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OFPPT ROYAUME DU MAROC Office de la Formation Professionne lle et de la Promotion du

OFPPT

ROYAUME DU MAROC

OFPPT ROYAUME DU MAROC Office de la Formation Professionne lle et de la Promotion du Travail

Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail

DIRECTION RECHERCHE ET INGENIERIE DE FORMATION

RESUME THEORIQUE

&

GUIDE DE TRAVAUX PRATIQUES

MODULE:N° 10

MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

SECTEUR : TEXTILE HABILLEMENT

SPECIALITE : TPC

OPTION : COUPE INDUSTRIELLE NIVEAU : TECHNICIEN

VERSION 2005

0

Résumé de Théorie et Guide de travaux pratique

MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

Document élaboré par :

Validation

Nom et prénom

HONCIUC SILVIA

- Naji Khadija

- Filali Noura

- Aouaid Abdelwahed

- Benbirat Khadija

- Badir Noureddine

- Larioui Mohamed

- Bassas Moussa

EFP

CDC Textile habillement

DR

DRIF

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1

Résumé de Théorie et Guide de travaux pratique

MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

SOMMAIRE

 

Page

Présentation du module

 

6

Résumé de théorie

   

I.

PRINCIPES DE MATELASSAGE

 

9

 

I.1. Les conditions imposées par la matière

10

 

I.2. Les conditions imposées par la forme des pièces de patrons

10

 

I.3. Les méthodes de matelassage.

 

10

 

I.4. Le choix de la méthode de matelassage

12

II.

MATERIELS DE MATELASSAGE

 

13

 

II.1. Les tables de matelassage

 

14

 

II.2. Les chariots matelasseurs

 

20

 

II.3. Dispositif de coupe en bout de matelas

22

 

II.4. Le petit matériel de matelassage

23

III. OPERATIONS DE MATELASSAGE

 

25

 

III.1. Nature des opérations de matelassage

26

 

III.2. Contrôle de matelassage

 

26

 

III.3. Méthodes d’élimination des défauts matière

29

 

III.4. Traitement des nuances

 

32

IV. PERTES MATIERES AU MATELASSAGE

34

 

IV.1. Pertes matières par

les

extrémités de matelas

36

 

IV.2. Pertes matières au niveau du bord de matelas

37

 

IV.3. Pertes matières par les fins de pièces

38

 

IV.4. Pertes matières dues aux traitements des défauts

39

 

IV.5. Pertes matières dues aux différences de laizes

40

V. SUIVI DE LA CONSOMMATION MATIERE

42

 

V.1 Matelas en hauteur constante

 

43

 

V.2 Matelas en escalier

44

Annexes

 

46

Guide de travaux pratique

   
 

TP1 Réaliser le matelassage à la main ou à l’aide de chariot matelasseur

52

Evaluation de fin de module

 

53

Liste bibliographique

 

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Résumé de Théorie et Guide de travaux pratique

MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

MODULE : N°10

MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

Durée :124 H

30% : théorique

70% : pratique

OBJECTIF OPERATIONNEL DE PREMIER NIVEAU DE COMPORTEMENT

COMPORTEMENT ATTENDU

Pour démontrer sa compétence, le stagiaire doit maîtriser les techniques de matelassage selon les conditions, les critères et les précisions qui suivent :

CONDITIONS D’EVALUATION

Individuellement ;

A l’aide du matériel de matelassage

A partir :

- des questions de cours - des travaux pratiques

CRITERES GENERAUX DE PERFORMANCE

Utilisation efficace du matériel de matelassage

Application des règles d’optimisation : matières et temps

Respect des normes de qualité

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

OBJECTIF OPERATIONNEL DE PREMIER NIVEAU DE COMPORTEMENT

 

PRECISIONS SUR LE COMPORTEMENT ATTENDU

CRITERES PARTICULIERS DE PERFORMANCE

A. Etudier les méthodes de matelassage

Spécification des méthodes :

 

ZIG-ZAG

Endroit contre endroit

Endroit contre envers

Escalier

 

Choix correct de la méthode de matelassage

B. Préparer le matelassage

Analyse des documents de matelassage

Contrôle du tracé

Approvisionnement correct de la matière

Réglage précis du chariot et de la table

C. Exécuter le matelassage

Contrôle de la qualité de matière au cours du matelassage

Traitement des défauts matières et réalisation de recouvrements optimums

Gestion des coupons

Maîtrise du contrôle gestuel du matelassage

D. Effectuer les tâches de maintenance

Suivi de l’état de fonctionnement du matériel

Entretien du poste de travail

 

Supprimé :

 
 
 

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

OBJECTIFS OPERATIONNELS DE SECOND NIVEAU

Le stagiaire doit maîtriser les savoirs , savoir-faire, savoir-percevoir ou savoir-être jugés préalables aux apprentissages directement requis pour l’atteinte de l’objectif de premier niveau tels que :

Avant d’apprendre à étudier méthodes de matelassage (A), le stagiaire doit :

1Analyser les avantages et les inconvénients des différents types de matelassage 2Choisir la méthode de matelassage convenable

Avant d’apprendre à préparer le matelassage (B), le stagiaire doit :

3Analyser le produit et la documentation

4Contrôler la qualité du tracé

5Approvisionner la matière

6Régler le matériel du matelassage

Avant d’apprendre à exécuter un matelassage (C), le stagiaire doit :

7Connaître les règles de matelassage

8Gérer les fins de pièces

Avant d’apprendre à effecteur les tâches d’entretien et de propreté (D), le stagiaire doit :

9Etudier la technologie du matériel de matelassage

10Entretenir le poste de travail

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

PRESENTATION DU MODULE

Le module « MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE » donne aux stagiaires les connaissances nécessaires concernant :

les principes de matelassage

le matériel de matelassage

les particularités des opérations de matelassage

Les pertes matières au niveau de matelassage

Le suivi de la consommation de matière

Savoir choisir la méthode et le matériel de matelassage adéquat, c’est aussi une compétence à acquérir par ce module. Par les travaux pratiques et en utilisant les matériels industriels, les stagiaires doivent arriver à la maîtrise de ces outillages, de point de vue :

Utilisation correcte du matériel

entretien du post de travail

mesures de sécurités

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

Module : N°10 MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

RESUME THEORIQUE

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

 

Supprimé :

Introduction

 

L’opération de matelassage consiste à étendre sur une longueur déterminée un certain nombre d’épaisseurs, couches, feuilles, ou plis de matière tirés d’une seule et même pièce de tissu ou bien de différentes pièces de tissu.

 

Le but de cette opération c’est de couper à la fois plusieurs produits ; on obtient ainsi simultanément autant de fois une pièce qu’il y a de plis dans le matelas.

Le matelassage est composé d’une multitude d’opérations (éléments de travail,

compléments d’opérations, manutentions…) : étendre ; maintenir; matelasser; régler

Supprimé :

 
 

butées; marquer repères; compter plis; etc… Il est très important de maîtriser les opérations et le matériel de matelassage, pour pouvoir par la suite, choisir la méthode la plus adéquate pour traitement des différentes matières, des divers produits et diverses quantités.

 

Mis en forme : Français Canada

 
 
.   Mis en forme : Français Canada     Chapitre I OFPPT/DRIF/ CDC Textile habillement
.   Mis en forme : Français Canada     Chapitre I OFPPT/DRIF/ CDC Textile habillement

Chapitre I

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

PRINCIPES DE MATELASSAGE

Selon le type de matière employée et les caractéristiques du vêtement à réaliser, on peut utiliser des méthodes de matelassage différentes.

I.1 Les conditions imposées par la matière :

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

Négligeant pour l’instant les conditions imposées par certaines étoffes (à motif par exemple) pour lesquelles il y a lieu de respecter des règles de position et de raccord de dessin, il s’agit :

a. de la condition de face, c’est–à-dire du fait que les deux faces, endroit et envers, ne sont pas identiques.

b. de la condition de sens qui existe lorsque l’aspect de la matière n’est pas le même dans les deux sens sur la direction de chaîne ou direction de tricotage pour la maille.

I.2 Les conditions imposées par la forme des pièces de patrons :

Deux cas sont à envisager :

a. Chaque pièce du patron a son symétrique et dans ce cas nous n’avons pas « condition de forme » . Si toutes les pièces du patron ont un axe de symétrie longitudinal, on est dans le cas où toutes les pièces ont leur symétrique, puisque si l’on prend deux pièces identiques on peut considérer l’une comme symétrique de l’autre.

b. Les pièces n’ont pas de symétrique (ni d’axe de symétrie longitudinal), c'est-à-dire il y a « condition de forme » pour les pièces de patronage

I.3 Les méthodes de matelassage :

I.3.1 En fonction de la disposition relative des plis, nous distinguerons trois méthodes de matelassage :

a. Méthode A : Matelassage en zig – zag ou en accordéon

a. Méthode A : Matelassage en zig – zag ou en accordéon - Ce système concerne

- Ce système concerne les tissus qui n’ont pas de sens

- Les plis sont disposés « endroit contre endroit » et

« envers contre envers » et de plus, à chaque pli le sens de la matière est inversée. - Le matelassage se déroule d’une façon continue : le chariot effectuant un aller et retour, place le tissu dans un mouvement de va et vient, l’extrémité des plis étant retenue par des accrocheurs automatiques. - La coupe aux extrémités peut être évitée. - Il est souhaitable, dans ce type de matelassage, que l’article soit composé d’ensembles formés de sous éléments symétriques et identiques.

c. Méthode B : Matelassage à sens, endroit vers le haut

c. Méthode B : Matelassage à sens, endroit vers le haut - Ce système concerne les

- Ce système concerne les tissus à sens et il peut être utiliser pour tous types de produits, avec ou sans condition de forme pour les pièces de patronage.

- Afin de respecter la condition de sens, les plis sont disposés « envers contre endroit », avec l’endroit vers le haut.

- Le chariot étale le pli jusqu’à l’extrémité de matelas. Ensuite, le pli est coupé. Le chariot revient à son point de départ sans étaler. Le cycle recommence.

- Le nombre, la forme et les dimensions des pièces composant l’article est sans importance dans ce cas

- L’économie matière sera maximale (étalement de toutes les pièces en surface)

- Le temps de matelassage sera plus long cas le retour du chariot se fait à vide.

- Le temps de coupe est aussi plus long car les éléments symétriques sont coupés séparément (devant droit, devant gauche, dos droit, dos gauche, etc…)

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

d. Méthode C : Matelassage à sens et à paire

d. Méthode C : Matelassage à sens et à paire - Ce système concerne les tissus

- Ce système concerne les tissus à sens et produits sans

condition de forme pour les pièces de patronage.

- Les plis sont disposés « endroit contre endroit » et « envers

contre envers » en respectant le même sens pour tous les plis.

- Pour réussir à déposer les plis de la sorte, il faut non

seulement procéder comme en méthode B mais de plus, il est nécessaire de faire pivoter le

rouleau de 180° dans un plan horizontal avant de déposer un nouveau pli.

Avantage : Possibilité de simplifier le placement en le réduisant de 50% Inconvénient : il est nécessaire du matériel spécialisé pour faire pivoter le rouleau de 180°

Rentabilité :

Si l’on émet l’hypothèse d’une production égale à 100% pour le matelassage en zig – zag, celle – ci passera à 50% pour la deuxième méthode : retour sans étalement. Pour la méthode à sens et à paires, la production sera réduite à 30%. La diminution de rendement, est le résultat des opérations de dégagement et engagement du tissu après chaque pli, pour permettre de faire pivoter la tourelle. Il faut tenir compte aussi, du temps nécessaire pour faire effectuer la demi – tour à la pièce avant d’étaler un nouveau pli.

I.3.2 En fonction de la présentation des matières :

a. Tissu dossé ou dédossé :

présentation des matières : a. Tissu dossé ou dédossé : Le tissu se présente habituellement «

Le tissu se présente habituellement « dédossé », c'est-à-dire ouverte et dans ce cas tous les systèmes antérieurement mentionnés sont applicables.

Il peut aussi se présenter « dossé » c'est-à-dire plié en deux dans le sens de la longueur. - On peut utiliser 2 méthodes de matelassage :

en zig – zag pour les tissus sans sens

à sens coupe en bout, pour les tissus à sens

- On dépose 2 plis à chaque passage et ces plis sont

généralement avec l’endroit à l’intérieur de pli marchand.

- Pour des produits sans condition de forme, on

parfaite symétrie et même de placer de demi patrons symétriques sur le pli marchand.

- On ne peut pas utiliser cette méthode pour les produits avec condition de forme pour les pièces de patronage.

place des demi produits pour obtenir une

Avantages du tissu dossé :

- gain de temps de coupe

- possibilité de couper un élément unique dans le pli (dos de veste par exemple)

Inconvénients :

- pertes de matière au niveau de placement (moins de pièces étalées sur une petite largeur)

b. Pièces ouvertes et de pièces tubulaires :

Pour un tricot ouvert, on peut utiliser les trois méthodes de

matelassage (A,B,ou C) - on dépose un pli à la fois OFPPT/DRIF/ CDC Textile habillement
matelassage (A,B,ou C)
- on dépose un pli à la fois
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Résumé de Théorie et Guide de travaux pratique

MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

travaux pratique MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE Pour un tricot en laize tubulaire - on peut

Pour un tricot en laize tubulaire

- on peut utiliser 2 méthodes de matelassage :

en zig – zag pour les tricots sans sens

matelassage à sens coupe en bout, pour les tricots à sens

- on dépose 2 plis à chaque passage et ces plis sont généralement

avec l’envers à l’intérieur

- on peut placer des demi patrons symétriques sur les deux cotés de

la laize tubulaire.

- On ne peut pas utiliser cette méthode pour les produits avec condition de forme pour les pièces de patronage.

I.3.3 En fonction de l’organisation de matelas :

I.3.3 En fonction de l’organisation de matelas : a. matelas de hauteur constante : tous les

a. matelas de hauteur constante : tous les plis ont la même longueur

de hauteur constante : tous les plis ont la même longueur b. matelas en escalier :

b. matelas en escalier : les plis ont des longueurs différentes et pour chaque section il y a un autre tracé.

I.4 Le choix de la méthode de matelassage :

Parfois on peut indifféremment choisir la méthode A, ou B, ou C, dans ce cas seront les considérations économiques qui détermineront la méthode convenable. Le plus souvent, on ne peut pas indifféremment utiliser l’une ou l’autre des ces méthodes : tissu à sens par exemple

Le choix de la méthode de matelassage est soumis aux conditions imposées par :

Le produit ou le modèle

La matière

Considérations économiques

Quand le choix de la méthode est fait à partir des considérations économiques, l’économie réalisée par le matelassage, peut avoir des origines diverses :

- Epaisseurs de matelas : plus le matelas est épais, plus l’économie de la main d’œuvre est importante au niveau de traçage et découpage

- Longueur du matelas : plus le matelas est long, plus on économise de tissu (gain d’extrémités de matelas). Plus le matelas est court et épais, plus on économise de la main d’œuvre par traçage et découpage. Plus le matelas est long et épais, plus se cumulent les avantages.

Chapitre II

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

 

Supprimé :

 
¶

 

MATERIELS DE MATELASSAGE

Pour réaliser divers types de matelas, il existe de matériel plus ou mois perfectionné selon la qualité recherchée et surtout l’importance des séries.

II.1 LES TABLES DE MATELASSAGE

Elles sont caractérisées par :

- la longueur et la largeur

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

- constituées par éléments assemblés

- peuvent être réglées en hauteur pour avoir une bonne planéité

- peuvent être équipées de rails de guidage pour chariot matelasseur

- peuvent être munies de tapis transporteur pour évacuer le matelas automatiquement

- certaines tables de matelassage comportent des perforations dans les quelles de l’air est insufflé pour faciliter les opérations de manutentions et de coupe

II.1.1 TABLE A TAQUETS (matelassage à la baguette):

coupe II.1.1 TABLE A TAQUETS (matelassage à la baguette): - Ces tables sont des tables classiques

- Ces tables sont des tables classiques sur les quelles sont fixés des taquets stabilisés par serre-joints, facilement démontables.

- Sont des tables destinées au matelassage à la baguette, correspondant au matelassage en zig-

zag (ou en accordéon)

Les taquets verticaux sont réglés selon la longueur du matelas désiré. Le tissu est développé sur la table sur la longueur fixée ; une baguette, est alors posée sur le tissu étalé, à l’extérieur des taquets qui font alors fonction de butées de retenue. Le 2 ème étalement amène la suite du tissu déroulé au point de départ, cette épaisseur est à son tour retenue par une autre baguette. Le cycle ‘’droite/gauche’’ gauche/droite continue jusqu’à obtention du matelas désiré.

- Les baguettes, en cours de cycle, sont retirées des plis étalés et replacées au fur et à mesure du besoin.

- Ce procédé est efficace pour la netteté de l’étalement (pas de pli)

-

Avantage :

- Netteté de l’étalement (pas de plis)

Inconvénient :

- Temps d’exécution important

II.1.2 TABLE RECTOMETRE BASCULANTE Le plateau de la table étant en position verticale, les rectangles
II.1.2 TABLE RECTOMETRE
BASCULANTE
Le plateau de la table étant en position verticale,
les rectangles de tissu sont accrochés
manuellement, les uns après les autres et dans la
lisière, dans la partie supérieure du plateau. La loi
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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

de la pesanteur aidant, le tissu garde un aspect net et plat (pas de plis).

Une fois constitué, la matelas passera de la position verticale à la position horizontale, par basculement du plateau de la table.

Ce système convient pour les tissus légers, difficiles à matelasser sur des tables classiques.

II.1.3 MATELASSAGE AU DEROULEUR

sur des tables classiques. II.1.3 MATELASSAGE AU DEROULEUR Le dérouleur est un support permettant aux pièces

Le dérouleur est un support permettant aux pièces roulées de se dérouler. Ce dérouleur peut être soit fixé sur la table à l’aide de deux serre-joints, soit être indépendant et même monté sur des petites roues qui permettent de l’amener en bout de table.

Le dérouleur berceau est constitué par des rouleaux 1 surmontés d’un rouleau dérouleur 2. Ce dérouleur est particulièrement recommandé pour les pièces lourdes, ou pour les pièces pliées.

pour les pièces lourdes, ou pour les pièces pliées. Le dérouleur avec stockage permet le stockage

Le dérouleur avec stockage permet le stockage de plusieurs pièces.

- Capacité maximale de stockage : 30 pièces

- Largeur maximale : 2 m

Ces dérouleurs peuvent disposer d’un moteur électrique pour amener la pièce choisie au niveau de la table de matelassage.

II.1.4 TABLES A COUSSIN D’AIR

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

travaux pratique MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE Les tables présentent des trous et par les trous

Les tables présentent des trous et par les trous « A » de la table, de l’air est insufflé formant un coussin d’air entre le matelas et la table. Ce coussin d’air assure un déplacement des matelas sans frottement, la résistance de l’étoffe étant réduite au minimum. Certaines de ces tables sont équipées de loin en loin, de cylindres mobiles « B », destinés à faire avancer le matelas. Chaque cylindre est mécanisé et aspirant de façon à éviter le patinage de l’entraînement contre le papier placé sous le matelas. L’aspiration se fait au travers des perforations des cylindres. L’ensemble est raccordé au dispositif, de turbine utilisée pour le coussin d’air.

II.1.5 TABLE A AIGUILLES

Ce sont des tables spécialement conçues pour le matelassage des tissus à motifs, tissus à carreaux en particulier. Ces tables ont environ 400 trous au m² pour 100 aiguilles. Hauteur utile des aiguilles, environ 10 cm.

100 aiguilles. Hauteur utile des aiguilles, environ 10 cm. Le matelassage se fait en principe, tissu
100 aiguilles. Hauteur utile des aiguilles, environ 10 cm. Le matelassage se fait en principe, tissu

Le matelassage se fait en principe, tissu dédossé. Une longueur d’étoffe, correspondant à la longueur du placement et coupée aux extrémités sur une rayure trame, est étalée sur la table. La trame du pli - témoin est redressée sur des rangées d’aiguilles situées en bords de table, afin que l’ensemble du quadrillage soit parfaitement perpendiculaire sur toute la surface du pli - témoin. Un certain nombre d’aiguilles sont alors placées, en surface, pour fixer les points critiques. Les aiguilles ne sont alors sorties que de 1 ou 2 mm au – dessus de l’épaisseur de tissu. Le traceur dispose les patrons, munis de leurs crans de repère, en relation avec les carreaux. Après ce travail, le traceur enlève le pli témoin de la table à aiguilles et le range en attente.

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

Le matelassage : Chacune des épaisseurs du matelas est étalée à partir de la pièce de tissu embarrée sur un dérouleur manuel. Chacun des plis est coupé aux extrémités, sur les mêmes rayures que le pli témoin. Les matelasseurs stabilisent les plis en faisant pénétrer les aiguilles aux mêmes points critiques que ceux repérés sur le pli – témoin. Au fur et à mesure où la hauteur du matelas augmente, la totalité des aiguilles est poussée simultanément vers le haut, par une surface de support, commandée par un mécanisme ; (manuel ou motorisé). Le matelas terminé, le pli – témoin est disposé sur le matelas au travers des aiguilles.

MACHINES A REALIGNER LES CARREAUX

L’écartement des aiguilles et leurs montées progressives sont réglables et se font par commande pneumatique. Au dessus de l’étoffe placée suivant un repérage lumineux assuré par 2 spots, se trouvent 2 bras mobiles. Ils agissent, sous l’action d’une pédale pneumatique commandant leur mouvement de descente, et, en fin de course, ils enfoncent l’étoffe sur les aiguilles. Avec ce système, il est prévu un gain de 50% sur le temps habituel de quadrillage des carreaux.

de 50% sur le temps habituel de quadrillage des carreaux. II.1.6 TABLES ASPIRANTES Utilisée pour le

II.1.6 TABLES ASPIRANTES

Utilisée pour le matelassage (puis découpe) de matières gonflantes et compressibles, notamment les nappes de ouate pour anoraks par exemple. Lorsque le matelas est terminé, une couverture de polyéthylène recouvre la matière et le placement. Une fois le système d’aspiration est actionné, tout le volume d’air se trouvant sous la couverture de polyéthylène est expulsé par les trous d’aspiration percés sur le plateau de la table et cela se traduit par la réduction de la hauteur du matelas.

cela se traduit par la réduction de la hauteur du matelas. Taux approximatifs de compression pour
cela se traduit par la réduction de la hauteur du matelas. Taux approximatifs de compression pour

Taux approximatifs de compression pour les divers tissus :

A. Fibres synthétiques, cotons capitonnés

B. Ouatinés

C. Velours unis ou côtelés

D. Mailles (selon types)

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

II.1.7 TABLE DE STOCKAGE

Ces tables sont utilisées pour stocker les tronçons de matelas avant le découpage.

pour stocker les tronçons de matelas avant le découpage. Nombre de niveaux : 3 / 4

Nombre de niveaux : 3 / 4 / 5

Distance entre les niveaux :

32,5 cm / 20 cm / 14 cm

Hauteur maximale à partir du sol : 270 cm

Longueur maximale : 12 m

maximale à partir du sol : 270 cm Longueur maximale : 12 m Photos : la

Photos : la table de stockage en ligne de coupe, position de bas et de haut

de stockage en ligne de coupe, position de bas et de haut Chaque plateau est équipé

Chaque plateau est équipé d’un coussin d’air pour recevoir d’un côté les matelas évacués de la table de transfert et alimenter de l’autre côté le système de coupe automatique.

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II.1.8 TABLE DE TRANSFERT

C’est une table de matelassage et de coupe. Elle permet le déplacement du chariot plieur entre plusieurs tables disposées en parallèle, ou le transfert du matelas vers l’aire de découpe automatique. Elle se déplace par translation motorisée pour s’arrêter automatiquement en alignement avec les tables de matelassage ou avec la table de coupe automatique.

tables de matelassage ou avec la table de coupe automatique. Photo : Le matelas est déplacé
tables de matelassage ou avec la table de coupe automatique. Photo : Le matelas est déplacé

Photo : Le matelas est déplacé sur la table de transfert.

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II.2

LES CHARIOTS MATELASSEURS

Ils sont classés en trois catégories :

Chariots manuels

Chariots semi-automatiques

Chariots automatiques

Caractéristiques communes aux trois catégories :

- Ils permettent de réaliser tous les types de matelassage et avec toutes les matières.

- Les chariots se déplacent sur les tables de matelassage au moyen de rails en déroulant la pièce et en étalant la matière sur le plateau.

Particularités spécifiques aux trois systèmes :

II.2.1 CHARIOTS MANUELS

Chariot polyvalent, matelassage accordéon ou coupe en bout

Chariot polyvalent, matelassage accordéon ou coupe en bout

- Le chariot est poussé manuellement par un opérateur

- Le matelassage est effectué généralement par 2 opérateurs

- Réglage manuel de la longueur du matelas

- Chargement et déchargement des pièces de tissu manuellement

- Mouvement de tourelle à commande manuelle

- Enfilage et désenfilage de l’étoffe manuellement

- Coup en bout à commande manuelle

- Production : environ 2750 m/h pour un matelassage coupe en bout

II.2.2 CHARIOTS SEMI - AUTOMATIQUES

- Mouvement de la tourelle à commande manuelle.

- Chargement des pièces à commande manuelle

- Le mouvement, entraînant le chariot matelasseur sur la table, est transmis par un moteur électrique.

- Le chariot ne possède pas de dispositif destiné au transport de l’opérateur. Celui-ci est obligé d’accompagner à pied, les aller et retours du chariot pour contrôler le matelassage et la vitesse du dispositif.

- Enfilage et désenfilage de l’étoffe à commande manuelle

- Cellule d’alignement de lisière

- Coupe en bout à commande manuelle

- Vitesse moyenne du chariot : environ 75 m/mn

- Production : environ 4500m/h

Chariot semi-automatique

Chariot semi-automatique

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II.2.3 CHARIOTS AUTOMATIQUES ( F.A.O.)

- Le chariot circule sur la table, entraîné par un moteur électrique

- Chariot commandé par microprocesseur

- L’opérateur est transporté sur une plate-forme, debout ou assis suivant les marques, simultanément avec le chariot

- Dispositif automatique de chargement de pièces

- Mouvement de tourelle à commande manuelle ou automatique

- Enfilage et désenfilage de l’étoffe à commande manuelle ou automatique

- Programme de matelassage en semi-automatique ou automatique

- Programmation des longueurs de matelas (suppression des dispositifs de butée)

- Précision longueur de matelas : ±2 mm

- Système pince en bout, mouvement mécanique automatique

- Cellule d’alignement de lisière

- Programmation de la coupe en bout

- Retour automatique du chariot, au point de départ en fin de pièce ou en fin de programme

- Vitesse du chariot : environ 95 m/min

- Production : environ 5500 m/h

: environ 95 m/m i n - Production : environ 5500 m/h CHARGEUR, ELEVATEUR DE PIECES

CHARGEUR, ELEVATEUR DE PIECES :

Ces systèmes permettent de charger le chariot à une seule personne. Placé en bout de la table, le chargeur de pièces soulève jusqu’à 100 kg. Ecartement des bras réglables suivant la largeur des pièces roulées, de 0,80 à 2,20 m Ci-dessous, on vous présente 2 types de chargeurs élévateurs :

Chargeur semi-automatique

Chargeur semi-automatique

Chargeur automatique avec stockage

Chargeur automatique avec stockage

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II.3 DISPOSITIF DE COUPE EN BOUT DE MATELAS

Machine à glissière – guide équipée d’un ciseau électrique à lame circulaire ; ciseau à manche facilitant l’opération de coupe. Le dispositif de coupe en bout de matelas peut couper net, vite et avec un maximum de précision des tissus de toute épaisseur (même de la ouate) et de toute largeur.

de toute épaisseur (même de la ouate) et de toute largeur. Détail « A » Les

Détail « A »

Détail « A »

Les étapes de matelassage avec la coupe en bout :

« A » Les étapes de matelassage avec la coupe en bout : - Mesurer la
« A » Les étapes de matelassage avec la coupe en bout : - Mesurer la
« A » Les étapes de matelassage avec la coupe en bout : - Mesurer la
« A » Les étapes de matelassage avec la coupe en bout : - Mesurer la

- Mesurer la longueur requise, du centre de la glissière jusqu’à un point au bout opposé de la table

- Tirer le tissu du rouleau jusqu’au point extrême de la barre d’alignement : Fig.A

- L’opérateur tire la coupeuse le long de la glissière : Fig.B Une épaisseur du tissu est coupé à la longueur requise.

- Retour de la coupeuse à sa position initiale.

- La glissière se lève et le tissu qui vient d’être coupée tombe sous la glissière : Fig.C

- La barre d’alignement de tissu se lève et l’extrémité opposée de tissu coupé, tombe sous la barre : Fig. D

- La glissière et la barre reviennent à leur position de base

- Le cycle recommence jusqu’à la fin du matelassage.

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II.4 LE PETIT MATERIEL DE MATELASSAGE

II.4.1 Pinces à matelasser :

Il existe de plusieurs formes et de différentes ouvertures : de 1,5 à 20 cm

formes et de différentes ouvertures : de 1,5 à 20 cm Ouverture : 2 cm Ouverture
formes et de différentes ouvertures : de 1,5 à 20 cm Ouverture : 2 cm Ouverture

Ouverture : 2 cm

Ouverture : 4 cm

: de 1,5 à 20 cm Ouverture : 2 cm Ouverture : 4 cm Ouverture :

Ouverture : 7 - 12 cm

cm Ouverture : 2 cm Ouverture : 4 cm Ouverture : 7 - 12 cm Pince

Pince pour tissus fins :

Ouverture : 5 – 7 cm

: 7 - 12 cm Pince pour tissus fins : Ouverture : 5 – 7 cm

Pince à lame :

Pince à curseur :

Hauteur maximale : 20 cm

à lame : Pince à curseur : Hauteur maximale : 20 cm II.4.2 Poids de différentes
à lame : Pince à curseur : Hauteur maximale : 20 cm II.4.2 Poids de différentes
à lame : Pince à curseur : Hauteur maximale : 20 cm II.4.2 Poids de différentes
à lame : Pince à curseur : Hauteur maximale : 20 cm II.4.2 Poids de différentes

II.4.2 Poids de différentes formes :

maximale : 20 cm II.4.2 Poids de différentes formes : II.4.3 Agrafeuses pour fixation des plis
maximale : 20 cm II.4.2 Poids de différentes formes : II.4.3 Agrafeuses pour fixation des plis

II.4.3 Agrafeuses pour fixation des plis et des clichés sur le matelas. a. les agrafes ne sont pas repliées et qui s’enlèvent facilement.

ne sont pas repliées et qui s’enlèvent facilement. 7 x 11 mm 10 x 11 mm
ne sont pas repliées et qui s’enlèvent facilement. 7 x 11 mm 10 x 11 mm

7 x 11 mm

10 x 11 mm

13 x 11 mm

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b. les agrafes sont repliées

DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE b . les agrafes sont repliées profondeur :55 mm - profondeur :15
DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE b . les agrafes sont repliées profondeur :55 mm - profondeur :15

profondeur :55 mm

- profondeur :15 cm

hauteur matelas : 6 – 8 mm

- hauteur matelas: 6 – 8 mm

II.4.4 Plaque chauffante pour thermocollage des clichés

mm II.4.4 Plaque chauffante pour thermocollage des clichés II.4.5 Bombe aérosol adhésif pour coller le tracé

II.4.5 Bombe aérosol adhésif pour coller le tracé sur le matelas

Bombe aérosol adhésif pour coller le tracé sur le matelas II.4.6 Scotch ; règles ; équerres

II.4.6 Scotch ; règles ; équerres ; craie tailleur ; centimètres rubans ; ciseaux pour :

tissu, papier, carton ; cranteur ; etc…

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Chapitre III

OPERATIONS DE MATELASSAGE

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III.1 NATURE DES OPERATIONS DE MATELASSAGE

a. 100% manuelles : la pièce de tissu est déroulée sur la table généralement par 2 opérateurs.

b. Manuelle : La pièce est dévidée à partir d’un dérouleur placé en bout de table, ou bien un chariot manuel poussé sur la table.

c. Semi-automatique :

la pièce est dévidée au moyen d’un chariot automoteur, les opérations

d’approvisionnement et de découpe sont manuelles. Les opérations d’approvisionnement et d’évacuation du rouleau ou la coupe en

bout de pièces sont automatiques.

d. Automatiques : Les interventions de l’opérateur sont limitées à la manipulation de leviers et de bouton de commande.

III.2 CONTROLE DU MATELASSAGE

III.2.1 Contrôle du bord droit :

Parmi les qualités d’un matelassage ou bien d’un matelas, l’alignement de tous les plis sur le bord droit du matelas (côté opérateur). Vu les variations de laizes il n’est pas possible en pratique d’avoir le même alignement sur les deux côtés du matelas. Afin de réussir cette opération, le matelasseur doit être formé :

un tour de main est essentiel pour l’alignement du bord

de légères secousses imprimées au tissu permettent la formation d’une lame d’air rendant l’alignement facile. Les chariots semi-automatique et automatique sont dotés avec double cellule photoélectrique commandant les déplacements latéraux de la tourelle au moyen d’un moteur. Son réglage est délicat selon la précision voulue, la nature de tissu, la qualité des lisières et de roulage de la pièce.

III.2.2 Contrôle du débit (tension) :

Presque tous les tissus se déforment sous l’action d’efforts de traction et il n’existe pas des matériels capable de déposer le tissu exactement à son point d’équilibre (ni étiré, ni relaxé)

Dans le cas du traitement des tissus extensibles, la méthode manuelle reste celle qui offre le maximum de contrôle sur la tension. L’utilisation d’un dérouleur dans le matelassage manuel permet d’avoir un coussin d’air sous le pli assurant de se déposer lentement sur le pli précédent avec un minimum d’adhérence.

Sur les systèmes automatiques, semi-automatiques et même sur les dérouleurs manuels mobiles, on trouve des rouleaux alimentateurs réglables permettant d’adapter le débit de tissu à la vitesse d’étalement :

- Rouleau d’alimentation positive pour tissu ouvert

- Rouleau d’alimentation positive pour tissu tubulaire

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Règles empiriques pour se rapprocher de l’état relaxé du tissu :

1 – L’empreinte d’une main sur le tissu doit persister. Si elle s’efface spontanément, le tissu reste tendu.

2 – A l’étalement, le tissu doit

former une courbe entre le dispositif d’étalement en position haute et la table.

dispositif d’étalement en position haute et la table. 3 – Rouleau placé dans un berceau alimentateur.

3 – Rouleau placé dans un berceau alimentateur. Ce système permet d’éviter les déformations du tissu dues aux tractions exercées, mais également d’élimer l’embarrage du rouleau ce qui se traduit par des gains de temps appréciables ;

4 – Dans le cas du matelassage manuel ; il est bon d’imprimer au rouleau un mouvement de rotation au moment de commencer à tirer le tissu ; cela se traduit par la réduction de la tension exercée sur le tissu.

5 – Malgré toutes ces précautions, le phénomène de tension peut provenir de la matière première utilisée pour le matelassage : enroulement du tissu trop serré ne lui permettant pas de se relaxer au moment de matelassage. Dans ce cas, il faut laisser « reposer » le matelas après l’avoir tronçonné. Le tronçonnage est nécessaire pour avoir une meilleure relaxation. Ce phénomène est plus courent dans le travail de la maille à cause de son extensibilité importante. Aspect d’un tissu enroulé sous tension :

importante. Aspect d’un tissu enroulé sous tension : Ce problème doit normalement être traité au niveau

Ce problème doit normalement être traité au niveau du magasin matières premières.

- visitage

- stockage temporaire en accordéon

- remise en rouleau sans tension

- décatissage si possible

III.2.3 Contrôle des extrémités :

Préalablement, il faut s’assurer de :

- L’alignement des plis le plus près mais pas plus courts que le tracé ; c’est la condition nécessaire pour avoir une réduction de déchets et une bonne qualité.

- La matérialisation des limites sur la table

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Pour assurer l’alignement des extrémités, différents moyens manuels peuvent être utilisés :

1.

Coupe aux ciseaux à main. Dans la plupart des cas, la coupe aux ciseaux à main nécessite l’assistance d’un aide matelasseur

2.

Coupe au mayen d’une coupeuse à lame circulaire. Les coupeuses à lame circulaire sont manuelles et assure une bonne coupe. Elles sont équipées d’un long poignet, ce qui permet une coupe précise. La vitesse de découpe doit être adaptée à la contexture du tissu (éviter les problèmes de « bourrage ») (voir le chapitre II.3).

3.

Coupe en bout mécanisé (voir le chapitre II.2).

III.2.4

Changements de pièces :

Les temps de chargement – déchargement, raccord de pièces constituent un des coûts essentiels de main d’œuvre de coupe

On distingue deux techniques de chargement déchargement :

- Chargement de pièces avec embarrage : pièce en rouleaux avec tube axial en carton

- Chargement de pièces sans embarrage : pièce de tissu en rouleur ou pliée en paquet

La première est plus pénalisante en ce qui concerne le temps opération.

Les matériels utilisés pour les pièces embarrées sont du type :

- Palan

- Bras pivotant

- Portique avec crémaillère

- Portique avec barillet

Une autre composante du temps de l’opération vient de l’enfilage :

Certains chariots sont équipés d’un système d’enfilage automatique d’autant plus efficace que le tissu a moins de dispositifs à traverser : rouleaux alimentateurs, tenseur, etc…

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III.3 METHODES D’ELIMINATION DES DEFAUTS MATIERE

La qualité de la matière première est un élément important dans le cycle de qualité globale de l’entreprise. Trop de défauts à ce niveau entraînent un surcoût de fabrication et de consommation. Il est donc utile de faire un contrôle à la réception même de la matière première et éliminer à ce stade (ou négocier des compensations) tous produits non-conformes. Malgré toutes les précautions prises et parce que tous les défauts ne peuvent pas être complètement éliminés à la réception de la matière première dans l’entreprise, il faut imaginer et adopter une ou plusieurs méthodes au traitement de ces problèmes.

III.3.1 Méthode d’élimination des défauts par recouvrement

Lorsqu’un défaut apparaît, il faut localiser son emplacement sur le tracé pour connaître la longueur du recouvrement. Afin d’éviter d’avoir à rapporter le tracé sur le matelas pour juger de la zone d’impact défaut, il faut, au moment de la préparation du matelas repérer les points charnières du tracé sur le bord de la table au moyen d’étiquettes adhésives.

sur le bord de la table au moyen d’étiquettes adhésives. Les étapes pour éliminer les défauts

Les étapes pour éliminer les défauts :

- Eliminer la zone défectueuse

- Reprendre le matelassage à l’endroit de la découpe avec un recouvrement de 4 à 5 cm, au point charnière

- Poursuivre normalement le matelassage.

point charnière - Poursuivre normalement le matelassage. Avantages :   - Elimination du défaut à la

Avantages :

 

- Elimination du défaut à la source

- Pas de risque de nuances ni de recherche matière adéquate

Inconvénients :

- Matelassage forcément endroit dessus (pas de zig-zag possible)

- Forte perte de matière parfois totalement évitable

- Risque de doublement de petite ou moyennes pièces toujours gênant à la mise en paquet

- Ralenti le matelassage

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Pour diminuer la quantité des coupons obtenus par les fins de pièces, on utilise la même méthode de matelassage par recouvrement au niveau des points charnières.

par recouvrement au niveau des points charnières. III.3.2 Méthode de remplacement à la coupe (Tip Top

III.3.2 Méthode de remplacement à la coupe (Tip Top ou scie) :

Le matelas est effectué normalement avec élimination des seuls gros défauts. Lorsqu’un défaut de petite dimension ou moyenne apparaît, il est signalé par une bande de tissu de couleur contrastée, de chutes ou de confettis, déposée sur la zone affectée et largement recouverte. Le matelassage se poursuit sans autre altération. Au moment de la coupe, l’opérateur constatera l’existence de la couche signalée dans tous les paquets de la zone affectée. Il analysera alors la couche de dessous et si le défaut ne concerne pas cette pièce, il élimine simplement la signalisation. Si le défaut concerne cette pièce, on recoupe une nouvelle pièce en veillant à ce qu’il n’y ait pas de nuance dans la couleur.

Avantage :

 

- grande simplification au matelassage

- perte minimale de matière

Inconvénients :

- pas toujours facile de détecter la bande de signalisation et donc risques d’oublis.

- Complique l’opération de coupe

III.3.3 Poste de contrôle après coupe

Lorsque les matières comportent de nombreux défauts, on met en place un poste spécifique de contrôle systématique. Les coupons issus du matelassage sont entreposés (numérotés et classés) sur une étagère intégrée au poste de contrôle. Les pièces coupées sont contrôlées une à une (devants, dos, manches) et remplacées si nécessaire. La pièce défectueuse sert de patron pour la recoupe.

Avantages :

 

- Sécurité (théorique) du contrôle systématique

- Perte minimale de matière

- Optimisation au matelassage et à la coupe

Inconvénients :

- Coût d’un poste de contrôle

- Perte de sensibilisation qualité des postes en amont

- Gestion des coupons plus complexe

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III.3.4 Détection en cours de montage :

Certains postes peuvent par la nature des opérations qui s’y réalisent, être chargés du contrôle de certaines pièces. Par quadrillage, on peut ainsi contrôler la totalité des pièces sensibles du produit :

- Poste de thermocollage pour toutes les pièces thermocollées

- Poste de surfilage pour toutes les pièces surfilées

- Poste de plaquage poche, pour devants et poches

- Poste de coulissage col pour le dessus de col ; etc…

Lorsqu’une pièce est défectueuse l’opérateur en informe le chef d’équipe qui la retournera (identifiée) à la coupe pour remplacement. Il est noter que dans ce cas l’un des opérateurs de coupe sera prioritairement désigné pour la recoupe et qu’un poste devra être aménagé en section de coupe, le plus près possible des groupes de piquage. L’idéal serait que la recoupe puisse être effectuée immédiatement. Malheureusement le temps le temps de réponse de la section coupe est souvent des heures et se pose alors le problème de l’article « en souffrance ». Il existe alors deux possibilités :

- immobilisation du lot de travail complet (petits lots, grandes séries ou le lot ne prendra pas de retard et restera dans la série)

- extraction de tous les éléments composant l’article affecté. Les autres articles suivent le processus de fabrication. Lorsque la pièce défectueuse sera changée, l’article complété formera un nouveau lot de 1 article. Partant de ce principe, il est tout à fait conseillé de sensibiliser la totalité du personnel au problème des défauts assurant même ainsi une série de contrôles superposés rendant le filtrage pratiquement impénétrable aux « impuretés ».

Avantages :

 

- Sensibilisation d’une partie ou de la totalité du personnel au problème de la « non qualité »

- Très bon niveau de qualité

- Economie matière : à ne recouper que les pièces défectueuses.

Inconvénients :

- Manque d’intérêt pour la qualité de la part de la section coupe

- Complexité de gestion (pièces ou lots en attente)

- Dérangement gênant pour opérateurs et chefs d’équipes.

- Difficultés de former et de sensibiliser une grande masse d’opérateurs et subjectivité dans l’appréciation du degré de défaut.

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Supprimé :

III.4 TRAITEMENT DES NUANCES

 

: ¶ III.4 TRAITEMENT DES NUANCES   ¶ Pour de nombreuses raisons techniques, les diverses pièces

Pour de nombreuses raisons techniques, les diverses pièces de tissu d’un lot théoriquement uniforme (même bain de teinture et traitement) ne sont pas toujours identiques. A partir d’un certain grade de qualité, il faut éviter de mélanger en un même vêtement des morceaux issus de pièces de tissu différentes.

Il faut alors qu’au niveau de la préparation des paquets on puisse distinguer et séparer en lots différents les articles coupés dans des pièces différentes. Deux cas peuvent alors se présenter :

- Les divers morceaux sont identifiés individuellement sous une même numérotation pour tous ceux composant un même article (système de compostage) et dans ce cas, il y a pas lieu de différencier les pièces de tissu au stade de la coupe.

C’est le cas pour les tissus à carreaux, à motifs placés, les ordres de coupe composés de matelas de peu de plis etc…

- Le nombre de plis ou coloris est respectable et permet de constituer des lots respectables. Il faudra alors séparer les articles par pièce de tissu.

C’est ce 2 ème cas qui nous intéresse. Il existe alors diverses façons de distinguer les pièces au niveau du matelassage, facilitant ensuite leur séparation à la « mise en paquet ».

III.4.1 Séparation par une feuille de papier :

- Papier économique type soie

- Monter le rouleau de papier sur un dérouleur fixé en bout de table ou sur le chariot matelasseur (suivant poids rouleau et type de chariot)

- A chaque changement de pièce d’un même coloris on étale une couche de papier.

- Cette feuille de papier sert de séparation pour la mise en paquet

Avantage :

Inconvénient :

- très faible

- Coût de papier

III.4.2 Séparation avec des confettis

Même système que la feuille de papier mais cette dernière est remplacée par des poignées de confettis.

Avantage :

Inconvénient :

- Plutôt faible

- Confettis dans tout l’atelier et surtout au poste de mise en paquet

- Confettis pouvant rester prisonniers des coutures très gênant dans les tissus fins et transparents.

III.4.3 Bandes (chutes) de tissu de séparation

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Des bandes de tissus découpées dans des chutes sont disposées longitudinalement ou transversalement sur la surface du matelas entre 2 pièces de tissu d’un même coloris.

Avantage :

Inconvénient :

- Economique

- moins fiable que les systèmes précédents car ne recouvre qu’une partie de la matière.

III.4.4 Alternance de coloris différents

Lorsqu’une pièce de tissu d’une couleur déterminée est terminée, elle sera séparée d’une autre de même type par d’autres pièces d’autres coloris.

de même type par d’autres pièces d’autres coloris. 4 – z plis coloris B Pièce 2

4

– z plis coloris B Pièce 2

3

– y plis coloris A Pièce 2

2

- x plis coloris B Pièce 1

1

– w plis coloris A Pièce 1

Avantage :

 

- Economique

- Détection très facile à « la mise en paquets »

Inconvénient :

- Matelas doit forcément être composé de plusieurs coloris les plus contrastés possible

- Complique le comptage des plis au matelassage

- Oblige à recomposer les coloris si on veut qu’un même coloris passe entièrement de façon continue au montage

III.4.5 Comptage des plis

Au changement de pièce dans un même coloris, le matelasseur note sur une feuille de papier le nombre de plis matelassés avec chaque pièce, dans l’ordre chronologique de matelassage. La feuille aussi rédigée est remise à l’opératrice de la mise en paquets avec le matelas. Pour reconstituer les lots par pièce de tissu, il faut alors compter les plis et reproduire les quantités indiquées sur la feuille de papier. Avantage :

- Economique

- Aucune altération de matelas

- Facilite le compostage des plis par coloris

Inconvénient :

- Opératrice du poste de mise en paquet doit comptes tous les plis pour toutes les pièces composant l’article

- Compliqué dans les matelas en escalier

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Chapitre IV

PERTES MATIERES AU MATELASSAGE

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Rappels :

L’opération de matelassage ne doit pas être un passage obligé subi par l’entreprise. Elle doit faire l’objet d’une analyse fine qui permettra de révéler des économies substantielles en terme de délai, de MO et de consommation tissu, tout en satisfaisant le niveau de qualité demandé. Elle pourra donc, en fonction de l’organisation et de l’équipement en place, être une étape coûteuse ou rentable.

Il est important de se rappeler que :

- Dans le prix de revient industriel (matière + MOD + MOI avec charges), la part de la matière représente entre 30% et 40%.

- C’est dans la salle de coupe, au matelassage, que le tissu est ‘’physiquement’’ consommé.

- Une réduction de 1% de la consommation tissu peut générer une augmentation de 5% du bénéfice globale de l’entreprise.

Rappelons que dans un costume homme, environ 85% du tissu utilisé se retrouve sur le vêtement terminé, le restant finissant dans la poubelle sous forme de pertes de placement (10% à 13%) et de pertes de matelassage (pertes d’extrémités essentiellement).

Très souvent, une utilisation correcte du matériel en place dans la salle de coupe, le respect des ‘’consigne de tolérances’’ normalement définies pour les extrémités de matelas, permet de réduire, dans la plus part de cas, les pertes de matelassage de 30% à

40%.

Généralités :

L’opération de matelassage, bien contrôlée, ne génère normalement pas de pertes de matières premières aussi importantes que, par exemple, le placement ou le bordereau de coupe.

Dans le cas où se trouvent réunies des conditions telles que :

- matelas courts

- longueurs des pièces tissues réduites

- nombre élevé de défauts tissu

Les pertes peuvent atteindre des proportions qui en font l’activité essentielle à organiser et à

contrôler en vue de réduire les déchets de matières premières.

Les pertes liées au matelassage se rencontre au niveau des points suivants :

les extrémités des matelas (longueur, régularité perpendicularité)

le bord de matelas (alignement de lisières)

les fins de pièces (coupons, optimisation)

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IV. 1

PERTES MATIERES PAR

LES

EXTREMITES DE MATELAS

Selon le tissu ou l’étoffe utilisée et les moyens de matelassage, on est amené à prendre une marge de sécurité plus ou moins grande par rapport à la limite du tracé.

- Pratiquement, cette marge de sécurité est de l’ordre de 1à 2 cm (pour les tissus chaîne et

trame avec un moindre coefficient d’élasticité), mais il est courant de voir des matelasseurs dépasser cette limite, souvent à cause d’un manque de précision dans le marquage de la table ou le positionnement des butoirs de chariot matelasseur.

- De plus les extrémités de matelas doivent être régulières. Le tracé ne peut être positionné

que par rapport à l’extrémité du pli le plus court sous peine d’avoir des pièces défectueuses

après coupe.

- Le schéma ci-dessus montre comment on peut évaluer la perte moyenne due aux extrémités des matelas.

évaluer la perte moyenne due aux extrémités des matelas. N = Nombre total de plis d

N = Nombre total de plis d 0 = tolérance admise (1 à 2 cm) d 1 = excédent

Perte moyenne en mètre linéaire de tissu :

P moy = (d 0 +

d 1 ) x N

2

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IV. 2

PERTES MATIERES AU NIVEAU DU BORD DE MATELAS

La logique de ce type de perte de tissu est analogique au précédent. Elle peut être délicate à mettre en évidence.

- Le bord du matelas est constitué par le côté de la table le long duquel se déplace le matelasseur. Il est bien entendu que le matelasseur ne peut redresser que le bord du matelas qui lui fait face.

- Le tracé ne peut être positionné que par rapport au pli le plus en dedans. Si le bord est mal aligné, le pli en dedans aura pour effet de réduire la largeur utile du tissu et d’imposer des placements étroits, donc plus long, d’où pertes des matières.

- Les écarts peuvent survenir de deux façons :

1. Irrégularité du bord droit

survenir de deux façons : 1. Irrégularité du bord droit 2. Inclinaison du bord Dans les

2.

Inclinaison du bord

: 1. Irrégularité du bord droit 2. Inclinaison du bord Dans les deux cas, la conséquence

Dans les deux cas, la conséquence sur l’emploi matière est la même.

La perte moyenne exprimée en mètres linéaires sera :

P moy = [(d 0 +

d

1 ) x N x Long. tracé] / Laize tissu

2

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IV. 3

PERTES MATIERES PAR LES FINS DE PIECES

Les fins de pièces (les coupons), constituent une proportion de pertes matières d’autant plus grande que la longueur des pièces de tissu est plus réduite.

Pour minimiser cette catégorie de perte, on peut :

- utiliser les pièces dont les longueurs représente un multiple aussi rapproché que possible, mais toujours supérieur ou égal, des longueurs de tracés sur lesquels on veut les employer.

- Rechercher enfin de pièce, la plus grande section possible de tracé, afin de minimiser la longueur de coupon. Cela dépend surtout des stocks de tissu disponibles et du mode de traitement des défauts. Si la sélection est possible, c’est une source d’économies intéressante, car la réduction des coupons de fins de pièces, peut créer un gain de 1 à 2%.

Les calculs des pertes peuvent se faire manuellement, ou à l’aide des logiciels d’optimisation de la fiche de coupe, OPTIPLAN par exemple.

IV.4.

PERTES MATIERES DUES AUX TRAITEMENTS DES DEFAUTS

IV.

4. 1 Zones de recouvrement :

Elles sont provoquées par la nécessité d’éliminer à la coupe, certains défauts de tissu en retirant la partie défectueuse. La stratégie adoptée pour le traitement des défauts tissu est à la base de cette catégorie de déchets.

C’est un aspect critique dans beaucoup des salle de coupe, car la plus part du temps, les procédures établis sont le résultat de traditions, plus que de calculs. Pourtant une analyse soignée des coûts matière et main d’œuvre permet toujours de prévoir la solution la moins coûteuse.

1 er point à traiter : Le VISITAGE des tissus Celui-ci peut se faire :

- soit avant mise au magasin (les défauts sont repérés, classifiés et marqués en lisière ou sur le tissu selon le type de défaut)

- soit au moment de matelassage

Le type de Visitage choisi est en fonction de la quantité de tissu à visiter, leur prix et le

nombre de défauts.

2 ème point à traiter : Préparer les tracés de manière à ne laisser place à aucune interprétation de la part des matelasseurs. Les traceurs sont donc chargés de déterminer des zones de recouvrement et des zones d’élimination des défauts.

IV. 4. 2 Zones d’élimination :

Ici la règle générale consiste à n’éliminer un défaut que dans la mesure où la surface de tissu à sacrifier est inférieure à la surface de remplacement des éléments de l’article qui auraient été tarés si le défaut avait été laissé.

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Exemple :

Si la surface de remplacement d’un élément est égale à 5.250 cm², et si la laize employée est de 150cm, la limite de la zone d’élimination sera située à : 5250 / 150 = 35 cm Ces zones sont, en général, portées sur le papier de base du matelas ou sur la table elle-même et suppriment ainsi toute possibilité d’interprétation de la part du matelasseur. Par contre les renseignements nécessaires à la détermination de ces zones, étant à la disposition des traceurs, et c’est à eux de reporter ces limites de zones sur le tracé.

Coupe de défaut sans recouvrement :

de zones sur le tracé. Coupe de défaut sans recouvrement : Mis en forme : Police

Mis en forme : Police :Gras, Police de script complexe

La partie « B » est retirée et stockée avec les coupons. On ramène la partie « A » vers la tête du matelas pour commencer un nouveau pli.

Coupe de défaut avec recouvrement. Détermination de la zone de recouvrement à partir du tracé
Coupe de défaut avec recouvrement.
Détermination de la zone de recouvrement à partir du tracé
Supprimé : ¶
I
V.5
PERTES
MATIERES
DUES
AUX
DIFFERENCES
DES
LAIZESEn plus des
Supprimé : ¶
problèmes de compatibilité entre la taille moyenne d’un placement et la laize utile d’un tissu

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(problème déjà étudié dans le module de placement), l’inadéquation de la laize du tissu au tracé est responsable de déchets matières, parfois considérables (voir schéma ci-dessous).

matières, parfois considérables (voir schéma ci-dessous). Supprimé : ¶ ¶ PERTES dues aux différences de laizes

Supprimé :

(voir schéma ci-dessous). Supprimé : ¶ ¶ PERTES dues aux différences de laizes dans un matelas,

PERTES dues aux différences de laizes dans un matelas, problème venant d’un manque de classification au Visitage. En général, tout gain de laize se répercute par un gain aussi important sur la longueur.

Exemple :

Soit « L » la longueur d’un tracé réalisé sur l50 cm de laize. Si on peut réaliser le tracé sur 151,5 cm de laize, la longueur sera diminuée à « L’ »

Telle que : 150 x L = 151,5 x L’

diminuée à « L’ » Telle que : 150 x L = 151,5 x L’ L’

L’ =

150 xL

151,5

soit

1 %

Solutions envisagées pour diminuer les pertes matières dues aux différences de laizes :

Les variations de laize d’une pièce à l’autre est très courant. Il faut contrôler les laizes des pièces entrant au magasin et retourner celles qui sont hors normes, ou bien organiser un stockage tenant compte des laizes.

La variation de la laize dans une même pièce est un problème également traité comme ci-dessus.

Si le prix du tissu et les écarts de laize le justifient (cas de tricotage par exemple), on peut envisager la possibilité de sectionner la pièce en zone avec écart de laize.

Séparation et réalisation des matelas par écarts de laizes.

Exemple :

- 2 tracés disponibles (tracés 4 tailles) - Tracé A : Laize 150 cm ; Longueur : 4,00 m

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40

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

- Tracé B : Laize 155 cm ; Longueur : 3,87 m

- Coût main d’œuvre par taille : 2,90 Dh

- Coût main d’œuvre par tracé : 0,70 Dh

- Coût du tissu : 20 Dh le mètre

- Nombre de plis : 10 plis par matelas

- Total : 20 plis

Solution (1) : 1 seul matelas

Coût matière

:

20 x 4,00 x 20

= 1600 Dh

Coût main d’œuvre :

 

- 1 tracé

= 0,70 Dh

- 4 tailles tracés : 2,90 x 4 = 11,60 Dh

 

Total

1612,30 Dh

Solution (2) : deux matelas séparés

Coût matière

:

10 x 4,00 x 20 10 x 3,87 x 20

= 800 Dh = 774 Dh

Coût main d’œuvre :

 

- 2 tracé, 2 x 0,70

= 1,40 Dh

- 8 tailles tracés : 2,90 x 8 = 23,20 Dh

Total

Total

1598,60 Dh

Mis en forme : Français France

 

Gain: 1612,30 – 1598,60 = 13,70 Dh

Choix de solution: N°2 est plus économique

Conclusion: Par la réalisation des matelas séparés pour chaque laize, même si on utilise plus de main d’œuvre, par total on obtienne des économies dues à l’utilisation complète de la surface utile à couper.

Contrôle du matelassage :

Le contrôle du matelas est absolument indispensable à une bonne gestion des emplois matières. Les points essentiels à contrôler ou à mesurer sont :

- L’alignement des lisières

- La perpendicularité des extrémités de matelas

- La longueur des extrémités de matelas

- La longueur des zones de recouvrement

- Le respect de ces zones

Le contrôle du matelassage sera réalisé par le chef de coupe, ou bien par une personne chargée du contrôle statistique en cours d’opérations. Les résultats peuvent être mesurés, enregistrés et servir de base à l’établissement de primes de qualité.

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41

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

Chapitre V

SUIVI DE LA CONSOMMATION MATIERE

 

Supprimé :

Généralités :

 

L’objectif du suivi de l’emploi matière ou bien de contrôle de la consommation matière, c’est avant tout de détecter les postes ou endroits dans les quels on a le plus perdu afin d’y apporter les solutions et les corrections nécessaires.

 

nécessaires. ¶ ¶ ¶ ¶   ¶ L’ensemble des informations relatives à la coupe est

L’ensemble des informations relatives à la coupe est transcrit dans les documents désignés au suivi de la consommation matière (fiche de matelas, fiche de calcul de la consommation,) :

- Nom du modèle

- N° ordre de coupe

- N° matelas

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42

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

- N° de tracé, composition, longueur

- Nombre de plis

- Quantité de tissu reçu, référence, laize

- Quantité retour tissu

- Métrage coupons fins de pièces

- Métrage coupons défauts, nombre de défauts

- Longueur des extrémités

- Longueur de recouvrement

Exemples des documents de suivi de la consommation matière : voir à la fin du chapitre

Calcul de la consommation matière réelle :

V.1 Matelas en hauteur constante :

matière réelle : V.1 Matelas en hauteur constante : Eléments utilisés pour le calcul : L

Eléments utilisés pour le calcul :

L t = Longueur tracé V e = Valeur d’embarrage (extrémités matelas, marges de sécurité) L m = Longueur matelas N p = Nombre de plis Em = Emploi matière par matelas E m / pr. = Emploi matière unitaire moyenne (consommation matière réelle par produit)

Q p = Quantité produits coupés = Nbr. Produits tracés x N p L m = L t + 2 V e Em = L m x N p

Mis en forme : Allemand Allemagne
Mis en forme : Allemand Allemagne
Mis en forme : Allemand Allemagne

Mis en forme : Allemand Allemagne

Mis en forme : Allemand Allemagne
Mis en forme : Allemand Allemagne
e Em = L m x N p Mis en forme : Allemand Allemagne E m

E m /pr. = E m : Q p

Exercice d’application :

Soit : - un placement tritaille (40/42/44)

Longueur tracé :

L t = 3,60 m

Type de matelas :

hauteur constante

Valeur d’embarrage : V e = 2 cm de chaque extrémité

Nombre de plis :

N p = 50

Question : Calculer l’emploi matière unitaire moyenne à respecter à la coupe

Solution :

Longueur matelas : L m = 3,60 + 2 x 0,02 = 3,64 m

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

Emploi matière : E m = 3,64 x 50 = 182 m Quantité de produits coupés : 50 x 3 = 150 produits Emploi matière unitaire moyenne : 182 : 150 = 1,213 m/pr.

V.2 Matelas en escalier :

Le matelas en escalier est caractérisé par des longueurs différentes des plis, mais les formules de calcul de l’emploi matière restes les mêmes.

de calcul de l’emploi matière restes les mêmes. Eléments utilisés pour le calcul : L t

Eléments utilisés pour le calcul :

L t1 ; L t2 = Longueurs tracés V e = Valeur d’embarrage (extrémités matelas, marges de sécurité) L 1 ; L 2 = Longueur des plis N p = Nombre de plis Em = Emploi matière par matelas E m / pr. = Emploi matière unitaire moyenne (consommation matière réelle par produit) Q p = Quantité produits coupés = Nbr. Produits tracés x N p L 1 = L t1 + L t2 + 2 V e L 2 = L t2 + 2 V e Em = (L 1 x N p1 ) + (L 2 x N p2 ) E m /pr. = E m : Q p

Mis en forme : Allemand Allemagne
Mis en forme : Allemand Allemagne
Mis en forme : Allemand Allemagne

Mis en forme : Allemand Allemagne

Mis en forme : Allemand Allemagne
Mis en forme : Allemand Allemagne
/pr. = E m : Q p Mis en forme : Allemand Allemagne Exercice d’application :

Exercice d’application :

Soit l’OC:

Produit : Pantalon H

Tissu : Gabardine

Laize : 150 cm

Taille

38

40

42

44

Total

Quantité

30

50

50

30

160

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Placements disponibles : deux placements bitaille : 38/44 et 40/42

Longueur 38/44 = 2,44 m ;

Type de matelas : matelas en escalier Valeur d’embarrage : 2 cm de chaque extrémité

Nombre de plis : 30 – 50

Longueur 40/42 = 2,46 m

Question : Calculer l’emploi matière totale et l’emploi matière unitaire

Solution :

matière totale et l’emploi matière unitaire Solution : L 1 = Lg. 40/42 + Lg.38/44 +

L 1 = Lg. 40/42 + Lg.38/44 + 2 x V e

L 1 = 2,46 + 2,44 + 2 x 0,02 = 4,94m

L 2 = Lg. 40/42 + 2 x V e = 2,46 + 2 x 0,02 = 2,50 m

Em = 4,94 x 30 + 2,50 x 20 = 198,20 m

Em = 4,94 x 30 + 2,50 x 20 = 198,20 m

Mis en forme : Italien Italie

E m /pr. = 198,20 : 160 = 1,23875 m 1,24 m

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

DOCUMENTS

A N N E X E S

UTILISES A LA COUPE POUR LE SUIVI DE LA CONSOMMATION MATIERE

Mis en forme : Français France
Mis en forme : Français France
Mis en forme : Français France
Mis en forme : Français France

Mis en forme : Français France

Mis en forme : Français France

PROGRAMMATION DES MATELAS

OF ……………………………… CLIENT ……………………… PRODUIT ……………………

QUANTITE ……………

TAILLES

NBR.

QTE

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matelas PLIS A COUPER
matelas
PLIS
A
COUPER

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

F I C H E D E S T R A C E S CLIENT
F I C H
E
D E S
T R A C E S
CLIENT
TISSU
N° OF:
N° CDE
COMPOSITION
PRODUIT
REFERENCE
LAIZE
METRAGE RECU
LONG
EFICIENCE
LAIZE
TAILLES
LONG
NBR
LONG
NBR
MATELAS
TRACE
TRACE
MATELAS
PLIS
TOTALE
PRODUITS
TOTAUX
CONSOMMATION PREVUE:
CONSOMMATION REALISEE:

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

Mis en forme : Centré FICHE DES CONSOMMATIONS Mis en forme : Interligne : OF………………
Mis en forme : Centré
FICHE DES CONSOMMATIONS
Mis en forme : Interligne :
OF………………
DATE……………………
1,5 ligne
CLIENT……………………………
MODELE…………………
Réf. tissu
Métrage
Long.
Nbre
Nbre
Métrage
Métrage
Consom.
Métrage
N° pièce
Laize
étiquette
matelas
plis
tailles
utilisé
trouvé
taille
défauts
Supprimé : ¶
Mis en forme : Centré
FICHE COUPONS COUPE
Mis en forme : Police :14 pt,
Police de script complexe :14
pt, Français France
Supprimé : ¶

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

DATE……………… N° OF ………………… TISSU …………………………… QTE … ………. COLORIS
DATE………………
N° OF …………………
TISSU ……………………………
QTE … ……….
COLORIS
COLORIS
ECHANTILLON
PIECE
ECHANTILLON
PIECE
COUPONS
COUPONS

MATELASSEUR…………………………………

Mis en forme : Police :14 pt, Police de script complexe :14 pt

Supprimé :

Mis en forme : Français France

Mis en forme : Français France

Mis en forme : Français France

Mis en forme : Interligne :

1,5 ligne

Mis en forme : Interligne :

simple

Tableau mis en forme

Mis en forme : Interligne :

simple

Mis en forme : Interligne :

1,5 ligne

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

travaux pratique MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE Mis en forme : Police :Non Gras, Police de
travaux pratique MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE Mis en forme : Police :Non Gras, Police de
travaux pratique MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE Mis en forme : Police :Non Gras, Police de

Mis en forme : Police :Non Gras, Police de script complexe :Non Gras

Mis en forme : Interligne :

simple

Module : N°10 MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

GUIDE DES TRAVAUX PRATIQUES

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

I. TP 1 : Réaliser le matelassage à la main ou à l’aide de chariot matelasseur

I.1. Objectifs visés : Mis en forme : Gauche, Ne pas ajuster l'espace entre le
I.1. Objectifs visés :
Mis en forme : Gauche, Ne
pas ajuster l'espace entre le
texte latin et asiatique
- apprendre les étapes de l’opération de matelassage
Mis en forme : Français
Canada
- saisir et prendre en considération les caractéristiques des matières
Mis en forme : Normal
- respecter les critères de qualité de matelassage
- réaliser différents types des matelas, en utilisant différentes
Mise en forme : Puces et
numéros
méthodes de matelassage
Mise en forme : Puces et
numéros
- apprendre à exploiter le chariot matelasseur
- apprendre faire le suivi de la consommation matière
Mise en forme : Puces et
numéros
I.2. Durée du TP : pendant plusieurs sciences de TP
Mis en forme : Gauche, Ne
pas ajuster l'espace entre le
texte latin et asiatique
I.3. Matériel (Équipement et matière d’œuvre) par équipe :
- placement à utiliser
Mis en forme : Avec puces +
Niveau : 1 + Alignement :
- -
matières premières à matelasserpapier kraft
53,45 pt + Tabulation après :
71,45 pt + Retrait : 71,45 pt
- centimètre ruban
Supprimé : ¶
- règle de 2 m

- équerre grand format

- craie tailleur

- ciseaux

- chariot matelasseur

Mis en forme : Normal

Mis en forme : Police :(Par défaut) Arial, Italique, Police de script complexe :Arial, Italique, Français Canada

Mis en forme : Police :(Par défaut) Arial, Italique, Police de script complexe :Arial, Italique, Français Canada

I.4. Description du TP :

Les stagiaires doivent matelasser divers types des matières premières (chaîne et trame, maille, nontissé), en respectant les critères de qualités :

étalage correct des plis, alignement des lisières, respect de la longueur, respect de la méthode de matelassage prévue, etc

Mis en forme : Gauche, Ne pas ajuster l'espace entre le texte latin et asiatique Gauche, Ne pas ajuster l'espace entre le texte latin et asiatique

Mis en forme : Gauche, Retrait : Avant : 35,4 pt, Première ligne : 0 pt, Ne pas ajuster Gauche, Retrait : Avant : 35,4 pt, Première ligne : 0 pt, Ne pas ajuster l'espace entre le texte latin et asiatique

pas ajuster l'espace entre le texte latin et asiatique Le formateur présente l’ordre de coupe, la

Le formateur présente l’ordre de coupe, la fiche suiveuse de la consommation matière et la matière à matelasser par équipe

les stagiaires vont prendre les caractéristiques de la matière à matelasser : sens, endroit et envers, etc

les stagiaires vont vérifier la correspondance entre tracé et matière

les stagiaires vont matelasser manuellement ou à l’aide de chariot matelasseur la matière en respectant les étapes de l’opération de matelassage

Le formateur va encadrer les stagiaires pendant les TP

Le formateur va encadrer les stagiaires pendant les TP I.5. Déroulement du TP - - -

I.5. Déroulement du TP

-

-

-

-

-

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MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

Evaluation de fin de module

L’évaluation des stagiaires sera faite individuellement, à partir des travaux pratiques

réalisés et des contrôles continus.

L’évaluation doit atteindre toutes les compétences prévues pour l’opération de

matelassage

FICHE D’EVALUATION MATELASSAGE

Nom & Prénom du stagiaire :

 

Travaux

     

demandés

Eléments critères

Barème

Note

1.

Identifier la

Présentation (laize dossée ou dédossée)

1

 

matière première à matelasser

Mesure de la laize utile

1

 

Caractéristiques : aspect, sens,…

2

 
 

Respecter la longueur du matelas (tolérance : +1 cm)

2

 

Respecter le type du matelas prévu par la fiche de matelas

1

 

Respecter le nombre des plis

1

 

Alignement du bord et des extrémités du matelas

2

 

2.

Réaliser le

Etalage correct de la matière (sans faire des plis)

2

 

matelas

Respect du droit fil en chaîne et en trame

2

 

Traitement des nuances (rouleaux différents) et défauts (si c’est le cas)

1

 

Gestion des coupons

1

 

Compléter la fiche de matelas

2

 

Fixation du tracé sur matelas

2

 

Total

 

20

 

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53

Résumé de Théorie et Guide de travaux pratique

MAITRISE DES TECHNIQUES DE MATELASSAGE

Liste des références bibliographiques.

Ouvrage

Auteur

Edition

L’organisation du travail et des fabrications dans les ateliers de coupe

A. LAURIOL

VAUCLAIR

Recherches et préparations personnelles

Honciuc Silvia

 

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Centres d'intérêt liés