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Météo
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30° à Alger, 46° à Adrar

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22 Radjab 1431 - Lundi 5 Juillet 2010 - N° 13938 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

5 juillet 1962 - 5 juillet 2010

48 e anniversaire de la fête de lʼIndépendance et de la Jeunesse

Paix, liberté et justice

PP. 4 à 10 et 17 à 19

Le Président égyptien hier à Alger Moubarak présentedevive voixsescondoléances auPrésident Bouteflika
Le Président égyptien hier à Alger
Moubarak présentedevive
voixsescondoléances
auPrésident Bouteflika
suiteaudécès desonfrère
“Je suis principalement venu pour présenter
mes condoléances au Président Bouteflika, avec
lequel me lie une amitié de longue date, depuis
qu'il occupait le poste de ministre des Affaires
étrangères. C'est un ami et un frère, je me fais un
devoir de me déplacer pour lui présenter mes
condoléances”, a affirmé M. Moubarak dans une
déclaration à la presse avant de quitter Alger.
Appels téléphoniques et
messages de condoléances
de plusieurs Souverains,
Chefs d’Etat et personnalités
P. 3
Ph. A. Yacef
Le Chef de l’Etat promulgue deux décrets P. 4 présidentiels portant mesures de grâce
Le Chef
de l’Etat
promulgue
deux
décrets
P. 4
présidentiels
portant
mesures
de
grâce

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2 EL MOUDJAHID 30° à Alger, 46° à Adrar Météo Le temps sera encore chaud Le

EL MOUDJAHID

30° à Alger, 46° à Adrar Météo Le temps sera encore chaud Le temps sera
30° à Alger,
46° à Adrar
Météo
Le temps sera encore
chaud
Le temps sera chaud et ensoleillé sur les régions de
l'Ouest et du Centre avec localement tendance orageuse vers
les régions de l'intérieur.
Les vents seront en général de secteur est à nord-est
faibles à modérés. La mer sera belle.
Au Sud du pays, le ciel sera dégagé et le temps sera
naturellement chaud et ensoleillé avec cependant des
formations orageuses sur la Saoura (Béchar-Laghouat) et sur
les massifs du Hoggar et Tassili. Les vents seront en général
de secteur est à nord-est modérés localement assez forts avec
localement des soulèvements de sable.
Le mercure affichera aujourd’hui 30° à Alger, Oran,
Constantine, Batna, Bejaia et Tlemcen, 32° à Tizi-Ouzou, 34°
à Médéa et Sétif, 42° à Chlef, Mascara et Sidi Bel Abbès, 41°
à Saïda, 38° à Djelfa et Biskra, 39° à Tindouf, 40° à Béchar,
Ghardaïa et Illizi, 42° à Ouargla et Hassi Messaoud, 36° à
Tamanrasset, 45° à In-Salah et 46° à Adrar.

Maintien de la répartition actuelle des postes de vice-présidents de l'APN et des commissions permanentes

Maintien de la répartition actuelle des postes de vice-présidents de l'APN et des commissions permanentes

Les groupes parlementaires à l'Assemblée populaire nationale (APN) ont maintenu hier, lors d'une réunion présidée par M. Abdelaziz Ziari, président de l'APN, la répartition actuelle des postes de vice-présidents de l'APN et des commissions permanentes. Selon un communiqué de l'APN, la réunion marquée par la participation des présidents des groupes parlementaires, s'inscrit dans le cadre du renouvellement annuel des vice-présidents de l'APN conformément à l'article 13 du règlement intérieur de l'APN. Les groupes parlementaires représentés à l'APN sont le parti du Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND), le Mouvement de la société pour la paix (MSP) et les indépendants.

Centre des études stratégiques d’Echaâb

Conférence sur la Sahel africain

Le centre des études stratégiques du quotidien Echaâb organise demain, à partir de 14 h, au siège du journal, une conférence portant sur la coopération et le développement dans la région du Sahel africain qui sera animée par des responsables maliens.

Bac

Les résultats disponibles sur Mobilis

Suite au succès qu’a connu l’opération résultats BEM 2010 par SMS, et pour la cinquième année consécutive et en exclusivité, ATM Mobilis a le plaisir d’annoncer la disponibilité des résultats du Bac par SMS sur son réseau. Ainsi et en collaboration avec l’Office national des examens et concours (ONEC), les candidats au bac auront la possibilité de découvrir leurs résultats d’examens en envoyant un SMS portant le numéro d’inscription au 662, la réponse sera transmise immédiatement via un SMS contenant le numéro d’inscription pour confirmation, la moyenne et la mention obtenue. Les résultats du Bac seront disponibles sur le réseau de Mobilis dans la nuit du 5 au 6 juillet 2010 à partir de 00 h 00.

Programme présidentiel de 100 locaux par commune

Distribution de 31 locaux commerciaux à Heuraoua

Dans le cadre du programme présidentiel des 100 locaux par commune, l’APC de Heuraoua a distribué 31 locaux commerciaux de la première tranche de 50 locaux réalisés dans la localité de Aïn Kehla. Au cours d’une sympathique cérémonie organisée dans la matinée hier, les autorités locales représentées notamment par le maire de Heuraoua, M. Ali Mammeri, et le chef de cabinet de la circonscription administrative de Rouiba, ont remis les clés aux bénéficiaires dans le cadre des dispositifs Ansej, Angem et Cnac, dont 15 femmes. Pour les 19 locaux restants de la première tanche des 50, le maire annonce que les dossiers des candidats seront validés dans les jours à venir par la commission chargée de l’étude des dossiers. Quant à la deuxième tranche des autres 50 locaux, dont les travaux sont très avancés, elle sera livrée au cours de l’année 2011. A noter qu’aucun recours n’a été enregistré concernant cette opération qui a également porté sur la distribution de 43 autres locaux au profit des jeunes de la commune de Rouiba.

Nedjma

Lancement d’une nouvelle campagne de proximité à travers 17 boutiques

Sous le slogan «Nedjma, Dima plus proche de vous», Wataniya Télécom Algérie fête l’extension de son réseau de vente et lance à partir de mardi une large campagne de proximité à travers ses boutiques

réparties sur l’ensemble du territoire national. Le coup d’envoi de cette campagne de trois semaines, à travers dix-sept villes algériennes, sera donné à partir des boutiques de Bab El Oued à Alger et d’Oued Souf

à El Oued et se poursuivra le 07

juillet à Boufarik (Blida), le 8 juillet

à Biskra, le 10 et 11 juillet à

Ghardaïa, le 11 juillet à M’sila, le 13 juillet à El Khroub (Constantine), le

14 juillet à Djelfa, le 15 juillet à

Tébessa et Aïn Ouessara (Djelfa), le

17 juillet à Tiaret, le 19 juillet à

Saïda et Bouira, le 21 et 22 juillet à Béchar et le 24 juillet à Maghnia (Tlemcen). La clôture est programmée les 27 et 28 juillet à Oran. Un groupe de conseillers de vente, chargés d’informer et de renseigner les clients sur tous les produits et services Nedjma accompagnera cette opération de proximité visant à faire profiter la clientèle au mieux des produits et services disponibles. Avec quelque 55 boutiques

réparties à travers le territoire national, Nedjma poursuit, en effet,

sa stratégie de déploiement commercial en renforçant ses espaces de services au design très

futuriste et aux façades extérieures très attirantes.

Le président du CNASPS reçoit une délégation malienne

A l’occasion de la célébration du 48e anniversaire de

l’Indépendance nationale, le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) reçoit ce matin, à partir de 9 h 30, au siège du CNASPS, sis à Alger, une importante délégation de l’Union de la jeunesse du Mali et ce, en présence du P/APC d’Alger-Centre.

Fête de l’Indépendance

L’APC de Sidi M’hamed célèbre l’événement

L’APC de Sidi M’hamed (Alger) organise cet après-midi,

à partir de 16 h, les festivités célébrant le 48e anniversaire de l’indépendance nationale, notamment le lever des couleurs au niveau de la place de la Concorde.

Tournoi de jeux d’échecs « First Saturday »

Dorbane et Arab survolent la compétition

Ce sont finalement Dorbane Khaled et Arab Adlène qui sont sortis vainqueurs du tournoi « First Saturday » des jeux d’échecs, un rendez-vous qui regroupe le premier samedi de chaque mois les amateurs d’échecs pour une longue et passionnante journée. Organisée, avant-hier, à l’ISGP de Bordj El Kiffan (Alger), la compétition qui s’est déroulée, à la cadence de 25 minutes au finish, au système suisse dirigé a connu une grande participation. Il est à signaler par ailleurs que depuis sa création en avril dernier, le First Saturday a regroupé déjà 75 échéphiles venus de 22 wilayas, de même que deux pays étrangers, en l’occurrence la Serbie et l’Allemagne y sont représentées.

Arts et Culture

Les Andaloussiate El Djazair du 12 au 22 juillet

Les établissements Arts et Culture relevant de la wilaya d’Alger organisent du 12 au 22 juillet au complexe culturel Laâdi Flici du théâtre des verdures (Alger), la 7e édition des « Andaloussiates El Djazair ». Les soirées sont à cet effet programmées à partir de 21 h.

Le 8 juillet au CHU de Beni-Messous

Conférence sur la transplantation du rein et du pancréas

La Société Algérienne de Néphrologie Dialyse et Transplantation (SANDT) organise le 8 juillet, au service Néphrologie du CHU de Beni-Messous (Alger), une

conférence-débat sur la transplantation rein et pancréas :

perspectives de développement en Algérie.

La conférence sera animée par le professeur J. P. Squifflet,

éminent chirurgien universitaire de l’université de Liège (Belgique).

Du 8 au 17 juillet

Des artistes de renom à la 32e édition du festival de Timgad

La 32e édition du festival international de Timgad (Batna) qui aura lieu du 8 au 17 juillet verra la participation d'artistes étrangers de renommée mondiale, a indiqué hier à Alger le commissaire du festival, M. Lakhdar Bentorki. Plusieurs artistes des quatre coins du monde animeront cette édition dans le cadre des efforts consentis en vue permettre à ce rendez-vous de retrouver son lustre d'antan et de renouer avec sa portée internationale, a souligné M. Bentorki lors d'une conférence de presse. Selon le programme arrêté par les organisateurs, les soirées de Timgad seront animées par une pléiade d'artistes de Cuba, de Chine, de France d'Espagne et de Turquie. La

32e édition qu'abritera le théâtre nouvellement construit à côté du théâtre romain de l'antique Thamugadi, sera par ailleurs marquée par la participation de la diva libanaise Majda Roumi qui clôturera le festival ainsi que son compatriote George Wassouf. Le festival verra par ailleurs la participation des chanteurs Lotfi Bouchenak (Tunisie), El- Jilani (Libye), de la chanteuse Daoudya (Maroc) aux côtés de plusieurs artistes algériens à l'instar du chantre de la chanson kabyle Ait Manguelet et de la vedette de la chanson des Aurès Houria Aïchi. Pour M. Bentorki, le nouveau théâtre de plein air consitue un véritable acquis compte tenu de sa capacité

d'accueil (6000 places) par rapport au théâtre romain. Il a souhaité que cette infrastructure soit ouverte tout au long de l'année pour abriter d'autres activités culturelles. Selon le même responsable, la soirée inaugurale de cette 32 édition sera dédiée aux grands noms de la chanson algérienne tels Saliha Saghira, Athmane Bali, El-Hadj M'hamed El-Anka, Sabah Saghira, El-Hachemi Guerrouabi, Abdelkrim Dali, cheikh El-Hasnaoui, Fadila Dzirya, Abdelhamid Ababsa, Mohamed Rachedi, Aissa El-Djermouni, Hassan El- annabi, Nadya Tayssir, Ahmed Wahbi, Katchou et Ali Maâchi.

Traitement du cancer

“Pas de pénurie de médicaments à partir de cet été”

affirme M. Ould Abbès

Il n'y aura pas de pénurie de médicaments à partir de cet été, a annoncé, hier à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès. "J'ai donné instruction pour qu'il n'y ait aucune pénurie de médicaments concernant le traitement du cancer", a affirmé M. Ould Abbès dans une déclaration à la presse en marge de la rencontre relative au "Programme de lutte contre le cancer, réalités et perspectives". Selon M. Ould Abbès, le ministère des Finances a également reçu l'instruction de satisfaire toutes les demandes du ministère de la Santé concernant les médicaments non disponibles à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). Dans le même sillage, il a annoncé l'importation de 12 nouveaux médicaments pour les malades atteints du cancer et ce, "après un consensus d'experts". Le ministre a expliqué que le professeur Kamel Bouzid, chef de service au Centre Pierre-Marie Curie (CPMC) qui vient d'assister à un congrès aux Etats- Unis d'Amérique sur la lutte contre le cancer, a recommandé l'importation de ces 12 médicaments. "La santé du citoyen n'a pas de prix, malgré la cherté de ces médicaments", a relevé M. Ould Abbès.

"La santé du citoyen n'a pas de prix, malgré la cherté de ces médicaments", a relevé

Habitat

20.000 nouveaux logements pour la wilaya de Souk Ahras

Le

secteur

de

du

logements pour la wilaya de Souk Ahras Le secteur de du l'habitat a bénéficié, dans la

l'habitat a bénéficié, dans la wilaya de Souk Ahras, d’un quota de 20.000 logements, tous segments confondus,

au titre

programme quinquennal 2010- 2014, a-t-on appris hier de la directrice du Logement et des équipements publics (DLEP). Selon Mme Ouahiba Amireche, ce programme qui a nécessité une enveloppe financière de 32 milliards de dinars, consistera à réaliser 7.000 logements sociaux, 5.000 unités promotionnelles et 8.000 logements ruraux. Cet "important" investissement vient consolider les efforts des pouvoirs publics visant à "donner à chaque catégorie sociale la possibilité d’accéder à un toit, en fonction de ses ressources, et à lutter avec plus d’efficacité contre l'habitat précaire dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie des citoyens", a ajouté Mme Amireche. Tablant sur un taux d'occupation par logement (TOL) de 4,12 à l’horizon 2014, contre 5,4 en fin 2009, la même responsable a souligné qu’à l’issue du programme quinquennal 2010-2014, le parc de logements de la wilaya de Souk Ahras disposera de 116.964 unités. La wilaya de Souk Ahras a bénéficié durant les cinq dernières années (2005-2009) d'un programme de 21.860 logements alloués au titre des différentes formules, a-t-elle rappelé.

El Moudjahid lance son nouveau site internet

Le nouveau

site internet que

lance

Moudjahid à par- tir d’aujourd’hui répond aux normes qu’exi- gent le progrès technologique et la quête de l’in- formation, en temps réel, des internautes, de plus en plus nom- breux. Lancé à l’oc- casion de la célé- bration de la fête e l’Indépendance, le nouveau site propose des rubriques vidéos, photos et autres, flash actu. El Moudjahid en live livre aussi ses versions en langue arabe, anglaise et espagnole. Le nouveau site, encore expérimental, atteindra sa vites- se de croisière dans les plus brefs délais.

d

El

encore expérimental, atteindra sa vites- se de croisière dans les plus brefs délais. d El Lundi

Lundi 5 Juillet 2010

Nation

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EL MOUDJAHID

Le Président égyptien hier à Alger

Moubarak présente de vive voix ses condoléances au Président Bouteflika suite au décès de son frère

Le Président égyp- tien, M. Mohamed Hosni Moubarak, a

présenté hier à Alger de vive voix ses condo- léances au Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika suite au décès de son frère Mustapha.

A travers ce geste

fraternel, le Président Moubarak a tenu à exprimer sa sympathie au Président Bouteflika ainsi qu'à sa famille. Le Chef de l'Etat égyptien est arrivé hier dans la matinée à Alger. Il a été accueilli à l'aé- roport international Houari-Boumediene par le Président Bouteflika.

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

Tête-à-tête Bouteflika-Moubarak

Le Président de la

République, M. Abdelaziz Bouteflika, s'est entretenu en tête à tête, hier à Alger, avec son homologue égyptien, M. Mohamed Hosni Moubarak, qui a effectué une visite d'une journée en Algérie. L'entretien a eu lieu à la résidence d'Etat de Zéralda. Le Président égyptien était accompagné du ministre des Affaires étrangères, M. Ahmed Abou El Gheit, rappelle-t-on.

étrangères, M. Ahmed Abou El Gheit, rappelle-t-on. ● Le Président Moubarak a indiqué, dans une

Le Président Moubarak a indiqué, dans une déclaration à la presse au

terme des entretiens, avoir évoqué avec le Président Bouteflika les relations arabo-africaines, l'élargissement du Conseil de sécurité et toutes les questions intéressant l'Algérie et l'Egypte en tant qu'Etats arabes et africains.

Notons que le Président Moubarak a quitté Alger hier après-midi. Il a été

salué à son départ par le Président Bouteflika.

Le Président mauritanien présente ses condoléances au Président Bouteflika

Le ministre mauritanien des Affaires islamiques et des Wakfs, M. Ould Mohamed El-Amin Anini a transmis un message de condoléances du Président de la République de Mauritanie, M. Mohamed Ould Abdelaziz au président Abdelaziz Bouteflika suite au décès de son frère Mustapha. Après avoir présenté ses condoléances, le ministre mau- ritanien a indiqué qu'il était "porteur d'un message de condoléances du Président mauritanien à son frère et ami le Président Bouteflika". "Le président Mohamed Ould Abdelaziz a prié Dieu d'accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et d'assister les siens", a dit le ministre. "Nous sommes venus assister l'Algérie, Etat frère en cette douloureuse circonstance" a-t-il ajouté.

Messages de condoléances des représentants de partis et d'organisations nationales

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a reçu, suite au décès de son frère Mustapha, de nombreux mes- sages de condoléances et de sympathie de parents, d'amis, de personnalités nationales et de représentants de partis et d'orga- nisations nationales. Le Président de la République a également reçu plusieurs mes- sages de condoléances de la part des citoyens algériens qui lui ont adressé leur sincères condoléances et exprimé leur sympa- thie en cette douloureuse épreuve qui l'a accablé ainsi que toute sa famille.

La famille du défunt exprime sa recon- naissance à tous ceux qui lui ont témoigné leur sympathie en cette pénible circonstance priant Le Tout-Puissant de les rétribuer.

Décès du Dr Mustapha Bouteflika

Le Président Bouteflika reçoit des appels téléphoniques et des messages de condoléances de plusieurs Souverains, Chefs d’Etat et personnalités

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a reçu, suite au décès de son frère Mustapha, des appels téléphoniques de la part de Chefs d'Etat et de gouvernement et de personnalités arabes et étrangères qui lui ont présenté ainsi qu'à sa famille leurs sincères condoléances et leur pro- fonde compassion. Ces appels sont de l'ex-Président de la République française, M. Jacques Chirac, du Président de la République libanaise, M. Michel Souleimane, du chef du gouvernement libanais, M. Saâd Al Hariri, du gouverneur de Ryadh, l'Emir Salman Ben Abdelaziz et du ministre saoudien des Affaires étrangères, M. Saoud Al Fayçal. Le Président de la République a également reçu d'autres appels de la part du Président de la République d'Egypte, M. Mohamed Hosni Moubarak, du Président de l'Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, du Prince héritier du Royaume d'Arabie saoudite, l'émir Sultan Ben Abdelaziz, du roi d'Espagne Juan Carlos, de Cheikh Nahyane Ben M'barek et de Cheikh Abderahim Mohamed de l'Emirat d'Abu Dhabi, de Khaled Mechaal, président du bureau politique du mouve- ment Hamas et de l'ex-ambassadeur de Tunisie à Alger, M. Khalil Fadhel. Le Chef de l'Etat a reçu, par ailleurs, des mes- sages de condoléances de chefs d'Etat et de gouver- nement et de personnalités arabes et étrangères qui lui ont exprimé ainsi qu'à sa famille leur sincères condoléances et leur profonde compassion. Ces messages émanent du Président de la République de Tunisie, M. Zine El Abidine Ben Ali et du Président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Abdelaziz. Les messages de condoléances émanent égale- ment de la sous-secrétaire d'Etat adjoint des Etats- Unis, Janet A. Sanderson, de la présidente de la Fondation du développement familial et présidente de l'Union générale des femmes des Emirats arabes unis, Cheikha Fatima Bent M'barek et de Cheikh Youcef Qaradaoui.

Le Premier ministre de la Guinée Bissau et le SG de l'OCI présentent leurs condoléances au Président Bouteflika

Le Premier ministre de la Guinée Bissau, M. Carlos Gomes Junior, et le secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), M. Akmal Eddine Oghli, ont exprimé au Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, leurs sincères condoléances à la suite du décès de son frère Mustapha.

"C'est avec une profonde douleur que nous

avons appris la triste nouvelle du décès de votre frère", écrit M. Carlos Gomes Junior dans son mes-

sage. "Je voudrais, au nom du gouvernement de Guinée Bissau et en mon nom personnel, vous pré-

senter ainsi qu'à votre auguste famille, les plus sin- cères condoléances et vous assurer en cette doulou- reuse circonstance de notre profonde compassion", a-t-il ajouté.

Pour sa part, le SG de l'OCI a souligné dans

son message que "c'est avec une profonde tristesse que j'ai appris le décès de votre frère Mustapha". "Tout en vous exprimant ma profonde tristesse, je prie Dieu qu'Il accorde au défunt sa miséricorde, qu'Il le fasse entrer dans Son Vaste Paradis et qu'Il donne, à vous et à votre famille, de la patience et du courage", a-t-il ajouté.

Lundi 5 Juillet 2010

4 Nation EL MOUDJAHID 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010 48 e anniversaire de
4
Nation
EL MOUDJAHID
5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010
48 e anniversaire de l’Indépendance

Le Président Bouteflika promulgue deux décrets présidentiels portant mesures de grâce

L e Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a

promulgué deux décrets prési- dentiels portant mesures de grâce, à l'occasion de la célé- bration du 48 e anniversaire de l'indépendance nationale, a indiqué hier un communiqué de la Présidence de la République. Ces deux décrets ont été pro- mulgués conformément aux prérogatives conférées au Président de la République en vertu de l'article 77-9 de la Constitution. "Le premier décret prési- dentiel porte mesure de grâce collective au profit de per- sonnes détenues et non déte- nues condamnées définitive- ment", précise le communiqué. "Le second décret porte mesure de grâce au profit des détenus condamnés définitive- ment ayant suivi un enseigne- ment ou une formation profes- sionnelle et subi avec succès, durant leur incarcération, les examens des cycles moyen, secondaire et universitaire et les différents modes de formation professionnelle", ajoute la

même source. "Ces mesures s'inscrivent dans le cadre des valeurs nationales de clémence et de pardon", affirme le com- muniqué de la Présidence de la République qui relève qu'"elles interviennent au moment où la nation algérienne célèbre une date historique, gravée à jamais dans la mémoi- re collective de notre peuple". "Les mesures prises au pro- fit des détenus ayant suivi avec succès un enseignement ou une formation professionnelle, visent, en outre, à encourager les détenus à s'amender par le savoir et la connaissance pour une meilleure insertion socia- le", a expliqué le communiqué. "Toutefois, sont exclus du bénéfice de ces mesures les détenus concernés par l'ordon- nance portant mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, ainsi que les détenus condamnés pour avoir commis ou tenté de commettre certains faits énu- mérés limitativement, notam- ment les faits de terrorisme et de subversion", précise la Présidence de la République.

subversion", précise la Présidence de la République. Hier au siège du MAE Medelci préside la cérémonie

Hier au siège du MAE

Medelci préside la cérémonie de célébration du 48 e anniversaire de l'Indépendance nationale

Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad

Medelci,

ment, une cérémonie de célébration

versaire de l'Indépendance nationale, a indiqué un

a présidé, hier, au siège de son départe-

communiqué du ministère. A cette occasion, il a

été procédé au levé des couleurs, au dépôt de

gerbes de fleurs et à la lecture de la Fatiha à la gloi- re des chouhada, précise la même source.

du 48

è

anni-

Des idéaux de paix et de dignité

J uillet 1962-juillet 2010, 48 ans déjà que l’Algérie a recouvré sa souve- raineté nationale. Une indépendance chèrement acquise. Le peuple algérien a inscrit l’une des plus belles histoires du monde moderne, en

menant la guerre de Libération nationale la plus retentissante. Durant plus de sept ans, il a affronté une puissance moderne, une armée coloniale dispo- sant de moyens humains et techniques les plus sophistiqués et intégrée dans le dispositif de l’OTAN, une formidable armada militaire de l’Occident. Les destructions matérielles et les victimes sont incommensurables, des millions de déplacés représentent l’effroyable facture payée par tout un peuple pour arracher sa liberté et son indépendance. Des milliers de villages détruits et des centaines de milliers d’hectares brûlés, le plus souvent au napalm. Le peuple algérien a subi la pire barbarie coloniale que le monde ait connu. C’est, malheureusement, en Algérie que fut généralisée la pratique de la tor- ture, qu’aucun pays colonisé n’a subi. Le peuple algérien a subi un véritable acharnement pour le détourner de sa voie qui devait inéluctablement le mener à l’indépendance et à la liberté. Un tel peuple inspire le respect car il s’est battu pour des idéaux univer- sels, des idéaux de liberté, de dignité et de respect des droits de l’homme les plus élevés. C’est d’ailleurs la Révolution qui a enthousiasmé la communau- té internationale qui n’hésite pas à lui accorder son soutien. La guerre de Libération nationale figure en bonne place dans l’histoire contemporaine des peuples. L’Algérie a acquis son indépendance, il y a 48 ans. C’est l’âge d’un homme adulte. Mais le peuple n’a pas oublié de sacrifice de ces hommes et femmes

qui ont accepté tous les sacrifices pour chasser le colonialisme de leur Algérie. C’est pourquoi, il commémore chaque année cette date sacrée pour que les présentes et futures générations n’oublient jamais même si l’histoire est là pour témoigner. C’est dans un esprit le recueillement et de communion que chaque année, se remémore le passé. Il le fait dans la dignité, même si la solennité et la symbolique sont présentes, sans haine ni agressivité pour que le temps n’éteigne pas cette formidable flamme. Aujourd’hui comme hier, la nation algérienne est fière de célébrer cette date. L’Algérie est souveraine, debout et regarde avec espérance son avenir. Elle progresse, il se construit, comme l’atteste le niveau des investissements publics depuis 2001, qui cumulés représenteront plus de 475 milliards à l’ho- rizon 2014. Depuis 1962, elle panse ses blessures, se développe et renforce son audience sur la scène internationale.

E. M.

L’ALN, le peuple et l’ANP :

l’osmose

C omme chaque année, l’Algérie célèbre le 5 juillet. Une date his- torique, chargée d’une symbolique toujours d’actualité et sur- tout présente dans la mémoire collective d’un peuple qui a

consenti des sacrifices incommensurables pour se libérer du joug colonial. Durant la guerre de Libération, le peuple, le FLN et l’ALN ne fai- saient qu’un. Cette unicité d’esprit et d’action était basée sur le par- tage des mêmes idéaux, à savoir la liberté, la dignité et le respect de la personne humaine. C’est cette même unicité qui a permis de pas- ser le flambeau de l’ALN à l’ANP. L’ANP, fidèle héritière des idéaux qui ont animé l’ALN, ce creuset national qui n’avait qu’un seul et unique objectif l’indépendance nationale, ne peut que perpétuer cette trame. C’est dans le sillage de la glorieuse ALN que s’est constituée l’ANP. Elle est donc le dépositai- re des idéaux de Novembre. Aujourd’hui, l’ANP occupe une place essentielle et privilégiée parmi les institutions de la République. Elle est essentielle et privilégiée parce qu’elle a la lourde mission de défendre l’unité de notre peuple et de son territoire. Une mission quotidienne, sacrée et qui demande aussi des sacrifices. L’ANP a toujours été au diapason des mutations à la fois nationales et internationales. C’est une armée républicaine, au service de la nation et soucieuse de progrès et d’efficacité pour être à la hauteur de sa noble mission. La professionnalisation progressive, mesurée et inexorable montre qu’elle est à l’avant-garde des mutations de l’Algérie et ce, dans tous les domaines. Comme la tradition l’exige, la célébration de l’anniversaire du 5 Juillet 1962 est accompagnée de cérémonies militaires à travers tout le territoire national. Les sorties de promotion dans les différents corps de l’Armée attestent des progrès accomplis pour la maîtrise du progrès technologique qui constitue, à n’en pas douter, la base d’une armée moderne, efficace et dissuasive. D’ailleurs, la présence du Président de la République, ministre de la Défense nationale, chef suprême des Armées, est un indicateur de la volonté politique de doter l’ANP de tous les moyens pour lui permettre de remplir ses mis- sions dans un monde incertain. La nation est fière de son armée républicaine et qui veille sur sa sécurité et l’intégrité sacrée de son territoire. L’osmose créée entre le peuple et l’ALN, durant la guerre de Libération nationale se perpétue aujourd’hui, et demain, entre ce même peuple et l’ANP. Mehdi C.

5 EL MOUDJAHID L’événement 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010 48 e anniversaire de
5
EL MOUDJAHID
L’événement
5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010
48 e anniversaire de l’Indépendance

Une date, un espoir, un repère national

l’Indépendance Une date, un espoir, un repère national L e 5 juillet cette année 2010 revêt

L e 5 juillet cette année 2010

revêt un éclat particulier, à la

mesure de ce que

représente cette date au

plan historique, d´abord,

pour les Algériens comme symbole et sens politique profond dans la mémoire dans la mémoire collective et notre capital patriotique. Cette mémoire reste toujours tournée vers le consenti durant les prestigieux moments de la lutte pour l’indépendance nationale dont le 5 Juillet 1962 en est le couronnement glorieux. Ce jour est, sans doute le plus beau dans la mémoire et dans la vie de tous les Algériens qu ne manquent pas de l’évoquer à chaque instant de bonheur comme ce fut le cas de la célébration, en novembre dernier, une autre date historique et comme le 5 juillet un repère de base pour notre peuple, avec la qualification des Verts en Coupe du monde où ils ont dignement repésenté et le pays, et l´Afrique et le Monde arabe. Cette culture de la victoire et du succès, ce sont nos martyrs nous l´ont laissé à travers cette date dont nous sommes fiers mais que , eux, n´auront jamais connue. Le 5 juillet est une date qui nous

sert de repère chaque fois que le pays se retrouve devant des moments de bonheur ou difficiles, pour se reprendre, pour s’en sortir. Une date pas comme les autres qui représente avec le 1 er Novembre 54 et le 8 Mai 45, entre autres repères, le sens le plus prestigieux de l’histoire d’une nation; soudée, fraternelle unie et solidaire. Il fut, hélas un temps où nous avions négligé ce capital historique dont bien des peuples et des nations nous envient. Le Président Bouteflika a su redonner à ses compatriotes le sens des valeurs nationales. De la fierté d´être Algérien. Il fut un temps où , hélas, les jeunes générations, et même parmi ceux qui ont connu et fait novembre et le 5 Juillet passaient, indifférents, devant le plus beau des emblèmes, comme si le 5 Juillet était une date du passé, une date parmi d´autres, un jour comme les autres. Nous avions failli alors le payer très cher, lorsque les ennemis de la Révolution ont voulu exploiter cette d’émission collective nationale et tenté d´ investir le terrain politique et substituer à nos plus prestigieuses constantes

nationales, forgées par les artisans de novembre et de juillet, pour nous imposer un modèle de nation qui n’est pas l´Algérie de Ben M'hidi et de Amirouche. L'objectif était grotesque mais il n'avait aucune chance d´aboutir car Juillet et Novembre ne sont pas morts. C´est ce que les Algériens ont de plus sacré en eux. Jamais depuis 1962, les Algériens n´ont montré autant de passion pour leur pays et son

emblème dont chaque famille a orné sa maison. Depuis le début des années 2000 les algériens ont commencé à aimer à nouveau leur pays parce qu'ils ont repris confiance dans leurs institutions et ne se sentent plus méprisés. Bien au contraire. Toute l´attention de l´Etat vers le citoyen dont la dignité a été retrouvée. Parce que le Président Bouteflika a su inspirer directement son action de gouvernement des valeurs de justice propre à la nation algérien, conformes au message de novembre et du 5 juillet. Les citoyens ont marché avec leur Président pour sa sincérité et la confiance qu´il inspire à ses

compatriotes

preuve,

La

aujourd'hui, il faut la chercher dans l´enthousiasme, de tous les Algériens exprimée de la manière que l´on sait dans les rues, emblème à la main, à chaque heureuse occasion, à chaque victoire de l’équipe nationale de foot. Aucune force hostile au monde ne peut plus rien contre ce capital de patriotisme, bien canalisé par nos repères historiques et la juste orientation politique donnée à l’Algérie depuis une dizaine d’années. Ce n’est pas le fruit du hasard que l’Algérie ait retrouvé sa place parmi les premières nations émergentes du monde et une voix écoutée sur la scène internationale. La victoire est un tout. Ce mouvement global est le produit d’un processus politique initié en 1999, adroitement mené par Abdelaziz Bouteflika, qui ne laisse rien au hasard et qui a exigé un effort exceptionnel de tous, des citoyens comme des institutions. La nouvelle Algérie est née, et avec elle le grand espoir des millions de citoyens sont convaincus que l’Etat démocratique et social n’est pas un slogan mais une réalité comme l’ont rêvée les martyrs. B. H.

6 L’événement EL MOUDJAHID 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010 48 e anniversaire de
6
L’événement
EL MOUDJAHID
5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010
48 e anniversaire de l’Indépendance

Chronologie des événements de 1830 à

1962

- 05 juillet 1830 : Prise d'Alger et conquête de l'Algérie par la France.

- 1835-1872 : Insurrection de Mokrani

- 1900 : Naissance du Mouvement «Jeune

Algérien» droits et devoirs pour les Algériens. Ce mouvement activera jusqu'à 1930. Conjoncture oblige.

- 1914 : Incorporation des Algériens dans le

corps militaire français. C'était la Première

Guerre mondiale (1914/1918). Incorporation de 173.000 militaires (engagés et autres).

- 1916 : Troubles et insurrection dans les Aurès.

- 1920 : Appel vers l'école française sur

décret datant de 1883 et 1892.

- 1920-1922 : Accords pour le rétablissement

des lois sur l'indigénat.

- 1926 : Fondation de l'ENA (Etoile nord-

africaine), à Paris, Messali El-Hadj était son

leader.

- 1927 : Fondation de la Fédération des élus indigènes. (Ferhat Abbas et Ben Djelloul).

- 1930 : Un siècle d'occupation

- 1931 : Fondation de l'Association des ulé- mas musulmans (réformistes). Ben Badis était le leader de cette Association.

- 1936 : Premier congrès musulman à Alger.

- 1937 : Naissance du Parti du peuple algé- rien (PPA). Le PPA remplace désormais l'ENA.

- 1939 : Seconde Guerre mondiale.

Appel à l'incorporation des Algériens dans l'armée française.

- «Manifeste du peuple algérien» par Ferhat Abbas. Le 14 mars 1944, naissance de l'Association des Amis du manifeste et de la liberté.

- 08 Mai 1945 : Manifestations à Sétif,

Guelma et Kherrata. Répression brutale. Plus de 45.000 morts.

C'était le premier crime contre l'humanité. Un crime signé par l'Etat français.

- 1946 : Union démocratique du Manifeste

algérien (UDMA). Ferhat Abbas était son président.

- 1947 : Mouvement pour le triomphe des

libertés démocratiques (MTLD) succédant

au PPA.

- 1948 : Au Caire, création du Comité de

libération du Maghreb. Pendant la même année, on découvre l'Os (Organisation Spéciale). Ses principaux cadres clandestins étaient : Ben Bella, Aït

Ahmed, Boudiaf et Boussouf. Ces derniers préparaient une insurrection armée.

- 1949 : Crise berbériste, appelée par certains «crise anti-berbériste».

- 1950 : Démantèlement de l'OS.

Celle-ci se reconstituera plus tard.

- 1953 : Création du Comité révolutionnaire

d'unité et d'action (CRUA). Mise sur pied d'une Armée dite de Libération nationale (ALN) et d'un plan d'action.

- Le 31 octobre 1953 : Veille du déclenche- ment de la Guerre de Libération.

- Le 1er Novembre 1954 : Déclenchement

de la Guerre de Libération au nom du Front

de Libération Nationale (FLN).

- 20 août 1955 : Un événement décisif dans

le processus de libération. La wilaya du Nord-Constantinois déclenchait une attaque sur 36 centres de colons.

- Août 1956 : Congres,-du FLN, dit Congrès de la, Soummam (Kabylie). Puis formation du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA).

Grève illimitée des étudiants le 19 mai 1956. 1957 : Amplification des affrontements. Exécution de Ben M'hidi.

- 1958 : Bombardement du village Sakiet

Sidi Youcef en Tunisie. De là, tentative d'internationalisation du pro-

blème algérien.

- 1961 : Apparition de l'OAS (Organisation armée secrète).

- 17 octobre 1961 : La communauté algé-

rienne émigrée en France manifeste son engagement dans la lutte de Libération natio- nale. De grandes manifestations eurent lieu suivies d'une sanglante répression. C'était le deuxième crime contre l'humanité signé par la France.

- 18 mars 1962 : Conférence d'Evian qui

aboutit à la signature desdits accords d'Evian.

- 3 juillet 1962 : Proclamation de

l'Indépendance.

- Le 05 juillet 1962 : Fête officielle. L'Algérie est indépendante.

- 20 septembre 1962 : Election de l'Assemblée nationale.

14 juin 1830 Sidi Fredj :

Scénario

nationale. 14 juin 1830 Sidi Fredj : Scénario A l’aube du 10 juillet 1830, un bateau

A l’aube du 10 juillet 1830, un bateau à vapeur accoste à Toulon ; il est porteur de l’ex- traordinaire nouvelle de l’oc- cupation de la ville d’Alger par l’armée française ; le navire avait participé à l’investisse- ment de la capitale algérienne réputée imprenable. Décidée par le Conseil des ministres du 31 janvier 1830, l’expédition, dont la réussite doit relever le prestige du roi de France Charles X, ne lui vaudra même pas un répit, puisque le régime sautera vingt jours plus tard.

Une affaire de sous

Mais revenons quelques années en arrière pour exami- ner les causes réelles et la pré- méditation de l’agression. Depuis l’époque du Directoire (régime qui gouverna la France du 26 octobre 1795 au 9 novembre 1799), un diffé- rend oppose Alger au gouver- nement français à propos de vente de blé faite par deux commerçants juifs Busnach et Bacri. Le gouvernement algérien était intéressé dans la transac- tion du fait qu’il avait avancé les fonds aux négociants israé- lites pour l’achat du blé (70 000 piastres, 950 000 francs- or). Depuis plus de trente ans, le différend algéro-français reste ouvert. Le règlement se faisant attendre, la dette initiale s’est gonflée d’énormes intérêts, le double de ce qu’elle était au moment de la livraison du blé. Après de laborieuses négo- ciations, on arrive à un accord. Le montant à rembourser par le gouvernement français est ramené à 7 millions. Le gou- vernement algérien sera indemnisé pour les avances de fonds qu’il a faites. Après une nouvelle transac- tion, Bacri, grâce à la compli- cité de certains membres du gouvernement français, encaisse la somme de

4.500.000 de F., les 2.500.000 restants, virés à la caisse des dépôts et consignation pour “l’indemnisation des tiers”, manœuvre dilatoire pour ne pas régler le différend et entre- tenir la tension. Sept ans après le vote du Parlement français, l’Algérie n’avait pas été indemnisée. Par la voie diplomatique normale et habituelle, le Dey réclame et exige le paiement de la dette ; Paris fait la sourde oreille. Le gouvernement d’Alger demande l’extradition de Busnach qui s’est réfugié en France. On lui rétorque que c’est impossible, car il vient d’être naturalisé français. Bacri est lui aussi hors d’at- teinte, il a pris la précaution de se réfugier à Livourne (port italien de la Toscane sur la Méditerranée).

Le complot

Le gouvernement algérien a été victime d’une véritable escroquerie, mais les cou- pables n’en sont pas seulement les Busnach et Bacri ; Pierre Deval, le consul de France à Alger, a également joué un rôle déterminant. Personnage plus que sus- pect, mal vu par l’ensemble du corps diplomatique accrédité à Alger et par l’ensemble de la classe politique algérienne, il se sert de l’exterritorialité du consulat français pour en faire un comptoir commercial, sans trop regarder et respecter les règles élémentaires de l’hon- nêteté et de la dignité. Natif du Liban, il parlait parfaitement le turc et l’arabe, il disposait de tous les moyens pour faire des affaires pour son propre comp- te. Il était l’homme lige des milieux d’affaires marseillais qui, depuis toujours, ont intri- gué contre l’Algérie. L’escroquerie, on le prou- vera plus tard, conduit même plus loin que Bacri, Busnach de Deval, elle remonte jusqu’à Talleyrand, ministre des

Affaires étrangères depuis le Directoire jusqu’au retour des Bourbons sur le trône de France et l’abdication de Napoléon 1er. Comment

Deval, connu comme un homme tout en courbettes, a-t-

il brusquement trouvé l’audace

de contrer en public le Dey ? On peut supposer que celui-ci

a au cours de l’audience du 27

avril 1827 où fut porté le fameux “coup d’éventail” par le souverain d’Alger au consul français, et qui a été le prétex- te de la rupture et de l’agres- sion française, trois ans plus tard, soit tombé simplement dans un piège, depuis long- temps mis en place. A partir de cet incident, le consul Deval va utiliser tous les moyens pour envenimer les choses. Le gouvernement fran- çais enverra au Dey un ultima- tum insultant, dont on n’ignore pas au bord de la Seine qu’il sera rejeté par Alger. Et c’est la rupture voulue et minutieuse- ment préparée, depuis de longues années par Paris. Les préparatifs militaires et diplomatiques s’accélèrent au début de l’année 1830 ; tout doit être mis en place et termi- né au début du mois de mai car, selon les “spécialistes”, c’est la période la plus favo- rable pour un débarquement sur les côtes algériennes. On est allé chercher au ministère de la Guerre un plan réalisé par un espion français, le commandant du génie Boutin, fait en 1801. Ce plan

précisait que le meilleur endroit pour accoster sans trop de danger était la presqu’île de Sidi-Fredj. Trente ans avant le “coup d’éventail”, la France avait déjà des visées sur l’Algérie, et pensait à une agression et à l’occupation du pays.

Une armada contre Alger

Une gigantesque flotte se

rassemble en rade du grand port de guerre de Toulon : 103

navires de guerre avec une artillerie jamais rassemblée auparavant, 347 bâtiments de commerce, 188 bateaux com- posent la flottille de débarque-

ment, auxquels s’ajoutent 85 chalands et barques amarrés sur les ponts. En tout, plus de

600 navires et vaisseaux divers. Trois divisions, 37.500 hommes et 4.500 chevaux pour

la cavalerie sont à bord. En plus de l’artillerie des

navires, on a embarqué des centaines de canons et une

énorme quantité de munitions et, aux côtés de l’état-major, une multitude de spécialistes.

A la tête de cette formidable

machine de guerre, le maré- chal de Bourmont, ministre de

la Guerre, ancien général de

Napoléon qu’il avait poignardé dans le dos en désertant à la

veille de la bataille de Waterloo.

Partie de Toulon le 26 mai,

la première escadre est en vue

des côtes algériennes le 31. Mais l’amiral Duperré, com- mandant de la flotte française, n’ose pas débarquer, les vents n’étant pas favorables. Il donne l’ordre à son escadre de revenir à l’île de Majorque. Le

désastre de la flotte de Charles Quint en 1541 a fait réfléchir

le commandant de la marine

française. Les Espagnols avaient perdu dans l’expédi- tion contre Alger 150 navires, tout le matériel embarqué et la

moitié de leurs troupes. Depuis cette époque, les côtes algé- riennes ont acquis une réputa- tion inégalable, et rares étaient les navires qui s’y aventu- raient. Douze jours après, l’arma-

da française réapparaît au large

du littoral algérien. Le débar- quement se déroule le 14 juin

et toute la presqu’île de Sidi

Fredj est occupée. Commandée par l’agha Ibrahim, gendre du Dey, l’ar- mée algérienne ne s’oppose

Lundi 5 Juillet 2010

7 EL MOUDJAHID L’événement 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010 48 e anniversaire de
7
EL MOUDJAHID
L’événement
5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010
48 e anniversaire de l’Indépendance

600 navires, 3 divisions, 37 500 hommes…

pour une invasion

pas au débarquement, et se contente de harceler l’ennemi. Cette tactique sera lourde de conséquences. C’est sur la route de Staouéli et Sidi-Khaled qu’auront lieu les véritables batailles qui décidèrent du destin de la ville. D’après les chantres de la légende coloniale, les troupes françaises n’auraient pas rencon- tré de résistances sérieuses et que ce ne fut qu’une simple excur- sion. En réalité, les pertes subies furent beaucoup plus élevées que ne l’avouèrent les historiographes de l’armée coloniale. D’après les rapports de l’état- major (qui comme à son habitude minimisait les pertes), trois mois après le débarquement, 6.000 hommes avaient été mis hors de combat : blessés, tués ou malades, soit près d’un cinquiè- me des effectifs embarqués. Résultat pour le moins négatif. Après vingt jours de combats acharnés, l’armée française s’ins- talle sur les hauteurs de la capita- le, et l’artillerie ennemie tire sur le fort l’Empereur; c’est à cet endroit même qu’avait campé l’empereur Charles Quint, trois siècles auparavant, avant la catas- trophe qui s’abattit sur son armée et sa flotte. Il a fallu quatre jours pour investir la position. Avant de l’abandonner, les défenseurs algériens font sauter toutes les installations et le matériel qu’elle contient.

L’acte de capitulation

Le 5 juillet 1830 l’acte de capitulation est signé par le Dey, au nom du gouvernement algé- rien. L’acte comporte les garan- ties suivantes :

“La liberté des habitants de toute classe, leur religion, leurs propriétés, leurs commerces et leurs industries ne subiront aucu- ne atteinte, leurs femmes seront respectées, le général en chef, au nom de son gouvernement, en prend l’engagement sur l’hon- neur”. L’encre de l’acte n’a pas encore le temps de sécher que de Bourmont l’a piétiné. Entouré de son état-major, il se rend au Palais du gouverne- ment, dans la Casbah, pour s’ap- proprier le trésor de l’Etat algé- rien qui s’y trouve, estimé à plus de 150 millions de francs-or. Officiellement, on n’en décla- re que 48.700.000. En réalité, plus de 80 millions ont été volés, comme le prouvera plus tard le rapport du préfet de police Piétri, chargé d’enquêter sur cette affai- re, au lendemain de la Révolution de 1848 en France. On étouffera l’affaire ; les millions du Trésor algérien se sont volatilisés sans laisser de trace. L’armée françai- se, malgré l’acte signé, se livre à un pillage systématique et à des dépassements criminels. Le Palais du gouvernement, résiden- ce du Dey et les grandes maisons de la Casbah sont passés au peigne fin : brigandages des auto- rités officielles ou vols et pillages d’une soldatesque déchaînée, on ne fait pas très bien la différence. Avant de quitter Alger pour l’exil en Italie, le Dey proteste

de quitter Alger pour l’exil en Italie, le Dey proteste auprès du commandant en chef de

auprès du commandant en chef de Bourmont, du vol d’un coffret à bijoux, enlevé par un général français. Soldats et officiers se bouscu- lent dans les ruelles étroites de la Casbah à la recherche d’objets précieux; toute la ville et ses habitants sont considérés comme “un butin de guerre”, en dépit des termes de l’acte de capitulation qui a été signé par le commandant en chef et qui protégeait la popu- lation et ses biens.

La nouvelle croisade

De Bourmont qui a réuni tous les aumôniers de l’armée dans l’immense salle du Palais d’été, assiste avec tout son état-major à une messe solennelle : “Vous avez renoué avec les croisés, déclare-t-il aux prêtres et officiers rassemblés, vous venez de réin- troduire le christianisme en Afrique”. Une nouvelle croisade vient de s’ouvrir, elle sera longue, plus meurtrière, plus féroce que les huit premières. Alger à genoux, Alger meur- trie, on constate que rien n’est réglé, bien au contraire, le redou- table “pays profond”, qui s’étend à l’infini, n’a pas encore réagi, il retient son souffle puissant. De Bourmont en fait la sanglante expérience le 23 juillet quand, moins d’une vingtaine de jours après la chute de la capitale, il fait une incursion dans la Mitidja vers Blida, Durement malmené par les cavaliers ha-djoutes, il se replie en catastrophe sur Alger laissant des centaines de morts sur le ter- rain. Dans la capitale même, la sécurité du corps expéditionnaire n’est pas assurée, elle est des plus précaires; des sentinelles sont abattues tous les soirs au coucher du soleil; l’armée se barricade, impuissante à maîtriser la situa- tion. Pour assurer sa sécurité, l’armée française décide de démolir des rangées entières d’habitations dans les rues de Bab El-Oued et Bab-Azzoun afin d’installer des batteries d’artille- rie et de pouvoir tenir sous leurs feux des quartiers entiers. A la fin

du mois de juillet, quarante jeunes Algériens sont fusillés et pendus publiquement. Une terrible, une atroce répression commence contre la population algérienne désarmée; elle sera impitoyable, le plus sou- vent sanguinaire. Une longue, une très longue guerre commen- ce, elle durera 132 ans.

Un pays affaibli

En 1830, l’armée française ne trouve dans le port d’Alger que 11 navires : une frégate de 44

canons, deux corvettes de 18 et de 16, plus une vingtaine de chebeks armés d’un seul canon. C’est tout ce qui reste de la grande escadre algérienne après le désastre de Navarin où, en 1827, les flottes turque, égyptienne et algérienne ont été détruites par une grande armada anglo-franco-russe.

A cette époque, tous les histo-

riens de bonne foi l’affirment, l’Algérie n’était pas plus en retard que certains pays d’Europe riverains de la Méditerranée. Les voyageurs de l’époque signalent

une intense activité artisanale. Des corporations réunissent des fondeurs, des armuriers très habiles, des bijoutiers, des sel- liers, etc.

Il y a également des milliers

de moulins des huileries et des industries alimentaires très déve- loppées. Le chantiers navals algé- riens étaient réputés à travers tout le bassin sud de la Méditerranée. On fabriquait des embarcations de tous tonnages à Alger, Jijel, Cherchell et à Béjaïa. L’occupation d’Alger à peine achevée, les pillages, les dévasta- tions, les crimes collectifs contre tout un peuple commencent; ils dureront plus d’un siècle : les enfumades du Dahra par le sinistre Pélissier resteront triste- ment célèbres. Les Bugeaud, Montagnac, Cavaignac, Yusuf, Lamoricière, Saint Arnaud se livront pendant de longues années, en toute impunité, à l’ex- termination systématique d’une population désarmée. En 1833, une commission d’enquête est nommée par le roi

de France “pour éclairer” le gou- vernement en recueillant des informations sur place. Son rap- port restera comme une preuve irréfutable du génocide et une tache indélébile pour tout l’Occident chrétien qui se préten- dait vecteur d’humanisme et de civilisation. “Si l’on s’arrête un instant sur la manière dont l’occupation a traité les indigènes, on voit que sa marche a été en contradiction, non seulement avec la justice, mais avec la raison. C’est au mépris d’une capitulation solen- nelle, au mépris des droits les plus simples et les plus naturels des peuples, que nous avons méconnu tous les intérêts, froissé les mœurs et les existences. Et nous avons ensuite demandé une soumission franche et entière à une population qui ne s’est jamais

bien complètement soumise à personne ! Nous avons réuni au domaine les biens des fondations pieuses (bien habous). Nous avons séquestré ceux d’une classe d’habitants que nous avons pro- mis de respecter ; nous avons commencé l’exercice de notre puissance par une exaction. Nous nous sommes emparés des pro- priétés privées sans indemnité

aucune et, de plus, nous avons été jusqu’à contraindre des proprié- taires expropriés à payer les frais de démolition de leurs maisons, et même d’une mosquée. Nous avons loué des bâtiments du domaine à des tiers, nous avons reçu d’avance le prix du loyer, le lendemain, nous avons fait démo- lir ces bâtiments, sans restitution ni dédommagement. Nous avons profané des mosquées, les tom- beaux, l’intérieur des maisons, asiles sacrés chez les musulmans. Nous avons envoyé au supplice sur un simple soupçon, et sans procès, des gens dont la culpabili- té est restée plus que douteuse depuis. Leurs héritiers ont été dépouillés. Nous avons massacré des gens porteurs de sauf- conduits, égorgé sur un soupçon des tribus entières, qui se sont trouvées ensuite innocentes. Nous avons mis en jugement des

hommes réputés saints du pays, des hommes vénérés parce qu’ils avaient assez de courage pour venir s’opposer à nos fureurs. Nous avons plongé dans les cachots des chefs de tribus parce que ces tribus avaient donné asile à nos déserteurs. Nous avons décoré la trahison du nom de négociation, qualifié d’actes diplomatiques de honteux guet- apens. En un mot, nous avons débor- dé en barbarie les barbares que nous venons civiliser”. Ce rapport qui se passe de commentaire a provoqué un débat houleux au Parlement français. Le député anticolonial, M. De Sade, révèle au cours de la séance de la Chambre du 28 avril 1834, qu’à Alger, on a abattu, sans aucune formalité et sans indemni- tés préalables, en chassant pure- ment et simplement les occu- pants, plus de 900 maisons. On s’est emparé de 60 mosquées pour les donner à l’armée et 10 d’entre elles ont été rasées. On a détruit des cimetières, utilisé des stèles funéraires pour la construc- tion des routes (notamment à Dely-Ibrahim) et dispersé les ossements des morts. Les jardins et les propriétés ont été dévastés, les arbres frui- tiers coupés par mesure de repré- sailles, uniquement pour avoir du bois de chauffage. Dans les plaines de l’ouest du pays, on a brûlé 300.000 oliviers. M. Gaëtan de la Roche, un autre député, précise :

“Nous avons plus ruiné et plus dévasté le pays que le tremble-

ment de terre qui, en 1789, a obli- gé les Espagnols de quitter la ville d’Oran”. Ces méthodes utilisées par l’armée française pendant toute l’occupation n’ont pas empêché les Algériens de remettre constamment en cause la présen- ce étrangère. Le harcèlement de l’occupant a été permanent. Les 132 ans d’occupation n’ont été qu’une suite d’affrontements meurtriers, de répression brutale, de spoliation, d’injustice et de rapines. Sans jamais baisser les bras, les Algériens rendaient coup pour coup : et bien souvent pre- naient l’initiative, remettant en cause, les armes à la main, la pré- sence étrangère, préparant lente- ment, méthodiquement un certain 1er Novembre 1954 qui effacera totalement la date du 5 Juillet

C. A. B.

Sources :

1°) Le journal le National du

16 juillet 1830

2°) Le journal le National du

30 juillet 1830

3°) Le capitaine Matterer :

Journal de marche (prise d’Alger) 5°) Paul Gaffarel : Histoire, conquête et colonisation de l’Algérie 6°) Rapport de la commission d’enquête désignée par le roi et publié par le journal des débats

-1834

7°) Y. Lacoste et Nouschi :

Algérie, passé et présent.

1830.

Lundi 5 Juillet 2010

8 L’ événement EL MOUDJAHID 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010 48 e anniversaire
8
L’ événement
EL MOUDJAHID
5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010
48 e anniversaire de l’Indépendance
- 5 Juillet 2010 48 e anniversaire de l’Indépendance La légende de Sidi-Fredj Durant les heures

La légende de Sidi-Fredj

anniversaire de l’Indépendance La légende de Sidi-Fredj Durant les heures qui suivirent le débarquement de

Durant les heures qui suivirent le débarquement de l’armée coloniale française, le 14 juin 1830, le général en chef de Bourmont et quelques officiers supérieurs de son état-major prirent possession du monument funéraire de Sidi- Fredj. Au mépris de toute considération morale ou religieuse, ces officiers utilisèrent la salle de prières comme salle à manger et comme cabinet de travail.

S idi-Fredj serait un célèbre théologien natif de Grenade qui faisait partie d’un groupe

d’exilés andalous expulsés d’Espagne. Ceux-ci arrivèrent à Alger au début du XVI e siècle. Dégoûté du monde et de ses misères, Sidi-Fredj se mit à la recherche

d’une retraite pour y vivre dans la prière, l’isolement et la pauvreté.

A quelques kilomètres à l’ouest

d’Alger, il vit une presqu’île et déci- da de s’y établir « face à l’immensi- té de la mer ». Sa vie austère, sa fer- veur et sa piété ne tardèrent pas à attirer l’attention des habitants d’Alger et des environs qui venaient constamment lui demander bénédic- tion et conseil.

Sidi Rouck

La légende a conservé le détail de

la rencontre de Sidi-Fredj et de Sidi- Rouck (ou Sidi-Roukou). Un soir, alors qu’il faisait très chaud, Sidi- Fredj dormait à l’extérieur de sa

cabane. Un pirate espagnol, le capi- taine Rock, venu commettre quelque larcin sur la côte algéroise, aperce- vant Sidi-Fredj endormi, se saisit de sa personne (sans doute pour le vendre dans quelque marché d’es- claves). Il l’embarqua sur son navire, hissa les voiles et mit le cap sur l’Espagne. Après une nuit entière de navigation, le pirate fut stupéfait de constater que son navire se trouvait toujours en vue de la presqu’île. « Dépose-moi sur la plage, lui dit Sidi-Fredj, et tu pourras repartir nor- malement ». Le saint personnage fut immédiatement débarqué. Mais après une autre nuit de navi- gation, le navire était toujours à la même place, Sidi-Fredj ayant laissé ses babouches sur le pont. Frappé par ce qu’il venait de vivre, le capitaine Rock demanda à Sidi-Fredj de lui pardonner et de le garder auprès de lui. Et sans tarder, il prononça la Chahada : « Je témoigne qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Mohamed est Son envoyé ». Pendant plusieurs années, les deux hommes, « comme les dents d’un peigne », vécurent ensemble, consacrant la majeure partie de leur temps à la prière et à l’adoration de Dieu. Ils se nourrissaient de poissons et de coquillages.

Morts à la même heure

Les deux saints moururent le même jour, à la même heure. La population d’Alger les enterra ensemble, ne voulant sans doute pas les séparer et leur bâtit une magni- fique « kouba ». Quelque trois siècles plus tard, l’Akhbar, un journal francophone, paraissant trois fois par semaine à Alger, a évoqué dans son édition du 22 juin 1847, l’exhumation des

dépouilles mortelles des saints hommes. Cette évocation a eu lieu dans les termes suivants : « Mercredi (16 juin 1847), Lammarque, commissaire de police du 5 e arrondissement, délégué spécialement par M. le commissaire central, s’est rendu à Torre-Chica pour y faire procéder en sa présence à l’exhumation des corps du mara- bout Sidi-Fredj et de son ami le capi- taine Sidi-Rock, qui avait été deman- dée par l’autorité supérieure. P. Payer, employé à la direction de l’Intérieur, s’était joint à M. Lammarque, ainsi que plusieurs indigènes envoyés par la Grande

Mosquée pour assister à la cérémo- nie. » Aussitôt après leur arrivée à Sidi- Fredj, les deux chefs de la Grande Mosquée ont reconnu l’endroit où avaient été inhumés, il y a environ 340 ans, le saint marabout et son fidèle ami. L’exhumation a commencé par les ordres et sous les yeux du com- missaire. Après avoir creusé assez

profondément sur le lieu indiqué, on

a trouvé deux tombes fermées par

deux larges pierres et c’est sous ces pierres que reposaient, depuis plus de trois siècles, sous la sauvegarde de la piété musulmane, les restes mortels des deux saints défunts. Les ossements de Sidi-Rock ont

été retirés les premiers, avec tous les soins que pouvait comporter cette délicate opération. Une particularité assez singulière, c’est que le crâne était encore, sur divers points, cou- vert de touffes de cheveux noirs. On

a procédé ensuite, avec les mêmes

soins, à l’exhumation des restes de Sidi-Fredj. Le crâne de ce dernier présentait également une circonstan- ce assez remarquable. C’était d’être, comme celui de son compagnon, couvert, çà et là, de mèches de cheveux. La mâchoire inférieure conser- vait, en outre, toutes ses dents, qui étaient d’une grande blancheur et le menton présentait, de plus, plusieurs poils qui paraissaient être le reste d’une barbe blonde très forte. Les ossements des deux célèbres personnages furent recueillis indivi- duellement dans deux draps, et pla- cés ensuite dans deux caisses en bois, préparées pour les recevoir. Vers midi, on hissa ces deux caisses sur un mulet et on se mit en route pour Sidi Mohamed M’ra Oued El- Aggar, où le cortège arriva vers quatre heures de l’après-midi. Aussitôt qu’ils furent en présence de ce marabout, l’oukil de la mos- quée fit, conformément à la loi reli- gieuse, creuser deux fosses dans les- quelles furent placées les deux caisses, à la suite d’une grande céré- monie selon le rite musulman. A quatre heures, en présence de tous les assistants, le commissaire de police délégué a dressé le procès- verbal de l’exhumation et de la réin- humation des ossements de Sidi- Fredj et de Sidi-Rock, et ce procès- verbal a été signé par tous les témoins européens et indigènes qui avaient assisté à l’opération.

M. BENKHODJA

qui avaient assisté à l’opération. M. BENKHODJA Notre mémoire N ous n’avons pas suffisamment exploré
Notre mémoire N ous n’avons pas suffisamment exploré le passé pour évaluer le martyrologe algérien

Notre mémoire

N ous n’avons pas suffisamment exploré le passé pour évaluer le martyrologe algérien et nous imprégner de l’esprit de sacrifice de notre peuple.

Certes, le plus lourd de ces sacrifices nous renvoie à l’insurrec- tion de Novembre 1954 au cours de laquelle 1.500.000 des nôtres ont trouvé la mort. Les uns tombèrent au cours des grandes batailles que la glo- rieuse ALN a livré aux colonnes françaises. D’autres furent guillo- tinés, d’autres ont péri sous la torture, pratique généralisée et insti- tutionnalisée par le système de la répression et de l’exploitation. D’autres encore furent assassinés dans les camps de concentration. Plusieurs de nos compatriotes furent carrément portés disparus ou enlevés et assassinés par la « Main rouge » organisation de meurtre tolérée et encouragée par un « ordre établi » par la violen- ce depuis 1830. Le soulèvement de Novembre a entraîné une répression des plus violentes et des plus meurtrières. La police et l’Armée fran- çaise déclenchèrent une véritable « chasse à l’Arabe » dans un pays où tout le peuple était devenu suspect numéro un. On tuait n’im- porte où, sous n’importe quel prétexte, le but étant de terroriser les masses et de les désolidariser de leur organisation politicomilitaire, le FLN-ALN. Alors le meurtre se banalisa. Il se commet tous les jours, à l’encontre des civils, des femmes, des enfants, des vieillards. Des douars sont brûlés au napalm. Des dechras sont bombardées et rasées. C’est le lot quotidien d’un peuple qui s’était engagé dans la lutte pour briser le système de la honte, le cancer, la gangrène de la civilisation. Si l’assaut final contre la colonisation fut donné par les enfants de Novembre, il faut rappeler que la guerre coloniale imposée à notre pays depuis l’agression de 1830 provoquera l’un des plus grands crimes contre l’humanité durant la siècle dernier. C’est pourquoi, la journée nationale du Chahid, commémorée le 18 février, devra symboliser et évoquer tout le martyrologe algérien. Depuis les plus âpres combats par le vaillant Abdelkader jus- qu’aux massacres de Mai 1945, toutes les révoltes, tous les soulè- vements furent réprimés dans le sang. Les canons français ne pilon- naient pas uniquement les cavaliers intrépides de l’Emir Abdelkader, de Boumezrag, Bouaâmama, de Bouchoucha où les moussebiline de Lalla Fatma-N’Soumer, mais décimaient tout ce qui se mouvait, hommes et bêtes. Vaincre les khalifats de l’Emir Abdelkader où les moussebiline de Fatma N’Soumer n’était pas chose aisée. Il fallait recourir au meurtre collectif et à la destruction systématique des biens, des vil- lages, du cheptel, des récoltes. Voilà la politique meurtrière inno- vée par Bugeaud en 1839, puis poursuivie contre tous les révoltés

algériens, pour écraser complètement et définitivement un peuple opposé farouchement à la domination. Le meurtre collectif, ce sont les 1.000 chahids de la tribu des Ouled Ryah, emmurés et asphyxiés par Pélissier en 1845 dans les grottes du Dahra. Le meurtre collectif, ce sont les 25 martyrs de Zéralda, asphyxiés eux aussi dans une minuscule geôle où ils furent séquestrés par un maire raciste en 1942. Un siècle après les enfumades du Dahra, le sang des Algériens coulera à flots en 1945 à Kherrata, Guelma et Sétif. L’hystérie des colons, organisés en milices, appuyées par une armée qui capitula devant les troupes nazies, entraînera les tueries les plus lâches et les plus barbares. Les fosses communes avaleront pour toujours les corps de milliers de jeunes, de femmes et de

vieillards. Les cadres les plus aguerris du mouvement national furent assassinés. Les martyrs de Novembre1945, les martyrs de toute la résistan- ce anti-coloniale, depuis la bataille de la Macta en 1835, jusqu’aux soulèvements des Beni Chougrane en 1914 et des Aurès en 1917, interpellent présentement notre conscience collective. Ils nous interpellent du fond de leurs tombeaux ou de leurs fosses com- munes, pour la défense de leur mémoire. Défendre leur mémoire, c’est entretenir le culte du souvenir, car la pire des choses qui puisse nous arriver, c’est l’oubli. C’est un phénomène qui anéantit la personnalité et livre la nation à tous les égarements. Il faut admettre que nous n’avons pas suffisamment honoré la mémoire de nos martyrs — de tous les martyrs — Qui connaît le lieu exact des grottes du Dahra, tombeau géant de 1.000 êtres ? A- t-on consigné les dates, repéré les lieux recensé tous les endroits, tous les sites historiques, depuis l’époque de l’Emir Abdelkader jusqu’aux luttes héroïques de Novembre 1954. Avons-nous développé dans les esprits de nos écoliers, lycéens et étudiants, le sentiment d’attachement au passé ? Bref, nous avons négligé manifestement le devoir d’enseigner à entretenir ? Si l’épopée de l’Emir Abdelkader a servi le nationalisme moderne du début de ce siècle, il est impératif que Novembre 1954, serve la postérité dont le devoir consiste à protéger l’Algérie contre la confiscation de son histoire, sa déformation et sa falsification à toutes fins utiles aux usurpateurs de tous bords et de tous temps.

L’histoire est le pilier sur lequel repose toute nation. La mécon- naître ou la renier, c’est devenir vulnérable à toutes les aventures, à tous les affronts et à tous les complots. En tous lieux, en tous endroits, le sang des martyrs a coulé. Il a coulé pour l’amour de la patrie, pour le triomphe de la justice, de la liberté et le recouvrement de la dignité. Si nous cessons de glorifier nos martyrs, nous cesserons d’ai- mer l’Algérie. Si des milliers de nos compatriotes ont accepté de sacrifier leur vie, c’est parce qu’ils aimaient l’Algérie. Arrosons tous les jours notre mémoire collective. Nous sommes convaincus que les souvenirs les plus vifs, les plus intenses, les plus passionnants fleuriront pour faire renaître en nous le même sentiment qui animait Ben M’hidi, Zabana, Amirat, Boudiaf Amar Belkhodja Journaliste-auteur

Lundi 5 Juillet 2010

EL MOUDJAHID L’ événement 9 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010 48 e anniversaire
EL MOUDJAHID
L’ événement
9
5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010
48 e anniversaire de l’Indépendance

Etapes du combat libérateur

A près les ignobles massacres de Mai,

dite “ électoraliste ” et de luttes poli-

tiques “ légales ”, le mouvement national n’avait pas d’autre choix que de recourir au combat armé pour anéantir un système instau- ré, lui aussi, par la force et la violence. Il faut dire aussi que le mouvement natio- nal se trouvait en crise dès le début de l’année 1954. Les événements iront en s’accélérant. Le P.P. A.-M.T.L. D. allait, pour ainsi dire, se trouver dans l’impasse. L’initiative appartien- dra à un groupe de jeunes révolutionnaires qui formeront le Comité révolutionnaire d’unité et d’action et qui décident de passer à l’action le 1 er Novembre 1954. La lutte armée a été déclenchée, en même temps, en divers points du pays, 70 actions armées ont été menées. Elle durera 7 ans et 8 mois. En même temps, un Front de libération nationale était proclamé, au sein duquel étaient invités à se rassembler tous les patriotes algé- riens. Le FLN définissait les objectifs de la lutte : l’indépendance nationale ; respect des libertés fondamentales pour tous ; unité du Maghreb ainsi que les moyens d’aboutisse- ment. Laissant la porte ouverte aux négociations avec le gouvernement français, le FLN était résolu à mener une action armée et politique à l’intérieur et une action politique à l’extérieur en vue de faire du problème algérien une réa- lité au plan international et trouver le soutien auprès des peuples et des pays adversaires du colonialisme et de l’impérialisme. Il va sans dire que le mouvement comptait sur ses propres forces. Le peuple algérien, opprimé et dépossédé, n’attendait que ce moment pour se mobiliser derrière une avant- garde qui s’est démarquée des anciennes for- mations politiques dont les leaders ont été mis face à leurs responsabilités historiques. La France coloniale s’entêtait à considérer le problème algérien comme une “ question intérieure ”, négligeant aussi les capacités de lutte du peuple algérien et convaincue que “ quelques opérations de police ” rétabliraient l’ordre et mettaient hors d’état de nuire une minorité de “ rebelles ”. Mais, en réalité, dès les premiers heures de l’insurrection, la France coloniale déclencha de grandes opérations de répression et de ratis- sage. La politique de la terreur, de la torture et du meurtre collectif se poursuivra impitoya- blement jusqu’à l’indépendance. Dès les premiers mois de la guerre, le gou- vernement Mendès France envoya Jacques Soustelle, député gaulliste à l’époque, en Algérie pour mater la rébellion. Le partisan “ jusqu’au-boutiste ” de l’Algérie française fit installer, en avril 1955, l’état d’urgence en Grande-Kabylie et dans les Aurès puis, en août de la même année, le fit étendre à toute l’Algérie du Nord. Les effectifs militaires sont portés à 100.000 hommes. Dès le mois de juillet 1955, les débats à l’Assemblée française révélaient la pratique ignoble de la torture, des représailles collec- tives et des exécutions sommaires. Parallèlement à la répression conduite avec haine et racisme, le nouveau chef de la colo- nie, Jacques Soustelle, songea à l’application de “ réformes économiques et sociales ” dans un pays où la discrimination, introduite depuis 1830, réduit les Algériens à l’Etat de véritables parias, pendant que Soustelle espérait gagner l’opinion des “ indigènes ” par des “ réfor- mettes ” — tardives et insignifiantes — le général Parlange tentait de son côté de faire ressusciter les anciens bureaux arabes par l’institution de S.A. S. (Sections administra- tives spécialisées). Vaines tentatives, l’A.L.N ne cesse de gagner du terrain en ralliant toutes les couches de la société algérienne. Sabotages d’objectifs économiques, atten- tats individuels, enlèvements, harcèlement de casernes militaires. Dès le printemps 1955, les combattants algériens — qui n’utilisaient que des fusils de chasse et de la poudre artisanale au départ — disposèrent d’un armement plus moderne et adoptèrent avec succès la stratégie de la gué- rilla. Les événements du 20 Août 1955 sont venus briser les manœuvres de diversion sou- tenues par l’administration coloniale. Ce jour, dans le Nord-Constantinois, encadrés par les combattants de l’ALN, les populations des douars attaquèrent une trentaine de centres de colonisation. Ordonnée par Soustelle, la répression fut terrible. Plusieurs milliers d’Algériens furent massacrés, des douars com-

Juin et Juillet 1945, suivis d’une étape

plètement rasés. Auparavant, le 5 juillet 1955, la grève des commerçants fut suivie massive- ment à Alger. Plusieurs personnalités algé- riennes se rallièrent au FLN, tandis que plu- sieurs anciens élus dans les institutions colo- niales démissionnèrent en bloc. D’anciens “ candidats administratifs ” (les fameux Beni oui-oui) commençaient à parler de “ l’idée nationale ” reconnaissant évidem- ment que “ l’immense majorité du peuple algérien était acquise au FLN ”. A la fin de l’année 1955, le FLN est désor- mais présent sur tout le territoire. L’ALN contrôle la majeure partie de l’Aurès, du Nord- Constantinois, de la Kabylie. Des maquis sont implantés en Oranie, dans la Mitidja et l’Algérois. Les premières structures de la res- tauration de l’Etat national algérien prennent naissance dans les zones contrôlées par l’ALN où elle procède à la levée des impôts, assure la justice et les secours. Des acquis politiques se profilaient à l’ex- térieur. La Conférence afro-asiatique, qui se tient à Bandung en avril 1955, soutient le peuple algérien dans sa lutte de libération. Au moins de juillet 1955, l’ONU est saisie de la question algérienne. Désormais, chaque année, les pays sont plus nombreux à condam- ner la guerre coloniale du haut de la tribune onusienne. En janvier 1956, le gouvernement du “ Front républicain ” avait inscrit à son pro- gramme électoral l’arrêt de la guerre d’Algérie. La nomination du général Catroux comme nouveau ministre-résident en Algérie ameuta les “ pieds noirs ” qui voyaient en lui son “ liquidateur ” des privilèges coloniaux. Ils réservent une manifestation violente en guise d’accueil à Guy Mollet qui débarque le 6 février 1956 à Alger, alors président du Conseil. Devant les pressions des “ cents sei- gneurs ”, Guy Mollet fait marche arrière et revoie ses engagements avec l’électorat fran- çais en proclamant “ La France se battra pour rester en Algérie et elle y restera ”. Catroux est aussitôt remplacé par Robert Lacoste, membre de la SFIO, admirateur, de surcroît du maré- chal Bugeaud. Nous sommes donc fixés sur le sort qu’il réservera aux Algériens. En mars 1956, la Chambre française, com- munistes compris, vote au gouvernement fran- çais les pouvoirs spéciaux. Guy Mollet accorde à son tour les pouvoirs dictatoriaux à Lacoste. La machine infernale de répression commence à tourner effroyable- ment. Les effectifs militaires sont portés à 400.000 hommes en quelques mois seulement pour atteindre 750.000 en août 1957. Les ratis- sages se multiplient, les camps de regroupe- ment se développent, la répression collective est âpre. Les arrestations arbitraires, la torture, les assassinats, individuels et collectifs, sont désormais le lot quotidien que le peuple algé- rien supporte et endure avec dignité, résolu à consentir le sacrifice qu’exige de lui la libéra- tion du pays. Pour asphyxier la Révolution algérienne des barrages électrifiés furent édifiés aux fron- tières tunisiennes et marocaine. Parallèlement à une répression digne des temps barbares, le duo Guy Mollet-Lacoste s'attelle à créer une “ troisième force ”, pro- motion de fonctionnaires “ indigènes ”, réfor- me communale (suppression de la célèbre commune mixte), promesse de réforme agrai- re et de négociations avec les futurs élus. Le “ dernier quart d’heure ” promis par Robert Lacoste est une illusion. Le peuple n’écoute plus le chant des sirènes. Il se mobilise fortement derrière le FLN et l’ALN qui intensifient l’action poli- tique et militaire. En 1956, la déclaration du FLN est sans équivoques, “ La seule solution valable ne se peut être conçue que dans le cadre d’une reconnaissance à l’indépendance de l’Algérie et à l’exercice de la souveraineté nationale du peuple algérien sans distinction de religion. Dès le printemps 1956, M. Ferhat Abbas, leader de l’U.D.M.A, rejoint le FLN, les mili- tants du PCA se rallient à titre individuel à la lutte armée. Le succès de la grève des étu- diants et des lycéens et celui de la grande grève du 5 juillet 1956 des travailleurs et com- merçants ont démontré l’efficacité des organi- sations qui venaient de se constituer sous l’égi- de du FLN : l’UGTA et l’UGEMA. Dans le maquis, l’ALN se battait héroïquement en remportant de nombreux succès sur une armée nettement supérieure en matériel de guerre et en hommes. Les djebels et les “ zones inter- dites ” devenaient de véritables bastions de la résistance. C’est à l’intérieur de l’un de ces

bastions que se tiendra le 20 Août 1956 le

congrès historique de la Soummam, il définira une stratégie et une conception cohérente de la Révolution. Ce congrès aura doté le FLN- ALN de structures, d’une plate-forme et d’une direction unique. L’ALN devenait une armée nationale régulière à commandement unifié. A

la tête du FLN étaient instituées une direction

de cinq membres. Le Comité de coordination et d’exécution (CCE) et une instance suprême de 34 membres, le Conseil National de la Révolution Algérienne (CNRA). Dans la plate-forme du

Congrès de la Soummam, la Révolution algé- rienne fut définie comme une lutte nationale et non une guerre de religion, comme un pas en avant dans l’évolution historique de l’humani-

té et non un retour vers le féodalisme et la

théocratie, sous la forme d’une République unitaire, sociale et démocratique. Côté français, des tentatives secrètes de pourparlers avec le FLN furent établies par la gouvernement français durant l’été 1956. La capture de l’avion marocain transportant délé- gation algérienne, en octobre 1956, fit échouer les tentatives de négociations entamés par Mohamed V et Bourguiba. L’année 1957 enregistra de nouveaux suc- cès politiques et militaires à l’actif du FLN et de l’ALN. La grève générale observée du 24 janvier au 4 février 1957 confirmera de nou- veau l’adhésion sans réserve du peuple algé- rien à la lutte armée. Côté ALN, des bataillons

réguliers furent mis en place en même temps que des Katiba ultra-mobiles et des petites uni- tés légères. Partout dans le pays, l’organisation politi- co-administrative supplantait l’administration française. Les actions de fidayine s’intensifie dans les zones urbaines, suite aux actions ter- roristes perpétrées par les ultras Européens (l’attentat de la rue de Thébes à Alger notam- ment). Lacoste donne carte blanche à la 10 e divi- sion parachutiste du général Massu pour faire débusquer d’Alger et de sa région tous les “ fellagas ” par tous les moyens, ce qu’on appel- lera “ la Bataille d’Alger ” n’est autre qu’une répression impitoyable contre le peuple algé- rois, de la Casbah notamment. C’est une véritable apocalypse qui s’abat- tra sur la population, de janvier à septembre 1957. Les “ disparus ” ne se comptent plus. La torture est institutionnalisée. Les cris de dou- leur et de rage des torturés parviennent jus- qu’en “ métropole ” où des démocrates fran- çais s’indignent et dénoncent ces vils procé- dés. Larbi Ben M’hidi est arrêté, torturé et assassiné. Le rouleau compresseur oblige les autres membres du CCE à plier bagages. Dans

le “ bled ”, les unités de l’ALN livrent sans

répit des batailles meurtrières, la ligne Morice est cependant franchie à chaque instant par des jeunes combattants qui acceptent le sacrifice.

A l’extérieur, la diplomatie algérienne marqua

de nouveaux points. La Conférence de solida- rité des peuples afro-asiatiques du Caire, la Conférence panafricaine à Accra et la troisiè- me Conférence maghrébine à Tanger renouve- laient leur appui au peuple algérien. Les “ cents seigneurs ” de la colonie s’agitèrent. Il rééditèrent leurs manifestations de rues et fomentèrent un coup d’Etat fasciste à Alger, 13 mai 1958, les ultras Européens d’Algérie s’emparèrent du Gouvernement général, fon- dèrent avec les chefs militaires des comités de salut public qui portèrent, en épilogue, au pou- voir en France le général de Gaulle. Le FLN forme à Tunis le 19 septembre 1958, le premier Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA). Sans renoncer à “ l’impérative répression ” le géné- ral de Gaulle se mettait, lui aussi, de la partie pour trouver une troisième force en dehors, comme au sein du FLN : aux uns, il proposait un “ plan de Constantine ” et aux autres “ la paix des braves ”. Une réforme économique et sociale et une capitulation sans condition. Cette “ ambitieuse séduction ” échoue. Par cette double vision des choses, de Gaulle confie le plan de Constantine à Paul Delouvier, délégué général à Alger, et le plan militaire répressif au général Challe. L’ancien chef des FFE (Forces Françaises de l’Extérieur) veut surpasser Bugeaud dans la politique de la terre brûlée. Il vise par ce plan, l’anéantissement de l’ALN et de toute la logis- tique qu’elle trouve chez les populations rurales. De grandes opérations de destruction systématique mobilisent de 30.000 à 70.000 hommes chaque fois. De telles offensives sont déclenchées en Kabylie de septembre à

novembre 1958 et de juillet à novembre 1959 (opération Jumelles), puis dans l’Ouarsenis de février à juillet 1959 (opérations Couronne), dans le Hodna en juillet 1959 (opération Etincelles). Malgré ces gigantesques opérations qui mobilisaient une artillerie appuyée d’une avia- tion meurtrière, la France coloniale n’est en définitive, jamais parvenue à s’imposer par une victoire militaire. Le général Challe avouera lui-même qu’il ne peut y avoir une solution militaire au problème algérien. Affaiblie, certes, mais point d’anéantisse- ment d’une ALN dont les réserves étaient inépuisables. C’est tout un peuple qui se trou- vait en lutte. A l’étranger, la diplomatie algérienne était imbattable de Gaulle, lui-même, parlera d’un “ Dien-Bien-Phu ” en métropole diplomatique, évoquant tous les appuis que les représentants du FLN arrachaient en divers points de la pla- nète. Dès le mois d’octobre 1958, un mois à peine après son institution, le GPRA était

reconnu par 17 nations. Combat armé soutenu et pression interna- tionale allaient faire évoluer la France colonia- le vers une solution négociée de “ l’Algérie française ” prônée sans condition par Jacques Soustelle, la politique française franchira de nouvelles étapes, sans renoncer un seul instant

à la répression et au carnage, pour lâcher le

mot autodétermination. En septembre 1959, les premiers contacts avec le GPRA débuteront, mais cette phase qui a annoncé les premiers pas vers la négociation n’empêcheront pas la guerre de se poursuivre trois ans durant. Les milieux fascistes, ultras et chefs militaires étaient peu enclins à cette solution “ pacifique ” ni à cette proclamation de l’autodétermination dont les conditions devaient être définies préalablement par le GPRA. Les “ activistes ” français d’Algérie, s’estimant “ lâchés ” par de Gaulle, déclenchè- rent un coup de force le 24 janvier 1960. Après l’affaire des “ barricades d’Alger ”, il y eut le putsch des généraux de de Gaulle : Zeller-

Jouhaud, Challe et Salan, qui voulurent s’em- parer du pouvoir. Le général de Gaulle ne se laisse pas intimider et traque les dissidents en képi. Lors de sa visite en Algérie, en décembre 1960, le général de Gaulle se rend compte de visu, manifestations de rues du peuple algérien

à Témouchent, Oran, Alger qui démontrent

leur attachement à l’indépendance nationale et leur mobilisation derrière le FLN. Ces mani- festations populaires se poursuivront le 8 jan- vier 1961 à Tiaret, le 5 juillet 1961 à Alger et le 17 octobre 1961 à Paris. Désormais, les négociations étaient enga- gées. Elles buttèrent sur trois questions : les conditions du cessez-le-feu, le statut des Européens et surtout le statut du Sahara, que les Français y voulaient séparer de l’Algérie. Il faudra attendre début 1962 pour voir aboutir les accords définitifs d’Evian. La trêve, au même titre que l’ensemble des autres ques- tions, était discuté aux négociations. La signature de la paix attisa chez les acti- vistes de l’O.A.S., née au lendemain du putsch d’avril 1961, les instincts criminels. Une orga- nisation fasciste qui se dressa contre le cours de l’histoire en pratiquant l’ignoble politique de la terre brûlée. Les accords d’Evian reconnaissaient à l’Algérie indépendante une aide économique et technique française au moins égale pendant trois ans à la participation française de 1961, les principes d’une coopération dans divers autres domaines étaient définis. La France conservait en Algérie quelques bases militaires jusqu’à une date fixée d’avance. Les

Européens d’Algérie pouvaient choisir, au bout de trois ans, entre la nationalité algérien- ne et la nationalité française. La transition entre l’état politique antérieur et le nouveau statut de l’Algérie fut assuré par un “ exécutif provisoire ” installé à Rocher noir (Boumerdès) et dont la présidence fut confiée

à M. Abderrahmane Farès. Le référendum

d’autodétermination eut lieu le 3 juillet 1962. 5.975.581 votèrent OUI pour l’indépendance. 16.534 votèrent NON. Voilà sur quelle “ forme légale ” se termina un combat qui aura coûté aux Algériens 1,5 million de morts, des mil- liers de veuves, d’orphelins et des sans-abri. L’Algérie n’a pas le droit d’être oublieuse.

Amar Belkhodja (*) Journaliste-auteur

Lundi 5 Juillet 2010

10 L’ événement EL MOUDJAHID 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010 48 e anniversaire
10
L’ événement
EL MOUDJAHID
5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010
48 e anniversaire de l’Indépendance
Les exploits de l’émir Abdelkader
au centre des assises de Taza
L a personnalité de l’Emir Abdelkader a
été au centre des 11 è assises de la ville
de Taza qui ont débuté samedi dans la

commune de Bordj Emir Abdelkader, à 80 km du chef-lieu de la wilaya de Tissemssilt. Les participants à cette manifestation cul- turelle de trois jours auront à plancher sur différents thèmes liés à cette personnalité emblématique fondateur de l'Etat algérien moderne, dont ses exploits politiques, litté- raires et religieux, ont indiqué les organisa- teurs. Le docteur Gouraya Ahmed a mis l’accent sur "le comportement civilisé qui se caracté- rise chez l'Emir Abdelkader lors de la résis- tance devant le colonialisme, donnant une leçon en matière de respect des droits de l'homme de par le bon traitement des prison- niers". Pour sa part, le professeur Bourabâa Massoud, représentant de la Direction géné- rale de la sûreté nationale (DGSN), a estimé dans son intervention, que la personnalité de l’Emir est "un exemple à suivre à travers les âges, tant dans son appel à la paix et la récon-

ciliation que par le rôle important qu'il joua pour mettre terme à la discorde entre musul- mans et chrétiens (Syrie, 1860)". Ce conférencier a ajouté, dans ce sens, que "le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a suivi l'exemple de l’Emir à tra- vers le processus de réconciliation nationale entre les Algériens." Ces assises ont également mis en lumière les efforts déployés par les services de la gen- darmerie nationale dans la lutte contre le tra- fic d'antiquités. Dans ce contexte, le lieutenant Laribi Medjahed, de l'Institut national de crimina- listique et de criminologie, a rappelé que l'Algérie a ratifié plusieurs conventions et traités internationaux en rapport avec la pro- tection des antiquités, en plus de la législa- tion nationale qui protège tous les biens cul- turels de la contrebande. Le Dr Bouyahiaoui Azzedine, professeur à l'Institut d'archéologie de l'université de Bouzaréah (Alger), a révélé de son côté les résultats des fouilles menées entre 2002 et 2009 au site archéologique "Taza".

Ces travaux, a-t-il précisé, ont permis l’extraction d'une citadelle de l’Emir Abdelkader et la découverte de ruines romaines et autres objets remontant à la période du règne de l’Emir, notamment des céramiques, des pièces de monnaie, de la poterie et des produits en verre. Les assises de Taza sont organi- sées par l’Association d’archéologie et du patrimoine de la commune de Bordj El-Emir Abdelkader. Des tables rondes, des récitals poétiques, des portes ouvertes sur le musée municipal, une exposition d'art traditionnel et une visite touristique sur le site historique de Taza sont programmés à cette occasion. Des tournois sportifs et une cérémonie en l’honneur des étudiants lauréats du concours national pour le meilleur dessin reflétant la paix sont également prévus. Ces assises sont liées, selon les organisa- teurs, à la commémoration d'un événement historique lié à la résistance algérienne au colonialisme français, un Conseil de la

Choura s’étant tenu à "Taza" le 3 juillet 1839, au cours duquel l’émir Abdelkader annonça la reprise de la lutte armée suite à la violation du traité de la Tafna par le colonisateur. Le bastion "Taza" a été fondé en juin 1838 par le Khalifa Miliana, durant le règne de Mohamed Ben Allal, sur instruction de l'Emir Abdelkader. Il comprenait plusieurs bâtiments mili- taires dont la citadelle, des usines militaires, des entrepôts, une prison, une écurie et une boulangerie.

Sour El Ghouzlane Saiki Mohamed «Un moudjahed qui lutte toujours» L commune de Sour a
Sour El Ghouzlane
Saiki Mohamed
«Un moudjahed
qui lutte toujours»
L commune de Sour
a
El
Ghouzlane a connu
au cours de cette
semaine un ambiance excep-
tionnelle suite a l’inaugura-
tion d’un musée de l’Armée
de libération.
Cette initiative a été prise
par le moudjahed Saiki
Mohamed, colonel dans la
Wilaya IV historique.
Effectivement, en présence
de la presse nationale, Beur
TV, et plusieurs moudjahi-
dine de la région et de la
wilaya IV a l’exemple de
Ould El Hocine Mohamed Cherif, la cérémonie d’ouverture a été donné par Mr Saiki
Mohamed qui a parlé aux journalistes sur la nécessité de l’écriture de l’histoire pour
cette génération qui a vraiment soif de connaître son passé et quelques vérités. Ce
musée a été inauguré, à l’occasion de la commémoration 48 e anniversaire de libération,
qui coïncide avec le 5 juillet prochain. Mohamed Saiki Ben Ali «El Diri» fut capitai-
ne de l’ALN au sein de l’historique Wilaya IV. Ce grade de capitaine pourrait sembler
modeste a tous ceux qui ont une notion de la hiérarchie de l’ALN, le capitaine était
l’équivalent d’un général de division dans l’armée coloniale, avec bien moins de
moyens matériels et humains, ce qui exigeait donc du capitaine une capacité militaire,
une compétence opérationnelle et un sens tactique élevé.
Le moudjahed Saiki Mohamed est né le 11 décembre 1932 au lieu dit «H’djar djbel
dirah», dans la région d’Aumale «Sour el Ghouzlane» il est l’aîné d’une famille de cinq
enfants. Il eut trois frères et une sœur. Son père, Saiki Ali ben Mohamed, était un
modeste commerçant en fruits et légumes. En 1939, il fut incorporé dans l’armée fran-
çaise, pour être démobilisé en 1941, il retourna à Aumale pour exercer le métier d’em-
ployé communal, il a fait l’école coranique, l’école indigène, le jeune Mohamed Saiki
fut, comme beaucoup d’enfants de son âge «exclu» de l’école indigène en 1945, alors
il s’inscrivit aux Scouts musulmans algériens (SMA). A l’âge de 16 ans Mohamed
Saiki monta à Alger, chez un de ses oncles, avec l’intention d’y apprendre un métier.
Il entra en apprentissage dans une menuiserie, employé dans un magasin et finit par
retourner à Aumale en 1950, il fit partie, avec une certaine réussite, de l’équipe locale
de football, l’Union sportif d’Aumale. Le capitaine Saiki a vécu la réunion des colo-
nels chefs de wilayas en décembre 1958, et combattu les messalistes en de nombreux
lieux, comme il a eu a connaître des combats contre les Belhadjistes, il eut aussi a com-
battre l’une des opérations les plus dangereuse que les service psychologiques de l’ar-
mée française aient menées contre l’ALN : celle dite de la « bleuite », le capitaine
Mohamed Saiki a été blessé à deux reprise, la première c’était en 1956, le 10 juillet, au
mont Bentaleb, et la seconde le 18 janvier 1962 a Miliana. Le capitane Saiki avec un
grand courage et bravoure, il a écrit un livre sur la Révolution algérienne titré
«Chronique des années de gloire » en arabe et en français. Par ailleurs, le moudjahed
Ould El Hocine Mohamed Cherif, qui était présent lors de cette cérémonie, nous a parlé
sur le courage de cet homme. « C’était un grand monsieur qu’a connu la Révolution
algérienne, il a lutté contre le colonialisme en sacrifiant sa jeunesse et voila maintenant
qui lutte toujours pour faire connaître les vérités de notre révolution et notre histoire
aux jeunes en sacrifiant sa vieillesse. Pour rappel, Ould El Hocine Mohamed Cherif, a
déjà édité deux ouvrages en trois langues, et qui a distribué déjà 100.000 livres a tous
les lycées et les CEM du territoire national, dans l’attente d’un troisième ouvrage qui
apparaîtra un mois de novembre prochain, selon Ould El Hocine, devant la presse natio-
nal et Beur TV. Cette dernière lui a fait un enregistrement pour une émission spéciale
qui sera diffusé au mois de ramadhan prochain. Pour rappel, ce 2 juillet 2010 une nou-
velle sortie du livre de Si Mohand Said Akli fils du colonel Mohand Oulhadj, s’est orga-
nisée au niveau de la salle de culture Mouloud Mammeri à Tizi-Ouzou.
Salah Eddine

Au pays des Beni Yala

Vibrant hommage à Ahmed Bougara

A u pays des Beni Yala, à

quelques encablures de

Guenzet, le chef-lieu de

Ph : D. Krache
Ph : D. Krache

de sa liberté spoliée, Harbil rendait hommage aux martyrs de l'Algérie éternelle et fêtait par 48 fois cette fête de l'indépendance, de ses mul- tiples réalisations, de cet imposant centre spor- tif de proximité baptisé au nom du chahid Ahmed Bougara, né le 2 décembre 1928 à Khemis Meliana dans la wilaya de Aïn Defla et issu d'une famille conservatrice moyenne origi- naire de la commune de Harbil. M. Azziz Benyoucef, intervenant au nom du wali de Sétif, sur ces lieux ou a été organisée une journée d'étude, dira l'impact de cette occa- sion historique, qui intervient à la veille de la célébration du 48 e anniversaire de la fête de l'Indépendance et de la Jeunesse et fera état du rôle jouée par cette région, qu'il qualifiera de creuset de la révolution de Novembre. Il soulignera toutes ces valeurs de nationa- lisme et d'authenticité qui ont de tous temps constitué des acquis inébranlables des Beni Yala du militantisme et du Djihad mettant à profit cette opportunité pour rendre un vibrant hom- mage à Si Ahmed Bouguerra qui a découvert très tôt la pépinière du nationalisme et tous les héros qui ont arrosé de leur sang notre pays. Autant de motif de fierté qui plaident en faveur de cette région montagneuse connue pour son authenticité et un patrimoine forgeant sans cesse son attachement a l'Algérie une et unie. Le compagnon de parcours du martyr, M. Youcef Khatib, commandant de la 4 e wilaya his- torique, interviendra à son tour pour parler de si Ahmed Bouguerra et d'un itinéraire exemplaire dans l'histoire du mouvement national. Il soulignera le rôle joué par Ahmed Bougara durant le congrès de la soumam qui s'est tenu le 20 Août 1956 et à l'issue duquel le martyr Ahmed Bougara joua un rôle important qui lui valut d'être promu chef politique et membre actif au sein du conseil de la wilaya 4. Ahmed Bougara et la jeunesse, Ahmed Bougara et les relations avec les autres wilaya Ahmed Bougara et la stratégie adoptée face à l'occupant et avec l'étranger, seront autant d'autres points a être développés par l'interve- nant.

F. Z.

cette daira montagneuse, Harbil la moudjahida, fière de son authenti-

cité et d’un patriotisme aigu qui en

a fait un creuset de la glorieuse

Révolution de Novembre, était hier

à l’heure d’un vibrant hommage

qu’elle rendait à ses martyrs dont un de ses grand fils, M’hamed Bougara qui a marqué de son empreinte l’histoire du mouvement national.

Sous le soleil estival suffocant qui prévalait sur ces hauteurs des Beni Yala, région montagneuses qui a produit autant d’hommes de science et de savoir que de nom- breux moudjahidine, martyrs glorieux et per- sonnalité politiques, la population de la com- mune de Harbil qui s'est parée de ses plus beaux atours pour fêter l'événement et lui donner une dimension, forte, à la mesure de ce 48 e anniver- saire de cette fête de l'Indépendance et de la Jeunesse, s'est réveillé hier bientôt pour accueillir ses nombreux invités. Des invités, responsables de la wilaya de Sétif, cadres, élus et de nombreux autres parti- cipants, moudjahidine venus de toutes les contrées du pays à leur tête l'ancien comman- dant de la wilaya 4 historique, Youcef Khatib qui remplaça Ahmed Bouguerra, après que ce dernier ne tomba au champ d'honneur, des Amis, des compagnons de parcours et membres de la familles de ce héros de la révolution, des représentants d'organisations et du mouvement associatif, tous venus pour rendre en cette jour- née symbole, un vibrant hommage, au martyr Ahmed Bougara, de son vrai nom Ahmed Bougara ben Larbi et surnommé Si M'hamed. Dans ce climat émouvant qui avait soudai- nement envahi, le chef lieu de la commune de Harbil, une imposante marche, précédée par la clique et un groupe de jeune scouts précédent la cortège, partira du siège de l'APC pour grimper dans un silence de juste reconnaissance, un tronçon de la route nationale et s'immobiliser quelques 700 mètres plus loin, à un carrefour ou sera découverte une grande stèle en hommage à Ahmed Bougara. Ici, une gerbe de fleurs sera déposée à la mémoire de nos glorieux martyrs suivie de l'hymne national, repris par tous ces partici- pants y compris tous ces jeunes de la région, visiblement fiers de l'œuvre de leurs aînés, fixant d'un œil tout d'intérêt la biographie de marbre gravée sur cette stèle aux coté du por- trait du martyr, alors que tout autour, la foule compacte se mouvait dans des retrouvailles chargées d'émotion et de souvenirs. Harbil vibrait au rythme de notre glorieuse révolution de novembre et des lourdes sacrifices endurés par notre peuple pour le recouvrement

Lundi 5 Juillet 2010

Santé

11

EL MOUDJAHID

Asthme Les graisses saturées peuvent aggraver les crises Selon une étude présentée à l'ATS (American
Asthme
Les graisses saturées
peuvent aggraver les crises
Selon une étude présentée à l'ATS (American thoracic
society) 2010 International Conference, un repas riche en
graisses saturées augmenterait les symptômes d'asthme et
diminuerait l'efficacité des traitements.
Les chercheurs de l'université de Newcastle ont mené une
étude auprès de quarante sujets asthmatiques, dont une partie
devait assimiler un repas de 1.000 calories riche en graisses
saturées, tandis que l'autre ne prenait qu'un yaourt de 200
calories.
Dans les heures qui ont suivi la prise du repas, les chercheurs
ont constaté que les sujets présentaient une forte inflammation
des voies respiratoires due à une augmentation des neutrophiles
(cellules immunitaires). Leur traitement à base de Ventoline
était également moins efficace.
Les acides gras saturés seraient en fait détectés par des
récepteurs se situant à la surface de certaines cellules qui
libéreraient ensuite des médiateurs inflammatoires, exactement
de la même façon que s'il s'agissait d'agents pathogènes.
Entre 1980 et 1994, la prévalence de l'asthme aurait augmenté
de 75% indiquent les auteurs de l'étude. Une hausse qui
pourrait notamment être due à certaines modifications dans
l'alimentation.

Amandes, noix et noisettes

Mauvais pour la ligne mais bons pour le cholestérol

Mauvais pour la ligne mais bons pour le cholestérol Selon une série d’essais cliniques analysés à

Selon une série d’essais cliniques analysés à l’université de Californie, les noix, amandes et noisettes seraient bénéfiques pour faire diminuer le taux de cholestérol. Les noix, amandes et noisettes ont beau ne pas être ce qu’il se fait de mieux pour garder la ligne, elles aideraient à améliorer le taux de cholestérol et donc à abaisser le risque de maladie cardiovasculaire, selon une étude publiée dans les Archives of Internal Medicine. Elles sont en effet riches en protéines végétales, en acides gras non saturés, en fibres, en minéraux, en vitamines et en antioxydants. Vingt-cinq essais cliniques sur 583 hommes et femmes possédant des taux de cholestérol plus ou moins élevés mais ne prenant aucun médicament contre le cholestérol ont été menés dans sept pays. Les données ont été analysées par le Dr Joan Sabaté de l'Université Loma Linda en Californie. Résultats : le groupe de personnes ayant consommé en moyenne 67 grammes de noix, d’amandes, de noisettes ou de fruits à coques du même ordre avait un taux de cholestérol 5,1% inférieur aux autres. Le mauvais cholestérol (LDL) était 7,4% inférieur et le bon cholestérol (HDL) 8,3% supérieur.

On distingue 3 types d’allergies alimentaires

On peut en effet diviser les aller- gies alimentaires en 3 groupes, selon leur évo- lution au cours du temps :

- les allergies qui diminuent avec l’âge :

allergie à l’œuf, au lait, au poisson (plutôt d’origi- ne animale)

- les allergies qui augmentent

avec l’âge : allergies aux ombellifères, rosacées, groupe latex (plutôt d’origine végétal)

- les allergies qui se maintiennent avec l’âge : arachi- de (cacahuète), noix diverses

avec l’âge : arachi- de (cacahuète), noix diverses Lancement de la deuxième étape du plan cancer

Lancement de la deuxième étape du plan cancer

40 000 nouveaux cas de cancers en 2009

Q uelques semaines après sa nomination au poste du ministre de la Santé,

de la Population et de la Réforme hospitalière le Dr. Djamel Ould Abbes, s’est attaqué au dossier cancer pour lancer hier, lors d’une réunion tenu au niveau de son département, la mise en place de la deuxième étape de lutte contre cette maladie qui connaît une augmentation inquiétante atteignant les 40 000 nouveaux cas en 2009. Cette étape qui consiste à prévenir, prendre en charge et contrôler la pathologie cancéreuse, tend à optimiser le principe de lutte contre le cancer en facilitant l’accès aux soins et aux médicaments qui pénalise un grand nombre de malades. A ce sujet, le premier responsable du département a souligné l’impératif de réorganiser la carte sanitaire notamment en matière de prise en charge du cancer et ce pour effacer les disparités régionales en assurant des soins de qualité pour tous. «Je n’accepterai plus de malmener des malades en les transportant d’un hôpital à un autre pour n’importe quel motif» a-t-il ordonné. Le ministre qui s’est exprimé

en présence des spécialistes, des cades du ministère et des représentant de la presse nationale s’est engagé pour le développement du domaine de la recherche scientifique. Pour le Dr. Ould Abbés, l’enveloppe financière allouée à la recherche scientifique qui est à 50 millions de dinars actuellement reste insuffisante pour promouvoir ce domaine. Présents au cours de cette rencontre, le Pr. Kamel Bouzid et le Pr. Bendib, respectivement chefs de service de sénologie et d’oncologie au Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) d’Alger, ont indiqué que la mise en place du plan cancer consiste une priorité nationale car c’est dans ce cadre que les consensus thérapeutiques peuvent être décidés. Pour ce qui est de la problématique relative à la prise en charge des cancéreux, notamment en radiothérapie, les spécialistes sont unanimes à dire qu’il y a une mauvaise organisation des soins. Ils ont, dans ce sens, appelé à multiplier les centres de radiothérapies et la mise à niveau des structures existante en encouragent la formation du personnel et la coopération dans ce domaine.

Kamélia H

Les huîtres sont riches en cholestérol

La teneur en cholestérol des huîtres (comme d’ailleurs des autres mollusques, notamment les praires et les moules) ne dépasse pas 50 mg pour 100 g, soit 6 à 9 huîtres. Ce sont les crevettes, les langoustines et les langoustes, ainsi que les calmars (mais pas le poulpe), qui sont forte- ment dosés en cholestérol (plus de 200 mg pour 100 g). Mais, comme le cholestérol des crustacés se concentre en majeure partie dans leur tête, rien ne vous oblige à l’absorber.

partie dans leur tête, rien ne vous oblige à l’absorber. Une fois dans l’organisme, le virus

Une fois dans l’organisme, le virus de l’herpès y reste à vie

L’herpès est une maladie qui revient par crise. Une fois dans l’orga- nisme, le virus se multiplie à l’endroit de la pénétration puis gagne le gan- glion nerveux (au bas du dos pour l’herpès génital, à l’arrière du cou pour l’herpès labial). Là, il « dort », et ressort plus ou moins régulière- ment. Certains facteurs – fièvre, stress, alcool, règles … - peuvent favori- ser les crises. Certaines personnes peuvent avoir été en contact avec le virus, sans jamais développer de signes visibles ; elles n’en restent pas moins conta- gieuses. Aujourd’hui, aucun traitement ne permet de supprimer définitive- ment le virus de l’herpès.

L’iode est indispensable à la fabri- cation des hormones thyroïdiennes

un essentiel des hormones thyroï- L’iode est constituant diennes et contribue à réguler le volume
un
essentiel des hormones thyroï-
L’iode
est
constituant
diennes et contribue à réguler
le volume et la fonc-
tion de
la
glande
thy-
roï-

dienne. Nos besoins en iode diffèrent en fonction de l’âge ou de situations particulières comme la grossesse.

Chez l’enfant de 1 et 14 ans, ils sont de 70 à 150 microgrammes par jour, contre 150 micro- grammes chez l’adulte. Lors de la grossesse ou de l’allaitement, ces besoins grimpent à 200 micro- grammes. On trouve l’io- de essentiellement dans l’alimentation : dans le sel enrichi en iode (à conserver hermétiquement car l’iode est très volatile), les fruits de mer, les poissons marins et les pro- duits laitiers.

La viande rouge est plus nutritive que la blanche

Rouges ou blanches, les viandes ont la même teneur en protéines, soit à peu près 20 g pour 100 g (les apports nutritionnels conseillés en protéines étant de 81 g par jour pour l’homme et de 60 g par jour pour la femme). Par ailleurs, les viandes rouges ne sont pas nécessaire- ment plus grasses, et donc plus caloriques, que les blanches : la viande de cheval et le gibier, de même que certains morceaux de veau, comptent parmi les viandes les plus maigres. Enfin, toutes les viandes apportent des minéraux et des oligo- éléments, notamment du fer et du zinc, ainsi que de la vitamine B 12. Tout est donc question de goût…

que de la vitamine B 12. Tout est donc question de goût… bien des hôpitaux de

bien des hôpitaux de

quinquennal 2005-2009

conduites dans cette

achevées et attendent

limitrophes.

de la mise en place de

a indiqué le directeur

Madher.

pour assurer les

auparavant, de se

dans le cadre du

le traitement des

la surveillance

plusieurs pathologies

2 milliards de dinars pour le secteur de la santé à Batna

Un budget d’investissement estimé à 1,96 milliard de dinars vient d’être mobilisé au profit de la wilaya de Batna pour la réalisation de huit nouvelles opérations liées

à la santé publique, a-t-on appris samedi du directeur du secteur. Il s’agit de la réalisation d’un nouvel hôpital de 600 lits dans la commune de Tkout, d’une maternité d’une capacité de 80 lits à Barika, la construction d’une école paramédicale de

500

médicaux et chirurgicaux pour les services

des urgences aussi

Batna que d'Arris, a précisé M.

places et l’acquisition d’équipements

Abdelouahab Reddah. Au total, 54 opérations relatives au développement de ce secteur, inscrites au

titre du programme

pour une enveloppe de près de 14 milliards

de dinars, ont été

wilaya, a-t-il rappelé. Douze ont été

clôturées, 17 sont

d'être réceptionnées, tandis que 25 autres sont en cours de réalisation, a ajouté le même responsable, soulignant que ces actions permettront d'améliorer la qualité des soins

et d'épargner aux malades le déplacement

vers d'autres wilayas

En matière de ressources humaines, le

secteur de la santé vient de bénéficier, dans

la wilaya des Aurès,

476

cadre de la formation paramédicale et du recrutement d’infirmiers pour les différentes structures sanitaires, notamment

celles de proximité. Les nouvelles annexes de l’école de formation paramédicale, réalisées dans les daïras de Barika, de Mérouana, d’Arris et de N’gaous

nouveaux postes budgétaires dans le

sont opérationnelles,

de la santé, précisant que d’autres infrastructures similaires seront construites

dans les daïras de Aïn Touta, de Ras Layoun,

Teniet El Abed et El

Ouverture à Béchar de deux services des urgences médico- chirurgicales

Deux services des urgences médico- chirurgicales (UMC) ont été ouverts hier dans les quartiers de Béchar-Djedid

et Debdeba, à Béchar-ville, a-t-on appris de la direction de la santé de la wilaya. Un personnel médical (praticiens et chirurgiens) et paramédical a été affecté

par la DSPRH

prestations nécessaires aux citoyens de

ces deux grands quartiers de Béchar qui

étaient obligés,

déplacer à l’hôpital "Tourabi

Boudjemaa", distant de 3 km, a-t-on signalé. L’entrée en service de ces UMC, en

plus de s'inscrire

schéma régional de santé publique, pour

le diagnostic et

différents pathologies et urgences

médicales et

thérapeutique, vise une couverture totale de la commune de Béchar ou sont concentrés 80% des habitants de la wilaya estimés à plus de 300.000 âmes, souligne la même source. Les efforts de développement et modernisation du secteur de la santé ont été caractérisés ces derniers temps par l’acquisition et la mise en service d’une

plate forme d’équipements médicaux ultramodernes au niveau du service

d’orthopédie-traumatologie, pour la

prise en charge de

relevant de cette spécialité médicale et dont les malades étaient, par le passé,

évacués vers les grands centres hospitaliers de l’ouest et du centre du pays, selon la DSPRH.

Lundi 5 Juillet 2010

Santé

15

EL MOUDJAHID

Les écrans volent le sommeil des ados

15 EL MOUDJAHID Les écrans volent le sommeil des ados Les adolescents passent trop de temps

Les adolescents passent trop de temps devant la télévision ou les ordinateurs, ce qui perturbe leur sommeil. Internet, jeux vidéo, console, télévision, télé- phone portable… les écrans sont partout et les ados passent des heures devant. Conséquence : la quali-

té de leur sommeil s’en ressent. 14 % des enfants en âge scolaire ont du mal à s’endormir et au cours des trente dernières années les ados ont perdu 2 à 3 heures de sommeil par nuit. Face à ce constat, l’union nationale des associa- tions familiales, le réseau Morphée spécialisé dans le sommeil et l’académie des familles se sont unis pour créer un DVD interactif à destination des familles, des enseignants et des professionnels de santé. Objectif : mieux informer les ados et leur entourage pour lutter contre ces troubles du som- meil qui peuvent avoir des conséquences tant pour la santé que sur l’apprentissage. On y apprend notamment que la lumière des écrans d’ordinateurs, plus forte que la télévision, dérègle la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil, et décale l’heu- re de l’endormissement. Ce DVD crée dans le cadre du programme d’ac- tion sur le sommeil par le ministère de la santé sera diffusé gratuitement.

Zinc, carnosine et santé gastro-intestinale

10 sujets volontaires en bonne santé ont pris part à un essai croisé randomisé qui a regardé les modifications de la perméabilité intestinale avant et après 5 jours de traitement avec de l’indométha- cine associée à un placebo ou à du zinc et de la carnosine. Les participants ont reçu 50 mg d’indomé- thacine trois fois par jour et 37,5 mg de zinc et carnosine ou un placebo deux fois par jour. Les chercheurs ont constaté que la prise d’indométhacine pendant 5 jours multipliait par 3 la per- méabilité de l’intestin. Par contre, chez les sujets prenant du zinc associé à de la carnosine, cette aug- mentation de la perméabilité intestinale ne se manifestait pas, suggérant un effet protecteur. L’association de zinc et de carnosine a stabilisé la muqueuse intestinale et a diminué les lésions dans l’estomac et l’intestin grêle.

Troubles digestifs :

souvent liés au mental

Le stress peut favoriser et accentuer les troubles digestifs fonctionnels comme la

",

les troubles digestifs fonctionnels comme la ", constipation, les douleurs digestives Qu'est-ce qui

constipation, les douleurs digestives

Qu'est-ce qui déclenche la réaction physique ? Le stress est associé à une libération d’adrénaline dans le corps, qui a notamment pour effet de ralentir la digestion. Il augmente aussi la sécrétion d’acide gastrique, favorisant les brûlures d’estomac. Ces symptômes même s'ils sont liés à l'état psychologique sont bien réels. Il ne faut pas les négliger et en parler à un médecin, surtout s'ils deviennent chroniques. "Ils peuvent être graves", rappelle le Dr Maurice Bensoussan, psychiatre.

explique le Dr Axel Balian, gastro-entérologue.

Il faut faire dormir bébé sur le dos

gastro-entérologue. Il faut faire dormir bébé sur le dos Actuellement, tous les médecins demandent aux parents

Actuellement, tous les médecins demandent aux parents de faire dormir bébé sur le dos, afin de minimiser le risque de mort subite du nourrisson. Si des interrogations subsistent encore sur les causes de la mort subite du nourrisson, difficilement prévi- sible, des études ont cependant démontré qu’elle touchait beau- coup plus souvent sur les bébés dormant sur le ventre. Les cou- vertures et couettes, qui risquent d’étouffer bébé, sont également à proscrire ; préférez-y les turbulettes (nid d’ange), beaucoup plus sûrs pour peu qu’ils soient bien adaptés à la taille du bébé.

Maux de tête :

en partie psychologique !

souf-

maux

de tête récur-

Peut-

sont-ils

d'origine

"Les

de

qui

concernent

la

population,

générale-

une

explication

psycholo-

gique", explique le Dr Marie-Paule Lagrange,

psychologue. Etes-vous concerné(e) ? "Le stress joue un rôle important dans la survenue de céphalées de tension", précise la spécialiste. Un divorce, un décès, un harcèlement professionnel… peuvent en être à l'origine. Qu'est-ce qui déclenche la réaction physique ? Parmi les hypothèses avancées : "Le stress pour- rait déclencher une déshydratation des voies res- piratoires dans la zone des sinus et déclencher le mal de tête", explique le Dr Lagrange. Attention : Le mal de tête ne peut être envisa- gé comme une manifestation psychosomatique que si un bilan médical n'a démontré aucune maladie sous-jacente. *La céphalée de tension est un mal de tête spé- cifique, qui apparaît de manière brutale, peut persister des jours et être d'intensité légère à modérée. Elle provoque une douleur générale ou unilatérale, irradiant parfois jusqu'au cou.

ou unilatérale, irradiant parfois jusqu'au cou. Vous frez de rents être ? "psy" céphalées

Vous

frez de

rents

être

?

"psy"

céphalées

tension*

8%

ont

ment

de

Les probiotiques sont des orga- nismes vivants Selon la définition de l’OMS, les probiotiques sont
Les probiotiques
sont des orga-
nismes vivants
Selon la définition de l’OMS, les probiotiques sont
des « micro-organisme vivants qui, lorsqu’ils sont admi-
nistrés en quantité adéquate, produisent un bénéfice pour
la santé ». De nombreuses études ont en effet démontré
que les probiotiques amélioraient l’équilibre de la flore
intestinale. Ils permettent de réintroduire dans l'organis-
me les cultures de bactéries bénéfiques à la santé, et de
rééquilibrer la flore intestinale en contrôlant les bactéries
et micro-organismes pathogènes. En résumé, ce sont des
bactéries utiles à l'organisme. Il existe plusieurs types de
probiotiques, ou bactéries : les coques, les bifidobacté-
ries, les lactobacilles. Toutes sont de souches humaines et
ont cette capacité d’adhérer à la muqueuse intestinale et
de produire des composés anti-microbiens. On peut les
trouver dans certains yaourts, lait fermenté ou sous forme
de compléments alimentaires.

Le Coca arrête la diarrhée

Faux. En cas de

alimentaires. Le Coca arrête la diarrhée Faux. En cas de gastro-entéri- te, l’enfant perd beaucoup d’eau

gastro-entéri-

te, l’enfant perd beaucoup d’eau et de sels miné- raux. Cette déshydratation peut être dan- gereuse dans les pre- mières années de vie. Pour pallier ces pertes dues à la diarrhée, les médecins recommandent aujourd’hui de donner régulièrement et à volonté des solutés de réhydratation orale disponibles en phar- macie . ` Il est même conseillé d’en garder toujours une boîte dans la pharmacie familiale.

Le régime anti-diabète est-il très restrictif ?

Le régime anti-diabète est-il très restrictif ? Le temps où les conseils diététiques donnés aux

Le temps où les conseils diététiques donnés aux personnes diabétiques excluaient toute une liste d’aliments est aujourd’hui révolu. D’ailleurs, on ne doit plus parler de « régime anti-diabète », car l’alimentation à mettre en place est globalement celle que chacun devrait adopter pour rester en bonne santé. C’est celle qui permet de se protéger des maladies cardio- vasculaires en général, et du surpoids, en parti- culier. Ceci dit, il y a dans la nutrition d’un patient souffrant de diabète, une attention plus particu- lière à porter à l’index glycémique. Celui des ali- ments, et celui du repas dans sa globalité (à lire :

comprendre l'index glycémique). Quelle est la démarche ? On n’est pas dans l’urgence. Il ne faut pas effectuer un changement radical de ses habitudes alimentaires qui ne sera pas tenable par la per- sonne, et ne serait pas durable dans le temps. Il est important que la personne concernée com- prenne que le changement alimentaire doit deve- nir une habitude de vie… À vie. Il en va de sa santé ! C’est pourquoi je préconise avant toute démarche purement alimentaire, de faire le point sur ses habitudes. Évaluer ce que l’on mange, comment on mange, si on mange au-delà de sa faim, si l’on grignote, et quels sont les aliments dont on ne peut se passer… C’est un travail pré- paratoire indispensable. Quelle est l’erreur à ne pas commettre ? Beaucoup de gens se lancent dans des

régimes sans même savoir où ils en sont dans leur rapport avec l’alimentation, ce qui fait qu’ils arrêtent au bout de 3 mois ! Comprendre pourquoi et com- ment on va mettre en place sa nouvelle alimentation est primor- dial. Ce qui sous-entend aussi de prendre en compte les obliga- tions professionnelles, sociales, familiales, et de ne pas appliquer « bêtement » un régime. Il est important de l'adapter à sa vie à soi. Cela demande d’être moteur et de faire preuve d’imagination. Vous préconisez un chan- gement progressif, concrète- ment comment cela se passe ? Dans la majorité des cas, on vise d’abord à améliorer le com- portement vis-à-vis de la nourri- ture pour que la personne trouve la « paix alimentaire ». C’est-à- dire qu’on va chercher à gérer les sensations de faim et de satiété, sereinement et sans frustration. Pas d’objectif en bloc, pas de conseil en bloc, avec une liste d’aliments bons et pas bons, mais un accompagnement en diffé- rentes étapes. Chacun passe le temps qu’il lui est nécessaire pour intégrer chaque étape, chaque changement, avant de pas- ser à la suivante. Prenons un exemple… Prenons l’exemple des boissons. Tout le monde sait que la meilleure des boissons c’est l’eau. Mais pour celui ou celle qui adore les sodas ou qui est accro à l’apéro, il est nécessaire de prendre le temps de remplacer les sodas sucrés par du soda à zéro calorie, puis d’intro- duire l’eau pure, puis d’espacer les apéros, d’ap- prendre à apprécier une tisane plutôt qu’un cho- colat chaud, etc. Remplacer des mauvaises habitudes par d’autres plus qualitatives, demande du temps. C’est la même chose pour la gestion des apports en fibres, le remplacement d’aliments à fort index glycémique par des aliments à faible index glycémique pour diminuer la consommation de graisses saturées au profit de graisses insaturées. Mieux vaut un changement qui prend 2 à 3 ans mais qui va être intégré petit à petit à sa nou- velle vie, plutôt qu’un changement brutal qui sera tenu pendant 3 mois. Faut-il se faire aider ? Tout dépend des freins psychologiques, de la capacité d’analyse, et des connaissances diété- tiques de chacun. Mais pour ceux qui en ressen- tent le besoin, il existe dans beaucoup d’hôpi- taux, des ateliers pratiques coordonnés par des diététiciennes qui permettent d’initier et de pro- gresser dans le changement alimentaire.

L’hyperglycémie entraîne au bout de quelques années des complications par- fois graves et qui exigent la nécessité

absolue de bien suivre son traitement :

- Des complications cardio-vasculaires

: les vaisseaux sont fragilisés, risquent davantage de s'obstruer, avec des risques accrus d'accidents cardiaques : angine de

poitrine, infarctus du myocarde, au niveau des membres inférieurs de l’artérite avec un risque de gangrène, des accidents vas- culaires cérébraux… - Des complications neurologiques :

polynévrites (atteinte des nerfs des jambes par exemple).

- Des complications oculaires dont la rétinopathie diabétique

la cécité.

-

Les complications du diabète

diabétique la cécité. - Les complications du diabète - Des complications rénales évoluant vers une insuffisance

- Des complications rénales évoluant vers une insuffisance rénale.

évoluant au pire vers

Des problèmes cutanés surtout aux pieds, en raison d'une sensibilité altérée et des problèmes de vascularisation.

Que faut-il manger pour bien dormir ?

certains aliments favorisent le sommeil et d’autres ont un effet énergisant, le Dr Damien Léger montre qu’une alimentation inap- propriée peut même conduire à l’in- somnie. Et les aliments qui pertur- bent le sommeil ne sont pas forcé- ment ceux auxquels on s’attend. Attention aussi aux aliments sucrés : beaucoup de conducteurs s’arrê- tent sur la route pour manger une barre chocolatée ou prendre une boisson sucrée. En réalité, ces pro- duits favorisent un assoupissement dans la demi-heure qui suit. Les protéines, elles, ont une action énergisante, donc à consommer en faibles quantités le soir.

Les protéines, elles, ont une action énergisante, donc à consommer en faibles quantités le soir. Lundi

Lundi 5 Juillet 2010

17 EL MOUDJAHID L’ événement 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010 48 e anniversaire
17
EL MOUDJAHID
L’ événement
5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010
48 e anniversaire de l’Indépendance
La Proclamation du 1 er Novembre 1954
«A vous qui êtes appelés
à nous juger…»
Peuple algérien,
Militants de la cause nationale,
Objectifs extérieurs :
1 - Internationalisation du problème algérien.
“A vous qui êtes appelés à nous juger, le premier d’une façon
générale, les seconds tout particulièrement, notre souci en diffu-
sant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons
profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre pro-
gramme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont
le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-afri-
cain.
Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient
entretenir l’impérialisme et ses agents : administratifs et autres
politicailleurs véreux.
Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le
Mouvement national a atteint sa phase finale de réalisation. En
effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes
les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous
ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’in-
dépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat
de détente est favorable pour le règlement de problèmes mineurs,
dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique des frères arabes
et musulmans.
Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet signifi-
catifs et marquent profondément le processus de lutte de libération
de l’Afrique du Nord.
2 - Réalisation de l’unité nord-africaine dans son cadre arabo-
musulman.
3 - Dans le cadre de la Charte des Nations unies, affirmation de
notre sympathie à l’égard de toutes les nations qui appuieraient
notre action libératrice.
Moyens de lutte :
A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps
été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement
jamais réalisée entre les trois pays.
Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés resolument
dans cette voie et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort
de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre Mouvement
national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal
orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire,
dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la
grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus
grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne. L’heure
est grave.
Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une
équipe de jeunes responsables militants conscients, ralliant autour
d’elle la majorité des éléments encore sains et décidés, a jugé le
moment venu de sortir le Mouvement national de l’impasse où
l’ont acculé des luttes de personnes et d’influence, pour le lancer
aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte
révolutionnaire.
Conformément aux principes révolutionnaires et compte tenu
des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte
par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.
Pour parvenir à ses fins, le Front de libération nationale aura
deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une
action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’ac-
tion propre, et une action extérieure en vue de faire du problème
algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos
alliés naturels.
C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de
toutes les énergies et de toutes les ressources nationales. Il est
vrai, la lutte sera longue, mais l’issue est certaine.
En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les
faux-fuyants, pour prouver notre désir réel de paix, limiter les
pertes en vies humaines et les effusions de sang, nous avançons
une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises
si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une
fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de dispo-
ser d’eux-mêmes.
1 - La reconnaissance de la nationalité algérienne par une
déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de
l’Algérie une terre française, en déni de l’histoire, de la géographie,
de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.
2 - L’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés
du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la sou-
veraineté algérienne une et indivisible.
3 - La création d’un climat de confiance par la libération de tous
les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception
et l’arrêt de toutes poursuites contre les forces combattantes.
En contrepartie :
1 - Les intérêts français , culturels et économiques, honnête-
ment acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les
familles;
2 - Tous les Français désirant rester en Algérie auront le choix
entre leur nationalité d’origine et seront de ce fait considérés
Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépen-
dants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt
national au-dessus de toutes les considérations mesquines et
erronées de personnes et de prestige, conformément aux prin-
cipes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre
le colonialisme, seul ennemi obstiné et aveugle, qui s’est toujours
refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte paci-
fique.
Ce sont là, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que
notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de :
comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la
nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme
tels en droits et en devoirs;
3 - Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront
l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’éga-
lité et du respect de chacun.
Front de Libération Nationale
Se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et
offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les
couches sociales, de tous les partis et mouvements purement
algériens de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune
autre considération.
Pour nous préciser, nous retraçons ci-après les grandes lignes
de notre programme politique :
Algérien !
Nous t’invitons à méditer notre Charte ci-dessus. Ton devoir est
de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté. Le
Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.
Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes senti-
ments anti-impérialistes, forts de ton soutien, nous donnons le
meilleur de nous-mêmes à la patrie».
But :
L’Indépendance nationale par :
Alger, 1 er Novembre1954
Le secrétariat
1 - la restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et
social dans le cadre des principes islamiques ;
2 - le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinc-
tion de races et de confessions.
Objectifs intérieurs :
1 - Assainissement politique par la remise du mouvement natio-
nal révolutionnaire dans sa véritable voie, et, par-là, l’anéantisse-
ment de tous les vestiges de corruption et de réformisme, causes
de notre régression actuelle.
2 - Rassemblement et organisation de toutes les énergies
saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.
L’ événement EL MOUDJAHID 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010 48 e anniversaire de
L’ événement
EL MOUDJAHID
5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010
48 e anniversaire de l’Indépendance

Volonté de faire triompher le droit et la justice

progrès social notamment, d’arri- mer l’économie du pays à l’écono- mie internationale à travers l’ou- verture du marché, la préférence accordée à la concurrence comme moyen d’aller de l’avant et de pri- vilégier la compétition. Le pays s’est lourdement doté en infra- structures, a promu une politique active en matière d’habitat, main- tenu à un niveau élevé sa politique d’éducation qui permet la scolari- sation de tous, l’intérêt marqué envers l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et techno- logique, l’agriculture, l’industrie, l’emploi, la santé sont replacés aujourd’hui au titre de priorités. L’amélioration des conditions de vie citoyennes, celle du pouvoir d’achat, demeure au rang des pré- occupations nationales allant bien dans le sens d’une économie soli- daire. Sur un plan strictement politique, chacun peut constater qu’en la matière, les autorités politiques qui ont mis en place les conditions de l’ouverture ont consolidé l’en- semble des acquis allant dans le sens du pluralisme politique et médiatique, la sauvegarde et la protection des libertés publiques, la promotion des droits de l’hom- me dans toute leur expression. La lutte engagée contre les fléaux sociaux, la corruption, le crime organisé, marque des points. La réconciliation nationale adoptée comme remède à des déchirements qui ont paralysé le pays une décen- nie durant, aura permis des progrès importants en matière de toléran- ce, d’acceptation de l’autre. Cela va bien dans le sens de l’ouverture. A toute cette stratégie, qui a consisté à assurer stabilité poli- tique et sociale, a correspondu la mise en chantier de programmes économiques et sociaux, rétablis- sant l’assise sur laquelle il ne pou- vait, sans cela, être bâti une écono- mie viable. Le programme quin- quennal 2010-2014, qui vient d’être rendu public, met en place une politique de développement capable d’installer l’économie du pays dans la logique d’une écono- mie émergente et la société algé- rienne dans une dynamique de progrès.

Tahar Mohamed Al Anouar

18

Sur le même parcours de combat L’ Algérie commémore L’ Algérie célèbre le 5 juillet,
Sur le même parcours
de combat
L’ Algérie commémore
L’ Algérie célèbre le 5
juillet, une date des plus
marquantes de ses
annales. L’événement qui marque
une double fête, celle de
l’Indépendance et celle de la
Jeunesse, consacre une page
d’histoire écrite par tout un peuple
épris de paix et de liberté. Une
belle leçon aux peuples opprimés
qui allait changer le cours de
l’histoire. En 2010, soit après dix
années d’efforts consentis dans la
refondation du pays et sa recons-
truction, cette célébration revêt
indiscutablement un cachet parti-
culier, d’autant plus qu’elle inter-
vient dans une conjoncture très
favorable. L’étape marquée par la
consolidation de la paix et de la
stabilité, d’une cohésion sociale
évidente, est aussi un moment fort
dans le processus de développe-
ment, boosté par la mise en œuvre
d’un gigantesque programme
quinquennal. Aujourd’hui, les
Algériens peuvent s’enorgueillir
des fruits de la politique de récon-
ciliation nationale et de l’avancée
considérable enregistrée dans le
processus des réformes et du
développement national. Pareilles
célébrations offrent toujours l’op-
portunité pour mesurer le chemin
parcouru et celui qui reste à faire
pour engager dans les meilleures
conditions possibles les stratégies
d’étape. Il faut dire d’emblée que,
que l’injection historique d’un
investissement de pareille enver-
gure, soit 286 milliards de dollars,
confère à cette date du 5 juillet le
signe d’un nouveau départ dans la
redynamisation du processus de
réformes et de l’action de déve-
loppement national. La volonté
déterminée du Chef de l’Etat
quant à l’impulsion de la dyna-
mique nationale, augure d’un
quinquennat fait de nouveaux
jalons sur la voie de l’ancrage de
l’Algérie dans la modernité et la
prospérité. Et c’est sous de bons
auspices que le pays s’apprête à
passer à la vitesse supérieure dans
la concrétisation des objectifs
stratégiques fixés dans le sillage
des options irréversibles prises
par le pays en pleine connaissance
de cause des défis imposés par les
changements internes et externes
ainsi que des enjeux que préfigu-
re l’avenir. Avec la mise en œuvre
du programme quinquennal de
développement, le pays consolide
tous les atouts dont il dispose pour
faire aboutir son émergence. La
politique engagée par le Chef de
l’Etat a incontestablement
conforté la stabilité des institu-
tions et mis en place les condi-
tions de la relance économique
ainsi que les bases du développe-
ment durable. C’est forte de ces
acquis que l’Algérie entame une
nouvelle étape, mais dans la conti-
nuité de l’élan réformateur et de
reconstruction. Les prouesses réa-
lisées ces dernières années à
l’ombre de la politique initiée par
le Président de la République
n’auraient été possibles si ce
n’était la référence aux principes
de la glorieuse Révolution. Faut-
il rappeler en cette célébration,
que l’Algérie qui a payé le lourd
tribut pour recouvrer sa souverai-
neté poursuit son parcours du
combat tant en puisant toute sa
force et sa capacité à toute épreu-
ve dans les valeurs que véhicule la
Révolution de Novembre.
S. Lamari
aujourd’hui une des dates
les plus marquantes de sa
longue histoire, celle du 5 Juillet
1962, qui correspond à la procla-
mation de l’Indépendance du pays
et
la restauration de la souveraine-
nationale.
Ce fut l’épilogue d’une nuit
coloniale terrible et tragique à la
fois. Elle aura coûté la vie à des
millions d’Algériens, mutilés à vie
des millions d’autres aussi, dépos-
sédés, humiliés, en tentant l’une
des tentatives presque unique dans
l’histoire de l’humanité pour la
colonisation française, celle d’ef-
facer toute forme de vie nationale
authentique avec ses valeurs, ses
traditions, ses coutumes, ses
langues, sa personnalité.
C’est le combat du peuple algé-
rien depuis l’invasion du pays qui
a mis en échec cette tentative cri-
minelle de dépersonnalisation. Le
combat, qui a été mené durant un
siècle et demi, a été celui de la
conviction, de l’engagement, de la
volonté de faire triompher le droit
et la justice sur la tyrannie et le
crime. Il a été parsemé par des
luttes épiques que symbolisèrent
fort bien l’Emir Abdelkader, les
cheikhs Mokrani et Haddad,
figures illustres de la résistance
algérienne. Combat qui a été pro-
longé sur le terrain politique avant
d’aboutir à la glorieuse Révolution
de Novembre et les immenses
sacrifices qui ont été consentis au
service de la lutte armée de
Libération nationale avant la pro-
clamation de l’Indépendance, ce 5
Juillet 1962 de grande mémoire.
La commémoration de cet évé-
nement capital dans la vie du pays

se fait, comme à l’habi- tude face à de tels épi- sodes marquants, dans le recueillement et le souvenir. Cela permet aussi de mesurer les immenses efforts qui auront été accomplis durant ces quarante-huit dernières années. L’entreprise de restaura- tion aura été gigan- tesque, nécessitant de puissants moyens, humains, matériels, financiers qui ont pu être réunis grâce aux sacrifices de tous. L’Algérie a la satis- faction aujourd’hui de constater que le pays, tel qu’il apparaissait au lendemain de l’Indépendance, n’a plus rien à voir avec ce qu’il représente aujourd’hui en termes

de réalisations, de progrès accom-

plis dans tous les secteurs d’activi- tés, en termes de promotion socia- le et de positionnement de la nation sur la scène internationale. Le pays n’a pas été épargné, malheureusement, par les crises, le terrorisme a été en la circonstance une des pages les plus sombres. Mais le constat est fait que ces crises ont pu être surmontées par une unité populaire qui a toujours été sans failles, un engagement et une volonté politiques qui ont été en mesure de transcender les évé- nements et de peser pour assurer la stabilité du pays sur tous les plans.

Ce sont autant de lignes de force qui ont fait barrage de façon efficace à l’aventurisme politique et les tentatives de freiner les chan- gements que connaissait la nation, cela au nom d’intérêts égoïstes de maintien de situations de statu quo qui ont longtemps favorisé corrup- tion, particularisme, népotisme et régionalisme. Depuis dix années, l’Algérie connaît une période de bouleversements importants, la mise sur le terrain de réformes fondamentales introduisant la modernité, la transparence et la concertation dans le fonctionne- ment institutionnel, dans la vie politique, les transformations sur le plan économique et social. D’importantes ressources humaines, financières, matérielles sont mises au service d’un idéal qui est de projeter le progrès, le

Le jour et la nuit

C omparer l’Algérie post-indépendance avec celle

qui l’a précédé c’est comme mettre côte à côte

le jour et la nuit. Justement la journée du 5 juillet

1962 est l’équivalent de la lueur de l’aube. Elle a été belle, flamboyante et tranchante avec le passé. On comprend pourquoi le peuple algérien l’accueillit si agréablement. Sa joie a donné plus de lueur à cette journée. Cette joie rend compte de toute la portée de la journée et renseigne sur les dimensions de l’indé- pendance. Cet événement n’est pas seulement d’ordre politique même s’il a permis la renaissance de l’Etat algérien. Pour le peuple algérien c’était la fin d’un calvaire. Les Algériens qui ont connu la faim, l’ignorance et la répression avaient la possibilité de vivre dignement. Le colonialisme était synonyme pour eux de mal vie ou de non-vie tout court. D’ailleurs ils étaient considérés comme des sujets de seconde zone. Echapper à cela c’est retrouver son

statut d’homme libre, les Algériens l’ont toujours été, les tentatives des colonisateurs n’ont pas pu altérer cette qualité. Les conditions difficiles ne font que ren- forcer la foi dans l’avenir et dans la capacité du peuple à se défaire de ses ennemis. Grâce à cette foi, les Algériens ont pu changer ces conditions. Aujourd’hui on a du mal à imaginer comment on peut vivre sans instruction, sans emploi et sans aucune liberté. Seules les brimades étaient disponibles. Mais les générations qui ont connu le colonialisme portent encore les traces de ces souffrances, ces traces phy- siques et surtout morales sont indélébiles. Celles qui sont nées après l’indépendance ne les ont pas connues. Elles sont instruites, elles vivent digne- ment, elles ont d’autres objectifs dans la vie. Elles qui profitent de la lumière de la liberté n’ont pas vécu la nuit du colonialisme. Cet état leur permet de mieux apprécier leurs conditions, ces dernières ne sont pas

le fruit du hasard, elles ont même été chèrement payées. Cela les pousse à mieux les préserver. La liberté n’est belle que parce qu’elle est en danger. Mais les générations post-indépendance ne font que profiter de cette situation, elle préservent cette liber- té et surtout affrontent d’autres défis. Mais leur foi dans leur pays et leur disponibilité pour se sacrifier pour lui n’a rien à envier à leurs prédécesseurs. Leur instruction est une arme pour ces nouveaux défis. Ces usines qui produisent des richesses , ces routes qui sont construites et ces universités qui donnent du savoir sont gérées par ces Algériens libres qui per- pétuent la tradition de mobilisation pour le pays. Chaque célébration de la fête de l’Indépendance est une occasion pour enregistrer une nouvelle victoire. Le 5 Juillet 1962 a été le prélude à une longue marche pour le renouveau du peuple algérien. Fouad Daoud

Lundi 5 Juillet 2010

19 EL MOUDJAHID L’ événement 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010 48 e anniversaire
19
EL MOUDJAHID
L’ événement
5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010
48 e anniversaire de l’Indépendance

444888

aaannnsss

A u terme de 7 ans et demi d’une guerre de

Libération nationale devenue dans l’histoire

universelle un modèle de combat pour les

peuples pour se libérer du joug colonial, les Algériens unis, faisant front derrière le FLN ont mis fin à 132 ans d’une présence française imposée par les armes et jamais acceptée sur leur sol. 48 ans ont passé depuis ce fameux juillet 1962 où rien ne sera plus comme avant. La France colo- niale à l’aube de sa présence sur notre terre comme à son crépuscule utilisera toutes les méthodes bar- bares, jettera dans la bataille toutes ses forces, et fera également appel à tout un arsenal de propa- gande militaire pour tenter d’endiguer la marche de l’histoire qui a sonné le glas de sa présence en Algérie. Les grottes de Nekmaria, dans les plaines du Dahra, en 1845 quand le général Pélissier extermi- na toute une tribu (enfants, femmes et hommes) en les enfumant; le général Cavaignac avait fait pareil une année auparavant avec la tribu des Sbehas, de même que le colonel Saint Arnaud. Un siècle plus tard en 1945, la technologie mili- taire s’est brutalement développé poussée par deux Guerres mondiales… ce sera avec des avions et du napalm que l’armée coloniale va tenter de réduire au silence le cri légitime de tout un peuple. Un cri qui n’a jamais été réduit au silence… Dès le début et jusqu’en 1962… les Algériens se sont toujours reconnus dans des hommes et des femmes qui ont mené le combat libérateur jusqu’au sacrifice suprême. Dès 1870, El Mokrani inscrit sur les tablettes de l’histoire la première grande insurrec- tion contre le pouvoir colonial… et sporadique- ment des révoltes et de insurrections ponctuent cette nuit coloniale… jusqu’au 1 er Novembre 1954 où le FLN prend les armes pour ne plus les dépo- ser jusqu’à la proclamation d’un «État algérien démocratique et populaire.» Six chefs historiques : Krim Belkacem, Mostefa Ben Boulaïd, Larbi Ben M’hidi, Mohamed Boudiaf Rabah Bitat et Didouche Mourad venaient d’ouvrir grande la porte de l’histoire pour que toutes les forces nationalistes rallient le FLN… Ni les armes, ni la torture, ni le napalm ou les exécutions som- maires ne pouvaient venir à bout du rêve de tout un peuple Aujourd’hui, l’Algérie se souvient de tous ses enfants tombés au champ d’honneur … Indépendante l’Algérie a investit tous les espaces qu’un système colonial lui a refusé et dénié… son espace d’abord, ses richesses, sa culture et son his- toire. L’indépendance acquise le jeune Etat va se lan- cer dans des programmes de développement socio économique jamais menés auparavant dans aucun pays… Sensible aux revendications des damnés de la terre a travers le monde, l’Etat algérien nourri dans le feu du combat libérateur a toujours tendu la main aux mouvements des pays du Sud engagés dans des luttes pour un monde équitable. M. Koursi

UNE ALGERIE, FORTE, UNIE ET PROSPERE

équitable. M. Koursi UNE ALGERIE, FORTE, UNIE ET PROSPERE 5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010.

5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2010.

Quarante huit années sont pas-

sées depuis que le drapeau vert

et blanc, frappé du croissant et de l’étoile rouge, a été hissé partout dans le pays en un jour nouveau sous un soleil d’été, chassant à tout jamais la longue nuit coloniale. L’Algérie recouvrait sa liberté, son indépendan- ce après 132 années d’occupation coloniale, le peuple algérien recou- vrait sa dignité, sa terre, brimé qu’il était, exploité, exproprié de la terre de ses ancêtres et réduit à un état de sous- hommes n’ayant que des obligations pour droits, soumis par le fer et par le feu, et par des lois iniques lesquelles tout en consolidant la position du colon l’affaiblissait et le ferrait encore plus. Un peuple qui ne s’est jamais soumis, qui n’a cessé de se révolter depuis les premiers pas de la solda- tesque coloniale sur les plages du lit- toral algérois. Une résistance qui sera couronnée par sept années de lutte

armée, au prix de lourds sacrifices, la génération de Novembre offrant sa part de chouhada, arrosant de son sang sacré cette terre pour la libérer. 5 Juillet 2010, l’Algérie est plus forte que jamais, souveraine, libre de ses décisions et tenant bien en main ses destinées et son avenir. Un avenir qui ne peut être autrement que celui dont ont rêvé les chouhada, le rêve d’une Algérie forte, prospère, unie. Un rêve qui se réalise chaque jour davantage, qui se concrétise partout à travers l’immensité du territoire au gré des mille et une réalisations enre- gistrées quotidiennement. Du nou- veau logement rural à cette piste agri- cole qui désenclave des douars entiers, de cette ampoule qui chasse l’obscurité à cette eau qui coule dans les robinets, de ce groupe scolaire flambant neuf à ce campus foulé pour la première fois par de nouveaux étu- diants. Oui, incontestablement ce rêve-là se concrétise. Le formidable

programme du Président de la République a réussi, en une décennie seulement, à transfigurer l’Algérie, à la remettre debout, à améliorer consi- dérablement le quotidien de millions d’Algériens et à l’arrimer solidement grâce à une base infrastructurelle sur la voie d’un développement global et fort prometteur. Dans cette optique le présent programme quinquennal doté d’une enveloppe sans précédent en terme d’investissements publics ambi- tionne tout simplement l’émergence de l’Algérie sur tout les plans. Le 5 Juillet, cette date si chère à l’Algérie reste aussi celle de la jeu- nesse, elle lui est dédiée. La jeunesse qui reste au cœur des préoccupations de l’Etat représente comme l’a souli- gné le Président de la République, la véritable richesse de l’Algérie et son avenir même. Un dossier sur lequel le Premier magistrat du pays «veille per- sonnellement avec constance». AMA

Paix et liberté

L es révolutionnaires de Novembre avaient une vision précise de ce que serait l’Algérie post-indépen-

dante à laquelle ils vouaient leur combat contre l’occupant colonial. Libérée des chaînes de la tyrannie, la nation algérienne développerait une socié- té juste, égale pour tous, une économie tournée vers la dynamisation de secteurs déterminants de l’activité générale : agri- culture, industrie, santé, éducation, habitat. Le concept de justice sociale est martelé comme élément fondateur de l’action poli- tique qui se mettrait en place. Près de cinquante ans après l’indépen- dance, tous ces éléments constituant les lignes de force de la stratégie post-indé- pendance, se retrouvent dans les pro- grammes qui ont été engagés jusque-là. Les réformes constituent une œuvre majeure destinée à installer le pays, la société autant que l’économie, dans une

phase d’ajustement aux réalités du monde d’aujourd’hui. Dans ce gigantesque projet, ce sont des secteurs hautement stratégiques et vitaux à la fois qui s’intègrent dans un processus de modernisation appelé à concilier besoins et aspirations populaires. Justice, administration, éducation, connaissent des changements important en termes de management, ces secteurs font l’objet de renouvellement dans les méthodes et procédures de travail et leur mission est confortée. Elle est celle d’être au service du citoyen. L’irruption des technologies nouvelles amène une célérité et une adaptation aux tâches nouvelles qui tranchent avec les relents bureaucratiques qui paralysaient l’activité institutionnelle par le passé. Les réformes ont vu, comme cela est naturel, leur prolongement sur les plans économique et financier.

C’est autour d’une batterie de pro- grammes que l’appareil productif a été sol- licité. L’objectif a été d’abord un travail de restauration, de reconstruction de la base économique qui devrait permettre plus tard d’injecter des programmes de développe- ment dans les domaines agricole, indus- triel, infrastructurel, de l’habitat, la santé et l’emploi. Deux programmes ont élevé à sa juste mesure cette ambition, ceux qui sont venus juste après celui qui a concerné la relance. Les deux programmes quinquennaux ont vu ainsi une injection massive dans l’appareil de production, d’investissements publics. Le programme qui vient d’être annoncé totalise à lui seul un enveloppe budgétaire de près de 300 milliards de dol- lars qui devrait servir au développement des infrastructures, à élever des secteurs stratégiques : agriculture, industrie, habi-

tat, services, au rang de pôles de compéti- tivité. L’objectif visé est bien de favoriser la diversification du tissu économique en réduisant la dépendance vis-à-vis du sec- teur de l’énergie. Il se trouve que le pays dispose de res- sources importantes pour parvenir au but recherché. Le gouvernement a mis en place une politique d’incitation à l’investissement et singulièrement en direction de la sphère privée et du partenariat extérieur. Si en cette phase d’évolution, l’investis- sement public est prédominant, il est évi- dent que celui-ci doit être impérativement prolongé par l’initiative privée, les efforts à accomplir en termes d’innovation et de recherche pour pouvoir s’intégrer au mieux des intérêts nationaux, à la compéti- tion qui se déroule à l’échelle planétaire sur le plan économique. Tahar Mohamed AL Anouar

Lundi 5 Juillet 2010

Coopération-Monde

20

EL MOUDJAHID

Algérie-Niger

Fête nationale des Comores

Bouteflika félicite M. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a adressé un message de vœux au Président de l'Union des Comores, M. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, à l'occasion de la fête nationale de son pays, dans lequel il a sou- ligné sa détermination à continuer d’œuvrer ensemble au raffermissement des liens de fra- ternité et de coopération entre les deux pays. "Il m'est particulièrement agréable, au moment où votre pays célèbre sa fête nationale, de vous présenter en mon nom personnel et au nom du peuple et gouvernement algériens, mes chaleureuses félicitations et mes meilleurs vœux de santé et de bien-être et de progrès et de pros- périté au peuple comorien frère", a écrit le Président Bouteflika dans son message. "Je saisis cette opportunité pour vous affir- mer ma détermination à continuer d’œuvrer avec vous au raffermissement des liens de frater- nité et de coopération entre nos deux pays au mieux des intérêts de nos peuples", a ajouté le Chef de l'Etat.

Fête nationale du Cap Vert

Bouteflika félicite M. Pedro Rodriges Pires

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a renouvelé son attachement à déve- lopper la coopération entre l'Algérie et le Cap Vert, dans un message adressé au président cap- verdien, M. Pedro Rodriges Pires, à l'occasion de la fête de l'Indépendance de son pays. La commémoration de l'anniversaire de l'indépen- dance de votre pays m'offre l'agréable opportu- nité de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algérien et en mon nom person- nel, mes chaleureuses félicitations accompa- gnées de mes voeux les meilleurs de santé et de bonheur pour vous-même, de progrès et de prospérité pour le peuple capverdien frère", écrit le Président Bouteflika dans son message. "Je tiens, en cette occasion, à vous renouve- ler mon attachement au renforcement des rela- tions d'amitié qui unissent nos deux pays et au développement de notre coopération au bénéfi- ce de nos peuples. Tout comme je me réjouis de notre contribution commune, au sein de l'Union africaine, à la promotion de la paix, de la stabili- té et du développement économique et social dans notre continent", souligne le Chef de l'Etat.

Conférence internationale sur la tolérance et la non-discrimination

L'Algérie préconise des mesures éducatives et dissuasives à Astana

L'Algérie a pris part à la Conférence interna-

tionale sur la tolérance et la non-discrimination tenue à Astana (Kazakhstan) durant laquelle elle

a préconisé l'élaboration de deux mesures pour

combattre l'islamophobie, l'une éducative et l'autre dissuasive, a indique hier un communiqué du Haut conseil islamique (HCI). La première mesure consiste à former les enfants, de l'école primaire à l'université, à la compréhension de l'islam, en leur présentant une image exacte de cette religion, précise le HCI, dont une délégation de cette institution condui- te par son président, M. Cheikh Bouamrane, a pris part à cette conférence initiée par l'Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe (OSCE). Cette mesure consiste éga- lement en la révision des manuels scolaires pour

en enlever tous les préjugés actuels qui sont enracinés contre l'islam, relève le communiqué. La deuxième mesure, qui est d'ordre juridique, "consiste à élaborer une législation qui réprime les blasphèmes contre l'Islam et éventuellement contre les autres religions", ajoute la même sour-

ce. Parmi les points traités par les participants

figure aussi celui de la lutte contre l'islamopho- bie. La délégation algérienne a profité de cette occasion pour établir des contacts et des consul- tations avec les délégués du Monde musulman pour coordonner leurs efforts et leurs actions en vue de réduire le climat d'islamophobie qui se développe en ce moment en Occident, souligne

le HCI.

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

Le Chef de l’Etat reçoit le secrétaire permanent du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a reçu hier à Alger le secrétaire permanent du Conseil suprême nigérien pour la restauration de la démocratie, le commissaire-colonel Badie Abdoulaye. L'audience s'est déroulée en présence du ministre

Algérie-Angola

M. Medelci présente les condoléances du Président Bouteflika suite au décès de Paolo Teixeira Jorge

Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci a présenté hier au siège de l'ambassade d'Angola à Alger, au nom de Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, les condoléances de l'Algérie suite au décès de l'ancien ministre des Relations extérieures de la République d'Angola Paolo Teixeira Jorge. "C'est avec consternation que nous avons appris le décès de notre frère Paolo Texieira Jorge le 26 juin dernier", a écrit M. Medelci sur le registre de condoléances. Et d'ajouter "en cette douloureuse circonstance, je vous présente au nom de Son Excellence le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, mes condoléances les plus attristées et vous exprime ma profonde compassion après cette grande perte tant pour le peuple angolais que pour l'Afrique tout entière". M. Medelci a indiqué "Nous garderons en Algérie, le sou- venir inoubliable d'un frère et d'un enfant de l'Afrique que notre pays a accueilli lors de la guerre du peuple angolais frère pour le recouvrement de sa liberté. Un homme qui s'est consacré sa vie durant, au seul service de son pays et de son peuple. Ses précieuse contributions pour la réalisation de cet objectif ne peuvent que forcer respect et considération". "Cette fraternité née de notre lutte commune pour la liber- té de nos pays respectifs est à la base des relations d'amitié solides entre l'Algérie et l'Angola et qui ne s'interrompront jamais grâce à notre conviction inébranlable et notre atta- chement ferme aux grandes valeurs qui ont libéré l'homme africain et l'Afrique", a encore souligné M. Medelci. "C'est avec un sentiment de résignation que nous présen- tons nos condoléances aux membres de la famille du défunt, au gouvernement et peuple angolais frère les assurant de notre compassion en cette pénible épreuve, a-t-il encore écrit. Paolo Teixeira Jorge avait occupé le poste de ministre des relations extérieures de la République d'Angola et a été membre du Conseil national angolais jusqu'à sa mort.

délégué chargé des Affaires maghrébines et afri- caines, M. Abdelkader Messahel, du ministre des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Nigériens à l'étranger, M me Toure Aminata Djibrilla Maiga, et des membres du Conseil suprême nigérien pour la restauration de la démocratie.

Suite au décès du président du Conseil national sahraoui

Le président de l’APN présente ses condoléances

droit à l'autodétermination confor- mément aux résolutions de la léga- lité internationale", a écrit M. Ziari dans son message. "Convaincu de la justesse de la cause de son peuple, le défunt à consacré sa vie pour permettre au peuple sahraoui de recouvrer ses droits reconnus par la légalité internationale", a-t-il indiqué. "Tout au long de son parcours, Mahfoud Ali Beiba a exprimé la volonté du peuple sahraoui à mettre fin à l'occupation notamment après sa désignation à la tête du Front Polisario suite à la mort d'El-Ouali Mustapha Sayed et ensuite à la tête du gouvernement et du CNS", a ajouté M. Ziari. Le président de l'APN a égale- ment précisé que "lors des diffé- rents rounds des négociations de Manhasset (Etats-Unis), le regretté a exprimé pleinement la volonté de son peuple et son attachement à ses droits inaliénables". Dans ce cadre, M. Ziari a réité- ré la disponibilité de l'APN à "ren- forcer les relations" entre les deux institutions législatives en Algérie et en République arabe sahraouie démocratique. Il a également salué les efforts "incessants" du défunt pour consolider les relations entre les deux institutions algérienne et sahraouie, objectif, a-t-il dit, que nous œuvrerons à concrétiser dans l'intérêt des deux peuples.

Une délégation parle- mentaire algérienne assiste aux funérailles de Mahfoud Ali Beiba .

Le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), M. Abdelaziz Ziari a dépêché, hier, une délégation de l'Assemblée pour assister aux funérailles du président du Conseil national sahraoui (CNS), Mahfoud Ali Beiba, a indiqué un communiqué de l'Assemblée. Le vice-président de l'APN, M. Mohamed Bourayou dirige cette délégation qui compte également le président du groupe parlementai- re d'amitié et de fraternité Algérie-Sahara occidental, M. Tayeb Houari. M. Ziari a chargé la délégation de remettre un message de condo- léances au Président de la République arabe sahraouie démo- cratique (RASD), secrétaire géné- ral du Front Polisario, M. Mohamed Abdelaziz dans lequel il exprime ses "sincères" condo- léances et toute sa compassion au peuple sahraoui. "Le peuple sahraoui perd en la personne de Mahfoud Beiba, un dirigeant émérite du Front popu- laire pour la libération de Saguia El Hamra et Rio de Oro qui mène la lutte du peuple sahraoui pour son

Algérie -Egypte

M. Abou El-Gheit affirme la volonté de l'Egypte et de l'Algérie de poursuivre l'édification d'une "relation forte"

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

Le ministre égyptien des Affaires étran- gères, M. Ahmed Abou El-Gheit a affirmé hier à Alger, la "ferme volonté" des deux pays et des peuples égyptien et algérien de poursuivre l'édification d'une "relation forte", pour la défense des droits arabes et la préservation de la sécurité de la région. "Je pense que la rencontre prévue aujour-

d'hui entre les Présidents Bouteflika et Moubarak et leur précédente rencontre à Nice (France), tenue il y a quelques semaines, viennent confirmer la "ferme volonté" des deux Présidents, peuples, et gouver- nements et des deux Etats de poursuivre l'édification d'une relation forte pour la défense des droits arabes et la préservation

de la sécurité de la région", a déclaré M. Abou El-Gheit à son arrivée à l'aéroport international d'Alger, où il a été accueilli par M. Mourad Medelci, ministre des AE. "L'Algérie et l'Egypte sont deux pays frères et n'ont cessé d'œuvrer ensemble depuis une soixantaine d'années", a rappelé le ministre, soulignant que cette visite "est une visite amicale et de courtoisie et s'inscrit dans ce cadre".

Entretien avec M. Medelci

Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, s'est entretenu hier à Alger avec son homologue égyptien, M. Ahmed Abou El Gheit. L'entretien s'est déroulé à l'aéroport international Houari-Boumediène. M. Abou El Gheit accompagnait le Président égyptien M. Mohamed Hosni Moubarak

international Houari-Boumediène. M. Abou El Gheit accompagnait le Président égyptien M. Mohamed Hosni Moubarak

Lundi 5 Juillet 2010

21 EL MOUDJAHID Spécial Mondial
21
EL MOUDJAHID
Spécial Mondial

Elle disputera les demi-finales pour la douzième fois de son histoire

Surprenante Allemagne

P our la douzième fois de son histoire, l'Allemagne disputera les demi-finales d'une Coupe du monde, mercredi

contre l'Espagne, mais rarement une Nationalmannschaft, impressionnante face à l'Angleterre (4-1) puis l'Argentine (4-0), a sus- cité autant d'enthousiasme. Une jeunesse sans complexe Joachim Löw a assemblé la plus jeune équipe d'Allemagne pour une Coupe du monde depuis 1934 avec une moyenne d'âge de 24,9 ans. Par obligation après les forfaits sur blessure de Michael Ballack, Simon Rolfes et Heiko Westermann, mais aussi par conviction, ce qui l'a conduit à écarter Torsten Frings, Christoph Metzelder et Kevin Kuranyi, vieillissants ou n'entrant pas (ou plus) dans son schéma de jeu. A l'image de Thomas Müller, 20 ans et une seule saison de Bundesliga derrière lui, ces jeunes sont venus pour jouer et gagner, pas pour emmagasiner de l'expérience depuis le banc des rempla- çants. Müller, suspendu pour la demi-finale, a marqué quatre buts, Mesut Özil impression- ne au poste de meneur de jeu, Sami Khedira s'entend à merveille avec Bastian Schweinsteiger et Jérôme Boateng commence à prendre ses aises au poste de latéral gauche, tous affichent sur le terrain une certaine inso- lence et une enthousiasmante joie de jouer. Une génération en or. Le gardien de but

Manuel Neuer, Dennis Aogo, Özil, Khedira et Boateng ont tous participé à la finale du Championnat d'Europe 2009 des moins de 21 ans où ils avaient (déjà) étrillé l'Angleterre (4-0). Ce titre -le premier pour l'Allemagne dans cette catégorie d'âge !-, a couronné les

efforts entrepris par la Fédération pour s'ou- vrir aux talents issus de l'immigration. Ces joueurs disposent également d'un solide vécu

qui, à la diffé-

rence de la Serie A italienne ou la Premier League anglaise, n'est pas encombré de recrues étrangères et permet ainsi aux jeunes Allemands de faire leur trou. A 24 ans, Neuer, gardien titulaire de Schalke 04 depuis 2006, a déjà disputé 122 matches de premiè- re Division allemande et un quart de finale de Ligue des champions. Özil, 21 ans et déjà 101 matches de Bundesliga, a fait oublier cette saison le Brésilien Diego au Werder Brême. Le noyau dur du Bayern Munich Dans son équipe-type, Löw aligne quatre joueurs du Bayern Munich (Lahm, Schweinsteiger, Müller et Klose). Dans son groupe des 23, sept joueurs ontparticipé à la belle saison du géant bavarois qui a réalisé le doublé Coupe/Championnat d'Allemagne et perdu la finale de la Ligue des champions contre l'Inter Milan. Sous la direction de Louis van Gaal, arrivé l'été dernier, ils ont développé des automatismes, une discipline tactique et une

en Bundesliga, championnat

une discipline tactique et une en Bundesliga, championnat nouvelle approche de leur métier comme le montre

nouvelle approche de leur métier comme le montre l'impressionnant Schweinsteiger. Les moqueries qui avaient accompagné sa nomi- nation au poste de sélectionneur-adjoint aux côtés de Jürgen Klinsmann en 2004, sont oubliées depuis longtemps. Löw, dont la car- rière d'entraîneur de club n'avait jamais vrai- ment décollé, a réussi en douceur une véri- table révolution en transformant le jeu prati- qué par la Nationalmannschaft, beaucoup moins stéréotypé et plus ambitieux offensi- vement. Déjà très influent sous l'ère

Klinsmann, "Jogi", 50 ans, a atteint la finale de l'Euro-2008 dès son premier tournoi avec les pleins pouvoirs. Mais cette défaite contre l'Espagne (1-0) à Vienne l'a conduit à se remettre en cause et aller encore plus loin. Le meilleur sélectionneur allemand de l'histoire (38 victoires en 54 matches), révéré en Allemagne pour ses résultats, son élégance et son calme apparent, arrive en fin de contrat. La Fédération allemande ne sera sans doute pas la seule à lui offrir un emploi après le

Mondial-2010.

La presse allemande rêve du sacre de sa Mannschaft “ O h, comme c'est beauuuuuuuu!":
La presse allemande rêve du sacre
de sa Mannschaft
“ O h, comme c'est beauuuuuuuu!": la presse dominicale allemande, à l'image de Welt am Sonntag,
se prend à rêver du titre de champion du monde pour sa jeune équipe de football après son
triomphe samedi face à l'Argentine en quart de finale (4-0) en Afrique du Sud. A une semai-
ne de la finale, le quotidien berlinois Tagesspiegel veut déjà y croire: "1954, 1974, 1990,
",
titre-t-il
hier en référence aux années où l'équipe d'Allemagne a remporté la Coupe du monde de foot-
ball"L'équipe nationale allemande a livré une nouvelle excellente prestation (
).
Le Mondial se pour-
suit en un conte de fées", ajoute le journal. Après sa victoire sur les hommes de Diego Maradona, tous
les espoirs sont donc permis, jugent dans leur ensemble les médias allemands. Et Bild am Sonntag
lance déjà un "Merci, vous, les héros!". "Le Dieu du football sourit à l'Allemagne. Nous avons battu
l'Argentine 4 à 0, nous sommes en demi-finale du Mondial et nous jouons le plus beau football du
monde", jubile-t-il. "Le plus beau tango de l'Allemagne", résume Welt am Sonntag. "Le Onze alle-
mand surclasse l'Argentine 4-0, va en demi-finale face à l'Espagne et croit au titre mondial", ajoute-
t-il avant de citer l'attaquant Lukas Podolski : "Encore deux matches et nous aurons le truc" en poche.
"Un historique 4-0 face à l'Argentine, conservez cette édition du journal pour vos petits-enfants", s'en-
flamme Bild am Sonntag avec une photo du jeune Thomas Müller jubilant après l'inscription du premier
but de la rencontre, dès la 3e minute. "Le jeune Onze allemand va de victoire en victoire. Avec un foot-
ball qui enthousiasme la planète entière", ajoute Welt sur son site internet. "Comment se fait-il que per-
sonne ne soit encore venu crier « Réveillez-vous, ouvrez les yeux, ce n'était qu'un rêve »?", interroge le
Berliner Kurier, appelant les Allemands à prénommer leur enfants Jogi en hommage au sélectionneur
Joachim Löw. "Le rêve de l'Allemagne d'un nouveau sacre après celui de 1990 continue", répond le
Tagesspiegel. "Joachim Löw et son équipe motivée
peuvent être sûrs de leur travail et de leur jeu. Leur
grande époque ne fait que commencer".

Sami Khedira blessé

L e milieu de terrain allemand Sami Khedira souffre d'une contracture à la cuisse droite après le quart de finale du Mondial-2010

contre l'Argentine (4-0), a annoncé hier l'encadre- ment allemand. Khedira, qui honorait sa 10 e sélection, a quitté ses coéquipiers à la 77e minu- te du match, samedi au Cap. Le milieu de terrain de Stuttgart, d'origine tunisienne, est resté aux soins hier pendant la séance de décrassage, mais devrait pouvoir reprendre un entraînement à base de footing aujourd’hui, a précisé le porte- parole de la Nationalmannschaft. Par ailleurs, Cacau, blessé aux abdominaux depuis une semaine, a dû interrompre hier matin la séance d'entraînement réservée aux joueurs qui ne sont pas entrés en jeu contre l'Argentine. L'attaquant de Stuttgart, né au Brésil et naturalisé allemand en 2009, souffre désormais du dos et sa participation à la demi-finale semble compromise. Il était déjà indis- ponible pour le 8 e de finale contre l'Angleterre (4-1) et n'est pas entré en jeu contre l'Argentine. L'Allemagne dis- pose de trois jours avant d'affronter l'Espagne en demi-finale mercredi à Durban pour une réédition de la finale de l'Euro-2008 remportée 1 à 0 par les Espagnols.

Messi, la messe est dite ionel Messi quitte éviter l'ultime naufrage de l'Argentine, broyée 4
Messi, la messe est dite
ionel
Messi quitte
éviter l'ultime naufrage
de l'Argentine, broyée 4 à 0 par
L
l'Afrique du Sud sans avoir marqué un but et sans avoir pu
finale. Messi, qui a tout gagné ces dernières saisons avec le Barça,
l'Allemagne en quart de
entre championnat, Ligue des champions
et même Ballon
d'Or, a fini en larmes dans
pu quitter le tournoi sans marquer une seule fois ? Les raisons sont à chercher
les vestiaires, a rapporté un Diego Maradona à la mine défaite.
Comment le "Pichichi"
de la Liga,
34 buts, a-t-il
du côté de Maradona,
cette figure tuté-
laire qui l'a placé étonnamment
jeu. Alors que "La Puce" s'éclate au
bas dans son schéma de
Barça dans une position
d'Higuain et de Tevez. Son implication sur
Diez" l'a fait évoluer
dans un rôle de numéro dix
agressive sur le porteur du ballon, Messi, sans protection, a
à l'ancienne, bien en retrait
de neuf et demi, "El
six des dix buts ins-
crits par l'Argentine avant les
de finale a fait illusion.
Mais face à une Mannschaft
été "mangé" par Schweinsteiger.
quarts
"Leo" n'a jamais
Higuain correctement et
Messi n'a pu que partir seul
minute avec cette chevauchée sur
trouvé
ses combinaisons avec Tevez
ont été brouillonnes.
à l'abordage, comme à la 26e
le côté droit du ter-
rain, en vain. Son match de samedi au
Cap dément singulièrement les
déclarations de son sélectionneur
la veille en conférence
de presse: "Messi, je veux
lui donner une
complète liberté. Si vous le
détruisez l'équilibre de
Pourtant, face à l'Allemagne,
Messi fut bien enfermé dans
de la ligne médiane
dispositif de l'Albiceleste.
mettez dans une boîte, vous
l'équipe".
une zone trop
proche
dans le
pas été surpris par l'Argentine. Nous
"Nous n'avons
Messi serait au milieu, dans
savions que
cette position.
Nous l'avons
pressé pour l'empêcher de donner
des ballons", s'est réjouis Joachim Löw,
de coup de poignard pour Maradona. Car la veille du match, Löw tenait le discours inver-
sélectionneur allemand, dans un commentaire en forme
Programme
des demi-finales
Diego", lançant devant la presse qu'il imposait
se de "Don
un "carcan serré" à ses joueurs et
qu'il attendait
d'eux "de la discipline".
Pourtant, sur le
terrain, les Müller, Özil et Khedira, s'amusent
comme des gamins
aimantés par la surface de
réparation adverse. La
méthode Maradona,
déjà
décriée pendant les qualifications
douloureuses du Mondial, a touché cruellement ses limites face à l'Allemagne: un bon
meneur
d'hommes ne
remplace jamais un bon tacticien.
Demain 6 juillet à 18h30 au Cap
Uruguay-Pays-Bas
A l'échauffement avant le quart de finale, "El pibe de oro", en survêtement
avant d'enfiler son
costume de match
anthracite, participait aux jeux de ballon
avec ses joueurs.
Il échangeait ainsi accolades, sourires et passes avec un
Messi qu'il encourageait
en
tapant des mains. Löw, pendant
ce temps, observait
est sorti tête basse.
sereinement en retrait les "toros" de la Mannschaft. A la fin du match Messi
sourire bras dessus bras dessous avec Podolski. Il y aura donc bien
Seul. Plus loin derrière
lui,
Özil, le
"Messi allemand",
quittait la pelouse tout
Mercredi 7 à 18h30 à Durban
Allemagne-Espagne
un "Messi" en demi-finale, mais il
est d'origine
turque et joue au Werder Brême.
un "Messi" en demi-finale, mais il est d'origine turque et joue au Werder Brême. Lundi 5

Lundi 5 Juillet 2010

22

Vie quotidienne

EL MOUDJAHID

AnniversairE

Cela fait 4 ans, une jolie princesse qui s’appelle MELISSA est venue fleurir le jardin
Cela fait
4 ans, une
jolie
princesse
qui
s’appelle
MELISSA
est venue
fleurir le jardin de son papa
et sa maman (Salim et
Nacira).
En cette heureuse occa-
sion, les familles Ahrouche
et Hadem, surtout ta tante
Farida du Canada, te sou-
haitent beaucoup de santé
et une longue vie parsemée
de joie et de réussite.
Grosse bise Melissa.
Perdu Un cachet rond portant mention : SARL DTS (Développement technologies sportives) 4, rue Emile
Perdu
Un cachet rond portant mention :
SARL DTS (Développement
technologies sportives)
4, rue Emile Zola, Alger-Centre
● La SARL DTS décline toute
responsabilité quant à son utilisa-
tion frauduleuse.

Sétif

70% des élèves bénéficient des cantines scolaires

A u moins 69% des élèves du cycle primaire bénéficient de

cantines scolaires dans la wilaya de Sétif, ont indiqué hier, lors d'une session ordinaire de l’APW, les responsables concernés de l’éduca- tion. Quelque 82% des écoles dispo- sent de cantines dans cette wilaya où ce taux qui ne dépassait pas les 15% en 1999, devra être porté "pro- chainement" à 90%, a-t-on ajouté. Selon la même source, la pro- gression de l’ouverture des cantines dans les écoles est "continue et régulière, d’année en année". C’est ainsi que 110.700 élèves issus de familles aux revenus modestes prennent leur repas dans 662 cantines, dont 185 cantines cen-