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DK NEWS

QUOTIDIEN

NATIONAL D’INFORMATION

MÉTÉO 22° : ALGER 26° : TAMANRASSET p. 2
MÉTÉO
22°
: ALGER
26° : TAMANRASSET
p. 2

Jeudi 23 février 2017 - 26 Djumada Al-Oula 1438 - N° 1539 - 4 e année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1€

www.dknews-dz.com

ALGÉRIE-ITALIE-LIBYE RÉSOLUTION DE LA CRISE EN LIBYE :

M.Messahel :

«L'Algérie et l'Italie coordonnent de façon permanente leurs efforts»

 

ALGÉRIE-GABON

ALGÉRIE-SUISSE

ALGÉRIE-CORÉE

ALGERIE-FRANCE

Le Gabon veut dynamiser davantage ses relations avec l'Algérie,

DU SUD

Rencontre entre le général-major Hamel et l'ambassadeur de Suisse à Alger

P. 24

Coopération

renforcée entre

les institutions

douanières

M. Xavier

Driencourt

nouvel

ambassadeur

de France

affirme le ministre gabonais des AE

P. 24

des 2 pays

en Algérie

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CRÉDIT À LA CONSOMMATION-VÉHICULES :

Convention entre CPA et Sovac

Le Crédit populaire d'Algérie (CPA) et la société Sovac-pro- duction ont signé hier à Alger un accord pour l'acquisition, par les particuliers, des véhi- cules de marques Volkswagen, Seat et Skoda fabriqués locale- ment par Sovac. La convention a été signée par le P-dg de CPA, Omar Boudieb, et celui de groupe Sovac, Mourad Oulmi. En vertu de cet accord, le CPA va accorder des crédits qui peu- vent atteindre jusqu'à 90% du prix des véhicules fabriqués par Sovac dans la limite de trois (3) millions de dinars sachant que l'apport personnel de l'emprun- teur doit être de 10% au mini- mum, a précisé M. Boudieb. Selon lui, le financement de l'acquisition des véhicules por- tera sur la gamme des 4 modèles qui seront montés en Algérie à savoir Golf7 et Caddy (Volkswagen), Ibiza (Seat) et Octavia (Skoda). Le taux d'inté- rêt qui sera appliqué est fixé à 8% avec une durée de rembour- sement variant entre 12 et 60 mois. Cette convention sera effec- tive dés la réception des pre- miers véhicules de la marque allemande fabriqués locale- ment, prévue à partir de juin prochain, a avancé le P-dg de CPA.

à partir de juin prochain, a avancé le P-dg de CPA.   SON P-DG, OMAR BOUDIEB
 

SON P-DG, OMAR BOUDIEB L’A AFFIRMÉ :

«Le CPA lancera en 2018 des crédits conformes à la charia»

Le Crédit populaire d'Algérie (CPA) envisage de lancer, à partir de 2018, des crédits conformes à la charia, a indiqué hier à Alger son P-dg, Omar Boudieb. "C'est une volonté des autorités publiques de mettre en place, à travers les banques, des produits financiers islamiques per- mettant aux clients désireux de bénéficier de ce type de prestations de trouver une réponse à leur demande", a précisé M. Boudieb.

P. 3

AGRICULTURE

Ouverture, hier à Alger du 1 er Salon international de l'olive, huile d'olive et dérivés

COMMERCE Hausse sensible des prix de détail des produits alimentaires de base en 2016

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

L'Ordre des architectes accueille tous les titulaires de master en architecture

et les architectes système classique

 

P. 5

P. 5

P.4

SANTÉ
SANTÉ

MALADIE DE

PARKINSON café, Le une solution thérapeutique ! P.p 12-13
PARKINSON
café,
Le
une
solution
thérapeutique
!
P.p 12-13

ÉNERGIE

Sétif

détient le taux le plus élevé de couverture par les réseaux d’électricité et de gaz

P. 8

F TBALL LIGUE 1 MOBILIS (21 DEMAIN À 17H45 AU STADE DU 5-JUILLET : E
F
TBALL
LIGUE 1 MOBILIS (21
DEMAIN À 17H45 AU
STADE DU 5-JUILLET :
E
J),
MCA-ESS
éclipse tout
P. 21
MDN
MDN

LUTTE CONTRE

LE TERRORISME

Destruction de 11 caches pour terroristes, 6 bombes et 3 canons à Jijel et Skikda

P. 3

MDN LUTTE CONTRE LE TERRORISME Destruction de 11 caches pour terroristes, 6 bombes et 3 canons

CLINCLIN

CLIN CLIN 2 DK NEWS Jeudi 23 février 2017 D’ EIL La ministre de la Solidarité

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DK NEWS

Jeudi 23 février 2017

D’ EIL

La ministre de la Solidarité na- tionale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Mounia Meslem Si Amer, effec- tuera aujourd'hui, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Bouira. Lors de cette vi- site, la ministre procédera no- tamment à la remise des clés des bus scolaires au profit des

communes, et l’inauguration du centre de prise en charge des enfants autistes. Elle rendra éga- lement visite aux établissements spécialisés, accueillant les caté- gories vulnérables de la société (handicapées, enfants assistés et personnes âgées), ainsi qu’au centre d’aide par le travail et la ferme pédagogique.

Horaires des prières

Jeudi 25 djumada-al-oula

Jeudi 25 djumada-al-oula
Jeudi 25 djumada-al-oula
Fajr 05:52 Dohr 13:02 Asr 16:10 Maghreb 18:41 Isha 20:01
Fajr
05:52
Dohr
13:02
Asr
16:10
Maghreb
18:41
Isha
20:01

SOLIDARITÉ

Mme Mounia Meslem à Bouira

18:41 Isha 20:01 SOLIDARITÉ Mme Mounia Meslem à Bouira 4 4 INDUSTRIE ET MINE Bouchouareb le

4

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INDUSTRIE ET MINE

Bouchouareb le 25 février à Ghardaïa

INDUSTRIE ET MINE Bouchouareb le 25 février à Ghardaïa ORAN Ouverture du 8 e Salon du
INDUSTRIE ET MINE Bouchouareb le 25 février à Ghardaïa ORAN Ouverture du 8 e Salon du
ORAN Ouverture du 8 e Salon du tourisme Siaha 2017 Le ministre de l’Aménagement du
ORAN
Ouverture du 8 e
Salon du tourisme
Siaha 2017
Le ministre de
l’Aménagement du
Territoire, du Tou-
risme et de l’Artisa-
nat, M. Abdeloua-
hab Nouri, prési-
dera aujourd’hui à
Oran, la cérémonie
d’ouverture de la
huitième édition du
Salon international
du tourisme, des
voyages, du trans-
port et des équipe-
ments hôteliers
"Siaha 2017".
Météo
Max
Min
Alger
22°
11°
Oran
21°
11°
Annaba
22°
13°
Béjaïa
23°
12°
Tamanrasset
26°
13°
SAMEDI 25 FÉVRIER
AU TR DE BÉJAÏA
4
Hommage à la
diva de la chanson
kabyle Nouara
4
L'Office national des droits d'auteur et
droits voisins (ONDA), rendra hommage à
la diva de la chanson algérienne "Nouara",
samedi 25 février à 17h au Théâtre régional
de Béjaïa. A l'occasion de cette soirée excep-
tionnelle au cours de laquelle l'artiste in-
terprétera les plus grands succès de son
riche répertoire, I'ONDA lui décernera un
trophée de mérite et de reconnaissance
pour son apport à l'épanouissement de la
chanson algérienne.

MOUDJAHIDINE Zitouni les 25 et 26 février à Ghardaïa

MOUDJAHIDINE Zitouni les 25 et 26 février à Ghardaïa Le ministre des Moudjahidine, M. Tayeb Zitouni,

Le ministre des Moudjahidine, M. Tayeb Zitouni, effectuera les 25 et 26 février, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Ghardaïa. Par ailleurs, le ministre présidera le 27 février à Ouargla, la cérémonie de commémoration du 55e anniversaire des manifestations du 27 février 1962.

MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID

Commémoration du 61 e anniversaire de la création de l’UGTA

A l’occasion de la commémoration du 61e anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algé- riens (UGTA), le Musée national du moudjahid, organise cet après-midi à partir de 14h, une conférence historique.

après-midi à partir de 14h, une conférence historique. LES 2 ET 3 MARS À LA SALLE

LES 2 ET 3 MARS À LA SALLE IBN ZAYDOUN

Freeklane présente son album «Nomad»

Le groupe de mu- sique moderne, Free- klane, présentera en avant-première son album intitulé «No- mad», les 2 et 3 mars 2017, à la salle Ibn Zayadoun.

mad», les 2 et 3 mars 2017, à la salle Ibn Zayadoun. DEMAIN À L’HÔTEL SOFITEL

DEMAIN À L’HÔTEL SOFITEL

Rencontre scientifique sur «Le cancer de la tête et du cou»

Le laboratoire pharmaceutique allemand Merck, organise demain vendredi 24 février à partir de 10h30 à l’hôtel Sofitel, une rencontre scientifique qui aura pour thème «Le cancer de la tête et du cou». Cette rencontre sera suivi d’une conférence de presse animée par le professeur Kamel Bouzid.

EL-EULMA

de presse animée par le professeur Kamel Bouzid. EL-EULMA 4 e s Journées internationales de nutrition-santé

4 es Journées internationales de nutrition-santé

L’Association du corps mé- dical d’El Eulma, organise au- jourd’hui et demain au Centre culturel d’El Eulma, les 4es journées internationales de nutrition-santé.

les 4es journées internationales de nutrition-santé. Dans le cadre du suivi des pro- jets du secteur,

Dans le cadre du suivi des pro- jets du secteur, le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Ab- deslam Bouchouareb, effectuera samedi 25 février, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Ghardaïa.

de travail et d’inspection dans la wilaya de Ghardaïa. LI AMNIKOUM L'émission de ouverte aux auditeurs

LI AMNIKOUM L'émission de ouverte aux auditeurs

L'émission radio de la Sûreté natio- nale "Li Aminkoum", sera ouverte aux questions des auditeurs en ma- tière de sécurité routière, cet après- midi de 16h à 17h sur les ondes de la Chaîne 1.

CE SOIR AU PALAIS DE LA CULTURE

Lamia Aït Amara en concert

L'artiste La- mia Aït Amara se produira ce soir à partir de 19h, sur la scène du Palais de la Cul- ture, Moufdi-Za- karia.

sur la scène du Palais de la Cul- ture, Moufdi-Za- karia. SAMEDI 25 FÉVRIER À LA

SAMEDI 25 FÉVRIER À LA LIBRAIRIE CHAÏB DZAÏR

Conférence sur l’histoire du syndicalisme en Algérie

Conférence sur l’histoire du syndicalisme en Algérie Les éditions ANEP, organi- sent samedi 25 février à

Les éditions ANEP, organi- sent samedi 25 février à partir de 15h, à la librairie Chaïb Dzaïr sise 1, avenue Pasteur Alger- Centre, une conférence sur l’histoire du syndicalisme en Algérie «Aissat Idir».

DU 25 AU 28 FÉVRIER À EL OUED

Salon du bâtiment et des travaux publics du Sud

Sous le thème "Tout pour réu- sir les chantiers du bâtiment", la wilaya d'El Oued, abritera du 25 au 28 février 2017, la 1ère édition du Salon national du bâtiment et des travaux publics du Sud.

Oued, abritera du 25 au 28 février 2017, la 1ère édition du Salon national du bâtiment

Jeudi 23 février 2017

ACTUALITÉ

DK NEWS

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CRÉDIT À LA CONSOMMATION-VÉHICULES:

Convention entre CPA et Sovac

Le Crédit populaire d'Algérie (CPA) et la société Sovac-production ont signé hier à Alger un accord pour l'acquisition, par les particuliers, des véhicules de marques Volkswagen, Seat et Skoda fabriqués localement par Sovac.

La convention a été signée par le P-dg de CPA, Omar Boudieb, et celui de groupe Sovac, Mourad Oulmi. En vertu de cet accord, le CPA va accorder des crédits qui peuvent atteindre jusqu'à 90% du prix des véhicules fabri- qués par Sovac dans la limite de trois (3) millions de dinars sachant que l'apport personnel de l'emprunteur doit être de 10% au minimum, a pré- cisé M. Boudieb. Selon lui, le finance- ment de l'acquisition des véhicules portera sur la gamme des 4 modèles qui seront montés en Algérie à savoir Golf7 et Kaddy (Volkswagen), Ibiza (Seat) et Octavia (Skoda). Le taux d'intérêt qui sera appliqué est fixé à 8% avec une durée de rem- boursement variant entre 12 et 60 mois. Cette convention sera effective dés la réception des premiers véhicules de la marque allemande fabriqués localement, prévue à partir de juin prochain, a avancé le P-dg de CPA. De son côté, M. Oulmi a fait valoir que son groupe s'était engagé avec un "partenaire financier stratégique" qu'est le CPA,

financier stratégique" qu'est le CPA, et ce, dans le but de per- mettre aux citoyens d'ac-

et ce, dans le but de per- mettre aux citoyens d'ac- quérir des véhicules de grande marque fabriqués

de montage qui sera implantée dans la zone industrielle de Sidi Khettab (Relizane) sur

une production qui va atteindre 12.000 véhicules en 2017, Sovac-Production prévoit d'augmenter ses

localement avec une qua-

une assiette foncière de

capacités de production à

lité identique à celle des

150

hectares.

30.000 unités en 2018

véhicules réalisés sur les sites du constructeur alle- mand Volkswagen. La signature de cet accord entre le CPA et le groupe Sovac a été pré- cédé par un autre portant sur la prise en charge par cette banque publique des besoins de finance- ment d'investissement du projet de montage et de fabrication de véhicules Volkswagen. Il s'agit d'un finance- ment qui s'étalera sur plusieurs phases dont la première est destinée à la réalisation des infrastruc- tures et l'acquisition des équipements de l'usine

Cette phase initiale du projet est d'un coût finan- cier de 6,5 milliards de DA dont 5 milliards de DA seront assurés par le CPA alors que le reste sera couvert par les fonds pro- pres de la société Sovac. Le coût d'investisse- ment de l'usine d'assem- blage et de montage de véhicules de marques Volkswagen, Seat et Skoda est de 170 millions d'eu- ros, dont la quasi totalité de financement sera assuré par le CPA. Il s'agit d'un investisse- ment qui va créer 1.800 emploies directs et 3.500 emploies indirects. Avec

pour arriver à 100.000 véhicules en 2022. Pour rappel, le crédit à la consommation a été réintroduit en 2015 pour les produits fabriqués en Algérie uniquement, et ce, quel que soit le taux d'intégration. Les entreprises dont les produits sont éligibles à ce crédit sont celles qui exercent une activité de production ou de service sur le territoire national et qui produisent ou assemblent des biens des- tinés à la vente aux parti- culiers, selon le décret exécutif relatif au crédit à la consommation.

PROJET VOLKSWAGEN EN ALGÉRIE :

80% de la première phase financés par le CPA

Le Crédit populaire algérien (CPA) financera à hauteur de 5 milliards de DA la première phase de réalisation du projet Volkswagen en Algérie, soit plus de 80% de cette étape, a indiqué hier à Alger le P-dg de cette banque publique, Omar

du cycle d'exploitation du projet à travers la mise à disposition de concours d'exploitation devant per- mettre de soutenir le pro- gramme de production durant ses différentes phases. "Le CPA sera là pour mettre en place les financements nécessaires

était un "partenaire stra- tégique" pour l'accompa- gnement et le développe- ment de ce projet d'enver- gure. Interrogé par l'APS s'il y avait un apport financier du partenaire allemand Volkswagen dans ce projet, M. Oulmi a répondu que "c'est l'en-

Khettab (Relizane) sur une assiette foncière de 150 hectares, produira 12.000 unités durant la première année de son entrée en production, avant d'atteindre 100.000 véhicules/an après cinq années. A son entrée en acti-

Boudieb. "Cette phase initiale du

pour les actifs circulants et les équipements de

treprise Sovac Production qui a contracté le crédit.

170

millions d'euros que

vité, prévue en juin pro- chain, le projet créera

projet est d'un coût finan-

cette activité indus-

Je pense que la ques-

1.800

emplois directs et

cier de 6,5 milliards de DA

trielle", a indiqué le

tion ne se pose même pas

3.500

emplois indirects

dont 5 milliards de DA seront assurés par le CPA alors que le reste sera couvert par les fonds pro- pres de la société Sovac", a précisé M. Boudiab à la presse à l'issue de la

même responsable. M. Boudiab a souligné que ce partenariat s'ins- crivait dans le cadre des mesures d'encourage- ment prises par les pou- voirs publics pour déve-

car on ne peut pas parler de la crédibilité de n°1 mondial (Volkswagen) et dont le chiffre d'affaires dépasse les 220 milliards d'euros par rapport aux

"En ce qui concerne le taux d'avancement du projet, faites-nous confiance. On s'est engagé avec les pouvoirs publics de pro- duire les premiers véhi-

signature de la conven- tion de partenariat entre le CPA et le groupe Sovac portant sur la prise en charge par cette banque publique des besoins de financement d'investisse- ment du projet de mon- tage et de fabrication de véhicules Volkswagen en Algérie. "Il s'agit d'un finance- ment qui s'étalera sur plusieurs phases. Cette première phase de financement est desti- née à la réalisation des infrastructures et à l'ac- quisition des équipe- ments", a souligné M. Boudiab. Le CPA assurera, en outre, l'accompagnement

lopper, en Algérie, l'in- dustrie de l'automobile en partenariat avec des constructeurs automo- biles de renom dans le respect des exigences de l'intégration progressive. De son côté, le P-dg de Sovac, Mourad Oulmi, a insisté sur l'importance de ce partenariat entre une banque publique, une entreprise privée et un partenaire technolo- gique étranger: "L'objectif est de créer de la richesse et des emplois. Pour cela, nous avons besoin d'un vrai parte- naire stratégique et solide, d'où le choix pour Volkswagen". M. Oulmi a aussi relevé que le CPA

va mettre le CPA sur la table". Pour lui, "dans le monde entier, ce sont les banques qui financent les grands projets". Evoquant les garanties bancaires de ce projet, M. Oulmi a insisté que les plus grandes garanties sont le client et le marché, en plus du partenaire qui dispose de plus de 220 milliards d'euros de chif- fre d'affaires et du groupe Sovac dont les fonds pro- pres dépassent plus de six (6) fois le montant octroyé par le CPA. Cette future usine de la marque allemande, qui sera implantée dans la zone industrielle de Sidi

cules en juin 2017 et on sera au rendez-vous", a-t- il promis. Quatre modèles seront assemblées par la future usine: Volkswagen Golf 7 et Volkswagen Caddy, Seat Ibiza et Skoda Octavia. Le premier véhicule qui sortira de cette usine est Golf 7 qui sera suivi par Ibiza avant de procé- der à la fabrication des autres modèles prévus avant la fin 2017. Le taux d'intégration de cette unité indus- trielle, qui nécessite un investissement de quelque 170 millions d'euros, sera de 15% puis de 40% après cinq (5) années d'activité.

ÉNERGIE

La coopération énergétique au centre d'entretiens Boutarfa-MAE gabonais

au centre d'entretiens Boutarfa-MAE gabonais Le ministre de l'Energie Noureddine Boutarfa s'est

Le ministre de l'Energie Noureddine Boutarfa s'est entretenu mercredi à Alger avec le ministre d'Etat, mi- nistre des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l'Intégration régionale, chargé des Gabonais de l'étran- ger, Pacôme Moubelet Boubeya sur les perspectives de la coopération économique bilatérale notamment dans l'énergie, indique le ministère dans un commu- niqué. Les deux ministres ont souligné la volonté des deux pays de consolider leurs relations, de diversifier leurs économies et de réunir toutes les conditions pour les rendre moins dépendantes des hydrocarbures, précise la même source. A cette occasion, M. Boubeya a exprimé le souhait de la partie gabonaise de bénéficier de l'expérience algé- rienne, notamment dans l'accès des populations aux sources d'énergie. "L'expérience de l'Algérie dans la gestion des hydro- carbures, dans l'électrification et dans la pénétration du gaz est exemplaire. Nous voulons profiter de cette expérience pour rendre l'énergie accessible à tous et ainsi permettre un meilleur développement de nos éco- nomies et de nos industries", a-t-il dit cité dans le com- muniqué. Pour sa part, M. Boutarfa a réitéré la disposition du secteur de l'énergie à partager son savoir-faire avec le Gabon et à densifier l'échange d'expériences avec les pays d'Afrique de manière générale, ajoutant qu'un co- mité d'experts bilatéral sera mis en place pour identi- fier des projets concrets de coopération et établir une feuille de route en vue de les réaliser. Le ministre a relevé aussi "l'engagement personnel du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika en faveur du développement de l'Afrique et du génie afri- cain", et a insisté sur la dynamique créée par l'accès à l'énergie et sur l'expertise que l'Algérie peut apporter en matière de gestion des ressources en hydrocarbures, d'électrification rurale, d'engineering, d'études et de dé- veloppement des réseaux électriques et gaziers, note le communiqué. Le développement des énergies renouvelables asso- cié à une base industrielle a été également abordé lors de ces entretiens.

CRÉDITS

Le CPA lancera en 2018 des crédits conformes à la charia (Pdg)

Le Crédit populaire d'Algérie (CPA) envisage de lancer, à partir de 2018, des crédits conformes à la charia, a indiqué hier à Alger son P-dg, Omar Boudieb. "C'est une volonté des autorités publiques de mettre en place, à travers les banques, des produits financiers islamiques permettant aux clients dési- reux de bénéficier de ce type de prestations de trou- ver une réponse à leur demande", a précisé M. Boudieb à la presse en marge d'une cérémonie de signature d'une convention avec le groupe Sovac. Selon M. Boudieb, la concrétisation de ce projet, sur lequel les banques publiques sont en train de travailler, va prendre plusieurs mois: "Il s'agit de produits tout à fait différents des crédits classiques. Actuellement, nous travaillons sur les aspects réglementaires et commerciaux et ceux relatifs à la gestion des risques de tels produits". Pour la mise sur pied de ce produit financier, le CPA a commencé à organiser des cycles de forma- tion et des séminaires et à faire appel à des bureaux d'études pour l'aider à élaborer cette catégorie de prestations financières.

APS

4 DK NEWS

ACTUALITÉ

Jeudi 23 février 2017

SELON UN BILAN DE LA DGSN

Arrestation de 34 individus et saisie de 3 kg de kif traité à Alger et Tipasa

Les services de la Sûreté nationale ont procédé, lors de deux opérations dis- tinctes à Alger et Tipasa, à l'arrestation de 34 individus dont une femme et à la saisie de près de 3 kg de kif traité, de 326 com- primés psychotropes et de 12 armes blanches, selon un bilan publié hier par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). La première opération a été soldée par l'arrestation de 31 individus et la sai- sie de 91 gr de kif traité, de 326 comprimés psychotropes et 12 armes blanches après des descentes des services de la police dans différents points noirs et lieux suspects de certains quartiers de la capitale. A Tipasa, et sur la informations faisant état de la présence d'individus s'adonnant à un trafic de stupéfiants dans plusieurs quartiers de la région, trois personnes ont été arrêtées dont une femme qui étaient en possession 2,385kg de kif traité. Les services de la police ont ouvert de suite des enquêtes pour pouvoir appréhen- der les autres membres du reseau crimi- nel. Dans la wilaya de Tamanrasset, les élé- ments de la police ont intercepté une quantité de carburant estimée à 1 700l des- tinés à la contrebande via les frontières. Les services de la police de la wilaya de Sétif, ont arrêté, quant à eux, deux per- sonnes et saisi 52 500 boites de tabac à chi- quer contrefaites et 10000 autres boîtes de cigarettes non facturées.

SIDI BEL ABBÈS :

Saisie par les services des Douanes de plus de 4,5 quintaux de kif

par les services des Douanes de plus de 4,5 quintaux de kif traité Les éléments des

traité

Les éléments des services des douanes de Sidi Bel Abbès ont saisi une quantité de 460 kg de kif traité, a-t-on appris hierde cette institution. Cette quantité de drogue a été saisie mardi sur la RN 95 reliant les communes de Ras El Ma et Moulay Slissene. Elle était dissimulée à bord d’un camion semi-re- morque chargé de produits alimentaires périmés provenant de la contrebande, ajoute-t-on de même source. L'opération a permis également d’ar- rêter deux individus se trouvant à bord du camion. Une enquête est en cours pour identifier les membres restants de ce ré- seau criminel et déterminer la destination de cette marchandise prohibée. Outre la drogue, le moyen de transport et la marchandise dont la date de

M.OUALI L’A ANNONCÉ À MOSTAGANEM :

« Littoral : 1.400 points noirs de rejet de déchets et des eaux usées et industrielles recensés au niveau national »

Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelkader Ouali, a indi- qué mardi à Mostaganem que 1.400 points noirs de rejet de déchets et des eaux usées et indus- trielles polluant le littoral ont été recensés au niveau national.

laya regroupant un nombre

laya regroupant un nombre

Pas moins de 2.400 rejets d’eaux usées et de déchets

industriels dans les oueds ont été recensés au niveau natio- nal dont 240 nécessitant un

d’associations écologiques. Cette opération a été dotée de 90 bacs.

Les travaux portent sur la création de berges, d'espaces verts, d'aires de jeux, de pas- sages pour piétons, de struc-

suivi précis, a soutenu M.

A

l'occasion, Adelkader

tures de détente et des bassins

Ouali à la Maison de l’environ-

Ouali a insisté sur la nécessité

d’eau.

nement de Mostaganem, avant d'instruire le commis- sariat national du littoral et les autorités locales à prendre

de généraliser cette opéra- tion aux quartiers et sur le renforcement d’autres bacs pour contribuer à l'économie

L’opération de curage de l’oued Ain Sefra a été achevée dernièrement avec le rele- vage de 30.000 mètres cubes

attache avec les auteurs et à prendre les mesures qui s'im-

verte valorisant ces déchets en matières premières.

de détritus et le nettoiement de 20.000 m3 d'eaux usées .

posent.

Le

volume des déchets est

La réhabilitation de l’oued

Par ailleurs, le ministre a présidé le lancement d'une opération de tri sélectif des dé- chets au niveau de la cité "5 juillet 1962" au chef-lieu de wi- laya qui compte 1.900 loge- ments, à l’initiative de l’Agence nationale des dé- chets en collaboration avec la ligue de quartiers de la wi-

estimé, dans la wilaya de Mos- taganem, à 245.150 tonnes/an dont 46.603 tonnes au chef- lieu de wilaya. M. Ouali a posé la première pierre d’aménagement de l’oued "Ain Sefra" à Mostaga- nem qui s’étend sur 5,2 km pour un coût de 500 millions DA.

Ain Sefra permettra de mettre fin aux odeurs nauséabondes et la lutte contre le rejet de dé- chets, en plus de donner un nouveau look à la ville de Mostaganem et de convertir le site en espace de repos et de détente pour les familles et les touristes. Lors de l'inauguration de

deux stations d’épuration des eaux usées à Sidi Lakhdar et

à Khadra, le ministre a in-

sisté sur le nécessaire lance- ment, dans les prochains jours, d’un programme d’ur- gence pour raccorder des douars de l’Est de la wilaya au réseau d’assainissement et

recenser toutes les terres agri- coles avoisinant ces stations pour les alimenter en eau après leur traitement. Donnant le coup d'envoi des travaux de raccordement de 25 douars relevant des communes de Sidi Ali et Sidi Lakhdar (6.500 habitants) au réseau d'eau potable à partir du complexe du transfert d'eau MAO et de la station de dessalement de l’eau de mer de Sonactel, M. Ouali a in- sisté sur l’alimentation en eau potable de ces collectivi- tés avant le ramadhan pro- chain. Le ministre a indiqué qu'à la faveur du programme du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, 11 stations de dessalement de l’eau de mer ont été réalisées

à travers le pays offrant

chaque année 800 millions m3 d’eau potable.

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

L'Ordre des architectes accueille

tous les titulaires de master en architecture et les architectes système classique

Le ministère de l'Enseignement su- périeur et de la Recherche scientifique a affirmé mardi que l'Ordre des archi- tectes (OA) accueille, "sans exclusive", tous les titulaires de master en architec- ture et de diplômes d'architecte, sys- tème classique, pour effectuer un stage et prêter serment. Lors de la deuxième réunion tenue au siège du ministère avec les représen- tants des étudiants en architecture, "ces derniers ont été informés des ef- forts déployés par le secteur depuis la réunion tenue le 5 février 2017 avec les représentants des étudiants au niveau national", a indiqué le communiqué. "En dépit du caractère professionnel de leurs revendications qui ne sont

pas des prérogatives du secteur de l'En- seignement supérieur, et en réponse aux efforts du secteur, le président du Conseil national de l'Ordre des Archi- tectes (CNOA) a adressé au ministre de l'Enseignement supérieur une lettre portant N°30, datée du 21 février 2017, dans laquelle il a affirmé que l'OA accueille, sans exclusive, toutes les demandes des titulaires de master en architecture et de diplômes d'architecte, système classique, pour effectuer un stage et prêter serment, et ce conformément au décret exécutif N°14-345, datée du 8 décembre 2014", a précisé la même source. Le responsable a ajouté dans la lettre que la "cérémonie organisée par

l'OA, samedi 18 février 2017, pour la prestation de serment a concerné un grand nombre de titulaires de master

en architecture". Durant cette réunion qui intervient suite à une série de ren- contres avec les responsables des éta- blissements universitaires concernés, les représentants des étudiants ont ap- pelé à nouveau le "secteur à poursuivre

la médiation avec les instances concer-

nées en vue de la prise en charge de leurs revendications professionnelles",

a indiqué le communiqué. Le ministère a informé les étudiants durant cette rencontre des "difficultés soulevées par les établissements univer- sitaires concernant le rattrapage des cours, notamment les ateliers". ²

LUTTE CONTRE LE TERRORISME

Destruction de 11 caches pour terroristes, 6 bombes et 3 canons à Jijel et Skikda

Des détachements de l'Armée nationale populaire (ANP) ont détruit, mardi, à Jijel et Skikda 11 caches pour terroristes, 6 bombes et 3 canons de fabrication artisanale, a indiqué hier un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). "Dans le cadre de la lutte antiterroriste, des détachements de l'ANP ont détruit à Jijel et Skikda (5ème Région militaire), le 21 février 2017, onze (11) caches pour terroristes, six (06) bombes et trois (03) canons de fabrication artisanale", précise-t-on de même source. Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des détachements de l'ANP, en coordination avec les éléments de la Gendarmerie nationale et des Douanes, "ont appréhendé cinq (05) narcotrafi- quants à Sidi Bel Abbès et Tlemcen (2ème Région militaire) et saisi un camion, un véhicule utilitaire et un véhicule de transport chargés de 562,74 kilogrammes de kif traité". A Tamanrasset et Bordj Badji Mokhtar (6ème Région mi- litaire), des détachements de l'ANP "ont saisi un véhicule tout-terrain, 2 motos, 2.580 unités de produits détergents,

2 motos, 2.580 unités de produits détergents, 1.800 litres de carburant, 3 détecteurs de métaux et

1.800 litres de carburant, 3 détecteurs de métaux et un mar- teau piqueur". D'autre part, "deux (02) contrebandiers ont été appréhen- dés à bord d'un véhicule chargé de 830 unités de différentes boissons à El Oued (4ème Région militaire) et six (06) im- migrants clandestins ont été arrêtés par des détachements de l'ANP à Ouargla et Adrar", conclut le communiqué. APS

Jeudi 23 février 2017

ÉCONOMIE

DK NEWS 5

AGRICULTURE

Ouverture à Alger du 1 er Salon international de l'olive, huile d'olive et dérivés

Le premier Salon international de l'olive, huile d'olive et dérivés a ouvert ses portes hier à Alger avec la participation d'une cinquantaine d'exposants algériens et étrangers venus de grands pays pro- ducteurs.

Cette édition, la première du genre en Algérie, se tient jusqu'à samedi prochain au Palais des expositions des Pins maritimes autour du thème: pour un développe- ment économique et cultu- rel du secteur oléicole. Outre l'Algérie, quatre pays participent à ce salon professionnel: la Tunisie, l'Espagne, la Turquie et l'Ita- lie, qui sont des leaders dans la production et l'industrie oléicole mondiale. Le salon touche aux diffé- rents segments de la filière oléicole partant des plants, des équipements de produc- tion, des chaînes de condi- tionnement, de la transfor- mation et d'emballage. «Pour nous, une cinquan- taine d'exposants pour une première édition, c'est im- portant», a indiqué à l'APS le président du salon, Samir Gani qui est aussi responsa- ble d'un salon similaire or- ganisé en Tunisie qui tiendra sa 4ème édition en 2017.

ganisé en Tunisie qui tiendra sa 4ème édition en 2017. Le salon d'Alger est venu répondre

Le salon d'Alger est venu répondre à une dynamique

depuis 2000, en encoura- geant les plantations en de-

que connaît l'oléiculture en Algérie et ce, après la mise en oeuvre de plusieurs pro- grammes de développement de cette filière depuis 2000. La superficie occupée par cette culture est passée de

hors des zones tradition- nelles, dans les régions du sud et des Hauts-Plateaux, a souligné M. Omari. Cette filière dispose aussi d'un «gisement très impor- tant» en termes de valori-

170.000

hectares (ha) à

sation, ce qui peut apporter

470.000

ha actuellement,

une valeur ajoutée dans le

d'après les chiffres avancés par le directeur de la régula- tion et du développement des productions agricoles au ministère de l'Agricul- ture, du développement ru- ral et de la pêche, Chérif Omari, qui a représenté le ministre en charge du sec- teur à l'ouverture à l'ouver- ture officielle du salon. Classée par les pouvoirs publics comme étant une fi- lière stratégique, l'oléicul- ture a «franchi des pas im- portants» grâce au soutien et à l'encadrement technique et financier consenti par l'Etat

cadre de la diversification de l'économie nationale et de création d'emplois. Outre le marché local très demandeur, les pouvoirs pu- blics s'attèlent sur la valori- sation des produits oléicoles en vue de les mettre sur le marché international, à commencer par l'olive de table de Sig «La Sigoise» dont le label portant Indication géographique (IG) sera va- lidé prochainement par le comité national de la label- lisation, d'après me même responsable. Néanmoins, en dépit des efforts consentis

pour le développement de cette filière, des investis- seurs relèvent d'autres contraintes entravant tou- jours l'investissement dans ce domaine, et ce, en l'ab- sence d'organisation des pro- fessionnels. Le manque d'organisa- tion de l'interprofession a profité au marché informel, «qui a durement affecté la traçabilité et la qualité du produit», regrette Hakim Zoubiri, jeune investisseur dans l'oléiculture. Sur le terrain, cet opéra- teur, qui a mis en valeur une cinquantaine d'hectares à In Oussara (wilaya de Djelfa) fait face au problème du manque d'électricité agri- cole et celui du foncier. Il affirme, à ce titre, qu'il n'avait pas encore obtenu l'acte de propriété de ses 50 ha mis en valeur dans le ca- dre du dispositif dit APFA (accès à la propriété fon- cière agricole) depuis la plantation de son verger en système intensif en 2004. Cela l'empêche de contracter un crédit pour étendre son projet et réaliser une unité de conditionnement. Outre le problème d'accès au foncier, le manque de main d'oeuvre est devenu un «casse-tête» pour les in- vestisseurs. Selon certains exposants, la hausse des prix des produits oléicoles sur le marché est due en partie à cette contrainte.

COMMERCE

Hausse sensible des prix de détail des produits alimentaires de base en 2016

Les prix moyens de détail des pro- duits alimentaires de large consomma- tion ont connu une tendance haus- sière en 2016, les augmentations les plus significatives ayant touché les produits d'épicerie et les fruits, a appris l'APS au- près du ministère du Commerce. Ces hausses ont ainsi touché les prix des légumes secs et ceux de pro- duits d'épicerie comme les pois chiches dont le prix moyen a flambé à 240 DA/kg en 2016 contre 165 DA/kg en 2015 (+46%), les lentilles à 190 DA/kg contre 161 DA/kg (+18%). Les autres hausses ont concerné le concentré de tomate (+8%), les pâtes ali- mentaires et le riz (+6%), le café (+4%), tandis que les prix des haricots secs ont diminué de 12%. Par contre, pour les lé- gumes frais, la plupart des prix a connu

des baisses variant entre 4% et 27%.

Ainsi, le prix moyen de la pomme de terre a diminué de 27% par rapport à

2015 pour s'établir à 46 DA/kg, celui de

la tomate est passé à 67 DA/kg (-17%), de

l'oignon sec à 59 DA/kg (-17%), de la ca- rotte à 63 DA/kg (-12%) et de la courgette

à 97 DA/kg (-4%). Toutefois, le prix de l'ail a enregis- tré une hausse de 37% pour s'établir à 426 DA/kg en 2016 contre 311 DA/kg en

2015.

Côté fruits, le prix moyen des pommes locales a fortement augmenté

à 194 DA/kg en 2016 contre 139 DA/kg en

2015 (+40%) et celui des dattes à 462

DA/kg contre 427 DA/kg (+8%). Le prix des oranges a aussi enregis- tré une hausse de 41% en 2016 et celui des bananes a grimpé de 27%.

«Il a été constaté des hausses qui ont touché certaines produits importés à l'instar des pois chiches, pommes, ba- nanes et ail suite aux fluctuations en- registrées au niveau des marchés mon- diaux», souligne la même source. Il a également été observé qu'un

certain nombre de produits d'épicerie avait fait l'objet d'augmentation de prix dés novembre 2016, et ce, même avant l'entrée en vigueur du nouveau réajus- tement de la taxe de la valeur ajoutée (TVA) augmentée de deux points. Quant aux prix des viandes rouges,

ils ont connu, durant l'année 2016, une hausse de 3% pour la viande bovine congelée à 669 DA/kg, et une stabilité pour la viande ovine locale à 1.316 DA/kg (-0,4%), alors que le prix moyen du poulet s'est stabilisé à 311 DA/kg.

ARRÊTS DE TRAVAIL:

Plus de 14 millions d'indemnités journalières remboursées en 2016 (CNAS)

Plus de 14 millions d'in-

remboursées en 2015 avec

nées non indemnisées, suite

à

domicile effectuées en 2016

demnités journalières rela-

un montant de 18 milliards

à ces opérations de contrôle.

ont concerné 124.805 assurés

tives aux arrêts de travail ont été remboursées en 2016 pour un montant de 17,3 mil-

DA", et ce suite aux contrôles administratifs effectués à do- micile, par les agents de la

Il a expliqué que la Cnas a rejeté ces demandes d'arrêts de travail des assurés sociaux

sociaux dont 19.072 ont été absents et 14.473 sanctionnés, alors qu'en 2015, le contrôle

liards de DA par la Caisse

Cnas, a-t-il précisé dans une

qui étaient absents lors du

a

touché 107.418 assurés dont

nationale des assurances so- ciales (Cnas), a indiqué hier le directeur des prestations à la caisse, Abdelhafid Djoghri. "Au total, 14.774.568 in- demnités journalières rela- tives aux arrêts de travail ont été remboursées par la Cnas en 2016, représentant 17,3 milliards DA, contre 15.127.391

déclaration à la presse. D'autre part, le même res- ponsable a ajouté que 386.955 journées inscrites dans le cadre des demandes d'arrêts de travail ont été rejetées (non indemnisées) durant l'année 2016, contre 232.848 journées en 2015, soit une évolution de 66% de jour-

passage de l'agent contrô- leur à leur domicile pendant cette période de congé de maladie et qui n'ont pas pré- senté dans les 48 heures qui suivent au centre de paie- ment des justificatifs défi- nis par la réglementation en vigueur. Les opérations de contrôle

10.521 ont été absents et 8.507 sanctionnés, selon M. Djo- ghri. Il a rappelé que la Cnas a renforcé son système de contrôle administratif à do- micile pour lutter contre les abus en matière d'arrêts de travail de complaisance.

ÉLECTRICITÉ ET GAZ:

Lancement de la lecture automatisée des compteurs dans plusieurs wilayas du Centre

La Société de distribution de l'électricité et du gaz du Centre (SDC) a déployé dans des agences de Blida, Tipasa, Boumerdès et Djelfa, un nou- veau système automatisé de lecture des comp-

teurs d'électricité et de gaz, ce qui facilite la fac- turation des consommations, a-t-elle indiqué hier dans un communiqué. Au total, 12 agences commerciales ont béné- ficié de ce système, baptisé «Terminal de saisie portables (TSP)», qui «relève à pied automatisé des compteurs d'électricité et de gaz (basse ten- sion/basse pression) permettant ainsi de fiabili- ser la relève des index des compteurs et d'élimi- ner les risques d'erreurs de lectures et de saisie des index», explique le communiqué.

Il s'agit d'un appareil portable, avec un logi-

ciel embarqué, permettant l'identification des compteurs, par le biais d'une étiquette (Tag) ins-

tallée sur les compteurs d'électricité et de gaz, ainsi que la lecture des index utilisés pour la fac- turation.

A cet effet, plus de deux (02) millions de Tags

ont été posés dont près de 1,8 million program- més et prêts à l'emploi, selon la même source. Ce système a été déployé dans les 12 agences commerciales de la SDC après la réussite d'une opération pilote au niveau de l'agence commer- ciale de Mouzaia (Blida). Cette agence a commencé l'utilisation de ce système de relève pour facturation en mars 2015. Depuis cette date, 35.000 compteurs ont été facturés sur la base d'index relevés par TSP. La SDC ambitionne de généraliser l'utilisation du système sur l'ensemble de ses agences com- merciales à partir de juin 2017.

ORAN :

La bibliothéconomie et les enjeux futurs thème d’un congrès international en mars

La situation de la bibliothéconomie en Algé- rie et dans le monde arabe sera au centre des tra- vaux d'un congrès international sur «la réalité des systèmes d'information et de documentation à la lumière des changements et des enjeux futurs», prévu à Oran les 8 et 9 mars prochain, a-t-on ap- pris des organisateurs. Initié par le département de bibliothéconomie et sciences documentaires de l’université d’Oran 1 «Ahmed Benbella» à l’occasion de la journée arabe de la bibliothèque (10 mars), ce congrès verra la participation d’un grand nombre de spé- cialistes des universités nationales et arabes. Cette rencontre vise à passer en revue les points de vue des acteurs et des spécialistes dans les domaines de la bibliothéconomie et des sciences de l'information en ce qui concerne les pratiques quotidiennes dans ces deux champs scientifiques, soulignent les organisateurs. Les sciences de la bibliothéconomie et de l’information ont connu, ces dernières années, relève-t-on dans la problématique du congrès, un bond qualitatif en termes de vision du savoir comme domaine scientifique et en suscitant différentes approches avec l’utilisation des TIC qui ont imposé une nouvelle vision et approche des thèmes liés aux bibliothèques et centres

d’informations et de documentation.

Les travaux de cette rencontre s’articuleront autour de plusieurs axes dont les «approches théoriques des exigences pratiques de la biblio- théconomie, de l'information et des archives»

, «renouveau en bibliothéconomie et archives: ex-

périences arabes et internationales» , «Perspec- tives du changement en matière de bibliothé- conomie et des archives : études sociologiques et psychologiques». Les débats porteront sur de nombreuses préoccupation liées à la situation et l’avenir de la bibliothéconomie, aux défis que posent le numérique et les TIC et sur les relations de ces sciences avec le développement durable».

APS

6 DK NEWS

ÉCONOMIE

Jeudi 23 février 2017

PRODUCTION DE PÉTROLE:

Les pays non-Opep atteignent 50% de leur objectif (Opep)

Les pays non-membres de l'Opep qui se sont joints à l'accord de l'Opep pour limiter la production mondiale du brut respectent leurs objectifs à hauteur de 50%, a affirmé hier à Londres Mohamed Saleh al-Sada, président en exercice de l'Opep et ministre qatari du Pétrole.

Il a par ailleurs es- timé que la comptabilité était plus complexe pour les pays
Il a par ailleurs es-
timé que la comptabilité
était plus complexe pour
les pays non-membres
de l'Organisation et que
les niveaux d'application
pourraient être en réalité
plus élevés.
L'Opep se félicite
d'avoir fait plonger la
production de ses pays
membres en janvier et
d'avoir atteint 90% de
son objectif de réduction
d'extraction pour les pays
qui la composent.
Son secrétaire géné-
ral, Mohammed Bar-
kindo, a estimé mardi
que ce taux approche-
rait 100% dans les mois à
venir.
L'Opep a prévu une
réduction de la produc-
tion de ses membres de
1,2 million de barils par
jour (mbj), tandis que 11
pays non-membres de
l'Opep se sont engagés à
limiter leur production
de 558.000 barils par
jour.
«C'est la première fois
que nous avons des enga-
gements venus de pays
non-membres de l'Opep
Nous estimons que
50% de l'accord est res-
pecté, mais le méca-
nisme de calcul est moins
précis, car il n'y a pas
toute l'organisation de
l'Opep derrière», a tem-
péré Mohamed Saleh al-
Sada, qui s'exprimait de-
vant des journalistes en
marge de la conférence
International Petroleum
Week, à Londres.
«Je pense que le ni-
veau de participation
élevé. Nous sommes sur
la bonne tendance, et
cela devrait se confir-
mer», a-t-il ajouté.
Conclu fin 2016, cet
accord vise à limiter la
production mondiale sur
les six premiers mois de
2017 pour permettre au
marché mondial, inondé
par l'abondance de l'of-
fre, de retrouver l'équili-
bre et de soutenir les
cours du brut.
La Russie, un des plus
mondiaux, a d'ores et
déjà annoncé qu'elle n'at-
teindrait son objectif de
baisse de 300.000 barils
par jour qu'à la fin du
mois d'avril.
«Cela nous permettra
en mai et juin de pro-
duire exactement
300.000 barils par jour de
moins qu'en octobre», a
déclaré le ministre russe
de l'Energie, Alexandre
Novak, la semaine der-
nière.
à
surveiller.
pourrait en fait être plus
grands producteurs

L'accord sur la production va continuer de porter ses fruits en 2017

L'accord de limitation de la production de pétrole devrait per- mettre aux réserves des pays riches de poursuivre leur baisse en 2017, a estimé mardi le secrétaire géné- ral de l'Organisation des pays ex- portateurs du pétrole (Opep), qui espère une intensification des ef- forts de ses pays membres. Alors que le niveau des réserves mondiales grimpait depuis 2015, faisant chuter les cours de l'or noir, l'Opep a annoncé fin 2016 un accord pour limiter sa produc- tion et permettre aux marchés de se rééquilibrer. «Il était apparent que les ré- serves commerciales de l'Organi- sation de coopération et de déve- loppement économique regrou- pant les pays riches de la planète (OCDE) ont commencé à reculer au quatrième trimestre de 2016, et nous nous attendons à ce qu'elles continuent de baisser en 2017», a estimé Mohammed Barkindo, se- crétaire général de l'organisation. L'accord sur la production «lie des membres de l'Opep et des pays

la production «lie des membres de l'Opep et des pays qui n'en font pas partie, et

qui n'en font pas partie, et malgré cela, nous avons réussi à nous al- lier et à donner tort aux scep- tiques», s'est-il félicité, à l'occa- sion de la conférence profession- nelle de l'International Petroleum Week à Londres. Selon le secrétaire général, les pays de l'Opep, qui respectent ac- tuellement à 90% l'objectif fixé entre 32,5 et 33 millions de barils

par jour, vont chercher à dépasser ce seuil. «Malgré le haut niveau d'adhé- sion à l'objectif, les réserves mon- diales sont encore bien au delà de leur moyenne des cinq der- nières années», a-t-il noté, jugeant par ailleurs qu'il était trop tôt pour évoquer un possible renouvelle- ment de l'accord au delà des six premiers mois de l'année.

ARABIE SAOUDITE:

Recul du bénéfice annuel du pétrochimiste Sabic

Le géant de la pétro- chimie saoudienne Sa- bic a annoncé hier un résultat annuel en recul

ceux du pétrole qui se sont repris en 2016 après une période de baisse. SABIC est l'un des

grais, du plastique et des métaux. Dans un com- muniqué, la compagnie a indiqué que son béné-

à la vente, explique ce recul, a indiqué SABIC dans son communiqué. Le prix du baril de pé-

de 5% en raison notam- ment de la baisse des prix

géants de son secteur et la plus grosse compa-

fice net a reculé de 4,95% en 2016, à 17,84 milliards

trole s'est stabilisé au- tour de 50 dollars après

la vente de la gamme de ses produits. Les prix des produits chimiques sont liés à

à

gnie cotée en Bourse de tout le Golfe. Il fabrique notamment des produits pétrochimiques, des en-

de riyals (4,76 milliards de dollars) contre 18,77 milliards de riyals en 2015. «La baisse des prix»

avoir reculé à environ 30 dollars début 2016 après avoir dépassé les 100 dol- lars en 2014.

BOURSE

Wall Street entame la semaine par de nouveaux records

Wall Street est revenue mardi d'un long week-end en signant de nouveaux records, face à de multiples éléments jugés engageants sur l'économie mondiale comme américaine: le Dow Jones a pris 0,58% et le Nasdaq 0,47%. Selon les résultats définitifs, l'indice ve- dette Dow Jones Industrial Average a gagné 118,95 points à 20,743,00 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 27,37 points à 5.865,95 points, des niveaux jamais vus à la clôture. L'indice élargi S&P 500 a avancé de 14,22 points, soit 0,60%, à 2.365,38 points, là encore un record. «C'est la tendance générale à la hausse qui se poursuit», a résumé Karl Haeling, de Landesbank Baden-Württemberg, y voyant «en partie une réaction à un bon chif- fre venu aujourd'hui d'Europe». Les investisseurs américains, qui revenaient d'un jour férié lundi, ont eu les yeux tournés vers l'in- ternational avec l'annonce d'une accélération de la croissance de l'ac- tivité privée dans la zone euro en février, au plus haut depuis presque six ans selon la première estimation d'un indice du cabinet Markit. «Cela montre bien qu'il n'y a pas que la Bourse américaine qui progresse: elle est rejointe par la majorité des marchés mon- diaux», a assuré M. Haeling. Pour autant, il estimait que le contexte américain jouait aussi lar- gement à Wall Street, les investisseurs gardant une vision optimiste des perspectives du gouvernement du président Donald Trump un mois après son investiture. Parmi les autres éléments favorables fi- guraient «de bons résultats d'entreprises», avant tout dans la distri- bution, a remarqué Peter Cardillo, économiste en chef chez First Stan- dard Financial. «Et puis il y a une nette hausse des cours du pétrole.» Les cours du pétrole ont fini au plus haut depuis le début de l'an- née à New York, profitant de la perspective d'un rééquilibrage pro- chain du marché grâce à une baisse de l'offre et à une meilleure de- mande. Au-delà de toutes ces actualités, «les investisseurs continuent de se précipiter à l'achat» à Wall Street, «par crainte de rester sur le carreau», a conclu Jack Ablin, de BMO Private Bank. Le marché obligataire reculait un peu. Vers 21H20 GMT, le ren- dement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,429%, contre 2,418% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,041%, contre 3,024% pré- cédemment.

CHANGES

L'euro, plombé par les incertitudes politiques, baisse face au dollar

L'euro baissait mardi face au dollar, la monnaie unique souffrant de perspectives politiques incertaines à travers l'Europe, tandis que le billet vert profitait des déclarations de membres de la Réserve fé- dérale (Fed). Vers 22H00 GMT (20H00 à Paris), l'euro valait 1,0535 dollar contre 1,0613 dollar lundi soir. La devise européenne baissait un peu face à la monnaie nippone, à 119,77 yens pour un euro contre 120,04 yens lundi. Le billet vert montait face à la devise japonaise, à 113,69 yens pour un dollar contre 113,11 yens la veille. «C'est l'euro qui s'affaiblit depuis le début de la journée et c'est largement dû à de nombreuses inquiétudes politiques», a résumé Boris Schlossberg, de BK Asset Management. Il citait l'approche de plusieurs élections dont les législatives néerlandaises en mars, dont le principal parti eurosceptique pourrait arriver en tête, et la présidentielle française, dont la candidate d'extrême-droite Marine Le Pen semble largement en mesure de se qualifier pour le second tour début mai. «Cela domine tous les autres facteurs jouant sur l'euro», a avancé M. Schlossberg, remarquant que les indicateurs économiques européens s'étaient, eux, révélés très favorables mardi. Les cambistes ont pris connaissance d'une accélération de la croissance de l'ac- tivité privée dans la zone euro en février, au plus haut depuis presque six ans, selon la première estimation de l'indice PMI composite pu- bliée par le cabinet Markit. Du côté américain, «le dollar s'est ren- forcé après des propos de responsables de la Réserve fédérale (Fed), qui ont laissé la porte à un relèvement des taux dès leur prochaine réunion à la mi-mars», a écrit Joe Manimbo, de Western Union, fai- sant référence à des déclarations de Patrick Harker et Loretta Mes- ter, respectivement à la tête des antennes de Philadelphie et Cleve- land. Si la banque centrale américaine resserre ainsi sa politique, une trajectoire favorable au dollar, elle conserverait un rythme plu- tôt soutenu dans la hausse des taux qu'elle a reprise en décembre mais s'est abstenue de poursuivre début 2017. A ce titre, la publica- tion mercredi du compte-rendu de cette dernière réunion, datant de trois semaines, revêtira «une importance cruciale», a conclu M. Manimbo. Tout en maintenant le statu quo, la Fed avait alors dressé un portrait un peu plus rose de l'économie, se maintenant ainsi en position de poursuivre prochainement son resserrement monétaire. Vers 22H00 GMT, la livre britannique montait face à la monnaie européenne et évoluait proche de ses plus hauts niveaux depuis deux mois, à 84,44 pence pour un euro. Elle avançait légèrement face au billet vert, à 1,2477 dollar pour une livre. Le franc suisse montait très légèrement face à l'euro, à 1,0639 franc pour un euro, après avoir évolué au plus haut depuis huit mois. La devise suisse baissait face au dollar, à 1,0098 franc pour un dol- lar. La devise chinoise a terminé en baisse face au billet vert, à 6,8840 yuans pour un dollar à 15H30 GMT contre 6,8786 yuans lundi à la même heure. L'once d'or a fini à 1.233,20 dollars au fixing du soir, contre 1.237,30 dollars lundi.

APS

Jeudi 23 février 2017

ÉCONOMIE

DK NEWS 7

ÉTATS-UNIS

Le Trésor appelle le FMI à être «honnête» sur les taux de change

appelle le FMI à être «honnête» sur les taux de change Le nouveau secrétaire américain au

Le nouveau secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a appelé mardi le FMI à être «honnête» sur les politiques de taux de change de ses Etats membres, alors que le président Do- nald Trump accuse la Chine de «manipuler sa monnaie». Pendant sa campagne, le président américain

a plusieurs fois affirmé que «Pékin sous-évaluait

artificiellement le renminbi afin de doper ses ex- portations», une accusation qui n'a jusque-là pas été corroborée par le Fonds monétaire interna- tional. Officiellement investi le 13 février, M. Mnu- chin a «souligné son attente que le FMI fournisse une analyse franche et honnête des politiques de taux de change des Etats membres», lors d'une conversation téléphonique avec la patronne du Fonds, Christine Lagarde. Il s'agissait de la première prise de contact of- ficielle entre la nouvelle administration améri- caine et le FMI, dont les Etats-Unis sont les pre- miers actionnaires. Lors de cette conversation, le nouveau minis- tre des Finances américain a également dit at- tendre que le FMI fournisse de robustes conseils

à ses Etats membres pour qu'ils s'attaquent

aux «déséquilibres internationaux». Selon le compte-rendu de la conversation pu- blié par le Trésor, il a également fait part à

Mme Lagarde de l'importance que l'administra- tion Trump entend accorder à la croissance éco- nomique et aux emplois «aux Etats-Unis». Depuis l'élection de M. Trump en novembre,

le FMI s'est montré extrêmement prudent dans

ses commentaires sur les Etats-Unis. Mi-janvier, il avait relevé ses prévisions de croissance américaines en pariant sur un plan de relance budgétaire du président Trump mais s'est gardé de tout commentaire sur les vel- léités protectionnistes de la nouvelle adminis- tration.

BRÉSIL

Fin de la période de récession

Le Brésil est sorti de la période de récession qui a affecté le pays pendant les deux dernières années, a déclaré mardi le ministre brésilien des Finances Henrique Meirelles.

«Pourtant, la plus grande économie d'Amérique du Sud doit encore faire face aux conséquences de la longue récession», a ajouté le minis- tre. «La croissance de l'écono- mie brésilienne a aujourd'hui repris. C'est très important parce que nous avons tous traversé une période difficile

quand le Brésil a été confronté

à la pire récession de son his-

toire. Mais ce qui est impor- tant aujourd'hui, c'est que la récession est terminée, bien que l'on subisse encore ses conséquences dans beaucoup de domaines», a indiqué M. Meirelles. «C'était une récession longue et difficile, qui a en- traîné un chômage de masse, mais le Brésil a déjà com- mencé à se redresser», a-t-il poursuivi.

La tendance actuelle de croissance est durable, a es-

La tendance actuelle de croissance est durable, a es- timé M. Meirelles, signalant que les indicateurs

timé M. Meirelles, signalant que les indicateurs de confiance des milieux d'af- faires sont en augmentation

pour la première fois depuis 2011. Toutefois, de nombreux Etats brésiliens sont encore confrontés à une crise écono-

mique sévère et dépendent des aides fédérales pour payer leurs fonctionnaires.

PÉTROLE

Le Brent à plus de 56 dollars hier à Londres

Les prix du pétrole repartaient en petite baisse hier en cours d'échanges eu- ropéens, les investisseurs engrangeant quelques bénéfices après une forte hausse des cours la veille alimentée par un op- timisme persistant sur les limitations de production de l'Opep. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 56,32 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 34 cents par rap-

port à la clôture de mardi. Le cours du Brent était monté mardi

à 57,45 dollars, son niveau le plus élevé en près de trois semaines. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Ny- mex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance, dont

c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, cédait 31 cents, à 54,02 dollars. Le prix du WTI était monté mardi à 54,68 dollars, son niveau le plus fort de- puis début janvier. Fin 2016, les membres de l'Opep et une dizaine de pays partenaires ont signé un accord visant à réduire leur produc-

ont signé un accord visant à réduire leur produc- tion, un pacte que l'organisation a déjà

tion, un pacte que l'organisation a déjà as- suré à la mi-février respecter à 90%. En outre, le contexte général sur le marché du pétrole reste tendu car si les actions de l'Opep et de ses partenaires pointent vers un resserrement de l'offre, le fait est que les niveaux de production et de réserves aux Etats-Unis sont élevés et tendent à peser sur un marché où la de-

mande reste terne. Dans ce contexte, les investisseurs décortiqueront jeudi, avec un jour de décalage en raison d'un jour férié lundi aux Etats-Unis, les don- nées hebdomadaires sur le niveau des ré- serves américaines de pétrole publiées par le département américain de l'Ener- gie (DoE).

SELON LE FMI

Les banques islamiques contribuent à l’inclusion financière dans plusieurs pays

Le développement des banques islamiques contribue à l’expan- sion des circuits financiers et à l’inclusion financière dans bon nombre de pays, a indiqué mardi le Fonds monétaire international (FMI). Le Conseil d’administration du FMI a rendu public mardi son pre- mier examen formel de la banque islamique en adoptant une série de propositions concernant le rôle que le FMI devrait jouer dans ce do- maine. Le FMI relève que si la banque islamique représente une petite partie des actifs financiers mon- diaux elle est présente dans plus de 60 pays et est devenue importante dans 14 territoires. Le Fonds soutient que la banque islamique présente une occasion pour de nombreux pays membres afin de renforcer l’intermédiation et l’inclusion financières, ainsi

que de mobiliser des financements pour leur développement écono- mique. Cependant, il note que son dé- veloppement «pose de nouveaux problèmes et représente des risques uniques pour les autorités de réglementation et de contrôle». En conséquence, «il est néces- saire de mettre en place un envi- ronnement qui favorise la stabilité financière et le développement sain de la banque islamique, y compris sur le plan du cadre juri- dique, du dispositif prudentiel, du filet de sécurité financière, de la lutte contre le blanchiment d’ar- gent et le financement du terro- risme, ainsi que de la gestion des liquidités» recommande le Fonds. Dans ce contexte, il appelle à re- doubler d’efforts pour dévelop- per les marchés des Sukuk (titres financiers islamiques), soulignant l’importance de mettre en place

des mécanismes et des instru- ments de liquidité appropriés au niveau des banques centrales. Le FMI indique avoir souscrit à la proposition de ses services de fournir des conseils sur les ques- tions relatives à la finance isla- mique en matière de surveillance, de conception des programmes et des activités de renforcement des capacités. Le conseil d’administration du FMI a également jugé «fondé» de prendre en considération une pro- position qui reconnaît de manière formelle les principes directeurs pour la réglementation de la fi- nance islamique en matière ban- caire, comme norme dans le cadre de l’initiative des normes et codes du FMI et de la Banque mondiale. Il a déclaré attendre avec inté- rêt la réception d’une proposition formelle qui serait soumise à l’ap- probation du conseil de l’adminis-

soumise à l’ap- probation du conseil de l’adminis- tration d’ici à fin avril 2018. L’ins- titution

tration d’ici à fin avril 2018. L’ins- titution de Bretton Woods a salué les progrès accomplis dans l’éta- blissement de dispositifs juridique et de gouvernance, ainsi que de normes de réglementation et de

contrôle pour la banque islamique, en complément des normes inter- nationales qui s’appliquent sur les banques conventionnelles. APS

8 DK NEWS

RÉGIONS

Jeudi 23 février 2017

ÉNERGIE Sétif détient le taux le plus élevé de couverture par les réseaux d’électricité et de gaz

La wilaya de Sétif est la première à

OUARGLA :

L’activité agricole à Aïn Moussa, localité située à une quinzaine de kilomètres au nord d’Ouargla, a connu ces dernières années un essor, au regard des succès remportés par des agriculteurs ayant relevé un grand challenge.

L’activité agricole en essor dans la localité d’Aïn Moussa

l’échelle nationale en termes de couver- tures par les réseaux d’électricité et de gaz, a affirmé mardi le président direc- teur général de Sonelgaz, Mustapha Gui- touni. Sétif est couverte à 98% par le ré- seau d’électricité et à 94% par celui du gaz, a assuré ce responsable dans une déclaration à l’APS au terme de sa visite de travail dans la wilaya. Le PDG de So- nelgaz qui était accompagné des autori- tés de wilaya a visité le projet de la cen- trale électrique de la commune de Meh- dia (1015 mégawatts) dont la réalisation qui mobilise 9 milliards DA affiche un taux d’avancement des travaux de 72 %. Selon les explications données sur site, ce projet est prévu en trois lots de tra- vaux à réceptionner en mai 2017, décem- bre 2017 et février 2018. Cette centrale, a affirmé M. Guitouni, mettra après la mise en service Sétif ainsi que les wilayas avoisinantes à l’abri des perturbations en approvisionnement en électricité. Il a également procédé au lancement du projet des canalisations de transport de gaz visant à sécuriser l’approvisionne- ment de la région Nord de la wilaya affir- mant que cette opération mettra fin à tous les insuffisances enregistrés jusque-là. Représentant un investisse- ment de trois (3) milliards DA, ce projet porte sur la pose de 22 km de canalisa- tions de 28 pouces de diamètre. Un pro- jet similaire de construction de 12 km de canalisations sera lancé dans les pro- chains jours dans la région de Dhraâ Ke- bila, a-t-on indiqué à l’occasion. Le PDG de Sonelgaz a, en outre, présidé l’opéra- tion de raccordement de 400 foyers de la région d’Ouled Seifi dans la commune de Mezloug au réseau de gaz naturel. Il a également visité une usine privée de fa- brication de câbles électriques dans la zone industrielle de la ville de Sétif et l’unité de production de compteurs d’électricité et de gaz dans la zone in- dustrielle d’El-Eulma.

Des résultats jugés «en- courageants» avec un «bon» rendement ont été enregis- trés dans des exploitations agricoles, totalisant une su- perficie utile de 1.137 hec- tares, réservée notamment à la phoeniculture, le maraî- chage, la serriculture maraî- chère, l’oléiculture, et à la céréaliculture, en plus de l’élevage du bétail et de l’api- culture, estiment des respon- sables locaux du secteur. Lors de la précédente saison, la

sables locaux du secteur. Lors de la précédente saison, la niveau de cette zone, dont l’irrigation

niveau de cette zone, dont l’irrigation agricole est assu- rée par 8 forages (collectifs) et 325 puits traditionnels (indi- viduels). Cette situation greffe lour- dement les budgets des agri- culteurs qui soulèvent des préoccupations liées notam- ment au raccordement de leurs périmètres agricoles au réseau électrique et la réa- lisation de drainages afin de mettre fin au phénomène de la remontée des eaux.

production de dattes, par exemple, à Ain-Moussa qui compte un patrimoine ph£nicicole de 37.800 palmiers dattiers, toutes variétés confondues, a atteint les 29.286 quintaux, contre près de 40.000 quintaux de produits maraichers sous serres, dont des légumes et des fruits hors-saison, telles que la tomate, le piment et la pastèque, a-t-on signalé. S’agissant des maraichages, couvrant une surface totale de 540 ha, plus de 54.405 quintaux de produits saisonniers ont été ré- coltés, durant la même période, selon la même source qui a fait état aussi d’une pro- duction de 187 quintaux d’olives, réalisée à partir de 3.787 oliviers de variétés «Chem- lal» et «Sigoise» notamment, a-t-on fait sa- voir. Composée d’un effectif de 1.489 têtes

Régularisation du foncier agricole La régularisation du foncier agricole au titre de l’instruction interministérielle du 13 février 2013, portant redynamisation des dispositifs relatifs au foncier agricole dans les wilayas sahariennes, a touché une superficie de 290,10 ha à Ain Moussa. Cette opération concerne un total de 120 dossiers déposés au niveau des ser- vices locaux de l’Office national des terres agricoles (ONTA), dont 63 ont été déjà ap- prouvés, signale-t-on. A l’instar de nom- breuses régions sahariennes caractérisées par des conditions naturelles difficiles, avec un climat des moins pluvieux et une sa- linité des sols, la mise en valeur à Ain- Moussa est considérée comme un défi de taille pour les 490 agriculteurs activant au

Pour cela, le secteur s’im- plique depuis quelques an- nées, à la faveur de différents programmes de développement accordés par l’Etat, dans la concrétisation de l’ensemble des tra- vaux de base à travers différents périmètres agricoles répartis sur le territoire de la wi- laya d’Ouargla qui recèle d’importantes ressources hydriques et d’immenses éten- dues de terres aptes à la mise en valeur. Il s’agit, entre autres actions pilotées par la Direction locale des services agricoles et la conservation des forêts de la wilaya de Ouargla, de l’électrification agricole, la réalisation de forages, le fonçage et l’équi- pement de puits d’irrigation, la réalisa- tion de canaux d’irrigation, le curage de drains et l’ouverture de pistes agricoles.

d’ovins, 1.635 têtes de caprins, 23 vaches lai- tières et de 230 camélidés, la richesse ani- male a connu une évolution notable, dans la localité d’Ain Moussa, à la faveur du soutien accordé aux éleveurs, ce qui a per- mis de réaliser une production de 15 quin- taux de viande rouge et de 63.640 litres de lait cru. L’apiculture a également trouvé sa place parmi les filières pratiquées à Ain- Moussa, avec une production de miel et des produits mellifères atteignant une moyenne de 15 quintaux par an.

BOUIRA Mise en service début mars de la 1 re tranche de la pénétrante reliant Béjaia à Ahnif

La première tranche de

aux déplacements des ré-

tesque en soi. En plus du lot

la

pénétrante devant relier

seaux de servitudes publics

(eau, électricité, fibre op-

de routes, conçu en 2x3 voies, il porte en effet sur la

Béjaia à Ahnif (Bouira) va être livrée et mise en service

tique,

)

porte en réalité

réalisation de 16 viaducs,

le

2 mars, a-t-on appris au-

sur un linéaire de 100 km, allant du port de Bejaia

huit (8) échangeurs et un tunnel ainsi que six (6) aires

   

près de la wilaya. L'annonce

   

a

été faite au terme d’une vi-

jusqu’à Ahnif, couvrant un couloir de 80 km, tracés le long de la vallée de la Soum- mam et le reste à travers la vallée de l’oued Sahel dans la wilaya de Bouira. Sa concrétisation a été scindée en trois phases concomitantes : Ahnif-Ak- bou, arrivé donc à matu- rité, Akbou-Amizour sur 26 km en voie d’achèvement mais ralenti à hauteur de la ville de Sidi-Aich où s’y réa- lise un tunnel de 1,2 km, et qui pose des difficultés de progression à cause de son creusement par moyens mécaniques, et enfin, Ami- zour Béjaia sur 32 km qui relativement avance labo- rieusement.

de services. Le tout devant être théo- riquement achevé dans le courant de l’année, selon la DTP. Quoiqu’il en soit, l’inau- guration de cette première partie est déjà un soulage- ment pour l’ensemble des usagers de la RN.26, joi- gnant El-Kseur aux limites orientales de la wilaya de Bouira, dont la fréquenta- tion constitue pour tous une véritable épreuve. La traversée d’Akbou et de Taz- malt, soit une distance à peine de 20 km, peut valoir parfois plusieurs heures de patience, à cause de la congestion quotidienne de la route.

TLEMCEN:

site d’inspection effectuée mardi par une délégation du ministère des Travaux publics sur le site et qui a conclu à sa mise en service imminente. «Tout est qua- siment fin prêt», a souli- gné la cellule de communi- cation de la wilaya, qui si- gnale que ce tronçon inau- gural porte sur une dis- tance de 42 km, devant re- lier Ahnif à Akbou. Le projet dans son en- semble, entamé symboli- quement en avril 2013, mais retardé dans sa mise en £uvre par une foule de contraintes, notamment celles inhérentes à l’opé- ration des expropriations,

Octroi de 19 autorisations de pêche continentale à des jeunes

La direction de la pêche et des ressources

halieutiques de Tlemcen a octroyé 19 autorisa-

de sensibilisation et d'information.

la direction de la pêche et des ressources

halieu-

tions de pêche continentale à des jeunes pour activer au niveau des barrages de la wilaya, a-

t-on appris mardi à l'occasion d'une campagne

Ces autorisations de concession permettent aux jeunes de réaliser des projets au titre des

dispositifs d’emploi des jeunes et pratiquer la pêche continentale au

niveau des cinq barrages

de la wilaya, ont indiqué des responsables à

tiques. Cette direction accompagne ces

quisition d'embarcations et équipements de pêche pour pratiquer cette activité, en plus de l'organisation dune session de formation à lécole technique de la pêche et d'aquaculture à

Ghazaouet pour obtenir un certificat

qui se poursuit jusqu’au 1er mars pro-

chain, cible plusieurs dairas de la wilaya, à l’instar de Maghnia, Marsa Ben Mhidi, Remchi et

jeunes dans la concrétisation de leurs projets et l'ac-

d'aptitude, a-t-on assuré.

La campagne d'information et de sensibilisation,

Mansourah pour s'achever à l’école technique de la pêche et d'aquaculture

de Ghazaouet. Elle

A rappeler que 13 opé-

rations densemencement en alevins d'eaux douces dont ceux de la carpe argentée et la carpe

a pour objectif d'inciter les

jeunes à pratiquer la pêche continentale.

au grand bec ont été réalisées lannée dernière

rateurs activent au niveau des barrages de Hammam Boughrara et de

à travers les barrages de la wilaya. Trois opé-

Sidi Abdelli pour une

production d'une tonne de poissons par mois.

aux oppositions des rive- rains en certains endroits et

Le projet, de nature structurante, est gigan-

APS

SIDI BEL-ABBÈS :

SIDI BEL-ABBÈS : Un total de 12.674 logements publics locatifs sont en cours de réalisa- tion

Un total de 12.674 logements publics locatifs sont en cours de réalisa- tion dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès, a-t-on appris mardi du directeur de l’Office de promo- tion et de gestion immobilière (OPGI), Abdelfettah Kessoul. Ces loge-

ments, en cours de réalisation, s’ins-

wilaya, a-t-il indi- qué. M. Kessoul a af- firmé également que tous les obsta- cles entravant la concrétisation des programmes d’ha- bitat ont été levés et que le champs est favorable pour les promoteurs et bu- reaux d’études

chargés de ces pro- jets pour entre- prendre la réalisation des logements et les li- vrer dans les délais impartis. L’OPGI de la wilaya gère aussi la réalisation de 500 logements promo- tionnels aidés (LPA) au centre-ville de Sidi Bel-Abbès.

Plus de 12.000 logements publics locatifs en cours de réalisation

crivent dans le ca- dre d’un important programme LPL (logement public locatif) comportant la réalisation de

23.080

unités dont

10.406

ont été at-

tribués dernière- ment à travers les communes de la

Jeudi 23 février 2017

SOCIÉTÉ

DK NEWS 9

SELON LE DG DE L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE ET DE RÉINSERTION, MOKHTAR FELIOUNE :

«Création à l’avenir d’unités pour les femmes enceintes et allaitantes dans tous les établissements pénitentiaires»

Le directeur général de l'Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Mokhtar Felioune, a annoncé, mardi à Tipasa, la généralisation à l’avenir de l’expérience des unités dédiées aux femmes enceintes et allaitantes, à tous les établissements pénitentiaires du pays.

 

«Nous allons œuvrer, à l’ave-

comparativement à la premiere

nir, en vue de la généralisation de cette expérience déjà concrétisée à l’établissement carcéral de Bouira», a indiqué

visite effectuée l’année der- nière, dans ce même établisse- ment carcéral. «Ces unites garantissent à

M

Felioune dans une déclara-

l’enfant le moindre de ses

tion à la presse, en marge de

droits, qui est de rester avec ses

l’inauguration, en compagnie

parents ou l’un d’eux», a es-

de

l’ambassadeur de Grande-

timé, pour sa part, le directeur

Bretagne en Algérie Andrew James Noble, d’une unité pour les femmes enceintes et allai-

des projets auprès du bureau territorial de l’Organisation internationale de réforme pé-

tantes dans l’établissement de rééducation et de réadapta- tion de Koléa.

nale, pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Mohamed Chebana, signalant que l’unité assure

 

Il

a estimé, en outre, que

un «environnement différent à

l’Algérie a réalisé une grande

celui des prisons, et plus

avancée dans son programme

proche du monde extérieur».

de

réforme pénitentiaire, no-

M. Felioune et son hôte ont

tamment en matière de garan-

effectué, à l’occasion, une visite

tie

des droits des détenus.

des différents ateliers de forma-

A

son tour, l’ambassadeur de

tion, à l’instar de ceux de la

« Entrée en fonction de 17

Grande-Bretagne s’est félicité des moyens disponibles dans cette unité, la considérant comme la «plus avancée com- parativement aux unités simi- laires dans la région arabe, voire même de Grande-Bre- tagne», a-t-il estimé. M. Andrew Noble a souligné,

avec son enfant H24, jusqu’à

coiffure et de la couture, dont M. Andrew a souligné l’intérêt dans la «préparation des déte- nues à intégrer la société, après avoir purgé leur peine».

établissements péniten- tiaires en 2017 »

à ce propos, que les «établisse- ments carcéraux en Algérie permettent à la mère de rester

l’âge de trois (3) ans, alors que dans les prisons britanniques,

Le Directeur général de l'Ad- ministration pénitentiaire et de réinsertion, Mokhtar Felioune, a annoncé mardi à Blida l'en- trée en fonction en 2017 de 17

la

mère garde son enfant 18 h

établissements pénitentiaires

seulement, et pas au delà de ses 18 mois».

en remplacement de ceux créés avant 1962.

 

Il

a, par ailleurs, relevé «une

Inaugurant le nouveau éta-

grande avancée dans les pres- tations fournies aux détenues»,

blissement de rééducation et de réadaptation à Bouarfa, récep-

OUARGLA

SAIDA

et de réadaptation à Bouarfa, récep- OUARGLA SAIDA tionné en juin 2016 avec une ca- pacité

tionné en juin 2016 avec une ca- pacité d'accueil de 1.000 déte- nus, M. Felioune qui a donné

Il a ajouté à ce propos que «les détenus qui réussissent à l'examen du Baccalauréat ou de

le

coup d'envoi de la réalisation

l'enseignement moyen ou la

de trois ateliers de formation,

formation professionnelle bé-

a

précisé dans une déclaration

néficieront de la grâce prési-

à

l'APS que «l'année en cours

dentielle en vue de les encou-

verra la réception de 17 éta- blissements pénitentiaires, construits selon les normes internationales et répartis sur les différentes wilaya du pays dont Ouargla, Médéa, Sétif et Tébessa». Ces nouvelles structures renferment des espaces de for- mation et d'enseignement, des bibliothèques et des salles de sport, a-t-il ajouté précisant que l'administration péniten- tiaire accordait un intérêt par- ticulier à la réadaptation et la rééducation. Le responsable a rappelé que le nombre de détenus ayant suivi leur études dans les trois cycles d'enseignement et ceux ayant bénéficié d'une formation avait augmenté de 2.900 détenus en 2003 à 42.000 actuellement outre 33.000 nou- veaux inscrits pour la forma- tion professionnelle à la pro- chaine session de février.

rager à poursuivre leurs études». Dans le cadre de la coopéra- tion entre la Direction général de l'administration péniten- tiaire et de la réinsertion et le bureau territorial de l'Organi- sation internationale de ré- forme pénale, pour le Moyen Orient et l'Afrique, le coup d'envoi de trois ateliers de for- mation professionnelle a été donné mardi. M. Felioune avait procédé auparavant à Tipasa à l'inaugu- ration, en compagnie de l'am- bassadeur de Grande Bretagne à Alger Andrew James Noble, d'une unité pour femmes en- ceintes dans l'établissement de rééducation et de réadapta- tion de Koléa, avec un finance- ment britannique. Il a annoncé la généralisation à l'avenir de cette expérience, à tous les éta- blissements pénitentiaires du pays.

Baisse sensible des cas de leishmaniose

Une baisse «sensible» des cas de Leishmaniose cutanée a été enregistrée en 2016 dans la wilaya

de

Ouargla, a-t-on appris auprès de la direction

de

la

Santé et de la Population (DSP). Quelque 72

cas ont été relevés l’année dernière, un nombre

relativementfaibleparcomparaisonavecles1.000

cas enregistrés en 2010, aux 187 cas en 2014 et 102 cas en 2015, a fait avoir le chef de service de la pré- vention, Dr Djamel Maamri. La daïra d’El-Hed- jira, la plus touchée, enregistre près des deux tiers des cas de cette pathologie, soit 50 des 72 cas si- gnalés à travers toute la wilaya, a-t-il précisé, sou- lignant que ces cas sont «minimes» par rapport aux bilans d’autres wilayas et que la pathologie est effectivemen circonscrite et les malades ont été pris en charge. Selon le Dr. Maamri, cette tendance baissière

le fruit de la mise en £uvre du programme na-

tional de lutte contre la prolifération des insectes,

la lutte contre les vecteurs de transmission et les

est

foyers de développement de la maladie et l’hy- giène du milieu urbain par l’implication des ci- toyens et associations. La maladie en question, explique-t-il, présente des symptômes de fièvre, accompagnée de nausées et de signes de faiblesse, faciles à diagnostiquer, selon le même respon-

sable. Les services de la santé £uvrent, en coor- dination avec les collectivités locales, à l’organi- sation de deux campagnes périodiques (mi- avril/mi-mai et mi-septembre/mi-octobre) pour

la lutte et la prévention contre la leishmaniose,

en plus de la réalisation d’études épidémiolo-

giques pour définir les origines et les foyers de

la maladie.

APS

Peine capitale à l’encontre d’un terroriste

Le tribunal criminel de Saida a pro- noncé mardi la peine capitale à l'en-

contre d'un terroriste reconnu coupable

de l’assassinat de 14 personnes, des élé- ments de la gendarmerie nationale, de la garde communale et des civils. Le nommé B.M (59 ans) a été condamné pour les chefs d’inculpation d’»apparte- nance à un groupe terroriste armé», de «meurtre et d'incendie volontaire des biens de l’Etat» et de «vol qualifié.» Les faits de cette affaire remontent au 24 juin

1997, lorsqu'un groupe terroriste avait tendu une embuscade à des éléments de la gendarmerie nationale et de la garde communale à Oum Hadda (commune de Hassasna) qui étaient chargés d'escorter une ambulance transportant des médi- caments. Le mis en cause, qui faisait par- tie de ce groupe terroriste de 1995 à 2009, a nié sa participation à cette opé- ration lors du procès prétendant qu'il était ce jour là absent à cause de blessures oc- casionnées par un tir de roquette.

AÏN LEGRADJ (SÉTIF) :

Un vieux couple asphyxié

par le monoxyde de carbone

En moins de 24 h, les services de la Protection civile de la wilaya de Sétif ont enregis- tré trois morts dans deux sinistres différents. En cette période hivernale, le monoxyde de carbone tue toujours. Le premier sinistre enregistré a eu lieu dans la matinée d’hier du coté de la localité de Sidi Ali Ben Ibrahim, dans la commune d’Aïn Lagredj, située au nord du chef-lieu de wilaya où un homme âgé de 76 ans et son épouse de 68 ont été trouvés sans vie dans leur seconde résidence familiale où ils étaient pour une sim- ple visite, alors qu’ils demeuraient à Alger. Selon les services de la cellule de commu- nication de la direction de la Protection civile de Sétif, ce couple a trouvé la mort après avoir inhalé de monoxyde de carbone qui se dégageait des tuyaux obstrué d’un ap- pareil de chauffage par des nids d’oiseaux. Les corps des deux victimes ont été éva- cués à l’hôpital de Béni Ourtilane par les éléments de l’unité de la Protection civile de

cette dernière. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité. Le deuxième

sinistre a couté la vie à un jeune homme âgé de 34 ans lorsqu’il a chuté d’une hau- teur d’environ de sept mètres alors qu’il effectuait des travaux de peinture dans une

maison de trois étages dans la cité des 168 Lots situé à la sortie nord de la commune d’El Ouricia. Une enquête a été diligentée par les services compétents.

PROTECTION CIVILE 2695 interventions en 24h

Durant la période du 21 au 22 février 2017 à 08 heures (les dernières 24 heures) les unités de la Protection civile ont enregistré 2695 inter- ventions pour répondre aux appels de secours, suite à des accidents de la circulation, accidents domestiques, évacuations sanitaires, extinction d’incendies et dispositifs de sécurité etc. Plusieurs accidents de la circulation ont été enregistrés durant cette période dont 04 ayant causé 06 personnes décédées sur les lieux. Le bilan le plus lourd été enregistré au niveau de la wilaya de Mascara, ce matin à 07h27 avec 03

personnes décédées (01 femme âgée de 32 ans et 02 enfants âgés de 07 ans), heurtés par un auto bus de transport de voyageurs desservant la ligne

« El Mohamadia et Mostaganem », survenu sur

le RN17, au lieu dit Beikaika commune de Sidi Abdelmoumen, daïra d’El Mohamadia. Par ailleurs, les services de la Protection ci- vile sont intervenus pour prodiguer les soins de première urgence à 05 personnes incommodées par le monoxyde de carbone CO, émanant des appareils de chauffage et chauffe bain dans leurs habitations a travers les wilayas de : 02 personnes à Alger au lieu dit Abruaire dans la commune de Bouzareah, et 03 personnes à Ghardaïa au ni- veau de la cité Souk El Lekbire dans la commune de Berriane, les victimes ont été pris en charge sur les lieux puis évacuées vers les établisse- ments de santé, Par contre 02 personnes sont décédées, intoxiquées par le Co, émanant du chauffage de leurs domicile, au village Sidi Ali Ben Brahim, commune d’Ain Legradj. A noter, nos secours ont procédés à l’extinc- tion de 03 incendies urbains et industriels, dans les wilayas de : d’Adrar, Guelma et Mostaganem, aucune victime n’est à déplorer.

ACCIDENTS DE LA CIRCULATION :

6 morts en 24 h

Six (6) personnes ont été tuées dans 4 acci- dents de la circulation survenus au cours des dernières 24 heures sur le territoire national, selon un bilan communiqué hier par les services de la Protection civile. La wilaya de Mascara déplore le bilan le plus lourd avec le décès de 3 personnes, heur- tées par un autobus de transport de voyageurs au lieudit Beikaika dans la commune de Sidi Ab- delmoumen. Par ailleurs, 2 personnes sont dé- cédées intoxiquées par l'inhalation de mo- noxyde de carbone émanant du chauffage de leur domicile dans la commune d'Ain Le- gradj, wilaya de Sétif, alors que des soins de pre- mière urgence ont été prodigués à 5 autres in- commodées par le gaz carbonique dans les wi- layas d'Alger et de Ghardaïa. Les secours de la Protection de la Protection civile sont, en outre, intervenus pour l'extinc- tion de 3 incendies urbains et industriels dans les wilayas d'Adrar, Guelma et Mostaganem.

TLEMCEN :

Saisie de 167 kilos de kif traité à Maghnia

Les éléments du service régional de lutte contre les stupéfiants ont saisi à Maghnia 167 kilos de kif traité, a-t-on appris mardi auprès de la Sûreté de wilaya de Tlemcen. Cette opération a été réalisée sur la base d’informations parvenues à la sûreté de wi- laya selon lesquelles un véhicule aménagé transportait une quantité de drogue de Maghnia vers Oran, a indiqué la même source. Le véhicule suspect a été intercepté par la police au niveau du quartier Ouled Bensa- beur, à Maghnia, a ajouté la même source sé- curitaire, notant que que le chauffeur a pris la fuite. La quantité de kif a été découverte dissimulée dans la malle de la voiture. L’en- quête se poursuit dans cette affaire, a-t-on af- firmé.

10 DK NEWS

SOCIÉTÉ

Jeudi 23 février 2017

LIBYE

Quelque 630 migrants secourus au large

Quelque 630 migrants ont été secourus dans la nuit de lundi à mardi au large de la Libye, ont in- diqué les gardes-côtes italiens, in- diquant avoir coordonné deux opérations distinctes de sauve- tage. Les migrants secourus déri- vaient sur une grande barque et sur un pneumatique, ont précisé mardi les gardes-côtes dans un communiqué. Par ailleurs, les corps de 74 migrants morts ont été décou- verts mardi par des habitants près de Tripoli. Ils se sont noyés après le naufrage de leur embar- cation alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Europe, a annoncé le Croissant-Rouge libyen. Six ans après la chute de Mouammar Ka- dhafi, la Libye est toujours plon- gée dans le chaos et le pays est de- venu un carrefour de l'immigra- tion clandestine vers l'Europe. Les passeurs organisent des dé- parts, généralement depuis l'ouest

des dé- parts, généralement depuis l'ouest du pays, à destination de l'Italie si- tuée à

du pays, à destination de l'Italie si- tuée à seulement 300 kilomètres. En l'absence d'une armée ou d'une police régulières, plusieurs milices font office de gardes-côtes tout en étant souvent accusées de complicité, voire d'implica- tion dans ce trafic lucratif. L'Italie et la Libye ont récem- ment signé un memorandum d'accord prévoyant un renforce- ment de leurs frontières respec- tives pour parvenir, avec l'aide de l'Union européenne, à endi- guer les flux migratoires partant d'Afrique du Nord vers l'Italie.

ÉTATS-UNIS Un Mexicain se suicide après avoir été expulsé Un Mexicain s'est suicidé quelques minutes
ÉTATS-UNIS
Un Mexicain se suicide
après avoir été expulsé
Un Mexicain s'est suicidé quelques minutes seulement après avoir
été expulsé des Etats-Unis, se jetant du haut d'un pont à Tijuana,
au nord-ouest du Mexique, ont annoncé mardi les autorités locales.
L'homme, qui avait été expulsé des Etats-Unis vers 08H20 locales,
«s'est jeté du haut d'un pont» situé à seulement quelques mètres de
la frontière, a expliqué le responsable local de la sécurité publique,
Marco Antonio Sotomayor. Selon les documents d'identité retrou-
vés sur le corps, il s'agirait de Guadalupe Olivas Valencia, âgé de 44
ans, natif de l'Etat de Sinaloa, dans le nord-ouest du Mexique, un
Etat déchiré par les violences liées au narcotrafic.
Selon des témoins, cet homme semblait très «angoissé après avoir
été expulsé dans cette ville où il ne connaissait personne». Un fonc-
tionnaire proche du dossier a indiqué qu'il s'agissait de la troisième
expulsion de ce migrant.
Le gouvernement du président américain Donald Trump a
édicté mardi de nouvelles consignes pour accélérer les expulsions
de migrants sans papiers des Etats-Unis. Le département américain
de la Sécurité intérieure a ainsi autorisé les agents d'immigration
et de douane à interpeller la plupart des personnes en situation ir-
régulière qu'ils rencontreraient dans l'exercice de leurs fonctions,
ne faisant une exception explicite que pour les sans-papiers arri-
vés enfants sur le territoire, surnommés les «Dreamers».

NIGERIA

Un couvre-feu dans deux districts de l'Etat de Kaduna après des conflits communautaires sanglants

L'Etat de Kaduna dans le nord-ouest du Nigeria a imposé mardi un couvre-feu de 24 heures dans deux districts pour mettre fin aux conflits locaux qui ont éclaté il y a deux jours. «Le conseil de sécu- rité de l'Etat a pris cette décision pour protéger les vies et les pro- priétés matérielles, et éviter un nouveau recul de l'état de droit dans les districts de Kaura et de Jemaa où les violences ont éclaté di- manche avant de marquer une escalade lundi», indique un commu- niqué du gouvernement. Au moins 22 personnes ont été tuées à la suite de ces conflits dans lesquels plus de 50 maisons ont également été incendiées dans plus de cinq communautés de la région trou- blée du sud de l'Etat de Kaduna, selon des sources locales. Les hoti- lités entre les communautés ont repris dimanche quand des hommes armés ont attaqué une communauté dans le district de Kaura dans cet Etat. Au moins sept personnes ont été tuées dans cette attaque, selon Enock Andong, un chef local.

APS

FRANCE

La Fédération de la Grande Mosquée de Paris refuse l'organisation de l’islam en France sans la concertation des musulmans

de l’islam en France sans la concertation des musulmans La Fédération nationale de la Grande Mosquée

La Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) refuse l'organisation de l’islam en France sans la concertation des musulmans, dénonçant «toute forme d’ingé- rence» de l’Etat dans la gestion du culte musulman.

A l’issue d’une réunion de son

bureau national, qui a regroupé les délégués régionaux représentant

le culte musulman en France, la

FNGMP a réitéré, après concerta- tion et débats entre ses membres,

sa décision de «ne pas participer» aux travaux de la Fondation de

l’islam de France et de son conseil

de l’orientation, a précisé un com-

muniqué remis à la presse lors d’une conférence de presse orga- nisée mardi à la Grande Mosquée de Paris. La fédération a dénoncé de nouveau «toute ingérence direc- tive» dans la gestion du culte mu- sulman et de sa représentation, re- grettant que le «montage hétéro- clite» de la Fondation que dirige l’ancien ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, «n’ait pas fait l’objet d’une concertation avec les musulmans de France». Les membres de la FNGMP, présents à la conférence de presse,

ont relevé que si leur président, Da-

lil Boubakeur, a bien été pressenti

pour la présidence du Conseil de

l’orientation de cette fondation, il

a été «totalement marginalisé»

dans l’élaboration et la composi-

tion «déséquilibrée» de celui-ci

«malgré l’accueil favorable fait à Jean-Pierre Chevènement par la Grande Mosquée de Paris».

La fédération a souligné que la Grande Mosquée de Paris, «foyer li- bre», créée en 1922 par une loi

d’Etat qui lui conférait et lui confère toujours de veiller à la di- gnité et au respect du culte musul-

man en France, notamment dans le cadre de la laïcité républicaine et de l’égalité entre les cultes «sans aucune forme d’ingérence». Dans son intervention à la conférence de presse, le président de la FNGMP et recteur de l’Insti- tut musulman de la Grande Mos- quée de Paris a appelé au strict res- pect de la liberté du culte et de la laïcité qui interdit à l’Etat français de s’ingérer dans l’organisation du culte. «Nous nous élevons contre l’utilisation de cette laïcité contre les musulmans», a-t-il dit, relevant qu’ils sont les premiers touchés par les phénomènes de la radicalisa- tion et de l’extrémisme.

«Nous assistons à un black-out étonnant dans l’organisation de cette fondation à laquelle nous

n’avons rien compris», a-t-il expli- qué Dalil Boubakeur avec amer- tume, dénonçant la réorganisa-

tion «totale» de l’islam en France sans concerter les représentants du culte musulman. Pour lui, il y a une volonté d’in- gérence de l’administration dans la formation des imams, dans le fi- nancement du culte et dans les no- minations des gens du culte, alors que les autres cultes sont épargnés. C’est dans ce sens qu’il a exprimé son inquiétude quant à la volonté de l’Etat de contrôler la zakat, l'abattage des moutons selon le rite musulman (halal) et l’organi- sation de la Omra et le hadj (pèle- rinage). «Tout cela est contraire à la laï- cité qu’on veut manipuler et nous n’avons pas de conseils à recevoir dans la gestion du culte musulman, sauf des savants, des imams et des professeurs spécialistes en islam», a-t-il soutenu. «Nous avons nos idées, notre vi- sion dans l’organisation et la ges- tion du culte de la religion de la paix et du juste milieu. Nous refu- sons cette mise sous tutelle et nous demandons qu’il y est de la concer- tation», a-t-il souligné, réitérant que l’organisation du culte musul- man ne «pourra se faire qu’avec les musulmans».

SELON UN RAPPORT Les océans pollués par des particules invisibles de plastique

Les océans ne sont pas seulement pollués par les amas de déchets flot- tants mais aussi par des microparticules invisi- bles de plastique, pré- sentes dans les pneus et les vêtements synthé- tiques, qui affectent les écosystèmes et la santé, avertit hier l'IUCN. Elles représentent une part importante de la «soupe plastique» qui en- crasse les eaux, soit entre 15 et 31% des quelque 9,5 millions de tonnes de plastique déversées chaque année dans les océans, indique l'Union internationale pour la conservation de la na- ture, dans un rapport. L'IUCN, institution de référence dans de nom- breux domaines envi- ronnementaux, a décou- vert que dans beaucoup de pays développés d'Amérique du Nord et d'Europe, la pollution de ces particules a dépassé celles des déchets plas- tique, qui eux font l'objet d'une gestion efficace. «Nos activités quoti- diennes, telles que laver du linge et conduire,

quoti- diennes, telles que laver du linge et conduire, contribuent de façon im- portante à la

contribuent de façon im- portante à la pollution qui étouffe nos océans, avec des effets potentiels désastreux sur la riche diversité de la vie sous- marine et sur la santé humaine», avertit la res- ponsable de l'IUCN, Inger Andersen, dans un com- muniqué. Ces particules se trou- vent aussi dans les en- duits de bateau, les mar- quages routiers, mais aussi dans les microbilles des cosmétiques et dans la poussière urbaine. «Nous devons regarder plus loin que la gestion des déchets si nous vou- lons traiter la pollution des océans dans son en-

semble», estime Mme Andesern. Karl Gustaf Lundin, qui dirige le Pro- gramme marin et polaire au sein de l'IUCN, recon- naît que peu d'études ont été effectuées sur l'im- pact sur la santé de ces minuscules particules qui se retrouvent dans la chaîne alimentaire ou des ressources en eau. Mais, explique-t-il à l'AFP, elles sont suffisam- ment petites pour s'infil- trer dans les membranes, «et donc nous devons supposer qu'il y aura pro- bablement un impact considérable». L'IUCN demande donc aux fa- bricants de pneus et de vêtements d'innover

pour rendre leurs pro- duits moins polluants. M. Lundin suggère égale- ment que le caoutchouc soit à nouveau plus large- ment utilisé dans la fabri- cation des pneus, que les enduits plastiques soient bannis dans l'industrie textile et que les fabri- cants de lave-linge instal- lent des filtres à micro, voire, nanoparticules de plastique. La situation est parti- culièrement inquiétante dans l'Arctique, la plus grande source de pro- duits de la mer pour l'Eu- rope et l'Amérique du Nord, note M. Lundin. «Il semble que les mi- croplastiques soient congelés dans la glace et comme leur présence abaisse le point de fu- sion de la glace, vous constatez une dispari- tion plus rapide de la glace de mer», a-t-il expli- qué. Quand la glace fond, elle relâche du plancton qui attire les poissons, ce qui permet aux parti- cules de plastique «de pénétrer directement dans notre chaîne ali- mentaire».

Jeudi 23 février 2017

SOCIÉTÉ

DK NEWS 11

ESPAGNE

La police de Barcelone tire pour arrêter un camion de gaz volé

de Barcelone tire pour arrêter un camion de gaz volé La police espagnole a dû tirer

La police espagnole a dû tirer

à plusieurs reprises mardi pour

arrêter un camion chargé de bon- bonnes de gaz, volé par un Suédois de 32 ans apparemment déséqui- libré, au terme d'une course pour- suite à Barcelone, selon des mé- dias. Le camion roulait à contre- sens sur le périphérique de la se- conde ville d'Espagne, dans une zone proche des plages. «Il ne s'agit pas d'un acte terroriste», a écrit le ministre espagnol de l'In- térieur, Juan Ignacio Zoido, sur son compte Twitter. «Le conduc- teur du camion de butane volé à Barcelone a des antécédents psy- chiatriques», a-t-il indiqué. Le conducteur, «un homme de 32 ans, de nationalité suédoise», a fi- nalement été interpellé à l'issue d'une course-poursuite sur trois kilomètres, selon la police régio-

nale. «Il n'y avait aucune arme sur lui ni à bord du véhicule», a in- diqué le porte-parole de la police catalane, Joan Carles Molinero, devant la presse. «L'homme est en ce moment soigné dans un hôpital de Barce- lone». «Il n'est pas blessé» mais les enquêteurs n'ont pas encore pris

sa déclaration, a précisé ce com-

missaire cité par les médias. Pen- dant la poursuite, les policiers ont tiré «sept fois» pour tenter d'arrêter le véhicule dont le chauf- feur refusait de s'arrêter. Il s'est

AUTRICHE Vers une prime à l'embauche de travailleurs locaux

alors engagé à contresens sur

une voie du périphérique, a heurté plusieurs véhicules et fini sa course contre le mur de conten- tion. Le conducteur a alors pu être arrêté, selon les mêmes sources. «A l'heure qu'il est, nous ne dis- posons d'aucun indice sérieux pourvant laisser penser que nous serions devant un acte terroriste», a dit le commissaire. La police tra- vaille notamment «sur la possibi- lité qu'il s'agisse d'une personne présentant un certain type de déséquilibre ou d'un consomma- teur de stupéfiants», a-t-il ajouté. Une femme qui a vu passer le camion, Mireia Ruiz, a expliqué à l'AFP que l'homme «conduisait à grande vitesse» et que «quand les gens l'interpellaient, il riait et faisait des gestes obscènes». Le véhicule avait été volé peu de temps auparavant à des employés occupés à distribuer des bon- bonnes. Dans sa course, il a perdu plusieurs bonbonnes dont une est «tombée sur les jambes d'une brésilienne» qui a été légèrement blessée comme deux conducteurs des véhicules heurtés par le ca-

mion. Sur les lieux de l'arresta- tion, le petit camion encore chargé de dizaines de bonbonnes de gaz avait un pare-choc cassé et au moins deux impacts de balles dans le pare-brise.

La coalition centriste

au pouvoir en Autriche

a présenté mardi un

projet de prime à la

créationd'emploipour des salariés installés durablement dans le pays avec l'objectif de li- miter le recrutement de travailleurs déta- chés venant d'autres pays de l'Union euro- péenne. La mesure ini- tiée par le chancelier social-démocrate Christian Kern, qui gouverne avec les conservateurs, prévoit de diviser par deux les chargesdesentreprises durant trois ans sur des créations de postes réservés à des travail- leurs et demandeurs d'emploi résidant en Autriche plutôt qu'à de nouveaux entrants sur

le marché du travail

national.Cettedisposi-

tion, que le gouverne- ment veut appliquer à partir de juillet, cible di- rectement la directive

à partir de juillet, cible di- rectement la directive européennesurlestra- qui vise à limiter le

européennesurlestra-

qui vise à limiter le

noussommesconfron-

vailleurs détachés ve- nus d'autres pays de l'UE. L'Autriche, comme la France, l'Al- lemagne ou les Pays-

droite qui défend une

dumping salarial. Le chômage augmente en Autriche malgré les créationsd'emploi«car

Bas, lui reproche de ti-

tés en permanence, en

rer les conditions de

tant que pays voisin,

travail vers le bas. Le

au va-et-vient des tra-

chancelier autrichien,

vailleursdespaysd'Eu-

confronté à une pro- gression de l'extrême

priorité de l'emploi aux

rope de l'est», avait es- timé M. Kern dans une récente interview. La prime s'appliquera

nationaux,s'estrécem-

aussi pour l'embauche

ment saisi de la ques-

de diplômés formés en

tion des travailleurs détachés accusant les pays d'Europe de l'est de bloquer une ré- forme de la directive

Autriche et de travail- leurs «très qualifiés» de pays non membres de l'UE, possédant un titre de séjour.

ITALIE

Les chauffeurs de taxis suspendent leur grève

Les chauffeurs de taxi ita- liens, en grève depuis six jours pour protester contre la concur- rence jugée déloyale des voi- tures avec chauffeur (VTC), sont parvenus mardi soir à un ac- cord avec le gouvernement et suspendu leur mouvement, a annoncé le gouvernement ita- lien. En milieu de soirée, à l'issue de cinq heures de négociations, le vice-ministre italien des trans- ports, Riccardo Necini, a fait sa- voir que les chauffeurs avaient accepté de reprendre le travail. Le gouvernement se réunira mercredi autour d'une table avec des représentants de taxis et des VTC, pour travailler durant un mois à l'élaboration de deux décrets, portant sur une réorga- nisation du secteur et sur la lutte contre les irrégularités. Avant cet accord, le gouverne- ment préconisait un statu quo jusqu'à la fin de l'année des rè- gles actuellement en vigueur. Le rassemblement des taxis a donné lieu dans mardi après- midi à quelques échauffourées avec la police, qui est intervenue pour déloger certains de ces ma- nifestants devant le siège du Parti démocrate (PD, centre- gauche) où avait lieu une réu- nion de la direction de ce parti de gouvernement. Les manifestants ont égale- ment fait exploser de gros pé- tards devant le Parlement et le siège du gouvernement. L'une de ces explosions a brisé les vitres d'un immeuble voisin. Les taxis dénoncent la concurrence des VTC, fournies par exemple par Uber, la plate- forme américaine de réserva- tion. Les VTC à Rome, connus sous le nom de NCC, payent comme les taxis une licence qui vaut plusieurs milliers d'euros. Mais les chauffeurs de taxi dé- noncent la concurrence de ceux qui obtiennent cette licence dans d'autres communes italiennes, où les coûts sont nettement moins élevés, pour ensuite venir travailler à Rome ou dans d'au- tres grandes villes. «Une licence de taxi à Rome vaut 150.000 euros, mais les NCC la payent dix fois moins cher ailleurs», a ainsi dénoncé à l'AFP Gabriele, 52 ans, chauffeur de taxi depuis 2011. Les taxis dénoncent aussi la concurrence sur les tarifs, blo- qués pour eux, mais libres pour les VTC. La colère des taxis ita- liens avait éclaté après un décret du gouvernement qui gelait jusqu'à la fin de l'année cette situation, en dépit d'un projet de loi visant à réglementer les VTC, mais qui n'a toujours pas été adopté. Les taxis avaient déjà mani- festé lundi à Milan, et ils blo- quaient depuis plusieurs jours une place centrale de Turin. L'association italienne des consommateurs, Federconsu- matori avait réclamé mardi un accord rapide après près d'une semaine de grève. «Une grève dont les conséquences sont sup- portées par ceux qui ont à se déplacer est toujours difficile à expliquer et il est encore plus dif- ficile pour les citoyens de se so- lidariser» avec les taxis, avait averti l'association dans un com- muniqué.

APS

LA TESTOSTÉRONE POUR LES HOMMES ÂGÉS

Des bienfaits, mais des risques

POUR LES HOMMES ÂGÉS Des bienfaits, mais des risques Quatre études cli- niques sur des com-

Quatre études cli- niques sur des com- pléments de testosté- rone chez des hommes âgés ont montré des résultats contrastés ne permet- tant pas de détermi- ner si les bienfaits de cette hormone mâle controversée l'empor- tent sur les risques cardiovasculaires qu'elle fait courir. L'Agence améri- caine des produits ali- mentaires et des mé- dicaments (FDA) avait renforcé en 2015 sa mise en garde contre les dangers car- diaques accrus avec de tels traitements. Les quatre essais cliniques ont évalué les effets de la testos- térone, administrée sous forme de gel, chez des hommes de plus de 65 ans. Les résultats, publiés mardi dans le Jour- nal of the American Medical Association

hommes traités avec du gel de testostérone. Chez les sujets souffrant d'une ané- mie inexpliquée, la testostérone a amé- lioré leur teneur san- guine en fer. Mais les complé- ments d'hormones n'ont pas permis d'amélioration des problèmes de mé- moire ou de cogni- tion. Surtout, les cher- cheurs ont observé des signes inquiétants d'accroissement de problèmes cardiovas- culaires avec une aug- mentation de 20% des plaques dans les ar- tères. Pris ensemble, ces résultats «ne chan- gent pas matérielle- ment l'équilibre dé- favorable entre la sû- reté et les bienfaits d'un traitement de testostérone» pour les hommes âgés, conclut le Dr David Handelsman de l'Uni-

ajoute-t-il, se pronon- çant aussi sur des mises en garde plus fermes quant aux risques cardiovascu- laires sur les boîtes de compléments de testostérone. Dans un autre édi- torial, le Dr Eric Or- woll, professeur de médecine à l'Univer- sité de santé et des sciences d'Oregon, es- time qu'à «ce stade les cliniciens et leurs pa- tients devraient rester conscients du fait que les risques cardiovas- culaires et les bien- faits d'un traitement pour accroître le tes- tostérone n'ont pas été adéquatement mesurés». «Les indications les plus fortes de l'ef- ficacité d'une thérapie avec de la testosté- rone concernent la fonction sexuelle», pointe le Dr Thomas Gill, de la Humana Foundation, profes-

( JAMA), sont basés sur 788 participants dont les taux de tes- tostérone étaient infé- rieurs à la normale, suivis dans douze sites aux Etats-Unis pen- dant un an. Globale- ment, les chercheurs ont constaté une amé- lioration de la den- sité osseuse et de la santé des os chez les

versité de Sydney en Australie, dans un éditorial également publié dans le JAMA. «Des taux trop bas de testostérone résul- tant de l'obésité» et d'autres problèmes de santé liés au vieil- lissement «sont mieux traités par des mesures visant à mo- difier le mode de vie»,

seur de médecine qui est le principal auteur de ces travaux. Bien que les résul- tats de l'essai clinique concernant l'aspect cardiovasculaire sus- citent des inquié- tudes, une étude plus étendue et sur une plus longue période sera nécessaire, se- lon lui.

SELON L’ONU

Les accidents de la route sont une véritable pandémie

Les accidents de la route sont une véritable pandémie», a dé- ploré mardi l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour la sécurité routière, Jean Todt. «Nous devons lutter contre cette pandémie comme cela a été correc- tement fait face au HIV, au palu- disme, à la tuberculose», a déclaré M. Todt, lors de la présentation des résultats du Festival internatio- nal du film sur la sécurité routière. «Parfois dans la vie, nous avons be- soin d'action plutôt que de mots. Ce festival est une contribution très importante», mais «les images que nous voyons ici ne sont qu'une petite représentation de ce qui ar- rive chaque jour», a ajouté M. Todt, président du festival, devant les médias à Genève. «Chaque jour, quelque 3.500 personnes meu-

rent sur les routes, soit l'équivalent de 10 avions Jumbo», a indiqué l'envoyé spécial de l'ONU. Les ac- cidents de la route tuent chaque année 1,25 million de personnes dans le monde. Les jeunes sont particulière- ment touchés, a rappelé l'actrice malaisienne Michelle Yeoh, mem- bre du jury: les accidents de la route «sont la principale cause de décès entre 15 et 29 ans». «C'est inacceptable», a-t-elle dit. Jean Todt, qui est également président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), a estimé que beaucoup de pays ne faisaient pas assez d'efforts pour lutter contre ce fléau, alors même que les «vaccins» existent: «l'éducation, le respect des lois, les infrastruc- tures routières».

12 DK NEWS

SAN

Jeudi 23 fé

Maladie de Parkinson :

Les tremblements bientôt guéris grâce aux ultrasons ?

Une nouvelle machine à ultrasons permettrait de soigner les tremblements occasionnés par des maladies comme Parkinson ou la sclérose en plaques.

Les médecins de l'Imperial College Healthcare NHS Trust (Royaume-Uni) tes- tent une nouvelle technique qui permet- trait de traiter les tremblements de la maladie de Parkinson sans pratiquer de chirurgie invasive du cerveau.

Envoyer des ultrasons à des parties précises du cerveau

Environ 195 000 personnes en France sont touchées par l'état de tremblement es- sentiel, qui provoque des secousses incon- trôlables dans la maladie de Parkinson. D'autres malades souffrent de tremble- ments à cause d'affections neurologiques comme la sclérose en plaques, par exem- ple. À l'origine de ces secousses : des circuits électriques anormaux dans le cerveau, qui transmettent des tremblements par le sys- tème nerveux aux muscles. Pratiqué sous anesthésie locale, le nouveau traitement des médecins britanniques consiste en l'application précise de l'énergie ther- mique des ondes ultrasons à des parties très spécifiques du cerveau pour briser le circuit anormal causant le tremblement. Lucas Selwyn, 52 ans, peintre et décora- teur à Saint-Austell en Cornouailles, vit avec un tremblement depuis 20 ans et a été l'une des premières personnes à recevoir le traitement. Pendant de nombreuses an-

nées, l'homme a réussi à vivre une vie rela- tivement normale avec le tremblement, mais au cours des cinq dernières années, le symptôme a commencé à l'empêcher de vivre. "Il était particulièrement difficile de continuer mon travail de peintre et de dé- corateur et j'ai dû apprendre à exécuter mes tâches en utilisant ma main gauche, explique le créatif. Grâce au traitement, j'ai pu écrire mon nom pour la première fois depuis de nombreuses années."

Les thérapies anti- tremblement plutôt prometteuses

"Nous prévoyons que cette nouvelle ap- proche de la thérapie dans les tremble- ments essentiels et autres troubles du mouvement, permettra d'énormes amélio- rations dans la qualité de vie des patients sans la nécessité de procédures invasives, coûteuses, mal tolérées et souvent ineffi- caces, a déclaré le Professeur Wladyslaw Gedroyc, radiologue consultant et cher- cheur principal de ce dernier essai sur 20 patients. Le développement de techniques d'ul- trasons focalisés offre un outil prometteur pour traiter les tremblements, selon les spécialistes. "Cette thérapie pourrait four- nir des avantages similaires à la stimula-

pourrait four- nir des avantages similaires à la stimula- tion cérébrale profonde, mais sans la chi-

tion cérébrale profonde, mais sans la chi- rurgie invasive du cerveau qui impliquait des risques d'infection", a expliqué Claire

Bale, responsable des communications et de l'engagement en recherche sur Parkin- son au Royaume-Uni.

Un nouveau signe d'alerte à surveiller de près

Un taux d'acide urique dans le sang suffisamment élevé pourrait protéger le patient contre la maladie de Parkinson. On fait le point. En France, au moins 175 000 personnes souffrent de la maladie de Parkinson , et 10 000 nouveaux cas sont diag- nostiqués chaque année*. Cette pathologie neuro-dégéné- rative qui touche le système nerveux, provoque une disparition lente et progressive des neurones et de la subs- tance noire, la partie du cerveau qui produit la dopamine , un neurotransmetteur dont le rôle est (entre autres) de ré- guler les capacités mentales, les mouvements et les émo- tions. Des chercheurs de la American Academy of Neurology (États-Unis) viennent - peut-être - de découvrir un moyen de se protéger contre la maladie de Parkinson : l'acide urique. Il s'agit d'une substance chimique naturellement présente dans l'organisme et résultant de la dégradation de certaines molécules azotées, les purines (présentes dans la

molécules azotées, les purines (présentes dans la viande rouge, les abats, le poisson L'étude, publiée

viande rouge, les abats, le poisson L'étude, publiée dans la revue médicale Neurology , montre que plus le taux d'acide urique est élevé dans l'or- ganisme (dans le sang, plus précisément), moins le risque de développer la maladie de Parkinson est important. Pour le vérifier, les chercheurs ont travaillé sur les dossiers de 90 214 patients et ont étudié les résultats des prises de sang de ces derniers. Résultat, les patients qui avaient des taux d'acide urique sanguin compris entre 6,3 et 9,0 mg/dl avaient 40 % de risque en moins de développer la maladie de Parkison. Les chercheurs rappellent qu'un taux « nor- mal » se situe entre 3,5 et 7,2 mg/dl. Attention : un taux d'acide urique trop élevé n'est pas bon non plus pour la santé. L'acide urique est en effet impliqué dans le développement de certains troubles hépatiques, certains troubles articulaires (la goutte, par exemple) et du syndrome métabolique . L'important serait donc d'être dans la moyenne

Les pesticides en cause dans la maladie de Parkinson

Si les pesticides sont souvent en cause dans la maladie de Parkinson, cibler une protéine du cerveau permettrait d'arrêter la progression de la pathologie. Les pesticides peuvent être responsables du développement de la maladie de Parkinson , mais il existerait une manière de se protéger contre cette pathologie, selon les résultats d'une étude publiée Environmental Health Perspectives . Des conclusions obtenues sur le poisson zèbre. Le fongicide zirame, un pesticide fréquemment utilisé dans les zones agricoles aux Etats-Unis est connu pour entraîner la perte de la source principale de dopamine dans le système nerveux central, soit les neurones dopaminergiques, qui est associée à la maladie de Parkinson . Ces agents toxiques augmentent la

concentration d'une protéine, l'a-synucléine qui va s'accumuler et provoquer des séquelles aux neurones voisins. Ce mécanisme est observable et similaire chez les malades de Parkinson hors exposition aux pesticides. Les chercheurs de l'Université de Californie de Los Angeles (Etats-Unis) ont utilisé un poisson zèbre génétiquement modifié pour développer la maladie de Parkinson pour l'exposer au zirame ce qui l'a privé de dopamine. Dans un deuxième temps, ils ont ciblé la protéine a-synucléine et exposé les poissons aux pesticides. Les résultats de l'étude ont montré que l'élimination de la protéine a-synucléine protège le poisson contre la perte des neurones dopaminergiques provoquée par l'exposition aux pesticides.

«La plupart des cas de la maladie de Parkinson semblent être au moins partiellement causés par des facteurs environnementaux tels que l'exposition aux pesticides. Ces résultats soutiennent ainsi que cibler la protéine a- synucléine pourrait ralentir ou arrêter la progression de la maladie chez un grand nombre de patients atteints. Se débarrasser de la protéine génétiquement ou briser les agrégats avec ce médicament permet de protéger contre la toxicité du pesticide. Or la plupart des toxines environnementales agissent sur la même voie que le zirame, nous pouvons donc tester les candidats en cours de développement contre l'exposition au zirame » rappelle le Dr Jeff Bronstein, professeur de neurologie à l'UCLA.

In topsanté.fr

vrier 2017

DK NEWS 13

La maladie de Parkinson démarrerait dans l'intestin

La maladie de Parkinson démarrerait dans l'intestin Une étude menée sur les souris laisse entendre que

Une étude menée sur les souris laisse entendre que la maladie de Parkinson pourrait être causée par des bactéries vivant dans l'intestin. Les mé-

decins qui soignent les patients atteints de la maladie de Par- kinson savent que la maladie est souvent accompagnée d'un dérèglement du système diges- tif (constipation, ballonne- ments, indigestion, difficulté à

Ces symptômes appa-

raissent souvent avec les pre- miers troubles moteurs. Une nouvelle étude de l'Ins- titut de technologie de Califor- nie aux Etats-Unis, publiée dans la revue Cell , laisse en- tendre que ces troubles intesti- naux ne seraient pas la conséquence de la maladie de Parkinson mais joueraient un rôle crucial dès l'origine et le développement des troubles. Il existerait un profil micro- bien propre aux malades at- teints de Parkinson En étudiant les troubles du cerveau sur des souris, les chercheurs ont découvert que les modifications du micro- biome pouvaient déclencher la maladie de Parkinson. Lorsqu'ils ont transplanté des échantillons fécaux de per- sonnes atteintes de la maladie sur des souris stériles exemptes de tout germe mais génétiquement modifiées pour développer la maladie de Par- kinson, les symptômes se sont aggravés. Alors qu'aucun symptôme n'est apparu sur les souris qui ont reçu des échan- tillons de bactéries intestinales de personnes non atteintes par la maladie de Parkinson. "Ce que nous extrapolons, c'est qu'il existe un profil mi- crobien différent qui régule la maladie de Parkinson. Les bac- téries doivent libérer des subs- tances chimiques qui activent certaines zones du cerveau et provoquent des dommages" explique à la BBC le Dr Sarkis Mazmanian, principal auteur de l'étude. "Plus généralement, cette recherche révèle qu'une maladie neurodégénérative peut avoir ses origines dans l'intestin et non seulement dans le cerveau comme on l'avait pensé auparavant".

avaler

).

LE CAFÉ, UNE SOLUTION THÉRAPEUTIQUE !

La caféine pourrait être efficace pour lutter contre les dégâts neurologiques provoqués par la maladie de Parkinson.

Deux composés chimiques à base de ca- féine seraient prometteurs dans la prévention des ravages de la maladie de Parkinson , selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale spécialisée ACS Chemical Neuros- cience . La maladie de Parkinson attaque le système nerveux, provoquant des secousses incontrôlées, la raideur musculaire et des mouvements lents et imprécis. Elle est causée par la perte de cellules du cerveau (neurones) qui produisent la dopamine, un neurotrans- metteur essentiel qui permet aux neurones de se «parler» les uns aux autres. Protéger les cellules productrices de dopa- mine avec des substances à base de caféine Les chercheurs de l'Université de la Saskat- chewan au Canada se sont concentrés sur une protéine appelée a-synucléine (AS), qui est impliquée dans la régulation de la dopamine. Pour les personnes qui souffrent de Parkinson , l'AS est associée à la mort des neurones pro- ducteurs de dopamine. Ils ont réalisé une étude avec un modèle de levure de la maladie de Parkinson et ont testé 30 composés différents, dimères bifonction- nels, c'est-à-dire qui mélangent 2 substances différentes connues -dont la caféine. "Un grand nombre des composés théra- peutiques actuels se concentrent sur le ren- forcement de la sortie de la dopamine des cellules survivantes, mais cela est efficace aussi longtemps que il y a encore suffisam- ment de cellules pour faire le travail», a dé- claré Jeremy Lee, un biochimiste du département de pharmacie et de nutrition de l'Université de la Saskatchewan. "Notre ap- proche vise à protéger les cellules produc- trices de dopamine en empêchant a-synucléine de s'activer", explique Jeremy Lee, un biochimiste du département de phar- macie et de nutrition de l'Université de la Sas- katchewan, auteur de l'étude. Les chercheurs ont découvert que deux des composés ont empêché la protéine AS de se

que deux des composés ont empêché la protéine AS de se multiplier, ce qui permet efficacement

multiplier, ce qui permet efficacement aux neurones de se développer normalement. "Nos résultats suggèrent que ces nouveaux

dimères

dans la prévention de la progression de la ma- ladie de Parkinson" , a déclaré Jeremy Lee.

prometteurs

bifonctionnels

sont

LES ANTIOXYDANTS CONTRE LES MALADIES NEURODÉGÉNÉRATIVES

Le vieillissement des cellules favorise le déclin cognitif et l'apparition des maladies

Les antioxydants seraient effi- caces pour lutter contre le vieillis- sement cellulaire, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale British Journal of Pharmacology . Et, les thérapies antioxydantes seraient une voie médicale pour combat- tre les maladies neurodégénéra- tives. Les chercheurs de l'University College de Dublin en Irlande ont réalisé une méta-analyse sur des études traitant des effets des anti- oxydants sur les maladies neuro- dégénératives comme la maladie d'Alzheimer , la maladie de Par- kinson , la sclérose latérale amyo- trophique et la sclérose en plaques . Au fil de leur recherche, les scientifiques ont identifié plu- sieurs processus et pistes pro- metteuses avec les thérapies antioxydantes pour lutter contre le vieillissement cellulaire et le

déclin cognitif. Par exemple, ils ont constaté que « stimuler les mitochondries (qui fabriquent de l'énergie cellulaire) est un moyen aujourd'hui admis pour lutter contre le vieillissement cellulaire » et que « l'oxyde nitrique, contri- bue à multiplier le flux sanguin, à transmettre l'influx nerveux, à réguler la fonction immunitaire, à prolonger la durée de vie biolo- gique d'un organisme et à le for- tifier contre le stress environnemental». Il est aussi possible de réduire le stress oxydatif en activant une protéine qui régule la transfor- mation des protéines pour pro- longer la vie des neurones. « S'il subsiste encore de nom- breuses lacunes dans notre com- préhension des effets des dommages oxydatifs dans les troubles neurodégénératifs, il est de mieux en mieux admis que de nombreuses maladies partagent

de mieux en mieux admis que de nombreuses maladies partagent des voies communes de dom- mages

des voies communes de dom- mages oxydatifs liés au stress et il est probable que des progrès si- gnificatifs seront réalisés dans la

conception de stratégies théra- peutiques efficaces au cours de ces prochaines années », concluent les auteurs de l'étude.

14 DK NEWS

AFRIQUE

Jeudi 23 février 2017

ÉTHIOPIE

L'ONU octroie 18,5 millions de dollars pour faire face à la nouvelle sécheresse

Le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, Stephen O'Brien, a annoncé mardi l'oc- troi de 18,5 millions de dollars tirés du Fonds central d'intervention d'urgence des Nations unies (CERF) pour fournir une assistance à plus de 785.000 per- sonnes souffrant de la faim, de la malnutrition et de graves pénuries d'eau dans la région Somali, en Ethiopie, selon un communiqué publié par l'ONU sur son site offciel. La région de la Corne de l'Afrique est confrontée à l'une des pires sécheresses depuis des décennies et plus de 5,6 millions de personnes rien qu'en Éthiopie ont besoin d'assistance, a précisé le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires huma- nitaires (OCHA). «J'étais récemment dans la région Somali d'Éthio- pie, où j'ai vu l'impact dévastateur de cette sécheresse sur la vie des gens, le bétail et les moyens de subsis- tance. Nous devons agir maintenant», a déclaré M. O'Brien. «Le temps perdu signifie des vies perdues, donc j'octroie de l'argent du CERF pour fournir une aide urgente aux personnes dans le besoin». Les fonds du CERF permettront de fournir rapide-

ment un accès à l'eau et aux services sanitaires, nutri- tionnels et agricoles aux personnes affectées. Ils aide- ront les communautés pastorales qui en ont le plus besoin dans la région Somali, alors que des milliers de personnes ont été obligées de se déplacer pour trouver de l'eau et des pâturages. La sécheresse actuelle frappe l'Ethiopie avant que

le pays n'ait pu se remettre des effets de la sécheresse

dévastatrice causée par El Nino en 2015 et 2016, ce qui

a laissé plus de 10 millions de personnes ayant besoin

d'aide d'urgence en 2016. «La subvention du CERF ne couvre qu'une petite partie de ce qui est nécessaire en 2017 pour faire face à

la faim et à la malnutrition», a déclaré M. O'Brien.

«Les travailleurs humanitaires utiliseront ces fonds pour sauver des vies, mais il faut que cet argent soit rapidement complété par d'autres fonds. Des millions de vies dépendent du soutien durable des bailleurs de fonds». Au cours des deux dernières années, le CERF a alloué un total de 47 millions de dollars aux opérations d'aide en Ethiopie.

DROITS DE L’HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL OCCUPÉ:

Poursuite de la répression marocaine en 2016

Les autorités marocaines ont continué de réprimer les manifestations pacifiques au Sahara Occidental en 2016, et d’expulser des journalistes ainsi que des militants étrangers et des défenseurs des droits de l’Homme, ou les empêcher de s’y rendre dans ce territoire, a relevé le dernier rapport annuel d’Amnesty International (AI), publié mardi.

Dans son évaluation des droits de l’Homme dans le monde en 2016, l’ONG a souligné que les forces marocaines ont engagé des poursuites pénales contre des mili- tants sahraouis qui demandaient l’organisa- tion du référendum d'au-

todétermination au Sahara Occidental ou

dénonçaient des atteintes aux droits de l’Homme, et soumis ces militants à des ½restrictions». Des défenseurs des droits de l’Homme ont été interrogés à leur retour de l’étranger par les autorités marocaines qui ont égale- ment expulsé du Sahara Occidental, des journa- listes et des militants étrangers, ainsi que des

journa- listes et des militants étrangers, ainsi que des défenseurs des droits humains, ou les ont

défenseurs des droits humains, ou les ont empê- chés de s’y rendre, a sou- tenu le rapport. AI cite, entre autres, l’expulsion d’une déléga- tion composée d’un juriste belge, d’un juge espagnol et d’avocats fran- çais et espagnols qui s’étaient rendus à Rabat pour intervenir en faveur des prisonniers de Gdeim Izik, en avril.

Tortures et mauvais traitements

Le rapport d’Amnesty relève par ailleurs, que des sahraouis, arrêtés par les forces de sécurité maro- caines, pour avoir mani- festé pacifiquement, ont été victimes de tortures et de mauvais traitements. Il cite en exemple, Brahim Saika, militant de la Coordination des chô- meurs sahraouis à Guelmim, qui a été arrêté alors qu’il quittait son domicile pour participer à

une manifestation paci- fique réclamant du travail pour les Sahraouis. Inculpé injustement, il

a entamé une grève de la

faim pour protester contre les mauvais traitements qui lui ont été infligés par la police. Saika est mort peu après à l’hôpital, alors qu’il était en détention. Amnesty relève qu’au- cune enquête indépen- dante n’a été diligentée sur les circonstances de sa mort, alors que ses proches l’avaient demandé, et qu’il avait été enterré contre la volonté de sa famille. D’autres cas de détentions arbitraires suite à des aveux fait sous la torture ont également été cités. Le rapport dénonce aussi les conditions de détention des sahraouis, contraires à la dignité humaine, notamment, le manque d’hygiène et d’ac- cès aux soins médicaux, la nourriture insuffisante et

impor-

tante.

L’ONU doit surveiller les droits de l’Homme

Le rapport d’Amnesty affirme également qu’il est impératif que l’ONU suive de près la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés sah- raouis. Il rappelle qu’en mars 2016, l’ONU a été contrainte par les autori- tés marocaines, de fermer un bureau de liaison mili- taire de la Mission des

Nations unies pour l’orga-

la

surpopulation

nisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et de retirer des membres de son per- sonnel civil. Cette pression maro- caine est intervenue, après que Ban Ki-moon, alors secrétaire général des Nations unies, ½a fait référence à l’occupation du Sahara Occidental par

le Maroc», a précisé le rap-

port. En avril, le Conseil de sécurité des Nations unies

a une fois de plus, renou-

velé pour un an le mandat de la MINURSO sans y ajouter de volet concer- nant la surveillance de la situation en matière des droits de l’Homme», a écrit l'ONG. La MINURSO «n'avait pas retrouvé sa capacité antérieure à la fin de l'an- née», a noté le rapport.

SAHARA OCCIDENTAL-MAROC

Le Front Polisario appelle le Conseil de sécurité à relancer le processus de paix

Le Front Polisario a appelé hier le Conseil de sécurité à relancer le processus de paix au Sahara Occidental, en

affirmant que «la diplomatie du silence» a conduit à l'échec de l’organe onusien à prévenir les conflits dans les territoires occupés. Dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité, Volodymyr Yelchenko, le Front Polisario a indi- qué que la réunion d’hier sur le Sahara Occidental «constitue aujourd’hui plus que jamais l’occasion pour le Conseil de prendre des mesures pour relancer le proces- sus de paix après la crise provoquée par le Maroc». «Les faits démontrent que la diplomatie du silence, fondée et inspirée par les man£uvres de la puissance occupante, a échoué et a conduit à l'échec du Conseil de sécurité en matière de prévention des conflits au Sahara occidental», a ajouté Ahmed Boukhari le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU. Il a affirmé qu’il incombait au Conseil de sécurité de donner un signal de confiance à la communauté interna- tionale sur le règlement de la question sahraouie. Rappelant la résolution 2285 de 2016 qui souligne la nécessité pour les deux parties du conflit de s’engager dans un cinquième round des négociations, M. Boukhari

a regretté qu’aucune mesure n’ait été prise dans ce sens malgré la volonté exprimée par la partie sahraouie de coopérer avec l’émissaire de l’ONU, Christopher Ross.

«Cette dangereuse impasse dans le processus politique menace la stabilité régionale dans un continent confronté

à un certain nombre de conflits fragiles», a-t-il mis en

garde. Une année après l'adoption de cette résolution, le per- sonnel de la Minurso expulsé par le Maroc n’est toujours pas autorisé à retourner aux territoires occupés, a signalé M. Boukhari en indiquant que le rétablissement progres- sif des activités de cette mission de l'ONU, promis par le Maroc, n’était qu’une «illusion trompeuse». Le représentant du Front Polisario a fait remarquer à ce propos que la situation tendue à El Gargarat ½ était le résultat de l'accumulation de plusieurs événements dan- gereux que le secrétariat général de l’ONU et le Conseil de

sécurité auraient pu aborder de manière efficace». «L'expulsion du personnel de la Minurso, la persis- tance de l'obstruction de la mission de l'envoyé personnel du SG de l’ONU et le silence du Conseil», ont encouragé le Maroc à violer l’accord sur le cessez-le feu pour construire une route traversant les territoires sous contrôle du Front Polisario, a-t-il noté. Contrairement à la propagande répandue par le Maroc que la construction de la route a pour objectif de mettre fin au trafic illicite de toute sorte, des saisies de quantités importantes de drogue en provenance du «mur de la honte» ont été opérées par les forces du Front Polisario en présence des équipes de la Minurso, a ajouté le Front Polisario. «C'est un crime qu’il est impossible de commettre sans la complicité et l'appui des commandants militaires marocains», a-t-il indiqué. «Il y a lieu de se demander d’où vient ce trafic de toute sorte», s'est -t-il interrogé. Abordant la décision de la Cour de justice de l’Union Européenne du 21 décembre dernier qui a explicitement reconnu que le Sahara Occidental ne fait pas partie du Maroc, M. Boukhari a précisé qu’elle offrait au Conseil de sécurité une nouvelle opportunité pour prendre les

mesures nécessaires afin de protéger le droit de souverai- neté permanente du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles. Le représentant du Front Polisario a, par ailleurs, sou- tenu que l’adhésion du Maroc à l'Union africaine, en rati-

fiant l'acte constitutif de l'UA qui consacre le respect du principe de l'intangibilité des frontières, devrait aider à établir une coopération plus étroite entre l'ONU et l’Union africaine en vue d’une solution juste et équitable à la question sahraouie.

Les eurodéputés plaident pour l'exclusion des territoires occupés des audits de santé menés par l'UE

Les audits dans les domaines de la santé et de l'alimen- tation menés par l'Union européenne (UE) au Maroc ne doivent pas porter sur les territoires sahraouis occupés conformément à l'arrêt de la Cour de justice européenne

(CJUE) rendu en décembre dernier, ont plaidé des dépu- tés européens. Dans une question écrite adressée à la Commission, de nombreux eurodéputés dont Judith Sargentini, Ernest Urtasun, Bodil Valero, Alyn Smith et Miguel Viegas ont exhorté l'exécutif européen à confirmer que le service des audits et analyses dans les domaines de la santé et de l’ali- mentation ne visitera pas les infrastructures ou autres entités marocaines situées dans les territoires sahraouis occupés. Selon le site internet de la Direction générale Santé à la Commission européenne, quatre audits sont program- més au Maroc en 2017. Interpellée sur la question, la chef de la diplomatie européenne avait déjà indiqué que trois des quatre audits prévus au Maroc en 2016 par la Direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire ont été reportés et lÆaudit restant ne porterait pas sur les territoires sah- raouis occupés. Les députés européens ont invité la Commission à pré-

ciser les autorités qu’elle juge compétentes pour délivrer les certificats dans les domaines de la santé et de l’alimen- tation pour les produits originaires du Sahara occidental, comme l’exige la législation de l’Union. Le 21 décembre dernier, la Cour de justice européenne

a jugé que les accords d’association et de libéralisation conclus entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental, affirmant que le fait de considérer que

le territoire du Sahara occidental relève du champ d’ap-

plication de l’accord d’association est contraire au prin- cipe de droit international. Relevant le statut séparé et distinct garanti au terri-

toire du Sahara occidental par la charte des Nations unies,

la CJUE a soutenu dans son arrêt qu'"il est exclu de consi-

dérer que l’expression territoire du Royaume du Maroc,

qui définit le champ territorial des accords d’association

et de libéralisation, englobe le Sahara occidental et, par-

tant, que ces accords sont applicables à ce territoire".

APS

Jeudi 23 février 2017 MONDE DK NEWS 15
Jeudi 23 février 2017
MONDE
DK NEWS
15

DROITS DE L’HOMME EN PALESTINE

Arrestations et assassinats des opposants à l’occupation israélienne en 2016

L’année 2016 a été marquée par des arrestations, tortures et assassinats des opposants à l’occupa- tion israélienne, des restrictions des libertés et la poursuite de construction des colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés, a indiqué mardi le rapport annuel d’Amnesty International (AI).

Dans son évaluation des droits de l’homme dans le monde pour 2016, l’ONG a relevé que les forces d'oc- cupation israéliennes ont tué ½illégalement» 110 civils palestiniens, dont des enfants, dans des exécu- tions extrajudiciaires, et ont arrêté plusieurs mil- liers qui s’opposaient à la poursuite de l’occupation militaire israélienne. Plusieurs centaines de personnes ont été placées en détention administra- tive et des actes de torture et d’autres mauvais traite- ments étaient ½régulière- ment» infligés aux déte- nus, en toute impunité, affirme le document. Le nombre de per- sonnes détenues depuis octobre 2015 était le plus élevé depuis 2007. On en dénombrait au moins 694

à la fin d’avril 2016. Des

détenus ont observé des grèves de la faim prolon- gées à titre de protestation.

Plus de colonies illégales

L'administration israé- lienne a, par ailleurs, conti- nué de construire des colo- nies illégales en Cisjordanie, cherchant à régulariser des colonies construites sur des terres volés à des Palestiniens». Elle a aussi imposé des ½restrictions sévères» à la liberté de circulation des Palestiniens en fermant des zones. Parallèlement, les auto- rités israéliennes ont continué de procéder à des

auto- rités israéliennes ont continué de procéder à des ½expulsions forcées» et à des démolitions d’habita-

½expulsions forcées» et à des démolitions d’habita- tions palestiniennes. En Cisjordanie, El- Qods-Est compris, 1.089 habitations et autres bâti- ments, un nombre ½sans précédent», ont été détruits en 2016, et au moins 1 593 personnes ont été expulsées de force, relève l’ONG. Le rapport souligne

également qu’en 2016, l’oc- cupant israélien a main- tenu le blocus militaire de la bande de Gaza qui dure depuis 10 ans, imposant une sanction collective aux 1,9 million d’habitants. Les contrôles israéliens visant les personnes et les biens entrant à Ghaza ou en sortant, nuisaient à l’économie palestinienne et entravaient sa recons- truction après les attaques de 2014. Depuis cette date, quelque 51 000 personnes étaient toujours déplacées et des civils ont continué d’être tués ou blessés par des munitions utilisées lors des attaques.

Les forces israéliennes ont également continué d’imposer une ½zone- tampon» à l’intérieur de la frontière de Gaza, tirant à balles réelles sur des Palestiniens qui y avaient pénétré ou s’en étaient approchés. Quatre per- sonnes ont ainsi été tuées et plusieurs autres ont été blessées, souligne le rap- port.

En Cisjordanie aussi, les autorités israéliennes limi- taient strictement la liberté de circulation des Palestiniens, de manière ½ discriminatoire «, particu- lièrement aux alentours des colonies israéliennes illégales.

Impunité

Le rapport mentionne que plus de 1 000 plaintes avaient été enregistrées depuis 2001, mais, les auto- rités israéliennes, dans une tendance générale d’impunité, n’avaient ouvert aucune enquête judiciaire en 2016. Elles ont eu recours, par contre, à une série de

mesures restrictives, à l’encontre des défenseurs des droits humains qui dénonçaient la poursuite de l’occupation israélienne des territoires palesti- niens, dont des ordon- nances militaires prohi- bant des manifestations. Ceux qui ont aidé des ONG spécialisées dans la défense des droits humains dans leur action auprès de la Cour pénale internationale (CPI) ont reçu des menaces de mort, affirme le rapport. Amnesty s’indigne éga- lement, qu’après plus de deux ans des attaques illé- gales contre Ghaza ayant tué 1 460 civils palesti- niens, les autorités israé- liennes n’avaient mis en accusation que trois sol- dats, pour pillage et obs- truction au bon déroule- ment d’une enquête. En août 2016, pas moins de 12 enquêtes ont été clas- sées, bien que des élé- ments aient démontré que certains faits devaient faire l’objet d’investigations en tant que ½crimes de guerre», relève Amnesty. Les enquêtes menées par l’armée israélienne n’étaient ni indépendantes ni impartiales et elles ne rendaient pas justice aux victimes. Dans la plupart des cas, les membres des forces israéliennes qui tuaient illégalement des Palestiniens n’étaient pas amenés à rendre compte de leurs actes «, dénonce le rapport.

SELON UN RAPPORT

Les droits de l'homme en recul dans le monde en 2016

Le monde est «divisé et devient dangereux», s'est alarmée l'organisa- tion des droits de l'homme, Amnesty International dans son rapport 2016, où elle relève un «recul» des droits de l'homme qui a rapproché l’humanité de l’«abîme». Dans son évaluation annuelle des droits de l'Homme dans 159 pays, l'ONG a averti que le monde se «dés- humanise», se «divise» et devient «dangereux», avec des risques de conséquences «catastrophiques». «2016 a été l'année ou la haine et la peur ont atteint un niveau jamais égalé depuis les années 1930. La réponse à des craintes légitimes, éco- nomiques et de sécurité, a été souvent une manipulation toxique et divi- seuse», a estimé AI. Le rapport ajoute que «la politique de diabolisation a entraîné une répression mondiale des droits de l'homme», estimant que lorsque «nous cessons de nous voir comme des êtres humains ayant les mêmes droits, nous nous rapprochons de l'abîme». Selon l’ONG, le monde a connu des «changements politiques sismiques» en 2016, qui ont «provoqué la haine, et fait déchainer le côté obscur de la nature humaine». «Le monde a connu une tendance

à la colère, une politique de divisions. Les politiciens ont légitimé sans vergogne et activement toutes sortes

de discours haineux et de politiques fondées sur l'identité, la misogynie, le racisme et l'homophobie», s'est inquiétée l'organisation. En 2016, les notions de dignité humaine et d'égalité, et l'idée même de famille humaine, ont été «atta- quées de façon violente et incessante» s'indigne Amnesty, qui ajoute que «partout dans le monde, les gouver- nements ont fermé les yeux sur les crimes de guerre» et 36 pays ont «violé» le droit international sur les réfugiés qui ont fui les conflits chez eux. Durant l'année qui s'est écoulée, des millions de personnes au Moyen- Orient et en Afrique du Nord ont vu leur vie «bouleversée et précipitée dans la tourmente et la tragédie», ainsi que leur maison et leurs moyens de subsistance détruits. Le coût humain pour les civils des conflits en Syrie, au Yémen, en Libye et en Irak a «continué de grimper», souligne le rapport qui relève que les dirigeants mondiaux et les institu- tions clés comme l'ONU «n'ont pas réussi à mettre fin aux crimes de guerre» et aux autres violations du droit international humanitaire. Ces conflits au Moyen-Orient ont été «exacerbés par les interventions étrangères qui ont laissé leur marque

meurtrière», affirme l’ONG. «Les Etats-Unis ont accepté de renforcer leur aide militaire à Israël

bien que leurs forces continuent de commettre de graves violations des droits de l'Homme dans les terri- toires palestiniens occupés», relève Amnesty. Il est aussi souligné que pour des millions de personnes, 2016 a été une année de «souffrance et de terreur». Les discours de haine se sont multi- pliés dans une grande partie de l'Europe et des EtatsUnis, et le monde est devenu «plus sombre et plus insta- ble». Le rapport cite, à cet égard, les dis- cours «nocifs» prononcés par Donald Trump au cours de la campagne pré- sidentielle, jugés comme «le reflet d’une tendance mondiale allant vers des politiques plus agressives, com- promettant gravement la coopération internationale pour créer une période de méfiance mutuelle et d'in- stabilité accrues». L'année 2017 a également été enta- mée dans un monde «extrêmement instable et miné par de graves inquié- tudes et incertitudes quant à l'ave- nir», estime L'ONG qui pense que si la même situation persiste en 2017, le monde connaîtra «plus d'attaques» sur la base de la race, du sexe, de la nationalité et de la religion. Pour contrer cette tendance, le rapport propose de raviver, en urgence, l'engagement du monde entier en faveur des valeurs essen- tielles de l'humanité.

SYRIE:

Après neuf mois d'interruption, les pourparlers de paix doivent reprendre à Genève

Les négociations de paix sur la Syrie sous l'égide de l'ONU, devraient s'ouvrir aujourd’hui à Genève pour la quatrième fois, entre le gouvernement et l'opposition afin de discuter de la "transition politique" et mettre fin à six ans de conflit. Après trois sessions en 2016 qui n'ont permis aucune avancée et une pause de près de dix mois, de nou- veaux pourparlers intersyriens doivent reprendre à Genève et porteront sur "la résolution 2254 de l'ONU, feuille de route internationale pour un règlement du conflit", a indiqué l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura. Cette feuille de route prévoit "une gouvernance crédible et inclusive, une nouvelle Constitution écrite par les Syriens, et non par des étrangers, et des élections sous la supervision de l'ONU, incluant les réfugiés syriens", a-t-il souligné. Le chef de cabinet par intérim de M. De Mistura, Michael Contet, a déclaré que la résolution 2254 du Conseil de Sécurité, qui appelle à des "négociations sur le proces- sus de transition politique", restait le fondement des pour- parlers de Genève 4 entre gouvernement et opposition. Les négociations verront la participation d'une délégation de l'opposition HCN (Haut comité de négociations) qui sera dirigée par l'avocat Mohammed Sabra, rassemblera un large éventail de groupes de l'opposition politique et de la rébellion et les représentera pour le quatrième round de pourparlers à Genève. Plus tôt, le représentant de l'ONU, de Mistura, a affiché son optimisme quant à la résolution du conflit par le fait que le cessez-le-feu dans le pays, annoncé en décembre, est globalement respecté, et déclaré que "la crise en Syrie pourrait être réglée cette année". La question du départ du président syrien Bachar al-Assad a été la principale pierre d'achoppement des trois précédentes sessions de négocia- tions de Genève. Damas refuse catégoriquement de discu- ter de l'avenir du chef de l'Etat, mais est disposé à accepter des élections une fois la paix revenue. Cependant, le porte-parole de la Coalition nationale de l'opposition, Ahmad Ramadan, a affirmé que "la principale question de cette session sera la transition politique". "La délégation de l'opposition va mettre l'accent sur une pro- position visant à former un organe de gouvernance de transition", a-t-il dit.

Avancée de l'armée syrienne Depuis la dernière session en avril 2016, la situation sur le terrain a toutefois radicalement changé. Les forces syriennes ont repris Alep, fief de l'insurrec- tion dans le Nord, et l'opposition ne contrôle plus, selon des estimations, que 13% du territoire. Par ailleurs, 40 organisations de défense des droits de l'homme ont appelé mardi les participants à mettre fin aux violations des droits humanitaires dans ce conflit qui dure depuis six ans et a fait plus de 310.000 morts et des millions de déplacés. "L'un des principaux objectifs des discussions de Genève devrait être de mettre fin aux violations contre les Syriens qui font face aux bombardements, aux attaques chimiques, aux privations de nourriture, aux détentions illégales et à d'au- tres horreurs", a déclaré Lama Fakih de Human Rights Watch dans un communiqué. Les Nations unies ont fait part lundi de leur inquiétude devant l'intensification des combats dans la région de Damas, à la veille de nouveaux pourparlers de paix sur la Syrie.

MIGRATIONS

Paris et Berlin exhortent l'UE à réviser le code Schengen pour mieux tenir compte de la menace terroriste

La France et l'Allemagne ont exhorté dans une missive commune la Commission européenne à réviser le code Schengen afin de mieux tenir compte de la menace terro-

riste. "La persistance de la menace terroriste et l'efficacité des contrôles actuels aux frontières intérieures témoignent de la nécessité de procéder à la révision du Code Frontières

Schengen(

la sécurité intérieure", écrivent les ministres de l'Intérieur Thomas de Maizière et Bruno Le Roux. La lettre, écrite de Berlin et datée de lundi, est adressée principalement au Premier vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, et à ses collègues chargés de la Migration et de la Sécurité, respectivement Dimitris Avramopoulos et Julian King. Les deux ministres allemand et français souhaitent que les contrôles soient rétablis pour "des durées supérieures à celles prévues actuellement", et que les conditions d'exercice des contrôles en dehors d'une période de rétablissement soient "assouplies".

en cas de menace grave pour l'ordre public ou

)

APS

16 DK NEWS CULTURE Jeudi 23 février 2017 TOUGGOURT CONSTANTINE :
16 DK NEWS
CULTURE
Jeudi 23 février 2017
TOUGGOURT
CONSTANTINE :

La broderie traditionnelle, un métier

ancien qui fait de la résistance

La broderie tradi- tionnelle, un des métiers séculaires dans la région de Touggourt (wilaya d’Ouargla), fait de la résistance aux grandes mutations de la modernité et de l’innovation indus- trielle, la mécanisa- tion notamment, et a su garder toute son originalité, s’accor- dent à dire de nom- breuses artisanes de cette région de l’Oued-Righ.

de nom- breuses artisanes de cette région de l’Oued-Righ. Ce métier, qui ne cesse de se

Ce métier, qui ne cesse de se développer grâce aux artisanes touggourties, est devenu, au regard de la qua- lité des produits réalisés, un label artisanal et commercial, véhiculé par les riches motifs et dessins mettant en exergue un génie sémiotique, alliant authenticité et modernité, que seules les artisanes che- vronnées peuvent décoder, interpréter et en évaluer l’au- thenticité et la dextérité pro- fessionnelle de son auteur. La broderie traditionnelle constitue aussi bien une

son atelier, en ouvrant un second à la satisfaction des jeunes filles de la région. Pour les besoins de ce mé- tier qui nécessite beaucoup de doigté et de patience, la matière première est prati- quement acquise auprès des vieilles qui, armées de leurs quenouilles, fabriquent pour les brodeuses les fils néces- saires. Ces dernières, versées chacune dans divers types, broderie au fil, à la soie, à la laine et autre appelé Tergal, offrent des productions, sou- vent sur commande, agré-

qu’en dépit de ce succès at- teint par le produit, ce métier se heurte à des contraintes qui risquent d’hypothéquer son avenir et qui sont liées notamment au manque de subventions, à l’absence de locaux et ateliers pour l’exer- cice de l’activité, au manque de laine de qualité, en plus de son imposition et taxation lors de participation aux ex- positions, entravant ainsi la promotion de l’artisanat, cré- neau florissant et vecteur de développement du tourisme dans la région de Oued-Righ.

source de fierté qu’un ré- pertoire, usant de produits di- vers et de différentes formes et tailles, pour graver des signes et décors reflétant des aspects des us et de tradi- tions de la région, leur don- nant un plus de beauté lui ou- vrant la voie sur les marchés nationaux et les manifesta- tions nationales et internatio- nales et créant, aussi, une ressource vivrière pour tant de familles, a indiqué Me- riem Mahboub, une des bro- deuses de la région détenant une trentaine d’années d’ex- périence dans le métier. Le châle en forme de lo- sange, le khimar et le Hayek (voile), appelé localement Bekhnoug, sont autant de produits valorisant le savoir- faire de la femme, à travers ce legs ancien bien préservé et très cher aux touggourties. Ces articles ont fait l’objet dans leur broderie de touches de perfectionnement depuis son introduction, témoigne Mme Mahboub, durant l’ère coloniale. Selon elle, des femmes missionnaires (s£urs blanches) ont fondé en 1923 le premier centre de brode- rie traditionnelle, activant à ce jour, pour structurer et ré- glementer ce métier propre à la région, ses dessins et motifs. Cette intervention appor- tée dans l’organisation de la filière ne peut, toutefois, oc- culter les efforts des vieilles et des brodeuses autochtones de Touggourt, pour pérenni- ser ce métier et le transmet- tre, avec le rajout de touches étrangères par fidélité à l’his- toire, aux futures généra- tions, dont Meriem Mahboub en a fait partie et qui a hérité le métier de ses parents. Plus de 250 stagiaires bénéficient actuellement de formation en broderie, à l’initiative de Mme Mahboub qui s’est em- ployée au renforcement de

mentés de dessins et de mo- tifs à même de satisfaire des goûts divers et des com- mandes provenant de clients de différentes contrées du pays. Une autre brodeuse, Ya- mina Koul, jouit d’une expé- rience de plus de 32 ans dans la filière, qui lui a valu d’oc- cuper le poste de formatrice au centre de formation pro- fessionnelle de la commune de Nezla, dans le Grand Touggourt. Elle a contribué à la for- mation, durant sa carrière, de plus de 1.000 filles. Ces brodeuses tentent, à travers leurs £uvres, de pré- server le label local en estam- pillant les articles de signes et motifs susceptibles d’aider à les distinguer des produits d’autres régions du pays. La broderie se met au diapason de l’innovation Le métier de la broderie ne cesse de confirmer sa ré- putation, à l’échelle natio- nale, voire internationale grâce à son exposition dans différentes manifestations ayant permis de hisser ce sa- voir-faire local au rang des produits très convoités, grâce à une touche de modernité apportée à ce métier, depuis l’amélioration de la matière première aux motifs, cou- leurs et dessins, sans cepen- dant en altérer le label, a in- diqué Mme Koul. Cette der- nière s’est dit surprise, lors de ses participations aux ma- nifestations et expositions nationales et internationales (Tunisie, Maroc ou Italie), de l’engouement et de l’inté- rêt manifesté par les visi- teurs, notamment les femmes, pour ce type de bro- derie traditionnelle, que ce soit pour les acquérir à des fins d’usage personnel ou pour les offrir comme ca- deaux. Elle déplore, néanmoins,

Une approche de production locale pour relancer la broderie La Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) entend asseoir prochainement une nouvelle approche de pro- duction locale, susceptible de contribuer à la relance du métier de broderie tradi- tionnelle dans la wilaya d’Ouargla, ont assuré les res- ponsables de cette instance. Cette approche, qui impli- quera des artisans versés dans la broderie, vise en pre- mier lieu la préservation de ce métier ancien, l’assistance des artisans afin d’aller à la conquête de marchés natio- naux et internationaux, leur accompagnement et la coor- dination avec les organismes et dispositifs de soutien à l’emploi pour la promotion des métiers de l’artisanat, a expliqué le directeur de la CAM, Agrine Mabrouk. La démarche, qui porte sur la promotion du label local en matière de broderie traditionnelle, tient en compte la diversité qualitative du produit, sa rémunération au titre de mesures incitatives aux producteurs et concep- teurs, notamment après écoulement sur les marchés nationaux et internationaux du produit qui a d’ores et acquis une réputation dans des pays européens. Selon la CAM, plus de 100 artisans et artisanes spécia- lisés dans la broderie tradi- tionnelle, parmi 219 artisans immatriculés à la CAM, en plus de 3.000 brodeuses parmi les femmes au foyer et non-immatriculées, ont ma- nifesté le souhait d’adhérer au nouveau système, dans le but de développer ce seg- ment artisanal et contribuer au développement du tou- risme, aussi bien dans la ré- gion qu’à échelle nationale.

Engouement au 1 er salon national des créativités culturelles, populaires et artisanales

Les produits artisanaux représenta- tifs de l’Algérie et sa diversité culturelle exposés au 1er salon national des créati- vités culturelles, populaires et artisa- nales, ouvert en début de semaine au palais de la culture Mohamed Laid Al Khalifa à Constantine suscitent le plus grand intérêt d’un public conquis par la beauté des articles et la finesse du tra- vail, a-t-on constaté mercredi. Organisée par l’association locale "El Kalaâ" avec la collaboration des direc- tions de la culture et du tourisme et de l’artisanat, et la chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) cette manifestation £uvre à promouvoir le patrimoine aussi bien de la région de Constantine que celui d'autres wilayas du pays, a précisé à l’APS le président de cette association, M. Abderrezak Belili. Soixante cinq (65) artisans de 20 wilayas du pays dont les régions de Ghardaïa, de Tizi Ouzou, d’Ain Defla, de Biskra, de M’sila , de Boumerdes, de Mostaganem, de Jijel et d’Alger pren- nent part à ce salon, a-t-on encore noté. Cette manifestation qui a permis aux Constantinois de re-découvrir des varié- tés des produits artisanaux, constitue "une occasion pour l’échange d’infor- mations et d’expériences entre les gens du métier dans le but d’améliorer la qualité du produit", a affirmé ce respon- sable. C’est aussi une opportunité pour créer des espaces destinés à la commer- cialisation des produits artisanaux de diverses régions du pays, tout en contri- buant à l’encouragement de l’activité artisanale de la femme au foyer, ajoute la même source. Une gamme variée de

au foyer, ajoute la même source. Une gamme variée de produits artisanaux et d’ustensiles tradi- tionnels

produits artisanaux et d’ustensiles tradi- tionnels en poterie et en céramique, de diverses dimensions se vendent à l’ins- tar tasses, pots, coupes, vases, rosiers, sucriers, veilleuses, porte-stylos bien ciselés et aux reliefs variés ne laissent pas indifférents les visiteurs. Une dizaine d’artisans-exposants en dinanderie rivalisent de créativité et proposent au public des miroirs, des plateaux, des chandelles, des abat-jours, des vases de coin, des cadres représen- tants les ponts de la ville, dans un travail d’art ciselés avec amour par des mains expertes, perpétuant un savoir-faire ancestral. Le 1er Salon national des créativités culturelles, populaires et artisanales qui sera clôturé ce week-end propose égale- ment la djouzia de Constantine, ce nou- gat tendre et parfumé, à la saveur tout en raffinement, tout comme une variété de miel utilisé dans la fabrication de l’une des douceurs les plus appréciées dans la ville des mille et un délices.

APS

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RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE DK NEWS Anep : 505 109 du 23/02/2017
RÉPUBLIQUE
ALGÉRIENNE
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ET
POPULAIRE
DK NEWS
Anep : 505 109 du 23/02/2017

Jeudi 23 février 2017

HISTOIRE

DK NEWS 17

BLIDA

Commémoration du 60 e anniversaire de la mort de 27 étudiants dans la bataille de S’baghnia à Hammam Melouane

Le 60e anniversaire de la bataille de S’baghnia qui s’est déroulée dans la région de Megtaâ Lezreg de Hammam Melouane (Blida), et durant laquelle 27 étudiants, en route pour rejoindre les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN), sont tombés au champ d’honneur, a été commémoré hier.

sont tombés au champ d’honneur, a été commémoré hier. De nombreux moudjahidine, enfants et veuves de

De nombreux moudjahidine, enfants et veuves de chouhada ont pris part à la cérémonie commémorative de cet événement historique aux côtés des autorités locales, civiles et militaires, et de représentants du mouvement associatif. La bataille de S’baghnia a eu lieu le 22 février 1957 lorsque l'aviation