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NA-A-F 1'1?-1.- (~. / '7 il s)

ARTISTES FRANÇAIS EN ISOO .

Pilcecommuniquée par M. Fillon.

Cette note cur ieuse de l'expert Lebrun est autog raphe j mals
'ion orthographe est telle qu'elle rendrait fastidieuse la lecture :
il n'y a pas là du reste, comme pour les temp s anciens, uuc raison
de fidél ité absolue. Celui à qui il j'a fait copier, pour la remettre
J U prince Lucien, en a évidemment cor rige les Iautes ; je l'imprime

sans rien changer au texte, mais comme Je copiste a dO la t rans-


etir e pour qu'elle pût êtr e présentée.

Pièce SUT les artistes remise par M. Le Brun


à Lucien Bonaparte.

Note remise le 2 vendémiaire an 9


(mercredi 24 septembre 1800).

Citoyen,
J 'ni l'honneur de vous faire parvenir la note des dix plus
habiies peintres, sculpteurs et architectes. Je ne puis vous
dissimuler que cette marque de confiance dans mon jugement
me montre la difficulté de la mission dont je m'étais chargé.
Aussi me suis-je dit ; ( C'est à la balance de la Postérité
qu'il faut les faire peser. )1 Je crus même devoir les classer
graduellement, car il s'offre de la différence d'une manière
sensible entre les cinq premiers et les cinq derniers. Il eüt
peut-être été essentiel de savoir encore à quoy ils seraient
employés, afin de les placer plus directement au genre de
leurs talents et aux études particulières qu'ils ont faites. La
412 ARTISTES FRANÇAi\; EN ISOO.
Peinture est plus abondante et présente plus de gran ds
talents que les deux autr es arts ; aussi ses genres de gloire
sont plus variés.

PEIN TRES D'HISTOIRE.

J. David. Connu par huit à dix tableaux.


2. Menageai. Par sa mort de Méléagre, de Léonard de
Vinci, sa Suzanne, sa Polixène. Douze à quinze ouvrages
capitaux Pont classé au rang des plus grands peintres et l'ont
appelé à la place de Directeur à l'Académie de France à
Rome . Les envieux de ses rares talents lui ont fait craindre
sa rent rée en France. C'est au Ministre de l'intérieur à le
rap peler et à lui commander des travaux dignes de sa patrie
et de sa gloire. Il est propre à faire aussi des plafonds.
~ . Gérard. Par son Bélisaire, sa Psy ché, plusieurs compo-
sitions et plusieurs tableaux du plus grand mérite.
4- Vincent. Son Présid ent Molé, sa Piscine, son Cinna, son
Guillaume Tell, et autre s ouvra ges distingués.
S. Girodet. Par deux tableaux; l'un en petit , médecin
refusant des présents, son Endimion, et plusieurs compositions
d'un style pur.
6. Prud'hon. Par son tableau de la Sagesse montrant à la
Vérité la lumière qui éclaire la Franc e, nombre de compo-
sitions pleines de génie, tenant de la grâce du Corrége et du
Parmesan. Aussi propre à faire des plafonds , tal ent qui n'est
pas propre à tous les art istes.
7. Regnault. Par l'Éducation d'Achille, une Descente de
croix, Hercule et Alceste , et nombre d'autres ouvrages .
8. Carle Vernet. Par son triomphe de Paul Émile , sa
Course de chars , le Combat d'un cavalier et d'un lion;
talent rar e pour les chevaux et propre à faire passer à la
postérité plusieurs actions extraordinaires à la gloire de la
République.
ARTI STES FRANÇAIS EN 18 0 0 . 433

9. Meyilicr . Par plusieurs ouvrages et par son tableau,


maintenant exposé au Salon, représentant les adieux d'Eu-
charis à Télémaque, le meilleur du Salon .
10 . Lethiire. Par son Philoctète et plusieurs belles com-
positions.
Cen'est pas sans regretter que je cite ici plusieurs talents
d'un grand espoir:
Fabre, élève de David, qu i a fait une mort de Caïn, une
Suzanne, etc. j artiste des plus habiles, aussi errant de la
France, qu'il faut rappeler.
Guerin, qui a fait le plus beau tableau du dernier Salon;
savoir s'il soutient ses débuts.
Gauffier. Le sacrifi ce de Gédéon ; artiste errant, qui sera
prochain de Lesueur et Lairesse; digne d'être rappelé.
PEIN T RES DE PORTRAIT S.

M'Il'" Le Brun, Greuze, Droling, Ansiau, Barbier de NÎmes.

P EINT RES DE P AYSAGES ET G ENRE.

Dematne, Taunay , tous deux propres à faire des sujets de


la Révolution.
Hue, paysages et marine.
Ommegantk, peintre de paysages et animaux, à Anvers.
Bertin, Valenciennes, peintres de paysages.
Sablet, peintres de genre~ costumes.
Swebac Des Fontaines, des batailles en petit.
Vandael, peintre de fleurs, l'un des plus grands peintres
qui existent en ce genre.
M INIAT URE.

Isabey , AugusIin, Slcardi, maître d'Isabey, Gav :


SCULPT URE.

1. Moine. Cassini; et du génie.


4 34 ARTISTES FRANÇAI S EN 1800.

2. Giraud. Son morceau de réception.


3. lumen . La Fontaine; ses figures de Rambouillet.
4 . Chaudet. Cyparis, et du génie.
S. Foucou. Son Duguesclin et autres.
6 . Dejoux.. Sa Renommée du Panthéon, et autres bas-
reliefs.
7, Sto uf· Son S' François de Paule.
S. Bacary. Psyché et l'Amour.
9. Pajou. Pascal, Bossuet, etc.
1Q. Ramey ou Lemot,

Différence marquée à moitié liste.


A RCHITECT URE.

1. Gondoin . L'école de chirurgie.


2. Raymond. Sa place du Perrou ; ses plans pour l'arrivée
,
derrière la maison de Lebrun ; ses Prisons pour Toulouse el
ses études de spectacles. Le style du grand génie, puisé dans
.'
les modèles antiques, conceptions sages, une pratique dans la ,
construction, qui offre des détails précieux et le plus habile
du monde pour la charpente.
3. Chalgrin, L'église Saint-Louis du Roule. Des fêtes
publiques, etc. Du génie; style sage; bon constructeur.
4. Paris. Artiste rempli de goût; style soigné; chargé de
plusieurs fêtes publiques.
5. Moreau, architecte et peintre. Ingénieux et d'un bon
style; des plans qui offrent de belles pensées.
6. Peyre. Talent sage ; a fait des monuments en Alle-
magne.
7. Le Doux. Homme de génie ; imagination ardente; peu
soigné, a beaucoup construit.
S. Cellericr, Un génie exercé; du goût dans les intérieurs;
il a beaucoup construit.
9. Percier et Fontaine, Artistes que l'amitié Il réunis. Ces
ARTI STES FRANÇAIS EN 180 0 . 4 1~
deux artistes ont des conceptions charmantes; habiles dans
les détails; des talents dans les décorations intér ieures et dans
les meubles.
l a . Vaudoyer. Des compositions heure uses , des plans
simples et a fait de très- bonnes études.
Thil'dult. Des idées neuves .
Je désire, Citoyen, que ces hommes célèbres soient à
même de justifier par des travaux le tri but de gloire et de
célébrité que leur talent leur assure et dont la Nation s'enor-
gueillira .
Salut et considération.
L E B RUN.
Commissaire expert du Musée central des Arts.

Au mémoire est joint un feuillet d'une autre écr iture aussi


correcte 'lue celle de Le Brun est ignorante. C' est évidemm ent un
;J.11li 'lUI :l fourni celte note, excellente comme on va voir:

Architectes Français,
1 . Gondoin , architecte, de l' Institut National de Fr ance,

membre de la ci- deva nt Académie d'architecture. Artiste qui


a un coup d' œil tr ès-d élicat et juste , qui a le goût du grand ;
du génie; bon style d'architecture puisé dans les modèles de
l'antiquité; une conception sage et facile; une pratique dans
la construction qui offre des déta ils intér essants et pr écis:
sage dans les idées, comme Palladio l' était dans les siennes.
2. Chalgrin, arc hitecte, de l'I nstitut National de Fra nce ,
membre de la cy-devant Acadé mie d'architectu re . Artiste
sage qui a du génie et de la capacit é, qui joint à une exé-
cution soignée des détails heureu x, puisés dans ~eu x transmis
par les anciens; il a un bon sty le d'architecture; il entend
parfaitement la construction; il a de la facilité pour l'exé-
cution des fêtes publiques; il Y réussit parce qu'il a infiniment
de goût; grand dans ses projets .
4~ 6 ARTISTES FRANÇ AI S EN 18 0 0 .

". Paris , architecte, de l'Institut National, ci-devant


Membre de l'Académie d' architecture. Artiste qui a infiniment
de goût , un style soigné et pur, une exécution et des détails
recherchés 1 des plans heureux qui respirent le goüt de
J'antiquité qu'il a su bien voir dans ses études; ses conceptions
sont variées; il a été chargé de plusieurs fêtes qui ont eu des
succès.
4. Moreau, architecte et peintre. Artiste sage, ingénieux;
du goût et de la précision dans ses détails; un bon style,
puisé dans l'étude profonde de l'antiquité; des plans qui
offrent de belles pensées.
i . Peyre, architecte, de J'Institut National, membre de la
ci- devant Académie d'archite cture. Artiste sage, qui a du
goüt , de la précision, qui a eu des succès mérités dans l'exé-
cution de plusieurs monuments en Allemagne élevés sur ses
dessins ; on remarque dans ses plans des détails heureux.
6. Ledoux, architecte , membre de la ci-devant Académie
d'a rchitecture . Homme de génie, une imagination ardente et
pittoresque, une conception forte; l'exécution de ses projets
.
pourrait être plus soignée ; c'est l'architecte qui a le plus
construit.
ï. Cdlerier, architecte. Artiste habile , génie exercé , de la
facilité, et du goût pour décorer les intérieurs ; des plans
pittoresques, avec des formes heureuses et variées, une exé-
cution soignée. Il a beaucoup construit.
8. Percier et Fontaine, architectes) que l'amitié a unis. Ces
deux artistes, qui habitent ensemble, ont des conceptions
charmantes; habiles dans les détails de leur art , qu'ils ont
puisé dans l'antiquit é;' leurs productions sont extrêmement
soignées; ils ont beaucoup de succès dans la décoration des
intérieurs et dans les dessins des meubles.
9. Vaudoyer, architecte. Artiste habile dans la théorie et
dans la pratique de son art ; ses conceptions sont heureuses;
ARTISTES f RANÇA IS ë N 18 0 0. 4 lï
ses plans sont simples, d'une exécution facile; il a tait de
fort bonnes études d'après les modèles qui nous restent de
l'antiquité.
l a. Poyet, architecte, membre de la ci-devant Académie
d' architecture . Imagination ardente 1 qui lui fait produire des
effets singuliers. Il a beaucoup bâti sans précision, il a fait
parfois des choses ingénieuses, mais d' une exécution peu
soignée; son génie le porte à accueillir les objets extraor-
dinaires, mais ses conceptions ne sont pas sans unité.

Sur cette note, qu'on voit maintenant être évidemment l'origine


du r ésumé de Le Brun, Je n- 10 est effacé, et à partir Je Chalgrin
chaque numéro a été surchargé par Le Brun, de sorte que 2 est
devenu J et ainsi de suite. Enfin Le Brun a mis en marge
2 . Raymond. On a vu que dans sa note c'est l'article le plus
étendu. De ceci il résulte bien sûrement que c'est Raymond, qui ne
s'est pas nommé lui-même et qui a mis dans son jugement des
autres autant de bienveillance que de goû t, qui est J'auteur de la
note demandée et employée par Le Brun. L'écriture est certai-
nement la même que celle, dans les mêmes papiers de Le Brun, d'un
mémoire anonyme infiniment détaillé et compétent sur la comparai-
son de la charpente du dôme de la Sa/litt à Venise et de celle du dôme
des Invalides. En même temps on a vu queLe Brun, pour lequel ila
travail!é,puisqu'il est cité comme ayant fa it l'arrivéederrière sa maison
de la rue du Gros-Chenet, le donne comme « le plus habile du momie
pour la charpente. JI En combinant ces divers éléments J il ne me
parait pas douteux que l'auteur de cette curieuse note et du
mémoire sur les charpentes des dômes de la Sa/ute et des Invalides
(mémoire des plus remarquables et que nous aurions im primé si
nous n'avions constaté qu'il avait été déjà publié dans les Mémoires
de l'Académie) ne soit "architecte Raymond. Dans ce mémoire il
dit avoir été à Venise en 1774.
A. de M.
/jI?Cff/V~!:. L ~T u:
Fte/tNç/t1$ 1 Y1 'f ') TV (11 /0 J
Ù . A, TI,f é{ «1
xar ts'ra s CA NDIDATS A LA CLASSE DES BEA UX· ART S . 24 5

gravure, comp l ète ~n ent ou blié e dan s l' organisation de '795., et


la mua iqu e, à l'exclusi?? tou tefo is de la déclam ation par su it e
de l'élimin etl on comp rè~e de l'élémen t dram atiq ue. Seul em ent,
NOTICES SUR LES ARTISTES l'arr êt é du 3 pluviôse n'attribua poin t à to utes les sectio ns le
mê m e nom b re de me m bres, mais pr oportionna ce nombœ à
CANDIDAT S A LA CLASSE l'i m portance qu 'on do~nait à ch acu n e d'elles j c'est ainsi qu e
la section de peint ure devait se compos er de dix m em bres,
celles de sculptu re et d'a rchit ectu r e de six membres ch aque,
DES BEAUX-ARTS DE L'INSTITUT celle de gra vu r e d e trois me mb res et celle de m u sique, ou
p lutôt de 'com position musicale, de tro is m emb res également.
(. 3 FRUCTIDOR AN VIII ). Un arrê té du 8 pluviôse an XI (28 jan vier 1& 3), qu i fixa la
com position de ch acune des cla sses de l'In stitut, fai t connaît re
les noms des m em b res qui formè rent la classe de s be au x-arts.
On 'n 'y trou ve qu e hu it no ms de peintres au lieu de di x, et
La Conven tion na tionale, ap rès avoir impitoyablement pros- enco re le h ui tièm e m em bre d''; la 'section de peintu re, Vis~
cr it les Acad ém ies de l'ancien régim e, qui cess èren t d 'existe r conti, fut a jou té a p rès cou p, six noms de scu lpte u rs , six d'a r-
le 8 30 'O. t 1793, re vint plus ta r d à.des con ceptio ns m oi ns étroites chitectes, trois de grave u rs et cinq de m usiciens au lieu de troi s,
et, pa r l' articl e 2gB de la Con stitution de l'an III, décid a la parce qu e provis oi rement fu r ent ma in tenus deux a rtistes odra -
créat ion d'u n . Institut na tiona l, cha rgé de recu eill ir les déca n. ma tique s, M. de Franqueville , d ans son h istori qu e de l'I ns-
vert es et de perfectionner les arts et les scien ces Il . La loi sur ti tu t l , d it que cette liste rep roduisit ex acteme n t cell e des
l' ins tru ction pu blique, du 3 brumaire an IV, qu e rend it la memb res des qu atre section s <le 'l'~ncie'nn e tr oisièm e classe.
Conven tio n à la veille de sa sépa ration , or ganisa l'I nsti tu t Si cerre assertion es t ex acte ~ pou r les peintres, sauf pour les
national et fixa à trois le no m br e de ses cl asses. Dans ce tte deux dernlers n om s de la lis te, si elle l'est a uss i... pour les
organlsetlon, une m ode ste place était r éservé e aux ar tiste s, sc u lpteurs, il n 'en est pas de m ême po ur les architecte s, on ne
gro u pés sous la m on archie en Académie de peinture et scul p- retrou ve plus que tr ois des nom s pr imitifs, ceux lIIfe Gond oin,
ture et Académie d'a r chi tec tu r e, et qu i, confondu s av ec le s lit- de P eyre et de Raymonâ ; a u x n oms de Wailly , B oull ée et P â ris
térateurs et le s arché ologu es, formèrent la troisièm e cl ~s s e fu rent substitués ceu x de Dufaurny, Chalgrin et H eurtie r,
so us la dén omin ation de littérature et beaux-arts ; les qua tre Le pr em ier Consul pri t un in térê t tou t particulier à la r éer- (
dernières se ctions de cette classe furent réservées au x pein tr es, ganisa tion de l'In st itut et de m an da à Chaptal, minis tre de
scu lp teu rs, a rchitectes et musici ens; ceux qui furent appe lés l'Intéri eur , un r appor t, qui fut présenté le 17 n ivôse an XI et
à fai re partie de ces secti ons appartenaient pour la plu pa rt qui est annexé au projet d'arrêté soumis au Conseil d'État!, ,1
au x anciennes Académies. Ce tte organisation, ass u rémen t for t lequel fut 'discuté le 30 niv ôse.imals ce qu e l'on ignore, c'es t
défe ctue use , pu isqu 'ell e n' a ccordait aux le ttres, à l'érudition et que l pr ès de de ux ann ées auparavant, la question éta it d éjà à
aux arts qu'un e place tr ès limité e, subsista ju squ'à la fin du l'étu de ; on voit , en ce qu i concerne les beaux- arts, qu e l'a r rêté
Dire cto ire . Comm e l' on sait, ce fut u n arrêté consulai re du du 3 pluviôse an XI fu t précédé d'un trava il pré pa ratoi re, fait
3 pluv iôse an XI (23 janvier (803) qu i éta blit un no uve a u à la dem ande du p re mier Consu l dans les bureaux du m inis-
régim e et qui reconstitu a, sa ns to utefois leur r endre leurs no ms,
les an cie n ne s Acad ém ies. Une cl asse spéci ale, la qu a tri èm e 1. Comte de Franqu eville, L e prem ier si ècle de l'Inst itu t de
classe, fut att ri bué e aux beaux -a rts et devait comp rend re cinq F ran ce, t. l, p. 59.
sect ion s, savoi r: la pei n tu re, la scu lptu re, l'a rchitectu re, la 2 . Arch . na t . AF I V 83, n- 473.

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xar ts'ra s CA NDIDATS A LA CLASSE DES BEA UX· ART S . 24 5

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de l'élimin etl on comp rè~e de l'élémen t dram atiq ue. Seul em ent,
NOTICES SUR LES ARTISTES l'arr êt é du 3 pluviôse n'attribua poin t à to utes les sectio ns le
mê m e nom b re de me m bres, mais pr oportionna ce nombœ à
CANDIDAT S A LA CLASSE l'i m portance qu 'on do~nait à ch acu n e d'elles j c'est ainsi qu e
la section de peint ure devait se compos er de dix m em bres,
celles de sculptu re et d'a rchit ectu r e de six membres ch aque,
DES BEAUX-ARTS DE L'INSTITUT celle de gra vu r e d e trois me mb res et celle de m u sique, ou
p lutôt de 'com position musicale, de tro is m emb res également.
(. 3 FRUCTIDOR AN VIII ). Un arrê té du 8 pluviôse an XI (28 jan vier 1& 3), qu i fixa la
com position de ch acune des cla sses de l'In stitut, fai t connaît re
les noms des m em b res qui formè rent la classe de s be au x-arts.
On 'n 'y trou ve qu e hu it no ms de peintres au lieu de di x, et
La Conven tion na tionale, ap rès avoir impitoyablement pros- enco re le h ui tièm e m em bre d''; la 'section de peintu re, Vis~
cr it les Acad ém ies de l'ancien régim e, qui cess èren t d 'existe r conti, fut a jou té a p rès cou p, six noms de scu lpte u rs , six d'a r-
le 8 30 'O. t 1793, re vint plus ta r d à.des con ceptio ns m oi ns étroites chitectes, trois de grave u rs et cinq de m usiciens au lieu de troi s,
et, pa r l' articl e 2gB de la Con stitution de l'an III, décid a la parce qu e provis oi rement fu r ent ma in tenus deux a rtistes odra -
créat ion d'u n . Institut na tiona l, cha rgé de recu eill ir les déca n. ma tique s, M. de Franqueville , d ans son h istori qu e de l'I ns-
vert es et de perfectionner les arts et les scien ces Il . La loi sur ti tu t l , d it que cette liste rep roduisit ex acteme n t cell e des
l' ins tru ction pu blique, du 3 brumaire an IV, qu e rend it la memb res des qu atre section s <le 'l'~ncie'nn e tr oisièm e classe.
Conven tio n à la veille de sa sépa ration , or ganisa l'I nsti tu t Si cerre assertion es t ex acte ~ pou r les peintres, sauf pour les
national et fixa à trois le no m br e de ses cl asses. Dans ce tte deux dernlers n om s de la lis te, si elle l'est a uss i... pour les
organlsetlon, une m ode ste place était r éservé e aux ar tiste s, sc u lpteurs, il n 'en est pas de m ême po ur les architecte s, on ne
gro u pés sous la m on archie en Académie de peinture et scul p- retrou ve plus que tr ois des nom s pr imitifs, ceux lIIfe Gond oin,
ture et Académie d'a r chi tec tu r e, et qu i, confondu s av ec le s lit- de P eyre et de Raymonâ ; a u x n oms de Wailly , B oull ée et P â ris
térateurs et le s arché ologu es, formèrent la troisièm e cl ~s s e fu rent substitués ceu x de Dufaurny, Chalgrin et H eurtie r,
so us la dén omin ation de littérature et beaux-arts ; les qua tre Le pr em ier Consul pri t un in térê t tou t particulier à la r éer- (
dernières se ctions de cette classe furent réservées au x pein tr es, ganisa tion de l'In st itut et de m an da à Chaptal, minis tre de
scu lp teu rs, a rchitectes et musici ens; ceux qui furent appe lés l'Intéri eur , un r appor t, qui fut présenté le 17 n ivôse an XI et
à fai re partie de ces secti ons appartenaient pour la plu pa rt qui est annexé au projet d'arrêté soumis au Conseil d'État!, ,1
au x anciennes Académies. Ce tte organisation, ass u rémen t for t lequel fut 'discuté le 30 niv ôse.imals ce qu e l'on ignore, c'es t
défe ctue use , pu isqu 'ell e n' a ccordait aux le ttres, à l'érudition et que l pr ès de de ux ann ées auparavant, la question éta it d éjà à
aux arts qu'un e place tr ès limité e, subsista ju squ'à la fin du l'étu de ; on voit , en ce qu i concerne les beaux- arts, qu e l'a r rêté
Dire cto ire . Comm e l' on sait, ce fut u n arrêté consulai re du du 3 pluviôse an XI fu t précédé d'un trava il pré pa ratoi re, fait
3 pluv iôse an XI (23 janvier (803) qu i éta blit un no uve a u à la dem ande du p re mier Consu l dans les bureaux du m inis-
régim e et qui reconstitu a, sa ns to utefois leur r endre leurs no ms,
les an cie n ne s Acad ém ies. Une cl asse spéci ale, la qu a tri èm e 1. Comte de Franqu eville, L e prem ier si ècle de l'Inst itu t de
classe, fut att ri bué e aux beaux -a rts et devait comp rend re cinq F ran ce, t. l, p. 59.
sect ion s, savoi r: la pei n tu re, la scu lptu re, l'a rchitectu re, la 2 . Arch . na t . AF I V 83, n- 473.

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ARTISTES CANDIDATS A LA CLASSE DES BE AUX- ART S DE L'INSTITUT . 247
" tère de l'Int ér ieu r et qui servit ce rta inement d e base pour
l' ét ablissement de la liste ar rêtée le 8 p luviôse an XI. A la date . NO TI CE S
du 23 fructidor an VIII , Bon aparte, dési reux de se r end re
compte pa r lui-même du mérite de s artistes qu 'on jugera it SUR

dignes de prend re place pa rmi les membres de la futu re classe


PLUSIEURS ARTIS TES CÉ LÈBRE S.
des beaux-a rts, adressait à son frè re Lucien, mini stre d e l'I n-
té rie u r, la lettre su ivan te:
P E INTRE S.
Au MINISTRE DE L'INTÉRIE un.
1. Vien ' . - C'est le père de la nou velle école dom
Paris, le 23 fructidor, an 8 le chef est David . Vien s'ape rçut le premier qu'il fal-
de la République . lait abandonner la route que suivaient les Boucher,
Je vous prie, citoyen ministre, de me rem ettre la les Vanlo o, etc., .et n'étudier que la nature, les anciens
liste de nos dix meilleurs peintres, de no s dix meil- et les grands maltres des diverses écoles d'Italie.
leurs scu lpteurs, de no s dix me illeurs compositeu rs Plusieurs de ses tableaux sont encore très estimés;
de musique , de nos dix meilleurs artistes mu sici en s, il faut -pou rtant convenir qu'il a été su rpass é par un
aut res que ceux qui jouent su r nos th éâtres , de no s grand no mbre de ses élèves ; mais il a fa it une utile
dix meilleu rs architectes, ainsi que les noms des révolut ion dans les a rts.
art istes dans d'autres genres don t les talents méritent Vien est u n excell en t des sinateur. Quoique tr ès âgé,
de fixer I'at tention pub lique. et depuis mêm e qu'il est membre du Sénat, il a dessin é
Je vous sa lue . po ur les gra veurs de s su jets trè s agréables.
S ign é : BONAPARTE . 2 . David' . - Il est presque inu tile de rappeler ses
Archives nation ale s, F17 1232.
1. Vien (Joseph- M arie), pei ntre et graveu r, né à Montpel-
La lettre porte dans le haut le cachet du minis tre de Flnt ë- lie r, le 18 juin ' 1716, mo rt à Pari s, le 27 mars IBog. z .lève de
rieur, avec la date du 24 fructido r. Giral et de Na toire, grand prix de Ro me en 1743, il entra en
C'est à la suite de cette in vitation du prem ier Consul qu e ' 1754 à l'Académie roy ale de pein ture, compta parmi ses élèves
David, Girodet, Girardct et Gros, dirigea l'Acad émi e de Fran ce
fu t ré dig ée la notice q ui s uit, remise au sec rétai re gén éral du
à Rom e de 1775 à 1781, devint premier peintre du R oi en t 789'
ministère de l' In térieur, F élix Desportes. Quoique l'auteur ne
fut n om mé sénateur après le 18 brumaire et comte de l'Em.
se soit pas fait connaître, comme à l a fin d'une note compl é- pir e le '26 avril 1808, élu le 12 décembre 1795 m embre de la
mentai re, do nt nous donnons plus loi n le texte, se tr ou vent classe de li ttérature et be aux-arts de l'Inst itu t et appelé le
marquées les initiales A. D., il est permis de croire qu e la '28 janvie r 1803, à fai r e pa rtie de la classe des beaux-arts. '
notice en question est due à Amaury Duval, littérateur et éru - 2 . David (Ja eq u es- ~~ u is), pein!re, né à Pa ris, le 30 ao ût 1748,
dit bien con n u, qui r em pli t sous le Dir ectoire et le Consu la t ~ or t à Bruxelles, ou Il ét a l ~ exi l é comm e conve ntionnel ré gi.

le s fonctions de chef du bu re au des be aux-ans au m ini stère ctde, le 29 décembre 18:15. É lève de Vien, 2* prix de Rom e en
)771, membre de l'Académie royale de peinture en 1783
de l'Intérieu r et qui était pa r c onséq~ent qualifié pour do nne r nomm é pa r arrêté du 20 novembre 1795 memb re de la cl asse
une appréciation motivée su r le mérite des candidats suscep- de littératu re et beaux-arts de l'Institut, il fit partie le prem ier
t ibl es de form er la classe des beaux-arts. de la classe des be au x- arts en vertu d'arrêté du 28' jan vie r r803.
ARTISTES CANDIDATS A LA CLASSE DES BE AUX- ART S DE L'INSTITUT . 247
" tère de l'Int ér ieu r et qui servit ce rta inement d e base pour
l' ét ablissement de la liste ar rêtée le 8 p luviôse an XI. A la date . NO TI CE S
du 23 fructidor an VIII , Bon aparte, dési reux de se r end re
compte pa r lui-même du mérite de s artistes qu 'on jugera it SUR

dignes de prend re place pa rmi les membres de la futu re classe


PLUSIEURS ARTIS TES CÉ LÈBRE S.
des beaux-a rts, adressait à son frè re Lucien, mini stre d e l'I n-
té rie u r, la lettre su ivan te:
P E INTRE S.
Au MINISTRE DE L'INTÉRIE un.
1. Vien ' . - C'est le père de la nou velle école dom
Paris, le 23 fructidor, an 8 le chef est David . Vien s'ape rçut le premier qu'il fal-
de la République . lait abandonner la route que suivaient les Boucher,
Je vous prie, citoyen ministre, de me rem ettre la les Vanlo o, etc., .et n'étudier que la nature, les anciens
liste de nos dix meilleurs peintres, de no s dix meil- et les grands maltres des diverses écoles d'Italie.
leurs scu lpteurs, de no s dix me illeurs compositeu rs Plusieurs de ses tableaux sont encore très estimés;
de musique , de nos dix meilleurs artistes mu sici en s, il faut -pou rtant convenir qu'il a été su rpass é par un
aut res que ceux qui jouent su r nos th éâtres , de no s grand no mbre de ses élèves ; mais il a fa it une utile
dix meilleu rs architectes, ainsi que les noms des révolut ion dans les a rts.
art istes dans d'autres genres don t les talents méritent Vien est u n excell en t des sinateur. Quoique tr ès âgé,
de fixer I'at tention pub lique. et depuis mêm e qu'il est membre du Sénat, il a dessin é
Je vous sa lue . po ur les gra veurs de s su jets trè s agréables.
S ign é : BONAPARTE . 2 . David' . - Il est presque inu tile de rappeler ses
Archives nation ale s, F17 1232.
1. Vien (Joseph- M arie), pei ntre et graveu r, né à Montpel-
La lettre porte dans le haut le cachet du minis tre de Flnt ë- lie r, le 18 juin ' 1716, mo rt à Pari s, le 27 mars IBog. z .lève de
rieur, avec la date du 24 fructido r. Giral et de Na toire, grand prix de Ro me en 1743, il entra en
C'est à la suite de cette in vitation du prem ier Consul qu e ' 1754 à l'Académie roy ale de pein ture, compta parmi ses élèves
David, Girodet, Girardct et Gros, dirigea l'Acad émi e de Fran ce
fu t ré dig ée la notice q ui s uit, remise au sec rétai re gén éral du
à Rom e de 1775 à 1781, devint premier peintre du R oi en t 789'
ministère de l' In térieur, F élix Desportes. Quoique l'auteur ne
fut n om mé sénateur après le 18 brumaire et comte de l'Em.
se soit pas fait connaître, comme à l a fin d'une note compl é- pir e le '26 avril 1808, élu le 12 décembre 1795 m embre de la
mentai re, do nt nous donnons plus loi n le texte, se tr ou vent classe de li ttérature et be aux-arts de l'Inst itu t et appelé le
marquées les initiales A. D., il est permis de croire qu e la '28 janvie r 1803, à fai r e pa rtie de la classe des beaux-arts. '
notice en question est due à Amaury Duval, littérateur et éru - 2 . David (Ja eq u es- ~~ u is), pein!re, né à Pa ris, le 30 ao ût 1748,
dit bien con n u, qui r em pli t sous le Dir ectoire et le Consu la t ~ or t à Bruxelles, ou Il ét a l ~ exi l é comm e conve ntionnel ré gi.

le s fonctions de chef du bu re au des be aux-ans au m ini stère ctde, le 29 décembre 18:15. É lève de Vien, 2* prix de Rom e en
)771, membre de l'Académie royale de peinture en 1783
de l'Intérieu r et qui était pa r c onséq~ent qualifié pour do nne r nomm é pa r arrêté du 20 novembre 1795 memb re de la cl asse
une appréciation motivée su r le mérite des candidats suscep- de littératu re et beaux-arts de l'Institut, il fit partie le prem ier
t ibl es de form er la classe des beaux-arts. de la classe des be au x- arts en vertu d'arrêté du 28' jan vie r r803.
248 ARTISTES CAND ID AT S A LA C LAS SE
DE S BE AUX-ARTS DE L'INSTITUT. 249
titres à la céléb r ité . Il a fait B élisaire, les H ora ces et
,dern ièrem ent les S abines. Il travaille lentem ent in stru it de s peintres ; il ra isonne parfaitemen t sur
efface , refait, n'est p re sque jamais content de so ~ son art et est très bon à consulter su r les moye ns de
ouvrage; au ssi ne produit-il rien que d 'ad~ira ble! l'e ncourager.
O n ne cit e de lui que peu de tab leaux ; mais il n'y a 5. Greute t. - Le pe int re de l'expressio n; ses petites
pas un peint re en Eu rope cap ab le de faire même le figu re s, quoique chiffo nnées , q uo iqu'e lles rappellent
~lus médiocre. La plupart des jeunes gen s qui se di s- l'ancienne école, so nt remarquables par leur expres-
tm~ ent dan s .la peinture sont ses élèves. Si les pro- sio n juste et ani mée . Quoique vieux , il a voulu
ductions de l'Ecole fran çaise so nt aujou rd' hu i d'u n paraltr e cette année au Salon. Il n'est plus gue
l' o mbre de lu i-m êm e. Comme il est d'u ne vanité
ton vigou reux , et dans le s tyle de l' antique, c'est à lu i
excessive , les journali stes o nt pris plaisir à faire de
qu'il faut principalement en re ndre grâce s. Il a per-
ses ouv ra ges une criti que amè re, et m ême exagéré e.
fec tio nné ce que Vien n'avait qu 'ébauché,
Si sa cou leur est fausse, le sentim ent qu 'il veut retra-
3. Regnault ' . - Après David, il est not re me illeur
cer est to u jou rs ju ste. Les peintres d'h istoire ne veul ent
maître . Sa m an ièr e est différe nte de celle de David :
pa s l'ad mettre parmi eux, pa rce q u'il ne retrace que
il y a m oi ns de vigueur dans ses ta bleaux, mais de la '
des mœurs domestiques. Leur prétenti on est tout à
grâce, de l' h,armonie, une grande suavité de pin ceau .
fai t ridic ule.
4 , Vin cent~ . - Moin s de tale nt que les deux pre-
6. G érard>. - Lui et les deux au tre s dom les nom s
m iers dans la pratiqu e , dans le m écanisme de l'art ,
vont suivre sont tr ès jeunes. Il s sont élèves de David,
m ais de l'esprit dans ses compo sitions. C'est le plu s
mais depuis quelqu es années il s vo lent de leurs propr es
t , R eg nault (Jean-B aptistes, peintre d'histoire, n é à Pari s, le ailes. L'ann ée der niè re, Géra rd exposa un tabl eau
[9 oct obre 1754, mort da n s la m êm e ville, le 12 nove m br e
1829. El ève de Bardon , gr and pr ix de Rome en 1776, il devint qu i att ira tou t P aris : c'était Psyché et · l'A mour.
membre de l'Académie royale de peintu re en 1783, pr ofes s eu r
à l' Ecole des beaux-a rts d e P aris, en [796, et cheva lie r de 1 . Greu.fe (J ean-Baptiste), peint re et gra veur, né à Tou rn u s,

t'E mpire , le 15 ja n~i e.r IBog, fu t élu le 25 d écem bre 1795 memb re le :ZI août 1725, mo rt à Paris, le 21 m ars 1806. ag réé à l' Aca-
de la, cla sse ~e h.tterature et beaux -arts de J'I ns titut et pa r dé mi e le 28 ju in [755 ; il n'y fut reçu en 1769 que comme
arr êt é du 28 janvier 1803 nommé m emb re de la classe des peintre de genre; il exposa au Salon de1800 plusieurs tableaux,
beaux-arts. notamment le Départ pour la chasse, la Peur de l'orage, le
2 . Vi ncent (F rallçois-A nd"e), pein tre d'histoi re ct gr aveu r S ommeil, "Innocence te,.an l deux pigeons, qui pa ssèren t corn-
~é , à Pari s, le ,30 d écembre 1746, y mourul ' le 3 août 18to: pl ète rnent in aperçus ,
Eleve de son p ere Elie et de Vien, grand p rix d e Rom e en a. Gérard (F rançois- Pascal-S imoll), peintre d'histoire, né à
17~~ fut reçu à l'Académ ie royal e de pein ture Je 27 av r il 1-82 Rome, le l imai 1770, mo rt à Paris , le I l janv ie r 1837' D'abord
adl OIfi.t à p rofess eur le 24 se ptembre t 785, pr ofesseu r le 3r n':al'~ élève du scu lp teu r Pajou, puis de B re net et de David, il obtin t
179 2 , elu le 12 décembre 1795 membre de la classe de Htt éra- en I ] Sg u n se con d p rix de Rome, son table au d e B élisaire
tu r~ et .be llu x-a rts de l'Institut, et (u t nomm é pa r a rr êté du aveugle fut exposé en 1793; il se voua entièrement au po rtrait
28 Janvier t803 m : m.br e d.e la cl asse des beaux- arts, qu i lu i et fut sou s la Restaura tion le port ra itis te officiel de la fam ille
~on fia pour son Dictionnair e la rédacti on de s art icles r ela tifs roya le, p remier peint re du Roi en 1817, il reçut le ti tre de
a la pein tu re. ba ron le 5 se ptembre 181g, Gerard n'en tr a à l'Académ ie des
bea u x- a rt s qu'e n r812.
248 ARTISTES CAND ID AT S A LA C LAS SE
DE S BE AUX-ARTS DE L'INSTITUT. 249
titres à la céléb r ité . Il a fait B élisaire, les H ora ces et
,dern ièrem ent les S abines. Il travaille lentem ent in stru it de s peintres ; il ra isonne parfaitemen t sur
efface , refait, n'est p re sque jamais content de so ~ son art et est très bon à consulter su r les moye ns de
ouvrage; au ssi ne produit-il rien que d 'ad~ira ble! l'e ncourager.
O n ne cit e de lui que peu de tab leaux ; mais il n'y a 5. Greute t. - Le pe int re de l'expressio n; ses petites
pas un peint re en Eu rope cap ab le de faire même le figu re s, quoique chiffo nnées , q uo iqu'e lles rappellent
~lus médiocre. La plupart des jeunes gen s qui se di s- l'ancienne école, so nt remarquables par leur expres-
tm~ ent dan s .la peinture sont ses élèves. Si les pro- sio n juste et ani mée . Quoique vieux , il a voulu
ductions de l'Ecole fran çaise so nt aujou rd' hu i d'u n paraltr e cette année au Salon. Il n'est plus gue
l' o mbre de lu i-m êm e. Comme il est d'u ne vanité
ton vigou reux , et dans le s tyle de l' antique, c'est à lu i
excessive , les journali stes o nt pris plaisir à faire de
qu'il faut principalement en re ndre grâce s. Il a per-
ses ouv ra ges une criti que amè re, et m ême exagéré e.
fec tio nné ce que Vien n'avait qu 'ébauché,
Si sa cou leur est fausse, le sentim ent qu 'il veut retra-
3. Regnault ' . - Après David, il est not re me illeur
cer est to u jou rs ju ste. Les peintres d'h istoire ne veul ent
maître . Sa m an ièr e est différe nte de celle de David :
pa s l'ad mettre parmi eux, pa rce q u'il ne retrace que
il y a m oi ns de vigueur dans ses ta bleaux, mais de la '
des mœurs domestiques. Leur prétenti on est tout à
grâce, de l' h,armonie, une grande suavité de pin ceau .
fai t ridic ule.
4 , Vin cent~ . - Moin s de tale nt que les deux pre-
6. G érard>. - Lui et les deux au tre s dom les nom s
m iers dans la pratiqu e , dans le m écanisme de l'art ,
vont suivre sont tr ès jeunes. Il s sont élèves de David,
m ais de l'esprit dans ses compo sitions. C'est le plu s
mais depuis quelqu es années il s vo lent de leurs propr es
t , R eg nault (Jean-B aptistes, peintre d'histoire, n é à Pari s, le ailes. L'ann ée der niè re, Géra rd exposa un tabl eau
[9 oct obre 1754, mort da n s la m êm e ville, le 12 nove m br e
1829. El ève de Bardon , gr and pr ix de Rome en 1776, il devint qu i att ira tou t P aris : c'était Psyché et · l'A mour.
membre de l'Académie royale de peintu re en 1783, pr ofes s eu r
à l' Ecole des beaux-a rts d e P aris, en [796, et cheva lie r de 1 . Greu.fe (J ean-Baptiste), peint re et gra veur, né à Tou rn u s,

t'E mpire , le 15 ja n~i e.r IBog, fu t élu le 25 d écem bre 1795 memb re le :ZI août 1725, mo rt à Paris, le 21 m ars 1806. ag réé à l' Aca-
de la, cla sse ~e h.tterature et beaux -arts de J'I ns titut et pa r dé mi e le 28 ju in [755 ; il n'y fut reçu en 1769 que comme
arr êt é du 28 janvier 1803 nommé m emb re de la classe des peintre de genre; il exposa au Salon de1800 plusieurs tableaux,
beaux-arts. notamment le Départ pour la chasse, la Peur de l'orage, le
2 . Vi ncent (F rallçois-A nd"e), pein tre d'histoi re ct gr aveu r S ommeil, "Innocence te,.an l deux pigeons, qui pa ssèren t corn-
~é , à Pari s, le ,30 d écembre 1746, y mourul ' le 3 août 18to: pl ète rnent in aperçus ,
Eleve de son p ere Elie et de Vien, grand p rix d e Rom e en a. Gérard (F rançois- Pascal-S imoll), peintre d'histoire, né à
17~~ fut reçu à l'Académ ie royal e de pein ture Je 27 av r il 1-82 Rome, le l imai 1770, mo rt à Paris , le I l janv ie r 1837' D'abord
adl OIfi.t à p rofess eur le 24 se ptembre t 785, pr ofesseu r le 3r n':al'~ élève du scu lp teu r Pajou, puis de B re net et de David, il obtin t
179 2 , elu le 12 décembre 1795 membre de la classe de Htt éra- en I ] Sg u n se con d p rix de Rome, son table au d e B élisaire
tu r~ et .be llu x-a rts de l'Institut, et (u t nomm é pa r a rr êté du aveugle fut exposé en 1793; il se voua entièrement au po rtrait
28 Janvier t803 m : m.br e d.e la cl asse des beaux- arts, qu i lu i et fut sou s la Restaura tion le port ra itis te officiel de la fam ille
~on fia pour son Dictionnair e la rédacti on de s art icles r ela tifs roya le, p remier peint re du Roi en 1817, il reçut le ti tre de
a la pein tu re. ba ron le 5 se ptembre 181g, Gerard n'en tr a à l'Académ ie des
bea u x- a rt s qu'e n r812.
250 AR TIST E S CAND IDAT~ A L A CLASSE DE S BE AU X-ARTS DE L'INSTITUT . 251

L'année précédente, il avait fait un ta bleau qui fut que les deux autre s jeunes artis tes don t on vie nt de
en.core plus ad miré :-c'é tait B élisaire aveugle pon ant pa rler, mais il a peut..être plus de génie qu' eux . C'est
lui-m ême son guide qui venait d 'ê tre mo rdu par un la fougue, la fu ria fra ncese. Les sujets qu'il cho isit
serp ent. so nt presq-u e toujours terribles et sanglants. L'année
7· Gi~odet f. - Il Y a un e gr and e émulation, pour de r nière, il avait exposé un e Allégorie du 10 août ,
ne pas dire de la jalous ie, ent re le précédent et celui-ci. grande machine dans laquelle, au mili eu de grands
Chacu n a so n genre de talent ; et tou s deux so nt pla- défauts, on découvrait des parties subli me s, ce qui lu i
cés par Je public à peu près au même rang. Le pin- mérita le grand prix . Il a quelque chose du style et
ceau de Girodet est suave et brillant; celui de son de l'exagération de Michel-Ange; comme lui, il n'est
rival est plus vigoureux. pas coloriste.
On cite de Girodet son Endymion, grand tablea u Il vient d' exposer cette année un autre grand tableau,
tr ès estimé, et so n Hypocrate refusant les présents les Fureurs d'Ore ste, on y trou ve réunis et son talent
des P erses (sic) ; tableau bien composé, bien pein t, que et ses défaut s. Il a "ex écu t é ce tableau en quelques
Pan a vu au Salon il y a tro is an s. C 'était un tri but de mois. Peut-être David l'a ura it mi eux fait, mais il lu i
reco nnaissa nce qu e l'artiste offrait à u n médecin , son eut fallu pour cela plusieu rs années.
oncle, po ur les bien faits qu'il en avait reç us . 9. H ue ' . - Le successe ur de Vernet, il marche su r
8. H enn equin >, - Il peint avec vigueur et avec la ses traces, mais non passibus œquis. Cependant, au cu n
p rom ptitude de Luc Giordano », Il n'est pas si correct autre ne pourrait, en ce m oment, lui disputer avec
justice le titre de peintre des ports de France dont il
~ . Giro~e!-T~'ioson (A n ne-Lo~is Girodet de Rou ssy. dit), jouit par un décret de l'Assemblée const itua nte. Il
peintre d histoire et d e portraits, né à Mont argis, le 5 sep-
tembre 1767, m or t à Par is, .le 9 décembre 1824. Grand prix de peint au ssi bien que Vernet les eaux de la mer , ma is
Rome ~n ,1789; s~n pr emi er envoi de Rome en 1793 fut le no n le ciel et les nuages.
Som merl d E ndymion (a u Louvre). Son H ippccrate refusant les 10. T'aunay:", - Excellent paysagiste. Il anime
pr~sen~s d'A J·taxe'·c~s, peint en 1792, se tro uve à l'É cole de
m ed ecID: ; le ,m~decm dont il est qu estion , Trloson, médecin
des armees, et art n on pas so n on cle m ais son père adoptif dans cette ville en q o5, célèb re par sa fécondit é et la ra pidité
· aet
G zro e tv
n en t:a à l ' A.c ~ d é m i e des beaux-arts
' 1 •
que Je 20 mai 1815. avec laquelle il exécuta de nombreuses copies de tableaux de
2. Henne quin (P hrhppe-A ug uste), pei ntre et gra veur né à grands maîtres.
Ly on e~ 1763, m ort p rofe sse ur de dessin à Leuze, prè s de 1. Hu e (J ean-F rançois), peint re de pays age et d e marine, né
Tou~na~, I.e 12 mai. 1833: El ève de Ta raval, Gois, Brenet et à Salnt-Amould-en-Yvelineç le r" décembre 1751, m or t à Paris,
DaVId, I ~ eta it ~el1~lOnn alre de l'Académi e d e France à Rome le 26 décembre 1823. Elève de J oseph Ve rnet, agréé à l' êcad é-
lor.s de 1 a ~sasstnat de Bassville et dut s'en fu ir revin t à L mie de peinture 1e 25 novem bre 1780, reçu académicien le
pUIS à Paris, peignit d'ab ord la Fë âëra tion du' 14 juillet ~~~ ' 30 novembre 1782; il fut ch argé de continuer la collection de s
son ta~leau all égor iqu e .le T riomphe du peuple frança is 'ou l~ ports de F rance. .
Jour nee ,du 1 0 aout, qUI figu r a au Salon de 1799 et se trouve 2. Taunay (N icolas-A ntoine), p eintre paysag ist e, fils de Hen ri
au ~usee de Ro uen. Son ta bl eau d'Oreste po ursuivi par les Taunay, pein tre ém ailleu r à la m an u factu re de Sèvr es, né à
fu ries est au Louvr e. P aris, le 1 J févr ier 1755, y m ou r ut le 20 mars 1830. Él ève de
3. Giordano (L uca), pein tre italien , né à Nap les en 1632, mon Lépicié, fut nommé par d'AngiviUer pensionnair e de l'Acad ém ie
250 AR TIST E S CAND IDAT~ A L A CLASSE DE S BE AU X-ARTS DE L'INSTITUT . 251

L'année précédente, il avait fait un ta bleau qui fut que les deux autre s jeunes artis tes don t on vie nt de
en.core plus ad miré :-c'é tait B élisaire aveugle pon ant pa rler, mais il a peut..être plus de génie qu' eux . C'est
lui-m ême son guide qui venait d 'ê tre mo rdu par un la fougue, la fu ria fra ncese. Les sujets qu'il cho isit
serp ent. so nt presq-u e toujours terribles et sanglants. L'année
7· Gi~odet f. - Il Y a un e gr and e émulation, pour de r nière, il avait exposé un e Allégorie du 10 août ,
ne pas dire de la jalous ie, ent re le précédent et celui-ci. grande machine dans laquelle, au mili eu de grands
Chacu n a so n genre de talent ; et tou s deux so nt pla- défauts, on découvrait des parties subli me s, ce qui lu i
cés par Je public à peu près au même rang. Le pin- mérita le grand prix . Il a quelque chose du style et
ceau de Girodet est suave et brillant; celui de son de l'exagération de Michel-Ange; comme lui, il n'est
rival est plus vigoureux. pas coloriste.
On cite de Girodet son Endymion, grand tablea u Il vient d' exposer cette année un autre grand tableau,
tr ès estimé, et so n Hypocrate refusant les présents les Fureurs d'Ore ste, on y trou ve réunis et son talent
des P erses (sic) ; tableau bien composé, bien pein t, que et ses défaut s. Il a "ex écu t é ce tableau en quelques
Pan a vu au Salon il y a tro is an s. C 'était un tri but de mois. Peut-être David l'a ura it mi eux fait, mais il lu i
reco nnaissa nce qu e l'artiste offrait à u n médecin , son eut fallu pour cela plusieu rs années.
oncle, po ur les bien faits qu'il en avait reç us . 9. H ue ' . - Le successe ur de Vernet, il marche su r
8. H enn equin >, - Il peint avec vigueur et avec la ses traces, mais non passibus œquis. Cependant, au cu n
p rom ptitude de Luc Giordano », Il n'est pas si correct autre ne pourrait, en ce m oment, lui disputer avec
justice le titre de peintre des ports de France dont il
~ . Giro~e!-T~'ioson (A n ne-Lo~is Girodet de Rou ssy. dit), jouit par un décret de l'Assemblée const itua nte. Il
peintre d histoire et d e portraits, né à Mont argis, le 5 sep-
tembre 1767, m or t à Par is, .le 9 décembre 1824. Grand prix de peint au ssi bien que Vernet les eaux de la mer , ma is
Rome ~n ,1789; s~n pr emi er envoi de Rome en 1793 fut le no n le ciel et les nuages.
Som merl d E ndymion (a u Louvre). Son H ippccrate refusant les 10. T'aunay:", - Excellent paysagiste. Il anime
pr~sen~s d'A J·taxe'·c~s, peint en 1792, se tro uve à l'É cole de
m ed ecID: ; le ,m~decm dont il est qu estion , Trloson, médecin
des armees, et art n on pas so n on cle m ais son père adoptif dans cette ville en q o5, célèb re par sa fécondit é et la ra pidité
· aet
G zro e tv
n en t:a à l ' A.c ~ d é m i e des beaux-arts
' 1 •
que Je 20 mai 1815. avec laquelle il exécuta de nombreuses copies de tableaux de
2. Henne quin (P hrhppe-A ug uste), pei ntre et gra veur né à grands maîtres.
Ly on e~ 1763, m ort p rofe sse ur de dessin à Leuze, prè s de 1. Hu e (J ean-F rançois), peint re de pays age et d e marine, né
Tou~na~, I.e 12 mai. 1833: El ève de Ta raval, Gois, Brenet et à Salnt-Amould-en-Yvelineç le r" décembre 1751, m or t à Paris,
DaVId, I ~ eta it ~el1~lOnn alre de l'Académi e d e France à Rome le 26 décembre 1823. Elève de J oseph Ve rnet, agréé à l' êcad é-
lor.s de 1 a ~sasstnat de Bassville et dut s'en fu ir revin t à L mie de peinture 1e 25 novem bre 1780, reçu académicien le
pUIS à Paris, peignit d'ab ord la Fë âëra tion du' 14 juillet ~~~ ' 30 novembre 1782; il fut ch argé de continuer la collection de s
son ta~leau all égor iqu e .le T riomphe du peuple frança is 'ou l~ ports de F rance. .
Jour nee ,du 1 0 aout, qUI figu r a au Salon de 1799 et se trouve 2. Taunay (N icolas-A ntoine), p eintre paysag ist e, fils de Hen ri
au ~usee de Ro uen. Son ta bl eau d'Oreste po ursuivi par les Taunay, pein tre ém ailleu r à la m an u factu re de Sèvr es, né à
fu ries est au Louvr e. P aris, le 1 J févr ier 1755, y m ou r ut le 20 mars 1830. Él ève de
3. Giordano (L uca), pein tre italien , né à Nap les en 1632, mon Lépicié, fut nommé par d'AngiviUer pensionnair e de l'Acad ém ie
252 AR TISTES CANDIDATS A LA CL ASSE DES ' B E AU X- AR T S DE L ' INSTIT UT. 253
tout~ s
ses compositions par de pe tites figu re s qui ra pport avec celu i d'Hennequi n. On se rappelle avec
paraissent remuer, agi r. On cite de lui plusieurs intérêt son grand tableau de la Mort de Ca ïus Grac-
tablea ux qu i So n t des chefs- d'œ u vre da ns-leur genr e, chtt,S.
entre au tres celu i où l'on voit un hôpital militaire da ns Me,x nier t, l'é ga l de s Géra rd et de s Girodet . Il vient
lequ el on transpo rte de s ble ssés , et celui où un cour- d'expose r der nièr ement un tableau de T élémaque
rie r, po rteu r de bonnes no uvelles , trave rse un vil- dans l'île de Calypso. C'est un che f-d'œuvr e.
lage, etc.
Vernet 2 , un des meilleurs dessi nateurs. On n e sau-
Parmi les p eintres que j'on n 'a pu placer au ran g rait mieux peindre les ch evaux, les mi litaires, les
des dix premiers, on distingu e : courses, etc ., il soutie ndra la gra nde réputation que
Guérin' , célèbre par son tableau de Marcus Sextus, son père s'ét ait acquise dan s u n au tre genre .
qui fut ad miré a u Sal on de l'année dern ière. Bon nemaison", qui s'est fait cormaltre dep uis long-
Garnier ", dont on con nah Dédale et I car e et le tem ps par la suavité de son pinceau et ses co mp os i-
grand ta blea u de la Consternation de la famille de tio ns spiri tuelles. Le tableau de celt e femme autre fo is
Priam, actu ell ement exposé. riche assi se près d' une borne, et pour laquelle so n
T apina-Lebr un' , peint re , dont le genre a quelque fils de mande l'aumôn e, est un exemple et une preu ve
de son genre de talent.
de France à Rome, ag réé à l'Académi e de peintu re le 31 jui l-
let 1784, ne devint pa s me m bre de J'Acad ém ie ; élu le r5 dé- im pli qué da ns la , conspirat ion du re octobre I~ co nt re ~c
cembre 1795 membre de la cl asse de littérature et beau x-a rts pr emier Co nsul. El ève J e Da vid , fu t me m br e du Ju ry du Tri-
de I'Instiru r et nommé par ar rê té du :lB jan vier l Bo3 membre bu na l r évolu tionn aire. Son tabl eau de la Mor t de Caïus Grac-
d e la cla sse des b ea ux -ar ts. Ta unay expo sa au Sal on de l793 chus , exposé au Salon d e '798, se trou ve au Musé e de Mar-
un tableau représentant l'E nlèvement des blessés aprës une se ille." ,
bataille et à ce lui de q gB fi n extérieur d'h ôpiuü milita ire . 1. M ey nier (Cha"les), peintr e d'histoire, né à Pa n s, le
1. Guér in [Pierre- N arcisseï; pein tr e, né à P aris, le 13 ma rs 25 novem b re 1768, .mort dans la m ême ville du cho lé ra , le
1774, m ort à. Ro me, le 16 juillet 1833. Eleve de B renet , pu is 6 s eptembre J832. Elève de Vùtcen.t, fI obtint .en q8g le gran d
de Regnault, il remporta en 1773 l'un de s trois grand s prix de pri x de Rome avec Giroâet , entra a 1 Acad émi e des beaux-a rts
Rom e m is au conc ours. Son ta bleau du R etour de .I.W a l' CJlS en 1815; son tablea u de T élémaqu e quittant fi le de Ca lypso
Sextus, ex pos é a u Sa lon de l'an VIII, où il obt int un grand figu ra a u Salon de 1800.
suc cès, se tro u ve au Musée du Louvre. Nomm é académicien 2. Vernet [Antoine-Charles-Horace, dit Carle), rroisième fifs
en 1815, il fut directe ur de l' Aca démie de F r ance à Rome du peintre de marin e Jo seph Veni el, peintre de bata ille s, né
du ra n t six années et r eçu t en 1829 le titre de baron . à Bordeaux , le 14 a oût 1158, mort à P a ris, le 17 n ovembre
'2 . ~arnier (É tienne- B a rthélemy ), pei ntre , n é à Paris, le
1835. Élève de L épici é, grand pri x de Rome en 178J, agr éé à
24 aout 1739, y m ourut le 16 novembre 1849. Eleve de Dura- l' Acad émie de pei nt ure Je 24 août 1789, fut blessé sur la pla ce
n::
1
au , de D~yell e t d e Vie'~, 2- g rand p rix de Rom e en 17 7,
grand prrx en 1788, dev int m emb re de l'In stitut en 1816.
8 du Carro u sel dans la jou r n ée du la août 1792, devint en r806
pein tre d u d ép ôt de la Gu erre. .
So n .tab leau de Dédal e . et Ica re fu t exposé au Salon de 1793, 3. Bonnemaison (le chevalier F eree! de), pein tre' et li th o-
celu i de la Cons ternation de la fam ill e de Priam ap rès la graphe, mo r t à Paris en 1827, exposa au Sal on de 1800 un e
mort d 'He ctor à celu i de 1800.
Vieille fe mme el U PI enfant demandant l'aumône; ses lit hog ra -
3. Top in~-L ebru n (F ,·a nçois· J ea n-B aptiste ), peint re d'histoire, phi es exposées aux Sal ons de J824 et 1827 lui val u rent une
né à Marse ille en 1769, e x écu t é à P aris le 30 janvier J801 comm e m édaille de J O classe.
252 AR TISTES CANDIDATS A LA CL ASSE DES ' B E AU X- AR T S DE L ' INSTIT UT. 253
tout~ s
ses compositions par de pe tites figu re s qui ra pport avec celu i d'Hennequi n. On se rappelle avec
paraissent remuer, agi r. On cite de lui plusieurs intérêt son grand tableau de la Mort de Ca ïus Grac-
tablea ux qu i So n t des chefs- d'œ u vre da ns-leur genr e, chtt,S.
entre au tres celu i où l'on voit un hôpital militaire da ns Me,x nier t, l'é ga l de s Géra rd et de s Girodet . Il vient
lequ el on transpo rte de s ble ssés , et celui où un cour- d'expose r der nièr ement un tableau de T élémaque
rie r, po rteu r de bonnes no uvelles , trave rse un vil- dans l'île de Calypso. C'est un che f-d'œuvr e.
lage, etc.
Vernet 2 , un des meilleurs dessi nateurs. On n e sau-
Parmi les p eintres que j'on n 'a pu placer au ran g rait mieux peindre les ch evaux, les mi litaires, les
des dix premiers, on distingu e : courses, etc ., il soutie ndra la gra nde réputation que
Guérin' , célèbre par son tableau de Marcus Sextus, son père s'ét ait acquise dan s u n au tre genre .
qui fut ad miré a u Sal on de l'année dern ière. Bon nemaison", qui s'est fait cormaltre dep uis long-
Garnier ", dont on con nah Dédale et I car e et le tem ps par la suavité de son pinceau et ses co mp os i-
grand ta blea u de la Consternation de la famille de tio ns spiri tuelles. Le tableau de celt e femme autre fo is
Priam, actu ell ement exposé. riche assi se près d' une borne, et pour laquelle so n
T apina-Lebr un' , peint re , dont le genre a quelque fils de mande l'aumôn e, est un exemple et une preu ve
de son genre de talent.
de France à Rome, ag réé à l'Académi e de peintu re le 31 jui l-
let 1784, ne devint pa s me m bre de J'Acad ém ie ; élu le r5 dé- im pli qué da ns la , conspirat ion du re octobre I~ co nt re ~c
cembre 1795 membre de la cl asse de littérature et beau x-a rts pr emier Co nsul. El ève J e Da vid , fu t me m br e du Ju ry du Tri-
de I'Instiru r et nommé par ar rê té du :lB jan vier l Bo3 membre bu na l r évolu tionn aire. Son tabl eau de la Mor t de Caïus Grac-
d e la cla sse des b ea ux -ar ts. Ta unay expo sa au Sal on de l793 chus , exposé au Salon d e '798, se trou ve au Musé e de Mar-
un tableau représentant l'E nlèvement des blessés aprës une se ille." ,
bataille et à ce lui de q gB fi n extérieur d'h ôpiuü milita ire . 1. M ey nier (Cha"les), peintr e d'histoire, né à Pa n s, le
1. Guér in [Pierre- N arcisseï; pein tr e, né à P aris, le 13 ma rs 25 novem b re 1768, .mort dans la m ême ville du cho lé ra , le
1774, m ort à. Ro me, le 16 juillet 1833. Eleve de B renet , pu is 6 s eptembre J832. Elève de Vùtcen.t, fI obtint .en q8g le gran d
de Regnault, il remporta en 1773 l'un de s trois grand s prix de pri x de Rome avec Giroâet , entra a 1 Acad émi e des beaux-a rts
Rom e m is au conc ours. Son ta bleau du R etour de .I.W a l' CJlS en 1815; son tablea u de T élémaqu e quittant fi le de Ca lypso
Sextus, ex pos é a u Sa lon de l'an VIII, où il obt int un grand figu ra a u Salon de 1800.
suc cès, se tro u ve au Musée du Louvre. Nomm é académicien 2. Vernet [Antoine-Charles-Horace, dit Carle), rroisième fifs
en 1815, il fut directe ur de l' Aca démie de F r ance à Rome du peintre de marin e Jo seph Veni el, peintre de bata ille s, né
du ra n t six années et r eçu t en 1829 le titre de baron . à Bordeaux , le 14 a oût 1158, mort à P a ris, le 17 n ovembre
'2 . ~arnier (É tienne- B a rthélemy ), pei ntre , n é à Paris, le
1835. Élève de L épici é, grand pri x de Rome en 178J, agr éé à
24 aout 1739, y m ourut le 16 novembre 1849. Eleve de Dura- l' Acad émie de pei nt ure Je 24 août 1789, fut blessé sur la pla ce
n::
1
au , de D~yell e t d e Vie'~, 2- g rand p rix de Rom e en 17 7,
grand prrx en 1788, dev int m emb re de l'In stitut en 1816.
8 du Carro u sel dans la jou r n ée du la août 1792, devint en r806
pein tre d u d ép ôt de la Gu erre. .
So n .tab leau de Dédal e . et Ica re fu t exposé au Salon de 1793, 3. Bonnemaison (le chevalier F eree! de), pein tre' et li th o-
celu i de la Cons ternation de la fam ill e de Priam ap rès la graphe, mo r t à Paris en 1827, exposa au Sal on de 1800 un e
mort d 'He ctor à celu i de 1800.
Vieille fe mme el U PI enfant demandant l'aumône; ses lit hog ra -
3. Top in~-L ebru n (F ,·a nçois· J ea n-B aptiste ), peint re d'histoire, phi es exposées aux Sal ons de J824 et 1827 lui val u rent une
né à Marse ille en 1769, e x écu t é à P aris le 30 janvier J801 comm e m édaille de J O classe.
ART ISTES CAN DID AT S A LA CL ASSE UES BEAUX- ARTS D E L 'INSTITU T . 255
S erangeli l, Romain, qui marche d e près sur les so n ne n e rend m ieux le site, les co stumes d 'Italie . Il
traces de Gérard. On connalt sa Charité maternelle, a un faire à lu i, au que l il faut s'habitu er, parce qu e
so n Eu rydice, etc. les ombres trop noires de ses figures ch oque nt au
Prudhonè, bon dessinateur. Son tableau de la premier co up d'œil; mais , dans les autres parti es de
Vérité qui descend sur la terre méri ta , l'année der- ses tableaux, il est fr appant de vér ité et , p our ains i
nièr e, un des premiers prix. dire, de naï veté .
~ Lethi ères ê, une gra nde correcti on, mai s un peu de Demarnev ; S webach des Fontaines >, tous deux se
séch er esse et de froideu r. On cit e son tableau de Phi- plaisent singulièr em ent à auimer leurs paysa ges par
loctète, exposé l'année dernière. des scènes fa milières, de s marc hes de tr oupes, etc .
T ous deux pei gn ent ave c esp rit et sentiment.
DA NS LE S PAYSAGISTES . B idault"; Valenciennes" , V ander bur ch 5, C ésar
Vanloo 6 sont à peu près au mê me ran g et no s meil-
Robert' est célèbre par ses ta bleaux de ru ines. leu rs paysagistes . Le secon d a de plus le ta lent
S ablet ' peint à la fois le g enre et le paysage. P er-
1. Dema rne (J ean-Louis). dit Demarn ette, pe intre d e paysa ges,
1. Serangeli (Gioachi no), peintre, élève de David, exp osa au né à Bruxelles, le 7 mars 1744, m ort à P a ris , le 24 m a rs 1829.
Salon de 1796 Orphée et Eurydice. :Élève de Br iard , ag r éé à l'Académ ie le 29 mars 1783, n'est pa s
2 . Prudhon (P ierre), pe intre, né à Cluny, le 4 avri l 1758, devenu acadé m icie n.
m o rt à P a ris, le 16 févrie r 1823. É lève de Devosg e, pa rti t pour 2 . S weback, d it Fon tai ne ( Ja cq ues~ Fra n ço is-José) , pè~e ,
Rome en 1786, rev int à Pa ris en 1789, e ntra à l' Aca démie d es pei n tre de paysages, né à Metz, le 19 ma rs 176g, m ort à P a ris,
be aux-arts en 1816. Son tableau la Sagesse et la V ér it é descen- le JO déc em br e 1823. Él ève de Dupl essis, exposa de 1791 à 1824
dant sur la terre fu t ex posé a u Salon de 1799. des paysages et des ta ble au x mili ta ire s. . .
3. L ethi ére (Guilla ume Gu illon, dit), p eintr e d' h is toi re, né à 3. Bi dault (Jean -Jo seph-Xavier ), pein tr e de paysa ges, ne a
Sainte-Anne (Guade lou pe}, le 16 janvier 1760, mo rt à P a ris, le Carpe ntras , Je I l av r il 1758, mo r t à Mon t mo ren cy , le 20 oct ob~e
2J avril 1832. :Élève de Doy en, se cond grand prix de Rom e en 1846, dev int m em bre d e l'Académi e des beaux -ar ts le 20 a vn .l
1784. Li é avec Luc ien Bonapa rte , il fut n ommé, en 18u, direc- 1823 (fau teu il de Vi ncent et de P rud hons. II .exposa de ,1791 ~
teur de l'Académie de Franc e à R ome, qu'il dirige a jusqu'e n 1844 des paysages tan t de France que d'Itali e, une nonce Iu i
18r5; cett e m êm e ann ée, il ent ra à l'Académ ie des beaux- a rts. a é té consa cr ée pa r M. de Ga ull e.
Son tableau de Philoctète dans l'ile d éserte de L emncs fut 4. Val encienn es (P ierre-H enrù , p~in tre . et écriv:aiJ.1' n é à
exposé au Sa lon de J7gB. Tou lo use, le 6 dé cem bre 1750, mçrt ~ Parts, le 16 février 1819.
4. R obert (H u bert), peintre et graveur, n é à Paris en J733, Élève de Doyen, il fut agréé à l'Académie le 31 mars 1787 ~t
mort le 15 avril IBoS. Elève de Paul Panini, il parcourut l'Ira- reçu académicien le 28 juillet 1787, il exposa des vues d'Itahe
lie de 1753 à l765, r eçu académ icien le 26 jui llet 1766, fu t e t paysages de J787 à 1814. La pr emière édition de ses É lé-
nomm é de ssi nateu r des ja rdins du Roi, puis garde de s tableaux ments de p erspect ive pra tique, à l'usage des artistes, pa rut en
du Muséu m , em prison n é so us la T erreur, il redevint sou s le J800, 1 vot .d n-a-, avec 36 planch es, la seconde éd ition en 18 20 .
Directoir e co nse rvateu r du Musée du Louvre. 5. Vanderburcb (Jacques-A ndré-É douardJ, pein tre paysagiste,
5. S ablet. Deu x peint re s de ce nom, frères , l'un Jacques- né à Mon tpellie r, le 1 décemb re 1756, mor t à Paris en ao ût
0

Hen ri, l'autre Jean-Fran çois, nés tou s deux à Mor ges, e n
1803, à la So rbonne, exposa à pa rti r de 1791 de nombreux
Su isse, s éjou rnè ren t en It ali e et exp osèren t des s cènes ita- table aux rep résentant des sit es de Fran ce e t d 'Ita lie.
tie nnes. Il s' agit proba ble m ent du pr emi er , qui fu t élève de 6. Van loo (J ules-César- Denis), fils de Carle Van loo. peintre
Vien, au teu r d'Un tableau rep ré sentant l'Intérieur de la salle pay sa gist e, né à Paris en 1743, mort dans ce tt e vill e, le 1 juil-
0

des Cinq- Cents à Sa int- Cloud dans la soirée du r8 brumaire. le t 18::1. É lève de so n pè re, agréé et reçu académicien le
ART ISTES CAN DID AT S A LA CL ASSE UES BEAUX- ARTS D E L 'INSTITU T . 255
S erangeli l, Romain, qui marche d e près sur les so n ne n e rend m ieux le site, les co stumes d 'Italie . Il
traces de Gérard. On connalt sa Charité maternelle, a un faire à lu i, au que l il faut s'habitu er, parce qu e
so n Eu rydice, etc. les ombres trop noires de ses figures ch oque nt au
Prudhonè, bon dessinateur. Son tableau de la premier co up d'œil; mais , dans les autres parti es de
Vérité qui descend sur la terre méri ta , l'année der- ses tableaux, il est fr appant de vér ité et , p our ains i
nièr e, un des premiers prix. dire, de naï veté .
~ Lethi ères ê, une gra nde correcti on, mai s un peu de Demarnev ; S webach des Fontaines >, tous deux se
séch er esse et de froideu r. On cit e son tableau de Phi- plaisent singulièr em ent à auimer leurs paysa ges par
loctète, exposé l'année dernière. des scènes fa milières, de s marc hes de tr oupes, etc .
T ous deux pei gn ent ave c esp rit et sentiment.
DA NS LE S PAYSAGISTES . B idault"; Valenciennes" , V ander bur ch 5, C ésar
Vanloo 6 sont à peu près au mê me ran g et no s meil-
Robert' est célèbre par ses ta bleaux de ru ines. leu rs paysagistes . Le secon d a de plus le ta lent
S ablet ' peint à la fois le g enre et le paysage. P er-
1. Dema rne (J ean-Louis). dit Demarn ette, pe intre d e paysa ges,
1. Serangeli (Gioachi no), peintre, élève de David, exp osa au né à Bruxelles, le 7 mars 1744, m ort à P a ris , le 24 m a rs 1829.
Salon de 1796 Orphée et Eurydice. :Élève de Br iard , ag r éé à l'Académ ie le 29 mars 1783, n'est pa s
2 . Prudhon (P ierre), pe intre, né à Cluny, le 4 avri l 1758, devenu acadé m icie n.
m o rt à P a ris, le 16 févrie r 1823. É lève de Devosg e, pa rti t pour 2 . S weback, d it Fon tai ne ( Ja cq ues~ Fra n ço is-José) , pè~e ,
Rome en 1786, rev int à Pa ris en 1789, e ntra à l' Aca démie d es pei n tre de paysages, né à Metz, le 19 ma rs 176g, m ort à P a ris,
be aux-arts en 1816. Son tableau la Sagesse et la V ér it é descen- le JO déc em br e 1823. Él ève de Dupl essis, exposa de 1791 à 1824
dant sur la terre fu t ex posé a u Salon de 1799. des paysages et des ta ble au x mili ta ire s. . .
3. L ethi ére (Guilla ume Gu illon, dit), p eintr e d' h is toi re, né à 3. Bi dault (Jean -Jo seph-Xavier ), pein tr e de paysa ges, ne a
Sainte-Anne (Guade lou pe}, le 16 janvier 1760, mo rt à P a ris, le Carpe ntras , Je I l av r il 1758, mo r t à Mon t mo ren cy , le 20 oct ob~e
2J avril 1832. :Élève de Doy en, se cond grand prix de Rom e en 1846, dev int m em bre d e l'Académi e des beaux -ar ts le 20 a vn .l
1784. Li é avec Luc ien Bonapa rte , il fut n ommé, en 18u, direc- 1823 (fau teu il de Vi ncent et de P rud hons. II .exposa de ,1791 ~
teur de l'Académie de Franc e à R ome, qu'il dirige a jusqu'e n 1844 des paysages tan t de France que d'Itali e, une nonce Iu i
18r5; cett e m êm e ann ée, il ent ra à l'Académ ie des beaux- a rts. a é té consa cr ée pa r M. de Ga ull e.
Son tableau de Philoctète dans l'ile d éserte de L emncs fut 4. Val encienn es (P ierre-H enrù , p~in tre . et écriv:aiJ.1' n é à
exposé au Sa lon de J7gB. Tou lo use, le 6 dé cem bre 1750, mçrt ~ Parts, le 16 février 1819.
4. R obert (H u bert), peintre et graveur, n é à Paris en J733, Élève de Doyen, il fut agréé à l'Académie le 31 mars 1787 ~t
mort le 15 avril IBoS. Elève de Paul Panini, il parcourut l'Ira- reçu académicien le 28 juillet 1787, il exposa des vues d'Itahe
lie de 1753 à l765, r eçu académ icien le 26 jui llet 1766, fu t e t paysages de J787 à 1814. La pr emière édition de ses É lé-
nomm é de ssi nateu r des ja rdins du Roi, puis garde de s tableaux ments de p erspect ive pra tique, à l'usage des artistes, pa rut en
du Muséu m , em prison n é so us la T erreur, il redevint sou s le J800, 1 vot .d n-a-, avec 36 planch es, la seconde éd ition en 18 20 .
Directoir e co nse rvateu r du Musée du Louvre. 5. Vanderburcb (Jacques-A ndré-É douardJ, pein tre paysagiste,
5. S ablet. Deu x peint re s de ce nom, frères , l'un Jacques- né à Mon tpellie r, le 1 décemb re 1756, mor t à Paris en ao ût
0

Hen ri, l'autre Jean-Fran çois, nés tou s deux à Mor ges, e n
1803, à la So rbonne, exposa à pa rti r de 1791 de nombreux
Su isse, s éjou rnè ren t en It ali e et exp osèren t des s cènes ita- table aux rep résentant des sit es de Fran ce e t d 'Ita lie.
tie nnes. Il s' agit proba ble m ent du pr emi er , qui fu t élève de 6. Van loo (J ules-César- Denis), fils de Carle Van loo. peintre
Vien, au teu r d'Un tableau rep ré sentant l'Intérieur de la salle pay sa gist e, né à Paris en 1743, mort dans ce tt e vill e, le 1 juil-
0

des Cinq- Cents à Sa int- Cloud dans la soirée du r8 brumaire. le t 18::1. É lève de so n pè re, agréé et reçu académicien le
256 AR TI S T E S ' CANDIDATS A LA C LASSE DE S BE AUX - ARTS DE L' INS TlT UT . 257
d'écrire : il vient de publier un Traité de p erspect ive il Y a que lques an nées pa r un pa ysage qne l'on ne sc
qui sera trè s utile au x peintres. lassait po int de regard er, par ce qu 'il ne ra ppelait
Parmi les p eintres de genre, on distingue : aucun maît re, au cune école.
~andon f , littér ateu r et p oète médiocr e, ma is bon Dr ëling.' peint dan s le genre des Fl am an ds, el pl u.
~eJ.nt re . Ses tableaux so nt préci eu x par la grâce et le sieurs de ses tabl eau x pourraient sou tenir la co m pa-
h m. On se so uviendra longt em ps avec plaisir de ce raison avec .ceux de cette école qu i ont de la rép u-
ch armant tab leau où deux enfants à genoux deva n t ta tion .
leur mère lui de ma ndaien t grâce d 'avoir, en jouant, Sa uvag e s n'a po in t d'égal dan s l'art de pei ndre des
étouffé un serin. -. bas-reliefs.
Boil lv ", il excelle à rendre la physi onom ie, la Isabey 3 est au ssi le premier p our les dessin s à l'es-
ch arge des h ommes célèbres. Il exposa l'année der- tompe et au poi ntillé, genre qu 'il a mi s à la mod e et
nière le tabl eau de l'intérieur de son atelier , dan s dont on abuse. Dan s la miniatu re, il est encore au
leq ue l il ava it placé to us les pei ntres, sculpteu rs er prem ier rang.
acteurs de ses amis. Il s éta ient frappa nts de ressem- S icar di s et surto ut Augustin " viennent immédia -
bla nce. Cette année, ses ta bleaux, dan s lesquels' il tem ent après lui.
s'est avisé de peindre des glaces cassées, et qu' il m ort da ns la mê me ville, le 2 sep tembre 1853. Élève de Pru-
appell e tromp e-l'œil, attirent en core la foule. L'iJlu- dhon pour la peint u re et de J .•J . de B oissieu pou r la gra vu re.
Il ex posa au Sa lon d e 1796 un paysa ge et à celui de 1800 u n
sion es t en effet complète ; mais on sait qu e ce n'est au tre pa ysa ge rep résenta n t î'Intérie ur d'une g roll e.
pas là Je difficil e de l'art. 1. Drolling (M a"tin), pein tre d'i ntér ieur s dans le ge nre de s
maîtres holl a ndai s, tels que Géra rd Dove, M etsu, né à Ob er-
Grobonê , Pei ntre de Lyon , qui s'es t fait connaît re ber ghe im (Alsa ce), le '9 sep temb re 1752, m ort à Pa ris , le
IO avril 1827. Son I nté ri eur de cuisine, l'u n de ses chefs-
30 octob!e 178,,", ad joi nt à recteur le 30 jan vie r 1790, il exp osa
d e J785 a 1817 de nombreuses vu es, su rtou t d'Itali e.
d'œuvre , es t au Mus ée du Lou vre.
2. S au vage (Piat-J oseph), peintre de gris ailles , né à Tou rn ai
I. .L andon (Cha des- Paul), pein tr e et écriv ain , né à Nonant
(Orn e), en 1790, mo rt fi Paris, le 5 m ars J826. Élève de Vincent (Belgiqu e), le 19 janvie r 1747, m ort dans cette ville le IO ju in
1818. Ag réé à l'Ac ad émie r oyal e de peinture le 28 ju illet 178r,
ct R egu ,:ult , gran d p ri x de Rom e en 1792, devint con serva teur
d e la p~ mttlre au Louvre le J•• aoû t 18J6 et p eint re du du c de reç u acad émi cien le 29 m ars 1783, il exposa en effet, de 1774
Ber ry , 11 exposa de 1791 à 1812 des po rtraits et tab leaux de à 1778, tant à l'Académie de Saint-Luc qu'à j'Académie royale
genre, le tablea u qui es t ici men tio nné doit être celui qu i figu ra de peinture, de nombreux tableaux consacrés à la représenta-
au Salon de 1796, le Bo nheur d 'une mèr e. Il pu blia de n om - tio n de ba s-reliefs, im itant le marbre, le bronze.
bre u x ouvrages SU r les bea ux- ar ts. 3. /sa ~ey (J ean.B aptiste), peintre de portraits et dessin ateu r,
2 . Boilly (Lo uis -Léopold ), pein tre et de ssi n at eu r né à La ~ é à Nan cy, le I l avril 1767, mo rt à Paris, le 28 av ril- 1855.
Bassée, le 3 juill et 1761, m ort à Paris, le 5 jan vi er 1845, es t Él ève de Giravdet, de Claudot, du miniaturiste D umont et de
très co nn u pour ses ta bleaux d e scèn es de mœ u rs, su rtou t de L ouis Da vid , il fu t en gran de faveur s ou s l'E m pire , où il devin t
la ru~, et ~es po rtraits ; celu i q u i est s igna lé ici do it être l a pein tre et dessin ateu r du ca bin et de l'Empereu r.
Re union d a rtistes dan s l'atelier d'Isa bey , où se tro uve nt 4· S ica rd , di t S icardy (L ouis), peintre m ini a tu ris te, né â
nomb: e d e po r traits exécu tés d'après na ture, ce tab leau fut Avignon , m or t à P aris, le 18 juill et r825, fut pei ntre de
ex pose au Sa lon de 1798. Le ta bleau intitu lé Un trompe-l'œil Loui s XVI, Il exposa a ux Salo ns de 1791 à 1819 des por traits
se tr ouve a u Mu sée d'Av ign on . et m inia tu res.
3. Graben (M iche!), pe intre et graveur, n é à Lyon en 1770, 5. Aug ustin (J eall- BaptisJe-Jacques), pein tre m iniatu rist e,
256 AR TI S T E S ' CANDIDATS A LA C LASSE DE S BE AUX - ARTS DE L' INS TlT UT . 257
d'écrire : il vient de publier un Traité de p erspect ive il Y a que lques an nées pa r un pa ysage qne l'on ne sc
qui sera trè s utile au x peintres. lassait po int de regard er, par ce qu 'il ne ra ppelait
Parmi les p eintres de genre, on distingue : aucun maît re, au cune école.
~andon f , littér ateu r et p oète médiocr e, ma is bon Dr ëling.' peint dan s le genre des Fl am an ds, el pl u.
~eJ.nt re . Ses tableaux so nt préci eu x par la grâce et le sieurs de ses tabl eau x pourraient sou tenir la co m pa-
h m. On se so uviendra longt em ps avec plaisir de ce raison avec .ceux de cette école qu i ont de la rép u-
ch armant tab leau où deux enfants à genoux deva n t ta tion .
leur mère lui de ma ndaien t grâce d 'avoir, en jouant, Sa uvag e s n'a po in t d'égal dan s l'art de pei ndre des
étouffé un serin. -. bas-reliefs.
Boil lv ", il excelle à rendre la physi onom ie, la Isabey 3 est au ssi le premier p our les dessin s à l'es-
ch arge des h ommes célèbres. Il exposa l'année der- tompe et au poi ntillé, genre qu 'il a mi s à la mod e et
nière le tabl eau de l'intérieur de son atelier , dan s dont on abuse. Dan s la miniatu re, il est encore au
leq ue l il ava it placé to us les pei ntres, sculpteu rs er prem ier rang.
acteurs de ses amis. Il s éta ient frappa nts de ressem- S icar di s et surto ut Augustin " viennent immédia -
bla nce. Cette année, ses ta bleaux, dan s lesquels' il tem ent après lui.
s'est avisé de peindre des glaces cassées, et qu' il m ort da ns la mê me ville, le 2 sep tembre 1853. Élève de Pru-
appell e tromp e-l'œil, attirent en core la foule. L'iJlu- dhon pour la peint u re et de J .•J . de B oissieu pou r la gra vu re.
Il ex posa au Sa lon d e 1796 un paysa ge et à celui de 1800 u n
sion es t en effet complète ; mais on sait qu e ce n'est au tre pa ysa ge rep résenta n t î'Intérie ur d'une g roll e.
pas là Je difficil e de l'art. 1. Drolling (M a"tin), pein tre d'i ntér ieur s dans le ge nre de s
maîtres holl a ndai s, tels que Géra rd Dove, M etsu, né à Ob er-
Grobonê , Pei ntre de Lyon , qui s'es t fait connaît re ber ghe im (Alsa ce), le '9 sep temb re 1752, m ort à Pa ris , le
IO avril 1827. Son I nté ri eur de cuisine, l'u n de ses chefs-
30 octob!e 178,,", ad joi nt à recteur le 30 jan vie r 1790, il exp osa
d e J785 a 1817 de nombreuses vu es, su rtou t d'Itali e.
d'œuvre , es t au Mus ée du Lou vre.
2. S au vage (Piat-J oseph), peintre de gris ailles , né à Tou rn ai
I. .L andon (Cha des- Paul), pein tr e et écriv ain , né à Nonant
(Orn e), en 1790, mo rt fi Paris, le 5 m ars J826. Élève de Vincent (Belgiqu e), le 19 janvie r 1747, m ort dans cette ville le IO ju in
1818. Ag réé à l'Ac ad émie r oyal e de peinture le 28 ju illet 178r,
ct R egu ,:ult , gran d p ri x de Rom e en 1792, devint con serva teur
d e la p~ mttlre au Louvre le J•• aoû t 18J6 et p eint re du du c de reç u acad émi cien le 29 m ars 1783, il exposa en effet, de 1774
Ber ry , 11 exposa de 1791 à 1812 des po rtraits et tab leaux de à 1778, tant à l'Académie de Saint-Luc qu'à j'Académie royale
genre, le tablea u qui es t ici men tio nné doit être celui qu i figu ra de peinture, de nombreux tableaux consacrés à la représenta-
au Salon de 1796, le Bo nheur d 'une mèr e. Il pu blia de n om - tio n de ba s-reliefs, im itant le marbre, le bronze.
bre u x ouvrages SU r les bea ux- ar ts. 3. /sa ~ey (J ean.B aptiste), peintre de portraits et dessin ateu r,
2 . Boilly (Lo uis -Léopold ), pein tre et de ssi n at eu r né à La ~ é à Nan cy, le I l avril 1767, mo rt à Paris, le 28 av ril- 1855.
Bassée, le 3 juill et 1761, m ort à Paris, le 5 jan vi er 1845, es t Él ève de Giravdet, de Claudot, du miniaturiste D umont et de
très co nn u pour ses ta bleaux d e scèn es de mœ u rs, su rtou t de L ouis Da vid , il fu t en gran de faveur s ou s l'E m pire , où il devin t
la ru~, et ~es po rtraits ; celu i q u i est s igna lé ici do it être l a pein tre et dessin ateu r du ca bin et de l'Empereu r.
Re union d a rtistes dan s l'atelier d'Isa bey , où se tro uve nt 4· S ica rd , di t S icardy (L ouis), peintre m ini a tu ris te, né â
nomb: e d e po r traits exécu tés d'après na ture, ce tab leau fut Avignon , m or t à P aris, le 18 juill et r825, fut pei ntre de
ex pose au Sa lon de 1798. Le ta bleau intitu lé Un trompe-l'œil Loui s XVI, Il exposa a ux Salo ns de 1791 à 1819 des por traits
se tr ouve a u Mu sée d'Av ign on . et m inia tu res.
3. Graben (M iche!), pe intre et graveur, n é à Lyon en 1770, 5. Aug ustin (J eall- BaptisJe-Jacques), pein tre m iniatu rist e,