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ÉDITORIAL RÉFÉRENT SUPRÊME POUR LA FÊTE NATIONALE DE SON PAYS lePrésidentBouteflikafélicite

ÉDITORIAL

RÉFÉRENT

SUPRÊME

POUR LA FÊTE NATIONALE DE SON PAYS

lePrésidentBouteflikafélicite

laGouverneuregénéraledenouvelle-Zélande

l Couronnement d’un long processus de réformes initié

par le Président de la République, la nouvelle Constitution, adoptée il y a exactement une année, répond à une préoccupation majeure de la société, celle de disposer d’une feuille de route institutionnelle qui encadre la nouvelle étape que traverse notre pays. Son élaboration et sa maturation ont obéi à une démarche que le Chef de l’État a toujours privilégiée : la recherche du consensus le plus large en menant un dialogue inclusif qui ne marginalise personne, formations politiques, mouvement associatif ou compétences nationales, quelle que soit l’obédience idéologique ou politique de chacun. Il s’agit de la gestion de nos affaires publiques, de notre avenir et de l’avenir de nos enfants. C’est ainsi que la Loi fondamentale amendée est venue offrir à tous, pouvoir et opposition, hommes et femmes, un socle solide pour un projet de gouvernance dans le cadre de l'État de droit qui garantit les libertés fondamentales, détermine les responsabilités, les droits et les devoirs, et où la loi s'applique en toute transparence au sein d'un système social aux contours et objectifs bien définis. Et la révision constitutionnelle est intervenue pour «constituer une référence, pour tout un chacun, dans le traitement de toutes les questions, y compris celles inhérentes aux relations entre les différentes catégories de la société, à la gouvernance, à la répartition des responsabilités, à la séparation des pouvoirs, outre les différents autres aspects qui fondent l'État», selon l’appréciation du Chef de l’État. Une appréciation d’autant plus juste que le nouveau texte raffermit l’unité de la nation en soustrayant la question identitaire aux jeux politiciens et aventuriers, élargit les libertés individuelles et collectives, institue un nouveau mécanisme indépendant de surveillance des élections, engage la société dans un modèle de croissance basée sur une économie productive et diversifiée qui consolide la stabilité et la justice sociale. Pour certains, faisant valoir des dysfonctionnements administratifs ou économiques, cet investissement dans les réformes institutionnelles serait tout à fait superflu, voire n’être qu’une opération de marketing politique. Il s’agit d’une manière plutôt légère de sous-estimer le chantier du renouveau démocratique et sa dimension institutionnelle. Même les pays à longue tradition démocratique font l’objet d’un discrédit de leur système politique et souffrent d’un déficit de confiance citoyenne, alors que dire de notre pays où la démocratie est encore naissante

évoluant dans un contexte délicat et où les facteurs de fragilité sont encore importants ? C’est vrai que nous voulons avancer vite et bien, mais nous avons besoin tout autant de sérénité, d’ordre et de rigueur. Le chemin déjà parcouru est loin d’être négligeable en matière de pluralisme politique et médiatique, et il va de soi qu’il faille consolider davantage ce processus démocratique et pacifique par une culture électorale qui allie liberté et responsabilité, grâce à l’implication du plus grand nombre et en faisant de sorte que la Loi fondamentale soit le référent suprême de chacun et de tous. EL MOUDJAHID

P. 24

10 Djoumada El-Aouel 1438 - Mardi 7 Février 2017 - N° 15972 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

PREMIER ANNIVERSAIRE DE LA CONSTITUTION RÉVISÉE

couronnement

deS réformeS

etrenforcementdel’uniténationale

deS réformeS etrenforcementdel’uniténationale La révision de la Constitution, qui célèbre aujourd’hui

La révision de la Constitution, qui célèbre aujourd’hui son premier anniversaire, est venue couronner un processus de réformes politiques, initiées par le Président de la République,Abdelaziz Bouteflika, avec pour objectif principal, la consolidation de l’État de droit, l’ancrage de la démocratie et le renforcement de l’unité nationale.

PP. 3-4

DANS UNE CONFÉRENCE AU CONSEIL DE LA NATION m.derBal:«latranSParence un credo» P. 5 Ph :
DANS UNE CONFÉRENCE AU CONSEIL DE LA NATION
m.derBal:«latranSParence
un credo»
P. 5
Ph : Billal

NOTRE FORUM DE L’ÉCONOMIE

Ph : T. Rouabah
Ph : T. Rouabah

lesclusters uneforce deproposition P. 9

M. GRINE À BÉJAÏA :

une force deproposition P . 9 M. GRINE À BÉJAÏA : «le droit À une information

«le droit À une information fiaBle»

P. 6

CAUSESAHRAOUIE

m.mohamedSalemouldSalek:«le

maroctenudereSPectersesengagements»

P. 24

claudemangin-asfari

emPêchéed’entreràcasablanca

P. 24

2 Bouche DE À Oreille EL MOUDJAHID d’El Moudjahid ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES M. Talaï à Oran
2
Bouche
DE
À
Oreille
EL MOUDJAHID
d’El Moudjahid
ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
M. Talaï à Oran
AUJOURD’HUI À ALGER
DEMAIN À 10 HEURES
M. Azzedine Mihoubi
à Saïda
Fondation civile
pour la réinsertion des
repris de justice et lutte
contre la récidive
Réunion du Comité
bilatéral Énergie
algéro-tunisien
Les représentants de la Fondation
civile pour la réinsertion des repris
de justice et la lutte contre la récidive
(FCRLR) organisent, demain à 10
heures, au Centre de presse d’ El
Moudjahid , une conférence pour an-
noncer leur programme d’activité.
Le ministre des
Travaux publics et des
Transports, M. Boud-
jemaâ Talaï, effec-
tuera aujourd’hui une
visite de travail et
d’inspection de struc-
tures relevant du sec-
teur dans la wilaya.
Le ministre de la
Culture, M. Azzedine
Mihoubi, effectuera au-
jourd’hui une visite de
travail dans la wilaya et
donnera le coup d’en-
voi de tournage du film
Saïda lointaine.
M. Ouali à Blida
JEUDI 9 FÉVRIER À 10H
Programme de formation
au profit des journalistes
Le Comité bilatéral Énergie
algéro-tunisien se réunira au-
COUVERT
Le ministre des Res-
sources en eaux et de
l’Environnement, M.
Abdelkader Ouali, ef-
fectuera aujourd’hui une
visite de travail et d’ins-
pection de projets en re-
lation avec le cadre de
vie et la protection de
l’environnement.
Le ministre des Ressources en eau et de
l’Environnement, M. Abdelkader Ouali, par
le biais du Conservatoire national des forma-
tions à l’environnement (CNFE), lancera le
programme de formation dédié au renforce-
ment des capacités des journalistes en ma-
tière d’environnement à la maison
de l’environnement de Tipasa.
jourd’hui à Alger. Ce comité
sera co-présidé par le ministre
de l’Énergie, M. Noureddine
Bouterfa, et la ministre tuni-
sienne de l’Énergie, des Mines
et
des Énergies renouvelables,
M
me Hela Cheikhrouhou.
ACTIVITÉS DES PARTIS
AUJOURD’HUI À L’ESGCI
CET APRÈS-MIDI À 16H
À DJELFA
« La loi de finances 2017
Front du changement :
et
nouveau modèle
le économique
meeting populaire
»
L’École
supérieure
de
gestion
et et de le commerce
international
et Pôle M. des
universitaire
Koléa
or-
ganise
aujourd’hui
une
conférence
au
profit
Le président du Front du change-
ment, M. Abdelmadjid Menasra,
animera un meeting populaire, cet
après-midi à 16h, à la salle de ci-
néma El-Kaouakib.
des
étudiants
enseignants,
sur
le
thème
«La
loi –
de
finances
nouveau
SAMEDI 11 FÉVRIER À 9H30
Partiellement couvert au Nord et à
l’Est. Ensoleillé à l’Ouest et au Sud.
modèle
économique
en
Algérie»,
qui
sera
présentée
par
Benkhalfa
2017 Abderramane, portant
Meeting de l’ANR
ancien
ministre
Finances.
Températures (maximales-mini-
males) prévues aujourd’hui :
JUSQU’À DEMAIN AU PALAIS DE LA CULTURE
Alger (16° - 10°), Annaba (16° - 9°),
Béchar (23° - 9°), Biskra (23°- 11°),
Constantine (12° - 3°), Djelfa (14° - 3°),
Ghardaïa (22° - 11°), Oran (19° - 11°),
Sétif (11° - 3°), Tamanrasset (23° - 7°),
Tlemcen (19° - 9°).
Carrefour de la formation continue
La 4 e édition du Salon «Carrefour de la formation continue et par ap-
prentissage» se tient jusqu’à demain, de 10h à 18h, au palais de la Cul-
ture Moufdi-Zakaria. Des conférences, ateliers et tables rondes se
tiendront en marge du salon.
L’alliance nationale républicaine
organise, sous la présidence de Bel-
kacem Sahli, samedi 11 février à
partir de 9h30, un meeting popu-
laire, dans le cadre de la compagne
de sensibilisation pour les élections
législatives 2017.

59 e ANNIVERSAIRE DU MASSACRE DE SAKIET SIDI-YOUSSEF

Ce matin à 10h au siège du Conseil consultatif

Le journal El Moudjahid, et l’association Machaâl Echahid, en coordination avec le Conseil consultatif de l’UMA, organi- sent, ce matin à 10 heures, au siège du Conseil, une confé- rence historique.

heures, au siège du Conseil, une confé- rence historique. Demain à 14h au musée national du

Demain à 14h au musée national du Moudjahid

Le musée national du Moudjahid organise, demain à 14h, une conférence histo- rique, à l’occasion de la com- mémoration du 59 e anniversaire de ce tragique événement.

DU 8 AU 11 FÉVRIER AU PALAIS DES EXPOSITIONS

Salon de la promotion immobilière

Le Salon de la promotion immobilière et de l’aménagement urbain SIPIAU-2017 se déroulera du 8 au 11 février au pavillon G, palais des Expositions, Pins-Maritimes. Alger. L’inaugura- tion aura lieu demain à 9h.

JEUDI 9 FÉVRIER À 10H AU CCI

« Les crises économiques réalité et solutions »

Le Centre culturel islamique organise une conférence éco- nomique sur le thème «Les crises économiques, réalité et solu- tions», animée par Houda Boulkameh, spécialiste en administration des affaires, université Alger 3.

P ublicité

El Moudjahid/Pub

ANEP 214340 du 07/02/2017

El Moudjahid/Pub

ANEP 503657 du 07/02/2017

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é v éne m e nt

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EL MOUDJAHID

PREMIER ANNIVERSAIRE DE LA CONSTITUTION RÉVISÉE

COURONNEM ENT des réformes et renforcement de l’unité nationale

La révision de la Constitution, qui célèbre aujourd’hui son premier anniversaire, est venue couronner un processus de réformes politiques, initié par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avec pour objectif principal la consolidation de l’État de droit, l’ancrage de la démocratie et le renforcement de l’unité nationale.

A doptée par le Parlement le 7 février 2016, la nouvelle loi fondamentale du pays, fruit

d’une large consultation avec des partis politiques et des personnalités nationales entamée en 2011, ambi- tionne aussi l’amélioration de l’or- ganisation et du fonctionnement de certaines institutions de la Répu- blique. Concernant la consolidation de l’unité nationale, la Constitution amendée a, notamment, élevé Tama- zight au rang de langue nationale et officielle avec création de l’Acadé- mie algérienne de la langue ama- zighe, placée auprès du président de la République. En vue de la conso- lidation de la démocratie, le texte stipule que l’alternance démocra- tique par la voie des urnes sera confortée à travers la réélection du président de la République une seule fois. Cette disposition est exclue de toute révision constitutionnelle. Dans le même cadre et concernant

le renforcement des libertés démocratiques, le texte affirme que la liberté de manifestation pacifique et la liberté de la presse sont garanties, ainsi que le droit d’accès aux informations et données et la garantie de leur circulation. La place de l’opposition a égale- ment été renforcée dans la nouvelle Constitution, qui stipule notamment que l’opposition parlementaire pourra désormais saisir le Conseil constitutionnel sur les lois votées par le Parlement. Le pouvoir législatif et son contrôle sur l’action du gouvernement est éga- lement renforcé dans la nouvelle loi fondamentale, qui indique, entre autres, que la majorité parlemen- taire sera consultée par le Président de la Répu- blique pour la nomination du Premier ministre et que le recours aux ordonnances présidentielles est limité aux seuls cas d’urgence durant les vacances parle- mentaires. Il est également fait obligation au Premier

mentaires. Il est également fait obligation au Premier ministre de présenter annuellement au Parlement la

ministre de présenter annuellement au Parlement la Déclaration de politique générale. Concernant les nouvelles dispositions destinées à conforter la cré- dibilité et la régularité des élections, la Constitution révisée a prévu la mise en place d’une Haute ins- tance indépendante de surveillance des élections. Au chapitre du renforcement de l’Etat de droit, le nou- veau texte affirme l’enrichissement des droits et li- bertés individuels et collectifs et le renforcement de l’indépendance de la justice. Concernant ce dernier point, le document énonce, entre autres, la prohibition de toute intervention dans le cours de la justice, l’inamovibilité du juge du siège dans le cadre de la loi et le renforcement de l’auto- nomie du Conseil supérieur de la magistrature. Parmi les dispositions prises au profit des justicia- bles, il est notamment proclamé le caractère excep-

tionnel de la détention provisoire. A propos des améliorations organisa- tionnelles et fonctionnelles de cer- taines institutions, le texte amendé institue, au niveau du Parlement, la sanction du nomadisme politique par la perte du mandat parlementaire, l’instauration d’une session annuelle unique de dix mois, la primauté du Conseil de la nation dans l’examen des projets de lois relatifs à l’organi- sation territoriale, à l’aménagement du territoire et au découpage territo- rial. Le Conseil Constitutionnel, quant à lui, a enregistré l’affirmation de son indépendance avec une exi- gence de hautes qualifications juri- diques de ses membres. Dans un message adressé au Par- lement à l’occasion de l’adoption de la Constitution révisée, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, l’avait qualifié d’étape «historique porteuse d’avancées démocratiques irrévocables» pour le peuple algérien et la Nation. «Qu’il me soit permis, en ce jour mé- morable dans l’histoire de notre pays, de nourrir une ambition citoyenne et légitime, partagée avec les re- présentants du peuple et en communion avec l’en- semble des Algériennes et des Algériens, l’ambition d’inaugurer, ensemble, une étape historique nouvelle porteuse d’avancées démocratiques irrévocables pour notre peuple, et pleine de grandes promesses pour notre nation», avait-t-il indiqué. Affirmant que l’Algérie «vient d’écrire une nouvelle page de son histoire politique et constitutionnelle», le chef de l’Etat avait déclaré qu’«une ère prometteuse s’ouvre aujourd’hui pour notre peuple, une ère marquée par des conquêtes démocratiques substantielles et illus- trée notamment par des acquis irréversibles visant la préservation des constantes nationales et des prin- cipes fondateurs de notre société».

ANCRAGE de l’État de droit

Véritable tournant et fruit d’une ju- dicieuse gouvernance déterminée à consolider l’ancrage de l’Etat de droit et des libertés, la Constitution 2016 est un précieux acquis dont s’enorgueilli- ront les générations futures. Au devant de l’actualité, la nou- velle loi fondamentale est indéniable- ment l’expression d’une innovation certaine introduite dans plusieurs de ses dispositions. La révision de la Constitution, qui célèbre aujourd’hui son premier anniversaire, est venue couronner un processus de réforme po- litique, initié par le Président de la Ré- publique, Abdelaziz Bouteflika, avec pour objectif principal la consolidation de l'Etat de droit, l'ancrage de la démo- cratie et le renforcement de l'unité na- tionale. Elle ambitionne aussi l'amélioration de l'organisation et du fonctionnement de certaines institu- tions de la République. Parmi les inno- vations majeures introduites par la révision constitutionnelle de 2016, dans notre pays, figure la consécration du mécanisme de contrôle constitution- nel par la voie d'exception», permettant à tout justiciable de soutenir devant une juridiction, que la disposition législa- tive dont dépend l'issue du litige, porte atteinte à un droit ou à une liberté ga- rantis par la Constitution. L'entrée en vigueur de ce nouveau contrôle, dévolu au Conseil constitutionnel, est prévue en 2019.

Consolider l’unité nationale

La Constitution amendée a, notam- ment, élevé Tamazight au rang de langue nationale et officielle avec créa- tion de l'Académie algérienne de la langue amazighe. L’article 3 bis de l’avant-projet de révision de la Constitution prévoit l’in-

troduction de tamazight comme langue nationale et officielle du pays, au même titre que la langue arabe. Est aussi prévu la création d’uneAcadémie algérienne de la langue amazighe, «placée auprès du Président de la Ré- publique». Cette Académie «qui s’ap- puie sur les travaux des experts, est chargée de réunir les conditions de promotion de tamazight en vue de concrétiser, à terme, son statut de langue officielle».

Alternance et consécration des droits de l’opposition

En vue de la consolidation de la dé- mocratie, le texte stipule que l'alter- nance démocratique par la voie des urnes sera confortée à travers la réélec- tion du président de la République une seule fois. L’article 74 de la Constitu- tion réinstaure la limite des mandats pour le Président de la République. Le président ne serait rééligible qu’une seule fois, soit deux mandats. La Constitution va même plus loin dans son article 178 en prévoyant doréna- vant que «toute révision constitution- nelle ne peut porter atteinte au fait que le Président de la République est rééli- gible une seule fois». Dans le même cadre et concernant le renforcement des libertés démocra- tiques, le texte affirme que la liberté de manifestation pacifique et la liberté de la presse sont garanties, ainsi que le droit d'accès aux informations et don- nées et la garantie de leur circulation. La place de l'opposition a également été renforcée dans la nouvelle Consti- tution, qui stipule notamment que l'op- position parlementaire pourra désormais saisir le Conseil constitu- tionnel sur les lois votées par le Parle- ment. Le pouvoir législatif et son

contrôle sur l'action du gouvernement est également renforcé dans la nouvelle loi fondamentale, qui indique, entre au- tres, que la majorité parlementaire sera consultée par le président de la Répu- blique pour la nomination du Premier ministre et que le recours aux ordon- nances présidentielles est limité aux seuls cas d'urgence durant les vacances parlementaires. Il est également fait obligation au Premier ministre de pré- senter annuellement au Parlement la Déclaration de politique générale. Concernant les nouvelles dispositions destinées à conforter la crédibilité et la régularité des élections, la Constitution révisée a prévu la mise en place d'une Haute instance indépendante de sur- veillance des élections.

Renforcer l’indépendance de la justice

Au chapitre du renforcement de l'Etat de droit, le nouveau texte affirme l'enrichissement des droits et libertés individuels et collectifs et le renforce- ment de l'indépendance de la justice. Concernant ce dernier point, le docu- ment énonce, entre autres, la prohibi- tion de toute intervention dans le cours de la justice, l'inamovibilité du juge du siège dans le cadre de la loi et le ren- forcement de l'autonomie du Conseil supérieur de la magistrature. Parmi les dispositions prises au profit des justi- ciables, il est notamment proclamé le caractère exceptionnel de la détention provisoire. A propos des améliorations organisationnelles et fonctionnelles de certaines institutions, le texte amendé institue, au niveau du Parlement, la sanction du nomadisme politique par la perte du mandat parlementaire, l'ins- tauration d'une session annuelle unique de dix mois, la primauté du Conseil de

la nation dans l'examen des projets de lois relatifs à l'organisation territoriale, à l'aménagement du territoire et au dé- coupage territorial. Le Conseil Consti- tutionnel, quant à lui, a enregistré l'affirmation de son indépendance avec une exigence de hautes qualifications juridiques de ses membres.

Bâtir une économie productive et compétitive

Sur les questions économique et so- ciale, la Loi fondamentale stipule que le peuple algérien, en conformité avec les principes d'égalité et de justice so- ciale auxquels il est attaché, s'attelle à «bâtir une économie productive et compétitive», assurant un développe- ment durable. L'Etat, dans son rôle de régulateur, doit encourager «sans dis- crimination» l'épanouissement des en- treprises, publiques et privées, au service d'un développement écono- mique diversifié. En somme, la Consti- tution confère une «identité» à l'économie nationale, dans laquelle les entreprises, créatrices de richesse et d'emploi, sont le moteur de la crois- sance. Dans le même temps, la Consti- tution conforte certains choix stratégiques, à savoir la préservation de la propriété publique des mines, des hydrocarbures et autres secteurs vitaux. Elle insiste également sur la responsa- bilité de l'Etat dans la sauvegarde des terres agricoles et des ressources hy- driques. Une trentaine de projets de loi, dont 7 à caractère organique, ont été adoptés ou le seront par le Parlement pour être mis en conformité avec les nouvelles dispositions de la Constitution. Salima Ettouahria

ÉCLAIRAGE
ÉCLAIRAGE

Se conformer à la loi

l Il y a une année, jour pour jour, le

Parlement, réuni en ses deux Chambres, adoptait,

à une écrasante majorité, la

nouvelle mouture proposée pour la révision de la Constitution. 47 amendements, 38 nouveaux articles proposés après une large consultation pour enrichir la loi fondamentale du pays, un chantier de révision constitutionnelle basée sur la concertation politique la plus large avec la transmission des propositions élaborées par une commission d’experts aux responsables des partis politiques, des organisations de la société civile ainsi qu’aux personnalités nationales. Une démarche qui se voulait résolument participative et sincère car au-delà de la mouture constitutionnelle, c’est l’avenir même de l’Algérie, son unité et sa cohésion qui étaient en ligne de mire en ces temps incertains ou de soubresauts

en soubresauts, de véritables séismes géopolitiques sont en train de refaçonner le monde

à coups de révoltes importées

ou de guerres imposées. Véritable socle de l’Etat de droit, de la primauté du droit, la Constitution est de fait la garante des droits et des libertés individuelles ; la devise par le peuple et pour le peuple qui orne le fronton de ses cellules de base n’est pas vaine et ne le sera jamais tant qu’une prise de conscience généralisée et hautement responsable de tout un chacun en assure la pérennité. Première mise à l’épreuve de cette nouvelle constitution, les élections législatives qui approchent. Des élections pour la préparation desquelles l’administration s’est pliée à l’esprit et à la lettre de la loi pour garantir une neutralité et une transparence quant au déroulement du scrutin et du respect de la volonté populaire et ce avec la mise en place de l’instance désormais constitutionnelle de surveillance des élections. Pour les partis politiques, pour les futurs candidats, pour les électeurs qui auront à choisir et à élire ceux qui vont les représenter, l’heure est à la prise de conscience quant à la nécessité et à l’impérative exigence de se conformer et surtout de se hisser au diapason de cette règle démocratique. Avec le respect de la règle du libre choix, la consécration de l’alternance démocratique, et avec l’élargissement des pouvoirs du Parlement, ce sera cette majorité élue qui sera consultée pour le choix du Premier ministre. Avec la limitation à deux mandats pour l’exercice de la magistrature suprême, une disposition constitutionnelle exclue de toute révision, c’est une avancée démocratique considérable établie par l’Algérie, une pierre qui confortera encore plus l’édifice institutionnel et raffermira davantage la cohésion et l’entente nationale. A. M. A.

L

é v éne m e nt

4

EL MOUDJAHID

PREMIER ANNIVERSAIRE DE LA CONSTITUTION RÉVISÉE

coNstitutioNNalisatioN DE l’amazigH

Un centre national en langue et culture amazighes

Dans le sillage de la promotion de la langue amazighe officialisée dans la Constitution de 2016, il est prévu, pour cette année, la création du Centre national en langue et culture amazighes (CNLCA), et la mise en place des premiers jalons d’une académie de la langue amazighe.

D evant être implanté dans la wi- laya de Béjaïa, le cNlca va regrouper des compétences et

académiciens qui sont appelés à tra- vailler, ensemble, dans le cadre de la- boratoires de recherche dans le

domaine. ce centre s’inscrit, faut-il le rappeler, «par décision ministérielle datée du 7 août 2014», souligne un do- cument du Haut-commissariat à l’amazighité (Hca), remis à la presse,

à l’occasion de la célébration, le mois

dernier, du nouvel an amazigh, Yen- nayer. le document qui rappelle les missions assignées au cNlca précise également que le centre devra proposer et organiser différentes unités de re- cherche, la priorisation de celles-ci étant définie par des besoins sociétaux et politiques. le cNlca devra égale- ment répondre, dans le cadre d’une ap- proche interdisciplinaire, aux besoins exprimés ou manifestés. il établira, par ailleurs, une relation scientifique avec le Dlca (Département de langue et culture amazighes), leurs laboratoires respectifs, le Hca, ainsi que les autres centres de recherche et toutes les autres institutions aux missions analogues, ainsi que la future académie de langue amazighe. la même source révèle qu’il existe, en fait, pas moins de trois axes princi- paux autour desquels ce centre devra s’investir, en l’occurrence la langue, la culture et la littérature. Décortiquant l’axe relatif à la langue, le document portant «les propositions de l’atelier consacré à l’identification et à l’orga- nisation d’unités de recherche priori- taire pour l’amazigh, dans le cadre du démarrage du cNlca de Béjaïa», si- gnale que «cet axe contiendra sept uni- tés qui s’inscrivent et qui s’imposent aujourd’hui dans la recherche». on mettra d’abord en exergue toute l’im- portance de «l’aménagement de la langue à l’échelle nationale», en pro- cédant, par exemple, à «la recompila- tion des travaux effectués dans les Dlca, le Hca et autres institutions, et confirmer leur fonctionnalité». D’autres unités tout aussi priori- taires concernent «la didactique et la

tout aussi priori- taires concernent «la didactique et la pédagogie ; dans l’option d’une géné- ralisation

pédagogie ; dans l’option d’une géné- ralisation graduelle de l’enseignement de l’amazigh, la traduction vers et à partir de l’amazigh, mais également les études de traduction afin de produire et de diffuser des supports utiles pour les recherches, comme par exemple l’atlas linguistique, les cartes interactives, etc». à ces quatre unités citées, vien- nent s’ajouter d’autres moins priori- taires, mais non moins importantes, fait-on remarquer. ces dernières concernent la phoné- tique et la phonologie, la syntaxe et la morphologie, ainsi que la lexicologie et la sémantique. le second axe autour duquel de- vrait se pencher le cNlca est celui consacré à la culture. aussi, les champs de recherche retenus dans ce cadre concernent les études socio-an- thropologiques et historiques. Donnant davantage de précisions, on affirme qu’il s’agit du «patrimoine immatériel et matériel, de la produc- tion et transmission, en rapport avec l’oralité et l’écriture, des identités et pratiques religieuses, mais également des expressions artistiques». le troi- sième axe, celui de la littérature, s’oc- cupera de toutes les études et travaux de recherche effectués en littérature amazighe. à noter, enfin, que le centre national en langue et culture ama- zighes sera doté d’un conseil scienti- fique, ainsi que d’une instance de veille.

« Nous avons dépassé l’étape de la consécration, et nous devons passer à celle du travail académique et de la recherche linguistique »

l’an dernier, et juste au lendemain de l’annonce de la constitutionnalisa- tion de l’amazigh, langue nationale et officielle, le secrétaire général du Hca, m. si El-Hachemi assad, avait qualifié la promotion de l’amazigh au statut de langue officielle d’«acquis important» qui consolidera davantage l’unité nationale et la démocratie en algérie. En effet, dans une déclaration rendue publique, l’an dernier, à l’issue de l’annonce de l’officialisation de l’amazigh, le sg du Hcaavait indiqué que «cela veut dire que l’amazigh dé- tient désormais un autre statut juri- dique». «cette décision est un acte méthodologique qui permettra un amé- nagement efficace et planifié de notre langue, sous l’égide d’une académie de la langue amazighe», avait-t-il ajouté, soulignant que «l'une des retombées positives de cette officialisation est que l’état mettra davantage de moyens pour rattraper le retard accusé en ma- tière de recherche, de développement, d’enseignement et de diffusion». «Nous avons dépassé l’étape de la consécration, et nous devons passer à celle du travail académique et de la re- cherche linguistique et scientifique dans la perspective de la promouvoir et de la développer», a-t-il affirmé.

l’autre point sur lequel travail l’instance est celui de l’introduction de l’amazigh dans la sphère officielle, à travers des travaux de traduction de certains documents officiels, comme la nouvelle constitution qui a été traduite dans son intégralité, ainsi que la pro- clamation du premier Novembre 1954 et la plate-forme du congrès de la soummam. m. assad a tenu à rendre hommage à tous ceux qui ont œuvré pour la pérennité de cette langue parmi les artistes, les chercheurs et les écri- vains, notamment ceux qui sont passés

de l’oralité à l’écrit, à l’image de l’an- thropologue et linguiste mouloud mammeri, «dont le nom ne peut se dé- tacher du combat identitaire et des ef- forts consentis pour la préservation de l’amazigh». Dans ce cadre, le Hca a conclu un protocole d’accord avec le ministère de l’éducation nationale, au- quel une stratégie de généralisation progressive de l’enseignement de l’amazigh a été proposée. «Pour 2017, nous nous sommes fixés l’objectif d’élever le nombre de wilayas concernées par cette démarche

à 24. Et grâce à la bonne volonté des

responsables du secteur de l’éduca- tion, nous avons atteint 32 wilayas», a- t-il précisé. il a affirmé également que des cours d’amazigh au profit des adultes sont assurés au niveau de 22 wilayas, contre 9 en 2016, à travers le réseau de

l’association iqraa. Par ailleurs, et dans la perspective d’introduite cette langue

à l’intérieur des institutions, le Hca

annonce qu’il organise des journées de formation au profit des fonctionnaires de certains secteurs, comme la justice et la sécurité sociale, a fait savoir son premier responsable. il convient de rappeler, également, que la constitutionnalisation de l’ama- zigh en tant que langue nationale et of- ficielle avait été accueillie avec satisfaction par la société en général, et par des acteurs de la vie sociocultu- relle y voient «l'aboutissement d'un long combat pour sa reconnaissance». Soraya Guemmouri

CONSOLIDER l’identité nationale

la promotion de l’amazigh est le prochain défi à relever après sa constitutionnalisation comme langue nationale et officielle du pays, ont estimé des univer- sitaires, des militants et des représentants du mouve- ment associatif ayant pris part, hier à la maison de la culture mouloud-mammeri de tizi ouzou, à la jour-

née de célébration du 1 er anniversaire de l’officialisa- tion de cette langue nationale, à la faveur de l’amendement constitutionnel du 7 février 2016. lors de cette journée organisée par la direction locale de la culture et placée sur le thème «constitutionnalisa- tion de l’amazigh, consolidation de l’identité natio- nale et de la culture algérienne», la directrice locale de la culture, mlle Nabila goumeziane, a mis en exergue l’importance de cet événement, en indiquant que la constitutionnalisation de l’amazigh comme langue nationale et officielle ne peut que consolider l’identité et la culturelle nationales. Elle a, en cette heureuse occasion, rendu un vibrant hommage à tous les militants et militantes de la revendication identi- taire, à leur tête le pionnier mouloud mammeri, pour tous les sacrifices consentis, pour que cette langue soit reconnue comme un des éléments de l’identité nationale, mais aussi pour avoir œuvré à la pérennité de cette langue et culture. la directrice de la culture, qui a auparavant salué la décision de son Excellence le Président de la république de réhabiliter cette cul- ture millénaire à travers sa constitutionnalisation, d’abord comme langue nationale, et ensuite officielle,

a invité tous les spécialistes universitaires à se mettre

au travail académique pour promouvoir cette langue et culture amazighes constituant un facteur de conso- lidation de l’unité nationale. intervenant lors de la cé- rémonie de cette célébration du 1 er anniversaire de

l’officialisation de l’amazigh, le recteur de l’univer-

sité mouloud-mammeri de tizi ouzou (ummto), ahmed tessa, a estimé que l’officialisation de l’ama- zigh aura certainement un impact positif sur la société algérienne, assurant que l’université qu’il dirige est mobilisée pour œuvrer en faveur de la promotion de la langue et la culture amazighes par l’écriture et la recherche scientifique. «tous les universitaires sont mobilisés autour de la promotion de l’amazigh», a-t- il indiqué, en annonçant la prochaine transformation du département d’amazigh de l’ummto en faculté de langue et culture amazighes, une décision qui a eu l’aval du conseil d’administration de cette université. Pour sa part, Boujemaâaziri, directeur de l’ensei- gnement et de la recherche au Haut-commissariat à l’amazighité (Hca), a mis en exergue les avancées considérables qu’enregistre la culture et langue ama- zighes depuis sa constitutionnalisation. Entre autres avancées, le représentant du Hca a cité l’enseigne- ment de cette langue dans des écoles de 32 wilayas, son enseignement pour les adultes à travers 22 wi- layas, grâce à la mobilisation de 78 enseignants, la traduction de plusieurs ouvrages et autres documents historiques, à l’instar de la déclaration du premier No- vembre, la plate forme de la soummam et la consti- tution du pays. tous les efforts sont consentis pour rendre la langue amazighe fonctionnelle, a-t-il relevé, en déclarant que l’officialisation de l’amazigh a dés- ormais unifié tous les algériens. ouahab aït men- guellet, maire de la commune de chef-lieu de wilaya de tizi ouzou, et fils du chahid mbarekaït menguel- let, qui fut l’un des pionniers de la revendication de la reconnaissance de la langue et culture amazighes, a, quant à lui, qualifié cette journée de fête qui doit être dédiée à tous les militants qui se sont sacrifiés pour qu’aujourd’hui l’amazigh soit reconnu comme

langue nationale et officielle. «on est fier d’apparte- nir à ce peuple et à ce pays», a-t-il souligné. invité par la direction de la culture à prendre part à ce pre- mier anniversaire de l’officialisation de l’amazigh, Khaled guermah, père de massinissa, première vic- time des événements douloureux du printemps 2001, s’est dit très honoré d’assister à la célébration de cet «événement historique». «malgré la douleur, je me sens soulagé par cet acquis important de l’officialisa- tion de l’amazigh», a-t-il déclaré avec une forte émo- tion, en rappelant le sacrifice de toutes les autres victimes de ces mêmes événements tragiques qu’ont connus les wilayas de Kabylie. le père de massinissa guermah a en outre fait appel à tous les connaisseurs, à savoir les universitaires, à promouvoir cette langue amazighe, dont l’officialisation, a-t-il précisé, a dés- ormais consacré le principe de l’algérie une et indi- visible. mustapha Khodja, ancien moudjahid, a par ailleurs salué la décision de l’officialisation de l’ama- zigh, démarche qui a tracé le chemin vers la paix et l’union en algérie. cette journée de célébration a été l’occasion pour tous les participants de saluer la sage décision du Président de la république, m.abdelaziz Bouteflika, de réhabiliter cet élément important de l’identité nationale par sa constitutionnalisation et d’insister sur la nécessité, voire l’urgence de la mo- bilisation de tous les acteurs, universitaires surtout, pour promouvoir cette culture, d’autant que l’actuelle constitution fait part de cette impérative nécessité de promotion de l’amazigh. ils ont par ailleurs estimé qu’il est indispensable de mettre en place les méca- nismes nécessaires pour valoriser les véritables di- mensions culturelle, historique et civilisationnelle de cette langue.

Bel. Adrar

Haut-

commissariat

àl’amazigHité

L’élaboration de documents se concrétise davantage

«l’officialisation de l’ama- zigh se concrétise chaque jour un peu plus dans l’élaboration de documents palpables et de pièces physiques, qui sont au- tant de pierres fondatrices pour les générations futures», a déclaré le président du Hca, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion du pre- mier anniversaire de l’officia- lisation constitutionnelle de la langue amazighe, en présence de la ministre de la Poste et des technologies de l’infor- mation et de la communica- tion, imène-Houda Faraoun. «sans sous-estimer les acquis d’étapes antérieures, le pays doit la concrétisation de cette avancée majeure et légitime à la vision et à l’engagement éclairés du Président Boute- flika qui, transcendant cer- taines appréhensions et éventuelles résistances au sein de la société, a su préparer et obtenir le consensus politique national nécessaire et para- chever un processus impulsé dès avril 2002 par l’introduc- tion de l’amazigh comme

langue nationale dans une première étape», a-t-il relevé. s’agissant des instances et des outils devant servir la pro- motion de cette langue, il a estimé «nécessaire» de reca- drer le débat sur la complé- mentarité entre le Hca et la future académie. il a rappelé, par la même occasion, que les

fondements du Hca font ré- férence aux «réels espoirs et décrispation politique et so-

ciale suscités par cette officia-

lisation (

l’instauration d’une néces- saire concertation entre toutes les parties concernées par la préadaptation du cadre juri- dique d’application, dont celui portant création de l’académie algérienne de la langue amazigh». m. assad a noté que le Hca se fixe, à court terme, la réalisation de trois objectifs : «la socialisa- tion de l’amazigh, la générali- sation de son enseignement sur l’ensemble du territoire national et la mise en confor- mité des textes avec la nou- velle donne constitutionnelle». Pour le premier responsable du Hca, «il est possible d’assurer, dès cette année, la pose de jalons importants pour la mise en place des dispositifs de tra- duction auprès des institu- tions, à l’exemple de la future aPN». De son côté, la minis- tre de la Poste et des techno- logies de l’information et de la communication a estimé que la constitutionnalisation de l’amazigh est une «consé- cration de la place qu’elle oc- cupe au sein de la société algérienne», appelant à «da- vantage d’efforts» pour la promotion de cette langue qui constitue l’un des fondements de l’identité nationale. à cette occasion, algérie Poste a pro- cédé à l’oblitération d’un tim- bre philatélique dédié à la première année de l’officiali- sation de l’amazigh. la vente anticipée de ce timbre aura lieu mardi et mercredi dans les 48 recettes principales d’algérie Poste situées aux chefs-lieux de wilaya, alors que la vente générale est pré- vue jeudi à travers tous les bureaux de poste.(APS)

),

ainsi qu’à

mardi 7 Février 2017

Ph : Nacéra

N

a t io n

5

EL MOUDJAHID

Dans une conférence au conseil De la nation

M. Derbal : « La TRANSPARENCE, un credo »

Dans la perspective d’assurer une transparence absolue du scrutin des législatives du 4 mai prochain, M. Abdelwahab Derbal, président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), se dit déterminé à ne ménager aucun effort pour consacrer cet objectif d’un impact certain en termes de consolidation de la stabilité du pays et de ses institutions.

S exprimant lors d’une conférence

conseil de la nation qui s’est dé-

roulée en présence du président du sénat, M. abdelkader bensalah, de la ministre chargée des relations avec le parlement, M me Ghania eddalia, de membres du conseil de la nation, ainsi que de nombreux invités de marque, abdelwahab Derbal a axé son interven-

tion autour des concepts de « la patrie

» et de « l’intérêt général » qu’il n’a

cessé de répéter comme un leitmotiv. « la création de la Haute instance indé- pendante de surveillance des élections est l’une des réformes majeures intro- duites de la nouvelle constitution dont nous célébrons aujourd’hui la première année de son adoption », dira d’entrée M. Derbal. il enchaîne en mettant l’accent sur la constitutionnalisation de cette struc- ture, « première en son genre dans le monde arabe », comme il a tenu à le rappeler, a valeur de « garant indénia-

ble de la transparence et de la crédibilité du scrutin des législatives et de toutes les élections à venir », a-t-il assuré. cette mission est aussi la « raison d’être

» de la Hiise dont les caractéristiques

de sa création sont décrites par son pré- sident comme « l’expression d’une vo- lonté manifeste d’instaurer un climat de confiance et de quiétude toutes liées à l’organisation des rendez-vous des urnes ». plaidant pour l’émergence d’une culture électorale engagée dans la pré- servation des acquis du pays et la dé- fense de l’intérêt général, abdelwahab Derbal citera aussi la loi organique re- lative la Hiise définissant ses préroga- tives de manière détaillée ses 11

qu’il a animée hier au siège du

Ph. : Billal
Ph. : Billal

prérogatives en rapport avec sa mission de surveiller et de superviser l’opéra- tion des élections avant, pendant et après le jour du scrutin. Des préroga- tives consolidant l’action de la Hiise dans le sens à garantir une élection in- tègre, crédible et une transparence ab- solue dans l’accomplissement de sa mission. ces assurances sont garanties,

explique le conférencier, notamment dans la composante de la Haute ins- tance comptant 410 magistrats et mem- bres de la société civile animés, dit-il, « de la volonté de servir leur pays en de- hors de toute appartenance partisane ». en outre, le fait même que l’ensemble des membres de la composante de la Hiise sont nommés par décret prési- dentiel signé par le chef de l’etat, M. abdelaziz bouteflika, « est pour nous un grand honneur mais aussi une res- ponsabilité historique qui est celle

d’agir dans la transparence absolue », dira M. Derbal. il poursuit en mettant l’accent sur le caractère permanent de la structure qu’il dirige qui constitue elle aussi un gage supplémentaire de transparence.

La HIISE administrativement et financièrement indépendante

De ce fait, la Haute instance indé- pendante de surveillance des élections « administrativement et financièrement indépendante » atteste son président, précisant que cette structure a bénéficié d’un budget conséquent à même de lui permettre de mener à bien sa mission. s’agissant du siège de la Hiise, abdel- wahab Derbal dira que la structure qu’il dirige sera pourvue d’un siège ap- proprié dans les alentours du Maqam echahid. « pour l’heure, nous sommes

en train de travailler dans un espace qui nous a été aménagé au niveau du club des pins. ce n’est que provisoire. ce- pendant, ce que je dois souligner à ce propos c’est surtout le fait que le manque de sièges n’est pas pour nous une contrainte devant notre engagement de réussir notre mission », indique ab- delwahab Derbal. une mission qui sera menée avec toute la neutralité voulue, appuie-t-il en plaçant la Hiise a équidistance entre l’administration et les autres forma- tions politiques en lice pour les pro- chaines législative. sur un autre volet, et à une question en rapport avec l’éventualité de voir certains partis en lice faire usage des moyens de l’etat lors de la prochaine campagne électo- rale, le conférencier rappellera à ce propos l’interdiction formelle de la loi. « personnellement, et dans le cas où les moyens de l’etat seraient utilisés à des fins électoralistes, je n’hésiterai pas à prendre des mesures nécessaires et dic- tées dans la loi en vigueur », a-t-il éga- lement fait savoir. la réussite des prochaines élections législatives « est l’affaire de tous », souligne par ailleurs le président de la Hiise appelant les ci- toyens à participer massivement à ce rendez-vous des urnes. abdelwahab Derbal qui ne manquera pas aussi de saluer la dynamique des réformes mul- tisectorielles engagée sous la gouver- nance judicieuse du président bouteflika affirme également son in- tention de doter la Hiise de « sa propre doctrine qui établie prochainement par des experts en droits et des chercheurs spécialisés dans ce même domaine », a-t-il conclu. Karim Aoudia

transparence absolue Du processus électoral

Les nouvelles technologies en RENFORT

« il est nécessaire de faire usage des nou- velles technologies dans toutes les opérations de préparation des prochaines élections légis- latives notamment pour ce qui est de l'actua- lisation des listes électorales », tel est le constat fait hier, par le secrétaire général du

ministère de l'intérieur et des collectivités lo- cales

M. Hocine Mazouz, qui s’est exprimé en

marge de la rencontre régionale consacrée à l’explication des mesures et procédures de préparation de ce rendez-vous électoral, a fait savoir que la prochaine élection bénéficiera des avantages offerts par les nouvelles tech- nologies, dont l’actualisation des listes élec- torales, grâce au registre national de l’état civil qui évite définitivement la double ins- cription et facilite la radiation. le sG a no- tamment affirmé que « l’organisation des élections politiques est un processus adminis- tratif complexe associant de nombreux ac- teurs en vue d’assurer le bon fonctionnement des institutions démocratiques, l’égalité des

électeurs et la sincérité des opérations électo- rales ». « l'utilisation des nouvelles technolo- gies de l'information et de la communication dans la préparation des échéances électorales est de nature à contribuer à leur succès », a-t-il dit. a cet effet, le même responsable a mis l’accent sur l’importance du

registre d’état civil pour une meilleure concrétisation de ces opérations, soulignant également l’impact des nouvelles technologies de l’information et de la com- munication (tic) dans la réussite des préparatifs ad- ministratives des élections.

M. Mazouz a également fait savoir que la moder-

nisation de l’administration locale a « considérable- ment » soutenu les efforts de préparations aux élections, c’est dans ce contexte qu’il est revenu sur l’importance de la formation dans la consolidation des acquis réalisés jusque-là en matière de modernisation de l’administration. « parmi les nouvelles dispositions introduites par la constitution révisée, figure la mise à disposition des listes électorales au profit des candidats, des partis po- litiques en lice et des électeurs ce qui va favoriser da- vantage le critère transparence que l’administration s’attelle à promouvoir », a-t-il affirmé il a exhorté, dans ce cadre, les responsables en charge de la gestion des élections à recourir au fichier

charge de la gestion des élections à recourir au fichier national d'état civil pour la vérification

national d'état civil pour la vérification des données concernant les citoyens pour élaborer une base de données fiable qui sera exploitée dans l'élaboration des listes électorales dans la perspective de leur révi- sion exceptionnelle prévue du 8 au 22 février courant, annonçant, à cet effet, l’élaboration d’une cartographie électorale réelle.

Révision exceptionnelle du 8 au 22 février

De même M. Mazouz a demandé la mise en place de services dédiés spécialement aux élections qui se- ront encadrés selon la composante électorale de chaque commune. ces services seront dotés de tous les moyens nécessaires matériels et humains pour mener à bien leur tâche en insistant toutefois sur la formation des encadreurs et la nécessité de préserver leur impartialité et neutralité durant l’opération de vote. il a fait savoir que ses services s'attellent encore à actualiser les listes électorales pour éviter les erreurs passées à l'instar des inscriptions multiples. le res- ponsable, a par ailleurs, souligné que l’administration mobilisera tous les moyens pour permettre à tout le monde d’accomplir ce devoir et droit national dans les

meilleures conditions. le cadre supé- rieur n’a pas manqué de donner des di- rectives et orientations en rapport notamment avec l’encadrement des centres et bureaux de vote, leurs dota- tions en équipements nécessaires, la disponibilité des transports le jour du scrutin pour permettre un meilleur dé- roulement de l’opération. M. Mazouz a souligné que la pro- chaine élection se déroulera sous la nouvelle constitution, initiée par le président de la république abdelaziz bouteflika, et qui a vu pour la première fois, « la création de l’instance natio- nale permanente de surveillance des élections. » la loi organique relative à la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise), « consacre les principes constitutionnels de transpa- rence et de probité des élections et l’etat de droit, consolide l’expérience démocratique et renforce les libertés et droits individuels et collectifs ». le sG du ministère de l’intérieur a conclu en rap- pelant que des instructions strictes ont été transmises à l’ensemble des administrations et des cadres relevant de son secteur pour mettre tout en œuvre pour réunir toutes les conditions humaines et matérielles pour le succès et le bon déroulement des futures élections tout en insistant sur le devoir national des élus et de tout un chacun concerné de près ou de loin par cet impor- tant évènement. il y a lieu de dire que la rencontre a regroupé pas moins de 453 cadres participants de plusieurs wilayas entre secrétaires généraux des communes, les chefs de daïra, les directeurs de la régulation, les inspecteurs généraux des wilayas et tous les cadres impliqués dans la préparation matérielle et humaine de l’élection et cela au niveau des wilayas suivantes : alger, blida, boumerdès, tipasa, ain Defla, tizi-ouzou, bouira, tindouf, illizi et tamanrasset. une réunion qui vient clôturer tout un cycle de rencontres que le départe- ment de l’intérieur a initiées au niveau régional, à tra- vers plusieurs wilayas du pays, dans la perspective d’assurer un maximum de transparence et d’équité à la prochaine consultation électorale. Sarah A. Benali Cherif

fln

Remettre le flambeau à une génération de jeunes loyaux

le parti du front de libération nationale (fln) œuvre pour remettre le flambeau à une génération de jeunes "loyaux" qui seront présents en grand nombre dans les listes de candidature pour les législatives de 2017, a

affirmé à Koléa (tipasa) le secrétaire général de cette formation politique Djamel ould-abbès. la philosophie du président de la république, et président du fln, abdelaziz bouteflika, vise au "renforcement de la continuité des générations, en remettant le flambeau à des jeunes gens chevronnés, compétents et des plus loyaux", a déclaré Djamel ouldabbès lors de la conférence nationale des jeunes, organisée à l’occasion du premier anniversaire de l’amendement

constitutionnel.

le sG du fln a affirmé, en outre, que les "jeunes auront une place dans le prochain gouvernement algérien qui sera issu du nouveau parlement", prévoyant une "grande victoire" du fln aux prochaines législatives avec, a-t-il estimé, une "majorité écrasante de sièges au parlement, au vu de l’histoire riche de ce parti." s’adressant aux jeunes militants de sa formation politique ayant

pris part à cette conférence,

M. ouldabbès les a

assurés qu’ils "seront présents en grand nombre dans les listes de candidature aux prochaines législatives", soulignant qu’un avantage sera accordé, en la matière, à la tranche d’âge située entre

20 et 40 ans. le secrétaire général du parti fln a également réitéré son combat contre tout ce qui pourrait perturber l’opération de candidature, dont "l’argent sale et le favoritisme".

la femme aura également, a-t-il affirmé, une "place de choix" dans le prochain parlement, après lui avoir donné la place qui lui sied dans les listes de candidature, a ajouté

M. ouldabbès, en se

disant "satisfait" de la marche de l’opération d’examen des dossiers de candidatures, "qui sont soumis à des critères clairs et fixés à l’avance", a-t-il assuré. par ailleurs, il a abordé les différentes étapes traversées par la nouvelle constitution amendée et adoptée le 7 février 2016, louant cette initiative du président de la républiqueabdelaziz bouteflika, qui a œuvré, pour ce faire, depuis son investiture, en réfléchissant à l’amendement constitutionnel par étapes et en accordant une "importance suprême" à la "liberté d’expression, à la femme, aux jeunes, à la préservation de l’unité nationale et à l’amazighité", et bien d’autres acquis, a-t-il dit.

N 6 a t io n EL MOUDJAHID M. GRINE À BÉJAÏA : « Le

N

6

a t io n

EL MOUDJAHID

M. GRINE À BÉJAÏA :

« Le droit à une information FIABLE »

Au terme d’une visite de deux jours dans la wilaya de Béjaïa, le ministre de la Communication, Hamid Grine, a présidé, hier à la salle des congrès de la wilaya, en présence des directeurs généraux de la radio nationale, de la télévision algérienne, de l’APS et de TDA, une conférence du programme national de formation citoyenne intitulé : «Connaître les médias, le citoyen a droit à une information fiable».

C ette conférence à laquelle ont assisté les autorités lo- cales et une assistance

composée de la société civile et du mouvement associatif ainsi que la presse locale, a été animée par Mourad Ouadahi, directeur de la radio Jil-FM sur le thème spéci- fique «Réseaux sociaux, éthique et bonne pratique» et s’inscrit dans le cadre du cycle de formations aca- démiques destiné aux journaliste qui en est à sa 26 e conférence, de- puis juin 2014, mais également dans la formation citoyenne qui est organisée chaque mois et qui est à sa quatorzième édition depuis dé- cembre 2015. Le conférencier a longuement expliqué le rôle important que jouent les réseaux sociaux dans la vie quotidienne des citoyens, énu- mérant les étapes, les progrès, les avantages mais aussi les inconvé- nients et les risques de ces réseaux, particulièrement Facebook, plus utilisés par les internautes. Pour M. Ouadahi, l’éthique est le respect des valeurs et des règles qu’il faut adopter, tandis que la bonne pra- tique se situe dans la bonne utilisa- tion des réseaux sociaux qui sont des plate-formes d’échanges, des espaces de rencontres et un centre d’intérêt. Le conférencier dira éga- lement que Facebook a atteint plus d’un milliard d’internautes, dont 87% se connectent au moyen de smartphones avec une moyenne d’âge située entre 18 et 34 ans. En Algérie, le chiffre a atteint 17 mil- lions d’utilisateurs sur 1,8 milliard dans le monde. Selon le conféren- cier, Les réseaux sociaux demeu- rent un formidable vecteur de dialogue et d’échange mais égale- ment une source créant des milliers d’emplois et une puissance écono- mique à travers les start-up ainsi qu’un espace important de débats et d’échanges sur les grands sujets d’actualité. De même, les réseaux sociaux rompent l’isolement et ré- duisent les distances en réunissant des familles éloignées, mais il y a néanmoins les pièges de l’intox et de la rumeur qu’il faut prendre en considération car un message par- tagé n’est pas forcément vrai. Selon l’animateur, avec le vol de l’identité de l’utilisateur en créant un faux profil des groupes malveil- lants utiliser cet espace pour le dé- nigrement de la réalité dans le but de nuire. M. Ouadahi soulignera enfin que les réseaux sociaux constituent un espace public pour les opérateurs économiques, les politiques et les sociologues avec comme base le respect de la mo- rale, des valeurs et de la culture. Un débat très franc et fructueux s’est instauré et le ministre s’est fé- licité du niveau élevé des échanges avec une assistance de qualité ja-

mais rencontré dans les précé- dentes conférences organisées par son département ministériel. Lors d’une conférence de presse, le mi- nistre a abordé plusieurs questions ayant trait au fonctionnement des chaînes privées de télévision qui

au fonctionnement des chaînes privées de télévision qui doivent impérativement se soumet- tre aux règles de

doivent impérativement se soumet- tre aux règles de l’éthique et de la déontologie, soulignant qu’il y a moins de diffamation et d’atteintes aux valeurs et que sur 54 chaînes privées, seules 5 d’entre elles sont agrées et possédent des bureaux. Pour l’installation de l’Autorité de régulation de la presse écrite, le ministre dira que toutes les condi- tions sont réunies et sera installée prochainement alors que le nombre de journalistes professionnels a at- teint 4.600 détenteurs de la carte professionnelle. Dans le cadre de la couverture des prochaines élec- tions législatives, M. Grine souli- gnera qu’une rencontre a été organisée avec la Haute commis- sion indépendante de surveillance des élections et que le journaliste est tenu d’assurer une couverture neutre et impartiale du déroule- ment de cette échéance électorale.

Hommage à Mohamed Abderrahmani

La première journée de la visite a été consacrée à la ville de Mel-

bou, station balnéaire et commune historique qui a vécu les génocides du 8 mai 1945, où le ministre ac- compagné du wali a déposé une gerbe de fleurs au carré des martyrs du cimetière du 8 Mai 1945. Sur le même site, M. Grine, a procédé à l’inauguration de la placette de la liberté d’expression en hommage à Mohamed Abderrahmani ancien directeur général du quotidien El Moudjahid, lâchement assassiné le 27 mars 1995 à Alger, en présence de la famille du défunt et des ci- toyens de la commune. Cette placette, initiée par El Moudjahid, en septembre 2014 en hommage à ce grand journaliste qui a longuement exercé dans ce quotidien jusqu’à devenir son di- recteur général, a été financée par la wilaya de Bejaia. «Mohamed Abderrahmani, qui restera un exemple de loyauté, de bonté et de courage a œuvré inlassablement par sa plume pour la stabilité et le développement de l’Algérie» a souligné M. Grine. Une nouvelle bibliothèque communale a été inaugurée par le

ministre qui s’est dit émerveillé par son architecture et qui sera un es- pace de rencontres et d’échanges culturels pour les jeunes de la com- mune. En visitant la structure, le mi- nistre a décidé d’octroyer un lot d’ouvrages et de matériel informa- tique pour permettre aux jeunes adhérents de communiquer à tra- vers le site internet. Sur les hau- teurs du mont de Gouraya, le ministre a inspecté le site abritant les émetteurs de télévision de TDA qui assurent une couverture de 60% qui devrait être améliorée au cours de cette année afin d’assurer sur une meilleure couverture et qualité d’image, annonçant que l’année 2017, sera l’année de la nu- mérisation terrestre de la télévi- sion. Le ministre s’est rendu égale- ment au cap Carbon et aux Ai- guades qui constituent des endroits privilégiés et qui nécessitent da- vantage d’être médiatisés à l’image des autres sites touristiques. Mustapha Laouer

Les chaînes accréditées AUTORISÉES à couvrir les meetings électoraux

Les chaînes de télévision ayant des bureaux accré- dités en Algérie sont libres de couvrir les meetings électoraux lors des prochaines législatives mais li- bérées de la mission inhérente à la diffusion des ex- pressions électorales directes, a indiqué le ministre. «Cette mission sera de l’apanage des médias publics (télévision et radio)» a-t-il précisé, relevant que cette option a été décidée d’un commun accord avec les responsables des chaînes privées, notamment celles émettant depuis l’étranger et disposant de bu- reaux accrédités en Algérie. «Il y en cinq qui relè- vent de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel et qui sont soumises à un cahier des charges dont la transgression peut valoir des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de l’autorisation». Les autres chaines en revanche, une cinquantaine relèvent di- rectement de l’autorité publique. Le ministre a es- timé cependant que ces derniers mois, certaines chaînes, jugées excessives dans leur traitement dans l’information ont fait un effort d’amélioration dans le traitement de leur information. «Je n’ai pas vu de choses excessives», a-t-il affirmé, indiquant que

l’exigence, demeure «le professionnalisme et l’im- partialité».

« L’Algérie n’a jamais eu l’intention de bloquer les réseaux sociaux »

M. Hamid Grine a indiqué,d’autre part, que «l’Al- gérie n’a jamais eu l’intention de bloquer les ré- seaux sociaux», utilisés parfois avec excès pour écorner son image. «Jamais, elle n’a eu l’intention, ni évoqué l’éventualité de bloquer les réseaux so- ciaux», a-t-il affirmé, soulignant que cette attitude est inscrite au titre du «prix à payer pour la démo- cratie». Il a cependant mis en garde contre «les excès», «les dérapages» et les malveillances pou- vant naitre de l’usage de ces réseaux. «Il faut être vigilant», a-t-il souligné en évoquant certaines sources, produites essentiellement par des groupes d’intérêts a-t-il dit. Abordant la question des médias nationaux, le ministre, a estimé que malgré quelques excès ils «restent patriotiques et responsa- bles».

M. AÏSSA À LAGHOUAT

Le référent

religieux

unit les

Algériens

Le ministre des Affaires reli- gieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a indiqué, hier à La- ghouat, que le référent religieux national est le creuset qui ras- semble et unit les Algériens. «Le référent religieux est le creuset devant rassembler et unifier les Algériens, et dans l'esprit duquel nous nous concertons en cas de différend», a affirmé M. Aïssa en ouverture d’un séminaire natio- nal sur les conseils scientifiques, tenu au centre de recherches is- lamiques et civilisation. «Il s’agit d’une méthodologie civilisée et non un référent d’exclusion», a- t-il estimé. Pour M.Aissa, «le référent re- ligieux national ne diffère pas de celui du monde musulman, en tant que source authentique au service du pays». S’agissant de la diffusion der- nièrement de certains courants de pensée et doctrinaux en Algé- rie, le ministre des Affaires reli- gieuses a affirmé que cela n’était pas nouveau et qu’elle relevait d’une volonté de saper le socle unissant les algériens, d’ébranler ses principes et de semer le doute quant à l’héritage ayant permis de préserver la cohésion à travers sa longue Histoire. «Notre reli- gion est cohérente car authen- tique et fondée sur la modération et le juste milieu». Elle «s’ins- pire de l’héritage de nos écoles, universités et zaouias», a-t-il souligné, avant de valoriser le rôle des zaouias dans la protec- tion du référent religieux et de l’Islam authentique. M. Aïssa a appelé les conseils scientifiques des wilayas à sélectionner les ou- vrages, livres et matières d’en- seignement, fonder des chaires scientifiques dans les mosquées. Le ministre a, dans ce même ordre d’idées, fait état de l’inten- tion de son département de lan- cer, en coordination avec le ministère de la Communication, une initiative d’animation, par des imams, d’émissions reli- gieuses télévisées, sur les chaînes publiques et privées, en sus de l’initiation des journalistes sur la juste terminologie isla- mique. Concernant les préparatifs liés à la prochaine saison du Hadj, le ministre a révélé que 38 agences touristiques, dont deux publiques, sont concernées par l’opération et que le quota de l’Algérie sera connu le 16 février prochain. Il a ajouté que les frais du Hadj connaîtront cette saison une hausse, en raison de presta- tions obligatoires et supplémen- taires imposées par les autorités saoudiennes. Le ministre des Affaires reli- gieuses a auparavant reçu un ex- posé sur la mosquée pôle, en cours de réalisation au chef lieu de la wilaya de Laghouat, dont les gros œuvres sont à près de 94% d’avancement. A Laghouat, M. Aïssa s’est enquis aussi de la situation de la vieille mosquée et de la grande mosquée à la cité «El-Saffah» qui ont bénéficié d’opérations de restauration. Le ministre a, au terme de cette vi- site, assisté à une partie des tra- vaux des conseils scientifiques. (APS)

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PROTECTION DE L’ENvIRONNEMENT

Une RESPONSABILITÉ collective

Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelkader Ouali, a annoncé, hier à Blida, qu’un rapport sur la situation du secteur de l'Environnement sera bientôt soumis au gouvernement.

«C e rapport mettra en lu- mière les problèmes rencontrés par le sec-

teur, avec des propositions pour les régler, tout en valorisant les nom- breuses politiques concrétisées, sur

le terrain, en matière de protection

de l’environnement», a expliqué M.Ouali, à l’ouverture d’un col- loque national sur le «Partenariat pour l'environnement». La «constitutionnalisation» du secteur de l'environnement est un «événement exceptionnel» que «peu de pays ont vécu», a souligné le mi-

nistre, estimant que ce fait est le «re- flet de l’importance suprême conférée à ce secteur par les autori- tés publiques» et ce, à travers no- tamment la création de sept institutions dédiées à ce sujet, dont l’Observatoire national de traite- ment du problème des déchets so- lides et l’ Observatoire national de l’environnement. Le ministre a aussi souligné l’importance «croissante» de ce sec- teur, au fil des années, citant le nom- bre de lois dédiées à son organisation, lesquelles sont passées d’une loi en 1983 à 12, actuelle- ment. «Il est temps de mettre en ap- plication ces lois instituées au profit de l’environnement et d’exploiter les différentes structures créées à cet effet», a-t-il préconisé, estimant que

la protection de l’environnement est

une «responsabilité collective» im- pliquant tous les organismes et en- treprises publics et privés. Après avoir reconnu la difficulté de l’ancrage d’une culture environ-

nementale dans la société, M. Ouali

a estimé que cette tâche n’est pas

«impossible, si tous le monde y met du sien», insistant sur le rôle du ci- toyen dans la réussite de cette dé- marche. Il a appelé, dans ce sens, les as- sociations activant dans ce domaine, au nombre de plus de 2.500 à l’échelle nationale, à multiplier les campagnes de sensibilisation et de volontariat pour le nettoyage des cités et leur embellissement. S’ex- primant sur le thème de ce colloque, ayant vu la participation d’une cen-

de ce colloque, ayant vu la participation d’une cen- taine d’associations et de chercheurs dans le

taine d’associations et de chercheurs dans le domaine environnemental, le ministre a déclaré que le contexte actuel et les nouveaux enjeux envi- ronnementaux nous imposent d’adopter une nouvelle méthodolo- gie, basée sur la consécration d’un «partenariat entre les autorités pu- bliques, les organisations de la so- ciété civile et les associations du

domaine, dans un objectif de créa- tion d’un environnement propre et sain, susceptible de préserver la santé du citoyen et d’améliorer son cadre de vie». Cette rencontre a donné lieu à l’exposition de doléances des asso-

ciations versées dans le domaine, parallèlement à l’examen des oppor- tunités de développement d’un par- tenariat entre les autorités publiques et la société civile, avec la mise au point d’une feuille de route et d’un plan environnemental opérationnel.

Bientôt une enquête sur la confection des sacs en plastique

«Le ministère compte bientôt ouvrir une enquête pour déterminer

le niveau de conformité de certaines usines de confection de sacs en plas- tique aux normes internationales en vigueur», a indiqué le ministre dans une déclaration à la presse. M. Ouali a fait part, dans ce sens, de la consti- tution programmée de «commis- sions de wilaya qui auront la charge de contrôler le travail de ce type d’usines et de faire le constat de leur respect des lois réglementant cette activité». Il a tenu à souligner que les «per- sonnes qui confectionnent ce type de plastique sont connues et sont en conformité avec les normes en vi- gueur», mais, «il existe d’autres pro- ducteurs non connus qui ne respectent pas ces règles», a-t-il pré- cisé. Le ministre a, en outre, expliqué que les sacs en plastique produits selon les normes en vigueur ont une «durée de vie limitée», à l’opposé de ceux dont la confection n’est pas respectueuse des règles, «dont la dé- composition n’intervient qu’ après une centaine d’années, au moins», constituant ainsi un «véritable dan- ger pour l’environnement», selon lui. Abordant les premiers résultats

d'une opération initiée par son dé- partement ministérielle pour recen- ser les risques que constituent certaines usines sur l’environne- ment, il a indiqué que «80 % des usines activant àAlger exploitent les techniques recommandées en ma- tière d’épuration des eaux usées, avant de les rejeter», qualifiant ce taux de «positif». Il a observé que les «20 % des usines restantes rejettent directe- ment leurs eaux usées dans les cours d’eau et les plages, constituant ainsi un danger pour la santé publique et l’environnement». M.Ouali a fait part, au titre des actions visant à mettre un terme à ces dépassements, de l’organisation de rencontres avec les représentants de ces usines ayant abouti à la prise de décisions dont, a-t-il rappelé, «infliger une amende à toute usine polluant l’environne- ment». «Il ne sera permis à aucun inves- tissement d’être concrétisé sur le terrain, s’il constitue un danger pour l’environnement», a-t-il prévenu, menaçant qu’il sera «mis fin à tout dépassement en la matière par la force de la loi». (APS)

SALON NATIONAL DE LA fORMATION CONTINuE ET PAR APPRENTISSAGE

Un CARREFOUR de recrutement

« L’emploi et la formation pour booster le dé- veloppement économique » est la thématique de

la 4ème édition du Salon national de la formation

continue et par apprentissage qui se déroulera au Palais de la Culture jusqu’à demain, 8 février. Sur trois jours durant, les entreprises partici- pantes à ce « carrefour de formation » auront l’occasion de trouver les compétences recher- chées mais aussi ils trouveront dans cet événe- ment une opportunité d’affaire et d’échange pour les 35 exposants au salon. Le salon dans sa nouvelle édition sera égale- ment l’un des meilleurs canaux de marketing

pour faire la promotion des formations dispensées

et booster les inscriptions.

Pour les demandeurs d’emploi et les diplô- més, c’est une opportunité pour décrocher un job, un stage ou une formation afin d’approfondir leurs connaissances sur les entreprises et les

écoles présentes, les métiers et les carrières. Cette manifestation sera également l’endroit idéal pour trouver des partenaires ou des financements et échanger des idées. En marge du salon, l’ex directeur du projet Centre de carrière de l’université du Michigan (uSA), Ali Belkhiri, commissaire du salon pré- cisera que « si certains pensent que la situation difficile que traverse actuellement l’économie na- tionale constituerait un obstacle à l’essor des deux domaines intimement liés que sont la for- mation et le recrutement, du reste éléments incon- tournables, pour la relance de l’économie »,

« pour notre part, en tant qu’organisateur, nous

restons convaincus qu’il existe tellement d’op- portunités pour les entreprises qu’il s’agit juste

de dénicher », dira-t-il. « Notre objectif est de fa- ciliter le contact entre ces différents acteurs en mettant à leur disposition cet espace pour échan- ger idées et expériences et de faire des proposi- tions pour développer les partenariats », a-t-il fait savoir. Pour M. Belkhiri, ce genre d'espaces « peut jouer un rôle important dans le secteur éco- nomique, notamment, en matière d'encadrement, d'orientation et de développement d'une ressource humaine de qualité ». Pour lui, les entreprises et les organismes de formations présentes auront l’opportunité de repérer leurs futurs cadre et can- didats à la recherche d’une formation diplômante ou qualifiante. Pour le commissaire du Salon, « pour les en- treprises, embaucher une personne en contrat d’alternance c’est participer à la formation de son futur salarié, lui apprendre un métier et l’intégrer à la vie et la culture de l’entreprise ». Et d’ajouter que « la formation en alternance, c’est la sécurité de recruter une personne adaptée aux besoins de son entreprise mais aussi, un recrutement en al- ternance est une véritable valeur ajoutée pour votre entreprise ». De son côté, M.Djebbar, directeur de l’Institut de la formation en électricité et gaz (IfEG) a sou- ligné que son centre relevant du Groupe Sonel- gaz, forme annuellement quelques 3000 stagiaires et 1500 jeunes se verront dispenser des formations. Il dira que son institut prend en charge 7000 agents de la Sonelgaz par an pour le perfection- nement. Selon lui, 60% des formations de l’insti- tut sont dispensées dans la spécialité de l’électricité, 25% dans le gaz et 15% dans les

énergies renouvelables. Pour sa part, Nadir Cher- rouk, directeur de Kit Construction a posé la pro- blématique de la qualité des ouvriers et la main d’œuvre qualifiée. Il précisera que son entreprise a mis en place un centre de formation pour les agents de gestion des cités « nous allons lancer une campagne de formation pour 5000 agents de maintenance de gestion des cités », dira-t-il. Et c’est de là, que l’importance de cette ini- tiative est manifeste, puisqu’elle permet aux en- treprises et aux organismes de formation participants, de repérer leurs futurs cadres et can- didats à la recherche d’une formation diplômante ou qualifiante. Avec les évolutions technologiques et tech- niques que connait le monde et y compris notre pays, les besoins en ressources humaines haute- ment qualifiées et l’évolution des modes de pro- duction qui ont rendu l’adaptation au changement indispensable dans la plupart des emplois, la for- mation est devenue un investissement stratégique que nul ne peut désormais ignorer s’il veut évo- luer durablement et positivement sur un marché de plus en plus concurrentiel. Le salon comprendra tout au long de sa tenue des conférences, des ateliers et des tables rondes dans l’objectif d’expliciter les dispositifs, les rè- glements, la fiscalité, la politique de l’emploi, les carrières ainsi que les métiers er les programmes des formations. Par ailleurs, les organisateurs ont annoncé l'organisation de la 1ère édition du Salon régional de la formation et emploi du 13 au 15 mars à Sétif, tandis que le 11ème Salon national du recrutement aura lieu du 18 au 20 avril àAlger. Mohamed Mendaci

BTPH À ALGER

68% des emplois ne trouvent pas preneurs

Plus de 68% des 135.464 emplois pro-

posés par des entreprises à Alger ne trou- vent pas preneurs en raison des réticences

à l’égard du secteur du Bâtiment, travaux

publics et hydraulique (BTPH), a indiqué

le directeur de l’emploi de la wilaya, Bou- diaf Mohamed Charaf Eddine. «Lors de l’exercice 2016, plus 42.900 demandes d’emploi ont été satisfaites pour répondre

à une offre de près de 135.500 postes, soit

un taux de plus de 68 % et des milliers d’emplois qui restent à pourvoir», a pré- cisé M. Boudiaf. Il a ajouté que «certains demandeurs d’emploi expriment des réti- cences à occuper des postes qui sont of- ferts par le secteur du BTPH» ce qui

explique en partie cet écart entre l’offre et la demande. Pour résorber ce déficit, les maîtres d’ouvrage font appel à la main d’oeuvre étrangère, a-t-il indiqué, ajoutant que la direction de l’emploi a enregistré 28.940 expatriés en 2016 : la plupart dans le BTPH avec comme première nationa- lité, les Chinois. «On ne peut pas recourir

à la main-d’£uvre étrangère sans passer

par la prospection de la main-d’oeuvre lo- cale même si c’est grâce à elle (main- d’£uvre étrangère) que des projets ont connu une nette progression ou sont ache- vés à Alger», explique le directeur de l’emploi. Il a ajouté que la direction «re- censé les métiers déficitaires dont la liste a été transmise au secteur de la formation professionnelle pour ouvrir des sessions de formation à partir de février 2017», a- t-il ajouté en donnant les exemples de mé- tiers tels que le technicien supérieur conducteur de projet, le soudeur-tuyau- teur, le topographe et le grutier pour les travaux publics ou encore le chimiste d’analyse industrielle et le dessinateur en construction métallique. La répartition de l’offre par secteur juridique donne en der- nier lieu celle émanant du secteur des sec- teurs du BTPH et de l’agriculture. Ce sont les services qui occupent la première place suivis par l’industrie qui, grâce au programme d’encouragement de l’Etat à l’investissement, a induit 14.210 offres d’emploi.

Les emplois aidés ont la cote

En ce qui concerne la politique d’ap- pui à l’emploi, M. Boudiaf a indiqué qu’au total, 42.950 personnes ont trouvé un emploi à Alger en 2016, dont 1.674 grâce au dispositif d’aide à l’insertion pro- fessionnelle et 3.072 autres dans le cadre des contrats de travail aidé. Les autres em- plois son pourvus par le système de pla- cement habituel. M. Boudiaf a expliqué que le Dispositif d’aide à l’insertion pro- fessionnelle (DAIP) a permis le place- ment de 1.674 jeunes «dans un contexte où le secteur de l’administration a gelé le recrutement et où les dispositifs de place- ments sont orientés vers le secteur écono- mique public et privé». «D’un autre côté, nous avons placé dans le cadre du Contrat de travail aidé (CTA), 3.072 personnes en 2016 ce qui fait que le nombre d’em- ployés en poste depuis 2009 grâce à de dispositif est de 10.700», a ajouté le direc- teur de l’emploi. L’ensemble des secteurs d’activité ont absorbé en premier lieu les demandeurs d’emploi issus de la forma- tion professionnelle ainsi que les di- plômes titulaires de certificat d’aptitude professionnelle et de brevets de technicien supérieur. Dans l’enseignement supérieur, ce sont les diplômés en sciences commer- ciales et financières et dans les TICS qui sont absorbés plus facilement. Les moins bien placés sont les diplômés en médecine et dans le secteur de la santé en général, orientés vers le secteur de la fonction pu- blique. Les efforts de la wilaya d’Alger pour encourager l’emploi de jeunes s’ex- priment aussi par le biais de la coordina- tion intersectorielle entre l’ANSEJ et la CNAC et l’intervention du wali pour don- ner la priorité aux jeunes promoteurs en leur réservant 20% de la commande pu- blique. «On a transmis la liste de déten- teurs de projets à la direction des travaux publics et à la direction de l’hydraulique et celle de l’urbanisme pour tenir compte de ce paramètre. Il y a aussi la direction de réaménagement des quartiers qui a re- tenu 173 projets dans le cadre de la réser- vation de 20% de la commande publique aux jeunes promoteurs», a expliqué le di- recteur de l’emploi. (APS)

Mardi 7 février 2017

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EL MOUDJAHID

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N a t io n EL MOUDJAHID 9 CENTRE DE PRESSE D’ EL MOUDJAHID LES CLUSTERS

CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID LES CLUSTERS

Une FORCE de proposition

Défini comme «un groupe d’entreprises et d’institutions partageant un même domaine de compétences, proches géographiquement et complémentaires», le concept cluster, mis en évidence par la nouvelle loi d’orientation de la PME, commence à prendre forme en Algérie. Le Forum Économie d’El Moudjahid est revenu, hier, sur la place des clusters dans la nouvelle configuration des Zones d’activités.

dans la nouvelle configuration des Zones d’activités. R égi par le code du commerce, l’es- prit

R égi par le code du commerce, l’es- prit de création d’un cluster (concept anglo-saxon), ou grappe indus-

trielle, comme présenté au Canada, permet

aux chefs d’entreprise d’accéder à un niveau de compétitivité d’envergure internationale.

Il est aussi présenté par ses adeptes comme

un garant de la pérennité de l’entreprise. Il permet aussi de tirer profit des occasions of- fertes par le marché. C’est en substance, ce qui ressort des propos des directeurs de trois clusters, invités, hier, du Forum Économie d’El Moudjahid. Le principal objectif de ces groupements (Boissons, Économie numé- rique et Mécanique de précision) est de fé- dérer les compétences et de matérialiser une prise de conscience. Mourad Bouattou, pré- sident du «Cluster Boisson», pionnier dans ce domaine, dont le cluster vient de se doter d’une direction centrale à Alger, a expliqué d’une manière didactique ce nouveau concept qui commence à gagner du terrain, car les patrons algériens ont compris que le plus important est de se positionner sur le marché national, tout en ayant pour ambition

à l’international. Le conférencier tient à lever l’amalgame. Un cluster, c’est différent d’une association ou d’un syndicat. Le «Cluster Boisson» est la première entité à but non lu- cratif à disposer d’un registre du commerce. Dans sa présentation du cluster, Mourad Bouattou tient à préciser qu’il s’agit d’un groupement d’entreprises concurrentes, mais

complémentaires. Pourquoi une telle organi- sation ? Bouattou explique que cette nou-

Ph . T. R o u a b a h
Ph . T. R o u a b a h

velle organisation est dictée essentiellement par la conjoncture économique internatio- nale marquée par une forte concurrence. La- quelle vise aussi, selon le même conférencier, à «avoir plus de chance d’ac- caparer des parts de marchés». L’orateur a par ailleurs expliqué que ces clusters ont leur propre règlement intérieur, et les montants de cotisation diffèrent d’un cluster à un autre. Le nombre d’adhésions est en aug- mentation, ce qui est en soi très encoura- geant, car cela veut dire que la culture de se réunir autour d’un objectif commun com- mence à prendre racine au sein de la corpo-

ration des capitaines d’industrie. L’autre cluster, qui connaît un grand succès, c’est bien celui de l’Économie numérique. Son président, Mehdi Ouayach, a annoncé que 80 entreprises sont attendues prochainement. Pour lui, les entreprises doivent inclure ce concept dans leur stratégie. Pour sa part, Adel Bensaci, président du «Cluster Méca- nique de précision», et directeur général de la Société maghrébine de mécanique de pré- cision et de maintenance industrielle So- memi, a présenté le conglomérat d’entreprises du même secteur en groupe- ment d’intérêt économique, qu’il préside et

qui se fixe comme objectif le développement de la filière de la sous-traitance de méca- nique de précision (receveur d’ordre), en créant un lien entre les donneurs d’ordre, les fournisseurs d’origine et les universités et centre de recherche. Ce cluster, selon son président, va densifier la relation entre ces unités et mettra en œuvre des projets en groupement, à travers un plan d’action pour développer la sous-traitance nationale. Adel Bensaci estime que le «Cluster Mécanique de précision» se doit d’être très dynamique au vu de l’émergence que connaît l’industrie mécanique. Pour l’orateur, l’idée de créer un cluster n’est pas de «casser la concurrence». Mais en ce qui concerne la sous-traitance, les be- soins sont très grands, d’où l’importance de réunir et d’unifier l’action. Il y a lieu de noter qu’un grand nombre de clusters sont à pied d’œuvre, notamment celui de la datte et de la tomate. Cependant, il reste encore du che- min, car il faut que ce modèle, qui a fait ses preuves ailleurs, touche tous les secteurs, pour le grand bien de l’industrie. Les invités du Forum ont été unanimes à dire que les chefs d’entreprises publiques et privées doi- vent s’unir et partager leurs expériences, pour comprendre qu’un cluster n’est autre qu’ un ensemble d’opérateurs économiques qui doivent communiquer entre eux, sur les bonnes et mauvaises choses, et pour la sim- ple raison que c’est l’union qui fait la force. Nora Chergui

FGAR

2.000 PME ont été ACCOMPAGNÉES

« Grâce à notre intervention au- près des PME depuis l’année 2002, on a pu accompagner environ 2.000 PME pour une garantie qui dépasse 150 milliards de DA.» C’est ce qu’a indiqué Abderraouf Khalef, direc- teur général du FGAR. S’exprimant à Alger, à l’occa- sion de la tenue de la première édi- tion des débats d’«Algérie Eco», il

a souligné que «ces entreprises ont

participé à la création de plus de 60.000 emplois». Mettant à profit

cette occasion, le DG du FGAR a mis l’accent sur l’activité et l’impor- tance des PME dans la croissance et

le développement de l’économie na-

tionale, en indiquant que «la plus grande force d’une économie réside dans le développement du tissu de la PME, car ces dernières sont créa- trices d’emploi et de richesse». «Aucune économie d’un pays ne peut se développer et accroître sans développement des PME», a-t-il encore mis en relief, avant d’ajouter que «c’est pour cela que les pou- voirs publics ont procédé à la créa- tion de ce fonds pour répondre aux besoins des PME et développement en conséquence de l’économie na- tionale». Et de poursuivre : «Notre orga- nisme est en train de réaliser une mission noble pour accompagner les PME afin qu’elles puissent réaliser leurs projets d’investissements.» En réponse à une question inhérente au problème de l’octroi des crédits des banques aux PME, il a fait savoir que «le refus des banques pour le fi- nancement de certains projets est, dans certains cas, sans raison, sur- tout si le projet ne démontre pas de capacité suffisante pour rembourser

Ph . Bi l l a l
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et en plus il n’y a pas un organisme qui garantit le remboursement. «Justement, à travers la création du FGAR, on peut garantir l’entreprise pour le financement entre 80% et 90% de crédit, et de garanti les banques de rembourser en cas d’échec du projet.» L'invité du forum d’«Algérie Eco» n’a pas manqué de préciser qu’en cas d’échec d’un projet, «notre institution remboursera la banque par le déblocage de l'argent frais estimé à 40% du montant de garantie, et le reste sera remboursé selon la vente aux enchères des pro- duits». Abordant par ailleurs la question du taux de garantie accordé par cet organisme,Abderraouf Kha- lef a relevé qu’«il peut aller jusqu’à 100 millions de dinars de garantie, mais la moyenne sollicitée par la PME ne dépassait pas les 25.000 DA», ajoutant que «tout cela a été mis en place pour résoudre le pro- blème de financement des projets, notamment l’accès aux crédits». Mettant l’accent sur les projets qui se sont avérés non viables, il a indi-

qué que «le taux de sinistralité ga- ranti pour ces projets ne dépasse pas 7%». Le directeur du Fonds de garantie s’est montré optimiste quant à l’amélioration des services de ce fonds, en indiquant que «celui-ci, qui détient aujourd’hui trois milliards de dinars dans son ca- pital, peut faire mieux afin de sou- tenir les PME, à travers, notamment, la diversification des produits et l’assistance à la gestion». Concernant les incidents de finance- ment, il a ajouté qu’«ils représentent actuellement pas moins de 10% des projets garantis». Un taux qui est expliqué par le fait que les projets sont déjà étudiés par les banques qui sont très exigeants quant aux cri- tères. Évoquant la nouveauté du Fonds de garantie des crédits aux PME, l’invité a fait savoir que la nouveauté est de garantir les crédits d’exploitation pour les PME. Ce nouveau produit, a-t-il souligné, a notamment pour objectif «de garan- tir des moyens de fonctionnements pour ces entreprises». Makhlouf Ait Ziane

ENTREPRISE

Lancement de la norme ISO 26.000

L’Institut algérien de normali- sation (Ianor) a lancé, à Alger, en collaboration avec l’Unité de gestion du programme d’ac- cord entre l’Algérie et l’Union européenne (P3A), la norme al- gérienne NA ISO 26.000 rela- tive à la responsabilité sociétale des entreprises et au- tres organismes. Le pro- gramme NA ISO 26.000 se base, dans sa partie «entre- prises», sur le développement de plusieurs thèmes tels la cul- ture de consommation vis-à-vis de la clientèle et le transfert du savoir-faire, a-t-on indiqué lors du séminaire national organisé en présence de responsables du ministère de l’Industrie et de Mines, d’une délégation de l’Union européenne en Algérie et de représentants de la société civile. Concernant le chapitre «collectivités locales», le pro- gramme vise à améliorer la gouvernance et la transparence du processus de décision et la qualité d’accueil du public. Il est aussi question d’améliorer la manière de prise en charge des doléances des citoyens par les collectivités locales, l’équité dans le traitement de ces doléances et l’appui à l’ins- tauration de la démocratie par- ticipative dans la gestion des affaires publiques. Plusieurs questions sont au cœur de ce programme et traitent, entre autres, du respect de l’éthique de gestion, la transparence, le respect des parties prenantes, le respect de la légalité. Dans ce sens, un programme de forma-

tion sera lancé, auquel ont adhéré volontairement douze entreprises publiques et pri- vées, ainsi que trois collectivité locales qui sont, en l’occur- rence, les communes d’El-Ma- dania et de Mohammadia (wilaya d’Alger) et celle d’Oued Tlelat (wilaya d’Oran). Ce programme de for- mation vise à renforcer les ca- pacités des institutions algériennes en matière de ges- tion et de la pratique de la res- ponsabilité sociétale dans différents domaines, dont ceux de la gouvernance économique et sociale, de la protection de l’environnement et des droits de l’homme, et ce selon des normes internationales. «Ce programme de formation sera élargi pour toucher également les petites et moyennes entre- prises (PME), et autres orga- nismes, telles les banques, ainsi que la société civile», a expli- qué le directeur général de l’Ia- nor, Djamel Hales. S’étalant sur une durée de 18 mois, le projet vise aussi la formation de dix experts nationaux qui seront chargés de la formation au profit d’organismes algé- riens, et de l’élaboration d’un guide national d’évaluation de la NA ISO 26.000. Dans ce sens, un comité de NA ISO 26.000 sera mis en place par Ianor et l’Agence espagnole de mise en œuvre du programme de normalisation, en vue de suivre le déroulement de pro- gramme de formation et de veiller à sa réussite.

Mardi 7 Février 2017

Eco no m ie

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EL MOUDJAHID

agriCulture

L’État SOUTIENT les investisseurs

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdeslam Chelghoum, a indiqué, hier à Hassi-Messaoud (80 km à l’est d’Ouargla), que l’État soutenait les investisseurs, pour promouvoir et développer l’agriculture en Algérie.

«Letat apporte diffé- rentes formes de soutien aux inves-

tisseurs afin de leur permettre de concrétiser leurs projets et de contribuer au développement de l’agriculture en algérie », a af- firmé le ministre, lors de l’inspec- tion d’une exploitation agricole dans la zone de gassi-touil, au deuxième jour d’une visite de tra- vail dans la wilaya. M. Chelghoum a salué, à l’oc- casion, les investisseurs pour les efforts fournis pour le développe- ment de l’agriculture dans cette région saharienne, estimant, à ce propos, que la région « s’oriente, outre la production d’hydrocar- bures, vers la diversification éco- nomique à laquelle aspire le pays,

à travers des projets développés par de jeunes agriculteurs qui mettent en valeur des milliers d’hectares ». le fait positif constaté est la production de cultures straté- giques, notamment la céréalicul- ture et les cultures fourragères, dans la région, dans le sillage des orientations de l’etat visant la ré-

dans le sillage des orientations de l’etat visant la ré- duction de la facture d’importa- tion

duction de la facture d’importa- tion de lait, a-t-il noté. M. Chel- ghoum a, à ce titre, exhorté les investisseurs à œuvrer à la diver- sification de la production agri- cole, en investissant notamment le créneau de production de blé tendre, actuellement importé par

l’etat en quantités jugées impor- tantes. le ministre a inspecté, dans cette région, l’exploitation de Banou-Messaoud, d’une su- perficie de 1.000 hectares, em- ployant une cinquantaine de travailleurs permanents et dédiée à la céréaliculture (blé dur), la

phoeniciculture et l’oléiculture. il a, sur site, répondu favorablement à une doléance des propriétaires de cette exploitation pour l’exten- sion de sa surface à 3.000 ha sup- plémentaires. le ministre de l’agriculture a visité, au terme de sa tournée de travail dans la wilaya, l’exploita- tion ouled ali semaâ de 250 ha, consacrée à la production de cé- réales mais aussi de cultures four- ragères dont une bonne partie est commercialisée dans les Hauts plateaux, avant d’appeler les par- ties concernées à hâter la remise du titre foncier concernant une extension de l’exploitation à 250 autres hectares. la commune de Hassi-Mes- saoud compte trois périmètres agricoles, à savoir celui de Belhi- rane (5.000 ha), regroupant 18 ex- ploitants dont 11 sont déjà opérationnels, le périmètre de feidjet el-Baguel (1.050 ha), ex- ploité par 5 bénéficiaires, et celui de gassi-touil (19.500 ha) totali- sant 78 investisseurs, dont 32 ayant entamé leurs activités.

Convention Douanes - CreaD

Amélioration du SERVICE PUBLIC

la Direction générale des douanes (DgD) et le Centre de re- cherche en économie appliquée pour le développement (Cread) ont signé hier à alger une convention en vue du développement des com- pétences et de la modernisation de l’administration douanière. Paraphée par le directeur général des Douanes, Kaddour Bentahar, et le directeur du Cread, Yacine Belarbi, cette convention s’inscrit dans le cadre de l’exécution des orientations du plan stratégique des douanes algériennes 2016-2019, notamment celles relatives à leur ouverture sur leur envi- ronnement et l’amélioration du service public douanier. Cette coopé- ration portera sur trois volets principaux : le contrôle douanier, les renseignements, ainsi que la gestion des ressources humaines et des compétences, a expliqué M. Bentahar. les deux parties s’engagent ainsi à développer leurs échanges bila- téraux en matière de recherche à travers l’organisation de conférences sur les différentes thématiques, l’élaboration par le Cread des études pour la DgD selon ses besoins, l’association de spécialistes de la DgD aux différents travaux de recherche du Cread et l’organisation de ma- nifestations scientifiques liées à l’activité douanière. il s’agit aussi de la participation des douanes aux activités de recherche du Cread, de la création conjointe d’unités mixtes de recherche et de l’organisation de formations par le Cread au profit des fonctionnaires des douanes. Quant au résultat de cette coopération entre les deux institutions, il va consti-

tuer « un outil de modernisation et de développement de l’administra- tion des douanes », a expliqué le même responsable selon lequel cette convention consacre le principe d’ouverture de l’administration sur le monde de la recherche. Pour sa part, M. Belarbi a fait valoir que cette forme de coopération entrait dans le cadre de la stratégie de la Direction générale de la recherche du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui prône la collaboration du Cread avec les institutions économiques de l’etat et ses administrations. « a travers cette recherche, nous allons essayer de contribuer avec les cadres de l’administration des douanes pour l’identification des moyens et des techniques de l’amélioration du rendement et de la modernisation des outils de travail », a soutenu le directeur du Cread. Cette collaboration avec les Douanes n’est d’ailleurs pas la première pour le Cread qui avait, auparavant, déjà élaboré une recherche portant sur le thème de l’usager de l’administration douanière. Pour rappel, le Cread, qui est sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur et de la re- cherche scientifique, a pour missions de mener des recherches théo- riques appliquées sur le développement économique, et d’étudier, entre autres, les conditions économiques et sociales nécessaires au renforce- ment de l’intégration intersectorielle, de la création et de la maîtrise technologiques et d’une gestion efficace aux niveaux macro et microé- conomiques.

Digitalisation

Siemens veut ACCOMPAGNER l’économie

le directeur général siemens algérie, M. farouk Ben abdoun, a affiché hier à l’occa- sion d’une conférence de presse organisée au Centre international des conférences sur le thème « siemens innovation event : construi- sons l’avenir ensemble », son optimisme quant à l’avenir radieux de siemens algérie, en rai- son de la croissance et le développement qu’a connus surtout ces dernières années l’écono- mie nationale. le responsable a tenu à souligner que « du- rant cette année nous sommes orienté vers l’industrie. Bien qu’en 2016 nous ayons constaté une rétraction, mais cette année nous espérons la reprise des activités, surtout à tra- vers la nouvelle politique mise en place par les pouvoirs publics qui a pour objectif la diver- sification de l’économie nationale », ajou- tant « le fait que le secteur des PMe/PMi ait connu une croissance constante, est une op- portunité pour nous afin de les accompagner avec nos moyens et notre savoir-faire ». il dira dans ce sens que depuis sa présence en algé- rie, siemens a fait plus que réaliser des activi- tés économiques. nous avons largement contribué au développement durable des in- frastructures locale avec des solutions et des

services innovant. » Ces cinq dernières dé- cennies durant lesquelles notre groupe a été actif enalgérie, il a non seulement détecté des opportunités qui lui ont permis de participer à des réalisations majeures de notre grand pays, mais il a aussi su l’accompagner dans son dé- veloppement », a-t-il précisé. en effet, lors de cette importante rencontre avec la presse, les représentants de siemens ont mis l’accent sur la digitalisation, d’où ils ont présenté des solutions technologiques in- novantes qui s’appuient sur le savoir-faire de siemens et ses compétences en électrification, automatisation et digitalisation (eaD). Pour sa part, la présence du M. Klaus Helmrich, membre de la direction de siemens algérie, en charge de l’europe et de l’afrique, il a exprimé sa pleine satisfaction quant à la contribution et la participation de siemens dans le développement et la crois- sance de l’économie nationale, en rassurant de continuer d’élargir son investissement dans différents domaines. « le marché algérien est porteur pour les entreprises et nous comptons renforcer notre investissement davantage », a-t-il indiqué. ap- puyant ses dires, le même responsable a sou-

ligné qu’« aujourd’hui notre groupe propose aux entreprises et aux industriels de les ac- compagner dans la transformation digitale et ce, en couvrant toutes les étapes de la chaîne de valeur, y compris les services basés sur les données collectées ». il y a lieu de noter que la « Digital enter- prise » a pour vocation d’aider les entreprises de toutes tailles, actives dans l’industrie ma- nufacturière ou l’industrie des procédés, à ré- duire les délais de commercialisation de leurs produits, mais aussi à optimiser la flexibilité, la productivité, l’efficacité et la qualité, sans compromis en termes de sécurité. en marge de cette rencontre une conven- tion a été signée entre siemens et le Centre de Développement des technologies appliquées (CDta). Cette convention a pour objectif le transfert des technologies et du savoir-faire. le directeur général de siemens algérie, fa- rouk Ben abdoun, a précisé à cet effet que « le transfert de technologie et du savoir-faire se fera à travers des équipes mixtes qui travail- leront sur des problématiques soulevées par des industriels algériens, en vue de diversifier l’économie ».

M. A. Z.

Partenariat

algéro-français

L’Algérie

un allié DÉCISIF

l’algérie est pour la france «un allié décisif», a affirmé le Haut respon- sable français à la coopération indus- trielle et technologique franco-algérienne, Jean-louis levet, relevant qu'elle est actuellement le «pivot le plus stable» du Maghreb. Dans la troisième partie de sa longue interview accordée au quotidien économique La Tribune, Jean-louis levet a indiqué que la france peut aller plus loin dans sa coopération avec l’al- gérie en signant un accord comme ce qui a été fait avec l’australie dans dif- férents domaines d'activité qu'elle cherche à développer, soulignant que l'algérie est «pour nous un allié déci- sif». l’algérie est actuellement le pivot le plus stable du Maghreb», a-t-il ajouté, faisant valoir que face aux com- pétiteurs internationaux dans la région, notamment l'allemagne, «J'ai la conviction que nous, français, devons être en amont de la stratégie de déve- loppement de l'algérie, et agir avec elle». Dans ce contexte, le responsable français a cité plusieurs accords de par- tenariat algéro-français réalisés dans le pipeline, notamment avec le secteur privé algérien. «J'ai très vite pris conscience que ma mission devait pren- dre aussi en compte le secteur privé, car dans mes nombreux déplacements, j'ai progressivement découvert, de nombreux entrepreneurs algériens, fai- sant un travail considérable pour déve- lopper leurs entreprises, dans la durée, en investissant en permanence dans l'outil de production, la distribution de leurs produits, leur montée en qualité, la fidélisation de leurs salariés», a-t-il expliqué. il a évoqué dans ce contexte le projet en cours d'élaboration de Psa de construire une usine d'automobiles Citroën à oued tlelat près d'oran, en partenariat avec notamment le groupe privé algérien Condor. il a souhaité à cet effet que ce projet aboutisse et se concrétise pour permettre «aussi de mo- biliser des équipementiers français et de créer des centaines d'emplois locale- ment», indiquant que l’algérie ne sau- rait être un «simple marché». «et si je devais résumer d'une phrase les pré- ceptes qui inspirent mon action, je di- rais que s'il faut continuer à chercher des clients, c'est bien mieux lorsqu'on trouve des partenaires. C'est particuliè- rement vrai avec l'algérie, que pour de multiples raisons nous, français, ne saurions considérer comme un simple marché», a-t-il expliqué, précisant que ce qui est «fondamental», c'est bien sûr la «confiance partagée». «lesalgériens nous connaissent plus que nous croyons les connaître. soyons à la hauteur des enjeux, en préparant l'avenir un peu chaque jour», a-t-il dit. Dans la pre- mière partie de l’interview, Jean-louis levet a estimé que l’axe Paris-alger doit jouer un rôle «aussi structurant» que celui de Paris-Berlin, soulignant que le duo Paris-alger est «au cœur de l’interface europe-afrique». «D'une façon plus globale, sur le plan straté- gique, nous pouvons dire que le duo Paris-alger est au cœur de l'interface europe-afrique.

Le Brent à plus de 56 dollars Les cours du pétrole étaient stables hier en

Le Brent à plus de 56 dollars

Les cours du pétrole étaient stables hier en cours d’échanges européens après avoir clôturé la semaine précédente en hausse dans un marché rassuré par les données sur les baisses de production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 56,77 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 4 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Mardi 7 février 2017

So cié t é

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EL MOUDJAHID

ÉCONOMIE VERTE

Les femmes EN PREMIÈRE LIGNE

L’hôtel Sofitel d’Alger a abrité, hier, une cérémonie de remise des certifications à une quinzaine de formateurs issus de L’Association des femmes en économie verte «AFEV», par l’Organisation internationale du travail (OIT).

A fin de rendre le contenu du cours disponible à un pu- blic plus large, cette orga-

nisation mondiale a délivré des attestations à des formateurs lo- caux, qui seront habilités à dispen- ser des cours en son nom. Au cours de la cérémonie, il a été mis en exergue l’accompagnement et le suivi des femmes dans leur démarche d’insertion et de création de micro-entreprises qui sont mis en œuvre par l’OIT à travers son projet «Women for growth». Dé- ployé en Algérie depuis octobre 2015, ce programme vise à aug- menter le nombre de femmes chefs-d’entreprises notamment en économie verte. Les formateurs de l’association AFEV ont eux-mêmes été formés sur les produits de l’OIT, et pré- voient la multiplication de cette formation pour les femmes futurs entrepreneurs. Ce programme de formation, leur permettra de géné- rer leur propre revenu, et de connaître les notions de base de la gestion d’entreprises. Selon M me Karima Bergheul les femmes algériennes chefs d’entre- prises comptent bien s’approprier le concept d’économie verte et profiter des immenses opportunités d’entreprenariat qui s’offrent à elles dans les filières vertes. L’As- sociation des femmes en écono- mie verte (AFEV) ambitionne justement de canaliser cet intérêt et accompagner cet entreprenariat en initiant des rencontres de sensibi- lisation et d’information sur cette nouvelle notion de protection de l’environnement. Les modules dis- pensés par cette formation sont orientés principalement sur la no- tion de promotion de l’égalité entre femmes et hommes, la personne et la gestion de soi, et enfin l’organi- sation, la gestion dans son entre- prise et son travail. L’AFEV est composée de femmes et d’hommes investis de la sédui- sante mission de mobiliser jeunes porteurs de projets et femmes réa- lisatrices de ces projets vers un dé- veloppement durable axé sur une économie saine pour l’environne- ment. Cette jeune association se veut être un espace qui regroupe des femmes et des jeunes opérant dans le domaine de l’écologie et de l’économie verte, pour la promo- tion des bonnes pratiques socié- tales et de Développement durable. «Nous sommes convaincus que les emplois verts constituent au- jourd’hui une porte de sortie pos- sible à la crise de l’emploi que connaissent nos sociétés» nous

la crise de l’emploi que connaissent nos sociétés» nous dira M m e Bergueul qui reste

dira M me Bergueul qui reste per- suadée que «ces emplois représen- tent de nouveaux gisement d’activités dans tous les domaines économiques et sont un pont vers une économie, plus respectueuse de l’environnement» renchérit la présidente de l’association.

Une formation basée sur l’apprentissage et l’interactivité

C’est donc dans ce cadre que l’OIT, a procédé à la remise de cer- tificats aux participants aux forma- tions des formateurs «GET AHEAD et GERME» ayant ac- compli avec succès leurs cycles de formations, afin qu’ils puissent mener à leur tour des sessions de formation au profit des femmes dé- favorisées et peu qualifiées, dans la création d’entreprise, notam- ment en économie verte. La formation GET AHEAD ou aller de l’avant pour les femmes dans l’entreprise est un outil adres- sés aux femmes et qui vise à for- mer sur les notions de base dans la gestion de l’entreprise, le dévelop- pement de la confiance en soi et la création de l’esprit d’entreprise. La formation GERME, est desti- née particulièrement aux femmes chefs d’entreprises ayant déjà créé leur entreprise et vise ainsi à ren- forcer leur capacités dans le mar- keting et les finances, afin de leur permettre de mieux gérer leur ac- tivités et leur entreprises qui repré- sentent leur uniques ressources pour subvenir aux besoins de leurs familles, et d’autre part améliorer, de manière durable, les perfor- mances de la micro et petite entre- prise. «La méthodologie utilisée

durant cette formation, une mé- thode à la fois de formation par l’apprentissage et interactive, qui permet aux apprenants de partici- per aux exercices et de jouer le rôle du chef d’entreprise, dans le but de leur apprendre les bases de gestion d’une entreprise, et aussi dévelop- per la confiance en elles et l’esprit d’entrepreneuriat. Cette formation a permis aux femmes d’améliorer leur capacité à prendre des déci- sions dans leur ménage et aussi leur entreprise, et les a aidé à pren- dre les bonnes décisions en matière de dépense et gestion de leur por- tefeuille», nous dira M me Bergheul.

Afin de gérer au mieux…

Le programme de formation GERME, «Gérez mieux votre en- treprise» est l’un des programmes de formation les plus anciens du BIT qui s’adresse aux jeunes entre- prises. GERME a été utilisé dans 100 pays et a formé plus de 6 mil- lions de personnes, ce qui en fait l’un des plus gros programmes de ce genre. En Algérie, plus de 1.000 forma- teurs utilisent ces matériaux lors des séances d’accompagnement et des formations aux jeunes promo- teurs. Lors de cette rencontre, une repré- sentation des femmes bénéficiaires des formations ont été honorées avec le visionnage des vidéos por- tant sur leurs parcours en tant que femmes entrepreneures et leurs té- moignages en direct. Le présent projet, a pour objectif d’appuyer le développement de l’entreprenariat féminin en Algérie afin de réduire l’écart hommes-

femmes en termes d’entrepreneu- riat, d’emploi et d’insertion écono- mique. Ce projet, d’une durée de 12 mois, vise à soutenir les princi- paux prestataires de services finan- ciers (banques, entités de microcrédits) et non-financiers (dispositifs publics, ONGs Cham- bres de Commerce et d’Artisanat, organisations patronales, bureau de conseils, etc, afin d’identifier les besoins spécifiques des femmes en termes de prestation de services d’accompagnement, (monitoring, coaching) et aussi en termes de produits financiers données aux femmes et veiller à l’adaptation et à l’enrichissement de leurs pro- duits et services. Ce programme ambitionne aussi a renforcer la ca- pacité d’au moins 40 prestataires de services à l’aide des outils BIT spécialement conçus pour l’ac- compagnement des femmes por- teuses de projet ainsi qu’en formation en gestion d’entreprises et former entre 1.500 et 2.000 femmes entrepreneuses en création et en gestion d’entreprise. Elles bé- néficieront aussi d’un suivi de la part des formateurs. Le projet s’ap- puie sur les travaux de l'OIT en cours dans la région, en particulier il est basé sur la dynamisation du réseau de formateurs certifiés en formation managériale et le suivi des services adaptés aux besoins et aux responsabilités des micros et petites entreprises des femmes. Il travaillera avec 10 à 20 prestataires de services, et certifiera environ 40 formateurs pour atteindre entre 1500 à 2000 femmes entrepreneurs durant la durée du projet en Algé- rie.

Farida Larbi

ENTREPRENEURIAT FÉMININ

Vers la mise en place d’une stratégie nationale

Le secrétaire général du ministère de la So- lidarité nationale, de la Famille et de la Condi- tion de la femme, Rabah Hamdi a indiqué que le ministère était en phase de mettre en place une stratégie nationale de promotion et de dé- veloppement de l'entrepreneuriat féminin. S'exprimant à l'occasion du lancement d'une campagne de sensibilisation sur l'entrepreneu- riat féminin à Chlef, M. Hamdi a affirmé que "l'Algérie poursuit le processus d'autonomisa- tion de la femme au sein de la société et dans le monde du travail", conformément aux disposi- tions de la loi 16-01, indiquant que ces journées de sensibilisation seront couronnées par "la mise en place d'un plan national pour le déve- loppement de l'entrepreneuriat féminin" qui sera adopté mi mars prochain.

Estimant que la mise en place d'une stratégie nationale de l'entrepreneuriat féminin incluant tous les acteurs du monde du travail est "l'un des fondements de l'économie moderne", le même responsable a indiqué que ces actions permettront aux femmes de se libérer de "la dé- pendance économique" et devenir "un acteur important" au sein de la société. Le même responsable a salué les actions du ministère de la Solidarité nationale, de la Fa- mille et de la Condition de la femme visant à accompagner tous "les projets des femmes por- teuses d'idées" à travers le soutien et la forma- tion, dans la mesure où l'Algérie s'est engagée à appliquer les conventions internationales, no- tamment les décisions de l'Union Africaine (UA) qui a placé l'année en cours sous le thème

du dividende démographique. Pour sa part, la représentante du réseau "Entreprendre au fémi- nin", et coach international, Djamila Sandouk a estimé que les femmes, porteuses d'idées et de projets doivent être contactées et accompagnées

à travers la formation. Concernant les femmes entrepreneurs, Mme. Sandouk a estimé nécessaire de diversi- fier les domaines d'investissement en sortant des domaines classiques tels que la cuisine, la pâtisserie et la couture. Pour rappel, la campagne de sensibilisation

a été lancée aujourd'hui dans la commune de Chlef et se poursuivra jusqu'au 8 février 2017 en passant par les communes de Boukader, Oued Fodda, Ouled Fares et Chettia. (APS)

TIZI OUZOU : VENTS, NEIGE ET GRÊLE AU COL DE CHELLATA

Des citoyens secourus par l’ANP

Lés éléments de l’Armée na- tionale populaire (ANP), de la Gendarmerie nationale et les ser- vices de la commune d’Illilten sont intervenus au début de la soirée, dimanche dernier, pour sauver plusieurs dizaines de per- sonnes bloquées par la neige à l’intérieur d’une quarantaine de véhicules au col de Chellata, li- mite frontalière entre les wilayas de Tizi-Ouzou et Béjaia. Suite à l’alerte donnée par l’APC d’Illil- ten, des renforts de l’ANP, de la Gendarmerie nationale et des communes voisines, notamment Bouzeguene et Iferhenoun, se sont dépêchés sur les lieux pour dégager la route et évacuer les véhicules bloqués à hauteur de ce col culminant à plus de 1.200 mètres d’altitude, aux environs de 16h. Les rafales de vent qui soufflaient et la chute subite et importante de neige et de grêle ont piégé sur place la quarantaine de véhicules et les passagers abords. Informé de ce blocage, le pre- mier responsable de la commune d’Illilten, Ouramdane Azzoug, a tout de suite dépêché les engins de sa commune pour secourir les citoyens bloqués. Devant la diffi- culté de la tâche, le maire a lancé une alerte via son compte Face- book, tout en appelant les diffé- rents services de sécurité et ses collègues des communes limi- trophes, pour dépêcher leurs en- gins de déneigement . Bel. Adrar

SÉTIF

Nouvelles chutes de neige

Il a neigé de nouveau sur les localités de la wilaya de Sétif, no- tamment les hauteurs de la zone nord et points culminants qui ont connu un amoncellement impor- tant, à la grande satisfaction des populations mais aussi et surtout des rangs des agriculteurs. Après les récentes chutes, la neige qui est revenue hier, provo- quant quelques désagréments au sein de ces populations monta- gneuses qui n’en demandaient pourtant pas tant et qui étaient heureuses de voir enfin le spectre de la sécheresse s’éloigner enfin dans une wilaya où le déficit plu- viométrique a de tous temps constitué une des plus impor- tantes contraintes. Des intempéries annoncées qui n’ont pas été sans remettre à l’œuvre immédiatement la cellule de veille installée par le wali et composée de tous les secteurs impliqués, alors que sur le terrain les unités du groupement territo- rial de la gendarmerie nationale et de la sûreté de wilaya se dé- ployaient avec les unités de la protection civile et les engins des travaux publics pour apporter l’assistance nécessaire aux popu- lations et veiller à ce que le ré- seau routier reste praticable . Un réseau perturbé dans la ma- tinée notamment au niveau du col de Takouka à plus de 1.200 m d’altitude sur la RN 75 ou de Zairi où la neige s’accumule gé- néralement en grande quantité mais qui a été entièrement rou- vert à la circulation en début d’après-midi, nous indiquent les services de la gendarmerie. F. Zoghbi

Cult ure

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EL MOUDJAHID

ADAPTATION DE SANS VOILE SANS REMORDS, DE LEILAASLAOUI

Le récit, RICHESSE

de la dramaturgie

Le Théâtre national algérien a abrité, hier, une conférence de presse animée par le metteur en scène Ziani-Cherif Ayad et l’auteure Leila Aslaoui autour de l’adaptation de son œuvre, Sans voile sans remords, au quatrième art. L’auteure indique que son récit relate l’histoire d’une femme ayant traversé des moments difficiles, voire tragiques.

L eila Aslaoui rapporte avoir re- cueilli le témoignage d’une an- cienne camarade de lycée

rencontrée après une longue sépara- tion. Elles se sont croisées un certain 12 janvier 2011 à la rue Larbi-Ben- M’hidi à Alger, et, depuis, l’idée d’immortaliser le vécu de son amie se développe pour aboutir à la publica- tion d’un récit. «Elle m’a supplié d’écrire son histoire afin de la guérir d’un lourd fardeau. Je suis très heu- reuse, car cette œuvre est une sorte de justice rendue à cette femme qui re- présente des milliers ayant vécu le même sort», a déclaré Leila Aslaoui. Le metteur en scène a mis en avant le travail chorégraphique de fond qui se fait avec El-Hadi Chrif jusqu’au 6 mars, date du début des répétitions scéniques. «Nous travaillons sur cette idée depuis 2013, nous essayons de diversifier l’écriture dramaturgique pour mettre fin à la crise du texte théâtral. C’est une manière de dire qu’il est possible d’adapter sur les planches, une histoire tirée d’un récit, roman, nouvelle ou chronique», a-t- il noté, avant de rappeler la nécessité

Ph :Y. Cheurfi
Ph :Y. Cheurfi

de créer des œuvres sur la décennie noire pour devoir de mémoire. «Dans tous mes spectacles, j’ai essayé de véhiculer des émotions ressenties dans la société, je voulais parler de la décennie noire afin que nul n’oublie et pour que la jeune génération sache

ce qui s’est passé afin de ne plus som- brer dans les erreurs du passé», a-t-il souligné. Ziani Cherif Ayad dit vou- loir partir du point zéro pour explorer d’autres textes «non dramatiques» afin d’inventer des lectures ou des mises en espace, et les proposer au

public. Il estime que cette démarche permettrait d’approfondir la réflexion tant sur le plan de la forme que du contenu, pour construire la représen- tation loin théâtre traditionnel. «Cette expérience consiste à travailler sur des textes inspirés du réel et réinven- ter le théâtre citoyen et contemporain qui participe à la vie de la cité», a-t- il encore noté. Quatre comédiens de- vraient se partager l’espace scénique et se donner la rime en arabe dialec- tal, il s’agit de Nidhal, Nesrine, Islem Abbes et Mourad Oudjia. La choré- graphie a été confiée à El-Hadi Chrif. La scénographie serait signée par Arezki Laârbi, et la traduction de l’œuvre par Nourredine Saoudi, alors que la musique serait assurée par Mahcen. Après l’annonce de neuf productions théâtrales pour l’année 2017, le directeur général du TNA, Mohamed Yahiaoui, indique que la réalisation de cette pièce a nécessité un travail de collaboration entre son établissement la coopérative El- Gosto. Il a encouragé, notamment la coproduction théâtrale. Kader Bentounès

RENCONTRE AVEC ZEHOR LEMKAMI, AUTEURE DE TLEMCEN, ALLÉE DES SOURCES À KHEMIS, VALLÉE DES BÉNI SNOUS

Un parcours PALPITANT

Dans le livre intitulé De Tlemcen, Allée des Sources à Khemis, Vallée des Béni Snous, Zehor Lemkami di- vulgue son témoignage sur les cou- tumes de Tlemcen et sa vision de l’Algérie durant le colonialisme fran- çais, pendant la Révolution et après le recouvrement de la souveraineté nationale. Elle précise qu’«il faut parler du jour de l’indépendance, considéré comme un jour magni- fique, c’était une date glorieuse de l’Algérie. Nous avons appris à tra- vailler et à relever le défis, chaque personne a eu à relever un défi par- tout où elle était». Au début de la ren- contre, M me Zehor Lemkami a fait savoir : «Je ne suis pas une écrivaine attitrée, j’ai écrit ce livre qui consigne mon témoignage sur ma vie et l’époque que j’ai vécue et les gens que j’avais rencontrés et que je trouve important de mentionner dans notre histoire, dont cheikh Bachir El- Ibrahimi, Messali Hadj et Ferhat

Ph : Wafa
Ph : Wafa

Abbas qui sont, pour nous, des gens de haute envergure. Ils savaient s’ha- biller, Cheikh Bachir s’habillait selon la tradition, Ferhat Abbas por- tait le costume, par contre Messali Hadj était connu par sa djellaba et sa chéchia, cela vraiment impression- nait les enfants. De plus, je parlais de mon parcours à l’école et ce que j’ai

fait durant mes voyages.» En ce qui concerne l’intitulé du livre, M me Zehor Lemkami a précisé que le titre de l’ouvrage, De Tlemcen, Allée des Sources à Khemis, Vallée des Béni Snous, est dû à son attachement à sa région où elle a vécu. De plus, cette région a abrité plusieurs évènements, réputée aussi par des traditions et des

coutumes qui reflètent une histoire et une existence. Elle indique qu’elle a abordé dans le livre comment les habitants de la région célèbrent les occasions reli- gieuses, dont le mois de Ramadhan, l’Aïd et Maoulid Ennabaoui. «Il est important de décrire ce que j’ai vécu. J’ai vécu une période spé- cifique pendant la colonisation, la ré- volution et l’Algérie indépendante. J’ai aussi parlé des personnalités qui ont réussi dans leur parcours, celles qui ont créé des associations et des mouvements scouts, c’est pourquoi je voulais parler de cela. J’ai beaucoup appris de ces gens-là», dit-elle. Elle rappelle enfin que son livre met en lumière ses témoignages sur Tlemcen et les personnalités marquantes dans le parcours de l’Algérie, soit avant, soit ou après l’indépendance natio-

nale. Hichem Hamza

FESTIVAL MÉDITERRANÉEN DE TÉTOUAN

Hizam, de Hamid Benamra, en compétition

Le long métrage documentaire Hizam, dernière production du réalisateur Hamid Benamra, est pro- grammé en compétition du 23 e Festival international du cinéma méditerranéen de Tetouan (Maroc) prévu du 25 mars au 1 er avril prochains, a-t-on appris auprès des organisateurs. Sorti en 2016, Hizam, dernière au- toproduction de Hamid Benamra, aborde le thème de la féminité et du rapport au corps de la femme comme «refuge de l'homme et son miroir», ainsi que le regard porté, en France, sur les cultures maghré- bines et orientales. Ce film est le fruit de 16 années de tournage durant lesquelles le réalisateur a «cueilli la grâce et la féminité de danseuses orientales», en suivant la danseuse et chorégraphe algérienne Assia Guemra pendant ses cours de danse et ses spectacles. Dans cette œuvre, le rapport à l'exil et au regard étranger est également exploré avec le cinéaste et écrivain syrien Mohammad Malas. Cinéaste indépendant, Hamid Benamra avait pris part à un grand nombre de manifestations cinématographiques à travers le monde, avec Bouts de vie, bouts de rêves (2012), avant de sortir en 2015 Rêveries de l'acteur soli- taire, sélectionné à une dizaine de festivals. Sa dernière production Hizam avait été présentée pour la première fois au Festival international du film du Caire, en novembre dernier. Pour cette 23 e édition, dont le programme n'a pas encore été dévoilé, les orga- nisateurs ont confié la présidence du jury du long métrage au cinéaste égyptien Yousry Nasrallah, et celle du jury du film documentaire au réalisateur français Thomas Bauer. Créé en 1985 par la fondation éponyme, le Festival international du cinéma méditerra- néen de Tetouan œuvre pour la promotion des œuvres traitant de l'art et de la culture dans un esprit méditerranéen. (APS)

Tetouan œuvre pour la promotion des œuvres traitant de l'art et de la culture dans un

23 e « MAGHREB DES LIVRES » DE PARIS

Les Lettres algériennes à l’honneur

Le 23 e «Maghreb des livres», prévu les 18 et 19 février à Paris, met à l'honneur les Lettres algériennes représentées par une ving- taine d'auteurs devant participer à ce rendez-vous littéraire annuel consacré aux auteurs du Maghreb, indiquent les organisateurs. Des écrivains, essayistes et romanciers algériens figurent parmi plus de 120 auteurs de Tunisie, du Maroc, du Canada et de Suisse, entre autres, invités à présenter leurs dernières œuvres, selon l'as- sociation «Coup de soleil», organisatrice de l'évènement. Djamel Mati et Lynda Koudache, lauréats du Prix «Assia-Djebar» du roman 2016, sont invités à présenter leur dernière œuvre aux côtés de Waciny Laredj, Mohamed Sari, Amine Zaoui, Maissa Bey, Nadjib Stambouli, entre autres. Des lectures de textes d'auteurs algériens, à l'instar de Malek Chebel, Nabile Farès, Hamid Nacer- Khodja (tous disparus en 2016) et Tahar Djaout font partie du pro- gramme de cette 23 e édition. L'œuvre prolifique de l'écrivain et anthropologue des religions, Malek Chebel, sera longuement évo- quée, lors d'une rencontre qui lui est consacrée. Organisé depuis 1994, «Le Maghreb des livres» est un rendez-vous littéraire an- nuel qui réunit, à l'Hôtel de ville de Paris, auteurs et écrivains des pays du Maghreb et d'Europe. Le Maroc était à l'honneur de l'édi- tion 2016. Lieu de débats et de réflexion sur la littérature, l'histoire et l'actualité du Maghreb, la manifestation culturelle propose des œuvres (romans, essais, beau-livre, bande dessinée) d'auteurs ma- ghrébins, selon ses organisateurs. (APS)

LE COINDU COPISTE
LE COINDU COPISTE

Fadhéla ou le patrimoine hawzi

l Nos grands artistes et interprètes qui font

désormais partie du patrimoine musical laissent à ce jour des traces indélébiles dans notre mémoire qui honore en écoutant leur voix mélodieuse, leur souvenir impérissable. Ainsi en est-il de la cantatrice du hawzi, Fadhila Dziriya, considérée comme l’une des figures de proue de la musique algérienne et dont un groupe de fans voudraient célébrer le centenaire de la naissance de la chanteuse morte en 1970 dans son logis algérois après avoir tenu le haut du pavé sur la scène musicale entre concerts, tournées internationales et émissions radiophoniques. De son vrai nom Fadhela Madani, née le 25 juin 1917, notre interprète s’adonne à la chanson dès son jeune âge en imitant la grande cheikha Ben El-hadj El- Mahdi dont les q’cids l’inspirent beaucoup et rêve de devenir comme elle une diva dans une société où les femmes s’aventuraient rarement dans ce domaine acquis seulement aux hommes comme le dictait une tradition majoritairement conservatrice. Mais Fadhela a une passion qu’elle veut absolument vivre au grand jour, celle de chanter ce qu’elle apprécie, et c’est ainsi qu’elle est remarquée lors d’une émission radio animée par El-Habib Hachelaf sous le titre «Min koul fène chouiya». Une gloire de courte durée, car après un mariage précoce, selon la coutume, elle décida de tout quitter pour s’envoler à Paris pour suivre son rêve, le public maghrébin l’acclame déjà dans la capitale française et découvre son nouveau style «Aâsri» qui fait le charme de son interprétation, en 1935. Dans ce milieu propice à la création, elle fait la rencontre d’Abdelhamid Ababsa qui l’encourage à faire carrière et l’initie aux mélodies alors en vogue. De retour dans son pays, elle est vite engagée pour animer des soirées ramadanesques au Café des Sports, dans la Basse-Casbah, et intègre le groupe de Meriem Fekkaï. C’est l’époque où elle fait ses premiers enregistrements professionnels, d’abord dans le style arabo-andalou, avant de connaître un franc succès commercial avec Hbibi Malou. Elle côtoie les artistes algériens les plus en vue, comme Mustapha Skandrani, Mahieddine Bachtarzi, Keltoum et Rachid Ksentini. Le théâtre ne l’attire pas tant que ça, et revient à la chanson en s’imposant maintenant avec deux autres succès, de vrais tubes pour l’époque, Ana Touiri et Houna kanou. En pleine guerre de libération nationale, on la retrouve à l’Opéra de Paris, tout en participant avec sa sœur Goucem à la libération de son pays par la collecte de fonds. Elle est d’ailleurs arrêtée et séjournera à la prison Barberousse. Artiste confirmée et femme affirmée après l’indépendance, elle crée son propre ensemble musical, avec, entre autres artistes, Reinette Daoud dite «l’Oranaise» au violon. Elle repose au cimetière d’El-Kettar depuis 1970. Il est bon que son public se rappelle à son souvenir.

L. Graba

Monde

14

EL MOUDJAHID

LUTTE CONTRE DAESH EN SYRIE

Le DERNIER retranchement

La structure de la nébuleuse Daesh s’effrite et tombe comme un château de cartes. L'offensive de l'armée gouvernementale syrienne contre ce groupe terroriste a permis non seulement de libérer 32 localités depuis début janvier, mais aussi d’encercler totalement les éléments de l’EI et de les assiéger dans la ville d'El-Bab, leur dernier fief dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie.

fief dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie. Le ministère russe de la

Le ministère russe de la Dé- fense a confirmé sur son site :

«Le nombre de localités libérées depuis le 1 er janvier par les troupes gouvernementales sy- riennes des terroristes de l''Etat islamique' s'élève à 32». Selon les sources russes, au cours de ces dernières 24 heures, 145,5

km² de territoires syriens sont passés sous le contrôle du gou- vernement. Dans l'ensemble, de-

puis le 1 er janvier de cette année, 1.167,8 km² ont été libérés. Par ailleurs, le nombre de localités syriennes où le cessez-le-feu est observé à présent s'élève à

1.195. Au volet politique, une

réunion du groupe de travail commun pour le règlement de la crise a été ouverte hier au niveau des experts dans la capitale ka- zakhe Astana, a rapporté l'agence de presse syrienne Sana. «Des experts de la Russie, de l'Iran, de la Turquie et de l'ONU participeront à la 1 re réu- nion du groupe d'opérations communes», a indiqué le minis- tère russe de la Défense dans un communiqué relayé par Sana. «Les entretiens seront axés sur l'exécution du régime de la ces- sation des hostilités, la mise au point des mesures de supervision de ce régime, ainsi que les moyens d'éviter toute viola- tions», a-t-on précisé. L'agence syrienne a également rapporté que «des questions relatives à l'acheminement des aides huma- nitaires en Syrie seront abor- dés».

M. T.

7 e JOUR DE MANIFESTATIONS EN ROUMANIE

Le gouvernement sur la sellette

Le gouvernement roumain était sous pression hier avant de nouvelles manifestations prévues dans la soirée, au len- demain de la mobilisation re- cord d'un demi-million de personnes, nombreuses à de- mander la démission de l'exé- cutif en place depuis un mois. Le retrait du décret assouplis- sant la loi anticorruption, ap- prouvé dimanche par le Premier ministre, ne suffit pas aux protestataires qui enchaî- nent les manifestations depuis six jours. Dimanche soir, au moins 500.000 personnes, selon les médias roumains, ont déferlé dans les rues de Buca- rest et d'une cinquantaine de villes de ce pays de 20 mil- lions d'habitants, aux cris de «démission» et «voleurs». Le

gouvernement dirigé par Sorin Grindeanu «n'a aucune raison de démissionner», a répété le chef du Parti social démocrate (PSD, au pouvoir) Liviu Dra- gnea, à l'issue d'une réunion des députés de cette formation. Mais sur les réseaux sociaux, la mobilisation, la plus impor- tante depuis la chute du régime communiste fin 1989, se pour- suit. «Si nous descendons dans la rue ce soir aussi, ils ne résis- teront pas. « C'est aujourd'hui ou jamais « affirment certains internautes. « Nous sommes des millions de Roumains à partager les mêmes craintes et le même souhait de ne pas lais- ser les hommes politiques cor- rompus accaparer la Roumanie ! «, lance pour sa

ÉTATS-UNIS

part le site îResist. L'exécutif social-démocrate a pourtant fait machine arrière dimanche sur un point crucial pour les manifestants, en abrogeant le décret d'urgence qui aurait per- mis à des hommes politiques d'échapper à la justice. Le texte initial adopté par le gouvernement mardi rédui- sait sensiblement les peines encourues pour abus de pou- voir et introduisait un seuil mi- nimum de préjudice de 200.000 lei (44.000 euros) pour entamer des poursuites dans la plupart des affaires de corruption. Il faisait craindre à ses détracteurs une régression de la lutte contre la corruption qui s'est intensifiée ces der- nières années en Roumanie. R. I.

Des personnalités démocrates pour la suspension du décret Trump

Un groupe de personnalités du parti démocrate aux Etats- Unis, dont les ex-secrétaires d'Etat, John Kerry, et, Madeleine Al- bright, a demandé hier à une cour d'appel fédérale de poursuivre le blocage du décret migratoire du président Donald Trump. Ce décret «mal conçu, mal mis en œuvre et mal expliqué» porte at- teinte à la sécurité nationale, font-ils valoir dans un mémoire adressé à une cour d'appel fédérale de San Francisco. Signé le 27 janvier et suspendu depuis vendredi par la justice américaine en attendant l'examen d'une plainte des Etats de Washington et du Minnesota, ce décret interdit l'entrée du territoire américain aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans.

GRAND ANGLE Odeur de soufre
GRAND ANGLE
Odeur de soufre

l Entre le Pakistan et son voisin de l’Est, l’Afghanistan, le climat à une

odeur de souffre. Trop longtemps couvées, les tensions entre Islamabad et Kaboul se sont à nouveau exprimées, portant le chaudron à ébullition dans toute la sous-région en incluant la poudrière du Cachemire qui risque de mettre un terme au fragile équilibre dans cette partie du monde. Un diplomate afghan, le troisième secrétaire

du consulat, a été tué par balle hier dans le consulat d'Afghanistan à Karachi par un agent de sécurité, a rapporté la police locale. Si les raisons du meurtre ne sont pour l'instant pas connues, les relations entre les deux pays, déjà mis à mal par la guerre que mènent les autorités afghanes contre les Talibans, se sont nettement détériorées ses derniers mois en raison de la politique migratoire adoptée par Islamabad. Des milliers d’Afghans sont contraints de regagner chaque jour leur pays. Depuis l’invasion soviétique de 1979 et la guerre civile qui a suivi, le Pakistan était la principale terre d’accueil des Afghans avec pas moins de deux millions de réfugiés. Un afflux que les autorités pakistanaises affirment ne plus pouvoir contenir. Mais, le gouvernement pakistanais justifie ces expulsions massives par le fait que ces réfugiés sont « un vivier « pour le terrorisme local. D’ici mars 2017, tous les réfugiés afghans seront renvoyés dans leur pays selon la nouvelle politique migratoire adoptée par Islamabad. Jusqu’à présent, 600.000 personnes ont été

« accompagnées « vers leur pays d’origine.

Pour certains, c’est la première fois qu’ils foulent la terre afghane. Pour bon nombre d’entre eux c’est aussi un choc culturel. En 2013, le Pakistan et l’Afghanistan se sont affrontés à fleurets mouchetés, Kaboul

accusant de nouveau son voisin de soutenir les rebelles talibans. Autre signe qui suscité un regain de tension, par le passé, Torkham. Ce point frontalier hautement stratégique,

a donné lieu à des échanges de tirs suite à la

tentative du Pakistan de construire un second poste-frontière, plus à l’intérieur des terres. Le conflit aurait fait quatre morts. L’incident d’hier, n’est en fait qu’une infime partie apparente d’une éruption latente entre deux pays qui pourtant partagent une profondeur sociologique paradoxalement source de malaise.

M. T.

L es forces régulières ap- puyées par des combat- tants alliés et par des

frappes russes, sont parvenues à assiéger complètement Al-Bab et ses environs du côté sud, tan- dis que les forces turques et des rebelles l'assiègent déjà au nord, à l'est et à l'ouest. L'avancée de l'armée syrienne intervient alors que depuis le 10 décembre, Al- Bab est visée par une offensive menée par des rebelles syriens appuyés par les troupes de la Turquie au sein de l'opération «Bouclier de l'Euphrate». Les forces turques sont rassemblées au nord, à l'est et à l'ouest de la ville mais éprouvent des difficul- tés à avancer face au principal groupe terroriste en Syrie. Au cours des dernières 24 heures, les troupes gouvernementales syriennes ont nettoyé de Daech deux nouvelles agglomérations des terroristes.

EUROPE

Crise de confiance et populisme

Une majorité d'Européens jugent que leur pays est en déclin, ce qui nourrit la défiance envers les partis politiques et les institutions internationales, et la montée du populisme, selon une étude portant notamment sur les cinq plus grands pays européens. En Italie, 73% des personnes interrogées pensent que leur pays est en déclin, ils sont 69% en Es- pagne, 67% en France, 57% au Royaume- Uni et 47% en Allemagne, selon une étude réalisée en octobre et novembre 2016 par Ipsos Global advisor, publiée hier, qui porte notamment sur les cinq plus grands pays eu- ropéens. Une majorité de Français (61%), d'Italiens (60%) et d'Espagnols (56%) sont convaincus que leur génération a une vie moins bonne que celle de ses parents, une vi- sion partagée par 44% des Allemands et 43% des Britanniques. En conséquence, les Euro- péens ne font pas ou peu confiance à leur gouvernement, comme 89% des Espagnols, 80% des Italiens, 77% des Français, 70% des Allemands et 66% des Britanniques. C'est en Espagne que la défiance envers les institutions internationales est la plus élevée (77%), mais elle est aussi très forte en France (65%) et en Italie (64%), ainsi qu'en Alle- magne et au Royaume-Uni (59%). Ces atti- tudes nourrissent le populisme, selon l'étude : à l'exception de l'Allemagne (34%), une majorité des sondés pensent que leur pays a besoin d'un dirigeant fort pour reprendre le pouvoir aux puissants (72% en Espagne, 70% en France, 67% en Italie et au Royaume-Uni). Pour améliorer la situation du pays, 80% des Français se disent prêts à voter pour «un dirigeant prêt à changer les règles du jeu», mais aussi 68% des Italiens et 50% des Britanniques, contre seulement 21% des Allemands.

MAROC

Manifestation et échauffourées à Al Hoceima

Des échauffourées ont opposé dimanche dernier à Al-Hoceima, dans le nord du Maroc, manifestants et forces de l'ordre, faisant près d'une trentaine de blessés parmi les policiers, a-t-on appris hier de source officielle. La ville d'Al-Hoceima avait connu en 2016 une vague de manifestations populaires après la mort d'un vendeur de poisson, broyé dans une benne à ordures le 28 octobre. Selon les au- torités locales, ces échauffourées ont éclaté dimanche «suite à l'organisation d'un sit-in de protestation» illégal et qui a «bloqué volontairement la voie publique». La police est alors intervenue «afin de disperser ces attroupements et rétablir le trafic routier», et «certains manifestants ont procédé à des jets de pierres», bles- sant 27 policiers.

El Moudjahid/Pub

ANEP 214343 du 07/02/2017

Vie pratique

20

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horairesdesprièresdelajournéedumardi 10DjoumadaElAoual 1438correspondantau7février2017 : - Dohr …
Vie religieuse
Horairesdesprièresdelajournéedumardi 10DjoumadaElAoual
1438correspondantau7février2017 :
-
Dohr
13h02
-Asr
15h57
- Maghreb
18h22
- Icha.……………………………19h43
Mercredi 11DjoumadaElAoual1438
correspondantau8février 2017 :
- Fedjr
06h16
- Echourouk
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El Moudjahid / Pub du 07/02/2 017

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El Moudjahid / Pub du 07/02/2 017

El Moudjahid/Pub du 07/02/2 017

CONDOLEANCES

Mohammed Tahar BENABID, Notaire, Ancien Président de la Chambre Régionale des Notaires du Centre, et ses proches collaborateurs, ayant appris avec tristesse et beaucoup de peine, le décès subit du docteur Rahmouni EL- HACHIMI, époux de Madame Naâma ABBAS, journaliste, ancienne Présidente- Directrice Générale du journal EL MOUDJAHID, présentent à toute sa famille et ses proches leurs condoléances les plus sincères, les plus attristées. Ils les prient de trouver ici l’expression de leur compassion et les assurent de leur vive sympathie. Que Dieu le Tout-Puissant accueille le défunt en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub du 07/02/2017

CONDOLEANCES

Le Président de l'Association Nationale des Moudjahidine de la Fédération du FLN en France 1954-1962 Wilaya 7 historique, et l'ensemble de ses membres, très attristés par le décès de leur frère de combat le Moudjahid SAAD Ahmed présentent à toute sa famille leurs sincères condoléances et l’assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et de l’accueillir en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub du 07/0 2/20 17

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El Moudjahid/Pub du 07/0 2/20 17

Mardi 7 Février 2017

Sports

22

EL MOUDJAHID

CAN-2017 – FINALE

Le Cameroun RENOUE avec son glorieux passé

Quinze ans que le Cameroun attendait ça : la sélection entraînée par le Belge Hugo Broos est devenue championne d'Afrique pour la 5 e fois de son histoire en battant en finale l’Égypte (2-1), nation la plus titrée du continent, dimanche à Libreville.

«J e pense que dans cette salle, personne n'aurait mis un centime sur nous, et

c'est bien dommage, parce qu'il aurait gagné peut-être”, avait ironisé le ca- pitaine camerounais Benjamin Mou- kandjo, la veille, en conférence de presse. Et même sûrement, grâce à un boulet de canon de dernière mi- nute de Vincent Aboubakar (88e), qui a offert la victoire à son pays au bout d'une finale totalement inatten- due avant le coup d'envoi de la com- pétition. Les favoris du tournoi étaient plutôt la Côte d'Ivoire, tenante du titre, l'Algérie et son Ballon d'Or africain Riyad Mahrez, ou encore le Gabon de Pierre-Emerick Auba- meyang, pays-hôte. Tous trois ont été sortis dès le 1 er tour.

Finale inattendue

Même à l'issue de cette première phase, ni l'Egypte ni le Cameroun n'avaient les faveurs des pronostics. Le séduisant Sénégal d'Aliou Cissé, la solide RD Congo ou l'expérimenté Ghana, qui a perdu samedi la petite finale de la compétition face au Bur- kina Faso (1-0, sur un magnifique coup franc à la 89e minute d'Alain Traoré), faisaient alors office de can- didats plus sérieux à la victoire. Dif- ficile en revanche d'imaginer voir en finale l'Egypte, qui a connu une longue traversée du désert après son

qui a connu une longue traversée du désert après son incroyable triplé (2006, 2008, 2010) en

incroyable triplé (2006, 2008, 2010) en manquant les trois dernières édi- tions, et qui se présentait au Gabon avec dans ses rangs 19 joueurs (sur 23) disputant leur première CAN. Et que dire du Cameroun, composé d'un effectif sans stars, rajeuni en prévi- sion de l'édition 2019 organisée à do- micile —génération incarnée par le gardien Fabrice Ondoa ou le milieu offensif Christian Bassogog (21 ans)— et amputé de plusieurs "ca- dres" ayant préféré rester dans leurs

clubs européens? Défaits lors de ses deux face-à-face en finale contre les "Pharaons", d'abord en 1986 (0-0, 5- 4 t.a.b.) puis en 2008 (1-0), les "Lions indomptables" ont enfin pris leur re- vanche, près d'une décennie après le dernier affrontement. Et pourtant Hugo Broos avait été largement criti- qué avant le début du tournoi par les médias camerounais, deux ans avant la CAN-2019 organisée à domicile. Quelle revanche!

Encore une finale perdue pour Cuper

Pour l'Egypte à l'inverse, cette fi- nale laissera un goût amer, celui d'être passé à côté d'un incroyable retour gagnant sur la scène continen- tale, après une traversée du désert de sept ans. Essam El-Hadary, son portier lé- gendaire de 44 ans, joueur le plus âgé de l'histoire de l'épreuve, ne réussira pas à décrocher sa 5e couronne ni à remporter une 4e finale disputée, comme son ancien coéquipier Ahmed Hassan. Son jeune second Mohamed Salah, qui avait pourtant tout fait pour offrir le trophée à son pays en signant 2 buts et 2 passes décisives sur les cinq buts inscrits par l'Egypte durant la compétition, devra attendre encore pour connaître les joies de son aîné. Mais le plus malheureux est sans aucun doute Hector Cuper, défi- nitivement maudit quand il s'agit de jouer une finale, et toujours en quête d'un trophée majeur à 61 ans. Après trois finales de coupe d'Europe per- dues coup sur coup, d'abord en Coupe des Coupes (ancienne C2, ndlr) avec Majorque en 1999, puis en Ligue des champions avec Valence (2000, 2001), le sélectionneur de l'Egypte voit l'étiquette de "Pouli- dor" du football s'accrocher encore un peu plus à sa peau.

AMBIANCE :

Explosion de joie à Yaoundé

"Comme dans un rêve": Yaoundé s'est embrasée dimanche soir dès le coup de sifflet final après la victoire du Came- roun en Coupe d'Afrique des na- tions contre l'Egypte (2-1), marquant la réconciliation de tout un peuple avec

ses "Lions". Hommes, femmes et enfants dans la rue, bars bondés, concerts

de klaxons et de casseroles, un taxi qui perd sa vitre arrière dans

la capitale politique du Ca-

meroun a célébré la cinquième victoire des Lions dans une CAN, la première depuis 15 ans, a constaté un correspondant de l'AFP, relevant la présence d'un dispositif de policiers et de gendarmes. "C'est comme dans un rêve non seulement pour le Cameroun mais pour toute l'Afrique centrale qui n'avait pas beaucoup de représentants dans cette compétition", a déclaré un supporter, Charly Alain Ndjepel. "Nous sommes surpris par cette fabuleuse performance de notre équipe", se réjouit Idriss Guépi. "Quand les Egyptiens ont marqué le premier but, je me suis dit que tout était perdu, mais nos joueurs ont été extraor- dinaires. C'est à peine croyable", renchérit Christelle Atangana. Peu de Camerounais misaient sur les chances de leur équipe et de leur sélectionneur belge Hugo Broos en début de compéti- tion

ce débordement de joie populaire

début de compéti- tion ce débordement de joie populaire Hugo Broos « est un magicien »

Hugo Broos « est un magicien » estime Michael Ngadeu

Hugo Broos "est un magicien, il a fait renaître ce groupe", s'est exclamé le Came- rounais Michael Ngadeu, qui a remporté

la 5e CAN de l'histoire de son pays, à pro- pos du sélectionneur belge des "Lions In- domptables", dimanche. "Beaucoup ne croyait pas en lui, je l'avoue. Beaucoup de Camerounais l'ont critiqué. Quand je voyais ce qu'on disait sur lui sur les réseaux sociaux, j'avais

froid dans le dos

n'avons rien fait, c'est lui le héros du Ca- meroun. Les Camerounais devraient lui ac- corder une médaille pour ce qu'il a fait", a ajouté le défenseur international. Défaits lors de ses deux face-à-face en finale contre les "Pharaons", d'abord en 1986 (0- 0, 5-4 t.a.b.) puis en 2008 (1-0), les Lions Indomptables ont enfin pris leur revanche sur leur bête noire, grâce notamment au "coaching gagnant" du technicien belge, qui a fait entrer en jeu les buteurs Nicolas Nkoulou (59e) et Vincent Aboubakar (88e). Une énorme surprise au vu d'un ef- fectif sans stars, rajeuni, à l'image des ré- vélations Fabrice Ondoa et Christian Bassogog (nommé meilleur joueur du tournoi), et surtout amputé de plusieurs

Mais aujourd'hui, nous

et surtout amputé de plusieurs Mais aujourd'hui, nous "cadres" ayant préféré rester dans leurs clubs

"cadres" ayant préféré rester dans leurs clubs européens. "(Broos) a apporté cette solidarité, cette mentalité au sein du groupe. Sa manière de parler, de donner les conseils. Il a donné à ce groupe l'amour, la joie de vivre en famille, chose qui —je n'étais pas là avant— a manqué il y a de cela bien longtemps. Avec son arrivée, toutes ces choses ont changé", a encore confié Ngadeu, auteur de deux buts dans la compétition. Grâce à son sacre acquis aux dépens de l'Egypte, nation la plus titrée dans la compétition reine du continent africain (7), le Cameroun est désormais seul en 2e position au palmarès, dépassant le Ghana (4).

DÉCLARATIONS

• Hugo Broos, sélectionneur du

«C'est vrai que lorsque je

suis arrivé au Cameroun, j'ai dû changer des joueurs âgés, qui n'étaient plus motivés par la sélection. J'ai pris des joueurs plus jeunes. On a fait du bon travail. L'équipe n'est pas encore à son meilleur niveau. Je suis content pour les joueurs. Ce n'est pas un groupe de footballeurs, c'est un groupe d'amis. Prendre une revanche sur des journalistes, c'est le plus stupide qu'un coach puisse faire. Je ne demande qu'une chose, j'espère que la presse camerounaise m'a compris: patience et correction. Je pense que notre relation est bien meilleure qu'il y a un an.»

• Hector Cuper, sélectionneur de

l'Egypte : «Je veux d'abord féliciter le Cameroun. Je ne suis pas triste parce que j'ai encore perdu une finale. Je

suis désolé pour les joueurs. Je regrette seulement que nous n'ayons pas pu donner cette joie au peuple égyptien.

Bon, je perds encore une finale

vais pas dire que je suis habitué, mais

bon

deux finales de Ligue des champions avec Valence, et celle de la Coupe des coupes avec Majorque).

• Amr Warda (attaquant de l'Egypte):

«Le

une grande sélection, un grand pays (du foot africain). Nous avions gagné en 2008 mais c'est le football. Nous avons fait de notre mieux. Pour les prochains tournois, nous ferons tout notre possible pour être champion de nouveau parce l'Egypte est toujours une sélection de champions.»

• Fabrice Ondoa (gardien de but du

Cameroun) : «Je pense que c'était un match compliqué, un match difficile. Nous savions que cette Egypte était

très dangereuse, surtout au niveau des finales. On ne sait pas ce qu'elle va

faire, ce qu'elle prépare

elle te met un but. On pensait qu'ils allaient nous attendre mais à notre grande surprise ils nous ont pressé très haut. Dès la 2e minute, ils ont eu une occasion, après ils ont mis le 1 er but. A un moment donné, que ce soit moi ou l'équipe, on a ressenti de la fatigue car on a eu un jour de repos en moins, mais avec la détermination, le courage et le cœur du “Lion’’ que nous avons démontré ce soir, c'est passé ! (Sur les remplaçants qui ont fait la différence) Quelqu'un comme Vincent (Aboubakar), il faut lui tirer un grand (coup de) chapeau. Il a décanté toutes les situations: quarts, demies et maintenant la finale.»

• Clinton Njie (attaquant du

Je ne

Cameroun :

»

(NDLR: Cuper avait perdu

Cameroun a très bien joué. C'est

Et du coup,

Cameroun) : «On est très contents, on est très fiers du travail qu'on a accompli depuis notre stage de préparation. (Sur le fait d'avoir renversé le score) C'est la meilleure manière de gagner une finale. Je pense qu'en première mi-temps, on a reçu un coup derrière la tête. En 2e mi-temps, on a eu des supers changements qui ont changé le match. Le groupe vivait bien, aujourd'hui c'est ça qui a fait notre force.»

P ublicité

El Moudjahid/Pub

ANEP 214325 du 07/02/2017

El Moudjahid/Pub

ANEP 214330 du 07/02/2017

Sp o rt s

23

EL MOUDJAHID

LIGUE 1 (19 e JOURNÉE, MATCHES AVANCÉS)

Le leader À L’ÉPREUVE des Nahdistes

La LFP, par le biais de la commission des compétitions, a programmé, aujourd’hui mardi, trois matches avancés comptant pour la 19 e journée de Ligue 1.

I l s’agit de MCA-NAHD, JSK-ESS et O. Médéa-JS Saoura, en raison de la participa- tion de l’USMA, du MCA, de l’ESS et de la

Saoura aux compétitions africaines. Ceci dit, au stade 5-Juillet, le leader, le MCA, auteur d’une sensationnelle performance, au stade Sefouhi de Batna, devant la CAB, sur le score de 2 à 1, sur des buts de Seguer et Nekkache, tentera de re- nouer avec la gagne dans les derbys algérois. Il aura face à lui, cette fois-ci, dans le derby du Centre, la formation du NAHD qui n’est pas au mieux de sa forme, comme l’atteste sa défaite, at-home, au stade 20-Août, devant la formidable formation de Bel Abbès qui traverse une phase ascendante. Il est vrai que les Mouloudéens, qui ont perdu les deux derniers derbys devant l’USMH et le CRB sur le même score de 1 à 0, feront tout pour renouer avec le succès face aux

équipes d’Alger. Il ne faut pas oublier qu’à l’al- ler, dans cette même enceinte du 5-Juillet, à l’al- ler, le NAHD avait fini par battre le MCA suite

à une faute flagrante de Boussouf. Il avait

« glissé ». Depuis, d’ailleurs, cette défaite, il n’avait pas joué. Il est certain que les Moulou-

déens ne sont pas à l’abri d’une mauvaise sur- prise. Car, les Sang et Or sortent le grand jeu devant les Vert et Rouge. Ils donnent même l’im- pression qu’il s’agit d’un match de coupe. Mouassa, pour sa part, aura l’embarras du choix pour composer son équipe. On s’attend à un

match serré et surtout spectaculaire, du fait que les deux équipes jouent un beau football.

A Tizi-Ouzou, la JSK aura fort à faire devant

les Sétifiens qui ne sont qu’à deux points du lea- der, le MC Alger. Il est clair que leur défaite, à El Mohammadia, devant l’USMH (1 à 0) a fait des «vagues».

Mohammadia, devant l’USMH (1 à 0) a fait des «vagues». A Médéa, l’équipe locale, depuis le

A Médéa, l’équipe locale, depuis le départ de Hamia au CRB, a perdu de sa superbe, même si, à domicile, elle reste intraitable comme ce fut le cas la dernière fois contre le MCO. Il est certain que ce ne sera pas facile devant cette équipe de la JS Saoura qui n’est pas facile à manier. On s’attend à un match très disputé. Les Mé- déens seront favoris, mais… H. G.

Hidoussi, remercié par Hannachi, a été fina- lement retenu pour, semble-t-il, un problème d’argent. Il est clair que les Tizi-Ouzouéens vont profiter de la venue de l’ESS pour tenter de s’ex- tirper de la place de premier club relégable, même s’ils comptent deux matches en moins. Il est certain que l’avantage du terrain aura norma- lement son importance, mais…

JSK

Hidoussi-Hannachi VIRE AU BRAS DE FER

Relevé de ses fonctions au len- demain de la défaite des Canaris face à l'USMH (1-0) à El Harrach, vendredi, Sofiane Hidoussi a décidé de ne pas accepter les conditions de résiliation de contrat que lui a pro- posées la direction de la JSK. En effet, le Tunisien a décidé de se pré- senter au stade 1 er -Novembre pour diriger la séance d'entraînement de dimanche, mais il en a été empêché. Sofiane Hidoussi a accusé deux individus de l'avoir empêché d'ac- céder au stade et a décidé de saisir la LFP. Au même moment, Moh- Chérif est monté au créneau pour démentir les affirmations de son futur ex-entraîneur, assurant que les accusation de ce dernier ne sont que des affabulations. "C'est faux. Aucun supporter ne s'en est pris à

"C'est faux. Aucun supporter ne s'en est pris à cet entraîneur", a-t-il assuré. Entre- huissier temps,

cet entraîneur", a-t-il assuré. Entre-

huissier

temps, il a fait appel à un

a-t-il assuré. Entre- huissier temps, il a fait appel à un de justice pour faire constater

de justice pour faire constater son absence.

Du coup, l'on se dirige droit vers un bras de fer entre les deux parties, sachant qu'actuellement chacun campe sur ses positions. Pour rappel, Sofiane Hidoussi a de- mandé à ce qu'on lui paie une grosse indemnité en guise de com- pensation après son limogeage. Comme ce dernier a signé un contrat de dix-huit mois, ceci risque de coûter très cher à la direction de la JSK si elle ne parvient pas à ré- gler cette affaire à l'amiable. En attendant, le groupe a repris le chemin des entraînements, di- manche, après deux jours de repos. C'est le duo Kherroubi-Gaouaoui qui est chargé d'assurer l'intérim, en attendant la nomination d'un nouvel entraîneur. Amar B.

EN A’

Houcine Yahi dépose sa candidature

 

Conformément

à

l'appel à candi-

  Conformément à l'appel à candi- dature pour le re- crutement du futur entraîneur des

dature pour le re- crutement du futur entraîneur des A', nous avons appris d'une source sûre que Houcine Yahi a déposé officielle- ment sa candida- ture. L'ancien attaquant du CRB et de l'équipe na- tionale est officiel- lement candidat pour le poste. Est cité aussi, Kheireddine Madoui, l'actuel coach de l'Entente de Sétif. Selon notre source, Hou-

cine Yahi serait pressenti pour être dans le pro- chain staff de l'EN A'.

A en croire les rumeurs qui circulent, c'est

Kheireddine Madoui qui devrait être nommé comme sélectionneur.

A signaler que le tirage au sort des élimina-

toires du CHAN a mis, pour la énième fois, la Libye sur le chemin des Verts. Le nom du nouveau sélectionneur des A' devrait être annoncé à l'issue du prochain bu- reau fédéral.

A. B.

CHAMPIONNAT AMATEUR (EST)

USM Annaba : Mourad Slatni NOUVEL entraîneur

L'ancien défenseur interna- tional algérien Mourad Slatni est devenu le nouvel entraîneur de l'USM Annaba (Div. ama- teur de football/Est) en rempla- cement d'Abdelkrim Latreche, limogé, a appris l'APS di- manche auprès du club. Le dé- part de Latreche intervient après la défaite concédée sur le terrain de l'USM Aïn Beïda (1- 0) dans le cadre de la 17e jour- née du championnat. Aussi paradoxal que cela puisse pa-

raître, les "Tuniques rouges" occupent la tête du classement conjointement avec l'AS Aïn M'lila avec 35 points. Mourad Slatni (51 ans) avait débuté la saison sur le banc de l'USM Khenchela, également pen- sionnaire de la division amateur (Est), avant de quitter son poste en janvier dernier. Il avait dé- buté sa carrière de joueur à An- naba, avant de porter les couleurs du MC Alger et du CR Belouizdad.

de porter les couleurs du MC Alger et du CR Belouizdad. T OPS COUPE DES CONFÉDÉRATIONS

T

OPS

COUPE DES CONFÉDÉRATIONS

Le Cameroun représentera l’Afrique

La sélection camerounaise de football, sacrée di- manche champion d'Afrique 2017, après sa victoire en finale contre son homologue égyptienne 2-1, sera le représentant de la Confédération africaine (CAF) à la Coupe des Confédérations (17 juin-2 juillet) en Russie. Le Cameroun sera dans le groupe B avec le Chili, l'Australie et surtout l'Allemagne, championne du monde en titre, tandis que l'autre groupe est composé du Portugal, champion d'Europe, de la Russie, du Mexique et de la Nouvelle-Zélande, selon le tirage au sort, organisé fin novembre. Les matches auront lieu à Kazan, Moscou, Saint- Pétersbourg et Sotchi. Ce tournoi est considéré comme une mini-répétition du Mondial qui sera organisé en Russie en 2018.

DANSLALUCARNE
DANSLALUCARNE

Un Belge renversant

l Le football, on ne cessera pas de le dire et répéter, n’est pas une

science exacte. C’est une vérité que les amateurs du «ballon rond» ont pris pour argent comptant depuis belle lurette. Par conséquent, dans une telle

discipline, on peut s’attendre à tout. C'est-à-dire que rien ne sera sous-estimé ou considéré comme un fait insolite. Bien au contraire, il faut dire que tout peut arriver presque comme quelque chose de normal. Dans notre football d’élite, depuis qu’on a commencé à appliquer le professionnalisme durant la saison sportive 2010-2011, beaucoup de choses ont changé dans notre compétition. Les coachs étrangers sont ramenés en nombre plus que suffisant, au point de dépasser parfois celui des entraîneurs locaux, comme l’on a tendance à les appeler. Le plus souvent, ils ne sont pas d’un niveau supérieur à nos techniciens. Néanmoins, on continue

à les faire venir dans notre championnat

national. Il faut admettre que ce n’est pas ce qui nous dérange. Ce qui l’est pas contre, c’est qu’on les fait venir en affichant, au départ, ouvertement, sa satisfaction tout en tenant des déclarations dithyrambiques. Puis, on ne tarde pas à les critiquer sans retenue afin de les faire fuir. On estime toujours que la faute n’incombe pas à celui qui ramène le technicien, mais à ce dernier, qui en est le problème. Cette CAN, qui vient de s’achever au Gabon, avec la consécration du Cameroun aux dépens de l’Egypte, nous a permis de tirer beaucoup d’enseignements, tels que le favori n’est pas toujours celui que l’on attend. Les deux finalistes, en dépit des déclarations des uns et des autres, n’étaient pas ceux que tout le monde attendait. Il y a aussi que la « star » ne peut rien sans le groupe. C’est ce dernier qui reste déterminant. Le Cameroun a vu l’absence de neuf titulaires potentiels. En fin de compte, il gagne le trophée suprême après plusieurs éditions de disette avec des joueurs pas très connus. L’Egypte parvient en finale après une absence qui aura duré presque six ans (3 éditions). Le mieux qu’il faudra retenir demeure la réussite de ce coach belge inconnu au bataillon. Il avait pourtant exercé chez nous. Il avait d’abord commencé à la JSK, lui qui a été ramené par le président de ce club. Il ne fera pas long feu. On avait estimé qu’il ne répondait pas aux normes du football d’élite et qu’il était loin du compte. On lui avait même composé son équipe contre le NAHD. Une façon de diminuer de ses compétences et de sa valeur. Il avait alors pris les destinées du NAHD avec lequel il réussira quelques bons résultats avant de partir. Les Algériens étaient même curieux d’entendre qu’il avait pris la barre technique du Cameroun. Ce technicien belge, qui a la tête bien sur les épaules, avait réussi à tenir en échec l’Algérie à Tchaker dans le cadre des éliminatoires du mondial

2018 en Russie (1-1). En entamant cette 31e édition de la CAN, sous la « casaque » du Cameroun, per- sonne ne pensait que ce Belge, quelque peu timide, allait éblouir, par son culot et son talent, la «planète Football» afri- caine. Personne ne misait un sou sur lui et aussi sur le Cameroun, même s’il s’agit d’une nation de football. D’ail- leurs, et depuis l’élection d’Issa Hayatou

à la tête de la présidence de la CAF en

1988, au Maroc, le Cameroun avait en- tamé sa « moisson » de titres africains. Aujourd’hui, il en est à son cinquième titre. L’artisan c’est, sans conteste, le Belge Hugo Broos. Il a appliqué une tac- tique appropriée qui a pris à la gorge la formation égyptienne qui a, pourtant, joué son jeu comme elle l’avait voulu. En deuxième-mi-temps, il n’ y avait plus de « jus » pour contenir les assauts adverses. Ce qu’il faudra retenir, c’est qu’Hugo Broos, qui a été presque «chassé» de notre championnat d’élite, a rebondi su- perbement en devenant champion d’Afrique avec le Cameroun. Quelle vic- toire, quelle leçon ! Nos dirigeants spor- tifs devraient refaire leurs classes ! Hamid Gharbi

Mardi 7 Février 2017

POINT DE PRESSE DU MAE SAHRAOUI LeMaroctenudeRespecTeR sesengagements L’adhésion du Maroc à l’Union africaine

POINT DE PRESSE DU MAE SAHRAOUI

LeMaroctenudeRespecTeR

sesengagements

L’adhésion du Maroc à l’Union africaine est-elle le prélude à un règlement définitif de la question sahraouie ? Pas si sûr, si l’on se fie aux dernières déclarations du chef de la diplomatie marocaine qui a soutenu, ce dimanche, que son pays n’allait jamais «reconnaître» la République arabe sahraouie démocratique.

Ph. : Louisa
Ph. : Louisa

« allégations » marocaines, l’adhésion s’est faite autour d’un consensus et non par vote. « Ils croient à une vic- toire diplomatique. C’est du mensonge et de la propagande », a-t-il considéré en révélant à ce propos que « seule une poignée de pays africains qui se comp- tent sur les doigts d’une seule main », une minorité, selon lui, qui soutiennent franchement le Royaume chérifien et ce, depuis 1975, citant le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Gabon. « Nous trouvons en face une quinzaine de pays influents, du sud du continent pour leur majorité, qui sont hostiles au Maroc en considérant ce pays comme colonisateur. Certains n’hésitent d’ail- leurs pas à comparer son régime à celui de l’apartheid. La dernière caté- gorie représente la majorité qui estime que tant que le Maroc a signé et ratifié l’acte constitutif, il vaut mieux accep- ter sa demande d’intégrer l’UA », a confié le diplomate sahraoui. Ce dernier tient par ailleurs à ras- surer que son pays est disposé à « faire

CAUSE SAHRAOUIE

claude Mangin-Asfari eMpêchée d’entrer à casablanca

la paix » avec le Maroc et à « cohabi- ter » avec lui sur la base des principes de l’Union africaine et estime que seul l’avenir peut nous révéler les « vérita- bles intentions » des Marocains quant au respect ou pas des principes de l’acte constitutif à son adhésion à l’UA, lesquels lui imposent de tourner

la page de la colonisation et de l’agres- sion des territoires du Sahara occiden- tal. « Jusqu’à la date de son adhésion

à l’UA, il reste malheureusement le

seul pays africain à ne pas reconnaître ses frontières reconnues à l’internatio- nal », a fait remarquer Mohamed Salem Ould Salek, rappelant à la fin que le dernier sommet de l’Union afri-

cain a « réitéré » ses appels à l’organi- sation d’un référendum d’autodétermination, à mettre fin aux « violations » des droits de l’homme et

à la « dilapidation » par l’occupant

marocain des ressources naturelles du Sahara occidental. S. A. M.

tion pacifique de Gdeim Izik, a porté plainte pour torture auprès de la justice française et du Comité des Nations unies contre la torture (CAT) qui a dénoncé, le 12 décembre der- nier, le Maroc pour avoir pratiqué la torture sur détenu po- litique, et pour n’avoir procédé à « aucune vérification » des allégations de torture qu’il a énoncées. Le CAT lui a demandé une enquête « approfondie et im- partiale » sur ces allégations et lui a recommandé fortement de s’abstenir de « tout acte de pression, d’intimidation ou de représailles susceptibles de nuire à l’intégrité physique et morale du plaignant et de sa famille ». L’AARASD qualifie l’interdiction faite à Claude Man- gin-Asfari de visiter son mari de « représailles » et non-res- pect au droit international. « A l’heure où les autorités marocaines organisent un procès en appel qui se veut trans- parent pour les 24 accusés sahraouis de Gdeim Izik (1 re au- dience le 26 décembre, seconde audience les 23-24 et 25 janvier, 3 e audience devant s’ouvrir le 13 mars), cette atti- tude dénote une incapacité chronique à respecter le droit, international en particulier », a affirmé l’association, expri- mant son « inquiétude » sur le déroulement prochain du procès. (APS)

POUR LA FÊTE NATIONALE DE SON PAYS

Le président Bouteflika félicite la Gouverneure générale de Nouvelle-Zélande

Le Président de la République, Abdela- ziz Bouteflika, a adressé un message de fé- licitations à M me Patsy Reddy, Gouverneure générale de Nouvelle-Zélande, à l'occasion de la célébration de la fête nationale de son pays, dans lequel il lui a assuré sa volonté de renforcer les relations d'amitié et de coo- pération entre les deux pays. "A l'occasion de la célébration de la fête nationale de votre pays, j'ai le grand plaisir de vous adresser mes chaleureuses félicitations auxquelles je joins mes vœux les plus sin-

cères de bonne santé et de bonheur person- nel à Votre Excellence, de progrès et de prospérité pour le peuple ami de la Nouvelle-Zélande", écrit le Président Bouteflika dans son mes- sage. "Je voudrais saisir cette occasion pour relever avec satisfaction la qualité des relations d'amitié et de coopération existant entre nos deux pays et vous assurer de ma volonté à œuvrer à leur renforcement dans l'intérêt mutuel de nos deux peuples", conclut le Chef de l'Etat.

à œuvrer à leur renforcement dans l'intérêt mutuel de nos deux peuples", conclut le Chef de

ENTRETIENS ENTRE M me BENGHEBRIT ET L’AMBASSADEUR ALLEMAND

Renforcement de la coopération

La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, s'est entrete- nue avec l'ambassadeur d'Allemagne en Algérie, Michael Zenner, des moyens de renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine de l'éducation. "Les deux parties se sont entretenues des moyens de ren- forcer la coopération entre les deux pays dans le domaine de l'éducation et d'élargir la formation au profit des encadreurs et des élèves par l'inter- médiaire des programmes PASCH et de l'Institut Goethe pour leur per- mettre de mieux maîtriser la langue allemande", a précisé un communiqué

du ministère. La rencontre a également été l'occasion de mettre en avant "l'impor- tance de l'encouragement du jumelage entre lycées pilotes dans les deux pays via les technologies modernes".

DIPLOMATIE

Agrément à la nomination du nouvel ambassadeur de Tanzanie

Le gouvernement algérien a donné son agrément à la nomination de M. Omar Yusuph Mzee, en qualité d'ambassadeur extraordinaire et pléni- potentiaire de la République Unie de Tanzanie auprès de la République algérienne démocratique et populaire, a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

MDN

Deux casemates détruites à Béjaïa

Dans le cadre de lutte antiterroriste et lors d'une opération de fouille et de ratissage menée à Bejaia, un détachement de l'Armée nationale populaire (ANP) a découvert et détruit le 5 février 2017, deux casemates pour terroristes", précise le MDN. Par ailleurs, dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la cri- minalité organisée, des détachements de l'ANP et des éléments de la Gendarmerie nationale, "ont appréhendé à El Oued (4 e Région militaire), Relizane et Tlemcen (2 e RM), six narcotrafiquants et saisi une quantité de kif traité s'élevant à deux quintaux et quarante-deux kg, ainsi que 10.930 unités de différentes boissons et trois véhi- cules", alors qu'un autre détachement de l'ANP "a saisi lundi 6 fé- vrier 2017, à Djebel Antar, wilaya de Bechar (3 e RM), une quantité de 175 kg de kif traité". A Tamanrasset et Bordj Badji Mokhtar (6 e RM), des détache- ments de l'ANP ont intercepté 8 contrebandiers à bord de quatre ca- mions et deux véhicules tout-terrain et saisi 38 tonnes de denrées alimentaires, 4.000 litres d'huile de table, 34.628 unités de médica- ments, 11.520 unités de produits détergents, 4.350 litres de carbu- rant et 4 détecteurs de métaux". En outre, "d'autres détachements ont arrêté à Tamanrasset, In Guezzam, Ghardaïa, Tlemcen et Bechar 47 immigrants clandestins de différentes nationalités", conclut la même source.

L e ministre des Affaires étran- gères a précisé, au sujet de l’adhésion du Maroc à l’UA,

que le fait de siéger dans une enceinte internationale en présence d’une entité non reconnue « ne peut pas impliquer nécessairement une reconnaissance » par lui de cette entité. S’exprimant lors d’un point de presse animé, hier, à Alger, le ministre des Affaires étrangères de la RASD ne perd pas espoir de voir le Royaume chérifien lâcher du lest et donner son feu vert pour l’organisation d’un réfé- rendum d’autodétermination mais re- connaît cependant que le Maroc continuera « sans doute » à « manœu- vrer » et à faire « diversion ». Pour Mohamed Salem Ould Salek, le Maroc n’a pas le choix. Il doit reconnaître l’existence du Sahara occidental. Et pour cause, a-t-il souligné, « l’occu- pant » a signé et ratifié l’acte constitu- tif de l’Union africaine et il est tenu de facto de respecter ses engagements. « Il faut savoir qu’à travers son adhésion à l’Union africaine, sans condition et sans réserves, le Maroc fait acte systématiquement de ses fron- tières reconnues par la communauté internationale. N’oublions pas que cet acte constitutif stipule dans son article 4 que le respect des frontières héritées de l’indépendance est une obligation et un principe fondamental qu’on ne peut lui porter atteinte. Son adhésion implique aussi qu’il doit mettre aux oubliettes sa politique expansionniste. Les pays africains s'attendent donc à ce que le Maroc respecte ses engage- ments », a-t-il expliqué non sans signa- ler que, contrairement aux

La militante française pour la cause sahraouie, Claude Mangin-Asfari, est bloquée depuis dimanche dernier à l’aé- roport de Casablanca où les autorités marocaines l’ont em- pêchée d’entrer sur le territoire marocain, a-t-on appris auprès de l’AARASD. « Depuis hier soir 5 février, Claude Mangin-Asfari est bloquée à l’aéroport de Casablanca où elle est arrivée vers 18h00. On lui a pris son passeport, et signifié qu’elle n’avait pas le droit d’entrer au Maroc. Elle ne peut accéder à sa valise, car on veut l’inciter à remonter de suite dans l’avion. Mais elle refuse », a indiqué un com- muniqué de l’Association des amis de la République arabe sahraouie démocratique. La militante française est en effet l’épouse de Naâma Asfari, un militant sahraoui incarcéré depuis plus de 6 ans près de Rabat, condamné à 30 ans de prison par un tribunal militaire en 2013, et dont le procès — et celui de ses 23 co-accusés — a été cassé le 27 juillet dernier pour « absence de preuves ». Depuis 6 ans, Claude Mangin-Asfari rend régulièrement visite à son mari à la pri- son, jusqu’au mois d’octobre dernier où les autorités maro- caines lui avaient interdit l’entrée au Maroc. Le militant sahraoui des droits de l’homme, Naâma Asfari, arrêté en 2010 dans le cadre du démantèlement du camp de protesta-

2010 dans le cadre du démantèlement du camp de protesta- C OMME N TA IR E

C OMME N TA IR E

SORTIR DE LA DÉPENDANCE ALIMENTAIRE

diversification économique. La performance agricole recherchée dans le cadre de la nouvelle stratégie de l’Etat exige, par conséquent, d’aller vers une exploitation optimale du foncier disponible, ce qui suppose, une récupération des terres concédées et non encore exploitées. Une mesure qui relève de l’urgence, surtout si l’on sait que trois millions d’hectares sont en jachère, la superficie agricole utile utilisée (SAU) constituant une part relativement faible avec une part de 3,5% seulement, soit près de 8,5 millions d’hectares, dont 5 millions d’ha exploités. Le processus de mise en valeur des terres arables est appelé, ainsi, à être renforcé pour

intensifier les investissements agricoles, notamment, dans les filières stratégiques. Une vision projetée sur l’échéance 2019, et qui retient une série d’objectifs prioritaires, notamment une croissance agricole moyenne annuelle de 5%, 4.300 Mds de DA de valeur de production, une réduction de plus de 2 Mds de dollars en importations, 1,1 Md dollars d’exportations, et une extension des périmètres irrigués à 1,5 million d’hectares supplémentaires. Dans ce contexte, le Premier ministre avait rassuré les agriculteurs de son soutien et de la détermination de l’exécutif à lever toutes les contraintes au développement du secteur. De ce fait, il appartient aux investisseurs de s’intégrer dans la démarche du gouvernement orientée sur deux axes majeurs, à savoir, l’autosuffisance alimentaire, et l’exportation.

D. Akila

l La nécessité de parachever l’opération d’assainissement du foncier agricole, en cours, est

impérative et constitue même une priorité. L’instruction donnée, dans ce sens, par le premier responsable du secteur traduit la volonté du département de l’agriculture, de disposer d’une cartographie détaillée du patrimoine foncier de l’Etat. Un outil indispensable à la mise en place de la stratégie de développement de la filière qui offre une forte plus-value à l’économie nationale, et les moyens de sortir de la dépendance alimentaire, d’autant plus que, ce dossier épineux reste miné par de nombreux cas de contentieux et de litiges. Il s’agit d’une action prioritaire dictée par ce besoin d’explorer toutes les potentialités devant permettre de concrétiser les objectifs en matière d’autosuffisance alimentaire, de croissance, et de