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MOTIONDELOYAUTÉETDESOUTIEN DEL’UGTAAUPRÉSIDENTBOUTEFLIKA p. 4 01 Djoumada El-Thania 1438 - Mardi 28 Février 2017 -

MOTIONDELOYAUTÉETDESOUTIEN

DEL’UGTAAUPRÉSIDENTBOUTEFLIKA

p. 4

01 Djoumada El-Thania 1438 - Mardi 28 Février 2017 - N° 15990 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

- ISSN 1111-0287 L A R E V O L U T I O N P

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

L’Émir du Qatar salue le rôle de l’Algérie dans la STABILITÉ des pays arabes et musulmans p. 24

ÉDITORIAL

RESTER DEBOUT

l Certaines formations politiques ou commentateurs,

par inconscience ou par cynisme, font croire, dans leurs interventions, que la question de la sécurité et de la stabilité du pays, les autorités publiques en font un simple prétexte pour faire peur et réduire l’espace démocratique. Une telle argutie tient d’une sorte d’insouciance, d’un état d’esprit de méfiance de tout ce qui émane des institutions et qui consiste à contredire le discours officiel, même si celui-ci est argumenté ou alors une mésestime du contexte et de la conjoncture qu’il faudrait peut-être rappeler à chaque fois que cela est nécessaire afin que l’évaluation soit plus juste et ne soit pas fondée sur la mauvaise foi. Oui, le contexte géostratégique dans lequel nous évoluons est très sensible et se caractérise par des menaces qui sont loin d’être virtuelles. À commencer par un voisinage maghrébo-sahélien fragilisé, et les actions menées quotidiennement par nos forces de sécurité et, en premier lieu, l’Armée nationale populaire, sont la preuve tangible que le terrorisme transnational et la criminalité organisée sont certes efficacement combattus, mais le risque n’est pas pour autant définitivement écarté. Le terroriste abattu, lors d'une opération de ratissage menée il y a à peine quelques jours à Jijel, l’arrestation à Tébessa de trois éléments de soutien aux groupes terroristes, ainsi que la tentative d’attentat qui a ciblé un commissariat de police à Constantine ne sont pas des vues de l’esprit. Notre pays, aguerri par les épreuves, est déterminé à faire face à ces actes de destruction et de chaos. Ceci pour dire aussi que les appels à l’unité, à la vigilance et à la mobilisation constantes, lancés à chaque fois par le Chef de l’État, ne constituent nullement une figure de style ou relevant d’un quelconque calcul politicien, mais la résultante d’une évaluation éclairée de la situation dans laquelle nous évoluons et de la nature des défis à relever aujourd’hui. Oui, et ceci ne nous empêchera pas d’avancer sur le chemin de la reconstruction nationale et des réformes économiques et de nous préparer aux prochaines échéances électorales, car nous sommes convaincus qu’il n’y a pas de meilleurs stimulants et de meilleurs remparts contre la déstabilisation et l’obscurantisme que la libre expression citoyenne et la légitimité démocratique, pour rester debout en toute circonstance, consolider la bonne gouvernance et aller plus vite dans notre développement socio- économique et culturel. EL MOUDJAHID

ATTENTAT DÉJOUÉ À CONSTANTINE

LAVIGILANCEAPAYÉ

M. Bedoui : « l’algérie déterminée à faire face à tout acte visant à porter
M. Bedoui : « l’algérie déterminée à faire face à tout acte visant à porter atteinte
à la sécurité des biens et des personnes. »

L’attaque terroriste qui a ciblé la 13 e sûreté urbaine de la ville de Constantine, à Bab El-Kantara, dimanche soir, «n’entamera en rien la détermination» de l’Algérie à «faire face à tout acte visant à porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes», a indiqué hier le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, dans un communiqué. Tout en dénonçant «cet acte abject qui intervient à un moment où le peuple algérien s’apprête à accomplir son devoir électoral pour le renforcement de l’œuvre institutionnelle du pays».

p. 3

leGislatiVes
leGislatiVes
M. LOUH : «Userdel’ ARGENT poursefaireélire entraînedes POURSUITES » p. 4

M. LOUH :

«Userdel’ARGENTpoursefaireélire

entraînedesPOURSUITES»

p. 4

Forum d’El Moudjahid
Forum d’El Moudjahid

LE DG DE L’ANSEJ, INVITÉ DE NOTRE FORUM ÉCONOMIE :

«71%

desrecouvrements EFFECTUÉS »

p. 9

procès oultache PEINE CAPITALE p. 7
procès
oultache
PEINE
CAPITALE
p. 7

M. GAÏD SALAH

GRANDES

AVANCÉES

EN APTITUDES

AU COMBAT

p. 3

M. GAÏD SALAH GRANDES AVANCÉES EN APTITUDES AU COMBAT p. 3 FORMATION À DISTANCE UNE CHANCE
FORMATION À DISTANCE UNE CHANCE POUR CHACUN Réalisé par : Farida Larbi pp. 12-13 dossier
FORMATION À DISTANCE
UNE CHANCE POUR CHACUN
Réalisé par : Farida Larbi
pp. 12-13
dossier
Bouche 2 DE À Oreille EL MOUDJAHID d’El Moudjahid ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES CE MATIN À 9H
Bouche
2
DE
À Oreille
EL MOUDJAHID
d’El Moudjahid
ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
CE MATIN À 9H
LUNDI 6 MARS
CE MATIN À 10H
M. Ouali à Boumerdès
Hommage aux disparus
de la bataille d’Alger
Le ministre des Ressources en eau et
de l’Environnement, M. Abdelkader
Ouali, effectuera, ce matin à 9h, une vi-
site de travail et d’inspection des projets
relevant de son secteur dans la wilaya.
M. Hamid Grine à Mostaganem
et à Relizane
Le Forum de
la Mémoire d’El
Moudjahid, en
coordination
avec l’associa-
tion Machaâl
Echahid, orga-
Le ministre de la Communication, M. Hamid
Grine, effectuera, le 6 mars, une visite de travail
dans les wilayas de Mostaganem et de Relizane.
DEMAIN À 14H30 À L’OCO
nise, ce matin à
10h, une conférence historique sur les
disparus de la bataille d’Alger. La confé-
rence sera animée par maître Fatma
Zohra Benbraham.
Remise des aides aux
clubs de football
DEMAIN À 10H
Le ministre de la Jeunesse et des
Sports, M. El-Hadi Ould-Ali, présidera,
demain à 14h30, à l’Office du com-
plexe olympique Mohamed-Boudiaf, la
deuxième cérémonie de remise des
aides aux clubs de football amateurs de 12 wilayas.
Au programme de cette visite dans la wilaya de
Mostaganem, la pose de la première pierre, par le
ministre de la Communication, du projet de nouveau siège de la radio
locale. M. Grine se rendra ensuite dans la wilaya de Relizane, pour y
présider une nouvelle conférence, dans le cadre du programme de
conférences citoyennes : «Connaître les médias, le citoyen a droit à une
information fiable», organisée par le ministère de la Communication,
en collaboration avec la wilaya de Relizane. Ouverte aux citoyens et
aux représentants de la société civile, la conférence, prévue à 14h à la
maison de la Culture de Relizane, sera animée par le directeur de Radio
-Coran, M. Aïssa Hamdi, sur le thème «Les médias face à l’extrémisme,
l’exemple de Radio-Coran».

Présentation du dernier ouvrage de l’association Iqraa

L’association Iqraa présentera, demain à 10h, au Centre de presse d’El Moudjahid, le dernier ou- vrage de l’asso-

ciation, intitulé Je lutte contre l’analphabétisme en dé- couvrant la jeunesse et le sport.

ou- vrage de l’asso- ciation, intitulé Je lutte contre l’analphabétisme en dé- couvrant la jeunesse et

CE MATIN À 8H30 AU PALAIS DE LA CULTURE

Journée mondiale des maladies rares

L’association ADEM des maladies rares organise, ce matin à partir de 8h30, une journée d’étude et d’infor- mation sur ces maladies, dans le cadre de la Journée mondiale et portant sur le thème : «Attentes des familles et défis de santé».

CET APRÈS-MIDI À 15H

ANEP : « Histoire de la psychiatrie en Algérie, de Fanon à nos jours »

La librairie Chaïb-Dzaïr de l’ANEP organise une conférence intitulée «Histoire de la psychiatrie en Algérie, de Fanon à nos jours», animée par le P r Abdelhak Benouniche (psychiatre) et Fayka Medjahed (psychanalyste), cet après-midi à partir de 15h.

DEMAIN À 9H À BORDJ EL-BAHRI

Journée mondiale de la Protection civile

À BORDJ EL-BAHRI Journée mondiale de la Protection civile Dans le cadre de la célébration de

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la Protection civile, le 1 er mars, sur le thème cette année «En- semble avec la Protection civile face aux catastrophes», le Directeur général de la Protection civile présidera une sortie de promotion d’officiers, demain à partir de 9h, à l’École nationale de la Protection civile.

COUVERT Partiellement couvert au Nord et à l’Est. Beau temps sur le reste du pays.
COUVERT
Partiellement couvert au Nord
et à l’Est. Beau temps sur le
reste du pays.
Températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui :
Alger (16° - 8°), Annaba (21° - 9°), Béchar (25° - 11°), Biskra (23°-
12°), Constantine (20° - 6°), Djelfa (18° - 2°), Ghardaïa (24° - 12°),
Oran (19° - 9°), Sétif (17° - 3°), Tamanrasset (26° - 10°),
Tlemcen (18° - 5°).

ACTIVITÉS CULTURELLES

 

CET APRÈS-MIDI À 14H

CE SOIR À 19H À L’OPÉRA D’ALGER

Avant-première du film

CRASC : « Écrivains arabes aujourd’hui :

? »

la fin de la Nahda

: la «Écrivains CRASC.

: intitulée d’Aix-

conférence

Une animée

?»

Nahda cet

fin de Marseille, du Jacquemond

la

aujourdhui

arabes

Richard

par au

sera

université

Iremam,

siège

à 14h,

après-midi

l a a u j o u r d ’ h u i a r a

Mandela’s Gun

Une présentation en avant-première du film long métrage documentaire, Mandela’s Gun, du réalisateur John Irvin, aura lieu, aujourd’hui à 19h, à l’Opéra d’Alger Boua- lem-Bessaïeh, en présence du réalisateur, du ministre de la Culture et du vice-minis- tre de la Culture d’Afrique du Sud.

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El Moudjahid/Pub du 28/02/2017

Mardi 28 Février 2017

L

é v é ne m e nt

EL MOUDJAHID

3

L ’ é v é ne m e nt EL MOUDJAHID 3 ATTENTAT DÉJOUÉ À CONSTANTINE

ATTENTAT DÉJOUÉ À CONSTANTINE

LA VIGILANCE A PAYÉ

l M. Bedoui : « L’Algérie déterminée à faire face à tout acte visant à porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes. » l M. Louh : « L’opération d’identification de l’auteur de la tentative d’attentat terroriste se poursuit. »

L'attaque terroriste qui a ciblé la 13 e sûreté urbaine de la ville de Constantine, à Bab El-Kantara, dimanche soir, «n'entamera en rien la détermination» de l'Algérie à «faire face à tout acte visant à porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes», a indiqué hier le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales dans un communiqué.

«T out en dénonçant cet acte abject qui intervient à un moment où le peuple al-

gérien s'apprête à accomplir son de- voir électoral pour le renforcement de l'œuvre institutionnelle du pays, nous tenons à assurer que cette attaque ter- roriste n'entamera en rien notre déter- mination à faire face à tout acte visant de porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes», note la même source. Cet attentat a pu être déjoué, «grâce à la vigilance et à l'in- tervention courageuse d'un agent de police en faction qui a pu repousser le terroriste kamikaze l'obligeant à enclencher sa ceinture explosive à l'extérieur du bâtiment abritant le siège du commissariat», relève le communiqué. Le ministère de l'Inté- rieur, tout en affirmant qu'aucune perte en vies humaines n'est à déplo- rer, précise que deux agents de police «ont été légèrement blessés et aussi- tôt évacués vers l'établissement hos- pitalier Ibn- Badis de Constantine». Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Be- doui, a exprime, dimanche soir, sa so- lidarité avec les éléments de la police suite à l'attentat terroriste déjoué ci-

de la police suite à l'attentat terroriste déjoué ci- blant la 13 e sûreté urbaine de

blant la 13 e sûreté urbaine de la ville de Constantine. M. Bedoui, qui s'est exprimé lors de l'émission «Hiwar el Sâa», sur la chaîne terrestre de la télévision algé- rienne, a souligné que «tous les ser- vices de sécurité sont prêts à faire face à toutes les tentatives visant à

porter atteinte à la sécurité et à la sta- bilité du pays, notamment en ces cir- constances».

Deux policiers blessés le kamikaze tué

Le paisible quartier de Bab El- Kantara a été secoué, avant-hier en début de soirée, par une forte explo- sion qui a ébranlé les murs des proches habitations, suscitant beau- coup de peur dans les foyers. Il s’agit d’un attenant terroriste ayant ciblé le siège de la sûreté urbaine du 13 e ar- rondissement. En effet, aux environs de 20h35, un individu muni d’une ceinture ex- plosive, manifestement décidé à pro- voque le maximum de dégâts, a été neutralisé avant de pouvoir s’intro- duire dans l’enceinte dudit établisse- ment, et ce grâce à la vigilance de l’agent en faction, lequel a pu attein- dre le terroriste de plusieurs balles, et ainsi avorter le funeste plan de ce der- nier, l’explosion n’ayant au final causé que de légères blessures à deux policiers. «L'opération d'identification de l'auteur de la tentative d’attentat ter-

roriste se poursuit», a indiqué, hier à la radio nationale, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh. Le ministre a salué, à ce propos, la vigilance du policier qui a riposté énergiquement et héroïquement après plusieurs sommations, ciblant avec précision la ceinture explosive portée par le terroriste. Il est à noter que le commissariat du 13 e arrondissement occupe le rez- de-chaussée d’un immeuble de plu- sieurs étages, et que sans l’acte de bravoure de l’agent en question, le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd. Très rapidement, un impres- sionnant dispositif sécuritaire a été

mis en place, et le quartier, de même que les cités environnantes bouclés. Plus tard dans la soirée, des coups de feu ont été entendus au niveau de la cité Hacène-Boudjenana, à l’ouest de la ville. Notons enfin que la sûreté de wi- laya de Constantine a salué le formi- dable élan de solidarité des citoyens qui se sont déplacés en masse au cen- tre hospitalo-universitaire Benbadis afin de s’enquérir de l’état de santé des deux policiers blessés. Pour rap- pel, un attentat terroriste a coûté la vie, en octobre dernier, à un policier à la cité Ziadia, alors qu’il était atta- blé à un restaurant. Issam B. et APS

La France CONDAMNE

La France a condamné hier l’attentat terroriste se disant aux côtés de l’Algérie dans son combat contre le terrorisme. «La France condamne l'attentat terroriste perpétré à Constantine le 26 février, qui a blessé deux policiers. Nous adressons nos vœux de prompt réta- blissement aux victimes», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal, soulignant que la France «assure les autorités et le peuple algériens de sa solidarité dans cette épreuve». «Elle se tient à leurs côtés dans le combat qu'ils mènent avec courage et détermination contre le terrorisme», a-t-il conclu.

M. GAÏD SALAH EN VISITE DANS LA 5 e RÉGION MILITAIRE

GRANDES AVANCÉES en aptitudes au combat

Le général de corps d'armée,

Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état- major de l'Armée nationale populaire (ANP), a mis en avant, au deuxième jour de visite à la 5e Région militaire (Constantine), les "grandes avancées réalisées par l'ANP en matière d'ap- titudes au combat et capacités opéra- tionnelles de haut niveau", a indiqué

le ministère de la Défense nationale

dans un communiqué. «Au cours de

la deuxième journée de sa visite à la

5 e Région militaire, après la cérémo- nie d’accueil, accompagné du géné- ral major Amer Athanase, commandant de la 5 e Région mili- taire, le général de corps d'armée a tenu une rencontre avec les cadres et personnels de la Région ainsi que des représentants des différents corps de sécurité, où il a prononcé une allocu- tion d'orientation suivie, via visio- conférence, par l'ensemble des éléments des unités de la Région, à travers laquelle il a rappelé les grandes avancées qu’a réalisées l’Ar- mée nationale populaire en matière d’aptitudes au combat et capacités opérationnelles de haut niveau», note le communiqué. «Quand nous parlons, lors de ces premiers mois de 2017, de ce que

l'ANP, avec toutes ses composantes,

a réalisé en matière d’aptitudes au

combat et de capacités opération- nelles de haut niveau, issues de plu- sieurs phases de développement, franchies dans plusieurs secteurs, grâce à l'aide de Dieu, puis au sou- tien de Son Excellence le Président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Dé- fense nationale, nous sommes conscients de cela, et les résultats ob- tenus sur le terrain sont témoins de ce professionnalisme ayant préservé la sécurité et la quiétude de la terre

d’Algérie et mis en échec les conspi- rations de ses ennemis», a affirmé le général de corps d'Armée. «Nous considérons ces résultats positifs,

d'Armée. «Nous considérons ces résultats positifs, comme le fruit de la foi en les valeurs nationales,

comme le fruit de la foi en les valeurs nationales, la fierté d'appartenir à ce cher pays et le devoir de défendre la terre d’Algérie et son peuple et pré- server sa sécurité, son indépendance, sa stabilité et sa souveraineté territo- riale», a-t-il souligné. «C'est une preuve tangible de la conscience des personnels de l'Armée Nationale Po- pulaire de l'ampleur des défis à sou- lever et une confirmation de leur dévouement, abnégation et loyauté au serment de nos valeureux chou- hada, qui demeurera à jamais leur guide qui éclaire leur chemin, à l'ins- tar de leurs aïeux moudjahidine de l’Armée de libération nationale, dans l’assurance des facteurs de défense

de leur pays et son avant-garde parmi les nations», a-t-il ajouté. Gaïd Salah a rappelé les efforts de l'ANP dans le domaine des fabrications militaires afin de «répondre aux besoins de nos forces armées et participer au déve- loppement du tissu industriel natio- nal, ainsi que la création de milliers de postes de travail». «De cette vision nationale, les ef- forts que nous avons entrepris depuis plusieurs années pour asseoir une base de fabrications militaires, fon- dée sur nos propres capacités maté- rielles et humaines, puis sur la coopération avec des partenaires étrangers, est la vision à travers la- quelle nous œuvrons à asseoir des

fabrications militaires sur des bases solides conformes, d’un côté, avec le principe de recouvrir graduellement nos besoins et, d’un autre côté, de participer à la promotion du tissu in- dustriel national», a-t-il affirmé. «L'efficacité de cette perspective se reflètera, sans aucun doute, sur la contribution à promouvoir le cadre social, car nous avons réussi jusqu’à présent, grâce à Dieu le Tout-Puis- sant, à pourvoir des dizaines de mil- liers de postes d'emploi au profit de nos concitoyens à travers les quatre coins de l’Algérie, et tant qu'il n'y aura pas de limites pour les ambi- tions de notre Armée dans le do- maine du développement, le nombre de postes d’emploi se multipliera dans ce secteur vital, grâce aux aspi- rations des projets économiques et industriels entretenus par l'ANP, qui veille à leur promotion et à l'exten- sion de leur domaines», a-t-il dit. «Comme il est certain que notre peuple a constaté et apprécié les fruits de nos efforts dans le secteur des fabrications militaires, à l’occa- sion de la première participation de l’Armée, au mois de décembre de l’année passée, à la foire de la pro- duction nationale avec plus de 30 unités à caractère industriel et com- mercial», a-t-il relevé. Le général de corps d'armée a valorisé «les actions humanitaires fournies par les élé-

ments de la Région lors des dernières intempéries pour le désenclavement des zones touchées et la main forte qu'ils ont prêtée à leurs frères ci- toyens là où ils se trouvaient». «Il m'est propice à cette occasion de re- nouveler les expressions de ma grande fierté des efforts fournis dans la continuelle action humanitaire que vous avez entretenue avec abnéga- tion, à travers toute la 5 e Région mi- litaire, à l'instar de vos collègues dans les 1 re , 2 e et 4 e Régions mili- taires, pour le bien de vos frères ci- toyens lors des récentes intempéries et les chutes de neige les ayant ac- compagnées, qui ont exigé des com- mandants des Régions militaires de mettre tous les moyens afin d'inter- venir rapidement et dans un temps record, pour désenclaver les zones si- nistrées et prêter main forte aux ci- toyens là où ils se trouvaient, et de les approvisionner en besoins de pre- mière nécessité, notamment dans les régions montagneuses particulière- ment difficiles d’accès», a-t-il men- tionné. «Une persévérance et une détermination que j'ai personnelle- ment suivies pendant que vous four- nissiez ces efforts, que nous avons la certitude, qu'ils ont trouvé une grande satisfaction auprès de nos frères citoyens ayant exprimé, à plus d'une occasion, la gratitude et l’es- time qu’ils portent à leur Armée, af- firmant, encore une fois, la solidité du lien entre le peuple et son Armée», a-t-il poursuivi. Les cadres et éléments de la Région ont renou-

velé, lors de leurs interventions, leur «immuable et éternel engagement à servir leur Armée, leur peuple et leur pays l’Algérie», a indiqué le commu- niqué. Lors d'une deuxième rencontre avec le commandement, l’état-major et les cadres de la Région, ainsi que les responsables des services de sé- curité, et après une présentation don- née par l'adjoint au commandant de la Région sur la situation sécuritaire générale dans la secteur de compé- tence, le général de corps d'armée a donné un ensemble d'orientations et d'instructions, exhortant l'assistance à «plus de vigilance et à fournir da- vantage d'efforts afin d'épurer notre pays des desseins hostiles des résidus terroristes», a précisé le MDN. Le général de corps d'armée s'est déplacé, dans l'après-midi de di- manche, au complexe de production de véhicules blindés légers «NIMR- Algérie SPA» à Khenchela, où il a suivi un exposé global présenté par le directeur général de la société, avant de se rendre aux différents ate- liers de ce complexe, à l'instar des ateliers de soudure et de montage du véhicule NIMR, a rappelé la même source. Cette société, fruit d'un par- tenariat algéro-émirati, entre le Groupement de Promotion des In- dustries Mécaniques relevant du mi- nistère de la Défense nationale et le Groupement Emirati Tawazoun, pro- duira 200 véhicules par an et em- ploiera 200 ouvriers.

IDENTIFICATION du terroriste abattu par les forces de l’ANP à Jijel

"Dans le cadre de la lutte antiterroriste et suite à l'opération menée par un détachement de l'Armée nationale populaire, avant-hier 25 fé- vrier 2017, près de la Mechta de Hedabla, commune de Ziama Man- souria, wilaya de Jijel (5 e RM) et qui s'est soldée par la récupération d'un fusil semi-automatique de type Simonov, d'une grenade et d'une quantité de munitions, il a été procédé à l'identification du terroriste abattu. Il s'agit du dénommé L. Louanès alias "Taher Beghila".

N

4

a t io n

EL MOUDJAHID

motion de loyauté et de soutien de l’ugta au président Bouteflika

GARANTIR UN AVENIR MEILLEUR

L'Union générale des travailleurs algériens a réaffirmé sa loyauté et sa confiance au Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et lui a fait part de sa profonde gratitude pour tout ce qu'il a fait pour l'Algérie.

D ans une motion dont une copie est parvenue à l'aps, les membres du comité

exécutif national de l'ugta et les cadres réunis à djelfa, dans le cadre de la célébration du double anniversaire de la création de l'ugta et de la nationalisation des hydrocarbures, ont réaffirmé leur loyauté au président de la répu- blique et leur confiance en sa per- sonne, saluant le contenu de son message dans lequel il a insisté sur la nécessité de garantir un avenir meilleur au pays. l'ugta a rappelé les efforts consentis par le président Boute- flika pour préserver le pays «de la division et d'un bain de sang», et rendu hommage à ses réalisations au profit du peuple algérien. dans le domaine économique, l'ugta a mis en avant «le parti pris total» du président de la république en fa- veur des travailleurs et «son souci permanent» d'associer l'organisa- tion syndicale au dialogue national avec le gouvernement et le patro- nat outre son attachement à «concrétiser la solidarité sociale et à protéger le pouvoir d'achat» no- tamment dans le cadre de la loi de finances qu'il a signée récemment. l'ugta a rendu hommage à l'in-

signée récemment. l'ugta a rendu hommage à l'in- térêt particulier que le président Bouteflika accorde à

térêt particulier que le président Bouteflika accorde à l'entreprise économique, au développement de ses capacités de production et de sa compétitivité en tant que moyen pour réduire l'importation et en- courager la consommation et la commercialisation du produit na- tional à travers le crédit à la consommation. la Centrale syndi- cale réaffirme à ce titre son adhé-

de prise en charge sociale. l'ugta réitère son soutien à l'ini- tiative du président de la répu- blique d'instaurer «un etat civil moderne basé sur la bonne gouver- nance et la démocratie participative à travers la réforme des institutions de l'etat». «nous appuyons toutes vos ac- tions découlant d'une parfaite connaissance de la conjoncture ac-

tuelle notamment la révision de la constitution qui dénote une lecture lucide des exigences de l'étape à venir particulièrement pour ce qui est de la préservation des acquis, la consécration des libertés indivi- duelles et collectives et la consoli- dation de la démocratie et des droits de l'opposition», lit-on dans la motion de l'ugta. sur les plans régional et inter- national, l'ugta a exprimé son soutien au président de la répu- blique dans ses efforts louables pour permettre à l'algérie de jouer son rôle agissant et mettre fin aux hostilités entre les enfants de la même nation dans les monde arabe et en afrique, notamment les pays voisins en faisant prévaloir le dia- logue et l'intérêt des pays et de la région sur les intérêts étriqués d'in- dividus et de groupes. l'ugta a évoqué dans le même sillage les intentions loua- bles du président de la république à l'égard du continent africain a tra- vers les aides et l'effacement des dettes rappelant que ces actions méritoires lui ont valu d'être élu vice président de l'union africaine par les Chefs d'etat et de gouver- nement africains lors de leur der- nier sommet tenu à addis abeba.

sion à cette voie. l'ugta, affirme en outre, sa totale adhésion à toutes les démarches du président de la république visant à «mobiliser les énergies en faveur d'une économie nationale libérée de toute forme de dépendance, qui soit compétitive et en mesure de générer des res- sources en devises pour couvrir, en toute souveraineté, les besoins du pays en terme de développement et

législatives

M. Louh : « UsER dE L’ARGENT pour se faire élire entraîne des poURsUITEs »

un fort taux de participation est syno- nyme de légitimité des institutions élues mais aussi un barrage contre les partisans de la fitna en mettant en échec toutes leurs ten- tatives de déstabilisation du pays « a estimé m. tayeb louh la justice sévira à l’encontre de ceux qui comptent se faire élire au prochain scrutin des législatives en utilisant leur argent pour acheter les voix des électeurs. «la loi est claire, et ces procédés sont interdits. C’est une mise en garde du ministre de la Justice, garde des sceaux, m. tayeb louh qui était, hier, l’invité du forum de la radio nationale. il fera comprendre qu’il suffit de la moindre preuve pour que lesdites poursuites soient engagées. « les parquets et les services de la police judiciaire seront à l'affût », a-t-il ajouté. m. louh a cité quelques nouveautés contenues dans la loi relative au régime élec- toral qui stipule qu’est exempté de la peine celui qui aura reçu des dons en argent et qui en informera les autorités. m. louh a quali- fié « d’illusionnistes» ceux qui comptent sur leur argent pour se faire élire. «le peuple ne s’achète pas.» il a aussi mis en relief le rôle de la justice et sa contribution pour réussir le prochain rendez-vous électoral. il apprend à ce propos qu’aussi bien la commission de révision des listes électorales que les commissions élec- torales chargées au niveau des communes et des wilayas de l’établissement de procès- verbaux de dépouillement, toutes ces struc- tures sont présidées par des magistrats. m. louh mettra en exergue la volonté de l’etat d’aller vers des élections libres et crédibles comme en atteste, les dispositions contenues dans la Constitution de 2016, en vertu de la- quelle il a été décidé la création de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise). le ministre ne manquera

surveillance des élections (Hiise). le ministre ne manquera pas de plaider pour une forte participation des

pas de plaider pour une forte participation des électeurs. dans son plaidoyer, m. louh a insisté sur l’importance de la mobilisation de l’élément féminin. il rappellera à ce propos les réformes ac- complies par le président Bouteflika en fa- veur de la promotion de la femme citant, la révision constitutionnelle de 2008 qui a per- mis un élargissement significatif du champ de représentation de la femme au sein des assemblées issues des législatives de 2012. il a aussi souligné que même son secteur a connu une reconsidération de la place de la femme qui représente, selon lui, un taux de 45 % de la totalité des magistrats. il affirme que le Code de la famille révisé en 2005, ré- pond aux aspirations de la femme.

M. Louh : « Bouteflika a sauvé le pays à deux reprises, en 1999 et en 2011 »

evoquant la réforme décidée par le pré- sident de la république et ses décisions ju- dicieuses en matière de gouvernance, le

ministre a beaucoup valorisé les acquis ob- tenus en termes de sécurité et de stabilité. «le président a sauvé l’algérie à deux re- prises, d’abord en 1999, avec le projet de la Charte pour la paix et la réconciliation na- tionale qui a permis le recouvrement de la paix après une décennie de terrorisme bar- bare et meurtrier, et ensuite en 2011 à travers ses orientations qui ont évité au pays de glis- ser dans la spirale des violences du prin- temps arabe» a-t-il indiqué. la victoire contre le terrorisme est le fruit de la réconciliation nationale mais aussi des efforts entrepris dans la mise en œuvre des différents programmes socio économiques initiés par le chef de l’etat. «C’est donc grâce à cette politique du président de la ré- publique à laquelle s’ajoutent les efforts consentis par l’armée nationale que le ter- rorisme a été vaincu». il relève que l’algérie est favorable à «une coopération internatio- nale sincère contre le fléau du terrorisme». une coopération durable, et non pas de cir- constance, tant le terrorisme et son corolaire l’extrémisme «sont deux fléaux qui consti- tuent un danger pour la démocratie et le dé- veloppement tout comme ils représentent

une atteinte aux libertés et aux droits de l’homme». le ministre tayeb louh indique par ailleurs, que la justice est intransigeante dans le traitement des cas d’enlèvement d’enfants et de lourdes peines sont réservées à leur auteur, allant jusqu'à la peine capitale. Quelques 22 affaires d’enlèvements d’en- fants ont été enregistrées, selon m. tayeb louh, au cours des deux années 2015 et 2016. rappelant la nouvelle loi sur la pro- tection de l’enfant, il a surtout plaidé pour la prévention et la sensibilisation, notamment des établissements scolaires, de la société ci- vile et de la famille pour venir à bout de cette réalité inquiétante. a une question au sujet du rôle de la Jus- tice dans la lutte contre la corruption, le mi- nistre a indiqué que «pas moins de 5.000 affaires liées à la corruption ont été enregis- trées entre 2013 et 2016». il a souligné que « la justice assume pleinement son rôle» ajoutant que les procureurs de la république sont appelés à «mettre en mouvement l'ac- tion publique sans attendre la tutelle en cas de défaillance dans la gestion des entre- prises».

Karim Aoudia

algériens détenus à guantanamo

algériens détenus à guantanamo

algériens détenus à guantanamo
Négociations autour de leur extradition

Négociations autour de leur extradition

Négociations autour de leur extradition
l'algérie et les etats-unis mènent actuellement des négociations autour de l'extradition d'un des deux
l'algérie et les etats-unis mènent actuellement des négociations autour de l'extradition d'un des deux

l'algérie et les etats-unis mènent actuellement des négociations autour de l'extradition d'un des deux prisonniers algériens encore détenus à guantanamo, a affirmé hier le mi- nistre de la Justice, garde des sceaux, tayeb louh. invité du forum de la radio nationale, m. louh a indiqué que des négociations étaient en cours entre le ministère algérien des affaires étrangères, et le gouvernement américain, concernant l'extradition d'un des deux prisonniers algériens encore détenus à guantanamo. les etats-unis ont récemment signé une convention avec l'algérie sur les procédures d'échange de données sur le crime orga- nisé et la lutte antiterroriste, dans le cadre de la solidarité internationale face à ce genre de crime transcontinental. dix-neuf prisonniers algériens détenus à guantanamo ont déjà été rapatriés en algérie. ils ont bénéficié «d'un procès équitable», certains ont été acquittés et d'autres condamnés. (APS)

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EL MOUDJAHID

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M. TALAÏ RENCONTRE SON HOMOLOGUE BELGE

APPROFONDIR le partenariat

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjemaâ Talaï, a examiné, à Bruxelles, avec le ministre belge de la Mobilité, François Bellot, les moyens d'approfondir le partenariat économique entre les deux pays, notamment dans le domaine du transport maritime, ferroviaire et aérien. Les entretiens, qui se sont déroulés en présence des cadres des ministères des deux pays, ont permis de procéder à l'évaluation des relations bilatérales et les moyens de les renforcer davantage, à travers, notamment, l'identification de nouveaux domaines de coopération, selon une source diplomatique.

M. Talaï a évoqué lors de cette rencontre les ré- formes engagées par

le gouvernement algérien visant à

diversifier l'économie nationale et

à encourager l'investissement na-

tional et étranger, mettant en exergue les efforts consentis, ces dernières années, par les autorités algériennes pour moderniser le secteur des transports en Algérie. Le ministre des Travaux pu- blics et des Transports, accompa- gné d'une importante délégation, est arrivé dimanche soir à Bruxelles, pour une visite d'un jour à l'invitation du ministre belge de la Mobilité. Plusieurs ac- cords dans le domaine du trans- port aérien et maritime seront signés entre l'Algérie et la Bel- gique à l'occasion de cette visite, notamment entre le groupe des services portuaires (Serport) et le centre belge de formation des ca- dres dans les domaines portuaire et maritime, ainsi qu'entre la So- ciété nationale du transport ferro- viaire (SNTF) et la société belge des chemins de fer (SNCB). Le ministre devrait également se ren- dre au Centre national de régula- tion du trafic ferroviaire en Belgique et à la Maison du port d'Anvers où il s'enquerra de l'ex- périence belge dans le domaine du contrôle maritime et ferro- viaire.

Convention-cadre dans le domaine du transport ferroviaire

La Société nationale de trans- port ferroviaire (SNTF) et la So- ciété nationale des chemins de fer belges (SNCB) ont signé, une convention-cadre de coopération visant à renforcer les relations

qu'elles entretiennent et à instau- rer une nouvelle plateforme de coopération pour contribuer au développement respectif de chaque entreprise. La convention

a été signée par le directeur géné-

ral de la SNTF, Yacine Bendjabal- lah, et par le président du Conseil d'administration de la SNCB, Claude Fontinoy. La convention-cadre a pour objectif d'»accroître l'efficacité de chaque entreprise et ses perfor- mances sur le marché», a déclaré M. Talaï en marge de la cérémo- nie de signature. Selon le prési- dent de la SNCB, la convention porte sur la possibilité de fournir des prestations de formation à la

demande de la SNTF. Ces presta- tions pourraient concerner des missions d'experts, des actions de formation relatives notamment aux différentes techniques ferro- viaires, à la gestion de la qualité, de la sécurité et à l'exploitation du réseau conventionnel ou celui à grande vitesse, a expliqué le di- recteur général de la SNTF. «La modernisation du réseau ferro- viaire algérien et l'acquisition de nouvelles rames à grande vitesse nécessitent la formation du per- sonnel d'où la conclusion de cette convention», a-t-il ajouté, annon- çant l'introduction de ces nou- velles rames en Algérie dès le

de ces nou- velles rames en Algérie dès le début de l'année prochaine. «De nouvelles rames

début de l'année prochaine. «De nouvelles rames dont la vitesse de circulation pourrait atteindre les 220 km par heure entreront en Al- gérie en janvier 2018 et seront destinées, dans un premier temps, aux nouvelles lignes en voie de réalisation», a-t-il précisé. La convention signée entre la SNTF et la SNCB porte également sur la fourniture de prestations d'études, d'assistance technique et d'exper- tise à travers la réalisation d'études, et d'audit, mais aussi sur la fourniture de diverses pièces de rechange ou équipements et le contrôle en usine du matériel SNTF.

Transport aérien :

nouvel accord

de partenariat

L'Algérie et la Belgique ont signé un accord de coopération dans le domaine du transport aé- rien qui annule et remplace l'ac- cord signé en 1969 en vue d'établir des services aériens entre les territoires des deux pays. L'ac- cord a été signé par le ministre

aux entreprises de transport aérien désignées par chaque pays les au- torisations nécessaires à l'exploi- tation des services convenus dans l'accord. Dans le cas d’une entre- prise de transport aérien désignée par la Belgique, celle-ci «doit être établie sur le territoire belge en vertu des traités de l’UE et pos- sède une licence d’exploitation valable conformément au droit de l’Union européenne», a précisé M. Azzi. S'agissant d'une entre- prise de transport aérien désignée par l’Algérie, a-t-il poursuivi, cette entreprise «doit être établie sur le territoire algérien et pos- sède une licence d’exploitation valable conformément au droit applicable en Algérie». «La com- pagnie nationale Air Algérie a continué à exploiter les services aériens belges pendant que la compagnie belge La Sabena, dé- signée pour exploiter les liaisons vers l'Algérie, a déposé le bilan. Cette situation a duré pendant quelques années. Aujourd'hui, nous renvoyons l'ascenseur à notre partenaire belge», a fait re- marquer M. Azzi.

quelques années. Aujourd'hui, nous renvoyons l'ascenseur à notre partenaire belge», a fait re- marquer M. Azzi.
quelques années. Aujourd'hui, nous renvoyons l'ascenseur à notre partenaire belge», a fait re- marquer M. Azzi.
quelques années. Aujourd'hui, nous renvoyons l'ascenseur à notre partenaire belge», a fait re- marquer M. Azzi.
quelques années. Aujourd'hui, nous renvoyons l'ascenseur à notre partenaire belge», a fait re- marquer M. Azzi.

des Transports et des Travaux pu- blics, Boudjemaâ Talaï, et le mi- nistre belge de la Mobilité, François Bellot. «Il s'agit d'une réactualisation de l'accord existant pour intro- duire les nouvelles dispositions de l'Organisation de l'aviation civile en matière de sécurité, de sûreté, de droits de trafic et du transfert d'excédent de recettes», a indiqué le directeur de l'aviation civile et de la météorologie, Youcef Ismail Azzi, en marge de la cérémonie de signature de l'accord. Selon M. Azzi, le nouvel accord vise à «ga- rantir» le meilleur niveau de sû- reté et de sécurité dans le transport aérien international. L'accord, a-t-il poursuivi, consti- tuera, pour longtemps, «le socle réglementaire» pour l'exploitation des services aériens algériens et belges sur «une base saine», of- frant un environnement concur- rentiel «sain». En vertu de cet accord, chaque partie accorde à l'autre certains droits pour l'ex- ploitation de services aériens in- ternationaux par les entreprises de transport désignées par les deux pays. Le document signé accorde

Protocole d’accord en matière de formation maritime et portuaire

L'Algérie et la Belgique ont signé un protocole d'accord en matière de formation maritime et portuaire en vue de contribuer au développement des compétences dans ces deux secteurs. L'accord a été signé par le président-direc- teur général du groupe des ser- vices portuaires (SERPORT), Mohamed Yassine Hafiane et par l'administrateur délégué du Cen- tre belge de formation des cadres dans les domaines portuaire et maritime (APEC), Kristof Water- schoot en marge de la visite du ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjemaâ Talaï en Belgique. Le protocole d’accord vise à «mettre en place un cadre de tra- vail commun» pour le développe- ment de la coopération en matière de formation maritime et por- tuaire, entre le groupe SERPORT et l'APEC, a déclaré à l'APS M. Talaï. Selon le premier responsa- ble du groupe SERPORT, cette

coopération «peut être étendue à d’autres activités dans l’objectif de contribuer au développement des compétences dans les secteurs portuaire et maritime». La coopération entre SER- PORT et l'APEC portera essen- tiellement sur l’échange d’informations, de documenta- tions, de formateurs, d’interve- nants, d’experts et des expériences acquises de part et d’autre, dans les domaines de for- mation aux métiers maritime et

portuaire. Elle offrira également la formation et le perfectionne- ment dans les activités liées à la gestion et l’exploitation portuaire, notamment le management por- tuaire, la manutention, la mainte- nance des équipements et des infrastructures, ainsi que la ges- tion des terminaux portuaires. Le protocole d'accord prévoit, en outre, la conception et la réalisa- tion communes des programmes de formation dans le domaine de la gestion maritime et de l’exploi- tation portuaire, ainsi que l’orga- nisation conjointe de journées d’études, de séminaires, de confé- rences, et de colloques nationaux et internationaux sur des thèmes d’intérêt commun. «Nous comp- tons beaucoup sur le développe- ment de la coopération en matière de formation entre SERPORT et APEC au profit du personnel de la communauté maritime et por- tuaire algérienne», a confié le PDG de SERPORT, annonçant la création prochaine d'une école de management des métiers por- tuaires en Algérie. «L'APEC sera d'un grand ap- port non seulement dans l'élabo- ration du programme de formation, mais également dans la formation des futurs forma- teurs», a-t-il ajouté. L'accord en- gage le Centre belge de formation des cadres dans les domaines por- tuaire et maritime à dispenser des formations de moyenne et courte durée au profit du personnel algé- rien du secteur. «Les bénéficiaires suivront des formations de 18 à

24 mois ou des séminaires d'une

à deux semaines qui seront dis-

pensés, par alternance, à Alger et

à Anvers», a souligné M. Hafiane

qui table sur la formation de 50 à

60 personnes par an. (APS)

TRAIN GRANDES LIGNES

SNTF et ALSTOM dévoilent son design

Alstom et la Société Nationale des Transports Ferroviaires d’Algérie SNTF ont dévoilé le design du nouveau train «grandes lignes» Coradia Polyvalent destiné à circuler en Algérie, lors d’une présentation pendant la 4ème édition du Salon International des Transports de la Logistique et de la Mobilité en cours à Alger. SNTF avait commandé, en juillet 2015, 17 trains Coradia Polyvalent à Alstom dans le cadre d’un projet de modernisation et d’extension du réseau mené par l’opérateur. La mise en service commercial des trains, qui relieront entre autres Alger aux villes d’Oran, Annaba, de Constantine et Bechar, est prévue à partir de janvier 2018. «Le projet est en cours d'exécution, il progresse extrêmement bien, à pleine vitesse!» – a déclaré Yacine Benjaballah, Directeur Général de SNTF– «Nous sommes très satisfaits des progrès accomplis et des résultats obtenus. Ce train va devenir un fleuron national, qui satisfera aux besoins de nos passagers qui seront fiers de l'utiliser». «Le design du Coradia Polyvalent pour SNTF a été réalisé par le département Design & Styling d’Alstom, en étroite collaboration avec les équipes de SNTF. Les équipes ont cherché à évoquer au travers du design la modernisation, le mouvement ainsi que la beauté des paysages algériens avec pour objectif commun d’offrir aux voyageurs une expérience de voyage unique et confortable» a déclaré Henri Bussery, Directeur Général d’Alstom Algérie. La livrée extérieure de la rame reflète les différents paysages que le train va croiser sur son passage (ville, campagne, côtes, montagne,….), grâce à un adhésif miroir flouté. L’intérieur du train est spacieux et lumineux. Le train est entièrement climatisé, d’un espace restauration et de sièges confortables. Le Coradia Polyvalent pour SNTF bénéficie des dernières innovations technologiques. C’est un train bi- mode (mode diesel et mode électrique 25kV) pouvant circuler à une vitesse de 160 km/h. D’une longueur totale de 110 mètres, le train comporte six voitures et offre une capacité de 254 passagers. Il est adapté aux conditions climatiques et environnementales du pays et dispose d’un système de climatisation performant. Son plancher bas facilite l’accès et le déplacement à bord, en particulier aux personnes à mobilité réduite (PMR). L’architecture du train et sa motorisation performante permettent d’éliminer les bruits et vibrations offrant un confort de voyage inégalé. Les 17 autorails Coradia sont en cours de fabrication au niveau de l’usine Alstom de Reichshoffen et leur assemblage est conforme au planning. Le premier chaudron de la caisse du train est entré depuis quelques jours dans la

chaine de garnissage afin de

procéder à la mise en place des différents câblages et équipements

ainsi que les aménagements intérieurs.

Mardi 28 Février 2017

Ph. : Nesrine T.

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CONSEIL DE LANATION
CONSEIL
DE LANATION

EL MOUDJAHID

EMPRUnT OBLIgATAIRE

Vers le lanceMent d’une deuxième opération

l Présentation du projet de loi de règlement budgétaire de 2014.

Le ministre des Finances, M. Hadji Baba Ammi, a annoncé, hier, qu’une étude est en cours pour le lancement prochain d’un emprunt obligataire sans intérêt, entre fin avril et mai 2017.

L e ministre qui s’exprimait en marge de la séance plénière du Conseil de la nation consacrée à la présentation et examen du

projet de loi portant règlement budgétaire de 2014, a déclaré : « nous sommes en train d’étu- dier un projet de lancement d’un nouvel em- prunt obligataire pour cette année, mais sans intérêts ». En réponse à une question portant sur l’éventualité de coter les titres y afférents en bourse, il relève que la durée de cet emprunt obligataire s’étalera de trois à cinq années, « ce qui veut dire que les titres ne seront pas éligi- bles à la Bourse puisqu’actuellement, les titres éligibles à cette institution boursière sont ceux de 7, 10 et 15 ans », explique-t-il. Le premier Argentier du pays qui ne donnera pas de plus amples détails sur cette opération financière,

réitère le fait qu'elle est actuellement « en cours d'études » et que « le projet devrait être d’abord présenté au gouvernement ». Et d’ajouter que,

« si le gouvernement adopte cette démarche, on lancera cet emprunt ».

A propos des banques qui envisagent le lan-

cement de produits bancaires sans intérêt conformément à la Charia, M. Baba Ammi ré-

pond : « Moi, je n’utiliserai pas le mot ‘‘isla- mique’’, mais plutôt ‘‘participatif’’ ».

Et de souligner : « Ce sont des produits qui

ne sont pas rémunérés par des intérêts, mais par

les rendements des projets qui seront financés ».

Il fera savoir dans ce cadre, qu’un travail est

en cours au niveau de banques publiques pour lancer ce type de produits vers la fin de l’année 2017. Interrogé sur la situation économique du pays, le ministre des Finances la qualifiera de

« difficile » sur le plan financier mais assure ce- pendant qu’elle est «maîtrisée ».

Il signale qu’au regard « des résultats éco-

nomiques de l’année 2016, nous sommes très confiants sur la possibilité de surpasser cette si- tuation ». Cependant, note le ministre, « il faut qu’il y ait une discipline budgétaire dans l’ap- plication de la loi ». Aussi et après avoir rappelé la vision à moyen terme adoptée dans le cadre de la loi de finances 2017, qui est une stratégie en matière de gestion des finances publiques, il souligne que celle-ci va être appliquée également pour les prochaines lois de finances. Cela dit, et à propos de l’augmentation du taux d’inflation, le ministre des Finances a relevé que cette si- tuation de hausse des prix des produits alimen- taires est due à « certains commerçants qui doivent rentrer dans le rang ». Il déclare égale- ment : « nous allons renforcer le contrôle des prix des produits de base ».

Ph. : Nacéra I.
Ph. : Nacéra I.

Un taux de réalisation de 93% des dépenses et des recettes inscrites dans la loi de finances de 2014

Lors de la séance plénière, le ministre a dé- cliné les principales données économiques de l’année 2014. Il faut savoir que la loi de règle- ment budgétaire constitue un outil constitution- nel de contrôle budgétaire. Ce texte fait ressortir un taux de réalisation de 93% des dépenses et des recettes inscrites dans la loi de finances 2014. Il faut dire ici que les dépenses budgé- taires réalisées effectivement en 2014 ont été de l’ordre de 7.145,27 milliards de dinars (mds DA) réparties entre 4.430,25 mds DA pour les dépense de fonctionnement et 2.545,5 mds DA pour celles d'équipement et 169,5 mds DA de dépenses imprévues, comme indiqué dans ce projet de loi. Alors que la loi de finances 2014 (LF 2014) tablait sur 7.656,16 mds DA de dé- penses, les réalisations en matière de ces dé- penses ont atteint 93,3% à raison de 93,97% pour celles de fonctionnement et de 86,53% pour celles d’équipement. Quant aux recettes budgétaires réalisées en 2014, elles ont été de 3.924 mds DA contre des prévisions de 4.218,18 mds DA dans la LF 2014, soit un taux de réalisation de 93%. Ainsi, le déficit budgétaire enregistré effec- tivement en 2014, y compris les dépenses im- prévues, a été de 3.221,21 mds DA (contre un déficit prévisionnel de 3.437,98 DA), soit 18,7% du PIB. Mais grâce aux prélèvements à partir du Fonds de régulation des recettes (FRR), qui ont

atteint 2.151,11 mds DA en 2014, le déficit glo- bal du Trésor a atteint 1.334,3 mds DA à la fin 2014, soit près de 8% du PIB. Pour ce qui est de la croissance économique, elle s'est affichée en baisse de 0,7 point en 2014 par rapport à la croissance prévue, soit de 3,8% au lieu des 4,5% prévus. Ce fléchissement a surtout résulté du recul de la croissance des secteurs des hy- drocarbures et de l'agriculture. Le taux d'infla- tion a, par contre, connu une bonne tenue, atteignant 2,92% en 2014 contre 3,5% prévu. Le taux de change du dinar par rapport au dollar a été de 79 DA pour un (1) dollar alors que le cours moyen du baril de pétrole a été de 99,1 dollars en 2014. A la fin de l’année 2014, les ré- serves de change du pays étaient pour rappel de 177,3 mds de dollars alors que le FRR déga- geait un solde positif de 6.245 mds DA.

Cibler les transferts sociaux

Après un examen minutieux du contenu de ce texte, nombre de sénateurs ont émis quelques remarques et observations auxquelles le minis- tre répondra en détail. Ainsi et concernant le dé- ficit enregistré dans le recouvrement des recettes publiques hors fiscalité pétrolière, le ministre souligne que la fiscalité ordinaire est passée de 1.179 milliards de DA en 2008 à 2.346 milliards de DA en 2014, précisant qu'il est cependant nécessaire de déployer davantage d'efforts pour en finir progressivement avec la dépendance à la rente pétrolière ». Au sujet des soldes de recouvrement, M. Baba Ammi note que la part la plus importante estimée à 5.300

milliards de DA représente une dette fiscale et des amendes suite à deux décisions de justice contre l'ex-Banque commerciale et industrielle algérienne (BCIA) qui a fait l'objet d'une liqui- dation. Il rappelle à ce propos tous les efforts consentis par les pouvoirs publics aux fins de simplifier les procédures pour davantage de ré- sultats positifs en termes de recouvrement. Le ministère veille, a-t-il souligné, à « sou- tenir les efforts de modernisation à travers la mise en place d'un système d'information pour faciliter la prise de décision sur la base de don- nées fiables pour un meilleur recouvrement des recettes publiques ». Pour ce qui est des transferts sociaux, M. Hadji Baba Ammi soutient qu'une réflexion sur les mécanismes est à même de permettre une maîtrise et une rationalisation des transferts so- ciaux en ciblant les catégories qui en ont besoin. Le ministre des Finances soutient d’autre part que le retard enregistré dans le lancement de certains projets est en fait dû à la lenteur des procédures réglementaires relatives au foncier, des procédures d'approbation des marchés pu- blics et au manque de maturation des projets, ajoutant que le volume des réévaluations des projets a été considérablement réduit passant de 1.113 milliard DA en 2007 à 325 milliard DA en 2017, soit une baisse de l'ordre de 70%. Il est à rappeler également que les mesures prises en matière de gestion et d'assainissement des comptes d'affectation spéciale (CAS) ont permis de réduire leur nombre à 56 en 2016 contre 73 en 2017 et 60 en 2015. « Ce nombre sera ramené à 51 à fin 2018 dans le cadre des dispositions prises au titre de la loi de finances 2016 ». Le ministre des Finances souligne éga- lement l'attachement de son département à la procédure de contrôle administratif et hiérar- chique et à la fourniture de réponses après le contrôle judiciaire (Cour des comptes) et parle- mentaire. Affirmant que les mesures de lutte contre la corruption sont la priorité des autorités publiques, le ministre a souligné la mise en place de nouvelles mesures telles que le contrôle conjoncturel, le suivi des dossiers à risque, l'application du numéro d'identification fiscale et la mise en place d'un fichier national des fraudeurs (système fiscal, douanier, com- mercial et bancaire). Remarque importante, le ministre a mis l’ac- cent lors de cette séance plénière sur le fait que « la Cour des comptes n’a émis aucune réserve sur le côté comptable » et que « les insuffi- sances sont plutôt d’ordre administratif ». Soraya Guemmouri

DéPRESSIOn ET SOUFFRAnCE MORALE POST-PARTUM

M me Mounia Meslem : « Une maladie négligée à tort »

La ministre a rappelé les deux faits divers qui ont en- deuillé deux familles en 2016 à Constantine et à Tipasa est qui sont la conséquence d’une dépression post-accouche- ment. « Je dois dire que les troubles liés au post-partum, n’ont pas bénéficié de l’attention voulue tant de la part des parturientes, elles-mêmes, que de la part de leur entourage et des professionnels de la santé. La priorité étant toujours accordée au suivi physique au détriment de l’équilibre ». Tel est le constat fait par la ministre de la Solidarité natio- nale, de la Famille et de la Condition de la femme M me Mounia Meslem Si Amer, qui s’est exprimé, hier, lors journée de la journée de sensibilisation sur les troubles psychiques, dépression et souffrance morale post-partum sur le thème de « mamans en difficulté », a souligné la né- cessité de traiter cette maladie en affirmant que celle-ci re- levait d’une « problématique complexe » que la société algérienne méconnaît tant la souffrance qui y est relative ne peut être exprimée devant les joies que procurent une nais-

sance. « Mon propos n’est pas tant de m’appesantir sur la manière dont cette pratique médicale doit intervenir et dans quelles circonstances des mesures doivent impérativement être prises, mais celui de nous intéresser a un état d’esprit d’instabilité susceptible de provoquer la dislocation de la famille en faveur de laquelle tous nous efforts sont concentrés », a-t-elle martelé. La ministre a, par la même occasion, rappelé les deux faits di- vers qui ont endeuillé deux familles en 2016 à Constantine et à Tipasa laissant le champ à des supputations s’installer dans un climat malsain de rumeurs, quant aux motifs ayant conduit les deux respectables mamans à commettre l’irréparable, sans même songer a explorer efficacement de sérieuse pistes d’explication. « Laissez-moi vous rappeler, comment ces deux mamans at- tentionnées, en sont arrivées à cette situation, en l’absence d’un suivi adéquat, pouvant être mené discrètement par l’équipe mé- dicale en charge de la parturiente. Un suivi pourtant imposé dans beaucoup de pays, dans le but évident de cerner tous les facteurs exogènes et endogènes d’un grand changement physiologique, moral, social et parfois économique », a-t-elle dit.

moral, social et parfois économique », a-t-elle dit. La ministre a indiqué, dans ce contexte, que

La ministre a indiqué, dans ce contexte, que le meilleur des remèdes ne peut être dissocié de la communication et de l’infor- mation « eu égard aux retombées positives du dialogue et de l’échange que nous devons perpétuer sans relâche et avec intel- ligence pour faire parvenir le message en temps voulu et à des- sein ».

Un plan national d’action afin d’endiguer le phénomène

Pour sa part, le ministre de la Santé et de la Réforme hospita- lière a révélé que son département est en train d’élaborer un plan national d’action afin d’endiguer ce phénomène « nous élaborons une stratégie globale, d’accompagnent des femmes enceintes pendant leurs grossesses et après leurs accouchements, dans tous les services de maternité, afin de les protéger des retombées né- gatives de la dépression », a annoncé Abdelmalek Boudiaf, dans un message lu par le secrétaire général du ministère.

Après avoir fait état des progrès enregistrés en matière de prise en charge de la santé maternelle et infantile, le respon- sable a précisé que 96% des naissances étaient enregistrées en milieu hospitalier (secteurs public et privé). Par ailleurs, et pour mieux cerner la maladie afin de mieux agir, des ateliers organisés ont débattu lors de cette journée, c’est dans ce sens que le psychanalyste Dr. Akli Karim a fait savoir que « 7% des femmes qui accouchent souffrent de cette pathologie ». Il explique que beaucoup d’actes infanticides ou filicides sont liés à des troubles psy- chiques surgissant durant la grossesse ou l’accouchement et qui n’ont pas été soignés au bon moment. Il analyse le fait qu’« il y a ce qu’on appelle les troubles psychiques de la grossesse et du post-partum, c’est-à-dire après l’accouche- ment. Ce sont des pathologies qui évoluent malheureuse- ment sur des années. Ce sont des femmes qui ne reçoivent pas les soins psychiatriques nécessaires au bon moment, donc leur santé mentale se dégrade ». « Les mamans, selon ses explications, deviennent schizo- phrènes, psychotiques, dépressives. Ces femmes ont même des complications avec des tentatives de suicide, individuelles ou à plusieurs. Dans d’autres pays comme la France, on a ce qu’on appelle le « complexe mère-enfant pour la santé mentale ». Quand la femme est vulnérable avec son enfant, on prend la res- ponsabilité de la protéger contre sa famille ou contre la rue. « Il faut créer ce genre d’institutions de santé mentale, de proximité et de disponibilité », a-t-il insisté. Pour lui, il n’y a pas assez de structures sanitaires pour le traitement de la santé psy- chologique des femmes et même des enfants. Le secrétaire gé- néral du ministère de la Santé a, dans ce contexte, annoncé la création de services hospitaliers spécialisées pour le bien-être des mères. Il y a lieu de dire qu’il y a très peu de services de psy- chiatrie qui s’occupent des femmes, il y en quatre seulement :

Mustapha Bacha, Lamine Debaghine de Bab El Oued, Drid Ho- cine et Chéraga. Des services qui ne font que des consultations sporadiques et n’assurent donc pas une prise en charge continue. Sarah A. Benali Cherif

Mardi 28 Février 2017

Nation

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EL MOUDJAHID

PROCÈS OULTACHE

PEINE CAPITALE

Le tribunal criminel près la cour d'Alger a prononcé, hier soir, la peine capitale à l'encontre de Chouaïb Oultache, après avoir établi sa culpabilité pour homicide volontaire avec préméditation contre Ali Tounsi, ex-Directeur général de la Sûreté nationale, tentative d'homicide volontaire contre deux cadres de la direction et port d'arme sans autorisation. Après plus de trois heures de délibérations, le verdit a été prononcé par le président du tribunal, Amar Belkherchi. Le représentant du parquet général avait requis auparavant la peine capitale à l'encontre de l'accusé Chouaïb Oultache.

C omme attendu, et sans surprise au- cune, le ministère public requiert, à l’issue d’un long et sévère réquisi-

toire, la peine capitale contre Chouaïb Oul- tache, poursuivi pour homicide volontaire, tentative de meurtre et port d’armes et de munitions sans autorisation, dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, survenu le 25 février 2010, dans son bureau même. Le procureur général près la cour d’Alger estime en effet, en ce deuxième jour des dé- bats, que l’accusé doit avoir une sanction «exemplaire», pour servir de leçon à qui- conque veut jouer avec la sécurité de l’État, et considère que la culpabilité de l’ex-chef de l’unité aérienne de la DGSN ne souffre aucun équivoque, tant les preuves maté- rielles sont, selon lui, irréfutables. Tout en qualifiant les faits de «très graves», il est d’abord revenu sur la genèse de l’affaire et fait à ce sujet le lien avec le procès ABM dans lequel l’accusé a écopé de 3 ans de prison, pour malversations, avant de s’attarder sur les circonstances de l’assassi- nat. «Pourtant, ce dernier lui a tendu la perche et l’a fait venir à la DGSN en lui confiant la tâche de la modernisation. Mais parce qu’il a échoué dans sa mission, il n’avait plus l’estime de Tounsi, lequel s’ap- prêtait d’ailleurs à le limoger. Il allait même le démasquer, lors de la fameuse réunion qui allait se tenir le jour du drame. C’est donc la raison pour laquelle il vou- lait se venger et le tuer. Et c’est ce qui s’est passé, malheureusement», a expliqué le re- présentant du ministère public, soulignant à la cour que Chouaïb Oultache avait trop in- sisté pour rencontrer Tounsi, alors qu’il ne restait qu’une dizaine de minutes avant la réunion. «Il comptait obtenir le report de cette réunion, mais le DGSN ne l’entendait pas de cette oreille», a-t-il affirmé. De leur côté, les avocats de la défense, qui ont, naturellement, plaidé non coupable, ont tenté, lors de leurs plaidoiries, de démon-

coupable, ont tenté, lors de leurs plaidoiries, de démon- trer les «nombreuses anomalies et autres

trer les «nombreuses anomalies et autres dysfonctionnement» qu’ils assurent avoir dé- celés dans le dossier, et assuré que leur client n’est pas l’auteur du crime. «Certes, il avait tiré, mais Tounsi n’est pas mort par les balles de l’accusé», ont soutenu maîtres Belarif et Sidhoum, qui déplorent les contradictions constatées dans cette affaire. «Trouvez-vous normal que le constat de décès ait été certifié par deux médecins ? Est-il concevable que l’autopsie ne soit pas faite conformément au protocole en vigueur dans notre pays, qui exige la signature de trois médecins, non de deux comme dans ce cas ? Est-ce qu’il est d’usage que les enquê- teurs ne bouclent pas une scène du crime ? N’y a-t-il pas de suspicions lorsqu’on trans- fère la dépouille vers la clinique des Gly- cines relevant de la police, puis à l’École de Châteauneuf, pour n’arriver à l’hôpital Maillot que vers 16h, soit cinq heures après le drame ? Non, Monsieur le président, il y

a trop d’irrégularités dans ce dossier», ont

lancé, irritées, les robes noires, qui invitent

à la fin la cour à innocenter Oultache. S. A. M.

invitent à la fin la cour à innocenter Oultache. S. A. M. Les témoins enfoncent l’accusé

Les témoins enfoncent l’accusé

La poursuite, hier, des auditions des témoins a enfoncé davantage Oultache. On pense, notamment au médecin légiste qui confirme la thèse des deux balles sorties de l’arme de l’accusé et dont la seconde a été fatale, selon lui. Il assure également que l’acte était prémédité. «Les deux balles étaient logées au niveau de la joue gauche et de l’oreille. Contrairement à ce qu’on a entendu, aucune balle n’a tou- ché le bras de la victime», a révélé le D r Rachid Belhadj. Une affir- mation qui contredit la thèse de l’accusé, selon laquelle il a tiré en direction de la main de Tounsi. Poursuivant son expertise, le témoin confie que l’examen du ca- davre a révélé l'existence d'une fracture au niveau des vertèbres cer- vicales, preuve que les balles avaient été tirées d'en haut, comme stipulé dans l’acte d’accusation, et indique que la position du tireur était debout et la victime assise. À propos de l’arme du crime, le D r Belhadj assure que les balles du «Smith et Wesson» de calibre 38

spécial à balles à tête creuse, trouvées dans le corps de la victime, sont bien celles du révolver utilisé par l’assassin et du même calibre. D’autres témoins se sont succédé à la barre, dont la garde rappro- chée de l’ex-DGSN et son chauffeur. Les premiers cités, au nombre de quatre, sont unanimes à déclarer avoir entendu des coups de feu en provenance du bureau de la vic- time, avant d'être informés du drame par le chef de cabinet. «Il me- naçait tout le monde avec une arme», dit l’un d’entre eux, quand un deuxième élément révèle qu’il a défoncé la porte du bureau pour découvrir Oultache assis sur une chaise face à la porte, et Tounsi par terre, gisant dans une mare de sang. «À plusieurs reprises, nous avons ordonné à Oultache de se rendre et de poser son arme, mais

il a refusé. Il était évident pour notre part de réagir. Nous avons donc tiré sur lui», complètent les deux autres membres de la garde rap-

S. A. M.

prochée.

PROTECTION DE L’ENFANCE

Efforts SOUTENUS de la Sûreté nationale

Le directeur général de la sûreté nationale, le général major Abdelghani Hamel, a mis en avant-hier à Alger, les efforts de la Direction générale de la sûreté natio- nale (DGSN) dans le renfor- cement des mécanismes policiers destinés à la pro- tection de l'enfant de tous les dangers et fléaux so- ciaux. Dans une allocution lue par le directeur de l'en- seignement et des écoles, le contrôleur de police, Lazreg Ghali, lors de la journée d'étude sur la protection de l'enfance à l'Institut national de la police cri- minelle (INPC) à Saoula , le général major Hamel a souligné les efforts de la DGSN dans le renforcement des mécanismes poli- ciers destinés à la protection de l'enfant de tous les dangers et fléaux sociaux conformé- ment aux législations et lois en vigueur et en coordination avec les différents partenaires et acteurs. Il a affirmé à ce propos, que la DGSN a inscrit parmi ses priorités, la pro- tection de l'enfance de tous les dangers par la mise en place de mécanismes à cet effet. D'autre part, le général major Hamel a insisté sur le «rôle capital» de la police dans la pro- tection des enfanats à travers le travail colos- sal qu'accomplissent les brigades de protection des mineurs déployées à travers l'ensemble du territoire national pour prendre

travers l'ensemble du territoire national pour prendre en charge les affaires liées aux enfants mi- neurs,

en charge les affaires liées aux enfants mi- neurs, tous ages confondus, aux victimes et aux enfants en danger et ce, en adéquation avec le cadre juridique et judiciaire.

Plus de 6.000 enfants victimes de sévices en 2016

Plus de 6.000 enfants ont été victimes de sé- vices en 2016, a indiqué la directrice de l'Ins- titut national de la police criminelle de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), la commissaire divisionnaire Kheira Messaoudene. Pas moins de 6.193 enfants ont été victimes de sévices en 2016, dont 1.695 ont subi des sévices sexuels et 3.740 autres des coups et blessures volon- taires, a précisé Mme Messaoudene, citant le

bilan des services de la Sû- reté nationale. 642 autres enfants ont subi de mau- vais traitements, 39 ont été victimes d'homicide volon- taire et 14 autres ont subi des coups et blessures en- traînant la mort, a ajouté la responsable. S'agissant des mécanismes opérationnels de prévention et de prise en charge des enfants, l'inter- venante a fait état de l'exis- tence de 50 brigades de protection de l'enfance re- levant de la Sûreté natio- nale à travers toutes les wilayas du pays qui veillent à prévenir les différentes infractions commises par les mi- neurs. La déléguée nationale à la protection de l'enfance, Meriem Chorfi, a, pour sa part, annoncé l'installation prochaine d'une com- mission nationale permanente au niveau de l'Organe national de protection et de promo- tion de l'enfance, en application des disposi- tions de la loi relative à la protection de l'enfant promulguée le 15 juillet 2015. Ladite commission s'emploiera à coordonner les activités afférentes à l'enfance entre les différents acteurs concernés et à la mise en place d'un système national d'informations sur la situation de l'enfance en vue de renfor- cer les programmes de prise en charge de cette catégorie de la société, a précisé la res- ponsable. (APS)

GESTIONDÉMOCRATIQUE

DESFOULES

PROFESSIONNALISME DE LA POLICE

La gestion démocratique des foules constitue un signe du «niveau de professionnalisme» de la police al- gérienne, a estimé, hier à M’sila, le directeur du Musée de la police, le commissaire divisionnaire, Chaouki Abdelkarim. L’orateur a indiqué que la gestion démocratique des foules, qui consiste à utiliser la méthode du dialogue au lieu de l’usage de la force pour dis- perser les manifestants, est une tech- nique mise en œuvre depuis plusieurs années qui a montré son efficacité et sa pertinence sur le terrain. Ce résultat est le fruit des forma- tions de base et continue, assurées sur cette technique aux agents de po- lice, a ajouté le conférencier qui a souligné que l’effectif de la police est passé de 40.000 agents en 1995 à 160.000 en 2010. Il a également relevé que le «haut degré de professionnalisme de la po- lice algérienne lui a permis d’occuper la 5 e place à l’échelle internationale en termes de services aux citoyens selon le classement 2015 de la police international Interpol». (APS)

Mardi 28 Février 2017

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a t io n

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EL MOUDJAHID

Forum É c o n o m i e
Forum É c o n o m i e

MOURAD ZEMALI, DG DE L’ANSEJ :

« 71% des RECOUVREMENTS effectués entre 2011 et 2016 »

L’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes a réalisé un montant de recouvrement des crédits accordés aux jeunes promoteurs, dépassant les 26 milliards de dinars, dont 71% de ce montant a été recouvré entre l’année 2011 et 2016, a indiqué, hier, le directeur général de cette agence, Mourad Zemali, lors de son passage au Forum Économie d’El Moudjahid.

M. Zemali qui a présenté à l’occasion, le bilan de son agence, a souligné

que grâce à ces taux importants de recouvrement, l’Ansej se dirige vers l’autofinancement de ses projets sans avoir recours au Trésor public. « Grâce aux remboursements de ceux qui ont contractés les prêts, au fur et à mesure l'ANSEJ va pouvoir subsister sans recours au Trésor pu- blic », a-t-il affirmé, soulignant dans le même ordre d’idée que le dispo- sitif a coûté depuis sa création près de 350 milliards de dinars. M. Ze- mali qui a défendu le dispositif mis en œuvre par son agence afin de fa- ciliter aux jeunes porteurs d’un pro- jet de mettre en place leur micro-entreprise, a fait savoir que plus de 360.000 entreprises ont été créées en 20 ans. 20% de ces projet ont été financés durant la période al- lant de 2014 à 2016, et ce grâce aux mesures encourageantes décidées par les pouvoirs publics. Mettant en avant la forte croissance, par rapport aux années précédentes, notamment en ce qui concerne les entreprises productives, M. Zemali, qui cite le secteur de l’agriculture, a fait savoir que le taux d’entreprises créées dans ce secteur est passé de 26% en 2014 à 31% en 2016. Concernant le sec- teur de l’industrie, il a enregistré en 2016 une augmentation de 24%. Il a expliqué cette tendance à la hausse par la politique d’orientation de son département vers les projets créa- teurs de richesses. Aussi, ajoute-t-il, l’orientation des activités des pro- moteurs dans le sens des priorités retenues par le programme gouver- nemental en matière de développe- ment des filières entre autres le

Ph. : Wafa
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gnement supérieur et de la forma- tion professionnelle qui est passé à 64% en 2016 contre 20% en 2011. Pour l’année 2016 ce taux a été de 82% des projets fiancés durant la même année. Le dispositif de l’Ansej a permis également la création d’un nombre important d’emplois. En effet, de- puis sa création en 1997, pas moins de 878.264 postes ont été créés, dont 20 % du total ont été générés par les projets financés durant la période 2014-2016. Le même responsable a également indiqué, au cours de la même période, 2000 jeunes ont été poursuivis en justice pour avoir dé- tourner l'argent octroyé à la création de micro-entreprises.

Une opération d’as- sainissement en cours

S’exprimant par ail- leurs au sujet des pro- jets qui ont failli, M. Zemali a indiqué que l’indemnisation des dossiers présentés par les banques est pronon- cée par un comité de garantie désigné par le conseil de l’administra- tion. « Le fonds indem- nise à hauteur de 70% du restant dû en princi- pal et intérêt et ce après

constat de trois échéances semestrielles impayées », a-t-il expliqué, ajoutant que le nom-

bre de projets présentés au comité de garanti est de 37.761, dont 20.859, ont été acceptés pour in- demnisation. Pour ce qui est du taux des dossiers indemnisés par rapport

Pour ce qui est du taux des dossiers indemnisés par rapport tourisme, a fait que la

tourisme, a fait que la part des pro- jets financés dans ce secteur est pas- sée de 2% en 2014 à 3% en 2015 et 2016. Concernant la création de pro- jets innovants, de qualité et généra- teur de valeur ajoutée, le directeur de l’Ansej a fait savoir, qu’un ac- compagnement spécifique réservé

aux diplômés universitaires a permis de relever la part des projets finan- cés dans ce secteur de 2% en 2014 à 3% en 2015 et 6% en 2016. M. Zemali a, par ailleurs, fait état de l’augmentation enregistrée ces dernières années du taux de projets portés par des diplômés de l’ensei-

aux dossiers financés, celui-ci ne re- présente que 10%. Aussi, les entre- prises en difficultés financières, peuvent bénéficier d’un rééchelon- nement de leur dette bancaire. Cette mesure a été décidée dernièrement par le ministère des Finances. l’An- sej ne dispose pas d’un mécanisme pour traiter les projets en difficulté financière. Mais les banques peu- vent traiter les dossiers des jeunes porteurs de projets au cas par cas

selon certaines conditions, a-t-il ex- pliqué. Toutes les entreprises créées dans le cadre du dispositif de l’An- sej sont concernées par cette mesure

à condition de la disponibilité des

équipements financés par crédit bancaire au niveau de l’entreprise. La deuxième condition est que le dossier en question ne doit pas avoir été transféré au Fonds de garantie des crédits (FGAR) pour indemni- sation. Les jeunes porteurs de projet

doivent également s’engager à rem- bourser une partie des redevances. Le taux de remboursement sera fixé de commun accord entre le promo- teur et la banque.

Par ailleurs, l'invité du forum s'est penché aussi sur l'opération d'assainissement débutée en 2015 et qui se poursuit toujours, un assainis- sement qui vise les dossiers de ceux qui ont créé des entreprises via l'ANSEJ. Il concerne près de 330.000 entreprises qui vont faire l’objet de vérifications effectuées par le biais de la CNAS ou la CAS- NOS, une opération pour laquelle 800 agents de l'ANSEJ ont été mo- bilisés. L'opération se terminera en 2017 et ses résultats seront confiés

à un cabinet d'expertise. Salima Ettouahria

Encourager l’esprit D’INITIATIVE

Le directeur général de l’Ansej, in- vité, hier, du Forum Economie d’El Moudjahid, a défendu bec et ongles l’agence qu’il gère depuis 2011. Chif- fres à l’appui, il a mis en avant les réa- lisations de cette Agence fortement impliquée, depuis sa création, dans la lutte contre le chômage. En l’espace de 20 ans, quelque 878.264 emplois 360.000 micro-entreprises ont été créés. C’est tout dire. L’esprit-même, de cette agence est d’encourager l’es-

réussi le pari de relever le taux du re- couvrement ambitionne de financer les projets, avec le remboursement des jeunes qui se sont investis d’une ma- nière sérieuse. Jusque-là, quelque 26 milliards de dinars ont été recouvrés. Certes le taux d’échec est de l’ordre de 10%. Mais cela ne veut pas dire que ceux qui ont échoué pour une rai- son ou une autre se retrouvent dans la spirale de l’endettement et des pour- suites judiciaires. L’Agence n’a re-

PROGRAMME CAPDEL

Développement local et DÉMOCRATIE participative

prit d’initiative, et il n’a jamais été question de faire des dons aux jeunes. Contrairement, à ceux qui veulent le faire croire, les bénéficiaires de ce dis- positif, qui a coûté au Trésor public, 358 milliards de dinars, sont liés par un contrat, car l’approche reste écono- mique. Mourad Zemali estime que l’Ansej, qui finance, en moyenne 45 projets par jour (75 dossiers déposés par jour) n’est pas un secteur budgéti- vore. Pour preuve, son agence, qui a

cours à la justice que lorsque les bé- néficiaires, sont de mauvaises foi. C’est-à-dire en cas de détournement ou de vente de matériel, et d’ailleurs, 2.000 dossiers ont été traités par la justice et parmi ces 2.000 cas, certains ont manifesté leur désir de régler ce problème à l’amiable. Quant à ceux qui trouvent des difficultés, ils peu- vent toujours bénéficier d’un rééche- lonnement du payement de leurs dettes. C’est dire, qu’il n’y a pas de

mesures extrêmes à leur encontre. Le premier responsable de l’Ansej a aussi mis en avant l’opération d’assainisse- ment menée par ses services qui a dé- marré en 2015 et qui s’achèvera en 2017. Une opération qui consiste en la vérification des dossiers et qui a mo- bilisé 800 agents. Les résultats seront soumis à une expertise. Les recom- mandations du cabinet permettront à l’Ansej un meilleur suivi des dossiers. Nora C.

Le programme de renforcement des acteurs de développement local «capDEL» dont le ministère de l’In- térieur et des Collectivités local as- sure la direction nationale avec la délégation de l’Union européenne en Algérie et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à été lancé dimanche à Sétif -Djemila, choisie parmi les 10 cir- conscriptions du genre à travers le territoire national, pour la mise en œuvre de ce programme. Cette cérémonie s’est tenue à l’institut de la formation profession- nelle de Ain Tebinet en présence du wali, du président de l’APW, du di- recteur de ce projet ainsi que des re- présentants accrédités de l’Union européenne et du PNUD. Intervenant à l’ouverture de cette imposante rencontre, le wali de Sétif ne manquera pas de souligner l’im- portance que revêt une telle rencontre

et l’impact qu’elle est appelée à pro- duire dans la gestion des collectivités locales et partant, la consolidation de la dynamique de démocratie partici- pative. Intervenant à son tour au titre d’un tel programme qui se propose de « renforcer les capacités des ac- teurs locaux, notamment les femmes et les jeunes en vue d’améliorer la participation citoyenne dans la plani- fication locale au service d’une gou- vernance communale concertée, transparente et attentive aux besoins et attentes des citoyens », Amel Ben Allal, représentante du ministère de l’Intérieur et des Collectivités lo- cales, soulignera que le lancement de ce programme dans la commune de Djemila intervient après celle de Ti- mimoun afin de toucher les 8 com- munes à travers le territoire national qui s’inscrit dans le cadre d’un parte- nariat qui se propose de renforcer les capacités des autorités locales et de

Ph. : D. Krach
Ph. : D. Krach

la société civile en tant qu’acteur du développement local. Le représentant du ministère des Affaires étrangères, Mouhoub Ram- dane, mettra l’accent sur la forte vo- lonté qui anime l’Etat algérien d’impulser le développement local et

lui consacrer une place importante, sachant que de telles initiatives vont dans le sens des réformes initiées par le Président de la République et des amendements apportées à la Consti- tution mettant l’accent dans ce contexte sur l’expérience accumulée

par l’Union européenne dans le do- maine de la démocratie participative, la modernisation du service public et une stratégie locale de développe- ment. M me Isabelle Ribot, représen- tante accréditée de l’Union européenne en Algérie, soulignera qu’un tel programme est au cœur de notre partenariat et fera état de l’im- pact produit par le développement territorial et les mécanismes mis en œuvre pour associer les acteurs lo- caux dans les programmes de déve- loppement. M. Eric Overvast, représentant du PNUD, insistera à travers le lance- ment d’un tel programme «capDEL» sur la nécessité d’asseoir les bases d’une gouvernance commune dans un développement intégré dans une approche qui tend à rapprocher les services publics du citoyen dans une vision participative. F. Zoghbi

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Mo nd e

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EL MOUDJAHID

41 e ANNIVERSAIRE DE LA PROCLAMATION DE LA RASD

Un combat JUSTE

Les festivités célébrant le 41 e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique ont débuté, hier à Smara, avec un riche programme et une large participation internationale.

C es festivités ont commencé par la levée du drapeau na- tional sahraoui et l'exécu-

tion de l'hymne national sahraoui "Errafik el Moustahel", entonné la première fois à Bir Lahlou à l'issue de la proclamation de la RASD, le 27 février 1975, après le départ du dernier soldat espagnol des terri- toires sahraouis. Le programme des célébrations comprend plu- sieurs défilés et l'organisation d'un salon de l'artisanat et de la finale de la coupe de la RASD. Lors de la deuxième journée des festivités prévue mardi, "le ma- rathon du Sahara" sera organisé, avec la participation de plus de 500 athlètes venus de différents pays, outre l'olympiade des enfants et l'inauguration de nouveaux établis- sements éducatifs. Les festivités seront clôturées par une manifesta-

Les festivités seront clôturées par une manifesta- tion de solidarité avec la cause sah- raouie, puis

tion de solidarité avec la cause sah- raouie, puis d'un sortie touristique dans le désert. Les Sahraouis, dont ceux ayant contribué à poser un 27

février 1976, le jalon constitutif de l'Etat sahraoui, commémorent cet anniversaire avec fierté et dignité, d'autant plus que la proclamation

de la République sahraouie par le Front Polisario, à Bir Lahlou (ter- ritoires libérés), est intervenue au lendemain du départ du dernier soldat espagnol du territoire sah- raoui et le début de la nouvelle guerre de libération contre l'occu- pant marocain. Une guerre soldée par la signa- ture d'un accord de cessez-le-feu sur la base d'un plan de règlement pacifique afro-onusien. Le Sahara Occidental, dernière colonie en Afrique, est occupé par le Maroc depuis 1975. En 1966, il a été ins- crit sur la liste des territoires non autonomes, donc éligible à l'appli- cation de la résolution 1514 de l'Assemblée générale des Nations unies sur la proclamation de l'indé- pendance aux pays et peuples co- lonisés.

LE PRÉSIDENT GHALI REÇOIT UNE DÉLÉGATION DU CONGRÈS AMÉRICAIN :

« Mettre FIN AU CONFLIT »

Le président de la République arabe sah- raouie démocratique (RASD) et Secrétaire gé- néral du Front Polisario, Brahim Ghali, a reçu dimanche une délégation du Congrès américain conduite par le sénateur, Jim Inhofe, dans le cadre d'une visite d'inspection dans les camps des réfugiés sahraouis. Au terme de cette au- dience qui intervient dans le cadre de la célé- bration du 41e anniversaire de la proclamation de la RASD, le sénateur Jim Inhofe a indiqué que "sa visite avec ses collègues sénateurs aux camps des réfugiés sahraouis a pour but de sou- tenir le droit du peuple sahraoui à l'autodéter- mination". Il a précisé dans ce contexte, que son

équipe "souhaite travailler avec l'Administra- tion américaine pour mettre fin au conflit au Sa- hara Occidental à travers l'accélération du processus de négociations, de manière à garantir aux Sahraouis le droit de décider de leur avenir

à la faveur d'un référendum démocratique". Le

responsable américain a ajouté que le Congrès

a entendu des délibérations sur la question sah-

raouie et qu'il était disposé à consentir davan- tage d'efforts pour mettre fin à la souffrance de ce peuple. En visite d'inspection dans les camps des réfugiés sahraouis, la délégation du Congrès américain a été accueillie dimanche à Smara par la population et les autorités locales. Cette visite de soutien au peuple sahraoui, prévue dans le cadre d'une tournée africaine dés l'arrivée au pouvoir de la nouvelle administration améri- caine, témoigne de l'intérêt et la solidarité que manifestent les représentants du peuple améri-

que manifestent les représentants du peuple améri- cain à la cause sahraouie. La délégation améri- caine

cain à la cause sahraouie. La délégation améri- caine comprend d'influents membres du Congrès à l'instar du républicain Randy Hult- gren, coprésident de la Commission Tom Lan- tos des droits de l'Homme et plusieurs conseillers en charge des questions africaines, étrangères et des droits de l'Homme. Le Congrès américain particulièrement sensible à la cause sahraouie et à la situation des droits de l'Homme dans les territoires occupés avait tenu l'année dernière une audition sur le Sahara Oc- cidental, consacrée à l'examen du mandat de la

Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (Mi- nurso) et aux violations des droits de l'Homme dans les territoires sahraouies occupés. À noter que des représentants du Congrès avaient effec- tué en 2016 deux visites aux camps des réfugiés sahraouis en guise de soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

« Soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination »

La délégation du Congrès américain, a af- firmé "sa position constante" et son soutien continu en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, estimant nécessaire que les États-Unis œuvrent à mettre fin à l'occupation marocaine au Sahara Occidental. M. James Inhofe a indiqué, que cette visite visait à "vous affirmer que notre position n'avait pas changé, que nous demeurions à vos côtés et que notre soutien se poursuivra et sera encore plus sou- tenu". Il précise que la visite tendait également à "constater la dure épreuve et des difficultés que vit le peuple sahraoui" sous l'occupation marocaine. Le sénateur, Inhofe, a affirmé que la délégation informera le nouveau président amé- ricain Trump ainsi que son administration, de la poursuite "des souffrances du peuple sahraoui". Le chef de la délégation a estimé "nécessaire que les États Unis fassent quelque chose pour mettre un terme à l'occupation" dont est victime le peuple sahraoui.

SITUATION DANS LA RÉGION D’EL-GARGARAT

Le Front Polisario PARTAGE les préoccupations du SG de l’ONU

Le Front Polisario a exprimé dimanche son partage des préoccupations du SG général de l’ONU concernant la situation présente dans la région d’Elgargarat au Sahara occidental et son soutien à l’appel de ce dernier pour le respect de l’esprit et de la lettre du cessez-le-feu en vi- gueur, depuis 1991, dans le cadre de la mise en application du plan de règlement ONU-OUA dont l’aboutissement reste la tenue d’un référen- dum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Cependant le Front Polisario tient à rappeler que la situation à Elgargarat n’est pas un fait isolé et partant seule une prise en compte de l’état du processus de décolonisation du Sahara occidental dans son ensemble est à même de permettre le dépassement de la tension actuelle. Au moment de l’établissement du cessez-le-feu

il n’y avait ni route, ni trafic commercial entre

le mur de la honte érigé par l’occupation maro- cain et la frontière mauritanienne. L’existence de ce trafic, aujourd’hui, est une violation du sta-

de ce trafic, aujourd’hui, est une violation du sta- tut du Territoire et du cessez-le-feu car

tut du Territoire et du cessez-le-feu car il consti- tue un changement du statu quo dans la zone tampon. La décision marocaine, aujourd’hui, de

faire reculer de quelques centaines de mètres ses troupes près d’Elgargarat est de la poudre aux yeux et cache mal le mépris de Rabat pour la lé- galité internationale, son obstination et son refus, depuis presque trois décennies, de permet- tre la mise en application des résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale sur le Sahara occidental. La situation actuelle et tout ce qui peut en découler est de la responsa- bilité du seul Maroc qui empêche la mise en ap- plication du plan de règlement, refuse la négociation, entrave les efforts de l’Envoyé per- sonnel, expulse à sa guise le personnel de la MI- NURSO, viole impunément les droits de l’homme et pille les ressources naturelles du Territoire. Le Front Polisario réitère son soutien aux efforts du Secrétaire général et son Envoyé personnel en vue de l’application des résolutions des Nations unies consacrant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.

SPS

M. KHATRI ADDOUH PRÉSIDENT DU PARLEMENT SAHRAOUI :

«L’autodétermination renforce la paix dans la région »

«L’autodétermination renforce la paix dans la région » Le président du parlement sahraoui, Khatri Addouh a

Le président du parlement sahraoui, Khatri Addouh a af- firmé dimanche que "la recon- naissance du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination contribue à renforcer la paix, la sécurité, la coexistence et l'intégration dans la région". "La reconnaissance du droit du peuple sahraoui à l'autodé- termination permettra d'asseoir les fondements de la paix, de la sécurité, de la coexistence et de l'intégration dans la ré- gion", a indiqué M. Khatri au cours d'une rencontre avec une délégation du Congrès améri- cain conduite par James Inhofe aux camps de réfugiés sah- raouis de Smara, précisant qu’"en dépit de la conjoncture que connait la région actuelle-

ment, nous avons réussi à pro- téger notre peuple des tiraillements qui peuvent conduire à des dérapages sécu- ritaires". "Bien qu'une partie de notre territoire demeure occu- pée et qu'un grand nombre de nos concitoyens sont victimes de répression, de torture et d'arrestations arbitraires, et en dépit du fait que nous vivons des conditions très difficiles que ce soit dans les territoires libérés ou dans les camps des réfugiés, nous avons pu édifier des institutions solides pour les générations futures et as- seoir une vision stratégique pour notre système politique démocratique et ouvert qui est fondé sur la séparation des pouvoirs" a fait savoir le res- ponsable sahraoui, affirmant que cela est à même de "garan- tir l'avenir après l'indépen- dance". M. Khatri Addouh a, par ailleurs, salué le soutien constant de James Inhofe à la cause sahraouie et l'intérêt ac- cordé par les membres de la délégation du Congrès améri- cain à la situation du peuple sahraoui. Il a en outre affirmé que " le peuple sahraoui lutte afin que sa volonté de vivre soit respectée" et qu'il " partage avec les peuples de la région les mêmes idéaux et demande

à ce que les peuples du monde

entier reconnaissent son droit

à l'autodétermination et à l'in- dépendance".

Mardi 28 Février 2017

So cié t é

12 EL MOUDJAHID

EntrEtiEn
EntrEtiEn

13

EL MOUDJAHID

enQuête réaLisée Par : Farida Larbi
enQuête réaLisée Par : Farida Larbi

M. Khaled KaÏd

Expert et formateur en e-Learning :

ENSEIG

NEMENT ET FORMATION À DISTANCE

NEMENT ET FORMATION À DISTANCE

NEMENT ET FORMATION À DISTANCE
NEMENT ET FORMATION À DISTANCE
L’uFC L’uFC L’uFC DÉSORMAIS IL FAUT LE « désormais, le bac- calauréat l’accès sera exigé
L’uFC
L’uFC
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DÉSORMAIS
IL FAUT LE
« désormais, le bac-
calauréat l’accès
sera exigé à
pour
l’UFC.
septem-
bre
2017,
pour
pou-
voir
s’y dès
inscrire,
les
conditions
exigées
quées celles
sont
appli-
à toutes
les
autres
universités.
l’examen
spécial
d’entrée
en
pre-
mière année
de
gra- )
duation
(bac
UFC
serait
supprimé,
selon M.
abdelka-
der Mechdal,
chef
de cabinet au recto-
rat de l’Université de la
formation continue (UFC), qui reconnaît pourtant que plus de
60 % des 120.000
scolaire classique.
étudiants inscrits a l’UFC représentent les jeunes exclus du système
Que deviendront ces 70.000 candidats qui se présentent chaque année
Ph. : Nesrine
l’université qu’organise l’UFC
pour l’examen d’entrée à
depuis sa création ? « Ils seront
pris en charge
autrement », nous assure M. Mechdal. de quelle manière ? avions-nous
demandé. « C’est en maturation
au niveau du ministère
de l’enseignement supérieur »,
rétorque notre interlocuteur,
son véritable rôle d’université
non sans préciser
de haut niveau
qu’ « il était temps
».
que l’UFC retrouve
de la formation continue a
Son véritable rôle ? On se rappelle pourtant que l’Université
été créée dans des conditions
bien particulières pour répondre à un besoin tout aussi par-
ticulier qui s’articule
essentiellement autour de la lutte contre la déperdition scolaire.
populaire
Juste après les événements
à grand élan de
d’octobre 1988, une mobilisation
libertés démocratiques avait
le gouvernement à répondre
vu le jour. Ceci avait amené
en profondeur. Parmi
aux revendications et à engager des réformes et des transformations
elles, et non des moindres,
celle relative à la jeunesse.
en septembre 1989, un programme
de réformes radicales fut
présenté à l’assemblée
nationale et pratiquement
tous les sec-
teurs furent touchés par
ce vent de réforme.
Celui de l’enseignement
supérieur ne resta
pas en rade et verra
la naissance d’un nouveau venu,
lui aussi son paysage changea, via
la Formation Continue (U.F.C), et ce,
une université nationale intitulée Université de
dans le cadre
de la lutte contre
la déperdition scolaire et permettre
à une large frange
de
les pouvoirs publics
la population adulte d’accéder à la formation continue universitaire.
ont voulu mettre
court.
un potentiel énorme de diplômés en cycle
sur le marché de l’emploi
L’essence même de
L’uFc c’était La Prise en
charge des non-
détenteurs du baccaLauréat
al’aube de sa création,
l’UFC disposant d’un maillage national de près de 20 Centres
53 C.F.C et 11 annexes ré-
de Formation Continue (C.F.C), elle comprend aujourd’hui
expérience offrait une seconde chance aux citoyens adultes
partis sur les 48 wilayas. Cette
non bacheliers d’accéder à l’UFC
en s’inscrivant en classe
préparatoire ((pré-graduation
littéraire ou scientifique), suivre
pendant une année des cours du soir et passer à la fin de
l’année universitaire, l’examen national spécial
à
d’entrée en 1ère année de graduation
l’UFC, ce
qui leur permettait d’accéder, une
fois admis à cet examen, dans une
des dif-
férentes filières
professionnelles proposées par les CFC. l’UFC a permis aussi aux an-
raisons, entre autres
ciens titulaires du Bac n’ayant pu suivre leur cursus pour différentes
celle du refus
de l’Université classique de les inscrire —car la priorité était donnée aux
nouveaux bacheliers—,
et de réaliser leur rêve
de reprendre leurs études universitaires
bloqué pendant
des années.
« C’est tout simplement
pour tous ces jeunes
qui
un abandon des pouvoirs publics
ratent leur scolarité
en eux cette
volonté d’aller
vers
classique mais qui ont, pourtant,
et surtout dépité et déçu qu’on lui
l’avant », nous dit Malek, choqué par cette décision
chance de pouvoir
poursuivre des études univer-
sitaires. ait enlevé à lui et ses camardes l’ultime
désormais, l’Université
et
de la formation continue sera un vecteur pour construire
à distance et de
développer un système d’enseignement supérieur
recherche scientifique
d’une
densité suffisante
pour couvrir l’ensemble
des
du territoire national et l’ensemble
disciplines scientifiques,
initiaux de la création
de
en mettant une croix sur les objectifs
l’UFC.
F. L.

« L’UFC doit rester une OPPORTUNITÉ éducative, humaine et sociale pour tout

CITOYEN en quête de FORMATION »

El Moudjahid :

m. Kaïd, pouvez-vous éclairer nos lecteurs sur la différence entre la forma- tion continue et la forma- tion initiale ?

entre la forma- tion continue et la forma- tion initiale ? M. Khaled Kaïd : Il

M. Khaled Kaïd : Il y a un monde entre les deux processus d’apprentissage et leurs publics respectifs sont totalement différents. la définition la plus cou- rante est que la formation continue concerne les adultes qui ont quitté la for- mation initiale et particuliè- rement ceux qui sont rentrés dans la vie active, les jeunes adultes et les de- mandeurs d’emploi. leur

inscription est totalement volontaire. Une pédagogie spécifique leur est appliquée, connue sous le terme scientifique d’an- dragogie et où le savoir-être et le savoir-faire sont mis en évidence et où le mode d’enseignement

à distance est largement utilisé. Par contre, la formation initiale est la première formation obtenue

par l’individu au terme d’un cycle d’étude classique qui est même obligatoire dans les 1 er et second paliers de l’enseignement. elle touche généralement les franges de la population en âge d’être sco- larisées. la pédagogie appliquée est basée sur le savoir savant.

dans le contexte de la formation continue des adultes, l’université de la formation continue (uFc) va connaître des changements importants dans son organisation et dans ses missions via un nouveau statut. Les autorités veulent en faire une université ouverte et à distance, quel est votre avis là-dessus ?

depuis sa création en 1990, l’UFC, de par ses missions principales, fait d’elle une université ouverte et à distance. Pour rappel, il y a eu plusieurs tentatives menées par la tutelle soit pour dis- soudre l’UFC soit pour changer complètement son statut. la première, lors des assises nationales sur l’enseignement supérieur tenues en 1998, la seconde, en juillet 2007 et qui ont heureusement échoué. la troisième c’est celle menée actuellement. elles ont toutes un point commun, ce sont des décisions unilatérales où la consultation et les débats sérieux regroupant tous les acteurs font cruellement défaut. Il est grand temps que l’UFC se voit accorder la reconnaissance qu’elle mé- rite.

mais le projet actuellement en maturation veut faire de l’uFc une université régie comme les autres universités classiques avec les mêmes conditions d’accès, l’ouvrir aux nouveaux ba- cheliers mais en supprimant l’année préparatoire pour les non-bacheliers…

l’UFC est un service de formation spécifique, destinée à un public spécifique et elle est menacée

d’une privation de sa spécificité. elle doit être soutenue et on doit préserver ce qui lui a jusqu’ici procuré son caractère original, atypique et exceptionnel. elle doit rester la chance éducative, hu- maine et sociale pour bon nombre de citoyens en quête de formation et de promotion sociale. elle

a besoin d’être consolidée via une législation propre à elle, de par son concept universel de l’ap-

prentissage tout au long de la vie, et non pas la dissoudre dans le moule de l’enseignement supérieur

de type initial et classique pour qu’elle se retrouve aliénée par ce système. Supprimer l’année préparatoire en vue de l’obtention de l’attestation de réussite à la première année de graduation à l’UFC est une aberration. Pour preuve, plusieurs universités européennes ont intégré l’année préparatoire dans leur système de formation continue universitaire. le diplôme d’accès aux études universitaires (daeU) existe en France via une loi, depuis 1971. en Belgique, l’UCl a instauré le même dispositif depuis des années. la Validation des acquis de l’expérience est elle aussi validée dans plusieurs pays en vue d’une inscription à l’université ; d’ailleurs, tous les rapports de l’UNeSCO favorisent et encouragent ces dispositions afin de faciliter aux adultes l’accès à la formation continue universitaire. Chez nous, l’université de la formation continue tire son essence même de l’Institut de la Pro- motion Sociale des Travailleurs (I.P.S.T) et du capacitaire en droit (créé le 24 juin 1971) qui d’ail- leurs ont été dissous et remplacés par l’UFC, qui avait repris presque les mêmes principes et conditions d’admission pour les non-détenteurs du Baccalauréat de l’éducation nationale, à savoir, avoir un niveau de 3e aS, être employé ou fonctionnaire et avoir plus de 21 ans. Pour rappel, plu- sieurs diplômés de l’IPST et du capacitaire en droit, et grâce aux dispositions citées ci-dessus, ont été promus dans leur carrière à des postes supérieurs de l’etat, comme magistrats, chefs de service des hôpitaux, dG d’entreprises, doyens, recteurs, ministres et même chef du gouvernement.

L’algérie a la chance d’avoir trois institutions étatiques spécialisées en enseignement à dis- tance issues des trois secteurs éducatifs et de formation. Quels sont les moyens à mettre en œuvre pour les promouvoir d’avantage ?

l’ONeFd (ex-CNeG), le CNePd et l’UFC, en tant que services publics, doivent réfléchir à une relation de coopération, de mutualisation de leurs expériences respectives et surtout de com- plémentarité entre eux, en créant et/ou en consolidant des passerelles nécessaires, indispensables et bénéfiques à l’éducation permanente des citoyens et à leur promotion sociale dans un cadre so- ciétal. la création d’un portail unique sur la toile, regroupant les offres de formation de ces trois institutions et pourquoi pas celles du privé, va promouvoir une visibilité très large de l’offre natio- nale en matière d’enseignement à distance auprès de la population et des secteurs utilisateurs. l’in- sertion dans ce portail d’expériences, d’avis, de conseils, de protocoles et d’événements en relation avec ce mode d’enseignement va faire de ces institutions une véritable locomotive dans le système éducatif algérien.

Propos recueillis par : F. L.

PASSERELLE

POUR LA VIE ACTIVE

LE PROPHÈTE MOHAMMED (QSSSL)ADIT:

)aLLez

« cherchezLaconnaissanceduberceaujusQu’à

Latombe» eT « (

jusQu’enchines’iLLeFaut. »

Cette notion d’éducation, de formation et d’apprentissage tout au long de la vie d’un être humain est liée aussi à la notion de distance qui, faut-il le souligner, a été réduite maintenant, grâce aux technologies de l’information et de la communication, ainsi qu’à internet.

Ph. : Nesrine
Ph. : Nesrine

d’entrer ou de sortir librement d’un dispositif », nous explique M. Brahmi.

PLus de 35.000 stagiaires s’inscrivent chaQue année au cnePd

«Ils sont plus de 35.000 stagiaires à s’inscrire au CNePd chaque année. le centre a assuré, du- rant l’année 2016, l’animation de 48.896 heures de cours au profit de 24.410 stagiaires. les exclus du système éducatif, ayant atteint au minimum le ni- veau de 9e aF, peuvent s’inscrire dans près de 20 formations entre diplômantes et qualifiantes. le coût d’une formation, débouchant directement sur le marché de l’emploi, varie entre 3.000 et 5.000 da. les inscriptions sont ouvertes toute l’année et l’âge des candidats n’est pas limité », affirme M. Brahmi. la durée des stages se situe entre 2 et 36 mois, avec la possibilité de suivre régulièrement des cours pratiques. des regroupements mensuels sont aussi organisés pour les stagiaires en formation diplômante au niveau des CFPa et des centres ré- gionaux du CNePd. les formations diplômantes sont sanctionnées par un diplôme d’etat, dûment délivré par le ministère de la Formation profession- nelle. les professionnels du secteur public et éco- nomique peuvent bénéficier de formation de recyclage et de perfectionnement de leurs person-

nels. Pour permettre une meilleure réinsertion so- ciale des détenus, le CNePd dispense également des formations qualifiantes dans le milieu carcéral, à raison de deux à trois promotions par an. Pour le métier de chauffeur de taxi, l’on enregistre 23.784 inscrits en 2016. S’y ajoutent aussi 3.019 stagiaires pour la formation au métier de moniteur d’auto- école. Concernant les métiers de la gestion, le CNePd a enregistré l’inscription de 3.096 sta- giaires pour le BTS GRh, 249 pour le BTS guide de tourisme local. de nouvelles formations ont été lancées avec succès ces dernières années telles que «force et technique de vente» ou encore optique-lunetterie. Il est à noter que ce mode de formation profession- nelle à distance enregistre un abandon ou un désis- tement de près de 40% des inscrits, « mais la flexibilité du dispositif rend la reprise de la forma- tion possible avec la capitalisation des acquis pé- dagogiques », dira M. Brahmi, qui précisera que « contrairement à la formation professionnelle ré- sidentielle, ou à celle relative à l’apprentissage, la formation dispensée par le CNePd permet à chaque candidat de s’inscrire dans plusieurs spé- cialités à la fois ». le CNePd dispose actuellement de capacités annuelles d’accueil de l’ordre de 45.000 stagiaires et œuvre à élargir ses capacités en fournissant des prestations de qualité en termes de diversification

l a formation continue est définie comme étant un processus d’apprentissage qui permet à un individu d’acquérir le sa- voir et le savoir-faire nécessaires à l’exercice d’un métier ou d’une activité

professionnelle. Ce type de formation concerne ceux qui sont rentrés dans la vie active et ont donc quitté la formation initiale (études). elle permet aux personnes qui sont déjà dans la vie active de conti- nuer à se former pour améliorer leurs compétences et s’adapter aux nouvelles technologies, pratiques ou méthodes appliquées en entreprise. elle permet également la reconversion professionnelle. Quant au concept de la formation et l’enseignement à dis- tance, il désigne l’ensemble des dispositifs de for- mation à distance, que cela soit les cours par correspondance, ou les formations en ligne. Ces formations utilisent de plus en plus les ou- tils numériques et les moyens de l’Internet. Si la formation à distance peut répondre à des situations d’éloignement avec la formation souhaitée, elle peut également être mise en avant pour les situa- tions de handicap (la formation ne nécessitant pas de travaux pratiques), de non-disponibilité horaire pour la personne souhaitant suivre une formation. elle peut concerner aussi bien des élèves, des étu- diants, des personnes en période d’inactivité que des personnes en période d’activité. Qu’en est-il de ce concept chez nous ? Où en est-on en matière de formation continue et d’enseignement à distance en algérie ?

cnePd, Le Fer de Lance de La Formation ProFessionneLLe à distance

Tous les ans, des milliers de lycéens qui échouent au baccalauréat s’orientent vers la forma- tion professionnelle. le CNePd est un organisme public chargé de la formation professionnelle à dis- tance qui offre à ses étudiants la possibilité de pour- suivre des études dans des domaines variés, qui vont de la coiffure au commerce international, en passant par le secrétariat, les métiers de la banque ou des ressources humaines. «l’étudiant peut adap- ter son emploi du temps à sa convenance. Nous of- frons plusieurs possibilités de formation : via notre plateforme e-learning, par Cd ROM ou à travers des fascicules que nous leur faisons parvenir par voie postale», nous précise M. Brahmi, directeur général du CNePd. « les formations à distance peuvent se caracté- riser par leur flexibilité qui permet de les désigner comme «ouvertes», dans le sens où elles ne requiè- rent aucun prérequis autre que technique. l’appre- nant peut alors gérer, de manière autonome, le temps consacré à son apprentissage et peut choisir

de l’offre, qui comprend pas moins d’une quaran-

taine de formations touchant plusieurs domaines, tels que l’administration, les finances, le tourisme, le bâtiment et le transport.

La Formation en Ligne :

PLus de 5.000 aPPrenants inscrits en e-Learning

l’enseignement par correspondance, initiale- ment dispensé sur support en papier et où la relation enseignant-apprenant était épistolaire, passe désor- mais au numérique, et ce, depuis 2012, nous expli- quera M me Smaili Zina, chef du projet e-learning

au CNePd, « grâce à internet, ce mode d’appren-

tissage offre une flexibilité multiforme, ainsi que tous les outils issus des TICS, dans toutes les pra- tiques pédagogiques ». a cet effet, la réforme des contenus des programmes a été nécessaire. « Ce sont des outils propres au CNePd, élaborés par les experts du centre », dira-t-elle. ainsi, toutes les spécialités dispensées et acces- sibles à distance sont hébergées dans une plate-

forme permettant aux stagiaires l’accès en ligne aux contenus informatisés des formations. Un guide est mis à la disposition des apprenants pour les accom- pagner dans leur navigation sur la plateforme. en pratique, le e-learning est souvent considéré comme le moyen de suivre une formation depuis n’importe quel poste informatique équipé d’une connexion à Internet. l’expérience des apprenants et de l’éventuel formateur dépend de la mise en œuvre de la solu- tion e-learning choisie et du choix des composants installés. « le e-learning couvre tous les types de forma- tions : du dVd-ROM interactif à la salle de classe virtuelle avec formateur et co-apprenants », nous explique M me Smaili. Plus de 5.000 apprenants sui- vent actuellement une formation en e-learning parmi les différentes formations assurées par le CNePd. «aujourd’hui, le CNePd prend son élan et pré- pare un avenir professionnel certain, où s’intègrent

les

nouvelles formes et voies d’accès au savoir et

au

savoir-faire véhiculés par le numérique. de

l’épistolaire au e-learning en passant par la dupli-

cation de Cd Rom, intégrant les nouvelles TIC

dans toutes les pratiques pédagogiques, multipliant ainsi l’offre de plusieurs formules de formation »,

a précisé le directeur général du CNePd,

M. Brahmi. le moins que l’on puisse dire est que l’enseignement professionnel à distance a de bien beaux jours devant lui, en ce sens qu’il permet d’«apprendre où l’on veut, quand on veut et comme

on veut», comme l’indique le slogan du CNePd. Farida Larbi

L’OnEFD DignE héritiEr Du CnEg
L’OnEFD DignE héritiEr Du CnEg

L’école de la VOLONTÉ

« C’est l’école de la volonté, les élèves

qui réussissent avec l’enseignement à distance ne s’arrêteront jamais ». le di- recteur général de l’Office national d’enseignement et de formation à dis- tance (ONeFd), M. Bouaziz, sait de quoi il parle ! Cet ancien enseignant à distance se dit fier de croiser, des an-

nées après, ses élèves occupant de hauts postes de responsabilité au sein d’im- portantes structures de l’etat. « deux critères permettent de s’accrocher et de réussir des études par correspondance, l’organisation et la volonté. Je me rappelle cette petite fille au fin fond d’un village isolé dans l’une des régions du pays qui a fait toutes ses études par correspondance. elle s’est accro- chée et a fini par faire des études de médecine et quand je vois des cas pareils je me sens utile », nous dira non sans fierté M. Bouaziz.

les candidats qui s’adressent à l’ONeFd peuvent avoir entre 6 et 70 ans. d’ailleurs, le plus âgé des apprenants inscrits actuellement à l’enseignement à distance a 78 ans, nous révèle le responsable de l’ONeFd. Occupant ce poste depuis à peine un mois, M. Bouaziz ambitionne de réaliser des projets intéressants, notamment en matière du e-learning et du soutien scolaire en ligne. en plus des élèves exclus du système éducatif classique et ceux qui ne peuvent suivre une scolarité en présentiel, ce centre assure la poursuite du cursus scolaire pour les détenus des maisons d’arrêt désireux de pour- suivre leurs études à distance. Pour ce qui est de la qualité des cours et des programmes exploités, il faut dire que l’ONeFd est à la pointe des méthodes d’enseignement pratiquées dans les pays déve- loppés. les élèves inscrits ont une remarquable palette de choix. Soit par des livres, des cours en Cd ou sur les plateformes du site internet de l’Office où les cours sont consultés sur le web. les élèves peuvent même recevoir leurs cours par internet ou sur des tablettes qui sont configurées par un ingé- nieur en informatique du centre. Ce mode d’enseignement offre une grande chance pour les recalés et exclus du système éducatif classique, dans la mesure où ils peuvent continuer leur cursus scolaire à distance tout en exerçant une activité parallèle.

Près de 60.000 candidats inscrits aux éPreuves du bac 2016

Ces élèves ont la chance inouïe de rejoindre les bancs de l’université une fois le Bac en poche. enfin, l’attestation de niveau qui leur est délivrée en fin d’année scolaire leur offre également l’op- portunité de s’inscrire dans les différents centres de formation professionnelle. Près de 60.000 candi- dats libres se sont inscrits aux épreuves du baccalauréat session 2016 à travers l’ensemble du territoire national. l’ONeFd a pour mission de faciliter les procédures d’inscription des candidats au niveau de l’Office national des examens et des concours (ONeC). Concernant les programmes, l’Office se référait aux programmes du ministère de l’education nationale, de la première année moyenne jusqu’à la troisième année secondaire. l’Office permet aux étudiants et élèves de prendre connaissance des cours et des autoévaluations, notamment à travers des compacts disques (Cd) et la plateforme interactive d’apprentissage à distance, outre la possibilité pour l’élève de télécharger des supports pédagogiques sur sa tablette électronique. Sur les 450.000 inscrits a l’ONeFd, 250.000 ap- prenants suivent leurs cours sur les trois plateformes de l’Office.

F. L.

Mardi 28 Février 2017

Eco no m ie

14

EL MOUDJAHID

ALGÉRIE -ARGENTINE

CRÉATION d’un Conseil d’affaires

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a proposé, hier à Alger la création d’un Conseil d’affaires algéro-argentin entre les entreprises des deux pays, a indiqué un communiqué du ministère.

L ors d’une rencontre avec la minis- tre des Relations extérieures et du Culte de la République d’Argen-

tine, M me Susana Mabel Malcorra, M. Bouchouareb a précisé qu’un tel cadre de coopération vise à «structurer et d’inscrire les relations économiques bi- latérales dans le long terme». L’audience a permis, selon la même source, de passer en revue l’état des re- lations économiques bilatérales et les moyens de les renforcer en développant le partenariat industriel et minier, selon le communiqué. A cette occasion, M. Bouchouareb a exposé à la délégation argentine le nouveau cadre de l’investis- sement ainsi que toutes les réformes réa- lisées avant d’évoquer les secteurs d’activité à fort potentiel de partenariat parmi lesquels l’agro-industrie, l’auto- mobile et les mines. Il a invité les entre- prises privées argentines à explorer les opportunités offertes par le marché algé- rien, notamment dans l’industrie de transformation des produits agricoles et

l’industrie de transformation des produits agricoles et de la sous-traitance mécanique. Pour sa part, M m

de la sous-traitance mécanique. Pour sa part, M me Malcorra a salué les réformes menées en Algérie pour améliorer les conditions d’investissement en expri- mant l’intérêt des entreprises privées ar- gentines à investir en Algérie. De même,

la ministre argentine a souhaité bénéfi- cier de «l’expertise des entreprises mi- nières algériennes pour développer le secteur minier argentin, notamment en saisissant les opportunités d’investisse- ment en Argentine». (APS)

AMAR TAKJOUT, SG DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES TEXTILES ET CUIRS :

« Comment ATTÉNUER la crise »

Partenaire social du gouvernement au sein de la réunion tripartite, l’UGTA s’attelle à peaufiner sa feuille de route en prévision de cette échéance. Par ses missions et prérogatives, en tant que représentant des travailleurs, la Centrale syndicale envisage de soumet- tre, à la réunion du 6 mars, un certain nombre de questions liées au contexte économique et son impact sur le front social, notamment les salariés. Aussi, cette réunion tripartie constituera «une sorte d’évaluation» des recommanda- tions et mesures découlant des dernières rencontres entre le gouvernement et ses partenaires. «La relance économique, l’encoura- gement de la production nationale, le crédit à la consommation, autant de points qui seront abordés, à cette occa- sion», nous a déclaré le secrétaire géné- ral de la Fédération nationale des textiles et cuirs. Il sera question, indique M. Amar Takjout, d’établir «si les méca-

indique M. Amar Takjout, d’établir «si les méca- nismes et les outils mis en place ont

nismes et les outils mis en place ont été réellement traduits sur le terrain», et d’évaluer «l’apport de tout cet arsenal, administratif, financier, fiscal, etc.)», par rapport à la conduite de l’économie et au

fonctionnement des PME/PMI. M. Tak- jout a également évoqué la question re- lative au partenariat public/privé, retenu au titre des deux dernières réunions tri- partites, en matière de «faisabilité», ou encore la problématique de l’emploi, dans le sillage des dispositifs initiés par l’État, dans le cadre de la politique de lutte contre le chômage. Il s’agira d’exa- miner le niveau d’efficacité de tous ces mécanismes et de voir ce qu’il y a lieu de revoir ou d’améliorer. En définitif, l’UGTA «souhaite des discussions sur les moyens d’atténuer la crise» dans cette recherche des «grands équilibres économiques», mais aussi de préserver le pouvoir d’achat du consommateur. À travers les questions qui seront abordées lors de la prochaine réunion tripartite, la Centrale syndicale entend également sa- luer l’engagement des travailleurs dans cette épreuve difficile, ajoute M. Amar Takjout.

D. A.

COPRODUCTION EN MÉDITERRANÉE

Facteur D’INTÉGRATION régionale

Discutée entre l’Algérie et la France, dans le cadre des Rencontres Africa2016 à Paris, la coproduction intéresse nombre de pays méditerranéens. Objectif : renfor- cer l’intégration régionale. De nouvelles dynamiques d’investissements s’affir- ment dans l’espace méditerranéen. Les spécialistes estiment que quatre piliers structurent l’initiative de coproduction :

le partage de la valeur ajoutée, le transfert de technologies, les investissements dura- bles et le partenariat. Selon El Mouhoub Mouhoud, profes- seur d’économie à l’université Paris Dau- phine, ce modèle vient remplacer la délocalisation des investissements des pays développés vers les pays dont les coûts salariaux sont faibles, un déplace- ment de la production hors des frontières nationales qui a montré ses limites à cause notamment du coût élevé du transport des produits finis vers les pays d’origine et l’extension du chômage dans ces pays. De son côté, Jean-Louis Guigou, pré- sident-fondateur de l'Institut de prospec- tive économique du monde méditerranéen (IPEMED), «le moment est venu de pas-

ser de l’échange commercial, très infidèle, au partenariat productif». Placer cette lo- gique au cœur d’un partenariat entre la Méditerranée et l’Afrique permettrait de proposer au continent africain un nouveau modèle de développement qui soit plus durable et inclusif. Ce nouveau paradigme se met en place en s’appuyant sur les prin- cipaux ressorts des pays concernés que sont la main d’œuvre hautement qualifiée, la présence de partenaires industriels bien installés dans leurs marchés, une base in- frastructurelle solide qui continue à se moderniser, l’accès à des marchés émer- gents, en Méditerranée et au-delà, une jeunesse enthousiaste. Cette nouvelle dé- marche permet de créer des partenariats gagnant-gagnant car, comme la délocali- sation, elle assure une main-d’œuvre à bon marché, un accroissement de compé- titivité et des opportunités de création d’emplois, à travers de nouveaux inves- tissements. Précision : il s’agit d’intégrer des par- tenaires ou des segments localisés au Sud dans un projet commun de croissance sur le marché européen (500 millions de per-

sonnes) et sur le vaste marché africain émergent (2 milliards de personnes en 2050). Il sera également question de contribuer au développement d’une éco- nomie plus équitable et durable. Créé en décembre 2014, l’Observa- toire de la coproduction en Méditerranée vise à démontrer que la coproduction est une piste d’avenir en analysant les poli- tiques industrielles entre les deux rives ainsi que les stratégies des investisseurs euro-méditerranéens, leur comportement, leurs attentes et les difficultés qu’ils ren- contrent pour s’insérer dans le tissu local. Néanmoins, avec l’apparition de ces nou- velles dynamiques, telle la coproduction, un travail d’analyse et d’études qualita- tives sur dynamiques d’investissements actuellement à l’œuvre en Méditerranée apparait comme nécessaire. La connaissance fine de ces stratégies industrielles en Méditerranée doit permet- tre de favoriser le développement de la coproduction et de rendre plus tangible le bénéfice partagé de ce modèle dans la ré- partition des chaînes de valeur. Fouad Irnatene

20 e RÉUNION TRIPARTITE

ÉVALUATION du modèle de croissance

La prochaine rencontre tripartite, la 20 e dans le cadre du processus de concertation entre le gouverne- ment et ses partenaires de la sphère patronale et syn- dicale, prévue le 6 mars prochain à Annaba, ne sortira pas du contexte qui a marqué ses précédentes. Même si l’agenda de cette réunion n’a pas été détaillé jusque- là, il est évident que l’ordre du jour soit pleinement consacré à la crise économique et financière que tra- verse le pays, depuis l’effondrement des cours du pé- trole. Il sera question, par conséquent, de faire le bilan des actions entreprises dans le sillage de la politique de rationalisation des dépenses publiques, d’équili- brage des répartitions budgétaires et d’examiner les moyens de poursuivre la stabilisation des finances du pays. La réunion qui intervient, à l’instar des précé- dentes, dans une conjoncture spéciale, ne manquera pas non plus de faire le point sur les aspects liés à l’ap- provisionnement du marché, au soutien à la produc- tion nationale dans cette phase qui recommande une régulation du commerce extérieur, ainsi qu’aux pers- pectives en matière de maîtrise de nos importations, à la lumière des mesures prises pour limiter le gaspillage et la fuite des capitaux. Le gouvernement, dont toute entreprise repose, dans cette période délicate, sur l’adhésion de ses par- tenaires sociaux et économiques, devra également ex- poser, à l’occasion de cette réunion tripartite, les détails de son plan d’action au titre du nouveau mo- dèle de croissance (2016-2020), et les moyens de dy- namiser et d’améliorer les instruments d’efficience de l’économie nationale. Une vision du développement qui s’appuie sur une prospective étalée jusqu’en 2030, et qui explore les potentialités censées concourir à as- seoir les bases d’une transition économique orientée vers les filières à forte valeur ajoutée et de substitution aux hydrocarbures. En fait, la situation exige que les efforts soient axés sur la diversification économique, mais aussi sur la transition énergétique qui constitue un axe fondamental de la démarche globale du gou- vernement. Le président de la Confédération des in- dustriels et producteurs algériens (CIPA) nous a déclaré que cette réunion tripartite, dans sa 20 e édition, sera «beaucoup plus» une occasion pour faire «un bilan analytique et comptable de ce qui a été réalisé, et ce qui reste à faire à l’avenir, dans le cadre des ef- forts initiés au titre de la gestion de la crise écono- mique et financière du pays». M. Abdelaziz Mehenni indique, à ce propos, que le patronat est conscient de cette nécessité de «se mobiliser pour relever le défi de la production», et de ce besoin «d’arrêter la gabegie qui prévaut au niveau des transactions commerciales afin de mettre de l’ordre dans les licences d’importa- tion et d’exportation». En somme, «il faut passer le cap», souligne le patron de la CIPA, pour lequel «cette fois-ci, la politique de croissance est sérieusement prise au sérieux en matière de gestion économique», du fait que «nous maintenons les investissements de base», et que «tout le monde soit conscient de ses res- ponsabilités dans cette crise». Aussi, le pacte national de croissance, qui s’inscrit dans la logique d’une trans- formation structurelle de l’économie nationale, est censé adapter les positions aux exigences de l’étape actuelle, et porter les fondements qui guident le mo- dèle économique et social, pour les cinq prochaines années. Ce document, qui s’appuie sur une perspective d’avenir, est censé constituer, dans cette optique, une feuille de route pour la phase à venir, en veillant à as- socier le secteur privé national dans le processus de pilotage du plan d’action du gouvernement. D. Akila

Une nouvelle augmentation de 450 MW La capacité du barrage de Grand Renaissance (Ethiopie) a
Une nouvelle
augmentation
de 450 MW
La capacité du barrage de Grand Renaissance
(Ethiopie) a connu une nouvelle augmentation
de 450 MW suite à l’amélioration des
générateurs utilisés. Cette augmentation de
puissance, qui est la seconde effectuée depuis le
début des travaux, porte ainsi la capacité de
l’infrastructure à 6.450 MW. Cela représente
une augmentation de 1.200 MW par rapport aux
5.250 MW prévus au début des travaux.

Mardi 28 Février 2017

Vie pratique

22

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mardi 1 er DjoumadaEthani1438 correspondant au
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mardi 1 er DjoumadaEthani1438
correspondant au 28 février 2017 :
- Dohr
13h01
- Asr
16h13
- Maghreb
18h45
- Icha.……………………………20h03
Mercredi 2 Djoumada Ethani 1438
correspondant au 1 er Mars2017 :
- Fedjr
05h53
- Echourouk
.07h19
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DÉCÈS

Les familles Benaboud de Aïn El-Beïda et Missoumi de Ksar El-Boukhari ont la douleur de faire part du décès de M me Benaboud Nasira née Missoumi, survenu le 24 février 2017. L’enterrement a eu lieu le 25 février 2017 au cimetière de Chéraga. Puisse Dieu accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis. “A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

El Moudjahid/Pub du 28/02/2017

nous retournons.” El Moudjahid / Pub du 28/02/2017 Anniversaire cher et Hallak Mohamed Mohcen souffle sa
nous retournons.” El Moudjahid / Pub du 28/02/2017 Anniversaire cher et Hallak Mohamed Mohcen souffle sa
Anniversaire cher et Hallak Mohamed Mohcen
Anniversaire
cher
et
Hallak
Mohamed
Mohcen

souffle sa 7 e bougie au sein de sa famille. En cet heureux événement, la famille Hallak, grands et petits, lui souhaitent un joyeux anniversaire et beaucoup de bonheur et de réussite dans la vie inch’Allah.

de bonheur et de réussite dans la vie inch’Allah. El Moudjahid / Pub du 28/02/2017 Anniversaire
de bonheur et de réussite dans la vie inch’Allah. El Moudjahid / Pub du 28/02/2017 Anniversaire

El Moudjahid/Pub du 28/02/2017

Anniversaire C’est le 25 février 2017, que notre chère Wacila Ouaguini a soufflé, dans la
Anniversaire
C’est le 25 février 2017, que
notre chère Wacila Ouaguini
a soufflé, dans la joie et la

gaieté, sa 35 e bougie. En cet heureux événement, ta maman Zahia, tes sœurs Sara

et et santé.
et
et santé.
événement, ta maman Zahia, tes sœurs Sara et et santé. Fadila, tes frères Toufik et Moustapha

Fadila, tes frères Toufik et

Moustapha te souhaitent un joyeux anniversaire, et une

longue vie pleine de bonheur

El Moudjahid/Pub du 28/02/2017

El Moudjahid/Pub du 28/02/2017

 

Demandes d’emploi

 

J.H. cherche emploi dans le domaine de la plomberie ou comme chauffeur de poids-lourd, Alger-Blida. Contacter le : 05.55.36.73.10

 

05.56.03.44.52

——0o0——

J.H. Styliste-modéliste pour hommes et femmes, 20 ans d’expérience, cherche emploi dans un atelier. Tél.: 0561.84.96.34

 

——0o0——

J.H. âgé de 40 ans, cherche un poste de travail dans une société privée ou

publique. Email : Mouh_59@hotmail.com

 

——0o0——

J.H. âgé de 30 ans, architecte avec expérience de 05 ans, étude et suivi, maîtrise bien Cad, auto Card et 3 DS, cherche emploi dans une entreprise

privée ou étatique. Tél. : 0554.38.01.70

 

——0o0——

J.F sérieuse résidant à Alger, ayant diplômes en saisie de textes et pâtisserie, cherche emploi dans les domaines ou autres ; société étatique ou privée. Tél. : 0555.50.35.52

 

——0o0——

J.H âge de 40 ans, expérience chauffeur libre avec permis «B» de 2014 au 2016, maîtrise bien la langue française et l'arabe, cherche un travail de chauffeur dans une entreprise privée ou étatique. Tél. : 0550-22-78-82

 

——0o0——

J.H âgé de 23 ans, ayant TS en gestion et comptabilité INSFP d’Alger, avec expérience en stage pratique au sein de la compagnie d’engineering et au sein de l’entreprise Sonelgaz, maîtrise l’outil informatique, cherche emploi dans le secteur public ou privé. Tél. : 05 53 36 94 40 e-mail : kahlat2000@hotmail.fr

 

——0o0——

J.H 25 ans dynamique et sérieux, titulaire d’une licence en comptabilité

fiscalité. Tél.: 0557.61.20.66

 

——0o0——

J.H diplômé en Marketing touristique et en Communication, maîtrisant parfaitement l’outil informatique, et 03 langues (arabe, français et anglais), cherche emploi stable côté ouest algérien

ou ailleurs. Tél.: 0795.63.39.10 E-mail : beaufroid 333@gmail.com

 

——0o0——

Jeune homme, titulaire d’un master en Génie Civil, option construction, année 2015, université USTHB. Expérience professionnelle : formateur de logiciel Robot bat./Maîtrise AUTOCAD, Robot bat, logiciels informatiques (Word, Excel), cherche emploi dans la spécialité ou

autres domaines. Mob : 0552.60.27.95 E-mail : hichem-pippo@outlook.fr

 

——0o0——

J.H. 28 ans, master GC - option

construction année 2015 maîtrise logiciels : Autocad, Robot Bat. Maîtrise l’outil informatique, cherche emploi. Contacter le : 0552.60.27.45

 

0554.92.74.23

——0o0——

 

El Moudjahid/Pub du 28/02/2017

 
  El Moudjahid / Pub du 28/02/2017   Le 28.02.2017 notre adorable CONDOLÉANCES Le

Le 28.02.2017

notre

adorable

CONDOLÉANCES

Le

Président-Directeur

Général,

Le

Syndicat

d’entreprise, ainsi

que l’ensemble

du personnel du

Crédit Populaire d’Algérie, affectés par le décès de

 

La Sœur de Monsieur GUELIL OMAR

Directeur

du

groupe

d’exploitation

Oran

ville,

présentent à celui-ci, ainsi

qu’à toute

sa famille leurs

condoléances les plus sincères.

 

Puisse

Dieu Tout-Puissant accueillir

le

défunt

en son

vaste Paradis. «À Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons.»

 
 

ANEP 505545 du 28/02/2017

El Moudjahid /Pub

CONDOLÉANCES ANEP 505554 du 28/02/2017 El Moudjahid /Pub
CONDOLÉANCES
ANEP 505554 du 28/02/2017
El Moudjahid /Pub
CONDOLÉANCES ANEP 505555 du 28/02/2017 El Moudjahid /Pub
CONDOLÉANCES
ANEP 505555 du 28/02/2017
El Moudjahid /Pub

Mardi 28 Février 2017

Sp o rt s

23

EL MOUDJAHID

RAOURAOUA, CANDIDAT À SA PROPRE SUCCESSION ?

« TROP TÔT pour le dire »

l L’AG ÉLECTIVE LE 20 MARS.

Standing-ovation, motions de soutien au président sortant, Mohamed Raouraoua, et règlement de comptes ont caractérisé l’assemblée générale ordinaire de la Fédération algérienne de football, tenue hier au centre de Sidi Moussa. L’assemblée générale élective est prévue le 20 mars.

P lusieurs points étaient à l’ordre du jour de cette AGO, qui s’est soldée par l’adoption à l’unanimité des bilans

moral et financier de l’exercice 2016, ainsi que l’approbation des différentes proposi- tions soumises par le bureau fédéral sortant. Après avoir constaté que le quorum fut lar- gement atteint (97 membres présents sur les 104 que compte l’assemblée), le secrétaire général de la FAF, en l’occurrence M. Sid Ali Yahyaoui, a lancé les travaux de cette as- semblée, qui ont commencé par un hom- mage à certaines personnalités. En effet, la fédération a tenu à honorer des figures de notre sport roi, à l’image de feu Mourad Ab- delwahab, feu Kecem Elimam, Abdelhakim Serrar, Remache Tahar, Mohamed Belagha, Mimoun Mohemed, Mohamed Benouza, Kha- lef Mahieddine ou encore notre confrère Ahmed Achour, en leur décernant l’ordre du mérite de la FAF. Les membres de l’AG ont par la suite donné leur quitus à l’unanimité pour le mandat (2012- 2016) du bureau sortant et son président, avant d’approuver le bilan prévisionnel de 2017. «Contrairement à cer- tains, nous sommes des personnes responsa- bles et nous le resterons jusqu’au bout. Ainsi, nous avons tout mis en œuvre pour la prépa- ration du bilan prévisionnel de l’année en cours, et dont l’enveloppe consacrée s’élève à environ 4,5 milliards de dinars», a déclaré Raouraoua, en précisant : «Nous n’avons ja- mais dit que l’État ne nous aide pas. Grâce aux projets infrastructurels et aux différents finan- cements inscrits dans le programme du Prési- dent Abdelaziz Bouteflika, la fédération a pu réaliser un grand travail pour le développe- ment et la promotion du football national. Si nous avons refusé la subvention du MJS, c’est justement pour donner l’exemple. Aussi, nous avons, à travers ce geste, donné la possibilité aux pouvoirs publics d’apporter leurs aides

possibilité aux pouvoirs publics d’apporter leurs aides candidature. La porte est ouverte à tous ceux qui

candidature. La porte est ouverte à tous ceux qui répondent aux critères d’éligibilité. Et, à ce titre, je tiens à dire à M. Mouldi Aïs- saoui, que les problèmes algéro-algériens se règlent dans notre pays. D’autant plus que lorsqu’il était ministre, il ne voulait pas qu’on sollicite des institutions étrangères pour les différents litiges rencontrés avec les fédérations à l’époque. Il y a toutes les struc- tures légales et nécessaires pour introduire les recours qu’il souhaite s’il se sent lésé. J’accepte les critiques lorsqu’il s’agit de mes différents choix ou encore d’un résultat tech- nique. Cependant, je n’accepte en aucun cas les insultes qui touchent à notre dignité et à notre honneur. Surtout lorsqu’elles provien- nent de la part de certaines personnes qui ont beaucoup de choses à se reprocher. Aussi, je n’accepte pas qu’on remette en cause le natio- nalisme des joueurs qui viennent de l’étranger, à l’image des Mahrez et de Brahimi», a-t-il dé- claré. En marge de cette assemblée générale, Raou- raoua, qui a été accueilli par un standing-ova- tion par l’ensemble des membres de l’AG, a bénéficié de motions de soutien de la part des présidents de clubs professionnels, des prési- dents des ligues régionales et des ligues de wi- laya. Tous souhaitent que Raouraoua brigue un nouveau mandat. À l’issue de l’AG, nous nous sommes rapprochés du président sortant pour lui demander s’il allait se représenter. Sa repense, bien qu’évasive, en dit long sur ses intentions. «Il est encore trop tôt pour le dire», nous a-t-il déclaré. Néanmoins, au cours de son discours, le président de la FAF, qui a an- noncé sa candidature au comité exécutif de la CAF, a laissé échapper : «Je dis à tout mes dé- tracteurs que Raouraoua continuera à contri- buer à faire brandir l’emblème national toujours plus haut.» Rédha Maouche

aux fédérations qui en ont plus besoin.» Les travaux de l’AG se sont poursuivis par l’inté- gration officielle de la Ligue de football en salle et la désignation des commissions des in- ventaires et de la gestion de l’AG élective du 20 mars. Par ailleurs, le président de la FAF a refusé d’inscrire à l’ordre du jour la proposi- tion des onze clubs pour augmenter le nombre de clubs des Ligues 1 et 2, à 20. «On ne peut pas retenir ce point à l’ordre du jour de cette AG, dans la mesure où il a été proposé hors délais. Cependant, je propose au président de la JSK, Mohand Cherif Hannachi, qui m’a remis cette proposition, de recueillir, comme le stipule la réglementation en vigueur, la si- gnature des deux tiers des membres de l’as- semblée, pour l’organisation d’une AG extraordinaire», a souligné Raouraoua, qui a profité de cette tribune pour régler ses comptes et apporter certaines précisions. «Contraire- ment à ce que certains racontent dans les pla- teaux de télévision, nous ne sommes pas venus au football pour nous enrichir. Bien au contraire, il nous arrive, tous les autres prési- dents de club et de ligue et moi-même, de don- ner de notre poche pour aider le football. Par ailleurs, j’invite les gens qui passent leur temps à critiquer le travail des autres dans les différentes chaînes de télévision, notamment MM. Kouici et Madjer, à venir présenter leur

LFP / AGO

ADOPTION DES BILANS moral et financier

Le président de la Ligue de football profes- sionnel (LFP) Mahfoud Kerbadj a affirmé di- manche que l'adoption des bilans moral et financier de son instance "est le résultat d'une confiance mutuelle", à l'issue des travaux de l'assemblée générale ordinaire (AGO) tenue au centre technique de Sidi Moussa. "L'adoption des bilans moral et financier de la LFP est le ré- sultat d'une confiance mutuelle entre les clubs et cette instance. Cela prouve également la bonne gestion qui existe au sein de la LFP. Je resterai toujours à l'écoute des clubs, dans l'ob- jectif d'œuvrer pour leur bon fonctionnement", a indiqué à l'APS le premier responsable de

a indiqué à l'APS le premier responsable de l'instance peu après la fin des travaux. Les

l'instance peu après la fin des travaux. Les bi- lans moral et financier de la LFP pour l'année 2016 ont été adoptés à la majorité en présence de 35 des 41 membres composant l'assemblée

générale. Interrogé sur son avenir à la tête de la LFP, une année après sa réélection, Kerbadj à indiqué qu'il comptait terminer son mandat jusqu'à son terme. "Je compte terminer mon mandat jusqu'en 2019. Je suis concentré plei- nement sur ma mission à la tête de la LFP, et je ne songe pas à me retirer", a-t-il ajouté. Par ailleurs, le président de la LFP a laissé entendre que le président de la Fédération algérienne (FAF) Mohamed Raouraoua, dont le mandat à pris fin, devrait bel et bien briguer un nouveau mandat. "Raouraoua n'a pas dit qu'il partait, il pourrait bien briguer un nouveau mandat", a- t-il conclu.

T

OPS

FABOXE-

PRÉSIDENCE

Quatre candidats retenus

Quatre dossiers pour le poste de pré- sident de la Fédération algérienne de boxe (FAB) ont été retenus par la Com- mission de candidature, en vue de l'as- semblée générale élective (AGE) qui aura lieu au complexe sportif Sveltess de Chéraga (Alger), a appris l'APS du secrétariat général de la FAB. Il s'agit de Bessalem, ancien président de la FAB, Ayache (M'Sila), Bouchouiya (Alger) et Nehassia (Aïn Defla). «La Commis- sion de candidature a clôturé son travail samedi à 9h00 avec la validation de qua- tre dossiers pour le poste de président et 20 autres pour le bureau fédéral. Le tra- vail de la commission de recours s’est poursuivi hier», a précisé la même source. Le président sortant, Nabil Sadi, a été déclaré inéligible par le ministère de la Jeunesse et des Sports pour le man- dat olympique 2017-2020.

JSK

Rahmouni et Moussouni FACE À LA PRESSION

Le derby de la Kabylie, de- vant opposer le MOB à la JSK ce jeudi, a été finalement re- porté de vingt-quatre heures. En effet, ledit match se jouera finalement vendredi au lieu de jeudi à 16h, à huis clos, et ce, suite à la sanction infligée au stade de l'Unité Maghrébine après les incidents ayant émaillé le match MOB- USMA. Pour la première fois, les deux clubs phares de la Ka- bylie vont se croiser au cours d'un match qui s'annonce déjà déterminant pour leur avenir en Ligue 1 Mobilis.Avant-dernier et dernier au classement géné- ral, la JSK et le MOB manifes- tent un besoin vital de points, ce qui fait qu'on s'attend à as- sister à un match très disputé. Tenue en échec pour la énième fois à domicile cette saison, la JSK est en danger. Le club le plus titré du pays n'a ja- mais été aussi proche d'être re- légué. Le nul concédé face à la JS Saoura, samedi (0-0) accen-

tue encore plus la pression sur le groupe. Samedi, et sans doute pour la première fois de la saison, les supporters ka- byles se sont montrés particu- lièrement virulents avec leurs joueurs. Après le match, les fans des Canaris ont tiré la sonnette d'alarme et n'ont pas manqué de mettre les joueurs devant leurs responsabilités. C'est dire que ce match face au MOB va être déterminant pour l'avenir de la JSK en Ligue 1 Mobilis. Les coéquipiers de Boulaoui- dat, complètement à côté sa- medi face à Saoura, se sont donné le mot de revenir avec les trois points de Béjaia. C'est beau de se motiver en consé- quence, mais encore faut-il trouver les ressources néces- saires pour relever un tel défi. La posture du MOB en cham- pionnat et la complexité de la situation font que la mission des Canaris ne s'annonce pas de tout repos. Faouzi Mous-

souni a eu à contenir la bronca des supporters, à la fin du match, à l'égard de ses joueurs. L'euphorie de la qualification en coupe de la CAF passée, la JSK retombe de nouveau dans ses travers. Mourad Rahmouni a fait un constat amer à la fin du match, en expliquant qu'il ne pouvait pas faire plus avec un groupe techniquement li- mité. Les deux hommes ont en- trepris un travail psychologique, parlé aux joueurs et ont réussi à provo- quer le déclic tant espéré à l'oc- casion de la réception de Monrovia (4-0) en coupe de la CAF, mais n'ont pas pu enchaî- ner avec la JS Saoura comme ils l'espéraient. Tout est donc à refaire pour Rahmouni et Moussouni qui vont devoir gérer aussi la pression de plus en plus grandissante de la rue, au moment où le vent de la re- légation souffle de plus en plus fort sur les nuques des joueurs. Amar B.

DANS LA LUCARNE
DANS LA LUCARNE

Des mi-temps interminables

l Notre championnat national, aussi bien de Ligue1 que de Ligue2,

connaît quelques problèmes au ni- veau du respect des horaires. En effet, nos rencontres de football commencent à un horaire et se terminent au-delà du temps

imparti à une rencontre de football. Nos matches n'ont que rarement respecté les horaires. Par exemple, un match peut dé- buter à 14h et ne s'achever que deux heures plus tard. Et cela a tendance à se répéter de journée en journée et de saison en saison. Certes, les concernés et même les gens de la presse ont beau rouspéter, montrer leur désapprobation, il n'en fut rien. C'est toujours la même chose. Même la télévision nationale est confrontée au

même problème, puisqu'elle a été obligée,

à plusieurs reprises, à arrêter la transmis- sion d'un match parce qu'il a débordé sur

la programmation de la télévision elle-

même. Une situation qui malheureusement

a tendance à perdurer de saison en saison,

rendant l'atmosphère encore plus intena- ble dans le milieu footballistique algérien. Le respect des horaires des matches est par- tout ailleurs quelque chose de sacré, puisque le temps, qu'on le veuille ou non, est compté en secondes. Par conséquent, nul n'a le droit de remettre en cause le dé- roulement de nos matches de football. Chaque week-end qui passe nous apporte son lot de surprises. Nombreuses sont les rencontres qui débutent, à titre d'exemple, vers 16 heures. Théoriquement, et même si l'arbitre officiant cette empoignade ajoute un temps additionnel, aussi bien à la fin du premier half que de la rencontre, elle ne peut aucunement déborder de 30 minutes par rapport au temps imparti à une ren- contre de football. C'est-à-dire une heure et demie. Elle peut se terminer avec cinq minutes de retard, mais pas plus. Il y a, ce- pendant, des exceptions à la règle comme par exemple la survenue d’échauffourées ou de bagarres interminables. Il y a aussi l'agression sur un arbitre ou une équipe qui quitte le terrain, situation où l'homme au sifflet devra attendre la période régle- mentaire avant de siffler la fin du match. Ce sont néanmoins des cas qui ne sont pas fréquents. On parle ici des matches qui se déroulent dans des conditions normales, et malgré cela, ils ne se terminent pas comme tout le monde l’aurait aimé. Avec l'ap- proche de la fin du championnat national prévue normalement au courant du mois de juin prochain, tous les observateurs craignent les tentatives d'arrangement de matches. Ce qui déteint directement sur les résultats des matches. C'est-à-dire que gé- néralement ils seront faussés au détriment toujours d'une équipe par rapport à l'au- tre. Et la préservation de la morale et de l'éthique sportive est quelque chose de sacré, immuable qu'on ne peut transgres- ser. Pourtant, tout le monde ou presque suit les championnats européens et même ceux d'autres continents. Personne n'a été importuné par le déroulement des matches de football. Car ils savent tous que l'ho- raire est respecté à la seconde près. Là, le temps est précieux et surtout il est d'argent. Dans ces pays, ce sont les grandes chaînes de télévision qui tiennent de main de maî- tre la transmission des matches et surtout les droits TV. Nul n'a le droit d'être irres- pectueux du temps qui passe et notamment le déroulement des matches. Une mi-temps doit durer au plus tard 10 à 15 minutes. On ne doit pas déborder pour le plaisir de le faire. C'est la rançon de la réussite et sur- tout du bon déroulement de nos matches de football. Aujourd'hui, il faut préciser que ce n'est pas le cas. Des clubs font ce que bon leur semble sans se référer à qui- conque. Les arbitres ont été instruits pour faire respecter la durée de la mi-temps qui ne doit pas dépasser le quart d'heure. Mal- heureusement, on est en train de vivre la même situation sans que rien ne change. C'est vraiment dommage !

Hamid Gharbi

Mardi 28 Février 2017

PROGRAMME AADL1 jets seront livrés quel que soit le temps pris», a- t-il encore expliqué.

PROGRAMME AADL1

PROGRAMME AADL1 jets seront livrés quel que soit le temps pris», a- t-il encore expliqué. Le

jets seront livrés quel que soit le temps pris», a- t-il encore expliqué. Le programme AADL, des- tiné aux couches moyennes, a bénéficié, faut-il le rappeler, d'un financement additionnel de 120.000 unités, faisant augmenter le nombre des logements prévus dans le budget à 470.000 uni- tés. M. Tebboune a précisé que le programme location-vente de 150.000 unités, initialement, a été progressivement élargi à la réalisation de 80.000 unités en 2013, à 80.000 autres en 2015 et à 40.000 unités en 2016, auxquelles s'ajoutent récemment 120.000 nouvelles unités, ramenant ainsi le nombre global prévu au titre de ce pro- gramme à 470.000 unités. «Il s'agit d'une confir- mation de la détermination des autorités à poursuivre le programme de logements qui ne sera pas suspendu, quelle que soit la conjonc- ture», a indiqué le ministre. «Les premières opérations de distribution des logements AADL 2 à Alger débuteront avant la fin du premier semestre 2017», a souvent an- noncé le ministre, ces derniers temps.

Aucune difficulté de financement des programmes

Le ministre a déploré, par ailleurs, le retard enregistré dans certaines wilayas, à l'instar de Bé- jaïa, Bouira et Boumerdès, imputant cela à des problèmes objectifs liés essentiellement au fon-

cier. M. Tebboune a mis en garde contre les «tentatives de désinformation que mènent certaines parties qui veulent ex- ploiter le dossier du logement pour semer l'anarchie», exprimant son indi- gnation quant aux propos faisant état de l'arrêt des projets en raison des difficul- tés financières que traverse le pays. «Il est vrai que nous ne vivons pas dans un paradis, mais il est grave et inaccepta- ble de dire que la situation actuelle est un enfer», a-t-il déclaré, ajoutant que «malgré le recul des recettes du pays, la croissance continue, en témoignent les projets d'habitat et les postes de tra- vail». Répondant à une question sur l'identité des parties qui sont derrière ces campagnes, le ministre a répliqué que ces complots sont ourdis dans de grands la- boratoires par des personnes qui ont l'art de ma- nipuler les sentiments, affirmant qu'il avait une totale confiance en la maturité desAlgériens pour barrer la route à ces velléités. «Les engagements du secteur de l'Habitat à l'égard des citoyens découlent des instructions du Président de la République, Abdelaziz Boute- flika, et du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour mettre les projets du secteur à l'abri des ré- percussions du recul des recettes financières du pays», a précisé, à une autre occasion, M. Teb- boune. Plus de 920.000 logements, toutes for- mules confondues, sont en cours de réalisation, à travers le territoire national, et aucun projet n'a rencontré de difficultés de financement à ce jour, a-t-il affirmé. «Les projets de logement ont apporté de la sé- rénité aux citoyens», a-t-il dit, ajoutant que «les citoyens ne se laissent plus berner par la désin- formation, car la cadence de réalisation des lo- gements est claire pour tous». «Nous savons qui est derrière les sit-in organisés çà et là. Ce ne sont pas les citoyens, car ces derniers savent qu'ils ont affaire à des hommes qui tiennent leurs pro- messes», a ajouté M. Tebboune. Pour le ministre, «la crise du logement en Algérie est en voie de

règlement». Salima Ettouahria

ajouté. «Un atelier sera organisé fin avril prochain sur le service pu- blic et la méthode que l'Adminis- tration doit adopter en vue d'assurer des services de qualité au citoyen», étant «au cœur» des réformes vi- sant à améliorer les performances de l'Administration. Créé récem- ment par décret présidentiel et ins- tallé en mars 2016, l'ONSP est un nouvel organe consultatif chargé du développement de l'Administration et de la lutte contre la bureaucratie. L'ONSP est composé de cinq per-

sonnalités parmi les hauts cadres ayant exercé des fonctions supé- rieures au sein des institutions de l'État et de représentants des mi- nistères des Finances, de l'Industrie et des Mines, de l'Énergie, du Com- merce, de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, des Transports, de l'Éducation nationale, du Travail, de l'emploi et de la Sécurité sociale, de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, et de la Poste et des Technologies de l'in- formation et de la communication.

POUR LA FÊTE NATIONALE DE SON PAYS

Le Président bouteflika félicite son homologue de la république dominicaine

Le Président de la Répu- blique, Abdela-

ziz Bouteflika,

a adressé un

message de fé- licitations au

Président de la

R é p u b l i q u e

Dominicaine, Danilo Medina Sanchez, à l'oc- casion de la cé- lébration de la fête nationale de son pays,

dans lequel il l'a assuré de sa disponibilité

à œuvrer au développement des relations

d'amitié et de coopération entre les deux pays. «Il me plaît, au moment où votre pays célèbre sa fête nationale, de vous adresser, au nom du peuple et du gouver- nement algériens, ainsi qu'en mon nom

personnel, nos chaleureuses félicitations

et mes vœux de santé et de bonheur pour

vous-même, et de paix et de prospérité

pour le peuple dominicain ami», écrit le Président Bouteflika dans son message.

«Je tiens, en cette occasion, à vous assurer

son message. «Je tiens, en cette occasion, à vous assurer de ma disponibilité à œuvrer, avec

de

ma disponibilité à œuvrer, avec vous,

au

développement des relations d'amitié

et

de coopération entre nos deux pays», a

ajouté le Chef de l'État.

ALGÉRIE - QATAR L’ÉMIR DU QATAR SALUE LE RÔLE DE L’ALGÉRIE DANS

LA STABILITÉ DES PAYS

ARABES ET MUSULMANS

L'Émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a salué, hier à Doha

(Qatar), lors de l'audience qu'il a accordée

au président de l'Assemblée populaire na-

tionale (APN), Mohamed Larbi Ould- Khelifa, le rôle constructif de l'Algérie dans la stabilité des pays arabes et musul-

mans, tels la Libye et le Mali, a indiqué un communiqué de l'APN. L'Émir qatari a

mis en avant les relations historiques et de

qualité qui lient les deux pays, soulignant

le «rôle constructif de l'Algérie sous la di-

rection du Président de la République, Ab- delaziz Bouteflika, dans la stabilité des pays arabes et musulmans, tels la Libye et

le Mali». Cheikh Tamim Ben Hamad Al

Thani a qualifié l'Algérie d’«État pivot dans les relations économiques arabes», exprimant la disponibilité de son pays à «promouvoir les opportunités de coopéra- tion et d'investissement entre les deux pays». Le président de l'APN, Mohamed

Larbi Ould-Khelifa, est en visite au Qatar,

à l'invitation du président du Conseil

consultatif qatari, Mohamed Ben Mouba-

rak El-Khelifi. (APS)

qatari, Mohamed Ben Mouba- rak El-Khelifi. (APS) Les projets Livrés début avriL Le ministre de l’Habitat,

Les projets Livrés début avriL

Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, ministre par intérim du Commerce, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué que les dernières intempéries qu’a connues le pays, durant les mois de décembre et de janvier derniers, ont causé l’arrêt de plusieurs projets et travaux de réalisation des logements AADL.

L e ministre qui visitait, cette se- maine, le chantier de la grande mosquée, a tenu à rassurer encore

une fois les souscripteurs, en affirmant qu’en dépit de ces contraintes, «le pro- gramme AADL1 sera achevé dans sa to- talité au plus tard, le début du mois d’avril prochain». Et c’est le cas déjà dans plusieurs wilayas, à l’instar d’Oran et de Khenchela, où les services de l’agence ont entamé la distribution des logements aux souscripteurs du pro- gramme AADL2. Il faut dire qu’au-delà des aléas, l'Agence nationale d'amélioration et de développement du logement (AADL) devait achever la distribution des loge- ments aux souscripteurs des programmes 2001 et 2002 (AADL 1), en mars prochain, pour entamer ensuite les opérations de distribution des logements aux souscripteurs au programme 2013 (AADL 2). Les projets sont réalisés à un rythme soutenu, la preuve étant que des logements sont livrés dans des délais de 10 mois après leur lan- cement. Toutefois, le ministre précise que «de manière générale, il faut compter entre 24 mois et 32 mois. Nous avons atteint des délais et une efficacité pratiquement incompressibles. Le ci- toyen algérien est impatient, et c’est compréhen- sible. C’est pour cela que nous avons mis en place le système de pré-affectation à partir d’un taux de réalisation de 70%, pour le rassurer et lui montrer que le projet, son bâtiment et son appar-

tement sont bien là», a-t-il expliqué. Abdelmad- jid Tebboune cite également d’autres problèmes

à l’origine du retard accusé dans la réalisation de

certains projets, et qui sont, entre autres, le chan- gement de terrain d’assiette attribué, «ce qui n’est pas du ressort du ministère». «Lorsqu’on nous attribue du foncier, nous lançons les études et la sélection des entreprises. En cours de route, il arrive que ce terrain soit retiré et que l’on change d’emplacement. À ce moment-là, nous refaisons le même processus de sélection, ce qui prend encore 6 mois. Et cela peut arriver deux ou trois fois pour le même projet, donc on prend jusqu’à 1 an et demi de retard. Mais tous les pro-

OBSERVATOIRE NATIONAL DU SERVICE PUBLIC

Proposition de création d’un portail électronique unifié

Le président de l'Observatoire national du service public (ONSP), Abdelhak Saïhi, a proposé la créa- tion d'un «portail électronique offi- ciel unifié», pour tous les services publics, afin d'assurer au citoyen des prestations publiques de qualité

et lui faciliter l'accès aux informa- tions. La création d'un «portail électronique unifié» rassemblant tous les services publics est à même de faciliter l'accès du citoyen

à l'information en «un seul clic» et de développer l'Administration, a

déclaré M. Saïhi, en marge de la réunion de cette instance. L'unifi- cation des services et l'introduction de toutes les informations pouvant intéresser le citoyen dans un même portail sont à même d'imprimer da- vantage de «crédibilité et de sou- plesse dans l'Administration», a-t-il estimé. Cette proposition sera in- cluse au sein «des recommanda- tions» que l'ONSP devrait soumettre, avant la fin de l'année en

cours, au Premier ministre et au Président de la République, a-t-il

Premier ministre et au Président de la République, a-t-il C OMME N TA IR E INJUSTIFIABLE

C OMME N TA IR E

INJUSTIFIABLE !

personnels, autant on ne doit pas se taire quand les crimes commis sur notre sol sont habillés du costume de la rigueur scientifique, pour justifier l’injustifiable (à l’exemple du récent livre qui a réécrit l’histoire du bachagha Bengana). Un exemple de ce révisionnisme nous est fourni par un historien, professeur d'histoire contemporaine dans une université parisienne, et spécialiste du Maghreb et du monde arabe, Pierre Vermeren, qui s’est fendu d’un article, « La névrose franco-algérienne et la faute d'Emmanuel Macron », publié dans la plate-forme des débats du Figaro. Cet historien ose

affirmer : « La colonisation n'a pas été tendre. Les opérations

de guerre ont toujours été brutales et dévastatrices

paysans et les hommes des tribus d'Algérie le savaient. Et ne s'en offusquaient pas. » Oui, vous avez bien lu, les Algériens ne s’en offusquaient pas ! On imagine nos ancêtres regarder

avec stoïcisme leurs familles tuées, leur récolte brûlées, leur

bétail décimé ou même mieux

camp au son de la zorna ! On imagine les Algériens danser et chanter sous les balles de l’armée et de la milice, en mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata. On imagine ces fêtes qui dureraient jusque tard dans la nuit, dans les dechras, dans la Casbah, quand les paras venaient « cueillir » un indigène. Et ces rires à n’en plus finir de celui qu’on passait par la gégène et cette mémorable danse au son du raï de Zabana marchant

Mais les

danser autour d’un feu de

vers l’échafaud. Et ces cris de joie des Algériens quand ils ont investi les maisons des colons pour découvrir enterrés dans les caves, des cadavres d’Algériens « disparus ». Pierre Vermeren, aussi, « plus la colonisation étendait son domaine, plus les Français partaient s'installer en ville. De sorte que la France coloniale a toujours été cantonnée à de petites parties du vaste territoire algérien ». À le croire, les Français étaient cloîtrés, cantonnés dans des petites parcelles, entassés dans les villes, au moment où les Algériens jouissaient de l’immensité de leur territoire. On se demande à qui appartenaient ces grands domaines agricoles, qui avait le droit de vie et de mort dans nos vastes plaines de la Mitidja ou de la M’leta ? Cependant, cet historien ne peut nier un fait, il y a bien eu une guerre. Si les Algériens ne s’offusquaient pas des massacres du colonialisme, pourquoi ont-ils alors pris, régulièrement, les armes ? Il a une réponse ! On le cite : « Ce que les Algériens ont reproché à la France, ce n'est pas de les avoir colonisés… c'est de les avoir exclus d'un régime pacifique, politique et juridique. » On ne reproche pas à la France de nous avoir colonisés ! Voyons, on n’est pas ingrat ! Un système qui a tué, rasé, brûlé, parqué, bombardé, réduit à l’asservissement sa force vitale, exclut des centres du savoir la majorité des « ya ouled », maintenu dans les rôles de « Fatma », d’innombrables Algériennes, et maintenu sous la barre de cinquante ans notre espérance de vie, ne peut pas être criminel !

Mohamed Koursi

l La vérité, disait Montesquieu, même dans l’obscurité

où elle se couvre, il faut la prendre, l’embrasser et la

saisir. Que se passe-t-il dans cette France qui a

rayonné sur le plan des idées, il y a quelques siècles, et qui aujourd’hui offre le piteux exemple d’écrits au contenu totalement absurde ? (pour reprendre le qualificatif de nombreux historiens, y compris Français qui ont réagi à ce révisionnisme). On ne parle pas d’une bonne partie de la classe politique dont les éléments de langage sont calés sur un électorat tétanisé par l’idée du déclassement social et la peur de la précarité matérielle, mais de ces « intellectuels » qui écrivent et professent dans les universités drapés de diplômes qui leur permettent d’avancer des inepties. Des intellectuels qui pensent, sans avoir peur du ridicule, qu’une armée coloniale qui pénètre dans un pays apporte dans ses bagages des livres et des plans pour construire des hôpitaux, des universités et des écoles, et pas des engins de mort et de destruction. En 2017, ils en sont, encore, à se demander si la France coloniale avait « réellement » commis des crimes contre l’humanité en Algérie ! Certes, le doute est le propre de l'esprit critique éveillé, mais, avertit Diderot, il doit être au service de la raison, pas de la bêtise. Nier le crime colonial. On ne parle pas de la fonction politique de ce concept juridique (crime contre l’humanité), construit de façon opportune pour juger les crimes nazis, mais de la réalité qui va au-delà. Autant on peut traiter avec une distance les propos de politiques, dont les mots sont dictés par des agendas