvaitde signalement à un * parti . plat pays. mais.-triple rempart de confiance. concilier. >6Ô . dé jouissances et d'espérances. la tempérance dans le bien. Après un demi-siècle d'expérience on a senti l'inutilité et le danger de cette loi tyrannique. Le prétendant. s'il est mais environner d'ennemis désespérés. Après que la rébellion. Il doit craindre d'allumer ses une résistance qui peut passions.

Tout le monde utiles. ce chimiste sent son intérêt parti à so réunir delà véritable pas dans une môuivpropre le plus tôt possible au puissance » et l'on ne persévère résistance n'ait à moins inutile. ^MAXIMES ^RELATIVES*.166 . que l'a- ..//*.îETCïrtAi* ce véritable auxiliaire de tous les ?•\'.*?. été blessée ^nAr. changemehs les contraires.rsv-/. A i t t de là< la s'agit pas ^déployer pour demi voilée y elle a plus de succès. qui amalgame dissout les obstacles) et fait adhérer les parties dés*! uniesi Quànd^On a là force réellepoursoi» ihné 1faire sentir.

vatioh qui !doit être péëée par les goii verriemehs qui veulent donner les lois du peuple conquérant à un pays conquis. mais ce qui Vaut là peine d'être observé^ c'est que ces Ibisparaîtraient beaucoup plus défectueuses dans le pays où elles auraient élé traHsplantées y que dans byiui où elles auraient* été long-temps établies^ Obser. le mal tjuiert résulte est obscur: à d'autres causes y à lé on est porté à l'attribuer . APRESavoir mohtré le danger qui accbulpdgne d'un nbuveaU système de. il n'est pas besoin de prouver? que ce danger serait beaucoup plus grdikl s'il s'agissait de lois imparfaites. posées les meilleures possibles. u:*.-:v:-. il ne connaît rien do mieux : il n'est point en état de les comparer à d'autres* Tous les avantagée qu'il Retire i de lai so* ciété politique dérivent de ces Ibis. Que les défauts des lois se manifestent davantage lorsqu'elles.>.nf./^(<A Le peuple eh tout pays est attaché aux lois souk lesquelles il a vécu t il lès estimé comme un héri" tage qu'il tient de ses ancêtres.j DJ^UT*iïfiS LW CHAPITRE IV. Le bien qu'elles font est évident. lois supl'introduction.

horreur* et sont repousses avec . Ainsi la multitude voix de tous lès juristes s'élève de concert. si la ouvrait les yeux Sur les défauts des lois. et le peuple. qui sont.0$:/:/. entraîné par cette réunion imposante de suffrages. La partialité jette un voilé sur les préjugés dans lesquels on a été nourri. On veut bien supporter leà inçonvéniens auxquels on est accoutumé . ne cessent d'entretenir le peuple dans cette superstition qui leur est si favorable en assurant leur fortune. ont leur source dans ce mélange inévitable d'ignorance et dé préjugés. ses ministre^ tombent avec elle : tout ce qui diminue la Vénération pour l'idole affaiblît le respect pour les sacrificateurs. La tolérance des nations pour des abus indigènes. et comme un prix \ qu'il faut payer pour. pbur célébrer le système établi . on ne veut pas en souffrir de nouveaux. jouir de leurs bienfaits. et en augmentant leur importance personnelle. et leur intolérance contre des lois étrangères. les prêtres de la loi.^-^j?A. Cette \ classe nombreuse d'hommes.xôi^/>iîuà SENSIBLE regarder comme une suite nécessaire des imperfections de la nature humaine. ne songe pas même à examiner l'intérêt qui lès dicte. mais des préjugés étrangers n'ont point la protection de la vanité nationale.fit«w^. quelle opinion aurait-elle des hommes dont tout le méritecoiisistè à lés maintenir? Quand une religion tombe.i. En effet. pour ainsi dire.

du moins l'opinion d'un grand nombre d'hommes judicieux et impartiaux l. un modèle de perfection.LORSQU'ELLES ONT ETÉ\ TRANSPLANTEES. de chose près. valeur . .des lois imparfaites du pays le pays conquis. et quelques autres lois qui sont première. * 169 Qu'on. l'égide de la liberté publique et individuelle. et l'ouvjtëge de M. L'organisation du corps législatif est. Une autre partie de la loi > qui a une grande liaison avec la aussi dé grands éloges principes fondamentaux la publicité tribunaux. transporte. opinion qui paraîtra d'autant plus juste. belôïmeiti|f la èbu: i slituttoh de l'Angleterre. et qui mérite pour quelques-uns de ses • des c'est > l'organisation de la procédure vie jugéfc ment par jury dans les causes politiques > la liberté de la presse. l'autre en concevra un mépris exagéré. Telle a été. La branche constitutionnelle des lois d'Angleterre est admirable à plusieurs égards. Yhabcas corpus. on .verra quo lès nquérantdans ux nations en formeront les jugemens les plus 1 opposés : l'une les estimera beaucoup au-delà de leur. que l'on considérera mieux cette constitua tion dans son rapport avec la situation et les: circonstances du peuple qui jouit de cet inestimable avantage. à peu. le droit d'association et de pétition. Cotte ibase excellente de la législation est bien la première par son importance) mais comparée à la 1 Tout le inonde connaît le panégyrique de Montesquieu AmiVJSipïit des lois.

les caprices du hasard et l'entassement confus de matières indigestes? Ces discordances choquantes. et surtout des affections. Le bien sert de sauve-garde au mal. de contradictions et d'inconséquences? Admettrait-on que le bon et le mauvais principes eussent combiné leurs forces dans le même ouvrage. suivi avec conprofondeur. Cependant il est aisé de sentir que l'estime s'étend natureldue à la branché constitutionnelle lement à toutes les autres par un procédé simple et facile de l'imagination. du stance.il se forme un préjugé naturel en faveur de l'ensemble: l'estime refuse de* s'allier avec le mépris. Peut-on croire en effet que le code civil et criminel d'un peuple qui a une constitution si supérieure à toutes lés autres ne soit qu'un amas de fictions. et la haute opinion que l'on a conçue pour une partie de ce code est un obstacle à tout examen qui tendrait à en dégrader une autre. qu'ici Ton reconnût Une création de l'intelligence. et que là on aperçût l'irrégularité chaos. Il n'entre pas même dans l'esprit qu'avec des lois si excellentes on ait pu en laissersubsisterdemauvaises. pour un observateur attentif. La seule immensité de ces lois. qui se plaît à s'imposer à elle-même le dogme d'une admiration absolue.I70 DEFAUT DES LOIS PLUS SENSIBLE masse totale des lois » elle n'en fait pas là centième partie. ne frappent point la multitude. dont la collection . un plan formé avec exécuté avec ordre.

expression d'un juge d'Angleterre. Le droit anglais. . Il vous accable aussitôt du double poids de son ignorance et de la vôtre.J7 I qu'un homme studieux ne forme une bibliothèque saurait lire en dix ans.— saisi En avez-vous l'ensemble? phe. de subtilités y 1 La glorieuse obscurité de la loi. se divisé en deux parties. et si vous ôtez un anneau. sachez que vous ne pouvez former aucun jugement sur des parties détachées. rédigés avec une grande attention pour les circonstances et pour les intérêts dé l'Angleterre * n'ont pu avoir aucun égard au bien-être de ces payé dont l'acquisition n'était pas même prévue. La loi commune* c'est-à-dire la loi non écrite. les Statuts et la loi commune. ou la coutume. est une enveloppe ténébreuse qui les défend contre toutes sortes d'attaques \ Essayez de vous mesurer avec quelque athlète de la loi . mêle à quelques principes d'Uné valeur inestimable une foulé d'incohérences. qui croyait faire un éloge en prononçant la plus f * forte de toutes les censures. commo tout autre système de lois formé successivement par agrégation et sans aucun plan. c'est-à-dire les actes du corps législatif. Avèz-vous étudié cette jurisprudence? vous dit-il d'un air de triom— Non. Eh bien. hasardez quelque critique modeste. résultat des coutumes. vous risquez de briser la chaîne. Lés statuts.ONT ira LORSQU'ELLES TRANSPLANTÉES. Tout se tient dans cette doctrine.

1*)%

DEFAUT DES LOIS PLUS SENSIBLE

d'absurdités et de décisions purement capricieuses.
Il est impossible de croire que dans cet ouvrage
fantastique on ait eu en vue le bien-être d'aucun
' !
pays.
Que ne pourrait-on pas dire des vices nombreux
de la branche pénale de la loi, — du manque absolu d'ordre et de symétrie dans l'ensemble, — de
noms propres pour plusieurs chefs de délit, — de
définitions

pour le petit nombre d'offenses qui
ont un nom propre? Que ne pourrait-on pas dire
.cle l'impunité de plusieurs pratiques malfaisantes
et des peines imméritées attachées à plusieurs actes
— de la
dont le mal est presque imperceptible,
négligence, totale de toute règle de proportion
entre les peines et les délits, — du mauvais choix
de l'espèce des peines qui n'ont aucune analogie
avec la nature des offenses, — de l'abus qu'on a
fait, ou plutôt de la prodigalité dans l'emploi de
cette peine invariable, inégale, incommensurable,
irrémissible, la peine
improfitable,
impopulaire,
de mort; — de ce défaut total de méthode'et de
justesse dans la très imparfaite attention qu'on a
donnée aux différentes bases de justification, d'aget d'exemption ; <—*du
gravation , d'atténuation
manque de principes fixes j et de règles positives
pour estimer la quantité et la qualité des compensations et des satisfactions
différentes

espèces d'injures?

que

requièrent

les

LORSQU'ELLES ONT ÉTÉ TRANSPLANTÉES.

1«3

Plus le crime est atroce, moins il g a de remède
pour la partie lésée. Demandez à un jurisconsulte
ce qu'il pense de cette maxime : il vous; répondra
sans doute qu'elle est injuste, qu'elle est absurde,
faite pour une nation d'idiots, ou pour ce monde
renversé et ces peintures grotesques destinées à
l'amusement des enfans, dans lesquelles on représente le cochon qui met le cuisinier à la broche,
et le voleur qui pend le juge. Cependant, il est
plusieurs cas où cette maxime a été suivie par la
loi commune de l'Angleterre avec la plus grande
exactitude. Si un homme vous poche un oeil, vous
pouvez le faire payer pour cela ; mais s'il vous
crève les deux yeux, il n'y a point de dédommagement pour vous: tout ce qu'on lui prend appartient nominativement au roi, et passe réellement au shérif. Si on vous tue un cheval,* vous en
aurez la valeur : si on tue un de vos enfans, vous
n'aurez rien. La confiscation, s'il y en a une,
passe à un étranger comme dans l'autre cas. Qu'on
mette le feu à votre maison: si c'est par malheur,
vous recevrez une indemnité; si c'est par malice,
vous n'en recevrez point : mais tel autre qui n'a
rien souffert

recevra

pour

sa consolation

les

biens confisqués si le délinquant a des biens. Il
est des avocats qui soutiennent que cela revient
au même. «Dès qu'il y a une satisfaction, disent« ils, la justice a fait son devoir, n'importe qui là

174

DÉFAUT

DES LOIS

PLUS

SENSIBLE

« reçoit. » Pour récompenser de tels raisonneurs,
il faudrait statuer que tout ce qui leur est du par
leurs cliens sera payé au trésor public.
Quant à la variété des procédures devant les divers tribunaux,
aux longueurs, aux formalités,
aux embarras, aux frais énormes qu'elles entraînent, c'est un autre chapitre dont il est impossible
de présenter les détails. L'intégrité des juges anglais est parfaitement à l'abri de tout reproche et
de tout soupçon : mais la procédure est bien loin
de cette simplicité, de cette clarté, cette brièveté,
cette économie qu'on doit se proposer dans cette
partie.
Vous étés père de famille; vous venez à moi, et
vous me dites : « Deux de mes enfans sont en que« relie pour un jouet : l'aîné s'en est saisi, et: prête tend que son frère le lui a donné : le cadet le nie
« absolument : que ferai-je pour les mettre d'ac« cord, et pour découvrir la vérité du fait? »
La chose est sérieuse, lui répondrai-je : il y a ici
vous,
:
conseille d'apet
je
mensonge
usurpation
de
la
traiter
léet
ne
cette
pas
dispute,
profondir
Gardez-vous bien de mander les deux
jeunes gens par-devant vous, de les interroger
l'un en présence de l'autre, d'appeler immédiatement les témoins s'il y en a, et de hâter ainsi la
conclusion. Voici ce que vous devez faire, Sans
sans souffrir qu'ils
parler ni à l'un ni à l'autre,
gèrement.

LORSQU'ELLES

ONT

ÉTÉ

TRANSPLANTÉES.

1^5

vous parlent, faites que le cadet de vos fils couche
par écrit toute sa plainte, adressant à son frèro
toutes les questions qu'il croit convenables : donun temps raisonnable pour préparer
ses réponses : d'abord six semaines, ensuite un
mois, puis troissemaines, puis quinze jours. Si ces
réponses sont évasives, suivez la même marche :
accordez de nouveaux délais : ils serviront à donner au cadet le loisir d'adresser à son frère quelnez à l'autre

ques autres questions qu'il avait omises la première fois, ou une série d'autres questions rendues
nécessaires par la réponse faite aux premières.
Nouveaux ajournemens
pour cela. Cependant
l'aîné à son tour voudra, peut-être raconter son
histoire, et faire aussi des questions. Parla le
sera doublé. Quand les
temps de la délibération
affaires en seront venues à ce point, vous pouvez
lire vous-même leurs écritures,
ou prier un tiers
dans la famille de tout ce qu'on a pu
mais touconnaître relativement au fait primitif,
jours en prenant bien garde de ne point parler,
de s'informer

aux enfans eux-mêmes. Quand ce tiers vous aura
communiqué ce qu'il a appris, alors l'affaire sera
mûre pour la décision. Il est bien vrai que pendant
cet intervalle on aura dépensé la valeur du jouet
en plumes et en papier : le souvenir des évènemens
à l'origine

de la dispute sera effacé : vos enfans se
seront exercés dans l'art de la fausseté et de la

I76

DÉFAUT

DES LOIS

PLUS SENSIBLE

chicane : il y aura beaucoup de temps perdu pour
vous et pour vos gens : toute votre maison aura
pris parti pour l'un ou pour l'autre, et il y aura des
mais aussi
deux parts une. ànimosité profonde;
vous aurez découvert la vérité, vous aurez montré
l'importance que vous mettiez à la querelle, et la
paix renaîtra parmi vos enfans. Après avoir entendu ce savant discours, je ne sais si le père de
famille qui m'a consulté me regardera comme un
fou, mais je sais que j'ai représenté sans aucune
altération la marche d'un procès dans la cour d'ésans parler dè'mille incidens qui compliquent encore cette marche, sans faire mention de
ces termes techniques qui en font un mystère pour
tout autre que pour les adeptes. Je sais bien qu'un

quité,

état est plus grand qu'une famille : mais c'est aux
partisans de cette procédure à montrer pourquoi
les mêmes moyens qui rempliraient
le but de la
justice dans un cas né le rempliraient
pas également dans un autre. Sans être admirateur de la
des cadis, on peut dire qu'elle
justice'sommaire
ressemble plus à celle d'un père de famille que
celle que nous venons de décrire.
Qui le croirait? Cette masse d'absurdités n'est
ce
point une production de l'ancienne barbarie,
sont des raffinemens modernes. On voit encore
dans l'histoire les traces du temps où un juge anglais avait le pouvoir

de faire prompte

justice.

DÉFAUT

DES LOIS

PLUS

SENSIBLE,

ETC.

I77

Chaque partie était prête à parler et'à répondre,
à examiner et à être examinée en présence du juge.
Il y avait alors peu d'avocats, point de procureurs,
pas un denier de frais, jusqu'à ce qu'on eût vu qui
avait mérité de les payer. Pourquoi a-t-on abandonné ces formes si simples et si pures? Pourquoi
ne les a-t-on pas rétablies quand on avait à instituer des tribunaux

nr.

dans une autre contrée?

I78

DU

INFLUENCE

CHAPITRE
Influence

TEMPS

IV.

du temps.

lois possibles eu tel pays, dans
l'époque actuelle, étant trouvées, on demande si
ces mèmeslois auraientété également les meilleures
possibles pour le futur. On voit d'abord que ces
LES meilleures

deux questions sont purement spéculatives, puisque les deux époques dont il s'agit sont hors de
notre puissance; mais comme des idées saines sur
ce sujet peuvent contribuer peut-être à nous garantir de certaines méprises dans la pratique, il
n'est pas inutile de l'examiner.
Le temps n'étant rien en lui-même, son influence
n'est autre que celle des causes physiques et des
causes morales. Quant aux causes purement phyne
variations
leurs
peuvent jamais être bien
siques,
considérables. Le sol peut subir quelques changemens par l'action des eaux, par celle du feu, ou
l'homme.
de
Des
marais se dessèl'industrie
par
chent, d'autres terreins s'inondent, des péninsules
se détachent du continent, les sommets des monleur
s'affaissent
par
propre poids, des îles
tagnes
des fleuves, ou par
se forment à l'embouchure
des volcans, l'Océan par ses mouvel'irruption

INFLUENCE

DU TE3IPS.

179

ou progressifs peut occasioner
ses
sur
rivages; mais ces
changemens
quelques
diverses altérations ne peuvent pas changer la namens rétrogrades

ture générale des lois, ni créer
res de délits : tout ce qui peut
dans les
quelque modification
pour les adapter aux nouvelles

de nouveaux genen résulter, c'est
réglemens locaux

circonstances.
Il en est de même par rapport au climat et aux
productions animales ou végétales : soit par le
moyen de la culture et de la population, soit par
d'autres causes moins bien connues, la quantité
de la chaleur sensible répandue sur la surface de
la terre paraît tendre graduellement à une distrU
bution moins ihégale. Les zones brûlantes deviens
nent peut-être un peu plus tempérées; les climats
un peu plus chauds.
froidsdeviennentcertainement
Des végétaux de l'Amérique ont été transportés en
et
les
cultures
Les
alimens
peuvent varier
Europe.
en conséquence. S'il en résulte quelque changement correspondant dans les lois» ces changemens
se réduisent à peu de chose, et sont absolument
les mêmes que ceux que nous avons indiqués
comme relatifs aux circonstances locales.
Si les causes physiques produisent peu de varia-?
tions, il n'en est pas de même des causes morales.
Les nations les plus éclairées et les plus polies ont
eu des commencemens grossiers et barbares. Leurs
moeurs étaient farouches et violentes ; leur reli-

l8o

INFLUENCE

DV

TEMPS.

se
gion, toujours sombre, toujours effrayante,
bornait à quelques jongleries : point de communication entre les peuples, et peu entre les individus.
Les lois étaient en proportion avec les autres progrès de l'art social. Les législations même les plus
vantées dans l'antiquité sont bien loin de ce que
nous concevons aujourd'hui
comme le modèle de
la perfection. Mous trouvons
particulièrement
celles des Indous et des mahométans remplies de
de pratiques minutieuses,
contraintes inutiles,
d'omissions capitales; il n'y aurait aucun homme
raisonnable qui choisît de vivre sous de telles lois;
et le ministre d'état le plus ignorant de nos jours
composerait un système de législation bien supérieur à ceux de Numa et de Mahomet.
Mais ne fallait-il pas des lois de cette nature
pour des peuples grossiers? pouvaient-ils supporter une législation plus parfaite? Si un instituteur
très éclairé avait voulu leur donner le code que
nous regarderions aujourd'hui comme le meilleur
en lui-même, aurait-il été assorti à des entendemens demi barbares? aurait-il
convenu à des
moeurs effrénées? Cesdéfauts que nous reprochons
à ces lois n'étaient-ils point une condescendance
nécessaire pour les préjugés de ces peuples? Ou,
pour réduire toutes ces questions à une seUle, les
lois qui seraient les meilleures aujourd'hui
auraient-elles été les meilleures autrefois?

Ce n'est pas la seule occasion où l'on place. dre plus adroitement les esprits. Les meilleures lois possibles dans l'époque actuelle auraient-elles été les meilleures possibles dans les temps passés ? Il y a deux classes de personnes qui tiennent pour la négative. par indolence. d'appliquer ce faux raisonnement aux lois du temps passé. et de prononcer solennellement que l'auteur est un utopien. par timidité ou par c'ieâmotifs moins pardonnables.DU TEMPS. pour ainsi dire. afin de le tues d'un ton sentencieux! transférer aux lois présentes. se sont déclarés contre toute idée de réforme et d'amélioration. IM'LIOCK SECTION l8l PREMIÈRE. un fou dangereux.de ceux qui ont . dans les termes. Rien de plus heureux. un sophisme à deux mille ans en arrière. rien de mieux imaginé pour favoriser leur inertie que de pouvoir tirer de l'excellence même d'un système de lois une objection décisive contre sa convenance. Les uns sont ceux qui. mais combien peu de gens seront capables d'examiner à fond des absurdités revêOr il est bon. quand on l'apne paraît plus qu'une contradiction profondit. Il est vrai que leur prétendu argument. pour surpren- La seconde classe est composée . Vue rétrospective . pour accoutumer les esprits à l'erreur.

Elles étaient mauvaises en théorie. elles étaient bon- . à défendre ces religions fausses et absurdes qui sont entrées dans les détails de la législation. grossier. il conviendra sans peine que. elles étaient les meilleures possibles. celle des individus. dans un autre sens. dans un certain sens. mais il soutiendra que.l8vi INFLIENCE DU TEMPS. appelé à passer plusieurs années en Angleterre . comme les animaux indociles. porté à l'idolâtrie. le progrès des sciences et de l'industrie : il ne peut s'empêcher de reconnaître dans ces lois humaines une sagesse très supérieure aux institutions de Mahomet qu'il rapporte à Dieu même yles défauts de cesJois émanées du ciel sont si palpables et si manifestes. qu'il est impossible de se les dissimuler. que fera-t-il dans un tel embarras? Comment parviendra-t-il à fasciner son entendement? Comment conciliera-t-il ce rainas d'extravagances et de sottises avec-la prétendue inspiration du prophète? Voici ce qu'il fera : il disculpera le législateur en un peuple accusant le peuple : C'était. Un musulman capable de réfléchir et de s'éclairer. d'un traitement rigoureux. ces lois étaient mauvaises. Il s'élève jusqu'à admirer la liberté des cultes. opiniâtre. vous dirat-il. et qui avait besoin. stupide. dira-t-il. Mais je le suppose encore attaché aux préjugés de son enfance. Après avoir mis sa conscience en sûreté. est frappé des effets de son gouvernement.

à omettre totalement toutes les bases de justification et d'aggravation y d'atténuation. elles étaient excellentes en réalité. Elles étaient mauvaises en apparence. en. si vous en Venez à l'application. à lui défendre toute espèce de progrès. elles étaient bonnes pour celui-là. supposez le peuple le plus superstitieux et le plus grossier. quel avantage verra-t-on à laisser chez ce peuple de grands délits sans aucune peine. à l'illusion infliger au contraire dé grandes peines à des délits imaginaires. ne pourra plus se soutenir. à abandond'exemption dans les cas individuels. des obligations frivoles. faisant de toutes ses lois et de toutes ses coutumes* des institutions sans divines qu'il né peut songer à perfectionner commettre un attentat contre Dieu même? Vous une nation ignorante et Simèrr étiez j dites-vous. stitieuse : mais pourquoi Mahomet donné des lois capables d'augmenter vous a4-il ces défauts . à fatiguer le peuplé de restrictions minutieuses. ner toute la procédure judiciaire à l'arbitraire le plus absolu. En effet.INFLUENCE DU TEMPS. vous mettrez votre musulman mal à son aise. à lui imposer des devoirs absurdes. à le condamner à l'ignorance et à l'esclavage politique. I 83 nés en pratique : elles étaient mauvaises pour un autre peuple. Cet argument est assez plausible» tant qu'on reste dans des termes généraux : mais si vous entrez dans les détails.

parce que dans un état de demi-barbarie les hommes ont moins d'influence les uns sur les autres par l'opinion. Mais cette évasion ne mène pas loin . et rien de plus. on peut faire un code qui contiendra cent fois plus de choses utiles que l'Alcoran. et parce qu'ils sont moins accoutumés à obéir aux lois. et laisser la possibilité d'adoucir les châtimens? D'ailleurs. et que le législateur n'aurait pas pu se faire comprendre. car avec les mots de l'Àlcoran. Le mahométan sans au- vous dira encore que si le peu- . par la sanction populaire. cune de ses absurdités. plutôt que de les diminuer? Il est possible qu'il eût été forcé d'employer des peines un peu plus sévères. ces limitations supposaient un état de connaissance qui n'existait pas.ï84 ~ INFLUENCE DU TEMPS. est-ce une raison pour punir ce qui ne doit jamais être puni? Est-ce une raison pour punir sans choix et sans mesure? L'ignorance du peuple est-elle une raison pour ne définir aucun droit. et pour laisser le code civil dans la même imperfection que le code criminel? Le mahométan vous dira peut-être que ces définitions. à reconnaître l'autorité du gouvernement : mais si des peines un peu plus sévères sont peutêtre nécessaires pour un peuple qui n'est pas encore civilisé) ne devait-il pas prévoir la civilisation future. avec les idées de l'Alcoran. pour ne limiter aucun pouvoir'.

pie n'aurait pas voulu le recevoir .INFLUENCE DU TEMPS.v Mais quelque ignorant. Nemo unquam vir magnus sine aliquo afflatu divinofuit. occasion a-t-il quelle nantes? Quand ce grand trépide. égoïste ne sera jamais le fondateur d'une nouvelle loi. il aurait échoué '«<: . il commande à l'avenir. ses préjugés les plus enracinés? N'a-t-il pas cherché lès penf chans auxquels ce peuple était le plus adonné pour les punir avec la plus grande rigueur? Et puis^ si ce peuple n'avait pu supporter les restrictions les lui aurait-il plus nécessaires. craintif. que. qui le rend l'empire du passé s'efface. Un est composé enthousiaste d'une ardente courage actif et Un homme timide» un d'un imagination. quelque opiniâtre que fût ce peuple. Mahomet n'a-t-il pas attaqué hardiment ses habitudes les plus invétérées. pourquoi cette multitude de restrictions frivoles? tonne imposé Oh s'é- bien des disciples j plus de l'obéissance ne croit à la timidité Où de l'instituteur* cju'on s'est-il montré Dans pusillanime? ménagé les opinions domi* un homme possède cette âme in- faible. il devient maître des opinions et dos affections. que Mahomet flatta et les passions et les préjugés de ses sectateurs. ÎÔ5 un avait code il pu comprendre plus parfait. s'il avait voulu dans son entreprise. Ce n'est donc pas à des considérations . les heurter. qui le met à la tête et prophète* législateur caractère d'un peuple.

de. tout éclairé qu'il était parmi les Athéniens. On n'aperçoit nullement parmi les philosophes grecs la connaissance des vrais principes de la législation. Il est bien permis de douter que Solon. ou de monument à sa gloire.qu'on peut attribuer l'imperfection des lois de Mahomet. Les défauts de son ouvrage ne sont que les défauts de son intelligence. Il n'est point resté eii arrière de lui-même. ou de règle à la postérité? Cependant. On attribue à Solon d'avoir dit de ses lois qu'elles étaient non les meilleures en elles-mêmes. il est vrai» ruinerait entièrement les bases de la religiom musulmane. prudence personnelle. Aussi ne néglige-t-on rien pour l'éluder j et l'ignorance universelle des Turcs n'est qu'une précaution du législateur pour Les empêcher de découvrir son imposture.1 86 INFLUENCE DV TEMPS. S'il avait mieux su. fût en état de composer les mèHleures lois possibles. Ce témoignage paraît d'un grand poids aux temporiseurs législatifs. Il a osé tout ce que lui a montré son génie. Cette conséquence. le mot de Solon pouvait être vrai . il aurait mieux fait. Quelle preuve peut-oivavoir que Solon fût plus éclairé que les autres? N'aurait-il pas transmis ses connaissances à quelques disciples? N'aurait-il pas laissé ce modèle de perfection pour servir après lui. mais les meilleures que les Athéniens fussent capables de recevoir.

mais il n'est pas possible que la législation inférieure leur convînt mieux. et ne produirait pas de si bons effets que chez une nation civilisée : il ne s'ensuit nullement qu'un système de lois imparfait serait mieux obéi et produirait de meilleurs effets que le système perfectionn/rjl se-peut que lés Athéniens. Il est probable que les Athéniens. " D'ailleurs. Il en faisait une apologie. Ainsi le mot de Solon exprimait un regret. trompés par leurs préjugés. ne pouvaient pas être heureux sous la même forme de gouvernement que les Lacédémoniens et d'autres républiques dé l'Italie ou dé la Grèce. qu'est-ce que cela prouvé ? Que le meilleur système de lois. Ils dépendent des habitudes du peuple. et non pas Un choix.INFLUENCE DU TEMPS. Les principes delà constitution desgouvernemenssont beaucoup plus arbitraires que ceux du code pénal et du code civil. l&f dans un sens. chez un peuple à demi barbare» comme étaient alors les Athéniens j ne serait pas si bien observé. accoutumés à la violence et à la ja* lousie des états démocratiques. eussentrefusé une excellente législation. fût mieux adaptée à leur bonheur. Mais ces formes cOUstïtU tionnelles peuvent admettre des différences y sans être moins propres à l'objet de l'utilité publique. et de la tournure qu'ont prise ses espérances et ses craintes. Il pouvait être vrai dans son application à la branche constitutionnelle des lois. . et non une règle.

il. ou du moins qu'elle était meilleure dans le siècle actuel que dans aucun âge précédent. Cet optimisme futur. Le progrès des lumières. le beau immuable de la législation? Y a-t-il des progrès sans bornes pour l'esprit humain? Les lois que nous concevons aucomme parfaites ne seront»elles pas. Vue prospective : Les lois les plus parfaites aujourd'h ui seraient-elles encore les plus patfaites dans les temps futurs ? Peut-on croire que nous avons atteint en perspective le beau idéal. l88 INFLUENCE SECTION DU TEMPS. pris dans un sens littéral. Le docteur Priestley a exalté ses espérances au point de penser que les hommes arriveraient à un degré de bonheur qui surpasse aujourd'hui notre conception. le perfectionnement des moeurs et des lois ouvriront de nouvelles sources de félicité. ne semble guère moins appartenir à la poésie que . jourd'hui aux yeux de nos descendans plus éclairés j aussi défectueuses que les législations anciennes le paraissent aux nôtres? L'auteur de la Félicité publique a soutenu que des choses jusqu'à nos depuis le commencement jours la condition de l'homme n'ayait cessé de s'améliorer. et feront disparaître à-peu-près tous les maux de la terre.k. et qu'il était probable qu'elle s'améliorerait encore.

mais alors ce n'est plus le même être qui est le sujet de la question. Donnez-lui Un sens nouveau. l8§ l'âge d'or des siècles passés. Ainsi nous connaissons le plus haut point des souffrances et des jouissances dont l'homme est capable. et l'objection tombe. Or.d'un être supérieur. vous parlez. et nous donner des espérances qui nous animent > que des regrets qui nous découragent.INFLUENCE DU TEMPS. la perfection °On pourra juger que les lois Sont à leur tn'axfa . tirant leurs plaisirs et leurs peines dés mêmes sources. doués des mêmes sens. Il vaut mieux pour l'imagination placer le bonheur en avant. environnés des mêmes objets. vivant dans le même état. Vous ne parlez plus de l'homme. Les hommes dont il se forme des idées si exaltées seront des hommes de la même nature que nous. Sur quel fondement raisonnable un philosophé dont peut-il nous parler d'un perfectionnement nous ne saurions aujourd'hui concevoir l'idée? Tous les termes de la question nous sont bien con* nus : il n'y a point ici de mystère. mais quand il s'agit de questions de cette nature. il ne faiitpas défigurer la raison par un mélange de chimères. comment les lumières des peuples et des lois peuvent-elles tendre à développer en l'homme de nouvelles facultés? Voilà ce renle montrer devait voulait qui philosophe que dre probable cette opinion d'une perfectibilité ! iJ • indéfinie.

que ce qUi peut se faire par plusieurs ne sera point accordé exclusivement à un petit nombre. et les hommes au maximum du bonheur en tant qu'il dépend des lois. et non par une mutuelle impuissance. excepté par lès lois qui les défendent: lorsque. seront rarement occupées : lorsque les nations. ayant posé les armes et licencié leurs armées par des traités mutuels. que lés controverses qui s'élèveront de temps en temps sur des questions défait pourront être terminées sans autres frais ni délais que ce qui est absolument nécessaire : lorsque les cours de justice. et qu'on accordera des encouragemens pQsitifs. lorsque les grands crimes seront inconnus.10. quoique toujours ouvertes. et que des impôts oppressifs. des prohibitions et des faveurs né nuiront pas à son développement naturel : lorsqu'on commerce sera tellement laissera en parfaite liberté ces branches d'industrie qui ne demandent que la liberté.à celles qui en ont besoin : lorsque par le perfectionnement de la loi . mum de perfection. qu'il n'y aura plus de le roulent sur qui point de droit: lorsque procès la procédure sera tellement simplifiée.0 INFLUENCE DU TEMPS. il n'y aura plus des délits de mal imaginaire : lorsque les droits et les devoirs des différentes classes d'hommes seront si bien définis dans le code civil.dans le catalogue des actes prohibés. ne paieront plus que des impôts imperceptibles : lorsque le libre.

sans ambiguïté. les vents causeront des naufrages. et les dispositions du peuple.IÎ les droits et les devoirs des offiseront si bien distribués . mais il n'y a rien là d'inconnu et de mystérieux* rien qui ne soit parfaitement à la portée de l'intelligence humaine. à la soumission et à la ré? sistance si bien tempérées que la prospérité rér sultant des causes précédentes sera hors du danger constitutionnelle ciers du public des révolutions : enfin lorsque la loi. sera concise. comme le remède unidés métaux. Dans cette versel et la transmutation le de la feucaUt. intelligible. Tout ce qui passe ces objets appartient aux chimères. qui est la règle des actions des bummcs. à la décrépitude et enfin à la mort* On peut diminuer» mais on ne saurait prévenir . et dans les mains de tout le monde. aux accidens. Mais à quoi s'élève tout ce bonheur? Il se réduit à l'absence d'une certaine quantité de mal} à l'absence d'une partie des maux de différentes espèces auxquels la nature humaine est sude. IÇ. L'augmentation rait est sans doute assez grande pour exciter le zèle de tous les hommes vertueux dans cette car* rière de perfectionnement qui nous est ouverte. Le parfait bonheur est dans lés régions imaginaires de la philosophie. grande perfection. époque plus sera des incendies.bonheur qui en résulter jette. l'homme sera toujours sujet aux infirmités.INFLUENCE DU TEMPS.

et que si les moyens de plaisir deviennent . il y aura toujours des oppositions d'intérêt. c'est toujours la contrainte qui est la base des lois.lp/1 INFLUENCE DU TEMPS. etc. Cependant il est probable que les sources de la nouveauté s'épuisent. toujours le lot du grand nombre. comme la peinture. immédiat. dans les beaux-arts. etpar conséquent des rivalités et des haines. seront journalier. un assujétissement un état voisin de l'indigence. ce qu'il y aura de commun à tous. des penchans qu'il faudra surmonter. et la contrainte la plus salutaire dans son effet éloigné est toujours lin mal. car la sûreté réciproque ne peut s'établir que par le renoncement forcé de chacun à tout ce qui peut blesser les droits légitimes des autres. les plaisirs seront toujours achetés par des peines. Dans les conditions élevées comme dans les classes inférieures. Supposez donc les lois les plus raisonnables. toujours une peine. A certains égards la perfectibilité paraît avoir des limites un peu moins connues : on ne saurait assigner précisément jusqu'où l'esprit humain peut aller dans les régions de la poésie* dans les diverses branches de la littérature. toutes les passions tristes et malfaisantes: les dons inégaux de la nature et de la fortune feront toujours naître d'amères jalousies. dans son effet. les jouissances par des privations* Un travail pénible *. la musique. ce sont des désirs qu'ils ne pourront pas satisfaire.

jusqu'à ce qu'on l'eût séparé des deux faux principes avec lesquels il s'est trouvé sans cesse dans un état de confusion. qu'un jardin. et mis en ordre toutes ttt. C'est une carrière assez vaste pour le génie. jusqu'à ce qu'on eût fait. selon l'idée des Asiatiques.INFLUENCE plus exquis. et nous laisse ensuite retomber dans le découragement. à l'aide de ce principe. tout Vappareil législatif. ce paradis ne serait encore. les notions fondamentales. reconnu le but où l'on devait tendre. Nous ne ferons jamais de ce monde le séjour d'un bonheur parfait: quand il serait devenu tout ce qu'il peut devenir. assez difficile pour les plus grandes vertus. Jusqu'à qu'à ce qu'on eût. fidèle résultat des faits* vaut mieux qu'une exagération trompeuse qui exalte un moment les espérances. mais ce jardin serait une demeure délicieuse comparée à cette forêt sauvage où les hommes ont erré si long-temps. 19? à proportion plus Ce tableau. DU le goût devient TEMPS. comme si on noUsavait menti en nous promettant le bonheur. et les moyens qu'on devait employer. jus- ment. on ne i3 . pour ainsi dire. sévère. Cette discussion était nécessaire pour montrer que dès à présent on pouvait atteindre à de justes idées de la perfection en matière de gouvernece qu'on eût mis en évidence le grand principe de l'utilité. Ne chetv chons que le possible.

pouvait Concevoir aucune idée précise d'un système parfait de législation.INFLUENCE «I<)4 DU TEMPS. elle s'est. comme Moïse lorsqu'au sortir du désert il découvrit du sommet de la montagne toute l'étendue et la magnificence des contrées dont il'avait ouvert le chemin. . Mais si enfin ces divers objets sont remplis au gré des philosophes. l'idée de la perfection n'est plus une chimère . livrée à l'homme qui sait méditer : on embrasse son horizon ne soit donné dans cette tout entier. pour ainsi dire. et quoiqu'il à aucun homme vivant d'entrer terre promise. cependant celui qui saisit ce vaste et superbe ensemble peut se réjouir.

iô.VUE GENERALE D'UN CORPS COMPLET DE LÉGISLATION. .

.

En efïet^ les manuscrits ne m'ont présenté-pour. gardé le rivage. C'est là qu'on apprend à s'orienter dans la vaste région de la jurisprudence. Il m'a paru. qui était un hoïsd'oeuvre dans ïintroduction aux principes de La division des délits où elle occupait morale et de jurisprudence. C'est là qu'on voit les grandes divisions. L'esprit philosophique. un si grand espace. je ne crains pas de m'être écarté du but. ^ l'esprit d'invention. . a trouvé ici sa place naturelle : mais je n'ai pas osé me jeter dans les et j'ai toujours reprofondeurs analytiques. des tables de matière : mais comme là route était toujours tracée.AVERTISSEMENT DE L'ÉDITION DE 1802* L'AUTEUR ne regardait cet ouvragé que comme uneesquisse qui avait servi à le guidée lui-même. quelques chapitres que dés fragmens. il fallait commencer par se faire une idée générale de l'ensemble. les points de coïncidence et de séparation de toutes les branches de la loi. que dans un bon ordre de lecture. mais qui était trop peu développée pour être offerte au public.

par lj»'partie la plus difficile.. . : il n'est pas absolument nécessaire à l'intelligence du reste. Après avoir lu l'ouvrage en son entier.. Lib. I. Mais ceu^ qui ne sont pas appelés par ou par devoir à faire une étude 'inclination de des ne la doivent science lois approfondie pas s'appesantir sur cç traité préliminaire. On va voir un plan lumineux et régulier succédera un état de confusion et de désordre. MÉTAM.1 et pr^npipre ^ition.rçpJ^i^f^Up|ijr^â^(j>^jçr D^ja volume. Surgit humus.• Flumina subsUluhl : colles exire videntur. on reviendra avec plusj d'intérêt ' sur ce d'instruction tableau gfépéràb v' . C'est un sujet sur lequel il n'y a pas encore de trace d'homme.' • 98 . Sa forme analytique avait arrêté un grand nombre de lecteurs. On sent bien qu'un traité de méthode et de classification ne peut pas être un ouvrage d'amusement^ La précision et là clarté sont les seuls ornemens dont il soit susceppresque tible. Il faudrait avoir le goût puéril et faux des embellissemens que le pour y introduire sujet rie comporte pas. et venait d'abord après les principes de législation. ne s'est point encore appliqué à cette géographie générale de la loi. Jam more lUtus Imbetiplenos capUalvem onmes . Il n'était pas convenable de faire ççininfiicér.

Pour rédiger un corps de lois complet. se trouve compris dans au corps intégral partient l'une ou dans l'autre.^J)^qit est le droit.-^^-=. PREMIER. Division générale.*"'..'. division.• .J"-!. \° Droit inMdettr. il faut connaître toutes les parties qui doivent y entreiv 11faut savoir ce qu'elles sont en elles-mêmes. Voilà je. UN corps de''lois est comme une vaste forêt :: mieux il est percé.: Première des gens. et les' unes par rapport aux autres. •:.-::. et que rien ne se trouve à-lafois dans toutes les deux. C'est ce qui a lieu le le corps dans son entieiyon lorsqu'on prenant telles que tout ce qiii apdivise en deux parties..: :". u Divisions ':--.":'"4. national qui: .:\-i:. seul cas où la division i- soit complète. plus il est connu.VUE GENERALE n'UN CORPS COMPLET DE CHAPITRE LÉGISLATION. Le premier usitées.

300 \ DIVISION GKNjhui. distinctes. on avait oublié au moins le droit des gens. ia Droit civil. de façon ou d'autre. i° Droitpénç{l. 3° Droit politique. forme une subdivision qu'on appelle le droit municipal. mais analogue et facile à comprendre. Lorsqu'on a donné cette division pour complète.K. i° Droit pénal. Droit français^ droit germanique. a° Droit civil. Pour distinguer ce dernier du droit desgens. mais ses parties sont inégales et peu Seconde division. Mais higens^ langue française. Troisième division. On pourrait l'appeler exclusivement droit international \ Cette division est complète. aussi dépourvu'de signification que celui de droit des gens. de celle-ci? Il faut que est complète. Le chancelier d'Agucsseau avait déjà observé que ce qu'onappelle' communément droit dès gens devrait être appelé droit entre les gens. d'un district ou d'une paroisse. prend le nom du pays dont il est question. 11n'y a que la force de l'habitude qui puisse faire conserver un terme aussi impropre. Le second est celui qui règle les transactions mutuelles entre les souverains et les nations. Une partie détachée de ce droit qui ne cou* cerne que les habitans d'une villo. ne signifient pas Jesnations. dans les deux premières* * Ce mot est nouveau. il vaudrait mieux dire avec les AnSi la seconde division glais : droit constitutionnel. que penser la troisième partie soit renfermée. dans la .

So1 ciété? Et s'il yen a 'f d'où tiènriérikils ces lois? Que 5 sont ces \o^ naturelles que^p^érsbnne^n'a faites . Cinquième division. i° Lois naturelles. les devoirs de voirs de l'homme en familley en société. elle se tire par induction des décisions antérieures rendues par les jugés dans ^ . tf Droit litaire\ autre division bornée apparemment droit intérieur. Loi écritetT. Mais Un) y ïï-t-il . 0 Loi non i° division. dit-on. la loi positive. La "coutume est une loi conjecturale . soit sous la formé de statut. militaire. 3° Loisrpolitiques. politique. a quatre sens différens. nïiau Cette malheureuse épithète civil. . On appelle statut h loi écrite.F. a" Droit ecclésiastique ou spirituel. C'est un des plus insignes faûx-i . * . soit sous la forme de coutu)ne.DIVISION GKNKIUT. opposée tour-: à-tour aux mots pénal. ÏOI Quatrième division. mais inégale. i° Droit civil on temporel. des cas semblables. tent. Division corn* nlète. qui se confondent sans cesse. ' Les lois peuvent subsister. y^ ou droit écrite coutumier. que chacunsuppose à sa fantaisie? Qiiésignifient- nomiques.. i° Droit civil. se rapporauxquelles l'Homme seul v les delésdèvoirs (del'bdrinW dèsi MrMïetsMs.-/\ fuyans qu'il y ait en jurisprudence. 0 s» LoisécoSixième division. ecclésiastique. Cinquième . et dont les parties sont bien rembrouillées.

de ces (ois qui e$t venue d'une certaine source. science des chevaux et science des animaux?—^ Voilà pourtant la nomenclature de la législation. On tire encore du corps.-^: punition sévère. Xt'A? canoniques . Droit maritime. de procédure. Ces parties extraites. c'est une partie asse^ bien déconcours terminée du droit ecclésiastique: la partie. d'économie politique. r^ mauvaise foj. ^-procédé puté tel.•—-mal énorme. de finance. d'après les plus beaux géles Diderot et nies de ce siècle. les principaux économistes. C'est une loi portée contre un délit auquel on s'accorde à donner le norn de crime : il faut pour cela le Loi criminelle de plusieurs circonstances indétermiodieux. quel est leur rapport avec les divisions les plus formelles? Dans laquelle peut-oa les placer ? ou droit criminel : c'est une partie tout-à-fait indéterminée des lois pénales. les d'4Lenibert. . ces lois économiques qui ne sont pas politiques? N'est-ce pas comme si on distribuait la zoologie en spience des chimères.de droit des parties çon? sidérables qui ne font pas naître l'idée de division. Qu'on juge par là de l'état de la science. droit de police. etc. parce que les mots qui les expriment respectivement n'ont pas de termes corrélatifs pour marquer le résidu de la masse des lois.aoa DIVISION GÉNÉRAI^.i ou rénées. .

<f Lois indirectes. ou ont été peu considérées jusqu'à présent. Septième division. Je les annonce ici à cause du jour qu'elles répandent sur la théorie. Les lois de procédure ne peuvent ni exister ni même se concevoir sans ces autres lois qu'elles tendent à faire observer.Mt. %*Lois adjectives. Ce dernier est le nom que je donnerais aux lois de procédure. '?rr. Huitième division : i9 Lois coérçitivès et punissantes. afin de pouvoir désigner par un mot corrélatif les lois principales dont oh a si souvent besoin de les distinguer. Qui entend le sens de ces deux mots en grammaire ne peut manquer d'entendre celui que v je voudrais leur donner en jurisprudence. préyepi|*. tf Lois attrayantes ou rémunératoires. eh ordonnant bu en défendant l'acte même qu'il s'aeit de faire naître ou de. J'a ppel 1e directes cël les q u i von t à l eur but de la manière la pi us simple. tas secondes sur dès récompenses. Neuvième division^ iQ Lois directes.JjQ$ premières s'appuient sur des peines. Les divisions qui suivent sont tout-à-fait nou* voiles.* en «'appliquant à d'autres actes qui ont . et de leur utilité dans la pratique. éloignés.DIVISION Division GÉNÉRAUX »o3 nouvelle. se servent de moyens plus pour arriver h MJR.. ou n'ont reçu qu'une demi-dénomination. J'appelle indirecte^çelles qjtij. b. ip Lois substantives.

i° Code des lois mêmes. Il y a des lois quimour>raient d'elles-mêmes. Défense du meurtre sous peine de mort : moyen direct de prévenir les assassinats. Dixième division. a0 Code des formulaires i Une formule fait partie des lois dès qu'elle est ordonnée par le législateur. tout le monde a un intérêt égal .DIVISION 204 une liaison GIÎN1ÎRALE. lorsque la circonstance qui les a fait naître vient à cesser. ! On voit par là qu'une loi indirecte par rapport à un acte devient directe par rapport à uri autre. . Onzième division. Ces épithètès ne sont justes qu'autant qu'on rapporte à un seul et raéniè acte deux ''* ou plusieurs lois différentes. ou moins immédiate avec les plus premiers. les secondes sont celles qui n'intéressent directement que telle ou telle classse de citoyens. moyen indirect. et qui ne répondent qu'à un certain état de choses. des lois qui peuvent et qui doivent même être changées. i° Lois générales. la plupart passent sous le nom de règlements. Une loi ne porte-telle que sur la conduite d'un certain individu. Douzième division. Parmi les lois passagères. Cette division est d'une grande utilité pratique pour faciliter la connaissance des lois. a0 Lois nécessairement passagères. Ce sont des ordres particuliers.' i° Lois permanentes. Défense 1 armes de porter des offensives . Dans les premières. il faut qu'elle meure avec lui. a0 Recueil de lois particulières.

neccius pour les lois romaines. droit civil. titres. Les uns font l'exposé des lois d'un pays. tels que pouvoirs. complète. droits. les termes de jurisprudence universelle. une forme de supplique. Tels sont Heiles commentent. etc. les expliquent* les rapprochent. Burlamàqui revêtent successivement et quelquefois réunissent tous ces caractères.y soit parce qu'ils recherchent les principes généraux sur lesquels les lois doivent être fondées: soit enfin qu'ils examinent la législation de tel ou tel pays pour en monter le fort oulëfaible. Peu d'ouvrages de lois sont d'un gertre unique et distinct. et Blackstone pour les lois d'Angleterre. droit constitutionnel. s'était proposé de faire un traité de l'art. de l'art même de la législation . tout cela devient partie de la loi. iin proeès*verbal> un certificat. mais dans . Une patenté de création. Montesquieu. C'est donc le centre de réunion où je ramènerai toutes les parties. dans [[Esprit des lois. §oit parce qu'ils expliquent les notions préliminaires . De toutes ces divisions) la troisième en droit pé* est la plus nal. contrats. délits. Grotius. un acte. la plue Usitée et la plus commode. ào5 T. Puffendorf. Quant aux écrivains en matière de jurisprudence.DIVISION C^NISRÀM!. ils peuvent se ranger sous deux classes. obligaLes autres traitent tions.

et se perd dans les sables. livres le législateur est devenu anti*quaire et historien. manière générale. après avoir parcouru et fer? tilisé de superbes contrées. dans son Traité des délits et'des peines . mais avec des vues d'applicatio/p locale. Beccaria. Hobbes et Harrington* qui n'ont traité que des l'ont fait d'une principes du droit constitutionnel. n'arrive pas jusqu'à la ses derniers mer. s'en est tenu exclusivement à la branche philosophique* . et on a pu comparer son ou-jvrage à ce fleuve qui.SOU DIVISION GÉNÉRALE.

mais qui laissent une postérité nonîfcréùèèV lesi unes pfôcîbfâîenf de ces actions. Vè^Ut le titfè de /oif. qu*y aVait-il alors? Les personnes. dès délits. les actions : les personnes et les choses. et l'éxpériènëë de cëâ riîpj|fdçonna naissance aux premières idées morales ez lëgisiatU Parmi ves. Les plus forts voulu relit arrêter îë cours àe ces actions malfaisantes. lès choses. ' On peut aisément imaginer une époque où les hommes existaient sans connaître des lois 11 dès obligations. . les seuls êtres réels . les àcinstant fugitif. dette ^blbnté^ revêtue tf un K signé extérieur. grands maux. i&'j IL entre lois. ils les transformèrent en délits. et qûëîs^nUeurs rapports réciproques. Montrer c'est montrer leur nature. îl faut des droits. qui périssent éh naissant. et pour çëïâ. des droits . DANS un corps de lois tout roulé sur dés délits. ETC. obligations et services. des obligations. lions jr qui n'existent que dàhsbb dans un moment doriné. donc se faire des idées claires de ceè termes abstraits) et pour cela il faut savoir comment ces différentes notions se sont forméèé. des services.RELATION ENTRK CHAPITBE Eelalion LOIS . délits. leur génération.

Assurer la possession de tel ou tel bien. Ces objets sont tellement simultanés que tous ces mots peuvent se traduire indifféremment. -~ La loi me défend-elle de vous tuer : elle m'impose moi. elle vous accorde le droit de n'être pas tué par moi. Ce n'est qu'en cf^tde$ délits (c'est-à-dire.ao8 RELATION ENTRE LOIS. elle m'impose Xobligation de vous nourrir. Les idées de loi. Ainsi. de service. elle me soumet à vous rendre le service de vous nourrir. Les. qui sont et qui demeurent inséparables. qui existent ensemble. sont donc des idées qui naissent ensemble.* en . c'était lés soumettre à un service. elle érige en délit Yacte positif que je ferais. en vous tuant . Ordonner hommes de s'abstenir de tous les actes qui pouvaient nuire à la jouissance de tels ou tels autres.les de vous uns par les autres La loi m'ordonne-t-elle nourrir . c'était ériger cet aete. de délit. elle exige de moi de vous rendre le service négatif qui consiste à m'a^sjenir. de'droit. elle convertit ferais en omettant Xobligation de ne pas vous tuer . c'était leur imposer une obligation.cn délit.de vous tuer. aux individus aux leur conférer des droits. elle vous accorde le droit d'être i nourri par en délit V&cXe négatif que je de vous nourrir. assujétir à contribuer par tel ou tel acte à la jouissance de c'était leurs semblables. d'obligation. déclarer par une loi que tel ou tel acte est prohibé.

droits de sûreté pour l'honneur. ' i$ . droits ^de sûreté pour la condition. peuvent se distribuer en quatre classes. délits contre les biens. les autres. Jemè représentele législateur contemplant les actions bu mairies selon la mesure de sesvues :les unes. Si elle confère un droit. 20Ç) érigeant certaines actions en délits) que la loi confère des droits. m. OBLIGATIONS ET SERVICES. il de défendre. Les délits. La distinction entre les droits et les délits est donc purement verbale : il n'y en a point entre les idées : on ne saurait se former l'idée d'un droit sans s'être formé l'idée d'un délit. On peut de même 'distribuer les droits en quatre classes : droits de sûreté pour la personne. c'est en donnant la qualité de délits aux diverses actions par lesquelles la jouissance de ce droit serait interrompue ou contrariée. c'est créer une obligation de ne pas faire. délits contre l'honneur. Par la prohibition des seconPar l'injonction crééiHidéîitspositifs. suivant les quatre points dans lesquels on peut le blesser : délits contre la personne.DÉLITS. La division des droits peut donc se rapporter à la division des délits. des^ il créé lès délits négatifs^ Mais créer un délit positif. il les défend. délits contre la condition. droits de sûreté pour les biens. en tant qu'ils concernent un individu déterminé. il les ordonne : il en est plusieurs qu'il s'abstient également d'ordonner ou des premières.

il ne aucun service crée aucun délit. cependant il vous confère un certain droit.•110 . Par rapport aux actions sur lesquelles le législateur ne prononce ni défense ni injonction. Si par rapport à ces mêmes actions il avait existé auparavant une Injonction ou une défense. c'est conférer des droits. celui défaire selon votre propre volonté. c'est créer une obligation défaire. tandis qu'auparavant ep^etre'redevable en partie à la loVet en partie à la nature. Créer dés obligations du des services forcés. c'est créer nn se^ vice négatif (le service qui consiste à s'abstenir d'une action nuisible). La seule différence. on pourrait dire sans difficulté que le droit qui vous revient. C'est àla nature que vous le deviez^en tant l'état actuel. c'est qu'à présent vous le tenez de son activité. aucuneobligation. c'est donc créer des obligations ou des services forcés. et que cette injonction ou cette défense fussent révoquées. ou il vous laisse un pouvoir que vous aviez déjà. Créer des délits.RELATION ENTRE LOIS. créer un délit négatif. Créer un délit positif. c'est créer un service positif (le service qui consiste à exercer une action utile). forcé. Créer un délit négatif. comme auparavant vous l'avez tenu de son inaction. qu'ilétait l'exercice d^ne faculté naturelle : c'est à la . Dans il paraît comme si -vous le deviez à vous paraissiez elle seule. la loi vous le confère bu vous le restitue. ou de ne pas faire.

Voici donc la filiation de ces êtres légaux : ils ne sont que la loi. On n'a point connu leur «4« . :. par lesquelles la lumière a été interceptée.. Tout cela est nécessaire pour avoir des idées claires des lois. ils naissent et meurent avec elle. pàr-la^ quelle on vpudrait m'empêcher de faire ce qui me sortir. ils existent dès qu'elle existe..DELITS. et cependant rien de cela ne se trouve le. ail loi que vous le devez»en tant qu'elle aurait pu étéu* dre à ces actes la même prohibition qu'à d'autres Par rapport même à ces actes sur lesquels la loi s'abstient d'ordonner ou de défendre^ elle vous confère un droit positif. que j'exerce à ççt égard je le tiens de la loi > parce qub c'est elle quiérige endélit toute[violence.contraire dans aucun livre de jurisprudence. considérés sous différens aspects . Ce sont les mots droits et obligations qui ont élevé des vapeurs épaisses. Rien n'est plus simple./>.aU. et les pro* positions mathématiques ne sont plus certaines. entrer oii manger ou ne pas manger. lalob ne prononce vien sur cela. qu'on peut espérer que les sources en sont épuisées.Huvi>. etc».. plaît.: Je puis rester debout ou m'asseoir. sans être troublé.. par personne dans l'usage de votre liberté. Cependant le droit. OBLIOATIONS ET SEliVICKS. même se trouve partout» Il y à eu tant d'erreurs en ce genre. le droit do les faire bu de ne Jes pas faire.

2 la

,

RELATION

ENTRE

LOIS,

origine; on s'est perdu dans des abstractions; on a
raisonné sur ces mots comme sur des êtres éternels qui ne naissaient point de la loi, et qui au
contraire lui donnaient naissance. On ne les a point
considérés comme des productions de la volonté
du législateur,'mais
comme les productions d'un
droit chimérique, un droit des gens, un droit de
y(
la nature.
Je n'ajoute qu'un mot pour faire sentir l'importance de se faire des idées nettes sur l'origine des
droits et des obligations. Ce sont des enfans de la
loi : il ne s'agit donc plus dé les mettre en opposition avec elle. Ce sont des enfans de la loi : ils
doivent donc être subordonnés comme elle à l'utilité générale.
L'idée fondamentale, l'idée qui sert à expliquer
toutes les autres, c'est celle de délit. Elle a une
clarté par elle-même, parce qu'elle présente une
image; elle s'adresse aux sens, elle est accessible
aux intelligences les plus bornées. Délit, c'est un
acte, un acte dont il résulte du mal. Faire un acte
en
c'est
se
mettre
mouvement; faire un acte
positif,
négatif, c'est se tenir en repos. Or, un corps en
mouvement, un corps en repos, voilà ce qui présente une image, Un être blessé, un être souffrant
par les suites d'un acte, c'est encore une image
également familière. H n'en est pas de même des
êtres purement fictifs, appelés droits et obliga*

DELITS,

OBLIGATIONS

ET

SERVICES.

Îtl3

lions. On ne saurait les peindre sous aucune forme
on peut cependant les revêtir d'images sensibles,
mais il faut pour cela les désabstrairo, si je puis
parler ainsi; il faut les appliquer à des choses réelles : droit défaire tel ou tel acte; — obligation de
lefaire ou de ne le pas faire. Plusonles rapproche
de l'idée du délit, plus ils sont faciles à entendre.

•il/|

RAPPORT

DU

PENAL

CHAPITRE
Rapport

ET DU

CIVIL.

III.

du pénal et du civil.

Si on demande quelle est la distinction entre le
code civil et le code pénal, la plupart des jurisconsultes répondent que le code civil contient la
description des droits et des obligations, et que le
code pénal contient celle des délits et des peines.
Si l'on a bien saisi le sens du chapitre précédent,
on sentira que cette distinction
est peu fondée.
Créer les droits et les obligations,
c'est créer les
délits. Créer un délit, et créer le droit qui s'y rapporte, c'est une seule et même loi, une seule et
même opération.
Direz-vous que le droit que vous avez d'être
nourri par moi appartient à une certaine classe de
lois qu'il faut appeler civiles, et que le délit que je
commettrais en omettant de vous nourrir, appartient

à une

classe de lois différentes qu'il faut
appeler pénales? Serait-ce là une distinction claire
et intelligible?
Il règne entre ces deux branches de la jurisprudence une liaison des plus intimes : elles se pénètrent dans tous les points. Tous ces mots i droits,

RAPPORT

DU

P^NAL

ET

DU

CIVIL.

ai5

obligations, services, délits, qui entrent nécessairement dans les lois civiles, se présentent de
même dans les lois pénales. Mais en envisageant
les mêmes objets sous deux points de vue, en,
s'est fait deux langues différentes. Obligations,
droits, services, voilà le langage du code civil. Indélits, voilà le langage du
jonction, prohibition,
code pénal. Connaître le rapport d'un code avec
l'autre, c'est savoir traduire l'une par l'autre ces
deux langues.
Dans l'intime

liaison de ces deux droits, il semble bien difficile de trouver entre eux une distinction réelle. Cependant je vais l'essayer.
Une loi civile est celle qui établit un droit. Une
loi pénale est celle qui, en conséquence du droit
établi par la loi civile, ordonne de punir de telle
ou telle manière celui qui l'aurait violé. Ainsi la loi
qui se bornerait à interdire le meurtre ne serait
qu'une loi civile : la loi qui ordonne la peine de
mort contre le meurtrier est la loi pénale.
La loi qui convertit un acte en délit et la loi qui
ordonne une peine pour ce délit né sont, à proprement parler, ni la même loi, ni parties de la
même loi. Tu ne déroberas point, voilà la loi qui
crée un délit. Que le juge fasse mettre en prison
celui qui aura dérobé, voilà la loi qui crée une
peine. Ces lois sont tellement distinctes, qu'elles
portent sur des actes différens,

et qu'elles s'adres*

a 16

RAPPORT

DU

PÉNAL

ET

DU

CIVIL.

I

sent à des personnes différentes. La première lie
renferme point la seconde, mais la seconde renla première. Dire aux jugejj :
ferme implicitement
Faites punir les voleurs, c'est intimer clairement
'
la défense de voler. Dans ce sens, le code pénal
pourrait suffire à tout.
Mais la plupart des lois renferment des termes
complexes qui ne peuvent être entendus qu'après
et de définitions. Il ne
beaucoup d'explications
suffit pas de défendre le larcin en généial, il faut
exprimer ce que c'est que propriété et ce que c'est
que larcin. Il faut que le législateur, entre autres
choses, fasse deux catalogues, l'un contenant les
évènemens qui confèrent un droit à posséder telle
ou telle chose, l'autre contenant les évènemens
qui détruisent ce droit.
Ce sont ces matières
tiennent

principalement

explicatives
qui apparau code civil : la partie

impérative
enveloppée dans les lois pénales constitue proprement le code pénal.
On pourrait placer dans le code civil toutes les
lois qui n'ont point de clauses pénales, ou qui ne
prescrivent que la simple obligation de restituer
quand on s'est mis en possession du bien d'autrui
sans mauvaise foi. On réserverait

pour le code péune peine au-des-

nal toutes les lois qui infligent
sus de cette simple restitution; par exemple l'emprisonnement, le travail forcé, une amende, etc.

RAPPORT

DU,PÉNAL

ET DU

CIVIL.

.

ai7

'Dans le code civil, ce qui s'empare le plus de
du délit ou du
l'attention, c'est la description
droit. Dans le code pénal, le point saillant c'est la
peine.
Chaque loi civile forme un titre particulier qui
doit enfin aboutir à une loi pénale* Chaque loi pénale est la suite, la continuation,
la terminaison
d'une loi civile.
Dans les deux codes, il y aura des titres généraux. Ils auront pour objet d'éclaircir tout ce qui
aux titres particuliers : définitions,
appartient
dénombrement d'espèampliations, restrictions,
ces et d'individus,
enfin, expositions de toutes
sortes.
Ce qu'il ne faut jamais oublier, c'est que ces
deux codes n'en font qu'un pour leur nature et
leur objet ; qu'ils ne sont divisés que pour la commodité delà distribution,
et qu'on pourrait disposer toutes les lois sur un seul plan, sur une seule.
mappemonde.
Le législateur donne-t-il la description complète
de tous les actes qu'il veut qu'on regarde comme
délits, il a donné le recueil entier des lois. Voilà
tout ramené au pénal. — Le législateur a-t-il établi toutes les obligations des citoyens, tous les
droits créés par ces obligations,
tous les évènemens par lesquels ces obligations
et ces droits
peuvent commencer et finir, il aura encore donné

2l8

le recueil
civil.

RAPPORT

entier

DU

PÉNAL

ET

DU

CIVIL.

des lois, et voilà tout ramené au
I

Le corps dé droit,
d'être un épouvantail

sous ce point 'de vue, cesse
par son immensité. On aperçoit les moyens de le mesurer, d'en saisir l'ensemble, et d'en ramener toutes les parties vers un centre commun.

DE LA

MÉTHODE.

CHAPITRE

'Jig

IV.
•"" "

De la méthode.

DANS quel ordre convient-il
verses parties qui composent

d'arranger

les di-

un corps complet de

législation?
Il y a des personnes qui ont besoin de connaître le système entier des lois : ce sont ceux qui
sont chargés de les maintenir et de les appliquer.
D'autres ont seulement besoin de connaître la partie qui les concerne et qu'il leur serait dangereux
d'ignorer : ce sont les individus qui ne sont tenus
qu'à leur obéir.
Ce qui est le plus convenable pour la généralité
du peuple, voilà ce qu'il faut considérer dans l'arrangement des lois. Le peuple n'a pas le loisir
d'en faire une étude approfondie t il n'a pas la cail
:
des
de
éloignées
dispositions
pacité
rapprocher
pas les termes techniques d'une méthode arbitraire et artificielle. Il faut donc distrin'entendrait

buer les matières

dans l'ordre

le plus facile'pour
des entendemens peu exercés, dans l'ordre le plus
intéressant par l'importance
des sujets, en un
mot, dans l'ordre le plus naturel.

*

S20

DE LA

MÉTHODE.

Mais qu'est-ce ici que l'ordre le plus naturel f
C'est l'ordre selon lequel il sera le plus aisé djs
la loi, de trouver le texte qui s'applique à un cas donné, et d'en saisir le véritable
sens. La meilleure méthode est celle qui donne la
consulter

plus grande facilité

de trouver

ce qu'on cherche.

Règles des méthodes.
i° La partie des lois qui porte le plus clairement l'empreinte de la volonté du législateur doit
précéder les parties où sa volonté ne se montre
qu'indirectement.
Par cette raison, le code pénal doit précéder
le code civil, le code politique,
etc. Dans le premier, le législateur se manifeste à chaque individu; il permet, il ordonne, il défend, il trace à
chacun en particulier
les règles de sa conduite,
c'est le langage d'un père et d'un maître. Dans les
autres codes, il s'agit moins de commandement
que de réglemens et d'explications qui ne s'adressent pas si clairement à tous les individus) et ne
les intéressent pas également dans toutes les époques de leur vie.
a° Les lois qui vont le plus directement au but
de la société doivent précéder celle dont l'uti*
lité, toute grande qu'elle est, n*est pas aussi évidente.
Le code pénal, suivant cette règle, doit encore

Rien ne va plus directement ait grand but de la société que les lois qui prescrivent aux citoyens la manière de se conduire entre eux.DE LA MÉTHODE. celles concernent la successivement qui placera celles qui constituent l'état légal des un celles embrassent objet double. objets matériels et palpables. la condition . comme la personne et la propriété.Dans le . 221 le code et le code civil doit civil. etc. blique. on mettra en tête le cours le plus sommaire. 3° Les titres les plus faciles à concevoir doivent précéder ceux dont la conception est moins simple» Dans la partie pénale. qui personnes. les lois qui protègent la claires les de comme toutes. Puisque l'idée du délit est fondamentale dans la législation. avant ceux qui concernent les droits. Dans le livre delà procédure. que tout en émane. nent les choses.civil. précéprécéder der le code politique.. c'est la première sur laquelle il faut fixer l'attention pu. en vertu de cette règle. objets immatériels et abstraits» On placera les titres qui concernent les droits de propriété avant ceux qui concernent des personnes. préplus personne. et que tout y revient. . la personne et la réputation. etc. On céderont celles* qui protègent la propriété. on placera les titres qui concerréputation. et les empêchent de se nuire.

des services. il faut placer les délits envers les individus avant les délits envers le public. c'est demander satisfaction pour un délit. 4° Si. malgré un autre principe d'ordre plus apparent. de mari et d'épouse. Dans le civil. c'est au premier qu'il faut donner la priorité. le tuteur des enfans et de l'épouse. Intenter une procédure. il conviendra de placer l'état de maître et celui de serviteur. et qu'au contraire la connaissance du second supposât celle du prémier. de deux objets. ou c'est exiger un service en vertu d'un droit. des droits.222 1>B LA MÉTHODE. — et les délits envers la personne avant les délits envers la réputation. mais moins utile. En vertu de cette règle. parce qu'un père et un mari sont à certains égards le maître. se trouve dans le code pénal et dans le code civil : c'est donc par ceux-ci qu'il faut commencer. et à d'autres. La procédure est un moyen pour parvenir à un but. l'état de tuteur et celui de pupille. avant ceux de père et de fils. Décrire les moyens d'employer l'instrument. avant d'avoir décrit l'instrument . l'on peut parler dit premier sans parler du second. le code civil et le code pénal doivent marcher avant l'organisation judiciaire et la procédure. C'est le moyen de se servir de cet instrument qu'on nomme loi. Ainsi. dans le pénal. Mais le catalogue des délits.

6° Les lois dont l'organisation est complète.DE LA MÉTHODE. ni . c'est un bouleversement d'ordre inconcevable. Les premières . On no peut ni assigner des peines pour les délits du souverain ou du corps qui exerce la souveraineté. de nature. à moins de changer Mais les lois in imperium. Etablir un nouveau système de procédure en laissant subsister des lois informes. Il faut de l'ensemble et de l'harmonie entre toutes les parties de la législation. c'est reconstruire un édifice caduc en commençant par le faîte. doivent marcher avant celles dont ^organisation est nécessairement Une certaine défectueuse. On no saurait faire marcher une bonne procédure avec de mauvaises lois. ne peuvent avoir pour appui ni l'une ni l'autre espèce de ces lois auxiliaires. Il faut s'arrêter quelque part dans l'établissement des lois : Quis custodiet ipsos custodes? Les lois qui obligent les sujets doivent précéder celles par lesquelles on cherche à lier la puissance souveraine. c'est bâtir sur des fondemens qui s'écroulent. 223 lui-même. partie du droit cessairement dans ce dernier politique est nécas. les lois inpopulum. c'est-à-dire qui ont tout ce qu'il faut pour pro» autre leur effet. pour être mises en exécution. forment un tout complet : elles sont accompagnées de dispositions pénales et de la procédure qui en assure l'exécution.

j tions et de moyens indirects. La nature de la chose n'admet pas un moyen juridique. a . dans les Pandectes et les Institutes. est emlégislation.' 224 DE LA MÉTHODE. a suivi deux plans indépendans et incommensurables. c'est d'être également étrangers à toutes ces règles. Justinien. s'il était possible d'élever ces deux classes de lois an rang de lois organisées et complètes.. Heineccius. l'un des plus sensés romanistes. plus défectueuse que celles du droit politique. Ceux qui ont voulu corriger Justinien n'ont oséle faire que par Justinien même. q\i*à un système de par exemple. L'amovibilité. une procédure régulière. La seule chose commune entre tous les corpsde droits* qui existent. qui ont déterminé l'allure de tous les jurisconsultes postérieurs. Un t raité entre deux peuples est Ùnè obligation qui ne peut pas atteindre à la même forèè (ju'tïh contrat entre deux particuliers. ployée pour obvier à la corruption d'un corps re- instituer un tribunal présentatif. a pu j trouver se réduit plutôt à un système de précaji. Tout ce que la sagesse humaine. Le droit inter-national est dans le mèiine cas. Lés usages qui constituent ce qu'on appelle le droit des gens ne peuvent être appelés lois que par extension et par métaphore. j et des formes pour avérer \ sps délits. Le bonheur du genre humain serait fixé. Ce sont des lois dont l'organisation est encore plus incomplète.

N'est-ce pas l'idée du délit qui domine toute la matière de la : loi? Qui le croirait ? Dans ce. débute par la partie civile à laquelle il se borne en la laissant incomplète» Le code sarde présente d'abord quelques dispositions pénales i mais les premiers délits dont il à la religion.DE LA MÉTIIODEi 22 {> voulu tout ra^neher à l'ordre des Pandectes/etiBeger à»voulu tout plier à celui des Insttttitos. qui porte le titre pompeux d'universel. droits des choses. Dans la première partie on traite de la procédure.=. Les délits se trouvent incidemment mêlés çà et là. droits des personnes.. Le code Frédéric. Le code suédois commence par la partie du droit civil qui regarde l'état des personnes. Les• deux méthodes sont également vicieuses. Le code Thérèse est purement pénal . où commence-t-il? puis l'apostasie. Le civil et le traite se rapportent politique se succèdent et se mêlent dans un désordre continuel. vaste système du droit romain. m. Les codes modernes ne sont pas plus méthodiques* Le code danois commence par la procédure civile. Les' plus voisins par leur nature se trouvent souvent très éloignés l'un de l'autre. . et • les plus étrangers se touchent. il n'y a pas un seul chef en entier sous le titre de délit. l5 . puis la magie.. mais par Premièrement le blasphème. On atout distribué sous trois divisions. actions.

n'a cherché qu'à placer d'uue manière commode les termes techniques les plus usités de la jurisprudence anglaise. qui se bornait à faire le tableau des lois de l'Angleterre. Son plan est mais il est préférable à tous ceux qui arbitraire. C'est une oeuvre de lumière en comparaison des ténèbres qui couvraient auparavant le corps entier de la loi. l'avaient précédé. Blackstone. .226 DE LA MÉTHODE.

un tout complet. dénommé.PLAN DU CODE PENAL. En déterminant. ou aura déterr miné. Plan du code pénal. outre leur faiblesse. que celle des délits. arrangé. La des lois pénales sera donc la même distribution dénommant. c'est créer un délit. comme nous l'avons déjà vu. Les lois à sanction rémunératoire. Reste la loi pénale. Faire une loi pénale. sont trop coûteuses pour qu'on puisse leur confier jamais le fort de l'ouvrage. pour base de toutes les autres divisions de lois. Ce qu'on appelle lois civiles ne sont que des fragmens détachés appartenant en commun aux lois pénales. Il faut donc prendre cette loi pénale"*. dénombré les lois pénales. LES lois pénales. qui seule embrasse tout. te lois dépourvues de toute sanction factice exercent une influence trop faible pour qu'on doive s'y fier quand on peut faire autrement. dénombrant les délits. on aura de . arrangeant. CHAPITRE 227 V. seule matière dont on puisse construire le gros de l'édifice des lois. Cet arrangement est-il bien fait. sont les seules qui puissent faire une suite régulière.

même arrangé toutes les autres espèces de lois. Pour entendre le commentaire.228 PLAN DU CODE PÉNAL. il faut avoir vu le texte. Le règne du chaos finit. je ferai voir ensuite les considérations qui l'ont suggéré. les avantages qui en découlent. Je commence par l'arrangement même . . Voilà l'ordre qui se fonde sur une base manifeste \ et inaltérable.

soit par son nom. etc. peut être le délinquant lui-même ou toute autre personne que le délinquant.. Sous le principe de l'utilité. ces personnes. . (Individu maitre de telle maison. Pierre.1e culière} par exemple. Guillaume. le conducteur d'une telle voiture. parmi les in».DIVISION DES DÉLITS. sans qu'on puisse. d'une seule profession. ou il pourra se répandre indistinctement dividus qui composent tout l'état. de tout assignable est celui qu'on peut distinguer soit par quelque circonstance partiautre. Mais il y a des actes qui peuvent avoir des effets nuisibles à plusieurs personnes. Un acte ne peut nuire à la communauté qu'autant qu'il est nuisible à un ou à plusieurs des individus qui îa composent. d'un seul district. on ne doit ranger parmi les délits que les actes qui peuvent être nuisibles à la communauté. Jacques. Le mal assigner individuellement pourra être renfermé dans un cercle moins grand que l'état parmi les individus d'une seule condition. L'individu assignable auquel le délit est nuisible. Ces individus seront assi* ou non gnables assignables. ou bien . des délits. PHEMIERE CHAPITRE De la division CLASSE* «29 VI.

i. Les actes nuisibles en première instance à des individus assignables autres que le délinquant :tce sont des délits privés.'• Quatre classes de délits. Les actes nuisibles en première instance au délinquant. une corporation. pour les faire contraster avec les autres " délits demi classes.a3o DIVISION DES DÉLITS. PREMl/îRE CLASSE. a. Les actes qui peuvent ètr'é'nuisiblés ou qui menacent d'un danger plus ou moins éloigné un nombre indéterminé d'individus non assignables. ". 4. Lés actes qui peuvent être nuisibles à des individus non assignables. une secte religieuse).'. publics. 1. Cette première division est complète et fournit quatre classes de délits. à moins que ce ne soit par Mme conséquence du mal qu'il s'est fait à lui-même.'. . Nous les appellerons. Ce sbat des délits contre une portion de la communauté : hotis les (comme appellerons. 3. délits personnels ou délits contre soi-même. Délits privés. pour les faire contraster avec ceux dés autres classes. sans qu'il paraisse qu'aucun en particulier soit plus exposé que tout :'autre. renfermés dans un cercle particulier moins grand que celui de l'état une compagnie de commerce.'C'est ce que nous appellerons délits publics ou délits contre l'état. et pas à d'autres.

et le délit se rapproche des délits privés.. eu un mot ses plaisirs et son exemption de souffrance. sont. -/. et par celte circonstance le délit privé vient toucher aux délits publics..:-n. Délits demi publics.rapproche d. il menace la sûreté de tous les membres de ee parti. par exemple : si ce meurtre est commis dans une affaire de parti. Plusil. 4.' -". et le délit privé devient un délit demi public» Si ce meurtre est commis par brigandage.. a3l a.. plus il est ' les probable que personnes lésées peuvent devenir assignables. C'est un inconvénient inévitable dans toutes les divisions idéales qu'on'emploie pour distribuer masse. . S'agit-il d'un délit demi public. dépendent premièrement de Yétat de sa personne.'. à proprement parler. il menace la sûreté de tous. . publics.y a:d'jndividus dans. PREMIERE CLASSE. . cette classe. j)lu$ le délit se. SUBDIVISIONS i. s'agit-il de délits privés.esç(éli|s.DIVISION DES DÉLITS.'' des objets qu'on ne saurait considérer en. Si 1 Les limites des délits privés.° Subdivision DES DÉLITS. Délits publics. Délits contre soi-même. des délits privés. Les trois classes sont donc sujettes jusqu'à un certain point à se confondre dans ces certains cas. d'un meurtre. Dans le période actuel de son existence. impossibles à distinguer . le bienêtre d'un homme et sa sécurité. demi publics et publics.: --. 3. •. . par exemple d'un libelle contre une'classe particulière} moins il y a d'individus dans cette classe. et secondement des objets extérieurs qui l'environnent.

une réputation sûreté d'obtenir ces services libres et gratuits qui dépendent de la bienveillance. Lorsqu'on ne considère que la liaison générale entre les hommes. personnes dont il tire avantage en vertu de quelques services qu'elles sont disposées à lui rendre. ou d'une manière relative. dans sa personne. citoyens (J'une même ville. Ces liaisons plus étroites forment une qu'on espèce de propriété fictive et incorporelle — condition condition : domestique. et la chance qu'on a d'obtenir cette faveur est une espèce de propriété fictive qu'on appelle honneur ou réputation. Cette bienveillance est une faveur. leur disposition à se rendre service est ce qu'on appelle bienveillance. en raison de ses rapports avec les objets extérieurs. . liaison entre les épouse. La est donc une espèce de fonds. liaiappelle son entre un père et un enfant.a3a DIVISION DES DELITS. PREMIERE CLASSE. un époux et une — condition politique. ce doit être ou d'une manière immédiate. etc. des choses dont il fait usage pour son bien-être en — des vertu de ce qu'on appelle propriété. ou sur une liaison qui unit certains individus entre eux plus particulièrement qu'avec les autres. Cette disposition à rendre des services peut être fondée simplement sur la liaison générale qui unit tous les hommes. Or ces objets extérieurs sont des choses ou des personnes. donc un homme souffre en conséquence d'un délit.

Délits contre la propriété. Délits contre la personne et la réputation. Délits contre la personne. On peut appeler délit simple celui qui n'affecte l'individu que dans un de ces points. 4t Délits contre la condition. i. Délits contre la réputation. il faut la considérer comme composée de deux parties différentes : l'âme et je corps. ou négative. en l'eippêchant de faire ce qui lui est agréable. il peut être passager ou permanent. sa propriété. S'il n'est pas mortel. sa condition. a33 11est évident qu'un homme ne peut souffrir que par des actes qui l'affectent dans l'un ou l'autre de ces quatre points . PREMIÈRE CLASSE. neî l'être pas. Quant à l'âme.mal qui l'afféctë peut être une peiné actuelle ou une peine d'appré- . sa personne. Cette contrainte peut être positive en lui faisant faire ce qui lui est désagréable. le. Ce qui l'affecte en mal petit opérer imm. 5. 3. a.DIVISION DES DELITS. sa réputation C'est de là qu'il faut tirer la subdivision des délits privés. celui qui l'affecte dans plusieurs à-la-fois. complexe.é^ de sa volonté ou par (Maternent sans l'intervention une contrainte exercée sur sa volonté même. Le ma [qui affecte la perspnne peut être mprtel ou. GENRESde la première classe. 6. Quant à la personne. Délits contre la personne et la propriété.

Restriction. Contre l'honneur 1 empêche. mal- a. hension. \ IIe ORDRE. ) I . sans portant directement affecter le corps. 1 5.''c'est qu'une des autres : or vous de là bienveillance portion pouvez là perdre i° par votre propre conduite. Homicide.•g / 6. § fis Confinement. Cette analyse abrégée de tousles maux qui peuvent affecter la personne donne pour ce ! premier ordre dix genres de délits. PREMIERE CLASSE. ' 8. Injures corporelles irréparables 5espèces: Dédétérioration d'un organe figuration. 7. ment. 3. . de perdre une de manière souffrir.DIVISION a34 DES DELITS. il n'y a ou de réputation.—mutilation. Bannissement. i. produisant aise ou douleur passagère. c'est-à-dire sur l'âme./. / S I 4. Injures corporelles simples.-^ I" ORDRE. Contrainte. Synonyme: vexation. Injures mentales simples. Synonyme . ou \a réputation. Vous attribuer des actions dont l'effet doit être là diminuEn fait d'honneur . quant à ses fonctions essentielles. Emprisonnement. a0 par la conduite d'autrui à votre égard. 9. Contre la personne.

Se porter contre vous à des paroles ou des gestes de mépris dont l'effet sera de diminuer l'estime d'autrtii à vôtre égard/ c'est vous avilir. peuvent porter a des actes qui attaquent la on peut avoir pour objet personne et l'honneur. c'est viol. soit en vous étant les moyens d'y atteindre. 2t35 tion de la bienveillance d'autrui. IIIe ORDRE. a. i. PREMIERE CLASSE. Usurpation de la réputation d'autrui. 4. Discours insultans ou gestes insultans. Des motifs bien différons. tels que l'amour et la haine. Ce n'est pas tout : comme on peut vous faire perdre la bienveillance. c'est un acte de séduction: si elle est arrachée par contrainte. De là quatre genres de délits. 3. mais illégitime. Empêchement à autrui d'acquérir delà réputation. ou le désir de jouir de la souffrante qu'on fait naître.DIVISION DES DÉLITS. Si la satisfaction des sens est obtenue par*un consentement libre. Diffamation. . Si les insultes faites à la pudeur ne vont pas jusqu'à la consommation de 'ces deux délits. ou la satisfaction immédiate d'un plaisir des sens. c'est vous diffamer.Contre la personne et l'honneur. on peut vous empêcher dei'ac* quérir. soit en interceptant une portion d'honneur qui vous serait due.

soit le droit à la propriété. Injures lascives simples. Insultes corporelles. insultante. Cette analyse nous donne six genres de délits pour ce troisième ordre. 5. Commination 3. PREMIERE CLASSE. Les délits contre la propriété sont si variés qu'il est bien difficile d'en faire un tableau analytique qui ne soit pas par lui-même uu ouvrage.Délits contre la propriété. Lorsque l'objet est de jouir de la souffrance d'autrui. IVe ORDRE. Par rapport aux délits qui affectent la possession . Séduction par menaces. i. soit la jouissance ou l'exerpar un individu cice de ce droit. .a36 DIVISION DES DÉLITS. 4. D'ailleurs ces délits ont reçu dans l'usage commun des dénominations qui ne sont indéterminées ni uniformes. Il n'appartient qu'au législateur d'en fixer le sens. en sorte qu'aucune définition donnée privé ne peut être exacte. a. ou s'arrêter à la menace de ces pro* cédés. Séduction. l'insulte peut aller jusqu'à des procédés corporels. 6. Viol. elles seront comprises sous la dénomination de simples injures lascives. Les délits de cet ordre peuvent concerner.

Si c'est une possession dont vous êtes actuellement en jouissance qui vous soit ôtée par le délit. Or vous pouvez être privé du service de la chose. il se peut que le délit ait pour objet de vous exclure de votre propriété. soit par un changement dans sa position qui la soustrait à votre dont on tiredes .c'est alors ou collation illégitime de propriété.. a37 légale. Par rapport aux délits contrôla propriétéqui affectent seulement la jouissance de l'objet en question. a0 par quelque acte positif pour intercepter votre droit.DIVISION DES DÉLITS. II se peut qu'il ait pour objet de là faire passer à un tiers.t doit être une «toèdela attribution services. c'est ce que j'appellerai non-in* vestt'ssement ou non-collation de propriété. il se peut qu'ils concernent une possession actuelle ou une possession future. dans sa transition du possesseur actuel à vous possesseur désigné : c'est ce que j'appellerai interception de propriété. par exemple. sans y substituer personne : dans ce cas. i° par l'omis» sion d'un acte nécessaire pour vous faire entrer dans votre droit. c'est simplement spoliation de propriété. PREMIERE CLASSE. soit par un changement dans Sa nature intrinsèque. classe de celles cet obje. Une possession contingente ou future peut vous être ôtée par deux genres de délits . pour l'enlever. Il se peut qu'il ait pour objet de la faire passer au délinquant lui-même? c'est* alors usurpation de propriété.

SHe changement service.> .» K/'. garder c'est ce qu'on appelle commutraire à la justice. usage. pai* l'appréhension abus de poiivpir. ne présente qu'une Cette analysej quoiqu'elle suffira pour faire entendre les esquisse imparfaite. la valeur. n'avoir d'une du prodans le dette: connaissant aucun droit à la chose. dans le qua- . PREMIÈRE CLASSE. Si le changement dans la nature de la chose est tel que vous ne puissiez plus en tirer aucun ne va elle est détruite. si le détenteur. genres de délits compris principaux trième et le cinquième ordre. nêïïiéni extorsion. Si qu'à en diminuer soustraite pour un temps elle vous est simplement sans être altérée. c'est un acte d'êsçfoquerie où acte de faux. nément vol ou larcin^ S'il a employé la force où la ou toute autre permenacé contre le propriétaire illésonne qui aurait voulu prévenir l'occupation gitime de Ja chose* c'est un des cas où le déjit prend Si le consentement le nom de brigandage. a eu l'intention de la et en même temps de se souspour toujours. Si le consentement est obtenu de quelquef mal résultant d'un c'est ce qii'op appelle r commu' '":*'> '<•'-. elle est endommagée. c'est un uctQt\edétentioni\\ègit\me. c'est le non-paiement premier dans le second cas.a38 DIVISION DES DÉLITS. La chose détenue priétaire peut a voir été obtenue avec ou sans son consentement: cas. est obtenu du propriétaire y mais qu'il ait été trompé par de fausses apparences.

v clandestin. 3. 3 g ( i5. g ^ de.DIVISION DgS DÉLITS.. a. c'est avoir la jouissance delà " chose. » ' .-' iy.-. Synonyme : Détention clandestine. sous de faux prétextes. 10. Interception illégitime de propriété.. 9. Larcin. Non-paiement ^j|J Insolvençe. ' . ' Extorsion. Ablation illégitime de propriété. PREMIERE CLASSE. services constituant g I 6. Escroquerie.. Acquisition frauduleusey -c'est-à-dire. 11i Occupation illégitime. -. . 13. .1. Empêchement illégitime d'occupa' ' 4 • :•'-•'tion. -„. de propriété. i. Synonyme : 1Stellionat. a3o. . Synpnym$'s 16. Usurpation Vj^(4> M I :?. furtive. Détention illégitime. l ..1 S I Ç$ (L de detttes.. Filouterie. $ / g 11 | gI 8. te '. S^l £ $ l'S \ ^ 1 • * Oocitpofience ' ' • sens. Nofrrrçddition | propriété. Collation illégitime de propriété. Imposition illégitime de frais. îa. r • I i4« Recèlement. Non-collation illégitime de propriété.. Synonyme : Enlèvement fûrtif. \s \ Dégât ou destruction illégitime.:..

Délits contre la condition. 4. 10. extorsion. vol. forcée de propriété ou à Interception main-forte. exaction à main armée. Spoliation forcée de propriété. habitée). Qu'entend-on par la condition d'un individu. d'un médecin. Dégât commis à main-forte. d'un pèrei d'un maître.Délits contre ta personne et la propriété. ' . PREMIERE CLASSfè. condition d'un époux. d'un avocat? Quelle idée générale est attachée à ce terme? Ce qui constitue la condition d'un individu. Détention forcée d'immeubles. a. 5. 6. d'objets mobiliers à main* 7. ce . Occupation forte. Collation Ifrcée de propriété. Brigandage. Usurpation forcée de propriété. 3.- . d'un noble» d'un roturier. 8. i . d'un tuteur. .DIVISION 240 DES DÉLITS. ! Ve ORDRE. ou la force est appliquée alla personne même du propriétaire pour commettre un des délits susdits contre la propriété. 9. Entrée forcée (comme dans une maison . il en réSi la contrainte sulte les délits complexes de ce cinquième ordre. VIe ORDRE. Détention forcée de mobiliers. ii.

PREMIERE CLASSE. le pouvoir est institué en sa faveur. ont servi de base pour fixer les re» lations légales. a4* sont des obligations qui. c'est-à-dire les droits et les obligations des époux. étant imposées d'une à des droits d'autre part. Les conditions domestiques sont fondées sur des relations naturelles ou sur des relations pure< ment légales» Les relations purement légales. Les relations qui en résultent peuvent être près* mais nous infiniment diversifiées. diviser en deux classes principales : celles qui peuvent se renfermer dans le cercle d!uno famille privée . de tuteur et de pupille. sont constituées par des droits et des obligations qui établissent dans ces rapports un supérieur et un inférieur. . donnent naissance part. le pouvoir dont il est investi est institué en faveur du pupille. des pères et des enfans. comme celles de maître et de serviteur. dans la condition du tuteur. Les premières forment les. Les relations naturelles fondées sur la cohabitation de l'homme et de la femme.conditions domestiques\ les secondes forment les conditions civiles. pouvons que d'abord les. celles qui s'étendent hors de ce çèr • de. il y a donc à considérer un avantage d'une part. un fardeau de l'autre part. et sur les fruits de leur union.DIVISION DES DÉLITS. Dans ces relations. Dans la condition du maître.

3° profession» \ Une charge fiduciaire a lieu entre deux ou plusieurs parties intéressées. c'est ce qui constitue une condition civile. elle est tenue. à d'autres égards un maître. x fidéi-comntise* Le rang est souvent combiné avec la circonàso conformer stance d'un pouvoir fiduciaire. L'époux. . celui ^administrateur celui de partie fiduciaire. les deux états précédons. quand une des parties étant investie d'un pouvoir ou d'un droit. 1 Ce mot est pris dans un sens plus étendu que celui qu'on lut donne dans la jurisprudence française. mais il est des cas où on peut le considérer comme tout-à-fait à part. peut être réduite à trois classes : i° Chargé fiduciaire. Le père. il faudrait. a? rang. épuiser tous les modes possibles par lesquels on peut établir des obligations et des droits. pour les énumérer. par rapport aux enfans.'ll\'l DIVISION DES DI^ITS. PREMIÈRE CLASSE* Ces droits et ces obligations sont les mêmes que dans. est à certains égards un tuteur. Quant aux conditions civiles. et «. car être soumis à une certaine obligation. Cette variété. et à d'autres égards. par rapport à l'épûuse. est à certains égards un tuteur.dans l'exercice dé ce pouvoir et de ce droit a certaines règles pour l'avantage dePàutre partie. un maître. Cette relation constitue deux états. ou posséder un certain droit. ou plutôt cette infinité de conditions civiles.

-^. en permettant tel ou tel exercice à l'interdit d'industrip. d'exercer son industrie La condition de fabriquer telle ou telle marchandise. d'avoir telles armoiries j dé porter tel ruban j et en déferi* dant à tous autres individus de faire les mêmes actes* La loi crée un bénéfice pour les personne^ favorisées/... la condition PREMIÈRE de chevalier CLASSE.'!<. profession privilégiée. même permission : dans certaines c'est ce qu'on circonappelle. *<. La permission dans In telle ou telle manufacture.. tainsactes. etc. tous ceux qui n'ont pas reçu la. . C'est une permission que la loi accorde à tel individu de telle ou telle manière...-. et impose un devoir aux autres sujets. monopole 1.dans d'autre»...<. de ceiv un devoir négatif qui consiste^ s'abstenir . En s'abstenantde vous soumettre à certains dés» avantages auxquels les étrangers sont soumis.. ..-. . mais il y a des cas où la loi.-}.-v est qui résulte 'd'une profession constituée d'une manière encore plus simple. de vendre plupart des cas n'est pas même accordée expressément : le service de la loi se borne a ne pas défendre . comme de prendre tel titre. stances. &4? est-elle con* à tels ou tels individus stituée? C'est en permettant certains actes.' la de sujet naturel*. eh loi vous confère la condition à ces désavantages. :? •. la loi vous vous soumettant — En vous doula condition ^étranger* impose te..DIVISION Comment DES DÉLITS.

5. Cette analyse. énumérer tous les bénéfices ou toutes les charges dont elle est composée. PREMIERE CLASSÉ. 9. elle vous impose la condition de roturier. 4» Usurpation de condition. Genres de délits contre la condition* Non-collation de condition. Abdication de condition. des droits de condition. qui n'est qu'une esquisse du sujet. il faudrait prendre chaque condition séparément. Interception de condition. et ce que peuvent être des délits contre la condition. Pour entrer dans l'analyse de ces délits. 8.Ablation de condition. ïlefus de condition. et ensuite les délits incidentets à telle ou à telle. 7. . nant certains privilèges qu'elle refuse à un roturier. la loi vous confère la condition de gentilhomme : en s'abstenant de vous donner ces privilèges. Imposition de condition. condition particulière.DIVISION 9k'44' DES DELITS. Collation de condition. Perturbation . petit faire entendre ce que c'est qu'une condition. a. et il vaut mieux tous les éviter les représenter pour genres de délits communs à toutes les conditions. Mais ce procédé en- traînerait' un grand nombre de répétitions. 6. 3. ii. et montrer toutes les ma* nières dont on peut se soustraire à ses charges ou être privé de ses bénéfices.

Non-reddition de services exigibles. Mauvaise gestion* i3. Adultère. ce serait faire par les lois mêmes un mal beaucoup plus grand que celui qu'on prétendrait prévenir.. Les soumettre à des peines.-DES Délits incidens DEUXIEME DÉBITS. SECONDECLASSE. en examinant les limites qui séparent la morale et la législation. Délits incidens à l'état du mariage. Corruption i'4« Corruption i$.de pouvoir. 17. 10. CLASSE. Désobéissance.DIVISION .--'= aux états qui emportent subordination. 18. • 12. ao. des actes d'erreur ou d'imprudence 1 nous avons déjà vu. qu'il y a de fortes raisons de ne pas traiter ces délits comme les délits desautres classes. Fuite. passive. à proprement parler. 11. a/jp aux états qui emportent pouvoir. . 19. >/* Délits incidens < . active. ." " ' ï. Abus. Péculat. Non-reddition de services dus. Les délits contre soi-même sont. 16. Subdivision des délits contre soi-même. Polygamie.

ft8cétiques en vertu dé Voeux 5. —Affaiblissement des facultés intellectuelles par excès ou par inaction. Exemples: Jeûnes.. GENRESdes délits personnels ou. ou par suite d'excès. — Excès d'intempérance. DEUXtiîME CLASSE. 4. — Continence outrée. M. Le mal que nous pouvons éprouver de la part des autres nous pouLa subdivision vons nous le faire à nous-mêmes. i° pour montrer en général quels sont les délits qu'il ne faut pas soumettre à la sévérité des lois. Contrainte. Ex. — Macération. de classer ces délits 1. 3. Privations on pratiques .Contre la personne. 2° pour faire trouver ceux contre lesquels il convient de faire une exception ticulières. Injures corporelles irréparables. ( Restriction. a. Il est cependant utile. — Membres perdus par négligence ou témérité.DIVISION a46 DES DELITS. i. — Ennui par indolence. contre soi-même. Ex. Mutilations. 2?#» Craintes religieuses conçues pour autre cause que pour des faits nuisibles à la société. ^ j . par des raisons par- de ces délits est exactement la même que celle des délits privés. Injures mentales simples. Ier ORDRE. Injures corporelles simples.

5. 3. Dégât sur ses propres biens..DES DIVISION DrêîJTS. a. t. IVe ORDRE. — Mort en Suicide. -2. Maladies par excès d'intempérance résulte frais et pertes. d'un défi IIe ORDRE. V" ORDRE. Mutilation qui empêche d'exercer une indus- trie profitable. en vertu de voeux monastiques.Contre la personne et la propriété» 1. !Ex. —*. 2. dont il . 3. Pratiques indécentes à la vue d'autrui. a.Contre la propriété*. 1. 2. Omission des moyens d'acquérir. Convention imprudente. Perte de la virginité hors du marjagc. conséquence donné ou accepté. Négligence de sa réputation. imprudentes.4. Confessions indiscrètes.-DEUXIEME CLASSE. Acquisition qui devient onéreuse. IIIe ORDRE.. y compris gros jeU. Invectives contre sownême. Pèlerinage forcé en vertu de voeux.Contre l'honneur. 9.7 Séjour forcé dans un couvent.Contre l'honneur et lapersonno» 1. Prodigalité. 4.

. .Mariage mal assorti. Ce n'est jamais un mal présent ni passé qui peut constituer un délit demi-public. TROISIÈME CLASSE. ¥ i. Injures corporelles l . Quel est donc le mal dont il s'agit dans les délits demi publics? C'est \\n mûjfutur: or un mal futur. ( nMM^ . Ainsi la subdivision des délits de cette classe peut être la même que celle des délits privés. a. Divestissement d'un état avantageux à soimême. Investissement d'un état injurieux à soimême. mais qui est probable. 1" ORDRE.Délits demi publics contre ta personne. r . ».248 DIVISION DES DÉLITS. Injures corporelles ^^ 3 m^e irréparables. ^. VIe ORDKE. . / Ex. . juneuses ] ' . Si le mal était présent ou passé. { a.. Le danger peut concerner tous les points dans lesquels un individu peut souffrir. i »Fabriques in. à la santé. Ex..Contre la condition: î. les individus qui le souffrent ou qui l'ont souffert seraient assignables : ce serait un délit privé. TROISIÈME CLASSE. c'est-à-dire un mal qui n'est pas encore réalisé. Divorce téméraire. Subdivision des délits demi publics.. prend le nom de danger. Débit de comestibles a.

affiches. etc. billets. 4. telle secte. lettres portant menaces contre telle classe. etc. Ex. écrits. Ex* Affiches. de sortilèges. Expositions d'ulcères ou maladies dégoûtantes. Ex. respondant à celui-là dans cette troisième classe. Injures mentales simples. comme illuminations. tel parti. Il n'y â point de délit cor9.— Faux bruits de désastres en temps de guerre ou d'autres malheurs publics. etc. Emprisonnement. 10. telle profession. (Délit privé par rapport à l'individu tué . !Ex» auberges. etc. à dès actions libres. ponts. -~ Publications de fables effrayantes. Homicide. Ex. de revenans. Diffamation. vampires. à dessein de contraindre ou d'empêcher les individus relativement !Ex. Meurtre commis par querelle de parti. assemblées. Menaces.DES DIVISION DÉLITS. TROISIEME CLASSE/ 2^9 3.Contre l'honneur» t. Communications^inau moyen de terrompues dégâts faits à chemins. processions. Harangues.) II' ORDRE. Procédés criminels ou dés- . ~~ Spectacles obscènes. délit demi public par rapport au parti..

' a. mines. attribuésà certain es classes. d'avalanches.^. 2° lorsque.25o DIVISION DES DÉLITS. comme \ protestans.. moitiés. Un délit contre la propriété est demiïpublic. etc. tendant à témoigner haine ou mépris contre une classe d'individus. de faux bruits pour agiotage. i° lorsque la chose pu les services dont il s'agit appartiennent en commun aux sociétaires individuels ou aux administrateurs d!une classeentière. Ecroulemens de rochers. Contre la personne et la propriété. ^V. Contre ta pëfsofihe eï VkbMéuï» Cet ordre n'a pas de délits correspondans cette classe. TROISIEME CLASSE. comme dans le cas de loterie frauduleuse. i. a.'^. sans Cause articulée * . de . Inondation. dans IV* ORDRE.Contre la propriété» Mêmes dénominations que pour les délits privés. de bàtimens délabrés. Invectives* J£#* Harahges.-'*. écrits > estâmpies. •: oit vraie* IIIe ORDRE. t honnêtes. catholiques. LISTE des calamités physiques. le nombre des personnes lésées pu exposées à l'être est trop grand pour qu'on puisse tenir à chacune un compte séparé. Ve onoRE.

-. 251 . fourmis. Vents ^ = . 9.Incendie. Tempête.:^:-^ f . VI* ORDRE. mais c'est le cas le plus fréquent. 20 lorsqu'on cautions ou des moyens qu'on avait en âon pouvoir pour la prévenir ou en adoucir les effets» '2V. v.. ÏO..! • i r/ \ ^ malsains. parmi Ex. 7. CLASSE.*> :>. 3. Famine et autres espèces de disette. Maladies contagieuses. Tremblement 8. *•<•. eh important en rompant la dés marchandises d'un comme a omis des préetc>. cri sorte que ces délits ne correspondent à ceux du pas exactement cinquième ordre. Sécheresse.. à la faire naître. . etc. Maux destructeurs.. Maux produits par enfans. On peut être complice a contribué t« lorsqu'on sans en avoir quarantaine. 11. d'une calamité physique. idiots. B» Ces calamités no tombent pas toujours sur la personne et la propriété.. insectes.DIVISION DES DÉLITS. locustes. lieu pestiféré.. Explosions. '.' TROISIEME 4. 5. — — 12.: 6. maniaques. les person- . produits par animaux bêtes de proie. de terre. Contre Délits Attaquer contre la condition» la condition la validité dtt mariage matrimoniale. même l'intention.

Subdivision des délits publics. . Une des grandes difficultés que le sujet présente c'est que plusieurs délits de cette classe n'ont et qu'il faudrait point reçu de dénomination. On ne donné la subdivision suivante que comme un essai dont on sent les imperfections. on ne peut pas faire une bonne distribution. classe ou secte religieuse. )' nés d'une certaine Les délits concernant les états civils sont tous demi publics dans un sens. en tant qu'en possédant un certain état on appartient à une certaine classe. Les délits par lesquels l'intérêt du public peut être affecté sont d'une nature très variée et très complexe. etc< i Délits contre la condition paternelle ou filiale. Ex» Attaquer la légitimité des enfans nés dans une certaine classe. et avec une mauvaise nomenclature. La science étant très imparfaite. comme protestans. etc. comme protestans. la nomenclature ne peut pas être bonne. mais on se serait jeté dans des longueurs décourageantes. si on eût voulu suivre la méthode exhaustive pour donner un catalogue complet.252 DIVISION DES DELITS. QUATRiÈME CLASSE. QUATRIEME CLASSE. avoir recours à des périphrases longues et obscures.

ries. . part Syn» Corruption d'officiers de justice. 2. 4. Les délits contre la justice sont dedeux genres i iô Ceux qui sont commis par les officiers de la justice. QUATRIEME CLASSE.Délits contre la justice. Délits portant contre étrangers. . etc.Délits contre là sûreté extérieure. nemie. Abus de pouvoir judiciaire.DIVISION DES DELITS. Ex. ou qu'on cherche à rendre telle. Usurpation du pouvoir judiciaire. Ce sont ceux qui ont une tendance à exposer la nation aux attaques d'un ennemi étranger. 4. '' tels qu'ambassadeurs. dès tribunaux est L'objet direct de l'institution de maintenir les lois. i. c'est-à-dire de punir les délits qui les violent. * de la Prévarication. Mauvaise gestion d'office judiciaire. . 5. Péculat de la part d'officiers de justice. Trahison. IIe ORDRE. mies ou rivales. 2. pour contrarier ou égarer les opérations destribunaux. 2 53 I6r ORDRE. Pirate-. contre leurs devoirs posi* tifs s 2° Ceux qui sont commis par d'autres personnes. Complicité avec une puissance en-. 5. Délits portant contre étrangers privilégiés. 3. Espionnage en faveur des puissances enne. i.

crimes. IIIe ORDRE. QUATRIEME CLASSE. Non-reddition de services dus à officiers de I justice. Syn. Concussion. j n. On peut distribuer la police en huit branches distinctes. Bris de prison. Non-délation de délits à officiers de justice. ficiers de justice. s 9. La police est en général un système de précautions. soit pour prévenir les calamités» Elle est destinée à prévoir les maux et à pourvoir aux besoins. soit pour prévenir les . ou qui vont contre les précautions qu'elle a instituées. Rébellion à justice. Faux serment en justice. 8. i5. 11. Perturbations de pouvoirs judiciaires. Contumace. < 10. qu'il est comme impossible de les énumêrer. Sy$. . Infraction du ban. i i3.254 DIVISION DES DELITS. t. 12.- 6. mais leur nature est si variée. Extorsipii de la part oVof. forment autant de genres de délits qu'il y a de genres de précautions. . Désobéissance à ordres judiciaires.Délits contre la police. Vexation juridique. Police de sûreté pour la prévention des délits. i 14. si différente selon les temps et les lieux. Les actes qui contrarient là police. 16. Parjure.

etc. 3. destinée à protéger l'état. *-* mariages. situation et qualités de divers biens-fonds. QUATRIÈME CLASSE. soit contre ses ennemis du dehors. Police des intelligences et informations .DIVISION DES DÉLITS. Police pourles communications intérieures» 6. Police de chanté. t. 5. que ne peut soumettre qu'à une le gouvernement force armée. soit contre ses ennemis du dedans. * r contrats. Police d'enregistrement pour conserver la mémoire de divers faits intéressans au public. • . Délits concernant lé titre et les fonctions des employés militaires. comme arsenaux. .Délits contre la force publique. tels que naissances. — morts. Police des divertissemens publics* : r ré7. . —* nombre dé maisons. — Procès. centes. IV" ORDRE. fortifications. 2j/ï$: 2.. Policé de sûreté pour la prévention dés calamités. ' 2. -r délits. Ce sont ceux qui ont une tendance à contrarier ou égarer les opérations de la force militaire. 3. Police de santé pour la préven|ion des maladies endémiques. ) 8. — ~population. Délits concernant les choses affectées au service militaire. 4. Désertion.

Délits contre le trésor public. vaisseaux» dé guerre. : . Ce sont les actes qui ont une tendance à diminuer le revenu. Ve ORDRE. artillerie.256 DIVISION DES DELITS. VIe ORDRE. Mais lés délits spécifiques. La richesse nationale n'est que la somme des richesses de tous les individus. etc. chantiers. Oisiveté» 2.Délits contre la richesse nationale. . i. à contrarier ou égarer l'emploi des fonds destinés au service de l'état. Les actes qui tendent à diminuer la richesse des individus nuisent à la richesse nationale. Les plus grands obstacles à l'accroissement delà richesse nationale sont presque toujours dans les lois mêmes par lesquelles on a cherché à l'augmenter. Non-reddition de services dus. Les délits les plus apparens de cet ordre sont: t. comme cor- véoge. L'étude très rarement pour les diriger dans la manière d'acquérir et de jouir. munitions. e\^mutiil^ . Prodigalité absolue. QUATRIEME CLASSE. quels sont-ils ? Que faut-il défendre en ce genre? de l'économie politique mène à conclure que le gouvernement ne doit intervenir que pour et la dans l'acquisition protéger les individus ou n'intervenir que jouissance de leur propriété.

'-'".DIVISION DES-DÉLITS. 2. Elle augmente ou elle diminue avec ces moyens. Avortëment. 2. en qualitétde personne collective^^ petit posséder. Non?paiement d'impôt.: : .:/. . m. Suicide. •. Commerce des sexes hors du mariage. . quoiqu'ils n'aieni sur elle aucune influence perceptible. ip. \ n ' 3.Ï^VJ^ 3. l2'P#. etc. stances peut aèc[uérir un degré détendue digne peut-être de l'attention du gouvernement. ... Dégât concernant les biens^ dpmaniauxj rcheminspublics ^ —-poste publique '. et par'conséquent souffrir dans ses propriétés de la même manière que tout individu. 5. Je ne fais cette énumération que pour avertir de l'erreur commune qui regarde ces actes comme contraires à la population. le nombre < i. etc.' r^ édifices publics.''."': ^7Ï^"'. La |yp> pulation ne dépend que des Moyens de sùbsia* tance. QUATRIÈME CLASSE.ji <yï L'état. f VIP ORDRE. 4* Célibat volontaire. Emigration.Délits contre là population» Ce sont ceux qui tendent à diminuer des membres de la communauté.". y compris la cpntre'' ' '/ bander . J'en excepte qui en certainesi circonpourtant l'émigration.

_ . 3. leurs fonctions et leurs prérogatives \Ï qui exerce le pouvoir législatif .£58 DIVISION ' Viile '' DES DELITS..' . .distribue aux membres du gouvernement leurs départemens..' i ORDRE. . ce qui ne peut se faire sans coptrarier ou égarer les opérations de différentes parties du gouvernement n Rébellion offensive ou défensive.. .' QUATH1ÈMECLASSE.•. 2. puisse s'en former.. Il est bien difficile .. -* [/^-f- j de décrire ces délits. On donne pour l'ordinaire le nom collectif de gouvernement à l'assemblage total des personnes chargées des diverses fonctions politiques.'-'.| •. Conspiration contre la personne du souverain ou lalfbrme du gouvernement. voir administratif.. Diffamation politique ou libelles politiques. Les délits contre îa souveraineté sont ceu* qui tendent à contrarier ou égarer les opérations du souverain. ' .•...'.Délits contre la souveraineté) .. impossible de résoudre cette question dé fait: Où rjésidele pouvoir suprême? Voici l'idée la plus simple qu'on . Il y a communément dans l'état une personne Out un corps de personnes qui assigne et*. qui dirige et surveille le pouenfin qui a autorité sur le tout. ..'•" . p^rce qu'il faudrait auparavant décrire-la Constitution politique de l'état dont il s'agit. La personne ou le corps qui exerce ce pouvoir suprême est ce qu'on appelle le souverain.'.Il est bien des constitutions où il serait preèqué.

tout atteindre. r2'5t) IXe:. Pour suppléer à cette ms^ffièâncè du pôùVbir hUmàih^ôn à cru hêeëssair'è <M dû moins ÏÏtile d'inculquer dans lès esprits làlïr^àneo d'un pouvoir qui è'apj)liqùë au même But. l'état: n'a que deux grands moyens. QUATRIÈME CLASSE. Tout ce c}ui sert à conserver et fortifier parmi les hommes cette crainte du jii|è suprême est compris sous le nom général dé &#* gioni et pour la clarté du discours. auquel on attribue la disposition de maintenir les lois de la société. on parle souvent du la religion comme on parlerait d'un être distinct. auquel on attribue telle ou telle fonction. lès peines pour être appliquées à tous ef dans les occasions ordinaires! les récompensés pour être réservées à un petit nombre et dans des occasions Mais cette administration des peines et des récompenses est souvent contrariée ou % égafèé. diminuer ou *7» . où rendue' impuissante i parce (^l'èllë n'a pas des yeux pour tout voir et des mains pour extraordinaires. de punir et do récompenser d'une manière infaillible les actions que les hommes n'ont pu ni récompenser ni punir. Pour combattre toutes les espèces de délits dont la nature humaine'est capable. et qui n'a pas les menées inniërfectiohs : le pouvoir d'Un être suprême invisible. les peines et les récompenses . ORDRE.DIVISION DES DÉLITS. d'un personnage allégorique.Délits contré la religion. Ainsi.

^ . ou égai. Dogmes pernicieux : dogmes attribuant à la divinité des dispositions contraires au bien t Pour oller au-devant des objections."—Quant aUx effets que la religion peut avoir pour nous préparer à une meilleure vie ou pour nous l'assurer.er les opérations de cette puissance. j'avertis qu'il s'agit ici dé la religion considérée sous le point de vue de son Utilité politique et nullement de sa vérité. Cequi tend à affaiblir. i.sa lion ou sa condition ? réputa* . - QUATRIÈME ' CLASSE. Athéisme. i I pervertir l'influence de la religion. . Car comment un chétif mortel pourrait-il offenser l'être impassible et affecter son bonheur? Dans quelle classe rangerait-on ce crime imaginaire? Serait-ce un délit contre sa personne. Les uns tendant àaffaiblir laforçe de la sanc" tion religieuse. l'entité abstraite. Je les comprends sous lé nom de caco'théisme : il se divise en trois branches. . i.. Syn. c'est délit 1 la contre religion. l'être existant. Les autres tendant à pervertir ('emploi de la sanction religieuse. Blasphèmes. et non pas dàlits contre ï)ietl. 3. Profanations.200 DIVISION. ''• DES DÉLITS. sa propriété. Il faut dire délits contre la religion. 2. Voies de fait contre tel ou tel objet de culte. c'est djmipuer ou pervertir dans la même proportion les services que l'état en retire popr réprimer le crime ou encburager la vertu. c'est ce qui n'est point du tout du ressort du législateur.

il leur interdit les plaisirs les plus innocens. etc.le faire auteur d'Un système de religion obscur et inintelligible. car le mal qui en résulte est réel.— Dogmes imposant des peines mal fondées. ^-Dogmes suborneurs quiaccordent des pardons dans les cas où la peine serait des récompenses convenable. il fait persécuter les sage». périéur à. desquels il ne résulte aucun bien moral. C'est la vérité. Les peines contre les propagateurs de ces doctrines funestes seraient bien fondées. cessent d'être pernicieux et ne sont plus . Il n'y a qu'un seul antidote contre ces poisons. Le caco«théisme produit des délits atroces : il abrutit Je peuple. Ces dogmes. QUATMÈMK CLASSA 2G1 public j par exemple t dogmes attribuant à Dieu d'avoir créé un> fonds de souffrance su. il est le plus dangereux ennemi de la morale et de la législation. Dogmes frivoles : dogmes de la croyance. et de l'autorité desquels il résulte do très mauvais effets entre ceux qui les admettent et ceux qui les rejettent.DIVISION v 1 DES DELITS. 2. qui offrent pour des actes qui ne sont bons à rien. excessives et' inutiles. il remplit les hommes de terreurs. Dogmes absurdes i autre moyen d'attribuer à Dieu la malveillance. elles seraient superflues. 3. •*. elles seraient ineptes.celui des plaisirs. une fols convaincus de fausseté. mais elles seraient inefficaces.

«dirigé contre.-. ^. dis 4e même de l'athéisme $ quoique Tathéisme soit un mal par comparaison avec un système de religion de l'utiau principe conforme et propice à la lité^ consolante pour le malheur vertu. Cette opinion n'est prouvée ailleurs. mais elle sera ' > . QUATRIËBIE CfcÀSSE. les 0pinions ne de l'ineptie et de que l'union prquyp autre/chose la tyrannie/ '-^. être qui les Soitfiepticîoij. Èei n'est pas lo glaive qui détruit les erreurs.:U <::>.. que ridicules. c'est la liberté de ÎLe glaive.i'^.. ..< l'examen.'. cependant il n'est pas nécessaire do le pu. ici qu'énoncée.. L'opinion attaquée comme toute autre opinion..<>^.262 DIVISION .nir : c'est à la sanction morale à en faire justice. J'en.DES DELITS. -m.

calquées les unes sur les autres. pour. présentera les objets sous les qualités les plus frappantes: et les plus intéressantes.AVANTAGES pK CETTE1 CLASSIFICATION. la cjassification là plus naturelle sera celle qui leur.?'. elle doit lui paraître là l'être en effet par rapporta lui. qu^un individu en in-vente une qui soit à lui. JElle est la plusnaturelle./ .Çâr* j.•.. parce qu'elles sont gré la multiplicité toutes analogues. . c'estrà-dirp la plus et pourla facile. ..et Riais s'il s'agit des hommes en général.... cellequise présente la première à son esprit.le plus 4è facilitée Cela étant. i.'..^ITT?^•- Avantagea de tettè classification ides délits. celle qu'il. plus naturelle. sajsi^a^ec. Ip-fi. Or qu'y a-t-il de plus frappant et de plus intéressant pour un être sen* sible que les actions humaines considérées sous le rapport du mal qui peut pour ses semblables? a. qui rne paraissent résulter^ de^ çet|tc çl^sificatipn^.'6flittTJ?ËvVit :.rnejborne à pxppser les.''. par qu'est-ce qu'une classificationnaturelle?(C'est rapport à un individu donné. uniforme. mal- des parties. mémoire. ua^?fî JE. l'intelligence. ajGlfi '.pi^ncipp^ ayan^gejs. Cette classification en résulter pour lui et est simple.

Que dire des /tuiles. ceux de là dernière ne le seraient pas non plus. lorsque sous le même nppcllnUÏ . Comment s'exprimer avec justesse avant d'avoir pensé de mêrrie? Et comment penses ser avec justesse tant que pour enregistrer pensées on se sert de mots tellement constitués. les points de contact et de *« ressemblance.Silesdélits des trois premières classes n'étaient pas malfaisans. 3. La quatrième s'appuie sur la même base. quoique les points de communication soiéntmoinsapparensquedànslesàutrès. i Qu'une nomenclature ait été formée sur un assemblage d'objets avant que leur nature fût connue.26| AVANTAGÉS DE CETTE CLASSIFICATION j laissant apercevoir au premier coup-d'oeil-teâi liaisons qui les unissent. Cette classification est plus commode pour le à renonciation des vérités discours. que par leur moyen on ne peut composer que * > des propositions fausses? 4' Cette classification est complète. le désordre dans le langage est à-la-fois effet et cause de ne l'ignorance et de Terreur. plus propre qui appartiennent au sujet. Il est Impossible d'en tirer des propositions générales qui soient vraies. Il n'y â point de loi imaginable à laquelle on ne puisse assigner. Dans chaque genre de connaissances. par exempte. j Connaître la première classe c'est connaître la seconde et la troisième. La nomenclature saurait se perfectionner qu'à mesure que la vérité se découvre.

la raison de chaque Sacrifice qu'on en exige. si cette loi porte contre un acte nuisible de quelque manière que ce soit. des cas civils. elle fait voir pourquoi il faut les traiter comme tels.Des CASpénaux. En marquant comment ces actes sont mauvais. et l'acide sulfurique et le carbonate de potasser Que dire de vrai des delicta privata et des delicta publich » des delicta publicà ordinaria etdes delicta ppbïicaextràùrdi* naria. Au citoyen. dès mots renfermant des choses si hétérogènes. tftiuile on comprenait et les balles douces d'olive et d'amande. des âèWtepublics de toutes les jurisprudences ? Cesont des objets composés de parties si disparates. des délits privés. En éclairant le jugement. . qu'il est impossible d'en former aucune proposition générale.^ en faisant voir d'un coup-d'cèil. 265 au moyen de^cette division. du petit crimi» ncl et du grand criminel de l'ancienne jurisprudence française? Que dire desfélonies» Aesprcentunire. établis parHelneccius pour expliquer tes lois romaines? Que dire des cas royaux et des casprévétaux.DES DELITS. des misdemeiinprs de la jurisprudence anglaise?. une loi malfaisante. elle l'éclairé. Au souverain. elle aura sa place aussi parmi les actes malfaisans : elle sera classée elle-même parmi les délits. 5. Elle est motivée : elle imprime sur le front des objets qu'elle renferme la raison de la place qu'elle leur assigne. A-t-il dès préjugés. des passions. elle sert de leçon et de frein. elle se justifie elle-même. elle l'avertit. Si c'est une loi capricieuse. elle se concilie l'affection. sa véritable place.

qui est bientôt recoud et démasqué quand on le. Il esç là comme l un étranger qu urait voulu usurper up rang. elle est applicable à toutes les jurisprudences.compare à ceux de la çasteà laquelle il veut faussement appartenir. à une nation plus qU?àune autre. un jfoigot. leur fournir une mesure Commune pour desf systèmes qui ont été jusqu'à présent incommcnsumbles j et. en la composant. Elle est universelle.. il ne saui. Aussi n'a-t-on pas songé. quera. reçeypir dans un arrau ornent inéthpdique.(ur v 6.ait se. Un tyran. sans parvenir à être dominante. faire.<yn. Çhpj:chprait-ilàfy/(foirpentrer la difficultéf dejur trouver.266* AVANTAGES DE^ CETTE CLASSIFICATION Un mal . elle peut être adoptée par les juristes* de tous les pays.dé.e. llejetée par.peut se cacher dansnUp entassement confus . ljt de>mal imaginâirp.yéritabjerltii aurait tableau. . elle ferait la satire de leurs 'lpis. Au moyen de cette universalité. C'est. fondée sur des principes communs à tous les homme s. n'oseraient envisager cette table Î. une grande cpnqupte sur l'arbitraire. pas ç-psjpn aperçeypit\en^étiidiant^p undélit unagipaii. elle peut servir à des comparaisons de lois faites sur un plan uniforme. pnp place l'avertira ie son erreur» Chaqueclasserepousse le despnsein prétendu crime qui ne luiappartùmt<pas.eux. leur servir de glossaire commun.. ^lle pourrait bien avoir une utilité indépendante de l'accueil que les gpuvernerpens peuvent lui faire.

c'est-à-dire juste et vraie à tous égards. en vertu de quelque qualité commune qui les unit et les caractérise. rangeait selon cette méthode les lois pénales de différentes nations en regard'les unes des autres. toutes. Une science est dans un état misérable d'imperfection lorsqu'il est impossible de faire. là des délits omis. ' ' 267 Si on.. Je reviens maintenant sur le plus grand. Il . sition d'iule certaine* latitude. avec les aucune proposeuls mots qui lui appartiennent. Cette classification est donc à la science législative ce que des instrumens comparatifs. sur les offenses personnelles. avantage de cette division. Les délits qui composent chaque genre ont donc entre eux des propriétés semblables. là des' lois redondantes de nombreuses énumérations d'espèces sur le larcin. leurs imperfections deviendraient sensibles sans qu'on eût besoin de raisonnement : on découvrirait parla seule inspection du tableau. là des délits de mal imaginaire. au lieu d'une seule loi générale. et ils ont en même temps des propriétés différentes d'avec les délits d'un autre genre. îl en résulte qu'on peut appliquer à chacun de ses groupes des propositions générales qui leur conviennent en commun. cjui soit juste et vraie. tels que le baromètre et le thermomètre. sont aux'sciences physiques. Tous les délits d'une classe sont rangés sous le même chef.: - ' • DES DÉLITS.

On n'aurait pu faire aucune proposition un peu étendue sur les genres et les ordres. L'instruction d'un homme n'ajouterait rien à celle d'un autre. et comparer chaque proposition avec les délits qu'elle embrasse. i. Il faut suivre des yeux le catalogue. soit des délits privés. Quand ces délits sont arrivés à leur terme. sans exception. si les classes étaient telles qu'on ne pût trouver entre elles aucun caractère commun ? On serait réduit à connaître toutes les plantes individuellement. Que serait la botanique. qu'ils affectent en première instance sont constamment assignables.268 AVANTAGES DE CETTE CLASSIFICATION que n'y aurait donc que des vérités particulières. On manquerait de principes et de résultats. c'est-à-dire quand ils sont consommés . afin d'en sentir la justesse. tout comme 2. Les individus au crime consommé. Ceci s'étend même aux attentats et aux préparatifs. ils produisent tous. un mal du premier et du second ordre. par exemple. ou délits contre des individus assignables. Je vais donner ici les propositions les plus générales qui forment le caractère particulier de ces quatre classes de délits. des faits isolés. . Caractères de la première classe.

termes. mais dans quelque cas de chaque espèce. temps dans tous les 9. 26f) 3. 8. et doivent toujours l'être.DES DELITS. l\. 1 Je veux dire qu'on peut leur appliquer la peine du talion. Par certaines circonstances d'aggravation ils seront sujets à se transformer en délits demi pu? blics et en délits publics.l 5. 7. Ils le sont aussi de talion. 6. 10. Ils sont tous susceptibles de compensation. la compensation peut remédier à tout. Dans des cas légers. mais non pas qu'on doive le faire. Ils sont partout sujets à la censure générale des hommes. le catalogue de ces pays. : expression vague et sujette à bien des in- . délits sera semblable à-peu-près * et dans tous les lieux. Le mal qui en résulte est toujours sensible ou apparent. Ils ne sont pas sujets à varier dans différons en d'autres ou. Je ne dis pas même que le de chaque talion pût s'appliquer dans tous les cas individuels délit. une compensation faite à l'individu lésé peut être une cause suffit ite pour remettre la peine j car si le mal du premier ordre n'a pas été assez "grand pour produire de l'alarme. 2 C'est en raison de ces trois dernières propriétés que la coutume s'est établie de regarder ces délits comme contraires à la loi naturelle convéniens. Il y a toujours quelque personne qui a un intérêt naturel et particulier à les poursuivre juridiquement.

Ils n'admettent ni compensation ni talion. Personne n'est intéressé à les poursuivre juridiquement. 3. ( Ce qui s'explique par l'influence des deux faux principes d'ascétisme et d'antipathie. montre par sa conduite quelle ne le sent point. s'il y a du mal. Dans les cas individuels.27O AVANTAGES DE CETTE CLASSIFICATION Caractères des délits de la seconde classe. excepté dans des cas particuliers. Entre les motifs de les punir. 2. et cela même non pas nécessairement . douteux s'ils produisent aucun mal du premier ordre \ Ils n'en produisent aucun du second. Le mal qu'ils produisent est sujet à n'être pas sensible et apparent. il sera souvent 1. l'antipathie 1 C'est sentir que la personne qui doit vraisemblablement le plus le mal du délit. soit des délits personnels ou envers soi-même. . 8. mais accidentellement. il est en général plus douteux que celui de toutes les autres classes. 4. Ils n'affectent aucun individu qu'autant qu'ils affectent le délinquant lui-même. 5. Ils sont moins sujets que les délits des autres classes à varier de'contrée en contrée. si ce n'est en vertu de quelque liaison de sympathie ou d'intérêt avec le délinquant. 6. ) 7. Plusieurs de ces délits sont cependant plus sujets à la censure du monde que les délits publics.

2. Cela est vrai surtout de ceux contre la population et contre la richesse nationale. soit des délits demi publics ou délits qui affectent une classe subordonnée de personnes. 9. 27 I contre le délinquant agit plus souvent que la sympathie pour le public. les ranlequel. Comme délits demi publics. produire gerait dans la classe des délits. un s'il se mal. Comme tels. Les personnes lésées en première instance ne sont pas individuellement assignables. mais seulement quelque portion d'alarme ou de danger. ils n'admettent ni compensation ni talion. 5. Caractères de la troisième classe. 1. Ils sont sujets à se terminer dans quelque mal du premier ordre : dès-lors ils avancent dans la première classe et deviennent délits privés. La meilleure raison pour les soumettre à une c'est la faible probabilité qu'ils peuvent peine. . * 3. quoiqu'il y ait un cercle d'individus qui aient un plus grand intérêt à les poursuivre que le reste de la communauté. 4. Comme délits demi publics. il n'y a point d'individu en particulier qui ait un intérêt exclusif à les poursuivre juridiquement. ils ne produisent point de mal du premier ordre.publics. réalise.DES DELITS.

ou contre l'état en général. Le mal qu'ils produisent est assez apparent. du à la censure monde moins Ils sont sujets 7. 9. Une compensation faite à un individu en particulier ne serait jamais une raison suffisante pour remettre la peine. Comme tels. . que les délits privés. Ils n'admettent ni compensation ni talion. L'étendue du mal compense ici son incertitude. soit des délits publics. mais ils le sont plus que la des délits privés/. 2. 3. mais moins que celui des délits privés. Les individus qu'ils affectent ne sont point assignables. Ils sont plus' sujets à varier dans différens pays que les délits publics. 10. excepté lorsqu'ils aboutissent accidentellement à des délits privés. parce qu'il y aurait toujours une portion du mal qui resterait sans remède. ils ne produisent point de mal du premier ordre : celui du second consiste fréquemment en danger sans alarme : ce danger. plupart 8. Caractères de la quatrième classe. 1. grand en valeur. est fort indéterminé quoique dans son espèce. ou qu'ils sont sur le point de nuire à quelque individu en particulier.AVANTAGES 272 DE CETTE CLASSIFICATION 6. On peut être fondé à les punir avant qu'il soit prouvé qu'ils ont nui.

7. à les qu'ils personne 5. peu 6. Le mal qui en résulte est comparativement sensible ou peu apparent.f DES DÉLITS. m. en plusieurs cas. 10. Personne n'aurait un intérêt particulier excepté autant poursuivre juridiquement. La neuvième et la dixième proposition la et la sont mêmes les neuvième que générale dixième des délits demi publics. 273 4. 18 . c'est une circonstance privé. à la quatrième classe plutôt qu'à 9. Ils sont plus sujets que tous les autres à varier en différens pays. Ce qui les constitue. selon la diversité des gouvernemens. affecteraient l'intérêt privé de quelque constituée en autorité. 8. à un délit ajoutée d'aggravation le mal public éclipse le mal privé. Ils sont comparativement moins sujets à la censure du monde. Lorsque ils appartiennent la première.

Délits principaux et accessoires. 3.TITRES 274 DU CODE CnAPITRE Titre JE les distingue PÉNAL. Second avantage. 4. tagé. ' de 5. vues Voici le catalogue des titres généraux que j'ai traités dans le code pénal. c'est-à-dire soin de punition. Moyens d'atténuation. VIII. Des personnes qui sont sous la puissance de v la loi. répétitions évitées. Chaque chef de délit constitue un titre particulier. ou . Délits positifs et négatifs. Co-délinquans: soit associés en fait de délits. j. Moyens d'aggravation. circonstances qui le rendent qui influent plus grand. sur le be- plus petit. 7. J'appelle titres généraux ceux où je place des en commun à une matières qui appartiennent Premier avangrande partie des titres particuliers. étendues et affermies. « Moyens. du code pénal. 2. 6. en titres particuliers et litres généraux. Moyens justification. tout-à-fait nul.

N'importe ni de quelle façon ni pi*r quels moyens le mal a été causé : par exemple. PRINCIPAL. sans soit malaise (/) la douleur. Dédommagement donner à la partie lésée. ils sont tous calqués sur un même modèle. ou si le fait est arrivé 18. Il y a injure corporelle simple là oii sans cause (b) ou raison légitime (a) un individu contribue (c) à causer (d) à un autre (e) de de corps. En voici un exemple.TITUES DU CODE PÉNAL. Connaît-on le premier. personnes soumises à la loi. Quant aux titres particuliers. Renvoi au titre général des co- délinquans. . (c) Contribue.. on connaît tous les autres. raison : ici faut un C'est Sans qu'il légitime (a) renvoi à ce titre général : Moyens de justification. 1. Peines. Moyens d'exemption. qu'aucun autre mal {g ) corporel en arrive. 9. Exposition. ou fouettée. et autres satisfactions à 10. si la personne a été battue. ou blessée avec ou sans instrumens. (d) Causes. Injures corporelles SECTION TEXTE simples. 275 8. Renvoi au titre général des (b) Un individu. TITRE I.

défail- N'importe à quel point les moyens dont on s'est servi aient été indirects : par exemple. do lumière.27O TITRES DU CODE PÉNAL. si l'on ôtait des drogues médicinales à un malade. vomissement. et j'ai montré la nécessité de ce qu'on serait lente de regarder comme minutieux. Le délit peut se commettre également en écartant le remède dont on aurait besoin contre quelque mal venant même de la nature toute seule : comme. . soit d'une pierre ou autre corps solide. par exemple. par le moyen. de chaleur ou de matière électrique dirigé contre le corps de la partie lésée : ou en présentant un objet dégoûtant ou dolorifi* que au toucher. à l'ouïe ou à la vue : ou en administrant par force oii autrement une drogue produisant lance ou autre malaise. si l'on écartait des comestibles de la portée d'un homme pressé par la faim. à l'odorat. 1 1 De tels détails paraîtront-ils trop particuliers ? C'est une objection qui a été prévue. si on a fait d'un chien ou autre animal l'instrument de la : ou si par insinuations fausses ou autres artifices on s'est servi à mêmes fins d'une personne innocente ou de la partie même : comme si on l'avait persuadée de marcher sur un piège ou sur un douleur puits qu'on aurait déguisé en le couvrant d'herbe : ou de s'exposer volontairement à l'action de causes injurieuses à sa santé. soit d'un courant d'eau ou autre liquide. d'air. au goût.

il se rapporte à quelque autre chef de délits. etc. emprisonnement. il suffit que ce contact ait lieu contre le gré de la partie lésée. Renvoi à la table des délits. 277 (e) Un autre. C'est ici qu'on placera les matières suivantes ou qu'on y renverra. dronniers. Autre renvoi aux titres qui traitent des délits demi publics du même genre : d'où il faut renvoyer encore aux divers codes particuliers établis le règlement des fabriques et métiers. . (/) Malaise. comme injures corporelles irréparables. SECTION 11» Moyens de mettre fin au délit. . (g) Autre mal. Ainsi le mal de ce délit peut monter du malaise le plus faible aux tortures les plus extrêmes.TITRES DU CODE Pf!cUL. lesquels répondent à ce genre-ci des délits privés. N'importe à quel point le contact qui en est la cause soit léger. Pour en produire. tanneurs. Renvoi au titre qui traite des délits contre soi-même. Si un dommage ultérieur en arrive. malaise corporel ou danger pour des personnes non assichandegnables : tels sont ceux de vivandiers. de pour l'abus desquels il peut résulter douleur. chauliers. distillateurs d'eau-forte. ' etc.

Dans les cas graves (q) bannissement de la présence (r) de la partie lésée à temps ou pour toujours. et à discrétion (k) ou qui ne passera pas la . Droit et obligation aux individus de réclamer le secours des officiers de police pour faire cesser. 5. Autant de lettres. autant der renvois à diverses sections du titre général des Peines. 2. Droit. Peines. pouvoir et obligation aux officiers de police de prêter secours. etc. Emprisonnement (n) à option et à discrétion. on qui ne passera pas le terme par exemple d'une année. 1. Droit. d'exprimer A option. Caution pour bonne conduite(p)à à discrétion.T1T11ES 278 1.. à option (*). de résistance contre une attaque injuste. Droit. 2.. ou pouvoir et obligation de prêter Recours à autrui contre une attaque injuste. DU ou pouvoir C0UK PEU Ah. C'est là. (0) 3.ème (/) partie (m) des biens du délinquant. par exemple. option et 4. 4.. qu'on aura expliqué ces phrases à option et à discrétion. Amende (A). 3. Dépens réglés à option et à discrétion. c'est une façon concise qu'il sera loisible au juge d'infliger .

n'a pas lieu dans ce cas. sauf à en employer autant ou aussi peu qu'il le jugera h propos. surtout la première. Pour ce qui regarde le dédommagement. voyez le titre général des Peines. qui consiste à mettre fin à un délit. en se tenant dans les bornes prescrites par les règles générales sous le titre des peines. C'est ici qu'on peut faire des renvois à la procédure. Renvoi au titre des moyens d'exemption. . Quant à la procédure ad proeveniendum. à moins que le délit ne soit compliqué avec un de ceux qui attaquent sonne. Renvoi à celui des moyens d'aggravation. on peut renvoyer au titre général qui en traite. A discrétion.TITRES DU COPK PUPAU 270 celte peine ou de ne pas s'en servir. la liberté de la per- Les procédures adpvniendum et ad satisfacienest dum sont les deux branches dont l'application la plus universelle. Dédommagemens. sauf à détailler ici les dispositions particulières qu'on aurait jugées convenables. i Les moyens d'aggravation qui ne font pas que le délit se rapporte à un autre nom. ° Je mets. La procédure ad compescendum . cela signifie que le juge doit employer une certaine quantité de cette peine. qui traite de la caution à exiger pour bonne conduite.

Renvoi aux moyens d'atténuation. 2° Ceux qui lui ajoutent les qualités désignées par quelque appellatif de la même classe. Cette peine ultérieure peine nouvelle. ou permettre une d'une espèce différente. De la même manière. on peut établir une infrapeine. Ce qu'on a vu ne paraissait appartenir qu'au pénal. L'article suivant rappellera civil. l'idée du Je choisis le dégât comme présentant plus simple.280 TITRES DU CODE PlÎNAL. 4° Ceux qui l'appellent à la classe de délits publics. Autre exemple. pour avoir un nom technique. sera appelée extra-peine. prenons un exemple parmi les délits qui concernent la propriété. Ici un nouvel ordre de choses se présente. Il y a dégât injurieux gitime (a) un individu là où sans cause légidétruit ou contribue . 3° Ceux qui l'appellent à la classe des délits semi-publics. dans les cas d'exténuation. Pour continuer à donner une idée du plan. N'oublions pas que c'est toujours dont il s'agit. le cas le TEXTE un délit PRINCIPAL. Y a-t-il dans lé délit une circonstance d'aggravation : on peut en conséquence ou augmenter la quantité des peines ordinaires.

Destruction et la de ne diffèrent l'égard endommagement qu'à c'est quantité de îa valeur anéantie : destruction. N'importe si c'est une chose qui pos- . c'est destruction au comble : endomma- partielle. (/) Valeur. cela revient au même. partie. Ici aux moyens ordinaires de justification. ou quelque (a) Cause légitime. Si au lieu l'endommagement porté gement. Mais à quoi doit-on cette propriété? Comment peut-on faire voir qu'on la possède?— Ici donc il faut un renvoi de propriété. c'est la priver de ces propriétés en de quelques propriétés qui périssent tout-à-fait. des traite titre Chose. je laisse à part ce qui regarde la mauvaise foi. Détruire (d) Détruire chose.— h propriété de la chose. c'est la priver entièrement desvpropriétés en vertu desquelles elle peut être utile à l'homme : endommager. aux titres (c) Contribue. une ou endommager. (f) Pour simplifier le cas.TITRES DU CODE PÉNAL. Même renvoi. Ainsi dans la supposition l'acte nuisible ne tire la qualité qui le rend punissable que de quelque inadvertance erreur dans ce qui regarde le droit. il en vient d'autres de moindre valeur. il faut en ajouter un nouveau. Renvoi au qui (e) général choses et de leurs espèces. 281 (c) à détruire ou à endommager (d) une chose (e) de quelque valeur.

comme un. De quelque valeur. de manière qu'on ne doute pas qu'il ne s'étende à une valeur qui n'est telle que par rapport à un certain lieu. par exemple. lorsqu'elle est telle qu'on peut présumer qu'une personne de quelque lui- . N'importe que la valeur soit constante ou occasionelle. comme un*écrit preuve que tel particulier se trouve assujéti pour le bien public à telle ou telle obligation. pourvu qu'à l'époque du délit la chose eût une valeur actuelle. En suivant le plan. un papier où il aura fait des notes qui n'ont d'usage que pour lui. quoi qu'il en dût être du futur : comme si c'était une cloison qui garantit une plantation. c'est-à-dire qui n'est telle que comme moyen de procurer une chose dont la valeur est intrinsèque : à celle qui n'est telle que faisant par rapport au public.282 TITRES DU CODE P1ÎNAL. La valeur d'une chose peut être réputée nulle. je continue à expliquer le mot valeur. ou une butte de terre élevée pour un service momentané. sède un valeur commerçablc. c'est-à-dire si elle est de nature à être utile à une grande multitude de personnes sans distinction. comme une borne: à celle qui n'est que de convention. des comestibles : ou qu'elle n'ait qu'une valeur particulière comme n'étant utile qu'à tel ou tel particulier : par exemple.papier qui contient un contrat : à celle qui n'est que représentative.

le blé qui reste dans un champ après la moisson. Les autres sections correspondent à celle-ci. des noisettes dans une haie. il suffit d'un acte de la part du propriétaire qui fasse voir que sa volonté est de refuser cette permission. etc. 283 inanité ou de quelque politesse l'abandonnerait volontiers à quiconque voudrait se donner la peine de la demander et de la prendre : par exemple.TITRES DU CODE PÉNAL. )-- . des fruits sauvages. dont il Voilà le plan. Mais pour anéantir cette présomption. soit à l'individu s'agit en particulier. soit au public en général.

Premier titre général du code civil \ Des choses. celles qui lui ont servi de base pour asseoir des obligations et • Les neuf chapitres suivans auraient pu être placés dans les Principes du code civil} mais comme les objets y sont considérés d'une manière abstraite et siientlfiquc. CHAPITRE DES CHOSES. IX. n'avons besoin de nous occuper que des choses sur lesquelles la loi a établi des différences dans la manière de statuer à leur égard. S'il fallait en faire une mention séparée.284 TITRES DU CODE CIVIL. et il n'en est aucune qui ne puisse tomber sous la connaissance de la loi : car toutes les productions des arts. Les espèces dans lesquelles on peut diviser les choses sont innombrables. pour ainsi dire. VEncyclopédie même ne serait qu'un chapitre de nous la législation. tous les objets de la nature sont compris dans son domaine. COMMENÇONS par les C/wse&Robinson Crusoé vécut bien des années sans exercer de puissance sur aucune personne. tomic de la jurisprudence l'una- . il ne l'aurait pas pu sans en exercer sur des choses. Mais dans cette immensité. j'ai mieux uimé les insérer dans un ouvrage qui est.

une vigne. Ces deux classes se rencontrent par une infinité de points. une haie morte seront des choses artificielles. on ne peut comprendre que celles qui ne peuveut acquérir leurs appellations respectives qu'en vertu des qualités que leur donne l'industrie humaine.est. même une haie vive. selon leur emploi. pourvu . La ligne sera plus ou moins arbitraire. selon leur nature. seront choses naturelles. Il en faut une entre des objets dont la loi se mêle. nous parviendrons à dominer aisément un sujet si vaste: nous les rangerons selon leur source. et il n'y a aucune démarcation fixe pour les séparer. Ainsi un champ. quoique cultivé. ce qu'elle .avant d'être modifiées par l'industrie de l'homme. un pressoir à vin. Au moyen de quelques divisions générales.TITRES DU CODE CIVIL. c'est-à-dire la terre. 285 des droits. Sous le nom de choses artificielles oxxfacticès. mais n'importe qu'elle existe. ses diverses parties et les productions qu'elle enfàute. Cependant une ligne de démarcation sera de nécessité absolue dans un code civil. Ire Division : Choses naturelles eï choses artificielles. pour avoir la paix : sans cela les disputes seraient interminables. quoique plantée. Une maison. DES CHOSES. Au premier chef on peut rapporter celles auxquelles leurs noms respectifs peuvent convenir dans l'état où elle se trouvent lorsqu'elles sortent des mains de la nature.

Fordice il y a environ en fit bâtir vingt une. A ces ravages de la nature. IIe Division : Choses mobilières et choses itntiiobilières ou immeubles. Elle était de pipicr et de carton. IIIe Division : Choses employantes et choses con5WW0i&/^:lespremièresquipeuventserviràleurdes" tination principalesans changer de forme. Ce bois qui peut servir indifféremment à construire une maison ou à chauffer 1 Le docteur tilles. Comme les anciens Scythes. Les navires sont des maisons : certains navires sont de petites villes flottantes. Encore un pas se détruisent. Autre ligne de démarcation positive. D'assez grands terreins ont changé d'assiette. qu'il envoya aux Anans. les secondes qui ne peuvent servir à ce but qu'autant qu'elles Au premier chef on rapporte sans difficulté les "maisons.286 TITRES DU CODE CIVIL. Ces éyènemens sont communs dans des pays de volcans. Les montagnes. Cependant on en a vu de fer et de bois qui voyageaient sur des roues 1. DES CHOSES. . succède trop souvent le fléau de la chicane qui vient s'asseoir sur des ruines pour en disputer la possession. et l'on se trouve arrêté tout court par le défaut de démarcation. les comestibles* Les dernières sont les chosesfungib les des romanistes. Les maisons sont pour l'ordinaire imriiobiles. — Au second. les Tartares de nos jours ne sont logés que de cette manière. les collines se déplacent même quelquefois. la vaisselle. les boissons.

les ameublemeiis. aurait dû avoir un logicien à ses côtés : mais il y à force arpenteurs pour les terres . et qui vaut toutes les autres. elle . assez sensible dans l'est objets. trop peu dans le système quelques général des choses pour être d'une grande utilité. ils devaient donc distinguer les choses en . Ail preles maimier chef on rapportera sans difficulté sons.ne sera d'aucun usage en mille autres. DES CHOSES. et ne mène pas loin sans qu'on rentre dans la cônfusiQii. les grains. Puisqu'ils ont rangé les animaux parmi les Ve Division. le boeuf qui traîne la charrue et qui va bientôt passer dans une boucherie. Le législateur. Utile en quelque cas.TITRES DU CODE CIVIL. 287 un foiir. les métaux bruts QU monnayés. sont-ce ou ne sont-ce pas des choses fungibles? Toute la nature n'est qu'une stiite continuelle de révoiutiôrisï tout ce qui s'emploie se consumej tout ce qui se détruit sous une autre. choses. au dernier. Celte distinction est encore très incertaine. les habits. La sous une forme se reproduit distinction entre ces deux états. Beaucoup de choses peuvent s'évaluer indifféremment de ces deux maniè- res. les boissons. En voici une à laquelle les romanistes n'ont pas songé. l'arpentage pour les idées est une opération non moins nécessaire et tout autrement difficile. en traçant ces divisions. IVe Division : Choses qui s'évaluent individuelkment et choses qui s'évaluent en masse.

soit un amas de . les sensibles et les insensibles. et celles qui le sont par institution. que ces combats affreux du taureau.288 TITRES DU CODE CIVIL. VI 6 Division : Choses simples ou individuelles. Oui.]!** boeuf d'airain que fit Myron était à leurs yeuxtde la même espèce que le boeuf de chair qui lui servit de modèle. choses complexes ou amas de choses. je pardonnerais plutôt ces caprices hideux que nous peint la fable. comme si elle avait pour objet de nous faire oublier ce qu'il y a de commun entre eux et nous. eux pour qui l'homme même tombé dans le malheur de l'esclavage n'était plus qu'une chose? Et qui peut savoir combien le sort des animaux et celui des esclaves a été aggravé par cette froide et cruelle classification? La loi qui devait les protéger commence par en donner une idée qui les dégrade : elle parle d'eux comme si elle voulait éteindre tout sentiment dans les coeurs. j'aimerais encore mieux l'imbécillité qui adorait les bêtes que la cruauté qui les maltraite. DES CHOSES. ces prétendues amours de Pasiphaë. Erreur pour erreur. deux classes. Eh! comment auraientrils distingué des choses les animaux inférieurs. où l'art est de porter au plus haut point la souffrance et la rage de l'animal expirant pour le divertissement des barbares spectateurs. Une chose complexe peut être. Il faut distinguer parmi les complexes celles qui le sont naturellement .

TITRÉS DU CODE CIVIL. du propriétaire et la disposition de Questions à décider.. Un tas de blé est un amas de choses également principales. ^èSg choses simples également principales. Toutes ces choses incorporelles ne sont que des droits. soit sur des choses véritables tu. Une terre avec certaines plantes et certains bâtimens est un amas de choses où il y en a de principales et d'accessoires.. voilà des exemples de choses complexes qui tel ne sont unies que par tin lien d'institution. Le lien qui les unit est naturel. Que dirons-nous de cette division si fameuse parmi les romanistes en choses corporelles et choses incorporelles. soit sur des services î c'est d'hommes. quelle est la chose principale? Quelles sont les choses accessoires ? Dans quels cas la disposition faite par rapport aux unes doit-elle comprendre les autres? — Cela dépend des contrats : il faut un renvoi à ce titre. qui ne sont pas des choses? C'estiine fiction qui ne sert qu'à cacher et à augmenter la confusion des idées. Mais un héritage dont les objets sont dispersés. choses qui n'existent pas. que l'identité la loi. DÉS CHOSES. tg . les^fortunes respectives de deux personnes qui se marient. c'est-à-dire. un fonds de commerce. soit une chose qu'on regarde comme principale unie à d'autres qu'on regarde comme accessoires. Dans les cas disputés.

DES CHOSES. cette valeur est susceptible d'une quantité de modifications qui demandent à être articulées. Si une chose nous intéresse assez pour devenir l'objet d'une loi. Ces mesures expriment ou la quantité de la matière ou l'espace ou sont des des mesures Ce poids occupe. les réserver aux titres particuliers des délits. Vindividuation. -r.Mais que faut-il comprendre sous ce terme ? .dans une certaine et la qualité donnée. Tout ce qui existe existe. ce n'est qu'autant qu'elle possède une certaine valeur. ou. voilà ce qui doit occuper les premiers soins du législateur dans chaque titre particulier qui la demande. comme. par exemple. — Faudra-t-il traiter de ces modifications dans un titre général. la valeur de la quantitéf chose sera à raison de cette quantité. La difficulté n'est pas seulement de distinguer les espèces : il y en a quelquefois beaucoup à dissi je puis tinguer les individus. et le tarif de leurs proportions doivent former un titre général nécessaire pour compléter un corps de droit. il faut des mesures.29O . me servir de ce terme. Pour exprimer les quantités. qu'elle voit que les définitions des med'étendue. Or. à celui du dégât ? C'est une question qui ne peut guère se résoudre qu'après avoir vu toules les parties de la législation. On a loué une maison.—On sures de toute espèce. ce que nous ferons voir en traitant des droits.TITRES DU CODE CIVIL.

DES CHOSES. dit Justinien. les citernes? —• Qu'entend-on pari un sans limites dans l'intéarpent carré? S'étend-il rieur de la terre et au-dessus de la surface? etc> Les romanistes. je ne sais pas vous expliquer ma volonté : c'est à vous qui devez m'obéir à la deviner si vous pouvez. — encore ou sacrées. législateur. ne pareil qui On s'imagine peut-être que le législateur va procéder à donner des noms spécifiques à toutes les choses dont il a composé ces classes.TITRES DU CODE CIVIL. de droit humain. Les choses de droit humain sont ou appartenantes à tous les particuliers séparément. — Les choses de droit divin sont ou saintes. qui ont tant parlé. — Voilà des distinctions en forme. lès cuvés à brasser. ne sont jamais arrivés à des idées claires sur ce sujet. privées ou communes. Que dirait-on d'un maître qui expliquerait ses ordres à ses subalternes d'une manière aussi confuse et aussi vague . 291 Comprend-il les tapisseries. — Mais c'est un grand apà mène rien. :W>r Les choses.des choses. ou appartenantes à toute la communauté indistinctement. sont ou hors du paou appartenantes àyce trimoine des particuliers — Celles-là sont ou de droit divin oU patrimoine. Il il s'est l'abangardé perait. ou religieuses. c'est-à-dire.—qui leur parlerait de choses *9> . donne aux disputes des juristes. les serrures. Moi. On se trombien de ce travail.

en général.S.2ga TITRES DU CODE CIVIL. sans leur parler de choses spécifiques — et «t individuelles. qui les punirait pour n'avoir pas su comprendre ce qu'il n'a pas su leur . exprimer? L'histoire de Nabucadnezzar est un bel apologue pour les législateurs : il faisait tuer les gens pour n'avoir pas deviné ses rêves. DES CJIOSF. Combien de faiseurs de lois* en ont fait autant sans subir la même métamorphose 1 .

de le plus universel de déterminer un individu. pour en fixer quelquefois les espèces. forêts. lecatà- . définir. lacs. Y a-t-iï un moyen plus exact. LIEUX. ÎÎQsV X. quelquefois même les individus. Des lieux.TITRES DU CODE CHAPITRE .Second titre général DES CIVIL. du code civil. quelles bornes opposent-elles à la puissance du souverain et au droit du propriétaire? Quelles en sont les divisions et sous-divisions politiques. pour déterminer et les choses et les hommes. rivières.Les régions atmosphériques et les régions souterreines. qu'en disant qu'à telle portion de temps > il occupe telle portion de l'espace? Quelle est la situation. : ET les choses et les hommes n'existent que dans quelque lieu : la circonstance du lieu sera clone souvent nécessaire dans les diverses partie^ de (a loi. canaux. quelle est l'étendue du terrein que la loi tient pour compris dans son empire? Quelles en sont les divisions physiques? Par quels points passent les lignes qui séparent la terre de la mer? Mêmes questions au sujet des montagnes. fondées ou non sur les physiques ? Il faut placer sous ce titre le système figuré.

selon les sources dont on les a fait découler. en provinces. villes démarché.. logue de toutes ces divisions. 1 taires. sièges de justice. selon la diversité des juridictions tumicrs qui variaient de province en province. s'il y en a de différentes : comme établissemens juridiques. . universités. Il faut autant de catalogues particuliers milipour comme marquer tous les endroits privilégiés.. etc. les. etc. 1 On voit des cartes de l'ancienne France selon ses divisions en diocèses. en gouvernemens militaires : on aurait pu en faire d'autres bien plus vaet des lois ou des couriées.TITRES 294 DU CODE CIVIL. villes de foire. DES LIEUX. c'est sous ce titre qu'il faut ranger le système des divisions que la loi adopte pour les — milmesures : lieues. fiscaux.— etc. religieux. collèges. grandes géographiques Enfin. en fermes générales. etc.

il faut ajouter celle dés temps. heure. La loi. doit expoéer ce qu'elle veut qu'on entende par les noms qui exles diverses portions de temps : seconde. qu'un individu peut se distinguer de tout sautre. année. 2§£ XI. CHAPITRE DES TEMPS. du lieu où il s'est trouvé à un certain temps. Troisième titre générai du code civil. . ces mois seront-ils ceux du soleil. A la fixation des lieux. l'occasion. clans celui des bâtards ou celui des pères. mois. auquel on fasse des renvois dans Dans les cas où les mois peuvent occasioner des doutes. priment minute. sous ce titre général. ou le mois bizarre du calendrier. En dernier ressort ce n'est que par la considération combinée du lieu et du temps. siècle. jour. Les mois après un certain nombre desquels. de la lune.TITRES DU CODE CIVIL. il vaut mieux se servir des jours. Des temps. — Mais il faut que l'explication des temps se trouve dans ni l'un ni l'autre? un titre général. qui n'est Les cas particuliers se trouveront dans les titres particuliers. par exemple. un enfant sera censé ne lui pas appartenir. à du père compter du décès ou de l'éloignemènt présomptif.

dans la mesure du temps. . est encore le voeu de la philosophie. tant que ces devoirs font partie d'une législation . à amarrer les individus dans ces deux océans de l'espace et du temps. et dans les différens systèmes qu'ont introduits différentes coutumes. doivent trouver leur place sous ce titre. fut-il Ces deux titres. combien de ressources pour la chicane dans les fluctuations de l'usage. destinés à établir des points fixes. DES TEMPS. à l'époque où l'on adopta le nouveau style. les jeûnes. Les fêtes.296 TITRES PU CODE CIVIL. devraient se trouver dans le code de tout état. comme L'uniformité dans les poids et mesures de quantité. Aussi combien de disputes. les carêmes. mais il ne parait pas qu'il soit prêt à s'accomplir. et ne se trouvent peut-être encore dans aucun. combien d'incertitudes. Aussi le calendrier inséré dans un acte du parlement anglais.

de bienséance. et heureusement lasociabilité qui a précédé la loi supplée souvent a ce qui lui manque. cornrne capablo de recevoir les faveurs de la loi. fcespères ont nourri leurs enfans avant que les lois leur en aientfait undevoir. La notion des *0mVe$estantérieure*à celle dès obligations. Quatrième titre général du code civil. passons à l'homme considéré comme sujet de propriété. I.îirilES PU COPK CHAPITRE CIVIL. SERVICESf 297 XII. Il y a encore un grand nombre de services de bienveillance. Des services. On peut rendre des services sans y être obligé : Ils ont existé avec l'établissement des lois : ils oat été le seul lien de la société entre les hommes. DKSchoses. Il peut être envisagé sous deux aspects.se rap- . d'intérêt mutuel qui se rendent librement. La loi peut étendre plus loin son domaine en créant de nouvelles obligations. avant qu'il y eût quelque forme de gouvernement. Mais il y aura toujours au-delà une multitude de cas où les services volontaires peuvent seuls atteindre. et comme capable d'être soumis par elle à des obligations. la première division des services peut .

éprouver des sensations agréables bu dou' loureuses. prendre les armes pour son pays. sensible souffrante. ne pas commettre tin assassinat.et la faculté passive. j On peut distinguer dansThomme deux sortes de facultés: la faculté active. comme on le sait. autant d'exemples des services de cette classe.-faculté culté sensible jouissante. Cependant l'on peut sentir ou en bien ou en mal. i porter à celle des facultés qui leur donnent naissance. Par exemple : hè pas commettre un larcin. plus précisé. Autant de ' Les appellatifs tirés du latin sont plus commodes : celte langue.2C)8 TITRES DU CODE CIVIL. l'autre sensible. Autant de délits négatifs. 2. Tune purement physique. est beaucoup plus forte. etc. . arrêter un criminel. plus propre à former des mots composés que la langue française. Autant de facultés autant de classes de services. SERVICES. i. La faculté passive peut se distinguer en deux en vertu branches. fa- * De là quatre classes de services. etc. Créer un cultéactive. Services agendil : Services positifs de la faPar exemple : secourir un homme qui se noie. exercer tel ou tel acte ou s'abstenir de l'exercer. C'est de la première qu'il peut agir ou ne pas agir. Voilà donc la faculté sensible qui se subdivise encore. de rendre délit négatif i c'est imposer l'obligation le service positif qui y répond. Services non agèhdi: Services négatifs dé la faculté active.

n'est pas bon à grand'chose. donner pour exemple la condescendance conjugale de la part dé la femme.autant d'exemples de cette espèce de services. mais sensible. 3. Services patienM physiçe : Services de la faculté purement passive . SERVICES. Les peines légales sont des services imposés à ceux qui les subissent pour le bien'de la société 1: aussi parle. eu qualité de corps inert. .TITRES DU CODE CIVIL. c'est imposer l'obligation de rendre le service négatif qui y répond. soit en bièri. Créer uhdélit positif. dition à la peine des meurtriers. lorsqu'il en résulte une satisfaction générale et un ériCoiwâgèriïent aux actions utiles. On peut. . Au resté.soiten mal. délits positifs. Les corps dont on se forment un exemple plus imsert pourl'anatomie ce La loi de service une adfait a anglaise portant.t-on du supplice'd'un criminel Corinne d'une dette qu'il à acquittée! Les récompenses légales sont dès services accordésà ceux qui les reçoivent pour leur propre avantage et pour Celui de la société.' . Services de la fa4 •Servicespatiendisensibiliter culté passive.—On peut rapporter à ce chef les expériences de médecine faites sur des hommes condamnés à mort . 2Ç|0. en demandant pardon aux mauvais plaisans. Il sont livrée aux chirurgiens pour être disséqués. Il rie vaut pas la peine de citer les cas ou dés soldats morts ont servi à combler des fossés. l'homme.

Quelle. le service du prêtre protestant qui m'enseigne à éviter l'enfer. ce serait toujours un service que d'en calmer les angoisses. selon la partie qui agit dans la personne qui rend le service : Services corporels \ l'homme qui laboure mon champ. pour la réputation. service in animant : par exemple. Ipour c'est le Une branche du service in personam. du prêtre catholique qui me tire du purgatoire par ses messes. II. Qu'un médecin m'ait donné une maladie imaginaire qui me tourmente. III. selon l'objet auquel le service s'applique. Autre source do division.que soit leur. SRIlVICES. pour la condition. Voilà un service dont un athée "même ne saurait nier la réalité. Le bien qu'on me fait est tin service rendu à mes amisj le mat qu'on me fait est un service rendu à mes erineinis. . Ai-je injurié quoiqu'un : me punir. Autre source de division.3ûO TIÏUES DU CODK CIVIL. ils peuvent servir à me tranquilliser dans celui-ci. nous pouvons recevoir dans leur personne de bons ou de mauvjais services. Comme nous avons une sensibilité commune avec.puissance dans l'autre monde. les personnes ou les choses: la personne. pour la propriété. ceux que nous aimons. c'est servir la partie lésée.

TITRESvDU CODE CIVIL. \ V. 4 ils l'ont considérée comme une suite de l'obligation. demi publics et publics. On dirait que cette distinction n'était pas familière à nos ancêtres. SERVICES. 'l autant de classes de services. 3oï Services spirituels \ l'homme qui m'enseigne les sciences abstraites. IV. personnels. me la rente doit cequ'il pour deux espèces de services qui n'ont pu exister que* droits. Les services. Autant de classes de délits. etc. avons-nous dit. au lieu qu'elle est antérieure à l'obligation . ont diVexister avant l'établissement des droits : mais les droits une fois établis donneront lieu à de nouveaux services. et dans le chirurgien qui lesdélivrait de la pierre. mais ellè-éstf si rie les lut à la juristes que étrangère jurisprudence ont point donné de place dans la nomenclature . consistant à exercer en faveur de quelqu'un ces mêmes droits. Autre division : Services qui naissent de droits établis. eux qui ne voyaient qu'une même personne dans le barbier qui les rasait. Je transfère à un fermier le droit d'occuper ma terre à son profit. des la naissance depuis Cette théorie des services est nouvelle: l'idée en est familière à tout le monde. Autre source de division : La partie qu'on sert— un autre individu — soi-même *— une classe limitée de personnes r— l'état entier» Cette division se rapporte à celle des délits privés. il me paie ~ Voilà de ma terre.

d'autant plus convenable d'adopter dans la loi ce fruits. C'est une plapte trop faible par elle-même. .. Services patiendi * sentis. rappelle que toute obligation doit avoir le caractère d'un bienfait. 3° . i° Services agendi. dire une affiainsi titre de service.. il faut. . et que. pour acquérir toute la force et toute l'étendue qu'il doit avoir. par son langage même."Dé quelque côté qu'on envisage le service» on voit d'abord son but. C'est la loi qui.. elle s'entrelace j'ai jugé vigne. pour donner'ses qu'elle ait un soutien. pjiysice.sentis.. qu'ils pour nité plus naturelle et plus apparente que les autres avec le principe de l'utilité. comme la à Mais l'ormeau..302 TITRES DU CODE SEItVICES. Consistant à faire. C'est la logique qui prend la livrée de la rnprale.. 4° < Services pàtiendi . 2° Services non agendi» Consistant à s'abstenir de faire. même. il semble dire .. Tableau de là division Première division • des services. -. . Il est vrai que. Passifs et non . respicefinem. le service a besoin de s'appuyer sur l'obligation.'Selon celles'des faculté qui servent. Ce root par ]ui-rnême est une leçon continuelle pour je législateur.' sensibi/iter» Passifs et . CIVIL.

Rendus par „.-'.'-. DES SERVICES. . (pour l'esprit. : selon l'objet 3o3 auquel le ser- personne (pour le corps. {Service libre et aux droits.:. .• (Service ôbligà° . la propriété. . . envers soi-même. le corps.*'-:f''-. Îlala condition.TABLE Second* division vice s'applique. gratuit. antérieurs .-.-'. la réputation. *. n \ postérieurs aux droits. j Quatrième division (publics. : selon l'époque w de leur « . *• . v' demi publics.-..'':':y ( .< 'toire.. Rendus par l'esprit. .. .T^. Troisième division /selon la partie qui agit dans la personne qui sert. [ex corpore. ». : (privés. : selon la partie qu'on sert. | réflectifsou Services* ^ .—.. Cinquième division naissance. I dans ses droits^ '*.. Services) * j ex mente. { A'\ . Services \ y I collâtifs par rapport âtix <1i^oitëV c'ést-àà établir un individu consistant dire.

TITRES 3o4 DU CODE CIVIL. La. Dans les mauvaises religions. les re- être mises à dans celles qui . Us vous parleront de tout. exdu quasi-contrat. Cinquième titre général du code civil. Us vous parleront de la volonté divine. cepté du service.. De l'obligation. DANS les systèmes textuels de législation et dans les traités de jurisprudence. vous verrez les nuages s'épaissir de vous. général n'ont su quel fondeDemandez-leur raient donner à l'obligation. » ^Parcourez codes civils. sous le principe de l'utilité. du for intérieur. la seule notion claire. n'est l'idéed'obligation que trop souvent indépendante de l'idée de service. la seule qui puisse servir de guide et autour dans l'établissement. CHAPITRE OBLIGATIONS. Les juristes en. la seule raisonnable. de la loi de la naturç.définition laplus juste qu'on puisse donner d'une mauvaise loi est celle-ci : « Une mauvaise « loi est celle qui impose une obligation sans ronde limite cedre aucun service.des obligations. quel en est le principe. XIII.parcourez à ce signalement vous pourrez connaître toutes les lois qui doivent Vindex. les codes religieiix.

Il y aura toujours une multitude innombrable de services libres et gratuits.YV.. L'idée des obligations portant sur la faculté passive.. n'ont fait de bien en qualité de frein.-'-:> •. '..•. peut-on Pour ce qui regarde la faculté active.TITRES DU CODE CIVIL. Autant l'homme possède do facultés.-" . c'est exercer un tel acte.. OBLIGATIONS.. mais il ne doit exister aucune obligation qui'ne soit fondée sur un service reçu ou à recevoir.i. '. mutant peut-il rendre d'Aspèces do services.. exemple : obligations fit. a été employée ex delicto... c'est toujours à raison du service que l'obligation est établie. 3p5 ont fait plus de mal en qualité d'épouvantail.!«. les privations.. les macérations.donc celle d'un acte : obligation de rendre tel service. L'idée d'une obligaticïri suppose. qui dit service dit acte 'serviable : rendre uirtel service. Il est donc clair que la notion des obligations est postérieure à la notion des services. On peut distinguer obligation agendi —. par les romanistes ao : .-. c'est obligation d'exercer tel acte serviable.Y -. — — obligation non non pàtiendi obligation agendi obligation pàtiendi— obligation bene pàtiendi— obligation mqlc pûiiendi. les contraintes ? En est-il résulté le bonheur des dieux ou celui des hommes? > Dans un bon système.tableau des services. autant donc ' . établir d'espèces d'obligations. bien que moins familière. à qui qu'elles ont servi les sacrifices. i Ainsi le tableau des obligations est la contre-partie du.

—• Il n'y a pas plus de mystère. mais il faut savoir le déchiffrer dans la langue de la pure et simple vérité. . par exemple atroces. soit pour une autre. On peut employer le mot obligation dans un sens abstrait^ on peut en faire une espèce d'être fictif.3o6 TITRES DU CODE CIVIL. Etre soumis à une certaine obligation de faire. OBLIGATIONS. c'est savoir les traduire d'un langage figuré dans un langage sans figure. . dans tous les cas. Entendre les termes abstraits. Je n'examine point ici si cette obligation terrible est indispensable. dans le cas on l'individu est condamné à une niort ignominieuse et douloureuse. le principe de l'utilité exige que le mal de l'obligation soit plus que compensé par le bien a*u service. soit pour la personne obligée. commode dans le discours ordinaire. dans celle des faits. en vertu d'une loi pénale. c'est être celui ou un de ceux à qui la loi a ordonné d'exercer certain acte. qui doit-il regarder? Il peut être. il est évident que la société croit acheter au prix de la perte d'un individu dangereux la sûreté de plusieurs individus innocens. Mais en la suppocontre des meurtriers sant telle. mais. Le mal de l'obligation semble porté à son corn* ble. Le profit de l'obligation.

Qu'on examine tous les droits un à un . les autres la doivent à la non-existence de ces mêmes obligations. Sixième titre général du code civil. On peut imposer des obligations sans droits : par exemple. qu'on établit. etc. il faut 30.TITRAS DU C0PJÎ ClVILt CHAPITRE DES DROITS. cessaire. $«7 XIV. mais on ne peut pas créer des droits qu'ils ne soient fondés sur des obligations. Tous les droits portent donc sur base nécomme sur leur l'idée d'obligation. etc. et que tous sont soumis à l'obligation dé ne pas m'empêcher. Comment ai-je le droit d'aller et venir dans toutes les rues d'une ville? C'est qu'il n'existe point d'obligation qui m'en empêche. des. qu'on accorde des droits.oblien résulte des qu'il ne sont utiles ni à la qui personne ascétiques gations obligée ni à d'autres. d'a- . Pour parler des droits avec clarté.'Des droits. les uns doivent leur existence à l'existence des obligations. Comment me confère-t-on un droit de proen C'est à les terrein? un tous sur imposant priété autresl'obligation de ne pas touchera ses produits. tenant d'en imposer. ou en s'absC'ESTen imposant des obligations..

d'occupation. C'est un droit sur un service négatif. . . a° droits établis par obligation.coercipar pour imposées tives : les droits résultant de l'absence d'obligation ont pour base des lois permissives.. DES DROITS. tirée de la diversité de leur source : i° droits existons par absence d'obligation. t> et à la personne. soit-purement à la personneïj soit aux choses . tirée dé la diversité de leurs buts. Les droits sur la personne peuvent se rapporter. Cette distinction est fondamentale. 3b pour la liberté personnelle. Voici leurs priucipales divisions. sur les services des . par rapport à la chose : le droit: d'intérdirek un tel ou à tous. Seconde division. 2° droits sur les personnes. Le droit sera établi. tion. Première division. soit d'occuper la chose. . autant de classes de droits. Les droits résultant d'obligations loi des la ont base lois. uni au droit il composé la propriété exclusive. 2Qpour la sûreté générale. . autant de buts distincts. Troisième division.3o8 TITRES DU CODE CIVIL. Lorsqu'il est. i° pour le maintien de la propriété. Sous ce dernier chef se trouve le droit dHnterdk. soit d'en faire tel ou tel usage. personnes.. 4° pour la tranquillité générale (union de la sûreté avec la sécurité). bord les distinguer selon leurs espèces. L . tirée des sujets sur lesquels ils doivent s'exercer: i° droits sur les choses.

* consistant en moyens d'influence. v Pathologique on en a besoin les sentimens. comme droit de donner une place avantageuse. a0 elles sont formées la langue française de mots qui n'ont : contreefare i° elles sont d'analogue dans toucher. droit de correction paternelle. et nouvelles. j° Droit immécliat sur la personne in corpus. est un tçrnîe de médecine. mais en législation pour exprimer ce qui concerné les aflecjions. La nécessité seule peut justifier * vation dans la nomenclature.. Ce manier. comme droit conjugal. les impressions nairé on fait contra^erle intérieures.' de droits sont très distinctes. J'appei-* signer aucun mot convenable droit de contrectationphysique lerai le droit in corpus. si ce terme était plus familier. point signifié mot avait (passé au figuré. droit de diriger l'enseignement public. physique Dans l'usage ordi-. 'Ces deux branches tirée de Vétendue du droit. varias voluptates. et lo elles n'ont droit in animant» contrectation droit morale. Le droit portant purement sur Ja personne a deux branches. animant. siir la volonté. niais et je ne trouve pour tes dépoint de nom propre. droit de tester. droit de destituer. et le moral: mais moral est v .' Quatrième division. Çjcéron a dit s mente çontrectare cette imio-.TATRES DU C0PE DES CIVIL. 3pC. DROITS. ont deux Ces dénominations inconvénièns j et lès mots nouveaux effarouchent les lecteurs . droit de récompenser. personne in gale. . dans la langue usuelle.etc. droit d'un officier do justice MeT d'exécuter une sentence je* saisir lin individu.ou privé. a" immédiat là Proit sur etc. de contrectation dire mieux j'aimerais Au Heu d& morale* pathologique.

de i° Droit d'occupation. a0 Droits /^actionnaires. c'est-à-dire. c'est le plus illimité. de procureur en justice. de père et d'époux en tant que tuteur. 3° Droits concaténés. tirée de la divisibilité des Sixième division.] Cinquième division. Tout pouvoir politique est fiduciaire. du nombre des personnes qui en sbnt le sujet. DKS DROITS.3ïO TITRES DU CODE CJVIL. propriété entière : il en renferme quatre. tirée des personnes en j faveur desquelles le droit est établi. a° Droit de donner exclusion à autrui. en vertu duquel le droit intégral se trouve transmis après la mort du propriétaire. Tels sont ceux de facteur. 3° Droit de disposition i ou droit de transférer le droit intégral à d'autres personnes. Ce que j'appelle le droit droit intégral. ^vï)ro\ts fiduciaires: ceux qu'on ne possède qu'à la charge de les exercer pour l'avantage d'autrui. sans aucune disposition de sa employé dan) des Acceptions très différentes. a0 Droits politiques. Les pouvoirs fiduciaires sont les mêmes en nature que les droits propres cornbinés avec certaines obligations. 4° Droit de transmission. . i° Droits pro* près : ceux qui s'exercent pour l'avantage de celui même qui les possède. de tuteur. *° Droits intégraux. droits. en sorte qu'il est souvent obscur et équivoque. t° Droits privés.

est pourtant le plu» simple à concevoir et le plus court à exprimer. souhaiter d'en mettre en part . >A ? possession. il ti'fcn est aucun qui ne doive avoir des . un. de la chose.. Ainsi. De tous ces droits. dans un système fondé sur Futilité. Le premier sera limité par l'obligation de ne faire de la chose aucun usage nuisible à autrui. Quanti on possède le droit entier on est dit avoir la propriété de la chose. DKS DROITS. ce qu'on est dit avoir. C'ost pour cette raison qu'en faisant l'exposition des droits. à propos de besoin urgent pour l'avantage d'autrui. c'est un droit. et nommés fractionnaires. quoique le plus composé de tous.par l'obligation de permettre l'usage. A-t-on moins que cela. un droit à exercer sur la chose matérielle : par exemple.. etc. . . le propriétaire d'une distillerie pourra être soumis à des rêglemens qui auront pourobjet de l'emrentes restrictions pêcher de se soustraire aux impôts. Tous ces droits peuvenfencore recevoir diffépour une utilité spéciale. i Le droit intégral. du quantité intégrale Les droits moins étendus que le droit intégral. peuvent étreconsidérés comme des fractions.TITRES DU COUR CIVIL.. . 3M à ceint qu'il a du. il faudra commencer par celui-là. Ces exceptions déduites. limites. ce qui reste fait la 1 droit. Le second.

autant peut-il exister de droits dont chacun peut avoir un propriétaire . DES DROITS. j Les:'droits çpneaténés sont ceux qui naissjem ' non. les droits sur les choses. Le législateur fait par lui seul tout ce qu'il peut pour l'établissement du droit. droit de chassé* un droit de passage. peut ajouter des conditions. et les droits concaténés cas être dénommés droits Revenons maintenant sur la seconde division. Le seul droit qui porte purement sur les choses est celui ^occupation. lih droit de Servitude. permet ou ordonne. les modifications de ce droit. La loi qui défend. mais de lois conditionnelles.de lois absolues. à i'exception du Seul acte par lequel l'indiviilu y appose son sceau. Pour comprendre les espèces. Les droits fractionnaires peuvent dans certains communaux. Autant de limitations que peut éprouver distincts. Les lois conditionnelles sont dans un état mitoyen entre l'existence et la non-existence. différent. de manière que l'accomplissement de l'une soit nécessaire à l'accomplissement de l'autre. A cette époque naît l'obligation.3l2 TITRES'DU CODE CIVIL. un droit. il faut connaître lès limitations dont il est susceptible. Elles attendent l'opération de quelqu'un pour leur donner lé souffle de vie.

— Je puis faire le serpas l'entourer d'une . ou se borner à telle ou telle chambre. le droit de faire saillir un toit. encore moins en fermer l'entrée contre vous. et que chaque partie d'une chose peut se distinguer de chaque autre partie : elle suppose un systèmed'individuation complet pour les choses. etc. on peut Le droit détacher en votre faveur le droit de faire passer un aqueduc. sous une législation un peu avancée. ce droit ne peut exister sous une forme illimitée: point de personne qui puisse posséder de:cette manière : point de chose qui puisse étrefainsi pos-/ sédée. c'est-à»dire la manière d'occuper/Je ne de ma terre : fruits recueillir les je puis puis haie. Par rapport à la substance de la chose.••:. ^ • . un arbre. i. par rapport à une maison. — Ainsi du droit général d'occupation que je possède sur la terre qui est censée être à moi. le droit Le droit d'occupation. On voit que cette mesure de limitation Suppose que chaque chose peut se distinguer de chaque autre. et ainsi de suite.TITRES DU CODE CIVIL. un égout. 313 Jamais. peut ou comprendre la maison entière.<> : -- » être à limité d'occupation petit sept * ' •' . Le droit d'occupation peut être limité quantà lusage. a. DES DROITS. le droit de laisser projeter d'exploiter des mines.'•:égards.

par exemple. Moyennant cette resun droit qui doit commencer à l'étriction. ni même que vous mourrez avant moi. chéance de dix années. le bois. S'il n'est pas perpétuel. — Remarquons ici que lorsqu'on suppose des droits certains qui ne sont pas présens . est un droit certain. sa fin peut dater d'une époque déterminée ou indéterminée. j. Un droit qui doit me revenir lors de votre décès est-il certain ou contingent? Il est certain que vous mourrez. la tourbe. 'ce n'est que pour se conformer à l'usage i car en rigueur. tel que l'eau. Pour avoir un droit certain. pour tout ce qui est futur. il faudrait être certain de vivre. Le droit d'occupation peut être limité quant au temps. vice divin dans l'église dont je suis curé' r jo ne puis pas y tenir boutique. 3. Encore d'autres lignées de démarcation positive. Le droit de recueillir un produit qui se renouvelle. DES DROITS. Présent ou futur. Tel essaim d'abeilles esta vous tant qu'il se tient sur vos terres. le poisson. Les a-l il quittées pour les . Il faut encore ici des lignes de démarcation. t\» Le droit d'occupation peut être limité parle lieu.311\ TITRES DU CODE CIVIL. mais il n'est pas certain quand vous mourrez. il peut être ou présent ou futur : dans le dernier cas. se rapporte-t-il à la substance ou à l'usage? Encore une autre espèce d'indiYiduation. il peut être ou certain ou contingent. il n'y a point de certitude.

DES DROITS.TITRE DU CODE CIVIL. s'il n'existe que par rapporta certains usages. c'est l'avoir pendant limitation un certain temps. mais si le droit d'interdire n'existe que par intervalles. il est à moi. Il s'en faut bien qu'il soit anéanti par le droit interdicendi qui le limite. glaner se trouve-t*il . Le lieu sert d'indice au temps. Sous le droit usité. D'ailleurs ne regarde que cette espèce de revient à celle qui se rapporte au temps. en tant que celui-ci ne s'avise pas de l'interdire. Il semble d'abord que de ces deux droits l'un détruise l'autre. et l'un sert de limita à IViiitre. vous ne pourrez pas me faire condamner mémo à la simple restitution. 3l5 miennes. Le droit d'occupation peut encore être limité par un droitdHnterdiction possédé par un autre: c'est-à-dire lorsqu'un autre a le droit de vous interdire l'occupation de la chose. Car avoir un droit sur une chose tant qu'elle se trouve sur un certain lieu.> ^ à l'égard de divers propriétaires* On voit que cette distinction les choses mobilières. si vous ne l'avez préalablement défendu. l'un et l'antre droit peuvent exister. ou il n'est à personne. Le droit de . soit Il s'en faut bien que ce droit d'occupation de nulle valeur. les hommes sont à l'égard des divers souverains à-peu-près ce que sont les abeilles > . 5. Il est assez d'usage que le pauvre ait le droit de glaner dans le champ du riche. en force? Que je ramasse pour plusieurs schellings de blé.

On voit'que cette espèce de limitation peut encore se rapporter à la première et à la seconde. J'ai le droit d'habiter une certaine chambre. tiers refuse-t-il son consentement à l'ouverture du coffre-fort. Un droit dont l'exercice. DES DROITS. Le droit d'occupation peut enfin être limité par un autre droit d'occupation accordé à un autre propriétaire. il interdit cet acte aux deux autres. Que j'eusse pris clandestinement un seul denier dans votre chambre. . il est évident que je ne pourrais pas m'en servir exactement comme si vous n'aviez pas un tel droit. j 6. . peut s'appeler fractionnaire. Trois cohéritiers ont entre eux un coffre-fort. Le droit d'un chacun se trouve limité par celui de ses deux associés. si vous avez aussi le droit d'habiter cette même chambre. 7. demande le concours de plusieurs volontés. Aucun d'eux n'a le droit d'ouvrir le coffre sans la présence et le consentement des deux autres. Cette espèce de limitation pourrait encore se Un desco-hérirapporter au droit d'interdiction. pour être légitime.3l6 TITRES DU CODE CIVIL. damner pour larcin. Le droit d'occupation peut être limité par l'addition d'autres personnes > dont le concours est nécessaire pour que l'exercice en soit légitime. vous pourriez me faire Con. Que plusieurs personnes se trouvent avoir de ces droits d'occupation limités les uns par les au- .

DES DROITS. car quofais-je en aliénant une chose eh votre faveur? Entre autres actes. Elles répondent <à celles du droit d'occupation. ce sont les actes physiques que je peux exercer sur la chose : la mesure du droit d'exclusion que j'ai. ce sont les actes que vous ne pouvez pas exercer sur la même chose : la mesure d'un droit de disposi- . La mesure d'un droit d'occupation que j'ai. Les vous garantir l'occupation droits que vous acquerrez par là sur de tels services font partie du cortège nombreux des droits qui se transportent à chaque échange de propriété lesquels peuvent s'appeler droits cor roboratifs psiv rapport au droit principal» La mesure d'un droit. ce sont les actes mêmes auxquels il s'étend : c'est sur ces actes qu'il faut porter la vue pour acquérir ces idées nettes qu'on n'obtient qu'en considérant des objets matériels. et l'on peut dire de la chose qu'elle est possédée en commun par ces personnes. 3l7 très. ses modifications. dont l'assistance vous serait nécessaire pour de cette chose. ils s'appellent ordinairement co-propriétaires. il faut que je dispose de certains services de la part des officiers du gouvernement. Qui connaît celles«ci ne saurait ignorer les autres. Le droit d'aliéner a aussi ses limitations.TITRES DU CODE CIVIL. J'observerai que le droit d'aliénation renferme une espèce particulière de droits sur services.

tous tes droits se trouvent divisés en deux masses. ail nom d'un droit. lors même que le droit paraît conféré à une chose. peut se le figurer sons une image sensible. lorsque l'acte affecte une chose ou une personne autre que l'agent. tion. attendu que ce sont toujours des personnes qui retirent l'avantage résultant de ce droit. — transitif. il l'est réellement à nominativement mie personne. Suivant eux. au plus haut point de la clarté. Voilà ce que n'ont point compris les rédacteurs du Code romain. Or. c'est-à-dire les les être atà choses utiles. dé cette manière. qui peuvent personnes tendu qu'il n'y a rien à considérer dans les choses que les services que les hommes peuvent en tirer. dont l'une ne re« garde que les personnes. Celui qui. Ainsi.3 18 TITRES DU CODE CIVIL. on a sous les yeux une image dessinable : on est à ta source. eston arrivée à l'idée d'un acte physique. Là même où l'acte ne paraît affecter que des choses. il affecte des personnes. DES DROITS. ce sont les actes qui se rapportent aux deux espèces de droits dont je peux disposer. entend la nature de ce droit : celui qui ne peut pas se le représenter l'entend point encore. ne Tout droit agendi a donc un acte auquel il se ou transi* rapporte : cet acte peut être intransitif — intransitif. . si l'acte n'affecte que l'agent tifi même. l'autre que les choses.

.qu'ils ont été déterminés à prendre cette division par une espèce de corresde ou symétrie grammaticales .TITRES DU CODE CIVIL. droits dont peuvent jouir les personnes. il fallait dire droits sur les choses. la loi. il n'y en aaUcune pour le sens. Au lieu de dire droits des choses. cette division des droits. adopté depuis par Blackstone. droits conférés par la loi à des personnes. des choses que la loi a voulu favoriser. des choses au bonheur desquelles la loi a voulu pourvoir C'est le comble de l'absurdité. plus on s'éloigne du but. — qu'est-ce que cela signifie? Droits appartenans à des personnes. et sur lequel il a si mal classé tous les objets de. en deux parties. une division /faussé. tout ce prétendu arrangement des romanistes. jura rerum. qu'est-ce qui en résulte? Des choses qui ont des droits à elles. Transportez cette explication aux droits des choses. 3l9 Ils ont débuté par. qui ne sont point.< DES DROITS. Ce changement paraît bien léger : cependant il fait tomber celte nomenclature. des choses auxquelles la loi a conféré des droits. exclusives l'une par rapport à l'autre ijurapersonaruni. voilà qui est clair. inintelligible. plus on va dans la même direction. car il n'y pondance a de correspondance entre ces deux appellatifs que pouHa forme. S'égare-t-on dès le premier pas. Droits despersonnes.-^ On dirait. Celui qui prend pour expliquer le tout une exprès- .

et ainsi du reste. soit quant à l'usage. comment ferait-il con* »* naître les parties? Cette malheureuse équiyoquea jeté lesromanistes dans une confusion perpétuelle. droit des membres d'un corps politique sur des choses appartenantes à leurs corps. sion qui n'a point de sens. il est difficile de le régénérer. Quel système que celui où les termes fondamentaux changent de signification à chaque moment? Pour exprimer d'une manière expéditive tous ces droits sur les choses. ou tel ou tel usage de la part du propriétaire principal. droit de l'époux sur les biens de l'épouse.. je l'appellerais servitude néga- . droit du père sur les biens acquis par le fils. il y est question de droits sur les<choses à-peu-près autant que de droits sur les personnes : par exemple. Si l'on pouvait s'en servir.DU CODE CIVIL.320 . Le droit partiel d'occupation. à lui acquis par le mariage. soit quant à la substance delà chose. je l'appellerais servitude positive» Le droit d'exclusion. par rapport à telle ou telle partie de la substance. voici l'usage que j'en voudrais faire. ou plutôt usé par les romanistes. celui de servitude? Je crains qu'il ne soit mis hors d'emploi par l'usage abusif qu'on en a fait. serait-il possible d'employer le mot si usité. DES. Il a pris une acception fausse.TITRES. Sous le chef des droits des personnes. DROITS.

IiC droit sur les services positifs du proprlé 5" taire principal à exercer de sa part pour améliorer la chose au profit d'autres/propriétaires subordon<^f nés. par les lois.Certaine loi ne se ferait qu'aux dépens delà liberté naturelle: donc elle estimé violation de la liberté naturelle. je l'appellerais servitude coàctivè»^"\vk\ Autres erreurs des romanistes sur cette matière. Dire qu'une loi est contraire * «t. —Distinction *-* Ces droits. a-t-on dit. qu'on nous représente comme ne subsistant que par le droit naturel ou le droit des gens. ou telle autre phrase.! TITRES DU CODE CIVIL. donc il ne faut pas les changer par des lois civiles. il y a des cas où les droits ne subsistent que par les lois> et d'autres cas où ils ont subsisté et subsistent encore autrement que absolument vide de sens. Je ne finirais pas. ne subsistent point du tout. —. DES DROITS. S'il faut les en croire. si je voulais citer tous les faux raisonnemens appuyés sur ces fausses idées. exactement comme ceux dont on attribue l'existence à ces mêmes lois. ne sont pas fondés sur des lois civiles. juste. 3a t Uve. . On a bien mal' connu l'organisation légale. sent Ces erreurs Certains droits. donc elle est inà la liberté nâtuat . ou ne subsistent que par les lois civiles et par elles seules. on est tombé dans d'étranges méprises sur la manière dont les fonctions de ce vaste corps s'accomplisne sont rien moins qu'indifférentes.

Le mal qu'elle fait par là est-il plus qu'équivalent au bien qu'elle fait par d'autres voies? Voilà l'unique question à examiner. voilà un motif légitime de révolte.) Ce/w conséquentanéantirait toutes tes lois. cet inconvénient ne fait pas contre elle un car c'est le propre de toutes les grief particulier. Au moyen de cette équivoque on peut avoir un motif perpétuel de se révolter. qu'il désapprouve avec raison. Smith» en parlant de deux lois. autre liberté. >»(Richesse des nations. c. TT-La liberté même ne s'établit qu'aux /dépens d'une . Car toute loi ne s'établit qu'aux dépens de la<liberté. voilà tyrannie. dit « que ces deux lois étaient des violations évidentes de In li« berté naturelle. Hv. Il est bien fâcheux que là liberté individuelle et la liberté politique aient reçu le même nom. i. DES DROITS. Loi établie. .3'2'i TITRES IW CODE CIVIL. Mais on ne peut se rendre utile à la » Les meilleurs esprits sont tombés dans cette erreur. et par conséquent mnwù\sc&. Tyrannie. la liberté de Pierre qu'aux dépens de la liberté de Paul. r Quand on reproche à une loi de heurter la liberté. voilà liberté enfreinte. lv. Liberté enfreinte. relley c'est simplement dire que c'est une loi. Cette digression n'est pas étrangère au sujet : elle fait sentir l'importance de se faire des idées justes de l'origine et de la nature des droits» Une table des droits est un travail bien aride et bien ingrat. lois *.

il est impossible de faire des propositions générales qui soient vraies. tant que affirmer. I. et leur assigner des noms propres. Sources. . ou qu'il n'y a qu'un seul et même nom pour en exprimer de très dissemblables. IL Buts. at. tant qu'on emploie des noms génériques sans avoir démêlé il est impossible de leurs parties constituantes. i. On ne ne rien rien on nier. peut peut les objets entassés pêle-mêle. difficultés naissent des vices de la nomenclature. Pout faire entendre que telle plante est un aliment. pour être en état d'établir quelques propositions vraies. droits établis par obligations.TITRES DU CODE CIVIL. ne forment que des assemblages hétérogènes. Car il faut distinguer les parties d'un sujet les unes des autres. telle autre un poison. a. Cette observation a déjà été faite : mais elle se présente souvent dans une science où les plus grandes sortir de la confusion. il faut bien trouver des caractères qui les distinguent. Tableau des divisions des droits. Propriété. Tant qu'il n'y a point de nom pour exprimer plusieurs droits. Droits établis par absences d'obligations . 3a3 science qu'à ce prix. DES DROITS. Liaison du droit avec l'intérêt de la partie. Sûreté générale.

. Droits intégraux. Droits politiques. Droits transmissibles. i. Droits propres. Droitsfiduciaires.'K Chefs pHmipaùx. Transmissibilité.Droits privés.. 3. Personne dont l'intérêt a servi de motif à la concession qui en a été faite. i. VI.TABLE 324 DES DROITS. 2. Branche de la sûreté générale. III. union de la sûreté avec la sécurité. Droits de tranquillité générale. i. 3. 2. Droits intransmissibles. entre personnes. 2. Étendue par rapport an nombre sonnes qui en sont le sujet. a. Divisibilité i. 2. Droits sur les choses. des per- V. 2. r . i-. Droits de sûreté générale.l Sujet sur lequel ils s'exercent. Tranquillité . Droits sur les personnes. Droits de propriété. i. VII. IV. Droitsfractionnaires. Liberté personnelle. t4.

.. ^ . Droits duelle. immédiate morale ou .. 10. où SUD* sidiaires ou sanctionnatoires. Droits d'aliénation.: t i3. 1. 7.. •'. Droits intransmissibles. 15. immédiate physique. . Droits transmissibles. Droits fractionnaires/ . Droits de disposition Droits . personnelle. 32 5 soit indivi. Droits de contrectation pathologique. Droits intégraux. * 1.. ! 4. Droits de contrectation 2. !» Droits fiduciaires. Droits d'interdire occupation». sur lés personnes» 1. Droits corroboràtifs ou accessoires. .. Droits concaténés. DES de liberté DROITS. soit par interdiction d'occupation d'autrui. . occasionelle.. Droits d'occupation de la chose. 6. 11.-. 2. 3. 9. Droits privés.: 8. Droits sur les choses.TABLE l\. Droits principaux. 12. Droits politiques.1 . i ' 5. Droits par exclusion d'autrui. 5. ' r . 14. Droits propres.

N. 6.326 TABLE 3» Droits DES DROITS. . que par intervention d'autrui. On ne place pas ici le tableau des pouvoirs politiques ou des droits exercés par le gouvernement. B. 5. Droits de contrectation morale ou pathologi. de contrectation physique par inter- vention d'autrui. 4. Droits de commander aux personnes collec- tivement. Droits de commander aux personnes individuellement.

Voilà deux catalogues bien importans.''-:'v!r^°': '•"''''.~* \-. coilat(fli celui été communément en faveur àp»r duquel ûa- titre. port à ce droit. la qualité d\époque pour en dater le commencement d'un droit. Etre événement c'est ayôjrun voir bientôt collfttif es| arrivé. ïnviesiitifs dwesiïitjfs. du code civil..-. Des évènemens ' et ablatifs. V->-' '. Ave^yous dans le moment présent un cer tain droit. ççUe dénoFnin^ioi^ v on avait eniployé."\*"'^ *. laraîspn moins nëùejqielit le diuple langue féodale \ et qui exprimaient '• fait dont il s'agita i'ir . 327 XV.:. il a donc donnéà certains évènemens la qualité d'évèneincn^ çolcellei d'éyènemensablatifs. Donner à tel événement ment.l Le souverain a-t-il fait des lo|s. ' et qui étaient èi^ termes.tlifs Tous les droits que j'ai ont eu leur commencetous auront leur fin. et à d'autres latifs. .ÉVÎÎNEMF. Dans la première édition. c'est rendre cet événement ablatif pi}v rapV ? «. e'est'rendre cet événement coller tel événement tif par rapport à ce droit ? donnera la qualité (Tépoque pour en dater la cessation d'un droit. rrJfi fftw de changer . poll. c'est que1 Ce que j'appelleévénement pelé titre ou moyen d'acquérir.NS COLLATÏFS CHAPITRE Septième titre général ET ABLATIFS. deux autres.

c'est avoir achevé les lois. Ces évènemens sont à-peu-près les mêmes que le catalogue usuel des titres? car dés besoins communs ont donné une certaine uniformité. -— Que d'assertions comprises dans cette assertion en apparence si simple : « Vous avec un certain droit. c'est un travail de première nécessité. par rapport à ce droit il est arrivé en votre faveur un événement qui appartient au premier catalogue. Découverte originaire >'premier . devenu propriétaire saris que personne ait cesséde l'être.Établir des articles appartenais à ces catalogues. au CoiTeàporidancé moins dans: les traits essentiels. une certaine de les lois aux tous peuplés. Un droit cômmence-t-il droit a déjà appartenu à quelque autre. pour faire voir ce qui les rapproche et ce qui les distingue. désertejai-je ramassé des minéraux. leur donner une dénomination spécifique. c'est établir des lois.3u8 TITAI-S DU CODE CIVIL. abattu des bois. Ai-jé trouvé une île cueilli des fruits. Je me bornerai ici à l'ébauche d'un tableau analytique des principaux évènemens. Avoir complété ces catalotous gues. si les lois de mon pays le permettent. » .Distinguer ces évènemens. et qu'il n'en est peint arrivé qui appartienne au second. et Cependant c'est un tâche toute nouvelle. pris des animaux sur cette terre Î me voilà.. à m'appartenir : ce i. ou il n'a encore appartenu à personne.

deviennent plus difficiles. ai-je façonné le métal ou filé lé lin. cevante _. velles. Cet événement peut être phy— ou moral. 3.' qu'il soit arrivé un événement ablatif par rapport à l'ancien. 2.Ai-je employé mon travail sur des choses à moi. les oiseaux. pour en investir un nouveau possesseur . ont-ils multiplié. s'il arrive sans intervention d'homme . Possession de chose rer ^ . Second événement collatif. pu servant de réceptacle. 4. Il faut. les animaux que j'ai voilà des richesses noupris. Possession de choses productrices. Voilà comment tout a été acquis dans l'origine : mais de nos jours ces acquisitions sont plus rares : à mesure que le monde se peuple ^ les fortunes. Des arbres déracinés. 32Q événement collalif pour les choses nouvellement soumises à la domination de l'homme. Amélioraiv i Hi tion de chose propre» Passons aux choses qui sont déjà sous main de maître. sique physique. aUje perfectionné la matière brute par mon industrie : voilà de nouvelles jouissances. Quatrième événement collatif. s'il a lieu par la volonté d'un individu ou du législateur. Les fruits que j'ai cueillis et semés en ont-ils produit d'autres. en ce genre comme en tout autre. ai-^je taillé le bois ou la pierre.ÉVÈNEMENS COLLATlFS ET ABLATIFS. Premier . — moral. de gros poissons déroutés sont-ils venus échouer sur mon île : troisième événement collatif.

il s'y est mêlé quelque portion de métal à vous.:-/.330 TITRES DU CODE CIVIL» événement ablatif physique. etc. c'est l'homme qui ne peut plus posséder la chose.'•. Ces deux évènemens ablatifs peuvent s'exprimer l'un et l'autre par un événement collatif. comme dans les cas dont parlent les romanistes sous les mots de confusion.. Second. la perte est de nécessité . Sixième événement collatif. . on peut dire succession par cause de décès : au lieudedire du caractère distinctif de la fortuite chose. mixtion^ cas. oblitération fortuite du caractère distinct tifde la chose. ou un tiers agissant " <-: '-~*!':'" eux. alors c'est la loi toute seule qui agit pour donner cet effet à l'événement j ou c'est quelque individu qui agit de concert avec elle : cet individu ne peut être que le propriétaire antérieur ou le propriétaire nouveau. Mort du propriétaire.:. à moins qu'en même temps il n'en possédât d'autres sur lesquelles il n'a point de droit. trer de bonne foi quelques matériaux appartenans à autrui. comme ci-dessus.:? pour 6. ou c'est la chose qui ne peut plus être possédée par lui. — Si en fondant au creuset un métal à moi. corn' Dans les deux etc.possession de chose recevante. :::. Au lieu de dire mort du propriétaire.>-. dispositionprivée. 4 et 5. on peut dire. de l'homme entre-t-ellè dans L'intervention oblitération l'acte ablatif. * Par si en bâtissant une maison on avait fait enexemple.

on n'accorde pas communément à ces deux actes la qualité d'évènemens collatifs sans le concours de Yadjudication. 9. Occupation de chose abandonnée. c'est s'en divestir soi-même sans en investir per-sonne en particulier. 11. Abandonner une chose c'est une manière d'en disposer. 7.iWÈNEMENS COLLATIFS ET 331 ABLATIFS. Septième disposition do la part d'un màgisv trat. ou saisie juridique. Autres évènemens collatifs . de l'autre. lorsque lé droit de disposer se trouve réparti entre plusieurs prola On assomption d'office peut appeler priétaires. Occupation par voie de capture sur un ennemi étranger. droit d'office /elle sition contraire ? voilà d'une s'appelle nomination ou élection. Dans les gouvernemens policés au point où le sont ceux de l'Europe. office. collation à moi-même m'en fais je que pour mon . occupation par voie de saisie faite à la charge d'un délinquant. soit adjudication. ou saisie hostile(butin de guerre). au premier venu. La disposition Ce qui revient à la donner <. est-elle réglée de façon à njf* prendre effet que lors du décès du disposîteur. succession testamentaire. et ' à condition qu'il n'y ait point de sa part de dispopart donation par testament. 8. 10. Oh se sert plus ordinairement de ce dernier mot. La disposition a-t-elle eu pour objet la chose fictive appelée charge.

<celui qui exclut le mieux toute : v.' .^v i:-^lï-'-\ idée fausse. rondin . Faire une disposition c'est appliquer à tel ou tel effet la puissance des lois. pour donner leur effet à d'autres évènemens collatifs et ablatifs. Je vouà cet effet drais qu'on employât exclusivement quelque appellatif nouveau. conduit naL'adjudication. Promesseestle mot le plus clair. rj'ailleurs au li^u d'une seule disposition. quantité . j2. etc. tels qu'achats.-'' . il en indique tou»Le mot contrat. ventes. rellement à la recherche de quelque autre événement qui a servi de motif à cet acte. tel que promesse obli* gatoire.VUne dis- terme inventé et gâté pari? drpU. ^.33a TITRES DU COPE CIVIL. divestis un autre i démission l'acte par lequel jo ' m'en divestis moi-même.-v. s'applique indifféremment à. contrat. pacte. acte du magistrat. l'acte par lequel j'en propre profit : dismission. >:--• V'. jours plusieurs à-la-fois \ dispositions dé part et d'autre. La disposition a-t-elle pour objet un droit sur des services à rendre par le dispositeur luimême. A quelle fin la loi entend-elle que le juge exerce ses droits? Ce n'est pas pour son propre avantage : ce n'est que pour accomplir d'autres dispositions légales.dç. c'est commander les services du souverain ou des magistrats. elle est ce qu'on entend quelquefois par les mots convention. etc. dispositions qui ne sont pas des promesses. prêts.

Parmi les élémens d'un .ÉVÈNEMENS COLLATIFS ET ABLATIFS. Faire un contrat ce n'est pas implorer les services élu magistrat. i° déçes^du propriétaire anténeury 2^ naissance du propriétaire paux. Sous le second aspect. Pour marquer le commencement d'un droite je n'ai assigné jusqu'ici qu'un seul événement j mais plusieurs peuvent y concourir. elle est du nombre do celles auxquelles il la refuse. par exemple. aspect. il faut se figurer le souverain qui. Sous le premier souverain. Ainsi expliquée. ou sous l'autorité du comme faisant d'elle-même. Le prince devient à la lettré le serviteur du plus humble de ses sujets. laisse en blanc quelques mots que doit suppléer le particulier auquel il accorde le droit de le faire. et la fait sanctionner par la force publique. S'agit-il. le particulier fait une loi. une loi particulière. une disposition peut s'envisager sons deux aspects Y ou comme servant à modifier une loi générale. événement complexé^ distinguons les uns sous le titré dé princiles autres sous celui d?accessoires. Il faut donc distinguer les évèhëmehs dispositifs en simples' et cOin* plexes. elle a les qualités de celles auxquelles le souverain prête son assistance. . en établissant une loi générale. c'est lui commander ces mêmes services. Est-elle illégitime. 333 position est-elle légitime. d'une succession testamentaire j'poùr lui dpnhér efïetV il faut qu'il soit amv^àu moins deux évènemeris bien différens.

Autant d'actes omis parmi ceux auquels on a donné la qualité d'évènemens collatifs accessoires. soit dans la chambre des communes en Angleterre. eh. autant de moyens de nullité.. Analyser de même l'espèce de disposition nommée élection > par rapport à une place. sous peine d'annuler la disposition dont il s'agit. nouveau» Ajoutez-y les démarches que l'héritier doit faire pour fournir les preuves de sa qualité... l'établissement du^roit! .l'égard de la possession. est un événement ço (Jatif qui. magistrat. comme nous l'ayons vu. vous pouvez. fléhiestde même à .. que d'éyèneniens collatifs accessoires l de nullité à éviter ! Que de formade moyens Que lités à remplir! Quelle sé>ie de moyens à parcourir avant d'arriver au dernier terme. .t J i?. celui d'yévènemens accessoires. c'est prescrire une formalité à remplir. actes requis de l'héritier et du. où la jalousie avait épuisé tout l'art des combiaristocrau'que ' naisons ..334 TITRES DU CODE CJVIL.. soit dans le conseil d'état de Venise. suppose d'autres. donner aux deux et aux premiers le nom d'évènemens principaux. sans lesquels celui-ci n'aurait pas Heu.. événement qui .. L'a^judic^tioq.-. Accorder à un acte une telle qualité. et celles qui sont nécessaires de la part du magistrat pour le mettre en possession. dans cet événement complexe.

mais encore d'anéantir l'effet de tout événement collatif qui pourrait opérer en faveur de mon adversaire et à mon préjudice. 335 sert à prouver l'existence antérieure de ces autres évènemens collatifs. Tout ce qu'il y a. Mais qu'est-ce que posséder? Voilà une question qutparaît bien simple. je peux légitimement. aucun événement ablatif qui opère à mon -.ÉVKNEMF. dans les cas où. La possession peut être actuelle ou ancienne.de plus précieux à l'homme peut dépendre de cette question : sa propriété. préjudice. ou> ce qui revient au même. et à les rendre inutiles. On peut appeler ancienne cette possession.tfS COLLATIFS ET ABLATIFS. et c'est en vain qu'on en chercherait la solution dans les livres de jurisprudence. on n'en a pas même vu la difficulté! Cependant ce n'est pas une vaine spéculation-de mé' taphysique. sa liberté. en considération de sa durée. autant qu'il ne se trouve aucun événement collatif qui opère en faveur de mon adversaire. son honneur et même sa vie. dans le cas où l'on veut qu'elle ne soit pour moi qu'une sûreté provisoire. Il n'en est pas peut-être de plus difficile à résoudre. C'est ce cas que les romanistes ont voulu caractériser par le • mot prescription. pour défendre ma . on veut de ait non-seulement l'effet m'inyestîr proqu'elle visoirement. Kneffet. On peut appeler simplement actuelle la possession que j'ai.

tuer même si cela est nécessaire^ Mais la chose était-elle en ma possession? Si la loi ne trace pas une ligne démarcative. cette chose. je pourrais. Avoir la possession physique d'une chose. c'est avoir avec" la chose une certaine relation. J'ai dit qu'avoir la possession physique d'une . soit autrement . soit sur des services d'homme.la possession (égale d'une chose. La possession légale est tout simplement l'ouvrage de la loi: c'est la possession d'un droit. toit-sur cette chose. soit service d'homme. Avoir. me trouver coupable du plus grand crime. si elle ne décide pas ce qui est possession et ce qui ne l'est pas. blesser. soit chose. il faut distinguer soigneusement la possession physique de la posession légale. Pour sauver une équivoque perpétuelle. dont. elle a existé avant qu'il y eût des lois : c'est la possession du sujet même. possession.336 TITRES DU CODE CIVIL. en agissant de bonne foi. et ce que je prenais pour légitime défense serait dans l'opinion du juge brigandage et assassinat ! Voilà donc une matière qui devrait être approfondie dans tous les codes : elle ne l'est dans aucun. c'est avoir déjà des droits sur. s'il l'existence peut tenir lieu plaît au législateur.. Il ne s'agit ici que de la première : elle ne suppose aucune loi. soit à cause de la possession physique. frapper. d'événement investitif pour donner commencement à des droits sur cette chose.

selon qu'il s'agit de choses ou de services d'hommes. Que de questions pour savoir ce qui constitue un bâtiment. qu'est-ce qui fait actuelle? qu'on de possède? Est-ce l'occupation <la Est-ce.Voilà tout ce que j'ai dit. c'est rappeler l'image qui se présente à l'esprit des hommes lorsqu'il est question de prononcer entre deux conciirrens * en est possession d'une chose et lequel ne lequel l'est pas. ne sont pas des immeubles. pour une image si incertaine et si variable? L'idée de la possession sera différente selon la nature du sujet. Mais si cette image est différente pour différens hommes'. un logement! Est-ce d'être factice? Mais une caverne naturelle peut servir de demeure. ce bâtiment. Est-ce d'être immeuble? Mais une voiture dans laquelle on séjourne en voyageant. Qu'est-ce que cette relation? C'est ici que la difficulté commence. comme état de parenté. l'habitude de le posséder? Est-ce facilité de le posséder.ÉVÈNEMENS COLLATIFS ET ABLATIFS. L'idée sera différente selon qu'il s'agit de choses mobilières ou immobilières. ou d'êtres fictifs. c'est avoir avec cette chose une certaine relation. privilège. Définir la possession. un vaisseau. 337 chose. si plusieurs ne s'en font aucune. voilà tout ce que j'ai pu dire d'abord. ou s'ils s'en font une différente pour différentes — comment trouver une définition fixe occasions. . — Mais ce terrein. exemption de services. etc. abstraction faite de toute .

une bague confiée à sa . L'aubergiste accourt pour le réclamer contre tous les deux. ou moi. dépose un fardeau sur la table et sort. habituellement occupé par mon clerc. Dans ce secrétaire se trouve pour le moment une cassette à serrure. en disant : c'est à moi. Le portefaix revient ou ne revient pas.<. et ensuite malgré l'opposition même? Autres difficultés. : opposition.. ou le sommes-nous tous les deux? Un portefaix entre dans une auberge.338 «TITRES DU CODE CIVIL.> * Difficultés ultérieures. dans cette cassette. — S'agit-iLde possession —r soi ou de Vous êtes autrui? par possession par d'occuper cette fabrique : vous l'occupez même seul à cette heure»—Je dis que vous n'êtes que mon régisseur ! vous prétendez dans l'habitude être mon locataire : un créancier soutient que vous êtes mon associé. et qui se trouve même lui appartenir. —> Une personne met la main sur le fardeau pour l'examiner : une autre y met la sienne pour l'emporter. — De ces quatre hommes lequel est en possession do la chose? Dans la maison que j'habite avec ma famille est un secrétaire. est-ce vous qui êtes en possession de cette fabrique. occupée habituellement par mon fils. — S'agit-il de possession exclusive'ou de possession communale? S'agit-il de possessions d'un seul.':• . Cela étant. de plusieurs ou de tout le monde? .

les*jurisconsultes voudraient reconnaître qu'un seul des quatre pour être en possession. Mais de manière ou d'autre. ou. mon fils ou son ami? -— On peut doubler. les suppléer quand elles manquent. substituez celle de )a bonne foi qui est plus simple. prévenez le besoin d'y recourir. trois personnes punies injustement : faites-la déni impunité ni il aura la bonne de foi. Ce que j'appelle événement dispositif. . laires.un-ami» Lequel do nom est en possession de la bague. coupable possession. Cependant tous pourraient être dans la bonne foi. n'y pendre punition injuste. les recueillir lorsqu'elles sont décidées. Comment résoudre ces difficultés? Consultez d'abord l'utilité primitive ?et si elle se trouve netiT il faut suivre les idées popuire. moi. mon clerc. indifférente. ce dernier Observations sur la nomenclature.ÉVHNEMBNS COLLATIFS ET ABLATIFS. c'est ce ta. Et le possesseur ne peut-il pas être de mauvaise foi aussi bien qu'un autre? Dans cas. résolvez ces subtilités. Dans le dernier cas romains né que j'ai supposé. A la question très épineuse de h possession. les fixer lorsqu'elles chancellent. on peut tripler le nombre de tous ces degrés : la question peut se compliquer autant qu'on le veut. ce qui vaut encore mieux. 330 garde par. faites dépendre la décision de la et un vous aurez impuni.

Comment faire savoir avec ce mot qu'un événement collatif est arrivé qui vous a assujéti à telle ou telle obligation. tandis que les tout le champ de la jurisprudence. ellen'explique point pourquoi et comment ce titre n'existe plus : il faut entendre qu'après un événeen est survenu un autre d'une na« ment collatif'il ture opposée. vous n'avez plus de titre. niais j'ai essayé de me servir du mot 'titre» Je l'ai trouvé équivoun défectueux. compétens. J*ai bien senti que ces termes d'évènemens. répandant nuage sur que. vous Je me borne à un seul. deux autres termes sont clairs. cette manière de parler est bien peu satisfaisante.—Dire avez un titre. collatifs et ablatifs avaient le double inconvénient de la longueur et de la nouveauté. Pour faire sentir tout ce que le mot titre a de défectueux. Le mot titre est surtout défectueux quand on veut parler des obligations. et portant l'instruction avec eux-mêmes. obscur. à un homme. c'est dire assez clairement qu'il est arrivé en sa faveur un des évènemens collatifs : mais si je lui dis. qui est appelé dans les écrits de jurisprudence titre.346 ê TITRES DU CODE ClVlL. il faudra^ exposer un grand nombre de phrases où il rendrait fort mal l'idée que le terme collatif ou ablatif exprimerait clairement. oti qu'un événement ablatif est arrivé qui vous a affranchi de cette même obligation ? Le résultat est que de .

il confère un droit peut être appelé collatif: par rapil port à celui auquel il impose une obligation. peut être appelé onératif. exole mot titre. L'objection radicale contre le mot titre. auquel il ôto un avantage.insuffisance. prime qu'un seul.celui.y ou^ pouvez en former une classe régulière d'appellatifs. il est impropre.—-Prenez logique s'arrête au premier pas. Point d'espèces de titres t c'est un tronc absolument stérile. Dans les trois autres cas. cW qu'il est obscur t il ne fait pas voir les choses comme elles sont. par rapport à celui auquel.. il peut être appelé exonérattf» Veut-on donner aux deux épithètes tf<&/rt/*y*ct collatif 'un nom générique. Dire qu'un événement est arrivé.par rapport à . événement. il ne s'applique point. là ramification nératif. c'est parler le langage de la simple vérité ! c'est annoncer un fait qui présente à l'esprit une image i e'wtf. ablatif. l/n. on peut dire événement dispositif» Voilà une série de mots qui se correspondent: on a un nom pour le genre et des termes spécifiques subordonnés : collatif. peut être appelé destitutif: par rapport à celui auquel il ôte une obligation. Il faut le mettre à l'épreuve pour dévoiler con. onèratif. En se servant du mot propre événements. . ou. \ Un événement ablatif.ÉVÈNEMENS COLLATIFS ET ABLATIFS* Ml i\ n'enexquatre où l'on a besoin du mpltitre.

&4a

LITRES

DU CdD^Î 'CIVÏLV

|

présenter un tableau qui pourrait se peindre. Dire
que votis àvëz^un tiïre, c'est parler* le langage de
la fiction : c'est proférer dés sons qui ne présentent
aucune imagé, à moins qu'ils ne soient traduits
déhs tés autres motà qu'Ori vient dé voir. Posèèâcr,
avoir,
table;

dans le sens physiqùeV voilà un fait vériénoncé d?uhe hlàùière véritable ; car C'est

de
la
bu
être
même
chose
à
l'occuper
bcëupër
(possëï potes, être en puissance de). Posséder
une chosérdans le sens UgBÏ^ avenir dès droits sur la
chose, voilà un fait également véritable^ mais
énoncé d'une manière fictive : avoir un titré, poS'
séder un titré par rapport à ces droits, voilà' un
fait toujours véritable, mais énoncé d'une manière
encore plus fictive, encore plus éloignée dé présenter une image vraie.
Je ne voudrais donc pas employer le mot titre
comme terme fondamental* Mais une fois expliqué,
une fois traduit de la langue fictive dans là langue
réelle, je n'hésiterais pas à m'en servir. 11 n'est
jpoint lumineux par lui-même» mais lorsqu'il a reçu
la lumière; s'il est bien placé, il peut servir à la
réfléchir et à la transmettre,
En faisant le catalogue des évènemens dispositifs, on aurait dû prendre garde à trois choses :
i° de ne donner à tous que des noms faits sur le
même plan; a" de ne leur donner que des noms
qui fussent espèce*-du genre désigné par le mot

ËWÈNEMKNS COLLATIFS ET ABLATIFS.

343

événement; 3° de ne pasmettre^ sans en^avertir,
des noms spécifiques sur le même rang avec les
noms; génériques dont ils exprimeraient les ves^.'•• =. •.' •:'; -.:. ? -; .• .-;i:.; ;;,1.a- ;;h--*
pèces.
Les nomtf de titres n'auraient dû être que des
noms d'évènemens. Quelques-uns le sont t occu>
tradiiio .'niais la pf/èsçriptiomna
accéssio,
pation
l'est pas, non plus, que les espèces dans lesquelles
il à plu aux jurisconsultes de diviser la prescription. >—Le -même désordre, jse, fait/ voir d^n^ les
contrats» Un contrat est un acte ou un assemblage
d'actes t!la passation d'un contrat est donc un événement : aussi quelques-uns des contrats ont-des
noms d'actes, stipuhttio, fîdejussio,' mais les noms
donnés aux quatre contrats réels ne sont point des
noms d'évènemens; mutuitm, commodalum, depo*
situm>pigHus (ils ont quitté l'acte -pour, se rejeter
sur la chose qui ena été le sujet) : il aurait été bien
facile de dire mutualio, commodaiio, depositio,
pignot&ûo .v mais les romanistes ?n'ont pas même
soupçonné les caractères-d'une bonne nomenclature. .***- De leurs sept contrats qu'ils appellent
consenéuels (comme si les autres ne l'étaient.pas),
cinq sont dés noms d'actes : emplie, venàitio, locatio, conduetio, emphyteusU : deux ne je sont
— lh auraient dû dire :
:
societas,mandatum.
pas
sociétatis tntVîo , mandalib.
Avec une nomenclature qui confond à chaque

344

TITRES

DU CODE

CIVIL.

pas ce qu'on a le plus besoin de distinguer, comment serait-il possible de s'entendre ? Avec la nomenclature des romanistes, les plus beaux génies
n'auraient jamais pu sortir du chaos.
!
Les naturalistes n'ont jamais peut-être méconnu
au même point les premières règles de la logique.
Linnée a réformé le système (le la botanique;
mais il ne l'a pas trouvée dans l'état de confusion
où est la jurisprudence;
Avant lui, point de botaniste assez inepte pour avoir rangé de front la
germination et la tulipe, le rameau et le blé, etc.
Je ne veux pas me jeter dans des détails inûnis
pour montrer ce que sont, dans les jurisconsultes,
et la classification

des titres, et les principes sur
lesquels ils sont fondés. Les romanistes, Cocceji,
Blackstone, ne nous offriraient
que l'image du
chaos. Ceux qui ne savent pas quel galimatias l'on
trouve

dans les livres des jurisconsultes doivent
imaginer souvent que j'insiste trop sur des choses
claires et communes. Il me semble entendre les
lecteurs se dire à eux-mêmes : « Maià tout cela
« n'a-t-il pas été répété mille fois? » Que vous connaissez peu, lecteurs qui faites ce reproche,
ces
ouvrages profonds de jurisprudence que vous estimez par leur masse, comme les dépôts de la
science des âges l — Lorsque j'analyse les idées
les plus simples, ce qui paraît trivial à des hommes sensés »est un paradoxe

parmi

les juristes.

EVENEMENS COLLATIFS ET ABLATIFS.

Vérité, utilité, nouveauté, jusqu'ici
jets vont encore ensemble.

345

ces trois ob-

Table des évènemens collatifs,
i* Découverte origi-f liberté de pêche dans les
. naire \ ou droit]
grandes eaux ;
de premier occu-< liberté
de chasse dans
les terres non appropan t, à quoi l'on I
priées.
peut rapporter t
2. Possession de chose productrice.
3. Possession de chose recevante.
4. Possession de terres avoisinantes.
Ô. Amélioration de chose propre par le travail.
6. Possession de chose recevante, à cause de
l'oblitération
des caractères distinctifs de la
chose accessoire.
7. Succession par cause de décès.,
8. Occupation,
i° par saisie juridique,
a0par
saisie hostile, 3° par saisie de choses abandonnées ou perdues.
9. Disposition privée qui comprend i° aliénak
tion ou abdication,
a0 assomption on acceptation.
10. Adjudication
par voie de justice.
11. Formalité \ événement collatif accessoire.
1a. Possession actuelle t événement ablatif provisoire.

346

, TITRES DU CODE CIVIL.

13. Possession ancienne : évènemeat co/Za/t/définitif,
i
i4» Nomination à office qui comprend i° as>
!
somption d'office, a° élection.
N. J9. le n'ai pas trouve* dans les manuscrits une table correspondante à, celle-ci pour les évènemens ablatifs.

TITRES

DU

CODE CiVlLv

CHAPITRE

DES CONTRATS.

3^

XVI.

Huitième titre général du code civil. Des contrats.

LES contrats sont des actes de collation ou d'indes lois plus ou
vestissement, des conventions,
moins éphémères que les particuliers proposent,
et que le souverain adopte, pourvu qu'elles soient
valides. Auxquels doit-il accorder le sceau dé sa
puissance? A tous. Voilà ma réponse. Car toutes
ces conventions privées ne se font qu'en vue de
quelque avantage réciproque, et on ne peut les
restreindre, sans nuire dans la même proportion
au bonheur des individus; Liberté entière pour les
contrats^ telle sera la règle- générale, S'il en est
auxiquels il doive refuser sa sanction » ce sera touLes raijours pour quelque raison particulière.
sons pour déclarer certains contrats invalides ou
illégitimes seront tirées de la nature des conventions mêmes, en tant que contrairesà l'intérêt public, ou à l'intérêt d'un tiers, ou à celui des parties
contractantes.
Les exceptions doivent s'indiquer sous un titre
à part sil faut qu'on trouve dans le code même In
catalogue dès contrats

auxquels la loi refuse su

548

TITRES

DU

CODE

CIVIL,

DES CONTRATS.

sanction, soit absolument, soit conditionnellement.
La loi doit agir avec franchise. Lorsqu'elle accorde sa sanction à un contrat, il ne faut pas la
retirer secrètement par des conditions non avouées
comme telles..
Aggraver les frais de procédure, c*est violer la
promesse qu'on a faite de sanctionner les contrats.
C'est rendre la justice inaccessible aux pauvres,
c'est-à-dire à ceux qui en ont le plus grand besoin. Voilà une vérité qu'on n'osera pas nier, et
qu'on aura honte de reconnaître.
, Je me sert du mot contrat

ou transaction pour
Un acte d'investissement,

exprimer indistinctement
une convention, ou un amas, un mixte de conventions fondues d'un seul jet.

Cela posé, les obligations peuvent sedistinguer
en originelles et adjectices» J'appelle originelles
celles dont il est fait mention expresse dans le
contrat même: j'appelle adjectices Celles que la loi
trouve à propos d'ajouter aux premières. Les unes
portent sur des évènemens que les parties contractantes ont prévus : les autres sur des évènemens qu'elles n'ont pu prévoir \ C'est ainsi qu'en
tout pays la loi a suppléé aux vues trop courtes
1 Prêt d'un
cheval t il tombe malade t est-ce nu prêteur ou
au loueur à payer la cure ? — Chambre louée sans faire mention du temps. — Quel délai doit-on donner au locataire depuis qu'il d été averti de la quitter? —Selon lu variété des

TITRES

DU

CODE

CIVIL.

DES CONTRATS.

34$

des individus, en faisant pour eux ce qu'ils auraient
fait pour eux-mêmes, si leur imagination avait su
anticiper la marche de la nature.
Le législateur éclairé, reconnaissant ces obligations factices pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire
pour être l'oeuvre de ses mains, les appuiera sur
des raisons simples et vraies, tirées du principe
de l'utilité. Les jurisconsultes ont fondé ces obligations sur des fictions, c'est-à-dire sur des faits *
qui selon eux-mêmes n'ont jamais existé. Là où il
ils en supposent :
n'y a point eu de convention,
là où il n'y en a eu qu'une ou deux, ils en supposent mille

: ils ont l'effronterie

ou la bêtise de

vous prêter des volontés qu'eux-mêmes avouent
que vous n'avez jamais eues i et voilà chez eux ce
qui s'appelle raisonner.
Décomposer un tel contrat, démonter une à
une tontes les pièces qui le forment, faire voir l'amas d'obligations renfermé dans ce contrat, c'est
une espèce de mécanique jusqu'ici inconnue.
Ce n'est pas seulement à l'auteur de la convention fondamentale que la loi impose des obligations adjectices j elle en impose également à d'autres personnes, en vertu de quelque liaison où
elles se trouvent avec la personne principale. C'est
ainsi que les obligations passent aux héritiers, et
contrats et des choses qui en sont les sujets, il faut une variété
correspondante d'obligations adjectices.

35o

TITRES

DU, CODE. ÇIV*L.,

DES CONTRATS*

quelquefois^ux
CréAnçiers^,.Poui\qupi?s pacpe.que
leurs droits respectifs n,e s'étendent qu'à la valeur
'
,
des
défunt.
nette
biens du
:
j
Une perte arrivé à un effet qui n'est que sous
ma garde, Ï en serais^je responsable? C'est un cas
qui se diyise en une infinité d'autres. Ce peut être
une valeur; abstraite, une somme d'argent, une
chose en naUtre» Serait-elle censée ou non être
sous ma garde ?;L'ai-je à .titre d'emprunt, de déObservez
pôt ou de gage? et ainsi du reste,...
que, quoique dans ces cas on parle toujours de
contrat, il en est un grand nombre où je puis
sans promesse,
avoir la chose sans convention,
sans aucun acte de volonté qui la concerne.
Le législateur a deux écueils à éviter, celui de
gêner les services, et celui de favoriser la négligence. Donnez trop d'étendue à la responsabilité,
vous courez le premier de ces dangers : donnezlui-en trop peu, vous.courez le second.
Je né veux pas entrer ici dans un examen critique des contrats romains, ce serait un ouvrage
d'un ennui mortel. Qu'on imagine dans leur division et dans leur nomenclature
tous les défauts
possibles, il serait difficile d'exagérer. L'idée de
promesses réciproques» de dispositions mutuelles,
si familière à tout le monde, se trouve tellement
obscurcie dans ce funeste et absurde système de
jurisprudence,

que les jurisconsultes,

qui n'ont

« i..•. . soit de services. . Un contrat subsiste entre deux parties lorsqu'il existe entre elles une disposition. . soit de biens. sentent toujours. ou une projnesselégale faite par l'une au profit de l'autre.w. Mais ceux qui ne savent rien ont une avance de plus de moitié sur ceux qui ont à oublier ce que les jurisconsultes.*.ï^ u<.-^miï. tie besoin d'explications nouvelles. ou permanens. a. une langue simple et familière à enseigner. Disposition tie à l'autre. •.TITRES DU ÇODEùCIV|L*ï DES. par rapport à un certain objet. des contrats.-* Tout est ici à refaire : une langue prétendue savante à désapprendre . Promesses.il dans les droits légaux de deux ou plusieurs personnes. Une disposition ou un transport de biens est un* se fait un changement acte en vertu duquel.. Les contrats peuvent être ou momentanés.. On peut les diviser en trois classes. ou transport de biens d'une par- .t. appellent eux du nom de science. SECTIOK Division en il» •':•-.>*<v.. CONTRATS. 3ÔJ cessé de l'expliquer. Ils entassent en vain volume sur volume : jamais la lumière ne sortira de cechaos.

5. Promesses unilatérales. 111 Promesses bilatérales» i. unilatérales» i. * L'espèce de contrat nommé gageure doit être l'objet d'une attention particulière. celle des peines et celle des récompenses. Accord sur vente. selon qu'il procité d'engagement ou non.l . 3. Gageure. et les promesses peuvent être unilatérales ou Marrâtes. Contrats mixtes contenant des dispositions .il peut renfermer en soi toute la force d'une loi et d'une lot qui agirait avec une double sanction. a. On pourrait s'en servir par manière de subornation » pour tous les crimes imaginables. Selon l'application qu'on VWVvifoi. 4. i» Pacte simple de donation. . Promesse unilatérale de mariage. achat. Cautionnement. Donation gratuite.352 TABLÉ DES CONTRATS. Hypothècation infkiurum. Parlez. Les dispositions. 3. Prêt gratuit en nature.'Accord sur échange. . etc.^ : et des promesses. i. 3. a.it. . Dépôt à garde gratuit. Legs. y à réci- I. par exempte. 3. IL Dispositions .

que telle personne ne vivra pas au-delà de tel temps. Echanges de monnaie. Vassurance n'est qu'une espèce de gageure i et seseffets. 5. On pourrait désigner cette espècede gageure par le nom de gageure d'inquisition vexa'• toire. Achat de rente avec hypothèque. L'action fut portée dans une des et plusieurs personnes furent appelées à paraître et à déposer sur ce sujet. a. $ v 'If» Dispositionshtiatéraîes» \. Prêt d'argent gratuit ou à intérêt. Acliat de lettres de change. 5. i. Promesses bilatérales de mariage. il devînt l'objet d'une gageure. Assurance gratuite ou pour prime.^ TABLE DES CONTRATS. a. Achat de rente sans hypothèque. ne sont que trop ! On peut en faire encore un usage malfaisant par son application à la \o\adjective. comme moyen de subornation. 4. connus. à la procédure. . Mixtes contenant des dispositions et despromesses. Vente et achat 3. Dans le temps que le sèèede la chevalière ou du chevalier d'Eon était douteux. »3 m. ^53} 4. Echange. 6. Accord portant obligation de passer un autre contrat quelconque. Dans le cas des pertes qui peuvent arriver par le feu ou par tes naufrages. et voyez les suites qu'un tel pari peut avoir. coursvde Westminster.

6. f . i5. . Pour le compte du dépositeur. Donation en fidéi-comtnis. Garder simplement la chose Î concierge. . 10.•. Contrat de société en fait de manufactures. Adoption. > '-'/.« 4. Les espècessont constituées par les différentes fins pour lesquelles le contrat s'établit. Louage de domestique \ d'ouvrier de manu» facture ou d'économie rurale. " . etc. Bail de maison.. g. t. i3. 17. ou autres travaux productifs. Contrat de société en fait de commerce. Legs en fidéUcommis. • en 5. Dépôt en gardé pour prix à payer ihjkiiurum 0 par le dépositeur. 11. 14. Contrat de mariage. I.'TABLE 3. 1a. ferme. Enrôlement volontaire. Dépôt* Espèces.<. 7. de commis de marchand. iG» PriH d'effets à prix in/Uturum. Mise gage. — aubergiste.$4 3> Louage DES CONTRATS. Transporter simplement d'un endroit à l'autre : voiturieci-t-capitaine de vaisseaude transport. Contrat d'apprentissage. Dépôt dans ia voie du mandat. . de maison \ etc. 8.. a.

de à chp$e jpuée prix. . à teindre. III. Employer sans amélioration. gues 11. Pour le cotnpte du dépositaire. »». Consommer : comme bois de chauffage. r—tailleur. — capital fixe de fabrique. mais sans conc'est-à-dire destruction entière: sommation. *$lon 9. Dépôt de chose prêtée à titre gratuit.TABLE DBS CONTRATS. Pour h compte du dépositeur et du dépositaire* 8. IV. Améliorer: dresseur de chevaux. — domestiques» 5. comme outils. 355 3. Pour le compte de l'un ou de l'autre* l'événement. —dro— encre à écrire. —teinturier. Associé par rapport à choses acquises par un cq-associé au profit de la société. Engagiste et receveur en gage. 6. —meunier» 4. Dépôt 7.

Quant aux états politiques. c'est donc connaître séparément les droits et les obligations qui y sont réunis : mais quel est le tions . C'est ici que doit se le catalogue des classes de personnes qui ont des droits ou des devoirs à elles. d'avec l'ouvrage de la c'estlo fond. tuteurs. Un état domestique ou civil n'est qu'une base idéale. mantrouver c'est«àdataires. maîtres. dire cetix qui se fondent sur quelque pouvoir po« devoir est ou subordonna qui y quelque litique on renverra pour eux au droit constitutionnel. la ce sont les droits. pupilles. ^ Des états domestiques èl civils. Connaître un état. la substance. ETC. • DU CODE CHAPITRE général CIVILj XVII. L'état naturel. pères. libre. en fans.'. du code civil. base : l'état légal. etc. serviteurs. ON établira ce titre général pour servir comme de dépôt aux lois qui regardent les divers délits contre ces états respectifs. Il faut distinguer dans toits les états l'ouvrage de la nature ou do l'homme loi.356 TITRES s. et quelquefois des incapacités. les obliga- que la loi y a ajoutées. Neuvième titre ' . autour de laquelle se rangent des droits et des devoirs.

on comprendra tous les métiers. soit accessoires.variété et de l'étendue des obligations adjectices. toutes les professions qui ont des droits ou des devoirs particuliers. soit principales.. 35^ d'union les fané rassemble ën. . de cet état. seront également volontaires* Dans la notice des états civils. Qu'il ait soin de faciliter la connaissance des lois. a0 moyens de le perdre» 3° droits. en se chargeant d'un état. voient d'abord dans leur union que l'acdu voeu qui en a été le motif. Un garçon et une fille se marient: ils ne. et toutes. le citoyen. ou qui sont soumis à des incapacités. dont jamais peut- complissement même moment être l'idée ne s'est présentée à leur esprit. Il est vrai que cette distinction des obligations fondamentales et adjectices ne tient qu'à la négligence du législateur.. pour qui principe un état ou xineêbnla chqse factice qu'onappelle de l'événement* iimjstitïf^ ditiôn? C'est l'identité :)'î. Au la loi survient.TITRES DU CODE CIVIL^ ETC. à la possession par rapport C'est ici qu'on petit voir les exemples les plus frappans de la. Dans l'article approprié à chaque état. parce que dans bien des cas ils . voici l'ordre des matières : i° moyens de l'acquérir.. 4° devoirs. 5° incapacités s'il y en a. et leur impose une foule d'obligations réciproques. connaîtra toutes les obligations qui lui sont attachées. Les droits doivent précéder les devoirs.

DU CODE.Cl VIL j ETC. Les effets qui découlent de chaque événement doivent être tenus distincts de ceux qui découlent de chaque autre. en sont la source. il faut le suivre.35$ TITRES. . S'il y a un ordre chronologique dans les évAnemens d'oùjiesi«droits et lçs devoir^ prennent date.

un tiers. . soit à celui d'autrui. n'y aurait-il pas lieu a la règle générale. dira la règle générale. A qui là loi attribuera-t-elle la capacité (t'âccjûérir et celle de contracter? A tous. de peur qu'il n'en abuse. ëècS) dérivé un amas de titres qui auront leur cèhtj'e commun dans celui-ci. : 3$Ç) QHAPITIUSX^ÏII.TITRES DU CODE CIVIL^ RTÇf . sans les exceptions. soit à son préjudice. de peur qu'il n'en abuse au préjudice de l'église. Ce n'est que pour placer les exceptions qu'on en a besoin. il faut que ce soit par quelque raison particulière. Aussi. Des personnes capables d'acquérir. Ainsi la loi pourra ne pas laisser le droit d'investissement à l'égard d'un bénéfice à un juif. de peur qu'il n'en abuse à son préjudice. Deuxième titre général du code civil.-Elle n'accordera ni ce droit ni même celui d'occupation à un insensé. S'il y a des personnes à qui on la refuse. -—de contracter. celui qui. .—Elle n'accordera pas un droit pareil à l'égard d'un immeuble ou d'une somme considérable à un mineur. Du mot personne et autres dont on se sert pour le représenter ( un tel.

On ne peut pas rédiger un code pénal sans avoir déterminé le plan du code civil > car pour avoir un code pénal complet. le catalogue répond à celui des délits. XIX.f 36o TITRES PARTICULIERS CHAPITRE Des titres particuliers DU CODE CIVIL. au moment où cette connaissance . Les titres particuliers pourraient également se placer sous chacun des titres généraux qu'on vient de voir. Les lois étant données. du code civil.arranger. Ausjsi est-il vrai que l'idée d'un code pénal complet renferme en soi l'idée complète de toutes les matières des autres codes. 11 n'en est pas de même à l'égard du code civil. pourquoi le législateur les faitil écrire? La réponse est aussi simple qu'incontestable : « Afin que chaque disposition soit pré« sente à l'esprit de tous ceux qui ont intérêt à la « connaître. Mais quand on a tous les matériaux. il reste encore à assigner leur place. il faut que tout le corps de droit s'y trouve enclavé. Quel est le fil qui nous guidera dans cette distribution ? C'est encore le principe de l'utilité. DANS le code pénal. au moins par renvoi. les titres sont faciles à.

» Qi*V pour cela> ilfaut. dira le philosod'eux n'y a jarnais songé.TITRES PARTICULIERS DU CODE (JtVIIi. sous deux ordres différens. en sorte que chaquo état puisse trouver ce qui lui appartient. .—Aucun le jurisconsulte. il devrait se trouver par ordre alphabétique pour la commodité des ci* toyens. Une fois énoncée peut-on ne pas la comprendre? Peut-on l'oublier?—Tous les législateurs ont dû suivre une méthode si naturelle. Sous le titre général des états ou conditions civiles. » Cette règle est aussi simple que satisfaisante. séparé de ce qui appar/ tient à (tout autre. dit le législateur. des lois soit rédigé en entier dans un style intelligible pour le commun des individus} a0 que chacun puisse le consulter et trouver la loi dont il a besoin dans le moins de temps possible . Dans l'index. il peut se trouver en forme dés et l'instruction systématique pour analytique gens de loi. L'inventaire de tous ces états pourrait se trouver dans le corps de la législation. 3° que pour cet effet les matières soient dégagées les unes dès autres. quelle est ta con« dition? Es»tu père? ouvre le titfe des pères. Il y a bien des matières qu'on pourrait cher- . -« Es-tu agricole? consulte le titre des agricoles. répond phe. « Citoyen. 361 H peut leur fournir des motifs pour régler leur i^ que lô codé ? conduite.

plus il est facile à consulter. les titrés des époux. et reléguer à l'index les noms abstraits. viennent ceux des êtres matériels. des choses* On les préfère encore aux titres abstraits pour deux misons. emprunt. Ainsi on trouverait dans lei texte.36$ TITRES PARTICULIERS DU CODE tilViLv sous j>lus?d'tiiti titfë'1-ftidis cheT^ridiSremment jkns tousJes. des épouses. Mais tous ces titres rejetés du texte doivent être soigneusement recueillis dans l'index : car il eh est de cet appendice du livre tout autrement qtte du livre même t plus il est volumineux. Après les titres tirés des personnes. qu'à les rapporter aux personnes mêmes. prêt. pour s'en tenir aux titres concrets. et il n'y a point de contrat qui ne donne un nom particulier aux personnes qui s'y engagent t il n'y a donc. ainsi. au Heu de dire. et non pas celui au mariage : le titre des héritiers* et non pas celui des successions. achat. vente. il faut uiju formément s'en tenir dans le texte aux noms concrets. i° parce qu'ils se présentent plus naturellement 2° parce que le aux esprits les moins instruite. catalogue en est plus ample et plus uniforme. cas où ïl'ohi pourrait dbnnet* àb tièe un nom co7icret ou \m nom abêtirait%. Viennent enfin les titres tirés des diverses esil est vrai que les noms des pèces de contrats! contrats sont des termes abstraits. il n'y a qu'à dire . mais les contrats sont des actes de personnes.

assuré. à propos de chaque contrat. Car tous les contrats n'ont pas deux noms corrélatifs qui répondent? à ceux des deux parties contractantes. Il est peu de contrats qui ne se rapportent de façon ou d'autre à*des choses. Vente d'un cheval : . on placera les matières sous te titre des contrats. La plupart n'en ont qu'un seul. Sous.* dépositeur. Tel contrat donné. Ex.TITRES PARTICULIERE DU CODE CIVILS $63 Cette (içfotMr. il vaut mieux faire deux articles à part. le texte des lois qui le regar* dent se trouvera-t-il sous le titre des contrats ou sous celui des choses ? S'il s'agit des choses en général et de dispositions générales. ion des titres personnels. Or. Ïvendeur* emprunifur^pr0èur%H du plàri| méthode^ conservera mieux l'uniformité et le grand hfutçkf la distribution ^qui es^détpré* senter à chacun ce qui lui appartient dégagé de ce qui ne lui appartient pas. dépositaire. les titres contractuels m seraient qu'une suite. Questions à éclaircir. il se peut qu'outre les obligations mutuelles il y en ait de particulières à une des parties : au lieu de tout cumuler sous le titre assurance on dépôt. une sous-dui. ce sera sous le titre des choses.iâssurance. assureur. par éxemplèy 'dépôt .ce point de vue. S'il s'agit d'une espèce particulière de choses et d'une disposition qui ne s'applique qu'à cette espèce et non à une autre.

le vendeur tenu de garantir contre certaines ma« ladies. Ce sont des jetons dont je me sers pour compter. sans juger si elles sont bonnes ou mauvaises. Loi écrite anglaise.) 3. Défenses d'expor- . Limitations au droit d'occupation : cruautés défendues. qu'au vendeur de chevaux. Catholiques en Angleterre. pour les chevaux d'une certaine valeur. Personnes incapables d'en acquérir la propriété ou à qui l'acquisition en est interdite. Je cite les lois qui sont établies ou qu'on peut établir. (Loi écrite anglaise : loi rémunératoire.Défenses aux chrétiens de s'en servir pour monture (Jurisprudence usitée dans quelques provinces de la Turquie). Ce serait un travail déplacé que d'en examiner ici l'aloi.—.364 TITRES PARTICULIERS DU CODE CIVIL. Arrestation d'un brigand à cheval et conviction du coupable. il vaut mieux que cette obligation se trouve souk le titre des chevaux que sous celui des vendeurs.) 2. (Déliï contre la souveraineté : délit préliminaire. vu qu'elle ne s'attache à aucune autre espèce de vendeur .) i. Voici une idée des titres subordonnés qui pourraient trouver place sous un titre réel. Ex. (Observez qu'ici j'envisage uniquement l'arrangement et non la matière. Je prends pour exemple celui des chevaux. La garantie ne s'appliquant pas à d'autres espèces d'animaux. sauf stipulation contraire. Moyens particuliers de les acquérir.

au droit de disposition. — Droits de faire recevoir et . loueurs. Obligations adjectices attachées aux droits de — Ex. etc.—voituriers. à despour constater l'individualité sein d'y asseoir un impôt. 8. Droits adjectices sur services attachés aux droits d'occupation. ladie et autres défauts. 7. personnels — aubergistes. etc. 9. Obligations imposées à titre d'emprunt. 5. etc. 6. 365 ter des chevaux propres à la guerre. Limitation au droit de propriété exclusive : droits accordés aux officiers publics de les employer à certaines conditions. voyageurs. ou de l'animal. Garantie macontre présumée disposition. Impôts à payer périodiquement. etc. de corvée. prêteurs. rir. —Renvoi aux. Renvoi aux'titres emprunteurs. de louage. titres — loueurs de chevaux. Limitation fense d'exporter.) 4. — de les faire périr pour arrêter une épidémie. Marques à imprimer aux chevaux de louage pour faire reconnaître les brigands qui s'en seraient servis. etc. — Impôts à payer occasionellement aux barrières. de gage. Dé- etc. d'occupation. Obligations adjectices attachées aux droits — Ex. Actes d'occupation commandés. Ex. comme de nourdes contrats. guérir. (Délit contre la force publique. de les saisir pour le service militaire..TITRES PARTICULIERS DU CODE CIVIL.

aux tuteurs. . Si on suit jusqu'au bout le principe distinctif des codes personnels . séducteur. etc. Droit de se faire assigner une place pour son cheval aux marchés de chevaux. c'est l'identité de la de ce ou tout se l'état. on trouvera que les titres particuliers du droit pénal leur appartiennent. non-réddition dé service. Droits adjectices sur services attachés au droit de disposition. qui personne rapporte aux aux aux maîtres. (Délit.366 TITRES PARTICULIERS DU CODE CIVIL. à l'homicide.) 10. tout se rapporte. L'agent peut recevoir sa dénomination de l'acte. à l'adultère. pères.) On peut remarquer que les titres particuliers du droit civil ne le sont pas dans le même sens que ceux du droit pénal. époux. nonreddition do service. par l'employé qui en a la garde. commettre une espèce de délit. car. par exemple. (Délit. le point de réunion c'est l'identité de l'espèce d'acte dont il s'agit. au larcin. soigner chevaux chez aubergistes. c'est devenir une espèce de volevur. Il y a cependant un point de vue plus éloigné où toutes distinctions disparaissent. etc. le point de réunion. assassin. maréchaux. Dans ceux-ci. Renvoi au titre personnel des gens dé métier. Ex. fausdélinquant. etc. Dans les titres du code civil. saire . où l'on exposera les obligations où ils sont d'exercer leurs métiers respectifs au service de quiconque le demande.

les obligations accessoires ajoutées pour prévenir la frustration de . Il y a bien des cas où la partie favorisée n'est que le public entier. Dans la plupart des cas. et le choix n'importe pas beaucoup. Le procédé le plus naturel paraît celui-ci : présente? la loi tout entière à celle des deux parties qui a le plus grand intérêt à s'en instruire. celle à qui elle confère en conséquence un droit. Mais sous lequel des deux serait-il plus commode de l'exposer tout au long? C'est ce qui dépend des circonstances. et non pas un individu. Tout ce qu'on a besoin d'adresser au public dans le code pénal général. Par exemple. on ne manquera pas de faire mention de la loi. Sous ces deux titres. Car les accompagnent l'infraction peines que la loi est forcée d'employer sont généralement plus fortes que les récompenses ou les avantages qu'elle confère. avec les renvois convenables. la même loi porte nécessairement sur deux personnes au moins à-la-fois : celle à qui elle impose une obligation. les impôts.TITRES PARTICULIERS DU CODE CIVIL. c'est la définition du délit non-paiement d'impôts. Quelle est donc cette partie? C'est ordinairement celle à qui le devoir est imposé. i. 367 Doute à éclaircir. Ce qui sert à indiquer les divers impôts établis. Il y a encore d'autres raisons pour préférer cet arrangement. à cause des peines qui de ce devoir.

et que la masse soit morcelée de manière que chaque classe ne . La partie à 'qui l'on veut imposer l'obligation est nécessairement facile à désigner.— Qu'un impôt.368 TITRES PARTICULIERS DU CODE CIVIL. des personnes chargées de la collection des impôts. soit assis sur une certaine espèce de toile : — le but de cet impôt. Je ne suis entré dans ce détail que pour jeter : car. sans doute. comme tel. sans penser à aucune autre. à démêler. manufacturant une autre espèce de toile plus ou moins propre aux mêmes usages. il importe peu que la loi soit couchée sous tel ou tel titre. sera le public en général. La partie qu'il aura voulu favoriser. ces mêmes impôts. 3. mais il peut y avoir plusieurs classes favorisées par le même droit. plus de jour sur le plan de la distribution d'ailleurs. sera renvoyé aux titres partiet culiers des diverses classes de contribuables. en vertu des besoins qui rendent des contributions nécessaires. pourvu que les renvois soient assez nombreux et bien choisis. Le législateur ne doit pas ignorer. Il pourrait même se trouver des classes favorisées auxquelles le législateur n'aurait pas même pensé. et il peut être plus difficile de les particulariser. ne peut qu'être le bien général de l'état. a. quels sont ceux qu'il veut favoriser. Cependant il peut y avoir une classe d'hommes qui en retire un avantage plus immédiat : ce sont des personnes établies dans une fabrique rivale. par exemple.

par une attraction qui paraîtrait comme naturelle à force d'être simple.TITRES PARTICULIERS DU soit chargée que des matières CODE qui CIVIL. Tel est le plan de distribution que je proposerais pour les matières du droit civil. ceux qui ont pénétré dans rinthe des lois civiles. H . 369 l'intéressent particulièrement. et ce plan de distribution a quelque mérite. L'idée de ce plan n'est pas assez détaillée pour ceux qui n'auraient point une certaine : connaissance des matières de la jurisprudence mais ceux qui ont étudié ce qu'on honore de système. celui dans lequel toutes les molécules des lois s'arrangeaient le plus facilement auprès de leur centre particulier.. Il m'a paru qu'il était le plus clair. c'est celui d'introduire cipe uniforme du nom le labycombien que. s'il un prin- qui préside à tout l'arrangement. sentiront d'abord est nouveau.

La loi coercitive commande ou défend : elle crée un délit. » La loi discoercitive crée une exception. Je m'explique. « Le juge « imposera telle peine après telles formes pres« cri tes. «tu ne déroberas point. Toute loi complète est par sa nature coercitive ou discpercitive.—Le collecteur des impôts exigera telle « somme.370 POUVOIRS ISL&MENTAIRES. prescrire Les pouvoirs sont constitués par des exceptions à des lois impérativès. elle ôte le délit. est principalement emLE Code constitutionnel à des classes la de à conférer particulières ployé société ou à des individus des pouvoirs. » Les devoirs sont créés par des lois impérativès adressées à ceux qui ont les pouvoirs. POLITIQUES CHAPITRE Des pouvoirs XX. elle convertit unacte en délit. elle autorise une certaine personne à faire une chose contraire à cette première loi. « Le juge fera mourir tel ou tel « individu. et à leur des devoirs. » Le code constitutionnel renfermera une partie . en d'autres termes. politiques élémentaires. ou. «Tu ne tueras point.

servant à indiquer lesévènemens par lesquels tels individus sont investis de tels ou tels : succession. mais de la plus grande amotion. Mais diviser leur importance les a fait ordinairement en les plusieurs mains. etc. Ils ne se correspondent point. importance. ces droits. voilà un travail métaphysique de la plus haute difficulté. dénombrer tous les pouvoirs politiques possibles. tantôt les mêmes noms expriment des *4. signation.. . On n'a pour les exprimer que des dénominations purement locales. des pouvoirs domestiques. et les évènemens par lesquels tels individus sont divestis de tels ou tels pouvoirs. En général. pouvoirs présentation. Tantôt ce sont les noms mêmes qui diffèrent. S'ils étaient placés dans une seule main. ils n'en différeraient que par l'étendue. nomination.POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. 37 I explicative. etc. élection. de façon que répartir pour pour l'exercice d'une seule espèce de pouvoir il faut le concours de plusieurs volontés. des personnes et des c'est-à-dire par la multitude choses sur lesquelles ils doivent s'exercer. institution. ces pouvoirs ne différeront pas beaucoup des droits. dismission. déréliction. concession. Jusqu'ici les pouvoirs politiques d'un gouvernement sont à l'égard des pouvoirs politiques d'un des objets qui n'ont point de autre gouvernement mesure commune. Analyser. rédéposition. achat de place. abdication.

Point de grammaire politique universelle.. Point d'almanach de cour qui puisse servir dans toutes les cours. Maintenant. le procureur général de Russie ? entre le maire de Bordeaux et le maire de Londres? etc. Quel rapport entre le premier consul de France et les consuls de Rome. Les titres d'offices sont des mixtes. ou les consuls de commerce ? entre le roi d'Angleterre. le roi de Prusse? entré l'empereur de d'Allemagne et l'empereur Russie? entre l'ancien duc et pair français. il ne servirait qu'à exprimer la distribution des pouvoirs dans le gouvernement français. des aggréqu'on ne saurait comparer gés dissemblables. seraient la clef jusqu'ici inconnue de tel système politique donné. le roi de Suède.legrand-duc de Toscane? entre le procureur général français. comment pourrais-jc faire un plan uniforme pour distribuer les pouvoirs politiques d'un état le quelconque? De quelle langue emprunterais-je vocabulaire des offices ? Si j'employais le français. et la mesure commune de tous les systèmes actuels et possibles. Un volume ne suffirait pas pour exposer toutes ces disparates. le procureur général anglais. le duc et pair anglais. . objets tout-à-fait différens.37a POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES.etc. les saisir. entre eux. si on parvenait à mens primordiels. le grand-duc de Russie . parce qu'on n'a jamais tenté de les décomposer. parce qu'on n'en connaît pas les êléCes élémens.

POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. C'est celui qui s'exerce sur les facultés passives : c'est le dont des actes de faire de sa main propre pouvoir l'effet se termine sur la personne d'autrui. de c'est le à une certaine fin. etc. Pouvoir immédiat sur les personnes. Elle fait le tourment de ceux qui ont à rendre compte d'une constitution étrangère. de la part d'un individu qui ne serait pas autorisé. On peut s'y prendre de deux manières pour cette décomposition : i° en considérant le but vers lequel ils sont dirigés : but de sûreté intérieure ou extérieure : but de sûreté contre les délits ou contre les calamités. punir pouvoir Dirigé . . Cette méthode d'analyser les pouvoirs politiques donne les résultats suivans : 1.. mais qui exprimât les pouvoirs politiques élémentaires renfermés dans ces différens offices. soit sur l'âme : c'est le pouvoir de faire de ces actes qui seraient des délits contre la personne. 20 en considérant les diverses manières dont on peut opérer pour atteindre ce but : la manière d'opérer a pour objet les personnes ou les choses. soit sur le corps. Il est comme impossible d'employer une dénomination à laquelle les lecteurs n'attachent des idées différentes de celles qu'on voudrait leur donner. 37^ Telle est la première difficulté. Cette confusion cesserait si l'on pouvait faire une nouvelle nomenclature qui ne fût pas composée de noms d'office.

Par exemple.. ces deux pouvoirs ont dû être réunis dans la même main.POUVOIRS 374 POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. dirigé vers une autre fin. C'est le pouvoir de faire servir à l'usage du public des choses dont la propriété principale appartient aux particuliers. Dans le commencement des sociétés politiques. le pouvoir d'un ministre de la justice de se faire ouvrir la maison d'une personne non accusée pour y chercher un accusé. comme ils le sont encore aujourd'hui dans les sociétés domestiques. sur les qualités actives. c'est le pouvoir de restreindre et de contraindre. 3. Pouvoir immédiat sur les choses d'autrui. Le premier est seul exercé par les rois et les ministres : ils ont laissé le second trouve . sans lequel celui qui commande ne serait pas sûr de trouver des motifs pour se faire obéir. on a presque perdu de vue*la dépendance où se le pouvoir le plus éleyé à l'égard de celui •' qui en est la racine. Pouvoir de commandement sur les personnes C'est celui qui s'exerce prises individuellement. en cas de besoin. 4. Pouvoir immédiat sur les choses publiques : c'est-à-dire celles qui n'ont que le gouvernement pour propriétaire. Ce pouvoir est la base de tous les autres. de faire usage du cheval d'un particulier. Il a pour base ordinaire le pouvoir immédiat sur la personne. L'habitude de l'obéissance une fois établie. i a. —Le pouvoir d'un courrier public.

Ulysse châtiait de sa main le pétulant Thersite. C'est dans ce pouvoir de faire agir les hommes par classe que consiste la force du gouvernement. et leur dextérité dans ces supplices est là une des pompes de la couronne. de ses mains impériales. cela ne. il abattait avec fierté.se peut que dans la société domestique. Une compagnie de soldats ne peut manoeuvrer qu'autant qu'un chef lui donne de l'ensemble. le pouvoir noble ne dépend pas moins du pouvoir. 375 à des hommes qui n'en sont que plus avilis. que le pouvoir d'investissement et celui de divestissement à nobles : classe ou telle classe telle de des „ l'égard . Pouvoir de spécification. Pierre I était encore l'exécuteur tle ses propres décrets. Ce pouvoir très étendu n'est. 6. tout s'opère sans qu'on pense à la contrainte qui en est la première base. J'appelle ainsi le pouvoir de déterminer les individus dont seront composées les classes particulières sur lesquelles le commandement s'exerce. L'office de bourreau ne dégrade point les empereurs de Maroc. ignoble que dans les contrées barbares. 5. mais la disposition à l'obéissance étant une fois établie. Dans les états civilisés.POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. par rapport aux personnes. Pouvoir de commandement sur les personnes prises collectivement. la tête des malheureux qu'il avait condamnés. U faudrait qu'un état fût bien petit pour régir les individus un à un.

La législature arrêta cette métamorphose. Le pouvoir de spécification se subdivise en deux branches principales. classe des ennemis. classe des militaires. classe des matelots.POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. * Qu'un tel pouvoir existât sans limites (celui. classe des délinquaus. Voyez Blackstone. classe des citoyens. classe des alliés. Un jour les gens d'église allaient s'emparer de toute l'Angleterre. il n'en faudrait pas davantage pour détruire l'effet de toutes les lob emportant peine afflictive considérable. Spécifier un métal comme la monnaie légale du pays. Spécifier un temps. Le pouvoir sur les choses consiste à leur assigner quelque usage. classe des étrangers.—Le droit de spécification sur les choses embrasse la totalité des choses. . un jour. Comment. etc. 376 classe des juges. spécification des choses. Spécifier un lieu comme consacré. de spécifier des lieux comme asiles). par exemple. Spécifier un habillement comme approprié à un état. une église. par exemple. Le pouvoir sur les personnes se subdivise en droit de placer dans une classe et d'en déplacer. un asile. ' . et à ériger en délit tout ce qui s'en écarte. comme devant être une fête religieuse où il est défendu de travailler. spécification des personnes. en changeant les biens-fonds en cimetières.

comme le concours de plusieurs individus dans un seul corps. Pouvoir attractif. 20 Par le pouvoir de déplacera l'égard d'offices désirables. J'appelle ainsi le pouvoir de — de ne : ou pourécompenser pas récompenser voir d'influence qui est en partie rémunératoire. L'influence est une source de motifs. 20 par la sujétion aux ordres qu'il en reçoit. elle est constituée: i° Par le pouvoir de placer à l'égard d'offices ' désirables. Tous ces pouvoirs on peut les posséder en chef. Peine. ou dans un rang plus ou moins subordonné. — Les co-possesseurs peuvent ne former qu'un seul corps. Récompense. . 7. Dans le gouvernement. 877 Il faut se souvenir que chacun de ces pouvoirs peut se subdiviser indéfiniment selon le nombre des mains dans lesquelles on le place. De là droit initiatifou droit de proposer un pouvoir : droit négatif ou droit de rejeter.POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. La subordination d'un pouvoir politique à Un autre est établie i° par la cassabilité des actes. Peine. 3° Par le pouvoir de placer à l'égard d'offices indésirables. le nombre de volontés dont on exige le concours pour que l'exercice en soit légitime. ou autant de corps — Le concours de veut. et en partie pénal. plusieurs séparés qu'on corps peut être nécessaire à la validité d'un acte de commandement.

élé- . abstraits. 1.de services libres. Récompense. Emploi libre des 'richesses. 3. Pouvoir de rendre ou de ne pas rendre toutes . à lui ôter les moyens de se cacher. à cultiver les sehtimens d'honneur.378 POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. et tout le monde sait combien les lois contre l'achat dés suffrages dans les élections. Résumé. Les lois contre la corruption en sont un exemple. a. Tout homme riche en a sa party en vertu de sa richesse. Analyse des pouvoirs politiques. sortes. mentaires. Il y a trois autres sources d'influence moins directe: I î. Il faut s'attacher à rendre le délit plus difficile.. Pouvoir immédiat sur les personnes». ou contre la vénalité des personnes en place. sont difficiles à exécuter. etc. 4° Par le pouvoir de déplacer à l'égard d'offices indésirables. est plus dangereux que le pouvoir coercitif : c'est parce qu'il est plus sujet à l'arbitraire. qui s'exerce par les récompenses. sans posséder aucun pouvoir politique en titre. Influence fondée sur la réputation de sagesse. à en diminuer la tentation. Ce n'est que dans un petit nombre de cas qu'on a pu assujétir l'exercice de ce pouvoir à des active règles fixes. On réussit mieux par des moyens indirects que par des moyens directs. Le pouvoir attractif.

collectivement. Pouvoir immédiat sur les choses d'autruiy 3. . Pouvoir de commandement sur les personnes prises individuellement.POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. Pouvoir attractif : pouvoir d'accorder du de ne pas acorder des récompenses. les ou sur classes. Pouvoir de commandement sur les personnes. 5. Pouvoir immédiat sur les choses publiques. prises 6. 3^9 a. . a9 À l'égard des choses. v 4° A l'égard des temps. 4. 3° À l'égard des lieux. Pouvoir de spécification pu de classification : 1° À l'égard des personnes. 7.

et l'on ee met à raisonner.qui d'être justifiée. pouvoir de lever les impôts : les autres une quatrième. Je vais montrer combien tous ces termes sont vagues et obscurs : On entend par chacun d'eux. sans s'embarrasser peut-être beaucoup de leur différence. Pouvoirs ÉLÉMENTAIRES. politiques I élémentaires. a° pouvoir exécutif: les autres y ajoutent une troisième branche. Quand on a adopté un de ces plansj. Personne ne fait entrer les mêmes idées dans ce qu'on appelle puissance législative ou puissance executive. CE dénombrement des pouvoirs politiques présente une nomenclature à besoin nouvelle.-et qui ne peut l'être qu'autant qu'on fera voir que les divisions les plus généralement adoptées jusqu'à présent laissent tous ces pouvoirs dans un état de confusion et de désordre. Entre l'état de la science et l'état de la nomen- . tantôt une chose.38o POUVOIRS POLITIQUES CHAPITRE SUITE. XXI. tantôt une autre. on croit avoir assez défini. pouvoir judiciaire. Il est tel pouvoir qu'on ne sait auquel de ceux* là on doit rapporter. Les uns divisent les pouvoirs élémentaires en deux classes : i° pouvoir législatif.

Quelquefois on suppose qu'il est exercé en chef. On se fait moins. Je pouvoir de commandement. il y a une liaison naturelle.dç scrupule de se servir de cette expression lorsque ce pouvoir ne s'exerce que sur des espèces.> qu'à un pouvoir dont les ordres sont périssables par leur propre nature. Parmi les auteurs qui ont considéré ce pouvoir comme distinct du pouvoir législatif. quelquefois on se sert du même mot pour des cas où il ne s'exerce qu'en sous-ordre. On s'accorde à supposer que l'exercice de ce pouvoir est libre des entraves qui caractérisent le pouvoir judiciaire. Tout le monde s'accorde à entendre par là. et pouvoir exécuUf celui qu'on voit s'exercer par un seul. On est très porté à appeler pouvoir législatif 'celui qu'on voit s'exercer par un corps politique. On accorde plus volontiers ce titre à un pouvoir dont les ordres sont capables de durer toujours. il n'est pas possible de raisonner juste.POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. on peut raisonner mal : mais avec une nomenclature aussi mal ordonnée que celle-ci. Pouvoir législatif. Cependant^ avec la nomenclature la mieux ordonnée. je n'en trouve . Pouvoir judiciaire. 381 clature. surtout lorsque l'étendue de ces espèces est considérable.

à qui les ordres du préjudice aient la faculté à. première condition . qui ait paru en connaître la différence. Voilà d'autres individus qui ont une espèce de pouvoir négatif. lier qui pendant l'audience lui aurait manqué de respect. i. il faut le concours de circonstances les actes sont nécessaires ne légitimer pour pas qui du législateur. Voilà le donc un individu à qui appartient l'initiative. Les ordres du législateur portent à-la-fois sur une classe nombreuse de citoyens r*~* mais ceijx aucun du juge ne fontrils pas de même? Ne juge-t-onpas des communautés. juge agit d'office. Il faut qu'une partie intéressée vienne demander au juge d'émettre Tordre en question. Il faut que les parties juge pourraient porter dé s'y opposer. droit de mettre en activité là puissance judi1 ciaire. pouvoir d'arrêter les actes de la puissance judiciaire.38a POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES.. des provinces? Ceux du législateur sont capables d'une durée ne le sont-ils : mais ceux du juge pas perpétuelle aussi? Ceux du juge portent sur dés individus : mais de émanent là les actes qui puissance appeparmi lée législative > n'en est-il pas qui font de même? Pour que le juge puisse émettre des ordres comme juge. 1 Cette peut manquer dans le casoù le s'il faisait arrêter un particupar exemple.

Il faut qu'il y ait preuve produite de quelque fait particulier sur lequel la plainte est fondée. . il n'y a point d'usage à suivre : or.Là où règne la loi écrite. c'est comme si elle les 1 Cette quatrième condition peut manquer dans le cas où il n'y a point de loi écrite. ou s'agit Pouvoir exécutif On peut distinguer au moins douze branches de ce pouvoir. fonction subordonné Moins le district particulière du gouvernement. s'il s'agit d'un cas pénal : ordre à l'effet d'investir la partie de tel * d'un s'il cas civil. des adverse soit admise à la que partie preuves contraires. v . même sur tous.POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. puissance suprême ne s'oppose pas à ces ordonnances subalternes". et fournir. d'une. il faut que l'ordre du juge soit conformé à ce que cette loi lui prescrit : ordre à l'effet dé punir. moins l'ordre a deduçée. sur des classes de citoyens. plus on est porté à soustraire ce pouvoir de l'espèce législative. . i. droit. tous les cas ont été d'abord nouveaux. est étendu. lorsqu'il} s'agit . Pouvoir de législation sur des districts particuliers. 4. de l'en divestir. 383 3. moins la chose est considérable. où on suit l'usage par conjecture : dans lés cas nouveaux. executive. Voilà donc la personne accusée dont le concours est requis. pour le transporter à celle qu'on nomme . Dès que la.

en exécution •de sa volonté générale. Pouvoir de placer et déplacer lés officiers subordonnés. à des pouvoirs de une fraternité. pour ainsi dire. des titres d'honneur. Dire. a. le pouvoir de faire des lois inférieures. Spécification in res. etc. Pouvoir de faire battre monnaie. c'est négative sur le pouvoir c'est poujudiciaire : s'il s'exerce. — C'est . voir de législation. Pouvoir dé pardonner. . 3* Pouvoir d'accorder dès privilèges aux individus. Quoi qu'il en sôit> c'est te pouvoir de commandement. C'est le pouvoir spécification in individuos. de la légitimer. de 4. encore le pouvoir de commandement. une corporation. Pouvoir militaire : celui d'enrôler et licencier est une branche du pouvoir de spécification in personas. je maintiendrai les lois que fera un tel. 5.arbitrairement". c'est la même chose que les faire soi-même. — Pouvoir de commandement exercé en opposition aux ordres judiciaires. Celui de les employer est une branche du pouvoir de commandement : ce qui en fait un pouvoir séparé. 7. 6. S'il s'exerce en connaissance de cause. c'est l'usage pour lequel il est établi. d'en fixer la valeur. C'est une branche du pouvoir de spé- cification. adoptait : ces ordres particuliers sont.384 POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. législation. Pouvoir d'accorder à des classes d'horhmës.

10. il faut que l'officier supérieur ait un pouvoir irri' médiat sur ses soit par la faculté de inférieurs.— commandement. ^. c'est la source d'où cet argent provient et le but auquel on\le destine. v) : 9.POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. . c'est transférer une classe d'étrangers amis dans la classe d'étrangers ennemis. déplacer. i2. Observez que. quelconque.. a5 . 385 8. Les obligations du traité s'étendent à la masse des citoyens : le magistrat qui fait Je traité exerce xtt. . Pouvoir de faire des traités avec les puissances étrangères. Pouvoir fiscal : ce pouvoir en lui-même ne diffère pas de celui que possède le caissier d'un particulier à l'égard de l'argent qui lui est confié. tion. faut une certaine quantité de pouvoir immédiat-et sur les personnes et sur les choses des citoyens en général. Ce qui en fait un pouvoir public. Pour exploiter tout pouvoir. de régie sur les magasins. Déclarer la guerre. pour exercer les pouvoirs miliil taires. Pouvoir. C'est comme l'intendance dans une maison : l'objet seul en fait un pouvoir politique. donc un pouvoir de législation. ceux de police et même d'intendance. autre moyen. Pouvoir de déclarer la guerre et de faire la du de branche C'est une pouvoir spécificapaix. Pouvoir de police : spécification. soit par quelque 1J. munitions de guerre et autres choses publiques.

POUVOIRS 386 POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. Quand il promet à un autre souverain quélses sujets ne navigueront pas dans un certain parage. lorsque tous les ouvrages n'ont porté que sur des termes si vagues. qu'on désigne par l'appellation corrélative. pouvoir législatif. mais il fallait montrer combien ils sont éloignés de représenter les véritables élémens des pouvoirs 1 Ceux politiques. auxquels on suppose des idées en attendant qu'on leur en trouve! Hhé s'agit pas absolument d'exclure ces mots adoptés dans le vocabulaire de toutes les nations de l'Europe. un pouvoir de législation. pouvoir exécutif. il défend à ses sujets d'y naviguer. C'est ainsi que les conventions entre les nations deviennent lois internes. c'est celle d'un pouvoir subordonné à un autre. ne présente qu'une seule idée claire . . qui rangent ce pouvoir parmi les attributs de la puissance executive n'ont pas fait attention qu'il était purement un pouvoir de commander. si mal définis. Faut-il s'étonner qu'il y ait tant d'opposition entre lés écrivains politiques.* Je ne sais jusqu'où l'on pourrait porter cette subdivision de la puissance execude chacune de ces branches à des branches tive : le rapport chaque autre n'est rien. On leur suppose toujours des limites fixés. moins que déterminé. et on ne leur en assigne jamais. Ce mot.

Il faudrait bien du travail et de la patience pour le finir. a5.POUVOIRS POLITIQUES ÉLÉMENTAIRES. . J'ai ébauché l'ouvrage. 387 La nouvelle analyse que j'ai tentée a bien dés endroits faibles : c'est une matière qui est presque encore à créer.

lorsqu'il y a dés peines prononcée contre les individus : sous îa^iiéonde. <Plan du code politique. XXIÏ. 3. tantôt sous une face civile : sous la première. Plus la part que le peuple aura dans le gouvernement sera grande. tantôt sous une face pénale. L'exposé des formalités qui doivent accompagner l'exercice des pouvoirs attachés à ces offices . plus cette partie-ci occupera d'espace. L'exposé des devoirs annexés à ces offices. i. Cette partie se présentera. L'exposé des pouvoirs attachés à ces mêmes offices. Les moyens d'acquérir les divers offices établis dans l'état. 2. 4. lorsqu'il . Cette partie ressemblera pour la forme aux ma tières du droit civil. les moyens d'en sortir. et de suite.388 PLAN nU CODE CHAPITRE POLITIQUE. Cette partie ressemblera pour la forme aux matières du droit pénal. dans les cas où ils sont exercés par des corps politiques. Si on détache du corps de droit une partie qui voici en peu s'appellera le droit constitutionnel. de mots les matières qui peuvent s'y rapporter.

droit de confédération.::. droit de port d'armes.Ceci contraste avec le droit pénal.PLAN DU CODE POLITIQUE.. qui et en sont les instrumens nécessaires.:. . ':\>^yï suivantes: i. On y consignera les lois qui portent ment sur l'office.. 3. Privilèges accordés aux districts.-'.*-v. :.. celui de n'être imposées que par elles»mêmes. Privilèges accordés aux.. Privilèges accordés ou réservés à la masse originaire de la nation. En cette qualité elles ont un aspect de lois pénales : d'autre côté il n'est pas naturel qu'elles articulent aucune -^.. au corps de l'état.Qui la? ferait peine en cas de contravention.: directede cette espèce exposent clairement certains actes sous le caractère d'actes ordonnés ou prohibés./'?I Parmi. 3. etc.•ii.ces lois on pourra distinguer les espèces . 2.-! •. '..8|) n'y a d'autre peine que celle de nullité • actes du corps. soit par comme succession. Il ne peut pas même mettre un particulier du chef est limité pat la responDe cette manière le pouvoir sabilité de ceux c'est ainsi qu'on veut prévenir. sable. M%.provinces acquises. lors de leur réunion 1 En te roi ne peut faire aucun acte sans qu'il: Angleterre.Ti-.:. • . Les lois pour lés . . ou quelque officier qui en soit respony ait quelque individu aux arrêts. conquis lors. comme liberté de culte. . du souverain. la peine de nullité à des actes qu'on attache .MV„-. infliger cette peme?.* 5. soit par union volontaire. -'.

Aussi voyons?nous. pendant il ne faut pas regarder de telles lois comme étant de nulle yaleuri H s'en faut beaucoup que les peines naturelles soient sans force : peines immédiates. les souverains respecter scrupuleusement ou des provinces. mécontentement d'une partie de ses sujets : peine. les privilèges des sujets . souveraineté perdue. Privilèges accordés aux districts cédés par i traités.ultérieure. de ta capitulation. déshonneur du souverain. sans avoir été conquis. 4. révolte. en plusieurs états de l'Europe.DU CODE POLITIQUE. et confirmés par traité de paix. Quoiqu'il ne soit pas facile d'appliquer des peicenes positives contre le souverain délinquant.390 PLAR.

Le code universel contiendra d'une part des concessions. d'autre part des demandes. et des tribunaux de justice na- . 3|)t< XXIII. serait le recueil des deLE code international voirs et des droits du souverain envers chaque autre souverain. droits qui n'ont pas lieu à l'égard des autres étatë. Il y aurait un code particulier'pour chaque état. tous les droits qu'il se serait attribués à l'égard de tous les autres sans distinction.PLAN DU CODE CHAPITRE INTERNATIONAL. Plan du code international. 11peut se diviser en code universel et en codes particuliers. Ordinairement la réciprocité aura lieu. soit en vertu de conventions expresses. soit pour des raisons d'utilité il se reconnaît des devoirs et dès réciproque. Ces devoirs et ces droits entre souverains ne sont proprement que des devoirs et des droits moraux : car on ne peut guère espérer de voir entre toutes les nations du monde des conventions universelles tionale. envers lequel. Le premier embrasserait tous les devoirs que le souverain se serait imposés.

Tel souverain s*èn« cerde à ses dans sujets naviguer gagé empêcher tains parages : il faut donc. la conduite.lois à exécuter.> . d'envoyer: on de's'abstenir d'envoyer des secours ou d'argent à telle autre puissance dégroupes ne redont 3° celle j l'accomplissement étrangère gardé que la conduite personnelle du souverain donné.qu'il fasse un changement dans les lois internes pour défendre cette -.-. . a° celles qu'on accomplit ?en exerçant bu en s'abstenant d'exercer une certaine branche du .de tel où tel formulaire en s'adfessant au souverain jétrangeKu? .souYéraih et /de ses sujets. du. '» Seconde divisioni Lois de paix.'-..3()a PLAN DU CODE INTERNATIONAL. lorsqu'on vertu de leurs conventions réciproques ils font. par exemple ^celles'par où ils'oblige de se servir ou de ne pas se servir . Les premières sont celles) qui regardent les deux souverains dans leur qualité de législateurs respectifs. Division des lois qui composent un codé particulier. par exemple. dans le recueil des lois internes^ des dispositions qui y sont conformes.[> Les lois" à exécuter sont : 1* celles qu'on accomd'établir ou telle en s'abstenant simplement plit telle loi interne •.celles qui règlent. .pouvoir souverain . à l'égard du souveçain étranger et de ses sujets.-rrlois de guerre j -i. f .:. Lois exécutées.> ?["/i" :VA\^ffi' navigation. | i.—.^ en temps de paix oude guerre.

lequel on fait exécuter tout un peuple. engagé dans un procès deux les soutient en même temps réciproque. Dans le civil. Ce parallèle n'est d'aucun secours . soit pénales. soit civiles /peut guider pour l'arrangement des lois entre les nations. Ainsi la république de Hollande avait acquis une espèce de servitude négative h h charge de l'Autriche sur le port d'Anvers. La guerre peut se considérer comme une espèce de procédure par laquelle on cherche départ et d'autre à se mettre en possession des avantages . par exemple. souverain attaqué. le Le souverain attaquant. en avait acquis une autre à l'égard l'Angleterre du port dé Dunkerque.qu'on s'est respectivement adjugés. Le droit de faire marcher des troupes à travers le pays d'un souverain étranger est une espèce de servitude positive. etc. les grands fleuves. par la paix d'Utrecht. Il y a des propriétés qui appartiens nent en commun aux sujets du souverain donné. c'est le défendeur. les démarcations de droits de propriété pour des inimeùbJes peuvent être les mêmes. Celui qui soutient une guerre offensive et défensive ressemble à un particulier qui. Ainsi. • 3ç)3 I^a même distribution qu'on a suivie pour lés lois internes. Il peut y en avoir qui appartiennent en commun au souverain donné et à tel souverain étranger] comme les mers.PLAN DU CODE INTERNATIONAL. c'est le demandeur. C'est un exploit par. rôles contraires.

\ pour la forme ou l'arrangement des lois. d'étran» gers amis ils deviennent étrangers ennemis. . WMW DU CODE INTERNATIONAL. Cette partie du droit des gens rentre dans le plan des codes particuliers où les souverains ont pu stipuler dès clauses relatives à ce changement. l'état de leurs sujets change respectivement. mais oij des principes peut on tirer parti pour introduire d'humanité qui adouciraient les maux de la guerre» Quand deux souverains sont en guerre. .• 3o4 .

naissent plusieurs moyens d'acquérir et de perdre.PLAN PU DROIT CHAPITRE * MARITIME. Civil.conventions particulières. — effets Il en résulte un grand nomnaufragés rejetés bre de. r 305 XXIV. an droit :-'/* militaire. au drçit civil. les grands vaisseaux sont des châteaux flottans. Plan du droit maritime. Les vaisseaux sont à-la-fois maisons et voitures. délits aient pour théâtre la terre sèche ou un-terrein couvert d'eau. Lorsque. Mais que'ces. est une espèce d'immeuble toujours en mouvement. qu'importe. dont la valeur est eh . maritime a • plusieurs <parties qui se rapportent au droit pénal. et pourquoi leur donner des noms différens? a. La mpr. Rivages abandonnés. i é Pénal.'lé brigandage se commet sur mer bu par dés gens îqur Viennent par >mer pour LE droit le commettre ^qn lui dpnne en certain*cas un nom particulier : c'est la piraterie. au droit des gens. Des révolutions qu'éprouve cet élément. si on peut employer une expression contradictoire en apparence. et de celles qu'il occasione. -— îles laissées à découvert.

et c'estpar là que le droit niaritimea une partie commune avec le droit . Mais pour le droit de passage. On voit à l'instant la matière qu'ellevofïre au droit des gens.#96 PLAN DU DROIT MARITIME.v Reste à examiner comment tous ces points doivent se rét . Tel vaisseau de guerre contient plus de. U>i vaisseau est une petite province ambulante comme. nulle.^ . lé droit ideré? coite. aux chefs de la marine > amiraux ^capi. là stérile. Le droit de chasse. ici elle est féconde.'/.*etc. ne saurait appartenir partout à tout le monde.':(:-.militaire. il peut être commun à tous sans nuire à personiie. ou.. rLe droit maritime vient aboutir au droit politique par Jes pouvoirs accordés aux officiers militaires. c'est comme une lande qui ne mène nulle part et qui c'est un chemin ne rapporte rien.. ':. ici c'est une garenne. gler pour l'utilité commune. là elle recouvre des prairies : partout et un chemin qui se répare de lui-même. Ce n'est pas tout : elle n'est que trop souvent un champ de bataille . monde qu'il n'y a de citoyens dans la république de Saint-Marin. en d'autrçs certains endroits très considérable. comme on l'appelle en parlant de la mer.. l'île de Imputa. Dans de grands éloignemens. Il s'ensuit donc qu'on pourrait établir de certaines propriétés sur mer comme sur terre. taines^ patrons de navire. le droit de pêche. <<*> ^ .

si on peut se servir de ce terme. 30^ entre le droit maritime Jusqu'ici la distinction et le droit terrestre. comme dans tout autre.--^. qu'il* y ait des lois à part.' sa place natu- . ou pur accident.PLAN DU DROIT MARITIME. -et renvoyer au code des marins^-ou se contenter dans le code pénal général. : ce Les vaisseaux sont sujets à s'entre-heurtèr n'est qu'un cas particulier de dégât dans lequel il peut y avoir. à cause des ciroù se trouvent les maconstances particulières rins. de rappeler les éyènemens les plus aux navires.". faute plus ou moins légère. communs par'rapport La police des ports peut trouver relle dans ce code particulier. v . en traitant des dommages.. n'a pas paru porter sur des fondemens bien solides. Cependant il est convenable. On peut faire des réglemens particuliers sur ces points. . des lois distinctes c'est un de eux : même moyen simplification pour dans le code. mauvaise foi.

qu'était-il Quelque libre que soit là constitution de l'état. XXV. La convention à l'égard des Services" militaires était lé principalv moyen id'acquérirî dé ces biéns-fonds : la nôn'-rèddition deces ïérvièés était Un dés prinéipàtix moyens dé IèV perdre^ Chaque baron sans' bornes exerçait Un "potivoiripresque sur ses malheureux vassaux.3p. Plan du code militaire. Autrefois le droit militaire avait plds de rapport avec. le civil qu'il n'en a aujourd'hui. taient dans rincertituder dans ces temps d'anarchie? DéVait-on l'appeler souverain où sujét> brigand oumilitaire. LES fonctions du militaire représentent celles de la justice et celles dé là police : tantotsil s'agit de prévenir le: mal. il faut nécessairement donner aux défenseurs de . tantôt 5dèie punir j* Quelque' . — ou ? Pour la multitude. Les bien s-fonds servaient* dé salaires. r fois les deux objets sont réunis. son magistrat tyran sort n'était que trop bien décidé : c'était l'esclavage le plus dur. Tous les droits flotUn homme puissant. C'était sôiis les lois 'féodales. •'•.8 PLAN DU CODE CHAPITRE MILITAIRE.

contra me.a point'd'autres. Il s'agit d'abord de les renfermer dans les bornes les plus étroites que leur destination puisse comporter^ ensuite d'indiquer ces mêmes bornes avec la plus grande clarté possible : et dussent-ils en certaines occasions être illimités. Dans le premier cas. autorisés par les lois. à tel:où tel corps de troupes. toujours suspects. paraîtraient le comble de la tyrannie s'ils étaient arbitraires. Voici Un exemple. on neur des lois restera intact: ne voit pas quel terme ils doivent avoir. . Témoin la dictature des Romains. et l'autorité des lois est foulée aux pieds. et l'hondans le second. surtout en temps dé.garder un silence timide. grand ou petit. Quinonsub me. . le sont d'autant plus qu'ils restent indéfinis. que le nécessaire lui manque. Mais ces pouvoirs. tout pouvoir qui ne vient. Or. L'occasion même qui fait naître ce pouvoir peut lui servir de bornes s'il n'en . de manière à ne pas grever les individus. il vaut mieux l'énoncer dans la loi que . Mais il peut arriver par mille accidens imprévus.PLAN PU CODE MILITAIRE* 309 la patrie des pouvoirs à exercer en certaines oc* casions sur les peuples qu'ils ont à protéger. Les mêmes procédés qui. ne feraient aucune sensation. ils auront un terme. dans un système complet. On aura soin de pourvoir à l'entretien des troupes par des arrangemens généraux. pas des lois est une infraction des lois.

PLAN DU CODE MILITAIRE.Toutes ces extrémités peuvent devenir nécessaires. Or. et dédommager les parties lésées. couper les arbres.les. ( ..-.:. péril . Il vaut mieux envisager courageusement cette nécessité. et donner au moindre sergent le droit de faire les réquisitions convenables. la campagne.. si çn peut se procurer de quoi vivre. tantôt par crainte pn s'arrêtera à des demi^mesùres au.faits }o$. quoi qu'en disent les lois.. accordez franchement un pouvoir qu'on prendrait au mépris des constater. Il faudra mettre ces rapports dans le jour . b . etréseryezrvousde pour punir l'abus. pour laisser tout faire au hasard et à la violence. que de se taire par crainte. qn ne sje laissera pas mourir de faim les armes à la main. ftlèrne parti à prendre à l'égard des~pouvoirs extraordinaires qu'il peut être nécessaire de confier aux çpmmandans ponr la défense soit de la campagne soit çlesvilles.. . de la choçe publique.. rompre les ponts. guerre. brûler les maisons > inonder. et ne le serpnt ni plus ni mpins pqui\avoir été anthentiquement permises.7.400 . Point de formalités raffinées . Au défaut d'une permission claire et précise j tantôt par dépit on outre-passera la nécessité au détriment des individus."Voilà les points par où le droit militaire s'enchaîne ayec le droit pénal et le droit civil : on sent bien qu'il a Une liaison continuelle avec le droit des gens. Emporterles provisions.

d'accorder a6 . et en rendant les chefs responsables. en constatant tous les faits. Quant aux moyens d'atteindre le but accessoire. exécuter. du côté de la méthode et du style il appartient au législateur ordinaire. diqué. le but accessoire de ne pas fouler le citoyen paisible. Comme la procédure ordinaire a son but principal et son but militaire a de même les accessoire. Cependant si du côté des idées il appartient aux hommes du métier. le plus efficace est. c'est une espèce de procédure contre les perturbateurs étrangers de l'état. le but principal de dompter l'ennemi. lo plus clair. xtr. ce serait faire un traité de l'art de la guerre : travail dont je crois qu'on me dispensera volontiers. Relativement au premier. c'est une loi à S'agit-il d'opérations militaires. 4°* par une suite de renvois récipro- ques. comme je l'ai inune grande latitude de pouvoirs. la procédure siens. indiquer les moyens qui s'y r ^portent.PLAN DU "CODE MILITAIRE.

partie au droit pénal. Plan du code ecclésiastique. CHAPITRE XXVI.4<>9 PLAN DU CODE ECCLESIASTIQUE. On a vu dans le catalogue des délits un ordre composé de ceux dont la tendance est d'abuser du motif de la religion. oti d'en affaiblir la puissance dans lés cas ou elle s'emploie au service de l'état. partie même au droit international. Les personnes revêtues de cet état ont quelquefois pour salaire des biens-fonds qui se trouvent. Dans la plupart des religions. constitutionnel. pour remplir leur objet. partie an droit civil. assujétis à d'autres réglemens que ceux des autres citoyens. . Presque partout on a annexé à cet état des pouvoirs politiques. C'est par là que le droit ecclésiastique se rapporte au droit civil. il s'est établi une classe d'hommes dont l'état consiste à cultiver et diriger dans l'âme des autres citoyens l'influence de ce même motif. Voilà pour le pénal. soit sur tout le corps du peuple. LES matières du droit ecclésiastique peuvent se rappprter. partie an droit.

comme l'interdiction quelquefois politiques.. comme l'exclusion de certains emplois militaires. comme les conciles. et que le souverain politique laissé exercer des pouvoirs en matière de religion à ce chef étranger. économie. En accordant à cette classe des droits et des pouvoirs. Pour le droit pénal tolérance : pour le droit politique l'végard du souverain. etc. Il se peut que ces pouvoirs exercés par des étrangers soient entre les mains ou qu'ils résident dans une d'un grand pontife. égalité avec \è& autres citoyens*. civiles. pour ce qui regarde les salaires. et. en les assujétissant à certaines obligations . soumissionà a«». 4°$ soit sur les membres mêmes de cette fraternité. Voilà pour le droit constitutionnel. etc. . assemblée. Voilà la liaison de ce code avec le droit international. s'il est possible. les principes qui doivent guider le législateur sont en petit nombre. publics ou judiciaires. dû mariage. Dans cette partie. entré euxmêmes.PLAN DU CODE ECCLÉSIASTIQUE. on a pu les assujétir encore à certaines sont quelquefois Ces incapacités incapacités. Les principes qui doivent régler leurs salaires sont les mêmes que ceux qui doivent régler tous les autres services de l'état. Ceci tient AUX lois rémunératoires. II se peut que la classe ecclésiastique d'un pays ait un chef étranger.

vices extraordinaires. pour le service des lois. est un mobile dont la force est trop précaire. telle qu'on ne peut la trouver que dans les peines. l'une punitive en cas de désobéissance. Le plaisir. C'est un auxiliaire utile. une force régulière et permanente. c'est-à-dire celui qui est à la disposition du législateur. Plan des lois remundratoires. Ainsj une loi sage. la récompense ne peut être employée que pour produire des serguère des oeuvres de subrogation. mais il faut. Quelquefois une même loi principale a pour appui deux lois subsidiaires de nature opposée. LE système de ces lois ne saurait avoir aucun plan qui lui appartienne en propre. car on ne peut pas appliquer une récompense à toutes les lois comme on y applique une peine. CHAPITRE XXVÏI.* en ordonnant à tout individu qui parvient à la con- . Seule. pour en faire dépendre des objets de première nécessité. et la quantité disponible trop petite. Elles se trouvent semées çà et là dans le code pénaUsans aucune correspondance régulière avec les délits. l'autre rémunérative en cas de soumission.4o4 PLAN DES LOIS REMUNÉRATOIRES.

/\0% naissance d'un crime de le révéler au magistrat. sont des espèces de lois rémunératoires dans ces dispositions ont les cas où ces conventions. et la peine est. Le champ le plus étendu pour le système rému— L'instrucc'est l'économie nératoire. placée à l'arrièregarde pour la soutenir. à ceux qui l'attristent et*l'accoutument à n'agir que par la crainte! Les récompenses se distribuent. tion publique peut aussi en faire un grand usage. pour objet des services rendus ou à rendre. tantôt en vertu des lois générales et permanentes. Quelquefois c'est la récompense qui se présente de front. politique. il faut user de des soldats. Ainsi veut-on remplir certains emplois-onéreux : on y attache un salaire pour amener des personnes à s'en charger de bon gré. menace d'une peine celui qui le cache. et propose une récompense à celui qui le découvre. sont préférables. qui garantissent les conventions. Pour avoir Les lois qui adoptent. les dispositions de biens entre particuliers. pour ainsi dire. on finit par » des enrôlemens forcés. tantôt selon le . contrainte. dans le traitement de la jeunesse. Les lois rémunératoires au droit appartiennent sous ce rapport civil. Combien les moyens qui élèvent l'âme et donnent à l'esprit l'élasticité du plaisir. des matelots* on commence par des gratifications.PLAN DES LOIS RKMUN1$RAT01RKS. mais si ce moyen manque.

Je dis pour la forme. bon plaisir de ceux qui en gouvernent les fonds*. que leurs avances Soient perdues.4o6 PLAN DES LOIS RÉMUNÉRATOIRES. en cas de succès. car tout le monde voit d'abord qu'une loi pénale. qu'il ressemble à une invitation générale faite à tous les individus d'étendre leurs services à tous les objets d'utilité. portée après coup. est d'une injustice révoltante : une récompense dans le même cas est précisément l'opposé. Est-elle bien appliquée : c'est un acte d'autant mieux entendu de la part du gouvernement. . Une récompense accordée sans avoir été promisé ressemble exactement pour la forme à ce qu'op appelle dans le pénal une loi expost facto. sans craindre.

que de dire quelles lois sont des lois économiques. Les moyens les plus puissans pour augmenter la richesse nationale sont ceux qui maintiennent la sûreté des propriétés. Mais je ne vois pas qu'il puisse exister un code do lois d'économie politique dis- . 4**7 XXVIII.ÉCONOMIE CHAPITRE Economie LA distinction POLITIQUE. qui s'uppelle économie politique y car l'esprit peut envisager abstraitement tout ce qui concerne la richesse des nations. marquée par le mot éemomie à tihë branche de la science de s'applique plutôt la législation qu'à une division des lois. politique. Il est bien plus aisé de à\tè quelle branche de cette science s'appelle économie politique. On peut dire qu'il y a une science distincte de toute autre. et qui favorisent doucement leur égalisation. s'il y en a de telles. Tel est le but du droit civil et pénal. et en faire une théorie générale. Des dispositions tendantes à augmenter la richesse nationale par d'autres moyens que la sûreté et l'égalité pourraient être considérées comme appartenant à la classe des lois économiques.

.ÉCONOMIE 4o8 POLITIQUE. L'économie politique. tirés indistinctement de tout le corps de la législation. Le recueil des lois sur cette matière ne serait qu'un amas de lambeaux imparfaits. à la finance par les impôts et leurs effets sur la richesse publique. par exemple. L'économie politique se trouve liée au droit des gens par les traités de commerce. se rapporte aux lois pénales qui donnent naissance aux esla contre de délits délits popuque j'appelle pèces lation et délits contre la richesse nationale. etc. tinct et séparé de tous les autres codes.

en partie au droit pénal. L'un répond au quoi. en en partie au droit partie au droit constitutionnel. constitutionnel. la finance est liée avec le droit et quelquefois avec le droit in- La perception des impôts est à leur assiette ce qu'est la procédure au droit substantif. international. Cellesci consistent simplement à dire : « Payez tel impôt « en telle occasion. l'autre au comment. ternational. La finance a ses lois indirectes ainsi que ses lois directes. Plan d'un code de finance.PLAN D'UN CODE CHAPITRE DE FINANCE. la finance se rapporte au droit pénal. auxquelles les propriétés ou l'industrie sont soumises pour les impôts appartiennent au droit civil. » Les indirectes se rapportent aux précautions qu'on prend pour empêcher les . et à cette espèce de délits que j'ap— Pour les droits et pelle non'paiement d'impôts. les devoirs des officiers préposés à cette branche Les conditions d'administration. LA matière de ce code peut se rapporter en partie au droit civil. 7|0() XXIX. — Pour ce qui regarde les devoirs des contribuables.

Dans les gouvernemens où le peuple n'a aucune part. d'en bannir les ex1 C'est objet ne peut s'accomplir que rarement. . Un traité sur les finances devrait commencer par deux tableaux. pour en faciliter la comparaison et manifester les qualités particulières de chacun d'eux. c'est d'en simplifier la langue. i° Tableau de tous les inconvéniens qui peuvent résulter de toutes les espèces d'impôts possibles. individus de se soustraire à ce paiement des inipôts. a0 Tableau de tous les impôts rangés dans l'ordre le plus commode. c'est à cause de celles qui portent sur lés délits accessoires. Troisième objet : Eviter de faire naître des maux accessoires à l'obligation de payer l'impôt. Le canton de Berne ne levait point d'impôts : il vivait de son domaine. et peut-être ne serait-il pas à désirer qu'il fût général. Quant aux principes qui doivent régler les impôts. la nécessité déménager la solvabilité des contribuables est pour eux une espèce de sauve-garde. sonne la peine de perte et de privation \ Second objet : Faire en sorte que cette peine de contrainte et de privation soit réduite à son moindre terme. ils font partie de la science de l'économie politique. Si les lois fiscales sont généralement si conipliquées. Un objet essentiel dans un traité de finance.410 TLAN D'UN CODE DE FINANCE. Premier objet de la finance : Trouver de l'arsans faire éprouver à pergent sans contrainte. C'était un cas à-peu-près unique.

de tout ramener à la clarté et à la vérité. le mot qui exprime le véritable fait sans aucun détour. jusqu'à un certain point. Mais il quand on traite des principes de la législation. en matière faut employer le mot propre. parce qu'on y fait entrer des termes qui n'ont point de sens ou qui ne présentent que des idées fausses ! . une retenue. et non pas un vol. Combien de questions paraissent très difficiles à résoudre ou même sont insolubles. On ne saurait croire combien les termes techniques ont contribué à voiler les erreurs. et à renfermer la science dans un petit nombre d'adeptes. sur des procédés horribles. Ils disent. Ces ménagemens de style sont à leur place reconnaissent : et les obscurités de procédés : il vaut mieux dire d'un ministre qu'il a été remercié que congédié. La connaissance de ce jargon est devenue un signe cabalistique auquel les associés se du langage ont servi aux financiers à tromper les simples. à masquer la charlatanerie.PLAN D'UN CODE DE FINANCE. 4 »* pressions fausses. métaphoriques et obscures. par exemple. qui en ont fait une espèce de monopole.

L'action ad exhibendum du code Frédéric opère un effet semblable à l'égard des choses. y étant soumis comme les autres. c'est que les ministres qui agiraient par ordre du roi. arrêter. CHAPITRE XXX. . 3°Ordre chronologique des démarches qui peuvent avoir lieu. 4° Pouvoir à exercer provisoirement s'assurer de \& justiciabiltté de l'accusé. ces trois dédommager^ prévenir. ou des droits non accomplis qu'il s'agit de faire accomplir. de procédure. Ce qui la rend fameuse. On commencera donc par le système de procédure cfui convient à chaque délit. objets du législateur font naître trois branches distinctes : de procédure ad compescendum\ ad 1 La fameuse loi anglaise à'fiabcas corpus est un exemple de la procédure ad compescendum à l'égard des délits qui portent contre la personne. pour 1. Plan de procédure. 20 Ordre desjins qu'on peut se proposer en comPOUR arranger les matières les mauvais effets de chaque délit. de part et d'autre. il n'y a point d'emprisonnement arbitraire. 2. dans la poursuite de ces battant fins.4 12 PLAN DE PROCÉDURE. il faut avoir sous les yeux quatre principes : i° Ordre des délits qu'il s'agit de combattre.

on ne Saurait avoir d'autre sûreté que celle de sa personne. On arrêtera un homme sans fortune.PLAN DE PROCÉDURE. Ces trois branches n'ont pas lieu à l'égard de chaque délit. Le besoin de ces précautions se mesure sur l'intensité de la peine. La nécessité seule peut autoriser plus léger de contrainte. Quant aux précautions pour soumettre la partie à la justice. soit par les autres motifs de sa résidence. que de s'y exposer. 4'3 compensandum. que la responsabilité déterminer ces précautions. s'assurer de la personne de l'accusé ou de ses biens. qu'il aimerait mieux s'exposer à subir le sort de son jugement que s'y soustraire par la fuite ? L'emprisonnement serait une rigueur inutile. Mais peut-on présumer. le degré le . sent. adproeveniendum. comme on peut s'en assurer en les essayant un à un. La peine attachée au délit dont il est accusé est peut-être telle qu'il aimerait mieux indemniser ses garans ou les laisser souffrir à sa place. — ou l'admettre à donner caution. soit d'après ses biens. le pauvre plus que le riche. il y a deux choses à faire. Ce n'est pas tant la nature du de l'accusé. Dans ce cas. dans un cas où on n'arrêterait point un homme riche ou un Non que l'étranger doive être plus maltraité que le naturel du pays. qui doit délit. mais c'est que les circonstances des uns offrent une garantie que celles des autres refudomicilié. surtout un étranger.

Tous les délits à l'égard desquels on pourra suivre*la même procédure seront placés ensemble et désignés par un titre commun. appelée action civile. peut se conserver ou se représenter sous d'autres termes : —.Procédure de ri— — de moindre procédure rigueur. se rapporte directement à des droits. Le code de la procédure sera bien abrégé par sa distribution en titres généraux et en litres particuliers. On aura soin de rédiger des formules pour toutes les choses qui en sont susceptibles j c'est-àdire. procédure sans rigueur. La distinction entre procédure crip\ineller-rpMit criminel et civil. tout ce qui peut se faire dans le cours de l'instruction par une règle générale.4 14 PLAÎf DE PROCÉDURE. l'action pêtitoire. L'action pénale se rapporte directement à des communément délits. et indirectement à des délits. . gueur.

Fermer les yeux sur la masse d'un fardeau qu'on est obligé de porter. il n'est pas moins nécessaire de la connaître.. sphère des lois pour présenter sous un seul aspect toutes ses parties. ce n'est pas un moyen d'en alléger le poids. pour ainsi dire. mais ce n'est pas une raison pour en rien omettre. serait vaste. du corps de droit. et cet objet principal n'avait jamais été rempli» J'ai osé et j'ai. il fallait d'abord embrasser l'ensemble de la législation. aplani la l'entreprendre. D'ailexclure? A quelles leurs. IL ne suffit pas qu'un corps de droit soit bien rédigé eu égard à son étendue. Pour atteindre à ce but. Caligula suspendit bien haut les tables doses lois pour en rendre la connaissance difficile. Qu'une loi soit écrite ou non. Le recueil des lois.INTÉGRALITÉ DU CORPS CHAPITRE De l'intégralité DE DROIT. . fait sur ce plan. il faut encore qu'il soit complet. quelle partie faudrait-il obligations faut-il nssujétir le citoyen à son insu? Quel piège pour lui que des lois qu'il ignore? Ce serait de la part des gouvernemens le plus grand des crimes. si ce n'était l'effet de l'incapacité et de l'ineptie. . /\l5 XXXI.

ni à l'usage . Il ne faut rien référer. elles ne sont pas même écrites. les fixer par écrit. qui eût des coutumes. soit par des soit par l'usage. somme en sera infinie : c'est un axiome do mathématiques. . sait-il ce qu'il fait? Peut-il le savoir? N'est-ce pas un champ éternel de disputes? N'est-ce pas d'un tout ce qu'on a préseul mot rendre à l'arbitraire tendu lui ôter? Cet amalgame ne suffit-il pas pour corrompre tout un code? Qu'on mette ensemble l'une finie. il dût les abolir. il pourra les homologuer. voilà donc la première complète. ni à des lois étrangères. On fait par indolence ce que l'empereur romain faisait par ty- combien rannie. règle. l'autre infinie. C'est ainsi qu'en agit CharlesQuint à l'égard du llainaut. conventions. une ville. par exemple. à la conservation desquelles il se trouvât obligé. ni au prétendu droit des gens. le droit romain. ni au prétendu droit naturel.INTÉGRALITÉ 4l6 DU CORPS DE DROIT. la deux quantités. Tout ce qui n'est pas dans le corps de lois ne sera pas loi. d'états où les choses vont plus mal encore! Les lois ne sont pas même sur des tables. Le légisRédaction lateur qui adopte. Non sans doute : mais en s'y prenant avec les ménagemens nécessaires. Je ne dis pas que si parmi les états d'un souverain il se trouvait une province. des lois non écrites.

Vespèce.. il est exprès37 .INTÉGRALITÉ On objecté DU'CORPS 'DE DROIT.<> viduels possibles. par exemple* que tous les genres de délits sont compris dans' les tableaux ne cet renferme/ ^ouvrage quoiqu'on puisse que pas s'assurer qu'on ait prévu'tous les délits indi-. peut îles prévoir dans individuellement. Le code Frédéric est de 1751» Le code sarde est de 1770. u* Je conviens qu'on ne saurâit^les prévoir mais on . il n'en est aucun qui lé soit. Il a bien fallu commencer par faire les 1lois ci viles i ou pénales en tàtoti-' nant.' on peut s'assurer. Le plus ancien >c'est le code danois : il est de i(î83.t.UH. à mesure que les circonstances en ont fait sentir la nécessité.»".ii?-. Un législateur éclairé sait les prévoir et les prévenir par des précautions générales.i y. Le code suédois est de 1734. ni.. .. Avec une bonne méthode.<:*.>". Uniégisîatéiir borné'ét timide attend aient pris que les maux'particuliers naissance pour leur préparer un remède. Mais ce procédé des âgés de barbarie ne doit pas pas être suivi dans l'Age de < la civilisation. Dans la préface du code danois..-. On a comblé les brèches avec le corps des victimes. 4'^ à-une> rédaction «des loisqu'il n^est dé prévoir tousfles cas* qui peuvent pas possible arriver.. on devance les évènemens au lieu de les suivre : on les*domine au lieu d'en être le jouet..vm>: ?. De tous les codes que les législateurs ont considérés comme complets.

ni pour les contrats. Le code.*. rien>sùr.-m?Cependant c'est le moins incomplet de tous les! codes. Le code sarde reconnaît le droit romain pour sa base. s'en faut même beaucoup.quelle: car on y parle d'un droit féodal qu'on se propose de rédiger dans la suite\ d'une partie du droit canonique à laquelle on ne touche pas.riçn sur. suédois manqué de toutes le»parties Î lui maijsil aucodedanois manque manquent qui de plus le droit politique ou constitutionnel. . Point dé formulaires. La science:législative était trop peu avancée pour fournir des modèles d'arrangement et de distribution» . il y renvoie fréquemment sous lé nom de droit commun» Il n'en faut pas davantage pour tout replonger dans l'incertitude* Je ne dis rien de la méthode suivie dans ces codes.4*8 I^T^GRALITI DU cp^PSPR naoi^. ljBs^régleni. excepté ceux^e la justice. leldroit des^gens.oirs djes officiers.e pour universel* est absolument bprné à la partie civita il soit complète.qui?poncerne l^js imppî§j. rien surlgspjpny.ens des professions. sèment. ni pour les pièces ^le procédure. {Jéclafé qu'il est qo^nplet^eepen^ntil^e contient rien dé çe. Le code Frédéric * donné dans le tit). ni pour les dispositions des biens. de plusieurs sjtatuts des villes et des provinces qu'on se réserve d'examiner. subalternes. etc.rjen sur Ja/sujccesiion de la couronne .

Une. il. qui puisse mériter le nom de /oi. a une base assurée. il y a pu législateur j il y a une volonté..&lejirs peuples:* . c'est le juge lui-même. Si elle a un législateur. La grande utilité de la loi. a 7.». Son origine est ignorée : elle va toujours en croissant : elle ne peut jamais être finie :.s. manifeste. c'est la certitude. législateur dont et toujours et les lois sont toutes particulières. l<.rhn>* La loi écrite est la §eule. La loi npn écrite est-à proprement parler une loi conjecturale. . bien ont rédigea^|wh çprpsidfiidrjôitvîls autmoins>en grande?parjie^ lés fajç disparaîtra.àns la[ . Ils ont délivré leurs peuples (Ju droit non écrit. - . drpitpar goulequel verne )es animaux. ' . nécessairement ex post facto i législateur qui ne promulgue ses lois que par la ruine des individus sur qui elles portent. qne-ees sonyérains ont faits.«n'a rfen de tout cela. Joi non écrite. . n!pn.y a tmc expression de cette volonté.qpmposi|ipn #un. : et qtu n'est pas digne. 4^9 Çpsf observations.de/d^pHçiertes/pr^en. loiSjqui serépètept etles lois qui se contredisent. immense. urte époque connue do sa naissance. A la loi écrite il y.sodea jfffltnrt. dés hommes. une fiction dé loi. elle se modifie sans qu'on s'en aperçoive.Celui^quj^ do moins réussi 4.-^ii.En ce drpit.INTEGRALITE/DU CORPS DJ DROJT. il . incertain par essence y 4rpi|>sanâ Comon mencement et s^is fin.t< riçri mpins ppuï\ objet quft.

Il n'y a que la plus grande intégrité dans un tribunal qui puisse empêcher les juges de faire d'une loi non écrite un moyen continuel de faveur et de corruption. et peut-être innocemment les admirateurs.4 20 I«T£GRALITÉ DV CORPS DE DROIT. > Mais partout où elle existe. les hommes de loi en seront les défenseurs. un moyen de réputation. On aime la loi non écrite. la en avoir dans il ne saurait en a Joi y n'y point. par là même raison que les prêtres d'Egypte aimaient leurs hiélés là raison : même que par prêtres roglyphes dans toutes les religions aiment les dogmes et les mystères. On aime un moyen de puisun moyen de sance . fortune. il recueille autant d'opinions que sa fortune peut lé lui permettre. Le citoyen. réduit à des consultations. peut prendre pour part. non écrite. il assemble des avocats. . ne pouvant la trouver nulle est il son la ne guide. et tout ce procédé ruineux n'aboutit le plus souvent qu'à créer de nouveaux doutes.

. ?) i? . doivent être au-dessus des petites commander et instruire Elles doivent j passions. Leges non decètéssè dis» dit Bacon. faites pour les siècles.pre~ o tendu..PURETÉ DANS LA COMPOSITION. — Les uns" l'ont niê^ lës! autres l'ont 1 «affirmé^ mâisnous voulons et OrdoriiiOnsî!-^ 1 Cocceiji. de tout ce qui n'est pas là loi. sedjubéntes.. On y trëùvè devient un instrument à tout "moment ces formtûlës : '« Oh a mis ïen « question.. ~ Quelques' îjurisconsultes. Le sceptre royal dans ses mains de combat. et docèntes. de taut ce qui n'est pas l'expression pure et simple de là volonté du législateur. de tout rnélmge étranger.< -.. J'APPELLEpureté dans la composition d'un corps de droit l'absence de toute matière hétérogène. elles né doivent pas descendre sur l'arène et disputer avec lès individus. d'un corps de'droit. Il aurait' dû pûtantes. . ont 1. Les lois.TC fol XXXIi. Code Frédéric. CHAPITRE De la pureté dans la composition P. . ajouter Je vois avec peine lé rédacteur * du codé d'une grande nation* s'occuper saris cesse à^tHômphër . • : .-. des jurisconsultes.

à laquelle on se réfère et dont on fait la base du droit. Une autre forme non moins vicieuse. î» Les hommes. les opinions. il doit s'élever au-dessus de tous les démêlés éphémères. intercepte la volonté du législateur positif? Les rédacteurs du code Justinien avaient donné l'exemple de toutes ces fautes. » Lés dissertations historiques iieddivéhtjioint . c'est d'envelopper la volonté du législateur dans une volonté étrangère. je veux. point de dire : <çC'est ainsi qu'à pensé « Tatius ou)Semprpnius. les choses. ce me semble. cette loi naturelle.foi PURETK DANS LA COMPOSITION « Nous abolissons par ces présentes ces distinc« tions tout-à-fait destituées de fondement. L'empereur méconnaît sa dignité au. a pensé le con« traire. etc. et non le triomphe.— «déclarent. » De quelles lois s'agit-il? de qui sont-elles? et cette loi antérieure. n'est-ce pas une source d'obscurité? n'est-ce pas un voile qui. « Les lois civiles fréquemment — Les lois excluent.. Au lieu de faire dire au législateur. Dans le même code on trouve ces expressions . » Il la méconnaît bien davantage quand il va jusqu'à rester en suspens entre deux autorités opposées • « C'est ainsi qu'a « pensé Tatius. Les lois « ont accordé. ils lui font dire à tout moment. tout doit être vu en grand» La conciliation doit être l'objet du législateur. mais Sempronius.

La grande utilité d'un corps (te droit. Si ce qu'ils ont fait est bien. faites comme eux. Il ne faut point citer ce qu'ont fait les Romains. 4*3 avoir de place dans le recueil général des lois. mais n'en parlez pas.D'UN CORrS DB DROIT. c'est de faire oublier et les débats dps jurisconsultes et les mauvaises lois des temps antérieurs. .

c'està-dire qu'elle fasse naître dans l'esprit une idée qui représente exactement la volonté du législateur. Quidquidproecipies esto brevis: ut cita dicta Percipiant qnimidociles. Deux choses sont nécessaires à l'accomplissement de ce but : i° que la loi soit claire. lui con- Le but des lois est de rédiger la conduite du citoyen. 4»4 CHAPITRE XXXIII. a° que la loi soit concise. afin qu'elle se fixe aisément dans la mémoire. voilà donc les deux qualités essentielles. contribue à là brièveté contribue . Les secondes à saisir les beautés qui viennent. brièveté. Tout ce qui à la clarté. Les premières consistent à éviter les défauts qui le corrompent. Là volonté du législateur cée dans l'esprit du citoyen. IL faut distinguer dans le style des lois les perfections essentielles et les perfections secondaires.STYLE DES LP1S. Clarté. Du style des lob. teneantque fidèles. ne se sera point plaou n'y sera pas exac- .

proposition trop éteridue> pro> * .' ri. 3" lorsqu'elles présentent une proposition différente de celle qui était dans du législateur. «Quiconque auratiré'du « sang dans les rues î dit la loi.. en ce qu'elle n'adrnettàit point d'exception pour «les cas -où* l'action de tir^r cïiiv sang dans les rues n'avait rien que d^itile^dii^ci'ink s'étéhdàit jiaâT nocerit : par défaut^ en ce'0411*0116*116 aux rrteurtrissures ïet 1autres manières de blesser :. . si je né-me . qu'elles né présentent qu'une partie de l'idée qu'on a voulu naître .! position trop restreinte. était vicieuse par excès et par défaut : par excès. .-. fo$ tement. 4° lorsqu'elles renferl'intention ment des propositions étrangères conjointement faire avec la proposition principale. : Je me servirai pour exemple d'une loi citée par et qui avait été faite.'= pour.» Puffendorf. sera puni de mort./'. Cette rédaction non moins dangereuses que dés plsties'sanglantes. c'est-à-dire il ni it u I.à découvert un des vices de là kuV ^^un:. Cet événement fit sentir le besoin d'interprétation.STYLE DES LOIS. . dans une rue un I homme évanoui et lui fait une saignée. i° lorsque les paroles de la loi ne présena0 1ers* tent pas des propositions intelligibles.. un où lé délit de l'assassinat trompe. proposition équivoque. Un chirurgien trouve . pays était devenu fréquent. Lés défauts du style peuvent donc se rapporter à quatre chefs : proposition inintelligible.

q * uaq . se confiant au sens littéral* laissé son adversaire à demi mort de coiipsi à la manière' de cet archevêque quiy pour ne pas verser lé sàhg 1 chrétien. dans un cas semblable.STYLE 4^6 DES LOIS.en Rabaissant scrupuleusement au soin des mots. réfléchir beaux esprits en législation sur r cet exemple ^ ces qui* croiraient déroger aux droits du génie . Tels mots y telle . en s'attâchant au texte. L'intention Un jugé.rinflexible*.-. . . et même des oeuvres de bienfaisance.loi. également fidèle au texte. Qu'ils daighent. il s'expose à être condamné parun : 1 5* d ù. et le laisse mourir par prudence/ Un autre.:. n'écoute que l'humanité ^ et secourant. du législateur était de comprendre toutes les espèces d'injures dans sa prohibition graves qui peuvent se çoïnmettre dans les places publiques. laisse dans l'impunité des actes de violence plus nuisibles que des coups qui ont fait couler le sang: La loi qui présente différentes significations au juge ne peut pas avoir plus de clarté pour les individus. L'un trouve ùh passant frappé d'apoplexie. Un antre juge.->. . Il n'avait point su exprimer clairement < cette intention. jugé Un autre. y comprend des accidens légers. Se servait d'une massue.le malade i en violant la lettre de la loi. Fait- .

fera toujours un ensemble trop considérable pour se fixëi* èrï eritièi* dans la mémoire des citoyens. foj on des lois autrement qu'avec des mots? Vie* litout ce que itj^îis berté . la composition l '" et dés paragraphes. • i--'M-1'i '"--'t ^-MH:^ 5:}. Il faudra ddhc diviser le code général en codes particulière . exprimer législateur Les défauts lés plus contraires à la brièveté dans un paragraphe sont tp lés'phrasesIncidéntësYies parenthèses qui auraient dû faire* dés àr^iclës^distihcts^ 3° la* tautologie. » 3° la répétition' dés hïbfs . phrases des :' vicieuses -.La brièveté dans le style dont il s'agit ici Hc concerne que le texte des lois.. avons dé plus précieux dépend dû chpix dès môts'i La clarté dans le style dépend dOné de là lBgiqué et de la grammaire : deux sciencesl^u'il ftiiit 5 à faire fond iittè bohriô^rédàc'ticii pour posséder de lois. Les longueurs sont particulièrement où lé dans même se trouvent l'endroit lorsqu'elles '' sa: devrait volonté. propriété. fût-il réduit par une bonne méthode à la moindre dimension possible. honneur.i Quant à la brièveté. jiiOur l'usage des différentes classes qui ont besoin de connaître une partie dès lois plus spécialement ' : * '•'• que toutes les autres. par exemple y Ibr'scjïi'dn faisait dire' aurbi de Franco : « j^oUloHèy'ordSAmnons et nous plaît . Lccdrps des lois.. il faut distinguer.STYLE DES LOIS.

au lieu de se borner à l'évèneon se sert à cet effet. lorsque pour mar* quer une époque. . spécifiques. 6° détails inutiles : par exemple. au lieu du mot générique . Il est essentiel de ménager à l'esprit defréquens repos. . 4° larépétition de la définition. pour C'est encore là un défaut bien choquant ides . on s'appesantit mentdont sur les évènemens antérieurs. là où le masculin les aurait marqués tous les deux. de la phrase est oublié avant .et cemént. mémoire. ou lorsqu'on met le singulier et le pluriel dans les cas où l'un des deux nombres aurait suffi . et que la loi est offusquée sous le verbiage de la rédaction. 5° le clé-i veloppement des phrases. C'est par l'ensemble de tous ces défauts que les statuts anglais acquièrent cette prolixité démesurée. majs encore par la coupe des phrases dont le paragraphe est composé. Cette circon- stance importé également pour l'intelligence et la . parvenu .4«8 . au lieu du terme propre! qu'il fallait définir une fois pour toutes. lorsqu'un fait mention des deux sexes. non-seulement par la distinction des paragraphes. STYLE DES LOIS.. à l'égard du temps. au lien de se servir des ellipses usuelles : par exemple. qu'on spit ' au 'i> ! milieu. Il faut souvent parcourir des pages le cojnmenpour arriver àéun sens déterminé.statuts anglais.

-. une algèbre en sens contraire. ne sont point authentiqués. renvpis. Celui des numéros est le plus simple. texte de la loi.. ou telle autre phrasé du même genre. l'acte «ntier est d'une seule pièce. Dans l'algèbre flirte lettre tient lieu d'une ligne de niots : ici une ligne de mots ne remplit que très imparfaitement la fonction d'un chiffré.. le moins sujet à meV prise. fait-on connaître le commencement et la fin d'un article? Ce ne peut être qu'en répétant ces clauses iritroductoirés -. C'esty pour ainsi dire. et les .numéros qui les désignent dans les éditions courantes. sans distinction de paragrasans chiffre/ Comment phe.-. le plus commode pour lés citations et les v-< -.et de plus il est ordonnée ëVde plus il est ordonné par l'autorité ci-dessus mentionnée. sans ponctuation. Veut-on amender où révoquer un article d'iiti acte : comme il est impossible dé désigner cè^ai*ticle par un reiivoi numériquèV on est rédiiit^à dés périphrases et des répétitions toujours lOnguésy .. Les actes du parlement britannique sont encore en défaut à cet égard. Ils doivent être numérotés. Je dis imparfaitement s car ces mots servent à là divisipny niais ils ne peuvent pas servir àuk renvois. foi) Il ne suffit pas que les articles soient courts. La division en sections.. Dans le parchemin original..•. Il faut quelque mpyëh pour les séparer et les distinguer.STYLE DES LOIS..• •>.

• v vr » / soin d'écarter ouid'iutroduire^ Lçs_ lois sont susceptibles d'une sorte d'éloqùenaé qui letuvest propre. on peut noblesse. ne fût-ce que ppur leur concilier la faveur .suivie itême pied par négligence. en Lanpblessjédépartie de ^arrangementdesmpts. P'aiUewrs. les statuts. les virgules. Quant &m perfections. ment aurdessus: de tpute réplique. C'est.430 STYLE PES LOIS. d'inconvénient ses çpnt restées. force et Vharmpme dépendent on partie des*qua1jtés mécaniques du langage dont p ji se sert -. Les premiers actes du parlement sont d't?» temps où la popetuation n'était pas en usage» où les chiffres arabes n'étaient pas connus. habitude ou par une opposition secrète et intéressée à tpute réforme. Nous avonsvécu dés siècles. simplicité et d'imperfection courts et si peu. nombreux que le défaut de divisensible.-. et les chiffres. ! .ppints. Aussi i|n acle du parest une composition inintellilement britannique gible peurééu* qui n'ont pas acquis par une longue haMtudeJa facilitf de les consulter. du second. ppurqupi lejs adopter aujourd'hui? Argui :.•> «.? pend principalement:. La les réduire à trois yforce. dans leur état de étaient si originale.><. et qui a:bien son Utilité.harmonie. et par conséquent obscures. sans çpnnaître les. Les chosion n'avait pas.ordre.des idées açqes&oirès qu'onta »-. l'effet d'un attachement superstitieux au?c anciennes coutumes. par.

!? Il faut. quo des termes de droite \'-. il faut: avoir soin dé lés.^ mots connus et usités . ne mettre dansun cprps^e lois. 1( est aussi très convenable que les lois pprtent le cachet de la tendresse paternelle* et qu'on yi laisse des marques sensibles de la bienveillance qui les a dictées.!:. mpntrerait-il parque ses sévérités. qui n'appartient qu'au pouvoir suprême.=et dans les préambules dé quelques édjts de Louis XVI. . Pourquoi le législateur rougirait-il d'être père? pourquoi ne..\Ï -H^ÏÏ» rniiiersaupeuple. sous les ministère^ de deux honimes qui ont hp'noré la • > 'f r Frf»Uceet l'humanité.A doivent diriger îa pratique. téchf niques. se voit.Après.cé dé se servirde termes.. V.STYLK DfS LPIS. 3QjSi<l'pn çst:fbi.V.(dès ^Lçs.ar!ÙJï chaînon)ou il ne se trouve que dé" tels ..mêmes spnt des bienfaits? Ce genre de beauté.de/l^oisrt^ineS^'.:ti':v. plus ou moins longue^doit toujours fiMr P. ces notions géuérafesy vpiéi lès règles fcfuji > ï-. ou au moins la chaîne des défnntions. {{${ le cette C'est dans vue que législateur populaire. une. leur brièveté.. autant qu'il est possible. pourvu qu'elles réunissent à. doivent être.^>. dans les instructions dé Catherine II -.î:< >if>:b^:e^:^. peut placer quelques sentences murales.définir dans de CprpS.parfaite convenance le mérite de frapper l'esprit-par.

moins vous employez de mets différens. au lieu qu'en vous servant des mêmes mots vous ne laissez pas douter que votre intention ne soit la même. plus vous pourrez leur et. mais l'identité des mots contribue encore plus à la clarté qu'à la brièveté : car s'ils varient. parce que l'explication terme peut servir une fois pour toutes .de soin.43â STYLE DES LOIS. C'est d'abord un d'un moyen d'abréger. Enfin. mêmes paroles : Ne vous $eiv vez jamais que d'un seul et même mot pPur exprimer une seuleset même idée. Dans les ouvragés de goût\ là perfection de l'art consisté à cacher Parti Dans uiie législation qui s'adresse ati et à là parpeuplé tie la moins intelligente du peuple y la perfection de la science estdè ilê pas se faire séntirl Une • noblct simplicité est $on-plus bèâuf caractère^ iSiidansscét ouvragé on trouvé de la sciencejr et même: une science épineuse et abstraite:. 4° Mêmes idées.tfil faut considérer que j'avais à combattre UUe multitude . Ceux qui prodidonner'd'exactitude guent les paroles connaissent bien' peu le danger des méprises: et en matière dé législation le scrupule péut-il aller jusqu'à l'excès? Lés paroles de la loi doivent se peser comme dés diamansr La composition d'un corps de loi sera d'autant plus savante qu'il demanderait moins de science pour être compris. c'est toujours un problème que de savoir si on a voulu exprimer les mêmes idées .

des à substituer délits. à un jargon incohérent et confus une langue très imparfaite encore. Ils sont hérissés d'une science aussi rebutante qu'inexacte et inutile. point de casuistes pour en dénouer les subtilités. j'ai trouvé que dans la partie scientifique du droit on avait tout à désapprendre et tout à refaire. Ce qu'il y a de difficile et d'abstrait dans cet ouvrage n'a pour objet la routé et de simplifier la recherche que d'aplanir de la vérité. En un mot.STYLE DES LOIS. je ne crains pas de le dire. Autant ce projet abonde en formes autant le texte des lois en serait scientifiques) épuré. 3$ . mais cependant plus claire. ne tient qu'à la nouveauté. s'il en reste encore.nouveaux. à établir des principes si anciens et si. à débrouiller le chaos des nomenclatures à l'égard des droits. tandis que dans les livres de droit elle tient à l'absurdité. qu'aux yeux des uns ils ne paraîtraient pas même des dé- d'erreurs couvertes. plus vraie. Je me flatte que l'obscurité. tandis qu'aux yeux des autres ils auront tout le tort des paradoxes. Il paritr. menter. plus conforme à l'analogie. Qui oserait être satisfait de soi-même en se comparant à une tâche si difficile et si neuve? Je n'ai pas atteint le but. des contrats. point de glossaires pour l'entendre. Il ne faudra point d'écoles de droit pour point de professeurs pour le coml'expliquer. dés obligations. mais je crois l'avoir montré. 433 créées par une fausse science.

Chacun le le ter au Ce distinbesoin» consul qui pourrait guera'des autres livres.434 STYLE DKS LOIS. ! lera la langue familière à tout le monde. FIN DU TOME TROISIÈME ET DERNIER* la .-Le père de famille» le texte des lois à la main * pourra sans'intçrprète les enseigner lui-même à ses enfans. et donner aux préceptes de la morale particulière force etja dignité de la morale publique. c'est une plus grande sinjplLcité et une plus grande clarté.

pelle Justet injuste. — Définition. — principe. — Définition principes. Page j.TABLÉ TABLE ' DÉS MATIERES. Accord apparent des hommes sur le principe de l'utilité.— Causes de dissentiment. 43 6V DES MATIÈRE^ TOME PREMIER. — Les scep« . tt.' aux différentes formes dô gouvernement. des termes utilité . h pathologie mentale et la dynamique spirituelle.—Science expérimentale de l'homme divisible en deux branches. . Mec générale de la rédaction des manuscrits de M. — Antidote contre deux espèces d'empyrlqùês politiques.. mauvais. --principe de l'utilité* ^ partisan du principe de futilité.':/. — Exposition abrégée de cette logique. vertu. Principe CHAP. ' . Principe de tascétisme. Notice particulière des principes généraux de législation. — ifert» — mal. ' PRINCIPES GÉNÉRAUX DE LÈGlSLATtON. PagC j. — peine.-. — C'est un traité de logique.— Deux sortes d'ascétisme.—Catalogue des ouvrages qui composent la collection entière —Point de code constitua tionnel t pourquoi. — Deux faux — Les hommes gouvernés par le plaisir et la douleur. Sur quoi il mesute ton approbation ou sa désapprobation. —La plus grande partie de cette législation applicable ' <> . •?''> :» . Page i. — lien particulier > — bien public.—trois une base commune de raisonnement.-— Marche pro— Compte rendu par gressive de l'esprit humain dans toutes les sciences. — Diversité des conditions à remplir pour faire de ce principe idées qu'ils s'en font. et le but de l'auteur dans cette logique. tiques et les dogmatistes. l'auteur lut-mfcme de l'acquisition de ses principales Idées. — . DISCOURS l'RSMMIHÀIRE. CUAPITRK t.'. — Résultat général de l'ouvrage. — ton. Du principe de Futilité. Bentham.— Ce qu'il ap» morale I'BIWCM/. inversé de l'utilité.—' plaitii » — vice. — Comparaison entre lo système de l'unité de poids et de mesures.

3. — Persuasion intérieure.—Idées cure. Ce principe résultent. qu'à la morale. De l'adresse. m. P. Sens commun. —Manière de le voiler sous différentes — Système de philosophie morale fondé sur ce principe. Doctrine des élus. i3. De la bienveillance. Pago 38. 4. — Comment l'utilité nous fait tenir un engagement onéreux. V. a. des objections. Définition. Plaisirs de la richesse. 7. Plaisirs d'association. Opération de cesprincipes en matière de législation. — Dire que ce principe est dangereux» c'est dire que l'utilité est contraire à l'utilité. Vérité. — Origine de l'ascétisme. — C'est plutôt la négation de tout principe qu'aucune chose positive. Envie.— Celui des philosophes.' coïncide fréquemment avec celui do l'utilité. n'est jamais un bon principe qui en d'action. IV. — Métirés de prise d'utilité. DES MATIERES. . 2. 5. Puissance repoussée. 3. Commerce et richesse. Répugnance des sens. vr. 2. 436 TABLE. 6. Section r. — Ccrclo vicieux où tombent ceux qui n'admettent pas ce principe. Puissance et gloire. moral.. CUAP. Désir trompée. 6. —Erreur de représenter la vertu eu — Erreur do donner à la politique un autre objet opposition avec l'utilité. 3. Exemples de l'ascétisme philosophique» Pline l'ancien et de Sénèque. Deux classes d'écrivains moraux. | CHAP. Section ir. sirs du sou'ngtuicut. Plaisirs (impies. 3. il. 6. CUAP. i. De l'amitié. 14. Plai- . Sens phrases.iufcon peut faire du mal en croyant suivre le prinAbsurdité connues de Cicérou sur l'utile et l'honnête. De l'espérance. 1. 3. — Objets spécieux substitués en politique à lu recherche du bonheur. De la mémoire. 5. S. 4> Règle éternelle et immuable de droit.—Maux L'antipathie ' cipes. Résumé des trois prin- . Principe arbitraire. Des causes d'antipathie. De la piété. De l'imagination. ou principe de sympathie et d'antipathie. Pago 19. Page 29. Celui des dévots. —Note. Orgueil blessé. Confiance dans tes procédés futurs des hommes» affaiblie ou détruite. to. De la malveillance. 8. 12. Page a5. Loi de la nature. Du pouvoir. Lo principe de sympathie et d'antipathie a guidé le peuple et tes législateurs. D'une bonne réputation. 7. Des différentes espèces de plaisirs et de peines. Plaisirs des sens. CHAP. — Epicipe de l'utilité. —Comt'i. Objections résolues touchant te principe de l'utilité. 1. Entendement. — Le principe de l'ascétisme a eu moins d'infioence directe. tt. 4. g. Egalité du pouvoir politique. r. . — Facilités de l'unanimité pour l'éloquence dans tes deux faux principes.

" magination. —Leurs résultats. Dépend de quatre circonstances. 11. —Ces considérations. des termes: Sanction naturelle. Son étendue. i. Son Intensité. 9. — Dépend en outre de deux circonstances.lui-même. CHAP. éducation. De la malveillance. circonstances pécuniaires. De la crainte. Section it. vitt. Page 57. Des peines et des plaisirs. bases de l'arithmétique morale. 6. 7.ix. Sa durée. De la mémoire. 2.— Ses causes premières t 1. Peines simples. Imperfections corporelles. S. Pour évaluer lo mal d'un délit. Pour estimer la force et l'impression des peines sur les délinquans. santé. Page 70. . t.. a. Page 77. degré de lumières. 3. fermeté do l'éme. x4t folie ou dé» . 4. 6. 5. 3. race> 8. Sa fécondité. Sexe. Page 60. sentimens de sympathie. i5. notions d'honneur. 10. 4. De l'inimitié. 2. profession religieuse..Vago 40. Application pratique de. Définitions considérés comme sanctions. Sa proximité. de religion.Tempérament. pente des Inclinations.. Autre circonstance à considérer.' CHAP. antipathies. 9. Des circonstances qui Influent sur là sensibilité. 3. —Caractères particuliers de ces sanctions..'' '. gouvernement.— 1.TH. De l'i. 8. —Nécessité de les mettre d'accord en les dirigeant vers le même but. occupations habituelles. 5.—t. 5.. Sanction morale. 2. rang. CHAP. 3. Différence de ta sensibilité..'. forcé des facultés intellectuelles. 3. Do la piété.. Pour donner une satisfaction convenable a l'individu lésé. 4?7 Section it. D'une mauvaise réputation. 6. 7. —sanction. a. motif. Peines des sens. 8. Valeur d'un plaisir considéré dans ses suites.' 13. De la bienveillance. 4. g. rangement d'esprit. Utilité de ces catalogues.—7. — En quoi consiste. -. Sanction religieuse. 12. Sa pureté. 6. ''." Do la maladresse. — Note sur le mot icott" scitnee. Pour transplanter une loi d'un pays dam un autre. notions persévérance..TABLE DES MATIERES. 11. Valeur d'un plaisir pris en. 4. 7. Circonstances secondaires qui influent sur la sensibilité. . force. 4.. 2. Utilité de cette classification. Peines de privation. xo. Sa certitude.cette théorie. 3. 1. âge. De l'estimation des plaisir* et des peines. 4. Section m. Sanction politique. climat.

' . fiction.— Division des devoirs moraux en prudence. — Inconvéniens de trop gouverner. Définiquité de ta loi. CHAP. tion arbitraire.l'innocent en cherchant à punir le coupable. xit. Elles ont le même but. — malrépartihle. X.. Peines juridiques.. avec des exemples.'. pétition de principe. etc. CUAP. — mal du troisième ordre. t. . Des limites qui séparent la morale et ta législation.. Analyse du bien et du mal politique. —mal du second Distinctions'principales. ?— Objections. Par exemple t loi naturelle. xnr..— port a la bienfaisance. Mêmes peines pour mêmes délits. Délit. 7. 2. loi imaginaire.•>:.DES.. — mal Subdivisions. — —mal permanent. Exemples des fausses manières de raisonner en matière de législation. 6. reproche d'innovation» 4. mal eyanesçent.„. 9. Page 107. to. -. . bienfaisance. < MATIERES. —Réponses. CHIP. — Mal primitif.. — Fausseté de cette maxime. t. probité. —Essai d'arithmétique morale. 8.' — danger qui résulte de ces notions fausses. a. Les effets du mal ne sont pas toujours eu mal. Deux raisons de leur différence. —Définition de ces termes.TABLE 438 . raison fantastique. xr.. droit naturel. La législation ne peut agir directement 'que par des peines. I .. —définitions. Page 97. On peut aller plus loin qu'on n'a fait par rap- CHAP. —. Mal du second ordre se divise en deux branches. ..Danger. non la même étendue. ordre. Elle est souvent arrêtée par le danger d'envelopper. 5. Bonne raison. — mal immédiat. — mal extensif. Page 118..antipathie et sympathie. métaphore. Anti3. Raisons d'ériger certains actes en délits. conséquentiel. — A quel point et de quelle manière la morale peut avoir besoin du secours des lots sur ces trois classes de devoirs. autorité religieuse. — bien du second ordre.. — Action prohibée par ta loi a raison du mal réel ou supposé qui en résulte. — Comment Us se répandent dans la société. —r Analogie à cet égard entre l'art du législateur et celui du médecin. Emaneration de quelques sources vicieuses d'argument. — alarme. — mal dérivatif. t — Mal du premier ordre. Page 87. —mauvaise raison. •— Le bien te propage et se répand comme le mal.—Bien du premier ordre. — Exemple.—définitions.

— égalité K— sûreté.TABLE PRINCIPES DES MATIERES. —Réfutation d'une définition fantastique de la liberté. ' — Propositions générales sur le but du gouvernement. — Que toute obligation est un retranchement de liberté. PARTIE. t i t . Page 171. Le principe de l'utilité se subdivise en quatre objets qui forment quatre buts subordonnés s —subsistance.m.il. CHAPITREI. De%droits et des obligations. La loi ne peut conférer un droit aux uns» sansimposer une . — Comment ces objets peuvent être considérés tantôt ensemble et tantôt sépa: " -'"•' ". on fait voir que l'objet est suffisamment rempli par les lois qui les protègent pendant leur travail. Des lois relativement h la subsistance.Page 17$. —que Vêgalitédes droits est une notion aussi fausse que dangereuse. — Que toute restriction étant un mal » elle ne doit être imposéequ'en considération d'un bien supérieur.i6J. ^ CHAP. Objets de la loi civile. Lé tnollf naturel qui porte les hommes & pourvoir à leur subsistance étant assexfort. Page 168. —•abondance...obligation * d'autres. Page.- . On fait voir que l'objet auquel lô législateur doit sa principale attention. CHAP. . ':• rément. et leur assurent te fruit de leur industrie Aprèsqu'ils ont travaillé. Rapport entretes buts. — que Vêgalité ne doit être favorisée que dans le cas ou elle ne nuit point à la sûreté. Buts distincts de la loi civile. DU GODE PREMIERE 4% CIVIL. c'est la sûreté. CHAP.IV. . .

—Natureparticulière de l'homme qui le rend susceptible de peines et de plaisirs par anticipation. Lorsqu'elle a toujours été dans les mains des Intéressés. pour passer dans les mains d'un iudividu en forme de gain.— Peine A*attentetrompée. sur lesquelleste fonde le bien de t'éga-t 6ï£ Page 179. Analyse des maux résultant des atteintes portées à la propriété. Lorsqu'elle vient d'y entrer. -de Vatiente. f CHAP. doit sortir des mains ^ d'un autre en forme de perte.44p ' TABLE DES MATIERES. Page 196. Abstractions nécessairestoutes les fols qu'on parle de l'effet d'une portion de richesse sur le bonheur des individus.X. CHAP. 3. — Comment « formo l'abondance. Définition. Ces maux réduits à quatre chefs* t. ouvrage des lois. . — La propriété est l'ouvrage de la loi. Page 202. Propositionsde pathologie. 2. Page 176. Page 192. Page 199. La sûreté. Lorsqu'elle vient d'en sortir. On fait voir que l'indigence n'est pas l'ouvrage des lois de la propriété. Peine de perdre.—Etat des choses avant l'établissement de la lot. Examen d'un quatrième cas t effet d'une portion do richesse qui. Crainte do perdre.VU.vnt. Utilité do cesaxiomes. Trois propositions relatives à ce cas. CHAP. Mal de non-possession. Même inutilité des lois. à raison des chances qu'elles leur donnent. mais l'état primitif de l'homme. — Point de propriété naturelle..V. CHAP. • ' .de chose. Quatre relatives au troisième. CHAP. 3.tx.— Nécessité. * CHAP. Trois relatives au second. 's de ce qu'on appelle lo superflu. 4.a. 1. Des lois relativement à ^abondance. Bcccarla. Amortissement de l'industrie. — Observation sur un passage erroné de . De la sûreté.de richesse sur le bonheur dans trois états différens.•*• Tableau de .—Ces lots sont bonnes pour ceux qui possèdent et pour ceux qui ne possèdent rien ou peu. — Comparaison de la civilisation avec l'état sauvage. Cinq propositions relatives au premier «as. De la propriété. Réponseà une objection.—Dégradation successive proportionnelle à l'affaiblissement de ta sarclé. VI. — Effets d'une portion.

des coloniu de la fidélité des engagement par rapmémo du prince.TABLE DES MATIÈRES* 44* — et do la Turquie européenne. PageiïtS. Faire servir les successions à des vues d'égalité. apologétiques pour les dépenses d'un luxe d'agrément. les do la contributions volontaires. ' — Contribution sa t sa mesure. Des frais de culte.— Observations sur les excès de quelques républiques. Égalité. Page 223. .XI».—Insuffisance de l'épargne.Leur prudence humaine. L'épargne. 3. Page 223. Exemples de quelques atteintes h la sûreté. à l'encouragement des sciences et des arts. ! . Page a36. L'inégalité du fardeau. relativement à leurs fêtes. De la culture des arts et des sciences. r. Sûreté.•—Chimère CHAP. de l'industrie et du commerce. Page ai8. Sûreté. xt. Les méprises do.—Effet relever port à l'autorité sûreté. t. De findigence.Page» aiô. sûreté à la sûreté. La sûreté demande la conservation du actuelle. les droits de propriété. Considérations Observation sur l'abolition chez tes Romains. Trois raisons pour limiter — détriment publio. au culte public. Égalité. privé. Sacrifice d'une partie de sa propriété pour conserver la plus grande masse.—2. —détriment CHAP. — Moyen de les concilier. pour diminuer l'inégalité CHAP. CHAP. —1. xtv. De quelques cas sujets à contestation. Section. . xti. 11.— les injustices Des banqueroutes nationales. de ces frais sur tous ceux qui'en retirent-uu lustico d'une répartition bénéfice direct ou indirect.—InconvénicQS incertitude. — Exemples de quelques atteintes à la . la distribution. — Leur opposition].Contraste que présente septentrionale entre l'état de nature et l'état de civilisa tioùi l'Asie-Mineure l'Amérique CHAP.—Opération sûre. xv.—Sur des dettes et sur l'établissement il est plus nécessaire de la loi agraire—Pourquoi des républiques que celles' des états despotiques. Noie.—Détriment de l'individu lui-même. des propriétés dans leur distribution — Malheurs système de l'égalité. mais dès fortunés. Page 240. Section x. On examine si l'on doit pourvoir par des impôts aux besoins de l'iudigenco .—Imperfections des contributions volontaires. itit. qui en résultent. — Circonstances où l'on peut laisser à chaque société religieuso la charge d'entretenir ses'ministres. Sacrifices delà lente. Section. Deux moyens d'y subvenir tndépendans des lois. — Catalogue des six cas généraux oà ce sacrifice est nécestaire. Page 234. 2. convenance légale.

\ . . Liaison intime de toutes ces conditions SECONDE de ce qu'on appelle entre elles. sans indemnité. ordres monastiques. Que l'arrangement des lots soit méthodique. Page a6o. — Comment elle Application peut servir à résoudre des questions embarrassantes » en particulier celle-ci : Dans quels cas une chose trouvée doit-elle être accordée en propriété a. Des titres qui constituent la propriété. Des moyens légaux par lesquels les droits dé propriété commencent et finissent. Que les lois soient conséquentes entre elles. 6. de respecter le principe de la propriété dans tous. ' 3. xvit. < qui la trouve? 7. XVI.Pouvoir Conditions des toit sur t'attente. de l'attente.' 5. publiques à l'enchère. —Importance Cas. 5. —Ceux qui épargnent le ric(ie eux dépens du pauvre. i.— j 2. I i. Dissolutions dés. Que la loi te présente à l'esprit comme devant avoir son exécution.ses détails.. nécessaires pour que les lois soient conformes avec l'attente générale. — sur des ventes) sur les procédures.—Danger interprétation des lois. PARTIE.TABLÉ 44» DES MATIÈRES. fondé sur cinq raisons justificatives. celui -.quo l'intérêt individuel doit céder à l'intérêt publie. Possession actuelle s raisons qui justifient ce titre de propriété—Droit de premier occupant. '-. autant que . Confiscations générales ou par masses.d'exception cipe de l'utilité. où les échanges forcés peuvent être d'accord avec le prin' CHAP. On montre qu'un échange forcé est une atteinte à la sûreté. 3. 6. Page 25Ô.. '4. 2.. Des échanges forcés. Impôts mal assis. Y j 4. Que les lois soient antérieures à l& formation cela est possible. Que les lois soient suivies textuellement. CHAP.— de cette : règle à diverses dispositions légales. CHAP1. Suppressions des places et des pensions.'. 1.) — ceux qui gênent l'industrie sur les denrées nécessaires. Que les lois soient conformes au principe de l'utilité. Réduction forcée du taux de l'intérêt. même dans le cas où l'on parait donner une valeur égale. . t.. Que les lois soient connues.. Pagea55. Elévation forcée du taux des monnaies. Réfutation du sophisme fondé sur ce.

!. 2.:. 4. raisons justificatives. .—Moyens de les acquérir. malgré titre contraire. S. Autre moyen d'acquérir. 3. -. Pacte ou convention.'. I. ello est sujette ' cinq inconvênjè'ns. Droits sur services.. . —Raisons justificatives. CHAP. Chose prête à devenir nuisible par l'échange. ' 8.III. — Succession. Cette liberté de chassene convient qu'aux pays peu civilisés t dans ceux où la civilisation est avancée. 6.— Explication de ces tncon. Possessionancienne de bonne foi.<. — Consentement. Des obstacles mis à l'aliénation des biens-fonds.. Autre moyend'acquérir. . /</. — Deux rai" ' : . Page 325. Supposition erronée de valeur. 3° Tendre à l'égalisation des fortunes. 7. 3.Pago 307. 2. V.Page 3i8.TABLE DES MATIÈRES. Coercition indue. \ . —1° Pourvoir à la subsistancede la génération naissante. Causesd'invalidité pour les échanges t 1...— Dilemme embarrassant auquel tes testamens donnent lieu. CHAP.Page 292. Possessionmutuaire de bonne foi aveOamélioration. Démence. . Possessiondu contenuet du produit de la terre.. 11. Service antérieur. Subornation. Raison pour donner a la ligne descendante la préférence sur la ligne ascendante. 3._. 44$ a. .. Réticence indue. 8.. Amélioration des chosespropres. 4 .. — Quatre '' . .II. ' 6. La loi doit avoir trois objets en vue._-CHAP. Exploitation des mines dans le fonds d'autrui. III. Liberté de chasse sur les terres non appropriées.'. 9. t .. Fraude. 10. CHAP.tv.• _ : venions. 4. . 5. Possessionde terres avoisinantes abandonnées par les eaux. J. Interdiction. Enfance.—Limites qu'il faut donner & ce droit. Trois raisons pour laisser aux individus le droit de tester. Services» libres dans l'origine » changés en obligations légalespar degrés. sons justifiçativ . 7. 1. Modèle d'un statut en quinze articles pour les successions. Possessionde ce que la terre nourrit et de ce qu'elle reçoit.-. Besoin supérieur. Raisons de sanctionner tous les échangesvolontaires en général. Supposition erronée d'obligation légale. . a0 Prévenir tes peines d'attente trompée.• '^:u . Liberté de pêche dans les grandes eaux.: . — Causes qui déterminent le législateur à Imposer des servicesou à créer des obligations. Des testamens.

Diminution de valeur du bien communal. x. Tuteur et pupille. Intercommunautêde biens. — Condition mixte. Tuteuret pupille. Page 342. j Trois raisons contré les biens communaux.1. Inégalité réelle sousune égalité appajrente. CHAP. Principes pour distribuer entre plusieurs une perte déjà faite.. Discorde inévitable. — Pouvoirs nécessairesau tuteur. — Précautionsà observer dans l'affranchissement. De l'esclavage. — Sur qui doit tomber la charge de la tutelle. Pète et eufans. Les diters états sousce chef sont l'ouvrago des conventions.. Page 344. — Maître et apprenti. — En cas de perte-d'une marchandise dans son trajet du vendeur à l'acheteur. caractère essentiel. — Disproportion entre le nombre des hommes libres et des esclavespartout où l'esclavageest admis..— Sesinconvénient. — Examen de la comparaison entre le journalier libre de l'Europe et l'csçluve. t. j CHAP.vit. j Observation sur les idées confuses des jurisconsultes» relativement au principe des obligations» et à ce qui constitue la force du pacte. — Raison de les considérer dans cet ordre. 2. Définition. — La perpétuité de l'obligation de servir.vt. Maître et serviteur. . —Restes du systèmeféodal.. CHAP. Maître et serviteur. CHAP. 4. ÏSTROtiUCTtOH.*—SonInfluence sur la richessedes nations.Précautions contre lesabusde ce pouvoir. 2. . sur qui doit-on rejeter la perte. sa difficulté.—Aversion de l'homme pour cet état.—Grande amélioration en Angleterre.— Moyens d'affranchissement. Droits et obligations à attacher aux divers états privés. Page 338. 3.Page 348..ut. Nécessitéde la tutelle.11.444 TABLE DES MATIÈRES.—Effets de cette perpétuité pour affaiblir toutes les précautions contre les obus de pouvoir.. Distribution de perte. CHAP. Page 36a. Les états privés réduits à quatre.—Doit-on déterminer le nombre d'annéesdes apprentissages?—Raisons contre. Page 345.. ' . TROISIÈME PARTIE. Époux et épouse. 3. — A quel Agecontient-il de fixer l'émancipation P . —Raisons contre l'esclavage.

—Raisons contre l'indissolubilité du mariage. 2. . V. Mariage à vie.—Examen de deux questions t sera-t-il permis d'épouser la soeur de son épouse défunte? — Scrk-t-ll permis d'épouser la veuve de son frère ? — Réfutation d'une fausse raison donnée contre l'inceste. de . ta liberté du consentement. IV. 2. —Réfutation de Rousseau. y' Section II.Constater .'' ]•'" à certains égards» un maître. Page 3ja. Relâchement de discipline domcstiqué. Notifier Deux écueits à éviter 11. A qui le choix? Page 898. on ne doit pas te permettre avant la ma- jorité.— Mémo avec la permission du divorce. Page 38a. pttguanco de la nature. sur une Un père est. Si le mariage est indissoluble. — Excès opposés où l'on est tombé a ce sujet. CHAP. Section vit. ' — Questions majeure de ce contrat. Cinq conditions de ce contrat convenables au plus grand nombre. Section vt. Section t.. par quelles raisons toujours préféré.TABLE DES MATIÈRES. A quel âge ? Page 3g8. 3. Les retards inutiles.1—Tableau des alliances à défendre.—Quatre objections contre le divorce. — Règle générale sur les pouvoirs à donner aux pères. — Diversité dos •' Section ut. Mal de rivalité. ré» .4* Préjudice physique. * Raisons contre la polygamie. Page 3j3. Raison pour interdire le mariage entro certaines personnes. —à d'autres. Section ïv. c'est-à-dire. Père et enfant. Page 368. Raisons contre les lois qui ont soumis les enfans majeurs au consentement du père. DU mariage. 44? CHAP. Combien' de contractant? Page 40t. ? Page 4o3. éducation commune à tous les citoyens. Empêchement dé mariage. Utilité cutre de proches parens. Pour quel temps ? — Examen du divorce. Les obus du pouvoir la part de ceux qui doivent concourir à ces formalités. 2. Deux objets à remplir la célébration. ' ~ v ''''. A quelles conditions? Page 3g5. . Section v. Avec quelles formalités t {. Entre quelles personnes le tnaHagesera-tHlpertâi?. auxquelles il donne lieu. i. — Réponse à ces objections. un tuteur. Helvétius. etc.

3. . Subdivisiondes délits. Délit complexe par opposition à délit simple.Page it. Délits demi publics i —deux subdivisions. * Des délits. Délits privés. contre U propriété.II.DES MATIÈRES. —Quatre classesde délits. Le degré d'alarme dépend de huit circonstance»qui font l'objet des chapitres suivant. 4>Délits de mal imaginaire. Délits publics i neuf subdivisions. 4. Délits réflectifs 1 — mêmessubdivisions. Page t. 3. CHAP. 4. Définition du délit. CHAP. ClassificationdesdélitSi Page a.: CHAP. Délits privés : quatre subdivisions. contre la personne.'MI. IDÉE OÉnÉRAtB " DE CE LIVRE. PREMIÈRE PARTIE. 2. Délits positfs et négatifs. Délits • publlCS.— Les uns fondés sur quelque calamité naturelle.2. Délits demi publics. Page 5.—ï& classification des délits tirée de celle des personnesqui peuvent eu être l'objet.tv. . Délits réfiectifs Ou contre soi-même. "' : . . contre la condition. — les autres produits par l'homme seul. contre la réputation. 2. De quelques autres'divisions. t. CHAPITREI. t.TABLE 440 IL TQME PRINCIPES DU CODE PÉNAL. DU mal du secondordre. r.3. Délits principaux et accessoires. Page i5.

4. source: difficile plus l'alarme sur Volume. Outrepassation de défense nécessaire. Page 3j. paraît 3. de cette séducteurs. t. Page a6. v. Condescendance & autorité. larme. Fausseté. Enfance. motifs tutélaires. . source.: excepté dans lé cas où il est revêtu d'Un pouvoir public. 7. Conspiration.— Position sans intention — — Son influence du délinquant.. xt. rendent du délinquant de cette personnels. commis délit d'un ou avec intention. 3. ' 5. tvressc. Faute 3. 20. Provocation à em- plus grande. sur les peines à remettre à raison de la minorité Considérations d'âge. Violation 1. le degré d'intention. Faiblesse des supérieurs 6. 4' Cruauté 7. CHAP.Page dé connaître — Plénièreou 17. De la mauvaise'foi. plus il est de nature a agir sur un résultant du délit aura d'étendue.Page du mal du premier la grandeur Cinq règles pour évaluer 447 exempte de con- de mauvaise fol. 1. violé.—Etat de l'entendement l'intention. classification les motifs actions. division.-—Variété. V'i. —Directe Connaissance. VHI.des a. opprimée. Faussé opinion. motifs Autre l'a- voir On fait cial. Du mal du premier ou Aggravations de douleur Surcroît 4. 9. Détresse gratuite. Respect envers de soi-même. Facilité L'alarme de motif —Point motifs demi sociaux. a. tes délits. ' CHAP. Page 23. particulières qui augmentent ce mal. Ignorance.x. que lé crime le délinquant à tirer à tirer d'empêcher du délinquant. exclusivement bonnes et de mauvaises Nouvelle pêcher. r. IX. motifs plus grande CukV. d'aggravation 5'. qui cachent aggravée.— sur l'alarme. npn plénière. CHAP. ' est d'autant Moyens a. fiance. menaces. dommage bre. c'est-à-dire. plus l'alarme grand nombre d'hommes. Plus le motif est commun.— Clandestinité du caractère a.DES TABLE MATIÈRES. 8.. Condescendance reçue. CHAP.•' circonstances résultant — Difficulté ordre. aggravée. Page 33. surcroît de terreur. 3. — Différence par rapport CHAP. surcroît d'opprophysique. dans. de la doctrine Réfutation vulgaire qui considère bons où mauvais. De {influence des motifs sur Valarme. vit. ou indirecte. souffrance irréparable. à un fait. Motif classes. Préméditation. motifs ou difficulté — Considération Les circonstances en quatre des motifs! CUAP. 5.— particulière Influence Exténuations comme étant qui ne puisse produire anti-sociaux. ordre. 8. Conservation sonne chère. Conservation de so- purement 4> motifs sur lés vols domestiques. Page 35. de perà 6. du délinquant de position diminue que la particularité • <.

Consentement. Des moyens directspour prévenir les délits. Puissancepolitique. contre le mal des délits.— t. par le danger de témoigner contre les assassins. j Considérations sur l'infanticide.Remèdespénaux ou simplement peines. Sujetde ce livre.VAg^ 5o. Répulsion d'un mal plus grave. 4. Première classede délits chroniques » par la continuité de l'acte. a* par la persévérancede l'intention. 8e par le concours de plusieurs personnes. Règle pour empêcher l'arbitraire dans l'emploi de ces moyens. 3e par nn acte négatif. 2. Page 47« . 3..a. Etablissement de gardes.MI. Page 52» Circonstancesqui otent au délit sa nature malfaisante. Page 6a..xiv. — Pouvoirs donnés aux magistrats à la mêmefin. Commlnation. 6.M. 4.cas. SECONDE Remèdes politiques PARTIE.oit Falarme est nulle. . 4e par la durée d'un ouvrage matériel. CBAPitRB t. Pratique médicale. qui 6tcnt le délit même. "''J' les peines contre ce délit.—Affaiblissement de la justice en Italie. Il s'agit ici des moyensantèjudiciaires 1 — Pouvoirs donnés à tous les individus pour empêcher un délit prêt à se commettre.xu. j Danger plus grand que l'alarme dans un grand nombre de délits publics J —Indifférence des individus sous le despotisme. Des casoh le\danger est plus grand quettdarme. Quatre classes de remèdes. Admpncstement.Dès. pour tout ce qui ne leur est pas personnel. Remèdessatlsfactoires. 7. 5e par des écrits. Cautionnement. 6e par des habitudes. CHAP.448 TABLE DES MATIÈRES.— Horrible violation de l'huinanité dans. ! CHAP. Des délits chroniqnesSPage66. Page 59.S.Bannissementde telle ou telle plate. t. Saisie d'instrumens propres a servir au délit appréhendé. CHAP. Puissancedomestique. 3. Défensede soi-même. 5. c'est-à-dire. Promessesrequises de s'abstenir d'un certain lieu. .XIII. Moyens dejustification. 4. Il s'agit ici d'arrêter un délit qui suppose de la durée avant qu'il soit entièrement consommé. fi. a.3. Remèdes préventifs. 7* par uns série d'actes nccôsiouels. i. CHAP. CHAP. Remèdesiiippresslfs.

— plénlèré. à suivre t 1. . de convcunhce.la le mal du premier réparer de la satisfaction. particuliers pour Appareil des moyens blication d'une telle nécessaires — Définition. — défectueuse. Le droit * de la satisfaction. V. . même . Nécessaire. . ne s'éteindra point lésée ne s'éteindra pécuniaire. Dans le doute.' par la mort Page 84. pour Ordre. eu faveur de celui règles de ta partie mort 1 t. suppressifs loi. le pdssé. tisfaction faut la détention sur la loi martiale. IV. vnt. t. Satisfaction. 70. pour de celui plutôt l'a qui la satisfaction. Raisons le mal qùo 73. à observer de. vr. pour du second servateurs dans satisfaction. Loi chroniques. 5. Satisfaction • Page 80. xt. Page 78. le mal dans toutes ses consé- a. chroniques. pour de satisfaire. — Nature — Satisfaction.DES TABLE CHAP. faite. Des Ces moyens aux remèdes varient magistrats dans celui Moyens tation des délits l'espèce de latitude dans des moyens préventifs. Page .Satisfaction toire. Observations martiale Page — Il des moyens l'emploi illégitimes. quand Il elle suffit soit complète qu'elle ne serait pas telle aux yeux des ob- à ceux des personnes ressées. se fonde — Qu'est-ce? sa- le futur. l'obligation 2. du délinquant. — En quoi d'Angleterre. CHAP. Satisfaction en nature. x.a. 4. Ce qui doit décider le choix de telle de satisfaction CHAP. Limites et la dépor- ' CHAP. la pu- Page 76. faire cesser ordre. qu'en point par la' Page 87. Satisfaction substitutive. » pour donner ( et des précautions CHAP.. L'obligation lésée. faire. 3. De la satisfaction Cas où elle Page 8a. lit. à accorder. De la certitude Deux espèce de satisfaction. lorsque la perte »£» est . de satisfaire de la partie CHAP. Restitution honoraire.''. inté- ». espèces de satisfaction. Satisfaction vindicative. i CHAP. CHAP. VU. IX. pen- qui a souffert l'injure a. — En quoi bonne. ou supprimer prévenir 449 les délits pour suppressifs selon plus MATIÈRES.''. S'attacher y proportionner la balance ou telle est à sou plus haut point faveur . Des remèdes salisfattoires. attesta- 6. De la quantité Deux quences cher à suivre règles .— satisfaction sur lesquelles 1. Des diverses pécuni'aire.

De la restitution en nature. Il ne peut pas servir à tout lo monde. Catalogue des moyens de satisfaction contre l'honneur offense. publique. — second tort. —Restitution est impossible. Page taa.—Effets ment à la personne insultée. De la satisfaction honoraire. Particulièrement CUAP. dans la supposition qu'il n'y aurait point de remède.—Achat à vil prix doit être suivi de restitution. — Injustice et cruauté apparente de l'opinion sur ceux qui ont subi un affront. De la satisfaction attestatoire. pour faire cesser la honte de l'affront. Défauts du duel considéré comme remède et comme peine. point. — Forme à donner à ces attestations juridiet imperfection de la jurisprudence ques.—Mérite française à cet égard. CHAP. clic est inégale et incertaine.—Comment le duel s'est offert pour suppléer a l'insuffisance des lois. celui d'effacer l'affrout? vidu offensé après le duel. —Effet immédiat du duel: t. xit. xtv. I — Cas ou elle hé convient pécuniaire. | l'intérêt doit excéder celui du commerce libre. lorsqu'elle n'a pas de rapport] avec la. TABLE 456 DES MATIÈRES. reproche doit tomber sur les lois. Page 98. d'un affront relativeExamen dû mal des délits contre l'honneur. — Dans le dédommagement pour une psrtè passée. L'opinion publique.Xttt. Poltronnerie. même dans te cas où l'acquéreur a été de bonne fol. Page to4. j CHAP.—Premier — troisième tort. pour agir en qualité de peine contre le délinquant.—Imperfectionde qui ont une valeur d'affection. justifiée dans le système actuel de l'honneur. 3. c'est uno peine mêlée d'honneur. une compensation ideutique la compensation pécuniaire pour les objets — Restitution en nature ne suffit pas. a.mal du délit quand elle n'est pas réclamée. — Cinq espèces de ces délits auxquels clic convient. il faut pour la jouissance perdue. 5.. nature du mal. '>. — Le tort des lois.. elle tombe souvent sur une personne étrangère à la qucrcllct Question. Page 91.—Vices décotes par celui qui souffre un affront. a. . — Justin. XV. — Frais de conservation doivent être d'une chose semblable si la restitution remboursés. ' . — Importance du courage. —Exceptions. dans l'ignominie qu'cltcrépand — Effet d'un affront reçu sur ta personne qui le reçoit. insensibilité a la réputation. — maiséurtoUt pour les objets qui ont une valeur d'af-j fection. Remèd? aux délits contre l'honneur. 2. t. CUAP. t. 4> cite oggrove le. Due pour tout. Comment se fait-il qu'un moyeu si absurde et si monstrueux — Situation de l'indiremplisse si bien son objet. adaptée aux délits de fausseté. —Raisons pour faire restituer la chose au propriétaire originaire.

3. XVII. — Cas où la satisfaction doit être à la charge du public t t. — Danger du pardon illimité des injures. a. xvt. 4. Cas où l'on peut faire porter la responsabilité sur un tiers. Cas où il ne faut pas infliger de peines. Utilité des assurances. 451 cation de la nouveauté de plusieurs de ces moyens.. le père pour ses enfans.. mat d'appréhension. . le mari pour sa femme. 3. — Plaisir de la vengeance. — lorsque le mal de la peine excède le mal du délit. Peines superflues. Page 144. — injurié. Préférence due aux intérêts des individus sur ceux du fisc. et sur le public. ' Ï 6. Calamités physiques. innocent jusqu'à quel point. a. tiçe. 1. CHAPITRE t. Ménagemens à apporter honoraires.. 4. '. Page i5a. Delà satisfaction vindicative.TABLE DES MATIÈRES. .—Dangers à craindre pour le trésor public dans le système des satisfactions.— celles qui seraient sans influence sur la volonté. — utile à la société. TROISIÈME . t. — Limitations. de ces satisfactions Page 129. ag. —lorsqu'on peut réussir par des moyens plus doux. 5. fausse en morale. Raisons. pertes par hostilités.lieu public. PARTIE. mal de fausses poursuites. erreur de la jus 4* violences commises dans Un. —lorsqu'il n'y a pas do vrai délit. Page i3a. — Ce qu'il faut faire dans le but de satisfaire à cet égard la partie lésée. 5. De la satisfaction substitutive. 3. — Règles à suivre. Mal de coercition. le tuteur pour son pupille. ou h ta charge d'un tiers.. Des peines. ' ' CHAP.•. Satisfaction subsidiaire aux dépens du trésor public. x\m. Peines inefficaces. Peines mat fondées.' Réfutation d'une opinion CHAP. Tableau du mal que produit une loi pénale : t. dans le choix et l'application CHAP.. . mal dérivatif. Des peines indues. — Précautions à prendre pour réduire ces dangers à leur moindre terme. a. Lo maître pour son serviteur. Peines trop dispendieuses. — Effet d'une satisfaction de ce genre sur l'individu sur le délinquant. ta mère pour ses enfans. mal de punition. une personne innocente qui profite par le délit. en qualité de tutrice. 4. 3. . a.

— Influence qu'il exerce sur la conduite de l'individu soupçonné. De la proportion entre les délits ét'Ùs peines. Égale à ellemême. 4. 3.—Circonstances a. Son utilité.. pour prévenir des abus de con1.TXBLE DES MATIÈRES.. 4. fournir un dédommagement à la partie lésée.—Sort désastreux des bâtards. Page 171. Règle importante. Servir à la réformatiou du délinquant. 3. Page 164. Une peine déplacée est celle qu'on fait porter sur un autre individu que le délinquant. Peines indélébiles. Division des peines. — Mal qu'il peut produire. tv. pour prévenir l'évasion d'un accusé. Rémisslble. 4> l'ctucs .—Éviter — Maux qui résultent do l'oubli do cette règle. Comtnensurabtc avec le profit du délit. —Corruptions du sang.—Énutnération des Cas les plus communs où les peines sont déplacées. CHAP. Peines afflictives. elles choquent Jcs sentimens publics. Une peine doit être susceptible do plus et de moins. Observations sur les autodafés. Page i85. CHAP.— Impossibilité de séparer le sort de l'innocent d'avec relui du coupable. tes peines qui choqueraieut les préjugés établis.— Cas où la peine ne doit jamais être remise par celte considération.s ' Cinq règles pour établir une juste proportion entre un délit et une peine. vu. ». CHAP. économique. t.otcr le pouvoir de nuire. Sujettes à manquer faute d'objets sur lesquels on puisse les asseoir. vt. CHAP. — Infamie attachée aux pdrens de ceux qui ont commis des crimes graves. -Des peines aberrantes ou déplacées. Page 16a. 4> Analogue au délit. pour faire que le motif répressif soit plus fort que te motif impulsif. a. à l'inteution de le punir dans ceux auxquels il est attaché. elles entraînent uue profusion de peines. — Vices de ces peines déplacées t 1. Note sur une erreur de Montesquieu.— Confiscations. a. II. 3. — Indice qu'il fournit eu faveur de son caractère ou de ses ressouroù il est bon do l'employer t ces. Exemplaire.—Perte de privilèges d'une communauté. CHAP. 6. Page 177. De la prescription enfait de peines. V. 3. 45* CHAP. a.—Ce) qu'où doit faire pour adoucir ce mal. Cas où le laps de temps doit opérer comme abolition de la peine. pour dissoudre des conspirations. Pour prévenir des délits d'inimitié. —Trois autres qualités à rechercher dan» les peines 11. fiance dans les devoirs d'une charge.^Duchoix des peines. a. Peines capitales. 5.. 3. 7. elles supposent des sentimens qui peuvent ne pas exister. lit. DU cautionnement. Page Î57.

Justification" de la variété dés peines. Peines inflictives.— erreurs communes sur les amendes. site de varier les. dans des cas où les moyens indirects échouent. de la peine de mort. MATIÈRES. — le pilori.'' ' On montre qu'un système pénal n'est pas cruel pour être varié. — de la déportation. I. 4$3>.• . IX. Caractères distinct! fs de ces deux méthodes. — Difficulté de classer les moyens Indirects. M. l'une directe. On fait voir que là disséminatiou des lu. Peines pécuniaires.moyens pour combattre des délits d'une nature différente. 5.'. g. X.'— inclination.-.—Trois imperfections de la législation pénale directe. Page 212. 6. — pouvoir. Moyens d'éter te pouvoir physique de nuire. —Impôts sur tes liqueurs. "''>:' CHAP. 5. Page 20g.*—Défense du vin par Mahomet. Ï t. CHAP.. CHAP.—le fouet.. Peines chroniques. • \:. CHAP.. CHAP. — Moyens de s'en passer. Pciues simplement compulsives. Ses inconveniens. 8. Peines caractéristiques. Peines pécuniaires' 10. 4.. .. somptaatres.. .—du nissement. • . l'autre indirecte. Pouvoir interne ou externe. leurs inconvéniens. QUATRIÈME uuc prérogative qui. — Néccv. Page IQS. Page 220. 2.c'est doive plaire à un bon prince. — 3. pour rendre le vo) des billets. Page 190. PARTIE.—Lois Moyen simple et efficace usité en Angleterre do banque difficile. — Empêcher les hommes d'acquérir les connaissances dont ils pourraient tirer un parti nuisible. splritueuses.—. Base de l'arrangement. Des moyens indirects de prévenir les délits.'VIII."..—Si. Peines pénitcnticllcs.—connaissance. Peines quasi-pccunUircs. Moyens d'estimer si un code pénal est rigoureux. Peines ignomincuses» erreurs communes sur l'infamie— banMoyens nouveaux. DU pouvoir de pardonner. — Otcr le pouvoir de nuire en'ôtant les instrumens du délit. —• des prisons. Peines simplement restrictives.'. INTRODUCTION. ignominieuses.TABLE DES..'-._ t. flétrissures indélébiles. Peines simplement restrictives. Autre moyen indirect. '7. — du bannissement de la présence. Examen de quelques peines usitées.'l^. Page aa(Jv Condamnation de ce moyen. 7. 6. —Efficace des moyens indirects. Deux manières de combattre les délits. Peines chroniques.—Régleméns do police référablcs à ce chef. Peines indélébiles.—t. Peines capitales.

censure. des iudigens. Procurer un redressement légal à toute espèce d'injure. V. Page 363. de la liberté de la Des moyens indirects de prévenir la volonté de commettre des délits. Observation sur le rigorisme du sabbat. —' 1. -—2. Indigence.—Concubinage légal moins preju- . parce que les crltnes detraffinement sont moins funestes que ceux d'ignorance. qui sont l'objet des chapitres suivans. Il y a une logique de la volonté comme il y en a une de l'entendement. Eviter de forcer les hommes h un état de paresse.'TABLE-DES 454 MATIÈRES. Page 239. Que la manière la plus avantageuse de combattre le mal qui peut résulter d'un certain degré de connaissance . - Trois peuchans pernicieux : — r. homme placé entre Page a53. deux délits soit porté à choisir le moindre. tnières n'est 'pas nuisible eu totalité. —: 3. Section ttt. 2. et diriger les inclinations vers les amusemens plus conformes à Fintérêt public. tv.— Enumératiou CHAP. dans le mariage. la passion de liqueurs enivrantes. Page 236. Détournerle cours des désirs dangereux. Page 25a. c'est d'en augmenter la quantité. la paresse.—Les inconvéniens presse ne sont pas comparables à ceux de la . Passions vindicatives. paraison sous ce rapport outre la vie du sauvage et celle de l'homme civides goûts à cultiver dans cet objet. CHAP. Les passions malveillantes. . Faire en sorte qu'un désir donné se satisfasse sans préjudice ou avec le moindre préjudice possible. a. Deux moyens de les satisfaire sans préjudice. — Les mesures à prendre de pour l'Indigence doivent varier setou les circonstances locales. — Faire qu'un Espèce de capitulation avec le vteo. Procurer un redressement compétent pour les Injures qui attaquent le point d'honneur en particulier.—-Montrer gence au duel. Observations sur les penchaus du coeur humain. ttt. Encourager les amusemens innocens. Satisfait sans préjudice Désir de l'union des sexes. a.—Moyeu de satisfaire ces passisns avec un moindre préjudice.— Catalogue de douze moyens indirects. Section r. Section it. traitement divers de chaque classe. 1. — Expédiens pour diminuer l'influence des désirs — Comsujets à devenir pernicieux. — qu'il n'en est point d'absolument mauvais.—Moyen Classification prévenir l'indigence par des caisses 4'économie. — Désavantage des femmes pour trouver de l'occupation. CHAP. de l'indul- Page a58. lisé.

'5. CHAP. Établlsscmcus des étalons de quantité. a.'/ CHAP. It. ART. — Observations sur tes usages de divers peuples. a. — Pécùlat. qu'on en a fait dans la religion catholique. Abus de la confiance du ' souverain.' / VI. CHAP. — Imperfection des lois anglaises sous ce rapport — Danger de produire îles associations fausses. Délits contre soi-même. Fortifier l'impression des peines sur ^imagination. Impostures religieuses. XI. vii. des comptes où la nation est intéressée. Tromperies AU jeu. Page! 281'. IX. peine artificielle. 1.. Moyens de rendre les peines exemplaires. Institution pour enregistrer des évènemeus qui servent à constater . Établissement des étalons de qualité. Éviter defournir des encouragement au crime. Instituer des registres pour la conservation des titres. 40§ diciablequc lé coucùbiuage illégal. Page *•)$. Du salaire considéré comme moyen de responsabilité. 5. Destruction illégitime.— Prostitution rendue plus malfaisante par tes lois qui la prohibent. Publication des droits des offices.— Utilité de ces moyens.. 3..TABLE DES MATIÈRES. VI. Faciliter la connaissance du corps du délit. VIII. Trahison. aux besoins des employés.'' Cas où cette maxime est oubliée. Faire attester sur le frontispice des titres le nom des témoins. Publier le prix des marchandises. Page agï. Contre l'empoisonnement. — Poids et mesures. 3. plus exposées à la tentation de nuire. ' des litres. Impostures desmeudiaus. CHAP. Mettre te peuple sur ses gardes contre divers délits. VII. des salaires inférieurs CHAP. V. Fraudes sur la monnaie 4. plus dangereux par les fonctions qui leur sont confiées. Page 286. filouteries. Détention injurieuse de propriété.. Requérir des titres écrits.— i..—Cette peine naturelle dispense de recourir à une. t. IV. X. Faux poids et fausses mesures. — Célibat.—Usage.6. IX. — Moyen de prévenir l'extorsion mercantile. Diminuer la sensibilité h t égard de la tentation. Ut. Publtcatlou . moyens d'obtenir par de faux prétextes. Page a83. X. 7. 7. Augmenter Ici responsabilité des personnes k mesure qu'elles sont. Manière do prévenir les actes de faux. — L'infamie de la prostitution tient à la ûoturo même de cet état. — Exemple tiré du code de Marie-Thérèse. Inconvénicns des prêtres. 6. Délits de toute espèce. VU:. Vols.

Moyens d'augmenter Emploi du mobile de l'honneur.. — Publicité de tous les ' . — Pour le second objet. — Publicité dans'les actes de bienfaisance. Page 34t. xtv. par acheminement > 3. Les moyens dépendent beaucoup de la position géographique : imperfections des slgnalemens. Objet qu'on s'est proposé dans plusieurs réglemens de police : tables de population. < Exemples d'une ingénieuse combinaison faite en Angleterre la postc-aux-lettres et les diligences pour les voyageurs. CHAP. Diminuer fincertitude des procédures et des peines. la force de ce priucipe. Instituer des timbres ou marques pour attester la quantité ou la qualité des choses qui*ont. Page 3ao.— exDécouragcmens attachés à la poursuite des délinqtians. — Instruction. CHAP. — Division des délits accessoires en quatre classés : t. 4> par présomption.—Frais cessifs d'une poursuite juridique en Angleterre. Pago 3a5. défendue. — Règles à suivre par rapport aux délits accessoires.—Cruauté gratuite envers tes animaux. Inconvéuiens de la confusion des noms propres. XV. — Deux choses à faire. 2. xttt. CHAP. XII. etc. : CHAP. xvt.«mais susceptible d'augmentation» a l'aide d'un autre mixte. .—Usage commun dans la marine anglaise» — Utilité de cette pratique si elle deved'imprimer le nom sur le poignet. CHAP. Prohiber les délits accessoires pour prévenir le délit principal. xvtt.—Note. Page 35o. — Maximes de la jurisprudence anglaise. CHAP. Augmenter pour tes délinquant la difficulté de l'évasion. reconnaître et retrouver . Pour le prcmlcr^objet—Humanité dans les lois. \ XII.TABLE 45@ DES * MATIÈRES. Sentiment naturel. CHAP.—Danger de favoriser l'impunité du crime. . l'amour de la réputation. Pago 318. Empêcher des délits en donnant à plusieurs personnes un intérêt immédiatVit lesprévenir. celle du père dons sa famille. j pour réuuir les individus. en régler l'application sur te principe de l'utilité. de. 2. — Antipathies combattues. aug- principe menter la force de ce sentiment. Par intention. — Habits particuliers à certaines professions. xt.dû être faites.< Faciliter les moyens. par accident. — Usage qu'on pourrait tirer des silhouettes. 1. Page 334. sur un certain étalon. Page 3*7. Culture de la bienveillance. nait universelle. Exemples de ce qu'on a fait pour prohiber des actes préparatoires. Modèle naturel de procédure..

tntroduction du sort pour les requêtes adressées au souverain. a.TABLE DES MATIÈRES. Quatre différences eutre le gouvernement domestique et le gouvernement Du côté des détaits.-XVKI. la première chose à examiner. Emploi du mobile de ta religion. Sous le rapport des obus. Distribuer tes branches particulières do pouvoir. Pour.la politique.% ment. 4.• . actes qui intéressent la nation.8. CHAP. Page 374. — Institution de bienfaisance à Paris. CHAP.XIX. i. — Examen de deux distinction! vulgaires entre la religion et la superstition. — — Dogme qui doit être le seul fondamental. pour ceux qui ne l'admettent ni ne la rejettent. Page 38o. 5. Pago 368. Précautions générales contre les abus d'autorité.— Quels autres ne le sont pas. 3. En fait de religion. . — Que la religion a eu malheureusement plus de force dans les cas où elle était plus nuisible. c'est sa direction. — Serment. 7. liberté de la presse. — entre l'usage et l'abus.pour ceux qui rejettent une opinion. Mettre le pouvoir de déplacer dans d'autres mains que le pouvoir d'élire.— Moyens indirects — Exemple du souverain. 4. 3.—Services à tirer du principe religieux. Page 354. .—1. — Lord Kaims cité et réfuté. chacune eutre divers co-partageans. Pièges dont le gouvernement peut préserver le peuple par des instructions publiées à propos. Diviser le pouvoir en différentes branches. 6. — Moyen employé en Russie pour engager la jeune noblesse au service. connaissance des individus. —Avantages.— Àttcntiou h donner à la classe d'enfans exposés aux séductions de la misère.xx. a. Vanité partout où elle est possible.Pour l'étendue des récompenses. a. Renouveler les corps gouvernaus par rotation. Ne pas souffrir que les gouverneurs restent long-temps dans les mêmes provinces.— Utilité de.—Quels sermeu/ sont efficaces. — Observations sur les Utilité démontrée'des instructions publiées par Catherine II. 4^7 de gouverner l'opinion. — Qu'il y a deux liens danslc serl'un moral et l'autre religieux. de l'éducation. — Danger de toute loi pénale. — IncouvénicnS de cette politique. Usages qu'on peut tirer de l'instruction. Usage à faire pour un code de lois. — papiers publics.. 1. CHAP. ''' CHAP.—Codes moraux à faire pour accompagner le code des lots.xxt. Admettre des Informations secrètes.

— Compensation pécuniaire. d'assemblée dé ci-] toyens. Exclusion de l'arbitraire. Etablissement du droit d'association. 12.d'un commis. . susceptibles de ce remède seulement en partlo. moius sus1 délits de ceptibles de ce remède. Réduire autant qu'il se peut tout le mal des délits à celui dont une compensation pécuniaire opère la guérison. —Vinimitiê ce genre. Mesures h prendre contre les mauvais effets.— Conclusion de l'ouvrage.458.—LA rapacité : délits de ce genre. 10.Publicité des raisous et des faits qui servent de base aux lois et aux au-! très actes do l'administration. 11. j ! . CHAP. soit par des assurances privées. — Grand problème de cette législation. Page 4"? délit déjà L'étudo dé la législation pénale présente des résultats consolans. soit aux dépens du trésor public. — Résultat de l'ouvragé. susceptibles d'être réduits par une législation bien entendue. mais susceptibles d'être réduits à très peu de chose par do bonnes lois. 9.. Xxir. c'est-à-dire. mais aussi moins alarmans. L'incontinence : délits do ce genre. à ceux qui peuvent se compenser par de l'argent. pour exprimer leurs Sentimens et leurs voeux sur les mesures publiques du gouvernement. —Trois sources principales de délits. ( TABLE DES MATIÈRES. Règles et formalités pour diriger l'exercico du pouvoir.

I. — De la diète. nouveaux de s'assurer à leur subsistance et de pourvoir Pagei. avec phts en même temps leur. Ce résumé présente uue table analytique PROMULGATION PROMULGATION DES RAISONS de tout te sujet. DES LOIS. Page 8. l'une par contret. Établissement proposé de sûreté et d'économie morale. PANÔPTIQUE. Page 59. — Ce que c'est qu'une véritable promulgation. — Comparaison des deux modes d'administration. — Séparation des sexes. — Cas où il est bon — Distinction que les lois ne soient pas promulguées. — De l'habillement. — Réglé d'économie. — Inspection centrale. — Inconvénient du droit non écrit.—De l'instruction et de l'emploi du dimanche. du code universel et des codes particuliers.— De l'administration. Page 52. — Manière de promulguer le . — Provision pour les prisonniers libérés. 4&9' TOME TROISIEME. Page 69. — Séparation en classes et en compagnies. — Des chitimens. Promulgation des lois. — Règle de sévérité. Avant-propos. Page 22.— Négligence des législateurs à cet égard. réfbrmation de leur après pour bonne leur garder t et pour des prisonniers opérer avec des moyens conduite élargissement.— Règle de douceur. — De la propreté et de la santé. — Des travaux.-•Avantages essentiels do ce plan.DES TABLE MATIÈRES. — Construction du panoptique. DES LOIS. — Résumé. . —Détails sur le panoptique. l'autre de confiance.

non comme l'oeuvre du — Motifs du jurisconsouverain. C'est encore un moyen de conservation. Page 97. plus faciles à concevoir. plus agréables à étudier.— Lieux divers. II. 2. en agissant sûr leur entendement en même temps que sur leur volonté. —et de servir de frein au — pouvoir arbitraire. Des injures personnelles simples. comment le législateur doit-il tes modifier d'après les considérations tçmporaircs et locales ? Page îai. . EN MATIÈRE 1 Dissertation sur les différences que doivent apporter dans les lois tes circonstances de temps et de lieux t ou solution de ce problème. plus aisées à retenir. procédure. — Observation générale sur l'Esprit des Lois. police. — Ecoles. — Écl'aircisscmcns relatifs à la loi. — Que les raisons doivent être présentées. grande cause de la diversité des lois. | f Une bonne loi est celle pour laquelle ou peut assigner une bonne raison. loi pénale.— Branches où cet usage n'est point adopté. — Eglises. — Commentaire ou justification Aggravations. de ce commentaire raisonné. — C'est un moyen dp perfectionner faire des idées distinctes de l'utilité les lois en obligeant le législateur à se de chacune.loi civile. . mais du jurisconsulte. — Lois coucernant les contrats. une bonne raison connue est une sauve-garde qui défend la loi contre des changement capricieux. — Peines. finance. ET DES LIEUX DE LÉGISLATION. — Utilité de justifier des vérités palpables pour faire adopter celles qui ne le sont — Absence de raisons. Exposition du problème à résoudre —Supposition que l'auteur fût appelé . — — Exténuations. —Branches de la loi où l'on a commencé à donner dos raisons.—Avantages —Il rendra . Exemples d'un commentaire raisonné sur un article du Code pénal. code universel. économie politique. — Promulgation des raisons. -r-Pourquoi latlon. sulte poiir sa propre satisfaction.•-'' j . 4.• TABLE 4G0 DES MATIÈRES. Promulgation des raisons des lois. pas. .les lois. Les meilleures lois étant données. raisonnée de toutes les dispositions énoncées dans te texte de la loi. plus propres à se concilier l'affection des hommes. par la honte d'avoir à exposer de mauvaises raisons. moyens de rapprocher les lois des nations. 3. —traductions/— Codes particuliers.—Loi. — Sources où l'on puise les raisons pour les différentes branches de la législation. qui rédige les lois. DE L'INFLUENCE DES TEMPS . les raisons^oat été regardées comme des hors -d'oeuvre cnlégis-. Page" 80. 1.

(\6l dans la transplantation nations. peut se réduire à un seul terme. ce qui est et ce qui doit être. Page l53. où tant de cir- do l'Europe. : diversités à cet égard selon les'calamités auxquelles simples demi publics uti pays est exposé à raison de circonstances etc. Délits contre la personne et la réputation notions se fait de la pudeur. avec do certains — Comment on . : très variables: la condition Précautions contre n'est pas la même en réalité la condition dans les pays mahométans matrimoniale que dans les pays chrétiens. Injures 3. du des officiers fisc. tu.— sout? —Difficultés Exemples des lois bonnes dans un pays pas les mêmes effets qui ne produiraient nfllrmatlf sur la nécessité fréquente dans l'Esprit CHAP. diffèrent peu différentes selon partout. qu'il du transport l'opération i.—Le mal Pierre I. jes moeurs et la religion. dus aux inttitutions'vxistantes. I. Grèce.—Tableau corporelles simples. Emprisonnement. Injures corporelles irréparables : de même. : — varient selon les diverses 7. des lois chez différentes Page 125. Délits : dépendent publics CHAP. Egypte. Délits. aux possibles dans tout ce qui tient à la religion. à différentes selon la nature to.TABLE DES à modifier son code civil constances diffèrent des circonstances CHAP. Extorsion prendre de la part infinies. Principes et son code pénal à suivre de toute boune Que l'objet un mal. Page * 14a. — La nature humaine modifiée loi le Bengale pour les yeux pour faire avec certitude dans un autre. méuagenicns des des Lois entre relatives Maximes Huit maximes d'enfermer dans un autre.—Manière préjugés qui paraissent de transplanter de vaincre insurmontables. 9. h la manière avec des exemples. beaucoup. a. est essentiellement par diverses la même circonstances. prévenir mais la faut avoir sous des lois d'un pays les climats. selon les climats. — Mahomet. — Italie. Des égards du code constitutionnel.— des changemens. 11. Injures 5. 6.—Montesquieu trop — Confusion les femmes dans l'Orient. sensibilité MATIÈRES. bannissement. géographiques. — — moeurs et au gouvernement. Délits contre la réputation : — sujets à varier selon les préjugés. Délits : grandes différences sous ce chef. mentales 4. tes lois. —Questions à faire sur la convenance Grandes révolutions du changement est-il plus grand que le mal de laisser les choses comme elles de ce pioblème. H. contre la propriété : diversités qu'on 8. Délits des gouvernemeus.

du peuple L'attachement Que les lois font naître pour constitutionnelles un préjuge davantage lorsqu'elles ont Pago 167.—Examen d'un passage de relative à l'habilledes Lois sur Pierre I.— physiques. qui sont bien — Vuo loin d'avoir la même perfection. pour donner une idée Allégorie dans la cour d'équité.— une meilleure Examen d'un mot de Solon. corps complet droit de la de lois. générale des défauts de la loi civile — et pénale. absolument les préjugés nuisibles. — et surtout de la procédure.-rCeux d'un Supposition 178. Droit 199. pénal. mum idéal condition VUE de la plus haute humaine. Amélioration Idées exagérées de la perfectibilité selon quelprogressive. Division Divisions usitées. V. — D'une loi d'Angleterre l'Esprit d'Ecosse.— qui ont à défendre des religions voulant justifier les lois de Mahomet. considération qu'un législation.. CHAP. 2.— Celte peuple lois possibles dans possibles à soutenir la négative. favorable pour les lois civiles et pénales. — Résumé des précautions à prenment national des montagnards dre dans les grandes CHAP. Page des gens. 197.— générale t.— Changemens l'action lente Section 1. Vue rétrospective auraient-elles Page 181. droit . mutations des lois. à plusieurs égards. Page importance produits par des causes morales. Influence Changemens constances rations de peu d'importance du sol et du climat. I.—Utilité GÉNÉRALE D'UN Maux inséparables perfection possible. IV. Droit d'un intérieur. par la grossier ne pouvait démontrée justification pas recevoir vicieuse. Deux classes d'hommes de toute enuemis que le temps peut produire dans les cirFacilité de modifier les lois selon ces altéde la plus grande : Les meilleures été les meilleures intéressés réforme. — Maxiques philosophes.TABLE 46'2 traiter doit DES MATIÈRES. 11. des bis Que les défauts se manifestent été transplantées. d'une procédure CHAP. dans l'époque ac~ les temps passés ? — Ceux qui sont fausses. Vue prospective Section elles encore : Les lois les plus parfaites seraient' aujourd'hui les plus parfaites dans les temps futurs? Page 188.— — Réduction de ces idées à des termes connus. d'anciennes lois lui en cache les défauts. luelle " du temps.— admirables d'Angleterre. Page DE LÉGISLATION.— de" se faire à cet égard des idées justes. CORPS COMPLET IKTRODUCTIOÎT. mahométan.

do ces deux Page ai4< et l'on droits. IV. contre la souveraineté.—1. droit 5. demi-publics. V. CHAP. Page 252. Page et coexistans leur explique 207. ir. 1 politiques. . — Deux des formulaires. contre — religieuse . Page 248. Délits 4. CHAP. 4U^ 4.— lois nécessairement permanentes. contre la richesse nationale. Frédéric. 5«. non écrite DES ou droit MATIÈRES. 3. On fait Lois substantives. contre la sûreté 4.—Les les-autres tendant classe. — sur Blackstonc. Divisions nouvelles. Lois punitives. 3. 1. 5.—sarde.TABLE droit civil. privés. Page 245. 5. Délits des délits. Contre la la con- de la première classe. la force de la sanction l'emploi de la sanction la 9. lois économiques. obligations les autres. du sujet. Contre 4. classes d'écrivains entre Relation lois adjectives. Délits police. Quatre 1. personne. peut appeler — Observation sur le droit romain. temporel. Page 2^9. Ordre naturel. — La classification Vue générale 227. lois loi écrite. Lois naturelles. voir fait qu'ils ne des matières. Lois lois rctnunérativcs. ac. contre ou pervertir la justice. contre la force public. contre le trésor la religion. De la division classes de délits. m. publique. de la distribution la commodité CHAP. Règles de méthodes : ite. a. contre soi-même. Genres de la seconde classe. contre 6. 3. Droit politique. Page des délits donne la classification des lois pénales. extérieure. Définition du pénal Rapport De la méthod/t. — les codes danois. voir que tous ces objets tous compris do lois particulières. Lois mêmes. Contre la réputation. Genres Genres de la troisième Genres de la quatrième 1. On montre la liaison sont divisés que pour intime de ce qu'on et du civil. religieuse. 4e. — sur le code Thérèse et le code —suédois. Code des lois passagères. délits. 8. 3. Recueil générales. Contre la propriété. uns tendant à affaiblir à égirer 2. contre la population. Page a 19. . classe. Délits privés. Subdivision des délits privés : Quatre ordres des délits 3. en matière sont simultanés 4. Plan du code pénal. lois. Délits publics. 7. — On les uns dans 2. Page aa3. Page aa3. qu'ils origine sont et leur nature. Loi spirituel. CHAP. dition.codo de jurisprudence. coutumier. et services. VI. 3". 2. CHAP.

4. —Principales 1. CHAP. Selon les personnes en faveur desquelles le droit est établi. 3. Second titre général du code civil. 4. 3. d'uue mauvaise loi. XI. choses simples et choses complexes. DES MATIÈRES. — Des droits Origine des droits.complète. Sclou les objets sur lesquels ils doiveut s'exercer.— Des lieux. Catologue des titres généraux. Page 284. xtv. 6. CHAP. Catalogue des titres particuliers. XIII. selon la partie qu'on sert. — 1. Quatrième titre général du code civil. ». 5. Sixième titre général du code civil. le même que celui des délits. i. Titres du code pénal. CHAP. CUAP. Cinquième titre général du code civil. Page a63. CHAP. — Des sen'ices. vin. Premier titre général du code civil. choses qui s'c/aluent individuellement et choses qui s'évaluent eu niasse. Observations sur les romanistes. Avantages de celte classification des déliés. XU. Définition CHAP. Selon leur but. a. divisions des droits. a. X. commode pour le discours. Page 297. — De l'obligation. selon l'objet auquel le service s'applique. choses sensibles et choses insensibles . selon la partie qui agit dans la personne qui sert. 5. CHAP. Selon le nombre des personnes qui en sont le sujet. Notion des services antérieure à celle des obligations. Ttvisième titre général du code civil —Des temps.TABLE /|04 CIUP. uniforme et analogue. Selon celle des facultés qui servent. Page 295. Selou la divisibilité des droits. 6.—Des choses. 3. Exemple d'un titre particulier 1 Injures corporelles simples. correspond Page 3oj. 5. Tableau de la division des services. choses mobilières et choses immobilières. Page3o.'|. 2. Page 293. Autre exemple : Dégât. Division selon leur source. Page 374. 6. à . 3. selon l'époque de leur naissauce. motivée. universelle. — Le tableau des obligations celui des services. Choses naturelles et choses artificielles. Division des services. 5. IX. va. 4. choses euiployables et choses consumantes. Division des choses en 1. des délits de Propositions générales qui forment le caractère particulier chaque classe. Propre à faciliter l'intelligence et la mémoire. 4.

Promesses. Amélioration de chose propre par lo travail. —Raison des exceptions.— in. Nomination à office. Adjudication par voie juridique.TABLÉ PES MATIÈRES. — Des contrats. — Observations sur les contrats romains. 12. — Division des obligations contractuelles en originelles et adjectivet'. Pago 3a3. 5. 1. 10. Possession ancienne : événement investitif définitif. XVI. Possession actuelle : événement investitif provisoire. i3. des caractères distinctifs de la chose acecs M 7. 11. —. Occupation par saisie juridique. — Difficultés auxquelles il donne lieu — Moyen de les résoudre. ou à Ij Titres d? propriété. Erreurs des romanistes dans la classification des droits. Huitième titre général du code civil. le droit d'occupation peut être limité à sept égard». Possession par oblitération soire. Possession de terres avoisinantes. 6. f par saisie hostile. 4^5 Explication d'un droit intégral. Evènemens qui servent d'époque au commencement cessation d'un droit. 1. — Stérilité — grammaticale de ce mot. d'uu droit ou autrement. 2. Possession de choso recevante. par saisie de choses 9. 3. Règle générale de liberté par rapport aux contrais. — Obscurité du mot titre. CHAP. Imperfection de la nomenclature des romanistes. ExpUcationMe quatorze évèuemens investitifs. Disposition privée qui comprend aliénation ou assomption. Formalités : événement investitif accessoire. Septième titre général du code civil. Possession de chose produisante. Trois classes de contrats. 4. — Le droit sur les choses.—11 renferme quatre droits.Des êvènemens eoliatifs et ablatifs. Division des contrats. Page 327. Succession. 2. Posséder. Découverte originaire ou droit de premier occupent. Explication de ce terme. Page 35i.4. disposition ou transport 3Q d? . Section 11. abandonnées ou perdues. XV. 1. CHAP. Observation sur la nomenclature. Page 347. 8. Table des droits.

DES MATIÈRES. a0 le pouvoir judiciaire. Page 356 Co que c'ost qu'un état ou une condition. — i. 3. Des titres. xv«r. 7. Pouvoir immédiat sur la propriété d'autrui. Pouvoir attractif ou rémunératoire. Pouvoir immédiat sur les choses publiques. 6.TABLE 466 biens d'une partie à l'autre. est uns source de confusion. les pouvoirs politiques sont de l'analyso des pouvoirs politiques. exécutif et judiciaire. CHAP. — Des personnes capables d'acquérir. CHAP. devoirs.—Imperfection pouvoirs dans les différens états ne se correspondent point. XXI. 3.particuliers du code civil. 4. les matières qui leur appartiennent. Page 36o. ou des conditions privées. . en couséqueve un droit. • exécutif. Page 359. i° sur les personnes. Pouvoir de commandement sur les personnes prises collectivement. XIX. a0 sur les choses.-< le titre de celle à qui elle confère qui elle impose une obligation. Dépôt. XVII. Pouvoir de commandement sur les personnes prises individuellement. Pouvoirs politiques élémentaires. et des promesses. Exemple d'arrangement d'un titre réel : chevaux. logue des personnes. Neuvième titre général du code civil. CUAP. Pouvoir de spécification ou de classification. On montre que la division des pouvoirs en législatif. XX. 4. incapacités. Page 370.—Comment Nouvelle décomposition des pouvoirs politiques 1. 2. —Les noms des créés. élémentaires. Manière de distribuer selon le cata- 11 vaut mieux placer la loi dans son entier sous te titre do la personne à que srv. — de contracter. — Raisons. contrats mixtes contenant des dispositions espèces. — Des états domestiques et civils. Dixième titre général du code civil. Des pouvoirs politiques élémentaires. que état. i° le pouvoir législatif. —Ordre des matières pour cha2. Définition du code constitutionnel. 3. Suite. moyens de le perdre. droits . Analyse tics pouvoirs élémentaires qui constituent ce qu'on appelle com3° le pouvoir munément.—Sept sources d'influence. Page 380. CHAP. CHAP. parce qu'on n'a point démêlé les pouvoirs élémentaires qui entrent daus leur composition. Pouvoir immédiat sur les personnes. et des contrats. Moyens do l'acquérir. des choses . 5. 5.

lois à exécuter. CHAP. qu'une division des lois.—Réponse. ad proeveniendum. au civil et au droit des gens. Page 40a. — Lois exécutées. du corps de droit. — des pouvoirs militaires très étendus avec le moins de de donner danger possible.— Code danois. XXVI. XXX. Ses parties. CHAP. une branche* de la science législative. — petit criminel — et civil.—civil. Page 404. — ses lois directes et ses lois indirectes. Plan du code international.TABLE CHAP. CHAP. Plan du code militaire.—code Rédaction de prévoir De ^intégralité .—Manière Division en code universel pèce do procédure. xxvur. XXIX. CHAP. Plan d!un code dejinance. première règle. — La finance a ses lois substantives et SCJ lois adjectives. CHAP. Plan de procédure. — lois do guerre. —Trois Arrangement Procédure ad compescendum. —ses limites. Plan des lois rémunératoires. Son rapport aux autres codes. Comment co droit Manière Page 395. Page 39 r. s'enchatne au pénal. Enumératlon DES MATIÈRES. xxxt. CHAP. Page 4i5. — Récompenses ex postfacto / leur utilité. XXV. CHAP. — La loi doit plutôt donner cas extraordinaires que de lo laisser prendre. — circonstances servir. dure : — Arrêter.— Distinction nelle . Plan du code ecclésiastique. de ses parties au droit pénal. Pago 388. où on peut s'en Page 407.—Vue générale des principes qui doivent régler les impôts. 467 Plan du code politique. —Division des lois qui composent un code particulier. — dédommager. que doit suivre le législateur. CHAP. xxii. Page 4 ta. — Principes illimité pour de. XXIV. —Lois de de considérer la guerre comme une espaix. — code suédois. Plan du code maritime. complète.—international. Page 398. — Objection tirée do l'impossibilité tous les cas. XXVII. —prévenir. Page 409. branches distinctes dans la procédes matières. Emploi de la récompense. entre procédure crimiad compensandum. des matières qui peuvent se rapporter au code constitu- tionnel. un pouvoir CHAP. XXIII. Rapport — militaire. C'est plutôt Economie politique. et codes particuliers.

— A quels égards incomplets.TABLE 468 DES MATIÈRES. De la pureté dans la composition d'uncorps de droit. Page 4»4Qualités essentielles. Défauts contraires à la brièveté dans un paragraphe. CHAP. Apologie pour les formes scientifiques et les idées abstraites de cet ou- vrage. sarde. loi non écrite. . —code Observations sur la CHAP.—Point .—Sorte d'éloquence dont les lois sont susceptibles. Frédéric. XXXII. —Défauts du style référablcs à quatre chefs : — — restreinte. 27Mstyle des lois. — clarté. noblesse. équivoque.—'Nécessité de numéroter les articles. Page 4«*«' Pureté : absence de tout ce qui n'est pas l'expression simple de la volonté: du législateur. —brièveté. — Exemple des statuts anglais. La perfection de la science est de ne pas se faire sentir dans le code même.—trop proposition inintelligible. — Exemple. Quatre règles de rédaction pour le style des lois. harmonie. — Qualités secondaires. trop étendue. riN DE LA TABLE DES MATIÈRES DES TRO>IS VOLUMES.de référence aux prétendues lois naturelles. XXXIII. — ses inconvéniens. — force». — Point de référence aux opinions des jurisconsultes.

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De l'inimitié. 5. . Du style des lois. De la division des délits. . CHAP. XXVII. . Des circonstances qui influent sur la sensibilité.Caractères particuliers de ces sanctions. . 4.Ses causes premières: 1.C'est plutôt la négation de tout principe qu'aucune chose positive.Dépend de quatre circonstances. Desir de l'unanimité trompée. 3. Sanction morale. . . CHAP. PANOPTIQUE. . 2. Egalité du pouvoir politique. Rapport du pénal et du civil. CHAP.Des lieux. 6. comment le législateur doit-il les modifier d'après les considérations temporaires et locales? CHAPITRE I. 11. CHAP. Sa pureté. Plan du code militaire. . XXIX.Leurs résultats. Utilité de cette classification.Celui des philosophes.sanction. 1. III. 4. Doctrine des élus.Résultat général de l'ouvrage. .principe. CHAPITRE I. Neuvième titre général du code civil. 15. Confiance dans les procédés futurs des hommes. Sanction naturelle. 2. CHAP. DISCOURS PRELIMINAIRE. Vérité. . Peines des sens. . . . bases de l'arithmétique morale. Huitième titre général du code civil. Principes caractéristiques du panoptique.Ce qu'il appelle juste. Section II.La plus grande partie de cette législation applicable aux différentes formes de gouvernement. XXVI. 1. 6. Application pratique de cette théorie. . Des pouvoirs politiques élémentaires. Division des contrats. . De l'imagination.Erreur de représenter la vertu eu opposition avec l'utilité. . CHAPITRE I. CHAP. 2. IV. . IV. Circonstances secondaires qui influent sur la sensibilité. 7. occupations habituelles. CHAP. TABLE DES MATIERES. Résumé des trois principes. CHAP. 7. XIX.Causes de dissentiment.Manière de le voiler sous différentes phrases. XXXII. .Exposition abrégée de cette logique. 6. Sa durée. IX. 1. TOME PREMIER. XXIII. CHAP. Répugnance des sens. Différence de la sensibilité. De la bienveillance. CHAP. 5.Compte rendu par l'auteur lui-même de l'acquisition de ses principales idées. CHAP. CHAP. 4.Nécessité de les mettre d'accord en les dirigeant vers le même but. Premier titre général du code civil. . 4. Son intensité.Note sur le mot conscience. PROMULGATION DES LOIS. 6. 3. CHAP. force. 8.De l'obligation. 2. Des titres particuliers du code civil. 1. 1. 2. 4. Plaisirs du soulagement. Deuxième titre général du code civil. . Ce principe coïncide fréquemment avec celui de l'utilité. délits. . gouvernement. XIV. . Sa proximité. 10. 6. race. VII. . Cinquième titre général du code civil. CHAP. Loi de la nature. II. 6. De la piété. Pouvoirs politiques élémentaires. pente des inclinations. 2. Utilité de ces catalogues. CHAP. Mêmes peines pour mêmes délits. 2. De l'intégralité du corps de droit. Définition.Comparaison entre le système de l'unité de poids et de mesures. . XVII. VII. Plaisirs simples.Note. XXV. Sixième titre général du code civil. . Des peines et des plaisirs. CHAP. Des égards dus aux institutions existantes. considérés comme sanctions.Des personnes capables d'acquérir. Dissertation sur les différences que doivent apporter dans les lois les circonstances des temps et des lieux. Sa certitude. III. 7. plaisir. . 4. CHAP. 11. CHAP. CHAP. 6. âge. XXXI. santé.bon. Plan du code international. 3. Vue prospective: les lois les plus parfaites aujourd'hui seraient-elles encore les plus parfaites dans les temps futurs? VUE GENERALE D'UN CORPS COMPLET DE LEGISLATION. De l'espérance. . Valeur d'un plaisir pris en lui-même. 3. Principe de l'ascétisme. 1. De l'imagination. circonstances pécuniaires. PRINCIPES GENERAUX DE LEGISLATION. Maximes relatives à la manière de transplanter les lois. . Division générale. degré de lumières. . Plaisirs de la richesse. .Réponses. . 4. CHAP. Plan de procédure. Peines simples. Economie politique. Puissance repoussée. 3. Section III. XII. De la pureté dans la composition d'un corps de droit. mauvais. 14. CHAP. CHAP. notions de religion. Plan du code maritime. 9. De la piété. CODE PENAL. Section II. . Le principe de sympathie et d'antipathie a guidé le peuple et les législateurs. Pour transplanter une loi d'un pays dans un autre. IX. VIII.partisan du principe de l'utilité. CHAP.principe de l'utilité. CHAP. Principes à suivre dans la transplantation des lois chez différentes nations. fermeté de l'âme. Section I. SUITE.Cercle vicieux où tombent ceux qui n'admettent pas ce principe. XXI. De l'estimation des plaisirs et des peines.moral. 12. . . . de contracter. Puissance et gloire. Définitions des termes: motif. .Dire que ce principe est dangereux. II. immoral. Idée générale de la rédaction des manuscrits de M. 3. 10. Les défauts des lois se manifestent davantage lorsqu'elles ont été transplantées. De l'amitié. 2. 8. Entendemant. ou solution de ce problème: les meilleures lois étant données. . . CHAP. Subdivision des délits. Sens commun. Pour donner une satisfaction convenable à l'individu lésé. 10. climat. CHAP.Méprise d'utilité. . Absurdité des objections. 5. Accord apparent des hommes sur le principe de l'utilité. . et pour opérer en même temps leur réformation morale. Etablissement prop pour garder des prisonniers avec plus de sûreté et d'économie.bien particulier. V.TITRES PARTICULIERS. . . SECTION II.Le principe de l'ascétisme a eu moins d'influence directe. 3.Maux qui en résultent.TABLE DES CHAPITRES DU TOME TROISIEME. . 13. . XVIII.peine.Des temps. XIII. Règle éternelle et immuable de droit. Peines de privation. 5. Des différentes espèces de plaisirs et de peines. Vue rétrospective: les meilleures lois possibles dans l'époque actuelle auraient-elles été les meilleures possibles dans les temps passés? SECTION II. III. Plaisirs d'association. Titres du code pénal.En quoi consiste. De la malveillance. Sa fécondité.Facilités pour l'éloquence dans les deux faux principes. . . . 7.Celui des dévots.Epicure. Plan du code pénal. D'une bonne réputation.Les sceptiques et les dogmatistes. 13. XXIV. 5. Plan d'un code de finance.bien public. . X. CHAP. . . V. . sentimens de sympathie. De la maladresse. CHAP. Pour évaluer le mal d'un délit. . force des facultés intellectuelles. De la crainte. .1. 2. L'antipathie n'est jamais un bon principe d'action. . 4.Définition. injuste. Sanction politique. CHAP. 9. . RESUME. De l'adresse.Deux sortes d'ascétisme.Trois conditions à remplir pour faire de ce principe une base commune de raisonnement. Pour estimer la force et l'impression des peines sur les délinquans. 3.Des droits. Des injures personnelles simples. V. CHAP. . CHAP. Septième titre général du code civil. . . obligations et services. Orgueil blessé. Avantages de cette classification des délits. . CHAP. affaiblie ou détruite. Notice particulière des principes généraux de législation. . Sur quoi il mesure son approbation ou sa désapprobation. 4. XVI. Sens moral. XV.Origine de l'ascétisme. CHAP. 3. Second titre général du code civil. De la méthode. . . . XXII. 8.Des choses. profession religieuse. . Tempérament. . CHAP. XXXIII. CHAP.Diversité des idées qu'ils s'en font.Marche progressive de l'esprit humain dans toutes les sciences. rang. Du principe de l'utilité. XXX. 12.bien. Autre circonstance à considérer. Plaisirs des sens. et le but de l'auteur dans cette logique. Plan du code politique. IV. vertu. 1. Deux classes d'écrivains moraux. tirés de Pline l'ancien et de Sénèque. 9.Comment on peut faire du mal en croyant suivre le principe de l'utilité. CHAP. Troisième titre général du code civil. CHAP.Système de philosophie morale fondé sur ce principe. . CHAP.Les hommes gouvernés par le plaisir et la douleur. la pathologie mentale et la dynamique spirituelle. De la mémoire. VIII. Relation entre lois. . Des causes d'antipathie. Exemples de l'ascétisme philosophique. 3. Sexe.Science expérimentale de l'homme divisible en deux branches. CHAP. 7.vice.Des évènemens collatifs et ablatifs. 1. 2. 14. II. notions d'honneur.Dépend en outre de deux circonstances. FIN DE LA TABLE DU TOME TROISIEME ET DERNIER. .Ces considérations.Persuasion intérieure. . 5.C'est un traité de logique. Sanction religieuse. De la mémoire. DE L'INFLUENCE DES TEMPS ET DES LIEUX EN MATIERE DE LEGISLATION. Objections résolues touchant le principe de l'utilité. .Point de code constitutionnel: pourquoi.Catalogue des ouvrages qui composent la collection entière.Des états domestiques et civils. II. persévérance. CHAP. . CHAP. . SECTION I. antipathies. 9. VI. Imperfections corporelles. De la bienveillance. PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS.Analogie à cet égard entre l'art du législateur et celui du médecin. Commerce et richesse.7. Son étendue. folie ou dérangement d'esprit. . VI. . Opération de ces principes en matière de législation.mal. CHAP. et de pourvoir à leur subsistance après leur élargissement. 8. Plan des lois rémunératoires. c'est dire que l'utilité est contraire à l'utilité.Antidote contre deux espèces d'empyriques politiques. XI.Idées confuses de Cicéron sur l'utile et l'honnête. D'une mauvaise réputation. Envie.Fausseté de cette maxime.Objets spécieux substitués en politique à la recherche du bonheur.Des services. Plan du code ecclésiastique. 5. . Bentham. Erreur de donner à la politique un autre objet qu'à la morale. XXVIII. CHAP. . CHAP.Objections.Comment l'utilité nous fait tenir un engagement onéreux. Valeur d'un plaisir considéré dans ses suites. .Définition des termes utilité. . . éducation. . Principe inverse de l'utilité. Section II. Influence du temps. avec des moyens nouveaux de s'assurer de leur bonne conduite. De la malveillance. XX.Deux faux principes. Du pouvoir. Quatrième titre général du code civil.Des contrats.

autorité religieuse. .sûreté.Peine d'attente trompée. libres dans l'origine. Les méprises de la distribution. III. Possession de terres avoisinantes abandonnées par les eaux. De quelques cas sujets à contestation.Que toute restriction étant un mal. fiction.Détriment privé. XI.subsistance. Que les lois soient connues. Réticence indue. 10. 4. . 3. 2. On fait voir que l'objet auquel le législateur doit sa principale attention. 6. Discorde inévitable. . CHAP. Trois propositions relatives à ce cas. Réduction forcée du taux de l'intérêt. La loi doit avoir trois objets en vue.Imperfections de la prudence humaine. CHAP. .mal évanescent. II. Liberté de pêche dans les grandes eaux.Observation sur un passage erroné de Beccaria. . XIV. en particulier celle-ci: Dans quels cas une chose trouvée doit-elle être accordée en propriété à celui qui la trouve? 7. au culte public. c'est la sûreté. Propositions de pathologie. . . 1. 4. elle est sujette cinq inconvéniens. Trois relatives au second. . Explication de ces inconvéniens. 2. XII. .Succession. Mal de non-possession.1° Pourvoir à la subsistance de la génération naissante. CHAP. Possession ancienne de bonne foi.mal extensif. III. 1. IV. . 8.Catalogue des six cas généraux où ce sacrifice est nécessaire. CHAP. CHAP. Mal du second ordre se divise en deux branches. 3. . Deux moyens d'y subvenir indépendans des lois. . 1. Que les lois soient antérieures à la formation de l'attente. I. Examen d'un quatrième cas: effet d'une portion de richesse qui. Des lois relativement à la subsistance. non la même étendue.Leur opposition. . 2. ouvrage des lois. 3.Nécessité de ce qu'on appelle le superflu. CHAP. Cinq propositions relatives au premier cas. CHAP.Ses inconvéniens. Diminution de valeur du bien communal. . Objets de la loi civile. Cette liberté de chasse ne convient qu'aux pays peu civilisés: dans ceux où la civilisation est avancée.définitions. . 10.Comment ces objets peuvent être considérés tantôt ensemble et tantôt séparément. . VI.Droit de premier occupant. . Considérations apologétiques pour les dépenses d'un luxe d'agrément. . Définition arbitraire. pour diminuer l'inégalité des fortunes. .Quatre raisons justificatives.Grande amélioration en Angleterre.mal du second ordre. 4.A quel point et de quelle manière la morale peut avoir besoin du secours des lois sur ces trois classes de devoirs. .détriment public. .Danger. 3. V.Bien du premier ordre. Peines juridiques. 6.Comment se forme l'abondance. . CHAP. 2. Lorsqu'elle a toujours été dans les mains des intéressés. CHAP.mal du troisième ordre. . Besoin supérieur. Trois raisons contre les biens communaux. 7. III. CHAP. fondé sur cinq raisons justificatives. Rapport entre ces buts. CHAP. L'épargne. . métaphore.Dilemme embarrassant auquel les testamens donnent lieu. Des moyens légaux par lesquels les droits de propriété commencent et finissent. 6. CHAP. .de l'attente. Amélioration des choses propres. Elles ont le même but.Exemple. 5. Fraude.Moyen de les concilier. . Trois raisons pour limiter les droits de propriété. . . 8. 7. 9. .mal dérivatif.Division des devoirs moraux en prudence.Comparaison de la civilisation avec l'état sauvage.Essai d'arithmétique morale.1. La législation ne peut agir directement que par des peines. . Exemples de quelques atteintes à la sûreté. XIII. CHAP. sa convenance: sa mesure. Faire servir les successions à des vues d'égalité. . 5. mais l'état primitif de l'homme. Raisons de sanctionner tous les échanges volontaires en général.Contraste que présente l'Amérique septentrionale entre l'état de nature et l'état de civilisation. . XI. . . XII.Action prohibée par la loi à raison du mal réel ou supposé qui en résulte. II. .alarme. . 3. 2. Suppressions des places et des pensions sans indemnité. . Droits sur services. on fait voir que l'objet est suffisamment rempli par les lois qui les protègent pendant leur travail. CHAP. . Exemples des fausses manières de raisonner en matière de législation. Que les lois soient conformes au principe de l'utilité. . .Mal du premier ordre.Nature particulière de l'homme qui le rend susceptible de peines et de plaisirs par anticipation. avec des exemples.que l'égalité ne doit être favorisée que dans le cas où elle ne nuit point à la sûreté. Délit. Que l'arrangement des lois soit méthodique. même dans le cas où l'on paraît donner une valeur égale. Observation sur les idées confuses des jurisconsultes. CHAP. Le motif naturel qui porte les hommes à pourvoir à leur subsistance étant assez fort. malgré titre contraire. à raison des chances qu'elles leur donnent. relativement au principe des obligations. Réfutation du sophisme fondé sur ce que l'intérêt individuel doit céder à l'intérêt public. .Des banqueroutes nationales.Définition de ces termes. Que les lois soient suivies textuellement. Interdiction. . . CHAP. Sûreté. Sacrifices de la sûreté à la sûreté.Point de propriété naturelle.mauvaise raison. On examine si l'on doit pourvoir par des impôts aux besoins de l'indigence. Services. . . CHAP. 2. On fait voir que l'indigence n'est pas l'ouvrage des lois de la propriété.On peut aller plus loin qu'on n'a fait par rapport à la bienfaisance. .danger qui résulte de ces notions fausses. Confiscations générales ou par masses. Conditions nécessaires pour que les lois soient conformes avec l'attente générale. Des obstacles mis à l'aliénation des biens-fonds. Sûreté. II. 7. Coercition indue. Service antérieur. De la propriété. 1. 9. . changés en obligations légales par degrés. Que les lois soient conséquentes entre elles. 4. Antiquité de la loi. sur lesquelles se fonde le bien de l'égalité. Des droits et des obligations. Des testamens.Etat des choses avant l'établissement de la loi. . . Possession de ce que la terre nourrit et de ce qu'elle reçoit. Inégalité réelle sous une égalité apparente.Inconvéniens de trop gouverner. . Même inutilité des lois. Sacrifice d'une partie de sa propriété pour conserver la plus grande masse.mal permanent. XVI.Ceux qui épargnent le riche aux dépens du pauvre.Propositions générales sur le but du gouvernement. . La sûreté. . . . Les effets du mal ne sont pas toujours eu mal.2. 1. 3. V. 5. . 6. doit sortir des mains d'un autre en forme de perte. Possession du contenu et du produit de la terre. . Autre moyen d'acquérir. Amortissement de l'industrie. . VII. relativement à leurs fêtes. . 2. Cas d'exception où les échanges forcés peuvent être d'accord avec le principe de l'utilité.Observations sur les excès de quelques républiques. Dissolutions des ordres monastiques. etc.Exemples de quelques atteintes à la sûreté. XIII. III. à l'encouragement des sciences et des arts. . 1. Note. Section. Des limites qui séparent la morale et la législation. . CHAP. Elle est souvent arrêtée par le danger d'envelopper l'innocent en cherchant à punir le coupable. mais sûre. bienfaisance. CHAP. Par exemple: loi naturelle. Utilité de ces axiomes. . 1. . La sûreté demande la conservation des propriétés dans leur distribution actuelle. autant que cela est possible.Chimère du système de l'égalité. que l'égalité des droits est une notion aussi fausse que dangereuse. .Sur la loi agraire. Inconvéniens des contributions volontaires. Crainte de perdre. 6. .bien du second ordre. . et à ce qui constitue la force du pacte.Causes qui déterminent le législateur à imposer des services ou à créer des obligations. Raison pour donner à la ligne descendante la préférence sur la ligne ascendante. 2. De la sûreté. . Subdivisions. De l'indigence. VI.Ces lois sont bonnes pour ceux qui possèdent et pour ceux qui ne possèdent rien ou peu de chose. . . Causes d'invalidité pour les échanges: 1. 3. 2° Prévenir les peines d'attente trompée. Le principe de l'utilité se subdivise en quatre objets qui forment quatre buts subordonnés: . CHAP. 5. 4. pour passer dans les mains d'un individu en forme de gain. . . . Quatre relatives au troisième. 4.Limites qu'il faut donner à ce droit. . Possession mutuaire de bonne foi avec amélioration. 8. . 2.Effet de la fidélité des engagemens par rapport à l'autorité même du prince. Démence.et de la Turquie européenne. 3. CHAP.sur des ventes publiques à l'enchère. XV. SECONDE PARTIE. Enumération de quelques sources vicieuses d'argument. 2. Pacte ou convention. 3.définitions. Egalité. Buts distincts de la loi civile. loi imaginaire.détriment de l'individu lui-même. IV. . Raisons d'ériger certains actes en délits. Impôts mal assis. L'inégalité du fardeau. Chose prête à devenir nuisible par l'échange.égalité. sans imposer une obligation à d'autres. CHAP.Application de cette règle à diverses dispositions légales.Réfutation d'une définition fantastique de la liberté.abondance.Importance de respecter le principe de la propriété dans tous ses détails.La propriété est l'ouvrage de la loi.Que toute obligation est un retranchement de liberté. Abstractions nécessaires toutes les fois qu'on parle de l'effet d'une portion de richesse sur le bonheur des individus. antipathie et sympathie. CHAP.Restes du système féodal.Mal primitif.mal répartible.Raisons justificatives. Lorsqu'elle vient d'en sortir. mal conséquentiel. Subornation. .Insuffisance de l'épargne. Supposition erronée d'obligation légale. XVII. Le bien se propage et se répand comme le mal. CHAP. Justice d'une répartition de ces frais sur tous ceux qui en retirent un bénéfice direct ou indirect.Opération lente. droit naturel: . Supposition erronée de valeur.Pourquoi il est plus nécessaire de relever les injustices des républiques que celles des états despotiques.Raisons justificatives. Egalité. De la culture des arts et des sciences.ceux qui gênent l'industrie sur les denrées nécessaires. PRINCIPES DU CODE CIVIL. Section.mal immédiat. 1. . Des lois relativement à l'abondance. Exploitation des mines dans le fonds d'autrui. Liaison intime de toutes ces conditions entre elles. . Autre moyen d'acquérir. pétition de principe. Section I. Elévation forcée du taux des monnaies.Moyens de les acquérir. 5. .Malheurs qui en résultent. Des titres qui constituent la propriété. Que la loi se présente à l'esprit comme devant avoir son exécution. VIII. Définition.sur les procédures.Dégradation successive proportionnelle à l'affaiblissement de la sûreté. . . Leur incertitude. Réponse à une objection. . . . . Peine de perdre. raison fantastique. et leur assurent le fruit de deux industrie après qu'ils ont travaillé. .Effets d'une portion de richesse sur le bonheur dans trois états différens. Observation sur l'abolition des dettes et sur l'établissement des colonies chez les Romains. elle ne doit être imposée qu'en considération d'un bien supérieur. . reproche d'innovation. . . Bonne raison.Circonstances où l'on peut laisser à chaque société religieuse la charge d'entretenir ses ministres. Analyse du bien et du mal politique. Distinctions principales. probité. 3° Tendre à l'égalisation des fortunes.. les contributions volontaires. I. Trois raisons pour laisser aux individus le droit de tester. 2. Des frais de culte. .CHAP. Deux raisons de leur différence. Ces maux réduits à quatre chefs: 1.Consentement. Pouvoir des lois sur l'attente. Intercommunauté de biens. .Comment elle peut servir à résoudre des questions embarrassantes. Lorsqu'elle vient d'y entrer. . X. IX.Tableau de l'Asie-Mineure . Des échanges forcés. PREMIERE PARTIE. Liberté de chasse sur les terres non appropriées. . Modèle d'un statut en quinze articles pour les successions. 1. On montre qu'un échange forcé est une atteinte à la sûreté.Deux raisons justificativ 3. Analyse des maux résultant des atteintes portées à la propriété. Enfance. II. Possession actuelle: raisons qui justifient ce titre de propriété. .Comment ils se répandent dans la société.-Danger de ce qu'on appelle interprétation des lois. La loi ne peut conférer un droit aux uns. X. CHAPITRE I. de l'industrie et du commerce.Contribution légale. CHAP.

2. Saisie d'instrumens propres à servir au délit appréhendé. Tuteur et pupille. . Outrepassation de défense nécessaire. quand même elle ne serait pas telle à ceux des personnes intéressées.Nature de la satisfaction. Puissance politique. Des remèdes suppressifs pour les délits chroniques. PRINCIPES DU CODE PENAL. . Première classe de délits chroniques. 2. Ivresse.Son influence sur l'alarme. IV.Disproportion entre le nombre des hommes libres et des esclaves partout où l'esclavage est admis. 3. Section IV.Il faut donner aux magistrats plus de latitude dans l'emploi des moyens suppressifs que dans celui des moyens préventifs. .Examen du divorce. 3. 1. . CHAP. contre la réputation. CHAPITRE I. .Questions auxquelles il donne lieu. . . contre la personne. Tuteur et pupille. Constater la liberté du consentement. .Sur qui doit tomber la charge de la tutelle.Raison de les considérer dans cet ordre. VII. pour tout ce qui ne leur est pas personnel. . . 4. XIII. Un père est.La perpétuité de l'obligation de servir. 3. Délits de mal imaginaire. 2.Règle générale sur les pouvoirs à donner aux pères. Les abus du pouvoir de la part de ceux qui doivent concourir à ces formalités. Maître et serviteur. IV. 1. . . par quelles raisons toujours préféré. 7. Pratique médicale.deux subdivisions.Difficulté de connaître l'intention.Maître et apprenti. Page Cinq règles pour évaluer la grandeur du mal du premier ordre. . excepté dans le cas où il est revêtu d'un pouvoir public. Position du délinquant. 2. Préjudice physique.satisfaction pour le passé. V. Page Moyens d'aggravation à tirer de cette source. Bannissement de telle ou telle place. un tuteur. 1. 4.Effets de cette perpétuité pour affaiblir toutes les précautions contre les abus de pouvoir. Moyens de justification. IV. Père et enfant. Remèdes préventifs. Conservation de soi-même. Délit complexe par opposition à délit simple. 4.A quel âge convient-il de fixer l'émancipation? CHAP.les autres produits par l'homme seul. Maître et serviteur. 3. A qui le choix? Raisons contre les lois qui ont soumis les enfans majeurs au consentement du père. . 3. 1. Promesses requises de s'abstenir d'un certain lieu. Clandestinité du délinquant.Plénière ou non plénière. CHAP. Page Les circonstances qui cachent le délinquant rendent l'alarme plus grande.1. Motif purement social. 1. .Variété dans le degré d'intention. Pour quel temps? . II. 5. 2.Réponse à ces objections. Facilité ou difficulté d'empêcher les délits. Section I. Moyens particuliers pour prévenir ou supprimer la détention et la déportation illégitimes. 3. .Examen de la comparaison entre le journalier libre de l'Europe et l'esclave. Il suffit qu'elle soit complète aux yeux des observateurs. Délits publics: neuf subdivisions. Conspiration. 2 e par la persévérance de l'intention.Connaissance. . Faiblesse opprimée. Défense de soi-même. CHAP. Page On fait voir que la particularité de position du délinquant diminue l'alarme. 7. Des cas où le danger est plus grand que l'alarme. Page Définition du délit. plus l'alarme résultant du délit aura d'étendue. Page Plus le motif est commun. CHAP. . CHAP. . surcroit d'opprobre. Admonestement. 5 e par des écrits. CHAP. 6. . Du mariage. . Sujet de ce livre. X. surcroit de terreur.Qu'est-ce? . CHAP. Page Danger plus grand que l'alarme dans un grand nombre de délits publics.Tableau des alliances à défendre. Définition. Epoux et épouse. 4. Page L'alarme est d'autant plus grande que le crime paraît plus difficile à empêcher. Exténuations à tirer de cette source. c'est-à-dire. Condescendance à menaces. Les divers états sous ce chef sont l'ouvrage des conventions. Délits positifs et négatifs. Mal de rivalité. I. De l'influence des motifs sur l'alarme.Diversité des lois. Père et enfans. 5. souffrance aggravée. . 4. 5. on ne doit pas le permettre avant la majorité. VI. II. Délits demi publics: . A quel âge? Si le mariage est indissoluble.-Raisons contre l'esclavage. sa difficulté.à d'autres. XI. 1. CHAP. Puissance domestique. plus il est de nature à agir sur un grand nombre d'hommes. 9. Du mal du premier ordre.-Moyens d'affranchissement. 1. CHAP. CHAP. Du mal du second ordre. Des cas où l'alarme est nulle. CHAP. Helvétius. Consentement. III. 8 e par le concours de plusieurs personnes. c'est-à-dire. Nécessité de la tutelle.Sera-t-il permis d'épouser la veuve de son frère? . Page CHAPITRE I.Les uns fondés sur quelque calamité naturelle. Règle pour empêcher l'arbitraire dans l'emploi de ces moyens. IDEE GENERALE DE CE LIVRE.mêmes subdivisions. Des remèdes satisfactoires.Considération particulière sur les vols domestiques.Excès opposés où l'on est tombé à ce sujet. Délits privés. Commination. Page 1. 2. CHAP. .1. . 2. .La classification des délits tirée de celle des personnes qui peuvent en être l'objet. 2. un maître. CHAP. Réfutation de Rousseau. Remèdes politiques contre le mal des délits. Section II. à certains égards. Page Circonstances qui ôtent au délit sa nature malfaisante. Section VII. Page Loi martiale d'Angleterre.Satisfaction plénière. De l'esclavage. 4 e par la durée d'un ouvrage matériel. 6 e par des habitudes. Délits principaux et accessoires. CHAP. 3.Précautions contre les abus de ce pouvoir. Page Ces moyens varient selon l'espèce des délits chroniques. . Mariage à vie. Des délits. .Point de motif qui ne puisse produire de bonnes et de mauvaises actions.Pouvoirs donnés aux magistrats à la même fin. 1. . CHAP. . Délits réflectifs ou contre soi-même. Utilité majeure de ce contrat. CHAP. .En quoi défectueuse. Remèdes suppressifs. Délits réflectifs: . . . CHAP. motifs anti-sociaux. Violation de confiance. caractère essentiel. . Deux écueils à éviter: 1. contre la propriété. Classification des délits.Quatre classes de délits. Aggravations ou circonstances particulières qui augmentent ce mal. VIII. XIV. . Notifier la célébration. Influence du caractère du délinquant sur l'alarme. Page Différence résultant d'un délit commis sans intention ou avec intention. 3. Délits publics.CHAP.-Son influence sur la richesse des nations. . INTRODUCTION. Cruauté gratuite. c'est-à-dire. Distribution de perte. TROISIEME PARTIE. Fausseté. CHAP. Préméditation. 2. . Répulsion d'un mal plus grave. Des moyens directs pour prévenir les délits. pour réparer le mal du premier ordre..En cas de perte d'une marchandise dans son trajet du vendeur à l'acheteur. CHAP. CHAP. Droits et obligations à attacher aux divers états privés. Remèdes satisfactoires. 8. 1. entre de proches parens.En quoi bonne. . Les états privés réduits à quatre. 3.Quatre objections contre le divorce.Définition. 5. A quelles conditions? Cinq conditions de ce contrat convenables au plus grand nombre. .Pouvoirs nécessaires au tuteur. Entre quelles personnes le mariage sera-t-il permis? Raison pour interdire le mariage entre certaines personnes. Des délits chroniques. Respect envers des supérieurs violé. 2.. Condescendance à autorité. Réfutation de la doctrine vulgaire qui considère les motifs comme étant exclusivement bons ou mauvais.Etat de l'entendement par rapport à un fait. . Faute exempte de mauvaise foi. III. Cautionnement.Doit-on déterminer le nombre d'années des apprentissages? Raisons contre. 2. VI. qui ôtent le délit même. Relâchement de discipline domestique. . Etablissement de gardes. III. Les retards inutiles. Page Satisfaction. 2. sur qui doit-on rejeter la perte.Ignorance.Pouvoirs donnés à tous les individus pour empêcher un délit prêt à se commettre. contre la condition. Combien de contractans? Raisons contre la polygamie. motifs personnels. TOME II. 1. Page Le degré d'alarme dépend de huit circonstances qui sont l'objet des chapitres suivans. Délits demi publics. motifs demi sociaux.Condition mixte. Section VI. Enfance. Page Il s'agit ici d'arrêter un délit qui suppose de la durée avant qu'il soit entièrement consommé. Détresse aggravée. 2. IX.Aversion de l'homme pour cet état. 7. 6. Subdivision des délits. . 8. Section III. .Fausse opinion. Observations sur la loi martiale. .motifs séducteurs.Précautions à observer dans l'affranchissement. Page Nécessaire. 6. . 2. . 4. Directe ou indirecte. Surcroit de douleur physique. 5.. par la continuité de l'acte. Page Quatre classes de remèdes. Page Délits privés: quatre subdivisions. 2.Horrible violation de l'humanité dans les peines contre ce délit. sur une éducation commune à tous les citoyens. répugnance de la nature. pour faire cesser le mal du second ordre. Principes pour distribuer entre plusieurs une perte déjà faite. Page Il s'agit ici des moyens antéjudiciaires: . . II. De la mauvaise foi. .Appareil des moyens nécessaires et des précautions à observer dans la publication d'une telle loi. Des diverses espèces de satisfaction. 3. Limites de la satisfaction. 4. 4. Provocation reçue. 4. Avec quelles formalités? Deux objets à remplir: 1. XII. 3 e par un acte négatif. Considérations sur les peines à remettre à raison de la minorité d'âge. Conservation de personne chère. CHAP. Autre classification des motifs: motifs tutélaires. Remèdes pénaux ou simplement peines. Page . . Affaiblissement de la justice en Italie. 6. 4.Examen de deux questions: sera-t-il permis d'épouser la soeur de son épouse défunte? . PREMIERE PARTIE. 4.Même avec la permission du divorce. Nouvelle division des motifs en quatre classes. De quelques autres divisions. CHAP. VII.Raisons contre l'indissolubilité du mariage. 3. .Indifférence des individus sous le despotisme. . 4. etc. V.satisfaction pour le futur. Page Considérations sur l'infanticide. . Raisons sur lesquelles se fonde l'obligation de satisfaire. VIII. VII. dommage irréparable. . CHAP. 7 e par une série d'actes occasionels. Empêchement de mariage.Réfutation d'une fausse raison donnée contre l'inceste. CHAP. V. Section V. SECONDE PARTIE. par le danger de témoigner contre les assassins. . 3.

.1.Justification de la nouveauté de plusieurs de ces moyens. . le père pour ses enfans. Du cautionnement. V. ou à la charge d'un tiers. XIII. CHAP. 7. Page Son utilité.Enumération des goûts à cultiver dans cet objet.erreurs communes sur les amendes. Sujettes à manquer faute d'objets sur lesquels ou puisse les asseoir. Remède aux délits contre l'honneur. III. Peines mal fondées.Réglements de police référables à ce chef. . 3. Peines indélébiles.Oter le pouvoir de nuire en ôtant les instrumens du délit. Page Trois penchans pernicieux: . . 1. 3.Achat à vil prix doit être suivi de restitution. .Effet d'une satisfaction de ce genre sur l'individu injurié. Peines chroniques. Note sur une erreur de Montesquieu.Moyen de satisfaire ces passions avec un moindre préjudice. 1. Dans le doute.Effets d'un affront relativement à la personne insultée. Commensurable avec le profit du délit. VIII. Procurer un redressement compétent pour les injures qui attaquent le point d'honneur en particulier. violence commises dans un lieu public. . en qualité de tutrice. pour prévenir des abus de confiance dans les devoirs d'une charge.Cas où elle ne convient point. Page Cas où elle est à son plus haut point de convenance. Tableau du mal que produit une loi pénale: 1.Moyen de prévenir l'indigence par des caisses d'économie. . On fait voir que la dissémination des lumières n'est pas nuisible en totalité.Effet immédiat du duel: 1. 6.Nécessité de varier les moyens pour combattre des délits d'une nature différente. c'est une peine mêlée d'honneur. pour dissoudre des conspirations. Page Deux règles: 1.Forme à donner à ces attestations juridiques. Observations sur les penchans du coeur humain. De la restitution en nature. 2. 7. .Défense du vin par Mahomet. 2. 2.Cas où la satisfaction doit être à la charge du public: 1. Indigence.Expédiens pour diminuer l'influence des desirs sujets à devenir pernicieux. XII. 6. 2. IV. 2.le pilori. Circonstances où il est bon de l'employer: 1. . Poltronnerie.Mal qu'il peut produire.3. Peines capitales. 4. . 2. . .lorsqu'il n'y a pas de vrai délit. XVIII. 3. 5. de la peine de mort. VI. Peines ignomineuses. CHAP. faire pencher la balance plutôt en faveur de celui qui a souffert l'injure qu'en faveur de celui qui l'a faite. Passions vindicatives. . De la satisfaction vindicative. Peines ignominieuses. 6. Page Cas où l'on peut faire porter la responsabilité sur un tiers. . CHAP.Comment le duel s'est offert pour suppléer à l'insuffisance des lois. sur le délinquant. Observations sur les autodafés. Observation sur le rigorisme du sabbat. II. .Restitution en nature ne suffit pas. . . CHAP. Page Il y a une logique de la volonté comme il y en a une de l'entendement. 2. CHAPITRE I. Autre moyen indirect. Page Utilité des assurances. S'attacher à suivre le mal dans toutes ses conséquences. . 3. lorsque la perte est pécuniaire.Sort désastreux des bâtards. Peines inflictives. Règle importante. mal dérivatif. le tuteur pour son pupille. .celles qui seraient sans influence sur la volonté.Désavantage des femmes pour trouver de l'occupation.Imperfection de la compensation pécuniaire pour les objets qui ont une valeur d'affection. CHAP. Raisons.1. CHAP. . Page Deux règles à suivre: 1.pouvoir. pour faire que le motif répressif soit plus fort que le motif impulsif.Empêcher les hommes d'acquérir les connaissances dont ils pourraient tirer un parti nuisible. elle est inégale et incertaine. . CHAP.Limitations. elles entraînent une profusion de peines. Des moyens indirects de prévenir la volonté de commettre des délits.Vices décelés par celui qui souffre un affront. Peines simplement restrictives. .de la déportation.Impôts sur les liqueurs spiritueuses. Page On montre qu'un système pénal n'est pas cruel pour être varié.Précautions à prendre pour réduire ces dangers à leur moindre terme. Des moyens indirects de prévenir les délits. leurs inconvéniens.Impossibilité de séparer le sort de l'innocent d'avec celui du coupable.Enumération des cas les plus communs où les peines sont déplacées. 2.Exceptions. Restitution en nature. . 2.Frais de conservation doivent être remboursés. Peines indélébiles. . . Exemplaire.Restitution d'une chose semblable si la restitution identique est impossible. Importance du courage. Page . .Prostitution rendue plus malfaisante par les lois qui la prohibent. . 9. Ce qui doit décider le choix de telle ou telle espèce de satisfaction.du bannissement. elle tombe souvent sur une personne étrangère à la querelle. I. Examen de quelques peines usitées. l'une directe. . Calamités physiques. Dans le dédommagement pour une perte passée. .Danger du pardon illimité des injures. . De la prescription en fait de peines. X. dans la supposition qu'il n'y aurait point de remède. CHAP. . . traitement divers de chaque classe.Ce qu'il faut faire dans le but de satisfaire à cet égard la partie lésée.Si c'est une prérogative qui doive plaire à un bon prince. De la satisfaction honoraire.Injustice et cruauté apparente de l'opinion publique. 2.le fouet. 1.Vices de ces peines déplacées: 1. .Moyens nouveaux. . CHAP. . Page 1. . flétrissures indélébiles.des prisons. 4. 6. 3. VII. celui d'effacer l'affront? . Page 1. Procurer un redressement légal à toute espèce d'injure. . Pour prévenir des délits d'inimitié. 8.1. Page Due pour tout. Peines simplement restrictives. CHAP. ôter le pouvoir de nuire. Peines simplement compulsives. Servir à la réformation du délinquant. même dans le cas où l'acquéreur a été de bonne foi. Détourner le cours des desirs dangereux.2. . 4. TROISIEME PARTIE. Peines pécuniaires. . Page Cinq règles pour établir une juste proportion entre un délit et une peine. . 2.mais surtout pour les objets qui ont une valeur d'affection.Ce qu'on doit faire pour adoucir ce mal. Section III. X. CHAP. elle aggrave le mal du délit quand elle n'est pas réclamée. CHAP. c'est d'en augmenter la quantité. Page Catalogue des moyens de satisfaction contre l'honneur offensé.Les inconvéniens de la liberté de la presse ne sont pas comparables à ceux de la censure. fournir un dédommagement à la partie lésée. 2. II. . 2. dans l'ignominie qu'elle répand sur ceux qui ont subi un affront. Mal de coercition. .Catalogue de douze moyens indirects. 4. V. CHAP. qui sont l'objet des chapitres suivans. 11. . 2.Lois somptuaires. le mari pour sa femme. . pour faire cesser la honte de l'affront. Moyens d'estimer si un code pénal est rigoureux.Maux qui résultent de l'oubli de cette règle. Peines trop dispendieuses. IX.lorsque le mal de la peine excède le mal du délit.qu'il n'en est point d'absolument mauvais. Satisfaction substitutive. erreurs communes sur l'infamie. Economique. L'obligation de satisfaire ne s'éteindra point par la mort de la partie lésée. Page Réfutation d'une opinion fausse en morale. . . . une personne innocente qui profite par le délit. 2. Satisfaction pécuniaire.utile à la société. . erreur de la justice.Montrer de l'indulgence au duel. lorsqu'elle n'a pas de rapport avec la nature du mal. CHAP. la paresse. . De la quantité de satisfaction à accorder. CHAP. . QUATRIEME PARTIE.Trois autres qualités à rechercher dans les peines: 1. Peines capitales. Page Ses inconvéniens. à l'intention de le punir dans ceux auxquels il est attaché. pour prévenir l'évasion d'un accusé. L'opinion publique. . Egale à elle-même. . 6. Section I. Encourager les amusemens innocens. Peines chroniques. 5.Caractères distinctifs de ces deux méthodes. 5. insensibilité à la réputation. Peines inefficaces.1. .Observations sur les usages de divers peuples. Question. Page Une peine déplacée est celle qu'on fait porter sur un autre individu que le délinquant. . CHAP. IV.Situation de l'individu offensé après le duel.L'infamie de la prostitution tient à la nature même de cet état. . mal de punition. Il ne peut pas servir à tout le monde. . Des peines indues. XV. .Dangers à craindre pour le trésor public dans le système des satisfactions. . .Influence qu'il exerce sur la conduite de l'individu soupçonné. CHAP. Page Classification des indigens. CHAP. . Page Deux moyens de les satisfaire sans préjudice. Division des peines. elles supposent des sentimens qui peuvent ne pas exister. 5. Page Particulièrement adaptée aux délits de fausseté. 4. Page Satisfait sans préjudice dans le mariage. De la certitude de la satisfaction.Premier tort des lois. . 4. XIV. . justifiée dans le système actuel de l'honneur. . . l'autre indirecte. Justification de la variété des peines. Faire en sorte qu'un desir donné se satisfasse sans préjudice ou avec le moindre préjudice possible. 2. la passion de liqueurs enivrantes.Faire qu'un homme placé entre deux délits soit porté à choisir le moindre. . mal de fausses poursuites. 3. la mère pour ses enfans. elles choquent les sentimens publics. Base de l'arrangement. . 3. CHAP. . CHAP.Plaisir de la vengeance. De la proportion entre les délits et les peines.Ménagemens à apporter dans le choix et l'application de ces satisfactions honoraires.Règles à suivre. CHAP.second tort. Peines pénitentielles. Le droit de la partie lésée ne s'éteindra point par la mort du délinquant.Infamie attachée aux parens de ceux qui ont commis des crimes graves. . . .Cas où la peine ne doit jamais être remise par cette considération.Comparaison sous ce rapport entre la vie du sauvage et celle de l'homme civilisé. pour agir en qualité de peine contre le délinquant. Eviter de fournir des encouragemens au crime. . CHAP.du bannissement de la présence. 2. dans des cas où les moyens indirects échouent. XVII. 3. . . Moyens d'ôter le pouvoir physique de nuire. Page Cas où le laps de temps doit opérer comme abolition de la peine. .Corruptions du sang.3. Comment se fait-il qu'un moyen si absurde et si monstrueux remplisse si bien son objet. 4. III. Page Deux manières de combattre les délits.Mérite et imperfection de la jurisprudence française à cet égard.inclination. Satisfaction attestatoire. Rémissible. . Du pouvoir de pardonner. .Confiscations. . Page Cas où il ne faut pas infliger de peines. Satisfaction vindicative. De la satisfaction substitutive. . .Cette peine naturelle dispense de recourir à une peine artificielle. et sur le public. CHAP. Page Pouvoir interne ou externe.Eviter les peines qui choqueraient les préjugés établis. innocent jusqu'à quel point.Le reproche doit tomber sur les lois.Effet d'un affront reçu sur la personne qui le reçoit. Défauts du duel considéré comme remède et comme peine. . Peines pécuniaires 10. Peines afflictives. INTRODUCTION. 5. . IX. . il faut une compensation pour la jouissance perdue. 4. Une peine doit être susceptible de plus et de moins. . 4. connaissance. et diriger les inclinations vers les amusemens plus conformes à l'intérêt public.Les mesures à prendre pour l'indigence doivent varier selon les circonstances locales. Efficace des moyens indirects. . Analogue au délit. . 2. Desir de l'union des sexes. De la satisfaction attestatoire.Perte de privilèges d'une communauté.Trois imperfections de la législation pénale directe. 1. . XVI. Page Espèce de capitulation avec le vice. Le maître pour son serviteur. VI. . 2. CHAP. Préférence due aux intérêts des individus sur ceux du fisc. Eviter de forcer les hommes à un état de paresse. 5.troisième tort. . . Moyen simple et efficace usité en Angleterre pour rendre le vol des billets de banque difficile. 3. . Satisfaction subsidiaire aux dépens du trésor public. 7.Cinq espèces de ces délits auxquels elle convient. Que la manière la plus avantageuse de combattre le mal qui peut résulter d'un certain degré de connaissance.lorsqu'on peut réussir par des moyens plus doux. . .Raisons pour faire restituer la chose au propriétaire originaire. . l'intérêt doit excéder celui du commerce libre. . . 1. 5. XI. . Page Examen du mal des délits contre l'honneur. 4. Page 1.Indice qu'il fournit en faveur de son caractère ou de ses ressources.Difficulté de classer les moyens indirects. mal d'appréhension. pertes par hostilités. Du choix des peines. Les passions malveillantes. Peines superflues. CHAP. De la satisfaction pécuniaire.Concubinage légal moins préjudiciable que le concubinage illégal. Page Condamnation de ce moyen. Des peines. Satisfaction honoraire. pour y proportionner la satisfaction. parce que les crimes de raffinement sont moins funestes que ceux d'ignorance.Moyens de s'en passer. 3. Section II. 3. Peines caractéristiques. . . Peines quasi-pécuniaires. 4. Des peines aberrantes ou déplacées.

avec des moyens nouveaux de s'assurer de leur bonne conduite et de pourvoir à leur subsistance après leur élargissement. selon les climats. Publier le prix des marchandises.Italie. I.Détails sur le panoptique. Vols.Deux choses à faire. IX.Moyens indirects de gouverner l'opinion. Délits demi publics: diversités à cet égard selon les calamités auxquelles un pays est exposé à raison de circonstances géographiques. en agissant sur leur entendement en même temps que sur leur volonté. 1. Diminuer l'incertitude des procédures et des peines. . loi civile. l'amour de la réputation. Page Sentiment naturel. Promulgation des lois. . 12. . 1. . CHAP. . . .Frais excessifs d'une poursuite juridique en Angleterre. l'une par contrat. Injures corporelles simples. 3. plus agréables à étudier.Tableau qu'il faut avoir sous les yeux pour faire avec certitude l'opération du transport des lois d'un pays dans un autre.La rapacité: délits de ce genre. .Serment.De l'administration.Exemple du souverain. Impostures religieuses.Examen d'un passage de l' Esprit des Lois sur Pierre I. Page Ce résumé présente une table analytique de tout le sujet. Empêcher des délits en donnant à plusieurs personnes un intérêt immédiat à les prévenir. Délits publics: dépendent du code constitutionnel. . VII. 7.Comparaison des deux modes d'administration. VIII.Montesquieu trop affirmatif sur la nécessité d'enfermer les femmes dans l'Orient. .Branches où cet usage n'est point adopté.Habits particuliers à certaines professions. Pour le premier objet. pour ceux qui rejettent une opinion. . .Note. par acheminement. Danger de produire des associations fausses.C'est un moyen de perfectionner les lois en obligeant le législateur à se faire des idées distinctes de l'utilité de chacune. 5. Précautions différentes à prendre selon la nature des gouvernemens. 6.Absence de raisons. .La nature humaine est essentiellement la même partout. XI. II. 7. . Page Objet qu'on s'est proposé dans plusieurs réglemens de police: tables de population. Page Exemples de ce qu'on a fait pour prohiber des actes préparatoires. Admettre des informations secrètes.Humanité dans les lois.Sources où l'on puise les raisons pour les différentes branches de la législation. Extorsion de la part des officiers du fisc. c'est-à-dire. 11. IX. 10. CHAP.Egypte. aux moeurs et au gouvernement. VI. pour exprimer leurs sentimens et leurs voeux sur les mesures publiques du gouvernement.Moyen de prévenir l'extorsion mercantile. Etablissemens des étalons de quantité. I. Délits contre la réputation: .entre l'usage et l'abus. Dissertation sur les différences que doivent apporter dans les lois les circonstances de temps et de lieux.Résumé.Usage commun dans la marine anglaise d'imprimer le nom sur le poignet. Mettre le peuple sur ses gardes contre divers délits. Augmenter la responsabilité des personnes à mesure qu'elles sont plus exposées à la tentation de nuire. .L' inimitié: délits de ce genre. CHAP. CHAP. . . plus propres à se concilier l'affection des hommes.Confusion fréquente dans l'Esprit des Lois entre ce qui est et ce qui doit être. Manière de prévenir les actes de faux. .Distinction du code universel et des codes particuliers. pour un code de lois.Observations sur les instructions publiées par Catherine II.Attention à donner à la classe d'enfans exposés aux séductions de la misère. X. prévenir un mal.varient selon les diverses notions qu'on se fait de la pudeur. Instituer des timbres ou marques pour attester la quantité ou la qualité des choses qui ont dû être faites sur un certain étalon. PROMULGATION DES LOIS. 4. Page Une bonne loi est celle pour laquelle ou peut assigner une bonne raison. moyens d'obtenir par de faux prétextes.Quels sermens sont efficaces.Manière de vaincre avec de certains ménagemens des préjugés qui paraissent insurmontables. en régler l'application sur le principe de l'utilité. Page Des injures personnelles simples. 2. CHAP. Destruction illégitime. Détention injurieuse de propriété. .Branches de la loi où l'on a commencé à donner des raisons.De la propreté et de la santé.Examen de deux distinction: vulgaires entre la religion et la superstition. mais susceptible d'augmentation. Page Quatre différences entre le gouvernement domestique et le gouvernement politique. . . 2. Délits contre la condition: très variables: la condition matrimoniale n'est pas la même en réalité dans les pays mahométans que dans les pays chrétiens.Antipathies combattues. . Maximes relatives à la manière de transplanter les lois. comment le législateur doit-il les modifier d'après les considérations temporaires et locales? Page Exposition du problème à résoudre.Grand problème de cette législation.Danger de toute loi pénale. 3. . 2. . .Instruction. XVI. Page Huit maximes avec des exemples. 6. susceptibles d'être réduits par une législation bien entendue. XV. CHAP.Il rendra les lois. Requérir des titres écrits.Institution de bienfaisance à Paris. filouteries. 5. . . . Délits contre soi-même. Exemples des lois bonnes dans un pays qui ne produiraient pas les mêmes effets dans un autre. II. Faciliter les moyens de reconnaître et retrouver les individus. Page Inconvéniens des salaires inférieurs aux besoins des employés. 5. . peu différentes selon les climats. . police. .Trois sources principales de délits. . . . .Quels autres ne le sont pas. . . . . Du côté des détails. Diminuer la sensibilité à l'égard de la tentation. Instituer des registres pour la conservation des titres. les moeurs et la religion. III. . . . Pour la connaissance des individus. CHAP. CHAP. loi pénale. Renouveler les corps gouvernans par rotation. CHAP. 4.Compensation pécuniaire. Abus de la confiance du souverain. . . 2. IV. XVII. Distribuer les branches particulières de pouvoir. celle du père dans sa famille. CHAP. 2. à l'aide d'un autre principe mixte. 1. . mais aussi moins alarmans. Promulgation des raisons des lois.Séparation en classes et en compagnies. Avantages de ce commentaire raisonné. . L' incontinence: délits de ce genre. Mettre le pouvoir de déplacer dans d'autres mains que le pouvoir d'élire. . . l'un moral et l'autre religieux. . Faire attester sur le frontispice des titres le nom des témoins. l'autre de confiance..Règle d'économie. Page Moyens de rendre les peines exemplaires. pour ceux qui ne l'admettent ni ne la rejettent.1. . Des égards dus aux institutions existantes. CHAP.Inconvénient du droit non écrit. . Observation générale sur l' Esprit des Lois. VII. 4. . . 9. par accident. 6.Commentaire ou justification raisonnée de toutes les dispositions énoncées dans le texte de la loi. Délits de toute espèce. CHAP. . 8. .Motifs du jurisconsulte pour sa propre satisfaction.Publicité dans les actes de bienfaisance. II. . XII. Etablissement du droit d'association. . Page Avant-propos. . Délits contre la propriété: diversités infinies. Page Que l'objet de toute bonne loi peut se réduire à un seul terme.Mahomet.Cruauté gratuite envers les animaux. . moyens de rapprocher les lois des nations.Règles à suivre par rapport aux délits accessoires. Ne pas souffrir que les gouverneurs restent long-temps dans les mêmes provinces.Difficultés de ce problème. CHAP. Usages qu'on peut tirer de l'instruction. Emploi du mobile de l'honneur. Contre l'empoisonnement. . finance. à ceux qui peuvent se compenser par de l'argent. 5. .Qu'il y a deux liens dans le serment. d'assemblée de citoyens. Page Avant-propos. 3. Principes à suivre dans la transplantation des lois chez différentes nations. CHAP. c'est sa direction.1. . .Manière de promulguer le code universel. Fortifier l'impression des peines sur l'imagination. Précautions générales contre les abus d'autorité. Page ART.Que la religion a eu malheureusement plus de force dans les cas où elle était plus nuisible. différent beaucoup. Page Grandes révolutions possibles dans tout ce qui tient à la religion.Conclusion de l'ouvrage.Utilité de l' unité partout où elle est possible.C'est encore un moyen de conservation. Réduire autant qu'il se peut tout le mal des délits à celui dont une compensation pécuniaire opère la guérison.Exemple tiré du code de Marie-Thérèse. .Exténuations. 7. XIV. Impostures des meudiaus. par la honte d'avoir à exposer de mauvaises raisons. plus faciles à concevoir. 3. non comme l'oeuvre du souverain. . bannissement. Page 1. . .Découragemens attachés à la poursuite des délinquans. . .Le mal du changement est-il plus grand que le mal de laisser les choses comme elles sont? .Codes particuliers. Fraudes sur la monnaie 4. Exclusion de l'arbitraire. . économie politique. 2.et de servir de frein au pouvoir arbitraire. Règles et formalités pour diriger l'exercice du pouvoir.Services à tirer du principe religieux. X. Etablissement des étalons de qualité.De l'habillement. moins susceptibles de ce remède.D'une loi d'Angleterre relative à l'habillement national des montagnards . Trahison.Division des délits accessoires en quatre classes: I.Comment on doit traiter les préjugés absolument nuisibles. . mais susceptibles d'être réduits à très peu de chose par de bonnes lois. Page Utilité démontrée des papiers publics. . .Grèce. . . Par intention. 3. chacune entre divers co-partageans. Page Modèle naturel de procédure. 7. V. . Délits contre la personne et la réputation: . Exemples d'un commentaire raisonné sur un article du Code pénal. 1. mais du jurisconsuite. . . CHAP. .Maximes de la jurisprudence anglaise. Faux poids et fausses mesures. Page Moyens d'augmenter la force de ce principe. . Page Exemples d'une ingénieuse combinaison faite en Angleterre pour réunir la poste-aux-lettres et les diligences pour les voyageurs. mais la sensibilité modifiée par diverses circonstances. PROMULGATION DES RAISONS DES LOIS. défendue. . XXI. ou solution de ce problème. .Lord Kaims cité et réfuté.Moyen employé en Russie pour engager la jeune noblesse au service. .Loi. 10. Institution pour enregistrer des évènemens qui servent à constater des titres.Usage qu'on en a fait dans la religion catholique. . XII. Page Du salaire considéré comme moyen de responsabilité. Prohiber les délits accessoires pour prévenir le délit principal. CHAP. III.Lieux divers. Tromperies au jeu. . Publicité des raisons et des faits qui servent de base aux lois et aux autres actes de l'administration. Mesures à prendre contre les mauvais effets d'un délit déjà commis.Cas où cette maxime est oubliée. .Aggravations. Faciliter la connaissance du corps du délit. . TOME TROISIEME.Règle de sévérité. 3. 2.Eglises. . XXII. Pour l'étendue des récompenses. .Dogme qui doit être le seul fondamental. . Liberté de la presse. Emprisonnement. CHAP. grande cause de la diversité des lois. .Avantages. et pour opérer en même temps leur réformation morale. Page Avant-propos. 9. .Construction du panoptique. . .De l'instruction et de l'emploi du dimanche. . . 3. . Etablissement proposé pour garder des prisonniers avec plus de sûreté et d'économie. procédure.Inspection centrale. . Les meilleures lois étant données.Avantages essentiels de ce plan. Emploi du mobile de la religion. Introduction du sort pour les requêtes adressées au souverain.Poids et mesures.Imperfection des lois anglaises sous ce rapport.Usage qu'on pourrait tirer des silhouettes.Eclaircissemens relatifs à la loi. XI. Injures corporelles irréparables: de même.Publicité de tous les actes qui intéressent la nation.Utilité de justifier des vérités palpables pour faire adopter celles qui ne le sont pas. PANOPTIQUE. Publication des comptes où la nation est intéressée. CHAP. 6. .Danger de favoriser l'impunité du crime. Page L'étude de la législation pénale présente des résultats consolans.Provision pour les prisonniers libérés. . Augmenter pour les délinquans la difficulté de l'évasion. 2. plus aisées à retenir. .Ce que c'est qu'une véritable promulgation.Pièges dont le gouvernement peut préserver le peuple par des instructions publiées à propos. 4. . . qui rédige les lois. .Cas où il est bon que les lois ne soient pas promulguées.Résultat de l'ouvrage.Lois concernant les contrats.Négligence des législateurs à cet égard. augmenter la force de ce sentiment.De la diète. CHAP.Des travaux.Célibat des prêtres. . par présomption. . Page Avant-propos.Pourquoi les raisons ont été regardées comme des hors-d'oeuvre en législation.sujets à varier selon les préjugés.Utilité de ces moyens. Usage à faire de l'éducation. Page Les moyens dépendent beaucoup de la position géographique: imperfections des signalemens. . XVIII. Sous le rapport des abus. XIII.Ecoles.Promulgation des raisons. . . 2. XIX. Diviser le pouvoir en différentes branches.Que les raisons doivent être présentées. Page En fait de religion. Culture de la bienveillance.Pierre I. . . VII.Séparation des sexes. .Peines.Questions à faire sur la convenance des changemens. Traductions.Supposition que l'auteur fût appelé à modifier son code civil et son code pénal pour le Bengale où tant de circonstances diffèrent des circonstances de l'Europe. Publication des droits des offices. soit par des assurances privées. 11.Pour le second objet. une bonne raison connue est une sauve-garde qui défend la loi contre des changemens capricieux. 1.Utilité de cette pratique si elle devenait universelle. Injures mentales simples: grandes différences sous ce chef. . .Péculat. . . etc.Codes moraux à faire pour accompagner le code des lois. DE L'INFLUENCE DES TEMPS ET DES LIEUX EN MATIERE DE LEGISLATION.Des châtimens. plus dangereux par les fonctions qui leur sont confiées. Page I.Inconvéniens de cette politique. etc. . la première chose à examiner. susceptibles de ce remède seulement en partie. 8. . soit aux dépens du trésor public. 4.Règle de douceur. . . Inconvéniens de la confusion des noms propres. XX. . . .

Page Divisions usitées. 4. devoirs. lois à exécuter. 7. Observation sur la nomenclature. Selon le nombre des personnes qui en sont le sujet.La loi doit plutôt donner un pouvoir illimité pour des cas extraordinaires que de le laisser prendre. Propre à faciliter l'intelligence et la mémoire. droits. 4. admirables à plusieurs égards. . Occupation par saisie juridique. 6. . Amélioration de chose propre par le travail. Page CHAP. 9.Des choses.Utilité de se faire à cet égard des idées justes. selon le catalogue des personnes. IX. Section I. Possession ancienne: évènement investitif définitif. . Il vaut mieux placer la loi dans son entier sous le titre de la personne à qui elle impose une obligation. choses simples et choses complexes. 4. contre le trésor public. 2. 2. Page Rapport de ses parties au droit pénal. que sous le titre de celle à qui elle confère en conséquence un droit. 5. Code des lois mêmes. 2.1. 5. 4.Manière de donner des pouvoirs militaires très étendus avec le moins de danger possible. Explication de ce terme. VUE GENERALE D'UN CORPS COMPLET DE LEGISLATION. lois politiques. De la méthode. 1.international. . et l'on fait voir qu'ils ne sont divisés que pour la commodité de la distribution des matières. code des formulaires. Lois naturelles. 3° le pouvoir exécutif. Division selon leur source. Catalogue des titres particuliers. CHAP. 6. 3. Explication d'un droit intégral. CHAP. . Page 1. 2. exécutif et judiciaire.Il renferme quatre droits. Droit intérieur. Exemple d'arrangement d'un titre réel: chevaux. Page Définition du code constitutionnel.Cette justification démontrée vicieuse. XXIII. contre la force publique. CHAP. Délits contre la sûreté extérieure. .suédois. Promesses. Second titre général du code civil. XXI. ou des conditions privées. Plan du code maritime. Page Définition d'une mauvaise loi. choses employables et choses consumables. est une source de confusion. Pouvoir attractif ou rémunératoire. Page Division en code universel et codes particuliers. espèces.Résumé des précautions à prendre dans les grandes mutations des lois. Page Genres de la seconde classe. lois adjectives. . Selon les personnes en faveur desquelles le droit est établi. Plan du code politique. 3. Découverte originaire ou droit de premier occupant. 1° sur les personnes. CHAP. Page On fait voir que tous ces objets sont simultanés et coexistans: qu'ils sont tous compris les uns dans les autres. Pouvoir immédiat sur la propriété d'autrui. parce qu'on n'a point démêlé les pouvoirs élémentaires qui entrent dans leur composition. CHAP. .1. X. 5. 12. . . . . . . Pouvoir de commandement sur les personnes prises individuellement. XXV. obligations et services. . Changemens de la plus grande importance produits par l'action lente des causes morales. 2. Nouvelle décomposition des pouvoirs politiques élémentaires. XXIV. Plan du code militaire. 2. 4 e . Page Enumération des matières qui peuvent se rapporter au code constitutionnel. 4. XV.-Lois de paix. Premier titre général du code civil. Dépôt. . universelle. uniforme et analogue. Possession de chose produisante.-Difficultés auxquelles il donne lieu . Contre la réputation.Manière de considérer la guerre comme une espèce de procédure. . incapacités. par saisie hostile.1. selon la partie qui agit dans la personne qui sert.-Comment les pouvoirs politiques sont créés. . Page On montre que la division des pouvoirs en législatif. Page CHAP. Des titres particuliers du code civil. Autre exemple: Dégât.militaire. 5. 5. contre la population.Raison des exceptions. . CHAP. disposition ou transport de biens d'une partie à l'autre. .Facilité de modifier les lois selon ces altérations physiques.Réduction de ces idées à des termes connus. 3. Titres du code pénal. XIX. . Choses naturelles et choses artificielles. 3. CHAP. III. Page Trois classes de contrats. . . Sixième titre général du code civil. Page L'attachement du peuple pour d'anciennes lois lui en cache les défauts. 1° le pouvoir législatif. Page Vue générale du sujet. 5 e . 2° sur les choses. Contre la propriété.Allégorie pour donner une idée d'une procédure dans la cour d'équité.Observations sur les contrats romains. . . Division générale d'un corps complet de lois. 4.-Sept sources d'influence. . . 3. voulant justifier les lois de Mahomet. 3. Lois substantives. . choses sensibles et choses insensibles. 2. Page CHAP. Page Evènemens qui servent d'époque au commencement d'un droit ou à la cessation d'un droit. complète. Relation entre lois.Examen d'un mot de Solon.-Division des lois qui composent un code particulier. .-Imperfection de l'analyse des pouvoirs politiques. 3. . CHAP. 2. Septième titre général du code civil. loi non écrite ou droit coutumier.Que les lois constitutionnelles d'Angleterre. contre la religion. XVIII. contre la richesse nationale. lois nécessairement passagères. . Division des services.Ordre des matières pour chaque état. Droit pénal. . Disposition privée qui comprend aliénation ou assomption. . Contre la personne. V. . CHAP. Table des droits. qui sont bien loin d'avoir la même perfection. par saisie de choses abandonnées ou perdues.Des services. . Règles de méthodes: 1 re . . CHAP. Quatrième titre général du code civil. 4. Section II. Lois permanentes.lois de guerre. 10. CHAP. Contre la condition. 7. 8. 2. . contre la souveraineté. 9. XVII. Page Manière de distribuer les matières qui leur appartiennent.Des lieux. CHAP. VIII. . Page Genres de la troisième classe.Le tableau des obligations correspond à celui des services. 3. CHAP. droit des gens. 5. XX. Des pouvoirs politiques élémentaires. Pouvoirs politiques élémentaires. lois rémunératives. ou autrement. Nomination à office. Possession de chose recevante. Erreurs des romanistes dans la classification des droits. Page On montre la liaison intime de ces deux droits.Ceux qui sont ennemis de toute réforme. Succession. Dixième titre général du code civil. droit spirituel. selon l'époque de leur naissance. Vue rétrospective: Les meilleures lois possibles dans l'époque actuelle auraient-elles été les meilleures possibles dans les temps passés? Page Deux classes d'hommes intéressés à soutenir la négative.sur Blackstone. Délits demi-publics. Selon celle des facultés qui servent.sur le code Thérèse et le code Frédéric. Cinquième titre général du code civil. Suite. V. CHAP. XVI. Délits publics. II. Possession de terres avoisinantes.Idées exagérées de la perfectibilité selon quelques philosophes. . .La classification des délits donne la classification des lois pénales. Page Définition de ce qu'on peut appeler Ordre naturel. 2. . Délits privés.Division des obligations contractuelles en originelles et adjectives.d'Ecosse. 3. Selon leur but. 1. motivée. Propositions générales qui forment le caractère particulier des délits de chaque classe. . 2.Imperfection de la nomenclature des romanistes.de contracter. Formalités: évènement investitif accessoire. Troisième titre général du code civil . 4. CHAP. 2.Vue générale des défauts de la loi civile et pénale. 13. Page Division des choses en 1. choses qui s'évaluent individuellement et choses qui s'évaluent en masse.Ceux qui ont à défendre des religions fausses. Divisions nouvelles. Selon les objets sur lesquels ils doivent s'exercer. CHAP.Les uns tendant à affaiblir la force de la sanction religieuse. Page 1. INTRODUCTION. XII. XXII. 6.Des contrats. Droit temporel. 5. Que les défauts des lois se manifestent davantage lorsqu'elles ont été transplantées. 3.sarde. le droit d'occupation peut être limité à sept égards. Pouvoir immédiat sur les personnes. Section II.Obscurité du mot titre. . choses mobilières et choses immobilières. . Neuvième titre général du code civil. le même que celui des délits. Page Changemens de peu d'importance que le temps peut produire dans les circonstances du sol et du climat. VII. 5. Page Règle générale de liberté par rapport aux contrats. CHAP. par la considération qu'un peuple grossier ne pouvait pas recevoir une meilleure législation. Influence du temps. Rapport du pénal et du civil. . Page Genres de la quatrième classe. I.Les noms des pouvoirs dans les différens états ne se correspondent point. 11. Pouvoir immédiat sur les choses publiques. . .civil. contre la justice. Analyse des pouvoirs élémentaires qui constituent ce qu'on appelle communément. . . 1. Page Catologue des titres généraux.Maximum idéal de la plus haute perfection possible. 1. 3 e .Deux classes d'écrivains en matière de jurisprudence. . Lois punitives.Recueil de lois particulières. .Des personnes capables d'acquérir. Vue prospective: Les lois les plus parfaites aujourd'hui seraient-elles encore les plus parfaites dans les temps futurs? Page Amélioration progressive.Maux inséparables de la condition humaine. IV. 3. VI.De l'obligation. CHAP. 2 e .1. Adjudication par voie juridique. 3. Exemple d'un titre particulier: Injures corporelles simples. contrats mixtes contenant des dispositions et des promesses. . IV. 7.On explique leur origine et leur nature. Subdivision des délits privés: Quatre ordres des délits privés. CHAP. selon l'objet auquel le service s'applique. Page Ce que c'est qu'un état ou une condition. XI. De la division des délits. Page CHAP.les codes danois. CHAP. 6. au civil et au droit des gens. selon la partie qu'on sert. Page Quatre classes de délits. .Des droits Page Origine des droits. Plan du code international. XIII. et des contrats. . Page Comment ce droit s'enchaîne au pénal.Stérilité grammaticale de ce mot.Supposition d'un mahométan. 5.et surtout de la procédure. des choses. 4. XIV. Pouvoir de commandement sur les personnes prises collectivement. 4. 2° le pouvoir judiciaire. commode pour le discours. .Moyen de les résoudre. Explication de quatorze évènemens investitifs. Avantages de cette classification des délits. CHAP. Page CHAP. . CHAP.Des états domestiques et civils. . 6. Lois générales.Observation sur le droit romain. Selon la divisibilité des droits. 5. . Délits contre soi-même. 6. 8.Le droit sur les choses.1. Possession par oblitération des caractères distinctifs de la chose accessoire. lois économiques. 2. 14. Loi écrite. 1. . droit politique. contre la police. Titres de propriété. délits. droit civil. Observations sur les romanistes. . Moyens de l'acquérir. Plan du code pénal.Des évènements collatifs et ablatifs. Tableau de la division des services. Page Genres de la première classe. .les autres tendant à égarer ou pervertir l'emploi de la sanction religieuse. Posséder.Principales divisions des droits.Lois exécutées. Possession actuelle: évènement investitif provisoire. 4.Raisons. Division des contrats. font naître un préjugé favorable pour les lois civiles et pénales. 3. Huitième titre général du code civil. moyens de la perdre. Page Notion des services antérieure à celle des obligations. Pouvoir de spécification ou de classification. 4. . .Des temps. .

. qu'une division des lois.Exemple. XXXIII. XXIX.Arrêter. CHAP.briéveté. équivoque. CHAP. . .prévenir.CHAP. Quatre règles de rédaction pour le style des lois. . .-Vue générale des principes qui doivent régler les impôts. Page Arrangement des matières. Page Son rapport aux autres codes.Trois branches distinctes dans la procédure: . leur utilité. Du style des lois. XXXII. FIN DE LA TABLE DES MATIERES DES TROIS VOLUMES.force. . ad proeveniendum.Réponse. XXVIII.Exemple des statuts anglais. De la pureté dans la composition d'un corps de droit.Code danois. XXX. .petit criminel . Page Rédaction complète. CHAP.La finance a ses lois substantives et ses lois adjectives. Apologie pour les formes scientifiques et les idées abstraites de cet ouvrage.code Frédéric. . La perfection de la science est de ne pas se faire sentir dans le code même. . .Principes que doit suivre le législateur. . CHAP. De l'intégralité du corps de droit. Défauts contraires à la brièveté dans un paragraphe.Récompenses ex post sacto. XXVII. CHAP.Objection tirée de l'impossibilité de prévoir tous les cas.Sorte d'éloquence dont les lois sont susceptibles. XXVI. . Page Qualités essentielles.Défauts du style référables à quatre chefs: proposition inintelligible. . Economie politique. . . ad compensandum.Qualités secondaires. Page C'est plutôt une branche de la science législative. Procédure ad compescendum. Page Pureté: absence de tout ce qui n'est pas l'expression simple de la volonté du législateur. .code suédois. CHAP. .-ses lois directes et ses lois indirectes. Plan des lois rémunératoires. Observations sur la loi non écrite.et civil.clarté. .Distinction entre procédure criminelle. CHAP. Plan de procédure. . . Plan d'un code de finance. harmonie. . .ses inconvéniens.ses limites. . Page Emploi de la récompense. .code sarde.-Nécessité de numéroter les articles.trop étendue.Point de référence aux prétendues lois naturelles.trop restreinte. . .A quels égards incomplets. . Page Ses parties.Point de référence aux opinions des jurisconsultes. noblesse. . première règle. . . Plan du code ecclésiastique.dédommager. XXXI. .circonstances où on peut s'en servir.