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Jésus nourrit quatre milles hommes

Les 53 Sermons du Seigneur Gottfried Mayerhofer

SERMON N° 32
( Le Sermon du cinquième dimanche après Pentecôte )
« Jésus nourrit quatre mille hommes »
- Marc 8 –

Maintenant, nous voulons avant tout prendre en considération la


correspondance spirituelle du nombre sept. Le nombre sept se trouve
représenté plus ou moins en toutes les choses ; c’est un des nombres
fondamentaux, comme le un et le trois. Un Dieu unique en triple
représentation fondamentale, dont émanent les sept esprits, c’est-à
dire les sept attributs divins.
Le nombre sept se trouve en de nombreuses choses crées ; ainsi par
exemple dans les sept tons musicaux, dans les sept couleurs
fondamentales, où un rayon de lumière peut être décomposé et
subdivisé en divers degrés. De tels phénomènes sont une preuve que
ces choses sont très voisines du créateur, et même qu’elles sont ses
propres émanations.
Et de la même manière aussi les sept paniers remplis de pain resté
après que quatre mille hommes se fussent rassasiés suffisamment à
travers mon pain céleste, à la fin vous devez arriver avec un excédent
de vertu ; parce que justement cette prérogative appartient à cette
nourriture dont il sort sept vertus principales qui seraient : 1° l’amour
– 2° la patience – 3° l’humilité – 4° le pardon - 5° la constance et la
persévérance dans le bien oeuvrer – 6° le sacrifice de porter la croix et
l’abnégation envers le prochain, et le renoncement aux
concupiscences sensuelles et mondaines, et 7° la Miséricorde, comme
la dernière et décisive vertu pour l'accomplissement de la vie.
Et comme j’entendais montrer que devant moi n’a de valeur
seulement que ce qui conduit au spirituel, j’avais annoncé d’eux à
travers un prophète :
« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi ! »
Et c’est pour cela que je leur déclarai justement que ce n’est pas ce
qui entre par la bouche d’un homme qui contamine, mais bien
seulement ce qui en sort, c’est-à-dire ses pensées, ses paroles et ses
oeuvres; parce que ce sont elles qui peuvent abaisser spirituellement
l’homme.
« Si même les faibles et ceux d’âge mineur ne sont pas mûrs pour être
nourris avec la nourriture qui vient directement des cieux, ce n’est
toutefois pas pour cela que l’on devrait leur refuser de se nourrir au
moins avec les restes des fils de Dieu qui eux se sont rassasiés pour
en tirer ce qui peut être un avantage au stade spirituel où ils se
trouvent. »
De telles âmes croyantes, n’acceptent pas même de se sustenter de la
nourriture essentielle provenant des cieux, alors qu’elles préfèrent la
nourriture contaminée du monde matériel.
Ainsi en arrive-t-il aussi aujourd’hui ; à savoir : qu’il y a peu à espérer
de ceux-là qui se nomment catholiques et croient même l'être
effectivement, uniquement parce qu’ils s’en tiennent aux cérémonies
et aux coutumes prescrites ; en effet, ils devraient être le champ le
meilleur et le plus fécond pour ma doctrine, alors qu’au contraire ce
sont justement les opposants les plus acharnés à tout ce qui peut les
déranger dans la torpeur d’une doctrine religieuse si commodément
organisée, et de tout ce qui exige sacrifices et renoncements à
caractère spirituel, dont ils ne sont pas capables, en raison du fait
qu’il leur manque la capacité morale ou de l’âme pour pouvoir vaincre
l’obstacle des coutumes et des habitudes usuelles.
Je vous avertis donc :« Ne vous contentez pas de l’impression
extérieure que suscitent mes paroles, mais cherchez au contraire à en
tirer au-dehors la substance intérieure qui se trouve cachée en elles,
et à pouvoir vous rassasier en suffisance, afin que des miettes qui
restent vous puissiez extraire à la fin, les sept attributs divins dans
leur juste équilibre, pour y adapter ensuite conformément vos actions
dans la vie quotidienne, et pouvoir par la suite encourager les autres
à en faire tout autant. »
Que des auditeurs d’autrefois aient été un terrain peu fécond pour ma
doctrine, je le savais bien, mais je savais également que mes paroles
et mes oeuvres n’étaient pas destinées seulement pour eux, mais bien
plutôt pour toute l’humanité à venir, et que mes plans allaient bien
au-delà de toute attente humaine ; car en tant qu’être divin infini,
mes plans aussi sont de durée éternelle et d’éternel effet.
Aux pharisiens et aux docteurs de la loi de cette époque, qui
exigeaient de moi un miracle, je répondis : Du moment que mon
apparition personnelle était certainement le plus grand signe, quel
autre signe démonstratif était-il nécessaire?
Ce que je dis alors aux pharisiens vaut aussi présentement pour tous
les visiteurs d’églises et les croyants dans la lettre, comme pour les
savants matérialistes de vos temps ; eux aussi ne verront aucun
signe, justement pour le motif qu’ils ne veulent pas reconnaître le
plus grand des signes, la voix de Dieu et du Père dans leur propre
coeur ; et beaucoup de vos savants croient tout aussi peu en un
législateur, en dépit des continuelles découvertes sur les lois de la
nature, et ils préfèrent renier leur propre moi intérieur, plutôt que de
s’incliner devant les preuves évidentes de l’existence d’un Dieu.
En ces temps, tous les esprits sont agités ; le combat s’allume entre la
vérité et le mensonge, entre l’esprit et la cérémonie ; les croyants de
toute secte se donnent du mal à unir et à mélanger les vieilles choses
et les habitudes avec le neuf qui surgit, mais tout cela en vain ; on ne
peut servir deux maître ennemis entre eux ! On a besoin de se
déclarer ou bien pour la matière ou bien pour l’esprit. Ceux qui ne
veulent pas agir selon ma doctrine, ne goûteront jamais le vrai
spirituel en eux-mêmes.
Cherchez avec insistance à approfondir le sens intérieur de ma
parole, et ensuite efforcez-vous de digérer ce pain, afin qu’il se change
en actions d’amour, et que votre âme se fortifie toujours plus dans le
vrai et dans le bon ; et ne vous abandonnez pas à l’illusion d’avoir
déjà tout accompli, alors qu’au contraire vous avez plus ou moins
réussi à montrer péniblement à peine le premier degré de la
connaissance spirituelle.
Faites-vous porteurs conscients de ma paroles, et semez la graine que
je vous confie en si grande abondance, dans les coeurs qui sont bien
disposés à l’accueillir, étant donné qu’elle n’est pas uniquement
destinée à vous seulement, mais bien, moyennant votre collaboration,
aux autres aussi.
Pour que puissent émerger, à la fin, bien équilibrés, les sept attributs
divins ; de sorte qu’ensuite je vous placerai en des circonstances
telles, où vous pourrez mettre en pratique ce que vous aurez lu et
entendu. Étant donné que ce n’est pas les seules paroles, mais avec
les faits vivants et avec l’exemple que vous devez prouver que l’amour,
la patience, l’humilité, le pardon, la persévérance, l’abnégation de soi,
et la miséricorde, sont devenus le fondement de votre être, comme le
véritable réceptacle de votre vie, à offrir à celui qui vous a comblés de
tant de grâces et de tant de lumière de ces cieux, à votre Père céleste
aimant !

AMEN !
Supplément au sermon N° 32

Vous vous demanderez, comment on peut comparer aux cinq pains,


Abraham, béni de Moi, de sorte qu’il en eût ensuite en descendance
les douze tributs d’Israël ; à cette observation je vous réponds
cependant : pensez au fait qu’Abraham, son épouse Sarah, l’esclave
de celle-ci, Agar, ses fils Isaac et Ismaël, formaient ensemble cinq
vases collecteurs de ma divine bénédiction ; étant donné qu’Israël est
la descendance d’Abraham, il est également l’ancêtre du peuple Juif ;
et ce peuple qui dans son ensemble dérive d’Isaac et d’Ismaël, est
celui justement qui fut ensuite subdivisé en douze tribus, restés par
ma bénédiction, autrement il n’eut pas été possible que de cinq
personnes descendissent les douze tribus d’Israël comme témoignage
matériel et visible de la bénédiction elle-même, à laquelle ensuite,
grâce à Moïse, j’ajoutai encore douze paniers de bénédiction
spirituelle avec les douze commandements.
Le second grand rassasiement du genre humain arriva au moyen de
moi-même en la personne de Jésus, et dura de la conception de Marie
jusqu’à ma mort sur la croix ; et la bénédiction qui en est restée, est
représentée par les sept attributs divins que je montrai à l’humanité
avec mon exemple, et qu’ainsi acquits pour elle, j’ai redonnés et remis
en héritage aux hommes, comme propriété inaliénable.
Vous relèverez du Sermon 32 que ces attributs divins qui y sont
présents sont :
« L’amour, la patience, l’humilité, le pardon, la constance,
l’abnégation, la miséricorde » , lesquels en réalité diffèrent quelque
peu de mes attributs divins déjà connus de vous : « L’amour, la
sagesse, la volonté, l’ordre, la gravité, la patience, la miséricorde »,
mais qui toutefois correspondent et sont plus adaptés pour vous dans
votre revêtement d’homme terrestres, comme ils correspondirent
aussi pour moi dans mon revêtement terrestre de Jésus, et firent
apparaître mon être dans toute sa plénitude.
Vous savez que moi, en tant que Dieu, je dus atténuer ma divinité,
qui par elle-même est un feu dévorant, de sorte qu’à la place de
l’esprit de la sagesse, je substituai la patience, à la place de la volonté
je mis l’humilité, à la place de l’ordre je mis le pardon, à la place de la
gravité je mis la constance, puis suivent l’abnégation et la dernière, la
miséricorde ; ce travail servit que la divinité supportât et non dissolvât
et fît disparaître mon corps de chair, en lequel je voulais vivre parmi
vous en tant que Jésus sans être dérangé.
Parce que moi, en tant que Jéhovah, je dus détacher de moi plus
d’une chose, pour la raison qu’elle ne convenait pas à mon être en
tant que Jésus, afin de pouvoir vivre en moi, et moi avec vous comme
le fait un ami avec l’ami, et le frère avec le frère. C’est le motif pour
lequel mes propriétés divines en tant que Jésus, ne peuvent être
identiques à mes propriétés divines en tant que Jéhovah, car en tant
que Jéhovah, je suis et je reste un feu dévorant pour toute l’éternité.
Et vous voyez aussi, en confrontant mes propriétés divines en tant
que Jésus avec celles de Jéhovah, que l’amour et la miséricorde
étaient et sont restés le commencement et la fin, comme premier et
septième esprit à leur place.
La sagesse et la volonté sont deux attributs divins, qui pour vous,
enfermés comme vous l’êtes dans votre enveloppe de chair, ne sont
pas de si facile acquisition, et même il est dangereux d’y aspirer avant
d’avoir atteint la maturité voulue, à travers la régénération de l’esprit,
puisque cette sagesse que vous pourriez embrasser prématurément,
refroidirait très facilement l’amour, et tout aussi dangereuse serait la
fermeté de vouloir, alors que vous n’auriez pas atteint l’assurance de
n’être plus sujets à l’erreur, en reconnaissant toujours le juste en
toute chose.
C’est pour cela que je reléguai au fond de mon être la divine sagesse,
parce que vous n’auriez pas pu la comprendre, de même qu’aussi ma
puissante volonté, parce qu’elle m’aurait rendu impossible à me
laisser saisir et torturer par mes créatures impuissantes ; et je choisis
à leur place la patience et l’humilité, ces vertus auxquelles vous
pouvez aspirer sans danger, et même avec beaucoup de profit, et que
la plus simple créature humaine est pleinement apte à acquérir et à
exercer.
Venons à l’ordre, qui est le point central de mon activité divine, car en
ne tenant pas avec rigueur et inébranlablement ferme mon ordre
divin, la création irait vite dans la dévastation, la confusion et le
chaos.
Cet attribut, moi en tant que Jésus je dus l’enlever de moi, au moins
jusqu’à ce que ma mission rédemptrice fût accomplie, car tout ce qui
m’arriva et que je dus supporter pour vous servir d’exemple, était
extrêmement contraire à l’ordre divin, comme la nuit est tout aussi
opposée au jour.
Et donc pour ne pas heurter l’ordre divin, je le remplaçai par le
pardon, pour tout ce que je devais subir de ma volonté spontanée, en
dehors de l'ordre. Ainsi donc le pardon doit-il devenir le trait
fondamental de votre être, et c’est pourquoi vous devez par
conséquent tendre à vous approprier entièrement cette vertu.
La « gravité » de Jéhovah, en cette circonstance, se remplaça par la
« constance » de votre Jésus à faire le bien, même dans les
circonstances les plus difficiles, à pratiquer l’amour, et à porter
ensuite la croix avec patience et humilité ; par cette action la vertu de
« l’abnégation de soi » vient donc aussi à émerger et à prendre
consistance dans sa plus grande ampleur.
Et maintenant, je pense que vous sera claire même cette apparente
contradiction entre les sept attributs divins propres à moi, en tant
que Dieu, et les sept vertus de l’homme-Dieu Jésus, en tant que votre
prototype.
Le chemin qui conduit à la divinité passe par Jésus, le médiateur ;
ainsi, moi, en tant que Jésus lui-même, je suis l’unique voie qui
conduit au Père.

AMEN !

Source: http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-
Seigneur-Gottfried-Mayerhofer

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