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Compte rendu de la mission effectuée au Yémen en Novembre 99

Pr. Pierre Lasjaunias, Décembre 1999

I - La première rencontre à l’Université de SANAA, en présence de Benoît Tadié ne


m’a pas apporté beaucoup d’information si ce n’est qu’elle confirme que l’université
médicale de Sanaa est une université médicale et para-médicale et qu’elle cherche à
mettre en place un enseignement de spécialité. L’enseignement principal semble
porter sur des séminaires de courte durée, de contenu surtout clinique. Il est
confirmé à cette occasion que l’enseignement a lieu en anglais.

II - La rencontre à Taez va être un peu plus précise. La faculté de Médecine et de


Science vient d’ouvrir ; elle comporte une école de médecine, et regroupe également
une faculté dentaire, pharmacie, de techniciens de laboratoire et d’infirmières. Il
existe aujourd’hui 35 étudiants en médecine inscrits. Le pré-requis est bien entendu
le diplôme de fin d’école secondaire où malheureusement le niveau d’anglais est très
modeste. Il existe donc une année prépératoire avec des cours intensifs d‘anglais,
mais aussi de physique, de chimie et de biologie. Cette section s’effectue en
collaboration avec la faculté des sciences, mais la faculté de médecine en détermine le
contenu.
La deuxième partie est constituée d’un curriculum de 5 ans et qui comprend 2 ans de
basic medical sciences, un an d’applied science et 2 ans de clinical sciences. La
demande porte sur la qualité de l’encadrement à ce stade, mais aussi des ressources
de type audio-visuelles pour l’auto-enseignement, la bibliothèque, ordinateurs, CD
rom, etc… Le but semble de former des médecins praticiens et de structurer ce qui
est appelé « Integration Community System ». L’organisation WHO soutien et
encourage ce projet.
La 6ème année est consacrée à une résidence type « Internship ».
La formation continue est sous la dépendance des autorités de santé avec une
coordination nationale et c’est la Yemeni Medical Association qui délivre la licence
d’exercice.
La demande du Doyen de la faculté de Taiz porte également sur le soutien à
l’éducation continue car il n’y a pas assez d’enseignants. Il souhaite que la formation
continue sur ce type de profil de médecin formés, porte sur la maîtrise des
indications de la radiologie du Laboratoire et de ses résultats, mais aussi de la
pharmacologie et des thérapeutiques en général.
Il souhaiterait également qu’il y ait des bourses qui puissent être attribuées pour que
les médecins déjà identifiés dans la communauté médicale de Taiz, puissent obtenir
les compétence et les qualification leur permettant de devenir les futurs professeurs
et Chairman de l’Université.
Ils utilisent également des statues de visiting professor où le Professeur Associé
pendant les périodes plus ou moins longues, dont le salaire est de 1 600 USD le
premier mois et de 90 000 Ryales les mois suivants. A cette occasion, ils pensent que
des séminaires d’enseignement bloqués soit dans les disciplines fondamentales, soit
dans les disciplines cliniques au cours du curriculum, pourraient être organisées en
partenariat avec les tutelles françaises.

Il y a 6 université médicales au Yémen ; en réalité deux fonctionnent déjà à Sanaa et à


Aden, et celle qui vient de s’ouvrir à Taïz, les autres sont moins bien connues ; la 6ème
étant celle de Damar et n’ont pas encore construite. Selon le Doyen de la Faculté de
Taïz, il existe deux professeurs Yéménites de physiologie, tous les autres professeurs
de sciences fondamentales sont des étrangers. Ils viennent pour l’essentiel du
Pakistan, de l’Irak, de la Russie, de l’Egypte, du Soudan.

III - La rencontre avec le vice doyen de la Faculté de Sanaa reprend les données déjà
enregistrées à Taïz en précisant un certain nombre de points.
L’Université de Sanaa a commencé en 1985. Il existe une année préparatoire portant
essentiellement sur la physique, chimie, biologie et l’anglais et un examen qui, s’il ne
représente pas un concours, classe les étudiants pour en prendre les meilleurs. 1 400
étudiants étaient candidats, 150 sont retenus en médecine, 80 en dentaire et
finalement 450 étudiants se répartissent entre médecine, dentaire, pharmacie,
laboratoire et nursing.
L’entrée dans les écoles de médecine proprement dites va là encore retrouver le
circuit des 2 ans. A cette occasion on nous indique qu’environ 100 étudiants sont en
médecine à Aden et que les autres universités débutent. Les deux premières années
de médecine constituent un cycle avec un contrôle de connaissance continue intitulé
« Comprehensive examination ». L’année suivante est consacrée à l’ « applied
medicine » (microbiologie, etc…) et sanctionnée par un examen. Puis les deux années
de « clinical medicine » vont elles porter sur les certificat intégrés par appareil. Au
terme de ces deux ans qui comportent un externat, il y a un examen. L’étudiant en
médecine est alors intégré dans un stage de résident à l’Hôpital pendant 1 an. Il
obtient alors son diplôme de médecine et son Licencing par la Yemeni Medical
Association.
Les problèmes qui sont abordés ne s’ont qu’effleurés, mais portent sur les difficultés
de communication et de langage en relation avec les enseignants russes, soudanais,
pakistanais, roumains, etc..
La volonté de développer des certificats intégrés n’est pas encore arrivée à son
terme ; il existe un Upper Educational Committee dont le rôle est d’essayer
d’organiser ce type de curriculum. Il ne semble pas exister d’examen national, ce qui
créé vraisemblablement des disparités parmi les universités présentes et à venir.
A Sanaa il existe des enseignants étrangers qui viennent participer à la surveillance
des examens. 20 à 25 Examinateurs semblent intervenir à l’Université de Sanaa. Il
n’existe pas de traitement docimologique des informations collectées. Le vice-Doyen
rappelle à cette occasion que la WHO, le ministère de l’éducation soutiennent ces
initiatives et financent également des diplômes à l’étranger comme des médical
degree (MD) au Soudan, des master degree ou des fellowship en Angleterre (MSc,
FRCP). Les informations suivantes vont être un peu compliquées ; il s’agit de la
volonté de créer des diplômes de spécialités ainsi que de diplomer les enseignants et
initier une recherche. Un certain nombre d’étudiants semblent faire des PhD en
Jordanie, mais le désir est de développer plutôt des diplômes effectués en angleterre
(3 PhD seraient actuellement à Liverpool sur des thématiques infectieuses et
parasitaires, et un autre à London University ; aucun d’entre eux n’aurait fini). Le
vice-Doyen espère également créer des programmes avec les Etats Unis sur lesquels
les financements ne sont pas clairs, ni les objectifs. Il souhaiterait enfin essayer
d’établir des liens académiques entre les universités, mais dans un cadre qui reste
encore peu explicite.

IV - La rencontre avec le directeur du Thaora va avoir lieu peu de temps avant notre
départ et s’effectuera en présence de deux adjoints, dont l’un est en charge du
contrôle de qualité des Affaires académiques et de la recherche, et l’autre des affaires
purement administratives.
Le directeur de l’Hôpital rappelle 4 objectifs de collaboration éventuellement avec
l’Association :
1) l’organisation du troisième Yemeni Cardiologic Meeting en Mars 2000 où le
Docteur Jean-Louis Georges est invité ; mais le Directeur rappelle qu’il
conviendrait que l’association puisse sponsoriser son voyage, éventuellement
celui d’autres cardiologues de l’association. Le nom de l’Association pourrait
apparaître alors sur la brochure d’annonce comme partenaire de l’organisation
2) il est souhaitable d’établir des liens directs entre département de l’Hôpital du
Thaora et les hôpitaux français. A cette occasion le directeur rappelle qu’il y aura
au Thora des équipements nouveaux vers la fin Mars, notamment un scanner
mais aussi une angiographie avec le soutient de l’industrie Philips. La demande
d’expertise avec les services français est donc importante.
3) Il souhaiterait que puisse être organisé en collaboration avec la France un grand
séminaire médical centré sur la cardiologie, mais de façon non exclusive, pouvant
regrouper 400 participants Yéménites et nécessitant environ 8 mois de
préparation.
4) Il existe un désir de développer la profession d’infirmière Yéménite et de
remplacer progressivement toutes les infirmières expatriées. En 1999, 35% de la
population des infirmières étaient Yéménites. Il conviendrait donc d’améliorer la
formation des Infirmières, en particulier des soins intensifs.
Il n’existe pas de désir de dupliquer l’enseignement fait pour des Infirmières à
l’Université. Le Thaora a néanmoins créé un Nursing Institute qui prendrait les
étudiants avant la fin du secondaire. Cette demande s’étend également aux
physiothérapeutes et aux techniciens de radiologie, de façon malgré tout moins
importante. Le directeur rappelle à cette occasion qu’il forme également les
infirmières pour la région autour de Sanaa, en particulier Mahwit et Amran.

Le directeur insiste ensuite sur les potentiels de recherche clinique, en cardiologie


avec l’accueil au Thaora de 900 à 1 000 infarctus du myocarde par an et 180
cathétérismes cardiaques à visée diagnostique.
Il décrit ensuite le rôle de l’Hôpital dans la formation médicale et en particulier il
insiste sur la création de programmes de spécialisation portant sur la médecine, la
pédiatrie, la chirurgie et la gynécologie. Il existerait de 10 à 12 médecins dans
chacune de ces branches. Il existe donc dans cette spécialisation qui semble durer 4
ans, un travail à l’Hôpital, des staffs et des « journal club » chaque semaine, mais le
curriculum reste flou.
Les projets à venir tendraient à créer les spécialisations en psychiatrie, radiologie et
ophtalmologie. La partie « pré graduée » ou « under graduation » comporte elle des
stages de 4 à 5 semaines pour 30 à 40 étudiants. L’enseignement a lieu au lit du
malade, ainsi que dans des structures dédiées de l’Hôpital. Il est extrêmement
difficile à ce stade de la conversation de distinguer de façon claire ce qui est du
domaine du stage des externes, du stage de résident et de la formation des futurs
spécialistes dans les 4 disciplines existantes.
Le directeur restant assez flou sur les demandes de précision, indique que le service
rendu par le groupe Interplast (association charitable en Hollande) fait 2 visites par
an d’environ 2 semaines ; la dernière ayant eu lieu en Avril 99, et l’un des
représentant d’Interplast était présent dans l’Hôpital pendant notre séjour ; ils
interviennent sur Aden et Sanaa. Il s’agit d’équipes de 10 personnes qui réalisent une
substitution totale en opérant entre 100 et 150 malades à chaque visite. Pour
l’essentiel il s’agit de fentes palatines, mais aussi de lésions traumatiques et surtout
de lésions de brûlures.
Les liens avec les Etats Unis semblent également être très intéressants. A cette
occasion le directeur rappelle qu’il existe un congrès Américano-Yéménite
regroupant 450 personnes, où les Américains amènent 20 orateurs. Ce meeting a lieu
ou aurait lieu tous les deux ans. Les américains soutiennent essentiellement le
laboratoire de cathétérisme cardiaque et fournissent le matériel gratuitement.
Il semble donc difficile d’organiser chaque année ou en tous les cas la même année
un grand meeting américano-yéménite et franco-yéménite…
L’ophtalmologie est faite en collaboration avec l’Arabie Saoudite et en particulier
Jeddah et l’orthopédie avec les Cubains. Pour le moment la cardiologie n’est pas une
spécialité au Yémen. Il existe pourtant 29 cardiologues au Yémen, regroupés en
association. Quelqu’un qui veut faire de la cardiologie passera donc soit par la
chirurgie, soit par la médecine et dans l’avenir une spécialité pourrait être créée.

Au cours de la discussion apparaît une entité qui jusqu’alors avait semblée être
ignorée. Il s’agit de l’Arab Board.
En parallèle des études universitaires amenant un diplôme de Bachelor, la
qualification comme médecin généraliste et le début des fellows, under gradués et
post-gradués dans les 4 disciplines existantes, il existe une organisation régionale
semblent offrir donc une spécialisation à un niveau supérieur.

C’est le Professeur Thabet M’Nasher, ancien ministre de la Santé entre 1970 et 1971,
FRCP, qui va décrire l’ensemble du processus de l’Arab Board.
Le projet est évoqué en 1969 dans les pays du Golfe, ainsi que l’Irak, la Syrie, l’Egypte
et la Lybie. Ce sont les conférences de ministres arabes de 73 et 74 auxquels
participent pour la première fois le yémen qui vont fonder le conseil des ministres
arabes de la santé. Ce conseil se dotera d’un executive board qui est élu et comprend
3 ou 4 membres. Un programme est donc débuté et présenté en 76-77. C’est la
proposition égyptienne de créer un Arab Board of Medical Specialisation qui va être
votée. En Février 78 le document est donc envoyé à tous les ministres des pays
arabes ; la langue anglaise est choisie. A cette époque, l’Irak, de la Syrie, de l’Egypte,
de la Lybie, les pays du golfe, le Yémen, le Koweit, le Soudan, le Liban, la Jordanie,
l’Arabie Saoudite adhèrent aux documents. L’Algérie, la Tunisie et le Maroc ne
répondent pas en raison vraisemblablement de leurs liens linguistiques avec la
France et du choix de l’anglais pour ce board. Le conseil va donc créer le Higher
Committee de l’Arab Board qui est constitué de 6 ministres de la santé élus et de 3
ministres de l’éducation siégeant pour 2 ans, ainsi qu’un représentant de chaque
ministère national de la Santé. Il existe un Board Executif qui regroupe les présidents
des conseils médicaux accréditifs de chaque pays en enfin un secrétariat général qui
choisi les groupes de visite accréditifs.
En 1979 le Higher Committe se réunit à Beyrouth, puis à Damas en raison de la
guerre du Liban. L’Egypte est exclue en raison des négociations de Camp David. La
Syrie représente un lieu symbolique puisque c’est le seul pays arabe qui ne requiert
aucun visa de la part des autres pays. Des bylaws sont publiées et 4 boards sont
créés ; ils sont indépendants et animés par un conseil spécifique. Ils portent sur la
médecine, la chirurgie, la pédiatrie, la gynécologie obstétrique. On retrouve alors les
spécialités telles qu’elles ont été implantées au Yémen…

Des visiteurs sont envoyés dans les pays pour évaluer les programmes de
spécialisation. Une première visite se déroulera au Yémen en 1980. Aucun
programme ne sera validé, seul l’Hôpital du Koweit organisé par le Koweit, est
accrédité à 50% pour le curriculum. Les candidats doivent donc terminer leur
spécialisation ailleurs.
Il ne s’agit donc même pas là à proprement parler d’une accréditation Yéménite,
mais plutôt des Koweiti au Yémen.
Depuis 1979 Thabet M’Nasher représente le Yémen au High Committee. En 1981 les
premiers training vont commencer. Ils ont donc été titularisés avec l’Arabe Board dès
1985, date de la sortie de la première promotion. De 1985 à 1997 environ 4 000
étudiants vont être titulaires de l’Arab Board. La spécialisation se déroule en 4 ans.
La première année il y a un examen pour ceux qui se destinent à la médecine, la
chirurgie et la gynécologie. Les stages tournent tous les 2 mois ; seule la pédiatrie
aura son examen à la fin de la deuxième année ; jusqu’à la quatrième année, alors que
les premiers stages ne duraient que 2 mois, les stages vont durer 6 mois et à la fin de
la troisième année l’étudiant peut choisir de rester 1 an dans le même département.
Au terme de cette quatrième année, il existe un examen final. Cet examen final est le
même pour l’ensemble des étudiants des pays arabes : c’est l’Arab Board J’ai assisté
aux épreuves à Sanaa ; il s’agissait de questions à choix multiple avec des documents
d’excellente qualité, des questions cliniques et biologiques envoyées par DHL et
scellées, ouvertes en présence du Professeur Thabet.

Le Yémen a été accrédité en 1992. Le Thaora a été accrédité pour la totalité de la


formation dans les 4 spécialités. En 1995 il a fallu convaincre les autorités
ministérielles de la santé Yéménite de commencer le programme car bien que le
Thaora soit accrédité, la spécialisation proprement dite n’avait pas commencé. En
Mai 1995, le Professeur Thabet devient le président du Yémen Médical Council qui
regroupe les spécialités validées pour l’Arab Board. Les premiers candidats vont être
essentiellement destinés à la chirurgie et commenceront en Septembre 95. Un examen
d’entrée va sélectionner les meilleurs candidats au Yémen ; finalement 14 étudiants
entrent en médecine, 4 en gynécologie, 5 en pédiatrie (on compte un spécialiste pour
10 lits d’hospitalisation dans les différents secteurs pour l’accréditation).
50% de ces candidats déjà sélectionnés vont réussir leur examen de première année
(ou de deuxième année pour les pédiatres). Entre Novembre et Décembre 99, 14
candidats yéménites passent donc l’arabe Board soit de médecine, soit de
gynécologie, soit de pédiatrie. S’ils sont reçus il passeront l’oral à Damas.
Pour mémoire 18 candidats en Chirurgie ont commencés en 1999.
L’Egypte est revenue dans le Higher Committee Board en 1989 et est aujourd’hui le
vice-président du Higer Committee. Les visites d’accréditation ont lieu tous les 5
ans ; la dernière a eu lieu en 1997 à Sanaa ; elle a accrédité le Thaora, mais aussi 4
autres hôpitaux de Sanaa en un seul programme car aucun d’entre eux n’est
accréditable pour la totalité (Hôpital Sabaïn, Goumouri, Military et Koweit).
A Aden, l’Hôpital d’Aden, l’Hôpital Al Goumouria, Al Wahad sont accrédités pour
un seul programme. Les hôpitaux de Taez n’ont pas été accrédités pour aucun des
programmes… « et même pas pour le soin » (Sic). Les critères d’accréditation sont les
suivants : un questionnaire est envoyé à l’hôpital qui le remplit et un groupe de visite
va vérifier. L’Hôpital doit avoir plus de 200 lits, de bons services de Laboratoire, de
bons services diagnostiques, un scanner, un département statistique, une
bibliothèque raisonnablement à jour, avec des CD-rom et internet, une population de
médecin avec des degrés supérieurs, CES, MRCP, FRCS, fahrast, American Board,
etc… mais aussi les clinical MD et PhD. Il n’existe pas d’évaluation coût – efficacité,
mais un service d’infirmiers de bonne qualité et un service d’urgence.

Aujourd’hui il existe 180 étudiants Yéménites qui sont dans le cycle de l’Arab Board.
La Mauritanie et le Magreb ne participent toujours pas. La Somalie et Djibouti n’ont
pas été accrédités.

Le Professeur Thabet a une activité médicale privée, mais il a été élu Professeur et
Chairman de Médecine à l’Université de Sanaa. Aujourd’hui les spécialistes
Yéménites ont donc la possibilité d’être soit titulaire d’un diplôme de spécialisation
étranger, d’un Board Yéménite ou de l’Arabe Board. L’Arab Board dure 4 ans, il se
passe en anglais, il comporte 3 évaluations : à la fin de la première année, à la fin de
la deuxième année, à la fin de la quatrième année. L’examen écrit a lieu à Sanaa,
l’examen oral a lieu à Damas ; l’enseignement peut se dérouler au Yémen et le Yémen
peut donc échanger un étudiant Yéménite dans un département accrédité en Jordanie
par exemple, et un Jordanien peut venir en retour acquérir sa formation au Yémen ;
les deux passeront l’Arab Board et auront donc un diplôme homogène.