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DOSSIER TECHNIQUE

Installations intérieures alimentées en gaz naturel


et placement des appareils d’utilisation –
Dispositions générales
Texte de la norme NBN D51-003 (4e édition - 2004) et de son addendum 1
complété par des commentaires ARGB

A.R.G.B.
125, RUE DE RHODE
DTD 2004 1630 LINKEBEEK
INSTALLATIONS INTÉRIEURES ALIMENTÉES EN
GAZ NATUREL ET PLACEMENT DES APPAREILS
D’UTILISATION – DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Texte de la norme NBN D51-003 (4e édition - 2004) et de son addendum 1


complété par des commentaires ARGB

IMPORTANT

Ce document ne remplaçe pas la norme NBN D 51-003 4e édition, juillet 2004 (Arrêté
royal du 13 décembre 2004 - Moniteur belge du 24 février 2005) et son addendum 1
(Arrêté royal du 3 juillet 2005 - Moniteur belge du 14 juillet 2005).
La norme NBN D 51-003 (4e édition) et son addendum 1 est le seul document de référence
officiel qui est homologué par arrêté royal.

DTD 2004 Association Royale des Gaziers Belges


A.R.G.B.
125, rue de Rhode
1630 Linkebeek
Tél.: 02/383.02.00
Téléfax: 02/380.87.04
E-mail: argb@argb.be

1
Sommaire

1 Domaine d’application 4
1.1 La présente norme fixe les conditions générales
techniques et de sécurité applicables 4
1.2 La présente norme est applicable sans préjudice
des dispositions légales existantes en la matière 5
1.3 Le placement des appareils d’utilisation comprend 5
1.4 La présente norme n’est pas applicable aux installations
intérieures neuves ou parties neuves d’installations intérieures 5

2 Références normatives 6

3 Termes et définitions 9
3.1 Termes et définitions à caractère général 9
3.2 Appareils d’utilisation – types 16
3.3 Appareils d’utilisation – catégories 21
3.4 Symboles 22

4 Installations intérieures 23
4.1 Matériaux 23
4.2 Conditions de sécurité 26
4.3 Parcours et accessibilité des tuyauteries 28
4.4 Mise en oeuvre 40
4.5 Montage des tuyauteries 42
4.6 Nettoyage de l’installation 47
4.7 Essai d’étanchéité 47
4.8 Purge 48
4.9 Etanchéité des jonctions 48
4.10 Identification des tuyauteries 48
4.11 Protection extérieure des tuyauteries 49
4.12 Dimensions des tuyauteries et perte de charge admissible 51

5 Evacuation des produits de combustion, amenée d’air comburant


et ventilation des espaces d’installation pourvus d’appareils à gaz 52
5.1 Généralités 52
5.2 Amenée d’air comburant et ventilation des espaces d’installation
pourvus d’appareils à circuit de combustion non étanche 53
5.3 Evacuation des produits de combustion 60

6 Conditions d’utilisation, placement et raccordement des appareils 75


6.1 Conditions d’utilisation 75
6.2 Placement des appareils d’utilisation 76
6.3 Raccordement des appareils aux installations intérieures 78
6.4 Robinet d’arrêt de gaz 78
6.5 Diamètre nominal du robinet d’arrêt de gaz 78
6.6 Tuyauteries de raccordement aux installations intérieures 79
6.7 Mise en service 82

7. Dispositions transitoires 83

2
Les annexes suivantes sont rassemblées dans la partie “Annexes”:

Annexe A Lexique français/néerlandais


et néerlandais/français des termes et définitions 86
Annexe B Installation des compteurs à gaz 90
Annexe B.1 Généralités 90
Annexe B.2 Conditions particulières aux raccordements basse pression et
installations intérieures pour installations avec 1 compteur gaz
avec un débit maximal jusqu’à 40 m3/h 93
Annexe B.3 Conditions particulières aux raccordements basse pression et
installations intérieures pour installations avec 2 jusqu’à 9 compteurs gaz
Qmax 6 m3/h/Qmax 10 m3/h ou installations avec compteurs
d’un autre débit maximal avec un total jusqu’à 40 m3/h 94
Annexe B.4 Conditions particulières aux raccordements basse pression et
installations intérieures pour installations avec minimum 10 compteurs gaz
Qmax 6 m3/h/Qmax 10 m3/h ou installations avec compteurs
d’un autre débit maximal avec un total supérieur à 40 m3/h 94
Annexe B.5 Armoires compteur 95
Annexe B.6 Interventions à charge du client final 96
Annexe B.7 Placement de fourreaux sur un terrain privé à l’extérieur
et à l’intérieur du bâtiment 97
Annexe B.8 Prescriptions pour les installations intérieures 97
Annexe B.9 Modalités pour l’ouverture du compteur et pour la mise en service des appareils 99
Annexe B.10 Apercu succint 97
Annexe C Exemples de calcul d’une installation intérieure à basse pression 108
Annexe C.1 Calcul d’une installation intérieure à basse pression 108
Annexe C.2 Procédure de calcul 110
Annexe C.3 Tableaux et abaques 114
Annexe C.4 Exemples 125
Annexe D Emplacement du débouché des conduits d’évacuation à tirage naturel 132
Annexe D.1 Dispositions à prendre en raison des effets du vent
sur le toit où débouche le conduit 132
Annexe D.2 Dispositions à prendre en raison des effets du vent sur les obstacles avoisinants 134
Annexe E Appareils d’utilisation à gaz admis en Belgique 137
Annexe F Facteur de dilution 151
Annexe F.1 Généralités 151
Annexe F.2 Calcul du facteur de dilution 151
Annexe G Débouchés des terminaux pour les appareils d’utilisation à gaz de type C1,
C3 et C5 dont la puissance nominale est inférieure ou égale à 30 kW 162
Annexe G.1 Généralités 162
Annexe G.2 Vue d’ensemble 163
Annexe G.3 Débouché du terminal sur le même façade qu’une ouverture 164
Annexe G.4 Débouché du terminal en façade à proximité d’un angle 165
Annexe G.5 Débouché du terminal sur la paroi, sous un balcon ou une galerie 166
Annexe H Directives pour la mise en œuvre des assemblages soudés de tubes
et accessoires en acier 169
Annexe H.1 Généralités 169
Annexe H.2 Soudage de l’acier 170
Annexe I Directives pour la mise en œuvre des assemblages brasés de tubes
et accessoires en cuivre ou alliage de cuivre 172
Annexe I.1 Généralités 172
Annexe I.2 Brasage de cuivre et alliage de cuivre 172

3
1 Domaine d’application

1.1 La présente norme fixe les conditions générales


techniques et de sécurité applicables:
- aux installations intérieures neuves ou parties neuves d’installations intérieures alimentées en
gaz naturel dont la pression maximale de service (MOP) est de 100 mbar1 et dont le diamètre
nominal des canalisations est inférieur ou égal à DN 50;

Commentaire ARGB

INSTALLATIONS INTÉRIEURES NEUVES OU PARTIES NEUVES D’INSTAL-


LATIONS INTÉRIEURES

On considère comme partie neuve d’une installation intérieure entre autres: une nouvelle canalisation
placée pour alimenter un appareil supplémentaire, une partie de la canalisation remplacée parce
qu’elle se trouve en mauvais état, l’adaptation de la canalisation lorsqu’on déplace un appareil dans
un autre local.
L’adaptation éventuelle nécessaire à la canalisation lorsqu’on remplace l’appareil existant par un
appareil neuf n’est pas considérée comme une partie neuve d’installation. Ceci n’empêche pas que
les règles de bonne pratique doivent être suivies dans ce cas et que les tuyauteries, les assemblages
et les accessoires utilisés (p.ex. le robinet d’arrêt gaz) doivent répondre aux exigences de la norme.

- au placement et à la mise en service des appareils d’utilisation.

Commentaire ARGB

PLACEMENT - REMPLACEMENT

Par placement on entend l’installation d’un nouvel appareil dans une nouvelle installation intérieure.

De plus il est possible de placer un appareil supplémentaire ou de remplacer un appareil existant par
un nouvel appareil, de même sorte ou non. Pour ces cas, cette norme reprend également des
prescriptions.

1
Pour la facilité, les pressions maximales de service sont indiquées en valeurs arrondies, exprimées en mbar ou en bar, étant
entendu que seules les valeurs exactes fixées dans l’Arrêté royal du 28 juin 1971 (Moniteur belge du 15 septembre 1971) ont
force réglementaire.

4
1.2 La présente norme est applicable sans préjudice
des dispositions légales existantes en la matière.

Commentaire ARGB

LES DISPOSITIONS LÉGALES

Les dispositions légales comprennent entre autres les réglements fédéraux, régionaux, provinciaux et
communaux. Elles peuvent également concerner des obligations éventuellement imposées par le
gestionnaire du réseau de distribution du gaz naturel.

1.3 Le placement des appareils d’utilisation comprend:


- la vérification de la conformité de l’appareil d’utilisation;

- la vérification de l’aménagement et de l’équipement des espaces d’installation, notamment en


ce qui concerne la résistance aux hautes températures;

- la réalisation et/ou la vérification de l’amenée d’air comburant;

- la réalisation et/ou la vérification de l’évacuation des produits de combustion;

- le raccordement à l’installation intérieure.

Seul le placement d’appareils type A, B ou C cités dans l’Annexe E est admis.

1.4 La présente norme n’est pas applicable aux installations


intérieures neuves ou parties neuves d’installations
intérieures:
- dont la pression maximale de service (MOP) est de 100 mbar et dont

- soit le diamètre nominal des canalisations est supérieur à DN 50,

- soit les canalisations sont enterrées;

- dont la MOP est supérieure à 100 mbar et inférieure ou égale à 15 bar.

Ces installations sont couvertes par la norme NBN D51-004.

5
2. Références normatives

Cette norme belge comporte par référence datée ou non datée des dispositions d’autres publications. Ces
références normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées
ci-après. Pour les références datées, les amendements ou révisions ultérieurs de l’une quelconque de ces
publications ne s’appliquent à cette norme belge que s’ils y ont été incorporés par amendement ou
révision. Pour les références non datées, la dernière édition de la publication à laquelle il est fait référence
s’applique (y compris les amendements).

ISO 7-1, Filetage de tuyauterie pour raccordement avec étanchéité dans le filet – Partie 1:
Dimensions, tolérances et désignation.

NBN EN ISO 228-1, Filetage de tuyauterie pour raccordement sans étanchéité dans le filet –
Partie 1: Dimensions, tolérances et désignation.

NBN A 25-103, Tubes en acier d’usage courant – Tubes filetables.

NBN A 25-104, Tubes en acier d’usage courant – Tubes à extrémités lisses, non filetables.

NBN B 61-001, Chaufferies et cheminées.

NBN CR 1749, Modèle européen pour la classification des appareils utilisant les combustibles
gazeux selon le mode d’évacuation des produits de combustion (types).

NBN D 04-002, Tuyaux flexibles à embouts mécaniques pour le raccordement d’appareils à


usage domestique alimentés en gaz combustible plus léger que l’air, distribué par canalisations
sous une pression maximale de 200 mbar, 2ème édition, 1992.

NBN D 04-002, Tuyaux flexibles en élastomère à embouts mécaniques pour le raccordement


d’appareils de cuisson mobiles à usage domestique alimentés en gaz combustible plus léger que
l’air, distribué par canalisations sous une pression maximale de 200 mbar, 3ème édition, 2003.

NBN D 51-004, Installations alimentées en gaz combustible plus léger que l’air, distribué par
canalisations – Installations particulières.

NBN E 29-002, Tuyauteries – Diamètre nominal, pression et températures – Définitions et


symboles.

NBN EN 331, Robinets à tournant sphérique et robinets à tournant conique à fond plat destinés
à être manoeuvrés manuellement et à être utilisés pour les installations de gaz dans des
bâtiments.

NBN EN 437, Gaz d’essais – Pressions d’essais – Catégories d’appareils.

NBN EN 559, Matériel de soudage aux gaz – Tuyaux souples en caoutchouc pour le soudage, le
coupage et les techniques connexes.

6
NBN EN 676, Brûleurs automatiques à air soufflé pour combustibles gazeux.

NBN EN 682, Garnitures d’étanchéité en caoutchouc – Spécification des matériaux pour


garnitures d’étanchéité pour joints de canalisations et des raccords véhiculant du gaz et des
fluides hydrocarbures.

NBN EN 751-1, Matériaux d’étanchéité pour raccords filetés en contact des gaz de la 1ère, 2ème
et 3ème famille et de l’eau chaude - Partie 1: composition d’étanchéité anaérobie.

NBN EN 751-2, Matériaux d’étanchéité pour raccords filetés en contact des gaz de la 1ère, 2ème et
3ème famille et de l’eau chaude - Partie 2: composition d’étanchéité non durcissante.

NBN EN 751-3, Matériaux d’étanchéité pour raccords filetés en contact des gaz de la 1ère, 2ème et
3ème famille et de l’eau chaude – Partie 3: bandes en PTFE non fritté.

NBN EN 1057, Cuivre et alliages de cuivre – Tubes ronds sans soudure en cuivre pour l’eau et
le gaz dans les applications sanitaires et de chauffage.

NBN EN 1254-1, Cuivre et alliages de cuivre – Raccords – Partie 1: Raccords à braser par
capillarité pour tubes en cuivre.

NBN EN 1254-4, Cuivre et alliages de cuivre – Raccords – Partie 4: Raccords combinant des
assemblages par capillarité ou par compression à d’autres types d’assemblage.

NBN EN 1443, Conduits de fumée – Exigences générales.

NBN EN 1775, Alimentation en gaz – Tuyauteries de gaz pour les bâtiments – Pression maximale
de service inférieure ou égale à 5 bar – Recommandations fonctionnelles.

NBN EN 10208-1, Tubes en acier pour conduites de fluides combustibles – Conditions techniques
de livraison – Partie 1: Tubes de la classe de prescription A.

NBN EN 10242, Raccords de tuyauterie filetés en fonte malléable.

NBN EN 12068, Protection cathodique – Revêtements organiques extérieurs pour la protection


contre la corrosion de tubes en acier enterrés ou immergés en conjonction avec la protection
cathodique – Bandes et matériaux rétractables.

NBN F 31-001, Electrodes enrobées pour le soudage manuel à l’arc – Symbolisation pour
l’identification – Méthodes d’essais – Spécification.

NBN F 31-002, Electrodes enrobées – Détermination des divers rendements et du coefficient de


dépôt.

NBN F 31-004, Soudure – Métaux d’apport non tréfilés – Longueurs et tolérances.

NBN F 31-005, Soudage – Métaux d’apport tréfilés, livrés en longueurs droites – Longueurs et
tolérances.

7
NBN F 31-006, Soudage – Electrodes pour le soudage des aciers doux et des aciers faiblement
alliés à haute résistance – Longueurs et tolérances.

NBN F 31-010, Soudage – Fils utilisés dans le soudage à l’arc de l’acier doux, avec fil-électrode
nu sous protection gazeuse – Dimensions des fils, bobines, jantes et couronnes.

NBN F 31-011, Soudage – Electrodes enrobées pour le soudage manuel à l’arc des fontes –
Symbolisation.

NBN F 31-012, Soudage – Electrodes enrobées pour le soudage manuel à l’arc des aciers
résistants au fluage – Code de symbolisation pour l’identification.

NBN F 31-013, Soudage – Electrodes enrobées pour le soudage manuel à l’arc des aciers
inoxydables et autres aciers similaires fortement alliés – Code de symbolisation pour
l’identification.

prEN 14291, Solutions moussantes pour détection de fuites sur les installations de gaz.

prNBN B 61-002, Chaudières de chauffage central dont la puissance nominale est inférieure à
70 kW – Prescriptions concernant leur espace d’installation, leur amenée d’air et leur
évacuation des produits de combustion.

8
3 Termes et définitions

Pour les besoins de la présente norme, les termes et définitions suivants s’appliquent.

3.1 Termes et définitions à caractère général

3.1.1 air comburant


air nécessaire à la combustion (air comburant stoechiométrique et excès d’air comburant)

3.1.2 appareil à circuit de combustion étanche


appareil à combustion dont le circuit de combustion (amenée de l’air comburant, combustion même et
évacuation des produits de combustion) est complètement isolé de l’espace d’installation

3.1.3 appareil à circuit de combustion non étanche


appareil à combustion qui reçoit directement son air comburant de l’espace d’installation et dont les
produits de combustion sont soit amenés à l’extérieur par un conduit d’évacuation, soit rendus dans
l’espace d’installation

3.1.4 appareil d’utilisation


appareil alimenté en gaz et raccordé à l’installation intérieure

NOTE Les appareils sont classés:

- en types, suivant la conception de l’évacuation des produits de la combustion et de l’admission en air comburant;
- en catégories, suivant le ou les gaz utilisés.

3.1.5 branchement2
tuyauterie et accessoires constituant le raccordement à la canalisation de distribution de gaz en amont du
compteur

3.1.6 brasage
opération consistant à assembler des pièces métalliques à l’aide d’un métal d’apport agissant par
capillarité, à l’état liquide, ayant une température de fusion inférieure à celle des pièces à assembler et
mouillant le(s) métal(métaux) de base, qui ne participe(nt) pas à la fusion

3.1.7 brasage fort


brasage à l’aide d’un métal d’apport dont la température de fusion est supérieure à 450°C

3.1.8 circuit des produits de combustion d’un appareil


circuit comprenant la chambre de combustion, l’échangeur de chaleur et le circuit d’évacuation des
produits de combustion, conduit d’évacuation inclus

3.1.9 clapet stabilisateur de tirage


dispositif statique ou mobile, réglable ou non, qui limite le tirage d’un conduit en permettant à un niveau
déterminé du conduit l’entrée d’un débit variable d’air de dilution

2
La construction du branchement relève de la spécification ARGB/2000.50.03 “Exécution de travaux – Pose de raccordements”.

9
3.1.10 compteur
compteur de la société distributrice

3.1.11 compteur de passage


compteur inséré par l’utilisateur dans l’installation intérieure

NOTE Le compteur de passage est également appelé “compteur divisionnaire”.

3.1.12 conduit d’amenée d’air


conduit assurant l’arrivée d’air nécessaire à la ventilation des espaces/espaces d’installation et/ou
l’amenée d’air comburant

3.1.13 conduit de raccordement


conduit qui raccorde le bord externe du conduit de sortie ou du coupe-tirage de l’appareil d’utilisation au
conduit d’évacuation des produits de combustion

3.1.14 conduit d’évacuation


conduit qui mène les produits de combustion à l’extérieur du bâtiment

3.1.15 conduit d’évacuation autonome


conduit d’évacuation qui est indépendant de la construction du bâtiment

10
3.1.16 3.1.17
Conduit Conduit
d'évacuation d'évacuation
autonome autonome
collectif collectif combiné

Conduit Conduit
d'évacuation d'évacuation
autonome auquel autonome collectif,
sont raccordés unique et continu
plusieurs combiné avec des
appareils utilisant tronçons individuels
le même autonomes en
combustible. parallèle, chacun
étant mis en
communication
avec le conduit
commun.

Figure 1 – Conduit d’évacuation autonome collectif et collectif combiné

3.1.18 conduit d’évacuation autonome individuel


conduit d’évacuation autonome auquel n’est raccordé qu’un seul appareil

3.1.19 conduit d’évacuation collectif polyvalent (intégré ou autonome)


conduit d’évacuation collectif auquel sont raccordés des appareils utilisant des combustibles différents

3.1.20 conduit d’évacuation intégré


conduit d’évacuation qui fait partie de la construction du bâtiment

11
3.1.21 3.1.22
Conduit Conduit
d'évacuation d'évacuation
intégré collectif intégré collectif
multiple unique

Conduit Conduit
d'évacuation d'évacuation
intégré auquel sont intégré unique
raccordés plusieurs auquel sont
appareils utilisant le raccordés
même combustible plusieurs
comportant un appareils utilisant
conduit le même
commun et continu combustible.
dans lequel sont
incorporés en
parallèle
des tronçons
individuels, chacun
étant mis en
communication
avec
le conduit commun.

NOTE Ce type de
conduit est appelé
"shunt".

Figure 2 – conduit d’évacuation intégré collectif multiple et unique

3.1.23 conduit d’évacuation intégré individuel


conduit d’évacuation intégré auquel n’est raccordé qu’un seul appareil

3.1.24 conduit de ventilation haute


conduit destiné à l’évacuation de l’air vicié d’un espace par mise en communication directe de la partie
supérieure de cet espace avec l’extérieur

3.1.25 espace d’installation


espace d’un bâtiment dans lequel est installé un appareil d’utilisation

12
3.1.26 évacuation mécanique
évacuation des produits de combustion d’un appareil d’utilisation par un conduit d’évacuation à tirage
mécanique assurée par une force motrice extérieure à l’appareil

3.1.27 extension
tout prolongement de la tuyauterie d’une installation existante

3.1.28 fourreau
pièce scellée dans la traversée d’une paroi pour le passage de tuyauteries

3.1.29 gaine technique


dans une construction, espace réservé au passage de tuyauteries et dans lequel on pose éventuellement
des compteurs et des robinets de sectionnement

3.1.30 gaz naturel


gaz combustible plus léger que l’air appartenant à la deuxième famille

NOTE Cf. NBN EN 437.

3.1.31 générateur de chaleur


appareil à combustion qui produit de la chaleur pour le chauffage de bâtiments et/ou la production d’eau
chaude sanitaire

NOTE Les fluides produits par le générateur sont l’air chaud, l’eau chaude ou tout autre fluide porteur de la chaleur.

3.1.32 installation
ensemble constitué de la tuyauterie, de la robinetterie et des appareils de contrôle et d’utilisation et
comprenant:

- le branchement;
- l’installation de comptage;
- l’installation intérieure;
- les appareils d’utilisation

3.1.33 installation intérieure


la tuyauterie et les accessoires en aval du compteur

3.1.34 local de chauffe


tout espace d’installation comprenant un ou plusieurs générateurs de chaleur

3.1.35 local technique


local de chauffe contenant des installations fixes liées au bâtiment ou des appareils dont la puissance
nominale est supérieure à 30 kW et inférieure à 70 kW et où ne peuvent pénétrer que les personnes
chargées de la manœuvre, de la surveillance, de l’entretien ou de la réparation de ces appareils ou
installations

NOTE L’expression équivalente est “espace technique”.

3.1.36 mise en service


ensemble des opérations à réaliser avant l’utilisation d’une installation ou d’un appareil pour s’assurer
de son bon fonctionnement

13
3.1.37 ouverture de transfert
orifice non obturable permanent permettant le passage libre d’air d’un espace intérieur vers un autre
espace intérieur, sans dispositif de fermeture

NOTE L’ouverture de transfert est prévue exclusivement soit dans les parois intérieures, soit dans les portes intérieures ou
autour d’elles. Une ouverture de transfert est à la fois une ouverture d’alimentation en air pour un espace et une ouverture de
passage d’air pour l’espace voisin.

3.1.38 parcours de tuyauterie


chemin suivi par la tuyauterie

3.1.39 perte de charge


diminution de pression entre deux points de l’installation lorsque le gaz y circule à un débit fixé

3.1.40 pression3
pression effective, c’est-à-dire comptée au-dessus de la pression atmosphérique, si le terme “pression”
n’est pas précisé autrement

3.1.41 pression d’essai en usine


pression à laquelle sont effectivement éprouvés en usine les tubes, appareils, accessoires et éléments de
raccordement

3.1.42 pression d’essai sur chantier


pression à laquelle est effectuée sur chantier l’essai d’étanchéité de l’installation

3.1.43 pression maximale de service


(MOP - Maximum Operating Pressure)
pression maximale dans un réseau dans les conditions normales d’exploitation

NOTE “Conditions normales d’exploitation” signifie qu’il n’y a ni dysfonctionnement ni perturbation du débit de gaz.

3.1.44 pression nominale (PN)


pression que tout élément de l’installation peut supporter, annoncée par un fabricant ou un importateur

3.1.45 puissance nominale (Pn)


puissance utile indiquée par le fabricant et renseignée sur la plaque signalétique

3.1.46 raccord et accessoire à compression


raccord ou accessoire dans lequel l’assemblage est réalisé par la compression d’une bague de sertissage
métallique sur la paroi extérieure du tube à l’aide d’un écrou mobile approprié

NOTE Les raccords et accessoires à compression sont appelés communément “raccords à bicône”. L’expression “raccord et
accessoire à comprimer” est équivalente.

3.1.47 raccord et accessoire à sertissage


raccord ou accessoire en cuivre équipé d’un joint torique élastomère qui est assemblé sur la paroi
extérieure du tube en cuivre de manière indémontable par sertissage réalisé à l’aide d’une presse électro-
hydraulique ou électromécanique dont la machoire est adaptée au profil du raccord ou accessoire à sertir

NOTE L’expression “raccord et accessoire à sertir” est équivalente.

3
Cf. Arrêté royal du 28 juin 1971 (Moniteur belge du 15 septembre 1971).

14
3.1.48 résistance à haute température – type RHT
aptitude que possède un accessoire, un appareillage ou un assemblage, lorsqu’il est soumis selon la
norme NBN EN 1775 (Annexe A, Clause B) à un programme thermique, à conserver son étanchéité

NOTE Dans ce cas l’élément est dit de type “résistant à haute température” ou “RHT”.

3.1.49 robinet d’arrêt


robinet de l’installation situé directement en amont d’un appareil d’utilisation

3.1.50 robinet de sectionnement


robinet permettant d’isoler une partie de l’installation

3.1.51 section
surface libre d’un orifice ou d’un conduit

3.1.52 terminal
dispositif des appareils de types B et C disposé à l’extérieur du bâtiment, sur lequel est raccordé le
conduit d’évacuation des produits de combustion et/ou le conduit d’amenée d’air comburant

3.1.53 tracé des tuyauteries


indication du parcours des tuyauteries

3.1.54 tubage
canalisation, introduite dans un conduit d’évacuation existant

3.1.55 usage intermittent d’un chauffe-eau de type A


usage d’une durée ne dépassant pas 10 minutes par demi-heure en fonctionnement continu ou non

3.1.56 ventilation
apport et évacuation d’air voulus par conception vers l’intérieur et l’extérieur d’un espace

3.1.57 ventilation mécanique


ventilation réalisée à l’aide de composants motorisés assurant la circulation de l’air

NOTE 1 Une ventilation mécanique peut être assurée par un seul ventilateur central ou par plusieurs ventilateurs.

NOTE 2 La ventilation mécanique peut être subdivisée en plusieurs catégories:

- ventilation mécanique à double flux;


- ventilation mécanique par extraction;
- ventilation mécanique par insufflation.

3.1.58 ventilation mécanique à double flux


ventilation utilisant des composants motorisés pour assurer la circulation de l’air tant du côté de l’air
fourni que du côté de l’air rejeté

3.1.59 ventilation mécanique par extraction


ventilation utilisant des composants motorisés pour assurer la circulation de l’air uniquement du côté de
l’air rejeté

15
3.1.60 ventilation mécanique par insufflation
ventilation utilisant des composants motorisés pour assurer la circulation de l’air uniquement du côté de
l’air fourni

3.1.61 ventilation mécanique contrôlée (VMC)


ventilation mécanique réalisée par extraction à l’aide d’un système de conduits collectifs dont le débit de
ventilation est contrôlé

3.1.62 ventilation mécanique contrôlée-gaz (VMC-gaz)


ventilation mécanique contrôlée dont le conduit d’évacuation de l’air vicié ou rejeté peut servir
également de conduit d’évacuation des produits de la combustion des appareils d’utilisation qui y sont
raccordés

3.1.63 ventilation naturelle


ventilation résultant de différences de pression sans l’aide de composants motorisés assurant la
circulation de l’air

3.1.64 vide technique


espace entre le sol et le bas du plancher, continu et ventilé, d’au moins 0,20 m de hauteur

3.1.65 vide technique accessible


vide technique d’accès aisé présentant une hauteur libre supérieure ou égale à 0,60 m et ventilé
efficacement par au moins deux orifices pratiqués dans des parois opposées

3.2 Appareils d’utilisation – types

3.2.1 appareil de type A


appareil qui n’est pas destiné à être raccordé à un conduit ou à un dispositif d’évacuation des produits de
combustion vers l’extérieur de l’espace d’installation

3.2.1.1 appareil de type A1


appareil de type A sans ventilateur

3.2.1.2 appareil de type A2


appareil de type A avec un ventilateur en aval de la chambre de combustion / de l’échangeur de chaleur

3.2.1.3 appareil de type A3


appareil de type A avec un ventilateur en amont de la chambre de combustion / de l’échangeur de chaleur

3.2.1.4 appareil de type AAS


appareil de type A muni d’un dispositif de sécurité d’atmosphère

EXEMPLE Appareil de type A1AS.

3.2.2 appareil de type B


appareil destiné à être raccordé à un conduit d’évacuation des produits de combustion vers l’extérieur de
l’espace d’installation, l’air comburant étant prélevé directement dans cet espace

16
3.2.2.1 appareil de type B1
appareil de type B comprenant un coupe-tirage

3.2.2.2 appareil de type B11


appareil de type B1 fonctionnant en tirage naturel

3.2.2.3 appareil de type B12


appareil de type B1 destiné à être raccordé à un conduit d’évacuation des produits de combustion
fonctionnant en tirage naturel et comprenant un ventilateur en aval de la chambre de combus-tion / de
l’échangeur de chaleur mais en amont du coupe-tirage

3.2.2.4 appareil de type B13


appareil de type B1 destiné à être raccordé à un conduit d’évacuation des produits de combustion
fonctionnant en tirage naturel et comprenant un ventilateur en amont de la chambre de combustion / de
l’échangeur de chaleur

3.2.2.5 appareil de type B14


appareil de type B1 comprenant un ventilateur intégré en aval à la fois de la chambre de combustion / de
l’échangeur de chaleur et du coupe-tirage

3.2.2.6 appareil de type B2


appareil de type B sans coupe-tirage

3.2.2.7 appareil de type B21


appareil de type B2 fonctionnant en tirage naturel

3.2.2.8 appareil de type B22


appareil de type B2 comprenant un ventilateur en aval de la chambre de combustion / de l’échangeur de
chaleur

3.2.2.9 appareil de type B23


appareil de type B2 comprenant un ventilateur en amont de la chambre de combustion / de l’échangeur
de chaleur

3.2.2.10 appareil de type B3


appareil de type B sans coupe-tirage qui est conçu pour être raccordé à un système de conduit collectif;
ce système de conduit collectif consiste en un conduit unique d’évacuation des produits de combustion
fonctionnant en tirage naturel; toutes les parties sous pression de l’appareil contenant des produits de
combustion sont entièrement entourées par les parties de l’appareil l’alimentant en air comburant; l’air
comburant est prélevé directement de l’espace d’installation au moyen d’un conduit concentrique qui
entoure le conduit d’évacuation; l’air entre par des orifices spécifiques situés sur la surface du conduit

3.2.2.11 appareil de type B31


appareil de type B3 fonctionnant en tirage naturel

3.2.2.12 appareil de type B32


appareil de type B3 comprenant un ventilateur en aval de la chambre de combustion / de l’échangeur de
chaleur

17
3.2.2.13 appareil de type B33
appareil de type B3 comprenant un ventilateur en amont de la chambre de combustion / de l’échangeur
de chaleur

3.2.2.14 appareil de type B4


appareil de type B comprenant un coupe-tirage, qui est destiné à être raccordé au travers de son conduit
d’évacuation des produits de combustion à son terminal d’évacuation des produits de combustion

3.2.2.15 appareil de type B41


appareil de type B4 fonctionnant en tirage naturel

3.2.2.16 appareil de type B42


appareil de type B4 destiné à être raccordé à un conduit d’évacuation des produits de combustion
fonctionnant en tirage naturel et comprenant un ventilateur en aval de la chambre de combus-tion / de
l’échangeur de chaleur mais en amont du coupe tirage

3.2.2.17 appareil de type B43


appareil de type B4 destiné à être raccordé à un conduit d’évacuation des produits de combustion
fonctionnant en tirage naturel et comprenant un ventilateur en amont de la chambre de combustion / de
l’échangeur de chaleur

3.2.2.18 appareil de type B44


appareil de type B4 comprenant un ventilateur intégré en aval à la fois de la chambre de combustion / de
l’échangeur de chaleur et du coup-tirage

3.2.2.19 appareil de type B5


appareil de type B sans coupe-tirage, qui est destiné à être raccordé au travers de son conduit
d’évacuation des produits de combustion à son terminal d’évacuation des produits de combustion

3.2.2.20 appareil de type B51


appareil de type B5 fonctionnant en tirage naturel

3.2.2.21 appareil de type B52


appareil de type B5 comprenant un ventilateur en aval de la chambre de combustion / de l’échangeur de
chaleur

3.2.2.22 appareil de type B53


appareil de type B5 comprenant un ventilateur en amont de la chambre de combustion / de l’échangeur
de chaleur

3.2.2.23 appareil de type BAS


appareil de type B muni d’un dispositif de sécurité d’atmosphère

EXEMPLE Appareil de type B11AS.

3.2.2.24 appareil de type BBS


appareil de type B muni d’un dispositif de contrôle de vacuité

EXEMPLE Appareil de type B11BS.

18
3.2.2.25 appareil de type BCS
appareil de type B destiné à être raccordé à une installation à ventilation mécanique contrôlée gaz et muni
d’un dispositif de sécurité adéquat de contrôle de l’évacuation des produits de combustion

EXEMPLE Appareil de type B11CS.

3.2.2.26 appareil de type BP


appareil de type B sans coupe-tirage destiné à être raccordé à un système d’évacuation des produits de
combustion qui est conçu pour fonctionner en pression positive

NOTE L’indice P est uniquement utilisé lorsque l’installation de l’appareil, réalisée conformément aux instructions du fabricant
de l’appareil avec un conduit d’évacuation des produits de combustion spécifié par ce fabricant, induit que ledit conduit
fonctionne en pression positive.

Commentaire ARGB

APPAREILS DE TYPE “P”

Un appareil de type “P” peut être raccordé à un conduit d’évacuation traditionnel si par calcul il est
démontré que ce conduit répond aux prescriptions de la norme prEN 1443 en ce qui concerne la
classe d’étanchéité à l’air.

3.2.2.27 appareil de type B22P


appareil de type B22 destiné à être raccordé à un système d’évacuation des produits de combustion qui
est conçu pour fonctionner en pression positive

3.2.2.28 appareil de type B23P


appareil de type B23 destiné à être raccordé à un système d’évacuation des produits de combustion qui
est conçu pour fonctionner en pression positive

3.2.2.29 appareil de type B52P


appareil de type B52 destiné à être raccordé à un système d’évacuation des produits de combustion qui
est conçu pour fonctionner en pression positive

3.2.2.30 appareil de type B53P


appareil de type B53 destiné à être raccordé à un système d’évacuation des produits de combustion qui
est conçu pour fonctionner en pression positive

3.2.3 appareil de type C


appareil pour lequel le circuit de combustion (alimentation en air, chambre de combustion, échangeur de
chaleur et évacuation des produits de combustion) est étanche par rapport à l’espace d’installation

3.2.3.1 appareil de type C1


appareil de type C destiné à être raccordé au travers de ses conduits à un terminal horizontal qui
simultanément admet l’air comburant pour le brûleur et rejette les produits de combustion vers
l’extérieur par des orifices soit concentriques soit suffisamment proches pour être soumis à des
conditions de vent similaires

19
3.2.3.2 appareil de type C2
appareil de type C raccordé par deux conduits à un système de conduit collectif desservant plus d’un
appareil; ce système consiste en un conduit unique qui fournit l’air comburant et rejette les produits de
combustion

3.2.3.3 appareil de type C3


appareil de type C destiné à être raccordé au travers de ses conduits à un terminal vertical qui
simultanément admet l’air frais pour le brûleur et rejette les produits de combustion vers l’extérieur par
des orifices soit concentriques soit suffisamment proches pour être soumis à des conditions de vent
similaires

3.2.3.4 appareil de type C3*S


appareil de type C destiné à être raccordé avec un système individuel dont le tuyau d’évacuation des
produits de combustion est installé dans un conduit d’évacuation faisant partie du bâtiment; l’appareil,
le tuyau d’évacuation et le terminal sont certifiés comme un ensemble indissociable

3.2.3.5 appareil de type C4


appareil de type C raccordé par deux conduits à un système de conduit collectif desservant plus d’un
appareil; ce système de conduit collectif comporte deux conduits raccordés à un terminal qui
simultanément admet l’air frais pour le brûleur et rejette les produits de combustion vers l’extérieur par
des orifices soit concentriques soit suffisamment proches pour être soumis à des conditions de vent
similaires

3.2.3.6 appareil de type C5


appareil de type C raccordé à des conduits séparés pour l’alimentation en air comburant et pour
l’évacuation des produits de combustion; ces conduits peuvent aboutir dans des zones de pressions
différentes

3.2.3.7 appareil de type C6


appareil de type C destiné à être raccordé à un système d’amenée d’air comburant et d’évacuation des
produits de combustion approuvé et vendu séparément

3.2.3.8 appareil de type C7


appareil de type C comportant des conduits verticaux d’alimentation en air et d’évacuation des produits
de combustion; l’air comburant est prélevé d’un espace sous les toits et les produits de combustion sont
rejetés au-dessus du toit; un coupe-tirage est incorporé dans le conduit d’évacuation des produits de
combustion à un emplacement situé au-dessus de(s) orifice(s) d’admission de l’air comburant

3.2.3.9 appareil de type C8


appareil de type C raccordé par un conduit à un système de conduit collectif; ce système de conduit
collectif consiste en un conduit unique, fonctionnant en tirage naturel (c.à-d. ne comportant pas de
ventilateur) qui évacue les produits de combustion; l’appareil est raccordé par un second conduit à un
terminal qui alimente l’appareil en air provenant de l’extérieur du bâtiment

3.2.3.10 appareil de type C*14


appareil de type C fonctionnant en tirage naturel

4
Par convention l’astérisque représente un indice quelconque (de 1 à 8).

20
3.2.3.11 appareil de type C*2
appareil de type C comprenant un ventilateur en aval de la chambre de combustion / de l’échangeur de chaleur

3.2.3.12 appareil de type C*3


appareil de type C comprenant un ventilateur en amont de la chambre de combustion / de l’échangeur de chaleur

3.3 Appareils d’utilisation – catégories5

3.3.1 appareil de catégorie I


appareil conçu exclusivement pour l’utilisation de gaz d’une seule famille ou d’un seul groupe

3.3.1.1 appareils conçus pour l’utilisation de gaz de la deuxième famille (gaz naturel)

3.3.1.1.1 appareil de catégorie I2E+


appareil utilisant uniquement les gaz du groupe E de la deuxième famille et fonctionnant sans
intervention sur l’appareil avec un couple de pressions; le dispositif de régulation de pression de gaz de
l’appareil, s’il existe, n’est pas opérationnel entre les deux pressions normales du couple de pressions

3.3.1.1.2 appareil de catégorie I2E(S)B


appareil susceptible d’utiliser uniquement les gaz du groupe E de la deuxième famille dans les même
conditions qu’un appareil de la catégorie I2E+ tout en étant muni d’un dispositif de régulation de pression de
gaz, qui est réglé et scellé par le fabricant dans la position correspondant à l’utilisation de gaz G 20 à 20 mbar

3.3.1.1.3 appareil de catégorie I2E(R)B


appareil susceptible d’utiliser uniquement les gaz du groupe E de la deuxième famille dans les même
conditions qu’un appareil de la catégorie I2E+ tout en étant muni d’un dispositif de régulation de pression
gaz, qui est réglé par le fabricant dans la position correspondant à l’utilisation du gaz G 20 à 20 mbar;
un réglage spécifique pour le gaz G 25 à 25 mbar peut être effectué in situ si l’appareil est installé à
demeure sur un réseau alimenté en permanence en gaz de la plage Ei ( gaz L)

3.3.1.1.4 appareil de catégorie I2N


appareil utilisant uniquement les gaz de la deuxième famille, aux pressions d’alimentation fixées et
s’adaptant automatiquement à tous les gaz de la deuxième famille

3.3.1.2 appareils conçus pour l’utilisation de gaz de la troisième famille


(gaz de pétrole liquéfiés)

3.3.1.2.1 appareil de catégorie I3+


appareil susceptible d’utiliser les gaz de la troisième famille (propane et butane) et fonctionnant sans
intervention sur l’appareil avec un couple de pressions; toutefois, pour certains types d’appareils
spécifiés dans les normes particulières, un réglage d’air primaire peut être autorisé pour le passage du
butane au propane et inversement; aucun dispositif de régulation de pression de gaz n’est admis dans
l’appareil

3.3.1.2.2 appareil de catégorie I3B


appareil utilisant uniquement les gaz du groupe B de la troisième famille (butane) à la pression
d’alimentation fixée

5
Définitions conformes à la norme NBN EN 437.

21
3.3.1.2.3 appareil de catégorie I3P
appareil utilisant uniquement les gaz du groupe P de la troisième famille (propane) à la pression
d’alimentation fixée

3.3.2 appareil de catégorie II


appareil conçu pour l’utilisation de gaz de deux familles

3.3.2.1 appareil de catégorie II2E+3+6


appareil susceptible d’utiliser les gaz du groupe E de la deuxième famille et les gaz de la troisième famille;
l’utilisation des gaz de la deuxième famille se fait dans les mêmes conditions que pour la catégorie I2E+;
l’utilisation des gaz de la troisième famille se fait dans les mêmes conditions que pour la catégorie I3+

3.3.2.2 appareil de catégorie II2E+3B


appareil susceptible d’utiliser les gaz du groupe E de la deuxième famille et les gaz du groupe B de la
troisième famille (butane); l’utilisation des gaz de la deuxième famille se fait dans les mêmes conditions
que pour la catégorie I2E+; l’utilisation des gaz du groupe B de la troisième famille se fait dans les mêmes
conditions que pour la catégorie I3B

3.3.2.3 appareil de catégorie II2E+3P


appareil susceptible d’utiliser les gaz du groupe E de la deuxième famille et les gaz du groupe P de la
troisième famille (propane); l’utilisation des gaz de la deuxième famille se fait dans les mêmes conditions
que pour la catégorie I2E+; l’utilisation des gaz du groupe P de la troisième famille se fait dans les mêmes
conditions que pour la catégorie I3P

3.4 Symboles
Les symboles utilisés dans la présente norme sont décrits au Tableau 1.

Tableau 1 – Descriptions des symboles et unités

Symbole Unité Description

DN mm Diamètre nominal

PN bar Pression nominale

Pn kW Puissance nominale

6
Recommandation ARGB
Appareils de catégorie II2E+3+, II2E+3B en II2E+3P
Seuls les cuisinières, réchauds et radiateurs de ces catégories peuvent être reconvertis du gaz naturel au gaz butane/propane ou inversement
par l’installateur à l’aide d’un ensemble de reconversion fourni par le fabricant de l’appareil. Tous les autres appareils doivent être
reconvertis par le fabricant ou par son représentant dûment mandaté.

22
4 Installations intérieures

4.1 Matériaux

4.1.1 Généralités

Les matériaux à utiliser sont7:

1) pour les tubes: l’acier et le cuivre;

2) pour les raccords et accessoires de tuyauterie: le cuivre, le laiton, l’acier, la fonte malléable;

3) pour la robinetterie: les alliages de cuivre, la fonte et l’acier.

4.1.2 Tubes

Les tubes en acier 8 répondent aux prescriptions des normes NBN A 25-103, NBN A 25-104 ou
NBN EN 10208-1. Les flexibles métalliques 9 sont en acier.

Les tubes en cuivre répondent aux prescriptions de la norme NBN EN 1057. Ils sont de qualité R220 à
l’état recuit, R250 à l’état demi-écroui (semi-dur) et R290 à l’état écroui (dur). L’épaisseur nominale de
paroi en mm dépend du diamètre du tube et du type de raccordement réalisé. Pour le cuivre, le diamètre
est conventionnellement le diamètre extérieur réel des tubes.

Les tubes sont marqués.

Exemple CU – EN 1057 – R220 – 12x1,0.

La limite inférieure de l’épaisseur nominale de paroi des tubes en cuivre selon le diamètre extérieur à
mettre en oeuvre en fonction du mode d’assemblage est donnée au Tableau 2.

L’utilisation de tubes de diamètres extérieurs autres que ceux mentionnés au Tableau 2 est interdite.

7
Des tubes et accessoires en polyéthylène (PE) sont également admis mais uniquement dans les parties enterrées de
l’installation (zie NBN D 51-004).
8
Les tubes galvanisés répondant à une norme spécifique sont autorisés, la galvanisation ne constituant qu’un mode de protection
contre la corrosion du tube dont les caractéristiques répondent aux normes citées.
9
En attendant la publication de la norme relative aux flexibles métalliques, la spécification de l’ARGB 91/01 “Flexibles
métalliques RHT pour des gaz combustibles” peut servir à définir les qualités des flexibles métalliques.

23
Tableau 2 – Limite inférieure de l’épaisseur nominale de paroi
des tubes en cuivre selon le diamètre extérieur

Raccord à
Brasage fort Raccord à sertissage
compression

Diamètre extérieur Limite inférieure de l'épaisseur nominale de paroi

mm mm

12 – 15 – 18 – 22 1 1 1

28 1 1 1,5

35 – 42 1 Interdit Interdit

54 1,2 Interdit Interdit

Commentaire ARGB

RACCORDS À SERTISSAGE

La norme limite l’utilisation des raccords à sertissage jusqu’au diamètre DN28. Cette gamme
pourrait être étendue ultérieurement si les essais actuellement en cours garantissent la durée de vie
des joints toriques qui sont intégrés au raccord.

4.1.3 Raccords et accessoires de tuyauterie

Les raccords en fonte malléable sont du type renforcé (à bourrelet) et répondent aux prescriptions de la
norme NBN EN 10242.

Les raccords en cuivre, en alliage de cuivre ou en acier ont une résistance mécanique compatible avec
les sollicitations auxquelles ils sont soumis, notamment de par leur mode d’assemblage.

Les raccords et accessoires à compression sont entièrement en cuivre ou alliage de cuivre.


La bague de sertissage n’est pas fendue.

24
Figure 3 – Raccord à compression

Les raccords et accessoires à sertissage10 doivent comporter les marquages suivants sur leur paroi
extérieure:

- le nom du fabricant et /ou la marque déposée;

- la pression nominale en bar précédée de PN avec une PN minimale de 0,2 bar;

- le diamètre extérieur en millimètres du tube en cuivre sur lequel le raccord doit être monté;

- les indications suivantes, à la fois indélébiles et permanentes (même après sertissage et essai
RHT):

- les lettres “GT” pour indiquer qu’ils sont du type RHT;


- la barre de division “/” suivie de la pression (en bar) utilisée lors de l’essai RHT.

Commentaire ARGB

“GT” signifie: approprié au Gaz et ayant réussi l’essai Thermique (type RHT).

Le marquage doit être indélébile et comporter des caractères suffisamment lisibles pour permettre un
contrôle aisé des raccords après assemblage. Afin d’éviter toute confusion avec des raccords analogues,
un raccord conçu pour le gaz doit comporter sur les deux côtés un rectangle de couleur jaune.

10
En attendant la publication d’une norme générale relative aux assemblages, la spécification de l’ARGB 2001/02 “Spécification
pour les raccords et accessoires à sertissage pour installations au gaz” peut servir à définir les qualités de ces raccords.

25
Z
GA

GAZ

Figure 4 – Raccord à sertissage

4.1.4 Robinetterie

Les robinets d’arrêt et de sectionnement répondent aux prescriptions de la norme NBN EN 331 et les
robinets placés dans un bâtiment sont de type RHT.

Ils sont de type “quart de tour” et leur organe de manœuvre indique sans équivoque s’ils sont ouverts ou
fermés.

L’emploi de clefs amovibles est interdit.

4.2 Conditions de sécurité


L’ensemble des éléments de l’installation intérieure (les tuyauteries, les accessoires et les assemblages,
robinet d’arrêt compris) doit:

- à l’intérieur d’un bâtiment être résistant à haute température (type RHT);

- présenter une résistance mécanique et chimique suffisante et adaptée aux sollicitations


auxquelles ils peuvent être soumis en fonctionnement normal.

26
Commentaire ARGB

“LES MATÉRIAUX DOIVENT RÉSISTER À UNE TEMPÉRATURE ÉLEVÉE”

A l’intérieur du bâtiment, tous les éléments doivent résister à une température élevée.
Pour les tuyauteries, les raccords, les robinets, les compteurs de gaz etc., cette exigence ne pose pas
de problèmes. Ils sont tous disponibles en version RHT dans le commerce.

Par contre d’autres appareillages tels que les vannes magnétiques p.ex. ne sont pas toujours
disponibles en exécution RHT. Pour ces éléments, il y a lieu d’adapter une des solutions ci-après:

- le matériel est placé dans une armoire dont le degré de résistance au feu Rf est d’au moins
30 minutes et dont le volume ne dépasse pas 0,2 m3;
- le matériel est placé dans un espace présentant un degré de résistance au feu augmenté
c.-à-d. des parois Rf 2h et des portes Rf 1h minimum; les locaux conformes aux normes
NBN D 51-001 ou NBN B 61-001 répondent à cette exigence;
- l’accessoire qui n’est pas RHT est protégé par un clapet de sécurité thermique du type RHT placé
immédiatement en amont de l’accessoire qui n’est pas RHT; il y a lieu de tenir compte du fait que
la plupart des clapets de sécurité thermique ont une perte de charge importante; de ce fait
l’utilisation de clapets de sécurité thermique dans des installations à basse pression (20 ou 25 mbar)
n’est pas toujours admise;
- l’accessoire qui n’est pas RHT est placé en dehors du bâtiment.

Une solution alternative consiste à placer une vanne magnétique en aval du robinet d’arrêt de
l’appareil; la vanne ne fait plus partie de l’installation intérieure mais de l’appareil d’utilisation; dans
ce cas la norme EN 746 “Equipements thermiques industriels” s’applique à la vanne qui doit être
agréée CE mais ne doit pas être du type RHT.

Commentaire ARGB

CLAPETS DE SÉCURITÉ THERMIQUES, CLAPETS DE SÉCURITÉ DE SURDÉBIT ET


RACCORDS RAPIDES

Les clapets de sécurité thermiques et les clapets de sécurité de surdébit (intégrés ou non à un robinet
de sectionnement) et les raccords rapides (en combinaison ou non avec un flexible métallique RHT)
doivent:
- répondre à une norme européenne;
- être résistants à haute température (c.-à d. du type RHT) s’ils sont utilisés à l’intérieur d’un
bâtiment;
- avoir une perte de charge maximale admise comme celle des robinets d’arrêt de la norme
NBN EN 331 avec le même diamètre nominal; la plupart de ces matériaux commercialisés
actuellement ne répondent pas à cette exigence dans une installation de 20 mbar ou 25 mbar à
cause d’une perte de charge trop importante.

27
4.3 Parcours et accessibilité des tuyauteries

4.3.1 Généralités

Le parcours des tuyauteries est indiqué sur les plans.

Le tracé des tuyauteries est exécuté suivant des lignes droites - horizontales, verticales ou selon les
arrêtes des parois de l’espace où elles sont placées - avec le moins de changements de direction possible,
partout où la disposition des lieux le permet.

Pour les changements de direction, les courbes sont préférées aux coudes.
(cf. NBN E 29-002).

Les tuyauteries horizontales apparentes sont au moins à 5 cm au-dessus du niveau fini des planchers.

Le nombre de raccords ou de soudures doit être réduit au minimum en tenant compte du tracé envisagé
et des longueurs de tubes disponibles dans le commerce.

4.3.2 Configurations

Les configurations suivantes sont admises sous certaines conditions.

Configuration 1. Parcours des tuyauteries: apparent.


Les tuyauteries sont apparentes et accessibles sur toute leur longueur.

Configuration 2. Parcours des tuyauteries: gaine technique


sans risque spécifique.
Les tuyauteries sont placées dans une gaine technique continue sans risque spécifique, (cf. 4.3.3) mise à
l’air à son extrémité supérieure et dépourvue d’équipement susceptible de provoquer une inflammation
de gaz.

La mise à l’air se situe près du point le plus élevé du volume de la gaine et se fait par une ouverture non
obturable de minimum 150 cm2. La distance entre le point supérieur de l’orifice de mise à l’air et le point
le plus élevé du volume de la gaine n’excède pas 0,10 m. Des trappes de visite permettent d’accéder aux
tuyauteries pour l’entretien et les réparations.

28
Figure 5 – Exemple de tuyauteries dans une gaine technique sans risque spécifique

Configuration 3. Parcours des tuyauteries: volume creux


ventilé sans risque spécifique.
Les tuyauteries sont accessibles et placées dans un volume creux sans risque spécifique entre deux parois
horizontales (p.ex. un faux plafond, un vide technique accessible) ou verticales (p.ex. un caisson)
communiquant directement avec l’extérieur ou avec un espace dans lequel une fuite de gaz serait perçue
aussi rapidement que si les tuyauteries étaient apparentes.

La ventilation est assurée par une ouverture non obturable d’au moins 150 cm2.

29
Pour un volume creux derrière une paroi verticale, la distance entre le point supérieur de l’orifice de mise
à l’air et le point le plus élévé du volume creux n’excède pas 0,10 m.

EXEMPLE Tuyauteries recouvertes pour des raisons esthétiques de panneaux amovibles, ajourés ou pleins, formant un volume
en communication avec l’espace dans lequel elles sont placées.

Figure 6 – Exemple de tuyauteries dans un volume creux ventilé sans risque spécifique

30
Légende

1 Panneaux amovibles ajourés ou pleins


2 Grille

Figure 7 – Exemple de tuyauteries dans un volume creux ventilé sans risque spécifique

Configuration 4. Parcours des tuyauteries: volume creux non


ventilé sans risque spécifique.
Les tuyauteries dont le tracé doit être rectiligne sont placées dans un volume creux non ventilé ne
présentant aucun risque spécifique entre deux parois horizontales (p.ex. un faux plafond, un vide
technique) ou verticales (p. ex. un caisson) à condition d’être à la fois:

- en acier (assemblage par soudage) ou en cuivre (assemblage par brasage fort);

- protégées contre la corrosion sur toute leur longueur au moyen d’un revêtement synthétique
conforme aux spécifications 4.11.1.

31
Légende

1: Alimentation de gaz naturel en aval du compteur 2: Appareil d’utilisation


3: Tube en acier soudé ou en cuivre avec brasage fort 4: Vide technique non accessible
5: Gaine non ventilée 6: Caisson non ventilé
7: Volume creux non ventilé 8: Faux plafond en plaques de plâtre

Figure 8 – Exemple de tuyauteries dans un volume creux non ventilé


sans risque spécifique

32
Configuration 5. Parcours des tuyauteries:
encastrement dans un mur ou sous chape.
Les tuyauteries sont encastrées dans les murs ou posées sous chape à condition qu’elles soient protégées
contre la corrosion et qu’elles ne soient pas en contact avec l’ossature, l’armature ou toute autre
canalisation de l’immeuble.

En toutes circonstances, il doit être tenu compte des dilatations possibles. Des précautions adéquates sont
prises pour permettre un léger mouvement longitudinal, notamment aux changements de diamètre, aux
raccords filetés et aux protubérances de soudures.

Légende

1: Béton de structure 2: Chape en béton


3: Tube en acier protégé contre la corrosion 4: Profil en acier min. 2 mm d’épaisseur
5: Tube en cuivre enrobé en usine 6: Couche d’isolation

Figure 9 – Exemple de tuyauteries posées sous chape

Légende

1: Fondations 2: Tube en acier, protégé contre la corrosion,


3: Couche d’isolation mis dans la couche d’isolation
5: Profil en acier min. 2 mm d’épaisseur 4: Tube en cuivre enrobé en usine
6: Couche de parachèvement

Figure 10 – Exemple de tuyauteries posées sous chape

33
Figure 11 Figure 12
Exemple de tuyau de gaz dans une fente se Exemple de tuyau de gaz derrière une paroi
trouvant dans un mur plâtré en plaques de plâtre

34
Figure 13 Figure 14
Exemple de tuyau de gaz derrière une paroi Exemple de tuyau de gaz sur une poutre en bois
en plaques de plâtre derrière une paroi en plaques de plâtre

35
Tableau 3 – Résumé des raccordements admis pour les différentes configurations

Raccordements

Raccordements
Configu- mécaniques
Parcours des tuyauteries Soudage /
rations
Compression brasage fort
Filetage Sertissage
Trois pièces

Tuyauteries accessibles
1 Apparent OUI OUI OUI
2 Gaine technique OUI OUI OUI
sans risque spécifique
3 Volume creux ventilé OUI OUI OUI
sans risque spécifique
Tuyauteries non accessibles
4 Volume creux non ventilé NON NON OUI
sans risque spécifique
5 Encastrement dans un mur OUI NON OUI
ou sous chape

Les assemblages de type mécanique suivants doivent toujours rester accessibles (par l’utilisation
éventuelle d’une gaine technique):

- raccords et accessoires à compression;


- raccords et accessoires à sertissage;
- raccords trois pièces.

4.3.3 Zones à risque spécifique

Il est interdit de placer les tuyauteries dans des volumes tels que:

- les gaines d’ascenseur;


- les conduits d’évacuation de produits de combustion;
- les conduits de ventilation et de conditionnement d’air;
- les caniveaux d’eau;
- les regards d’égouts;
- les gaines de chute (notamment pour ordures ménagères, linge et papier);
- les éléments creux de construction (notamment en briques, hourdis, boisseaux et terres cuites
alvéolées).

36
Commentaire ARGB

PLACEMENT DE TUYAUTERIES AU-DESSUS DU SOL À L’EXTÉRIEUR


D’UN BÂTIMENT

Les matériaux et les modes d’assemblages pour ces tuyauteries sont les mêmes que ceux mentionnés
au § 4.1

Protection contre la corrosion

Les tuyauteries sont protégées contre la corrosion de préférence par:

- une peinture anti-corrosion résistant aux rayons ultraviolets (p.ex. coating epoxy);
- un revêtement en matière synthétique résistant aux rayons ultraviolets (revêtement epoxy ou
polyester);
- des bandes anti-corrosion résistant aux rayons ultraviolets conformes à la norme
EN 12068;
- des tuyaux revêtus en usine (revêtement ne résistant pas aux rayons ultraviolets) avec un caisson
en panneaux métalliques ou synthétiques pour protéger les tuyauteries des rayons ultraviolets.

Protection mécanique

S’il y a un risque d’endommagement mécanique (p.ex. dans un atelier, sur un chantier ou sur un
parking de véhicules), il y a lieu de prévoir une protection mécanique appropriée jusqu’à une hauteur
de minimum 2,50 m.

Dilatations thermiques

Les dilatations thermiques de longues canalisations soumises à des variations de température


importantes doivent être compensées par:

- le placement de boucles de dilatation ou de compensateurs en inox, judicieusement placés;


- le placement de colliers de fixation; pour toute partie droite, un collier doit être fixe, les autres
doivent permettre une dilatation thermique axiale.

Protection cathodique

La protection cathodique de tuyauteries non-enterrées peut mener à des dégâts importants à


l’installation. La partie extérieure de la colonne montante doit être isolée électriquement de la partie
enterrée et de la partie à l’intérieur du bâtiment.

37
Commentaire ARGB

PLACEMENT DE TUYAUTERIES ENTERRÉES EN-DEHORS DU BÂTIMENT

La génératrice supérieure de la canalisation enterrée doit se trouver à minimum 0,60 m sous le sol.
Si cette profondeur ne peut pas être respectée (p.ex. croisement avec des égouts), il y a lieu de placer
une protection mécanique au-dessus de la tuyauterie de gaz (p.ex. plaque en matière synthétique
épaisse, plaque métallique ou “tuiles”).

La canalisation est entourée de terre sans pierres ou de sable stabilisé. Le remblayage de la tranchée
est effectué en couches successives de max. 20 cm d’épaisseur. Après application de chaque couche,
la terre est dammée efficacement.

La distance entre deux canalisations enterrées est d’au moins:


- en cas de croisement: 10 cm;
- en cas de parcours parallèles: 20 cm;
quelle que soit la nature de la canalisation (p.ex. gaz, eau, électricité).

Si ces distances minimales ne peuvent être respectées, il y a lieu de prévoir une protection mécanique
supplémentaire entre les canalisations. Cet écran d’isolation est constitué par exemple d’un tapis en
élastomère de 5 mm d’épaisseur posé en double et fixé de façon appropriée à la canalisation afin
d’éviter des glissements. En cas de croisement, cet écran a une largeur de minimum 50 cm.

Si la partie enterrée de l’installation intérieure alimente un bâtiment de différents côtés ou si cette


installation intérieure alimente différents bâtiments, il est recommandé de prévoir une vanne de
sectionnement enterrée à chaque pénétration de la canalisation dans le bâtiment. Les vannes sont
munies d’une tige de rallonge de commande. Au-dessus de chaque vanne se trouve un fourreau
protecteur et un trappillon qui est accessible en permanence pour les services d’incendie et
éventuellement pour les occupants. Une clef de manœuvre de la vanne se trouve sur place.

Matériaux utilisés pour les canalisations

Cuivre:
- uniquement des tubes enrobés en usine d’une protection en matière synthétique;
- protection mécanique – une protection en acier doit être protégée contre la corrosion;
- pas de raccords mécaniques (à sertissage ou à compression) – exclusivement des raccords à
brasage fort;

Acier:
- uniquement des tubes en acier enrobés en usine d’une protection en matière synthétique;
- uniquement des assemblages par soudage ou par filetage – les brides et les raccords trois-pièces
sont interdits;

38
PE:
- protection mécanique – une protection en acier doit être protégée contre la corrosion;
- le PE est interdit à l’intérieur des bâtiments – le passage PE/acier ou cuivre se trouve à l’extérieur
du bâtiment à une distance de 0,30 m à 1,00 m; le passage dans la paroi extérieure (façade) doit
toujours être métallique;
- si la canalisation en PE de l’installation intérieure part d’une armoire de comptage, une partie de
la canalisation PE peut se trouver hors sol à condition que la canalisation est protégée par l’armoire
contre les rayons UV et les influences mécaniques et que cette partie au-dessus du sol environnant
est limitée à 0,50 m.

Commentaire ARGB

PLACEMENT DE CANALISATIONS GAZ ENTERRÉES EN-DESSOUS D’UN BÂTIMENT

Des canalisations gaz ne peuvent être enterrées en-dessous d’un bâtiment que si elles sont placées
dans un fourreau étanche au gaz. L’ensemble canalisation de gaz/fourreau doit avoir une résistance
mécanique équivalente à celle d’une canalisation en acier. L’extrémité du fourreau à l’extérieur du
bâtiment doit être obturée pour empêcher des infiltrations d’eau. Une fuite éventuelle de gaz doit
toujours pouvoir s’échapper à l’extérieur.

Si l’ensemble canalisation PE/fourreau en acier passe à une canalisation en acier à l’intérieur d’un
bâtiment, ce passage doit être du type RHT.

Si l’ensemble canalisation (acier ou cuivre)/fourreau débouche à l’intérieur d’un bâtiment, l’espace


annulaire entre la canalisation et le fourreau doit être bouché, à cet endroit, avec un matériau non-
corrosif élastique.

4.3.4. Continuité électrique

Les tuyauteries ne peuvent jamais servir de prise de terre pour une installation ou un appareil électrique.

Commentaire ARGB

CONTINUITÉ ÉLECTRIQUE

La continuité électrique de l’installation intérieure métallique doit être assurée. Les tuyauteries
doivent être reliées à la liaison équipotentielle du bâtiment, à l’exclusion de celles qui sont protégées
cathodiquement ou qui sont isolées électriquement.

39
4.4 Mise en oeuvre

4.4.1 Généralités

Il est prévu un nombre suffisant de raccords de nettoyage, en particulier aux points bas des
tuyauteries verticales.

En vue de réaliser l’essai d’étanchéité, il y a lieu de prévoir un té obturé en aval et à proximité:

- du compteur;
- de la jonction de la partie neuve à la partie existante d’une installation.

Il y a lieu de prévoir également quelques tés bouchonnés dans l’installation en vue d’éventuelles
extensions ou de futurs raccordements d’appareils.

Chaque tuyauterie ou robinet en attente de raccordement d’un appareil est efficacement obturé au
moyen d’un bouchon ou d’un bonnet métallique, même si le robinet du compteur est scellé en
position fermée.

Il y a lieu de placer des robinets de sectionnement:

- en cas d’extension de l’installation;

- dans chaque bâtiment et chaque unité d’occupation (p.ex. appartement, bureau), dès l’entrée
de la tuyauterie dans ce bâtiment ou unité d’occupation.

Figure 15 – Robinet de sectionnement et Té à l’entrée du bâtiment pour un compteur en


armoire à l’extérieur du bâtiment

40
Lorsque les tubes sont fixés au moyen de colliers, ceux-ci sont appropriés au diamètre et au poids des
tubes. Il est prévu de placer un collier à proximité immédiate de chaque robinet, changement de direction
ou té. La distance entre deux colliers ne peut excéder 1,20 m pour les tubes en cuivre et 2 m pour les
tubes en acier. La canalisation doit être isolée électriquement de ses éléments de fixation si ceux-ci sont
constitués d’un matériau métallique différent.

4.4.2 Conditions particulières aux colonnes montantes

Lorsque les compteurs sont groupés dans un local technique, les tuyauteries situées entre le local
technique et les différents logements doivent former une nappe unique pour chaque ensemble d’espaces
superposés à desservir.

Les tuyauteries ne peuvent être posées en nappes que si chaque tuyauterie reste accessible.

NOTE Cf. 4.3.2 – configurations 2 et 3.

4.4.3 Compteur de passage

Tout compteur de passage doit être précédé d’un robinet de sectionnement.

Commentaire ARGB

Tout compteur de passage doit être de type RHT.

Pour assurer une pression suffisante à l’entrée de l’appareil d’utilisation il est important de limiter la
perte de charge du compteur de passage. Ceci peut être réalisé par un surdimensionnement de ce
compteur, p.ex. pour un débit prévu de maximum 3 m3/h placer un compteur de passage pour un débit
maximum de 10 m3/h (compteur Qmax 10).

4.4.4 Conditions particulières à la mise en œuvre du flexible métallique

Un flexible métallique ne peut être posé qu’exceptionnellement dans des installations intérieures pour
autant que les conditions suivantes soient remplies simultanément:

- la mise en oeuvre d’un tuyau rigide s’avère difficile;

- le flexible métallique est conforme à 4.1.2;

- le raccordement est conforme à 4.5.1.3;

- l’ensemble du flexible et des raccords n’est ni encastré ni noyé dans la chape;

- le flexible métallique est placé de telle sorte qu’il ne subisse ni écrasement, ni traction, ni torsion;

- le rayon de courbure du flexible métallique n’est pas inférieur à celui prescrit par le fabricant.

Le placement de flexibles en série est interdit.

41
Commentaire ARGB

UTILISATION DE FLEXIBLES MÉTALLIQUES

L’utilisation de flexibles métalliques RHT dans une installation intérieure doit être limitée au strict
minimum.
La longueur maximale du flexible RHT est limitée à 2,00 m.

Quelques applications possibles du flexible métallique RHT sont:


- raccordement d’appareils encastrés tels que taques encastrées, foyers encastrés, inserts / cassettes,
cuisinières encastrées;
- raccordement d’appareils qui présentent une dilatation thermique, p.ex. des appareils rayonnants;
- raccordement d’appareils qui présentent des vibrations mécaniques, p.ex. des brûleurs à air soufflé;
- raccordement de canalisations qui se trouvent dans deux parties d’un bâtiment qui peuvent se
déplacer l’un par rapport à l’autre, p.ex. en cas de tassement d’une partie d’un bâtiment;
- raccordement de deux canalisations rigides difficile à réaliser en rigide, p.ex. plusieurs coudes
successifs dans un endroit difficilement accessible.

4.5 Montage des tuyauteries

4.5.1 Assemblage

4.5.1.1 Généralités

Avant assemblage des tubes, leur propreté intérieure et l’absence de bavures sont vérifiées.

Les tuyauteries, organes d’assemblage, appareils et compteurs sont montés de façon telle qu’ils ne
subissent aucun effort mécanique permanent nuisible.

Les précautions sont prises pour éviter les effets nuisibles de couples galvaniques à la liaison entre
métaux de nature différente, notamment en milieu humide.

Commentaire ARGB

ÉVITER LES COUPLES GALVANIQUES NUISIBLES

L’assemblage de pièces en cuivre (ou laiton ou bronze) et de pièces en acier provoque un couple
galvanique en cas de contact avec de l’humidité (p.ex. par le mur ou le sol) qui peut provoquer une
corrosion. Il est donc recommandé d’isoler ces assemblages avec des bandes de protection ou des
manchons thermo-rétractables (voir Commentaire au § 4.11.1) pour empêcher des contacts avec
l’humidité.

42
4.5.1.2 Modes d’assemblage

Les éléments des tuyauteries de l’installation intérieure sont assemblés:

- par raccords à filets; seuls les tubes en acier filetables (NBN A 25-103 et NBN EN 10 208-1)
peuvent être utilisés;

- par soudage pour les tubes en acier ou brasage fort pour les tubes en cuivre;

- par brides, dont le matériau d’étanchéité est conforme au 4.5.2.2;

- par raccords ou accessoires à compression; ils ne sont admis que sur les tubes en cuivre et
jusqu’au diamètre extérieur DN 28 compris, la dimension nominale de l’accessoire étant
identique à celle du tube sur lequel il est utilisé;

- par raccords ou accessoires à sertissage; ils ne sont admis que sur les tubes en cuivre et jusqu’au
diamètre extérieur DN 28 compris, la dimension nominale de l’accessoire étant identique à
celle du tube sur lequel il est utilisé;

- par raccords trois pièces métalliques (dit “raccord Union”) à joint conique dont l’étanchéité
principale est assurée par un contact métal sur métal constitué par des surfaces coniques ou
sphéroconiques (c’est le cas par exemple lors de l’interposition d’un joint torique placé dans un
logement fermé après serrage); les raccords trois pièces en fonte malléable répondent aux
spécifications de la norme NBN EN 10242.

4.5.1.3 Assemblages mécaniques

4.5.1.3.1 Assemblages filetés

Sauf spécification contraire dans la présente norme, les filetages des assemblages par raccord à filet des
tubes, raccords, robinets et pièces spéciales sont conformes à la norme ISO 7-1.

Le filetage extérieur est conique et le filetage intérieur cylindrique.

Les assemblages à filetage cylindrique long, ainsi que les mamelons à filetage cylindrique sont interdits.

4.5.1.3.2 Assemblages par raccords ou accessoires à compression

Dans un assemblage par raccord ou accessoire à compression de tubes en cuivre, la bague de sertissage
doit posséder deux épaulements qui empêchent un écrasement excessif du tube en cuivre et permettent à
cette bague de se centrer sur le tube en fin de serrage.

Dans un assemblage par raccord à compression de tubes en cuivre de qualité R 220 (recuit), il faut utiliser
un renfort interne tubulaire (dit “buselure”).

L’écrou de serrage doit réaliser le soutien du tube en dehors de la bague de sertissage, sur une longueur
utile au moins égale à 0,7 fois le diamètre extérieur du tube.

43
4.5.1.3.3 Assemblages par raccords ou accessoires à sertissage

4.5.1.3.3.1 Généralités

Lors de l’opération de sertissage, il ne peut y avoir écrasement excessif du tube de cuivre.

Le sertissage doit néanmoins être suffisant pour garantir la tenue mécanique de l’assemblage lorsqu’il est
soumis aux sollicitations statiques et dynamiques qui peuvent s’exercer sur l’installation en utilisation
normale: flexion, torsion, traction et vibrations.

L’opération de sertissage doit:

a) assurer la déformation contrôlée et permanente des éléments en cours de sertissage; l’état final
du sertissage doit être conforme aux prescriptions du fabricant du raccord à sertir;
b) être réalisée selon un cycle de fermeture ne pouvant être interrompu avant son terme, sauf arrêt
d’urgence éventuel.

4.5.1.3.3.2 Limites d’utilisation

Les raccords et accessoires doivent être utilisés conformément aux instructions d’utilisation qui leur sont
obligatoirement jointes et uniquement:

- pour réaliser l’assemblage de tubes en cuivre conformes à la norme NBN EN 1057 et dont le
diamètre extérieur est inférieur ou égal à DN 28; le raccordement entre un tube en acier et un
tube en cuivre est interdit à l’aide d’un raccord comprenant ce mode d’assemblage;

- lorsque la pression de service est inférieure ou égale à 100 mbar.

Commentaire ARGB

UTILISATION DE RACCORDS À SERTISSAGE

Il y a lieu de respecter les directives ci-après:

- Combinaison raccord à sertissage-tuyau:


n’utiliser les raccords à sertissage qu’avec les tuyaux (épaisseur de paroi, dureté et diamètre
extérieur) pour lesquels ils ont été agréés; n’utiliser que les raccords à sertissage agréés pour le gaz
(pas ceux pour l’eau p.ex.);

- Combinaison tuyau, raccord, mâchoire et machine de sertissage:


n’utiliser que les mâchoires et les machines de sertissage qui sont recommandées par le fabricant du
raccord de sertissage; la garantie du fabricant n’est applicable que si l’installateur respecte
scrupuleusement cette prescription;

- Achat de machines de sertissage et de mâchoires:


à l’achat d’une nouvelle machine de sertissage pour les raccords gaz, il est recommandé de choisir
une machine qui comporte un indicateur d’entretien qui donne un avertissement après X cycles de
sertissage et qui bloque le fonctionnement de la machine après Y cycles de sertissage;

44
- Entretien des machines de sertissage et des mâchoires:
il est absolument indispensable de procéder à l’entretien périodique de la machine et des mâchoires
comme prescrit par le fabricant; une mâchoire usée donne une déformation insuffisante avec un
risque de fuite; un entretien insuffisant de la machine peut mener à une diminuation de la pression de
sertissage avec comme conséquence une déformation insuffisante du raccord et un risque de fuite.
 Les exigences ci-dessus cadrent dans un principe “d’intégration verticale” c.-à-d. que les tubes,
les raccords, la machine avec ses mâchoires et le mode opératoire pour le sertissage font un
ensemble cohérent. Cette cohérence garantit un assemblage correctement réalisé.

4.5.1.4 Assemblages soudés

4.5.1.4.1 Assemblages soudés de tubes et accessoires en acier

Les assemblages sont réalisés par soudage bout à bout.

Les accessoires et robinets en acier sont de qualité soudable, appropriée au procédé mis en oeuvre et
ayant des caractéristiques de soudabilité comparables à celles des tubes en acier.

Le métal d’apport doit être approprié au procédé de soudage (chalumeau ou arc électrique), aux
matériaux de base et à la méthode de soudage utilisée (notamment montante et descendante).

Le métal d’apport pour le soudage au chalumeau ou à l’arc électrique répond aux normes de la série
NBN F 31.

Les tubes en acier galvanisé ne peuvent pas être assemblés par soudage.

Le soudeur doit avoir des connaissances suffisantes concernant le matériel et les techniques de soudage
utilisés et avoir une formation pratique des différentes techniques utilisées dans l’assemblage des
tuyauteries.

Commentaire ARGB

Le projet de norme prEN 1775 (cf. annexes B.1 et B.2) peut servir à définir les qualités des soudeurs
chargés de réaliser des assemblages soudés sur des installations (cf. Annexe H).
Il y a lieu en particulier de contrôler que la soudure ne se situe pas «sur» la zone de raccordement
mais qu’elle pénètre sur toute l’épaisseur de la paroi du tuyau.

4.5.1.4.2 Assemblages brasés de tubes et accessoires en cuivre ou alliage de cuivre

Les assemblages brasés de la canalisation en amont du robinet d’arrêt de l’appareil d’utilisation sont
réalisés par brasage fort.

Commentaire ARGB

Brasage fort aussi bien pour les tuyaux en cuivre recuit que demi-écroui et écroui.

45
Le métal d’apport doit être approprié au brasage fort.

Seuls les accessoires à braser par capillarité répondant à la norme NBN EN 1254-1 ou à la norme
NBN EN 1254-4 sont utilisés.

Le braseur doit avoir des connaissances suffisantes concernant le matériel et la technique de brasage
utilisés et avoir une formation pratique de la technique utilisée dans l’assemblage de tuyauteries.

Commentaire ARGB

Le projet de norme prEN 1775 (cf. annexes B.1 et B.3) peut servir à définir les qualités des braseurs
chargés de réaliser des assemblages brasés sur des installations gaz (cf. Annexe 1).
Il y a lieu de contrôler que la brasure forte a été réalisée sur toute la circonférence du tube – contrôler
en particulier la partie du tube qui se trouve contre le mur.

4.5.2 Etanchéité

4.5.2.1 Joints filetés

L’étanchéité du filetage est obtenue par l’utilisation d’un produit d’étanchéité.

Ce produit répond à une des normes suivantes:

- composition d’étanchéité anaérobie: NBN EN 751-1;

- composition d’étanchéité non durcissante: NBN EN 751-2 en combinaison éventuelle avec de


la laine d’acrilique;

- bandes en PTFE non fritté et de la classe GRp: NBN EN 751-3.

L’emploi de filasse hygroscopique, par exemple le chanvre naturel, est interdit.

Commentaire ARGB

Un exemple d’un produit d’étanchéité anaérobie: “Loctite”; d’un produit non durcissant: “Kolmat”;
de bandes PTFE de la classe GRp: “bande teflon avec une épaisseur minimale de 0,10 mm”

4.5.2.2 Assemblage par brides

Les joints d’étanchéité sont choisis en fonction de l’emplacement de l’installation. A l’intérieur des
bâtiments, l’assemblage doit être du type résistant à haute température (type RHT).

4.5.2.3 Raccords et accessoires à sertissage

L’étanchéité de l’assemblage est obtenue de manière durable par les effets conjugués du sertissage, métal
sur métal, du raccord dans le tube en cuivre et de la compression du joint torique présent dans la goulotte
du raccord.

46
4.6 Nettoyage de l’installation
Le nettoyage a pour objectif de libérer l’intérieur de la tuyauterie de toute particule non adhérente.

Commentaire ARGB

Le nettoyage de l’installation avant le raccordement des appareils d’utilisation et avant l’essai


d’étanchéité est très important – trop souvent des particules de la tuyauterie sont aspirées dans
l’appareil avec des conséquences très négatives.

Pour cette opération, l’emploi d’oxygène ou d’un gaz combustible est interdit.

Préalablement au nettoyage:

- le robinet du compteur est fermé;

- les appareils d’utilisation et les compteurs sont déconnectés de la tuyauterie et protégés contre
l’introduction de corps étrangers.

Le nettoyage est assuré par soufflage d’air ou de gaz inerte, tel l’azote.

Après nettoyage, la sortie du compteur, les appareils d’utilisation et les éventuels compteurs de passage
sont reconnectés.

L’étanchéité est vérifiée et les tuyauteries sont ensuite purgées.

Toute fuite doit être réparée.

4.7 Essai d’étanchéité


Cet essai a pour objectif de déceler toute fuite détectable.

Après ouverture des robinets d’arrêt de tous les appareils d’utilisation raccordés, l’installation intérieure
(y compris les compteurs de passage et le raccordement des appareils d’utilisation) est éprouvée à l’aide
d’air ou de gaz inerte (p. ex. azote) sous une pression de 100 mbar ± 10 mbar. L’étanchéité 11 est établie
sur la base des observations conjointes suivantes:

- l’absence de la formation de bulles sur toutes les parties accessibles lors du badigeonnage aux
produits moussants:

- après une période d’attente d’au moins dix minutes permettant la stabilisation à une pression
proche de la pression initiale, le maintien pendant une période suffisante d’une pression stable
indiquée au manomètre de contrôle.

11
Pour le produit moussant utilisé pour détecter les fuites, il convient de se référer au projet de norme prEN 14291 “Solutions
moussantes pour détection de fuites sur les installations de gaz”. Commentaire ARGB: quelques produits moussants en
bombe: CRC – Leak Finder; OEG – Détecteur de fuites; “Henkel Tricilon” se présente sous forme de savon liquide.

47
Toute fuite doit être réparée.

Pour cette essai il est formellement interdit d’utiliser des gaz combustibles (tels que les gaz de pétrole
liquéfiés, le butane ou le propane) ou de l’oxygène.

Toute extension de la tuyauterie est considérée comme une partie neuve de l’installation. Cette partie
subit l’essai susdit.

4.8 Purge
Il n’est procédé à la mise en service d’une installation qu’après l’avoir purgée.

Cette purge s’exécute soit au moyen d’un tuyau débouchant à l’air libre, soit par le brûleur facilement
accessible d’un appareil, en ayant soin de maintenir une flamme d’allumage à proximité de celui-ci et en
ventilant l’espace d’installation. Le brûleur doit rester allumé pendant un temps suffisant pour garantir
que l’installation est complètement purgée (risque de poches d’air).

4.9 Etanchéité des jonctions


La jonction de la partie neuve à la partie existante de l’installation et tout raccordement d’appareil sont
éprouvés lors de la mise sous gaz, à la pression de distribution.

L’étanchéité est vérifiée et toute fuite doit être réparée.

Ladite jonction ne peut en aucun cas être à l’origine de contraintes mécaniques nuisibles à l’installation.

4.10 Identification des tuyauteries


Lorqu’il y a risque de confusion, soit entre tuyauteries, soit sur la nature du fluide véhiculé, les
tuyauteries de gaz sont identifiées par un marquage de couleur jaune.

Commentaire ARGB

L’identification en couleur jaune peut être réalisée par:

- la couleur jaune de l’enrobage en matière synthétique de la canalisation de gaz;


- la peinture jaune sur la canalisation;
- des bandes autocollantes jaunes à distance régulière (p.ex. tous les 2 m) et à tout passage de
parois.

48
4.11 Protection extérieure des tuyauteries
4.11.1 Généralités

Les tuyauteries sont réalisées en matériaux résistant à la corrosion ou sont protégées contre celle-ci.

Cette protection doit présenter les qualités suivantes:

- ne pas avoir d’effet nuisible sur les matériaux qui sont en contact avec elle;

- résister au milieu dans lequel elle est utilisée ainsi qu’à l’effet éventuel des matériaux avec
lesquels elle est en contact.

Ne peuvent être encastrées ou posées sous chape que les tuyauteries protégées par un revêtement de
nature synthétique. Ce revêtement doit adhérer au métal, être exempt de pores, être durable et compatible
avec les matériaux au contact desquels il se trouve. Il est:

- soit réalisé en usine;

- soit appliqué lors de la pose de la tuyauterie; dans ce cas il est conforme à la norme
NBN EN 12068 et le niveau de protection est de classe A30 ou supérieure.

Commentaire ARGB

Niveau de protection classe A30: conformément à la norme NBN EN 12068, il s’agit d’une bande de
protection à faible résistance mécanique utilisable jusqu’à une température de 30°C.

Si le revêtement réalisé en usine est endommagé ou enlevé, il doit être réparé.

Avant d’appliquer le revêtement conformément aux instructions du fabricant, la tuyauterie doit être
nettoyée, de manière à éliminer toute trace d’humidité et de corps étrangers pouvant nuire à l’adhérence
ou aux propriétés du revêtement.

49
Commentaire ARGB

REVÊTEMENT D’UNE TUYAUTERIE AVEC UN MATÉRIEL SYNTHÉTIQUE

Les tuyauteries en acier dans le bâtiment et dans un endroit sec sont protégées simplement au
moyen d’une peinture antirouille.

Pour les tuyauteries encastrées dans une paroi ou une chape, les tuyauteries posées dans des
endroits humides, pour le raccordement de tuyauteries en cuivre et en acier ou pour des
tuyauteries enterrées, il peut notamment être fait usage du:

- système “butyl”: la première couche est constituée d’un primer butyl, la deuxième d’une bande
butyl appliquée avec un recouvrement de 50% et la troisième d’une bande de protection mécanique
en PE ou en PVC, également avec un recouvrement de 50%;

- système “bandes grasses”: la première couche de bande grasse est appliquée avec un
recouvrement de 50% et la deuxième bande est une bande de protection mécanique en PE ou en
PVC appliquée avec un recouvrement de 50%;

- système “thermo-rétractable”: un manchon thermo-rétractable est appliqué à l’aide d’un


canon à air chaud ou d’un brûleur “roofing”.

4.11.2 Tuyauteries en acier

Les tuyauteries en acier galvanisé installées dans une ambiance où une condensation importante est à
prévoir sont en outre protégées contre la corrosion par un revêtement conforme à 4.11.1.

4.11.3 Tuyauteries en cuivre

Les tuyauteries en cuivre encastrées ou posées sous chape sont toujours enrobées en usine.

Elles sont en outre protégées mécaniquement contre l’écrasement et la perforation accidentelle par une
protection en acier d’au minimum 2 mm d’épaisseur.

Commentaire ARGB

La protection mécanique peut être constituée d’une bande plate ou d’un profil en acier (en rigide ou
“flexible”) – voir également § 4.3.2 Figures 9 et 10 et Inforgaz n° 47-p.7.

4.11.4 Fourreaux

A chaque traversée d’une paroi (horizontale ou verticale), le passage du tuyau est protégé par un fourreau
en métal ou en matière plastique.

A la partie supérieure de la traversée d’un plancher exposé à l’humidité (eau de nettoyage), le fourreau
présente une saillie d’au moins 5 cm au-dessus du plancher.

50
L’espace annulaire entre le tuyau et le fourreau est rempli d’un matériau non corrosif suffisamment
élastique pour assurer l’étanchéité.

Les ouvertures pratiquées dans les murs extérieurs sous le niveau du sol en vue du passage des tuyauteries
sont bouchées avec un matériau élastique non corrosif de manière à assurer l’étanchéité au gaz.

4.12 Dimensions de tuyauteries et perte de charge admissible


Pour les installations alimentées sous une pression maximale de 30 mbar, la perte de charge effective
mesurée entre l’orifice de sortie du compteur et chacun des appareils d’utilisation, hors le robinet d’arrêt,
ne peut dépasser 1 mbar.

EXEMPLES Cf. Annexe C.

Pour les installations alimentées à une pression maximale supérieure à 30 mbar, cf. Annexe C.

Commentaire ARGB

PERTES DE CHARGE ADMISSIBLES

Si dans l’installation intérieure il est fait usage de nombreux raccords avec busulure interne, il y a
lieu de tenir compte de pertes de charges importantes ainsi causées. Il y a donc lieu de vérifier si les
pertes de charges locales ne dépassent pas 20% des pertes de charges linéaires; à cet effet il faut
calculer l’installation en prenant en compte chaque accessoire (en ce compris chaque busulure)
comme équivalant à 0,50 m de tuyauterie et chaque flexible métallique comme équivalant à 2 fois sa
longueur.

51
5 Evacuation des produits de combustion, amenée d’air
comburant et ventilation des espaces d’installation
pourvus d’appareils à gaz

5.1 Généralités
Le présent article traite de l’évacuation des produits de combustion des appareils alimentés en gaz
naturel, ainsi que de l’alimentation en air nécessaire au bon fonctionnement de tels appareils installés
dans des bâtiments neufs, des bâtiments rénovés avec modification de l’installation de gaz et/ou du
système d’évacuation des produits de combustion et des bâtiments existants et ce, lors du placement d’un
appareil additionnel ou du remplacement d’un appareil existant.

Commentaire ARGB:

Une habitation unifamiliale est une maison destinée au logement d’une famille. Un appartements, un
flat, un studio ou un loft ne sont pas des habitations unifamiales.

Il a pour but de préciser:

- les conditions à observer pour assurer une alimentation correcte en air comburant;

- la manière dont les produits de combustion doivent être évacués suivant le type d’appareil
utilisé;

- les règles à respecter pour le raccordement des appareils aux conduits d’évacuation des produits
de combustion;

- le mode de réalisation d’un conduit d’évacuation autonome lorsqu’aucune cheminée n’est


disponible.

Par ailleurs, certaines règles sont à respecter lors de l’emploi de conduits collectifs afin d’éviter des
perturbations dans l’évacuation des produits de combustion d’un ou plusieurs des appareils qui y sont
raccordés.

Lorsque la puissance nominale du ou des générateur(s) de chaleur qui est (sont) installé(s) dans un local
de chauffe est égale ou supérieure à 70 kW, ce local de chauffe doit répondre aux prescriptions de la
norme NBN B 61-001 sauf si ce(s) générateur(s) est (sont) destiné(s) uniquement à chauffer cet espace.12

Toutefois, dans les espaces contenant un ou des appareils étanches dont la puissance nominale totale est
égale ou supérieure à 70 kW, il y a lieu de prévoir:

- une ventilation haute par une section au moins égale au quart de la section totale des conduits
d’évacuation avec un minimum de 200 cm2;

12
Pour les installations de chauffage central dont la puissance nominale est inférieure à 70 kW, en attendant la publication de la norme
NBN B 61-002 “Chaudières de chauffage central dont la puissance nominale est inférieure à 70 kW – Prescriptions concernant
leur espace d’installation, leur amenée d’air et leur évacuation des produits de combustion”, on peut se référer au projet
prNBN B 61-002.

52
- une ventilation basse par une section au moins égale à la moitié de la section de la ventilation
haute avec un minimum de 200 cm2.

Lorsque la puissance nominale du ou des générateur(s) de chaleur qui est (sont) installé(s) dans un local
de chauffe est plus petite que 70 kW mais plus grande que 30 kW, ce local de chauffe est considéré
comme un local technique sauf si:

- soit, ce(s) générateur(s) est (sont) destiné(s) uniquement à chauffer cet espace;
- soit, tous les appareils sont de type C;
- soit, il s’agit d’une maison unifamiliale.

5.2 Amenée d’air comburant et ventilation des espaces


d’installation pourvus d’appareils à circuit de
combustion non étanche

5.2.1 Amenée d’air comburant

5.2.1.1 Généralités

Les dispositions sont prises pour assurer l’alimentation en air nécessaire au bon fonctionnement des
appareils à circuit de combustion non étanche.

L’amenée d’air doit être suffisante et permanente. Lorsqu’elle est réalisée au moyen d’un conduit, l’air
est toujours prélevé directement à l’extérieur.

Un même orifice ne peut servir à la fois d’amenée d’air et d’évacuation d’air pour un même espace, sauf
dans le cas d’un soupirail unique situé dans la partie supérieure d’un espace d’installation en sous-sol,
pour autant que les deux conditions suivantes soient remplies:

- la profondeur de l’espace d’installation à partir de la paroi extérieure dans laquelle est ménagé
le soupirail ne dépasse pas 5 m;

- la section libre du soupirail atteint au moins 5 fois celle déterminée en 5.2.1.4.

5.2.1.2 Espaces d’installation à pourvoir d’un orifice d’amenée d’air

Un orifice d’amenée d’air extérieur est prévu dans chaque espace d’installation d’un appareil à circuit de
combustion non étanche.

A condition que la puissance nominale installée soit au maximum 30 kW et qu’il s’agisse d’un bâtiment
existant, cet orifice d’amenée d’air peut être une ouverture de transfert si par au maximum une deuxième
ouverture de transfert l’espace d’installation est mis en communication avec un autre espace pourvu d’un
orifice d’amenée d’air capté directement à l’extérieur dans un des cas suivants:

- soit, un appareil de type A est remplacé par un appareil de types A ou B;

- soit, un appareil de type B est remplacé par un appareil de même type;

53
- soit, il s’agit de l’installation d’un appareil additionnel autre qu’une chaudière de chauffage
central et dont l’espace d’installation n’est ni une chambre à coucher, ni une sale de bain, ni
une salle de douche, ni un cabinet de toilette.

NOTE Pour le calcul de la puissance nominale installée, il est tenu compte de chacun des appareils installés dans l’espace
d’installation et dans les espaces munis d’une ouverture de transfert, à l’exclusion des appareils de cuisson.

5.2.1.3 Emplacement des orifices d’amenée d’air

Les orifices d’amenée d’air doivent déboucher à la partie inférieure de l’espace d’installation; ils ne
peuvent être obturés. Ils sont disposés et calculés de manière à éviter toute gêne pour les occupants.

Toutefois, lorsque l’évacuation des produits de combustion se fait par un conduit d’évacuation, les
orifices d’amenée d’air peuvent déboucher à la partie supérieure de l’espace d’installation.

5.2.1.4 Section minimale des orifices d’amenée d’air et des ouvertures de transfert

La section de l’amenée d’air prélevé est identique à celle des ouvertures de transfert éventuelles (une ou
deux). Elle est déterminée sur la base du Tableau 4 et est dans tous les cas d’au minimum 50 cm2. En cas
d’amenée d’air via une ou deux ouvertures de transfert, l’orifice d’amenée d’air et les ouvertures de
transfert présentent la section minimale de la colonne correspondante du Tableau 4.

directement de par 1 ouverture de transfert par 2 ouvertures de transfert


l’extérieur

Légende: 1: orifice d’amenée d’air directement à l’extérieur 2 et 3: ouvertures de transfert

Figure 16 – Amenée d’air directement de l’extérieur, par 1 ouverture de transfert


ou par 2 ouvertures de transfert

Si l’espace d’installation est à usage industriel et a un volume d’au moins 1000 m3, l’amenée d’air
comburant peut être assurée par des orifices permanents d’une section équivalente à 6 cm2 par kW de
puissance nominale installée, tant dans des bâtiments neufs que dans des bâtiments existants.

Commentaire ARGB

Pour un espace industriel d’un volume d’au moins 1000 m3 on entend par “orifices permanents” la
somme de tous ses orifices dans l’espace (p.ex. interstices permanents entre les profilés des parois).

54
Tableau 4 – Sections des orifices d’amenée d’air et des ouvertures de transfert

Section de chaque orifice par type d'amenée d'air


cm²/kW
Bâtiment neuf
Bâtiment existant a ou rénové a

Type Orifice Orifice Orifice Orifice


d'appareil d'amenée d'air d'amenée d'air d'amenée d'air d'amenée d'air
provenant et une et deux provenant
directement de ouverture de ouvertures de directement de
l'extérieur transfert (soit transfert (soit l'extérieur
au total deux au total trois
ouvertures) ouvertures)

A* 13 18 23 13

B1* 6 8 10 6

B2* 3 4 5 3
a
Les conditions du paragraphe 5.2.1.2 s'appliquent

Commentaire ARGB

EXEMPLES DE CALCUL POUR LES ORIFICES D’AMENÉE D’AIR ET LES


OUVERTURES DE TRANSFERT

55
56
La puissance nominale totale installée est supérieure à 30 kW. Il est donc interdit d’utiliser des
ouvertures de transfert.

Commentaire ARGB

ARRIVÉE D’AIR POUR UN INSERT ENCASTRÉ

Pour le placement d’un insert au gaz naturel encastré, nous recommandons de prévoir à la conception
d’un bâtiment une gaine d’arrivée d’air de l’extérieur et qui débouche dans la niche pour le placement
de l’appareil. L’arrivée de l’air de combustion doit toujours se faire dans le bas afin d’éviter des
gênes aux occupants par les orifices d’arrivée d’air.

A défaut d’orifice non obturable, l’air peut être amené par une découpe permanente pratiquée au bas
d’une porte d’accès à condition que cette découpe ait une hauteur d’au moins 2,5 cm et une section d’au
moins 150 cm2.

L’orifice d’amenée d’air présente une section d’au moins 150 cm2 dans les deux cas suivants:

- il s’agit d’un appareil de type A1AS;

- il s’agit d’un appareil de type B installé dans une chambre à coucher, une salle de bain, une salle
de douche ou un cabinet de toilette et remplacé par un appareil de même type.

5.2.1.5 Section minimale des conduits d’amenée d’air comburant

L’amenée d’air comburant par un conduit vertical doit se faire par sa partie inférieure.

Le débouché de ce conduit à l’air libre doit être situé dans la même zone de pression que le débouché de
l’évacuation des produits de combustion.

57
Commentaire ARGB

“Le débouché doit être situé dans la même zone de pression” signifie que l’orifice d’amenée d’air
doit être situé dans un pan de façade adjacent qui a la même orientation que le débouché de
l’évacation des produits de combustion.

Les sections sont déterminées de manière à limiter à 3 Pa la perte de charge dans le conduit.

NOTE La section minimale est fonction de la puissance nominale installée et est calculée conformément à la norme
NBN B 61-001 ou à la norme NBN B 61-002 en fonction de la puissance installée.

5.2.2 Ventilation des espaces d’installation des appareils d’utilisation

Tout espace dans lequel est installé un appareil d’utilisation doit être ventilé sauf s’il s’agit d’un des
appareils suivants:

- un appareil de type C autre qu’une chaudière de chauffage central;


- une cuisinière;
- une taque de cuisson;
- un four domestique ou artisanal;
- un réchaud ou un brûleur artisanal, notamment un bec Bunsen.

5.2.2.1 Ventilation naturelle

Pour les appareils à circuit de combustion non étanche, un orifice d’amenée d’air comburant doit toujours
être prévu. Cet orifice peut également servir pour l’arrivée d’air de ventilation; dans ce cas, il ne faut
pas prévoir d’orifice supplémentaire.

L’évacuation de l’air vicié doit répondre aux exigences suivantes:

- lorsque l’évacuation de l’air ambiant est assurée par un orifice, celui-ci se trouve dans la partie
la plus élevée possible de l’espace d’installation et débouche directement à l’extérieur; cet
orifice doit toujours être situé plus haut que le niveau de sortie des appareils de type A;

- lorsque l’évacuation est assurée par un conduit de ventilation haute, le départ de ce conduit se
trouve toujours dans la partie la plus élevée possible de l’espace d’installation et en tout cas au-
dessus du niveau de sortie des appareils de type A.

Le parcours du conduit est le plus vertical et rectiligne possible.

La section de passage minimale du conduit est déterminée comme indiqué en 5.2.1.5.

Le débouché du conduit ne peut se trouver dans une zone en surpression statique (cf. Annexe D).

Les matériaux utilisés et leurs modes d’assemblage sont tels que l’étanchéité est assurée et qu’ils résistent
à la corrosion.

58
Le conduit d’évacuation des produits de combustion d’ appareils au gaz naturel de type B1*BS ne peut
servir comme conduit de ventilation haute qu’aux deux conditions suivantes:

- seuls des appareils de même type alimentés au gaz naturel y sont raccordés;
- le conduit a été conçu à cet effet.

5.2.2.2 Ventilation mécanique

La ventilation de l’espace d’installation peut aussi être réalisée mécaniquement avec un débit de
ventilation d’au minimum 7 l/s (25,2 m3/h).

5.2.3 Prescriptions afin d’éviter des interactions inadmissibles


entre les dispositifs de ventilation mécanique et les
appareils d’utilisation à circuit de combustion non étanche

5.2.3.1 Généralités

Un appareil de type C peut être installé dans un bâtiment ventilé mécaniquement.


Un appareil de type B sans ventilateur peut être placé dans un local de chauffe pour autant qu’il n’existe
pas de communication directe entre cet espace d’installation et la partie du bâtiment qui est ventilée
mécaniquement.

Après l’installation de l’appareil, il est impératif d’en vérifier le bon fonctionnement, le système de
ventilation étant utilisé dans les conditions les plus défavorables.

Dans le cas où le bâtiment est ventilé mécaniquement, il y a lieu de respecter les exigences particulières
des paragraphes 5.2.3.2 et 5.2.3.3.

5.2.3.2 Appareils de types A ou B dans un bâtiment ventilé mécaniquement

5.2.3.2.1 Ventilation mécanique par insufflation

Les deux types d’appareils peuvent être installés.

5.2.3.2.2 Ventilations mécaniques par extraction et à double flux

Seuls les cas suivants sont permis.

5.2.3.2.2.1 Appareils de type A

L’installation doit être conforme à 5.3.2.

5.2.3.2.2.2 Appareils de types B14BS, B22P ou B23P

L’installation doit être conforme à 5.3.1.1.1.5 (pour les appareils B14BS) ou 5.3.1.1.1.6 (pour les appareils
B22P ou B23P).

5.2.3.2.2.3 Evacuation mécanique des produits de combustion dans un immeuble


sans ventilation mécanique contrôlée

L’installation doit être conforme à 5.3.3.1.

59
5.2.3.2.2.4 Evacuation des produits de combustion combinée à la ventilation collective
mécanique du bâtiment (VMC – gaz)

L’installation doit être conforme à 5.3.3.2.

5.2.3.3 Hottes de cuisine, sèche-linge et autres dispositifs comportant


des systèmes d’extraction similaires vers l’extérieur

En cas de possibilité de mise en dépression des espaces d’installation suite à la mise en œuvre de hottes
de cuisine, sèche-linge ou autres dispositifs comportant des systèmes d’extraction similaires vers
l’extérieur, seuls les quatre cas sous 5.2.3.2.2 sont permis à la condition supplémentaire d’aménagement
d’une ouverture d’amenée d’air extérieur présentant une section libre de 160 cm2 par 100 m3/h
d’extraction d’air.

Commentaire ARGB

Une autre solution (mais qui n’est pas idéale) en cas d’installation d’une forte extraction et d’un
appareil ouvert (p.ex. type B11BS) consiste à prévoir un interverrouillage électrique entre les deux
appareils empêchant le fonctionnement de l’appareil à combustion lorsque l’extraction fonctionne.

L’interverrouillage peut être réalisé de différentes façons:


- par le circuit du thermostat d’ambiance pour une chaudière de chauffage central;
- interruption de l’alimentation électrique de l’appareil à gaz;
- interruption de l’alimentation de gaz de l’appareil à gaz au moyen d’une vanne électro-magnétique
placée en aval du robinet d’arrêt de l’appareil.

5.3 Evacuation des produits de combustion


Tous les appareils sont obligatoirement raccordés à un conduit d’évacuation des produits de combustion,
à l’exception des suivants:

a) appareil de type C;

b) cuisinière, taque de cuisson, four domestique et artisanal, réchaud et brûleur artisanal,


notamment bec Bunsen;

c) chauffe-eau de type A1AS installé en vue d’un usage intermittent;

d) machine à laver et sèche-linge domestique de type A1AS d’une puissance nominale maximale
de 10 kW ainsi que réfrigérateur.

L’évacuation des produits de combustion des appareils repris aux points b à d doit satisfaire aux
prescriptions 5.3.2.

60
Commentaire ARGB

Les radiants de type A alimentés en gaz naturel constituent également une exception à cette règle.
Les exigences relatives entre autres à l’arrivée d’air frais et à l’évacuation des produits de combustion
sont reprises dans la norme EN13410 “Appareils de chauffage à rayonnement utilisant les
combustibles gazeux – Exigences de ventilation des locaux à usage non domestique”.

5.3.1 Evacuation par tirage naturel des produits de combustion


des appareils de type B

5.3.1.1 Conditions de raccordement

5.3.1.1.1 Conditions générales

5.3.1.1.1.1 Chaque appareil est raccordé à un conduit d’évacuation intégré ou autonome individuel.

5.3.1.1.1.2 Un appareil alimenté en gaz naturel peut être raccordé au même conduit d’évacuation
collectif polyvalent qu’un appareil utilisant un autre combustible si et seulement si leur
fonctionnement simultané est rendu impossible.

5.3.1.1.1.3 Un ensemble composé d’appareils montés en batterie peut être assimilé à un appareil unique
si les différents appareils font partie d’un ensemble spécialement conçu pour fonctionner
comme une seule unité et que cet ensemble est équipé:

- soit d’un collecteur des produits de combustion spécialement conçu par le fabricant pour
assurer dans n’importe quelle condition (utilisation totale ou partielle de la puissance installée)
une évacuation correcte des produits de combustion, la combustion des appareils restant en
toute circonstance optimale;

- soit d’une évacuation unique assurant les mêmes fonctions.

La puissance minimale de démarrage à froid est au moins égale à 25 % de la puissance nominale totale
de l’ensemble des générateurs de chaleur.

5.3.1.1.1.4 Les appareils de type B11 marqués CE doivent être de types B11AS, B11BS ou B11CS à
l’exception des appareils installés en plein air qui peuvent être de type B11.

5.3.1.1.1.5 Les appareils de type B14BS doivent être raccordés à un conduit d’évacuation individuel qui
répond simultanément aux exigences suivantes:

- le conduit de raccordement est de type étanche (voir 5.3.1.2.3);


- le conduit d’évacuation individuel est du type étanche (voir 5.3.1.1.4).

A défaut, il y a lieu de prévoir un tubage étanche (cf. 5.3.1.1.4) de la sortie de l’appareil jusqu’au
débouché en toiture.

Il est interdit de raccorder des appareils de type B14BS à un conduit d’évacuation collectif.

61
5.3.1.1.1.6 Les appareils de types B22 et B23 qui présentent au bord externe de leur conduit de sortie:
- une surpression, doivent être de types B22P / B23P et installés comme tels;
- une dépression, doivent être installés comme des appareils de type B11BS;

Il est interdit de raccorder des appareils de type B22P et B23P à un conduit d’évacuation collectif.

5.3.1.1.1.7 Les appareils de type B3 doivent être installés comme des appareils B11BS.

5.3.1.1.1.8 Les appareils de type B4 doivent être installés comme des appareils B1 mais avec un système
d’évacuation13 conforme à celui décrit par le fabricant dans les notices techniques
d’installation.

5.3.1.1.2 Appareils équipés de brûleurs atmosphériques dont la puissance nominale


totale est inférieure à 70 kW par espace d’installation

Si les dispositions locales ne permettent pas de raccorder chaque appareil à un conduit d’évacuation
individuel, il peut être fait usage d’un conduit d’évacuation collectif, à condition de respecter les
prescriptions 5.3.1.4.

5.3.1.1.3 Section du conduit d’évacuation

La section14 doit être telle que le tirage s’amorce naturellement quel que soit le régime de fonctionnement
de l’appareil raccordé.

5.3.1.1.4 Etanchéité du conduit d’évacuation

L’étanchéité est telle qu’aucun dégagement des produits de combustion ne puisse se produire si ce n’est
par l’orifice prévu à cet effet.

L’étanchéité est obtenue par l’utilisation de conduits d’évacuation présentant un débit de fuite d’air
inférieur à 2 l/s.m2 lors d’un essai sous une pression de 40 Pa. La méthode d’essai est conforme à la
norme NBN EN 1443.

5.3.1.1.5 Parcours du conduit d’évacuation

Le parcours suivi se rapproche autant qua possible de la verticale à partir de la sortie de l’appareil. Les
changements brusques de direction et de section sont à éviter.

5.3.1.1.6 Débouché du conduit d’évacuation

Le débouché du conduit d’évacuation des produits de combustion ne peut se trouver dans une zone en
surpression statique (cf. Annexe D). Ce débouché se trouve toujours à au moins 2,50 m au-dessus de la
sortie de l’appareil.

13
Le système d’évacuation pour les appareils de types B4 est l’ensemble du conduit d’évacuation des produits de combustion
et du terminal. Cet ensemble est à installer conformément aux instructions du fabricant telles qu’indiquées dans la notice
technique d’installation faisant partie du marquage CE.
14
Pour le calcul de la section, en attendant la publication de la norme NBN B 61-002 “Chaudières de chauffage central dont
la puissance nominale est inférieure à 70 kW – Prescriptions concernant leur espace d’installation, leur amenée d’air et leur
évacuation des produits de combustion”, on peut se référer au projet prNBN B 61-002.

62
5.3.1.1.7 Protection pluie

Au cas où il faut s’attendre à des entrées pluviales, il est nécessaire de prévoir le raccordement du bas du
conduit d’évacuation des produits de combustion aux égouts au moyen d’un coupe-air.

Lorsqu’une protection pluie est utilisée, la section libre entre cette protection et le débouché du conduit
d’évacuation doit au moins être égale à deux fois la section de ce conduit et ne peut pas comporter des
parties mobiles ni présenter des ouvertures réglables.

5.3.1.1.8 Aspirateur statique sur le conduit d’évacuation

Le placement de tout aspirateur statique sur le conduit d’évacuation doit favoriser le tirage, quelles que
soient les conditions climatiques.

Lorsque la cheminée comporte plusieurs conduits, chaque conduit doit être muni d’un aspirateur.
L’aspirateur statique ne peut comporter ni parties mobiles ni ouvertures réglables.

5.3.1.1.9 Isolation du conduit d’évacuation

Les matériaux sont choisis et mis en œuvre de manière à garantir le tirage, quelles que soient les
conditions climatiques.

Les produits isolants en vrac susceptibles de tassement sont interdits.

5.3.1.1.10 Vacuité du conduit d’évacuation

Avant le raccordement d’un appareil, le conduit d’évacuation doit être propre et libre de toute
obstruction.

Tout conduit ayant été utilisé pour d’autres combustibles doit être ramoné avant la mise en service de
l’installation au gaz naturel.

5.3.1.1.11 Collecteur de dépôts

Tout parcours vertical comporte un collecteur de dépôts des produits de combustion doté en son point
bas d’un tampon de nettoyage facilement accessible.

5.3.1.1.12 Matériaux du conduit d’évacuation

Les matériaux utilisés sont indiqués dans les normes NBN B 61-001 (puissance nominale supérieure ou
égale à 70 kW)15.

15
En attendant la publication de la norme NBN B 61-002 “Chaudières de chauffage central dont la puissance nominale est
inférieure à 70 kW – Prescriptions concernant leur espace d’installation, leur amenée d’air et leur évacuation des produits de
combustion”, on peut se référer au projet prNBN B 61-002.

63
5.3.1.1.13 Conduit d’évacuation autonome

5.3.1.1.13.1 Fixation

Le conduit d’évacuation autonome réalisé en éléments emboîtés est doté de supports adéquats.

5.3.1.1.13.2 Emboîtement

L’emboîtement des différents conduits est réalisé de façon qu’ils ne peuvent se déboîter spontanément.
La partie femelle emboîtante des tuyaux est toujours tournée vers le haut.

Lorsque des tuyaux agrafés, soudés par points ou rivés sont utilisés, le joint longitudinal n’est jamais
placé à la partie inférieure du tuyau.

5.3.1.1.13.3 Matériaux

Les matériaux utilisés sont indiqués dans les normes NBN B 61-001 (puissance nominale supérieure ou
égale à 70 kW)16.

5.3.1.1.13.4 Protection des matériaux environnants

Lorsque les matériaux environnants l’exigent, une protection efficace de l’environnement du conduit
d’évacuation autonome est réalisée en vue d’éviter tout risque d’incendie.

Aucun matériau combustible non protégé ne peut être utilisé à moins de 0,15 m du conduit d’évacuation
autonome.

5.3.1.1.13.5 Placement

Le conduit d’évacuation présente un minimum de résistance au passage des produits de combustion.

Les changements de direction sont à éviter. Lorsqu’il est impossible de les éviter, ceux-ci sont réalisés
au moyen de courbes.

Le conduit d’évacuation autonome est réalisé de façon qu’aucun dépôt ne puisse l’obstruer.

5.3.1.1.13.6 Isolation thermique

Le conduit d’évacuation autonome est protégé contre le refroidissement néfaste à son bon
fonctionnement.

16
Pour une puissance nominale inférieure à 70 kW, en attendant la publication de la norme NBN B 61-002 “Chaudières de
chauffage central dont la puissance nominale est inférieure à 70 kW – Prescriptions concernant leur espace d’installation,
leur amenée d’air et leur évacuation des produits de combustion”, on peut se référer au projet prNBN B 61-002.

64
5.3.1.2 Conduit de raccordement des appareils de type B

5.3.1.2.1 Assemblage

Le conduit de raccordement est de construction homogène. Si celui-ci est en tôle métallique agrafé, soudé
par points ou rivé longitudinalement, le joint n’est pas placé à la génératrice inférieure du raccordement.

La partie femelle emboîtante des tuyaux est toujours dirigée dans le sens de l’évacuation des gaz de
combustion.

5.3.1.2.2 Matériaux

Les matériaux utilisés sont indiqués dans la norme NBN B 61-001 (puissance nominale supérieure ou
égale à 70 kW)17.

5.3.1.2.3 Etanchéité du conduit de raccordement

L’étanchéité est obtenue par l’utilisation de conduits de raccordement présentant un débit de fuite d’air
inférieur à:

- 2 l/s.m2 lors d’un essai sous une pression de 40 Pa, pour un conduit d’évacuation en dépression;

- 0,006 l/s.m2 lors d’un essai sous une pression de 200 Pa, pour un conduit d’évacuation en
surpression.

La méthode d’essai est conforme à la norme NBN EN 1443.

5.3.1.2.4 Protection des matériaux environnants

Lorsque les matériaux environnants l’exigent, une protection efficace de l’environnement du conduit de
raccordement est réalisée en vue d’éviter tout risque d’incendie.

Aucun matériau combustible non protégé ne peut être utilisé à moins de 0,15 m du conduit de
raccordement.

5.3.1.2.5 Placement

5.3.1.2.5.1 Généralités

Le conduit de raccordement est aussi court que possible, ne peut jamais présenter de contre-pente et, si
sa longueur excède 0,50 m, doit au contraire présenter une pente montante vers le conduit d’évacuation.

Il présente un minimum de résistance au passage des produits de combustion.

Les changements de direction sont à éviter. Lorsqu’il est impossible de les éviter, ceux-ci sont réalisés
au moyen de courbes.

17
Pour une puissance nominale inférieure à 70 kW, en attendant la publication de la norme NBN B 61-002 “Chaudières de
chauffage central dont la puissance nominale est inférieure à 70 kW – Prescriptions concernant leur espace d’installation,
leur amenée d’air et leur évacuation des produits de combustion”, on peut se référer au projet prNBN B 61-002.

65
Le conduit de raccordement métallique pénètre à l’intérieur du conduit d’évacuation sur une distance de
5 à 20 mm de façon à empêcher les dépôts du conduit d’évacuation d’entrer dans le conduit de
raccordement.

Commentaire ARGB

Le conduit d’évacuation concerné est un conduit maçonné, qui provoque généralement des dépôts
solides. Afin que ces dépôts ne puissent pénétrer dans l’appareil, l’extrémité du conduit de
raccordement métallique est coupée en biais et placée de façon à dépasser la paroi intérieure du
conduit maçonné de 20 mm en haut et 5 mm en bas.
Il est important que le conduit de raccordement ne pénètre pas trop profondément dans le conduit
d’évacuation, sinon on diminue la section de passage des produits de combustion et on provoque en
plus des turbulences qui ont une influence négative sur le tirage du conduit.

Le conduit de raccordement ne peut comporter d’autre dispositif coupe-tirage que celui qui est prévu
d’origine sur l’appareil.

5.3.1.2.5.2 Appareils équipés d’un conduit de sortie vertical

Les appareils de ce type qui ont une puissance nominale inférieure à 70 kW, ont un conduit de
raccordement qui présente un tronçon vertical d’au moins 0,50 m.

Au-delà, du tronçon vertical, le raccordement au conduit d’évacuation est effectué par un coude d’au
moins 90°.

Lorsqu’un tronçon supplémentaire est nécessaire entre ce coude et le conduit d’évacuation, la longueur
totale du conduit de raccordement ne peut excéder le quart de la hauteur de tirage du conduit
d’évacuation avec un maximum de 2 m.

La longueur totale du conduit de raccordement est mesurée entre le bord externe du conduit de sortie ou
du coupe-tirage de l’appareil et l’entrée du conduit d’évacuation; un coude supplémentaire est compté
pour une longueur de 0,50 m.

Commentaire ARGB

La limitation à 2 m s’interprète comme suit: “la longueur totale a + b + (le nombre de coudes x
0,5 m) ≥ 1/4 de la hauteur de tirage; même si la hauteur de tirage est inférieure à 8 m, la longueur
totale peut quand même atteindre au maximum 2 m”.

66
a + b + (0,5 m . n) ≤ 1/4 c
n = nombre de coudes
a > 0,5 m

Figure 17 – Raccordement des appareils équipés d’un conduit de sortie vertical

5.3.1.2.6 Section du conduit de raccordement

La section du conduit de raccordement est au moins équivalente à celle de la sortie de l’appareil. Elle est
régulière et constante.

En cas de tirage naturel elle ne peut, sauf le cas prévu sous 5.3.1.2.7, être modifiée par un dispositif fixe
ou mobile.

5.3.1.2.7 Clapet stabilisateur de tirage

Le clapet stabilisateur de tirage par admission d’air dans le conduit de raccordement n’est admissible que
si l’appareil est de type B22/B23 ou B52/B53; dans ce cas, le clapet est installé dans le même espace
d’installation que l’appareil.

5.3.1.3 Tubage

Avant de procéder au tubage, il y a lieu de ramoner le conduit d’évacuation.

Le matériau utilisé pour le tubage doit résister aux sollicitations mécaniques, thermiques et chimiques
auxquelles il peut être soumis dans les conditions normales d’utilisation.

La section nette du tubage est telle que l’évacuation correcte des produits de combustion soit garantie.
La stabilité de ce type d’évacuation est assurée par des supports adéquats.

67
5.3.1.4 Raccordement de plusieurs appareils de type B11BS
à un conduit d’évacuation collectif

Seuls les appareils de type B11BS peuvent être raccordés à un conduit d’évacuation collectif pour autant
que toutes les conditions suivantes soient respectées:

a) le fonctionnement d’un appareil ne peut gêner celui des autres;

b) si les appareils sont mis simultanément en fonctionnement, aucune perturbation de tirage ne


peut apparaître;

c) lorsqu’un appareil est à l’arrêt, aucun refoulement des produits de combustion ne peut être
provoqué au coupe-tirage antirefouleur par suite du fonctionnement des autres.

5.3.1.4.1 Appareils placés au même niveau du bâtiment

Deux appareils placés au même niveau du bâtiment peuvent être raccordés à un conduit d’évacuation
collectif pour autant qu’ils soient placés dans le même espace d’installation.

Le raccordement est réalisé:

- soit directement: la différence de hauteur entre les centres des conduits de raccordement doit
alors être égale ou supérieure à deux fois le plus grand diamètre mis en oeuvre avec un
minimum de 0,50 m;

Figure 18 – Raccordement direct au conduit d’évacuation collectif

- soit par l’intermédiaire d’un raccordement collecteur dont la section est au moins égale à 80 %
de la somme des sections des raccordements mis en oeuvre.

68
Figure 19 – Raccordement au conduit d’évacuation collectif par l’intermédiaire
d’un collecteur

5.3.1.4.2 Appareils placés à des niveaux différents du bâtiment

Plusieurs appareils situés à des niveaux différents du bâtiment peuvent être raccordés à un conduit
d’évacuation collectif lorsque le raccordement est réalisé de manière à respecter l’une des deux
conditions suivantes:

- soit le raccordement est réalisé sur un conduit d’évacuation collectif intégré ou autonome
unique: dans ce cas les raccordements ne peuvent s’exécuter qu’à trois niveaux différents et la
dénivellation entre l’axe du conduit de raccordement le plus élevé et le débouché du conduit
d’évacuation est de 4 m au moins;

- soit le raccordement est réalisé sur un conduit d’évacuation collectif intégré multiple, soit sur
un conduit d’évacuation autonome collectif combiné: dans ce cas, chaque tronçon individuel
présente une hauteur minimale de 2,50 m et la dénivellation entre l’axe du conduit de
raccordement le plus élevé et le débouché du conduit d’évacuation est de 4 m au moins; de plus,
le nombre d’appareils raccordés au conduit d’évacuation collectif principal de construction
neuve est limité à trois et à cinq s’il s’agit d’un conduit existant.

Commentaire ARGB

Si dans un bâtiment existant, trois appareils sont déjà raccordés à un conduit d’évacuation collectif,
il est possible éventuellement de placer un quatrième appareil en faisant passer le conduit
d’évacuation de l’appareil le plus élevé dans le conduit commun collectif. Ceci n’est possible que si
la section restante dans le conduit collectif est suffisante pour l’évacuation des trois autres appareils.
A titre d’illustration, 2 solutions possibles:

69
Figure 20 – Solutions pour raccorder quatre appareils à un conduit d’évacuation collectif

5.3.1.5 Evacuation de l’eau par le conduit d’évacuation

Si l’appareil d’utilisation est à condensation, le conduit d’évacuation est pourvu d’un tuyau résistant à la
corrosion des condensats raccordé à la cavité se trouvant au point bas du conduit d’évacuation. Ce tuyau
comporte un coupe-odeur et l’écoulement des condensats doit être visible.

5.3.2 Evacuation des produits de combustion des appareils de type A

Les prescriptions 5.2.2 s’appliquent.

Un orifice ou un conduit de ventilation haute en contact direct avec l’extérieur est prévu dans l’espace
d’installation d’un chauffe-eau de type AAS à usage intermittent. L’orifice ou le conduit de ventilation
haute a une section nette d’au moins 150 cm2.

Aucun obstacle ne doit empêcher la vision en ligne directe entre l’orifice d’évacuation de l’appareil et
l’orifice d’évacuation ou le conduit de ventilation haute de l’espace d’installation.

70
5.3.3 Evacuation mécanique des produits de combustion des appareils de type B

Commentaire ARGB

L’utilisation d’un extracteur sur un conduit d’évacuation auquel sont raccordés des appareils avec
brûleur atmosphérique est en principe inappropriée. Cette solution n’est admise que pour résoudre
des problèmes d’évacuation dans des immeubles existants et ne doit pas être utilisée dans une
construction neuve.

Si une évacuation mécanique des produits de combustion est néanmoins nécessaire (p.ex. le tirage
naturel du conduit existant est insuffisant), il est recommandé en premier lieu de placer un appareil
étanche de type C. Par son principe de fonctionnement, un appareil de type C est indépendant de la
ventilation du local et de ce fait moins sensible à des pannes qu’un appareil de type B dans ce genre
d’application.

Lors de l’utilisation d’un extracteur sur un conduit d’évacuation, il est indispensable de placer dans
chaque conduit de raccordement des appareils aux différents étages un diaphragme approprié pour
assurer au niveau de chaque raccordement le même débit d’extraction.

5.3.3.1 Immeubles sans ventilation mécanique contrôlée

Lorsque l’évacuation des produits de combustion est réalisée au moyen d’un dispositif à tirage
mécanique externe à l’appareil qui met le conduit d’évacuation en dépression sur toute sa longueur, le
fonctionnement de l’appareil doit être subordonné à ce tirage.

Un appareil de type B11CS répond à cette exigence.

Un appareil de type B11BS répond à cette exigence à condition qu’il soit muni d’un dispositif de contrôle
de tirage thermique et d’un diaphragme monté sur le conduit de sortie de l’appareil ou sur le conduit de
raccordement et commandant la mise en sécurité de l’appareil par la mesure de la différence de pression
sur ce diaphragme.

Commentaire ARGB

La commande peut être réalisée par:

- soit un pressiostat différentiel ou un contacteur à drapeau placé juste avant l’extracteur; le contact
de cet interrupteur est doublé par un relais et chaque appareil est verrouillé individuellement par
un contact différent de ce relais;
- soit un diaphragme avec pressiostat différentiel ou contacteur à drapeau placé dans le raccordement
de chaque appareil individuel; le contact de cet interrupteur verrouille l’appareil.

71
Le verrouillage peut être réalisé par une des façons suivantes:
- par le circuit du thermostat d’ambiance pour une chaudière de chauffage central;
- par interruption de l’alimentation électrique de l’appareil à gaz;
- par interruption de l’alimentation de gaz de l’appareil à gaz au moyen d’une vanne électro-
magnétique placée en aval du robinet d’arrêt de l’appareil.

Il est interdit de réaliser le verrouillage par une interruption du circuit électrique interne de l’appareil,
p. ex. en plaçant le contact en série avec le dispositif de contrôle de l’évacuation (TTB) ou le
thermocouple. Ceci modifie l’appareil de base et la garantie du fabricant de l’appareil tomberait.

Tant le calcul que l’exécution d’une telle installation est du domaine d’un spécialiste.

Le tirage mécanique ne peut ni perturber le bon fonctionnement des appareils ni être source de nuisance
acoustique ou vibratoire.

5.3.3.2 Immeubles avec ventilation mécanique contrôlée

Dans un immeuble équipé d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC), on privilégie les appareils de
type C. A défaut, les appareils de type B11CS peuvent être utilisés aux conditions suivantes:

a) la VMC a été conçue (sections, débits, pressions, arrivée d’air) pour évacuer également les
produits de combustion des appareils d’utilisation raccordés (VMC-gaz)18: dans ce cas le
raccordement des appareils au conduit d’évacuation collectif peut être direct, le nombre
maximum d’appareils pouvant être raccordés au même conduit d’évacuation collectif
dépendant du calcul;

b) la VMC-gaz doit comporter un dispositif de sécurité collective détectant une insuffisance de


l’extraction et provoquant la mise à l’arrêt de tous les appareils d’utilisation raccordés par
l’intermédiaire d’un relais électrique propre à chaque appareil;

c) les matériaux du conduit d’évacuation des systèmes VMC-gaz doivent répondre aux mêmes
exigences que ceux admis pour les conduits d’évacuation des produits de combustion.

Si dans des circonstances locales particulières il n’est pas possible d’assurer la dépression du conduit, le
conduit d’évacuation doit être de type étanche.

Lorsque le conduit d’évacuation collectif de l’immeuble est équipé d’un extracteur mécanique externe
destiné à évacuer les produits de combustion, les appareils d’utilisation peuvent être raccordés au conduit
d’évacuation collectif, à condition de respecter les prescriptions de sécurité susmentionnées pour la
VMC-gaz, le débit d’extraction étant calculé pour évacuer uniquement les produits de combustion des
appareils d’utilisation raccordés.

18
Les notes d’information technique du CSTC “”Code de bonne pratique – ventilation mécanique contrôlée” NIT 106 et 109
peuvent servir pour le calcul des installations VMC-gaz.

72
5.3.4 Evacuation des produits de combustion des appareils de type C

5.3.4.1 Généralités

Les conduits d’amenée d’air comburant et d’évacuation des produits de combustion, les dispositifs de
raccordement de l’appareil à ces conduits et le terminal des appareils de type C doivent être réalisés avec
du matériel prescrit par le fabricant de l’appareil et installés conformément aux instructions indiquées
dans la notice technique d’installation qui fait partie du marquage CE de l’ensemble.

Commentaire ARGB

Par “matériel prescrit par le fabricant " on entend au § 5.3.4.1 que les conduits d'amenée d'air
comburant et d'évacuation des produits de combustion, les dispositifs de raccordement de l'appareil
à ces conduits et le terminal des appareils de type C doivent satisfaire aux prescriptions du fabricant
qui font partie du marquage CE de l'ensemble. Ces prescriptions concernent entre autres :
- les exigences géométriques telles que les diamètres des conduits, le nombre maximum de coudes,
la longueur maximale horizontale et verticale des conduits, ….
- conduits d’amenée et d’évacuation du type C1*, C3*, C3*S, C4*, C5* ou C8*
- les exigences du matériel (marque et numéro de type)
- l'installation suivant les instructions reprises dans la notice technique d'installation du fabricant de
l'appareil à gaz.

Les conduits d'amenée d'air comburant et d'évacuation des produits de combustion, les dispositifs de
raccordement de l'appareil à ces conduits et le terminal des appareils de type C qui répondent à ces
prescriptions, peuvent être installés indépendamment de l'appareil à gaz.

Seuls les appareils de type C8 peuvent être raccordés à un conduit d’évacuation intégré collectif; le
raccordement est conforme à 5.3.1.4.

Commentaire ARGB

Les appareils de type C8 peuvent être raccordés à un conduit d’évacuation collectif à condition de
respecter les prescriptions a), b) et c) de § 5.3.1.4. Chaque appareil installé dispose de son conduit
d’amenée d’air individuel. Le nombre maximum d’appareils n’est pas limité à trois. La section du
conduit collectif doit être calculée en fonction de la puissance des appareils à installer.

Le système doit être installé de façon à ne pas altérer le degré de résistance au feu exigé pour le bâtiment.

Un volume libre suffisant est amenagé devant et à proximité du débouché du terminal de telle sorte que
les produits de combustion puissent se disperser dans l’atmosphère sans entrer en contact avec une paroi
ou un obstacle et sans qu’ils pénètrent dans une construction quelconque.

Les distances minimales entre le débouché et une ouverture dans une paroi (p.ex. porte, fenêtre) ou un
orifice de ventilation se calculent suivant la norme NBN B 61-002. L’annexe G illustre ces distances pour
des appareils d’une puissance nominale maximale de 30 kW.

73
5.3.4.2 Système individuel - appareils de types C1, C3 et C5

Les appareils, dont les conduits d’amenée d’air et/ou d’évacuation des produits de combustion sont
horizontaux, ont ces conduits perpendiculaires à la paroi verticale qu’ils traversent.

5.3.4.3 Système commun - appareils de type C4

Seuls les appareils type C42 et C43 peuvent être raccordés à un système commun vertical débouchant en
toiture.

Ce système commun pour appareils étanches doit être agréé en Belgique ou dans un Etat membre de
l’Union européenne.

Le système commun doit être installé conformément aux instructions du fabricant de ce système.

Il convient de s’assurer que seuls des appareils spécialement adaptés et conçus pour être montés sur ce
système de conduits communs (notamment type et caractéristiques de l’appareil, appareils à
condensation ou non, diamètre des conduits d’amenée d’air et d’évacuation des produits de combustion,
conduits de raccordement concentrique ou séparés, nombre total d’appareils admis à être raccordé) soient
installés.

Le raccordement de chaque appareil avec le système commun doit être étanche à l’air et ne peut pas
présenter de réduction de section.

Commentaire ARGB

Les systèmes actuellement utilisés sont:


- CLV: Combinatie Luchttoevoer Verbrandingsproducten
- 3CE : Conduit Collectif pour Chaudières Étanches
- LAS: Luft Abgas Schornstein

Ces systèmes sont décrits en détail dans un Dossier Spécial d’Inforgaz.

5.3.4.4 Implantation

Les appareils de type C peuvent être installés dans tous les types d’espaces quel qu’en soit le volume,
sans nécessiter un apport d’air comburant complémentaire dans l’espace d’installation.

74
6 Conditions d’utilisation,
placement et raccordement des appareils

6.1 Conditions d’utilisation


Les appareils de type B ne peuvent pas être installés dans une chambre à coucher, une salle de bains, une
salle de douche ou un cabinet de toilette, sauf dans le cas du remplacement d’un appareil existant autre
qu’une chaudière de chauffage central installée dans une chambre à coucher.

Commentaire ARGB

Une chaudière de chauffage centrale non-étanche (type B) n’a jamais pû être installée dans une
chambre à coucher. Si tel était néanmoins le cas, elle ne pourra jamais être remplacée par une
chaudière de type B. L’installation doit dans ce cas être adaptée et la nouvelle chaudière doit soit être
installée dans un espace qui n’est ni une chambre à coucher, ni une salle de douche, salle de bain ou
cabinet de toilette, soit être de type C.

Un chauffe-eau de type A1AS est destiné à un usage intermittent. Il ne peut être utilisé pour alimenter une
douche, une baignoire, une baignoire sabot ou un appareil destiné à une utilisation équivalente, même
installé dans une salle de bains, une salle de douche ou un cabinet de toilette.

Lors du remplacement d’un appareil de type A, même sans modification ou extension de l’installation
intérieure, il convient de respecter les conditions d’utilisation qui prévalent lors du placement d’un
appareil19.
Lorsqu’un appareil d’utilisation est installé dans une armoire, un placard, un débarras ou un espace
équivalent, cet espace ainsi que celui dans lequel il se trouve doivent répondre à toutes les règles relatives
à l’aménagement des locaux découlant de l’installation des appareils d’utilisation.

Commentaire ARGB

Si l’espace d’installation (armoire, placard ou similaire) n’est pas en communication avec l’espace
dans lequel il est installé (p.ex. armoire étanche dans laquelle est placé le conduit d’évacuation et
dans laquelle l’arrivée d’air est assurée de l’extérieur p.ex. au moyen d’un conduit) il n’y a pas lieu
de prendre des dispositions spéciales pour l’espace dans lequel est placé l’armoire ou le placard.

Les espaces d’installation doivent répondre aux prescriptions de l’article 5.

19
Une disposition transitoire est prévue à cet effet. Cf. article 7.

75
6.2 Placement des appareils d’utilisation
Le placement de l’appareil comprend:

- le raccordement à l’installation intérieure;

- le raccordement au conduit d’évacuation des produits de combustion lorsque celui-ci


est exigé;

- la réalisation de l’amenée d’air comburant.

L’installation doit être réalisée conformément aux notices d’installation et d’emploi obligatoirement
fournies avec l’appareil.

Lors du placement ou du remplacement d’un appareil, même sans modification ou extension de


l’installation intérieure, les règles concernant les arrivées d’air comburant et l’évacuation des produits de
combustion relatives aux installations neuves (en particulier les prescriptions 5.2 et 5.3) sont
d’application.

Commentaire ARGB

REMPLACEMENT D’UN APPAREIL DANS UNE HABITATION EXISTANTE

Il ya lieu de faire une distinction entre les différents appareils d’utilisation:

Le tableau 5 donne les dispositions qui doivent être respectées lors du remplacement ou du placement
d’un chauffe-eau, chauffe-bain chaudière individuelle ou chaudière de chauffage central
suppléméntaire dans un bâtiment existant.

76
Commentaire ARGB
Tableau 5 – Type d’appareil en fonction de l’application et de la nature de l’espace d’installation
Les dispositions à prendre ne sont valable que pour des installations avec une puissance
nominale à 30 kW - cf. les conditions d’applications d’ouvertures de transfert en § 5.2.1.2
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 AMENÏEDAIRMAXIMUMORIlCESDETRANSFERTnMINIMUMCM
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 AMENÏEDAIRDIRECTDELEXTÏRIEURnMINIMUMCMÏVACUATIONDESPRODUITSDECOMBUSTIONORIlCEOUCONDUITDE
VENTILATIONHAUTE MINIMUMCM DIRECTÊLEXTÏRIEUR

CFARTICLE

77
6.3 Raccordement des appareils aux installations intérieures
Tout appareil nouvellement installé doit être destiné au réseau de distribution belge (c’est-à-dire porter
l’indication “Pays de destination: BE” sur la plaquette signalétique), être porteur du marquage CE et être
approprié:

- au gaz distribué et à la pression correspondante, c’est à dire que l’appareil est conçu pour
l’utilisation des gaz de la deuxième famille (gaz naturel) admis en Belgique: (cf. Annexe E);

- à l’arrivée d’air comburant;

- au conduit d’évacuation des produits de combustion.

6.4 Robinet d’arrêt de gaz


Chaque appareil est précédé d’un robinet d’arrêt avec un raccord placé en aval du robinet et permettant
de le déconnecter de l’installation en toute sécurité.

Ce robinet est placé le plus près possible de l’appareil et est accessible et manoeuvrable.

Commentaire ARGB

Pour les cuisinières encastrées ou les taques de cuisson, le robinet d’arrêt de l’appareil peut être placé
dans une armoire ou un espace en dessous ou à côté de l’appareil même si le robinet devient de ce
fait moins accessible.

Pour des inserts encastrés dans un foyer décoratif existant ayant servi préalablement à un autre
combustible, le robinet d’arrêt de l’appareil peut être placé dans un local adjacent si les dispositions
sur place ne permettent pas d’autre solution. Dans ce cas il y a lieu de réaliser le raccordement de
l’appareil au robinet d’arrêt en matériaux et modes d’assemblages RHT; de plus, un deuxième robinet
est monté juste avant l’appareil pour permettre son démontage ultérieur.

6.5 Diamètre nominal du robinet d’arrêt de gaz


Le tableau 6 reprend, à titre indicatif, en fonction du débit horaire, le diamètre nominal du robinet d’arrêt
de gaz.

78
Tableau 6 – Diamètre nominal du robinet d’arrêt de gaz

Débit de gaz Diamètre nominal


Appareil du robinet
m³/h
Réchaud 0,5 1/2" – DN 15
Cuisinière 1,2 à 1,7 1/2" – DN 15
Four 0,5 1/2" – DN 15
Radiateur et appareil de chauffage 0,5 à 2 1/2" – DN 15
a
Chauffe-eau jusqu'à 10,46 kW (150 kcal/min ou 6 l/min ) 1,5 1/2" – DN 15
Chauffe-bain et générateur jusqu'à 24 kW (325 kcal/min ou 3,5 1/2" – DN 15
13 l/mina) ou 3/4" – DN 20
Chauffe-bain et générateur jusqu'à 28 kW ( 400 kcal/min ou 4 3/4" – DN 20
16 l/mina) ou 1" – DN 25
Chauffe-bain et générateur jusqu'à 45 kW (650 kcal/min ou 7 3/4" – DN 20
26 l/mina) ou 1" – DN 25
Générateur jusqu'à 70 kW 10 1" – DN 25
ou 5/4" – DN 32
Appareil de production d'eau chaude à accumulation 0,5 à 2 1/2" – DN 15
a
Ancienne désignation usuelle des appareils instantanés de production d'eau chaude (chauffe-eau et chauffe-bain)
donnant le débit d'eau chaude par minute pour une élévation de température de 25 °C.

6.6 Tuyauteries de raccordement aux installations intérieures


6.6.1 Généralités

Le raccordement des appareils en aval du robinet d’arrêt est fait:

- soit au moyen de matériaux métalliques conformes à 4.1.1;

- soit au moyen d’un flexible métallique RHT conforme à 4.1.2; ce flexible métallique est placé
de telle sorte qu’il ne subisse ni écrasement, ni traction et ne présente pas de rayon de courbure
inférieur à celui stipulé par le fabricant.

6.6.2 Conditions particulières au raccordement des réchauds et


des cuisinières monobloc non encastrées

Le raccordement de ces appareils peut se faire au moyen d’un tuyau flexible en élastomère à embouts
mécaniques indémontables intégrés répondant aux prescriptions de la norme NBN D 04-002.

NOTE La norme NBN D 04-002:1992 édition 2 fait référence à un tuyau flexible comprenant une extrémité fixe et un écrou
mobile; la norme NBN D 04-002:2003 édition 3 fait référence à un tuyau flexible comprenant deux écrous mobiles.

79
Commentaire ARGB

TAQUE DE CUISSON ENCASTRÉE

Une taque de cuisson encastrée ne peut être raccordée qu’en rigide (tuyau en acier ou en cuivre) ou
avec un flexible métallique RHT (voir § 4.1.2).

Le montage d’un tel flexible en élastomère répondant à la norme NBN D 04-002:1992 édition 2 est
réalisé comme suit:

- un robinet d’arrêt “spécial cuisinière” est monté à l’extrémité de l’installation intérieure, en


amont du flexible; le côté du robinet destiné à être raccordé à l’embout à écrou libre du flexible
doit être muni d’un filetage de tuyauterie extérieur cylindrique NBN EN ISO 228-1 / G 1/2;

- l’embout fixe du tuyau flexible est monté sans joint sur le raccord d’entrée de l’appareil si
celui-ci est muni d’un filetage de tuyauterie extérieur conique ISO 7-1 / G 1/2 , l’étanchéité est
réalisée dans le filetage au moyen d’un produit d’étanchéité, comme défini en 4.5.2.1;

- l’embout à écrou libre du tuyau flexible est monté avec le joint plat d’étanchéité du côté de
l’installation intérieure, sur la partie à filetage extérieur cylindrique du robinet d’arrêt.

Le montage du flexible répondant à la norme NBN D 04-002:2003 édition 3 est réalisé comme suit:

- un robinet d’arrêt “spécial cuisinière” est monté à l’extrémité rigide de l’installation intérieure,
en amont du flexible; le côté du robinet destiné à être raccordé à l’embout du flexible doit être
muni d’un filetage de tuyauterie extérieur cylindrique NBN EN ISO 228-1 / G 1/2;

- un embout à écrou libre du tuyau flexible est monté avec joint plat d’étanchéité sur la partie à
filetage extérieur cylindrique du robinet d’arrêt;

- l’embout opposé à écrou libre du tuyau flexible est monté avec joint plat d’étanchéité sur
le raccord d’entrée de l’appareil si celui-ci est muni d’un filetage extérieur cylindrique
NBN EN ISO 228-1 / G 1/2.

Lorsqu’un appareil existant est muni d’un filetage extérieur conique ISO 7-1 / G 1/2, il y a lieu d’utiliser
une pièce intermédiaire conformément à la norme NBN D 04-002:2003 édition 3.

En cas de placement d’un appareil neuf ou de remplacement d’un appareil existant, il y a lieu de
remplacer le tuyau flexible existant par un flexible à embouts mécaniques neuf répondant aux
prescriptions de la norme NBN D 04-002:2003 édition 3.

80
Figure 21 – Raccordement d’un tuyau flexible en élastomère sur une cuisinière

Commentaire ARGB

REMPLACEMENT D’UN APPAREIL DE CUISSON NON-ENCASTRÉ

Si la cuisinière est raccordée au moyen d’un flexible en élastomère, il y a lieu de remplacer ce


flexible soit par un flexible métallique RHT, soit par un flexible en élastomère.

Attention

Pendant une durée limitée, il y aura 2 types de tuyaux flexibles en élastomère sur le marché:
- un modèle asymétrique (suivant la norme NBN D 04-002 deuxième édition) comprenant une
extrémité fixe et un écrou mobile;
- un modèle symétrique (suivant la norme NBN D 04-002 troisième édition) comprenant deux
écrous mobiles.
Après septembre 2005 seul le modèle symétrique restera disponible.

81
6.6.3 Conditions particulières au raccordement des appareils mobiles

Les appareils mobiles tels que les brûleurs Bunsen ne comportant pas de robinet d’arrêt peuvent
également être raccordés au moyen d’un flexible à condition qu’il existe un robinet d’arrêt en amont de
celui-ci et que le flexible soit conforme aux normes NBN EN 559 ou NBN EN 682.

6.7 Mise en service


La première mise en service de chaque appareil comporte:

- la vérification de l’étanchéité du raccordement de l’appareil par badigeonnage, à la pression de


fonctionnement;

- la vérification de l’exécution correcte de l’installation, notamment l’amenée d’air et


l’évacuation des produits de combustion;

- la vérification du fonctionnement de l’appareil;

- l’explication du fonctionnement et la remise de la notice d’emploi et d’entretien à l’usager.

82
7. Dispositions transitoires

En dérogation aux dispositions du paragraphe 6.1, jusqu’au 31 décembre 2008, le remplacement d’un
chauffe-eau de type A alimentant une douche, par un chauffe-eau de type A1AS peut être
exceptionnellement toléré pour autant que les deux conditions suivantes soient remplies:

- l’usage de l’appareil est intermittent;

- la mise en œuvre d’autres solutions comme le remplacement par un chauffe-bain de type B ou


C, ne s’avère pas raisonnablement réalisable.

*
**

Commentaire général de l’ARGB

Si une non-conformité à la norme ou une inétanchéité de l’installation intérieure est constatée et que
cette infraction implique un danger immédiat, il y a lieu de prendre sur place les dispositions
nécessaires pour assurer une situation sûre et d’en avertir immédiatement l’utilisateur de
l’installation et le gestionnaire du réseau de distribution local.

Le site du gaz naturel www.gazinfo.be vous apporte toute l’information relative au gaz naturel. Sur
le site vous pouvez aussi poser vos questions et émettre vos suggestions concernant le gaz naturel;
l’ARGB s’engage à vous répondre.

83
ANNEXES

85
Annexe A

Lexiques français/néerlandais et
néerlandais/français des termes et définitions

Français Néerlandais

Air comburant Verbrandingslucht


Appareil à circuit de combustion étanche Toestel met gesloten verbrandingskring
Appareil à circuit de combustion non étanche Toestel met open verbrandingskring
Appareil d’utilisation Verbruikstoestel
Appareils d’utilisation – catégories Verbruikstoestellen – categorieën
Appareils d’utilisation – types Verbruikstoestellen – typen
Branchement Dienstleiding
Brasage Solderen
Brasage fort Hardsolderen
Circuit des produits de combustion Kring van de verbrandingsproducten van
d’un appareil een toestel
Clapet stabilisateur de tirage Trekstabiliseerklep
Compteur Gasmeter
Compteur de passage Tussengasmeter
Conduit d’amenée d’air Luchttoevoerkanaal
Conduit de raccordement Aansluitkanaal
Conduit d’évacuation Afvoerkanaal
Conduit d’évacuation autonome Losstaand afvoerkanaal
Conduit d’évacuation autonome collectif Gemeenschappelijk losstaandafvoerkanaal
Conduit d’évacuation autonome collectif Gecombineerd gemeenschappelijk losstaand
combiné afvoerkanaal
Conduit d’évacuation autonome individuel Individueel losstaand afvoerkanaal
Conduit d’évacuation collectif polyvalent Polyvalent gemeenschappelijk afvoerkanaal
(intégré ou autonome) (ingebouwd of afzonderlijk)
Conduit d’évacuation intégré Ingebouwd afvoerkanaal
Conduit d’évacuation intégré collectif Gemeenschappelijk meervoudig ingebouwd
multiple afvoerkanaal
Conduit d’évacuation intégré collectif unique Gemeenschappelijk enkelvoudig ingebouwd
afvoerkanaal
Conduit d’évacuation intégré individuel Individueel ingebouwd afvoerkanaal
Conduit de ventilation haute Kanaal voor bovenventilatie
Espace d’installation Opstellingsruimte
Evacuation mécanique Mechanische afvoer
Extension Uitbreiding
Fourreau Mantelbuis
Gaine technique Technische schacht
Gaz naturel Aardgas
Générateur de chaleur Warmtegenerator
Installation Installatie

86
Français Néerlandais

Installation intérieure Binnenleiding


Local de chauffe Stooklokaal
Local technique Technische lokaal
Mise en service Inbedrijfstelling
Ouverture de transfert Doorstroomopening
Parcours de tuyauterie -
Perte de charge Drukverlies
Pression Druk
Pression d’essai en usine Beproevingsdruk in de fabriek
Pression d’essai sur chantier Beproevingsdruk op de bouwplaats
Pression maximale de service Hoogste werkdruk
(MOP - Maximum Operating Pressure) (MOP – Maximum Operating Pressure)
Pression nominale (PN) Nominale druk (PN)
Puissance nominale (Pn) Nominaal vermogen (Pn)
Raccord et accessoire à compression Knelfitting en toebehoren
Raccord et accessoire à sertissage Persfitting en toebehoren
Résistance à haute température – type RHT Weerstand tegen hoge temperatuur –
type RHT
Robinet d’arrêt Stopkraan
Robinet de sectionnement Sectioneerkraan
Section Doorlaat
Terminal Eindstuk
Tracé des tuyauteries Loop van de leidingen
Tubage Ingezette buis
Usage intermittent d’un chauffe-eau de Onderbroken gebruik van een keukengeiser
type A type A
Ventilation Ventilatie
Ventilation mécanique Mechanische ventilatie
Ventilation mécanique à double flux Mechanische toe- en afvoerventilatie
Ventilation mécanique par extraction Mechanische afvoerventilatie
Ventilation mécanique par insufflation Mechanische toevoerventilatie
Ventilation mécanique controlée (VMC) Gestuurde mechanische ventilatie (VMC)
Ventilation mécanique controlée gaz Gestuurde mechanische ventilatie-gas
(VMC gaz) (VMC-gas)
Ventilation naturelle Natuurlijke ventilatie
Vide technique Kruipruimte
Vide technique accessible Toegankelijke kruipruimte

87
Néerlandais Français

Aansluitkanaal Conduit de raccordement


Aardgas Gaz naturel
Afvoerkanaal Conduit d’évacuation
Afzonderlijk afvoerkanaal Conduit d’évacuation autonome
Beproevingsdruk in de fabriek Pression d’essai en usine
Beproevingsdruk op de bouwplaats Pression d’essai sur chantier
Binnenleiding Installation intérieure
Dienstleiding Branchement
Doorlaat Section
Doorstroomopening Ouverture de transfert
Druk Pression
Drukverlies Perte de charge
Eindstuk Terminal
Gasmeter Compteur
Gecombineerd gemeenschappelijk losstaand Conduit d’évacuation autonome collectif
afvoerkanaal combiné
Gemeenschappelijk enkelvoudig ingebouwd Conduit d’évacuation intégré collectif unique
afvoerkanaal
Gemeenschappelijk losstaand afvoerkanaal Conduit d’évacuation autonome collectif
Gemeenschappelijk meervoudig ingebouwd Conduit d’évacuation intégré collectif
afvoerkanaal multiple
Gestuurde mechanische ventilatie (VMC) Ventilation mécanique contrôlée VMC)
Gestuurde mechanische ventilatie-gas Ventilation mécanique contrôlée gaz
(VMC-gas) (VMC-gaz)
Hardsolderen Brasage fort
Hoogste werkdruk Pression maximale de service
(MOP – Maximum Operating Pressure) (MOP – Maximum Operating Pressure)
Inbedrijfstelling Mise en service
Individueel ingebouwd afvoerkanaal Conduit d’évacuation intégré individuel
Individueel losstaand afvoerkanaal Conduit d’évacuation autonome individuel
Ingebouwd afvoerkanaal Conduit d’évacuation intégré
Ingezette buis Tubage
Installatie Installation
Kanaal voor bovenventilatie Conduit de ventilation haute
Knelfitting en toebehoren Raccord et accessoire à compression
Kring van de verbrandingsproducten van Circuit des produits de combustion d’un
een toestel appareil
Kruipruimte Vide technique
Loop van de leidingen Tracé des tuyauteries
Losstaand afvoerkanaal Conduit d’évacuation autonome
Luchttoevoerkanaal Conduit d’amenée d’air
Mantelbuis Fourreau
Mechanische afvoer Evacuation mécanique
Mechanische afvoerventilatie Ventilation mécanique par extraction
Mechanische toe- en afvoerventilatie Ventilation mécanique à double flux
Mechanische toevoerventilatie Ventilation mécanique par insufflation
Mechanische ventilatie Ventilation mécanique

88
Néerlandais Français

Natuurlijke ventilatie Ventilation naturelle


Nominaal vermogen (Pn) Puissance nominale (Pn)
Nominale druk (PN) Pression nominale (PN)
Onderbroken gebruik van een keukengeiser Usage intermittent d’un chauffe-eau
type A de type A
Opstellingsruimte Espace d’installation
Persfitting en toebehoren Raccord et accessoire à sertissage
Polyvalent gemeenschappelijk afvoerkanaal Conduit d’évacuation collectif polyvalent
(ingebouwd of afzonderlijk) (intégré ou autonome)
Sectioneerkraan Robinet de sectionnement
Solderen Brasage
Stooklokaal Local de chauffe
Stopkraan Robinet d’arrêt
Technische schacht Gaine technique
Technisch lokaal Local technique
Toegankelijke kruipruimte Vide technique accessible
Toestel met gesloten verbrandingskring Appareil à circuit de combustion étanche
Toestel met open verbrandingskring Appareil à circuit de combustion non étanche
Trekstabiliseerklep Clapet stabilisateur de tirage
Tussengasmeter Compteur de passage
Uitbreiding Extension
Ventilatie Ventilation
Verbrandingslucht Air comburant
Verbruikstoestel Appareil d’utilisation
Verbruikstoestellen – categorieën Appareils d’utilisation – catégories
Verbruikstoestellen – typen Appareils d’utilisation – types
Warmtegenerator Générateur de chaleur
Weerstand tegen hoge temperatuur – Résistance à haute température – type RHT
type RHT

89
Annexe B

Installation des compteurs à gaz

B.1 Généralités
B.1.1 Définitions

Branchement
La tuyauterie et les accessoires constituant le raccordement à la canalisation de distribution de gaz en
amont du compteur.

Brasage fort
Opération consistant à assembler des pièces métalliques à l’aide d’un métal d’apport agissant par
capillarité, à l’état liquide, ayant une température de fusion supérieure à 450 °C et mouillant le(s) métal
(métaux) de base, qui ne participe(nt) pas à la fusion.

Client final
Toute personne physique ou morale achetant du gaz pour son propre usage et est raccordée au réseau de
distribution ou, qui, à défaut, a la garde de ce raccordement pour la partie qui se trouve sur le terrain dont
il est le (co)propriétaire ou dont il a l’usage ou le bénifice – autrefois appelé “client” dans les documents
ARGB.

Dispositif de comptage
L’ensemble des appareils destinés à la mesure et/ou au comptage d’une quantité de gaz naturel,
comprenant notamment les compteurs et les dispositifs éventuels de conversion de volume.

Gestionnaire du réseau de distribution (GRD)


Tout gestionnaire d’un réseau de distribution désigné conformément au Décret gaz – autrefois appelé
“distributeur” dans les documents ARGB.

Installateur
Celui qui a réalisé, en tout ou en partie, l’installation intérieure et le plus souvent le placement et la mise
en service des appareils d’utilisation. Nous distinguons deux sortes d’installateurs.

Installateur gaz naturel habilité:


L’installateur qui est habilité conformément au règlement établi par le Conseil de l’Habilitation,
composé de représentants d’organisations professionnelles belges qui rassemblent les installateurs
d’installations gaz naturel, l’a.s.b.l. Figaz et des Ministres ou des Secrétaires d’Etat fédéraux ayant
l’énergie et la protection de la consommation dans leur compétence.

Installateur gaz naturel non habilité:


- soit un installateur ayant accès à la profession par au moins une des catégories suivantes: 002
(installateur chauffage central), 030 (installateur sanitaire et plomberie), 031 (installateur
chauffage gaz individuel) mais sans n° d’habilitation valide;
- soit la personne qui a réalisé l’installation mais ne disposant pas de l’accès à la profession aux
catégories 002, 030, 031.

90
Installation intérieure
La tuyauterie et les accessoires en aval du compteur.

Matériaux résistants aux hautes températures


Ce sont des matériaux qui, suivant la norme NBN EN 1775 annexe A, procédure B, sont capables de
garder l’étanchéité interne et externe, pendant un certain temps, lorsqu’ils sont soumis à une haute
température. Les conditions sont définies par ladite norme.

Organisme de contrôle agréé


Organisme de contrôle agréé conformément à l’article 8 de l’Arrêté royal du 11 mars 1966 déterminant
les mesures de sécurité à prendre lors de l’établissement et dans l’exploitation des installations de
transport de gaz par canalisations.

NOTE Deux ans après l’entrée en vigueur de la réglementation précisant les procédures nécessaires, un organisme de contrôle
devra être accrédité par BELTEST, système d’accréditation mis en place par l’Arrêté royal du 22 décembre 1992, pour le
contrôle des installations intérieures au gaz naturel pour être “organisme de contrôle agréé”.

Ouverture d’aération
Une ouverture non-obturable, par laquelle s’effectue l’aération et dont le passage libre constitue la
surface nette.

Pression
Pression de service normale de l’appareil pression nécessaire pour assurer une combustion
normale et hygiénique.
Pression de fourniture pression à la sortie du compteur gaz.
Pression de distribution pression d’alimentation dans le réseau du gestionnaire
du réseau de distribution.

Raccordement
L’ensemble des équipements nécessaires pour relier les installations d’un client final au réseau de
distribution; il comprend le branchement et le dispositif de comptage.

Robinet extérieur
Organe de fermeture généralement placé dans le domaine public par le gestionnaire du réseau de
distribution, dans la partie extérieure du branchement.

Traversée de façade
Emplacement où le branchement pénètre dans le bâtiment.

Vide technique accessible


Vide technique d’accès aisé présentant une hauteur libre supérieure ou égale à 0,60 m et aéré
efficacement par au moins deux orifices pratiqués dans des parois opposées.

B.1.2 Prescriptions générales concernant l’installation du (des) compteur(s) à gaz

a. Les caractéristiques du compteur de gaz sont définies par le gestionnaire du réseau de distribution.
b. Tout compteur est précédé d’un organe de fermeture.
c. Le raccordement de l’installation intérieure sur le compteur est fait de manière telle que la
tuyauterie n’exerce pas d’effort susceptible de détériorer le compteur, l’organe de fermeture, le
régulateur de pression éventuel ou l’étanchéité de l’ensemble.

91
B.1.3 Prescriptions générales concernant l’implantation du (des) compteur(s) à gaz

L’emplacement d’installation est défini par le gestionnaire du réseau de distribution en accord avec le
client final et doit répondre aux spécifications suivantes:

a. l’emplacement du (des) compteur(s) est situé le plus près possible de la rue, au rez-de-chaussée
ou au premier sous-sol de la cave. La partie intérieure du branchement doit être aussi courte
que possible;
b. le compteur de gaz, et la tuyauterie doivent être protégées contre des dégâts et les intempéries;
c. le client final ou le propriétaire de l’immeuble, gardien du raccordement, prend les dispositions
nécessaires pour éviter toute cause de détérioration de celui-ci et notamment celles dues à la
corrosion ;
d. le ou les compteurs à gaz sont situés au-dessus des éventuelles conduites d’eau, d’installation
d’eau et de compteur d’eau;
e. le dépôt de produits inflammables et corrosifs à moins de 2 m du compteur est interdit;
f. le compteur de gaz ne peut être installé dans un espace dans lequel se trouve un transformateur
de puissance électrique;
g. pour une nouvelle construction, le compteur de gaz ne peut être installé dans une chambre à
coucher, une salle de bain, une salle de douche ou dans une toilette; on peut déroger à cette
prescription, pour une construction existante pour autant que le compteur de gaz soit placé dans
une armoire fermée, disposant d’une aération haute débouchant directement à l’extérieur;
h. il est défendu de placer le compteur de gaz dans un lieu public ou dans un espace qui contient
une ou plusieurs machines (par exemple un espace qui contient une ou des installations de
frigo, de congélateur, de compresseur, etc…);
i. à l’avant des compteurs, un espace d’au moins 0,70 m doit être maintenu libre, afin de
permettre une lecture facile de l’index du compteur;
j. aucun objet ne peut gêner l’accès aux installations de gaz ;
k. les dispositifs de comptage de gaz et d’électricité peuvent être placés dans un même espace
pour autant que les compteurs d’électricité ne sont pas placés au-dessus des compteurs de gaz
et que le(s) dispositif(s) de comptage d’électricité et ses accessoires ont un degré de protection
d’au moins IP 40;
l. le compteur de gaz doit être placé à une distance minimale de 1,50 m, en-dehors de la zone de
rayonnement de tout appareil de production de chaleur; si cette distance ne peut être respectée
il y a lieu de placer une cloison de protection;

Commentaire ARGB

Cette règle est nécessaire pour éviter que le gaz présent dans le compteur gaz ne s’échauffe de façon
excessive et qu’à cause de l’expansion thermique, un volume trop élevé de gaz ne soit mesuré, au
détriment du client. Cette prescription ne relève pas d’une mesure de sécurité en rapport avec la
prévention d’incendie puisque le compteur gaz, le robinet et les joints sont résistants aux hautes
températures (RHT).

m. les cages d’ascenseurs ou les vide-ordures ne peuvent être en contact direct avec le lieu
d’installation des compteurs;
n. si le gestionnaire du réseau de distribution de gaz est d’avis que des mesures de sécurité
supplémentaires sont nécessaires parce que des risques spécifiques existent ou à cause des
caractéristiques environnementales, le client final ou le propriétaire du bâtiment exécuteront
ces mesures à ses propres frais.

92
B.1.4 Prescriptions générales concernant l’aération

a. L’espace d’installation du (des) compteur(s) de gaz doit être sec, toujours accessible et aéré par
une aération haute naturelle qui est efficace et permanente - PAS d’aération mécanique. Cette
aération haute est situé dans la partie la plus élevée de cet espace et débouche:

- soit directement vers l’extérieur, éventuellement par un conduit d’aération;


- soit dans un espace commun qui a une aération directement vers l’extérieur.

Les orifices d’aération ont une section nette, non obturable de minimum 150 cm2.

b. Si l’espace est doté d’ouvertures non-obturables d’une section suffisante, placées dans le haut
de l’espace (par exemple l’encadrement d’une porte de garage, une ancienne trappe à charbon
etc.), elles peuvent être considérées comme constituant une aération haute.

B.2 Conditions particulières aux raccordements basse


pression et installations intérieures pour installations
avec 1 compteur gaz avec un débit maximal jusqu’à
40 m3/h
En complément du point B.1, les conditions suivantes sont d’application:

a. pour le placement d’un seul compteur de gaz, il faut prévoir minimum 1,20 m au-dessus du
plancher terminé, un espace utile LIBRE de:
- pour les compteurs Qmax 6 m3/h et Qmax 10 m3/ h Hauteur = 0,85 m
Largeur = 0,70 m
Profondeur = 1,10 m;
- pour les compteurs Qmax 16 m3/h jusqu’au Qmax 40 m3/h: voir Figures B.4
et B.5;
- pour les compteurs Qmax 65 m3/h ou plus il y a lieu de suivre les instructions du GRD;
seul le gestionnaire du réseau de distribution peut dévier de ces règles;
b. un seul compteur de gaz peut être placé dans un espace uniquement reservé comme local de
chauffe s’il alimente la chaudière à gaz installée et qu’il est placé à une distance minimale de
1,50 m de cette chaudière;
si la puissance nominale installée est supérieure à 30 kW mais inférieure à 70 kW et si ce n’est
pas une maison unifamiliale, l’espace doit répondre aux dispositions constructives d’un local
technique (conforme à la norme NBN B 61-002);
si la puissance nominale installée est supérieure ou égale à 70 kW et si ce n’est pas une maison
unifamiliale, l’espace doit répondre aux dispositions constructives d’une chaufferie (conforme
à la norme NBN B 61-001).

93
B.3 Conditions particulières aux raccordements basse
pression et installations intérieures pour installations
avec 2 jusqu’à 9 compteurs gaz Qmax 6 m3/h/Qmax
10 m3/h ou installations avec compteurs d’un autre
débit maximal avec un total jusqu’à 40 m3/h
En complément du point B.1, les conditions suivantes sont d’application:
a. groupement de compteurs au rez-de-chaussée ou au premier sous-sol;
b. le tableau B.1 et les Figures B.4 et B.5 donnent à titre indicatif la place nécessaire pour le ou
les compteur(s);
c. les installations intérieures raccordées aux différents compteurs de gaz ne peuvent être reliées
les unes aux autres;
d. l’accès à l’espace où sont installés les compteurs gaz s’effectue soit par l’extérieur du bâtiment,
soit par l’intermédiaire d’un espace à usage commun; la porte d’accès doit s’ouvrir dans la
direction de la sortie, et elle doit toujours pouvoir s’ouvrir sans clé depuis l’intérieur; l’espace
doit toujours être accessible pour le gestionnaire du réseau de distribution et pour des clients
finals.

B.4 Conditions particulières aux raccordements basse


pression et installations intérieures pour installations
avec minimum 10 compteurs gaz Qmax 6 m3/h/Qmax
10 m3/h ou installations avec compteurs d’un autre
débit maximal avec un total supérieur à 40 m3/h
En complément du point B.1 entre autres les conditions suivantes sont d’application:
a. dans une nouvelle construction, UN ESPACE exclusivement réservé aux compteurs de gaz et
éventuellement aux compteurs d’eau, OFFRANT UNE PROTECTION CONTRE LE FEU
EST TOUJOURS EXIGE. Il satisfait entre autres aux prescriptions suivantes:
a.1. groupement de compteurs dans cet espace;
a.2. l’accès s’effectue soit par l’extérieur du bâtiment, soit par l’intermédiaire d’un espace à
usage commun; la porte d’accès doit s’ouvrir dans la direction de la sortie, et elle doit
toujours pouvoir s’ouvrir sans clé depuis l’intérieur; l’espace doit toujours être accessible
pour le gestionnaire du réseau de distribution et pour les clients finals;
a.3. le matériel électrique dans l’espace a un indice de protection d’au moins IP54;
a.4. les parois de l’espace doivent présenter une résistance au feu d’au moins 1 heure
(= Rf 1h), la porte d’entrée ayant une résistance au feu de 1⁄2 heure (= Rf 1/2h); si cette
porte est une porte extérieure il n’y a pas d’exigence particulière concernant la résistance
au feu;
b. dans des bâtiments existants, si les dispositions mentionnées plus haut ne peuvent être réalisées,
on peut prévoir une armoire réalisée en matériaux présentant une résistance au feu de minimum
1/2 heure (= Rf 1/2h);
c. aération:
c.1 l’espace où se trouve les compteurs ou l’armoire résistante au feu, est aéré par une
aération haute et une aération basse; les deux aérations sont permanentes et non
obturables; elles ont un passage libre correspondant à 0,2% de la surface horizontale du
plancher avec un minimum de 150 cm2;

94
c.2 l’aération haute est en contact direct vers l’extérieur et située dans la partie la plus élevée
de cet espace;
c.3 l’aération haute peut être remplacée par un canal d’aération vertical qui présente la même
résistance au feu que l’espace et qui débouche au-dessus du toit du bâtiment, ce canal doit
alors être protégé contre les précipitations et la pénétration d’objets étrangers;
c.4 l’aération basse est soit en contact direct vers l’extérieur, soit en contact avec l’aération
naturelle du bâtiment par un espace collectif; le bord supérieur de l’aération basse est situé
au plus à 1 m au-dessus du sol;
d. les installations intérieures raccordées aux différents compteurs de gaz ne peuvent être reliées
les unes aux autres.

B.5. Armoires compteur

B.5.1 Compteur(s) en armoire à l’extérieur du bâtiment

Le dispositif de comptage peut être installé à l’extérieur du bâtiment uniquement dans une armoire
compteur, livrée par le gestionnaire du réseau de distribution ou construite par le client final.

L’armoire doit répondre aux exigences suivantes:

a. elle est placée à la limite de la propriété à proximité de la voie publique;


b. l’armoire a une aération haute et une aération basse; les deux aérations sont permanentes et non
obturables; elles ont un passage libre correspondant à 0,50 % de la surface horizontale du
plancher avec un minimum de 100 cm2;
c. l’armoire doit avoir une porte avec serrure;
d. les dimensions de l’armoire et de sa porte doivent permettre un travail aisé sur le ou les
compteurs et leurs accessoires; si cela n’est pas réalisable l’armoire doit être démontable sur
simple demande du gestionnaire du réseau de distribution;
e. les dimensions d’une armoire pour un seul compteur Qmax 6m3/h ou Qmax 10 m3/h sont
données en Fig. B.6–1 et Fig. B.6–2; pour toute autre configuration les dimensions sont
déterminées en accord avec le gestionnaire du réseau de distribution;
f. elle doit offrir la protection nécessaire contre les intempéries et être toujours facilement
accessible; la pénétration d’eau et d’objets étrangers doit être empêchée;
g. pour une installation avec un seul compteur avec un débit maximal ≤ 40 m3/h les dispositifs de
comptage de gaz et d’électricité peuvent être placés dans la même armoire non compartimentée
pour autant que le compteur d’électricité n’est pas placé au-dessus du compteur de gaz et que
le dispositif de comptage d’électricité et ses accessoires ont un degré de protection d’au moins
IP 40 (exemple: “armoire” 25x60); si le dispositif de comptage d’électricité et ses accessoires
ont un degré de protection inférieur à IP40, les dispositifs de comptage de gaz et d’électricité
doivent être placés dans des compartiments étanche au gaz complètement séparés;
h. pour une installation avec plusieurs compteurs de gaz Qmax 6m3/h / Qmax 10 m3/h ou une
installation avec des compteurs d’un autre débit maximal avec un total supérieur à 40 m3/h, les
dispositifs de comptage de gaz et d’électricité doivent être placés dans des compartiments
séparés.

95
B.5.2 Compteur(s) en armoire à l’intérieur du bâtiment

L’armoire doit répondre aux exigences suivantes:


a. le gestionnaire du réseau de distribution peut dans certains cas imposer des exigences
spécifiques, par exemple une armoire avec résistance au feu de 1/2h (Rf 1/2h);
b. l’armoire doit avoir une porte que le releveur peut ouvrir;
c. l’aération haute et basse vers l’extérieur se fait par:
c.1 soit des ouvertures ou des conduits non-obturable, situées dans le haut et le bas de
l’armoire directement vers l’extérieur avec une surface libre selon B.1.4.a;
c.2 soit des ouvertures non-obturable situées dans le haut et le bas de l’armoire qui
débouchent dans un espace qui a une aération directement vers l’extérieur; les deux
orifices d’aération ont une surface libre selon B.1.4.a;

NOTE:
L’aération selon § B.5.2.c2 est permise dans une installation avec un seul compteur de gaz avec un débit maximal≤ 40 m3/h pour
autant que l’espace d’installation n’est pas une chambre à coucher, une toilette, une chaufferie ou une machinerie. L’aération
selon § B.5.2.c2 est permise dans une installation avec 2 jusqu’à 9 compteurs de gaz Qmax 6m3/h / Qmax 10m3/h ou pour des
compteurs d’un autre débit maximal avec un total ≤ 40 m3/h pour autant que l’espace d’installation est un espace collectif.

d. pour une installation avec un seul compteur avec un débit maximal 40 m3/h les dispositifs de
comptage de gaz et d’électricité peuvent être placés dans la même armoire non compartimentée
pour autant que le compteur d’électricité n’est pas placé au-dessus du compteur de gaz et que
le dispositif de comptage d’électricité et ses accessoires ont un degré de protection d’au moins
IP 40 (exemple: “armoire” 25x60); si le dispositif de comptage d’électricité et ses accessoires
ont un degré de protection inférieur à IP40, les dispositifs de comptage de gaz et d’électricité
doivent être placés dans des compartiments étanche au gaz complètement séparés;
e. pour une installation avec avec 2 jusqu’à 9 compteurs de gaz Qmax 6m3/h / Qmax 10 m3/h ou
une installation avec des compteurs d’un autre débit maximal avec un total ≤ 40 m3/h, les
dispositifs de comptage de gaz et d’électricité doivent être placés dans des compartiments
séparés;
f. pour une installation avec minimum 10 compteurs de gaz Qmax 6m3/h / Qmax 10 m3/h ou une
installation avec des compteurs d’un autre débit maximal avec un total > 40 m3/h les compteurs
de gaz ne peuvent pas être placés dans une armoire à l’intérieur du bâtiment.

B.6 Interventions à charge du client final


a. En accord avec le gestionnaire du réseau de distribution de gaz naturel et suivant ses
instructions, le client final doit assurer à ses frais les éléments suivants; le gestionnaire du
réseau de distribution peut moyennant une rétribution réaliser ces éléments:
a.1. la réalisation des tranchées nécessaires sur le terrain privé;
a.2. la traversée du mur de la façade;
a.3. un puits intérieur si le compteur à gaz n’est pas placé dans une cave;
a.4. les ouvertures et fourreaux d’attente éventuels à l’intérieur et à l’extérieur de l’habitation;
a.5. un fourreau avec paroi intérieure lisse dont le diamètre intérieur est fonction du diamètre
extérieur du raccordement (voir § B.8.2); le fourreau doit être muni d’un tire-fil si le GRD
l’exige.
b. Lors de la réalisation de la traversée de façade, le client final peut utiliser un élément
préfabriqué qui est placé dans les fondations et par lequel les différentes conduites de
distribution peuvent être amenées à l’intérieur, et ce en accord avec les instructions du GRD.
Le client final s’assure que les réservations faites pour chaque fluide ne sont pas utilisées pour
d’autres installations.

96
c. Le puits intérieur peut être rempli de sable après que TOUS les fluides d’utilité publique ont
été posés (voir Figures B.1 et B.2).
d. La réalisation de l’étanchéification initiale à l’eau et au gaz de la traversée de façade pour la
canalisation de gaz incombe au gestionnaire du réseau de distribution de gaz.
e. Le client final et/ou le propriétaire du bâtiment veillent à ce que les murs et les traversées de
façade sont et restent étanches à l’eau et au gaz.
f. Le client final et/ou le propriétaire du bâtiment veillent à ce que le trappillon avec repère
“GAZ” d’un organe de fermeture, placé par le gestionnaire du réseau de distribution dans la
partie extérieure du branchement extérieur, reste facilement accessible (par exemple dans le cas
de terrasses de café, de plantations).

Exécution: voir Figures B.1 et B.2

B.7 Placement de fourreaux sur un terrain privé à


l’extérieur et à l’intérieur du bâtiment
Le fourreau à l’extérieur, placé par le client final, doit avoir un diamètre qui est déterminé en fonction
du diamètre du branchement. Il doit être rectiligne, être en légère pente descendante de l’habitation vers
la rue et toujours perpendiculaire à l’axe de la voirie, le point de pénétration dans le bâtiment servant de
point de référence. Il ne peut être utilisé pour d’autres conduites ou câbles.

Le fourreau doit se terminer à 1 m de la façade. Le fourreau doit être lisse à l’intérieur et doit être muni
d’un tire-fil si le GRD l’exige.

La génératrice supérieure de la gaine doit être au minimum à 0,60 m en dessous du niveau futur du
terrain.

Exécution: voir Figures B.1, B.2 et B.3.

Remarque
Dans le cas exceptionnel où le compteur ne peut pas être placé à proximité de la façade et en l’absence
de cave ou de vide, le client final place préalablement un fourreau continu et étanche au gaz jusqu’à
l’espace du compteur.

B.8 Prescriptions pour les installations intérieures

B.8.1 Nature des conduites

La nature de la tuyauterie et les techniques d’assemblage sont décrites dans les normes NBN D51-003 et
NBN D51-004. A l’intérieur des bâtiments seuls des tuyaux métalliques (acier ou cuivre) sont autorisés.
A l’extérieur des bâtiments des tuyaux en acier, en cuivre et en polyéthylène (PE) sont autorisés.

97
B.8.2 Conduites en polyéthylène

Des conduites PE ne peuvent être utilisées que:

- si elles sont enterrées et à condition que la génératrice supérieure de la conduite se trouve à


minimum 0,60 m en dessous du niveau du sol;
- dans des armoires de comptage à l’extérieur de l’immeuble si elles sont protégées contre les
rayons UV et contre les actions mécaniques.
Elles ne peuvent toutefois pas être utilisées en dessous de bâtiments, sauf si elles sont placées dans une
gaine et que l’ensemble gaine/conduite a une résistance mécanique au moins équivalente à celle d’une
canalisation en acier.
Le matériau PE doit répondre aux normes et/ou au cahier des charges de l’ARGB et doit être agréé pour
les applications du gaz. Tous les raccordements doivent résister à la traction. A ce sujet consultez votre
gestionnaire du réseau de distribution.

B.8.3 Liaisons équipotentielles (Figure B.7)

En accord avec l’article 72 du RGIE, l’installation intérieure doit être reliée à la borne principale de terre
au moyen d’un conducteur principal d’équipotentielle. Cette liaison doit dans tous les cas être réalisée
en aval du compteur de gaz.

L’installation de gaz naturel ne peut être utilisée comme mise à la terre.

B.8.4 Point de départ de l’installation intérieure

B.8.4.1 Généralités

L’installateur fixera et exécutera correctement l’installation intérieure en conformité aux normes


NBN D51-003 et NBN D51-004. Comme premier accessoire de l’installation intérieure en aval du
compteur un T muni d’un bouchon ou bonnet métallique doit être prévu. Le point de départ de
l’installation intérieure doit être terminé par un filet gaz de minimum 1” (DN 25).

B.8.4.2 Pour des appartements

a. L’installateur peut déjà placer des installations intérieures jusqu’à l’espace compteur gaz. Dès
que le raccordement de gaz naturel a été placé et que les conduites de distribution avec organes
de fermeture et compteurs de gaz sont réalisés, l’installateur termine l’installation intérieure et
la raccorde au compteur de gaz.

b. Lors du raccordement de chaque installation intérieure, l’installateur indiquera de façon


permanente sur la conduite à maximum 0,5 m en aval du compteur d’une manière évitant toute
équivoque l’étage et l’appartement correspondant.

98
B.9 Modalités pour l’ouverture du compteur et pour la
mise en service des appareils
B.9.1 Attestation à fournir par l’installateur

a. L’installateur doit toujours transmettre au gestionnaire du réseau de distribution et à


l’habitant/propriétaire “l’Attestation délivrée au distributeur de gaz en application de l’Arrêté
Royal du 28 juin 1971”. Par ce document l’installateur déclare que l’installation est réalisée
conformément aux normes NBN en vigueur.
b. Il faut insister sur le fait que le signataire de cette attestation porte l’entière responsabilité de
l’installation intérieure pour la partie qu’il a exécuté.

B.9.2 Contrôle de l’installation intérieure

L’ouverture du compteur de gaz par le gestionnaire du réseau de distribution s’effectue dans un des cas
suivants:

a. L’installateur gaz naturel est habilité.


Pour ouvrir le compteur de gaz, le gestionnaire du réseau de distribution acceptera comme
suffisante l’attestation mentionnée plus haut (voir § B.9.1), accompagnée d’un schéma
d’installation, établie et délivrée par l’installateur gaz habilité.

b. L’installateur gaz naturel n’est pas habilité.


En plus de l’attestation mentionnée plus haut (voir § 9.1), accompagnée d’un schéma
d’installation, le gestionnaire du réseau de distribution exigera un rapport de contrôle positif
délivré par un organisme de contrôle agréé retenu par le conseil de l’habilitation (à charge de
l’installateur ou du client final).

B.9.3 Ouverture du compteur de gaz

a. Lors de l’ouverture du compteur de gaz, le gestionnaire du réseau de distribution s’assure que


l’installation intérieure est étanche au gaz à la pression de fourniture (cf. ARGB/2000.60.02).
b. En cas de constatation d’un défaut d’étanchéité dans l’installation intérieure, cette dernière
n’est pas mise en service; l’installateur doit exécuter les réparations nécessaires pour assurer
l’étanchéité; une nouvelle attestation et/ou une réception (vérification de la conformité et de
l’étanchéité) sera exigée; en cas de réception, la mise en service ne peut s’effectuer qu’après un
rapport de contrôle positif (cf. ARGB 2000.60.02).

B.9.4 Mise en service des appareils

a. L’installateur s’assure que seuls sont installés des appareils dont les catégories sont
mentionnées dans la norme NBN D 51-003.
b. Avant la mise en service de ces appareils l’installateur doit purger l’installation intérieure et les
appareils d’utilisation, expliquer les instructions d’utilisation des appareils installés à
l’utilisateur et lui montrer comment le robinet du compteur peut être fermé.

99
B.10. Apercu succint
Cet aperçu constitue une aide pour le lecteur, mais seuls les textes intégraux font foi.

Installations 2 jusqu'à 9 compteurs Minimum 10


avec 1 seul Qmax 6m³/h – compteurs Qmax
compteur Qmax 10m³/h ou 6m³/h –
avec débit compteurs avec autre Qmax 10m³/h ou
 40 m³/h débit max. avec total compteurs avec
 40 m³/h autre débit max.
avec total
> 40 m³/h
1 Espace ou enceinte SEC et AERE, PAS OUI, si espace
OUI INTERDIT
spécialement prévu pour le compteur gaz collectif
2 Produits INFLAMMABLES et/ou corrosifs à
proximité du compteur ou d’une armoire de INTERDIT INTERDIT INTERDIT
comptage normale
3 Pour une nouvelle construction: lieu de
placement du compteur dans la CHAMBRE A
INTERDIT INTERDIT INTERDIT
COUCHER, la SALLE DE BAIN, une
TOILETTE, une SALLE DE DOUCHE.
4 Dispositif de comptage dans un MAGASIN
ou ATELIER
a. appartements OUI OUI INTERDIT
b. industriel OUI INTERDIT INTERDIT
5 Lieu de placement du compteur dans une
MACHINERIE (parc frigos ou congélateur, INTERDIT INTERDIT INTERDIT
compresseurs, etc …)
6 CAGE D’ASCENSEUR ou VIDE-
ORDURES arrivent dans l'espace du INTERDIT INTERDIT INTERDIT
compteur
7 Dispositif de comptage de gaz et d'électricité
dans la même armoire non compartimentée, à
OUI INTERDIT INTERDIT
l’extérieur du bâtiment avec AERATION
efficace
8 ARMOIRE séparée ou armoire avec
compartiments séparés pour compteurs gaz et
OUI OUI OUI
électricité à l’extérieur du bâtiment avec
AERATION efficace
9 Armoire séparée, résistante au feu, à
l’intérieur du bâtiment avec AERATION OUI OUI OUI
directe ou par gaine vers l’extérieur
10 Dispositif de comptage de gaz et d'électricité
dans la même armoire résistante au feu non
compartimentée , à l’intérieur du bâtiment
OUI INTERDIT INTERDIT
avec AERATION directe ou par gaine vers
l’extérieur. (Uniquement si le compteur
électrique est placé dans une armoire IP 40)
11 Armoire résistante au feu avec compartiment
séparés pour dispositif de comptage de gaz et
OUI si espace
d'électricité à l’intérieur du bâtiment avec OUI INTERDIT
collectif
AERATION directe ou par gaine vers
l’extérieur
12 Dispositif de comptage de gaz et d'électricité
dans la même armoire, résistante au feu, non
compartimentée, à l’intérieur du bâtiment
avec AERATION débouchant dans un espace. OUI INTERDIT INTERDIT
Cet espace est AERE directement vers
l’extérieur. (Uniquement si le compteur
électrique est placé dans une armoire IP 40)
13 Armoire résistante au feu avec compartiments
séparés pour dispositif de comptage de gaz et
d'électricité à l’intérieur du bâtiment avec
OUI si espace
aération débouchant dans un espace qui est OUI INTERDIT
collectif
aéré directement vers l’extérieur, sauf
chambre à coucher, toilette, chaufferie ou
machinerie
14 Groupement de compteurs au rez-de-chaussée OBLIGA-
OBLIGATOIRE OBLIGATOIRE
ou au premier sous-sol TOIRE
15 L'espace se trouve le plus près possible de la OBLIGA-
OBLIGATOIRE OBLIGATOIRE
façade et est facilement accessible TOIRE
16 Le dispositif de comptage de gaz doit être PAS d'appareil de
OBLIGA-
placé à une distance minimale de 1,5 m de OBLIGATOIRE production de
TOIRE
tout appareil de production de chaleur chaleur admis

100
Figure B-1 – Puits intérieur et/ou extérieur pour raccordement

101
Figure B.2 – La courbe de raccordement

Figure B.3 – Fourreau d’attente à prévoir sur terrain privé

102
Nombre Dimensions(*)
Montage des compteurs
compteurs L (m) H (m)
1 0,70 0,85
2 1,30 1,20
3 1,60 1,20
4 2,00 1,20
5 2,30 1,20
6 2,80 1,20
3
1,30 1,90
4
5
2,00 1,90
6
7
2,40 1,90
8
9
2,80 1,90
10

3 0,70 2,00

5
1,30 2,00
6

7 2,00 2,00

8
2,00 2,00
9

10 2,40 2,00

11
2,40 2,00
12

13 2,80 2,00

14
2,80 2
15
(*): profondeur minimale: 1,10 m

Tableau B.1 – Surface libre nécessaire pour l’emplacement de compteurs de gaz


Qmax 6 m3/h ou Qmax 10 m3/h

103
Figure B.4 – Espace exigé pour 1 compteur gaz Qmax 16 m3/h jusqu’à Qmax 40 m3/h
monté en sous-sol

104
Figure B.5 – Espace exigé pour 1 compteur gaz Qmax 16 m3/h jusqu’à Qmax 40 m3/h
monté au rez-de-chaussée

105
Figure B.6.-1 – Encombrement d’un abris maçonné pour compteur gaz et électricité
(uniquement pour des compteurs Qmax 6 m3/h et Qmax 10 m3/h)

Figure B.6 –2 - Encombrement d’une armoire synthétique pour compteur gaz et


électricité (uniquement pour des compteurs Qmax 6 m3/h et Qmax 10 m3/h)

Gaz: toujours côté rue


Gaz: aération par une aération haute et basse dont la section libre minimale des orifices est pour chacun
de 0,50% de la surface horizontale avec un minimum de 100 cm2.

106
Figure B.7 – Liaisons équipotentielles

107
Annexe C

Exemples de calcul d’une installation intérieure


à basse pression

C.1 Calcul d’une installation intérieure à basse pression

C.1.1 Généralités

Le calcul d’une installation intérieure à basse pression peut se faire au moyen de la formule de Renouard,
mais il est plus commode d’utiliser des tableaux ou des abaques de perte de charge établis pour chaque
type de tuyau (cf. C.3).

Cette méthode est applicable aux installations intérieures couvertes par les normes NBN D 51-003 (acier
et cuivre) et NBN D 51-004 (acier non filetable et PE).

C.1.2 Pertes de charge

L’écoulement d’un gaz dans une conduite entraîne des pertes de charge. Ces pertes de charge ont
différentes origines et peuvent se subdiviser en pertes de charge linéaires (ou longitudinales), pertes de
charge locales et pertes de charge dues à une différence de hauteur, leur somme étant désignée par la
“perte de charge effective”.

Dans une installation intérieure basse pression alimentée à une pression maximale de 30 mbar, la perte
de charge mesurée entre l’orifice de sortie du compteur et chacun des appareils d’utilisation, non compris
le robinet d’arrêt, ne peut pas dépasser 1 mbar compte tenu des distances et de la dénivellation entre le
compteur et les appareils d’utilisation, si tous les appareils sont mis simultanément en fonctionnement à
leurs puissances nominales.

NOTE Dans une installation intérieure basse pression alimentée à une pression supérieure à 30 mbar, dont les appareils
d’utilisation sont équipés d’un régulateur individuel scellé avec une pression de sortie maximale de 25 mbar, précédant
immédiatement cet appareil, la perte de charge effective maximale dans les canalisations entre le compteur et le régulateur de
chacun des appareils est fixée comme suit:

- la pression d’entrée de chaque régulateur suffit pour avoir une perte de charge à travers ce régulateur (dans son domaine
de régulation) permettant d’obtenir le débit nominal;
- la vitesse du gaz dans les canalisations reste inférieure à 15 m/s pour les applications résidentielles et 20 m/s pour les
applications industrielles;
- la pression de sortie des régulateurs correspond à la pression de service des appareils d’utilisation raccordés.

Pour autant que la vitesse du gaz soit inférieure à 15 m/s et tenant compte des conditions ci-dessus, le calcul peut être effectué
avec une perte de charge effective maximale de 10 mbar entre le compteur et chacun des régulateurs de pression individuels
précédant les appareils d’utilisation.

108
La vitesse du gaz se calcule selon la formule suivante:

Q
v = 353,7
où D2

Q est le débit normal du gaz (mn3/h);


ν est la vitesse du gaz (m/s);
D est le diamètre intérieur du tuyau (mm).

C.1.3 Pertes de charge linéaires

La perte de charge dans la tuyauterie peut être calculée selon la formule de Renouard:

d ⋅ L ⋅ Q1,8
∆p = 2,28 ⋅ 10 ⋅ 4

où D 4 ,8

∆p est la perte de charge (mbar);


2,28.104 est la constante de la formule, fonction entre autre de la rugosité de la paroi intérieure (par
souci de simplification, une seule valeur est choisie pour tous les matériaux);
d est la densité relative du gaz par rapport à l’air, c’est-à-dire 0,644 pour le gaz naturel de type
L et 0,625 pour le gaz naturel de type H;
L est la longueur de la tuyauterie (m);
Q est le débit normal du gaz (mn3/h);
D est le diamètre intérieur du tuyau(mm).

La formule de Renouard est transposée sous forme de tableaux ou d’abaques. Sur chaque abaque ou
tableau, la perte de charge linéaire est représentée par mètre de longueur de tuyau standard en acier, en
cuivre ou en PE, en fonction du débit-volume Qv (m3/h) pour différentes valeurs normalisées de diamètre
de tuyau.

C.1.4 Pertes de charge locales

Il s’agit des pertes de charge dues à des accessoires montés sur les tuyauteries rectilignes, à savoir les
robinets, les coudes, les pièces en té et les changements de sections. Elles s’ajoutent aux pertes de charge
des tuyaux eux-mêmes. Chaque accessoire est représenté par une longueur fictive de tuyauterie droite
équivalente.

Pour les flexibles métalliques la longueur fictive est obtenue par doublement de sa longueur réelle.

Pour chaque pièce en té, pièce de réduction ou coude, la longueur équivalente est de 0,50 m.
Pour faciliter le calcul, on utilise pour la tuyauterie des longueurs fictives qui tiennent compte de ces
accessoires. La longueur fictive est obtenue en majorant la longueur réelle de 20%, c’est-à-dire en la
multipliant par 1,2.
Il y a lieu de tenir compte des accessoires, notamment les robinets de sectionnement et les compteurs
divisionnaires, en convertissant la perte de charge réelle de l’accessoire au débit nominal en longueur
fictive.

109
C.1.5 Diminution ou augmentation de la perte de charge due
à une différence de hauteur

Selon que le gaz, plus léger que l’air, monte ou descend dans le tronçon, l’effet de la dénivellation
constitue une diminution ou une augmentation de perte de charge.

Lorsque le gaz monte dans le tronçon, l’effet est une diminution de perte de charge, le résultat étant un
nombre négatif. Lorsque le gaz descend dans le tronçon, l’effet est une augmentation de perte de charge,
le résultat étant un nombre positif.

Le Tableau C.1 présente cette diminution ou augmentation de perte de charge où


∆ p est la perte de charge résultant de la différence de niveau (mbar);
∆ h est la dénivellation entre les extrémités du tronçon (m).

Tableau C.1 – Diminution ou augmentation de la perte de charge

Direction du flux du gaz Gaz naturel de type L Gaz naturel de type H


mbar mbar

Le gaz descend dans le tronçon ∆p = + 0,046. ∆h ∆p= + 0,048. ∆h

Le gaz monte dans le tronçon ∆p = – 0,046. ∆h ∆p= – 0,048. ∆h

C.2 Procédure de calcul


C.2.1 Réalisation du schéma de l’installation

Cette étape comprend les opérations suivantes:

- représentation schématique de l’installation en perspective isométrique;

- indication de l’emplacement de chaque appareil et des points de raccordement d’appareils


futurs;

- indication par appareil du débit-volume nominal (mn3/h); si l’on ne dispose que de la puissance
nominale de l’appareil, on obtient le débit-volume en considérant qu’une puissance nominale
de 1 kW correspond environ à:

- 0,11 m3/h pour le gaz H;


- 0,13 m3/h pour le gaz L;

- indication de la longueur réelle (L) de chaque tronçon et de la différence de niveau (∆h) des
appareils par rapport à celle du compteur choisi comme niveau de référence (h égal à 0 m).

110
Figure C.1 - Perspective isométrique

C.2.2 Détermination de l’appareil le plus défavorisé

Cette étape comprend le calcul de la perte de charge unitaire admissible pour chacun des circuits
alimentant les appareils et le report des résultats dans un tableau.

Les formules suivantes s’appliquent:

- perte de charge totale admissible pour les appareils:

si l’appareil est situé plus bas que le compteur:


∆pmax(gaz L) = 1 – 0,046 . ∆h (mbar) ou ∆pmax(gazH) = 1 – 0,048 . ∆h (mbar)

si l’appareil est situé plus haut que le compteur:


∆pmax(gaz L) = 1 – 0,046 . ∆h (mbar) ou ∆pmax(gazH) = 1 – 0,048 . ∆h (mbar)

- longueur fictive des circuits de ces appareils:

longueur fictive = longueur réelle x 1,2 ou


longueur fictive = longueur réelle + [(nombre d’accessoires) x (0,50)]
+ (longueur des flexibles métalliques x 2)

- perte de charge unitaire admissible pour chaque circuit

perte de charge totale admissible pour cet appareil


=
longueur fictive du circuit de cet appareil

111
L’appareil le plus défavorisé est celui qui présente la perte de charge unitaire admissible la plus faible.
Le circuit de cet appareil est le circuit principal. Si deux résultats sont égaux, l’appareil ayant le plus
grand débit-volume nominal est considéré comme le plus défavorisé.

La perte de charge unitaire admissible déterminée pour le circuit principal est adoptée comme perte de
charge unitaire pour tous les tronçons de l’installation.

Tableau C.2 – Détermination des pertes de charge unitaires


Tronçon ∆h x .. ∆pmaxa = Longueur Perte de
(du ∆h ⎨0,046 (L) 1 + ∆h x .. Longueur fictive charge
compteur ou oua L L fict. unitaire
jusqu'à ⎨0,048 (H) 1 - ∆h x .. L fict.=L x 1,2 ∆pmax / L fict.
l'appareil) m mbar mbar m m mbar/m

a
Le signe est positif si l'appareil se trouve plus haut que le compteur;
le signe est négatif si l'appareil se trouve plus bas que le compteur.

C.2.3 Détermination des diamètres des tuyaux

Cette étape comprend les opérations suivantes:

- détermination du débit (m3/h) dans chaque tronçon et report des résultats dans le tableau
synoptique;

- en tenant compte du débit dans les tronçons et de la valeur de référence pour la perte de charge
unitaire du circuit principal déterminé ci-dessus, détermination des diamètres des tuyaux au
moyen soit des formules, soit des tableaux, soit des abaques en tenant compte du matériel
utilisé; lorsque le point d’intersection entre le débit de gaz et la valeur de référence pour la perte
de charge unitaire se situe entre deux diamètres, prendre le diamètre le plus proche;

- calcul de la perte de charge effective dans chaque tronçon:

- lecture dans le tableau ou l’abaque de la valeur de la perte de charge unitaire (mbar/m) pour
le diamètre normalisé choisi de chaque tronçon et indication dans le tableau synoptique;

- indication de la longueur et de la longueur fictive pour chaque tronçon;

- calcul et indication de la perte de charge effective par tronçon (mbar): multiplication de la


valeur du tableau ou de l’abaque (1) par la longueur fictive (2) et prise en compte de
l’augmentation ou de la diminution de perte de charge provenant de ∆h (3);

112
perte de charge effective par tronçon = [ (1) x (2) ] - (3) ou [ (1) x (2) ] + (3).

Tableau C.3 – Tableau synoptique de la détermination des diamètres des tuyaux

Détermination Calcul de contrôle


des diamètres
(1) (2) (3)
Tron- Débit Dia- Perte de Longueur Longueur ∆h ∆h x .. Perte de
çon dans mètre charge L fictive 0,046(L) charge
le nomi- unitaire L fict. ou effective du
tron- nal réelle =L x 1,2 0,048(H) tronçon a
çon DN gain/ [(1) x (2)]-(3)
perte OU
par ∆h [(1) x (2)]+(3)
m³/h mm mbar/m m m m mbar mbar

a Si l'appareil est situé plus haut que le compteur, ∆h est positif et il s’agit d’une diminution de perte de charge; dès lors: perte de charge
effective = [(1)x(2)] – (3).
Si l'appareil est situé plus bas que le compteur, ∆h est négatif et il s’agit d’une augmentation de perte de charge; dès lors: perte de charge
effective = [(1)x(2)] + (3).

C.2.4 Vérification de la perte de charge effective jusqu’au


robinet d’arrêt de chaque appareil

Cette étape comprend les opérations suivantes:

- pour chaque appareil, addition de toutes les pertes de charge effectives dans les tronçons reliant
le compteur à l’appareil: pour chaque appareil alimenté à une pression maximale de 30 mbar,
le résultat doit être inférieur à 1 mbar;

- si pour un appareil la perte de charge effective est supérieure à 1 mbar, augmentation du


diamètre d’un des tronçons et reprise du calcul pour ce tronçon.

NOTE Pour des installations de grande longueur il peut être avantageux de refaire le même calcul pour chaque tronçon à
partir du point de jonction, en soustrayant de la perte de charge totale admissible celle du tronçon commun déjà calculé.

Une méthode de travail analogue est utilisée pour les installations intérieures basse pression alimentées
à une pression supérieure à 30 mbar.

113
C.3 Tableaux et abaques
Les tableaux et abaques de perte de charge établis pour chaque type de tuyau sont les suivants:

- tableaux des pertes de charge unitaires en fonction du débit de gaz de 0,6 jusqu’à 10 m3/h pour:

- tubes en acier filetables (cf. Tableau C.4);


- tubes en cuivre (cf. Tableau C.5);
- tubes en PE (cf. Tableau C.6);

- tableaux des pertes de charge unitaires en fonction du débit de gaz de 11 jusqu’à 70 m3/h pour:

- tubes en acier filetables et non filetables (cf. Tableau C.7);


- tubes en cuivre (cf. Tableau C.8);
- tubes en PE (cf. Tableau C.9);

- abaques des pertes de charge unitaires pour:

- tubes en acier filetables (cf. Figure C.2);


- tubes en acier non filetables (cf. Figure C.3);
- tubes en cuivre (cf. Figure C.4);
- tubes en PE (cf. Figure C.5).

NOTE Les calculs pour les tableaux et les abaques sont faits avec les diamètres intérieurs les moins favorables:

- les tubes en cuivre de 12 mm, 15 mm, 18 mm et 22 mm: avec une épaisseur de paroi de 1 mm;
- les tubes en cuivre de 28 mm, 35 mm et 42 mm: avec une épaisseur de paroi de 1,5 mm;
- les tubes en cuivre de 54 mm: avec une épaisseur de paroi 2 mm;
- les tubes en PE de 32 mm, 40 mm et 63 mm sont de type SDR111;
- les tubes en PE de 110 mm et 200 mm sont de type SDR17,6.

1
SDR est la valeur qui caractérise l’épaisseur du tuyau: c’est le rapport entre le diamètre extérieur et l’épaisseur du tube.

114
Tableau C.4 – Tableau des pertes de charge unitaires pour tubes en acier filetable

Débit Pertes de charge pour 1 mètre de tube (mbar/m)


de gaz Basse pression - Gaz naturel – Formule de Renouard
TUBES EN ACIER FILETABLE
m³/h DN15 DN20 DN25 DN32 DN40 DN50
0.6 0.014 0.0030 0.0010 0.0003 0.0001
0.8 0.024 0.0051 0.0017 0.0004 0.0002 0.0001
1 0.035 0.0076 0.0026 0.0006 0.0003 0.0001
1.2 0.049 0.011 0.0035 0.0009 0.0004 0.0001
1.4 0.065 0.014 0.0047 0.0011 0.0005 0.0002
1.6 0.083 0.018 0.0060 0.0015 0.0007 0.0002
1.8 0.10 0.022 0.0074 0.0018 0.0008 0.0002
2 0.12 0.026 0.0089 0.0022 0.0010 0.0003
2.2 0.15 0.031 0.011 0.0026 0.0012 0.0003
2.4 0.17 0.037 0.012 0.0030 0.0014 0.0004
2.6 0.20 0.042 0.014 0.0035 0.0016 0.0005
2.8 0.23 0.048 0.016 0.0040 0.0019 0.0005
3 0.26 0.055 0.018 0.0045 0.0021 0.0006
3.2 0.29 0.062 0.021 0.0051 0.0024 0.0007
3.4 0.32 0.069 0.023 0.0057 0.0026 0.0008
3.6 0.36 0.076 0.026 0.0063 0.0029 0.0008
3.8 0.39 0.084 0.028 0.0069 0.0032 0.0009
4 0.43 0.092 0.031 0.0076 0.0036 0.0010
4.2 0.47 0.10 0.034 0.0083 0.0039 0.0011
4.4 0.51 0.11 0.037 0.0090 0.0042 0.0012
4.6 0.55 0.12 0.040 0.010 0.0046 0.0013
4.8 0.60 0.13 0.043 0.011 0.0049 0.0014
5 0.64 0.14 0.046 0.011 0.0053 0.0015
5.2 0.69 0.15 0.050 0.012 0.0057 0.0016
5.4 0.74 0.16 0.053 0.013 0.0061 0.0017
5.6 0.79 0.17 0.057 0.014 0.0065 0.0019
5.8 0.84 0.18 0.060 0.015 0.0069 0.0020
6 0.89 0.19 0.064 0.016 0.0074 0.0021
6.2 0.95 0.20 0.068 0.017 0.0078 0.0022
6.4 1.00 0.21 0.072 0.018 0.0083 0.0024
6.6 1.06 0.23 0.076 0.019 0.0087 0.0025
6.8 1.12 0.24 0.080 0.020 0.0092 0.0026
7 1.18 0.25 0.085 0.021 0.010 0.0028
7.2 1.24 0.27 0.089 0.022 0.010 0.0029
7.4 1.30 0.28 0.094 0.023 0.011 0.0031
7.6 1.36 0.29 0.098 0.024 0.011 0.0032
7.8 1.43 0.31 0.10 0.025 0.012 0.0034
8 1.50 0.32 0.11 0.026 0.012 0.0035
8.2 1.56 0.34 0.11 0.028 0.013 0.0037
8.4 1.63 0.35 0.12 0.029 0.013 0.0039
8.6 1.70 0.37 0.12 0.030 0.014 0.0040
8.8 1.78 0.38 0.13 0.031 0.015 0.0042
9 1.85 0.40 0.13 0.033 0.015 0.0044
9.2 1.92 0.41 0.14 0.034 0.016 0.0045
9.4 0.43 0.14 0.035 0.017 0.0047
9.6 0.45 0.15 0.037 0.017 0.0049
9.8 0.46 0.16 0.038 0.018 0.0051
10 0.48 0.16 0.040 0.018 0.0053

115
Tableau C.5 – Tableau des pertes de charge unitaires pour tubes en cuivre

Débit Pertes de charge pour 1 mètre de tube (mbar/m)


de Basse pression - Gaz naturel - Formule de Renouard
gaz TUBES EN CUIVRE (diamètre extérieur)
m³/h 12 15 18 22 28 35 42 54
0.6 0.093 0.026 0.010 0.0033 0.0011 0.0003 0.0001
0.8 0.16 0.044 0.016 0.0056 0.0019 0.0006 0.0002 0.0001
1 0.23 0.066 0.024 0.0084 0.0029 0.0009 0.0003 0.0001
1.2 0.32 0.092 0.034 0.012 0.0040 0.0012 0.0005 0.0001
1.4 0.43 0.12 0.045 0.015 0.0052 0.0016 0.0006 0.0002
1.6 0.54 0.15 0.057 0.019 0.0067 0.0020 0.0008 0.0002
1.8 0.67 0.19 0.070 0.024 0.0082 0.0025 0.0010 0.0003
2 0.81 0.23 0.085 0.029 0.010 0.0030 0.0012 0.0004
2.2 0.96 0.27 0.10 0.035 0.012 0.0036 0.0014 0.0004
2.4 1.13 0.32 0.12 0.040 0.014 0.0042 0.0016 0.0005
2.6 1.30 0.37 0.14 0.047 0.016 0.0049 0.0019 0.0006
2.8 1.48 0.42 0.16 0.053 0.018 0.0056 0.0022 0.0007
3 1.68 0.48 0.18 0.060 0.021 0.0063 0.0024 0.0007
3.2 1.89 0.54 0.20 0.068 0.023 0.0071 0.0027 0.0008
3.4 0.60 0.22 0.076 0.026 0.0079 0.0031 0.0009
3.6 0.66 0.24 0.084 0.029 0.0088 0.0034 0.0010
3.8 0.73 0.27 0.092 0.032 0.010 0.0037 0.0011
4 0.80 0.30 0.10 0.035 0.011 0.0041 0.0012
4.2 0.87 0.32 0.11 0.038 0.012 0.0045 0.0014
4.4 0.95 0.35 0.12 0.041 0.013 0.0049 0.0015
4.6 1.03 0.38 0.13 0.045 0.014 0.0053 0.0016
4.8 1.11 0.41 0.14 0.048 0.015 0.0057 0.0017
5 1.20 0.44 0.15 0.052 0.016 0.0061 0.0019
5.2 1.28 0.47 0.16 0.056 0.017 0.0066 0.0020
5.4 1.37 0.51 0.17 0.060 0.018 0.0070 0.0021
5.6 1.47 0.54 0.19 0.064 0.019 0.0075 0.0023
5.8 1.56 0.58 0.20 0.068 0.021 0.0080 0.0024
6 1.66 0.61 0.21 0.072 0.022 0.0085 0.0026
6.2 1.76 0.65 0.22 0.076 0.023 0.0090 0.0027
6.4 1.87 0.69 0.24 0.081 0.025 0.010 0.0029
6.6 1.97 0.73 0.25 0.085 0.026 0.010 0.0031
6.8 0.77 0.26 0.090 0.028 0.011 0.0032
7 0.81 0.28 0.095 0.029 0.011 0.0034
7.2 0.85 0.29 0.10 0.031 0.012 0.0036
7.4 0.89 0.31 0.11 0.032 0.012 0.0038
7.6 0.94 0.32 0.11 0.034 0.013 0.0040
7.8 0.98 0.34 0.12 0.035 0.014 0.0041
8 1.03 0.35 0.12 0.037 0.014 0.0043
8.2 1.08 0.37 0.13 0.039 0.015 0.0045
8.4 1.12 0.39 0.13 0.040 0.016 0.0047
8.6 1.17 0.40 0.14 0.042 0.016 0.0049
8.8 1.22 0.42 0.14 0.044 0.017 0.0052
9 1.27 0.44 0.15 0.046 0.018 0.0054
9.2 1.32 0.45 0.16 0.048 0.018 0.0056
9.4 1.38 0.47 0.16 0.049 0.019 0.0058
9.6 1.43 0.49 0.17 0.051 0.020 0.0060
9.8 1.48 0.51 0.17 0.053 0.021 0.0063
10 1.54 0.53 0.18 0.055 0.021 0.0065

116
Tableau C.6 – Tableau des pertes de charge unitaires pour tubes en PE

Débit Pertes de charge pour 1 mètre de tube (mbar/m)


de Basse pression - Gaz naturel - Formule de Renouard
gaz TUBES EN PE (diamètre extérieur)
m³/h 32 40 63 110 160
0.6 0.0009 0.0003
0.8 0.0015 0.0005 0.0001
1 0.0023 0.0008 0.0001
1.2 0.0032 0.0011 0.0001
1.4 0.0042 0.0014 0.0002
1.6 0.0053 0.0018 0.0002
1.8 0.0066 0.0023 0.0003
2 0.0080 0.0027 0.0003
2.2 0.0095 0.0032 0.0004
2.4 0.011 0.0038 0.0004
2.6 0.013 0.0044 0.0005
2.8 0.015 0.0050 0.0006
3 0.017 0.0057 0.0006
3.2 0.019 0.0064 0.0007
3.4 0.021 0.0071 0.0008 0.0001
3.6 0.023 0.0079 0.0009 0.0001
3.8 0.025 0.0087 0.0010 0.0001
4 0.028 0.0095 0.0011 0.0001
4.2 0.030 0.010 0.0012 0.0001
4.4 0.033 0.011 0.0013 0.0001
4.6 0.036 0.012 0.0014 0.0001
4.8 0.039 0.013 0.0015 0.0001
5 0.042 0.014 0.0016 0.0001
5.2 0.045 0.015 0.0017 0.0001
5.4 0.048 0.016 0.0018 0.0001
5.6 0.051 0.017 0.0020 0.0001
5.8 0.054 0.019 0.0021 0.0001
6 0.058 0.020 0.0022 0.0002
6.2 0.061 0.021 0.0024 0.0002
6.4 0.065 0.022 0.0025 0.0002
6.6 0.068 0.023 0.0027 0.0002
6.8 0.072 0.025 0.0028 0.0002
7 0.076 0.026 0.0029 0.0002
7.2 0.080 0.027 0.0031 0.0002
7.4 0.084 0.029 0.0033 0.0002
7.6 0.088 0.030 0.0034 0.0002
7.8 0.093 0.032 0.0036 0.0002
8 0.097 0.033 0.0037 0.0003
8.2 0.10 0.035 0.0039 0.0003
8.4 0.11 0.036 0.0041 0.0003
8.6 0.11 0.038 0.0043 0.0003
8.8 0.11 0.039 0.0045 0.0003 0.0001
9 0.12 0.041 0.0046 0.0003 0.0001
9.2 0.12 0.043 0.0048 0.0003 0.0001
9.4 0.13 0.044 0.0050 0.0003 0.0001
9.6 0.13 0.046 0.0052 0.0004 0.0001
9.8 0.14 0.048 0.0054 0.0004 0.0001
10 0.14 0.050 0.0056 0.0004 0.0001

117
Tableau C.7 – Tableau des pertes de charge unitaires pour tubes en acier filetables et non filetables

118
Pertes de charge pour 1 mètre de tube (mbar/m) – TUBES EN ACIER – Basse pression - Gaz naturel - Formule de Renouard
Débit Débit
de gaz Filetables Non filetables de gaz Filetables Non filetables
m³/h DN20 DN25 DN32 DN40 DN50 DN65 DN80 m³/h DN25 DN32 DN40 DN50 DN65 DN80 DN100
11 0.57 0.19 0.047 0.022 0.0063 0.0018 0.0007 41 2.04 0.50 0.23 0.067 0.019 0.0074 0.0020
12 0.67 0.22 0.055 0.026 0.0073 0.0021 0.0008 42 0.52 0.24 0.070 0.020 0.0078 0.0021
13 0.77 0.26 0.063 0.030 0.0085 0.0024 0.0009 43 0.55 0.26 0.073 0.020 0.0081 0.0022
14 0.88 0.30 0.073 0.034 0.0097 0.0027 0.0011 44 0.57 0.27 0.076 0.021 0.0084 0.0023
15 0.99 0.33 0.082 0.038 0.011 0.0031 0.0012 45 0.59 0.28 0.079 0.022 0.0088 0.0024
16 1.12 0.38 0.092 0.043 0.012 0.0035 0.0014 46 0.62 0.29 0.082 0.023 0.0091 0.0025
17 1.25 0.42 0.10 0.048 0.014 0.0039 0.0015 47 0.64 0.30 0.085 0.024 0.0095 0.0026
18 1.38 0.46 0.11 0.053 0.015 0.0043 0.0017 48 0.67 0.31 0.089 0.025 0.010 0.0027
19 1.52 0.51 0.13 0.059 0.017 0.0047 0.0019 49 0.69 0.32 0.092 0.026 0.010 0.0028
20 1.67 0.56 0.14 0.064 0.018 0.0052 0.0020 50 0.72 0.33 0.096 0.027 0.011 0.0029
21 1.82 0.61 0.15 0.070 0.020 0.0056 0.0022 51 0.74 0.35 0.099 0.028 0.011 0.0030
22 1.98 0.67 0.16 0.076 0.022 0.0061 0.0024 52 0.77 0.36 0.10 0.029 0.011 0.0031
23 0.72 0.18 0.083 0.024 0.0066 0.0026 53 0.80 0.37 0.11 0.030 0.012 0.0033
24 0.78 0.19 0.089 0.025 0.0072 0.0028 54 0.82 0.38 0.11 0.031 0.012 0.0034
25 0.84 0.21 0.096 0.027 0.0077 0.0030 55 0.85 0.40 0.11 0.032 0.013 0.0035
26 0.90 0.22 0.10 0.029 0.0083 0.0033 56 0.88 0.41 0.12 0.033 0.013 0.0036
27 0.96 0.24 0.11 0.032 0.0089 0.0035 57 0.91 0.42 0.12 0.034 0.013 0.0037
28 1.03 0.25 0.12 0.034 0.0095 0.0037 58 0.94 0.44 0.12 0.035 0.014 0.0038
29 1.10 0.27 0.13 0.036 0.010 0.0040 59 0.97 0.45 0.13 0.036 0.014 0.0039
30 1.16 0.29 0.13 0.038 0.011 0.0042 60 1.00 0.46 0.13 0.037 0.015 0.0041
31 1.24 0.30 0.14 0.040 0.011 0.0045 61 1.03 0.48 0.14 0.038 0.015 0.0042
32 1.31 0.32 0.15 0.043 0.012 0.0048 62 1.06 0.49 0.14 0.040 0.016 0.0043
33 1.38 0.34 0.16 0.045 0.013 0.0050 63 1.09 0.51 0.14 0.041 0.016 0.0044
34 1.46 0.36 0.17 0.048 0.013 0.0053 64 1.12 0.52 0.15 0.042 0.017 0.0046
35 1.54 0.38 0.18 0.050 0.014 0.0056 65 1.15 0.54 0.15 0.043 0.017 0.0047
36 1.62 0.40 0.19 0.053 0.015 0.0059 66 1.18 0.55 0.16 0.044 0.017 0.0048
37 1.70 0.42 0.19 0.056 0.016 0.0062 67 1.21 0.57 0.16 0.045 0.018 0.0050
38 1.78 0.44 0.20 0.058 0.016 0.0065 68 1.25 0.58 0.17 0.047 0.018 0.0051
39 1.87 0.46 0.21 0.061 0.017 0.0068 69 1.28 0.60 0.17 0.048 0.019 0.0052
40 1.95 0.48 0.22 0.064 0.018 0.0071 70 1.31 0.61 0.18 0.049 0.019 0.0054
Tableau C.8 – Tableau des pertes de charge unitaires pour tubes en cuivre

Pertes de charge pour 1 mètre de tube (mbar/m) – Basse pression - Gaz naturel –
Formule de Renouard

TUBES EN CUIVRE (diamètre extérieur)

Débit Débit
de gaz 18 22 28 35 42 54 de gaz 35 42 54
m³/h m³/h
11 1.83 0.63 0.21 0.066 0.025 0.0077 41 0.70 0.27 0.082
12 0.73 0.25 0.077 0.030 0.0090 42 0.73 0.28 0.086
13 0.85 0.29 0.089 0.034 0.010 43 0.76 0.30 0.090
14 0.97 0.33 0.10 0.039 0.012 44 0.79 0.31 0.093
15 1.09 0.37 0.11 0.044 0.013 45 0.83 0.32 0.097
16 1.23 0.42 0.13 0.050 0.015 46 0.86 0.33 0.10
17 1.37 0.47 0.14 0.056 0.017 47 0.90 0.35 0.11
18 1.52 0.52 0.16 0.062 0.019 48 0.93 0.36 0.11
19 1.67 0.57 0.18 0.068 0.021 49 0.96 0.37 0.11
20 1.84 0.63 0.19 0.074 0.023 50 1.00 0.39 0.12
21 0.69 0.21 0.081 0.025 51 1.04 0.40 0.12
22 0.75 0.23 0.088 0.027 52 1.07 0.42 0.13
23 0.81 0.25 0.096 0.029 53 1.11 0.43 0.13
24 0.87 0.27 0.10 0.031 54 1.15 0.44 0.13
25 0.94 0.29 0.11 0.034 55 1.19 0.46 0.14
26 1.01 0.31 0.12 0.036 56 1.23 0.47 0.14
27 1.08 0.33 0.13 0.039 57 1.27 0.49 0.15
28 1.15 0.35 0.14 0.041 58 1.31 0.51 0.15
29 1.23 0.38 0.15 0.044 59 1.35 0.52 0.16
30 1.30 0.40 0.15 0.047 60 1.39 0.54 0.16
31 1.38 0.42 0.16 0.050 61 1.43 0.55 0.17
32 1.47 0.45 0.17 0.053 62 1.47 0.57 0.17
33 1.55 0.47 0.18 0.056 63 1.52 0.59 0.18
34 1.63 0.50 0.19 0.059 64 1.56 0.60 0.18
35 1.72 0.53 0.20 0.062 65 1.60 0.62 0.19
36 1.81 0.55 0.21 0.065 66 1.65 0.64 0.19
37 1.90 0.58 0.23 0.068 67 1.69 0.66 0.20
38 2.00 0.61 0.24 0.072 68 1.74 0.67 0.20
39 0.64 0.25 0.075 69 1.79 0.69 0.21
40 0.67 0.26 0.079 70 1.83 0.71 0.22

119
Tableau C.9 – Tableau des pertes de charge unitaires pour tubes en PE

Pertes de charge pour 1 mètre de tube (mbar/m) – Basse pression - Gaz naturel –
Formule de Renouard

TUBES EN PE (diamètre extérieur)

Débit Débit
de gaz 32 40 63 de gaz 32 40 63 110
m³/h m³/h
11 0.17 0.059 0.0066 41 1.83 0.63 0.071 0.0049
12 0.20 0.069 0.0078 42 1.92 0.66 0.074 0.0051
13 0.23 0.079 0.0090 43 0.68 0.077 0.0053
14 0.27 0.091 0.010 44 0.71 0.081 0.0056
15 0.30 0.10 0.012 45 0.74 0.084 0.0058
16 0.34 0.12 0.013 46 0.77 0.087 0.0060
17 0.38 0.13 0.015 47 0.80 0.091 0.0063
18 0.42 0.14 0.016 48 0.83 0.094 0.0065
19 0.46 0.16 0.018 49 0.87 0.098 0.0067
20 0.50 0.17 0.020 50 0.90 0.10 0.0070
21 0.55 0.19 0.021 51 0.93 0.11 0.0072
22 0.60 0.20 0.023 52 0.96 0.11 0.0075
23 0.65 0.22 0.025 53 1.00 0.11 0.0078
24 0.70 0.24 0.027 54 1.03 0.12 0.0080
25 0.75 0.26 0.029 55 1.07 0.12 0.0083
26 0.81 0.28 0.031 56 1.10 0.12 0.0086
27 0.86 0.30 0.033 57 1.14 0.13 0.0089
28 0.92 0.32 0.036 58 1.17 0.13 0.0091
29 0.98 0.34 0.038 59 1.21 0.14 0.0094
30 1.05 0.36 0.040 60 1.25 0.14 0.0097
31 1.11 0.38 0.043 61 1.28 0.15 0.010
32 1.17 0.40 0.045 62 1.32 0.15 0.010
33 1.24 0.43 0.048 63 1.36 0.15 0.011
34 1.31 0.45 0.051 64 1.40 0.16 0.011
35 1.38 0.47 0.053 65 1.44 0.16 0.011
36 1.45 0.50 0.056 66 1.48 0.17 0.012
37 1.52 0.52 0.059 67 1.52 0.17 0.012
38 1.60 0.55 0.062 68 1.56 0.18 0.012
39 1.68 0.57 0.065 69 1.60 0.18 0.012
40 1.75 0.60 0.068 70 1.65 0.19 0.013

120
Figure C.2 – Abaque des pertes de charge unitaires pour tubes en acier filetables

121
122
Figure C.3 – Abaque des pertes de charge unitaires pour tubes en acier non filetables
Figure C.4 – Abaque des pertes de charge unitaires pour tubes en cuivre

123
124
Figure C.5 – Abaque des pertes de charge unitaires pour tubes en PE
C.4 Exemples

C.4.1 Exemple 1

C.4.1.1 Réalisation du schéma de l’installation

Il s’agit de gaz naturel de type L et de tubes en acier filetables.

Figure C.6 – Schéma de l’installation - Exemple 1

C.4.1.2 Détermination de l’appareil le plus défavorisé

Tronçon ∆h x .. ∆pmax = Longueur Perte de


(du ∆h ∆ ⎨0,046 (L)∆ 1 + ∆h x .. Longueur fictive charge
compteur ou L L fict. unitaire
∆ ⎨ ∆ ou
jusqu'à ⎨0,048 (H) 1 - ∆h x .. L fict.=L x 1,2 ∆pmax / L fict.
l'appareil) m mbar mbar m m mbar/m
⎨ ∆ ∆
AH -1 -0,046 0,954 4,5 5,4 0,177
AD +2 +0,092 1,092 20 24 0,046
AF +3 +0,138 1,138 18,4 22,08 0,052
AG +2 +0,092 1,092 20 24 0,046

Tableau C.10 – Détermination des pertes de charge unitaires - Exemple 1

Le résultat de ∆pmax / L fict. est le même pour les appareils G et D. Le débit-volume nominal de l’appareil
G étant le plus grand, cet appareil est le plus défavorisé. Il en résulte que la perte de charge unitaire de
référence applicable à toute l’installation est égale à 0,046 mbar/m.

125
C.4.1.3 Détermination des diamètres des tuyaux

L’utilisation du tableau des pertes de charge unitaires est détaillée en C.4.3.

Tableau C.11 - Tableau synoptique de la détermination des diamètres des tuyaux -


Exemple 1

Détermination Calcul de contrôle


des diamètres
(1) (2) (3)
Tron- Débit Dia- Perte de Longueur Longueur ∆h ∆h x .. Perte de
çon dans mètre charge L fictive 0,046(L) charge
le nomi- unitaire L fict. ou effective du
tron- nal réelle =L x 1,2 0,048(H) tronçon a
çon DN gain/ [(1) x (2)]-(3)
perte ou
par ∆h [(1) x (2)]+(3)
m³/h mm mbar/m m m m mbar mbar
EG 1,50 15 0,07 3,0 3,60 0 0 0,25
EF 1,40 15 0,06 1,4 1,68 +1 0,046 0,055
CE 2,90 20 0,06 2,0 2,40 0 0 0,14
CD 0,70 15 0,02 5,0 6,00 0 0 0,12
BC 3,60 25 0,03 11,0 13,20 +3 0,138 0,258
BH 5,00 15 0,60 0,5 0,60 0 0 0,36
AB 8,60 32 0,04 4,0 4,80 -1 0,046 0,238
a
Si l'appareil est situé plus haut que le compteur, ∆h est positif et il s’agit d’une diminution de perte de charge;
dès lors: perte de charge effective = [(1)x(2)] – (3).
Si l'appareil est situé plus bas que le compteur, ∆h est négatif et il s’agit d’une augmentation de perte de charge;
dès lors: perte de charge effective = [(1)x(2)] + (3).

C.4.1.4 Vérification de la perte de charge effective jusqu’au robinet


d’arrêt de chaque appareil

Les sommes de toutes les pertes de charge effectives dans les tronçons reliant le compteur à l’appareil
s’effectuent comme suit.

AG = AB + BC + CE + EG = 0,238 + 0,258 + 0,14 + 0,25 = 0,89 mbar


AF = AB + BC + CE + EF = 0,238 + 0,258 + 0,14 + 0,055 = 0,69 mbar
AD = AB + BC + CD = 0,238 + 0,258 + 0,12 = 0,62 mbar
AH = AB + BH = 0,238 + 0,36 = 0,60 mbar

Les sommes sont toutes plus petites que 1 mbar; par conséquent, l’exigence énoncée en C.2.1.4 est
remplie.

126
C.4.2 Exemple 2

Cet exemple est une variante de l’exemple 1 et montre l’intérêt de la vérification.

C.4.2.1 Réalisation du schéma de l’installation

Figure C.7 – Schéma de l’installation - Exemple 2

C.4.2.2 Détermination de l’appareil le plus défavorisé

L’appareil G est l’appareil le plus défavorisé. Par conséquent, la perte de charge unitaire de référence de
toute l’installation est égale à 0,046 mbar/m.

127
C.4.2.3 Détermination des diamètres des tuyaux

L’utilisation du tableau des pertes de charge unitaires est détaillée en C.4.3.

Tableau C.12 - Tableau synoptique de la détermination des diamètres des tuyaux –


Exemple 2

Détermination Calcul de contrôle


des diamètres
(1) (2) (3)
Tron- Débit Dia- Perte de Longueur Longueur ∆h ∆h x .. Perte de
çon dans mètre charge L fictive 0,046(L) charge
le nomi- unitaire L fict. ou effective du
tron- nal réelle =L x 1,2 0,048(H) tronçon a
çon DN gain/ [(1) x (2)]-(3)
perte OU
par ∆h [(1) x (2)]+(3)
m³/h) mm mbar/m m m m mbar mbar
EG 1,50 15 0,07 3,0 3,60 0 0 0,25
EF 1,40 15 0,06 1,4 1,68 +1 0,046 0,055
CE 2,90 20 0,06 2,0 2,40 0 0 0,14
CD 0,70 15 0,02 5,0 6,00 0 0 0,12
BC 3,60 25 0,03 3,0 3,60 +3 0,138 −0,03
BH 5,00 15 0,60 1,0 1,20 0 0 0,72
AB 8,60 32 0,04 12,0 14,40 -1 0,046 0,622
a
Si l'appareil est situé plus haut que le compteur, ∆h est positif et il s’agit d’une diminution de perte de charge;
dès lors: perte de charge effective = [(1)x(2)] – (3).
Si l'appareil est situé plus bas que le compteur, ∆h est négatif et il s’agit d’une augmentation de perte de charge;
dès lors: perte de charge effective = [(1)x(2)] + (3)

C.4.2.4 Vérification de la perte de charge effective jusqu’au robinet


d’arrêt de chaque appareil

Les sommes de toutes les pertes de charge effectives dans les tronçons reliant le compteur à l’appareil
s’effectuent comme suit.

AG = AB + BC + CE + EG = 0,622 – 0,03 + 0,14 + 0,25 = 0,98 mbar


AF = AB + BC + CE + EF = 0,622 – 0,03 + 0,14 + 0,055 = 0,79 mbar
AD = AB + BC + CD = 0,622 – 0,03 + 0,12 = 0,71 mbar
AH = AB + BH = 0,622 + 0,72 = 1,34 mbar

Les trois premières sommes sont plus petites que 1 mbar; par conséquent, l’exigence énoncée en C.2.1.4
est remplie.
La somme concernant l’appareil H est plus grande que 1 mbar; par conséquent, l’exigence énoncée en
C.2.1.4 n’est pas remplie.

128
C.4.2.5 Solution 1

C.4.2.5.1 Détermination des diamètres des tuyaux

Un diamètre nominal de 20 mm pour le tronçon BH est choisi.

Tableau C.13 - Tableau synoptique de la détermination des diamètres des tuyaux –


Exemple 2 - Solution 1

Détermination Calcul de contrôle


des diamètres
(1) (2) (3)
Tron- Débit Dia- Perte de Longueur Longueur ∆h ∆h x .. Perte de
çon dans mètre charge L fictive 0,046(L) charge
le nomi- unitaire L fict. ou effective du
tron- nal réelle =L x 1,2 0,048(H) tronçon a
çon DN gain/ [(1) x (2)]-(3)
perte OU
par ∆h [(1) x (2)]+(3)
m³/h mm mbar/m m m m mbar mbar
EG 1,50 15 0,07 3,0 3,60 0 0 0,25
EF 1,40 15 0,06 1,4 1,68 +1 0,046 0,055
CE 2,90 20 0,06 2,0 2,40 0 0 0,14
CD 0,70 15 0,02 5,0 6,00 0 0 0,12
BC 3,60 25 0,03 3,0 3,60 +3 0,138 −0,03
BH 5,00 20 0,15 1,0 1,20 0 0 0,18
AB 8,60 32 0,04 12,0 14,40 -1 0,046 0,622
a
Si l'appareil est situé plus haut que le compteur, ∆h est positif et il s’agit d’une diminution de perte de charge;
dès lors: perte de charge effective = [(1)x(2)] – (3).
Si l'appareil est situé plus bas que le compteur, ∆h est négatif et il s’agit d’une augmentation de perte de charge;
dès lors: perte de charge effective = [(1)x(2)] + (3).

C.4.2.5.2 Vérification de la perte de charge effective jusqu’au robinet d’arrêt


de chaque appareil

Les sommes de toutes les pertes de charge effectives dans les tronçons reliant le compteur à l’appareil
s’effectuent comme suit.

AG = AB + BC + CE + EG = 0,622 – 0,03 + 0,14 + 0,25 = 0,98 mbar


AF = AB + BC + CE + EF = 0,622 – 0,03 + 0,14 + 0,055 = 0,79 mbar
AD = AB + BC + CD = 0,622 – 0,03 + 0,12 = 0,71 mbar
AH = AB + BH = 0,622 + 0,18 = 0,80 mbar

Les sommes sont toutes plus petites que 1 mbar; par conséquent, l’exigence énoncée en C.2.1.4 est
remplie.

129
C.4.2.6 Solution 2

C.4.2.6.1 Détermination des diamètres des tuyaux

Un diamètre nominal de 40 mm au lieu de 32 mm est choisi pour le tronçon AB.

Tableau C.14 - Tableau synoptique de la détermination des diamètres des tuyaux –


Exemple 2 - Solution 2

Détermination Calcul de contrôle


des diamètres
(1) (2) (3)
Tron- Débit Dia- Perte de Longueur Longueur ∆h ∆h x .. Perte de
çon dans mètre charge L fictive 0,046(L) charge
le nomi- unitaire L fict. ou effective du
tron- nal réelle =L x 1,2 0,048(H) tronçon a
çon DN gain/ [(1) x (2)]-(3)
perte OU
par ∆h [(1) x (2)]+(3)
m³/h mm mbar/m m m m mbar mbar
EG 1,50 15 0,07 3,0 3,60 0 0 0,25
EF 1,40 15 0,06 1,4 1,68 +1 0,046 0,055
CE 2,90 20 0,06 2,0 2,40 0 0 0,14
CD 0,70 15 0,02 5,0 6,00 0 0 0,12
BC 3,60 25 0,03 3,0 3,60 +3 0,138 −0,03
BH 5,00 15 0,60 1,0 1,20 0 0 0,72
AB 8,60 40 0,01 12,0 14,40 -1 0,046 0,19
a
Si l'appareil est situé plus haut que le compteur, ∆h est positif et il s’agit d’une diminution de perte de charge;
dès lors: perte de charge effective = [(1)x(2)] – (3).
Si l'appareil est situé plus bas que le compteur, ∆h est négatif et il s’agit d’une augmentation de perte de charge;
dès lors: perte de charge effective = [(1)x(2)] + (3).

C.4.2.6.2 Vérification de la perte de charge effective jusqu’au robinet


d’arrêt de chaque appareil

Les sommes de toutes les pertes de charge effectives dans les tronçons reliant le compteur à l’appareil
s’effectuent comme suit.

AG = AB + BC + CE + EG = 0,19 – 0,03 + 0,14 + 0,25 = 0,55 mbar


AF = AB + BC + CE + EF = 0,19 – 0,03 + 0,14 + 0,055 = 0,36 mbar
AD = AB + BC + CD = 0,19 – 0,03 + 0,12 = 0,28 mbar
AH = AB + BH = 0,19 + 0,72 = 0,91 mbar

Les sommes sont toutes plus petites que 1 mbar; par conséquent, l’exigence énoncée en C.2.1.4 est
remplie.

En conclusion, la solution 1 est la plus économique. La solution 2 permet d’envisager une extension
future plus aisée, ce qui représente un avantage.

130
C.4.3 Utilisation du tableau des pertes de charge unitaires

Les séquences de détermination des valeurs des diamètres nominaux sont les suivantes:
- pour l’exemple 1: 1,4 m3/h, 0,065 mbar/m, DN15;
- pour l’exemple 2: 8,6 m3/h, 0,030 mbar/m, DN32.

Tableau C.15 – Exemple d’utilisation du Tableau C.4

Débit Pertes de charge pour 1 mètre de tube (mbar/m)


de Basse pression – Gaz naturel – Formule de Renouard
gaz TUBES EN ACIER FILETABLE
m³/h DN15 DN20 DN25 DN32 DN40 DN50
0.6 0.014 0.0030 0.0010 0.0003 0.0001
0.8 0.024 0.0051 0.0017 0.0004 0.0002 0.0001
1 0.035 0.0076 0.0026 0.0006 0.0003 0.0001
1.2 0.049 0.011 0.0035 0.0009 0.0004 0.0001
1.4 0.065 0.014 0.0047 0.0011 0.0005 0.0002
1.6 0.083 0.018 0.0060 0.0015 0.0007 0.0002
1.8 0.10 0.022 0.0074 0.0018 0.0008 0.0002
2 0.12 0.026 0.0089 0.0022 0.0010 0.0003
2.2 0.15 0.031 0.011 0.0026 0.0012 0.0003
2.4 0.17 0.037 0.012 0.0030 0.0014 0.0004
2.6 0.20 0.042 0.014 0.0035 0.0016 0.0005
2.8 0.23 0.048 0.016 0.0040 0.0019 0.0005
3 0.26 0.055 0.018 0.0045 0.0021 0.0006
3.2 0.29 0.062 0.021 0.0051 0.0024 0.0007
3.4 0.32 0.069 0.023 0.0057 0.0026 0.0008
3.6 0.36 0.076 0.026 0.0063 0.0029 0.0008
3.8 0.39 0.084 0.028 0.0069 0.0032 0.0009
4 0.43 0.092 0.031 0.0076 0.0036 0.0010
4.2 0.47 0.10 0.034 0.0083 0.0039 0.0011
4.4 0.51 0.11 0.037 0.0090 0.0042 0.0012
4.6 0.55 0.12 0.040 0.010 0.0046 0.0013
4.8 0.60 0.13 0.043 0.011 0.0049 0.0014
5 0.64 0.14 0.046 0.011 0.0053 0.0015
5.2 0.69 0.15 0.050 0.012 0.0057 0.0016
5.4 0.74 0.16 0.053 0.013 0.0061 0.0017
5.6 0.79 0.17 0.057 0.014 0.0065 0.0019
5.8 0.84 0.18 0.060 0.015 0.0069 0.0020
6 0.89 0.19 0.064 0.016 0.0074 0.0021
6.2 0.95 0.20 0.068 0.017 0.0078 0.0022
6.4 1.00 0.21 0.072 0.018 0.0083 0.0024
6.6 1.06 0.23 0.076 0.019 0.0087 0.0025
6.8 1.12 0.24 0.080 0.020 0.0092 0.0026
7 1.18 0.25 0.085 0.021 0.010 0.0028
7.2 1.24 0.27 0.089 0.022 0.010 0.0029
7.4 1.30 0.28 0.094 0.023 0.011 0.0031
7.6 1.36 0.29 0.098 0.024 0.011 0.0032
7.8 1.43 0.31 0.10 0.025 0.012 0.0034
8 1.50 0.32 0.11 0.026 0.012 0.0035
8.2 1.56 0.34 0.11 0.028 0.013 0.0037
8.4 1.63 0.35 0.12 0.029 0.013 0.0039
8.6 1.70 0.37 0.12 0.030 0.014 0.0040
8.8 1.78 0.38 0.13 0.031 0.015 0.0042
9 1.85 0.40 0.13 0.033 0.015 0.0044

131
Annexe D

Emplacement du débouché des conduits


d’évacuation à tirage naturel

D.1 Dispositions à prendre en raison des effets du vent


sur le toit où débouche le conduit
Pour les toitures ayant une pente supérieure ou égale à 23°, le débouché doit se situer le plus près possible
du faîte de la toiture et au moins 1 m au-dessus de celle-ci.

Dans tous les autres cas et si l’exigence ci-dessus ne peut être respectée, il convient de définir les trois
zones d’influence du vent suivantes:

- ZONE I: dans cette zone, le vent n’a aucune influence négative sur le fonctionnement du
conduit d’évacuation qui peut y déboucher sans dispositif supplémentaire;

- ZONE II: dans cette zone, il y a lieu de tenir compte de vents plongeants nécessitant un
dispositif antirefouleur (p.ex. un aspirateur statique);

- ZONE III: dans cette zone, il convient de tenir compte de surpressions par rapport aux espaces
situés à l’intérieur du bâtiment; en conséquence, aucun conduit d’évacuation ne peut y
déboucher.

D.1.1 Toiture ayant une pente supérieure ou égale à 23° - Toiture en pente

Les limites des zones se déterminent comme suit:

- tracer deux parallèles à la pente du toit à respectivement 0,50 m et 1 m à la perpendiculaire de


la pente du toit;

- limiter ces parallèles à 0,50 m et 1 m au droit du faîte du toit;

- tracer une parallèle à 0,50 m des façades verticales; ceci fournit deux points d’intersection avec
les deux parallèles tracées au-dessus de la toiture;

- à partir du point d’intersection le plus bas, tracer une droite avec un angle de – 45° par rapport
à l’horizontale;

- à partir du point d’intersection le plus élevé, tracer une droite avec un angle de – 20° par rapport
à l’horizontale.

132
Figure D.1 – Débouchés au-dessus d’une toiture en pente

D.1.2 Toiture ayant une pente inférieure à 23° - Toiture plate

Les limites des zones se déterminent comme suit:

- à partir des points les plus élevés du toit plat, tracer l’horizontale de référence;

- à partir de l’intersection de l’horizontale de référence et des verticales prolongeant la façade,


dessiner une ligne d’amorce sous un angle de + 20° par rapport au toit plat (vers le haut); en
limiter la montée à 1,50 m au dessus de l’horizontale de référence; ceci constitue le toit fictif
(équivalent au toit en pente);

- dessiner deux parallèles, l’une à 0,50 m et l’autre à 1 m au-dessus de cette toiture fictive
(parallèles à la partie horizontale fictive et à la partie oblique fictive à + 20°);

- tracer une verticale à 0,50 m des façades verticales; ceci fournit deux points d’intersection avec
les deux parallèles tracées au-dessus de la toiture fictive;

- à partir du point d’intersection le plus bas, tracer une droite avec un angle de – 45° par rapport
à l’horizontale;

- à partir du point d’intersection le plus élevé, tracer une droite avec un angle de – 20° par rapport
à l’horizontale.

133
Figure D.2 – Débouchés au-dessus d’une toiture plate

D.2 Dispositions à prendre en raison des effets du vent


sur les obstacles avoisinants
Les zones d’influence susmentionnées déterminent l’emplacement provisoire du débouché du conduit
d’évacuation. Les obstacles avoisinants se qualifient comme suit (cf. Figure D.3):

- à partir de l’emplacement provisoire du débouché du conduit, examiner tous les obstacles


avoisinants situés dans un rayon de 15 mètres:

- lorsque ces obstacles sont situés, dans un plan horizontal perpendiculaire au conduit
d’évacuation, à l’intérieur d’un angle égal ou supérieur à 30° et lorsque la partie supérieure de
l’obstacle se trouve dans un angle d’élévation de plus de 10° par rapport au plan horizontal,
considérer ces obstacles comme effectifs; lorsque l’angle d’élévation est inférieur ou égal à
10°, considérer ces obstacles comme négligeables;

- lorsque l’angle horizontal est inférieur à 30°, considérer ces obstacles comme négligeables;

- lorsque la distance est supérieure à 15 m, considérer ces obstacles comme négligeables.

134
Pour chacun des obstacles effectifs, déterminer les trois zones d’influence du vent, comme pour les
toitures ayant une pente inférieure à 23° (cf. Figure D.4). L’emplacement provisoire du débouché devient
définitif lorsqu’il se trouve en dehors de chaque zone III des obstacles effectifs. Sinon, il convient de
modifier l’emplacement du débouché ou d’installer une évacuation mécanique.

NOTE Un angle d’élévation de 10° correspond à une élévation de 0,176 m par mètre courant mesuré dans le plan horizontal
du débouché du conduit d’évacuation.
Un angle de 15° dans le plan horizontal du débouché du conduit d’évacuation correspond à une longueur horizontale de 2,68 m
à 10 m du débouché.

Figure D.3 – Qualification d’un obstacle

135
Figure D.4 – Influence d’un obstacle sur un bâtiment avoisinant

136
Annexe E

Appareils d’utilisation à gaz admis en Belgique

1. Catégories d'appareil et pressions de service Commentaires

1.1. Catégories simples

1.1.1. Gaz de la deuxième famille (gaz naturel)


(conformément à NBN EN 437)
1.1.1.1 Cat. I2 E + (20/25 mbar) Tous les appareils.
Les organes de pré-réglage du gaz
doivent être scellés.
1.1.1.2 Qi ) 70 kW
1.1.1.2.1 Cat. I2 E (S) B (20 mbar)1)
1.1.1.2.1 Les appareils munis d'un brûleur à pré-
mélange total.
Le dispositif de réglage du rapport
air/gaz doit être scellé.

1.1.1.2.2 Cat. I2 E (R) B (20/25 mbar)


1.1.1.2.2 Les appareils munis d'un brûleur à air
soufflé (cf. NBN EN 676).
Les appareils suivants munis d'un
brûleur à induction atmosphérique
destinés à un usage non domestique
professionnel:
- tubes rayonnants sombres;
- rôtissoires;
- grills;
- machines à laver, sèche-linge,
machines à repasser.
1.1.1.3 Qi > 70 kW
Cat. I2 E (S) B (20 mbar) ou
Cat. I2 E (R) B (20/25 mbar) Tous les appareils.

1
La plaque signalétique des appareils de catégorie I2 E (S) B indique les deux débits calorifiques nominaux: pour le gaz G 20 à
20 mbar et pour le gaz G 25 à 25 mbar.

137
1.1.2. Gaz de la troisième famille (butane / propane)
(conformément à NBN EN 437)

1.1.2.1. Cat. I3+ (28-30/37 mbar), Tous les appareils sans compartiment
Cat. I3P (37 mbar) pour le stockage d'une bouteille de
LPG mobile réutilisable ou destinés
uniquement à un usage de plein air.

1.1.2.2. Cat. I3P (50 mbar) Uniquement pour les appareils


destinés à l'usage dans des installations
professionnelles.
Si les appareils ont un compartiment
pour une bouteille de LPG mobile
réutilisable, ils ne peuvent être utilisés
qu'en plein air.
1.1.2.3. Cat. I3B (28-30 mbar) Tous les appareils avec un
compartiment pour le stockage d'une
bouteille de LPG mobile réutilisable et
qui peuvent être installés dans un
local.
1.2. Doubles categories (réservées pour certains
groupes d'appareils)2)
(conformément à NBN EN 437)
1.2.1. Cat. II2E+3+ (20/25, 28-30/37 mbar), Tous les appareils sans compartiment
pour le stockage d'une bouteille de
Cat. II2E+3P (20/25, 37 mbar)
LPG mobile réutilisable ou destinés
uniquement à un usage de plein air.
1.2.2. Cat. II2E+3P (20/25, 50 mbar) Uniquement pour les appareils
destinés à un usage dans des
installations professionnelles.
Si les appareils ont un compartiment
pour une bouteille de LPG mobile
réutilisable, ils ne peuvent être utilisés
qu'en plein air.
1.2.3. Cat. II2E+3B (20/25, 28-30 mbar) Tous les appareils avec un
compartiment pour le stockage d'une
bouteille de LPG mobile réutilisable et
qui peuvent être installés dans un
local.

2
Seul les groupes d’appareils suivants sont admis en double catégorie:
- appareils de cuisson;
- radiateurs, appareils de chauffage indépendants, feux encastrés;
- appareils à rayonnement clair.

138
2. Types3) d'appareils admis Commentaires
(conformément à NBN CR 1749)

2.1. Type A :

A1AS Ce type correspond à l'ancienne


dénomination AAS.
2.2. Type B :

B11 Si B11BS , B11AS ou B11CS (VMC).


B12 Si B12BS , B12AS ou B12CS (VMC).
B13 Si B13BS , B13AS ou B13CS (VMC).
B14 Si raccordé à un conduit d'évacuation
individuel étanche.

B22 Si raccordé à un conduit d'évacuation


individuel étanche.
B23 Si raccordé à un conduit d'évacuation
individuel étanche.

B32 Si raccordé à un conduit d'évacuation


individuel étanche.
B33 Si raccordé à un conduit d'évacuation
individuel étanche.

B41 Si B41BS , B41AS ou B41CS.


2.3. Type C :
3)
C11
3)
C12
3)
C13
3)
C31
3)
C32
3)
C33

C31S
C32S
C33S

C42 Si le système collectif est étanche et agréé.


C43 Si le système collectif est étanche et agréé.

C52
C53

C82 Si le conduit d'évacuation est étanche.


C83 Si le conduit d'évacuation est étanche.

3
Système parallèle (non-concentrique, "nicht Luftumspühlt") uniquement si le conduit d'évacuation des produits de
combustion est étanche.

139
Conforme au prescription NBN CR 1749 – Modèle européen pour la classification des appareils
utilisant les combustibles gazeux selon la méthode de l’évacuation des produits de combustion
(types)

Seul le placement d’appareils de type A, B ou C cités ici est admis.

L’objectif de la présente annexe est de fournir une aide à l’identification des différents “types”
d’appareils. Elle n’est destinée à se substituer au guide d’installation de ces appareils. L’installation doit
être conforme aux prescriptions d’installation du fabricant et aux normes en vigueur.

Pour des motifs d’ordre pratique, les figures pour les types B3, C4 et C8 présentent le système de conduit
collectif raccordé à chacune des variations spécifiques de type, ceci ne doit pas être considéré comme
une pratique admise d’installation.

Type A

Type A1

Ce type n'est admis que en version A1AS.


Ce type correspond à l'ancienne dénomination AAS.

Ce type n’est admis qu’en version A1AS.


Ce type correspondent à l’ancienne dénomination AAS.

140
Type B1

Type B11

Les types
B11 , B12 et B13 ne
peuvent être utilisés
Type B12 que dans la version
avec sécurité
supplémentaire
AS, BS ou CS.

Type B13

Le type B14 doit avoir la


sécurité supplémentaire
BS et ne peut être utilisé
que s'il est raccordé à un
conduit d'évacuation
individuel étanche.

Type B14

141
Type B2

Type B22

Type B23

Les types B22 et B23 ne peuvent être utilisés que


s'ils sont raccordés à un conduit d'évacuation
individuel étanche.

142
Type B3

Type B32

Type B33

Les types B32 et B33 ne peuvent être utilisés que s'ils sont
raccordés à un conduit d'évacuation individuel étanche.

143
Type B4

Type B41

Le type B41 ne peut être utilisé que dans la version


avec sécurité suppléméntaire AS, BS ou CS.

144
Type C1

Type C11

Type C12

Type C13

Le système parallèle (non-concentrique) du conduit d'évacuation des produits


de combustion et du conduit d'amenée d'air comburant n'est admis que si le
conduit d'évacuation des produits de combustion est étanche.

145
Type C3

Type C31

Type C32

Type C33
Le système parallèle (non-concentrique) du conduit
d'évacuation des produits de combustion et du conduit
d'amenée d'air comburant n'est admis que si le conduit
d'évacuation des produits de combustion est étanche.

146
Type C3*S

Type C31s

Type C32s

Type C33s

Système individuel – conduit d'évacuation des produits de combustion dans le


Système individuel – conduit d’évacuation (type étanche) des produits de combustion
conduit d'évacuation qui fait partie du bâtiment – air comburant via l'espace autour
(type étanche) dans le conduit d’évacuation qui fait partie du bâtiment - air comburant
via l’espace autour du conduitdu conduit d'évacuation
d’évacuation.

147
Type C4

Type
Type CC4242

Type
Type CC4343

Les types C42 et C43 ne peuvent être utilisés que si le système collectif est étanche
et agréé dans un État membre de l’Union européenne.

148
Type C5

Type C52

Type C53

149
Type C8

Type C82

Type C83

Le conduit d'évacuation doit être étanche et tous les appareils doivent être de
type c82 ou c83 – ils peuvent être raccordés à un conduit d'évacuation collectif –
plusieurs appareils: la section du conduit collectif doit être calculé.

150
Annexe F

Calcul du facteur de dilution

F.1 Généralités

L'air frais qui est amené de l'extérieur par un orifice vers un espace d'occupation dans un bâtiment doit
être suffisamment pur au niveau de l'orifice d'entrée.

Le débouché de chaque conduit d'évacuation doit être situé de telle manière que la dilution des produits
de combustion au niveau de chaque orifice d'entrée est suffisamment grande pour éviter toute nuisance
aux personnes qui sont présentes dans les espaces d'occupation. Ceci est atteint en calculant le facteur de
dilution "f" pour chaque situation spécifique.

Le terme "orifice d'entrée" est défini comme:

- un orifice qui par destination n'est pas obturable – p.ex. orifice de ventilation d'un local;
- un orifice qui normalement est obturé mais qu'on peut ouvrir – p.ex. portes et fenêtres.
Nous ne faisons pas de distinction entre ces deux types "d'orifices d'entrée".

F.2 Calcul du facteur de dilution

F.2.1 Valeurs limites

En fonction du combustible, le facteur de dilution ne peut pas dépasser la valeur mentionnée dans le
Tableau F.1.

Tableau F.1 – Valeurs du facteur de dilution

Type d'appareil Valeur maximale de f

Gaz 0.01

Autre combustible 0.0015

F.2.2 Calcul

La valeur de f est calculée avec la formule:

P
f =
s 1 × l + s 2 × 6h

151
dans laquelle:

P: la puissance nominale de l'appareil raccordé au conduit d'évacuation (kW)

l: la longueur de la ligne entre le débouché du conduit et l'orifice d'entrée – en suivant les


contours des obstacles éventuels (m);

∆h: la différence verticale de niveau entre le bord du débouché du conduit et le bord de l'orifice
d'entrée (m)

s1 et s2: les coefficients de dilution – les valeurs de ces coefficients pour les situations les plus
fréquentes sont données dans le Tableau F.2. Les dessins correspondants de ces situations sont
repris en F.2.3 jusqu'à F.2.19.

Tableau F.2 – Valeurs des coefficients de dilution C1 et C2

Combustible Situations
1; 6; 8 et 9 2 3 et 15 4 et 16 5; 7 et 10 11; 13 et 17 12 14
s1 s2 s1 s2 s1 s2 s1 s2 s1 s2 s1 s2 s1 s2 s1 s2
Gaz 163 325 60 60 163 440 500 – 325 80 80 110 325 163 60 163 80
Autres 325 1100 220 220 NAP NAP NAP NAP 220 650 800 1100 NAP NAP NAP NAP

F.2.3 Figures pour la "Situation Configuration 1"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;
∆h: est la différence verticale de niveau entre les orifices d'amenée et d'évacuation.

Un orifice d'amenée dans une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation dans le plan d'une toiture
supérieure et situé à la même hauteur ou plus haut que celui-ci; un orifice d'amenée dans le plan d'une
toiture avec une pente de 23° ou plus vis-à-vis d'un orifice d'évacuation dans une toiture supérieure
adjacente avec une pente de moins de 23° et situé à la même hauteur ou plus haut que celui-ci.

152
F.2.4 Figures pour la “Configuration 2”

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;
∆h: est la différence verticale de niveau entre les orifices d'amenée et d'évacuation.

Un orifice d'amenée dans une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation dans le plan d'une toiture
adjacente inférieure; un orifice d'amenée dans une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation dans une
façade inférieure, les deux façades étant séparées par une toiture; pour une façade avec saillie la longueur
de la ligne entre l'orifice d'évacuation et le premier bord supérieur de la toiture doit être de moins de 1 m.

F.2.5 Figures pour la "Situation 3"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;
∆h: est la différence verticale de niveau entre les orifices d'amenée et d'évacuation.

Un orifice d'amenée dans une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation situé à la même hauteur ou plus
haut dans une façade.

153
F.2.6 Figures pour la "Situation 4"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;

Un orifice d'amenée dans une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation situé plus bas dans une façade.

F.2.7 Figures pour la "Situation 5"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;
∆h: est la différence verticale de niveau entre les orifices d'amenée et d'évacuation.

Un orifice d'amenée dans le plan d'une toiture vis-à-vis d'un orifice d'évacuation situé à la même hauteur
ou plus haut dans le plan d'une toiture; chaque toiture avec une pente de moins de 23°.

154
F.2.8 Figures pour la "Situation 6"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;
∆h: est la différence verticale de niveau entre les orifices d'amenée et d'évacuation.

Un orifice d'amenée dans le plan d'une toiture vis-à-vis d'un orifice d'évacuation situé à la même hauteur
ou plus haut dans le même plan de toiture ou dans un plan de toiture adjacent avec une pente de 23°ou
plus.

F.2.9 Figures pour la "Situation 7"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;

Un orifice d'amenée dans un plan de toiture avec une pente égale ou supérieure à 23° vis-à-vis d' un
orifice d'évacuation situé plus bas dans le même plan de toiture ou dans un plan de toiture adjacent situé
plus bas.

155
F.2.10 Figures pour la "Situation 8"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;
∆h: est la différence verticale de niveau entre les orifices d'amenée et d'évacuation.

un orifice d'amenée dans un plan de toiture ou une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation dans un plan
de toiture ou une façade située de l'autre côté du faîte; au moins un des plans de toiture a une pente de
23° ou plus.

F.2.11 Figures pour la "Situation 9"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;
∆h: est la différence verticale de niveau entre les orifices d'amenée et d'évacuation.

Un orifice d'amenée dans un plan de toiture ou une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation vertical
situé à la même hauteur ou plus haut dans une façade ou plan de toiture opposé; un orifice d'amenée dans
un plan de toiture ou une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation vertical situé à la même hauteur ou
plus haut dans un plan horizontal entre la façade ou le plan de toiture et une façade ou plan de toiture
opposé.

156
F.2.12 Figures pour la "Situation 10"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;

Un orifice d'amenée dans un plan de toiture ou une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation vertical
situé plus bas dans une façade ou plan de toiture opposé; un orifice d'amenée dans un plan de toiture ou
une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation vertical situé plus bas dans un plan horizontal entre la
façade ou le plan de toiture et une façade ou plan de toiture opposé.

F.2.13 Figures pour la "Situation 11"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;
∆h: est la différence verticale de niveau entre les orifices d'amenée et d'évacuation.

Un orifice dans une façade ou un plan de toiture vis-à-vis d'un orifice d'évacuation horizontal situé plus
haut ou à la même hauteur dans une façade ou un plan de toiture opposé avec une pente égale ou
supérieure à 23°.

157
F.2.14 Figures pour la "Situation 12"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;

Un orifice dans une façade ou un plan de toiture vis-à-vis d'un orifice d'évacuation horizontal situé plus
bas dans une façade ou un plan de toiture opposé avec une pente égale ou supérieure à 23°.

F.2.15 Figures pour la "Situation 13"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;
∆h: est la différence verticale de niveau entre les orifices d'amenée et d'évacuation.

Un orifice d'amenée dans un plan de toiture vis-à-vis d'un orifice d'évacuation dans une façade située plus
haute.

158
F.2.16 Figures pour la "Situation 14"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;

Un orifice d'amenée dans un plan de toiture vis-à-vis d'un orifice d'évacuation dans une façade située plus
bas; un orifice d'amenée dans un plan de toiture avec une pente de moins de 23° vis-à-vis d'un orifice
d'évacuation dans un plan de toiture adjacent plus bas avec une pente égale ou supérieure à 23°.

F.2.17 Figures pour la "Situation 15"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;

Un orifice d'amenée dans une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation situé plus haut ou à la même
hauteur dans une façade adjacente ou déplacée dont l'angle b dans le plan horizontal entre les deux
façades est égal ou supérieur à 180°.

159
F.2.18 Figures pour la "Situation 16"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;
∆h: est la différence verticale de niveau entre les orifices d'amenée et d'évacuation.

Un orifice d'amenée dans une façade vis-à-vis d'un orifice d'évacuation situé plus bas dans une façade
adjacente ou déplacée dont l'angle b dans le plan horizontal entre les deux façades est égal ou supérieur
à 180°.

F.2.19 Figures pour la "Situation 17"

dans lesquelles:
F: est la façade;
A: est l'amenée;
E: est l'évacuation;
T: est le toit;

Un orifice d'amenée dans une façade vis-à-vis d'une façade adjacente dont l'angle b dans le plan
horizontal entre les deux façades est inférieur à 180°.

160
F.2.20 Exemple de calcul

1) La distance D h est de 2 m; la longueur de la ligne entre le débouché du


conduit d'évacuation A et l'orifice d'entrée T, en suivant les contours du façade
et du toit, est de 4,5 m.
L'appareil à gaz a une puissance nominale de 60 kW.

La situation est une des figures de la situation 1.


La valeur du facteur de dilution est donc:
60
f = = 0,0056; la valeur de f est plus petite que 0,01  pas de nuisance.
163 × 4,5 + 325 × 2

2) Prenons la même configuration mais pour une chaudière au fuel avec la même puissance.
La valeur du facteur de dilution est alors:
60
f = = 0,0021; la valeur de f étant supérieure à la valeur maximale de 0,0015
325 × 4,5 + 1100 × 2
 nuisance  choisir un autre espace d'installation.

Si p.ex. on pratique l'orifice d'entrée 1 m plus bas, ∆h = 3 m et la distance correspondante entre le


débouché et l'orifice d'entrée devient 5,75 m; la valeur du facteur de dilution est alors:
60
f = = 0,00149;
325 × 5,75 + 1100 × 3
cette valeur est plus petite que 0,0015  pas de nuisance.

Une autre solution est de déplacer l'appareil de façon que le débouché s'est éloigné 5 m de plus de l'orifice
d'entrée, alors ∆h =2 m et la distance correspondante entre le débouché et l'orifice d'entrée devient 9,5
m; le facteur de dilution devient:
60
f = = 0,00147;  pas de nuisance.
325 × 9,5 + 1100 × 2

161
Annexe G

Débouchés des terminaux pour les appareils d’utilisation


à gaz de type C1, C3 et C5 dont la puissance nominale
est inférieure ou égale à 30 kW

G.1 Généralités
Pour mémoire, l’on entend par "ouverture":

- un orifice qui par destination n’est pas obturable, par exemple l’orifice de ventilation d’un
local;
- un orifice qui est normalement obturé mais que l’on peut ouvrir, par exemple les portes et les
fenêtres.

Nous n’établissons pas de distinction entre ces deux types d’ouvertures.

En revanche, il convient de distinguer un débouché en toiture et un débouché sur une paroi verticale.

NOTE La légende commune à l’ensemble des figures se trouve à la fin de la présente annexe.
Les zones d’interdiction de placement des débouchés sont grisées.

162
G.2
Vue d’ensemble

20
20

163
Figure G.1 – Vue d’ensemble
G.3 Débouché du terminal sur la même façade
qu’une ouverture

Figure G.2 – Débouché du terminal en façade lisse

Figure G.3 – Débouché du terminal en façade avec saillie

164
G.4 Débouché du terminal en façade à proximité d’un angle

Figure G.4 – Débouché du terminal en façade à proximité d’un angle -


Pan de façade adjacent sans ouverture

Figure G.5 – Débouché du terminal en façade à proximité d’un angle -


Pan de façade adjacent avec ouvertures

165
G.5 Débouché du terminal sur la paroi, sous un balcon
ou une galerie

Figure G.6 - Débouché du terminal sur la paroi, sous un balcon ou une galerie

166
Légende

1. Tout terminal à conduits concentriques se trouve dans un carré de 0,60 m de côté ne contenant
aucun obstacle, par exemple une descente d’eau pluviale.
2. Les débouchés des appareils de types C1 et C3 avec des conduits séparés se trouvent dans un carré
de 0,50 m de côté et la distance entre les plans des terminaux est de 0,50 m au maximum.
3. La distance entre un terminal débouchant sur une toiture et une façade verticale avoisinante dans
laquelle il n’y a pas d’ouverture est d’au moins 0,50 m pour une toiture plate et 1,20 m pour une
toiture en pente.
4. La distance L entre une ouverture et un terminal situé au-dessus se détermine comme suit:
- si ∆H < 0,50 m, alors L ≥ 2 m;
- si 0,50 m ≤ ∆H < 1 m, alors L ≥ 1 m.
5. La distance L entre une ouverture et un terminal situé en-dessous (avec le débouché sur la toiture
ou sur une façade verticale) respecte la relation L + ∆H > 4 m.
6. Le débouché se trouve à minimum 0,50 m de l’angle du bâtiment et au moins 0,50 m plus haut
que la saillie.
7. Les débouchés de deux terminaux se trouvant verticalement l’un au-dessus de l’autre sur une
façade sont séparés par une distance d’au moins 2,50 m.
8. La base d’un terminal débouchant sur une toiture se trouve à minimum 0,30 m du plan de la toiture
afin d’éviter toute influence néfaste de la pluie ou de la neige.
9. Pour l’établissement de la distance entre un terminal débouchant sur une toiture ou une façade en
angle avec ou sans ouvertures, cf. Figures G.4 et G.5.
10. Pour l’établissement de la distance d’un terminal débouchant sous le bord d’une toiture ou d’une
saillie, cf. Figure G.3.
11. Les distances entre un terminal débouchant sur une façade verticale sous un balcon ou une galerie,
ajourés ou non, sont indiquées à la Figure G.6. Ces distances ne sont pas valables si le système de
conduits est prolongé au-delà de la partie antérieure du balcon ou de la galerie. Dans ce cas, il y a
lieu de vérifier l’existence d’une éventuelle nuisance pour les ouvertures situées dans la façade
verticale au-dessus du balcon ou de la galerie.

Commentaire ARGB

Si le système d’évacuation est prolongé au-delà du balcon il est possible qu’il n’y ait pas de gêne
pour les ouvertures dans la paroi verticale au-dessus du balcon, mais les personnes se trouvant
éventuellement sur la balcon éprouveront des nuisances. Cette situation est donc à déconseiller.

12. Le terminal se trouve à une distance horizontale minimale de 1 m par rapport à la limite de la
propriété.

Commentaire ARGB

Comme indiqué sur la figure G1 seul les murs verticaux et le toits situé plus bas que le toits du voisin
sonts hachurés et donc constituents une zone interdite pour un débouché d’un appareil étanche. Pour
un terminal qui se trouve sur un toit en bâtière ou un toit disposé à la même hauteur ou plus haut que
le toit du voisin, la distance minimale de 1 m par rapport à la limite de proprieté n’est pas d’appli-
cation.

167
13. Le terminal situé sur une façade parallèle à la limite de la propriété se trouve à au moins 2 m de
cette limite.
14. Si le terminal d’un appareil de type C11 dont la puissance nominale est inférieure à 11kW est situé
près d’une fenêtre faisant partie du local dans lequel l’appareil est installé et si celui-ci est destiné
uniquement à chauffer ce local, il n’est pas tenu compte des distan-ces spécifiques jusqu’à cette
fenêtre.
15. Les distances entre un terminal en façade lisse et des fenêtres ou des portes pouvant s’ouvrir se
déterminent comme suit (il n’y a ni fenêtre ni porte dans la partie grisée):
- si d > 0,25 m, la distance horizontale b est à respecter;
- si d ≤ 0,25 m, la distance horizontale b peut être limitée à la distance a.
16. Les distances entre un terminal en façade avec saillie et la façade se déterminent comme suit (il
n’y a ni fenêtre ni porte dans la partie grisée):
- si z > 0,50 m ou y < 0,40 m, aucun terminal ne peut déboucher à cet endroit;
- si z ≤ 0,10 m ou y > 5 m, les valeurs de la Figure G.2 s’appliquent.
17. Les distances entre un terminal en façade à proximité d’un angle comportant un pan de façade
adjacent sans ouvertures et des fenêtres ou des portes pouvant s’ouvrir se déterminent comme suit
(il n’y a ni fenêtre ni porte dans la partie grisée):
- si w < 0,50 m ou e > 5 m les valeurs de la Figure G.2 s’appliquent;
- si 0,50 m ≤ w ≤ 1m, a ≥ 0,50 m et e ≥ 0,50 m;
- si w > 1 m, a ≥ 0,75 m et e ≥ 1 m.
Les valeurs de b, c et d sont identiques à celles de la Figure G.2.
18. Les distances entre un terminal en façade à proximité d’un angle comportant un pan de façade
adjacent avec ouvertures et des fenêtres ou des portes pouvant s’ouvrir se déterminent comme suit
(il n’y a ni fenêtre ni porte dans la partie grisée):
- si w < 0,50 m ou f > 5 m, les valeurs de la Figure G.2 s’appliquent;
- si 0,50 m ≤ w ≤ 1m, a ≥ 0,50 m et f ≥ 2,50 m;
- si w > 1 m, a ≥ 0,75 m et f ≥ 2,50 m.
19. Si un terminal se situe en façade à 2,20 m ou plus au-dessus du sol, aucun dispositif destiné à éviter
toute brûlure n’est à prévoir.
20. Si un terminal se situe en façade à moins de 2,20 m au-dessus du sol et à un endroit accessible, il
convient de prévoir un système de protection adéquat autour du dispositif de sortie afin d’éviter
toute brûlure.
21. les débouchés de deux terminaux se trouvant l’un à côté de l’autre sur une façade sont séparés par
une distance d’au moins 0,60 m.

168
Annexe H

Directives pour la mise en œuvre des assemblages


soudés de tubes et accessoires en acier

Les directives données ci-après se rapportent à la qualification des modes opératoires de soudage et à la
qualification des personnes qui exécutent des assemblages soudés de tubes et accessoires en acier. Elles
sont conformes au projet de norme prEN 1775 – Annexes B, §.B.1 et §.B.2.

H.1 Généralités
H.1.1 Opérateurs

Les opérateurs doivent être formés pour réaliser des assemblages soudés.

Une formation supplémentaire est donnée si nécessaire, en particulier pour les opérateurs qui ne réalisent
pas régulièrement de tels assemblages.

La formation doit être donnée par des instructeurs qui ont une connaissance pratique et théorique des
modes opératoires. Les instructeurs doivent se tenir au courant des applications actuelles et nouvelles. Ils
doivent être capables d’analyser les raisons des défauts et d’organiser la formation supplémentaire
nécessaire qui en résulte.

La formation peut inclure une formation “on the job”, sous la surveillance d’un opérateur compétent.

La formation doit, adaptée au mode d’assemblage, inclure au minimum les sujets suivants:

- les matériaux et les épaisseurs de paroi des tubes et des accessoires;


- le contrôle visuel des soudures;
- des notions concernant les méthodes des essais destructifs et non-destructifs;
- le choix, le traitement, le stockage et l’usage de tubes, d’accessoires, de métaux d’apport et de
gaz;
- l’équipement approprié (appareillage de soudage, pinces et outillage divers);
- l’influence des conditions climatiques sur la qualité des soudures;
- la préparation et la propreté des extrémités des tubes et des accessoires;
- la protection personnelle, la protection de tiers et de l’environnement.

Il est souhaitable que la formation donne à l’opérateur:

- la compétence à effectuer régulièrement des assemblages conformément aux procédures


correspondantes;
- une connaissance des procédures de sécurité et la capacité à les mettre en œuvre;
- une appréciation de ce qui peut entrainer l’exécution de joints non satisfaisants.

169
Il convient de démontrer que la formation est adaptée aux conditions de réalisation rencontrées sur le
terrain.

H.1.2 Contrôle de la qualité

Il convient de développer des procédures pour la sélection des essais nécessaires des joints. Elles devront
clairement spécifier comment les joints devront être évalués selon un critère “conforme – non conforme”.

NOTE: Les procédures de contrôle de la qualité peuvent, le cas échéant, faire partie des contrats de chantier.

Il convient que les contrôleurs soient formés, évalués, et possèdent une bonne expérience des procédures
d’assemblage mises en œuvre, ainsi que de toutes les questions de sécurité s’y rapportant. Ils devront
être au fait des procédures de qualité et être capables de déterminer si une investigation sur site ou non
est nécessaire.

Les joints non satisfaisants devront être refaits ou réparés.

H.1.3 Documentation

Il y a lieu de développer des procédures permettant de conserver les documents relatifs à la qualification
des formateurs, à la formation et aux évaluations des opérateurs, en vue de leur consultation par les
personnes concernées.

L’évaluation des opérateurs doit être formellement enregistrée, et devrait inclure toutes les parties
appropriées de la formation qui sont relatives à chaque classe pouvant être définie en fonction de la
pression de conception et de la procédure d’assemblage.

H.2 Soudage de l’acier


H.2.1 Qualification du mode opératoire de soudage

La preuve de la qualification du mode opératoire à utiliser pour les soudures doit être tenue à disposition
pour tous les travaux de soudage sur les joints. Le mode opératoire de soudage doit être conforme à
l’EN 288-1 et à l’une des EN 288-2 à EN 288-8, excepté l’EN 288-4.

H.2.2 Tuyauteries dont la pression maximale de service (MOP)


est inférieure ou égale à 0,1 bar

H.2.2.1 Soudeurs

Les soudeurs doivent être formés conformément à § H.1.1.

170
H.2.2.2 Contrôle de la qualité

Il y a lieu de s’assurer de la bonne qualité des soudures, p.ex. par une inspection visuelle.
Le contrôle visuel des soudures devra être effectué sur les soudures terminées – à l’oeil nu ou à l’aide
d’une loupe ordinaire. La surface de soudure à examiner devra être fortement éclairée, et être exempte
de dépôts de graisse, de salissures, de scories et de tout revêtement protecteur.

La surface de la soudure et des parois adjacentes ne devra pas présenter d’entailles, d’encoches de
porosité, et les zones adjacentes à la soudure ne devront pas présenter de traces de collage d’électrode ou
autres points chauds. La surface soudée devra être lisse. L’acceptabilité de rugosité de surface dépendra
du type de soudure et de l’application. On ne devra pas trouver de transitions abruptes entre les cordons
de soudure.

171
Annexe I

Directives pour la mise en œuvre des assemblages brasés


de tubes et accessoires en cuivre ou alliage de cuivre

Les directives données ci-après se rapportent à la qualification des modes opératoires de brasage et à la
qualification des personnes qui exécutent des assemblages brasés de tubes et accessoires en cuivre ou
alliage de cuivre. Elles sont conformes au projet de norme prEN 1775 – Annexes B, §.B.1 et §.B.3.

I.1 Généralités
Voir Annexe H, § H.1.

I.2 Brasage de cuivre et alliage de cuivre


I.2.1 Modes opératoires de brasage

Un mode opératoire de brasage doit être tenu à disposition pour tous les travaux de brasage à réaliser et
pour les flux et métaux d’apport à utiliser.

I.2.2 Tuyauteries dont la pression maximale de service (MOP)


est inférieure ou égale à 0,1 bar

I.2.2.1 Opérateurs de brasures

Les braseurs doivent être formés conformément à l’annexe H, § H.1.1.

1.2.2.2 Contrôle de la qualité

Il y a lieu de s’assurer de la bonne qualité des brasures, p.ex. par une inspection visuelle.

Le contrôle visuel des brasures devra être effectué sur les brasures terminées – à l’oeil nu ou à l’aide
d’une loupe ordinaire. La surface de la brasure à examiner devra être fortement éclairée, et être exempte
de dépôts de graisse, de salissures, de scories et de tout revêtement protecteur.

Les matériaux à assembler ne doivent pas être affectés de façon défavorable lors du chauffage permettant
la réalisation de la brasure.

Il est essentiel que le métal d’apport soit visible sur toute la circonférence de la brasure.

172
2è édition - novembre 2005

Prix de vente: 10 €

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