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1)

Commission européenne = une des institutions principales de l’UE. Héritière de la haute autorité de la CECA elle siège à Bruxelles et à été institué par le Traité de Rome de 1957. Elle est composée d’un commissaire par Etat membre soit 28 commissaire nom pour cinq ans. Son président actuel est l’homme politique luxembourgeois Jean Claude Juncker. Nous allons voir dans un premier temps la composition de la CE et les commissions qui ont marqué l’histoire, dans un deuxième temps nous étudierons le rôle de la CE.

I Composition

Une équipe de 28 commissaires dirigé par le Président. Le Président de la CE est proposé par les chef d’Etats réunis en Conseil européen et le candidat doit être approuvé par la majorité des députés européens. Une fois élus le Président sélectionne les vices présidents et commissaires sur proposition des états membres. La liste de ces candidats doit être approuvée par le conseil européen. Les candidats doivent présenter leur programme devant le Parlement et celui ci décide d’accepter ou non l’équipe proposé. Ils sont nommés pour 5ans. Au sein de la CE les prises de décision sont collectives et les commissaires pèsent le même poids les décisions sont prise par consensus ou par vote. Lorsque les décisions sont adoptées elles sont transmises au conseil des ministres et au parlement.

Deux commissions ont marqué l’histoire :

- La commission d’Hallstein de 1958 à 1967 les initiatives hallstein visant à mettre en place une intégration politique et une Europe supranational auquel s’oppose le Général de Gaulle voit celui protester en choisissant la politique de la chaise vide.

- La commission Delort 1985-95 : après l’épisode hallstein, l’Europe, les initiatives en Europe c’était un peu endormis. Delors ac l’appui de Mitterand et Kohl va mettre en place le marché commun crée l’union économique et le développement des politiques de solidarité qui aboutissent au Traité de Maastricht (1992) à la monnaie unique, l’acte unique européen la lutte contre le chômage. Acte unique européen qui va modifier le Traité de Rome en instituant un marché unique et la libre circulation de biens, des personnes des marchandises et des capitaux.

II Le rôle de la CE : elle à un rôle essentiellement législatif elle a le quasi monopole de l’initiative des textes communautaires :

-elle à un pouvoir de proposition, pour ce faire elle peut proposer de nouveaux actes législatifs : les directives au parlement et au conseil des ministres.

-protège les intérêts de l’UE et des citoyens

-elle fait également appliquer les actes législatif et veille à ce que les Etats membre les respectent.

La CE à aussi un rôle budgétaire : en effet c’est elle qui gère les politiques de l’UE et alloue les financements européens. C’est elle qui établit les budget annuels qui doivent être approuvées par le Parlement et le Conseil des ministres. La CE est responsable devant le Parlement qui peut la censurer mais exclusivement sur sa gestion, et par un vote des deux tiers du Parlement. Elle contrôle aussi la façon dont les font sont utilisés sous la surveillance de la cour des comptes.

Enfin la CE veille au respect du droit de l’UE ac la cour de justice, et elle négocie les accords internationaux engageant l’UE.

2) Recours en annulation

En droit de l’UE le R en A est recours de droit communautaire prévu à l’article 263 du Traité sur le fonctionnement de l’union européenne (TFUE). Avec la mise en marche de ce recours requérant peut demander l’annulation d’un acte décisoire de toute institution de l’union européenne. Il peut s’agir de la violation d’un Traité, d’un détournement de pouvoir. Ce recours rentre ds le cadre du contrôle de légalité du droit de l’union européenne dérivé.

Le recours en annulation d’un acte de droit de l’union dérivé est soumis à certaines conditions de recevabilité.

Il doit être formé ds un délais de deux mois ce délai court à compter de la publication de l’acte pour

les décisions et les décisions cadres, de sa notification au requérant, ou à défaut du jours ou il en

a eu connaissance. Les actes susceptibles d’un recours en annulation doivent être imputable aux

institutions et produire es effets de droit et il peut être dirigé contre toute les dispositions des institutions quelles qu’en soit la nature et la forme.

Les requérants admis :

L’ouverture du recours en annulation est limité à certains requérants selon leur qualité et la nature de l’acte attaqué. Ds le cadre de la politique étrangère et sécurité commune seul un Etat membre ou la Commission peuvent exercer le recours en annulation. Le recours en annulation de droit commun prévu par l’article 263 TFUE est lui ouvert aux requérants institutionnels et dans certaines circonstances aux requérants particuliers.

Les requérants institutionnels les états membres, le Parlement européen le conseil et la commission. Par exception la BCE et la cour des comptes européennes doivent démontrer que leur recours tend à sauvegarder leur prérogatives respectives.

Les requérants particuliers un particulier personne physique ou personne morale peut aussi exercer un R en A contre un décision dont il fait l’objet. Cependant la recevabilité d’un tel recours est limité de sorte qu’il est quasiment impossible aux particuliers de demander à la CJUE l’annulation d’un règlement ce qui est très contestée par la doctrine.

Ainsi selon l’arrêt Plauman du 15 juillet 1963 les personnes physique ou morale doivent prouver qu’elles sont directement individuellement concernées par la décision si elles n’en sont pas destinataire. Ainsi dans l’arrêt inuit du 3 octobre 2013 la CJUE à réaffirmé qu’un acte législatif n pouvait être attaqué par des personnes physiques et morales qu’à condition qu’elle soit directement et individuellement concerné par l’acte.

Enfin l’annulation d’un acte de droit de l’union dérivé emporte un effet rétroactif que la CJUE peut sur le fondement de l’article 264 TFUE tempérer voir limiter à l’avenir pour préserver des droits acquis, respecter la sécurité juridique et assurer la continuité juridique.

3) Le recours préjudiciel

Le renvoi préjudiciel est la procédure qui permet à une juridiction nationale d’interroger la Cour de justice de l’union européenne sur l’interprétation ou la validité du droit communautaire dans le cadre d’un litige dont cette juridiction est saisi. Le renvoi préjudiciel offre ainsi le moyen de garantir la sécurité juridique par une application uniforme du droit de l’union européenne. Le renvoi préjudiciel fait partie des procédures pouvant être exercées devant la CJUE. Cette procédure est ouverte aux juges nationaux des états membres, il peuvent saisir la CJUE afin de l’interroger sur sur l’interprétation ou la validité du droit européen ds une affaire en cours.

A la différence des autres procédures juridictionnelles le renvoi préjudiciel n’est pas un recours formé contre un acte européen ou national mais une question posée sur l’application du droit européen. Le RP favorise ainsi la coopération active entre les juridictions nationales et la CJUE. Et vise à une application uniforme et correcte du droit européen; La CJUE a publié en 2012 des recommandations à l’attention des juridictions nationales qui sont dépourvus de valeur contraignantes mais visent à compléter le règlement de procédure de la cour. Ces recommandations entendent également orienter les juridictions des Etats membres quant à l’opportunité de procéder à un renvoi préjudiciel et à leur fournir des indications pratiques quant a la forme et aux effets d’un tel renvoi.

Nature du renvoi préjudiciel

Toute juridictions nationales saisit d’un litige dans lequel l’application d’une règle de droit européen soulève des questions peut décider de s’en remettre à la cour pour résoudre ces questions. Il existe deux types de renvoi préjudiciel :

- le renvoi en interprétation de la norme européenne (droit primaire et droit secondaire) : le juge national demande à la Cour de justice de préciser un point d’interprétation du droit européen afin de pouvoir l’appliquer correctement.

- le renvoi en validité d’une norme européenne du droit secondaire : le juge national demande à la Cour de justice de contrôler la validité d’un acte de droit européen. Le renvoi préjudiciel constitue donc un renvoi de juge à juge. Même s’il peut être demandé par l’une des partis au litige c’est la juridiction nationale qui prend la décision de renvoyer devant la Cour de justice.

Le dépôt d’une demande de décision préjudicielle entraine la suspension de la procédure nationale jusqu’à ce que la cour ait statué. Dans un arrêt du du 19 juin 1990 (factortame), la CJUE a indiqué qu’une juridiction nationale, dans le cadre d’une question préjudicielle sur la validité d’une norme nationale, doit immédiatement suspendre l’application de cette norme dans l’attente de la solution préconisée par la Cour de justice, et du jugement que la juridiction rendra à ce sujet quant au fond.

Dans le cadre du renvoi préjudiciel en validité si l’acte européen est déclaré invalide , l’ensemble des actes adoptés sur sa base le sont également. Il appartient donc aux institutions européennes compétentes d’adopter un nouvel acte pour remédier à la situation.

Notion juridique + JP

-Factortame ci dessus 19 juin 1990

-Voire également arrêt CILFIT la CJUE établit des limites à l’obligation de renvoi préjudiciel (article 234 du Traité CE) 6 octobre 1982 incombe aux juridictions nationales de dernière instance. Celles ci sont tenues de saisir la Cour lorsque dans la cadre d’un litige, et indépendamment des considérations des parties, elles se posent une question d’interprétation du droit communautaire : c’est donc au juge national d’apprécier si la question est pertinente. -Artcle 267 traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) : lorsqu’une telle question est soulevée devant une juridiction d’un des états membres, cette juridiction peut, si elle estime qu’une décision sur ce point est nécessaire pour rendre son jugement , demander à la Cour de justice de statuer sur cette question.

Utilité de la procédure : elle a rencontré un grand succès en pratique elle a permis à des particuliers parties à un procès devant les juridictions nationales de faire porter devant la CJUE certaines questions essentielles concernant l’interprétation du droit de l’union. C’est dans le cadre de ce mécanisme que ces particuliers et les juges nationaux sont devenus des acteurs à part entière du système communautaire. La CJUE a donc pu fournir des interprétations créatives de

droit et assurer l’application uniforme de ce droit. Il a permis également d’assurer la pénétration du droit communautaires dans les droits nationaux des Etats membres.

Il a une TRIPLE FONCTION : tout d’abord il est un instrument puissant de protection des justiciable ( vérification contrôle du droit), il garantie une application uniforme du droit de l’UE (=Contribue à maintenir une certaine sécurité juridique), enfin il a contribué au développement d’un véritable réseau juridictionnel en Europe).

4) Recourt en manquement Le Traité de Lisbonne confirme la possibilité pour toute personne physique ou morale de saisir la CJUE pour des actes dont elle est la destinataire ou qui la concerne directement et individuellement et qui touchent à l’action extérieure de l’union. La CJUE exerce son contrôle par l’intermédiaire des différentes voie de recours existant auprès d’elle. 1 er type de recours existe contre un Etat : recours en manquement.

Le RM = procédure de droit de l’UE défini aux articles 258, 259, et 260 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). Il est déposé devant la CJUE contre un Etat membre accusé de manquer à ses obligations découlant des Traités ou du doit dérivé de l’Union.

Qu’est ce que le recours en manquement ? Par qui peut-il être introduit ?

Ce recours est introduit : soit par la Commission européenne (CE), qui estime qu’un Etat membre de l’UE a manqué à l’une des obligations, qui lui incombent, en vertu des Traités européens. Dans ce cas la Cour peut émettre un avis motivé à ce sujet, après avoir mis cet Etat en mesure de présenter ses observations (article 258 TFUE). Il est prévu que si l’Etat en cause ne se conforme pas à cette avis dans le délai déterminé par la Commission celle ci peut saisir la CJUE. La CE peut saisir la CJUE parce qu’elle reproche à un Etat membre de l’UE de ne pas avoir communiqué les mesures de transposition d’une directive européenne. Dans ce cas la CE peut demander à ce que l’Etat incriminé soit condamné à payer une somme forfaitaire ou une astreinte.

Astreinte * somme à payer par jour ou par mois, de fait un Etat peut être condamné à payer une certaine somme par jour ou par mois tant qu’il ne remplit pas ses obligations.

Le RM exercé par un Etat membre : Tout Etats membre de l’UE peut saisir la CJUE s’il estime qu’un autre Etat membre a manqué à l’une des obligations qui lui incombent en vertu des Traités européens. Toutefois avant de saisir la CJUE l’Etat membre doit saisir la CE (article 259 TFUE) . Celle ci doit mettre les Etats intéressés en mesure de présenter contradictoirement leurs observations écrites et orales. Ensuite la CE doit émettre un avis motivé.

Si la CE n’a pas émis son avis motivé dans les trois mois à compter de la demande de l’Etat qui attaque un autre Etat, cette avis ne fait pas obstacle à la saisine de la CJUE.

Quels sont les effets du recours en manquement ?

Si le maniement est constaté par la CJUE le juge de l’union peut infliger une amende à l’ Etat récalcitrant.

Causes exonératoire du manquement :

L’Etat qui n’a pas remplie les obligations qui lui incombent en vertu du Traité pourra exceptionnellement avancé un cas de force majeur ayant empêché cette exécution mais la CJUE reste très exigeante sur ce point. Elle a estimé dans un arrêt de 1985, Commission c/ Italie2 que

les circonstances en cause à savoir un attentat contre un bâtiment administratif ne suffisait pas à justifier le caractère persistant de l’omission. Egalement dans un arrêt Commission c /grèce de 1973 la CJUE a estimé que les circonstances relatives à une grève générale annoncée à l’avanceraient prévisibles. L’Etat membre devra donc arguer d’une impossibilité absolue d’exécution.

Limitation des pouvoirs de la Cour :L’article 228.2 TFUE reconnait que la CJUE lorsqu’un Etat ne se conforme pas à un arrêt, elle peut lui infliger le paiement d’une somme forfaitaire ou astreinte à condition que la Cour soit saisie de nouveau par la commission.

Conséquence du manquement constaté :

Sur le droit communautaire la condamnation à de multiples reprises de pays membres pour manquement à l’application de l’article 49 TCE concernant la libre circulation de services que la commission a proposé le projet de Directive relative aux services dans le marché intérieur (plus connu sous le nom de projet directive Bolkstein ) La jurisprudence puisque la France a été condamnée a une lourde amende Arrêt merluchon, pour ne pas avoir respecté la taille des prises de merlus.