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Projet de Fin d’Etudes 2014 Spécialité Génie Civil Etude statique et dynamique d’un bâtiment en
Projet de Fin d’Etudes 2014 Spécialité Génie Civil Etude statique et dynamique d’un bâtiment en

Projet de Fin d’Etudes 2014

Spécialité Génie Civil

Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 – ZAC de l’Etoile secteur ZD3 à Strasbourg

de type R+7 – ZAC de l’Etoile secteur ZD3 à Strasbourg Auteur : FIETIER Charlie Elève

Auteur : FIETIER Charlie Elève ingénieur de 5 ème année, INSA de Strasbourg

Tuteur Entreprise : GANGLOFF Antoine-Xavier Ingénieur Structures, HN Ingénierie

Tuteur INSA Strasbourg : CHAZALLON Cyrille Maître de conférences, INSA de Strasbourg

Année universitaire :

Date de dépôt :

2013 / 2014

6 juin 2014

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Remerciements Je tiens à remercier M.

Remerciements

Je tiens à remercier M. Minh-Tri NGUYEN, Président, et M me Nadine HATTERER, Directrice Administratif, pour m’avoir intégré au sein du bureau d’études HN Ingénierie et proposé ce projet enrichissant.

Mes remerciements s’adressent plus particulièrement à Antoine-Xavier GANGLOFF, Ingénieur Structures, pour ses précieux conseils et pour avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Je remercie également toute l’équipe d’ingénieurs et de projeteurs pour leur accueil chaleureux, leur gentillesse et le partage de leurs connaissances.

Mes remerciements s’adressent à M. Cyrille CHAZALLON, Maître de conférences à l’INSA de Strasbourg, pour m’avoir conseillé et accompagné au cours de mon projet.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Sommaire Remerciements 2 Sommaire 3 Liste

Sommaire

Remerciements

2

Sommaire

3

Liste des Figures

6

Liste des tableaux

7

Résumé

8

 

Introduction

9

1. Présentation du bureau d’études HN

10

1.1.

10

1.2.

Données relatives au bureau HN

10

1.2.1. Principales réalisations

10

1.2.2. Organisation du bureau HN Ingénierie

11

2. Présentation du

12

2.1.

Description du

12

2.1.1.

Plan de situation du projet

12

2.2. Les acteurs du projet

12

2.3. Choix des règlements à

14

 

2.3.1. Le PS

14

2.3.2. L’Eurocode 8

14

 

2.3.3.

Le règlement retenu

15

2.4.

Etude

15

3. Analyse du contreventement et de la régularité du

17

3.1.

Système de contreventement

17

3.1.1. Etude des voiles

17

3.1.2. Etude des façades

21

3.2.

Analyse de la régularité du

23

3.2.1. Méthode

23

3.2.2. Résultats et

25

4. Modélisation du projet

26

4.1. Fonds de plan et importation

26

4.2. Charges prises en

27

4.3. Modélisation du bâtiment

28

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 4.4.1. Modélisation Arche Ossature 28 4.4.2.

4.4.1. Modélisation Arche Ossature

28

4.4.2. Modélisation Advance

29

4.4. Descente de

30

 

4.4.2.

Descente de charge traditionnelle et aux éléments finis

31

4.5.

Interaction Sol – Structure (ISS)

34

4.5.1. Rappel de l’étude

34

4.5.2. Niveau d’application de l’action sismique

34

4.5.3. Modélisation du

35

4.5.3.2. Résultats et

37

5. Analyse

38

5.1. Principe de la

38

5.2. Recherche et sélection des modes

39

5.3. Prise en compte des modes négligés : les pseudos modes

40

5.4. Résultats et interprétations de l’analyse

41

5.4.1. Analyse modale partie

42

5.4.2. Analyse modale Partie B

43

6. Calcul

44

6.1. Hypothèses du calcul sismique selon les règles du PS

44

6.2. Etude du coefficient de

44

6.2.1. Accumulation et dissipation de l’énergie

44

6.2.2. Ductilité et coefficient de comportement

45

6.2.3. Choix du coefficient de

46

6.3.

Combinaisons des actions

49

6.3.1. Les différents types de

49

6.3.2. Combinaisons d’actions pour le dimensionnement

50

6.3.3. Influence de la composante sismique

50

6.4.

Vérifications

51

6.4.1. Coefficient de comportement

51

6.4.2. Vérification des joints de

51

6.4.3. Limites de

54

7. Vérification des puits busés

56

7.1. Capacité portante des

56

7.2. Vérification des puits busés

57

 

7.2.1.

Vérification à la

57

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7   7.2.2. Vérification au 58 8.
 

7.2.2.

Vérification au

58

8. Ferraillage des voiles de

59

8.1. Dispositions propres aux voiles de contreventement

59

8.2. Armatures de flexion

59

8.3. Vérification au cisaillement

60

8.4. Vérification de non glissement

61

8.5. Synthèse et

62

 

9. Etudes aux

65

9.1.

Contrainte de modélisation à l’Eurocode 8

65

9.2.

Modélisation à l’Eurocode 8

66

9.3.

Classe de ductilité et irrégularité des bâtiments

68

9.4.

Analyse modale à l’Eurocode

69

9.5.

Hypothèses de calcul sismique à l’Eurocode 8

71

9.2.

Combinaisons des actions

72

9.3.

Vérification des déplacements

72

9.3.1. Déplacements

72

9.3.2. Déplacements différentiels entre

73

9.3.3. Condition de joint sismique

73

9.4.

Réactions d’appuis aux Eurocodes

74

9.4.1. Sollicitations sismiques

74

9.4.2. Analyses et comparaison des

74

10. Ferraillage d’éléments

76

10.1.

Ferraillage du plancher

76

10.1.1. Résultats et ratios d’armatures

76

10.2. Ferraillage d’une poutre continue

78

10.3. Synthèse des ratios d’armatures des différents éléments en béton

79

Conclusion

80

Bibliographie et Webographie

81

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Liste des Figures FIGURE 1: REFERENCES

Liste des Figures

FIGURE 1: REFERENCES DU BUREAU D'ETUDES

10

FIGURE 2: ORGANIGRAMME DE

11

FIGURE 3: PLAN DE SITUATION DU

12

FIGURE 4: PLAN DE MASSE DES BATIMENTS

13

FIGURE 5: SONDAGE PRESSIOMETRIQUE

15

FIGURE 6: PLAN DU RDC –

18

FIGURE 7: PLAN DU R+3 –

19

FIGURE 8: PLAN DU R+6 (GAUCHE) ET R+5 (DROITE) –

20

FIGURE 9: PLAN RDC – CONTREVENTEMENT FAÇADE

21

FIGURE 10: ELEVATION PIGNON

22

FIGURE 11: ELEVATION LONG PAN

22

FIGURE 12: CRITERES DE REGULARITE EN PLAN (B A D)

23

FIGURE 13: CRITERES DE REGULARITE

24

FIGURE 14: EXEMPLE FOND DE PLAN/IMPACT VOILES ETAGE SUPERIEUR

26

FIGURE 15: MODELISATION R+7 FAÇADE EST

FIGURE 16:MODELISATION R+7 FAÇADE OUEST

28

FIGURE 17: MODELISATION ADVANCE

29

FIGURE 18: DESCENTE DE CHARGES MANUELLE SUR LA DALLE HAUTE R+2

30

FIGURE 19: VISUALISATION DE LA ZONE

31

FIGURE 20: DESCENTE DE CHARGES TRADITIONNELLE ET AUX ELEMENTS FINIS

32

FIGURE 21: SOLUTIONS POSSIBLES POUR LA MODELISATION DU SOL

35

FIGURE 22: SCHEMA DE PRINCIPE DE L’ANALYSE MODALE

40

FIGURE 23: PARTIE A ET B – BATIMENT R+7

41

FIGURE 24: MODE PRINCIPAL TRANSLATION Y (GAUCHE) – DEUXIEME MODE TRANSLATION X (CENTRE) – TROISIEME MODE TORSION (DROITE)

42

FIGURE 25: MODE PRINCIPAL TRANSLATION X (GAUCHE) – DEUXIEME MODE TRANSLATION Y (CENTRE) – TROISIEME MODE TORSION (DROITE)

43

FIGURE 26: ZONAGE SISMIQUE

44

FIGURE 27: DIAGRAMME FORCE /

46

FIGURE 28: CHOIX DU COEFFICIENT DE COMPORTEMENT

47

FIGURE 29: RAPPORT H/B 1ERE ETUDE

47

FIGURE 30: RAPPORT H/B 2EME ETUDE

48

FIGURE 31: DEPLACEMENTS DE LA PARTIE A ET B, DETAIL SUR LE JD

52

FIGURE 32: DEPLACEMENTS DU R+7 ET DU R+2, DETAIL SUR LE

53

FIGURE 33: DEPLACEMENTS/LIMITES DE

54

FIGURE 34: VOILE DE CONTREVENTEMENT FLECHI SOUS UNE FORCE

59

FIGURE 35: REPRESENTATION DES ACIERS DE GLISSEMENT

62

FIGURE 36: ARMATURES D’UN VOILE DE

63

FIGURE 37: VISUALISATION DES MURS SUR DALLE DE

66

FIGURE 38: VISUALISATION DES DEUX TYPES DE MODELISATION

67

FIGURE 39 : SCHEMATISATION DES DEUX TYPES DE MODELISATIONS

68

FIGURE 40: NOUVEAU ZONAGE

71

FIGURE 41: DEPLACEMENTS PARTIE A ET B – VERIFICATION DU JOINT DE DILATATION

73

FIGURE 42: ARMATURES INFERIEURES DALLE RDC PARTIE

76

FIGURE 43: ARMATURES SUPERIEURES DALLE RDC PARTIE

77

FIGURE 44: PRINCIPE DE FERRAILLAGE D'UNE POUTRE CONTINUE

79

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Liste des tableaux TABLEAU 1: CARACTERISTIQUES

Liste des tableaux

TABLEAU 1: CARACTERISTIQUES DU SOL

16

TABLEAU 2: SURCHARGES D’EXPLOITATION

27

TABLEAU 3: REACTIONS D’APPUIS DES PRINCIPAUX PUITS BUSES

33

TABLEAU 4: RECAPITULATIF DES RESULTATS

33

TABLEAU 5: BORNES DU MODULE DE CISAILLEMENT EFFECTIF G

37

TABLEAU 6: REACTIONS D’APPUIS DES PUITS BUSES EN FONCTION DES RAIDEURS

37

TABLEAU 7: ANALYSE MODALE PARTIE

42

TABLEAU 8: ANALYSE MODALE PARTIE B

43

TABLEAU 9: COEFFICIENTS DE COMPORTEMENT DU BATIMENT R+7

49

TABLEAU 10: COMBINAISONS ACCIDENTELLES EN FONCTION DE L’ELEMENT A

50

TABLEAU 11: RESULTATS LIMITES DE

55

TABLEAU 12: CONTRAINTES DE CALCUL EN FONCTION DES ELS/ELU/ELA

56

TABLEAU 13: VERIFICATION A LA COMPRESSION, PUITS BUSES PARTIE

57

TABLEAU 14: FERRAILLAGE DES VOILES DE CONTREVENTEMENT : PARTIE A

63

TABLEAU 15: FERRAILLAGE DES VOILES DE CONTREVENTEMENT : PARTIE B

64

TABLEAU 16: ANALYSE MODALE PARTIE A – EC8

70

TABLEAU 17: COMPARAISON DES COMBINAISONS D’ACTION PS92/EC0

72

TABLEAU 18: COMPARAISON DES DEPLACEMENTS EC8/PS92

72

TABLEAU 19:RESULTATS COMPARATIFS DES REACTIONS D’APPUIS

74

TABLEAU 20: SYNTHESE DES ARMATURES ET

77

TABLEAU 21: RECAPITULATIF DES RATIOS D'ARMATURES

79

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Résumé Ce projet de fin d’études

Résumé

Ce projet de fin d’études au sein du bureau d’études HN Ingénierie, a pour but l’étude parasismique d’un bâtiment en béton armé situé à Strasbourg. Ce bâtiment de neuf étages se compose de 4 niveaux de parking, dont un au sous-sol, et de logements, dont trois attiques. Cet immeuble se situe en zone sismique modérée. C’est pourquoi celui-ci fait l’objet d’une étude parasismique détaillée.

Le projet consiste à modéliser le bâtiment aux éléments finis et d’effectuer l’analyse modale ainsi que le calcul sismique. Ce projet en phase PC, nécessite l’assistance à l’architecte afin de répondre aux besoins structurels. Tout au long du projet la notion de conception fut un axe majeur d’étude. Le permis de construire étant déposé avant le 1 er janvier 2014, l’étude sismique sera donc réalisée aux règles du PS 92. Cependant une comparaison PS 92 / Eurocodes 8 constituera une partie importante dans ce projet.

Les résultats extraits du logiciel de calcul ont permis de vérifier la stabilité du bâtiment, les déplacements maximaux, les fondations ainsi que de dimensionner les voiles de contreventement.

Mots clés :

Béton armé ; Modélisation ; Analyse modale sismique ; Conception ; Contreventement ; Fondations ; Ferraillage.

Abstract:

This final year project took place on the engineering office “HN Ingénierie” and deal with the study of the Etoile, a reinforced concrete building located in Strasbourg. This building is composed of four levels of car park and of residences, including three attics. This building is located in moderate seismic area, wich demands a dynamic study.

The project consisted in modelling the building with finite elements on elastic springs in order to take the interaction ground-structure. The results extracted of the modal analysis made it possible to verify the stability of the building, the extreme displacements of the structure and the foundations.

Keywords:

Reinforced concrete, Modeling, Modal and seismic analysis, Wind-bracing, Foundations, design

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Introduction D’une durée de 20 semaines,

Introduction

D’une durée de 20 semaines, ce Projet de Fin d’Etudes (PFE) s’est déroulé au sein du bureau d’études HN Ingénierie. Le sujet proposé est l’étude de logements collectifs et d’un parc de stationnement se situant dans la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) de l’étoile à Strasbourg. Il s’agit d’une opération de construction de 4 bâtiments composée comme suit :

- Un bâtiment en sous-sol, rez-de-chaussée, R+1, R+2 de parking surmonté de 5 niveaux habités.

- Un bâtiment en rez-de-chaussée, R+1 et R+2 de parking.

- Deux bâtiments en rez-de-chaussée surmonté de 2 niveaux de logements.

Le projet se situant en zone sismique modérée, celui-ci fait donc l’objet d’une étude dynamique détaillée. L’étude sismique portera lors de mon PFE sur le bâtiment de type R+7. En effet l’étude statique a été effectuée sur les 4 bâtiments par contre l’étude dynamique a concerné uniquement le bâtiment de type R+7.

La région Rhénane est une zone soumise aux risques sismiques, prenons l’exemple du séisme de la ville de Bâle qui fut beaucoup de dégâts. Bien qu’exceptionnel, cet exemple révèle l’exposition de la région à des séismes pouvant atteindre des magnitudes très élevées. Il est donc très important d’intégrer une conception parasismique. L’objectif principal est le non effondrement des structures afin d’assurer la sécurité des personnes mais aussi limiter les dommages structurels.

Après la présentation de l’entreprise et du projet, le présent mémoire de PFE expose l’étude du contreventement du bâtiment de type R+7. Cette partie mène à la conclusion que le bâtiment est irrégulier et qu’une modélisation tridimensionnelle est nécessaire pour la conception parasismique.

Dans un second temps, l’influence de l’interaction entre le sol et la structure est étudiée. Les fondations superficielles de type puits busés sont modélisées par des appuis élastiques. Par la suite, l’ensemble des hypothèses de l’analyse modale et du calcul sismique est détaillé, notamment la prise en compte d’un mode résiduel et le choix du coefficient de comportement.

Ensuite, les résultats issus des modélisations sont exploités. Ils permettent de vérifier les déplacements maximaux, les fondations, ainsi que de déterminer les sections d’armatures dans les voiles de contreventement.

Pour finir, une étude comparative entre le PS 92 et l’Eurocode 8 a été menée. Cette dernière partie a pour objectif d’analyser les résultats du calcul sismique fait à partir des hypothèses issues de l’Eurocode 8 puis de les comparer aux résultats obtenus avec la méthode du PS 92.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 1. Présentation du bureau d’études HN

1. Présentation du bureau d’études HN Ingénierie.

1.1. Historique.

Le bureau d’études (B.E.T) HN Ingénierie a été créé en 1952 par M. LOEB. Le B.E.T est devenu une société anonyme (S.A.) en 1990 sous le nom de Loeb Ingénierie. En 1997 M. Jean-Claude HEITMANN et M. Minh-Chinh NGUYEN ont repris la S.A.

En 2002, le B.E.T devient HN Ingénierie et en 2009, M. Minh-Tri NGUYEN et M me HATTERER deviennent les dirigeants. La même année, la S.A devient une société par actions simplifiée (S.A.S).

1.2. Données relatives au bureau HN Ingénierie.

1.2.1. Principales réalisations

HN Ingénierie est un bureau d’études spécialisé dans le domaine des structures en béton armé. Les missions effectuées concernent aussi bien les études que le suivi de chantier jusqu’à la réception de travaux. Les activités principales sont :

Les bâtiments, logements, tertiaires (cf. Figure 1)

Les équipements (hall sportifs, écoles).

(cf. Figure 1) ∑ Les équipements (hall sportifs, écoles). Figure 1: Références du bureau d'études Page

Figure 1: Références du bureau d'études

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 1.2.2. Organisation du bureau HN Ingénierie.

1.2.2. Organisation du bureau HN Ingénierie.

Le bureau d’études se compose de 14 projeteurs, de trois ingénieurs. Le bureau d’études a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 3 millions d’euros en 2011. Ce chiffre est réalisé à 90% en Alsace et est relativement stable.

M-T. N. Hatterer Nguyen Directrice Président administrative M-C. J-C S. Nguyen Heitmann Benninger Consultant
M-T.
N. Hatterer
Nguyen
Directrice
Président
administrative
M-C.
J-C
S.
Nguyen
Heitmann
Benninger
Consultant
Consultant
Secrétaire
A-X.
J. Villepinte
Y. Wetzel
Gangloff
Ingénieur
Ingénieur
Ingénieur
J. Bindseil; S. Meya; G. Fuger; J. Kiehl; B. Perle; J. Colom; M. Moitrier;
F. Jamal; T. Hollaender; P. Schellhorn; R. Colom; V. Kleck; J. Postal; H.
Nuss
Projeteurs

Figure 2: Organigramme de l’entreprise.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 2. Présentation du projet. Dans cette

2. Présentation du projet.

Dans cette partie, plusieurs données importantes seront explicitées afin de mieux comprendre le projet.

2.1. Description du projet.

Le projet consiste en la réalisation de logements collectifs et d’un parc de stationnement en béton armé et maçonnerie place de l’Etoile, à Strasbourg. Il s’agit d’une opération de construction de 4 bâtiments en béton armé composés comme décrit ci-dessous :

- Un bâtiment béton armé en sous-sol, rez-de-chaussée, R+1, R+2 de parking surmonté de 5 niveaux habités dont trois attiques au dernier étage. Ce bâtiment de type R+7 constituera l’axe majeur d’étude notamment d’un point de vue sismique. Ce bâtiment sera nommé pour la suite du projet Bâtiment A.

- Un bâtiment béton armé en rez-de-chaussée, R+1 et R+2 de parking. Bâtiment A’

- Deux bâtiments maçonnerie en rez-de-chaussée avec deux étages de logements. Respectivement bâtiment B et bâtiment C.

Ce projet se situe en phase PC, les détails de conception sont donc un axe majeur d’études. Les coupes du projet sont fournies en Annexe 2.

2.1.1. Plan de situation du projet.

fournies en Annexe 2. 2.1.1. Plan de situation du projet. Figure 3: Plan de situation du

Figure 3: Plan de situation du projet.

2.2. Les acteurs du projet.

Maître d’ouvrage : SCCV « L’étoile » une société du groupe Alcys.

Architecte : BIK architecture.

Bureau de contrôle : VERITAS.

Bureau d’études fluides : ILLIOS.

Bureau d’études structures : HN Ingénierie.

Etudes de sol : FONDASOL.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 4: Plan de
Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 4: Plan de

Figure 4: Plan de masse des bâtiments

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 2.3. Choix des règlements à appliquer.

2.3. Choix des règlements à appliquer.

En théorie, depuis avril 2010, les Eurocodes sont devenus l’unique règlement applicable. Cependant, au vu des difficultés que représente la mise à jour des documents techniques, certains documents de normalisation restent disponibles. C’est notamment le cas des règles de construction parasismique PS 92. Suite à un premier arrêté du 22 octobre 2010, fixant la période transitoire du PS 92 pour les bâtiments à « risque normal » jusqu’en novembre 2012, c’est ensuite un deuxième arrêté du 25 octobre 2012 qui prolonge la période transitoire jusqu’au 1 er Janvier 2014.

En définitive, toutes les constructions dont le permis de construire a été déposé avant le 1 er janvier 2014 peuvent être dimensionnées avec le PS 92 ou avec l’Eurocode 8.

2.3.1. Le PS 92.

Le PS 92 définit les bâtiments en classe de régularité : Régulier, moyennement régulier et irrégulier. La classe de régularité du bâtiment permet de définir quelle méthode employer pour l’analyse sismique. Par ailleurs, la classe de régularité associée au type de contreventement permet de faire un choix sur le coefficient de comportement de la structure. L’étude de régularité et l’étude sur le coefficient de comportement sont détaillées paragraphes 3 et 6.2 du présent rapport.

2.3.2. L’Eurocode 8.

L’Eurocode 8 définit les bâtiments en classe de ductilité, c’est-à-dire la capacité de la structure à dissiper l’énergie lors d’un séisme. Les classes de ductilité sont :

Classe de ductilité limitée (DCL)

Classe de ductilité moyenne (DCM)

Dans le cas de la DCL, le coefficient de comportement est limité à la valeur de 1.5, ce qui est relativement faible. Les sections de béton sont alors considérées comme restant dans le domaine élastique. Cependant, l’Eurocode 8 recommande d’appliquer le dimensionnement sismique pour une DCL, seulement lorsque le cas de sismicité est faible. Le projet ZAC Etoile se situant dans une zone de sismicité modérée, la notion de DCL n’est alors pas envisageable.

Il faudra alors nécessairement se placer en DCM. Cependant, d’après l’article 5.4.1.2.5 (1) de l’Eurocode 8 « les murs structuraux ne doivent pas être supportés (en totalité ou en partie) par des poutres ou dalles ». Il faut alors envisager les solutions suivantes :

Une modification de la structure du bâtiment. Cette solution se révèle complexe du fait de la volonté architecturale. Il est alors compliqué d’établir une superposition des trames porteuses jusqu’aux fondations.

La non-prise en compte des éléments de contreventement repris par des poutres ou des dalles.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 2.3.3. Le règlement retenu. Pour l’étude

2.3.3. Le règlement retenu.

Pour l’étude sismique du projet ZAC Etoile de Strasbourg, le règlement retenu a été le PS 92. Le permis de construire étant déposé avant le 1 er Janvier 2014, il est alors possible d’employer ce règlement. Par conséquent, il convient d’utiliser les règles BAEL 91 révisées 99 pour les éléments en béton armé et le Fascicule 62 titre V (DTU 13.2) pour les fondations.

2.4. Etude géotechnique.

A ce jour, l’entreprise Fondasol a réalisé une étude géotechnique d’avant-projet ainsi qu’une étude complémentaire. Les essais réalisés sont les suivants :

- Un sondage S1 d’une profondeur de 17.5m au niveau du futur emplacement du bâtiment A.

- Un sondage S5 d’une profondeur de 8m au niveau du futur emplacement du bâtiment B.

- Un sondage S4 d’une profondeur de 10m au niveau du futur emplacement du bâtiment C.

S4 d’une profondeur de 10m au niveau du futur emplacement du bâtiment C. Figure 5: Sondage

Figure 5: Sondage pressiométrique

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Analyse des sondages pressiométriques : En

Analyse des sondages pressiométriques :

En ce qui concerne le bâtiment de type R+7 le niveau de la dalle basse sous-sol se trouve à la côte de 137.65 IGN 69. D’après le rapport de sol le niveau des plus hautes eaux est de 138.35 IGN 69 (Niveau PERI). Le sous-sol est donc potentiellement inondable.

Niveau des plus hautes eaux : NPHE = 138,35 IGN69

Niveau normal des eaux :

Nappe phréatique

NNE = 136.40 IGN69

Portance du sol

q' ELS = 0.55 Mpa q' ELU = 0.93 Mpa

Tableau 1: Caractéristiques du sol

Compte tenu du rapport de sol, deux types de fondations sont à envisagées :

Des fondations isolées constituées de massifs et puits busés.

Eventuellement des pieux.

La solution retenue pour le bâtiment de type R+7 est des fondations de type puits busés sous dalle de reprise de poussée d’eau (Voir coupe type des fondations en annexe 1).

La solution retenue pour les autres bâtiments de type R+2 est également des fondations de type puits busés sous dallage porté (Voir coupe type des fondations en annexe 1).

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 3. Analyse du contreventement et de

3. Analyse du contreventement et de la régularité du bâtiment.

Dans cette partie, seule le bâtiment A de type R+7 est étudié.

3.1. Système de contreventement.

L’étude du contreventement de la structure peut être menée de la manière suivante :

Une étude des voiles intérieurs.

Une étude des façades.

3.1.1. Etude des voiles intérieurs.

3.1.1.1. Du sous-sol au R+2.

Observations (cf. Figure 6) :

La structure du bâtiment est en béton armé. Les voiles de contreventement sont d’épaisseurs comprises entre 20 et 25 cm.

Pour cette première étude, l’étude du contreventement porte sur les voiles intérieurs pour les étages allant du Sous-sol au R+2. En effet ces étages sont relativement similaire ce qui permet de regrouper l’étude.

Les murs surlignés en rouge (voir figure 6) sont des murs de contreventement filant du SS au R+5 sans discontinuité verticale. Ces murs descendent directement dans les fondations.

Le bâtiment possède un JD dans le sens transversal, ce qui le découpe de manière inégale. En effet, le contreventement est beaucoup plus important dans la partie haute (voir plan ci-dessus). Cependant le contreventement dans la partie basse est suffisant, du fait de la présence des voiles de contreventement intérieur.

En ce qui concerne la cage d’escalier et ascenseur, on remarque que celle-ci constitue un noyau rigide pour le contreventement. Cependant celle-ci se retrouve très excentrée au niveau de la structure ce qui crée un déséquilibre. En effet, une cage d’ascenseur excentrée peut donner naissance à des couples et à des réactions concentrées parfois difficiles à équilibrer.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 6: Plan du RdC
statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 6: Plan du RdC

Figure 6: Plan du RdC – Contreventement.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 3.1.1.2. Du R+3 au R+4. Figure

3.1.1.2. Du R+3 au R+4.

en béton armé de type R+7 3.1.1.2. Du R+3 au R+4. Figure 7: Plan du R+3

Figure 7: Plan du R+3 – Contreventement.

Observations :

Les voiles de contreventement sont en béton armé d’une épaisseur allant de 20 à 25 cm.

Pour cette étude, l’analyse porte sur les étages du R+3 et du R+4. Les voiles en BA surlignés en gras rouge (voir plan ci-dessus) sont repris par les étages inférieurs et descendent directement jusqu’aux fondations. La présence du JD ne pose pas de réels problèmes niveau structure. En effet nous nous situons dans une partie logement avec une surabondance de voiles qui assurent le contreventement dans les deux directions. Le problème au niveau de la cage d’escalier/ascenseur est le même celui constaté dans la première étude.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 3.1.1.3. Du R+5 au R+7. Figure

3.1.1.3. Du R+5 au R+7.

en béton armé de type R+7 3.1.1.3. Du R+5 au R+7. Figure 8: Plan du R+6

Figure 8: Plan du R+6 (gauche) et R+5 (droite) – Contreventement.

Observations :

Le contreventement dans ces étages est assuré par une surabondance de voiles dans les deux directions (logements).

Le contreventement est également assuré par une dalle d’épaisseur 27 cm sur ces étages.

Le contreventement est donc assuré dans les 3 directions pour ces étages.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 3.1.2. Etude des façades. Figure 9:

3.1.2. Etude des façades.

bâtiment en béton armé de type R+7 3.1.2. Etude des façades. Figure 9: Plan RdC –

Figure 9: Plan RdC – Contreventement Façade

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 10: Elévation pignon Figure 11:
et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 10: Elévation pignon Figure 11:

Figure 10: Elévation pignon

dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 10: Elévation pignon Figure 11: Elévation

Figure 11: Elévation long pan

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Observations : Le contreventement en façade

Observations :

Le contreventement en façade se compose de voiles en béton armé d’épaisseurs 20 ou 25 cm.

On remarque un phénomène de transparence sismique important pour le RdC et le R+1. Ces niveaux sont composés essentiellement de poteaux sur long pan et pignon reprenant des voiles situés aux étages supérieurs.

Au niveau de la cage d’escalier et d’ascenseur, on note la présence de voiles situés de part et d’autre de celle-ci filants du sous-sol au R+5. Sur le long pan, le contreventement est assuré par des voiles filants du R+2 au R+5. Malgré la présence forte d’ouvertures sur celui-ci, le contreventement présent est suffisant (voir élévation long pan). La même analyse peut être menée sur le pignon.

3.2. Analyse de la régularité du bâtiment.

3.2.1. Méthode.

Analyse de la régularité du bâtiment. 3.2.1. Méthode. Figure 12: Critères de régularité en plan (b

Figure 12: Critères de régularité en plan (b à d)

Conditions à respecter vis-à-vis de la structure : (PS 92 6.6.1)

Il ne doit pas exister de couplage entre les ddl horizontaux et verticaux. Il faut pour cela que les charges s’appliquant sur les éléments de contreventement verticaux descendent directement dans les fondations.

La structure doit pouvoir être réduite (une seule masse à chaque niveau).

Doit posséder au moins trois plans de contreventement non concourants.

Les planchers doivent présenter une rigidité suffisante pour qu’ils puissent être considérés indéformables.

La forme de la construction en plan doit respecter le schéma ci-dessus.

Critères à respecter vis-à-vis de la configuration en plan selon le PS 92 6.6.1 (voir figure 13) :

Configuration sensiblement symétrique vis-à-vis de deux directions orthogonales.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 ∑ La forme de construction doit

La forme de construction doit être relativement compacte avec des dimensions rentrantes ou saillantes ne dépassant pas 25% de la dimension totale du bâtiment dans la direction correspondante.

L’élancement η=Lx/Ly de la section de ne doit pas excéder la valeur de 4.

A chaque niveau y compris dans la hauteur des fondations et pour chaque direction de calcul, l’excentricité structurale doit vérifier :

²> ²+ ²

²

Configuration verticale selon le PS 92 6.6.1 (voir figure 14) :

Absence de couplage entre ddl horizontaux et verticaux. La structure ne doit pas comporter d’éléments verticaux dont la charge ne se transmette pas directement à la fondation.

La structure doit pouvoir être réduite (une seule masse à chaque niveau).

La largeur du premier étage Bn doit être sensiblement la même que celle de l’étage au niveau du sol B (limitation du rapport Bn/B). Les rétrécissements et les élargissements doivent être graduels d’un étage à l’autre (limitation du rapport Bi/Bi-1).

La distribution des raideurs doit être sensiblement régulière sur la hauteur de l’ouvrage, le rapport des raideurs étant compris entre les valeurs de 0.67 et 1.33. (rapport Ki/ki-1).

La distribution des masses doit être sensiblement régulière sur la hauteur de l’ouvrage, le rapport des masses étant compris entre les valeurs suivantes :

0.85 ≤

≤ 1.10 0.80 ≤ ≤ 1.20

Avec les masses de deux étages consécutifs, m la masse moyenne d’un étage.

de deux étages consécutifs, m la masse moyenne d’un étage. Figure 13: Critères de régularité verticale.

Figure 13: Critères de régularité verticale.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 3.2.2. Résultats et interprétations. Selon la

3.2.2. Résultats et interprétations.

Selon la norme sont définis 3 niveaux de régularité :

Régulier.

Régularité moyenne.

Irrégulier.

Selon la méthode expliquée dans le paragraphe suivant, il faut vérifier les différents critères afin de pouvoir juger à quel niveau de régularité se situe le bâtiment.

En ce qui concerne la régularité en plan :

Du sous-sol au R+2 on remarque que le système n’est pas symétrique du fait de la présence des poteaux dans les étages parking.

Pour les étages R+3 et R+4 on observe une surabondance de voiles qui rend le système non symétrique. Par ailleurs les terrasses présentes sont dissymétriques de part et d’autre du bâtiment.

Pour le R+5, l’étage n’est pas symétrique par rapport à l’axe y, mais quasi symétrique par rapport à l’axe x.

Les attiques du R+6 et R+7 sont symétriques en plan.

Le bâtiment n’est pas symétrique de manière générale.

Le critère des dimensions rentrantes et saillantes n’est pas respecté pour les étages R+3 et R+4 à cause des balcons et des terrasses.

Le critère d’excentricité n’est pas respecté (essentiellement dû à l’excentrement de la cage d’ascenseur/escalier).

On observe également des phénomènes de transparence sismique au niveau des pignons, mais également au niveau du refend du R+2 qui repose sur des poteaux et des poutres voiles (au RdC par exemple).

Le bâtiment est donc irrégulier, l’étude dynamique repose donc sur une analyse modale spectrale. Pour cela le bâtiment sera modélisé en 3D aux éléments finis sur le logiciel Advance.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 4. Modélisation du projet. Dans l’objectif

4. Modélisation du projet.

Dans l’objectif de l’étude parasismique, une modélisation tridimensionnelle a été nécessaire. Pour cela un travail en amont a été effectué comme décrit ci-dessous.

4.1. Fonds de plan et importation.

Le premier travail a été de demander les derniers plans de l’architecte afin de pouvoir les simplifier puis les retracer. En effet, pour la modélisation et sachant que nous étions en phase PC, il nous est important de tracer les fonds de plans (structure béton) et de visualiser l’impact des voiles de l’étage supérieur sur la dalle haute de l’étage inférieur (voir exemple ci-dessous). Une fois les fonds de plan tracés pour chaque étage, l’objectif a été de les importer sur le logiciel de modélisation GRAITEC.

Cette étape est très importante car elle nous permet de voir les modifications à effectuer d’un point de vue structure. En effet, une fois les fonds de plans tracés puis importés sur le logiciel de modélisation, il est facile de les modifier et d’apporter des détails techniques supplémentaires. A titre d’exemple, il était plus simple de voir ou il fallait placer des éléments structuraux porteurs manquants tels que des poutres, poteaux. Tout au long de la modélisation et après discussions avec Mr GANGLOFF et Mr NGUYEN il était aisé de modifier des éléments structuraux afin d’assurer une structure porteuse convenable.

afin d’assurer une structure porteuse convenable. Figure 14: Exemple fond de plan/Impact voiles étage

Figure 14: Exemple fond de plan/Impact voiles étage supérieur

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 4.2. Charges prises en compte. Les

4.2. Charges prises en compte.

Les charges ont été calculées conformément à la norme NF P 06-001 (7) « Charges d’exploitation des bâtiments » et son complément « Charges permanentes et charges d’exploitation dues aux forces de pesanteur ».

Charges permanentes :

- Béton armé : G = 25 KN/m 3

- Cloison + revêtement : G = 1.0 KN/m 2 (du Sous-sol au R+2 pour les étages parking)

- Cloison + revêtement : G = 2.0 KN/m 2 (du R+3 au R+7 pour les étages logement)

Charges d’exploitation :

Type

 

Charges

Localisation

Habitation

Q=

0,15

T/m²

Du R+3 au R+7

Parking

Q=

0,25

T/m²

Du Sous-sol au R+2

Terrasses

Q=

0,35

T/m²

Du R+3 au R+6

Balcons

Q=

0,35

T/m²

Du R+3 au R+6

Tableau 2: Surcharges d’exploitation

Charges climatiques :

Les charges climatiques ont été calculées suivant le règlement NV 65.

- Charge de neige : Le projet se situe à Strasbourg à une altitude moyenne de 144m, en région C1, d’où : p n0 = 55 daN/m².

- Charge de vent : pour des bâtiments en béton armé, compte tenu de leur masse et de leurs dimensions, les efforts de vent se révèlent relativement faibles devant les efforts sismiques. Les efforts dus au vent ont donc été négligés pour le projet ZAC Etoile.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 4.3. Modélisation du bâtiment. Les bâtiments

4.3. Modélisation du bâtiment.

Les bâtiments ont été modélisés sur les logiciels GRAITEC. Ils ont tout d’abord été modélisés sur le logiciel Arche Ossature pour ensuite être importés sur le logiciel Advance afin d’effectuer la modélisation aux éléments finis nécessaire pour l’étude sismique. Pour celle-ci, seul le bâtiment de type R+7 est étudié. En effet, il y a très peu d’intérêt d’étudier les autres d’un point de vu sismique. Cependant, la modélisation de l’ensemble des bâtiments est effectuée car cela est primordial pour l’étude structurelle et pour la phase EXE. A noter que les différents bâtiments sont séparés par un JD.

4.4.1. Modélisation Arche Ossature.

Modélisation bâtiment R+7 (bâtiment A) :

Ossature. ∑ Modélisation bâtiment R+7 (bâtiment A) : Figure 15: Modélisation R+7 façade Est Figure

Figure 15: Modélisation R+7 façade Est

Figure 16:Modélisation R+7 façade Ouest

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 4.4.2. Modélisation Advance. Une fois le

4.4.2. Modélisation Advance.

Une fois le bâtiment modélisé sur le logiciel Arche Osature, il fut importé sur le logiciel Advance. Ce dernier permet de modéliser aux éléments finis ainsi que d’effectuer l’analyse modale nécessaire pour l’étude sismique.

Les principaux paramètres utilisés pour la modélisation aux éléments finis sont les suivants :

Planchers et voiles : élément coque

Poutres : élément barre, Hauteur/Epaisseur < 4

Poteaux : élément barre, Largeur/Epaisseur < 4

Maillage : Delaunay ; taille : 0,50 m.

< 4 ∑ Maillage : Delaunay ; taille : 0,50 m. Figure 17: Modélisation Advance Comme

Figure 17: Modélisation Advance

Comme il a été dit précédemment, la modélisation Advance a permis d’effectuer le calcul sismique. Ce logiciel complet aux éléments finis permet d’effectuer une analyse modale, nécessaire pour le bâtiment A, ainsi que de prendre en compte toutes les combinaisons sismiques.

Les résultats des différentes modélisations seront traités dans les parties suivantes.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 4.4. Descente de charge. 4.4.1. Descente

4.4. Descente de charge.

4.4.1. Descente de charge manuelle.

Afin de pouvoir vérifier les résultats donnés par le logiciel, une descente de charge manuelle est réalisée sur le bâtiment de type R+7. Les résultats obtenus permettent de faire une comparaison ainsi que de vérifier les résultats donnés par l’informatique. La descente de charge manuelle est très complexe pour les étages du R+5 jusqu’au R+2. En effet, pour ces étages les voiles ne sont pas forcément repris par ceux de l’étage du dessous ce qui a rendu la tâche plus complexe. Cependant l’existence d’un plancher reprise au R+2 avec une dalle de 50cm d’épaisseur permet de soulager les voiles et poteaux. Le principe de la descente de charge est le suivant : En partant du R+7, on descend jusqu’aux fondations. En prenant en compte les charges explicitées dans le paragraphe précédent on établit la descente de charges sur voile et sur poteaux en pensant bien à donner les résultats en pied d’éléments. On donne alors la charge pour chaque élément structural comme le montre l’exemple ci- dessous :

structural comme le montre l’exemple ci- dessous : Figure 18: Descente de charges manuelle sur la

Figure 18: Descente de charges manuelle sur la dalle haute R+2

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Comme on peut le voir sur

Comme on peut le voir sur la figure ci-dessus, la descente de charge manuelle est réalisée sur une partie du bâtiment et non sur le bâtiment entier. L’étude s’est limitée à la partie se situant d’un côté du JD (en partie basse) :

la partie se situant d’un côté du JD (en partie basse) : Figure 19: Visualisation de

Figure 19: Visualisation de la zone étudiée.

En définitive, la descente de charge manuelle permet de mieux comprendre la structure et d’avoir également des ordres de grandeurs pour différents types d’éléments structuraux.

4.4.2. Descente de charge traditionnelle et aux éléments finis.

4.4.2.1. Descente de charges traditionnelle.

Une descente de charge dite « traditionnelle » est effectuée à l’aide du logiciel de calcul ARCHE. Le calcul s’effectue de la même manière que pour la méthode manuelle. Un calcul de report des charges des éléments les uns sur les autres jusqu’aux fondations est alors effectué. Cette méthode présente l’avantage de prédimensionner les éléments de structure.

4.4.2.2. Descente de charges aux éléments finis.

La descente de charges aux éléments finis est effectuée à l’aide du logiciel ADVANCE. Les éléments de la structure sont modélisés de manière automatique en éléments dits filaires et surfaciques. A titre d’exemple les poutres et poteaux sont modélisés en éléments filaires, les voiles et dalles sont modélisées en éléments surfaciques. Cette modélisation aux éléments finis permet de mener une étude plus précise d’un point de vue sismique.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 4.4.2.3. Comparaison et analyse des deux

4.4.2.3. Comparaison et analyse des deux méthodes.

La principale différence entre les deux méthodes réside dans la répartition des efforts. En effet, pour la méthode aux éléments finis les efforts sont répartis au prorata des inerties ce qui n’est pas le cas dans une descente de charge traditionnelle (voir figure 20 ci-dessous)

de charge traditionnelle (voir figure 20 ci-dessous) Figure 20: Descente de charges traditionnelle et aux

Figure 20: Descente de charges traditionnelle et aux éléments finis

Par ailleurs, la méthode aux éléments finis est mieux adaptée au calcul sismique puisque les efforts horizontaux se répartissent également en fonction de l’inertie des voiles de contreventement.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 ∑ Analyse des résultats : Les

Analyse des résultats :

Les résultats répertoriés dans les tableaux ci-dessous montrent la comparaison des deux méthodes. L’implantation des fondations de type puits busés est fournie en annexe 3.

   

Eléments finis

Méthode traditionnelle

Ecart relatif

Puits

Cas de charge

Fz (T)

Fz (T)

%

P1

ELS

174,69

166

4,97

P2

ELS

99

124

-25,25

P3

ELS

171,59

211

-22,97

P4

ELS

300

180

40,00

P5

ELS

108

173

-60,19

P6

ELS

97

174

-79,38

P7

ELS

96,36

152

-57,74

P8

ELS

81

34

58,02

P9

ELS

231,36

302

-30,53

P10

ELS

254

170

33,07

P11

ELS

181,8

167

8,14

P12

ELS

171,88

72

58,11

P13

ELS

127,47

74

41,95

P14

ELS

147,7

152

-2,91

P15

ELS

170,33

193

-13,31

P16

ELS

31,16

30

3,72

P17

ELS

30,44

15

50,72

P18

ELS

67,17

44

34,49

P19

ELS

210,44

211

-0,27

P20

ELS

120,24

67

44,28

P21

ELS

59,65

59

1,09

P22

ELS

45,07

39

13,47

P23

ELS

123,02

122

0,83

P24

ELS

170,05

91

46,49

P25

ELS

23,12

12

48,10

P26

ELS

74,48

75

-0,70

Tableau 3: Réactions d’appuis des principaux puits busés Méthode Eléments finis Ecart traditionnelle relatif
Tableau 3: Réactions d’appuis des principaux puits busés
Méthode
Eléments finis
Ecart
traditionnelle
relatif (%)
Fz (T)
Fz (T)
Total charges sur
fondations
9283,6
8809,00
5,11
Différence en Kg
entre les 2 méthodes
474,55

Tableau 4: Récapitulatif des résultats.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Conclusion : ∑ La masse totale

Conclusion :

La masse totale aux éléments finis est légèrement supérieure à celle de la méthode traditionnelle.

L’écart relatif entre les deux méthodes est de l’ordre de 5%, écart relativement faible.

Le modèle aux éléments finis peut donc être validé.

4.5. Interaction Sol – Structure (ISS)

4.5.1. Rappel de l’étude géotechnique.

L’étude géotechnique a été réalisée par l’entreprise FONDASOL. Les essais réalisés sont les suivants :

5 forages destructifs de reconnaissance géologique descendus entre 8 et 18 m de profondeur.

52 essais pressiométriques repartis dans les différents essais de forages.

1 équipement piezométrique afin de mesurer le niveau d’eau en cours et en fin d’intervention.

3 sondages au pénétromètre dynamique descendus 8 m de profondeur.

Les sondages réalisés ont permis de mettre en évidence les formations suivantes :

Des limons sableux à graveleux et des sables fins limoneux reconnus jusqu’à 1.80 m de profondeur à partir de la côte 136.8 IGN 69.

Des sables et graviers gris-gris-beige, jusqu’à l’arrêt des sondages à une profondeur comprise entre 1.8 et 18 m.

Le terrain se situe sur la limite d’un périmètre du PERI de la communauté urbaine de Strasbourg. Il s’agit d’une zone bleue par remontée de nappe pour la cote de 138.35 IGN 69. Le sous-sol du bâtiment R+7 est donc en zone inondable.

La nappe phréatique se situe aux alentours de 2.2 m de profondeur à la cote de 136.4 IGN 69.

Le type de fondations mis en œuvre sera alors des fondations de type puits busés sous dalle de reprise de poussée d’eau avec une contrainte au sol de 5.5 bars à l’ELS.

4.5.2. Niveau d’application de l’action sismique.

Le projet se situe en zone d’aléa sismique 3. On pourra retenir une classe de sol de type C.

L’action sismique est donc à modéliser et se définit par un mouvement du sol en surface en l’absence de toute construction. Cette action sismique s’applique directement aux fondations. C’est pourquoi il est important de prendre en compte l’interaction sol-structure dans les calculs parasismiques. Une modélisation du sol est donc nécessaire.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 4.5.3. Modélisation du sol. Comme dit

4.5.3. Modélisation du sol.

Comme dit précédemment, le type de fondations mis en œuvre sera des puits busés avec dalle de reprise de poussée des eaux. Le mouvement sismique est essentiellement représentatif du mouvement d’un point au voisinage de la surface. La réponse de la structure à ce mouvement sismique dépend donc de la nature de ce mouvement, des propriétés dynamiques de l’ouvrage et de celles du sol. Il existe donc une interaction sol-structure. Une bonne modélisation du sol est alors essentielle pour les calculs sismiques. Afin d’éliminer le phénomène d’interaction sol-structure (ISS) il faut considérer une structure comme parfaitement encastrée dans le sol ou alors le considérer le cas d’une structure rigide sur un sol rocheux. Cependant et de manière générale, pour des bâtiments massifs sur des sols moyennement ou faiblement raides, il existe une intervention non négligeable du sol ainsi qu’une modification de la réponse de la structure.

La modélisation du sol peut se faire sous 3 formes différentes :

Structure parfaitement encastrée dans le sol (a)

Structure fondée sur des ressorts (b)

Modélisation du sol par des éléments finis (c)

(b) ∑ Modélisation du sol par des éléments finis (c) Figure 21: Solutions possibles pour la

Figure 21: Solutions possibles pour la modélisation du sol.

Pour les bâtiments dont les fondations sont superficielles, l’interaction cinématique est nulle et le mouvement de la base du modèle est identique au mouvement du sol en champ libre. Cette interaction sol-structure peut être modélisée par un système de ressorts amortis.

Les raideurs des ressorts dépendent des fondations et seront déterminés par :

La méthode de Newmark-Rosenblueth qui permet de calculer les raideurs horizontales et verticales.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 4.5.3.1. La méthode de Newmark-Rosenblueth. La

4.5.3.1. La méthode de Newmark-Rosenblueth.

La raideur des ressorts dépend de la dimension des fondations (voir annexe 3). Celles-ci ont alors été prédimensionnées aux ELS.

La méthode de Newmark Rosenblueth donne la raideur des fondations en fonction de :

Leurs dimensions.

Du sol caractérisé par un coefficient de Poisson et un module de cisaillement G.

Les raideurs horizontales et verticales ont été déterminées pour les fondations de types puits busés avec les relations suivantes :

Avec : r 0 : rayon de giration

= 4× × !

1−"

# = 32 × (1 − ") × × ! 7 − 8"

Pour le module de cisaillement G, il peut être déterminé sur site par la méthode de Cross-Hole. Cette méthode consiste à mesurer le temps de propagation des ondes sismiques dans le sol. Cependant cet essai onéreux requiert l’emploi de techniques peu appropriées en milieu urbain. La détermination de G peut donc se baser sur la littérature.

Le module de cisaillement tangent G max est fonction de la masse volumique du sol ρ et de la vitesse de propagation des ondes de cisaillement dans le sol :

,

() = * × " +

D’après le rapport de sol, le sol en place est de type S2 (PS 92 5.2.2). La vitesse de propagation v s des ondes de cisaillement se situe alors entre 180 m/s et 360 m/s.

Le module de cisaillement G est ensuite obtenu en multipliant G max par un coefficient de réduction, qui est fonction de l’accélération nominale a N égale à 1.6 m/s² (PS 92 9.4.2.2).

= 0.65 × ()

Afin de prendre en compte cette variabilité de Gmax, 4 gammes de raideurs ont été calculées :

La gamme souple calculée à partir de la borne inférieure de G (v s = 180 m/s)

La gamme rigide calculée à partir de la borne supérieure de G (v s = 360 m/s)

La gamme intermédiaire (v s = 290 m/s)

La gamme infiniment rigide.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7   Borne inf. Borne sup. V
 

Borne inf.

Borne sup.

V s (m/s)

180

360

G max (MPa)

64.8

259.2

G(MPa)

42.1

168.5

Tableau 5: Bornes du module de cisaillement effectif G.

Les différentes raideurs pour les différents puits busés sont répertoriées en annexe 5.

Afin de comparer ces gammes de raideurs, plusieurs choix sont possibles : comparaison des déplacements globaux ; des efforts dans les voiles ; de la descente de charges sur appuis. Le choix s’est alors porté sur la comparaison de la DDC sur appuis pour les différentes gammes de raideurs. Les valeurs suivantes ont été comparées :

Vmax : réaction d’appui verticale maximale.

Vmin : réaction d’appui verticale minimale.

Hmax : réaction d’appui horizontale maximale.

Ces réactions d’appuis ont été calculées avec les combinaisons accidentelles pour les fondations (voir paragraphe 6.3.2)

4.5.3.2. Résultats et analyses.

   

Vmin (T)

   

Vmax (T)

   

Hmax (T)

 

Eléments

Inf. rigide

Rigide

Intermédiaire

Souple

Inf. rigide

Rigide

Intermédiaire

Souple

Inf. rigide

Rigide

Intermédiaire

Souple

P1

8,39

19,09

24,79

35,43

307,38

281,33

273,92

260,91

86,74

38,12

34,64

30,48

P2

-0,89

46,67

63,12

99,2

262,06

225,02

212,84

185,07

11,94

24,15

25,03

26,08

P3

17,57

21,41

25,43

33,92

293,48

281,84

273,88

258,94

15,32

26,65

26,75

26,61

P4

19,57

42,53

52,51

78

122,42

142,22

142,34

135,19

-13,61

20,68

21,1

21,48

P5

61,36

40,66

39,9

40,93

489,77

414,87

399,79

371,73

119,27

52,55

47,09

40,7

P6

73,57

117,53

132,3

163,11

324,13

299,51

283,35

243,35

16,86

35,81

35,86

35,8

P7

32,05

29,94

28,34

26,25

203,38

282,71

283,7

277,03

10,66

26,54

27,04

27,38

P8

17,08

13,52

12,08

10,78

421,07

275,53

260,56

237,79

95,2

32,25

28,68

24,73

P9

47,48

90,13

98,91

110,94

269,62

201,53

180,82

145,78

12,14

22,89

22,61

22,25

P10

-25,48

-18,71

-17,33

-11,6

201,38

242,64

246,03

245,68

24,42

21,86

21,41

21,88

P11

73,37

53,96

50,37

47,72

106,71

146,03

155,37

170,56

37,53

25,13

23,99

23,4

P12

27,08

42,44

49,28

61,24

88,54

74,41

74,61

79,15

9,32

18,85

18,47

17,86

P13

11,89

37,07

43,45

51,7

16,83

45,64

53,05

71,29

6,28

21

21,23

20,17

P14

9,79

33,67

38,41

46,63

22,9

53,2

61,99

79,37

7,6

20,84

21,1

20,08

P15

10,41

42,99

51,89

60,72

94

74,23

73,02

81,15

46,34

22,72

21,63

19,78

P16

86,19

50,72

45,64

39,7

125,27

157,04

161,26

167

29,12

25,69

25,16

23,75

P17

-6,38

-12,52

-11,57

-8,94

290,3

274,6

265,96

246,72

10,88

21,5

22,23

22,43

P18

105,56

119,77

119,05

112,95

142,26

154,92

162,75

183,19

6,46

29,68

30,89

31,64

P19

32,17

20,28

18,08

14,5

350,07

299,26

285,19

259,67

2,76

19,08

20,64

22,07

P20

16,53

80,7

98,32

130,59

266,83

239,51

223,98

187,86

72,76

32,36

30,85

29,13

P21

67,63

53,5

49

40,25

393,77

341,61

330,63

308,82

-18,41

23,38

25,52

27,4

P22

62,94

77,45

84,72

98,3

139,03

142,05

137,59

127,44

7,23

17,88

18,91

20,06

P23

104,04

85,25

79,19

67,68

153,82

164,05

165,78

169,79

9,6

17,49

18,62

19,95

P24

48

29,57

28,42

28,7

305,81

280,84

274,41

262,23

7,08

19,72

21,53

23,73

P25

110,71

123,08

126,4

133,68

166,97

189,69

201,11

230,04

8,18

28,79

32,78

37,56

P26

49,62

58,57

57,64

54,25

169,34

203,85

215,13

235,02

2,29

17,04

20,01

24,11

Tableau 6: Réactions d’appuis des puits busés en fonction des raideurs.

Page 37

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Analyse : ∑ Valeurs extrêmes se

Analyse :

Valeurs extrêmes se partagent entre la gamme de raideur souple et la gamme de raideur infiniment rigide.

Le cas des raideurs souples est favorable à 35% pour Vmin ; 50% pour Vmax ; 27% pour Hmax (Cellules rouges et vertes tableau ci-dessus).

Le cas des raideurs infiniment rigide est favorable à 62% pour Vmin ; 38% pour Vmax ; 70% pour Hmax (Cellules rouges et vertes tableau ci-dessus).

De manière générale, un cas est très défavorable par rapport aux trois autres. Ces trois mêmes autres valeurs sont quant à elles quasi identiques. L’écart relatif moyen entre les valeurs obtenues pour les différentes gammes est de l’ordre de 30%.

L’analyse démontre l’intérêt d’utiliser une raideur élastique car celle-ci modélise l’interaction sol-structure. Par contre, le choix de la valeur à prendre en compte dans l’intervalle donné importe peu. Le choix s’est alors porté sur une gamme de rigidité intermédiaire du fait qu’elle représente un bon compromis entre une gamme souple et une gamme infiniment rigide.

5. Analyse modale.

5.1. Principe de la méthode.

Le bâtiment est irrégulier (comme indiqué dans le paragraphe 3.2), une analyse modale spectrale est donc nécessaire.

L’analyse modale spectrale est une méthode de calcul permettant de déterminer les effets maximaux d’un séisme sur une structure. Elle a pour but de déterminer le comportement de la structure sous une excitation de direction quelconque au voisinage des fréquences de résonnance. Pour chaque fréquence de résonnance est associé un comportement différent de la structure appelé mode propre. A titre d’exemple, le premier mode est dit « fondamentale » et sa fréquence est proportionnelle à la hauteur du bâtiment.

Le bâtiment étudié étant irrégulier, la détermination des modes propres a été effectuée à l’aide d’une modélisation 3D sur le logiciel Advance.

La méthode de l’analyse modale se caractérise par les étapes suivantes :

Recherche des modes propres.

Sélection des modes utiles et prise en compte éventuelle des modes négligés appelés également pseudo-modes.

Combinaison des réponses modales.

Utilisation d’autres méthodes de combinaisons dans le cas où une sollicitation sismique comporte plusieurs composantes dépendantes les unes des autres.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 L’analyse modale se base donc sur

L’analyse modale se base donc sur la recherche des réponses maximales de chaque mode de la structure par lecture sur un spectre de réponse, c’est-à-dire indépendamment du temps. Cette méthode d’analyse s’applique sur un comportement élastique de la structure (équations de mouvement linéaires). Si le niveau de l’action sismique est trop élevé, l’analyse peut conduire à la conclusion que le moment de renversement est supérieur au moment de stabilité. L’action du séisme peut alors provoquer un décollement du bâtiment.

5.2. Recherche et sélection des modes propres.

Généralement, une structure complexe possède un très grand nombre de degrés de liberté. En théorie, l’analyse dynamique va nécessiter la détermination d’autant de modes propres que la structure comporte de degrés de liberté.

Cependant, il n’est pas question d’extraire autant de modes propres qu’il existe de degrés de liberté. Il nous faut donc sélectionner le nombre de modes à extraire afin de se rapprocher du comportement dynamique réel de la structure.

Le choix d’un nombre restreint de modes ne constitue pas un handicap pour les trois raisons suivantes :

Pour une certaine action sismique, la réponse globale de la structure est essentiellement constituée de quelques modes principaux ; au-delà d’une certaine fréquence, généralement la fréquence de coupure, l’apport des modes supérieurs est négligeable.

De plus, la précision des modes supérieurs est illusoire.

Enfin, la technique du mode résiduel (voir ci-dessous) permet de prendre en compte l’ensemble des modes supérieurs situés au-delà de la fréquence de coupure.

Afin de pouvoir valider la sélection effectuée sur les modes, il est utilisé généralement le critère des masses modales effectives. On appelle par masse modale effective la masse excitée pour le mode i. Cette démarche de sélection des modes est résumée dans la figure ci-dessous avec :

n le nombre de modes calculé.

f n la fréquence du dernier mode propre calculé.

33 Hz la fréquence de coupure du spectre pour les ouvrages à risque normal (PS92 6.6.2).

∑/ est la somme des masses modales et M la masse totale vibrante.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 22: Schéma de principe de
et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 22: Schéma de principe de

Figure 22: Schéma de principe de l’analyse modale.

5.3. Prise en compte des modes négligés : les pseudos modes.

Lorsque le cumul des masses modales n’atteint pas 90% de la masse totale de l’ouvrage à la fréquence de coupure, des modes négligés appelés aussi modes résiduels ou pseudos modes doivent être pris en compte. Deux méthodes peuvent être utilisées :

Multiplication des variables (forces, déplacements, contraintes, etc.) par le facteur M/∑ /

Utilisation de la méthode du mode résiduel qui est la différence entre la masse totale M de la structure et la somme des masses modales effectives : M-∑ /

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 5.4. Résultats et interprétations de l’analyse

5.4. Résultats et interprétations de l’analyse modale.

Comme il a été dit, le bâtiment de type R+7 est séparé par un joint de dilatation. Les parties de part et d’autre de ce joint fonctionnent alors de manière totalement indépendante. L’analyse modale a donc été effectuée pour chaque partie du bâtiment. La visualisation des deux parties du bâtiment, appelées Partie A et Partie B, est jointe en annexe.

Partie A Partie B JD JD
Partie A
Partie B
JD
JD

Figure 23: Partie A et B – Bâtiment R+7

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 5.4.1. Analyse modale partie A. Mode

5.4.1. Analyse modale partie A.

Mode

Période

(s)

 

Masses modales

X

Y

Z

 

(%)

(%)

(%)

1

0.45

0.04

73.53

0.03

2

0.41

76.38

0.00

0.01

3

0.23

0.06

1.66

0.00

4

0.15

0.87

3.83

13.45

5

0.14

0.06

3.66

20.40

6

0.13

1.91

0.17

47.63

7

0.12

4.34

0.01

6.58

8

0.10

0.01

0.01

1.28

9

0.10

0.00

0.05

0.01

10

0.09

0.06

0.05

0.00

11

0.09

0.05

0.21

0.02

12

0.09

0.01

0.19

0.01

13

0.09

0.07

0.32

0.00

14

0.09

0.01

0.02

0.01

15

0.08

0.01

0.04

0.08

Résiduel

 

16.12

16.26

10.47

Total

 

100.00

100.00

100.00

Tableau 7: Analyse modale Partie A.

Au sixième mode, plus de 70% de la masse modale est excitée dans chaque direction. La période du mode fondamentale est de 0.45s.

Pour la partie A, la direction suivant y est plus souple par rapport à la direction suivant x.

y est plus souple par rapport à la direction suivant x. Figure 24: Mode principal translation

Figure 24: Mode principal translation y (gauche) – Deuxième mode translation x (centre) – Troisième mode torsion (droite).

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 5.4.2. Analyse modale Partie B. Mode

5.4.2. Analyse modale Partie B.

Mode

Période

(s)

 

Masses modales

X

Y

Z

 

(%)

(%)

(%)

1

0.42

75.17

0.00

0.02

2

0.38

0.07

63.54

0.11

3

0.24

0.16

8.30

0.45

4

0.15

1.04

0.01

10.24

5

0.14

0.68

5.71

21.72

6

0.13

0.00

0.39

51.76

7

0.13

5.29

1.61

0.00

8

0.11

0.36

0.33

3.11

9

0.11

0.27

4.33

0.83

10

0.10

0.14

0.12

0.55

11

0.10

0.02

0.24

1.19

12

0.09

0.00

0.00

0.02

13

0.09

0.00

0.02

0.12

14

0.09

0.01

0.00

0.03

15

0.09

0.04

0.00

0.03

Résiduel

 

16.74

15.40

9.84

Total

 

100.00

100.00

100.00

Tableau 8: Analyse modale Partie B.

Au sixième mode, plus de 70% de la masse modale est excitée dans chaque direction. La période du mode fondamentale est de 0.42s.

Pour la partie B, la direction suivant x est plus souple par rapport à la direction suivant y.

x est plus souple par rapport à la direction suivant y. Figure 25: Mode principal translation
x est plus souple par rapport à la direction suivant y. Figure 25: Mode principal translation
x est plus souple par rapport à la direction suivant y. Figure 25: Mode principal translation

Figure 25: Mode principal translation x (gauche) – Deuxième mode translation y (centre) – Troisième mode torsion (droite).

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 6. Calcul sismique. 6.1. Hypothèses du

6. Calcul sismique.

6.1. Hypothèses du calcul sismique selon les règles du PS 92.

Zone de sismicité : Modérée

Figure 26: Zonage sismique

Zone de sismicité : Modérée Figure 26: Zonage sismique ∑ Classement du bâtiment : Classe B

Classement du bâtiment : Classe B

Classification du sol : catégorie c ; sols de faible résistance. (PS 92 5.2.1)

Classe du site : S2

Coefficient d’amortissement : ξ=5% (PS 92 6.2.3.4)

Correction d’amortissement : 0 = 1 2

3

4 .5 =1 2

2 4 .5 = 6 (PS 92 5.2.3.4)

Coefficient d’amplification topographique : τ = 1 (PS 92 5.2.4)

Masse à prendre en compte dans les calculs : φ=0.20 (PS 92 6.2.1 (0))

Coefficient de comportement : A déterminer par une étude précise (voir ci-dessous).

6.2. Etude du coefficient de comportement.

6.2.1. Accumulation et dissipation de l’énergie.

Lors d’un séisme, le bâtiment est soumis à un déplacement variable dans le temps, ce qui induit dans la structure des forces d’inertie provoquées par le mouvement des masses. Le séisme est donc à l’origine d’une énergie E I qui doit être dissipée par la structure. Une partie de l’énergie donnée par le séisme à la structure est restituée au sol, une autre est dissipée par le phénomène d’amortissement. Le surplus d’énergie se retrouve alors dans la structure sous forme d’énergie cinétique de mouvement des masses et en énergie de déformation élastique et plastique.

On en obtient l’équation suivante :

7 8 −7 9 =7 : +7 ;

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Avec, 7 8 L’énergie induite par

Avec, 7 8 L’énergie induite par le séisme 7 9 L’énergie restituée au sol 7 : L’énergie accumulée par la structure dans le domaine élastique 7 ; L’énergie accumulée par la structure dans le domaine plastique

6.2.2. Ductilité et coefficient de comportement.

La notion de ductilité traduit la capacité du matériau à se déformer plastiquement sans se rompre. Lors d’un séisme, la structure subit des déformations imposées. Le mode de ruine est associé à une limite de déformation plutôt qu’à une limite de résistance. La ruine de la structure se fait donc par instabilité plastique et par instabilité de forme.

Les déformations subies par la structure en phase post élastique ont donc pour conséquence :

Une diminution des forces agissantes.

Des déformations plus importantes.

La notion de ductilité est donc très importante vis-à-vis du comportement sismique. En effet, les matériaux de construction présentent généralement une capacité importante de déformation plastique avant la rupture ce qui permet d’obtenir une sécurité acceptable d’un point de vue structure.

La méthode de dimensionnement parasismique se base sur un modèle de calcul linéaire équivalent. La structure est alors considérée comme étant indéfiniment élastique quelle que soit l’intensité des actions sismiques. Les déformations sont considérées comme égale à celles calculées avec un modèle élastique fictif à partir du spectre de dimensionnement.

Pour le dimensionnement d’éléments sous l’effet d’un séisme majeur, il n’est pas nécessaire d’exiger une résistance maximale sous l’action de F el mais une résistance plus faible notée F r (voir fig. ci- dessous). En effet, de manière à prendre en compte la dissipation d’énergie dans le domaine plastique, la résistance des éléments peut être réduite à F r en divisant les efforts par le coefficient de comportement q :

< = = > ?@

A

avec q le coefficient de comportement.

Rapport final PFE Etude statique et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7

et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 27: Diagramme force / Déformation.
et dynamique d’un bâtiment en béton armé de type R+7 Figure 27: Diagramme force / Déformation.

Figure 27: Diagramme force / Déformation.

A noter que les déplacements sont égaux pour le cas fictif et le cas réel. Lors d’un séisme, la sécurité de la structure est donc dépendante de la ductilité de celle-ci. La ductilité correspond au rapport de la déformation ultime δ u sur la déformation élastique δ 0 . Le coefficient de comportement est fonction de la ductilité de la structure. Plus la structure est ductile, plus le coefficient de comportement est élevé.

6.2.3. Choix du coefficient de comportement.

Pour les structures en béton armé, les valeurs du coefficient de comportement dépendent du type de structure mis en place : mode de contreventement.

Pour les structures à murs porteurs (structure du bâtiment type R+7) la totalité des sollicitations dues aux charges verticales et horizont